Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde

Bloc-Notes No 194 - Période du 21 mars au 3 avril 2005

Table des matières

1) INFO FORUM : [ESF] Pour la liberté culturelle de Moscou à Grozny

2) Journée d'études : Immigration et marché du travail en Europe

3) UN NON D'ESPOIR : RENCONTRE – DÉBAT - Quelle place des arts et de la

4) [Forum-superieur] Action contre la LOPRI: demandez le programme...

5) Séminaire Hétérodoxies du Matisse : "Le néo-libéralisme sous hégémonie états-unienne"

6) [CAPJPO] Congres franco-israélien à Toulouse : les pouvoirs publics dans l'embarras

7) [march-pro] Le Courrier de la Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvrete N° 50- 15 mars 2005

8) Rencontre débat organisé par le CODIF : " De la féminité démoniaque au

9) « Appel des 200 - jeunes » : « DIRE NON AU TRAITE CONSTITUTIONNEL POUR CONSTRUIRE L'EUROPE !»

10) SEMINAIRE  D'ETUDES  MARXISTES - LA FINANCE CAPITALISTE : RAPPORTS DE PRODUCTION ET RAPPORTS DE CLASSE

11) LA MENUISERIE : L’étoile et la lanterne présente Paris est un village

12) [ReSPUBLICA N° 340] L'Agenda (Extraits)

13) Le Printemps des poètes sur le thème EXILS

14) Réseau Marx contemporain : Jean-Marie HARRIBEY, économiste

15) Conférence du 24 mars 2005 : Pour un devoir de désobéissance ?

16) SEMINAIRE de recherche "Mesures pénales /privation de liberté »

17) Seminaire d'Etudes Marxistes: "La finance capitaliste contemporaine et Marx"

18) Les débats des Cahiers d'histoire, Revue d'histoire critique : " Le négationnisme en histoire coloniale "

19) Qui a peur des "des indigènes de la République" ?

20) NON A LA CASSE DU SERVICE PUBLIC D'EDUCATION ET DE RECHERCHE ! NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS !

21) La dernière Quinzaine de l'Association Emmäus. : "La reconnaissance : une revendication de dignité ?"

22) RAP "anticipe" ...Pas de Pub Privée sur les murs publics des collèges et lycées.

23) Pour un Commerce Équitable en France et en Europe

24) [infos-paix] Infos paix n°178 - 16 mars 2005

25) REGARDS (Nouvelle Formule) - Politique, société, culture - Mensuel No 15 Mars 2005

26) No 93 des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique : Enseigner l'histoire au présent

27) Le complexe nucléaire : Des liens entre l atome civil et l atome militaire.

28) Manière de voir 80 AVRIL - MAI 2005 " COMBATS POUR LES MÉDIAS "

29) Collège : peux mieux faire ! Note de la Fondation Copernic

30) Sans - Papiers en lutte >>> coordination nationale : OCCUPATION DE L'OMI, métro Bastille, N°48 rue de la Roquette, par 300 sans papiers

31) [gisti-info] Lettre d'information sur le site - 2005 - N° 3

32) Cesaré Battisti : Du nouveau!

33) La Lettre anti-olympique du Mouvement Critique du Sport : Contre l'organisation des Jeux à Paris en 2012

34) [La Libre Pensée] : Pour La Laïcité en Europe !

35) NON-VIOLENCE ACTUALITÉ : Des ressources pour mettre hors-jeu la violence

36) Les chercheurs réécrivent le " brouillon " de Fillon

37) Le carton rouge des salariés

38) Bernard Thibault : " Nous pouvons installer une mobilisation durable "

39) Le gouvernement a les moyens de contraindre le patronat à négocier

40) TRIBUNE LIBRE : " Des élections libres pour sortir le Togo de la crise " Par Komi Tsakadi, avocat

41) FRANCE. CONSTITUTION EUROPEENNE : " Le projet Giscard fait le choix de l'OMC ", Entretien avec André Chassaigne

42) IDÉES : La phénoménologie dévoilée

43) Femmes : sept raisons de voter " non "

44) TCHETCHENIE : Maskhadov tué, toutes les dérives sont possibles

45) LOGEMENT : Rendre les expulsions illégales

46) TRIBUNE LIBRE : " Et l'histoire de la présence française outre-mer ? " Par Thierry Le Bars, professeur de droit à l'université de Caen Basse-Normandie, et Claude Liauzu,professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Denis-Diderot Paris-VII

47) [infocom-ldh] PLATE-FORME COMMUNE LDH-SAF-SM POUR UNE SEMAINE D'ACTION SUR LA JUSTICE

48) PSYCHIATRIE PUBLIQUE : L’URGENCE

49) « Dire non à l'impuissance et la vassalisation des nations européennes » par Jacques Généreux

50) LA CHRONIQUEDE CYNTHIA FLEURY : De l'art de fuguer en bonne compagnie

51) SOCIÉTÉ : " Taxer les laboratoires pharmaceutiques " entretien avec François Autain, sénateur de Loire-Atlantique

52) L'espoir change-t-il de camp ? par JEAN BRICMONT

53) TRIBUNE LIBRE : Service minimum : du bon usage du droit Par Anicet Le Pors, conseiller d'État.

54) TRIBUNE LIBRE : " Bolkestein : la direction du PS trompe les Français " Par Raoul Marc Jennar, chercheur et animateur de l'URFIG.

55) Appel à rejoindre le 1er Forum Social de la Méditerranée

56) [PaixMaintenant] "Les mots aussi peuvent tuer"

57) TRIBUNE LIBRE : " Le sacrifice de la classe ouvrière " Par Pascal Plantevin, ouvrier maçon des travaux publics.

58) " 840 euros par mois " PAR JACQUELINE SELLEM

59) TRIBUNE LIBRE : Parce qu'écologiste, c'est " non " Par Martine Billard, députée de Paris.

60) La recherche scientifique et les futurs d'humanité par Jean-Pierre Kahane, mathématicien, membre de l'Académie des sciences, professeur émérite à l'université Paris-Sud Orsay.

61) POLITIQUE : Francis Mer- Francis Wurtz, confrontation sur l'Europe

62) " Oui, j'ai osé! " par Colette Tignères, conseillère régionale de Languedoc-Roussillon, membre du Conseil national du PCF

63) TRIBUNE LIBRE : Les menaces de l'industrie pharmaceutique par Philippe Pignarre (1), éditeur et chargé de cours sur les psychotropes à l'université de Paris-VIII.

64) De la colère de Guéret au " non " à la constitution européenne PAR PATRICK LE HYARIC

65) TRIBUNE LIBRE : La recherche, la société, les multinationales par Pascal Lederer, physicien.

66) ATTAC dit non, " traité en main " : " Au nom de l'Europe ", association altermondialiste d'éducation populaire, s'engage dans une campagne pour faire gagner le " non ".

67) IDEES : La figure nouvelle du " précariat "

68) ÉCO-SOCIAL : Le management vise l'hôpital

69) TRIBUNE LIBRE : " Ces faux nantis qu'on ne cesse d'anéantir " Par Jean-Marc Durand, fonctionnaire, membre du Conseil national du PCF.

70) Pour une autre Europe - Ignorance et abstention : deux ennemies majeures


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1) INFO FORUM : [ESF] Pour la liberté culturelle de Moscou à Grozny

http://www.etudessansfrontieres.org

Appel à signer en pièce jointe ! Dimanche 20 mars De midi à minuit ENTRÉE LIBRE Galerie W - 44, rue Lepic (Abbesses) A l'occasion de l'année de la Russie au salon du livre de Paris, Etudes sans Frontières organise une journée dédiée aux libertés culturelles de Moscou à Grozny, le dimanche 20 mars à la galerie W (44 rue Lepic, Abbesses). L'idée est de laisser la parole à des cinéastes, des poètes, des écrivains, des peintres et des musiciens russes et tchétchènes, de midi à minuit, pour célébrer une ouverture culturelle aujourd'hui menacée en Russie. Pour dire aussi notre refus de l'extinction programmée de la culture tchétchène. Nous organiserons la projection de films (fictions et documentaires), une exposition de photos, une table ronde, une conférence de presse, des lectures de poèmes russes et tchétchènes et, enfin, un concert. Nous faisons circuler une lettre ouverte (cf. pièce jointe), dans laquelle nous en appelons à la défense des libertés culturelles en Russie. NOUS AVONS DÉJÀ OBTENU PLUS DE 450 SIGNATURES. Nous espérons que vous joindrez la vôtre et que vous ferez circuler cette lettre le plus largement possible. Nous serions très heureux de partager cet engagement et cet événement avec vous. Etudes Sans Frontières - De : contact@etudessansfrontieres.org

====> L'association Etudes sans Frontières est une organisation formée par des étudiants français pour venir en aide aux étudiants de sociétés détruites par la guerre ou étouffées par l'oppression politique. La première et la principale mission de l'organisation concerne les étudiants de Grozny, capitale martyre de la Tchétchénie : venue d'étudiants à Paris (9 en septembre 2003, 9 en septembre 2005) et développement de projets culturels et éducatifs sur place (comme le lancement d'un journal étudiant ou la création de cours d'Anglais et de Français). ESF a aussi une mission au Rwanda qui consiste à permettre la scolarisation des orphelins du génocide de 1994. - From: "forum.pcf.culture" <forum.pcf.culture@free.fr>


2) Journée d'études : Immigration et marché du travail en Europe

Les politiques migratoires au service des besoins économiques - Paris, lundi 21 mars 2005 de 9h à 17h - Les travailleurs immigrés sont de retour dans le discours politique. Présentés comme un recours au vieillissement de la population et comme la solution miracle aux problèmes de recrutement dans certains secteurs peu attractifs, on doit à nouveau leur ouvrir les frontières. Halte à l'immigration zéro et place à l'immigration utile, tel semble donc être le nouveau leitmotiv qui ne cache pas la volonté de ses promoteurs d'abaisser les droits sociaux de l'ensemble des salariés et leur peu de souci du respect des droits fondamentaux de ceux des migrants qui ne répondent pas aux besoins des sociétés dites " d'accue ". En organisant sa quatrième journée d'étude sur " Immigration et marché du travail en Europe ", le Gisti se donne pour triple objectif d'esquisser un état des lieux des politiques de sélection d'une main-d'Suvre précarisée, de rendre compte des projets européens et nationaux qui contribuent à cette évolution, et de réfléchir aux moyens juridiques et politiques de s'y opposer. Vous pouvez télécharger le programme et le formulaire d'inscription au format PDF (66 ko).

====> Programme : 9h Accueil des participants - 9h30 Présentation de la journée : Alexis Spire, sociologue, CERAPS-CNRS - 9h45-12h30 L utilitarisme migratoire : quelques illustrations Présidence : Alexis Spire - Élargissement de l UE : la porte entrouverte aux travailleurs : Claudia Cortès-Diaz, juriste, Gisti - La " protection " des salariés dans le cadre d un détachement transfrontalier : Emmanuelle Lafuma, maître de conférence en droit social, Université Paris XIII - Les salariés agricoles en France : contrats OMI et emploi illégal Alain Morice, anthropologue, Urmis-CNRS - Discutant : André Fadda, responsable de l Union syndicale multi-professionnelle CGT des Chantiers de l Atlantique - 11h30 12h30 Débat avec la salle - 12h30 14h Déjeuner libre - 14h-17h Orientations et perspectives politiques pour l immigration de travail Présidence : Nathalie Ferré, présidente du Gisti - La politique de sélection menée par l UE Claire Rodier, juriste, Gisti - Libéralisation des services et recul du droit du travail (AGCS) Antoine Math, économiste, IRES - Quels outils juridiques pour quelle mobilisation ? Adeline Toullier, juriste, Gisti - Discutant : Emmanuel Terray, anthropologue, EHESS - 15h45 17h Débat avec la salle - 17h Clôture de la journée - Renseignements pratiques : -Date : Lundi 21 mars 2005 de 9h à 17h - Lieu : FIAP 30, rue Cabanis - 75014 Paris (accès par la rue Ferrus à l'angle du Sofitel) Métro : Glacière (ligne 6) - Coût de la journée (recueil de textes compris) : inscription seule : 15 ? - inscription et actes de la journée : 22 ?

=====> Bulletin d inscription : Journée d'information " Immigration et marché du travail en Europe " (à retourner accompagné du règlement au Gisti - 3 villa Marcès - 75011 Paris) NOM............ Prénom............ Adresse.......... Profession............. Tél. ............ Fax ........ E-mail ...... (pour la confirmation d inscription*) Ci-joint un chèque de .......... euros * Si vous souhaitez être inscrit sur la liste de diffusion du Gisti, qui permet de recevoir des informations sur les actions et les publications de l'association, cocher ce cercle O http://www.gisti.org/doc/actions/2005/seminaire/index.html - Date: Fri, 28 Jan 2005 13:03:04 +0100 - From: Gisti <gisti@gisti.org>


3) UN NON D'ESPOIR : RENCONTRE – DÉBAT - Quelle place des arts et de la

culture dans la construction d'une alternative en Europe comme en France ?

Lundi 21 mars 18h - Théâtre de la Bastille 76, rue de la Roquette - métro Bastille - Cette rencontre est à l'initiative d¹artistes, d¹universitaires, de chercheurs qui disent NON au projet néo-libéral de Constitution européenne (Tract et Appel disponible sur demande) - Dans les grands médias, le projet de Constitution européenne donne lieu à une information qui répond davantage à la vulgate propagandiste qu'aux exigences d'un authentique débat correspondant aux enjeux en cause. La présentation dominante détourne ces enjeux en logique plébiscitaire pour ou contre l'Europe en occultant la nature même du projet en cause. Michel ROCARD en a récemment fourni un raccourci saisissant en opposant d'une part les partisans du OUI, exprimant " la France moderne, jeune et dynamique ", et d'autre part, les partisans du NON, exprimant " une pollution, une mystification et un mensonge, le choix du néantŠ de l'agitation d'analphabètes ". Le Président de la République lui-même avait jugé, au Salon de l'Agriculture, que voter NON était une " connerie ". Contre cette finesse d'analyse, les analphabètes ainsi stigmatisés - universitaires, chercheurs, artistes, de toutes disciplines, nous osons nous déclarer hostiles au projet de Constitution européenne dans sa configuration actuelle et nous le faisons au nom du modèle social et culturel sur lequel se sont construits les pays européens et dont ce projet participe au démantèlement. Ce projet est entièrement conçu autour de la prévalence des logiques marchandes et concurrentielles : pour la première fois dans l'histoire des Constitutions, un projet définit dans ses propres dispositifs juridiques les " politiques " (3e partie du texte) de nature expressément néo-libérale que devront mettre en ¦uvre les institutions : autorités européennes et États membres, menaçant la pérennité des interventions publiques dans les domaines culturels comme dans le domaine social :

o Les services publics sont menacés dans leur existence même : contrairement à la propagande officielle, leurs succédanés ‹ les " services d'intérêt économique général " ‹ sont soumis, sauf exceptions rigoureusement contenues, au principe même du Droit de la Concurrence (Art. III-166), dans un marché libre et non faussé.

o Les financements publics sont corrélativement, et sauf dérogations sévèrement contrôlées, prohibés " sous quelque forme que ce soit " (Art. III-167) car de nature à fausser la concurrence. En matière culturelle, ces aides peuvent éventuellement être " compatibles avec le marché intérieur " pour " promouvoir la culture et la conservation du patrimoine ", à condition, là encore, qu'elles " n'altèrent pas les conditions des échanges et de la concurrence ".

o L'argument selon lequel " l'exception culturelle " serait inscrite dans le texte constitutionnel est erroné : sur le terrain de " la politique commerciale commune " qui a précisément généré l'exception culturelle dans les négociations de l'OMC, le projet est très explicite : l'Union européenne contribue " au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directsŠ " (Art. III-314). Des dispositifs en filiation directe de l'ancien projet d'AMI (Accord multilatéral sur l'investissement) que les organisations d'artistes et les mouvements sociaux avaient réussi à faire échouer en 1999Š

Quant à la règle de l'Unanimité maintenue dans ces négociations internationales pour le " commerce des services culturels et audiovisuels ", elle ne concerne que le cas où ces accords risqueraient " de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l'Union " dont il n'est guère besoin de souligner les difficultés de mise en oeuvreŠ

Pour l'essentiel, ce projet organisé autour de la constitutionnalisation des principes fondamentaux des politiques néo-libérales recèle de graves menaces à l'encontre des diverses modalités de l'intervention publique dans les domaines de la Culture, de l'Éducation, de la Recherche, constitutifs de marchés, et d'enjeux économiques, potentiels et qui peuvent donc se voir opposer les principes ordinaires du Droit de la Concurrence. La Recherche est d'ores et déjà abordée en termes de " développement de sa compétitivité " et d'" ouverture des marchés publics nationaux " (Art. III-248)Š

Le NON à L'Europe néo-libérale ne constitue nullement un NON à l'Europe comme voudraient le faire croire les libéraux de toutes obédiences. C'est une autre Europe qu'il convient de construire fondée à la fois sur les valeurs constitutives des démocraties européennes, intégrant les principes d'égalité et de solidarité ayant légitimé les services publics et les financements publics dans les domaines de la Culture, de l'Éducation et de la Recherche, et prenant en compte les nouveaux défis du temps présent pour construire de nouveaux réseaux de coopération intra-européens ; une Europe alternative et humaniste ouverte sur le monde ; une Europe s'appuyant sur les principes de l'exception culturelle et le projet de Charte de l'UNESCO sur la diversité culturelle.

Une Europe alternative existe, c'est celle que peuvent contribuer à mettre en ¦uvre les universitaires, les chercheurs, les artistes, avec l'ensemble des citoyens qui ne pourront durablement être réduits au rôle de consommateurs passifs ou de travailleurs de plus en plus précarisés par les logiques de " compétitivité ", de " productivité ", et d'impérieuse " circulation des capitaux" qui rythment le texte du projet de Constitution actuel.

======> pour construire UNE AUTRE EUROPE - Référendum : UN NON D'ESPOIR

R E N C O N T R E - D É B A T Quelle place des arts et de la culture dans la construction d'une alternative en Europe comme en France ? Lundi 21 mars 18h - Théâtre de la Bastille 76, rue de la Roquette - métro Bastille - Cette rencontre est à l'initiative d’artistes, d’universitaires, de chercheurs qui disent NON au projet néo-libéral de Constitution européenne : REGOURD Serge - universitaire ??BARONTINI Fabien - directeur de festival de musique ? BENEDE TTI Christian - metteur en scène ??BINON Catherine - plasticienne, syndicaliste ??BRODIN Dominique - directeur de compagnie ??C A L A BUIG Bernard - responsable du PCF « École - Recherche - Enseignement supérieur » ? CHAPOUILLIE Guy - Directeur de l'École Supérieure de l'Audiovisuel ??DJEMAD Jean - directeur d’une compagnie

de danse ??EL IDRIS SI Jamila - association "Les Saxifrages" ??FRIZE Nicolas - compositeur ??GEBÜHRER Olivier - universitaire ??GUIRAUDIE A l a i n - réalisateur de cinéma ??JENNAR R a o u l - M a r c - chercheur URFIG ??JULIE TT E - chanteuse ??KAHANE Jean-Pierre - universitaire ??KASSAP Sylvain - compositeur ??LAZARINI Anne-Marie - metteur en scène ??LOCHE Bernard - journaliste ??MESTRAL Patrice - compositeur ??METELL US Jean - écrivain ?

MEUNIER Arnaud - metteur en scène ??MONDZAIN Marie-José - universitaire ??MUSSO Pierre - universitaire ? PARNY Francis - vice-président du Conseil régional d'Île-de-France en charge de la Culture, responsable du PCF ? PERONNE Marc - accordéoniste ??PERROT Antoine - artiste plasticien ??PETIT Jean-Claude - compositeur ? PIGNON - ERNEST E r n e s t - peintre ??PORTE G i l l e s - réalisateur ??R OME Daniel - enseignant ??SANGLA R a o u l - cinéaste ??SHAHRYA RI Kazem - poète ??TERRAIL Jean-Pierre - chercheur ??TOVAR José - syndicaliste enseignant ? VOIRIN Jean - syndicaliste spectacle ??YGGDRE Christopher - directeur de coopérative de diffusion artistique. Cette rencontre se déroulera avec la présence de Marie-George BUFFET. Des universitaires, des chercheurs,

des artistes, disent NON au projet néo-libéral de Constitution européenne

Dans les grands médias, le projet de Constitution européenne donne lieu à une information qui répond davantage à la vulgate propagandiste qu'aux exigences d'un authentique débat correspondant aux enjeux en cause. La présentation dominante détourne ces enjeux en logique plébiscitaire pour ou contre l'Europe en occultant la nature même du projet en cause. Michel ROCARD en a récemment fourni un raccourci saisissant en opposant d'une part les partisans du OUI, exprimant « la France moderne, jeune et dynamique», et d'autre part, les partisans du NON, exprimant « une pollution, une mystification et un mensonge, le choix du néant… de l'agitation d'analphabètes ». Le Président de la République lui-même avait jugé, au Salon de l'Agriculture, que voter NON était une « connerie». Contre cette finesse d'analyse, les analphabètes ainsi stigmatisés - universitaires, chercheurs, artistes, de toutes disciplines, nous osons nous déclarer hostiles au projet de Constitution européenne dans sa configuration actuelle et nous le faisons au nom du modèle social et culturel sur lequel se sont construits les pays européens et dont ce projet participe au démantèlement. Ce projet est entièrement conçu autour de la prévalence des logi q u e s marchandes et concurrentielles : pour la première fois dans l'histoire des Constitutions, un projet définit dans ses propres dispositifs juridiques les "politiques" (3e partie du texte) de nature expressément néolibérale que devront mettre en œuvre les institutions : autorités européennes et États membres, menaçant la pérennité des interv e n t i o n s publiques dans les domaines culturels comme dans le domaine social : ??Les services publics sont menacés dans leur existence même : contrairement à la propagande officielle, leurs succédanés – les « services d'intérêt économique général» - sont soumis, sauf exceptions rigoureusement contenues, au principe même du Droit de la

Concurrence (Art. III-166), dans un marché libre et non faussé. ??Les financements publics sont corrélativement, et sauf dérogations sévèrement contrôlées, prohibés « sous quelque forme que ce soit » (Art. III-167) car de nature à fausser la concurrence. En matière culturelle, ces aides peuvent éventuellement être « compatibles avec le marché intérieur » pour « promouvoir la culture et la conservation du patrimoine», à condition, là encore, qu'elles « n'altèrent pas les conditions des échanges et de la concurrence». ??L'argument selon lequel " l'exception culturelle " serait inscrite dans le texte constitutionnel est erroné : sur le terrain de « la politique commerciale commune» qui a précisément généré l'exception culturelle dans les négociations de l'OMC, le projet est très explicite : l'Union européenne contribue « au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs… » (Art. III-314). Des dispositifs en filiation directe de l'ancien projet d'AMI (Accord multilatéral sur l'investissement) que les organisations d'artistes et les mouvements sociaux avaient réussi à faire échouer en 1999…

Quant à la règle de l'Unanimité maintenue dans ces négociations internationales pour le « commerce des services culturels et audiovisuels», elle ne concerne que le cas où ces accords risqueraient « de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l'Union» dont il n'est guère besoin de souligner les difficultés de mise en œuvre… Pour l'essentiel, ce projet organisé autour de la constitutionnalisation des principes fondamentaux des politiques néo-libérales recèle de graves menaces à l'encontre des diverses modalités de l'intervention publique dans les domaines de la Culture, de l'Éducation, de la Recherche, constitutifs de marchés, et d'enjeux économiques, potentiels et qui peuvent donc se voir opposer les principes ordinaires du Droit de la Concurrence. La Recherche est d'ores et déjà abordée en termes de « développement de sa compétitivité» et d' « ouverture des marchés publics nationaux» (Art. III-248)… Le NON à L'Europe néo-libérale ne constitue nullement un NON à l'Europe comme voudraient le faire croire les libéraux de toutes obédiences. C'est une autre Europe qu'il convient de construire fondée à la fois sur les valeurs constitutives des démocraties européennes, intégrant les principes d'égalité et de solidarité ayant légitimé les services publics et les financements publics dans les domaines de la Culture, de l'Éducation et de la Recherche, et prenant en compte les nouveaux défis du temps présent pour construire de nouveaux réseaux de coopération intra-européens ; une Europe alternative et humaniste ouverte sur le monde ; une Europe s'appuyant sur les principes de l'exception culturelle et le projet de Charte de l'UNESCO sur

la diversité culturelle. Une Europe alternative existe, c'est celle que peuvent contribuer à mettre en œuvre les universitaires, les chercheurs, les artistes, avec l'ensemble des citoyens qui ne pourront durablement être réduits au

rôle de consommateurs passifs ou de travailleurs de plus en plus précarisés par les logiques de « compétitivité », de « productivité », et d'impérieuse « circulation des capitaux» qui rythment le texte du projet de Constitution actuel. Nous vous invitons à débattre de ces propositions, le lundi 21 mars à 18h au Théâtre de la Bastille. Pour vous joindre à l'appel, contactez : jeromepourlenon@wanadoo.fr ou lklajnbaum@pcf.fr - Référendum : UN NON D'ESPOIR

pour construire UNE AUTRE EUROPE - From: Jean-Jacques BAREY <jeanjacques.barey@free.fr>


4) [Forum-superieur] Action contre la LOPRI: demandez le programme...

Ci-après:

- relevé de conclusions de l'intersyndicale du 14 mars 2005

- et motion de la CA du snesup de ce vendredi adoptant le programme

d'action proposé par l'intersyndicale. Marc.

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Relevé de conclusions de l'intersyndicale du 14 mars 2005

L'Intersyndicale réunie ce lundi 14 mars a souligné l'importance du succès de la journée du 9 mars et la force du mouvement social qui s'est manifesté le lendemain, 10 mars. L'ensemble des participants ont été d'accord pour définir des modalités d'action qui assurent une suite et un développement de cette journée du 9 mars et permettent d'imposer une véritable négociation avec le Ministre et le Gouvernement. Cinq propositions d'actions ont été définies pour être soumises aux organisations respectives, avec réponse dans un délai rapide (48 heures ).

1.Le mardi 22 mars, organisation d'une conférence de presse commune (au Café Mucha, angle Rue de Bellechasse-Boulevard Saint-Germain), avec ensuite délégation commune chez J. P. Raffarin pour porter ensemble la lettre de demande de rendez-vous et interpeller le Ministre à ce sujet.

2.Dès maintenant et d'ici la fin avril, organisation de " 100 campus en colère ". Il s'agit de développer l'information, le débat, la mobilisation au plus près des différentes catégories de personnels, d'interpeller les responsables locaux et nationaux, d'intervenir dans les instances des organismes comme des établissements d'enseignement supérieur et de recherche.

3.Appel à une journée nationale recherche et enseignement supérieur en convergence avec la journée nationale des 5 fédérations de l'éducation envisagée avant le 2 avril. Proposition est faite, pour assurer la visibilité recherche-enseignement supérieur, de différentes modalités dont rendez-vous distincts et convergence de manifestations.

4.Vers la mi-mai ?, une nouvelle journée nationale recherche-enseignement supérieur.

5.En juin, un grand débat sur la recherche en France, recherche privée et recherche publique, débat qui devrait associer tous les acteurs, les syndicats de l'enseignement supérieur et de la recherche, SLR, la JCG, les représentants et notamment les élus des instances scientifiques (organismes comme universités), les syndicats de la recherche privée, les associations impliquées dans ces questions de recherche et de société. Il a été convenu que ces propositions seraient soumises aux instances des participants et que les décisions communes correspondantes seraient annoncées de façon plus détaillée lors de la conférence de presse du 22 mars. En particulier, une plateforme revendicative précisée devra être établie, articulant des revendications précises et immédiates pour l'année 2005 (emploi, lutte contre la précarité, revalorisation-attractivité des carrières, crédits de recherche de base et initiatives à prendre contre les mesures prises par l'ANR, mesures en faveur des allocations recherche notamment).

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Motion adoptée à l'unanimité par la C.A.N. du SNESUP-FSU le 18 mars 2005

Le Service Public de Recherche et d'Enseignement Supérieur au cœur

des enjeux

La Communauté Universitaire au cœur du mouvement social

====== Les 9 mars-10 mars : la montée du mouvement social contre la politique libérale

Le 10 mars, ensemble salariés du privé et salariés du secteur public, à plus d'un million dans la grève et dans les puissantes manifestations de rue, ont signifié leur rejet de la politique libérale menée par ce gouvernement, notamment en matière d'emploi, de salaire, de conditions de travail. Les enseignants du supérieur y ont largement participé en réponse aux attaques contre l'emploi public, le service public d'enseignement supérieur et de recherche, leurs salaires, leurs carrières, leurs missions et statuts. Plus qu'un avertissement, c'est la mise en cause directe des mesures et orientations libérales du gouvernement, et de l'Union Européenne. C'est la volonté partagée d'imposer la prise en compte de revendications rejetées depuis des mois par ce gouvernement, de s'opposer aux projets libéraux contre la recherche et l'enseignement supérieur (LOPRI, LOLF), contre le système éducatif tout entier (Loi Scolaire), avec notamment les actions multiples du 11 mars dans les IUFM. Ce mouvement a montré les possibilités de s'opposer ensemble aux projets destructeurs du Ministre. Le 9 mars, la journée nationale pour la recherche et l'enseignement supérieur a constitué par son succès une étape importante, vers des mobilisations à développer.

======== La recherche et l'enseignement supérieur : un enjeu de société

* Pilotage et asservissement ou Liberté et concertation pour la recherche : le projet de LOPRI du gouvernement fait comme si les résultats de la recherche pouvait se programmer, et il confie l'attribution des moyens à des agences composées de personnalités nommées par le pouvoir politique. Avec d'autres, nous proposons la garantie de financements réguliers pour les équipes positivement évaluées, des instances d'évaluation et de décision majoritairement élues,

* Éclatement, déclassements, ruptures ou Développement équilibré : le projet de LOPRI prévoit un démembrement du service public, au plan des formations (le L coupé du M-D), de la recherche (statut discriminant des PRES-Fillon), des missions et statuts des personnel et des établissements. Avec d'autres, nous proposons une organisation coopérative et non compétitive de la carte universitaire et scientifique,

* Précarité étendue ou Vrai statut et perspectives pour les jeunes chercheurs : à l'inverse des propositions syndicales, le projet de LOPRI grossirait le nombre des contractuels, intermittents, chômeurs et exilés du supérieur et de la recherche ; il aggraverait la précarité des post-docs. Avec d'autres, nous proposons un véritable statut de salarié pour les doctorants, la résorption de la précarité pour tous les personnels, un recrutement précoce dans le service public,

* Misère ou Nouvel essor des universités, labos, formations : avec le projet de LOPRI, il faudrait des décennies pour résorber les déficits d'encadrement en enseignants-chercheurs comme en IATOSS, et la majorité des équipes et cursus resteraient en difficulté. Avec d'autres, nous proposons un rattrapage substantiel du retard de la France sur ce plan, un Collectif Budgétaire dés 2005 pour 4500 emplois dans le service public.

>> La C.A. affirme des objectifs ambitieux. Contre la résignation, il est possible de mobiliser les collègues sur ces questions de société : démocratisation de l'enseignement supérieur, développement de la recherche selon sa propre dynamique et la réponse aux besoins sociaux, prise en compte des acquis du mouvement 2004 avec Grenoble et les développements récents pour des revendications et propositions renforcées.

===== Débattre, rassembler dans l'action, placer le congrès au cœur du mouvement, se donner les moyens de nos responsabilités

Dans l'Intersyndicale, avec SLR, le SNESUP appelle aux développements de la mobilisation:

- Dés maintenant : " 100 campus en colère " contre la LOPRI pour une vraie Loi d'Orientation et de Programmation. Il est déterminant d'informer et d'alerter l'ensemble des universitaires à travers cette campagne, de faire largement partager les propositions et revendications développées ensemble, en particulier contre la précarité pour l'emploi et les crédits, pour le temps et les moyens de la recherche ;

- 2 avril : journée nationale unitaire à l'appel des Fédérations de l'Éducation, qui doit être un nouveau temps fort. En convergence avec les jeunes et l'ensemble des personnels du système éducatif, les acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche doivent montrer de façon visible au Ministre, au Gouvernement que ses projets ne passeront pas quelles que soient ses manœuvres de division, ou de diversion.

- 6 ­ 7 ­ 8 avril : le Congrès du SNESUP se tiendra dans ce mouvement de lutte. Il doit être le moment privilégié pour rassembler tous les syndiqués, consolider et élargir la syndicalisation, ouvrir de larges débats sur les questions de fond :

­ L'offensive libérale contre le service public d'enseignement supérieur et de recherche est un élément clé de la politique menée contre l'emploi, les salaires, les droits et les conditions de travail.

­ Nos propositions pour une authentique Loi d'Orientation et de Programmation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur.

­ Cette offensive libérale menée par le gouvernement et le MEDEF s'appuie sur les mesures et l'orientation de la Commission Européenne. La CA rappelle sa condamnation du contenu du projet de Traité de la Constitution Européenne, exprimée le 28 janvier. Elle souligne l'importance et la dynamique du mouvement social et de la dynamique du NON pour une autre Europe. Elle invite le Congrès à un appel solennel au rejet du TCE, et au vote NON au référendum du 29 mai 2005. Dés maintenant, la CA appelle les syndiqués à en débattre dans la préparation du Congrès, dans les débats à organiser notamment dans leur établissement. Ces débats doivent permettre aux syndiqués qui le souhaitent de s'engager dans la campagne référendaire sur la base de la réflexion des CA du 28 janvier et du 5 mars 2005. Motion adoptée à l'unanimité par la C.A.N. le 18 mars 2005. ------------- Forum-superieur mailing list - Forum-superieur@list.snesup.fr - http://list.snesup.fr/mailman/listinfo/forum-superieur - From: Marc Champesme <Marc.Champesme@lipn.univ-paris13.fr>


5) Séminaire Hétérodoxies du Matisse : "Le néo-libéralisme sous hégémonie états-unienne"

Bonjour, La prochaine séance du séminaire Hétérodoxies du Matisse se tiendra le mardi 22 mars 2005 de 16h à 18h à la MSE (106 bld de l'Hôpital, 75 013 PARIS, Salle des conférences, 6ème étage). Gérard DUMENIL (Modem - Cnrs) et Donomique Lévy (Cepremap - Cnrs) interviendront sur le thème : "Le néo-libéralisme sous hégémonie états-unienne" Le discutant sera Ramine MOTAMED-NEJAD (ROSES - Université Paris I) Ci-joint aussi l'affichette d'annonce du séminaire - Le prochain séminaire se tiendra le mardi 12 avril 2005 (16h à la MSE) avec François EYMARD-DUVERNAY (Forum - Université Paris X - Centre d'Etude de l'Emploi) qui interviendra sur le thème : "Conventions et salariat : de la valeur-travail aux institutions de valorsiation du travail" Attention : une séance, non prévue initialement, a été ajoutée au programme : Le 17 mai 2005 (16h – 18h) avec André ORLEAN (Cepremap) : " La sociologie économique et la question de l’unité des sciences sociales " Bien à vous, Christophe Ramaux, Brunot Tinel et Carlo Vercellone - From: Séminaire Hétérodoxies <Seminaire-Heterodoxies@univ-paris1.fr>


6) [CAPJPO] Congres franco-israélien à Toulouse : les pouvoirs publics dans l'embarras

Chers amis, Nos protestations, très nombreuses, contre le congrès franco-israélien de victimologie pédiatrique, qui doit se tenir du 21 au 23 mars, ont commencé à porter leurs fruits.

=====> CHANGEMENTS DE PROGRAMME

Vous aurez pu lire sur notre site www.euro-palestine.com que Philippe Douste-Blazy et son entourage sont très embarrasés de la mise à jour de leur peu glorieuse entreprise. Ils ont fait une lettre alambiquée en réponse aux protestataires et ont amené les organisateurs à faire quelques modifications de dernière minute au programme du congrès. Ainsi, le mot "palestiniens" a été rajouté à deux communications faites par des Israéliens, et le titre de la communication du Dr Eric Ghozlan : "Les enfants, nouvelles victimes de l'antisémitisme", est devenu "Les enfants nouvelles victimes". (merci de ne pas rire). De même, Philippe Douste-Blazy a renoncé à son allocution d'ouverture lundi et a galamment cédé sa place à sa collègue Nicole Guedj, représentante du CRIF au sein du gouvernement (voir article du Point de cette semaine qui raconte les propos impudents de cette responsable du CRIF, du Consistoire Israélite de France, et de l'Union des Patrons Juifs de France). Xavier Emmanuelli a renoncé à se déplacer. Les noms de Nissim Zvili, ambassadeur d'Israël en France, d'Elie Wiesel et de Simone Veil ont disparu du Programme en tant que participants (il n'y a donc plus d'"Allocution par Madame Simone Veil", ni "d'Essai sur le pardon" par Elie Wiesel);

=====> DOUSTE-BLAZY CHERCHE MEDECIN PALESTINIEN...

Un responsable du cabinet de Douste-Blazy en était jeudi soir à demander à la présidente de CAPJPO si elle ne connaissait pas un médecin palestinien qui pourrait participer à ce colloque (sic!). Il faut savoir que des médecins palestiniens ont réagi dès le 1er mars auprès de Philippe Douste-Blazy pour souligner le caractère inadmissible de ce congrès, et qu'il n'a pas daigné leur répondre. Par ailleurs les victimes de l'explosion à l'usine AZF de Toulouse ont écrit au Ministre de la Santé pour exiger que la communication introduite dans le programme sur ce sujet, au milieu des communications sur "les victimes d'attentats ou de guerre", soit retirée, jugeant "révoltant et manipulatoire" un tel amalgame. Parmi les centaines d'universitaires qui ont protesté, des Israéliens qui traitent de "honteuse" et de "dégoûtante" une telle initiative qui non seulement occulte les victimes palestiniennes, mais laisse en outre penser que les attentats kamikazes sont le fait de l'antisémitisme et non de l'occupation israélienne.

=====>ISRAELIENS EN COLERE

Nous citerons, à titre d'exemples, quelques-une de ces réactions :

***"Je viens de lire avec stupéfaction et dégoût, la programmation d'un soi-disant "congrès international" sur les enfants victimes du conflit israélo-israélien, qui ignore totalement les enfants palestiniens. Qu'une idée aussi outrageante puisse germer dans l'esprit des oppresseurs n'est pas surprenant. Mais que le gouvernement français participe à ce projet est désastreux. Je tiens à m'élever fortement contre cet événement, ses organisateurs et ses participants". Dr. Anat Matar Dept. of Philosophy Tel Aviv University Tel Aviv 69978. Israel.

***Chers amis, Je tiens à me joindre à la protestation contre cet incroyable événement qui fait fi des enfants palestiniens en tant que victimes, alors que ce sont les principales victimes du conflit israélo-palestinien engendré par l'occupation de la Palestine. Tamar Pelleg Sryck, Adocate - TEL AVIV

*** Bien sûr, si votre père est un criminel de guerre, son enfant est une victime : c'est pourquoi les enfants

israéliens sont des victimes. Les enfants palestiniens et israéliens sont donc les uns et les autres les principales victimes d'une telle situation". Yval Lotem Refuznik Jérusalem

*** Chers amis, Je joins ma voix à celles des personnes indignées par ce "congrès international" qui met quasi exclusivement l'accent sur les victimes israéliennes. En tant que Coordinateur du Comité Israélien contre les Démolitions de Maisons palestiniennes, je peux témoigner que les enfants palestiniens sont les principales victimes de l'occupation israélienne, non seulement par leur nombre, mais parce qu'en plus d'être privés de toit et d'environnement familial par la destruction intentionnelle de leurs maisons, ces enfants palestiniens sont ciblés intentionnellement. Les enfants israéliens souffrent également et un congrès qui aborderait la question de manière honnête serait le bienvenu. Mais comme instruments de la propagande israélienne, il est cynique et inacceptable d'exploiter la souffrance d'enfants, au détriment d'autres. J'aimerais que le gouvernement français se désolidarise d'une telle initiative. Jeff Halper ICAHD Coordinator Tel AVIV

====> RASSEMBLEMENT LUNDI ET COUVERTURE MEDIATIQUE -- L'AFP a fait une première dépêche sur ces protestations jeudi soir. La Dépêche du midi a publié samedi matin un article signalant toutes ces réactions et annonçant également le rassemblement qui aura lieu lundi matin à l'ouverture du Congrès, à l'appel de multiples associations toulousaines et nationales. Le tract d'appel au rassemblement est en effet signé de Collectif Solidarité Palestine 31 (APF, AFPS, CCIPPP, CCFD, LDH, Mouvement de la Paix (comité départemental 31), MRAP, FSU, G10-Solidaires, UD-CGT, LCR, PCF, Motivé-e-s, Les Verts.), Abnah Phalestine (Enfants de Palestine), CAPJPO/Euro-Palestine , Société des Amis d'Al-Rowwad, CICUP. Une équipe de FR3 Toulouse sera notamment sur place. ---- Par ailleurs, et cela n'a aucun rapport, merci à tous les adhérents CAPJPO, qui n'auraient pas reçu leur convocation à notre Assemblée Générale annuelle du samedi 26 mars à 14 H 30, de nous le signaler. Amicalement, CAPJPO/Euro-Palestine - From: "olivia zemor" <olivia.zemor@wanadoo.fr>


7) [march-pro] Le Courrier de la Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvrete N° 50- 15 mars 2005

Bonjour, voici quelques textes, rendez-vous et communiques concernant les droits des femmes, en esperant qu ils vous seront utiles. Ceci est un bulletin de collecte d informations, ce qui veut dire que nous ne sommes pas obligatoirement d accord avec tout ce qui est ecrit (sauf pour les communiquEs signes Marche mondiale des Femmes). Si vous recevez ces informations plusieurs fois (attention, verifiez que l envoyeur est bien directement la Marche) ou si vous ne voulez plus les recevoir, repondez a ce mail. Faites passer a vos reseaux et ami-es. Amicalement. Marche mondiale des femmes, tel 01 44 62 12 33, Fax : 01 44 62 12 34, C/O SUD PTT, 25/27 rue des Envierges, 75020 Paris, Site : http ://www. marchemondiale.org.

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SPÉCIAL MARCHE MONDIALE DES FEMMES 2005 - Rencontre Féministe Européenne MARSEILLE 28 ET 29 MAI - PROCHAINE réunion MERCREDI 23 MARS 18H30 BOURSE DU TRAVAIL

I - La Marche mondiale 2005

Comme vous devez déjà le savoir, la Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvreté a lancé, après la réussite de celle de l'an 2000, une nouvelle Marche pour 2005. Elle a commencé le 8 mars avec le lancement officiel à Buenos Aires et dans de nombreuses villes du monde (dont la France dans 8 villes dont Paris). Elle se clôturera le 17 octobre, journée mondiale contre la pauvreté à Ouagadougou au Burkina Faso. Entre ses deux dates, elle prendra la forme d une marche à relais qui passera dans 53 pays et territoires des 5 continents. Cette Marche à relais s'appuie sur deux " outils " : la Charte Mondiale des Femmes pour l'Humanité " et la " Courtepointe de la Solidarité mondiale " et un événement de clÔture : l'heure de solidarité féministe.

- La Charte Mondiale des Femmes pour l'Humanité " : après une année de débats et d'amendements entre 50 coordinations nationales, elle a été adoptée en présence de 35 pays à Kigali au Rwanda en décembre 2004. Elle se veut un texte fondateur du monde que nous, femmes membres de la Marche mondiale, voulons construire. Elle comprend 31 affirmations qui décrivent les principes essentiels de base pour construire ce monde. Elle est accompagnée de deux textes qui facilitent sa compréhension et son utilisation. (voir le site de la Marche : http://www.marchemondiale.org - La Courtepointe de la Solidarité Mondiale : Lors du passage de relais de la Chartes chaque pays marquera son identité ou illustrera une revendication ou son idée d'un autre monde sur un carré de tissu qui, s'ajoutant les uns aux autres, formera un patchwork mondial qui imagera la Charte mondiale des femmes dans toute sa diversité. - L'heure de solidarité féministe : le 17 octobre 2005, de 12h à 13h, par des actions partout dans le monde, présentes sur tous les fuseaux horaires, sur les traces du soleil, nous montrerons notre solidarité féministe mondiale et notre détermination à concrétiser nos rêves de bâtir un monde d'égalité.

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II - LA RENCONTRE FÉMINISTE EUROPÉENNE À BRUXELLES

LA Coordination Européenne de la Marche a décidé que le relais européen se tiendrait à Marseille les 28 et 29 mai. En 2005, elle avait eu lieu à Bruxelles et nous avions réuni 35 000 personnes pour la première manifestation féministe européenne. Le rendez-vous européen à Marseille sera aussi le rendez-vous français étant donné les nombreuses manifestations qui ont déjà eu lieu ces derniers mois (violences, avortement, 8 mars). En début de Rencontre, le Pays-Basque passera le relais à la France qui le passera à la Belgique à la fin de la Rencontre. Décidée depuis un an et percutée par l'annonce du Référendum, nous avons finalement convenu de la maintenir : - pour ne pas briser le relais ; - parce que l'organisation est trop avancée et que d'autres dates ne sont plus possibles matériellement ; - parce qu'il est possible de voter par procuration ; Nous sommes cependant conscientes que c est une difficulté supplémentaires pour se rendre à Marseille, c 'est pourquoi nous étudions les horaires d'un train spécial aller-retour pour permettre une participation maximum.

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1 - Le programme (reserré pour cause de référendum)

* Samedi 28 mai - Accueil à partir de 8h - Ouverture officielle : 10h30 - relais Pays Basque - France - Forums jusqu'à 16h : Travail/précarité/emploi ; violences faites aux femmes ; Paix et conflits ; Sexualité/avortement/contraception/santé ; Démocratie/pouvoir/égalité : hommes/femmes pour une autre Europe - Manifestation à 16h30 suivie d'un concert * Dimanche 29 mai De 9h30 à 13h - Restitution des forums - proposition de Charte revendicative européenne et de campagnes ; - 3 espaces : rencontre lesbiennes, espace jeunes, espace Femmes et migration - 13h : Clôture - Relais France - Belgique

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2 - Le soutien des associations et organisations

a - Cette initiative coûte de l'argent et les subventions sont pour le moment bien maigres. Nous demandons donc, comme pour toute initiative de cette ampleur, un soutien financier des organisations et associations qui souhaitent en être parties prenantes. Pour ce faire, remplir la fiche suivante : BULLETIN DE PARTICIPATION FINANCIERE Organisation/Association : Adresse : Tel, Fax, Mail : Désire être association/organisation partie prenante de la Marche Mondiale des Femmes 2005 En conséquence, verse une participation pour 2005 : - 50 à 1500 euros pour les associations, organisations syndicales ou partis selon leur taille - verse un don supplémentaire d'un montant de ................. F Chèques à l'ordre "Les amies de la Coordination pour la Marche mondiale" C/O SUD PTT 25/27 rue des Envierges 75020 Paris - Date et signature : b - Vous pouvez aussi soutenir individuellement ou/et demander un soutien autour de vous. Pour ce faire, remplir la fiche suivante : BON DE SOUTIEN FINANCIER Nom : Prenom : Adresse : Tel, Fax, Mail : Don : euros Fait à : Le : Chèques à l'ordre "Les amies de la Coordination pour la Marche mondiale" C/O SUD PTT 25/27 rue des Envierges 75020 Paris

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3 - Organisation des Forums et Espaces :

Le but de la rencontre est de débattre et échanger sur les différents thèmes des forums ; d'y élaborer des revendications et des propositions de campagnes européennes prioritaires. Nous nous situons dans la continuité du travail déjà fait lors de la première Marche européenne en 2000, ainsi que des FSE et de l'Assemblée européenne des femmes de novembre 2003 à Paris. Pour ce faire, nous travaillons par listes e-mail par thèmes, un pays étant responsable d'un thème. Vous pouvez vous y inscrire, particulièrement les associations concernées par les thèmes abordés. Pour le moment : - Forum Hommes/femmes pour une autre Europe : ifeurope@noos.fr -France - Forum Violences : Grèce (Espagne, France) - Forum Avortement/contraception/sexualité/Santé : Portugal (France) - Forum Travail/précarité : Belgique/France - Paix et Conflits : Italie/France - Espaces Jeunes : marseillegiovani@yahoo.fr - Italie - Espace Lesbiennes : coordination europeenne lesbiennes - Espace Femmes migrantes : Collectif 13 - Comme vous le voyez il manque encore des mails référents. Nous demandons aux pays de faire vite et aux associations qui veulent s inscrire de le faire à marchfem@ras.eu.org s'il n'y a pas encore de mail.

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4 - Matériel :

- Une affiche va etre tirée du même type que celle de l'an 2000 - Faites dés maintenant vos commandes à : marchfem@ras.eu.org, sauf pour la région PACA (au collectif 13) - nous mettons à votre disposition et en vente T-shirts, pin's, gratailles, drapeauxŠ

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5 - Derniers rappels

- Pour connaître les textes de la Marche mondiale des femmes, dont la Charte et les textes accompagnateurs ; - Pour suivre la marche à relais dans le monde : http://www.marchemondiale.org . Il y a aussi un lien France. - Pour avoir les informations sur Marseille (procuration pour le vote Constitution Européenne ; inscription, forums/manifestation/concert ; logements ; bon de commande matériels ; stands etcŠ) : - http://www.collectif13.ddf.free.fr ou 04 91 42 95 92. - Attention Paris/Ile de France : possibilité d'un départ collectif en train le samedi matin vers 7h - retour le dimanche vers 16/h à Paris). Contacter : marchfem@ras.eu.org (en priorité) ou 01 44 62 12 33. - Pour nous permettre d'organiser au mieux votre accueil, pour vous éviter les files d'attente, prévoir le nombre de sandwichs et de boissons, pour vous aider dans vos recherches d'hébergement, nous vous demandons de vous inscrire dès à présent. Le Collectif 13 Droits des femmes (Marseille) a décidé d'un effort impliquant le maximum de militantEs pour assurer le succès de cette initiative. Afin que tout se passe pour le mieux, nous vous sollicitons pour renvoyer rapidement votre bulletin d'inscription accompagné d'un versement correspondant à la formule choisie. Le financement demandé permettra d'assurer la concrétisation des initiatives. L'hébergement solidaire chez l'habitant étant en nombre limité, les affectations se feront en fonction des retours d'inscriptions. Parallèlement à cela et pour vous permettre de faire votre choix et votre réservation par vous-même, la liste et autres modes d'hébergement sera fournie sur le site Web. IL FAUT MAINTENANT VOUS INSCRIRE TRES VITE --- BULLETIN INSCRIPTION A remplir et à renvoyer au plus vite par mail : collectif13droitsdesfemmes@wanadoo.fr ou par fax :33-(0)4 91 93 21 93 --- NOM : (pour inscription individuelle) : PRÉNOM : ORGANISATION, association, collectif (pour inscription en groupe) : ADRESSE + PAYS : MAIL /TÉLÉPHONE/FAX : MOYEN DE TRANSPORT : voiture, train, bus, avion, bateau Date d'arrivée et de départ --- A quel forum désirez-vous vous inscrire le samedi 28 mai 2005 ? - Travail, précarité, emploi - Violences faites aux femmes - Paix et conflits - Sexualité, avortement et contraception, santé - Démocratie/Pouvoir Egalité : hommes/femmes une autre Europe est possible --- TARIFS (choisissez votre formule) - Inscription aux forums 10 euros - tarif chômeurs/étudiantEs/ Rmistes 5 euros - Inscription aux forums + restauration (sandwich et boisson au déjeuner) : * 1 jour .. 15 euros * NOMBRE D'INSCRIT-E-S * 10 euros = * 15 euros = * 5 euros = Total à payer : --- LOGEMENT : Désirez-vous une aide à l'hébergement solidaire ? OUI NON (*L'hébergement chez l'habitant étant en nombre limité, les affectations se feront en fonction des retours d'inscription. La liste des hôtels et autres modes d'hébergement sera fournie sur le site Web ) --- INSCRIPTION ET VERSEMENT : (Après paiement, un justificatif et les passes vous seront envoyés) : - Par chèque ou virement bancaire à l'ordre du Collectif 13 Droits des femmes, N° compte : 30002 02845 0000790095V 01, Crédit Lyonnais 99, Bd Sakakini 13005 Marseille ; - Par courrier : Collectif13 Droits des femmes, 7, rue de la Paix 13001 Marseille. --- TRANSPORTS VIA PARIS : Si vous désirez profiter d'un transport collectif en train à tarif spécial, départ de Paris le matin du samedi 28, demande à MMF, , C/o Sud PTT, 25/27 rue des Envierges 75020 Paris, mail : marchfem@ras.eu.org, tel : 01 44 62 12 33, Télécopie : (00 33) 01 44 62 12 34 --- Pour tout contact : Marche mondiale des femmes, 104 rue des Couronnes 75020 Paris Tel : 01 44 62 12 33 - Fax : 01 44 62 12 34 - From: Marche des femmes <marchfem@ras.eu.org>


8) Rencontre débat organisé par le CODIF : " De la féminité démoniaque au

féminisme "

Extrait de [march-pro] Courrier de la Marche Mondiale des Femmes N° 49 - Tirésias, association de recherches et d'interventions sur le genre et la sexualité et le CODIF vous invitent à une rencontre - débat :" LILITH, DE LA FÉMINITÉ DÉMONIAQUE AU FÉMINISME " Mercredi 23 mars 2005 à 19h animée par Michèle Bitton, chercheuse indépendante, Renseignements au CODIF ou auprès de Bat Sheva Papillon, membre de Tirésias : 04 91 64 68 28 ou 06 23 57 62 76. La rencontre aura lieu au siège du CODIF Accueil à partir de 18h30 --- Pour tout contact : Marche mondiale des femmes, 104 rue des Couronnes 75020 Paris Tel : 01 44 62 12 33 - Fax : 01 44 62 12 34 - From: Marche des femmes <marchfem@ras.eu.org>


9) « Appel des 200 - jeunes » : « DIRE NON AU TRAITE CONSTITUTIONNEL POUR CONSTRUIRE L'EUROPE !»

Communiqué de presse d'Attac Campus : « Appel des 200 - jeunes » « DIRE NON AU TRAITE CONSTITUTIONNEL POUR CONSTRUIRE L'EUROPE !» Partout en France, l'appel des 200 (http://www.appeldes200.net/) se décline géographiquement et des rassemblements larges contre le projet de traité constitutionnel s'organisent autour de cette campagne commune. Dans cette dynamique unitaire, l'ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives de jeunesse ont décidé d'unir leurs forces pour que le NON de gauche l'emporte chez les jeunes et s'applique à réunir toutes les conditions d'un NON majoritaire. Un collectif « Appel des 200 » avec les signatures de : Fondation Copernic / Appel des 200, ATTAC Campus, Chiche! , CLAG, "coordination des étudiants en travail social", Fédération nationale des jeunes exploitants familiaux du MODEF, JCR, LCR, Les Alternatifs, MJCF - UEC, MJS Egalité Jeunes , MJS Nouveau Monde, PRS, réseau STOP Précarité, SUD Etudiant , UNEF , Vamos,… s'est constitué. Le collectif tiendra une CONFERENCE DE PRESSE COMMUNE MERCREDI 23 MARS 2004 à 11h00 Au café "LE CROISSANT" 146 rue Montmartre 2ème arrt de Paris. Introduction de Nadia BENHELAL (Coordinatrice générale de la FONDATION COPERNIC - APPEL DES 200), et interventions de 3 représentants des syndicats étudiants UNEF, SUD-Etudiant et d'ATTAC Campus. L'APPEL DES 200 - JEUNES Pour le « NON de gauche AU TRAITE CONSTITUTIONNEL » avec la liste des 200 jeunes personnalités signataires sera distribuée ce jour. Contact presse : Maxime COMBES 06 24 51 29 44 maxime.combes@ensae.fr - www.campus.attac.org - From: Eric Le Gall <medias@attac.org>


10) SEMINAIRE  D'ETUDES  MARXISTES - LA FINANCE CAPITALISTE : RAPPORTS DE PRODUCTION ET RAPPORTS DE CLASSE

***   Prochaine séance du  SEMINAIRE  D'ETUDES  MARXISTES   ***

Jeudi 24 mars, 17h-19h. Gérard Duménil et Dominique Lévy: LA FINANCE CAPITALISTE : RAPPORTS DE PRODUCTION ET RAPPORTS DE CLASSE - Rapporteur: Isaac Johsua - Maison des Sciences de l'Homme 54, Boulevard Raspail 75006 PARIS Salle 015 (sous-sol)

===> Le texte présenté au séminaire est disponible sur simple demande <===

Le thème général du Séminaire d'Etudes Marxistes en 2005 est: "La finance

capitaliste contemporaine et Marx". Dans toutes les problématiques critiques de la phase actuelle du capitalisme en termes de néolibéralisme ou de mondialisation financière, la référence à la finance et aux mécanismes financiers occupent un rôle central. Le contenu de ces notions n'est, cependant, pas toujours clair. Peut-on parler d'une hégémonie financière? Faut-il opposer un capital industriel et un capital financier? Quelle relation aux structures de classes? etc. Le séminaire de cette année se donne pour objectif de clarifier ces questions. Un poids important sera donné aux analyses de Marx, avec pour objectif une meilleure compréhension de la phase actuelle du capitalisme.

 *** Dates des séances suivantes*** 28 avril - 19 mai - 16 juin - Gerard DUMENIL, 39 rue d'Estienne d'Orves, 92260 Fontenay-aux-Roses, tel: 01 47 02 62 37 dumenil@u-paris10.fr - Dominique LEVY, Cepremap-Ens, 48 bd Jourdan, 75014 Paris dominique.levy@ens.fr - Page Web : http://www.jourdan.ens.fr/levy/ - From: Dominique Levy <dominique.levy@ens.fr>


11) LA MENUISERIE : L’étoile et la lanterne présente Paris est un village

77 rue Jules AUFFRET 93 500 Pantin. MERCREDI 23, JEUDI 24, VENDREDI 25 20 H SAMEDI 26 20 H -- L’étoile et la lanterne présente Paris est un village -- Les tableaux de paris -- Fabrice FACCIPONTE Piano, accordéon, chant poésie. -- Serge LALY Conte, poésie, chant -- Françoise MARKUN Chant, conte, poésie - La vieille citée, Le puits d’Ariane, paris canaille, banlieue rouge, Montmartre, Paris libertin, le pauvre Paris, Paris musette - Entrée 8€ - Avant ou après le spectacle le Restaurant Bar associatif à l’Archipel des plaisirs propose un repas à 13€ - RESERVATION : 01 48 40 56 53 - From: "archipel93" <archipel93@wanadoo.fr>


12) [ReSPUBLICA N° 340] L'Agenda (Extraits)

REUNIONS PUBLIQUES SUR LE NON AU PROJET DE CONSTITUTION EUROPEENNE

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REUNIONS PUBLIQUES DES COMITES LOCAUX D'ATTAC POUR LA VICTOIRE DU "NON

Un grand nombre de comités locaux organise des conférences pour la victoire du "non" au référendum sur le traité constitutionnel européen. Le siège d'Attac-France met à leur disposition le 4 pages "Face à une Constitution néolibérale, un non authentiquement européen". Déjà en ligne sur le site d'Attac-France (http://www.france.attac.org/a4025), il est également possible d'en faire la demande pour les distribuer lors de ces réunions. Ils seront envoyés par voie postale. Pour les commander, merci de contacter Caroline Rober t(caroline.robert@attac.org ou au 01 41 58 17 53) en précisant le nombre d'exemplaires souhaités. Vous trouverez ci-dessous la liste des initiatives des comités locaux classées par date. En cas d'omission, merci de le signaler à Caroline.

21/03 (21) Dijon

21/03 (67) Strasbourg

22/03 (19) Brive

23/03 (49) Angers, Jacques Nikonoff

23/03 (27) Louviers, Bernard Cassen

23/03 (92) Clamart, Jacques Cossart

24/03 (28) Chartres, Bernard Cassen

25/03 (37) Tours, Bernard Cassen

26/03 (25) Besançon, Jacques Nikonoff

29/03 (59) Roubaix

29/03 (94) Villejuif, Daniel Monteux

31/03 (78) Conflans Sainte Honorine,

31/03 (30) Bagnols sur Ceze, Bernard Cassen

31/03 (21) Chenôve, Alain Lecourieux

deuxième quinzaine de mars (13) Marseille, André Bellon

fin mars (54) Nancy, Pierre Khalfa

fin mars (84) Avignon

fin mars ou en avril (68) Mulhouse

Fin mars début avril (92) Boulogne Billancourt, André Bellon

01/04 (60) Beauvais, Daniel Monteux

02/04 (30) Nîmes, Dominique Plihon

02/04 (91) Corbeille Essonne, Daniel Monteux

02/04 (38) Grenoble

04/04 (59) Lille, Pierre Khalfa

05/04 (91) St Michel-sur-Orge, Susan George

07/04 (42) Roanne, Bernard Cassen

08/04 (91) Lardy, Susan George

08/04 (75) Paris 9, Alain Lecourieux, Jean Gadrey

08/04 (89) Sens, Pierre Khalfa

09/04 (19) Masseret, Jacques Nikonoff

12/13/04 (75) Paris 9, Bernard Teper

13/04 (14) Caen, Jacques Nikonoff

14/04 (92) Montrouge, Alain Lecourieux

14/04 (49) Angers, Bernard Cassen

15/04 (95) Cergy, Pierre Khalfa

18/04 (38) Grenoble, Jacques Nikonoff

20/04 (05) Gap, Bernard Cassen

22/04 (33) Bordeaux, Jacques Nikonoff

22/04 (91) St Michel-sur-Orge, Bernard Teper

22/04 (06) Antibes

29/04 (52) Chaumont, Jacques Nikonoff

26 /04 (16) Angoulême, Albert Richez

26/04 (89) Avallon, Alain Lecourieux, Jean Claude Boual

27/04 (39) Dôle, Jacques Nikonoff

28/04 (39) Dôle, Jacques Nikonoff

Courant avril (55) Bar le Duc, Julien Lusson

2 quinzaine d'avril (18) St Amand Montrond, Albert Richez

vendredi 6 mai, lundi 16 mai ou lundi 23 mai (69) Villefranche-sur-Saone, Julien Lusson

27 avril ou 11/05 ou 20/05 ou 25/05 (29) Quimper, Alain Lecourieux

03/05 (42) Roanne, Pierre Khalfa

05/05 (67) Strasbourg, Jacques Nikonoff

07/05 (Luxembourg) Luxembourg, Jacques Nikonoff

09 au 13 mai (54) Nancy, Jacques Cossart

12/05 (43) Le Puy, Pierre Khalfa

13/05 (38) Roussillon

13/05 (63) Clermont-Ferrand, Pierre Khlafa

13/14/05 (33) Bordeaux, Jean Marie Harribey

24/05 (34) Beziers, Jacques Nikonoff

27/05 (88) Epinal

date inconnue (47) Villeneuve-sur-Lot

====> 22 mars 2005

Un collectif s'est constitué pour dire "Défendons l'avenir de l"Europe en votant NON" avec ATTAC , des syndicalistes de la CGT , La Confédération Paysanne , des Militants du PRG , le MRC , le PCF, le SNES-FSU,le SNUIPP , SUD-Education .Le 22 mars ils organisent une réunion publique à la Brasserie LA COUPOLE à HYERES (83) à partir de 18.h .Toutes les organisations prendront la parole chacune sur une partie de la constitution Giscard.

=====> 24 mars 2005

Villeneuve d'Ascq (Nord) La Fédération du Nord de la Libre Pensée et Le Club Marianne de Villeneuve d'Ascq Vous invitent à une conférence-débat sur le thème Europe sociale ? Europe laïque ? Avec la participation de Gérard CAUDRON (Député européen de 1989 à 2004) et Christian EYSCHEN (Rédacteur en chef de La Raison, mensuel de la Libre Pensée) le Jeudi 24 Mars 2005 à 18h30, salle Marianne, place de la République, Villeneuve d'Ascq (Annappes)

=====> 25 Mars 2005

à 18 H 30 (Calais) LA LIBRE PENSEE du Pas de Calais organise une Conférence Débat sur le thème Constitution européenne et Laïcité présentée et animée par Christian EYSCHEN (Rédacteur en chef de la Raison, revue de la Libre Pensée) et avec la participation de Gérald BERTON (Syndicaliste, membre de la Commission Administrative Académique SNES-FSU, et du Conseil Fédéral Départemental de la FSU du Pas de Calais) Au Musée des Beaux Arts et de la Dentelle de Calais 25, rue Richelieu 62100 CALAIS

====> 26 mars 2005

Colloque organisé par Utopie critique le 26 mars 2005 à La Sorbonne (amphi Turgot) Paris , à 9 heures. thème: Le traité établissant une Constitution européenne signe-t-il la fin de la politique? Avec l'intervention de Bernard Teper, président de l'UFAL. Rens : marquisgilbert@wanadoo.fr

====> 31 mars 2005

L'une est italienne, l'autre est belge, le troisième est espagnol. Ils souhaitent, comme nous, que se construise une Europe démocratique, une Europe sociale. Ils connaissent, comme nous, le poids des politiques libérales dans leur pays. Comme nous, ils se prononcent contre le traité constitutionnel européen. Venez nombreux aux Rencontres européennes avec Ludmilla Acone, membre de Refondation Communiste (Italie), Jean-Maurice Dehousse, membre du Parti Socialiste Belge, Juan Manuel Toledo, membre du Parti Socialiste Espagnol le jeudi 31 mars à 20h30 AMPHITHEATRE DONZELOT FACULTE DES LETTRE (rue Mègevand) à l'initiative du Collectif du Grand Besançon "Non au traité constitutionnel"

====> 1er avril 2005

Meeting-débat vendredi 1er avril salle Jean Dame 17, rue Léopold Bellan 75002 Paris métro Sentier, Par le collectif Paris centre " J'aime l'Europe je vote non " avec -- a)en ouverture : film (25 minutes) " le NON de gauche au TCE " -- b) débat avec Yves Salesse, conseiller d'Etat, président de la Fondation Copernic et Jocelyne Clarke, présidente de l'Ufal Paris, secrétaire nationale de l'Ufal.

====> 1er avril 2005

Vendredi 1° avril à 20h30 (à l'initiative du Comité du Mantois pour le NON) au Bar de la salle Jacques Brel à Mantes la Ville Venez vous informer Avec: Catherine Picard, présidente de PRS, Yves Dimicoli (directeur d'"Economie et Politique", dirigeant national du PCF) et des représentants de la LCR et d'ATTAC.

====> 7 avril 2005

Conférence " TCE: comment arrêter la machine à privatiser la santé ? " à Aix en Provence avec la participation de Bernard Teper, président de l'UFAL et membre du conseil scientifique d'ATTAC. Rens : claude.ramin@wanadoo.fr

====> 12 avril 2005

LE FORUM CITOYEN de MAUREPAS Vous invite à une réunion-débat sur la Constitution européenne le mardi 12 avril à 20h30 salle des Conseils à la Mairie de Maurepas - Pour vous informer, en débattre avec vous, Historique, la construction de l'Europe de la solidarité au marché (G. Bourdilleau) - Les droits fondamentaux (LCR Didier Malinosky, à confirmer) - Les questions de souveraineté (MRC) - Le fonctionnement des institutions (PC:Valérie Jeannot)- La laïcité (UFAL : Pierre Cassen)

====> 27 avril 2005

Un collectif départemental " Non au traité constitutionnel pour construire une Europe solidaire ! " a été créé le 22 février à Fargniers par diverses organisations associatives, syndicales et politiques pluralistes (ATTAC 02, LCR, MRC, PCF 02, UFAL 02, UFAL Gauchy et ST Quentin, Union syndicale Solidaires 02 (SNUI, SUD éducation, SUD santé, SUD PTT, SUD Rail, SUD rural. Il organise une conférence sur le TCE avec Marc Raoul Jennar à 20h salle Paringault à Saint Quentin (02)

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====> Du 8 au 20 mars 2005

PROGRAMME " FETE DES FEMMES 2005 " organisé par le Collectif du Parc et l'Espace Maurice Béjart à Verneuil sur Seine:20 MARS 2005 (avec le concours d'AMNESTY INTERNATIONAL)- à 18 H : NE DIS RIEN, film espagnol de Iciar Bollain (2004) suivi d'un débat sur la violence conjugale avec Sébastien VANNI d'AMNESTY et animé par Brigitte BRE BAYLE, de l`UFAL-78.La participation financière est de 3,40 € par film.Du 8 au 20 MARS 2005, dans la salle basse de l'Espace Maurice Béjart, plusieurs expositions seront visibles : l'une intitulée " FEMMES DU MONDE ", une exposition de photos de femmes, des portraits et nus réalisés par des peintres de Vernouillet, une exposition d'Amnesty.Venez nombreux soutenir cette initiative conjointe.

====> 19 mars 2005

Assemblée générale de L'UFAL (Union des Familles Laïques) de 9h à 17h à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'eau 75010 Paris (métro République). Tarif : 15€ pour le buffet, réservation avant le 12/03/05 chèque a l'ordre de l'UFAL à retourner au 27 rue de la Réunion 75020 paris. Renseignements : 01 46 27 09 25 ou ufalsiege@ufal.org

====> 20 mars 2005

L'association Autant Le Dire vous propose un rendez-vous : le dimanche 20 mars à 16 h à La Forge,19, rue des anciennes mairies Nanterre sur le thème "Signes ostensibles d'humour et d'érotisme " ." L'érotisme dans la littérature arabe " et " l'humour juif " sont les thèmes de deux conférences accompagnées de lectures de textes. Avec Malek Chebel et Jean-Pierre Winter. Prix d'entrée : 10 euros, Renseignements et réservations indispensables au 06 61 86 54 97

====> 21 mars 2005

Dans le cadre des " samedi de l'UFAL " nous vous invitons à la 1ère CONFERENCE AUX FAMILLES de l'UFAL (Union locale de Carrières-sous-Poissy) sur " Femmes, laïcité et République ou la laïcité comme condition sine qua non de l'égalité des sexes. " Avec la participation de Brigitte BRE-BAYLE, Présidente de la " Coordination Féministe et Laïque " le Samedi 21 mai 2005 à 10 heures (Un accueil " café croissants " est prévu dès 9.45) A la Salle Robert - Rue de la Chapelle (Informations : 06 71 20 99 20 ­ carrieres@ufal.org) Quel a été le rôle de la laïcité dans les conquêtes émancipatrices des femmes ? Pourquoi la démocratie d'un pays se mesure t-elle à l'égalité entre les hommes et les femmes ? Entrée libre

====> 24 mars 2005

L'Association du Manifeste des libertés a le plaisir de vous inviter à la réunion-débat "Hypothèses sur le féminin en islam" le jeudi 24 mars 2005, à 19 heures, Maison des associations du 3° arrondissement, 5, rue Perrée, 75003 Paris (métro : Arts-et-Métiers, ou Temple, ou République) Avec les interventions de : Nadia Tazi : "Politique de la virilité" Nourredine Saadi : "Femmes et loi, entre droit et anthropologie" Sophie Bessis : "Quelques points d'histoire sur le mouvement des femmes au Maghreb" Fethi Benslama : "Généalogie du féminin en islam. http://www.manifeste.org

====> 24 mars 2005

Les Amis du Monde Diplomatiques vous convient le Jeudi 24 Mars à la Venue d'Ignacio RAMONET pour une rencontre débats sur " IRAK, Médias & Démocratie". Lieu : LE TOTEM, relais jeunes, 90 Cours Tolstoï, à VILLEURBANNE, tel 04 72 65 19 19) Le TOTEM est à l'angle du cours Tolstoï (en retrait) et de la rue Richelieu. En TC, bus N° 1 en direction de Laurent Bonnevay, descendre à l'arrêt "Verlaine", (au carrefour Tolstoï/Richelieu). Contact : jacques.toledano@wanadoo.fr sites à consulter pour toutes les infos. :www.amis.monde-diplomatique.fr

====> 28 mars 2005

A l'initiative de l'amicale laïque de Castres, CONFERENCE - DEBAT : LA LOI 1905 : historique, actualité, devenir...animée par Rémy Pech, Président de l'Université Toulouse II - Le Mirail. Le samedi 28 mai 2005 à 20 h. 30 dans l'amphithéâtre de la bibliothèque de Castres, au Parc des Expositions de Castres 05 63 59 07 32

====> 31 mars 2005

" Séparation de l'Eglise et de l'Ecole, séparation des églises et de l'Etat " une conférence de Jean-Robert Ragache, ancien grand maître au Grand Orient de France, ancien professeur à l'IUFM de Mont Saint- Aignan et Claude Lelièvre professeur d'histoire à la Sorbonne, jeudi 31 mars, 18 heures à l'amphithéâtre de l'IUFM de Mont Saint-Aignan. Organisé par le comité de1905/2005 de Seine Maritime, Renseignement jmf.sahut@wanadoo.fr

====> 1er avril 2005

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la loi de 1905, Le 1er avril, à 20h30, salle Madelaine Louaintier - Square Delaunay à Flers (61), le Comité Ornais de Défense de la Laïcité organise une conférence avec la participation de la Ville de Flers Laïcité : la croix et la bannière avec Jean-Michel Reynaud

====> 5 avril 2005

Le 5 avril, de 20 heures à 22 heures Radio Enghien île de France Radio idfm 98.00 sur internet www.idfm.fr.fm Jean-Yves Vayssiere et Jean-François Chalot, de L'Union des Familles Laïques, interviendront dans le contexte du centenaire de la loi de 1905, et des enjeux de la laïcité aujourd'hui. 46 avenue de Ceinture 95880 Enghien Par la gare du Nor (ligne Pontoise) ou par le RER C tel pour les auditeurs 01 34 12 12 22

====> 8 avril 2005

Conférence débat sur " la santé aujourd'hui " organisée par ATTAC Nîmes aura lieu le vendredi 8 avril au centre Pablo Néruda à 19h 30 à Nîmes avec Bernard Teper, membre du conseil scientifique d'ATTAC et président de l'UFAL

====> 12 avril 2005

Les Amis du Monde Diplomatique vous convie le mardi 12 Avril, de 14h30à 17h30 rencontre atelier (1) et à 20h30 rencontre -débat (2) "L'entreprise et la démocratie : des pistes de refondation économique pour réduire les inégalités ", avec Jean-Pierre HAUGUEL. ". Lieu : LE TOTEM, relais jeunes, 90 Cours Tolstoï, à VILLEURBANNE, tel 04 72 65 19 19) Le TOTEM est à l'angle du cours Tolstoï (en retrait) et de la rue Richelieu. En TC, bus N° 1 en direction de Laurent Bonnevay, descendre à l'arrêt "Verlaine", (au carrefour Tolstoï/Richelieu). Contact : jacques.toledano@wanadoo.fr sites à consulter pour toutes les infos. :www.amis.monde-diplomatique.fr

====> 30 avril 2005

Lectures de Textes fondateurs sur la laicité organisé par le Comité 1905-2005 de Seine-Maritime de 15h à 18h au Théâtre Duclair avec le Théâtre de l'Etoupe. Renseignement : jmf.sahut@wanadoo.fr

====> 4 mai 2005

UNIVERSITE DE NANTES Cycle des conférences des mercredis citoyens Le 4 Mai 2005 à 14h30 Amphi 9 Faculté de Médecine 1, rue Gaston Veil à NANTES CONFERENCE ET TABLE RONDE :LE MOUVEMENT ALTERMONDIALISTE Présentée par Jacques LOMBARD,ATTAC France, Groupe Territoires et Mondialisation - Participation de : Jocelyne CLARKE Secrétaire nationale de l'UFAL et Pascale DEBORD Présidente et porte-parole des Verts 44 - Table ronde animée par : Gérard ROYER rédacteur en chef Adjoint La Presse de L'Ouest - Presse Océan - Renseignements : Université permanente 1 rue Bias BP 60925. 44009 Nantes CEDEX 1 - Tél. 02 40 99 83 97/84 15. Fax 02 40 99 84 04 www.fc.univ-nantes.fr

===> Contacts: Courriel: respublica@gaucherepublicaine.org - Site: http://www.gaucherepublicaine.org - From: "respublica1792" <respublica@gaucherepublicaine.org>


13) Le Printemps des poètes sur le thème EXILS

CICEP-Université Paris8 - Centre International de Créations d'Espaces Poétiques International des Poètes - Philippe Tancelin: Directeur, Professeur des Universités, Directeur du Département d'Etudes Théâtrales, Poète-Philosophe - 0630671510 - 0143315867 - chers amis, veuillez trouver ci-joint le Programme original du CICEP pour le Printemps des poètes sur le thème EXILS. en espérant vous rencontrer à cette occasion et en vous remerciant de l'information que vous pourrez diffuser dans votre entourage. bien amicalement vôtre

===> Durant toute la semaine deux expositions accompagneront les manifestations

I) Bibliothèque et halls de l'université. "Libertés en exil ". Photos sur les réfugiés dans le monde par la Délégation pour la France du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés

II) Studio Théâtre : "Exil d'amour ". Exposition-photos réalisée par l'atelier photo-théâtre, direction Rivka Amoyelle et Philippe Tancelin à partir d'éclats poétiques des derniers poèmes d'amour de Paul Eluard.

[....] =====> Dimanche 20 mars - 17h30

A l'Espace 1789 - 2/4 rue Alexandre Bachelet 93400 Saint-Ouen

Concert Witold Lutoslawski Trois poèmes d'Henri Michaux pour chœur et orchestre/ Enrique Muñoz, Oscuro amor pour 12 voix solistes/ György Ligeti, Kállai Kettös, Carlos Guastavino En los surcos del amor /Vytantas Miskinis Cantate domino pour chœur a capella/ Francisco Vila Cuatro nocturnos pour chœur et piano sur des poèmes de Federico Garcia Lorca/ António Sousa Dias, Création pour orchestre de chambre/ Marc Codron, Création pour orchestre de chambre / Pedro Castillo Lara Création pour orchestre de chambre, Trois compositeurs issus de l'atelier de composition de l'Université Paris8. Interprètes : Ensemble vocal Soli-Tutti/Petit Chœur de Saint-Denis/Chœur de Saint-Denis/Chœur de l'Université d'Autonome de Madrid/Ensemble instrumental Futurs-Musiques. Direction : Zahia Ziouani et Denis Gautheyrie Avec la participation de Philippe Tancelin. Un concert proposé par l'association Densité 93 et le service d'Action Culturelle & Artistique de l'Université Paris8 avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis et de la SPEDIDAM.

--- Lundi 21 mars - Studio-théâtre - 14h-15h15

Projection du film de Simone Bitton : " Mahmoud Darwich : Et la terre comme la langue "

--- Lundi 21 mars - Amphi 4 - 15h 45-16h30

" I am a strenger " Atelier-Installation-Performance-Evénement. Direction : Geneviève Schwoebel - Une série de très courtes performances sur le thème de l'exil. L'hospitalité, nous rappelle Jacques Derrida, recèle des plis secrets : l'hôte est à la fois l'accueilli et l'accueillant, mais " hostis " signifie aussi à l'origine " l'ennemi ". L'étranger peut-être à la fois l'invité et l'ennemi, la question de l'exil s'enrichit alors de l'accueil que nous faisons à l'inconnu, à l'autre en général. Elle nous attend au seuil de notre propre altérité. Avec: Albertini Lucie, Bréhéret Amandine, Chamois Charlotte, Durand Karelle, Fairfort Sabrina, Follet Solange, Güde Birgit, Guillenot Aurélie, Hattab Hedwige, Jvanova Albena, Jornoklei Ksénia, Jud Sabine, Kaafardora, Kinas Fabio, Leguyer Eline, Olympio Aline, Otterstrom Sara, Prevost Erika, Reffad Sabrina, Renard France, Sichel Ariane,Trystram Iris, Vanderstappen Marie-Laure, Vivallo-Urra José Luis, Yang Rui.

--- Lundi 21 mars - Hall central A - 16h30-17h30

Autour de l'œuvre " Machine à exil " de Magalie Lochon, " l'exhilarante, volontiers exilés " Périphérie toujours au centre, bien qu'embrassé, son tour soit impossible. Ici comme jamais, l'exhilarante exile en s'érigeant, dedansdehors, " rumeure " de sa voracité. Avec : Smaëlle Benaïred, Virginie Boutin, Florent Bracon, Sicaire Durieux, Léonore Klein, Marion Le Duc, Serpilekin Terlemez.

--- Lundi 21 mars - Sortie amphi 4 - bas de l'escalator 17h30-19h

Slam Session Debout dans le film de notre histoire, de tous nos exils, construisons un asile. Debout dans le film de notre mémoire, nous sommes portés par tout ce qui nous a fait. " Ce que nous portons nous porte, Slam Session ''les exils'' ". L'occasion de proférer ce que tu portes et ce qui te porte. Apportez vos poèmes, vos textes, vos chansons, vos prières ou vos imprécations. 1 texte dit = 1 verre offert. Les participants qui le désireront seront invités à proférer des textes et des poésies soufflés à leurs oreilles. Textes de : Philippe Tancelin, Youssef Haddad, Patrick Kermann, François Bon, textes de l'atelier d'écriture de Catherine Monnot, et d'autres textes dont nous vous réservons la surprise... Organisation : Abergel Paul, Dubois Cécile, Louvet Béatrice, Gay Ehanan...et 40 étudiants en théâtre.

--- Lundi 21 mars - Amphi X - 19h-30-21h30

La Question aux pieds nus. Pièce de théâtre de Philippe Tancelin et Geneviève Clancy Propose l'introspection éthique d'un jeune homme à travers une vision poétique des paysages sociaux, politiques, imaginaires qui peuplent nos rêves. Cette interprétation s'appuie sur une mise en scène immersive, grâce à la restitution d'images en relief et interactive par le biais de capteurs-vidéos permettant aux spectateurs de prendre part à l'univers plastique de la pièce. Equipe du CICEP de l'Université Paris8, de l'Institut Charles Cros et de l'Ecole d'ingénieur - IMAC de l'UUniversité de Marne la Vallée Avec : Kamal Albinni, Claire Bauden, Smaëlle Benaired, Valentine Boueilh, Jhava Chikli, François Desorbier, Nadege Dorion, Joanne Grabowiecka, Antony Hickling, Stephanie Joannés, Jocelyne Kiss, Marion Leduc, Hanane NizarBia, Isabel Noy, Benoît Piranda, Elya Randrianavo, Jean Baptiste Walkzak.

=====> Mardi 22 mars - Studio-Théâtre - 14h-15h45

Projection du film " Malaimance " de Denis Ramos et débat en présence d'une des actrices (Sous réserve) Le passage à l'exil intérieur de cinq femmes sans domicile fixe dans la France des années 2000.

--- Mardi 22 mars - Amphi 4 - 16h-16h15

" Ce doit être sérieux " extrait des "Ailes du désir " sur un texte de Peter Handke par Rébecca Lefevre

--- Mardi 22 mars - Amphi 4 - 16h30-17h30

" La pierre " de Zsuzsa Fejer La pierre bouge les corps des danseurs au rythme des mots et sculpte le soliloque de Camille Claudel esseulée. Entre Camille et ses œuvres, surgit toujours Auguste Rodin, son amant et maître. Dans l'exil de l'asile, Camille réinvente la propre histoire de son art sur le flot heurté, violent, triste et nostalgique de son imaginaire.

--- Mardi 22 mars - Amphi IV - 18h-19h15

" L'exil en partage " par l'atelier de réalisation de Stéphanette Vendeville et Philippe Tancelin L'exil des revenants dans l'asile des mots : Antigone, Brecht, Artaud... et les jeunes poètes des ateliers contemporains. Avec : Melaine Dorville, Emboubou Essona James Bob, Alexandra Galasso, Yolande Germanicus, Cyrille Hrouda, Aleksandra Krol, Gwladys Galina Matongo Mpata, Rija Donadieu Randrianjatovo, Karine Charron, Amya Gourgon-Wasjak, Laurence Poublan, Emilienne Grossemy, Mélanie Brin, Baltazar Pera Rizzo. Ce spectacle est accompagné d'une réalisation virtuelle " L'Artaud-phone ", portraits dynamiques d'Artaud interagissant en temps réel avec la voix. Conçu par Michel Bret et Mariehélène Tramus.

--- Mardi 22 mars - Amphi 4 - 19h30-21h30

" Cabaret ": Un voyage du poétique au dérisoire, de l'exotique à l'érotique!

Un cabaret pour aller à exil majeur de vous même : la liberté de la célébration. Avec: Kamal Albinni, Smaelle Benaired, Nadège Dorion, Clémentine Dunne, Joanna Grabowiecka, Zeinna Hanna, Antony Hickling, Stéphanie Joannes, Loïc Le Dauphin, Marion Leduc, Emmanuelle Lutgen, Virginie Marion, Margarete Nabica, Véra Naim, Hanane Nizar, Bia Isabel Noy, Yesser Olivera ,Pierre Philippe, Marie Plouvier, Robinson Sérgio Sawitzkai, Hector Zapata.

--- Mercredi 23 mars - Amphi 4 - 16h30-16h45

" Ce doit être sérieux " extrait des "Ailes du désir " sur un texte de Peter Handke par Rébecca Lefevre

--- Mercredi 23 mars - Amphi 4 - 16h45-17h45

" Passage " de coeurs traversés par une quête d'identité, d'amour, de personnalité - Excès d'horreurs, bouleversements d'humeurs, installation de la peur... parcours peut être sans fin mais diagnostiqué par une encre invisible qui brise les erreurs. Avec : Kamal Albini, Smaëlle Benaired, Joanne Grabowiecka, Antony Hickling, Stephanie Joannés, Dora Kaafar, Marion Leduc, Vera Naim, Hanane Nizar, Bia Isabel Noy.

--- Mercredi 23 mars - Amphi 4 - 18h-19h

Groupe " Apprendre à raconter ", dirigé par Youssef Haddad : "L'exil et la quête d'identité " Je suis un lien. Un oiseau qui passe à cent ailleurs, qui déborde de voyage. Je pétrifie les passages ombrés des chemins. L'ombre peut-elle vivre ? A questionné le poète exilé... Je viens, je retiens le cortège de l'œillet et le parfum de l'oranger. Texte et montage : Roger Assaf, Youssef Haddad, Etienne Diene, Yolande Germanicus, Bénédicte Junillon. Musique :Alexis Baudin, Thomas Vanden Maagdenberg. Avec :Mayssane Assaf, Elisaveta Baba Nina, Valset Bawwamby, Alissa Beigaroui, Julien Da Veiga, Etienne Diene, Marion Fourquet, Yolande Germanicus, Nayima Goutier, Annabelle Jaccard, Jonathan Jansens, Bénédicte Junillon, Vanessa Martins, Prisca Vanden Maagdenberg.

--- Mercredi 23 mars - Amphi 4 - 19h-19h15

Intermède danse, musique, poésie : Maria Melo et Kamal Al Binni

--- Mercredi 23 mars - Amphi 4 - 19h15-20h

" Scénographie du verbe " Spectacle du groupe dirigé par Youssef Haddad Ière partie : "Illusion et réalité ". Texte de Samuel Bernard. Film Nicolas Buton. Interpréter la voix désincarnée, conjuguer les vertiges du vide, balancer les fardeaux acides, s'orner de colliers de mots, s'abandonner à la catharsis et renaître aux rivages du monde. Avec : Alissa Belgaroui, Anouk Chodez, Mélaine Dorville, Cécile Dubois, Amandine Froye, Anya Gourdon, Aymeric Hammad, Marine Jardin, Ruddy Loche, Catherine Maurice, Camille Rosa, Prisca Vanden Magdenberg. 2è partie " Les éternels exilés ".Texte : Y. Haddad, Régie Luigi D'Aria. Brassage saccadé d'exils. Les récits d'exil viennent de là où les rêves sont fugitifs et la liberté sacrifiée au nom de la liberté ; de là où les êtres torturés crispent le sommeil et sèment la tempête. Avec : Amandine Froye, Pauline Haue, Serpil Ekin Terlemez.

--- Mercredi 23 mars - Amphi 4 - 20h30-21h45

"Léonce et Léna" de Buchner. Atelier de recherche C. Buchvald: "L'amour à la scène" Avec :Szajman Géraldine, Pinquier Antoine, Horeau Thomas, Zedet Sara, Jouhet Bruno, Faucheur Maël, Coutrot Maryvonne, Abitan Benjamin. "Le jardin de reconnaissance" de Valère Novarina. Avec : Bouchety Armelle, Efter Marjorie, Deschamps Aurélien, Susini Jean-Michel, Talleux Ingrid. Cyrano de Bergerac d'E.Rostand. Avec : Morguen Hélène, Grimault Sylvain, Kagan-Defay Fanny, Auber Cécile, Ekondy Apendi.

=====> Jeudi 24 mars - Amphi 4 - 14h-14h30

" Le Mejdoub " parle de l'exil Parole poétique sur l'expérience auprès de réfugiés politiques...parole éthique sur l'engagement par Jemmah M'hamed.

--- Jeudi 24 mars - Amphi 4 - 15h-15h30

Concert de musique électro-acoustique de Nicolas Tzortzis, à partir de textes poétiques de Ph.Tancelin et G. Clancy sur l'exil La vérité est une notion très subjective. J'ai donc décidé d'accorder au poète, des mots qu'il n'a pas prononcés, de donner "ma version" de son poème, toujours à partir de ses propres paroles, en transformant les sons, la voix, l'ordre des syllabes.

--- Jeudi 24 mars - Amphi 4 - 15h30-16h30

" L'homme sans ombre " par François Mellet Enveloppe conceptuelle, " l'étrange histoire de Schlemihl ", conte fantastique d'Aldebert Von Chamisso, insuffle en ombres multiples une scénographie d'élémentaires anthropologiques. Portée en miroirs par les vibrations de textes multilingues choisis par les étudiants de l'atelier théâtre animé par F. Mellet, ses économies de liens, espaces, décors, gestes et voix évoquent les abîmes exilant chaque sujet à soi-même : acteur/spectateur condamné à sauver sa perte pour survivre de son manque et exister d'absence pour éclairer de son ombre le théâtre essentiel et illusoire de sa vie rêvée... sans ombre point de salut !

--- Jeudi 24 mars - Hall entrée de l'Amphi 4 - 17h-19h

Palabre africaine animée par Saidou Bokoum L'Arbre à palabre, c'est l'arbre tutélaire, c'est le Père des pères : l 'Ancêtre, détenteur du Dépôt sacré, de la Parole. Aussi, les grandes affaires se règlent-elles sous l'arbre à palabre, le baobab, le fromager, le caïlcédrat... Le CICEP a décidé de convoquer cette Parole perdue, exilée parmi d'autres exils, en présentant aux villageois de Paris 8, une pratique ancestrale, l'excision de la jeune fille, d'après " Bintou ", de l'Ivoirien Koffi Kwahulé, La parole sera donnée à tous, pour décider de la pertinence ou du scandale, de cette opération d'un autre âge, en notre Cité, par un maître de la parole. La cérémonie, l'office, ou le spectacle, sera mis en espace, par la classe de Saïdou Bokoum.

--- Jeudi 24 mars - Amphi 4 - 19h-20h

Fin de la palabre

--- Jeudi 24 mars Amphi 4 20h30-21h30

"Chaka-zulu" (extraits) poème à plusieurs voix de Leopold Sedar Senghor joué par Dominique Douma, metteur-en-scène,comédien gabonais

=====> Vendredi 25 mars à 18h30

Maison de l'Amérique Latine à Paris, 217 bd de Ménilmontant 75011 Paris

" Exils : intérieur et extérieur " . Soirée poétique et musicale - On s'exile d'un territoire, d'un lieu, d'un espace, mais aussi à l'intérieur du langage luimême. La poésie révèle ces exils différents. Soirée poétique dans le cadre du Printemps des poètes. Avec : Eduardo Garcia Aguilar, Ricardo Arcos-palma., Luisa Ballesteros, Geneviève Clancy, Jean-Pierre Faye, Myriam Montoya, Julio Olaciregui, Philippe Tancelin, Jorge Torres, Santiago Torres. Clôture du Printemps des poètes

=====> Samedi 26 mars - Amphi 4 - 16h-18h

Les clowns Macloma, de retour du cirque, présentent en avant-première leur tout

nouveau spectacle - EXILS : Organisé par le CICEP (Centre International de Créations d'Espaces Poétiques de Paris8), en partenariat avec L'ACA Paris8, la Délégation pour la France du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, l'Institut Charles Cros de l'Université de Marne la Vallée, la Maison d'Amérique latine à Paris, le théâtre du Lucernaire, les Editions l'Harmattan

-- REMERCIEMENTS : Nous remercions pour leur aimable collaboration et leur soutien : Dr Patrick Aeberhard, Luigi D'Aria, Joss Dray, Marie Ange Lescure, Denis Pryen, Marina Da Silva, et PlaNet DZ. Et pour l'université Paris 8 : le Président Pierre Lunel, Christine Bachelin, Nicolas Buton, Vincent Bricout, P.Y. Chapeau, Jean Philippe Dequin, Christelle d'Erfurth, Viviane Ferran, Denis Gautheyrie, Marie Guichard, Bruno Meziane, Bernadette Rossi, Christian Schmitt, Toufik Senoussi, Patrick Sérafino, Jean-Louis Tenier, Pierre Toutain. Studio

Théâtre Amphi IV Passerelle Amphi X - LIEUX Université Paris 8 2, rue de la Liberté 93 526 Saint-Denis Cédex - métro : ligne 13 - Saint-Denis Université - Maison de l'Amérique Latine 217 bd de Ménilmontant 75011 Paris - Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame des Champs 75006 Paris - L'Espace 1789 2/4 rue Alexandre Bachelet 93400 Saint-Ouen - Maquettes, programme- affiche : conception et réalisation : cellule communication - Impression : Reprographie Université Paris 8 - From: TANCELIN9@aol.com


14) Réseau Marx contemporain : Jean-Marie HARRIBEY, économiste

Le Jeudi 24 mars à 19h30 à Espaces Marx - Sur le thème : Dépassement du capitalisme et refondation d'un mode de développement - Espaces Marx, 64 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris - Tél. : 01 42 17 45 10 - Fax : 01 45 35 92 04 - e-mail : Espaces_Marx@internatif.org - Web : http://www.Espaces-Marx.org - From: "patrick coulon" <pcoulon@internatif.org>


15) Conférence du 24 mars 2005 : Pour un devoir de désobéissance ?

LES CONFERENCES DROIT ET SOCIETE (Conférences Michel JOUET) sont organisées par l'Ordre des Avocats du Barreau de la Seine-Saint-Denis, sous la direction de Me Josine BITTON, Membre du Conseil de l'Ordre. Les séances, qui se déroulent à la Maison de l'Avocat et du Droit [11-13, rue de l'Indépendance à Bobigny, voir le plan d'accès en page d'accueil du site] sont ouvertes à tous : l'entrée est entièrement libre et gratuite. Nous avons le plaisir de vous convier à la prochaine conférence, qui aura pour thème : POUR UN DEVOIR DE DESOBEISSANCE ?

Problèmes posés par cette forme de résistance avec Jean-Jacques De FELICE Avocat au Barreau de Paris Jeudi 24 mars 2005 à 20h MAISON DE L'AVOCAT ET DU DROIT "Quiconque connaît l'Histoire sait que la désobéissance est la vertu originelle de l'homme". Oscar Wilde - D'Antigone aux arracheurs d'OGM, du poète Henry Thoreau et son essai sur "le devoir de désobéissance civile" (1866) en passant par Gandhi prêt à suivre sa conscience jusqu'à la désobéissance et adoptant la non-violence comme précepte de vie, qu'en est-il d'un devoir de désobéissance comme moyen d'obéir à des valeurs essentielles ? Jean-Jacques De FELICE a commencé sa carrière d'avocat en 1952, en s'intéressant au droit des mineurs dans les quartiers de l'est parisien. A la fin des années 50, il défend la cause des militants nationalistes algériens dans le contexte de la guerre d'Algérie. Sa conscience politique va s'affirmer au sein de la Ligue des Droits de l'Homme, dont il devient l'un des responsables. Il entretient également de nombreux liens avec la Cimade. Il arrive au GISTI au moment de la fondation de l'association, dans le sillage d'autres avocats comme Georges Pinet et Simone Pacot, avec lesquels il participe au Mouvement d'action judiciaire. Il fut récemment l'un des avocats de Cesare Battisti. Il évoquera son expérience des déserteurs, des insoumis, du Larzac ou de la lutte contre l'apartheid, pour mener une réflexion sur l'antinomie entre la violence et le droit. Il s'agit pour lui de considérer la portée politique de la prise en charge individuelle de cette désobéissance. Pour Jean-Jacques De FELICE, "les magistrats et les avocats ont été et restent du côté de l'ordre établi et contre toute contestation qui finalement crée le droit des périodes à venir". "Si on s'enferme dans le droit, on en oublie un peu l'essentiel. Parce que si le droit devient de plus en plus technique et répressif dans ses détails, l'avocat, même s'il défend les intérêts des gens, reste associé à ce système légal sans le contester". ENTREE LIBRE ET GRATUITE Inscriptions et informations complémentaires: Benoît JOUTEUX

Tél : 01.48.96.21.01 / Fax : 01.48.30.02.48 e-mail : communication@avocats-bobigny.com


16) SEMINAIRE de recherche "Mesures pénales /privation de liberté »

Extrait de ICH N°87 - *** PARIS, RIVE GAUCHE, RIVE DROITE ***

- 6. - PARIS, vendredi 25 mars 2005, de 9h30 à 13h. SEMINAIRE de recherche "Mesures pénales /privation de liberté (MP-PL), animé par Antoinette Chauvenet, Pierre V Tournier et Gilles Chantraine. "Ruptures sociales et détention", par Séverine FONTAINE,doctorante en sociologie, à l'EHESS, sous la direction de Serge PAUGAM. Séance animée par Antoinette Chauvenet. - Lieu : Ministère de la Justice, Service pénitentiaire d'insertion et de probation de Paris, 12-14, rue Fourier, Paris XIIIe (métro Tolbiac), salle de réunion au 1er étage, à gauche en sortant de l'ascenseur. A la grille de la rue, sonnez à "Accueil SPIP". - [ICH est disponible en ligne sur http://www.sante-prison.com]- From: "Pierre V. TOURNIER" <tournier@ext.jussieu.fr>


17) Seminaire d'Etudes Marxistes: "La finance capitaliste contemporaine et Marx"

Le thème général du Séminaire d'Etudes Marxistes en 2005 est: "La finance capitaliste contemporaine et Marx". Dans toutes les problématiques critiques de la phase actuelle du capitalisme en termes de néolibéralisme ou de mondialisation financière, la référence à la finance et aux mécanismes financiers occupent un rôle central. Le contenu de ces notions n'est, cependant, pas toujours clair. Peut-on parler d'une hégémonie financière? Faut-il opposer un capital industriel et un capital financier? Quelle relation aux structures de classes? etc. Le séminaire de cette année se donne pour objectif de clarifier ces questions. Un poids important sera donné aux analyses de Marx, avec pour objectif une meilleure compréhension de la phase actuelle du capitalisme. *** Dates des séances suivantes*** 24 mars - 28 avril - 19 mai - 16 juin - Le Jeudi 17h-19h. Maison des Sciences de l'Homme 54, Boulevard Raspail 75006 PARIS Salle 015 (sous-sol) - Texte sur le site Web du SEM à l'adresse: http://www.jourdan.ens.fr/levy/sem.htm - Gerard DUMENIL, 39 rue d'Estienne d'Orves, 92260 Fontenay-aux-Roses, tel: 01 47 02 62 37 dumenil@u-paris10.fr - Dominique LEVY, Cepremap-Ens, 48 bd Jourdan, 75014 Paris, tel: 01 43 13 62 62 - levy@jourdan.ens.fr - Page Web / Home Page : http://www.jourdan.ens.fr/levy/ - From: Dominique Levy <dominique.levy@ens.fr>


18) Les débats des Cahiers d'histoire, Revue d'histoire critique : " Le négationnisme en histoire coloniale "

Le Mardi 29 mars 2005 de 14 à 18 h dans les locaux de l'université de Paris VIII (la salle sera précisée à l'entrée de l'Université). Métro Saint-Denis-Université - Les interventions dureront 15 à 20 minutes et seront suivies chacune d'une discussion d'un temps équivalent. - Présentation par Sébastien Jahan, Université de Poitiers - Marcel Dorigny : Négationnisme et histoire de l'esclavage - Alain Ruscio : Autour d'un cinquantenaire : Dien Bien Phu en 2004 - Jean-Luc Einaudi (sous réserve) : Le 17 octobre 1961 - Catherine Coquio : La négation politique française du génocide rwandais - Francis Arzalier : Le négationnisme du pauvre : revues grand public et littérature de gare - Raphaël Granvaud : colonisation et décolonisation dans les manuels scolaires - Conclusion avec la participation de Frédéric Régent (IUFM des Antilles, de passage à Paris) - La vie des Cahiers dépend du soutien de ses lecteurs. Nous vous invitons à vous abonner et à faire abonner aux Cahiers - Bulletin de commande et d'abonnement - Nom : ................. Prénom : ........... Adresse : .......... Ville : ............. Code postal : ......... Tél(s) : ............... e-mail :......... - Je souhaite m'abonner (1 an - 4nos) : - France 49 euros - Etranger 77 euros - Chômeur-Etudiant 29 euros - Abonnement de soutien : 60 euros - Prélèvement automatique 4 fois 12,50 euros (Autorisation de prélèvement sur demande) Chèque à l'ordre des Cahiers d'Histoire. Revue d'histoire critique - Je souhaite recevoir des renseignements sur les numéros parus et les prochains numéros à paraître - Retournez ce bulletin à : Cahiers d'Histoire. Revue d'histoire critique 64, boulevard A. Blanqui, 75013 Paris - Tél. : 01 42 17 45 24 ou 27 - Fax : 01 45 35 92 04 - Web : http://www.espaces-marx.org - E-mail : claude.saligny@internatif.org - From: "Jollet Anne" <anne.jollet@wanadoo.fr>


19) Qui a peur des "des indigènes de la République" ?

Rencontre organisée par Filigranes et la FTCR : http://www.ftcr.fr/article.php3?id_article=44 - Qui a peur des "des indigènes de la République" ? mercredi 16 mars 2005. Rencontre organisée par Filigranes et la FTCR Avec Michel Tubiana : président de la LDH et Bernard Dréano : président du CEDETIM - L'objectif de cette rencontre est de contribuer à transformer en débat la polémique assez malsaine qui se déroule autour du texte " Les indigènes de la République ". Que ce texte fasse réagir, quoi de plus normal. On pouvait s'attendre à ce que les idées qui y sont défendues et sa tonalité dérangent, suscitent des interrogations, voire des réaction hostiles... De là à assimiler cette initiative à un nouveau racisme, ou de la mettre dans le même sac que les sorties antisémites de Dieudonné, c'est inacceptable. C'est insultant pour les initiateurs et pour ceux qui les ont soutenus. Cet amalgame Michel Tubiana ne le fait pas. Même si la Une du monde où il a été interviewé, il y a quelques temps, entretient le malentendu. Ce qui est fâcheux pour nous parce que ce dernier a été de tous les combats contre le racisme, contre les discriminations dont sont l'objet les immigrés et leurs enfants. Parce que la LDH est le partenaire précieux et si symbolique de notre engagement. Bernard Dréano a signé le texte en question. Il n'a pas de brevet d'antiracisme à exhiber aux fauteurs de polémiques. Il vient de répondre avec son talent habituel à ses détracteurs

Une rencontre et un échange entre ces deux figures de la Solidarité est plus qu'opportune. Elle permettra de mettre du débat et de l'intelligence à la place de l'invective. Le débat doit porter sur une question centrale : le traitement de la question immigrée aujourd'hui a-t-il à voir avec une vision coloniale, fut-elle résiduelle ? D'autres question seront sans doute abordées : est-il possible aujourd'hui d'engager un débat, de signer des textes communs avec un Tarek Ramadan sans encourir l'anathème d'antisémite ? Quelle est la signification de ce procès en sorcellerie qui touche aujourd'hui une partie du mouvement associatif des " jeunes-de-banlieue " ou issu de l'immigration ? A-t-il à voir avec les recompositions du paysage politique, intellectuel et antiraciste ? Mardi 29 mars 2005 à 19 heures au CICP 21 ter, rue Voltaire 75011 Paris M° Rue des Boulets - From: "FTCR News" <ftcr-news@ftcr.fr>


20) NON A LA CASSE DU SERVICE PUBLIC D'EDUCATION ET DE RECHERCHE ! NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS !

Appel des organisations FAEN - FCPE - FERC-CGT - FSU - SGEN-CFDT - UNEF - UNL - UNSA le jeudi 17 mars 2005, Webmestre Actu-FSU - http://www.fsu-fr.org/

NON A LA CASSE DU SERVICE PUBLIC D'EDUCATION ET DE RECHERCHE ! NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS ! Depuis plusieurs mois personnels, jeunes, parents réclament une autre politique pour l'éducation et la recherche. Tous revendiquent avec force une politique ambitieuse qui assure la réussite de tous les jeunes et réponde aux besoins de notre temps. Le gouvernement reste sourd à ces attentes et poursuit obstinément une politique de régressions : - suppressions massives de postes qui amputent la capacité du service public à lutter contre l'échec et accroissent les inégalités, - rentrée 2005 qui s'annonce catastrophique, - suppression brutale des TPE en terminale, - maintien du transfert de missions et de personnels aux départements et régions, - passage en force d'une loi qui tourne le dos à la réussite de tous, - projet de loi d'orientation et de programmation pour la recherche et l'innovation qui ne tient pas compte des revendications formulées par la communauté scientifique et universitaire.

Nous appelons tous ceux qui se préoccupent de l'avenir de la jeunesse et sont attachés à l'école et à la recherche publiques à manifester le 2 avril à 15 heures dans les villes suivantes : Ajaccio, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lyon, Marseille, Nancy, Paris, Rennes et Toulouse. Pour dire non à la casse du service public d'éducation et exiger d'autres choix : - un collectif budgétaire pour restituer les moyens supprimés à la rentrée 2005 (postes, options, remplacements, scolarisation en maternelle, TPE...) - une programmation des moyens pour répondre à l'ensemble des besoins du service public - l'abandon de ce projet de loi sur la recherche et la prise en compte des revendications de la recherche publique et de l'université - une autre politique éducative qui, contrairement à celle proposée par la loi Fillon, permette la réussite de tous - From: Marc Champesme <Marc.Champesme@lipn.univ-paris13.fr>


21) La dernière Quinzaine de l'Association Emmäus. : "La reconnaissance : une revendication de dignité ?"

Bonjour, vous trouverez, en cliquant sur le lien ci-dessous la dernière Quinzaine de l'Association Emmäus. Bonne lecture ! http://www.emmaus.asso.fr/publications/PDF/LQ433.pdf

P.S. : Réservez dés à présent le lundi 4 avril à 14h30 sur votre agenda pour une conférence-débat avec Joël Roman, philosophe et ancien rédacteur en chef de la Revue Esprit, sur le thème :

"La reconnaissance : une revendication de dignité ?" Amphi Stomatologie de l'hôpital La Pitié Salpêtrière, métro Chevaleret, entrée 52 bd Vincent Auriol, 75013 Paris (2e bâtiment sur la gauche). Gratuit - Ouvert à tous - Sans inscription. - From: "Association Emmaüs" <service-communication@emmaus.asso.fr>


22) RAP "anticipe" ...Pas de Pub Privée sur les murs publics des collèges et lycées.

En plus de la remise en cause du code de bonne conduite, que nous soutenons avec ATTAC et d'autres militants, RAP (Résistants à l'Agression publicitaire) lance l'opération :

Pas de PUB PRIVEE sur les murs PUBLICS de nos collèges et lycées.

Cette action est partie de la lettre suivante  expédiée au nouveau Président du conseil général de la Drôme en mai 2004

Des contrats signés par Des conseils régionaux pour faire installer des panneaux publicitaires dans certains établissements (cf Lycée professionnel public Jean Guéhenno à Vannes) ont été  les  prémices d'un phénomène ayant pour but de faire dépendre une partie du fonctionnement des établissements , de certains financements privés .....et donc de créer un lien de soumission qui n'a pas lieu d'exister dans le service public. Je vous serai reconnaissant de me préciser au plus vite , si cette dérive publicitaire , risque de toucher, sous votre autorité,  des établissements  scolaires de votre département . Avec mes salutations et l'espoir de votre réponse     Pierre NICOLAS

et  sa réponse

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dossier suivi par JM CORNU  réf.  JMC/VK   le 1 juin 04

Monsieur, J'ai bien reçu votre courriel du 5 mai dernier attirant mon attention sur les contrats signés par des conseils généraux afin d'implanter des panneaux publicitaires dans des établissements et m'interrogeant sur l'éventualité de telles pratiques dans les collèges de la Drôme. Je peux d'ores et déjà vous rassurer en vous indiquant que sous ma présidence , je n'envisage pas d'autoriser la mise en oeuvre d'opérations semblables dans l'enceinte des collèges publics de la Drôme. Je vous prie de croire ......... le Président du conseil général Didier GUILLAUME

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La démarche fut simple .... et   cette réponse très encourageante L'objectif de RAP est maintenant d'interpeller localement tous les conseils généraux et  régionaux de France. Nous  sollicitons  donc les visiteurs du site "espace marx" pour qu'ils obtiennent , par courrier,(ou par le net)  de leur président de conseil général (ou Régional) une opposition ferme et préventive à cette dérive publicitaire. les murs publics de nos collèges /lycées ne doivent pas servir de supports à des publicités privées - PS - Au 8 mars 2005 , deux conseils généraux se sont déjà engagés à  interdire cette dérive publicitaire - Pierre NICOLAS     coordinateur RAP de cette action citoyenne ( PrNICO@aol.com pour plus d'infos ) - From: PrNICO@aol.com


23) Pour un Commerce Équitable en France et en Europe

Une Réflexion, Des Propositions : Agriculture Industrie Artisanat Sous-traitance Finances - Groupe de travail : Commerce Equitable Economie Solidaire Place Colonel Fabien 75019 Paris www.pcf.fr - Contact: solidaire@pcf.fr

« POUR UN COMMERCE EQUITABLE EN FRANCE ET EN EUROPE ». PREMIERE ETAPE DE REFLEXION ET D’ELABORATION 9h00-17h00 SAMEDI XI JUIN 2005

www.pcf.fr/?iddoc=4402&iddos=421&idcol=61

Accueil Marie Georges Buffet

PREMIERE PARTIE : Leur opinion pour un Commerce Equitable Nord Nord…

** « Adapter les outils du commerce équitable pour une alternative en France et en Europe » Grandes surfaces : Actrices d’un commerce équitable en France et en Europe? Comment ? Producteurs, Fournisseurs, Distributeurs : En France et en Europe, de nouveaux rapports fondés sur un commerce équitable ?

** « Imaginer, mettre en place, développer un commerce équitable en FRANCE et en EUROPE »

DEUXIEME PARTIE : Trois ateliers de Propositions 

Proposer des critères pour une économie Equitable durable et solidaire en France et en Europe (Commerce, Industrie / Sous-traitance, Finances)

Séance plénière : Synthèse des ateliers  Conclusions de la journée  - Les propositions pour donner suite à cette étape.

=====> Vos avis et opinions nous sont nécessaires…

Merci de nous consacrer 5 minutes pour répondre

www.pcf.fr/?iddoc=4431&iddos=396&idcol=61

? Les finances solidaires représentent de 1% à 12% des investissements et augmentent de 10 à 20% par an.

? Cette croissance est-elle inéluctable ?. oui ? non ? Pourquoi ? ……

? Compte tenu de cette montée en puissance, « Les Finances solidaires » peuvent-elles être à court et/ou moyen terme un levier de transforma- tion sociale et/ou de la société?……………………. ………………………………………………………….

? Salariés, nous sommes des producteurs. Directement (fonds de placements) ou indirectement (épargne, fonds de retraite, assurance vie) nous sommes des actionnaires. Tous sommes aussi des consommateurs.

? Comment devenir « actionnaires activistes » ? (démocratie actionnariale (exemple la tentative Eurotunnel), forme mutualiste (MAIF, MACIF, MAAF,*) ou Coopératives (Bancaires*, Agricoles, Production, distribution, Services, Logement…) www.scop.coop/t

? La jonction producteurs – consommateurs – actionnaires : tous citoyens du monde ne peut-elle être un moyen de mettre en place un développement humain durable et solidaire ? …..…………………………………………………….

* Crédit Agricole, Caisse d’Epargne, Crédit Mutuel, Banques Populaires, Crédit Coopératif…

=====> Nom …………………………………Prénom…………………………… Adresse Email …………………………………………………………… ………. Tél. domicile ……………………..… Portable ………………………… Professionnel ……………………….… Fax ………………… …………. Adresse courrier ……………………………………………………………………………………………………………………………… .…………………. Code Postal …………… Ville …….……………………………………………………………………….

? Je souhaite être joint (e) pour participer solidaire@pcf.fr

? Je souhaite

? Participer au groupe de travail commerce équitable. www.pcf.fr/?iddoc=4390&iddos=416&idcol=61

? Vous communiquer des expériences de commerce équitable www.pcf.fr/?iddoc=4391&iddos=417&idcol=61

? Informer mon association, ma section, mon syndicat, les élus, du contenu et avancement du projet.

? Organiser des réunions avec les diaporamas disponibles voir les diaporamas : www.pcf.fr/?iddos=419

? Participer en mai aux actions du PCF pour la semaine commerce équitable

? M’abonner, Faire s’abonner www.pcf.fr/?iddoc=4369&iddos=410&idcol=61

=====> A retourner par courrier, par fax ou Email Sylvie Mayer Groupe Commerce Equitable Economie Solidaire Parti Communiste Français Place Colonel Fabien 75019 Paris E mail : solidaire@pcf.fr Télécopie  : 01 40 40 13 56 - From: Sylvie Mayer <smayer@pcf.fr>


24) [infos-paix] Infos paix n°178 - 16 mars 2005

Bonjour, Comme vous avez pu le constater, pour répondre à des questions techniques, nous essayons depuis quelques numéros d'améliorer la lecture d'Infos paix. Nous avons tenu compte de vos remarques et nous vous proposons aujourd'hui une nouvelle formule. Vous trouverez donc en pièce jointe, le dernier numéro d'Infos Paix que vous pouvez également retrouver sur le site du Mouvement de la paix en cliquant sur le lien suivant : http://www.mvtpaix.org/outils/infos-paix/infos-paix.php N'hésitez pas à nous faire part de vos impressions concenant cette nouvelle formule.

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Au sommaire de ce numéro 178 :

1. Appel du Collectif Urgence Darfour

2. Manifestation à Bruxelles le 19 mars

3. Délégation française à New York pour la conférence de révision du TNP du 29 avril au 07 mai

4. Les rendez-vous des comités du Mouvement de la Paix

5. Des mots de paix contre les maux de guerre, le 23 mars 2005

6. Mars/juillet : Tournée 2005 de la compagnie sénégalaise Bou Saana avec Allah n'est pas obligé

7. Ah Dieu ! Que la guerre est jolie. Représentations les 25 et 26 mars à Champigny

8. L'Orchestre pour la Paix et Miguel Angel Estrella au Mémorial de Caen le 15 avril

9. «Ensemble dans le présent» Colloque International autour du cinéma israélien et palestinien, 8 et 9 avril 2005

10. Journée mondiale de lutte contre le racisme le 21 mars 2005

11. Salon du livre des droits de l'Homme les 19 et 20 mars

- From: "Infos-Paix" <infospaix-admin@mvtpaix.org>


25) REGARDS (Nouvelle Formule) - Politique, société, culture - Mensuel No 15 Mars 2005

vient de Paraître - 6,00€ - Titre : " JO PARIS 2012 : A QUOI ON JOUE ? " , le point de vue atypique d'Albert JACQUART - Et aussi Toni NEGRI répond à Roger MARTELLI -LULA CHAVEZ deux conceptions du changement en Amérique Latine - Cahier Central : Le développement, Rapports NORD-SUD : Les sens de l'aide - AMIANTE : 100.000 morts - CONSTITUTION EUROPENNE : Syndicats, la majorité critique - Suzanne Georges , l'invitée des lecteurs - Directeur de la Revue : Roger MARTELLI et Rédactrice en Chef : Clémentine Autain - Abt pour un an 60€ Etudiant : 45€ - Hors France : 70€ - REGARDS 120, Rue Lafayette 75010 PARIS - Tel : 01.49.49.08.49 - Contact : regards@regards.fr - Le site : www.regards.fr


26) No 93 des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique : Enseigner l'histoire au présent

Cher/e collègue et ami/e, Nous avons le plaisir de vous faire part de la parution du numéro 93 des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique Enseigner l'histoire au présent

Sujet sur lequel l'actualité nous bouscule. Au moment de la fabrication de ce numéro, il s'agissait des menaces que les projets de transformation du collège par l'actuel ministre de l'Education nationale faisaient peser sur l'enseignement de l'histoire. Aujourd'hui, nous sommes sous le coup de l'injonction de la loi qui vient d'être promulguée ce 23 février 2005 demandant que les programmes scolaires reconnaissent "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord". Décidément, "enseigner l'histoire" est bien un enjeu vif de nos sociétés plaçant l'historien sur le fil du rasoir entre l'"histoire qui sert", "histoire serve" que rejetait Lucien Febvre au lendemain de la Première guerre et une histoire vaine qui ne serait pas histoire au présent.

* Le mot de la rédaction

* Dossier "Enseigner l'histoire au présent" coordonné par Danièle Pingué, enseignante à l'IUFM de Besançon - Introduction, Danièle Pingué : On n'enseigne plus la révolution française à vos enfants, Marc Deleplace, Enseignant à l'IUFM de Reims - Temporalités et horizons historiques dans l'enseignement de l'histoire en Sixième, Antonio Gonzales, Enseignant à l'Université de Besançon - Visions comparées des manuels scolaires en France et en Allemagne, Stéphanie Krapoth, Enseignante à l'université de Besançon - La place de l'histoire des femmes dans l'enseignement de l'histoire, Michelle Zancarini-Fournel, Enseignante à l'IUFM de Lyon - L'histoire récente de l'enseignement du fait religieux en France, Jean Carpentier, Inspecteur général de l'Education nationale honoraire - L'histoire dans les nouveaux programmes (2002) de l'école primaire, Entretien avec Philippe Joutard, ancien Recteur des universités, par D. Pingué et A. Jollet

* Chantiers :  Un poète face à la Grande Guerre. Les Temps maudits de Marcel Martinet, Vincent Chambarlhac, Historien, Université de Bourgogne

* Métiers. Transmettre l'histoire, Hommages à Gilbert Badia, par Françoise Brunel, Hélène Roussel et Jean Mortier, Commémoration et production d'un héritage de la gauche égyptienne. Entretien avec 'Aryân Nasîf, par Didier Monciaud, Historien, GREMANO-Paris VII

* Livres lus

* Prix du numéro 93 : 14 euros (frais de port compris)

Nom , Prénom..............

Adresse .............................

Adresse mail.......

Téléphone...........

*Je m'abonne aux Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique (un an - 4 numéros)

France 49 Euros Abonnement de soutien et institutions : 59 Euros

Étranger 59 Euros (prix réduit pour les pays à monnaie faible) Étudiant, chômeurs 29 Euros

Chèque à l'ordre des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, 64, Bd Blanqui, 75013

*Nouveau déstockage! Profitez des petits prix pour acquérir les anciens numéros

: 3 euros le numéro et 2 euros pour tout achat de 5 numéros et plus (jusqu'au n°89 compris); la collection des numéros disponibles : 70 euros *Pour toutes propositions d'article, les adresser à Anne Jollet, rédaction des Cahiers, anne.jollet@wanadoo.fr ou 64, Bd Auguste Blanqui, 75013 Paris - Tél. : 01 42 17 45 24 : E-mail : Cahiers_d_Histoire@internatif.org - http://www.internatif.org/EspMarx/CahiersdHistoire <http://www.internatif.org/EspMarx/> - From: "Jollet Anne" <anne.jollet@wanadoo.fr>


27) Le complexe nucléaire : Des liens entre l atome civil et l atome militaire.

Vient de paraître : Un livre événement à l'occasion des 60 ans d'Hiroshima et Nagasaky. La lutte contre la prolifération est d actualité au moment où l Iran est soupçonné de préparer sa bombe. Soixante ans après les explosions des bombes nucléaires à Hiroshima et à Nagasaki, au lieu d interdire toutes les armes nucléaires, la communauté internationale fait le " choix " de limiter impérativement le " club " des possesseurs de l arme nucléaire. " Bien que nul n ignore que la voie d accès à la bombe est le développement de l industrie nucléaire civile (dite " à des fins pacifiques "), ceux-là même qui veulent mettre le holà à la prolifération des armes sont les ardents promoteurs de cette industrie " constate Bruno Barrillot dans son dernier ouvrage Le complexe nucléaire . En 1968, l hypocrite Traité de non-prolifération, distinguait les Etats " dotés de l arme nucléaire " et les Etats " non dotés de l arme nucléaire " qui, eux, recevaient en contrepartie le droit d accéder aux bienfaits de l énergie nucléaire. Aujourd hui, alors qu éclatent au grand jour les risques de prolifération, faudra-t-il créer une nouvelle discrimination entre les Etats " nucléairement sûrs " et les Etats " nucléairement non sûrs " ? En pleine reconstruction diplomatique et économique, la France de l après Deuxième Guerre mondiale a investit massivement dans le nucléaire civil et militaire et s est faite le champion de cette " prolifération à des fins pacifiques ". Ce qu elle avait réalisé elle-même entre 1945 et 1958 en camouflant son programme militaire sous couvert de développement du nucléaire civil, elle tente aujourd hui, avec les Européens et les Etats-Unis, de l interdire aux autres. À juste titre certainement, car le monde ne sera pas plus sûr si se multiplient les Etats possesseurs de l arme nucléaire. À l évidence, il faut constater que " la poursuite du nucléaire civil bloque le désarmement nucléaire ". Tel est le propos du livre Le complexe nucléaire. Des liens entre l atome civil et l atome militaire. Le complexe nucléaire. Des liens entre l atome civil et l atome militaire (ISBN : 2-913374-17-4), auteur : Bruno Barrillot. Co-édition : Observatoire des armes nucléaires françaises/Réseau " Sortir du nucléaire ", 144 pages, 13 euros (port compris) Chèque à l ordre de Sortir du nucléaire à commander au Réseau Sortir du nucléaire 9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04. Contacts : Observatoire des armes nucléaires françaises : Tél : 04 78 36 93 03 - Mèl : cdrpc@obsarm.org. - Réseau Sortir du nucléaire : Tél : 06 64 100 333 - From: Réseau Sortir du nucléaire <philippe.brousse@sortirdunucleaire.fr>


28) Manière de voir 80 AVRIL - MAI 2005 " COMBATS POUR LES MÉDIAS "

(en vente dans les kiosques : 7 euros)

====> s o m m a i r e

http://www.monde-diplomatique.fr/mav/80/

* Médias en crise Ignacio Ramonethttp://www.monde-diplomatique.fr/mav/80/RAMONET/12031

Un discrédit croissant : L'information et l'analyse ont-elles pour de bon cédé le pas au racolage commercial et à la morale ? On connaissait la propagande de guerre, c'est désormais le matraquage en boucle d'" émotions " mises en scène et vite oubliées. Condamnés par le tribunal des médias, des innocents se voient ensuite sanctifiés par leurs anciens accusateurs. Et puis tout recommence. La formation des journalistes mais aussi le mutisme complice des intellectuels jouent leur rôle dans ce naufrage.

Quand la presse devient bûcher des innocents Gilles Balbastre

Quinze jours d'information totalitaire Edgar Roskis

A l'école du journalisme ordinaire François Ruffin

Tant de clichés et si peu d'images Edgar Roskis

Où sont les intellectuels critiques ? Jacques Bouveresse

" BHL ", depuis vingt-cinq ans Serge Halimi

Des concentrations conservatrices : Au début des années 1980, le discours était rodé : pour que la propagande officielle recule, pour que la liberté de la presse et des ondes s'instaure, il fallait casser les monopoles publics. Et laisser jouer la concurrence, le marché libre des idées. Vingt ans de déréglementations plus tard, dans tous les pays occidentaux, une poignée de multinationales contrôlent l'information et la culture ; les mouvements sociaux sont traités avec mépris ; les journalistes se retrouvent condamnés à la précarité. Mission accomplie ?

En France, une affaire de familles Marie-Bénilde

Des " gratuits " tellement coûteux Marie-Bénilde

Les dix médias-maîtres américains Eric Klinenberg

M. Berlusconi veut privatiser la RAI Pierre Musso

* Soldats précaires du service public Lionel Okas

Lire l'extrait de cet article: http://www.monde-diplomatique.fr/mav/80/OKAS/12033

Le " contre-pouvoir " joue les chiens de garde Gilles Balbastre et Pierre Rimbert

Offensive Internet : " Nouvelle économie ", " communication en réseau " : jusqu'en 2001, un raz de marée spéculatif a enflé à partir de notions de ce genre qui prétendaient tout réinventer - et tout vendre autrement. Un krach boursier a douché les enthousiasmes. Mais le désir de se constituer ses propres sources d'information et de documentation, jugées plus fiables que les médias traditionnels, continue de trouver en Internet un outil apprécié. L'ordre social et l'ordre mondial n'en ont pas encore été trop affectés.

Le nouvel ordre de la Toile Ignacio Ramonet

Une frénésie de " blogs " Francis Pisani

Le monde selon Google Pierre Lazuly

Télécommunications, les aléas d'une révolution Dan Schiller

Résistances : Longtemps la puissance économique des grands médias, leurs relais politiques et intellectuels, leur capacité de diffamer ceux qui les critiquent ont poussé des dissidents potentiels à la compromission. Ou au silence. Et puis, la conscience a grandi que nous avions connu des périodes où la presse était vivante, que le pouvoir médiatique ne devait pas demeurer sans recours. Les journaux indépendants se sont multipliés. Et des millions de personnes se mobilisent contre la concentration de l'information.

Le cinquième pouvoir Ignacio Ramonet

Ces petites voix de la dissidence Philippe Descamps

Quand la presse américaine était vivante Serge Halimi

Un mouvement populaire contre les conglomérats Eric Klinenberg

Face à l'ordre médiatique Henri Maler

Conclusion Un si long silence Serge Halimi

Compléments documentaires Sites Internet et bibliographie Olivier Pironet

====> Pour vous abonner à " Manière de voir " : En ligne sur le site:

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Le Monde diplomatique Boutique 21 bis, rue Claude Bernard 75242 Paris cedex 05 boutique@lemonde.fr

Prix (port compris): 7,80 euros (France) - 8,55 euros (Autres pays)

La collection: http://www.monde-diplomatique.fr/mav/

Commander un ancien numéro: http://www.monde-diplomatique.fr/mav/commande

====> Lire ou relire

L'actualité vue par la rédaction (Spécial Internet)

* Menaces sur le président vénézuélien (9 mars 2005), par Maurice Lemoine.

http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/chavez/

* TPI : le général croate fugitif Ante Gotovina est un citoyen français (1er mars 2005), par Jean-Arnault Derens. http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/gotovina/

Dans nos archives

* Débat truqué sur le traité constitutionnel, par Bernard Cassen. http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/CASSEN/11908

* Désobéir, par Thierry Paquot http://www.monde-diplomatique.fr/2005/01/PAQUOT/12016

En vente en librairie * Mai 68 et ses vies ultérieures http://www.monde-diplomatique.fr/livre/mai68/

===> COMMENT GÉRER VOTRE INSCRIPTION À LA LISTE 'info-diplo' ?

Un formulaire permet de vous inscrire ou de vous désabonner

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29) Collège : peux mieux faire ! Note de la Fondation Copernic

Il vient de sortir : je vous invite à l'acheter au prix de 7 euros le petit bouqin de la Fondation Copernic : Collège : peux mieux faire ! Note de la Fondation Copernic - Comment transformer le collège pour le rendre vraiment démocratique ? Quel bilan tirer du « collège unique » et quel regard porter sur les projets qui visent à le « réformer » ? Des rapports de l'OCDE aux recommandations de l'Union européenne, la pensée libérale sur l'école avance, comme le montrent le rapport Thélot et le projet de loi d'orientation du ministre de l'Éducation nationale. L'objectif est de réduire le rôle de l'État dans un contexte d'économies budgétaires, d'adapter étroitement le système éducatif aux impératifs économiques et d'instaurer une école à deux vitesses sous couvert d'un « socle commun » qui n'est en fait qu'un minimum éducationnel pour les élèves destinés à occuper les emplois les moins qualifiés. Sous le prétexte des différences de « talents » (c'est un retour de la théorie des dons du 19e siècle !), le gouvernement souhaite revenir sur le principe du collège unique en réintroduisant des modes de sélection précoce des élèves. Quel projet alternatif peut-on opposer à cette dangereuse « réforme » ? Réaffirmer l'ambition d'une scolarité commune pour tous les élèves jusqu'à 16 ans tout en proposant des pistes de transformation du collège pour qu'il soit plus égalitaire et émancipateur, tel est le projet des auteurs de cette note. Editions Syllepse 69 rue des Rigoles, 75020 Paris edition@syllepse.net - www.syllepse.net <http://www.syllepse.net> - 01-44-62-08-89 rome@club-internet.fr 06 85 38 17 73 - De : "Daniel ROME" rome@club-internet.fr et From: "forum.pcf.culture" <forum.pcf.culture@free.fr>


30) Sans - Papiers en lutte >>> coordination nationale : OCCUPATION DE L'OMI, métro Bastille, N°48 rue de la Roquette, par 300 sans papiers

Ce 18 mars 2005 (9° anniversaire de l'occupation de l'église Saint Ambroise qui marqua, en 1996, le début de la longue lutte des sans papiers pour la dignité), depuis 14h 300 sans papiers de la CNSP et des soutiens occupent le siège de l'OMI à Paris pour obtenir une audience du Ministre de l'intérieur M. De Villepin. En effet, devant les refus massifs de régulariser la situation administrative (y compris de sans papiers qui entrent dans le cadre de la loi), nous avons envoyé, en date du 15 février, une demande d'audience à M. De Villepin. Depuis, nous n'avons cessé de téléphoner au Ministère, où on nous affirme que la demande a été bien enregistrée et transmise au cabinet. Mais à ce jour, nous n'avons aucune réponse. C'est avec le même mépris que le ministre de l'intérieur traite nos camarades du 9° Collectif, qui occupent depuis le 5 mars l'antenne parisienne de l'UNICEF.

====> C'EST INACCEPTABLE ! Les sans papiers ne peuvent regarder les bras croisés M. De Villepin faire sa carrière politique sur leur dos. Au moment où l'Espagne, même avec des limites, s'apprête à régulariser quelques 800.000 sans papiers, M. De Villepin lui se glorifie d'avoir procédé à l'expulsion de 12.000 sans papiers en 2004, et fait ainsi progressé de 40% le nombre d'expulsés par rapport à 2003 ; il programme d'ores et déjà 20.000 expulsions en 2005. Pour cela, la machine. à fabriquer les Arrêtés Préfectoraux de Reconduite à la Frontière (APRF), fonctionne à plein régime ; les refus de régularisation s'étendent aux jeunes majeurs scolarisés ; les contrôles au faciès dans les gares, les métros, sur la voie publique se multiplient. Le droit d'asile est chaque jour remis en cause: dans les zones d'attente, les demandeurs d'asile ne sont parfois même pas écoutés, mais simplement reconduits vers une destination où leur intégrité physique est menacée ; les refus d'asile par l'OFPRA dépassent 80 % des demandes. Les conditions de rétention administrative sont dénoncées y compris par de hautes autorités de l'Etat comme M. Badinter. M. De Villepin a annoncé le 4 mars à Marseille un programme d'augmentation de la capacité d'accueil des centres de rétention où sont enfermés y compris des enfants. Les rapports 2004 de la Cimade et l'ANAFA montrent une dégradation alarmante de l'accueil et du séjour des étrangers. " Faire du chiffre " : voilà la politique du gouvernement Chirac/Raffarin/ De Villepin en matière d'immigration. Et pour justifier cette politique répressive, le gouvernement invoque le faux prétexte du risque " d'invasion de la France par les hordes de miséreux du Tiers Monde ". La CNSP en appelle à l'opinion démocratique, à toutes les organisations syndicales, associatives, politiques, aux personnalités qui soutiennent la lutte des sans papiers, à tous les citoyens attachés au respect des libertés individuelles et collectives à : - exiger du ministre de l'intérieur qu'il reçoive sans délai une délégation de la CNSP ; - venir soutenir les sans papiers sur le lieu de l'action. Fax du Ministère : 01 43 59 89 50 --- Pour contacter les occupants, appeler aux numéros suivants : 06 66 77 60 69 ou 06 75 48 66 99 25, rue François Miron 7504 Paris - Tél. : 01 44 61 09 59 Fax : 01 44 61 09 35 mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr -- Compte bancaire CMDP 80187841 - From: "coordination nationale des sans papiers" coordnatsanspap@wanadoo.fr

=====> LA POLICE EVACUE LA DELEGATION OMI DE LA BASTILLE OCCUPEE PAR LES SANS PAPIERS

De Villepin continue de faire la sourde oreille. Ce 18 mars 2005 (9° anniversaire de l’occupation de l’église Saint Ambroise qui marqua, en 1996, le début de la longue lutte des sans papiers pour la dignité), de 15 heures à 17H30, 300 sans papiers de la CNSP et des soutiens ont occupé l’ANTENNE OMI DE LA BASTILLE, 48 rue de la Roquette, 75011 PARIS pour obtenir une audience du Ministre de l’intérieur M. De Villepin. Près de 100 sans-papiers et soutiens restés à l’extérieur ont soutenu les occupants. Dans le calme, les sans papiers, qui ont été entourés de la sympathie des travailleurs de la délégation, ont demandé à la Déléguée de transmettre notre demande à M. De Villepin. Ce qui fut fait. Après 2 heures d’attente du résultat d’une concertation entre le cabinet de De Villepin et celui de Borloo, ministre des affaires sociales (dont dépend l’OMI), les CRS ont forcé la porte et envahi les lieux. Le commandant nous informera que le cabinet de Borloo a signé une réquisition pour l’évacuation des lieux, et, du côté du Ministre de l’intérieur, on nous propose un rendez-vous avec le Préfet de Police de Paris. Ce que nous avons rejeté. Ainsi De Villepin continue de faire la sourde oreille. Il continue d’afficher un mépris aristocratique face la détresse d’humains, qu’il se donne le droit de traiter comme du bétail, simplement parce que ces personnes ont le tort d’être étrangers. La CNSP lui réaffirme solennellement que les choses n’en resteront pas là. L’action va continuer, les occupations vont se multiplier. Quand à M. Borloo, « l’homme de gauche » du gouvernement de droite Chirac/Raffarin, il peut se préparer un bon paquet de stylos, car des réquisitions, il va encore avoir à en signer. La CNSP renouvelle son appel à l’opinion démocratique, à toutes les organisations syndicales, associatives, politiques, aux personnalités qui soutiennent la lutte des sans papiers, à tous les citoyens attachés au respect des libertés individuelles et collectives pour exiger du ministre de l’intérieur qu’il reçoive sans délai une délégation de la CNSP. Fax du Ministère : 01 43 59 89 50 - Paris, le 18 mars 2005 - Le Collège des Délégués Elus 25, rue François Miron 7504 Paris - Tél. : 01 44 61 09 59 Fax : 01 44 61 09 35 mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr - Compte bancaire CMDP 80187841 - From: "coordination nationale des sans papiers" <coordnatsanspap@wanadoo.fr>


31) [gisti-info] Lettre d'information sur le site - 2005 - N° 3

Chers Ami(e)s, Voici la lettre d'information sur le site Web du Gisti ; elle recense les informations diffusées sur le site durant les 5 dernières semaines.

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1) Actualité

- LSI et prostitution : Lettre ouverte à Monsieur Jacques Chirac, Président de la République - Nous, associations de terrain, quelles que soient nos divergences d'opinion sur la prostitution, tirons une même sonnette d alarme. Ensemble, nous avons établi une évaluation de la partie de la LSI qui concerne les personnes prostituées. Nous en rendons compte le 15 mars 2005 à l'Assemblée Nationale, deux ans après sa mise en place. Parce que cette loi persécute et fragilise plus que jamais les personnes prostituées, nous demandons dans les meilleurs délais l'abrogation des articles de la LSI qui portent sur la prostitution. http://www.gisti.org/doc/actions/2005/lsi/index.html

- Couverture médicale des sans papiers : la France rappelée à l'ordre par le Conseil de l'Europe [FIDH, GISTI, LDH] - Le Comité des droits sociaux du Conseil de l'Europe vient de rendre publique sa décision du 3 novembre 2004 sur les réformes françaises relatives à l'aide médicale d'Etat (AME) et à la couverture maladie universelle (CMU) : il épingle la France, rappelant que les sans papiers et leurs enfants doivent bénéficier d'une assistance médicale effective, conformément à la Charte sociale européenne.

http://www.gisti.org/doc/actions/2005/ame/index.html

- Pour l'arrêt des expulsions sans relogement et le droit au logement pour tous : MOBILISATIONS !!! [Manifestations dans toute la France du 11 au 15 mars 2005]

Malgré les annonces de M. Borloo, les expulsions sans relogement se sont poursuivies massivement en 2004 et vont encore menacer des dizaines de milliers de familles après le 15 mars, à la fin de la trêve hivernale. Les Préfets ont permis en 2003 l'expulsion manu militari de 21 500 familles en France dont 14 800 en Ile de France. En 1992, ils avaient autorisé 12 160 expulsions en France et 6 905 en Ile de France. Les expulsions ont doublé depuis 12 ans !

http://www.gisti.org/doc/actions/2005/logement/index.html

- Rassemblement le jeudi 3 mars contre la sous-traitance par l'Europe de la répression des migrants [Appel collectif à rassemblement devant la délégation de la commission Européenne] - Pour ne pas se faire détecter par le Système Intégré de Vigilance Electronique (SIVE) dans le détroit de Gibraltar, 65 marocains ont quitté Al Hoceima en direction d'Almeria. Sept jours plus tard, le 26 février, la marine algérienne a recueilli 28 survivants, 37 personnes sont mortes de soif ou par noyade. Au nom de la protection de ses frontières, l'Union européenne a financé ce système SIVE qui a eu pour conséquence la mort de centaines de migrants. http://www.gisti.org/doc/actions/2005/atmf/index.html

- Du travail forcé au retour forcé, en passant par l'école : Itinéraires de deux jeunes chinois [RESF] - Ming est arrivé en France au printemps 2002. A l'époque, ce jeune chinois avait 16 ans. Il avait été séquestré et contraint de travailler dans un atelier clandestin parisien. Au bout d'un an, il était arrivé à s'échapper en sautant au hasard dans un train, qui se trouvait être en partance pour la Normandie. Interpellé par la police dans une gare de l'Eure, il avait été remis aux services de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Après avoir appris le français et réussi l'exploit de rattraper le niveau de troisième, Ming s'est mis à espérer un avenir différent : une formation professionnelle, un métier de cuisinier, une intégration réussie.

http://www.gisti.org/doc/actions/2005/resf/02-25_itineraires.html

- Graves violences en zone d'attente [Anafé]

De très graves allégations de violences policières ont été recueillies par l Anafé sur le renvoi de quatre Congolais et d un Camerounais depuis la zone d attente de Roissy Charles de Gaulle. Ces cinq étrangers venus séparément se sont vu refuser l admission en France, après une demande d asile pour trois d entre eux. Les témoignages précis font état des conditions dans lesquelles ils ont tous été traités, samedi 19 février, par l escorte policière chargée de les conduire à l avion qui devait les acheminer à Libreville pour quatre d entre eux, à Bangui pour le cinquième.

http://www.gisti.org/doc/actions/2005/anafe/violences.html

- Non à une autorité alibi ! [Collectif pour une autorité indépendante universelle de lutte contre les discriminations]

La loi instituant la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et la promotion de l'égalité a été adoptée par le parlement en décembre 2004 et promulguée au Journal Officiel le 31 décembre 2004. Or, près de deux mois après la promulgation de la loi, l'autorité annoncée à grand renfort de communication par les pouvoirs publics, semble avoir été jetée aux oubliettes.

http://www.gisti.org/doc/actions/2005/halde/index.html

- Non à une justice d'exception pour les étrangers [ADDE, ANAFÉ, GISTI, LDH, SAF, SM] - Les ministères de l'Intérieur et de la Justice, avec l'aval du Conseil d'État, procèdent actuellement à des consultations sur un projet consistant à faire juger par un juge unique le contentieux des refus de titres de séjour, et même de l'ensemble des décisions individuelles concernant les étrangers, à l'exclusion des mesures d'expulsion. Abandonner la collégialité, c'est renoncer à une garantie essentielle pour le justiciable, sans que l'urgence - comme dans les procédures de référé ou le contentieux de la reconduite à la frontière - le justifie.

http://www.gisti.org/doc/actions/2005/juge-unique/index.html

- L'école pour piéger les sans-papiers [RESF]

Mercredi 2 février 2005, des gendarmes se sont rendus dans le collège Charles De Gaulle de Fameck (Moselle) pour interpeller deux élèves irakiens, des frères âgés respectivement de quinze et dix-sept ans. Ces gendarmes avaient, selon eux, tenté sans succès d interpeller dans la matinée le père de ces deux jeunes pour mettre à exécution la mesure d éloignement dont il fait l objet. N ayant pu l interpeller, ils se sont présentés dans l établissement où étaient scolarisés ses deux enfants. http://www.gisti.org/doc/actions/2005/resf/02-10_piege.html

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2) Réforme juridique

- Le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile entre en vigueur le 1er mars 2005 - En vertu de l'article 92 de la loi n° 2003-1119 du 26 novembre 2003, les textes législatifs qui traitent de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été regroupés il y a peu dans un Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La partie législative du Code est d'ores et déjà consultable sur le site Legifrance et entre en vigueur le 1er mars 2005. Le Code regroupant des dispositions issues de textes très divers, la numérotation des articles se trouve bouleversée. Ainsi, par exemple, les articles de l'ordonnance du 2 novembre 1945 (numérotés de 1 à 40) se retrouvent sous les articles L. 111-10 et L. 811-9 ! Pour vous repérer dans le nouveau code, voilà les correspondances entre les articles du Code et les articles des deux principaux textes de référence en matière de droit des étrangers : l'ordonnance du 2 novembre 1945 et la loi du 10 décembre 1952 sur l'asile. http://www.gisti.org/dossiers/reformes/2005-code/index.html

Ordonnance du 2 novembre 1945 [entrée et de séjour] :

Texte intégral / http://www.gisti.org/dossiers/reformes/2005-code/ordo45verscode.pdf

Tableau synthétique / http://www.gisti.org/dossiers/reformes/2005-code/ordo45verscode_tableau.pdf

Loi du 25 juillet 1952 [droit d'asile] :

Texte intégral /

http://www.gisti.org/dossiers/reformes/2005-code/loi52verscode.pdf

Tableau synthétique /

http://www.gisti.org/dossiers/reformes/2005-code/loi52verscode_tableau.pdf

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3) Publications

- Guide de l'entrée et du séjour des étrangers en France [Gisti / La Découverte, février 2005] - Ce guide, à jour des toutes dernières réformes, vise à offrir une information claire et accessible sur l'état de la réglementation en vigueur dans un domaine où celle-ci parvient souvent déformée par les polémiques sur l'immigration. Le guide de l'entrée et du séjour des étrangers en France fait le point sur les conditions d'entrée sur le territoire français, la délivrance des cartes de séjour, l'accès au travail, l'expulsion, la reconduite à la frontière& Il passe en revue les différentes situations dans lesquelles peut se trouver un étranger, selon qu'il souhaite entrer et séjourner en France comme visiteur, comme étudiant, comme travailleur, comme demandeur d'asile, ou encore au titre du regroupement familial. Il contient également des informations concrètes sur les pratiques administratives ainsi que des conseils utiles sur la façon de présenter ses demandes à l'administration et sur les précautions à prendre. Outil nécessaire aux juristes, aux travailleurs sociaux, aux membres des associations et des syndicats qui ont à conseiller et appuyer les étrangers dans leurs démarches, ce guide permettra aussi à ces derniers de mieux connaître leurs droits et, donc, de mieux les défendre. 6ème édition mise à jour, éditions La Découverte, février 2005, 19 ¬ + 3 ¬ de frais d'envoi. ISBN 2-7071-4513-0

http://www.gisti.org/doc/publications/2005/entree/index.html

Introduction :

http://www.gisti.org/doc/publications/2005/entree/intro.html

Sommaire détaillé : http://www.gisti.org/doc/publications/2005/entree/sommaire.html

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4) Les rubriques du site

- Communiqués et actions http://www.gisti.org/idees/index.html

- Comment commander une publication ? http://www.gisti.org/publications/commandes

- Comment s'abonner aux publications ? http://www.gisti.org/publications/abonnements

- Comment participer aux formations ? http://www.gisti.org/formations

- Comment aider le Gisti ? http://www.gisti.org/gisti/aider

- Moteur de recherche http://www.gisti.org/bienvenue/recherche

- Modifier son abonnement à Gisti-Info (ex : changer de mail)

http://www.gisti.org/gisti/liste/index.html - À bientôt. Le Gisti - From: Gisti <gisti@gisti.org>


32) Cesaré Battisti : Du nouveau!

A lire donc aujourd'hui 11 mars dans Libération, en page 18, rubrique société, un article signé Dominique Simonnot qui pourrait bien marquer un rebondissement en ce qui concerne la situation de Cesare Battisti. http://www.liberation.fr/page.php?Article=281684

En clair, Fred Vargas et les deux nouveaux avocats de Battisti ont démontré que Cesare n'avait pas été en mesure, à l'époque de choisir un avocat et d'être informé du déroulement de son procés, ce qui annulerait l'effet du dernier décret loi italien du 20 février dernier et, de fait, obligerait la justice italienne et envisager un nouveau procès et, de fait encore annulerait la procédure d'extradition signée par notre premier ministre et, de fait encore permettrait à Cesare Battisti de rompre avec la clandestinité. Les dés sont maintenant dans les mains des membres du conseil d'état. La volonté de faire un exemple est tellement puissante qu'il ne faut pas être optimiste trop vite mais nos magistrats ne peuvent continuellement se placer au dessus de la loi. A bientôt. Gilles Mangard - From: "Soutien.Battisti" soutien.battisti.gironde@wanadoo.fr

=====> Les procès italiens de Battisti remis en cause

Des documents prouveraient que l'ex-activiste en fuite n'avait pas désigné d'avocat. Par Dominique SIMONNOT - vendredi 11 mars 2005 (Liberation - 06:00)

Une vraie bande de détectives. Juste avant Noël, l'auteure de polars Fred Vargas et deux avocats, Mes Elisabeth Maisondieu-Camus et Eric Turcon, passent à la loupe le dossier de Cesare Battisti. L'ex-activiste des années de plomb en Italie, lui-même écrivain, est en fuite, Jean-Pierre Raffarin ayant signé le décret permettant de l'extrader vers son pays. Demain, le Conseil d'Etat se penche sur son recours. A force d'examiner l'énorme tas de papiers qui constituent les innombrables procédures de l'affaire, les avocats et l'écrivaine reconvertis en limiers sursautent devant une bizarrerie. Battisti, selon la justice italienne et le ministère français de la Justice, aurait été représenté par un avocat dûment choisi, tout au long de ses procès en Italie, pour quatre assassinats commis au nom des Prolétaires armés pour le communisme (PAC). Or les signatures au bas des pages nommant cet avocat "ont semblé étranges, comme si elles avaient été écrites le même jour, au même moment, d'un seul trait", raconte Fred Vargas. Au même moment, dans leur bureau, Elisabeth Maisondieu-Camus et Eric Turcon se font la même réflexion. Ils s'appellent et réfléchissent. Pour eux, ils tiennent la preuve que Cesare Battisti, évadé d'une prison italienne en 1981, n'a jamais désigné d'avocat. Pas plus qu'il n'a été tenu au courant des échéances des procès le concernant, en Italie, de 1982 à 1990, où il a été jugé et condamné à perpétuité en son absence, par contumace.

Feuilles en blanc. La petite troupe file chez un expert graphologue. Ses conclusions vont exactement dans leur sens. Les courriers par lesquels Battisti semble avoir désigné Me Giuseppe Pelazza sont plus que "suspects". L'écriture sur les enveloppes n'est pas la sienne, une date manuscrite portée sur un document, le "10 mai 1982", paraît avoir été écrite par une autre main, "comme rajoutée". Les signatures, au bas des lettres, ont été "sans aucun doute" tracées, en même temps, d'un même jet. Pour ses défenseurs, Battisti avait donc, avant de fuir, laissé des feuilles en blanc, signées de sa main. Et, croyant bien faire, quelqu'un a désigné par des faux Me Giuseppe Pelazza. Ce même avocat, qui, d'ailleurs, a témoigné en juin dernier, devant la chambre de l'instruction de Paris, n'avoir jamais eu aucun contact avec Battisti de 1982 à 1991.

===> Gifle. Or ce n'est pas un simple détail. Car l'Italie, contrairement à la France et à la plupart des pays européens, ne rejugeait pas ses "contumax", rendant définitive et sans espoir de recours la condamnation prononcée. Pour Battisti, c'est la perpétuité. Mais, en novembre, rebondissement avec la condamnation de l'Italie par la Cour européenne pour cette anomalie judiciaire. Une gifle tant pour le gouvernement italien que pour le garde des Sceaux français. L'un et l'autre ayant assuré, durant la procédure d'extradition de Battisti en France : "La loi italienne sur la contumace est conforme au droit européen et a même été validée par la Cour européenne." En urgence, le 20 février, un décret-loi est donc publié par l'Italie. Désormais, les tribunaux italiens ne pourront refuser un nouveau procès que s'ils démontrent que l'accusé "avait connaissance des poursuites engagées contre lui", "avait renoncé de manière claire à son droit à comparaître à l'audience" et "avait pu préparer librement sa défense avec l'avocat de son choix".

====> Un décret-loi taillé sur mesure pour Battisti. Car les gouvernements italien et français soutiennent mordicus qu'il avait un avocat lors de ses procès italiens, qu'il était au courant des poursuites et qu'il avait ainsi pu préparer sa défense. Aujourd'hui, si les conseillers d'Etat suivent les émules du commissaire Adamsberg, le héros de Fred Vargas, alors l'extradition de Battisti sera annulée, et il sortira de la cache qui l'abrite depuis la mi-août. Sinon, il ne lui restera que la Cour européenne. LIBERATION 11, rue Béranger 75154 Paris Cedex 03 - Tél.: 01 42 76 17 89 - Fax: 01 42 72 94 93 - Télex: 217 656 F

=====> Cesaré BATTISTI : Arrêt du conseil d'état

Chers amis, L'avantage avec l'affaire Battisti, c'est qu'il n'y a pas de suspens. Donc, comme prévu, les membres du conseil d'état n'ont absolument pas tenu compte des dernières conclusions concernant le dossier. Malgré l'évidence des faux documents (confirmés par expert), ils ont considéré que Cesare avait pu se défendre et avait été informé de son procès (les points sur lesquels repose la décision de la justice française après le décret loi italien de février) et donc que pronto, la procédure d'extradition était confirmée. Reste donc à placer un peu d'espoir dans la CEDH et à espérer que Cesare est devenu transparent ou évolue en ce moment dans la quatrième dimension. C'est un exemple concret de ce que peut être l'Europe. En l'occurence, la justice française s'est abaissée au niveau de la justice italienne. Bel exercice d'harmonisation des procédures. Bravissimo! To be continue... Gilles Mangard - From: "Soutien.Battisti" <soutien.battisti.gironde@wanadoo.fr>

=====> DECISION CONSEIL D'ETAT: Le Conseil d'Etat rendra sa décision vendredi 18 mars à 14h. ARTICLE : " Le Conseil d'Etat est appelé à confirmer le décret d'extradition de Cesare Battisti LE MONDE | 12.03.05 | 12h52

=====> L'ex-activiste italien est en fuite depuis le 21 août.

Déçue ? "Comme toujours", soupire Fred Vargas. Principal soutien public de Cesare Battisti, l'archéologue-auteure de polars ne se faisait plus guère d'illusion, vendredi 11 mars, sur la possibilité de voir la justice française reconsidérer le cas de l'ex-activiste italien, en fuite depuis le 21 août 2004. La romancière venait d'entendre la commissaire du gouvernement, Emmanuelle Prada-Bordenave, conclure son exposé en appelant le Conseil d'Etat à confirmer le décret d'extradition de M. Battisti, qu'avait signé Jean-Pierre Raffarin le 23 octobre, après la décision de la Cour de cassation du 13 octobre rendant définitif l'avis favorable de la justice française à son extradition. La plus haute juridiction administrative, qui se prononcera dans les prochains jours, suit généralement l'avis du commissaire du gouvernement - chargé de donner un avis juridique et non de représenter le gouvernement.

=====> Cap sur la Cour Européenne

Sans attendre cette décision, les défenseurs de Cesare Battisti mettent le cap sur la Cour européenne des droits de l'homme, devant laquelle un ultime recours pourrait encore être déposé. "Le débat est clos en France. Le pays des droits de l'homme souhaite renvoyer monsieur Battisti dans une prison italienne pour la vie, sans lui donner le droit de se défendre", commente amèrement Me Eric Turcon, un des nouveaux avocats de l'ancien militant des Prolétaires armés pour le communisme (PAC). Cherchant à faire bonne figure, Me Turcon assure n'avoir été nullement "surpris" par les conclusions de Mme Prada-Bordenave. L'avocat minimise désormais l'enjeu d'une décision française sur le sort d'un homme dont on ne sait s'il se trouve encore en France. "Une décision de la Cour européenne des droits de l'homme sera plus importante, car elle produira également des effets en Italie", précise Me Turcon. Chargé de défendre Cesare Battisti devant le Conseil d'Etat, Me Arnaud Lyon-Caen s'est attaqué à la procédure de la contumace italienne qui, sauf exceptions, ne permet pas à une personne condamnée d'être rejugée. Afin de s'appuyer sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, Me Lyon-Caen a cherché à démontrer que Cesare Battisti, condamné à perpétuité en 1993 alors qu'il était en fuite, n'avait pas "renoncé de manière non équivoque à son droit de comparaître". La défense de Battisti avait produit une expertise graphologique tendant à montrer que les courriers par lesquels il avait désigné un avocat pour le représenter - signe de sa renonciation à se défendre - auraient été des mandats en blanc adressés par un autre le moment venu. Soulignant que cette expertise "ne présente aucun caractère probant", Mme Prada-Bordenave a rejeté les autres arguments présentés par les défenseurs de M. Battisti. La commissaire du gouvernement a notamment souligné que l'engagement pris en 1985 par François Mitterrand de ne pas extrader les anciens militants italiens - à l'exclusion des auteurs de crimes de sang - était "des déclarations d'intention qui ne peuvent, par elles-mêmes, produire aucun effet juridique direct". Jean-Baptiste de Montvalon (article paru dans l'édition du 13.03.05) "

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_article/0,1-0@2-3224,36-401385,0.html

-- RENCONTRE : L'Ordre des Avocats du Barreau de la Seine-Saint-Denis organise une rencontre avec Monsieur Jean-Jacques De FELICE, Avocat au Barreau de Paris, sur le thème : "Pour un devoir de désobéissance ?" Jeudi 24 mars 2005 à 20h Maison de l'Avocat et du Droit - 11/13, rue de l'Indépendance - 93000 Bobigny - Ces conférences sont ouvertes à tous : l'entrée est entièrement libre et gratuite. (inscriptions au 01.48.96.21.01) - Une information complète est disponible sur notre site Internet, à l'adresse suivante :

http://www.avocats-bobigny.com/actualite.htm?PRMC_NUM=715&PRMC_CODEDANSTABLE=INFO

Restant à votre disposition, Cordialement, Benoît Jouteux Ordre des Avocats du Barreau de la Seine-Saint-Denis Tél : 01.48.96.21.01 - Fax : 01.48.30.02.48 e-mail : communication@avocats-bobigny.com -- CAMBUSE : http://www.infosnice.com/article435.html - Quelques images de La Cambuse 2005 où Cesare brillait....par son absence salutaire ;-) Baieta de Nissa Lou Gobi -- Liste d'information publique sur le soutien a Cesare Battisti - Envoyer un message sur la liste : cesarelibre-infos@samizdat.net - Abonnement/desabonnement : http://listes.samizdat.net/wws/info/cesarelibre-infos - Informations : http://www.vialibre5.com/ - http://infos.samizdat.net/blog - From: "ViaLibre5" <webmaster_vialibre@club-internet.fr>


33) La Lettre anti-olympique du Mouvement Critique du Sport : Contre l'organisation des Jeux à Paris en 2012

Cher(e)s ami(e)s, Vous pouvez recevoir sur simple le numéro 2 de : La Lettre anti-olympique du Mouvement Critique du Sport : Contre l'organisation des Jeux à Paris en 2012 " Limiter l'analyse du sport, phénomène social majeur, à ce qu'il montre, c'est ignorer tout ce qu'il occulte et qui est loin d'être secondaire ". Le sport n'est pas un jeu neutre et anodin. "Fait social total ", il concerne tous les citoyens, sportifs et non-sportifs. La doctrine olympique n'est ni apolitique ni innocente. Le Mouvement Critique s'emploie à de faire du sport un lieu de pensée et de prise de conscience, et à comprendre l'Olympisme, cette "philosophie de la vie" selon les mots de Coubertin. Il s'agit d'inciter à la réflexion et au débat dans un monde au sein duquel le sport joue aujourd'hui des fonctions politiques, économiques et idéologiques majeures. Faire circuler cette lettre, en discuter c'est affirmer que le Sport et l'Olympisme ne sont pas des sujets de société à part, bulles autonomes qui n'auraient de comptes à rendre à personne. Contre le slogan " Paris 2012 " qui déferle dans les rues de la capitale et sur les murs de beaucoup d'édifices publics, contre l'asphyxiante devise " L'Amour des Jeux " scandée à longueur de journée par le Mouvement Sportif et par une grande partie de la presse et des élu(e)s politiques, contre l'étouffante propagande olympique, le Mouvement Critique du Sport répond " NON à l'organisation des Jeux de 2012 à Paris " et OUI à un débat ouvert et argumenté sur l'Olympisme, son histoire et ses prétendues valeurs. Le numéro 1 de la Lettre anti-olympique (disponible sur simple demande) exigeait que le sport, sorte de son "ghetto", qu'il ne soit plus réduit à une somme de résultats mais soit considéré comme un vrai fait de société, comme la partie importante d'un tout. Le numéro 2 s'intéresse aux Présidents du Comité International Olympique, à leurs discours et à leurs actions jamais immaculés, toujours engagés. Bien amicalement à vous, Mouvement Critique du Sport Orléans, le 28 février 2005 - Envoyez vos réflexions et vos remarques - Demandez des renseignements à : Mouvement Critique du Sport : E-Mail : critique.sport@libertysurf.fr - téléphone : 02.38.42.00.08 - site : http//mouvement.critique.du.sport.chez.tiscali.fr - adresse : 58, rue de la Bretonnerie, 45 000 Orléans - From: "mouvement critique du sport" <critique.sport@libertysurf.fr>


=====> La Lettre anti- olympique du Mouvement Critique du Sport Contre l’organisation des Jeux à Paris en 2012 N°2 – 1er mars 2005 - « Limiter l’analyse du sport, phénomène social majeur, à ce qu’il montre, c’est ignorer tout ce qu’il occulte et qui est loin d’être secondaire ». « Ceux qui prennent au sérieux notre critique du sport et de l’Olympisme, n’arrivent pas à combattre en eux-mêmes cette volonté de ne pas savoir qui est justement l’une des manifestations les moins contrôlées de l’incorporation du système sportif (et social) dans les individus et la marque de leur adhésion à ce système. Quand le fait sportif s’incorpore et s’intériorise, il se transforme en inconscient social ». Contre le slogan « Paris 2012 » qui déferle dans les rues de la capitale et sur les murs de certains édifices publics, contre l’asphyxiante devise « L’Amour des Jeux » scandée à longueur de journée par le Mouvement Sportif, et par une grande partie de la presse et des élu(e)s politiques, contre l’étouffante propagande olympique, le Mouvement Critique du Sport répond « NON à l’organisation des Jeux de 2012 à Paris » et OUI à un débat ouvert et argumenté sur l’Olympisme, son histoire (qui d’Athènes 1896 à Athènes 2004 passe par Saint-Louis 1904, Berlin 1936, Mexico 1968, Moscou 1980, Séoul 1988) et sur ses prétendues valeurs. Chaque mois jusqu’au 6 juillet 2005, date de la désignation de la ville par le CIO, le Mouvement Critique du Sport, Centre de recherche et d’analyse des fonctions politiques, idéologiques et économiques du sport, fera paraître, une brève lettre de réflexion dont l’objectif est de permettre d’ouvrir la discussion et d’en finir avec les croyances et le refus de savoir. Le matraquage olympique, le discours du « toute la France assemblée derrière les Jeux » n’est pas digne d’un pays démocratique. Il est temps de faire exploser le faux consensus.

« Le sport est le plus grand apaiseur qui soit » …  

Que la jeunesse bourgeoise et la jeunesse prolétarienne s'abreuvent à la même source de joie musculaire, voilà l'essentiel » Pierre de Coubertin - Le Comité International Olympique a eu huit présidents depuis 1894. Baron, comte et hommes fortunés ont dirigé l’institution en louvoyant entre les grandes puissances et en tenant inlassablement les mêmes discours mythologiques et idéologiques. Pierre de Coubertin ayant écrit des milliers de pages, nous nous limiterons dans ce numéro 2 de la Lettre anti-olympique aux « savoureuses et  anodines » déclarations des quatre premiers présidents et surtout des deux principaux, le Baron Pierre de Coubertin, pédagogue, réformateur social et « homme politique,  et le Comte Henri de Baillet-Latour. Dans la prochaine lettre, nous évoquerons les discours idéologiques de M. Brundage, de Lord Killanin, du Marquis Samaranch et de M. Rogge.

====> Demetrius Bikelas (1894-1896) Philologue grec

Le Président du CIO devant être, selon les règles d’origine, citoyen du pays organisateur, le premier président est le patriote grec Demetrius Bikelas, les Jeux ayant lieu à Athènes grâce (déjà) au riche industriel Georges Averoff. Ce dernier versa en effet un million de drachmes pour sauver la « grande fête quadriennale » d’une mort prématurée. Dès 1896, l’Olympisme est le lieu d’affrontements économiques et financiers… Ami de Coubertin, Demetrius Bikelas partage avec lui le goût des armes et de la Grèce antique. Il s’employa surtout à défendre contre vents et marées les volontés du rénovateur français sans éviter l’aveuglement devant la résistance du gouvernement grec à organiser les Jeux de 1896 : « Tous mes compatriotes que j’ai rencontrés me parlent des Jeux Olympiques avec joie (…). Le président du conseil est disposé à faire tout ce qu’il est possible pour la réussite de l’entreprise ». Comme l’écrivit Coubertin : « M. Bikelas se faisait de grandes illusions sur les dispositions de M. Tricoupis. Le Premier ministre était d’ores et déjà décidé à tout faire pour empêcher les Jeux Olympiques d’avoir lieu ». Dès 1896, l’Olympisme était le lieu d’affrontements politiques… La règle qui veut qu’un nouveau président soit élu tous les quatre ans en fonction du lieu des Jeux ne fut plus jamais appliquée.

====> Pierre de Coubertin (1896-1925) né d’un père Baron et d’une mère fille de marquis. « La théorie de l’égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial (…). La race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée » (1901) « Se dessine et s’accélère la déchéance de nos sports modernes menacés à leur tour par des éléments corrupteurs. A quoi bon le nier, ces éléments ont déjà commencé leur besogne néfaste » (1906) « Nous estimons que les jeux Olympiques doivent être réservés aux hommes (…). Impratique, inintéressante, inesthétique, et nous ne craignons pas d’ajouter : incorrecte, telle serait à notre avis cette demi-Olympiade féminine » (1912) « Le sport est un facteur éminent des entreprises coloniales (…). Le sport épurera les Lettres et tuera l’érotisme en lui enlevant ses lecteurs (…). Le sport sera l’unique remède efficace contre l’alcoolisme (…). Le sport aura son rôle à jouer en politique extérieure. Les nations vigoureusement sportives seront les mieux à même de se payer sans danger le luxe de la douceur au-dedans » (1914) « Les sports se sont développés au sein d’une société que la passion de l’argent menace de pourrir jusqu’à la moelle (…). Foire ou temple, les sportifs devront choisir» (1925) « L’heure a sonné d’ouvrir à la jeunesse ce domaine de l’activité sportive où résident la joie, l’apaisement et l’égalité et qui peut devenir par-là un terrain propice au rétablissement de la paix sociale. Car on néglige d’apercevoir que les conflits sociaux ne sont pas nés seulement du heurt d’intérêts adverses, malaisément conciliables, mais qu’il y entre pour une grande part le poids de tristesses, de colères et d’humiliations accumulées. Il n’y a rien de tel que le sport pour guérir les jeunes hommes de ces blessures-là» (1919) « La grandiose réussite des Jeux de Berlin a magnifiquement servi l’Idéal olympique » (1936)

=====>Henri de Baillet-Latour (1925-1942) Comte

« Les Jeux sont attribués à une ville et non à un pays (…). Ils ne doivent revêtir aucun caractère politique, racial, national ou confessionnel » (1931, Déclaration pour défendre le choix de Berlin comme ville organisatrice des Jeux ) « L’entretien que j’ai eu avec le Chancelier d’Allemagne ainsi que l’enquête à laquelle je me suis livré m’ont convaincu que rien ne s’opposait au maintien des Jeux de la XIème Olympiade à Berlin et à Garmisch Partenkirchen » (1935, Déclaration pour confirmer le choix de Berlin après une rencontre avec Hitler en novembre 1935). « Je suis sûr que l’effort énorme que l’Allemagne a fait en faveur des jeux Olympiques (…) sera le document inoubliable de cette contribution que l’Allemagne a offerte à la culture de l’humanité » (1936, Discours d’ouverture des Jeux de Berlin). « Vous pouvez du reste constater que non seulement le CIO ne s’est pas montré disposé à accueillir les femmes dans des concours nouveaux mais que celles-ci n’ont été admises qu’à une très faible majorité à prendre part à ceux auxquels elles avaient été admises précédemment, tel l’athlétisme aux Jeux d’Amsterdam » (1934, Déclaration de soutien aux délégués qui veulent limiter au maximum la participation des femmes aux Jeux).

=====>Sigfrid Edstrom (1946-1952 ) Haut représentant de la bourgeoisie suédoise

Directeur de manufactures, ce patron veut, à l’instar de Coubertin, mettre en œuvre une politique d’action commune pour remédier aux instabilités sociales européennes, assurer le consensus social au sein des nations et contrôler les mouvements sociaux. Le sport doit servir la collaboration de classes, ces classes que « des erreurs sociales divisent ». Edstrom, comme Baillet-Latour n’a jamais condamné ni officiellement ni officieusement le nazisme. En 1946, il reprenait son inusable moralisme en encourageant la jeunesse au « redressement national » grâce au sport.(à suivre)

Réflexion, remarques et renseignements à : Mouvement Critique du Sport : - E-Mail : critique.sport@libertysurf.fr - téléphone : 02.38.42.00.08

http//mouvement.critique.du.sport.chez.tiscali.fr - adresse : 58, rue de la Bretonnerie, 45 000 Orléans

=====> Cher(e)s ami(e)s,

La commission du CIO a quitté la France et il reste trois mois pour engager le débat de fond sur cette "doctrine philosophico-religieuse" (Coubertin) qu'est l'Olympisme. Trois mois pour s'interroger sur les fonctions du sport, sur les coûts, pas seulement financiers, des Jeux à Paris (et ailleurs). Trois mois enfin pour que les partis politiques et les syndicats représentatifs s'interrogent (a posteriori) sur leur engagement (non débattu malheureusement) en faveur de la candidature parisienne (Medef et syndicats de salariés main dans la main !) Nous comptons sur tous les démocrates et tous les "progressistes", militants ou non, pour engager, impulser, organiser ce vrai débat sur un fait social qui est loin, contrairement  à ce que certains pensent, d'être anecdotique, neutre et négligeable. Amicalement à vous, Le Mouvement Critique du Sport

La question centrale : que se cache-t-il derrière l’« Idée Olympique » ?

La commission du CIO est partie mais jusqu’au 6 juillet, les apôtres de l’Olympisme seront « pied au plancher » selon les mots de Guy Drut. Nous aussi ! Il reste trois mois pour engager le débat de fond. La candidature de Paris aux Jeux de 2012 ressemble un peu au projet de Constitution européenne. Certains sont « pour » au nom de l’évidence (!), d’autres sont « contre » des J.O. à Paris, et un certain nombre sont « contre » l’Olympisme, son idéologie et sa matérialité, à Paris en 2012 mais aussi hier à Moscou et demain à Pékin. A la question centrale qu’il faut poser sans tarder : que se cache-t-il derrière l’ « Idée Olympique » ? le Mouvement Critique du Sport répond : une conception de la Société. On peut être pour ou contre cette conception, encore faut-il en discuter. A qui peut-on faire admettre, dans un pays démocratique, que l’Olympisme, cette vision du monde constituée de positions politiques, idéologiques et morales, bénéficie d’un tel consensus ? A qui peut-on faire croire que l’Olympisme, cette « philosophie de la vie » (Principe fondamental 2 de la Charte Olympique) est neutre et anodine alors qu’elle est une somme de préjugés, de sermons et de valeurs. On ne peut pas être pour les Jeux de Paris (ou d’ailleurs) innocemment. Pour se forger une opinion solide, tous les citoyens, sportifs et non-sportifs, doivent posséder quelques éléments de réflexion sur l’Histoire et la mythologie olympiques, et repérer le fossé entre les idéaux proclamés (qui va être contre la loyauté, la fraternité universelle, la beauté ?) et la réalité des terrains. Limiter l’analyse du sport, phénomène social majeur, à ce qu’il montre, c’est ignorer tout ce qu’il occulte et qui constitue l’essentiel. Nous sommes prêts à un véritable échange de points de vue... sur l'essentiel.

Avant le 6 juillet 2005, débattons enfin du Sport et de l'Olympisme

------ Un débat dans votre ville---

Le sport sature notre espace et notre temps. Or, malgré ses centaines de millions de licenciés sur la planète, ses milliards de téléspectateurs, son importance dans le commerce mondial, ses complicités politico-financières et son pouvoir hégémonique sur les corps, il est souvent présenté comme un jeu. Hommes politiques, intellectuels et militants glissent sur l’institution sportive et sur ses fonctions de peur de se désolidariser d’activités massives dites festives. En se présentant comme une zone de neutralité et non comme une institution sociale complexe, le sport évacue un peu vite tout ce qui n’est directement sportif. Or, traversé par tous les enjeux d’une conjoncture historique donnée, il est toujours politique. Mais plus encore, il est un projet politique porteur de représentations du monde et de valeurs inconsciemment incorporées. Royaume de la pensée unique, il reste malheureusement à l’abri des oppositions de points de vue qui agitent les autres institutions. Nous vous proposons de mettre en question et en débat ce « fait social total ». Pour mieux faire comprendre les fonctions politiques, économiques, idéologiques, culturelles et mythologiques du sport, le Mouvement Critique du Sport participe régulièrement à des débats et conférences dans toute la France. Sur le plan financier, le Mouvement Critique ne demande aucune rétribution pour son intervention. Sa seule demande concerne le remboursement des frais (frais de transports, de repas et, si besoin, d'hébergement).

=====> Pour engager un vrai débat avant le 6 juillet 2005

Mouvement Critique du Sport : E-Mail : critique.sport@libertysurf.fr téléphone : 02.38.42.00.08 site : http//mouvement.critique.du.sport.chez.tiscali.fr adresse : 58, rue de la Bretonnerie, 45 000 Orléans - From: "mouvement critique du sport" <critique.sport@libertysurf.fr>


34) [La Libre Pensée] : Pour La Laïcité en Europe !

Veuillez trouver ci-après une information sur la manifestation laïque internationale contre la constitution européenne, qui se tiendra le dimanche 3 avril 2005 à Bruxelles. Bonne réception , Le Rédacteur en chef de la Raison : Christian Eyschen

Pour une totale liberté de conscience par la séparation des religions et des Etats - La National Secular Society (Royaume-Uni) et la Fédération Nationale de la Libre Pensée (France) exigent : La Laïcité en Europe ! Une Europe libérée de la domination religieuse ! Et appellent à une Manifestation laïque internationale à Bruxelles Le dimanche 3 avril 2005 à 12 heures ! (Départ Gare du Nord - Boulevard Albert 1er et arrivée Gare du Midi - Boulevard du Midi)

- Contre la constitution européenne du 18 juin 2004 et particulièrement l'article antidémocratique n° 52 ! - Contre une Europe religieuse et cléricale et l'influence excessive du Vatican - Contre la préservation des privilèges des religions ! - Contre l'officialisation de leur existence dans les institutions ! et lancent un appel - Pour l'absolue liberté de conscience ! - Pour la laïcité en Europe ! - Pour la séparation des religions et des Etats ! - From: libre pensée <libre-pensee.sg@wanadoo.fr>


35) NON-VIOLENCE ACTUALITÉ : Des ressources pour mettre hors-jeu la violence

BP 241 45202 MONTARGIS CEDEX Tél. 02 38 93 67 22 Fax 02 38 93 74 72 nonviolence.actualite@wanadoo.fr - “Il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons périr ensemble comme des imbéciles” Martin Luther KING (1929-1968) - COMMUNIQUÉ www.nonviolence-actualite.org

Des ressources pour mettre hors-jeu la violence - NON-VIOLENCE ACTUALITÉ, Centre de ressources sur la gestion non-violente des conflits, vient d’ouvrir un nouveau site de RESSOURCES « pour mettre hors-jeu la violence ». Ce site présente l’association, la revue NVA (créée en 1978), un calendrier des offres de formation en France et en Europe (sur la gestion des conflits, la médiation, la communication non-violente, etc.) ainsi que de nombreuses rubriques sur la non-violence, l’éducation, la culture de paix… et même des jeux pour les plus jeunes ! Le site présente également deux bases de données :

- Une base de 200 outils pédagogiques diffusés par NVA, avec de multiples possibilités de recherche (mots du titre, auteur, éditeur, catégorie d’âge, etc.). La présence d’un « panier » permet de préparer sa commande et d’obtenir très rapidement le calcul des frais de port. Tous les documents figurant dans le Guide de Ressources y sont présentés : jeux coopératifs, CD, livres, BD, affiches pédagogiques, vidéos, livres pour enfants…

- Une base de 250 adresses d’organismes agissant dans les domaines de l’urgence face aux violences, de la prévention, de la formation à la gestion des conflits, l’éducation à la paix et à la citoyenneté, l’action non-violente, la médiation… Ce site offre de multiples possibilités de recherche pour permettre un meilleur accès aux ressources. Un  service à faire connaître ! L’inscription gratuite à la « Newsletter » permet d’être informé régulièrement des mises à jour et nouveautés du site. Non-Violence Actualité, BP 241, 45202 Montargis cedex Tél. 02 38 93 67 22. Fax. 02 38 93 74 72. E-mail : nonviolence.actualite@wanadoo.fr - Merci de bien vouloir faire connaître cette information, Guy Boubault, NVA.

- From: "nonviolence.actualite" <nonviolence.actualite@wanadoo.fr>



36) Les chercheurs réécrivent le " brouillon " de Fillon

Pancartes, affichettes et autocollants ont été ressortis des placards et recouvrent la table. Dans une salle de réunion aux murs jaunâtres, une poignée de chercheurs et d'ingénieurs de l'IRESCO (Institut de recherche sur les sociétés contemporaines), à Paris, font le tri. " Celle-là, on la garde ou pas ? " demande l'un, une affichette proclamant " la recherche est fondamentale " à la main. " Et comment ! Le slogan est toujours valable ", lui répond un autre. " Malheureusement, les revendications sont les mêmes que l'an dernier ", regrette Philippe Habib, doctorant en sciences politiques à l'université Paris-X. Quatre mois se sont écoulés depuis que le monde de la recherche a remis ses propositions de réforme à François d'Aubert, ministre délégué à la Recherche, et à son supérieur de l'Éducation nationale, François Fillon. Ceux-ci devaient présenter leur version de la réforme deux mois plus tard. Mais il a fallu en attendre quatre pour qu'un " brouillon " s'échappe du ministère et jette de nouveau les chercheurs dans la rue.

=====> Un goût amer de duperie

Dans un coin de la salle de l'IRESCO, une chercheuse s'affaire autour d'un chariot, dans lequel sont entassés un vieil ordinateur, quelques livres jaunis et une lampe hors d'âge, symboles de la précarité des sciences humaines et sociales (SHS). Dans quelques heures, le petit groupe de sociologues se joindra aux milliers d'autres manifestants. Dans les laboratoires et les universités, le " brouillon " de la réforme a laissé un goût amer de duperie. Dans les SHS, les inquiétudes se portent d'abord sur l'Agence nationale de la recherche (ANR), déjà en place et qui financera des projets ciblés pour des périodes limitées. Initialement, seul 1 % du budget de cette agence était alloué aux sciences humaines et sociales (SHS). " On attend des sciences sociales qu'elles apportent un supplément d'âme à ces projets, c'est tout ", interprète le sociologue Cédric Lomba. Il craint aussi l'approche utilitariste des SHS contenue dans le fonctionnement des pôles de compétitivités, créés récemment par le gouvernement. " Les SHS sont un contre-pouvoir. Dans le cadre d'appel d'offres, on ne fait que reproduire une pensée d'État ", explique Philippe Habib. Autres causes de la fronde : la précarité et le manque de perspectives pour les jeunes. Les postes manquent en effet cruellement, tant dans les organismes publics que dans les universités. " Nous voulons de vrais déroulements de carrières et des postes statutaires pour les fonctions permanentes ", précise Danielle Muller, ingénieur documentaliste syndiquée au SNTRS-CGT.

=====> " Un autre projet est possible "

Réunis dans un amphithéâtre de la Sorbonne, en amont du départ de la manifestation parisienne, une centaine de jeunes chercheurs font échos à ces craintes. " Des pans entiers du projet gouvernemental de réforme sont déjà en place ", s'époumone une jeune femme, citant l'ANR et les pôles de compétitivités. " Et le reste contredit les propositions des états généraux de Grenoble ", conclut-elle. Un à un, les doctorants, de plus en plus nombreux à mesure que l'heure tourne, signent une lettre de " non-démission ". Le geste est symbolique, un an, jour pour jour, après que les chefs de laboratoires ont collectivement déserté leurs responsabilités administratives. Cette fois-ci, les jeunes entendent démontrer leur détermination à aller au bout de leurs revendications. En début d'après-midi, derrière une banderole déclarant " Recherche et enseignement supérieur : un autre projet est possible ", ils prennent la tête du cortège parisien, suivis de quelque trois mille personnes. " S'il n'y a pas de postes pour les jeunes chercheurs, tout le reste est du baratin ", lâche un militant du SNTRS-CGT. De son côté, le porte-parole de Sauvons la recherche, Alain Trautmann, regrette que " le projet de loi (soit) repoussé de mois en mois ", ajoutant : " On veut cette loi, et une bonne loi. " À Marseille, Nantes, Lille, Lyon et Bordeaux, ils étaient ainsi plusieurs milliers à rejeter le projet de loi préparé par leur ministère de tutelle. Après les lycéens, François Fillon devra aussi faire avec la colère des chercheurs. Qui sont pour le moins difficile à calmer. Vincent Defait. Article paru dans l'édition du 10 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


37) Le carton rouge des salariés

Succès indéniable pour la journée de mobilisation des secteurs publics et privés de jeudi. 1,4 million de salariés, selon la CGT, y ont pris part à travers 150 manifestations et plusieurs centaines d'arrêts de travail. Dans la foulée de la précédente journée du 5 février, le mouvement était attendu au tournant par nombre d'observateurs politiques et surtout par le gouvernement. Les syndicats allaient-ils réussir à élargir le mouvement au secteur privé ? Indiscutablement, ils y sont parvenus. La journée a été, avant tout, marquée par la confirmation du regain de combativité des salariés du privé en matière de revendications salariales. Particulièrement en pointe, les métallurgistes ont augmenté " au minimum de 30 % ", selon la CGT, leur participation à l'action par rapport au 5 février. Dans de nombreuses villes où ils étaient jusqu'à présent absents ou faiblement représentés dans les cortèges syndicaux, leur présence, cette fois-ci, a été particulièrement remarquée.

=====> mobilisation dans toutes les branches

Le record a été atteint dans le Nord-Pas-de-Calais, où la CGT a dénombré de 30 000 à 40 000 métallos en grève. Dans le Rhône, la CGT a comptabilisé 38 arrêts de travail dans des entreprises métallurgistes. À Saint-Étienne, 2 000 métallos ont participé à la manifestation. Dans certaines entreprises, comme Locamat (filiale de Solac) en Lorraine, le taux de grévistes a atteint 100 %. La mobilisation est d'autant plus appréciable que, comme l'a fait remarquer le porte-parole de la CGT métallurgie, Rolland Guyvarc'h, la journée d'action du 5 février étant un samedi, elle n'avait pas nécessité de faire grève et de perdre une journée de salaire. Des mobilisations significatives ont également été observées dans le secteur des banques et du commerce.

=====> Le secteur public n'a pas été en reste.

La mobilisation a touché toutes les branches et toutes les entreprises. Elle a été particulièrement forte dans les transports et dans l'éducation nationale. À la SNCF, la CGT a comptabilisé 31 % de grévistes, tandis que dans de nombreuses villes de France les transports en commun ont été paralysés, à l'image de Paris, où la quasi-totalité des RER ont été annulés ainsi que plusieurs lignes de métro fermées. Le trafic aérien a été également fortement perturbé, notamment en Île-de-France, où respectivement 50 % et 25 % des vols ont été annulés à Roissy et Orly. Mais c'est sans doute dans l'éducation nationale que le mouvement a été le plus suivi. La FSU a comptabilisé 60 % de grévistes en moyenne dans le primaire, 58 % dans les collèges, 48 % dans les lycées. Salaire, défense des trente-cinq heures, de l'emploi, du Code du travail et des services publics : quel que soit le domaine ou le sujet, aucune des recettes libérales que tente d'imposer le gouvernement n'échappe à la contestation. Les salaires occupent indéniablement la place de tête des préoccupations exprimées par les manifestants et les grévistes. Les profits record annoncés par les grands groupes et les multinationales rendent toujours plus insupportables le gel des salaires et la baisse du pouvoir d'achat des salariés du privé. La revendication d'un rééquilibrage de la répartition des richesses créées en leur faveur progresse d'autant plus que la politique d'exonération des charges sociales et de remise en question des trente-cinq heures se révèle incapable de stopper la progression du chômage et de la précarité. Dans le secteur public, le gel des rémunérations décrété par le gouvernement est de plus en plus contesté. Sans compter la baisse des effectifs de fonctionnaires avec, pour corollaire, la dégradation des conditions de travail. La défense des services publics a été également au coeur des revendications des manifestants. Les cheminots ont ainsi réaffirmé leur rejet de la libéralisation du rail et de la filialisation de la SNCF, les agents d'EDF et de GDF leur refus de l'ouverture du capital de leurs entreprises. Mais c'est sans aucun doute le rejet du projet de loi sur l'école qui a été le plus présent dans les manifestations en raison de la forte mobilisation des enseignants et de la participation de plusieurs milliers de lycéens.

=====> " l'urgence de réponses concrètes "

Les responsables syndicaux se sont réjouis de la mobilisation de jeudi. Ainsi le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que " les manifestations sont plus importantes que le 5 février, avec de très nombreux arrêts de travail, comme nous le souhaitions ". Pour le responsable cégétiste, cela " confirme le niveau de mécontentement et aussi l'urgence de réponses concrètes aux revendications concernant le temps de travail et le pouvoir d'achat ". " Il faut, a-t-il prévenu, des résultats précis et rapides en matière de négociations salariales, l'ouverture de négociations de branche, plus aucun salaire dans les entreprises en dessous du niveau du SMIC ", avant d'exiger que le gouvernement ouvre lui-même des négociations dans la fonction publique et qu'il intervienne pour obliger le MEDEF à faire de même dans le privé. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé que " le conseil de négocier que Jean-Louis Borloo donne aux branches professionnelles, il doit aussi le donner à Renaud Dutreil dans la fonction publique ". " C'est un message que nous envoyons à la fois au gouvernement et au patronat ", a insisté le leader cédétiste. Pour Jean-Claude Mailly, de FO, " la mobilisation montre que les revendications salariales, notamment, sont largement partagées et forment une priorité, le gouvernement doit donc l'entendre et le patronat s'exprimer ". Tandis que le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri (FSU), en a appelé " au gouvernement pour qu'il ne se contente pas de dire qu'il écoute mais fasse des gestes ", estimant qu'" il y a une aspiration profonde de la société à un changement de politique ".

=====> le gouvernement en difficulté

Craignant que le mécontentement social alimente le " non " au référendum du 29 mai sur le projet de constitution européenne, le gouvernement s'est trouvé contraint de reconnaître que " la mobilisation dans la rue est importante ". Il a tenté néanmoins de la minorer en insinuant que le taux de grévistes serait inférieur à celui de la journée d'action du 20 janvier et que la mobilisation est " plus importante dans le public que dans le privé ". L'entourage du premier ministre a tenu, cependant, à affirmer que ce dernier était " attentif aux inquiétudes exprimées " qui sont le " reflet de préoccupations sur le pouvoir d'achat, les 35 heures et l'école ". L'ouverture de négociations n'est pour autant pas à l'ordre du jour. Pour la fonction publique, elle a été implicitement rejetée par le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, qui a affirmé que " la situation des finances publiques exige la plus grande vigilance ". Pour le privé, le gouvernement, qui écarte, pour l'instant, toute intervention pour obliger le MEDEF à négocier, a tenté de calmer le jeu en annonçant qu'il proposera prochainement des mesures sur la " participation ". Plus généralement, l'entourage du premier ministre a écarté tout abandon de sa politique, se limitant " à demander à tous ses ministres de poursuivre rapidement le dialogue et d'expliquer les réformes en cours ". Pierre-Henri Lab. Article paru dans l'édition du 12 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


38) Bernard Thibault : " Nous pouvons installer une mobilisation durable "

Le secrétaire général de la CGT tire les enseignements du 10 mars. Entretien.

=====> Après la mobilisation réussie de jeudi, la contestation sociale est-elle en train de s'enraciner ? - Bernard Thibault. La mobilisation du 10 mars est un véritable événement à plus d'un titre, par le niveau de manifestants et le nombre d'arrêts de travail. Au total, plus d'un million de salariés se sont mobilisés, dans le secteur public mais aussi dans le privé. Dans certains cortèges, la participation du secteur privé a été majoritaire. Un certain nombre de salariés, qui n'avaient pas jugé possible de faire grève pour les retraites, sont sortis. Voilà qui coupe court à l'idée d'un mouvement composé des seuls fonctionnaires.

=====> Pensez-vous que, de plus en plus, le mécontentement se cristallise autour du pouvoir d'achat ? - Bernard Thibault. Les messages adressés au gouvernement sont très importants. Le fait que la revendication sur le pouvoir d'achat soit portée avec autant d'intensité n'élimine pas celle des 35 heures. Tout est lié. En décidant de rouvrir le débat sur le temps de travail, le gouvernement a rompu un fragile équilibre entre temps de travail, intensité du travail et rémunération, et il a généré du mécontentement. Ce qui est sûr, c'est que la longue période où une mobilisation interprofessionnelle sur les salaires était impossible est terminée. Ce mouvement affirme très clairement la nécessité de mettre fin à la politique des bas salaires et d'exonération des cotisations sociales. Les réponses sur le pouvoir d'achat conditionnent celles sur l'emploi. Les salariés ont condamné jeudi l'idée que la politique de bas salaires serait favorable à l'emploi. Ils font, au contraire, l'expérience qu'elle développe le chômage et la précarité, qu'elle génère plus d'exploitation pour ceux qui travaillent et, cela n'est pas accessoire, plus de profits pour les entreprises.

=====> Le ministre de la Fonction publique, Renaud Dutreil, promet une réunion avec les syndicats de fonctionnaires, et celui de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, s'engage à discuter du pouvoir d'achat. Est-ce que cela suffit comme réponse ? - Bernard Thibault. Nous avons maintenant l'ordre du jour de la réunion de la sous-commission de la négociation collective le 18 mars. La rencontre est technique et uniquement destinée à confronter les chiffres des uns et des autres sur l'évolution du pouvoir d'achat par branche professionnelle. Il ne s'agit pas d'une séance de négociation. Cela ne peut donc pas suffire. Pour la fonction publique, tout va dépendre de la réponse du ministre, qui semble effectivement préparer une nouvelle rencontre avec les organisations. Nous voulons de véritables négociations et nous revendiquons un rattrapage du pouvoir d'achat des fonctionnaires.

=====> Pour le secteur privé, quels gestes précis attendez-vous du gouvernement ? - Bernard Thibault. Nous réclamons que s'ouvrent des négociations par branche professionnelle, avec l'objectif de prendre rapidement des mesures sur les salaires, notamment de mettre un terme à tous les minima de grilles de salaires qui démarrent en dessous du SMIC. Il s'agit là d'une mesure d'urgence, qui peut être imposée par les pouvoirs publics. Aujourd'hui, de plus en plus de salariés perçoivent des primes compensatrices pour obtenir une moyenne annuelle de salaire au niveau du SMIC. Le gouvernement vante l'augmentation du salaire minimum mais il oublie de dire qu'il y a de moins en moins d'effets sur le salaire réel de chacun. Or, le SMIC devrait être partout le premier coefficient de rémunération pour les salariés sans qualification. Le gouvernement doit aussi accepter de discuter de sa propre politique, par exemple des 19 milliards d'exonération de charges sociales qui sont des primes à bas salaires pour les employeurs, du jour de travail gratuit, ou des heures supplémentaires rémunérées à seulement 10 %. Les sujets à aborder sont très nombreux.

=====> Comment la CGT envisage-t-elle de poursuivre la mobilisation ? - Bernard Thibault. Il est encore trop tôt pour discuter des formes que peuvent prendre les suites du mouvement. Mais il est évident qu'après le niveau de mobilisation de jeudi, les syndicats ont la capacité d'installer une mobilisation durable et d'envisager d'autres initiatives si nous n'obtenons pas, dans les jours prochains, des réponses appropriées du - gouvernement. Entretien réalisé par Paule Masson. Article paru dans l'édition du 12 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


39) Le gouvernement a les moyens de contraindre le patronat à négocier

Déclaration de Maryse Dumas, Secrétaire confédérale de la Cgt, lors de la réunion sur les salaires : Le gouvernement à les moyens de contraindre le patronat à négocier - Le Medef a clairement adressé une fin de non recevoir à l'idée de négocier dans les branches et les entreprises pour revaloriser les salaires. Le gouvernement ne peut donc s'en tenir à de vagues discours sur son souhait de négociation dans les branches. Il ne peut se contenter d'accompagner l'intransigeance patronale. Il a des moyens politiques et économiques de contraindre les organisations patronales à la négociation. C'est ce qu'attendent de lui, aujourd'hui, des millions de salariés. La Cgt présente quatre propositions dans ce sens :

1 - négocier les minima dans les branches pour les rehausser au niveau du Smic.

Le gouvernement doit inciter à ces négociations bloquées depuis plusieurs années. Il doit lui-même convoquer les commissions paritaires partout où nécessaire. Sur d'autres sujets souvent à la demande du Medef, il a poussé à des négociations sous la menace de légiférer en cas d'absence d'accord. La même méthode doit être reprise dans ce cas : il doit menacer de légiférer, si la négociation n'aboutissait pas, pour qu'aucun minima conventionnel ne puisse être inférieur au Smic à échéance rapprochée.

2. - Encourager l'augmentation des salaires dans les entreprises.

Le gouvernement a les moyens économiques de faire pression sur les employeurs pour qu'ils négocient et augmentent les salaires. En 2003, 10 % seulement des entreprises se sont acquittées de leur obligation annuelle de négocier les salaires. 20 milliards d'euros d'allégements de cotisations patronales sont distribués chaque année sans aucune contrepartie. Ils ont été multipliés par 10 en 10 ans. Ils n'ont eu aucun effet sur le taux de chômage, mais ils contribuent fortement à comprimer les salaires. La Cgt agit pour remettre à plat l'ensemble du système et réformer l'assiette des cotisations patronales. Dans l'immédiat le gouvernement doit conditionner celles-ci à une politique salariale et d'emploi offensive dans les entreprises et les indexer sur les minima de branches plutôt que sur le Smic.

3.- Décider d'un coup de pouce sur le Smic afin de faire progresser le pouvoir d'achat du Smic mensuel ce qui concerne immédiatement plusieurs millions de salariés, notamment les plus précaires. Le Ministre devra nous dire comment il peut constater une progression des salaires modestes supérieure à celle des salaires moyens alors que le nombre de travailleurs pauvres ne cesse d'augmenter en France (8% des salariés) supérieur à la moyenne européenne. Ce n'est pas l'augmentation du SMIC qui tire les salaires vers le bas, contrairement à ce que disent le patronat et le Ministre. Les deux derniers coups de pouce sur le Smic ont été de 0,29% en 2001 et de 0,45% en 1998. Les revalorisations horaires du SMIC de ces dernières années ne sont que des rattrapages pour que les 35 heures soient payées 39. Les salaires sont si bas que dans des professions comme le commerce où en est à revendiquer que la feuille de paie comporte 4 chiffres.

4.- Remettre à plat l'ensemble du dossier précarité, temps partiel imposé, afin de créer des dispositifs qui pénalisent les entreprises grandes utilisatrices de précarité.

- et revoir les relations donneurs d'ordre / sous-traitants afin de rendre les groupes responsables des politiques salariales et d'emplois menées dans les entreprises sous-traitantes. L'engagement volontariste du gouvernement en faveur des salaires devrait le conduire à mettre au point de nouveaux indicateurs permettant de mesurer l'évolution du pouvoir d'achat à partir des différences de structures de consommation selon les niveaux de revenus. La Cgt attend du gouvernement qu'il réponde dans le privé, la Fonction Publique et les entreprises publiques aux exigences fortement exprimées le 10 mars sur les salaires, l'emploi, le temps de travail, les déréglementations. Faute de quoi, la Cgt proposerait aux autres confédérations d'envisager de nouvelles mobilisations. - Le 18 mars 2005 - Le site : http://www.cgt.fr/ - From: flashs-et-communiques@cgt.f


40) TRIBUNE LIBRE : " Des élections libres pour sortir le Togo de la crise " Par Komi Tsakadi, avocat

Les dirigeants du RPT (parti gouvernemental), après avoir voulu s'emparer du pouvoir aux - lendemains du décès du dictateur, le 5 février, en faisant un coup d'État (coup d'État condamné par toute la communauté internationale et l'opposition togolaise), viennent d'accepter l'organisation d'un scrutin présidentiel dans les soixante jours conformément à notre Constitution. Après plusieurs cuvées électorales " calamiteuses " au Togo depuis 1990, le régime dictatorial togolais usant de tous les procédés frauduleux pour se maintenir au pouvoir en tripatouillant le processus électoral, est-il loisible de s'attendre à des - élections libres et transparentes pouvant déboucher sur une alternance pouvant conduire notre pays à - sortir de la crise ? Les conditions de transparence électorale étant essentielles dans le progrès démocratique de tout État, les élections constituant aussi très souvent la base des crises politiques, voire des conflits armés internes en Afrique, il est donc urgent que l'Union africaine, dès lors qu'elle s'est engagée à prévenir les conflits sur le continent, s'implique dans l'organisation des prochaines élections au Togo et mette en oeuvre ses textes régissant les élections en Afrique, dont la charte africaine sur les élections, la démocratie et la gouvernance et le mémorandum d'accord sur la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération en Afrique. Ces textes qui reconnaissent la bonne gouvernance, le respect des droits de l'homme, le rejet des changements anticonstitutionnels de gouvernement et les élections transparentes crédibles comme des préalables à la paix et à la sécurité, et comme des conditions essentielles du développement, prévoient par ailleurs, la mise en place, là où elles n'existent pas, de commissions nationales électorales - indépendantes et une observation - internationale des élections. L'Union africaine (UA) devra ainsi oeuvrer pour que les missions d'observation internationale électorale à envoyer au Togo (dont la mise en oeuvre, en raison des coûts financiers énormes, est tributaire des organisations internationales, ONG et des pays du Nord dotés de moyens conséquents), soient plus indépendantes et plus crédibles pour suivre l'ensemble du processus électoral (de l'enregistrement des électeurs sur les listes électorales ou l'audit du fichier électoral, jusqu'à la proclamation des résultats, en passant par la centralisation des résultats de tous les bureaux de vote) conformément aux directives relatives aux missions d'observation et de suivi des élections de l'UA afin de renforcer la transparence et la crédibilité du scrutin présidentiel. Elle devra être associée à l'organisation de ces élections et contribuer à prévenir et à régler les crises électorales. Elle devra, d'une part, mener des médiations électorales entre les partis politiques d'opposition et le gouvernement afin de fixer un cadre électoral consensuel, éventuellement apaiser les tensions pré et post-électorales et formuler des propositions - relatives au bon déroulement des élections, et d'autre part, - assurer une bonne coordination des activités des différents observateurs tant nationaux qu'internationaux. Pour ce faire, elle doit veiller à ce que l'organisation des prochaines élections soit conforme aux exigences démocratiques impliquant en principe, entre autres, la mise en place d'une commission électorale indépendante, la liberté de rassemblement et de manifestation, la liberté de la presse, l'accès aux radios et télévisions nationales, l'absence de harcèlement de la part des autorités publiques, des forces de l'ordre, des groupes armés parallèles et des milices à la solde du pouvoir, le droit pour les observateurs nationaux et internationaux de suivre tout le processus électoral. Il n'y a pas d'autre alternative. Seule l'organisation d'élections libres et transparentes, reconnues et acceptées comme telles par la communauté internationale et les acteurs politiques, pourra sortir le Togo de la crise actuelle. Article paru dans l'édition du 10 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


41) FRANCE. CONSTITUTION EUROPEENNE : " Le projet Giscard fait le choix de l'OMC ", Entretien avec André Chassaigne

Député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne décrypte le volet agricole du projet de constitution.

=====> Quel regard portez-vous sur la politique agricole proposée par le projet de constitution ? - André Chassaigne. On retrouve dans le traité constitutionnel européen les grands principes de la politique agricole commune qui se sont construits depuis le traité de Rome, en 1957. Il s'agit certes de la validation de cet héritage, mais avec des objectifs très différents : l'intervention n'est plus à l'ordre du jour et c'est désormais la porte ouverte à la libéralisation. Voilà pourquoi le traité ne peut que se lire à la lumière de la dernière réforme, très libérale, de la PAC.

=====> Comment se traduisent ces orientations ? - André Chassaigne. Cinq grands principes inscrits dans le traité sont ainsi censés encadrer la mise en oeuvre de la nouvelle PAC. Le premier tend à accroître la productivité dans l'agriculture, ce qui suppose, dit le traité, " un emploi optimum des facteurs de production ". Cela implique bien sûr de revoir à la baisse le nombre d'actifs paysans. Et c'est en fait inscrire le productivisme dans les objectifs constitutionnels, pour en faire le coeur de la politique agricole commune : on voit bien que les références à la préservation de l'" environnement " de la PAC ne sont qu'un habillage destiné à faire passer la réforme auprès des opinions européennes. Secundo, le traité affiche l'objectif de " stabiliser les marchés ". Mais, dans le même temps, la PAC démantèle au contraire tous les organismes de régulation des marchés, au profit d'une libéralisation qui se manifeste par la loi de l'offre et de la demande ! Il nous faut bien lier cet objectif aux principes énoncés par le projet de constitution aux articles III 292, III 314, III 315, qui traitent de la politique commerciale de l'Union.

=====> Vous voulez dire que la constitution affiche des objectifs impossibles à tenir ? - André Chassaigne. Ne nous trompons pas sur ce qui est recherché : supprimer " les obstacles au commerce international " et réduire les barrières douanières. Pour la nouvelle PAC comme pour le traité constitutionnel, l'Europe fait ainsi le choix de l'Organisation mondiale du commerce avec la consécration de la mainmise du négoce et de la grande distribution sur les prix payés aux producteurs, sans cesse revus à la baisse, comme on le constate en permanence pour le vin et les fruits et légumes. De plus, il est également question dans le traité constitutionnel de " garantir la sécurité des approvisionnements ". Belle formule ! Mais cela suppose en fait clairement d'abandonner l'idée de souveraineté alimentaire, qui veut que chaque pays ou continent ait les moyens de produire ce dont il a besoin. Cela implique aussi de rejeter toute possibilité de préférence communautaire pour ne pas fausser la concurrence. Là encore, c'est la voie ouverte au commerce international généralisé des denrées agricoles et alimentaires.

=====> Le consommateur ne pourrait-il pas s'y retrouver ? - André Chassaigne. Vous voulez sans doute parler du quatrième objectif affirmé par le traité, qui est celui " d'assurer des prix raisonnables dans les livraisons aux consommateurs ". Dans la logique du traité, c'est tout bonnement l'abandon des prix rémunérateurs pour les producteurs ! C'est encourager à la baisse les prix agricoles, en occultant bien sûr les marges exorbitantes des intermédiaires qui sont la principale entrave à la baisse des prix aux consommateurs... Dans ces conditions, que signifie le cinquième objectif qui consiste à affirmer le principe d'" assurer un niveau de vie équitable à la population agricole " ? Il s'agit là encore d'une belle affirmation, contredite autant par les autres articles du traité que par la politique agricole de l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui mise en oeuvre.

=====> Le traité n'est donc pas une réponse aux inquiétudes suscitées par la réforme de la PAC ? - André Chassaigne. Le traité constitutionnel donne toute liberté à la libéralisation marquée de la nouvelle politique agricole. La politique agricole commune évolue en effet vers une logique toujours plus libérale. D'abord, l'Europe a mis fin aux soutiens aux prix des denrées, qui permettaient d'éviter l'effondrement des cours. Aujourd'hui, toujours pour mieux laisser jouer les mécanismes de marché, elle a institué les droits à paiement unique. Le texte constitutionnel est en fait tout simplement la validation de cette évolution. Cela signifie que les aides européennes seront progressivement découplées de la production pour être uniquement rattachés aux exploitations agricoles elles-mêmes, sans considération de ce qu'on y produit effectivement. Cela entraînera une spéculation liée à la possibilité de revendre ses droits, avec le risque réel d'une politique de pas-de-porte dégagée de toute contrainte, sans orientations prioritaires telles que l'installation des jeunes ou le maintien d'une agriculture familiale. Que deviendront dans ces conditions nos territoires les plus fragiles ? Quel avenir pour nos régions de montagne les plus défavorisées ? À l'opposé nous défendons une politique des structures volontariste qui protège l'agriculture familiale et les fermiers.

=====> Comment ces préoccupations s'expriment-elles dans le monde syndical agricole ? - André Chassaigne. Le ris- que du développement d'une agriculture d'entreprise inquiète aujourd'hui bon nombre d'agriculteurs. J'ai pu le constater au dernier Salon de l'agriculture, en discutant avec des syndicalistes agricoles. Le MODEF bien sûr, dont j'apprécie la justesse de l'analyse et la forte mobilisation. Mais les échanges que j'ai eus avec des représentants de la FNSEA ont aussi relevé les fortes inquiétudes qui traversent le syndicat majoritaire dans la préparation de son prochain congrès. Entretien réalisé par Sébastien Crépel. Article paru dans l'édition du 12 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


42) IDÉES : La phénoménologie dévoilée

Philosophie. Françoise Dastur dégage les enjeux fondamentaux de la phénoménologie. Un courant déterminant de la pensée au XXe siècle. La phénoménologie en questions (langage, altérité, temporalité, finitude) Librairie philosophique Vrin, 260 pages, 27 euros. La phénoménologie demeure en France comme ailleurs méconnue. Quand elle n'est pas totalement inconnue. Dans le meilleur des cas, on la situe quelque part à côté des grands courants de la pensée moderne (existentialisme, marxisme, psychanalyse, positivisme) sans bien évaluer la distance qui la sépare des grandes thèses de la métaphysique. Mais on se représente plus mal encore ce qui, au fond, la rend possible et la singularise. S'agit-il d'un système cohérent et clos de propositions ? d'une tradition cumulative et homogène de penseurs parlant une même langue conceptuelle ? d'un courant ordonné et unifié poursuivant une même fin théorique et pratique ? À ces questions, le dernier ouvrage de Françoise Dastur apporte les réponses claires et suggestives qu'un lecteur, par nature pressé par d'autres livres comme par le temps, ne peut que rechercher, et à partir desquelles la fréquentation d'une oeuvre devient l'occasion d'une modification intime. Au terme de travail, il convient sans doute désormais de préférer celui d'oeuvre, plus adapté pour qualifier ce qu'a accompli cette brillante élève de Derrida et de Ricoeur, pur produit de l'école républicaine, couverte de titres et déjà auteur de plusieurs " classiques " de la littérature estudiantine (1), mais dont la valeur de la recherche entreprise depuis plus de trente ans, dans " l'oeil du concept " cher à Hegel, commence seulement à être reconnue. Nul étonnement donc à ce que son dernier livre, synthèse d'articles parus dans les plus prestigieuses revues nationales et internationales de philosophie, paraisse dans la librairie philosophique Vrin, sorte de second clocher de la place de la Sorbonne, et dans une collection prestigieuse au titre éloquent, " Problèmes et controverses ", dirigée par un autre grand spécialiste et vulgarisateur de la phénoménologie en France, Jean-François Courtine. C'est effectivement en terme de problèmes et non de doctrine que Françoise Dastur définit et présente la phénoménologie, loin des clichés et des mauvaises réductions : plus d'un siècle avant Husserl, en 1764, c'est l'Allemand Lambert qui forge le mot dans son Nouvel Organon, désignant par là une discipline particulière, reprise par Kant et Hegel, qui se donne pour tâche de " reconnaître l'apparence " et de " fournir les moyens de l'éviter pour parvenir au vrai ". La langue et le cadre conceptuel de la phénoménologie sont ainsi primitivement ceux de la métaphysique occidentale, obsédée par la quête absolue de la vérité d'un sujet humain conçu comme substance pensante et libre, défini à partir de la seule conscience au moins depuis Descartes. Mais avec Husserl et ses Recherches logiques, publiées la même année que la fameuse Interprétation des rêves de Freud, en 1900, la phénoménologie change de statut et de visée : de discipline particulière et asservie au culte de la vérité, elle se transforme en une " nouvelle conception de ce que doit être la philosophie ", véritable révolution interne qui ne peut se concevoir que comme une " méthode " et une " pratique ", comme un mouvement de " retour aux choses mêmes " sans cesse relancé, et surtout pas comme une doctrine figée, ainsi que le notait déjà Maurice Merleau-Ponty dans l'édifiante préface de Phénoménologie de la perception, sa thèse de doctorat publiée en 1945 et lue par des générations successives d'étudiants. Il apparaît ainsi que les noms propres des penseurs (Husserl, Heidegger, mais aussi Fink, Patocka, Gadamer) ne sont que l'index des problèmes fondamentaux posés par la vie et la pensée des hommes, dans un mouvement résolument collectif bien connu des Anciens. C'est pourquoi en un sens les chapitres du livre de Françoise Dastur peuvent se lire dans n'importe quel ordre, au gré de ses préoccupations propres. Mais si la question du langage et des fondements d'une logique rompant avec le formalisme et le psychologisme, notamment chez Husserl, autant que le problème métaphysique de l'Autre de Husserl à Lévinas, retiennent immanquablement l'attention du lecteur, les textes consacrés à l'histoire et à la finitude constituent le plat de résistance d'un menu conceptuel très riche. Leur lien fondamental renvoie à la " croix séculaire " de toute théorie de la connaissance et de l'action : le problème du temps. Se dégage de l'ensemble de cet impressionnant travail de commentaire une conception originale de l'être humain comme être mortel, ou plutôt " capable de la mort ", fini dans ses possibles et ses pouvoirs, mais capable aussi de se changer lui-même au gré d'une histoire faite d'événements qu'il produit collectivement tout en y demeurant exposé singulièrement. S'inscrit surtout, livre après livre, dans la longue durée de l'histoire de la pensée, le nom propre d'une philosophe incomparable qui a déjà beaucoup donné (notamment dans son enseignement en Europe et aux États-Unis) sans cesser de promettre. Énormément. Stéphane Floccari (1) Heidegger et la question du temps et Husserl. Des mathématiques à l'histoire, tous deux aux PUF, coll. " Philosophies ". Article paru dans l'édition du 21 septembre 2004. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


43) Femmes : sept raisons de voter " non "

Contraception, avortement... le projet de traité constitutionnel s'aligne sur les pays où ces droits ne sont pas reconnus. " Cinquante-deux pour cent de l'électorat ! ", s'exclame l'économiste Béatrice Majnoni d'Intignano dans une tribune publiée par le Figaro en se demandant comment les femmes voteront le 29 mai prochain lors du référendum sur le projet de constitution européenne. " Si le scrutin est serré, comme lors de la ratification du traité de Maastricht en 1992, l'attitude des femmes se révélerait déterminante en termes d'abstention comme d'adhésion ", souligne-t-elle avant de réclamer " un effort de pédagogie " dans leur direction. Avec, selon elle, un argument massue : " La construction européenne est favorable aux femmes. " Et, si elle appelle Valéry Giscard d'Estaing à la rescousse, ce n'est pas en tant qu'auteur du projet de traité constitutionnel, mais parce que, comme ancien président de la République, il " aurait une vraie légitimité pour s'adresser (aux femmes) pour avoir fait voter la loi sur l'IVG et la contraception ". Sur la teneur du projet lui-même, motus et bouche cousue. Dans quelques semaines, c'est à ce texte qu'il faudra pourtant dire " oui " ou " non ". Mais Béatrice Majnoni d'Intignano, comme tous les partisans du " oui ", semble rechigner à en faire découvrir le contenu précis. C'est que, en y regardant de plus près, les femmes et tous ceux qui sont engagés dans le combat féministe peuvent y trouver au moins sept bonnes raisons de voter " non ".

=====> conquêtes menacées :

====> Le droit à la contraception et à l'avortement

Les groupes anti-IVG qui ont fait du " droit à la vie " leur slogan ne peuvent qu'être satisfaits de constater que celui-ci est devenu l'intitulé de l'article II-62 de la charte des droits fondamentaux alors même que le droit à la contraception et à l'avortement n'est reconnu nulle part. Or, ce droit des femmes à disposer librement de leur corps a été obtenu, en France en particulier, à l'issue d'une lutte âpre des femmes et des associations féministes. Dans plusieurs pays européens (Pologne, Portugal, Irlande, Chypre, Malte) ce droit n'est pas reconnu. Or, c'est sur la situation dans ces pays que le projet de traité constitutionnel s'est aligné.

====> Le droit au divorce

Article II-69 : " Le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis selon les lois nationales qui en régissent l'exercice. " Nulle part il n'est fait mention au droit au divorce.

====> Le droit de vivre sans violence

La reconnaissance du viol comme un crime a été en France l'objet d'un combat, comme l'est encore aujourd'hui le refus de la banalisation des violences faites aux femmes. Mais le projet de constitution ignore les milliers de femmes qui meurent chaque année en Europe, victimes de ces violences. Et il ne dit rien du viol.

====> La parité

L'article I-46 qui énonce le principe de la démocratie représentative ne prend pas en compte le principe d'une égale représentation des femmes et des hommes. Non seulement il n'inscrit pas la parité dans le texte, mais il n'en fait même pas un objectif.

====> La laïcité

Concernant les rapports avec les Églises, l'article I-52 précise que " reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l'Union maintien un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces Églises ". En revanche, il n'est pas fait référence à la laïcité ou à la séparation des Églises et des États dans l'article I-2 consacré aux valeurs de l'Union. Ce refus d'affirmer le principe de laïcité doit être mis en rapport avec la non-reconnaissance des droits à la contraception, à l'avortement, au divorce et signe une mise en cohérence lourde de dangers pour les femmes.

======> libéralisme ravageur :

====> Les services publics

Article I-3-2 : " L'union offre à ses citoyens [...] un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. " Article III-166 : " Les entreprises chargées de la gestion de services d'intérêt économique général [...] sont soumises aux dispositions de la constitution, notamment aux règles de la concurrence [...]. " Ces articles et plusieurs autres allant toujours dans le même sens programment la casse des services publics. Crèches, écoles, santé... les femmes sont touchées de plein fouet car ce sont elles qui sont mises à contribution lorsque le collectif se dérobe et que les solidarités s'affaiblissent.

====> L'emploi

Pas de " droit au travail " dans le projet de traité constitutionnel mais seulement " le droit de travailler " et " la liberté de chercher un emploi " (Article II-75). L'objectif est aussi de " promouvoir une main-d'oeuvre [...] susceptible de s'adapter ainsi que des marchés du travail aptes à réagir rapidement à l'évolution de l'économie " (Article III-203). Quant à un SMIC européen, il n'en est pas question ! En fait le projet de traité institutionnalise temps partiel, flexibilité et salaires partiels ouvrant la voie à l'accentuation de la surexploitation des femmes massivement employées dans ce type d'emploi. Jacqueline Sellem. Article paru dans l'édition du 11 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


44) TCHETCHENIE : Maskhadov tué, toutes les dérives sont possibles

Visiblement, Moscou ne voulait pas capturer Aslan Maskhadov. Vivant, il aurait constitué un problème car il aurait continué de symboliser la résistance tchétchène aux yeux d'une bonne partie de son peuple. La presse russe, citant des sources sous le couvert de l'anonymat, affirme que la décision d'éliminer l'ex-président tchétchène a été prise au plus haut niveau. D'ailleurs, le chef du FSB (sécurité russe) a été reçu et félicité par le président Poutine aussitôt que la mort du dirigeant tchétchène a été confirmée.

====> Respecté par la population tchétchène

Aslan Maskhadov, qui avait rompu avec le chef radical tchétchène Chamil Bassaev, dont les actions (prises d'otages sanglantes) nuisent indiscutablement à la cause tchétchène, s'était déclaré prêt à négocier une solution politique. Il avait d'ailleurs décrété en février un cessez-le-feu unilatéral. De plus, sa situation de président élu - il l'a été en 1997, avec plus de 59 % des voix -, de personnalité politique, respectée aussi bien par la population tchétchène que par une majorité de combattants, lui conférait une légitimité que Moscou avait du mal à remettre en cause. La position consistant à renvoyer dos à dos Maskhadov et Bassaev passait mal, non seulement aux yeux de la population russe, mais aussi aux yeux de la communauté internationale. Vladimir Poutine n'a d'ailleurs jamais convaincu ses partenaires qu'Aslan Maskhadov était un " terroriste ". Pas plus qu'il n'a convaincu que le leader indépendantiste " ne représentait plus rien en Tchétchénie ". Mais maintenant, écrit le quotidien russe Izvestia, l'argument est incontestable : " Il n'y a plus personne à qui parler sur le terrain ", car " la situation va changer de façon radicale ".

====> Sa mort va être exploitée par ses rivaux tchétchènes

Loin donc de constituer un début de solution à la crise tchétchène, la disparition de Maskhadov peut ouvrir la voie à toutes les dérives. Sa mort va être exploitée par ses rivaux tchétchènes, notamment par Bassaev qui, sans doute, n'en demandait pas tant. Et il existe ainsi un risque certain de voir la résistance tchétchène passer sous l'emprise complète des islamistes radicaux, ce qui ne manquerait pas de signifier une escalade de la violence. Sans doute est-ce cela que recherchait Moscou en liquidant le leader indépendantiste. En effet, comme l'écrit le quotidien Izvestia, Bassaev " représente une personnalité idéale pour compromettre l'idée même de négociations " et, partant, " la réputation de la résistance tchétchène en Occident ".

===> Moscou veut tirer un profit des attaques terroristes

Moscou compte tirer un profit politique des attaques terroristes que Bassaev ou Dokou Oumarov ne manqueront pas de lancer contre des civils pour justifier et poursuivre sa guerre. En vérité, il est permis de penser que le conflit risque ainsi de perdurer en se radicalisant. Sur le dos d'une population déjà meurtrie. Pourtant, il demeure qu'aucune solution autre que politique n'est en mesure de régler la question nationale tchétchène, au coeur d'une crise qui dure depuis deux siècles. Hassane Zerrouky Article paru dans l'édition du 10 mars 2005.

======> Il représentait la figure de proue du mouvement indépendantiste. En 1997, il avait remporté l'élection présidentielle. Il était partisan d'un État laïque et pouvait apparaître comme interlocuteur d'une négociation politique. Né en exil, le 21 septembre 1951 au Khazastan parmi les dizaines de milliers de Tchétchènes déportés sur ordre de Staline, Aslan Maskhadov est un ancien officier de l'armée soviétique (1). Il avait le grade de colonel. Aux yeux de la population tchétchène, il fait figure de héros. Nommé chef d'état-major de la nouvelle armée tchétchène par le premier président Djokhar Doudaïev, lui-même ancien général de l'armée de l'air soviétique, il s'attelle à mettre sur pied une armée structurée et organisée. Quand les troupes russes entrent en Tchétchénie en 1994, c'est lui qui organise la résistance. Il en prend la tête quand Doudaïev est tué en avril 1996 par un missile. Après une guerre qui a duré trois ans, Aslan Maskhadov signe un accord de paix avec le général Alexandre Lebed, prévoyant avant 2001 un référendum sur le statut définitif de la Tchétchénie. En janvier 1997, il remporte l'élection présidentielle avec plus de 59 % contre son rival, Shamil Bassaev (23 %). Partisan d'un État laïque et démocratique, le leader indépendantiste, soucieux d'éviter une guerre civile, nomme cependant l'islamiste premier ministre. Et il va même jusqu'à céder aux pressions de son mouvement au terme de terribles affrontements, en introduisant la charia. Aslan Maskhadov n'a pas le temps de consolider son pouvoir quand, prétextant une incursion de Bassaev et du Jordanien wahhabite Khatab qui tentent d'instaurer par la force un État islamiste au Daghestan en 1999, Vladimir Poutine décide de mettre fin militairement à l'indépendance tchétchène. Cela contraint le leader indépendantiste à rejoindre à nouveau le maquis aux côtés de son adversaire radical d'hier. L'alliance fait cependant long feu.. Maskhadov se démarque de plus en plus des islamistes. Il proclame en février 2005 un cessez-le-feu unilatéral et propose une solution négociée du conflit. Avec sa mort, s'envole un réel espoir de paix. H. Z (1) Pour en savoir plus, lire Tchétchénie, dix clés pour comprendre, Éditions La Découverte. Paris 2005, 7,50 euros. Article paru dans l'édition du 10 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


45) LOGEMENT : Rendre les expulsions illégales

15 mars : cette date a sonné comme l’hallali pour les quelques 715 000 personnes en situation d’être expulsés, à cause d’un retard de loyer. Les députés communistes demandent l’interdiction des expulsions

==è Proposition de loi

Cette semaine, le groupe communiste à l’Assemblée nationale défend une proposition de loi visant à garantir à chacun « le droit à vivre dans la dignité » en inscrivant une série de mesures reconnaissant « l’existence de droits inaliénables : le droit au logement ; le droit au maintien de la fourniture en énergie et en eau ; le droit à un revenu décent ». Parmi ces mesures figure notamment « l’interdiction des expulsions locatives pour des motifs économiques et sociaux » et « l’interdiction des coupures de fourniture en énergie et en eau ». « Il faut sortir du Moyen Age », explique J.C. Sandrier, qui présente la proposition ; il rappelle que le droit au logement est inscrit comme droit social depuis 1946 et qu’on le retrouve dans la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. « Mais le défaut prolongé de paiement du loyer aboutit toujours, en dernière extrémité, à l’expulsion, faute en particulier de la reconnaissance et de la mise en place d’un authentique service public du logement », dit-il. Pour prévenir cette situation, qui serait rendue illégale, le texte propose, à compter de deux loyers impayés, que « le bailleur soit tenu de saisir une commission départementale dite de solidarité, chargée de statuer sur les dossiers, et notamment sur la solvabilité du débiteur. » Cette commission serait présidée par le préfet, précise le député qui y voit le moyen d’impliquer l’Etat.

===è La droite gênée

A la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, les élus de droite, majoritaire, cachent mal leur gêne. Avocats des nantis, ils font mine de « partager les objectifs » de la proposition communiste et « le sentiment de générosité » qui l’inspire mais prétendent craindre que cette loi soit « censurée par le Conseil constitutionnel sur le fondement du respect du droit de propriété ». Faux, rétorquent les députés communistes. « La sauvegarde de la dignité de la personne est un principe à valeur constitutionnelle » comme le confirme « la décision du Conseil du 19 janvier 1995 qui a accordé une valeur égale à ces deux principes, sans que l’un ait à primer sur l’autre ». Une jurisprudence appliquée dès mars 1995 par le tribunal de grande instance de Paris qui a jugé le droit à disposer d’un logement décent comme un impératif constitutionnel assimilé à un devoir de solidarité nationale, au même titre que le droit de propriété.

===è L’action des élus PCF

L’an dernier, le maire communiste de Bobigny, Bernard Birsinger, prenait un arrêté anti-expulsion dans sa commune. Une quarantaine de maires dont une grande majorité de maires communistes ont pris des arrêtés identiques. Ces arrêtés ont été suspendus en référé par la justice administrative mais aucun jugement sur le fond n’a été pour l’instant rendu. Ces actions ont permis un moratoire de fait pour une bonne partie des gens concernés et l’arrêté sur l’interdiction des coupures d’eau à Saint Denis a été jugé légal. Didier Paillard, maire de Saint Denis compte récidiver cette année en souhaitant voir des centaines de villes s’associer à sa démarche et il entend fonder ses arrêtés en invoquant d’autres motifs juridiques. Par exemple la Convention internationale des droits de l’enfant, la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les expulsions et la Constitution française…

===è Une grande bataille

Le PCF s’engage résolument dans ce combat essentiel du droit à l’habitat et invite chacune et chacun à agir afin, dans un premier temps, d’empêcher toutes les expulsions et dans le même temps d’imposer la création d’un service public du logement et de l’habitat, garant de l’égalité républicaine à ce sujet sur tout le territoire.

===è Le « non » au projet de constitution, pour nous libérer de la camisole libérale

S’agissant du logement, le projet de traité constitutionnel contrairement à notre Constitution ne reconnaît pas « le droit au logement » mais « le droit de se loger ». Compte tenu du credo libéral de ce texte, il pourrait demain être opposé à la création d’un grand service public national du logement comme aux initiatives de résistance aux coupures de gaz et d’électricité pour ne pas entraver « le marché ou la concurrence est libre et non faussée ». Parce que nous voulons préserver la possibilité de mettre en œuvre une véritable politique de gauche en France nous ne donnerons pas d’armes supplémentaires aux artisans obstinés de l’inhumanité dans nos vies. Nous appelons à leur dire « non ».

=====> La mission de l’ONU Habitat Europe a sollicité Bernard Birsinger, maire de Bobigny (93) pour travailler sur le phénomène des expulsions en Europe.

Extrait interview l’Humanité, 5 mars 2005 - Bernard Birsinger. La mission a pour objectif de vérifier s’il y a des manquements au respect des droits de l’homme à propos des expulsions forcées dans les pays riches. Sur le plan symbolique, c’est plutôt intéressant, car d’habitude, c’est dans les pays en voie de développement que l’on cherche ces manquements. Nous avons donc commencé par l’Italie. Après avoir rencontré des élus, des associations, des représentants de l’État, nous avons découvert une situation dramatique qui préfigure, je le crains, ce qu’il en sera en France si rien de concret n’est fait. Car depuis qu’il est au pouvoir, Berlusconi a liquidé les logements populaires, qui équivalaient à nos HLM, en les vendant en masse à des fonds de pension, qui les ont ensuite revendus à la découpe. À Rome, rien qu’en 2004 il y a eu 15 000 personnes expulsées, 5 000 SDF, alors que près de 150 000 logements restent non loués. Voilà ce que génère le marché. Sans contrepoids de l’État, il ne produit que du profit pour les spéculateurs et de la misère sociale pour la plupart des gens.

=====> Propositions communistes pour le logement : 

Un droit garanti par un grand service public national. Avoir un toit est un droit essentiel dont personne ne doit être privé, en aucun cas. Pour en assurer le respect, il faut créer un grand service public national du logement géré de façon décentralisée avec la participation des citoyen-nes. Il a comme priorité la maîtrise du foncier et la lutte contre la spéculation, l’accès au logement des jeunes, la modération des loyers, la qualité de l’habitat :

Mise en place d’une Sécurité sociale du logement

Interdiction des expulsions et des coupures de gaz et d’électricité

Suppression du loyer après 30 ans de location dans le secteur public

===è Parti communiste français, un parti libre pour bâtir un monde juste

Le Parti communiste français est un collectif militant. Ensemble, organisé-e-s, nous sommes plus fort-e-s pour faire face à la droite et à l’extrême droite, pour construire une alternative crédible de société, pour changer la politique. Notre militantisme est riche, solidaire, démocratique. Rejoignez-le ! ? Je souhaite être informé-e des initiatives du Parti communiste français ? Je décide d’être membre du Parti communiste français ? Je verse………………. euros (chèque à: Association de financement du PCF) Nom et prénom………………………………………Adresse…………………………………………………tél. :………………………….……Mel ………………………….. Renvoyer au Parti communiste français 2 place du Colonel-Fabien 75167 Paris cedex 19 Tél: 01 40 40 12 12 e-mail: pcf@pcf.fr web: www.pcf.fr - logement mars 2005 - From: infocom@listes.pcf.fr


46) TRIBUNE LIBRE : " Et l'histoire de la présence française outre-mer ? " Par Thierry Le Bars, professeur de droit à l'université de Caen Basse-Normandie, et Claude Liauzu,professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Denis-Diderot Paris-VII

Le 23 février 2005, a été promulguée une loi portant " reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ". Au moins deux des dispositions de ce texte posent question à la fois à l'historien et au juriste et font problème pour le citoyen. L'article 1er de cette loi énonce que " la nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'oeuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française. Elle reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilés, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance de ces anciens départements et territoires, et leur rend, ainsi qu'à leurs familles, solennellement hommage ". Rendre justice aux nombreux témoins ou acteurs de la période coloniale et de la décolonisation est louable. Très souvent, quel que soit le bord auquel ils appartiennent, ils ont le sentiment d'être des oubliés de l'histoire. C'est le cas, en particulier, des harkis, que la République a laissé croupir dans des camps misérables, après avoir abandonné leurs frères entre les mains du FLN. C'est le cas aussi des pieds-noirs, dont les mémoires sont blessées et qui se sentent fréquemment traités comme les boucs émissaires d'un passé douloureux. Fallait-il, pour autant, exprimer cette reconnaissance dans la loi ? Le juriste vous répondra non, car le rôle de la loi n'est pas de proclamer des sentiments ou des hommages ; c'est, vous le savez bien, de créer des règles, et uniquement cela. Mais peu importe, l'essentiel se trouve, à notre sens, dans l'article 4 de la loi, qui dispose, entre autres choses, que les programmes scolaires " accordent à l'histoire et aux sacrifices des - combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit ". En agissant ainsi, vous vous êtes arrogé le droit de déterminer le contenu des programmes scolaires. Comme vous le savez, cette mission relève du domaine réglementaire, puisqu'en matière d'enseignement, la Constitution ne vous confie que le soin de poser les principes fondamentaux. Normalement, les programmes scolaires font l'objet d'une concertation entre le ministère de l'Éducation nationale, l'inspection générale et les représentants des enseignants. Cela étant, vous êtes coutumiers de ce genre détement sur les prérogatives du pouvoir exécutif. Votre texte rappelle d'ailleurs singulièrement une loi du 21 mai 2001, qui déclare que les programmes scolaires doivent accorder " à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent ". Cette fois, c'est à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de l'outre-mer qu'il faut attribuer " une place éminente " dans les programmes. Vous auriez pu en rester là, mais vous êtes - allés encore plus loin en écrivant, toujours dans l'article 4, que les programmes scolaires " reconnaissent (...) le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ". En adoptant cette disposition, vous avez pris parti sur le sens à donner à la colonisation dans l'enseignement. Sur le fond, votre position est extrêmement contestable. Qu'il y ait eu des aspects positifs dans le phénomène colonial est indéniable ; il n'est qu'à penser aux hôpitaux, aux routes ou aux écoles que la France a bâtis dans les pays intégrés à son empire colonial. Mais comment peut-on dire de manière générale que le rôle joué par notre pays outre-mer a été positif, quand on en connaît les aspects les plus - révoltants ? Faut-il rappeler les massacres des conquêtes, les tortures, les dépossessions, le travail forcé, les lois dites de l'indigénat, les trois siècles et demi de traite et d'esclavage, qui ont marqué de manière indélébile les Antilles et la Réunion ? L'article 4 pose la question du rôle que vous vous attribuez à l'égard de l'histoire. Vous appartient-il d'en imposer une version légale, légitime et officielle ? Certains diront que vous l'avez fait, en 1990 et en 2001, d'abord en érigeant en infraction la négation du génocide perpétré par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, puis en reconnaissant le génocide arménien de 1915. Invoquer ces précédents, de même que - celui de la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité, ce que feront peut-être certains activistes de la mémoire, ce serait - comparer ce qui n'est pas comparable. En 1990 et en 2001, vous étiez confrontés à l'innommable et à des événements sur l'existence desquels un consensus a été établi par quantité d'études sur lesquelles les historiens sérieux s'accordent. Ceci légitimait votre intervention. Toute différente est la situation dans laquelle vous vous trouviez à l'égard de la colonisation, spécialement celle de l'Afrique du Nord, car elle fait l'objet de débats et son évaluation est extrêmement controversée au sein de la communauté des historiens, que vous n'avez même pas jugé bon de consulter. Vous avez pris position arbitrairement dans un débat auquel la loi devrait rester étrangère. - Légiférer consiste à créer des normes, à énoncer ce qui doit être ; cela ne consiste pas à dire ce qui est ou ce qui a été. Vous avez pris le risque d'exacerber les passions dans un domaine où toutes les blessures ne sont pas encore refermées. On doit respect aux morts, on ne doit que la vérité aux vivants, disait Anatole France. Cette vérité est indispensable pour permettre aux enfants qui vivent ici de comprendre pourquoi et comment ils sont appelés à bâtir ensemble leur avenir. Enfin et surtout, vous avez instauré un précédent fâcheux. La neutralité scolaire est un principe qui a permis de ne pas faire des salles de classe le champ clos des guerres - civiles de notre histoire. Nul n'a envie de vivre dans une société où le législateur indiquerait au citoyen ou à l'écolier ce qu'il faut penser et à l'enseignant ce qu'il faut dire. Notre passé collectif ne vous appartient pas. L'article 4, alinéa 2, de la loi du 23 février 2005 n'est pas digne d'une démocratie. Nous vous demandons de l'abroger. A rticle paru dans l'édition du 10 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


47) [infocom-ldh] PLATE-FORME COMMUNE LDH-SAF-SM POUR UNE SEMAINE D'ACTION SUR LA JUSTICE

Plate-forme commune LDH-SAF-SM pour une semaine d'action sur la justice 

Depuis plusieurs années les citoyens ne croient plus en leur justice. Lente, inégale, inefficace, les adjectifs négatifs pleuvent sur une institution pourtant essentielle dans toute démocratie. Chaque fait divers, chaque procès entraîne des commentaires, souvent contradictoires, qui reprochent à la Justice tantôt d’être trop laxiste, tantôt d’être injuste et de s’en prendre à des innocents. La défiance des citoyens envers leur justice est à son comble.

 En 4 ans, depuis la fin de l’année 2001, la Justice a supporté au moins 12 réformes. Elles vont toutes dans le même sens : accroître les pouvoirs de la police et du parquet d’abord, diminuer les pouvoirs des juges et les garanties reconnues aux citoyens ensuite. Le secret professionnel, que ce soit chez les avocats ou chez les travailleurs sociaux est battu en brèche. Aujourd’hui, poser un micro, chez un particulier, la nuit, est, dans certaines circonstances, légal. Aujourd’hui, se voir interdire un travail parce que l’on a été suspecté d’un délit, même après avoir été innocenté, est une réalité quotidienne. Depuis l’adoption de ces réformes avoir été condamné lors d’une manifestation, comme certains militants syndicalistes, entraîne un fichage génétique. L'indépendance de la justice est mise en cause par un ministre qui distribue les ordres à tout va. La qualité du service public de la justice est compromise lorsque, sous prétexte de proximité, il est confié à des juges sans garanties d'indépendance et de compétence. Ces réformes prétendent apaiser les peurs de nos concitoyens et répondre à un souci de sécurité. A ce jour, elles n’ont eu comme seuls effets que de remplir les prisons et de s’en prendre aux plus faibles d’entre nous. Les mendiants sont pourchassés, les prostitué(e)s réprimés et expulsés alors que les réseaux mafieux continuent à prospérer, les mineurs sont désignés comme les principaux responsables des violences urbaines. De lois en lois, il ne s’agit plus d’assurer le respect de la sûreté de tous mais de faire peur et d’emprisonner. Les droits des victimes sont tout autant ignorés par le recours à des procédures si expéditives qu’elles ne peuvent organiser leur défense pas plus d’ailleurs que les personnes accusées. Nombre de nos concitoyens ont cru que ces lois apporteraient une solution et qu’elles permettraient de mieux vivre. Est-ce le cas ? Par évidence, non. Les projets du gouvernement réduisent la prévention à une répression anticipée et à la surveillance quotidienne de chacun de nous. Laisser croire que mieux réprimer est la seule solution dans une société taraudée par le chômage, la précarité sociale et les discriminations, c’est mentir. Désigner des boucs émissaires qui seraient responsables de tous nos maux qu’ils soient étrangers, pauvres, gens du voyage ou SDF, c’est attiser les haines mais certes pas répondre aux vraies questions. Or, le débat n’est pas entre réprimer plus ou laisser faire, entre abandonner nos libertés ou assurer la sécurité. La réponse judiciaire n’a de sens et d’efficacité que lorsqu’elle s’inscrit dans une politique d’ensemble qui intègre de réelles mesures de prévention et qui conduit à la disparition des exclusions sociales dont souffrent près de 10 millions de personnes en France. Dans ce contexte, pouvons nous admettre que la Justice soit le bras armé d’une politique qui se contente d’effets d’annonce démagogiques et porte atteinte aux libertés de tous ? Nous devons réfléchir à ces questions et organiser un vrai débat citoyen qui permette de faire l’état des lieux et de dégager des propositions. Nous avons décidé de proposer à tous les citoyens et à toutes les organisations de participer à ce débat que nous souhaitons organiser partout en France dans la semaine du 16 mai 2005 autour des questions suivantes :

Quel est l’état de la Justice ? Est-elle indépendante ? Est-elle égale pour tous ? respecte-t-elle et protège-t-elle les libertés ?

Faut-il que tout passe par une réponse judiciaire ? Comment articuler une réponse judiciaire et la prévention ?

* La Justice, la police, la prison sont-elles les seules réponses possibles et sont-elles efficaces face à l’insécurité civile ou sociale ?

 

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 Dans le cadre de cette semaine d'action LDH-SAF-SM, les sections LDH sont invitées à contacter les représentant locaux du SAF et du SM afin d'organiser un grand nombre de débats. N'hésitez pas à contacter le service communication de la LDH (tel : 01 56 55 51 07, e-mail : communication@ldh-france.org) pour obtenir les coordonnées de représentants locaux du SAF et du SM. Vous trouverez par ailleurs ci-dessous les coordonnées du SAF et du SM.

Coordonnées du Syndicat des avocats de France (SAF) : 21 bis rue Victor Massé 75011 Paris Tel : 01 42 82 01 26 e-mail : saforg@club-internet.fr

Coordonnées du Syndicat de la magistrature (SM) : 12/14 rue Charles Fourier

75013 Paris Tel : 01 48 05 47 88 e-mail : syndicat.magistrature@wanadoo.fr

-- From: "Infocom Ldh" <infocom-ldh@ldh-france.org>


48) PSYCHIATRIE PUBLIQUE : L’URGENCE

==è Les hospitaliers en lutte

Les hospitaliers du secteur et leurs organisations syndicales se mobilisent depuis plusieurs mois pour faire entendre la spécificité de la psychiatrie, l’ampleur des besoins et la hauteur des moyens qu’il faut lui consacrer en terme de personnels, de structures, et de formation. Le 18 mars ils sont à nouveau dans l’action auprès de chaque agence régionale de l’hospitalisation pour dénoncer notamment les orientations du plan Douste Blazy. Les communistes soutiennent ces luttes. Psychiatrie et santé mentale sont au cœur des évolutions de la société et des questions politiques. Nous rejetons de toutes nos forces les objectifs de rentabilités financières qui sont ceux du gouvernement Raffarin et de la construction européenne libérale..

==è Etat de délabrement de la psychiatrie publique 

L’actualité vient une nouvelle fois de mettre sur le devant de la scène la situation de la psychiatrie publique et la question de la prise en charge de la maladie mentale dans notre pays. L’état de délabrement dans lequel se trouve ce secteur est le résultat de politiques de rationnement des dépenses de santé qui depuis plus de 20 ans l’ont particulièrement frappé :

* fermetures de lits

* diminution de personnels

* suppression des formations médicales et para médicales spécifiques.

La qualité des soins et les conditions de travail s’y sont considérablement dégradés. Avec les médecins psychiatres et les personnels soignants, les communistes militent en faveur d’une conception de la psychiatrie en phase avec la réalité des besoins et qui fasse résolument le choix de l’individu et de la démocratie.

==è Plan gouvernemental : insuffisant et dangereux

L’émotion suscitée par le drame de Pau et la réalité de la psychiatrie, ont contraint le gouvernement à décréter un moratoire sur la fermeture des lits et à annoncer la création de 2500 postes. Le plan santé mentale que le ministre Douste Blazy propose et voudrait voir adopter à la va vite prend en compte l’existence de problèmes, mais reste dans la logique de restriction de l’offre de soin. Son objectif est d’opérer un transfert de charges du sanitaire vers le médico-social et l’associatif chargeant ces derniers de s’occuper de l’alternative à l’hospitalisation et du suivi des patients dans la cité.

Il organise dans le même temps la privatisation du service public de psychiatrie en autorisant les établissements privés à ouvrir des CMP, CATTP et hôpitaux de jour. Ces mesures remettent en cause la politique publique française de sectorisation psychiatrique qui a pourtant joué un rôle majeur dans le développement de soins de proximité permettant l’intégration du malade mental dans la société . Sur le terrain de la prévention en santé mentale, il se limite à des campagnes de communication en direction des professionnels et du grand public sur les différents troubles psychiques sans envisager les moyens d’une réelle prévention. Les mesures concernant la formation des personnels qui exercent dans les hôpitaux sont quant à elles dérisoires ( 3 fois 15 jours de formation spécialisée pour les nouveaux infirmiers) au regard des besoins et de la complexité du soin en psychiatrie.

===è Un plan libéral conforme a la constitution européenne

Face à l’état des lieux désastreux de la psychiatrie publique, le gouvernement reste donc droit dans ses bottes et continue la chasse aux déficits publics et la course à la privatisation préconisées par le traité de Maastricht et portées par le projet de constitution européenne. Dans ce projet où tout ce qui entrave la libre concurrence et la marchandisation des services doit être balayé, le devenir du service public de psychiatrie, qui est un enjeu important est menacé. Aujourd’hui il y a urgence à agir contre la privatisation du secteur, urgence à obtenir des moyens supplémentaires et un plan de formation digne de ce nom.

Il y a urgence aussi à empêcher la mise en place du projet de constitution européenne qui ne ferait qu’une bouchée de la psychiatrie publique. Faisons du NON le 29 mai un prolongement à la lutte des hospitaliers.

=====> Dans une société de plus en plus dure, une progression des souffrances mentales

De plus en plus d’hommes et de femmes dans notre pays sont fragilisés par le chômage, la précarité, l’altération des conditions de vie et de logement . Cette « mal vie », conséquence de choix politiques ultra libéraux , génère des difficultés et des souffrances psychiques nouvelles que le service public de santé mentale, seul garant de l’accès égalitaire aux soins, se doit de prendre en charge. Faute de moyens suffisants il est aujourd’hui en difficulté .

======> Des propositions communistes mettre à débattre :

1. Des moyens immédiats pour l’ouverture de lits et de structures alternatives à l’hospitalisation, , la création de postes , la formation, la revalorisation des carrières

2. Le développement d’un grand service public de psychiatrie qui réaffirme le secteur comme fondement de son organisation, qui assure une formation de haut niveau à l’ensemble de son personnel, qui redonne un sens au travail d‘équipe et institutionnel, qui organise la prise en charge diversifiée des patients en lien avec les différents partenaires et réseaux et donne toute sa place aux associations de familles et d’usagers.

3. L’ouverture d’un débat national pour construire une vraie politique de santé mentale.

4. Une réforme de la sécurité sociale qui lui assure le financement nécessaire pour répondre aux besoins.

===è Parti communiste français, un parti libre pour bâtir un monde juste

Le Parti communiste français est un collectif militant. Ensemble, organisé-e-s, nous sommes plus fort-e-s pour faire face à la droite et à l’extrême droite, pour construire une alternative crédible de société, pour changer la politique. Notre militantisme est riche, solidaire, démocratique. Rejoignez-le !

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Renvoyer au Parti communiste français 2 place du Colonel-Fabien 75167 Paris cedex 19 Tél: 01 40 40 12 12 e-mail: pcf@pcf.fr web: www.pcf.fr mars 2005 - From: infocom@listes.pcf.fr


49) « Dire non à l'impuissance et la vassalisation des nations européennes » par Jacques Généreux

Bonjour, Voici un excellent article de Jacques Généreux, maître de conférences des université et professeur d'économie à Sciences po Paris. Je vous conseille de le diffuser un maximum. Les arguments sont claires, simples et démontent tout simplement l'idée des partisans du oui qui veut nous faire croire que la constitution va faire de l'Europe un contre poids aux USA. Avec un tel traité : IMPOSSIBLE. Guillaume

=====> Analyse : Indépendance

L'Europe pourra-t-elle demain défendre son modèle de civilisation et sa conception des relations internationales faces aux stratégies nationalistes ? Le projet de Constitution opte pour la direction inverse : c'est une conception " atlantiste " qui prévaut, marquée par le renoncement à l'indépendance. Au final, c'est une " Europe Faiblesse " qui se dessine.

Dire non à l'impuissance et la vassalisation des nations européennes

Face aux stratégies de puissance nationaliste mise en œuvre par les États-Unis, la Chine, l'Inde, la Russie et le Japon, l'Europe a le choix entre devenir un simple terrain de jeux pour les marchands et dépendante des États-Unis pour sa défense et sa politique extérieure, ou bien devenir une Puissance politique et économique capable à la fois de défendre son propre modèle de civilisation et sa conception des relations internationales. Par Jacques Généreux A Gauche 965 - 13/10/04

Une Europe Puissance, suppose 1°) la volonté politique, 2°) des moyens économiques, 3°) des moyens militaires et 4°) l'indépendance de notre politique de défense à l'égard de l'OTAN. Or, le traité qui nous est proposé empêche la satisfaction de ces quatre conditions.

1°) La volonté politique.

- La guerre en Irak a révélé la division de l'Union entre d'une part, des pays marchands qui n'ont que faire d'une Europe Puissance et compte sur l'Amérique pour faire régner la paix, et d'autre part, des pays soucieux de rester, collectivement, des nations prêtes à assurer leur propre défense et à défendre leur conception de l'ordre international (fondé sur le multilatéralisme, le droit international et l'ONU). Tant que l'unanimité est requise en ces matières, un seul pays atlantiste interdit la construction de l'Europe Puissance. - Le traité divise en trois l'expression de la "volonté européenne" sur la scène internationale (Président du Conseil européen, président de la Commission, ministre des affaires étrangères).

2°) Les moyens économiques.

- La puissance passe par une politique industrielle et une politique de recherche européenne solidaire et coordonnée. Mais le traité prohibe tout moyen financier supplémentaire et donc toute politique d'envergure. Le budget de l'Union doit être équilibré (I-53-2) et intégralement financé par des ressources propres (I-54-2). L'Union ne peut donc pas mener de politique budgétaire de soutien de l'activité et ne peut pas emprunter pour financer un quelconque projet (grands travaux, recherche, etc.). Ces contraintes pourraient être compensées par une augmentation substantielle des ressources de l'Union, mais le budget est plafonné à 1,27% du PIB, et cela ne peut être modifié qu'à l'unanimité des 25 États membres (donc jamais). - La puissance passe par une économie européenne solidaire en quête de progrès général et non par un espace de guerre économique entre les États de l'Union. Les États fédérés américains ne sont pas en guerre les uns contre les autres. Le seul Budget fédéral américain prend à sa charge entre 20 et 30 % d'un choc conjoncturel affectant négativement l'activité économique de l'un des États ! Le Budget européen ne peut compenser au mieux que 2 à 3 % d'un tel choc. La politique monétaire américaine est au service des intérêts de l'économie américaine ; la politique monétaire européenne est au service d'un dogme monétariste erroné qui engendre des taux d'intérêt deux fois plus élevés et un taux de croissance deux fois plus faible qu'aux États-Unis. Le traité conforte cette situation.

3°) Les moyens militaires.

Non seulement le traité ne prévoit pas les moyens nécessaires à la constitution d'une défense européenne plus efficace, mais il affirme explicitement que c'est aux États membres de prendre en charge la défense. "Les États s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires" (I-41-3). Incitation curieuse au militarisme et à l'augmentation des dépenses publiques ! Peut-on imaginer un amendement à la Constitution américaine confiant aux États de l'Union le soin de développer les capacités militaires ? La rationalité militaire et l'efficacité économique de la dépense commande au contraire la réduction des dépenses militaires nationales et le financement collectif de forces communes.

4°) L'indépendance à l'égard de l'OTAN.

Le traité est sur ce point on ne peut plus clair. "La politique de l'Union (...) respecte les obligations découlant du traité de l'Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l'OTAN et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre" (I-41-2). Il est par ailleurs rappelé que l'OTAN "reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en œuvre." (I-41-7). Si quelqu'un osait suggérer l'introduction de telles clauses dans la Constitution nationale cela provoquerait un tollé général. Comment peut-on ligoter par avance et de façon définitive notre politique de défense, par une exigence de compatibilité avec la politique d'une organisation dominée par les États-Unis ? C'est une concession inacceptable aux atlantistes qui n'aspirent en effet, pour l'heure, qu'à faire du business sous la protection militaire des Américains - From: "Guillaume Pastureau" <nesta004@neuf.fr>


50) LA CHRONIQUEDE CYNTHIA FLEURY : De l'art de fuguer en bonne compagnie

Avant que le calendrier politique et les affres de l'actualité ne reprennent leurs droits sur le contenu de cette chronique, offrons-nous pour un instant la quadruple compagnie d'un Deleuze, d'un Desanti, d'un Proust et d'un Stiegler - tous réquisitionnés pour inventer une ronde exemplaire d'interrogations : qu'est-ce que l'inquiétude de l'âme ? Que sont ses " plis " ? Quel sens donner à l'éthique ? Comment guérir du chagrin ? Pourquoi sommes-nous entrés dans l'ère de la mésestime de soi et de la misère symbolique ? Des questions bien loin des turbulences du monde et qui pourtant, chaque jour, taraudent notre existence, la gangrènent ou nous renforcent. Premier temps de notre échappée, avec Gilles Deleuze (1) qui, d'une voix de rocaille douce, nous invite à interroger le " tissu de l'âme ". Qu'est-ce que l'âme si ce n'est un " fourmillement de petites inclinations ", une multitude de plis qui se font et se défont, et qui, à force de faire ployer l'âme dans tous les sens, la transforment en un " tissu vivant de plis " ? L'âme est moins une balance qu'un balancier. Les choses de la vie ne " pèsent " pas sur elle comme des " poids ". Jamais rien ne trouve en elle un poids fixe, et c'est bien là le problème, ou encore ce qu'on appelle l'inquiétude de l'âme. Vers quel côté aller ? Quel pli parmi les innombrables plis suivre ? Choisir, délibérer, c'est en fait, pour l'âme, chercher à produire un pli décisif. Avec tous les petits plis qui la tordent et qui constituent son inquiétude, l'âme doit parvenir à produire le pli " remarquable ", " décisoire ", celui qui remplira son " amplitude ". Telle est la définition de l'acte libre : c'est l'acte qui effectue " l'amplitude de mon âme ". Et tous les actes ne répondent pas à un tel défi. Et Deleuze de nous donner l'exemple d'un acte machinal : " Quand je me rase le matin, cela ne remplit pas l'amplitude de mon âme. " Et nous de nous rappeler la petite phrase d'un ex-ministre de l'Intérieur. Il y a donc toute une catégorie d'actes qui n'a pas à être confrontée à la question de la liberté. Pour nous, les férus de liberté et de droit, cela sonne comme un glas, et comme une transition parfaite vers Jean-Toussaint Desanti (2) qui, de façon posthume, vient nous raconter son agacement devant le " ressassement de notre bible laïque ", la Déclaration des droits de l'homme. Pourquoi une telle irritation ? Justement parce que le philosophe en a marre de l'usage perverti des mots : " Qu'on les prenne, les mots, par la peau du cou, comme des chatons, et qu'on les retourne pour voir ce qu'ils enferment en eux. " Qu'on vérifie donc bien si l'expression " droits de l'homme " peut s'acquitter de sa dette, si elle est capable de renvoyer à un " concept ", ou si tout ça n'est que verbiage. Troisième temps de notre échappée, cette sonate à la Lune dans laquelle Marcel Proust (3) peint tout autant la mouvance de l'âme que celles d'un Soleil disparaissant et d'une Lune naissant : qui des plis de l'âme ou du " sable magiquement éclairé où s'amassent tant de ténèbres " va avoir raison de l'âme proustienne ? Qui détient le pli " décisoire " ? Pourquoi, arrivant sur cette plage, le narrateur triste à en mourir repart guéri de sa mélancolie ? " Jamais, en effet, les bois n'avaient dormi si profondément, on sentait que la Lune en avait profité pour mener sans bruit dans le ciel et dans la mer cette grande fête pâle et douce. Ma tristesse avait disparu. J'entendais mon père me gronder, Pia se moquer de moi, mes ennemis tramer des complots, et rien de tout cela ne me paraissait réel. La seule réalité était dans cette irréelle lumière, et je l'invoquais en souriant. Je ne comprenais pas quelle mystérieuse ressemblance unissait mes peines aux solennels mystères qui se célébraient dans les bois, au ciel et sur la mer, mais je sentais que leur explication, leur consolation, leur pardon était proféré, et qu'il était sans importance que mon intelligence ne fût pas dans le secret, puisque mon coeur l'entendait si bien. " Dernier temps de l'échappée avec Bernard Stiegler (4), qui nous rappelle à quel point notre " peau " est en danger " si nous cessons toute expérience esthétique avec nous-mêmes. " On ne peut s'aimer soi-même qu'à partir du savoir intime que l'on a de sa propre singularité. " Et cette singularité, c'est tout autant le " tissu de l'âme " deleuzien que les " mystères solennels " proustiens. (1) Leibniz : âme et damnation, double CD, Gallimard, 2003. (2) La Peau des mots. Réflexions sur la question éthique, Le Seuil, 2004. (3) Les Plaisirs et les jours in la Nuit, textes lus par Hubert Reeves, De vive voix, CD, 2001. (4) De la misère symbolique. L'époque hyperindustrielle, Galilée, 2004. Article paru dans l'édition du 21 septembre 2004. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


51) SOCIÉTÉ : " Taxer les laboratoires pharmaceutiques " entretien avec François Autain, sénateur de Loire-Atlantique

François Autain, sénateur de Loire-Atlantique, apparenté au groupe communiste, républicain et citoyen, ancien secrétaire d'État de 1981 à 1983 et membre de la commission des Affaires sociales, est à l'origine d'une proposition de résolution pour la création d'une commission d'enquête sur les conditions de délivrance et de suivi des autorisations de mise sur le marché des médicaments.

=====> Qu'est-ce qui vous a poussé à vous intéresser aux conditions de mise sur le marché des médicaments ? - François Autain. Bien que je n'exerce plus depuis 1978, je suis médecin, et je me suis toujours intéressé à la question du médicament, à sa prescription, à ses modalités de mise sur le marché... De plus, en 1998, j'ai participé aux débats, dans le groupe socialiste, pour la création de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Depuis des années, les dépenses de santé sont en constante augmentation (+ 6,7 % en 2003, + 7,3 % en 2004) mais le gouvernement ne s'attaque pas au médicament. Lors du débat sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, je suis intervenu par voie d'amendement sur la question de la balance bénéfice/risque et sur l'opacité qui entoure l'autorisation de mise sur le marché (AMM) d'un médicament. Il n'est pas normal en effet que le Syndicat de l'industrie pharmaceutique participe aux délibérations de la commission de transparence. J'ai pris cette résolution à la suite du rejet de tous les amendements que j'avais déposés. L'affaire du Vioxx m'a beaucoup aidé (l'anti-inflammatoire a été retiré du marché mondial en septembre dernier après qu'une nouvelle étude eut indiqué une nette augmentation des risques cardiaques au-delà d'un an d'utilisation NDLR).

=====> Dans une tribune publiée la semaine dernière dans le Monde, Jean-François Bergmann, vice-président de la commission d'autorisation de mise sur le marché des médicaments, explique qu'une AMM est " une autorisation, mais en aucun cas un gage de supériorité du nouveau médicament par rapport aux plus anciens ". Qu'en pensez-vous ? - François Autain. Il est vrai que l'intervention de la commission d'AMM se borne à évaluer la toxicité du médicament, à peser s'il a plus d'avantages que d'inconvénients. L'AMM n'est pas le résultat d'une évaluation comparative du médicament. Ce n'est pas pour autant que l'on doit s'en satisfaire. Ce dernier point fait partie des réformes que je souhaite voir mises en oeuvre. Mais je sais que cela rencontre l'hostilité farouche des laboratoires qui, comme vous le savez, ne trouvent plus rien. La recherche est en crise, à bout de souffle. Mais comme il faut quand même gagner sa vie, et même bien la gagner pour permettre aux actionnaires de percevoir des dividendes importants, on crée de fausses innovations qui ne sont que rarement rejetées par la commission d'AMM : de 1994 à 1997, sur 622 demandes formulées, 14 avis négatifs seulement ont été rendus. L'AMM n'est pas accordée pour des raisons de santé publique, mais pour des raisons qui tiennent au libéralisme économique. L'objectif du laboratoire est de réaliser des bénéfices. Si aucun contre pouvoir ne le freine, rien ne l'arrête. C'est là que les agences, vu leur peu de moyens, ne remplissent pas leur mission.

=====> Or, une expertise indépendante permettrait aux prescripteurs de recevoir d'autres informations que celles données par les laboratoires eux-mêmes ? - François Autain. Bien sûr. La solution à ce problème, même si ce n'est pas facile, passe par l'octroi de moyens financiers beaucoup plus importants pour permettre aux agences de se doter d'experts indépendants et rémunérés qui pourraient effectuer des essais cliniques indépendants. Quant à l'information des laboratoires, les visiteurs médicaux sont là non pour informer mais pour promouvoir un produit. Un projet de créer 400 postes d'agents directement en lien avec les caisses d'assurance maladie, chargés d'informer les médecins indépendamment des laboratoires, est en discussion. Mais il est question de 400 agents. Ils ne feront pas le poids face aux 25 000 visiteurs médicaux. Il faudrait que la Sécurité sociale prenne conscience que son intérêt n'est pas de rembourser aveuglément des médicaments vendus très chers par les laboratoires, ce qui leur permet de multiplier les campagnes de marketing, mais, au contraire, d'investir des sommes importantes dans l'information des médecins et dans l'évaluation post-AMM des médicaments. La dépense en anticholestérol représente près d'un milliard d'euros par an à la Sécurité sociale, sans qu'aucun contrôle sur la prescription et l'indication ne soit fait. Ce n'est pas acceptable.

=====> Que proposez-vous pour sortir de cette situation ? - François Autain. Je suis pour la mise en place d'une taxe qui soit calculée sur le chiffre d'affaires global de la pharmacie et qui serve à faire fonctionner les agences publiques. Ces dernières pourraient diffuser des informations en direction des médecins et des usagers, dans des conditions au moins équivalentes à celles des laboratoires aujourd'hui. Mais pour cela, il faut une volonté politique à toute épreuve. Et les liens sont ténus entre les entreprises et les hommes politiques. Maud Dugrand. Article paru dans l'édition du 11 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


52) L'espoir change-t-il de camp ? par JEAN BRICMONT

Jean Bricmont est certes un des intellectuels européens les plus lucides pour analyser les faiblesses de la gauche intellectuelle face aux guerres. La source de ces faiblesses ? Une rupture inconséquente avec la pensée majoritaire héritée du colonialisme, affirme-t-il. Provocant ? A lire, c'est sûr. Et pour les Bruxellois, à venir écouter ce vendredi 11 mars, puisque Jean Bricmont sera un des principaux orateurs du grand débat Où va l'Irak ? Et que pouvons-nous faire ? programme complet sur : http://www.stopusa.be/agenda/texts.php?id_event=89

L'espoir change-t-il de camp ? par JEAN BRICMONT (Contribution à " Mourir pour MacDo en Irak ", éditions Aden, Bruxelles, 2004) Les outrages commis par les Cipayes révoltés en Inde sont réellement épouvantables, affreux, indicibles --- comme ceux qu'on ne s'attend à voir que dans les guerres de mutinerie, de nationalités, de races, et par-dessus tout de religion ; en un mot, comme ceux que la respectable Angleterre avait coutume d'applaudir lorsqu'ils étaient perpétrés par les Vendéens contre les " Bleus ", par les guérilleros espagnols contres les Français infidèles, par les Serbes contre leurs voisins allemands et hongrois, par les Croates contre les rebelles viennois, par la garde mobile de Cavaignac ou les Décembristes de Bonaparte contre les fils et les filles de la France prolétarienne. Aussi infâme que soit la conduite des Cipayes, elle n'est que le reflet, sous une forme concentrée, de la propre conduite de l'Angleterre en Inde.... Karl Marx .

====> Il y a un certain nombre de choses qu'il est apparemment plus facile de commencer que d'arrêter : une histoire d'amour, grignoter des pistaches et mener une guerre. C'est ce dernier point que les Américains découvrent aujourd'hui en Irak. Cette situation va soulever de nouveaux débats au sein des mouvements opposés à la guerre. Il y a toujours eu deux tendances au sein de ces mouvements, l'une minoritaire et l'autre majoritaire : en 1991, la majorité soutenait l'embargo contre l'Irak comme alternative à la guerre. La minorité voyait dans cet embargo un simple préparatif à la guerre et s'y opposait. Lors des accords d'Oslo, la majorité a applaudi et la minorité y a vu un accord de type " Bantoustan " qui ne résoudrait rien . Lors des guerres contre la Yougoslavie et contre l'Afghanistan, la majorité a pris une position de type ni-ni : ni l'OTAN ni Milosevic, ni Bush ni les Talibans. Lors de l! a dernière guerre, la majorité a soutenu les inspections de l'ONU, de nouveau comme alternative à la guerre, et la minorité y a vu une préparation psychologique à cette guerre (s'il faut des inspections, c'est que l'Irak viole sans doute le droit international et si ces inspections ne mènent à rien, une guerre est peut-être nécessaire). Dans la situation présente, la majorité demandera que l'ONU ou l'Europe s'impliquent plus dans la " reconstruction " de l'Irak et la minorité exigera le départ pur et simple des occupants . L'idée que je voudrais défendre ici, c'est que la position majoritaire est en fait très faible intellectuellement et que sa force vient essentiellement du soutien dont elle dispose dans les grands appareils politiques (socialistes, verts et même communistes). À cause de cette force institutionnelle, les majoritaires peuvent éviter le débat avec les minoritaires en les taxant de simplisme, d'antiaméricanisme primaire (si pas d'antisémitisme) ou en les accusant d'être " pro-X " (où X=Milosevic, Saddam Hussein, les Talibans etc.). Pour illustrer ce qui est erroné dans la tendance dominante, commençons par le slogan " ni-ni " : maintenant que Milosevic est à La Haye, les Talibans et Saddam Hussein renversés, les partisans de ce slogan peuvent-ils expliquer comment ils comptent se débarrasser de l'autre partie du " ni ", Bush ou l'OTAN ? Bien entendu, c'est impossible et ! ils le savent très bien. Mais c'est bien là tout le problème : on ne peut pas mettre sur le même pied un pays où vivent 4 % de l'humanité et dont les dirigeants déclarent ouvertement que le siècle qui commence sera " américain " et des pouvoirs brutaux (au demeurant très différents entre eux) mais dont l'action est fortement limitée dans le temps et dans l'espace. Plus fondamentalement, le discours majoritaire se laisse trop influencer par l'idéologie dominante de notre époque. Celle-ci peut être résumée en quelques idées fondamentales : la chute de l'URSS démontre la supériorité de notre système, basé sur la démocratie, le respect des droits de l'homme et le marché libre. Le problème est d'étendre ce système là où il ne règne pas encore et pour cela, l'usage de la force est parfois nécessaire. Il y a partout de nouveaux Hitlers qui se proposent de massacrer de nouveaux Juifs-les Kosovars, les Kurdes, les femmes afghanes etc. Ceux qui refusent l'ingérence humanitaire sont analogues aux " Munichois " d'avant-guerre. Ils ferment les yeux face au véritable danger de notre temps, le " fascisme islamique " et refusent de porter secours aux " victimes ". Le courant majoritaire accepte pour l'essentiel le début du raisonnement, mais pas nécessairement sa conclusion (concernant l'usage de la force). Le courant minoritaire repose sur une tout autre vision du monde et de l'histoire. " Notre " système n'est pas basé uniquement ou même principalement sur " la démocratie, le respect des droits de l'homme et le marché libre ", mais sur une longue période de relations inégales avec ce vaste réservoir de matières premières et de travail gratuit ou très bon marché qu'on appelle aujourd'hui le Tiers Monde . Personne ne peut dire ce que serait notre système (ni d'ailleurs comment aurait pu se développer le reste du monde) sans le trafic des esclaves, la conquête des Amériques et son pillage ainsi que celui de l'Afrique et des Indes, les guerres de l'opium, le flot ininterrompu de pétrole bon marché au 20ème siècle ou le transfert de ressources pudiquement appelé " service de la dette ". Du point de vue défendu ici, le plus grand progrès du 20ème siècle est sans doute la défaite des puissances européennes dans les luttes anti-coloniales. Cela a permis de libérer des centaines de millions d'hommes et de femmes d'une des formes les plus extrêmes de racisme, d'exploitation et d'oppression. Mais cette libération n'a été que partielle, essentiellement parce que le système colonial a été remplacé par un système néo-colonial qui a laissé plus ou moins intactes les relations économiques inégales, tout en déléguant les tâches de répression à des gouvernements formellement autonomes. On peut penser et souhaiter que les principales luttes de ce siècle-ci auront pour objet le démantèlement du système néo-colonial, et l'on peut observer en Amérique Latine ainsi que dans ce qu'il y a de meilleur dans le mouvement altermondialiste, l'amorce d'un tel combat. Il est par ailleurs facile d'établir un lien direct entre les guerres actuelles et le système colonial et néo-colonial. La création d'Israël n'a été possible que comme prolongement de l'occupation britannique de la Palestine après la fin de l'empire turc. La création d'un Koweït " indépendant " (du monde arabe, mais pas de nous) est aussi liée à l'implication de l'Empire britannique dans cette région. Le régime baasiste en Irak est issu de la révolte contre la monarchie qui servait de " façade arabe " à cet empire, pour utiliser l'expression de Lord Curzon. Le régime iranien, quant à lui, est issu d'une révolte contre celui du Shah, qui a été instauré par les États-Unis en 1953, lors du renversement de Mossadegh, lequel avait eu le mauvais goût de chercher à nationaliser le pétrole. Le soutien à Saddam Hussein da! ns les années 80 était motivé par la volonté de " contenir " la révolution iranienne. Al Quaida trouve ses origines dans la lutte instiguée par les Américains contre un régime relativement laïc mais proche des Soviétiques en Afghanistan . Bref, où que l'on se tourne, on constate que les interventions d'hier, toutes bien sûr justifiées par les plus nobles intentions, ont semé les germes des conflits d'aujourd'hui. Venons-en à la situation actuelle en Irak et à l'attitude que les mouvements anti-guerre devraient adopter. Tout d'abord, il faut se rendre compte que les États-Unis ne vont pas quitter l'Irak, sauf s'ils finissent par en être chassés militairement, ce qui prendra beaucoup de temps (et de morts). Politiquement, ils ne peuvent pas se permettre de perdre la face dans un conflit où ils ont tant investi. Ils ne peuvent s'en aller que s'ils laissent derrière eux un régime " ami ". Le problème est qu'ils ont peu d'alliés réels dans le monde arabe : quelques milieux d'affaires et des dirigeants féodaux, mais ni les forces laïques qui ont toujours eu une position anti-impérialiste ni, ce qui est nouveau, le gros des forces religieuses. L'avenir dira s'ils gagneront leur pari - Irakiser la guerre - c'est-à-dire faire combattre la résistance par les Irakiens eux-mêmes. Mais c'est loin d'être certain et il est peu probable que ce pari soit gagné par des moyens démocratiques et respectueux des droits de l'homme. On aura sans doute affaire pendant des années à un gigantesque Liban ou à une gigantesque Palestine. Il sera pour le moins intéressant d'observer l'attitude des intellectuels occidentaux qui ont agité le drapeau des droits de l'homme pendant tant d'années contre les pays socialistes et les régimes nationalistes du Tiers-Monde. On peut facilement parier que ces intellectuels se focaliseront, non sur l'occupation et son caractère illégitime, mais sur les méthodes utilisées par la résistance et dont la stigmatisation sera un axe privilégié de leur discours ; on s'indignera face aux attentats-suicides et aux attaques contre les civils et on exigera que les critiques de la guerre " condamnent sans ambiguïté " ces méthodes, avant toute autre chose. Mais, comme le texte de Marx cité en exergue le rappelle, l'indignation sélective face aux " atrocités " n'est pas nouvelle. Les Moudjahidines en Afghanistan à l'époque soviétique n'utilisaient pas des méthodes particulièrement délicates, mais étaient néanmoins applaudis par la " respectable Angleterre " et surtout par les États-Unis. On peut retourner les choses comme on veut, le fait est qu'il y a beaucoup plus de mort! s, y compris de morts civils, parmi les Palestiniens, les Afghans et les Irakiens que parmi les Américains et les Israéliens. Quant à la question de savoir si les morts civils sont intentionnels dans un cas et pas dans l'autre, on ne peut s'empêcher d'observer que les guerres, les occupations et les embargos sont parfaitement intentionnels et leurs conséquences parfaitement prévisibles. Par ailleurs, il faut souligner que les millions de gens qui se sont opposés de par le monde à cette guerre l'ont fait par des moyens pacifiques et démocratiques : pétitions, manifestations etc. On leur a ri au nez : quelle bande de naïfs ! Même les gouvernements européens (France, Allemagne) qui ont en fait donné aux États-Unis un conseil d'ami (quelles qu'aient été leurs intentions réelles) ont été traités par le mépris. Ce sont les États-Unis et leurs admirateurs dans l'intelligentsia et la presse européenne qui ont fait le choix de lutte armée ; qu'ils ne viennent pas ensuite se plaindre de la résistance que cela provoque ou des formes qu'elle prend. Lorsque les Américains sont entrés à Bagdad, la question qui s'est immédiatement posée était : à qui le tour ? La Syrie, l'Iran, Cuba ? Un des premiers mérites de la résistance irakienne, c'est d'avoir retardé ces plans et d'avoir immobilisé une bonne partie de l'armée américaine. Reste à savoir combien de temps elle pourra tenir. Contrairement à l'image donnée par la guerre du Viêt-nam, la majorité des résistances populaires, de la Commune de Paris à l'Amérique centrale des années 80, finissent par être écrasées. Mais si la résistance continue, alors elle peut contribuer à changer la face du monde. Elle peut redonner l'espoir à un monde arabo-musulman qui en a bien besoin après toutes les défaites et les humiliations subies face à Israël et aux États-Unis. Plus important encore, elle peut mettre en question l'invincibilité des États-Unis, particulièrement en Amérique Latine. L'ordre du monde ne repose pas sur la justice et les droits de l'homme, mais sur la conviction, cent fois répétée dans l'histoire, que les opprimés peuvent se révolter tant qu'ils le veulent, ils finiront par être vaincus. C'est ainsi qu'on en arrive à considérer comme naturel, sauf lorsque les victimes protestent, que la Bolivie fournissent de l'énergie à bas prix à la Californie (après avoir " fourni " de la même façon de l'argent et de l'étain à l'Occident) ; une comparaison entre les deux pays montre que, de toute évidence, c'est à la Bolivie de soutenir le niveau de vie de la Californie . Déstabiliser, même temporairement, le bras armé de cet " ordre " peut avoir un effet symbolique extraordinaire. De plus, tous les mensonges qui ont servi à préparer cette guerre ont été servilement répétés par le s médias dominants (au moins aux Etats-Unis et chez leurs alliés) et cela contribue à leur faire perdre en partie leur crédibilité. D'aucuns verront dans les propos tenus ici un soutien au terrorisme et d'autres au contraire applaudiront en appelant à soutenir la résistance irakienne. Personnellement, je vois dans la rhétorique du soutien à X (à Saddam, à la résistance etc.), une grande part de mythologie. Nous (les opposants à la guerre) n'avons ni armes ni argent à fournir à qui que ce soit. Si des gens sont prêts à partir combattre ou aider directement la résistance irakienne, c'est leur choix et ils doivent évaluer lucidement la nature des forces qu'ils soutiendraient alors réellement (ne serait-ce que pour éviter de tragiques désillusions et retournements de veste, comme on a pu en connaître dans le passé). Mais pour la majorité, qui restera ici, une attitude plus modeste est de rigueur. Nous ne pouvons pas résoudre tous les problèmes du monde. Par ailleurs, le mouvement anti-guerre doit aussi admettre son échec : nous ne sommes arrivés absolument à rien face à la violence déchaînée des États-Unis. Par conséquent nous sommes mal placés pour donner des leçons d'humanisme aux Irakiens qui doivent, à cause de notre échec, se sacrifier en grand nombre pour libérer leur pays. Depuis le conflit entre Staline et Trotski en Union Soviétique, les intellectuels de gauche en Occident ont passé beaucoup de temps à se disputer pour savoir qui ils " soutiennent " dans des conflits lointains ou passés sur lesquels ils n'ont aucune influence réelle. Un cynique pourrait suggérer que, outre que ces débats leur permettent d'étaler une vaste érudition historique, ceux-ci les mènent à se couper de la majorité de la population là où ils vivent et là où leurs actions pourraient avoir un réel impact. Quoi qu'il en soit, la question que nous devons nous poser n'est pas celle d'un soutien affectif ou imaginaire à ceci ou cela mais de l'action à entreprendre là où nous pouvons avoir un effet, c'est-à-dire dans nos sociétés et face aux gouvernements occidentaux. Dans l'immédiat, il faut tout faire pour n'apporter aucune aide, matérielle, symbolique ou autre, même sous prétexte de reconstruction, à l'occupation. Le gouvernement américain n'a d'ailleurs pas besoin de troupes étrangères pour des raisons militaires, mais pour pouvoir prétendre, face à son opinion publique, qu'il est à la tête d'une vaste coalition. Dissipons cette illusion au plus vite. Il faut aussi se préparer à un éventuel après-Bush. Ceux que l'on pourrait appeler les impérialistes intelligents, le " financier et philanthrope " George Soros par exemple, mais aussi une bonne partie des élites américaines vont tout faire pour se débarrasser d'un président qui a contribué bien trop efficacement à la mobilisation de la population mondiale contre les États-Unis. Des démocrates tels que Clinton ou Carter sont bien meilleurs que Bush pour agiter le drapeau du " multilatéralisme " (sans aller bien sû! ;r jusqu'à demander l'avis des populations de l'Asie, de l'Afrique ou de l'Amérique Latine) et pour reconstruire, avec le soutien de la social-démocratie (et accessoirement, des Verts), le condominium impérial euro-américain. Plus fondamentalement, et pour agir à plus long terme, surtout dans les pays non directement engagés dans cette guerre, nous devons travailler au niveau intellectuel et culturel pour changer radicalement la perspective dominante dans les " rapports Nord-Sud ". Le problème fondamental n'est pas qu'il y a des méchants dictateurs (même s'il y en a) ou des fanatiques religieux opposés à " l'Occident " (même s'il y en a aussi) mais des siècles de rapports injustes qui n'ont nullement disparu et qui sont à la base d'un ordre économique qui n'est pas moralement défendable et peut-être même pas stable à moyen terme. Ce point de vue peut paraître " radical " et " minoritaire ", mais uniquement lorsqu'on se limite aux sociétés occidentales ; dans le vaste monde, il n'a rien de choquant et surtout pas dans le monde arabe, où la politique des Etats-Unis ! réalise des " scores staliniens ", mais d'opinions qui leur sont défavorables . Il y a des quantités de choses à faire pour s'attaquer à cet ordre : alléger le poids de la dette, combattre les accords économiques inégaux, limiter les gaspillages, ouvrir les frontières aux réfugiés. Si nous nous attaquons à cela, et à cela d'abord, nous contribuerons à réaliser le modeste voeu exprimé lors de l'agression occidentale contre la révolution russe par Bertrand Russell, qui, afin de " minimiser le sang versé et de préserver au maximum ce qui a de la valeur dans la civilisation actuelle ", espérait " un peu de modération et de sentiment humain de la part de ceux qui bénéficient de privilèges injustes dans le monde tel qu'il est ". Jean Bricmont

Sa bio, et d'autres textes : http://www.michelcollon.info/bio_invites.php?invite=Jean%20Bricmont

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53) TRIBUNE LIBRE : Service minimum : du bon usage du droit Par Anicet Le Pors, conseiller d'État.

Soyons clairs. Si l'on veut durcir la réglementation du droit de grève, domestiquer les syndicats, porter atteinte au service public, abandonner la définition de l'intérêt général aux particularismes locaux, multiplier réquisitions et sanctions des travailleurs rebelles, alors, sans aucun doute, il faut une loi sur le service minimum. Mais si l'on veut favoriser le dialogue social par la libre négociation, responsabiliser les partenaires sociaux, améliorer la prévisibilité du trafic en cas de grève, mieux informer la population, consolider la bonne opinion qu'ont les usagers de leur service public, alors la loi actuelle suffit, une nouvelle loi est inutile. Les furieux du service minimum n'en démordent pas : ils veulent leur loi, le président de la République l'a promis. C'est là un paradoxe qui vaut qu'on s'y arrête : plus un système se réclame idéologiquement du libéralisme, plus il se sent contraint de légiférer, de réglementer et de bureaucratiser pour asseoir sa domination politique, en contradiction avec son discours économique dominant qui chante les vertus du contrat contre la loi. Depuis vingt ans, l'essor de la contractualisation a accompagné la dégénérescence des politiques économiques, segmenté l'action de la puissance publique, encouragé le lobbying et le clientélisme. Simultanément, c'est par la loi qu'ont été mis en place des dispositifs de régression sociale, de réduction des libertés publiques et individuelles, d'intégration supranationale. La volonté de légiférer sur le service minimum des transports terrestres de voyageurs s'inscrit dans ce contexte répressif. Il incombait donc aux experts de la commission Mandelkern de produire les analyses et les instruments pertinents. Cette élaboration n'a pas été aussi aisée que prévu car il est apparu, au fil des auditions, que l'état objectif de la société française n'appelait pas une telle réforme qui n'était soutenue par personne, les syndicats se déclarant franchement hostiles et les dirigeants de la SNCF et de la RATP défavorables. Au surplus, la discussion a montré combien était périlleuse une nouvelle élaboration juridique coercitive. Les dispositions législatives proposées par le rapport de la majorité de la commission ne disposent pas en effet de références juridiques sérieuses dans l'État de droit existant. Ce n'est pas faute d'avoir sollicité, au-delà du raisonnable, la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Dans une décision du 25 juillet 1979, ce dernier a bien rappelé, qu'aux termes du préambule de la Constitution, " le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent " pour ajouter que des limitations à ce droit " peuvent aller jusqu'à l'interdiction du droit de grève aux agents dont la présence est indispensable pour assurer le fonctionnement des éléments du service dont l'interruption porterait atteinte aux besoins essentiels du pays ", mais rien n'autorisait les experts à renvoyer aux autorités locales le soin de définir ces besoins essentiels nationaux ; ceux-ci restent donc, pour le moment, indéterminés. Au demeurant, on ne saurait tirer de l'article 72 de la Constitution, qui pose le principe de libre administration des collectivités territoriales et leur confère un certain pouvoir réglementaire, l'obligation qui leur serait faite de définir ces besoins essentiels servant de base eux-mêmes à la définition du service minimum, hypothèse irréaliste après les dernières élections régionales. Le rapport confond encore sciemment l'encadrement du droit de grève et son exercice lorsqu'il affirme qu'" il revient sans aucun doute à la seule loi de prendre elle-même la responsabilité de tout ce qui affecte le droit de grève " ; le système d'" alarme sociale " de la RATP, dont il n'a jamais été soutenu qu'il était illégal, apporte la preuve contraire. Ces théoriciens du service minimum font une référence appuyée à l'arrêt Dehaene du Conseil d'État du 7 juillet 1950. Par cet arrêt, tout en réaffirmant préalablement la reconnaissance du droit de grève, le Conseil d'État considérait qu'en l'absence d'intervention du législateur pour encadrer l'exercice du droit de grève, il appartenait au gouvernement de prendre les mesures nécessaires, sous le contrôle du juge, pour en limiter l'exercice. Les experts en déduisent qu'il est donc urgent de légiférer, comme si, depuis 1950, le législateur n'était pas intervenu par les lois du 31 juillet 1963, du 19 octobre 1982, du 30 juillet 1987 et de nombreuses autres lois fixant les statuts spéciaux de certaines catégories de travailleurs : personnels de police, de l'administration pénitentiaire, de la navigation aérienne... En tout état de cause, toute nouvelle réglementation devrait respecter le principe de proportionnalité et d'adéquation des moyens nouveaux au but poursuivi : la continuité du service public. L'accumulation des mesures régressives proposées est, à l'évidence, une infraction caractérisée à ce principe. Enfin, on rappellera que la Cour de cassation a toujours été extrêmement sensible à toute atteinte au droit de grève. Ainsi, elle a jugé qu'" il ne peut être imposé à un salarié d'indiquer à son employeur, avant le déclenchement de la grève, qu'il participera au mouvement " (arrêt Air France du 20 novembre 2003). Or le rapport Mandelkern propose l'obligation pour les grévistes et les non-grévistes de se déclarer quarante-huit heures avant la grève, sous peine de sanctions. Le sens de la grève dans les services publics réside moins aujourd'hui dans sa capacité déstabilisatrice que dans la manifestation de l'utilité sociale des activités interrompues. La noblesse du droit est de concourir à l'émergence de sociétés plus civilisées dans la conscience de ses propres limites et le refus de son instrumentalisation au service de mauvaises causes. Défendant au Sénat la loi du 19 octobre 1982 améliorant le droit de grève des agents des services publics, je m'étais déjà opposé à une intervention excessive du législateur en déclarant, pour clore un débat où l'on me pressait de multiplier les contraintes : " Il serait vain et quelque peu totalitaire, De prétendre en tout point réglementer la vie. " Deux alexandrins. Ce qui ne gâche rien. Article paru dans l'édition du 21 septembre 2004. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


54) TRIBUNE LIBRE : " Bolkestein : la direction du PS trompe les Français " Par Raoul Marc Jennar, chercheur et animateur de l'URFIG.

La direction du PS affirme que " la directive Bolkestein contredit, notamment, l'article I-3 qui prévoit que : " L'Union oeuvre pour... une économie sociale de marché qui tend au plein-emploi et au progrès social, un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement." Elle promeut la justice et la protection sociales. " Ce que la direction passe sous silence c'est ce que dit l'article 177 : " Aux fins de l'article I-3, l'action des États membres et de l'Union comporte l'instauration d'une politique économique (...) conduite conformément au respect du principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. " À 68 reprises dans le traité constitutionnel, le plein-emploi, le progrès social, la justice et la protection sociales sont soumis au " respect d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée ". C'est-à-dire non pas à une économie de marché comme nous l'avons connue depuis la Libération, limitée, encadrée, conditionnée, mais une économie de marché néolibérale. Une économie de marché sur le modèle des accords de l'OMC. À l'opposé du modèle européen. La direction du PS cite l'article III-209 de la manière suivante : " L'Union et ses États, conscients des droits sociaux fondamentaux (...) ont pour objectifs la promotion de l'emploi, l'amélioration des conditions de vie et de travail, permettant leur égalisation dans le progrès, une protection sociale adéquate, le dialogue social, le développement des ressources humaines permettant un niveau d'emploi élevé et durable (...). " Complétons d'abord le texte. Les mots qui manquent (là où il y a trois points) sont les suivants : " Tels que ceux énoncés dans la charte sociale européenne signée à Turin le 18 octobre 1961 et dans la charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs de 1989. " Une fois qu'on dispose de la totalité du texte, on peut en déduire : - a) que l'Union et les États sont " conscients des droits sociaux ", c'est-à-dire qu'ils savent que ces droits existent ; on est bien heureux de l'apprendre ; mais cela ne signifie pas que ces droits sociaux sont désormais des droits consacrés, comme ils le sont dans la Déclaration universelle des droits de l'homme (à laquelle l'Union n'adhère pas) ou comme ils le sont dans certaines Constitutions et législations nationales ; - b) que l'Union n'adhère ni à la charte sociale européenne de Turin, ni à la charte communautaire des droits sociaux fondamentaux ; le texte y fait référence, il n'annonce pas l'adhésion qui créerait des obligations ; - c) que l'évolution (c'est-à-dire la réalisation des objectifs énumérés) se fera par une harmonisation désormais soumise aux fluctuations du marché. Cette information capitale nous ramène à la proposition Bolkestein qui abandonne l'harmonisation au profit de la loi du marché. Évoquant les services publics, une fois de plus, la direction du PS confond " service d'intérêt économique général " (SIEG) et " service public " alors que le livre blanc de la Commission européenne, approuvé par le Conseil des ministres, précise que ces deux expressions " ne doivent pas être confondues ". La direction du PS indique que la constitution prévoit qu'une loi cadre européenne peut être votée pour permettre que " ces services fonctionnent sur la base de principes et dans des conditions qui leur permettent d'accomplir leurs missions ", mais il s'agit des SIEG. Évidemment, enfin, la direction du PS passe totalement sous silence les articles essentiels du traité constitutionnel en ce qui concerne les services. Rappelons que la proposition Bolkestein se donne pour objectif de " renforcer la position de négociation " de l'Union européenne dans le cadre de la mise en oeuvre de l'AGCS. Or, on sait avec quelle agressivité l'Union européenne tente d'imposer la privatisation des services partout dans le monde. On sait les positions que le socialiste Pascal Lamy a défendues dans ce sens à l'Organisation mondiale du commerce, proposant à la table des négociations de l'OMC un texte qui annonce que la mise en oeuvre de l'AGCS doit se faire, " aucun secteur de service n'étant exclu a priori ", tout en écrivant, au même moment, dans le journal le Monde " qu'on ne touchera pas à l'enseignement, à la santé et à la culture " (5 septembre 2003). La duplicité des libéraux de gauche sur l'AGCS conduit tout naturellement à leur duplicité sur le traité constitutionnel européen. Puisqu'ils défendent la même soumission des peuples aux lois du marché. Rappelons que la direction du PS, qui justifie son soutien à la constitution européenne, notamment par l'appui de tous les autres partis socialistes et par la nécessité de " ne pas être socialiste tout seul " (il est bien loin le temps où le socialiste Jaurès n'avait pas peur d'affronter la social-démocratie), passe sous silence l'appui, beaucoup plus cohérent, des amis " socialistes " allemands et des amis " socialistes " britanniques à la fois à la constitution et à la proposition Bolkestein. Ainsi, le gouvernement allemand dont les politiques néolibérales vont jusqu'à provoquer l'éclatement du principal parti gouvernemental, le SPD, vient de déclarer par la voix de son ministre de l'Économie, Wolfgang Clement, que l'Allemagne soutient la proposition de directive sur les services, et il a ajouté : " La position actuelle du gouvernement est que nous devons garder le principe du pays d'origine et c'est ce qui va se passer ", selon le Centre for a Social Europe, Londres, 23 02 20 05. Et de son côté, le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, un travailliste britannique, qui déclarait " face au besoin urgent de supprimer les rigidités et d'inclure de la flexibilité dans les marchés des capitaux, du travail et des marchandises, nous sommes tous des thatchériens " (The Times, 10 juin 2002), vient d'affirmer : " Les adversaires de la directive sur les services veulent protéger des règles protectionnistes nationales qui continuent d'imposer des prix élevés aux consommateurs (...). La Commission ne devrait pas reculer devant ces pressions illégitimes " (The Guardian, 15 février 2005). Les précisions qui précèdent, on ne les retrouve pas dans les textes de la direction du PS. On ne les trouvera pas davantage dans la plupart des médias français qui semblent, sur l'Europe, avoir renoncé au pluralisme des opinions et se livrent à de la désinformation systématique. Article paru dans l'édition du 9 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


55) Appel à rejoindre le 1er Forum Social de la Méditerranée

Le Forum Social Méditerranée (FSMed) est le premier des grands Forums Sociaux Continentaux à s'inscrire dans un espace à la croisée de trois continents dans lesquels les situations des populations soient aussi contrastées. Un espace qui est le théâtre de mise en œuvre de politiques néo-libérales socialement dévastatrices pour tous les peuples de la région et dans lequel les appétits impérialistes renforcent les relations de dépendance et de domination entre le Nord et le Sud. Sous le diktat de la dette et des zones de libre-échange, on assiste en Méditerranée à une aggravation des inégalités et des exclusions, à une régression de la démocratie et des libertés et au renforcement des régimes autoritaires déjà en place. Sous le règne de la guerre et de l'occupation en Irak comme en Palestine les peuples sont plongés dans l'horreur et le dénuement faisant de la Méditerranée un vaste arsenal d'armes de destruction massive, une zone de conflits et d'insécurité où seul fait référence le droit du plus fort.

Dans ce contexte, le FSMed se veut un espace pour articuler les résistances au néo-libéralisme, établir des convergences sur les combats qui nous sont communs et construire les alternatives à ces politiques qui nous privent d'avenir.

* Pour la réduction des inégalités et la destruction des murs - réels ou symboliques - qui découpent la Méditerranée en zones d'apartheid et d'exclusion.

* Pour réouvrir des perspectives de paix et de respect des droits des peuples et des personnes.

* Pour construire une région qui soit un lieu de vie et d'échanges entre tous ceux qui y vivent et dans lequel la seule liberté de circulation ne soit pas celle des marchandises et des capitaux.

* Pour bâtir une mer de droits, nous construisons le premier Forum Social Méditerranéen.

Initié en mai 2003, le processus de préparation du FSMed est un processus ouvert dont les moments forts sont les Assemblées Préparatoires Internationales. Ces Assemblées ont pour objectif premier l'intégration la plus large de toutes les forces de résistance à l'impérialisme et au néolibéralisme existantes en Méditerranée (mouvements, syndicats, associations, réseaux...). Elles déterminent la structure, le contenu (*) et les modalités d'organisation du Forum qui ouvrira sa première édition à Barcelone le 16 juin 2005.

(*) Sept axes thématiques ont été définis après les assemblées préparatoires internationales de Rabat (Maroc), Naples (Italie), Pervolia (Chypre), et Malaga (Espagne) :

* Démocratie, citoyenneté et droits humains des hommes et des femmes

La question de la démocratie et de la définition de la démocratie que nous voulons est déterminante dans une région qui connaît plusieurs dictatures, où les libertés publiques sont parfois inexistantes et presque partout, à des degrés divers, remises en cause. Cet axe englobe les droits politiques, économiques et sociaux, les droits collectifs des peuples et le droit à l'autodétermination, la défense des libertés, la lutte contre toutes les formes de discrimination et d'exclusion, et la construction des conditions d'une démocratie participative.

* Conflits, occupations militaires, militarisme et paix

L'existence de conflits non résolus depuis des lustres conduit à la formation de foyers permanents d'instabilité attisés par des intérêts géostratégiques souvent étrangers à la région et une militarisation intense de la zone. Une attention particulière sera portée sur les conflits actuels au Moyen Orient, et tout particulièrement sur les droits du peuple palestinien, sur la situation complexe du Maghreb, sur la mèche jamais éteinte de la poudrière des Balkans, ainsi que sur la question latente des nombreux peuples dont les droits ne sont pas reconnus. Il ne faudra pas oublier dans ce volet deux thématiques : la question de la place particulière que prend l'impérialisme américain dans la région et de la course à l'armement de certains pays riverains, en essayant de dépasser cette politique belliciste pour avancer vers une résolution dialoguée des conflits : nous voulons une Méditerranée de paix, sans armes, sans domination, sans guerres.

* Droits économiques, sociaux et culturels, et modèles de développement, travail et conflits

La mondialisation néo-libérale se manifeste aussi bien au Nord qu'au Sud de la Méditerranée par l'application de politiques économiques et sociales basées sur les phénomènes : libéralisation, privatisation, déréglementation et austérité. Elle s'articule autour de deux axes principaux : la création d'une zone de libre échange commerciale et les bénéfices obtenus de la dette qui opèrent comme vecteurs des politiques préconisées dans le cadre du FMI, de la Banque mondiale et de l'OMC. Ces politiques ont un impact social dévastateur sur les peuples du pourtour méditerranéen sous des formes souvent communes : paupérisation et exclusion sociales, atteintes aux droits des travailleurs et précarisation du travail, chômage, démantèlement et libéralisation des services publics... Dans ce contexte la revendication de l'annulation de la dette et la remise en cause du processus de Barcelone apparaissent comme prioritaires.

* Migrations

La Méditerranée est de par sa nature une mer d'échanges et de migrations qui a permis la création et l'évolution des différentes cultures présentes. Elle est en passe aujourd'hui de se transformer en espace infranchissable où viennent périr les laissés pour compte de la mondialisation libérale dans les pays du sud. La question des migrations doit s'appréhender en termes de liberté de circulation, de lutte contre les causes qui la provoquent, de lutte contre l'exclusion et pour la reconnaissance totale de l'égalité des droits des migrants en tant que citoyens, tant dans les pays d'origine que dans les pays d'accueil, de respect du droit d'asile et des droits des réfugiés.

* Diversité culturelle et dialogues transculturels

La Méditerranée est une mer de diversité tant à l'intérieur de chaque pays qu'entre les régions qui la bordent et il est nécessaire de construire un processus de dialogue interculturel, inter-religieux, inter-linguistique et identitaire dans le respect de la richesse de la diversité qui doit être valorisée et appréhendée en termes de non hégémonie, en particulier dans le domaine de l'accès à l'information et à la communication .

* Modèle de développement et environnement (il faut définir le titre)

Le modèle néo-libéral n'affecte par seulement les personnes, mais il a aussi un impact écologique négatif qui affecte gravement le milieu naturel, les écosystèmes et les richesses naturelles de la région, par le gaspillage effréné de ses ressources. Dans le contexte de la Méditerranée, il faut aborder les question de la pollution, des ressources énergétiques, de l'eau et de la désertification, de la sécurité alimentaire qui posent le problème de la recherche d'alternatives au pétrole par des énergies renouvelables (à commencer par le soleil de la Méditerranée...) et plus largement du type de développement que nous voulons.

* Femmes et Méditerranée

A la croisée des traditions machistes et patriarcales, les femmes subissent en première ligne l'impact des politiques néo-libérales anti-sociales. La contribution des femmes à la construction du Forum Social Méditerranéen pourra être l'occasion de tisser des liens entre le Nord et le Sud de la Méditerranée.

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La cinquième assemblée préparatoire internationale du FSMed s'est tenue du 14 au 16 janvier à Marseille. La sixième aura lieu à Istambul (Turquie) du 15 au 17 avril 2005. Toutes les organisations (associations, syndicats, réseaux) qui veulent concourir à la construction de ce Forum y sont les bienvenues.

Contacts et renseignements :

Attac 33 " groupe Méditerranée "

2 place Saint Pierre -BP 142 - 33008 Bordeaux Cedex

Véronique Vilmont veronique.vilmont@wanadoo.fr

Maurice Vilmont mauricevilmont@yahoo.fr , tel : 06.14.66.67.29

=====> La construction du Forum social méditerranéen : un processus ouvert dans le temps

Par le Secrétariat technique de Barcelone du FSMed, le 10 mars 2005

Nombreuses sont les mobilisations qui se sont élevées durant ces dernières années contre la mondialisation capitaliste. Un des mouvements qui a déjà marqué l'agenda international est le Forum Social Mondial. Un espace créé pour réunir les mouvements sociaux provenant de toutes les parties du monde, dans le but de discuter, d'élaborer des alternatives et de coordonner des actions pour s'opposer à la politique des institutions comme le G8, l'OMC, la BM ou le FMI et les gouvernements qui les soutiennent, lesquels sont les principaux responsables des effets que cette mondialisation entraîne dans beaucoup de pays.

Entre les années 2001 et 2002, le Conseil international du FSM a considéré opportun de lancer un groupe de forums régionaux et thématiques, ayant pour objectif de transporter les luttes et les alternatives altermondialistes jusque dans les territoires où l'action des mouvements sociaux n'était peut-être pas très forte. C'est alors que nous autres, diverses personnes et collectifs de Barcelone, avons proposé de nous mettre au travail pour amorcer une dynamique permettant la tenue du Forum Social de la Méditerranée. Ce Forum s'inspire des méthodes de travail du FSM de Porto Alegre et de sa Déclaration de principes, dont les axes essentiels sont la participation de la société civile, la pluralité de ses composantes, le travail transversal et l'ouverture aux diverses sensibilités, capacités, cultures, confessions et peuples, ainsi que l'articulation et le renforcement d'un processus d'ouverture dans le temps, au niveau national et international, qui permette de créer une force de résistance au néolibéralisme capitaliste et patriarcal. Cependant, le Forum Social de la Méditerranée ne prétend pas être l'instance représentative des mouvements sociaux, mais un point de rencontre pour stimuler les discussions et les propositions de ses participants.

Quelle est l'importance de ce processus ?

La Méditerranée est devenue ces dernières années, un des points les plus "chauds" de la planète, celui où se rencontrent les réalités les plus variées, réparties entre trois continents (Est, sud et nord). Diversité de peuples, diversité de cultures, diversité de religions et de modèles sociaux. Mais aussi des conflits ouverts qui commandent la paix dans la région, modèles peu clairs par rapport aux mouvements migratoires, persistance de modèles patriarcaux, modèles qui affectent l'environnement et gaspillent les ressources naturelles en portant atteinte à l'écosystème... En définitive, une région où les effets de la mondialisation néolibérale se font sentir avec force et génèrent des inégalités importantes entre les citoyens et les peuples de la région. Nous avons proposé la tenue de ce forum pour pouvoir réfléchir sur la réalité méditerranéenne, sur ses potentiels, ses conflits et ses problèmes, dans la conviction que l'on peut leur apporter une solution en réduisant les inégalités profondes entre les personnes et les peuples qui la composent. En impliquant au maximum la société civile, pour tenter de remédier à l'inertie des choses, en agissant sur les politiques des Etats et des organismes internationaux, pour parvenir à un développement économique social et politique durable qui respecte l'environnement et tous les droits de la personne, avec un véritable dialogue entre les cultures.

Quel a été le chemin parcouru jusqu'à présent ?

Bien que le processus ait été proposé par un groupe personnes et un collectif de Barcelone, très rapidement l'idée a été reprise dans le cadre du Conseil International du Forum Social Mondial pour pouvoir inscrire le Forum Social de la Méditerranée dans le calendrier du FSM et obtenir la collaboration de ce Conseil dans le processus. Jusqu'à présent, quatre assemblées internationales ont eu lieu. Dès le début, les mouvements sociaux concernés se sont trouvés d'accord : Il fallait chercher une ville au sud pour la première assemblée du FSMed. Et c'est ce qui fut fait. En mai 2003, cette première réunion internationale a pu avoir lieu à Rabat (Maroc). Il faut souligner quelques uns des conclusions importantesde cette réunion : organisation du Ier FSMed à Barcelone, les 7 axes thématiques, le structure organisatrice du forum (assemblée et commissions de travail) et la décision d'organiser le IIème FSMed au sud. Peu de temps après, au début du mois de juillet 2003, une seconde assemblée internationale a été organisée à Naples (Italie). Cette assemblée a connu une participation plus forte de différentes régions de la Méditerranée. Elle a montré à tous les participants que le processus prévu était probablement plus compliqué que nous ne l'avions imaginé. Il a fallu beaucoup de temps pour que puisse se tenir la troisième assemblée internationale. Entre juillet 2003 et mars 2004, seule une réunion de travail de la commission d'élargissement et du secrétariat technique de Barcelone a pu avoir lieu pour redonner un élan au processus et préparer la troisième réunion internationale qui a finalement eu lieu à Pervolia (Chypre) à la fin du mois de mars 2004. Chypre signifiait une nouvelle avancée dans l'extension du processus, un accord pour la création du groupe de coordination international et une nouvelle étape dans le travail des différentes commissions. Il y a quelques jours, nous avons organisé la quatrième assemblée internationale à Malaga. Malaga a montré clairement qu'il fallait redonner une impulsion au travail du groupe de coordination international et continuer à travailler très sérieusement à l'extension du processus aux régions et collectifs qui ne sont toujours pas impliqués dans le forum. C'est l'un des grands défis que nous devons relever. Cela nous a également permis de progresser dans l'élaboration du programme et dans l'organisation pratique du forum. Nous avons décidé que la prochaine assemblée internationale aurait lieu à Marseille entre le 14 et le 16 janvier et qu'auparavant, le groupe de coordination internationale se réunirait dans cette même ville les 18 et 19 décembre 2004. Entre Marseille et Barcelone, une VIème assemblée internationale devra encore avoir lieu. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour arriver au 16 juin 2005, jour de l'ouverture du 1er FSMed à Barcelone. Et nous savons pertinemment que la construction de ce processus ne pourra se faire qu'avec la participation de la base sociale qui n'est pas compromise dans l'ordre mondial établi et qui a la volonté réelle de rassembler ses efforts et ses capacités pour bouleverser et transformer l'ordre actuel. Nous savons également que la construction de la confiance et de la complicité nécessaires prendra du temps, mais nous sommes conscients que le Forum Social de la Méditerranée est nécessaire pour ouvrir un espace aux mouvements sociaux et aux collectifs de la région engagés dans la lutte contre la mondialisation néolibérale. C'est seulement par la confiance, le travail en commun, l'idéal, l'engagement et la conviction de l'importance du processus que nous rendrons possible l'existence d'une autre Méditerranée. http://www.fsmed.info/colabora-fr.htm

http://www.cadtm.org/article.php3?id_article=1216

- From: Vilmont Maurice <mauricevilmont@yahoo.fr>


56) [PaixMaintenant] "Les mots aussi peuvent tuer"

[deux ONG, une israélienne et une palestinienne, lancent un projet commun de surveillance des médias pour promouvoir la tolérance et la modération et pour lutter contre la déshumanisation et la haine de l'autre]

http://www.miftah.org/Display.cfm?DocId=6470&CategoryId=2

"Les mots aussi peuvent tuer" 31 janvier 2005 - Communiqué commun de Miftah et de Keshev - "Les mots aussi peuvent tuer" - Lancement d'une action israélo-plestinienne pour un discours public différent. KESHEV, Centre pour la Protection de la Démocratie en Israël (Jérusalem), et MIFTAH, Initiative Palestinienne pour la Promotion du Dialogue et de la Démocratie (Ramallah), annoncent le lancement d'un projet commun de surveillance de la couverture [du conflit israélo-palestinien] par les médias des deux côtés. Les deux ONG, israélienne et palestinienne, déclarent lancer un projet à long terme de surveillance des médias en Israël et dans les territoires palestiniens. L'objectif du projet est d'encourager un discours sans incitation à la haine et sans déshumanisation de l'autre, en Israël et en Palestine, par des actions de surveillance, de recherche et de lobbying. Le projet fera la promotion de médias indépendants et d'une culture de modération, de tolérance et de compréhension entre les deux peuples, ainsi que de l'application des dispositions de la Feuille de route concernant l'incitation à la haine, et ce sans nuire à la liberté d'expression. Dans le cadre de ce projet, les manières de couvrir le conflit seront examinées des deux côtés, dans le souci d'influencer et de modifier les couvertures et les discours qui posent problème. Les résultats seront transmis aux différents médias, aux décisionnaires et au public en général. Les deux organisations reconnaissent l'importance grandissante de ce projet à la lumière de l'augmentation dans les médias, ces dernières années, de la déshumanisation, de la délégitimation et de propos tendancieux et haineux vis-à-vis de l'autre. Elles reconnaissent le rôle vital que jouent les médias ans l'intensification ou la modération du discours public, comme on a pu le constater dans le cas de la République Démocratique du Congo ou du Rwanda, où des journalistes ont été jugés et condamnés pour crimes de guerre à cause de remarques dans les médias, qui ont contribué aux massacres dans cette région. Cela constitue encore une preuve que l'argument "les mots aussi peuvent tuer" est de plus en plus accepté par la communauté internationale. Keshev et Miftah publieront un rapport commun tous les trois mois, en arabe, hébreu et anglais. Ces rapports devraient permettre aux politiques, aux médias et au public de réévaluer les informations qui leur sont données comme des faits. Les deux organisations croient que la société civile a un rôle crucial à jouer, en demandant aux journalistes de se conformer aux critères éthiques de la profession, et de se montrer complets, précis et honnêtes dans leurs reportages. Site de Miftah : http://www.miftah.org/ - Site de Keshev : http://keshev.org.il/Site/default.asp ---- Site web de La Paix Maintenant (France) : http://www.lapaixmaintenant.org/ - Contacter/Adhérer à La Paix Maintenant : http://www.lapaixmaintenant.org/contacts - Shalom Arshav Israel : http://www.peacenow.org.il - Adresse : PO Box 29828, Tel Aviv, Israel - Telephone : +972 3 566 32 91, +972 3 566 06 48 - Fax : +972 3 566 32 86 - From: gerard eizenberg <geizen@noos.fr>


57) TRIBUNE LIBRE : " Le sacrifice de la classe ouvrière " Par Pascal Plantevin, ouvrier maçon des travaux publics.

À chaque moment de notre existence, nous profitons du travail fourni par ces hommes qui forment les rangs des équipes ouvrières des travaux publics. Ces hommes, considérés uniquement parce qu'ils font le travail que personne n'imagine une seconde faire un jour, sont aujourd'hui les premières victimes du système capitaliste financier, qui a réussi, par le biais d'un arsenal de contrats de travail et de missions d'intérim sans avenir, à morceler la classe ouvrière et à la dépolitiser en lui donnant au compte-gouttes le minimum vital mensuel endormant ainsi les consciences. Proportionnellement au nombre de travailleurs dans la profession, les syndicats ne sont que très peu représentés. Chez les artisans, ils sont inexistants et presque invisibles dans les PME. Il reste les grands groupes où quelques individus, considérés comme des " illuminés ", se dressant contre un ennemi si fort que le combat serait perdu d'avance, représentant ainsi le faible contingent d'ouvriers désireux de ne pas laisser en pâture au patronat, les acquis de cent ans de lutte sociale. Car aujourd'hui, le combat n'est plus à la conquête mais à la défense d'acquis sociaux, de plus en plus menacés par un patronat toujours plus virulent et qui fait feu de toutes ses armes afin de casser l'ouvrier : pressions sur les salariés, rendements de plus en plus élevés, gel des salaires, sous-traitance en cascade, affairisme sur les marchés publics, exploitation de la main-d'oeuvre étrangère. Malgré cela, la réaction ouvrière se fait toujours attendre, les ouvriers du privé restent tristes et résignés, prisonniers de leurs crédits et leurs engagements familiaux. Ils sont désenchantés et ne croient plus à des lendemains meilleurs, les cortèges des défilés du 1er mai se réduisent d'année en année, sans pour autant se rajeunir. L'espoir n'est plus là ! Mais, la peur, elle, est bien là ! Elle, règne en maître sur les travailleurs. Le patronat, quant à lui, l'entretient de belle manière, paralysant ainsi les énergies qui ne demanderaient pourtant qu'à s'exprimer. Le résultat est accablant, un jeune salarié des travaux publics touche le SMIC, soit 1 100 euros par mois brut, et un ouvrier anciennement appelé OHQ touche quant à lui 1 500 euros par mois brut, il y a donc 400 euros brut de marge de progression sur quarante ans de carrière, 100 euros sur dix ans ! Comment voulez-vous motiver un homme avec de tels chiffres ? Aujourd'hui, dans mon établissement, sur 24 ouvriers nous avons 4 saisies sur salaires et une dizaine de demandes d'acomptes pour le 20 de chaque mois, là où les difficultés se font déjà ressentir. Pour ce qui concerne les retraites, l'âge de départ est toujours de 60 ans, peut-être plus dans l'avenir, la pénibilité du travail n'est toujours pas reconnue malgré le fait que ce soit la profession où le taux d'accidents est plus élevé, ainsi que celui des maladies professionnelles. Voilà le tableau d'une profession qui, malgré les campagnes de recrutements idylliques à la télévision, manque toujours d'une main-d'oeuvre qui ne veut plus venir. Là aussi, l'ouverture à l'Est n'est pas un hasard. Il nous faut relever la tête ! Article paru dans l'édition du 21 septembre 2004. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


58) " 840 euros par mois " PAR JACQUELINE SELLEM

Il faut écouter ce que racontent les femmes salariées du commerce. En France, 76,8 % des travailleurs à bas salaires sont des femmes, et 80 % des travailleurs à très bas salaires sont encore des femmes. Ces statistiques de l'INSEE sont fournis par le ministère de la Parité et de l'égalité professionnelle. Comment vit-on avec 840 euros par mois ? C'est ce que gagne Malika, salariée chez Auchan, qui témoigne dans ces pages. Car sous le SMIC il y a le SMIC partiel, correspondant à des contrats de 15 heures, de 20 heures ou de 30 heures imposés à des milliers de femmes employées dans la grande distribution. " Vous faites du misérabilisme ", répondait récemment, à l'énoncé de ces chiffres, un éminent sénateur de l'UMP pas gêné par ailleurs de reprendre, pour vanter l'ouverture des magasins le dimanche, le slogan ressassé par le MEDEF et le gouvernement : " Le droit de travailler plus pour gagner plus. " Le mépris encore et toujours. Celui que subissent quotidiennement celles qui sont aujourd'hui baptisées hôtesses de caisse ou hôtesses de rayon. Il faut écouter ce qu'elles racontent : les caméras de surveillance dans les toilettes, la sanction pour un bonjour comme ceci et pas comme cela, la station debout obligatoire des heures durant, le camion à décharger avant de faire le ménage du magasin puis de se mettre à la caisse... Et par-dessus le marché, traitées comme des voleuses, licenciées pour avoir utilisé de bons de réduction abandonnés ou offerts par des clients. On s'en souvient, c'était il y a quelques semaines à Bordeaux, à Tonnerre, dans plusieurs villes et sous des enseignes différentes. Ces humiliations, ces salaires qui ne permettent pas de vivre sont des réalités vécues non pas à l'autre bout de la planète, mais tout près de nous, au coin de notre rue, dans notre quartier, dans notre ville. Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, a ce mérite d'être un moment où, tournant les projecteurs sur la situation faite aux femmes, on dresse des bilans. Oui, des choses avancent. En France, les batailles féministes ont réussi à ébranler la domination masculine. Le droit à la contraception, à l'avortement, la reconnaissance du viol comme un crime sont de grandes victoires. Elles n'ont rien pourtant de garanties éternelles. En témoigne le projet de constitution européenne qui n'en fait pas un bien commun de l'Europe et ouvre la porte à des remises en question venant de plusieurs pays où ces droits ne sont pas reconnus. Oui, des choses avancent. En France, les combats féministes ont marqué des points contre les inégalités de sexe. Avec la loi sur la parité, davantage de femmes apparaissent dans la sphère politique et les assemblées régionales comptent autant de femmes que d'hommes. Mais le résultat n'est pas au niveau des espoirs suscités et le Parlement reste un bastion masculin. Oui, des choses avancent dans les têtes et dans la société. Les inégalités professionnelles, les disparités de salaires sont aujourd'hui majoritairement condamnées, au point que gouvernement et MEDEF y ont prêté une oreille d'autant plus attentive que ne leur a pas échappé l'intérêt qui pouvait être tiré dans certains secteurs d'une véritable promotion des femmes salariées. Ne sont-elles pas souvent plus diplômées ? N'ont-elles pas fait la preuve de leurs compétences et de leurs qualités au travail ? L'accord sur l'égalité professionnelle signé il y a un an entre les partenaires sociaux est une étape importante à mettre encore une fois au crédit du combat féministe. Des choses avancent mais d'autres reculent. La surexploitation des femmes dans le commerce ne fait que s'accentuer avec la course au profit dans laquelle sont engagées les grandes enseignes. Rejetées dans la pauvreté, elles sont contraintes à une flexibilité des horaires de travail destructrice de leur vie personnelle. Avec leurs témoignages, elles rappellent que le combat féministe est voué à occuper sans relâche tous les terrains. Article paru dans l'édition du 8 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


59) TRIBUNE LIBRE : Parce qu'écologiste, c'est " non " Par Martine Billard, députée de Paris.

Notre planète va mal. Les dérèglements écologiques (effets de serre, changement climatique, diminution de la biodiversité...), sociaux (misère généralisée de régions entières, famines, aggravation des inégalités...) et démocratiques (montée des intégrismes, essor de l'économie mafieuse, multiplication des zones de violence...) sont les conséquences de notre modèle économique et de consommation. Si une partie du constat sur la situation provoquée par l'effet de serre commence à être partagée au niveau mondial, nous sommes loin d'une vraie volonté pour modifier fondamentalement les choix économiques. L'expression " développement durable " devient un refrain sans contenu qui renvoie plus souvent à une croissance qui dure plutôt qu'à un développement soutenable qui préserve notre planète et les conditions de vie de tous ses habitants pour les générations futures. L'Europe pourrait et devrait donc être moteur dans une réorientation vers un système économique plus respectueux de l'environnement, plus soucieux de l'épuisement des matières premières, plus solidaire envers tous les peuples, et notamment entre le Nord et le Sud. Pour cela, nous avons besoin d'une constitution européenne qui affirme comme objectif de l'Union le fait de construire un espace de solidarité et de développement soutenable en lien avec l'ensemble des peuples de la planète. Or le traité de constitution européenne affirme exactement le contraire : un espace fermé constituant une Europe forteresse, mais avec " un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée ". C'est au nom de ce principe que les services publics, nationaux et territoriaux, sont mis en concurrence les uns après les autres, connaissent des hausses de tarifs et se détériorent pour le plus grand nombre. L'écologie politique s'est bâtie en reprenant les idées mutualistes du XIXe siècle et entend promouvoir les alternatives économiques, alors que le dogme européen de la " libre concurrence " tue l'économie sociale et solidaire. Nous l'avons vu amèrement avec la réforme de l'assurance maladie qui nie la spécificité de la philosophie mutualiste face aux assurances privées. Pour changer, il faut oser s'opposer aux lobbies industriels puissants (comme celui de la chimie par exemple) dont le principal objectif est de produire, produire sans entraves, ni environnementales, ni sanitaires, ni sociales. De même, il faut refuser l'inscription dans la constitution du choix de l'agriculture productiviste condamnée par les écologistes depuis des années. Et dans la relation de l'Europe au reste de la planète, aucune référence n'est faite aux conventions internationales relatives à l'environnement, aux droits sociaux fondamentaux et à la santé par rapport aux règles de l'OMC. Au contraire, " l'Union encourage l'intégration de tous les pays dans l'économie mondiale, y compris par la suppression progressive des obstacles au commerce mondial ". Dans ces conditions, la primauté de la concurrence sur tout autre valeur ne peut que justifier un refus écologiste de ce texte qui n'est pas à la hauteur des enjeux de notre - planète. Les partisans du " oui " développent souvent comme motif de satisfaction les avancées contenues dans la seconde partie (intégration de la charte des droits fondamentaux). En tant que féministe, on ne peut que - regretter qu'une constitution élaborée au XXIe siècle ne permette pas aux femmes des pays concernés de s'appuyer sur ce texte pour obtenir le droit à disposer de leur corps par l'accès à la contraception et à l'IVG (cas du Portugal, de la Pologne, de l'Irlande), et avec les hommes, d'obtenir le droit au divorce (Malte). Quant à la laïcité, qui n'est pas partagée par la majorité des pays européens, elle est fragilisée car, faute d'être reconnue en tant que telle (par une formule type " reconnaît et respecte ", comme dans certains articles, afin de ne pas l'imposer aux pays qui n'en veulent pas), elle dépend de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. La défense et la sécurité commune restent encore très majoritairement soumise à l'OTAN, et l'engagement d'améliorer les capacités militaires est beaucoup plus développé que la conception de la prévention, qui n'est que citée. Reste l'amélioration du rôle du Parlement européen par l'extension des domaines soumis à la co-décision avec la Commission. Malheureusement, cela ne concerne pas la coopération judiciaire et la politique fiscale, ce qui condamne toute action commune contre les paradis fiscaux et contre le dumping fiscal. Les impositions sur les bénéfices des entreprises ou les taxations pour protéger l'environnement et la santé publique sont donc tirées vers le bas, et ce, au nom de la protection de la concurrence et de la compétitivité des entreprises. Impossible donc d'utiliser ce levier indispensable pour donner corps à une politique de développement soutenable avec des objectifs de cohésion économique, sociale et territoriale. De plus, cette amélioration du rôle du Parlement ne signifie pas augmentation des pouvoirs puisque la Commission garde le monopole de l'initiative législative. Alors, aujourd'hui, les quelques avancées démocratiques peuvent-elles justifier d'accepter cette constitution ? Je ne le pense pas. Les citoyens européens attendent de l'Europe qu'elle leur permette de construire une société plus démocratique, plus solidaire, qui lutte contre toutes les discriminations, qui prenne plus en compte les impératifs de santé, de protection de l'environnement, d'avenir pour la jeunesse. Ce n'est pas le cas de ce texte, c'est pourquoi il faut se battre pour une autre constitution. Article paru dans l'édition du 7 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


60) La recherche scientifique et les futurs d'humanité par Jean-Pierre Kahane, mathématicien, membre de l'Académie des sciences, professeur émérite à l'université Paris-Sud Orsay.

À la suite de la Fête de l'Humanité, comment faire vivre la belle formule des " futurs d'humanité " ? Quel regard suggère-t-elle sur les débats en cours sur la recherche scientifique en France et dans le monde ? Je donnerai ici mon sentiment personnel, nourri de discussions dans différentes instances, sur quelques questions très actuelles : qui oriente la recherche, qui décide, qui dirige, qui agit, qui évalue, et comment ? qu'est-ce qui bloque, qu'est-ce qui peut libérer la recherche et ses acteurs ? et au fond, quel est le pourquoi de la recherche scientifique ? Le mouvement " sauvons la recherche " est venu des jeunes, qui ont poussé leurs aînés, les directeurs de laboratoire, qui ont entraîné les seniors et l'opinion publique. Les premiers succès (postes, crédits) sont très importants mais fragiles. Les états généraux de la recherche, dans un mois, vont révéler des écueils présents et à venir. Dans les traités européens, la recherche scientifique se voit attribuer la fonction de fournir les bases scientifiques de la compétition économique. Là n'est pas, en réalité, l'orientation exclusive de la recherche, mais c'est la tendance dominante et qui s'impose dans les actes et dans les esprits : crédits à court terme, emplois précaires, recherche publique asphyxiée et recherche des entreprises soumise à la loi implacable des marchés financiers. Il reste un rôle important aux décideurs institutionnels, aux directeurs d'institution, d'organisme et de laboratoire, aux présidents d'université, mais la tendance est d'en faire des " managers ", des managers de la compétition scientifique. Les chercheurs, particulièrement les jeunes, et l'ensemble des travailleurs de la recherche, ont un rôle d'exécutants dans des directives dont l'origine est obscure. La libération qui leur est proposée est de s'inscrire individuellement dans le processus de compétition économique, en négociant des contrats ou en fondant leur " start-up ". Alors qu'ils aspirent à s'épanouir dans la recherche, la tendance est à leur proposer des situations précaires ou médiocres. Alors que tous les chercheurs souhaitent faire connaître et apprécier leurs travaux, les procédés d'évaluation en cours et en projet sacrifient l'examen par leurs pairs des publications et des rapports de recherche (examen difficile à tous égards, mais fructueux) au profit de critères mécaniques et d'évaluations extérieures aussi lointaines que possible. Voilà la tendance. Je ne vais pas m'attarder sur les dégâts, mais plutôt sur le contre-courant à développer. Ce contre-courant existe déjà, dans l'activité de recherche elle-même, et dans le souci qui grandit chez les acteurs de la recherche de lier de manière nouvelle le mouvement de la science et celui de la société. Les acteurs de la recherche ne sont pas, ne peuvent pas être de simples exécutants. Au minimum, ils doivent interpréter les directives. Ils doivent aussi savoir s'en écarter, improviser en fonction de ce qu'ils découvrent, tracer de nouvelles voies. L'efficacité de la recherche dans la quête de l'inconnu implique la liberté de l'esprit. Il n'y a pas d'exercice de la liberté sans contraintes, mais la valeur des contraintes est d'abord de garantir cette liberté. Il n'est pas d'équipe, de laboratoire, d'institution sans direction ni rapports hiérarchiques, et il n'est pas de grande avancée scientifique sans leaders. Mais le pouvoir des présidents, des directeurs, des chefs de projet ou d'équipe n'est jamais plus grand que lorsqu'ils s'appuient sur la richesse humaine qu'ils ont pour charge de gérer ; leur premier critère de gestion est ou devrait être de favoriser et valoriser le travail. Les acteurs de la recherche ont des conditions d'exercice du métier différentes dans l'industrie, dans les organismes de recherche et dans les universités. La tendance à développer, c'est qu'ils puissent toujours plus facilement communiquer, se visiter, s'échanger, changer de fonction et répondre à de nouveaux besoins, en étant assurés de la stabilité de leurs emplois. Parmi les nouveaux besoins il faut réfléchir aux nouvelles formes de communication et de publication. Car la recherche scientifique constitue un immense système d'information au plan mondial, auquel il importe à chaque pays de participer sous peine d'être démuni devant bien des problèmes. Il est d'ailleurs de l'intérêt de tout chercheur comme de toute équipe de faire connaître ses travaux. Mais les moyens classiques de publication sont en crise. L'articulation entre la communication électronique et la conservation des documents ne joue pas encore. Elle exigera de nouvelles formes de travail où beaucoup de compétences et d'énergies trouveront un nouvel aliment. La science moderne s'est fait une mémoire à base de textes imprimés. Sous peine de rompre les fils qui unissent les générations, la science à venir sera faite de tout un travail de digestion et de remise en forme de tout ce qui s'invente, se découvre, et déjà foisonne sur la " toile " d'Internet. Là se justifie le lien entre recherche et enseignement supérieur, et des formes nouvelles sont à inventer pour que la science qui se crée s'intègre au patrimoine de l'humanité. Le travail de critique et d'évaluation commence dès le niveau du travail personnel et des équipes, et s'élargit si l'on considère le travail de lecture comme un complément indispensable au travail de création. C'est dire que l'évaluation devrait résulter d'un travail collectif impliquant un grand nombre d'acteurs de la recherche, et qu'elle devrait être organisée par des instances largement représentatives des secteurs concernés. Le comité national de la recherche scientifique, avant d'être stérilisé par la gestion de la pénurie, a accompli des pas dans ce sens grâce à la composition de ses commissions, largement élues par les personnels. Ce serait un exemple à suivre et élargir, en France et en Europe, en débordant de la recherche de type universitaire de façon à évaluer la recherche dans son ensemble, selon des critères variés. En effet, à quels besoins humains répond la recherche scientifique ? C'est ici qu'il s'impose de penser au futur de l'humanité, en tirant parti du passé. L'espèce humaine a fait face à des catastrophes naturelles, à des changements climatiques, à des peurs et des paniques, à des affrontements destructeurs, elle a su évoluer par d'autres moyens que les autres espèces animales ; ses atouts propres sont la curiosité, l'inventivité et la transmission des connaissances. Sciences, techniques, cultures sont issues de là. Elles ont participé à asseoir toutes des entreprises de domination, et en même temps elles apparaissent comme un bien de toute l'humanité. Les atouts de l'humanité sont les atouts de tous les hommes, et il est vital pour l'avenir de les mettre en oeuvre de façon solidaire. Cela veut dire qu'en matière de recherche scientifique l'optique fondamentale doit être celle de la coopération et non celle de la concurrence. Nous connaissons déjà, ne fût-ce qu'avec l'épuisement des ressources fossiles et les changements climatiques attendus, d'immenses problèmes à résoudre pour nos enfants, mais ce que nous savons le mieux, c'est que l'avenir nous est largement inconnu. Heureusement la curiosité et l'inventivité aboutissent à des découvertes et des inventions imprévues. Il s'agit donc, dans tous les secteurs de la recherche, de privilégier un certain désordre créateur plutôt que l'optimisation à la mode. Dans l'édification des grands programmes de recherche, qui peuvent avoir un effet mobilisateur, il faut varier les approches et chercher l'inspiration dans les besoins en friche dans le monde entier. Dans l'évaluation de la recherche, l'ensemble des citoyens doit se sentir et se voir impliqué. L'avenir est aux peuples et aux jeunes, et l'avenir de la recherche scientifique est là. Article paru dans l'édition du 17 septembre 2004. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


61) POLITIQUE : Francis Mer- Francis Wurtz, confrontation sur l'Europe

Samedi, à Lille, l'ex-ministre de l'économie et l'eurodéputé communiste ont débattu de la soumission libérale du politique à l'économie. Lille, envoyé spécial

Dans le cadre des - Assises de la presse écrite et de la jeunesse organisées samedi à Lille (lire aussi ci-dessous), la Tribune et l'Humanité, représentées respectivement par François-Xavier Pietri et Pierre Laurent, ont invité Francis Mer, ancien ministre de l'Économie dans le gouvernement Raffarin et président de la chiraquienne Fondation pour l'innovation politique, et Francis Wurtz, député européen communiste et président du groupe parlementaire GUE-GVN, à faire le tour de la question : " L'économie domine-t-elle le politique ? " Illustration parfaite des projets de soumission du politique à l'économie et de dépolitisation des grands choix de société, la constitution européenne soumise à référendum en France le 29 mai prochain a naturellement occupé une place centrale dans le débat.

====> Francis Mer. Qu'on l'aime ou non, nous sommes dans un système économique qui a introduit le primat de la liberté. Il a été élaboré en continuité par les gouvernements d'un certain nombre de pays. Je veux remettre l'église au milieu du village : c'est à l'intérieur de ce système économique tel qu'il est que le politique peut intervenir. On ne peut pas refuser ce système, sauf à fermer les frontières, sauf à devenir l'Albanie du XXIe siècle ! Moi, je veux bien, mais il faudra que l'on gère ça démocratiquement, parce que développer la revendication d'organiser l'économie différemment sans dire à ses concitoyens : " Voilà les conséquences de cette méthode ", ce n'est pas de la démocratie, c'est de la démagogie. Le politique doit comprendre le monde économique dans lequel nous vivons. Il y a des règles du jeu que le politique, à travers les gouvernements successifs, a toujours acceptées. Et à l'int&eacu