Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde

Bloc-Notes No 223 - Aquitaine Période 12 au 19 mars 2005

Table des matières

1) Manifestations de soutien aux Restaurants du Coeur de la Gironde

2) Paroles de femmes : Pour une Europe de l'égalité... NON à la constitution Giscard.

3) La CGT appelle à se retrouver solidairement avec Claude VINCENT

4) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

5) Le Forum Social Local de Gironde 2005 se prépare

6) BORDEAUX : Défense de la famille Besse menacée d'expulsion

7) LIBOURNE - POUR UNE EUROPE SOCIALE : NON A LA CONSTITUTION

8) Gironde : Pour des assises du logement

9) Conférence : " LA CHAIR ET LA PAROLE "

10) Journée d’action Les lycéens remettent ça le 15 mars

11) CADTM : Groupe local de Bordeaux

12) REFERENDUM : VIE DES COMITES en GIRONDE

13) SEPANSO : Rencontres publiques sur le thème des déchets - Mars 2005

14) Le 47éme Clin d'½il Cinéma du 10 mars au 19 avril présente MAR ADENTRO

15) Bègles, débat public : Traité constitutionnel : OUI ou NON ?

16) Le Théâtre de la Source présente La lampe d'Arlequin

17) Rencontre avec Hugues Jallon et Guillaume le Blanc aux Salons de la librairie Mollat

18) Rencontre-débat de solidarité avec Florence Aubenas et Hussein Hanoun

19) CEAN-SURVIE : " Contrôle et non-contrôle de la politique africaine de la France " JOURNEE D'ETUDES DU 17 MARS 2005

20) Atelier " Santé & Société " d'Espaces Marx : Bernard COADOU

21) FESTIVAL HARDCORE PUNK A LA MAC

22) Au profit des enfants handicapés de Nosy-Be à Madagascar : conférence et projection de photo

23) Uzeste Musical, visage village des arts à l'½uvre : Créolis'actions

24) La grange accueille "pour voix seule" Matine Amanieu, théatre

25) ATHÉNÉE LIBERTAIRE : PROGRAMME mars & avril 2005

26) APPEL DU 8 MARS : Le " NON " a besoin du féminin pour devenir majoritaire

27) Pour une autre Europe - Ignorance et abstention : deux ennemies majeures

28) Fête de l'Humanité 33 : Le chantier 2005 est lancé pour les 20, 21 et 22 mai - Appel aux Associations :

29) A l’occasion de la sortie du film Edvard Munch de Peter Watkins, exposition, rencontres, débats, ateliers à Bordeaux du 9 mars au 29 mars 2005

30) Pour une autre europe et contre la guerre et l'occupation en Irak et en Palestine

31) Infos du Comité des Pyrénées Atlantiques du Mouvement de la Paix

32) Appel de syndicalistes Girondins Pour le Non au référendum

33) Les chercheurs réécrivent le « brouillon » de Fillon

34) Cesaré Battisti : Du nouveau!

35) Budget départemental 2005 : Faire face au libéralisme - Rencontre avec le président du groupe communiste.

36) Chercheurs, soyez compétitifs ! Le projet de traité constitutionnel reprend le principe d'un " espace européen de la recherche " déjà mis en oeuvre par l'Union... Pour en faire un objet " compétitif ".

37) Lettre d'Henri Emmanuelli aux socialistes

38) Les Nouvelles de Bordeaux : En bref...

39) L’INVITEE DE LA SEMAINE DE L’HUMANITE : Brigitte Couderc Delorge, Déléguée syndicale CGT d’une entreprise de la restauration collective. Animatrice du collectif de la restauration collective et membre du collectif Syndicalisation commerce et services de Bordeaux.

40) TCHETCHENIE : Maskhadov tué, toutes les dérives sont possibles

41) Paolino Alvarez : Un siècle de combat

42) Viticulture : Mauvais remède

43) Langon-Saint Macaire : Sauver la pile du pont

44) LOGEMENT SOCIAL - EXPULSIONS : " Malgré les effets d'annonce, l'État se désengage ". Bernard Birsinger

45) Bernard Thibault : « Nous pouvons installer une mobilisation durable »

46) Paru dans " Communistes " : Contribution au débat - La double ambition des luttes et de l'alternative au capitalisme par Sébastien Laborde.

47) Tramway à Bordeaux-Bacalan : Dépasser tous les blocages

48) FRANCE. CONSTITUTION EUROPEENNE : « Le projet Giscard fait le choix de l’OMC », Entretien avec André Chassaigne

49) PCF : Pour un programme politique résolument à gauche, 27 propositions

50) Paix au Proche-Orient : L'appel de 7 personnalités

51) Le Printemps des Choristes : " OH ! Freedom " Au " Cabaret des Amis de l'Ormee ".

52) TRIBUNE LIBRE : « Des élections libres pour sortir le Togo de la crise » Par Komi Tsakadi, avocat

53) Femmes : sept raisons de voter « non »

54) Ecole : Ça commence à la maternelle !

55) « Nous sommes très énervés » - Lycéens. Journée de protestation réussie contre la loi Fillon et pour exiger des moyens. Il y avait, selon la police, 130 0000 manifestants dans le pays

56) [Faucheurs33] La chasse aux OGM est ouverte

57) Samedi 5 mars à Guéret : Pour les services publics

58) Tramway Bordeaux-Bacalan : Sur la bonne voie

59) Jeudi 10 mars : l'action Amplifiée

60) L'UNEF appelle au " rejet " du traité constitutionnel européen - Entretien avec Bruno Julliard-Laudau, vice-président de l'UNEF

61) Hôpital de La Réole : Urgences, on ferme

62) Mutuelle Sociale Agricole en Gironde : La CGT en tête

63) Le mur du silence médiatique : L'exemple girondin

64) Parade festive pour un véritable armistice

65) REFERENDUM - Les médias et l'Europe : Le Non de gauche boycotté

66) APPEL : Une éducation sans éducation physique et sportive n'est pas une éducation !

67) Congrès de Versailles : Seul le PCF dit Non

68) VICTOIRE. -- Manifestation samedi contre les désordres au Togo et contre l'attitude de la France, jugée ambiguë

69) " A quand les droits humains ? " par Jackie Le Floch-Le Pochat.

70) Chili : La justicia tarda, pero llega


1) Manifestations de soutien aux Restaurants du Coeur de la Gironde

*20° CAMPAGNE DES RESTOS DU COEUR* *12° EDITION ST MEDARDAISE* <>/Afin de promouvoir l'ensemble des manifestations au profit des restos du coeur, nous avons besoin de votre aide. _Merci de faire relayer l'information_ ./ /Eliane / http://lesrestos.webjalles.org <>/Association l'ESTRAN 05.56.95.82.25 /estran@free.fr _ _/ *Manifestations de soutien aux Restaurants du Coeur de la Gironde*_ _Samedi 12 mars 2005 :_ o <>" Balade à travers chants " spectacle de l'atelier music hall de l'ASCO - Danse et percussions africaines o Salle Georges Brassens à 20 h 30 o Entrée : enfants 3,00 ¤ / adultes 6,00 ¤ _Samedi 26 mars 2005 _: Spectacle de danses au Centre culturel " le Carré des Jalles " o <>Hip hop et jazz de 16 h à 18 h Entrée de 5 à 18 ans 3,00 ¤ / adultes 5,00 ¤ o Danses country, jazz, music hall, espagnole, africaine, hip hop, classique, ... o Entrée : de 5 à 18 ans 3,00 ¤ / adultes 5,00 ¤ _Samedi 2 avril 2005 :_ o " L'Afrique en choeur " à 20 h 30 : + <>Contes africains avec Salia Kouyaté du Burkina Faso et Rémy Boussenguy du Gabon, conteurs professionnels Lectures théâtralisées de contes par la Cie Au Fil de l'acte + Extraits de la pièce de Couo Zotti (Bénin) " Ce soleil où j'ai toujours soif " par la Cie Au Fil de l'acte + Musique Tchalabi du Togo + Imitation avec René Gil + Vente de boissons africaines + Salle Georges Brassens + Entrée : 3,00 ¤ <>_Samedi 2 avril 2005 :_ L'association Avec L et les Guides de France vous accueillent à " Jouons atout c½ur o Journée jeux de sociéte divers du plus traditionnel au plus Incongru # <> Salle Jacques Brel Entrée : après midi 3,00 ¤ / soirée 3,00 ¤ _Vendredi 8 avril 2005_ : + Spectacle de musique, théâtre pour enfants, humour et chants - Théâtre pour enfants avec la Cie Autrement dit * <> " La pellicule de la vie " par les ateliers vocaux de Gestes et Expression Guitares : picking, .... avec Accords et à cordes * Magie et imitation avec René Gil * Salle Georges Brassens 20h30 * Entrée : de 5 à 18 ans 3,00 ¤ / adultes 5,00 ¤ _Samedi 9 avril 2005_ : L'Estran vous propose o <>Concert de rock 3 groupes non encore définis 21 h à l'Estran o Entrée : 5,00 ¤ *_Autres contributions :_* Collecte : ASSM, Association des Elèves de l'école de danse de Laurence Raymond (A.E.A.E.L.R.) - Dons : Les Artistes du Bord de Jalles, la FNACA, la section saint médardaise du Parti Socialiste - Logistique : la Mairie de Saint Médard en Jalles - Autre : l'UPAC - From: estran <estran@free.fr>


2) Paroles de femmes : Pour une Europe de l'égalité... NON à la constitution Giscard.

Le Dimanche 13 mars 2005 de 14 à 18 heures avec Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français, des invitées européennes, des témoignages de femmes en lutte. Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique Paris 7e (métro : Assemblée nationale) - Voir le site : http://www.pcf.fr/ - Contact : pcf@pcf.fr- Parti communiste français 2 place du Colonel-Fabien 75167 Paris cedex 19 Tél: 01 40 40 12 12 - From PCF33@wanadoo.fr

=====> Le 13 mars : Droits des femmes

Le rassemblement à la Maison de la Chimie à Paris, le 13 mars, sur le thème " Pour une Europe de l'égalité, Non à la Constitution Giscard ", a pour objectif d'amplifier la dynamique du Non pour une Europe de l'égalité entre les hommes et les femmes, en faisant grandir la mobilisation féministe autour de cet enjeu.

En plus des témoignages de femmes, des personnalités européennes interviendront : Maïté Mola, Espagne (PCE + PGE) sur le référendum en Espagne, Christiane Reymann, Allemagne (PDS + PGE) sur la mobilisation des femmes dans les mouvements sociaux, Christine Mendelssohn, France (PCF + PGE) sur l'Europe et son rôle au niveau international ainsi que Marie-George Buffet. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 10 mars 2005 - No 1585 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


3) La CGT appelle à se retrouver solidairement avec Claude VINCENT

Bordeaux le 8 MARS 2005 - Objet : Communiqué syndical - Claude VINCENT comparaîtra en correctionnelle le Lundi 14 mars 2005 A 14h 00 Au palais de justice de Bordeaux - Le Délégué Syndical de Labso Chimie, Claude VINCENT, est accusé d’avoir porté atteinte aux intérêts de cette société en y introduisant quelques litres de produits chimiques provenant du pressing de son épouse et en les faisant déverser dans une cuve réservée à l’élimination des déchets. C’est justement par souci de préservation de l’environnement qu’il a commis cet acte sans gravité qui lui vaut aujourd’hui les poursuites de son employeur qui l’accuse d’avoir fait courir un risque à l’environnement ! L’Inspecteur du Travail a refusé le licenciement. La société-mère allemande est intervenue lourdement auprès du Gouvernement français pour protester contre la décision de l’Inspecteur du Travail et pour obtenir du Ministre « la tête » du Délégué Syndical CGT de Blanquefort. A la suite d’un rapport scandaleux du Directeur Régional du Travail, le Ministre en a rajouté par une décision intolérable qui casse celle de l’Inspecteur du Travail ayant refusé le licenciement. Claude a ainsi pu être immédiatement licencié. C’est la revanche patronale contre celui qui avait crée le syndicat CGT, et qui en était le premier responsable. L’avocate de Claude, Maître Magali BISIAU, a contesté par référé devant le Tribunal Administratif la légalité de cette décision ministérielle, s’appuyant sur un procès verbal établi par des Officiers de Police Judiciaire de la Gendarmerie. Ce PV contredit en effet la thèse de l’employeur qui prétend que l’acte de Claude aurait pu être préjudiciable à l’entreprise et à l’environnement. A contrario, les gendarmes ont mis en évidence que la motivation de l’employeur à licencier Claude est bien davantage à rechercher du côté de son engagement syndical. En outre, leur rapport révèle de graves lacunes de l’employeur en termes de procédures de contrôle et de traçabilité des produits éliminés. Malgré cela, le licenciement du Délégué ne suffit pas au patron puisque celui-ci a décidé de le poursuivre devant le tribunal correctionnel dans le cadre de la plainte qu’il a déposé en avril 2004. Il est à noter que Claude est seul convoqué. Son épouse a été mise hors de cause ce qui démontre bien que c’est une affaire anti-syndicale. Dans cette audience de correctionnelle, il y aura lieu d’être attentif au rapport des officiers de police judiciaire qui ont mené l’enquête dans l’entreprise … La CGT appelle à se retrouver solidairement avec Claude VINCENT le 14 mars à 14 h 00 au Palais de Justice de Bordeaux. Contact presse : Bernard AYGLON 06 22 20 77 59 - Lucien GAY 06 30 48 46 60 - From: "GhyslaineRICHARD" <richard@cgt-gironde.org>


4) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

- Lundi 14 mars à 18h30 : Dominique Sigaud Pour son roman : "The dark side of the moon" aux éditions Actes-Sud. Dominique Sigaud a déjà publié : "La fracture algérienne, carnets de route" (Calmann-Lévy, 1991), "Blue Moon" (Gallimard, 1998), "Les innocents" (Gallimard, 2000), "De chape et de plomb" (Gallimard, 2003). Anna Maria Maiol de Lagoa est journaliste. Elle vit à Guadaja del Sur, une ville imaginaire au bord de la mer. Par ambition, par naïveté, par arrogance ou peut-être de façon totalement suicidaire, cette jeune femme va se mettre en danger. Seule, et dans le plus grand secret - son courage doit être remarquable, son indépendance affirmée -, elle quitte la ville pour recueillir le témoignage d'un homme ayant survécu à la torture. Seule, elle note l'insoutenable sans même prendre le temps de regarder celui qui face à elle risque sa vie.

Le récit terminé, les noms, les faits à jamais mémorisés, Anna Maria repart. Elle pense rejoindre la ville, écrire son article, publier. Elle n'aura pas le temps de prendre la mesure de son erreur, à peine le temps d'avoir peur...

Un livre magnifique sur le passage insidieux entre l'orgueil et le mépris, l'assurance et l'arrogance. Un grand roman dans lequel la part animale de chaque personnage semble incarner l'humanité entière et ceci jusqu'au moindre repli de nos âmes. La rencontre est organisée par l'Arpel Aquitaine et sera animée par Michèle Sales.

====> Mercredi 16 mars à 18h30 : Marc Pautrel Pour son livre : "Le métier de dormir" aux éditions confluences. Marc Pautrel est né en 1967. Il vit et il écrit à Bordeaux. "Le Métier de dormir" est son premier ouvrage. "Des gens étranges le payaient pour dormir jour et nuit. Lorsqu'il se réveillait, il devait noter sur un carnet les rêves qu'il avait faits. Les rêves seulement, et jamais les cauchemars. Peut-être ne faisait-il pas de cauchemars, quoi qu'il en soit il n'avait pas à les noter. Les assistants passaient chaque jour dans la chambre récupérer le carnet qu'ils manipulaient avec de grandes précautions. L'homme aimait son travail. Il l'exerçait consciencieusement et avec efficacité. On disait de lui qu'il était le meilleur : celui qui dormait le plus longtemps sans se réveiller, celui qui effectuait les rêves les plus nombreux et les plus divers. Il était heureux de dormir." La rencontre sera animée par Dominique Rabaté.

====> Samedi 19 mars à 17h : Jacques Nassif Autour de son dernier ouvrage : "L'écrit, la voix : fonctions et champ de la voix en psychanalyse" (éditions Aubier). Philosophe et psychanalyste, Jacques Nassif est l'auteur de nombreux articles et ouvrages dont "Freud l'inconscient : sur les commencements de la psychanalyse" (Galilée, 1977), "Le bon mariage : l'appareil de la psychanalyse" (Aubier, 1992), "Pourquoi faire une analyse ?" (Érès, 1993), "Comment devient-on psychanalyste" (Érès, 1999). "La psychanalyse, a-t-on coutume de dire, serait née de l'abandon de l'hypnose, donc du renoncement au pouvoir de la voix. Pour Freud, lui succède le texte du rêve qui, déchiffré dans la cure, fait de l'inconscient une chose qui s'écrit. Lacan dénude la voix comme cause du désir, le dire comme seul avènement de la vérité ; mais, à son tour, il refoule sa propre découverte en rêvant d'un langage sans parole : l'écrit... Pourtant, comme l'atteste le retour à la voix qui s'annonce dans ce livre, c'est bien elle seule qui, dans la cure, ouvre l'accès à l'inconscient. C'est elle seule qui se fait entendre dans toute lecture, que ce soit celle du rêve, de la séance ou de ces ½uvres littéraires qui, loin d'effacer le pouvoir de la voix, comme l'ont toujours fait les récits de cas cliniques (impossible d'entendre la voix de l'Homme aux rats ou de l'Homme aux loups), restituent l'effet de la voix même, comme révélation du monde et de la vie. L'enjeu est de taille, on le voit, puisqu'il s'agit de rien moins que du fondement de la psychanalyse elle-même et de la possibilité de sa transmission." La rencontre est organisée par le groupe Trait et sera animée par Michel Demangeat. - Librairie " La Machine à lire " 8, Place du Parlement - 33000 BORDEAUX - Tel : 05.56.48.03.87 - Fax : 05.56.48.16.83 Site : http://www.machinalire.com Emel : machine@machinalire.com


5) Le Forum Social Local de Gironde 2005 se prépare

Le Lundi 14 mars à 20h Prochaine Assemblée Générale du FSL33 à l'Athénée Municipal de Bordeaux - Espace St Christoly - Approbation du Compte Rendu de la précédente AG - Préparation du FSL33 2005 (Les 12, 13 et 14 mai à Bordeaux, et 6 Août au Barp, FSL en Libournais le 9 avril à Saint-Denis de Pile, thème central : Quelle Europe pour Quel Monde ?, La démocratie, Le Logement, Les transports, luttes contre la précarité, politique énergétique, impérialisme français en Afrique, résistances et alternatives, rôles des partis politiques, syndicats, associations, consommation et pouvoir, services publics, Pour une consommation responsable : le pouvoir du consomm'acteur, la laïcité et l'Europe, ... - Pour contacter le FSL33, et recevoir les compte rendus des premières A.G. écrire à FSL33 c/o ATTAC 33 2, Place Saint Pierre Boite postale 142 33008 Bordeaux Cedex ou par Mel à FSL33@tiscali.fr et pour le Forum : fsl33@ml.free.fr .Pour s'inscrire fsl33-request@ml.free.fr avec en objet subscribe. Concernant Les sites officiels du FSL33, ils sont en sommeil en attendant de retrouver une animation : Le site : http://fsl33.free.fr pour 2003 et pour l'année 2004 et 2005 le nouveau site www.fsl33.net - Adresse électronique : FSL33@tiscali.fr -- Un atelier de Préparation du FSL33 proposé par Artisans du Monde autour du thème : " Pour une consommation responsable : le pouvoir du consomm'acteur " se réunira en mars. Si vous êtes intéressés contactez : " Isabelle VAUQUOIS " <isa.vauquois@wanadoo.fr> ou Tél : 05.56.44.23.33 - Les Compte-Rendus des précédentes réunions sont disponibles sur demande auprès notamment de <FSL33@tiscali.fr>

=====> Espaces Marx souhaite s’impliquer dans au moins deux thèmes : - Avenir, Place et Rôle des Forums dans le champ politique, et - Quelle Europe pour quel Monde?, sachant bien entendu que chacun de ses adhérents est invité à s'impliquer là où il le juge le plus utile et intéressant du point de vue des ses préoccupations. Les réunions de travail programmées autour de ces questions se dérouleront à l’Athénée Municipal de Bordeaux , en prévision du FSL33 qui se tiendra les 12, 13 et 14 mai à BORDEAUX, précédé d'un Forum Social Local en Libournais, à Saint-Denis de Pile le 9 avril, et suivi d'une initiative le 6 août au BARP en Gironde : - Le jeudi 24 mars 2005 de 19h00 à 21h00 à l’Athénée Municipal de Bordeaux «Quelle Europe pour quel Monde?» - Le jeudi 31 mars 2005 de 19h00 à 21h00 à l’Athénée Municipal de Bordeaux «Avenir, Place et Rôle des Forums dans le champ politique » - Le Mardi 12 avril 2005 de 18h30 à 20h30 à l’Athénée Municipal de Bordeaux «Quelle Europe pour quel Monde?» - Le Lundi 25 avril 2005 de 18h30 à 20h30 à l’Athénée Municipal de Bordeaux «Avenir, Place et Rôle des Forums dans le champ politique »


6) BORDEAUX : Défense de la famille Besse menacée d'expulsion

Menacée d'expulsion, les communistes du quartier des Aubiers et les élus communistes de Bordeaux appellent à se rassembler lundi 14 mars à 12h devant leur logement 59 rue Chantecrit aux Aubiers pour la soutenir.

====> Monsieur le Maire, Interdisez les expulsions

C'est ce qu'a demandé Claude Mellier présidente du groupe communiste au Conseil municipal de Bordeaux du 7 mars. Le 15 mars, la pratique inhumaine des expulsions va re-commencer. Des familles vont à nouveau vivre dans l'angoisse d'une exclusion, celle d'être jetée à la rue, au moment où l'on dénombre sur Bordeaux de 4 500 à 5 500 personnes sans domicile fixe. Déjà, des locataires ont reçu l'avis. Certains vivent dans des logements insalubres, sans eau, sans gaz, sans électricité. Des propriétaires " voyous ", contre toute autorisation, louent des appartements malgré leur insalubrité, profitant du manque de logements sociaux et de la loi du marché. La maladie, le chômage, peuvent en peu de temps précipiter des familles aux revenus modestes et précaires dans une situation telle qu'ils ne peuvent plus payer leur loyer et c'est l'enchaînement : huissier, frais de justice qui doublent la dette, et la rue comme seule perspective ! L'année passée, le Ministre Borloo annonçait la fin des expulsions locatives avec la mise en place de protocole. Je vous demande, Monsieur le Maire, de prendre la décision d'interdire les expulsions, respectant ainsi un droit fondamental : le droit au logement. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 10 mars 2005 - No 1585 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


7) LIBOURNE - POUR UNE EUROPE SOCIALE : NON A LA CONSTITUTION

Art I.3.2 " L'Union offre à ces citoyens un espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières intérieures, et un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée " - POUR UNE EUROPE SOCIALE : NON A LA CONSTITUTION

, DEBAT - RENCONTRE le LUNDI 14 MARS 20h30 Salle des Fêtes (Libourne) Avec la participation de Roger MARTELLI (directeur du mensuel Regards, PCF), un représentant de la GAUCHE UNIE ESPAGNOLE - Projection d'une vidéo avec de nombreuses personnalités dont MG Buffet, Olivier Besancenot, Ariane Ascaride, Malika Zediri.... Organisé par Le Forum du Libournais pour le Non à la Constitution et pour une autre Europe (05 57 51 54 71) - From: François POUL <francois.poul@laboratoirelca.com>


8) Gironde : Pour des assises du logement

A l'initiative du groupe communiste et apparenté à la CUB ainsi que la fédération du Parti, une réunion de préparation aura lieu le lundi 14 mars à 18 h 15 au siège de la Fédération du PCF, 15 rue Furtado à Bordeaux. Toutes les personnes interessées par la question du logement, locataires, militants associatifs, politiques ou syndicales sont invitées à y participer

Contact : Frédéric Mellier 05 56 93 67 04 ou 06 16 79 84 73.

=====> " Avec la loi Borloo, l'action publique se concentre sur le bâti et l'urbain au détriment des politiques sociales... La démolition en tant que levier principal de la rénovation urbaine semble être le seul moyen qu'aient trouvé les pouvoirs publics pour mettre en ½uvre la mixité sociale recherchée. L'intervention sur le bâti permet de mettre en place une nouvelle politique de peuplement. Les projets de rénovation permettent aux acteurs locaux d'en finir avec les quartiers de relégation en récupérant et en valorisant ces espaces ce qui peut être un moyen de rapprocher les classes moyennes des centres villes et de constituer une alternative au processus de péri-urbanisation. Il reste à s'assurer que ces opérations ne se font pas au détriment des populations habitant actuellement ces quartiers et du maintien d'une offre de bas loyers et de logement pour les personnes les plus défavorisées ". Extraits de l'article " Quartiers d'Habitat social, comment en finir ? " de Jérôme Trand paru dans la revue Esprit le 1 janvier. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 10 mars 2005 - No 1585 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


9) Conférence : " LA CHAIR ET LA PAROLE "

A l'Amitié judéo-chrétienne de Bordeaux 32 rue du Hâ le 14 Mars 2005 à 20 h 30

" LA CHAIR ET LA PAROLE " Conférence du Père Jean-Pierre DUPLANTIER théologien, exégète, enseignant à l'Institut Pey-Berland - Est-il possible à l'homme d'entendre dans le langage qui est le sien une parole qui parlerait dans un autre langage ? D'écouter une parole qui serait celle de Dieu, très exactement de son Verbe ? Quel est le dispositif d'accueil le mieux aménagé chez les humains pour la réception de cette parole ? La pensée ? Mais il est écrit : " Mes pensées ne sont pas vos pensées " dit le Seigneur. La rencontre ? Notre corps y est alors forcément engagé. Mais de quoi parlons-nous quand nous parlons du corps ? Faut-il s'aventurer alors du côté de la chair ? Mais quelle est cette part de l'homme qu'on désigne ainsi ? En interrogeant deux textes : * celui de Genèse 37 v.27 " car notre frère c'est notre chair " disent les frères de Joseph * celui de l'Evangile de Jean ch.1 " et le Verbe est devenu chair ".

Dieu est-il présent au milieu de nous ou bien non ? - A l'Amitié judéo-chrétienne de Bordeaux 32 rue du Hâ - Bordeaux - 33000 - From: "Hellen Ranson" <hranson@wanadoo.fr>


10) Journée d’action Les lycéens remettent ça le 15 mars

Les deux syndicats de lycéens, l’UNL et la FIDL, ont appelé hier à une nouvelle journée d’action, le 15 mars prochain. Ce jour-là, le Sénat doit débattre du projet de loi Fillon. « Nous sommes là pour prouver que les lycéens sont capables de se mobiliser dans un cadre beaucoup plus large que leur petit lycée. Tout le monde subit la politique de M. Fillon, la réforme des retraites, c’était déjà lui », a déclaré Constance Blanchard, présidente de l’UNL. La FSU a déjà proposé que les enseignants se joignent à cette journée. Une intersyndicale devrait se prononcer sur la question aujourd’hui. « La FERC-CGT s’est prononcé positivement dans ce sens. Voir les articles plus loin dans l’Agenda. » Article paru dans l'édition du 11 mars 2005.- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


11) CADTM : Groupe local de Bordeaux

Bonjour, Le bulletin n°17 du CADTM vient de sortir. Vous pouvez le recevoir sur simple demande. A noter dans la région bordelaise les activités suivantes: - Participation aux projections-débat autour du film "la cauchemar de Darwin" le 14 avril à Blanquefort (les colonnes). - Participation à la projection-débat autour du film "Life and Debt" à l'Université Bordeaux 3, Amphi C200. - Participation à la soirée organisée par l'association Louessé Diaspora Solidarité au profit du Congo-Brazzaville le Samedi 12 mars. La prochaine réunion du groupe local bordelais du CADTM se tiendra mardi 15 mars à 20h au local d'ATTAC, 2 place Saint-Pierre à Bordeaux. Cordialement, Eric Berr - Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-monde (CADTM) Groupe local de Bordeaux - Tél: 05-56-28-78-33 - http://www.cadtm.org - From: Eric Berr <berr@roxanne.u-bordeaux4.fr>


12) REFERENDUM : VIE DES COMITES en GIRONDE

===> Pessac : Compte-rendu du point rencontre à Madran

Le Comité Pessacais a tenu, le 2 février 2005, une réunion publique d'analyse du contenu du Projet de Traité Constitutionnel. Parmi la trentaine de personnes, d'horizons divers, présentes à la réunion, un groupe de cinq personnes a décidé de tenir un point rencontre d'information, devant le petit centre commercial de Madran, le samedi 19 février. Les participants s'accordent à dire que l'accueil a été très positif : peu de refus. Une trentaine de personnes ont signé l'appel à voter Non. Quatre Humas ont été vendues et environ 300 tracts d'appel à voter distribués. Le Comité, qui comprend désormais 72 membres, sans compter la trentaine de signataires de la pétition, s'est réuni à nouveau le mardi 1 mars pour décider des actions à mener, en particulier compte tenu de l'avancement possible de la date du référendum. Une dizaine d'actions est prévue pour la quinzaine qui vient.

====> Libourne : L'appel du comité a dépassé les 100 signatures

Lundi 14 mars 20h00 salle des Fêtes (Libourne) debat contradictoire avec Roger Martelli (directeur Mensuel Regards, resp. nat. PCF), Jeudi 17 mars 20h30 Salle des Charruaud (Libourne)

====> Mérignac : L'appel a plus de 100 signataires.

Des membres du collectif pour le Non seront au marché samedi 12 mars pour populariser la réunion publique du Jeudi 17 mars.

====> Lormont : Réunion publique et création du comité du NON au référendum jeudi 24 mars de 18h à 20h30 salle Albert Camus

====> Bordeaux Saint-Jean : Réunion de création d'un comité pour le Non le vendredi 18 mars au siège de la fédération du PCF, 15 rue furtado.

====> Bordeaux Nord : La première réunion a été l'occasion d'analyser le contenu du projet. Une trentaine de personnes, représentants différentes sensibilités de gauche, des syndicalistes. Mercredi 30 mars, 20h, réunion publique, salle municipale du Grand Parc, lace de l'Europe avec projection vidéo.

====> Bègles : Le comité qui compte aujourd'hui plus de 70 membres a décidé de diffuser dans toute la ville un appel bien argumenté pour faire grandir le Non. Il se réunit tous les mardis au bar-restaurant Le Pénalty à 18h30 - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 10 mars 2005 - No 1585 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

======> En Gironde, rejoignez le comité du « Non » le plus proche de chez vous !

-- Arcachon Sud-Bassin : Benoît Tourne (06 03 16 51 55 ou 05 56 66 19 09, ; <benoitourne@yahoo.fr>) ; Jean-Pierre Dousse (<:jpdousse@aol.com>) ; Guy Etchessahar (06 03 35 59 50, <etchessahar@wanadoo.fr> >)

-- Arcachon Nord-Bassin : Christian Darriet (<christian.darriet@free.fr>) ; Jean-Louis Apecarena (06 63 62 28 92, <apecarena@aol.com> ; Marie-Jo Verdeau (<verdeau.mariejo@wanadoo.fr>)

-- Arcachon Val de Leyre : Bernard Chapuzet (05 56 88 11 11, <CHAPU@wanadoo.fr>)

Bègles : Martine Alcorta (<martine.alcorta@wanadoo.fr>) ; Mamdou Niang (<niangsamba@aol.com>

-- Bordeaux Bastide : Marie-Claude Thiollet (05 56 32 57 70, <mcrossignol@free.fr>)

-- Bordeaux Centre : Rendez-vous hebdomadaire au Café Le P’tit Rouge (en général le jeudi à 18 heures) ; (Valérie : 05 56 92 65 82 / 06 08 35 19 38), <valerieduboscq@yahoo.fr>) ; Claude Mellier (06 20 33 00 78 ; <c.mellier@mairie-bordeaux.fr>) ; Stéphane Le Bot (<s.lebot@wanadoo.fr>)

-- Bordeaux Nord (Bacalan, Grand Parc, Les Quais) : Marc Lasaygues (<marc.lasaygues@wanadoo.fr>) ; Jean Paul Chaumeil (<jp.chaumeil@libertysurf.fr) ; Vincent Maurin ((06 20 33 95 81 ; <maurin.bacalan@wanadoo.fr>) ; Albert Garcia (06 13 31 83 82)

-- Bordeaux Universités : Julien Fargère (06 31 18 60 70, <sudetudiantbordeaux@yahoo.fr>)

-- Cestas : en formation, contactez Francis Daspe (<francisdaspe314@hotmail.com>).

-- Cheminots : J. Mainguéné (06 87 14 79 71) ; F. Labrosse (05 56 92 65 82)

-- Créon : Valérie Leconte (valerie.leconte@free.fr) ; Rolland Pailley (<rollandpailley@aol.com>) ; Christian Perrier (05 56 23 38 67) ; David Viriot ((05 57 34 40 39) ; Jean Paul Petit (<jpdpetit@wanadoo.fr>)

-- Carbon Blanc : contact : <coll.cb.non@wanadoo.fr>

-- Coutras/Guitres : Sebastien Laborde (06 11 92 14 15, <sebastienlaborde@wanadoo.fr>)

-- Hauts de Garonne (Bouliac, Cenon, Lormont, Floirac) : Jacques Martinet (05 56 31 68 53 et 06 70 08 07 13, <jacques.martinet5@wanadoo.fr>) ; Pascal Bourdon (05 56 20 99 47 et 06 64 22 65 24, <bourdon.p2@wanadoo.fr>)

-- Libournais : Forum libournais pour le Non à la Constitution et pour une autre Europe (05 5751 54 71) ; Bruno Fontan (06 86 85 23 73)

-- Mérignac : Collectif pour la victoire du « Non » de gauche pour changer l’Europe, Serge Gros (05 56 47 34 29, 06 67 25 41 62)

-- Pessac : Odette Eyssautier <odette.eyssautier@wanadoo.fr> ; Jacques Martineau( 05 56 36 62 29, <ac.tonne@free.fr>)

-- Ste-Eulalie : en formation, voir Hauts de garonne

-- Ste-Foy-la-Grande : Comité local du Pays Foyen pour un non de gauche europeen et anti-liberal au projet de traite constitutionnel : François Mas (europesociale_paysfoyen@hotmail.fr>

-- St-Macaire : Jean Marie Billa (05.56.63.31.66 <caup4@wanadoo.fr> >) ; Francis Daspe <(francisdaspe314@hotmail.com>) ; Michel Hilaire (<michelu@wanadoo.fr>)

-- Talence : Josiane Meynard  (05 56 37 04 46, <josianemeynard@aol.com>) ;

-- Villenave d’Ornon : Comité citoyen villenavais pour l’Europe sociale, solidaire et fraternelle, pour le Non à la constitution européenne : Alain Bousquet (05 56 87 48 18, <aile-insertion@wanadoo.fr>) ; Jean-Claude Laulan (<jean-claude.laulan@wanadoo.fr> ; Gilles Mangard (<gilles.mangard@wanadoo.fr>).



13) SEPANSO : Rencontres publiques sur le thème des déchets - Mars 2005

Madame, Monsieur, Une erreur s'est glissée dans le message que nous vous avons adressé le 25 février dernier. En effet, la réunion publique du Pays "Bassin d'Arcachon et val de l'Eyre" se tiendra bien le jeudi 17 mars, au Centre culturel de Biganos et non le mercredi 17 mars comme annoncé. Vous trouverez ci-après le programme corrigé.

=====> Rencontres publiques sur le thème des déchets

Une dizaine de réunions publiques vont se tenir prochainement en Gironde à l'initiative du Conseil Départemental des Déchets, chargé de préparer un nouveau plan départemental des déchets, sous l'égide du Conseil Général de la Gironde. Ces réunions, destinées à permettre l'émergence d'un plan départemental de prévention des déchets cohérent, sont ouvertes à tous et il serait bon qu'un public nombreux y participe et que les membres de notre association se mobilisent pour assurer leur succès par une participation constructive. L'heure de ces réunions étant fixée à 19 heures pour le public, les dates et lieux retenus sont les suivants : - Pays des Landes de Gascogne: Le mardi 15 mars à Captieux, centre audio-visuel - Pays Bassin d'Arcachon et val de l'Eyre : Le jeudi 17 mars à Biganos, centre culturel - Pays Médoc : Le mardi 22 mars à Saint-Laurent-du-Médoc, salle des fêtes - Pays Libournais : Le mercredi 23 mars à Libourne, salle des fêtes - Pays des Graves : Le jeudi 24 mars à Castres, salle des fêtes - Pays Haut Entre Deux Mers et Langonnais : Le mardi 29 mars à Langon, salle des Carmes - CUB : Le mercredi 30 mars à Mérignac, salle du Pin Galant - CUB : Le jeudi 31 mars à Bordeaux Bastide, au Mégarama - D'avance merci pour votre participation. Bien cordialement. Fédération SEPANSO 1 rue de Tauzia - 33800 Bordeaux - Tél. : 05.56.91.33.65 - Fax : 05.56.91.85.75 - Email : sepanso.fed@wanadoo.fr - Internet : http://assoc.wanadoo..fr/federation.sepanso/ - From : " Fédération SEPANSO " sepanso.fed@wanadoo.fr et From: "Edgard et Nicole SOULA" <soulacom@club-internet.fr>


14) Le 47éme Clin d'½il Cinéma du 10 mars au 19 avril présente MAR ADENTRO

Le 47éme Clin d'½il Cinéma, de l'Association des Cinémas de Proximité de la Gironde Présente (Projection suivie de discussion - Tarif unique 4¤) - Cette 47e opération Clins d'oeil vous propose du 10 au 22 mars MAR ADENTRO, le dernier film d¹Alejandro Amenabar (Tesis, Les Autres), tiré de l¹histoire de Ramón Sampedro, totalement paralysé depuis 25 ans à la suite d¹un accident. Ce dernier décide de mettre fin à ses jours et entame une procédure judiciaire afin de ³mourir pour vivre². MAR ADENTRO aurait pu être un film sombre et larmoyant. Il n¹en est rien, bien au contraire. C¹est une approche de la mort vue sous l¹angle de la vie, de l¹amour, du quotidien, du naturel, une approche très lumineuse, multiple, permettant le questionnement, suscitant un débat que nous ne manquerons pas d¹évoquer en présence de médecins, bénévoles, et membres d¹association. Jean-Louis Ribreau

=====> MAR ADENTRO - > Du 10 mars au 22 mars - Blanquefort > Cinéma Les Colonnes

> Lundi 14 mars > 20 h 30 - Débat. En présence du Dr Paternostre, service de soins palliatifs et d¹accompagnement du CHU de Bordeaux, M. Crang, délégué départemental de l¹A.D.M.D. et un bénévole de l¹association Alliance. - Cadillac > Cinéma Le Lux > Mardi 15 mars > 20 h 30 - Débat. En présence de M. Crang, délégué départemental de l¹A.D.M.D. et un bénévole de l¹association Alliance. - Eysines > Cinéma Jean Renoir Mercredi 16 mars >21 h - Débat. En présence de M. Crang, délégué départemental de l¹A.D.M.D. et un bénévole de l¹association Alliance. - Libourne > Cinéma Les Variétés > Jeudi 17 mars > 20 h 30 - Débat. En présence de M. Crang, délégué départemental de l¹A.D.M.D. et un bénévole de l¹association Alliance. - Gujan-Mestras > Cinéma Gérard Philipe > Vendredi 18 mars > 21 h - Débat. En présence de M. Crang, délégué départemental de l¹A.D.M.D. et un bénévole de l¹association Alliance. - Pour tout Contact Jean-Louis RIBREAU - Tél : 05.56.46.06.55 - Fax : 05.56.15.00.46 - Association des cinémas de proximité de la Gironde - Place de la 5e République - 33600 Pessac - Email : cine-proximite@wanadoo.fr - From: elise morand <elmorand@wanadoo.fr>


15) Bègles, débat public : Traité constitutionnel : OUI ou NON ?

Diaporama sur la construction européenne et le traité constitutionnel.

Tour des quartiers : ça continue - Après quatre premières rencontres (qui ont déjà réuni plus de deux cent personnes) autour de ce diaporama pour s'informer et débattre, les communistes béglais continuent leur tour des quartiers.

Prochains rendez-vous : -- > mardi 15 mars au café Le Penalty rue Jeanne-d'Arc. --> jeudi 21 avril au complexe Langevin. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 Janvier 2005 - No 1578 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


16) Le Théâtre de la Source présente La lampe d'Arlequin

- La lampe d'Arlequin Par les élèves de troisième années professionnelles du Conservatoire d'Art Dramatique de Bordeaux. Direction artistique et mise en scène Dimma Vezzani - Décor Classe de scénographie des Beaux Arts - Tout peut arriver lorsque Arlequin découvre une lampe qui exauce les désirs les plus fous. Les personnages s'en donnent à c½ur joie....mais la lampe exécute tout au pied de la lettre. Alors, vont-ils tous perdre la tête ? Mourir de rire ? Nager en plein bonheur ? Ho non ! Rien n'est aussi ennuyeux que la felicité éternelle. Il faudra encore une pirouette pour s'en sortir. Sur cette trame la compagnie va broder des lazzis, des chansons, des pantomimes, des jeux, du rire.... Du mardi 15 au samedi 19 mars 2005 à 21heures - Théâtre de La Source - 2, Rue du Prêche - 33130 BEGLES - Tel : 05.56.49.48.69 - Fax : 05.56.85.33.07 Email : theatre.de.la.source@free.fr - Bus : n°34 : arrêt Place J Moulin - n°1 : arrêt Mairie de Bègles - n°23 : arrêt Mairie de Bègles - S8 : arrêt Place Jean Moulin


17) Rencontre avec Hugues Jallon et Guillaume le Blanc aux Salons de la librairie Mollat

Le mardi 15 mars a 18h - Le Passant Ordinaire a le plaisir de vous convier à une rencontre avec les auteurs Hugues Jallon et Guillaume le Blanc, animée par Stéphanie Ravez, le mardi 15 mars à 18h dans les salons de la librairie Mollat (11, rue Vital-Carles, Bordeaux - 05 56 56 40 90). A cette occasion seront présentées leurs deux dernières fictions, La Base, Rapport d'enquête sur un point de déséquilibre majeur en Haute-Mer [une histoire de l'après-guerre] et Sans domicile fixe publiées aux Editions du Passant, dans la collection Récifs, nouvelle collection qui explore l'ordinaire en confrontant dans un même espace la fiction et le document, le politique et l'imaginaire et propose des textes qui questionnent également les modes narratifs, tant sur le plan stylistique que graphique. Sans domicile fixe Collection Ricifs, Ed. du Passant, 2004, 240 pages, 19.70 euros, ISBN 2-912636-23-X ) Ce roman se lit comme une écriture à plusieurs voix qui a pour objet l'Europe suivant ses pôles cardinaux, d'Ouest en Est, mais aussi du Sud vers le Nord. Il s'agit d'un livre sur l'errance, aujourd'hui, avec comme toile de fond Sangatte, les populations réfugiées, les immigrés. Des histoires, menées en parallèles, se télescopent et dessinent une carte sensible de l'Europe, construisant un roman écrit du point de vue des pauvres, des exclus, des sans-histoires.

 ===> Guillaume le Blanc, écrivain et philosophe, est maître de conférences à l'Université Michel de Montaigne - Bordeaux III, membre du comité de rédaction des revues Esprit et Le Passant Ordinaire, vient de publier Sans domicile fixe (Coll. Récifs, Ed. du Passant, 2004) et, par ailleurs, un essai intitulé Les Maladies de l'homme normal (coll. Poches de résistance, Ed. du Passant, 2004). La Base, Rapport d'enqujte sur un point de disiquilibre majeur en Haute-Mer

[une histoire de l'aprhs-guerre] Collection Ricifs, Ed. du Passant, 2004, 13 euros, ISBN 2-912636-20-5 Au début, il y a Rough Towers, une ancienne plate-forme militaire, en Mer du Nord. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un ancien officier de l'armée britannique, en prend possession et y proclame unilatéralement l'indépendance d'un État souverain, pompeusement dénommé « Principality of Sealand ». La Base explore une zone de réalité mal déterminée où il est question de finance et de droit, d'États pirates et d'îles fantômes, du désir d'échapper au monde connu et à ses territoires officiellement clos. Il y est question de la souveraineté des groupes humains et des formes secrètes, fantasques, violentes, que prennent leurs dérives politiques et affectives.

 ===> Hugues Jallon, éditeur (la Découverte), vient de publier son premier texte de fiction La Base, Rapport d'enquête sur un point de déséquilibre majeur en Haute-Mer [une histoire de l'après-guerre] (Coll. Récifs, Ed. du Passant, 2004).

Stéphanie Ravez, angliciste, maître de conférences à l'Université Michel de Montaigne - Bordeaux III et membre du comité de rédaction de la revue Le Passant Ordinaire A signaler également dans le cadre de L'Escale du Livre à Bordeaux, la lecture-présentation de Sans domicile fixe par Guillaume le Blanc, le samedi 16 avril à 11h, à l'Espace St Rémi (rue Jouannet, Bordeaux) et la lecture-performance de La Base par Hugues Jallon, le lundi 18 avril au TNT Manufacture de chaussures (bd Albert Premier, Bordeaux - 05 56 85 82 81), associée à la projection du film Etàn - transfert (17mn) de Philippe Rouy (cinéaste, réalisateur à France Culture et membre de la rédaction de la revue Le Passant Ordinaire) d'après l'ouvrage La Base, Rapport d'enquête sur un point de déséquilibre majeur en Haute-Mer [une histoire de l'après-guerre]. http://www.passant-ordinaire.com - From: "Thomas Lacoste" <passant.ordinaire@wanadoo.fr>


18) Rencontre-débat de solidarité avec Florence Aubenas et Hussein Hanoun

Le Club de la presse de Bordeaux, le journal Sud Ouest, la société civile des journalistes professionnels de Sud Ouest, l'ISIC-IUP et l'IUT de journalisme de Bordeaux reçoivent - Patrick SABATIER, directeur-adjoint de la rédaction de Libération - Noël COPIN, président d'honneur de Reporters sans frontières pour une rencontre-débat de solidarité avec Florence Aubenas et Hussein Hanoun, retenus en otages depuis le 5 janvier 2005, Mercredi 16 mars à 18 heures à l'IUT de journalisme (1 rue Jacques Ellul, à Bordeaux) - Contact : Club de la Presse de Bordeaux - tél : 05.56.44.03.65 www.aquipresse.com - From: Club <club-presse-bordeaux@aquipresse.com>


19) CEAN-SURVIE : " Contrôle et non-contrôle de la politique africaine de la France " JOURNEE D'ETUDES DU 17 MARS 2005

Thème : Contrôle et non-contrôle de la politique africaine de la France

Lieu : Domaine universitaire de Talence, Sciences-Po Bordeaux, Amphi Ellul - Co-organisée par le groupe de recherche " Gouverner les sociétés projetées " du CEAN et l'association Survie-Gironde. La politique africaine de la France a fait l'objet de nombreux débats publics, de conférences et travaux scientifiques sans parler de rapports officiels (Jeanneney, Gorse, Abelin, Hessel, etc.) et d'associations dont elle constitue la raison sociale. Refaire pour la énième fois le monde de cette politique n'est pas le but de cette journée d'études. Car on peut prétendre la connaître suffisamment dans ses idées-forces, voire dans ses arcanes, que des crises mettent régulièrement en relief. Il s'agit pour nous de nous interroger sur le contrôle et/ou l'absence de contrôle de ce domaine dit " réservé ". Ce terme " contrôle " qui est au centre de notre débat est composé de contre et de rôle : contre-rôle. Il renvoie à l'idée d'inspection (voir, examiner dans), d'évaluation (extraire la valeur de), de surveillance (veiller sur), de vérification (mettre quelque chose conforme à la vérité), etc. Ces renvois montrent les diverses nuances sémantiques de notre terme central, lesquelles semblent s'estomper plus ou moins quand il s'agit de champ politique. Comme Pierre Bourdieu, entendons par cette notion un lieu de concurrence pour le pouvoir, mais aussi un lieu de monopolisation exercée par une minorité à titre personnel ou par délégation au profit/détriment de la collectivité. En restant dans ce champ politique qui nous intéresse, le contrôle dont nous parlons implique au moins trois dimensions imbriquées : l'une juridico-institutionnelle et l'autre " essentiellement " politique. Imbriquées puisque la dimension juridico-institutionnelle met en forme ou formalise la politique qui elle-même " formate " le juridico-institutionnel. A ces deux dimensions, il faut ajouter une troisième au sens d'accaparement, de possession, de mainmise, de soustraction au regard de l'inspection et de la surveillance. Ce dernier aspect qui se trouve à l'opposé des précédents (supposant la mise en ½uvre d'une certaine éthique) intervient quand les passerelles sont rompues avec les premiers. Comment dans cette politique africaine de la France se déclinent le contrôle et/ou l'absence de contrôle selon le triptyque évoqué ? Existe-t-il, peut-il exister des contre-pouvoirs (en tant que contrôles) dans ce champ spécifique de la politique africaine, qui a pris toutes les allures d'une " possession " personnelle ? On ne cherche pas à couvrir tous les aspects de cette politique, mais à travers quelques sites supposés pertinents, répondre à ces questionnements. Matinée - 9h-9h10 : Mot d'accueil (Comi Toulabor) - Président de séance : René Otayek (Directeur de recherche, directeur du CEAN-IEP Bordeaux) 9h10- 9h40 : Jean-François Médard (Professeur émérite, IEP Bordeaux) - L'action clandestine de la France en Afrique : les années Foccart - 9h40 - 10h10 : Discussion-débat - 10h10- 10h40 : Pierre Brana (Maire d'Eysines, ancien député, secrétaire de la Commission des Affaires étrangères, rapporteur du budget de la Coopération et des Affaires étrangères) Assemblée nationale et politique africaine - 10h40- 11h10 : Discussion-débat - 11h10 - 1130h : Pause-café - Président de séance: Céline Thiriot (Maître de conférence IEP CEAN) - 11h30 - 12h : Jean-Marc Châtaigner (Directeur du département du Pilotage et des relations stratégiques à l'Agence Française de Développement (AFD) à Paris). L'aide publique au développement : un processus responsable ou irresponsable - 12h - 12h30 : Discussion-Débat - 12h30 - 14h : Déjeuner à la Passerelle - Après-midi Président de séance : Dominique Darbon (Maître de conférence Université Montesquieu-Bordeaux IV) - 14h - 14h30 : Francis Kpatindé (ancien journaliste à Jeune Afrique L'intelligent) Production et contrôle de l'information sur l'Afrique en France - 14h30 - 14h50 : Discussion-débat - 14h50- 15h20 : David Ambrosetti (Doctorant au CEAN Bordeaux) - La politique africaine de la France et le Conseil de sécurité de l'ONU : contrôle diplomatique réciproque et contrôle médiatique dans la gestion des conflits - 15h20 - 15h 40: Discussion-débat - 15h40 - 16h : Pause-café - Président de séance : Patrick Quantin (Directeur de recherche FNSP au CEAN Bordeaux) - 16h-16h30 : François-Xavier Verschave (Président de Survie-France) La Françafrique, un système d'illégalité sur lequel la justice n'a guère de prise - 16h30 - 16h50 : Discussion-débat - 16h50-17h20 : Général (2s) Patrice Sartre Apres 40 ans de coopération : un bilan des structures militaires de sécurité des pays africains - 17h20 - 17h40 : Discussion-débat - 17h40-18h : Conclusion générale (Comi Toulabor) - Comi M. Toulabor Centre d'étude d'Afrique Noire Sciences Po Bordeaux Tél.: 00 33 (0)5 56 84 42 98 Fax: 00 33 (0)5 56 84 24 43 E-mmail: c.toulabor@sciencespobordeaux.fr "Le monde n'est qu'une branloire pérenne" (Montaigne) - From: "Comi TOULABOR" <c.toulabor@sciencespobordeaux.fr>


20) Atelier " Santé & Société " d'Espaces Marx : Bernard COADOU

Le Jeudi 17 mars à 20h30 à l'Athénée Municipal de Bordeaux - Place St Christoly - Les animateurs de l'atelier, Gilles MANGARD, médecin généraliste, et Patrick SIMON, médecin chef de secteur psychiatrique, accueilleront Bernard COADOU, Médecin à Bordeaux, Syndicaliste autour du thème : " Où en est-on des résistances au plan Douste-Blazy sur la Sécurité Sociale? Perspectives ! " - "Nous sommes en présence de mesures d'envergure, véritables " chevaux de Troie " du déremboursement, qui s'inscrivent dans une " chasse aux remboursements " et qui vont s'ajouter aux divers tickets modérateurs existants, déjà sources de difficultés et/ou de renoncement aux soins pour de nombreuses personnes de la " France d'en bas ". Au moment où les syndicats médicaux " libéraux " réclament encore plus de liberté tarifaire, pour l'ensemble des médecins, où le chef d'orchestre de ce prétendu sauvetage va être à la CNAM (Caisse nationale d'assurance maladie) et à la toute nouvelle UNCAM (Union nationale des caisses d'assurance maladie), le même Frédéric Van Roekeghem, bras droit de notre cher ministre et ex-directeur à l'audit d'assurances Axa de 2001 à 2003, un danger historique se profile, visant à accélérer le démantèlement de notre bien commun et laisser le champ de la santé aux assurances complémentaires privées, peu soucieuses de l'intérêt général. Au-delà de la requalification de notre ministère de la Santé et de la Protection sociale, qui semble plus mériter l'appellation " ministère des Assurances et de la Déconstruction sociale ", une telle menace interpelle le mouvement social et l'ensemble des citoyens : acceptons-nous, docilement, d'être les nouveaux franchisés d'une Sécurité sociale malmenée ? Ou sortons-nous de l'anesthésie libérale pour entrer en réanimation solidaire, qui résiste et reprend l'offensive ? " Bernard COADOU, Médecin à Bordeaux. Extrait d'une Tribune libre publié dans le journal " L'Humanité " le 15/11/04. Si vous souhaitez éventuellement vous associer à ce groupe de travail, prendre contact avec "Patrick SIMON" <mcsimon001@cegetel.rss.fr> ou <espaces.marxbx@tiscali.fr>. N'hésitez-pas à faire des propositions d'interventions et d'intervenant(e)s autour de ces questions et d'autres.


21) FESTIVAL HARDCORE PUNK A LA MAC

ANDROMAC & HARDCORE MOUNTAINBOARD présentent: FESTIVAL HARDCORE PUNK A LA MAC 5euros un soir / 8euros deux soirs --- JEUDI 17 MARS - 21 heures : STRIKE BACK: Hardcore oldschool straight edge de Paris BOMBARDIERS 77: Punk'roll des année 80 de Bordeaux R.A.P: Royal Air Punk de Bordeaux --- VENDREDI 18 MARS -21 heures THE SONS OF SATURN: emo-screamo de Lyon GARYSUICIDALKIDSCOMMANDO: rock'in hardcore de Pau GASMASKTERROR: crust punk de Bordeaux VALMARA: post hardcore de Bayonne CONNIVING SILENCE: neo metal de Bordeaux -- POUR VENIR A LA MAC: Tram ligne B, arrêt unitec, 200m à pieds en sortant à gauche. Sortie rocade "Talence Domaine Universitaire". La MAC est située sur le campus de Pessac-Talence, Avenue Jean Babin, à proximité des villages universitaires 3 et 4, de l'université M. Montaigne Bx3, des terrains de sport. - From: ANDROMAC <associationandromac@yahoo.fr>


22) Au profit des enfants handicapés de Nosy-Be à Madagascar : conférence et projection de photo

Conférence et projection de photo des plus beaux paysages de Madagascar au profit des enfants handicapés de Nosy-Be à Madagascar le Vendredi 18 Mars à 15 heures et à 19 heures salle des fêtes du TEICH, merci par avance , Nicole Biesel-Leger présidente de la TSAMAD - From: Bieselnicole@aol.com


23) Uzeste Musical, visage village des arts à l'½uvre : Créolis'actions

**** Nuit des Nougaro : "Ô Toulouse" (Louiss / Lubat / Trussardi / Vander) et "Jazzbalalalubat" avec la Compagnie Lubat de Gasconha le vendredi 4 mars, Le Volcan - scène nationale (Le Havre)

**** "La créolisation, c'est le choc, le contact, l'harmonie, les oppositions entre les cultures du monde. De ces conflits et de ces contacts naissent des réalités inattendues qui caractérisent ce que j'appelle la créolisation" (Edouard Glissant)

**** Rencontre : Edouard Glissant / Edwy Plenel / Greg Germain / Bernard Lubat le samedi 19 mars à la Médiathèque Edouard Glissant (Le Blanc-Mesnil)

**** Politique et poétique des langues : Edouard Glissant / Jean-Jacques Lebel / Roger Rotman / Bernard Lubat le jeudi 24 mars au Centre Pompidou (Paris) retransmission en direct sur internet - informations complémentaires et forum de discussion poïélitique sur http://www.uzeste.com - Uzeste Musical, visage village des arts à l'¦uvre 4 rue Faza - 33730 Uzeste - téléphone : 05 56 25 38 46 - télécopie : 05 56 25 36 12 - e-mail : uzeste.musical@uzeste.com --- pour vous inscrire : mailto:cie.lubat@uzeste.com?subject=inscription_nouvelles pour vous désinscrire : mailto:cie.lubat@uzeste.com?subject=desinscription_nouvelles - From: Uzeste Musical <uzeste.musical@uzeste.com>


24) La grange accueille "pour voix seule" Matine Amanieu, théatre

Le 15 Mars 2005 à 20h à La Grange Ségolaine Poirier et Carolina Orozcotriana-Pruet dansent à la Grange -"Croiser les doigts, petites montagnes, ciel"

8 phrases tirées au hasard: deux solos, un duo. Chorégraphie de Ségolene Poirier -"un bâton venu d'ailleurs" Chorégraphie: Carolina Orozcotriana-Pruet signe-poirier.jpg - Entrée gratuite - Adhésion annuelle obligatoire: 3 euros. http://www.lagrangeauxgranges.com/

====> Le 19 mars à 21 h à La Grange "POUR VOIX SEULE" de Suzanna Tamaro

" Pendant des années, tout est resté là, dans une boite en fer si profondement ensevelie en moi- même que je n'ai jamais su exactement ce qu'elle contenait.Je savais que je transportais des choses plus secrètes que celles du sexe, plus dangereuses que les spectres et les fantômes. " HELEN EPSTEIN (Children of the Holocaust) La vieille dame: Martine Amanieu - Mise en scène: Henri Bonnithon ane-bleu.jpg la compagnie de l'Ane bleu - NOTES D'INTENTI0N: Victimes directes ou indirectes, nous sommes tous issus d'une guerre et nous survivons dans sa réalité ou dans sa mémoire. La peur, les silences, les yeux que l'on voit soudain se remplir de larmes solitaires, pourquoi n'est -il pas possible d'arrêter, de se regarder dans les yeux et de se parler, quand j'ai lu ce texte j'ai eu l'impression d'avoir rencontré une grand mère que je n'avais jamais eue, comme si nous nous étions parlées avec amitié toute une après-midi. J'aimerais que chaque personne sorte de ce spectacle en ayant l'impression d'avoir dialoguée avec une grand-mère " vécue" ou" croisée" en toute simplicité. Prendre la parole d'une vieille dame c'est terrible Je me suis demandée si j'avais le droit, mais en même temps cela fait ressurgir des voix, des visages des corps, des regards accumulés depuis l'enfance, et je me permets aujourd'hui de les aimer et peut- être de les faire aimer en prenant leur peau. MARTINE AMANIEU - martine Amanieu Vieille dame - Participation aux frais: 6 ou 9 euros

Assiette à partir de 19h - adhésion annuelle obligatoire: 3 euros - Programme des réjouissances: - Le Samedi 19 mars , "pour voix seule" Matine Amanieu, théatre - 16 avril, Duo de Fuego, duo de vielles à roues - 30 avril: Franck Montauzon, chanson d'auteur. - Association La Grange, les granges 33190 Lamothe Landerron tel/ fax : 05 56 61 76 50 Lagrangeauxgranges.com - From: richert <richert@wanadoo.fr>


25) ATHÉNÉE LIBERTAIRE : PROGRAMME mars & avril 2005

local militant autogéré anarchiste - ATHÉNÉE LIBERTAIRE 7 rue du Muguet, 33000 Bordeaux - 05 56 81 01 91 - librairiedumuguet@wanadoo.fr

===> MARS 2005 : Dimanche 20, à 18hrs, entrée gratuite : Projection. (organisation : la CLE) - Samedi 26, à 19hrs : Vernissage expo photo sur la Bulgarie. (organisation : la Libraire du Muguet) - Dimanche 27, à 18hrs, entrée gratuite : Projection. (organisation : Projections Gratuites)

===> AVRIL 2005 : Samedi 2, à 19hrs : Apéro-concert avec Coche Bomba. (organisation : le Navet des Vertus) - Samedi 9 avril à 15h : Débat sur les anarchistes et le vote - Samedi 16, à 19h : Apéro-concert de soutien à Loulou Prod. (atelier de sérigraphie), avec Chocolat Billy, Face Up To It & Les Gueux. (organisation : Loulou Prod.) - Samedi 23, à 16hrs : Débat autour du livre "Et Pourtant Ils Existent", avec une expo sur "100 Ans de Presse Libertaire". (organisation : la Librairie du Muguet)-- PERMANENCES DE LA LIBRAIRIE DU MUGUET tous les mercredis et samedis, de 16 à 20h L'adhésion annuelle de soutien à l'Athénée Libertaire est de 1 ¤. Les Collectifs / Groupes Affinitaires / Associations membres : Projections Gratuites, tous les quinze jours, des films et des documentaires qui sont méconnus ou peu diffusés, projetés sur grand écran pour partager des idées et des rencontres. Contact : projections@hotmail.fr - Mankind, organisation de concerts punk et hardcore dans une optique do it yourself et non-profit. Contact : www.mankind.propagande.org - La Librairie du Muguet, ouverte au sein de l'Athénée Libertaire, est associative et militante. L'objectif est de diffuser des productions émanant du milieu alternatif et radical mais aussi d'organiser des débats, des expos et des concerts afin de promouvoir les idées anti-autoritaires. Nous diffusons des écrits politiques (essais ou histoire du mouvement révolutionnaire) mais aussi des romans , de la littérature prolétarienne, des BD, des disques, des tee-shirts, des journaux et revues, de la poésie... Contact : librairiedumuguet@wanadoo.fr et aussi : Les Potagers Natures, la CLE, Loulou Prod, Collectif Pour l'Affichage Libre, etc. - From: "CAAMLG" <caamlg@free.fr>


26) APPEL DU 8 MARS : Le " NON " a besoin du féminin pour devenir majoritaire

Nous sommes toutes très attachées à la journée internationale des femmes, le 8 mars, qui consacre les luttes passées et celles à venir pour l'égalité de droits entre les hommes et les femmes. Mais pour qu'elle ne soit pas seulement une journée que l'on célèbre et que l'on oublie, il faut multiplier les initiatives politiques pour qu'elle devienne pleinement une journée d'affirmation de nos droits et de leur respect, une journée de solidarité pour une société d'hommes et de femmes libres et égaux. Parce que nous voulons une Europe solidaire et démocratique qui fasse avancer partout les droits des femmes pour un progrès partagé par tous, Nous appelons les femmes de Gironde à se mobiliser pour faire gagner le " NON " au projet de constitution européenne. Que peuvent attendre les citoyennes d'une constitution : - où le mot " femme " n'apparaît que 4 fois, le mot " travailleuse " une seule fois ? - quand les droits à disposer de son corps (contraception, avortement, orientation sexuelle), au divorce, à vivre sans violence sont absents des 448 articles, alors que l'article II-62-1 stipule " toute personne a droit à la vie ", slogan détourné par les commandos anti-IVG ? - quand un seul article fait référence à l'amélioration des conditions de travail mais en les subordonnant aussitôt à la " nécessité de maintenir la compétitivité de l'économie de l'Union " ? - quand le soutien de l'UE pour l'égalité homme/femme " en ce qui concerne leurs chances sur le marché du travail et le traitement dans le travail " ne s'applique ni aux rémunérations...ni au droit de grève.... ? - quand les services publics sont soumis aux règles de la concurrence libre et non faussée et la politique de sécurité et de défense à celle de l'OTAN ? Que peuvent-elles attendre si ce n'est le pire, d'un texte où les mots " services publics " et " plein emploi " ne figurent qu'une fois, " retraite ", " droit au travail ", " chômage " et " droit à un revenu minimum " 0 fois mais où " marché " et " banque " y figurent respectivement 78 et 178 fois ?

=====> Liste des 105 premières signataires

ABADIE Florence BORDEAUX

ALCON Hélène syndicaliste

ALEU Christiane Elue BASSENS

ANDREU-SEURIN Aline Militante associative pour le Droit des Femmes ST CAPRAIS de BORDEAUX

ANDREUX Eloïse Etudiante ST LAURENT MEDOC

ANDRON Cécile , Agent de développement BORDEAUX

ARNAUD KHIMOUN Sakina Assistante maternelle MERIGNAC

BARON Cécile, Doctorante, TALENCE

BAUGET Véronique, Chargée de mission, BORDEAUX

BEAUCOURT-LORENZO Françoise, Professeur retraitée, PUGNAC

BERCAITS Janet BEGLES

BERJON Geneviève TALENCE

BERNA Danielle Militante ATTAC ; Syndicaliste CGT ; technicienne de labo MERIGNAC ARLAC

BERNIES Cécile Secrétaire médicale (en cours de formation) ? Militante PCF CADAUJAC

BORDACHAR Bénédicte, Enseignante BEYCHAC et CAILLEAU

BORDACHAR Claire Syndicaliste, Enseignante St DENIS DE PILE

BORDAS Cathy BEGLES

BORDJA Béatrix Artiste peintre BORDEAUX

BOULERIE Florence,

CANET Marie Christine Assistante de Direction BORDEAUX

CAVIGNAC Marie-Thérèse Bibliothécaire MARSAS

CAYN Anita Elue BASSENS

CITRAIN Marie-Claude Militante associative pour le Droit des Femmes St. CIERS de CANESSE

COPPIN Catherine, CESTAS

COUDERC Joelle GRADIGNAN DEMARQUE Yvonne Retraitée, syndicaliste, militante pcf LORMONT

DESCAMPS Cécile BEGLES

DOMINIQUE Maïté, Professeur des écoles CASTILLON la BATAILLE.

DOMERGUE Monique Fonctionnaire, Elue PCF TALENCE

DUBERTRAND Marie Etudiante BORDEAUX

DURAND Josiane Handicapée cotorep ARCACHON

DURON Huguette BLANQUEFORT ESTRIPEAUT-BOURJAC Marie, Enseignante, LA BREDE

FAURE Agnès VILLENAVE

FERBOS Anne, Restauratrice, TALENCE

FLIPO Marie Thou militante PCF CARBON BLANC

FONTAN BACHOC Ioana

FOURGEAUD Marie Thérèse

FRADELIZI Julie, Professeur d'école, BORDEAUX

FREMIONT Mathilde Militante laïque


GARCIA Petri Responsable d’un Relais d’Assistantes Maternelles, ST CAPRAIS DE BORDEAUX

GARCIA Martine BORDEAUX

GONELLE Marie Claire BEGLES

GUICHAOUA BEUCLER Anne-Marie, Personnel de direction Education Nationale, syndicaliste BORDEAUX

GUILHAMET Annie, Institutrice, militante PCBEGLES

GUILLARD Liliane Militante PCF FLOIRAC

HAYS TESSANDIER Monique Conseillère Municipale EYSINES

HENRIOUX Marie José Conseillère Municipale EYSINES

JOUVET Fabienne, Responsable du réseau des « SansRien » ,

réseau de résistance contre la misère et la précarité, BORDEAUX

KRAISER Isabelle, Artiste, BORDEAUX

KUNSTLICH Brigitte SAINT JEAN d'ILLAC

LABOURIE Marie Christine, Enseignante, Ecrivain, altermondialiste, syndicaliste AUDENGE

LAIRAT Simone BORDEAUX LAGABRIELLE Françoise, Psychiatre en retraite, BORDEAUX

LAVALLEE Marianne, Educatrice spécialisée, GUITRES

LAVAUD Véronique, Conseillère Municipale St ANDRE DE CUBZAC

LE FLOCH Jackie BEGLES

LE LANN Françoise Institutrice LUCRAU

LEMAIRE-MAYO Valérie INSERM BORDEAUX

LENOBLE Madeleine BORDEAUX CAUDERAN

LEVY Christine

LUBEIGH Maria Ancienne chargée de Mission aux Droits des Femmes BORDEAUX

MAESTRO Josiane Elue BASSENS

MALIBERT Claude Enseignante AMBARES et LAGRAVE

MARCHAND Laetitia Militante pour le Droit des Femmes LESTIAC

MAYEUX Marilène Agent de maîtrise EDF/GDF

MELLIER Claude Conseillère Municipale BORDEAUX

MONTANGON Maryse Technicienne de labo CHU Bx IZON

MORELLI Valérie Comptable BORDEAUX

MYSIUS Mariane BORDEAUX

PECH Brigitte BEGLES

PERINOTTO Patricia, Employée BEGLES

PETIT Dominique, Professeur d'école, ST CAPRAIS DE Bx

PIERRE Sylvie Travailleuse sociale St. CIERS de CANESSE

PIONASSON Thierry CESTAS

POIRIER Cany Députée Européenne (1979/1989) FLOIRAC

PORDIE Julia, Etudiante, St CAPRAIS DE BX

PORDIE Marie-José Militante associative pour le Droit des Femmes St CAPRAIS de BORDEAUX

PRIETO Michèle Militante pour le Droit des Femmes SADIRAC

PRINCE hélène, Ecrivain, GRADIGNAN

QUANDOLO Cécile Militante associative P les Droits des Femmes BORDEAUX

RAINAUD Martine, retraitée du travail social

RENARD Françoise Militante " solidarité emmigrés sans papiers" MERIGNAC

RIEU Marie-Christine,

RONNE Joëlle Femme militante (associatif, politique, syndical, ...) FLOIRAC

SABRIER Claude Enseignante BORDEAUX

SELLIER Catherine Animatrice centre culturel & aide ménagère GRADIGNAN

SOURBE Françoise Directrice d’école, militante PCF BLANQUEFORT

TERRIERE Didier Retraité TALENCE

TEXIER Christine Conseillère Municipale BEGLES

TEYSSIER Geneviève, Responsable Associative, BLANQUEFORT

TRANNOY Danielle, Retraitée (Fonction Publique (secteur social), LANTON

TRIN Marianne BORDEAUX

VALEGEAS Hélène VILLENAVE

VALEGEAS Alexandra ‘’

VAUDELIN Carole BEGLES

VERDEAU Marie Jo, Enseignante retraitée, militante PCF ANDERNOS

VIAL Gaelle Fleuriste au chômage ARCACHON

VIAL Josiane ARCACHON

VIGNAU Cécile Technicienne informatique FLOIRAC

VIGNAUX Emmanuelle Adhérente/militante Grenpeace BORDEAUX

VILMONT Véronique Professeur documentaliste BORDEAUX

VINANT-GARNIER Françoise Enseignante histoire géo BORDEAUX

VIVÈS Jacqueline, Assistante ingénieure CNRS, VILLENAVE d’ORNON

WILSHIN Karen, Secrétaire départementale « Femmes Solidaires », BEGLES

- Vous souhaitez vous y associer : Merci d'adresser à Annie GUILHAMET guilhamet.annie@wanadoo.fr : votre Nom-Prénom - Qualité : - Adresse : - Tel/mel : et si vous le souhaitez, vous êtes invité(e)s à participer à la Conférence de presse qui se tiendra MARDI 8 MARS à 18h au Café de l'Horloge - Barrière Saint-Genès à Talence - From: "guilhamet.annie" <guilhamet.annie@wanadoo.fr>


27) Pour une autre Europe - Ignorance et abstention : deux ennemies majeures

Toulouse, Correspondant régional. Une première. Avant d’en venir aux ultimes préparatifs pour la journée de grève et de manifestation du 10 mars, les trois organisations, CGT, SUD, FO des chèques postaux de Toulouse ont proposé en commun que l’heure d’information syndicale de mars soit pour l’essentiel consacrée à la discussion sur le projet de constitution européenne. Environ cent vingt salariés du centre des services financiers de La Poste ont planché sur le sujet en présence d’une invitée, elle-même syndicaliste à l’université et par ailleurs membre du conseil scientifique d’ATTAC, Geneviève Azam.

=====> « Un texte qui déconstruit l’Europe que nous voulons »

Dans ses propos liminaires, l’enseignante en économie s’affirme comme authentiquement européenne « par conviction et par nécessité » pour les besoins de coopération entre les peuples, d’organisation des services, de régulation économique et sociale face aux multinationales, et de paix. « Or, démontre-t-elle, ce texte déconstruit totalement l’Europe que nous voulons. » Documents et lecture des articles du traité à l’appui, elle explique comment ce projet de constitution a pour fonction de déstructurer les services publics et de soumettre leurs missions au feu de la concurrence. « Il est bien spécifié que les services d’intérêt économique général (SIEG), jamais définis, devront respecter les règles de la concurrence, les aides publiques seront interdites car, selon le texte, faussant cette concurrence. » Quant aux servi- ces d’intérêt général (SIG) comme la santé et l’éducation, il n’en est même pas question. Des explications qui font d’autant plus mouche que les agents de La Poste connaissent l’impact négatif de la déréglementation européenne sur les services postaux. Mouche aussi quand elle fait référence aux directives en préparation, celle dite Bolkestein sur la libéralisation des services, celles sur le travail du dimanche et la durée maximale hebdomadaire. Jusqu’à 65 heu-res, « sur la base du volontariat », est-il indiqué. (Rires dans la salle.) Parmi la vingtaine d’interventions, beaucoup s’inquiètent, pour la dénoncer, de la campagne de dramatisation menée par les tenants du « oui » contre le rejet possible de cette constitution libérale. « Risque-t-on gros si les Français disent "non" ? » « On nous demande de se prononcer mais par un chantage à la peur ils ne veulent pas nous laisser choisir. » « En définitive, ils nous disent de voter pour ou contre l’Europe, c’est une honte. » « Comment dans ces conditions, peut s’engager le véritable débat sur le contenu ? » À cette question, le délégué syndicaliste de SUD, Thierry Larroque, brandit le numéro spécial de l’Humanité reproduisant dans son intégralité le texte de la constitution, ainsi qu’un document largement argumenté d’ATTAC. Le débat se poursuit. Yves Aniort (CGT) revient sur l’enjeu et la portée du « non ». « Avec le "non", il n’est pas question de rejeter l’Europe mais de refuser sa dérive libérale, pour en proposer une autre construite sur de nouvelles bases. » Une Europe des services publics modernisés, cite-t-il en exemple, avant de rappeler qu’aujourd’hui en Haute-Garonne, les postiers et les usagers doivent faire face aux menaces qui pèsent sur 38 bureaux de poste. Un intervenant s’interroge sur le pas prépondérant pris par l’économique sur l’humain avec ce projet ultralibéral. « C’est une monstruosité », n’hésite pas à qualifier Geneviève Azam, de placer au même niveau les personnes, les marchandises et le capital dans l’article 4 consacré aux libertés fondamentales. « Si on les laisse faire, ironise-t-elle, à quand une déclaration des droits de l’homme et de la marchandise ? » D’autres raisons sont avancées sur l’utilité du vote et du « non » pour l’ensemble des salariés face au risque d’une forte abstention.

=====> « Mettre le paquet sur les enjeux de fond... »

Des dangers de l’abstention dans l’électorat populaire, il en est beaucoup question ce même jour, en fin d’après-midi, dans un autre secteur de Toulouse. Au coeur du quartier Bagatelle, les communistes et les animateurs de l’association Pour une République sociale (PRS) tiennent une réunion publique pour le « non » au traité constitutionnel, à laquelle participent aussi des représentants de la LCR. Une trentaine de présents. Youcef pointe du doigt l’urgence d’informer les habitants sur le contenu même de cette constitution soumise au référendum et sur les difficultés sociales aggravées qu’elle engendrerait. « Il faut d’autant plus mettre le paquet sur ce point qu’une fois encore tout est fait pour nous dégoutter de la politique et du vote. » Constat semblable pour une assistante sociale du quartier. « On nous demande de nous exprimer sur un texte lourd et très compliqué », s’inquiète une autre dame. « Effectivement, tout est fait pour que les femmes et les hommes déjà confrontés à des préoccupations sociales considèrent que ce débat sur la constitution n’est pas de leur ressort, nous devons ensemble réagir contre cela, les tenants du "oui" espèrent beaucoup de l’abstention », indique Claudie Fontès, conseillère municipale communiste de Toulouse. Et de souligner en quoi les gens du quartier ont en revanche tout intérêt à voter contre ce projet libéral qui « remettrait en cause tous les droits sociaux et musellerait pour longtemps la souveraineté démocratique ». Une partie de la discussion aborde aussi la façon de s’adresser aux électeurs de gauche qui s’interrogent. C’est Pascale, enseignante dans le quartier qui lance le débat. « Y a-t-il un "oui" de gauche ? » Elle se présente comme l’une des 42 000 mem- - - - -bres du PS qui se sont exprimés en interne en faveur du « non ». « À l’époque j’avais dit "oui" à Maastricht, un "oui" généreux à l’Europe. Aujourd’hui, on veut nous entraîner sur ce même terrain de l’idée généreuse d’une Europe en soi pour mieux cacher le contenu révélateur des articles du projet libéral. » Elle poursuit : « Face au même matraquage que celui vécu dans le PS lors de la consultation, nous présentant comme des anti-européens ou assimilés au "non" d’extrême droite, nous devons beaucoup argumenter sur le fond pour débattre avec les électeurs de gauche, et engager un véritable travail de fourmi afin d’expliquer l’enjeu. » Pour Stéphane Borras, responsable de la LCR, il ne peut y avoir de raisons de gauche pour dire « oui » à cette constitution. « Non seulement une victoire du "non" ne conduirait pas au chaos, assure-t-il, mais elle constituerait un formidable point d’appui pour les mobilisations. » Attention, alerte Jean-Christophe Sellin, animateur départemental de PRS, « à ne pas tomber dans un écueil, celui de distribuer des bons et des mauvais points » aux électeurs de gauche. « Nous avons tous une priorité, gagner par le débat et rassembler autour du "non" de gauche. » Autre priorité sur laquelle semblent s’accorder ce vendredi soir les différents intervenants : organiser dans le quartier des réunions débats d’appartements et poursuivre le porte-à-porte. Comme l’affiche avec conviction, Hafid El Alaoui, délégué de la maison de quartier : « Vous savez, les gens aisés qui n’ont jamais de souci diront sans doute "oui", mais ici où la plupart des personnes n’ont plus de travail il ne faut surtout pas baisser les bras, il faut aller vers elles, organiser des espaces de dialogue, les inviter à la solidarité. » Alain Raynal. Article paru dans l'édition du 9 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


28) Fête de l'Humanité 33 : Le chantier 2005 est lancé pour les 20, 21 et 22 mai - Appel aux Associations :

La date du Référendum sur le traité constitutionnel Européen étant fixé au dimanche 29 mai, la tenue de la Fête de l'Humanité33 est avancée d'une semaine et se tiendra les 20, 21 et 22 mai. Les associations intéressées à une participation à ce grand rassemblement populaire et festif sont invitées à contacter Stéphane LEBOT : 06.86.42.24.37 ou s.lebot@wanadoo.fr - Une nouvelle rencontre avec les associations aura lieu le LUNDI 21 mars 05 à 19 h à la Fédération du PCF (15, rue Furtado - 33800 Bordeaux) - La Fête se déroulera à Courréjean (Villenave d'Ornon) autour du thème de la Paix. Les spectacles s'annoncent de qualité avec le vendredi soir des groupes musicaux appréciés par la jeunesse Girondine, le Samedi soir " Spectacles et Solidarité avec la Palestine " et le Dimanche après-midi un grand Rassemblement pluraliste des acteurs du NON de GAUCHE à la constitution ultra-libérale élaborée par la commission présidée par Giscard d'Estaing, dont on connaît les propensions de gauche progressistes. Un marché campagnard est envisagé avec les acteurs ruraux pour une agriculture biologique et alternative au productivisme. Un Espace enfants, un point Bivouac pour les jeunes sont en préparation. Un Espace LIVRES ouvert aux éditeurs et auteurs régionaux, au livre politique et sociale, à la poésie, au roman noir,... Nous avons commencé à réfléchir la physionomie et les contenus que nous donnerons à cette fête, les thèmes de la paix et du centenaire de la laïcité ont été retenu. Nous ne souhaitons pas construire seuls cette Fête mais en faire ,avec vous, le rendez vous de tous les " sans ", de tous ceux qui luttent, résistent, créent, construisent, inventent, dessinent des possibles pour une autre vie, un autre monde où chaque être humain ait sa place...

=====> Un tournoi à pétanque est organisé à Courrejean le samedi 2 et Dimanche 3 avril 2005. Concours en triplettes, le Samedi de 14h à 22h, puis Dimanche matin et après-midi le 3 avril. Pour en savoir plus : Tél : 05.56.91.45.06 - PCF33@wanadoo.fr


29) A l’occasion de la sortie du film Edvard Munch de Peter Watkins, exposition, rencontres, débats, ateliers à Bordeaux du 9 mars au 29 mars 2005

Là où certains ne voient que le progrès social, nous diagnostiquons une terreur panique” exposition du peintre Bruce Clarke et du sculpteur Franck Morvan du 12 au 29 mars 2005 au Garage Moderne vernissage le samedi 12 mars 2005 à 19h30 1 rue des Etrangers - 33000 Bordeaux

====> Bruce Clarke

A l’occasion de la sortie du film Edvard Munch de Peter Watkins, 

exposition, rencontres, débats, ateliers  à Bordeaux du 9 mars au 29 mars 2005 - Le film - Edvard Munch de Peter Watkins (2h54, 1973, Suède-Norvège, vostf) “Une biographie très subjective des jeunes années du peintre norvégien expressionniste Edvard Munch, aux prises avec les conventions de la société puritaine de son temps. Un film considéré par beaucoup comme la meilleure oeuvre jamais consacrée à l'acte créatif et à la peinture ("un travail de génie" selon Ingmar Bergman). A travers un montage audacieux qui revisite les techniques documentaires et narratives, Edvard Munch est un "cri" personnel autant qu'un portrait de l'artiste et de son milieu.” Edvard Munch est visible du 9 au 29 mars 2005 à l’Utopia Bordeaux (5 place Camille Jullian 33000 Bordeaux - tel.: 05 56 52 56 56). L’exposition - peintures de Bruce Clarke et sculptures de Franck Morvan (avec la participation de l’artiste plasticien Franck Rouilly) L’exposition est visible du 12 au 29 mars 2005 au Garage Moderne (1 rue Etrangers, 33000 Bordeaux - tel : 05 56 50 91 33), du lundi au samedi de 10h à 18h, vernissage le samedi 12 mars 2005 à 19h30 (en ouverture du vernissage, présentation de la coopérative co-errances), entrée libre.

====> Les rencontres : Media Crisis et Traité du Combat Moderne

* L’atelier “Media Crisis - de la critique des médias aux médias de la critique” se tiendra au Garage Moderne, le dimanche 13 mars 2005 de 15h à 18h, avec co-errances et l’association Rebond pour la Commune, entrée libre."Lorsque j’utilise l’expression MEDIA CRISIS (Crise des médias), je fais référence au fonctionnement irresponsable des mass-médias audiovisuels - MMAV - et à leurs impacts désastreux sur la société. L’incroyable disparité entre le rôle véritable des MMAV et la conscience qu’en a le public, est l’un des phénomènes les plus alarmants de notre société moderne. Le silence assourdissant et la méconnaissance qui entourent la nature et les effets de la Monoforme, de l’Horloge Universelle, et des nombreuses formes explicites et sous-jacentes de violence à l’écran (sans parler de leur impact global en termes de culture et d’écologie) ne sont que quelques exemples, parmi les plus marquants, de la longue et inquiétante liste noire des médias." Peter Watkins (in: Media Crisis, Ed. Homnisphères, 2004)* Autour du livre à paraître aux Editions Allia (fin mars 2005) Traité du Combat Moderne (films et fictions de Stanley Kubrick), rencontre avec l’écrivain Jordi Vidal et le cinéaste Stéphane Goxe, le samedi 19 mars 2005, à 17h, à la librairie La Mauvaise Réputation (19 rue Argentiers, 33000 Bordeaux), entrée libre. Jordi Vidal relatera, entre autres, la rencontre entre Stanley Kubrick et Peter Watkins au Château de Valmy.

=====> A signaler (autour de la coopérative co-errances) :

"Elf la Pompe Afrique" de et avec Nicolas Lambert, spectacle de deux heures de théatre documentaire sur le procès Elf, sera joué : - le mercredi 23 mars à 21h00, à la Maison des Arts - Esplanade des Antilles - Domaine universitaire - 33405 Talence. - le jeudi 24 mars 20h00, Bordeaux - La Centrale - 15 rue Bouquière 33000 Bordeaux. A l'initiative de l’association Survie.

====> Présentation

Pour la coopérative de diffusion/distribution co-errances, le choix de sortir en salles Edvard Munch de Peter Watkins participe de la volonté de rendre à un réalisateur et à son ½uvre la place qu'ils méritent. Edvard Munch s’inscrit dans la cohérence politique d’une ½uvre cinématographique qui est un acte de résistance aux normalisations et formatages audiovisuels et cinématographiques. Le sens de cette résistance est relaté dans l’essai de Peter Watkins intitulé Media Crisis (paru aux Ed. Homnisphères, 2004). Pour co-errances, il ne s'agit pas simplement de diffuser un film avec la sortie de Edvard Munch mais de faire de sa diffusion un geste artistique et politique avec tous ceux qui voudront bien porter avec nous ce film au regard du plus grand nombre. Dans ce sens, parallèlement à sa sortie à l’Utopia à Bordeaux, une exposition de peintures et de sculptures se tient au Garage Moderne, un atelier autour des questions soulevées par Peter Watkins dans l’essai Media Crisis est organisé dans le même lieu, une rencontre avec l’écrivain Jordi Vidal et le cinéaste Stéphane Goxe, autour du livre (à paraître aux Editions Allia fin mars 2005) Traité du Combat Moderne (Films et fictions de Stanley Kubrick), aura lieu à la librairie La Mauvaise Réputation. Jordi Vidal relatera la rencontre épique entre Stanley Kubrick et Peter Watkins au Château de Valmy. Plus précisément, le peintre, Bruce Clarke (qui a réalisé l’affiche du film), et le sculpteur, Franck Morvan, s’associent à la sortie du film Edvard Munch de Peter Watkins par le biais d’une exposition itinérante de leurs oeuvres. Il fallait donner un titre à cette exposition, pour cela nous avons emprunté les termes du peintre expressionniste Oskar Kokotschka quand il parlait de la peinture de Edvard Munch: "L'esprit extrêmement aiguisé d'Edvard Munch lui permit de diagnostiquer une terreur panique, là où on voyait que le progrès social". Cette définition nous semble parfaitement correspondre à l'engagement, l'imaginaire et la vision sociale et politique des deux artistes. Nous donnons ici à la lecture quelques textes qui pourront éclairer le sens des démarches respectives de Bruce Clarke et Frank Morvan. A l’occasion de l’exposition au Garage Moderne, l’artiste plasticien Franck Rouilly interviendra avec un diaporama d’oeuvres librement inspirés par Edvard Munch et Peter Watkins. Pour nous, l'exigence politique de situer la diffusion d'une ½uvre hors du flux du marché est étroitement liée à l'exigence de créer des contextes qui favorisent de véritables rencontres avec les ½uvres.

====> Co-errances : Bruce Clarke - quand l’½uvre se fait question

Plasticien et photographe, Bruce Clarke a réalisé l’affiche du film Edvard Munch à partir d’une série de toiles réalisées pour cette occasion. Il expose depuis 1989 en France et à l’étranger. Son travail plastique traite de l’histoire contemporaine, de l’écriture et de la transmission de cette histoire. Il souhaite que sa peinture stimule une réflexion sur le monde contemporain et la représentation qu¹on en fait. Il est l’auteur du projet en cours : ”Le Jardin de la Mémoire”, sculpture mémorielle sur le génocide rwandais soutenu par l’UNESCO et les associations de la société civile rwandaise. Il s’agit d¹un jardin composé d’un million de pierres portant chacune le nom d¹un disparu. Elles seront placées par les familles ou les proches des victimes du génocide. Ce projet se construit avec les principaux collectifs rwandais de rescapés, Ibuka, Pro-femmes et d’autres associations de la société civile rwandaise (pour information : http://www.rwanda-garden-memory.org).

Militant anti-apartheid au temps de l’apartheid en Afrique du Sud, il tente d’intégrer cet engagement politique dans sa recherche plastique qui se situe dans un courant de figuration critique. Il se place en dehors d’un art complaisant et décoratif et voit dans l¹art un moyen privilégié de s’exprimer et d’informer, bref de porter un regard sur le monde qui nous entoure. Il ne suffit pas simplement de se faire une place dans la société, il faut également s’efforcer de peser sur le cours de l¹histoire. L¹interrogation ne devrait pas être tournée sur elle-même, mais ouverte aux domaines sociaux, l’art en lui-même demeurant un domaine social assez restrictif et marginal. L’½uvre ne fabrique aucun sens stable autre qu’une question.

====> Franck Morvan - du bon mal

Le film Edvard Munch m’a beaucoup marqué ! J'aimais la peinture de Munch sans vraiment connaître l'auteur de ces toiles, le film de Peter Watkins m'a dévoilé la personnalité de Munch et le contexte dans lequel il réalisait ses ½uvres et à mes yeux, cela a donné davantage de puissance à ses oeuvres. Je ne connais pas personnellement, d'autres réalisations cinématographiques consacrée à un artiste peintre aussi complémentaire à l'½uvre de celui-ci. Une sorte de document d'époque réalisé par Munch lui-même pour ne révéler que l'essentiel. Je suis impressionné par ce film. Quand on m'a proposé de réaliser des sculptures pour des expositions qui accompagneraient les projections de Edvard Munch, je ne pouvais qu'accepter sans hésitation. Réaliser des sculptures en m'inspirant de peintures de Munch à travers le film de Peter Watkins est une expérience unique qui m'emporte dans un univers regorgant de sentiments et de tourments que j'aime approcher, peut être sont ils indispensables à la création? Toutefois cela reste un défi, tant au niveau de la réalisation des sculptures, qu'au niveau de la confrontation psychique avec l'½uvre de Munch et le film de Peter Watkins (un plaisir).” Franck Morvan

- Co-errances - 45 rue d'Aubervilliers 75018 Paris - tel. 01 40 05 04 24  www.co-errances.org - contact@co-errances.org

- From: Caroline Lensing-Hebben <azazelo@web.de>




30) Pour une autre europe et contre la guerre et l'occupation en Irak et en Palestine

Toutes et Tous à Bruxelles le 19 mars 2005 pour une autre europe et contre la guerre et l'occupation en Irak et en Palestine - Bonjour, Deux années se sont déjà écoulées depuis le début de l'invasion de l'Iraq et son occupation. Cette occupation a bouleversé la région. Ainsi Bush et son administration confortés par leur réélection sont passés à une étape encore plus avancée de leur politique néolibérale et guerrière. La phase actuelle vise à déstabiliser le Liban et à l'entraîner dans une nouvelle guerre, à faire capituler le régime syrien, l'étape prochaine sera probablement une attaque en forme contre l'Iran. Le projet politique américain qui veut se faire vendre comme un projet de démocratisation du Moyen-Orient n'est en fait qu'une vaste campagne de recolonisation guerrière de cette région au dépend des vraies aspirations d'affranchissement des dictatures, de liberté et de démocratie que revendiquent et pour lesquelles continuent de lutter les peuples de la région, et bien sûr de voir un jour le peuple palestinien accéder à ses droits nationaux. L'embrasement de l'ensemble de la région est aujourd'hui une éventualité à court terme. Il faut donc agir, tout d'abord parce que nous sommes entrain de subir les déclinaisons de cette même offensive ensuite parce que l'embrasement du Moyen-Orient entraînera l'ensemble de la planète dans un avenir incertain. Ce n'est donc pas dans une logique de commémoration que nous vous invitons à manifester à Bruxelles le 19 mars prochain. Et ce n'est pas par hasard aussi que beaucoup de mouvements européens ont choisit de faire une manif unitaire qui allie la question de la construction européenne et la question de la guerre en Irak. La CCIPPP a toujours revendiqué que l'Europe peut et doit jouer un rôle dans le conflit palestinien. Nous avons contribué par le passé à lancer une campagne pour la rupture des accords d'association. Lors du FSE de Londres, nos partenaires européens et  nous, avons obtenu un consensus pour lancer une campagne de sanction politiques et économiques à Israël. Ce consensus a été adopté par la suite au le Forum Social de Porto Allegre et nous sommes convaincu qu'il y a là les termes d'une action stratégique capable de peser dans la balance au côté des palestiniens. La Manif du 19 à Bruxelles allient donc deux enjeux principaux : peser pour la construction d'une autre Europe qui refuse le modèle néolibérale et pour dire non à la guerre et l'occupation en Iraq et en Palestine . La Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien appelle les membres des missions, ses sympathisants et l'ensemble des composantes du mouvement palestinien en France et en Europe à participer à la manifestation européenne dans le cortège contre la guerre : - pour le retrait immédiat des troupes d'occupation d'Irak, - Pour des sanctions économiques et politiques de l'Europe sur Israël, Quelques détails pratiques: - Pour le déplacement à Bruxelles par bus (25 euros allez-retour): Départ de Paris à 07h30 du matin de la Porte de la Villette (à côté du Glaz'art). Départ   de Bruxelles à 19H30 vous pouvez acheter des billets sur

http://www.voyages4a.com/v4a_fr/travel.jsp?travel=6361 - le point de rendez vous de la manif contre la guerre : porte d'anderlecht voir l'itinéraire

http://www.wsf.be/wsf2/euromanif/plan.htm plus d'info sont sur le site http://www.wsf.be/wsf2/euromanif/ Pour celles et ceux qui vont participer merci de  prendre contact avec la CCIPPP au mail suivant : contact@protection-palestine.org En Solidarité, La Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien - CCIPPP - ccippp, 21 ter rue voltaire 75011 paris http://www.protection-palestine.org - From: "Jacques Salles" <Jacques.Salles@wanadoo.fr>


31) Infos du Comité des Pyrénées Atlantiques du Mouvement de la Paix

A noter : 1- Pour mieux comprendre la question du Traité de Constitution européenne,la FSU, ATTAC 64, la Ligue des Droits de l¹Homme et les Amis du MONDE

diplomatique organisent une conférence débat. Bernard Cassen journaliste, directeur général du "Monde diplomatique" et professeur émérite à l'Institut d'études européennes de l'université Paris 8, sera notre invité autour du thème " Quelle réalité derrière le projet de traité de Constitution européenne ?"

Ce débat aura lieu salle 707 du Complexe de la République à Pau, le 11 mars, à 20 heures 30. -- 2- Une lecture de textes pour Florence AUBENAS et Hussein HANNOUN aura lieu samedi 12 mars à 10h30 au FOIRAIL à PAU à l’initiative de Mosaïca  et avec Emmaüs. Le groupe se déplacera ensuite vers la Place d’Espagne puis la Préfecture.

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Pour le Comité Départemental du Mouvement de la Paix (Association agréée de Jeunesse et d'Education populaire) Le secrétaire claude.roussie@wanadoo.fr

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Nouvelle formule Infos paix !

Bonjour, Comme vous avez pu le constater, pour répondre à des questions techniques, nous essayons depuis quelques numéros d'améliorer la lecture d'Infos paix. Nous avons tenu compte de vos remarques et nous vous proposons aujourd'hui une nouvelle formule. Vous trouverez donc en pièce jointe, le dernier numéro d'Infos Paix que vous pouvez également retrouver sur le site du Mouvement de la paix en cliquant sur le lien suivant : http://www.mvtpaix.org/outils/infos-paix/infos-paix.php - N'hésitez pas à nous faire part de vos impressions concernant cette nouvelle formule.

Au sommaire de ce numéro 177 :

1. Traité pour une Constitution Européenne : Déclaration du Mouvement de la paix

2. Une Europe pour la paix 5 mars 2005 - Mechanics Institute, Manchester

3. Manifestation à Bruxelles le 19 mars

4. Journée d'action le 12 mars pour le respect du TNP

5. Délégation française à New York pour la conférence de révision du TNP du 29 avril au 07 mai 2005

6. Les rendez-vous des comités du Mouvement de la Paix

7. Soirée débat : Quelle solidarité avec le peuple palestinien ? le 11 mars

8. Film et débat « guerre et pillage des ressources naturelles en Afrique » à Rennes le 15 mars

9. Fête de la Paix et de la non violence à Saint-Leu la Forêt le 21 mars et les 9 et 10 avril

10. " Algérie-Palestine : hier et aujourd'hui, le même combat contre le colonialisme » le 12 mars à Nanterre

- From: Claude Roussie <claude.roussie@wanadoo.fr>


32) Appel de syndicalistes Girondins Pour le Non au référendum

1. Nous sommes syndicalistes, salariés ou en recherche d'emploi, fonctionnaires, contractuels. Nous sommes au quotidien engagés pour la défense des droits du monde du travail, du droit au travail. Depuis des décennies nous subissons des reculs dans le domaine social, dans celui des droits et libertés, au travail, la remise en cause de toutes les lois qui sont une entrave à la liberté d'exploitation. Nous luttons et continuerons de le faire car sans résistances aux logiques ultras libérales point de salut. Il est de notre responsabilité de nous mêler de ce qui nous regarde et de quoi dépendra grandement la satisfaction de nos revendications. Mais l'expérience nous montre que les luttes, aussi indispensables soient-elles ne peuvent se suffire à elles seules. C'est pourquoi nous décidons d'apporter notre contribution au débat sur le projet de traité constitutionnel qui doit avoir lieu à l'occasion du referendum. Nous regrettons d'emblée que les citoyens et les salariés européens aient été largement mis à l'écart de son élaboration. Lorsque ce fut le cas, ce fut grâce aux mobilisations pour la construction d'une Europe sociale. Mais ce traité est, malgré certaines avancées, très en deça des aspirations des salariés. Nous jugeons le traité, comme tout tous les projets de loi (par exemple comme la directive Bolkestein sur les services) à l'aune des revendications que nous portons dans les mouvements sociaux. Pour nous, malgré certaines avancées et l'affichage de bonnes intentions, vite balayées par le dogme de " la concurrence libre et non faussée ", ce traité est très en deçà des aspirations des salariés. Il ambitionne d'élever au rang de loi fondamentale européenne le libéralisme et les dogmes de la rentabilité financière, qui tirent vers le bas les salaires et les droits sociaux et qui ont pour conséquence la flexibilité des travailleurs. Il ne porte l'ambition de progrès humain que de manière très insuffisante, puisque la charte des droits fondamentaux, très imparfaite par ailleurs, est totalement soumise à la partie III du traité, qui institutionnalise l'économie libérale et capitaliste. Exemples : -- 1. Ce traité justifie la flexibilité des travailleurs et leur mise en concurrence par une prétendue lutte pour le plein emploi ! -- 2. Il condamne de fait les services publics à la concurrence " libre et non faussée " avec le secteur privé, tout en maintenant la camisole des critères du pacte de stabilité monétaire, dans la continuité des traités européens depuis Maastricht. -- 3. Il place la Banque Centrale Européenne au c½ur du système économique des états membres et renforce son pouvoir, en interdisant tout contrôle démocratique. -- 4. Ce traité impose à l'ensem-ble des travailleurs européens un face à face avec le patronat. A tous les niveaux (des droits sociaux aux négociations salariales en passant par les délocalisations et les privatisations) les revendications des salariés s'affrontent aux intérêts de la bourse et des actionnaires. Notre ambition d'une Europe sociale, de progrès humain et de coopération entre les peuples appelle d'autres choix, notamment comme celui d'une harmonisation des droits sociaux par le haut. Nous voulons une Europe qui soit un point d'appui pour nos revendications : retraites, sécurité sociale, égalité homme-femme, salaires, sécurisation de l'emploi et de la formation tout au long de la vie. L'entrée en vigueur de ce traité rendrait plus difficile la promotion d'autres choix économiques et sociaux pour les salariés européens, les services publics et le monde du travail. C'est pourquoi nous appelons à voter Non au projet de Constitution européenne lors du référendum. Nous avons besoin d'une victoire du non, porteuse des aspirations des salariés de notre pays, qui donnerait du souffle aux luttes et, qui serait un appel aux changements, en Europe comme en France. Premiers signataires de l'Appel, ils sont déjà 86 :

1. Hélene ALCON, enseignante syndicaliste   

2. Marie-France ANDRAL, conservateur de bibliothèque

3. Roger BEAUCOURT, Professeur EPS Retraité, Ex-secrètaire académique du SNEP-FSU

4. Dominique BELOUGNE, Délégué UGICT-CGT Université Bx2

5. Danièle BERNA, Syndicaliste

6. Cécile BERNIES, en recherche d’emploi

7. Alain BESSE, enseignant retraité 

8. Sophie BIGOT, secrétaire

9. Claire BORDACHAR, enseignante

10. Nicolas BOUROUMEAU, demandeur d’emploi

11.  Marie ESTRIPEAUT-BOURJAC, enseignante  

12. Daniel BRETHES, Chercheur

13. Gérard CENDRES, Maître de Conférence à l’Université de Bx4, SNESup-FSU

14. jean Paul CLEMENCON, équipement

15. Philippe COUBRIS, enseignant

16. Sabine COUBRIS, enseignante

17. Christiane CRESPO, retraitée de l’Education Nationale

18. Philippe CURSOL Technicien CNRS

19. Véronique DEBERNARD, Personnel ITRF

20. Yves DEDIETRICH, Enseignant à l’IUT-Bx3, SNESup-FSU

21. Claude DELOUME, cadre SNCF

22. Alain DELORD, La poste

23. Monique DOMERGUE, finances

24. Joël DOMINIQUE, électricien EDF

25. Marie-Thérèse DOMINIQUE, enseignante

26. Michel DUBERTRAND, technicien à EDF GDF

27. Frédéric DUBOSCQ, CFDT Betor

28. Marie ESTRIPEAUT-BOURJAC, Enseignante

29. Odette EYSSAUTIER (universitaire, SNESUP-FSU Retraitée)

30. Jean-Louis FERRIERE, Préventeur, Syndicaliste

31. Marithou FLIPO, retraitée fonction publique hospitalière

32. Michel FOURCADE, Syndicaliste

33. Julie FRADELIZI, enseignante

34. Albert GARCIA, responsable associatif et syndical bordeaux nord

35. Benoît GARCIA, inspecteur des impôts

36. Joseph GARCIA, retraité gaz de Bordeaux

37. Joelle GARDELLE, Technicienne

38. Jean-Claude GILLET, Professeur Sciences de l’Education, IUT-Bx3, FSU

39. Joel GIRARD, CONNEX

40. Pierre GORSE, Employé

41. Serge GROS, Technicien Université Bx1, FERC_Sup-CGT

42. Patrick GUICHARD, secrétaire de la section de la DISF, membre du bureau départemental de la fédération CGT PTT

43. Alain HUGUET

44. Pierre HUGUET, Cadre Administratif

45. Gérard JUDET de la COMBE, Fonctionnaire DRASS, Resp. Syndical CGT

46. Yamina KRARIA, Syndicaliste Ministère des Finances

47. Marc KREISSLER, Maître de Conférence à l’Université de Bx1, SNESup-FSU

48. Philippe LABANSAT, CFDT Finances

49. Sébastien LABORDE, enseignant

50. Pierre LABORDE, enseignant en lycée agricole, SNETAP-FSU

51. Michel LABROUSSE, Délégué régional CGT et cadre technique à TDF

52. Claude LACARRERE enseignant, retraité

53. Ghislain LANAU, enseignant

54. Virginie LAPEYRE, enseignante

55. Alain LARUE, Syndicaliste SOGERMA

56. Jean Claude LAULAN, psychologue retraité

57. Jean-Bernard LAYAN, PRAG, SNESup-FSU

58. Jackie LE FLOCH, Employée

59. Gilles LIMOUZI, cheminot

60. Jean Jacques LOUBEAU, technicien

61. Evelyne MADELPUECH, ATOSS retraitée

62. Jacques MANCIONES, Enseignant, Syndicaliste

63. Adrien MARTINEZ, enseignant

64. Vincent MAURIN, enseignant

65. Sylvie NONY, Enseignante

66. Loic NOTAIS, Syndicaliste CGT, PTT

67. Michel OLIVIER, enseignant chercheur

68. Raymond PAYNEAU, Syndicaliste CGT

69. Michel PERRINE, CFDT Finances

70. Albert PEYRAT,

71. Cathy POLO, Syndicaliste CGT, EDF-GDF

72. Jean RAUCOULES, Ingénieur, délégué CGT chez TOTAL

73. Bernard RIEU, EDF GDF

74. Pierre RIQUET, Retraité du PAB

75. Antoine ROCHER, CFDT Equipement Lacanau

76. Annie SALLAT, Technicienne à l’équipement

77. Pierre SARREBEYROUX, receveur des postes

78. Pierre SARTOR, Chercheur retraité. SNCS-FSU

79. Julien SERGERE, SUD Etudiant Bordeaux

80. Alain THEUX, militant syndical retraité de la FILPAC-CGT

81. José TRULLEN, Magasinier BU de Bx, FERC_Sup-CGT

82. Marie-Josée VERDEAU, enseignante retraitée

83. Pierre VIGNAU, Travailleurs de l’Etat

84. Maurice VILMONT, CFDT Finances

85. Jean Jacques VINCENT, CONNEX

86. Jacqueline VIVES, Assistante Ingénieur CNRS

- Signatures à retourner à M. Laborde Sébastien - 7, Avenue Georges Brassens - 33910 St-Denis de pile - Emel : sebastienlaborde@wanadoo.fr - Tél : 05 57 84 05 23 ou 06 11 92 14 15 - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 10 mars 2005 - No 1585 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


33) Les chercheurs réécrivent le « brouillon » de Fillon

Pancartes, affichettes et autocollants ont été ressortis des placards et recouvrent la table. Dans une salle de réunion aux murs jaunâtres, une poignée de chercheurs et d’ingénieurs de l’IRESCO (Institut de recherche sur les sociétés contemporaines), à Paris, font le tri. « Celle-là, on la garde ou pas ? » demande l’un, une affichette proclamant « la recherche est fondamentale » à la main. « Et comment ! Le slogan est toujours valable », lui répond un autre. « Malheureusement, les revendications sont les mêmes que l’an dernier », regrette Philippe Habib, doctorant en sciences politiques à l’université Paris-X. Quatre mois se sont écoulés depuis que le monde de la recherche a remis ses propositions de réforme à François d’Aubert, ministre délégué à la Recherche, et à son supérieur de l’Éducation nationale, François Fillon. Ceux-ci devaient présenter leur version de la réforme deux mois plus tard. Mais il a fallu en attendre quatre pour qu’un « brouillon » s’échappe du ministère et jette de nouveau les chercheurs dans la rue.

=====> Un goût amer de duperie

Dans un coin de la salle de l’IRESCO, une chercheuse s’affaire autour d’un chariot, dans lequel sont entassés un vieil ordinateur, quelques livres jaunis et une lampe hors d’âge, symboles de la précarité des sciences humaines et sociales (SHS). Dans quelques heures, le petit groupe de sociologues se joindra aux milliers d’autres manifestants. Dans les laboratoires et les universités, le « brouillon » de la réforme a laissé un goût amer de duperie. Dans les SHS, les inquiétudes se portent d’abord sur l’Agence nationale de la recherche (ANR), déjà en place et qui financera des projets ciblés pour des périodes limitées. Initialement, seul 1 % du budget de cette agence était alloué aux sciences humaines et sociales (SHS). « On attend des sciences sociales qu’elles apportent un supplément d’âme à ces projets, c’est tout », interprète le sociologue Cédric Lomba. Il craint aussi l’approche utilitariste des SHS contenue dans le fonctionnement des pôles de compétitivités, créés récemment par le gouvernement. « Les SHS sont un contre-pouvoir. Dans le cadre d’appel d’offres, on ne fait que reproduire une pensée d’État », explique Philippe Habib. Autres causes de la fronde : la précarité et le manque de perspectives pour les jeunes. Les postes manquent en effet cruellement, tant dans les organismes publics que dans les universités. « Nous voulons de vrais déroulements de carrières et des postes statutaires pour les fonctions permanentes », précise Danielle Muller, ingénieur documentaliste syndiquée au SNTRS-CGT.

=====> « Un autre projet est possible »

Réunis dans un amphithéâtre de la Sorbonne, en amont du départ de la manifestation parisienne, une centaine de jeunes chercheurs font échos à ces craintes. « Des pans entiers du projet gouvernemental de réforme sont déjà en place », s’époumone une jeune femme, citant l’ANR et les pôles de compétitivités. « Et le reste contredit les propositions des états généraux de Grenoble », conclut-elle. Un à un, les doctorants, de plus en plus nombreux à mesure que l’heure tourne, signent une lettre de « non-démission ». Le geste est symbolique, un an, jour pour jour, après que les chefs de laboratoires ont collectivement déserté leurs responsabilités administratives. Cette fois-ci, les jeunes entendent démontrer leur détermination à aller au bout de leurs revendications. En début d’après-midi, derrière une banderole déclarant « Recherche et enseignement supérieur : un autre projet est possible », ils prennent la tête du cortège parisien, suivis de quelque trois mille personnes. « S’il n’y a pas de postes pour les jeunes chercheurs, tout le reste est du baratin », lâche un militant du SNTRS-CGT. De son côté, le porte-parole de Sauvons la recherche, Alain Trautmann, regrette que « le projet de loi (soit) repoussé de mois en mois », ajoutant : « On veut cette loi, et une bonne loi. » À Marseille, Nantes, Lille, Lyon et Bordeaux, ils étaient ainsi plusieurs milliers à rejeter le projet de loi préparé par leur ministère de tutelle. Après les lycéens, François Fillon devra aussi faire avec la colère des chercheurs. Qui sont pour le moins difficile à calmer. Vincent Defait. Article paru dans l'édition du 10 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


34) Cesaré Battisti : Du nouveau!

A lire donc aujourd'hui 11 mars dans Libération, en page 18, rubrique société, un article signé Dominique Simonnot qui pourrait bien marquer un rebondissement en ce qui concerne la situation de Cesare Battisti. http://www.liberation.fr/page.php?Article=281684

En clair, Fred Vargas et les deux nouveaux avocats de Battisti ont démontré que Cesare n'avait pas été en mesure, à l'époque de choisir un avocat et d'être informé du déroulement de son procés, ce qui annulerait l'effet du dernier décret loi italien du 20 février dernier et, de fait, obligerait la justice italienne et envisager un nouveau procès et, de fait encore annulerait la procédure d'extradition signée par notre premier ministre et, de fait encore permettrait à Cesare Battisti de rompre avec la clandestinité. Les dés sont maintenant dans les mains des membres du conseil d'état. La volonté de faire un exemple est tellement puissante qu'il ne faut pas être optimiste trop vite mais nos magistrats ne peuvent continuellement se placer au dessus de la loi. A bientôt. Gilles Mangard - From: "Soutien.Battisti" soutien.battisti.gironde@wanadoo.fr

=====> Les procès italiens de Battisti remis en cause

Des documents prouveraient que l'ex-activiste en fuite n'avait pas désigné d'avocat. Par Dominique SIMONNOT - vendredi 11 mars 2005 (Liberation - 06:00)

Une vraie bande de détectives. Juste avant Noël, l'auteure de polars Fred Vargas et deux avocats, Mes Elisabeth Maisondieu-Camus et Eric Turcon, passent à la loupe le dossier de Cesare Battisti. L'ex-activiste des années de plomb en Italie, lui-même écrivain, est en fuite, Jean-Pierre Raffarin ayant signé le décret permettant de l'extrader vers son pays. Demain, le Conseil d'Etat se penche sur son recours. A force d'examiner l'énorme tas de papiers qui constituent les innombrables procédures de l'affaire, les avocats et l'écrivaine reconvertis en limiers sursautent devant une bizarrerie. Battisti, selon la justice italienne et le ministère français de la Justice, aurait été représenté par un avocat dûment choisi, tout au long de ses procès en Italie, pour quatre assassinats commis au nom des Prolétaires armés pour le communisme (PAC). Or les signatures au bas des pages nommant cet avocat «ont semblé étranges, comme si elles avaient été écrites le même jour, au même moment, d'un seul trait», raconte Fred Vargas. Au même moment, dans leur bureau, Elisabeth Maisondieu-Camus et Eric Turcon se font la même réflexion. Ils s'appellent et réfléchissent. Pour eux, ils tiennent la preuve que Cesare Battisti, évadé d'une prison italienne en 1981, n'a jamais désigné d'avocat. Pas plus qu'il n'a été tenu au courant des échéances des procès le concernant, en Italie, de 1982 à 1990, où il a été jugé et condamné à perpétuité en son absence, par contumace.

Feuilles en blanc. La petite troupe file chez un expert graphologue. Ses conclusions vont exactement dans leur sens. Les courriers par lesquels Battisti semble avoir désigné Me Giuseppe Pelazza sont plus que «suspects». L'écriture sur les enveloppes n'est pas la sienne, une date manuscrite portée sur un document, le «10 mai 1982», paraît avoir été écrite par une autre main, «comme rajoutée». Les signatures, au bas des lettres, ont été «sans aucun doute» tracées, en même temps, d'un même jet. Pour ses défenseurs, Battisti avait donc, avant de fuir, laissé des feuilles en blanc, signées de sa main. Et, croyant bien faire, quelqu'un a désigné par des faux Me Giuseppe Pelazza. Ce même avocat, qui, d'ailleurs, a témoigné en juin dernier, devant la chambre de l'instruction de Paris, n'avoir jamais eu aucun contact avec Battisti de 1982 à 1991. Gifle. Or ce n'est pas un simple détail. Car l'Italie, contrairement à la France et à la plupart des pays européens, ne rejugeait pas ses «contumax», rendant définitive et sans espoir de recours la condamnation prononcée. Pour Battisti, c'est la perpétuité. Mais, en novembre, rebondissement avec la condamnation de l'Italie par la Cour européenne pour cette anomalie judiciaire. Une gifle tant pour le gouvernement italien que pour le garde des Sceaux français. L'un et l'autre ayant assuré, durant la procédure d'extradition de Battisti en France : «La loi italienne sur la contumace est conforme au droit européen et a même été validée par la Cour européenne.» En urgence, le 20 février, un décret-loi est donc publié par l'Italie. Désormais, les tribunaux italiens ne pourront refuser un nouveau procès que s'ils démontrent que l'accusé «avait connaissance des poursuites engagées contre lui», «avait renoncé de manière claire à son droit à comparaître à l'audience» et «avait pu préparer librement sa défense avec l'avocat de son choix».

=====> Un décret-loi taillé sur mesure pour Battisti. Car les gouvernements italien et français soutiennent mordicus qu'il avait un avocat lors de ses procès italiens, qu'il était au courant des poursuites et qu'il avait ainsi pu préparer sa défense. Aujourd'hui, si les conseillers d'Etat suivent les émules du commissaire Adamsberg, le héros de Fred Vargas, alors l'extradition de Battisti sera annulée, et il sortira de la cache qui l'abrite depuis la mi-août. Sinon, il ne lui restera que la Cour européenne. LIBERATION 11, rue Béranger 75154 Paris Cedex 03 - Tél.: 01 42 76 17 89 - Fax: 01 42 72 94 93 - Télex: 217 656 F


35) Budget départemental 2005 : Faire face au libéralisme - Rencontre avec le président du groupe communiste.

====> Les Nouvelles : Comment réussissez-vous avec votre groupe de 3 élus à peser sur les choix de la majorité départementale ? - Jean-Jacques Paris : La période importante est celle qui précède le vote, lorsque le budget se construit. C'est à ce moment qu'on essaie de faire entendre les attentes, les idées, les souffrances des citoyens, des élus locaux, des syndicalistes que nous rencontrons dans nos territoires à multiples occasions. Nous essayons de favoriser leur expression pour qu'ils participent aux choix, sans formalisme. Nous sommes aussi dans les luttes, dans les rassemblements pour la défense des services publics, pour que vive la Sécu, à côté des sans papiers. Après nous pesons du poids donné par le résultat des dernières élections et qui est encore trop faible.

====> L.N. : Comment cela se traduit-il dans le budget 2005 ? - J.J. Paris : Je me réjouis que le budget d'investissement augmente de 13,5 %. Nous avons été entendus. Cela va nous permettre d'accélérer nos réalisations. Ecoles et collèges, établissements pour personnes âgées, infrastructure, autant de travaux publics qui vont nourrir l'économie girondine qui souffre de 60 000 chômeurs. Je regrette par contre une rigueur excessive dans notre politique de ressources humaines. La création de 50 emplois risque d'être insuffisante pour nos politiques sociales et à nos capacités de maîtrise d'ouvrage et d'ingiénerie faisant courir le risque d'une privatisation de pans entiers de nos missions. Si le budget social progresse dans sa globalité de 8,4 %, c'est pour faire face aux compétences nouvelles. Hors RMI et APA, la hausse n'est que de 0,1 %. Comment faire face aux multiples sollicitations qui témoignent de la pauvreté, de la détresse sociale ou de l'isolement ?

====> L.N. : Comment sera financé le budget 2005 ? - J.J. Paris : On s'est félicité que les droits de mutation soient inscrits à la hauteur des résultats obtenus sur les transactions immobilières de 2004. + 18 millions d'euros, cela donne une marge de man½uvre qui est d'autant plus grande que la charge de la dette a beaucoup diminué (3,9% en 2005 contre 12,1% en 1997). On peut donc refaire un effort d'emprunt de 10 millions de plus qu'en 2004. Pour plus de justice sociale, alors qu'il est prévu une hausse du taux de la taxe d'habitation et du foncier bâti de 1 %, nous demandons une hausse différenciée du taux de la taxe professionnelle qui augmenterait de 1,5 %. Avant la pseudo décentralisation, la situation de la Gironde est satisfaisante.

====> L. N. : Vous êtes inquiets des conséquences de la loi de responsabilité locale ? - J.J. Paris : Cette loi votée en catimini au parlement n'est pas un loi de décentralisation mais de casse des services publics nationaux et de la cohésion sociale. Si on l'applique toutes les collectivités locales verront réduire leurs marges de man½uvres. Pour les TOS, pas question de signer de convention. L'Etat veut se défausser d'un personnel en nombre insuffisant, parfois en contrat précaire sans nous donner les dotations permettant d'améliorer la situation. Même chose pour l'entretien des routes. Cela fait 10 ans qu'on supprime des emplois à la DDE. Les routes nationale sont dans un état lamentable. Alors que l'Etat devrait financer le transfert de 100 agents, il n'en prévoit que 50. A chaque fois, les collectivités locales devront compenser le désengagement de l'Etat en augmentant les impôts. Cette loi est une bombe à retardement pour le pouvoir d'achat des ménages. Notre département n'a pas à être la courroie de transmission de cette politique ultralibérale.

====> L. N. : Comment résister ? - J.J. Paris : Dans chaque village, chaque ville, il faut aider à obtenir, en lien avec les élus, les syndicats, les personnels, les habitants, un rapport de force permettant de fixer des garde-fous, d'exiger un Etat des lieux précis sur les emplois, les charges afférentes aux réseaux transférés et d'apprécier la situation par un diagnostic contradictoire, le maintien des services publics.

====> L. N. : Vous avez signé l'appel des 200 personnalités pour un Non au référendum. Pour quelles raisons ? - J.J. Paris : Tout le texte du traité est construit autour du principe dogmatique de consacrer l'Europe à " une économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée ", où les services publics ne sont qu'à titre dérogatoire. Ce cadre étroit enlève à toutes les collectivités une autonomie de gestion, de développement des services publics dont elles ont la charge. En encadrant encore plus les dépenses publiques, le texte ouvre grand la porte aux privatisations. Ce que la collectivité ne pourra pas faire, le privé s'en chargera. Elle perdra de son autonomie c'est à dire de sa capacité à répondre aux besoins. L'obligation de lancer des appels d'offre au niveau européen va de paire avec la politique de pression sur les salaires que prône le patronat. J'aspire à une toute autre Europe. Une Europe sociale dont nous avons besoin avec les mêmes garanties pour tous, partout. (La semaine prochaine nous reviendrons sur les propositions des élus communistes du CG concernant le logement social, la crise de la viticulture, l'aide aux entreprises, la réforme de la fiscalité, l'inscription au forum des collectivités). Jean-Jacques Paris dans la manifestation de la Fonction Publique le 20 janvier dernier. - RENCONTRES AVEC JEAN-JACQUES PARIS - Vendredi 28 janvier 18h30 salle Jean Lurçat, v½ux du conseiller général. - Jeudi 10 février réunion publique dans le cadre de l'espace cantonal à 18h30 salle Jean Lurçat. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Janvier 2005 - No 1579 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


36) Chercheurs, soyez compétitifs ! Le projet de traité constitutionnel reprend le principe d'un " espace européen de la recherche " déjà mis en oeuvre par l'Union... Pour en faire un objet " compétitif ".

A priori, le projet de traité de constitution européenne ne prévoit, à l'attention de la recherche, rien que de très louable. D'abord, l'Union partage ses compétences avec les États membres, " sans que l'exercice de cette compétence puisse avoir pour effet d'empêcher les États membres d'exercer la leur " (art. I-14). Ensuite, les rédacteurs du texte entendent " renforcer ses bases scientifiques et technologiques, par la réalisation d'un espace européen de la recherche, dans lequel les chercheurs, les connaissances scientifiques et les technologies circulent librement " (art. III-248). Cet espace européen est d'ailleurs déjà d'actualité, car inscrit dans le sixième programme-cadre, lancé en 2000 par l'Union. Le septième du nom suivra la même logique. Un objectif estimable s'il n'était immédiatement suivi de cet autre : " Favoriser le développement de sa compétitivité. " Le projet de traité de constitution s'inscrit ainsi dans le droit fil de la " stratégie de Lisbonne ", définie en 2000 et visant à faire de l'Europe " l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ". En treize articles, le projet de traité de constitution livre ainsi un programme tout ficelé pour la recherche européenne. Où il n'est jamais question de constituer ou de renforcer un quelconque secteur public de la recherche. Bien au contraire, les partenariats entre les activités privées de recherche et développement et celles des secteurs publics servent d'aiguillon à ce projet. Quoiqu'une savante ambiguïté soit entretenue au fil des articles où il n'est jamais précisé s'il s'agit d'entreprises privées ou publiques. Le suspense est levé à l'article III-248. Les entreprises se voient ainsi délivrer un permis " d'exploiter les potentialités du marché intérieur à la faveur, notamment, de l'ouverture des marchés publics nationaux ". Le terme " public " est, dans ce domaine, absent du reste du texte. Et pour bien faire, il est prévu une " élimination des obstacles juridiques et fiscaux à cette coopération " (art. III-248). La hiérarchie des priorités auxquelles l'Union devra se tenir apparaît en filigrane des articles, avec l'expression redondante " les entreprises, les centres de recherche et les universités ". Les sciences humaines, et plus largement l'ensemble de la recherche fondamentale, si peu suspectes à rentabilité, sont plutôt mal loties. Enfin, chaque année, la Commission présentera un rapport d'activité au Parlement et au Conseil. De grands axes de recherche seront alors définis suivant l'impératif tout, puissant du renforcement de la compétitivité européenne. Pour l'heure, la majorité des syndicats de chercheurs ne se sont prononcés que timidement sur le contenu du traité. Le SNCS-FSU devrait statuer sur sa position lors d'une commission administrative, le 19 mars prochain. Le SNTRS-CGT, lui, s'y est opposé en septembre, mais attend de se réunir à nouveau le 17 mars pour un éventuel appel au vote. Même chose au SNESUP-FSU, qui se dirige vers un appel à voter " non " lors du référendum (voir interview). Vincent Defait Article paru dans l'édition du 5 mars 2005.

======> " La logique de ce traité va à l'encontre des services publics "

Pour le secrétaire national du SNESUP-FSU, on veut faire entrer la recherche dans une " économie de compétition ".

=====> Quelle est la position du SNESUP-FSU sur le projet de traité de constitution européenne ? - Maurice Hérin. En janvier dernier, nous avons appelé à une discussion approfondie parmi les syndiqués. En février, nous leur avons demandé de s'interroger, en même temps, sur ce que pourrait apporter une dynamique du " non " comme perspectives de développement du mouvement social dans ce pays et de lutte efficace contre les politiques libérales dont l'université et la recherche sont particulièrement victimes. Enfin, nous soumettons à nos adhérents, dans le cadre de la préparation de notre congrès, en avril, la pertinence d'une indication de vote de la part du syndicat. Sans préjuger de la décision qui sera prise, on peut penser que le congrès débouchera sur un appel à rejeter ce traité.

=====> Dans les articles qui concernent la recherche, il est surtout question d'entreprise. Le terme " public " ne revient qu'une seule fois. Qu'en pensez-vous ? - Maurice Hérin. Il est clair que la logique de ce projet de traité va à l'encontre des services publics tels qu'ils se sont constitués en France depuis la Seconde Guerre mondiale. Or, ces services publics font la force de la recherche et de l'enseignement supérieur français. C'est vrai aussi pour la garantie d'accès à l'université pour les étudiants, comme les garanties statutaires pour les personnels. On nous dit souvent au ministère que la situation de la France est particulière par rapport à d'autres pays d'Europe, où ont éclaté le cadre universitaire, le statut des personnels, les droits d'inscription des étudiants, etc. Il reste que ce service public a prouvé son efficacité dans le développement de l'accès à l'enseignement supérieur dans les années 1990 et dans la recherche. Il est vrai que la situation actuelle nécessite des transformations, mais ce n'est assurément pas en gravant dans un traité cet éclatement qu'on résoudra ces problèmes. Pourquoi ne pas transformer ce modèle français, l'ouvrir, le démocratiser, au moins s'en inspirer plutôt que de s'engager dans une voie libérale ? D'autant que le mouvement de 2004 pour la recherche a fait la démonstration de forces pour avancer en ce sens.

=====> Les chercheurs et universitaires sont habitués à se déplacer. En quoi ce projet de traité modifierait la nature des échanges internationaux ? - Maurice Hérin. Le statut de la fonction publique des chercheurs et des universitaires est une garantie de pouvoir aller développer ses recherches et de participer à des enseignements dans d'autres universités en Europe. Selon le modèle anglo-saxon, les recrutements se font au niveau des établissements, favorisant une mobilité de déséquilibre, voire de pillage par rapport à des pays émergents. L'intégration des pays de l'Est dans l'espace européen se fait aussi par des formes de " fuites des cerveaux " vers les pôles les plus développés. La mobilité en Europe est insuffisante, c'est sûr. Pour qu'elle se développe, les garanties de la fonction publique doivent être confortées.

=====> Voyez-vous un lien entre le contenu de ce projet de traité et la loi d'orientation et de programmation de la recherche et de l'innovation (LOPRI), en préparation en France ? - Maurice Hérin. Les ministres de l'Éducation et de la Recherche ne s'en cachent pas. Ils s'appuient régulièrement sur l'exigence d'un espace européen pour justifier le traité et la LOPRI. En fait, en aucune façon ces deux textes ne répondent à cette exigence, puisqu'ils placeraient l'ensemble de l'enseignement supérieur et la recherche dans une économie de la connaissance, mais surtout dans une économie de la compétition internationale marchande. Ce qui est tout à fait à l'opposé du sens que donnent les chercheurs et les étudiants dans les centres de recherche. Entretien réalisé par V. D. Article paru dans l'édition du 5 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


37) Lettre d'Henri Emmanuelli aux socialistes

Chers amis, - 1°) Je me permets de transférer ce document dont l’intérêt, pour toute la gauche et le “Non de gauche” au traité constitutionnel européen en particulier, ne fait aucun doute. - 2°) vous envoie également les contacts des comités pour le Non en Gironde: rejoignez le comité local le plus proche de chez vous ou de votre milieu de travail! Très cordialement, Michel Cahen, Comité girondin pour le Non de gauche au Traité constitutiuonnel européen

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De : "Romero-Aguila" <nouveau-monde@noos.fr>

Date : Tue, 8 Mar 2005 11:55:32 +0100

Objet : Lettre d'Henri Emmanuelli aux socialistes

Lettre ouverte aux socialistes

Chère camarade, cher camarade, Notre parti s’est prononcé pour l’adoption du projet de Constitution Européenne au terme d’un référendum interne. Pour ma part, j’ai fait campagne pour son rejet et continue à penser qu’en avalisant ce texte, notre parti, comme le Parti Socialiste Européen, commet une erreur historique. Par respect pour notre démocratie interne je me serais néanmoins résigné à rester sur ma réserve et à voter  NON, le jour venu, comme beaucoup d’entre vous. Mais le contenu de notre campagne ainsi que notre difficulté à faire exister un « OUI de Gauche » tout en nous opposant comme il conviendrait à un gouvernement qui poursuit imperturbablement son entreprise de démolition sociale pose problème. Tout comme l’émergence de textes et de déclarations de la Commission Européenne qui mettent en évidence l’existence d’un véritable « bloc libéral » que l’on cherche à faire avaliser par la gauche à l’occasion de l’adoption d’un traité qui ne sera pas révisable. Le brouillage des clivages politiques que l’on tente d’imposer à cette occasion est tout aussi préoccupant et l’ensemble de ces éléments change la donne. Sur la tonalité de notre campagne, j’ai beaucoup de difficulté à comprendre comment notre parti est passé d’une position unanime de refus, qui explicitait clairement les raisons pour lesquelles ce texte nous paraissait inacceptable, à un soutien aujourd’hui inconditionnel et enthousiaste. Alors que les seuls changements apportés lors de son adoption définitive ont été régressifs par rapport aux conditions qui motivaient notre refus, M.Chirac, dans la dernière ligne droite, ne nous ayant pas fait de cadeaux. Suffit-il, dans ses conditions, pour expliquer notre récente ferveur envers ce traité de proclamer que le «  OUI de Gauche » à lui seul permettrait une nouvelle interprétation de ce texte ? Une nouvelle lecture qui ferait apparaître les promesses de « plus de démocratie »,  de «  plus de social » et l’existence de nouvelles garanties pour nos services publics ? Quand bien même le « OUI de Gauche » aurait cette vertu- ce que je ne crois pas - comment le faire exister face à un président qui pratique la politique avec cynisme en multipliant les embûches et les embuscades. Comment le faire vivre aux cotés d’un gouvernement exsangue qui n’a plus pour viatique que l’espérance d’un succès référendaire ? Il faut, nous dit-on, faire la distinction entre politique intérieure et politique européenne : MM Chirac et Raffarin  s’engagent à le faire. Mais comment les croire ? Quel crédit ont-ils accordé, en 2002, aux voix de gauche qui s’étaient mobilisées à leurs cotés pour « sauver la République » ? Les vertus que nous prêtons à ce traité ne s’arrêtent pas là puisque j’entends dans nos rangs que l’adoption de ce projet offrirait une garantie contre l’adoption de la directive Bolkestein. C’est une contre-vérité à laquelle je ne puis m’associer. Car en réalité, ce projet de directive qui se propose d’organiser un véritable dumping social à domicile a déjà une longue histoire qui aurait du nous alerter plus tôt. Il n’est que la face visible d’une orientation politique précise dont l’autre aspect est l’impossibilité, qui figure dans le traité, d’une harmonisation fiscale à la majorité qualifiée. Si l’on ajoute à cette menace, provisoirement escamotée, le projet de directive sur le temps de travail ainsi que les encouragements donnés par la commission européenne aux délocalisations, le choix d’une Europe libérale, d’un système patiemment construit, apparaît sans ambiguïté. C’est cette Europe du marché roi et de « la concurrence non faussée », cette Europe des actionnaires, « hautement compétitive » pour les dividendes mais pas pour le pouvoir d’achat, cette Europe de la précarité et du chômage que l’on nous propose de ratifier à travers le vote de cette constitution qui en reprend tous les fondements juridiques dans son titre III. Nous ne pouvons plus feindre de l’ignorer. Encore faut-il, pour tromper la gauche et ses bases électorales, substituer au clivage-gauche droite sur lequel repose la démocratie et le mouvement, l’artifice d’un clivage sommaire entre « pro ou anti- Européen ». Soit on est pour l’Europe et il faut en accepter l’orientation libérale. Soit on refuse cette évolution libérale et on se retrouve classé dans le rang des anti-européens, des Euro-sceptiques, voire des souverainistes ! C’est le résultat d’une habileté coupable qui a consisté à proclamer que l’Europe était constitutive de l’identité socialiste en faisant abstraction de son contenu. Erreur dont la droite rêve depuis longtemps. C’est aussi la conséquence d’une cogestion des institutions européennes qui ne pouvait pas rester, avec le temps, sans conséquences politiques. En se révélant inapte à opposer à cette mystification la perspective d’un projet « Euro-progressiste », la social démocratie commet une lourde erreur. En renonçant à poser avec force la question centrale de la protection de l’emploi et du salariat dans un contexte de libre-échange débridé, c’est à dire la question des délocalisations, elle prend un risque pour elle même et pour la démocratie. En refusant de porter l’espérance d’une Europe  sociale, solidaire et humaniste, elle ouvre la voie à la désespérance dont se nourrira l’extrême droite. Elle creuse la rupture politique qui se produit entre le bas et le haut de la pyramide sociale, elle est également dangereuse pour la démocratie.

 Nous avons toujours proclamé notre volonté de faire de l’Europe le niveau pertinent de résistance à la mondialisation libérale. Un Oui, fusse-t-il de gauche, ne me paraît pas s’inscrire dans cette ambition. C’est pourquoi, après avoir mûrement réfléchi, j’ai décidé, sans renier mon engagement européen, de faire publiquement campagne pour le NON en espérant ne heurter personne. On vous dira que voter Non, c’est voter contre l’Europe. On le martèlera. Mais il faut, cette fois-ci, dire NON à ce traité et tout ce qu’il implique, pour ne pas renoncer à l’Europe politique, comme nous y engagent ceux  qui expliquent qu’il est désormais trop tard après un élargissement raté qu’ils ont fait en dépit du bon sens. Voter NON, ce n’est pas voter contre l’Europe, c’est au contraire préserver la possibilité d’une Europe fédérale, démocratique et sociale à partir d’un noyau de pays volontaires plus restreint. C’est exiger une nouvelle constitution simple et lisible se contentant de définir des processus de décision et une répartition claire des compétences. Voter NON, ce n’est pas voter contre l’Europe . C’est la possibilité, qui ne se représentera pas de sitôt, de donner un coup d’arrêt à la dérive libérale qui déchire la gauche. C’est saisir la chance de favoriser l’émergence d’un projet « Euro-progressiste » qui la rassemble. Telle est ma seule ambition. J’espère que tu le comprendras. J’espère surtout que, d’une manière ou d’une autre, tu la partageras. Amicalement, Henri Emmanuelli - Pour nous rejoindre, un site : www.nonsocialiste.fr

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En Gironde, rejoignez le comité du « Non » le plus proche de chez vous !

Arcachon Sud-Bassin : Benoît Tourne (06 03 16 51 55 ou 05 56 66 19 09, ; <benoitourne@yahoo.fr>) ; Jean-Pierre Dousse (<:jpdousse@aol.com>) ; Guy Etchessahar (06 03 35 59 50, <etchessahar@wanadoo.fr> >)

Arcachon Nord-Bassin : Christian Darriet (<christian.darriet@free.fr>) ; Jean-Louis Apecarena (06 63 62 28 92, <apecarena@aol.com> ; Marie-Jo Verdeau (<verdeau.mariejo@wanadoo.fr>)

Arcachon Val de Leyre : Bernard Chapuzet (05 56 88 11 11, <CHAPU@wanadoo.fr>)

Bègles : Martine Alcorta (<martine.alcorta@wanadoo.fr>) ; Mamdou Niang (<niangsamba@aol.com>

Bordeaux Bastide : Marie-Claude Thiollet (05 56 32 57 70, <mcrossignol@free.fr>)

Bordeaux Centre : Rendez-vous hebdomadaire au Café Le P’tit Rouge (en général le jeudi à 18 heures) ; (Valérie : 05 56 92 65 82 / 06 08 35 19 38), <valerieduboscq@yahoo.fr>) ; Claude Mellier (06 20 33 00 78 ; <c.mellier@mairie-bordeaux.fr>) ; Stéphane Le Bot (<s.lebot@wanadoo.fr>)

Bordeaux Nord (Bacalan, Grand Parc, Les Quais) : Marc Lasaygues (<marc.lasaygues@wanadoo.fr>) ; Jean Paul Chaumeil (<jp.chaumeil@libertysurf.fr) ; Vincent Maurin ((06 20 33 95 81 ; <maurin.bacalan@wanadoo.fr>) ; Albert Garcia (06 13 31 83 82)

Bordeaux Universités : Julien Fargère (06 31 18 60 70, <sudetudiantbordeaux@yahoo.fr>)

Cestas : en formation, contactez Francis Daspe (<francisdaspe314@hotmail.com>).

Cheminots : J. Mainguéné (06 87 14 79 71) ; F. Labrosse (05 56 92 65 82)

Créon : Valérie Leconte (valerie.leconte@free.fr) ; Rolland Pailley (<rollandpailley@aol.com>) ; Christian Perrier (05 56 23 38 67) ; David Viriot ((05 57 34 40 39) ; Jean Paul Petit (<jpdpetit@wanadoo.fr>)

Carbon Blanc : contact : <coll.cb.non@wanadoo.fr>

Coutras/Guitres : Sebastien Laborde (06 11 92 14 15, <sebastienlaborde@wanadoo.fr>)

Hauts de Garonne (Bouliac, Cenon, Lormont, Floirac) : Jacques Martinet (05 56 31 68 53 et 06 70 08 07 13, <jacques.martinet5@wanadoo.fr>) ; Pascal Bourdon (05 56 20 99 47 et 06 64 22 65 24, <bourdon.p2@wanadoo.fr>)

Libournais : Forum libournais pour le Non à la Constitution et pour une autre Europe (05 5751 54 71) ; Bruno Fontan (06 86 85 23 73)

Mérignac : Collectif pour la victoire du « Non » de gauche pour changer l’Europe, Serge Gros (05 56 47 34 29, 06 67 25 41 62)

Pessac : Odette Eyssautier <odette.eyssautier@wanadoo.fr> ; Jacques Martineau( 05 56 36 62 29, <ac.tonne@free.fr>)

Ste-Eulalie : en formation, voir Hauts de garonne

Ste-Foy-la-Grande : Comité local du Pays Foyen pour un non de gauche europeen et anti-liberal au projet de traite constitutionnel : François Mas (europesociale_paysfoyen@hotmail.fr>

St-Macaire : Jean Marie Billa (05.56.63.31.66 <caup4@wanadoo.fr> >) ; Francis Daspe <(francisdaspe314@hotmail.com>) ; Michel Hilaire (<michelu@wanadoo.fr>)

Talence : Josiane Meynard  (05 56 37 04 46, <josianemeynard@aol.com>) ;

Villenave d’Ornon : Comité citoyen villenavais pour l’Europe sociale, solidaire et fraternelle, pour le Non à la constitution européenne : Alain Bousquet (05 56 87 48 18, <aile-insertion@wanadoo.fr>) ; Jean-Claude Laulan (<jean-claude.laulan@wanadoo.fr> ; Gilles Mangard (<gilles.mangard@wanadoo.fr>).

Vous pouvez aussi prendre contact avec le Comité girondin pour le Non de gauche au traité constitutionnel européen Par la poste : c/o Michel Cahen, 7 rue Jules Simon, 33400–Talence Courriel : francisdaspe314@hotmail.com - Site national du Non de gauche <www.appeldes200.net>

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Le comité girondin pour le Non de gauche sera présent, demain, à la manifestation intersyndicale à Boredeaux. RDV: place de la Victoire, 10h30, marché de l’université Bordeaux 2 - From: Michel Cahen <m.cahen@sciencespobordeaux.fr>


38) Les Nouvelles de Bordeaux : En bref...

===> Crédit Agricole : Tout va bien

La première banque de la région continue d'accroître ses bénéfices. Son résultat net en 2004 a atteint la somme 150,2 millions d'euros (la moitié du budget de la ville de Bordeaux). Les profits ont pro-gressé de 5,3 % (+8,9 % en 2003). Face au marasme agricole elle a baissé ses investissements dans l'agriculture (- 4 %) se limitant au financement des seuls exploitations rentables et s'est spécialisée dans le prêt à l'habitat. (+ 39,1 %). L'installation d'une nouvelle agence face au grand Théâtre de Bordeaux témoigne de son ambition de s'ancrer de plus en plus dans le tissu urbain.

===> Discrimination syndicale à la BNP-Paribas : Jugement renvoyé

Le Conseil des Prud'hommes de Bordeaux (section encadrement) a rendu son jugement dans l'affaire qui opposait Jean Dartigues à BNP PARIBAS, pour discrimination : le jugement est renvoyé devant un juge départiteur. L'UD CGT 33 se félicite et se réjouit de cette première étape. " Même si elle ne nous donne pas entièrement satisfaction et raison, la décision est renvoyée devant une nouvelle juridiction qui se tiendra fin 2005, début 2006, qui sera présidée par un juge professionnel, pour trancher ce que les deux juges salariés solidaires et les deux juges patronaux, tout aussi solidaires, n'ont pas pu trancher entre-eux ", ecrit-elle dans un communiqué.

===> Blanquefort : -3° dans l'entrepôt

Cdiscount fait partie de cette nouvelle économie liée à la vente par internet. Elle possède trois entrepôts en Gironde. Celui de Blanquefort est chargé de répondre aux commandes de petits matériels audio, les CD notamment. Les entrepôts sont anciens, mal isolés, dépourvus d'un système de chauffage. Les travaux an-noncés traînent en longueur affirment les salariés en grève lundi 28 février après avoir mesuré la température à l'embauche à 6 heures du matin : -3°.

===> Coutras : Conflit à la verrerie

90 % des salariés de la verrerie SIVAQ filiale de Saint-Gobain qui fonctionne en 3x8 étaient en grève vendredi 25 février à l'appel de la CGT et de FO pour obtenir une augmentation générale des salaires de 9,2 % : 2 % pour rattraper l'augmentation du SMIC de 2004 et 5 % pour compenser celle prévue le 1er juillet prochain, ainsi qu'une augmentation de 610 à 900 euros de la prime vacances et un treizième mois à la place de la prime de fin d'année de 900 euros. Les négociations engagées avec la direction depuis le 31 janvier n'avancent pas. Des débrayages début février avaient déjà signalé le mécontentement des salariés. Lundi 28 février, le travail a repris dans un climat tendu face au maintien de la direction sur ses positions.

===> Courrier des lecteurs

J'aime beaucoup " Les Nouvelles " et entre autres, les articles de Hervé Le Corre et Loustalet-Sens. C'est plus percutant que les articles de l'Huma. J'ai aimé votre liste des bureaux des postes qui vont fermer. Je l'ai emmené à ma mairie pour demander au maire ce qu'il pensait faire. Il paraît qu'il veut se battre... (mais il est de droite !...). Sinon, à 80 ans on sera obligé d'aller à 5 km pour en trouver un. Dejà que l'on est à 80 km de Bordeaux pour se faire soigner. " Si on avait su, on serait resté à Paris pour notre retraite ! ".

Henri Boucher

====> Pour faire gagner le " NON " Souscription : Donnons-nous les moyens financiers

Pour la Gironde, il nous faut collecter 35 000 euros, soit l'équivalent en moyenne de 15 euros par adhérent(e) du PCF en Gironde. Dès maintenant, il y a un besoin urgent de la contribution de tous. Je verse ..... euros Nom- Prénom......... Adresse........ Chèque à l'ordre de : ADF PCF 33 à renvoyer à PCF, 15 rue Furtado - 33800 Bordeaux

====> Pour la défense des Services Publics

Après Angoulème, rendez-vous réussi à Guéret le 5 mars. Le maintien et le développement des services publics de proximité (Poste, Gare, maternité, trésorerie, écoles, énergie, eau, transport,...) garantissant à tous les citoyens et usagers un égal accès à toutes les structures nécessaires à la vie redevient une exigence partagée face à la folie libérale et à la privatisation-marchandisation des services et de la plus part des activités humaines. Ils étaient 6 000 pour défendre les services publics. Nos camarades Jean-Jacques Paris et Yamina Kraria faisaient parti des 6 000 manifestants ayant bravé la météo épouvantable à l'appel du collectif de défense et de développement des services publics, de nombreux syndicats et de partis politiques.

====> Contre la loi Fillon

Rendez-vous manqué pour le Ministre, réussi pour les Lycéens. Ils étaient plus de 160.000 en France, présents dans toutes les grandes villes, plus mobilisés que jamais.

====> Recherche publique : Revoir " le brouillon " de la LOPRI

Ils étaient 600 à Bordeaux le 9 mars, comme dans toutes les villes Universitaires, toujours mobilisés un an après la démission de la quasi totalité des responsables de laboratoires de recherche pour demander un cadre statutaire pour les jeunes étudiant-chercheurs, mais aussi les nombreux personnels précaires travaillant dans les organismes de recherche et les Universités. Un brouillon ministériel qui ne prend absolument pas en compte les résultats des Etats Généraux de la Recherche et les propositions des organisations syndicales et qui poursuit contre vent et marée l'impulsion ultra-libérale et les conditions d'un asservissement aggravé aux exigences immédiates des entreprises en matière d'innovation technologiques sous couvert de rentabilité finacière maximum

====> Emploi, salaires, 35heures,...

Enorme. Deux fois plus de manifestants qu'il y a un mois. Le rendez-vous public/privé est en train de prendre corps. Un million de manifestants dans l'ensemble des villes de France. Raffarin et ses ministres devront d'une manière ou d'une autre entendre la forte colère qui s'exprime sous peine de sanctions de plus en plus forte. Le monde du travail et de la création, la jeunesse veut un avenir et demande que les richesses créées servent à tous, que l'embelli des profits des entreprises du CAC40 servent au développement social et partagé, et non aux seuls actionnaires et entreprises financières. D'autres rendez-vous auront lieu. La nécessité d'un changement de politique et de Gouvernement pointe son nez de façon de plus en plus nécessaire.

=====> Jeudi 10 mars : Tous dans l'action

Nous reviendrons la semaine prochaine sur la manifestation de Bordeaux qui s'annonce très importante. Le mécontentement est en effet très grand dans le monde du travail suite à l'annonce des profits fantastiques des grandes entreprises du CAC 40, face au mépris du gouvernement et du patronat qui refusent toute ouverture de négociations sur les salaires, face à la dégradation des services publics, les projets maintenus de privatisation d'EDF/GDF, les menaces sur l'emploi, sur les 35h, les délocalisations, la baisse des moyens dans l'enseignement... Les lycéens qui étaient près de 7 000 le 8 mars seront aussi parmis les manifestants. Les communistes de la cellule de Bordeaux Caudéran ont apporté leur soutien aux salariées qui manifestaient devant le " Champion " du quartier.

=====> Le NON au traité constitutionnel ultra-libéral de plus en plus présent

250 numéros spécial de l'Humanité sur le traité constitutionnel vendus à la Manifestation à Bordeaux le 10 mars, et il en a manqué. Besoin de savoir, besoin de comprendre et de se faire son propre point de vue face à un dénie de démocratie et d'information organisé par le gouvernement et les tenants du OUI, relayé par l'absence d'information sérieuse au niveau des médias télévisuels, radiophoniques et écrits. Des dizaines de comités pour le NON de gauche sont en train de se mettre en place pour aider à rencontrer et s'adresser au maximum de personnes, en particulier dans les cités populaires particulièrement interrogatifs quand à l'utilité de se déplacer voter le 29 mai prochain. Réussir à faire le lien entre les enjeux de la vie quotidienne en matière de santé, d'éducation, de transports, de logement, de services publics, de loisirs, de recherche, d'emploi, de garanties sociales, de retraites, de salaires, de conditions de vie et de travail, de démocratie,... tel est l'enjeu décisif pour rendre accessible et aider le plus grand nombre à décrypter le projet de constitution, et ses préjugés ultra-libéraux.

=====> Dividendes et profits l'embellie ! Salaires et emplois ceinture !

Bourse. Pour le seul Cac 40, les experts prévoient en moyenne un bond des dividendes (versés aux actionnaires) de 26 % en 2005, après 17 % en 2004... Jamais les entreprises n'ont autant choyé leurs actionnaires ". Le Figaro du 18 02 2005. Historique. Chez Total les profits de l'année 2004 ont atteint 9 milliards d'euros ! Cela équivaut à 11 fois le budget du ministère de l'écologie. Avec cette somme, le pétrolier a décidé de racheter ses propres actions. Voilà à quoi servent les giga-profits : à s'autodévorer. Pas à investir, pas à mieux payer ses salariés, pas à nettoyer les dégâts de l'Erika. Tout cet argent est dépensé dans un seul but : assurer des giga-dividendes aux actionnaires. "Le Canard Enchaîné " du 23 02 05.

=====> L'Humanité Spécial Traité Constitutionnel : Toujours disponible

Toujours en vente à la Fédération du PCF33 - 15, Rue Furtado à Bordeaux - Florent Sanz au 05 56 91 45 06

=====> PCF : Section Haute Lande

Réunion à Saint-Léger de Balson. Samedi 26 février, 35 personnes se sont rassemblées autour de la création du comité pour le Non. L'occasion de débattre pendant 2 heures du traité constitutionnel et de mieux comprendre ses dangers avec l'analyse de différents articles. Le comité a pris la décision de se revoir tous les mois. La réunion a été aussi l'occasion de se confronter au programme que soumet le PCF. Une adhésion a été réalisée et 15 " Humas spécial constitution " vendues. Juste avant cette initiative, la section Haute Lande se réunissait autour d'un repas et remettait les cartes 2005.

=====> Bordeaux, cité des Acacias : L'action paie

Cette cité de 35 logements, appartenant à l'Habitat économique, vivait sans entretien ni travaux. Mais en 2002 la hausse de 60 % des charges provoque la colère. La CNL est appelée. Une amicale est créée. Finalement, après études, démarches, contrôles, 11 000 euros sont récupérés par les locataires.

Encouragés, ils découvrent des erreurs pour 2001 et 2000. Comme par hasard pas d'erreurs en 2003 et les travaux sont effectués. 50 % des locataires sont aujourd'hui adhérents à la CNL.

=====> Breves

Bègles, mardi 15 mars, projection du diaporama sur l'Europe au bar " Le Pénalty " à 20h30 à l'initiative de la section communiste de Bègles

L'appel " le Non a besoin de féminin pour devenir majoritaire " compte aujourd'hui plus de 50 signatures.

Cohn-Bendit, co-président des Verts Européens, se déclare, dans le journal Libération à "tenir des meetings avec tous ceux qui défendent le oui au référendum, y compris avec l'UMP".

ARAC. L'association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerres (100 000 adhérents) appelle à voter Non. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


39) L’INVITEE DE LA SEMAINE DE L’HUMANITE : Brigitte Couderc Delorge, Déléguée syndicale CGT d’une entreprise de la restauration collective. Animatrice du collectif de la restauration collective et membre du collectif Syndicalisation commerce et services de Bordeaux.

=====> « S’il y a un domaine où nous pouvons améliorer notre vie, c’est bien celui du monde du travail. » Il y a ceux qui le pensent et ne le disent pas et ceux qui le disent sans complexe et sans culpabilité : « La lutte des femmes est terminée depuis longtemps, l’égalité est acquise, qu’est-ce que vous voulez de plus ? » En plus de l’égalité que nous n’avons toujours pas, ni dans le travail ni dans nos foyers, nous voulons le respect, la justice, pour nous, pour nos filles. La lutte de nos mères n’a pas été vaine et elle nécessite que nous la continuions, nous les femmes, et avec les hommes. J’exerce dans une profession à grande majorité féminine et, de nos problèmes quotidiens familiaux à notre activité professionnelle, nous, les femmes, sommes perpétuellement à la recherche de solutions pour que notre vie et celle de nos proches soient « équilibrées ». Pas de repos, jamais, et si en plus nous sommes militantes dans une association, syndicat ou autre, alors, là, nous n’avons pas besoin d’avoir fait le service militaire pour connaître le parcours du combattant, et pour nous la durée est illimitée ! Demain le 8 mars, dans de nombreux pays, les femmes seront dans la rue pour réclamer de nouveaux droits, pour faire respecter ceux que l’on croyait acquis. J’y serai. Avec mes camarades de boulot, nous organisons à cette occasion une manifestation devant le MEDEF de Bordeaux à 14 heures pour réclamer une augmentation immédiate de 150 euros et un minimum de 1 400 euros pour vivre, nous espérons être nombreuses et nombreux à faire entendre notre voix. S’il y a bien un domaine où nous pouvons nous organiser pour améliorer notre vie, c’est bien celui du monde du travail, alors il ne faut pas sans priver et investir ce champ d’action, personne ne le fera à notre place. À travers notre lutte, nous penserons à toutes les femmes qui, dans le monde, souffrent d’un manque d’humanité, nous en sommes aussi de ces combats-là. Je considère que nous avons avancé et que nous continuerons d’avancer avec les hommes, ceux qui n’en disent pas trop mais qui agissent pour le bien de tous et avec tous. Tant que notre société sera ce qu’elle est, alors bien sûr qu’une journée pour la femme est encore nécessaire ; le jour où elle ne le sera plus, nous serons les premières à en être heureuses, mais tant qu’il restera une femme, une seule sur cette terre, qui sera en souffrance pour diverses raisons relatives à sa condition de femme, notre lutte ne sera pas finie. Article paru dans l'édition du 7 mars 2005.

=====> Dans le cadre de la campagne de syndicalisation, vendredi dernier, des camarades et moi sommes allés dans un grand centre commercial à la rencontre des salariés des grands et des petits commerces. Notre objectif est de nous faire connaître et de créer des structures plus proches des réalités du salariat dans notre fédération. Malgré un chef de sécurité zélé et un adjoint de direction en mal d’autorité, nous avons eu un accueil très positif, parfois même très enthousiaste. Nous annoncions dans notre tract le rassemblement d’aujourd’hui concernant les salaires. À notre slogan « Ne travaillons pas pour des cacahuètes », beaucoup d’entre eux ont reconnu l’expression de leur colère. Il est très difficile pour les salariés (en majorité des femmes) de petites boutiques de s’organiser, de se rencontrer. Et c’est justement pour cette raison que les patrons en profitent pour appliquer des salaires désastreux pour les porte-monnaie, sans parler des conditions de travail, des horaires de travail, des contrats précaires et de la pression qu’ils font subir aux femmes qui ne veulent pas courber l’échine. Des réflexions du genre : « Si ça te plaît pas, tu peux toujours partir, il y en a trente comme toi qui attendent ta place », à celles sexistes, voire carrément vulgaires, ces salariées sont de vrais punching-balls du capitalisme et de ses serviteurs. Et au bout du couloir, c’est ce que l’on appelle la souffrance au travail, avec tout ce que cela comporte de mal-être dans la vie quotidienne. Au cours de cette journée, aucun des problèmes auxquels sont confrontées les salariées de cette profession n’a été oublié, et il est ahurissant de constater qu’en 2005 on se croirait au Moyen Âge, du temps des seigneurs et des serfs. Il faut croire que les hommes n’apprennent rien de l’histoire ! Heureusement il est encore possible de faire quelque chose et c’est pour cela que je suis dans la bataille et que je veux aider, avec d’autres camarades, les salariés à s’unir pour contrer ce patronat avide de bénéfices et dénué du sens de la justice. La journée de vendredi 4 mars prouve bien que le travail à effectuer est énorme et que seul le rapport de forces que nous saurons créer nous permettra de freiner l’appétit financier des directions, des actionnaires. Cet après-midi, dans la rue ce n’est pas l’aumône que nous allons demander, nous voulons des salaires corrects pour pouvoir vivre décemment, nous voulons aller au travail sans le noeud dans la gorge qui nous empêche de bien respirer, nous voulons rentrer chez nous l’esprit tranquille et recevoir nos relevés bancaires sans la peur au ventre. Ceux qui le vivent savent bien que je n’exagère pas, je voudrais tellement qu’on puisse en rire un jour... Article paru dans l'édition du 8 mars 2005.

=====> Mercredi 9 mars. Aujourd’hui, beaucoup de travail en perspective, il va falloir rédiger un bilan de la journée de mobilisation d’hier, répertorier le nombre de salariés en grève, en débrayage ou autres types d’actions, analyser ce que nous avons réussi et ce que nous avons raté pour l’ensemble de nos actions passées et à venir. Préparer le 10 mars, insuffler l’énergie qui nous permettra de donner suite à notre mobilisation pour les salaires en intégrant dans nos revendications la défense des 35 heures, l’emploi, les déréglementations. Bien insister sur le fait que ce 10 mars est une action unitaire et interprofessionnelle. Nous avons besoin de cette force, elle doit être importante pour pouvoir prétendre peser au cours des négociations avec les patrons. Et ça, c’est sûr, les salariés en sont persuadés ! Alors, même si parfois les positions des organisations syndicales sont différentes, même si les moyens d’obtenir des avancées sociales ou de régler certains problèmes sont divers, il est important de ne pas faire l’économie d’essayer de se retrouver sur des points communs. C’est aussi de notre responsabilité, je dois avouer que même si je suis persuadée de cette nécessité, il m’arrive parfois d’avoir du mal à la mettre en place, mais je me suis engagée dans ce chemin-là et je sais que la route n’est pas facile. Le travail en groupe que nous privilégions dans mon syndicat permet justement le respect des avis de chacun et la prise de décisions collectives est le résultat de notre réflexion. Retour à l’action. Vendredi va être une journée importante et j’ai des tracts à distribuer, des discussions à avoir et des dispositions à prendre. Au sujet de cette journée d’action et de la visite d’une délégation officielle du Comité international olympique, je ne suis pas certaine que les salariés de Paris fassent une priorité de cette polémique, en tout cas à Bordeaux ce n’est pas un sujet de discussion majeur, on a tout de même l’impression que le gouvernement et le patronat ont encore trouvé un moyen de discréditer les syndicats. Nous sommes assez nombreux à ne pas culpabiliser parce que le vrai problème ce n’est pas que nous mettions en péril les JO mais plutôt qu’on soit dans la rue, qu’on s’exprime, qu’on s’organise ! J’ai lu la presse et j’apprends que 85 % des Français sont prêts à élire une femme à la présidence de la République, en même temps Louis Schweitzer (ancien PDG de Renault) est nommé premier président de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. C’est curieux quand même, j’espère que les participants à cette haute autorité auront droit à plus de respect que les salariés de Renault ! Le monde ne tourne pas rond mais nous gardons la tête sur les épaules envers et contre tous. Article paru dans l'édition du 9 mars 2005.

=====> Petite pause ce matin pour faire le point sur la mobilisation de mardi dans le commerce et les services. À Bordeaux nous étions une centaine de participants au rassemblement en face du MEDEF, des camarades sont venus de Charente-Maritime. Tout au long de la journée, des actions ont été entreprises. Dans la restauration collective, nous étions au total une bonne douzaine à avoir fait grève, c’est un bon début, d’autant qu’il va falloir ajouter les grévistes d’aujourd’hui pour la manifestation interprofessionnelle et intersyndicale. Bien sûr, nous aurions souhaité être plus nombreux, mais tout compte fait, entre les débrayages, la grève totale, les pétitions et les divers témoignages, nous pouvons être satisfaits. En ce qui concerne mon entreprise, j’ai passé la journée avec des camarades dont le restaurant était fermé pour cause de grève... Nous en avons profité pour mieux faire connaissance et échanger des documents. Pour nous, syndicalistes, c’est une occasion d’expliquer notre activité, nos interventions en comité d’entreprise ou en négociation avec l’employeur. Informer, ce n’est pas toujours facile au regard de la distance qui sépare les restaurants, mais nous nous efforçons de le faire à chaque fois que nous le pouvons. Nous concevons notre activité à travers cette transparence avec chaque salarié. Au cours du rassemblement de mardi, plusieurs camarades sont intervenus sur leurs conditions de travail, sur les salaires et les petits contrats. Le travail du dimanche est revenu à plusieurs reprises, la colère qui anime les salariés est légitime. Le Code du travail est bafoué, les patrons des grands magasins et même ceux des petites boutiques veulent un personnel utilisable à tout moment. La vie familiale est méprisée au nom du chiffre d’affaires. C’est leurs bénéfices contre l’équilibre de notre vie. Le MEDEF ne peut pas être plus clair sur son objectif : sacrifier les salariés pour faire plus d’argent. Les manifestants de mardi l’ont bien exprimé, et aujourd’hui, tous les salariés l’exprimeront de nouveau dans la rue. Ce n’est pas fini, nous nous sommes quittés en nous disant : « Ce n’est qu’un début continuons le combat. » Nous savons que dans d’autres régions de France des manifestations ont eu lieu qui ont rassemblé de nombreuses personnes de notre fédération, à Paris, à Marseille. Nous n’étions pas seuls, et maintenant nous en avons conscience. Article paru dans l'édition du 10 mars 2005.

=====> Cette semaine a été éprouvante, mais tellement riche en enseignements et rassurante sur le plan syndical. Le 8 mars, beaucoup de personnes dans la rue. Les lycéens infatigables, dont les slogans sont rafraîchissants parce que naturels et sans complexes. Les chercheurs, dont la pugnacité est exemplaire. Et nous, salariés du commerce et des services, pour une fois, battant le pavé, dénonçant nos bas salaires, nos conditions de travail déplorables, notre ras-le-bol de ne pas être respectés par nos patrons. Nous qui avons fait grève et qui en sommes fiers. Nous qui savons que la bataille avec le patronat est et sera encore rude, mais nous sommes prêts, comme dirait une copine, « qu’est-ce que l’on risque, on ne peut pas être plus bas ». Plus largement, depuis dimanche, ce sont les femmes qui se font entendre avec Ni putes, ni soumises, le Planning familial et mardi le Collectif national pour les droits des femmes, le mouvement féministe est divisé sur les priorités mais leur objectif est le même. Alors j’ai envie de dire : « Respect pour nous toutes. » Je pense aussi à l’action d’Amnesty international France, qui donne la parole à des femmes venues d’Afghanistan, de Colombie, de Russie, du Maroc et de la République démocratique du Con- go, dans le cadre de sa campagne contre l’excision. Je pense à toutes ces femmes dont la liberté est bafouée, dont l’expression est interdite, dont le corps est mutilé. Si cette journée a permis de na pas oublier le sort des femmes dans ce monde, alors elle est utile. Finir la semaine avec tous mes camarades, professions et syndicats confondus, c’est assez sympa. Ce qui l’est moins, c’est que nous soyons obligés d’en arriver là pour nous faire entendre, respecter et écouter. Il faudra bien un jour que le gouvernement, les PDG et les actionnaires prennent en compte nos revendications. Nous ne pouvons plus continuer à vivre dans ces conditions. Dans nos restaurants, hôtels, magasins, la pauvreté nous guette quand elle ne nous a pas déjà happés, les maladies professionnelles n’attendent qu’un déclic pour se manifester, nos dernières vacances remontent à déjà loin, et la dépression nerveuse n’attend qu’une faille pour s’immiscer dans nos vies. Le tableau pourrait paraître noir, mais il suffit d’aller à notre rencontre pour s’apercevoir que ce n’est pas du cinéma. En plus de tout ça, il faut vraiment se rendre compte que d’un côté il existe la vie au travail et de l’autre la famille. C’est ce que l’on appelle la deuxième journée, dont les responsabilités incombent encore à une grande majorité de femmes. En plus du côté organisationnel, il y a toute cette pression autour des finances du ménage, les factures à payer qui s’alourdissent inlassablement, électricité, gaz, frais de santé, de scolarité, de transport, de carburant, d’assurances, d’impôts et j’en oublie consciemment, en bref le stress de la fin de mois. Cette semaine aura été celle de la mobilisation des salariés, des chômeurs, des retraités... Le week-end arrive... On souf- - fle, mais pas pour longtemps. Article paru dans l'édition du 11 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


40) TCHETCHENIE : Maskhadov tué, toutes les dérives sont possibles

Visiblement, Moscou ne voulait pas capturer Aslan Maskhadov. Vivant, il aurait constitué un problème car il aurait continué de symboliser la résistance tchétchène aux yeux d’une bonne partie de son peuple. La presse russe, citant des sources sous le couvert de l’anonymat, affirme que la décision d’éliminer l’ex-président tchétchène a été prise au plus haut niveau. D’ailleurs, le chef du FSB (sécurité russe) a été reçu et félicité par le président Poutine aussitôt que la mort du dirigeant tchétchène a été confirmée.

====> Respecté par la population tchétchène

Aslan Maskhadov, qui avait rompu avec le chef radical tchétchène Chamil Bassaev, dont les actions (prises d’otages sanglantes) nuisent indiscutablement à la cause tchétchène, s’était déclaré prêt à négocier une solution politique. Il avait d’ailleurs décrété en février un cessez-le-feu unilatéral. De plus, sa situation de président élu - il l’a été en 1997, avec plus de 59 % des voix -, de personnalité politique, respectée aussi bien par la population tchétchène que par une majorité de combattants, lui conférait une légitimité que Moscou avait du mal à remettre en cause. La position consistant à renvoyer dos à dos Maskhadov et Bassaev passait mal, non seulement aux yeux de la population russe, mais aussi aux yeux de la communauté internationale. Vladimir Poutine n’a d’ailleurs jamais convaincu ses partenaires qu’Aslan Maskhadov était un « terroriste ». Pas plus qu’il n’a convaincu que le leader indépendantiste « ne représentait plus rien en Tchétchénie ». Mais maintenant, écrit le quotidien russe Izvestia, l’argument est incontestable : « Il n’y a plus personne à qui parler sur le terrain », car « la situation va changer de façon radicale ».

====> Sa mort va être exploitée par ses rivaux tchétchènes

Loin donc de constituer un début de solution à la crise tchétchène, la disparition de Maskhadov peut ouvrir la voie à toutes les dérives. Sa mort va être exploitée par ses rivaux tchétchènes, notamment par Bassaev qui, sans doute, n’en demandait pas tant. Et il existe ainsi un risque certain de voir la résistance tchétchène passer sous l’emprise complète des islamistes radicaux, ce qui ne manquerait pas de signifier une escalade de la violence. Sans doute est-ce cela que recherchait Moscou en liquidant le leader indépendantiste. En effet, comme l’écrit le quotidien Izvestia, Bassaev « représente une personnalité idéale pour compromettre l’idée même de négociations » et, partant, « la réputation de la résistance tchétchène en Occident ».

===> Moscou veut tirer un profit des attaques terroristes

Moscou compte tirer un profit politique des attaques terroristes que Bassaev ou Dokou Oumarov ne manqueront pas de lancer contre des civils pour justifier et poursuivre sa guerre. En vérité, il est permis de penser que le conflit risque ainsi de perdurer en se radicalisant. Sur le dos d’une population déjà meurtrie. Pourtant, il demeure qu’aucune solution autre que politique n’est en mesure de régler la question nationale tchétchène, au coeur d’une crise qui dure depuis deux siècles. Hassane Zerrouky Article paru dans l'édition du 10 mars 2005.

======> Il représentait la figure de proue du mouvement indépendantiste. En 1997, il avait remporté l’élection présidentielle. Il était partisan d’un État laïque et pouvait apparaître comme interlocuteur d’une négociation politique. Né en exil, le 21 septembre 1951 au Khazastan parmi les dizaines de milliers de Tchétchènes déportés sur ordre de Staline, Aslan Maskhadov est un ancien officier de l’armée soviétique (1). Il avait le grade de colonel. Aux yeux de la population tchétchène, il fait figure de héros. Nommé chef d’état-major de la nouvelle armée tchétchène par le premier président Djokhar Doudaïev, lui-même ancien général de l’armée de l’air soviétique, il s’attelle à mettre sur pied une armée structurée et organisée. Quand les troupes russes entrent en Tchétchénie en 1994, c’est lui qui organise la résistance. Il en prend la tête quand Doudaïev est tué en avril 1996 par un missile. Après une guerre qui a duré trois ans, Aslan Maskhadov signe un accord de paix avec le général Alexandre Lebed, prévoyant avant 2001 un référendum sur le statut définitif de la Tchétchénie. En janvier 1997, il remporte l’élection présidentielle avec plus de 59 % contre son rival, Shamil Bassaev (23 %). Partisan d’un État laïque et démocratique, le leader indépendantiste, soucieux d’éviter une guerre civile, nomme cependant l’islamiste premier ministre. Et il va même jusqu’à céder aux pressions de son mouvement au terme de terribles affrontements, en introduisant la charia. Aslan Maskhadov n’a pas le temps de consolider son pouvoir quand, prétextant une incursion de Bassaev et du Jordanien wahhabite Khatab qui tentent d’instaurer par la force un État islamiste au Daghestan en 1999, Vladimir Poutine décide de mettre fin militairement à l’indépendance tchétchène. Cela contraint le leader indépendantiste à rejoindre à nouveau le maquis aux côtés de son adversaire radical d’hier. L’alliance fait cependant long feu.. Maskhadov se démarque de plus en plus des islamistes. Il proclame en février 2005 un cessez-le-feu unilatéral et propose une solution négociée du conflit. Avec sa mort, s’envole un réel espoir de paix. H. Z (1) Pour en savoir plus, lire Tchétchénie, dix clés pour comprendre, Éditions La Découverte. Paris 2005, 7,50 euros. Article paru dans l'édition du 10 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


41) Paolino Alvarez : Un siècle de combat

Dimanche 23 janvier, une quarantaine de communistes étaient réunis à Bordeaux Caudéran pour fêter dans la bonne humeur les 100 ans de leur camarade. C'est Paul Lagourgue qui a retracé avec émotion les différentes étapes de sa vie riche et mouvementée, à l'image du siècle passée. Sa jeunesse d'abord en terre d'Espagne où il " vécut des événements historiques, tragiques pour lui et les siens ". Lorsqu'il a 18 ans, un soulèvement militaire détrône le roi et fait place à la dictature de Primo de Riviera qui supprime toutes les libertés. Première révolte. A 20 ans il s'exile en Argentine pour ne pas participer à la première guerre du Maroc. Il s'y marie et devient père. En 1931, il revient en Espagne à Corès où il tient un petit commerce et fait un peu d'élevage. Il adhère au PC espagnol et milite pour l'avènement d'une république démocratique. En1936, la guerre civi-le éclate après les élections de février. 3 ans de luttes acharnées, de longues mar-ches dans la neige. Il devient capitaine. 3 ans de souffrances. Son père sera assassiné, son frère et sa s½ur torturés. En 1939, arrêté après son passage de la frontière, il fait un mois de prison à Bayonne puis est trans-féré dans un camp de réfugiés vers Perpignan. Il en sort pour aller remplacer dans une ferme un jeune prisonnier en Allemagne. Des liens se créent avec le couple employeur. Mais il est de nouveau arrêté et envoyé dans un camp à Montpellier où les Allemands ont l'habitude de venir chercher des bras pour aller fortifier le port de Dunkerque. Nous sommes en 1943 et à un tournant de sa vie de réfugié. " Je dois la vie à mon patron de Saint-Cristol. Sachant qu'une loi française interdisait d'arrêter des propriétaires terriens, il a fait en sorte avec un notaire et son propre gendre de mettre sa ferme et tous ses biens à mon nom. Je suis devenu propriétaire tout à fait légalement et n'ai plus été inquiété alors que mes compagnons sont tous morts là-bas ". A la libération, après le retour du fils, Paolino vient à Bordeaux, quartier des Chartrons rue Notre Dame, où vivent de nombreux réfugiés républicains espagnols. Sa femme choisit de rester en Espagne avec son enfant. Il divorce. Il rencontre Maria qui devient son épouse et lui donne une petite fille. Ils prennent la nationalité française. En 1947, Paolino adhère au PCF et participe avec son camarade Orasno Diaz aux collectes pour l'Espagne. En 1957, il s'installe à Caudéran dans une maison construite de ses mains. Il y entame une vie plus tranquille faite de lecture, d'écriture, n'oubliant jamais de rendre service à son voisinage. Paolino est un centenaire éveillé et conscient des dures réalités du monde. C'est avec un plaisir immense qu'il partagea avec ses camarades de nombreux chants espagnols et l'International. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Janvier 2005 - No 1579 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


42) Viticulture : Mauvais remède

Michel Hilaire, conseiller général de Saint-Macaire, juge le plan d'arrachage décidé le 17 février par l'interprofession et le ministre de l'agriculture comme anti-économique et anti-social. Par courrier, il a adressé d'autres propositions au ministre. Si j'ai bien compris le seul remède trouvé est " vieux comme le monde " : c'est d'arracher 10 000 hectares de vignes alors que les représentants du CIVB qui étaient avec vous pour le décider proposaient, il y a cinq ans, de planter à outrance et continuent aujourd'hui de s'arroger des droits de plantations illimités au Chili, en Australie, en Afrique du Sud avec la gran-de bénédiction de l'O.M.C. Vous êtes prêt à donner 6 300 euros à l'hectare via Bruxelles. Monsieur Delpeuch, Président du C.I.V.B. est disposé pour rendre cet arrachage plus incitatif à abonder cette prime de 6 000 euros pour la porter à 12 000 euros. Il est donc prêt à emprunter avec la garantie de l'Etat 60 millions d'euros pour détruire ce que des décennies de viticulteurs et de savoir-faire avaient enrichi. Un comble, faire payer aux viticulteurs leur propre liquidation avec la garantie de l'Etat et au plus grand profit des banques. Pour ma part, je reste persuadé, et les études le montrent, que le marché mondial n'est pas aussi éloigné de l'équilibre et que la problématique des vins de Bordeaux reste essentiellement lié à un choix délibéré de financiarisation du secteur et de sous-commercialisation au profit des vins dits " du nouveau monde ". Je vous propose d'autres pistes pour préserver la viticulture paysanne girondine fondées sur deux remarques : - la première tient au fait qu'une exploitation viticole est une entreprise et que la viticulture girondine est la première entreprise du département. Pour sauver l'aéronautique, on ne commence pas par détruire des usines et des avions !... alors pourquoi tenir ce raisonnement au détriment de ce secteur ? - la deuxième s'appuie sur la demande même des viticulteurs qui veulent des aides pour développer la commercialisation, pour permettre une politique de qualité... et pour payer leur facture d'électricité... A partir de là, il me semble que le prêt de 60 millions d'euros garanti par l'Etat pourrait être abondé par un dispositif du Département et de la Région pour mener plutôt une politique d'agressivité commerciale et permettre aux viticulteurs en difficultés de faire face à la vie quotidienne. Ce prêt pourrait en plus bénéficier d'un taux d'intérêt extrêmement bas, voire nul, puisque que j'apprends ce jour que les profits du Crédit Agricole ne cessent d'augmenter, plus 8 % en 2003, plus 6 % en 2004 : Alors que ce plan qui doit plus à l'ultra libéralisme qu'à la solidarité, va alimenter la désespérance, il est encore temps de prendre les mesures nécessaires pour que vous arrêtiez d'un prix plancher de 1 000 euros le tonneau et que dans cette attente nous apportions toute l'aide nécessaire pour maintenir en place un outil de production qui a fait ses preuves, qui doit certes être amélioré mais assurément pas détruit. L' arrachage ne doit être conçu que comme l'exception et il doit être temporaire.


43) Langon-Saint Macaire : Sauver la pile du pont

Les conseillers généraux communistes refusent la démolition envisagée d'une des piles du pont Eiffel afin de faciliter le passage de la barge portant des pièces de l'A 380. Alors que de l'international au local tout le monde parle de développement durable qui concilie les aspects économiques et sociaux aux impératifs environnementaux, il n'est pas pensable que la Garonne, ses rives, ses ponts, sa population, son histoire, sa culture puissent être exclus de cette réflexion pour une simple question de " gros sous " car c'est de cela qu'il s'agit. Nous sommes de ceux qui pensons que les communautés des deux rives de la Garonne doivent unir leurs efforts et collaborer pour un développement harmonieux de leur territoire. A ce titre, la passerelle qui pourrait unir Langon à Saint-Macaire pour les piétons et les cyclistes et leur sécurité doit rester cet acte fondateur. Il y a d'autres solutions que celle de détruire une pile du pont tout en préservant les intérêts économiques d'Airbus et en faisant renaître une liaison qui sera portée par un projet innovant, respectueux de l'environnement qui met en valeur nos richesses et nos savoirs-faire et qui s'inscrit dans une perspective de développement durable. Loin de renoncer et avant de se retrouver devant un fait accompli, nous demandons à la sous-préfète de bien vouloir réunir à nouveau autour d'une table ronde l'ensemble des intéressés pour trouver " le chemin ", comme le dit l'écrivain macarien Michel Suffran, dès lors que chacun aura montré " sa volonté " de progrès.

P. Augey, M. Hilaire - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


44) LOGEMENT SOCIAL - EXPULSIONS : " Malgré les effets d'annonce, l'État se désengage ". Bernard Birsinger

Entretien avec Bernard Birsinger, maire de Bobigny, l'une des premières municipalités à avoir pris un arrêté anti-expulsions en 2004.

=====> Quel bilan tirez-vous des actions engagées en mai 2004 par le gouvernement pour lutter contre les expulsions locatives par le biais des protocoles Borloo ? - Bernard Birsinger. À Bobigny, et plus généralement en Seine-Saint-Denis, les expulsions ont pratiquement été arrêtées dans le locatif social (HLM - NDLR). Et comme l'essentiel des expulsions correspondait à ce secteur, le résultat est intéressant. Cependant, au niveau national, le bilan est plus contrasté puisque c'est davantage le locatif privé qui est concerné par les expulsions. Et là le protocole Borloo n'a pas joué. Donc les procédures d'expulsion se sont poursuivies. Cependant, même pour le secteur HLM, le problème de fond demeure. Car les gens qui n'avaient pas d'argent pour payer leur loyer l'année dernière n'en ont pas plus aujourd'hui. Du coup, les protocoles sont pour certains impossibles à tenir (1). Et ces gens vont se retrouver à la fin de la trêve hivernale dans la même situation. Par ailleurs, le gouvernement a profité de ce dispositif pour remettre en question tout le travail qui avait été fait précédemment pour empêcher les expulsions. Depuis janvier, le protocole n'est plus un accord tripartite (bailleur-locataire-préfet - NDLR) et il ne concerne plus que le bailleur et le locataire. Le danger, c'est que cela laisse au seul bailleur le pouvoir de décider de la bonne ou mauvaise foi de son locataire. Or, dans les faits, la notion de bonne foi est utilisée par les bailleurs avec une mauvaise foi certaine.

=====> Comment sortir de cette situation ? - Bernard Birsinger. Pour empêcher cela, nous demandons la suspension des expulsions en créant un système qui permette et de protéger les locataires et de payer les loyers. Le gouvernement, suite à notre action, a diligenté une étude en ce sens. Celle-ci propose de faire payer les bailleurs, les locataires et le 1 % logement afin de constituer un fonds - la caisse de garantie du risque locatif - pour payer les loyers en cas de défaillance. Cette proposition comporte des aspects intéressants, même si nous regrettons que l'État et ceux qui réalisent des profits faramineux grâce à la crise de l'immobilier ne soient pas mis à contribution. Mais Marc-Philippe Daubresse, le ministre du Logement, n'a toujours rien fait malgré ses promesses. Même chose sur le contingent préfectoral, qui ne devait pas être supprimé, avait-il promis lors des assises du logement. On voit aujourd'hui ce qu'il en est ! Malgré les effets d'annonce, l'État se désengage du logement.

=====> Vous aviez pris, l'an dernier, un arrêté anti-expulsions dans votre commune, à l'instar d'autres maires de l'Hexagone, dont beaucoup de communistes. Ces arrêtés ont été suspendus en référé par la justice administrative, mais aucun jugement sur le fond nété pour l'instant rendu. Vous comptez récidiver cette année en invoquant d'autres motifs juridiques. Lesquels ? - Bernard Birsinger. L'année dernière, une petite quarantaine de villes avaient pris des arrêtés anti-expulsions. Ce n'est pas assez et il faut cette année que nous soyons des centaines. Que les villes qui hésitent encore sachent que tout l'intérêt de cette action, c'est que l'on soit très nombreux à le faire. Le protocole Borloo a été un moratoire de fait pour une bonne partie des gens et l'arrêté sur l'interdiction des coupures d'eau à Saint-Denis a été jugé légal. Donc, continuons à nous battre. Sur le plan légal, comme l'année dernière nous fonderons nos arrêtés sur la Convention internationale des droits de l'enfant, sur la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les expulsions, et sur la Constitution française. Les prochains arrêtés feront également référence au récent article 1er de la charte de l'environnement, intégré à la Constitution, qui stipule que " chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ". Nous avons par ailleurs évacué les notions de bonne ou mauvaise foi, qui se sont révélées moins efficientes que nous le souhaitions. Nous allons aussi invoquer les plans départementaux d'action pour le logement des personnes défavorisées. Celui de Seine-Saint-Denis énonce qu'il faut utiliser tous les moyens avant d'expulser. Or c'est loin d'être le cas. Dans certains départements, comme dans le Val-de-Marne, le sous-préfet a même envoyé des courriers aux personnes menacées d'expulsion en leur demandant de quitter leur logement au 1er mars, alors que la trêve finie le 15 !

=====> La mission de l'ONU Habitat Europe vous a sollicité pour travailler sur le phénomène des expulsions en Europe. Qu'avez-vous d'ores et déjà constaté et quelles sont vos pistes de travail ? - Bernard Birsinger. La mission a pour objectif de vérifier s'il y a des manquements au respect des droits de l'homme à propos des expulsions forcées dans les pays riches. Sur le plan symbolique, c'est plutôt intéressant, car d'habitude, c'est dans les pays en voie de développement que l'on cherche ces manquements. Nous avons donc commencé par l'Italie. Après avoir rencontré des élus, des associations, des représentants de l'État, nous avons découvert une situation dramatique qui préfigure, je le crains, ce qu'il en sera en France si rien de concret n'est fait. Car depuis qu'il est au pouvoir, Berlusconi a liquidé les logements populaires, qui équivalaient à nos HLM, en les vendant en masse à des fonds de pension, qui les ont ensuite revendus à la découpe. À Rome, rien qu'en 2004 il y a eu 15 000 personnes expulsées, 5 000 SDF, alors que près de 150 000 logements restent non loués. Voilà ce que génère le marché. Sans contrepoids de l'État, il ne produit que du profit pour les spéculateurs et de la misère sociale pour la plupart des gens. Depuis nos rencontres, la troisième et la onzième municipalité de Rome ont interdit les expulsions. Nous sommes en train de constituer avec elles un réseau européen contre les expulsions et avons d'ores et déjà obtenu du préfet de Rome un moratoire d'un an sur toutes les expulsions dans la ville. De plus, nous travaillons avec l'association des communes d'Italie pour qu'une directive européenne anti-expulsions voie le jour. Cela ne sera pas facile. Mais si l'Europe a un sens, et si elle se dit sociale, elle doit être capable d'interdire ces actes inhumains. Entretien réalisé par Cyrille Poy (1) D'après les chiffres de l'Union sociale pour l'habitat, 25 % des protocoles ne seraient pas respectés. Article paru dans l'édition du 5 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


45) Bernard Thibault : « Nous pouvons installer une mobilisation durable »

Le secrétaire général de la CGT tire les enseignements du 10 mars. Entretien.

=====> Après la mobilisation réussie de jeudi, la contestation sociale est-elle en train de s’enraciner ? - Bernard Thibault. La mobilisation du 10 mars est un véritable événement à plus d’un titre, par le niveau de manifestants et le nombre d’arrêts de travail. Au total, plus d’un million de salariés se sont mobilisés, dans le secteur public mais aussi dans le privé. Dans certains cortèges, la participation du secteur privé a été majoritaire. Un certain nombre de salariés, qui n’avaient pas jugé possible de faire grève pour les retraites, sont sortis. Voilà qui coupe court à l’idée d’un mouvement composé des seuls fonctionnaires.

=====> Pensez-vous que, de plus en plus, le mécontentement se cristallise autour du pouvoir d’achat ? - Bernard Thibault. Les messages adressés au gouvernement sont très importants. Le fait que la revendication sur le pouvoir d’achat soit portée avec autant d’intensité n’élimine pas celle des 35 heures. Tout est lié. En décidant de rouvrir le débat sur le temps de travail, le gouvernement a rompu un fragile équilibre entre temps de travail, intensité du travail et rémunération, et il a généré du mécontentement. Ce qui est sûr, c’est que la longue période où une mobilisation interprofessionnelle sur les salaires était impossible est terminée. Ce mouvement affirme très clairement la nécessité de mettre fin à la politique des bas salaires et d’exonération des cotisations sociales. Les réponses sur le pouvoir d’achat conditionnent celles sur l’emploi. Les salariés ont condamné jeudi l’idée que la politique de bas salaires serait favorable à l’emploi. Ils font, au contraire, l’expérience qu’elle développe le chômage et la précarité, qu’elle génère plus d’exploitation pour ceux qui travaillent et, cela n’est pas accessoire, plus de profits pour les entreprises.

=====> Le ministre de la Fonction publique, Renaud Dutreil, promet une réunion avec les syndicats de fonctionnaires, et celui de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, s’engage à discuter du pouvoir d’achat. Est-ce que cela suffit comme réponse ? - Bernard Thibault. Nous avons maintenant l’ordre du jour de la réunion de la sous-commission de la négociation collective le 18 mars. La rencontre est technique et uniquement destinée à confronter les chiffres des uns et des autres sur l’évolution du pouvoir d’achat par branche professionnelle. Il ne s’agit pas d’une séance de négociation. Cela ne peut donc pas suffire. Pour la fonction publique, tout va dépendre de la réponse du ministre, qui semble effectivement préparer une nouvelle rencontre avec les organisations. Nous voulons de véritables négociations et nous revendiquons un rattrapage du pouvoir d’achat des fonctionnaires.

=====> Pour le secteur privé, quels gestes précis attendez-vous du gouvernement ? - Bernard Thibault. Nous réclamons que s’ouvrent des négociations par branche professionnelle, avec l’objectif de prendre rapidement des mesures sur les salaires, notamment de mettre un terme à tous les minima de grilles de salaires qui démarrent en dessous du SMIC. Il s’agit là d’une mesure d’urgence, qui peut être imposée par les pouvoirs publics. Aujourd’hui, de plus en plus de salariés perçoivent des primes compensatrices pour obtenir une moyenne annuelle de salaire au niveau du SMIC. Le gouvernement vante l’augmentation du salaire minimum mais il oublie de dire qu’il y a de moins en moins d’effets sur le salaire réel de chacun. Or, le SMIC devrait être partout le premier coefficient de rémunération pour les salariés sans qualification. Le gouvernement doit aussi accepter de discuter de sa propre politique, par exemple des 19 milliards d’exonération de charges sociales qui sont des primes à bas salaires pour les employeurs, du jour de travail gratuit, ou des heures supplémentaires rémunérées à seulement 10 %. Les sujets à aborder sont très nombreux.

=====> Comment la CGT envisage-t-elle de poursuivre la mobilisation ? - Bernard Thibault. Il est encore trop tôt pour discuter des formes que peuvent prendre les suites du mouvement. Mais il est évident qu’après le niveau de mobilisation de jeudi, les syndicats ont la capacité d’installer une mobilisation durable et d’envisager d’autres initiatives si nous n’obtenons pas, dans les jours prochains, des réponses appropriées du - gouvernement. Entretien réalisé par Paule Masson. Article paru dans l'édition du 12 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


46) Paru dans " Communistes " : Contribution au débat - La double ambition des luttes et de l'alternative au capitalisme par Sébastien Laborde.

Stratégie politique ou stratégie électorale sont liées mais doivent être dissociées. La première consiste à apprécier la portée de notre projet dans la société française et d'oeuvrer pour que la perspective d'une alternative crédible au capitalisme progresse. Sans cela, la seconde ne consistera qu'en une appréciation du rapport de force avec les partis de l'ex gauche plurielle et la possibilité d'un rassemblement à gauche du PS. Comment porter la vision communiste dans les rassemblements les plus larges ? (...) Depuis quand n'avons-nous pas eu meilleure occasion de pointer les méfaits du capitalisme financiarisé, la contradiction des sociaux-libéraux entre la capitu-lation face au libéralisme et la promotion d'une société de progrès ? Nous devons nous lancer dans la bataille pour le Non. Nous devons renouer langue avec ceux que nous avons perdus de vue, qui ne nous entendent plus ; mesurons ce qui est en train de bouger dans les têtes à propos du référendum, des réformes engagées par la droite. Mettons en débat notre projet à partir de thématiques : école, emploi, fiscalité, santé, SP... Alors on évitera le piège d'un cartel d'organisations réunies pour " faire des voix ". Gagner à gauche, pour beaucoup, ne veut plus dire grand chose (...) Taper sur le gouvernement, oui mais pas seulement. Alimentons sur tous les territoires les aspirations fortes pour la justice sociale, mettons en avant des critères d'efficacité sociale pour contrer le dogme libéral. Avoir des élus porteurs de cette ambition, parmi eux les communistes ne sont pas les plus mauvais candidats, doit être notre ambition électorale. L'élection présidentielle pèse sur les autres scrutins, c'est un fait. Une candidature communiste à l'élection présidentielle ? Bien sûr, issue de nos rangs pour présenter mieux notre démarche, notre projet. Qui d'autre que nous porte la double ambition des luttes à grandir et de l'alternative politique ? Qui d'autre fait le pari du mouvement populaire en tant que force motrice du changement ? La gauche a exercé le pouvoir trois fois depuis 1981 ; et trois fois elle a déçu et a été sanctionnée. Pour réussir, elle doit donc s'en donner les moyens. Il faut pour cela donner plus de pouvoirs au peuple lui-même, par une démocratie participative qui permette aux citoyens de se faire entendre en permanence. Il faut développer des droits et des pouvoirs d'intervention des salariés, afin qu'ils puissent faire respecter leurs intérêts et ceux de l'entreprise contre les logiques purement financières des actionnaires ; faire reculer la domination des marchés financiers, et mettre la monnaie et le crédit au service des investissements utiles, de l'emploi et de la formation ; agir pour réorienter la construction européenne, afin que l'Europe serve désormais la justice sociale, la démocratie et la paix ; mettre tout le poids et le rayonnement de la France au service d'un nouvel ordre économique mondial, favorisant les coopérations contre les logiques de guerre économique et de domination. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


47) Tramway à Bordeaux-Bacalan : Dépasser tous les blocages

Le groupe communiste et apparenté de la CUB a tenu une conférence de presse le 21 janvier 2005 pour exiger que l'option " Pont Levant " sur la grande écluse soit retenue. Depuis plus de 2 ans, les élus communistes à la CUB comme à la Mairie de Bordeaux exercent une vigilance particulière sur le dossier d'aménagement urbain de Bordeaux-Nord et plus précisément sur les bassins à flot et la desserte du tramway à Bacalan. Le désengagement de l'Etat pour la deuxième phase, la protestation de la chambre de commerce et d'industrie à propos des nuisances du tracé arrêté, la problématique du franchissement de la grande écluse ont déjà menacé l'arrivée du tramway à Bacalan. Le travail des élus communistes et apparentés (interventions dans les conseils municipaux et communautaires, dans la presse, lettres ouvertes à Juppé, le succès du tract-pétition du PCF relayé par l'ensemble des associations et élus de gauche du quartier ont permis le maintien du projet.

=====> Les craintes demeurent : Récemment les attaques ont repris. C'est le nouveau Maire de Bordeaux qui parle dans la presse de cinq ans de délais supplémentaires si on garde la grande écluse, c'est le conseiller général du canton sort du chapeau un nouveau tracé et le mutisme du nouveau Président de la CUB. Pour Vincent Maurin " Bacalan, sa population et ses salariés méritent plus de considération* ! La deuxième phase du tramway est lancée depuis un an. Les travaux de réseaux sur le prolongement de la ligne B, rue Achard, sont bien avancés (jusqu'à la rue de NewYork). Le franchissement de l'écluse est étudié depuis longtemps ".

=====> Deux exigences : " Nous sommes déterminés à voir aboutir le projet initial, rendu public depuis 1999, pour la desserte de Bacalan par la rue Achard et pour cela à dépasser tous les blocages d'ordre économique ou politique ". Pas question pour lui de " réduire la voilure " des investissements communautaires sur la ville. de Bordeaux, donc sur Bacalan concernant le tramway et les écluses et de re-fuser un " chantage à l'écluse ". " Nous affirmons que le Maire de Bordeaux et le Président de la CUB se doivent de dégager la solution conforme aux intérêts de la population, celle d'aujourd'hui et celle de demain. Le développement durable impose de définir l'avenir d'un site à travers différents paramètres. L'avenir du transport fluvio-maritime en est un. Et on voit combien une harmonie peut exister sur ce lieu chargé d'histoire, par l'accueil de larges bateaux comme les péniches transportant les fuselages de l'A380 et de nouvelles fonctions économiques comme par exemple le transport des déchets par barges ". =====> Maintenir l'option " pont levant " sur la grande écluse. Elle a déjà fait l'objet d'une étude détaillée. Il faut lancer rapidement les appels d'offre. Rue Achard, le délai supplémentaire (probablement de 12 à 18 mois) permettrait de répondre aux habitants par l'instauration d'un arrêt supplémentaire, aux salariés par la création d'un parc-relais en bout de ligne, aux entrepreneurs par la création d'une voie de desserte en bord de Garonne. Etaient présents à la conférence de presse : M. Broqua, J. C. Feugas, M. Guichard, V. Maurin et C. Mellier. (*) Je rappelle que cette entrée de ville accueille près de 8 000 habitants, 1 500 logements sociaux, 400 entreprises de plus de 10 salariés répartis sur 3 zones d'activités et comptant plus de 5 000 salariés, un taux de chômage deux fois supérieur à la moyenne, mais un potentiel foncier important pour le développement de l'habitat et des activités économiques. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Janvier 2005 - No 1579 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


48) FRANCE. CONSTITUTION EUROPEENNE : « Le projet Giscard fait le choix de l’OMC », Entretien avec André Chassaigne

Député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne décrypte le volet agricole du projet de constitution.

=====> Quel regard portez-vous sur la politique agricole proposée par le projet de constitution ? - André Chassaigne. On retrouve dans le traité constitutionnel européen les grands principes de la politique agricole commune qui se sont construits depuis le traité de Rome, en 1957. Il s’agit certes de la validation de cet héritage, mais avec des objectifs très différents : l’intervention n’est plus à l’ordre du jour et c’est désormais la porte ouverte à la libéralisation. Voilà pourquoi le traité ne peut que se lire à la lumière de la dernière réforme, très libérale, de la PAC.

=====> Comment se traduisent ces orientations ? - André Chassaigne. Cinq grands principes inscrits dans le traité sont ainsi censés encadrer la mise en oeuvre de la nouvelle PAC. Le premier tend à accroître la productivité dans l’agriculture, ce qui suppose, dit le traité, « un emploi optimum des facteurs de production ». Cela implique bien sûr de revoir à la baisse le nombre d’actifs paysans. Et c’est en fait inscrire le productivisme dans les objectifs constitutionnels, pour en faire le coeur de la politique agricole commune : on voit bien que les références à la préservation de l’« environnement » de la PAC ne sont qu’un habillage destiné à faire passer la réforme auprès des opinions européennes. Secundo, le traité affiche l’objectif de « stabiliser les marchés ». Mais, dans le même temps, la PAC démantèle au contraire tous les organismes de régulation des marchés, au profit d’une libéralisation qui se manifeste par la loi de l’offre et de la demande ! Il nous faut bien lier cet objectif aux principes énoncés par le projet de constitution aux articles III 292, III 314, III 315, qui traitent de la politique commerciale de l’Union.

=====> Vous voulez dire que la constitution affiche des objectifs impossibles à tenir ? - André Chassaigne. Ne nous trompons pas sur ce qui est recherché : supprimer « les obstacles au commerce international » et réduire les barrières douanières. Pour la nouvelle PAC comme pour le traité constitutionnel, l’Europe fait ainsi le choix de l’Organisation mondiale du commerce avec la consécration de la mainmise du négoce et de la grande distribution sur les prix payés aux producteurs, sans cesse revus à la baisse, comme on le constate en permanence pour le vin et les fruits et légumes. De plus, il est également question dans le traité constitutionnel de « garantir la sécurité des approvisionnements ». Belle formule ! Mais cela suppose en fait clairement d’abandonner l’idée de souveraineté alimentaire, qui veut que chaque pays ou continent ait les moyens de produire ce dont il a besoin. Cela implique aussi de rejeter toute possibilité de préférence communautaire pour ne pas fausser la concurrence. Là encore, c’est la voie ouverte au commerce international généralisé des denrées agricoles et alimentaires.

=====> Le consommateur ne pourrait-il pas s’y retrouver ? - André Chassaigne. Vous voulez sans doute parler du quatrième objectif affirmé par le traité, qui est celui « d’assurer des prix raisonnables dans les livraisons aux consommateurs ». Dans la logique du traité, c’est tout bonnement l’abandon des prix rémunérateurs pour les producteurs ! C’est encourager à la baisse les prix agricoles, en occultant bien sûr les marges exorbitantes des intermédiaires qui sont la principale entrave à la baisse des prix aux consommateurs... Dans ces conditions, que signifie le cinquième objectif qui consiste à affirmer le principe d’« assurer un niveau de vie équitable à la population agricole » ? Il s’agit là encore d’une belle affirmation, contredite autant par les autres articles du traité que par la politique agricole de l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui mise en oeuvre.

=====> Le traité n’est donc pas une réponse aux inquiétudes suscitées par la réforme de la PAC ? - André Chassaigne. Le traité constitutionnel donne toute liberté à la libéralisation marquée de la nouvelle politique agricole. La politique agricole commune évolue en effet vers une logique toujours plus libérale. D’abord, l’Europe a mis fin aux soutiens aux prix des denrées, qui permettaient d’éviter l’effondrement des cours. Aujourd’hui, toujours pour mieux laisser jouer les mécanismes de marché, elle a institué les droits à paiement unique. Le texte constitutionnel est en fait tout simplement la validation de cette évolution. Cela signifie que les aides européennes seront progressivement découplées de la production pour être uniquement rattachés aux exploitations agricoles elles-mêmes, sans considération de ce qu’on y produit effectivement. Cela entraînera une spéculation liée à la possibilité de revendre ses droits, avec le risque réel d’une politique de pas-de-porte dégagée de toute contrainte, sans orientations prioritaires telles que l’installation des jeunes ou le maintien d’une agriculture familiale. Que deviendront dans ces conditions nos territoires les plus fragiles ? Quel avenir pour nos régions de montagne les plus défavorisées ? À l’opposé nous défendons une politique des structures volontariste qui protège l’agriculture familiale et les fermiers.

=====> Comment ces préoccupations s’expriment-elles dans le monde syndical agricole ? - André Chassaigne. Le ris- que du développement d’une agriculture d’entreprise inquiète aujourd’hui bon nombre d’agriculteurs. J’ai pu le constater au dernier Salon de l’agriculture, en discutant avec des syndicalistes agricoles. Le MODEF bien sûr, dont j’apprécie la justesse de l’analyse et la forte mobilisation. Mais les échanges que j’ai eus avec des représentants de la FNSEA ont aussi relevé les fortes inquiétudes qui traversent le syndicat majoritaire dans la préparation de son prochain congrès. Entretien réalisé par Sébastien Crépel. Article paru dans l'édition du 12 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


49) PCF : Pour un programme politique résolument à gauche, 27 propositions

Pour contribuer à la construction populaire d'un programme politique rompant avec le libéralisme. Elles sont mises en débat par le PCF dans les forums. Chaque semaine, Les Nouvelles vous feront découvrir leurs contenus.

===> 1 Chômage : dépasser cet archaïsme par une " sécurité d'emploi ou de formation " - A nouveau, notre peuple subit le développement d'un chômage massif qui ravage la vie de millions de femmes, d'hommes et de familles, et pourrit la société. Les employeurs prennent prétexte des progrès technologiques, des changements rapides dans la production, pour exiger la casse du Code du travail et de la sécurité de l'emploi. Ce sont des choix antisociaux, et à cour-te vue. Il est au contraire possible d'aller vers la disparition de toutes formes de chômage et de précarité en conciliant sécurité de vie, hausse des qualifications et efficacité. Nous proposons pour cela, un système de Sécurité d'emploi ou de formation assurant à chacun un emploi ou une formation pour revenir par la suite à un meilleur emploi, avec une garantie de bons revenus et de droits. Cela implique un progrès majeur du Code du travail, qui fera l'objet d'une concertation nationale pour mettre en place et étendre graduellement. De nouveaux types de contrats de travail, garantissant à tous les salariés, en cas de perte de leur emploi, un droit à formation avec maintien du revenu. De nouvelles institutions, avec de nouveaux pouvoirs des salariés pour organiser le passage sans chômage d'un emploi à un autre ou d'un emploi à une formation, en vue d'un meilleur emploi. - Un financement fondé sur des concours publics contrôlés, une modulation des cotisations patronales (bonus/malus) selon les efforts réels pour l'emploi, la formation, les salaires, et le développement du crédit à très bas taux pour les investissements utiles créateurs d'emplois. Une nouvelle loi sur la formation professionnelle mobilisant les moyens de l'Etat des régions et des entreprises au service de l'application d'un droit pour tous à une élévation continue de la qualification.

====> Des mesures immédiates contre les licenciements et la précarité.

Améliorer la situation des chômeurs, revaloriser les taux d'indemnisation du chômage, suppression du PARE, nouvelle convention UNEDIC et coopération avec l'ANPE et l'AFPA augmentant les moyens alloués au retour à l'emploi avec des formations choisies. Lutter contre l'insécurité de l'emploi. Droit d'obtenir des moratoires suspensifs des décisions de licenciements, délocalisation ou restructuration, débouchant sur une table-ronde prenant en compte les propositions alternatives des salariés et de leurs organisations représentatives, permettant pour chacun le maintien dans un emploi modernisé, ou un bon reclassement, sans passage par le chômage ; loi organisant les pouvoirs des comités d'entreprises, représentants du personnel et élus territoriaux pour contribuer à la prévention des difficultés d'emploi et intervenir sur les choix stratégiques de l'entreprise. Transformer les emplois précaires en emplois stables. Plan pluriannuel de résorption de l'emploi précaire -dont les femmes sont les premières victimes- et du chômage, avec des objectifs annuels chiffrés ; mesures pour interdire le temps partiel imposé ; pénalisation des employeurs qui précarisent par une modulation des cotisations ; lutte déterminée contre les abus du recours à l'intérim ou aux CDD ; plafonnement du droit de recours à l'emploi précaire à 5 % de l'effectif de l'entreprise et avec des conditions très restrictives (permettant la titularisation de trois quarts des salariés précaires) ; définition d'un statut de transition assurant notamment la sécurité de revenu et le droit à formation pour permettre de sortir de la précarité ; des fonds régionaux pour l'emploi et la formation.

====> 2 Pauvreté : mettre fin au scandale

100 000 SDF, 1,5 million de ménages pauvres - avec 2 millions d'enfants - dans les zones urbaines les plus démunies, un nombre croissant de " travailleurs pauvres " : cette " nouvelle pauvreté " est un scandale dans un pays aussi riche et développé que le nôtre. Y mettre fin relève de la volonté politique. Il faut y consacrer les moyens nécessaires. Un plan d'urgence pour le logement des sans-abri, usant si nécessaire du droit à la réquisition ; interdiction des expulsions et des coupures d'eau, de gaz et d'électricité ; résorption de l'habitat insalubre ; mise hors la loi des marchands de sommeil ; garantie pour tous d'accéder à un logement décent quel que soit son niveau de revenus.

Le relèvement systématique des revenus des plus démunis : aucun foyer ne doit vivre en dessous du seuil de pauvreté défini par l'Insee ; un plan national de protection des enfants dans des situations de pauvreté (alimentation, santé, éducation, accès aux loisirs et aux vacances...) ; accès ou retour à l'emploi par l'accompagnement et la formation.

=====> Forum Programme

Un document de 12 pages présentant 27 objectifs pour un programme politique résolument à gauche est arrivé à la fédération qui dispose de 5 000 exemplaires. Ce document dont la diffusion doit être ciblée à toutes celles et tous ceux susceptibles d'être intéressés par notre démarche de la construction d'une alternative à gauche, alimentera les débats des " Forums programme " qui se tiendront dans le département jusqu'au grand rassemblement national du 19 novembre 2005. Vous souhaitez en prendre connaissance : Ecrire ou passer à la Fédération du PCF Forum-Programme 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX - Tel : 05.56.91.45.06 - Emel : <PCF33@wanadoo.fr>


50) Paix au Proche-Orient : L'appel de 7 personnalités

Les signataires refusent que l'espoir né avec l'élection de Mahmoud Abbas soit déjà enterré et appellent à la reprise immédiate des négociations. Voici le texte de l'appel publié le 20 janvier. " Le 9 janvier, le monde entier saluait comme un atout de paix au Proche-Orient l'élection démocratique et ample de Mahmoud Abbas à la présidence de la Palestine. Le nouvel élu n'avait eu de cesse dans sa démarche de réaffirmer les espérances palestiniennes et de prendre fermement position contre la militarisation de l'Intifada. On sait moins que pendant le mois de campagne, 34 Palestiniens ont été tués après ciblage par les forces israéliennes. Mais le résultat du scrutin a dépassé ces actes inadmissibles pour oeuvrer en faveur de la " feuille de route ". Des rendez-vous israélo-palestiniens furent alors pris et organisés. Le 14 janvier, un groupe extrémiste palestinien a commis un acte inadmissible, attaquant et tuant 6 Israéliens. Aussitôt Mahmoud Abbas a dénoncé cette violence. Mais le premier ministre israélien s'en est saisi pour annuler tout contact et a programmé des représailles en déclarant le président palestinien responsable. Les signataires estiment de la plus extrême importance que la communauté internationale, les membres du " quartet " (ONU, États-Unis, Union européenne, Russie), et en tout premier lieu l'Union européenne, obtiennent par tous les moyens des deux parties, palestinienne et israélienne, qu'elles ne laissent aucun incident, si intolérable soit-il, retarder la prise de contacts sérieux en direction de l'application de la " feuille de route ". Les signataires mesurent les efforts demandés aux uns et aux autres pour imposer la fin de toute violence et la faiblesse des moyens dont disposent pour ce faire les dirigeants palestiniens. Les signataires demandent passionnément que la communauté internationale, dans l'urgence, promeuve aujourd'hui une négociation de bonne foi dans l'intérêt des peuples palestinien et israélien. Il est temps de supprimer les impossibilités de la paix par un cessez-le-feu mutuel garanti internationalement, voie permettant de sortir de l'immobilité de la guerre ".

====> Premiers signataires : Raymond Aubrac, commissaire honoraire de la Républi-que ; Monique Chemillier-Gendreau, professeur de droit international ; Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France ; Jack Ralite, sénateur, ancien ministre ; Danièle Sallenave, écrivain ; Jean-Jacques Salomon, professeur honoraire au CNAM ; Bernard Stasi, ancien ministre. Pour vous associer à cet appel : j.ralite@senat.fr - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Janvier 2005 - No 1579 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


51) Le Printemps des Choristes : " OH ! Freedom " Au " Cabaret des Amis de l'Ormee ".

On les savait en résidence au Centre Marcel Paul depuis bientôt 10 ans, les choristes. Bien sûr, pas ceux qui sont chers aux cinéphiles ! Non, je vous parle des choristes des " Amis de L'Ormée " qui creusent leurs sillons musicaux en Gironde, avec plus de modestie mais autant de persévérance et de plaisir de chanter. Avec un succès qui ne se dément pas non plus, sinon on ne les solliciterait pas, ici et là, pour les Fêtes de la musique, les Journées du Patrimoine, les concerts de solidarité... On sait pouvoir compter sur eux.

Vous leur avez fait confiance à plusieurs reprises ces dernières années, principalement au cours des soirées où ils animent le " Cabaret des Amis de L'Ormée ". Une manière maintenant traditionnelle de fêter l'arrivée du printemps. Ce fut, il y a deux ans " Espagne aux ch½urs " et l'an passé " Chansons à rire... ". Cette année, la Chorale vous propose pour son CABARET un voyage musical sur le thème de la liberté : " Oh ! freedom ". Voyage dans l'espace puisqu'il s'agit d'une sorte d'aller-retour transatlantique ; voyage dans le temps aussi, mêlant les chants des esclaves noirs à la musique africaine d'hier et d'aujourd'hui. La mémoire orale ne sera pas non plus " oubliée " ; on pourra entendre des contes africains, ces récits savoureux, souvent initiatiques, aux péripéties multiples. Fidèle à sa conception " plurielle " de la musique, la chorale a sollicité d'autres acteurs culturels pour bâtir cette soirée. La Chorale prendra en charge les Negro spirituals et le gospel, des chants connus pour la plupart mais aux harmonisations surprenantes comme " Deep river " ou alors " Steal Away " et tant d'autres, de " Jericho " à " Soon I will be done " ; même " Armstrong " ne sera pas très loin. Tous porteurs de révolte contenue et d'espoir ; universels parce que profondément humains.

La musique africaine (et d'ailleurs) incombera aux " Voisins de grottes " (1), voisins du monde comme ils se présentent. Ce groupe est né de la rencontre de deux voisins, sénégalais et français, qui ont voulu croiser d'autres chemins : ceux de l'humanité et des peuples. Ils interprètent leurs propres compositions inspirées non seulement de la musique africaine mais aussi du jazz, du reggae, de la salsa... Cheick Sow, avec Djilaly Ferhati aux percussions et Mourad Che-bout au saxophone, nous entraînera dans un royaume où il ne va pas de soi de rêver... de devenir musicien et conteur... Des contes... un peu gigognes !

Francis Perez exposera ses compositions en noir et blanc dans le hall du Centre Marcel Paul où vous pourrez le rencontrer. Et puis je le rappelais au début : la Chorale va avoir 10 ans. Elle a été fondée en 1995 à l'initiative de Michelle Cerantola à qui François Durand, actuel chef de ch½ur, a succédé il y a 5 ans. Le Cabaret sera l'occasion de célébrer cet anniversaire. Ces années d'adolescence seront évoquées par les plus anciens auxquels se joindront progressivement les autres choristes pour un parcours constitué de " flashes " vocaux. Le groupe " expression ", nouvelle activité proposée aux Amis de L'Ormée, a mis en gestes et en scène cette évocation, tout comme la pres-tation de la Chorale. Cette année, on ne proposera pas de repas en règle. Par contre, entre les moments musicaux, le public pourra profiter d'assiettes de dégustation, de desserts et de boissons, une restauration légère qui donnera à la soirée tout son caractère. Pour ce cabaret " en noir et blanc ", la liberté prendra ses plus belles couleurs. Tous les choristes s'y engagent.

Jean-Jacques Crespo (1) Cheikh Sow au chant, Michel Lalanne à la guitare électrique, Djilaly Ferhati à la batterie et aux percussions avec Laurent Boucher, Patrick Cornuet et Eric Dubosc à la guitare basse, Stéphane Casilhac au synthétiseur, Francis Perez, plasticien.

=====> Renseignements pratiques : Les dates (2) : Vendredi 1er avril (ce n'est pas un poisson !) et samedi 2 avril 2005 -- L'heure : On vous offre le punch d'accueil à 20 h, spectacle 30 minutes après. -- Le lieu Centre Marcel Paul, 251 rue Judaïque à Bordeaux -- Le prix 5 euros l'entrée (gratuit pour les moins de 12 ans) -- La réservation Obligatoire au 05 56 37 04 15 (2) L'organisateur se réserve le droit en fonction des réservations de les regrouper sur la soirée du samedi. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


52) TRIBUNE LIBRE : « Des élections libres pour sortir le Togo de la crise » Par Komi Tsakadi, avocat

Les dirigeants du RPT (parti gouvernemental), après avoir voulu s’emparer du pouvoir aux - lendemains du décès du dictateur, le 5 février, en faisant un coup d’État (coup d’État condamné par toute la communauté internationale et l’opposition togolaise), viennent d’accepter l’organisation d’un scrutin présidentiel dans les soixante jours conformément à notre Constitution. Après plusieurs cuvées électorales « calamiteuses » au Togo depuis 1990, le régime dictatorial togolais usant de tous les procédés frauduleux pour se maintenir au pouvoir en tripatouillant le processus électoral, est-il loisible de s’attendre à des - élections libres et transparentes pouvant déboucher sur une alternance pouvant conduire notre pays à - sortir de la crise ? Les conditions de transparence électorale étant essentielles dans le progrès démocratique de tout État, les élections constituant aussi très souvent la base des crises politiques, voire des conflits armés internes en Afrique, il est donc urgent que l’Union africaine, dès lors qu’elle s’est engagée à prévenir les conflits sur le continent, s’implique dans l’organisation des prochaines élections au Togo et mette en oeuvre ses textes régissant les élections en Afrique, dont la charte africaine sur les élections, la démocratie et la gouvernance et le mémorandum d’accord sur la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération en Afrique. Ces textes qui reconnaissent la bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme, le rejet des changements anticonstitutionnels de gouvernement et les élections transparentes crédibles comme des préalables à la paix et à la sécurité, et comme des conditions essentielles du développement, prévoient par ailleurs, la mise en place, là où elles n’existent pas, de commissions nationales électorales - indépendantes et une observation - internationale des élections. L’Union africaine (UA) devra ainsi oeuvrer pour que les missions d’observation internationale électorale à envoyer au Togo (dont la mise en oeuvre, en raison des coûts financiers énormes, est tributaire des organisations internationales, ONG et des pays du Nord dotés de moyens conséquents), soient plus indépendantes et plus crédibles pour suivre l’ensemble du processus électoral (de l’enregistrement des électeurs sur les listes électorales ou l’audit du fichier électoral, jusqu’à la proclamation des résultats, en passant par la centralisation des résultats de tous les bureaux de vote) conformément aux directives relatives aux missions d’observation et de suivi des élections de l’UA afin de renforcer la transparence et la crédibilité du scrutin présidentiel. Elle devra être associée à l’organisation de ces élections et contribuer à prévenir et à régler les crises électorales. Elle devra, d’une part, mener des médiations électorales entre les partis politiques d’opposition et le gouvernement afin de fixer un cadre électoral consensuel, éventuellement apaiser les tensions pré et post-électorales et formuler des propositions - relatives au bon déroulement des élections, et d’autre part, - assurer une bonne coordination des activités des différents observateurs tant nationaux qu’internationaux. Pour ce faire, elle doit veiller à ce que l’organisation des prochaines élections soit conforme aux exigences démocratiques impliquant en principe, entre autres, la mise en place d’une commission électorale indépendante, la liberté de rassemblement et de manifestation, la liberté de la presse, l’accès aux radios et télévisions nationales, l’absence de harcèlement de la part des autorités publiques, des forces de l’ordre, des groupes armés parallèles et des milices à la solde du pouvoir, le droit pour les observateurs nationaux et internationaux de suivre tout le processus électoral. Il n’y a pas d’autre alternative. Seule l’organisation d’élections libres et transparentes, reconnues et acceptées comme telles par la communauté internationale et les acteurs politiques, pourra sortir le Togo de la crise actuelle. Article paru dans l'édition du 10 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


53) Femmes : sept raisons de voter « non »

Contraception, avortement... le projet de traité constitutionnel s’aligne sur les pays où ces droits ne sont pas reconnus. « Cinquante-deux pour cent de l’électorat ! », s’exclame l’économiste Béatrice Majnoni d’Intignano dans une tribune publiée par le Figaro en se demandant comment les femmes voteront le 29 mai prochain lors du référendum sur le projet de constitution européenne. « Si le scrutin est serré, comme lors de la ratification du traité de Maastricht en 1992, l’attitude des femmes se révélerait déterminante en termes d’abstention comme d’adhésion », souligne-t-elle avant de réclamer « un effort de pédagogie » dans leur direction. Avec, selon elle, un argument massue : « La construction européenne est favorable aux femmes. » Et, si elle appelle Valéry Giscard d’Estaing à la rescousse, ce n’est pas en tant qu’auteur du projet de traité constitutionnel, mais parce que, comme ancien président de la République, il « aurait une vraie légitimité pour s’adresser (aux femmes) pour avoir fait voter la loi sur l’IVG et la contraception ». Sur la teneur du projet lui-même, motus et bouche cousue. Dans quelques semaines, c’est à ce texte qu’il faudra pourtant dire « oui » ou « non ». Mais Béatrice Majnoni d’Intignano, comme tous les partisans du « oui », semble rechigner à en faire découvrir le contenu précis. C’est que, en y regardant de plus près, les femmes et tous ceux qui sont engagés dans le combat féministe peuvent y trouver au moins sept bonnes raisons de voter « non ».

=====> conquêtes menacées :

====> Le droit à la contraception et à l’avortement

Les groupes anti-IVG qui ont fait du « droit à la vie » leur slogan ne peuvent qu’être satisfaits de constater que celui-ci est devenu l’intitulé de l’article II-62 de la charte des droits fondamentaux alors même que le droit à la contraception et à l’avortement n’est reconnu nulle part. Or, ce droit des femmes à disposer librement de leur corps a été obtenu, en France en particulier, à l’issue d’une lutte âpre des femmes et des associations féministes. Dans plusieurs pays européens (Pologne, Portugal, Irlande, Chypre, Malte) ce droit n’est pas reconnu. Or, c’est sur la situation dans ces pays que le projet de traité constitutionnel s’est aligné.

====> Le droit au divorce

Article II-69 : « Le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis selon les lois nationales qui en régissent l’exercice. » Nulle part il n’est fait mention au droit au divorce.

====> Le droit de vivre sans violence

La reconnaissance du viol comme un crime a été en France l’objet d’un combat, comme l’est encore aujourd’hui le refus de la banalisation des violences faites aux femmes. Mais le projet de constitution ignore les milliers de femmes qui meurent chaque année en Europe, victimes de ces violences. Et il ne dit rien du viol.

====> La parité

L’article I-46 qui énonce le principe de la démocratie représentative ne prend pas en compte le principe d’une égale représentation des femmes et des hommes. Non seulement il n’inscrit pas la parité dans le texte, mais il n’en fait même pas un objectif.

====> La laïcité

Concernant les rapports avec les Églises, l’article I-52 précise que « reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintien un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces Églises ». En revanche, il n’est pas fait référence à la laïcité ou à la séparation des Églises et des États dans l’article I-2 consacré aux valeurs de l’Union. Ce refus d’affirmer le principe de laïcité doit être mis en rapport avec la non-reconnaissance des droits à la contraception, à l’avortement, au divorce et signe une mise en cohérence lourde de dangers pour les femmes.

======> libéralisme ravageur :

====> Les services publics

Article I-3-2 : « L’union offre à ses citoyens [...] un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. » Article III-166 : « Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général [...] sont soumises aux dispositions de la constitution, notamment aux règles de la concurrence [...]. » Ces articles et plusieurs autres allant toujours dans le même sens programment la casse des services publics. Crèches, écoles, santé... les femmes sont touchées de plein fouet car ce sont elles qui sont mises à contribution lorsque le collectif se dérobe et que les solidarités s’affaiblissent.

====> L’emploi

Pas de « droit au travail » dans le projet de traité constitutionnel mais seulement « le droit de travailler » et « la liberté de chercher un emploi » (Article II-75). L’objectif est aussi de « promouvoir une main-d’oeuvre [...] susceptible de s’adapter ainsi que des marchés du travail aptes à réagir rapidement à l’évolution de l’économie » (Article III-203). Quant à un SMIC européen, il n’en est pas question ! En fait le projet de traité institutionnalise temps partiel, flexibilité et salaires partiels ouvrant la voie à l’accentuation de la surexploitation des femmes massivement employées dans ce type d’emploi. Jacqueline Sellem. Article paru dans l'édition du 11 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


54) Ecole : Ça commence à la maternelle !

Lettre ouverte signée par l'AGIEM, la FCPE, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNUIPP-FSU le 24 02 05 - Un an après notre campagne " Pas touche à la maternelle ", qui a eu un large écho, l'école maternelle est de plus en plus menacée et sa situation actuelle suscite de vives inquiétudes. Alors que nous savons tous qu'elle est un facteur essentiel de la réussite scolaire des élèves, l'école maternelle subit de nombreuses attaques : recul de la scolarisation des enfants de 2/3 ans (36 % d'enfants de 2 ans en 1990, à environ 29 % aujourd'hui) et ce recul continue, scolarisation à mi-temps des enfants de 2/3 ans de plus en plus fréquemment proposée aux familles, effectifs par classe en augmentation dans de nombreux départements, fusions d'écoles qui se multiplient et rattachement à l'école élémentaire conduisant à supprimer des classes et à diminuer ainsi la capacité d'accueil, postes supprimés. Compte tenu de l'augmentation des effectifs en élémentaire et de la création insuffisante de postes, au moment de l'élaboration des cartes scolaires dans les départements, des postes sont pris à l'école maternelle pour être re-déployés en école élémentaire. Cette situation remettant en cause l'accès à l'école maternelle auquel les familles ont droit pour leurs enfants, altére son fonctionnement et met en danger la pédagogie spécifique qui y est menée. Le projet de loi d'orientation pour l'avenir de l'école ne manifeste aucune ambition ni pour l'école maternelle ni pour la formation des enseignants confirmant ainsi le recul amorcé. Et pourtant, l'école maternelle occupe dans le système éducatif français une place reconnue et incontestée. L'école maternelle est le premier lieu d'apprentissages scolaires et de socialisation pour tous les enfants, c'est un lieu de repérage et de prévention des difficultés. C'est un lieu où les inégalités peuvent être combattues. L'école ça commence à la maternelle et les parents le savent bien. Alors, nous, parents et enseignants, alertons l'opinion. Nous appelons l'ensemble de la communauté éducative et les élus à défendre l'école maternelle, sa place dans le système éducatif, l'amélioration des conditions de scolarisation des enfants, ce qui contribue à leur garantir des chances égales de réussite. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


55) « Nous sommes très énervés » - Lycéens. Journée de protestation réussie contre la loi Fillon et pour exiger des moyens. Il y avait, selon la police, 130 0000 manifestants dans le pays

Près de 130 000 lycéens ont manifesté hier contre la loi Fillon et pour exiger des moyens pour l’éducation dans toute la France, selon un décompte réalisé par l’AFP, en milieu d’après-midi, à partir des estimations de la police. C’est peu dire que les lycéens avaient réussi, à nouveau, leur mobilisation. De Toulon (Var), où ils étaient 4 000 dans la rue, à Charleville-Mézières (Ardennes), où 700 élèves sont allés crier leur refus de la loi sous les fenêtres de l’inspection académique et de la préfecture, en passant par Limoges (3 500 manifestants), Toulouse (20 000) Nantes (3 500), mais aussi Bellac (Haute-Vienne) ou Saint-Denis de la Réunion, les lycéens ont prouvé que la période de vacances n’avait pas entamé leur détermination. À Paris, le cortège, - organisé le surlendemain de la rentrée, n’a pas réuni autant de participants que le 10 février dernier et s’est déroulé dans une atmosphère très tendue en raison de la présence de quelques centaines de casseurs qui n’hésitaient pas à s’en prendre aux manifestants.

« plus de pion, moins de Fillon »

L’autocollant sur le revers du manteau clame « ne nous Fillon pas à ce bouffon », une banderole affirme « Plus de pions, moins de Fillon », une autre prévient : « pas manipulés, juste révoltés », une troisième, plus énigmatique, jette « lycéens dans la place, faudrait pas ksacasse ». Entre - République et le boulevard de l’Hôpital, entre 10 000 et 30 000 lycéens ont arpenté le pavé parisien, encadrés par un service d’ordre très sollicité. Dans le carré de tête se pressaient représentants des comités d’action lycéens, de la FIDL et de l’UNL. Le - secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, venu apporter son soutien aux manifestants, déclarait : « Nous soutenons les lycéens, nous sommes en contact avec eux mais ils prennent leurs décisions de manière très autonome. Je suis venu là par solidarité, la présence de la FSU est symbolique. Il faudrait réfléchir à une prochaine étape de la mobilisation rassemblant enseignants, lycéens et parents. Nous espérons que les lycéens seront à nouveau dans la rue le 10 mars. » Du côté des lycéens, la présidente de l’UNL, Constance Blanchard, déclarait : « Il n’y a pas eu de vrai recul de la part de Fillon, si ce n’est l’article sur le bac. Après un mois de manif contre la réforme, c’est tout ce qu’on a obtenu. Le ministre nous avait dit qu’il était prêt à ouvrir la négociation sur la question des TPE, et il n’en a rien fait. Les lycéens ont tous compris qu’il se fichait de nous. La réforme Fillon ne répond pas aux - attentes de l’école et la dotation globale horaire est une catastrophe. Certaines filières payent vraiment les pots - cassés. »

« un rapport de force s’instaure »

Membre du CAL de son lycée, « apolitique et asyndiquée », Marina Ziolkowski, en terminale L à Claude-Monet (Paris), précise que sa - filière artistique souffre déjà énormément du manque de moyens. Avec l’austérité prévue par Fillon, « le budget va se trouver encore amputé et cela va influer directement sur les options artistiques, par exemple. Aller au théâtre, monter un spectacle, faire venir des intervenants, tout ça nécessite une aide financière. Les coupes budgétaires prévues par le gouvernement seront fatales pour tout ça ». Coralie Caron, secrétaire générale de la FIDL, tout sourire, avançait le chiffre de 30 000 manifestants. « On - demande toujours le retrait total de cette réforme qui accentue les inégalités qui existent déjà. Le mouvement ne s’épuise pas, on le démontre aujourd’hui. Nous refusons la mentalité générale de la réforme, sans ambition, sans aucune concertation. Maintenant, on essaie de délégitimer le mouvement en parlant de manipulation. Mais on voit bien que ce sont tous les lycéens qui se mobilisent. La mobilisation peut durer. Un rapport de force s’instaure et continuera tant que les lycéens sont dans la rue. M. Fillon a intérêt à nous écouter. » Les oreilles de François Fillon ont dû siffler hier après-midi. Laurent Mouloud et Dany Stive. Article paru dans l'édition du 9 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00

=====> « Écoutez-les » PAR MICHEL GUILLOUX

Ces jeunes savent bien ce qu’ils veulent et n’acceptent pas d’être payés de mots. Ces lycéens savent lire, écrire et compter. Il faudra bien que, d’une façon ou d’une autre, le pouvoir les entende.

Après Jean-François Copé, puis Jean-Pierre Raffarin, c’était hier midi au tour de Bernard Accoyer d’entonner l’air du « circulez, il n’y a rien à voir » d’avant-manifestation lycéenne. Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale invite après la précaution d’usage « nos jeunes, qui sont lucides et intelligents », à « bien comprendre qu’ils sont manipulés ». Décidément, « nos » hommes de droite sont indécrottables. Leur sens de l’écoute est aussi développé que leur argumentaire est original. Si les jeunes manifestent, c’est soit qu’ils ne savent pas lire, soit qu’ils ne peuvent être que des pantins dont on tire les ficelles. Quel mépris ! Alors que depuis plusieurs semaines maintenant, des dizaines de milliers de jeunes se livrent à un exercice de droit civique in vivo, bien plus riche que ce que le ministre de l’Éducation entend leur apprendre avec sa réforme. Combien de temps encore vont-ils confondre sciemment, jour après jour, cet apprentissage de la démocratie avec de l’analphabétisme et de la manipulation ? Les premiers intéressés à la résolution de l’échec scolaire, les premiers concernés à une réforme de l’enseignement digne de ce nom, les premiers à réclamer des moyens en proportion savent très bien pourquoi ils manifestent. Ils sont plus nombreux, plus déterminés, peut-être plus en colère aussi, après la décision de faire adopter la loi sur l’école dans l’urgence, alors que s’ouvrait la période des vacances d’hiver. Ce mardi 8 mars, ils étaient encore plus dans la rue que le 10 février dernier, jour de leur précédente journée nationale de mobilisation. Et hier, aux côtés des « Retrait de la loi Fillon », on pouvait lire dans sur les banderoles des cortèges des « Dans tous les quartiers, dans toutes les régions, un même droit à l’éducation », des « Non à l’école du MEDEF » quand ce n’était pas des « Parents licenciés, écoles sacrifiées, ça peut plus durer ». Au contraire d’un ministre de l’Éducation confectionnant « sa » réforme en fonction des coupes sombres dans les postes det de personnels, et contraint de la modifier au gré du flot descendant dans la rue, ces jeunes savent bien ce qu’ils veulent et n’acceptent pas d’être payés de mots. Ces lycéens savent lire, écrire et compter. Il faudra bien que, d’une façon ou d’une autre, le pouvoir les entende. Derrière la fébrilité à vouloir jouer du calendrier comme d’une tenaille - la marche forcée au Parlement et espérer l’essoufflement de ce mouvement avec l’approche du bac en juin -, le gouvernement et sa majorité sont, encore une fois, face à leurs vieux démons. Au lendemain des manifestations contre la précédente « réforme Fillon », celle des retraites en 2003, ils comptaient bien assommer pour longtemps toute opposition à leur politique de régression sociale. On a vu ce que cela a donné dans les urnes au printemps dernier. La méthode retenue par Raffarin et sa « Réac’ Academy » se résume à l’usage de propos lénifiants et au coup de force permanent. Le refus de toujours recevoir des coups, la volonté de défendre les services publics, la recherche des voies politiques à la protestation nourrissent les mobilisations en cours, dont on pourra mesurer le niveau ce jeudi 10 mars. En toile de fond, comme on a pu le constater samedi dernier à Guéret, s’ajoute la prise de conscience de la même logique ultralibérale à l’oeuvre dans la politique menée au plan national, les directives en cours d’examen à Bruxelles et dans le projet de constitution Giscard. Décidément, en un an, le paysage social a bougé. Dans ce contexte, prétendre avoir les lycéens à l’usure, c’est jouer avec le feu. C’est bien sous-estimer toute une jeunesse que de confondre le principal ressort de leur mouvement avec un bien pauvre « rite de passage » que serait le fait de battre le pavé. La force de leur mouvement réside au contraire dans une revendication farouche et légitime à l’égalité. Pareille aspiration ne s’étouffe pas comme on souffle une bougie. Article paru dans l'édition du 9 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


56) [Faucheurs33] La chasse aux OGM est ouverte

Des faucheurs volontaires girondins ont découvert des produits destinés à l'alimentation animale contenant du soja OGM. Il faut beaucoup de curiosité pour en découvrir l'étiquetage. Ces produits (Pondeuses A 50, Gibier D 15, Poussins K20 miettes)proviennent de l'usine TERRE DU SUD située à Sainte-Livrade (47) et ont été vus dans des magasins GAMM VERT. Sachant que Euralis est associé à Coop de Pau, tous les points de vente GAMM VERT - POINT VERT - PAU EURALIS - COOP DE PAU et TERRE DU SUD peuvent etre concernés. Il faut que tous les faucheurs se mettent en chasse dans les magasins agricoles, jardineries, syndicats agricoles et autres coopératives qui sont susceptibles de vendre - pratiquement à l'insu des consommateurs - des produits dangereux destinés pourtant à élever de bons animaux fermiers et avoir de vrais oeufs. Chaque fois, il faudrait intervenir auprès de la direction du magasin, en demandant le retrait de ces produits ou, au minima, un étiquetage très lisible. Et avertir que si ce n'est pas fait rapidement, nous agirons selon des modalités à définir mais qui pourraient commencer par des journées d'information dans les magasins concernés. C'est avec plaisir que le coordinateur régional pour l'Aquitaine recevra le retour de ces actions au 05 56 65 50 29. --- Liste de diffusion faucheurs girondins - From: "conf.paysanne33" <conf.paysanne33@wanadoo.fr>


57) Samedi 5 mars à Guéret : Pour les services publics

Des milliers de manifestants se sont déplacés dans la Creuse ce week-end.

Le mouvement social en expansion exprime le rejet des privatisations des entreprises et des services publics, l'inquiétude face à la détérioration de la qualité des services rendus aux usagers, la suppression programmée de milliers d'emplois, la dégradation des conditions de travail. Il exige le développement de services publics répondant aux besoins modernes de la population. Il s'engage dans la défense légitime des salaires, des pensions et des statuts.

Les attaques multiples portées aux services publics, aux fonctionnaires par le gouvernement de droite, en accord avec le Medef et les libéraux européens, font partie de la même cohérence politique ; Mettre la France aux normes du capitalisme mondialisé.

====> Les services publics indispensables pour progresser vers la justice et l'égalité. Pour les communistes les services publics sont au c½ur d'un processus moderne et révolutionnaire de partage (des ressources, des richesses, des pouvoirs, des savoirs) et d'égal accès aux conditions du bien-être. Ils constituent un bien commun de toute la société et un outil pour la lutte contre les inégalités, la conquête de nouveaux droits humains, la construction de l'avenir de la France et de l'Europe. Ils représentent également un outil économique fort pour la transformation de la société en réorientant l'argent vers la réponse aux besoins avec un statut des salariés modernisé, revalorisé. Pour cela le PCF a appellé les usagers, les salariés et les élus à participer à cette manifestation nationale à laquelle, ont participés sa secrétaire nationale, Marie George Buffet ainsi que de nombreux élus dont les girondins Jean-Jacques Paris et Jean-Paul Petit.


58) Tramway Bordeaux-Bacalan : Sur la bonne voie

Vincent Maurin, conseiller communautaire, se rejouit que les revendications portées par les habitants du quartier aient été enfin prises en compte. Nous assistons depuis mardi à une surenchère de communiqués entre élus PS et UMP qui, le premier jour, font sourire, le deuxième jour, lassent, et le troisième jour énervent vraiment. Quel est l'objet de cette gesticulation médiatico-politicienne ? La revendication de la paternité de l'issue positive du dossier Tram/Ecluses de Bacalan. Enfin messieurs, un peu d'humilité et de tenue sur ce dossier. De l'approbation du plan guide Grumbach en juillet 2003 qui condamnait la grande écluse, aux tergiversations à peine voilées sur l'opportunité, dans un contexte de " chats maigres ", de desservir un quartier bordelais " peu peuplé ", jusqu'à la tentative de tout remettre à zéro par un nouveau tracé, sans compter le pilonnage de la Chambre de Commerce et d'Industrie, vous avez, les uns et les autres, excusez-moi de la franchise de l'expression, " joué avec le feu " et les nerfs des bacalanaises et bacalanais ! Et si, depuis plus de 8 mois, nos interpellations répétées par courriers, tracts et interventions publiques dans cette enceinte ont favorisé vos " bougés " sur les questions de la préservation du potentiel économique fluvial et de l'obligation de des-servir Bacalan par tramway, il revient, en premier lieu de féliciter la détermination et l'unité des 25 associations, syndicats, partis et élus de ce quartier qui ont permis à plus de 2 000 personnes de pétitionner et faire triompher la raison. Comme quoi le vieil adage " quand on veut, on peut " se réalise par-fois. Pas besoin de lancer une recherche ADN de paternité : bravo aux bacalanais, bravo à la mission tramway, merci Monsieur le Président de la CUB, merci Monsieur le Maire de Bordeaux ! Il faut désormais aller au bout des projets concernés :

- pour les bassins, revoir le projet Grumbach pour dédier de nouveaux emplacements au développement économique lié aux activités fluvio-maritimes.

- pour le tramway, régler le problème du parc-relai rue Joseph Brunet, améliorer la desserte des entreprises rue Achard, organiser rapidement une réunion d'information publique dans le quartier pour présenter le tracé.


59) Jeudi 10 mars : l'action Amplifiée

L'appel à la grève et à la mobilisation lancé par les organisations syndicales* pour défendre le pouvoir d'achat, l'emploi et le temps de travail se voit légitimé par l'annonce de l'explosion des bénéfices des grandes entreprises. Déjà dans les entreprises, de nombreux salariés ont décidé d'actions pour gagner des augmentations de salaires, relancer l'emploi, maintenir et amplifier le processus de réduction du temps de travail et garantir le droit du travail. La CGT constate que " les bénéfices des entreprises explosent et alimentent de façon indécente les revenus des actionnaires alors que les salaires, les pensions stagnent, que le pouvoir d'achat régresse. Plus le Cac 40 augmente, plus l'emploi est menacé et se dégrade. Chômage, précarité, délocalisations, soustraitance... c'est le prix fort payé par le monde du travail pour que d'autres engrangent des profits fabuleux. Il faut que cela change ". Pour la centrale syndicale, " c'est le moment d'exiger de véritables négociations dans chaque entreprise sur les salaires, les pensions ou les indemnités, sur la relance de l'emploi " car on ne peut pas " à la fois gaver les fonds de place-ment anglo-saxons et alimenter une croissance riche en emplois qualifiés ".

(*) Cgt, Cfdt, Cftc, FO, Fsu, Unsa, Solidaires. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


60) L'UNEF appelle au " rejet " du traité constitutionnel européen - Entretien avec Bruno Julliard-Laudau, vice-président de l'UNEF

" Le service public du supérieur est en danger " Bruno Julliard-Laudau, vice-président de l'UNEF, s'explique sur les raisons qui conduisent le syndicat étudiant à prendre position dans le débat et à appeler au " rejet " du projet de constitution européenne.

=====> L'UNEF appelle au " rejet " du traité constitutionnel européen. Le rôle d'un syndicat étudiant est-il de prendre position sur un tel texte ? - Bruno Julliard-Laudau. Le débat sur la pertinence ou non de formuler un appel à voter a évidemment traversé l'UNEF. La position que nous avons finalement arrêtée est le fruit d'une analyse syndicale. Ce projet de constitution, s'il était adopté, aurait des conséquences concrètes et directes sur l'enseignement supérieur et sur la vie des étudiants. Il est donc du rôle du syndicat de prendre position. Par ailleurs, nous sommes un syndicat étudiant rassemblant plusieurs milliers de jeunes. Ce traité constitutionnel prétend donner une orientation à l'Union européenne au nom des jeunes qui, demain, feront l'Europe. À ce titre, il est légitime qu'une organisation de jeunesse prenne position, et que des jeunes s'expriment sur la vision qu'ils ont de l'Europe, sur ce qu'ils en attendent. C'est donc à la fois en tant que jeunes et en tant que syndicalistes que nous avons décidé de prendre position et d'appeler au refus de ce projet de constitution.

=====> L'éducation ne relève pas en tant que telle de la compétence communautaire. Donc en quoi ce projet de constitution peut-il affecter les politiques de l'éducation et de l'enseignement supérieur ? - Bruno Julliard-Laudau. Le contenu de cette constitution est profondément libéral. Cette orientation est contraire à ce que nous attendons de l'Europe, en particulier en matière d'éducation. Lorsque, par exemple, le projet de constitution écarte la possibilité d'une convergence en matière sociale, il interdit l'harmonisation des statuts sociaux des étudiants en Europe. Ensuite, ceux qui prétendent que ce traité constitutionnel ne comporte que des avancées oublient que ce texte passe les services publics à la trappe au nom de " la concurrence libre et non faussée ". Cette question de l'avenir des services publics est centrale dans l'analyse que nous faisons de ce projet, qui vise en fait à achever le processus de démantèlement des services publics actuellement à l'oeuvre en Europe. Les établissements d'enseignement supérieur pourraient, demain, tomber sous le coup de ce principe de la concurrence libre et non faussée. Si c'était le cas, c'est l'ensemble du service public d'enseignement supérieur qui pourrait être remis en cause.

=====> Vous dénoncez l'inclusion de la charte des droits fondamentaux dans le traité constitutionnel comme un " alibi social ". Pourtant cette charte reconnaît le droit à l'éducation... - Bruno Julliard-Laudau. Nous sommes évidemment favorables au principe d'une charte des droits fondamentaux. C'est le rôle de l'Europe de tirer vers le haut les droits fondamentaux et les droits sociaux. Le problème, c'est que cette charte se résume à une déclaration de bonnes intentions qui est de toutes façon rendue caduque par la partie III de la constitution, celle qui dicte les politiques libérales que devra mener l'Union. Oui, cette charte n'est finalement qu'une caution sociale pour faire passer le reste du projet.

=====> Vous voulez mener une campagne d'information dans les universités. Quelle forme prendra-t-elle ? - Bruno Julliard-Laudau. Contribuer à la nécessaire information des étudiants sur le contenu de ce projet de constitution sera difficile : les citoyens doivent se prononcer sur un texte complexe, de plusieurs centaines de pages. Nous organiserons des débats contradictoires et mettrons à disposition des étudiants des documents afin qu'ils puissent se forger une opinion. Puis, dans les semaines qui précéderont le référendum, nous entrerons dans une phase de campagne active, en portant à la connaissance des étudiants notre propre analyse du projet, en expliquant pourquoi, de notre point de vue, il est de l'intérêt des étudiants de refuser cette constitution. Entretien réalisé par Rosa Moussaoui. Article paru dans l'édition du 4 mars 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00


61) Hôpital de La Réole : Urgences, on ferme

Le plan hôpital 2007 est en marche. L'ARH (agence régionale de l'hospitalisation) vient d'annoncer une réduction considérable des moyens financiers qui lui leur sont affectés. Cette annonce de la tutelle est la mort programmée des Urgences de La Réole et peut-être demain de Langon confor-mément au plan Hôpital 2007 voté en 2004. Pourtant, après la canicule de 2003, Douste Blazy avait promis plusieurs milliards pour renforcer les hôpitaux d'urgences. Comme pour la recherche, les maisons de retraite, on promet, on promet mais rien ne vient et à l'arrivée on supprime comme à La Réole. Pendant 2 ans, suite à des accords de complémentarité entre les hôpitaux de La Réole et de Langon, encouragés par le même directeur de l'ARH, une collaboration efficace entre les deux établissement s'instaurait et commençait à porter ses fruits : création d'un pool d'urgentistes (10 médecins à Langon, 3 à La Réole) et d'un réseau de médecins généralistes pour lutter contre l'instauration d'un désert médical rural. Toute cette organisation est aujourd'hui re-mise en cause par la recherche de la rentabilité à tout prix. L'hôpital public est dans la spirale de la régression. La fermeture des hôpitaux d'urgence de proximité est une grave erreur car elle entraînera l'egorgement des hôpitaux de taille plus importante. Si on supprime La Réole ou Langon il faudra aller sur Bordeaux ou Agen.

Le PCF s'oppose à toute suppression de structures de soins. Dans son programme santé il demande l'annulation de la réforme Douste-Blazy qui tente à instaurer une médecine à plusieurs vitesses et ouvre la voie à la privatisation de la Sécu. Il revendique l'embauche de 4 500 professionnels médicaux et paramédicaux à l'hôpital public financés par la suppression de la taxe sur les salaires avec un grand programme de formation, de donner la priorité à la prévention et un remboursement à 100 % par la Sécu. Il faut aussi donner à l'assurance maladie de nouveaux moyens financiers par l'augmentation de la cotisation patronale et une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises.

Le PCF invite la population à se rassembler pour protester contre les attaques subies par les urgences de La Réole et de Langon et s'assurer de leur maintien avec les moyens nécessaire. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


62) Mutuelle Sociale Agricole en Gironde : La CGT en tête

Dans le collège salariés, elle obtient trois fois plus de voix et 32 élus supplémentaires par rapport à 1999. Jeudi 17 février, l'UD CGT tenait une conférence de presse départementale pour fêter l'excellent score réalisé par ses candidats lors des élections à la MSA, le 2 février 2005.

=====> Résultats des élections du 2 février et rappel des chiffres de 1999.

Collège des salariés - Participation en hausse de 15% - Plus de 42,50 % des 82 200 Girondins, les 3 collèges confondus, ont participé au vote. Cela fait 8 000 votants en plus. La hausse la plus sensible a été réalisée dans le premier collège, celui des exploitants agricoles avec 53,7 % de participation. Elle est de 36 % dans le deuxième collège, celui des salariés. Pour la CGT, cette hausse de la participation " démontre qu'auparavant, les salariés n'étaient pas libres d'aller voter sur le temps de travail à cause de multiples pressions patronales. Cette participation électorale des salariés est d'autant plus importante que les pouvoirs publics, la MSA avec le patronat ont refusé de donner les moyens aux organisations syndicales pour mener une véritable campagne électorale. De plus, la majorité des organisations syndicales n'ont pu que se sentir méprisées.

Elles ont été exclues par ces derniers, de l'ensemble des dispositifs de l'organisation des élections et ce de bout en bout. Les organisations syndicales n'ont été à aucun moment associées pour donner leur avis. C'est du jamais vu dans une élection professionnelle. C'est la raison pour laquelle la CGT réclame le retour de l'organisation des élections MSA par la préfecture car la MSA ne peut être juge et partie. Ce succès de la participation au vote, personne d'autre que les organisations de salariés ne peut se l'attribuer, surtout pas les dirigeants patronaux de la MSA ". Le 2 février, 50 789 salariés inscrits dans le deuxième collège étaient invités à élire ses délégués cantonaux à la MSA qui eux-mêmes éliront les membres du conseil d'administration. 5 syndicats présentaient des listes. Mais aucun ne réussissait à avoir des candidats dans tous les cantons ( 54 sur 62 pour la CGT dans le deuxième collège) où seules des listes complètes étaient acceptées. En recueillant 31,62% des voix, la CGT devient pour le première fois la première organisation syndicale dans le collège des salariés. En 1999, elle n'était que troisième. Elle obtient 32 délégués cantonaux supplémentaires mais à cause d'un mode de scrutin très complexe, la CFDT arrivée deuxième obtiendra plus de délégués. Avec cette victoire qu'il s'agit de confirmer lors de l'élection du conseil d'administration de la caisse départementale. Il démontre que les salariés entendent défendre et améliorer leur protection sociale face aux remises en cause sur l'assurance maladie et la retraite. En votant massivement pour la CGT, les salariés donnent un sérieux avertissement de colère et d'exi-gences au patronat dont, parmi les plus rétrogrades, la FNSEA, pour que soient améliorées leurs conditions de vie et de travail. Renforcés par cette dynamique électorale, la CGT appelle les salariés de tous les secteurs du monde agricole, de l'ouvrier au cadre, à venir renforcer le syndicalisme CGT de l'agriculture autour des Unions Locales en y adhérant et en créant de nouveaux syndicats.

======> Quelques uns des nouveaux délégués cantonaux.

Liste des élus à contacter dans chaque UL (entre parenthèse les cantons )

-- Bassin d'Arcachon : Philippe Chabannes (Audenge), Belal El Filali (Belin-Beliet), Dominique Avril (La Teste) -- Bègles : Bernard Ballade (La Brède) -- Blaye : Armande Montion (Bourg), André Desborde (Saint-Ciers), Nathalie Courtade (Saint- Savin) -- Bordeaux Rive-Droite : Claudie Veyssières (Bx 7),Abbes Ben Moussa (Cenon), Patrick Char-mant (Créon), Daniel Rutschi (Floirac), Bernard Servanty (Targon) -- Bordeaux centre : Agnès Serres (Bx 8) -- Bordeaux-Nord : Sylvie Richet (Bx 1), Carole De Santis (Bx 2) -- Castillon : Katy Sergenton (Castillon), Marie-Thérèse Castel (Pujols), Christian Bois (Sainte-Foy)

Langon : Christian Dubouilh (Auros), Jean-Jacques Alexandre (Bazas), Célin Jamin (Cadillac), Frédéric Faux et Alain Birot (Captieux), Gilbert Mourlanne (Grignols), Michel Lucmarie (La Réole), Patrice Carreyre (Podensac), Jean-Daniel Duboudin (Sauveterre), Christian Tauzin (Saint-Macaire), Raymond Lagardère et Jean Marie Barbeau (Saint Symphorien), André Tastet (Villandraut) -- Libourne : Christian Oulie (Coutras), Catherine Beaudouin et Christian Lhéritier (Fronsac), Ray-mond Varache (Guitres), Pierre Alcacera (Libourne), Josette Sauvage (Lussac) -- Mérignac : Denis Cadix (Mérignac 1), Gérard Boisson (Mérignac 2) -- Pauillac : Mohamed Labiad (Castelnau), Jean-Louis Broca (Lesparre), Eric Meunier (Pauillac), Jean Aranzasti (Saint-Laurent), Alain Leon (Saint-Vivien) -- Pessac : Lahcen Driouche (Gradignan), Marie-Christine Laury (Pessac 1) Jean-Pierre Far (Talence) -- Presqu'île : Michel Grenier (Carbon-Blanc), Jean-François Nadal et Marie-Christine Mullon (Lormont), Eric Bajeux (Saint-André de Cubzac)

Saint-Médard en Jalles : François Gardelle (Blanquefort), Jean-Michel Lugat (Saint-Médard) -- UL CGT de la Haute Gironde organise une rencontre avec les élus CGT délégués cantonaux de la MSA vendredi 25 février à 18 heures à l'UL, 22 rue Grosperrin à Blaye. Après leur présen-tation un échange sera engagé sur la façon d'établir localement les liens CGT/MSA avec les salariés et assurés sociaux MSA. Contact Armande Montion : 05 57 64 88 04

=====> Mardi 15 mars Election du CA

Tous les délégués cantonaux seront rassemblées en Assemblée départementale. Neuf sièges sont à pourvoir pour le premier collège, 12 dans le second, 6 pour le troisième, 2 pour l'union départementale des affaires familiales. Au vu des résultats, la CGT peut espérer obtenir 3 sièges (+2) au sein du CA.

Les nouveaux élus du CA éliront à leur tour leurs 3 représentants qui siègeront à la caisse nationale. Frédéric Faux, élu de Captieux, conduira la liste de la CGT. Il compte combattre les mesures prises au niveau de l'assurance maladie qui visent à baisser sans cesse les prestations. Il rappelle la spécificité de la MSA dont le champ d'intervention est très étendu puisque c'est un guichet unique qui regroupe, assurance maladie, accidents du travail, prestations familia-les et retraites. La proximité est pour lui un très gros avantage. Elle permet une plus grande souplesse de gestion. Les employeurs peuvent étaler leurs cotisations. L'échelon local donne son avis et c'est le CA qui prend la décision. La priorité est aussi d'informer tous les salariés, tous les assurés sociaux sur leurs droits afin de mieux les préserver. Il constate un nom-bre de plus en plus important de mise en inaptitude au travail décidée par les médecins du travail et qui touche tous les types de profession (les employés des banques ou des assurances cotisent aussi à la MSA comme les ostréiculteurs, certaines scieriees, les forestiers...). Après 10, 15 voire 20 ans de travail, les salariés sont jetés. Il y a un travail de prévention, des études ergonomiques sur les postes de travail à effectuer. La pression est partout très forte. Il faut en mettre une autre dans l'autre sens au service des salariés.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 24 février 2005 - No 1583 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


63) Le mur du silence médiatique : L'exemple girondin

Le PCF de la Gironde a beaucoup de difficultés à faire passer ses communiqués dans Sud-Ouest concernant le Non au référendum. Compte rendu d'une semaine ordinaire. Mercredi 23 février le bureau départemental du PCF de la Gironde décide de s'adresser au président de la République concernant le calendrier du référendum. " Nous nous adressons à vous, Monsieur le Président de la République, pour que le débat préalable à la consultation des électeurs ne soit pas confisqué de diverses manières, réduction du temps de la campagne électorale, utilisation des moyens publics pour le seul Oui. Les Anglais seront consultés en 2006, et rien ne justifie la précipitation, sinon la crainte de la montée d'un Non de Gauche qui s'affirme de jour en jour. Nous avons réclamé et obtenu ce référendum, nous ne craignons pas un véritable débat, au contraire, nous souhaitons faire reculer l'abstention et pallier à la méconnaissance d'un traité qui n'est, à ce jour, toujours pas entre les mains de la totalité des électeurs (dans ce sens, la faible participation au référendum en Espagne doit nous faire réfléchir). Une décision de votre part, contraire à votre déclaration pour un référendum à l'automne 2005, avançant celui-ci avant juin, ne manquerait pas d'être analysée tout à la fois comme une man½uvre pour empêcher le débat et un recul devant la montée du Non de Gauche auquel les communistes ont déjà fortement contribué ". Le lendemain un communiqué est envoyé à la presse pour lui demander de diffuser l'information. Lundi 28 février, ce communiqué n'ayant reçu aucun écho, Michel Dubertrand, secrétaire départemental, envoie un nouveau mail et arrive à joindre un journaliste de Sud-Ouest en charge des questions politiques. Mardi 1er mars, toujours rien. Surprise supplémentaire, le journal Sud-Ouest fait disparaître les groupes communistes du Sénat et de l'Assem-blée Nationale dans son compte rendu du congrès pour réformer la constitution. Nouveau mail. Mercredi 2 mars, Sud-Ouest profite d'un large article sur le discours du premier ministre espagnol Zapatero à l'Assemblée pour redécouvrir l'existence des députés communistes. A la même page, noyée en bas d'une petite colonne intitulée " Chirac consulte ", on peut enfin lire " Hier (en fait le 23 février), la fédération PCF de la Gironde a écrit à M. Chirac pour lui dire qu'organiser le référendum, d'abord annoncé pour l'automne, avant juin, constituerait une man½uvre pour empêcher le débat et la montée du Non ". De multiples interventions pour obtenir une phrase. " Je pense utile de faire réfléchir les lecteurs des Nouvelles sur le Mur du Silence qu'il nous faut briser : Non à la censure médiatique du Non de Gauche " déclare Michel Dubertrand qui incite les communistes du département à solliciter toutes les éditions locales de Sud-Ouest qui elles aussi freinent l'information comme le comité du Non de Saint-Macaire en a fait l'expèrience. La fédération des Landes s'est plainte aussi du mauvais traitement de l'information concernant l'activité des partisans du Non par le journal Sud-Ouest. Une manifestation a eu lieu aussi devant les locaux de France 2. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


64) Parade festive pour un véritable armistice

Dimanche 8 mai 2005 - 15h - Bordeaux - Parade festive pour un véritable armistice - Non à l'industrie de guerre en Gironde... et dans le monde :

Non au missile M51- Non au Laaser Mégajoule - Non au Rafal - Départ 15h devant le bateau de guerre Colbert - Le 8 mai 2005, 60ème anniversaire de l'armistice de 1945, les autorités vont célébrer la Paix... alors que l'industrie française de guerre est plus florissante que jamais. Bordeaux, la Gironde et l'Aquitaine sont d'ailleurs concernées au plus haut point, en particulier à travers 3 programmes : - fabrication du missile nucléaire M51 - construction du Mégajoule (simulation des essais pour les bombes atomiques) - mise en chantier de l'avion Rafal -- Nous, citoyens et organisations signataires du présent appel, exigeons : - l'arrêt immédiat de ces 3 programmes - la reconversion de l'industrie de guerre à des fins pacifiques et socialement utiles - En effet, alors que les services publics sont démantelés, que la précarité et le chômage s'étendent, des dizaines de milliards d'euros d'argent public (notre argent !) servent et vont servir à fabriquer des armes de mort. Avec ces sommes, on peut créer cent fois plus d'emplois, et avec une vraie utilité sociale (santé, éducation, culture, énergies renouvelables, etc.) --- Collectif du 8 mai 2005 (en constitution) - C/° cinéma Utopia - Contact : bdx8mai2005@free.fr ou 06.64.100.333 - From: Stéphane Lhomme <stephane.lhomme@wanadoo.fr>


65) REFERENDUM - Les médias et l'Europe : Le Non de gauche boycotté

Face au traitement scandaleux du Non dans les médias, le PCF a appelé mardi 2 mars les démocrates à se rassembler devant France 2 pour exiger un traitement démocratique de la campagne du référendum. " Le Non de gauche n'existe pas, les médias ne l'ont pas rencontré " : ce pourrait être le titre, à peine outrancier, d'une enquête. On assiste en effet à un véritable escamotage du débat sur l'Europe. Non seulement on prétend réduire dans le temps ce débat, non seulement on veut éviter les questions qui fâchent, rapetisser les échanges à ce faux enjeu : pour ou contre l'Europe ; mais on entend ostraciser la principale opposition à ce projet libéral, le Non de gauche. Les adeptes du oui se taillent la part de lion dans les émissions. Et les rares partisans du Non qui ont droit à la parole sont rarement de gauche. La preuve par les chiffres. A l'émission hebdomadaire Le Grand Jury animée par Ruth Elkrief sur RTL, au cours des 45 dernières semaines, ont été invitées 38 personnalités pro-Oui et 7 pro Non dont 3 de gauche. Le rapport est de 13 contre 1 Non de gauche. Même chose à l'émission du matin avec Jean-Michel Apathie. Depuis la mi-décembre, sur seize passages, on compte 12 pro-Oui, 4 pro-Non dont 0 de gauche ! Or, le Non de gauche qui entend signifier une nouvelle et lourde sanction contre Chirac, Raffarin, Sarkozy, Seillère, qui a le vent en poupe, qui rassemble de plus en plus de monde dans les meetings, qui rencontre un écho croissant dans l'opinion est invisible dans les médias.

=====> Caricature de démocratie

Alors même qu'on envisage en haut lieu de fixer le calendrier électoral en fonction de la crainte des partisans du Oui, et réduire à la portion congrue la campagne électorale, alors qu'on refuse aux citoyens le temps et les moyens de débattre vraiment, cette attitude constitue une véritable manipulation du suffrage universel, un déni de démocratie. Pour appeler les choses par leur nom, c'est une censure inacceptable dans un Etat de droit. Un caviardage du débat, un escamotage, une caricature de démocratie. On a le sentiment qu'une certaine pensée unique, étalant de fausses évidences, est en train de revenir dans la bouche des médias : il faudrait voter Oui à la Constitution, à gauche, se ranger derrière le PS, puisqu'il semble aujourd'hui le plus fort, s'adapter à la barbarie ambiante, renoncer pour être raisonnable à changer les choses.

Le ministre des affaires étrangères, de son côté, dépense plus de 10 millions d'euros pour des clips " officiels " afin, dixit Le Monde, de " promouvoir la Constitution " sur France Télévisions. Ce qui est en train de se passer : toute cette propagande officielle est un déni de démocratie. Les Français doivent avoir les moyens et le temps de se forger leur opinion par un débat ouvert. Cela suppose d'assurer une égalité de traitement pour les partisans du traité et ses adversaires ; donner du temps au Non de gauche.

====> Médias : Les chiffres (partiels)

France Inter : " Le 7/9 " de S. Paoli, depuis septembre 2004 : 16 PS, 15 UMP, 6 UD, 2 PCF, 1 Verts, 1 MP " ResPublica ", hebdo, depuis mai 2004 : 9 PS, 11UMP, 3 UDF, 2 PCF, 3 Verts, 1MPF, 1 MRC, 1 LCR, 1 FN -- France 2 : " Mots croisés ", un lundi sur deux. Chaque débat comporte systématiquement un invité PS et un UMP depuis septembre. Aucun communiste, sauf le dernier débat sur les quotas d'immigration où le PCF était représenté par Clémentine Autain (avec Coppé pour l'UMP et Malek Boutih pour le PS). -- France 3 : " France Europe Express ", tous les mardi de septembre à juin 2004 : 6 PS,8 UMP, 1 LCR, 1 MPF, 1 FN, 1 PCF, 1 Verts - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


66) APPEL : Une éducation sans éducation physique et sportive n'est pas une éducation !

Dans le projet de loi sur l'éducation, l'éducation physique et sportive (EPS) n'apparaît pas dans le " minimum " obligatoire à garantir à tous les élèves. Elle n'est plus intégrée dans " l'ensemble des connaissances et compétences indispensables ", devient facultative aux examens et rien ne dit qu'elle restera obligatoire pour tous. Ce serait la première fois depuis que l'Ecole de la République existe. Ce serait dramatique et incompréhensible alors que les bilans concernant la santé des jeunes, la progression de l'obésité, les inégalités d'accès à la culture corporelle, sportive et artistique (et particulièrement celle des filles) sont aujourd'hui alarmants. Tout le monde, jusqu'à aujourd'hui, s'accordait à reconnaître à l'EPS et au sport scolaire un rôle spécifique et irremplaçable dans le développement complet des jeunes, l'apprentissage de la citoyenneté, de la responsabilité, de la solidarité et plus généralement l'équilibre des rythmes scolaires. Cette formation est aujourd'hui contestée alors que l'année 2004 a été décrétée " Année européenne de l'éducation par le sport " par l'Union Européenne et que 2005 sera, à la demande de l'ONU, " Année internationale du sport et de l'éducation physique ". Comment comprendre que le gouvernement marginalise l'EPS au moment même où il soutient la candidature de Paris pour les JO de 2012 ? Les soussignés demandent que la réforme en cours confirme l'éducation physique et sportive comme élément constitutif de la culture scolaire obligatoire de la maternelle aux lycées. Pétition lancée par le SNEP-FSU - Le site : http://www.snepfsu.net/phpetitions/appel/index.php3 - From: "Jacques DELAVEAU" <DELAVEAU.jacques@wanadoo.fr


67) Congrès de Versailles : Seul le PCF dit Non

La secrétaire nationale du PCF, M.G. Buffet, a pris la parole au nom des députés communistes. " Inscrire ou non dans la Constitution - donc pour les décennies à venir - un projet de traité qui, dans sa partie 3, impose, pour toute politique économique et sociale, la concurrence libre et non faussée, nous en connaissons le résultat : bradage des services publics, casse de l'emploi, destruction des droits sociaux, écrasement des retraites et de l'assurance maladie, pression sur les salaires (...). Si l'Europe se construit sans et contre les peuples, de nouveaux dangers se profilent pour la démocratie et la coopération entre les nations (...). Ce " Non " est la voix d'une part importante de notre peuple, qui peut être majoritaire demain car elle résiste et porte l'espoir (...). Celles et ceux qui luttent ont bien compris que la matrice de la politique du gouvernement était tout entière inscrite dans le texte de M. Giscard d'Estaing. Ils ne veulent pas voir l'alternative politique clouée au sol demain par ces chaînes libérales. En effet, l'heure n'est-elle pas plutôt à une harmonisation des droits par le haut, à de grands services publics, à une Banque centrale européenne au service de l'emploi, à une Europe solidaire et accueillante, à une Europe actrice d'une autre mondialisation ? (...). L'Europe a perdu son chemin : il faut dire " Non " pour lui redonner du sens. Celui d'une Europe du progrès social, de la démocratie et de la paix. Celui d'une Europe qui concourt à répondre aux attentes populaires ". - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


68) VICTOIRE. -- Manifestation samedi contre les désordres au Togo et contre l'attitude de la France, jugée ambiguë

La communauté togolaise manifeste - " Rien de bon ne peut venir si l'on ne revient pas à l'ordre constitutionnel " ont plaidé les Togolais de Bordeaux

- PHOTO NICOLAS LE LIEVRE - Les Togolais de Bordeaux, petite communauté de quelque deux cents personnes, se sont mobilisés samedi pour dire non à la " tragi-comédie " qui se joue actuellement dans leur pays où, rappelons-le, le fils de l'ancien président a pris le pouvoir, avec l'appui de l'armée aussitôt après le décès de son père Gnassimbé Eyadema, le 5 février. Cette sorte de coup d'Etat a pris la forme d'une modification-éclair de la Constitution. Or l'opposition au nouvel homme fort du Togo voit dans cette accession au pouvoir de Faure Gnassimbé une entorse à la démocratie dans la mesure où la constitution togolaise prévoit, en cas de décès du chef de l'Etat, un intérim du président de l'Assemblée nationale et l'organisation d'une élection présidentielle dans un délai de soixante jours. Cette élection devrait certes avoir lieu dans le dit délai de deux mois, mais dans un contexte si particulier que les démocrates y voient comme une caricature entachée d'illégalité. " Les faiseurs de président-roi sont allés chercher un prince-ministre pour en faire un député, alors même qu'en tant que ministre de l'equipement, des mines et des postes et télecommunications, il n'était plus député ", dénoncent les Togolais de Bordeaux. Une motion au siège de l'UMP. Ceux-ci ont donc manifesté place de la Victoire avant de se rendre au siège de l'UMP déposer une motion. Une motion critique à l'endroit de l'ancienne puissance coloniale qu'est la France et qui pointe l'attitude ambiguë du président Chirac qui jouait les protecteurs à l'égard du président Eyadema, au pouvoir depuis trente huit ans. Alors qu'une manifestation anti-Gnassimbé a rassemblé samedi plus de 25 000 personnes à Lomé, capitale du Togo, les manifestants bordelais au nombre d'une centaine, faisaient valoir que " les Togolais, dans leur grande majorité, aspirent au changement de régime comme ils l'ont exprimé dans tous les scrutins organisés depuis 1994. " " Rien de bon ne peut sortir de cette situation si l'on ne revient pas à l'ordre constitutionnel " ont-ils plaidé.

http://www.sudouest.com/210205/vil_gir_bordeaux.asp?Article=210205a15746.xml

- Le lundi 21 février 2005 - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde - Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 - Le site : http://www.sudouest.com/


69) " A quand les droits humains ? " par Jackie Le Floch-Le Pochat.

8 mars : Journée internationale des femmes qui représentent 52 % de la population. 3 femmes sur 4 travaillent. Il y a celles qui ont fait des études et ont un job correspondant ; celles qui ont trouvé leur équilibre au travail et comme célibataire; celles qui vivent en couple et qui ont choisi d'avoir des enfants, en assumant vie de famille et vie professionnelle, celles, qui font le choix, le temps d'une disponibilité, de profiter d'un enfant. Il y a la masse des femmes dont les salaires sont légèrement au dessus du SMIC : et qui attendent souvent longtemps une promotion. La fonction publique se distingue en la matière. Et puis il y a celles qui subissent les bas et très bas salaires, qui sont contraintes d'accepter " les petits boulots " pour faire face aux factures. 8 salarié-e-s sur 10 en travail partiel sont des femmes avec au bout une retraite elle aussi partielle ! Pour ces femmes actives au-delà des questions de salaire, il y a aussi les conditions de travail, les problèmes d'horaires, de sexisme, d'harcèlement. Et pour toutes il y a la sphère privée. En novembre 2004, le Collectif national pour le Droit des femmes dénonçait les violences faites aux femmes : coups, insultes, humiliations du conjoint ; viols et tournantes ; mains aux fesses dans le métro, aux bureaux, mariage de force et femme contrainte de vivre avec un conjoint violent car le droit et la carte de séjour dépend de lui, prostitution pour survivre plus courant qu'on ne l'imagine, y compris dans les cités populaires, et sur les campus) ; Autour de nous, au restaurant d'entreprise, dans un bus, un tramway, sur 10 femmes présentes, une est battue ! L'été denier 29 femmes ont été tuées par leur conjoint (7 en Gironde en " La constitution juillet/août). La violence engendre la domination d'un sexe sur l'autre. Les religions réactivent le patriarcat. La pub sexiste dit qu'une femme est bonne à vendre ou à prendre, la pornographie dit qu'une femme pense oui quand elle dit non ! Chirac intègre les violences conjugales dans l'amnistie présidentielle. La France méprise les Algériennes en appliquant le Code algérien de la famille sur son territoire et oui !... La loi Sarkozy attaque les prostituées au lieu de condamner les mafieux qui profitent de la prostitution. Certains commissariats refusent l'enregistrement de plaintes des " femmes victimes. Tous les juges n'appliquent pas les peines prévues pour les violences conjugales. 30 000 excisions (chiffre minimum recensé) ont lieu tous les ans sur le sol français. La déliquescence provoquée par la crise exclue " naturellement " les plus vulnérables, les femmes sont en premières lignes. Le poids des mentalités de plus en plus rétrogrades sur la place des femmes provoquent un véritable recul de société. La constitution européenne de Giscard va dans le sens de ces reculs. Moins de services publics c'est moins de crèches, d'écoles maternelles, de haltes garderies. Moins de remboursement en matière de santé c'est moins de prévention sur les cancers " dits féminins " et moins de suivie des grossesses. Beaucoup plus de flexibilité dans le travail. Le projet de constitution consacre l'orientation patriarcale et libérale de la construction européenne en entérinant la subordination des femmes frappées par la pauvreté, le chômage, le temps partiel imposé, les retraites inexistantes ou minimes. La laïcité y est menacée par la reconnaissance d'un poids redonné aux hiérarchies religieuses fondées sur le patriarcat qui met la femme au second rang ou même " sous tutelle " pour les musulmanes. La parité en politique, reste encore à appliquer, bien que la loi existe, combien de partis politiques préfèrent payer l'amende plutôt que de partager les " sièges " et le pouvoir ?

Le 8 mars 2005 une nouvelle " Marche Mondiale des Femmes " sera lancée. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 mars 2005 - No 1584 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX


70) Chili : La justicia tarda, pero llega

Parler du possible jugement de Augusto Pinochet, 32 ans après avoir dirigé le coup d'état contre le gouvernement populaire de Salvador Allende, semble une blague, un rêve irréalisable et pourtant je vous livre ci-dessous le texte juridique publié au Chili par le juge Juan Guzman à l'encontre de Pinochet, en sa qualité d'auteur d'enlèvements qualifiés et d'homicide dans le cadre de l'" Opération Condor ". Ce rêve de voir jugé le principal responsable des violations des droits de l'Homme au Chili entre 1973 et 1988, commence a se transformer peu à peu en certitude. Ses avocats essaierons par tous les moyens d'éviter une nouvelle fois le procès, mais aujourd'hui ce sera très difficile au regard des pièces du dossier. Ce procès ne concerne pas seulement la dictature chilienne, mais aussi celle d'Argentine, d'Uruguay, du Brésil, de la Bolivie, du Paraguay... Nous, chiliens exilés et restés en exil en France sommes très heureux de cette nouvelle situation. Nous souhaitons tous que cette démarche aille jusqu'au bout, pour que la justice chilienne ne blesse pas encore une fois ces centaines de milliers de Chiliens qui ont tant souffert de la répression. Aujourd'hui que nous écoutons et regardons les témoignages des souffrances des victimes du nazisme, nous nous retrouvons dans ses paroles qui s'efforcent de raconter et d'expliquer l'inexplicable. Il est tellement difficile de raconter nos séances de torture, notre éloignement dans des camps de détention dans des coins perdu de notre pays. Nous porterons en nous jusqu'à la mort, comme les déportes rescapés, cette douleur et ses souvenirs. La pudeur nous empêchera de tout dire, de tout expliquer. Un jour la mémoire du Chili expliquera mieux ces moments de douleur intense, où le sort du Chili et celui de milliers de chiliens à définitivement changé, un matin du 11 septembre 1973. I. Q.

=====> Voici le texte de mise en accusation : " ...que, de los antecedentes señalados anteriormente unidos a la declaración indagatoria de Augusto José Ramón Pinochet Ugarte de fs. 4839, se despren-den presunciones fundadas para estimar que al nombrado Pino-chet Ugarte le ha cabido la par-ticipación, en calidad de autor, de los crímenes pormenorizados en los considerandos 16º, 17º, 18º, 19º, 20º, 21º y 22º de la presente resolución. Y, reuniéndose en la especie, los requisitos contemplados en los artículos 274, 275 y 276 del Código de Procedimiento Penal se declara que queda sometido a proceso Augusto Jose Ramon Pinochet Ugarte como autor de los secuestros calificados de Jorge Isaac Fuentes Alarcon, Juan Humberto Hernandez Zazpe, Luis Muñoz Velasquez, Manuel Tamayo Martinez, Edgardo Enriquez Espinoza, Alexei Wladimir Jaccard Sie-gler, Jacobo Stoulman Bortnik, Matilde Pessa Mois y Julio Val-ladares Caroca y del homicidio calificado de en la persona de Ruiter Enrique Correa Arce. Practíquense las designaciones y notificaciones legales corres-pondientes y en su oportunidad agréguese copia de su extracto de filiación y antecedentes. Dése orden de investigar a fin de que se averigüe acerca de la exis-tencia de bienes suficientes sobre los cuales ordenar el embargo para cubrir las costas y los pagos que esta causa irrogue al estado, de conformidad a lo dispuesto en el artículo 380 del Código de Procedimiento Penal. Por encontrarse en libertad Augusto Pinochet Ugarte, despáchese orden de detención domiciliaria en su contra, ofi-ciándose al efecto a la Jefatura del Estado Mayor General del Ejército. Dicha detención domi-ciliaria se llevará a efecto en la residencia del procesado ubicada en calle Pedro Lira Urquieta Nº 12.208, La Dehesa, comuna de Lo Barnechea. " ...Vu les antécédents signalés, ajoutés à la déclaration de Monsieur Augusto José Ramon Pinochet Ugarte (feuillets 4839) se déduisent des présomptions fondés pour estimer que le nommé Pinochet Ugarte a participé en qualité d'auteur aux crimes détaillés dans paragraphes N° 16, 17, 18, 19, 20, 21 et 22 de cette résolution. En réunissant à l'occasion toutes les conditions requises dans les articles 274, 275, et 276 du code de procédure pénal, il est décidé que Augusto José Ramon Pinochet Ugarte sera soumis à procès comme auteur des enlèvements qualifiés de Jorge Issac Fuentes Alarcon, Juan Humberto Hernandez Zazpe, Luis Muñoz Velasquez, Manuel Tamayo Martinez, Edgardo Enriquez Espinoza, Alexei Wladimir Jaccard Siegler, Jacobo Stoulman Bortnik, Matilde Pessa Mois et Julio Valladares Caroca et pour l'homicide qualifié en la personne de Ruiter Enrique Correa Arce... ... Augusto Pinochet Ugarte, se trouvant à ce jour en liberté, un ordre d'assignation à domicile sera envoyé à son encontre, avec copie à la direction de l'Etat Major Général de l'Ar-mée de Terre. Cette assignation à domicile prendra effet dans la résidence de l'inculpé au N° 12.208 de la rue Pedro Lira Urquieta dans le Quartier de La Dehesa, dans la commune de Lo Barnechea... " - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Janvier 2005 - No 1579 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX