Bloc-Notes No 232 France & International

      En 2006 construisons l'espoir, en 2007 gagnons une majorité de gauche anti-libérale à l’Assemblée Nationale ! Vous trouverez ci-après des informations qui ont été adressées à Espaces-Marx ou qui ont attiré notre attention, et que nous vous répercutons (Période du 1er au 15 Décembre 2006). Si vous ne souhaitez plus recevoir cette lettre n'hésitez pas à nous le signaler, par un simple message à <Espaces.MarxBx@tiscali.fr>.(Les adresses indiquées peuvent n'être qu'un relais et pas obligatoirement l'origine de l'information, et n'ont aucune affiliation à priori avec notre association. Elles ne partagent pas obligatoirement non plus les autres messages répercutés). Vous pouvez retrouver la Lettre Hebdomadaire sur le site d'Espaces Marx Bordeaux ainsi que la Lettre Hebdomadaire de l'actualité associatives en Gironde et en Aquitaine : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

 

====> La gestion du Bloc-notes d'Espaces Marx Aquitaine a changé. Pour celles et ceux qui sont déjà inscrit(e)s sur la nouvelle liste de diffusion pas de problème. Les autres vont recevoir un message leur proposant de s’y inscrire, il leur suffira de répondre à ce message du gestionnaire des listes de diffusion de free nommé Listar. A partir de Septembre, seules les personnes inscrites recoivent le Bloc-Notes. L'URL pour s'inscrire à la liste de diffusion est :

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Vous êtes déjà 405 internautes à l’avoir adopté. Faites-le connaître autour de vous.

 

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& L’Agenda &

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1) Espaces Marx : Les Rencontres Philosophiques

 

2) «Les rencontres du 10éme anniversaire d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde

 

3) L'actualité de la fondation Gabriel Péri

 

4) [PCF] Culture : Projection/Débat

 

5) [Marx au 21e siècle] Séminaire : « Comprendre le capitalisme actuel »

 

6) Séminaire : « Philosophie politique de la mondialisation et de l’altermondialisation »

 

7) [Fondation Copernic]  Séminaire "Risque et néolibéralisme : analyses d'une déconstruction sociale"

 

8) [PCF] OMOS : Mouvement populaire et pouvoirs institutionnels, suite.

 

9) Les « Mardis de 4D » : « Politiques locales de transport et développement durable »

 

10) Colloque : "Denis historiques et travail de la mémoire"

 

11) ACP N°19 -  ARPENTER le champ pénal. Extraits

 

12) Séminaires : « CAPITALISME ET MARCHES, XVIIIe-XIXe siècles »

 

13) Stéphane Beaud, invité des Amis de l’Huma à Paris

 

14) Séminaire Conventions : John Latsis (EconomiX)

 

15) Séminaire Hétérodoxies du MATISSE : Julio LOPEZ (Universidad Nacional Autónoma de Mexico)

 

16) Séminaire d'Histoire du Matérialisme : Jean-François RIAUX, Professeur en Classes préparatoires HEC, Paris

 

17) [APEIS] FAIM de DROITS : Chomeurs et précaires en lutte

 

18) [infocom-ldh] Colloque pour une proposition de loi-cadre relative aux violences faites aux femmes

 

19) Langues et Cultures de France - Lettre n°66 (Extraits)

 

20) RENCONTRES CULTURELLES « MAROC 2006 »

 

21) Colloque : "L'éthique et l'accompagnement en FOAD : une articulation en voie de construction ?"

 

22) [UNEF] Lettre d'info  14/11/2006 (Extraits)

 

23) Les toutes premières réunions du mois de décembre 2006 à Grenoble

 

24) Colloque : La création culturelle dans les langues de France

 

25) Réunion nationale des collectifs pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes

 

26) Ciné-débats LDH au Cinéville de Conflans : "QUIERO VIVIR!" ("Je veux vivre !")

 

27) Salon de L'autre livre  à Paris (15-17/12/2006)

 

28) Le Café Citoyen de Caen

 

29) Liste des salles programmant "ALLEZ YALLAH!" semaine après semaine...

 

30) JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME

 

31) ReSPUBLICA 490 - Extraits

 

32) Séminaires de la Société chauvinoise de philosophie

 

33) Cinquième Congrès Marx International : « Altermondialisme – Anticapitalisme : Pour une cosmopolitique alternative »

 

34) Colloque EUROFRAME : “Towards an Ageing and Globalising Europe : Challenges for the European Social Model(s)”

 

35) Collectif d’initiative laïcity

 

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& Echos de France &

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36) Pour battre la droite en 2007 et réussir à gauche : Déclaration du Parti communiste français, Le 28 11 06

 

37) Déclaration du Comité d’Initiative Unitaire National des collectifs antilibéraux

 

38) Rassemblement populaire et citoyen : Marie-George Buffet s’adresse aux femmes et aux hommes de gauche

 

39) Présidentielle : Soirs d’espoir à Montpellier et à Grenoble avec les collectifs unitaires

 

40) PRS se tourne vers les collectifs antilibéraux

 

41) Le PCF et 2007 : Une gauche populaire, citoyenne et... gagnante

 

42) [PCF] Marie-George Buffet plébiscitée

 

43) Présidentielle : Besancenot entre en campagne, La direction de la LCR confirme son refus de participer à la campagne unitaire.

 

44) José Bové retire sa proposition d’incarner la candidature de la gauche antilibérale à la présidentielle de 2007

 

45) Clémentine Autain : « Mon profil peut permettre de sortir de l’impasse »

 

46) PS : Le couple Royal-Hollande aux commandes

 

47) Les Verts font cavalier seul et sélectionnent leurs candidats aux législatives

 

48) Présidentielle : Chevènement ira-t-il jusqu’au bout ?

 

49) Présidentielle : Nicolas Hulot joue les utilités pour 2007

 

50) UDF : François Bayrou joue la carte libérale

 

51) Présidentielle : Les chiraquiens défient Nicolas Sarkozy

 

52) Présidentielle : Chirac fait sa promotion

 

53) UMP : Sarkozy, candidat du capital

 

54) Présidentielle : L’UMP au secours des parrainages du Front national

 

55) Ardennes : Les « Thomé-Génot » l’emportent dans la douleur

 

56) Finances locales : Un budget qui « creuse la fracture territoriale »

 

57) SPECIAL BANLIEUES : Le désastreux bilan des pompiers pyromanes

 

58) Prévention de la Délinquance : Le projet Sarkozy dans le viseur

 

59) Les cheminots au chevet de la SNCF

 

60) « L’enseignement supérieur en panne d’avenir » Par Jean Fabbri, maître de conférences de mathématiques à l’université de Tours, secrétaire général du SNESUP.

 

61) Démocratie Sociale : Les partis semblent prêt à un bouleversement du paysage syndical.

 

62) Vote des étrangers : « Pour faire évoluer la loi, il faut la bousculer »

 

63) Services publics : La Poste impose son avenir aux facteurs

 

64) SUEZ-GAZ DE France : Coup d'arrêt judiciaire

 

65) SANS PAPIERS : Les droits bafoués des enfants de France

 

66) Sénat : Le gouvernement confirme sa chasse aux plus démunis

 

67) Hôpital de proximité : des luttes payantes

 

68) Une politique maltraitante pour les personnes âgées

 

Voir la suite sur le second document associé

 

 

      Espaces Marx Bordeaux: http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

      Contact : espaces.marxbx@tiscali.fr ou Marvinc@no-log.org

 

      Espaces MARX France: http://www.espaces-marx.org/

 

 

      Contact : Espaces_Marx@internatif.org

Adhésion : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59

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L'Humanité en Anglais : http://www.humaniteinenglish.com/

 

 

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         & L’Agenda &

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1) Espaces Marx : Les Rencontres Philosophiques

Rencontres philosophiques et Réseau Marx contemporain

Année universitaire 2006-2007 - Ce calendrier peut subir des modifications

S’informer régulièrement auprès d’Espaces Marx en téléphonant (01 42 17 45 10) ou en demandant à recevoir le programme. Les conférences ont lieu en général au siège d’Espaces Marx 6 av. Mathurin Moreau – Paris 19e  (métro Colonel Fabien)

=====> Espaces Marx : rencontres Un livre et son auteur…,

Dans le cadre des rencontres Un livre et son auteur…, une rencontre aura lieu : Jean Lojkine, Pierre Cours-Salies, Michel Vakaloulis, co-auteurs de l’ouvrage Nouvelles luttes de classes, le jeudi 30 novembre de 19h à 21 h au 6 avenue Mathurin Moreau (métro Colonel Fabien) salle des conférences.

=====> Jeudi 7 décembre 

Toute la journée à Paris VIII, en lien avec la pensée Henri LEFEBVRE (thème et déroulé de cette 4e journée communiqués ultérieurement)

=====> Jeudi 14 décembre

Jean-Pierre DUPUY : La philosophie des catastrophes (à partir de la question nucléaire et des tsunamis)

Une séance « carte blanche » est à l’étude, en dehors des jeudis et dans un autre lieu parisien. Le calendrier de cette saison tient compte des congés universitaires et des échéances électorales. Pour cette raison, il est resserré entre octobre 2006 et mars 2007.

Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 -  (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10

E-mail : espaces_marx@internatif.org - Site : www.espaces-marx.org

- From: "Michele Castillon" <michele.castillon@internatif.org>

 

2) «Les rencontres du 10éme anniversaire d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde

Explorer, Confronter, Innover 

Du Lundi 16 au Samedi 9 Décembre 2006 (Entrée libre)

Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde a tenue son Assemblée Générale Constitutive le 23 Novembre 1996. Il y a 10 ans. C'est pourquoi nous avons envisagé de tenir des rencontres un peu exceptionnelles à l'occasion de cet anniversaire.  Petit clin d'oeil aux années soixante ! Regards d'actualité sur l'évolution de nos territoires (cantons, pays, département, région, nation, europe, monde,...) ! Inquiétudes, volonté de comprendre, volonté d'avoir prise sur les évènements, refuser la loi du plus fort, refuser la logique capitaliste qui réduit les êtres humains à de simples variables d'ajustement pour maximiser les taux de profits,... Bien entendu il ne s'agit pas d'un retour nostalgique sur les années 60  mais d'aborder de manière offensive tous les enjeux de société qui se posent à nous à l'heure de la "globalisation" Capitaliste, et de contribuer à la construction d'une citoyenneté mondiale, européenne, nationale, régionale,... territoriale et sociale,  et d'une laïcité renouvelée intégrant du local au mondial une visée humaniste prenant en compte toutes les dimensions de l'émancipation humaine, contre toutes formes d'aliénation, de subordination, de domination et d'exploitation.  Repenser le monde, repenser les échanges, revisiter l'organisation de la production des biens et des services à partir d'une autre vision économique, écologique, sociale et politique, économe des ressources et des hommes, relocaliser les activités pour mieux envisager une mobilité choisie et non contrainte,... Et bien d'autres pistes de réflexions et de contributions possibles,… Ces rencontres se déroulerons  du lundi 4 au vendredi 8 décembre 2006  de 20h30-23h à l’Athénée Municipal de Bordeaux et samedi 9 décembre de 14h30 à 18h30 au siège du PCF33 15, rue Furtado à Bordeaux où nous lèverons le verre de l’amitié  pour tout à la fois clôturer les rencontres et fêter le 10éme anniversaire de la création d’Espaces Marx à Bordeaux. Chaque soirée s’ouvrira par des interventions d’universitaires, de chercheurs, de militants associatifs, syndicaux et politiques, de 10 à 15 minutes par invités qui seront suivies d’un débat. 

Voir tout le programme et les résumés des interventions sur le site :

http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

« A l'heure du Capitalisme Mondialisé :

Est-il encore possible de rêver de vivre et de travailler au pays ? »

=====> 1- « La Mondialisation : Du global au Local » : Le Lundi 4 décembre à 20h30 à l'Athénée Municipale de Bordeaux - Marcel DESVERGNE, "Numérique, l'enjeu local dans une contexte mondial" - Christian GAUDRAY, "La laïcité, principe d'opposition à l'alliance entre néolibéralisme et néocommunautarisme" - Ollivier JOULIN, "Il vaut mieux être une marchandise qu'un être humain à l'heure de la mondialisation..." - André MEUNIER, "Le développement soutenable comme nouvel instrument de partage des richesses?" - Robert PIERRON, "Développement des territoires et évolution des qualifications: brefs rappels historiques et  interrogations méthodologiques" - Jacques TOISER, "Vive et travailler au pays pour les migrants du Sud"

=====>  2- « Vivre Ensemble et Travailler au Pays (Suite) » : Le Mardi 5 décembre à 20h30 à l'Athénée Municipale de Bordeaux - Frédéric DUBOSCQ « Comment gagner la guerre sociale engagée par le MEDEF ? » - Gilbert HANNA, « La mondialisation n’a jamais donné l’heure de son arrivée. A-t-elle une heure ou est-elle de tout temps ? Passé présent et futur ? » - Stéphane LHOMME, « Energie, environnement, décentralisation, démocratie, emplois » - Luc PABOEUF, « Gagner l’avenir industriel du département par la mobilisation collective » - Guillaume PASTUREAU, « Les nouveaux visages du capitalisme » - Michaël RISTIC, « Le parti ethnique: obstacle ou soutien à l'émergence d'une société politique. L'exemple des Balkans »

=====>  3- « L'économie et le développement Local » : Le Mercredi 6 décembre à 20h30 à l'Athénée Municipale de Bordeaux - Nadège EDWARDS, "Repenser le territoire et ses relations" - Jean-Noël FOUCHIER, "les AMAP, îlot de résistance au libéralisme" - Abdourahmane NDIAYE, "Globalisation et Nouvelle question foncière en Afrique de l'ouest" - Jacques PALARD, "L’Aquitaine et ses territoires: Stratégies et acteurs du développement" - Michel PEYRET, "Crise énergétique et choix de société." - Michel ZERBATO, " Capitalisme financiarisé et néo-libéralisme : survivre au pays"

=====>  4- « La Démocratie Locale » : Le Jeudi 7 décembre à 20h30 à l'Athénée Municipale de Bordeaux - Simon CHARBONNEAU, "La Démocratie Locale: Nouveaux pouvoirs et contrôle démocratique" - Michel DUBERTRAND, « Les enjeux de la démocratie locale » - Alexandre FERNANDEZ, « Du local au mondial et retour : les espaces du capitalisme » - François GANIAYRE, « Expériences de réappropriation de territoires en Dordogne » - Olivier SIGAUD,  « Quel avenir et quels enjeux pour les forums de consensus et/ou jury citoyen ? » - Jean-Marc ZIEGELMEYER, « Assainir et convaincre, le nouvel esprit des politiques publiques de proximité. »

=====>  5- « La décentralisation et la diversité culturelle » : Le Vendredi 8 décembre à 20h30 à l'Athénée Municipale de Bordeaux - Alain DELMAS, « Travailler pour vivre en Aquitaine » - Anny GLEYROUX-DUCOM, « Du management participatif à la démocratie culturelle : connaître le sens de ses actions » - Michel DUCOM, "Une véritable décentralisation culturelle, garantie contre l'uniformisation culturelle de la mondialisation." - Michèle PUJOS, "Aimer le cinéma à Agen : L’expérience du cinéma Art et Essai « Les Montreurs d’images" - Pierre SARTOR, "Être (et, ou) faire. Où en est-on de l'aventure humaine. " - Daniel TRUONG-LOI, « Qu’est-ce que la justice Sociale ? : A propos de Nancy Fraser  »

=====>  6- « Vivre Ensemble et Travailler au Pays (Suite & Fin) » : Rencontre finale clôturée par un Apéritif : Samedi 9 décembre, Le Samedi 9 décembre à 14h30 à la Fédération du PCF33 15, Rue Furtado à Bordeaux - Dominique BELOUGNE « Pour une nouvelle citoyenneté : occuper tous les espaces  » - Patrick COULON, « Démocratie participative et transformation sociale » - Jean-Philippe GASPAROTTO, « Les nouveaux enjeux du capitalisme financié mondialisé » - Philippe LABANSAT, « Enjeux énergétiques,  transports et enjeux de société » - Ghyslaine RICHARD, « Les femmes face à la Mondialisation »- André ROSEVEGUE, « Les langues et cultures régionales » - Vincent TACONET « Réflexions sur la notion idéologique de proximité »

=====>  Résumés disponibles des contributions prévues :

Voir la rubrique évènements sur le site d’Espaces Marx

http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

- Contact : Espaces.MarxBx@tiscali.fr

 

3) L'actualité de la fondation Gabriel Péri

======> La Fondation Gabriel Péri vous invite à la deuxième séance plénière du séminaire /Paris : une « alter-métropolisation » est-elle possible ?/ : Mardi 5 décembre 2006 de 18h à 20h 30

 Activités humaines et structuration des territoires : une autre civilisation métropolitaine est-elle possible ? Logement, emploi, mobilité, forme urbaine peuvent être autant d'interrogations non exclusives. Le séminaire /« Paris : une alter-métropolisation est-elle possible ? »/ est le fruit de la convergence d'une envie et d'une volonté pour Paris : envie de plus d'efficacité et d'équité sociales et économiques, volonté de proposition face aux tendances lourdes de la métropolisation qui, malgré une politique locale progressiste, produit plus de fragmentation sociale, économique et urbaine que d'unité et de solidarité. Une utopie ? C'est la question que pose le séminaire, qui propose un espace de débat transversal et pluridisciplinaire sur l'avenir de Paris et de son agglomération. Cet espace de réflexion collective répond ainsi à l'envie de celles et ceux qui manifestent un même engagement intellectuel et citoyen pour un autre Paris. Il est destiné à une réflexion sur les principes fondamentaux de cette autre ville souhaitable, mais aussi sur les moyens à conjuguer au service d'un Paris, métropole ouverte et solidaire. Habitants, « experts du quotidien » - professionnels, associations, syndicats - universitaires et élus, dont la rencontre rare, mais pourtant des plus créatives, sont invités à participer à cette réflexion. /Entrée libre. / Mardi 5 décembre 2006 de 18h à 20h 30 à la *Maison de la Chimie *- 28, rue Saint-Dominique - Paris 7 Salle 162 Metro : Invalides, Solférino, Assemblée Nationale - RER C Invalides.

*En savoir plus >> <http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=139>*

=====> *Le Parti communiste français et l'année 1956* Journée d'étude

Deux journées d'étude organisées par les archives départementales de Seine-Saint-Denis, sous l'égide de la Direction des Archives de France, en partenariat avec le Parti communiste français et la Fondation Gabriel Péri. *Mercredi 29 et jeudi 30 novembre 2006,* Auditorium de la Bourse départementale du Travail, 1, place de la Libération, Bobigny (93). Entrée libre

En savoir plus >> <http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=192>

=====> *1906-2006 : regards croisés sur le centenaire de la Charte d'Amiens*

La Fondation Gabriel Péri est partenaire de la quatrième séance du programme d'études « Destinées françaises du marxisme », organisée par la Société chauvinoise de philosophie. Durant ces deux jours, historiens et philosophes se rencontreront « pour (se) demander en quoi la charte d'Amiens fait date, et en quelle mesure cette datation fait partie de notre temps, politique, social et théorique.»  *Samedi 9 et dimanche 10 décembre 2006,* Bibliothèque d'archéologie, 5 rue St Pierre, Chauvigny (Vienne). En savoir plus >> <http://www.philosophie-chauvigny.org/prog/dfm4.htm>

======> Comment est né le monde moderne ? Rencontre - débat

Rencontre avec Christopher Alan Bayly, historien, professeur à l'Université de Cambridge

 Cette rencontre est co-organisée avec l'Institut de documentation et de recherche sur la paix (IDRP). L'exposé de C. A. Bayly, autour de son ouvrage « La naissance du monde moderne (1780- 1914) », sera suivi d'un débat avec notamment *Jean-Claude Delaunay,* économiste ; *Arnaud Spire, *philosophe ; *Roger Martelli, *historien. /Entrée libre./ *Mercredi 13 décembre 2006,* de 18h à 22h, Maison de la Chimie - 28, rue Saint-Dominique - Paris 7 - Metro Invalides. En savoir plus >> <http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=186>

======> Fondation Gabriel Péri

22 rue Brey - 75017 Paris - France / T +33 (0) 1 44 09 04 32 F +33 (0) 1 45 74 06 78 http://www.gabrielperi.fr - Mél: fondation@gabrielperi.fr

Abonnement à la liste : envoyer un mail à liste-subscribe@gabrielperi.fr

Désabonnement : envoyer un mail à liste-unsubscribe@gabrielperi.fr

=====> Vient de paraître : France et Afrique : pour une nouvelle donne

Colloque - Les actes du colloque de Dakar.

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=175

=====> Vient de paraître : Caroline Fourest : la tentation obscurantiste et le défi lancé à la gauche

DVD - Ce DVD reprend la conférence donnée par Caroline Fourest le 16 mars 2006..

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=183

=====> Vient de paraître : Les perspectives de paix au Proche-Orient

Colloque. Les actes du colloque organisé en collaboration avec l'Institut de recherches internationales et stratégiques (Iris).

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=178

=====> Fondation Gabriel Péri

22 rue Brey - 75017 Paris - France / T +33 (0) 1 44 09 04 32 F +33 (0) 1 45 74 06 78 -- http://www.gabrielperi.fr -- Mél: fondation@gabrielperi.fr

- From: « Fondation_Gabriel_Péri » <fondation@gabrielperi.fr>

 

4) [PCF] Culture : Projection/Débat

Le 4 décembre, à 19h30, au cinéma Max Linder à Paris,  le PCF organise une projection du film Bamako, suivie d’un débat avec la participation du réalisateur Abderrahmane Sissako, celle de Aminata Traoré, de Édouard Glissant et de Marie-George Buffet. Les invitations sont à retirer à : culture@pcf.fr

- From: "Info Hebdo" <liste-infohebdo@pcf.fr>

 

5) [Marx au 21e siècle] Séminaire : « Comprendre le capitalisme actuel »

Les travaux du séminaire mensuel « Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre » (*)ont repris pour une nouvelle année universitaire, dès le samedi 30 septembre 2006, à l’université Paris-I Sorbonne, salle Cavaillès, de 14 heures à 16 heures. Programme des interventions 2006-2007

=====> Le 16 décembre 2006 : Journée d’études sur Heinrich Heine (sous la responsabilité de STATHIS KOUVELAKIS).

Voir les textes disponibles des interventions : rubrique TEXTES EN LIGNE.

 http://semimarx.free.fr/rubrique.php3?id_rubrique=15

=====> Marx au XXIe siècle : l’esprit & la lettre

Séminaire mensuel - seminairemarx@club.fr -- http://semimarx.free.fr

http://www.cerphi.net/marx/marx.htm

- From: "Marx au vingt-et-unième siècle : l'esprit & la lettre" <seminairemarx@club.fr>

 

6) Séminaire : « Philosophie politique de la mondialisation et de l’altermondialisation »

Animé par Jacques BIDET : « Philosophie politique de la mondialisation et de l’altermondialisation » - Séminaire de Doctorat, ouvert au public, Second semestre 2006-7, le jeudi, de 17 à 20 heures Université de Paris-X, Bat. L

Y participeront notamment: Etienne Balibar, Daniel Bensaïd, Gérard Duménil,  Mahmoud Mohammed Salah, Toni Negri, Etienne Tassin et André Tosel

PRENDRE CONTACT DES MAINTENANT avec j.bidet@wanadoo.fr - (la salle sera indiquée par voie d’affiche)

=====> Le processus fulgurant de « mondialisation » auquel nous assistons depuis trois décennies fait vaciller toutes les catégories de la philosophie politique. L'espace privilégié de la politique moderne, l'État-nation, s'effrite de toutes parts. Les grands mécanismes cognitifs, économiques et écologiques ? les pratiques humaines de connaissance et de communication, de production et de destruction ? se structurent en effet progressivement à des échelles toujours plus vastes. Et l’espace mondial s’ouvre à la libre initiative de tous les acteurs d’un marché capitaliste global. Que reste-t-il de la communauté politique, naguère nationale, en tant que source de droit et de légitimité, et en tant que lieu d’un pouvoir supposé commun ? Que devient le citoyen ? Le peuple ? La volonté générale ? Dans cet espace et sur cet espace universel, quel droit revient à chacun ? Quel droit de s'y déplacer, d'y demeurer, de se l’approprier ou d’en jouir, ou d’y vivre tout simplement ? Comment s'y définissent des « droits humains » imprescriptibles ? Et quelle peut en être la garantie ? Quel droit de tous à s'ingérer dans les relations entre chacun, ou de chacun dans les relations entre tous ? Quelle instance peut revendiquer le « monopole » d’une « violence légitime » ? Quels liens s’établissent entre force et droit, « violence » sociale et « lutte » politique ? Est-on fondé à avancer de telles catégories ? Comment comprendre les concepts de la guerre et ceux de la paix ? Quelle relation s’institue entre le droit national et le droit international ? A moins qu’il faille désormais simplement d’un droit mondial ? Le « marché » est-il devenu le paradigme de toute économie ? Forme-t-il désormais avec le droit qui lui correspond le recto et le verso d’une même rationalité enfin advenue ? Assiste-t-on à l’expansion universelle d'une rationalité qui nous est foncièrement commune ? Ou à une occidentalisation universelle ? Se dirige-t-on, entre la tyrannie des juges et le despotisme des experts, vers un droit sans État ou vers un État-monde ? Comment se conçoit la communauté politique à l'échelle mondiale ? Face aux questions ultimes posées à l'espèce humaine par la perspective du désastre écologique et celle de la modification de sa nature biologique, les catégories classiques de la philosophie politique ont-elles encore quelque prise ?

=====> Chaque séance commencera par une session d’une heure, consacrée à la présentation, par un jeune chercheur, d’un texte classique ou contemporain sur le sujet (Locke, Rousseau, Kant, H. Arendt, C. Schmitt, Habermas, etc.), ou de sa propre recherche. Les candidats sont priés de prendre contact : j.bidet@wanadoo.fr.

=====> La seconde session, de deux heures, donnera lieu aux interventions de chercheurs et auteurs actifs dans ces domaines, philosophes surtout, mais aussi économistes, juristes ou historiens. Etienne Balibar, Daniel Bensaïd, Gérard Duménil,  Mahmoud Mohammed Salah, Toni Negri, Etienne Tassin et André Tosel ont déjà donné leur accord. D’autres réponses sont attendues.

=====> On trouvera sur le site http://perso.wanadoo.fr/jacques.bidet/  une bibliographie et diverses précisions, notamment sur les intervenants ultérieurs.

=====> Ce séminaire se situe dans le contexte de la préparation du Congrès Marx International V, qui aura lieu à Paris-X en octobre 2007 : Altermondialisme – Anticapitalisme, Pour une cosmopolitique alternative. http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/ - From: "jacques bidet" <j.bidet@wanadoo.fr>

 

7) [Fondation Copernic]  Séminaire "Risque et néolibéralisme : analyses d'une déconstruction sociale"

- Prochaine séance : Le Mardi 12 Décembre

Bonjour, Après deux ans au Collège International de Philosophie, le séminaire Copernic se poursuit cette année à l'ENS. Entrée libre en fonction des places disponibles. Lieu : 29 rue d'Ulm, 20h30/22h30. Salle Lapie. Bien cordialement, SG. Calendrier : Mardi 16/01,13/02, 13/03, 24/04, 22/05

- From: Fondation Copernic <stephg@ras.eu.org>

 

8) [PCF] OMOS : Mouvement populaire et pouvoirs institutionnels, suite.

Nouvelle séance du séminaire le mercredi 13 décembre à 18h30, autour de ces questions : une autre conception de la citoyenneté peut-elle permettre l’appropriation des prérogatives jusque-là réservées à l’État ? Dans quelles mesures la lutte contre toute dépossession des individus n’est pas un leurre ? Est-il nécessaire et possible de passer d’une situation où les mouvements sont fragmentés à un regard cohérent sur la société ? La somme des mouvements se suffit-elle comme force transformatrice ou est-il nécessaire d’envisager un processus de mise en commun d’objectifs à partir de situations différentes ? ”

- From: "Info Hebdo" <liste-infohebdo@pcf.fr>

 

9) Les « Mardis de 4D » : « Politiques locales de transport et développement durable »

Conférences-Débats « Politiques locales de transport et développement durable : la démarche Agenda 21 peut-elle contribuer à la définition et à la mise en oeuvre de politiques locales de transport innovantes ?»

Mardi 12 décembre 2006

Dans le cadre du Programme National de Recherche et d’Innovation dans les Transports Terrestres (PREDIT), l’Association 4D et les Universités du Maine et de Tours ont mené une étude visant à identifier les articulations existantes entre les politiques de transport urbain et les démarches d’Agendas 21 locaux. Cette étude intitulée « Politiques locales de transport et développement durable » a, en effet, cherché à déterminer dans quelle mesure l’idée de développement durable peut contribuer à définir ou à infléchir les orientations des politiques locales de transports des agglomérations et à faciliter leur mise en œuvre.  14 agglomérations de 6 pays européens (Suède, Allemagne, Italie, France, Suisse et Danemark) ont fait l’objet d’études approfondies, afin de traiter ces questions : La démarche amont de l’Agenda 21 local, s’appuyant sur l’idée de développement durable, permet-elle un approfondissement des projets de transports et de déplacements, conduisant à mieux prendre en compte les multiples besoins relatifs aux déplacements des personnes, comme aux transports de marchandises à travers la ville ? Dans une vision résolument prospective de l’agglomération, les Agendas 21 locaux permettent-ils d’imaginer des évolutions substantielles des modes de vie urbains, touchant aux activités, aux consommations, aux loisirs, ces visions contribuant à renouveler la problématique des transports et  des déplacements ? En somme, les politiques de transport bénéficient-elles des dynamiques des agendas 21 locaux ? Ce Mardi de 4D sera l’occasion de présenter les résultats de la recherche et de poursuivre le débat autour  de ces questions.

=====> Intervenants

* Michel Rousselot, Président du Groupe "Politique des transports" du PREDIT

* Corinne Larrue, Professeur à l’Université de Tours

* Cyria Emelianoff, Professeur à l’Université du Maine

* Ina Ranson, Journaliste spécialiste de l’environnement

* Claire Thiéré, Université du Maine

* David Bordron, Chargé de la synthèse de l’étude

======> Les « Mardis de 4D » ont lieu à la Maison de l'architecture (salle de la chapelle), de 17h30 à 20h00 - 148 rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris – Métro : Gare de l'Est

======> Conditions d'inscriptions

Entrée pour les non-adhérents de 4D : 5 € Correspondant aux frais de participation à la production et à l’envoi des actes. Pour avoir accès au lieu du débat, merci de confirmer votre présence par mail à : Aïcha Debouci - Association 4D : adebouci@association4d.org

======> Informations complémentaires

Pour toute information concernant nos activités (Mardis de 4D, événements, publications, etc.) et pour les commandes, n’hésitez pas à consulter notre site Internet : www.association4d.org ou à nous contacter par téléphone au 01 44 64 74 94 ou par courriel : contact@association4d.org

=====> Association 4D

Cité européenne des Récollets

150 – 154 rue du Faubourg St Martin - 75010 Paris

Tél. : 01 44 64 74 94 - Fax : 01 44 64 72 76

- From: "Claire Sainton Rio" <crio@association4d.org>

 

10) Colloque : "Denis historiques et travail de la mémoire"

=====> Le colloque a lieu le vendredi 1er décembre toute la journée ainsi que le samedi 2 décembre après-midi au Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis (ligne 13, métro Porte de Paris, 22 bis rue Gabriel Péri), et le samedi matin à l’Université Paris 8 (ligne 13, métro Saint-Denis Université, salle B 106)

=====> Colloque organisé, sous la direction de Pierre Bayard et d’Alain Brossat, par le GREVE, Groupe de Recherche sur la Violence Extrême, Université Paris 8 et l’UTCP The University of Tokyo Center for Philosophy avec le soutien d’Aircrige Association internationale de recherche sur les crimes contre l’humanité et les génocides de l’équipe de recherches Littérature et histoires du LLCP, Laboratoire d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie de l’Institut Universitaire de France du Service des Relations et de la Coopération Internationales (Paris 8) de l’UFR «Histoire, Littérature, Sociologie» (Paris 8)

=====> Les falsifications de l’Histoire accompagnent les exterminations et les génocides comme leur ombre. Elles sont comme le prolongement du crime lorsque la vie est redevenue « normale ». Elles revêtent des formes innombrables, dont les plus constantes sont la mise en place de récits falsifiés des événements, récits dotés d’une plus ou moins grande légitimité selon la qualité de ceux qui les émettent. Mais elles passent aussi par l’effacement des traces, la rétention ou la destruction des archives, la réduction au silence des témoins, l’emploi systématique d’euphémismes ou d’expressions inappropriées, l’imposition d’un enseignement de l’Histoire tendancieux, lacunaire ou mensonger et de « versions officielles », la lutte contre la diffusion des versions plus véridiques et contre l’apparition d’un espace public de discussion.

Ce que l’on nomme couramment «révisionnisme» ne saurait ainsi se réduire à l’agitation conduite par quelques groupes de fanatiques et à leurs récits aberrants, comme c’est le cas dans des pays comme la France ou les Etats-Unis, où la mise en doute de l’existence des chambres à gaz demeure, pour l’essentiel, le fait de quelques personnes isolées. Tout au contraire sont le plus souvent en cause, dans les falsifications de l’Histoire moderne et contemporaine, de puissantes coalitions d’intérêts variés, impliquant des autorités établies, des forces sociales et économiques, des groupes communautaires, des secteurs d’opinion, des personnalités politiques ou intellectuelles... Plus les actions criminelles ou les violences massives ont découlé de décisions prises par des autorités légitimes, et plus s’avèrent en général persistantes et variées les tentatives de faire perdurer des récits falsifiés ou lacunaires.

Ce colloque se donne donc pour objet d’analyser, sous des angles multiples, les stratégies au moyen desquelles des autorités, des groupes d’intérêts et des individus organisent la falsification d’un passé criminel ou s’activent en vue de son déni, ainsi que les voies contraires par lesquelles peut s’élaborer le travail de la mémoire. Cette analyse prendra notamment la forme d’une étude comparative menée dans deux aires géographiques très éloignées, l’Europe de l’Ouest et l’Extrême-Orient, chacune de ces aires étant elle-même étudiée à partir de plusieurs exemples différents. La période envisagée sera celle de la seconde Guerre Mondiale, de l’après-guerre et de la décolonisation. Ces comparaisons, menées en croisant les aires géographiques et les pays, devraient permettre de mettre en valeur des situations à la fois proches et contrastées, et d’engager une réflexion plus large que si n’étaient en jeu qu’une ou deux expériences.

=====> Pour recevoir le programme détaillé, écrire à abrossat@club-internet.fr

- From: "olivier.lecour" <olivier.lecour@wanadoo.fr>

 

11) ACP N°19 -  ARPENTER le champ pénal. Extraits

Pierre V. Tournier Le 9/10/06

Lettre  d’information sur les questions  pénales et criminologiques

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*** ESPACE MILITANT ***

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   -  PARIS. 1er  et 2 décembre 2006. « Les églises face à la peine de mort ». Colloque théologique organisé par l’ACT- France. Avec Robert Badinter, Elian Cuvillier et Marc Stenger.

- Lieu : Institut catholique de Paris, 21, rue d’Assas, Paris VIe.

* Contact : acat.france@acat.asso.fr

   - PARIS. Vendredi 1er décembre 2006. 17h30.  Assemblée générale annuelle de l’Association française de criminologie (AFC), sous la présidence de Philippe Pottier. A 19h, l'assemblée générale sera suivie de la remise de la « Bourse Philippe Zoummeroff » d’aide à la réinsertion des personnes détenues. Un cocktail sera offert aux participants  en l’honneur du lauréat de la 3ème session (2005-2006).  En présence de M. Claude d’Harcourt, directeur de l’administration pénitentiaire, de son excellence M. l’Ambassadeur du Cameroun et de M. Bernard Kouchner, ancien ministre (sous réserve). Par délibération du 29 septembre 2006, le jury de la Bourse  a attribué la bourse à un projet d'amélioration de la prise en charge médicale et psychosociale des détenus co-infectés par le VIH et la tuberculose de la prison centrale de Douala au Cameroun. Ce projet est porté par M. Armand Totouom, coordinateur de l'Association Sunaids. Deux autres projets ont particulièrement retenu l'attention du jury. Le premier est un projet d'ateliers de formation professionnelle et comportementale à destination de femmes détenues pour les aider à atteindre l’autonomie, notamment par la valorisation personnelle, porté par l'association CFAD (Continuité Famille Auprès des Détenues et ex-détenues- Montréal. Le second projet est un projet en trois volets, à destination du condamné, de sa famille et son conjoint, visant la préparation à la reprise de la vie en couple ou en famille après l’incarcération. Ce projet était porté par l'association l'Arche Touloise.

- Lieu de l’AG : Palais de Justice de Paris, Cour d’Appel.

*  Contact : afc.mail@afc-assoc.org, Tél. 06 70 48 64 17 (inscription nécessaire)

   - 4. - PARIS. Mardi 5 décembre 2006, 17h - 19h : « Prisons : de la mobilisation des intellectuels aux mouvements de révolte des détenus », Grégory Salle, docteur en science politique, post-doctorant  au CLERSÉ, CNRS, Université Lille 1. Cette conférence est organisée dans le cadre du séminaire « Prisons, Justice et Libertés : les mobilisations militantes des années 1970 », ASA.J « Archives syndicales et associatives dans le champ Justice », sous la direction scientifique de  Pierre V. Tournier. Centre d’histoire sociale du XXe siècle, Université Paris 1. Panthéon – Sorbonne.

- Lieu : CHS XXe s.,  9, rue Malher  Paris IVe (6ème étage), Métro Saint-Paul.

Contact : pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

   - 5. -  PARIS. Lundi 11 décembre 2006.  9h. « Les prisons en France : un grand chantier présidentiel ». 3èmes rencontres parlementaires sur les prisons, présidée par Christine Boutin, députée des Yvelines (UMP) et André Vallini, député de l’Isère (PS). Droits d’inscription 86€ (déjeuner compris) + 15€ pour la synthèse électronique des débats.

 Table ronde 1. « La santé en prison : un effort à poursuivre »

Table ronde 2. «  La santé en prison : quelles pistes de solution ? »

Table ronde 3. «  Qui peut promouvoir ce chantier républicain ? »

Conclusion :Quels engagements des candidats à l’élection présidentielle ?

Synthèse des travaux par Robert Badinter.

- Lieu : Maison de la Chimie, 28 bis rue Saint-Dominique PARIS VIIe.

* Contact :   www.agoraeurope.com

  - 6. - PARIS. Vendredi 12 janvier 2007. 13h30 – 16h30. 8ème séance du séminaire du Groupe d’étude de la récidive en Europe (GÉRE).

 Université Paris 1. Centre d’histoire sociale du XXe siècle en partenariat avec le « Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe », UMR 7043 CNRS, Université Marc Bloch de Strasbourg 2.  avec la participation du SPIP de Paris et de l’AFC.

- Séance consacrée aux travaux de jeunes chercheurs en Europe (programme en cours de construction).

- En particulier, Alexia Jonckheere, assistante de recherche au département de criminologie  de l’Institut national de criminalistique et de criminologie de Bruxelles présentera une communication intitulée « Le poids de la récidive, constatée ou anticipée, dans la détermination de la peine, dans son exécution et au terme de celle-ci. Etat de la question en Belgique. »

- Séance animée par Patrick Colin, Université Marc Bloch de Strasbourg 2.

- Lieu : SPIP de Paris,  10-12, rue Charles Fourier, PARIS, XIIIe (salle de réunion du 1er  étage).

* Contact : pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

- 7. - PARIS. Programme des auditions publiques organisées par l’Association Tétra « Criminalité, délinquance, justice : connaître pour agir » (appel des 115).

1. - Samedi 9 décembre  2006, 10h – 13h  à l’Estran, 10, rue Ambroise Thomas, Paris IXe.

Mme Nicole Maestracci, magistrate, présidente du Tribunal de Grande Instance de Melun, présidente de la Fédération nationale des associations  d’accueil et de réinsertion sociale  (FNARS), ancienne directrice de la Mission de recherche Droit et Justice (GIP), membre du jury du Prix français de criminologie (Prix Gabriel Tarde), signataire de l’appel des 115, membre de l’association Tétra. 

Mme Nathalie Guibert, Journaliste au quotidien Le Monde, chargée des questions de Justice. 

2. - Samedi 13 janvier 2007  (lieu à préciser)

M. Dominique Duprez,  sociologue, directeur de recherches au CNRS, directeur du Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques  (CLERSÉ), président du Comité directeur du laboratoire européen associé CNRS Max Planck « Délinquances, politiques de sécurité et prévention »,  président de la commission 36 « sociologie, normes et règles » du Comité national de la recherche scientifique. 

M. Jean-Paul Jean, magistrat, substitut général près la Cour d’appel de Paris, professeur associé en droit pénal à l’Université de Poitiers, membre du comité de lecture de Champ Pénal / Penal Field,  ancien directeur de la Mission de recherche Droit et Justice  (GIP). 

3. - Samedi 24 février 2007  (lieu à préciser)

M. Bernard Savin, docteur en psychologie, Fédération des soins aux détenus, Centre hospitalier interdépartemental de Clermont de l’Oise,  signataire de l’appel des 115,  membre de l’association Tétra. 

M. Jean-Marc Elchardus, psychiatre, professeur de médecine légale psychiatrique, Hôpital Edouard  Herriot de Lyon,  Administrateur de l’Association française de criminologie (AFC), ancien secrétaire général, membre du jury de la Bourse « Philippe Zoummeroff » d’aide à la réinsertion des personnes détenues,  signataire de l’appel des 115.

4. - Samedi 31 mars  2007 (lieu à préciser)

M. Alain Bauer, criminologue, PDG de la société AB associates, président du Conseil d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance (OND), signataire de l’appel des 115, membre de l’association Tétra.

M. Jean Danet, maître de conférences en droit à l’Université de Nantes, avocat honoraire, ancien président du Syndicat des avocats de France (SAF), signataire de l’appel des 115.

5. - Samedi 12  mai  2007  (lieu à préciser)

M. Pascal Faucher (sous réserve), magistrat, vice-président placé auprès du président de la Cour d’appel de Bordeaux, ancien président de l’Association nationale des juges de l’application des peines (ANJAP), ancien maître de conférences à l’Ecole nationale de la magistrature (ENM).

M. Alain Cugno, philosophe, normalien et docteur d’Etat, professeur en Khâgne au Lycée Lakanal de Sceaux, vice-président de la Fédération des associations réflexion, action, prison et Justice (FARAPEJ), membre du jury du Prix français de criminologie (Prix Gabriel Tarde), signataire de l’appel des 115, membre de l’association Tétra.

6. – Samedi 16  juin  (lieu à préciser).

M. Loic Villerbu, professeur de psycho-criminologie, Université de Haute Bretagne Rennes 2, directeur de l’Institut de criminologie et de sciences humaines, psychologue expert, signataire de l’appel des 115.

M ou Mme X.

* Contact :  Pierre Pélissier, délégué général de Tétra  pierre.pelissier@gmail.com

Tél. 08 77 10 03 40.

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*** DANS LA CITÉ ***

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   - 12. - Une Université Populaire, ouverte à tous, gratuite, avec des enseignants bénévoles : le philosophe Michel Onfray a réactivé ce projet né au 19e siècle à Caen depuis octobre 2002. Depuis les Universités Populaires ont essaimé. La dernière née, en septembre 2006, est l'Université Populaire de Montpellier Méditerranée. Le thème de ses cours cette année est : "Individu et société". Vous pouvez consulter ses programmes et toutes les informations la concernant sur son site : http://upmm.populus.ch/.

    L'université populaire de Lyon existe depuis janvier 2004. Sa nouvelle saison s'ouvre le lundi 2 octobre avec un cours de Keith Dixon sur "L'Ecosse au XXème siècle : démocratie politique et culture populaire". Vous pouvez trouver toutes les informations la concernant et son programme sur son site : http://uplyon.free.fr/. Par ailleurs, sur ce site de l'Université Populaire de Lyon (http://uplyon.free.fr/), vous pourrez écouter en ligne les cours : de 2005 sur le thème « Le je et le nous, d'hier à aujourd'hui » ; de 2005-2006 sur « Résistances ordinaires et figures héroïques » ; et au fur et à mesure les cours de 2006-2007 sur deux thèmes : « La démocratie et le populaire » et « Nous transformons le monde qui nous transforme ». Parmi les nouveautés lyonnaises de l'année 2006-2007 : un cycle de cinq cours pris en charge par les animateurs du journal « La décroissance », un cours de l'économiste Jérôme Maucourant sur « L'économie hétérodoxe », un cours du sociologue Lilian Mathieu sur « Conditions et contraintes de l'action collective »

* Contact : Vous pouvez aussi vous renseigner sur les autres Universités Populaires :

Caen:  http://perso.wanadoo.fr/michel.onfray/accueilup.htm  

Avignon : http://www.upavignon.org  

Amiens : http://unipop.pic.free.fr/index.html   

Narbonne : http://perso.wanadoo.fr/universitepopu.septi/index.htm  

Arras : paule.orsoni@wanadoo.fr

Mons (Belgique) : silsmaria@village.uunet.be  

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*** EN RÉGION ***

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   - 7. - POITIERS, 14, 15 et 16 novembre 2007.  « Les jeunes et la loi : transgressions nouvelles et nouvelles pratiques ». XXXVe congrès français de criminologie, organisé par l’Association française de criminologie avec le concours de l’Université de Poitiers.

Ce congrès est préparé, sous différents angles par les délégations régionales de l’AFC :

Bordeaux : nolithewzellis@yahoo.fr

Toulouse : domingo.bruno@numericable.fr

Poitier : ph.pottier@libertysuf.fr

Renne : bernard.gaillard1@tiscali.fr

Lille : lionet.przygodzki@waandoo.fr

Rouen : siduniversite@yahoo.fr

* Contact : afc.mail@afc-assoc.org,

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* Directeur de la publication : Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS,  Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1. Panthéon Sorbonne). pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

- From: "Pierre V. Tournier" <Pierre-Victor.Tournier@wanadoo.fr>

 

12) Séminaires : « CAPITALISME ET MARCHES, XVIIIe-XIXe siècles »

SEMINAIRES 2006-2007 : le vendredi, 16h00-18h00 Salle IHMC-CNRS, escalier D, 3e étage,  ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris (RER Luxembourg)- Cette année, le séminaire s'adjoint une seconde thématique, en alternance au 2e semestre :

1) Capitalisme et marchés,  XVIIIe-XIXe siècles

France, Grande-Bretagne, Etats-Unis

=====> Le 1er décembre 2006 : Silvia Marzagalli (Université de Nice)

Activités et réseaux négociants dans l'aire atlantique, XVIIe-début XIXe siècle

=====> Le 19 janvier 2007 : Corine Maitte (Université Paris 10)

Marchés de verre, XVIe-XVIIe siècle

=====> Le 16 février 2007 : Anne-Françoise Garçon (Université Paris 1)

Les entreprises minières : techniques et capital, XVIIIe-XIXe siècle

=====> Le 16 mars 2007 : Margarita Villalba-Bustamante (Université Paris 1)

Les entrepreneurs miniers au Mexique, XVIII-XIXe siècle

=====> Le 6 avril 2007 : Céline Bonicco (Université Paris 1)

Hume et l'anthropologie économique

=====> Le 4 mai 2007 : Pierre Vernus (Université Lyon 2)

Du tarif à la convention : la régulation du travail dans la fabrique lyonnaise,

XIXe-début XXe siècle

=====> Le 1er juin 2007 : Robert Salais (IDHE-CNRS)

La construction différenciée des marchés

2) Histoire comparée de la régulation socio-économique en France et en Angleterre, 1688-1848

=====> Le 2 février 2007 : François Jarrige (Université Paris 1)

Le mauvais genre de la machine : les ouvriers du livre et l'échec de la composition mécanique en France et en Angleterre au XIXe siècle

=====> Le 2 mars 2007 : Loïc Charles (Université Paris 2 et INED)

David Hume en France : traductions et réception au XVIIIe siècle

=====> Le 30 mars 2007 : séance commune avec le PRI Études britanniques (EHESS)

L'anthropologie britannique « at home »

10 rue Charles V, 75004 Paris, salle C 35, 14H00-18H00

=====> Le 27 avril 2007 : Philippe Minard

Master & Servant, ou les caractères originaux du droit du travail anglais

=====> Le 25 mai 2007 : Simon Deakin (University of Cambridge)

The contract of employement : a study in legal evolution (sous réserve)

=====> Le 15 juin 2007 : à venir

Ces séminaires sont ouverts aux étudiants de Master et aux doctorants, ainsi qu'à tous les chercheurs intéressés. Ils sont validables en crédits ECTS. Dominique Margairaz, Pierre Gervais, Philippe Minard (Paris 1, Paris 8 et EHESS)

- Contact : dmargairaz@wanadoo.fr, pgervais@ehess.fr, philippe.minard@ens.fr

- From: Philippe Minard <philippe.minard@ens.fr>

 

13) Stéphane Beaud, invité des Amis de l’Huma à Paris

Le 1er décembre au café du Croissant, 146 rue Montmartre, métro Grands boulevards ou Sentier. Dans le « spécial banlieue » de l’Humanité du 24 octobre, Stéphane Beaud dit des événements de novembre 2005 : « Sous cette forme émeutière, c’est aussi une jeunesse populaire qui s’est révoltée contre l’avenir qui lui est réservé. » Le sociologue s’est rendu célèbre, avec son partenaire Michel Pialoux, au lendemain de la catastrophe électorale du 21 avril 2002 par une interpellation en forme d’analyse : « Pourquoi la gauche a-t-elle perdu les classes populaires ? » Après ce double diagnostic, à quatre ans d’intervalle, une question brûle les lèvres : Sur quels points de cette crise faudrait-il agir pour ne pas laisser les choses en l’état, voire empirer ? Cette question se pose déjà et se posera de plus en plus à toutes les parties prenantes du débat politique précédant les scrutins présidentiel et législatifs à venir. Mais il est intéressant de connaître, à ce stade, de la bouche du sociologue auteur d’un diagnostic qui fait référence, les « remèdes » qu’il préconiserait. Stéphane Beaud a accepté de se livrer à cet exercice, périlleux pour un homme de l’art mais précieux pour la réflexion des citoyens. Il sera l’invité du Café des Amis de l’Humanité, à Paris, le vendredi 1er décembre, à 17 h 30. Rendez-vous au café du Croissant, 146 rue Montmartre, métro Grands boulevards ou Sentier. Parking Bourse. C. S. Article paru dans l'édition du 8 novembre 2006

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-08/2006-11-08-840019

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

14) Séminaire Conventions : John Latsis (EconomiX)

Université Paris V - Maison Max Weber (bâtiment K) - salle 103 - mardi 16h-18h

Séance 3 - Mardi 5 décembre : John Latsis (EconomiX) :

 Convention and "Exemplars": an alternative conceptual framework

Texte disponible : cliquer ici ou suivre le lien

http://economix.u-paris10.fr/fr/activites/sem-conventions/

- From: "Séminaire Conventions" <semconv@gmail.com>

 

15) Séminaire Hétérodoxies du MATISSE : Julio LOPEZ (Universidad Nacional Autónoma de Mexico)     

L’objectif de ce séminaire, organisé par le CES-Matisse, est d’offrir un cadre pour s’approprier et approfondir les outils présentés par différents travaux hétérodoxes (d’inspiration keynésienne, marxiste, régulationniste, conventionnaliste, évolutionniste, etc.). Les séances du Séminaire, fixées aux dates suivantes, se déroulent de 16h à 18h30 à la Maison des Sciences Economiques (106 Boulevard de l’Hôpital, 75 013 PARIS), salle des Conférences, 6e  étage 

======> Le 12 décembre 2006

Julio LOPEZ (Universidad Nacional Autónoma de Mexico)

On Floating Exchange Rates, Currency Depreciation, Income Distribution and Effective Demand

=====> 16 janvier 2007

Jérôme CREEL (OFCE)

La règle d'or des finances publiques et son application au Royaume-Uni

=====> 13 février 2007

Stéphano PALOMBARINI (Université Paris VIII – LED)

Diversité des attentes sociales et médiations politiques :

la Présidentielle de 2007 dans une perspective néo-réaliste

=====> 13 mars 2007

Frédéric LORDON (CNRS – BETA) et André ORLEAN (CNRS – PSE)

Genèse de l’Etat et genèse de la monnaie :

le modèle de la potentia multitudinis

=====> 24 avril 2007

Edwin LE HERON (Sciences Po Bordeaux – ADEK)

Politiques économiques dans un modèle Post-Keynésien Stock Flux

=====> 29 mai 2007

Luigi PASINETTI (Università Cattolica, Milano)

Les Keynésiens de Cambridge (U.K.) : une école de pensée injustement oubliée

=====> 12 juin 2007

Ben FINE (SOAS - University of London)

The Economics of Identity, the Identity of Economics

and the General Impossibility of Methodological Individualism

=====> Responsables du séminaire : Bruno Amable, Christophe Ramaux, Bruno Tinel et Carlo Vercellone. Contact : Seminaire-Heterodoxies@univ-paris1.fr

- Université Paris1 Panthéon Sorbonne - CES-MATISSE, CNRS UMR 8174 Maison des Sciences Economiques 106-112 Boulevard de l’Hôpital – 75647 Paris Cedex 13 Tél. : 33 (1) 44 07 81 75 - Fax : 33 (1) 44 07 81 83

Informations : http://matisse.univ-paris1.fr

Contact : Seminaire-Heterodoxies@univ-paris1.fr

- From: Séminaire Hétérodoxies <seminaire-heterodoxies@univ-paris1.fr>

 

16) Séminaire d'Histoire du Matérialisme : Jean-François RIAUX, Professeur en Classes préparatoires HEC, Paris

UNIVERSITÉ DE PARIS I € PANTHÉON-SORBONNE - U. F. R. DE PHILOSOPHIE

Histoire du matérialisme  –  Séminaire de Jean SALEM

Séance du mercredi 29 novembre 2006

15h30-17h30 – Sorbonne, salle Cavaillès

Jean-François RIAUX, Professeur en Classes préparatoires HEC, Paris

GUERNICA OU L’INSOUTENABLE COMME MATIÈRE DE L’ART

Le 24 mars 1945, Simone Téry fit reproduire pour la première fois dans Les Lettres Françaises, les propos que Picasso considéra lui-même comme la formulation la plus achevée de son identité d’artiste engagé, lui qui, dès 1936, s’était rangé aux côtés des Républicains : « Que pensez-vous que soit un artiste ? Un imbécile qui n’a que des yeux s’il est un peintre, ou des oreilles s’il est un musicien, ou une lyre à tous les étages du c¦ur s’il est un poète, ou même s’il est un boxeur, rien que des muscles ? Au contraire, il est en même temps un être politique, constamment conscient d’événements déchirants, impétueux, heureux auxquels il réagit de tout son être. Comment pourrait-on ne pas éprouver d’intérêt pour les autres et, par la vertu d’une indifférence supérieure, se détacher de la vie qu’ils vous apportent si abondamment ? Non la peinture n’est pas faite pour décorer des appartements. C’est une arme de guerre pour l’attaque et la défense contre l’ennemi. »

Toute guerre civile fait le malheur des peuples ; lorsque le 28 avril 1937, l’aviation nazie appelée par Franco anéantit la petite ville basque de Guernica, le bilan est effroyable : quatre heures de bombardement et seize cent vies brutalement fauchées, des milliers de blessés, quelques survivants hagards et sans abri. Picasso,  bouleversé et révolté à l’annonce de cette tragédie, va immédiatement projeter de donner forme à sa fureur  en une quarantaine d’études où s’esquissent tous les éléments de la monumentale toile endeuillée  de Guernica  (7,82 m. X 3,51m, en noir et blanc). S'il va de soi qu'on doit considérer Guernica comme le manifeste de l'engagement politique de son auteur, rien n'exclut qu'on puisse se demander si la sauvagerie effrayante du massacre d'une population n'est  point par essence une matière rebelle à toute représentation « artistique » : en bref, peut-on nommer « ¦uvre d'art » ce qui entend s'approprier  l'impudeur monstrueuse de la barbarie ?   

- From: jean salem <jeansalem@wanadoo.fr>

 

17) [APEIS] FAIM de DROITS : Chomeurs et précaires en lutte

SAMEDI 02 DECEMBRE 2006 4ème MANIFESTATION CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE

14h Place de la République à Paris

Le samedi 2 décembre aura lieu la quatrième manifestation contre le chômage et la précarité, malgré l’intérêt que suscite le chômage, surtout en période pré-électorale et électorale, malgré le nombre sans fin d’organisations appelant à cette manif nous nous retrouvons tous les ans à quelques petits milliers. Nous nous réjouissons que tant d’organisations signent notre appel mais nous regrettons très amèrement et douloureusement le manque de mobilisation de la plupart de ces mêmes organisations et pourtant nous voulons réussir à déplacer le curseur des médias, de la classe politique comme on dit et de l’opinion publique de la crise économique fatale et inéluctable à ce que représente réellement le chômage, à la vie des chômeurs, à la survie au quotidien, aux multiples urgences qui succèdent au désespoir. Pour réussir cette mobilisation nous avons un besoin gigantesque de toutes les bonnes volontés, de toutes celles et de tous ceux qui n’acceptent pas ou plus l’inacceptable, de celles et ceux qui sont d’accord pour distribuer quelques tracts, pour coller 2/3 affiches mais surtout pour en parler, faire passer l’info et convaincre qu’il est capital que les plus victimes d’un système soient identifiés. Nous comptons sur vous, nous avons besoin les uns des autres car nous n’avons que le nombre, chaque geste, chaque mot est essentiel et personne ne fera à notre, à votre place afin de faire face aux terribles attaques sur les droits, tous les droits et en premier lieu sur ceux des plus fragiles et des plus pauvres. Pour en savoir plus :

Tract unitaire recto : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=315

Tract unitaire verso : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=321

L’Apeis met en place sur son site internet un forum d’infos sur la manif du 02 décembre : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=320

http://www.apeis.org/article.php3?id_article=326

APEIS Coordination Nationale 8, rue de Verdun 94800 Villejuif

Site : www.apeis.org - Email : apeis@freesurf.fr

 - From: "APEIS" <apeis@freesurf.fr>

 

18) [infocom-ldh] Colloque pour une proposition de loi-cadre relative aux violences faites aux femmes

LE 2 DÉCEMBRE 2006 AU PALAIS DU Luxembourg SALLE MÉDICIS 15 RUE DE VAUGIRARD 75006 PARIS DE 9 H 00 À 18 H 00 À L’INITIATIVE DU COLLECTIF NATIONAL POUR LES DROITS DES FEMMES - Inscription avant le 27 novembre 2006

e-mail colcadac@club-internet.fr ou téléphone 01 43 56 36 44 / 48

Indiquer nom / prénom / organisation / adresse / tél / e-mail

La salle Médicis a une capacité de 246 places ! S’inscrire au plus vite SVP

Colloque pour une proposition de loi-cadre relative aux violences faites aux femmes

=====> LES FÉMINISTES ONT INITIÉ DANS LES ANNÉES 1970 LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Face à une ignorance complaisamment entretenue, au prix d’une mobilisation soutenue, elles ont su mettre en lumière ce fait social, garant de la domination masculine, alerter l’opinion publique, bousculer les institutions, faire évoluer la législation. Mais ces lois, si chèrement acquises, sont incomplètes, mal appliquées, la prévention est indigente. Il est déplorable qu’en France on fasse encore l’impasse sur les violences psychologiques endurées au sein du couple. En outre, malgré une volonté prétendument affichée de lutter contre ces violences, la tolérance sociale est toujours palpable : publicité sexiste qui s’étale sur nos murs au nom de la liberté d'expression, de la séduction et de l’humour, plaintes refusées dans les commissariats, pourcentage fort élevé de non-lieux et classements sans suite, etc. Il est largement temps d’en finir avec toutes ces ambiguïtés. Il est temps de franchir un saut qualitatif, de prendre les décisions qui s’imposent : les violences qu’elles subissent ont une répercussion sur tous les aspets de la vie des femmes. La réponse apportée aux victimes doit se décliner dans tous les secteurs de leur vie : famille, travail, santé, accès à la justice, aide psychologique, aide sociale, aide financière. Sans oublier la prévention, la sensibilisation, l’information, la formation des professionnelLEs qui sont primordiales. Les Espagnols ont voté en décembre 2004 une « loi organique relative aux mesures de protection intégrale contre la violence de genre ». Ce qui est possible à Bilbao, ne l’est-il pas à Bayonne ?

======> CE QUE NOUS VOULONS ? UNE LOI CADRE TOUT DE SUITE !!!

PROGRAMME

8h45 accueil

9h–9h30 allocution du CNDF

9h30–10h15 première table-ronde : « La domination masculine et les violences faites aux femmes » Françoise Collin, philosophe : « La loi et la vie “ou” les fonctions de la loi : répression et éducation» Michela Marzano, philosophe, chercheuse au CNRS: « Pornographie et violence» Marylène Lieber, sociologue, Maison d’analyse des processus sociaux, Université de Neuchâtel, Suisse : «Un paradoxe qui n’en est pas : les peurs déclarées par les femmes dans les espaces publics»

10h15–10h45 débat

10h45–11h45 deuxième table-ronde : « État des lieux » Brigitte Lhomond, sociologue, CNRS, membre de l’équipe de recherche Enveff : «Enquête sur les violences envers les femmes en France, entre silence et dénonciation» Serge Portelli, vice-président du Tribunal de Grande Instance de Paris : «Place de la victime dans la procédure pénale» Sylvie Cromer, sociologue, Université de Lille 2 : «Le harcèlement sexuel, une loi en danger» Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences faites aux femmes du Conseil Général de la Seine-St-Denis : «Politique territoriale de lutte contre les violences faites aux femmes»

11 h 45 – 12h15 débat

12h15–13h30 déjeuner libre

13h30–14h45 troisième table-ronde : « Quelles solutions ? » Jenny Westerstrand, coordinatrice de l’étude nationale suédoise sur les violences faites aux femmes : « La loi suédoise, la paix des femmes» Doris Benagas, avocate et militante féministe : «La loi espagnole: une forme de lutte contre les violences faites aux femmes» - La proposition de loi-cadre du CNDF

14h45–15h15 débat

15h30–17h30 quatrième table-ronde et débat : «Des personnalités politiques dialoguent avec le CNDF sur la proposition de loi»

17h30–17h45 pause

17h45–18h conclusions par le CNDF

- From: "Infocom Ldh" <infocom-ldh@ldh-france.org>

 

19) Langues et Cultures de France - Lettre n°66 (Extraits)

Langues et Cultures de France- Réseau citoyen créé lors de la Fête de l’Humanité 2004 (Commission Culture du PCF) Animateur Jacques BLIN - écrire : jacques.blin2@wanadoo.fr - site : http://languesculturefrance.free.fr

=====> Samedi 2 décembre 2006 "Escale Occitane à Toulouse pour les langues de France" une initiative de notre réseau avec  la fédération de Haute Garonne du Parti Communiste Français et du Comité Régional Languedoc-Roussillon du P.C.F dans les locaux de la fédération du PCF - 1 allée Marc Saint Saëns - Toulouse - tél.05.61.31.61.31 […] - From: "BLIN Jacques" <jacques.blin2@wanadoo.fr>

 

20) RENCONTRES CULTURELLES « MAROC 2006 »

Maroc Solidarités Citoyennes  - Centre d'Information Inter peuples - Dyade Art & Développement  avec le soutien de la Ligue des Droits de l’Homme (section de Grenoble) organisent une soirée - débat

« LE PROTECTORAT FRANÇAIS : RUPTURE OU PARENTHESE DANS L’HISTOIRE DU MAROC ? » salle de la Maison du Tourisme mardi 5 décembre 2006 de 20 heures à 23 heures

avec Daniel RIVET, Professeur d’histoire à Paris-I Sorbonne

Chercheur au Centre d’Histoire Sociale de l’Islam Méditerranéen (EHESS)

Arrivant au terme de la série d’événements organisés par les « Rencontres Culturelles MAROC 2006 »  nous avons jugé qu’il était utile d’apporter un complément à nos débats sur les dynamiques sociales et culturelles du Maroc contemporain en nous interrogeant sur l’histoire du peuple marocain et en particulier sur une période qui a laissé des traces profondes sur le Maroc actuel, les 44 années du Protectorat français, de 1912 à 1956. Des traces dont il faut faire l’inventaire contrasté : plus de vingt années de conquête militaire et de conflits armés avec les nombreuses résistances populaires, des investissements d’infrastructure importants mis au service de la colonisation, un héritage de travaux scientifiques et de réalisations juridiques et institutionnelles vecteurs de modernisation mais qui ont fortement ébranlé les structures socio-politiques, administratives et culturelles du pays… Nous avons pu convaincre le professeur Rivet, biographe de Lyautey et analyste averti de cette période historique,  de nous aider à en décrypter les principales caractéristiques et à mettre en lumière les influences multiples et contrastées qu’elle exerce sur le Maroc d’aujourd’hui et sur nos relations avec le peuple marocain. Nous espérons que cet éclairage, ainsi que les débats qu’il nourrira, apportera une contribution constructive aux mouvements qui agitent en profondeur l’opinion publique en France sur notre histoire coloniale, en particulier sur l’énorme fardeau de mythologies et de propagandes qui ont accompagné cette histoire et qui pèse encore aujourd’hui sur les réactions de nombreux citoyens de notre pays vis à vis des populations originaires des anciennes colonies et protectorats français. Il y a de quoi débattre… table de presse  dans la salle de la conférence

- contacts et informations : CIIP  04 76 87 59 79  -  ciip@wanadoo.fr

- From: "Infocom Ldh" <infocom-ldh@ldh-france.org>

 

21) Colloque : "L'éthique et l'accompagnement en FOAD : une articulation en voie de construction ?"

Bonjour,  L'université des Sciences Sociales de Toulouse et la European Net-Trainers Association organisent un colloque autour de  "L'éthique et l'accompagnement en FOAD : une articulation en voie de construction ?" le 8 décembre 2006. Vous pouvez recevoir sur simple demande l'appel à communication. Nous serions très honorés que vous le fassiez circuler dans vos réseaux. Très cordialement, Pour l'équipe Alain Taché, Docteur en Sociologie, Responsable pédagogique du Diplôme d'Université "Net-Trainers" - Pour répondre à cet appel à communications, adressez avant le 22 novembre 2006 un titre de proposition et un résumé (maximum : 4500 signes) à nettrainers@univ-tlse1.fr . Nous vous répondrons en suivant, si votre proposition est acceptée, votre article et les supports de présentation (diaporama, affiches, …) seront à envoyer pour le 05 décembre 2006. Consignes de rédaction - Police : Arial narrow - Taille du titre : 16 - Taille du texte : 11 - Résumé : maximum de 4500 signes - Article : maximum de 35.000 signes espaces compris - Références bibliographiques en note de bas de pages comme suit : Prénom Nom, Titre de la référence, Ville, Maison d'édition, Année, page n°. Une brève présentation de l'auteur-re figurera en fin de l'article. - Université Toulouse 1  Sciences Sociales  - Diplôme d'Université "Net-Trainers"  - Bureau MA 202 (CRIDF ID3 - Manufacture des Tabacs)  - Place Anatole France  - 31042 TOULOUSE Cedex  - FRANCE  - Tel : 33 5 61 12 88 50 - Courriel : nettrainers@univ-tlse1.fr  - From: Net-Trainers <nettrainers@univ-tlse1.fr>

 

22) [UNEF] Lettre d'info  14/11/2006 (Extraits)

www.unef.fr

=====> Signez le Manifeste de l'Economie Solidaire

. À l’initiative de France Active, une vingtaine de militants associatifs, syndicalistes (dont l’UNEF), universitaires, chefs d’entreprises, citoyens, se sont réunis régulièrement pendant 9 mois pour approfondir le sens qu’ils donnent à l’économie solidaire et proposer des actions concrètes pour la renforcer. Cette réflexion collective a donné naissance à un texte commun : «le manifeste de l’économie solidaire», qui énumère 10 propositions. Ce manifeste rassemble des organisations et personnes aux sensibilités et démarches différentes, mais qui souhaitent poursuivre un combat commun : l’activité économique ne saurait avoir pour seule finalité le profit, l’économie solidaire constitue une résistance puissante à l’individualisme marchand, ses réalisations innovantes influencent l’économie de marché. Un meeting sur l’économie solidaire se tiendra jeudi 7 décembre 2006 à la Maison de la Mutualité à 18h30. Ce sera l’occasion de discuter des actions à mettre en œuvre à partir de 2007 pour préparer l’avenir de l’économie sociale et solidaire. Partie prenante de l’initiative, l’UNEF vous invite à lire et signer le manifeste de l’économie solidaire en envoyant un mail à : contact@unef.fr - http://www.franceactive.org/ - From: UNEF <ne_pas_repondre@unef.fr>

 

23) Les toutes premières réunions du mois de décembre 2006 à Grenoble

Pour réserver dès maintenant...quelques rencontres prévues en Décembre 2006

Vendredi 1° Décembre forum à la MC2  organisé par la Métro  à partir de 10h00 jusqu'à 18h30  sur "Effet de serre et effet de société"  site dédié :   http://www.la-metro.org/fr/actualite/act_effet_serre.htm

- Lundi 4 au Tonneau à 20h30 « Les intégrations régionales et les institutions internationales dans la mondialisation» avec Jacques TENIER (Conseiller maître à la Cour des comptes, Enseignant à l’institut d’études politiques de Rennes)

- Mardi  5 à la Maison des Associations de Grenoble, 6 rue Berthe de Boissieux à 20h30. 20h30  «la Colombie aujourd'hui : état des lieux & perspectives » avec Maurice LEMOINE - le Monde Diplomatique et Le Collectif de soutien à l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) de Grenoble –

- Mercredi 6 Décembre à 20h30  au Tonneau  “La vie, la santé, l’amour,  sont précaires.   Pourquoi le travail ne le  serait-il pas ?”  Faut il brûler le code du travail ?  Le contrat doit-il se substituer à la loi ?  avec Gérard Filoche  (Edit . Jean-Claude Gawsewitch) 

- From: "jacques toledano" <jacques.toledano@wanadoo.fr>

 

24) Colloque : La création culturelle dans les langues de France

COLLOQUE : « Vitalité sociolinguistique et création culturelle en langues de France aux XXe et XXIe siècles. Usages et représentations »

Montpellier, Université Paul-Valéry - 8-9 décembre 2006

Organisé par le Collectif Histoire Sociale des Langues de France, l'ARSER-Laboratoire  DIPRALANG- EA 739 et l’équipe REDOC / Recherches en domaine Occitan (Montpellier III)

Contacts : Carmen Alén Garabato (carmen.alen-garabato@univ-montp3.fr), Henri Boyer (henri.boyer@univ-montp3.fr),  Marie-Jeanne Verny (mjvb@wanadoo.fr) 

PROGRAMME

Vendredi 8 décembre - Matin (salle F003) 

8h30 : 8h40 : Accueil par le Collectif HSLF : H. Boyer, F. Broudic, D. Caubet,

8h40- 8h50  Ouverture du colloque par Jean Sibille, chargé de mission à la DGLFLF

8h50 : Présentation du programme (Carmen Alén Garabato, Henri Boyer, Marie-Jeanne Verny)

9h : Marie-Jeanne VERNY (REDOC- Montpellier III)-  La langue et la culture occitanes dans les manifestations publiques festives et culturelles : place et représentation-s

9h30 : Elisabeth CESTOR  (SHADYC  (EHESS Marseille)- Les différents usages du chant en langue d’oc dans la Provence contemporaine

10h : Hervé TERRAL (IUFM Toulouse)- Les Fabulous troubadours : entre inscription dans le passé et tentative de construction universelle

10h30 : Pause

11h: Padrig ELEGOET (Univ. Rennes II)- La création chantée en Bretagne dans la période 1970-2000

11h 30 : Francis FAVEREAU (Univ. Rennes II)- Création et langue en breton-celtique

12h : Repas

Vendredi 8 décembre - Après-midi (salle F003)

14h : Michel BERT (Univ. Catholique de Lyon) – Claude LONGRE  (Univ. Lumière Lyon 2)- Le décalage entre la dynamique de promotion du francoprovençal et le conservatisme de ses expressions culturelles : indice de déclin ou phase annonciatrice d’un renouveau ?

14h30 : Bernard TABUCE (Univ. Montpellier III- DIPRALANG)- Situations de contact : l’exemple des bandes dessinées

15h : Lionel JOLY (CLUSTER de Sociolinguistique du Pays Basque - DIPRALANG)-  Langue basque et culture basque : chanson en langue basque, pastorale, théâtre et bertsolarisme au XXIe siècle

15h30 : Pause

16h : Marie-France PATTE (CNRS - CELIA) -  Le rôle des chansons dans la revitalisation de l’arawak, langue amérindienne de Guyane française

16h30 : Dominique CAUBET (INALCO)- Musiques de France depuis 80: langues en mélange; l'exemple de Zebda, Gnawa Diffusion, Manu Tchao, Massilia Sound System…

17h : Table ronde sur la radio, le cinéma et la télévision animée par F. BROUDIC  (AMPHI F) : Jean Pierre BELMON, journaliste, responsable des émissions occitanes FR3 Méditerranée, Aimé BREES, journaliste à Radio Lengadòc (radio associative), musicien (polyphonies Aqueles et jazz-rock Kakophonic Orchestra), Michel GAYRAUD (cinéaste, auteur de films diffusés principalement par FR3 Toulouse et Aquitaine), Liliane JAGUENEAU (Univ. de Poitiers - FORELL), Louis-Jacques SUIGNARD…

19h : Projection du film de M. Gayraud : Sirventés  (AMPHI F)

20h 30 - Soirée musicale : Aqueles, groupe de polyphonies occitanes : (Mostèla, Aimat Brees, Matieu Vies, Beneset Vieu) : salle Charles Camproux.

Samedi 9 décembre - Matin (salle F003)

9h : Noureddine BAKRIM-  Le web amazigh : spécificités des pratiques langagières et contact avec le français

9h30 : Marie-Christine HAZAËL-MASSIEUX (Univ. de Provence)- Les créoles sur Internet : nouveaux scripteurs, nouveaux usages ?

10h : Patricia HEINEGER – CASTERET (Univ. de Pau et des Pays de l'Adour) – Jean-Baptiste  COYOS  (Iker UMR 5478 - Bayonne) – La pastorale en Gascogne et Pays Basque : entre tradition et création

10h30 : Fabrice JEJCIC  (CNRS-LAMOP)- Vitalité de l'écrit dans les variations du français : usages graphiques et représentations de parlures

11h : Pause

11h30 : Carmen ALEN GARABATO (Univ. Montpellier III- DIPRALANG)- Les publications périodiques en langue d’oc : vecteurs de diffusion de la culture occitane 

12h : Jaume COSTA (UMR ICAR)- Représentations et enseignement à travers l’exemple d’un journal en occitan : Aquò d’aquí.  

12h30 : Alain DI MEGLIO (IUFM de Corse)- Entre l’identitaire, l’immigré, le national et la frontière : réflexions sur la création et l’animation littéraires en Corse dans son espace sociolinguistique

13h : Clôture du colloque

Marie Jeanne VERNY - dpt occitan université Paul Valéry Montpellier

co-secrétaire FELCO - Fédération des Enseignants de Langue et Culture d'Oc

Ad. person : 12 rue Salle l'Evêque 34000 Montpellier 04 67 66 33 31

La FELCO est hébergée par son association académique le CREO de Toulouse

http://creo-mp.chez-alice.fr/

Visitatz nòstre siti / Visitez notre site.

MANIFESTACION  "ANEM ÒC ! PER LA LENGA OCCITANA !"

- TOTIS a BESIÈRS lo 17 de MARÇ de 2007 - informacions: Anem Òc! BP 6011 -34501 Besièrs Cedex

 - www.manifestarperloccitan.com   - 06 86 00 66 39 - From: "mjvb" <mjvb@wanadoo.fr>

 

25) Réunion nationale des collectifs pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes

=====> Une date : les 9 et 10 décembre

Une date a été retenue pour la prochaine réunion nationale des collectifs. Elle aura pour ambition de valider l’ensemble de notre démarche (ambition/stratégie, programme, candidature) ce qui supposera la désignation à la fois du groupe de porte-parole et du (de la) candidat(e). Cette réunion aura lieu le week-end des 9 et 10 décembre.

=====> Cette méthode ne peut partir d’un préalable

Tout préalable pour quiconque ou contre quiconque est à rejeter car il signifierait évidemment une exclusion de fait, or nous cherchons à rassembler toute la gauche antilibérale ce qui suppose de ne pas commencer par en exclure une partie. L’éviction a priori condamnerait notre démarche ; tout doit partir de la conviction

[…]

======> A partir de quels critères organiser ces débats ?

Le choix devra se porter sur un des neuf noms. Il s’agit donc d’examiner leur pertinence pour assumer la responsabilité d’être notre candidature commune au regard de critères décidés ensemble. Le texte du 10 septembre en énumère plusieurs qu’on peut “ résumer ” :

* Rassembler au plus large. La capacité à rassembler l’unité la plus large possible de l’ensemble des composantes politiques, associatives, syndicales, citoyennes qui ont contribué à la victoire du non au référendum et ainsi contribuer à entraîner le maximum d’adhésions à notre démarche jusqu’aux urnes. Ce qui implique également de rendre particulièrement “ lisible ” le passage du social au politique.

* Faire vivre notre unité dans sa diversité.

       Cette diversité est notre richesse, mais elle est aussi le plus grand des obstacles pour désigner un seul nom. Aucun n’est issu d’une génération spontanée. Tous héritiers d’une longue histoire, qu’ils soient organisés ou pas dans un parti, ils ne peuvent aujourd’hui prétendre représenter parfaitement et de façon égale tous les courants qui traversent notre démarche. Et pourtant il sera nécessaire de le réaliser le mieux possible : c’est une question de respect de toutes les composantes mais aussi d’efficacité en termes électoraux.

* La capacité à s’inscrire dans le cadre du travail collectif que va impliquer l’existence du groupe de porte-parole et toute l’équipe qui travaillera à cette campagne.

* Le respect de la stratégie et du programme. Il (elle) devra porter à la fois la stratégie et l’ensemble du programme et le rendre lisible au plus grand nombre.

* La capacité à porter notre campagne.      

       Même si nous serons volontaristes pour imposer la campagne la plus collective possible, nous savons quand même que le (la) candidat(e) sera le plus sollicité par les médias, débats contradictoires, meetings… Le tout dans une campagne intense. Il ou elle devra maîtriser ce savoir-faire avec l’aide et les soutiens nécessaires.    

* Préserver notre avenir commun.

       Nous portons dès maintenant une vocation majoritaire pour une gauche de transformation. Mais nous savons également que cette campagne serait inutile pour changer la donne à gauche si elle ne s’inscrivait pas dans un processus de longue durée. Notre unité se doit d’avoir un avenir. Il nous faut donc un (une) candidat(e) qui permette ou tout au moins laisse ouverte cette perspective d’un rassemblement durable. Cette élection n’est pas un “ coup ” sans lendemain et la candidature devra porter le mieux possible cet espoir de construction commune.

[..]

=====> l’expression des opinions

Chaque collectif doit évidemment réfléchir dès maintenant à la façon dont il fera connaître son choix (ou son choix le plus partagé), dans la dernière période de ce processus, c’est-à-dire dans les semaines précédant immédiatement la réunion nationale des 9 et 10 décembre. Là où ne se dégagera pas clairement un choix commun, il sera sans doute nécessaire de mesurer, de façon loyale et incontestable, l’importance respective des opinions défendues au sein du collectif. Une mesure quantitative sera alors utile pour dégager une tendance dont il conviendra  de déterminer plus précisément les règles. Des propositions, à discuter, seront faites aux collectifs prochainement pour cette étape ultime. Le 2 novembre 2006

[…]

Sur la base des fiches renvoyées, un groupe de travail du collectif national procèdera à une synthèse qui sera envoyée aux collectifs début décembre (avant la réunion des 9-10) et qui servira de base au rapport introductif à la réunion des 9-10)

=====> PROPOSITION D’ORDRE DU JOUR

Samedi 9 :

9h30 – 12h30 : assemblée plénière - Introduction du débat basée sur la synthèse des remontées des collectifs - Débat général.

12h30 – 14h00 : repas.

14h00 – 17h30 : assemblée plénière - suite du débat général.

18h00 – XXh00 : Réunion de commissions :

- commission de synthèse « Candidature et accord politique global »

- commission de travail pour adoption des amendements « programme »

Dimanche 10 :

9h00 – 13h00 : assemblée plénière - restitution des commissions – débat - conclusions.

Lieu :

Centre Sportif de l’Ile des Vannes

16 boulevard Marcel Paul – 93 L’ILE SAINT DENIS

Métro Mairie de Saint Ouen + BUS 137 ou 166

Le site : http://www.alternativeagauche2007.org

- From : Comite2007UnivBx@free.fr

 

26) Ciné-débats LDH au Cinéville de Conflans : "QUIERO VIVIR!" ("Je veux vivre !")

La section locale de la Ligue des Droits de l'Homme reprend sa programmation de rencontres mensuelles autour d'un film au Cinéville de Conflans (salle d'art & essai; 5 rue A. Crapotte, à côté de la Mairie, à 250m de la gare SNCF Conflans Ste-Honorine; soirée aux tarifs habituels du cinéma, Tel : 01 39 72 63 75).

Après un cycle de ciné-débats de janvier à juin sur l'état des droits et libertés en France aboutissant à une grande initiative publique mardi 14 novembre au Théâtre Simone Signoret de Conflans (table-ronde avec le président national de la LDH Jean-Pierre DUBOIS, les sociologues Laurent BONELLI et Joëlle BORDET, le magistrat Denis SALAS) ouverte par 45' de concert avec Francesca Solleville, les deux prochains Ciné-débats au Cinéville de Conflans seront sur des thèmes très différents : 

> vendredi 15 décembre, avec Muriel BRENER, réalisatrice, qui présentera son film récent sur la Bolivie "QUIERO VIVIR!" ("Je veux vivre !") Philippe Laville - président de la section de Conflans Ligue des Droits de l'Homme - Section de Conflans – Andrésy - Chanteloup – Maurecourt 25 av. Gallieni 78700 Conflans  06 70 84 84 71 - ldh-conflans@club-internet.fr  - From: "Infocom Ldh" <infocom-ldh@ldh-france.org>

 

27) Salon de L'autre livre  à Paris (15-17/12/2006)

Date : du vendredi 15 au dimanche 17 décembre 2006 de 10h à 19h

Lieu : Salle Olympe de Gouges (15 rue Merlin, Paris 11e)

L’association L’autre livre organise, en partenariat avec le Secours populaire, le 4ème Salon de L’autre livre,  sur le thème de la solidarité, du vendredi 15 au dimanche 17 décembre 2006, Salle Olympe de Gouges (15 rue Merlin, Paris 11e - M° Père Lachaise ou Voltaire). Ce Salon international donne l’occasion aux lecteurs de découvrir la production littéraire d’une centaine d’éditeurs français ou étrangers dont l’existence est précieuse pour la vie des livres.

Des débats autour du Livre blanc de l’édition indépendante seront animés par des journalistes pour étudier les propositions de l’association pour la bibliodiversité. Les éditeurs offriront au Secours populaire des livres invendus pour favoriser la lecture des plus démunis à l’approche de noël.

Le public sera également invité à acheter des livres pour en faire don au Secours Populaire. Des lectures et des dédicaces seront proposées.

Entrée libre et gratuite. Pour la première fois cette année, L’autre livre organise, du 11 au 17 décembre, la semaine de la bibliodiversité durant laquelle des libraires proposent à leurs lecteurs de découvrir des ouvrages publiés par des éditeurs indépendants. Association L’autre livre – www.lautrelivre.net

48 rue Sainte Croix La Bretonnerie 75004 PARIS - Contact presse : presse@lautrelivre.net - Sébastien Benoîton (06 80 74 46 57)

- From: "Patricia Latour" <patricia.latour@noos.fr>

 

28) Le Café Citoyen de Caen 

Au bar brasserie Le Drakkar 87, Rue de l'Oratoire (derrière le théâtre de Caen) 14000 CAEN - Téléphone : 02 31 85 31 60

http://www.nouvellearcadie.net/index.php?m=324

Créer un Café Citoyen dans votre ville: http://www.nouvellearcadie.net - Rubrique "Créer un Café Citoyen"

Quel est le Café Citoyen le plus proche de chez vous ? : http://www.nouvellearcadie.net - Rubrique "Mon Café Citoyen"

Le Mouvement des Arcadies : http://www.nouvellearcadie.net - Rubrique "Pourquoi Arcadie ?"

Lieux et fréquences des débats : CAEN CENTRE

A l'étage du bar brasserie Le Drakkar

87, Rue de l'Oratoire (derrière le théâtre de Caen)

14000 CAEN - Téléphone : 02 31 85 31 60

Fréquence : deux fois par mois : les 2ème et 4ème samedi de chaque mois, à 15H00

Calendrier de la saison 2006/2007 pour le bar Le Drakkar :

Samedis 9 et 23 décembre 2006, à 15H00

Samedis 13 et 27 janvier 2007, à 15H00

Samedis 10 et 24 février 2007, à 15H00

Samedis 10 et 24 mars 2007, à 15H00

Samedis 14 et 28 avril 2007, à 15H00

Samedis 12 et 26 mai 2007, à 15H00

Samedis 9 et 23 juin 2007, à 15H00

=====> CAEN QUARTIER PIERRE HEUZE

Dans le cadre d'un partenariat avec la Caisse d'Allocations Familiales du Calvados. Maison de quartier Pierre Heuzé 15 place Champlain 14000 CAEN

Téléphone : 02 31 94 65 94 - Fréquence : une fois par mois, chaque dernier lundi du mois, de 14h00 à 16h00. Calendrier de la saison 2006/2007 pour la maison de quartier Pierre Heuzé :

Lundi 27 novembre2006

Lundi 29 janvier 2007

Lundi 26 Février 2007

Lundi 26 Mars 2007

Lundi 30 Avril 2007

Lundi 28 Mai 2007

Lundi 25 Juin 2007

=====> Adhérer à l'Arcadie de Caen :

La participation aux Cafés Citoyens est libre et gratuite (sous réserve de prendre une consommation au bar). Cependant, adhérer permet de soutenir notre activité démocratique. Le montant de la cotisation pour l'année 2006-2007 est de 23 euros pour les personnes en activité et les retraités et de 12 euros pour les personnes en difficulté financière. Imprimez cette page et renvoyez-la accompagnée de votre règlement, ainsi que de vos coordonnées, à l'adresse suivante : Arcadie de CAEN, 4, rue Bosnières 14000 CAEN

Le bureau : Président : M. Marc HOUSSAYE

Secrétaire : M. Fabrice DELESTRE

Trésorier : M. Vincent LEQUENNE

Email : caen@nouvellearcadie.net

- From: "LNA - Cafés Citoyens" <caen@nouvellearcadie.net>

 

29) Liste des salles programmant "ALLEZ YALLAH!" semaine après semaine...

Ces informations sont mises en ligne et entretenues sur le site de Cargo Films

www.cargofilms.com

======> Du mercredi 29 novembre au 5 décembre 2006 :

L¹Entrepôt à PARIS 14°

Le Reflet Médicis à PARIS 5°

L¹Écran à SAINT-DENIS

Le Louis Daquin à BLANC-MESNIL

Diagonal Capitole à MONTPELLIER

Le Zola à VILLEURBANNE

Les Carmes à ORLÉANS

Le Jean Vigo à BORDEAUX

L¹Alhambra à MARSEILLE

Le Concorde à NANTES

Le Méliès à PORT-DE-BOUC

La Médiathèque à CAVAILLON

Le Melville à ROUEN

La MJC Picaud / Studio 13 à CANNES

---- Débats en présence du réalisateur ou/et de caravanières:

Le Zola à VILLEURBANNE: mercredi 29.11 (soirée)

Studio 13 à CANNES: jeudi 30.11 (a.m. jeune public et soirée)

Le Jean Vigo à BORDEAUX : jeudi 30.11 (soirée)

L¹Alhambra à MARSEILLE : vendredi 01.12 (soirée)

La Médiathèque à CAVAILLON : samedi 2.12 (à l'issue séance 15h)

L¹Écran à SAINT-DENIS : lundi 04.12 (soirée)

Le Melville à ROUEN : mardi 05.12 (soirée)

======> Du mercredi 6 au 12 décembre 2006 :

L¹Entrepôt à PARIS 14°

Le Reflet Médicis à PARIS 5°

La MJC à ARGENTEUIL

Le Théâtre-Studio à ALFORTVILLE

Le Comoedia à SÈTE

Le Concorde à NANTES

Le Méliès à PORT-DE-BOUC

L¹Opéra à LYON

Le Caméo à NANCY

L¹ABC à BOURG-EN-BRESSE

---- Débats en présence du réalisateur ou/et de caravanières:

L¹Opéra à LYON : mercredi 06.12 (soirée)

L¹ABC à BOURG-EN-BRESSE : mercredi 06.12 (soirée)

Le Caméo à NANCY : jeudi 07.12 (soirée)

La MJC à ARGENTEUIL : vendredi 08.12 (soirée)

Le Théâtre-Studio à ALFORTVILLE: samedi 09.12 (à l'issue séance 15h)

Le Comoedia à SÈTE : lundi 11.12 (soirée)

======> Du mercredi 13 au 19 décembre 2006 :

L¹Entrepôt à PARIS 14°

Le Reflet Médicis à PARIS 5°

Le ciné 220 à BRETIGNY-SUR-ORGE

Le Jacques Prévert à GONESSE

Le Concorde à NANTES

Le Méliès à VILLENEUVE D¹ASCQ

Le Méliès à PORT-DE-BOUC

L¹Opéra à LYON

Le Rio CLERMONT-FERRAND

---- Débats en présence du réalisateur ou/et de caravanières:

Le Méliès à VILLENEUVE D¹ASCQ : Mercredi 13.12 (soirée)

Le Rio CLERMONT-FERRAND: vendredi 15.12 (soirée)

Le ciné 220 à BRETIGNY-SUR-ORGE : lundi 18.12 (soirée)

"Les 4 Vents" BRIE-COMTE-ROBERT: mardi 19.012 (soirée)

======> Du mercredi 20 au 26 décembre 2006 :

L¹Entrepôt à PARIS 14°

Le Reflet Médicis à PARIS 5°

Le ciné 220 à BRETIGNY-SUR-ORGE

Les Toiles à SAINT-GRATIEN

(débats en cours de détermination)

......

======> Du mercredi 27 décembre 2006 au 2 janvier 2007 :

L¹Entrepôt à PARIS 14°

Le Reflet Médicis à PARIS 5°

======> Du mercredi 3 au 9 janvier 2007 :

Le Cratère à TOULOUSE

======> Du mercredi 10 au 16 janvier 2007 :

Le Cratère à TOULOUSE

Le Théâtre de la Renaissance à OULLINS

======> Du mercredi 17 au 23 janvier 2007 :

Le Luxy à IVRY-SUR-SEINE (à confirmer)

======> Du mercredi 24 au 30 janvier 2007 :

Le Théâtre Paul Eluard à CHOISY-LE-ROI

Les Elysées à ISSOUDUN

L¹Agora à MARSEILLE

.....

Du mercredi 7 au 13 mars 2007 :

Rencontre Cinématographiques à DIGNES-LES-BAINS

Le Fanal à SAINT-NAZAIRE

Du mercredi 14 au 20 mars 2007 :

Le Mégarama à AUDINCOURT

Du mercredi 21 au 27 mars 2007 :

Le Café des Images à HÉROUVILLE-SAINT-CLAIR

- From: Barakat20ans@aol.com

 

30) JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME

MANIFESTATION REGIONALE, le Samedi 9 Décembre à 14H30, Place de la REPUBLIQUE à LILLE POUR EXIGER LA REGULARISATION MASSIVE DES SANS PAPIERS  AUX CANDIDATS POUR LA PRESIDENTIELLE DE 2007! 

Les différents partis politiques choisissent, les uns après les autres, leurs candidats à l’élection présidentielle 2007. La lutte des sans papiers et soutiens se poursuit pour la régularisation alors que les prétendants soit évitent la question, soit s’abritent derrière le prétendu « racisme des français » comme prétexte pour ne pas régulariser tous les sans papiers. Les chiffres suivants sont un démenti sans appel à ces allégations irresponsables des politiciens lepénisés : il y a environ 600.000 sans papiers, soit 0,89% de la population à régulariser ; ils sont 25.000 « boat people » candidats en pirogue au cours de cette année 2006 à venir échouer sur les rives des Iles Canaries; Plus de 90% des 250 millions des immigré(e)s dans le monde émigrent vers d’autres pays du Sud, seuls moins de 10% émigrent dans les pays riches d’Europe et des USA/Canada/Japon, dont les multinationales sont à l’origine des causes profondes et structurelles de l’émigration par le pillage des richesses des pays du Tiers Monde ; 73% plus 12%, ce qui fait 85% des français, c’est à dire 3% de plus que le score de Chirac lors du second tour de l’élection présidentielle le 5 mai 2002 contre J.M. Le Pen chef du parti fasciste français, sont pour une régularisation massive (sondage récent). Ajoutons qu’au cours de ces 10 ans de lutte le formidable peuple français a apporté à chaque grande épreuve de notre lutte (occupations, grèves de la faim, etc.) un démenti  cinglant aux mensonges intolérables des gouvernements successifs irresponsables, ainsi réduits à calomnier leur propre peuple de « raciste ». C’est un mensonge monumental, un faux et usage de faux contre le peuple, les travailleurs français.  La lepénisation d’une partie de plus en plus grande de la classe politique se traduit par l’instrumentalisation  électoraliste de la question des étrangers, de l’immigration, des sans papiers pour semer la graine de la discorde, le poison du racisme dans le but malsain de diviser pour mieux régner contre les intérêts des travailleurs et du peuple en général et en particulier contre l’immigration régulière et irrégulière. La régularisation de tous les sans papiers est la seule anti-thèse véritable opposable au fascisme lepéniste, à la « communautarisation ethniciste  », et donc à l’inégalité des droits et la division qui opposent sur des bases raciales, culturalistes, religieuses une partie de la société à l’autre. Le sens et la signification fondamentale de notre lutte est le vivre ensemble dans l’égalité. Alors, les candidats à la présidentielle 2007 doivent dire clairement si ils, elles sont pour une société qui nie le droit à l’existence légale à des humains parce que qu’ils, elles sont nés ailleurs. Fait à Lille le 122/11/06

- From: diagne roland <rolandfode@yahoo.fr>

 

31) ReSPUBLICA 490 - Extraits

n°490 - mardi 28 novembre 2006

Pour lire cette lettre complète, cliquez ici : http://www.gaucherepublicaine.org/lettres/490.htm

===> Mode d'emploi: Vous souhaitez réagir à une chronique, nous envoyer un texte: Envoyez un courriel à la rédaction sur evariste@gaucherepublicaine.org.

Si vous souhaitez inscrire des proches à Respublica, obtenir un texte paru dans les anciens numéros ou nous faire part d'un changement d'adresse email, ou vous désabonner écrivez à respublica@gaucherepublicaine.org

===> Vous pouvez lire ReSPUBLICA en ligne à l'adresse www.gaucherepublicaine.org

Adhésion de soutien: Bien que le journal électronique ReSPUBLICA soit rédigé par des contributeurs non rémunérés, nous devons faire face à des frais (notamment informatique). C'est pour cela que votre aide financière est la bienvenue pour nous permettre de continuer à vous informer sur les combats de la Gauche Républicaine et Laïque. Pour ce faire vous pouvez faire une adhésion de soutien en vous inspirant du barème ci-après et en nous envoyant sur papier libre vos Noms, Prénoms, Adresse et courriel à: Les Amis de ReSPUBLICA 27, rue de la Réunion 75 020 PARIS -- Barème indicatif: Chômeurs, RMIstes, Etudiants 10 euros SMIC et au-delà entre 25 euros et 100 euros

=====> Au Sommaire

1--. chronique d'Evariste

1. La gauche antilibérale dans tous ses états, par Évariste

2--. élections présidentielles 2007

1. La gauche anti-libérale est encore sous l'emprise du libéralisme économique, par Pierre Baracca

2. L'hypothèse Mélenchon est posée au PCF, par Le Journal Marianne

3. Pourquoi Ségolène Royal l'a-t-elle emporté ?, par Jean-Jacques Chavigné

4. Plutôt Ségolène qu'un droitier pro-américain, par Marcel COOLS

5. Les actions de Bové servent-elles les multinationales ?, par Jean-Claude Depoil

6. Les réunionnais privés de Sarkozy !, par Pierre Cassen

3--. combat social

1. La difficile lutte de l'UMP contre les 35 heures, par Anna Borrel

4--. débats laïques

1. Approfondir un vrai débat, par Pierre Cassen

2. Je partage la définition de Jérôme Manouchian sur la laïcité, par Michel Naud

3. Préserver la sphère publique des religions, par Pierre Montagnon

5--. Débat autour du soutien à Robert Redeker

1. Soutien à Robert Redeker, par Claude Barratier

2. Lettre à Mohamed Sifaoui, par Driss C. Jaydane

6--. combat laïque

1. La laïcité en Grande-Bretagne, par Carole Biot-Stuart

2. Un discours victimaire et anti-Républicain, par Caroline Brancher

7--. à lire

1. Critique du livre "Immigration, sortir du chaos" de Maxime Tandonnet, 1ère partie, par Mireille Popelin

8--. Agenda

====> AGENDA

=====> vendredi 1 décembre 2006 Dieu et la religion, auxiliaires du maintien de l'ordre et de l'Etat, Réunion publique à la Bourse du Travail de Saint-Denis, 9, rue Génin (métro ligne 13 - station Porte de Paris).

Avec : o Jocelyn Bézecourt : Dieu et la religion, auxiliaires du maintien de l'ordre et de l'Etat,  o Bernard Touchais : Les héritages culturels religieux et humanistes comportent-ils des valeurs universelles suffisantes pour être dignes de toute confiance ?, Modérateur : Marc Silberstein. Les débats seront enregistrés par Radio Libertaire - Pourquoi ? A l'heure où certains viennent nous parler de " La politique au risque de la spiritualité ", pour ne par parler des religions, il nous a semblé nécessaire de rappeler que le discours politique doit s'inscrire dans le temporel, dans le mieux être social et non pas dans les chimères d'un au-delà inexistant... A l'heure où le lobby clérical (La Vie, Démocratie et spiritualité, La vie nouvelle, les Amis de la vie) trouve le soutien de Jacques Delors et Régis Debray (mais qui s'en étonnerait) mais aussi celui d'Elizabeth Guigou, de Dominique Voynet et de Patrick Braouezec, il nous a semblé nécessaire de répondre par une réunion publique se revendiquant des principes laïques et démocratiques. Organisé par la Société de Défense des laïques non-croyant, non-croyantes et athées.

=====>  vendredi 1 - dimanche 3 décembre 06 4ème UNIVERSITE DE NI PUTES NI SOUMISES VVF le Normont - La croix Saint Jacques - 91000 Dourdan

Dédiée à Hina SALEEM, victime d'un crime "d'honneur" - Italie - Août 2006

Pour la quatrième année consécutive, le Mouvement Ni Putes Ni Soumises organise son université d'automne les 1 er, 2 et 3 décembre 2006 en région parisienne. Comme chaque année, ce rendez-vous, devenu désormais incontournable, regroupe l'ensemble de nos militants, de nombreuses personnalités et des acteurs de terrain qui font autorité dans le combat pour l'émancipation et l'égalité. Ces trois jours de travaux, de réflexion et d'échange permettront de dégager des propositions et des perspectives afin de lutter contre les violences faites aux femmes. La montée des obscurantismes, la restauration des "valeurs morales", la désagrégation du contrat et du lien social font peser sur les femmes de graves menaces. Partout dans le monde, l'égalité des sexes, la mixité, la laïcité sont battues en brèche par les tenants de l'ordre et des traditions archaïques.

En France, les élections présidentielles et législatives seront l'occasion de débattre de la place des femmes dans notre société. Il nous revient d'interpeller nos candidats tout comme l'opinion publique et de proposer des mesures qui endigueront à jamais la dégradation du statut de la femme dans la sphère professionnelle ou privée.

=====>  mardi 5 décembre 2006 Le délit de blasphème Hôtel du Grand Orient de France, Temple Arthur GROUSSIER, 16, rue Cadet - 75009 Paris (Metro Cadet ou Grands Boulevards) avec la participation du Comité Laïcité-République, de l'U.F.A.L. , du Mouvement Europe et Laïcité - CAEDEL, des Cahiers de l'Orient et de l'Association Chevalier de la Barre. o Ouverture : Daniel Morfouace, Premier Grand Maître Adjoint du Grand Orient de France,  o Animation des débats : Daniel Bénichou, Président de l'association du Chevalier de la Barre,  o Caroline Fourest, Journaliste,  o Fiammetta Vienner, Journaliste,  o Antoine SFEIR, Rédacteur en chef des Cahiers de l'Orient,  o Yves PRAS, Président du CAEDEL,  o Jean-Marie KINTZLER, Conseil Scientifique de l'UFAL, Professeur de philosophie,  o André Bellon, Ancien député, o Conclusion : Jean-Michel Quillardet, Grand Maître du Grand Orient de France.  Contact reservations : En raison du nombre de places limitées, il est préférable de réserver auprès de : Nicole REVIDON au 01.45.23.74.49 ou nicole.revidon@godf-asso.com

=====>  mardi 5 décembre 2006 ALLEZ YALLAH au cinéma LE MELVILLE, à Rouen

Comité de RÉflexion et d'Action Laïque de la Seine-Maritime (CRÉAL-76) avec la participation du Collectif rouennais pour les droits des femmes propose " ALLEZ YALLAH ! " un film de Jean-Pierre THORN. La projection sera suivi d'un débat en présence du réalisateur. " Allez Yallah, un poème épique, une chanson de geste à la gloire d'une caravane de femmes, se donnant la main des deux côtés de la méditerranée, pour combattre ce fléau de l'intégrisme religieux remettant en cause leurs droits universels à l'égalité. À pied, en bus, en taxi... sous des tentes berbères dressées chaque jour dans une localité différente, au coeur des douars et bidonvilles du Maroc comme des banlieues déglinguées de France, une poignée de caravanières musulmanes et non musulmanes réunissent les femmes dans l'espace public pour dire leurs droits, prendre conscience de leur force et danser leur soif de liberté. Un pied de nez aux islamistes et machos de tous bords. Une approche nuancée et pleine d'humanité d'un sujet ô combien brûlant. Nous les suivons pas à pas dans leur combat, aux rythmes des textes engagés de la rappeuse Bams et du chant poétique de Sapho. "

=====>  mercredi 6 décembre 2006 Face aux menaces intégristes : défendre la liberté d'expression et la laïcité Cercle Républicain, 5 avenue de l'Opéra 75001 PARIS Cap 21 et Madame Corinne LEPAGE ont le plaisir de vous inviter à participer à la soirée débat sur le thème : "Face aux menaces intégristes : défendre la liberté d'expression et la laïcité" Participeront au débat : o André BERCOFF : Ecrivain, journaliste, Président du Press Club.  o Jean Paul BRIGHELLI : Normalien, professeur agrégé de lettres, auteur de "La fabrique du crétin".  o Pierre CASSEN : Animateur de Respublica.  o Chahla. CHAFIQ : Sociologue, et romancière.  o Alain CALLES : Ancien Président du MRAP ( Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples).  o Caroline FOUREST : Ecrivain, rédactrice en chef de Prochoix, auteur avec Fiammetta VENNER de "Tirs croisés"  o Corinne LEPAGE : Présidente de CAP 21  o Michèle VIANES : Présidente de Regard de Femmes - Participation aux frais : 5 euros Pré-inscription obligatoire pour des raisons de sécurité auprès de Sylviane TROPPER : Sylviane.tropper@wanadoo.fr

=====>  mercredi 6 décembre 2006 La vie, la santé, l'amour, sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ? au Tonneau Diogène, à Grenoble

A l'invitation des Amis du Monde Diplomatique "La vie, la santé, l'amour, sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ?" Faut il brûler le code du travail ? Le contrat doit-il se substituer à la loi ? avec Gérard Filoche (Edit. Jean-Claude Gawsewitch)

=====>  jeudi 7 décembre 2006 7O éme anniversaire du Front Populaire à la Maison des syndicats à CHALON S/S,2, rue du Parc  Réunion publique autour du 7O éme anniversaire du Front Populaire animée par Jean BOUVERET, professeur honoraire d'histoire, et Daniel DERIOT responsable associatif. Organisation : Refondations 71, collectif Chalonnais citoyenneté-Laïcité-Justice. Entrée libre.

=====>  jeudi 14 décembre 2006 La violence et les enfants Salle Victor Jara, Rue Lesire bus 51 arrêt Lesire, à Vaulx-en Velin  L'Ufal du Rhône continue son cycle de conférences sur la violence et les enfants . Cette deuxième conférence aura lieu à Vaulx-en Velin Seront à la tribune : o Jean-Claude Santana ( président de L'Union des familles laïques )  o Dominique Ginet ( Psychologue Maître de conférence à Lyon 2 )  o Marguerite Jeger ( Femmes solidaires )  o Un représentant du syndicat des Officiers de police ( UNSA ) site : http://ufal69.apinc.org/spip/article.php3?idarticle=38

=======>  ReSPUBLICA est édité par l'association: "Les Amis de ReSPUBLICA", 27 rue de la Réunion, 75020 PARIS Courriel: respublica@gaucherepublicaine.org  Site: http://www.gaucherepublicaine.org  - From: "" <journal@gaucherepublicaine.org>

 

32) Séminaires de la Société chauvinoise de philosophie

Vous trouverez sur le site le programme des séminaires de la Société chauvinoise de philosophie, pour l'année 2006-2007  p/le bureau, Bien cordialement, Emmanuel Chubilleau : http://www.philosophie-chauvigny.org/

- From: "E.Chubilleau" <e.chubilleau@philosophie-chauvigny.org>

 

33) Cinquième Congrès Marx International : « Altermondialisme – Anticapitalisme : Pour une cosmopolitique alternative »

Vous pouvez recevoir sur simple demande en fichier attaché l’appel lancé pour le

Cinquième Congrès Marx International qui se tiendra à Paris (Sorbonne) et à Nanterre (Université Paris-X) dans un an, du 3 au 6 octobre 2007

Le thème retenu est le suivant: « Altermondialisme – Anticapitalisme : Pour une cosmopolitique alternative »

=====> Les informations relatives à l’organisation du congrès s’affichent graduellement sur le site d’Actuel Marx à l’adresse suivante:

http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/cm5/index5.htm

Ce message concerne l’organisation de la Section Économie du congrès, dont les responsables sont Gérard Duménil (dumenil@u-paris10. fr ) et Dominique Lévy  (dominique .levy@ens.fr )

=====> Comme lors des congrès précédents, la Section Économie sera probablement une section importante. Lors du congrès IV, elle avait rassemblé environ 70 intervenants dans une session plénière et 16 ateliers. La langue principale du congrès est le français, bien que nous parvenions normalement à assurer la traduction en anglais de plusieurs plénières. En économie, nous nous attacherons à organiser des ateliers en anglais et espagnol, selon le nombre d’intervenants qui se présenteront. Certaines revues ou groupes de recherche peuvent prendre en charge des ateliers. Le thème du congrès suggère des approches pluridisciplinaires (économie, sociologie, politique…). Un processus d’harmonisation sera réalisé à un stade ultérieur de la préparation du congrès.

=====> Appel à contributions : Demandes à soumettre  avant le 31 mars 2007

Les personnes désireuses d’intervenir doivent nous faire parvenir une proposition de moins d’une page, avant la fin du mois de mars 2007. Nous vous ferons savoir avant fin avril, quelles sont les contributions qui ont été retenues. Nous nous tenons, cependant, à la disposition de ceux qui voudraient recevoir dès maintenant une lettre d’invitation (sans préjuger de la sélection de l’intervention). Le thème de l’altermondialisme et de l’anticapitalisme suggère des contributions portant sur le capitalisme néolibéral contemporain, dans la perspective de la contestation et du dépassement de l’ordre mondial actuel. La question des contradictions, économiques et corrélativement politiques, apparaît cruciale, de même que celle de la dynamique historique: par quelles étapes (ou stades, ou phases) est passé le capitalisme, quel est le sens de la phase actuelle, quelles sont les perspectives? Le champ est vaste, mais nous demandons aux intervenants de jouer le jeu, en tentant de cibler leurs textes sur la thématique générale du congrès.

Gerard DUMENIL, 39 rue d'Estienne d'Orves,  92260 Fontenay-aux-Roses,

dumenil@u-paris10. fr

Dominique LEVY, Cnrs-Pse, 48 bd Jourdan, 75014 Paris,

dominique.levy@ens.fr

Page Web / Home Page : http://www.jourdan.ens.fr/levy/

======> Altermondialisme – Anticapitalisme : Pour une cosmopolitique alternative

Appel au Congrès Marx International V Université de Paris-X, du 3 au 6 octobre 2007

Au seuil du IIIe millénaire, le capitalisme déploie une dynamique d’asservissement et de violence renouvelée. Le néolibéralisme met en concurrence les travailleurs du monde entier. Il nivelle les acquis du mouvement ouvrier et démocratique, des luttes des femmes, des combats du Tiers-monde. Il liquide les identités et autonomies nationales. Il dissout les diversités culturelles au profit de substituts marchandisés. Il nous précipite vers la catastrophe écologique. De la dynamique globale des résistances de tous ordres émerge une force unificatrice. Le mouvement altermondialiste a fait surgir une logique mondiale des solidarités qui donne à l’internationalisme un nouveau visage. Il a mis en avant un mot d’ordre universel : « un autre monde est possible ». De multiples composantes travaillent à en définir les conditions économiques, politiques, culturelles, sociales. Mais pourra-t-il éluder les questions les plus redoutables : comment changer le monde dans le capitalisme ? Et pour quel autre monde non capitaliste ? L’ambition de ce Ve Congrès Marx International est de mettre en débat ces interrogations. Il s’agit de penser de bas en haut une autre cosmopolitique. Notre appel s’adresse aux chercheurs de toutes disciplines, à tous les collectifs de recherches, académiques ou non, qui se reconnaissent dans la perspective d’un « autre monde ».

=====> Organisation de la rencontre

Elle est construite sur la base de Sections Scientifiques : Philosophie, Economie, Droit, Histoire, Sociologie, Culture, Langages, Sciences Politiques, Anthropologie. Et de Sections thématiques : Etudes Féministes, Ecologie, Socialismes, Marxismes. Des plénums interdisciplinaires rassembleront les congressistes sur des thèmes transversaux. Les revues théoriques co-organisatrices y développeront leurs propres projets.

Présidents du Congrès : Jacques Bidet et Gérard Duménil

Contact : Actuelmarx@u-paris10.fr

L’information s’affichera progressivement sur notre site :

http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/

- From: Dominique Levy <dominique.levy@ens.fr>

 

34) Colloque EUROFRAME : “Towards an Ageing and Globalising Europe : Challenges for the European Social Model(s)”

4TH EUROFRAME CONFERENCE ON ECONOMIC POLICY ISSUES IN THE EUROPEAN UNION - Vous pouvez recevoir sur simple demande l'appel à communication pour le colloque EUROFRAME :   "Towards an Ageing and Globalising Europe:

Challenges for the European Social Model(s)" qui se tiendra à Bologne le 8 juin 2007. Vos propositions de communication sont les bienvenues jusqu'au 12 mars

 Merci de bien vouloir diffuser cet appel à communication

The EUROFRAME group of research institutes (CPB, DIW, ESRI, ETLA, IfW, NIESR, OFCE,

PROMETEIA, WIFO) will hold its fourth annual Conference on Economic Policy Issues in the

European Union in Bologna on 8 June 2007. The aim of the conference is to debate on economic

policy issues relevant in the European context. The call for papers focuses this year on policy challenges for the European Social Model(s) in the contexts of ageing and globalisation. Contributions should address in particular issues related to: The impacts of demography (ageing and immigration) and globalisation both on macroeconomic behavioural functions, on macroeconomic equilibrium and on the different specific models the countries have adopted for social protection; What reforms and what governance for European social protection systems (pensions, unemployment, health, exclusion, family, long term care): what lessons from the already enacted reforms? How the existing tools for long run growth forecasting can help in evaluating different options in social reforms (calibrated general equilibrium models; overlapping generations models, etc.); Which empirical tools should be used to evaluate the already enacted reforms in the labour markets? How do the different European social models perform?

=====> Submission Procedure

Abstracts should be submitted by e-mail before 12 March to stefania.tomasini@prometeia.it and

catherine.mathieu@ofce.sciences-po.fr. Abstracts (2 pages) should mention: title of

communication, name(s) of the author(s), affiliation, corresponding author’s e-mail address, postal

address, telephone number. The corresponding authors will be informed of the decision of the scientific committee by mid-April. Full papers should be received by e-mail by 21 May.

=====> Scientific Committee

Karl Aiginger (WIFO), Ray Barrell (NIESR), Alan Barrett (ESRI), Paolo Bosi (PROMETEIA), Klaus-

Juergen Gern (IfW), Markku Kotilainen (ETLA), Alfred Steinherr and Christian Dreger (DIW), Henri

Sterdyniak (OFCE), Wim Suyker (CPB), Catherine Mathieu (OFCE, Scientific Secretary)

=====> Local Organising Committee (PROMETEIA, Bologna)

Paolo Onofri (Chairman), Stefania Tomasini (paper submission), Elena Giarda (coordination and

fundraising)

=====> Contacts - Abstract and paper submissions

Stefania Tomasini: stefania.tomasini@prometeia.it, tel.: +39 (0) 51 648 09 27

Catherine Mathieu: catherine.mathieu@ofce.sciences-po.fr, tel.: +33 (0) 1 44 18 54 37

======> Esther Benbassat OFCE

Département économie de la mondialisation

69, quai d'Orsay 75007 Paris

Tél : 01 44 18 54 42/Fax : 01 44 18 54 64

esther.benbassat@ofce.sciences-po.fr

- From: "Benbassat" <esther.benbassat@ofce.sciences-po.fr>

 

35) Collectif d’initiative laïcity

Nous appelons les femmes et les hommes, dans tous les pays, à constituer une force de résistance pour un mouvement laïque international :

* - Contre tous les racismes, sans distinction, les intégrismes, les communautarismes réducteurs,

* - Pour l’égalité des droits quelle que soit l’origine,

* - Contre toutes les discriminations ethniques, sociales ou sexuelles,

* - Pour les libertés de conscience et d’expression,

* - Pour la laïcité

* - POUR L’AMITIE ENTRE LES PEUPLES

Sur ces objectifs, un collectif d’initiative (ouvert) s’est constitué pour

une première rencontre laïque internationale à Paris, les 10 et 11 février 2007 .

Pour tout contact, pour soutenir, participer, s’informer, ou signer, écrire à contacts@laicity.info ou Collectif d’initiative laïcity c/o UFAL – 27, rue de la Réunion - 75020 PARIS - France

- From: raisonances@9online.fr

 

 

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         & Echos de France &

         &&&&&&&&&&&&&&&&&&&

 

36) Pour battre la droite en 2007 et réussir à gauche : Déclaration du Parti communiste français, Le 28 11 06

 Les 9 et 10 décembre prochains, une très importante réunion nationale des collectifs unitaires pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes pour 2007 va se tenir. Elle aura pour tâche d’achever de construire un accord sur les objectifs, le programme et la candidature à la présidentielle. A l’approche de cette réunion, qui sera riche de l’apport de centaines voire milliers de délégué-es venu-es de toute la France, le débat sur la candidature à la présidentielle connaît une tension préoccupante. Dans cette situation, le Parti communiste entend appeler chacune et chacun à mesurer l’importance cruciale pour notre peuple de l’enjeu de la réussite du rassemblement que nous construisons toutes et tous ensemble, et à assumer ses responsabilités.

Notre entreprise collective – rassembler toutes celles et tous ceux, toutes les forces qui se sont engagés pour la victoire du « non » au référendum européen, et au delà toutes celles et tous ceux qui veulent enfin rompre dans notre pays avec les politique libérales – répond à une nécessité vitale pour notre peuple. Elle seule peut ouvrir l’espoir pour des millions d’ouvriers, d’employés, de précaires, de privés d’emploi, de jeunes qui souffrent et ont un besoin impérieux de changement concret immédiat, pour les femmes confrontées aux discrimination et aux violences, pour les étrangers vivant dans notre pays dans des conditions inhumaines, pour notre peuple qui se sent toujours davantage privé de parole et de possibilité de se faire entendre. Il y a urgence sociale. Il y a urgence politique. C’est pour cette raison que nous avons décidé ensemble de dépasser les clivages et les différences pour construire une solution politique crédible dont notre peuple puisse se saisir dès 2007 afin de bousculer la donne politique à gauche et ouvrir une alternative antilibérale.

Nous savons toutes et tous, depuis le début, que cette entreprise est difficile et exigeante. A chaque étape, des oiseaux de mauvais augures nous ont annoncé notre échec : les différences entre nous seraient trop grandes, notre rassemblement se briserait. Il n’en a rien été. La dynamique politique que nous avons collectivement contribué à créer a permis d’avancer. Sur toutes les questions, jusqu’à présent, même celles qui paraissaient les plus difficiles, nous avons réussi à dépasser les obstacles et à construire collectivement des choix communs. Et cette dynamique grandit. Des collectifs se créent par centaines dans tout le pays. Les meetings sont de plus en plus nombreux, enthousiastes, déterminés. L’espoir est en train de se construire.

Il nous reste à dépasser une difficulté qui n’est pas des moindres : celle de la candidature commune à la présidentielle. Nous connaissons depuis le départ la nature de cette difficulté : nous sommes divers, et le piège du présidentialisme nous oblige à ne choisir qu’un seul nom. C’est pourquoi nous nous sommes donnés des règles pour permettre là aussi de construire collectivement un choix commun. Or, depuis peu, des voix s’élèvent pour s’affranchir de ces règles et sommer le Parti communiste de retirer sa proposition. Toutes les autres candidatures pourraient être examinées, argumentées, évaluées. Mais celle de Marie-George Buffet devrait tout simplement être exclue d’office. Un appel intitulé : « La gauche antilibérale doit se ressaisir ! » a même été signé dans ce sens par des membres du Collectif national d’initiative, parmi lesquels d’autres candidats – Clémentine Autain, Yves Salesse – et les délégations de plusieurs composantes de ce rassemblement.

Cet appel dramatise de façon outrancière les conditions de cette discussion. Il affirme que « la dynamique unitaire est aujourd’hui menacée » et cite la LCR, José Bové et le Parti communiste.

Or, quels sont les faits ?

-          La LCR présente la candidature d’Olivier Besancenot en concurrence avec celle de la gauche antilibérale. Elle le fait parce qu’elle est en désaccord radical avec les objectifs et la stratégie que les collectifs unitaires ont décidé ensemble, par un consensus quasi unanime, le  10 septembre dernier;

-          José Bové s’est retiré du rassemblement pour la présidentielle au motif que O. Besancenot était candidat, et que le Parti communiste maintenait sa proposition, pourtant soumise à discussion sans préalable ;

-          le Parti communiste, dont les militantes et militants contribuent activement, depuis son origine, au développement du processus unitaire, met en débat la candidature de Marie-George Buffet dans le cadre de ce processus et dans le strict respect des règles de discussion qu’il s’est données.

Pourtant, cet appel les met sur le même plan. Ils porteraient de la même façon la responsabilité de la division des forces du 29 mai 2005 ! Ce texte propose en conséquence à José Bové et à Olivier Besancenot de rejoindre le rassemblement, en estimant que les divergences avec la LCR peuvent aujourd’hui être dépassées, et appelle le PCF à retirer la candidature de Marie-George Buffet.

Aussitôt adopté, cet appel, qui n’a été ni discuté ni même annoncé au Collectif national, a été largement mis en circulation et publié sur la page d’accueil d’un site Internet associé à celui des collectifs locaux. Cette façon de faire, qui ne donne pas une image bien reluisante de la politique, est préoccupante. Elle pose en tout cas deux très sérieux problèmes.

Le premier est de méthode. Nous avons décidé ensemble de construire un rassemblement citoyen où toutes les femmes et tous les hommes qui le veulent puissent participer aux débats et aux décisions. Nous avons élaboré la façon de discuter et de décider ensemble, avec notre diversité, en en faisant une richesse et une force. Certes, discuter et décider à plusieurs milliers de voix est une entreprise inédite, difficile. Nous inventons une forme nouvelle de la démocratie, assurés de la conviction que la seule façon de réussir est de faire confiance en celles et ceux qui voudront s’engager dans cette démarche.

C’est pourquoi les communistes font tous leurs efforts, depuis des mois, pour que le plus grand nombre possible de femmes et d’hommes rejoignent ou créent des collectifs, y mènent le débat, participent aux décisions. Elles, ils le font autour deux, dans les milieux populaires et auprès des salariés des entreprises parmi lesquels elles et ils sont ancrés, et naturellement en mettant en mouvement dans ce sens le plus grand nombre possible d’adhérent-e-s du Parti communiste. Et cela serait, comme l’a prétendu J. Bové de façon très regrettable, une volonté de peser abusivement sur le débat ? Mais c’est évidemment l’inverse. Tout le monde devrait se féliciter de ce que les communistes font cet effort, et avec succès. Tout le monde devrait en faire autant pour que notre rassemblement soit riche de dizaine de milliers d’hommes et de femmes de toutes les sensibilités de gauche : socialistes, républicaines, écologistes, d’extrême gauche, altermondialistes, etc. Il est dommage, très dommage que ce ne soit pas encore le cas.

Le second problème très préoccupant posé par cet appel est de fond. Car la question de la candidature n’est pas d’ordre personnel : elle est uniquement politique. Face à une droite et une extrême droite qu’il faut battre à tout prix en 2007, va-t-on laisser s’installer un centre gauche qui ne remettrait pas en cause les politiques libérales et qui n’aurait rien à craindre d’être flanqué d’une extrême gauche uniquement protestataire ? Ou va-t-on travailler réellement, dans la campagne électorale qui va s’engager, à ouvrir une autre voie à gauche, à construire l’espoir d’une victoire permettant de changer la vie ?

Il n’est pas vrai, comme le prétend l’appel, que la candidature de Ségolène Royal aurait fait disparaître par enchantement les désaccords avec la direction de la LCR. Il est préoccupant que cet appel n’appelle à nous rejoindre que J. Bové et O. Besancenot, ignorant de fait que notre rassemblement, s’il veut assumer sa vocation majoritaire, doit s’adresser aussi aux hommes et aux femmes qui, à gauche, notamment parmi les socialistes et les républicains du « non », ne nous ont pas encore rejoint.

La LCR ne cesse d’expliquer qu’elle ne partage pas l’objectif adopté le 10 septembre par les collectifs locaux qui a fixé cette ambition majoritaire à la gauche antilibérale. Mais le choix de la candidature socialiste ne change rien sur ce point, bien au contraire. Il rend plus indispensable que jamais de proposer à notre peuple de se saisir des élections de 2007 pour changer la donne à gauche en choisissant majoritairement, comme il l’a fait le 29 mai, une orientation politique antilibérale. C’est la raison pour laquelle Marie-George a lancé il y a quelques jours un appel solennel aux électrices et électeurs de toutes les sensibilités de gauche qui veulent que la gauche ne renonce pas à être la gauche, qu’elle soit porteuse de toutes les luttes pour la justice, la liberté, la paix, un autre mode de développement, pour notre peuple, nous devons nous adresser sans exclusive à toute la gauche, sur la base des propositions que nous avons élaborées ensemble. C’est à toutes celles, tous ceux-là que la gauche antilibérale doit s’élargir. C’est aussi ce projet, cette ambition pour le rassemblement en construction que porte la candidature de Marie-George Buffet. Et c’est pourquoi, naturellement, les communistes continueront à en discuter sereinement dans tous les collectifs, et à la réunion nationale des 9 et 10 décembre.

Une grande force populaire peut se lever à l’appel de notre rassemblement lors des élections de 2007. Ne freinons pas la dynamique qui est en train de grandir par des tensions et des exclusives qui ne peuvent que nous tirer vers le bas. Nous dépasserons toutes les difficultés si nous faisons confiance à l’intelligence et au sens des responsabilités de notre peuple. Le Parti communiste appelle toutes les forces, toutes celles et tous ceux qui sont engagés dans cette construction à ne pas se laisser détourner de la discussion loyale, transparente, dans le respect de chacune et de chacun qu’ils mènent dans les collectifs locaux. Rejetons les exclusives et les pressions. Que personne ne se laisse dicter son choix : faisons en sorte que la réunion des 9 et 10 décembre soit un grand moment de confiance où le choix de la démocratie sera porté jusqu’au bout. Alors, la gauche antilibérale se construira dans son unité préservée. Et nous réussirons. 

 

37) Déclaration du Comité d’Initiative Unitaire National des collectifs antilibéraux

A l’unanimité, le CIUN appelle les collectifs et l’ensemble des composantes de notre rassemblement à interrompre le processus de signature de pétition en faveur de tel ou tel texte, de telle ou telle prise de position. La poursuite de cette logique fait courir le risque d’un affrontement camp contre camp, qui pourrait affaiblir notre rassemblement en altérant son unité. Les éléments de discussion sont désormais sur la table; ils seront reproduits intégralement sur le site www.alternativeagauche2007.org  des collectifs. Chacun-e pourra en prendre connaissance et en débattre, dans les collectifs et sur les forums de discussion.

- From: "Info Hebdo" <liste-infohebdo@pcf.fr>

 

38) Rassemblement populaire et citoyen : Marie-George Buffet s’adresse aux femmes et aux hommes de gauche

Déclaration de Marie-George Buffet à l’issue du Conseil national du PCF, tenu à la suite de l’élection interne au PS de Ségolène Royal pour 2007.

Chômage, pauvreté, précarité, discriminations, insécurité, mépris… En France avec ce gouvernement de droite comme dans toute l’Europe où elles s’appliquent, les politiques « libérales » de soumission aux exigences des marchés financiers conduisent à l’impasse. La gauche est face à un choix, un seul pour que la vie change : choisir une politique nouvelle. Une politique qui prenne les problèmes à la racine et qui, pour cela, ose s’affronter aux intérêts des puissants. Il n’y aura pas de changement sans ce courage-là. 2007 va être une année décisive pour battre la droite, pour barrer la route à Sarkozy, le « petit Bush français », et pour ouvrir un nouvel espoir à gauche. Mais si la gauche s’entête à reculer devant les réformes nécessaires, à proposer des politiques qui ont échoué, le pays n’ira pas mieux et c’est Le Pen qui en profitera.

======> Une politique de gauche ambitieuse

Comme beaucoup, nous sommes inquiets d’une gauche qui renoncerait à mener une politique de gauche, comme le fait Tony Blair en Angleterre. En ce sens, les propositions de Ségolène Royal sont préoccupantes. Car une politique de gauche, ce doit être la justice sociale, l’augmentation du SMIC, des salaires, des retraites, du pouvoir d’achat, le droit au logement pour tous. Ce doit être la lutte contre la précarité, les suppressions d’emplois, les délocalisations et pour une sécurité d’emploi et de formation. Ce doit être l’abrogation des lois Fillon et Douste Blazy et le développement de la protection sociale. Ce doit être des mesures effectives pour assurer une réelle égalité entre les femmes et les hommes. Ce doit être la garantie pour chaque enfant, chaque jeune, quelle que soit son origine sociale, d’une éducation et d’une formation de haut niveau. Ce doit être l’abrogation de toutes les lois et mesures discriminatoires contre les étrangers, la régularisation des sans-papiers, le droit de vote et d’éligibilité pour les résidents étrangers. Ce doit être un nouveau type de développement, fondé sur la remise en cause des privatisations et l’extension des services publics, le renforcement de l’économie sociale et solidaire, l’élargissement des droits des salariés, l’écologie et le développement durable, une politique libérant la recherche du carcan de la financiarisation.. Ce doit être une 6ème République cassant le présidentialisme et la confiscation des pouvoirs, étendant les droits et les libertés des individus, des citoyens, des salariés. Ce doit être une action de la France pour faire respecter le vote du 29 mai, refuser les directives de libéralisation, construire l’Europe de la justice sociale et de la démocratie que demandent les Européens, contribuer à la paix, au désarmement, au respect des droits humains et à un monde de la solidarité entre tous les peuples et tous les continents. Ce doit être la mobilisation des moyens financiers, de l’État, des banques, des entreprises et la conquête de nouveaux pouvoirs pour réaliser ces ambitions.

=====> Un rassemblement populaire et citoyen

Nous toutes et nous tous, femmes et hommes de gauche, dans la diversité de nos choix électoraux, qui partageons cette volonté que la gauche gagne en 2007 et que cette victoire débouche sur une nouvelle majorité et un gouvernement déterminé à mettre en oeuvre une telle politique, construisons ensemble le rassemblement populaire et citoyen pour ce changement ! Le rassemblement antilibéral auquel travaillent, avec beaucoup d’autres, les communistes vise cet objectif.

=====> Ensemble, créons un nouvel espoir pour gagner.

Électrices et électeurs communistes, socialistes, écologistes, républicains, d’extrême gauche, nous nous retrouvons depuis des années dans les luttes contre la droite et le patronat, pour la justice, la liberté, la dignité.

Nous nous sommes retrouvés très nombreux dans le non de gauche. Nous vivons et travaillons côte à côte en partageant les mêmes préoccupations et les mêmes aspirations. Ce rassemblement, vous y avez toute votre place, non pas pour vous rallier à qui que ce soit, mais pour contribuer, avec vos idées et vos propositions, à ce que nous puissions permettre ensemble à notre peuple, majoritairement, de se prononcer pour une politique de gauche.  Ensemble, créons un nouvel espoir pour gagner. Marie-George Buffet. Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 23 Novembre 2006 - No 1665 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

=====> Présidentielle : Une main tendue aux électeurs de gauche

Marie-George Buffet lance un appel à ceux qui souhaitent que la gauche gagne pour mettre en oeuvre une politique nouvelle. Au cours d’une conférence de presse tenue à l’issue d’un Conseil national du PCF convoqué après le vote des militants socialistes pour la candidature de Ségolène Royal, Marie-George Buffet a lancé une « adresse aux femmes et aux hommes de gauche ». « Construisons ensemble le rassemblement populaire et citoyen », lance la secrétaire nationale du Parti communiste, s’adressant a celles et ceux qui partagent « cette volonté que la gauche gagne en 2007 et que cette victoire débouche sur une majorité et un gouvernement » déterminé à mettre en oeuvre une politique nouvelle.

=====> la responsabilité des collectifs unitaires

Pour Marie-George Buffet, le résultat du vote des socialistes n’est pas « un phénomène de circonstance. Il prolonge et amplifie un mouvement qui avait conduit le Parti socialiste à parler de réformisme assumé ». La secrétaire du PCF évoque le « oui » au référendum européen, le congrès du Mans et le projet socialiste adopté à l’unanimité cet été. Selon elle, Ségolène Royal a également franchi une nouvelle étape en se libérant du programme du Mans au nom de « la proximité », du « pragmatisme ». À travers ce vote, le Parti communiste voit la volonté de battre à tout prix la droite, de s’opposer à Sarkozy. Mais il note également que la candidate socialiste est « porteuse d’idées et de propositions. Disons-le clairement : elles sont très préoccupantes et témoignent d’un glissement de la société vers la droite. Pourtant, ce sont ces positions qui l’ont emporté. Et elles l’ont emporté, l’examen des résultats le montre, avec l’apport massif des militants socialistes des fédérations les plus populaires. C’est un fait politique », note Marie-George Buffet. « Des millions d’hommes et de femmes en butte à l’exploitation, à la précarité, aux discriminations, aux licenciements, à l’insécurité ressentent au plus profond d’eux-mêmes le besoin de mesures concrètes, d’autres choix et d’autres pratiques politiques », explique Marie-George Buffet. Elle rappelle que la droite et l’extrême droite travaillent à des réponses qui divisent la population et laminent les acquis sociaux et démocratiques. Là où Ségolène Royal prétend incarner « l’air du temps », Marie-George Buffet voit « un renoncement au courage politique pour contrer l’offensive libérale », et là où on parle de « démocratie d’opinion », Marie-George Buffet voit « une soumission aux idées dominantes ». Marie-George Buffet se dit « très préoccupée » de cette situation, contrairement à certains qui semblent se réjouir de ce que cette dérive ouvrirait un « espace » politique plus large pour les forces antilibérales de gauche. « Car la question du score électoral "d’une candidature anticapitaliste", comme le dit Olivier Besancenot, est franchement beaucoup moins importante que ce qui risque de se passer pour notre peuple », explique-t-elle. Et pour elle, la responsabilité du PCF, « un des grands partis de gauche de ce pays », est engagée. Il s’agit « de tendre la main à toutes celles et tous ceux que la dérive du Parti socialiste laisse au bord du chemin », d’aller à leur rencontre. Ce doit être aussi la responsabilité des collectifs unitaires qui travaillent à une alternative à gauche. Pour Marie-George Buffet, la construction d’un rassemblement de toutes les forces antilibérales de gauche est « plus indispensable que jamais ». « La gauche populaire, la gauche antilibérale, ce n’est pas une petite partie de la gauche à préserver dans l’adversité ambiante, c’est ce que doit devenir la gauche », explique-t-elle. Marie-George Buffet souhaite une candidature dont on puisse dire : « Quand on est de gauche, on vote pour cette candidature. » La proposition du PCF est pour elle plus justifiée que jamais : « Cette candidature doit pouvoir être - reconnue et entendue par les femmes et les hommes de toutes les sensibilités de gauche : celles et ceux qui pourraient se retrouver dans des votes de résistance et de colère autant que dans un vote utile pour battre la droite. Elle doit être portée par une personnalité déjà suffisamment reconnue dans tout l’électorat de gauche à l’échelle nationale. Et elle doit impérativement s’affranchir du dénigrement des partis qui est dans l’air du temps et manifester au contraire que c’est avec et non contre les partis ou en s’en méfiant que peut se construire une majorité politique capable de gouverner. » Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 21 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-21/2006-11-21-840691

======> « Un pont utile au rassemblement » PAR PIERRE LAURENT

L’appel lancé hier après-midi par Marie-George Buffet, à l’issue d’une réunion extraordinaire du Conseil national du PCF, à l’adresse de toutes les femmes et de tous les hommes de gauche, a un grand mérite : maintenir grand ouvert le débat sur les conditions de la réussite de la gauche en 2007, là où certains tentent de le refermer à la faveur de la désignation de Ségolène Royal comme candidate socialiste. Depuis cette désignation, les sentiments de nombreux électeurs de gauche sont ambivalents. Sensibles à l’espoir que semble à leurs yeux constituer cette candidature pour battre la droite, ils n’en demeurent pas moins interrogatifs, voire inquiets de l’orientation prise par certaines propositions de Ségolène Royal. Sa victoire écrasante relativise pour l’heure le malaise, mais il est toujours là. Minoré chez les militants socialistes par l’ardent désir d’effacer la déroute de 2002, il peut aussi passer au second plan chez de nombreux électeurs de gauche au nom d’un principe d’urgence : la victoire contre Sarkozy, d’abord, pour le reste, on verra après. Mais la politique nouvelle attendue par les Français, celle dont ils attendent qu’elle change enfin leur vie, n’a aucune chance de voir le jour sans oser affronter les privilèges de l’argent et des marchés financiers. « Il n’y aura pas de changement sans ce courage-là », avertit Marie-George Buffet, qui rappelle dans son texte les grandes lignes des transformations nécessaires. L’ambition une nouvelle fois réaffirmée d’un rassemblement qui se fixe le double objectif de battre la droite et de réussir à gauche, sans les dissocier, est aujourd’hui plus salutaire que jamais. Sans cela, le fossé risquerait de se creuser entre ceux qui croient aller plus vite en prenant des raccourcis avec les moyens du changement, et ceux qui, conscients de ces limites, mais ne voyant aucune autre voie émerger, s’enfoncent dans une colère désespérée. Ségolène Royal peut aujourd’hui donner le sentiment d’avoir comblé ce fossé, alors qu’en vérité les priorités qu’elle affiche continuent à le creuser. L’affaire n’est pas sans danger, l’expérience l’a montré. Le rassemblement antilibéral auquel travaillent les communistes avec beaucoup d’autres a le devoir d’éviter ce piège, en fortifiant sans cesse l’union des femmes et des hommes de gauche sur des objectifs de changement audacieux. L’adresse lancée hier est un pont utile contre les tentatives d’écartèlement des électeurs de gauche, une pierre de plus apportée au rassemblement en construction. « Depuis des années, tous nos actes sont en faveur du rassemblement », déclarait Marie-George Buffet le 15 novembre.

Elle en apporte de nouveau une preuve. La garantie n’est pas mince, soixante-douze heures après que le socialiste Jean-Luc Mélenchon a lancé de la tribune du meeting unitaire de Montpellier un appel aux collectifs à maintenir bon le cap du rassemblement et son indispensable élargissement. Hier matin, les porte-parole des collectifs unitaires ont appelé à amplifier la démarche entreprise, à la populariser. Des femmes et des hommes de gauche, très nombreux, peuvent rejoindre cette démarche dans les jours à venir. La désignation de Ségolène Royal vient d’accélérer le calendrier du débat politique. Pour ceux qui ambitionnent de rassembler largement à gauche, le temps d’une prise d’initiative publique démultipliée est lui aussi venu. Article paru dans l'édition du 21 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-21/2006-11-21-840738

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

39) Présidentielle : Soirs d’espoir à Montpellier et à Grenoble avec les collectifs unitaires

4 000 participants à un meeting antilibéral. Jean-Luc Mélenchon invité surprise.

Montpellier (Hérault), correspondant régional. Il n’y a peut-être plus d’espoir de grand soir mais il reste encore des soirs de grand espoir. À l’image de cette soirée montpelliéraine qui, vendredi, a réuni 4 000 personnes dans le Parc des expositions de Montpellier. Plus fort qu’au Mans ou à Grenoble, les deux précédentes étapes du rassemblement unitaire antilibéral. Aussi fort, ont noté nombre d’intervenants, que les meetings organisés dans la dernière ligne droite de la campagne référendaire en 2005. La composition de l’estrade avait d’ailleurs un goût de mai, puisque Jean-Luc Mélenchon (PRS), invité de dernière minute, y avait pris place. Seul manquait à l’appel Olivier Besancenot, auquel ses camarades de la gauche antilibérale continuent de réserver « une place au chaud ».

=====> faire la politique autrement »

Pour cette étape languedocienne, les organisateurs ont créé un « format » totalement nouveau, comme pour symboliser cette volonté de « faire de la politique autrement ». Les interventions des principaux responsables ont été rythmées par des intermèdes musicaux, avec notamment un groupe de musique arabo-andalouse dont le chanteur (sans papiers) se trouve sous une menace d’expulsion. Par ordre alphabétique, ces mêmes responsables ont été invités à répondre, en huit minutes, à une question posée par des citoyens, via un tract national. Clémentine Autain a étrenné cette nouvelle formule. Question : « Que répondez-vous à ceux qui disent qu’il faut voter utile ? » L’adjointe à la jeunesse au maire de Paris, du tac au tac : « Oui, il faut voter utile. Et voter utile, c’est voter pour nous, pour une gauche qui répond vraiment aux aspirations populaires. » Elle a souligné le cadre politique nouveau : l’UMP a adopté son programme, le PS a élu sa candidate. « La blairisation du PS est en marche », a-t-elle regretté, avant de répondre à l’idée d’un « boulevard » ouvert à la gauche antilibérale : « Il ne faut pas être cynique, on ne peut pas se réjouir d’un échiquier politique qui glisse de plus en plus vers la droite. » La vraie bonne nouvelle de la semaine, « ce sont les deux meetings unitaires. Oui, la gauche unitaire est là. Nous avons fait le plus dur : se mettre d’accord sur une ambition et sur une stratégie. Il est impossible que nous ne soyons pas unis en 2007 ». La nouvelle règle du jeu n’étant pas encore totalement rôdée, l’ordre alphabétique a quelque peu été malmené. Ainsi, avant Jacques Boislaroussie (Alternatifs) qui a appelé à « ne pas gâcher ce que nous avons construit depuis le 29 mai », José Bové avait répondu à une question sur les « résistances ». « Nous avons décidé de passer de la résistance au pouvoir. On ne pourra pas continuer à résister sans gagner pour changer la logique libérale », a lancé le leader paysan. « Quand nous disons que nous allons gagner et que le PS sera obligé de se désister pour nous au deuxième tour, on ne nous croit pas. Mais c’est comme cela que ça se passera. Notre premier geste sera de retirer la signature de la France au bas du traité constitutionnel européen. »

Question pour Marie-George Buffet : « Tu as été ministre du gouvernement de la gauche plurielle : quels enseignements en tires-tu ? » « J’en tire plein d’enseignements, mais principalement un : quand la gauche renonce face au libéralisme, elle échoue. Et elle a échoué pour trois raisons : elle a signé le traité d’Amsterdam, elle n’a pas mené à bien une grande réforme fiscale, elle n’a pas instauré des avancées démocratiques. » Pour la secrétaire nationale du PCF, « le PS ne tire pas les mêmes enseignements que nous de l’échec du 21 avril. Il réaffirme son social-libéralisme ». Mais « l’alternative à Sarkozy, ce ne peut pas être la gauche Royal ». Puis de conclure : « Si nous partons si nombreux, pourquoi ne nous fixons-nous pas l’ambition d’être majoritaires (...), d’être gagnants dès 2007, car il y a urgence. »

=====> Conjurer le spectre de l’échec

Au député de la Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec échoit un question sur la sécurité. « Il n’y a pas d’un côté ceux qui seraient responsables et de l’autre ceux qui seraient angéliques. Nous pensons tous qu’il n’y aura pas seulement de la prévention, mais aussi des sanctions réparatrices pour les victimes et éducatives pour les délinquants. » Pour autant, « tout n’a pas été fait en matière de prévention ». Pour l’élu communiste, « traiter la délinquance c’est aussi assurer le traitement égalitaire de tous les citoyens, c’est aussi assurer la présence des services publics dans les quartiers populaires ». Revenant au débat général, il a estimé : « Votre présence nous donne une sacrée responsabilité. Si ce que nous avons construit devait aboutir à un échec, ce serait redoutable pour le peuple de gauche. Le soir du premier tour, nous pouvons être la seule et bonne surprise du scrutin. » Le spectre de l’échec, voilà justement ce à quoi s’est attaqué, dans la foulée, Claude Debons, responsable des collectifs unitaires antilibéraux : « Notre responsabilité est encore plus grande après le vote interne du PS. Nous aurons la lourde responsabilité d’incarner la gauche. Notre candidat, c’est d’abord le programme et l’unité. Il nous faudra quand même le nom d’un candidat sur le bulletin de vote. C’est un débat délicat entre nous mais qui ne doit pas être dramatisé. »

Conjurer le spectre de l’échec, voilà justement l’appel de Jean-Luc Mélenchon. « En conscience, il est de mon devoir de souhaiter avec clarté, tout socialiste que je suis, le succès de la démarche que vous avez entreprise. » Pour le sénateur socialiste, « il n’y a pas de contradiction à vouloir cette candidature commune et à vouloir l’unité de toute la gauche. Que le peuple arbitre entre les différentes composantes de la gauche, et que, après cet arbitrage, la gauche se rassemble ». Dernière question de la soirée : « Que deviennent les collectifs après les élections ? » Yves Salesse : « Nous continuons. Parce que nous ne faisons pas un coup électoral. Parce qu’il ne suffit pas de changer la majorité politique pour changer le monde. Comment s’attaquer à la dictature du capital sans mobilisation populaire ? Si nous prouvons que la transformation sociale est possible, alors ce sera un événement mondial. » Christophe Deroubaix

Article paru dans l'édition du 20 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-20/2006-11-20-840601

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=====> Présidentielle.: Les collectifs unitaires font le plein à Grenoble

Plus de trois mille personnes au meeting débat des collectifs de l’Isère, un succès inattendu et un véritable événement.

Grenoble, envoyé spécial « Un succès »... « inattendu »... « inesespéré »... « un événement pour Grenoble et l’Isère ». Au fur et à mesure que se modifie la configuration de la salle du Summum, à Grenoble, les commentaires enflent. Patrice Voir, secrétaire départemental du PCF, explique que les collectifs antilibéraux avaient d’abord envisagé une salle de 800 places. Puis ils s’étaient décidés à louer le Summum qui, dans sa configuration minimum peut contenir 1 500 per- sonnes. Bien vite dans la soirée, on s’aperçoit que ça ne suffira pas. Et sitôt que les rideaux qui masquent les gradins supérieurs se lèvent, les sièges sont occupés. À 20 heu- res, ils sont plus de 3 000 à accueillir les porte-parole des diverses sensibilités du rassemblement (*).

=====> Dans une ambiance de ruche

La réunion avait commencé plus tôt. Sur le coup de 18 heu- res des « ateliers » thématiques se réunissent. On y discute des thèmes du programme antilibéral : institutions, économie et développement, écologie, école culture et recherche, l’Europe et le monde... Dans une ambiance de ruche, on épluche le programme, ici on précise, là on déplore des manques, on étudie ensemble comme pour la cons- titution européenne, aux plus beaux jours de la campagne référendaire. Mission de chaque atelier : sélectionner trois questions précises à poser à la tribune. Parmi les thèmes abordés, chaque orateur devra en choisir trois sur lesquels il pourra intervenir. On obtient ainsi un véritable débat interactif entre la salle et les dix orateurs, qui disposeront chacun d’une dizaine de minutes pour s’exprimer sans lasser. Viendront s’ajouter les témoignages des mouvements sociaux, des postiers annonçant leur mouvement de grève du lendemain contre les privatisations, des « Poliméri » remerciant les parlementaires communistes, la sénatrice Annie David et le député Gilbert Biessy, et Patrice Voir, pour le soutien apporté à leur lutte. Témoins aussi des intermittents, le Planning familial, des militants pacifistes, des faucheurs d’OGM...

=====> il y a urgence à battre la droite

Parmi d’autres, un moment fort du débat sera la réponse des porte-parole du collectif national au représentant de la direction de la LCR. Ce dernier avait redit les raisons du parti d’Olivier Besancenot de se maintenir à l’écart du rassemblement : refus de participer à toute majorité avec le PS quel que soit le rapport des forces, ambiguïtés des collectifs sur les rapports avec le PS... « Nous sommes la gauche et nous sommes du peuple », rétorque Patrick Braouezec, qui relève que les choses sont claires : « Aucun d’entre nous sur cette tribune ne gouvernera avec le social-libéralisme. » Pour Clémentine Autain, « les conditions de l’unité de tous sont réunies ». Et Christian Picquet, représentant la minorité de la LCR, confie « ne pas avoir changé d’avis. Je suis conforté, ajoute-t-il. On veut changer la donne à gauche ». Pour José Bové, « il s’agit d’être en capacité de prendre le pouvoir en France pour mettre notre veto face à la Commission européenne et à l’OMC ». « Au regard des souffrances vécues, il y a urgence à battre la droite et toutes les politiques libérales quels que soient ceux qui les mènent, ajoute Marie-George Buffet. Il y a l’urgence d’une autre politique. On ne veut pas un score honorable seulement, nous pouvons être majoritaires demain ». Et la secrétaire du PCF lance un appel : « Quand on est de gauche, il faut participer au rassemblement antilibéral, il faut une nouvelle majorité pour, cette fois-ci, battre la droite durablement. »

(*) Clémentine Autain, Francine Bavay, Jean-Jacques Boilaroussie, José Bové, Patrick Braouezec, Marie-George Buffet, Christian Picquet, René Revol,

Claire Villiers. Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 15 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-15/2006-11-15-840338

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=====> Les collectifs en campagne pour élargir le rassemblement

Lors d’une conférence de presse au Café du Croissant, à Paris, le collectif national antilibéral tire un premier bilan de son parcours. Plus de sept cents collectifs unitaires, dans tous les départements désormais, des meetings de grande portée (Le Mans : 1 500, Grenoble : 3 000, Montpellier : 4 000) où l’affluence est comparable au plus fort de la campagne référendaire de 2005, des centaines de réunions et d’initiatives publiques, un quatre-pages édité à 2 millions d’exemplaires, autant d’éléments qui, aux yeux des porte-parole du collectif national, témoignent d’une dynamique certaine. Et l’actualité, selon Claude Debons, l’un d’entre eux, donne au rassemblement « une responsabilité particulière ». « Le vote intervenu au PS confirme le déplacement vers la droite du centre de gravité politique du Parti socialiste. C’est donc à nous d’incarner les valeurs essentielles de la gauche », estime l’ancien syndicaliste. Claude Debons souhaite un élargissement politique et « ne se contente pas que la LCR reste en dehors ». Il se félicite « des encouragements et des souhaits de réussite formulés par Jean-Luc Mélenchon à Montpellier ».

Après s’être mis d’accord sur l’ambition, la stratégie et le programme, les collectifs doivent franchir une nouvelle étape, la plus délicate, celle des candidatures. « Nous sommes au début de la discussion sur cette question, indique Claude Debons, et nos points de vue ne sont pas identiques, mais j’ai tendance à penser qu’il n’y a pas de raison pour que nous n’arrivions pas à franchir cette dernière étape, et nous avons lde réussir. » Éric Coquerel rappelle la méthode retenue pour le choix de la candidature : dans les collectifs locaux, une première discussion doit avoir lieu sur les critères de candidature, avant d’examiner entre les différents candidats lequel ou laquelle est mieux à même de les porter. « La campagne devra être collective, personne ne peut prétendre seul représenter la diversité, explique le représentant du MARS. Si un échange politique ne débouche pas sur un accord, il faudra mesurer par le vote dans les collectifs » la candidature qui se dégage. Les porte-parole réfutent l’idée qu’il y ait une tentative « d’OPA communiste ». La candidature de Marie-George Buffet reste discutée par plusieurs d’entre eux. Le représentant des Alternatifs, qui milite pour une candidature de José Bové, affirme nettement que le rassemblement ne peut pas « paraître se réaliser autour du PCF ». Pour Claire Villiers, « si le PC est l’organisation la plus forte et est engagé en tant que tel dans le rassemblement, il faut apprécier l’attrait que pourrait avoir la candidature pour des centaines de milliers de gens au-delà de nous ». Et Christian Picquet estime que selon lui, « la première figure d’un parti peut difficilement représenter le rassemblement, mais que d’autres peuvent avoir une autre vision ». Pour sa part, Olivier Dartigolles indique que le débat se mène dans les collectifs et qu’on verra « quel choix est le plus partagé ». Pour le responsable communiste, on ne peut procéder par élimination. « Il ne doit y avoir ni préalable ni veto et personne ne peut dire que si c’est untel, il quitte », affirme-t-il. Revenant sur le « poids du PCF », il regrette que d’autres forces n’aient pas le même engagement. « Le PCF n’a pas d’autre priorité, pas d’autre feuille de route que le rassemblement, affirme-t-il. La force du Parti communiste est donc un atout, pas un obstacle pour l’union » au moment où, selon lui, le choix du PS crée « une situation préoccupante à gauche ». Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 21 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-21/2006-11-21-840702

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40) PRS se tourne vers les collectifs antilibéraux

Les militants de l’association de Jean-Luc Mélenchon veulent être « un trait d’union » au sein de la gauche. C’est peu de dire que le vote massif des militants socialistes en faveur de Ségolène Royal a été durement ressenti du côté de PRS, l’association crée par Jean-Luc Mélenchon qui avait activement participé à la campagne du « non de gauche » au traité constitutionnel européen. Pour François Delapierre, l’un de ses dirigeants, par ailleurs membre du bureau national du PS, « ce vote est un tournant pour le parti socialiste et pour la gauche dans son ensemble » Engagé au côté de Laurent Fabius dans la campagne interne qui vient de se dérouler, il estime aujourd’hui qu’« il faut regarder la défaite en face » et voit dans l’orientation politique revendiquée par Ségolène Royale un risque majeur, celui de ne pas être en mesure de rassembler l’électorat de gauche en 2007. Dans ces conditions il revient, selon lui, aux collectifs antilibéraux une responsabilité particulière pour faire entendre avec force la voix des salariés, des chômeurs, des jeunes, de tous ceux qui subissent de plein fouet les politiques libérales. Et cela passe, souligne François Delapierre, par leur capacité à se mettre d’accord sur la question des candidatures. Mais cette responsabilité est aussi, insiste-t-il, celle de « ne pas creuser le fossé avec les militants et électeurs socialistes ». De ce point de vue, l’accueil reçu par Jean-Luc Mélenchon lors du meeting de Montpellier a levé ses inquiétudes. Et l’affluence grandissante depuis Le Mans et Grenoble, aux initiatives organisées par les collectifs conforte le choix des militants de PRS de jouer un rôle de « trait d’union » entre les militants et électeurs socialistes qui souhaitent le rassemblement sur d’autres bases que celles de « centre gauche » actuellement privilégiées par Ségolène Royale et la direction du PS et tous ceux qui se retrouvent aujourd’hui dans la démarche et les orientations définies par les collectifs antilibéraux. Cette position est-elle tenable ? Dans la campagne du référendum, PRS avait déjà passablement énervé les responsables socialistes tenant du « oui ». La présence de Jean-Luc Mélenchon à Montpellier, sur la tribune au côté des porte-parole des collectifs antilibéraux, a déjà fait grincer des dents à la direction du PS. C’est de cette situation nouvelle à gauche que les militants de PRS débattront samedi à l’occasion de leur réunion nationale. Jacqueline Sellem

Article paru dans l'édition du 21 novembre 2006.

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41) Le PCF et 2007 : Une gauche populaire, citoyenne et... gagnante

======> PCF : Le 93, terre de résistance

En meeting à La Courneuve, Marie-George Buffet souligne l’importance du rôle des communistes dans un rassemblement antilibéral capable de changer la donne. Que le Parti communiste en Seine-Saint-Denis tienne son premier meeting avec Marie-George Buffet au coeur de la cité des 4 000 était en soi tout un symbole. Mercredi soir, devant plus de six cents personnes, le maire de La Courneuve, Gilles Poux, n’a pas manqué de rappeler les circonstances tragiques - la mort du jeune Sid Ahmed en juin 2005 - choisies par Nicolas Sarkozy pour venir stigmatiser toute une population, toute une jeunesse qui souffre d’une politique qu’il veut faire passer en force. Car tel était bien le sens de sa phrase « je vais nettoyer la cité au Karcher », vieux recours au « bouc émissaire » contre : les pauvres, les jeunes, les immigrés. « Les étiquettes sont tenaces », devait déplorer Gilles Poux face aux images dévalorisantes communément répandues sur les villes populaires du « 93 ». cependant que dans le centre culturel Jean-Houdremont et à tous les carrefours, de beaux visages de Courneuviens sont affichés avec cette phrase. « Je suis l’avenir de la République. ». À l’instar de ces photos, les divers intervenants qui se sont succédé ont décliné une tout autre image de la Seine-Saint-Denis, que celle véhiculée par des équipes de télévision franchissant épisodiquement le périphérique.

=====> la souffrance sociale au quotidien

50 000 personnes attendent un logement, a indiqué la député communiste Muguette Jacquaint. Au nom de la coordination des travailleurs sociaux, Augusta Epanya a relevé le paradoxe d’un département figurant parmi les plus riches de France mais où il y a le plus de pauvres. Elle évoqua la vie de galère de ces mères qui « font plusieurs magasins pour économiser quelques centimes sur un litre de lait », de « ces femmes qui partent le matin à cinq heures pour aller faire du ménage dans les beaux quartiers de Paris et rentrent le soir épuisées, et à qui certains reprochent de mal éduquer leurs enfants ». « Et d’ajouter : « Avec cette politique de classe contre les couches populaires, il faut une rupture antilibérale, et Marie-George Buffet incarne cette rupture. »

=====> Une terre de résistance.

Ce département se bat, avec ses élus communistes, pour que l’État le traite avec équité. Le président du conseil général, Hervé Bramy, a expliqué que les transferts financiers privent la population de 340 millions d’euros. La résistance, c’est aussi toute l’activité des communistes, qui ont élaboré un manifeste pour la Seine-Saint-Denis, a expliqué le secrétaire départemental Jean-Marie Doussin. Le Parti communiste, la force politique la plus importante de la Seine-Saint-Denis par le nombre de ses militants et de ses élus, est totalement engagé dans les collectifs unitaires qui se constituent dans les localités et les grandes entreprises. Les communistes séquano-dyonisiens ont voté à 97 % pour que Marie-George Buffet devienne la candidate du rassemblement anti-libéral. Terre de résistance toujours avec ces luttes sociales, incarnées par la forte délégation des DHL en grève depuis sept jours pour leur emploi. Terre de solidarité enfin, avec les bagagistes de Roissy, les intérimaires de PSA Aulmay avec les sans-papiers et les enfants pourchassés. Marie-George Buffet a qualifié de « déferlement inhumanitaire » la politique de la droite et les projets de l’UMP. Il nous faut réaliser le rassemblement le plus large, qui fasse émerger une majorité et un gouvernement qui mènent une politique antilibérale ». Car « la réponse à Sarkozy ne peut être la gauche Royal ». La dirigeante communiste entend porter une ambition qui ne saurait s’accommoder d’une quelconque exclusive à l’encontre de la force la plus importante du rassemblement antilibéral.

=====> « pas d’oukase contre les communistes »

Au lendemain du vote massif des communistes, certains jugent sa candidature « inacceptable » a-t-elle relevé, parce quelle est « une militante politique », et vont jusqu’à accuser les communistes « d’envahir les collectifs unitaires ». Marie-George Buffet souhaite simplement qu’il n’y ait « pas d’oukase contre les communistes » alors qu’au contraire « on a besoin des communistes à leur juste place » et qu »’il faut créer encore de nombreux collectifs », a-t-elle dit, saluant au passage celui de la RATP qui compte 110 membres. « N’ayons pas peur des décisions des collectifs, créons une immense chaîne humaine » et reprenant une formule qu’elle avait employée pendant la campagne référendaire : « Imaginez la tête des tenants du bipartisme si au soir du 22 avril 2007 le ou la candidate de la gauche antilibérale obtenait un résultat qui change la donne. » Jean-Paul Pierot. Article paru dans l'édition du 17 novembre 2006

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-17/2006-11-17-840477

=====> La démocratie jusqu’au bout

Lors du Conseil national du PCF, Marie-George Buffet a appelé les communistes à porter avec confiance leurs propositions unitaires. « Depuis quelques jours, une tension s’organise dans le rassemblement antilibéral et ce ne sont pas les communistes qui la créent », a avancé Marie-George Buffet lors du Conseil national du PCF de mercredi. La secrétaire nationale du PCF met en cause les rumeurs sur la création de faux collectifs par le Parti, mais aussi l’idée que la proposition de la candidature avancée par les communistes serait un obstacle au rassemblement. « On nous somme d’y renoncer tout de suite », explique Marie-George Buffet. Elle appelle les communistes à récuser tout cela en s’appuyant sur les faits. Pour Marie-George Buffet, « les communistes depuis 2004 travaillent à un rassemblement clair sur un programme antilibéral parce qu’ils sont persuadés qu’il y a urgence sociale et démocratique à battre la droite et (à) réussir à gauche ». « Tous les actes du Parti communiste sont en faveur de ce rassemblement », insiste-t-elle, rappelant les efforts faits dans les grandes mobilisations populaires depuis 2002, pour que la politique devienne l’affaire des citoyens et du mouvement social. « Nous sommes un parti d’innovation dans le rapport entre le social et le politique », affirme-t-elle. « Obstacle au rassemblement le PCF ? » demande la secrétaire nationale. Elle évoque l’attitude des communistes pour les régionales et les européennes de 2004, la traduction de cette démarche de rassemblement pour le référendum. « Il a fallu que les communistes en fassent, des efforts, pour que Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot se trouvent sur les mêmes tribunes », rappelle-t-elle. « Nous avons fait tout cela avec non pas pour but le rassemblement en soi, mais pour répondre aux souffrances et aux attentes populaires, et cela a contribué à la victoire du "non" », explique Marie-George Buffet. Elle constate enfin que le PCF a été « la seule grande force politique signataire en tant que telle de l’appel à candidature unitaire » et que l’action du PCF dans les collectifs n’a « rien à voir avec un comportement hégémonique ». La création des collectifs ? « Heureusement que les communistes s’en sont mêlés et nous continuerons à les inviter partout à s’y investir, à en créer, parce que c’est un atout pour gagner », ajoute-t-elle. Concernant la candidature, « je ne veux plus entendre que j’aurais des tas de qualités mais que le Parti est un obstacle », s’offusque-t-elle. « Le Parti n’est pas un outil, précise-t-elle. Il n’y a pas d’un côté des candidats qui seraient des "leviers politiques" et le Parti un outil. Le Parti est un bon levier politique. » « Il ne faut pas tomber dans la tension, (il faut) continuer à travailler, il faut entendre le vote des communistes et le porter dans les collectifs », demande Marie-George Buffet. « Faire cela, ce n’est pas imposer une candidature, conclut la secrétaire nationale. Nous n’avons pas peur de la démocratie et des collectifs, allons dans ce débat avec confiance, il y a des espoirs levés, il ne faut pas que des intérêts étroits ou des tensions artificielles cassent ces espoirs. Ce ne sera pas, en tout cas, le jeu des communistes. » Olivier Mayer

Article paru dans l'édition du 17 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-17/2006-11-17-840478

=====> Collectivités : Les élus montent à Paris

Manifestation samedi à l’appel des élus communistes pour les finances locales.

Samedi, à 14 heures, à deux jours de la tenue du congrès des maires de France, l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) donne rendez-vous aux élus et aux citoyens aux abords de l’Assemblée nationale, pour une manifestation en direction de Matignon en faveur de moyens nouveaux pour les collectivités locales. Comme le rappelle le président de l’ANECR, André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, « le risque existe que les collectivités ne puissent plus répondre aux besoins. Déjà, les conseils régionaux et généraux peinent à répondre aux attentes des collèges et des lycées et à assumer la charge du RMI qui explose ». André Chassaigne dénonce un « piège » tendu aux élus, qu’il explicite cette semaine dans l’hebdomadaire la Terre : d’un côté, il y a « la volonté de l’État de ne pas assumer ses responsabilités et de transférer vers les collectivités sa politique d’austérité ». De l’autre, « le gouvernement instaure le plafonnement de la taxe professionnelle à 3,5 % de la valeur ajoutée » des entreprises. « C’est le piège qui se referme, et c’est la remise en cause d’un socle fondamental de la République : la libre administration des collectivités ». Pour André Chassaigne, « au bout de cette logique, on veut conduire les collectivités à privatiser certains services ». Le président de l’ANECR pointe un second risque : celui du « transfert sur les impôts locaux, une tendance déjà vérifiée dans les budgets 2006 ». Des dangers qui montrent que la mobilisation de samedi n’est pas que l’affaire des élus mais aussi celle « des personnels des collectivités qui assument une part du service public et des citoyens ». La fédération « Convergences » des collectifs de défense et de développement des services publics ne s’y trompe pas, en appelant à y participer. La proposition de l’ANECR d’une taxe, modulable selon les efforts de formation et d’emploi, des actifs financiers des entreprises, aujourd’hui non imposés, fait son chemin chez les élus de tous bords. À 0,5 %, celle-ci rapporterait 25 milliards d’euros, sur les 5 000 milliards que représentent ces actifs. S. C. Article paru dans l'édition du 17 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-17/2006-11-17-840479

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=====> 2007 : Une gauche populaire, citoyenne et... gagnante

À Nice, Marie-George Buffet a plaidé pour une gauche qui forte de la mobilisation citoyenne pourra l’emporter et rompre avec le libéralisme.

Nice (Alpes Maritimes, Correspondant régional.Les « souffrances » et les « angoisses » du peuple, Marie-George Buffet a pu de nouveau en mesurer l’ampleur ces derniers jours, dans un quartier d’Antibes lors d’une rencontre avec des mal-logés, dans le village de Drap près de Nice à l’occasion d’un débat sur la petite enfance ou encore à Toulon en compagnie des ouvriers de l’Arsenal. Elle a enregistré aussi sa « faim de justice » et ses « doutes » quant à la possibilité de mettre en oeuvre une autre politique économique que le libéralisme qu’il soit « ultra » à la sauce Sarkozy ou teinté de « social » à la mode Royal. Alors « exit toute idée de changement » ? Ne resterait-il aux citoyens quotidiennement matraqués que le choix entre « le petit Bush » et la « gauche mollassonne » ou pire, le désespérant repli sur le « vote haineux » ? La secrétaire nationale du PCF a réfuté, jeudi soir dans l’auditorium d’Acropolis à Nice, ce « mauvais scénario ». Elle veut « relever le défi », celui d’ouvrir une autre voie à gauche pour faire dérailler le bipartisme. « Ce n’est pas dans vingt ans mais tout de suite dans les luttes et en 2007 qu’il faut battre la droite durablement et rassembler la gauche pour une politique alternative audacieuse car il y a urgence ! » a-t-elle dit et répété.

=====> TOUS SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDES

Le bon millier de personnes présentes dans cette salle dédiée à la musique symphonique était sur la même longueur d’ondes. Et notamment Michael Albin, secrétaire général CGT des cheminots qui faisait état ce jour-là d’une grève « suivie à 75 % dans les Alpes-Maritimes ». Pour la plupart militants dans les vingt-deux collectifs antilibéraux existant dans ce département, ils ont contribué à l’élaboration du programme électoral (publié lundi dernier par l’Humanité) qui demande à être peaufiné. Mais comme le notait Pierre Paul Danna, professeur à l’université de Nice et cofondateur de « l’appel des vallées » pour la défense des services publics, « un processus politique novateur, c’est-à-dire sans référence, mais qui s’inscrit dans la durée et bouscule les partis » s’est mis en route en France. Un cas remarquable est celui du collectif d’Antibes, « À gauche vraiment », pas né de la dernière pluie puisque créé en 2001 dans la perspective des municipales et qui, selon Daniel Alantini de la LCR, « s’impose maintenant comme une évidence ». Les militants communistes ont pris leur part pour constituer ces « rassemblements qui portent et redonnent l’espoir », selon l’expression de Jean-Paul Duparc, à la fois dirigeant du PCF et animateur du collectif départemental. « Leur présence et leur engagement sincère est synonyme d’efficacité et de garantie pour le rassemblement antilibéral », a souligné à ce sujet Marie-George Buffet, tout en espérant qu’une dynamique du même type que celle qui avait abouti à la victoire du « non de gauche » se déclenche maintenant. C’est dire que pour la secrétaire nationale du PCF, directement visée par ceux qui ne souhaitent pas que le candidat unitaire à la présidentielle soit « un responsable de parti », l’heure est plutôt à la « création de collectifs partout où c’est possible » et « sans mettre de frontières ». Dans le même temps, « discutons (des candidatures) en prenant garde de ne pas louper cette dernière marche » lançait-elle, très applaudie, en concluant : « Nous gagnerons ensemble si nous savons garder notre esprit d’ouverture et notre volonté de rassemblement. » Philippe Jérôme. Article paru dans l'édition du 10 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-10/2006-11-10-840125

=====> À Martigues, des questionnements et l’envie d’une majorité politique

Jeudi dernier, deux mille personnes étaient rassemblées pour une soirée de « contre-attaque populaire ». Marie-George Buffet y a pris la parole.

Martigues, correspondant régional. Au terme d’une visite de deux jours en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marie-George Buffet a tenu jeudi soir un meeting à la halle de Martigues, chère au coeur des participants, puisque c’est ici que se tint un meeting mémorable quelques jours avant la victoire du « non » en mai 2005. Pour ouvrir cette soirée de « contre-attaque populaire », une vingtaine de sans-papiers sont montés à la tribune, recueillant l’ovation solidaire des deux mille personnes présentes. Le matin même à Marseille, l’expulsion par bateau d’un salarié sans papiers avait été empêchée par la mobilisation des marins CGT.

Ensuite, plusieurs acteurs de terrain (syndicalistes, responsables associatifs) ont brossé le portrait d’une société (quartiers populaires, entreprises) en grande souffrance. De ces témoignages, Marie-George Buffet tirait également la conclusion « d’une envie d’une société solidaire ». Pour autant, la secrétaire nationale du PCF n’a pas caché le doute existant dans l’esprit de nombre de citoyens : « Est-ce qu’une autre politique est possible ? Avec qui ? Comment ? Comment faire entrer cette autre politique dans la vie ? » Autant de questions absentes du scénario dénoncé par la dirigeante communiste : « Nous sommes à 48 heures du second tour, les candidats officiels sont désignés. On nous dit qu’il faut dire adieu à toute idée de changement. »

« Nous sommes en train de révolutionner la gauche comme nous l’avions décidé il y a trois ans. Ce défi, nous voulons le relever dès 2007 parce qu’il y a urgence à rompre avec toutes les politiques libérales », a-t-elle poursuivi. Tout d’abord, en battant « cette droite qui n’est pas digne de la République. Au deuxième tour, quel que soit le candidat - et je souhaite que ce soit le candidat antilibéral -, il faudra se rassembler avec force pour faire barrage à Sarkozy durablement ». Pour Marie-George Buffet, battre durablement la droite signifie réussir à gauche. « Nous sommes en train de bâtir cette gauche. Nous étions la majorité le 29 mai 2005. Nous étions la majorité contre le CPE. Pourquoi ne serions-nous pas la majorité politique ? L’objectif n’est pas de préparer 2012 ou un score à deux chiffres mais bien de constituer une majorité politique. » Christophe Deroubaix. Article paru dans l'édition du 13 novembre 2006. http://www.humanite.fr/journal/2006-11-13/2006-11-13-840266

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42) [PCF] Marie-George Buffet plébiscitée

La proposition « que Marie-George Buffet porte les couleurs du rassemblement antilibéral » a largement mobilisé. Les communistes approuvent la stratégie unitaire pour 2007. Le résultat de la consultation organisée au sein du Parti communiste pour choisir une stratégie et une candidature pour l’élection présidentielle de 2007 a réservé tout de même une certaine surprise. Trois options étaient proposées aux militants : choisir une candidature communiste pour défendre un programme communiste en votant pour Maxime Gremetz ou Jean-Jacques Karman. Ou proposer que Marie-George Buffet porte les couleurs du rassemblement antilibéral. Que cette dernière option, proposée par la Conférence nationale du PCF en octobre à plus de 80 %, soit retenue majoritairement était attendu. Ce qui l’est moins, c’est l’ampleur du score et la façon dont les communistes se sont exprimés. Depuis que des votes nationaux sont organisés au sein du Parti communiste, soit pour désigner un candidat, soit pour choisir une base commune d’orientation, c’est un adhérent sur deux environ qui participe à ces consultations. Plus de 60 000 votants sur 93 000 inscrits (seuls les cotisants ont le droit de vote), cela veut dire que près de deux communistes sur trois ont décidé de prendre part cette fois-ci. Le résultat a étonné jusqu’au pôle de travail de la vie du Parti qui, au sein de la Direction nationale, suit au jour le jour l’état de la mobilisation des communistes.

Michel Laurent, responsable du secteur, escomptait une participation autour des 50 000 votants, estimant que ce chiffre atteint témoignerait d’une forte mobilisation. C’est en fait une progression de participation de 30 % par rapport au scrutin sur la base commune du dernier congrès en mars, qui a été atteinte.

=====> le choix du rassemblement

Cette participation en hausse concerne l’ensemble des fédérations départementales. Malgré un appel d’une quarantaine de communistes à un vote blanc ou une abstention pour signifier que dans l’intérêt du rassemblement, les communistes devaient renoncer à présenter Marie-George Buffet, le vote blanc n’a été le fait que de moins de 3 % de communistes, un taux proche ou inférieur à celui des précédentes consultations.

Enfin le phénomène le plus marquant est le score réalisé par la secrétaire nationale avec plus de 96 % des exprimés, Maxime Gremetz recueillant un peu plus de 2,5 % et Jean-Jacques Karman moins de 1 %. Marie-George Buffet dépasse les 90 % dans tous les départements sauf trois (l’Aisne avec 82 %, le Rhône 84,5 % et la Haute-Saône avec 75,5 %). Dans la Somme, où Maxime Gremetz est député, elle réalise près de 93 % et Maxime Gremetz moins de 7 %. Dans le département du Nord, avec 4 201 votants sur 6 737 cotisants, Marie-George Buffet recueille 3 817 voix, près de 93 %. Dans le Pas-de-Calais, où 4 110 communistes se sont exprimés sur plus de 6 000 inscrits, une participation semblable à la moyenne nationale, Marie-George Buffet a recueilli 3 885 voix (96,45 %). Mais la direction départementale, opposée à la « ligne majoritaire », avait proposé aux sections locales de se prononcer parallèlement sur une motion qui indiquait qu’on choisissait Marie-George Buffet comme candidate du Parti communiste et non du rassemblement. Il est à noter que dans neuf sections locales, ce vote a été repoussé ou refusé. Quelque 57 669 militants se sont donc prononcés pour que « le Parti communiste propose Marie-George Buffet comme candidate du rassemblement antilibéral de gauche à l’élection présidentielle ».

=====> « un atout pour battre la droite »

Pour Michel Laurent, « c’est un Parti communiste rassemblé et mobilisé qui met au service du rassemblement sa force militante et son engagement ». Les communistes estiment que « ce choix démocratique est un formidable atout pour battre la droite et faire gagner la gauche populaire et citoyenne ». Le 10 décembre, les collectifs unitaires se réunissent pour décider de la candidature. Dans leur réflexion, cette mobilisation des communistes dans une démarche unitaire va fortement compter. Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 13 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-13/2006-11-13-840217

======> L’ambition de réussite des communistes

Gauche antilibérale. Le Conseil national du PCF confirme l’objectif d’élargir le rassemblement à gauche.

Après le vote des communistes vendredi et samedi derniers, la netteté des résultats ne laissait guère de place au Conseil national, qui se tenait hier, à un débat d’interprétation. Avec une participation de loin plus élevée que d’habitude, et à plus de 96 % de voix,

les communistes ont dit à la fois leur attachement à la construction et à la réussite du rassemblement antilibéral autour des collectifs unitaires, et leur opinion que Marie-George Buffet était la bonne candidate pour porter ce rassemblement à la présidentielle. Les 58 000 communistes qui ont voté en ce sens, au-delà, l’ensemble des forces du Parti communiste mises au service du rassemblement, constituent « un formidable atout pour battre la droite et faire gagner une gauche populaire et citoyenne », affirme Françoise Decan, en ouvrant la discussion. Le succès populaire grandissant des initiatives des collectifs, comme en témoignent les 3 200 personnes rassemblées à Grenoble lundi, indique une forte potentialité de mobilisation. Il n’en reste pas moins, a souligné la responsable communiste, que « si les collectifs unitaires rassemblent des militants de toutes les sensibilités présentes dans la campagne du "non" », manque « l’engagement de responsables politiques » tels Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon ou Georges Sarre. « Nous sommes bien obligés de constater que le rassemblement n’est pas aujourd’hui à la hauteur de l’enjeu », insiste Françoise Decan et il s’agit de « créer les conditions du rassemblement de tout l’arc de la gauche antilibérale », de « dépasser les obstacles », de « réussir ». C’est à propos de l’efficacité du rassemblement que la discussion sur la candidature s’articule. « On ne peut dissocier la candidature de l’ambition et du programme, estime Francis Parny. Notre rassemblement a pour objectif de bouger toute la gauche pour changer aujourd’hui et pas après-demain. Les gens de gauche n’ont pas envie de voter pour des rapports de forces électoraux mais pour changer leur vie. » « Il faut entendre que notre proposition de Marie-George Buffet ne fait pas consensus, objecte Pierre Zarka. Au collectif national, nous sommes seuls à la souhaiter. Donner le sentiment que nous voulons imposer notre proposition serait mortifère. C’est parce que la question de l’affirmation du Parti est décisive que je souhaite l’écoute des autres forces du rassemblement. » Jean-François Gau, qui représente le PCF au collectif national, insiste pour que le mode démocratique de consultation et de consensus défini par les collectifs soit respecté. « La candidature de Marie-George Buffet apporte une triple garantie, affirme Olivier Dartigolles. La première est le niveau de l’ambition. Il s’agit de porter l’espoir d’une nouvelle majorité à gauche, et cet objectif n’est pas porté par toutes les candidatures. La deuxième est l’élargissement du rassemblement vers les classes populaires, les salariés et la jeunesse. La troisième garantie est celle de la démocratie. Certains veulent aujourd’hui convoquer les collectifs locaux pour leur dire ce que veut le collectif national. Si nous ne portons pas ces ambitions et ces garanties, il n’y aura pas de rassemblement. » En conclusion, Marie-George Buffet a tenu à répondre aux rumeurs sur de « faux collectifs », à l’idée que « la proposition de candidature des communistes serait un obstacle au rassemblement ». « Ce ne sont pas les communistes qui, depuis quelques jours, créent de la tension », affirme-t-elle. « Depuis 2004, tous nos actes sont en faveur d’un rassemblement clair sur un programme antilibéral, parce que nous sommes persuadés qu’il y a urgence sociale et démocratique à battre la droite et à réussir à gauche... Nous sommes la seule force à avoir signé l’appel à candidature unique, rappelle-t-elle encore. Nous avions la légitimité de nous présenter, nous avons choisi le rassemblement. » Marie-George Buffet appelle les communistes « à ne pas tomber dans la tension » et à continuer à porter le choix des communistes dans les collectifs. Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 16 novembre 2006. http://www.humanite.fr/journal/2006-11-16/2006-11-16-840402

=====> Marie-George Buffet : « le PCF au service du rassemblement »

La secrétaire nationale a commenté le résultat de la consultation des communistes. Commentant, lors de la conférence de presse sur la directive Bolkestein, le résultat de la consultation des militants du PCF, Marie-George Buffet y a vu « la confirmation forte de l’engagement des communistes à agir de façon sincère et déterminée pour construire un rassemblement apte à battre la droite et à faire réussir la gauche ». Évoquant le début de polémique sur le « noyautage » supposé des collectifs antilibéraux par les militants du PCF, elle a appelé chacun à « garder son sang-froid » et fait valoir que seuls deux cas (sur 700) avaient été considérés comme litigieux par le collectif national, une dizaine d’autres collectifs faisant actuellement l’objet d’un examen. « Des collectifs se créent chaque jour, des communistes, avec d’autres, en sont partie prenante, et je m’en félicite », a-t-elle affirmé, estimant que le rassemblement actuel « doit être élargi à tous les hommes et à toutes les femmes de gauche qui ont choisi le "non" et au-delà » pour enclencher « une véritable dynamique populaire ». Interrogée sur le mode de désignation du candidat qui portera les couleurs du rassemblement antilibéral, Marie-George Buffet a souhaité que celle-ci se fasse dans « la transparence et de manière démocratique ». Elle a écarté l’idée de primaires avancées de nouveau par José Bové, rappelant que cette proposition, déjà soumise aux collectifs, n’avait pas été retenue. « Les communistes sont une composante à part entière, importante de ce rassemblement », a-t-elle soutenu, jugeant que le refus de José Bové de toute candidature issue d’un parti relevait de l’« a priori ». « J’ai toujours refusé un rassemblement de type personnel dans ces collectifs, a-t-elle ajouté. Il ne s’agit pas de désigner un homme ou une femme providentielle. Aujourd’hui, c’est tout un parti qui se met au service du rassemblement, c’est un atout. » Jugeant inévitables des « tensions », Marie-George Buffet s’est dite sûre que « ce rassemblement réussira sur les candidatures comme il a réussi sur le programme ». R. M. Article paru dans l'édition du 14 novembre 2006. http://www.humanite.fr/journal/2006-11-14/2006-11-14-840271

=====> « On ne souhaite pas casser le rassemblement en construction »

À Orléans, les militants communistes très impliqués dans la démarche unitaire votent et poursuivent le débat sur la stratégie à adopter pour 2007.

Orléans (Loiret), envoyé spécial. Dans la rue Marcel-Proust à Orléans, en face du lycée Pothier, le siège de la fédération du Parti communiste du Loiret est entièrement rénové. Dans la salle de réunion aux couleurs chaudes, une exposition d’une dizaine de stèles en hommage aux exclus a été réalisée par trois plasticiens de la ville. La salle accueille les réunions du Parti communiste, mais aussi celles du collectif antilibéral orléanais. Les faucheurs volontaires y étaient également accueillis, pour organiser leur défense durant leur procès à Orléans. Vendredi et samedi, c’est là que les 153 adhérents « à jour de leurs cotisations » de la section du PCF d’Orléans étaient invités à voter. Vendredi, vers 18 heures, une vingtaine d’entre eux sont restés pour poursuivre ensemble le débat. Dominique, le secrétaire de section, rappelle que le PCF est engagé sur plusieurs fronts : la solidarité avec Babeth, la caissière de supermarché dont l’Humanité avait relaté le licenciement honteux, la bataille pour l’emploi - comme à Duralex -, la campagne pour les sans-papiers, la campagne nationale du PCF pour le pouvoir d’achat... Et évidemment, la campagne du rassemblement antilibéral dans laquelle les communistes d’Orléans sont très impliqués. Pilier du collectif du 29 mai, Yves rappelle que « les militants de la LCR qui avaient été à l’initiative du collectif pour le référendum ne participent plus à l’action unitaire. Il a donc fallu que les communistes prennent seuls l’initiative de la création du collectif pour des candidatures unitaires ». Un collectif qui « heureusement s’élargit de semaine en semaine » et prépare une réunion publique pour le 2 décembre. Dans les discussions, on ressent de l’inquiétude. Les communistes ne veulent pas casser le rassemblement en construction. Pour Xavier, « Marie-George est une bonne candidate aux yeux des communistes, mais pas aux yeux de toute la gauche antilibérale ». Alain se demande si « on n’est pas en train de jouer les gros bras ». « On risque la catastrophe, prédit-il, annonçant qu’il a voté blanc. Si Marie-George est candidate, on va se retrouver seuls, on a tout à y perdre. » Christiane estime que « le principal, c’est le programme du rassemblement. Pour moi, Marie-George est la mieux à même de le porter. Mais si on me démontre qu’une autre personne est meilleure, je suis d’accord ». Abderaman se dit « révolté qu’on prétende qu’un responsable communiste ne peut pas être candidat ». Militant dans les grands ensembles du quartier de La Source, il ne voit pas pourquoi le parti devrait s’effacer. « À qui doit-on le rassemblement ? Qui va mener campagne ? » demande-t-il. Responsable de la fédération, Marc estime qu’il ne faut faire preuve d’aucun esprit de boutique. « On veut créer un rassemblement tel que l’antilibéralisme trouve une expression politique qui soit majoritaire à gauche, explique-t-il. Ce n’est pas un handicap d’être la dirigeante du Parti communiste, parce que le Parti c’est déjà un rassemblement et c’est un engagement, donc une garantie. » « Je le redis, nous irons jusqu’au bout, nous ne voulons pas casser l’union pour une candidature, conclut Dominique. Mais ça ne veut pas dire qu’à mes yeux toutes les candidatures se valent. » Samedi soir, 108 communistes d’Orléans avaient voté, ils étaient 70 lors du vote du congrès en mars. La proposition de Marie-George Buffet recueille 97 voix. Six voix vont à Maxime Gremetz, une à Jean-Jacques Karman et 6 militants ont voté blanc. Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 13 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-13/2006-11-13-840267

=====> Présidentielle : Les adhérents du PCF appelés aux urnes

La consultation des militants devrait confirmer la proposition que Marie-George Buffet porte les couleurs du rassemblement antilibéral.

« Je me prononce pour que le Parti communiste français propose Marie-George Buffet comme candidate du rassemblement antilibéral de gauche à l’élection présidentielle. » C’est la première option proposée au vote des militants communistes qui aura lieu demain et samedi. Une option approuvée à plus de 80 % par la conférence nationale du PCF à la fin du mois d’octobre. Deux autres choix s’opposent à cette proposition : que le Parti communiste présente Maxime Gremetz à l’élection présidentielle et que le PCF présente Jean-Jacques Karman.

=====> La consultation laisse peu de place au suspense

Maxime Gremetz veut « rassembler les couches populaires dès le premier tour sur un programme communiste ». Le député de la Somme déclare que si Marie-George Buffet avait voulu être « candidate communiste sur la base de notre programme », il l’aurait soutenue. « Mais un autre choix semble avoir été fait, explique-t-il. Marie-George Buffet se mettrait en congé du Parti pendant quelque temps et deviendrait ainsi la candidate d’un rassemblement hétéroclite vaguement antilibéral. » Jean-Jacques Karman estime quant à lui que l’orientation décidée par la conférence du PCF « conduit à une grave catastrophe ». « Les 80 % de la classe ouvrière qui ont voté « non » au référendum s’apprêtent aujourd’hui à disperser leurs voix », déplore-t-il. Le porte-parole de la gauche communiste veut défendre un programme qui affirme « la volonté de sortir de l’Europe de Maastricht » et qui propose « non pas une VIe République bourgeoise » mais « une première République démocratique, sociale et révolutionnaire, ouvrant la possibilité du communisme ». La proposition de Marie-George Buffet comme candidate du rassemblement antilibéral devrait être samedi largement confirmée. Les premières initiatives publiques des collectifs unitaires témoignent d’une forte attente populaire, même si un doute subsiste quant à la réussite jusqu’au bout du rassemblement. L’appétit pour une candidature qui ne soit pas seulement de témoignage, mais qui contribue à changer la donne en politique et dans la gauche dès 2007, s’est aiguisé. Pour le PCF, la candidature de Marie-George Buffet est, parmi celles qui se sont déclarées, la mieux à même de porter cette ambition. Si la consultation laisse peu de place au suspense, la participation au vote et le pourcentage que la proposition de Marie-George Buffet recueillera vont être examinés à la loupe, notamment au sein des collectifs unitaires. Le débat sur la candidature à la présidentielle y a pris une tournure inattendue. Au lieu, comme l’avaient décidé les rencontres nationales de Nanterre et Saint-Denis, d’examiner les cinq candidatures déclarées au regard des critères retenus, pour choisir celle qui paraissait la meilleure, la discussion tourne uniquement sur le fait de savoir si la secrétaire nationale du PCF peut ou non être la candidate. Et certains convergent pour tenter de dissuader les communistes de maintenir leur proposition. Une quarantaine de communistes des Bouches-du-Rhône, du Val-de-Marne, de Haute-Garonne et de Seine-Saint-Denis lancent d’ailleurs en ce sens un appel à l’abstention ou au vote blanc pour la consultation interne (voir l’Humanité du 8 novembre). Sans indiquer un autre choix de candidature, ils estiment qu’il « revient au Parti communiste de lever les derniers obstacles sur le chemin de l’union par un geste de grande portée », en renonçant à proposer celle de Marie-George Buffet.

=====> Le taux de participation sera examiné à la loupe

La participation des communistes à la consultation de vendredi et samedi sera un indicateur important. Un résultat probant viendrait confirmer une impression : dans le mouvement de création des collectifs unitaires, dans les initiatives publiques de ces derniers comme au Mans, mais aussi dans les initiatives prises par le Parti communiste lui-même comme le meeting de Toulouse avec 1 500 personnes fin octobre, les militants du PCF semblent assez fortement mobilisés. Pour la réussite de la campagne électorale unitaire et à six mois de l’échéance, l’atout est loin d’être négligeable. Olivier Mayer

Article paru dans l'édition du 9 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-09/2006-11-09-840058

======> « Choix cruciaux »  PAR PIERRE LAURENT

Avec la fin des primaires et le vote prochain des adhérents socialistes pour désigner le ou la candidat(e) du Parti socialiste, avec le vote des adhérents du PCF aujourd’hui et demain, et les semaines de discussion qui s’annoncent dans les collectifs unitaires pour désigner le ou la candidat(e) des antilibéraux, la gauche entre dans une période cruciale qui va dessiner pour une part essentielle le paysage de la prochaine élection présidentielle. Quel projet émergera à gauche qui soit susceptible de mobiliser suffisamment largement pour battre la droite, et de répondre avec assez de force aux urgences sociales de millions d’électrices et d’électeurs pour soulever l’espoir ? Tels sont les enjeux, que Marie-George Buffet résume déjà depuis quelques mois dans cette formule : être à la fois capable de « battre la droite et réussir à gauche ». Les jours et les semaines qui viennent, les votes et les débats en cours, en désignant les principaux candidats de gauche, vont peser lourd dans la suite des événements. Battre la droite est plus que jamais un impératif. Ce ne sont sûrement pas la défaite électorale de Bush, chez qui Nicolas Sarkozy est allé chercher l’onction suprême il y a quelques semaines, le retour annoncé de la directive Bolkestein pour la semaine prochaine, l’avalanche de plans de licenciements, l’acharnement à tout privatiser, la poursuite des expulsions de sans-papiers déboutés de la circulaire du 13 juin, qui peuvent en quoi que ce soit inciter à lever le pied sur cet objectif. Il faut même amplifier la mobilisation pour y parvenir, d’autant que c’est tout à fait possible. Très arrogante, la droite est aussi très en difficulté. Pour échapper à la sanction, elle ne reculera devant aucune manoeuvre. Le feu vert ouvertement donné hier par Bernard Accoyer, le président du groupe UMP à l’Assemblée, au parrainage, entre autres, de la candidature Le Pen en témoigne. Face à la droite, il apparaît aussi de plus en plus clairement que l’espoir se lèvera à gauche si le projet alternatif porté est à la hauteur des attentes sociales de changement. Si ce n’est pas le cas, la désillusion peut être au rendez-vous. Côté PS, l’évolution du débat interne est de ce point de vue révélateur. Partie sur les chapeaux de roue médiatiques, la désignation de Ségolène Royal semble vouloir s’effectuer au final dans un certain malaise, avec beaucoup de doutes et surtout beaucoup de questions sur l’avenir. Le souffle pourrait venir à manquer. Côté LCR, l’espoir n’est pas non plus à l’ordre du jour. La confirmation d’une candidature solitaire s’appuie sur la conviction revendiquée que le rapport de forces rend parfaitement illusoire d’inscrire le changement à gauche au tableau des ambitions pour 2007. On voit mal dans ces conditions les antilibéraux trouver leur salut en continuant à implorer dans le désert le retour d’Olivier Besancenot au bercail unitaire. Reste une voie pour continuer à sortir du piège : conforter la construction entreprise avec succès d’un rassemblement qui affiche clairement son ambition d’une majorité politique de changement dès 2007. Les conditions de la réussite sont connues : plus de collectifs encore, plus populaires, plus divers pour unir largement et dans la durée ; plus de conviction à populariser l’ambition de ce rassemblement et son programme ; plus d’audace enfin pour ouvrir le débat de candidatures au plus grand nombre. Ce n’est pas le moment de rétrécir les échanges, au contraire. Chacun doit s’en mêler. Des milliers de nouveaux militants, salariés, syndicalistes, de tout coeur à gauche, peuvent s’impliquer dans la démarche. De la consultation des communistes aux multiples discussions qu’animent les collectifs, tout est bon pour élargir et conforter le processus en cours. Face aux machines à produire du désespoir, l’atout numéro un de ce rassemblement demeure la mobilisation militante et populaire. Article paru dans l'édition du 10 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-10/2006-11-10-840145

======>  « Un grand moment de souveraineté »

Jusqu’à samedi, les communistes sont appelés à voter sur la candidature à la présidentielle. Questions à Michel Laurent, membre de la direction du PCF.

La conférence nationale du PCF a adopté ses propositions à plus de 80 %. Elles sont aujourd’hui et demain soumises au vote des communistes. Ce vote n’est-il qu’une simple formalité ?

Michel Laurent. Non, c’est un moment très important de démocratie et de citoyenneté des communistes, c’est le moment de l’expression de la souveraineté des adhérents. Et c’est un moment extrêmement important pour que les communistes donnent leur point de vue concernant la proposition que le Parti communiste fait au rassemblement antilibéral. Cette expression portera au-delà du seul Parti communiste. Le résultat du vote sera une indication donnée à ce rassemblement, aux collectifs, et à toute la société.

Quelles motivations permettront aux communistes de choisir entre les options proposées ?

Michel Laurent. Trois candidats sont soumis au suffrage des adhérents du Parti communiste. L’option choisie par la conférence nationale est que Marie-George Buffet soit proposée pour être la candidate du rassemblement antilibéral de gauche. Avec des approches différentes, Jean-Jacques Karman et Maxime Gremetz avancent le point de vue qu’il faut un candidat communiste qui porte un programme communiste, les propositions du Parti communiste. Si les communistes devaient choisir la proposition de Marie-George Buffet, ils indiqueraient par là qu’ils considèrent qu’elle est la mieux à même de porter les couleurs du rassemblement antilibéral. Propos recueillis par O.M.

Article paru dans l'édition du 10 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-10/2006-11-10-840126

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43) Présidentielle : Besancenot entre en campagne, La direction de la LCR confirme son refus de participer à la campagne unitaire.

La Ligue communiste révolutionnaire ne s’était pas associée à l’appel pour des candidatures unitaires antilibérales, ni au programme et au texte définissant une ambition et une stratégie adaptées à Saint-Denis et à Nanterre par les réunions nationales des collectifs locaux. En rencontrant mardi dernier le collectif national unitaire, elle vient de confirmer son positionnement. « Nous n’avons pas ratifié le texte ambition et stratégie », explique la LCR, parce qu’il « comporte des formulations qui laissent ouverte la possibilité in fine de participation à un gouvernement en partenariat avec la direction socialiste ». Prenant appui sur les positions du Parti communiste, elle précise que « le risque que tout cela se termine dans une nouvelle formule d’union de la gauche s’est accentué ces dernières semaines ». Pour la LCR, cette question constitue « le centre d’un désaccord stratégique majeur » avec le PCF et « ceux qui ont soutenu le texte » des collectifs. Un désaccord qui s’avère, selon elle, « au fil des semaines de plus en plus indépassable ». « Mais cette question s’adresse aussi à tous les postulants candidats, précise la Ligue communiste. quels que soient les candidats annoncés, nos désaccords demeurent quant à l’indépendance vis-à-vis du PS ». Rappelant qu’elle s’était dite prête à retirer son candidat si un accord clair se dégageait, la LCR constate que « pour les échéances électorales à venir, les désaccords se creusent plus qu’ils ne se comblent ». Olivier Besancenot lancera sa campagne le 30 novembre à Paris lors d’un meeting à La Mutualité. Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 10 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-10/2006-11-10-840124

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=====> Échéances 2007 : Résolution "candidatures unitaires" adopté par la LCR

A propos des candidatures unitaires

1 - Il faut tirer un bilan d’étape des batailles engagées depuis un an pour que le rassemblement du non de gauche puisse se prolonger dans la construction d’une alternative politique antilibérale conséquente, anticapitaliste. Nous avons avec constance expliqué qu’un tel rassemblement et son expression électorale lors des élections de 2007 ne pouvaient se réaliser qu’en exprimant en toute clarté qu’ils ne pourraient passer par des alliances gouvernementale ou parlementaire avec le PS, car aucun projet de rupture avec le capitalisme et les politiques libérales n’est possible aujourd’hui avec un parti qui s’engage par son programme, ses actes et les déclarations de ses dirigeants à respecter les règles imposées par le MEDEF et les décisions de l’Union européenne. Cette exigence nous la portions à deux niveaux : vis-à-vis des militants des collectifs et vis à vis du PCF, numériquement la composante essentielle des collectifs et politiquement, avec la LCR, la principale organisation engagée dans la bataille du non. Il est vite apparu que la direction du PCF ne voulait en aucun cas s’engager dans une telle prise de position et voulait préserver toutes les possibilités d’accord avec le PS, notamment de non hostilité et de soutien réciproque lors des législatives, pour sauver le groupe parlementaire communiste. La préoccupation est évidemment la même concernant les municipales de 2008. Le PCF s’est donc clairement dressé contre les propositions de la LCR, et les représentants des collectifs lors de la réunion de St Denis du 10 septembre n’ont pas voulu davantage clarifier cette position, malgré plusieurs interventions, au-delà de la LCR, en ce sens. Nous n’avons pas approuvé la déclaration « ambition et stratégie » à cause de cette question, et avons clairement répété depuis qu’elle était le blocage essentiel empêchant que la LCR aille plus avant dans le processus. La constance de notre interpellation a obligé les uns et les autres à s’expliquer sur leur vision des rapports avec la direction socialiste. Nous enregistrons que dans certaines déclarations José Bové s’est déclaré hostile à une alliance gouvernementale avec le PS mais il n’a pas pour autant proposé de changer l’orientation choisie le 10 septembre. Pour autant d’ailleurs, au niveau du collectif national, rien n’a bougé depuis deux mois sur cette question, comme en a encore témoigné le débat entre des représentants de la direction de la LCR et le collectif national le 7 novembre.

Le PS vient de choisir Ségolène Royal. Tout le monde est maintenant au pied du mur dans la gauche antilibérale. Si, comme on l’entend, il est souhaité « que Besancenot revienne », il faut dire clairement qu’on ne peut pas gouverner avec le PS ou soutenir une majorité parlementaire du même type. Ce serait là le seul vrai tournant de la campagne unitaire depuis 6 mois. En ne réglant pas cette question, différentes sensibilités du collectif national se sont adaptés à la politique de la direction du PCF. Celle-ci ne peut plus pourtant laisser place aux interprétations :

? à Bordeaux, la direction du PCF, nationale et locale, a préféré le soutien à une liste PS/PC à une liste d’unité de la gauche du « non » qu’avaient proposée nos camarades.

? Lors de sa Conférence Nationale des 21 et 22 octobre, le PCF a donné sa lecture du texte de Saint Denis qui autorise selon lui en « rejetant la théorie des deux gauches de la LCR » à renouer avec la direction du PS (...) par delà le « oui » et le « non », clivage pourtant constitutif du mouvement unitaire. Du coup, Marie-George Buffet s’est mise à utiliser régulièrement la formule hautement révélatrice « nous ne sommes pas la gauche de la gauche ».

? Depuis plusieurs mois le PCF construit sa propre campagne autour de sa candidate M.G.Buffet, tout en essayant de présenter la candidature communiste comme émanant du mouvement des collectifs, pour rompre l’isolement politique et électoral de ce parti depuis 2002, en maintenant la politique traditionnelle de soutien électoral réciproque avec le PS. Cette orientation, affirmée lors de plusieurs réunions de la direction nationale du PCF, s’est affirmée avec force lors du vote d’investiture de MG.Buffet et des déclarations sans aucune ambiguïté de la direction au lendemain de ce choix sur le fait que Buffet était la seule candidate unitaire possible pour le PCF. Parallèlement à cette auto désignation de la candidate « unitaire », les sections du PCF ont été appelées à créer systématiquement des collectifs unitaires et populaires, entraînant par là même la colère de nombre de militants des collectifs.

Certains ont pensé pouvoir contrer cette OPA du PCF ? en appelant à voter « blanc » au référendum interne du PCF, tactique qui a subi un cuisant échec ;

? en opposant d’autres candidatures face à celle de M.G. Buffet, notamment celles de Clémentine Autain ou de José Bové. Mais on ne règle pas les problèmes d’orientation politique en ayant renoncé à clarifier et en pensant pouvoir se rattraper sur un choix de personnes. Car tous ces candidats à la candidature sont sensés avoir accepté les mêmes textes d’orientation, que ce soit le texte « ambition et stratégie » ou le texte programme.

Pour les législatives, la direction du PCF a, là aussi, verrouillé le dispositif en s’assurant, côté cour, du respect des candidatures des députés sortants (tous députés PCF) par les collectifs et, côté jardin, du report des votes socialistes pour assurer leur élection. Il ne restera ainsi que des miettes pour les partenaires des collectifs, c’est-à-dire des circonscriptions imprenables.  Logiquement, quand on passe aux travaux pratiques avec le quatre pages intitulé « Une autre voie à gauche » (édité à 2 millions d’exemplaires), les divergences que nous avons souligné réapparaissent. S’inscrivant dans une « démarche majoritaire à gauche » conformément à la politique du PC, ce texte ne dit presque rien pour critiquer avec netteté la politique du gouvernement PC/PS de 97 à 2002 ; rien pour critiquer la dynamique du projet et de la campagne actuelle du PS, ni pour indiquer qu’on gouvernera pas avec lui ; rien ou si peu sur les mobilisations et les luttes, ni sur la nécessité de prendre sur les profits et de contester la domination du patronat sur l’économie. Seul le libéralisme est contesté, tout se situe dans le cadre électoral et parlementaire.

2 - Une candidature unitaire des forces du non de gauche ne pourrait prendre toute sa signification que si elle associait l’ensemble des forces qui s’étaient engagées dans cette campagne. Si l’on met de côté PRS engagé depuis un an dans une bataille interne au Parti socialiste (dont il a voté le programme), une candidature unitaire suppose un accord entre le PCF et la LCR -même s’il ne s’y réduit pas -, et pour notre part un tel accord impose, non pas que le PCF accepte la politique de la LCR, mais au moins qu’il s’engage clairement à se situer en totale indépendance vis à vis du PS, notamment en refusant participation ou soutien à une éventuelle majorité socialiste. Ce n’est pas le cas évidemment aujourd’hui, et à la réunion de Saint-Denis, il a été refusé de mettre cette question au cœur de l’action, bottant souvent en touche au nom d’une fantasmatique illusion d’être devant le PS à la présidentielle ou majoritaire à l’Assemblée...ce qui serait sensé régler le problème des rapports avec le PS. Cette illusion repose sur une autre illusion concernant la logique des rapports de forces parlementaires. On ne voit pas comment, même majoritaire, le rassemblement antilibéral pourrait se passer d’un accord avec le PS pour aller au gouvernement et, en conséquence accepter ses conditions. Le retour de Mélenchon, d’ailleurs, va dans le sens d’une promotion de l’union des toutes les gauches. Si certains meetings sont des réussites, ils témoignent à la fois d’un engagement très fort de la principale composante, le PCF, autant que d’une aspiration unitaire que nous partageons. Mais cela ne saurait masquer une autre réalité moins reluisante. La manœuvre de la direction du PCF crée des remous, illustrés par la démission du collectif national de Raoul Marc Jennar, accusant notamment le PCF de renouer avec de vieilles méthodes et de préparer un rabibochage avec le PS, illustrés également par les tensions nombreuses qui s’expriment au sein des collectifs. Nous ne nous réjouissons pas d’une telle situation car le mouvement ouvrier en France est toujours orphelin d’une force politique anticapitaliste qui modifie les rapports de force politiques et soit un réel point d’appui pour que les mobilisations sociales tracent de perspectives politiques de rupture et de satisfaction des besoins sociaux. Nombre des militants potentiels pour construire une telle force étaient présents dans les collectifs pour un non de gauche. Nous poursuivons le débat en ce sens, dans tous les lieux où cela sera possible de le faire.

3 - En l’absence d’une telle perspective pour la présidentielle, la LCR s’engage pour donner le maximum d’audience et d’efficacité à la campagne d’Olivier Besancenot, campagne qui permettra de rester fidèle aux axes politiques développés dans la bataille du non, sans prétendre marier le non et le oui de gauche, mais en traçant la voie d’une rupture avec le capitalisme et la politique libérale. Indépendamment des divergences qui nous ont opposé ces derniers mois, tous les militants de la LCR s’engagent derrière cette candidature pour construire cette campagne et, notamment, obtenir les parrainages d’élus nécessaires pour sa présentation. Nous travaillerons aussi dans le même temps à rassembler celles et ceux qui sont en accord avec la bataille que nous avons menée dans le mouvement du 29 mai et avec les axes de la campagne d’Olivier Besancenot. Parallèlement, nous continuerons à rechercher à agir avec toutes les forces antilibérales pour oeuvrer au développement des résistances, des mobilisations et des luttes. Notre campagne électorale n’a d’autre ambition que de les renforcer, elle ne s’oppose en rien à l’action unitaire et démocratique avec tous ceux qui souhaitent mettre en échec la politique de régression sociale du patronat et de l’Etat.

4 - Pour les législatives, nous travaillons à rassembler les conditions de la présentation de candidatures dans toutes les circonscriptions du pays, candidatures qui se situeront dans la continuité de notre bataille

 

44) José Bové retire sa proposition d’incarner la candidature de la gauche antilibérale à la présidentielle de 2007

=====> José Bové : « Ne pas choisir une candidature issue d’un parti politique »

Entretien. Le militant altermondialiste, candidat à l’investiture du rassemblement antilibéral, avance le fait qu’il n’est « attaché à aucune force politique » et ne peut donc être accusé de « récupérer le mouvement ».

====> Quel sens et quelle portée donnez-vous à votre candidature à la candidature de rassemblement antilibéral ?

José Bové. Cette décision doit être replacée dans le contexte des dix années de lutte que nous venons de vivre. Depuis les grandes grèves de 1995 jusqu’aux manifestations anti-CPE, aux forts mouvements de contestation qui se sont ensuite développés en liaison avec la mise en place de l’Organisation mondiale du commerce. De Seattle à la puissante mobilisation de Barcelone contre la libéralisation des services, au rassemblement du Larzac en 2003 avec plus de 300 000 participants, une dynamique s’est constituée entre le vécu des gens et une prise de conscience sur le libéralisme de type nouveau et ses mécanismes internationaux visant à imposer la logique de marché à l’ensemble des secteurs comme l’agriculture, les services, la propriété intellectuelle. Ceux qui au quotidien étaient confrontés aux délocalisations, aux logiques boursières, aux casses des services publics se sont retrouvés en phase avec ceux qui à travers des organisations, dont Via Campesina, menaient un combat contre la marchandisation de la planète. Cette dynamique collective a petit à petit débouché sur une manière nouvelle de travailler entre l’ensemble des forces sociales et les mouvements de gauche, jusqu’à la campagne de 2004-2005 contre le traité constitutionnel et la victoire du « non » de gauche au référendum. Une victoire assurée collectivement au-delà des personnes, des partis, des syndicats, mais pour laquelle chacun a joué pleinement son rôle. Nous avons décidé de transformer les collectifs du « non » en collectifs pour des candidatures unitaires antilibérales. Il me paraît très important que ces collectifs prennent appui sur la dynamique des rassemblements développés ces dix dernières années et puissent la porter jusqu’aux élections. Il s’agit de prolonger le combat social dans le combat électoral, autre façon de continuer l’action sous d’autres moyens. C’est ce qu’Evo Morales appelle « passer de la résistance au pouvoir ». C’est dans cette perspective-là que j’ai accepté de me porter candidat. Je suis impliqué dans le mouvement social et dans des luttes internationales. Puis, n’étant attaché à aucune force politique, je ne peux pas être accusé de récupérer le mouvement pour qui que ce soit.

====> Pourquoi jugez-vous qu’un dirigeant politique ne puisse pas rassembler très largement ?

José Bové. L’histoire récente montre que les mouvements se sont élargis en l’absence de toute tentative hégémonique des uns ou des autres. Si l’on veut que plusieurs forces politiques soient présentes en même temps aux côtés d’associations, de citoyens qui n’appartiennent à aucune organisation, il est évident qu’un représentant d’une force politique ne peut pas représenter toutes les autres sans craindre ensuite de tentative de récupération. Si l’on veut véritablement construire un bon rapport de forces dans le scrutin à venir, il me paraît important de ne pas choisir une candidature issue d’un parti politique. Ce qui ne veut pas dire que l’on conteste l’existence des partis politiques et le travail des militants. Il s’agit d’un choix stratégique pour aller plus loin que la simple addition des forces en présence. La dynamique unitaire est la seule logique qui permet de mobiliser les couches populaires qui ne vont plus voter et de faire contre-pied au social-libéralisme.

====> Pas d’unité, dites-vous, sans Olivier Besancenot. Or la direction de la LCR maintient sa candidature en déclarant refuser tout accord avec le PS. Il y a divergence avec le programme antilibéral qui a pris une position claire. Comment avancer ?

José Bové. Il faut être clair. Cette mobilisation n’a de portée que si toutes les forces politiques qui ont participé à la victoire du 29 mai sont présentes. Pour moi, il est tout aussi important qu’Olivier soit là, que Marie-George et le Parti communiste soient là, ainsi que les socialistes antilibéraux et les Verts du non. Si l’une de ces forces vient à manquer, on est boiteux. Aujourd’hui, il n’y a pas d’ambiguïté au niveau du collectif national et des collectifs locaux sur la question du désistement pour la force de gauche arrivée en tête, car l’objectif est de battre la droite et l’extrême droite. Il est tout aussi évident que ce désistement ne veut pas dire négociation avec le PS en vue de constituer un gouvernement. Non pas qu’il y ait refus de négocier avec le PS en tant que tel, mais parce que le projet actuel du PS et le projet antilibéral sont radicalement différents. Notre objectif est bien de combattre la logique néolibérale et non pas de l’aménager.

=====> Les collectifs antilibéraux sont ouverts à tous ceux qui le désirent, mais vous critiquez sévèrement les communistes qui prennent l’initiative d’en créer dans les départements. Si en décembre les collectifs décident majoritairement d’une candidature issue d’un parti politique, comment réagirez-vous ?

José Bové. On a vu des collectifs se créer sans que l’ensemble des forces ne soient invités au départ à les constituer. Le collectif national a tiré la sonnette d’alarme, non pour dire que ces collectifs n’avaient pas de raison d’être mais pour leur demander très clairement de veiller à ce que toutes les forces qui ont contribué à la victoire du « non » de gauche en soient parties prenantes. Ils ne peuvent pas être créés pour appeler dès le départ à choisir un candidat a priori. Si les collectifs décident d’une candidature issue d’un parti ? Nous n’en sommes pas encore là. Nous sommes actuellement dans l’organisation et les réunions de tous ces collectifs pluralistes afin de mener au mieux le débat. Entretien réalisé par Alain Raynal. Article paru dans l'édition du 14 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-14/2006-11-14-840274

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

======> Montredon, le 23 novembre 2006 : Chers ami(e)s, cher(e)s camarades,

Il y a six mois, j’ai fait savoir que j’étais disponible pour incarner, sur le bulletin de vote de l’élection présidentielle, notre rassemblement unitaire de la gauche anti-libérale. J’ai immédiatement précisé que, pour créer les conditions d’une dynamique populaire et électorale autour d’une stratégie et d’un programme communs, il convenait de mener une campagne collective rassemblant, sur une même tribune, toutes les forces qui avaient contribué au succès du « non de gauche », le 29 mai 2005, de la Lcr aux socialistes anti-libéraux. Et j’ai ajouté aussitôt que ma démarche n’était pas personnelle mais que, pour garantir l’unité la plus large possible, il ne pouvait être question de se ranger derrière le porte-parole de telle ou telle composante de notre rassemblement. Comme d’autres, en tant que syndicaliste et acteur du mouvement social anti-libéral, je pense pouvoir servir d’accélérateur à une dynamique de rassemblement qui a un objectif plus ambitieux que de faire un simple score de témoignage. Six mois plus tard, force est de constater que les forces de la division l’ont provisoirement emporté sur les forces de l’unité. Le Parti communiste veut imposer Marie-George Buffet comme candidate et ne lésine pas sur les moyens pour parvenir à ses fins. Il a multiplié la création de collectifs qui ne représentent, localement, que la sensibilité communiste. Il mène campagne de manière autonome, en parallèle de quelques grands meetings unitaires. Il se livre à des pratiques d’un autre âge en refusant, par exemple, de valider le procès-verbal d’une réunion de notre collectif national au cours de laquelle l’écrasante majorité des participants a fait savoir que Marie-George Buffet ne pouvait pas incarner, sur le bulletin de vote, la richesse de notre rassemblement. La Lcr, de son côté, vient de confirmer son engagement dans une campagne autonome avec Olivier Besancenot comme candidat. Elle multiplie les arguments pour justifier un prétendu désaccord de fond sur notre orientation commune. Elle pratique l’unité à la carte, un pied dedans, un pied dehors, sans rechercher les voies et les moyens d’une campagne réellement unitaire. Elle préfère se mesurer électoralement au Parti communiste plutôt que de répondre, de manière collective, à l’espérance née de notre succès commun victorieux dans le combat contre le projet libéral de Constitution européenne. Le Parti communiste et la Lcr ont pris la responsabilité de casser la dynamique unitaire et, par voie de conséquence, de renoncer à répondre aux attentes des couches populaires les plus frappées par les dégâts de la mondialisation libérale. Je le regrette profondément. Acteur du mouvement social et du combat altermondialiste depuis de longues années, je considère qu’il est temps de traduire nos mobilisations dans l’espace politique et électoral. Notre responsabilité fondamentale reste en effet de ramener dans la camp de la gauche les millions d’électeurs et d’électrices qui, déboussolés par vingt-cinq ans d’alternance sans changement fondamental de leurs conditions d’existence, ont progressivement choisi de déserté les urnes ou de disperser leurs voix jusqu’à l’extrême droite. Le 21 avril 2002, la gauche a perdu parce qu’elle n’avait pas su répondre aux attentes des citoyens et citoyennes les plus touchés par la précarisation sociale généralisée. Toutes celles et ceux qui souffrent socialement n’attendent pourtant qu’une seule chose : une perspective crédible de changement qui ne se résume pas à quelques aménagements du système économique. Sans remise en cause radicale des logiques économiques libérales qui, des décisions de l’Omc jusque dans la vie quotidienne, conduisent à la marchandisation des services publics, au dumping social, à la croissance vertigineuse des inégalités, il n’y a d’autre issue que le renoncement à changer vraiment la vie. Entre la simple alternance et la véritable alternative anti-libérale, il existe un fossé qui nous sépare d’une gauche plus encline à gérer le pouvoir qu’à engager la transformation sociale. Pour donner sens à ce combat pour une alternative anti-libérale, il nous faut impérativement créer les conditions d’une dynamique populaire et électorale. C’est mal parti. Les difficultés pour rassembler des courants, des sensibilités, des personnalités engagés dans notre combat commun sont compréhensibles. L’unité est un combat. Mais force est de constater que le processus engagé débouche aujourd’hui sur une impasse. La multiplication des candidatures aboutit à brouiller plutôt qu’à clarifier notre perspective, prêtant le flanc à des critiques ironiques de la part de celles et de ceux qui ont parié depuis longtemps sur notre échec. En s’enfermant dans la méthode dite du "double consensus", le collectif national a pris le risque de donner une image plus groupusculaire que populaire de notre rassemblement. Il a beaucoup trop tardé à dire ouvertement que la candidature de Marie-George Buffet était incompatible avec une logique unitaire. J’ai proposé, sans succès, que nous mobilisions toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans notre démarche pour choisir le candidat ou la candidate la mieux à même de porter notre message dans le cadre d’une campagne collective. Il ne s’agissait nullement de désigner des vainqueurs ou des vaincus mais de faire participer activement les citoyens et les citoyennes à la dynamique unitaire. C’était, aussi, une manière de construire un rapport de forces populaire. La résistance à cette proposition qui prend pourtant d’autant plus de sens après que le Parti socialiste a su désigner, à sa manière, sa propre candidate témoigne d’une incompréhension des attentes citoyennes en matière de participation active aux choix politiques.

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

Pour l’heure, et sous réserve d’événements qui changeraient profondément la situation actuelle, j’ai donc décidé de retirer ma proposition d’incarner notre rassemblement sur le bulletin de vote de l’élection présidentielle. Je n’entends pas, en effet, continuer de servir d’alibi unitaire à d’autres desseins, partidaires ou personnels. Je n’entends pas non plus semer des illusions auprès des amis et des camarades qui viennent, toujours très nombreux, soutenir la démarche de rassemblement dans les meetings. Je n’entends pas m’engager pour autre chose qu’une démarche unitaire et populaire visant à modifier durablement, à l’occasion de l’élection présidentielle, la donne électorale à gauche. Je poursuivrai naturellement le combat avec vous toutes et tous, sur les bases stratégiques et programmatiques qui sont les nôtres. La création des collectifs unitaires est le signe d’une volonté de construire une espace politique nouveau, après la victoire des collectifs du "non", il y a dix-huit mois. Nous trouverons ensemble, j’en suis sûr, les voies les plus adéquates pour participer activement aux prochaines échéances électorales législatives, municipales et cantonales, à l’occasion desquelles nous espérons bien porter haut et fort le message de la gauche anti-libérale. Fraternellement, José

 

45) Clémentine Autain : « Mon profil peut permettre de sortir de l’impasse »

Entretien. Pour la jeune adjointe à Paris, candidate à l’investiture du rassemblement antilibéral pour l’élection présidentielle, « échouer sur la candidature serait incompréhensible ».

---- Vous êtes candidate à la candidature antilibérale. Comment avez-vous décidé de franchir ce pas ?

Clémentine Autain. Mon parcours m’a ouverte aux différentes sensibilités de notre rassemblement. J’ai toujours milité dans des espaces qui visaient la convergence de toutes les forces antilibérales. J’ai été invitée par de nombreux collectifs locaux. Des militants m’ont posé la question de ma candidature. Ma jeunesse leur paraît un atout. Nous devons nous adresser aux nouvelles générations, méprisées et maltraitées. Surtout, après tant d’échecs, il n’est pas absurde qu’une offre politique neuve soit incarnée par une personnalité nouvelle. Je milite depuis quinze ans, j’ai cofondé Mix-Cité, participé activement depuis le début à la Fondation Copernic, écrit des essais, animé la rédaction de Regards et suis élue depuis 2001. Dans ma vie, j’ai eu souvent à me construire dans l’adversité. Mais l’expérience n’est pas tout. Il faut démultiplier les énergies, convaincre au-delà de nos forces et porter du neuf à gauche. Les nouvelles générations y contribuent. Par ailleurs, notre campagne, très collective, sera forte de toutes nos expériences sociales, politiques, intellectuelles. Le critère essentiel pour le choix de la candidature, c’est l’arc du rassemblement : qui peut permettre que personne ne quitte les tribunes, qu’elles s’élargissent encore ? Il faut aussi pouvoir s’adresser au plus grand nombre. La France n’est pas une salle de meeting.

---- Êtes-vous de ceux qui pensent qu’un ou une responsable de parti ne peut être candidat ?

Clémentine Autain. Si c’était le cas, ce serait perçu par une majorité de militants, et plus encore par les Français, comme un rassemblement autour d’un parti et ce, quelle que soit la volonté du ou de la candidate. Nombreux sont ceux qui ont déjà dit qu’ils ne s’y retrouveraient pas. Il ne doit y avoir ni perdants, ni gagnants. Mon profil peut permettre de sortir de l’impasse.

---- Dire « je m’en vais si Marie-George Buffet est candidate », n’est-ce pas une manière de lancer une exclusive, de mettre à l’écart les militants communistes et, éventuellement, de ne pas écouter ce que disent les collectifs. N’est-ce pas dangereux pour le rassemblement ?

Clémentine Autain. Les militants communistes sont attachés à Marie-George Buffet et je les comprends. Elle suscite le respect, ses compétences ne sont pas discutées. Mais il nous faut préserver le cadre de l’unité. Les communistes y sont attachés. En mettant leur énergie au service de la dynamique unitaire, ils savent qu’ils sont fidèles à leur combat, à leurs convictions. Ce que le PCF met au pot commun est considérable : force militante, dimension institutionnelle, moyens matériels... Sans lui, pas de rassemblement possible. Sans les autres non plus. Pour que la mayonnaise prenne, il faut une large convergence. Le PCF ne peut pas passer en force et imposer à tous les autres sa candidate. La responsabilité des communistes est donc immense dans cette dernière ligne droite.

----- Que pensez-vous de ce que dit José Bové rien sans la LCR ?

Clémentine Autain. Je ne peux imaginer qu’Olivier Besancenot fasse tribune à part. La LCR s’inquiète de nos relations avec le PS. Pourtant, nous sommes clairs : pas de gauche plurielle numéro 2. Je suis convaincue qu’un accord est possible avec la majorité de la LCR. Mais nous ne pouvons pas suspendre notre dynamique à sa décision. Il nous faut aussi regarder du côté des militants socialistes. Certains risquent de se sentir perdus après le vote interne ! Pour créer une dynamique populaire et construire une nouvelle majorité à gauche, nous devons également enrichir nos liens avec les forces sociales : syndicalistes, intellectuels, artistes...

---- La mobilisation de tous ceux qui depuis des années se sont beaucoup abstenus est l’un des enjeux de cette campagne. Ne craignez-vous pas que votre candidature apparaisse comme plutôt médiatique alors que les collectifs doivent réussir à mobiliser dans les quartiers populaires ?

Clémentine Autain. Dans ces quartiers comme ailleurs, on regarde la télévision, on écoute la radio. Les classes populaires n’entendent plus un certain discours très formaté d’un personnel politique par trop homogène. Pour qu’elles commencent à tendre l’oreille, il faut des profils en rupture avec ce qui est donné à voir généralement. J’étais dans les Ardennes avec les ouvriers de Thomé-Génot, dans la marche silencieuse de Clichy-sous-Bois avec les jeunes... Et si ces derniers sont venus me parler, c’est aussi parce qu’ils m’ont vue à la télé. Je ne compte pas sur les médias pour faire notre campagne, mais maîtriser les formes contemporaines de communication est un enjeu. Nous convaincrons les classes populaires parce que notre projet leur apporte des réponses et leur ouvre des perspectives.

----- Avez-vous des priorités ?

Clémentine Autain. Les priorités sont définies collectivement. La première, et c’est tout l’enjeu de cette campagne, c’est de prouver que la politique peut répondre aux attentes populaires, que nous transformerons la société en profondeur. Je suis très attachée à mêler social et politique : nous ne changerons pas la société sans mobilisation populaire. Par ailleurs, notre parti pris anticapitaliste s’articule - sans hiérarchiser - avec toutes les luttes émancipatrices : écologie, féminisme, antiracisme, anticonsumérisme. Nous mettons au coeur de notre projet l’émancipation, individuelle et collective. Sarkozy allie libéralisme et autoritarisme. Nous lui opposons la solidarité, la mise en commun, les droits, les libertés publiques...

----- Les collectifs se réunissent le 10 décembre pour aboutir sur la question des candidatures. Croyez-vous à la réussite de cette nouvelle étape ?

Clémentine Autain. La question n’est pas de savoir si on y croit mais s’il le faut. Et il le faut. Nous avons le devoir de réussir pour tous ceux et celles qui paient le prix des politiques libérales. La victoire du 29 mai et les mobilisations sociales, contre le CPE, dans les entreprises ou pour les sans-papiers, nous obligent. Nous avons défini ensemble une stratégie et un socle programmatique. Échouer sur la candidature serait incompréhensible. Je précise que je ferai la campagne de celui ou de celle qui sera désigné(e) de manière unitaire. Soit on gagne tous, soit on perd tous. Entretien réalisé par Jacqueline Sellem. Article paru dans l'édition du 17 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-17/2006-11-17-840480

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46) PS : Le couple Royal-Hollande aux commandes

Après la désignation de la candidate, le premier secrétaire précise les rôles.

Ségolène Royal, désignée par un quasi-plébiscite des militants, est candidate. Le PS a donc trouvé son chef de file. Reste à articuler la vraie campagne pour gagner la présidentielle contre la droite entre ce qui doit être la part de liberté de la candidate socialiste et la direction du PS. Autrement dit, comment garder le contact direct avec le peuple dans une démarche gaullienne qui a bien réussi à la candidate dans la précampagne interne, sans s’affranchir du parti tout en restant libre. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a défriché la question au cours du week-end. « Une élection présidentielle est toujours une démarche personnelle, la conjugaison d’un rapport personnel de confiance à l’égard d’une candidate qui peut devenir le chef de l’État et d’un contrat passé avec le pays qui engage une majorité politique, une force collective » a-t-il dit. « ce n’est pas pour autant qu’il faut faire perdre à une Ségolène Royal ce qu’elle a su créer avec le pays ». Il a donc distingué son propre rôle de « rassembleur des socialistes » de celui de sa compagne : « convaincre les Français », avec le soutien de son parti. « Elle a à mener une campagne avec le PS, a-t-il précisé, et le PS en solidarité avec elle. » Pas question donc que le PS passe au second plan, en réponse à Gilles Savary, jusque-là porte-parole de Ségolène Royal. Selon lui, la candidate devait se garder « d’un sommet de l’appareil » qui tenterait « de se sauver au détriment de l’attente des militants ». « Il n’y a plus de porte-parole », a nettement rappelé François Hollande. Le problème n’est cependant pas simple : le vote massif des militants, en phase avec l’électorat socialiste et, au-delà, vaut mandat pour les dirigeants socialistes. Mandat sans ambiguïté : renouveler la façon de faire de la politique dans la vieille maison pour gagner en 2007. Ce qui impliquera des ajustements, qu’il serait hâtif d’assimiler à une refondation idéologique, dans le fonctionnement du parti, sous la double impulsion, de fait, de Royal et de Hollande, dans l’immédiat, et en attendant le congrès de la fin 2007. La traduction politique de ce double attelage socialiste sur le sujet du nécessaire rassemblement à gauche, devrait s’exprimer de manière distincte mais complémentaire. Ségolène Royal va poursuivre ses contacts directs avec les Français en donnant aux comités « désirs d’avenir » un rôle accru, tout en restant dans un cadre politiquement sous-tendu par la stratégie de rassemblement dont François Hollande devrait prioritairement se charger. Y compris dans une perspective gouvernementale. Si la gauche gagne les législatives, a-t-il déclaré au Parisien, « j’appellerai les Verts, les communistes, les radicaux, les amis de Jean-Pierre Chevènement et d’autres encore à gauche à gouverner avec nous. Seule cette union sur la base d’un contrat de gouvernement nous permettra de réussir ». Précisant : Il faut que « la donne » gauche-droite « soit connue ».

Dominique Bègles. Article paru dans l'édition du 20 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-20/2006-11-20-840602

=====> Royal : les raisons d’un vote massif

Parti socialiste. Le score sans appel de la candidate picto-charentaise exprime en particulier la volonté de des militants d’éviter un nouveau 21 avril 2002.

« Bonheur », « élan », « honneur » : les premiers mots de Ségolène Royal en direct de Melle (Deux-Sèvres), désignée candidate du PS par les militants. Des thèmes qui avaient été ceux de François Mitterrand, depuis Château-Chinon, le 10 mai 1981. Les militants venaient de l’élire par un score sans appel : elle recueille 60,62 % des suffrages avec une participation de 80,04 %, bousculant les prévisions les plus optimistes. Loin derrière, les deux autres prétendants : Dominique Strauss-Kahn avec 20,83 %, suivi de très près par Laurent Fabius, avec 18,54 %. L’un comme l’autre ont reconnu leur défaite et ont rendu hommage à la candidate picto-charentaise. Tous trois appelant désormais à un rassemblement du PS comme prélude à un rassemblement de toute la gauche. « Les militants ont tranché, a déclaré Laurent Fabius. Il revient à Ségolène Royal d’assurer le rassemblement de tous les socialistes. J’y suis prêt ». « C’est une confirmation et une révélation, selon Jean-Christophe Cambadélis, lieutenant de DSK, nous lui souhaitons bonne chance, bon courage et bon vent ». La révélation étant pour lui le score de son chef de file qui devrait l’autoriser à constituer un courant autour de lui. Côté jospiniste, Martine Aubry a déclaré : « Le temps des débats internes est clos, Ségolène Royal est aujourd’hui la candidate de tous les socialistes, et, je l’espère, demain de toute la gauche ». Seul bémol, celui de Jean-Luc Mélenchon, rallié à Laurent Fabius tout en gardant contact avec les collectifs du « Non » par l’intermédiaire du PRS : « Je suis très déçu, je suis perplexe, ça me met dans un sentiment de consternation ». Selon lui, « la responsabilité des comités antilibéraux est plus grande que jamais » pour rééquilibrer la gauche.

=====> un vote conforme aux aspirations

Les résultats de ce scrutin inattendus par leur ampleur, appellent plusieurs observations. La première est une réponse à une question qui faisait suspense : le vote des militants a été conforme aux aspirations des sympathisants mesurés avec régularité par les sondages, les mêmes logiques étant à l’oeuvre dans les deux cas. Apparent paradoxe : ils ont voté en faveur d’une candidate dont l’ambition stratégique était de s’affranchir, par contournement, des contraintes de l’appareil pour développer un rapport direct avec le peuple selon un concept très gaullien. Cependant ils ont aussi exprimé le vote leur paraissant le plus utile pour gagner, et sans doute aussi pour dire leur souhait d’un renouvellement à la fois du personnel politique et des cadres de l’appareil (lesquels ne se sont ralliés que partiellement et tardivement à sa candidature) et d’une certaine façon de faire de la politique. Ce faisant, ils ont souhaité voir enclencher par un vote clair une dynamique d’espoir, avec en arrière-plan le spectre du 21 avril 2002 où la gauche avait été éliminée dès le premier tour de la présidentielle. Au séisme du 21 avril, ont-ils répondu par un contre-séisme dans le PS ? Le signal qu’ils ont donné marginalise en tout cas le parti traditionnel, y compris dans ses cristallisations de tendances, dans un contexte de régression généralisée du débat politique : le score de Ségolène Royal transcende en effet les courants, sans pour autant que l’on puisse affirmer que les électeurs en ont jugé périmés les contenus. Ils se sont prononcés pour une alchimie politique davantage que sur des choix idéologiques : son score dans les fiefs des deux autres candidats ne vaut sans doute pas condamnation de ceux-ci. « Il faut changer la politique », dit-elle. Elle semble avoir été suivie. De la même manière, les militants n’ont pas désigné une propagandiste du « oui » contre le « non », le score modeste de DSK paraît en attester, comme les 63 % de Ségolène Royal dans l’Aisne, département où le « non » l’avait largement emporté en interne comme dans la population. Un autre suspense était dans le vote des nouveaux adhérents. En l’état actuel des analyses, il ne semble pas qu’il y ait eu un vote de masse particulier de leur part : à Paris, où ils étaient nombreux, la candidate ne totalise que 47 % des voix. Globalement, on peut penser que les militants ont voté non pour des idées mais pour une personne et une façon de faire. Reste que le PS est désormais face à une rupture culturelle et politique profonde, qui accompagne sans doute son renouvellement sociologique. La façon dont Ségolène Royal va concevoir le rassemblement à gauche et les thèmes qu’elle retiendra pour y parvenir éclaireront sur l’éventualité d’un recentrage ou non à la droite du PS. Dominique Bègles

Article paru dans l'édition du 18 novembre 200

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-18/2006-11-18-840588

=====> « Une situation nouvelle à gauche » PAR PIERRE LAURENT

En éliminant ses deux concurrents dès le premier tour avec un score sans appel de 60 %, Ségolène Royal a tenu son pari : devenir l’unique et incontestée candidate du PS à la présidentielle. Dominique Strauss-Khan et Laurent Fabius en ont pris acte sans attendre. La présidente de Poitou-Charentes aura incontestablement réussi à capitaliser jusqu’au bout sur son nom deux exigences très fortes des militants socialistes, les anciens comme les nouveaux.

En premier lieu, celle de battre la droite et, pour les socialistes, de prendre leur revanche sur l’humiliant résultat du 21 avril 2002. Personne au PS ne veut revivre cela. Tout au long de la campagne interne, Ségolène Royal sera manifestement restée à leurs yeux « celle qui peut battre Sarkozy », et cela, quel que soit l’opinion que les uns et ou les autres se faisaient de la manière dont elle a imposé sa candidature. De ce point de vue, le vote interne confirme le potentiel du ressort du vote utile dans l’électorat de gauche.

Le PS sera évidemment encouragé à en jouer, plutôt que d’affronter le débat sur les choix cruciaux dont dépend la réussite d’une politique alternative à gauche.

En second lieu, celle d’incarner le renouveau contre les éléphants du parti, autrement dit ceux qui ont conduit à la défaite de 2002 et au désaveu de 2005 lors du référendum sur la constitution européenne. On sait le caractère largement artificiel de cette image, eu égard aux états de service de Ségolène Royal au plus haut niveau de l’État et du PS, ces vingt dernières années, et à la mobilisation de l’appareil du PS autour de sa candidature. Mais tout cela a été habilement effacé, tandis que dans son rôle de faux arbitre, François Hollande faisait un parcours sans faute. Ségolène Royal a donc gagné la bataille chez les militants du PS. Elle n’a pas gagné la bataille chez les électeurs.

Le référendum européen nous enseigne que les deux ne se confondent pas. Si le choix entériné par les socialistes va au-devant de leur désir d’efficacité pour battre la droite, il soulève en même temps l’inquiétude sur la nature du projet qui sera porté par la candidature Royal. La fâcheuse tendance observée ces derniers mois à privilégier les thèmes sécuritaires, en prétextant de plus qu’il s’agissait d’être au diapason des demandes populaires, va-t-elle s’accélérer après la désignation ? Tout le laisse craindre, d’autant que ce ne sont pas les 21 % de Dominique Strauss-Khan, arrivé en seconde position, qui permettront de redresser la barre à gauche, vers les grandes urgences sociales. Quant à la satisfaction affichée par les dirigeants du PS d’avoir ouvert la voie

à des primaires à l’américaine, elle ne peut là aussi qu’alarmer tous ceux qui s’inquiètent déjà d’une présidentialisation accrue du régime et de notre vie politique. Les conséquences sur le PS lui-même sont encore probablement sous-estimées. « Une réalité nouvelle vient ainsi de se créer à gauche », a indiqué dès hier le Parti communiste. À n’en pas douter, depuis hier matin, de nombreux électeurs venus de toute la gauche, et notamment socialiste, se disent que la situation ne peut en rester là. Et que, puisque tel est le choix du PS, la gauche a besoin d’une autre candidature, capable tout à la fois de mobiliser pour battre la droite et l’extrême droite et de relever le défi d’un projet et d’une majorité de changement à gauche, sans laquelle des millions de femmes et d’hommes des milieux populaires n’auraient que le choix entre un vote Royal, à rebours de leurs espérances, et le découragement. Le meeting des collectifs unitaires, hier soir à Montpellier, devait déjà résonner de cette urgence. Le Parti communiste a convoqué, pour sa part, un conseil national extraordinaire lundi pour prendre les initiatives nécessaires. Il est plus que jamais temps d’ouvrir une autre voie à gauche.

Article paru dans l'édition du 18 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-18/2006-11-18-840594

=====> Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn prennent acte

Les deux candidats malheureux saluent le succès de la députée des Deux-Sèvres et appellent au « rassemblement » des socialistes pour « battre la droite ».

Le verdict, net, ne souffre aucune contestation. Dominique Strauss- Kahn comme Laurent Fabius, candidats malheureux à l’investiture, en ont pris acte dès hier en appelant au « rassemblement » autour de la candidate socialiste pour battre la droite. « Ségolène Royal est désormais la candidate de tous les socialistes et le PS est d’ores et déjà rassemblé », a déclaré Dominique Strauss-Kahn, qui a vu dans son propre résultat (20 %) un « encouragement » à défendre « une orientation sociale-démocrate qui n’a jamais été portée avec autant de netteté ». La veille, déjà soucieux de peser dans les équilibres futurs du parti, le député du Val-d’Oise avait fait valoir la constitution « d’une nouvelle force dans le Parti socialiste avec laquelle il faudra compter ».

Mais pour l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, l’heure est dorénavant à la « mobilisation pour battre la droite ». Lors d’une brève conférence de presse à l’Assemblée nationale, Laurent Fabius a, lui aussi, « félicité » Ségolène Royal « pour son succès », estimant qu’il lui « revient désormais d’assurer le rassemblement des socialistes », auquel il s’est dit « prêt ». L’ancien premier ministre reste néanmoins convaincu lui aussi de la pertinence de la ligne politique qu’il a défendue lors de cette primaire. Ses propositions « pour l’emploi et les salaires, pour la laïcité et les services publics, pour la réorientation sociale, économique, environnementale et démocratique de l’Europe » participent, pour l’ancien premier ministre, de « combats justes » qui « devront être au coeur de la campagne présidentielle » et de « l’indispensable rassemblement de la gauche ». « Je reste convaincu que c’est la seule orientation politique capable de faire gagner durablement la gauche [...] et la France », a conclu le député de Seine-Maritime. Son directeur de campagne, le député de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, voit quant à lui dans « la forte volonté d’effacer le 21 avril » le « moteur » de cette victoire sans appel de Ségolène Royal. Seul Jean Luc Mélenchon, qui avait apporté son soutien à Laurent Fabius, a exprimé sa « déception » et sa « consternation ». « Je ne pensais pas que le PS se donnerait une orientation politique comme ça, avec des positions avec lesquelles je ne suis pas en phase », a-t-il confié, hésitant sur la conduite à tenir. Le sénateur de l’Essonne, qui avait fait acte de dissidence en faisant campagne pour le « non » à la constitution européenne, devait toutefois participer, hier soir, au meeting de la gauche antilibérale à Montpellier. « La responsabilité des collectifs antilibéraux est plus grande que jamais : ils doivent dégager un candidat commun, a-t-il estimé, autrement la gauche va être déséquilibrée ». Rosa Moussaoui

Article paru dans l'édition du 18 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-18/2006-11-18-840580

=====> Les militants toulousains, entre satisfaction et interrogations

Réactions après les premiers bulletins dépouillés en Haute-Garonne, département qui a accordé plus de 63 % des suffrages à Ségolène Royal. Toulouse (Haute-Garonne), correspondant régional. Le décompte des bulletins a débuté depuis une demie heure dans la salle de réunion de la Fédération socialiste de Haute-Garonne, rue Lejeune à Toulouse. Sur les quatre premières urnes comptabilisées des quinze sections toulousaines, trois mettent Ségolène Royal en ballottage, la section II la place déjà à plus de 60 %. « Cela paraît raisonnable, commente le trésorier de la section, ici il y a beaucoup de supporters de Montebourg et de Hollande. » Progressivement, d’autres résultats parviennent. Portable vissé à l’oreille, Fabrice de Comarmond, mandataire de Ségolène Royal, note avec plaisir que les premiers votes de Haute-Garonne placent sa préférée au-dessus des estimations fixées avant le scrutin. « Elle a mené une belle campagne et recueilli des voix dans tous les courants. » Autre fan ségoliste, Julien estime que « c’est elle qui a le mieux compris ce qu’on attendait d’un chef d’État ». Une appréciation que critique Loïc et Henri. « Nous aurions souhaité un deuxième tour, ne serait-ce que pour maintenir des équilibres politiques », expliquent-ils. Tous deux disent avoir toujours soutenu Lionel Jospin dans cette fédération restée longtemps fidèle à l’ancien premier ministre et conseiller général de Cintegabelle. « Nous n’avions pas beaucoup d’espoir. » Sans grande illusion sur le résultat final de la consultation, les deux jeunes femmes qui discutent sur le pas de la porte ne modifient pas d’un iota le sens de leur vote et les craintes qu’elles ont exprimées lors de la campagne interne. Véronique, vingt-six ans, institutrice, et Émilie, vingt-huit ans, étudiante, disent avoir voté Fabius « pour la vision que nous avons de la gauche » et déposé un bulletin « non » au référendum du 29 mai 2005. L’une comme l’autre ne cachent pas qu’elles « auront du mal à voter pour Ségolène » au premier tour. « Elle ne pourra pas mobiliser toute la gauche. » Elles s’interrogent même, « comme plusieurs de nos copains », sur l’intérêt et la possibilité pour elles de voter au premier tour pour une autre candidature à gauche que celle présentée par le PS. En Haute-Garonne, 83,3 % des 7 200 adhérents socialistes ont pris part au vote. Ségolène Royal a obtenu 63,4 %, Dominique Strauss-Kahn 20,8 % et Laurent Fabius 15,8 %. Alain Raynal. Article paru dans l'édition du 18 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-18/2006-11-18-840592

======> Les autres réactions à l’élection

Olivier Dartigolles, PCF : « Une réalité nouvelle vient de se créer à gauche. Elle met à l’ordre du jour, pour toute la gauche, l’exigence de rassembler les femmes, les hommes et les forces de toutes les sensibilités de gauche, qui veulent porter l’espoir d’une véritable alternative, en 2007, d’une gauche populaire et antilibérale. Elle appelle à des initiatives fortes dans la toute prochaine période pour battre la droite et ouvrir une nouvelle voie à gauche. »

(Le PCF annonce la convocation de son Conseil national pour ce lundi 20 novembre.) Noël Mamère, les Verts : « Il faut qu’elle soit la candidate de toute la gauche au deuxième tour. Nous devons obtenir d’elle et du PS, dès le premier tour, un certain nombre de signes pour l’éventuelle signature d’un contrat de gouvernement. » Olivier Besancenot, LCR : « Le choix de Ségolène Royal ne peut que renforcer la nécessité d’une candidature anticapitaliste à la présidentielle de 2007, candidature ne développant aucune illusion de convertir le Parti socialiste à l’antilibéralisme, et donc claire sur le refus de toute alliance gouvernementale ou parlementaire avec le PS. » Patrick Devedjian, UMP : « Cette victoire témoigne du glissement global de la société française vers la droite, et à mon avis les forces archaïques de la gauche vont avoir du mal à se retrouver derrière elle. » Hervé Morin, UDF : « C’est une bonne nouvelle, car elle n’a pas de légitimité pour être président de la République. (...) Les socialistes qui soutenaient DSK pourraient être tentés de rejoindre François Bayrou. » Article paru dans l'édition du 18 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-18/2006-11-18-840593

=====> Parti socialiste : Un débat tout en nuances

Le dernier débat télévisé entre les candidats a mis en lumière des différences d’appréciation plus que des divergences. L’exercice était périlleux. Comment faire la différence sur la politique internationale de la France quand on est balisé par le texte du projet socialiste et quand, sur l’Europe, chacun des trois candidats cherche à dépasser les clivages engendrés par le référendum sur le traité constitutionnel ? D’autant qu’en France, depuis des décennies, la vision gaullienne sur le rôle indépendant de la France n’a jusque-là été remise en cause qu’à la marge. L’enjeu était donc d’apparaître comme ayant la meilleure stature présidentielle au niveau international. Laurent Fabius a pris un avantage certain, adossé à une expérience d’ancien chef du gouvernement, avec en plus un volet environnemental appuyé. Dominique Strauss-Kahn a voulu faire preuve de hauteur bien que se montrant plus atlantiste. Royal, tendue et accrochée à ses notes, plus approximative, a tenté d’appliquer à l’international ses mots d’ordre qu’elle décline à l’envi : ordre juste, vérité, l’Europe par la preuve, etc.Tous les trois ayant fait l’impasse sur l’Afrique. Différences d’appréciation plus que divergences sur la construction européenne et l’élargissement : pour Laurent Fabius, le plan B, c’est la gauche et le projet socialiste avec le respect du vote des Français au référendum. L’Europe par la preuve ? Cela ne suffit pas a estimé DSK, qui prône une relance globale. Élargissement ? Erreur d’élargir davantage, selon Laurent Fabius, qui propose de faire de la Turquie un partenaire privilégié sans plus. Créer les conditions de l’entrée de la Turquie pour DSK, sinon risquer de voir ce pays basculer vers l’Iran ou l’Irak. Faire une pause dans l’élargissement, pour Ségolène Royal, et apprécier le moment venu si la Turquie remplit les conditions pour une adhésion. Boulette de la candidate à la candidature, sur l’Iran, confondant le nucléaire civil et le nucléaire militaire et, du coup, interdisant à ce pays d’utiliser le nucléaire pour ses besoins énergétiques, ce qui ne correspond nullement aux traités internationaux de non-prolifération de l’arme atomique. À propos de l’Irak, elle ne se prononce pas sur la nécessité des forces d’occupation de quitter ce pays et semble avoir une vision plus qu’optimiste sur la situation du pays. Approximation enfin sur le dossier armement de la présidente de Poitou-Charentes, proposant de négocier avec les Britanniques l’utilisation par la France d’un de leurs porte-avions, quand les navires anglais sont incompatibles avec les normes d’appontage des avions français. Dernière confrontation, jeudi, à Toulouse. Dominique Bègles

Article paru dans l'édition du 9 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-09/2006-11-09-840055

=====> « Coups tordus, coups médiatiques »  PAR JEAN-PAUL PIEROT

La semaine qui vient de s’écouler ne redorera pas, aux yeux des Français, le blason par trop terni de la politique - ou plutôt, pour dire vrai, d’une certaine façon de concevoir et de pratiquer la politique. Que dire en effet d’une campagne visant à désigner celui ou celle qui représentera le Parti socialiste à l’élection présidentielle, qui s’achève dans la divulgation sauvage de propos désobligeants à l’égard des enseignants, tenus au cours d’une réunion du PS ? Dans cette affaire, qu’est-ce qui est le plus choquant : le coup tordu de dernière heure à l’encontre de la « favorite des sondages », ou la stigmatisation par celle-ci des professeurs de collège qui se voient tout de go accusés de ménager leurs efforts dans leurs établissements et de courir les honoraires auprès des entreprises privées ? Tout est lié. Lorsque le débat politique de fond cède le pas devant les coups médiatiques, devant la course aux propositions « dérangeantes » brouillant les différences entre droite et gauche, de telles dérives ne doivent surprendre personne. La communication, que la présidente de Poitou-Charentes voulait totalement maîtriser, devient vite incontrôlée. Et finalement, dans une telle ambiance, que retiendra l’opinion publique de ces trois semaines de débats entre les trois postulants à l’investiture socialiste ? Des propositions hardies pour éradiquer le chômage ? Une réforme fiscale s’attaquant aux profits du capital pour se donner les moyens d’une véritable alternative ? Des nouveaux droits pour les salariés afin d’empêcher les licenciements boursiers et les délocalisations dans les contrées « low cost » ? La reconquête des services publics ? Les ouvriers ardennais de Thomé-Génot, jetés sur le pavé par le groupe américain Catalina, expulsés de leur usine par les forces de police envoyées par Nicolas Sarkozy, et à qui on refuse une indemnité de 30 000 euros, auront-ils trouvé matière à retrouver l’espoir ? Tout porte malheureusement à prévoir que, de cette précampagne socialiste, resteront avant tout dans les mémoires la remise en cause de la carte scolaire, l’encadrement militaire des jeunes primo-délinquants dans des camps « humanitaires », le gadget des « jurys populaires » de surveillance des élus. La proposition de trente-cinq heures de présence des enseignants dans l’établissement s’inscrit dans cette veine : faisant l’impasse sur le temps de travail réel des enseignants que le ministère lui-même chiffre à près de quarante heures, elle escamote complètement l’insuffisance des moyens. Il est donc grand temps qu’un vrai débat public s’instaure sur le contenu d’une politique de gauche.

La première condition d’une alternative consiste à en finir avec le mythe d’un libéralisme socialement bien tempéré. Ce travail d’explication, d’échanges citoyens entrepris par la gauche antilibérale, dont on a vu l’efficacité lors du référendum sur la constitution européenne, devrait s’intensifier dans les prochaines semaines. Les communistes, qui en constituent la force militante la plus importante, ont confirmé massivement leur engagement et leur volonté de mobilisation au service du rassemblement antilibéral de gauche, en proposant la candidature de Marie-George Buffet lors du vote interne organisé ce week-end. Il est grand temps en effet, car, en face, la droite prépare de grandes et ténébreuses manoeuvres : appel à peine déguisé du président du groupe UMP à l’Assemblée nationale adressé aux maires de droite pour qu’ils parrainent Le Pen, proximité des thèmes développés, au-delà des effets de manches, par Nicolas Sarkozy et le chef du FN qui s’en trouve conforté, retour au premier plan de l’actualité de l’affaire Clearstream avec Michèle Alliot-Marie et Dominique de Villepin dans le collimateur. Les couteaux sont tirés et tous les scénarios sont dans les tiroirs. Article paru dans l'édition du 13 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-13/2006-11-13-840262

=====> Un scénario plus ouvert que prévu

Ps. En dépit des sondages, l’issue du vote des militants reste incertaine. « Il ne faut pas qu’il y ait de second tour », va répétant Arnaud Mon-tebourg, l’un des porte-parole de Ségolène Royal. Un appel au vote utile en direction des militants socialistes qui vont désigner jeudi soir par un vote à bulletin secret leur candidat pour la présidentielle. Un scrutin non dénué de suspense, même si la présidente de Poitou-Charentes paraît assurée d’arriver en tête du premier tour. L’enjeu, qui dépasse les seuls rangs du Parti socialiste, est désormais de deux ordres : qui arrivera, de Laurent Fabius ou de Dominique Strauss-Kahn, en seconde position ; quels seront les scores respectifs des trois prétendants. Le problème est qu’à quel- ques heures du scrutin, nul ne peut dessiner avec exactitude le paysage politique de vendredi matin. La concurrence entre les trois est en effet inédite. De plus elle dépasse les comptages habituels répartissant les rapports de force entre les courants internes, même si, officiellement, après le congrès du Mans de l’an dernier, ceux-ci se sont dilués dans la synthèse quasi unanimement adoptée. De ce point de vue, la campagne et la posture politique iconoclaste de Ségolène Royal, pourraient être analysées comme un prolongement fondé et volontariste de cette synthèse, si celle-ci n’avait été portée par des considérations plus stratégiques que strictement politiques. Le suspense tient aussi à l’illusion entretenue par les sondages réalisés parmi les sympathisants quand on observe les difficultés des organisations partisanes à interpréter les mouvements profonds de la société, comme l’a montré, en particulier, le référendum interne du PS sur le traité constitutionnel européen dont les résultats se sont avérés en net décalage avec un électorat socialiste aux motivations plus complexes. Plusieurs cas de figures sont donc possibles. Le premier est une désignation dès le premier tour de Ségolène Royal : compte tenu de l’appel au vote utile, tout autre scénario serait un échec personnel et politique pour la candidate. Quelle que soit l’issue d’un second tour, son positionnement - associant des références à des valeurs énoncées davantage qu’incarnées à une façon nouvelle voire déconcertante de faire de la politique au niveau quotidien du plus petit commun dénominateur - rendrait ultérieurement difficile le nécessaire rassemblement contre la droite. Le seul élément d’optimisme pour elle étant le pronostic d’un vote utile à gauche suffisamment fort lors de la présidentielle pour l’emporter au-delà des scories de la précampagne interne. Deuxième cas de figure : Ségolène Royal ne l’emporte pas jeudi, et est talonnée par un Laurent Fabius dont le score sera, vraisemblablement plus haut que celui (8 %) que les sondages auprès des sympathisants lui attribuent, compte tenu que son courant pèse aux alentours de 20 % dans une confrontation interne habituelle. Si la candidate totalise un nombre de voix très légèrement inférieur à 50 %, un second tour gagnant resterait probable, avec les inconvénients cités précédemment. Dans le cas contraire, rien n’est sûr. Elle peut aussi arriver juste devant un DSK, dont la posture social-démocrate, finalement assez traditionnelle, peut rassurer les militants quand les deux autres peuvent inquiéter, soit par gauchisation, soit par populisme. DSK paraît pouvoir capitaliser au second tour une partie des votes Fabius, l’inverse n’étant pas aussi évident.

 Dans ce cadre, l’échec de Ségolène Royal au second tour est envisageable. D’autant que l’apparente irrationalité de la popularité de Royal - au regard des critères politiques communément admis à gauche - peut trouver au second tour, de la part des électeurs Fabius et DSK, une traduction du type « Tout sauf Ségolène », la faiblesse sans doute délibérée du contenu de son discours pouvant nourrir des réactions de ce type notamment dans le cas où elle aurait fait un score inférieur à 45 % au premier tour. Dominique Bègles Article paru dans l'édition du 15 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-15/2006-11-15-840339

=====> L’heure des urnes

Parti socialiste. Le dernier mot du débat de précampagne revient ce soir aux 218 000 adhérents qui s’expriment par un vote à bulletin secret.

« Trop long », pour les amis de Ségolène Royal. « Pas assez » pour Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Le coup d’envoi de la séquence officielle des débats avait été donné le 7 octobre lors d’un conseil national entérinant les candidatures restant en lice. Lionel Jospin et Jack Lang s’étaient retirés de la course, au moment de la clôture des candidatures. La primaire inédite dans le paysage politique français va trouver un épilogue ce soir : les militants vont trancher à l’occasion d’un premier tour qui pourrait connaître un ultime développement le 23, date à laquelle un second tour est envisagé. Peu enthousiastes au départ, craignant d’user prématurément le futur candidat, François Hollande et la direction du PS avaient été contraints d’accepter des confrontations publiques.

Ségolène Royal avait aussi exprimé des réticences. Son argument principal tenant à sa stratégie : se poser comme présidentiable directement branchée sur le peuple, en opposition à un système où les partis sont censés être considérés par l’opinion publique comme obsolètes. la finale sera encore plus longue À l’issue des six débats, dont trois retransmis en totalité par la télévision, le PS, avec son projet, sans l’avoir donc réellement planifié, sort non seulement intact de cette primaire, mais a, de fait, occupé l’essentiel de la scène politique durant plusieurs semaines. Avec cependant un modeste bénéfice : les souhaits de victoire de la gauche, selon le baromètre politique BVA-l’Express publié le 14 novembre, restent majoritaires dans l’opinion (41 %) mais ne gagnent que deux points par rapport au mois de septembre quand ceux en faveur de la droite en perdent 1 (30 %) et que le nombre de ceux qui sont dans l’expectative politique augmente d’autant (29 %). Commentaire de DSK : « c’était une demi-finale, la finale sera encore plus longue ». Et sans doute plus dur. Si à l’évidence, les sondages parmi les sympathisants n’augurent pas de la décision finale des militants fonctionnant sur un mode plus culturellement politique, on peut pourtant s’interroger sur ce qu’il y a de commun entre les partisans et les attentes de l’opinion de gauche. La question renvoie à l’analyse et aux leçons à tirer au 21 avril 2002. Le positionnement de chacun des candidats s’articule autour de cette problématique, DSK étant semble-t-il le plus conventionnel avec sa proposition de réactivation du concept social-démocrate du type rocardien. Laurent Fabius et Ségolène Royal se situent sur un héritage plus mitterrandien et plus à l’écoute de l’aspiration au nouveau : le premier, par son positionnement très à gauche, rappelle, dans un contexte historique différent, la campagne de mai 1981 mettant le rassemblement de la gauche au coeur du processus de l’espérance, sur la base d’un programme se référant aux méfaits du capitalisme. Il semble prendre acte que le PS à la direction des affaires du pays a pratiqué une sorte de pédagogie du désespoir en ne tenant pas toutes ses promesses ou en s’avouant impuissant face aux prétendus impératifs économiques.

====> le pari de casser la vieille baraque

Ségolène Royal, dont personne n’aurait pu imaginer l’ascension il y a un an, croit observer un rejet des partis par une opinion qui paraît ne plus rien en attendre, et ne demanderait qu’à adhérer à la dynamique d’un souffle politique paré des couleurs de la nouveauté, sous couvert du concept d’« ordre juste », et d’une politique dite de « la preuve ». Laquelle offre l’avantage de justifier le champs des promesses immédiates. D’où la largeur de son spectre politique et le souci du populaire jusqu’aux confins du populisme dont témoignent des propos et des propositions donnant crédit à ses détracteurs : ceux-ci dénoncent un affranchissement du clivage gauche-droite. L’incertitude du scrutin vient que Royal comme Fabius sont sans doute en phase avec des militants qui partagent peu ou prou l’aspiration à un nouveau souffle de l’opinion : le positionnement de Fabius pourrait intéresser des partisans plus forgés au maniement des fondamentaux de la gauche. Ségolène Royal prend le pari et le risque de casser la vieille baraque. Les conséquences et le prix à payer pour l’avenir de la gauche ne sont pas indiqués. Dominique Bègles. Article paru dans l'édition du 16 novembre 2006. http://www.humanite.fr/journal/2006-11-16/2006-11-16-840400

=====> Les propositions des trois candidats

====> Laurent Fabius

Économie

« Nous sommes socialistes, le socialisme, c’est d’abord le social, et le social, c’est d’abord le salarial. » Augmentation immédiate du SMIC de 8 %, soit 100 euros. « Une politique de gauche, c’est une politique offensivement antilibérale. » Généralisation des 35 heures.

Europe

Refus de tout élargissement nouveau tant qu’il n’y aura pas de directive précise protégeant les services publics et qu’il n’y aura pas d’harmonisation fiscale et sociale. Turquie : un partenariat privilégié.

Environnement

Le XXIe siècle sera écologique ou ne sera pas. C’est la première arme de destruction massive. Le numéro 2 du gouvernement sera ministre d’État et responsable de l’environnement.

Éducation

L’Éducation doit être le premier budget de l’État. À propos de la carte scolaire, il faut d’abord accroître l’encadrement scolaire dans les zones en difficultés.

Sécurité

Ne pas dégarnir les quartiers des forces de sécurité, pas de complaisance avec les voyous, et s’attaquer à tous les problèmes à la fois : logement, emploi, sécurité...

====> Ségolène Royal

Économie

Pôles de compétitivité régionaux. Régionalisation entière de l’aide aux filières économiques et aux pôles de compétitivité, l’État assurant la péréquation. Syndicalisme de masse.

Europe

Le traité constitutionnel est caduc, il faut faire une pause dans l’élargissement. Turquie : un référendum est prévu, l’avis du chef de l’État sera l’avis du peuple français.

Environnement

La France sera le pays de l’excellence environnementale.

Éducation

Un assouplissement de la carte scolaire est la condition d’une certaine mixité. Politique en faveur de la laïcité dans les services publics.

Sécurité

Ne pas laisser « les gamins de douze à quinze ans » faire la loi. Dès la première incartade il faut sévir, même pour un tag ou un petit vol. Politique en faveur d’une police de proximité et camps humanitaires encadrés par l’armée ou les pompiers pour les primo délinquants.

=====> Dominique Strauss-Kahn

Économie

La gauche doit revoir ses rapports avec la vérité et ne pas faire de promesses qu’elle ne peut pas tenir. Pas sérieux de croire qu’on peut traiter la question du pouvoir d’achat uniquement par le SMIC. Plein-emploi dans moins de dix ans.

Europe

Favorable à une Union européenne « allant des glaces de l’Arctique jusqu’aux sables du Sahara ». Mais l’Europe est en panne et en danger. Le vrai risque est une divergence entre les Français et les Allemands, qui mettrait toute l’Europe par terre. Turquie : ne pas suspendre les négociations.

Environnement

L’ensemble de l’économie doit être remodelé en fonction des questions environnementales.

Éducation

Ne pas renoncer à la carte scolaire mais se donner les moyens de la mixité sociale. Dans les zones sensibles, appliquer les 15 élèves par classe et le principe de classes d’excellence.

Sécurité

Les questions économiques et sociales sont à l’origine du comportement des délinquants, ce qui n’empêche pas la nécessité de sanctions. Police de proximité. Les cités ne sont pas des terrains conquis militairement.

Article paru dans l'édition du 16 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-16/2006-11-16-840399

=====> « Si elle est élue, on est élus derrière »

Dans la puissante fédération des Bouches-du-Rhône, les dés semblaient jetés en faveur de la présidente de la région Poitou-Charentes.

Marseille (Bouches-du-Rhône), correspondant régional. Soirée studieuse au 15, rue des Fours, à Martigues. Dans le local exigu de la section socialiste de la Venise provençale, pas un mot plus haut que l’autre pendant les deux heures de débat. Ce 8 novembre, on est encore loin des vapeurs des fins de campagne. Une vingtaine de militants sont venus participer à un débat avec les représentants des trois candidats à la candidature. Dans le « bastion rouge » qu’est Martigues (45 000 habitants), la section socialiste ne compte que 62 adhérents. Peu importe : quelques « poids lourds » locaux ont traîné leur bâton de pèlerin jusqu’ici. Mario Martinet, secrétaire fédéral à l’organisation, venu en voisin de Rognac, dont il dirige la section, ouvre le bal. Ancien rocardien, il soutient DSK et ne supporte pas que « les sondages prennent le pas sur les idées. Le scénario Ségo-Sarko est insupportable ». Puis il essaie d’enfoncer l’un des arguments principaux de la candidature Royal : « Quel que soit le candidat socialiste, il sera présent au second tour. » Sans convaincre dans cette section plutôt « ségoliste ». Avant d’appeler au réalisme : « Les marges sont étroites », « Si on veut faire au pouvoir ce que l’on promet pendant la campagne, il faut être moins ambitieux ». Sans vraiment faire rêver. Arrive Sylvie Andrieux, députée de la 7e circonscription dans les quartiers Nord de Marseille. Durant toutes ces dernières semaines, elle a effectué la tournée de sa « circo ». « Mon baromètre, c’est la rue, pas les sondages. Les gens souffrent. Je vous le dis : ce ne sera pas facile en 2007. » Cette fabiusienne de toujours défend « son » candidat : « Fabius fait des réponses précises aux problèmes quotidiens et à ce que j’entends sur le terrain : la gauche nous a déçus. » Au passage, elle lâche une petite pique à la manie des sondages : « Kouchner et Veil ont toujours été en tête des sondages, ils n’ont jamais été élus. » Dernier à prendre place, Jean-David Ciot, trésorier fédéral, retricote le canevas « ségoliste » : « Sa candidature répond aux problèmes posés depuis des années et auxquels nous n’avons pas répondu. » « L’un des apports de Ségolène, c’est la politique participative. Si on veut réimpliquer les gens dans la politique, il faut aller dans cette voie-là. » La parole est aux participants. Des questions sur la crédibilité des propositions de Fabius, une remarque sur la nécessité de réellement prendre en compte la diversité de la France. Mais c’est principalement le concept de démocratie participative qui accroche. « Cela évite la désaffection des gens vis-à-vis de la politique », assure un militant. « Nous avons souvent été insuffisants dans l’application de la démocratie participative », reconnaît Sylvie Andrieux. Jean-David Ciot en profite : « La démocratie participative, c’est le passage à l’action. Cela réintroduit de la responsabilité ? Les jurys font partie de la démocratie participative. » Sylvie Andrieux met en garde : « Dans notre société où les repères sont brouillés, attention que cela ne verse pas dans l’anti-politique ou l’antiparlementarisme. Attention de ne pas désigner les élus à la vindicte populaire. » Jusque-là, silencieuse, la direction de section intervient, en guise de conclusion, par la voix du secrétaire adjoint de section : « Dans la rue, j’entends souvent : "Ségolène parle comme nous." Sur l’insécurité comme sur l’école, elle a parlé des problèmes immédiats. » Fin de la soirée. Ici, la salle est plus grande. Située au rez-de-chaussée de la fédération socialiste en plein centre de Marseille, elle accueille deux sections du centre-ville : celle du populaire 1er arrondissement et du très chic 7e, tous deux formant la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône. Près de 350 adhérents au total dont une centaine de nouveaux qui ont bénéficié de l’« offre » à vingt euros. Selon Louis Fabre, secrétaire de la section du 7e arrondissement, « il y a pas mal de jeunes, beaucoup de femmes et quelques vieux routards qui sont revenus. Les jeunes sont venus pour que ça bouge, pour bousculer les éléphants. Ils sont plutôt pour Ségolène ». Selon un recensement réalisé par la fédération, les cadres supérieurs et les professions libérales sont surreprésentés dans cette catégorie des « néos ». Ici, on est en plein fief ségoliste. Le candidat désigné pour la 3e « circo » n’est autre que Patrick Mennucci, mandataire national de Ségolène Royal. Eugène Caselli, premier secrétaire, a pris les rênes de Désirs d’avenir dans le département. Ce que regrette une nouvelle adhérente : « On parle beaucoup de démocratie participative mais je ne suis pas satisfaite de la façon dont ça se déroule au PS. J’entends partout que la fédération des Bouches-du-Rhône soutient Ségolène, alors que les militants n’ont pas encore voté. » La soirée tourne au plébiscite. Bernard, un vieux de la vieille : « La démocratie est autant en danger actuellement qu’entre les deux guerres mondiales. La démocratie participative est absolument essentielle. » Michèle, nouvelle adhérente quinquagénaire : « J’ai rejoint le PS parce que je suis de gauche et qu’il faut en finir avec la droite. J’ai voté "non" à la constitution européenne. Fabius était plutôt ma tasse de thé, mais bon le pauvre... Après avoir discuté, j’ai choisi Ségolène. Parce qu’elle peut faire gagner la gauche. » Une autre nouvelle adhérente : « Après m’être posé plein de questions, j’ai choisi Ségolène. C’est l’alliage Ségolène-Montebourg qui m’a plu pour rassembler le "oui" et le "non". » Jean-Pierre, partisan du « non » au référendum, lui, résiste encore à la tentation majoritaire même s’il ne reste pas insensible aux sirènes participatives : « Je ne sais pas encore qui je vais choisir. La question de la démocratie participative est intéressante. Le problème, c’est la façon dont elle l’aborde. Cela ne se décrète pas par l’intermédiaire du tirage au sort. » Dans cette puissante fédération, les dés semblent donc jetés pour la présidente de la région Poitou-Charentes. Gérard Perrier, syndicaliste enseignant, membre de Pour une République sociale (PRS) de Jean-Luc Mélenchon, ne peut que constater les « dégâts » : « Quand je présente la candidature de Fabius dans la section du 5e arrondissement de Marseille, on me dit souvent : tes critiques sont peut-être justes mais elle va gagner. Ceux qui étaient pour Tapie à Marseille en 1994-1995, on les retrouve derrière Ségolène. C’est le même raisonnement : la popularité conduit à la victoire. Et comme le PS est un parti d’élus, la relation est simple : si elle est élue, on est élus derrière. » C’est justement l’hypothétique après-élection qui inquiète Jean-Philippe Garcia, « ancien communiste », secrétaire de la section de Port-de-Bouc : « On a intérêt, si elle est élue, de ne pas décevoir. Sinon, on va fabriquer un deuxième séisme. Elle ne peut pas, quand même pas, aller devant les Français en disant seulement qu’il faut encadrer militairement les jeunes qui dérapent. » Gérard Perrier ne voit pas aussi loin que mai 2007. Reprenant l’apostrophe du réalisateur Nanni Moretti au leader de la gauche italienne Massimo d’Alema, il lâche : « Je serai très embarrassé pour faire campagne pour une personnalité qui n’a rien dit de gauche. Elle s’appuie sur les frustrations d’un peuple qui souffre. Mais on ne peut pas construire le progrès là-dessus. » Christophe Deroubaix. Article paru dans l'édition du 16 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-16/2006-11-16-840401

======> Parti socialiste : Les militants en phase de doute

Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius surfent sur les turbulences en partie créées par Ségolène Royal elle-même. Il la joue à l’arrache. Dominique Strauss-Kahn affirme y croire encore. À la victoire, peut-être. À la mise en ballottage de Ségolène Royal, sans doute. Après le débat de jeudi dernier au Zénith, où il a marqué des points par défaut contre la candidate qui multiplie les propositions iconoclastes aux effets cependant mal contrôlés, le député de Sarcelles a décidé de mouiller plus encore sa chemise. Samedi, il a réussi à réunir plus de 500 militants parisiens. Pas question non plus de repos de Toussaint : dès aujourd’hui il tiendra un meeting à Mérignac, dans cette périphérie bordelaise acquise au PS depuis des lustres.

=====> « Avoir le cuir un peu dur »

Mardi, cap sur le Pas-de-Calais, pour une rencontre avec les militants de Boulogne-sur-Mer, sur les terres d’adoption de Jack Lang, puis à Béthune, pour finir par une visite sur le thème de la reconversion industrielle et urbaine à Bruay-la-Buissière. Jeudi, il sera à Lille (zone jospiniste), vendredi à la Chapelle-sur-Erdre près de Nantes (fief du royaliste Jean-Marc Ayrault). Samedi à Strasbourg... « On est pile au milieu de la campagne, va-t-il répétant, on sait bien que la droite reste redoutable, que la bataille sera sans merci. Les militants se disent que pour gagner il faut avoir le cuir un peu dur... » Et pour faire bonne mesure, il fait mine de critiquer aussi fortement Laurent Fabius. « Je ne serai pas le candidat qui, visiblement, n’a lu que le projet socialiste », a-t-il lancé à Paris. Mais dans un entretien à Libération, il met l’accent sur les convergences avec l’ancien premier ministre : « Je partage avec lui le souci de l’union de la gauche, la priorité au social, et l’idée que, pour gouverner l’État, il faut l’expérience de l’État. » Histoire de préparer un second tour « tout sauf Ségolène » ?

=====> « Non à la démocratie punitive »

De son côté, Laurent Fabius n’est pas inactif. Dans une interview au Parisien daté de dimanche, il enfonce le clou du Zénith : « Aucun socialiste n’a le monopole du peuple », dit-il, dans une allusion au fameux « Vous n’avez pas le monopole du coeur » que Giscard d’Estaing avait décoché à François Mitterrand dans la campagne présidentielle de 1974. Et de railler la proposition ségoléniste, sifflée au Zénith, de jurys citoyens : « L’idée ne rassure pas car elle est ambiguë. "Oui" à la démocratie participative, "non" à la démocratie punitive. » Et de marteler son positionnement : « On ne réussira pas l’alternance en reprenant les recettes de la droite ou en copiant exactement celles que la gauche a mises en oeuvre hier. La France a besoin d’un vrai changement, pas d’une nouvelle purge libérale, ni d’une rustine sociale-démocrate à l’ancienne. » Dominique Strauss-Kahn comme Laurent Fabius guignent les votes jospinistes... qui n’arrivent pas. Les amis du candidat malheureux de 2002 continuent à affirmer pour l’instant qu’ils ne donneront pas de consignes de vote, mais Lionel Jospin a déjà fait savoir que la candidature de Ségolène Royal n’a pas sa faveur. Jean Glavanny, proche de l’ancien premier ministre, glose sur la notion de populisme. « Rechercher à être populaire peut amener à être lâche », souligne-t-il, estimant que « la première caractéristique du populisme, c’est d’être populaire ». Dans un sondage CSA rendu public vendredi, Ségolène Royal perd en une semaine 15 points d’opinions favorables parmi les électeurs sympathisants socialistes, passant de 72 % à 57 %, et baisse de 6 points dans l’ensemble des électeurs. Les militants ont encore trois semaines avant de passer aux urnes. Dominique Bègles

Article paru dans l'édition du 30 octobre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-10-30/2006-10-30-839503

=====> Jack Lang séduit par la candidate Royal

Parti socialiste. L’ancien candidat à l’investiture annonce sans surprise son ralliement à la présidente de Poitou-Charentes. Il se voulait un président « protecteur » et bâtisseur d’un nouveau monde » ; Il avait appelé à « changer la vie, changer la société, profondément. » Il récusait « un socialisme à l’eau tiède » : Jack Lang vient d’annoncer son ralliement à Ségolène Royal : « Notre devoir, a-t-il dit dimanche, est de soutenir celui ou celle qui a le plus de chance de vaincre a droite, et Ségolène est celle qui est en mesure de conduire la bataille ». La décision du ministre perpétuel de la Culture n’est pas un scoop. Elle n’a pas fait non plus couler beaucoup d’encre : le seul suspense était celui du moment où il l’annoncerait. Dès sa décision de retrait, début octobre, de la course à l’investiture socialiste, Jack Lang avait avoué que l’esprit de discipline collective », « l’accomplissement de ce sacrifice », lui avait été fortement conseillé par le premier secrétaire François Hollande quelques heures avant la limite du dépôt des candidatures ; On ne saura jamais sur quelles bases exactes ce ralliement aura été scellé. Quel-ques heures après, Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, avait susurré « qu’elle lui avait envoyé quelques signes ». Dix ans ministre de la Culture de François Mitterrand, puis ministre de l’Éducation, on le retrouve de 1997 à 2000 président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, un secteur où l’actuel député du Pas-de-Calais pourrait exercer ces compétences, selon certaines rumeurs, dans un futur gouvernement de gauche. François Rebsamen, numéro 2 du PS et ségoliniste avoué, a salué « les paroles de rassemblement que Jack Lang, dans une démarche de sincérité, vient de prononcer en annonçant son soutien à Ségolène Royal ». Réaction de Laurent Fabius : « ce n’est pas du tout une surprise », Jack Lang « a toujours été très sensible aux sondages ». Selon lui, ce ralliement n’aura « aucune « conséquence sur le vote des militants le 16 novembre prochain : « Cela fait partie de l’orchestration de cette fin de campagne pour essayer de forcer la main des militants ». Lui, il le répète et le signe : « Je ne suis pas un blairiste régionalisé. Je suis socialiste. » Dominique Bègles

Article paru dans l'édition du 7 novembre 2006

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-07/2006-11-07-839917

=====> Dernière ligne droite pour les prétendants à l’investiture au PS

Présidentielle. Échanges d’amabilités entre les trois candidats à la candidature socialiste avant les deux derniers débats, demain à la télévision et jeudi devant les militants à Toulouse. Les trois prétendants à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle de 2007 abordent la dernière ligne droite avant le choix des militants, le 16 novembre. Chacun avec sa singularité. Dans un entretien au Monde daté de samedi, Dominique Strauss-Kahn dit ressentir un « mouvement réel » en sa faveur, « lors de mes déplacements et de mes contacts » avec les militants. Porté par un sondage réalisé auprès des militants après le deuxième débat télévisé avec ses adversaires, lui donnant 34 %, l’ancien ministre de l’Économie affirmait samedi devant les militants de l’Est que voter en sa faveur au premier tour « c’est envoyer un message fort à la gauche ». Mieux, il affiche sa « conviction qu’il peut y avoir un deuxième tour », qui, selon lui, pourrait être « très ouvert ». D’autant qu’une alliance de circonstance semble d’actualité entre lui et Laurent Fabius, crédité de 7 % d’intentions de vote par le même sondage et qui pourrait être un allié en cas de second tour. Dans cette optique, Dominique Strauss-Kahn gomme ses divergences avec l’ancien premier ministre et concentre son tir sur la candidate toujours en tête des sondages. « Je ne vois pas la réserve de voix dont pourrait disposer Ségolène Royal », confie-t-il au Monde. Laurent Fabius, lui, ne dévie pas de la ligne à gauche qu’il se pique de défendre depuis le début de la campagne. Il semble voir plus loin que la campagne interne du PS, mais on devine à qui ses phrases sont destinées. « La seule façon pour la gauche de gagner, c’est que son candidat s’engage sur une politique de gauche, clairement antilibérale », déclarait-il vendredi à ses partisans de l’Aude. Le lendemain, dans l’Ariège, il a insisté sur « le social, et le social, c’est d’abord le salarial ». Ressassant son principal thème de campagne, Laurent Fabius revendique un « socialisme qui soit socialiste » et fustige la confusion droite-gauche. Gage au « peuple de gauche » qu’il a plusieurs fois invoqué ou attaque contre Ségolène Royal ? Si l’ancien premier ministre tape autant sur elle que sur le président de l’UMP, c’est que les dernières déclarations de la candidate socialiste ne sont pas pour rassurer. Vendredi, elle a appelé une nouvelle fois de ses voeux « l’ordre juste », concept « éminemment de gauche » selon elle, repris récemment par... Nicolas Sarkozy. Elle-même se calque sur certaines des positions du premier policier de France. Son traitement de la petite délinquance ne diffère pas de celui du ministre de l’Intérieur : « C’est dès la première incartade qu’il faut sévir, même pour un tag, un petit vol, dans l’intérêt même des jeunes pour les dissuader de récidiver. » À la suite de Laurent Fabius, dans l’Aude, elle a pourtant revendiqué « l’héritage » de l’enfant du pays, Léon Blum, « celui qui sut porter sur son temps un regard neuf, conduisant la gauche au pouvoir ». Ségolène Royal établit un parallèle entre elle et le glorieux ancêtre socialiste, qui conservait « à l’égard de ses contradicteurs un ton fraternel, respectueux de leurs convictions », et appelait « à s’abstenir des mots qui blessent ». Une « leçon vaut pour les débats actuels au sein du Parti socialiste », conclut-elle. Nul doute pourtant qu’en slalomant entre ses « convictions » socialistes et ses propos sécuritaires, elle ne prête le flanc, lors des deux derniers débats avec ses adversaires, aux « mots qui blessent ».

Grégory Marin. Article paru dans l'édition du 6 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-06/2006-11-06-839851

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47) Les Verts font cavalier seul et sélectionnent leurs candidats aux législatives

Conseil national. Le parti écologiste a désigné 400 candidats aux élections législatives, écartant plusieurs prétendants dont Noël Mamère. Député de la 3e circonscription de Gironde depuis mai 1997, Noël Mamère pourrait n’être pas investi cette fois-ci par son parti. Le conseil régional interrégional des Verts a prétexté du respect des règles internes au parti du non-cumul des mandats pour tenter de mettre à l’écart le député et maire de Bègles. Celui-ci a fait valoir que les Verts ne pouvaient pas faire « l’économie de candidats éligibles » et s’est dit « confiant » dans le fait de « trouver une solution politique » à ce problème. Deux candidats proche de Dominique Voynet ont aussi été rejetés. Aurélie Filippetti, candidate en 2002 à Paris et qui souhaitait l’être en 2007 en Lorraine a subi le même sort et a démissionné. Les responsables écologistes ont tout de même décidé de reporter à la mi-décembre, date du prochain conseil national, la décision définitive. Figure du parti Noël Mamère avait permis au Verts de dépasser les 5 % en 2002 comme candidat à l’élection présidentielle. Le conseil a désigné 400 candidats aux élections législatives, en attendant un éventuel accord avec le PS qui leur réserverait certaines circonscriptions. Depuis quatre mois, les négociations avec le Parti socialiste sur les législatives sont interrompues, les Verts ayant refusé les 24 circonscriptions proposées, qui, selon Mireille Ferri, secrétaire nationale adjointe en charge des élections, n’assurent au mieux qu’une petite douzaine de sièges en cas de raz de marée de gauche. Le dernier congrès des Verts, à Reims en 2004, avait donné à la direction du parti le mandat de ne signer d’accord que s’il aboutissait à la création d’un groupe (20 députés) à l’Assemblée nationale. Les Verts estiment qu’il leur faudrait à peu près 35 circonscriptions réservées pour y parvenir. Mireille Ferri évalue à « une chance sur deux » la possibilité de parvenir encore à un accord avec le PS. Une rencontre semble être prévue à court terme « pour fixer un calendrier ». Le Parti socialiste, lui, fait savoir que des discussions informelles ont court. Publiquement, les prises de position des écologistes sont fermes : s’il n’y a pas d’accord, ils refuseront toutes les offres du PS et présenteront des candidats partout. D’où cet « exercice de mobilisation » du week-end qui prévoit, dans ce cas, une campagne très tardive (pas avant la présidentielle) et à faible coût. P. M. Article paru dans l'édition du 30 octobre 2006. http://www.humanite.fr/journal/2006-10-30/2006-10-30-839504

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48) Présidentielle : Chevènement ira-t-il jusqu’au bout ?

Le candidat du MRC entretient le flou sur sa volonté de se présenter contre le PS. Lundi, le candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC) à l’élection présidentielle, Jean-Pierre Chevènement, a convoqué la presse pour dévoiler les grandes lignes de son programme et de sa campagne. En fait de clarification, le message qui en ressort est plutôt brouillé. Officiellement, tout est prêt : un blog « chevènement 2007 » est en ligne, le premier meeting est programmé à Paris en janvier. L’ex-partisan du « non » à la constitution européenne entend donner la priorité à l’action de la France pour « réorienter la construction européenne ». La glorification de « l’héritage national », que le candidat « républicain » oppose à « la revendication mémorielle des communautés », n’est pas exempte d’un révisionnisme suspect, avec l’invitation à regarder la période noire de Vichy « de plus haut », en amalgamant les deux guerres mondiales rebaptisées guerre « 14-45 » contre « le pangermanisme » dans laquelle « le rôle de la France en sort plutôt grandi ». Quant au programme de Jean-Pierre Chevènement, il est moins clairement situé à gauche qu’il le revendique. Ainsi, sur les 35 heures, le président d’honneur du MRC souhaite assouplir encore le régime des heures supplémentaires au nom du « développement de l’activité » et du pouvoir d’achat. Une conception qui fait écho au « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy. Mais c’est surtout sur la stratégie que le maire de Belfort, qui dit être « le candidat antilibéral », cultive le flou. Après plusieurs charges violentes contre le PS et son projet « ambigu » voire « dangereux », et contre la campagne « odieuse et lâche » (du PS - NDLR) dont il se dit victime, sur son rôle dans la défaite de Lionel Jospin en 2002, Jean-Pierre Chevènement n’exclut pas une « concertation » avec ses partenaires de gauche. Celle-ci pourrait aboutir, dans son esprit, à son retrait ou celui de ses concurrents « selon les hypothèses », après ou même avant le premier tour. Un retour dans le giron socialiste du candidat du MRC est donc toujours possible, lui qui se déclare « sensible au ton » aimable de Ségolène Royal ou de Laurent Fabius à son égard. En échange, peut-être, de promesses de portefeuilles ministériels et de circonscriptions réservées à son parti aux législatives.

Sébastien Crépel. Article paru dans l'édition du 14 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-14/2006-11-14-840275

======> Le retour de Chevènement

GAUCHE. Le président d’honneur du MRC, a annoncé son intention d’être candidat pour 2007. Il dévoilera son programme le 13 novembre. « Quand on part, c’est pour aller jusqu’au bout. » Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) l’affirme avec aplomb. Il est donc candidat : c’est ce qu’il a annoncé lundi soir sur TF1. Il n’a toutefois pas dit combien de signatures d’élus lui sont à ce jour acquises. À la différence de 2002 où il avait été parrainé par le PS et une partie de la droite, il ne peut compter cette fois sur la bienveillance de la rue de Solférino : l’analyse de l’échec de Lionel Jospin passe toujours par la case Chevènement, ses 5,33 % du premier tour ayant fait défaut à la qualification du leader de la gauche pour le second. Le maire de Belfort en paiera d’ailleurs la facture dès les législatives suivantes en perdant le siège qu’il occupait dans son fief depuis 1973. Si François Hollande ne ménage pas ses efforts pour obtenir une candidature commune de la part des partis partenaires traditionnels, (on l’a vu récemment avec l’accord électoral incluant les législatives conclu avec le PRG), son envie de satisfaire illico les appétits du MRC n’est pas évidente. D’autant que la barre de début de négociation est délibérément haute : 80 circonscriptions.

Pour justifier sa candidature à la présidentielle, Jean-Pierre Chevènement a essentiellement critiqué le projet du PS qu’il juge « ambigu, insuffisant et dangereux ». « Il faut redresser les choses, mettre la gauche à la hauteur de ses responsabilités », a-t-il expliqué, plaidant pour « un gouvernement républicain énergique appuyé sur la volonté populaire », faisant « entendre la voix de la France ». Il dévoilera le 13 novembre son programme qui prendra la forme de « trois chantiers, vingt propositions ». On semble cependant bien loin de l’ambition affichée en 2002, relayée par une campagne médiatique faisant de lui le troisième homme. Jean-Pierre Chevènement avait alors organisé sa campagne autour d’un « pôle républicain » de recomposition politique où une cohabitation contre nature rassemblait des personnalités de gauche mais aussi de droite, avec en particulier des proches de Charles Pasqua comme William Abitbol ou Florence Kuntz. « Au-delà de la droite et de la gauche je me battrais pour la République », déclarait-il alors après avoir défrayé la chronique pour ses déclarations sur « les sauvageons » de banlieue. Hier, Ségolène Royal l’a exhorté à venir la rejoindre : « Je l’ai toujours soutenu dans sa démarche concernant l’encadrement des jeunes. » Dominique Bègles

Article paru dans l'édition du 8 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-08/2006-11-08-839976

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49) Présidentielle : Nicolas Hulot joue les utilités pour 2007

Présidentielle. L’animateur a présenté hier son « pacte écologique ». Son impact sur les présidentiables conditionnera une éventuelle candidature.

Nicolas Hulot candidat écologiste à la présidentielle de 2007 ? Une candidature « pas utile », selon François Hollande, mais l’animateur n’a pas « levé l’hypothèse », hier, lors de la présentation de son « pacte écologique ». Hulot jure vouloir « éviter cette candidature », synonyme d’un « échec cinglant pour le dialogue » avec les politiques. Alors que veut-il, ce non-candidat ? Justement, que « les candidats déclarés rendent (sa candidature) inutile ». La marche à suivre est simple : le pacte écologique concocté par la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme cible dix objectifs et fait cinq propositions. Aux candidats « de droite comme de gauche », précisent ses proches, de s’en saisir, rendant ainsi « inutile » l’exécution de son projet.

« Pillez les propositions, enrichissez-les ! » lançait-il hier, comme un défi aux politiques. Si Nicolas Hulot a décliné les propositions de rapprochement de Laurent Fabius, puis de Dominique Voynet, il leur propose, comme aux autres candidats et aux citoyens, de signer son pacte (www.pacte-ecologique.org). Cette « démarche citoyenne qui dépasse les clivages » décline dix objectifs : économie (durabilité), énergie (baisse de la consommation), agriculture (changement des modes de production), territoire (« contenir l’extension périurbaine »), transports (sortir du « tout routier »), fiscalité (budget réorienté en faveur du développement durable), biodiversité (intégrer la nature à l’aménagement du territoire), santé (« poids des dégradations environnementales dans le coût des maladies »), recherche (l’environnement, « moteur de l’innovation ») et politique internationale (le défi écologique, « priorité diplomatique »). Surtout, le comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot a dégagé cinq priorités. L’installation d’un vice-premier ministre chargé du développement durable, avec « de réels moyens », est soumise au débat, parce que « ce n’est pas un ministre en queue de cortège qui peut avoir l’autorité » sur ces questions. Nicolas Hulot propose d’instaurer une « taxe carbone en croissance régulière », afin de « provoquer volontairement une baisse de nos émissions de gaz carbonique et de notre consommation d’énergie fossile ». Il veut également « réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité », « systématiser les procédures de démocratie participative ». Enfin, l’animateur écologiste préconise la mise en place d’une « grande politique d’éducation et de sensibilisation » à l’écologie et au développement durable. Cinq conditions sine qua non que les présidentiables « doivent impérativement prendre en compte, commenter, évaluer » afin de les intégrer à leurs projets respectifs. Le pari de Nicolas Hulot, nouveau chantre de la transversalité en politique après avoir été le peu efficace conseiller de Jacques Chirac en matière d’environnement, n’est pas gagné. D’autant que, poussé par de nombreuses ONG, des personnalités de tous bords (Hubert Reeves, Anémone, Mathieu Kassovitz, Antoine de Caunes...) et un récent sondage (43 % des Français approuveraient sa candidature), il pourrait finalement céder aux pressions amicales et entamer rapidement la course aux 500 signatures. Grégory Marin

Article paru dans l'édition du 8 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-08/2006-11-08-839977

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====è Réponse de Marie-George Buffet à Nicolas Hulot

A l'attention de Nicolas Hulot

Paris, le 20 novembre 2006

Cher Monsieur, Considérant comme vous que les enjeux écologiques constituent une priorité pour la France, l'Europe et la planète, j'ai décidé de signer le pacte écologique que vous proposez pour placer les enjeux écologiques et climatiques dans le débat des élections présidentielles de 2007. Je ne partage pas l'idée que les politiques ne sont ni de droite ni de gauche. L'enjeu écologique est un enjeu de transformation de la société au même titre que les questions sociales, d'emploi et de pouvoir d'achat de logement ou de santé. Je dirai même qu'il est urgent de croiser enjeux sociaux et enjeux écologiques qui subissent les uns comme les autres les mêmes politiques ultra libérales et productivistes dans une conception de la mondialisation qui fait courir un danger à la planète comme à la biodiversité et à l'espèce humaine et engage les hommes et les femmes dans une régression sociale extrême.  Ceci est inacceptable et appelle des politiques publiques alternatives, volontaristes, ambitieuses, en rupture avec les logiques libérales et productivistes. Quelques exemples concrets: face à la privatisation de biens communs de l'humanité (eau, énergie, transports, logement....), je préconise des services publics du local au global concourant à la définition et à la mise en œuvre d'une politique efficace en faveur de la lutte contre les gaz à effet de serre, la défense de la biodiversité et la promotion d'une qualité de vie à la ville comme à la campagne. Je propose une réforme fiscale juste socialement et incitative sur le plan écologique ainsi qu'un pôle public bancaire permettant de dégager les moyens de cette politique publique volontariste. Je propose en outre une réforme institutionnelle dont la démocratie participative serait le cœur permettant de faire de l'écologie et de la qualité de la vie l'affaire de tous les citoyens. J'ai compris qu'après avoir signé le pacte écologique, j'aurai la possibilité de développer mes propositions. Je ne manquerai pas de le faire. En vous remerciant de l'occasion que vous me donnez d'aborder une des grandes questions de société à laquelle nous sommes confrontés, je vous donne rendez-vous pour la suite. Recevez, Monsieur, l’expression de mes salutations les meilleures. Marie-George Buffet - From: "Info Hebdo" <liste-infohebdo@pcf.fr>

 

50) UDF : François Bayrou joue la carte libérale

Le leader centriste a présenté hier un avant-projet législatif à la tonalité très libérale. L’élection présidentielle, rencontre « entre un homme (ou une femme) et le peuple qui lui donnera sa confiance »... Reprise hier par François Bayrou, l’antienne gaulliste revêt, dans la bouche de cet homme qui croit dur comme fer à son « destin », une dimension toute personnelle. Seul en lice pour incarner une candidature centriste qu’il entend placer sous le signe de la résistance à la « bipolarisation », le président de l’UDF devrait se déclarer officiellement début décembre, un vote des militants intervenant dans la foulée. Réunie hier en conseil national, la formation centriste a surtout dévoilé l’avant-projet législatif qui doit servir de socle au « contrat de gouvernement » que François Bayou veut soumettre à des partenaires de « sensibilités différentes » pour former un « gouvernement d’entente nationale » tournant le dos « aux divisions artificielles ». Le texte, intitulé « La France ensemble » (comme le slogan de Jacques Chirac en 2002), décline un projet construit autour du dogme de la réduction des dépenses publiques. Parmi les propositions avancées, un concept d’« activité universelle » qui n’a rien à envier au revenu minimum d’activité prôné par l’UMP de Nicolas Sarkozy. Au nom de la lutte contre le chômage, l’UDF défend également la poursuite d’une politique de baisse des charges pourtant en échec, avec la possibilité pour chaque entreprise, quelle que soit sa taille, de créer deux emplois dont les charges seront limitées à 10 %. De même sur les 35 heures : chacun doit être libre de travailler plus et de multiplier des heures supplémentaires qui devraient, elles aussi, être partiellement exonérées de charges. Autre proposition : l’achèvement de la réforme des retraites et la « mise en extinction » des régimes spéciaux. Autant de propositions franchement ancrées à droite et qui se distinguent fort peu de celles de Nicolas Sarkozy, pourtant vertement critiqué par François Bayrou. R. M. Article paru dans l'édition du 13 novembre 2006. http://www.humanite.fr/journal/2006-11-13/2006-11-13-840202

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51) Présidentielle : Les chiraquiens défient Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy veut avancer la date de désignation du candidat UMP pour ne laisser le terrain ni à Ségolène Royal ni aux chiraquiens. Nicolas Sarkozy est pressé par le calendrier. La candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal va se lancer immédiatement dans la course, suite à sa large victoire au premier tour des primaires du PS. Le président de l’UMP ne veut pas lui laisser le champ libre : il se préparerait à accélérer le tempo. Jeudi, lors du conseil national de son parti, il confiait que le moment de sa déclaration de candidature « approche ». Le 22 novembre, le bureau politique se réunira pour préciser le calendrier de dépôt des candidatures. La date limite du 5 décembre pourrait être retenue. Mais si le président de l’UMP est pressé, c’est aussi qu’à l’intérieur de son propre parti, la contestation prend de l’ampleur. Le clan chiraquien est plus que jamais décidé à faire valoir ses divergences sur le fond. À cet égard, la tenue du conseil national leur a fourni la tribune idéale.

Habituellement, les grand-messes que sont les conventions nationales ou les meetings régionaux de Nicolas Sarkozy sont verrouillées par l’appareil du parti tout acquis à son président. Mais cette belle mécanique s’est enrayée lors du conseil national. Si Dominique de Villepin s’est fait discret, se contentant de souligner qu’il fallait éviter de « figer les choses », Michèle Alliot-Marie a saisi l’occasion de parler plus librement pour opposer une vision gaullisto-chiraquienne au rouleau compresseur sarkozyste. La ministre de la Défense, qui envisage d’affronter Nicolas Sarkozy pour la présidentielle, y compris en dehors de l’UMP, affichait jeudi ses distances avec le projet législatif du parti. Sous les huées d’une bonne partie des 2 400 membres du conseil national, elle a relevé des « propositions que je ne partage pas », qui sont au coeur des aspirations sarkozystes : les institutions, la discrimination positive ou le traitement de la délinquance.

=====> vision gaulliste du mandat suprême

Reprenant de volée les propos de Nicolas Sarkozy, qui laissait entendre que l’on pouvait à la fois siéger à l’Élysée et diriger le parti, elle a défendu la vision gaulliste du mandat suprême. Selon MAM, le président de la République « n’est pas le président d’un parti politique. Il est le président des Français ». Pas question pour les chiraquiens de laisser passer une réforme des institutions qui modifierait profondément le statut du chef de l’État. Jacques Chirac n’a-t-il pas lui-même rappelé à l’ordre, sur les terres du général, « ceux qui aujourd’hui, par ignorance ou par calcul, voudraient ébranler cet édifice », soulignant « l’irresponsabilité qu’il y aurait à brader ce qu’il y a de plus solide dans nos institutions » ? La discrimination positive, pilier made in USA de la politique de « rupture » prônée par Nicolas Sarkozy : du communautarisme, qui selon la ministre de la Défense fait « passer l’appartenance à une communauté avant la prise en considération des besoins de la personne ». Quant à la politique du ministre de l’Intérieur candidat, elle a « laissé s’insinuer l’idée pernicieuse qu’un jeune était un délinquant en puissance ou en devenir ». Inacceptable pour les tenants du tout-sécuritaire.

Nicolas Sarkozy ne pouvait laisser passer cet affront devant ses cadres. « Le combat, c’est contre nos adversaires, à l’extérieur de notre famille politique », a-t-il objecté, tout en réaffirmant ses positions sur les points de désaccord soulevés par sa rivale. « Il peut y avoir une concurrence, mais cette concurrence ne dégénérera jamais en combat », a affirmé le président de l’UMP. Avant de déclarer, fanfaron, que Michèle Alliot-Marie « voulait peut-être mesurer sa popularité dans le parti ». Même lui est obligé de le souligner : « C’était un lancement de campagne réussi. » Un argument supplémentaire en faveur d’une accélération du calendrier de désignation. Avant que ses adversaires ne deviennent trop « populaires ». Grégory Marin

Article paru dans l'édition du 18 novembre 2006

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-18/2006-11-18-840554

=====> Dans les rangs de l’UMP, on astique les flingues

Présidentielle. À la veille de la campagne interne de l’UMP, chiraquiens et sarkozystes se disputent sur le rythme et la stratégie politique à adopter pour 2007. Le conseil national du 16 novembre a cristallisé les tensions au sein de l’UMP. Michèle Alliot-Marie, qui a critiqué les propositions de Nicolas Sarkozy sur la discrimination positive ou la réforme des institutions, a été huée par les cadres. Depuis, les opposants à l’autocratie du président sont furieux. À commencer par la ministre de la Défense elle-même : « Je revendique ma liberté de parole et d’action. Personne ne me fera taire », a-t-elle déclaré ce week-end. Elle n’est pas la seule à s’exposer aux foudres sarkozystes. Dans le Parisien d’hier, François Goulard, le ministre délégué à l’Enseignement supérieur, vise son collègue de l’Intérieur, estimant que, « quand on cherche à imposer une ligne unique, on provoque la division ». Le ministre villepiniste tire à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy, estimant que le président de l’UMP « n’a pas su faire vivre un débat politique au sein du mouvement. Sarkozy est incapable d’entendre un avis différent du sien. Il se bloque dès qu’une autre voix se fait entendre ». Cible depuis des mois des attaques sarkozystes pour son soutien au premier ministre, il est voué aux gémonies par les porte-parole de l’UMP. « Ceux qui ne peuvent pas gagner ne doivent pas nous faire perdre », a lancé hier à son propos Luc Chatel. La remarque s’adresse sans doute aussi à Dominique de Villepin, qui prévenait la semaine dernière que « les Français n’ont pas besoin d’une thérapie de choc ». Fidèle à une vision gaulliste rappelée récemment par Jacques Chirac, il ne croit pas que « la rupture » soit « la bonne solution ». Pas plus que « la stratégie qui consiste à aller pêcher dans les eaux du FN ». Tant pis pour le modèle prôné par le numéro deux de son gouvernement.

=====> L’ombre du président

Chiraquiens et villepinistes veulent croire que le débat interne pour la désignation du candidat de l’UMP à la présidentielle n’est pas clos. « Rien n’est joué, estimait le premier ministre lors de l’émission de France 5 Ripostes, dimanche. Nous ne sommes pas au bout du débat politique. » Le chef du gouvernement laisse planer le doute sur une candidature hors UMP, la sienne ou celle de Michèle Alliot-Marie. « Aucune prise de parole n’est illégitime, aucune position n’est dissidente. » Même l’hypothèse Chirac est retenue. « Nous verrons comment les choses se présentent au début de l’année. » Le président de la République, qui refuse catégoriquement de se conformer au calendrier édicté par Nicolas Sarkozy et ses cadres placés à l’exécutif de l’UMP, « dira alors comment il voit son propre avenir ». Le chef de l’État multiplie les déplacements comme s’il était en campagne, mais, en attendant une déclaration officielle, le premier ministre et la ministre de la Défense jouent les pare-feu, en fidèles soldats. Nicolas Sarkozy et ses affidés concentrent leurs tirs sur eux : tant qu’il n’est pas officiellement entré en scène, le président de la République ne peut être directement pris pour cible par celui de l’UMP. « Pour avoir la paix, et conserver un minimum d’autorité, il doit entretenir le doute le plus longtemps possible sur sa candidature », selon un proche cité par le Parisien.

=====> La campagne démarre jeudi

Si le président de l’UMP est si agité, c’est qu’il estime que Ségolène Royal, candidate PS à l’Élysée, a une longueur d’avance. Qu’il pense perdre du temps en débattant. Et qu’il est pressé par ses soutiens. Roselyne Bachelot, secrétaire générale adjointe de l’UMP, tire les leçons de la primaire du PS : « Il faut maintenant acter le plus vite possible la désignation de notre candidat. » Quitte à bousculer le calendrier et à revenir sur la date déjà avancée pour le vote interne, le 14 janvier. Le bureau politique qui se réunit demain précisera les modalités des candidatures, « afin que la campagne puisse démarrer dès le lendemain (jeudi) », selon Luc Chatel. Mais si Nicolas Sarkozy rassemble les cadres et les nouveaux militants, il aura du mal à réunir sur son nom les gaullistes du mouvement, déçus de ne pas voir leurs aspirations « sociales » retenues. Même si certains se rangent à l’avis de la majorité, comme Alain Juppé, pour qui, « après le 14 janvier, une autre candidature issue de l’UMP serait une grave erreur et sans doute un risque de défaite », les gaullistes ne semblent pas prêts à déposer les armes. « Rien n’est écrit, martèle Dominique de Villepin. Les Français sont rebelles à tout choix qui leur est imposé. » Les militants UMP aussi ? Grégory Marin. Article paru dans l'édition du 21 novembre 2006. http://www.humanite.fr/journal/2006-11-21/2006-11-21-840739

=====> Villepin mécontente près de sept Français sur dix

Sondage. Selon le baromètre CSA-l’Humanité-NVO, l’insatisfaction suscitée par l’action économique et sociale du gouvernement a encore augmenté en octobre.

Le gouvernement se félicite bruyamment de la baisse du chômage dans les dernières statistiques officielles, y voyant bien sûr la preuve de la réussite de sa politique, mais les Français n’en continuent pas moins de décerner, très majoritairement, une mauvaise note à l’équipe Villepin pour son action économique et sociale. Selon la dernière livraison du « baromètre de satisfaction » réalisé par l’institut CSA pour l’Humanité et la NVO, ils sont même de plus en plus nombreux à se déclarer insatisfaits : 67 % en octobre, contre 63 % en septembre. Et la tendance traverse tous les clivages. Au sein même de l’électorat de droite, Dominique de Villepin n’obtient qu’une courte majorité de suffrages : 54 % de satisfaits (58 % en septembre). L’examen détaillé des résultats du sondage montre que les salariés du secteur public sont le plus massivement insatisfaits (à 80 %) des choix économiques et sociaux du gouvernement. Parmi les diverses catégories socioprofessionnelles, les cadres tiennent la tête du mécontentement (77 %), suivis par les professions intermédiaires (71 %) et les ouvriers (70 %). Entre les différentes tranches d’âge, ce sont les jeunes de 25-29 ans qui expriment le plus d’insatisfaction (75 %). À noter encore que, plus on s’élève sur l’échelle des diplômes, plus le pourcentage de mécontents monte : de 63 % chez les « sans-diplôme/primaire » à 73 % dans la catégorie « supérieur à bac + 2 ». Y. H. Article paru dans l'édition du 2 novembre 2006. http://www.humanite.fr/journal/2006-11-02/2006-11-02-839638

======> Sondage : Les inégalités sociales et l’insécurité inquiètent

Ce sont les deux préoccupations qui se dégagent d’une étude publiée hier.

C’est ce que l’on pourrait appeler un retour aux fondamentaux, comme disent les rugbymen. Loin devant les religions (50 %), la couleur de peau (38 %), les différences d’âges (25 %) ou d’opinion politique (20 %), ce sont les inégalités socio-économiques (76 %) qui « posent le plus de problèmes dans la société française aujourd’hui », révèle un sondage TNS-SOFRES pour le compte de la revue Enjeux logement publiée par l’Institut Nexity pour le logement. Logiquement, le’pouvoir d’achat (55 %), l’emploi (46 %) et les conditions de logement sont parmi les premiers domaines dans lesquels les inégalités sont les plus prononcées, estiment les sondés. Globalement, les Français semblent satisfaits (91 %) du quartier ou de la ville dans lesquels ils vivent. Toutefois, les propriétaires (95 %) sont davantage satisfaits que les locataires (87 %), de même que les habitants des communes périurbaines (95 %) par rapport à ceux des pôles urbains plus denses. Autre facteur important, le niveau de revenus. Plus il est élevé, plus la satisfaction augmente et inversement. La mixité sociale au sens large - c’est-à-dire le mélange des populations selon des critères comme l’âge, le niveau de revenu, l’origine ethnique ou la religion -, est un objectif souhaité par 74 % des sondés (21 % ne le jugeant pas souhaitable). Là encore, le niveau de revenu est un élément déterminant. Les moins fortunés (63 %) l’appelant paradoxalementmoins de leurs voeux que les autres. À noter que c’est d’abord l’école (79 %), les associations (58 %), les élus locaux (32 %) et les entreprises (31 %) qui ont la confiance des Français pour mettre en oeuvre cette mixité, loin devant la justice (10 %), la police (9 %), le ministère du Logement (9 %), les’partis politiques (8 %) ou les syndicats (7 %). Enfin, l’insécurité et la violence sont considérées comme le problème le plus important dans les villes par 69 % des Français, devant les inégalités sociales (55 %), les problèmes d’emploi (49 %) ou encore l’échec scolaire (32 %). Et ce sont les problèmes d’éducation et de scolarité (47 %), le manque d’encadrement des jeunes (37 %) mais aussi les difficultés économiques et celles d’intégration des populations issues de l’immigration (respectivement 35 % et 34 %) qui, selon les sondés, expliquent le plus l’insécurité. La présence insuffisante de la police et les difficultés d’application des décisions judiciaires ne sont évoquées qu’à la marge (11 %). Cyrille Poy. Article paru dans l'édition du 21 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-21/2006-11-21-840704

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52) Présidentielle : Chirac fait sa promotion

Dans un entretien mardi au Figaro, le chef de l’État s’affiche en homme d’action et de rassemblement. « C’est moi ou la chienlit », aurait pu déclarer le président de la République, Jacques Chirac, dans l’entretien qu’il a accordée mardi au Figaro. Si le chef de l’État continue d’affirmer qu’il annoncera sa décision de briguer ou non un troisième mandat « au 1er trimestre 2007 » en fonction de « l’idée (qu’il se fera) de l’intérêt des Français », il s’emploie à rendre possible une nouvelle candidature ou celle de Dominique de Villepin. Tout au long de l’entretien, il rend ainsi hommage à plusieurs reprises à l’action du premier ministre. Pour le chef de l’État, « l’élection présidentielle, c’est une rencontre entre homme et un peuple ». De cette conception de la Ve République découle toute l’attitude de Jacques Chirac qui prend ainsi grand soin de se positionner au-dessus des partis. Interrogé sur la proposition de « jury populaire » défendue par Ségolène Royal, il affirme qu’il ne va « pas commenter chacune des propositions des candidats à la candidature du Parti socialiste » pas plus qu’il ne s’immiscera « dans la vie des partis » en s’exprimant sur le principe de primaires pour départager les candidats au sein de l’UMP.

Loin du débat présidentiel, l’homme de « la rencontre » est un homme d’action préoccupé uniquement par l’intérêt national. « Ma fonction m’impose de mener l’action au service des Français jusqu’à son terme », explique ainsi Jacques Chirac qui se livre à un tour d’horizon des préoccupations des Français.

Alors qu’en 2005, lors des émeutes, son silence avait été fortement critiqué, Jacques Chirac s’attarde ainsi longuement sur la situation des quartiers populaires. Vantant le plan de rénovation urbaine du ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, la réforme des collèges « ambition réussite » du ministre de l’Éducation nationale, Gilles de Robien et la création de la Haute autorité de luttes contre les discriminations, le président de la République juge que « le gouvernement mène une action forte qui commence à porter ses fruits ». Si Jacques Chirac promeut la politique sociale de son gouvernement, il ne dédaigne pas l’aspect sécuritaire. Il se montre favorable à un durcissement des sanctions pour réprimer les agressions contre les forces de let les agents de l’État. Il n’écarte pas non plus une révision de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs. « On ne peut pas laisser, sous prétexte qu’ils sont mineurs, des jeunes s’adonner à la violence », juge-t-il. Évoquant la réforme de la justice, il annonce que la responsabilité des juges fera l’objet d’un amendement du gouvernement. L’emploi étant une préoccupation majeure des Français. Jacques Chirac soutient que la lutte contre le chômage est « sa priorité absolue ». Le chef de l’État annonce qu’en septembre « il y a eu 30 000 chômeurs de moins » et affirme « tout mettre en oeuvre pour que la France passe sous la barre des 8 % (de demandeurs d’emplois) en 2007 ». De la lutte contre le cancer et l’interdiction du tabac dans les lieux publics, au statut pénal du chef de l’État, en passant par la place de la France dans la mondialisation. Aucun sujet d’actualité n’échappe au chef de l’État qui s’applique à montrer qu’avec son gouvernement, il est l’homme de la situation. Français, soyez tranquilles, Jacques Chirac s’occupe de tout... Pierre-Henri Lab

Article paru dans l'édition du 2 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-02/2006-11-02-839635

=====> Jacques Chirac presque en campagne

Droite. Plus que jamais déterminé à revenir dans le jeu politique à l’approche des élections, le président multiplie les déplacements et les initiatives politiques. Que ceux qui en doutaient se rassurent : Jacques Chirac bouge encore. Voilà, en substance, le message qu’espère délivrer l’Élysée. Le chef de l’État a bien l’intention, dans les mo