Bloc-Notes No 237 France & International

      Construisons l'espoir, et en 2007 battons la droite et pour réussir à gauche gagnons une majorité anti-libérale au sein de la majorité de gauche à l’Assemblée Nationale !

      Vous trouverez ci-après des informations qui ont été adressées à Espaces-Marx ou qui ont attiré notre attention, et que nous vous répercutons (Période du 15 au 28 Février 2007). Désolé pour les oublis. (Les adresses indiquées peuvent n'être qu'un relais et pas obligatoirement l'origine de l'information, et n'ont aucune affiliation à priori avec notre association. Elles ne partagent pas obligatoirement non plus les autres messages répercutés). Ce message n'est pas un spam. Conformément à la loi et aux règlements du CNIL, les messages de prospection associatifs, politiques, caritatifs ou religieux sont seulement soumis à l'obligation d'accès aux données (comme les messages postaux) et ne sont pas considérés comme des messages de publicité commerciale (spams). L'intégralité des Informations sur le site d'Espaces Marx Bordeaux, n'hésitez pas à y consulter aussi le Bloc-Notes National : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

 

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& L’Agenda &

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1) Espaces Marx : Les Rencontres Philosophiques accueillent François CUSSET « Pensée minoritaire, politique mineure : leçons américaines et malaise français »

 

2) Les quatrièmes Rencontres Cinématographiques UTOPIA-Espaces Marx : « La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma »

 

3) L'actualité de la fondation Gabriel Péri

 

4) Séminaires : « CAPITALISME ET MARCHES, XVIIIe-XIXe siècles »

 

5) Colloques et rencontres avec le « Diplo »

 

6) L’HUMANITE DES DEBATS : L’Affiche rouge

 

7) Les Amis de l’Humanité 34

 

8) [infocom-ldh] Les Rendez-Vous de la LDH

 

9) [ATTAC-FRANCE] Sommet citoyen France-Afrique : Mobilisons-nous

 

10) Rencontres débats à Grenoble

 

11) Séminaire : « Philosophie politique de la mondialisation et de l’altermondialisation »

 

12) Agenda d’Infos-Paix :

 

13) [infocom-ldh] Débats sur l’Europe : « Migrants et droit d’asile »

 

14) Gauche populaire et antilibérale : Changer vraiment la vie

 

15) [PCF] Initiatives

 

16) Pour un “ logement accessible pour tous ”

 

17) [Collectif Culture du PCF] Le 1er mars au CABARET SAUVAGE : Rencontre-débat avec : Marie-George Buffet Candidate à l'élection présidentielle de la gauche populaire et antilibérale.

 

18) Le Blog du Congrès de l’UGICT-CGT : http://blogcongres.ugict.cgt.fr/

 

19) A la Une du site PRS au 7/02/2007 : http://www.pourlarepubliquesociale.org/

 

20) L'Association culturelle l'ATELIER vous invite à participer à la : Conférence-débat « Résistance à l'impérialisme en Amérique Latine » avec François Houtart

 

21) ACP N°30 -  ARPENTER le champ pénal. Extraits

 

22) Liste des salles programmant "ALLEZ YALLAH!" semaine après semaine...

 

23) Le Café Citoyen de Caen, Metz, Nancy

 

24) [CADTM-INFO] Bulletin électronique 15 - Mercredi 10 janvier 200 (Extraits)

 

25) Séminaires de la Société chauvinoise de philosophie

 

26) ReSPUBLICA 511 - Extraits

 

27) BABEL CAUCASE La caravane... : SOIXANTE ARTISTES S'EN VONT EN CARAVANE  A ... GROZNY...

 

28) WORKSHOP/CONFERENCE: Changing institutions (in developed democracies) Economics, politics and welfare

 

29) Cinquième Congrès Marx International : « Altermondialisme - Anticapitalisme : Pour une cosmopolitique alternative »

 

30) Colloque EUROFRAME : “Towards an Ageing and Globalising Europe: Challenges for the European Social Model(s)"

 

31) Colloque/congress/coloquio (Lucerna/Lucerne) : 3° colloque international sur l'animation

 

32) [APED] Ecoles d'élite, écoles ghettos... Et si on essayait l'école commune ?

 

33) [Ldgwalarn] Kan ar bobl 2007

 

34) Ce que disent les voix « Quant au poème lui-même, il n’est ni dans les vers, ni dans leur commentaire.  Il est : dans l’entre-deux »

 

35) agenda des actions africaines en région parisienne de février

 

36) Solidarité ! Kadidja risque la prison pour s'être opposée à une expulsion

 

 

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& Echos de France &

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37) Gauche populaire et antilibérale : Un conseil de campagne à l’image de la gauche de combat

 

38) Marie-George Buffet et  Oscar Lafontaine ensemble pour Airbus

 

39) Marie-George Buffet à l’écoute de l’Afrique

 

40) Du côté du CIUN antilibéral

 

41)  « SEULE UNE VRAIE POLITIQUE DE GAUCHE PEUT BATTRE LA DROITE » par le MARS ET LA GAUCHE REPUBLICAINE

 

42) Des candidats studieux au « grand oral » de Nicolas Hulot

 

43) Candidature : José Bové entre en lice

 

44) Ségolène Royal joue l’offensive à gauche

 

45) Législatives : Les Verts montrent les dents

 

46) Bayrou mise tout sur la posture

 

47) L’argumentaire réactionnaire du candidat Nicolas Sarkozy

 

48) Le MEDEF en campagne

 

49) Le Pen toujours en embuscade

 

50) Présidentielles : Faut-il modifier la règle des 500 parrainages ?

 

51) Justice : Deux policiers mis en examen à Clichy-sous-Bois

 

52) Présidentielle : Que valent les odes à la valeur travail ?

 

53) Sécurisation de l’emploi : comment passer des mots aux actes ?

 

54) Finance : Bénéfices à contre-emploi

 

55) La FSU tient congrès à Marseille

 

56) « Les retraites au régime spécieux » par L’INVITE DE LA SEMAINE : Grégory Roux, Secrétaire de la fédération CGT des cheminots.

 

57) La banlieue s’invite dans la campagne

 

58) Cimade : « Les politiques d’immigration vont dans le mur »

 

59) La paix est-elle possible ?

 

60) Cantines gratuites : la sauce tourne et le ton monte

 

61) Pourquoi Sarkozy met-il l’école en danger ?

 

62) Délinquance : Le Comité d’éthique dément l’INSERM... et Sarkozy

 

63) Sciences : L’éducation nationale visée par le créationnisme islamique

 

64) Retour du « rôle positif » de la colonisation

 

65) Les jeunes chercheurs travaillent toujours au noir

 

66) Ne pas alléger l’impôt sur les revenus financiers

 

67) Le logement mérite un service public

 

68) Agriculture : Scrutin amer pour la Confédération paysanne

 

69) Le CNE a la vie dure

 

70) Environnement : Un climat plus chaud, pour longtemps

 

71) « Organisation des transports et développement durable ! » Par Daniel Geneste Secrétaire général de l’Union interfédérale des transports CGT.

 

72) Télécoms : Alcatel-Lucent supprime 12 500 emplois

 

73) Renault contente ses actionnaires

 

74) Les Moulinex contre les licencieurs

 

75) FO veut relancer le débat économique

 

76) La France dans tous ses états. Cette semaine : Saint Brieux (1/5)

 

77) Les chômeurs sortent de l’ANPE, mais pas du chômage

 

78) Santé au travail : La CNAM en lutte contre le déni du risque

 

79) Urgences sociales : La lettre d’une retraitée « sur le fil du rasoir »

 

 

      La suite sur le document suivant

 

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         & L’Agenda &

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1) Espaces Marx : Les Rencontres Philosophiques accueillent François CUSSET « Pensée minoritaire, politique mineure : leçons américaines et malaise français »

Les grands penseurs critiques des années 1960 et 1970, de Gilles Deleuze à Michel Foucault et Jacques Derrida, ont fécondé aux Etats-Unis, à partir des années 1980, les "politiques identitaires" de l’université, des champs d’études minoritaires aux réflexions critiques sur la communauté. Et à la faveur de la crise actuelle du vieil universalisme français, ceux-ci retraversent aujourd’hui l’Atlantique pour venir alimenter en France débats théoriques et pratiques militantes d’un genre nouveau, qui annoncent enfin le crépuscule du conservatisme intellectuel français. Aussi, derrière les clichés transatlantiques qui fleurissent depuis le 11 septembre 2001 (courageux pacifistes français contre impérialistes yankees, ou l’inverse), c’est une toute autre ligne de partage qui se fait jour, à Paris et Marseille aussi bien qu’à New York et Los Angeles : un discours moral de la domination contre les discours politiques des dominés, comme on opposait, autrefois, la macropolitique des élites et les micropolitiques des luttes dispersées. Un tour d’horizon de la nouvelle génération intellectuelle radicale des deux côtés de l’Atlantique, et le point sur un autre dialogue franco-américain que celui de TF1 et de Fox News...

=====> François CUSSET enseigne l’histoire intellectuelle contemporaine à Sciences-Po et sur le campus parisien de l’université Columbia. De retour de dix ans passés à New York, il est l’auteur de « Queer Critics : la littérature française déshabillée par ses homo-lecteurs » (PUF, 2002), « French Theory : Foucault, Derrida, Deleuze & Cie et les mutations de la vie intellectuelle aux Etats-Unis » (La Découverte, 2003, poche 2005) et « La Décennie : le grand cauchemar des années 1980 » (La Découverte, 2006). Il collabore notamment avec les revues Critique, Mouvements et Beaux-Arts Magazine et l’émission Tout arrive de France-Culture.

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10

E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org

- From: "Michele Castillon" <michele.castillon@espaces-marx.org>

 

2) Les quatrièmes Rencontres Cinématographiques UTOPIA-Espaces Marx : « La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma »

A Bordeaux, du 15 au 20 février 2007 - Quoi de neuf ? La classe ouvrière, bien sûr ! La classe ouvrière, ce n'est pas seulement hier, Celle de Gabin dans sa locomotive et celle de Lantier dans son puits de mine... Non, c'est le traminot de Mexico et la femme qui a pris la colère... C'est l'ouvrière de Yema et l'ouvrier de Lip... C'est le technicien de chez Dassault et le fondeur de Fumel... Car si le salariat éclaté et précarisé doute parfois de lui-même, il n'est qu'à écouter Laurence Parisot et le MEDEF pour savoir que le patronat, lui, est une classe qui consciemment mène la lutte. Nous poursuivons donc notre exploration, Films du patrimoine et avant-premières, fictions et documentaires nous permettront d'étudier, avec des critiques et des réalisateurs, des universitaires et des militants, l'évolution du salariat dans sa composition, son organisation, sa conscience. Originalité cette année : ce vendredi 12 janvier, cinq semaines avant donc, nous vous présentons le film mexicain « El violin », de Francisco Vargas Quevedo, Il nous permet de débattre de la situation que connaît aujourd'hui le Mexique avec Françoise Escarpit, journaliste, écrivain et universitaire.

=====> Jeudi 15 février Mexique et Bretagne

14h30 : « On a volé un tram » Luis Bunuel 1953 Mexique VOSTF - Présentation Michèle Elichirigoity (FAL) -- 16h15 : « Romper el cerco » (la lutte des marchands ambulants de San Salvador de Atenco en mai 2006) et « Victoria de todos los Santos  Oaxaca » (la radio du campus sera-t-elle fermée par la police municipale ? Novembre 2006) - documentaires 2006 Mexique VOSTF - Présentation Gloria Verges (FAL) -- 18 h Table ronde à l'Athénée Municipal : « Syndicalisme et nouveaux mouvements sociaux au Mexique » Table ronde animée par Christophe Kenderian (FAL) avec la participation de Françoise Escarpit et de Hélène Bouneaud (CGT) -- 20h30 Projection-débat « Quand les femmes ont pris la colère » Soizig Chappedelaine et René Vautier 1977, en présence des réalisateurs. Débat animé par André Rosevègue (coordonnateur des Rencontres) -- Présentation par Kris (scenariste) de la bande dessinée événement « Un homme est mort » Histoire de René Vautier filmant en 1950 les grèves de Brest  et de la disparition du film. (Kris et René Vautier seront à BDFugue Café de 18 à 19 h)

=====> Vendredi 16 février « Les horlogers ont de l'imagination »

12 h : « L'horloger de Saint Paul » Bertrand Tavernier 1974 son premier long métrage, notre hommage à Philippe Noiret, et un clin d'oeil aux Lip -- 14h 30 : « A bientôt j'espère » Chris Marker et Mario Marret, 1967-1968 « La Charnière », enregistré et monté par Antoine Bonfanti, 1968 « Classe de lutte », Groupe Medvedkine de Besançon, 1968 Présentation Jean-Claude Cavignac -- 17h30 Table ronde à l'Athénée Municipal : « L'ouvrier des années 70 a-t-il disparu ? Et qu'en est-il de la conscience de classe ? » Table ronde animée par Dominique Belougne (Espaces Marx) avec la participation de Michel Pialoux, sociologue, Michel Vakaloulis, Sciences Politiques Paris 8, Marcel Durand, ancien de Peugeot, auteur de « Grain de sable sous le capot » -- 20h30 Projection-débat en avant-première « Les Lip : l'imagination au pouvoir » Documentaire de Christian Rouaud 2007 Débat animé par Jean-Claude Gillet (Espaces Marx) avec le réalisateur, Michel Pialoux, Michel Vakaloulis, et Charles Piaget, responsable CFDT de cette lutte emblématique des années 70. (Samedi 17 février à 16 heures à la librairie du Muguet, débat avec Marcel Durand, auteur de « Grain de sable sous le capot » (éditions Agone) et son préfacier Michel Pialoux.)

=====> Lundi 19 février « Zola au cinéma, Carré à Utopia »

14h : « La Bête Humaine » Jean Renoir, 1936 -- 16h : Germinal » Yves Allegret 1953 Présentation : Jean-Paul Chaumeil -- 18h table ronde à la Galerie de la Machine à Lire : « Zola au cinéma : quelles adaptations du naturalisme »

Table ronde animée par Vincent Taconet, agrégé de lettres (Espaces Marx) -- 20h30 Projection-débat en avant-première : « J'ai très mal au travail » Documentaire de Jean-Michel Carré 2007 en présence du réalisateur (sous réserve)

Débat animé par Ghyslaine Richard, secrétaire de la section UGICT-CGT de la CPAM Gironde avec la participation du Dr Patricia Gabinski, médecin du travail au CHU, et de David Bonin, secrétaire de la section CGT de Dassault Mérignac

=====> mardi 20 février « Du local au global »

14h : « Le fond du garage » Documentaire de Loïc Balarac 2004 en présence du réalisateur et de l'équipe du Garage Moderne de Bordeaux Bacalan -- 16 h : « Fumel de feu, de fer, de rock » Documentaire de Jacques Mitsch et Jean-Christian Tassy, 2006 en présence d'un des réalisateurs -- 18 h : Table ronde à l'Athénée Municipal : « une industrie en Aquitaine, est-ce encore possible ? » Table ronde animée par Jean-Bernard Layan (Bordeaux 4) avec la participation de syndicalistes de l'usine sidérurgique de Fumel (et acteurs du film), et de syndicalistes girondins -- 20h30 Projection-débat : « Ma mondialisation » Documentaire de Gilles Perret, 2005 en présence du réalisateur Débat animé par Jacques Toiser, économiste statisticien, membre du conseil scientifique d'ATTAC avec la participation de syndicalistes girondins

=====> Infos Diverses : Du 15 au 20 février, d'autres projections des films annoncés pourront avoir lieu dans diverses villes d'Aquitaine, Séances scolaires possibles en matinée du 14 au 16 février. Tarifs : Les séances sont aux tarifs habituels des salles à Utopia : 3,50 euros pour la première séance de la journée - 5,50 euros pour les autres séances

possibilité d'achat de carnets de 10 entrées pour 42 euros (utilisation libre et illimitée par une ou plusieurs personnes)

Pré-vente des billets pour les 4 soirées à partir du 5 février - Entrée gratuite à toutes les tables rondes - Les lieux des rencontres à Bordeaux Utopia : place Camille Jullian - Athénée Municipal : place Saint-Christoly - Galerie de la Machine à Lire : 18 rue du Parlement Saint Pierre - Librairie du Muguet : 7 rue du Muguet - Un programme complet sera publié fin janvier. Pour le recevoir, et pour toutes informations complémentaires sur les Rencontres : Cinémas Utopia, 5 place Camille Jullian, 33000 Bordeaux www.cinemas-utopia.org  05 56 52 00 03 - Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde, café de l'Horloge, 2 cours Gambetta, 33400 Talence Tél : 05.56.85.50.96 http://espacesmarxbordeaux.apinc.org

Avec la participation des librairies BDFugue Café (rue de la merci), Comptines (rue des Trois Conils), librairie du Muguet (7 rue du Muguet) et Machine à Lire (place du Parlement). Avec le soutien de la DRDJS, du Conseil Régional, du Conseil Général, de la ville de Bordeaux. - From : <Espaces.MarxBx@tiscali.fr>

 

3) L'actualité de la fondation Gabriel Péri

=====> Initiatives - Les rencontres philosophiques

Jeudi 15 février - Rencontre avec François Cusset : « Penser la minorité inquiète-il les pouvoirs ? » en savoir plus >>

http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=90

=====> Séminaires - Marché et démocratie

Jeudi 8 mars 2007 - Conférence de Bernard Frédérick, journaliste, directeur de la publication de la Fondation Gabriel Péri : « Le socialisme de l’Europe de l’Est http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=185

=====> vient de paraître

--- Le pain, la paix, la liberté - expériences et territoires du Front populaire

Ce livre est issu des travaux du Centre Georges Chevrier, UMR CNRS 5605, sous la direction de Xavier Vigna, Jean Vigreux, Serge Wolikow.

Avec les communications de : Maurice Carrez, Vincent Chambarihac, Marie-Claude Chaput, Alexandre Courban, Stéphane Gacon, Thierry Hohi, Marie Jaisson, Ursula Langkau-Alex, Laure Machu,Judith Manya, Nicolas Météry, Frédéric Monier, René Mouriaux, Michel Pinault, Morgan Poggioli, Philippe Poirrier, Alain Ruscio, Valérie Tesnière, Gilles Vergnon, Eric Vial, Xavier Vigna, Jean Vigreux, Serge Wolikow. En savoir plus >>

http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=206

--- Marché et démocratie - Bibliothèque

Nouveaux articles : Tony Andréani, Jérôme Maucourant, Paul Boccara...

en savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=195

--- Nouvelles FondationS - la revue - Nouvelles FondationS - Numéro 3-4

Nouvelles FondationS n°3-4 - décembre 2006. Dossier : Intellectuels et communismes. Un inédit d’Althusser, entretien avec Edgar Morin, Carte blanche à Axel Kahn. en savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=204

=====> Sur le site de la Fondation

Les derniers documents publiés sur le site de la fondation gabriel Péri : www.gabrielperi.fr

=====> Bibliothèque en ligne

Dans le cadre du séminaire "Marché et démocratie", nous inaugurons une bibliothèque en ligne. Elle recense des articles ayant trait à la question du marché en économie. Encore à l’état embryonnaire, elle s'enrichira au cours du travail du séminaire. En savoir plus >>

http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=195

======> Fondation Gabriel Péri

22 rue Brey - 75017 Paris - France / T +33 (0) 1 44 09 04 32 F +33 (0) 1 45 74 06 78 http://www.gabrielperi.fr - Mél: fondation@gabrielperi.fr

Abonnement à la liste : envoyer un mail à liste-subscribe@gabrielperi.fr

- From: « Fondation_Gabriel_Péri » <fondation@gabrielperi.fr>

 

4) Séminaires : « CAPITALISME ET MARCHES, XVIIIe-XIXe siècles »

SEMINAIRES 2006-2007 : le vendredi, 16h00-18h00 Salle IHMC-CNRS, escalier D, 3e étage,  ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris (RER Luxembourg)- Cette année, le séminaire s'adjoint une seconde thématique, en alternance au 2e semestre :

=====> Capitalisme et marchés,  XVIIIe-XIXe siècles

France, Grande-Bretagne, Etats-Unis Le 16 février 2007 : Anne-Françoise Garçon (Université Paris 1) Les entreprises minières : techniques et capital, XVIIIe-XIXe siècle - Ces séminaires sont ouverts aux étudiants de Master et aux doctorants, ainsi qu'à tous les chercheurs intéressés. Ils sont validables en crédits ECTS. Dominique Margairaz, Pierre Gervais, Philippe Minard (Paris 1, Paris 8 et EHESS) - Contact : dmargairaz@wanadoo.fr, pgervais@ehess.fr, philippe.minard@ens.fr - From: Philippe Minard <philippe.minard@ens.fr>

 

5) Colloques et rencontres avec le « Diplo »  

--- DU GÉNOCIDE AU PROCHE-ORIENT. Le 14 février, à 19 heures, Alain Gresh développera " Les enjeux du conflit israélo-palestinien du point de vue français " ; IEP, 27, rue Saint-Guillaume, Paris 7e. (Inscriptions/renseignements : www.ponts-mur.org)

--- AMÉRIQUE LATINE. - Le Temps des Cerises propose une conférence-débat " Amérique latine : le camp de la gauche se renforce ", le 15 février, à 20 h 30, à l'auditorium ESC, 4, boulevard Trudaine, Clermont-Ferrand. (Tél. : 04-73-92-13-45.) Au Théâtre du Lucernaire (53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e), le 19 février, à 18 h 30, " Amérique latine. Une gauche ? Des gauches ? ", avec Georges Couffignal et Denis Roland. (Renseignements : lucernaire.theatre@hotmail.fr). Dans tous les cas, avec Maurice Lemoine.

--- CUBA. - Ignacio Ramonet présentera son ouvrage Fidel Castro. Biographie à deux voix (Fayard / Galilée), Le 22 février, à 19 h 30, à Lille, au Café citoyen, 7, place du Vieux Marché aux chevaux, à l'invitation de Colores latino (Information : coloreslatino1@yahoo.fr). Le 8 mars à Aix-en-Provence (Information : cubasifranceprovence@free.fr). Le 16 mars à Bruxelles (Information : ics@cubanismo.net). Le 23 mars, à Strasbourg (Information : stoecklin@wanadoo.fr). Le 5 avril, à Pau (Information : jean.ortiz@univ-pau.fr. Le 25 avril, à Montpellier (Information : alcadio@free.fr).

=====> ***   Les prochains « Manière de voir »   ***

Le prochain numéro de « Manière de voir » (mars/avril) traitera de la démocratie (élection oblige). Il est coordonné par Anne-Cécile Robert.

Le numéro de mai sera consacré à l'Iran (coordination Alain Gresh), celui de juillet portera sur le thème « Bataille d'idées » (coordination Dominique Vidal), celui de septembre traitera des langues (coordination Bernard Cassen) et celui de novembre, titré « Utopies », sera coordonné par Dominique Vidal.

- From: "Amis du Monde diplomatique" <stephane.amidiplo@libertysurf.fr>

 

6) L’HUMANITE DES DEBATS : L’Affiche rouge

L’Humanité vous invite à une projection en avant-première du documentaire la Traque de l’Affiche rouge Le jeudi 15 février, 19 heures, cinéma le Mac-Mahon, (5, avenue Mac-Mahon, Paris 17e) Nombre de places limité. Réservation obligatoire : 01 49 22 73 88. Article paru dans l'édition du 10 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-10/2007-02-10-845708 - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

7) Les Amis de l’Humanité 34

Bonjour, Les amis du journal l'Humanité vous informent du report de la rencontre avec Robert BARBAULT, auteur du livre "Un éléphant dans un jeu de quilles "sur la biodiversité au mercredi 7 mars 2007 à 18h30 au café de l'Esplanade (Cette rencontre était prévue initialement le mercredi 14 février).

=====> Les autres rencontres:

* vendredi 23 février à partir de 18h30 au centre Rabelais diffusion du film de Jean Ortiz sur la guerre d'Espagne "Le cri du silence" en présence de l'auteur. Travail de mémoire sur la découverte des fosses communes de Franco où ont été enterrés de nombreux républicains socialistes, communistes...

* Samedi 3 mars fête de l'Humanité au parc des expos de Fréjorgues. Les amis y tiennent un stand avec un débat autour d'un livre collectif "1907-2007. Les vendanges de la colère". Seront servis au stand aligot et melsat. Jazz avec le Caroline jazz band. La vignette est disponible au prix de 12€ pour toute la fête. Jean Luc POUGET - Café des amis du journal l'Humanité - 04 67 40 56 11 / amishuma34@voila.fr

 - From: amishuma34 <amishuma34@voila.fr>

 

8) [infocom-ldh] Les Rendez-Vous de la LDH

=====> Le programme de la journée de débats " Migrations, droits sociaux, droits fondamentaux " organisée à l’invitation de la LDH avec les organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, FSU, UNSA, US Solidaires). Cette journée aura lieu vendredi 16 février de 8h30 à 18h, au siège du Conseil économique et social (9 place Iéna, 75016 Paris).Vous pouvez encore vous inscrire auprès du service communication de la LDH. communication@ldh-france.org - Tél : 01 56 55 51 08/07

=====> LDH Annemasse

ANNEMASSE : La Ligue des Droits de l'Homme et l' "Agenda Citoyen"  de la MJC d'Annemasse Centre  vous invitent à une  Conférence-Débat Vendredi 16 février à 20 heures  3 rue du 8 mai Immigration : nécessité ou fatalité ? Causes et conséquences ? Intégration ? Enjeu électoral ? avec la participation de

Dominique NOGUERES Avocate, Vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme Et Nathalie KAKPO Docteure en sociologie, chargée de recherche à l'IRESCO-CNRS

Conférence ouverte à tout public - Entrée libre et gratuite  MJC  3 rue du 8 mai - Contact : 04 50 92 10 20

=====> LDH Toulouse

Après les Etats Généraux de la condition pénitentiaire, la Ligue des droits de l’Homme de TOULOUSE organise une table ronde XXIème siècle : Quelle prison ?

Le groupe « Prisons» de la section toulousaine de la Ligue des droits de l’homme, avec la participation du GENEPI (Groupement National Etudiant d’Enseignement aux Personnes Incarcérées) organise une table ronde le 27 février 2007 pour demander à divers responsables politiques de faire connaître leur position en ce qui concerne les réformes pouvant être envisagées pour améliorer la situation des étbalissements pénitentiaires en France, au regard en particulier du manifeste issu des "états généraux de la condition pénitentiaire". La Ligue des droits de l’homme propose une réforme des prisons autour de quatre axes:

* le respect des droits de l'homme en prison,

* le contenu du temps passé en détention,

* les soins aux détenus malades

* la préparation de la sortie.

Débat avec :

- Monsieur Gérard BAPT (Parti socialiste)

- Monsieur Guillaume CROS (Les Verts)

- Madame Marie-Claire DANEN (Forum des Républicains sociaux)

Avec la participation du GENEPI (Groupement National Etudiant d’Enseignement aux Personnes Incarcérées) Le mardi 27 février 2007 à 17 heures A l’Institut d’Etudes politiques de Toulouse 2 ter, rue des Puits Creusés (en face de la faculté des sciences sociales) Amphithéâtre BODIN – 3ème étage

=====> LDH Cannes

Présente depuis 3 ans à travers une permanence et plusieurs actions ponctuelles (aides individuelles, partenariat pour la création en cours d’un centre social, accompagnement au moment des banlieues en feu, encouragement à l’inscription sur les listes électorales, création d’une “Ligue des droits du prisonnier-Familles en détresse”, etc.), dans un quartier de son agglomération, “La Zaïne”, à Vallauris, que les pouvoirs publics nomment “sensible” (à quoi ? à la chaleur, au froid ... des appartements parfois sans chauffage, au “noir” ... par l’absence d’éclairage public depuis 3 ans, à la crasse terreuse des terrains vagues payés comme “espaces verts” dans les charges, à la casse sociale, aux rafles, à la zonzon, au racisme, au mépris, etc..?), la section Cannes-Grasse terminera le 3 mars un cycle d’actions sur le thème “Vivre ensemble” commencées en mai 2006, grâce à une subvention importante obtenue dans le cadre de la politique de la ville.

* Dans le collège Pablo Picasso de ce quartier, soutenus par son administration et des enseignants de la SEGPA, après une conférence sur le thème précité devant plusieurs classes de cet établissement et leurs enseignants, et avec l’appoint professionnel d’un artiste de rap, les ligueurs de la section ont accompagné les élèves de 6è et 5è dans un atelier rap, sur plusieurs semaines en 2006.

* En ce moment, avec un artiste plastique, ils font travailler ces mêmes élèves, avec le même thème, sur une fresque qui restera dans le hall du collège, le tout dans une parfaite entente avec parents et enseignants.

Pour clôturer ce cycle, la section organise le 3 mars à 20h00 un grand concert de rap dans la salle du Minotaure, construite dans ce quartier, avec :

* dans l'avant salle, expositions de la LDH “Migrants et Citoyens”, photos, fresque du Collège Pablo Picasso (ci-dessus),

* sur scène des élèves du collège ayant participé à l’atelier rap,

* des artistes rap : “les chiens de paille” et des groupes régionaux,

* un slameur du 9-3, Sancho découvert lors de l’Université d’automne de la LDH

* un discours de Michel TUBIANA, président d’honneur de la LDH  

Tarif : 2 € - Henri ROSSI Vice-président de Cannes-Grasse --

- From: "Infocom Ldh" <infocom-ldh@ldh-france.org>

 

9) [ATTAC-FRANCE] Sommet citoyen France-Afrique : Mobilisons-nous

SOMMET CITOYEN FRANCE-AFRIQUE : MOBILISONS-NOUS POUR UNE POLITIQUE DE LA FRANCE EN AFRIQUE RESPONSABLE ET TRANSPARENTE ! A l'occasion du 24ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Cannes les 15 et 16 février 2007, de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement du continent africain se réuniront à l'invitation du président de la République française. Convaincues que les relations franco-africaines constituent un sujet qui ne saurait se limiter à un rendez-vous diplomatique de ce genre,des organisations françaises et africaines se sont attachées depuis 1994 à organiser des rencontres citoyennes en marge des Sommets franco-africains. Les premiers « contre-sommets » ont eu lieu à Biarritz en 1994 et à Paris et en 1998. L'organisation de l' « Autre sommet pour l'Afrique », en février 2003 à Paris, puis du « Sommet alternatif citoyen Afrique-France » de Bamako en novembre décembre 2005 ont permis de donner toujours plus de visibilité aux revendications citoyennes pour un renouveau des relations franco-africaines, relayées par plusieurs dizaines d'organisations françaises et africaines. Plus de 3000 manifestants se sont ainsi retrouvés le 19 février 2003 à Paris derrière la banderole « Arrêtons le soutien aux dictateurs, soutenons les peuples africains ! ». Ces rendez-vous, ouverts à toutes les composantes de la société civile (ONG, journalistes, mouvements civiques, artistes), ont passé en revue les principaux maux qui minent l'Afrique (dictatures, dette odieuse, corruption, échanges inégaux, violations massives des droits de l'Homme, impunité, pillages), aboutissant sur le même constat : 45 ans de coopération et 23 Sommets France-Afrique n'ont apporté aucun remède à ces maux. Dans le prolongement de la dynamique créée lors du Sommet alternatif citoyen de Bamako, en novembre 2005, un collectif d'associations françaises et africaines a décidé d'organiser un Sommet citoyen France-Afrique du 11 au 13 février à Paris. Temps fort de cette initiative citoyenne : un Colloque international de deux jours les 12 et 13 février au FIAP (Paris 14ème) à l'ouverture duquel sera rendu public l'Appel des Organisations de la société civile africaine aux candidats à l'élection présidentielle en France pour une autre relation de la France avec l'Afrique. Elaboré lors du Forum Social Mondial de Nairobi en janvier dernier, cet appel fait écho aux revendications « pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente » formulées par une trentaine d'organisations françaises du collectif « 2007 Etat d'urgence planétaire, votons pour une France solidaire ! ». Plusieurs dizaines de représentants d'organisations françaises et africaines, participeront à ce Colloque, parmi lesquels quelques personnalités importantes de la société civile africaine en provenance du Tchad, du Togo, du Cameroun, du Niger, du Zimbabwe, etc. Les principaux thèmes de débats abordés seront : l'immigration, le soutien de la France aux dictatures, la responsabilité des entreprises françaises en Afrique, le financement du développement, les nouveaux espaces de coopération France-Afrique, etc. Le Sommet citoyen France-Afrique est organisé par ATTAC, le Comité

Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), le Cédétim, Greenpeace-France, Oxfam France-Agir ici, le Secours catholique /

Caritas France et Survie. Avec le soutien de : Centre de Recherche et d'Information pour le Développement (CRID), Coalition des Alternatives Dette et Développement (CAD-Mali), Coalition « Publiez ce que vous payez »- Congo, la Cimade (Service oecuménique d'entraide), Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora (CODE), Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM), la Confédération Générale du Travail (CGT), Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD), Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), Justice & Paix-Congo, Ligue Tchadienne des Droits de l'Homme (LTDH), Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP), Rassemblement pour les Droits de l'Homme (RPDH-Congo), Sherpa, Terre des Hommes-France.

=====> LE DEROULEMENT DU SOMMET CITOYEN

Téléchargez le dossier complet de présentation du Sommet citoyen :

http://www.survie-france.org/IMG/pdf/DossPresentation_Sommet_citoyen_Fr-Afr_11-16_fev07BAT.pdf

Ce Sommet citoyen se déroulera en 5 temps :

- Un Forum citoyen associatif ouvert au grand public à "La belle

Etoile" (Saint Denis) la journée du dimanche 11 février

Programme détaillé et tract à télécharger (et diffuser):

<http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=875>

- Un Colloque international, sur invitation, à Paris (FIAP, rue

Cabanis Paris 13è) les  lundi-mardi 12-13 février

Programme détaillé :

http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=874

 Rappel : pensez à renvoyer au plus tôt l'appel à soutien à

<mailto:fabrice.tarrit@survie-france.org>fabrice.tarrit@survie-france.org

et vos inscriptions (pour chaque demi-journée) pour le colloque à

<mailto:alexandre.martinez@survie-france.org/>alexandre.martinez@survie-france.org

- Une manifestation mardi 13 février à 18h30 à Paris, départ Château Rouge

Détail et appel à télécharger :

<http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=878>

- Des actions de plaidoyer menées le mercredi 14 février par une délégation de représentants d'organisations françaises et africaines auprès des partis politiques et candidats aux élections de 2007. Ces rencontres permettront de relayer les revendications et propositions de réforme de la politique de la France en Afrique élaborées lors du Colloque international.

- Un rassemblement à Cannes le jeudi 15 février à 19h

Détail (et bientôt l'appel à télécharger) :

<http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=880>

En complément, un rassemblement aura également lieu le samedi 10 février à Toulouse

<http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=850> et une manifestation à Lyon

<http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=862> également le 10 février

CONTACTS :

Coordination : Fabrice Tarrit (Survie) : <mailto:fabrice.tarrit@survie-france.org>

Caroline Maurel (Oxfam France - Agir ici) : <mailto:cmaurel@oxfamfrance.org>

Inscriptions auprès d'Alexandre Martinez :

<mailto:alexandre.martinez@survie-france.org> - Tel (pour les inscriptions) : 08 77 78 14 78 - From: "Attac France" <attacfr@attac.org>

 

10) Rencontres débats à Grenoble 

--- Mardi 27 Février au Tonneau à 20h30 « Supprimer les licenciements? » avec Claude Jacquin, expert auprès des comités d'entreprises et des organisations syndicales (co auteur du livre avec Laurent Garrouste, Michel Husson et Henri Wilno, publié par Ellypse)

--- Mercredi 28 Février au Tonneau    à 20h30 « La France invisible »   avec   Jade LINDGAARD  (edit. La Découverte)

Les conférences-débats  janvier-Février  2007 sont en libre accès & co organisées en partenariat avec différentes associations- Tonneau de Diogène , 6 place Notre Dame,  38000 Grenoble ; tel : 0476 42 38 40.  (Tram B : arrêt Notre Dame) - Sites  à consulter pour les évolutions du programme : www.amis.monde-diplomatique.fr ou http://www.monde-diplomatique.fr

 

11) Séminaire : « Philosophie politique de la mondialisation et de l’altermondialisation »

Animé par Jacques BIDET : « Philosophie politique de la mondialisation et de l’altermondialisation » - Séminaire de Doctorat, ouvert au public, Second semestre 2006-7, le jeudi, de 17 à 20 heures Université de Paris-X, à partir du jeudi 15 février 2007 - Bat. L salle 205 - Y participeront notamment: Etienne Balibar, Daniel Bensaïd, Gérard Duménil,  Mahmoud Mohammed Salah, Toni Negri, Etienne Tassin et André Tosel, Frieder Otto Wolf - PRENDRE CONTACT DES MAINTENANT avec j.bidet@wanadoo.fr - (la salle sera indiquée par voie d’affiche)   

=====> 15 février : Jacques Bidet, Problématique générale de recherche proposée

 (Texte de référence: Explication et reconstruction du Capital, PUF)

=====> 22 février : Gérard Duménil, Bases sociales et valeurs du néolibéralisme et de l'altermondialisme

=====> 1° mars : André Tosel, L'interrogation éthique face à la mondialisation capitaliste,  et Thibault Le Texier, Le concept de gouvernance à l’échelle globale

=====> 8 mars: Daniel Bensaïd , La crise du paradigme politique de la modernité à l'épreuve de la  mondialisation, et Rodrigue Thomas, Histoire et nature

=====> 15 mars : Toni Negri, Travail productif et improductif dans la constitution du marché global

=====> 22 mars : Etienne Tassin, Cosmocitoyennenté ou pluricitoyenneté ?  

=====> 29 mars : Jean-Marc Durand-Gasselin, Habermas a-t-il fait une théorie critique de la mondialisation ?

=====> 5 avril: Etienne Balibar, Une citoyenneté nomade est-elle possible ?

=====> 26 avril: Mahmoud Mohammed Salah, Les contradictions du droit mondialisé

=====> 5 mai : Frieder Otto Wolf (Berlin) : La question écologique et les expériences des "alternatifs"  

=====> Le processus fulgurant de « mondialisation » auquel nous assistons depuis trois décennies fait vaciller toutes les catégories de la philosophie politique. L'espace privilégié de la politique moderne, l'État-nation, s'effrite de toutes parts. Les grands mécanismes cognitifs, économiques et écologiques ? les pratiques humaines de connaissance et de communication, de production et de destruction ? se structurent en effet progressivement à des échelles toujours plus vastes. Et l’espace mondial s’ouvre à la libre initiative de tous les acteurs d’un marché capitaliste global. Que reste-t-il de la communauté politique, naguère nationale, en tant que source de droit et de légitimité, et en tant que lieu d’un pouvoir supposé commun ? Que devient le citoyen ? Le peuple ? La volonté générale ? Dans cet espace et sur cet espace universel, quel droit revient à chacun ? Quel droit de s'y déplacer, d'y demeurer, de se l’approprier ou d’en jouir, ou d’y vivre tout simplement ? Comment s'y définissent des « droits humains » imprescriptibles ? Et quelle peut en être la garantie ? Quel droit de tous à s'ingérer dans les relations entre chacun, ou de chacun dans les relations entre tous ? Quelle instance peut revendiquer le « monopole » d’une « violence légitime » ? Quels liens s’établissent entre force et droit, « violence » sociale et « lutte » politique ? Est-on fondé à avancer de telles catégories ? Comment comprendre les concepts de la guerre et ceux de la paix ? Quelle relation s’institue entre le droit national et le droit international ? A moins qu’il faille désormais simplement d’un droit mondial ? Le « marché » est-il devenu le paradigme de toute économie ? Forme-t-il désormais avec le droit qui lui correspond le recto et le verso d’une même rationalité enfin advenue ? Assiste-t-on à l’expansion universelle d'une rationalité qui nous est foncièrement commune ? Ou à une occidentalisation universelle ? Se dirige-t-on, entre la tyrannie des juges et le despotisme des experts, vers un droit sans État ou vers un État-monde ? Comment se conçoit la communauté politique à l'échelle mondiale ? Face aux questions ultimes posées à l'espèce humaine par la perspective du désastre écologique et celle de la modification de sa nature biologique, les catégories classiques de la philosophie politique ont-elles encore quelque prise ?

=====> Chaque séance commencera par une session d’une heure, consacrée à la présentation, par un jeune chercheur, d’un texte classique ou contemporain sur le sujet (Locke, Rousseau, Kant, H. Arendt, C. Schmitt, Habermas, etc.), ou de sa propre recherche. Les candidats sont priés de prendre contact : j.bidet@wanadoo.fr.

=====> La seconde session, de deux heures, donnera lieu aux interventions de chercheurs et auteurs actifs dans ces domaines, philosophes surtout, mais aussi économistes, juristes ou historiens. Etienne Balibar, Daniel Bensaïd, Gérard Duménil,  Mahmoud Mohammed Salah, Toni Negri, Etienne Tassin et André Tosel ont déjà donné leur accord. D’autres réponses sont attendues. Les candidats pour des exposés sont priés de prendre contact : j.bidet@wanadoo.fr .

=====> On trouvera sur le site http://perso.wanadoo.fr/jacques.bidet/  une bibliographie et diverses précisions, notamment sur les intervenants ultérieurs.

=====> Ce séminaire se situe dans le contexte de la préparation du Congrès Marx International V, qui aura lieu à Paris-X en octobre 2007 : Altermondialisme – Anticapitalisme, Pour une cosmopolitique alternative. http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/

- From: "jacques bidet" j.bidet@wanadoo.fr

 

12) Agenda d’Infos-Paix :

=====> Actions du Comité de Paix du 13 ème arrondissement de Paris :

Le Mouvement de la Paix va interpeller les candidats aux élections pour :

- l'inscription effective de l'Education à la Paix dans les programmpes et manuels scolaires,

- l'introduction d'une formation initiale et continue des enseignants pour la résolution non-violente des conflits dans le système éducatif.

Un rendez-vous a été pris avec la Directrice d'une école élémentaire pour présenter un dossier pédagogique d'animation pour une culture de paix et de non-violence.

- Votation citoyenne « pour un monde solidaire sans armes nucléaires » : 

Dimanche 25 février de 10h à 12h au marché Blanqui.

- From: Infos-Paix <infospaix-admin@mvtpaix.org>

 

13) [infocom-ldh] Débats sur l’Europe : « Migrants et droit d’asile »

Ce séminaire s’inscrit dans la campagne « Débats sur l’Europe », que la Ligue des droits de l’Homme a lancée en novembre 2006. 

=====> Le programme « Débat sur l’Europe » comprend :

Une soirée d’ouverture, qui s’est tenue le 8 novembre 2006, à la Maison de l’Europe de Paris.

Cinq débats en régions :

* Lyon, le 11 janvier 2007 : « Institutions européennes et démocratie ».

* Toulouse, le 25 janvier 2007 : « Libertés civiles et politiques et sûreté »

* Le Mans, le 31 janvier 2007 : « Non discriminations : genres, orientations sexuelles, minorités »

* Marseille, le 9 février 2007 : « Libre circulation des travailleurs et conditions d’emploi »

* Lille, le 17 février 2007 : « Migrants et droit d’asile »

Une conférence finale

Prévue pour septembre 2007 à Paris, elle restituera les travaux et les diffusera auprès des décideurs. Des réunions publiques dans les villes et les communes : De janvier à septembre 2007, les sections de la Ligue des droits de l’Homme organiseront des débats autour des cinq thématiques traitées lors des séminaires régionaux. Chaque réunion publique réfléchira à deux propositions concernant le thème traité qui seront transmises à la Commission européenne. Des productions (une revue, des dossiers, une synthèse, un film) rendront compte des enjeux et des temps forts de ces échanges. Pour tout renseignement, merci de contacter Alexandra Ouraeff au 01.56.55.50.06 ou par mail : alexandra.ouraeff@ldh-france.org - From: "Infocom Ldh" <infocom-ldh@ldh-france.org>

 

14) Gauche populaire et antilibérale : Changer vraiment la vie

Présidentielles : 22 avril – 6 mai

Législatives : 10 juin – 17 juin

======> Marie-George BUFFET au Zénith le 23 Janvier

http://videos.gauchepopulaire.fr

http://www.dailymotion.com/video/x1225n_mg-buffet-zenith-23012007-12

Marie-George Buffet : 15 engagements

Plus de 6 000 personnes au premier grand meeting de campagne au Zénith. Maintenant, sur le lieu de travail, dans le quartier, l’entourage, ce sont les

milliers de « militants-candidats » de la gauche populaire et antilibérale qui vont poursuivre l’échange pour écouter et convaincre. Les Assises régionales pour l’emploi en Aquitaine ont contribué à la construction d’une alternative.

======> sur l’agenda de  Marie-George Buffet

--- Mercredi 14 février – Alsace Initiatives diverses dans la région. Rencontre à Peugeot Mulhouse. Débat au Parlement européen à Strasbourg, initiative sur le droit de vivre en sécurité

--- Jeudi 15 février - Paris Participation à l'audition organisée par le Comité olympique et sportif français

--- Vendredi 16 février  Montfermeil et Clichy sous Bois Rencontres avec le mouvement associatif, des habitants et des habitantes de ces deux villes pour leurs droits

--- Samedi 17 février  Champagne Ardennes Déplacement dans la région. A Charleville, Mézières sur le thème des délocalisations. A Epernay sur le thème de la précarité. Meeting régional à Troyes

--- Lundi 19 février - Versailles  Réunion en congrès du Parlement. Intervention pour le groupe communiste sur le thème de l'inscription dans la Constitution de l'abolition de la peine de mort

=====> Sur son Blog

Un nouveau papier sur l'école sur le blog de Marie-George. Veuillez trouver ci-joint le lien: http://mariegeorge.gauchepopulaire.fr/index.php/

=====> Marie-George Buffet dans les médias    

Le 15 février     15 h 00     France culture “ Le rendez-vous des politiques ”

                  19 h 30     Canal + “ Jour de Sport ”

                  20 h 50     France 2 “ A vous de juger ”

Le 17 février     13 h 00     TF1 – Invitée du J.T.

Le 20 février     20 h 50     LCP-Public Sénat “ Le temps de choisir ”

Le 26 février     23 h 00     France 3 “ Soir 3 ”

Le 1er mars       10 h 00     Radio Notre-Dame “ Club de la presse : Face aux Chrétiens ”

Le 13 mars        18 h 30     LCI “ Elysée 2007 ” avec Michel Field

Le 18 mars        18 h 00     France 5 “ Ripostes ” avec Serge Moati

Le 19 mars        20 h 50     France 3 “ Français, votez pour moi  =====> VIVRE MIEUX : On y a droit !

======> Délocalisations, bas salaires, précarité, mal logement, accès aux soins, services publics, utilisation de l’argent... et bien d’autres grandes questions seront au coeur du meeting à Paris le 23 janvier. Comme celui qui se tiendra en Gironde, le 10 mars, avec la candidate Marie-George BUFFET.

=====> Participez à la campagne

Les acteurs de cette campagne seront les citoyennes et citoyens : dans chaque quartier, dans chaque village, nous voulons une campagne de terrain, qui parte de vos préoccupations réelles, qui mette en débat les propositions populaires et antilibérales : entre amis, entre voisins ou collègues de travail, au café, sur Internet ou tout simplement à la maison, chacun-e peut contribuer à créer la seule vraie surprise de cette campagne : l'irruption citoyenne.

=====> Agir sur le net

Lors de la campagne du référendum, l'Internet a joué un rôle déterminant pour construire le débat pluraliste que les grands médias refusaient de proposer. A cette image, nous voulons une campagne qui permette l'appropriation par tous des enjeux, analyses et propositions, qui permette à chacun de prendre la parole (forum, tchat, blog, diffusion et création d'articles, de vidéos,...).

Pour entrer dans la campagne numérique : www.mariegeorge2007.org

Le site de campagne www.mariegeorge2007.org ouvrira le 23 janvier prochain, à l'occasion du meeting du Zénith. D'ici là plusieurs outils sont disponibles pour permettre à chacun de rentrer en campagne. Retrouvez par ailleurs les news de campagne sur www.mgbuffet.org .

Avec Marie-George Buffet, je veux le rassemblement de la gauche du courage et de la volonté pour... Signez l'appel <http://www.mariegeorge2007.org>

=====> 7 outils pour agir maintenant

1. APPEL A VOTER : Pour signer l'appel à voter <http://www.mariegeorge2007.org> Marie-George Buffet

2. NEWSLETTER : Pour recevoir régulièrement des informations sur la campagne : propositions, analyses, grands rendez-vous : abonnez-vous. <http://www.mariegeorge2007.org>

3. FILACTU : pour être tenu informé en temps réel des news de campagne : actus, réactions, communiqués de presse : abonnez-vous <http://www.mariegeorge2007.org>.

4. BLOGS.GAUCHEPOPULAIRE.FR : créez votre propre blog <http://blogs.gauchepopulaire.fr> pour publier vos informations, coups de colère et points de vue.

5. ALERTES CAMPAGNE EN-LIGNE : soyez alerté pour agir ou réagir sur un forum, une pétition en-ligne, ou toute action utile pour faire entendre la voix de la gauche populaire et antilibérale sur Internet : abonnez-vous <http://www.mariegeorge2007.org>

6. CREATION : Vous souhaitez envoyer une vidéo ou une création que vous jugez utile de faire connaître dans le débat : écrivez-nous à alerte-video@mariegeorge2007.org <mailto:alerte-video@mariegeorge2007.org>

7. DONS : Par chèque à l'ordre de Mme Borvo, mandataire financier de Marie-George Buffet (2 pl. du Colonel Fabien - 75019 Paris) ou par l'ANF, par paiement en-ligne <http://adhesion.pcf.fr/soutenir.php3>.

- From: mgbuffet-info@mgbuffet.org

 

15) [PCF] Initiatives

======> Assises nationales pour la sécurisation de l’emploi et de la formation

Samedi 24 février 2007, 9h -16 h 30, Espace Niemeyer, 2 place du Colonel-Fabien Paris 19e (Métro Colonel-Fabien).

Déroulement :

--- 9 heures : Accueil

--- 9h15-9h45 : séance plénière. Présidence : F. Auguste. Introduction : A. Obadia

--- 9h45 - 12h00 : travail en atelier sur les thèmes suivants

-- Premier atelier

Principes de sécurisation de l’emploi et de la formation, contrats de travail et statut des travailleurs.

-- Deuxième atelier

Les institutions de la sécurisation de l’emploi et de la formation.

-- Troisième atelier

Nouveaux pouvoirs des salariés et des citoyens - responsabilisation sociale des entreprises.

-- Quatrième atelier

Quels moyens financiers pour une sécurisation de l’emploi et de la formation ?

--- 12 h 15 : repas

--- 13h30 : restitution des ateliers et débat en séance plénière

--- 15 h 45 : intervention de Marie-George Buffet

Inscription : Pôle Économie-Social-Emploi : sbauer@pcf.fr -  01 40 40 12 78 - fax : 01 40 40 12 69

======> École

Le réseau École vient de lancer un espace de publication, d’information et de commentaires sur un blog.

À découvrir sur : http://ecoledavenir.gauchepopulaire.fr/index.php

Reseau-ecole@listes.pcf.fr

======> Soutien à la Candidate de rassemblement des forces populaires et antilibérales, Marie-George Buffet, comme elle l’a proposé dans sa lettre aux collectifs, s’est mise en congé de sa responsabilité de secrétaire nationale du PCF pour se consacrer exclusivement à la campagne des présidentielles. Un collectif de campagne à l’image de la diversité des forces qu’elle souhaite rassembler est en cours de constitution. Rassembler la gauche populaire et antilibérale et participez à la campagne http://www.mariegeorge2007.org

Retrouvez par ailleurs les news de campagne sur www.mgbuffet.org

=====> PCF : Communication

Sur le site du PCF : www.pcf.fr

• Tous les tracts à disposition

• Toute l’actualité

• Les dossiers

Vous voulez contacter le PCF ? : contact@pcf.fr

=====> Le programme du PCF, Quatre engagements pour une politique de gauche qui change vraiment la vie est disponible. - Vous le trouvez aussi sur le site du PCF : www.pcf.fr

=====> PCF : Souscription exceptionnelle Pour battre la droite et réussir à gauche. Nous souhaitons, au regard des enjeux, donner un nouvel élan à la souscription. Chèques à l’ordre de : ADF PCF . Renvoyer à : PCF « souscription »

=====> Le Journal « l’Humanité » gratuit pendant 6 mois

pour des milliers de jeunes dans le cadre de l’opération lancée à la Fête de l’Humanité «Libres échanges» où déjà 4000 jeunes se sont inscrits pour recevoir le quotidien gratuitement pendant 6 mois. Vous aussi, faites découvrir le journal à des jeunes autour de vous. En le recevant, ils pourront aussi écrire dans l’Humanité chaque semaine et sur le site Web à tout moment.

Nom-Prénom...........

Adresse...................

..............................

................................

Tél. ...................... Mobile........

Email...............

Retourner à : l’Humanité «Libres échanges» -

====> Vous souhaitez « militer » pour battre la droite en 2007 et construire un vrai changement à gauche, contactez le PCF au – Voir aussi le site www.pcf.fr

====> Pour des candidatures unitaires de la gauche antilibérales en 2007-2008

http://www.alternativeagauche2007.org/

 

16) Pour un “ logement accessible pour tous ”

Le PCF est signataire d’un appel à participer à un rassemblement le 15 février pour un “ logement accessible pour tous ”. Ce rassemblement aura lieu devant l’Assemblée nationale, à partir de 17h, place Edouard Hériot. Texte de l’appel : “ La loi pour le droit opposable au logement est présentée à l’Assemblée nationale le 15 février. La version actuelle ne règle pas le drame quotidien enduré par les 3 millions de mal-logés et de sans logis du pays, ni les difficultés de plus en plus plus importantes que rencontrent tout ceux et celles qui ne peuvent se loger convenablement car les loyers et l’immobilier n’ont jamais été aussi chers ...

Pour

- Un vrai droit au logement opposable, pour tous

- Un service public du logement doté de moyens financiers et juridiques pour le mettre en oeuvre

- Contre le logement cher : baisse et contrôle des loyers et de la spéculation immobilière

- La production massive de logements sociaux, y compris dans les ville bourgeoises

- L’arrêt de la marchandisation du logement social

Des mesures d’urgences :

* Application de la loi de réquisition,

* Arrêt des expulsions sans relogement.

* Arrêt des démolitions de HLM à caractère spéculatif ou d’épuration sociale ... ”

Premiers signataires : Comité des Sans Logis, DAL, MACA, Solidaires, CGT Paris, Jeudi Noir, Ministère de la crise du logement, PCF.

- From: "Info Hebdo" <liste-infohebdo@pcf.fr>

 

17) [Collectif Culture du PCF] Le 1er mars au CABARET SAUVAGE : Rencontre-débat avec : Marie-George Buffet Candidate à l'élection présidentielle de la gauche populaire et antilibérale.

Bonjour, Nos concitoyens s'intéressent à l'élection présidentielle même s'ils en déplorent le manque de contenu. Parmi les préoccupations pointées comme absentes : les arts et la culture, même si dans chaque programme ces thèmes sont abordés et qu'il faudrait y regarder de près. Le débat au Théâtre de la Commune du 1er février entre artistes et représentants des candidats montre, entre autres,  l'existence d'un débat à gauche, sur cet enjeu comme sur d'autres. Marie-George Buffet pointe l'art et la culture comme une de ses quinze priorités. La candidate de la gauche populaire et antilibérale aborde ces enjeux dans les meetings, notamment celui de Bourges. Ci-joint l'invitation à une rencontre débat le 1er mars au Cabaret Sauvage à 19h sur ce thème avec Marie-George Buffet. Elle permettra à chacun de se faire son opinion. Bienvenue donc le 1er mars, vous pouvez confirmer votre participation à lo.live@mariegeorge2007.org  et faire circuler cette invitation comme il vous plaira. Amicalement, Laurent Klajnbaum 0607338720

--- Invitation téléchargeable sur: http://www.mariegeorge2007.org/spip.php?rubrique31

Au Cabaret Sauvage Le jeudi 1er Mars à 19h :(Parc de La Villette M° Porte de La Villette ou Porte de Pantin) Avec des interpellations artistiques, d'artistes et de personnalités de la culture. A partir de 22h la soirée se poursuivra en musique, rencontres avec les membres du Conseil de Campagne de la gauche populaire et antilibérale. – possibilité de se restaurer sur place –

- From: lklajnbaum@pcf.fr

 

18) Le Blog du Congrès de l’UGICT-CGT : http://blogcongres.ugict.cgt.fr/

Nous sommes à 6 semaines du Congrès. De nouvelles questions montent à travers le blog...

* Le temps de travail: Entre une avancée sur les 32 heures au niveau européen, proposée dans le document d'orientation, voir les 30 proposées dans un commentaire, et le besoin de maîtriser les horaires et les charges de travail, sommes-nous au clair sur cet enjeu revendicatif du temps de travail ?

http://blogcongres.ugict.cgt.fr/archive/2007/01/04/2-b-ambitions-revendicatives.html#c1436614

* Prud'homales 2008: quelle importance leurs donner alors qu'elles pourraient se dérouler à peu près au même moment que les élections CTP-CAP de la fonction publique ?

Et le débat continue sur les mutations et ce qui doit fonder notre démarche, notre organisation.

* Quelle est la pertinence de vouloir partir de la place dans le travail et de la notion de prescription pour identifier nos catégories face à la réalité de " ces Ingénieurs qui doivent se contenter d'exécuter "?

A venir...

* Le compte-rendu du Forum d'Aix.

Des rendez-vous qui peuvent vous intéresser...

* 15 Février:

o Réunion des organismes sociaux de la région parisienne à Montreuil.

* 20 Février:

o Rencontres et débats régionaux sur "maîtrises et cadres" par la fédération des cheminots et son Union fédérale.

o Débat organisé par l'UFICT Métallurgie et la Commission Départementale du Rhône.

o Débat organisé par l'UD de Gironde et sa CD à Mérignac: "Quel rôle pour les ICT dans l'entreprise? Quel droit de parole"

* 5 Mars:

o Débat organisé par la DCN à Ruelle.

* 6 Mars:

o Forum de Lyon-Grenoble. "Evolutions de l'entreprise et du management. Enjeux du rassemblement pour les ICT".

o Réunion des organismes sociaux de la région Centre.

* 7 Mars:

o Forum de Rennes. "Pouvoir d'achat, qualification, précarité; quelles nouvelles garanties salariales pour les ICT".

* 15 Mars:

o Débat organisé par l'USTM métaux, l'UD 92, l'UL de Colombes et les syndicats de la métallurgie de la zone Evolic de Colombes. " Les ICT et le syndicalisme CGT face aux restructurations".  

Quelques conseils...

N'utilisez pas ce blog pour transmettre vos mandats de délégués.

Il faut les faire remonter auprès de Caroline ou de votre Union Fédérale.

Dès qu'un mandat est enregistré, le délégué recevra son identifiant pour accéder au blog de Caroline qui contient tous les éléments nécessaires pour préparer, se rendre, participer au Congrès.

Les échanges, commentaires et contributions du blog relèvent du débat général.

A ce titre, ils nourrissent les réflexions de tous. Les diverses commissions, notamment celle de l'orientation, peuvent y puiser des éléments qui aideront à l'évolution du projet de document d'orientation.

Par contre, aucun commentaire déposé sur le blog n'a le caractère d'amendement. Tout amendement doit être transmis selon les règles statutaires habituelles pour pouvoir être mis au vote des congressistes.

N'hésitez pas...

Faites connaître ce blog...

Faites circuler ce mail à vos contacts syndicaux!

- From: donotreply@cgt.fr

 

19) A la Une du site PRS au 7/02/2007 : http://www.pourlarepubliquesociale.org/

=====> Un site refondu

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/588/1/32/

Le site PRS avait tendance à prendre de l'embonpoint et nos internautes risquaient du coup de passer à côté d'informations importantes. Nous avons commencé à y remédier grâce à la refonte de certaines rubriques existantes et à la création de nouvelles.

=====> Le devoir d'action

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/583/1/65/

Malgré le précédent de la présidentielle de 2002, on n’a pas fini de mesurer les dangers qu’il y a à mener une campagne politique les yeux rivés sur la revue de presse du jour. Certes, la plupart de nos concitoyens prennent connaissance de la campagne à travers le compte-rendu des médias. Mais les militants sont perdus s’ils en tirent la conclusion que c’est là que les choses se passent.

Lire l'éditorial| Editoriaux

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/583/1/65/

=====> 23 et 24 février : Colloque européen pour une Constituante européenne

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/584/1/44/

L'initiative pour une Constituante européenne organise un colloque ouvert au public les 23 et 24 février 2007 au Sénat. En pleine campagne présidentielle française, nous voulons demander le respect du "non" des Français et des Néerlandais et appeler à l'ouverture d'un nouveau processus constituant démocratique avec la convocation d'une Assemblée Constituante européenne.

En savoir plus...

=====> 31 mars : le rendez-vous des services publics

Après la mobilisation en tous points exceptionnelle des habitants de Firmi (Aveyron) pour défendre leur bureau de poste le 13 janvier dernier, la Convergence nationale pour la défense et développement des services publics, née il y a deux ans à Guéret dans la Creuse, a lancé un appel à tenir un rassemblement pour la défense des services publics au même endroit, trois semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle. PRS soutient cette initiative et se mobilise pour sa réussite.

Plus d'infos sur la journée du 31 mars sur le site de PRS Aveyron.

=====> Je commande l'affiche "Chassons la droite"

Vous aimez l'odeur de la colle ? Vous en avez assez de voir les murs recouverts de la dernière campagne du Front national. Vous voulez agir pour mettre dehors un gouvernement qui vous méprise ?

Passer commande| Je veux agir

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/296/1/94/

PRS invité par la LDH pour un atelier sur la loi Prévention de la Délinquance : =====> un grand merci!

Un Grand Merci à la LDH Château Thierry!

Un grand merci à la LDH Château-Thierry qui a invité PRS à animer l'atelier de lecture sur le projet de loi relatif à la "prévention de la délinquance". des camarades exemplaires dans leur sérieux et leur enrichissement du débat qui nous ont accueillis en outre avec café et petits gâteaux !

Avis aux gourmands de l'Aisne et de la Seine-et-Marne voisine, l'expérience sera renouvelée dès le 17 février avec un atelier de lecture sur le logement. Pour vous mettre en bouche, vous pouvez d'ores et déjà lire le compte rendu réalsé par le secrétaire de la Ligue des Droits de l'Homme Château-Thierry, Jean-Pierre Leroy Lire le compte rendu de Jean-Pierre Leroy:| Ateliers de lecture

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/572/1/82/

- From: Pour la République Sociale <contact@pourlarepubliquesociale.org>

 

20) L'Association culturelle l'ATELIER vous invite à participer à la : Conférence-débat « Résistance à l'impérialisme en Amérique Latine » avec François Houtart

Fondateur du Centre Tricontinental (CETRI) et directeur de la revue «Alternatives Sud», Président de la Ligue internationale pour les Droits et la libération des Peuples auteur notamment, avec Samir Amin, de MONDIALISATION DES RÉSISTANCES ET DES LUTTES Paris, L’Harmattan, 2002.

Samedi 17 février 2007 à 15h 163, boulevard de l'Hôpital, Paris 13e  (Métro Place d’Italie)

=====> Association culturelle l'Atelier

Maison des Associations du 20e - Boîte 28 - 1, rue Frédérick-Lemaître, 75020 Paris latelier75@hotmail.com

L’offensive des classes dirigeantes tant au niveau économique que politique est générale. Elles s’attaquent aux retraites, au droit du travail, à la sécurité sociale, aux salaires, à l’éducation, à la santé… Face à cette dégradation générale beaucoup de personnes se sentent impuissantes et désorientées.

Nous proposons un travail collectif ayant comme objectif de mieux comprendre le monde actuel et permettre ainsi à tous ceux qui se sentent concernés par une transformation sociale d’y participer de façon éclairée. A cette fin l’Atelier organise des cours et un cycle de conférences publiques. Cette année le cycle conférences est centré sur le thème “ l’impérialisme au vingt-et-unième siècle ”

- De : Association L'Atelier <latelier75@hotmail.com>

 

21) ACP N°30 -  ARPENTER le champ pénal. Extraits

Pierre V. Tournier Le 12/02/2007

Lettre  d’information sur les questions  pénales et criminologiques

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*** RENDEZ-VOUS ***

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- 9. - PARIS. Séminaire « Déviance et Santé Mentale » du Centre de Recherche Psychotropes, Santé Mentale, Société (CESAMES, CNRS-INSERM, Université Paris 5), organisé par Philippe Le Moigne et Michel Kokoreff. Le séminaire  est consacré cette année aux troubles du comportement chez l'enfant et l'adolescent.

- Jeudi 22 février 2007, Cyrille Canetti,  psychiatre à la prison de Fleury-Mérogis, « La psychopathie : du diagnostic psychiatrique à la réalité pénitentiaire ». - Lieu : Maison des Sciences de l’Homme, 54, boulevard Raspail, Paris,  VIe, salle 214. * Contact: Anne Toppani  / anne.toppani@paris5.sorbonne.fr

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- 8. - RAPPEL. PARIS. Samedi 24 février 2007 10h-13h.  3ème audition publique organisée par l’Association « Tétra » de soutien à l’appel des 115 « Criminalité, délinquance, justice, connaître pour agir » (plus de 700 signataires à ce jour). Comme on le sait, il s’agit de demander aux pouvoirs publics de créer une structure multidisciplinaire d'études et de recherches sur les infractions pénales, leur prévention, leur sanction et leur réparation.

Le Conseil d’administration de Tétra recevra, lors de cette réunion publique :

M. Bernard Savin, docteur en psychologie, Fédération des soins aux détenus, Centre hospitalier interdépartemental de Clermont de l’Oise,  signataire de l’appel des 115,  membre de l’association Tétra. M. Jean-Marc Elchardus, psychiatre, professeur de médecine légale psychiatrique, Hôpital Edouard Herriot de Lyon,  Administrateur de l’Association française de criminologie (AFC), ancien secrétaire général, membre du jury de la Bourse « Philippe Zoummeroff » d’aide à la réinsertion des personnes détenues, signataire de l’appel des 115,  membre de l’association Tétra.  Les prochaines réunions se tiendront les samedis 31 mars, 12 mai 2007 et 16 juin 2007,  de 10 heures à 13 heures.

- Lieu : à  préciser (dans Paris).

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CAEN. 7, 8, 9 mars 2007. « Être policier : les métiers de police(s) en Europe XVIIIe-XXe s » Colloque international organisé par CRHQ UMR 6583 (Université de Caen), pôle « Villes et sciences sociales » MRSH (Université de Caen), avec la collaboration de diverses institutions.  «Ce colloque pluridisciplinaire s'inscrit dans un chantier des sciences humaines marqué par un profond renouvellement depuis quelques années. L'un de ses objectifs est de contribuer à l'élaboration d'une réflexion collective et ouverte sur les formes de la professionnalisation qu'ont connues les diverses forces investies de pouvoirs de police au cours d'une période fondatrice de notre modernité, allant du siècle des Lumières au vingtième siècle » Comité de pilotage : Jean-Marc BERLIERE, Professeur en histoire contemporaine, Université de Bourgogne, Catherine DENYS, maître de conférences en histoire moderne, Université de Lille 3, Dominique KALIFA, professeur en histoire contemporaine, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Vincent MILLIOT, professeur en histoire moderne, Université de Caen Basse-Normandie. - Lieu : Maison de la Recherche et des Sciences de l’Homme, Université de Caen, Campus 1, Esplanade de la paix.  * Contact :  brigitte.fourman@unicaen.fr / inscription avant le 15 février 2007, 20€, 5€  pour les étudiants.

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- 9. -  PARIS. Mercredi 14 mars 2007. 9h30 « Le juge de l’application des peines,  un acteur au cœur  de la politique pénale ? Ou un juge qui concilie l’impossible ? Journée organisée par l’Association nationale des  juges de l’application des peines (ANJAP). - Accueil par  François Zochetto, sénateur et par Michael Janas, président de l´ANJAP. - Première table ronde : « La peine a-t-elle trouvée son juge ? » avec Elodie Nadjar, universitaire, spécialiste de l’application des peines, Claude Gaultier, VPAP Valencienne (Sous réserve), Pierre Lemoussu, vice procureur à Bordeaux, Arnaud Bernard, DSPIP de l'Orne, Virginie Bianchi, avocate au Barreau de Paris, Gaëtan Cliquennois, sociologue, Bruxelles.  Deuxième table ronde : « Un acteur essentiel pour prévenir la récidive ? », Philippe Laflaquière, VPAP Toulouse, Alain Boulay, président de l'Association d’aide aux parents d'enfants victimes (APEV), Dr. Roland Coutanceau, psychiatre, membre de la commission d´analyse et de suivi de la récidive, Jean Toulier,  VP enfant Lyon, Mme  Blanc, magistrate, référente en charge du placement sous surveillance électronique mobile à la direction de l´administration pénitentiaire, Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS, Centre d`histoire  sociale du XXe siècle, Université Paris 1. Panthéon Sorbonne,  APRES-MIDI : - Intervention de Jean-Luc Warsmann,  vice-président de l'Assemblée Nationale et membre de la commission des Lois. « L'application des peines, 2 ans après la Loi Perben 2. Bilan et Perspectives »  - Une photographie du quotidien de l´application des peines Exploitation d´un questionnaire adressé à l´ensemble des juges, vices-présidents et conseillers de l´application des peines, Eric Martin et Michaël Janas. - Intervention de Pascal Clément, Garde des Sceaux. * Contact : eric.martin@justice.fr  (inscription obligatoire).

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PARIS, 22 et 23 mars 2007.  « Santé Justice : peut-on soigner sous contrainte ? ». Colloque organisé par la Fédération des acteurs de l’alcoologie et de l’addictologie (F3A). Il s’adresse aux professionnels intervenants en milieu pénitentiaire, aux professionnels des services de santé, aux professionnels du milieu judiciaire, aux différentes associations intéressées par ces questions. Ces deux journées s'articulent autour d'exposés, d'échanges en ateliers et de table ronde ; nous nous interrogerons sur le sens à donner aux termes de soin, de partage d'information, de spontanéité de la demande. 

- Lieu : Locaux de la Paroisse Saint Hippolyte, Paris, XIIIe

* Contact : www.alcoologie.org. sante-justice@alcoologie.org. Tél. 01 46 27 77 51.

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CARCASSONNE. 29 et 30 mars 2007.  9h. « 5èmes  journées régionales prisons, hépatites virales, SIDA, addictions. 100 € d’inscription (incluant déjeuner et livret  de formation). Gratuit pour les acteurs associatifs. 

- Lieu : Centre hospitalier (amphithéâtre)

* Contact : Congrès communication conseil /   contact@3c-paris.fr

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- 10. - RAPPEL / PARIS. Vendredi 30 mars 2007. 13h30 – 16h30. 9ème séance du séminaire du Groupe d’étude de la récidive en Europe (GÉRE). Université Paris 1. Centre d’histoire sociale du XXe siècle et  « Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe », UMR 7043 CNRS, Université Marc Bloch de Strasbourg 2. avec la participation du SPIP de Paris et de l’Association française de criminologie  (AFC).

1. - Mme Laëtitia Hauret, doctorante en économie à l’Université de Nancy 2, Bureau d'économie théorique et appliquée, UMR CNRS 7522 (BETA) (sous la direction de Bruno Deffains et Jean-Claude Ray : « Analyse économique de la récidive, application aux mineurs délinquants ».

2. - Mme  Elodie Nadjar, doctorante en droit privé à l'Université des sciences sociales de Toulouse, sous la direction de M Roujou de Boubée : « Réflexion sur l'exécution des sanctions pénales dans une perspective européenne ».

- Séance animée par Patrick Colin, Université Marc Bloch de Strasbourg 2.

- Lieu : SPIP de Paris,  10-12, rue Charles Fourier, PARIS, XIIIe (salle de réunion du 1er  étage). Séances suivantes : dates à déterminer.

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*** DANS LA CITÉ ***

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   - 12. - Une Université Populaire, ouverte à tous, gratuite, avec des enseignants bénévoles : le philosophe Michel Onfray a réactivé ce projet né au 19e siècle à Caen depuis octobre 2002. Depuis les Universités Populaires ont essaimé. La dernière née, en septembre 2006, est l'Université Populaire de Montpellier Méditerranée. Le thème de ses cours cette année est : "Individu et société". Vous pouvez consulter ses programmes et toutes les informations la concernant sur son site : http://upmm.populus.ch/.

    L'université populaire de Lyon existe depuis janvier 2004. Sa nouvelle saison s'ouvre le lundi 2 octobre avec un cours de Keith Dixon sur "L'Ecosse au XXème siècle : démocratie politique et culture populaire". Vous pouvez trouver toutes les informations la concernant et son programme sur son site : http://uplyon.free.fr/. Par ailleurs, sur ce site de l'Université Populaire de Lyon (http://uplyon.free.fr/), vous pourrez écouter en ligne les cours : de 2005 sur le thème « Le je et le nous, d'hier à aujourd'hui » ; de 2005-2006 sur « Résistances ordinaires et figures héroïques » ; et au fur et à mesure les cours de 2006-2007 sur deux thèmes : « La démocratie et le populaire » et « Nous transformons le monde qui nous transforme ». Parmi les nouveautés lyonnaises de l'année 2006-2007 : un cycle de cinq cours pris en charge par les animateurs du journal « La décroissance », un cours de l'économiste Jérôme Maucourant sur « L'économie hétérodoxe », un cours du sociologue Lilian Mathieu sur « Conditions et contraintes de l'action collective »

* Contact : Vous pouvez aussi vous renseigner sur les autres Universités Populaires :

Caen:  http://perso.wanadoo.fr/michel.onfray/accueilup.htm  

Avignon : http://www.upavignon.org  

Amiens : http://unipop.pic.free.fr/index.html   

Narbonne : http://perso.wanadoo.fr/universitepopu.septi/index.htm  

Arras : paule.orsoni@wanadoo.fr

Mons (Belgique) : silsmaria@village.uunet.be  

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* Directeur de la publication : Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS,  Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1. Panthéon Sorbonne). pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

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Pour mémoire - Les « ACP » sont mis en ligne sur le site du groupe GENEPI de la prison de la Santé (Paris) : Celles et ceux qui parfois ne reçoivent pas l’envoi du lundi pourront s’y reporter :

http://www.eleves.ens.fr/home/saurin/genepi/la-sante

- From: "Pierre V. Tournier" <Pierre-Victor.Tournier@wanadoo.fr>

 

22) Liste des salles programmant "ALLEZ YALLAH!" semaine après semaine...

Ces informations sont mises en ligne et entretenues sur le site de Cargo Films

www.cargofilms.com

=====> Du mercredi 14 au 20 février 2007

Cinéville à CONFLANS STE HONORINE

=====> Du mercredi 28 février au 6 mars 2007

L'Espace Magnan à NICE

Le Méliès à PORT DE BOUC

Le Zola à VILLEURBANNE

=====> Du mercredi 7 au 13 mars 2007

Mairie du 3ème arr. à PARIS

Ciné Massy à MASSY

Mon ciné à SAINT-MARTIN-D'HERES

Le Fanal à SAINT-NAZAIRE

Cinéma La Palette à TOURNUS

Festival la Méditerranée des femmes à DIGNES-LES-BAINS

=====> Du mercredi 14 au 20 mars 2007

Le Mégarama à AUDINCOURT

=====> Du mercredi 21 au 27 mars 2007

Le Café des Images à HÉROUVILLE-SAINT-CLAIR

Le Ciné 89 à SAINT-PRIEST Du mercredi 7 au 13 mars 2007 :

Rencontre Cinématographiques à DIGNES-LES-BAINS

Le Fanal à SAINT-NAZAIRE

- From: Barakat20ans@aol.com

 

23) Le Café Citoyen de Caen, Metz, Nancy 

Au bar brasserie Le Drakkar 87, Rue de l'Oratoire (derrière le théâtre de Caen) 14000 CAEN - Téléphone : 02 31 85 31 60 - http://www.nouvellearcadie.net/index.php?m=324

Créer un Café Citoyen dans votre ville: http://www.nouvellearcadie.net - Rubrique "Créer un Café Citoyen"

Quel est le Café Citoyen le plus proche de chez vous ? : http://www.nouvellearcadie.net - Rubrique "Mon Café Citoyen" Le Mouvement des Arcadies : http://www.nouvellearcadie.net - Rubrique "Pourquoi Arcadie ?"

=====> Lieux et fréquences des débats : CAEN CENTRE

A l'étage du bar brasserie Le Drakkar

87, Rue de l'Oratoire (derrière le théâtre de Caen)

14000 CAEN - Téléphone : 02 31 85 31 60

Fréquence : deux fois par mois : les 2ème et 4ème samedi de chaque mois, à 15H00

Calendrier de la saison 2006/2007 pour le bar Le Drakkar :

Samedis 10 et 24 février 2007, à 15H00

Samedis 10 et 24 mars 2007, à 15H00

Samedis 14 et 28 avril 2007, à 15H00

Samedis 12 et 26 mai 2007, à 15H00

Samedis 9 et 23 juin 2007, à 15H00

=====> CAEN QUARTIER PIERRE HEUZE

Dans le cadre d'un partenariat avec la Caisse d'Allocations Familiales du Calvados. Maison de quartier Pierre Heuzé 15 place Champlain 14000 CAEN

Téléphone : 02 31 94 65 94 - Fréquence : une fois par mois, chaque dernier lundi du mois, de 14h00 à 16h00. Calendrier de la saison 2006/2007 pour la maison de quartier Pierre Heuzé :

Lundi 26 Février 2007

Lundi 26 Mars 2007

Lundi 30 Avril 2007

Lundi 28 Mai 2007

Lundi 25 Juin 2007

=====> Adhérer à l'Arcadie de Caen :

La participation aux Cafés Citoyens est libre et gratuite (sous réserve de prendre une consommation au bar). Cependant, adhérer permet de soutenir notre activité démocratique. Le montant de la cotisation pour l'année 2006-2007 est de 23 euros pour les personnes en activité et les retraités et de 12 euros pour les personnes en difficulté financière. Imprimez cette page et renvoyez-la accompagnée de votre règlement, ainsi que de vos coordonnées, à l'adresse suivante : Arcadie de CAEN, 4, rue Bosnières 14000 CAEN

Le bureau : Président : M. Marc HOUSSAYE

Secrétaire : M. Fabrice DELESTRE

Trésorier : M. Vincent LEQUENNE

Email : caen@nouvellearcadie.net

- From: "LNA - Cafés Citoyens" caen@nouvellearcadie.net

=====> Nancy : Premier Café Citoyen de Nancy

Nous sommes heureux de vous annoncer l’ouverture du Café Citoyen de Nancy. Ce Café Citoyen est un lieu de débats sur des questions de société. Nous invitons tous les habitants de la région à se l’approprier. Les Cafés Citoyens de Nancy se tiennent au Grand Café Foy 1, place Stanislas 54000 Nancy, 03 83 32 15 97 - Salutations citoyennes, Frank-Olivier Potier, président - GSM: 06 62 25 79 75 - Fax: 03 83 30 72 69 - Email: nancy@nouvellearcadie.net

Site du café citoyen de nancy http://www.nouvellearcadie.net/index.php?m=398

- From: "LNA - Cafés Citoyens" <nancy@nouvellearcadie.net>

======> Café Citoyen de Metz

- Renseignements : metz@nouvellearcadie.net - A bientôt, Toute l'équipe du Café Citoyen Site internet du café citoyen de metz :

http://www.nouvellearcadie.net/index.php?m=395

 

24) [CADTM-INFO] Bulletin électronique 15 - Mercredi 10 janvier 200 (Extraits)

\\\\\\\\\\\\\\\ AGENDA

Les rendez-vous à ne pas manquer

http://www.cadtm.org//rubrique.php3?id_rubrique=11

======> février 2007

\\ 27 février | Chateaugiron, France

Film-débat "Bamako"

Intervention de Claude Quémar après la projection du film

\\ 28 février | Bréal sous Montfort, France

Film-débat "Bamako"

Intervention de Claude Quémar après la projection du film

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BULLETIN D'INFORMATION du CADTM

Email: info@cadtm.org

Inscription et désinscription:

http://cadtm.org/cgi-bin/mailman/listinfo/bulletin-cadtm

- From: "CADTM" <info@cadtm.org>

 

25) Séminaires de la Société chauvinoise de philosophie

Vous trouverez sur le site le programme des séminaires de la Société chauvinoise de philosophie, pour l'année 2006-2007  p/le bureau, Bien cordialement, Emmanuel Chubilleau : http://www.philosophie-chauvigny.org/

- From: "E.Chubilleau" <e.chubilleau@philosophie-chauvigny.org>

 

26) ReSPUBLICA 511 - Extraits

n°511 - lundi 12 février 2007

Pour lire cette lettre complète, cliquez ici : http://www.gaucherepublicaine.org/lettres/511.htm

===> Mode d'emploi: Vous souhaitez réagir à une chronique, nous envoyer un texte: Envoyez un courriel à la rédaction sur evariste@gaucherepublicaine.org.

Si vous souhaitez inscrire des proches à Respublica, obtenir un texte paru dans les anciens numéros ou nous faire part d'un changement d'adresse email, ou vous désabonner écrivez à respublica@gaucherepublicaine.org

===> Vous pouvez lire ReSPUBLICA en ligne à l'adresse www.gaucherepublicaine.org

Adhésion de soutien: Bien que le journal électronique ReSPUBLICA soit rédigé par des contributeurs non rémunérés, nous devons faire face à des frais (notamment informatique). C'est pour cela que votre aide financière est la bienvenue pour nous permettre de continuer à vous informer sur les combats de la Gauche Républicaine et Laïque. Pour ce faire vous pouvez faire une adhésion de soutien en vous inspirant du barème ci-après et en nous envoyant sur papier libre vos Noms, Prénoms, Adresse et courriel à: Les Amis de ReSPUBLICA 27, rue de la Réunion 75 020 PARIS -- Barème indicatif: Chômeurs, RMIstes, Etudiants 10 euros SMIC et au-delà entre 25 euros et 100 euros

=====> Au Sommaire

--- 1. chronique d'Evariste

1. Un pari de fous, mais une vraie réussite, par Évariste

--- 2. combat laïque

1. Appel pour la création d'un bureau international laïque, par Le Collectif D'initiative Laïcity

2. Naissance d'un bureau international laïque, premier pas vers une internationale laïque, par L'Union Des FAmilles Laïques

--- 3. Pour le droit à la libre critique de tous les cultes

1. Un indésirable s'invite au procès de Charlie Hebdo, par Caroline Brancher

2. Caricatures de Mahomet : arrêter l'hypocrisie, par Stéphane Arlen

3. Devant la salle d'audience : la République, par Mohamed Pascal Hilout

--- 4. Laïques de tous les pays unissez-vous!

1. Les intégrismes contre les droits des femmes et l'égalité Hommes-Femmes: L'heure n'est plus aux palabres mais à l'action, par Michèle Vianès

2. Comptes rendus du colloque de Montreuil contre l'intégrisme religieux, principalement islamique, par Jocelyn Bézecourt, Jeanne Bourdillon, Lucette Jeanpierre

3. Bon dieu, quels moments !, par Mireille Popelin

4. Témoignage des journées, et question à Evariste, par Leïla Shoof

--- 5. à lire

1. "La peste monothéiste", de Cyrille Gallion: UN BRULOT ANTICLERICAL ET ANTI RELIGIEUX!, par Jean-François Chalot

--- 6. Agenda

====> AGENDA

--- * jeudi 15 février 2007 Fêtons et défendons la République laïque sociale A Marseille, à 19 heures  Brasserie Maitre Kanter 1, place aux Huiles (Vieux Port)

Banquet républicain Tête de Veau A l'invitation de : Ufal, Laïcité et Libre Pensée, Chevalier de la Barre, Union rationaliste, Europe et Laïcité, Comité Laïcité République Avec Pierre Cassen, Animateur du journal en ligne Respublica __ Contact et réservation :__ 06.25.04.94.22 ou 06.19.58.40.84

--- * jeudi 15 février 2007 Projection en avant première du film Michou d'Auber au Bretagne - (73 bd du Montparnasse - 75006 PARIS)  en partenariat avec APC - Ufal

--- * samedi 17 février 2007 Projection en avant première du film Michou d'Auber au Duplexe - (47 Grande rue - 59 Roubaix)  en partenariat APC - Ufal

--- * lundi 19 février 2007 Projection en avant première du film Michou d'Auber au Gaumont - (28 rue de la République - 76 Rouen)  en partenariat APC - Ufal

--- * mardi 20 février 2007 La nécessaire liaison du combat laïque et du combat social à Beaune(21), Maison des associations "Le clos des Mouches"  à l'invitation de l'UFAL de Beaune thème : "la nécessaire liaison du combat laïque et du combat social" Avec Bernard Teper, président de l'Ufal

--- * mardi 20 février 2007 La nécessite de lier le combat social et le combat laïque MALEMORT-sur-Corrèze, salle polyvalente place de la mairie Réunion publique, A l'invitation de l'Ufal du Pays de Brive Avec Pierre Cassen, membre du bureau national de l'Ufal Contact : ferclo@free.fr

--- * mercredi 21 février 2007 Allez Yallah, de Jean-Pierre Thorn au Centre culturel La Clef, 21 rue de La Clef, Paris 5ème, métro "Censier-Daubenton"

L'AFASPA vous invite à la projection qu'elle organise, dans le cadre des Mercredis du cinéma, du film "Allez Yallah", de Jean-Pierre Thorn

Un film en hommage aux luttes des femmes contre les intégrismes

Le réalisateur nous entraîne dans le sillage d'une caravane de femmes. Au Maghreb, ces "caravanières" vont à la rencontre des femmes pour les informer sur leurs droits, les sensibiliser à la santé et à l'éducation, leur apporter une aide juridique et matérielle. En France, en collaboration avec l'association "Femmes contre les intégrismes", elles cherchent à dialoguer avec les femmes originaires du Maghreb. La projection sera suivie d'un débat en présence du réalisateur. entrée : 5 Euro AFASPA (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique) 13 rue Pierre et Marie Curie 93170 Bagnolet tél: 01 49 93 07 60 / e-mail : afaspa@wanadoo.fr / nouveau Website: http://www.afaspa.com

--- * jeudi 22 février 2007 Projection en avant première du film Michou d'Auber à l'UGC Capitole (134 La Canebière - 13001 Marseille)

en partenariat avec APC - Ufal

--- * vendredi 23 février 2007 Tous suspects, tous dangereux Bourse du Travail, 9, rue Genin à Saint-Denis (métro ligne 13, station Porte-de-Paris)

Rencontre-débat avec Maurice Rajsfus, historien et Jean-Jacques Reboux, écrivain sur le thème : "Tous suspects, tous dangereux".

o Maurice Rajsfus nous parlera de "la police d'hier et d'aujourd'hui" et plus particulièrement de l'état actuel du fichage en France à travers les multiples fichiers existants.

o Jean-Jacques Reboux reviendra sur l'interpellation policière dont il fut l'objet le 24 juillet 2006 à Paris.

Société de défense des laïques non-croyants, non-croyantes et athées.

Maison de la vie associative, 19, rue de la boulangerie, 93200 - SAINT DENIS

Courriel : laiques-athees@wanadoo.fr

--- jeudi 8 mars 2007 "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte" Cercle Bernard Lazare, 10, rue Saint-Claude, 75003 Thierry Jonquet.

Présentation et débat sur son dernier livre: "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte" Collection Roman noir Seuil - Commencé bien avant les émeutes des banlieues et le meurtre d'Ilan Halimi, ce roman dit des territoires que la République se doit de reprendre au plus vite à la barbarie. http://mapage.noos.fr/bernardlazare/

--- * lundi 12 mars 2007 Le modèle laïque français face au 21e siècle salle des Fêtes, place Romagné, Conflans-Sainte-Honorine

Organisé par la mairie de Conflans et l'Union des Familles Laïques

Réunion-débat Le modèle laïque français face au 21e siècle,

o Avec Philippe Esnol, maire et conseiller général socialiste de Conflans

o Et Pierre Cassen, membre du bureau national de l'Ufal

--- * mercredi 21 mars 2007 Lutte contre le racisme, lutte contre l'antisémitisme : même combat ? Grande salle de la Maison des Associations, 6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble Table ronde : Lutte contre le racisme, lutte contre l'antisémitisme : même combat ? Un débat s'est développé au sein et entre les associations militantes à Grenoble à la suite de l'évolution de l'intitulé de la campagne : "Grenoble contre le racisme et pour l'égalité" vers "Grenoble pour l'égalité contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie".

Avec des arguments divers, bon nombre d'associations se sont déclarées défavorables à cette évolution de l'intitulé. Trois associations s'y sont déclarées favorables. Ces trois associations, le Cercle Bernard Lazare-Grenoble, l'association des Palestiniens de Grenoble et SOS-Racisme-Grenoble organisent cette table ronde afin d'ouvrir le débat sur le fond, conscientes que la diversité des situations sur le terrain ne peut être abordée avec une problématique et une dogmatique uniques. Les intervenants sont:

o Mohammed Abdi, vice-président de "Ni putes ni soumises"

o Philippe Oriol, historien

o Dominique Sopo, président de SOS-Racisme

o Bernard Teper, président de l'Union des Familles Laïques (UFAL)

Un modérateur grenoblois dirigera les débats

--- * samedi 24 - dimanche 25 mars 07 Assemblée Générale nationale de l'UFAL Auberge de jeunesse Le Dartagnan, 80, rue vitruve, Paris 20ème

Renseignements, Permanence UFAL :

o Tel : 01.46.27.09.25

o Télécopie : 01.46.27.23.66

o Courriel : ufalsiege@ufal.org

--- * vendredi 30 mars 2007 Le Droit des Femmes et la Laïcité MACON - Parc des Expositions  Conférence – débat "La République et les communautarismes " Le Droit des Femmes et la Laïcité par Michèle VIANES, présidente nationale de " Regards de Femmes " Michèle Vianès se bat contre tous les obscurantismes et tous les intégrismes Conférence organisée par Regards de Femmes et Union des Familles Laïques

=======>  ReSPUBLICA est édité par l'association: "Les Amis de ReSPUBLICA", 27 rue de la Réunion, 75020 PARIS Courriel: respublica@gaucherepublicaine.org  Site: http://www.gaucherepublicaine.org  - From: "" <journal@gaucherepublicaine.org>

 

27) BABEL CAUCASE La caravane... : SOIXANTE ARTISTES S'EN VONT EN CARAVANE  A ... GROZNY...

Ca fait longtemps qu'on doit vous dire... Nous partons à la mi avril dans le Caucase, une caravane de 60 artistes, au sens larges, marionnettistes, musiciens, voltigeurs équestres, cuisiniers, cinéastes, plasticiens, et puis syndicalistes, archéologues, chirurgiens et autres rêveurs..  Des camions, des roulottes, une fête foraine bretonne, des jeux, un semi remorque plein de cadeaux et de bazar, Partout, des spectacles, du cinéma, des ateliers, des parades et caranavals. Cinq étapes dans le Caucase trois en Géorgie, une en kabardino balkarie, et puis.... GROZNY où nous serons avec les enfants danseurs de Daymokh, le théâtre dramatique tchétchène, et les enfants et jeunes de Spasiom pakalenie, asso pour jeunes handicapés de guerre, ayant pour beaucoup sauté sur les mines. A Grozny, Jane Birkin nous rejoindra pour un concert exceptionnel..A Tbilissi et Grozny, Lojo sera là aussi.  Et toute la route, nous serons accompagnés par Arte, France Musique et d'autres medias. Une fête aura lieu le 13 avril au Théâtre du Soleil, à Paris; pour lancer la caravane, qui part le 15 avril de Paris. Vous pouvez consulter notre site  www.babelcaucase.com qui retransmettra toute la caravane (voir Babel Téloch et Les ondes, télé et radio qui marchent déjà, et notre gazette !) ou charger le dossier sur notre autre site habituel marcho.net (pas très actualisé !)

Tout le monde est bénévole bien sûr... Nous avons trouvé un peu de sous (CCFD, Secours catholique, Ministère de la culture, attendons des réponses de ECHO et de la ville de Paris) mais avons bien du mal à boucler le budget

Voilà peut-être pouvez vous nous aider à relayer l'info :

- le Convoi syndical vient sur la caravane, avec un semi remorque à remplir : nous cherchons des aires de jeux, des jouets, des instruments de musique et puis des jeux traditionnels populaires qu'on voudrait faire repeindre pas des artistes avant le départ. Pas de jouets cassés ou de vieux livres, non, de vrais cadeaux... et aussi des oeuvres d'art.. Une collecte est lancée sur France Musique déjà (Couleurs du monde)

- nous lançons une souscription pour les kilomètres à parcourir.. 12 000 kilomètres ! par véhicule bien sûr ! alors offrez nous des kilomètres ! ou aidez nous à trouver qui nous aide à avancer...! (je joins la souscription)

Dans l'attente de vos questions, vos nouvelles... de vos conseils, de vos coups de main ! pour Babel Caucase, Mylène Sauloy

=====> La caravane Babel Caucase embarque pour 1 mois de spectacles et rencontres de Paris à Grozny, en passant par la Georgie et la Kabardino-Balkarie. Musiciens, marionnettistes, danseurs, voltigeurs équestres, cuisiniers, infographistes, réalisateurs, chercheurs, plasticiens et peintres partent à la rencontre des artistes et publics du Caucase. Camions, roulottes, semi-remorque et caravanes trimballeront nos artistes sur les routes. Les kilomètres s’enchaîneront, frontière après frontière, pays après pays, spectacles après spectacles. Participez à l’aventure en leur offrant quelques kilomètres de route de plaine ou de montagne, asphaltée ou boueuse, de jour ou de nuit. Babel Caucase est un évenement Marcho Doryila avec la Bizz’art

Nomade, Jane Birkin , Lo’jo… Retrouvez les, jours aprés jours, sur http://www.babelcaucase.com.

Nom ………………………………….

Prénom……………………………….

Email ………………………………….

Je désire souscrire au projet Babel Caucase, je joins un chèque de …...…….€ qui permettra à un camion de parcourir………...…km. Mon adresse email vous permettra de me tenir informé de l’évolution du projet et de la caravane dans le Caucase.

J’adresse ce courrier à : Marcho Doryila - 30 sentier des grimettes 92 190 Meudon…. (ordre chèque : Marcho Doryila)

 - From: Marcho Doryila <marchodoryila@yahoo.fr>

 

28) WORKSHOP/CONFERENCE: Changing institutions (in developed democracies) Economics, politics and welfare

Les 24 et 25 mai 2007

 - CARRE DES SCIENCES

 - Ministère de la Recherche

Cette conférence a pour but de réunir un ensemble de papiers théoriques et appliqués, qui explorent les facteurs contribuant à façonner le changement institutionnel dans les pays développés. Des contributions couvrant un large ensemble de questions seront proposées : le rôle des institutions législatives et politiques dans le contexte des réformes récentes, les effets de l’idéologie, la question de l’endogénéité des institutions et l’impact de la performance économique sur les dispositifs institutionnels.

Organisateurs : Bruno Amable Université Paris I, CEPREMAP

Donatella Gatti Université Paris 13, PSE, CEPREMAP, IZA

Intervenants

Masahiko AOKI (Université de Stanford)

Tim BESLEY (LSE)

Tito BOERI (Université Bocconi)

Micael CASTANHEIRA (ECARES, ULB)

Simon DEAKIN (Université de Cambridge)

Robert J. FRANZESE, Jr. (Université du Michigan, Ann Arbor)

Peter HALL (Université de Harvard)

Torben IVERSEN (Université de Harvard)

Philip MANOW (Max Planck, Cologne)

Giuseppe NICOLETTI (OCDE)

David RUEDA (Université d’Oxford)

David SOSKICE (Université Duke)

- From: Donatella Gatti <gatti@pse.ens.fr>

 

29) Cinquième Congrès Marx International : « Altermondialisme - Anticapitalisme : Pour une cosmopolitique alternative »

Vous pouvez recevoir sur simple demande en fichier attaché l’appel lancé pour le

Cinquième Congrès Marx International qui se tiendra à Paris (Sorbonne) et à Nanterre (Université Paris-X) dans un an, du 3 au 6 octobre 2007

Le thème retenu est le suivant: « Altermondialisme – Anticapitalisme : Pour une cosmopolitique alternative »

=====> Les informations relatives à l’organisation du congrès s’affichent graduellement sur le site d’Actuel Marx à l’adresse suivante:

http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/cm5/index5.htm

Ce message concerne l’organisation de la Section Économie du congrès, dont les responsables sont Gérard Duménil (dumenil@u-paris10. fr ) et Dominique Lévy  (dominique .levy@ens.fr )

=====> Comme lors des congrès précédents, la Section Économie sera probablement une section importante. Lors du congrès IV, elle avait rassemblé environ 70 intervenants dans une session plénière et 16 ateliers. La langue principale du congrès est le français, bien que nous parvenions normalement à assurer la traduction en anglais de plusieurs plénières. En économie, nous nous attacherons à organiser des ateliers en anglais et espagnol, selon le nombre d’intervenants qui se présenteront. Certaines revues ou groupes de recherche peuvent prendre en charge des ateliers. Le thème du congrès suggère des approches pluridisciplinaires (économie, sociologie, politique…). Un processus d’harmonisation sera réalisé à un stade ultérieur de la préparation du congrès.

=====> Appel à contributions : Demandes à soumettre  avant le 31 mars 2007

Les personnes désireuses d’intervenir doivent nous faire parvenir une proposition de moins d’une page, avant la fin du mois de mars 2007. Nous vous ferons savoir avant fin avril, quelles sont les contributions qui ont été retenues. Nous nous tenons, cependant, à la disposition de ceux qui voudraient recevoir dès maintenant une lettre d’invitation (sans préjuger de la sélection de l’intervention). Le thème de l’altermondialisme et de l’anticapitalisme suggère des contributions portant sur le capitalisme néolibéral contemporain, dans la perspective de la contestation et du dépassement de l’ordre mondial actuel. La question des contradictions, économiques et corrélativement politiques, apparaît cruciale, de même que celle de la dynamique historique: par quelles étapes (ou stades, ou phases) est passé le capitalisme, quel est le sens de la phase actuelle, quelles sont les perspectives? Le champ est vaste, mais nous demandons aux intervenants de jouer le jeu, en tentant de cibler leurs textes sur la thématique générale du congrès.

Gerard DUMENIL, 39 rue d'Estienne d'Orves,  92260 Fontenay-aux-Roses,

dumenil@u-paris10.fr

Dominique LEVY, Cnrs-Pse, 48 bd Jourdan, 75014 Paris,

dominique.levy@ens.fr

Page Web / Home Page : http://www.jourdan.ens.fr/levy/

======> Altermondialisme – Anticapitalisme : Pour une cosmopolitique alternative

Appel au Congrès Marx International V Université de Paris-X, du 3 au 6 octobre 2007

Au seuil du IIIe millénaire, le capitalisme déploie une dynamique d’asservissement et de violence renouvelée. Le néolibéralisme met en concurrence les travailleurs du monde entier. Il nivelle les acquis du mouvement ouvrier et démocratique, des luttes des femmes, des combats du Tiers-monde. Il liquide les identités et autonomies nationales. Il dissout les diversités culturelles au profit de substituts marchandisés. Il nous précipite vers la catastrophe écologique. De la dynamique globale des résistances de tous ordres émerge une force unificatrice. Le mouvement altermondialiste a fait surgir une logique mondiale des solidarités qui donne à l’internationalisme un nouveau visage. Il a mis en avant un mot d’ordre universel : « un autre monde est possible ». De multiples composantes travaillent à en définir les conditions économiques, politiques, culturelles, sociales. Mais pourra-t-il éluder les questions les plus redoutables : comment changer le monde dans le capitalisme ? Et pour quel autre monde non capitaliste ? L’ambition de ce Ve Congrès Marx International est de mettre en débat ces interrogations. Il s’agit de penser de bas en haut une autre cosmopolitique. Notre appel s’adresse aux chercheurs de toutes disciplines, à tous les collectifs de recherches, académiques ou non, qui se reconnaissent dans la perspective d’un « autre monde ».

=====> Organisation de la rencontre

Elle est construite sur la base de Sections Scientifiques : Philosophie, Economie, Droit, Histoire, Sociologie, Culture, Langages, Sciences Politiques, Anthropologie. Et de Sections thématiques : Etudes Féministes, Ecologie, Socialismes, Marxismes. Des plénums interdisciplinaires rassembleront les congressistes sur des thèmes transversaux. Les revues théoriques co-organisatrices y développeront leurs propres projets.

Présidents du Congrès : Jacques Bidet et Gérard Duménil

Contact : Actuelmarx@u-paris10.fr

L’information s’affichera progressivement sur notre site :

http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/

- From: Dominique Levy <dominique.levy@ens.fr>

 

30) Colloque EUROFRAME : “Towards an Ageing and Globalising Europe: Challenges for the European Social Model(s)"

4TH EUROFRAME CONFERENCE ON ECONOMIC POLICY ISSUES IN THE EUROPEAN UNION - Vous pouvez recevoir sur simple demande l'appel à communication pour le colloque EUROFRAME : "Towards an Ageing and Globalising Europe:

Challenges for the European Social Model(s)" qui se tiendra à Bologne le 8 juin 2007. Vos propositions de communication sont les bienvenues jusqu'au 12 mars

Merci de bien vouloir diffuser cet appel à communication

The EUROFRAME group of research institutes (CPB, DIW, ESRI, ETLA, IfW, NIESR, OFCE, PROMETEIA, WIFO) will hold its fourth annual Conference on Economic Policy Issues in the European Union in Bologna on 8 June 2007. The aim of the conference is to debate on economic policy issues relevant in the European context. The call for papers focuses this year on policy challenges for the European Social Model(s) in the contexts of ageing and globalisation. Contributions should address in particular issues related to: The impacts of demography (ageing and immigration) and globalisation both on macroeconomic behavioural functions, on macroeconomic equilibrium and on the different specific models the countries have adopted for social protection; What reforms and what governance for European social protection systems (pensions, unemployment, health, exclusion, family, long term care): what lessons from the already enacted reforms? How the existing tools for long run growth forecasting can help in evaluating different options in social reforms (calibrated general equilibrium models; overlapping generations models, etc.); Which empirical tools should be used to evaluate the already enacted reforms in the labour markets? How do the different European social models perform?

=====> Submission Procedure

Abstracts should be submitted by e-mail before 12 March to stefania.tomasini@prometeia.it and

catherine.mathieu@ofce.sciences-po.fr. Abstracts (2 pages) should mention: title of communication, name(s) of the author(s), affiliation, corresponding author’s e-mail address, postal address, telephone number. The corresponding authors will be informed of the decision of the scientific committee by mid-April. Full papers should be received by e-mail by 21 May.

=====> Scientific Committee

Karl Aiginger (WIFO), Ray Barrell (NIESR), Alan Barrett (ESRI), Paolo Bosi (PROMETEIA), Klaus-Juergen Gern (IfW), Markku Kotilainen (ETLA), Alfred Steinherr and Christian Dreger (DIW), Henri Sterdyniak (OFCE), Wim Suyker (CPB), Catherine Mathieu (OFCE, Scientific Secretary)

=====> Local Organising Committee (PROMETEIA, Bologna)

Paolo Onofri (Chairman), Stefania Tomasini (paper submission), Elena Giarda (coordination and fundraising)

=====> Contacts - Abstract and paper submissions

Stefania Tomasini: stefania.tomasini@prometeia.it, tel.: +39 (0) 51 648 09 27

Catherine Mathieu: catherine.mathieu@ofce.sciences-po.fr, tel.: +33 (0) 1 44 18 54 37

======> Esther Benbassat OFCE

Département économie de la mondialisation

69, quai d'Orsay 75007 Paris

Tél : 01 44 18 54 42/Fax : 01 44 18 54 64

esther.benbassat@ofce.sciences-po.fr

- From: "Benbassat" <esther.benbassat@ofce.sciences-po.fr>

 

31) Colloque/congress/coloquio (Lucerna/Lucerne) : 3° colloque international sur l'animation

=====> I) Nouvelles en français du Réseau International de l'Animation. Chèr(e) collègue et ami(e) A partir de ce jour, vous trouverez sur le site du colloque de Bordeaux http://colloque.cs.free.fr les informations actualisées sur le 3° colloque international sur l'animation qui se tient à Lucerne en Suisse fin septembre 2007, à savoir :

- le programme avec les conférenciers,

- le contenu des 9 ateliers,

- les conditions de l'appel à communication,

- les différents groupes organisateurs du colloque sur les plans scientifique et gestionnaire.

Par ailleurs, nous vous signalons la parution en cette fin d'année 2006 de l'ouvrage intitulé "Mixité, parité, genre et métiers de l'animation" (dirigé par Jean-Claude Gillet et Yves Raibaud) chez l'Harmattan (Paris), coll. Animation et Territoires. Meilleurs voeux à tous.

=====> 2) Some news in english from the International Network on Animation. December 2006. Dear colleague and friend, Starting from today, all updated informations about the 3rd International congress on community development (“animation socioculturelle” in french) taking place in Lucerna, Switzerland, end of September 2007, are online on the congress Bordeaux website http://colloque.cs.free.fr :

-  the program with the speakers,

the content of the 9 workshops,

-  the conditions for the paper call,

-  the different seminar organizing groups, on scientific and administrative levels.

Furthermore, we inform you about the edition, at the end of 2006, of the book intitled “Mixité, parité, genre et métiers de l’animation” (Co-education, parity and gender in animation” (managed by Jean-Claude  Gillet and Yves Raibaud), at L’Harmattan (Paris), coll. Animation et territoires. Best wishes to you all.

=====> 3) Nuevas informaciones en español a propósito de la RIA Internacional de Animación. Diciembre 2006.

 Estimada(o) colega, estimada(o) amiga(o),

Desde hoy, se puede encontrar en el sitio WEB del coloquio de Burdeos http://colloque.cs.free.fr - Las informaciones actualizadas en el 3° coloquio internacional a propósito de la animación que se tendrá en Lucerna al fin del més de septiembre 2007 :

- el programa con las conferencias,

- el contenido de los talleres,

- las condiciones de las llamadas para las comunicaciones,

- los diferentes grupos de la organizacion científica y gestora del coloquio.

Además, le informo de la edición, al fin de 2006, del libro intitulado « carácter mixto, paridad y género y carreras de animación », coordonado por Jean-Claude Gillet e Yves Raibaud, casa de ed. l’Harmattan (Paris), col. Animación y territorios. Felices fiestas y buen año nuevo. Jean-Claude Gillet

Professeur émérite en Sciences de l'éducation Université de Bordeaux 3 - IUT Michel de Montaigne, rue Naudet BP 204 - 33175 Gradignan cedex - tel bureau : 05 57 12 21 52 - fax 05 57 12 21 37 - tel personnel : 08 72 40 35 86 - tel mobile : 06 79 01 05 61 - Courriel : gillet@iut.u-bordeaux3.fr - Site web : http:\\jeanclaudegillet.free.fr - http://colloque.cs.free.fr

- From: Jean-Claude GILLET <gilletalfred@yahoo.fr>

 

32) [APED] Ecoles d'élite, écoles ghettos... Et si on essayait l'école commune ?

L'APED VOUS INVITE, LE SAMEDI 3 MARS 2007 A BRUXELLES : Ecoles d'élite, écoles ghettos... Et si on essayait l'école commune ? - CONFÉRENCES, ATELIERS, DÉBATS : COMMENT SORTIR L'ENSEIGNEMENT BELGE DE LA SÉGRÉGATION SOCIALE ? La Belgique fait partie des pays où la ségrégation en écoles "de riches" et écoles "de pauvres" est la plus forte. L'Appel pour une école démocratique propose une réforme en profondeur : une école commune, sans distinction de filières, de réseaux, d'origine sociale ; une école où chaque élève bénéficierait d'une culture à la fois générale et technique, dans un établissement proche de son domicile ; une école ouverte sur la vie sociale, culturelle et associative locale ; une école dotée de moyens suffisants pour combattre réellement l'échec et les redoublements. Le 3 mars, nous vous invitons à venir en discuter avec nous. Renseignements et inscription :

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=351

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Autres nouveautés du site de l'Aped : http://www.ecoledemocratique.org

L'offensive marchande continue Marketing bancaire à l'école primaire

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=357

Quelles chances ? Quels défis ? L'école congolaise de demain par Gratien Mokonzi Bambanota

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=355

Une prise de position collective d'associations belges : En finir avec les écoles ghettos ou oser le débat sur la « liberté de choix » de l'école

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=354

Communiqué de presse de l'Aped : Le Segec refuse toute démocratisation de l'enseignement

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=353

Tribune libre : Lettre ouverte à propos du coût des études

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=356

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Bonne et heureuse année 2007. Qu'elle soit fructueuse dans le combat pour la diffusion des savoirs et pour une école démocratique et de qualité.

- From: Aped <aped@ecoledemocratique.org>

 

33) [Ldgwalarn] Kan ar bobl 2007

Appel à participation aux Rencontres du « Kan ar bobl » 2007

Le KAN ar BOBL se tiendra à Pontivy, lors du week-end des 31 mars et 1er avril.

A l’instar des différentes Rencontres du "Kan ar Bobl" préliminaires par terroir de Bretagne, se tiendra la 4ème édition du Kan ar Bobl d’Ile de France le samedi après-midi 3 mars 2007. A cette occasion, les groupes musicaux, les musiciens individuels, les chanteurs et les conteurs d’Ile de France sont donc invités à se produire tout à fait convivialement dans les catégories suivantes :

* Chant traditionnel à écouter Solistes, duos, groupes.

* Chant traditionnel à danser Unique, ou en suite, par couples ou groupes.

* Création "Chant et musique" Chanteurs solistes, duos ou groupes, avec accompagnement musical. L’œuvre doit être inédite, inconnue de tous et composée récemment.

* Instrument solo : Tous instruments (sauf biniou et bombarde, réservés à des concours spécifiques), jouant des airs ou une suite complète de terroir.

* Duo : Composé de deux instruments, (sauf biniou et bombarde) ou d’un chanteur et d’un musicien.

* Groupes musicaux : Hors bagadoù et sonneurs de couple, ces groupes peuvent se présenter avec ou sans chanteurs.

* Conte : En breton, gallo ou français.

Ces Rencontres du Kan ar Bobl d’Ile de France sont organisées dans une optique de rencontre et de partage entre le public et les participants. Il est conçu comme une fête de la musique et de la parole destinée à mettre en lumière la vitalité bretonne en Ile de France ! Compte tenu de l’apparition régulière de nouveaux participants potentiels, individuels ou groupes, il est important qu’ils saisissent cette occasion pour se faire connaître, même s’ils ne sont pas disponibles pour se rendre effectivement au Kan ar Bobl 2007 d’Ile de France, qui se déroulera comme précédemment à la Ti ar Vretoned/Mission Bretonne au 22 rue Delambre à Paris-Montparnasse. Les intéressés sont donc cordialement invités à répondre rapidement au présent appel du Comité "Kan ar Bobl-Ile de France" par les différentes voies suivantes : Kanarbobl-idf@gwalarn.org Coop Breizh : 01 43 20 84 60 (jour) Mission Bretonne : 01 43 35 26 41 (soir) - From: gwalarn@gwalarn.org

 

34) Ce que disent les voix « Quant au poème lui-même, il n’est ni dans les vers, ni dans leur commentaire.  Il est : dans l’entre-deux »

Du 21 février au 17 mars 2007 du mercredi au samedi à 19h30 dimanche à 15h30

Poèmes de Luc Boltanski - Wilfried Wendling, Conception, électro-acoustique et vidéo - Nicolas Senty, Comédien - Olivier Aude, Guitare électrique - Avec les voix de : Donatienne Michel-Dansac, soprano - Denis Lavant, Comédien et la participation de : Yumi Fugitani, vidéo-danse - Cyrille Henry, Développement vidéo - Thierry Coduys, Espace sonore  « Ce que disent les voix » est donc à la fois un spectacle et une installation utilisant 2 espaces mitoyens aménagés en miroir. Chaque salle voit, ou croit voir grâce à la vidéo ce qui se passe dans l’autre salle. Le projet fonctionne en 2 temps : l’installation interactive l’après-midi puis le spectacle. Le thème conducteur, la Shoah, se déploie à travers plusieurs anecdotes : Strauss invité à Bayreuth par Hitler, l’évocation de quelques rescapés, quelques commentaires médiatiques de la Shoah, la polémique autour du carmel d’Auschwitz. Les voix sont d’abord absentes, en voix-off et vidéo-danse, puis s’incarnent progressivement dans un corps qui peut alors assumer sa parole. Passage Molière, 157 rue Rambuteau, Paris 3e M° Rambuteau - réservations conseillées - réservations au 01 44 54 53 00 - Plein tarif : 15 € Tarifs réduits : 12€ / 8€ www.maisondelapoesieparis.com - From: <wilfried.wendling@ciepromethee.org>

 

35) agenda des actions africaines en région parisienne de février

====> Informations générales, anniversaire, commémoration, journées mondiales …

18 février Fête de l'indépendance de la Gambie

20 février : journée de la résistance non violente

21 février : journée internationale de la langue maternelle

22 février Fête de l'indépendance de Sainte-Lucie (1979)

23 février Fête Nationale de la Guyane

27 février Fête de l'indépendance de la République Dominicaine (1844)

=====> Actions situées à Paris (75)

--- jusqu'au 22 juillet 2007 de 11h à 19h sauf le mardi Exposition "Gabon, présence des esprits" une vision d’ensemble de modes d’expression témoins de savoirs ancestraux et de pratiques comptant parmi les plus aboutis des arts africains. Dès la fin du XIXe siècle, des sculptures fang, kota et punu retenaient le regard des amateurs. Mais si, dans les années 1860, des Européens rapportèrent, avec des trophées de chasse et des panoplies d’armes, quelques masques et « figures d’ancêtres », ce sont surtout les artistes qui s’intéressèrent à leurs formes. Vlaminck, Derain, Picasso, ainsi que de grands marchands - Entrée 6€/3€ (en période d'exposition, le musée Dapper est gratuit le dernier mercredi du mois) - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry Paris 16è - Rens. 01 45 00 91 75 communication@dapper.com.fr http://www.dapper.com.fr

--- jusqu'au au 17 décembre 2007 tous les dimanches à 17h » Théâtre : Marie-Thérèse Barnabé, Négresse de France! : Marie-Thérèse Barnabé est une femme d'une soixantaine … La grande qualité de l'auteur-comédienne, qui interpelle sans cesse la salle, est d'évoquer, par le biais d'un humour ravageur, de nombreux sujets tantôt légers tantôt sérieux. On passe du défrisage à la polygamie, de l'intégration à la fidélité qui n'est que "un manque d'occasions", de la beauté noire aux sans-papiers ou encore de la recette du jambon à la chablisienne à l'égalité, "le vrai métissage, c'est le partage du pouvoir". A travers Marie-Thérèse, c'est aussi la vie d'une femme noire en France des années 60 à nos jours qui est racontée. Lieu : Comédie Bastille, 5 rue Nicolas Appert, Paris 11è - Réservations : 01 48 07 52 07

--- jusqu'au 31 mars de 11h à 19h fermé le lundi : Exposition "Allers Retours" : La première exposition de ce nouvel espace est consacrée à 10 artistes contemporains réunis par leurs échanges interculturels : 5 artistes français ayant séjourné et travaillé en Afrique : Philippe Berry (sculpture), Richard Di Rosa (sculpture), Martial Verdier (photographe), Bruce Clarke, Christophe; et 5 artistes africains : Malick Sidibé (photographe malien), Soly Cissé (Mixed-Média Sénégal), Collen Madamombe (sculptures du Zimbabwe), Kamel Yahiaoui (Mixed-Média, Algérie), Afi Nayo(Togo) - Lieu : Musée des arts derniers, 28 rue Saint Gilles, Paris 3è, à l'angle du 50 rue de Turenne, M° Chemin-Vert (ATTENTION : Nouvelle adresse) - Rens. 01 44 49 95 70 sultan.olivier@wanadoo.fr http://www.art-z.net

--- jusqu'au 23 février : à travers le regard des artistes Confluences propose une thématique " Colonialisme: quelques aspects négatifs" qui revient sur l’histoire coloniale de la conquête au bilan actuel de la décolonisation avec des films, une pièce de théâtre deux expositions photographiques, des lectures et des débats. Ces échanges se veulent constructifs et s’organisent dans le but essentiel de reposer la question du colonialisme au XXIème siècle afin d’en évaluer aujourd’hui les conséquences sur les sociétés modernes. Lieu : Confluences : 190 bd de Charonne, Paris 20è, M° Alexandre Dumas - Rens : 01 40 24 16 34 veronique@confluences.net www.confluences.net

--- jusqu'au 23 février du lundi au vendredi de 10h à 18h et soirs de spectacles : Galerie photo "Anciens combattants africains : des visages et des mots pour mémoire" Symboles de l’aliénation coloniale pour les uns, exemples de fidélité pour les autres, ces tirailleurs sénégalais, béninois, marocains… ont pris part à tous les conflits du XXème siècle. En associant photographies et enregistrements sonores, Philippe Guionie pose des visages et des mots sur cette mémoire oubliée ou méconnue. Cette quête mémorielle tente de redonner une parole à ces tirailleurs africains – nos contemporains - et de rendre hommage à leur dévouement patriotique, tout en développant une démarche plus militante quant à leurs droits actuels (pensions et retraites). Cette valorisation d’un patrimoine humain prend une acuité particulière, à l’heure où se manifeste la nécessité d’ancrer l’immigration dans la mémoire collective et de lui rendre sa juste place dans une perspective d’histoire commune et partagée. - Lieu : 190 bd de Charonne, Paris 20è, M°: Alexandre Dumas - Réservations obligatoires : 01 40 24 16 46 (rés) - 01 40 24 16 34 resa@confluences.net info@confluences.net www.confluences.net - Rens. Philippe Guionie 06 09 39 70 29 guioniep@wanadoo.fr http://www.philippe-guionie.com

--- jusqu'au 3 mars les mercredis et samedis à 16h30 et du mercredi au samedi pendant les vacances scolaires : Théâtre représentation de "Couty, un puits dans la Savane" : Conte joué, dansé et chanté par une comédienne blanche pour faire découvrir son afrique à travers l’histoire d'une petite fille, partie à la recherche de l’eau pour sauver son village en Afrique. à partir de 4 ans. - tarif 15€/8€ - Lieu : le Lucernaire, 53 rue Notre Dame des Champs, 75006, Paris 6è - Rens. 01 45 44 57 34 lucernaireforum@wanadoo.fr http://www.lucernaire.fr

--- jusqu'au 17 mars du mercredi au samedi à 19h30, dimanche à 15h30 suivi d'un débat. Représentation de Salina. Sur quatre générations, le clan Djimba reste solidaire dans un monde mouvementé par les guerres. Salina est l'étrangère, enfant trouvée en larmes. Rebelle aux règles du clan, elle déclenche, catalyse et encaisse les passions. Puis rejetée par le clan, elle devient une figure d'errance portant la haine en elle comme une pierre sombre génératrice de violences et de meurtres. Le texte de Laurent Gaudé nous parle du conflit archaïque entre frères de force égale, de l'exil et de l'errance, d'un enfantement sans père, autant de thèmes traversant les mythes. Salina devient ainsi une figure de la mythologie, comme peut l'être Médée… « Ecrire un texte contemporain aux résonances mythologiques : comment et quelle signification aujourd’hui ? » Tel sera d’ailleurs le thème du débat avec l’auteur, le mardi 6 février à 19 h. - 18€/13€ - Lieu : Théâtre du Lierre, 22 rue Chevaleret, Paris 13è - Rens. 01 45 86 55 83 info.lierre@free.fr www.letheatredulierre.com

jusqu'au 7 février de 10h à 20h : Photo exposition "Les Rives de la parité" Dans le cadre du cycle de manifestations : "Home, Sweet Home" Exposition de photographies documentaires d’une dizaine de jeunes françaises originaires des pays de la vallée du fleuve Sénégal qui nous parlent de leur sentiments, des rapports hommes/femmes, de leur quotidien et qui ont obtenue leur indépendance. "Aissé, Hawa, Bintou, Salamata, Machita, Tyguida, Sokona nous ont accordé un entretien régulier, pendant plusieurs mois, le temps de nous livrer leurs sentiments sur la question de l’égalité entre les hommes et les femmes. Leurs témoignages écrits, auxquels nous attachons une place importante, complètent le récit photographique de leur quotidien, comme le fruit d’une relation de confiance et de complicité avec ces jeunes filles et d’un travail de plusieurs mois, pour accéder au regard le plus juste sur leur univers. Militante associative, chorégraphe ou gardienne de parking, elles évoluent dans des univers variés, toutes animées par la nécessité d’accéder à l’indépendance. Inévitablement, les moments partagés avec elles ont soulevé d’autres interrogations plus profondes et intimes, des remises en cause. Pourtant, ces jeunes filles ont atteint les « rives de la parité » en partie grâce aux études, mais aussi à force de volonté et de ténacité, et cela malgré le poids des traditions et un contexte souvent peu propice au développement personnel. Toutes n’ont pas encore réussi avec le même bonheur. Pour celles-là, la maturité ou la prise de conscience de leurs propres personnalités devraient petit à petit les amener à prendre leur envol. Cette exposition s’inscrit dans une réflexion globale, menée depuis 2004 par l’association Les Yeux de la Terre, sur l’enracinement des femmes issues de l’immigration." Cf. Le pari de l’enracinement : www.lesyeuxdelaterre.org - Lieu : FIAP Jean Monnet, 30 rue Cabanis, 75013, Paris 13è - Rens. tel. 33 1 43 13 17 17 (rés) - 33 1 43 13 17 00 fiapadmi@fiap.asso.fr http://www.fiap.asso.fr

--- du samedi 3 au 25 février 2007 première édition du festival FULGURANCE, Rencontre des Cultures noires », Encourager la réflexion culturelle, mettre à l’honneur les diversités de ces expressions : valorisation des diversités noires, L’Espace Canopy mettra en vitrine des créateurs, des écrivains, des penseurs et des actions d’hommes et de femmes de cultures noires, contribuant ainsi à la visibilité de cette minorité « invisible » et à sa représentativité dans l’imaginaire collectif. Il comprend une exposition d’arts plastiques, une conférence le samedi 10, une séance de cinéma le samedi 17 au Cinéma Image d'Ailleurs et une soiré de cloture le dimanche 25 au Grand Parquet - L'exposition d’arts plastiques comporte des sculptures et des peintures d’artistes antillais, ainsi que les dix poupées de chiffons de Veruska Bellistri, noires, de différents styles de beauté, de formes et de chevelures, qui racontent chacune une histoire d’une petite fille noire témoignant de la difficulté de grandir et d’être élevée en tant que petite fille noire dans un monde de blancs. Vernissage samedi 3 février à partir de 18h - Pass festival : films + soirée clôture : 12€ vente par correspondance ou à Canopy - Lieu de l'exposition : Espace Canopy, 19 rue Pajol, Paris 18è, M° La Chapelle - Rens. Réservation : 06 06 72 26 67 canopy@labelette.info www.labelette.info - Contact presse : 06 88 31 18 94 ferron@labelette.info http://www.labelette.info

--- du lundi 12 février au 18 février : Exposition "Alter Mundi ?" Vernissage le 13 février à partir de 19h Une assemblée de portraits photographique "parlant", montrant des personnes habillées en costume de colon. Cette figure traduit l’ambiguïté de notre regard sur l’autre et sur l’ailleurs; car les mythes qu’elle contient (le pionnier, l’aventurier, l’explorateur, le missionnaire, le militaire, l’esclavagiste, etc...) s’opposent au même titre que se contredisent les valeurs culturelles qui influencent aujourd’hui notre regard : désir d’ailleurs d’un côté mais appréhension de l’inconnu de l’autre, élan humanitaire mais culpabilité, curiosité pour la différence mais méconnaissance interculturelle, etc… Une coopération entre l'artiste Julien Pelletier et l'association "Trajectoires". L'association "Trajectoires" est une équipe de spécialistes en sciences sociales, composée de sociologues, d'historiens et de politologues, travaillant sur les questions de mémoires sociales et culturelles, et notamment sur les questions des migrations. Rencontre-débat le 15 février (horaire précisé ultérieurement) Visite guidée de Julien Pelletier et débat avec les sociologues de l'association "Trajectoires". - Lieu : 190 bd de Charonne, Paris 20è - Rens. 01 40 24 16 34 info@confluences.net www.confluences.net

lundi 12 février à 17h30 Conférence : " Les relations à plaisanterie en Tanzanie " avec Marie-Aude FOUERE - la conférence est suivie d’un débat et d’un pot amical.- Lieu : salle de cours du Musée de l’Homme, 3è étage du Palais de Chaillot, 17 place du Trocadéro, Paris 16è M° Trocadero - Rens. 01 47 27 72 55 - africanistes@wanadoo.fr - http://www.mae.u-paris10.fr/africanistes/

--- lundi 12 et 26 février de 19h à 21h Afriques « lusophones » : dynamiques de transterritorialisation - Dès la fin du XVe siècle, nombre de sociétés en Afrique ont établi des contacts avec le reste du monde via les échanges marchands et les traites transocéaniques. Imposés ou volontaires, ces contacts ont contribué à la circulation des hommes, des pratiques, des idées, des valeurs et des utopies. Il s'agit de montrer que la création de territoires virtuels n'est pas une manifestation de la modernité redevable des nouvelles technologies de communication, mais une dynamique inscrite dans le mode de formation des sociétés. Son illustration aura lieu à partir des sociétés africaines issues de la colonisation portugaise, terrain élargi à la Guinée équatoriale. Lieu : salle 9, 105 bd Raspail Paris 6è - M° Sèvre-Babylone - Rens. 01 46 70 34 16 ou 06 29 77 56 68 elisa.maino@wanadoo.fr ou secrétariat du CEAf, 01 53 63 56 50 stceaf@ehess.fr

--- mercredi 14 et jeudi 15 février 2007 à 21h : Soirées Concerts David Neerman & Lansine Kouyaté : Entre musique mandingue et jazz… C’est la rencontre, à la fois parfaitement naturelle et totalement inédite, de deux instruments issus de la même lignée : le balafon et le vibraphone. Celle surtout de Lansine Kouyaté, musicien virtuose issu d’une grande famille de griots maliens et de son alter-ego, David Neerman, musicien improvisateur touche-à-tout. - Entrées 8 / 10 € - Lieu : SATELLIT Café, 44 rue de la Folie Méricourt, Paris 11è M°: St Ambroise ou Oberkampf - Rens : 01 47 00 48 87 – presse@satellit-cafe.com

--- jeudi 15 Février: à 14h30 : Rencontres-débats Entrepreneuriat social et solidaire : Comment créer une activité économique qui soit également sociale (aide à l'insertion, à l'emploi, active dans le développement local...) et solidaire (respect de l'environnement, solidarité locale ou internationnale). Les intervenants présenteront des exemples d'activités, des aides pour ces projets particuliers. Nous nous pencherons sur des statuts particuliers (SCOP, SCIC, Coopérative...). Lieu : Cité des sciences et de l'industrie M° Porte de la Villette - Rens. 01 40 05 83 79 csa@cite-sciences.fr

vendredi 16 février, à 20h30 : projection du film "Demain, un jour nouveau" (Gabon, 1978, 90 min, fiction) de Pierre-Marie Dong - Dans une République fictive d'Afrique, les séquelles de l'administration coloniale avec leur lot de privations et de vexations vont mettre aux prises deux hommes, Albert Souamy (interprété par Doura Mané), directeur de cabinet du président de la République et Ikapi, vice-président de la République (Théo Légitimus). Le vieux président, de son lit d'hôpital, destitue Ikapi qui, du coup, redouble d'ardeur pour paralyser l'action de l'homme qui l'a remplacé, Souamy. Ce dernier devient président de la République à la mort du vieux président. Plus tard, il se fait plébisciter, par des élections. Un homme d'État seul envers et contre tous, et surtout face à lui-même. Seul avec ses convictions dont il doit assumer la responsabilité, faisant route avec pour tout compagnon, son seul idéalisme. - Tarif : 5€/3€ - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, 50 av. Victor Hugo Paris 16è - Rens. 01 45 00 91 75 communication@dapper.com.fr http://www.dapper.com.fr

--- vendredi 16 et samedi 17 février à 20h30 et 18 février 2007 à 17h00 Danse - XIIIe festival On y danse (avecMichèle Noiret, la Cie La Zampa, Claudio Bernardo, la Compagnie Stéphane...), Nunakt (chorégraphie et interprétation : Nicole Mossoux et Karine Pontiès) ou les pérégrinations de deux plantigrades qui s'essaient à l'art de la danse. Allégorie du gouffre identitaire, Nunakt donne à voir le semblant chorégraphique? Ce spectacle sera suivi de Noli me Tangere (chorégraphie et mise en scène : Nicole Mossoux et Patrick Bonté) qui explore le thème des attractions fatales. Lieu : Centre Wallonie-Bruxelles à Paris - 46, rue quincampoix, Paris 4è - M° Rambuteau - Rens. Réservation 01 53 01 96 96 - info@cwb.fr www.cwb.fr

--- samedi 17 février de 14h à 16h Projection de films à l’occasion du festival Fulgurance avec 3 films d’auteurs africains et antillais "Pression" 1998 - 28' -Franco-béninois - fiction de Sanvi Panou. Kangah, étudiant africain, est un jour accosté dans la rue par une vieille dame qui lui crie de rentrer dans son pays. D’abord choqué, il accepte et la suit chez elle pour prendre l’argent qu’elle lui propose pour son billet. "Le premier jour" - 2004 - 22' - de Luc de Saint-Sernin. Antilles, 1848. Un officier du ministère des Colonies a la charge d'attribuer un nom de famille à une soixantaine d'esclaves affranchis. "Parole sans paroles" - 2006 - 52' - Côte d'Ivoire - documentaire réalisé par Idrissa Diabaté. Portrait de Ludovic Fadairo, le célèbre artiste-peintre d'une Afrique en perpétuelle interrogation suivit à 16h d'une rencontre avec les réalisateurs, autour d'un cocktail - tarif 6€ , Pass festival : films + soirée clôture : 12€. - Lieu : Cinéma Images d’Ailleurs 21 rue de la clef Paris 5è, M° Censier-Daubenton - Rens. Réservation : 06 06 72 26 67 canopy@labelette.info http://www.labelette.info

--- samedi 17 Février à partir de 14h30 Conférence "Célébrer le Génie Africain" animée par Jean-Philippe Omotunde et organisée par les éditions Menaibuc et le site Africamaat.com à l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Manuel d'Etudes des Humanités Classiques Africaines" - Dégustation offerte - PAF: 5€ - Lieu : Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, 270 Rue St. Jacques, Paris 5è. RER B : Luxembourg (sortie rue de l’abbé de l’épée) - Rens. www.africamaat.com

du samedi 17 au 25 février "Semaine anti coloniale " à la fois un vaste forum de discussion, et un moment d’initiatives concrètes, politique, artistique et culture vise à fédérer tous ceux pour qui l’anticolonialisme n’est pas seulement une commémoration de quelques grands évènements mais la mémoire vivante des luttes d’aujourd’hui et de demain. - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

--- samedi 17 Chibanis et Foyers Sonacotra Au « ministère de la crise du logement » : Chibanis et Foyer Sonacotra, hier et aujourd’hui. - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

samedi 17 février à 22h Concert : "Shades of Ouidah" Jean-Jacques Elangué et son saxophone, accompagné de Simon Goubert, Alain Jean-Marie, Darryll Hall, propose un menu de fraîcheur jazzistique démultipliée par un talent de la relecture des Anciens et une sensibilité dans la composition propre à ceux qui de près ou de loin ont vu, senti Ouidah, centre négrier historique très connu. De cette douleur, cette quête de liberté, nous revient aujourd’hui une musique d’improvisation, le Jazz, que l’Africain Jean-Jacques Elangué fait vibrer sur les deux rives atlantiques jusqu’à l’extase. Récidivistes, trois des pointures du quartet ont en partage le très fringant enregistrement «Shades of Ouidah» de Jean-Jacques Elangué à paraître en 2007 (Zzzt production). Un bouillon de swing qui nous arrache de toutes habitudes. - Tarif 18€ - Lieu : Le Baiser Salé - 58 rue des Lombards, Paris 1er, Rens. 01 42 33 37 71 contact@lebaisersale.com http://www.lebaisersale.com

--- lundi 19 à 19h : Rencontre-Débat : Notre anticolonialisme et le leur !! Débat organisé par les "indigènes de la République" à la Librairie Ishtar, 10 rue cardinal Lemoine, Paris 5è, M° Jussieu, Maubert-Mutualité. - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

--- mardi 20 février 2007 de 17h à 19h Présentation du livre Le retour des camps ? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo… par les auteurs Olivier Le Cour Grandmaison, Gilles Lhuilier, Jérôme Valluy (dir.), - Lieu : Univ. Paris 1 - 12 pl. du Panthéon - Salle n°1 - Rens. 01 44 73 79 86 doris.audoux@autrement.com extrait du livre http://terra.rezo.net/article554.html

mardi 20 février Soirée poésie et littérature anti-coloniale organisé par le Scribe-Harmattan. A 20h à l’Espace le Scribe-l’Harmattan 21bis, rue des Ecoles, Paris 5è - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

--- mercredi 21 février : Concert de lancement de l’album « Décolonisons ! » organisé par Survie. "Le 9 billard" (Bar-concert) 179 rue Saint Maur Paris 10è M° Goncourt - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

mercredi 21 et jeudi 22 février à 21h Soirées Concerts HANTA - Musique et chant de Madagascar Douée d’une voix envoûtante, douce ou impérieuse selon ce qu’elle exprime, riche des mille couleurs et rythmes de la musique malgache, Hanta est sans aucun doute aujourd’hui l’une des artistes les mieux placées pour incarner l’île de Madagascar, l’Asie-noire ! De sa voix lancinante et chaleureuse, elle chante les réalités de la vie sociale et les relations humaines ; perception et sensibilité féminines sont bien au rendez-vous ! Ici où là les influences s’entremêlent, l’énergie de l’Afrique et la douceur subtile de l’Orient se côtoient, s’épousent pour former une indicible harmonie. - Entrées 8 / 10 € - Lieu : SATELLIT Café, 44 rue de la Folie Méricourt, Paris 11è, M° St Ambroise ou Oberkampf - Rens. : 01 47 00 48 87 presse@satellit-cafe.com www.satellit-cafe.com

--- jeudi 22 février de 8h30 à 13h : Conférence sur le thème : Union africaine : l'enjeu chinois - L'objectif est d'apporter aux participants une lecture et compréhension communes des enjeux de la coopération sino-africaine, de discuter des raisons qui vont faire de la Chine le partenaire vital et stratégique de nombreux pays dans 10 ans et développer ses réseaux d'affaires en France, en Afrique francophone (Zone CEMAC ET UMEOA), et en Chine. Ont été invités : l'Ambassadeur de Chine en France, le Président de la BDEAC, ancien premier ministre, le Secrétaire Général de la CEEAC ancien premier ministre, le ministre togolais des affaires étrangères et de l'intégration africaine, la ministre du commerce, de la consommation et des approvisionnements du Congo-Brazzaville, le vice président du MEDEF, le Maire de Chantilly, ancien ministre. Les spécialistes franco-africains de la Chine, les membres du CRAFA - Pièce d'identité exigée à l'entrée - tarif 40€ - Lieu : Salons Etoile - 75 av Marceau, Paris 16è - Réservation avant le 17 février Fax:01 40 86 54 55 ou Rens. 08 77 96 55 33, 06 26 77 47 53 patricepassy@miq-conseil.com www.miq-conseil.com

--- jeudi 22 février Remise du prix du livre anti-colonialiste et lancement année africaine des résistances et alternatives. Librairie Ishtar, 10 rue cardinal Lemoine, Paris 5è, M° Jussieu, Maubert-Mutualité. - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

--- jeudi 22 février Rencontre-Débat Inauguration de l’Année africaine des résistances et des alternatives, de Frantz Fanon à Thomas Sankara, avec un hommage à Frantz Fanon (film et conférence-débat). Remise du prix Ishtar du livre anti-colonialiste. Librairie Ishtar, 10 rue cardinal Lemoine, Paris 5è, M° Jussieu, Maubert-Mutualité. - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

--- vendredi 23 février de 18h à 20h : Présentation du prochain N° de la revue "L'arbre à palabres" sur les thèmes : Racisme, xénophobie & problématique des minorités visibles en France : Dénoncer, comprendre et agir par Christelle Traoré et Immigration où en sommes-nous ? par Guillaume Gadji Opely - Lieu : 20 rue Rochechouart, Paris 9è (au dessus de la boutique Artisans du Monde) M° Cadet - Rens. arbre.palabres@free.fr - Réservation 01 42 82 07 51 cdtmparis@ritimo.org (nb de place très réduit)

--- du vendredi 23 février au 18 Mars 2007, le vendredi et samedi à 20h, le dimanches à 15h : Spectacle d'1h tout public, à partir de 6 ans Histoires du monde de la compagnie du Naïf Théâtre : une troupe de comédiens ambulants avec leurs masques et instruments de musique qui passent du voyage initiatique d’un enfant éléphant à une pièce burlesque et musicale d’animaux loufoques et farfelus qui rappellent bien sûr leurs frères zumains et leur folie. Le spectacle est suivi chaque dimanche à 17h de surprises (contes, ballets africains, concerts…). Avec : Ngau Alfonsina Alfa (Angola), Antonia Da Silva (Portugal), Reine Mukinisa (Congo-RDC), Lomani Mondonga (Congo-RDC), Nicolas Le Bossé (France), Yilin Yang (Taïwan) - Tarifs : de 3€ à 12€ - Lieu : le Grand Parquet , 20 bis rue du Département, Paris 18ème, M° : La Chapelle / Marx Dormoy - Rens. 01 40 05 02 30 / 01 40 05 01 50 communication@legrandparquet.net www.legrandparquet.net

--- samedi 24 février de 11h à 14h et dimanche 25 février de 17h à 20h stage de danse africaine avec Sidiki Koumbassa - Il fait partie de la toute jeune génération de danseurs guinéens. Suivant les traces de son père, Youssouf Koumbassa, danseur du Ballet National et du Ballet Djoliba, Sidiki se forme au contact de grands maîtres de la Guinée, comme Sékouba Camara, Hamidou Bangoura et Italo Zambo, qui l'initient aux rythmes et danses des différentes ethnies de son pays, soussou, landouma, baga... Il travaillera ensuite avec le Ballet Fareta, s’initiera à l'acrobatie avec le Circus Baobab et intégrera à 20 ans les fameux Ballets Africains. Un stage ouvert à tous niveaux, accompagné bien sûr par des musiciens percussionnistes... Tarif 35€ - lieu à MICADANSES (Studio May Be), 15 rue Geoffroy-L’Asnier Paris 4è, M° Saint-Paul ou Pont-Marie - S'inscrire à l'avance : 06 14 38 81 11 mzal@club-internet.fr

--- samedi 24 février à 14h : Rassemblement place du Trocadéro pour protester sur la situation faite aux Comores et hommage aux personnes mortes en mer entre Mayotte et Anjouan du fait des visas Balladur - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

--- samedi 24 février de 21h à 8h du matin : Nuit du film anticolonial aux « trois Luxembourg » 67 rue Monsieur Le Prince, Paris 6è, 08 92 68 93 25, M° Odeon, Luxembourg. et remise du prix du colonialiste de l’année - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

--- dimanche 25 fevrier à 14h : 6ème édition du "Juste Debout", les rencontre internationale de danse Hip Hop de Paris. Tarif 14,60€ - Lieu Stade Pierre de Coubertin 82 Avenue George Lafont à Paris 16è - Rens. 01 45 79 73 93 bruceykanji@hotmail.com www.juste-debout.com

dimanche 25 février de 17h30 à 21h45 Soirée de clôture du festival Fulgurance au Grand Parquet - à 17h30 : Lecture jouée de textes de Frantz Fanon et Edouard Glissant, mise en lecture de Gerty Dambury avec Christian Julien et Dominik Bernard - à 18h35 : Contes avec Philippe Cantinol, accompagné de Paul Herman Lagier et Jean-Claude Montredon, musiciens - à 19h45 : Concert solo de contrebasse par Eric Vinceno - et à 20h45 : musique et tambours Gwo Ka avec l’association Karib’K - Tarif d'entrée : 10€/5€ possibilité de petite restauration - Lieu : Le Grand Parquet, 20 bis rue du Département, Paris 18è, M° La Chapelle, à 2 mn de l’Espace Canopy. - Rens. Réservation : 06 06 72 26 67 canopy@labelette.info http://www.labelette.info

--- du 27 février au 11 mars de 10h à 20h : Exposition "Viellir en Exil" - En partenariat avec le collectif Couleur d'Orange - Ils sont algériens, marocains, sénégalais, maliens… Aujourd’hui qu’ils ont atteint l’âge de la retraite, les minuscules chambres du foyer de travailleurs émigrés de Fives, ses cuisines collectives, sa cour et sa mosquée constituent tout leur quotidien, parfois ponctué de voyages au pays. Exposition photographique de Philippe REVELLI. Ses reportages (textes et/ou photos) sont publiés dans Le Monde Diplomatique, l’Humanité, Télérama, la Chronique d’Amnesty International, Faim et développement magazine, Notre Histoire, De l'air, Recto-Verso, Science et nature… Il collabore régulièrement avec des organisations humanitaires et de développement (CCFD, Handicap International, MSF). Vernissage le mardi 27 février à 19h - Lieu : FIAP Jean Monnet, 30 rue Cabanis, 75013, Paris 13è - Rens. tel. 33 1 43 13 17 17 (rés) - 33 1 43 13 17 00 fiapadmi@fiap.asso.fr http://www.fiap.asso.fr

--- mardi 27 et mercredi 28 février à 21 : Concert de Sara Tavares, ou la voix douce et lumineuse d’une jeune chanteuse capverdienne qui allie parfaitement les rythmes lusophones et la soul. Auteur, compositeur, interprète, elle joue avec les mots et sa guitare en multipliant les va -et-vient entre ses racines africaines et une personnalité très affranchie des contingences du genre. Les arrangements harmonieux de ses propres compositions traduisent les sentiments, même si on ne comprend pas les textes. Sa voix a un pouvoir de guérison, celle de quelqu’un qui a lutté pour sa place dans le monde puis s’est acceptée totalement. Une rencontre, un nouveau regard sur la musique du Capverdienne. - Entrées 8 / 10 € - Lieu SATELLIT 44 rue de la Folie Méricourt, Paris 11è - M° : St Ambroise ou Oberkampf - Rens 01 47 00 48 87 / fax 01 41 08 80 08 – presse@satellit-cafe.com www.satellit-cafe.com

Actions situées en Seine et Marne (77)

--- jusqu'au 16 mars 2007 exposition photographique "En quête d’identité" oeuvres du Fonds National d'Art Contemporain - avec entre autres des œuvres de Seydou Keita - La globalisation de l’économie et des échanges parallèlement aux développements des manipulations génétiques provoquent l’angoisse de voir émerger un modèle unique faisant fi des particularités et de l’identité individuelles. Cette préoccupation apparaît dans le travail de nombreux artistes dès la fin des années 80, spécifiquement dans le genre du portrait photographique. - Lieu : Centre photographique d'île de France, 107 avenue de la république, Pontault-Combault (77) - RER E direction Tournant et 10 mn à pied - Réservation au 01.70.05.49.80/82 contact@cpif.net www.cpif.net

samedi 10 février à 9h Film-débat "Bamako" , débat animé par François Mauger Lieu : La Ferme des jeux, rue Ambroise PRO à Vaux le Pénil (77) - Rens. 01.64.71.91.20 info@cadtm.org http://cadtm.org www.cinema-pandora.com (source CADTM)

=====> Actions situées dans les Yvelines (78)

--- samedi 17 à 21h Concert de Keny Arkana au Sax : 2 rue des Champs - Achères (78). Organisé par Survie dans le cadre de la sortie de la compilation "décolonisons !" - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

Actions situées en Essonne (91)

--- du vendredi 2 au 28 février du lundi au vendredi de 10h à 21h et le samedi de 14 à 19h Exposition d'Alain Adebiyi Chatenet Approche du monde Yoruba : Costumes Egungun, Gèlèdè, des statuettes et autres fétiches de la culture Yoruba - … Un vernissage accompagné d'une démonstration de danse africaine aura lieu le vendredi 9 - Lieu : MJC Fernand Léger, 45, all Aristide Briand, 91100, Corbeil-Essonnes (91), Rens : 01 64 96 27 69 alainadebiyi@yahoo.fr http://alainchatenet.over-blog.com ou MJC 01 60 89 02 85 http://www.mjccorbeil.com

--- samedi 24 février Concert : Kristo Numpuby chante "Brassens en Afrique" show case gratuit pour la sortie de l'album "Brassens en Afrique" Autant apprécié que Claude François ou James Brown par les bantous d’Afrique subsaharienne dans les années 70, le poète coquin et rebelle reçoit ici un chaleureux hommage rythmé par les musiques d’Afrique et de la diaspora. Les chansons de BRASSENS interprétées par Kristo NUMPUBY et ses musiciens nous entraînent dans les bars surchauffés d’Afrique Noire où nous attend un assortiment de rythmes (Makossa, Assiko, High-life, Mbalax, Sega, Ndombolo etc…). Voici un spectacle qui va plaire à beaucoup de francophiles. Lieu : FNAC d'Evry- Centre Commercial Régional Evry 2 - 2 bd de l'Europe 91000 EVRY - Rens : 01 53 21 06 97 contact@brassensenafrique.com

Actions situées dans les Hauts de Seine (92)

--- dimanche 18 février à 18h30 Inauguration de la station de métro « 17 Octobre 1961 » à Gennevilliers Rendez vous au niveau du carrefour des rues Robert Dupont, Émile Zola et du boulevard Pierre de Coubertin. Metro Asnières Gennevilliers puis bus 235 Arret Rue Des Bas (2eme arret en partant du métro). - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

--- du vendredi 23 février au samedi 24 mars : Exposition « Couleurs et Sonorités d’Afrique ». Vernissage, avec le concert "Sanzas !" des artistes du collectif Lézards Noirs le vendredi 23 février à 18h30 - Lieu : médiathèque de Meudon, place centrale à Meudon-la forêt (92) - RER ligne C, arrêt « Meudon Val Fleury » - SNCF Montparnasse, arrêt Meudon : sortir au bout du quai (sortie de nuit) et descendre jusqu’au rond point du viaduc ; prendre sur la droite le Bus 289, dir Clamart jusqu'à l'arrêt '"Eglise de Meudon la Forêt" - Entrée libre dans la limite des places disponibles. Rens. horaires 01 41 28 19 55 http://media.mairie-meudon.fr - ou association "Lezards Noirs" 01 43 91 34 95 - 06 16 51 86 73 lezardsnoirs@free.fr

--- vendredi 23 février à 20h "Marianne et les colonies", rencontre/débat organisé par l’UNADE avec Gilles Manceron et Moustapha Gueye. Espace des Gresillons, 30 rue François Kovac à Gennevilliers (92) - Rens. semaine anti coloniale 06 33 03 31 07 contact@anticolonial.org www.anticolonial.org

samedi 24 février à 15h Défilé de mode solidaire. Après avoir travaillé pour plusieurs maisons de couture renommées, et, par la suite après moult aventures, Serge Jallan a décidé de créer sa propre marque, et son style de vêtements. Cet événement sera donc également le lancement de sa griffe « Maloya ». Ces vêtements pourront être portés par des personnes de tous horizons. Alors que vous soyez amateurs de mode ou bien professionnels et que vous pensez que la mode peut sortir de son cadre habituel et normalisé, nous vous attendons nombreux, afin de le soutenir dans ses débuts, découvrir sa griffe, et, ses créations adaptées à chacun de nous, aussi bien par le style, que par le système de fermeture. Seront aussi présentes : des associations africaines pour illustrer un lien entre mode, développement durable et économie solidaire; Romuald Ravary pour vous présenter ses création en perles, réalisées avec des personnes en maison de retraite sur le thème de la solidarité inter génération. Lieu : Salle des Fêtes, Stade municipal de Courbevoie, 5mn à pied de la Gare de Courbevoie, 10 mn de la Gare de Becon ou bus 275 au départ du RER Ache de la Défense - Rens. Comité Solidarité Défense 01 49 06 02 87, 06 11 86 10 94 socomite@numericable.fr

=====> Actions situées en Seine St Denis (93)

--- jusqu'au 17 février 16ème édition du rendez-vous jazz : festival SONS D’HIVER, avec cette année quatre soirées hommage à John Coltrane, célébrant l’anniversaire des 40 ans de sa disparition. Carte blanche donc aux nouveaux artistes qui suivent sa démarche artistique. Jazz et musiques improvisées au programme. Lieu : differentes villes du Val de Marne (94) - Rens. Réservation 01 46 87 31 31 sonsdhiver@sonsdhiver.org www.sonsdhiver.org

--- vendredi 16 février à 20h : Conférence "Photographies d'epoque" Le Collectif Fusion et la Ville de Villiers-le-Bel, en partenariat avec la Maison de Quartier Camille Claudel, vous proposent une conférence illustrée de photographies d’époque : « Un habitant de Villiers-le-Bel conquérant de l’actuel Mali : le colonel Archinard, 1888-1893 » par Madame Martine CUTTIER. Signature de son ouvrage : « Portrait du colonialisme triomphant, Louis Archinard 1850 – 1932 » Éditions Lavauzelle - Lieu : Maison de Quartier Camille Claudel - 32 bis, avenue du 8 mai 1945 - 95400 Villiers-le-Bel (95) - RER D, bus 268, arrêt Signac Rens. : 01 39 90 00 10 - 01 39 87 31 53 collectif.fusion@free.fr

=====> Petites annonces

26 % des médias étrangers enregistrés en France auprès du Centre d’Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) sont d’origine africaine. Ces médias sont constitués en Association de la Presse Panafricaine (APPA). M. Louis KEUMAYOU vient d'être réélu à la tête de cette association suite à l’assemblée générale du 20 décembre dernier. Qu'il soit remercié pour son action en faveur de l'amitié et du respect entre les peuples

Un nouvel atelier de danse afro-antillaise (niveau débutant) est ouvert chaque mercredi à l'Armée du Salut, 12bis rue Cantagrel - Paris 13è - M° bibliothèque F. Mitterrand. Horaire : 19h-20h30 - Responsable pédagogique : Zab (06 61 44 73 96) - Rens 06.64.74.03.79 martine.bergoz@hotmail.fr 06.64.91.00.92 jco.egouy@free.fr http://www.les-arts-mandingues.com

Sauf indication contraire l'entrée aux manifestations est libre - Si vous souhaitez en faire profiter vos amis : n'hésitez pas à retransmettre ou à les abonner, c’est gratuit : il suffit de le demander - Prochain couriel vers le 28 février : si vous avez des informations à faire passer : merci de me les communiquer avant le 20 février - Si vous n'arrivez pas à joindre le contact annoncé, merci de m'en avertir - Pour éviter mes courriers, il suffit de me répondre STOP en indiquant l'adresse de réception si le message a été redirigé - Enfin : L'agenda est disponible en entier ou partiellement sur les sites suivant : http://fr.groups.yahoo.com/group/presseafricaine ; http://www.africapole.com - Cordialement : jp.vanhoove@wanadoo.fr - From: "jp.vanhoove" <jp.vanhoove@wanadoo.fr>

 

36) Solidarité ! Kadidja risque la prison pour s'être opposée à une expulsion

Kadidja, habitante de Saint Denis et militante de l’association de chômeurs et précaires Apeis, risque jusqu’à 5 ans de prison et 18 000 euros d’amende ! Son crime ? Le délit de solidarité ! Elle est accusée d’entrave à la circulation d’un aéronef, pour s’être opposée à une expulsion.

=====> Les faits. Le 29 novembre, à l’aéroport de Roissy, Kadidja prend un avion pour Bamako au Mali pour retrouver sa famille paternelle. Alertée par des jeunes du syndicat Sud Etudiant à l’enregistrement de l’expulsion imminente d’un jeune sans papiers, elle prend l’initiative de s’interposer à cette expulsion : récupère un paquet de tracts, et part discuter lors de l’enregistrement avec les autres passagers pour demander à parler avec le commandant de bord et lui signifier le refus de voyager avec un expulsé. Une fois dans l’avion, les choses se précisent : un sans papiers est présent entouré par des policiers. Le commandant ne se manifestant pas, Kadidja appelle les autres passagers à ne pas attacher les ceintures, un nombre important de passagers soutient cette action de solidarité. La police intervient et menace de 3 mois de prison l’homme, qui finalement accepte sous cette pression de partir. La police relève l’identité de la militante. A son retour du Mali, le 24 décembre, la police des frontières interpelle Kadidja et se voit accusée d’avoir « entravé volontairement la circulation d’un aéronef. Son jugement devrait avoir lieu en avril.

=====> Ne pas accepter l’inacceptable !

L’action de Kadidja est un acte juste, comme la défense du droit universel de libre circulation et du droit de liberté d’opinion et d’expression.

Nous ne laisserons pas un acte de solidarité être puni ! Nous exigeons la relaxe de Kadidja et l’abrogation des dispositions répressives à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme considérés comme des délinquants par une frange politique et une certaine justice.

=====> Nous signons la pétition de soutien : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=370 

Nous laissons un message de solidarité à Kadidja : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=371

Apeis Coordination Nationale 8, rue de Verdun 94800 Villejuif

http://www.apeis.org - Merci de faire suivre ce mail à vos contacts.

- From : APEIS : <apeis@freesurf.fr>

 

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         & Echos de France &

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37) Gauche populaire et antilibérale : Un conseil de campagne à l’image de la gauche de combat

Le siège de la campagne de Marie-George Buffet a été inauguré mercredi soir. Une équipe de 122 membres, à ce jour, s’engage autour de la candidate. Rendez-vous au « 75 ». Ce numéro va vite devenir familier aux artisans de la campagne de Marie-George Buffet, qui inauguraient mercredi leur siège au 75, boulevard Vincent-Auriol, dans le 13e arrondissement de Paris. Un lieu de ressources, de rencontres, de débats, de création, explique Francis Parny, vice-président du conseil régional d’Île-de-France, l’un des quatre coprésidents du conseil de campagne. Une présidence collective et diverse, comprenant également le militant antiraciste et conseiller régional Mouloud Aounit, l’ingénieure chercheuse à EDF Marie-Claire Cailletaud et la comédienne Sophie de La Rochefoucauld. À l’image de ce conseil qui compte à ce jour 122 personnalités politiques, élus, des syndicalistes, des jeunes, des représentants du monde de la culture, de la recherche, de l’université (1)... Dans les bureaux fraîchement aménagés, autour des ordinateurs à peine installés, une ambiance de ruche joyeuse règne déjà. Les murs sont décorés des premières affiches et de panneaux de bandes dessinées qui moquent les puissants et n’oublient pas le « karchérisateur » de la Place Beauvau. Au pied des tours du sud de la capitale, le modeste mais convivial siège de campagne de Marie-George Buffet est bien éloigné de l’état-major de la rue d’Enghien, truffé de cerbères et d’oreilles indiscrètes. « Ce qui nous rassemble, estime Francis Parny, c’est la volonté de changer la donne, de bousculer toute la gauche, d’ouvrir une voie nouvelle à la gauche et au pays. Une grande ambition s’appuyant sur le mouvement populaire, qui rejette les politiques libérales et veut trouver une poursuite aux victoires sociales et politiques contre le CPE et l’Europe libérale. » De plusieurs pays d’Europe, les témoignages de soutien des dirigeants des forces de gauche et antilibérales commencent à parvenir. Après Fausto Bertinotti, président du Parlement italien et premier responsable du Parti de la gauche européenne, et Tiny Cox, du Parti socialiste néerlandais, qui se sont exprimés tous deux lors du meeting du Zénith, le 23 janvier, c’était hier au tour d’Oskar Lafontaine et de Gregor Gysi, les deux coprésidents du groupe Linkspartei au Bundestag allemand, de transmettre leur soutien à Marie-George Buffet. La candidate se rendra prochainement au Mali, à l’invitation de la militante altermondialiste, ancienne ministre de la Culture, Aminata Traoré. Le conseil de campagne entend impulser le débat citoyen contre le « duopole » que constitue le couple Sarkozy-Royal, contribuer à l’appropriation collective de la politique. Marie-Claire Cailletaud insiste sur la défense des services publics et la maîtrise publique de l’énergie. « La candidature de Marie-George Buffet, c’est l’espoir », déclare Sophie de La Rochefoucauld. La comédienne, qui figurait avec Marie-George Buffet sur la liste régionale en 2004, rappelle leur combat commun qui a permis la participation des femmes afghanes aux jeux Olympiques d’Athènes. « Il faut, ajoute Sophie de La Rochefoucauld, un autre discours à gauche, et Marie-George est la seule à le porter pour les sept millions d’hommes et de femmes qui sont sous le seuil de pauvreté. » Mouloud Aounit « s’engage en tant que citoyen ». Il parle d’« une femme de terrain, d’une grande sensibilité, d’une grande exigence et d’une grande humanité ». Le militant antiraciste évoque la situation dans les quartiers populaires. « Comment redonner de la dignité à des gens qu’on a mis dans des situations indignes ? » La République, actuellement, ne traite pas tous ses enfants également. « Il y a des poisons qui sont les discriminations, les relégations, les stigmatisations. Au-delà des mots, il y a une obligation de résultats en matière d’égalité effective des droits. » « Enfin notre espace politique est rabougri car la diversité de la population n’est pas représentée dans les lieux de pouvoir. Il y a là un défi à relever. » « Vous êtes des hommes et des femmes de combat et de responsabilité, à l’image de la gauche que je souhaite », déclare Marie-George Buffet, ajoutant : « Ouvrir une autre voie à gauche, c’est un défi énorme et passionnant. » Au fil de ses rencontres quotidiennes avec les salariés et les habitants des quartiers populaires, la candidate observe « une formidable attente politique, une grande soif de débat sur la mondialisation, les délocalisations. Notre candidature est porteuse de sens, porteuse d’un programme politique. Nous allons mener une campagne de rencontres et de débats. Je suis prête au débat contradictoire, mais où sont les candidats ? Ce débat nous allons le mener avec les citoyens. Ce sera un beau débat qui peut nous réserver beaucoup de surprises. » (1) Pour les contacter, une adresse e-mail : lo.live@mariegeorge2007.org - Jean-Paul Piérot

Article paru dans l'édition du 2 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-02/2007-02-02-845138

=====> Parmi le conseil

Camille Barre, association LGBT, Edmond Baudoin, auteur de BD, Christian Benedetti, directeur de théâtre, André Chassaigne, président de l’ANECR, Jean-Jacques Desvignes, syndicaliste EADS, Aminata Diouf, responsable nationale des sans-papiers à Marseille, Maurice Failevic, réalisateur, Roger Fourme, physicien, Nicolas Frize, compositeur, Jean-Luc Gibelin, directeur d’hôpital, Michel Gogail, syndicaliste Total, Jean-Paul Israël, syndicaliste, Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, Serge Lépine, viticulteur, syndicaliste paysan, Marie-Thérèse Martinelli, militante féministe, Marche mondiale des femmes, Claude Mazauric, historien, Odette Niles, résistante, Cathy Polo, syndicaliste énergie, Jacques Serres, comédien, Jean Tardito, député honoraire, Jean-François Tealdi, journaliste, Frédérique Vivencos, responsable syndical Polimeri, Louis Weber, enseignant... Article paru dans l'édition du 2 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-02/2007-02-02-845142

=====> Conseil de campagne. Points de vue

--- Jean-Luc Gonneau, membre de Cactus la gauche « Ex-membre du collectif national pour des candidatures unitaires, je soutiens Marie-George Buffet.

Le temps n’est plus à se rejeter la responsabilité de l’échec, mais à s’engager dans la campagne. Les positionnements de Ségolène Royal, de Jean-Pierre Chevènement n’apportent pas de réponse à l’espoir issu du 29 mai 2005. La diversité du conseil de campagne, très représentatif de la société civile, donne une visibilité à la candidature de Marie-George Buffet, pour élargir son audience et impulser un travail de conviction auprès des électeurs qui regardent vers la gauche antilibérale. À tous ses soutiens de s’impliquer pour que se créent partout des conseils locaux à l’image de cette diversité. »

--- Béatrice Jacobs, metteuse en scène de théâtre et d’opéra

« Marie-George Buffet peut rassembler  une multitude de gens d’horizons divers. La diversité des artistes réunis dans le conseil de campagne en témoigne, avec une palette de talents qui va du slam à la musique classique. C’est la seule candidature qui présente un vrai programme, avec des réponses aux problèmes des gens. Malheureusement, il n’est pas médiatisé comme il le mérite. Beaucoup de travail nous attend pour franchir les barrières dressées dans la campagne. J’ai quitté les collectifs antilibéraux, déçue que tout le monde n’ait pas joué le jeu jusqu’au bout. Mais l’espoir levé dans les collectifs n’est pas mort, et la candidature de Marie-George Buffet peut permettre à tous de se retrouver. »

--- Jean-Paul Moatti, professeur d’université, chercheur

« Je ne suis pas membre du PCF et je ne l’ai jamais été. Mais il m’a paru naturel de prolonger mon engagement pour le "non" au référendum en soutenant Marie-George Buffet. J’ai fait partie du mouvement initié par Sauvons la recherche en 2004. La confrontation politique reste très forte dans ce domaine. La droite et une partie de la gauche pensent que la solution aux problèmes de la recherche passe par le démantèlement du service public. La majorité des chercheurs ne sont pas d’accord, estimant que le service public est au contraire le point fort sur lequel s’appuyer pour mener les réformes nécessaires. La recherche a besoin d’une gauche qui soit claire sur le diagnostic à établir. »

--- Patricia Chalumeau, responsable syndicale

« Mon engagement politique est récent, il prolonge mon engagement syndical.

Je travaille dans le secteur audiovisuel public qui reçoit des coups, il y a besoin de porter le débat au niveau politique pour élaborer des solutions. J’ai fait partie des collectifs du "non" au référendum, j’ai donc suivi toute la trajectoire de Marie-George Buffet dans cette aventure. Je la soutiens encore plus depuis les attaques injustes qu’elle reçoit. À Malakoff, le débat impulsé dans les collectifs a permis de créer un climat de rencontre et de dialogue avec les habitants, que la campagne pour Marie-George Buffet va nous permettre de prolonger en lui donnant un débouché. » Propos recueillis par Sébastien Crépel

Article paru dans l'édition du 2 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-02/2007-02-02-845143

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

38) Marie-George Buffet et  Oscar Lafontaine ensemble pour Airbus

Marie-George Buffet, candidate de la gauche populaire à l’élection présidentielle française, et Oscar Lafontaine, coprésident du groupe parlementaire de gauche Die Linke d’Allemagne, ont rendu publique ensemble une déclaration condamnant l’absence de réactions des gouvernements des deux pays devant les milliers de suppressions d’emplois décidés chez Airbus. « Le 20 février prochain doit être présenté au comité d’entreprise d’Airbus un plan de restructuration appelé "Power 8", ont-ils affirmé. Celui-ci entraînerait des milliers de suppressions d’emplois, une réduction importante du nombre de sous-traitants, une pression accrue sur ceux qui restent, ainsi qu’une incitation ouverte aux délocalisations. » Ces projets de la direction sont d’autant plus condamnables aux yeux des deux dirigeants de gauche qu’ils « interviennent dans un contexte marqué par la perspective d’un doublement de la flotte mondiale dans les vingt ans à venir », soulignent-ils. « Les États doivent avoir une influence directe sur la stratégie d’entreprise d’EADS », estiment-ils, en souhaitant que les imposantes manifestations des salariés des deux pays « obligeront les gouvernements à prendre leurs responsabilités ». O. M.

Article paru dans l'édition du 7 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-07/2007-02-07-845454

=====> Marie-George Buffet à l’écoute du malaise des quartiers

Rencontre. La candidate antilibérale a dialogué, vendredi, avec les habitants de la Madeleine, à Évreux, une cité en souffrance. Mille personnes ont participé à un meeting, le soir, à Rouen. Envoyé spécial à Évreux (Eure) et Rouen (Seine-Maritime). C’est jour de marché à la Madeleine, quartier populaire d’Évreux. Vendredi, Marie-George Buffet est venue à la rencontre de ses habitants. Ici, le maire UMP de la ville, Jean-Louis Debré, a prestement fait débloquer les crédits pour effacer les traces de la révolte des banlieues qui a embrasé la cité, en 2005. Mais les bâtiments refaits n’ont pas éteint les braises de la colère. « Mille logements sociaux ont disparu dans le quartier au nom de la réhabilitation », s’emporte une habitante. Quant à la reconstruction, elle est le prétexte à « une hausse des loyers pénalisante pour les plus modestes », précise Michel Leblanc, conseiller municipal PCF. « Debré veut débarrasser la ville d’une partie des logements sociaux », dénonce Marcel Larmanou, le maire de Gisors. Pour la candidate de la gauche populaire et antilibérale, « la droite n’a rien à faire des problèmes des gens. Dans les Hauts-de-Seine, le département de Sarkozy, 4 000 logements disparaissent ». Et de rappeler son engagement pour la création de 600 000 logements sociaux. « Pas de démolition sans construction préalable », revendique-t-elle. Alain, militant socialiste, l’interpelle sur le respect du vote des Français sur la constitution européenne. « Tu t’es opposée à la réunion de Madrid (des dirigeants de 18 pays européens pour relancer la constitution - NDLR) et tu as raison. Le traité est caduc, mais ils veulent passer outre notre vote. On ne peut pas compter sur le PS. » Marie-George Buffet tempère : « Il y a de très nombreux militants et électeurs socialistes sur lesquels on peut compter. » La rencontre se poursuit dans une salle du quartier. Pas assez de chaises pour asseoir les 80 personnes qui s’y pressent. Christian Jutel, secrétaire du PCF de l’Eure, rappelle le caractère stratégique du quartier pour la droite, qui songe à parachuter Dominique de Villepin candidat aux législatives. L’idée fait rire jaune les habitants. « Depuis que la droite est passée, on ne reconnaît pas la Madeleine. C’est l’horreur, on est mis sous tension par les CRS », explique une jeune femme au chômage depuis trois ans. « Quand on demande quelque chose, on a l’impression qu’on les insulte », renchérit un vieux travailleur d’origine immigrée. « Que comptez-vous faire pour les gens comme moi, qui n’ont pas droit à la CMU pour quelques euros de dépassement du plafond ? » demande la jeune femme. « Il faut revenir à une Sécurité sociale universelle », plaide Marie-George Buffet. « On peut faire rentrer quinze milliards d’euros en faisant cotiser les revenus financiers », argumente la candidate. Dans l’assistance métissée, une question pointe : celle des discriminations. « Nous avons les lois les plus rétrogrades d’Europe sur l’immigration », lance un homme. Une jeune femme française noire dit son sentiment d’être « mise de côté pour le logement et l’emploi », en dépit de ses diplômes. « À cause de mon quartier, de mes origines, je n’ai droit à rien. Où est l’égalité des chances ? » Son voisin, un jeune président d’association, veut « interpeller les politiques : la France est malade de sa diversité », assène-t-il. Marie-George Buffet énonce ses propositions pour lutter contre « la double ou la triple peine » qui frappe les habitants des quartiers : abrogation des lois discriminatoires, droit de vote aux résidents étrangers, création d’un corps d’inspecteurs de lutte contre les discriminations à l’embauche et au logement, soutien à la vie associative, proportionnelle aux élections pour favoriser la parité et la représentation de la diversité française aux élections... Le soir, un millier de personnes ont participé au meeting du parc des expositions de Rouen. Marie-George Buffet a déroulé ses autres propositions d’une « gauche du courage » pour la réforme fiscale, le service public, le pouvoir d’achat, le changement de l’Europe... Aux côtés de la secrétaire du PCF de Seine-Maritime, Céline Brulin, et des parlementaires Thierry Foucaud et Daniel Paul, des salariés en lutte et des personnalités associatives ont apporté leur soutien à la candidate. Comme Michel Gogail, responsable syndicale dans la pétrochimie, qui a rappelé l’urgence de voter une loi contre les délocalisations, Béatrice Delandre, militante antiraciste non communiste, Jean-Sébastien Hidalgo, jeune intérimaire qui a animé la lutte anti-CPE, ou encore Annick Bruma, bénévole aux Restos du coeur... Chérif Laribi, salarié en lutte à la fonderie de Cléon, et Jean-Luc Brouté, syndicaliste chez Shell, étaient là aussi. Shell où se rendra demain l’eurodéputé Jacky Hénin, pour rencontrer les salariés opposés à la vente de la raffinerie de Rouen. Sébastien Crépel. Article paru dans l'édition du 29 janvier 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-01-29/2007-01-29-844827

=====> La réunion de Madrid dénoncée

Dans un communiqué, Marie-George Buffet dénonce la réunion à Madrid, vendredi et samedi, des dirigeants de dix-huit États européens pour relancer le traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas. Elle demande au président de la République de « dénoncer cette offense faite à la France » et s’indigne du silence des autres candidats à l’élection présidentielle . « La France doit dès 2007 retirer sa signature du traité constitutionnel et empêcher toute nouvelle tentative d’adoption. Elle doit proposer d’engager un grand débat à l’échelle de l’Union européenne, impliquant ses peuples, pour un nouveau traité fondamental qui permette de libérer l’Europe de ses politiques et de ses institutions libérales. » Article paru dans l'édition du 27 janvier 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-01-27/2007-01-27-844815

=====> M.-G. Buffet tire le signal d’alarme

Pour la candidate, il est urgent que la gauche se rassemble contre la droite.

Besançon (Doubs), envoyé spécial. À l’occasion de son déplacement en Franche-Comté, Marie-George Buffet a appelé la gauche à « faire preuve de responsabilité car la victoire contre la droite est loin d’être acquise ». Constatant que « Sarkozy porte un programme réactionnaire », que Bayrou surfe sur les sondages mais « reste un homme de droite », la candidate de la gauche populaire et antilibérale appelle l’ensemble de la gauche à se ressaisir. Elle souhaite que « l’ensemble de la gauche se rassemble sur une politique forte ». « La gauche doit répondre aux attentes des Français. Je constate une grande colère devant la manière dont se déroule la campagne. Plutôt que de polémiques autour des renseignements généraux de politique politicienne, nos concitoyens souhaitent un véritable débat sur la politique à mener pour répondre à leurs aspirations en matière de salaires, de pensions de retraite, d’emploi, d’accès à la santé, au logement ou à l’éducation », affirme-t-elle. Selon Marie-George Buffet, le manque de clarté du projet de Ségolène Royal et la multiplication des candidatures ne contribuent pas au rassemblement de la gauche et ne favorisent pas le débat sur la politique que celle-ci doit conduire. Et Marie-George Buffet de déclarer : « Pour ma part, je ne veux pas faire partie d’un cartel contestataire cantonné à l’impuissance. Je veux construire une majorité de gauche pour changer la loi, afin de changer la vie des Français. » Pierre-Henri Lab. Article paru dans l'édition du 2 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-02/2007-02-02-845144

=====> Aux côtés des victimes de l’indifférence patronale

Gauche. Marie-George Buffet a sillonné la Basse-Normandie, jeudi, à la rencontre des salariés victimes de l’amiante. Un meeting a réuni cinq cents personnes près de Caen. Caen (Calvados), envoyé spécial. Un bouquet de fleurs posé au pied du monument enneigé. Sur la paroi en pierre, une phrase d’Albert Camus et cette inscription : « En souvenir des travailleurs de l’amiante, pour ne plus mourir de son travail. » Sur la route de Caen, jeudi soir, entre une rencontre avec des cheminots d’Argentan (Orne) et un meeting à Fleury-sur-Orne, Marie-George Buffet a tenu à faire cette halte, au milieu d’un carrefour qui domine la vallée de la Vère, à Condé-sur-Noireau, en hommage aux victimes de l’amiante.

=====> la maladie continue de rôder au travail

Un lieu de mémoire conquis par les salariés avec la CGT, où le recueillement se mêle à la révolte. En bas, dans la vallée, tant de travailleurs ont côtoyé la matière cancérigène, dans le déni le plus total d’un encadrement qui savait pourtant, jurent les salariés aujourd’hui regroupés en association pour faire éclater la vérité et obtenir réparation. Micheline, vingt et un ans chez Ferrodo, le gros employeur qui a fermé depuis deux ans, Jacqueline, trente ans d’usine, amiantée dès l’âge de trente-neuf ans, sont venues à la rencontre de Marie-George Buffet. Il y a aussi Geoffrey, présent pour sa grand-mère, amiantée à 100 %, décédée l’année dernière, et puis Jean-Louis, vice-président de l’association locale des victimes de l’amiante (ALDEVA), dont les deux parents, à peine âgés de cinquante-cinq ans, n’ont pas survécu aux fibres toxiques. « On nous a trompés, explique Didier Payen, président adjoint de l’association. Quand les gens étaient malades, on étouffait l’affaire. Le patronat est responsable, il a acheté le silence. » Depuis, les luttes ont permis de faire voter des lois pour interdire l’amiante et reconnaître les victimes. Insuffisamment ou trop tardivement encore, souligne Micheline. Et la maladie continue de rôder au travail, « avec la céramique et la laine de verre », des matières toxiques. « Avec la droite, on régresse », déplorent les responsables de l’ALDEVA. « Il y a encore beaucoup à faire », approuve Marie-George Buffet. Qui s’engage à porter, comme le SMIC, l’allocation des victimes à 1 500 euros net tout de suite. Et à s’attaquer au sous-effectif de l’inspection du travail (« seulement 29 créations de postes au budget 2007 », s’insurge-t-elle), au développement des comités hygiène et sécurité (CHSCT) et de la médecine du travail.

=====> « UNE GAUCHE DU COURAGE »

Le soir, au meeting de Fleury qui a réuni cinq cents personnes, Marie-George Buffet en a appelé à « une gauche du courage », pour mener la réforme de la fiscalité, affronter l’Europe libérale, etc. En indiquant où prendre l’argent : « 65 milliards d’aides sont distribués sans contrôle aux entreprises, parfois pour financer les délocalisations. » De quoi répondre à l’« urgent besoin de changement » en Basse-Normandie manifesté par la secrétaire du PCF du Calvados et conseillère régionale, Marie-Jeanne Gobert : « Restructurations et délocalisations (Bosch, Citroën, Valeo...), menaces sur l’automobile (un emploi sur quatre dans la région), suppression de 140 postes de profs en secondaire, disparition de dizaines de bureaux de postes dans l’Orne... » Une « terre de résistance » avec le témoignage des Moulinex liquidés qui se battent toujours pour obtenir justice, ou celui d’une femme ayant vécu l’enfer de l’expulsion locative, militante contre le « racisme social ». À la sortie, Gaëlle, non-communiste venue écouter Marie-George, en est convaincue : « Elle est la mieux placée pour rassembler l’électorat de gauche qui s’est manifesté dans les luttes. » Tout en redoutant « l’éparpillement des candidatures antilibérales » au premier tour. Sébastien Crépel. Article paru dans l'édition du 27 janvier 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-01-27/2007-01-27-844819

=====> Marie-George Buffet « prête au débat »

Conférence de presse. La candidate de la gauche populaire et antilibérale a présenté son programme. Après son meeting de lancement réussi la semaine dernière au Zénith à Paris, Marie-George Buffet présentait lundi soir, son programme à la presse. Cette fois encore la candidate de la gauche populaire et antilibérale a témoigné de sa combativité : « J’ai entendu Nicolas Sarkozy critiquer ses adversaires qui ne veulent pas débattre au fond, qui préfèrent discréditer qu’argumenter », rapporte-t-elle avant de lancer à son adresse : « Je suis prête au débat ! » Sillonnant le pays, de quartiers populaires en entreprises en lutte, Marie-George Buffet est convaincue de la nécessité de répondre à une « urgence sociale ». Face au danger que représentent, à travers le candidat de l’UMP, les projets de la droite, elle estime que « la gauche a besoin de courage ». Et elle insiste : pour ne pas décevoir une nouvelle fois, la gauche doit rompre avec les politiques libérales, relever le défi « d’une véritable alternative antilibérale, citoyenne, féministe, écologique ». Son programme, présenté sous la forme d’une brochure au format poche, est destiné à circuler, à créer le débat sur les marchés, dans les entreprises, les familles, à être un outil pour réfléchir, se faire une idée par soi-même. C’est « une réponse point par point, dossier par dossier, à l’offensive de la droite et du - MEDEF », souligne Marie-George Buffet. Quels moyens face à ses propositions ? Pour elle la question est cruciale si on veut réellement changer de politique. « Il y en a assez de parler de l’impôt de manière abstraite. La question de fond c’est : qui paie et pour quoi faire ? », s’insurge-t-elle en proposant une réforme de la fiscalité « qui aille chercher l’argent du côté des marchés financiers et des gros revenus ». Ce programme, explique Marie-George Buffet à la suite d’une question, est « un cheminement », il recoupe les 125 propositions des collectifs antilibéraux, qui étaient elles-mêmes largement « inspirées » par le programme du PCF. Autre question sur l’entrée en lice de José Bové. « C’est une candidature de trop, pas très responsable et pas très sérieuse », juge-t-elle. Le jour même un sondage LH2 donne 2 % au syndicaliste paysan contre 5 % pour elle. Mais Marie-George Buffet ne le commente pas, elle a déjà dit sa réticence à faire de la politique avec les sondages. Jacqueline Sellem.

Article paru dans l'édition du 31 janvier 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-01-31/2007-01-31-844976

=====> 400 convives à Saint-Barthélemy-d’Anjou

Dimanche en fin de matinée, pas moins de 400 personnes étaient réunies à Saint-Barthélemy-d’Anjou près d’Angers pour un banquet avec Marie-George Buffet. Parmi les convives de nombreux salariés parmi lesquels une délégation de pompiers professionnels en lutte pour la retraite à cinquante-cinq ans. La candidate de la gauche populaire et antilibérale leur a apporté son soutien. « C’est le bon sens d’admettre le caractère dangereux de ce métier », a-t-elle lancé avant de développer les principaux aspects de son programme.

Article paru dans l'édition du 30 janvier 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-01-30/2007-01-30-844900

=====> Une autre tonalité à France Inter, hier

Radio. Marie-George Buffet, était l’invitée de la tranche matinale animée par Nicolas Demorand. France Inter hier. Un salarié témoigne, explique ce que sont devenus ses collègues de travail licenciés de chez Moulinex. Il donne aussi son point de vue sur ce qui devrait changer dans les entreprises afin de ne pas en arriver à de tels gâchis humains, de tels abandons de savoir-faire. Il dénonce cette loi du marché à laquelle, souligne-t-il, les politiques ne devraient pas accepter de se soumettre. En bref, ce salarié parle de droits nouveaux à conquérir pour que la société aille mieux et il renvoie dans les cordes Nicolas Sarkozy et son nouveau refrain sur les travailleurs. Hier matin, la radio avait une autre tonalité, nous parlait d’une autre campagne électorale que celle dans laquelle essaient de nous enfermer l’UMP et le PS, aidés efficacement par la plupart des médias. Hier matin, l’invitée de la tranche matinale de France Inter animée par Nicolas Demorand était - Marie-George Buffet. En vertu de la règle du jeu adoptée chaque lundi entre 8 h 15 et 9 heures, c’est elle qui, après François Bayrou la semaine dernière et avant Ségolène Royal la - semaine prochaine, se « mettait en quatre » pour répondre à l’interview, assurer la revue de presse, présenter et interroger son invité surprise, Lionel Muller, l’un des acteurs de la lutte chez Moulinex, délégué syndical aujourd’hui en préretraite « amiante », et répondre aux questions des auditeurs. Pas de petites phrases, des propositions précises et argumentées : droits des salariés dans la gestion des entreprises, coût du logement limité à 20 % du revenu d’une famille, réforme de la fiscalité « pour mettre plus d’argent dans le budget de l’État, créer des postes d’enseignants, donner plus de moyens à la recherche, la culture », - appel à une bataille pour réorienter l’Union européenne qui « directive après directive tue les services publics ». Pas d’esquive non plus. Pour Marie-George Buffet, l’échec d’une candidature commune de la gauche antilibérale est une « déception » et la candidature de José Bové « la candidature de trop », alors que « l’heure est au rassemblement ». Du côté du PS, elle ne pense pas possible une alliance sur la base du programme de Ségolène Royal tel qu’il se dessine, car « il va amener encore une fois la gauche à l’échec ». Son « obsession » : ne pas témoigner seulement mais « travailler à une nouvelle majorité à gauche qui porte une politique permettant aux gens de vivre mieux », battre la droite et Nicolas Sarkozy parce que « si le loup s’intéresse aux ouvriers c’est pour mieux les manger ». Jacqueline Sellem

Article paru dans l'édition du 30 janvier 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-01-30/2007-01-30-844902

=====> Marie-George Buffet veut faire « tomber les masques »

Devant les salariés d’Eurocopter à La Courneuve, elle dénonce l’appel aux travailleurs de Nicolas Sarkozy. « Commandes historiques pour Eurocopter : + 53,35 % en 2006. Pertes d’activité pour La Courneuve », annonce le titre du tract que le délégué syndical de cette filiale d’EADS, en Seine-Saint-Denis, tend à Marie-George Buffet (1). « Tout est dit dans ces quelques mots. Voilà exactement ce qui n’est plus supportable », relève-t-elle ce lundi matin devant les salariés venus la rencontrer à la porte de l’entreprise. La candidate de la gauche populaire et antilibérale, très remontée, veut faire « tomber les masques ». L’hymne aux travailleurs entonné depuis quelques jours par Nicolas Sarkozy la met hors d’elle. Énumérant toutes les entreprises menacées dont elle est allée soutenir les salariés aux quatre coins du pays, elle interroge : « Qui défend ces entreprises ? Qui défend le travail de ces ouvriers ? » Elle rappelle que Nicolas Sarkozy comme François Bayrou ont abrogé la loi de « modernisation sociale » qui permettait de combattre les licenciements boursiers, qu’ils ont accéléré la baisse des cotisations sociales des entreprises mettant ainsi en cause la santé des salariés et le niveau de leurs retraites. « Ces deux-là ne défendent pas l’entreprise, ils ne défendent pas le travail, ils sont les avocats de la seule finance », lance-t-elle. Et elle s’insurge : « L’appel à l’effort dont Nicolas Sarkozy se gargarise est toujours lancé en direction des mêmes : les salariés. Et il profite toujours aux mêmes, les actionnaires. » Plan social déguisé, restructurations, transferts, les syndicalistes d’EADS expliquent comment les salariés sont les derniers consultés et comment cette condition de « simples variables d’ajustement » s’aggrave de jour en jour. Sentiment de mépris, ras le bol de la politique salariale que subissent particulièrement les jeunes, exaspération à l’annonce des salaires des hauts dirigeants. Face à ce tableau de l’entreprise telle que la vivent ceux qui y travaillent, Marie-George Buffet énonce ses propositions : SMIC à 1 500 euros et Grenelle des salaires, nouveaux droits pour les salariés dans la gestion des entreprises, responsabilisation des donneurs d’ordres vis-à-vis de la situation des entreprises sous-traitantes, abrogation du CNE et des emplois précaires, création d’une sécurité d’emploi ou de formation, réduction du temps de travail et droit à la retraite à 60 ans (55 ans pour les métiers pénibles). « Pour défendre l’entreprise, le travail, ce sont ces mesures qu’il faut mettre en oeuvre, et pas le discours de Madame Parisot », insiste Marie-George Buffet devant les salariés d’Eurocopter. Un coup de colère qu’elle accompagne d’un engagement. (1) À ses côtés, la députée Muguette Jacquaint (PCF), le maire (PCF) de La Courneuve, Gilles Poux, le responsable syndical départemental Thierry Dumez. Jacqueline Sellem. Article paru dans l'édition du 6 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-06/2007-02-06-845363

=====> Jeunes et syndicalistes interpellent Marie-George Buffet

Débats. À l’invitation des communistes de Loire-Atlantique, paroles croisées vendredi entre lycéens, étudiants, précaires, militants ouvriers et la candidate à l’élection présidentielle. Nantes (Loire-Atlantique), envoyé spécial. Un cri de rage lancé d’une voix sourde. « Quelle augmentation du SMIC proposez-vous ? Parce que, vous savez, c’est dur de vivre avec 1 000 euros par mois. » Quelques mots auront suffi à René, jeune homme employé et payé à coups de lance-pierre dans un supermarché du sud de la Loire-Atlantique, pour lancer dans le débat la question la plus urgente qui soit pour lui, pour sa vie et sur laquelle il se prononcera le 22 avril prochain, au moment de glisser son bulletin dans l’urne. « Comment on rassemble autour de nous ? Comment on s’adresse à ceux qui sont dans la misère, au chômage ou à ces salariés qui dorment dans leur voiture sur des parkings ? » Là, c’est Joël, militant communiste et responsable CGT des chantiers navals de Saint-Nazaire qui s’interroge à voix haute. Le ton est donné, ce vendredi après-midi, des deux rencontres organisées par les communistes et la Jeunesse communiste de Loire— Atlantique, entre des syndicalistes du département puis entre des jeunes et la candidate de la gauche populaire et citoyenne. Plus de soixante-dix dans un cas, près de cinquante dans le second en cette fin de semaine, Marie-George Buffet entend multiplier ces échanges directs, qui donnent le ton de sa campagne. Qu’une candidate à l’élection présidentielle se déplace ainsi pour élaborer en commun n’est pas passé inaperçu. « Il existe une envie de politique, d’exigence de débat partout. On a vu en cinq ans ce que la droite a fait. La gauche aura de grands chantiers devant elle pour reconstruire. Il faut donc s’en donner les moyens. » Menace sur le site Airbus de Saint-Nazaire. Reprise des chantiers navals de l’Atlantique, qui se traduit par une recherche de profit immédiat passant de 4 % à 8 %. Plan fret de la SNCF qui dévitalise le transport de marchandise dans la région du principal port de la façade atlantique et projet de privatisation de ces mêmes transports depuis le port autonome. Chantiers navals militaires privatisés et livrés à Thalès. Chasse aux salariés malades à la Sécu... Engagés, chacun des militants ouvriers peut témoigner de l’enjeu de l’élection : va-t-on arrêter la casse ou bien s’accélérera-t-elle ? Dans ses réponses tissées au fil des discussions, Marie-George Buffet étaye le sens de sa candidature. Il faut s’opposer à la démission du politique face aux « experts en défense de l’ordre établi » et d’une - économie libérale toute— puissante, en France et en Europe. Cela suppose de renverser les priorités, partir des problèmes du quotidien pour imposer une autre logique. « Par des propositions et des actes au quotidien, contre une expulsion ou contre des licenciements, il faut montrer qu’il est possible de changer en profondeur. » La démocratie est à étendre, du local jusqu’au sommet de l’État, pour que citoyens, élus et salariés aient leur mot à dire dans les choix de gestion et de développement des territoires. La question de l’argent est au coeur de la possibilité de changer ou pas le cours des choses. « Je suis la seule à poser la question d’une autre fiscalité », précise-t-elle, chiffres et propositions à l’appui. « Porter le SMIC à 1 500 euros dès le 1er juillet, c’est 9 milliards. La ponction financière sur les entreprises est de 225 milliards. » Comment éviter un second 21 avril ? Pourquoi ne pas voter utile pour Ségolène Royal dès le premier tour ? Les lycéens qui l’interpellent sont, eux aussi, directs. « On a vu la gauche décevoir, promettre avant d’aller de renoncement en renoncement pour être emportée par les logiques libérales. Je ne veux pas recommencer », répond Marie-George Buffet qui ne se paye pas de mots, ni ne les mâche. * Plus de cinq cents personnes étaient réunies vendredi soir pour un banquet organisé par la fédération de Loire-Atlantique du PCF avec Marie-George Buffet qui a marqué le lancement de la campagne dans le département. Michel Guilloux.

Article paru dans l'édition du 5 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-05/2007-02-05-845296

=====> Marie-George Buffet lance un appel aux salariés de l’énergie

Besançon. Devant une centaine de syndicalistes d’EDF et de GDF, la candidate a prôné la mobilisation en faveur du droit à l’énergie. Besançon (Doubs), envoyé spécial. Quand Marie-George Buffet pénètre jeudi en fin d’après-midi dans la salle du comité d’entreprise d’EDF de Besançon, la centaine de syndicalistes présents l’accueille dans un tonnerre d’applaudissements. Comme le rappelle Christophe Lime, tout le monde ici a en tête la mobilisation contre la privatisation de GDF. « Tu remercieras et tu salueras de notre part l’ensemble des députés et des sénateurs communistes de leur engagement à nos côtés dans cette bataille », lance le syndicaliste. Une bataille loin d’être terminée et que la candidate de la gauche populaire et antilibérale est venue leur proposer de poursuivre. La capitale comtoise a en effet été choisie par Marie-George Buffet pour rendre publique son « adresse aux salariés du secteur de l’énergie ». Dans ce texte qui sera distribué dans les prochains jours aux portes des entreprises concernées, la représentante de la gauche populaire et antilibérale détaille ses propositions en matière de politique énergétique et appelle les salariés à se saisir de sa candidature pour poursuivre le combat.

Devant les agents des deux entreprises publiques, Marie-George Buffet explique sa démarche. « L’enjeu, dit-elle, est que l’énergie reste un bien commun de l’humanité. » Cet enjeu, la candidate se dit convaincue que c’est aujourd’hui qu’il se joue et qu’il faut, sans tarder, engager « ce combat exceptionnel ».

=====> « ASSOCIER SALARIÉS ET USAGERS »

Marie-George Buffet réaffirme « son opposition totale à la remise en cause du service public ». Car celle-ci conduit à « la remise en cause du droit à l’énergie ». « Il faut s’engager à reconstruire une maîtrise publique de l’énergie. Cela passe par la renationalisation d’EDF et de GDF et par la démocratisation », explique la candidate qui se prononce en faveur « d’une cogestion » qui « associe salariés et usagers ». Elle juge également « indispensable » une réorientation de l’Europe et prévient l’assistance qu’« un candidat qui dit 100 % public mais qui ne veut pas rompre avec l’Europe libérale est un candidat qui ment ». Saluant l’action des Robins des bois, elle s’engage « à interdire les coupures » et à conforter les tarifs administrés. Elle développe sa proposition d’un « grand effort de recherche » en direction des énergies renouvelables mais également pour « développer un nucléaire sécurisé et durable ». Pour Marie-George Buffet, il faut enfin en « finir avec la mise à l’index des agents d’EDF et de GDF qui sont montrés du doigt comme des privilégiés » car « il n’y a pas de service public de qualité avec des salariés précarisés, mal payés et toujours moins nombreux ». Cette politique qu’elle propose, la candidate dit sa conviction qu’il est possible de la mettre en oeuvre. Citant l’exemple de l’Amérique latine et les changements politiques qui y sont mis en oeuvre, elle réaffirme son rejet de la fatalité et sa conviction que « la mobilisation qui a permis le rejet du traité sur la constitution européenne et l’abandon du CPE peut ici aussi changer la donne ». Un nouveau tonnerre d’applaudissements conclut l’intervention de Marie-George Buffet. Électriciens et gaziers qui se pressent autour de la candidate afin de lui demander des précisions sur son programme se disent satisfaits. « Ce qu’elle dit correspond à ce que nous défendons au quotidien », explique Pascal. Mais, surtout, les syndicalistes apprécient cette rencontre car « elle a rompu avec la manière dont se passe actuellement le débat politique ». À Besançon, en cette fin d’après-midi comme quelques heures auparavant devant l’entrée de l’usine Peugeot, les salariés disent leur colère et leur « ras-le-bol d’une campagne de petites phrases et d’embrouilles ». Pierre-Henri Lab Article paru dans l'édition du 3 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-03/2007-02-03-845240

=====> L’adresse aux salariés de l’énergie

« L’énergie relève de notre bien commun et donc de la maîtrise des peuples. Comment alors accepter de la confier à de grands groupes capitalistes ou à des fonds de pension ? Parce qu’elle nous concerne tous et toutes, l’énergie doit relever du service public. (...) Seul un véritable service public peut répondre aux besoins humains et garantir notre indépendance énergétique. Seul un véritable service public est suffisamment fort pour encourager la recherche et l’investissement, pour le respect de l’environnement. Seul un véritable service public garantit la sécurité des installations et l’intervention des citoyens dans sa gestion. (...) EDF et GDF devront redevenir 100 % publics et leur "mariage" devra être enfin célébré ! Un pôle public de l’énergie coiffant l’ensemble du secteur (pétrole, gaz, électricité) sera constitué pour favoriser l’intervention des élus, des salariés, des associations dans le suivi et la mise en oeuvre de notre politique énergétique. (...) Je veux porter toutes ces propositions dans la campagne de ces élections présidentielles. Mais je sais que pour être mises en oeuvre, il ne suffira pas de promesses ! (...) À toutes celles et ceux qui veulent ce courage, au gouvernement, pour retrouver la voie du progrès social, préserver et développer les services publics, je veux dire que votre ambition est la mienne. Cette ambition, c’est tout le sens de ma candidature à l’élection présidentielle. C’est le sens de mes propositions pour l’énergie. » Article paru dans l'édition du 3 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-03/2007-02-03-845242

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

39) Marie-George Buffet à l’écoute de l’Afrique

Nicolas Sarkozy s’était fait huer. Invitée par Aminata traoré, la candidate de la gauche populaire, chaleureusement accueillie au Mali, nous déclare : « La gauche a besoin d’un projet fort pour gagner. » À l’issue d’une intense visite de vingt-quatre heures à Bamako, à l’invitation d’Aminata Traoré (voir ci-contre), Marie-George Buffet (1) nous a accordé un entretien.

--- La journée a été très dense. À chaud, quelles sont vos premières impressions sur cette visite au Mali ?

Marie-George Buffet. Je n’ai pas rencontré une Afrique qui se plaint, mais une Afrique qui agit, qui construit et qui réclame une tout autre politique de coopération de la part de la France et de l’Union européenne. Les forces sociales africaines attendent une politique qui soit fondée sur la réponse à leurs projets, aux besoins exprimés par les Africains eux-mêmes, et non une politique qui leur imposent. La seconde leçon que je tire de ces rencontres, c’est qu’il ne peut y avoir de refonte conséquente de la politique de coopération sans détermination à refuser la fuite en avant libérale. Le Mali ne répondra pas à ses besoins alimentaires, ne diversifiera pas ses productions agricoles, ne sortira pas du tout-coton imposé par les puissances néocoloniales, sans que soient combattus les objectifs actuels de l’Organisation mondiale du commerce. Au-delà, on peut augmenter les fonds dédiés à la coopération et il faut le faire, on peut imposer leur transparence et c’est indispensable, mais la politique de coopération ne sera efficace pour les peuples concernés qu’à la condition de combattre les offensives libérales de la Banque mondiale, de l’OMC, de l’Union européenne, des gouvernements engagés dans ces choix.

--- S’est aussi exprimée une très grande colère à l’égard des propos de Nicolas Sarkozy...

Marie-George Buffet. Oui, je l’ai déjà rencontré dans d’autres pays, en Algérie notamment. La politique répressive contre l’immigration menée par le gouvernement soulève beaucoup d’émoi. On mesure à quel point elle est inhumaine quand on entend cette femme parler de son neveu qui est parti depuis des mois pour essayer d’aller dans un pays plus accueillant, et qui n’a plus aucune nouvelle, quand on entend ces femmes parler des milliers de jeunes Maliens morts en quelques années, noyés dans les mers, quand on écoute ces femmes qui ont essayé de faire ce voyage raconter les souffrances et les violences terribles subies. Et que disent tous ces témoignages ? Tant que la situation du pays ne s’améliorera pas, existera ce désir de partir pour vivre mieux. Oui, il y a de la colère contre la politique menée par la France en matière d’immigration et contre les politiques de coopération menées depuis des décennies.

--- Car tous l’ont dit : la priorité, c’est le développement...

Marie-George Buffet. Absolument. Les jeunes que nous avons rencontrés sont clairs : « Si on pouvait vivre ici, on vivrait ici, si on pouvait participer au développement de ce pays, on participerait au développement de ce pays. » Au lieu de parler de l’immigration comme un problème, parlons du développement de l’Afrique, et nous verrons que le débat sur les migrations retrouvera sa place, comme l’expression d’un besoin croissant d’échanges et de mobilités des populations. J’ai été frappée par cette dame qui disait : « Vous vous rendez compte, si on disait subitement à tous les Occidentaux : ’’Vous quittez l’Afrique.’’ Ce serait inimaginable, complètement inconséquent, et c’est pourtant exactement ce qu’on nous dit : ’’Partez de tous les pays où vous êtes venus’’. »

--- Au cours de cette journée, on avait parfois l’impression d’être en pleine campagne présidentielle ?

Marie-George Buffet. C’est impressionnant de voir à quel point ce qui va se passer en France compte ici. Tout le monde nous interroge, notamment sur la gauche. Pourquoi n’a-t-elle pas porté une autre politique de coopération avec l’Afrique ? Les Maliens savent qu’ils jouent aussi en partie leur avenir dans les choix politiques du gouvernement français. Il était donc impossible ici d’oublier les enjeux politiques débattus en France. Vous savez, quand j’entends les femmes maliennes me raconter l’échec de l’implantation d’une filature de coton pour cause de concurrence effrénée, me parler des tissus réimportés alors que 98 % du coton malien est exporté, j’ai l’impression d’entendre parler les ouvrières du textile dans notre pays. Nous sommes tous confrontés à la même mondialisation capitaliste, aux mêmes logiques libérales. Et j’entends partout la même question : peut-on encore mener une autre politique en France, au Mali, en Europe, en Afrique ? Je crois que les énergies existent pour cela, on le voit ici, au Mali, on le voit aussi chez nous en France. Mais il y a aussi des doutes, c’est évident. Je crois que ce qui manque le plus, c’est de mettre en débat un projet fort, et de construire la dynamique de rassemblement qui va le porter. Sans cela, les énergies sont coincées entre une droite de plus en plus arrogante et une gauche qui renonce et qui déçoit.

--- Vous pensez que l’élection présidentielle va se jouer là-dessus : la capacité ou non de la gauche de porter dans le débat un projet fort de changement ?

Marie-George Buffet. Oui, parce qu’après cinq ans d’une droite telle que nous l’avons eue, avec le terrible bilan qui est le sien, comment expliquer que les sondages donnent encore une gauche aussi largement minoritaire ? Je veux bien qu’on m’explique qu’il y a trop de candidats à gauche, mais quand on les ajoute tous les uns après les autres, cela donne 40 %. Alors qu’est-ce qui manque ? Je crois que c’est la dynamique autour d’un projet fort, qui engage la gauche sur un programme courageux et audacieux en termes de moyens pour le changement. Ce projet, j’ai le sentiment qu’il existe à travers tout ce que notre peuple a porté dans la bataille du « non », à travers toutes les batailles pour une autre mondialisation, à travers tout le travail réalisé par une force politique comme la mienne, le Parti communiste, à travers toute l’élaboration dans les collectifs antilibéraux avec l’apport d’autres sensibilités. Je le porte partout dans les rencontres, les débats. Cela va au-devant de très grandes attentes sur les propositions, sur les moyens pour les mettre en oeuvre. Oui, il existe dans ce pays une gauche de combat et de responsabilités.

--- Mais comment la rassembler en quelques semaines ?

Marie-George Buffet. En étant le porte-voix de toutes celles et de tous ceux qui ont l’impression d’être aujourd’hui ignorés par la politique française. Et en mettant en débat ce projet avec eux. Les gens se moquent des fichiers des RG ou du scooter du fils de tel ou tel candidat. Nous avons publié notre programme dans une petite brochure. Je vois que les gens la feuillettent, la lisent, la corrigent si nécessaire... Je veux que ce programme devienne le bien commun de tout le monde, la base d’une dynamique et d’un rassemblement victorieux.

--- Est-il encore possible de faire bouger le paysage électoral dans les deux mois qui restent ?

Marie-George Buffet. Oui, parce que cela répond vraiment à un besoin. Si ce rassemblement ne prend pas de la force, le penchant vers le moindre mal prendra le dessus. D’où l’enjeu de se rassembler maintenant, de se mobiliser sans attendre. Je vais plus loin : cette candidature, ce projet que je porte, c’est peut-être aujourd’hui la chance de gagner pour la gauche. Car on voit bien que la question ce n’est pas seulement est-ce que la gauche va réussir, mais est-ce qu’elle va gagner ? Les journalistes me demandent parfois comment faire avec plusieurs candidatures antilibérales. Mais ce n’est plus cela le problème. Je refuse de m’enfermer dans le scénario d’une concurrence entre « petits candidats », pendant que l’on se résignerait à voir la gauche avec une candidature en quelque sorte « officielle » aller tout droit dans le mur. Je ne suis pas en train de me comparer, de me jauger par rapport à tel ou tel candidat, je m’adresse à l’ensemble des femmes et des hommes de gauche. Je leur dis, pour faire gagner la gauche, pour qu’elle change votre vie, c’est avec vous que je veux avoir ce dialogue, que je veux construire ce rassemblement. Ne nous laissons pas imposer un scénario qui mène à l’échec. Toute la gauche est concernée. (1) Marie-George Buffet était accompagnée de trois membres de son conseil de campagne, Francis Parny, coprésident de ce conseil, Sarah Jane Mellor, militante altermondialiste et membre du Conseil national du PCF, et Jean-Paul Moatti, chercheur à l’INSERM à Marseille, spécialiste du sida.

Entretien réalisé par Pierre Laurent. Article paru dans l'édition du 8 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-08/2007-02-08-845522

=====> Rencontre avec le président du Mali

Le rendez-vous aurait pu être manqué. Le président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré, était mardi en déplacement dans le nord du pays, à Tombouctou. Mais « il n’était pas question de vous laisser repartir sans cette entrevue », a-t-il déclaré à Marie-George Buffet en l’accueillant mardi soir, avant son envol pour Paris, dans les salons de l’aéroport de Bamako, aux côtés d’Aminata Traoré et du premier ministre. Président courageux, il a refusé de signer, contrairement au Sénégal voisin, l’accord de réadmission proposé par Nicolas Sarkozy, avec l’appui de l’Union européenne, dans le cadre de sa politique de renvoi des immigrés. Celui que les Maliens surnomment affectueusement ATT a rappelé les efforts déployés par son pays pour accéder au développement, salué le rôle des coopérations décentralisées développées avec des collectivités territoriales françaises et remercié Marie-George Buffet pour le travail militant de solidarité développé en France aux côtés de la communauté malienne. La candidate à l’élection présidentielle l’a assuré de la poursuite de ces efforts, soulignant l’intérêt des contacts renforcés au cours de sa visite. « L’Europe et la France ont besoin d’Afrique », a-t-elle insisté en contrepoint aux propos entendus il y a quelques semaines à Bamako dans la bouche de Nicolas Sarkozy lors d’une visite mouvementée. P. L. Article paru dans l'édition du 8 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-08/2007-02-08-845519

=====> Une amie et une alliée à la rencontre de Bamako

Des femmes du quartier de Missira aux acteurs politiques et sociaux du pays, tous ont dit à Marie-George Buffet leurs très fortes attentes à l’égard de l’élection présidentielle française. Bamako (Mali), envoyé spécial. L’Afrique a le sens des formules. Et elles n’ont pas manqué d’émailler la journée de rencontres de Marie-George Buffet à Bamako, à l’invitation de la célèbre militante altermon- dialiste Aminata Dramane Traoré. À commencer par celle-ci, entendue mardi après-midi au cours de l’échange de près de trois heures avec plusieurs dizaines de responsables du mouvement social malien, de partis politiques progressistes, des syndicats... : « Merci à Aminata d’avoir arraché, en pleine campagne électorale française, Marie-George Buffet aux banlieues de la région parisienne pour l’amener dans les banlieues de la mondialisation. » C’est bien en effet de la communauté de combats menés contre les politiques néolibérales là-bas et ici, dont il a été question toute la journée. Aminata Traoré, « sensible à la cohérence, à la constance de Marie-George dans la campagne référendaire », à une époque où elle écrivait que le « non irait comme un gant à l’Afrique noire », avait souhaité la venue de la candidate de la gauche populaire et antilibérale pour faire entrer l’Afrique dans le débat présidentiel français autrement qu’au travers du « monologue des libéraux » et du discours agressif et humiliant de Nicolas Sarkozy sur l’immigration. L’hôte de Marie-George Buffet l’a répété à tous les interlocuteurs rencontrés : « Nous accueillons une amie et une alliée dans l’élection présidentielle française qui défend les populations vulnérables en banlieue comme ici. Elle vient s’imprégner des réalités, à l’écoute du Mali, pour entendre ceux qui paient si cher les politiques néolibérales. » La journée avait débuté avec l’accueil dans la maison d’hôte du Djenné, un lieu magnifique, paisible et empli de culture, créé par Aminata, et la visite du quartier Missira de Bamako où est installée cette maison. L’aménagement du quartier, pavé et planté d’arbres, disposant d’un réseau d’assainissement, a été conduit sous maîtrise citoyenne, ce qui n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, raconte Aminata. « Dès que des subventions arrivent, les bailleurs de fonds veulent imposer leurs normes au

lieu d’accompagner nos projets. » Or, c’est précisément l’ambition de toutes les réalisations du quartier Missira : montrer la richesse de l’Afrique, de ses savoir-faire, de ses matériaux, de ses cultures, de ses produits alimentaires... et reconstruire une ville africaine à hauteur d’homme. Face au rouleau compresseur de la mondialisation et au mépris néocolonial, « nous voulons rééduquer le regard de l’Afrique et des Africains sur eux-mêmes », confiait Aminata Traoré en conduisant la visite. C’est avec une très grande fierté, bruyamment manifestée par des chants et des danses, que les femmes du quartier ont accueilli Marie-George Buffet au marché bio de Missira. Un temps destiné à la disparition, il est aujourd’hui entièrement assaini, reconstruit dans une architecture locale, et voué à la vente de produits alimentaires naturels. Idem à l’atelier coopératif du coton où les femmes créent de nouveaux modèles textiles artisanaux. Des produits menacés par la concurrence chinoise qui vient copier les motifs pour les reproduire sans vergogne et les réimporter dans des tissus synthétiques impropres au climat local. Les aberrations de la mise en concurrence ne frappent pas que l’Europe. Le défi de la résistance aux logiques libérales et la nécessité de refonder les politiques de coopération ont traversé tous les débats de l’après-midi avec les responsables des mouvements sociaux et politiques. Coton, agriculture, irrigation, énergie... la coopération n’est plus au rendez-vous nulle part, ont témoigné des représentants du parti Adema, de la coalition des alternatives au développement, de la centrale des travailleurs maliens, le président du comité pour l’annulation de la dette... Marie-George Buffet a assuré de son engagement ferme sur ce terrain-là : « On veut réduire le débat sur l’Afrique en France à un débat sur l’immigration. C’est d’abord la question du développement qui est posée. » Les déclarations de Sarkozy, venu dire sur le sol malien que « la France n’a pas besoin d’Afrique », restent ici une blessure très vive, d’autant qu’elles s’ajoutent au bilan inhumain des politiques répressives en matière d’immigration. Plus de quatre mille jeunes Maliens ont péri ces dernières années, un très grand nombre noyés, ce qui fait dire à certains que la mémoire de l’esclavagisme n’est pas loin. Mais ce sont les attentes politiques à l’égard de l’élection présidentielle qui ont suscité le plus de débats, plusieurs intervenants mettant en cause le « silence de la gauche française », voire ses renoncements. « La gauche doit avoir le courage de sortir des logiques du tout-libéral, de s’opposer aux exigences des multinationales. C’est pour porter cette voix que je suis candidate à l’élection présidentielle. » Le message a été entendu par une assistance manifestement partagée entre son ardent désir de voir la gauche battre Sarkozy à tout prix, et son scepticisme sur la capacité de la gauche française à engager avec suffisamment de détermination de profondes ruptures antilibérales. À Bamako aussi, le coeur de la gauche balance. Pierre Laurent. Article paru dans l'édition du 8 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-08/2007-02-08-845524

====> « Portez notre parole là où on nous interdit d’aller »

Une émouvante rencontre a réuni autour de la candidate les refoulés de Ceuta et Mellila, dont l’espoir se brise contre le mur de l’Europe forteresse. Bamako (Mali), envoyé spécial. « Nos produits, nos ressources partent, mais nous, on nous interdit de partir. » La voix pleine de colère, celui qui parle a vécu le calvaire de l’exil, le départ pour essayer de « vivre, tout simplement », et l’espoir qui se brise contre le mur et les barbelés de l’Europe forteresse. Emprisonné, bastonné, jeté dans le Sahara. Mamadou préside aujourd’hui l’association - Retour-Travail-Dignité créée à Bamako grâce au soutien d’Aminata Traoré pour aider les refoulés de Ceuta et Mellila à se reconstruire et à poursuivre leur combat pour une vie digne. Avec ses compagnons de souffrance, il est venu dialoguer avec Marie-George Buffet à l’invitation d’Aminata, celle qui nous a fait comprendre, dira encore Mamadou, qu’« il faut être unis comme les doigts de la main, parce qu’un seul doigt ne peut pas prendre le caillou ». Tous sont unanimes, et Clarisse, une jeune Camerounaise, le clamera avec force : « Nous ne voulons pas la pitié, mais le respect dû à chaque être humain. » Dans chacune des paroles, la rage devant l’indignité subie est là. « On a souffert dans notre chair, on est morts dans notre coeur », raconte Valérie, elle aussi originaire du Cameroun et qui avouera, pudiquement, « avoir été humiliée ». Tous le disent : impossible de retourner au village. « En partant et en n’arrivant pas, tu as perdu ta place. » Alors, quel avenir ? « Nous sommes dans un processus de survie », dira Clarisse. Mais tous - refusent le désespoir, surtout depuis la rencontre avec Aminata. « Nous sommes des victimes de l’injustice mondiale, mais on n’a pas perdu l’espoir », déclare Mamadou. Grâce à l’aide concrète qu’elle nous apporte, insistent les autres. « Et vous, qu’est-ce qu’on peut attendre concrètement de vous ? », lance directement Clarisse à Marie-George Buffet. « Vous savez, les discours, on en a trop entendu... », surenchérit Valérie. Elles s’inquiétent : notre cri, le discours d’Aminata sont-ils - entendus dans les pays qui nous persécutent ? Elles voient dans la venue de Marie-George Buffet, une candidate à l’élection présidentielle française, un nouveau signe d’espoir : « Merci d’avoir fait la démarche de venir jusqu’à nous », dit Clarisse. « Un espoir est né avec Aminata. Un autre renaît avec votre venue » poursuit Valérie. « Allez dire nos problèmes là où on nous interdit d’aller », demande instamment Mamadou à Marie-George Buffet, qui répond sans - détour : « Oui, sachez que le discours d’Aminata porte beaucoup dans notre pays, sachez qu’en France, des gens nombreux se battent courageusement contre les lois Sarkozy, même si je ne vous cache pas la difficulté de ce - combat, les divisions du peuple français que cherche à cultiver, non sans succès, Sarkozy, et sachez enfin que je porterai votre voix dans le combat électoral, que je porterai des propositions d’abrogation des lois Sarkozy, de régularisation des sans-papiers, de droit de vote pour les résidents étrangers, de refus des - politiques de mise en concurrence des peuples, de refondation des politiques de coopération pour ouvrir à l’Afrique la voie d’un vrai développement. » Un engagement qui résonne d’autant plus fort aux oreilles des refoulés de Ceuta et Mellila que l’enjeu pour eux se résume à un mot de cinq lettres : vivre. P. L. Article paru dans l'édition du 8 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-08/2007-02-08-845523

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

40) Du côté du CIUN antilibéral

Le Collectif national unitaire s’est réuni le 13 février.  Les composantes présentes étaient à peu près les mêmes qu’à la réunion précédente. Les uns et les autres ont exprimé le souhait maintenu d’un rassemblement durable et, sauf Les Alternatifs, d’un travail commun pour les législatives. Eric Coquerel (Mars) a indiqué qu’il ferait parvenir rapidement le texte qui pourrait servir de base de discussion sur les différentes questions en débat : poursuite ou non du cadre actuel du Collectif national unitaire, ou mise en place d’un autre cadre ; objectif commun pour les législatives, et pour la suite.  Rendez-vous a été pris pour dans 15 jours pour une discussion à partir de ce texte.

- From: "Info Hebdo" <liste-infohebdo@pcf.fr>

 

41)  « SEULE UNE VRAIE POLITIQUE DE GAUCHE PEUT BATTRE LA DROITE » par le MARS ET LA GAUCHE REPUBLICAINE                                       

Les débats participatifs organisés dans le cadre de la candidature de Ségolène Royal auront du moins eu le mérite de confirmer l’ampleur de l’attente sociale de nos concitoyens, ainsi que leur volonté d’être les acteurs du changement. Certaines des mesures du programme proposé par Ségolène Royal en tiennent manifestement compte. Mais le discours-programme prononcé par la candidate à Villepinte dimanche 11 février ne répond malgré tout que très partiellement à ces aspirations. Ainsi, la revalorisation du SMIC à 1 500 euros n’a de véritable portée sociale que s’il s’agit du salaire net et si cette hausse est arrêtée dès le printemps 2007. Or Ségolène Royal reste floue sur ses intentions. A l’inverse  il est significatif  d'ouvrir  sa partie économique par la priorité accordée à la réduction de la dette, vieille rengaine libérale qui oublie que cette augmentation est due à un tarissement des recettes et non à un accroissement des dépenses. Autrement dit, la réduction de la dette ne peut pas être un objectif premier de la gauche car elle aboutirait à freiner immédiatement des dépenses utiles pour relancer l’emploi et les salaires   ; mais le désendettement serait le résultat second d’une politique économique axée sur le soutien à l’activité et à la réduction des inégalités.  D’autres exemples illustrent cette distorsion entre le discours et les faits. Ainsi, l’effacement de la carte scolaire, tout comme la régionalisation des universités, annoncée à mots couverts, ne répondent pas aux besoins de renforcer le service public d’enseignement et portent atteinte au principe d’égalité dont la candidate socialiste se réclame pourtant et qui est au cœur d e notre  pacte républicain. Quant au « jurys citoyens tirés au sort », censés activer le contrôle démocratique de la vie publique, ils ne reflètent en rien la volonté, manifestée de plus en plus ouvertement par une majorité de Français, de fonder une authentique République citoyenne. Ce sont les institutions qu’il faut commencer par changer, en asseyant la souveraineté populaire sur l’Assemblée Nationale. Mais Ségolène Royal reste acquise au présidentialisme de la Vème République, qui étouffe l’expression citoyenne et l’exercice plein de la démocratie. Sur l’Europe, si    aussi on peut adhérer  aux  objectifs  de croissance et de progrès social annoncés,  concrêtement Mme Royal   omet  par contre de remettre formellement  en cause  l’indépendance de la Banque Centrale Européenne  et de proclamer  clairement le « traité constitutionnel » de l’UE nul et non avenu ce qui est la condition première pour proposer un autre projet.   Enfin la candidate du PS sème l’illusion qu’un programme de transformation sociale « n’est dirigé contre personne ».  S i l’action politique de la gauche est sincère, elle doit répondre aux intérêts des salariés et des travailleurs indépendants, qui forment son électorat et la grande majorité de notre peuple. Elle doit s’en prendre à la finance multinationale et à la question de la répartition de la richesse nationale entre les revenus du capital et (de) ceux du travail  à la fois pour une question de justice sociale et pour doter la République des moyens de son existence. Si l’heure est venue de mettre le cap à gauche, ce ne sera pas possible avec des demi-mesures qui ne forment pas le projet cohérent dont la France a besoin. Pour « revaloriser le travail », il faut notamment réformer la fiscalité dans le sens de la justice et redistribuer les revenus en faveur des salariés, déployer une nouvelle politique du crédit,  défendre, reconstituer  et promouvoir  nos services publics. Et pour en finir avec le libéralisme et ses effets dévastateurs, il faut redonner à l’Etat républicain le rôle central qui doit être le sien. Si nous ne voyons dans le « pacte républicain » annoncé par Nicolas Sarkozy qu’un effet de manche  qui cache de sombres  lendemains   (ce  que tous ses actes  annoncent à l’avance) il faudra à Ségolène Royal plus que des prestations de tréteaux pour persuader les français  qu’elle est capable de rompre franchement avec le social-libéralisme. Une rupture qui serait pourtant, sans doute, la seule voie possible pour défaire la droite.    Mars - Gauche Républicaine - From: "eric coquerel" <ecoquerel@effetsmer.com>

 

42) Des candidats studieux au « grand oral » de Nicolas Hulot

Les dix signataires du pacte écologique ont réaffirmé hier leur engagement à mieux prendre en compte le défi environnemental. « Le murmure inaudible de la raison est enfin devenu un formidable cri d’espoir, un appel à la mobilisation et à l’action. » Le discours de Nicolas Hulot avait hier un accent volontairement solennel, au moment où celui-ci accueillait, dans l’enceinte symbolique du musée du quai Branly, les dix candidats signataires de son pacte écologique. Ayant décidé, le 22 janvier dernier, de « suspendre son ingérence politique », l’animateur avait aussi promis, alors, qu’il continuerait à maintenir la pression sur les décideurs. C’est chose faite avec ce « grand oral » organisé devant un parterre de responsables associatifs et de cinquante citoyens signataires tirés au sort. Sans surprise, les quatre candidats estampillés écologistes, Dominique Voynet (Verts), Corinne Lepage (Cap 21), Antoine Waechter (Mouvement écologiste indépendant) et France Gamerre (Génération écologie), ont salué l’action entreprise par Nicolas Hulot, l’ancienne ministre du gouvernement Jospin étant la plus virulente à dénoncer les « conversions récentes » de ceux qui « ont signé d’un clic (le pacte), sans prendre la mesure des défis ». De son côté, la candidate socialiste, Ségolène Royal, a indiqué faire de « la lutte contre le réchauffement climatique sa priorité », convoquant pour cela « économies d’énergie, efficacité énergétique et développement des énergies renouvelables » tout en réaffirmant, à terme, sa volonté de « réduire la part d’électricité d’origine nucléaire ». Reconnaissant que sa « famille politique n’avait pas toujours été à la hauteur du problème », Nicolas Sarkozy, pour l’UMP, a néanmoins salué l’action du « président de la République qui a constitutionnalisé la charte pour l’environnement ». Mettant - un court instant - son atlantisme dans sa poche, le ministre candidat a même jugé « inadmissible » l’absence des États-Unis au sein du protocole de Kyoto. Mais fidèle à la doctrine libérale, il s’est aussi dit persuadé que « c’est par l’économie de marché qu’on préservera l’environnement ». Tout l’inverse de ce qu’a prôné Marie-George Buffet. « Les temps courts du profit apparaissent de plus en plus incompatibles avec les temps longs des écosystèmes », a joliment résumé la candidate de la gauche populaire et antilibérale. Précisant également qu’elle ne partageait pas « l’opinion selon laquelle le combat écologique transcenderait les clivages politiques. L’enjeu écologique appelle une transformation de la société au même titre que les questions sociales. Il est urgent de croiser ces deux problématiques », a-t-elle indiqué. Très applaudi, François Bayrou (UDF) a, enfin, insisté sur la dimension « internationale » et l’importance d’une « action de long terme » dans ce domaine. Alexandre Fache

Article paru dans l'édition du 1er février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-01/2007-02-01-845048

=====> « Entre terre et ciel » PAR MICHEL GUILLOUX

En décidant de se retirer de la course à l’Élysée, Nicolas Hulot a choisi le moyen le plus efficace à ses yeux de porter dans le débat son combat en faveur de l’environnement. En parvenant à faire signer très largement son pacte, le militant écologiste oblige chacun à se positionner bien au-delà du seul cercle des défenseurs de la nature. Ce n’est la moindre des nouveautés dans la vie politique française. La rencontre organisée aujourd’hui en est un signe fort. Nombre de candidats ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot. Sont-ils pour autant tous d’accord ? Lutter contre le réchauffement climatique peut-il être séparé des choix énergétiques à opérer et de la place des services publics pour y répondre ? Développement durable et réponse aux besoins sociaux en France, en Europe et dans le monde, sont-ils conciliables ? Là, les points de vue divergent. Les solutions ne sont pas les mêmes selon que l’on soit de droite ou de gauche, et au sein même de la gauche. Développer les énergies dites alternatives est une solution mais demeure une solution d’appoint. La panne géante en Europe du 4 novembre dernier l’a démontré. Il y a de plus à conjuguer maîtrise des rejets de dioxyde de carbone et sécurisation de l’approvisionnement en énergie. Peut-on dès lors faire l’impasse sur l’apport de l’énergie nucléaire, pourtant sans impact sur l’effet de serre ? N’évoquer que la fermeture des centrales « obsolètes », comme le préconise Ségolène Royal, c’est n’aborder qu’un pan de la question. Le démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie et l’enfouissement des déchets d’uranium va demander environ quatre-vingt-dix milliards d’euros, selon la Cour des comptes. Qui payera ? La question est « pudiquement » restée sans réponse du côté des partisans de la privatisation et de la mise en concurrence d’EDF et GDF. De plus, Pierre Gadonneix estime qu’il va falloir investir 500 milliards d’euros dans le nucléaire en quinze ans, si l’on veut répondre aux besoins du Vieux Continent. Est-ce conciliable avec l’obstination ultralibérale de la Commission de Bruxelles privilégiant la logique financière à court terme des actionnaires au lieu de la défense de l’intérêt général portée par des services publics ? Et comment assurer les financements ambitieux de la recherche pour améliorer les rendements et réduire les déchets nucléaires ? Sur le terrain industriel, la stricte solution financière de soumettre les réductions de CO² dans l’atmosphère à un marché des « droits à polluer » montre ses limites. Nicolas Sarkozy, lui, entend, utiliser ce débat pour intégrer la préoccupation environnementale à sa casse sociale. Tel est le sens de sa proposition de diminuer les cotisations sociales des entreprises au profit d’une « fiscalité verte ». Marie-George Buffet, dans sa réponse à Nicolas Hulot, préconise « une réforme fiscale juste socialement et incitative sur le plan écologique ainsi qu’un pôle bancaire public permettant de dégager les moyens » d’une politique publique « volontariste ». La différence n’est pas ténue. Les économies d’énergie dans le domaine de l’habitat peuvent être de l’ordre de 40 %. Ce n’est pas rien, là non plus. Mais, là encore, les réaliser peut-il être déconnecté des efforts à mener pour le droit au logement pour tous, sous peine d’accentuer la ségrégation sociale ? Les transports routiers sont le deuxième facteur de rejet dans l’atmosphère. Encore une fois, développer le ferroutage est un objectif inconciliable avec la même volonté européenne et de la droite française de démanteler la SNCF, tout comme la nécessité d’un développement sans précédent des transports en commun urbains l’est par leur mise en concurrence que préconisent les mêmes. Si le ciel est notre toit, il y a bien des choses à changer dans notre maison commune pour la consolider.

Article paru dans l'édition du 31 janvier 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-01-31/2007-01-31-844967

=====> PRESIDENTIELLE. -- 10 candidats sont venus hier, au musée des Arts premiers, exposer devant Nicolas Hulot leurs propositions en faveur de l'environnement

Hulot fait passer l'examen : Bruno Dive rédaction parisienne

Nicolas Hulot, hier. Il faisait figure de professeur recevant des élèves plutôt conciliants - PHOTO AFP - Ils ont tous accepté l'invitation, hormis Le Pen (non convié), Villiers et l'extrême gauche. Pas question de manquer l'épreuve « environnement », qui comptera pour l'examen du printemps prochain. Pas question de heurter le professeur Hulot, qui, sous ses airs d'étudiant attardé, peut se montrer sévère. Tous, les uns après les autres, avaient donc un quart d'heure, chronomètre sous les yeux, pour exposer leur projet écologique. Et malheur à celui qui dépasserait son temps de parole. Nicolas Sarkozy, qui s'y est risqué, a essuyé quelques sifflets. Les seuls d'une matinée studieuse et courtoise, organisée au musée des Arts premiers. Parmi les 10 candidats qui se sont succédé avant de signer (une nouvelle fois) le Pacte de Nicolas Hulot, 5 écologistes. Plusieurs n'auront sans doute pas leurs signatures, mais certains se sont offert leur quart d'heure de célébrité, tel un certain Jean-Marc Governatori. Les autres se sont plus ou moins bien sortis de l'exercice. Sans les noter, on peut les classer.

=====> La plus à l'aise, Dominique Voynet. 

Elle fait la bise à Hulot et, miracle, reparle d'environnement. « "Alors, soulagée ?" On m'a posé cent fois la question après le renoncement de Nicolas, s'amuse-t-elle. Je suis décidée à ce que ces questions ne soient pas sacrifiées pendant la campagne. » La lutte contre le réchauffement climatique, « ce n'est pas un problème technique, mais un choix de civilisation. Il faudra changer le regard que nous portons sur l'organisation de notre société ». Réaliste, elle prévient : « Tout ne sera pas possible. Il faudra faire des choix. »

=====> La plus sérieuse, Ségolène Royal.

La candidate socialiste a maîtrisé parfaitement son sujet. Presque trop, car elle n'a pas eu le temps d'exposer toutes les mesures qu'elle compte prendre. Arrivée de bon matin, elle s'engage à faire de la France le pays de l'« excellence environnementale » et promet qu'une présidente Royal prendrait elle-même en charge ce dossier, avec priorité aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables. « Il va falloir faire des choix difficiles », prévient-elle.

=====> La plus déterminée, Corinne Lepage.

Elle promet des moratoires tous azimuts : sur les constructions d'autoroutes, sur les réacteurs nucléaires de troisième génération, sur la culture des OGM. Elle propose un « New Deal écologiste » qui comporte pas moins de 320 mesures. Quand la plupart des candidats se contenteraient du vice-Premier ministre chargé du développement durable que propose Hulot, elle prône carrément un vice-président qui se consacrerait uniquement à cette question.

======> La plus idéologue, Marie-George Buffet.

Elle « ne partage pas l'idée selon laquelle l'enjeu écologique transcende les clivages idéologiques ». Pour elle, « l'urgence écologique ne s'oppose pas à l'urgence sociale. Il faut combattre le libéralisme et les puissances d'argent ». Au contraire des précédentes candidates, elle se prononce pour le « nucléaire propre ». « L'EPR peut y contribuer », précise-t-elle.

=====> Le plus dilettante, François Bayrou.

Il parle sans notes mais se contente surtout d'exposer les dangers du réchauffement climatique que connaissent déjà bien ses auditeurs, tous représentants d'ONG. Il se dit frappé par l'« unanimité des scientifiques sur le sujet ». Il insiste sur la nécessaire dimension internationale et européenne du combat contre l'effet de serre. Ce sera la « responsabilité majeure du futur président de la République ».

======> Le plus mal à l'aise, Nicolas Sarkozy.

Le candidat de l'UMP sait qu'il n'est pas en terrain conquis. Il fait donc amende honorable au nom de sa famille politique, « qui n'a pas toujours été à la hauteur sur cette question ». Rend hommage à Chirac pour avoir inscrit la Charte de l'environnement dans la Constitution, se refuse à donner un « catalogue de mesures ». Il préfère convaincre ses concitoyens que « c'est le développement durable qui préservera la croissance ». Et, bravache, il émet « quelques réserves » sur le Pacte qu'il a pourtant signé, notamment sur le vice-Premier ministre.

======> Le plus applaudi : Nicolas Hulot.

Il conclut les débats. « Les candidats se sont engagés à ce que le Pacte écologiste soit une priorité commune, qui dépasse les clivages politiques; il faudra s'en souvenir », prévient-il. L'examinateur a réussi son examen de passage...

http://www.sudouest.com/010207/france.asp?Article=010207a43618.xml

======> « Sur le climat, la prise de conscience est forte, mais les actions inexistantes »

Membre du Groupe intergouvernemental d’évaluation du climat, qui se réunit cette semaine à Paris, Michel Petit fait le point sur la situation environnementale et juge l’implication des responsables politiques dans ce domaine.

Ingénieur, spécialiste de l’atmosphère de la Terre, Michel Petit préside le comité scientifique du collectif Sauvons le climat (1), fondé en mai 2004 autour de personnalités comme les prix Nobel de physique Georges Charpak et Pierre-Gilles de Gennes. Représentant français au sein du Groupe intergouvernemental d’évaluation du climat (GIEC) de 1992 à 2002, il a coordonné, pour le quatrième rapport en discussion cette semaine à Paris, le thème transversal « Incertitudes scientifiques et gestion du risque climatique ». Depuis la maison de l’UNESCO où se tient la réunion du GIEC, il fait le point sur les avancées de ce rapport 2007 et sur l’implication des responsables politiques dans ce dossier.

Dans un communiqué publié lundi, le collectif Sauvons le climat, dont vous présidez le conseil scientifique, interpelle la candidate socialiste sur ses promesses en termes de politique énergétique. Pour quelles raisons ?

Michel Petit. Parce qu’elle ne semble pas prête à avoir une politique de développement efficace de l’énergie nucléaire. En prévoyant une réduction à 50 % de la part d’électricité d’origine nucléaire, Ségolène Royal cède à des lobbies bruyants. Or, nous pensons que le nucléaire est en France une bonne façon de satisfaire à nos obligations internationales et morales de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre. D’ailleurs, il n’y a pas d’autre alternative. Il faut donc développer le nucléaire et, notamment, construire l’EPR qui apporte un progrès par rapport aux réacteurs existants.

=====> Les principaux candidats à la présidentielle ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot. Comment évaluez-vous la prise de conscience des responsables politiques sur la question climatique ?

Michel Petit. Précisons tout de suite que le pacte écologique de Nicolas Hulot ne mentionne pas une diminution du nucléaire. Implicitement, c’est même le contraire, puisqu’il insiste beaucoup sur la question du réchauffement climatique. Quant à la prise de conscience, elle semble forte. La plupart des hommes politiques en font un sujet majeur. Députés et sénateurs ont sorti deux rapports éloquents sur la question au printemps dernier. Le problème, c’est l’action. Et là, on tombe de trois étages : il n’y a quasiment aucune mesure concrète ! Car les décideurs sont sous la pression du quotidien. Or, il s’agit d’un problème qu’il faut prendre avec un peu de recul.

=====> Vous suggérez qu’entre les promesses de campagne et les politiques menées après les élections, il pourra y avoir une marge importante...

Michel Petit. Absolument. Tout dépendra en fait de la pression des citoyens, électeurs et consommateurs. Ce sont les deux grands pouvoirs de notre monde actuel : les gens votent avec leur carte d’électeur d’abord, ensuite avec leur carte de crédit. Si on est convaincu que l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants est menacé par le réchauffement climatique, comme le confirme le dernier rapport du GIEC, ce sont ces deux leviers qu’il faudra utiliser.

======> Justement, vous travaillez au sein du GIEC depuis 1992. Quelles sont les confirmations qu’apporte ce rapport 2007 ?

Michel Petit. Il confirme très clairement l’accélération du réchauffement du climat et la responsabilité de l’homme dans ce réchauffement, via l’augmentation de gaz carbonique essentiellement, mais aussi de méthane et d’oxyde d’azote, dans l’atmosphère. Il montre aussi que ces émissions de gaz carbonique continuent de croître de plus en plus vite. Or, la convention de Rio (1992) fixait comme objectif la stabilisation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère à une valeur non dangereuse pour le climat. Nous essayons de définir aujourd’hui quelle pourrait être cette valeur. Nous sommes partis de 280 ppm (parties par million) à l’ère préindustrielle (avant 1750), pour atteindre aujourd’hui les 380 ppm. Il faudrait pouvoir stabiliser à 450 ppm, pour limiter le réchauffement à 2 degrés Celsius dans le siècle, mais cela semble déjà difficile. Il est clair qu’au-delà de 550 ppm, soit un doublement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère depuis l’ère préindustrielle, on joue sérieusement avec le feu.

======> Outre le nucléaire, quels moyens préconisez-vous pour limiter ces émissions ?

Michel Petit. Une taxe sur le carbone est indispensable. Ce qui ne veut pas dire augmenter la fiscalité globale : on pourrait par exemple compenser l’instauration de cette taxe par l’allégement de la fiscalité sur le travail. Il faut favoriser les travaux d’isolation dans le bâtiment, dans ceux qu’on construit aujourd’hui, mais aussi dans le bâti existant. Cela passe par des incitations fiscales, par le développement de métiers spécifiques... Sur l’automobile, il y a également beaucoup à faire : le simple bridage des moteurs à 150 kilomètres/heure permettrait d’importantes économies. L’hydrogène est également une piste, à condition de ne pas émettre de gaz à effet de serre pour produire cet hydrogène. L’énergie éolienne, dont le problème est la continuité dans la production d’électricité, pourrait par exemple servir à cela. À plus long terme, on peut imaginer la fabrication, un jour, de cellules solaires à rendement élevé et à prix de revient suffisamment faible pour que cette énergie devienne compétitive. De même pourra-t-on peut-être utiliser davantage, un jour, l’énergie thermique des mers (la différence entre les eaux froides profondes et les eaux chaudes de surface)... Les outils sont là, nombreux. Il faut maintenant mettre les moyens pour explorer leurs possibilités. (1) www.sauvonsleclimat.org

Entretien réalisé par Alexandre Fache. Article paru dans l'édition du 31 janvier 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-01-31/2007-01-31-844964

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

43) Candidature : José Bové entre en lice

Hier matin, à la bourse du travail de Saint-Denis, le syndicaliste paysan a déclaré officiellement son entrée en campagne pour l’élection présidentielle. Côté médias, l’événement est plus que réussi, ils sont tous là. Toute la presse écrite, plusieurs dizaines de caméras et de micros, autant d’appareils photos ont pris position dans la salle de la Bourse du Travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Parmi eux aussi, des supporters venus de la région parisienne ou, pour quelques-uns, de plus loin. Applaudissements lorsque José Bové fait son entrée et s’installe à la tribune, entouré notamment de l’élue Verte Francine Bavay, des élus communistes, Jacques Perreux et Patrick Braouezec, de l’ancien candidat à la candidature antilibérale Yves Salesse, de Claire Villiers d’alternative citoyenne, du chercheur Raoul-Marc Jennar. José Bové ne revient pas sur les conditions qu’il avait lui-même mises à sa candidature : ne pas être un candidat antilibéral de plus à côté de Marie-George Buffet et Olivier Besancenot. S’il y va aujourd’hui, c’est parce que « plusieurs dizaines de milliers de personnes m’ont proposé d’être candidat à l’élection présidentielle », explique-t-il, en faisant référence aux 32 000 signatures recueillies sur Internet. À l’évidence, les collectifs antilibéraux qui majoritairement ne l’avaient pas mis dans le peloton de tête de leurs choix sont donc contournés, mais lui affirme ne pas se résigner à la division actuelle et vouloir « être le trait d’union ». « Je ne suis pas le candidat d’un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique », insiste-il, réactivant ainsi, peu ou prou, une exclusive à l’égard des partis politiques qui avait été débattue par les collectifs et écartée. Pour José Bové, cette candidature est celle « d’un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations issues de l’immigration ». Et il lance un appel aux élus « communistes, écologistes, alternatifs, socialistes antilibéraux » pour lui donner les parrainages nécessaires. Côté contenu, José Bové appelle d’emblée à « décréter une insurrection électorale contre le libéralisme économique » et dénonce les inégalités qui font qu’« un grand patron gagne 300 fois plus qu’un smicard ». Il désigne Nicolas Sarkozy comme « l’homme de la dissolution de l’État social et de sa transformation en État policier et carcéral ». C’est, dit-il, « un homme dangereux pour notre pays ». Quant à Ségolène Royal, selon lui, elle « incarne une gauche qui a renoncé », et refuse « de rompre avec la logique économique libérale ». Et s’il assure vouloir, lui, « opposer une gauche de transformation sociale et démocratique, une gauche antiraciste, féministe et écologique. Une vraie gauche », il n’est pas plus précis sur les suites de l’élection présidentielle, sur son attitude dans le cas d’une victoire de la gauche. Son programme reprend à son compte celui des collectifs et il dégage huit priorités en tête desquelles « un plan d’urgence sociale », avec en particulier « la réduction massive du chômage et de la précarité », « la revalorisation des minima sociaux et des bas salaires ». Il plaide pour « un nouveau modèle de développement », avec la « redéfinition du type de croissance, de production, d’échange et de consommation ». Il affirme sa volonté de voir les habitants des quatiers populaires, « quelles que soient leurs origines et leurs croyances », ne plus être « considérés comme des sous-citoyens », ainsi que celle de régulariser les sans-papiers. Il se prononce pour une VIe République et « en cohérence avec le "non" de 2005 », pour une « refondation de la construction européenne ». Il s’engage à « laisser le choix de l’autodétermination » aux départements et territoires d’outre-mer. Il veut défendre « le droit à la souveraineté alimentaire et le libre accès pour tous aux biens communs de l’humanité dont l’eau », en s’attaquant à des institutions comme la Banque mondiale, le FMI, l’OMC. Enfin il veut faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une réalité. Grands sourires, congratulations, à l’issue de cette présentation certains militants affichent leur enthousiasme. Pour d’autres, la posture semble plutôt un pied dedans, un pied dehors. C’est le cas de Léonce Aguirre et Christian Piquet, du « courant unitaire de la LCR », ou de Claude Debons, animateur du collectif unitaire national, qui appelle les militants des collectifs à « garder leur unité pour préparer les élections législatives et préserver les chances d’un rassemblement durable ». Jacqueline Sellem

Article paru dans l'édition du 2 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-02/2007-02-02-845145

=====> Candidature miracle ou de trop ?

Analyse. Interrogations sur une entrée en campagne tardive, qui soulève plus de questions qu’elle n’en résout sur l’objectif poursuivi. « La gauche de la gauche retrouve quelques couleurs. Bonne nouvelle. » Le départ en campagne de José Bové suscitait hier l’enthousiasme du directeur de Libération, un Laurent Joffrin manifestement inquiet depuis quelques jours de la campagne de Ségolène Royal après avoir promu sa mise sur orbite, et ouvertement soucieux de lui reconstituer des « réserves » de voix pour le second tour. Une bonne nouvelle ? Après s’être retiré avec perte et fracas du processus unitaire des collectifs antilibéraux en novembre, José Bové a donc finalement décidé d’ajouter, à dix semaines du scrutin, sa candidature à celles déjà déclarées. Ces dernières semaines, pour contrer l’argument d’une inutile candidature de division, il persistait à justifier son « come-back » par le renvoi dos à dos des « appareils » de la LCR et du PCF, faisant fi de toute réalité sur ce point. Olivier Besancenot a récusé le processus unitaire dès son origine, n’ayant signé aucun de ses textes au nom d’un désaccord de fond : il ne croit pas à l’idée d’enclencher dès 2007 une dynamique majoritaire de changement à gauche. Marie-George Buffet est, elle, allée au bout du processus et continue de promouvoir, comme candidate, cette dynamique et une démarche de rassemblement. L’argument des « appareils » flirte en vérité ouvertement, et c’est là une des ambiguïtés récurrentes du discours de José Bové, avec la rhétorique « antiparti ». Dans l’entretien accordé hier au Parisien, il le répète, déclarant miser sur une « dynamique collective, étrangère à tout parti ». Ce débat, on le sait, traverse la mouvance antilibérale, et les membres des collectifs avaient eu à trancher cette question à l’automne, quand certains proposaient d’écarter par principe toute proposition de candidature émanant d’un parti, ce qu’ils avaient très majoritairement, au-delà de leurs diverses sensibilités, refusé de faire. La campagne victorieuse du référendum, menée hors de cette exclusive et conduite à égalité par des personnalités et des responsables de partis de premier plan, validait dcette position. Un autre point de discussion concernait à l’époque le mode de désignation du candidat, la majorité des collectifs repoussant la « votation » proposée par José Bové, trop ressemblante à leurs yeux au vote Internet du PS, et surtout trop encline à encourager la personnalisation. Un reproche qui persiste pour certains à l’égard de la candidature du militant altermondialiste, dont les méthodes sont jugées trop « médiatiques ». Aujourd’hui, devant les risques d’éparpillement et de confusion qui viennent de grandir (d’autant que les programmes avancés puisent aux mêmes sources), c’est sur l’ambition politique et de projet des candidatures en présence, sur leur utilité immédiate pour répondre à l’urgence du changement, sur les garanties de pratiques politiques offertes par les différentes candidatures que vont avoir à se déterminer les électeurs. Avec au fond une seule question en tête, étant entendu qu’il n’y a aucun doute sur la nécessité de barrer la route à Sarkozy : qu’est-ce qui fera le plus bouger toute la gauche dès 2007 ? Il paraît pour cela indispensable d’adosser à l’envi, de bousculer le bipartisme, une ambition solide et durable de transformation et de construction à gauche. Il ne suffira pas de donner un bon coup de pied dans la fourmilière, si tout retombe en l’état une fois le premier tour passé. Pierre Laurent

Article paru dans l'édition du 2 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-02/2007-02-02-845146

=====> La campagne de Bové s’organise

Gauche. Jeudi à Saint-Denis, il doit annoncer sa candidature. Des élus communistes appellent à le soutenir. José Bové, « la » candidature unitaire comme l’affirment ses partisans ? Ou une candidature de plus dans le camp antilibéral ? Pour le moment, la deuxième option semble tenir la corde : Marie-George Buffet, qui se dit légitimée par le vote des collectifs et des communistes, a entamé sa campagne avec un meeting parisien probant au Zénith ; Olivier Besancenot poursuit la sienne en critiquant le caractère « trop personnel » de la candidature Bové. Aucun des deux ne semble vouloir renoncer.

Du côté des partisans du leader paysan, on s’appuie essentiellement sur la « dynamique » des signataires de l’appel « unis avec Bové » : ils étaient 25 000 le week-end dernier et la barre des 30 000 a été franchie ce dimanche. C’est sur cette base que les « pro-Bové » avaient réussi leur « coup de force », selon l’expression de l’un d’eux, le militant des Alternatifs Jean-Jacques Boislaroussie, en imposant la candidature à la réunion de Montreuil les 20 et 21 janvier aux représentants des collectifs opposés à la candidature de Marie-George Buffet et aux figures du collectif national tels Claude Debons, Yves Salesse, le porte-parole des minoritaires de la LCR Christian Picquet, ou Clémentine Autain. Autre renfort sur qui José Bové peut s’appuyer, le soutien d’élus communistes qui demandent le retrait de Marie-George Buffet. Quinze d’entre eux viennent de lancer un appel aux « élus unitaires de toutes sensibilités » pour que « la majorité de la LCR et du PCF (...) reconsidèrent les candidatures d’Olivier Besancenot et de Marie-George Buffet » et tiennent compte du « mouvement » en faveur de José Bové. Il s’agit notamment des députés François Assensi, Patrick Braouezec, Frédéric Dutoit et Jacqueline Fraysse, du sénateur Robert Bret, des maires d’Arcueil, de Nanterre, de Saint-Denis et d’Aubagne. « Cette situation montre, comme l’avait déjà prouvé le succès des meetings unitaires, combien l’attente d’une candidature de rassemblement, plus large que le cadre institutionnel des partis, au-delà même des collectifs locaux unitaires, est grande », affirme l’appel. Autour de José Bové, la campagne s’organise : c’est le 1er février à la bourse du travail de Saint-Denis qu’il doit déclarer sa candidature. Un premier meeting est programmé pour le 7 février à Aubagne, d’autres sont envisagés à Toulouse, Saint-Denis et Rennes. Restent les questions des parrainages, des moyens financiers et militants pour mener la campagne. Le 11 mars, les partisans de José Bové doivent mesurer si une véritable dynamique s’est fait jour et s’il convient de continuer jusqu’au bout. Le risque n’est pas mince pour José Bové et ses soutiens : ils ne peuvent parier que sur une dynamique populaire pour légitimer leur candidature. Si cette dynamique n’est pas au rendez-vous, ils ne manqueront pas d’être accusés d’avoir seulement brouillé les cartes. Olivier Mayer

Article paru dans l'édition du 29 janvier 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-01-29/2007-01-29-844826

=====> PRESIDENTIELLE. --Le leader altermondialiste a annoncé officiellement hier qu'il était candidat, mais la justice risque de contrarier ses intentions, après ses condamnations pour fauchage d'OGM

Bové, premier candidat en prison ? : Pierre Verdet

José Bové. Il a franchi le pas vers la candidature afin de devenir « le porte-voix des sans-voix » - PHOTO MAXPPP - José Bové sera-t-il le premier candidat à la présidence de la République à faire campagne depuis une prison ? La Cour de cassation le déterminera le 7 février. C'est pour avoir arraché du maïs transgénique à Menville (Haute-Garonne), en juillet 2004, que José Bové a été condamné à quatre mois de prison ferme par la cour d'appel de Toulouse, le 15 novembre dernier (1). Seul un pourvoi en cassation lui a permis de ne pas revenir derrière les barreaux. Sans attendre l'arrêt de la Cour, José Bové a donc confirmé hier que la pétition de soutien qui circule sur Internet depuis quelques semaines, et a recueilli 32 000 signatures, l'avait poussé à franchir le pas pour devenir « le porte-voix des sans-voix », selon sa formule.

Faute d'être le leader unique du mouvement antilibéral, comme il l'avait espéré, il se retrouve candidat supplémentaire d'une gauche à la gauche du PS où Arlette Laguiller (LO), Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et même Gérard Schivardi (Parti des travailleurs) sont déjà partis en campagne et à la chasse aux parrainages depuis plusieurs semaines.

=====> Une centaine de promesses. A ce jour, José Bové ne peut compter que sur une centaine de promesses émanant, dans leur majorité, de maires de petites communes rurales ayant pris parfois des arrêtés anti-OGM. Réunir les 500 signatures ne sera donc pas une tâche aisée pour le leader altermondialiste, même s'il peut compter sur ses réseaux tissés dans le monde rural à l'époque où il était porte-parole de la Confédération paysanne.  Le syndicat agricole a pris ses distances officiellement avec le candidat Bové et a même fait savoir que « les militants qui s'engageraient derrière lui ne pourraient le faire qu'à titre individuel », mais il est évident que les soutiens ne lui manqueront pas de ce côté-là. Comme chez les altermondialistes d'Attac, chez les Verts opposés à la candidature de Dominique Voynet ou chez les communistes hostiles à Marie-George Buffet.  Mais selon les premiers sondages, le poids de ce regroupement de sympathisants ajouté à celui des votes contestataires de l'ensemble de la gauche ne lui permettrait d'espérer qu'un petit 3 % dans les urnes.

=====> Bande à part. L'homme du Larzac avait rêvé d'un autre scénario après le non au référendum européen de 2005. « Avec la dynamique qui s'était créée, un mouvement antilibéral uni pouvait obtenir un résultat à deux chiffres dans cette élection », nous avait-il confié avant Noël dans sa maison de Montredon, lorsqu'il n'envisageait plus sa candidature.

Les leaders des petits groupes de gauche et les Verts ayant tous décidé de faire bande à part, José Bové se retrouve donc très isolé pour partir au combat. « Je ne suis ni le candidat d'un parti ni un professionel de la politique, a-t-il affirmé hier. Ma candidature est celle d'un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l'immigration. » C'est mercredi prochain, le jour de son premier meeting à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, que la Cour de cassation rendra son arrêt. On n'est pas obligé de croire qu'il s'agit d'une simple coïncidence... Le voir poursuivre sa campagne depuis sa cellule de Villeneuve-lès-Maguelonne, où il a ses habitudes depuis le démontage du McDo de Millau en 1999, représenterait un nouveau coup médiatique pour le moins original.

(1) Il est également convoqué le 27 mars au tribunal de Toulouse pour une autre affaire de fauchage OGM. Lire l'intégralité de la déclaration de José Bové et voir des extraits de sa conférence de presse sur notre site Internet (www.sudouest.com), dossier « Présidentielle ».

* Lire l'intégralité de la déclaration de José Bové.

* http://www.special.sudouest.com/article.php3?id_article=3495

http://www.sudouest.com/020207/france.asp?Article=020207a34828.xml

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=====> À Aubagne, la candidature Bové se met en route

Meeting. Le leader altermondialiste a rassemblé 2 500 personnes pour son premier grand rendez-vous de campagne. Aubagne (Bouches-du-Rhône), correspondant régional. Contre mauvaise fortune judiciaire, José Bové a fait bon mot. « Soit j’étais à Aubagne, soit j’étais au bagne ». Quelques heures après la confirmation par la Cour de cassation de sa condamnation à quatre mois de prison ferme - « une condamnation poli- tique », a-t-il estimé - le leader altermondialiste a donc lancé sa campagne à Aubagne, l’une des places-fortes du mouvement unitaire antilibéral. Une « mise en route » sous les auspices d’une affluence à laquelle les organisateurs ne s’attendaient pas : 2 500 personnes (1). Le public majoritairement convaincu, marqué par une forte présence de jeunes altermondialistes, était également composé de citoyens venus se faire une idée. José Bové n’a pas délivré de discours programme, le « format » de cette première souhaitant rompre avec les formes traditionnelles du meeting électoral. Mais, intervenant à plusieurs reprises au cours de cette longue soirée (trois heures), il s’est attardé sur le sens de sa candidature. « Ce combat que nous avons commencé dans les rues, nous allons le continuer collectivement dans les urnes, a-t-il lancé. J’assume de représenter ce nom mais je ne pourrais pas incarner seul ce mouvement. On aurait préféré que le nom soit multiple ». « Ce n’est pas une rencontre entre un homme et le peuple. Ce n’est pas une aventure personnelle », a-t-il encore ajouté. D’autres intervenants ont également pris soin de mettre en avant la collectivité de la démarche. « Notre candidat, c’est d’abord notre programme », a ainsi rappelé Yves Salesse tandis que Patrick Braouezec situait le mouvement « non pas derrière mais aux côtés de José Bové ». « José Bové comme trait d’union », a résumé Claire Villiers. Les tentations de personnalisation d’une partie du public étaient pourtant palpables. En ouverture de meeting, Christophe Aguitton, syndicaliste altermondialiste, a pointé un autre défi interne de cette nouvelle candidature : « marier les deux cultures du mouvement altermondialiste et de la tradition du mouvement ouvrier ». Ces deux cultures recouvrent également deux rapports différents à la politique et aux organisations. Si l’on a vanté les « électrons libres » (Raoul-Marc Jennar), la « mobilisation citoyenne » (Jean-Jacques Boislaroussie) et la « formidable irruption citoyenne » (Francine Bavay), une charge virulente contre « les partis » (Étienne Chouard) n’a pas été évitée. Mais l’essentiel, pour les intervenants et le candidat lui-même, réside dans le défi de la gauche. Après plusieurs intervenants qui soulignaient l’urgence sociale dans laquelle se trouve la France, Patrick Braouezec, député (PCF) de Saint-Denis a mis l’accent sur « l’urgence politique ». « Il n’y a aucune dynamique politique à gauche », a-t-il regretté, avant de souligner qu’il revenait « à José et à nous tous » de l’enclencher. « La droite marque des points, a constaté Yves Salesse. Mais une certaine leçon de chose a été entendue : Ségolène Royal qui a commencé sa campagne très à droite commence à réajuster le discours. Il ne suffit pas de faire des discours. On ne peut répondre que par des mesures précises. Cette gauche nouvelle, nous en avons posé les fondements. Nous avons maintenant la possibilité de l’incarner avec la candidature de José Bové. Jusqu’au bout, nous dirons aux directions de la LCR et du PCF : revenez sur votre décision irresponsable ». Pour Jean-Jacques Boislaroussie, « Buffet et Besancenot portent aussi la parole de l’antilibéralisme. Notre ambition n’est pas de grignoter 0,5 % sur l’un ou l’autre, c’est de parler à l’ensemble de la société ». En attendant, il faut décrocher les cinq cents parrainages.

(1) Parmi les personnalités présentes : Robert Bret, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône, Daniel Fontaine, maire (PCF) d’Aubagne, Alain Belviso, président (PCF) du pays d’Aubagne et de l’Étoile, Annick Boët, présidente du groupe communiste à la ville de Marseille, ainsi que des élus Verts des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes. Christophe Deroubaix. Article paru dans l'édition du 9 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-09/2007-02-09-845615

=====> Candidature Bové : les réactions

Présidentielle. La déclaration de José Bové suscite de nombreux commentaires depuis jeudi. Dominique Voynet a noté que José Bové n’avait « pas parlé d’écologie du tout » lors de son annonce. « José Bové (...) a l’intention de dynamiter le PCF, d’enrayer le résultat de son ami Besancenot », indique la candidate des Verts qui met en parallèle « le comportement de Nicolas Hulot qui a interpellé les politiques et, ayant obtenu des réponses, a considéré qu’il ne fallait pas dévaloriser le débat politique ». Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, a annoncé la suspension de la direction du parti écologiste de Francine Bavay, qui soutient José Bové. La candidature de José Bové « m’est complètement égale », a affirmé vendredi Corinne Lepage, la candidate de Cap 21, car il est, selon elle, « un altermondialiste », « pas un écologiste ». Selon le MARS et la Gauche républicaine, « pas plus Marie-George Buffet que José Bové n’étaient en mesure de représenter l’ensemble de notre mouvement, sa diversité et son aspiration unitaire. Chacun a sa légitimité, celle de son courant de pensée, et chacun emmène dans sa campagne une partie des militants des collectifs ». Ils souhaitent que « le cours de la campagne n’aggrave pas les divisions ». « Je ressens beaucoup d’amertume. Il est totalement coupé du monde agricole », affirme Serge Lépine, membre du conseil de campagne de Marie-George Buffet. Le syndicaliste paysan et maire de Camplong estime que José Bové « ne va faire qu’un gros coup médiatique. C’est une candidature de division de la gauche antilibérale ». Pour Clémentine Autain, « la candidature de José Bové a une réelle légitimité ». « Je me refuserai à y voir une candidature de division », précise la militante féministe qui se dit prête à donner sa signature d’élue. « Mais je ne m’engagerai pas plus avant dans cette campagne » souligne-t-elle, expliquant qu’elle souhaite rester fidèle à son combat pour l’unité. O. M. Article paru dans l'édition du 3 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-03/2007-02-03-845243

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=====> Bové prêt à se battre

Le candidat José Bové terminera-t-il sa campagne en prison ? Sans attendre de réponse, il est parti au combat devant 2 000 supporteurs, jeudi 8 février 2007  « C’est écoeurant. Celui que la justice française veut mettre en prison se sacrifie pour l’avenir de nos enfants. Ceux qui pensent que cette condamnation va doucher notre enthousiasme se trompent complètement. » Gisèle éclate de rire et écrase sa cigarette. Elle vient de l’Hérault, se déclare trotskiste et attend patiemment son idole devant le Palais des congrès d’Aubagne, perdu au milieu d’une zone industrielle ne rappelant en rien les paysages chers à Pagnol, l’enfant du pays. Elle a appris la nouvelle par la radio. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de José Bové, et l’avenir du candidat altermondialiste se retrouve entre les mains du procureur général de la cour d’appel de Toulouse et du juge d’application des peines. Ces derniers peuvent rapidement le faire incarcérer pour qu’il purge les quatre mois ferme sanctionnant une opération de fauchage d’OGM à Menville (31) en juillet 2004. A moins que la justice ne décide d’attendre la fin de la campagne afin de ne pas transformer le paysan du Larzac en martyr. Dès hier, celui-ci s’est mis dans le rôle. « Je serai peut-être le premier prisonnier politique candidat à une élection présidentielle. J’assume mes actes, je ne me déroberai pas, même si c’est très dur d’apprendre que l’on doit retourner en prison. Ou bien je resterai un homme libre, ou bien je serai mis derrière les barreaux, mais en aucun cas je n’accepterai de porter un bracelet électronique. Il n’y a pas d’alternative possible. C’est le ministre de la Justice qui a les clés », a-t-il lancé. Comme un chef d’Etat. A Aubagne, sur les terres de Daniel Fontaine, maire et conseiller général PC en rupture du courant Marie-George Buffet, comme Patrick Braouzec, autre fervent supporteur de l’altermondialiste, on attend le héros. Dans une salle pleine à craquer, hérissée de micros et de caméras comme pour la venue d’un président de la République, c’est un public très particulier que l’on découvre. Un mélange de jeunes et de vieux communistes, d’intellos antilibéraux, d’alternatifs, de verts, de militants d’Attac, d’enseignants, d’étudiants, de lycéens, de chômeurs, de nombreux ouvriers et de rares agriculteurs. Rien à voir avec les rassemblements babas cool du plateau du Larzac. Le métissage de l’échantillon de gauche est beaucoup plus large. « Pourquoi je veux voter Bové ? Parce que, pour la première fois de ma vie, je peux mettre un bulletin dans l’urne pour un homme dont je suis sûr des convictions », affirme un jeune instituteur des Bouches-du-Rhône, impatient de découvrir son candidat. Le voilà qui arrive enfin sur un air de rap. La foule scande : « Tous ensemble ! » avant de basculer rapidement sur les « Libérez José ! ». « C’est réconfortant d’être ici. C’est simple : ou j’étais à Aubagne ou j’étais au bagne », leur répond-il, rigolard, en guise de bonsoir, avant d’attaquer. « Oui, c’est une condamnation politique. Le gouvernement en place a toujours voulu imposer les OGM alors que 80 % des Français les refusent. C’est le choix des multinationales contre les citoyens. » « Insurrection électorale ». Le leader altermondialiste s’engouffre dans la brèche des injustices, chômeurs, paysans spoliés, prisonniers, pour conclure sur une promesse : « Aujourd’hui, notre campagne incarne le renouveau de la gauche. C’est cet espoir que nous devons avoir vissé au coeur. Tous ensemble, nous allons être l’événement de cette campagne. Nous allons réussir l’insurrection électorale. Tous ensemble, nous allons gagner. » La salle applaudit à tout rompre. Bové sourit, comme surpris par l’ampleur de ce premier triomphe pourtant attendu. Thème après thème, il déroule son programme antimondialisation. Dénonce les délocalisations, les compressions de personnel pour améliorer les bénéfices des actionnaires. « Nous nous battrons tous ensemble contre ce capitalisme qui détruit la planète », clame-t-il, le poing serré. La campagne Bové est lancée. A la Bové. PIERRE VERDET

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=====> Un candidat en prison ?

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de José Bové, rendant définitive sa condamnation à quatre mois de prison ferme. La Cour de cassation a rejeté hier le pourvoi déposé par José Bové, suite au jugement le condamnant à quatre mois de prison ferme. L’ancien leader de la Confédération paysanne avait été condamné à cette peine par la cour d’appel de Toulouse, le 15 novembre 2005, pour l’arrachage de maïs transgénique en juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne). Le candidat altermondialiste s’est rendu lui-même au tribunal à Paris, hier mercredi, pour prendre connaissance de la décision de la plus haute juridiction française. La peine prononcée est donc définitive. L’incarcération de José Bové dépend désormais d’une prochaine décision du juge d’application des peines. Il peut décider d’une peine de substitution (port d’un bracelet électronique), ou différer l’emprisonnement. Le militant anti-OGM s’est toujours déclaré hostile à une peine alternative. « Quand on est condamné pour ses opinions on ne négocie pas les conditions de sa condamnation », insiste José Bové. « C’est une décision grave, a-t-il déclaré au sortir du tribunal. Ce n’est jamais avec plaisir qu’on apprend une condamnation à de la prison ferme, d’autant que je connais les conditions carcérales. Mais, si je vais en prison, c’est la tête haute, pour avoir défendu mes idées et la démocratie. » « Je serai peut-être le premier prisonnier politique candidat à une élection présidentielle et je ne m’attendais pas à une telle situation », a-t-il affirmé. « La décision appartient désormais au ministre de la Justice », précise-t-il. Il a dénoncé la préparation par le gouvernement, de décrets permettant la culture d’OGM sans en passer par l’Assemblée nationale, avant de se rendre à Aubagne pour son premier meeting de campagne. « Cette mauvaise nouvelle est la déplorable conséquence de la stratégie de pourrissement choisie, depuis cinq ans, par le gouvernement français », a déclaré Dominique Voynet. « Depuis 2002, aucun débat public, y compris dans l’enceinte du Parlement, n’a pu avoir lieu sur cette question, poursuit-elle. Je suis indignée que les faucheurs volontaires paient aujourd’hui le prix des manoeuvres et des bricolages du gouvernement. » Marie-George Buffet, candidate de la gauche populaire et antilibérale à la présidentielle, s’est élevée « contre cette décision qui criminalise l’action syndicale ». « Alors que la France aurait besoin d’un grand débat citoyen sur la question des OGM cette condamnation revient à trancher dans un tribunal ce qui relève de la démocratie », a-t-elle ajouté. Elle a proposé « un moratoire sur la culture d’OGM en plein champ, un débat public citoyen, ainsi que la poursuite de la recherche publique ». « La place de José n’est pas en prison. Elle est dans le débat public », conclut Marie-George Buffet. *Décision. Le rejet du pourvoi prononcé par la Cour de cassation confirme les condamnations à des peines de prison avec sursis d’autres faucheurs volontaires et notamment le député des Verts de Gironde, Noël Mamère, l’ancien secrétaire national des Verts, Gilles Lemaire, le député Vert européen Gérard Onesta, et le conseiller municipal toulousain François Simon. Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 8 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-08/2007-02-08-845517

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44) Ségolène Royal joue l’offensive à gauche

Parti socialiste. En meeting à Paris, la candidate a cherché à réactiver le clivage gauche-droite dans une envolée très mitterrandienne. C’était la première étape d’une seconde phase très attendue : mardi soir, la halle Carpentier à Paris s’est révélée trop exiguë pour le premier meeting de Ségolène Royal. Quelque 8 000 Parisiens, selon les organisateurs, plus de 6 500 en tout cas. Des militants de toutes sensibilités socialistes, à l’instar des éléphants (canal historique), ostensiblement présents, ou tout simplement de gauche. Comme un pied de nez aux attaques dont la candidate fait l’objet et à l’apparente échappée belle de Nicolas Sarkozy. Du coup, le PS a décidé de changer le lieu du rassemblement de dimanche prochain : toujours en Seine-Saint-Denis mais on passe de Montreuil, trop petit, au parc des expositions à Villepinte, deux fois plus vaste. Il faudra certes attendre dimanche pour la mise en perspective des priorités présidentielles de Ségolène Royal, mais du moins l’assistance a-t-elle entendu avec satisfaction une candidate offensive, affichant une capacité à rebondir, développant une argumentation anti-droite adossée à une réactivation du clivage gauche-droite. Au point de bluffer Arlette Laguiller qui reconnaissait, hier, que la candidate « revient, semble-t-il, du moins en paroles, à des fondamentaux de gauche ». La salle avait été chauffée par le maire Bertrand Delanoë, avec deux leitmotivs : « Nicolas Sarkozy et la droite doivent rendre des comptes » sur leur action depuis cinq ans et « la droite et la gauche ce n’est pas pareil ». Tout en se permettant de se faire le champion d’une gau- che rassemblée (« Je connais et j’adore »), à l’instar de son conseil municipal « où toutes les composantes sont réunies », y compris « une jeune adjointe qui, semble-t-il, flirte avec l’extrême gauche », évoquant ainsi sans la nommer Clémentine Autain. À l’opposé, selon lui, « question de ringardise de la démocratie et de gloutonnerie du pouvoir », Nicolas Sarkozy, cumulard, est « un fameux exemple ». « Deux conceptions de la société, deux manières de gouverner, deux visions de la France et de son avenir », selon Ségolène Royal, qui dénoncera « le règne débridé du capitalisme fou et du libéralisme sauvage (...) qui porte atteinte à la valeur du travail ». Elle défendra « la laïcité », « la diversité », stigmatisant le hold-up de la droite sur les personnages illustres en soulignant que « la fille rebelle de Lorraine (Jeanne d’Arc) et le jeune résistant communiste (Guy Môquet) n’eurent jamais vingt ans parce qu’ils aimèrent la France à en mourir ». Taclant le slogan sarko-lepéniste « aimez la France ou quittez-la », emprunté, selon elle, à la droite américaine et à la dictature brésilienne. « La République ne doit pas s’effacer devant la recherche effrénée du profit pour quelques-uns », lancera-t-elle dans une envolée mitterrandienne, mon- trant du doigt « le profit rapace », « le profit fainéant », « la spéculation », « ces profits avides de toujours plus : plus de licenciements boursiers, plus de déréglementation, plus de stock-options, plus de privatisations, plus de marché sans foi ni loi », jusqu’à clouer au pilori « les banques qui taxent de façon éhontée les maigres découverts bancaires des plus modestes ». Se proposant d’élever le débat électoral, elle veut aussi élever la France, « en redonnant toute sa valeur au travail des ouvriers, des employés, des cadres (...) ou de tous ceux qui ne demandent qu’à travailler (...) ou qui n’arrivent pas à vivre dignement de leur travail ». 6 février : convoquant l’histoire, celle de 1934, la candidate n’hésitera pas à évoquer « l’unité des forces de gauche face aux ligues factieuses, qui allait déboucher sur le Front populaire » : « Nous sommes dans la tradition de ce pays depuis la Révolution française... » Dominique Bègles Article paru dans l'édition du 8 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-08/2007-02-08-845525

=====> Ségolène Royal tente un contre

Parti socialiste. À l’occasion de son dernier débat participatif, la candidate s’est voulue plus combative contre la droite. Grenoble (Isère), envoyé spécial. « Soyez difficiles à gouverner : c’est le plus beau cadeau que vous puissiez faire au quinquennat de Ségolène Royal », lance Christiane Taubira, citant Condorcet, jeudi soir. C’est à Grenoble que l’ex-candidate PRG de 2002 a choisi d’apporter un nouveau soutien public à la candidate socialiste, qui achevait ses débats participatifs sur le thème de la jeunesse. Occasion pour Ségolène Royal de faire une adresse « à toute une génération » dans un discours de clôture marqué par trop de généralités, fussent-elles généreuses. Elle jouait gros après les critiques venues de toutes parts sur l’atonie de sa campagne. La foule était là : quelque 2 000 personnes à l’intérieur de la halle Clemenceau et plusieurs centaines refoulées patientant à l’extérieur. Énormément de jeunes, et un MJS nettement mobilisé au-delà du département ou de la seule région. La soirée avait mal démarré : des témoignages téléphonés, des dénonciations plutôt que des propositions. Et une reprise par la candidate d’une déclaration de principe énoncée aux Antilles mais passée quasi inaperçue en métropole : « Je serai la présidente de la France métissée. » Un peu avant le débat, elle avait rencontré une trentaine d’enseignants, dont l’ancienne secrétaire générale du SNES, Monique Vuaillat. Ambiance lourde : poids de l’histoire quand Ségolène Royal était ministre de l’Enseignement scolaire dans le gouvernement Jospin, poids aussi des déclarations sur le temps de présence des enseignants dans les établissements scolaires. La responsable syndicale veut bien contribuer à « faire en sorte qu’une candidate en passe de gagner soit la meilleure », mais pas question - contrairement à ce qu’avait affirmé le matin même Jack Lang - qu’elle rejoigne le comité de soutien. Selon elle, si Ségolène Royal « ne lui paraît pas figée dans des certitudes », pour l’heure, c’est « par le petit bout de la lorgnette » qu’elle semble appréhender l’éducation. Restent donc les sondages où la candidate socialiste continue à caracoler en tête dans la jeunesse. Elle rappellera quelques-unes de ces propositions, comme l’allocation d’autonomie ou encore les fameux « emplois tremplins ». « Redonnez-nous envie de voter socialiste et non de voter contre l’UMP », supplie une jeune intervenante. C’est alors que Ségolène Royal, s’affranchissant pour partie de son texte, se met à mordre. « Je n’accepterai pas que le débat soit dévoyé, escamoté, sali, par le jeu de manoeuvres subalternes, injurieuses ou illicites. » « Un ordre n’est pas juste, qui fait peser sur vos seules épaules les baisses d’impôts accordées aujourd’hui aux plus riches (...), qui vous lègue un système de protection sociale qui protège de moins en moins. » « Dans les banlieues, la situation se dégrade. Le couvercle a été mis avec l’espoir qu’il tienne jusqu’à l’élection. À moins que l’organisation de l’insécurité devienne un argument de campagne pour faire peur et frapper les esprits, complaisamment relayé par les médias amis du pouvoir, ceux-là mêmes qui se demandent si je vais tenir et qui relaient tous les coups. » Un ange passe sur les bancs des journalistes... Le ton est donné. Elle continue : « La droite n’a aucune légitimité à défendre la valeur travail. » Et de citer les salaires indécents, la précarité, les exonérations fiscales, les stock-options... pour finir sur un engagement : « La gauche l’a souvent promis mais jamais tenu : le travail, une fois pour toutes, sera moins taxé que le capital », assure-t-elle. « Je veux opposer une morale de l’action à ceux qui annoncent un vrai-faux contrat de travail qui n’est rien d’autre que le CNE ou le CPE généralisé. » On n’en saura pas plus. « Vivement le 11 février ! » commente à la sortie un militant, mi-satisfait, mi-impatient. Dominique Bègles. Article paru dans l'édition du 3 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-03/2007-02-03-845246

=====> Une candidature sous haute tension

PARTI SOCIALISTE .Attendue le 11 février, Ségolène Royal est condamnée à la précision et à la réassurance idéologique de son électorat. Trou d’air ? Tournant ? Si oui, vers quoi ? Réponse dès ce soir. Et surtout dimanche prochain. Ce soir, plus de 5 000 personnes sont attendues à Paris pour un premier meeting avec, en vedette américaine, Bertrand Delanoë. Il sera question, dit-on, de la France, de la nation, du monde. L’occasion en tout cas de mesurer si la victimisation, réelle mais sans doute instrumentalisée par la candidate socialiste et son équipe rapprochée (mais ont-ils le choix ?), pousse à un réflexe de soutien conjugué à une posture antidroite. Dimanche, avec le 12e rassemblement national des secrétaires de section, qui se tiendra à Montreuil (Seine-Saint-Denis), « la restitution des débats participatifs » sera le rendez- vous tant attendu : Ségolène Royal doit en effet présenter ses axes propositionnels précis. Mais « l’impatience » qu’a reconnue François Rebsamen, codirecteur de campagne, crée un enjeu tel que le piège de la déception, s’il devait se refermer, sonnerait le glas de toute ambition présidentielle. Le premier paradoxe est que Ségolène Royal, après une première phase où elle s’est appliquée à mettre en avant une démarche nouvelle illustrée par un rapport direct aux Français, en sommant les « éléphants » de se faire discrets, souhaite désormais de leur part un soutien plus actif qu’un Lionel Jospin paraît lui mesurer chichement. Preuve supplémentaire de la difficulté de surmonter la contradiction qui consiste à afficher la volonté de faire du neuf, dans une société où le rejet d’une certaine forme d’action politique le dispute à une envie de sécurisation et de refus du doute, de l’inconnu. Là est le second paradoxe  : la candidate, contrairement à ce qui est donné pour acquis, n’est pas restée sans proposition dans la phase dite d’écoute qui s’achève. Sur la jeunesse, l’environnement, le pacte social, ou le logement, elle porte des engagements, en liaison avec l’emploi, la précarité, le pouvoir d’achat ou encore le rôle décisif de l’État et de la puissance publique, qui méritent parfois attention. Et suscitent souvent frustration, en raison d’un flou persistant sur le niveau où elle entend placer le curseur sur l’échelle de l’accompagnement social face aux méfaits du capitalisme. Par exemple, sur la fiscalité ou l’énergie. Du coup, la phase participative, qui a connu un réel succès à l’occasion des 5 000 débats locaux, aura davantage servi - tant parmi les catégories populaires que chez, par exemple, les enseignants - à l’exacerbation des besoins qu’à leur canalisation, si tel en était l’objectif. Ségolène Royal est donc condamnée à la fois à la précision et à un devoir de réassurance idéologique en vue du premier tour. Tout en se ménageant des espaces de manoeuvres pour un second tour où toutes les voix de gauche cumulées ne suffiront pas à faire la différence dans un paysage politique hexagonal marqué par la domination de la droite et un abaissement tendanciel du contenu de la confrontation entre le capital et le travail. Là se tiennent les raisons des hésitations au sein de la direction du PS sur la bienveillance à accorder ou pas à la candidature Bové. Laquelle, les premiers sondages en témoignent, paraît pouvoir fixer un électorat que Ségolène Royal ne peut que difficilement prétendre rallier au premier tour comme peut-être au second, sauf vote antidroite utile fort, dans un contexte de radicalisation « antilibérale » qui ravive les ressentiments envers la gauche du compromis. Là se tiennent aussi les raisons des atermoiements ravageurs de la candidate et des annonces aussitôt reportées. Qui donnent le tournis aux observateurs les plus attentifs. Qui dépassent le seul souci de maîtrise du tempo. On attend encore le planning des principaux lieux et thèmes de rendezvous de la candidate dans la prochaine période, que Patrick Menucci, son principal organisateur événementiel, avait promis de rendre public jeudi dernier... Dominique Bègles Article paru dans l'édition du 6 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-06/2007-02-06-845440 - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

=====> Parti socialiste : L’effet Royal à l’épreuve

Le tassement enregistré par plusieurs sondages réactive inquiétudes et impatiences autour d’une campagne où les propositions restent délibérément incertaines. « Le bal des vautours dès qu’elle ouvre une porte ou qu’elle oublie une virgule » ? Jack Lang l’affirme. Il n’a pas tout à fait tort. Le problème est pourtant posé. Le voyage aux Antilles de Ségolène Royal n’aura donc pas suffi à recréer la - dynamique qui semble faire défaut à la campagne socialiste, en dépit d’une prestation réussie avec le concours d’un Aimé Césaire emblématique. La preuve du pudding, c’est qu’on le mange : des sondages, tout en ne photographiant pas d’effondrement, - révèle un tassement qui désormais inquiète : les couches populaires doutent et les couches moyennes, en particulier les enseignants, boudent. D’autant qu’en face, Nicolas Sarkozy développe sa campagne avec une redoutable efficacité surfant sur une vague idéologique régressive qui trouve souvent un écho immédiat d’apparent bon sens, y compris dans le domaine - social : un champ qu’il a été contraint à préempter mais où son démagogique « travailler plus pour gagner plus » est loin d’être rejeté. Alors que la candidate socialiste reste attachée à un tempo participatif qui retarde l’heure des propositions qui permettraient d’en découdre, ou d’y voir plus clair, la droite occupe un terrain qui semble se dérober pour elle, faute de confrontation. Alors, ça tangue au sein du PS. « Il y a un combat politique entre deux visions », va répétant Jack Lang, qui inaugurait hier un point de presse quotidien de campagne, signe d’une réelle fébrilité dans l’équipage ségoliniste. Les deux visions étant celle « d’une droite dure d’inspiration thatcherienne et ultralibérale », et celle « d’une gauche de justice sociale et d’innovation ». L’incantation ne solde cependant pas le compte. Le tangage provient pour partie de ceux qui ne se résignent pas aux ajustements de méthode face à la crise mise en évidence le 22 avril 2002. « Ce sont les rapports avec l’opinion, avec les citoyens, avec les idéologies, avec les forces sociales qui sont en train de changer. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de place pour les idées, les croyances, mais elles ne s’expriment pas de la même manière », plaide le théoricien socialiste Alain Bergounioux (1). Le jospiniste Jean Glavanny, ancien directeur de campagne de Lionel Jospin en 2002, Henri Emmanuelli ou Laurent Fabius ne débordent pas d’enthousiasme pour la démarche ségoliniste. Mais ils ont le mérite de dire tout haut ce que l’électorat, les militants et des cadres disent tout bas. Le premier, mardi au bureau national, a exhorté la candidate à « parler à la gauche de la France », à prendre de la hauteur. Autrement dit à affirmer un clivage gauche-droite. Le second, dimanche, avait appelé à une meilleure coordination, soulignant en creux le jeu trop perso et autoritaire de la candidate. Le troisième, hier, sur son blog, s’est voulu alarmiste mais non résigné à un échec annoncé, tout en balançant la critique : « Rien n’est joué, explique-t-il, assumons notre position frontale au - gouvernement, prenons les - attentes de changement à bras-le-corps, apportons les réponses nécessaires sur le fond, faisons-le d’une façon solidaire et constructive, et l’horizon s’éclairera. » Bruno Le Roux, secrétaire national, s’est fait plus explicite : « Il ne faut pas que l’attente dure trop longtemps avec un débat dont on ne perçoit pas l’architecture politique, et un certain nombre d’idées, comme l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim, avancées un peu à la légère. » Éric Besson se veut plus pragmatique : « Il faut garder patience. Elle a dit qu’elle s’exprimerait le 11 février. Par - expérience, on sait que les choses se cristallisent dans les trois dernières semaines, et parfois, comme en 2002, dans les trois derniers jours. » À l’Assemblée, une réunion dite informelle, qui avait tout d’une réunion de crise, a réuni mardi François Hollande et une trentaine d’élus PS dépités et impatients de ferrailler sur « l’emploi, les retraites, le pouvoir d’achat ». Selon eux, le temps est venu du « ressaisissement et de l’affirmation ». (1) L’Ours, janvier 2007. Dominique Bègles

Article paru dans l'édition du 1er février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-01/2007-02-01-845050

=====> Sarkozy-Royal, même défense ?

PS et UMP dans le même treillis ? La candidate socialiste a des propositions en matière militaire qui recoupent celles de Nicolas Sarkozy. Le candidat UMP l’a déclaré à la revue Défense (à paraître le 5 février - NDLR) : « Il serait imprudent de relâcher notre effort de défense ». Il faut même accélérer « le rythme des réformes visant à faire gagner en performance » le budget des armées. Ségolène Royal approuve : si ce budget doit « globalement rester constant, on peut réorienter un certain nombre de dépenses ». Service « civique » pour l’UMP, qui ne veut pourtant pas « rétablir la conscription », service « civil » pour le PS, qui vante « l’encadrement militaire » des jeunes délinquants ; les deux candidats déplorent la perte d’un « service national ». Enfin, les deux candidats proposent le renforcement du rôle du Parlement en matière de politique étrangère et de défense. Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal estiment qu’il n’y a « pas de domaine réservé » au chef de l’État. Mieux, ils partagent - en façade - leurs réflexions sur l’avenir de l’OTAN. Ségolène Royal refuse une OTAN « qui jouerait au gendarme du monde et se substituerait à l’ONU ». Nicolas Sarkozy, plus ambigu, dit ne pas vouloir « choisir entre l’Europe de la défense et l’OTAN ». G. M. Article paru dans l'édition du 30 janvier 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-01-30/2007-01-30-844897

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45) Législatives : Les Verts montrent les dents

Tensions avec le PS sur les circonscritpions. Participer à une future majorité de gauche, à quel prix ? Devant leur conseil national interrégional, le week-end dernier à Paris, les Verts ont fait état du blocage des négociations avec le Parti socialiste en vue des législatives. Parti prenante de nombreuses majorités municipales et régionales, ils ont laissé entendre qu’ils pourraient ne plus participer à ces exécutifs, faute d’accord national avec les socialistes, dont l’attitude a été qualifiée de « bornée et fuyante » par Cécile Duflot, la secrétaire nationale. Pour les Verts, il est inconcevable que leur influence dans les politiques locales et européenne ne soit pas répercutée à l’échelle du pays, en termes de sièges de députés. Les écologistes veulent 35 circonscriptions, un appétit électoral qui agace les socialistes. Si Ségolène Royal l’emporte le 6 mai, ce sera 20 circonscriptions, dont 15 gagnables. Pas plus. « Nous proposons aux Verts de multiplier par cinq le nombre de leurs députés tandis qu’avec nos partenaires du MRC et du PRG, nous ne faisons que reconduire l’état existant alors qu’ils ont renoncé à présenter des candidats à la présidentielle », explique Bruno Le Roux, chargé des élections au PS. Les tensions débordent aussi sur le terrain programmatique. « Nous attendons des clarifications », précise Yann Werhling, porte-parole de la formation écologiste, qui constate trois discours différents sur la question du nucléaire : celui de Ségolène Royal, la position du parti et les promesses faites aux autres partenaires. Pour l’heure, la priorité est de rendre visible la candidate des Verts à la présidentielle. Débarrassée de Nicolas Hulot, Dominique Voynet doit composer avec José Bové, qui séduit un certain nombre d’écologistes, dont la conseillère - régionale d’Île-de-France Francine Bavay et l’ancien secrétaire national du parti, Gilles Lemaire. Reprochant aux propositions antilibérales « un vrai déficit sur l’écologie », Dominique Voynet n’épargne pas l’ancien porte-parole de la Confédération paysanne. « José aurait pu se montrer disponible pour porter le drapeau de l’écologie dans cette campagne ; il ne l’a pas souhaité, préférant incarner la gauche du "non" au traité européen (...). À force d’hésiter, tu n’as pas convaincu tes camarades d’estrade de 2005, puisque te voici le troisième candidat de la gauche antilibérale ». Pas de doutes, Dominique Voynet, elle, ne se revendique pas de ce camps-là. Ludovic Tomas. Article paru dans l'édition du 5 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-05/2007-02-05-845298

======> Meeting : Dominique Voynet prête à gouverner

La candidate écologiste a dessiné les contours d’une future majorité de gauche dans laquelle son parti souhaite prendre toute sa place. Nantes (Loire-Atlantique), envoyé spécial. Dominique Voynet n’est pas une candidate de petites phrases. Mais, lors du lancement de sa campagne, vendredi soir à Nantes (Loire-Atlantique), l’occasion était trop belle pour ne pas céder à la tentation. Ces principales cibles : les deux favoris de la bataille présidentielle, avec un net avantage au candidat de l’UMP. Celui dont elle attaque sans concessions le projet de remodelage de la société. Celui pour qui « le bonheur est dans la vidéosurveillance des résidences privées barricadées, dans le 4 × 4 (...), dans les vacances de catalogues, la maison de standing, les assurances vie et les placements du CAC 40... » Mais le porte-drapeau des Verts s’indigne aussi de la manipulation idéologique du ministre de l’Intérieur. « Qui est le vrai Nicolas Sarkozy ?, interroge la sénatrice de Seine-Saint-Denis. Celui qui salue les travailleurs dans l’Aisne en rameutant (...) les mots de Léon Blum et de Jean Jaurès, ou celui qui, dans la même journée, se fait acclamer par le patronat en annonçant la fin de la sécurité du travail ? » Et d’enfoncer le clou : « Le modèle porté par la Place Beauvau est exactement aux antipodes du changement de civilisation nécessaire pour faire face aux défis de la planète. » Quant à son ancienne collègue de gouvernement, Ségolène Royal, Dominique Voynet lui réserve un tout autre sort : quelques reproches sur son obsession d’ordre et sa propension à pratiquer la démocratie d’opinion. Elle la fait même applaudir pour s’être engagée à réduire à 50 %, d’ici à 2020, la part du nucléaire dans l’électricité. Une « excellente proposition, piochée dans le projet des Verts », s’amuse-t-elle. Et si elle reconnaît volontiers que « c’est tout sauf facile de faire de l’écologie avec les partis de la gauche traditionnelle », elle ajoute tout de suite que « c’est impossible avec les partis de droite ». Au soir du 22 avril 2007 puis du deuxième tour des législatives, Dominique Voynet imagine et souhaite être en capacité de participer à « une coalition de la gauche et des écologistes ». Sur les mêmes bases de fonctionnement de l’ancienne gauche plurielle ? Le flou plane encore. Seule certitude : « Nous voulons qu’à la différence des fois précédentes, elle gouverne pour changer vraiment ! » Pour mettre en oeuvre sa « révolution écologique », Dominique Voynet égrène une série de propositions dans tous les domaines : le bridage des moteurs, la taxation du kérosène aérien, l’interdiction des 4 × 4 en ville, un péage pour les camions sur toutes les routes, 15 % d’agriculture bio en 2013, une TVA majorée de 33,3 % sur les produits à forte nocivité environnementale, la suppression du Sénat et son remplacement par une Assemblée des régions, la fusion progressive des régions et des départements, l’élection au suffrage universel des structures de coopération entre les communes... Pour l’Europe, elle demande un traité constitutionnel « débarrassé de ce qu’il contient de risques de dérives libérales ». Pour les Verts, « la crise écologique, la crise sociale et la crise de mal-être de notre société sont les trois faces du même problème », tout comme « la solution à la question sociale ne peut avoir aujourd’hui qu’une réponse écologique, et à la question écologique qu’une réponse sociale ». Délestée du boulet Hulot, la candidate des Verts espère que sa campagne va enfin pouvoir prendre son envol. À défaut de décoller dans les sondages, qu’elle se refuse de commenter. Ludovic Tomas Article paru dans l'édition du 29 janvier 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-01-29/2007-01-29-844829 - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

46) Bayrou mise tout sur la posture

Médias et sondages. Jusque-là sévèrement critiqués par le candidat de l’UDF, ils font désormais de lui le « troisième homme » de l’élection présidentielle. En privilégiant la posture sur l’explicitation de son projet, François Bayrou a adopté une stratégie qui s’avère, pour l’instant du moins, payante. Son pari : séduire à la fois des électeurs de gauche désorientés par Ségolène Royal et des électeurs de droite effrayés par Nicolas Sarkozy. Et capter au passage, par un discours protestataire, une partie de l’électorat de l’extrême droite. Autant dire une gageure dans un pays où le clivage gauche-droite reste une réalité profondément ancrée. L’ancienne plume de Jean Lecanuet, qui croit dur comme fer dans son « destin », n’a pas ménagé sa peine, depuis cinq ans, pour tenter de s’ouvrir cet espace qu’il ne sut pas trouver en 2002 (6,84 %). D’abord en refusant, malgré les défections, de fondre sa formation dans le parti unique de la droite voulu par Jacques Chirac au lendemain de la présidentielle. D’emblée, si elle s’inscrit dans la majorité, l’UDF affirme dès juin 2002 son « indépendance ». Puis la distension des liens avec l’UMP ira crescendo, en dépit des oeillades d’un Nicolas Sarkozy qui prend soin de ménager la formation centriste. L’horizon présidentiel en tête, François Bayrou ferraille contre les baisses d’impôt, critique la loi Sarkozy sur l’immigration choisie, s’oppose à la privatisation de GDF. Au printemps 2005, sa prudence tranche avec l’arrogance d’un camp du « oui » trop sûr de lui. Tout en défendant pied à pied la constitution européenne, le président de l’UDF multiplie les mises en garde contre les « inquiétudes » que suscitent les attaques contre le « modèle social » français. En 2006, l’ancien ministre de l’Éducation nationale d’Édouard Balladur va même jusqu’à pourfendre le CPE, lui qui fut l’un des protagonistes du bras de fer qui opposa la jeunesse au gouvernement, en 1994, sur le SMIC jeunes. Puis la rupture semble consommée, lorsque, suivi par une partie de son groupe à l’Assemblée, il vote contre le Budget, puis s’associe, en mai 2006, à la motion de censure. Ces choix ont beau nourrir l’irritation d’élus soucieux de préserver leurs sièges, donc leurs alliances avec l’UMP, voilà l’homme vêtu d’un parfait déguisement d’opposant pour aborder la campagne présidentielle. Il se taille un franc succès par ses attaques répétées contre des médias « dominés par les puissances de l’argent » qui veulent « orienter les choix des Français ». La posture séduit une partie des électeurs lassés par le duel Ségolène Royal-Nicolas Sarkozy. Les sondages frémissent, les médias suivent, voilà le candidat de l’UDF devant Le Pen, en intentions de vote. Et, selon une enquête IFOP publiée ce week-end par le JDD, 75% des sondés le jugent « courageux ». Mais les sondages ne sont pas l’élection et l’équation Bayrou reste fragile. Son souhait : incarner « un vote protestataire de gouvernement » pour former, s’il était élu, un gouvernement « d’union - nationale » rassemblant des personnalités de tous bords politiques. Mais pour mener quelle politique ? Là-dessus, ce libéral convaincu est beaucoup moins disert. Son programme économique et social pourrait vite refroidir cet électorat de gauche et centre gauche qu’il espère séduire. François Bayrou juge par exemple « désespérante » l’approche de la gauche qui « consiste à faire croire que l’on peut abroger la loi sur les retraites ou qu’il suffit d’une décision politique pour augmenter massivement le SMIC ». Il critique sévèrement « l’illusion » des 35 heures qui, par un « processus magique », pourraient être payées 39, mais propose que toutes les entreprises puissent créer deux emplois totalement exonérés de charges. Là pourrait se situer le talon d’Achille de ce candidat que médias et sondages présentent comme le - fameux « troisième homme ». En réalité, un artefact préélectoral qui sert de soupape à l’exaspération créée chez les électeurs par la mise en scène d’un bipartisme caricatural. Rosa Moussaoui. Article paru dans l'édition du 30 janvier 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-01-30/2007-01-30-844899

=====> Le « pacte social » selon Bayrou

Le candidat UDF fait du social à la mode Sarkozy. Grisé par les sondages (jusqu’à 13 % d’intentions de vote), François Bayrou a détaillé, mercredi soir à Bordeaux, le « contrat social et républicain » qu’il entend instaurer s’il est « élu président de la République ». Contre « la loi du plus fort » représentée selon lui par Nicolas Sarkozy, François Bayrou prend des accents gaulliens en réclamant « un État loyal, (...)impartial, avec tous les démocrates, tous les républicains ». Pour assurer sa continuité, Bayrou évoque une mesure gadget : un sous-préfet dans chaque quartier en difficulté. Mais très vite, la ligne libérale de son discours se dessine. Il épingle Nicolas Sarkozy sur les « 2 % de logements sociaux » à Neuilly, mais propose comme lui que toute personne « réduite à l’inactivité » se voit « offrir une activité au service de la collectivité ». Le pouvoir d’achat ? Bayrou n’en parle que sur son site Internet. Parce que « toute distribution de pouvoir d’achat artificielle se retournera contre l’emploi », il propose « de libérer les heures supplémentaires » contre une prime de 35 % au salarié (calculée sur quelle base ?), « défalquée des charges sociales ». L’idée en rappelle une autre, visible celle-là sur le site de... Nicolas Sarkozy. G. M. Article paru dans l'édition du 9 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-09/2007-02-09-845604 - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

47) L’argumentaire réactionnaire du candidat Nicolas Sarkozy

Télévision. En prime time sur TF1, lundi soir, le ministre de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle a décliné, deux heures durant, une vision particulièrement réductrice de la société française. Nicolas Sarkozy a expliqué, lundi soir, lors de l’émission de TF1 J’ai une question à vous poser, qui durera le temps de la campagne présidentielle, son projet de société. Interrogé par une centaine de Français choisis par l’institut de sondages SOFRES, il s’est fait bousculer à plusieurs reprises. Pas de « filtre », revendiquait le présentateur de TF1, Patrick Poivre d’Arvor, entre le panel de Français et le candidat à la présidentielle. Or Claude Guéant, son directeur de campagne, a - demandé « aux participants », selon José Frèches, sur le site sarkozy. fr, « de lui communiquer avant midi les idées et les réflexions à transmettre au candidat ». Une rencontre bien préparée, donc. Mais si Nicolas Sarkozy a maîtrisé sa nervosité, loin d’adoucir ses propos, il a développé un - argumentaire fortement réactionnaire, rarement en phase avec ses interlocuteurs.

=====> Pouvoir d’achat

« Les salaires sont trop bas en France », reconnaît Nicolas Sarkozy. Pourtant, pas question de les augmenter, ni d’augmenter le SMIC, - régime salarial de « la moitié des Français », selon le candidat de l’UMP (en fait, 17 % seulement, corrigeait François Chérèque hier matin, - accusant Nicolas Sarkozy de « noircir le tableau »). Explication du prétendant à l’Élysée : la hausse du SMIC poserait problème « à ceux qui sont juste au-dessus ». Il ne veut pas « déclasser » les classes moyennes. Alors comment s’assurer que « tous les Français profitent » d’une « vraie politique des salaires » ? En les faisant « travailler plus pour gagner - davantage ». Heures supplémentaires non soumises à impôts et exemptes de cotisations sociales patronales, mais aussi « travail à temps partiel » pour les retraités : Nicolas Sarkozy est sûr que les Français feront le « libre choix ». C’est ce qu’il appelle « revaloriser le travail ».

=====> Emploi

Le premier frein à l’emploi, pour Nicolas Sarkozy ? Les 35 heures, sur lesquelles le gouvernement actuel est pourtant largement revenu, mais qu’il souhaite voir rester « un minimum, en aucun cas un maximum ». Interrogé sur le partage du travail, - notion créatrice d’emplois mais dévoyée, le candidat s’enferre : « On a voulu partager le travail alors qu’il faut en créer. » Selon lui, la France est « le pays d’Europe qui a le moins de jeunes au travail et le plus de quinquagénaires en préretraite ». Or l’idée de formation de jeunes salariés par des travailleurs expérimentés, qui échapperaient à la - pénibilité d’un travail devenu trop dur tout en transmettant leur savoir, comme c’est le cas dans certains pays nordiques, n’a jamais été mise en place en France. À qui la faute ? Pour mettre en place sa politique du « plein-emploi », Nicolas Sarkozy propose « qu’on ne puisse pas - refuser plus de deux offres d’emploi successives qui correspondent à votre formation ». Avant de durcir le ton : « Il faut tout faire pour que le travail rapporte plus que l’assistance. » Lest incompatible avec sa volonté d’obliger les « pauvres sans travail », à avoir une activité « en contrepartie » d’un « minimum social ». Transformer la prestation sociale en - salaire, sans que le « travailleur pauvre » gagne plus, et rayer du même coup ce nouveau « travailleur » des listes de l’ANPE, il fallait y penser.

=====> Retraites

Invité par Andréa, une septuagénaire retraitée du commerce, à partager « sa vie avec elle pour voir comment ça se passe » quand on vit avec 790 euros de pension mensuelle, Nicolas Sarkozy propose dans la foulée d’augmenter les petites retraites, grâce aux économies réalisées selon lui par « la réforme des régimes spéciaux » (lire la question du jour en page 6).

=====> Logement

« Pour ou contre la réquisition de logements libres pour les SDF ? » À cette question posée au nom de l’humanité, le cri du coeur poussé au nom de la propriété par Nicolas Sarkozy : « je suis contre », résonne encore plus fort après la tragique mise en lumière du problème du - logement. « Cela conduira à ce que les propriétaires ne loueront plus leur appartement », ose-t-il. Son argument le place résolument du côté de l’argent. Surtout lorsqu’il avance une solution empruntée à la Grande-Bretagne, où « 75 % des ménages » sont « propriétaires de leur logement ». Parce que « le rêve de la propriété » ne doit pas être « réservé à celui qui a un gros salaire ». Aux uns « la propriété » accessible tout de suite grâce au « gros salaire », aux autres « le rêve » qui va avec les traites, désormais réglables sur cinquante ans. Et il ose dire que si - « l’État est trop endetté, les Français (ne le sont) pas assez » !

=====> Santé

Après avoir répété son soutien à la politique antitabac de Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, devenu son porte-parole de campagne, le candidat UMP propose que « les 5 ou 10 premiers euros de dépense de santé soient chaque année au compte du patient ». S’il était élu, il a déclaré que le déremboursement s’accentuerait. « Je ne vois pas pourquoi je garderai » des médicaments dont un panel de médecins experts jugerait qu’ils « ne servent à rien ».

=====> Famille

Les valeurs familiales de Nicolas Sarkozy sont celles de la famille WASP (1) d’outre-Atlantique. Certaines des mesures qu’il préconise peuvent passer pour sociales : « Allocation familiale dès le premier enfant », « droit à la formation » pour les femmes au foyer qui veulent travailler après avoir élevé leurs enfants, et années reconnues dans le calcul de la retraite. Mais lorsque, s’opposant au mariage entre homosexuels, il dévoile le fond de sa pensée, « le mariage, c’est l’institution familiale qui permet d’avoir des enfants », Frédérick l’interpelle : « Vous défendez une législation homophobe. » Réponse du ministre candidat, qui paradoxalement reconnaît que « des milliers de couples - homosexuels » élèvent des enfants : « Si on accorde le - mariage, on s’apprête à reconnaître la possibilité d’adopter. » Pas d’alignement sur les démocraties nordiques, par ailleurs souvent prises comme exemple par l’UMP.

=====> Politique étrangère

À Christian, employé du BTP de cinquante-huit ans, Nicolas Sarkozy a tenu un double discours. D’un côté, il identifie un axe du mal, confortant un atlantisme - auquel il se défend d’adhérer. Ainsi, il a dit qu’il « refuserait de discuter avec le Hamas ». « Une intervention militaire contre l’Iran » ne lui paraît certes « pas judicieuse », mais Nicolas Sarkozy refuse même tout dialogue avec Mahmoud Ahmadinejad, le président de la République islamique, niant le choix du peuple iranien. « Le fait que le président iranien ait été élu ne le rend pas respectable pour autant. Monsieur Hitler avait été élu lui aussi. » Mais lorsque Christian lui fait valoir le manque de légitimité du président américain, mis en minorité électorale dans son pays, dans la conduite de la guerre en Irak, le ton change : « Le président Bush a été élu, le fait que je serre la main du président d’une grande démocratie ne veut pas dire que j’accepte tous ses choix. » Sur celui de l’intervention en Irak, le candidat, loin de se faire discret, attaque, comme à son habitude : « Je défie qui que ce soit de voir un seul de mes propos ayant cautionné l’intervention militaire en Irak. » La tirade du même Sarkozy fustigeant face à Bush « l’arrogance » de la diplomatie française n’entre-t-elle pas dans cette catégorie ? (1) White anglo-saxon protestant. En Français : blanc, anglo-saxon et protestant. Grégory Marin

Article paru dans l'édition du 7 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-07/2007-02-07-845448

======> TF1 se transforme en « télé-Medef » quotidien

Pour alimenter le débat, la Une fait appel à... l’Institut Montaigne. Cela a failli passer inaperçu. C’était lundi soir, juste avant que PPDA n’entame une glorieuse carrière de passeur de micro entre Nicolas Sarkozy et cent Français déguisés en panel représentatif. C’est un tout petit programme. Une minute et quelques, guère plus, et ça s’appelle « Des idées pour demain ». Il est 19 h 50, vous vous êtes branché sur TF1, par dépit ou par habitude, et une jeune femme accorte ondule devant les caméras pour mieux dénoncer derrière un sourire carnassier « la jungle des tribunaux » et proposer de tous les regrouper. D’ordinaire, dans ce genre de programme, on vous explique comment tailler un rosier ou poncer un parquet. Mais attention, là, on est en période électorale. TF1 ne s’en est pas vanté mais joue apparemment désormais cartes sur table. Car, derrière ce petit module produit par Caméra Subjective Média, on trouve l’Institut Montaigne. Qu’est-ce donc, vous demandez-vous ? Sur son site internet, on y apprend que c’est un laboratoire d’idée - un « think tank », en anglais... - créé par Claude Bébéar. Le patron d’Axa. Indépendant, donc, cela va sans dire, l’organisme soulignant, en gras dans le texte, qu’il est « dépourvu de toute attache partisane ». Reste qu’il s’est donné pour mission d’élaborer des « propositions concrètes » sur des thèmes aussi anodins que la « mobilité » et la « cohésion sociale », la « modernisation de la sphère publique » et la « stratégie économique et européenne ». Le but ? « Aider à la définition des politiques publiques, dans le but d’améliorer l’environnement économique et social d’une part et influencer utilement le débat public, en apportant des idées pragmatiques et originales. » À titre d’exemple, sur la presse, l’Institut Montaigne avait proposé dernièrement de supprimer purement et simplement les aides aux journaux en difficulté, de réformer en profondeur le système de distribution et de faire un sort aux ouvriers du Livre. Du libéral pur sucre, dans le texte et maintenant en image. Pour l’instant, on reste dans le domaine du gentillet. Il suffit d’aller sur le blog de l’émission pour s’en convaincre. Mais le substrat idéologique est là. L’Institut Montaigne ratisse large : emploi, éducation, Europe, État, tout y passe. Et ce, jusqu’au 9 mars. Pourra alors commencer la campagne officielle. La vraie. En attendant, TF1 prépare le terrain. Et vend du « temps de cerveau disponible ». Mais cette fois, pas à une boisson gazeuse qui fait roter... Sébastien Homer

Article paru dans l'édition du 7 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-07/2007-02-07-845442

=====> Sur le vif. Démocratie « panelisée » Par Jean-Paul Piérot

D’un côté : une majorité de Français insatisfaits de la manière dont a démarré la campagne électorale et qui souhaitent de vrais débats d’options, contradictoires et loyaux. De l’autre, deux candidats, déclarés finalistes avant les premières éliminatoires, ne veulent ni s’affronter en public ni participer au moindre forum télévisé avec les autres hommes et femmes en lice. Et au milieu, comme leur nom l’indique, les médias audiovisuels font de la contrefaçon. On réunit un « panel » de « Français moyens ». On prépare avec eux les questions qu’ils poseront le soir en direct au candidat vedette. Évacués les journalistes qui pourraient « rebondir » sur les affirmations assénées avec un aplomb désarmant. Les citoyens « représentatifs » sont placés d’emblée en situation d’infériorité. Ils questionnent, le maître répond. Certes, un imprévu peut toujours survenir, quand des participants courageusement se rebellent et troublent le jeu. Jacques Chirac en fit l’amère expérience lors de la campagne référendaire de 2005. Mais le concept de l’émission, consistant à banaliser le débat politique au rang de tous les talk-shows qui se partagent les parts de marché, est à la démocratie ce qu’une marche militaire est à la musique. Et lundi soir, c’était bien Nicolas Sarkozy qui tenait la baguette. Avant de tenir la matraque. Les dirigeants de chaînes et les promoteurs du bipartisme sont en bonne voie de récidiver dans les mêmes errances qu’avant le référendum sur la constitution européenne. Les citoyens peuvent encore leur imposer le débat et pas seulement sur l’air de « J’ai une question à vous poser ».

Article paru dans l'édition du 7 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-07/2007-02-07-845444

=====> Un candidat en déphasage avec la jeunesse

Au cours de l’émission, le représentant de la droite a été mis plusieurs fois en difficulté. À jouer avec le feu, on se brûle. Si Nicolas Sarkozy veut montrer depuis des mois une image apaisée de lui-même, ses déclarations souvent fracassantes lui sont revenues comme un boomerang au cours de l’émission. Visiblement, les Français présents sur le plateau, surtout les plus jeunes, avaient des questions dérangeantes à lui poser. Premier à le déstabiliser, Jérôme, vingt-quatre ans, qui l’a accusé de se servir « des idées racistes pour arriver à (ses) fins ». Particulièrement cette phrase : « Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter. » Pointant du doigt la curieuse ressemblance avec le slogan du Front national (« La France, on l’aime ou on la quitte »), Jérôme dénonçait une « drague idéologique faite aux électeurs de Le Pen ». S’il n’a jamais nié vouloir récupérer les voix frontistes, Nicolas Sarkozy dément le glissement idéologique. « Je n’ai jamais été raciste », s’est-il défendu avec un sourire fielleux, avant un nouveau dérapage contrôlé. « Quand on habite en France on respecte ses règles », a-t-il expliqué. Sur terrain glissant, il a ensuite voulu détailler les comportements antirépublicains en les amalgamant, voire en les plaçant sur un pied d’égalité. En France, « on n’est pas polygame, on ne pratique pas l’excision de ses filles, on n’égorge pas le mouton dans son appartement ». Cri de stupeur de Hayate, vingt-neuf ans, Lilloise d’origine algérienne, qui s’étrangle d’« un propos raciste » du ministre de la République. « C’est honteux », « je me sens - insultée », s’émeut la jeune fille. « Il y a une réglementation, des abattoirs... On est civilisés. » Mais le candidat ne s’excuse pas. Hakim, vingt-cinq ans, critique l’action du ministre de l’Intérieur. Contrôlé plusieurs fois par jour dans son quartier par les CRS, qui sont allés, selon lui, jusqu’à le traiter de « petit gris », il avoue dans un souffle : « J’ai du mal à me sentir Français. » « Vous me direz quand et où cela s’est produit », intime le ministre, qui toujours enclin à la démagogie, veut régler l’affaire individuellement. Attitude clientéliste et bien peu républicaine qui prouve son incompréhension du racisme qui ronge la société française. G. M. Article paru dans l'édition du 7 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-07/2007-02-07-845447

======> Sur le vif. Sarkozy et la classe ouvrière Par Jean-Paul Piérot

La visite d’usine est devenue un rite de la campagne du ministre candidat. Peu importe l’accueil incrédule ou agacé que lui réservent les ouvriers, comme ce fut encore le cas mardi chez Alstom au Creusot, l’important est l’image qui est renvoyée à l’opinion. Nicolas Sarkozy s’acharne à faire accréditer le mythe qu’il ne serait pas seulement l’homme de Neuilly, du MEDEF et du Karcher (trois qualités fort appréciées dans son camp) mais aussi un chantre de la revalorisation du travail, un défenseur de « la France qui se lève tôt ». Bien sûr, cela sonne un peu faux. Entendre Sarkozy se poser en sauveur d’Alstom, passant ainsi sous silence les luttes menées par les salariés à l’échelle européenne, l’écouter égrener un chapelet de poncifs sur la classe ouvrière sur le ton : « Eh oui, je l’ai rencontrée » est pour le moins insupportable. Tout autant que les citations de Jaurès venant d’un homme qui veut fragiliser les contrats de travail, invite les travailleurs à s’épuiser à faire des heures supplémentaires et à travailler jusqu’à soixante-dix ans, ou les références au jeune communiste Guy Môquet, de la part d’un ministre qui organise la chasse aux enfants sans papiers jusqu’aux portes des écoles. Cette orientation de campagne « ouvriériste », ô combien trompeuse ! qui se confirme, répond à une volonté de faire « passer » l’idéologie ultralibérale du chacun-pour-soi dans un électorat populaire mécontent du bilan de cinq années de gouvernement UMP, comme le souligne notre baromètre social CSA (lire en page 8). Sarkozy tient compte également d’une opinion publique bien davantage intéressée par les enjeux sociaux que par les fausses pistes sécuritaires, dont il est pourtant l’expert. Un défi à relever pour la gauche. Article paru dans l'édition du 8 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-08/2007-02-08-845515

=====> Sarkozy drague les nostalgiques de « l’Algérie française »

Droite. Pour Nicolas Sarkozy, seuls les rapatriés des colonies et les enfants de harkis ont droit aux excuses de la France. Toulon (Var), correspondant régional. Après une visite dans la rade à « la royale » (la marine de guerre), le ministre de l’Intérieur n’a pas eu le réflexe de troquer la cravate pour le col roulé du candidat avant de s’adresser, mercredi dernier, à ses supporters rassemblés au Zénith-Oméga de Toulon. C’est donc à un étonnant numéro de dédoublement de la personnalité politique auquel les dix mille spectateurs du « Sarkoshow », ayant comme chauf- feurs de salle pas moins que deux ministres (Estrosi puis Alliot-Marie), ont pu assister. Avec parfois, pour la claque des « jeunes du Var pour Nicolas » et du carré des VIP - élus, des blancs ou des applaudissements à contretemps. Par exemple, lorsque le ministre ultralibéral s’exclame « çà ne peut plus durer ! » « les patrons voyous, les travailleurs pauvres, les délocalisations » ou bien lors- que le candidat le plus aimé du MEDEF « trouve inadmissible » les parachutes en or, et « que quelqu’un puisse être licencié sans qu’on lui dise pourquoi » ! Mais Nicolas Sarkozy était surtout sur le bord de cette Méditerranée qui évoque en lui, entre autres « les chevaliers des croisades, des vieux temples en ruine », pour manifestement récupérer les voix d’un Front national en perte de vitesse à Toulon depuis le désastre provoqué par la gestion lepéniste entre 1995 et 2001. Cible visée : les nostalgiques de l’Algérie française et leurs enfants entretenus dans une image idéalisée de la colonie de papa où « la France faisait oeuvre de civilisation ». Ainsi le candidat de l’UMP évoque bien d’une demi-phrase « les crimes et les injustices commis », convoque l’humaniste Camus et la prière oecuménique de Notre-Dame d’Afrique à Alger, mais pour aussitôt rugir : « de quel droit demandez-vous aux fils de se repentir des fautes que souvent leurs pères n’ont commises que dans l’imagination des professeurs de la repentance ! » Pour Nicolas Sarkozy seuls « les enfants des harkis que la France a si mal accueillis » et « tous ceux qui sont revenus des colonies n’emportant avec eux que leurs souvenirs de jeunesse » devraient se voir rendre maintenant justice. Quant au peuple algérien et plus généralement tous les peuples de la rive sud du bassin méditerranéen qui voudraient tourner la page du colonialisme sans pour autant rien oublier de ses monstruosités, tisser des liens fraternels avec les Européens du sud dont ils partagent au moins la culture, voire s’installer en France, la porte est à peine entrouverte. L’immigration sera « choisie », a réaffirmé le ministre aux 25 000 expulsions annuelles. Et, tout en donnant du musulman une image qui incite à la xénophobie, Nicolas Sarkozy a repris à son compte deux slogans de l’extrême droite : « non à l’entrée de la Turquie dans l’Europe » et surtout, formulé de façon plus insidieuse, « la France aimez-la ou quittez là ! ». Cela ne l’empêche pas de se rêver en « Jean Monnet de la Méditerranée ». Il propose rien moins que la création d’une « Union méditerranéenne », structure politique nouvelle entre la France, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et Chypre chargée de prendre en charge les questions d’immigration, d’écologie (« je veux dépolluer la Méditerranée ! », dit-il) de codéveloppement et de paix au Proche-Orient. Toutefois, peu avant, sur la passerelle du croiseur Lafayette Nicolas Sarkozy s’était prononcé pour la construction d’un second porte-avions, outil « d’in- tervention extérieure » par excellence. Et dans le dos de l’orateur au Zénith-Oméga, le grand ciel dégagé de son affiche de campagne était traversé par une bête volante, mélange, vu de loin, de colombe, de mouette et de faucon. Un drôle d’oiseau en vérité, de l’espèce des grands démagogues. Philippe Jérôme

Article paru dans l'édition du 9 février 2007 http://www.humanite.fr/journal/2007-02-09/2007-02-09-845613

=====> Dessins et desseins

Et soudain, Sarkozy ! Alors que vient de s’ouvrir le procès de Charlie Hebdo pour avoir reproduit, il y a un an, la dizaine de caricatures de Mahomet parues initialement au Danemark, l’avocat du titre, Me Kiejman, brandit une lettre de soutien de celui dont le slogan est « tout est possible ». Une manière de doubler Bayrou et Hollande soutenant, eux aussi, un journal attaqué, entre autres, par la Mosquée de Paris et l’Union des organisations islamiques de France pour « injure publique à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur religion » ? De là à dire qu’il s’agit d’un procès politique... Philippe Val, le patron de l’hebdo, lui, préfère se placer sur le terrain de la liberté d’expression et rappelle que, à l’origine de sa démarche, il y a « la solidarité avec nos confrères danois et avec le directeur de publication de France Soir limogé pour avoir reproduit ces caricatures ». Niant tout « mépris à l’encontre des croyants », lui, revendique le droit à « critiquer la religion en tant qu’idéologie ». Et de se livrer à une explication des trois dessins incriminés : outre celui de Cabu montrant un prophète confiant qu’il est « dur d’être aimé par des cons », il s’agit de deux caricatures représentant Mahomet, la première en train de d’annoncer à des kamikazes qu’il n’y a « plus de vierge » au paradis, l’autre avec une bombe dans le turban. « On ne fait que dénoncer l’utilisation de l’islam par les terroristes, explique Val. Or, si on ne peut plus rire des terroristes, on est foutu ! »En face, on lui rétorque : « Mais pourquoi ne pas avoir grimé Ben Laden ? » Et de répondre : « Mahomet n’est sacré que pour les musulmans. S’il fallait qu’on respecte tous les tabous de toutes les religions, on ne ferait plus rien ». De fait, si les tentatives de la partie adverse pour faire passer la publication de ces caricatures pour une opération avant tout financière n’ont guère été convaincantes, la journée d’hier aura été marquée par le croc-en-jambe d’un témoin venu soutenir Charlie Hebdo. Rappelant la tradition d’une « critique radicale » au sein de l’islam, le philosophe franco-tunisien Abdelwahab Meddeb dira toutefois du dessin de Mahomet avec une bombe dans son turban qu’il ne pouvait en avoir « qu’une lecture univoque » puisque renvoyant à une « tradition islamophobe ». Me Malka, l’avocat de Charlie, minimisera cette déconvenue, rappelant que le philosophe était venu, comme il l’a dit, « pour défendre la publication de ces caricatures ». Un droit que Me Szpiner, avocat de ce grand absent que fut Dalil Boubakeur (le recteur de la Mosquée de Paris), a refusé à Nicolas Sarkozy, soulignant qu’« un ministre ne peut témoigner qu’avec l’accord du Conseil des ministres et en produisant comme tout le monde des papiers d’identité ». Réplique de Kiejman : « Nous vous le concédons. Et M. Sarkozy me fait vous dire que vous ne faites plus partie de ses conseils. » In fine, il n’y a pas que cet avocat à qui le soutien de Sarkozy reste en travers de la gorge. Hier, en fin d’après-midi, devait se tenir une réunion « exceptionnelle » du Conseil français du culte musulman, que préside le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, n’excluant pas, à l’heure où nous mettions sous presse, une « démission en bloc » d’une instance mise en place par... Sarkozy. Alors que le procès doit s’achever aujourd’hui, on préférera retenir le sourire d’un auguste bonhomme qui, dans la cohue du tribunal, nous aura apostrophés ainsi : « Vous êtes journaliste ? Moi, je suis musulman et je soutiens Charlie. Parce que nous aussi, on a de l’humour... » Dans le fond, qui en doutait ? Sébastien Homer Article paru dans l'édition du 8 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-08/2007-02-08-845561

=====> « Qui se « lepénise » ? » PAR PATRICK APEL-MULLER

Il porte une cravate et une pochette orange comme une sorte de lifting. En face de lui, Arlette Chabot récite la légende de Jean-Marie Le Pen. Sans ses trous noirs et ses abîmes sanglants, l’Algérie par exemple. Le vieux chef du FN cabotine, benoîtement raciste, tranquillement ultralibéral, toujours réactionnaire. Mais en toute quiétude. Il ne risque rien, il ne sera pas bousculé jeudi soir sur le service public. Il peut rêver, sous l’oeil passif d’une caméra, qu’il dévastera le paysage politique national et transmettra sans accroc son héritage à sa fille, sans être dérangé. Quand on parle de « lepénisation des esprits », elle est là, dans cette complaisance qui succède à la banalisation du FN, et non dans une sorte d’épidémie qui frapperait les Français. Eux ne sont pas plus qu’avant, et même plutôt moins, perméables au mariage du racisme et de l’exploitation des salariés que propose le chef de l’extrême droite. C’est par la tête, dit-on, que le poisson pourrit... Et la tête de l’UMP est dans un état déjà fort avancé. La preuve par Toulon. Nicolas Sarkozy s’est lâché. Il sait que dans le Midi sa droite entretient des liaisons suivies avec ses extrêmes, que les frontières y sont des passoires. Alors, le ministre de l’Intérieur se lâche. Non content d’assimiler les immigrés aux moutons égorgés dans les baignoires, il fait un même paquet de l’excision et de la polygamie, et rappelle à l’avant-scène le plus honteux de l’histoire française, celle qui a vu des peuples entiers foulés au pied, meurtris, enchaînés, bafoués au nom du drapeau tricolore. Formidable imposture qui a détourné l’ambition de libération universelle de la Révolution française ! Et Nicolas Sarkozy y voit des lettres de noblesse ! Et c’est cela qu’il voudrait réhabiliter ! Finalement l’histoire est une sorte de tribunal suprême, la balance de saint Pierre. En choisissant ceux qui faisaient suer le burnous contre ceux qui travaillaient en nage sous le soleil d’Algérie, en tressant des lauriers aux colonisateurs qui fixaient le prix en cale des négrillons et des négrillonnes dans les vaisseaux négriers, Nicolas Sarkozy ramène son invocation de Jean Jaurès ou de Guy Môquet à ce qu’elle est : une escroquerie politique bas de gamme. Dans l’histoire torturée (c’est bien le mot) de la colonisation, les progressistes se retrouvent plutôt aux côtés de Fernand Yveton, de Maurice Audin, d’Henri Alleg et de Djamila Boupacha. Des noms qui évoquent la fraternité universelle, la solidarité et le courage. À l’opposé du lieutenant Le Pen ou du général Bigeard, à l’opposé, peut-on dire désormais, du candidat UMP et de ses philosophes télévisuels (là, Glucksmann, ici, Finkielkraut) qui ont tenté de dérober la bannière des droits de l’homme. Ce débat n’est pas une querelle d’historiens. C’est d’aujourd’hui que nous parlons. Des enfants de nos cités sur qui pèse une histoire d’humiliation ou d’exploitation, leurs parents venant du bled ou de Renault Billancourt, de la sidérurgie lorraine ou des savonneries de Marseille. Leur legs n’est pas celui de Nicolas Sarkozy dont le père se faisait appeler « seigneur » par les centaines de paysans dont il était le maître en Hongrie. Et dont l’exil, après la chute du tyran fasciste Horthy qui régnait sur Budapest, fut un hôtel particulier des beaux quartiers parisiens avant l’hôtel de ville de Neuilly. Quels que soient les spots et les paillettes numériques dont s’entoure Nicolas Sarkozy, la modernité n’est pas là, et il ne suffira pas qu’il réunisse ses troupes ce week-end à la Mutualité pour que la loi du plus fort qu’il prêche tous les jours se pare des vertus de l’intérêt collectif. La loi de l’ordre masque là les rouleaux compresseurs de l’injustice. Si loin de la devise de la République française qui sonne encore comme un appel à faire tomber des bastilles : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Article paru dans l'édition du 10 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-10/2007-02-10-845731

=====> Un mauvais bilan économique et social

Sondage CSA-l’Humanité-NVO. Après cinq années aux affaires du pays, l’heure du bilan sonne pour la droite. Et en matière économique et sociale, la balance est clairement négative pour une majorité de Français, selon un sondage réalisé par l’institut CSA pour l’Humanité et la NVO. L’enquête révèle des clivages très marqués en fonction des catégories sociales et des sympathies politiques. Une forte majorité (57 %) de chefs d’entreprise, de commerçants artisans jugent « bon » le bilan économique et social des gouvernements UMP, tandis que, du côté des salariés, 60% des ouvriers et employés le notent négativement, de même que 53 % des cadres et professions intermédiaires. Les salariés du secteur public sont les plus nombreux (65 %) à le qualifier de mauvais (pour 55 % d’avis négatifs dans le secteur privé). (*) Sondage réalisé par téléphone le 31 janvier 2007. Échantillon national représentatif de 1 007 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par régions et catégories d’agglomération. Article paru dans l'édition du 8 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-08/2007-02-08-845581

=====> 35 heures : la bête noire de Sarkozy

Droite. À Poitiers, Nicolas Sarkozy propose la mise en place d’un « guichet » annuel dans chaque entreprise pour négocier la durée du temps de travail et les heures supplémentaires. Poitiers (Vienne). Envoyé spécial. Nicolas Sarkozy n’a pas choisi par hasard les terres d’élection de Ségolène Royal, pour visiter vendredi deux entreprises et tenir sa première réunion publique après son investiture. Outre que ce choix aura sans doute énervé sa rivale socialiste, le Poitou est également le fief de Jean-Pierre Raffarin, l’ex-premier ministre de Jacques Chirac. Alors que Nicolas Sarkozy lui aurait officieusement proposé la présidence de l’UMP, en juillet dernier, le Picto-Charentais avait suggéré au candidat d’organiser ici sa première grand-messe. Un rendez-vous honoré par plusieurs dizaines de parlementaires et quelques ministres. Dernier rallié, Jean-François Lamour. « Ce n’est pas un ralliement », rectifiait dans un entretien au Figaro le très chiraquien ministre des Sports, qui ne remet pas en cause sa « fidélité » au chef de l’État, mais marque l’« adhésion à la vision de la France exprimée par Nicolas Sarkozy ». Dans l’après-midi, lors d’une table ronde dans une PME de la région, le candidat s’est prononcé pour l’ouverture dans les entreprises d’un « guichet » auprès duquel les employés pourraient faire savoir s’ils sont prêts à travailler plus de 35 heures par semaine. Nicolas Sarkozy se dit prêt à « en débattre avec les partenaires sociaux », mais il a déjà une idée précise du dispositif : « le 1er janvier de chaque année, ouvrir une période de discussion de quatre jours » pour négocier sur les heures supplémentaires, « sur la base du volontariat ». Bien entendu, il n’omet pas le petit cadeau électoral : exonération des charges sociales pour les employeurs et d’impôts pour les employés. « Travailler plus pour gagner plus » est toujours sa seule réponse à la baisse du pouvoir d’achat des Français. En attendant de revenir sur les 35 heures, qui doivent être, pour Nicolas Sarkozy, « un minimum ». Si le candidat UMP ne pillait pas seulement Jaurès pour agrémenter ses discours, il aurait remarqué cette phrase, en total désaccord avec son obsession : « Tout progrès vient de la pensée, et il faut donner d’abord aux travailleurs le temps et la force de penser. » Non, Nicolas Sarkozy n’a pas « changé ». Si son discours évoquait une vision moins droitière qu’à l’habitude, c’est surtout pour récupérer quelques voix sur sa gauche. Mouture à peine corrigée de celle servie la veille à Saint-Quentin (Aisne), où il évoquait surtout la grandeur de la nation, le « courage » et la « pudeur » des ouvriers, des paysans, des artisans. Devant quelque 2 500 militants, le candidat de l’UMP à la présidentielle s’est également appliqué à donner sa définition du débat démocratique. N’hésitant pas à évoquer « Georges Pompidou et sa femme, traînés dans la boue par des adversaires qui, n’ayant aucun argument de fond à lui opposer, ont préféré essayer de le salir ». N’oubliant pas « Robert Boulin (ministre du Travail de Raymond Barre, dont le suicide après des rumeurs d’affaire immobilière présente de nombreuses anomalies NDLR) victime de la diffamation et du mensonge ». Rendant hommage à Édith Cresson qui « ne méritait pas d’être traitée ainsi ». Hommage du vice à la vertu ? Nicolas Sarkozy tente de retourner à son avantage la polémique qui l’oppose au Parti socialiste sur l’utilisation à des fins de campagne des renseignements généraux, en se posant en victime : « Je n’oublie rien. » Comme les personnages politiques cités, « rien ne me sera épargné par des adversaires qui ne veulent pas débattre au fond et qui trouvent plus facile de discréditer que d’argumenter ». Et d’évoquer « des règles de comportement » que lui impose la « dignité de la fonction présidentielle ». Comme s’il avait déjà revêtu le costume. Grégory Marin

Article paru dans l'édition du 29 janvier 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-01-29/2007-01-29-844833

=====> Nicolas Sarkozy tenté par le blairisme ?

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