Bloc-Notes No 249 France & International

      Résistons à la politique portée par Sarkozy et son gouvernement et construisons les outils politiques nécessaires pour porter un projet de transformation sociale progressiste, antilibéral et permettant de dépasser le capitalisme ! Bonne reprise.

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      Vous trouverez ci-après des informations qui ont été adressées à Espaces-Marx ou qui ont attiré notre attention, et que nous vous répercutons (Période du 1er au 15 Octobre 2007). Désolé pour les oublis. (Les adresses indiquées peuvent n'être qu'un relais et pas obligatoirement l'origine de l'information, et n'ont aucune affiliation à priori avec notre association. Elles ne partagent pas obligatoirement non plus les autres messages répercutés). Ce message n'est pas un spam. Conformément à la loi et aux règlements du CNIL, les messages de prospection associatifs, politiques, caritatifs ou religieux sont seulement soumis à l'obligation d'accès aux données (comme les messages postaux) et ne sont pas considérés comme des messages de publicité commerciale (spams). L'intégralité des Informations sur le site d'Espaces Marx Bordeaux, n'hésitez pas à y consulter aussi le Bloc-Notes National : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

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& L’Agenda &

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1) L’article de la semaine : « Lutte des classes et nécessité d’une réflexion sur la science » par Jean-Pierre Kahane

 

2) Espaces Marx reçoit le Pr. Edgardo Lander, Professeur de sociologie à l’Université Centrale du Venezuela

 

3) Participation d’Espaces Marx et de Transform ! au congrès Marx international V

 

4) Les 6émes Journées de la Pensée Critique organisées par Espaces Marx & Discordances

 

5) Les livres d’adhérent(e)s d’Espaces Marx : « Communisme, l’avenir d’une espérance » de Patrice COHEN-SEAT, Président d’Espaces Marx, Membre de la direction du PCF

 

6) CONGRES MARX INTERNATIONAL V - 3-6 Octobre : « Altermondialisme – Anticapitalisme, Pour une cosmopolitique alternative »

 

7) L'actualité de la fondation Gabriel Péri

 

8) [ASTS] Les Rendez-vous

 

9) PROCHAIN MARDI DE 4D - LE 9 OCTOBRE 2007  - LES AGROCARBURANTS : Quelles capacités de substitution au pétrole dans les transports en France ?

 

10) [PCF] Les Initiatives et rendez-vous

 

11) Les initiatives des Amis du Journal « L’Humanité »

 

12) L’Agenda d’Alternatives Economiques

 

13) [PaixMaintenant] Réunion Paris le 2 octobre avec Hind Khoury - Projection/débat à Tours

 

14) Conférence de l'institut Emilie du Châtelet : 40 ans de recherche sur les femmes, le sexe et le genre"

 

15) Colloques et rencontres avec le Monde Diplomatique

 

16) [Mouvement de la Paix] Agenda (Extraits)

 

17) [infocom-ldh] Les Infos et Initiatives de la LDH (Extraits)

 

18) 27e édition de sa Journée mondiale de solidarité avec les peuples indiens des Amériques

 

19) [Mouvement des indigènes de la république] Rencontre avec Pierre TEVANIAN autour de son livre « La République du mépris. Les métamorphoses du racisme dans la France des années Sarkozy »

 

20) [CADTM-INFO] BULLETIN ELECTRONIQUE 27 - Lundi 24 septembre 2007 (Extraits de l’Agenda)

 

21) [Artsoc (Art et SOCiété)]  L'art en campagne

 

22) Invitation - Journée internationale de la Non-Violence 2007

 

23) [MEDEF] Débat " Bâtir le leadership Europe "

 

24) 8ème festival de théâtre iranien en exil

 

25) Deux conférences de Christine Delphy à Montréal

 

26) 1957-2007 : FROM SPUTNIK SATELLITE TO EXPLORER ART.

 

27) Toulouse : deux réunions publiques sur le Venezuela

 

28) Les Rendez-Vous de l’Université Marxiste

 

29) L’Agenda d'Acrimed

 

30) ACP N°57 -  lundi 1er Octobre 2007 - Extraits

 

31) Agenda des actions africaines en région parisienne d'Octobre

 

32) [infocom-ldh] XIIIème université d'automne de la LDH "Individus, communautés, République" : 24 et 25 novembre 2007 à l'Ecole normale supérieure (ENS)

 

33) Colloque : Approche Scientifique de l'Architecture Bioclimatique

 

34) Forum Innovation III : L’esprit de l’innovation III, 2008

 

 

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& Echos de France &

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35) Elus communistes et républicains au Parlement : « Élever le ton de la riposte »

 

36) FETE DE L’HUMANITE : La gauche s’est retrouvée à la Fête

 

37) FETE DE L’HUMANITE Riposte et projet : le débat à gauche

 

38) FETE DE L’HUMANITE : Les suites très attendues d’une rencontre évènement

 

39) Gauche : « Ne rien changer, ce serait renoncer » Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, revient sur la réunion du Collectif Ripostes et le débat sur l’avenir de la gauche.

 

40) Marie-George Buffet repousse l'idée de créer un nouveau parti

 

41) GAUCHE : L'union pour les « mobilisations nécessaires »

 

42) PARTI SOCIALISTE : Jospin sème la zizanie

 

43) Le calendrier de la rénovation du PS

 

44) Hollande-Bayrou : rencontre à hauts risques

 

45) Des Verts participatifs, mais pas naïfs

 

46) POLITIQUE : Le Modem « Démocrate, pas centriste »

 

47) Éducation : « Le collège unique est un idéal à défendre »

 

48) Convergence : Les défenseurs des services publics aux rendez-vous de la riposte

 

49) Fonctionnaires : Les syndicats décidés à une réaction d’envergure

 

50) Mobilisation : La CGT appelle à ne pas se laisser intimider

 

51) Santé : Le front anti-franchises s’élargit

 

52) Santé : 550 suppressions de postes à l’hôpital du Havre

 

53) Sans-Papiers : Hommage à la femme chinoise défenestrée

 

54) Immigration : « ADN : première victoire de la mobilisation »

 

55) FONCTION PUBLIQUE : Sarkozy attaque de front

 

56) FONCTIONNAIRES : Entretien avec Luc Rouban, chercheur au CNRS, travaille sur les mutations du secteur public

 

57) Fonctionnaires : Sarkozy veut torpiller la fonction publique

 

58) Le programme de démolition sociale de Sarkozy dans le texte

 

59) Mobilisation : Les syndicats en ordre de bataille

 

60) ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : Les thésards pourront faire du conseil en entreprise

 

61) Universités : Des bourses en plus, mais plus tard

 

62) ACTU : Pour les étudiants, « Bûcher et bosser : pari risqué »

 

63) Annick Coupé « Le gouvernement peut être contraint au recul »

 

64) Claude Hagège : « La langue française comme langue scientifique est menacée »

 

65) Institutions : Vers une Constitution taillée à la démesure de Sarkozy

 

66) « Mortels profits » PAR MICHEL GUILLOUX

 

67) Gouvernement : Fillon prépare le terrain de la rigueur

 

68) Loi de finances : Un budget inefficace et inégalitaire

 

69) RETRAITES : Un an de cotisation supplémentaire à partir de 2009

 

70) GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT : « OGM : Borloo montre la sortie »

 

71) LOGEMENT : Le gouvernement et le monde HLM affichent leur désaccord

 

72) La loi Hortefeux adoptée, indigne test ADN compris

 

73) « Tout est bon pour rééquilibrer les budgets des hôpitaux, même refuser les congés »

 

74) Santé : Ces pesticides qui empoisonnent les Antilles

 

75) Île-de-France : Débat à gauche sur le Grand Paris

 

 

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& Points de vue &

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76) « La lutte, c’est classe ! » par Sébastien LABORDE, Professeur des écoles, Membre de la direction du PCF33

 

77) « La Chronique des idées reçues » Par Gérard Loustalet-Sens

 

78) « La faillite c’est la droite » PAR PATRICK LE HYARIC, DIRECTEUR DE L’HUMANITE

 

79) « L’Afrique, un grand défi du XXIe siècle » PAR JACQUES FATH, RESPONSABLE INTERNATIONAL DU PCF

 

80) « Novation, non-dilution du PCF et riposte à Sarkozy » PAR PAUL BOCCARA, ECONOMISTE.

 

81) « L’utopie est un mode de vivre » Entretien avec René Schérer

 

82) André GORZ : Un penseur de l’écologie et de la fin du travail

 

83) « Universalité du dopage » Par Jean-Jacques Delfour, philosophe

 

84) LA CHRONIQUE DE CYNTHIA FLEURY : « Les représentations de l’histoire »

 

85) APPEL AUX DEPUTES (*) : « Ouvrir les prisons au contrôle ! »

 

86) « De l’éducabilité universelle » PAR JANINE REICHSTADT, PROFESSEURE DE PHILOSOPHIE (*).

 

87) « Ficher pour discriminer » PAR SAMUEL THOMAS, VICE-PRESIDENT DE SOS-RACISME

 

88) « Xénophobie d'Etat » par Michel Tubiana, Président d’honneur de la LDH, Le Monde, 19/09/07

 

89) « Refonder une gauche de gauche ! Construire un nouveau parti pour le socialisme !" par Christian Picquet

 

90) Miguel Benasayag : « Il faut un mlitantisme capable de créer, de dégager une puissance »

 

91) « La personne devient une entreprise : Note sur le travail de production de soi » par André GORZ, Le Mardi 10 mai 2005.

 

92) « Une autre ambition pour le supérieur » Par Dominique Belougne, assistant ingénieur à l’université de Bordeaux-II, syndicaliste FERC-Sup CGT.

 

93) « France-Algérie : le poids de la colonisation » PAR GILBERT MEYNIER, PROFESSEUR EMERITE A L’UNIVERSITE DE NANCY-II, ET ÉRIC SAVARESE, MAITRE DE CONFERENCES A L’UNIVERSITE DE PERPIGNAN VIA DOMITIA.

 

94) « Surtout ne lâchons rien face aux lois populistes ! Construisons de nouvelles solidarités » PAR ÉLIANE ASSASSI, SENATRICE, PRESIDENTE DE L’ASSOCIATION DES ELUS COMMUNISTES ET REPUBLICAINS DE LA SEINE-SAINT-DENIS.

 

95) « L’asile, au nom du peuple français » par Anicet Le Pors*, ancien ministre

 

96) Maroc : La continuité sans changement ! PAR ABDELLATIF IMAD, PROFESSEUR DES UNIVERSITES (*)

 

97) TRAVAIL : « Construire l’unité de la classe salariée » PAR STEPHEN BOUQUIN, MAITRE DE CONFERENCE EN SOCIOLOGIE A L’UNIVERSITE DE PICARDIE (*).

 

98) « Un sentiment de perte de valeur de son travail » PAR DANIELE LINHART, SOCIOLOGUE, DIRECTRICE DE RECHERCHE AU CNRS

 

99) TRAVAIL : « Une mise en danger délibérée d’autrui » par ANNIE-THEBAUD-MONY, DIRECTRICE DE RECHERCHE A L’INSERM (*).

 

100) « Le travail, ce n’est pas technique ! » PAR JACQUES DURAFFOURG, ERGONOME.

 

101) TRAVAIL : « Les rapports sociaux sont entremêlés » PAR ROLAND PFEFFERKORN, DIRECTEUR DE L’INSTITUT DE SOCIOLOGIE DE L’UNIVERSITE MARC-BLOCH DE STRASBOURG (*).

 

102) « Une alternative à la domination financière » PAR DANIEL BACHET, MAITRE DE CONFERENCES A L’UNIVERSITE D’ÉVRY, MEMBRE DU CONSEIL SCIENTIFIQUE D’ATTAC (*).

 

103) « N’abandonnons pas le Code du Travail aux spécialistes ! » PAR HERVE TOURNIQUET, AVOCAT.

 

104) « Élargir le champ de la libre activité humaine » PAR JEAN-LOUIS SAGOT-DUVAUROUX, ECRIVAIN, DRAMATURGE (*).

 

105) « S’appuyer sur la recherche de sens » PAR JEAN-FRANÇOIS BOLZINGER, SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DE L’UGICT-CGT.

 

 

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& Le Coin des Lettres &

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106) ReSPUBLICA 561 - Extraits

 

107) Infos-Paix n°261 du 19 septembre 2007 (Extraits)

 

108) Lettre électronique No 7 "Communisme et écologie"

 

109) [CADTM-INFO] BULLETIN ELECTRONIQUE 27 - Lundi 24 septembre 2007 (Extraits de l’Agenda)

 

110) Alternatives Economiques : Lettre d'information Octobre 2007

 

111) [SLR] V. Pécresse à l'université d'automne de SLR

 

112) [Réseau Voltaire] 2 octobre 2007

 

113) La Lettre de la FIDH : E-newsletter Eclaircies #9

 

114) [Mouvement des indigènes de la république] Les nouveautés

 

115) [e-LIAISONS] Lettre de Liaisons - Numero 227 du 30 septembre 2007

 

116) [march-pro] Courrier de la Marche Mondiale des Femmes N°90

 

117) [Amd-info] La lettre des AMD - octobre 2007

 

118) [acrimed_l] Le Magazine électronique d'Acrimed n° 81 (octobre 2007)

 

 

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& Le Coin des Initiatives &

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119) Éducation : Les éducateurs prennent le président à la lettre

 

120) Pétition en faveur des personnes handicapées au niveau Européen.

 

121) Au président chinois Hu Jintao et aux membres du Conseil de sécurité de l¹ONU

 

122) LE « CHIFFRE » TUE !

 

123) [infocom-ldh] Exposition "Opre Roma ! Demain le monde... Nos concitoyens Rroms."

 

124) [Adn] Pétition "Non au contrôle génétique de l'immigration" : suites

 

125) [Jolie Môme] mise en examen à la demande de la CFDT ! Pétition

 

 

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& Le Coin des Blogs et des sites &

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126) Le site académique de Philosophie

 

127) Centre d'Histoire des Systèmes de Pensée Moderne : Site Internet

 

128) [PCF] Les déclarations et Initiatives

 

129) A la une du site de PRS le 17/09/2007

 

 

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& Le Coin des Revues &

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130) Solidarité : Rendre visible une France invisible

 

131) Planète PAIX – No 524 : « Le militarisme nuit gravement à l’environnement »

 

132) Manière de voir No 95 : « Les droites au pouvoir »

133) La Revue Trimestrielle " Economie et Politique " No 636-637 : Ripostes à la droite, Refondations et novations à gauche

 

134) [infocom-ldh] Promotion : « L'état des droits de l'Homme en France » 2004 - 2005 – 2006

 

135) REGARDS – Mensuel de Gauche, vraiment - Mensuel No 43 : « Resteront-ils sur la planète gauche ?  »

 

136) HUMANITE DIMANCHE : NUMÉRO du 27 septembre au 3 otobre 2007

 

137) Littérature et barbarie

 

138) Mouvement.net, une nouvelle forme pour de nouvelles possibilités

 

 

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& Le Coin des Livres &

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139) Roger Martelli « Une force politique neuve pour porter un projet neuf »

 

140) Aristote et l’énigme des êtres vivants

 

141) Le capitalisme a-t-il fait sa révolution ?

 

142) Ces Espagnols des Glières

 

143) L’Europe du XIXe siècle en dictionnaire

 

144) L’État fragile, nouveau stéréotype de l’aide au développement

 

145) Le racisme et l’esclavage aux sources du système aristocratique

 

146) Souffrance psychique

 

147) "Eric Rohmer : Evidence et ambiguïté du cinéma" en librairie le 12 octobre...

 

148) « Propagande imperiale & guerre financiere contre le terrorisme » de Ibrahim Warde

 

149) La rentrée de Bastingage

 

150) Yves BODARD à la radio et à  la TV et ailleurs. Faites  passer !

 

151) [LPDA] Zoom : octobre, un panier de livres

 

152) La culture populaire au fil du feuilleton

 

153) Le désastre des prédations humaines

 

 

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& Le coin du Théâtre & du Cinéma &

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154) Au nom de la fraternité

 

155) « L’Echelle des Valeurs a perdu ses barreaux » pièce Claire-Lise CHARBONNIER, publiée aux éditions Jardin d’ESSAI

 

156) [infocom-ldh] La LDH soutient les films « Goodbye Bafana » et « Rue Santa Fe »

 

157) [infocom-ldh] Partenariat LDH autour de la pièce de théâtre "Dreyfus, l'affaire"

 

158) THéÂtre : L’atroce au visage lisse

 

159) ÉTATS DES LIEUX : L’Espagne a le bourdon, son cinéma aussi

 

 

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& Documents de Travail &

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160) Conseil national du PCF : La résolution adopté à propos des élections Municipales et Cantonales

 

 

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& Echos d'Europe &

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161) U.E. : « Il faut briser le consensus sur le traité simplifié »

 

162) Euro : Sarkozy, la Banque centrale européenne et le déficit français

 

163) P.S. : Cacophonie socialiste sur le traité européen

 

164) Parti de la gauche européenne : 2ème Congrès du PGE

 

165) Quand flexi-sécurité rime avec déréglementation

 

166) Grande-Bretagne : Londres touchée de plein fouet par la crise financière

 

167) Énergie : À fond, la libéralisation !

 

168) Grèce : Affaibli, Karamanlis passe l’épreuve du feu

 

169) La bombe française sur les genoux d’Angela Merkel ?

 

170) Commerce : Quand l’Europe entend imposer son libre-échange au Sud

 

171) Grande-Bretagne : La grogne des syndicats anglais

 

172) Belgique : La Flandre tentée par l’Europe des régions

 

 

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& Echos du Monde &

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173) Appel : Non aux escalades guerrières !

 

174) PEROU : Alberto Fujimori extradé du Chili, risque 30 années de prison

 

175) Iran : Aventure irresponsable

 

176) Iran : « Il faut aider El Baradei et l’AIEA à trouver une solution diplomatique »

 

177) Mexique : Le cri de douleur

 

178) Colombie : La rencontre entre Chavez et les FARC s’amorce

 

179) Nations unies : Une assemblée générale hantée par les désordres mondiaux

 

180) La guerre en Irak coûte 720 millions de dollars par jour

 

181) Devant l’ONU, Sarkozy confirme sa dérive atlantiste

 

182) « L’Iran, c’est d’abord une histoire de fric et de pétrole »

 

183) « Les Japonais sont en grande souffrance sociale »

 

184) BIRMANIE : « En dépit de la répression le mouvement ne s’éteindra pas » Entretien avec Farid Ghehioueche est président d’honneur d’Info-Birmanie et porte-parole du collectif Stop le TOTALitarisme en Birmanie.

 

185) Afrique : Le mépris sarkozien ne passe pas

 

186) ECONOMIE et FMI : Un socialiste « du réel », Sarkozy satisfait

 

 

 

      Espaces MARX France: http://www.espaces-marx.org

      Contact: Espaces_Marx@internatif.org

 

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L'Humanité en Anglais : http://www.humaniteinenglish.com/

 

 

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         & L’Agenda &

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1) L’article de la semaine : « Lutte des classes et nécessité d’une réflexion sur la science » par Jean-Pierre Kahane

-- 1. Ce qui m’a toujours attiré et que j’ai essayé de porter dans la visée communiste, c’est la largeur des vues, l’internationalisme, l’articulation entre présent, passé et futur. Il m’a toujours semblé que de bonnes clés pour comprendre et agir sont l’analyse des moyens de production et des rapports de production et d’échanges, l’analyse des rapports de classes, et les perspectives à donner aux formes diverses de la lutte des classes. La lutte des classes est constamment dépréciée et occultée au profit des classes dominantes, qui, bien sûr, privilégient les oppositions ethniques ou religieuses et l’organisation de la société en communautés étanches. La lutte des classes mérite d’être étudiée et revalorisée comme intéressant l’humanité dans son ensemble, comme dégageant les facteurs décisifs de l’émancipation humaine face aux pouvoirs dominants - financier, économique, politique.

-- 2. Exemple. La science est-elle une force productive ? On a pas mal écrit là-dessus dans les années 60. Et c’est d’une brûlante actualité. Si on considère la science, gentiment, comme un savoir à partager, comme un pouvoir à partager, on ignore l’essentiel : sa place dans le monde actuel, et sa place potentielle dans le monde à construire. La science est un mouvement, comme Victor Hugo le disait si bien. Quelle est la direction de ce mouvement, qu’est-ce qui pousse et qu’est-ce qui freine, qu’est-ce que ce mouvement révèle des limites du capitalisme actuel, dans quel sens aller pour être aux grands rendez-vous du futur (les grands enjeux liés que sont l’énergie, la paix, la nourriture et la santé dans l’ensemble du monde) ? A défaut d’explorer cela - et la clé des forces productives et des rapports de production me paraît bien adaptée - on confond tout, par exemple le combat indispensable comme les monopoles de la production alimentaire, et le combat contre la transgenèse - dont j’espère bien que la société humaine future saura tirer parti pour améliorer la production agricole et pharmaceutique, entre autres.

-- 3. Dans les débats qui animent les milieux de la recherche scientifique sur la PACTE, on voit le mouvement des jeunes chercheurs, qui s’empare du milieu jusqu’aux directeurs de laboratoire, l’Académie des sciences dans un rôle ambigu mais heureusement mouvant, le pouvoir politique directement inspiré par les détenteurs de capitaux, un affrontement auquel il manque une chose principalement : une vision politique de ce que représente la recherche scientifique dans le monde actuel et dans le monde que nous voulons. Le lien avec le point 2 est évident.

http://www.espaces-marx.org/article.php3?id_article=30

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org - From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>

 

2) Espaces Marx reçoit le Pr. Edgardo Lander, Professeur de sociologie à l’Université Centrale du Venezuela

Le Mercredi 3 octobre 2007 de 12h - 14h30 à l’Espace Niemeyer

En l’espace d’une décennie, le Venezuela s’est transformé profondément. Des institutions nouvelles ont été créées pour permettre une participation citoyenne dans la transformation de la société, les richesses produites par l’exploitation des richesses naturelle sont utilisées pour le développement du pays et le Venezuela est devenu un acteur de première importance dans la région et le monde. Depuis 2006, un débat s’est ouvert pour définir une nouvelle étape : la construction du « Socialisme du XXI° siècle ». Le président Hugo Chavez a lancé un appel pour créer le « Parti Socialiste Uni » qui devrait rassembler les forces qui soutiennent la révolution démocratique en cours. « Il s’agit de lutter pour une ’démocratie sans fin’. Il ne s’agit pas d’établir un ’autre’ ordre, une ’autre ’ hégémonie, mais de réaliser un processus continu de démocratisation. Ce qui suppose, évidemment, le pluralisme, un processus toujours ouvert. On est loin de ce que fut le socialisme du XXe siècle ». Boaventura de Sousa Santos

Pour qu’il puisse nous parler de cette nouvelle étape, des enjeux actuels et des perspectives possibles, nous avons invité Edgardo Lander, Professeur de sociologie à l’Université Centrale du Venezuela - Mercredi 3 octobre 2007 de 12h - 14h30 à l’Espace Niemeyer 6 avenue Mathurin Moreau Paris 75019 - M° Colonel Fabien - Espaces Marx 0142174510 Espaces_Marx@internatif.org

http://www.espaces-marx.org/breve.php3?id_breve=56

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org - From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>

 

3) Participation d’Espaces Marx et de Transform ! au congrès Marx international V

=====> Socialisme et démocratie économique. Organisé par Espaces Marx, le réseau Transform ! et la Fondation Rosa Luxemburg. Atelier 4 Vendredi 5 octobre 2007, 9h-11h, salle 125.

Dans cet atelier, nous voulons élaborer les concepts clés et les implications stratégiques de la démocratie économique telle quelle a été conçue dans le mouvement socialiste – en Europe et partout dans le monde. En particulier, nous voulons trouver les liens entre les conceptions d’autogestion ou de la démocratie sur le plan de l’entreprise individuelle et les formes d’une cogestion / autogestion sur le plan macroéconomique. Dans la situation actuelle, on ne peut plus éviter la question de savoir si une stratégie qui consisterait à  « démocratiser » les marchés, y compris les marchés financiers, serait possible et quelles seraient les formes institutionnelles adéquates pour une telle opération. On peut se référer aux maintes expériences du mouvement coopératif qui avait, il y a déjà longtemps, envisagé une stratégie de réseaux entre coopératives pour combattre la  fameux « loi de Oppenheimer » (à la longue, nous serons tous morts ou capitalistes). Avec Michael R. Krätke (Université d’Amsterdam et Institut International de l’Histoire Sociale, Pays Bas),  Marc Mangenot (Fondation Copernic), Elisabeth Gauthier (Espaces Marx, animation de l’atelier)

=====> Séminaire "Anticapitalisme désemparé"

Dans le cadre du Congrés Marx International V. Vendredi 5 octobre. 11h - 13h

Séminaire à partir du texte de W.F. Haug « On the dialectics of anti-capitalism »

L’anticapitalisme désemparé. Atelier 5. Vendredi 5 octobre 2007, 11h -13h, salle 421. Organisé par la Fondation Rosa Luxemburg / Espaces Marx /Transform ! Autour du texte de W.F. Haug (Philosophe) « On the dialectics of  anti-capitalism » ; "Zur Dialectik des Antikapitalismus" (1) Avec des contributions de Michael Brie, (Fondation Rosa Luxemburg), Edgardo Lander (Sociologue, professeur à l'université centrale, Caracas,Venezuela), Elisabeth Gauthier (Espaces Marx). Débat animé par  Mario Candaias

--- « Capitalisme désemparé » Article de W.F. Haug en anglais et en allemand.

L’anticapitalisme est un important élément d’orientation pour une gauche qui ne voudrait pas tomber dans le piège du réformisme et de l’intégration dans le bloc dirigeant. Mais le processus de dépassement du capitalisme doit être fondé sur des pas précis et des analyses concrètes des possibilités et des conditions ouvrant une telle perspective. Sinon, l’anticapitalisme deviendra une figure rhétorique ou un espoir utopique et abstrait de la révolution dans un proche avenir. Ni la simple négation du capitalisme, ni sa simple réforme ne constituent des réponses adéquates. Rosa Luxemburg nous a fourni une formulation permettant une approche constructive avec la dialectique de l’anticapitalisme : l’élaboration et la pratique d’une ‘politique réelle révolutionnaire’. Cette table ronde tentera de discuter les formes ‘réellement existantes’ de l’anticapitalisme au début du 21ème siècle et des possibilités d’effectuer des pas concrets dans le sens du dépassement du capitalisme. Le point de départ sera l’article de Wolfgang-Fritz Haug dans la revue allemande Das Argument qui sera discuté avec l’auteur. (1)Disponible sur le site www.Espaces-Marx.org)

--- Helpless Anticapitalism

Anticapitalism is an important guiding line for a left, that will not fall into the trap of reformism and integration into the ruling power bloc. Nevertheless the process to overcome capitalism must be grounded in concrete steps and concrete analysis of possibilities and conditioning relations of power. Otherwise anticapitalism will become just a rhetoric figure or an abstract utopian hope for revolution in the near future. So a simple negation of capitalism as well as its simple reform is not adequate. Rosa Luxemburg has given us a formula and good advice for a productive dealing with this dialectic of anticapitalism : the elaboration and practice of ’revolutionary realpolitik’. This panel tries to deal with the ’real-existing’ forms of anticapitalism at the beginning of the 21st century and with possibilities for concrete steps towards overcoming of capitalism. The starting point is an article (see below the document) from the German review ’Das Argument’ by Wolfgang-Fritz Haug, that will be discussed with the autor.

http://www.espaces-marx.org/article.php3?id_article=327

=====> Politique et convergence de forces : la tentative au niveau national de candidature unitaire, analyses d'une expérience difficile. Une analyse des dynamiques et des contradictions du Collectif d’initiative unitaire antilibéral national (mai à décembre 2006). OMOS et Espaces Marx Atelier 7 : vendredi 5 octobre 2007, 14h-18h, salle 308.

Analyse dynamique du CIUN, quelles méthodes et quel intérêt ? Débat introduit avec la présentation de son étude par Janine Guespin-Michel (Professeur émérite de biologie à l'Université de Rouen), avec la participation de plusieurs membres du CNIU (Francine Bavay, Hamida Bensadia, Eric Coquerel, Pierre Cours-Salies, Claude Debons, Elisabeth Gauthier, Charlotte Girard, Jean-Luc Gonneau, Marc Mangenot, Francis Sitel, Pierre Zarka).

Un collectif ou un mouvement, qui n’est pas organisé de façon hiérarchique, peut il évoluer exactement comme le souhaite chacun des acteurs, ou est il soumis à des contraintes qui résultent des interactions et contradictions entre ces acteurs, et qui sont le moteur de sa dynamique ? Si c’est le cas, est il possible de dire et de prédire quelque chose de cette évolution ? Est-ce utile, ou, inversement, est il raisonnable de se passer de cette connaissance ? Poser ces questions en utilisant le spectre des possibilités offertes par les sciences contemporaines, n’est ce pas simplement réinvestir la problématique du matérialisme dialectique, en cherchant à déterminer les mécanismes des transformations par l’étude des rapports, des contradictions, des interactions? L’hypothèse de départ est que, pour utiliser dans un tel contexte les concepts des sciences de la complexité, il est impératif de forger ses outils en partant d’exemples concrets dans un va et vient entre théorie et pratique .Le Comité d’initiative unitaire national (CIUN)’est un bon modèle d’étude, car le résultat (l’échec), n’a été voulu par personne, et résulte donc de la dynamique du processus qui s‘est déroulé dans un temps suffisamment bref pour permettre une analyse relativement précise.

=====> La  pensée transformatrice existe-t-elle sans repenser la question des aliénations?

Frantz Fanon. Lien social et resymbolisation : décolonisation, désaliénation, contre le choc des civilisations, vers de nouvelles subjectivités porteuses de dignité universelle. Organisé par Espaces Marx et le Réseau Frantz Fanon.

Avec la participation de Serge Guichard  Espaces Marx, Transform ! « facilitateur » du réseau Frantz Fanon ;

Atelier 8. Samedi 6 octobre 2007, 9h30-11h30.

Avec la participation de Serge Guichard (président de séance, facilitateur du réseau Frantz Fanon) ; Bernard Doray (psychiatre, Centre d’Etudes, de Recherches et d’Actions sur les Traumatismes et l’Exclusion) :La révolution comme retournement de la perspective et constitution d'une autre subjectivité, chez Fanon. Importance de la question à travers des moments de l'histoire collective et la psychologie individuelle ; Permal Victor (sociologue, président du cercle Franz Fanon Antilles) : Désaliénation: passage d'une conscience soumise à une conscience libératrice ; Murthy PK (syndicaliste, membre du conseil international du Forum social mondial) : L’universalité de la pensée de Frantz Fanon ; Christiane Chaulet Achour (professeure  de littérature comparée à l’Université de Cergy, auteure de «  Frantz Fanon l’opportun ») ; Yves Manville (cercle Frantz Fanon, Paris).

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org - From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>

 

4) Les 6émes Journées de la Pensée Critique organisées par Espaces Marx & Discordances

Avec la participation de Sciences-Po Bordeaux, L’Université de Paris VIII, Le Cinéma Utopia, La Librairie La Machine à Lire et le soutien de la ville de Lormont.

Les 11 et 12 octobre 2007 Autour de René Schérer :

« Le Militantisme, hospitalité, espace social »

 « Je définis l’utopie comme de l’ordre du non-réalisable mais cela n’empêche pas de la penser et de vouloir la faire être. La pensée utopique est très réaliste car elle s’appuie sur des choses incontestablement réelles, c’est-à-dire les sentiments, les passions, les attractions mais sans se préoccuper des moyens de la faire être. Par exemple, Fourier parle de travail attrayant. À l’heure actuelle, il est peut-être impossible d’avoir un travail attrayant. N’empêche que cette idée doit à tout prix être maintenue. Le fait de donner à chacun des occupations selon ses désirs, de ne pas mobiliser quelqu’un sur une unique activité mais de diversifier toutes ces participations aux travaux, c’est irréalisable. Mais on doit maintenir cette utopie contre vents et marées sous peine de perdre le sens même de la vie. Je ne pense pas que l’utopie soit une projection vers l’avenir mais c’est un mode de vivre. À tout moment, il faut ouvrir dans sa propre vie d’autres possibles. Même si on ne les réalise pas, cela évite d’être bloqué à l’intérieur d’une sorte de fatalité. Il faut résister à une fatalité historique. On avait donné à l’utopie en tant qu’exigence du présent, en 1968, une expression très intéressante : « Ici et maintenant. » - Extrait d’un interview dans le Journal l’Humanité du 28 Septembre 2007»

=====> Jeudi 11 octobre : « L’hospitalité »

      -- Institut Etudes Politiques (I.E.P) --

       11, Allée Ausone - 33600 Pessac

       Tramway Ligne B – Arrêt : Montaigne-Montesquieu

      Salle Copernic de Sciences-Po Bordeaux

      10h – « L’anarchisme philosophique »

            René Schérer, Philosophe

      11h – Du « Zeus hospitalier » à « l’intégration républicaine »

            Rachid Mendjeli, politologue

      14h00 – « Les leçons passent, le désir reste »

            Alain Brossat, professeur de philosophie, Paris VIII

      15h30 – Manuel Asensi, Université de Barcelone

      20h30 - « Accattone » de P.P. Pasolini.

      Projection/débat au Cinéma Utopia – Bordeaux

      En présence de Giorgio Passerone, Maître de confèrence en littérature et civilisation italiennes à Lille 3, co-auteur avec René Schérer de Passages pasoliniens, Presses universitaires de Septentrion.

=====> Vendredi 12 octobre : « utopie et architecture »

      -- Athénée Municipal de Bordeaux (Place St Chrystoly) --

       9h00 – Approche de l’œuvre de René Schérer

           Atelier animé par des doctorants de Paris VIII

      11h00 - Séance plénière en présence de René Schérer

      -- Galerie de La Librairie La Machine à Lire, --

      18 rue du Parlement Saint-Pierre à Bordeaux

      14h00 – « René Schérer et Guy Hocquenghem : le désir homosexuel dans tous ses états »,

      Stéphane Nadeau doctorant en philosophie

      -- Pôle éducatif R. Rolland - Château Mireport – Lormont --

      Bd, Odilon Redon – 33130 Lormont

      17h30 - La rénovation du château Mireport, 

      l’Atelier Provisoire, Daniel Truong Loï, Rachid Mendjeli

      19h30 – « Philosophie et criminalité »

              René Schérer, Philosophe

====> Contact : - « Laurent Boyer »  <xnonx@free.fr> Tél : 05.56.32.16.64 - Philippe Caumières. <p.caum@wanadoo.fr> Tél : 05.53.36.77.41 ou "Dominique Jobard" <Domijob@wanadoo.fr> ou ou <Espaces.MarxBx@tiscali.fr> Tél : 05.56.85.50.96

 

5) Les livres d’adhérent(e)s d’Espaces Marx : « Communisme, l’avenir d’une espérance » de Patrice COHEN-SEAT, Président d’Espaces Marx, Membre de la direction du PCF

« Montrer que nous sommes prêts à nous révolutionner » Dans Communisme, l’avenir d’une espérance, Patrice Cohen-Séat, dirigeant du PCF, ouvre des pistes pour une nouvelle conception du combat pour l’émancipation humaine.

--- Dans votre livre, vous parlez de « Berezina communiste ». Le moins qu’on puisse dire est que vous ne cherchez pas à minimiser le choc du printemps 2007.

- Patrice Cohen-Séat. Après trente ans de déclin quasi continu, et 1,93 % lors de la principale élection politique nationale, ce serait suicidaire. Si nous voulons continuer de porter notre ambition d’émancipation humaine, notre seule chance est de voir la vérité en face. Et d’en tirer toutes les conséquences.

--- Vous n’attribuez pas la défaite au seul échec du rassemblement antilibéral.

- Patrice Cohen-Séat. Cet échec a joué. Mais si on en restait là, on n’expliquerait ni toutes ces années de déclin, quelles que soient les stratégies du moment (union avec le PS, isolement, rassemblement), ni les 3,37 % en 2002. Et puis, est-ce qu’on peut isoler nos difficultés de celles de la gauche en France ou ailleurs ? La question qui nous est posée est de savoir comment faire vivre un - projet politique de dépassement du capitalisme dans une - société bouleversée et - divisée par la mondialisation financière.

--- Mais toutes les forces de gauche n’enregistrent pas de résultats aussi catastrophiques.

- Patrice Cohen-Séat. C’est vrai. Mais si le PS fait un meilleur résultat qu’en 2002, il est battu à l’élection présidentielle pour la troisième fois consécutive. Et pour la première fois depuis 1981, l’alternance ne joue pas. Pourtant, les Français se disent majoritairement à gauche, et attachés à l’égalité, aux services publics, à la protection sociale. Il y a donc une immense attente à l’égard de la gauche. Pourquoi cette majorité potentielle ne parvient pas à se mobiliser ? La responsabilité en incombe aux forces de gauche : elles échouent à se rassembler de façon crédible sur un projet qui réponde aux aspirations d’aujourd’hui.

--- S’il y a des rendez-vous manqués pour la gauche, pour le Parti communiste, il y a un déclin continu.

- Patrice Cohen-Séat. Le PCF est dans une spirale infernale où chaque étape du déclin affaiblit sa crédibilité et entraîne la suivante. Mais ne confondons pas cette mécanique et les causes qui l’ont provoquée.

--- Parmi elles, vous dites que le PCF n’a pas fait ce qu’il fallait pour se dégager du modèle soviétique.

- Patrice Cohen-Séat. Depuis plus de trente ans, le Parti communiste s’est renouvelé profondément. Il a condamné le stalinisme, analysé l’échec soviétique. Toute sa conception du processus de transformation sociale a changé. Ce n’est plus le grand soir, la dictature du prolétariat, le parti-État, l’économie administrée. Mais il y avait aussi dans le PCF la conviction que les pays socialistes étaient malgré tout un atout dans la lutte de classes. Et dans les grands moments, jusqu’en 1991, cette contradiction nous a empêchés de rendre visibles nos propres changements. Nous le payons très cher.

--- Vous interrogez l’ensemble des « fondamentaux » au regard des évolutions du monde. Égalité et liberté, individu et collectif, nation et monde, réforme et révolution…

- Patrice Cohen-Séat. Là aussi, nos conceptions ont énormément évolué et nous avons de véritables acquis. Mais je crois que nous ne pouvons pas porter une ambition révolutionnaire, dans la société d’aujourd’hui, sans pousser jusqu’au bout la critique d’une culture qui nous a longtemps conduits à opposer l’égalité « réelle » à la liberté « formelle », le collectif à l’individu, l’État au marché, etc.

--- Vous parlez à ce sujet de « supériorité du capitalisme sur le socialisme ».

- Patrice Cohen-Séat. C’est Marx, le premier, qui a mis en lumière l’extraordinaire puissance du capitalisme dans le développement des forces productives. On la constate aujourd’hui encore, alors que le socialisme étatiste s’est effondré en ayant échoué à faire mieux que le capitalisme, dans le domaine des libertés comme dans la production de richesses. Comprendre pourquoi est essentiel si on veut redonner sens à notre combat.

--- Et sur ce point, par exemple, quelles conclusions en tirez-vous ?

- Patrice Cohen-Séat. Affaiblir l’État concentre tous les pouvoirs dans le marché, où le capital règne en maître. Mais concentrer tous les pouvoirs dans l’État conduit à étouffer les libertés et à paralyser l’économie : plus une société se - développe, et moins il est - possible de tout diriger d’en haut. On ne peut donc pas se contenter d’opposer l’État au marché, ce qui a été au coeur du modèle soviétique, mais aussi, d’une certaine façon, de la conception du « programme commun ». Il faut se fixer l’objectif de subvertir - démocratiquement l’un et l’autre. Contre la concentration des pouvoirs publics entre les mains d’une « classe politique », il faut donner de plus en plus de pouvoirs aux citoyens dans les institutions. Et contre la toute-puissance des actionnaires, il faut arracher de véritables pouvoirs d’intervention des salariés, des élus, des acteurs sociaux dans les entreprises et les institutions à vocation économique. Je crois d’ailleurs que c’est aussi indispensable pour s’attaquer à la folle dérive financière qui est en train de broyer nos sociétés.

--- Ces questions posées dans le cadre d’un capitalisme mondialisé paraissent une ambition démesurée.

- Patrice Cohen-Séat. C’est une partie du problème. La mondialisation financière a rompu l’équilibre relatif que les luttes avaient permis de créer entre pouvoir politique et pouvoir économique. Le capital s’est organisé à l’échelle mondiale et a mis en place les institutions nécessaires : FMI, Banque mondiale, Union européenne, G8… Les forces de transformation sociale ont pris beaucoup de retard à se doter d’outils pour organiser la lutte sociale et politique à ce niveau. Il faut changer radicalement de braquet.

--- Vous avez ouvert des pistes pour construire un projet. Vous songez à ne plus utiliser la référence au communisme pour le caractériser ?

- Patrice Cohen-Séat. Il faut faire la distinction entre la chose et le mot quand on parle du communisme. À mes yeux, le communisme apporte trois dimensions essentielles au combat pour le progrès humain : une détermination et un courage ancrés dans les réalités populaires ; l’affirmation de l’objectif même de l’émancipation humaine ; et la conscience de la lutte de classes, qui porte l’exigence de l’unification et donc du rassemblement politique de tous les exploités. Mais le communisme s’est historiquement assimilé à des crimes et à l’échec. Au mieux, il renvoie à une époque révolue. Pour faire vivre notre engagement communiste, nous devons donc le libérer des valises de plomb que nous traînons encore aujourd’hui. Je crois que seul un acte symbolique fort peut le permettre. Y a-t-il une autre façon que de changer de mot ? Ce débat doit s’ouvrir et il faudra le trancher.

--- Vous suggérez que les communistes ouvrent un processus fondateur. Comment le concevez-vous ?

- Patrice Cohen-Séat. Je crois que nous sommes au bout du cycle politique qui s’est ouvert en 1920, comme de celui qui a commencé avec l’union de la gauche dans les années soixante et soixante-dix. Il faut inventer du neuf dans l’organisation du combat - politique. J’y vois trois conditions décisives. Les communistes - au-delà de la question du mot - doivent pouvoir y exister en tant que tels, comme, d’ailleurs, tous ceux qui souhaiteront s’associer à ce processus ; son principe moteur doit être le rassemblement sur un projet politique ; et, enfin, il doit pouvoir associer sans aucune exclusive toutes les forces disponibles à partir de l’objectif clair d’une véritable rupture avec les politiques libérales.

--- D’autres proposent la création d’une nouvelle formation politique. Quelle différence avec votre proposition ?

- Patrice Cohen-Séat. On n’en est pas aux réponses. J’ai cherché dans mon livre à identifier les problèmes pour contribuer à la réflexion - collective. On attend de la gauche une rupture culturelle pour qu’elle réponde enfin aux aspirations actuelles de la société. Les questions stratégiques ne sont qu’un aspect de cette recherche. Et puis, si on veut construire avec d’autres, on ne peut pas décider seuls. L’heure est à l’ouverture de tous les dialogues nécessaires, y compris au plan international. Pour cela, dans ce moment de crise très profonde de la gauche, nous devons donner le signal fort que nous sommes prêts à nous - révolutionner pour contribuer à ce que la gauche elle-même se révolutionne et se hisse à la hauteur de ses responsabilités historiques.

--- Les communistes sont-ils, d’après vous, dans cet état d’esprit ?

- Patrice Cohen-Séat. Il y a parmi les communistes une grande diversité d’opinions. Mais je ne connais pas de communiste qui ne se pose pas énormément de questions. Tous veulent poursuivre le combat et se mettre en situation de riposter efficacement à la droite. Tous savent que le statu quo est impossible. Et personne ne peut dire : j’ai la solution. Que vaudraient, d’ailleurs, des réponses qui ne résulteraient pas du débat de tous les communistes ? Car la principale force du Parti communiste, ce sont les hommes et les femmes qui le constituent, ses élus, son histoire, un - collectif humain dont l’expérience et la détermination sont irremplaçables. Ecrire une nouvelle page de notre histoire est nécessaire. Mais on n’y arrivera pas en déchirant les précédentes. Il n’y a qu’ensemble que nous trouverons les bonnes réponses. (*) Communisme, l’avenir d’une espérance. Calmann-Lévy, 227 pages, 15 euros. Entretien réalisé par Olivier Mayer

http://www.humanite.fr/2007-09-12_Politique_-Montrer-que-nous-sommes-prets-a-nous-revolutionner

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org

- From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>

 

6) CONGRES MARX INTERNATIONAL V - 3-6 Octobre : « Altermondialisme – Anticapitalisme, Pour une cosmopolitique alternative »

Sorbonne: 3 octobre (19h-22h) - Université de Paris-X Nanterre, du 4 au 6 octobre 2007 (toute la journée) - Au seuil du troisième millénaire, le mouvement altermondialiste a fait surgir une logique mondiale des solidarités, derrière un mot d’ordre universel : Un autre monde est possible. Pourra-t-il éluder les questions les plus redoutables : Comment changer le monde dans le capitalisme ? Et pour quel autre monde post-capitaliste ? Comment penser une autre cosmopolitique ?  L’ambition de ce Congrès Marx International V, organisé par la revue Actuel Marx est de mettre en débat ces interrogations. Vous pouvez aller directement sur le site du Congrès : http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/cm5/index5.htm

-De : <dominique.levy@ens.fr>

 

7) L'actualité de la fondation Gabriel Péri

=====> « Un État client : le Japon dans l'étreinte américaine »

Rencontre avec Gavan Mc Cormack Jeudi 11 octobre 2007, 19h

Salle des Documents cinématographiques

38, avenue des Ternes, Paris, 17ème arrondissement Métro Ternes

La Fondation Gabriel Péri vous invite à une rencontre avec Gavan Mc Cormack, professeur émérite à l'université nationale d'Australie, spécialiste du Japon contemporain, auteur du livre « Client State : Japan in American Embrace » (New York, Verso Press, 2007). Sous l'emprise des États-Unis depuis le seconde guerre mondiale, le Japon est-il en passe de devenir «l'Angleterre de l'Asie »? L'envoi de ses troupes en Irak, le tournant libéral du gouvernement Koizumi-Abe et le récent accord stratégique qui renforce l'alliance politique et militaire des deux pays sont autant de signes qui portent à le croire, selon Gavan Mc Cormack. Dans le même temps, note le spécialiste du Japon, le pays est confronté à des difficultés intérieures importantes, en particulier la hausse des inégalités et de la grande pauvreté, la précarisation de l'emploi. Gavan Mc Cormack exposera les perspectives qu'ouvrent ces problématiques, et traitera de plusieurs sujets sensibles, tels que les relations tumultueuses avec la Corée du Nord, le programme nucléaire japonais et le rôle de sa monnaie sur les marchés financiers internationaux. La rencontre se poursuivra par un débat avec Guibourg Delamotte, directrice d'études à l'Inalco (Hautes études internationales) et chercheur à l'Asia Centre. Entrée libre. Le nombre de place étant limité, merci de bien vouloir vous inscrire par courrier électronique à l'adresse : clemoing@gabrielperi.fr

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=248

=====> vient de paraître

--- Partenariats - Questions internationales

Nous publions ici une collection d’articles sur les grandes questions internationales.

en savoir plus >>  http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=208

--- Nouvelles FondationS - la revue - Nouvelles FondationS - Numéro 6

Le nouveau numéro de la revue Nouvelles FondationS vient de paraître.

Dossier du mois : « Énergie et développement durable. » Avec les contributions de Denis Cohen, Arnaud Spire, Yves Cochet, Claude Aufort, André Ferron... et un article dès maintenant accessible en ligne : « Changement climatique et politique énergétique commune » par Jean-Paul Bouttes, directeur de la prospective et des relations internationales d’Électricité de France.

Également dans ce numéro : Julian Mischi sur le PCF et les classes populaires, Joël Martine sur l’enseignement, une conférence de N. Boukharine sur la culture en 1936...

* Sommaire détaillé >>  http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=244

* Achat en ligne >>  http://www.gabrielperi.fr/achat.php3?id_rubrique=244

* Abonnement >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=184

--- Le guide de l’économie équitable

Ouvrage collectif réalisé à partir du séminaire « Commerce équitable », il reprend les contributions des intervenants du séminaire (Daniel Arnaudin, Patrice Bouillon, Thomas Coutrot, Vincent David, Maurice Décaillot, Arturo Palma Torres, Anne-Françoise Taisne, Jean-Paul Vanhoove), augmentées d’études, de tableaux analytiques et d’un annuaire des principaux acteurs du commerce équitable et de l’économie sociale et solidaire.

http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=237

--- Notes - Les Paradoxes du blairisme

Avril 2007, 48 pages. en savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=233

--- Livres - Le pain, la paix, la liberté - expériences et territoires du Front populaire

Novembre 2006, 373 pages en savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=206

--- Notes - Le Dollar, monnaie mondiale

Novembre 2006, 94 pages. en savoir plus >>  http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=194

--- Notes - Mutations sociales et représentations politiques

Novembre 2006, 45 pages. en savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=193

--- Multimédia - Caroline Fourest : la tentation obscurantiste et le défi lancé à la gauche

Septembre 2006, 30mn en savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=183

--- Actes de colloques - Les perspectives de paix au Proche-Orient

Septembre 2006, 68 pages, 18€. en savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/rubrique.php3?id_rubrique=178

======> Fondation Gabriel Péri

22 rue Brey - 75017 Paris - France / T +33 (0) 1 44 09 04 32 F +33 (0) 1 45 74 06 78 http://www.gabrielperi.fr - Mél: fondation@gabrielperi.fr

Abonnement à la liste : envoyer un mail à liste-subscribe@gabrielperi.fr

- From: « Fondation_Gabriel_Péri » <fondation@gabrielperi.fr>

 

8) [ASTS] Les Rendez-vous

Le Calendrier des Rendez-vous : http://www.asts.asso.fr/site/calendrier.php

======> Conférence jean Malaurie - 13 octobre - Ivry sur Seine

http://www.asts.asso.fr/site/manif.php?id=163

La ville d'Ivry-sur-Seine et l'Association Science Technologie Société travaillent en partenariat depuis plusieurs années à la réalisation du programme municipal de culture scientifique « sciences, techniques et enjeux de société ». Cette année, la semaine ivryenne de la science s'inscrira dans l'année polaire internationale. Le samedi 13 octobre 2007, la bibliothèque médiathèque d'Ivry-sur-Seine sera le théâtre de nombreux rendez-vous : projections, conférences et concert, trois approches culturelles différentes mais complémentaires. Cette journée thématique s'articulera autour de la présence exceptionnelle de Jean Malaurie. Anthropologue, géographe, ethnologue, Jean Malaurie est le directeur fondateur de la collection « Terre Humaine » chez Plon. Il est aussi le deuxième homme à avoir atteint le pôle nord magnétique. Cofondateur de l’Académie Polaire d’Etat (St Petersbourg) et Président d’honneur à vie, il vient d’être nommé Ambassadeur de Bonne Volonté pour les Régions Polaires Arctiques à l’Unesco.

=====> 8-14 OCTOBRE 2007 : Semaine de la science

2007, ANNÉE POLAIRE INTERNATIONALE

Vivre au Grand Nord

FILMS, RENCONTRES, CONTES, CONFÉRENCES

AUDITORIUM ANTONIN ARTAUD

Médiathèque d’Ivry-sur-Seine - Place Voltaire

Entrée libre dans la limite des places disponibles

======> FORUM 2007 « LA SCIENCE ET NOUS »

http://www.asts.asso.fr/site/manif.php?id=156

Le Forum 2007 organisé par l'Association Science Technologie Société, en partenariat avec le Conseil général du Val-de-Marne traitera cette année de l'image. Il se déroulera du 10 au 13 octobre 2007. Pour sa 20e édition, un accent particulier est mis sur l'expression citoyenne. Des ateliers participatifs et une collecte d'images sont mis en place. Ils aboutiront à la réalisation d'un film kaléidoscope sur la Ville de Fontenay.

=====> SAVANTE BANLIEUE 2007

http://www.asts.asso.fr/site/manif.php?id=157

Savante Banlieue est un lieu privilégié de rencontres et de débats entre le public et les scientifiques du territoire de la Seine-Saint-Denis, en particulier de la communauté d'agglomération Plaine Commune. Elle est labellisée Événement phare de la Fête de la Science par le CNRS. C'est l'occasion de prendre conscience des richesses développées dans ce territoire en matière de science et de technologie. Pour cette 7e édition, dont le thème fédérateur est Sciences, sports et éthique, rendez-vous les jeudi 11 et vendredi 12 octobre 2007de 9h30 à 17h30 à l'université de Villetaneuse (Paris 13).

======> CYCLE DE CONFERENCES SCIENCES ET CITOYENNETE,

http://www.asts.asso.fr/site/manif.php?id=165

La Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'ASTS-PACA organisent un cycle de conférences Sciences et Citoyenneté sur le thème: Horizons du savoir, Science(s), raison et déraisons. Alain Hayot, Vice-Président de la Région PACA, Délégué à la Culture et à la Recherche ouvrira ce cycle le mardi 2 octobre (à18h30), à Marseille, à l'Hôtel de Région.

Programme

Le cycle des huit conférences Sciences et Citoyenneté organisées sur le thème «Les Horizons du Savoir», sera ouvert, par Alain Hayot, Vice-Président de la Région PACA, Délégué à la Culture et à la Recherche, le mardi 2 octobre 2007 à 18h30 - Hémicycle - Hôtel de Région, à Marseille.

--- 2 octobre 2007

L'Effet Darwin. Biologie - Morale - Société,

par Patrick Tort, philosophe, épistémologue, linguiste, historien des sciences, directeur de l'Institut Charles Darwin International, professeur détaché au Muséum, lauréat de l'Académie des sciences.

• Parce que Darwin est l'auteur de la théorie de l'évolution des espèces vivantes par le moyen de la sélection naturelle, on l'a déclaré longtemps responsable des pires «applications» de cette théorie aux sociétés humaines: «darwinisme social», néo-malthusianisme, eugénisme, racisme, colonialisme brutal, ethnocide ou domination esclavagiste.

Or non seulement Darwin s'est opposé dans sa vie à chacune de ces attitudes, mais il a donné dans la partie anthropologique de son œuvre les meilleurs arguments théoriques pour les combattre. Darwin fut en effet non seulement un penseur de la paix, mais le plus convaincant des généalogistes de la morale, étendant le matérialisme naturaliste à l'explication de ce que l'Église a toujours réservé au domaine de la transcendance.

Avec l'auteur du Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution (PUF, 1996), on tentera de comprendre pourquoi cet aspect essentiel de la pensée de Darwin, dûment développé dans La Filiation de l'Homme, est demeuré si longtemps ignoré ou mésinterprété, ce qui constitue dans l'histoire des grandes doctrines scientifiques un phénomène assez exceptionnel pour que l'on se préoccupe aujourd'hui d'en éclairer les raisons.

--- 9 octobre 2007

La psychanalyse avec et contre la science?,

par Roland Gori, psychanalyste, professeur de psychopathologie à l'université d'Aix-Marseille.

--- 16 octobre 2007

Diffusion des connaissances à l'ère du numérique,

par David Monniaux, membre du conseil d'administration de Wikimédia France, association française d'utilisateurs de Wikipédia. Il est également chercheur au CNRS et enseignant à l'École polytechnique.

--- 23 octobre 2007

La génétique démontre-t-elle l'existence des races?,

par Bertrand Jordan, généticien, coordinateur de Marseille-Génopole, directeur de recherches émérite du CNRS.

--- 13 novembre 2007

Peut-on penser l'astrologie: Science ou voyance?,

par Daniel Kunth astronome à l'Institut d'Astrophysique de Paris et directeur de recherche au CNRS et Edouard Collot, médecin psychiatre.

--- 27 novembre 2007

Vérité et religion,

par Yvon Quiniou, professeur de philosophie, auteur de Athéisme et matérialisme aujourd'hui (éd. Plein feux).

--- 4 décembre 2007

La ''science'' 'économique est elle une science?,

par Renato Di Ruzza, professeur de sciences économiques, directeur du Département d'Ergologie, chercheur au Centre d'épistémologie et d'ergologie comparatives (Ceperc-Cnrs).

--- 11 décembre 2007

Raison historique et raisons scientifiques?,

par Paul Brouzeng, historien des sciences et des techniques, professeur à l'université de Paris-Sud, au centre scientifique d'Orsay, président de l'ASTS.

- Contacts : Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Anne-Sophie Robert, tél.: 06.08.10.33.60

Association Science Technologie Société PACA

Mathieu Orban, tél.: 06.84.43.68.45

--- Vous souhaitant bonne réception. Bien cordialement. Emmanuel SAUTJEAU  - tel : 01 44 89 82 86 - port : 06 12 62 41 46 - courriel : emmanuel.sautjeau@asts.asso.fr - ASTS, 114 avenue de Flandre, 75019 Paris

3e Salon du Livre HST - 16, 17, 18 novembre 2007 - Site : www.asts.asso.fr/salondulivre-hst/

-De : <emmanuel.sautjeau@asts.asso.fr>

 

9) PROCHAIN MARDI DE 4D - LE 9 OCTOBRE 2007  - LES AGROCARBURANTS : Quelles capacités de substitution au pétrole dans les transports en France ?

Mardi de 4D du 9 octobre 2007 - Les mardis de 4D sont organisés en partenariat avec la Cité européenne des Récollets  - Les agrocarburants : Quelles capacités de substitution au pétrole dans les transports en France ?

--- Résumé : La lutte contre le réchauffement climatique est devenue une priorité dans les politiques énergétiques de nos pays. Compte tenu de l’importance croissante de la part prise par les transports dans l’émission de CO2 (de l’ordre de 25%), des mesures fortes doivent être prises pour infléchir l’évolution actuelle. Les agrocarburants ont l’avantage d’être une réponse au déclin inexorable des ressources pétrolières, et de n’émettre que du carbone préalablement capté. Néanmoins, la production d’éthanol ou de biodiesel pour alimenter les moteurs n’est pas sans poser de problèmes : usage intensif d’intrants et d’eau, menace de destruction des milieux naturels et de dégradation de la biodiversité. Compte tenu des dispositifs réglementaires conduisant à une utilisation beaucoup plus forte en France, il convient de faire le point sur leur bilan aux plans énergétique, environnemental, économique, social et global. Le débat portera aussi sur les agrocarburants dits de 2ème génération : apportent-ils des éléments nouveaux à ce bilan ? Quelles sont leurs perspectives de développement ?  Dans un deuxième temps, un autre débat méritera d’être organisé, pour étudier les conséquences à l’échelle de la planète, en particulier la concurrence avec la sole alimentaire,  les conséquences sur la déforestation…

--- Intervenants :

Alain GILOT, Inspecteur général de l’environnement :

Les agrocarburants : limites agronomiques et environnementales

Claude ROY, Ministère de l’agriculture : (sous réserve)

La politique du Ministère de l’Agriculture concernant les  agro-carburants

Bernard CHAUD, Syndicat des producteurs de betteraves

Le point de vue des producteurs agricoles

Un représentant de la Confédération paysanne

Les dangers du développement des agrocarburants 

--- Animation :

Le débat sera animé par Arthur Riedacker, administrateur de 4D.

--- Date et lieu :

MARDI 9 octobre 2007, à 17h 30

A la Maison de l’architecture (salle de la chapelle) - 148, rue du faubourg Saint-Martin, 75 010 Paris

Métro Gare de l’Est (sortie « Faubourg Saint Martin »)

--- Inscription :

Entrée pour les non adhérents de 4D : 5 euros

Merci de confirmer votre participation par mail auprès de : Aïcha Debouci – adebouci@association4d.org

--- Informations complémentaires

Pour toute information complémentaire concernant les activités de 4D, n’hésitez pas à consulter le site Internet de l’association : http://www.association4d.org ou à nous joindre par mail (contact@association4d.org) ou par téléphone (01.44.64.74.94) -De : <mcheron@association4d.org>

 

10) [PCF] Les Initiatives et rendez-vous

=====> Rendez-vous du PCF :

Voir le site : http://www.pcf.fr/

======> Initiatives Nationales

--- Réunion du Collectif Culture : rendez-vous, pour notre prochain collectif Culture, lundi 1er octobre, 18 h 30, salle des délégations, siège du PCF, 2, place du Colonel-Fabien.  contact : Laurent Klajnbaum

0607338720 - lklajnbaum@pcf.fr>

--- Commission politique énergétique aura lieu : le mardi 09 octobre 2007 de 9 h 30 à 12 h au siège du Conseil national à Paris, 2 place du Colonel-Fabien -.Métro Colonel-Fabien. Ligne 2. Confirmer votre participation à Abdelmajid Guelmami  06 26 41 87 08 ou 01 40 40 13 15

--- L’initiative d’impulsion Nationale du 27 octobre pourrait avoir la forme d’un rassemblement extérieur devant la Rotonde, place de la bataille de Stalingrad (Métro Jean Jaurès), précédé d’une manifestation à partir de la place de la République

====> Vous souhaitez « militer » pour résister à la politique de SARKOZY et construire un vrai changement à gauche – Voir le site www.pcf.fr

 

11) Les initiatives des Amis du Journal « L’Humanité »

======> Nantes : Soirée Esprit de Résistance

LA SOCIETE DES AMIS et LA SOCIETE DES LECTRICES ET LECTEURS du journal L’Humanité présentent en Loire- Atlantique : l’Huma-Café® et organisent, avec le soutien du Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et de Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure, quelques jours après la visite du Président de la République à La Sablière, avant les cérémonies commémoratives des 19, 20 et 21 Octobre, et la lecture aux Lycéens de la Lettre de Guy Môquet, une soirée « ESPRIT de RESISTANCE » le MERCREDI 10 Octobre, à 18 heures à l’Amphithéâtre de la Médiathèque Jacques Demy Avec la participation de : Gérard STREIFF, chroniqueur et romancier, auteur de « Guy Môquet. Châteaubriant. Le 22 OCTOBRE 1941 », et de Thomas GINSBURGER – VOGEL, membre du Jury du Concours Départemental de la Résistance. Poèmes mêlés de Louis Aragon, René Char, Paul Eluard. Contact : Jean Pierre LANDAIS 14, rue du Transvaal  44300 NANTES --- e-mail : huma-Kfé@orange.fr - Médiathèque Jacques Demy 24 Quai de la Fosse – NANTES Tram Ligne 1 Arrêt Médiathèque -De : <huma-Kfe@orange.fr>

=====> NANTES : La saison 2007 / 2008 se prépare activement.....

Désormais, l' Huma-Café est une "marque déposée", ce qui lui garantit à la fois une pérennité d'implantation locale ou régionale et l'ancrage de son objectif essentiel, qui est de proposer  un moment privilégié de réflexion et d'échange à propos de questions sociétales, politiques ou culturelles, sans négliger d'autres formes d'initiatives, fidèles à sa sensibilité. La Saison 2007/2008 comporte  6 dates qui sont déjà réservées au Lieu Unique: des Vendredis, de 18h à 20h, hors vacances scolaires, au Salon de Musique :

Vendredi 12 Octobre ; Vendredi 14 Déc.2007 ; Vendredi 25 Janv ; Vendredi 21 Mars; et Vendredi 18 Avril 2008.

=====> MONTPELLIER : Programme 2éme semestre 2007

* Le lundi 15 octobre à 19h à la librairie Le grain des mots Rencontre débat avec Dominique ROUSSEAU autour de son livre :

« La Vé République se meurt. Vive la démocratie »

 Editions Odile Jacob.

Dominique Rousseau propose une lecture historique et politique de la Constitution de la Vé République. Un large tour d’horizon d’un présidentialisme absolu et irresponsable imputé à François Mitterrand et Jacques Chirac à l’analyse d’une pensée constitutionnelle qui ignore le citoyen, le livre de Dominique Rousseau invite à un débat large et ouvert sur notre Constitution.

=====> Voir le site : http://www.amis-humanite.com/

 

12) L’Agenda d’Alternatives Economiques

====> Anticapitalisme 3-6 octobre. Nanterre (92).

A l'initiative d'Actuel Marx, se tient tous les trois ans le congrès Marx international. Cette année, la Ve édition étudiera les questions: "Comment changer le monde dans le capitalisme? Et pour quel autre monde non capitaliste?". Le congrès, qui rassemble un millier de chercheurs, comporte une dizaine de sections scientifiques. La section économique propose quatre thèmes, dont "néolibéralisme et mondialisation" et "théorie économique marxiste". A l'université de Paris X-Nanterre. Inscription en ligne: 15 euros, 5 euros pour une journée, gratuit pour les étudiants et les personnes à bas revenus.

Rens.: Actuelmarx@u-paris10.fr, http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx

=====> Forum de l'emploi 4-5 octobre. Plaine-Saint-Denis (93).

Le 2e Forum national de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire propose des conférences, des ateliers et un espace emploi où les recruteurs présentent leurs offres. Le Forum, à l'initiative du Centre des jeunes dirigeants dans l'économie sociale et solidaire (CJDES) et de l'Association pour faciliter l'insertion des jeunes diplômés (Afij) est organisé en partenariat avec Alternatives Economiques. A l'Usine. Inscription gratuite, mais obligatoire (en ligne). Rens.: 01 55 87 56 07, www.lemploi-autrement.org

=====> Economie sociale 4-5 octobre. La-Plaine-Saint-Denis (93).

Le 2e Forum de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire, à l'initiative de l'Association pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés et le Centre des jeunes dirigeants et des acteurs de l'économie sociale (CJDES), proposera plus de 2 000 offres d'emploi dans des mutuelles, des coopératives et des associations. Egalement, six conférences et un espace dédié à la création d'entreprise. En partenariat avec Alternatives Economiques. A l'Usine. Entrée gratuite sur inscription obligatoire. Rens.: www.lemploi-autrement.org

=====> Globalisation financière 6 et 16 octobre. Paris 7e.

Le Forum de la gauche citoyenne propose un séminaire intitulé "Globalisation financière: quelles pistes de régulation?" dans le cadre d'un cycle de débats sur ces thématiques. Avec les professeurs d'économie Michel Aglietta, auteur de Désordres dans le capitalisme mondial, François Morin, auteur de Le mur de l'argent. Essai sur la finance globalisée, et Dominique Plihon, auteur de Le nouveau capitalisme. En partenariat avec Alternatives Economiques. De 9 h 30 à 13 h, à l'hémicycle du conseil régional d'Ile-de-France. Gratuit sur inscription. Il sera suivi le mardi 16 octobre d'un débat sur "Mondialisation et géopolitique: quelle stratégie internationale pour la gauche?", avec Monique Chemillier-Gendreau, Bernard Dreano et Alain Joxe (à 19 h, au CICP).

Rens.: 06 85 65 59 57, forgc@club-internet.fr, www.forumgc.org 

=====> L'insertion par l'activité économique Le 8 octobre. Paris 7e.

"Mesurer l'impact de l'insertion par l'activité économique" est le thème de la conférence-débat organisée par Alternatives Economiques, la Lettre de l'insertion par l'activité économique, le ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité et le Conseil national de l'insertion par l'activité économique (CNIAE). Avec Jacques Dughera, secrétaire général du CNIAE, Elisabeth Maurel, chercheuse au Pacte (Sciences Po recherche), Olivier Wickers, sous-directeur de la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Synthèse des débats par Claude Alphandéry, président du CNIAE, conclusion de Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives. Denis Clerc animera ce débat organisé à l'occasion de la sortie du guide L'insertion au service de l'emploi: tout savoir sur l'insertion par l'activité économique. De 16 h 30 à 19 h 30. Entrée gratuite sur inscription obligatoire (par tél. ou courriel). Rens.: 01 44 88 28 90, debats@alternatives-economiques.fr

 A lire sur ce sujet : L'insertion au service de l'emploi

=====> Education 8-9 octobre. Lannemezan (65).

A travers les 1res Rencontres nationales des acteurs des territoires, les Francas veulent mobiliser les acteurs éducatifs locaux sur le thème "L'éducation au coeur du développement local". Au programme, une table ronde, deux conférences et des visites de sites. Avec pour invité Roger Sue, professeur à l'université de Paris V-Sorbonne, coauteur de Autres temps, autre école. En partenariat avec Alternatives Economiques. Inscription: particuliers et associations: 120 euros, collectivités et institutions: 150 euros.

Rens.: 05 62 47 91 56, www.francasmp.com

=====> Le Temps 11 octobre. Rennes (35).

Le Bureau des temps de la Ville de Rennes propose un cycle de débats, les jeudis du temps, comportant une rencontre mensuelle. Celle d'octobre portera sur le thème : « Temps des usagers, temps des salariés : des temps contradictoires ? ». Avec Jean-Yves Boulin, chercheur à l'université Paris Dauphine et au CNRS, et Isabelle Puech, sociologue, chercheuse associée au CNRS. A 20 h 30, au Champs libres (salle Hubert Curien). Réservation conseillée.

Rens. : 02 23 40 66 00, www.rennes.fr/temps

=====> Social 11 octobre. Liège (Belgique).

La prochaine conférence du cycle « les jeudis d'Attac », à l'initiative d'Attac Liège, portera sur les « Urgences sociales », avec Pierre Larrouturou, économiste, agronome, délégué national du PS français à l'Union européenne et porte-parole de l'Union pour une Europe sociale. A 19 h 30, à la salle Wittert, Place du XX août. Participation libre de 2 à 5 €.

Rens. : (00 32) 04/3491902, www.local.attac.org/liege

=====> Enseignement supérieur 11 octobre. Paris 3e.

« Enseignement supérieur : un décrochage français ? » est le thème du prochain débat proposé par la mairie du 3ème arrondissement, dans le cadre du cycle « Esprit public ». Avec Richard Descoings, directeur de l'Institut d'études de Paris et Yves Lichtenberger, président de l'université Paris-Est - Marne la Vallée. En partenariat avec Alternatives Economiques et la revue Esprit. De 19 h à 21 h, à la mairie du 3ème arrondissement. Entrée libre.

Rens. : 01 53 01 75 01, olivier.ferrand@paris.fr

=====> Monnaie solidaire 13 octobre. Paris 3e.

La troisième rencontre de l'Université populaire et citoyenne de Paris organisée par la chaire relations de service du Cnam portera sur les questions « L'argent autrement : la monnaie peut-elle être sociale ? La finance peut-être solidaire ? ». Avec Denis Bayon, auteur de plusieurs ouvrages, dont Les SEL, pour un vrai débat, Jérôme Blanc, maître de conférences à l'Université Lumière Lyon 2, Pascale Delille, consultante en économie sociale et solidaire, Catherine Lenzi, doctorante en sociologie à l'Université de Versailles Saint-Quentin, Jean-Michel Servet, socio-économiste à l'IUED Genève (Institut universitaire d'études du développement), Bruno Théret, directeur de recherches au CNRS, IRISES, économiste, et Celina Whitaker, de l'équipe de coordination du projet SOL. En partenariat avec Alternatives Economiques. De 10 h à 13 h, à la salle des conférences du Musée des arts et métiers. Entrée gratuite sur inscription.

Rens. : Nadine Darocha, 01 58 80 88 29 ou 01 40 25 10 85, sed@lise.cnrs.fr

=====> Rencontres citoyennes 12-14 octobre. Dieulefit (26).

Le collectif citoyen du pays de Dieulefit organise les Rencontres citoyennes autour du thème "La planète brûle et nous regardons ailleurs". Au programme: lectures et conférences sur le thème du loup, ateliers d'art plastique, scène ouverte, etc. Le samedi à 18 h 30, conférence de Philippe Frémeaux sur: "L'économie face aux défis actuels: quelles innovations pour demain?". Dans diverses salles de Dieulefit. Entrée libre.

Rens.: www.collectifcitoyen.org

--- Retrouvez les autres manifestations en ligne

http://url.dolist.net/id.asp?l=140346-5014007-9443608-744-0

--- Alternatives Economiques : l’autre regard sur l’économie et la société

Les publications - Les tarifs et formules d'abonnement - Qui sommes-nous ?

Rédaction : 28 rue du Sentier - 75002 Paris, tél : 01 44 88 28 90

Abonnement : 12 rue du Cap-Vert - 21800 Quétigny, tél : 03 80 48 10 25, fax : 03 80 48 10 34 -De : <redaction@alternatives-economiques.fr>

 

13) [PaixMaintenant] Réunion Paris le 2 octobre avec Hind Khoury - Projection/débat à Tours

La rentrée achevée, nous reprenons nos activités et avons le plaisir de vous annoncer que notre prochaine réunion se tiendra le mardi 2 octobre à 20h30 au Cercle Bernard Lazare, 10 rue Saint-Claude, Paris 3ème (m°

Saint-Sébastien-Froissart). Nous y recevrons Son excellence Madame Hind Khoury, déléguée de l'Autorité Palestinienne en France. Nous lui avons demandé de nous présenter son analyse de la situation politique actuelle en Palestine et de nous parler des relations entre les différentes composantes de la société palestinienne. Elle répondra évidemment à nos questions. Entrée libre pour les adhérents à jour de leur cotisation 2007, 5 euros de participation aux frais pour les non-adhérents. Possibilité d¹adhérer sur place (modalités : http://www.lapaixmaintenant.org/contacts). Nous vous espérons très nombreux pour cette réunion de rentrée qui promet d'être passionnante. 

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D¹autre part, une projection/débat aura lieu ces prochains jours autour du documentaire « Le Pays des Colons » de Haïm Yavin. Voir l¹interview de Haïm Yavin : http://www.lapaixmaintenant.org/article1606 

A Tours, mercredi 3 octobre à 20h30, salle Anatole France, Hôtel de Ville de Tours. A l¹invitation de La Paix Maintenant  Tours. Débat animé par Gérard Eizenberg (La Paix Maintenant)

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Inscription/Désinscription :

http://www.lapaixmaintenant.org/liste

Site web de La Paix Maintenant (France) :

http://www.lapaixmaintenant.org/

Contacter/Adhérer à La Paix Maintenant :

http://www.lapaixmaintenant.org/contacts

Shalom Arshav Israel: http://www.peacenow.org.il

Adresse : PO Box 29828, Tel Aviv, Israel - Telephone : +972 3 566 32 91, +972 3 566 06 48 - Fax : +972 3 566 32 86 - De: gerard <gerard@lapaixmaintenant.org>

 

14) Conférence de l'institut Emilie du Châtelet : 40 ans de recherche sur les femmes, le sexe et le genre"

L'Institut Emilie du Châtelet a le plaisir de vous inviter à la première séance de son cycle de conférences grand public : "Quarante ans de recherche sur les femmes, le sexe et le genre". Il sera inauguré par YVONNE KNIBIELHER, Professeure émérite à l'Université de Provence, spécialiste de l'histoire de la maternité, de la sexualité et de la citoyenneté.

Le samedi 13 octobre de 14 heures à 16 heures

Musée de l'Homme, salle de cinéma, 17 Place du Trocadéro, 75016.

Chaque second samedi du mois, durant l'année scolaire 2007-2008, des chercheuses et des chercheurs qui ont contribué de manière décisive à l'approfondissement des connaissances et à l'avancée de la réflexion sur les femmes, le sexe et le genre, seront convié-es à présenter leur itinéraire, leurs travaux, leurs réflexions sur ce domaine d'étude qui a bouleversé tous les autres et qui est aujourd'hui partout reconnu. Ces rencontres seront l'occasion d'un débat avec le public. Elles sont ouvertes à toutes les personnes, familiarisées ou non avec les problématiques du genre, qui s'intéressent à la recherche et aux interactions entre recherche et société. Ouverture de la salle à 14 heures. Contact : iec@mnhn.fr

Conférences suivantes en 2007

- le samedi 10 novembre : Maurice Godelier

- le samedi 8 décembre : Huguette Bouchardeau

-De : <marchfem@ras.eu.org>

 

15) Colloques et rencontres avec le Monde Diplomatique

--- Montpellier

- Le mardi 2 octobre à 20h30 réunion des Amis au Club de la presse. Discussion conviviale autour de quelques bouteilles.

---PERPIGNAN.

Le 3 octobre, à 20h30, au Palais des rois de Majorque : «  L’Etat du monde aujourd’hui ». Avec Ignacio Ramonet.

--- La Roche-sur-Yon

La prochaine réunion se tiendra le samedi 6 octobre, à LARTENBAR, Esplanade Jeanne Mazurelle, à La Roche sur Yon (Ceux qui le voudront sont invités à partager leur déjeuner chez Françoise, Les Tirandières, à Avrillé).

Claudette Davené Tél. : 02 51 97 43 42 Courriel : davenecl@aol.com

--- Paris

Lundi 8 octobre 2007 à 20 heures au

163, boulevard de l’Hôpital 75013 Paris (m° Place d’Italie)

Ordre du jour :

* « Les OGM et la guerre économique » par Juan Roy de Menditte, membre du Conseil scientifique d’Attac.

* Divers.

Amicalement, Philippe Mély philippe.mely@wanadoo.fr Tél. : 01 47 34 60 27

--- GENEVE.

Le mardi 9 octobre, à 19 heures, au café Gervaise, 4 bis, boulevard James-Fazy : "Quand la finance prend le monde en otage". Débat autour de l’article de Frédéric Lordon. Monde diplomatique de sept 2007. (Association suisse des Amis du Monde Diplomatique : amidiplosuisse@hotmail.com).

--- NICE. Du 8 au 12 octobre, Festival science et cinéma à l’Espace Magnan. Chaque soir, à 20 h 30, programmation de films suivis d’interventions de chercheurs (dont Jean-Marc Lévy-Leblond) sur l’environnement, la génétique, les mathématiques, le cosmos, le réchauffement climatique et d’échanges avec le public. (Renseignements au 04-97-11-41-33). Le cinéma est né de la science et vit avec la science. Le monde d’aujourd’hui ne se conçoit pas sans la science et la technologie. Chacun bénéficie, au quotidien, de leurs innovations, se pose des questions, s’adapte à des situations nouvelles. Pour contribuer aux choix d’une société en perpétuelle évolution, pour comprendre son environnement, il faut pouvoir accéder à des informations scientifiquement avérées, dialoguer avec les chercheurs, entrer par la pratique dans la démarche scientifique. D’où la création de la FETE DE LA SCIENCE, un événement organisé par le ministère chargé de la Recherche. A Nice, la Société Française de Physique, la revue Alliage à travers ANAIS, l’association niçoise d’animation et d’information scientifique, le CNRS et l’Université de Nice-Sophia Antipolis, se sont associés au secteur cinéma de l’Espace Magnan pour que cette fête soit aussi celle des films orientés vers les champs de la connaissance scientifique. L’objectif de cette manifestation étant de susciter la rencontre entre le public et les chercheurs, des spécialistes de différents domaines seront présents pour animer un débat après chaque séance.

--- Lille

- J’ai le plaisir de vous convier à notre prochaine réunion le mardi 09 octobre à la MRES (23 rue Gosselet à Lille) à 20h30. Nous aurons l’occasion dans un premier temps d’avoir une présentation suivi d’un débat sur le thème " l’électricité fait son "black-out" " Le 04 novembre 2006, l’Europe de l’électricité connaissait le premier grand Black-Out de son histoire : 10 millions d’abonnés dans le noir, dont 5 millions pour la seule France, alors que la production de ses centrales est excédentaire et qu’elle exporte de l’électricité. Pendant ce temps là, la Grande-Bretagne, qui en importe de France, brillait de tous ses feux. La faute à pas de chance ? A un bateau pressé d’arriver à bon port ? Une erreur humaine ? Que s’est-il passé depuis ? Qu’en est-il aujourd’hui ? Dans un deuxième temps nous évoqueront les rendez-vous prévus. Autres rendez-vous d’octobre avec les Amis du Monde Diplomatique :

- Vendredi 5 octobre à 14h à l’Université d’Artois – Amphi Churchill - Rue du Temple à Arras, Ignacio Ramonet donnera une conférence sur son dernier livre «  Fidel Castro, bibliographie à deux voix  » dans le cadre du festival « Hola Cuba » organisé par Cuba Coopération Arras. Résultat de plusieurs semaines d’intenses conversations entre Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique, et Fidel Castro, cette biographie à deux voix donne les clés de la révolution cubaine à travers le parcours personnel et politique du dernier « monstre sacré » de la politique internationale. La société cubaine actuelle sera également présentée par Roger Grévoul, président de l’association Cuba Coopération. La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces.

- Mardi 16 octobre prochain à 20h15 au Mélies projection du film Le rideau de Sucre - Camila Guzman (Chili) - 80 mn en présence de la réalisatrice

Le rideau de sucre est un documentaire sur les années dorées de la Révolution Cubaine, vue par ceux qui y sont nés et qui y ont grandi. C’est un portrait intime, qui rend compte de leur enfance semblable à aucune autre et explore ce qui est arrivé à cette génération de Cubains, dont les valeurs se sont "effondrées" au moment de leur entrée dans l’âge adulte

Cette soirée est réalisée en collaboration avec Colores Latinos Americanos

- Festival Hola Cuba à ARRAS organisé par Cuba Coopération du 3 octobre au 13 octobre : Le rhum, la Révolution, la salsa, le Che et son cigare, Fidel et son uniforme vert-olive… Autant d’images, autant de clichés symbolisés par ces belles américaines rafistolées qui pétaradent dans les rues de la vieille Havane… Cuba c’est tout ça, mais c’est bien plus encore. Beaucoup de personnes en parlent, peu la connaissent vraiment.¡ HOLA CUBA ! vous invite à une rencontre. La rencontre d’Arras et du Nord-Pas de Calais avec la plus grande Ile des Caraïbes, avec son peuple et son histoire.

Programme

Mercredi 3 octobre – samedi 13 octobre à la Médiathèque d’Arras, 

Exposition : « Cuba s’affiche »

Jeudi 4 octobre

16h30 : atelier de danses cubaines, animations musicales - Université d’Artois

20h30 : ciné-débat - Fresa y Chocolate - Cinemovida 

Vendredi 5 octobre

14h00 : conférence d’Ignacio Ramonet - Université d’Artois

18h00 : vernissage de l’exposition Cuba s’Affiche - Médiathèque d’Arras 

20h30 : Viva Cuba - Cinemovida 

Samedi 6 octobre

14h30 : Itinéraire d’Alejo Carpentier -Médiathèque d’Arras 

16h00 : Buena Vista Social Club - Médiathèque d’Arras 

20h00 : Entre Ciclones - Cinemovida 

Dimanche 7 octobre projection au Cinémovida

11h00 : Le Rideau de Sucre et à 18h30 : Viva Cuba 

Lundi 8 octobre projection au Cinémovida

14h00 : Entre Ciclones et à 18h00 : Fresa y Chocolate 

Mardi 9 octobre à 21h00 : Le Rideau de Sucre - Cinemovida

Samedi 13 octobre à 15h00 : concert Rayo de Son - Médiathèque d’Arras

Pour tout renseignement complémentaire sur ce festival, vous pouvez contacter Olivier Coumarianos de Cuba Cooperation au 06.83.22.05.57, e-mail : hola_cuba@hotmail.fr Amicalement, Philippe Cecille

--- GIRONDE.

- Le mercredi 10 octobre, à 20 h 30, au Parci Parla, 62, rue Abbé de l’Epée à Bordeaux, rencontre autour d’un article du Diplo du mois. (Parci Parla. Tél. : 05-56-01-12-86).

--- METZ.

Le jeudi 11 octobre, à 18 h 30, au Café Jeanne d’Arc, place Jeanne d’Arc, Café-Diplo : «  Bio-carburants : un leurre. On ne joue pas avec la nourriture !  ». (Christopher Pollmann. Tél. : 03-87-76-05-33 ou pollmann@univ-metz.fr).

--- VAL-DE-MARNE.

Le 11 octobre, à 20 h 30 : «  L’Amérique latine aujourd’hui : une gauche, des gauches ». Avec Maurice Lemoine.

--- MARSEILLE et Bouches du Rhône.

Le vendredi 12 octobre, à 18 heures, BMVR Alcazar 58 cours Belsunce à Marseille : inauguration de l’exposition photographique «  La vendetta aujourd’hui en Albanie », suivie d’une conférence de Pascal Hamon, secrétaire général de l’association Albania. ALBANIE : REGARDS SUR LA VENDETTA / MRAP, Albania, Amis du Monde diplomatique, Maïs international Vendetta, kanun, gjakmarrrja ou reprise du sang, des mots anachroniques en ce début du 3è millénaire, qui plus est, appliqués à des enfants.Informons-nous pour mieux  aider ceux qui, en Albanie, militent afin que cesse le recours insensé à la vendetta, cruelle et illégitime justice privée !

Marseille : exposition photographique

« Albanie : regards d’enfants sur la vendetta » est le fruit d’une collaboration entre associations albanaises et françaises, enrichie grâce au soutien des élèves du Collège Henri Bosco de Vitrolles( 13). Les enfants cloîtrés qui ont pris les photos et dont les familles sont en situation de vendetta nous montrent leur quotidien inimaginable : l’enfermement !

Exposition visible du 2 au 20 octobre 2007, mardi - vendredi, 11 -19 heures, Alcazar, Bibliothèque de Marseille à vocation régionale, 58, Cours Belsunce 13001 Marseille tél. : 04 91 55 90 00 - Parking centre Bourse. Métro Vieux-Port

- Marseille : conférence-débat suivie d’un pot amical, à l’Alcazar dans le cadre de l’exposition. Pascal Hamon, secrétaire général de l’association Albania , co-responsable d’un projet international d’aide aux enfants victimes de vendetta, interviendra vendredi 12 octobre 2007,18-20 heures, salle de conférence : « La vendetta aujourd’hui en Albanie : informer et agir »

- Le lundi 15 octobre, à 20 h 30, au cinéma Mazarin, 6 rue Laroque à Aix : projection d’Avril Brisé de Walter Salles d’après le roman d’ Ismail Kadaré.

 (Gérald Ollivier. Tél. : 06-76-31-35- 47 et g.ollivier1@free.fr).

--- Ain

Un bref compte rendu de la réunion du 15 septembre à Grièges autour du film « Bamako ». Après une introduction de Jean-Paul Delpuech qui a rappelé les origines du Monde Diplomatique, sa posture dans le paysage médiatique et l’importance du rôle de ses lecteurs et rédacteurs, Sylvie Faye-Pastor a annoncé notre désir de faire croître l’activité de l’association cette année dans l’Ain.

Les prochains rendez-vous sont annoncés :

- 1. Le 12 octobre à 20h30, à la salle du Vox à Bourg en Bresse : Ignacio RAMONET vient présenter son nouveau livre sur Cuba à l’invitation du Comité attac de Bourg en Bresse et avec le soutien de la section des AMD de l’Ain ;

- 2. Le 24 novembre à 20h30, une réunion des AMD à la salle polyvalente de Grièges consacrée à l’analyse de la crise financière : chacun est invité à y venir avec les éléments qu’il croit permettre de comprendre le processus et ses conséquences ;

- 3. Au printemps 2008, une conférence débat avec Anne-Cécile ROBERT (journaliste au Diplo) sur l’Afrique et les rapports France-Afrique [L’Afrique au secours de l’Occident, préface de Boubacar Boris Diop, postface de Pierre Kipré. Éditions de l’Atelier, 2006 (1re édition : 2004)]

A 21 h : autour du film «  Bamako » d’A. Sissako ; grande émotion puis échange autour des images du film. On a évoqué la nécessité de montrer ce film à tous ceux qui veulent parler de l’Afrique mais on a fait apparaître aussi son universalité et sa formidable actualité. On a repéré les différentes entrées du film : une entrée politique rationnelle mettant en accusation les politiques imposées par la Banque Mondiale et le FMI, mais aussi une entrée « par le cœur », celle qui permet la prise de conscience et qui va chercher le spectateur du côté de ce qui ne se voit pas mais se sent. On a évoqué encore les niveaux de conscience des africains quant à leur condition et on a attiré l’attention sur l’intérêt de la lecture de la revue Jeune Afrique. Si chacun pouvait faire en sorte que ces réunions accueillent aussi des gens qui n’ont que 50 m ou 5 km à parcourir et pas seulement des gens qui font jusqu’à 50 km pour y venir, ce serait une bien belle réussite. René de VOS Correspondant des AMD pour l’Ain

--- 7iemes Fête/Faites de la résistance

7iemes Fête/Faites de la résistance - Rencontres pour l’humanité et contre le néolibéralisme 12, 13 et 14 octobre à Athus (Belgique) avec les Amis du diplo de Luxembourg, ATTAC Sud luxembourg (B), ATTAC Luxembourg, ATTAC Longwy-Pays Haut (France) et le centre d’animation globale du Luxembourg (B) 

Installées initialement à la Kulturfabrik (Esch sur Alzette), les 7iemes Faites/Fêtes de la résistance se dérouleront cette année au Centre culturel d’Athus-Aubange, les 12, 13 et 14 octobre 2007... avant une édition dans le Bassin de Longwy en 2008.

Expositions, musique, conférences, atelier de formation, cinéma, poésie, débats, cuisine... tout cela et aussi le plaisir des rencontres et discussions autour des Résistances, les petites comme les grandes. Cette fête transfrontalière est organisée par les Attac du Grand-duché de Luxembourg, du Pays haut lorrain et du Sud-Luxembourg et le Centre d’animation globale du Luxembourg. A l’exception de la soirée du vendredi et du repas du samedi, l’ensemble des activités est gratuit. Plus d’infos sur le site : www.resistances.org

--- LYON.

- Le samedi 13 octobre, à 15 h 30, à la Maison des Passages, 44 rue St Georges : rencontre avec Ignacio Ramonet autour de son ouvrage Fidel Castro, biographie à deux voix. A l’initiative de l’Improbable.

======> Rendez-vous avec le Monde Diplomatique

--- CUBA. « ¡ Hola Cuba ! », organisé par Cuba coopération, se tiendra du 3 au 13 octobre, à Arras. Ignacio Ramonet présentera son ouvrage Fidel Castro, biographie à deux voix, le 5 octobre, à 14 heures, à l’université d’Artois, rue du Temple. (Tél. : 06-83-22-05-57 ; hola_cuba@hotmail.fr).

--- AMÉRIQUE LATINE. « Que se passe-t-il en Amérique latine ? » Le comité Amérique centrale de Charleroi s’interroge avec Eric Toussaint et Bernard Duterme, le 5 octobre, à 19 h 30, à la Maison de la laïcité, rue de France 31, à Charleroi. (Tél. : [0032] 07-52-02-74 ; vanparys_erables@hotmail.com). Débat « Che Guevara, une braise qui brûle encore », le 6 octobre, à partir de 15 heures, avec Daniel Bensaïd, Carmen Castillo, Michael Löwy, François Maspero, Janette Habel, Olivier Besancenot (114, av du président Wilson, La Plaine Saint-Denis [93]). (Tél. : 01-48-09-47-47.) Dans le cadre de la semaine du cinéma documentaire - pays invité : le Venezuela - projection de La révolution ne sera pas télévisée et débat, le 15 octobre, à 19 heures, au centre culturel Confluence 6 (6, rue de la Madeleine, Besançon), (Tél. : 03-81-82-84-58.) Dans tous les cas, avec Maurice Lemoine.

--- SCIENCES-PLANÈTE. Dans la série de rencontres « Pour une Planète vivable en 2030 », organisée par l’Université citoyenne des savoirs, deux soirées : le 11 octobre (« L’homme sécurisé ? Humains ? Surhumains ? Transhumains ? ») et le 25 octobre (« Se réconcilier avec le vivant : savoirs paysans, intelligence collective et développement soutenable » (Programme et adresse des rencontres : 09-54-06-54-09 et 06-24-95-62-04 ; http://sciencescitoyennes.org).

--- CINÉMA. Le 12 octobre, à 16 heures, dans le cadre des Rencontres internationales Cinéma vérité, conférence sur le « Cinéma engagé », avec, entre autres, Ignacio Ramonet. Au Port de l’Arsenal, boulevard de la Bastille, Paris 12e. (Contact : 01-42-46-10-31.)

--- MAGHREB. « L’Algérie aujourd’hui », le 15 octobre, à 18h30, au théâtre du Lucernaire (53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e), avec Omar Carlier, historien, spécialiste de l’Algérie contemporaine, et professeur à l’université Paris VII. (Tél. : 01-45-44-57-34 ; lucernaire.theatre@hotmail.fr).

======> Diverses Rencontres & Débats

--- PROCHE-ORIENT. Sur le thème : « La Palestine et les médias ou l’islamophobie au service de l’occupation israélienne », le Comité Action Palestine (CAP) organise une conférence-débat avec François Burgat, politologue et directeur de recherche à l’IREMAM (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman, CNRS), le jeudi 4 octobre à 20h30, à Bordeaux, Amphithéâtre de l’Athénée Municipal, Place St Christoly, Tram A ou B, arrêt Hôtel de Ville (Informations supplémentaires au 06-74-60-02-36 ou par mail : actionpalestine@hotmail.fr).

--- UNE AUTRE MONNAIE. séminaire organisé les 4 et 5 octobre au Nouveau siècle (106, rue de l’Hôpital militaire), à Lille, par l’Assemblée permanente de l’économie sociale Nord-Pas de Calais : « Où consommer local et responsable ? » (Inscriptions : 03-20-15-93-72 ; www.apes-npdc.org).

--- ÉNERGIE. La 18e édition du Festival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges (88), dont le pays invité est la Roumanie, aura lieu du 4 au 7 octobre ; 300 intervenants, 200 manifestations publiques et gratuites (concerts, expositions, conférence...) afin de réfléchir sur « La planète en mal d’énergie ». (Tél. : 03-29-52-66-78, www.fig-saintdie.com).

--- AGROCARBURANTS. « Les agro-énergies : quelles capacités de substitution au pétrole ? ». Le débat est ouvert par Dossier et débat pour le développement durable (4D) en partenariat avec la Cité européenne des Récollets, le 9 octobre, à 17 h 30, à la Maison de l’architecture, 148, rue du Faubourg Saint-Martin, Paris 10e. (Tél. : 01-44-64-74-94 ; www.association4d.org).

--- AFRIQUE. Dans plusieurs pays, dont la France, caravane Thomas Sankara, jusqu’au 15 octobre, avec le soutien du comité international Justice pour Thomas Sankara. Théâtre, concerts et débats. (www.les-idees.ch/caravane).

--- CLERMONT-FERRAND. L’association des Amis du Temps des cerises organise une série de conférences : Hervé Kempf, le 4 octobre, sur « Comment les riches détruisent la planète ? » ; Jean Ortiz, le 11 octobre, sur « Che Guevara :» ; à la Maison du Peuple (place la liberté), à 20 h 30. Gilbert Achar sur « La poudrière du Moyen-Orient », le 18 octobre, et Axel Khan, le 22 octobre, « Essai sur les racines de la nature humaine » ; à l’auditorium ESC (4, bd Trudaine), à 20 h 30. (Tél. : 04-75-92-13-45 ; amistempsdescerises@yahoo.fr).

--- POÉSIE. Le poète palestinien Mahmoud Darwich sera fêté pendant un mois, à partir du 4 octobre, par la Maison de la poésie (passage Molière, 157, rue Saint-Martin, Paris 3e). Lectures, récital, conférences... (Renseignements : 01-44-54-53-00 ; www.maisondelapoesieparis.com).

--- CHE GUEVARA. Du 8 octobre au 10 novembre, France Amérique Latine propose diverses manifestations autour de Che Guevara. Hommage, le 8 octobre (place de la Sorbonne, Paris 6e, à partir de 18 h 30) ; projection-débat ; colloque, le 10 novembre, à la Bourse du travail (3, rue du Château d’aau, Paris 10e), de 9 heures à 17 heures. (Tél. : 01-45-88-27-04 ; www.franceameriquelatine.org).

--- PENSER LA PLANÈTE. « Dialogues sciences-planète », du 13 septembre au 13 décembre, organisés par la Fondation sciences citoyennes, avec le soutien de la Ville de Paris et en partenariat avec Le Monde, Politis, La Revue Durable, La revue Ecorev’, WWF, Les Amis de la Terre, Ingénieurs Sans Frontières et Global Chance. Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, métro Hôtel-de-Ville) et à l’Ecole des Mines (RER Luxembourg), entrée libre sur réservation (Tél. : 09-54-06-54-09 ou 06-24-95-62-04, http://sciencescitoyennes.org, contact@sciencescitoyennes.org).

--- HOMME / ANIMAL. Exposition « Bêtes et hommes » (une centaine d’œuvres plastiques, photographiques, audiovisuelles), du 12 septembre au 20 janvier, à la Grande Halle de la Villette, Parc de la Villette, Paris (du mardi au vendredi, de 10 heures à 18 heures ; samedi et dimanche de 11 heures à 19 heures). (Tél. : 01-40-03-72-63, www.betesethommes.fr).

--- CINÉMA. Présentée au Centre Pompidou, à Paris, du 19 septembre 2007 au 7 janvier 2008, l’exposition « Correspondances » propose un dialogue entre les œuvres des cinéastes Víctor Erice et Abbas Kiarostami autour de thèmes communs, dont celui de l’enfance. Leur travail, qui intègre l’installation vidéo, la photographie et la peinture, oblige à repenser la place du réalisateur aujourd’hui. A lire dans « Le Monde diplomatique » de septembre.

--- MALVOYANTS. Pour permettre aux aveugles et aux malvoyants d’avoir accès à l’actualité, le Groupement des intellectuels aveugles ou amblyopes (GIAA) propose des abonnements à des sélections d’articles de grands quotidiens et à des périodiques politiques ou culturels enregistrés sur cassettes ou transcrits en braille. GIAA : 5, avenue Daniel Lesueur, Paris-7e. (Tél. : 01-47-34-30-00.)

-- Voir les Sites : www.amis.monde-diplomatique.fr  - http://www.monde-diplomatique.fr

 

16) [Mouvement de la Paix] Agenda (Extraits)

INFOS-PAIX n°261 – 19 septembre 2007

Disponible intégralement à l’adresse :

http://www.mvtpaix.org/outils/infos-paix/infos-paix.php    

=====>  Sur votre agenda :

--- Comité de l'Isère (38) , conjointement avec Initiatives Citoyenneté Défense, organise un débat public le 3 octobre 2007 sur la privatisation de la guerre. Intervenant principal Armand Soler.  Lieu : Tonneau du Diogène à Grenoble.

--- Jeu de la colombe  : le comité du Mouvement de la paix de Saint-Ouen a créé, avec la participation de l'association Soubis'Art, des maisons municipales de quartier et de la ville de Saint-Ouen, le Jeu de la colombe, un outil pédagogique, un instrument d'éducation populaire, un jeu de culture de paix, avec des peintures originales des enfants des quartiers, des œuvres d'artistes peintres, sculpteurs, céramistes.

Ce jeu sera présenté le 23 octobre à 18h au CAP'J - 42, av. Gabriel Péri - à Saint-Ouen 93400, en présence de Jacqueline Rouillon, maire, conseillère générale de Saint-Ouen et du représentant du Conseil Mondial de la Paix à l'Unesco, responsable du groupe « Culture de paix ».

--- Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis organise une exposition « Des affiches contre l'Apartheid » du 21 septembre au 30 novembre. Renseignements 01 43 93 97 00.

[…] - De : <infospaix-admin@mvtpaix.org>

 

17) [infocom-ldh] Les Infos et Initiatives de la LDH (Extraits)

=====> LDH Caen

Dans le cadre du cycle de débats soutenus par la commission européenne, visant à ce que les citoyens européens s'emparent des questions qui touchent à l'avenir de l'Europe, la Ligue des droits de l'Homme propose une soirée-débat, le mardi 2 Octobre à 19h15 au Mémorial pour la Paix de Caen,  avec comme invités Etienne Balibar et Pierre Barge. La plaquette vous présente les thèmes principaux.

Merci de faire connaître cette initiative autour de vous. Bien cordialement

Le délégué régional Basse-Normandie Jacques Véron-Bocquel

02 31 85 68 68 jacques.veronbocquel@wanadoo.fr

======> LDH Abbeville

La section d'Abbeville de la LDH participe à la campagne "Débats sur l’Europe" soutenue par la Représentation en France de la Commission européenne.  

Nous organisons le vendredi 5 octobre prochain, à 20 h 30, dans la grande salle de la Rue des Carmes à Abbeville, une conférence-débat animée par Jean-Pierre Dubois, président national de la Ligue des Droits de l’Homme, sur le thème «LIBERTES ET SECURITE EN EUROPE».

Nous pensons aborder au cours de cette soirée  des questions liées aux politiques sécuritaires en général et plus particulièrement celles qui sont liées à la lutte contre le terrorisme, ainsi que la question de la réponse pénale à la délinquance.  

======> Comité régional LDH Bretagne

JOURNEE REGIONAL SUR LE LOGEMENT

Rennes, Samedi 6 octobre 2007 à l’ INSA de Beaulieu (campus Rennes 1)

L’actualité récente, à travers notamment la médiatisation des manifestations de SDF le long du Canal Saint-Martin, a remis les problèmes du logement en lumière. Cela a abouti à la loi du 5 mars 2007 instituant un droit opposable au logement. Pour autant, comme l’écrit dans un rapport la Fondation Abbé Pierre, « décréter un droit opposable ne fera pas sortir les logements de terre à soi tout seul ». A ce jour, les chiffres du logement sont éloquents : 3 millions de sans logis ou de mal logés, près d’un million de logements manquants, la part des dépenses de logement augmentant de façon inquiétante dans le budget des ménages, l’offre de logements sociaux en baisse, l’offre locative privée inaccessible aux classes populaires à cause de loyers écrasants, l’allongement des crédits, la difficulté pour nombre de communes de répondre aux exigences de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain), de maîtriser les problèmes de foncier, de parvenir à créer la mixité sociale par le logement… C’est pourquoi la Ligue des Droits de l’Homme, région Bretagne, a décidé de consacrer sa journée de formation 2007 à cette question à travers exposés et échanges.

DEROULE DE LA JOURNEE :

>      A partir de 9h00 : accueil des participants

>      9h45 : présentation de la journée et introduction au débat

>      10h-10h30 : intervention de M. Michel GAUTIER, Maire de BETTON, Conseiller Général, Vice-Président de Rennes Métropole : comment des collectivités territoriales peuvent favoriser une politique cohérente du logement à partir d’un exemple local.

>      10h30-10h50 : intervention (sous réserves) de M. Michel BALBOT,Conseiller Régional, délégué à l’Etablissement Public Régional

>      10h50-11h15 : échanges avec la salle

>      11h15-11h25 : Pause

>      11h25-12h05 : Intervention de M. Yves LE BAHY, géographe, professeur à l’Université de Bretagne Sud : le littoral agressé ou comment mettre en place un projet régional.

>      12h05-12h40 : échanges avec la salle.

REPAS au Campanile, tout proche.

>      14h-14h45 : Intervention de M. Jacques UGUEN, responsable de la Commission Logement à l’UDAF (Union des Associations Familiales) des Côtes d’Armor : les problématiques du logement social.

>      14h45-15h30 : échanges avec la salle

>      15h30-15h40 : Pause

>      15h30-16h15 : Intervention de M. Malik SALEMKOUR, Vice-Président de la Ligue des Droits de l’Homme, responsable du groupe de travail « logement » : les fondements du droit au logement et la lutte contre les exclusions et inégalités ; le rôle de la Ligue dans ce combat.

>      16h15-17h00 : échanges avec la salle, conclusions (?) et perspectives d’action.

======> LDH Limoges

La section de la Ligue des Droits de l’Homme de Limoges

Présente une journée de conférences- débats,

Samedi 6 octobre 2007 à la BFM de Limoges

 « La prison aujourd’hui… et demain ? »

Sous la présidence de Maître Henri Leclerc, Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme

Grand Témoin, Simone Gaboriau, Présidente de Chambre  à la Cour d’appel de Paris                                                    

Modérateur, Yvon Lamy, Directeur du département Sociologie, Université de Limoges

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-9h30-10h  Accueil des participants

-10h  Présentation par   Alain Lebugle, Président de la section LDH de LIMOGES

Ouverture : Maître Henri Leclerc,                                               

-10h30-11h  A/  Les prisons, état des lieux (matériel, sanitaire, médical, relationnel, droits des détenus)

- Pierre Victor Tournier, Directeur de recherches au CNRS

-11h-11h30  Débat

-11h30-12h B/ Qui va en prison ?

-  Pierre Victor Tournier, Directeur de recherches au CNRS

- Jean François Roche, Médecin Psychiatre Limoges

-12h Pause

-12h30-13h Débat

-14h30-15h30 C/ Alternative à la prison

-  Pierre Victor Tournier, Directeur de recherches au CNRS

-  Stéphanie Cannoodt, coordonnatrice des activités des "Musiques pour la Boulangère" en prison.

-15h30-16h30  Débat

-16h30-17h  Conclusion par Maître  Henri Leclerc

- 17h30  Vernissage de l’exposition « Arrêt sur maison d’arrêt »

Témoins présents à la tribune :

Pierre  Sauvage Aumônier de la maison d’arrêt de LIMOGES

Eliéos Ruiz, Ancien médecin de la maison d’arrêt de LIMOGES          

Raphaëlle Eché  Juge des enfants, prés du tribunal de LIMOGES

Giuseppe Nocera  Directeur de la Maison d’arrêt de LIMOGES

Eric Verdavaine Directeur des Services pénitentiaires d’insertion et de probation

Isabelle  Parmentier  Juge d’application des peines

Marie Paule  Heyraud Présidente de l’Association nationale  des visiteurs de prisons

Liste non exhaustive et sous réserve

======> LA PRISON  AUJOURD’HUI… ET DEMAIN ?

--- EXPOSE DES MOTIFS

Il n’est plus à démontrer que les prisons françaises imposent aux personnes détenues des conditions d’incarcération sans dignité. Cette situation a des causes multiples. Toutefois, on s’accorde généralement pour considérer qu’elle est largement imputable à l’état d’une opinion publique qui freine la volonté réformatrice des instances responsables. Cette opinion publique forge en effet son jugement et ses attitudes sur des a priori hérités d’une culture chargée d’archaïsmes .En bref, le détenu est un homme déchu ; sa peine est juste, et il faut qu’elle soit  dure ;il ne mérite ni égards ni pardon. Une telle position éclaire notamment ce que R. Badinter nomme une « loi d’airain » à savoir que le coût financier d’une détention ne saurait être égal ou  supérieur au salaire du plus modeste des travailleurs libres. A l’opposé,  divers mouvements, dont la Ligue des Droits de l’Homme,  se réclament d’un courant de pensée qui pose un autre regard sur la personne détenue. Sa peine doit se limiter à la seule privation de liberté. Elle ne doit toucher ni à ses droits de citoyen ni au respect dû à sa personne. C’est à cette condition qu’il pourra, au terme de sa détention, retrouver sa place dans la communauté. Dès lors, si la prison qui a pour mission  de sanctionner, de dissuader et de réhabiliter, échoue trop souvent, c’est que dans ses représentations le coupable à punir l’emporte sur  l’homme qu’il faut conduire à sa réinsertion. Elle  fonctionne ainsi au diapason de l’opinion générale qu’elle conforte dans ses convictions. Dans ce contexte, les instances responsables  (en particulier le pouvoir politique)  se résolvent difficilement à prendre le risque de mesures impopulaires. Dans ces milieux, on est pourtant bien conscient de la gravité du problème. En témoignent notamment deux rapports déposés au Parlement en Juin 2000 (Sénat : « Prisons : une humiliation pour la République »)  ou bien encore le rapport du Conseil  de l’Europe du 15  Février 2006. Nous sommes ainsi amenés à penser que la réforme du système pénitentiaire serait mieux acceptée si la majorité de l’opinion pouvait porter un autre regard sur le monde des détenus .Alors cette opinion, plus consciente de ses responsabilités citoyennes,  pourrait, par son engagement et le seul exercice de ses droits,  imposer le changement nécessaire. C’est ici que se situe notre projet. Comme l’ont déjà fait d’autres sections de la L.D.H., il s’agit d’organiser, à Limoges, une journée de sensibilisation et d’information sur le problème des prisons, ouverte à tout public.

--- LE PROJET  

Cette journée prendra la forme de conférences-débats animées par des intervenants que nous avons pressentis. Elle sera accompagnée d’une exposition illustrant les thèmes débattus (emprunt de l’exposition « Arrêt sur maison d’arrêt » réalisée par la section L. D. H. de Lille)                                                 

-Date et lieu retenus : 06 Octobre 2007                                                             

Salle de conférence et hall de la Bibliothèque Francophone  Multimédia de Limoges.

-Thèmes abordés : 

-1  Les chemins de la délinquance : Analyse et discussion à propos des facteurs et des conditions qui, dans une grande proportion des cas, vont conduire au passage à l’acte (fragilité personnelle, troubles psychiques etc…aggravés par  un contexte affectif, socio-économique et culturel déficient), ces éléments n’excluant pas nécessairement toute  part de responsabilité.                                        

-2  La réalité carcérale et le droit : Il s’agira de montrer le décalage existant entre les conditions de la vie carcérale et les lois et règlements de référence.                                  

-3  Pour une autre prison et ses alternatives : La prison est à repenser. S’il faut continuer d’admettre sa nécessité, au moins devrons-nous en faire une institution exprimant dans ses actes les finalités démocratiques dont nous nous réclamons.

=====> Anna Politkovskaïa - un crime contre la liberté

Un an après l’assassinat d’Anna Politkovskaïa - le 7 octobre 2006 – ACAT, Amnesty international, CCFD, Comité Tchétchénie, FIDH, Human Rights Watch,la Ligue des droits de l’Homme et Secours catholique ont décidé de rendre hommage au travail de la journaliste russe et invitent à une conférence de presse afin de dresser un bilan critique sur les libertés en Russie. Deux événements sont organisés afin d’informer et d’interpeller le grand public sur la situation des droits humains en Russie et les incertitudes qui entourent l’enquête sur sa mort, malgré les récents développements.

--- Jeudi 4 octobre de 18h à 20h30 : Conférence publique à l’EHESS

105 bd. Raspail –Paris 6ème –Métro Sèvres-Babylone

Avec Grigory Shvedov, Galia Kozhevnikova, Natalia Estemirova (sous réserve),

Galia Ackerman –journaliste et traductrice d’Anna Politkovskaïaet

Anne Le Huérou –sociologue associée au CADIS EHESS-CNRS.

--- Dimanche 7 octobre à 15h sur la place Georges Pompidou à Beaubourg

Un hommage public à Anna Politkovskaïa sera rendu en écho au rassemblement qui se tiendra à Moscou le même jour. Une minute de silence sera respectée et des fleurs pourront être déposées autour du portrait de la journaliste.

Autour des rencontres

- Présentation de l’ouvrage « Hommage à Anna Politkovskaïa » aux éditions Buchet/Chastel. Recueil de textes d’écrivains, d’intellectuels et de journalistes. Sortie le 4 octobre 2007.

 - Exposition « La Russie timbrée ? Dix portraits de prisonniers dans la Russie d’aujourd’hui» présentée par l’ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) et Amnesty International France. 

=====> "Débats sur l'Europe : Libre circulation des travailleurs et conditions d'emploi

Dans le cadre de la campagne "Débats sur l'Europe", la section LDH d'Uzès et de Ste. Anastasie est heureuse de vous proposer une conférence-débat avec Dominique Noguères, avocate, vice-présidente de la Ligue Française de défense des Droits de l'Homme et du citoyen, mardi 9 octobre 2007 à 20 H. à la mairie d'Uzès (salon Racine). La section a choisi le chapitre "Libre circulation des travailleurs et conditions d'emploi" avec un intérêt particulier pour les nouvelles concurrences et les nouvelles réglementations et un regard euroméditerranéen sur l'égalité des conditions de travail et de citoyenneté. (Travail qui sera poursuivi avec la campagne pour le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers non communautaires.) Pour la section, Jacqueline Charretier, présidente.

=====> Journée mondiale contre la peine de mort le 10 octobre 2007

Iran : Plus de 210 exécutions en 9 mois !

Halte aux exécutions.

Le 10 octobre 2007, dites non à la peine de mort en Iran, venez manifester vêtus de noir.

A 14h00, devant l'opéra Bastille à Paris

Téléchargez le tract et l’affiche de la manifestation sur le site de la LDH

http://www.ldh-france.org/agenda_national2.cfm?idagenda=359&ou=national

======> LDH Paris 12

La citoyenneté européenne : alibi ou défi démocratique ?    

Jeudi 11 Octobre 2007 à 19h 30

Réunion publique :

Avec la participation de Michel Tubiana,

Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme

Maison des Associations du 12ème

181 avenue Daumesnil 75012 Paris     Métro : Daumesnil

Le traité de Maastricht en 1992 et celui d’Amsterdam en 1999 définissent les droits d’une citoyenneté européenne se fondant sur les principes communs aux Etats membres et reposant sur des droits fondamentaux de l'individu. La citoyenneté européenne garantit pour tout ressortissant d’un Etat membre de l’Union Européenne résidant dans un pays de l’UE, le droit de circulation, le droit de vote aux élections européennes et municipales, le droit de pétition devant le Parlement européen. Mais qu’apporte donc la « citoyenneté » par rapport à la « nationalité » ? Comment ces deux notions se définissent -elles l’une et l’autre, et l’une par rapport à l’autre ? Certains droits sont déjà étendus à toute personne résidant dans un pays européen tels les droits de circulation et de pétition devant le Parlement Européen. Doit-on pour les étrangers extra communautaires favoriser l’accès à la nationalité du pays de résidence ou étendre les droits liés à la citoyenneté en Europe ? Ne devrait-on pas promouvoir l'idée d'une citoyenneté européenne élargie à toutes les personnes résidant depuis un certain temps en Europe, en leur donnant notamment le droit de vote aux élections locales et européennes. Une telle mesure renforcerait l’égalité des droits entre toutes les personnes qui vivent en Europe, y travaillent, y paient des impôts, contribuent à sa prospérité et l’enrichissent par leur apport culturel. Alors, la citoyenneté européenne : alibi ou défi démocratique ? Venez nombreux en débattre avec nous !

LIGUE DES DROITS DE L’HOMME PARIS 12e Maison des associations du 12e, B.P. 33 , 181 avenue Daumesnil  75012 Paris - Site internet : http://www.paris.12.ldh-france.org    - Adresse électronique : paris.12@ldh-france.org

=====> LDH Saint-Malo

La section de Saint-Malo vous convie à une soirée autour du thème :

Europe : Démocratie et Institutions

Vendredi  - 12   octobre  2007 - 20 h 30

Maison  des Associations - Saint-Malo

Avec Pierre Barge, Président de l’Association européenne des droits de l’Homme.

A. Castaignède, vice présidente de la Maison de l’Europe

======> Fédération LDH du Val d'Oise

ADT Quart Monde 95

Le Secours Populaire 95

Le Secours Catholique 95

La Ligue de l'Enseignement 95

La CGT

La FSU 95

et La Fédération du Val d'oise de la LDH

vous invitent à une soirée - débat :

Comment faire vivre le droit au logement pour tous ?

Le 12 octobre 2007 à 20 h 15

au cinéma Utopia - 14, rue Alexandre Prachay à Pontoise

======> LDH Saintes - Journée débat Prévention de la Délinquance

La section de la Ligue des droits de l'Homme de SAINTES organise une journée débat samedi 13 10 07 à partir de 14h30 à l'auditorium de la salle Saintonge à SAINTES, sur le thème :

PREVENTION DE LA DELINQUANCE ET SECRET PROFESSIONNEL

AU REGARD DE LA LOI DU 5 MARS 2007

Nous invitons tous les ligueurs intéressés et susceptibles de se  déplacer à venir participer à ce débat.

======> LDH Bourgogne

Le comité régional de Bourgogne de La Ligue des Droits de l’Homme vous invite à une conférence-débat sur la libre circulation des travailleurs en Europe avec la participation de Pierre Barge, président de l’Association  européenne des Droits de l’Homme de Joël Decaillon, secrétaire de la confédération européenne des syndicats et de Marie-Thérèse Mutin, ancienne députée européenne. le vendredi 19 octobre à partir de 18h30 à l’amphithéâtre de l’I.U.T. 1 allée des granges Forestier à Chalon sur Saône.

======> Université d’automne de la Ligue des droits de l'Homme (LDH)

24 et 25 novembre 2007 dans les locaux de l’Ecole normale supérieure (ENS)

29 rue d’Ulm 75005 Paris Métro ligne 7 - station Censier Daubenton ou Place Monge RER B Luxembourg ou Port-Royal Bus 21, 27 arrêt Feuillantines

« INDIVIDUS, COMMUNAUTÉS, RÉPUBLIQUE »

- From : <infocom-ldh@ldh-france.org>

 

18) 27e édition de sa Journée mondiale de solidarité avec les peuples indiens des Amériques

Amérique du Nord. Le comité de solidarité avec les Indiens des Amériques organise samedi prochain la 27e édition de sa Journée mondiale de solidarité avec les peuples indiens des Amériques. Des représentants amérindiens ont été invités pour témoigner des réalités autochtones. À noter la présence de Bobby Castillo, porte-parole de Léonard Peltier, prisonnier politique aux États-Unis. Samedi 13 octobre, à 14 heures, salle Pablo-Neruda, 31, avenue Salvador-Allende, à Bobigny. Contact : info@csia-nitassinan.org

 

19) [Mouvement des indigènes de la république] Rencontre avec Pierre TEVANIAN autour de son livre « La République du mépris. Les métamorphoses du racisme dans la France des années Sarkozy »

http://www.indigenes-republique.org

=====> Pierre Tevanian participera à une Rencontre autour de son livre La République du mépris. Les métamorphoses du racisme dans la France des années Sarkozy, paru le 6 septembre 2007 aux Éditions La Découverte, organisée par le Collectif des Indigènes d’Île de France : Le vendredi 5 Octobre 2007 à 19 heures À la Maison verte, 127-129, rue Marcadet, Paris 18eMétro Lamarck-Caulaincourt (Ligne 12) - Les organisateurs assureront sur place de quoi rompre le jeûne du Ramadan pour les jeûneurs - De : <contact@indigenes-republique.org>

 

20) [CADTM-INFO] BULLETIN ELECTRONIQUE 27 - Lundi 24 septembre 2007 (Extraits de l’Agenda)

\\\\\\\\\\\\\\\ AGENDA ///////////////

Les rendez-vous à ne pas manquer

http://www.cadtm.org//rubrique.php3?id_rubrique=11

\\\\\\\\\\\\\\\ octobre 2007

\\ 3 octobre | Berne/Suisse

Invitation / Einladung

International Conference on Illegitimate Debts (Odious Debts)

Internationale Konferenz zu illegitimen Schulden (Odious Debts)

Conférence internationale sur la dette illégitime (Dette Odieuse)

http://www.cadtm.org/spip.php?article2811

\\ 5 octobre | Charleroi | Belgique

Que se passe t'il en Amérique Latine ?

Conférence sur l'Amérique Latine avec la participation de Maurice

Lemoine (Monde Diplomatique), Eric Toussaint (CADTM) , et Bernard

Duterme (CETRI), maison de la laïcité, 31 Charleroi à 19h30.

http://www.cadtm.org/spip.php?article2835

\\ 5 octobre | Brest (29)

Intervention de Damien Millet

\\ 14 octobre

Semaine d'action globale contre la dette

Du 14 au 21 octobre

Plus d'infos : http://www.debtweek.org/

\\ 15 octobre | Wépion (près de Namur) / Belgique

IIe Stage résidentiel de FORMATION de l'Observatoire International de la

Dette (OID)

Clés pour décoder la dette, analyse de l'endettement du Nord et du Sud.

Lundi 15 octobre 2007 à midi au mercredi 17 octobre 2007 à 17H00

http://www.cadtm.org/texte.php3?id_article=2752

\\ 15 October | La Haye/Pays-Bas

World vs. Bank

La campagne Banque mondiale en Europe prépare une audition publique sur

la Banque mondiale en coopération avec le tribunal permanent des

peuples. Elle aura lieu le 15 octobre à la Haye, aux Pays Bas, une

semaine avant les réunions annuelles de la Banque mondiale.

Des membres du Cadtm y participeront.

http://www.cadtm.org/texte.php3?id_article=2803

\\ 15 octobre

20e anniversaire de l'assassinat de Thomas Sankara

commémoré dans de nombreux endroits.

\\ 19 octobre | Bruxelles/Belgique

VIe séminaire international sur le Droit et la Dette

L'audit de la dette

Etude de cas de 4 pays des 3 trois continents du Tiers Monde Afrique :

République démocratique du Congo et Mali Amérique latine : Equateur Asie

: Philippines En présence d'invités des 4 pays en question. Les vendredi

19 octobre et samedi 20 octobre 2007 de 9H30 à 17H30 à Bruxelles dans la

salle des Congrès du Sénat belge, 21, rue de Louvain.

http://www.cadtm.org/texte.php3?id_article=2837

\\ 19 octobre | Aubagne (13)

Intervention de Damien Millet

- De : <info@cadtm.org>

 

21) [Artsoc (Art et SOCiété)]  L'art en campagne

Cassandre/Horschamp organise un cycle d'investigations intitulé "l'art en campagne", débats et de rencontres sur l'art en milieu rural. À travers ce cycle, Cassandre explorera les thèmes de la décentralisation et la place de l'action artistique et culturelle en milieu rural dans la société contemporaine. Elle abordera des questionnements en prise avec les modifications sociétales actuelles, prenant en compte les données nouvelles d'un monde de plus en plus technologique qui pousse, encourage et permet un certain exode géographique, culturelle et artistique. De là naissent de nombreuses initiatives. Le débat peut s'articuler autour de nombreuses questions : Nous nous poserons d'abord celles-ci : Où se trouve la frontière ville / campagne ? Y a t-il un art du milieu rural ? Comment la démarche artistique ancrée dans une action pérenne d'action artistique peut elle résister à l'effet  "tourisme" du festival annuel ? Quelles rencontres entre l'action artistique, l'éducation populaire et la démarche des artistes… ? Nous voulons ainsi favoriser la mise en relief de questionnements particuliers propres à des contextes, des disciplines et des démarches. Les réflexions se dégageant de ces rencontres feront l'objet de la publication d'un hors-série. Vous trouverez ci-dessous le programme de la journée L'art en campagne. Très cordialement, L'équipe de Cassandre/Horschamp Participation aux frais 5 euros - Réservation impérative

=====> L'art en campagnes, 1er acte d'un cycle de rencontres et de temps artistiques:

Samedi 13 octobre 2007 14h30-23h

Citée européenne des Récollets - Maison de l'architecture

Chapelle des Récollets 148, rue du faubourg St-Martin 75010 Paris - France

--- La campagne, terreau de la diversité culturelle?

La rencontre de multiples artistes et équipes œuvrant en milieu rural dévoile le terreau d'une véritable diversité culturelle. La revue se propose, à travers des rencontres, d'explorer cette thématique avec et en présence d'artistes, d'acteurs culturels, de sociologues... Le sujet incite fortement à décentraliser ces rencontres ! Nous en organiserons donc une partie «au cœur du sujet», en milieu rural ! Deux d'entre elles sont d'ores et déjà prévues en Bourgogne, dans les Hautes-Alpes et d'autres envisagées en Poitou-Charentes et Pays de la Loire.

--- Programme

14h30 : Accueil par Cassandre/Horschamp

Intervention de Gilles Clément; paysagiste

14h45-16h45 : Débat : Où commence la campagne? Comment définir aujourd'hui l'espace et le milieu rural?

17h- 19h : Débat : L'action artistique en milieu rural : Comment opposer le durable à l'événementiel?

19h15-20h15: Pique nique

20h30 -21h45 : Interventions artistiques

22h-23 h: débat

--- Participants prévus :

Patrick Bouchain (architecte), Gilles Clément (paysagiste), Pascal Faucompré (Direction des enseignements et de la recherche au ministère de l'Agriculture), Jean Bojko (Téatr'éprouvête), Arnaud Stines (Rurart), Pierre Debauche (metteur en scène, directeur du Théâtre du Jour à Agen), Jean Voguet (compositeur), Arnaud Tartary (association les Chaudrons), Delphine Soustelle (plasticienne), Marie Virgo (Gindou cinéma), Marie Fouldrain (Espace Duhesme, Mâcon), Rémi Sabran (Actart 77), Circa (scène conventionnée à Auch).

--- Cassandre/Horschamp, Cité européenne des Récollets, 150, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris.

E-mail : cassandre@horschamp.org - Tél.: 01 40 35 00 98.

Cassandre porte depuis 1995 les valeurs d'un art en prise avec la société dans la lignée des combats de l'après-guerre, fait avancer les idées et lutte contre l'endogamie. Notre travail est celui d'une « nouvelle critique » qui ne se contente pas de juger l'« objet », mais appréhende le geste de l'art en prenant en compte la relation à l'histoire, aux populations et aux lieux. Visitez le site Horschamp : www.Horschamp.org, mettez vos informations en ligne sur www.passeurs.org. Abonnez-vous à MicroCassandre et, bien sûr, à la revue Cassandre. -De : <nr@horschamp.org>

 

22) Invitation - Journée internationale de la Non-Violence 2007

La Coordination française pour la Décennie a le plaisir de vous inviter,

 Jeudi 4 octobre 2007 (19h30-21h), à la Conférence-Débat :

"Vers une résolution non-violente des conflits. L'exemple des Albanais du Kosovo." avec Pierre Dufour, Auteur de Kosovo, on a marché sur la paix (Paris : Thélès, 2007, 460p). Pierre Dufour est membre de plusieurs ONG : le Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN), l’Assemblée Européenne des Citoyens (AEC) et les Equipes de Paix dans les Balkans (EPB). Il a été membre de la mission de vérification du cessez le feu au Kosovo, mise en place par l’OSCE en 1999. Il parcourt régulièrement les Balkans depuis 1992.

Paris Maison des Associations du 10e arrondissement

206 quai de Valmy - 75010 Paris (Métro Jaurès)

Inscrition gratuite et obligatoire  par mail à coordination@decennie.org (nombre de places limité), par fax au 01 40 51 70 02 ou par téléphone au 01 46 33 41 56.

Merci de diffuser cette invitation dans vos réseaux !

Tract et affiche en pièces jointes.

Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010) 148 rue du Fbg Saint-Denis - 75010 Paris * Tél. : 01 46 33 41 56 * Fax : 01 40 51 70 02 * Courriel : coordination@decennie.org * Site : www.decennie.org

-De : <dreano@globenet.org>

 

23) [MEDEF] Débat " Bâtir le leadership Europe "

Dans moins d’un an, la France présidera l’Union Européenne.

Jérôme Bédier, président de la Commission Europe du MEDEF

et Philippe Herzog, président de Confrontations Europe, vous invitent à un débat

" Plus de pétrole… mais des idées "

mardi 16 octobre 2007 au MEDEF, 55 avenue Bosquet, Paris 7ème

à partir de 18h30.

>> Pour y participer, inscrivez-vous ici

http://ctm.neolane.net/r/?id=h8e89,334e7,34177

La lutte contre le changement climatique, la sécurité énergétique et la compétitivité des entreprises françaises sont-elles conciliables ? Comment s’assurer une énergie propre, sûre et pas chère pour l’Europe et la France ?

Que fait l’Europe ? Que peut faire la France ?

Avec :

Elie Cohen, directeur de recherches au CNRS

Nicole Fontaine, députée européenne

Dominique Ristori, directeur général adjoint, Direction générale Energie Transports, Commission européenne

Philippe Rosier, président du groupe de travail Energie, BusinessEurope

Rencontre suivie d'un cocktail.

>> Nombre de places limité. Pour participer au débat " Plus de pétrole…mais des idées ", inscrivez-vous en ligne dès aujourd’hui.

http://ctm.neolane.net/r/?id=h8e89,334e7,34177 - De : <contact@medef.fr>

 

24) 8ème festival de théâtre iranien en exil

8ème festival de théâtre iranien en exil (Du 27 septembre au 14 octobre 2007)

Spectacles en persan et en français

L’Espace Quartier Latin

37, rue Tournefort 75005 Paris Métro : Place Monge (ligne 7)

N'oubliez pas d'en parler autour de vous!

Avec le soutien du: l’ACSE, Conseil Régional d'IIe- de- France, Mairie de Paris, Jeunesse et Education Populaire,

Cassandre- Horschamp, Co-Errances, S.O.S Racisme , Paris CADECS,  L'Art Studio Théâtre, MEO - Maison d'Europe et d'Orient, Radio FPP, Association Elea, Ensemble de l'Atelier de Théâtre du Collège Saint Gabriel de Bagneux, l'Espace Quartier Latin, Association Du côté du pont Mirabeau,  Association Réseau 2000, LA LOCALE TELEVISION

Résumé des pièces et programme complet sur :

http://www.artenexil.net/A2.htm

Cordialement, Djavad Dadsetan

Di Association agréée Jeunesse et Education Populaire par la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports de Paris-Ile-de-France

N°Siret:437 710 577 00036/Code APE:923 A

Association loi 1901 recteur Artistique

-  De: Artenexil@free.fr <Artenexil@free.fr>

 

25) Deux conférences de Christine Delphy à Montréal

Christine Delphy, sociologue féministe de renommée internationale, donne deux conférences à Montréal dans les prochains jours :

=> jeudi le 4 octobre, à 12h30 à l'UQAM : L'Afghanistan, une guerre "juste" pour les femmes ?

L’Afghanistan, une guerre « juste » pour les femmes? par Christine DELPHY, Sociologue française de renommée internationale et figure éminente des luttes féministes Jeudi 4 octobre 2007 De 12 h 30 à 14 h Pavillon Hubert-Aquin Local A-5020Pour information: (514) 987-6587 ou iref@uqam.ca

=> jeudi le 11 octobre, à l'auditorium de la Grande Bibliothèque : sur les principaux enjeux de l’égalité des femmes et des hommes dans la conjoncture mondiale actuelle

Conférence de Christine Delphy Le jeudi 11 octobre 2007, de 19 à 21 heures Auditorium de la Grande Bibliothèque – métro Berri-UQAM

475, boulevard De Maisonneuve Est - Entrée libre - Renseignements : 514 987-3000, poste 2581 – www.unites.uqam.ca/arir - De : <pueblo@sympatico.ca>

 

26) 1957-2007 : FROM SPUTNIK SATELLITE TO EXPLORER ART.

Cette communication/performance en français portera sur l’histoire de l’art de la conquête des airs au spatial, dans la grande soufflerie de Meudon, patrimoine aéronautique de l’ONERA en France. Cet événement en collaboration avec l’artiste sonore Joachim Montessuis sera uniquement retransmis en vidéo sur internet entre 19 h et 20 h. Franck Ancel vit et travaille à Paris. Il trace une ligne des avant-gardes historiques du vingtième siècle jusqu’aux mutations contemporaines de la création à l’échelle planétaire. Informations & contacts : http://www.franck-ancel.com/atx - info@franck-ancel.com +33 676 470 610

FRANCK ANCEL célèbre les cinquante ans du premier lancement d’un satellite le 4 octobre 2007 - graphisme : alexsinger.fr - De: franck ancel <info@franck-ancel.com>

 

27) Toulouse : deux réunions publiques sur le Venezuela

=====> Vendredi 5 octobre - 20h

En présence de Jesus Perez, Ambassadeur du Venezuela en France, et de Greg Oxley, de Pas touche au Venezuela !

Salle du Sénéchal (17 rue Rémusat, à Toulouse)

=====> Samedi 6 octobre - 20h

Au château catala de Saint-Orens

Avec Greg Oxley  - De : <redaction@lariposte.com>

 

28) Les Rendez-Vous de l’Université Marxiste

http://www.marx.be/FR/Bulletins/bulletin28.htm

--- La prochaine session de l’Université marxiste …

… aura lieu à De Spits, Thonetlaan 106, 2050 Anvers (Linkeroever), du 26 décembre à 18 h au 30 décembre à 18 h. Le programme des cours sera annoncé dans le prochain bulletin.

--- L’université marxiste en cours du soir

En plus de ses deux sessions annuelles en internat, l’Université marxiste offre aussi des cours du soir. Au menu de cet automne :

1. À l’occasion du 90e anniversaire de la révolution russe, Frans De Maegd nous guide dans les pourquoi et les comment des « dix jours qui ébranlèrent le monde ». Saviez-vous que cette révolution a été presque entièrement pacifique ? Il y a eu en effet plus de morts sur le tournage du film Octobre que pendant la révolution même…

Les mardis 23 et 30 octobre 2007 de 20 à 22 heures

2. Vous travaillez comme intérimaire ou à la chaîne. Vous arrivez péniblement à joindre les deux bouts alors que les patrons croulent sous les bénéfices. Qu’est-ce qui permet aux uns de s’enrichir sur le dos des autres ? Françoise Desmedt dévoilera les mystères des lois économiques et expliquera pourquoi elles ne fonctionnent pas dans l’intérêt des travailleurs.

Les mardis 6 et 13 novembre de 20 à 22 heures

3. Les entreprises sont obligées par la loi de publier un bilan annuel, qu’elles rendent souvent le plus opaque possible pour que les travailleurs puissent difficilement le comprendre. Voici l’occasion venue d’apprendre comment décortiquer un bilan d’entreprise. Avec Daniel Bianchi et Bob Roeck (ancien délégué de Caterpillar, Gosselies).

Les mardis 20 et 27 novembre de 20 à 22 heures

4. D’ici peu, les Etats-Unis pourraient s’attaquer à l’Iran. Contrairement à la guerre contre l’Irak, ils le feraient avec la bénédiction de la France de Sarkozy. De nouveau, la raison invoquée est la présence supposée d’armes de destruction massive. Mais qu’est-ce qui est vraiment derrière cette volonté occidentale de mettre le Moyen Orient à feu et à sang et cette habitude des Etats-Unis d’intervenir militairement partout dans le monde ? Explications avec Danny Claes d’INTAL

Les mardis 4 et 11 décembre de 20 à 22 heures

Les cours ont lieu au Centre International, 171 bd Lemonnier, 1000 Bruxelles

--- L’Inem vous invite à célébrer …

… Le 90e anniversaire de la Révolution socialiste d'Octobre 1917.

Samedi 20 octobre 2007, 15h,

au Centre international, 171 bd M. Lemonnier, 1000 Bruxelles

(Métro: Anneessens ou Lemonnier)

PAF: 2 euros

Intervenants :

   Parti communiste ouvrier de Russie (RKRP – RPK)

   Parti communiste de Cuba (PCC)

   Parti communiste de Grèce (KKE)

   Herwig Lerouge, rédacteur en chef d'Études marxistes

Chants

Avec la collaboration du Parti du Travail de Belgique (PTB) et de Comac, Mouvement de Jeunes du PTB. Info: 02 504 0139, inem@marx

[…] –De : <webmaster@marx.be>

 

29) L’Agenda d'Acrimed

**Le Magazine électronique d'Acrimed n° 81 (octobre 2007)**

Le site d'Acrimed, observatoire des médias : http://www.acrimed.org/      

--- Jeudi 4 octobre à 18 heures, à l’appel de l’intersyndicale de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SPC-CFE-CGC, SJ-FO), rendez-vous au Musée social (Cedias) 5, rue Las Cases – 75007 Paris (métro : Solférino)

--- Samedi 6 octobre à Lyon : Contre-Grenelle de l’environnement. Tout le programme sur le site du « Contre-Grenelle », (avec, parmi beaucoup d’autres, Henri Maler d’Acrimed) - Salle Victor Hugo, 33 rue Bossuet, Lyon 6e. A 10 mn à pied de la gare Lyon Part-Dieu.

--- Vendredi 12 octobre à Viry Chatillon, projection du documentaire de Christophe- Emmanuel Del Debbio : « Banlieue : sous le feu des médias » (2006 – 64 minutes). Pendant trois semaines, la télévision a consacré des heures d’antenne à ces événements, les banlieues et leurs habitants se retrouvant sous le feu des médias . Choix des mots, choix des images, choix des journalistes envoyés sur le terrain – reporters de guerre de TF1 - , choix des invités « bons clients » censés représenter les jeunes, discours dominant abondamment relayé, amalgames, stigmatisation des quartiers et des jeunes, absence d’autocritique des journalistes. Avec quel impact sur la vision de la société pour le citoyen téléspectateur ? Quel impact sur les habitants des quartiers populaires ? A 20h30 au cinéma le Calypso, 38 rue Victor Basch. La projection sera suivie d’un débat animé par Nicolas Spengler (Acrimed) et le réalisateur Christophe-Emmanuel Del Debbio. Entrée libre.

--- Jeudi 18 octobre, à 19 heures, « Jeudi d’Acrimed », à Paris, Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau, 75010 Paris. Métro République : « Les médias sous le règne de Sarkozy », avec Fernando Malverde et Grégory Rzepski. Voir la présentation ici même

--- Du vendredi 19 au dimanche 21 octobre à Blois - Cette année, les 10emes « rendez-vous de l’histoire » de Blois seront consacrés à « L’opinion. Information, rumeur, propagande ». La Sardonie Libre organise un contre-rendez-vous de l’histoire : « Rendez-nous l’histoire »

--- Samedi 20 Octobre, à Rouen. Débat organisé par la "commission médias" d’Attac : "Médias et sondages" - Lorsque les sondages créent l’évènement et se font les arbitres du débat politique, n’est-ce pas la démocratie qui est confisquée ? avec Patrick Champagne, d’Acrimed, à 14h30, ( Attention ! Nouvelle adresse :) à la Halle aux Toiles, place de la Basse Vieille Tour, Rouen (rive droite)

A suivre... http://www.acrimed.org/article1667.html

[…] – De : <acrimed@wanadoo.fr>

 

30) ACP N°57 -  lundi 1er Octobre 2007 - Extraits

Pierre V. Tournier

Lettre  d’information sur les questions  pénales et criminologiques

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*** RENDEZ-VOUS ***

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- 1. - Guyancourt (Yvelines). Séminaire du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), Ministère de la Justice et CNRS.  Le lundi à 14h30.

- 1er octobre 2007. « La troisième voie. La justice pénale face à ces dilemmes », par Laura Aubert.

- 15 octobre 2007. « Sociologie politique comparée des réformes » par Cécile Vigour.

- 19 novembre 2007. « Les assises et la question de la folie des criminels au XIXe siècle : les mécanismes de la décision judiciaire » par Laurence Guignard.

17 décembre 2007. “Le traitement judiciaire  de la délinquance des mineurs”, par Laurent Mucchielli, Véronique Legoaziou et Sophie Levanen.

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- 2.  - PARIS. Place de la Concorde mardi 2 octobre 2007 « 9 heures contre  la surpopulation carcérale ».  

En avril dernier, une question relative à la surpopulation carcérale est posée à Nicolas Sarkozy, candidat à l’élection présidentielle : « Vous engagez vous à respecter la norme qui consiste à ne mettre qu’une personne là où il n’y a qu’une place ? Et dans quel délai ?  Sa réponse est claire : – Oui, je m’y engage et le plus vite possible (…) Il ne sera plus possible en France, d’obliger un détenu à partager sa cellule ». Nous prenons acte de cette promesse. Mais, comme chacun sait, la vigilance de celles et ceux qui y croient s’impose. C’est pourquoi nous organisons une « manifestation » le 2 octobre 2007, à l’occasion  de la rentrée parlementaire, pour interpeller  le  Président de la République. Cette manifestation sera un point d’orgue aux actions menées dans de nombreuses villes de France au cours des derniers mois et en particulier à l’installation d’une cellule place de l’Hôtel de Ville à Paris du 9 mars au 9 avril derniers. Cette fois-ci, nous choisissons de l’organiser sur 9 heures en référence à l’espace de 9 m2 le plus souvent dévolu aux détenus. Descriptif de la manifestation : Sur la place de la Concorde, côté jardin des Tuileries, sera représenté l’espace de 9 m2 d’une cellule. A l’intérieur, seront installés trois lits, un lavabo et une cuvette de toilette.  Les lits seront occupés silencieusement pendant 9 heures. A quelques mètres, des musiciens de chambre accompagneront cette occupation.  Nous souhaitons faire appel à des personnalités qui acceptent de consacrer une heure de leur temps à cette campagne pour le respect des droits des personnes détenues. Des familles de détenus s’associeront à cette interpellation. L’article 717-2 du code de procédure pénale qui garantit aux personnes détenues la possibilité d’un encellulement individuel fera l’objet sur le lieu d’un affichage.  Un travail photographique ou filmique devrait naître de cette manifestation. Nous commencerons à 13 heures. Nous faisons le choix de solliciter des « personnalités » (représentants politiques, intellectuels, artistes) afin que cette action puisse avoir un large écho. A cette manifestation sera associée la publication dans la presse d’une lettre au Président de la République signée collectivement. Nous savons que ce n’est pas un combat facile. Nous l’avons constaté lors de nos précédentes actions, mais nous savons également que si le lieu qui est chargé de dire et d’appliquer la loi ne la respecte pas, c’est l’ensemble de la « chaîne démocratique » qui est touchée. N’attendons pas quelques sauvages faits divers pour nous mobiliser. Parlez-en autour de vous. N’hésitez pas à nous contacter pour y participer et nous indiquer des personnes susceptibles de se joindre à nous. Merci à vous. Coordination : Patrick Le Mauf. Scénographie : Emmanuel Clolus * Contact : Renseignements et inscription : Judith Le Mauff : Tél. 06 64 99 23 55 Mina de Suremain : Tél. 06 60 20 77 26, judith.lemauff@gmail.com 

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- 3. - Exhibition on "Prisoners at Work" City University, 4th October 2007, Atrium of the Social Sciences Building

A collaboration between professional photographer Andy Aitchison, Barbed graphic design studio, the Howard League for Penal Reform, City University and Crime, Media, Culture: An International Journal. This exhibition represents an innovative way of communicating the experiences of British prisoners through visualising and contextualising ‘Prisoners at Work’. The project was originally commissioned by Barbed, a graphic design studio run by the Howard League for Penal Reform inside HMP Coldingly. Barbed employs inmates who are trained and paid minimum wage to compete for and carry out design work for external clients. One of the main factors stopping ex-prisoners re-offending is gaining employment post-release. This collaboration sharpens focus on a crucial problem, and demonstrates how creative thinking can produce meaningful solutions.

* Contact : Go online at www.city.ac.uk/maps for directions to the School.  For further information or to RSVP please email t.b.williams@city.ac.uk

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- 4. - LIMOGES. Samedi 6 octobre 2007. 9h - 17h. « La prison aujourd’hui et demain ». Journée organisée par la Ligue des Droits de l’homme (LDH). Sous la présidence d’Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH. Grand témoin : Simone Gaboriau, présidente de Chambre à la Cour d’appel de Versailles, ancienne présidente du Syndicat de la magistrature. Modérateur : Yvon Lamy, directeur du département de sociologie de l’Université de Limoges.

Interventions d’Alain Lebugle, président de la section de la LDH de Limoges, Pierre V. Tournier, CNRS, club « DES Maintenant en Europe, Jean-François Roche, psychiatre, Stéphanie Cannoodt, Les Musiques de la boulangère.

Témoins : Pierre Sauvage, aumônier à la maison d’arrêt de Limoges, Hélios Ruiz, ancien médecin de la MA, Raphaëlle Eché, juge des enfants, Giuseppe Nocera, directeur de la MA, Eric Verdavaine : DSPIP, Isabelle Parmentier, JAP, Marie-Paule Heyraud, présidente de l’ANVP. - Lieu : auditorium de la médiathèque. * Contact : sylvaine.vol@wanadoo.fr

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- 5. - PARIS. Mardi 9 octobre 2007. 19h30. Première rencontre de l’Université libre populaire (ULIPO) sur le thème  « Récidive et réinsertion ». Avec Pierre V. Tournier. Entrée libre.

« La lutte contre la récidive a été projetée au centre de l’actualité politique et législative de l’été. Beaucoup de choses ont été dites, peu d’analyses ont pu faire surface. Ce thème apparemment marginal nous intéresse à deux titres : ses problématiques sont révélatrices du fonctionnement de notre société, son traitement est symptomatique du court-circuit  « émotion cliché politique spectacle » qui se met de plus en plus en place dans notre pays. C’est pourquoi nous l’avons choisi pour démarrer notre Université Libre Populaire ».

--- Une université libre populaire

Un constat : l’absence de débat de fond dans notre société. Nous sommes nombreux à déplorer l’absence dans la vie politique de débat de fond sur notre société et son devenir. L’impression qui domine est l’avalanche de slogans, d'appels à l'émotion, de mesures calibrées pour paraître y répondre, et tous cela pour éviter l'analyse des politiques face aux choix à faire. Nous, simples citoyens, sommes souvent trop loin intellectuellement et trop près émotionnellement des sujets soulevés pour avoir un regard lucide. Un besoin : mieux comprendre l’actualité et exercer son esprit critique. Nous comptons parmi ceux qui pensent qu’il est nécessaire pour la démocratie que nous les citoyens exerçons un esprit critique sans cesse renforcé. Prendre le temps de la discussion, de la confrontation des ses opinions et de ses visions avec des personnes et des réalités qui peuvent les faire évoluer, de la rencontre avec des intellectuels et des experts qui peuvent donner des informations éclairantes, de la réflexion et de la synthèse ce n'est pas un luxe mais une nécessité vitale pour développer une pensée libre et critique. Ulipo : un temps et un lieu où débattre et partager des idées. Point de grandes idées donc mais simplement la création d’un lieu et d'un temps dédiés à ces rencontres, d'une université libre populaire. Université pour tirer ce mot qui évoque le savoir vers une réalité différente du milieu scolaire. Libre car il n’est pas question d’affilier ce lieux de rencontre à un autre pouvoir que celui des gens qui l'habitent. Populaire car elle sera ouverte à tous les citoyens qui sentent le même besoin que nous. Une méthode : partage des savoirs et échange des opinions. Nous nous réunirons régulièrement pour discuter chaque fois d’un thème précis important pour notre société. Un ou plusieurs intervenants feront une contribution de courte durée à l’assemblée qui travaillera ensuite par groupes pour poser les problématiques propres à chacun et s'interroger sur les apports des « experts ». Des échanges avec les intervenants permettront de réaliser une synthèse qui sera publiée en ligne à la fin de chaque session. Les participants et tous ce qui le souhaiteront pourront ajouter leurs commentaires aux synthèses mises en ligne. Un objectif : créer un lieu de pensée libre et alternative. Ce lieu, s’il se veut résolument populaire, sera d’abord et avant tout un lieu de pensée. Croiser les réalités, les confronter, c’est faire se rencontrer la pensée théorique et l’univers des gens qui vivent les sujets au jour le jour. C'est aussi parler à des gens qui ne nous ressemblent pas, qui pensent différemment, qui vivent des réalités différentes. Cela permettra à chacun de se remettre suffisamment en question pour pouvoir se faire une vision critique de la réalité et pouvoir intégrer ainsi au fur et à mesure les informations qui nous sont données quotidiennement. Un climat convivial. Nous souhaitons que ces assemblées prennent une forme conviviale et que chacun ait plaisir à participer. Ainsi, si le fait de témoigner ou de remettre en question implique une exigence, celle de l’écoute et de l’acceptation de l’autre, nous ne souhaitons pas que l’ambiance soit tendue ou austère. Ces rencontres seront le plaisir de partager nos pensées avec les gens qui nous entourent. - Lieu : Le Colimaçon, 32, rue de Rouchechouart, 9e, Le Colimaçon, bistrot convivial situé au coeur du 9e, à l’angle de la rue de Rochechouart et de la rue de la Tour d’Auvergne, accueille régulièrement des évènements qui font vibrer le quartier, tels que les concerts de Jazz 9.  Il met à disposition la salle du 1er étage pour les sessions mensuelles d’ULIPO. * Contact : Tito Galli (fondateur)  ulipo9@gmail.com : Tél. 06 85 10 57 43.

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- 5. - PARIS. Université Paris 1. Panthéon Sorbonne. Enseignement de démographie pénale dans le cadre du Master 2. d’expert démographe par Pierre Tournier, le vendredi de 14h à 16h.   

« Apports de la démographie pénale au débat public sur la question pénitentiaire »

- 12 octobre : « La prison au cœur du système pénal ? »

- 19 octobre : « Le concept de mosaïque pénitentiaire, dimensions, structures et mouvements ».

- 26 octobre : « Typologie dynamique des alternatives  à la détention ».

- Lieu : Institut de démographie de Paris 1, Centre Pierre Mendès France, 18ème étage (salle C.18.10), 90, rue de Tolbiac Paris XIIIe (métro ligne 14. Station « Olimpiades »).

* Possibilité de suivre ces conférences en auditeur libre après prise de contact :

pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

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- 6. - PARIS. Vendredi 12 octobre 2007, 8h45 - 17h30. «  La suppression de liberté, un temps pour se réinventer » ? Colloque organisé par la FARAPEJ.

Dans le parcours d'une personne détenue vers la réinvention de soi, l'emploi du temps est essentiel. En organisant ce colloque, et en présentant des propositions , la FARAPEJ prolonge la réflexion et participe ainsi à la mise en oeuvre d'une véritable individualisation de la peine. Inscription avant le  1er octobre (20€, 10€ pour les étudiants).

- Lieu : Ecole nationale de la magistrature, 3 ter quai aux fleurs (4ème).

* Contact : FARAPEJ, 68 rue de la Folie Régnault  -PARIS 75011 -  Tél : 01 55 25 23 75 / fax : 01 55 25 23 76,  farapej@farapej.fr . Site : http://www.farapej.fr

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* Directeur de la publication : Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS,  Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1. Panthéon Sorbonne). pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

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Pour mémoire - Les « ACP » sont mis en ligne sur le site du groupe GENEPI de la prison de la Santé (Paris) : Celles et ceux qui parfois ne reçoivent pas l’envoi du lundi pourront s’y reporter : http://www.eleves.ens.fr/home/saurin/genepi/la-sante

- From: "Pierre V. Tournier" <Pierre-Victor.Tournier@wanadoo.fr>

 

31) Agenda des actions africaines en région parisienne d'Octobre

Si vous recevez cet agenda pour la première fois et si vous souhaitez le recevoir régulièrement chaque début de mois, sachez qu'il est gratuit : il suffit de m'autoriser à vous le transmettre. jp.vanhoove@wanadoo.fr

=====> Informations générales, anniversaire, commémoration, journées mondiales …

jusqu'au 14 octobre festival d'Ile de France "I have a dream" Actions situées dans de nombreux lieux dans toute l'Ile-de-France. Cette année, le Festival entraînera le public sur les pas de Martin Luther King, en explorant les grands thèmes de son célèbre discours "I have a dream" : espoir de paix et de fraternité, lamentations et prophéties, révolte et réconciliation… Rens. 01 58 71 01 01/01 20 www.fidf.fr fnac 0892 683 622

lundi 1er octobre Fête nationale du Nigéria

mardi 2 octobre Fête nationale de Guinée (1958)

jeudi 4 octobre Fête nationale du Lesotho

mardi 9 octobre Fête de l'indépendance de l'Ouganda

mercredi 10 octobre : journée mondiale pour l'abolition de la peine de mort

vendredi 12 octobre Fête nationale de Guinée Equatoriale

vendredi 12 octobre : journée de solidarité avec les peuples indiens de l'amérique latine

--- du dimanche 14 au 21 octobre : semaine mondiale d’action contre la dette - Les campagnes dette et IFI organiseront des actions à travers le monde s’articuleront autour d’analyses, d’appels et de revendications sur la dette et le rôle des politiques des institutions financières internationales - Rens. Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde france@cadtm.org Site : www.cadtm.org

--- dimanche 14 Octobre- anniversaire de la mort de Mwalimu Julius K Nyerere (1922-1999), Père tanzanien de la nation. Mwalimu Julius K Nyerere a mené la pays à l’indépendance en 1961. Il était le représentant de la solidarité sud-sud, du mouvement des non-alignés. Il est le He was the exponent of South-South solidarity, Non-Aligned Movement. Il est le pionner de la culture Ujamaa (une culture des droits humains) et de l’auto-dépendance économique. Il était opposé aux conditionnalités de la Banque mondiale et du FMI et a du se retirer en 1985 quand les PAS du FMI et de la Banque mondiale ont exercé une forte pression. Il a aussi appelé les peuples du Sud à répudier les dette illégitimes.

=====> Actions situées à Paris (75)

--- jusqu'au 10 octobre tous les mardis et mercredis à 20h : Spectacle d'humour avec Phil Darwin. Originaire du Congo Brazza et leader incontesté de la « Génération stand up », avec un œil tourné vers le futur sans pour autant renier ses racines, Phil Darwin est un personnage attachant continuellement soucieux d’authenticité et de juste distance. Tarif 22 €/16€ - Lieu : Théâtre de Dix Heures, 36 Bd de Clichy, Paris 18è, M° Pigalle - Rens 01 46 06 10 17 contact@dix-heures.net http://www.dix-heures.net

--- jusqu'au 26 novembre du mardi au samedi de 10h à 18h, dimanche de 10h à 19h, fermé le lundi : Exposition "Quand l'Afrique s'éveillera…" Ressources minières et énergétiques, impacts du réchauffement de la planète, flux migratoires… l'Afrique est aujourd'hui au coeur d'enjeux stratégiques mondiaux. Impossible donc d'éluder la question de son développement. Une analyse factuelle des réalités africaines en matière de développement ainsi qu'une vision prospective de l'Afrique subsaharienne. Sans verser dans un optimisme hors de propos sur le rôle de la science et de la technologie, l'ambition de cette exposition est au contraire de dresser un état des lieux lucide sur les succès et échecs rencontrés en Afrique en matière de développement. Et d'esquisser des pistes pour l'avenir… non dénuées d'espoir - Tarif combiné avec d'autres animations 15€/11€/8€/6€ - Lieu : Cité des Sciences et de l'Industrie, niveau 1 - 30, avenue Corentin-Cariou, Paris 19è, M° Porte de la Villette . Rens. : 01 40 05 70 00 Serveur vocal : 01 40 05 80 00 citeservice@cite-sciences.fr http://www.cite-sciences.fr

--- tous les lundi jusqu'au lundi 10 décembre inclus de 20 h à 22 h Cours de Djembé (niveau : de 0 à 6 mois de djembé) - tous les mardis du mardi 4 septembre au mardi 11 décembre inclus de 20 h à 22 h Cours de Djembé (niveau : un an de djembé) - Ces cours seront animés par Gassim Camara. Percussionniste originaire de Guinée, où il a travaillé avec les Ballets Fareta, Gbassi Kolo, AJK-danse, Les Héritiers de Coca, Le phare de Tamara, Gassim Camara réside en France depuis 2003. Inscription forfaitaire à une session (15 cours) = 230 euros, règlement libellé à l'ordre de l'association Polyphoniques et adressé à : Association Polyphoniques, 9, rue Rochebrune 93100 Montreuil. Lieu : Studio Bleu, 7-9 rue des Petites-Ecuries, 75010 Paris 10è, M° Château d'Eau ou Strasbourg-Saint-Denis - Rens. : 06 14 38 81 11 ou mzal@club-internet.fr

--- jusqu'au 6 octobre - expositions accompagnant la sortie du livre Secrets, fétiches d'Afrique : Photographies de Catherine de Clippel, Textes de Jean-Paul Colleyn - Éditions de La Martinière - Secrets, fétiches d'Afrique est un voyage à travers une centaine de photographies dans ces mondes hermétiques et codifiés. Ces photos ont été prises entre 1980 et 2006, dans des milieux très secrets, grâce à la longue et étroite collaboration entre la photographe, Catherine De Clippel, et l'anthropologue, Jean-Paul Colleyn. Cet ouvrage constitue le témoignage unique d'un univers où les croyances et les rituels régissent la société des hommes. Lieu : Librairie du Centre Wallonie-Bruxelles, 127 rue Saint-Martin - Paris 4e - Rens. 01 40 51 52 00 01 56 81 25 82 ou spostollec@lamartiniere.fr http://public:pdf2001@ftp.lamartiniere.fr/La_Martiniere/EDLM/

--- jusqu'au 30 octobre de 14h30 à 18h30 Ouvert les jours fériés sauf le 14 juillet. Fermé le lundi : Exposition "Yémen, 3000 ans d’écritures de signes et de symboles" Voici une nouvelle et passionnante aventure humaine et yéménite, en présentant le lien, ...les liens entre les expressions des premières grandes civilisations suadarabiques, les écritures, les signes et les symboles, et leurs répercussions qu’il y a, au fil des siècles et des millénaires sur l’architecture, les objets et la vie quotidienne. Nous dévoilons ainsi de nouveaux trésors : objets archéologiques, parchemins et objets yéménites des trois grandes religions monothéistes (régnantes et encore présentes, dans le pays et dans la région, dont certains datent du XIVème siècle, ouvrages remarquables, gravures, cartes anciennes, photographies, maquettes, etc… - Participation : PT : 4€, TR : 3 et 2,5€, et sur r-v. groupe, . - Lieu : Espace Reine de Saba, 30 rue Pradier 75019 Paris 19è. M°Buttes-Chaumont/Pyrénées - Contact 01 43 57 93 92 reinedesaba@freesurf.fr www.espacereinedesaba.org

--- jusqu'au 27 octobre : "Les arts dogons du Mali" dont une arche cérémonielle dogon de 1,5 mètre ayant appartenu à Louise Leiris, puis à David Sylvester, ainsi qu’une statue d’ancêtre de style nyongom du XVIe siècle. Galerie Bernard Dulon, 10, rue Jacques- Callot, paris 6è - Rens. 01 43 25 25 00

--- jusqu'au 27 octobre : "Arts anciens du Mali" qui présente la richesse et la diversité stylistique propres aux différentes ethnies de ce pays. Parmis les quelques soixantaine de pièces, deux masques bambaras, l’un de la société N’Tomo, l’autre de la société Kono. Lieu : Galerie Renaud Vanuxem, 52 rue Mazarine, Paris 6è - Rens. 01 43 26 03 04

--- jusqu'au 28 octobre, samedi et dimanche 15h-19h : Exposition "objets Dogon, l'Art qui protège" - Lieu : Maison des dogon l'anthrOpo, 44 rue de la villette, Paris 19è, M° Pyrénes ou Jourdain, bus 26 - Rens. 01 42 40 60 50 lanthropo@wanadoo.fr dequedeque@free.fr www.lanthropo.free.fr

--- jusqu’au 13 octobre de 12 à 19h en semaine ; de 11h à 19h week-end, Exposition-vente « Art & Design de l’Afrique contemporaine » (sculptures, peintures, tissus, mobilier, objets divers) - Lieu Viaduc des Arts, 57 av. Daumesnil, Paris 12è - Rens 06 60 24 06 26

--- jusqu'au 4 novembre : XVIe Festival Francophonie Métissée Ngambo na Ngambo - Coup de projecteur sur la création contemporaine de la République démocratique du Congo - Exposition Lelo Lobi : Des autodidactes des années trente tels Lubaki et Djilatendo (scènes de la vie quotidienne, compositions géométriques) aux peintres de l’École de Lubumbashi des années 50 comme Mwenze, Pilipili (oeuvres sur papier, carton, toile et bois) et de l’École d’Alhadeff comme Thango, jusqu’aux recherches plastiques actuelles : installations, sculptures, peintures et techniques mixtes, photographies, vidéos et performances de Vitshois Mwilambwe Bondo, Michèle Magema, Gulda El Magambo, Freddy Tsimba…- lieu : Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, 127-129, rue Saint-Martin, Paris 4è - Rens : 01 53 01 96 96 info@cwb.fr www.cwb.fr

--- lundi 1er octobre de 10h à 11h : Conférence de presse sur la situation au nord-Niger avec M. Mohamed BEN OMAR, Ministre de la Communication de la République du Niger; M. Oumarou HADARY, Ministre de la Culture, des Arts et des Loisirs de la République du Niger - Lieu : Centre d'Accueil de la Presse Étrangère, Maison de Radio France - 116, avenue du Président Kennedy, Paris 16è - Rens. UIJA : Lanciné Camara : 06 19 78 84 17, CAPE : 01 56 40 50 25 michel.andre@capefrance.com www.capefrance.com

--- mardi 2 octobre de 9h à 12h "matinales de réseautage", autour d'un petit déjeuner - 15€ et carte de visite - Lieu : l'hôtel Pavillon Saint Augustin, situé 16, rue de la Pépinière, Paris 8è M° Saint Lazare ou Saint Augustin - Rens. 06 76 51 09 13 frederic.bonnot@ifresac.com frederic.bonnot@africonnexion.com http://ifresac.com / http://africonnexion.com / http://africagenda.com

--- du mardi 2 octobre au 6 janvier 2008 de 11h à 19h : Bénin, 5 siècles d'art royal Du XVème au XIXème siècle, le Royaume de Bénin, au sud de l’actuel Nigéria, est réputé pour la qualité exceptionnelle de son art de cour et notamment ses bronzes et ses sculptures d’ivoire. Cette exposition présente ces chefs-d’œuvre royaux qui occupent une place privilégiée dans les arts de l’Afrique subsaharienne et constituent l’un des plus grands trésors de l’humanité. Visite avec conférencier : les jeudis à 19h. Tarif de 6 à 13€ - Musée du quai Branly, 37 quai Branly, Paris 7è, RER C Pont de l’Alma / M°Alma-Marceau -Rens. 01 56 61 71 72 publics@quaibranly.fr www.fidf.fr

--- du mardi 2 octobre au 6 janvier 2008 de 11h à 19h : Diaspora, exposition sensorielle : Sur une idée originale de Claire Denis, Diaspora incarne au travers d’œuvres d’art contemporain conçues spécialement pour cette exposition sensorielle, l’apport de la diaspora africaine dans les régions du monde qui l’ont reçue et qui la reçoivent. Elle montre quelles formes cette énergie positive a prises sur les chemins des exils. Artistes, créateurs et personnalités engagées s’approprient ce concept et proposent chacun une vision personnelle et originale de ce qu’évoque, pour eux, la "diaspora". Tarif de 6 à 13€ - Musée du quai Branly, 37 quai Branly, Paris 7è, RER C Pont de l’Alma / M°Alma-Marceau -Rens. 01 56 61 71 72 publics@quaibranly.fr www.fidf.fr

--- du mardi 2 octobre au 4 octobre : Rencontres d'affaires Franco-Sino-africaines entre responsables d'entreprises dans divers secteurs économiques ,commerciaux et industriels de France, Chine et Afrique. L'objectif de ces rencontres est de promouvoir les échanges,de faciliter la création des partenariats d'affaires,de développer l'import-export. Tarif individuel 48€/jour, entreprise 500€ tout compris - Lieu : à l Hôtel Campanile à Roissy Charles de Gaulle - rens. 06 65 06 77 67, 01 34 29 80 40 cicp1000@yahoo.fr : http://www.cicp.biz

--- du mardi 2 au 27 octobre à 20h (sauf le dimanche) : Représentation de "la comédie indigène" de Lotfi Achour. Deux comédiens et une chanteuse donnent vie à la rencontre entre le contenu d'une vieille malle et un conférencier spécialiste des voyages exotiques surpris et bousculé par les images fantasmagoriques de "l'homme noir" qu'il porte en lui, face à lui, un homme africain - le 3 octobre, après la représentation, rencontre avec Alain Ruscio auteur des amour coloniales, … Tarif 16€/12€/5€ - Lieu : le TARMAC de la Villette (Parc de la Villette ) 211 av. Jean Jaurès Paris 19è - M° Porte de Pantin ou Porte de la Villette / Bus PC ou 75 - réserv. 01.40.03.93.95 info@sabinearman.com http://www.letarmac.fr

--- du mercredi 3 octobre au 31 Décembre à 14h et 17h30 Soirées à 20h du mercredi au dimanche : Comédie Musicale KIRIKOU ET KARABA : l’histoire d’un petit garçon, intense et fonce-dedans, et d’une sorcière – une sorcière diabolique et superbe, qui fait rêver les hommes et intrigue l’enfant, dans la splendeur de l’Afrique Noire. Un premier miracle a eu lieu. Un dessin animé « dont personne ne voulait », Kirikou et la Sorcière, est devenu un succès marquant et a touché beaucoup de monde, et en bien des endroits dans le monde tarif de 23 à 48€ - Lieu au casino de Paris, 16 rue de Clichy, paris 9è, M° Gare St Lazard - Rens 08 926 98 926 contact@casinodeparis.fr http://www.casinodeparis.fr/kirikou-et-karaba-50.html#

--- mercredi 3 octobre à 19h L'Afrique en marche - Présentation de Didier Awadi, artiste ; d’Elikia M’Bkolo, directeur d’études à l’EHESS et producteur de « Mémoire d’un continent » (RFI) ; de Philippe Sainteny, ancien directeur de l’information et des programmes de RFI ; de Marie-Roger Biloa, présidente du groupe Africa International. Animé par Anne-Cécile Robert, journaliste au Monde Diplomatique. A l’occasion de cette table-ronde, vous seront présentés les points de vue d’une « génération consciente » sur le continent noir et son avenir. Lieu : Amphithéâtre de l’EHESS 105 bvd Raspail, Paris 6è, M° 12 Notre-Dame-des-Champs - Entrée libre sur réservation obligatoire au 01 58 71 01 20 Contact : Festival d'Ile de France - 01 58 71 01 01 m.bour@fidf.fr http://www.fidf.fr

--- mercredi 3 octobre à 20h "ALLEZ YALLAH !", de Jean Pierre Thorn Un film en hommage aux luttes des femmes contre les intégrismes : Le réalisateur nous entraîne dans le sillage d’une caravane de femmes. Au Maroc, ces "caravanières" vont à la rencontre des femmes pour les informer sur leurs droits, les sensibiliser à la santé et à l’éducation, leur apporter une aide juridique et matérielle. En France, en collaboration avec l’association "Femmes contre les intégrismes", elles cherchent à dialoguer avec les femmes originaires du Maghreb. La projection sera suivie d’un débat en présence de Jean Pierre Thorn, de caravanières et militants de la Voix Démocratique. Lieu Centre culturel La Clef, 21 rue de La Clef, Paris 5ème, M° Censier-Daubenton - Rens. 01 49 93 07 60 afaspa@wanadoo.fr / www.afaspa.com

--- jeudi 4 octobre à 11h présentation de la première édition du guide de voyage "le petit Futé" dédiée au Rwanda !" A l'initiative de l'Association de la Presse Panafricaine (APPA) et la participation de l'auteur, François Janne d'Othée et des Co-fondateurs des guides du Petit Futé - Lieu Centre d'Accueil de la Presse Étrangère, Maison de Radio France - 116, avenue du Président Kennedy, Paris 16è - Contact Le Petit Futé 06 63 53 22 10 marchal@petitfute.com, Contact APPA: 06 14 56 04 86, Contact CAPE : 01 56 40 50 25 michel.andre@capefrance.com

--- jeudi 4 à 18h30 La brousse électrique - Festival d'Ile de France : Kasaï Allstars, Basokin, Masanka Sankayi, Orchestres traditionnels électrifiés, chant et danse, Musiques rituelles et festives des tradi-modernes de Kinshasa. Une découverte du courant "tradi-moderne", apparu dans les faubourgs de Kinshasa pendant les années 70, interprété sur des bases traditionnelles avec des instruments électrifiés. Il en résulte un style unique, une musique puissante et distordue, un pied dans le groove actuel, un autre dans la transe et le rituel des chasseurs de brousse. Tarif 16€/20€ - Musée du quai Branly, 37 quai Branly, Paris 7è, RER C Pont de l’Alma / M°Alma-Marceau -Rens. 01 58 71 01 01 publics@quaibranly.fr www.fidf.fr http://www.quaibranly.fr

--- du jeudi 4 octobre au 31 décembre, du mardi au vendredi à 20h, samedi et dimanche : à 15h et à 20h : Représentation de la comédie musicale "Le Roi Lion" C’est bien un spectacle pour Adultes que le metteur en scène avant-guardiste, Julie TAYMOR, a voulu réaliser. Elle nous propose une fable universelle : le parcours initiatique du fils prodigue Simba, qui lutte pour accepter ses responsabilités et son destin de Roi. - Tarifs : de 25€ à 99€ - Lieu Théâtre Mogador, 25 rue de Mogador, Paris 9è. Infos : lilyjames@hotmail.fr www.leroilion.fr

--- vendredi 5 octobre de 9h30 à 18h : Colloque sur les Statistiques de la diversité organisé par le CRAN, l’INA et le CADIS (EHESS-CNRS) - Lieu : INA, 85 rue Patay, Paris 13è - Rens 08 70 28 47 07 partenariats@lecran.org www.lecran.org

--- vendredi 5 octobre de 14h30 à 20h : Rencontre "familles et Migrations" Cette rencontre a pour but de participer au soutien des familles ayant besoin de repères et à la prévention des dérives de l’adolescence. Trois thèmes : Quelles perceptions les jeunes ont-ils de leur histoire ? Mythes, Imaginaires et Réalités - Le phénomène de la déscolarisation, ses conséquences - Quels rapports entre migrations, exils, déracinements et maladies psychiques avec les spécialistes européens et africains, dont: le Professeur Philippe Nuss, spécialiste de la psychiatrie à l'hôpital Saint-Antoine de Paris et Marie-Cécile Plà, éducatrice spécialisée, RESF Paris. Un duplex est prévu avec l'Afrique, notamment avec le professeur Koumaré, chef psychiatre du Mali (Hôpital du Point G, Bamako) sur les difficultés concernant les itinéraires individuels liés aux changements (exode rural, relations sociales, familiales, intergénérationnelles et interculturelles...) Les réalisateurs de films sur ces thèmes seront également présents pour débattre avec vous. Lieu : Conseil régional d'Ile de France. Salle Paul Delouvrier, 35 bl des Invalides, Paris 7è, M° St François Xavier Rens. 06 15 39 71 55 niamoye.diarra@paris.fr fasomalidanbe@yahoo.fr pierre.corman@hotmail.fr

--- vendredi 5 octobre à 22h Concert « SHADES OF OUIDAH » avec Alain Jean Marie pn, Simon Goubert batt, Manuel Marchès c.bs, J-Jacques Elangué sax. Esprit de Ouidah et univers Coltranien pour immortaliser le signe musical indélébile de l’année 1967. Cette année-là John William Coltrane repart vers le pays de ses ancêtres africains qu’il n’avait cessé d’invoquer tout au long de sa brillante carrière, riche des «Dakar», «Dahomey», «Bakay», «Kulu Sé Mama»… Jean-Jacques Elangué propose un hommage à ce monument de la musique, un retour aux sources de Ouidah, ville légende, ville mémoire, dans l’actuel Bénin, point de départ tragique vers les Amériques de millions d’Africains.… - 13€/18€ - Lieu : Baiser Salé, 58 rue des Lombards, Paris 1er - M° Chatelet - Rens. 01 42 33 37 71 contact@baisersale.com http://www.lebaisersale.com

--- samedi 6 octobre à 22h : Nuit blanche jam session et Hommage à Coltrane avec Alain Jean Marie pn, Simon Goubert batt, Manuel Marchès c.bs, J-Jacques Elangué sax. - Entrée libre - Lieu : Baiser Salé, 58 rue des Lombards, Paris 1er - M° Chatelet - Rens. 01 42 33 37 71 programation@baisersale.com http://www.lebaisersale.com

--- lundi 8 octobre de 20 h à 22h réunion d’information, de réflexion, de discussion sur le droit de vote des résidents étrangers avec Hervé Andres qui fera un état des lieux et présentera une réflexion sur les enjeux théoriques fondamentaux du problème du droit de vote des étrangers. Cette présentation est centrée sur la France mais montre qu’au moins un tiers des 192 États du monde 192 étudiés ont une pratique du droit de vote des étrangers. Cette pratique ne peut donc plus être considérée comme exceptionnelle. La réflexion théorique pose les enjeux fondamentaux du problème comme contradiction entre les principes de démocratie et de souveraineté. Lieu : 40 rue de Malte, Paris 11è, M) République - Rens 01 30 21 96 95 paul-oriol@wanadoo.fr http://perso.wanadoo.fr/paul-oriol/ : http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00130445

--- du jeudi 11 octobre au 30 mars 2008 de 11h à 19h sauf le mardi : Exposition "Animal" : De tout temps, en Afrique, les animaux dialoguent avec les hommes. Comment, sous quelles formes, cette présence animale se manifeste-t-elle dans les œuvres ? Quels en sont les codes, les symboles, les métaphores, partagés ou distincts ? L'exposition Animal interroge en ce sens quelque cent cinquante pièces : masques, figures cultuelles, objets de dignité et parures, au regard de leurs fonctions sociale, religieuse et esthétique. Parallèlement à l'exposition d'œuvres anciennes, le musée Dapper a choisi de présenter une installation de l'artiste martiniquaise Julie Bessard, Ombres portées : surprenantes sculptures de paille agrafée, suspendues telles des chrysalides abandonnées dans la lumière, leur ombre (leur "esprit") déployée, mouvante, décrivant au loin... comme de lointaines résonnances. Entrée 6€ - Lieu Musée Dapper - 35 bis, rue Paul Valéry - 75116 Paris - M° Victor Hugo - Rens. 01 45 00 91 75 comexpo@dapper.com.fr http://dapper.com.fr/pdf/Animal.pdf

--- jeudi 11 octobre de 17 h45 à 19 h 45 rencontre-débat sur «L'Afrique de la paix, enjeux et servitudes » dans le cadre du cycle « L’Afrique des mutations silencieuses » - Lieu : Ecole Nationale d'Administration - ENA, Amphithéâtre PARODI , 2 av de l'Observatoire - Paris 6ème, RER B : Luxembourg, Bus : 82 - Rens 01 43 48 14 67 endacade@wanadoo.fr http://www.afrique-demain.org

--- samedi 13 octobre manifestation unitaire à Paris en mémoire du coup d'Etat du du 15 octobre du Général Denis Sassou Nguesso - la Plate-forme pour la Restauration de la Democratie au Congo Brazzaville invite toutes les personnes, associations, partis politiques, organisations et autres.. qui veulent travailler a la preparation de la manifestation du 13 octobre 2007 a la contacter aux adresses suivantes : patrickeric@aol.com, mafimba.guy@neuf.fr, martial.bouloud@9online.fr, bentoung@orange.fr , efl_loubs@yahoo.fr

--- samedis 13, 20 et 27 octobre 9h-13h ou 14h-18h - Ateliers intensifs de développement personnel et de création d’entreprise - Public : tous les particuliers avec un projet personnel, pour lesquels le concept de diversité a une résonance. Objectifs : des clefs pour évoluer, se construire, créer et réussir ! Approche : conçus selon notre méthodologie "Black Concept" ; nous plaçons l'être humain, son vécu, ses expériences professionnelles et ses spécificités socio-culturelles au centre de notre démarche. Tarif : 47 € par atelier. - Lieu : Paris 8e , adresse communiquée à l’inscription. Contenu et réservation : Site www.aprobee.com – ou envoyer un mail à info@aprobee.com – ou appeler le 06 87 23 20 18.

--- dimanche 14 octobre à 17h : Concert "Présidents d'Afrique" de Didier Awadi : Création basée sur dix-sept discours de présidents ou leaders africains, soulignant leurs idéaux progressiste - Tarif 16€/20€ - lieu : le Bataclan, 50 bl Voltaire, paris 11è, M° Oberkampf - Réservation obligatoire 01 58 71 01 20

======> Actions situées dans les Yvelines (78)

--- lundi 8 octobre à 19h30 : 100 ans après Picasso : de l’Art nègre aux Arts premiers. Quelque chose a changé ! Au tournant du siècle, après le choc de l’Impressionnisme, l’intérêt pour l’art primitif exprime une nécessité impérieuse : réintroduire du spirituel dans l’art. Pour retracer l’influence du primitivisme au XXe siècle, il faut partir à la rencontre d’un "peuple" d’artistes fascinés par un “nouvel art sacré" : Matisse, Giacometti… Peintes par Picasso en 1907, juste après la séparation de l’État et de l’Église, Les Demoiselles d'Avignon en disent long sur ce qui a ou va changer. Elles contribueront à inoculer la “fièvre de l’Ailleurs". Le premier volet de ce grand dossier "Nord/Sud" est le jalon essentiel d’une compréhension moderne du monde, destiné à faire évoluer les regards et les mentalités. Lieu : Hôtel de Ville, 30 rue Gén Leclerc à Louveciennes (78) - Rens. 01.30.78.03.78 info@connaissancedelart.com http://www.culture.yvelines.fr

======> Actions situées en Seine St Denis (93)

--- jusqu’au 4 novembre du lundi au vendredi de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 h 30, les samedis et dimanches de 14 h 30 à 18 heures et aux heures d’ouverture du cinéma DésiRéalités, Exposition d’une douzaine d’artistes contemporains d’Afrique du Sud (Andrew Tshabangu, Sam Nhlengethwa and Loko Veleko ..). DésiRéalités présente deux formes majeures de l’expression actuelle des artistes sudafricains, la photographie et l’art vidéo. À travers quelques artistes, très différents les uns des autres mais se rejoignant sur l’intensité politique de leur engagement. Espace 1789 à Saint-Ouen. 2/4 rue Alexandre Bachelet à St Ouen (93) - Renseignements et réservations : 01 40 11 50 23 rp-1789@wanadoo.fr http://www.espace-1789.com

--- jusqu’au 15 octobre 10 à 19h du mardi au samedi. Exposition Open Art 2007 (couplé avec Rueil malmaison) - Rencontre internationale de 100 artistes contemporains internationaux (majoritairement peintures) avec notamment Aicha Aidara, Camara Gueye, Denia Hellal, Birame N'Diaye, Islam Zian Alabdeen et Youssef Elkahfai – Lieu : Espace V, avenue Jean Fourgeaud à Villepinte (94), Accès : RER B direction Mitru arrêt Vert Galant ; pios Bus 15 arrêt Commissariat – Contact : 01 41 52 53 00

--- les jeudi 4 et vendredi 5 octobre : 2ème forum de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire : stand d'association, d'ONG, … Conférences, offres d'emploi, aide à la création d'entreprise - à l’initiative du CJDES et de l’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés) - lieu l'Usine M° : ligne 13, arrêt Porte de Paris à 300 m. Bus 153 (porte de La Chapelle / Stains) : arrêt Pont du Canal à 50 m - Rens. 01 55 87 56 07 info@alterna-com.com jean-baptiste.mougel@alterna-com.com www.lemploi-autrement.org

--- vendredi 5 et samedi 6 de 18h à 20h : Atelier rap et slam pour 12 stagiaires, thématique "génération consciente" avec Didier Awadi, musicien sénégalais, artiste engagé sur le thème du panafiricanisme -Tarif 10€ pour rappeurs et slameurs avancés - Lieu : Le Cap, 56 eue Auguste Renoir à Aulnay-sous-Bois, RER B Aulnay - Rens. Et Inscription 01 58 71 01 13 LECAP-COM@aulnay-sous-bois.com

--- samedi 6 octobre de 17h à 23h30 soiré d'Iftar: jeux de cartes du mond, repas Iftar, danses des Caraïbes, danses du monde, Hip-Hop…, Chants, poésie, poèmes soufi par saadi Younès Bahri, …. - PAF 5€ - Lieu Bourse du travail, 9-11 rue Génin à St-Denis - Rens 08 77 89 91 80 amffederation@wanadoo.fr dimanche 7 octobre à 15h : Projection du film "Le destin" de Youssef Chahine et débat : ce film est un message d'espoire et un combat pour la tolérance qui est toujours d'actualité dans le monde musulman comme dans l'humanité toute entière - à 16h musique sacrée "Gospel", groupe de musique Soufi - PAF 5€ - Lieu Bourse du travail, 9-11 rue Génin à St-Denis - Rens 08 77 89 91 80 amffederation@wanadoo.fr du 15 au 19 octobre : Formation pour les jeunes "vers une citoyenneté active et Solidaire - Lieu 11 rue Edouard vaillant à St6denis - reservation 06 64 83 36 10 Rens 08 77 89 91 80 amffederation@wanadoo.fr

--- dimanche 7 octobre à 15h : Projection du film "Le destin" de Youssef Chahine et débat : ce film est un message d'espoire et un combat pour la tolérance qui est toujours d'actualité dans le monde musulman comme dans l'humanité toute entière - à 16h musique sacrée "Gospel", groupe de musique Soufi - PAF 5€ - Lieu Bourse du travail, 9-11 rue Génin à St-Denis - Rens 08 77 89 91 80 amffederation@wanadoo.fr

--- du vendredi 12 au dimanche 14 octobre exposition de 14h à 19h : "Trois jours avec Villages Dogons" Cette exposition présentera de nombreux objets de l'artisanat africain, principalement du Mali et du Burkina Faso : bronzes, masques, statuettes, bijoux, batiks, bogolans..., ainsi que des peintures de peintres "africanistes", des photos et films présentant le travail de l'association au Mali, un stand de livres. Vernissage de l'exposition le vendredi 12 octobre à 19h. samedi 13 octobre à 20h45 Projection du film "Villages Dogons 2002-2007". Lieu : salle des fêtes de Montmagny (95360) . Accès SNCF: gare de Deuil-Montmagny depuis la gare du Nord. Bus : 254 (depuis le M° Saint Denis Porte de Paris) ou 256 (depuis le M° Saint-Denis Université). Rens. 06 83 06 94 72 serge.fourny@wanadoo.fr www.villages-dogons.org

--- samedi 13 octobre de 10h à 17h Débats L’école à quoi ça sert ?  Orientation scolaire et égalité des chances 2ème édition Journée de Travail Interassociative À l'initiative du CRAN, Afrique Conseil & le CAPDIV. Programme : 10h : Accueil autour d’un café avec Gaston Kelman, auteur : « Je suis Noir et je n’aime pas le Manioc », … Patrick Lozes , auteur  « Nous, les Noirs de France », Paul Heutching. auteur  « L‘Afrique expliquée aux enfants », Ferdinand Ezembe, auteur  « l’Enfant Africain et ses Univers » et Damel Maïssa Fall auteur «  Le journal de l’ Afrique en France ; silence on dénigre » - 11h15 : La carte scolaire et l’égalité des chances : Quels enjeux pour les minorités visibles ? Avec Adole Ankrah, Maire adjoint Ris Orangis - Jean Claude Tchicaya, Maire adjoint, Bagneux. Lucien Kemkeng, Conseiller municipal, Sèvres - Colette Gissenger enseignante, conseillère municipale, Antony. - 14h Choisir son établissement, sa filière : L’orientation scolaire comment ça marche ? Phillipe. Mendy, enseignant- Mme Claire Krepper, secrétaire à l’éducation UNSA. Témoignages des personnes issues de grandes écoles. - 15h « Donner des ailes à la diversité  »: rencontre avec des professionnels issus des minorités. Puis 3 ateliers : Accéder aux métiers du secteur tertiaire, aux carrières des sciences humaines ou aux carrières médicales et scientifiques. - à 17h Cloture : Que faire ? Quelles actions mener ? Avec quels partenaires ? -. Lieu : Hôtel IBIS Porte de Montreuil, 2 rue du professeur André Lemièrre à Montreuil (93), 01 43 63 16 16, M° Porte de Montreuil - Inscription 01 44 83 03 64 contact@lecran.org

=====> Sauf indication contraire l'entrée aux manifestations est libre - Si vous souhaitez en faire profiter vos amis : n'hésitez pas à retransmettre ou à les abonner, c’est gratuit : il suffit de le demander - Prochain couriel vers le 30 octobre : si vous avez des informations à faire passer : merci de me les communiquer avant le 25 octobre - Si vous n'arrivez pas à joindre le contact annoncé, merci de m'en avertir - Pour éviter mes courriers, il suffit de me répondre STOP en indiquant l'adresse de réception si le message a été redirigé - Enfin : L'agenda est rediffusé par l'APPA (Association de la presse panafricaine), RE.D.I.D, … et est disponible en entier ou partiellement sur les sites suivant : http://fr.groups.yahoo.com/group/presseafricaine ; http://www.africapole.com, http://musiquesitinerantes.zanzibart.com/, http://www.iacd-news.org, http://inter.culturel.free.fr/www/spip.php?mot12 - Cordialement : jp.vanhoove@wanadoo.fr

-De : <jp.vanhoove@wanadoo.fr>

 

32) [infocom-ldh] XIIIème université d'automne de la LDH "Individus, communautés, République" : 24 et 25 novembre 2007 à l'Ecole normale supérieure (ENS)

Université d’automne de la LDH 24 et 25 novembre 2007

dans les locaux de l’Ecole normale supérieure (ENS) 29 rue d’Ulm 75005 Paris

Métro ligne 7 - station Censier Daubenton ou Place Monge

RER B Luxembourg ou Port-Royal - Bus 21, 27 arrêt Feuillantines

=====> « INDIVIDUS, COMMUNAUTÉS, RÉPUBLIQUE »

Le choix du thème « Individus, communautés, République » pour sa XIIIème université d'automne indique le souhait de la LDH d'aborder de front et d'analyser de façon dépassionnée des questions d’une actualité brûlante mais dont le traitement reste trop souvent polémique. Il s'agit notamment de dépasser les anathèmes renvoyant dos à dos « communautaristes » et « républicains ».

L'université a été organisée selon un schéma en quatre séquences.

La première séquence vise à expliciter les notions et leurs usages en croisant plusieurs approches disciplinaires (analyse du discours, histoire, droit, sociologie et anthropologie…)

Dans les ateliers, qui forment la deuxième séquence, seront abordées les questions qui font plus particulièrement « débat » et qui nécessitent des échanges plus contradictoires.

La troisième séquence confronte les spécificités et l’évolution du « modèle français » avec les expériences étrangères. Dans la quatrième séquence, l’objectif sera de proposer des pistes pour le « comment vivre ensemble ».

--- Samedi 24 novembre, 9h30 à 12h30

Présidence : Elisabeth Allès, membre du Bureau national de la LDH

=====> LES TERMES DU DEBAT

1/ Commun, communauté(s), communautarisme : quels mots pour quels usages ?

Fabrice Dhume, sociologue, chercheur à l’ISCRA-Est (Institut social et coopératif de recherche appliquée)

2/ Le statut des minorités et des groupes en France : entre refus de principe et accommodements pragmatiques

Danièle Lochak, professeur de droit, vice-présidente de la LDH

3/ L'identification ethnique au cœur de l'expérience coloniale de la République

Jean-Pierre Dozon, anthropologue, directeur d'études à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales)

4/ La mutation des solidarités

Robert Castel, sociologue, directeur d’études à l’EHESS

--- Samedi 24 novembre, 14h00 à 18h00

=====> ATELIERS

-- Atelier 1 – Vous avez dit « communauté » ? Animateur : Malik Salemkour, vice-président de la LDH, avec

Esther Benbassa, directrice d’études à l’EPHE (Ecole pratique des hautes études)

Eric Fassin, enseignant, américaniste, ENS-IRIS (Ecole normale supérieure–Institut de relations internationales et stratégiques)

Live Yu Sion, sociologue, maître de conférences (Université de la Réunion)

-- Atelier 2 – Cités, appartenances, ségrégations. Animatrice : Marie-Christine Vergiat, présidente de la fédération LDH du 93, avec François Ascher, professeur à l’université de Paris 8 (Institut français d’urbanisme)

Joëlle Bordet, psychosociologue, chercheur au CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment)

Françoise Lorcerie, politologue, CNRS-Iremam (Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman)

Joël Roman, philosophe, membre du comité de rédaction de la revue Esprit

-- Atelier 3 – Langues, minorités, territoires. Animateur : André Paccou, délégué de Corse de la LDH, avec

Alban Bensa, anthropologue, directeur d’études à l’EHESS

Alain di Meglio, enseignant-chercheur (IUFM-Université de Corse)

Christiane Taubira, députée de la Guyane

Anne-Marie Thiesse, directrice de recherches au CNRS

-- Atelier 4 – Statistiques, communautés et discriminations. Mesurer, représenter la « diversité» ? Animateur : Jan Robert Suesser, membre du Comité central de la LDH, avec

Jean-Michel Charpin, directeur général de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques)

John Crowley, directeur exécutif, CIR (Centre interdisciplinaire de recherche comparative en sciences sociales)

Pap N’diaye, historien, maître de conférences à l’EHESS

Véronique de Rudder, sociologue, chercheuse au CNRS-URMIS (Unité de recherches migrations et sociétés)

--- Dimanche 25 novembre, 9h30 à 12h30

Présidence : Gilles Manceron, membre du Comité central de la LDH

=====> APPROCHES COMPARATIVES

1/ Classes, communautés : antagonisme et/ou intégration. Regard historique sur le « modèle français »

Gérard Noiriel, historien, directeur d’études à l’EHESS

2/ Expériences et modèles étrangers. Table ronde. Animateur : Michel Savy, membre du Comité central de la LDH, avec

Riva Kastoryano, chercheuse au CNRS-CERI (Centre d’études et de recherches internationales)

John Crowley, directeur exécutif, CIR (Centre interdisciplinaire de recherche comparative en sciences sociales)

Bernard Reber, philosophe, CNRS-Université Paris Descartes, CERSES (Centre de recherche, sens, éthique et société)

Alvaro Gil Roblès, ancien Haut commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe

Christiane Taubira, députée de la Guyane

--- Dimanche 25 novembre, 14h00 à 17h00

Présidence : Nicole Savy, membre du Comité central de la LDH

=====> COMMENT VIVRE ENSEMBLE ?

1/ Réaffirmer la place du sujet : comment articuler droits individuels et droits collectifs

Henri Leclerc, avocat, président d’honneur de la LDH

2/ Quel rôle, quelle place des « communautés » dans la République ?

Jean-Pierre Worms, président de la Fonda

Conclusion : Avec et au-delà des communautés. Richesse et diversité du mouvement social Jean-Pierre Dubois, président de la LDH

=====> Bulletin d’inscription – XIIIème université d’automne de la LDH

XIIIème université d’automne de la LDH « Individus, communautés, République » 

24 et 25 novembre 2007

Ecole normale supérieure (ENS) 29 rue d’Ulm 75005 Paris

NOM …………………………………… PRENOM ………………………………………………..……

Adresse………………………………………………………………………………………………...……

…………………………………………………………………………………………………………….….…

CP …………………. Ville ……………………………………………………………….….…………….

Tél dom ……………………………………….Tél pro…………………………………………………

E-mail ………………………………………………………………………………………………..………

Organisme (si nécessaire)………………………………………………………………..…………

Le samedi après-midi, je souhaite participer à l’atelier : ? 1? 2 ? 3    ? 4

Tarifs d’inscription à l’université d’automne les 24 et 25 novembre 2007 (déjeuners libres) :

Ile-de-France : 2 jours - 29 € ; 1 journée - 15 €

Province : 2 jours - 22 € ; 1 journée - 11 €

Etudiants, chômeurs et moins de 25 ans : 2 jours - 15 € ; 1 journée - 7 €

Chèque à l’ordre de la LDH et à renvoyer avec le bulletin d’inscription à :

LDH - 138, rue Marcadet, 75018 Paris - From : <infocom-ldh@ldh-france.org>

 

33) Colloque : Approche Scientifique de l'Architecture Bioclimatique

C'est avec plaisir que nous invitons l'ensemble de la Communauté Scientifique à s'intéresser à l'Architecture Bioclimatique au travers du colloque :

Approche Scientifique de l'Architecture Bioclimatique – SYMBIOSE 2007

http://asso.objectif-sciences.com/-Approche-Scientifique-de-l-.html

qui aura lieu du 13 au 15 décembre prochain.

Nous vous remercions de diffuser les affiches de l'Appel à Contribution le plus largement possible autour de vous : http://asso.objectif-sciences.com/SYMBIOSE.html

Toute notre équipe se tient à votre entière disposition pour toute demande d'information supplémentaire. A très bientôt ! Toute l'équipe d'Objectif Sciences www.Objectif-Sciences.com

Editor : Objectif Sciences - http://asso.objectif-sciences.com

- De : <association@objectif-sciences.info>

 

34) Forum Innovation III : L’esprit de l’innovation III, 2008

=====> Chers collègues, Chers amis, Quelque informations importantes concernant le Forum L’esprit de l’innovation III, 2008.

- « Services, Innovation et développement durable», 26-28 mars 2008, Poitiers, France.

http://riien.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/07/Call_for_papers_2008.pdf

Date limite soumission des propositions de communication: 30 September 2007 Etendue au 13 Octobre 2007

Contact : Anne-Marie Crétiéneau (anne-marie.cretieneau@univ-poitiers.fr), BlandineLaperche (laperche@univ-littoral.fr)

- «Innovation Networks», 14-16 mai 2008, Tacoma/Seattle, Etats-Unis.

http://riifr.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/08/Tacoma_Seattle_Call2008.pdf

Date limite soumission des propositions de communication: 19 Octobre 2007

Contact : Amérique du Nord: Paul Sommers (sommersp@seattleu.edu), Jim Sawyer (jsawyer @seattleu.edu) Europe: Blandine Laperche (laperche@univ-littoral.fr); Autres régions et pays: Abdel Illah Hamdouch (Abdel.Hamdouch@univ-lille1.fr)

Plus d'informations sur le site (ateliers en préparation, etc.): http://rii.univ-littoral.fr

Dans l’attente de vous rencontrer, nous vous prions de recevoir l’expression de nos sincères salutations.

Le comité d’organisation. M. Philippe CHAGNON

Laboratoire de Recherche sur l’Industrie et l’Innovation MRSH

21, quai de la Citadelle 59140 Dunkerque France.

======> Forum the Spirit of Innovation III/ L’Esprit de l’Innovation III (message en français ci-dessous)

Dear Colleagues, Dear Friends,

Important information concerning The Forum The Spirit of Innovation III, 2008.

-   "Services, Innovation and Sustainable Development", March 26-28, 2008, Poitiers (France).

http://riien.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/07/Call_for_papers_2008.pdf

Deadline for submission of abstracts: September 30, 2007 Extended to October 13, 2007

Contact : Anne-Marie Crétiéneau (anne-marie.cretieneau@univ-poitiers.fr), BlandineLaperche (laperche@univ-littoral.fr)

-   "Innovation Networks", May 14-16, 2008, Tacoma/Seattle (USA)

http://riien.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/08/Tacoma_Seattle_Call2008.pdf

Deadline for submission of abstracts: October 19, 2007

Contact : North America: Paul Sommers (sommersp@seattleu.edu), Jim Sawyer (jsawyer @seattleu.edu) Europe: Blandine Laperche (laperche@univ-littoral.fr); Other regions and countries: Abdel Illah Hamdouch (Abdel.Hamdouch@univ-lille1.fr)

More information on (sessions, etc.): http://rii.univ-littoral.fr

We look forward to meeting you.With our best regards,

The organizing committee. M. Philippe CHAGNON

Research Unit on Industry and Innovation (Lab.RII) MRSH

21, quai de la Citadelle 59140 Dunkerque France.

-De : <chagnon@univ-littoral.fr>

 

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         & Echos de France &

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35) Elus communistes et républicains au Parlement : « Élever le ton de la riposte »

Réunis au Sénat, les élus communistes et républicains ont affiché leur opposition résolue aux projets de la droite et leur volonté de faire entendre les citoyens. « Il faut élever le ton de la riposte, ne pas céder, face à Nicolas Sarkozy, à la fascination du serpent. » Le ton est donné. Alain Bocquet a fait savoir, hier, que les parlementaires communistes et républicains sont en ordre de bataille. À l’occasion de la journée parlementaire commune aux groupes de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Parlement européen, le porte-parole des députés de cette sensibilité a souligné l’unité de point de vue au sein des groupes communistes et partenaires pour enclencher la riposte à Sarkozy. Les parlementaires communistes et républicains seront « dans la rue samedi prochain pour refuser les franchises médicales, et feront entendre la voix des citoyens dans l’Hémicycle », a déclaré Alain Bocquet. Le sénateur du Rhône, Guy Fischer, a introduit la séance - à laquelle participait Marie-George Buffet - sur le budget de la Sécu, dont « la mesure emblématique est la création des franchises ». « C’est une rupture avec les principes fondateurs de la Sécurité sociale, on va clairement vers la privatisation du système », a dénoncé Guy Fischer. Pour l’élu, le problème d’un nouveau financement est posé, « on fait payer les malades tandis que le MEDEF est exonéré ». Une logique que l’on retrouve dans le budget de l’État pour 2008, avec de « nouveaux mauvais coups » comme le « paquet fiscal de 14 milliards d’euros », tandis que « la dramatisation est organisée » sur le thème de « la France en faillite », a exposé le président de Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée, Jean-Claude Sandrier (voir l’Humanité d’hier). Les propositions des communistes « poursuivront l’objectif de desserrer les contraintes de la BCE et des marchés financiers sacralisés par le nouveau traité simplifié », en « mettant l’accent sur l’accès au crédit des PME, le pouvoir d’achat, la pénalisation de la spéculation financière ». « Le budget fera mal aux collectivités ouvrières qui ont peu de moyens, avec la non-compensation par l’État de produits comme la taxe professionnelle », dénonce de son côté la sénatrice d’Indre-et-Loire, Marie-France Beaufils. Pour Roland Muzeau, député des Hauts-de-Seine, « la rentrée est placée sous le signe du coup de force permanent ». « Depuis son élection, Nicolas Sarkozy et son gouvernement posent les jalons de la politique néoconservatrice qu’ils maquillent du vocable de "rupture" ». Pour lui, le sort fait aux régimes spéciaux présage d’une régression sociale pour tous. « Les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy sont là pour nous rappeler que les 45 annuités préconisées par le MEDEF sont en bonne voie. C’est sous cet angle qu’il nous faudra envisager le débat, en rappelant notre exigence du retour à la situation antérieure à 1993 » et « d’un vaste débat public sur les modalités et finalités d’une réforme de notre système de retraites ». Quant aux trois conférences sociales organisées par le gouvernement, « il n’y a rien de positif à attendre de ces discussions », la droite souhaitant y imposer ses projets sur le Code du travail. Le Sénat s’attelle d’ailleurs déjà à sa refonte, rappelle la sénatrice de l’Isère, Annie David, qui s’oppose à la recodification décidé hors de tout contrôle par ordonnances. « Subrepticement, on s’attaque au congé maternité », dénonce-t-elle. Au chapitre des institutions, la présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, a décrypté l’objectif assigné au comité Balladur d’une « constitutionnalisation d’un régime hyperprésidentialiste. On aurait un président libre de s’adresser au Parlement comme au peuple, irresponsable, mais doté du droit de dissolution et d’immenses pouvoirs. C’est donc bien une "monarchie présidentielle" qui est en route », a fustigé la sénatrice de Paris, rappelant que les communistes s’y sont opposés « dès la Constitution de 1958 ». Le député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, a lancé l’idée d’« un appel pour populariser notre projet d’une VIe République ». Celui-ci sera relayé par l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), qu’il préside. L’ANECR organise aussi un forum ouvert à « toutes les forces vives » sur l’environnement, à la mi-novembre, a annoncé la sénatrice de Meurthe-et-Moselle, Évelyne Didier, qui attend de juger sur pièces ce qui sortira du Grenelle de l’environnement. « Sur le constat et les objectifs, il y a consensus, mais c’est sur les moyens que nous divergeons avec le gouvernement. Il aura à coeur de renvoyer les solutions aux initiatives privées, voire aux collectivités, à l’instar de la casse du fret public de la SNCF, contradictoire à l’objectif affiché. » Sébastien Crépel

http://www.humanite.fr/2007-09-27_Politique_-Elever-le-ton-de-la-riposte

 

36) FETE DE L’HUMANITE : La gauche s’est retrouvée à la Fête

Une affluence exceptionnelle. L’événement a été créé par le forum des dirigeants du PCF, du PS, des Verts et de la LCR. Ils décident de se rencontrer demain pour répliquer à la politique de Nicolas Sarkozy. « Je n’ai pas voté pour cela, mais on est dans la merde ! » Jeune professeur des écoles dans le Loiret, elle participe pour la première fois à la Fête de l’Humanité. Depuis plusieurs années, elle pensait y venir… et puis il y eut le 6 mai, l’élection de Sarkozy, la gauche défaite, quatre mois de mauvais coups, l’humiliation des immigrés, l’école publique menacée… « C’était cette année ou jamais. » En cet été qui s’attarde comme pour réchauffer le moral du peuple de gauche, un mot revient dans la plupart des conversations : la riposte. Cette riposte que chacun et chacune appelle de ses voeux. La foule compacte et colorée qui progresse lentement dans les allées, la fréquentation massive aux débats, le meeting, avec Patrick Le Hyaric sur la grande scène, face à une marée humaine inondée de soleil, autant de motifs d’encouragement pour la suite de cette grande fête populaire anti-Sarkozy.

--- appel à la « mobilisation générale »

L’impatience pointe. « On ne peut plus attendre », et à l’adresse des partis de gauche : « Réveillez-vous, lance cette femme venue du Puy-de-Dôme, il faut entrer en résistance contre la politique de Sarkozy. » La résistance présente partout au fronton des stands, incarnée par deux jeunes hommes : Guy Môquet, ce jeune communiste assassiné par les nazis avec les vingt-six autres otages de Châteaubriant, dont le candidat UMP à la présidentielle a instrumentalisé la mémoire, et Ernesto Che Guevara, mort en combattant il y a quarante ans. Son portrait est imprimé sur des milliers de tee-shirts. Une fois de plus, la Fête de l’Humanité s’est imposée comme le grand rendez-vous politique de la rentrée. L’édition 2007, qui a réuni plus de cinq cent mille personnes, aura été plus que cela, puisque c’est au parc de La Courneuve que les forces de gauche ont décidé d’engager une riposte commune aux mesures mises en oeuvre par la droite. La présence, côte à côte, sur la scène de l’agora de l’Humanité, d’Olivier Besancenot (LCR), de Marie-George Buffet (PCF), de Cécile Duflot (Verts) et de François Hollande (PS), constituait un événement, que la gauche n’avait pas connu depuis bien des années. Ce forum a donc connu naturellement une affluence record. Plusieurs milliers de participants se sont massés aux abords du pavillon qui ne pouvait contenir toute une foule attentive et passionnée pendant les deux heures de débat entre les leaders de la gauche. Le PS, la LCR et les Verts ont accepté l’invitation qui leur avait été lancée par Marie-George Buffet de se réunir, dès ce mardi, jour où Nicolas Sarkozy va détailler ses projets en matière de politique (anti) sociale, notamment sur les régimes particuliers de retraite et la protection sociale. Si Olivier Besancenot a insisté sur l’urgence d’une riposte de toute la gauche sans exclusive - « c’est déjà énorme », a-t-il affirmé -, le leader de la LCR a écarté tout accord incluant le PS, soulignant que « la principale force de la droite, c’est la faiblesse de la gauche » qui, « quand elle est au pouvoir, fait une politique de droite ». La représentante des Verts a plaidé de son côté pour un projet de gauche « revivifié » par une plus grande prise en compte des enjeux environnementaux. Se battre tous ensemble contre une droite unie avec l’extrême droite, c’est aussi l’engagement de François Hollande. Le premier secrétaire du PS a appelé aussi au rassemblement de la gauche lors des rendez-vous électoraux de 2008 et 2012. À propos des élections municipales, le dirigeant socialiste s’est engagé en faveur de la constitution de « listes de rassemblement de la gauche ». Cela signifie-t-il que la direction du PS renonce à envisager des primaires dans des villes où le sortant est communiste, ce qui favoriserait la droite ? Devant quelques journalistes qui l’interrogeaient à la sortie du forum, le premier secrétaire du PS ne s’y est cependant pas engagé.

--- le débat est loin d’être clos

« Arrêtons d’opposer gauche de contestation et gauche de gouvernement. » Marie-George Buffet appelle à la « mobilisation générale ». La secrétaire nationale du PCF a insisté sur la nécessité pour la gauche de reconstruire un projet. Droit à une retraite digne à soixante ans, école de la réussite pour tous, exigence d’un référendum sur le nouveau traité européen… Marie-George Buffet appelle toute la gauche à donner des réponses précises comme autant d’alternatives aux décisions de Nicolas Sarkozy. Coup d’envoi de la riposte, réveil d’une gauche à propos de laquelle des mots parfois durs fusent quand on interroge les visiteurs de la Fête ? « La gauche, où est la gauche ? » s’emporte une étudiante, qui avait voté Ségolène Royal au premier tour de la présidentielle. La Fête de l’Huma 2007 constitue incontestablement une étape. Jean-Luc Mélenchon, qui recevait Marie-George Buffet sur son stand dimanche matin, se félicite que le PCF ait « clarifié la situation politique ». Il préfère voir son « premier secrétaire aux côtés de Marie-George Buffet et d’Olivier Besancenot que d’assister à la danse du ventre du PS devant le Modem ». Refonder la gauche, c’est aussi poser la question de l’existence d’une force de transformation sociale plus influente, plus active, ayant l’ambition de devenir majoritaire pour changer la gauche tout entière. Cette question, qui touche à la place du communisme du XXIe siècle, traverse la Fête, comme elle traverse les forces politiques. Anime les discussions, avec véhémence parfois, avec lucidité le plus souvent. Le débat est loin d’être clos. Mais l’heure est à la riposte, ou, comme on le chantait sous la Commune… « l’heure de la revanche » et « les mauvais jours finiront ». Jean-Paul Piérot http://www.humanite.fr/2007-09-17_Medias_La-gauche-se-re-trouve-a-la-Fete

 

37) FETE DE L’HUMANITE Riposte et projet : le débat à gauche

Quatre mois après l’élection de Nicolas Sarkozy, quels sont les enjeux ? Les coups pleuvent comme à Gravelotte. Mais les difficultés peuvent arriver plus vite que prévu pour le pouvoir. Pourtant la riposte se fait attendre. La gauche va-t-elle rester dans l’état dans lequel elle est aujourd’hui ? Comment organiser cette riposte ? Sur quels thèmes, quelles questions prioritaires ? Avec quelles propositions ?

--- Cécile Duflot. Se retrouver tous ensemble ne permet pas toujours d’éviter le pire. Le soir du 22 avril tous les candidats de gauche ont appelé à voter Ségolène Royal. Certains d’entre nous avaient averti que miser sur un référendum anti-Sarkozy ne suffirait pas si on ne démontrait pas qu’on était capables de porter ensemble un projet. Et maintenant on ne peut pas se contenter de dire : on en a pris pour dix ans ! Nous avons la responsabilité de ne pas nous retrouver dans la même situation. Je ne désespère pas de convaincre certains d’entre vous que le projet écologiste répond aux urgences climatiques, aux urgences de la planète et qu’il est le seul vrai projet de transformation sociale, celui qui permettra de résoudre les inégalités à l’échelle du monde et en France. Il est le seul valable pour la gauche au XXIe siècle. Nous avons à construire ce projet, à montrer qu’en 2012 nous serons en capacité de travailler ensemble. Et il faut donc commencer dès maintenant. Nous sommes en opposition avec la politique de casse sociale de Nicolas Sarkozy, avec l’image très inquiétante qu’il commence à donner de la France dans le monde. Mais ce n’est pas parce que nous sommes côte à côte à une tribune que cela va suffire pour riposter. Il faut travailler sur le fond, revivifier le projet de la gauche. C’est le sens de ma présence ici : se dire les choses en toute franchise pour qu’un 6 mai ne se reproduise plus.

--- Olivier Besancenot. Merci au PCF et à l’Humanité de cette invitation. Il était temps, en cette rentrée, de nous réunir pour faire le point sur ce qui nous rassemble sans esquiver ce qui nous divise. Pour agir ensemble contre la droite et le MEDEF. Un rouleau compresseur libéral s’est mis en place avec l’élection de Sarkozy. Mais avec les difficultés économiques et financières qui s’amoncellent, l’état de grâce risque de ne pas durer. Je ne lis pas dans le marc de café mais je suis à peu près sûr qu’il y aura des luttes dans le prochain trimestre. Peuvent-elles être victorieuses ? Lorsque Sarkozy aura endormi tout ce qu’il aura pu dans la gauche politique puis dans la gauche syndicale, il va tomber sur un os, sur des gens qui ne veulent pas se laisser faire. C’est là que les gauches doivent, ensemble, être réactives, unitaires. L’heure n’est pas aux tergiversations. Quand ce gouvernement vomit sur l’ensemble des acquis sociaux, sur le droit de grève, les services publics, la Sécu, le Code du travail, quand on le voit se préparer à ficher sur ADN les immigrés, quand on voit les expulsions de sans-papiers… on se moque de savoir si on risque de perdre des voix aux prochaines élections, on résiste. Et aujourd’hui, malheureusement, la principale force de la droite ce n’est pas Nicolas Sarkozy, c’est la faiblesse de la gauche. Marie-George, la première, a proposé une rencontre, mardi prochain, pour préparer la riposte. Nous répondons présent, sans équivoque. Mais il faut pour cela en terminer avec le tout ou rien qui conditionne des initiatives unitaires à d’hypothétiques alliances politiques sur le projet gouvernemental. Nous pensons qu’il y a deux gauches dans ce pays. L’une s’accommode de l’économie de marché, l’autre est prête à la renverser. Mais, à moins d’être sectaire, cela ne doit pas nous empêcher d’agir ensemble face à la droite.

--- François Hollande. Si on veut gagner les luttes - car il faut des luttes - et les élections - car il faut des élections -, ce sera tous ensemble. Je ne suis pas là pour jeter l’exclusive par rapport à tel ou tel. Si on commence à imaginer une riposte à la droite en pointant ici la responsabilité de celui-ci ou de celle-là, comment pourra-t-on vaincre ? Face à nous, on a une droite unie, y compris avec l’extrême droite, et un président qui mène sans complexe une politique de droite. Alors la première condition, si on veut être forts, utiles, c’est d’être unis, non pas sur un projet qui n’existe pas aujourd’hui mais pour mettre un coup d’arrêt à ce qui se passe. Voilà l’engagement que je suis venu prendre devant vous. Et on a besoin de toutes les formations de la gauche, y compris de la gauche de la gauche. Pense-t-on que les luttes viendront spontanément s’il n’y a pas des forces politiques et sociales qui se mettent en mouvement ? Pensez-vous que les citoyens seuls s’en sortiront face à ce pouvoir ? Au-delà de la riposte indispensable, il faut travailler ensemble sur les propositions, sur une perspective. Je pourrais dire : le Parti socialiste peut s’en sortir seul ! Il ne s’en sortira pas seul. Oui il faut résister, mener des luttes contre la remise en cause des acquis sociaux, du droit de grève, du droit à la protection sociale, des régimes de retraite. Mais il faut aussi que l’on prenne toutes nos responsabilités. Les élections municipales, on peut dire : ce n’est pas important ! Mais si ! c’est important pour la vie de beaucoup de nos concitoyens. Je suis pour des listes de rassemblement, le plus largement possible, de la gauche. Nous ne sommes pas là pour attendre cinq ans ou pour attendre les luttes, mais pour agir et être utiles.

--- Marie-George Buffet. Ce débat est un événement, je suis fière que ce soit la Fête de l’Humanité qui l’accueille. Nous devons nous placer en état de mobilisation générale. Nous n’avons pas, face à nous, une droite ordinaire, mais une droite qui veut aller beaucoup plus loin encore dans la casse des acquis sociaux, des acquis démocratiques. Une droite qui porte atteinte aux droits de l’homme, qui humilie des hommes et des femmes venus ici en quête de liberté et de dignité. Cette droite, il faut la combattre. Or cela fait des semaines qu’on a l’impression qu’il n’y a plus de gauche dans ce pays. Eh bien, aujourd’hui, la gauche se lève à la Fête de l’Humanité ! Et nous allons continuer. Il faut agir. Mais il faut aussi travailler, c’est pourquoi je vous propose que mardi, le jour où Nicolas Sarkozy fera son discours sur la politique prétendue « sociale » du gouvernement, toutes les forces de gauche se retrouvent. Et que le soir nous annoncions de premières initiatives d’ampleur. Mais cela ne suffira pas parce que, nous le savons tous ici, beaucoup d’hommes et de femmes sont découragés, ne voient pas comment faire autrement. Il faut leur prouver qu’on peut modifier le financement des retraites en changeant les cotisations des entreprises, en pénalisant celles qui font le choix de la finance. Qu’on peut avoir plus de maîtres dans les écoles si on fait une réforme de la fiscalité et qu’on arrête de faire des cadeaux aux grandes fortunes. Qu’il est possible de permettre à chacun et chacune de vivre dignement là où il le souhaite si on s’attelle à une véritable politique du codéveloppement. Oui il y a des points de divergence, mais travaillons ensemble pour redonner l’espoir à notre peuple. Est-ce que, oui ou non, la gauche se lève face au capitalisme mondialisé ? Est-ce, oui ou non, tous ensemble que nous exigeons un référendum sur le traité européen ? Beaucoup d’hommes et de femmes sont prêts à faire le chemin avec nous. L’espoir peut revenir. Sarkozy aura alors de mauvais jours devant lui.

======> La gauche a buté sur son manque d’unité mais aussi idéologiquement. Il y a des doutes dans le peuple, des interrogations sur la crédibilité d’une autre politique, des avis différents sur les priorités. Quelles sont les vôtres ? Comment pensez-vous convaincre qu’une autre politique est possible quand Sarkozy s’appuie sur l’idée que la mondialisation rend impossible une autre gestion du monde ?

--- Cécile Duflot. Je veux dire à Olivier que j’ai plein de souvenirs de luttes communes : avec les sans-papiers de Cachan, contre l’EPR à Cherbourg, je connais même les paroles de l’Internationale. Mais refuser de discuter en disant : vous imposez le tout ou rien, ne me satisfait pas. Ce qu’il faut c’est résister et construire. Et à François Hollande, je veux dire que c’est au mois de mai que nous avions dit que le PS ne pourrait pas gagner seul. Maintenant, on est tous d’accord, ce que fait Sarkozy est une catastrophe. C’est facile d’applaudir et de se faire applaudir sur ce thème. Mais pour répondre au projet destructeur de la droite - et une écologiste sait qu’elle n’a rien à attendre de ce côté-là, dans un Grenelle ou ailleurs - il faut construire un projet commun, discuter des sujets qui fâchent.

--- Olivier Besancenot. Si, ici, on prend l’engagement de se voir mardi et de résister ensemble, ce sera déjà énorme. Cela aura un sens pour tous, quels que soient nos désaccords politiques. Nicolas Sarkozy cible la rentrée sociale sur les régimes spéciaux. Et sur ce sujet, nous avons à discuter mais aussi simplement à résister. Est-ce que, oui ou non, toute la gauche, du PS à l’extrême gauche sans exclusive, et les organisations syndicales envisagent une initiative pour dire : ne touchez pas aux régimes spéciaux parce que derrière c’est tout le système des retraites qui est visé ? L’intitulé de cette rencontre c’est : quel avenir pour la gauche. Mais je voudrais qu’on parle de quel avenir pour quel type de gauche ? On doit discuter du bilan des uns et des autres. Sur le fret, pas de problème, ça passe par la défense du service public, par s’attaquer à la Commission de Bruxelles, au traité européen… Je propose de changer de gauche, pas simplement la gauche. L’heure est venue de rassembler au-delà des histoires des uns et des autres tous ceux et celles qui pensent qu’une autre - société que le capitalisme est possible, tous ceux qui pensent que pour combattre la droite efficacement il nous faudra autre chose qu’une nouvelle union de la gauche molle qui sera peut-être sponsorisée par le Modem. Il y a débat entre vous : faut-il construire une gauche de riposte ou une gauche de projet ? Les deux exigences sont-elles compatibles ?

--- Marie-George Buffet. Si nous voulons développer les luttes, il faut débattre des propositions alternatives à construire ensemble. Aujourd’hui pèse l’idée qu’il ne serait pas possible de faire autrement. Dépasser le capitalisme à l’origine de tant de souffrances, cela passe par des propositions concrètes : gagner de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, des droits démocratiques et politiques d’intervention pour les citoyens… Ces mesures doivent être inscrites dans des lois, cela passe par la mise en échec du nouveau traité européen qui n’est que la répétition de la constitution européenne que notre peuple a rejetée. Il faut à la fois riposter et élaborer une nouvelle alternative à gauche. Faisons-le ensemble. N’opposons pas les luttes et le travail sur le projet. J’ai entendu ce qu’a proposé François Hollande pour les élections municipales : d’accord pour une union de la gauche dès le premier tour pour battre la droite.

--- François Hollande. Notre débat avance, cela prouve qu’il est utile. Nous sommes tous d’accord pour que mardi, les forces de gauche se retrouvent pour riposter à la politique de Nicolas Sarkozy. On y sera tous. Mais il ne faut pas uniquement débattre des régimes spéciaux de retraite. Ce serait tomber dans le piège que nous tend Nicolas Sarkozy qui veut nous empêcher de nous mêler de tous les vrais débats de cette rentrée : ceux du pouvoir d’achat, des attaques contre les services publics, du logement. La réunion de mardi ne suffira pas à enclencher la riposte. Il faut que nous ayons confiance dans le mouvement syndical, car l’action politique ne résoudra pas tout, toute seule. Je suis d’accord avec la proposition de Marie-George Buffet de discuter du projet et des propositions à porter à gauche. Nous avons besoin à la fois de luttes victorieuses et de remporter les élections. Notre démocratie est une démocratie politique, ce sont les élections qui permettent d’agir, de donner de la force aux luttes. Il n’y a pas d’un côté une « bonne gauche » et de l’autre une « mauvaise », nous avons besoin de toutes les gauches pour faire face à une droite unie comme jamais et qui dispose de tous les pouvoirs. Aujourd’hui, à la Fête de l’Humanité, je lance un appel au rassemblement de toute la gauche.

Le micro circule dans le public de l’agora. Des doutes s’expriment sur la capacité de la gauche à sortir des divisions

=====> Comment ne pas décevoir de nouveau les attentes à gauche ?

--- Cécile Duflot. Notre défi est de réussir demain ce que nous ne sommes pas parvenus à faire hier. Non parce que nous aurions manqué de courage, nous nous sommes tous battus durant la campagne électorale. Nous avons besoin de bâtir un vrai projet qui redonne espoir. Défendons les services publics et leur - extension, par exemple dans le domaine de la petite enfance. Le productivisme ne peut pas tout résoudre, c’est le devenir de l’humanité entière qui est en péril. Bien sûr que les questions écologiques doivent être traitées dans leur dimension sociale. Si on aborde les débats ainsi, couper la gauche en deux n’a aucun sens. Évoquer l’échéance de 2012 ne nous empêche pas de descendre dans la rue dans les semaines qui viennent. Il faut marier principe de précaution et vision politique du long terme. Quelle politique mettre en oeuvre ? Rien ne sert de répondre si on est sûr de ne jamais se mouiller dans les responsabilités. Les Verts ont été au gouvernement, ils ont parfois avalé des couleuvres, ils ont aussi essayé de faire avancer des propositions. Je veux travailler à ce que nous nous retrouvions en 2012. Mais, quand on porte un projet différent, il ne faut pas avoir peur de le porter devant les électeurs. C’est ce que nous allons faire aux municipales. Les Verts ne souhaitent pas participer à des tractations sur le nom du prochain maire de telle ou telle ville. Ce qui nous - intéresse c’est de savoir si les municipalités sont prêtes, par exemple, à - remettre en gestion publique le - service de l’eau.

--- François Hollande. Une forme de fatalisme nous menace, l’idée qu’il serait trop dur de se battre tant la droite est forte. Notre tâche, tous ensemble, est de lever une espérance, avec le souci de dire la vérité, en s’attelant à l’élaboration de propositions. C’est comme cela que nous - recréerons une dynamique, que nous ferons bouger les lignes et changer nos organisations. Cette espérance exige d’aller plus loin que l’opposition à Nicolas Sarkozy, elle doit porter un véritable projet commun. Pourquoi ne tomberions-nous pas d’accord ? Nous savons nous unir dans nos villes et nos collectivités, nous pouvons donc le faire au niveau national et européen.

--- Olivier Besancenot. Ne masquons pas nos désaccords sur le pouvoir d’achat. Je ne suis pas le « Monsieur Plus » de la gauche. Mais, si l’on veut augmenter les salaires, il faut s’attaquer à une autre répartition des richesses. Il existe un passif. Des millions de gens pensent : « Quand la gauche était au pouvoir, elle a fait une politique de droite. » Je n’en fais pas pour autant un préalable, mais discutons sur le fond. Revenir à la retraite à trente-sept annuités et demie, c’est possible si on remet en cause les exonérations de cotisations sociales aux entreprises. Je rejoins Marie-George Buffet quand elle dit qu’il faut avoir la volonté de contrôler les richesses en donnant de nouveaux droits aux salariés dans les entreprises. Il faut débattre concrètement, sinon on ne sera jamais d’accord. À la LCR, nous n’avons jamais dit que nous refusions les responsabilités gouvernementales. Mais le pouvoir, tant qu’il n’est pas rendu aux travailleurs, donne des vertiges à la gauche. Nous sommes fiers d’être - indépendants du système institutionnel. Je ne suis pas sûr que tout le monde puisse être fier de son bilan.

--- Marie-George Buffet. Justement, faisons en sorte de prendre le pouvoir pour aussitôt le rendre aux citoyennes et aux citoyens. Arrêtons d’opposer en permanence la gauche de pouvoir et la gauche de protestation. La question est simple : la gauche est-elle capable de gouverner pour changer la politique et transformer la société. C’est ce qu’attendent ceux qui se battent contre les expulsions et qui attendent qu’un gouvernement de gauche abroge les lois sur l’immigration de Pasqua, de Sarkozy. C’est ce qu’attendent les salariés qui luttent pour la sauvegarde des services publics, contre les fermetures d’établissements hospitaliers ou de bureaux de poste. Pas question de recommencer une gauche qui n’a pas eu le courage de mettre en oeuvre une nouvelle répartition des moyens, ni de donner du pouvoir aux salariés. Travaillons à la multiplication de débats publics comme celui qui a lieu sur la Fête, par exemple sur la question des retraites. Il faut que la gauche se donne un projet de transformation sociale. Ce n’est qu’après que l’on verra les questions de structures. Le débat va continuer à gauche. À vous les citoyens, les électeurs de gauche, les salariés de vous en mêler, d’intervenir. C’est à partir de vos aspirations que la gauche doit se construire pour dépasser les divergences actuelles. Ce débat doit se mener sur la place publique. Puisque tous ici sommes d’accord pour une réunion dès mardi, je propose que, dans chaque - commune ou chaque entreprise, des - réunions se tiennent avec toutes les forces de gauche. Cela changerait l’atmosphère et permettrait de créer les conditions pour battre les prétentions antisociales de Nicolas Sarkozy. Compte rendu réalisé par Dominique Bègles, Sébastien Crépel et Jacqueline Sellem. http://www.humanite.fr/2007-09-17_Medias_Riposte-et-projet-le-debat-a-gauche

 

38) FETE DE L’HUMANITE : Les suites très attendues d’une rencontre évènement

Très grand écho du débat des quatre leaders à la Fête de l’Humanité. Le collectif Ripostes se réunit ce soir. Des prolongements concrets sont espérés. « Anedoctique et sans intérêt », c’est ainsi que le directeur de Libération, Laurent Joffrin, qualifiait hier sur France Info la rencontre débat entre les quatre responsables de la gauche, Marie-George Buffet, Cécile Duflot, François Hollande et Olivier Besancenot, samedi à la Fête de l’Humanité. Il est vrai que Libération, barrant sa une le matin même d’un énorme « Jospin flingue Royal », préférait focaliser l’attention de ses lecteurs sur la bataille de leadership qui fait rage au Parti socialiste. On voudrait continuer à désespérer la gauche qu’on ne s’y prendrait autrement. Or ce qui fut frappant dans la Fête de l’Humanité, lors de ce débat et de bien d’autres qui s’y déroulaient, c’est l’aspiration exactement inverse à relever la tête, à reconstruire du solide à gauche le plus vite possible. Comment expliquer autrement l’énorme affluence de cette édition 2007 à La Courneuve ?

--- Les défis de la reconstruction

Certains commentaires découvrent la lune. Le débat à l’agora de l’Humanité n’a pas résolu les problèmes de la gauche, qui l’eût cru ? Les mêmes voudraient surtout tourner la page, faire comme si ce dialogue était par avance mort-né, comme pour justifier l’avertissement lancé par Marie-George Buffet lors du débat : « Nous ouvrons une passerelle, ne la retirons pas aussitôt la fête terminée. » Ne faisons certes pas dire à cette rencontre ce qu’elle n’a pas dit. Voyons plutôt les indications précieuses qu’elle apporte à tous ceux qui veulent relever les défis de la reconstruction d’une alternative politique résolument à gauche. La première de ces indications nous vient du public. Plus de trois mille personnes s’étaient pressées là et beaucoup d’autres renoncèrent faute de place. Climat tendu, craignaient certains. À l’arrivée, tensions et attentes maximales autour de deux exigences : unité et qualité des contenus. Tribune incongrue, disaient d’autres, en écho aux projets qui veulent écarteler la gauche en deux pôles irréconciliables. Tout le monde était là, et chacun a défendu sa posture. Plus significatives étaient les réactions du public, balisant l’échange, rappelant à l’ordre l’un ou l’autre des intervenants, Olivier Besancenot quand il semble mésestimer l’enjeu des majorités électorales, François Hollande quand il botte en touche sur les régimes spéciaux. C’était manifeste, les leaders de gauche avaient répondu à une très forte attente en venant débattre. Ils perdraient beaucoup, tous, à décevoir en ne donnant pas de débouchés concrets à la réunion prévue ce soir du collectif Ripostes. Une chose est certaine, le débat de la gauche gagne à se mener à visage découvert, devant un public qui manifestement cherche à ne rien lâcher, ni entériner la division, ni renoncer à ses exigences.

--- double exigence, de riposte et de projet

C’est la seconde indication. Le débat à gauche ne peut se décoincer qu’en restant calé sur cette double exigence, de riposte et de projet, de rassemblement et de confrontation d’idées. C’est en travaillant sur tous ces terrains, sans les opposer, mais sans non plus les confondre, que les lignes peuvent bouger. Ce qui appelle manifestement à bousculer les stratégies d’enfermement des uns ou des autres. Sur la riposte à la droite, Cécile Duflot et Olivier Besancenot ont joué au ping-pong durant le débat, la dirigeante des Verts semblant conditionner son engagement à l’entrée en dialogue de toutes les forces sur les contenus d’un projet, quand le dirigeant de la LCR s’obstinait à récuser toute recherche commune de projet, théorisant la séparation des gauches. Sur le projet et les municipales, François Hollande parle rassemblement, reconnaissant que le PS ne peut gagner seul, mais contourne le débat des contenus. Face à ces difficultés, il serait suicidaire de cultiver un état d’esprit du tout ou rien, de rester l’arme au pied. En mettant au clair les différences, le débat de la fête pointe également les leviers sur lesquels il convient d’agir. Pour dépasser les obstacles actuels, le mieux est de saisir toutes les perches tendues sans en négliger aucune : celle de la riposte, celle du débat de projet, celle du rassemblement à gauche pour les municipales. Pierre Laurent http://www.humanite.fr/2007-09-18_Politique_Les-suites-tres-attendues-d-une-rencontre-evenement

=====> La déclaration commune

Les organisations de gauche et écologique se sont retrouvées ce mardi 18 septembre pour décider des actions communes à opposer à la politique de la droite de Nicolas Sarkozy. Le président de la République vient aujourd’hui de confirmer son intention de procéder à marche forcée à la mise en place de ce qu’il nomme, « un nouveau contrat social, profondément renouvelé ». Derrière cette formule, tout est remis en cause, contrat de travail, Sécurité sociale, système de retraite par répartition, solidarités. Les salarié-es, la population de notre pays subissent une atteinte importante à leur pouvoir d’achat et se trouvent confrontés à la plus vaste offensive antisociale de ces cinquante dernières années, alors que les patrons, les actionnaires et les financiers se sont vu octroyer des avantages fiscaux, des réductions de prélèvements, des droits et pouvoirs nouveaux. L’ensemble de ces mesures, comme le texte sur l’immigration présenté ce jour à l’Assemblée nationale, est d’une extrême gravité et appelle toutes les forces de gauche à contribuer aux mobilisations nécessaires. Un signal clair sera donné dès le 29 septembre contre les franchises médicales en participant avec plus de quarante organisations sociales, syndicales et professionnelles à une journée de refus et de constructions de solutions alternatives permettant d’assurer la pérennité de notre système solidaire de protection sociale. PCF, PS, MARS-Gauche républicaine, Verts, MRC, Peuples et régions solidaires, Alternatifs, CCAG, LCR.

http://www.humanite.fr/2007-09-19_Politique_La-declaration-commune

 

39) Gauche : « Ne rien changer, ce serait renoncer » Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, revient sur la réunion du Collectif Ripostes et le débat sur l’avenir de la gauche.

Selon lui, pour reconstruire l’espérance, les communistes devront innover.

--- Mardi, s’est tenue la réunion du Collectif Ripostes proposée par Marie-George Buffet lors du débat de la gauche à la Fête de l’Humanité. Êtes-vous satisfait de la déclaration commune adoptée ? La montagne n’accouche-t-elle pas d’une souris ?

-- Olivier Dartigolles. Avec cette déclaration commune, la décision de se revoir dès vendredi pour continuer à travailler, nous sommes sortis d’une situation qui devenait insupportable. Quatre mois après l’élection de Nicolas Sarkozy, la gauche était incapable de se mettre autour d’une table pour réagir. Chaque jour de plus devenait un jour de trop. Au regard de cette situation, la réunion de mardi, le jour même où le président de la République annonce ses intentions pour mettre à bas le système social français, est importante. C’est une réussite à mettre au compte de ce qui s’est passé à la Fête de l’Humanité, où s’est exprimée l’exigence très forte que la gauche dégage une perspective. Marie-George Buffet en a fait aussi, dès sa rentrée politique, l’axe fort de ses discours, illustrant la détermination du Parti communiste. Et je pense que les 40 organisations, qui sont à l’initiative de la journée d’action du 29 septembre contre les franchises médicales, jugeront très utile que les forces de gauche disent ensemble : « Nous en serons. » Comme les organisations de jeunesse avaient estimé très positives les prises de position de la gauche contre le CPE. Il y a beaucoup de travail devant nous, mais l’événement de cette semaine, à gauche, c’est que ce travail démarre.

--- Même si vous considérez que la renaissance du Collectif Ripostes est une bonne nouvelle, cela n’épuise pas le travail sur l’avenir de la gauche. La crise est profonde et le débat de la Fête de l’Humanité a montré que les divergences restent fortes ?

-- Olivier Dartigolles. C’est vrai, bien que l’attitude, combative ou non, qu’il convient d’adopter face à la politique de Sarkozy fasse partie intégrante du débat. Nous n’opposons pas la nécessité de la riposte à la confrontation qui doit se mener sur les projets alternatifs à cette politique et aux débats sur l’avenir de nos formations et des constructions politiques à venir. Nous pensons qu’une gauche qui renoncerait à faire reculer l’emprise des marchés financiers, ou à changer la nature des pouvoirs à tous les niveaux de la société, n’a pas d’avenir. Mais il ne suffit pas de le clamer. Nous-mêmes avons beaucoup à travailler sur notre propre projet. Si nous avons décidé un congrès, c’est bien parce que nous avons conscience que les questions sont très lourdes, et qu’elles nous concernent directement.

--- Si ce débat porte aussi sur l’avenir du communisme et du Parti communiste, cet avenir, vous le voyez comment ?

-- Olivier Dartigolles. Ce dont je suis sûr, ce pour quoi je milite, c’est qu’il peut y avoir un avenir pour le communisme et les communistes. On peut avoir des doutes, des tâtonnements, il ne faut pas les craindre : nous nous posons des questions dans une situation difficile. Des opinions s’expriment mais rien n’est tranché, et les communistes n’ont pas à se ranger derrière telle ou telle option. Nous devons répondre à plusieurs types de questions. Quel est le projet des communistes ? Ils veulent changer la société, oui mais en quoi et comment, qu’est-ce qui est possible ? Il faut reconstruire une espérance mais nous n’avons pas tout à réinventer. Nous avons déjà beaucoup travaillé. Nous avons de bonnes propositions, d’avenir, nouvelles, mais leur cohérence entre elles, le sens qu’elles donnent à notre volonté de changer la société et le monde n’apparaît pas aux yeux de notre peuple. Et quand la droite, avec Nicolas Sarkozy, élève le niveau de sa bataille sur les idées, nous paraissons désarmés.

--- La question de l’existence du Parti communiste lui-même est posée et certains parlent de nouveau parti…

-- Olivier Dartigolles. Bon courage à celui qui dit aujourd’hui : voilà la solution. Mais selon moi, il faut des ruptures. Penser qu’on va pouvoir continuer comme avant, sans rien changer, ce serait renoncer. Nous sommes en retard sur la droite, sur les libéraux, pour organiser la bataille politique. La gauche a besoin de lieux d’échange, de passerelles, de dialogue pour organiser, dans la riposte politique à Nicolas Sarkozy, le combat pour une alternative, pour travailler à une dynamique à vocation majoritaire. Pour moi, il n’existe pas de solution écrite d’avance. Il faut ouvrir un processus et que le congrès extraordinaire envoie un message fort : le Parti communiste français est disponible pour y participer. En s’y engageant pleinement, il se transformera pour rendre efficace son combat émancipateur. Si c’est de cela que nous discutons, si c’est à cela que nous travaillons, nous serons attractifs.

--- À ce propos, un portait de vous, paru dans le Monde vendredi dernier, vous a présenté en rivalité avec Marie-George Buffet en suggérant que, si rien ne bouge au PCF, vous pourriez adopter une position de combat ?

-- Olivier Dartigolles. Ce qui est vrai dans ce portrait - ce n’est pas un entretien -, c’est que je suis, avec les communistes, dans un état d’esprit combatif pour aller au bout du débat. Mais cela n’a rien à voir avec une quelconque rivalité avec Marie-George Buffet. Bien au contraire ! Parce que, comme elle, je pense que nous avons besoin d’un débat de fond et sans esquive. Elle a appelé chacune et chacun à s’exprimer, et elle a raison. Après la Fête de l’Humanité, notre direction est placée devant une grande responsabilité. Il faut que le débat ait lieu avec tout le sérieux nécessaire pour avancer. Comment ? Avec l’ensemble des communistes, dans un climat fraternel où chacun peut s’exprimer tranquillement sans crainte d’être montré du doigt et étiqueté. C’est dans cet état d’esprit que je travaille. Entretien réalisé par Olivier Mayer http://www.humanite.fr/2007-09-20_Politique_-Ne-rien-changer-ce-serait-renoncer

 

40) Marie-George Buffet repousse l'idée de créer un nouveau parti

LE MONDE - 13.09.07 -Alors que s'ouvre la fête de l'Humanité qui doit se tenir du 14 au 16 septembre à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), la guerre larvée entre courants a commencé au sein du PCF. Et singulièrement au sein de sa direction qui se réunit en conseil national jeudi. Après des semaines de silence où elle avait juste indiqué qu'elle souhaitait "un inventaire général" lors du congrès extraordinaire convoqué en décembre, Marie-George Buffet a fait comprendre à ses lieutenants qu'elle ne voulait pas entendre parler de création d'un nouveau parti. Lundi, alors qu'elle parcourait le parc de la Courneuve, la numéro un du PCF a dénoncé ces "amis et camarades" qui veulent "faire table rase du passé". Quelques heures plus tard, lors d'un comité exécutif, elle réitérait son avertissement. Elle faisait ainsi référence à une interview le 7 septembre dans l'Humanité, de l'ancien ministre Jean-Claude Gayssot qui appelait à "construire une formation où se retrouveront toutes celles et tous ceux qui refusent que le monde soit une simple marchandise" et demandait que le congrès extraordinaire de décembre 2008 annonce la "volonté" du PCF de créer cette force nouvelle "avec d'autres". Elle visait aussi d'autres personnalités, plus proches d'elle, séduits par cette option. Comme Patrice Cohen-Seat, son conseiller politique, qui vient de publier un livre (Le Monde du 13 septembre) défendant l'idée d'une nouvelle force politique dépassant le seul PCF. La secrétaire nationale, qui semblait jusqu'alors hésitante sur les leçons à tirer de sa débâcle électorale, a visiblement décidé de jouer la sauvegarde de l'unité du parti. En défendant d'abord "la visée communiste", elle affiche sa priorité pour le congrès à venir.

--- "NE PAS CONTINUER COMME AVANT"

Mais sans autre ligne que la défense de l'identité du PCF, elle semble mal à l'aise. Mme Buffet ne prendra ainsi pas la parole lors du meeting de clôture de la fête de l'Humanité. C'est par d'autres qu'elle fait passer son message. Patrice Bessac, un de ses porte-parole, a ainsi publié dans Marianne du 8 septembre, une tribune où il met en garde contre le "risque" d'un nouveau parti "lancé comme une marque de lessive" et réclame "un parti communiste, libéré, décomplexé et populaire".  Le texte a été envoyé par la direction aux membres du conseil national – une pratique étonnante quand il s'agit d'un hebdomadaire peu prisé place du Colonel Fabien. Pas sûr que cela suffise à endiguer la volonté de changement en interne. Lors des récentes assemblées fédérales, des voix, plus nombreuses ont fait état leur volonté de "ne pas continuer comme avant". Plusieurs ténors s'en sont fait écho, bien au-delà de la mouvance des refondateurs traditionnellement favorables au rassemblement des gauches critiques. "Il faut avoir le culot de dire qu'on veut vraiment une nouvelle formation. Discutons-en au congrès puisqu'il est extraordinaire", insiste Dominique Grador, proche de Robert Hue. Sylvia Zappi

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-954497@51-949944,0.html

 

41) GAUCHE : L'union pour les « mobilisations nécessaires »

Neuf partis annoncent qu'ils participeront à la manifestation du 29 septembre

L'union pour les « mobilisations nécessaires »

Les neuf partis de gauche réunis hier soir au siège du Parti communiste pour décider de « ripostes » communes à la politique de Nicolas Sarkozy participeront le 29 septembre à une journée de défense du « système solidaire de protection sociale ». Au terme d'une réunion de près de deux heures, les neuf partis, dont le PS, le PCF, les Verts et la Ligue communiste révolutionnaire, ont affirmé dans une déclaration commune que la population était confrontée à « la plus vaste offensive antisociale de ces cinquante dernières années ». Les participants notent que Nicolas Sarkozy a confirmé son intention « de procéder à marche forcée à la mise en place de ce qu'il nomme "un nouveau contrat social, profondément renouvelé". Derrière cette formule, tout est remis en cause, contrat de travail, Sécurité sociale, système de retraite par répartition, solidarités », écrivent-ils.

--- « Un signal clair ». Un collectif de plus de 40 organisations sociales, syndicales et professionnelles (médecins urgentistes de l'Amuf, FSU, CGT...) avait appelé dès le 24 juillet à organiser une journée de mobilisation nationale contre les franchises le 29 septembre. Les neuf partis réunis hier ont considéré que « toutes les forces de gauche » devaient « contribuer aux mobilisations nécessaires ». « Un signal clair sera donné dès le 29 septembre contre les franchises médicales en participant avec plus de 40 organisations sociales, syndicales et professionnelles à une journée de refus et de construction de solutions alternatives permettant d'assurer la pérennité de notre système solidaire de protection sociale », affirment-ils.

Une nouvelle réunion des partis de gauche est prévue vendredi pour décider d'autres actions. Les autres partis signataires sont Mars-Gauche républicaine, Mouvement républicain et citoyen, Convergence citoyenne, les Alternatifs, Régions et Peuples solidaires.

http://www.sudouest.com/190907/france.asp?Article=190907a108605.xml

 

42) PARTI SOCIALISTE : Jospin sème la zizanie

L'ancien Premier ministre a été la vedette invisible et très critiquée des Journées parlementaires du PS. En cause : son pamphlet anti-Royal

Jospin sème la zizanie : Bruno Dive rédaction parisienne

Mai 2007 à Bordeaux. Aujourd'hui, Lionel Jospin écrit : « Elle était la moins capable de gagner » PHOTO THIERRY DAVID - Au fond de la salle où sont réunis les parlementaires socialistes, à deux pas de l'Assemblée nationale, un dessin humoristique donne le ton : « Eteignez vos portables et refermez le livre de Lionel Jospin ». Las, il n'y a pas grand monde pour apprécier le trait d'humour et discuter accessoirement des « nouvelles clés de la croissance ». Il y a foule en revanche dans les couloirs pour commenter la nouvelle du jour : le brûlot anti-Royal que Lionel Jospin ne doit sortir que dans une semaine, mais dont « Libération » a livré hier matin les bonnes feuilles à la suite d'étranges ratés dans la distribution du livre.

--- Vedette invisible. Il y a d'abord la question dans la question : cette divulgation prématurée sert-elle les intérêts de l'ancien Premier ministre ? « Je ne crois pas aux coïncidences », lâche, cinglant, un permanent du groupe socialiste. « Tu as tort », lui explique gentiment une ancienne conseillère en communication de Lionel Jospin puis de Ségolène Royal. « Jospin avait un plan média et aujourd'hui il n'a plus la main. Il ne maîtrise plus sa communication et il déteste ça. » Comme pour lui donner raison, à quelques tables de là, le fidèle d'entre les fidèles Daniel Vaillant raconte : « Je n'ai même pas osé appeler Lionel ce matin tellement j'imagine sa fureur. » Jospin pourrait au moins se targuer d'avoir été la vedette invisible de cette journée d'hier. Mais c'est un vedettariat dont il se serait bien passé. « Qu'est-ce qu'il va prendre », s'amusait (?) le sénateur des Landes Jean-Louis Carrère. Et de fait, l'ancien Premier ministre n'était pas à la fête. Ses écrits sur une Ségolène Royal présentée comme une « illusion », candidate « la moins capable de gagner », personnage de « second rang » dénué des « qualités humaines » et des « capacités politiques » nécessaires, ses propos passent mal même auprès des moins « royalistes ». « Cela va remettre 100 balles dans la machine à division »», se lamente le porte-parole du PS, Benoît Hamon. « Je suis en colère. Qu'il commence pas analyser les causes de sa propre défaite », s'exclame le président du groupe Jean-Marc Ayrault. « Il aurait pu jouer les vieux sages comme Mauroy; il se mélenchonise », analyse un permanent du parti. Allusion à Jean-Luc Mélenchon qui, comme tant d'autres (Marie-Noëlle Lienemann, Claude Allègre, Claude Bartolone, Jean-Christophe Cambadélis), vient de publier un réquisitoire contre l'ex-candidate socialiste.

--- « Tirons les leçons ». Seule une petite garde rapprochée tente de faire face. Daniel Vaillant persiste et signe : « Jospin ne fait que répéter ce qu'il a dit il y a un an au premier secrétaire, à savoir que Ségolène Royal n'a été désignée que parce qu'elle pouvait gagner sur la seule foi des sondages. » Et de réfuter le parallèle avec le 21 avril : « En 2002, l'échec venait des autres partis, en 2007, il vient des seuls socialistes. » Car François Hollande en prendrait aussi pour son grade dans le livre de Jospin. Les relations entre les deux hommes se sont beaucoup dégradées depuis l'an dernier. Mais hier, le premier secrétaire a de nouveau joué les juges de paix entre les différentes factions du PS : loin des « règlements de comptes », le parti doit dépasser les questions de personnes et faire une « analyse plus profonde » de la défaite, a-t-il déclaré. « Tirons les leçons, tournons-nous vers l'avenir et soyons utiles à notre pays. » Un peu plus tard, son ex-compagne, en voyage au Québec, réagissait avec sa modestie habituelle : « Si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive. » Et de citer une fois encore des paroles du Christ : « Pardonnez-leur, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. » Dans les couloirs de la Maison de la chimie, le député fabiusien des Pyrénées-Atlantiques, David Habib, ne disait pas autre chose, mais de manière plus prosaïque : « La vérité, c'est qu'il n'y a plus de leadership dans le parti. »

http://www.sudouest.com/180907/france.asp?Article=180907a30484.xml

 

43) Le calendrier de la rénovation du PS

Le premier secrétaire a présenté hier les grandes étapes d’un chantier qui se structurera autour de trois grandes conventions nationales thématiques. Après la mise en place d’un dispositif au sein du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, c’est la direction nationale elle-même qui a annoncé par la voix de son premier secrétaire, François Hollande, le calendrier, la méthode et le contenu des « forums de la rénovation ». Les travaux de ceux-ci trouveront aboutissement et ratification lors du congrès dont la date précise n’est pas connue. Mais qui devrait avoir lieu après les élections municipales et cantonales de l’an prochain. La philosophie avait été adoptée, sur proposition de François Hollande, à l’unanimité moins une voix par les conseillers nationaux le 23 juin dernier. Trois grands rendez-vous nationaux sont fixés pour la première étape de la rénovation, qui feront écho à ceux qui se seront déroulés sur les mêmes thématiques dans les départements. Le premier, le 24 novembre, sur le thème « les socialistes et la nation ». Ce forum abordera aussi les questions d’institutions. Le second, le 15 décembre, sur le thème : « Les socialistes et le marché ». Un troisième forum aura pour objectif la question du rapport entre socialisme et individu, le 20 janvier. Chacun de ces forums, sorte de convention nationale, sera animé par une commission dans laquelle travailleront une trentaine de responsables du parti venus de toutes les tendances internes actuelles. Selon François Hollande, il s’agit d’examiner « les évolutions tout en proposant des prospectives, avec éventuellement des options différentes, à partir de la situation de la France d’aujourd’hui », le congrès devant être, assure-t-il, celui de « la clarification ». Parallèlement à ces forums, une série de rencontres auditions avec des intellectuels, des experts, les acteurs sociaux sont programmées. La deuxième étape de la rénovation du PS débutera le 20 janvier, avec la mise en place d’une commission de 20 membres. Objectif affiché : procéder à l’actualisation de la déclaration de principe et des moyens d’action du PS ; trier en termes organisationnels et politiques les conséquences des réflexions menées dans les forums, atteindre « l’objectif d’un grand Parti socialiste capable d’élargir son assise militante, d’en assurer la formation idéologique, définir le lien entre le parti et les acteurs de la démocratie sociale et associative ». Très attendu, le débat sur « les nouvelles frontières de la gauche » qui débutera dans quelques jours avec des rencontres avec les forces de gauche « qui ont envie de gouverner avec nous ». Si est acté le principe de rencontres régulières pour cordonner l’opposition, le PS n’exclut pas « une réflexion sur une structure nouvelle à concevoir pour préparer un projet gouvernemental alternatif ». Un premier rapport d’analyse et de propositions doit être présenté le 15 décembre. En même temps que l’adoption définitive du projet pour les municipales. Dominique Bègles http://www.humanite.fr/2007-09-20_Politique_Le-calendrier-de-la-renovation-du-PS

 

44) Hollande-Bayrou : rencontre à hauts risques

Le premier secrétaire du PS a dialogué avec le président du Modem, officiellement sur le seul thème de la réforme des institutions. Le terrain de la rencontre était miné. François Hollande, premier secrétaire du PS, et François Bayrou, président du Modem, ont discuté, mercredi, à huis clos dans un bureau de l’Assemblée nationale. Il n’en fallait pas davantage pour réveiller les craintes d’un rapprochement avec le centre que la campagne de Ségolène Royal lors de la présidentielle avait suscitées. D’autant que la réunion avait été fortement médiatisée par l’un et l’autre, pour des raisons opposées. François Bayrou, à l’origine de cette rencontre, n’avait-il pas intérêt à monter en épingle l’initiative à un moment où le champ politique de son positionnement s’est considérablement rétréci et où la plupart des parlementaires issus du mouvement centriste l’ont poussé à un isolement, que reflètent les seuls quatre députés se revendiquant de lui ? François Hollande a, de son côté, pris grand soin de baliser le contenu de cette rencontre : « Cela n’a porté que sur le seul sujet des institutions, a-t-il souligné à l’issue de la réunion. N’en tirez pas d’autres conclusions (…), nous sommes dans la clarté politique. » François Bayrou, dans un point de presse séparé, a revendiqué « la liberté de parler à tout le monde sans jamais être dans la compromission ou dans la manoeuvre ». Ces précautions ne paraissent pas avoir convaincu le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, qui y voit anguille sous roche, en particulier dans le cadre de la préparation des municipales où des alliances PS-Modem pourraient être ici ou là tentées pour mettre en échec des sortants UMP.

--- une loi électorale plus juste

Au-delà, François Hollande avait surtout un message à faire passer au président de la République en se livrant à une revue de détail sur les convergences et les divergences entre les deux formations sur la réforme des institutions. Le calcul est simple : faire sentir à la droite qu’il n’est pas certain qu’elle obtienne l’approbation des trois cinquièmes des parlementaires pour faire adopter une révision dans le sens d’un régime présidentiel plus marqué. L’autre versant est que la gauche n’est pas du tout assurée de recueillir la majorité requise pour faire capoter le projet. Voila donc Nicolas Sarkozy prévenu : « Nous invitons le président de la République à réfléchir, car il serait dommage de laisser passer cette occasion d’une modernisation de nos institutions, de renforcer la démocratie et de l’approfondir », a précisé, hier, André Vallini, secrétaire national du PS chargé des institutions et de la justice. Bien que favorable à une présidentialisation du régime, François Bayrou pourrait jouer l’opposition aux projets de la droite, fondée sur des convergences avec le PS sur, notamment, la nécessité de droits nouveaux pour les citoyens et les parlementaires et d’une loi électorale plus juste avec l’introduction d’une dose de proportionnelle pour l’élection des députés. Dominique Bègles

http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Hollande-Bayrou-rencontre-a-hauts-risques

=====> CONSTITUTION : Ils se sont rencontrés hier à l'Assemblée nationale pour parler des institutions

Des convergences entre Bayrou et Hollande : J.-P. D. Alors que François Hollande a convoqué aujourd'hui les socialistes palois pour arriver à les mettre d'accord sur un objectif commun, « battre Bayrou », ce dernier a rencontré hier soir le premier secrétaire du PS pour évoquer la future réforme constitutionnelle. Le point de convergence entre les deux hommes, c'est que Nicolas Sarkozy, compte tenu des forces de l'un et de l'autre à l'Assemblée comme au Sénat, doit impérativement se les concilier, car chacun séparément peut s'opposer à toute réforme. Entre le PS et le Modem, il y a une divergence, c'est que François Bayrou n'est pas opposé à ce que le président de la République vienne s'adresser à l'Assemblée nationale, « à condition que les parlementaires puissent lui répondre et qu'il y ait un débat », expliquait-il. Au contraire, le PS y reste opposé, en gardien des usages républicains français.

--- Mieux représenter les partis. Sur tous les autres sujets, un vaste accord s'est dessiné. Tous deux souhaitent une représentation plus équilibrée de tous les partis, selon le schéma proposé par le Modem, soit 10 % des sièges répartis à ceux qui ont dépassé 5 % des voix. D'accord aussi quant au contrôle parlementaire sur les nominations (à la majorité des trois cinquièmes) pour le Conseil constitutionnel, le Conseil supérieur de la magistrature, le CAS.

L'Assemblée rédigerait elle-même son ordre du jour, tandis que le passage en force serait impossible : suppression de l'article 49-3, des ordonnances et des procédures d'urgence. Enfin, les citoyens pourraient saisir le Conseil constitutionnel et proposer des lois ou des référendums avec l'accord du Parlement, à condition de réunir un nombre de signatures suffisant. http://www.sudouest.com/270907/france.asp?Article=270907a37197.xml

======> PS-Modem. Le PCF dénonce un « rapprochement douteux »

À propos de la rencontre Hollande-Bayrou prévue aujourd’hui, le député socialiste Pierre Moscovici s’est prononcé « pour un dialogue critique avec le centre ». Une proposition qualifiée de « jeu de dupes » par le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles : « Au moment où la droite entreprend de liquider le modèle social français, sans que François Bayrou y voie grand-chose à redire, l’heure est à la riposte et pas aux rapprochements douteux », a-t-il déclaré. http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_L-essentiel,858977

=====> Lionel Jospin contre une dérive centriste

PS. Dans une formation qui peine à lancer un débat existentiel, l’ancien premier ministre s’invite dans l’actualité en mettant les pieds dans le plat. Il y a les petites phrases assassines. Il y a surtout un Lionel Jospin qui fait un retour assourdissant sur la scène politique socialiste. Avec la publication de son livre intitulé l’Impasse, (1) l’ancien premier ministre martèle un message en direction des socialistes qui n’a rien de subliminal : il faudra compter avec lui dans le chantier de rénovation que la direction du PS, pour l’heure, ne fait que précautionneusement entrouvrir. Certes, Lionel Jospin ne cache pas son intention de promouvoir la candidature de Bertrand Delanoë pour le leadership. Certes, il n’est pas tendre sur la critique de la candidate à l’élection présidentielle, Ségolène Royal. Pour autant, son ouvrage ne saurait se résumer à ce seul règlement de comptes. Et c’est bien là que le bât blesse dans le microcosme de la rue de Solférino, où il semble urgent de temporiser le débat sur les orientations de fond. Et de se contenter, avant les échéances du congrès 2008, de dresser un barrage aux ambitions de l’ex-candidate, non seulement sur le leadership mais aussi sur le virage politique et idéologique posé en termes d’alliances vers le centre. En effet, le moment semble, tous courants confondus, être celui où l’on s’interroge beaucoup. Et où l’on observe encore davantage les réactions sociales. Quitte à remettre à plus tard la définition d’une stratégie et les ajustements propositionnels face au capitalisme dérégulateur imposé à marche forcée par le président Sarkozy. Dans ce contexte, Lionel Jospin est un peu comme un chien dans un magasin de porcelaines, et paraît prendre un plaisir tout particulier à casser la vaisselle : quitte à tirer alors les ficelles pour recoller les morceaux en préparant d’ores et déjà de nouvelles alliances internes. « Si certains responsables socialistes, quels qu’ils soient, pensent qu’il faut geler ce congrès, ils font une erreur. Parce que les difficultés du PS, c’est maintenant qu’il les a, et c’est maintenant qu’il doit les examiner. » Précisant, dimanche au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro : « Je souhaite que ce congrès débouche sur la mise en place d’un premier secrétaire qui soit constructeur. » Une pierre dans le jardin de François Hollande qui, lui, verrait bien un premier secrétaire en intérim en vue de préparer son propre retour. Il n’en a jamais fait mystère : Lionel Jospin n’aime pas la conception de la politique et du parti qui est celle de Ségolène Royal. À la différence de plusieurs autres ouvrages plus polémiques encore, sa critique porte sur ce terrain-là : « La raison fondamentale de l’échec de Ségolène Royal réside en elle-même », écrit-il. Et ajoute : « Il était inscrit dans son style de campagne comme dans ses choix politiques ». « Je sais qu’il est de bon ton, commente-t-il, au nom des techniques politiques dites de triangulation, de venir sur le terrain du concurrent pour capter une partie de son identité et de ses électeurs. Mais faut-il se laisser fasciner par l’idéologie de l ? » Lionel Jospin complète son analyse : « Prétendre ne devoir de comptes qu’aux foules anonymes, qui sont hors d’état de vous les réclamer, dispense d’avoir à en rendre à ceux qui sont en situation et en droit de les exiger : les élus, les responsables et les militants du mouvement auquel vous appartenez. » Si l’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2002 ne varie pas sur les raisons de son propre échec (« L’effet sous-estimé de la dispersion de la gauche au premier tour »), il admet cependant avoir surestimé le bénéfice de son bilan au gouvernement. Les effets de cinq ans de cohabitation sont aussi pointés par lui. Mais il ne dit rien sur le fond, en particulier sur la politique européenne qu’il partageait avec le président Chirac, avec pour corollaire une acceptation du libéralisme et notamment son impact sur le système des retraites. Reste que le Lionel Jospin d’aujourd’hui, qui n’a donc pas tiré tous les enseignements de l’échec de la gauche plurielle, n’est pas du tout favorable à un PS lorgnant vers le centre. « Où est donc en pratique, le parti du centre avec lequel, selon certains, le PS devrait bâtir son avenir ? Ne cultivons pas le regret de ce qui ne pouvait se faire dans la présidentielle, et gardons-nous de l’amateurisme de constructions improvisées. » Il poursuit : « Constatons que le centre en France, dans le système politique qui est le nôtre, n’est pas tourné vers la gauche. » Et d’appeler le PS à se concentrer sur la refondation d’un parti « aspirant à être reconnu à terme comme le grand parti de toute le gauche ». Étant entendu, selon lui, « que le score des socialistes, l’effondrement de nos partenaires anciens et le bas niveau de la gauche n’autorisent pas à rêver ». (1) L’Impasse, Lionel Jospin, Éditions Flammarion, 120 pages, 12 euros. Dominique Bègles http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Lionel-Jospin-contre-une-derive-centriste

 

45) Des Verts participatifs, mais pas naïfs

Le parti écologiste, qui accueille aujourd’hui Jean-Louis Borloo lors de sa journée parlementaire, a rendu publiques ses treize mesures prioritaires. Ce n’est pas comme représentants d’une formation politique - puisque la présence officielle des partis n’a pas été acceptée par les organisateurs -, mais en tant qu’élus ou militants associatifs que certains responsables Verts collaborent aux travaux des différents ateliers du Grenelle de l’environnement. « Un lieu original et inédit de confrontation, de débat et d’élaboration entre partenaires qui ont des intérêts divergents », estime Dominique Voynet, sénatrice de Seine-Saint-Denis, qui soupçonne cependant que l’arbitrage final se fasse « au bon vouloir du président de la République ». Et François de Rugy de prendre Nicolas Sarkozy « au mot » quand il évoque la rupture. « On ne veut pas d’un Grenelle qui soit l’habillage de la continuité d’une politique. Notre conception de l’écologie n’est pas compatible avec une politique d’austérité », prévient le nouveau député Vert de Loire-Atlantique. Et ce n’est pas le budget 2008 de l’écologie annoncé mercredi qui rassure les Verts. « Les dépenses qui découleront du Grenelle devront être gagées sur de nouvelles recettes », souligne l’ancienne candidate à la présidentielle. C’est justement à propos des nombreuses « incohérences » dans la politique gouvernementale mais également sur « la méthode, le suivi et les mesures » du Grenelle que va être interpellé le ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, auditionné cet après-midi, à l’occasion de la journée parlementaire des Verts, à Nantes (Loire-Atlantique). « S’il a du courage, on l’aidera ; s’il en manque, on le dénoncera », résume Dominique Voynet. « Ni dupes ni soumis », selon la formule de Michèle Rivasi, coordinatrice du comité de suivi du Grenelle des Verts. D’où un certain pragmatisme de la part des Verts dans les treize propositions qu’ils souhaitent voir retenues à l’issue des débats. « Nous n’avons pas cherché à être exhaustifs. Nous avons ciblé les priorités d’urgence en dessous desquelles ce Grenelle ne serait pas une réussite », explique Yann Werlhing, un des porte-parole du parti. Parmi ces mesures : une « pollu-taxe » sur les poids lourds pour financer le fret ferroviaire et fluvial, la réduction de 10 km/h des vitesses maximales sur les routes, l’interdiction des cultures OGM en plein champ, l’obligation de travaux d’isolation, la baisse de la TVA sur les produits propres ou encore l’application du principe pollueur-payeur. Ludovic Tomas http://www.humanite.fr/2007-09-28_Societe_Des-Verts-participatifs-mais-pas-naifs

 

46) POLITIQUE : Le Modem « Démocrate, pas centriste »

Le Modem, nouveau parti créé par François Bayrou sur les décombres de l'UDF, abandonne le mot « centrisme » pour défendre la démocratie

Démocrate, pas centriste : Jean-Pierre Deroudille

Seignosse. « Soyez fiers de ce que vous êtes », a lancé François Bayrou (avec Jean-Marie Cavada) aux militants - PHOTO AFP - Après deux mois d'abstinence, François Bayrou a retrouvé hier, à Seignosse (Landes), l'ambiance électrique de ses meetings de campagne électorale. On sentait à le voir que le contact avec cette foule de plus de 2 000 personnes, presque aussi nombreuse qu'en avril dernier, lui redonnait le courage et la volonté de se lancer dans la traversée du désert qui l'attend. Il n'ignore pas les risques qu'il court à créer un nouveau parti sur les décombres de l'UDF, puisque celle-ci se sabordera les 24 et 25 novembre, avant de se fondre dans le Mouvement démocrate (Modem), qui verra le jour à cette date-là. Si les militants sont aujourd'hui nombreux, plus de 45 000 nouveaux, combien seront restés au bout d'un an si le jeu politique, avec ses servitudes inévitables, les déçoit ? Cette question taraude le Béarnais.

--- Adhésions. L'ancien candidat à la présidentielle évoquait hier les débuts du RPF de Charles de Gaulle et ce que disait André Malraux en 1952, au soir d'un conseil national où une grande majorité de ses 100 députés étaient portés disparus vers d'autres formations : « Si certains députés vous abandonnent, c'est un incident, et si, pour les garder, vous abandonnez vos idées, c'est un suicide. » Manifestement, François Bayrou, avec le soutien reçu pendant ces trois derniers jours à Seignosse, n'avait pas d'idées noires. En constatant que le nombre d'adhérents accueillis en trois mois était trois fois supérieur à celui de l'UDF, il prophétisait même que le Modem atteindrait en dix-huit mois ses 100 000 cartes.

A tous ces adhérents nouveaux, venus d'horizons différents, le Béarnais a voulu dire que personne ne devrait se sentir exclu du Modem : « Soyez fiers de ce que vous êtes, de ce que vous avez été; vous êtes comme la France dans sa diversité et dans son pluralisme ! »

--- Conscience démocrate. Il s'est livré à ce sujet à un petit exercice de français pour récuser le mot de « centrisme », dont il s'estime trop souvent affublé : « Nous serons, nous sommes des démocrates, parce que le centre se définit par rapport à la gauche et à la droite. » Il est allé chercher sa définition de « démocratie » chez Marc Sangnier, un chrétien social, créateur du Sillon, qui écrivait que la démocratie est une forme d'organisation sociale qui porte au plus haut niveau la conscience et la responsabilité du citoyen. Une définition exigeante, qui ne donne évidemment pas de recette pour les alliances que doivent passer les candidats aux futures élections municipales, mais qui les appelle à refuser la soumission aux dominations. Parmi les soumissions, il relève celle qu'il attribue à Nicolas Sarkozy vis-à-vis du pouvoir de l'argent. Il estime ne pas avoir les mêmes valeurs, tout en reconnaissant son énergie. Il n'a pu manquer à ce sujet de tirer à vue sur Hervé Morin, son ancien lieutenant devenu ministre de la Défense, qui a souhaité que la France rejoigne rapidement l'Otan, une position qu'il a qualifiée de première rupture avec l'idéal d'indépendance de notre pays, défendu par de Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac, Mitterrand et jusqu'à Chirac.

--- Rassembler. Cette indépendance qu'il défend en politique étrangère, il entend aussi l'illustrer en matière de politique intérieure, en appelant à des listes communes de droite et de gauche aux municipales pour pratiquer « le rassemblement au premier ou au second tour, mais le plus souvent possible au premier tour sous nos couleurs ». Il est vrai que, pour l'instant, c'est plutôt à droite qu'il a été entendu, comme en témoigne sa récente rencontre avec Alain Juppé mais aussi avec les anciens centristes UMP Jean-Pierre Raffarin, Pierre Méhaignerie et Philippe Daubresse. A gauche, où le PS essaie de rassembler la défunte union avec les Verts, le PCF, et lorgne sur les projets de la LCR, on s'est montré jusqu'ici plus circonspect. Précision. Dans l'article paru hier dans « Sud Ouest Dimanche » consacré au nouveaux adhérents, la suppression d'un membre de phrase a fait dire à Philippe Mouhel le contraire de ce qu'il voulait dire et qui était : « Je suis prêt à partir avec une équipe Modem », alors qu'on aurait pu comprendre sa volonté de participer à une équipe de l'UMP Jacques Forté.

http://www.sudouest.com/170907/france.asp?Article=170907a28395.xml

 

47) Éducation : « Le collège unique est un idéal à défendre »

Dix-sept organisations appellent à s’opposer à sa liquidation, promise par le ministre Xavier Darcos. Entretien avec le sociologue Choukri Ben-Ayed. Rebuffade, jeudi dernier, lors du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), contre la liquidation du collège unique promise par Xavier Darcos. Dix-sept organisations d’enseignants, de parents, d’élèves, d’étudiants et de pédagogues (1) ont en effet lancé « un appel pour bâtir le collège pour tous ». « Il est urgent que le ministre s’engage clairement en faveur de la démocratisation du second degré, à travers l’absence de sélection, l’hétérogénéité des classes et l’acquisition par tous les élèves d’un ensemble commun de connaissances et de compétences », assènent-elles. Les mêmes, ou presque, devraient aussi répondre cette semaine à Nicolas Sarkozy, qui signait il y a peu une « lettre aux éducateurs » où il s’en prend furtivement à cette vocation, lancée en 1975, de conduire tous les enfants jusqu’en troisième. Coordonnateur, avec Sylvain Broccolichi et Danièle Trancart, d’un rapport sur les processus ségrégatifs dans l’école française (2006), Choukri Ben-Ayed, chercheur à l’université Jean-Monnet de Saint-Étienne, défend lui aussi le collège unique. Entretien.

--- Xavier Darcos propose d’adapter les enseignements au profil des élèves. Qu’en pensez-vous ?

- Choukri Ben-Ayed. Il est difficile de répondre à cette question sans se soumettre à ce qui devient le mode opératoire du gouvernement : imposer, chaque semaine, un nouveau débat à traiter dans l’urgence. Construire le collège unique a pris des décennies. On ne peut pas le remettre en cause en quelques semaines. Cela posé, je pense que cette proposition, en apparence de bon sens, ne s’appuie sur aucun élément solide démontrant que la demande des familles est forte en la matière. Aucune enquête n’établit qu’elles jugent le nombre d’options insuffisant ou souhaitent une individualisation des parcours. On a ainsi le sentiment que le politique crée lui-même un problème que les intéressés ne formulent pas en ces termes. La même chose s’est produite au sujet de la carte scolaire. Ces deux propositions ont également en commun le fait de négliger le destin collectif et d’ériger la réussite individuelle comme matrice du fonctionnement social. Cela marque un profond changement de société.

--- Cette proposition vous paraît donc infondée…

- Choukri Ben-Ayed. Oui, dans la mesure où sa justification use d’arguments qui ne sont pas fidèles à la réalité du système éducatif. Il est faux d’affirmer que celui-ci formate les élèves. À titre d’exemple, il existe entre 80 et 90 options différentes au bac. Lesquelles s’ajoutent au cumul des parcours différenciés dès le collège, entre autres via les combinaisons complexes d’options rares. Tous les chercheurs en éducation le savent : le système éducatif, aujourd’hui, souffre plus d’une trop forte différentiation que d’une trop grande homogénéité. Les établissements se différencient par leur recrutement social ou ethnique et par leurs résultats scolaires. Quel point commun entre un collège ZEP de Seine-Saint-Denis et un autre du centre parisien ? Par ailleurs, les collèges français bénéficient d’un statut d’autonomie depuis le début des années quatre-vingt. Cela leur permet de gérer leur budget et les oblige, surtout, à produire leur propre projet pédagogique d’établissement.

--- L’uniformité du collège est pourtant un reproche latent dans l’opinion…

- Choukri Ben-Ayed. Très bien. Mais quelles sont les sources ? Il est aisé de convoquer l’opinion publique, plus souvent mythifiée que réelle, pour asseoir un point de vue. Il suffit de poser maladroitement une question lors d’un sondage pour qu’une idée se répande médiatiquement et soit interprétée comme une réalité sociale. Mais il y a fort à parier que les familles préféreraient une école plus lisible, plus « rassurante », sur tout le territoire. Cela leur éviterait bien des craintes et des doutes à l’heure où sonne l’obligation de choisir : quelles options, quelles écoles ?

--- Si le collège unique n’existe pas, pourquoi cette bataille visant à le supprimer ?

- Choukri Ben-Ayed. Ce n’est pas parce que le collège unique n’existe pas que son idéal n’existe pas. Proposer le collège unique comme modèle implique une ambition : celle de la réussite de tous, inscrite dans la loi. Autrement dit, c’est un idéal au même titre que l’idéal démocratique. Le fait qu’il existe en tant que tel structure les représentations des professionnels. Ils savent qu’ils doivent faire des efforts pour amener tout le monde au niveau supérieur, parce que la nation l’a décidé. Les familles aussi le savent et nourrissent, de fait, un espoir vis-à-vis du collège. Cet objectif met en tension le système, mais positivement. Il force à résister au renoncement et à la logique du déterminisme scolaire précoce. C’est cela, la fonction du collège unique.

--- Vous parlez d’ambition là où d’autres parlent d’hypocrisie…

- Choukri Ben-Ayed. Peut-être qu’à l’époque où l’on a décidé de la scolarisation des filles, certains ont aussi dû penser à de l’hypocrisie… La vraie question est de savoir ce qui est à remettre en cause. L’objectif ? Ou les moyens que l’on se donne pour l’atteindre ? Supprimer l’objectif résoudrait sans doute beaucoup de problèmes… mais par le bas, non par le haut. Il faut reconnaître une certaine cohérence à ce gouvernement. Envisager de supprimer le socle républicain que constitue la carte scolaire revient à sacraliser l’école comme un espace de concurrence entre les élèves. Dès lors, le collège unique peut être perçu comme une contrainte.

--- L’individualisation des parcours est donc incompatible avec la réussite de tous ?

- Choukri Ben-Ayed. Ce n’est pas ce que je dis. L’individualisation des parcours, en tant qu’idée pédagogique, est une bonne idée. Mais dans le contexte actuel, il n’est pas facile de discerner ce qui relève de la pédagogie ou de l’idéologie. Elle peut aussi être manipulée afin d’abattre, après la carte scolaire, une seconde digue de défense du modèle égalitariste. En tout état de cause, cette façon d’annoncer des mesures sur le mode de la formule rapide, voire provocante (« Il faut supprimer le collège unique ! »), ne permet pas d’appréhender sereinement cet enjeu de société pourtant considérable. Elle implique adhésion ou répulsion, mais ne permet pas d’engager un débat susceptible de cerner les implications réelles d’une telle décision sur le long terme. (1) CFDT, FCPE, FEP-CFDT, FSU, Jeunesse en plein air, Ligue de l’enseignement, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SI-EN-UNSA, SNEP-FSU SNES-FSU SNPDEN-UNSA, SNUIPP-FSU, UNEF, UNL, UNSA éducation, UNSEN-CGT. Entretien réalisé par Marie-Noëlle Bertrand http://www.humanite.fr/2007-09-24_Societe_-Le-college-unique-est-un-ideal-a-defendre

 

48) Convergence : Les défenseurs des services publics aux rendez-vous de la riposte

Les collectifs réunis à Limoges s’engagent pleinement dans les actions du 29 septembre et du 18 octobre. Ils appellent à un référendum sur le traité européen. Limoges (Haute-Vienne), envoyé spécial. Réunis dans la fédération Convergence, les collectifs de défense et de développement des services publics, des syndicats (CGT, FSU, Solidaires), associations (ATTAC, coordination des hôpitaux de proximité, Comité national des droits des femmes, fondation Copernic…) et partis de gauche (PCF, Verts, LCR, MRC) se sont retrouvés, samedi, à Limoges. Ils ont décidé de s’inscrire dans les mobilisations prévues ces prochaines semaines, à commencer par la journée d’action du 29 septembre contre les franchises médicales, à laquelle appelle Convergence. La fédération se joindra également aux cheminots en grève le 18 octobre. Un tract national sera édité dans les prochaines semaines. À l’occasion de la campagne des élections municipales et cantonales, Convergence entend lancer à la mi-novembre « une campagne de trois mois » avec l’ouverture de « cahiers d’exigence » et l’écriture d’une « charte des services publics dans les collectivités ». Sans perdre de vue que « le service public dépend des choix de l’État, qui fait porter aux élus le poids de son désengagement », précise Bernard Defaix, le président de Convergence. Malgré l’offensive de la droite, les participants voient des signes encourageants dans le climat politique et social de la rentrée. « Les rencontres intersyndicales et la réactivation du comité Riposte de la gauche sont des signaux très positifs », estime Michèle Ernis, de la LCR, qui approuve la proposition du PCF d’une journée de riposte globale du mouvement social et politique. Pour Marie-Claire Culié, de l’exécutif national du PCF, « il est important que Convergence soit présent dans tous les rendez-vous de la rentrée. Nous avons mis en débat auprès des citoyens, des partis de gauche et des autres organisations cette proposition d’une journée très large ». Bernard Defaix souhaite « qu’elle soit l’expression d’une convergence en faveur d’un autre type de société » et « riposter à Sarkozy ». Reste, pour les participants, à convenir de son articulation avec le calendrier déjà chargé de la rentrée sociale. « Comment unir les luttes éparses » était la préoccupation centrale des échanges. Pour Christian N’Guyen, du collectif creusois, « il faut montrer par des journées inter-secteurs que tout est lié ». Claudie Martens, co-secrétaire générale du SNES-FSU, espère déboucher sur des convergences d’actions entre fonctionnaires et cheminots. « Nous devons faire sentir que nous sommes tous concernés » par l’action des cheminots. Ceux-ci cherchent à « construire du tous

ensemble », explique Jean-Marie Aubessard, représentant de la CGT cheminots. Pour lui, « Convergence peut jouer un rôle utile en mettant les enjeux du service public au centre du débat ». Autre niveau d’intervention : l’échelon européen, aujourd’hui « pivot de la libéralisation des services ». Convergence réclame la tenue d’un référendum sur le nouveau projet de traité européen. Pour beaucoup, ce texte est « le même que le précédent », « avec même des aggravations concernant le service public », a dénoncé Marc Mangenot, de la fondation Copernic. Sébastien Crépel http://www.humanite.fr/2007-09-24_Politique_Les-defenseurs-des-services-publics-aux-rendez-vous-de-la

 

49) Fonctionnaires : Les syndicats décidés à une réaction d’envergure

Les huit fédérations se rencontrent de nouveau le 1er octobre avec la volonté de trouver les modalités d’actions communes. Pris sous l’avalanche d’annonces, les fédérations de fonctionnaires ont bien du mal à se mettre d’accord sur la réponse à donner aux déclarations du président Sarkozy sur la réforme de la fonction publique. Réunis vendredi en interfédérale, les huit syndicats ont décidé de se revoir le 1er octobre, à l’issue d’une conférence sur la fonction publique avec le gouvernement. Dans un texte commun, CGT, CFDT, FSU, FO, UNSA, Solidaires, CFTC et CFE-CGC « appellent d’ores et déjà les personnels à construire une campagne d’action avec pour objectif l’organisation d’une riposte d’envergure, nécessaire et forte pour obtenir satisfaction ». « À huit organisations, c’est toujours compliqué », a expliqué Gérard Aschieri (FSU). Jean-Marc Canon (CGT) a souligné que son organisation « ne s’interdirait rien dans les heures et les jours qui viennent contre les projets de Sarkozy ». Jean-Michel Nathanson (Solidaires) a dénoncé un « flingage de la fonction publique ». « C’est le dernier avertissement sérieux que les organisations syndicales donnent au gouvernement et au président de la République, il leur reste une petite chance d’éviter un conflit majeur avec les fonctionnaires », a-t-il prévenu. FO, CFDT, UNSA, CGC et CFTC ont préféré consulter leurs instances. « Nous n’avons pas actionné le mouvement vers le 18 octobre (jour d’une grève chez les cheminots) car c’était à coup sûr perdre l’objectif que nous nous sommes fixé : demander au ministère d’ouvrir des négociations », a expliqué Bernard Sagez (CFTC). Les huit fédérations avaient été reçues dans la matinée par le secrétariat d’État à la fonction publique pour préparer les quatre conférences sociales prévues en octobre. À l’ouverture de la première conférence sur « les valeurs de la fonction publique », le 1er octobre, le gouvernement prévoit de lancer un débat national sur la fonction publique. Mise en cause du statut et du concours, individualisation des rémunérations, salaire au mérite, dégraissages : Nicolas Sarkozy s’est donné mercredi cinq ans pour « refonder » la fonction publique, traçant une feuille de route qui a inquiété les syndicats sans répondre à leurs inquiétudes sur le pouvoir d’achat des agents. Par ailleurs, le ministère de la Fonction publique a annoncé samedi que les ministères allaient pouvoir expérimenter des « entretiens individuels » de leurs agents au détriment du système actuel de notation. Les huit fédérations ont réclamé en vain à plusieurs reprises l’ouverture de négociations salariales pour 2007. Elles sont aussi très remontées par l’annonce du non-remplacement de 22 700 fonctionnaires partant en retraite en 2008. Lucy Bateman http://www.humanite.fr/2007-09-24_Politique_Les-syndicats-decides-a-une-reaction-d-envergure

=====> Pour un front syndical unitaire

Riposte. Solidaires contre la « concurrence de tous contre tous ».

Pour Annick Coupé, porte-parole de l’union syndicale Solidaires, les deux discours prononcés par Nicolas Sarkozy la semaine dernière, sur la stratégie sociale et l’avenir de la fonction publique, relèvent de la même logique : « Mettre fin à la période des compromis sociaux d’après-guerre, qui, s’ils n’étaient pas entièrement satisfaisants, étaient basés sur des protections collectives. » Lors de la conférence de presse de rentrée de son organisation, elle a insisté sur la nécessité de « construire la riposte ». La frénésie de consultation du président de la République - qui, soit dit en passant, ignore l’existence de Solidaires - relève selon Annick Coupé d’une « tentative d’instrumentalisation et de division des syndicats » qu’il faut parvenir à déjouer. « Le pire serait que chaque organisation syndicale aille en ordre dispersé négocier avec le gouvernement ce qui lui semble négociable », ajoute Pierre Khalfa, secrétaire national. L’union syndicale à donc réitéré hier son appel lancé début septembre à « constituer un front syndical commun à tous les niveaux, national, local, sectoriel ». Sans être d’accord sur tout, il s’agirait d’envoyer un « premier signe d’unité » aux salariés de refus de la « concurrence de tous contre tous ». « L’attaque contre les régimes spéciaux de retraite n’est que la première phase de la réforme qui va faire passer tout le monde à quarante et un ans de cotisations », argumente Christian Mahieux, de SUD Rail, pour insister sur la nécessité d’un mouvement de grève plus large que les seuls cheminots le 18 octobre. Paule Masson http://www.humanite.fr/2007-09-25_Politique_Pour-un-front-syndical-unitaire

======> Nouveaux appels pour le 18 octobre

Mobilisation. La CGT énergie appelle à la grève mais les organisations syndicales du secteur sont partagées sur les mots d’ordre de mobilisation. Les agents de la SNCF qui sont appelés à se mobiliser par la CGT, la CFDT, SUD, FO, la CFTC et la CFE-CGC le 18 octobre prochain « contre la réforme des régimes spéciaux, pour l’emploi et l’avenir du fret », ne seront vraisemblablement pas les seuls à cesser le travail. La CGT énergie, organisation syndicale majoritaire à EDF et GDF, appelle également à faire grève ce jour-là. « Contre la réforme des régimes spéciaux et la casse du service public avec la fusion de Gaz de France avec Suez », a précisé lundi soir son porte-parole, Maurice Marion, à l’issue d’une réunion de l’interfédérale du secteur qui n’a pas permis aux organisations syndicales des industries électriques et gazières (IEG) de se mettre d’accord sur une mobilisation commune. Si, dès jeudi dernier, FO énergie a appelé les salariés à l’action le 18 octobre prochain, ce choix ne fait visiblement pas l’unanimité parmi les syndicats. D’eux entre eux, la CFE-CGC et la CFDT ont réservé leur décision à la réunion de leurs instances fédérales qui doivent se dérouler jeudi. « La CFDT n’est pas opposée à une mobilisation des salariés des IEG le 18 octobre prochain mais possède quelques divergences sur les mots d’ordres à mettre en avant », explique Marie-Hélène Gourdin, responsable de la CFDT. « Nous souhaitons dissocier la question de l’avenir de notre régime de protection sociale de celui des cheminots et de la question de la fusion entre GDF et Suez », explique-t-elle. « Notre régime a déjà été réformé. Il est à l’équilibre et donc ne coûte rien à la collectivité. Son financement est pérenne », justifie la syndicaliste qui « craint que la confusion avec les revendications des cheminots et l’avenir de Gaz de France brouille la lisibilité de celles des électriciens et gaziers et affaiblisse en conséquence le rapport de force ». Quant à la CFTC énergie, elle a décidé de ne pas appeler pour l’instant à la mobilisation. La centrale chrétienne qui fait valoir également que « le régime de retraite (des IEG - NDLR) a déjà été réformé », attend les premières rencontres avec le gouvernement. « La CFTC ne fera pas grève pour le moment sans connaître le contenu de la réforme », explique son secrétaire général, Dominique Villers. Pierre-Henri Lab http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Nouveaux-appels-pour-le-18-octobre

 

50) Mobilisation : La CGT appelle à ne pas se laisser intimider

Pour les 500 responsables syndicaux réunis hier à Montreuil, personne n’échappe au rapport de force, pas même Nicolas Sarkozy. « Nous avons affaire à une offensive très dure contre le monde du travail, mais celle-ci, comme nous en avons connu d’autres dans notre histoire, est résistible », a lancé hier la secrétaire confédérale Graziella Lovéra - qui a remplacé au pied levé Bernard Thibault souffrant d’un mal de dos - lors du meeting de rentrée de la CGT à Montreuil. Toute la journée, quelque 500 responsables, répartis en ateliers, ont pris le temps de l’échange sur les grands chantiers ouverts par le gouvernement. À l’heure du meeting, en soirée, une certitude se dégage : la mobilisation des salariés est incontournable.

--- Donner confiance aux salariés

Pour Georges Cantan, secrétaire général de l’union départementale d’Eure-et-Loir, elle est « inéluctable ». Certes, reconnaît-il, il « faut prendre le temps de poser les valises, de débattre, de s’expliquer, mais une fois de plus la CGT sera le moteur de l’action car on ne peut pas accepter la destruction du Code du travail et du système de protection sociale ». Dans son discours Graziella Lovéra, a conclu chaque thème abordé par le besoin d’« intervenir », de « se mobiliser », appelant son auditoire à ne pas se laisser intimider. « Nous disposons de plus de marge de manoeuvre que la situation ne laisse entrevoir », a-t-elle assuré, proposant aux responsables syndicaux de déjouer le piège du calendrier imposé par le président de la République en permettant aux salariés de « s’approprier les questions posées ». Prendre la température sociale et construire une réponse syndicale « calée sur les exigences des salariés plutôt que sur le calendrier du gouvernement », c’est la priorité de la période, explique Jean-Christophe Le Duigou, en charge des retraites. « Il faut donner confiance aux salariés dans le fait qu’il est possible d’inverser le cours des choses », insiste Maryse Dumas, négociatrice sur le contrat de travail. Dans le patio du siège de la CGT, les responsables tirent la même conclusion de la journée de travail. « Nous avons besoin d’expliquer que les annonces du gouvernement peuvent être séduisantes mais qu’elles sont des cadeaux empoisonnés. Le temps joue pour Nicolas Sarkozy aujourd’hui. Il jouera contre lui demain », développe Ghislaine Cerles, responsable de l’union locale de Rodez, dans l’Aveyron.

--- Élément déclencheur

« On va tous être percutés par ce qui se prépare. Mais nous devons réussir à faire bouger ensemble les actifs, les retraités, les salariés du public et du privé. Il ne faut pas laisser les cheminots tout seuls », souhaite Patrick Brocier, de l’union départementale de l’Isère. Pour lui, il y aura, à un moment ou un autre, un « élément déclencheur ». Beaucoup évoquent déjà l’impact des franchises médicales dans l’opinion. Car, a insisté Graziella Lovéra, « les discours sont les discours mais, rapidement, ils se heurtent au mur de la réalité ». Pour la CGT, la « situation bouge déjà et elle va encore changer ». Il va y avoir « des réveils douloureux ». Dans ce cadre, la CGT, loin de se contenter de s’opposer à la « société éclatée » que cherche à imposer Nicolas Sarkozy, veut aussi faire valoir ses propres propositions. « Nous sommes une organisation de transformation sociale, pas une organisation du statu quo », a insisté Graziella Lovéra. « La réponse de la CGT à la crise que traverse notre pays est une réponse solidaire. Sans réponse solidaire, il n’y a pas de conquête sociale », a-t-elle avancé, avant de décliner les revendications du syndicat sur les retraites, la Sécurité sociale, le pouvoir d’achat ou sur la sécurité sociale professionnelle. Dans ce cadre, tous les rendez-vous d’action sont considérés comme autant de points d’appui qui permettent de « placer les négociations ou concertations sous le contrôle des salariés », explique Maryse Dumas. Le calendrier syndical, lui aussi, se charge peu à peu de dates. La CGT a réitéré hier son appel à une « participation massive » à la manifestation du 13 octobre à Paris sur les conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité dans les départs en retraite. Juste après, les cheminots, électriciens et peut-être d’autres secteurs professionnels prendront le relais sur les régimes spéciaux de retraites, la défense du service public et les revendications propres à leurs entreprises. Paule Masson http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_La-CGT-appelle-a-ne-pas-se-laisser-intimider

 

51) Santé : Le front anti-franchises s’élargit

Réunissant soignants, associations de malades, syndicats et partis de gauche, un collectif organise des réunions publiques dans 50 villes samedi. Les critiques contre le projet se multiplient. Contre l’instauration de franchises médicales, chaque jour ou presque apporte désormais son lot de prises de position (voir ci-dessous), et l’agenda de la riposte à ce nouveau coup contre l’assurance maladie solidaire s’étoffe. Première date inscrite sur ce calendrier : samedi 29 septembre, journée de sensibilisation de la population, à l’appel d’un collectif d’une cinquantaine d’organisations (voir l’Humanité du 24 septembre). Elle prendra la forme de réunions publiques, de rassemblements dans une cinquantaine de grandes villes, dont Lille, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Nice, Grenoble, Le Havre ou Grenoble. À Paris, rendez-vous est donné au gymnase Japy à 14 heures, pour « quatre heures de débat et de mobilisation ». Comme l’ont souligné hier, lors d’une conférence de presse à Paris, plusieurs représentants du collectif, il s’agira du « point de départ » d’une action appelée à gagner en ampleur d’ici à l’ouverture du débat parlementaire sur le budget de la Sécu, à la fin d’octobre. Un deuxième rendez-vous est d’ores et déjà fixé : le 13 octobre aura lieu dans la capitale une manifestation nationale pour le droit à la santé, le refus des franchises et la reconnaissance de la pénibilité dans le travail, à l’appel de la FNATH et de l’Andeva, avec le soutien de la CGT et de la FSU. Le collectif constitué pour la mobilisation du 29 septembre a décidé hier de contribuer à la réussite de cette manif. L’obstination du gouvernement à vouloir appliquer les franchises dès le 1er janvier prochain, comme il l’a annoncé lundi dans le projet de budget 2008 de la Sécu, malgré la montée des critiques, ne désarme pas les opposants. « Ces franchises feront payer en premier lieu les patients les plus malades. C’est injuste socialement, médicalement dangereux car ça va reculer leur accès aux soins, et économiquement inefficace comme l’a été le forfait de 1 euro sur les consultations », a expliqué hier devant la presse le médecin Christian Lehman, initiateur d’une pétition sur le sujet signée par près de 56 000 personnes. S’exprimant au nom des associations de malades présentes dans le collectif organisateur du 29 septembre, le président d’Act Up a dénoncé l’idée de « responsabilisation » des assurés sociaux avancée par le gouvernement pour justifier les nouvelles taxes. Les personnes atteintes de maladies chroniques n’ont « pas fait le choix d’être malades ». « Leur seule responsabilité est de se soigner correctement. » Ajouter de nouvelles difficultés financières pour des malades souvent en situation de précarité économique ne pourra qu’accentuer la « tendance à retarder l’accès aux soins ». Sans, pour autant, que la Sécu soit assurée de faire « des économies », renchérit Bernard Teper, coordonnateur du collectif : « Il y a une sorte de dogmatisme consistant à croire qu’avec les franchises on diminue le déficit. En réalité, à moyen terme ça créera un déficit supplémentaire », dit-il, en observant, comparaisons internationales à l’appui, que plus les systèmes d’assurance santé sont privés, plus ils sont dépensiers. Ainsi, comme l’ont souligné plusieurs porte-parole d’associations et de syndicats, l’enjeu de la mobilisation engagée est bien de donner un « coup d’arrêt » à l’entreprise - désormais défendue sans complexe par Nicolas Sarkozy - de privatisation progressive de l’assurance maladie. Yves Housson http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Le-front-anti-franchises-s-elargit

=====> Tir groupé contre la taxation des malades

Nombreuses réactions hostiles face au projet de budget 2008 de la Sécu.

La CGT : le déficit de la Sécu, accentué en 2007, signe « l’échec des réformes 2003 des retraites et 2004 de l’assurance maladie malgré les sacrifices demandés ». En instaurant « la franchise médicale et le durcissement des conditions d’accès à la retraite, le gouvernement poursuit dans la même voie » et « cherche à résoudre le problème sur le dos des salariés ». « Le gouvernement a déjà reculé sur la TVA "sociale", il doit retirer ses projets sur les franchises médicales et accepter la réouverture d’un débat global sur l’avenir des retraites ». Le Parti socialiste voit, dans « les 65 milliards de déficits cumulés des comptes sociaux depuis 2002 », « la sanction accablante du bilan social et financier de cinq ans de gestion Chirac-Sarkozy-Fillon ». Avec les nouvelles franchises, « venant s’ajouter aux déremboursements et forfaits », « le PLFSS 2008 prépare en fait une autre conception de la sécurité sociale fondée sur une prise en charge a minima, que les socialistes combattront résolument ». Le PCF : le déficit « vient à point nommé pour justifier la mise en place de nouvelles mesures de déremboursement. Cette année, ce sont les franchises médicales. En clair, les malades sont coupables, ils doivent payer. (…) Cette méthode ne donne strictement aucun résultat : le déficit de la Sécu reste abyssal ». Mais les gouvernements de droite « n’ont pas l’objectif de résoudre le problème, mais bien de tuer le système », juge le PCF qui demande que soient revus les dispositifs d’exonération de cotisation sociale, dont profitent notamment les stock-options, comme l’a suggéré la Cour des comptes. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, et Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, dans une tribune au Monde daté d’hier : « L’annonce de la création d’une nouvelle franchise, à la seule charge des assurés sociaux, ne répond en rien » à « l’enjeu » que représente « l’organisation de notre système de santé et son accès ouvert à tous ». « Dorénavant, ce ne sont plus les biens portants qui sont solidaires des patients. Ce sont les malades qui paient pour les malades. »

L’Association des paralysés de France (APF) « dénonce les dépenses supplémentaires qu’implique la mise en place des franchises pour les personnes en situation de handicap alors que le gouvernement ne répond pas à la demande d’augmentation de leurs ressources » qui « sont déjà sous le seuil de pauvreté ». L’Uniopss, regroupement des principales associations du secteur socio-sanitaire (Restos du coeur, Emmaüs, Croix-Rouge française…), juge les franchises « pas pertinentes » car « ce sont les malades qui payent pour les malades ». Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux, principal syndicat des toubibs libéraux, estime que « le gouvernement frappe à la fois sur les patients, via les franchises (…) et sur les médecins libéraux, désignés comme les seuls boucs émissaires ». Le président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée, François Sauvadet, exprime des « réserves » sur les franchises qui « posent des vrais problèmes de solidarité » à l’égard des plus démunis. Y. H. http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Tir-groupe-contre-la-taxation-des-malades

 

52) Santé : 550 suppressions de postes à l’hôpital du Havre

Dans une région qui affiche une surmortalité supérieure de 12 % à la moyenne nationale, cette décision suscite une forte émotion. Le groupe hospitalier du Havre vient de présenter mardi, en conseil d’administration, un plan de retour à l’équilibre qui prévoit la suppression de 550 postes sur cinq ans. Cette mesure est censée permettre une économie de 22 millions d’euros alors que le groupe affiche un déficit cumulé de 36 millions. Les 14 millions manquants pour parvenir à l’équilibre proviendraient, selon la direction, d’« une amélioration de la filière patients ». Problème : comment répondre à une charge de travail identique avec une telle réduction d’effectif, surtout dans l’une des régions de France les plus sinistrées en termes de santé publique, avec un taux de cancers, de pathologies lourdes et de tentatives de suicide supérieur à la moyenne ?

--- UNE DIRECTION « OPTIMISTE »

Par la « rationalisation du fonctionnement de l’établissement », répond la direction, affirmant que « ce plan ne nuira pas à la qualité des soins » et doit permettre à l’hôpital de développer plus d’activités tout en diminuant ses charges. L’ensemble des salariés ne partagent pas l’optimisme de la direction : « On savait qu’il n’y aurait pas d’embauches, mais on n’est pas du tout au courant de ces suppressions… Ça va faire beaucoup de bruit ! », confiait hier un infirmier au quotidien régional Paris Normandie. De son côté, une sage-femme explique qu’elle fait déjà des gardes supplémentaires pour remplacer des collègues infirmières. « Les congés normaux, les congés maternités ne sont plus remplacés, on tire déjà sur la corde de l’ensemble du personnel… Alors 550 postes en moins, il va falloir qu’ils nous expliquent comment on va faire ! » La CGT a très vite réagi : « Nous ne pouvons que refuser cette logique qui fait des salariés le fusible de l’équilibre budgétaire. Une nouvelle fois le Groupe hospitalier du Havre et surtout ses personnels font les frais de cette politique qui favorise le développement du secteur lucratif », dénonce l’organisation syndicale. En cause notamment : la tarification à l’activité (TAA) issue du plan « Hôpital 2007 » de l’ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy. Pratiqué depuis 2005, il prévoit qu’une partie du budget des hôpitaux soit directement liée aux actes médicaux. Ainsi tous les trois mois les établissements se voient dotés en ressources financières proportionnellement à leurs activités. L’inégalité dans la codification des actes, et donc dans leur facturation, pousse les hôpitaux à pratiquer avant tout ceux qui sont le mieux rémunérés et engendrent le moins de dépenses. Pour l’hôpital du Havre, c’est aujourd’hui 50 % du budget qui est lié à ces critères de rentabilité. Part que Nicolas Sarkozy entend étendre à 100 % dans tous les hôpitaux dès janvier 2008.

--- UNE NOUVELLE DÉGRADATION

Pour le syndicat SUD, c’est une étape nouvelle dans la dégradation de la situation de l’établissement, dont 80 % des agents sont des femmes. « Avant, l’hôpital du Havre était victime d’une mauvaise répartition des crédits, mais aujourd’hui les mesures annoncées sont révélatrices de la sous-dotation générale des hôpitaux en France », assure Régine Minguy, élue SUD au conseil d’administration. « C’est un plan social, même si la direction nous dit que cela n’existe pas dans la fonction publique », affirme-t-elle. D’ores et déjà cette annonce suscite émotion et indignation bien au-delà du monde hospitalier. Frédéric Durand http://www.humanite.fr/2007-09-27_Politique_550-suppressions-de-postes-a-l-hopital-du-Havre

======> « La droite tombe le masque » : La réaction de Daniel Paul, député PCF du Havre.

« La droite cherche à faire accepter la mise à mort de notre système de protection sociale et de ses principes de solidarité, au profit des assurances privées. C’est dans ce contexte que tombe l’annonce de 550 suppressions de postes à l’hôpital du Havre, toutes catégories confondues. Comme si c’était la réponse appropriée au déficit de plus de 23 millions d’euros du groupe hospitalier ! Comme si cette saignée allait permettre à l’hôpital de faire face aux besoins de la population et en particulier aux missions de santé publique qui sont les siennes ! Cette politique profite aux établissements privés : ils peuvent se développer sur les secteurs les plus rentables, les seuls qui les intéressent, quand les hôpitaux publics subissent des réductions de moyens. En finir avec le principe de solidarité qui constitue, depuis soixante ans, le socle de notre système de sécurité sociale et de santé : la droite ne cache plus son objectif. Et quelle meilleure façon, pour l’atteindre, que de montrer du doigt les familles, les personnes âgées, les malades, les personnels des hôpitaux, pour tenter de justifier les franchises médicales avec une ponction de 50 euros par an et par malade qui s’ajouteront au forfait hospitalier à 15 euros, à la ponction d’un euro par consultation, au non-remboursement de 18 euros par acte médical lourd ! Alors, au cas où Nicolas Sarkozy ne saurait pas où trouver l’argent pour la prévention, la recherche, les soins, l’hôpital, rappelons-lui que des solutions existent comme celles que vient de lui rappeler la Cour des comptes : elle pointe 30 milliards d’euros - trois fois le déficit de la Sécu - d’exonérations diverses, dont trois milliards au seul titre des stock-options versés en avalanche aux dirigeants des grandes entreprises du CAC 40. Sans oublier que taxer les revenus boursiers au même niveau que les salaires produirait 13 milliards d’euros, qu’augmenter les salaires de 1 % rétablirait un peu le pouvoir d’achat et rapporterait 9 milliards d’euros, que si l’État payait ses dettes à la Sécu, cela ferait 10 milliards d’euros et que si la dette patronale était payée, cela apporterait 1,9 milliard… Sans oublier les 15 milliards de cadeaux fiscaux consentis cet été aux plus riches ! La droite tombe le masque, mais la bataille ne fait que commencer, ici comme ailleurs en France : le 29 septembre, journée nationale d’action, sera la première étape de la mobilisation nécessaire. » Propos recueillis par S. C.

http://www.humanite.fr/2007-09-27_Politique_-La-droite-tombe-le-masque

 

53) Sans-Papiers : Hommage à la femme chinoise défenestrée

À l’appel du Réseau Éducation sans frontières (RESF), un rassemblement s’est tenu, lundi soir, à l’endroit où la Chinoise sans papiers de cinquante et un ans s’est défenestrée jeudi à Paris. Décédée vendredi soir des suites de ses blessures, les autorités ont « soigneusement caché l’issue fatale de ce drame pendant plus de deux jours », a dénoncé l’association, qui s’interroge : « Le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette quatrième défenestration ? » Le mouvement « demande que cesse immédiatement la traque quotidienne aux étrangers, les contrôles aux faciès, la chasse aux enfants, le démantèlement des familles qui provoquent un climat de terreur dans nos quartiers ». http://www.humanite.fr/2007-09-26_Societe_Hommage-a-la-femme-chinoise-defenestree

=====> Immigration. Contre la politique du chiffre

Plusieurs partis politiques (PCF, PS, Verts, Alternative libertaire), syndicats (CFDT, FSU, Solidaires, SNUipp…) et associations (LDH, MRAP, Cimade, GISTI, UCIJ) ont signé hier un appel exigeant la « fin de la politique du chiffre » en matière d’expulsions. Après la mort d’une ressortissante chinoise sans papiers qui s’est défenestrée le 21 septembre à Paris, ils estiment que « ce n’est pas un malheureux accident dû au hasard ». http://www.humanite.fr/2007-09-27_Societe_L-essentiel

 

54) Immigration : « ADN : première victoire de la mobilisation »

La commission des lois du Sénat a repoussé hier l’article sur les tests ADN. Mais les députés UMP veulent revenir à la charge mardi prochain. L’article 5 bis du projet de loi voté par l’Assemblée nationale le 20 septembre sur les tests ADN a été refusé par la commission des lois du Sénat, hier. Rappelons-en le texte : « Le demandeur d’un visa pour une durée supérieure à trois mois, ou son représentant légal, représentant d’un pays dans lequel l’état civil présente des carences, peut (…) solliciter son identification par ses empreintes génétiques. » Le recueil préalable de l’assentiment des personnes à identifier est obligatoire. Elles avancent le prix du test qui leur sera remboursé s’il est positif. L’article serait valide jusqu’au 31 décembre 2010. Sa mise en oeuvre sera évaluée annuellement par une commission dont la composition reste floue.

--- la sagesse l’a emporté

Bien qu’assoupli par les soins du gouvernement, l’amendement Mariani reste toujours aussi insupportable, même aux yeux de membres de la majorité. Hier, la commission des lois du Sénat s’est donc prononcée contre, par 24 voix contre 13. Représentants des partis de gauche mais aussi certains élus de l’UMP et du centre ont ainsi entendu les protestations qui ont émané de tous bords - hors FN - contre cette utilisation de la génétique dans la stigmatisation des étrangers. Le rapporteur du projet au Sénat, François-Noël Buffet, partageait la position de l’ancien premier ministre, sénateur de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin, qui avait proposé d’attendre et d’en référer au Conseil national d’éthique. Pour combien de temps la sagesse l’a-t-elle emporté ? Il faut que les sénateurs suivent, en séance plénière, à partir du 2 octobre, l’avis de la commission des lois, puis que la commission mixte paritaire réunissant sénateurs et députés (qui se tient quand les deux assemblées sont en désaccord sur un texte) choisisse l’avis du Sénat. Or, Jean-François Coppé, président du groupe UMP à l’Assemblée, a prévenu : les députés UMP ne sont pas décidés à lâcher prise sur « ce point d’équilibre tout à fait cohérent avec ce que nous souhaitons ». Précisons que l’aspect volontaire du recours aux tests ADN ne doit tromper personne. Quand le gouvernement a instauré le contrat d’accueil et d’intégration, il a juré ses grands dieux qu’il ne s’agissait que d’une « possibilité ». L’an dernier, la loi le rendait obligatoire et les préfectures l’avaient depuis longtemps installé dans leur arsenal. Une fois qu’il ne s’agira plus que de valider une « expérimentation », le tour de passe-passe sera joué et l’horreur devenue règle. En attendant, cette première avancée est saluée par le président du groupe socialiste au Sénat, Jean-Paul Bel, et par les élus communistes. Ainsi Nicole Borvo, précisait-elle, hier : « Avec ces tests, on franchit un cap inégalé dans les atteintes au respect et à la dignité des personnes, une véritable déstructuration des fondements de notre société, construite sur le contrat social, que l’on retrouve dans la casse de la protection sociale et la réforme des institutions. Il faut des gens qui disent "non, trop c’est trop". » La réaction a été immédiate à France Terre d’asile dont le directeur remarque que la commission a fait oeuvre de raison, mais rappelle, lui aussi, que cela ne doit pas occulter le reste du projet gouvernemental. Émilie Rive

http://www.humanite.fr/2007-09-27_Societe_ADN-premiere-victoire-de-la-mobilisation

 

55) FONCTION PUBLIQUE : Sarkozy attaque de front

Statuts, rémunérations, mobilité... Le chef de l'Etat parle de « révolution culturelle » pour un service public qu'il veut moderniser. Les syndicats préparent la riposte

Sarkozy attaque de front : Régine Jordan

Nantes, hier. Le chef de l'Etat dans l'amphithéâtre de l'Institut régional d'administration

PHOTO AP  - Depuis vingt-cinq ans le monde a changé, mais pas la fonction publique. C'est le constat sévère dressé par le chef de l'Etat, qui s'exprimait hier devant un parterre de futurs fonctionnaires à l'Institut régional d'administration (IRA) de Nantes. Nicolas Sarkozy veut une fonction publique moins nombreuse et mieux payée, mobile et motivée. Et il se donne cinq ans pour y parvenir, formulant un nouveau pacte baptisé « Service public 2012 ». Nombre de ses propositions reprennent ses thèmes de campagne et s'affirment en contre-pied aux principes défendus par les syndicats de fonctionnaires. Ces derniers ont d'ailleurs vivement réagi et envisagent une riposte commune. Le point sur les principales propositions du chef de l'Etat.

Effectifs. Nicolas Sarkozy confirme son objectif de non-remplacement à terme d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Il répète que « le nombre de structures d'administrations centrales sera divisé par deux », et il annonce une réduction de 10 % du nombre de postes offerts au concours de l'ENA cette année.

--- Rémunération.

Les économies réalisées par les suppressions de postes devront permettre de mieux rémunérer les fonctionnaires, selon Nicolas Sarkozy qui veut ouvrir un chantier sur l'« individualisation » des salaires afin de tenir compte « du mérite, de l'implication, de l'expérience, des résultats » des agents. Le chef de l'Etat ne fait toutefois aucune proposition concrète en matière de hausse de pouvoir d'achat des fonctionnaires, comme l'espéraient les huit fédérations syndicales du secteur. Il souhaite en revanche que les heures supplémentaires soient mieux payées et accessibles à toutes les catégories d'agents.

--- Statut.

Le président de la République s'attaque au noyau dur du statut de la fonction publique en proposant que les nouveaux agents embauchés puissent choisir « entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré ». Il remet en cause le concours de recrutement, accusé notamment de ne plus être garant de diversité ou de mixité sociale, et il souhaite introduire un « droit à la mobilité » pour chaque fonctionnaire avec possibilité de quitter la fonction publique « contre un pécule ».

Autant de choses qui devraient cristalliser l'opposition des syndicats, lesquels doivent se réunir vendredi pour tenter de définir une riposte commune. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, a donné le ton hier soir en dénonçant un « dynamitage de tous les principes fondateurs de la fonction publique ». De son côté, la CGT a dénoncé une « déclaration de guerre » alors que la CFDT, plus modérée, jugeait que Nicolas Sarkozy soufflait « du chaud et du froid ».

--- Concertation.

« Toutes les propositions que je viens de formuler (...) sont autant de thèmes de négociation et de concertation avec les organisations syndicales », précise Nicolas Sarkozy sans fixer de calendrier. Une conférence s'ouvrira en octobre sur « les valeurs, les missions et les métiers de la fonction publique » sous la houlette du Premier ministre. Un premier « conseil de modernisation des politiques publiques » verra le jour à la « mi-novembre ». Le tout afin de dissiper le « malaise » que le chef de l'Etat voit partout dans la fonction publique. Nicolas Sarkozy veut conduire une « révolution culturelle », seule capable, selon lui, d'introduire la fonction publique dans le XXIe siècle. Nicolas Sarkozy : « Le nombre de structures d'administrations centrales sera divisé par deux »

http://www.sudouest.com/230907/economie.asp?Article=200907a31185.xml

 

56) FONCTIONNAIRES : Entretien avec Luc Rouban, chercheur au CNRS, travaille sur les mutations du secteur public

« Le système est boiteux » : Recueilli par Hélène Rouquette-Valeins - Hauts fonctionnaires. Pour Luc Rouban, leurs « primes individuelles restent très opaques » - PHOTO AFP

--- « Sud Ouest ». Y a-t-il vraiment trop de fonctionnaires en France ?

- Luc Rouban (1). On ne peut pas répondre objectivement à la question. L'évaluation, au demeurant différente selon les secteurs, est avant tout un choix politique. L'opinion publique française estime qu'il y en a juste assez, voire pas assez quand il s'agit de la fonction publique hospitalière. Depuis le XIXe siècle, cette question du nombre des fonctionnaires est soulevée. Le fait est que la fonction publique coûte cher. L'ensemble des salaires représente 13 % du PIB (produit intérieur brut), plus qu'en Allemagne (8 %) mais moins qu'en Suède (16 %). La question qui se pose, c'est ce que l'on fera des économies en réduisant le nombre de fonctionnaires.

--- Nicolas Sarkozy a déjà annoncé que les fonctionnaires, moins nombreux, seraient mieux payés. Est-ce réaliste ?

- Le non-renouvellement de 22 700 postes en 2008 va entraîner une économie de 250 millions d'euros par an. (Il sort sa calculette.) Cela représentera une augmentation de 257 euros par an et par agent. un peu plus de 22 euros par mois. En matière de salaires dans la fonction publique, la vraie question est de savoir comment sont distribuées les primes au mérite. Les primes individuelles des hauts fonctionnaires restent très opaques.

--- Cette cure d'amaigrissement de la fonction publique ne risque-t-elle pas d'être, à un moment donné, contre-productive ?

- Cela dépend des secteurs. L'hôpital va se retrouver confronté à des problèmes de dépendance de plus en plus nombreux. Or le recrutement et la formation du personnel soignant prennent du temps. Et on a bien vu ce que le recrutement d'infirmières espagnoles a donné. Elles sont rapidement reparties. En fait, si on peut réduire sans dommage les effectifs de la Défense, il y a d'autres secteurs qu'il faudrait revaloriser. Mais le vrai problème se situe ailleurs : dans le rapport entre l'Etat et les collectivités locales. Nous vivons sur un système boiteux. L'Etat transfère de plus en plus de responsabilités aux collectivités locales sans redéfinir clairement les tâches ni donner les moyens.

--- La France est-elle tentée par un retour en force du jacobinisme ?

- Ce sont les collectivités locales qui regardent du côté de l'Etat. En ce qui concerne les grands enjeux de l'avenir, par exemple, la santé et la dépendance, on peut délocaliser, mais l'Etat est obligé d'intervenir pour compenser les inégalités. Et on assiste alors à une recentralisation. Une récente enquête du Cevipof démontre que les Français restent très attachés au principe d'égalité. Si l'on prend aussi une question comme celle des catastrophes naturelles, les collectivités locales n'ont pas les moyens d'intervenir. L'intervention du niveau européen oblige aussi l'Etat à ne pas disperser les moyens. Il y a donc de facto une demande de recentralisation pour que l'argent public soit mieux géré politiquement et économiquement.

--- Que pensez-vous de cette proposition de donner aux fonctionnaires le choix entre un statut de droit privé et un statut de droit public ?

- Elle demande à être éclairée. Il y a déjà 12 % de contractuels dans l'administration et on assiste périodiquement à des plans de titularisation. Il y aura de toute façon toujours un volant de contractuels. Mais je pense que la proposition de Nicolas Sarkozy ne viserait que les cadres supérieurs et les dirigeants de la fonction publique. Le vrai problème qui risque de se poser, c'est celui d'un service public à deux vitesses, avec privatisation de la grande masse et le statut public réservé aux fonctions d'autorité régaliennes (police, justice, impôts, armée) et d'expertise.

--- Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il irait jusqu'au bout dans la réforme des régimes spéciaux. Sommes-nous dans une situation comparable à 1995 ?

- En 1995, le style Juppé était cassant et le mot négociation prohibé. La fonction publique n'avait pas encore fait l'objet de réformes des retraites. Aujourd'hui, les tenants des régimes spéciaux sont isolés. De plus, on va aligner leur régime sur celui des autres fonctionnaires, pas sur le privé. Le coût des régimes spéciaux est considérable pour le service public. Le front syndical n'est pas uni. L'opinion est sensible aux arguments économiques; elle a pris conscience que la dette était considérable. Et les générations ont changé.

--- Ne serait-il pas de bon ton que le gouvernement propose aussi la fin du régime spécial de retraite des députés ?

- Ce serait symbolique. Ils sont 377. Ce n'est pas le plus cher. Et leur caisse est peut-être en équilibre, comme c'est le cas pour celles des clercs de notaire.

--- Les Français critiquent les fonctionnaires, mais conseillent à leurs enfants d'entrer dans la fonction publique...

- Il n'y a pas en France de désaveu de l'Etat. La demande d'élites au sein de la fonction publique est toujours très forte. Et la fonction publique reste une voie d'accès très valorisée pour les élites. Il y a, aussi, de plus en plus de candidats au concours d'entrée à l'ENA, et le ratio pour les concours de catégorie A est de 28 candidats pour un admis. En revanche, la course aux diplômes produit des facteurs à bac + 5 ou 6 et un vote pour Besancenot particulièrement élevé dans les catégories B et C de la fonction publique. (1) Directeur de recherche au CNRS, il travaille aussi au Cevipof (Centre de recherches sur la vie politique française). Dernier ouvrage : « La Vie politique en France et en Europe », éd. Presses de Sciences Po, 452 pages, 20 euros. http://www.sudouest.com/230907/france.asp?Article=230907a82362.xml

 

57) Fonctionnaires : Sarkozy veut torpiller la fonction publique

Le « pacte » proposé par le président de la République s’attaque au statut et à la rémunération des agents, sous couvert de modernisation. Individualisation des rémunérations, contrats de droit privé, mobilité accrue entre les administrations : alors que les syndicats s’alarment de la chute du pouvoir d’achat chez les fonctionnaires et des coupes dans les effectifs, le président Sarkozy a annoncé, hier, devant les élèves de l’Institut régional d’administration de Nantes, une série de mesures dans la ligne de son programme social : moins de garanties collectives, moins de statut, affaiblissement des principes fondateurs de la fonction publique. Confirmant son objectif de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux, il a rappelé qu’il manquait à la France « un point de croissance » pour « financer le système de santé, de retraites, réduire la fracture sociale », et réduire la dette. Sans lier explicitement cet objectif au coût de la fonction publique, il a expliqué qu’il allait falloir « trouver en nous » cette croissance, en travaillant plus, et en investissant plus.

--- SALAIRE AU MERITE

Des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, mieux considérés, dans une administration plus efficace : le président de la République a répété les promesses du candidat Sarkozy, insistant sur des mesures qui visent à sérieusement attaquer le statut général de la fonction publique. Il a affirmé vouloir « ouvrir le chantier de l’individualisation des rémunérations » pour tenir compte du « mérite, de l’implication, de l’expérience, des résultats ». Le salaire au mérite dans la fonction publique est pourtant un chantier déjà largement ouvert par les ministres qui se sont succédé sur ce dossier depuis 2002. Autre attaque, frontale, contre le statut : le président Nicolas Sarkozy a souhaité que, « pour certains emplois de la fonction publique », les « nouveaux entrants » puissent choisir « entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré ». « Cela donnerait de la souplesse et du sang neuf », a-t-il ajouté, sans préciser quels emplois seraient concernés, ni comment les salariés en question allaient être persuadés de renoncer au statut : peut-être en réduisant le nombre de postes ouverts aux concours. Il n’y aura « pas de véritable échappatoire au carcan des statuts si le concours continue d’être la seule et unique règle pour la promotion, et pas de brassage, pas d’ouverture, pas de diversité non plus si les épreuves restent aussi académiques », a précisé Nicolas Sarkozy.

--- PLAN DE DEGRAISSAGE

Le président a également dit son souhait d’encourager la mobilité entre les fonctions publiques, mais aussi à l’extérieur. Et pour encourager les fonctionnaires à ficher le camp, il s’est déclaré favorable « à ce que l’on ouvre à tous les fonctionnaires la possibilité de quitter la fonction publique contre un pécule ». Pas de précision non plus sur le montant du pécule en question, mais il s’agit là d’un plan de dégraissage, au-delà du non-remplacement des agents partant à la retraite. Il a également souhaité que tous les fonctionnaires puissent « avoir droit à des heures supplémentaires », et annoncé l’ouverture d’une « négociation sur la possibilité de racheter des heures accumulées sur les comptes épargne temps », comme dans le privé. Enfin, fidèle à lui-même, le président a ficelé ces objectifs dans un calendrier extrêmement serré : il présidera, à la mi-novembre, le premier « conseil de modernisation des politiques publiques » avec les ministres concernés, en vue de l’élaboration d’un budget pluriannuel couvrant la période 2009-2011. Lors de ce premier conseil - un second suivra en avril -, les différents dossiers devront avoir fait des « progrès significatifs ». « J’ai entendu le président de la République faire un grand discours sur le fait qu’il ne fallait pas gérer des statuts, mais des personnes », s’est indigné Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU (lire ci-contre). Les annonces du président sont en total décalage avec les revendications des fonctionnaires sur le pouvoir d’achat, qui aurait baissé de 10 % depuis 2000, selon les syndicats. De quoi peut-être renouer l’unité entre les fédérations de fonctionnaires qui doivent se rencontrer vendredi pour préparer une riposte. Lucy Bateman

 http://www.humanite.fr/2007-09-20_Politique_Sarkozy-veut-torpiller-la-fonction-publique

======> « Ce projet tourne le dos à une fonction publique moderne »

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.

« Nicolas Sarkozy dit qu’il veut s’occuper des personnes et non des statuts. Il faudrait donc commencer par les écouter et respecter leurs demandes. Or, nous ne trouvons dans ce discours aucune réponse à nos revendications. La refondation que propose le chef de l’État consiste à miner toutes les fondations de la fonction publique. Le développement du contrat de droit privé, la remise en cause des concours, l’individualisation des carrières brident toutes les règles de solidarité contenues dans le statut de fonctionnaire. Le chef de l’État annonce tout cela sans s’interroger une seconde sur ce que signifie cette disparition. Les conséquences se feront sentir pour les salariés, mais aussi pour les usagers qui n’auraient plus face à eux des fonctionnaires indépendants, qui bénéficient des mêmes qualifications, etc. Pour rendre de meilleurs services, nous avons besoin de travailler en équipe, plus collectivement. Le mérite et l’individualisation vont à l’encontre de cet objectif. L’affaire du pécule s’apparente à un plan social. On va dégraisser et donner un petit quelque chose à ceux qui partent. Sous les couleurs du modernisme, on retrouve dans le discours du président la vulgate technocratique qui nous est servie depuis des années. Nous constatons dans ce discours le même absent qu’il y a deux jours sur la stratégie sociale : la question de la redistribution des richesses. Le président oublie de dire que ce sont ces mesures fiscales qui appauvrissent l’État, pas les fonctionnaires. Le "paquet fiscal" a offert 14 milliards aux plus aisés et il serait impossible de trouver le milliard d’euros qui permettrait de mettre le salaire des agents de la fonction publique au niveau de l’inflation ! Les fédérations de fonctionnaires se réunissent demain. La FSU y va avec le mandat de commencer à débattre d’une mobilisation sans rien exclure, notamment un appel à la grève. » Propos recueillis par Paule Masson http://www.humanite.fr/2007-09-20_Politique_-Ce-projet-tourne-le-dos-a-une-fonction-publique-moderne

 

58) Le programme de démolition sociale de Sarkozy dans le texte

--- Modèle social

Le système social français décourage le travail, il décourage d’embaucher (…) il décourage de travailler plus longtemps, il décourage de travailler au-delà de cinquante-cinq - soixante ans. »

--- 35 heures

« Il va falloir aller plus loin et simplifier certains aspects de la réglementation du temps de travail, qui est l’une des plus complexes du monde.(…) Nous devons donner une place plus importante à la négociation d’entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail ». Les 35 heures « portent une responsabilité très lourde : les Français travaillent moins, cela se paye par plus de chômeurs et moins de revenu pour financer notre protection sociale. »

--- Retraites

« Chacun d’entre nous (doit) avoir plus de choix en ce qui concerne la décision de partir à la retraite en assumant toutes les conséquences de ces choix. Il devra y avoir plus de gain à travailler plus longtemps.(…) Partir plus tôt devra être davantage pénalisé. (…) Je souhaite la suppression des mises à la retraite d’office avant soixante-cinq ans. (…) Quant aux dispenses de recherche d’emploi (chômeurs de plus de cinquantesept ans – NDLR), elles seront progressivement supprimées. »

--- Régimes spéciaux

« La priorité, c’est de traiter la question des régimes spéciaux de retraites. (…) Les différences de situations qui justifiaient tel ou tel avantage particulier créé avant la Seconde, voire la Première Guerre mondiale, ont largement disparu. C’est une question d’équité, on n’entreprendra pas une troisième réforme des retraites sans y inclure les régimes spéciaux. »

--- Contrat de travail

« Un pays où les ruptures de contrat de travail sont soumises à des procédures longues et incertaines est un pays qui encourage les délocalisations, qui créent peu d’emplois et peu de richesses. (…) Le résultat de ce trop-plein de droit, ce n’est pas la protection, c’est le contournement du droit, l’explosion du travail précaire, c’est une économie atrophiée. » « Nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion sur la période d’essai, sur les indemnités de licenciement, sur le champ d’intervention du juge, sur la manière d’assurer une plus grande fluidité dans le passage d’un CDD à un CDI, sur la transférabilité des droits à la formation ou à la prévoyance collective. »

--- Sécurité sociale

« L’assurance maladie n’a pas vocation à tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler. C’est pourquoi j’ouvre un grand débat sur le financemen de la santé. Qu’est-ce qui doit être financé par la solidarité nationale, qu’est-ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ? »

--- Hôpitaux

Les hôpitaux publics seront « intégralement financés à l’activité » en 2008.

--- Représentativité

« Aujourd’hui, la représentation sociale est éclatée, fondée sur des critères obsolètes et un mode de financement inadapté. Je veux donc que soient examinés les critères de la représentativité et la question du financement. J’espère que nous serons tous d’accord pour engager la réforme de notre système de relations sociales dès 2008. »

--- La loi et le contrat

« La loi et le règlement ne doivent pas limiter indûment le champ du contrat. (…) À côté de la norme législative et réglementaire, qui fixe les principes généraux, il faut une vraie place pour des conventions, qui engagent les partenaires sociaux à tous les niveaux, interprofessionnel, branche, territorial ou entreprise. »

--- Chômage

« Je demande à Christine Lagarde de me faire dans les quinze jours des propositions sur le processus de fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC. (…) Soyons très clairs : la fusion aura lieu (…) ! Définir avant la fin de l’année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes pour un demandeur d’emploi qui refuse deux offres valables d’emploi ou une formation, je suis prêt à discuter de ce qui constitue une offre valable d’emploi et de ce que doit être la sanction. »

--- Formation professionnelle

« Concilier mobilité et sécurité de l’emploi passe par un système de formation professionnelle efficace. Le nôtre est à bout de souffle, dans son organisation comme dans son financement. (…) Je suis prêt à discuter avec les partenaires sociaux, sans tabou, du financement du paritarisme. » http://www.humanite.fr/2007-09-19_Politique_Le-programme-de-demolition-dans-le-texte

 

59) Mobilisation : Les syndicats en ordre de bataille

Six fédérations de cheminots appellent à la grève le 18 octobre. À la RATP et dans l’énergie, les syndicats n’écartent pas de se joindre à cette journée. Les attaques du gouvernement contre les retraites et la fonction publique suscitent de premiers appels à la mobilisation de la part des organisations syndicales. Ainsi mercredi, à la SNCF, cinq des huit fédérations de cheminots (CGT, SUD, FO, CFTC et CFE-CGC), rejointes hier par la CFDT, ont appelé les agents de l’entreprise publique « à la grève pour agir et peser sur l’avenir des retraites, la situation du fret SNCF et l’emploi ». « Nous ne sommes pas entendus de la part de la direction ni du gouvernement. Une intervention des cheminots est nécessaire pour imposer d’autres choix beaucoup plus porteurs et en rapport avec l’intérêt général », a expliqué Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT, avant de souhaiter que « cette journée nationale de grève puisse aussi aider à construire des mobilisations interprofessionnelles ». Le mouvement des cheminots prévu le 18 octobre prochain devrait prendre la forme d’« une grève carrée » (grève de 24 heures). Ses organisateurs doivent en décider « prochainement ». Les deux fédérations UNSA et FGAAC, qui ne sont pas pour l’instant parties prenantes de cette journée d’action, n’ont cependant pas écarté d’y participer. Elles réservent leur décision jusqu’à la réunion de leurs instances nationales.

---- attaque contre Les garanties sociales

Réunies mercredi soir, les fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC et FO de l’énergie ont dénoncé « une parodie de concertation sur la base d’un dossier ficelé (la suppression des régimes spéciaux - NDLR) » et ont condamné « avec fermeté le fond et la forme de l’attaque sans précédent du président de la République sur les garanties sociales des salariés ». Dans leur communiqué, les organisations syndicales des industries électriques et gazières (IEG) « n’excluent pas de s’associer à une journée d’action nationale ». Elles devraient se rencontrer à nouveau « dans les jours qui viennent pour arrêter un processus de mobilisation et d’action avec des temps forts à la hauteur des enjeux ». Selon le porte-parole de la CGT énergie, Maurice Marion, les fédérations de l’énergie « n’excluent pas d’appeler à la grève ». Pour sa part, FO énergie appelle à la grève le 18 octobre « contre la suppression des régimes spéciaux et la fusion entre GDF et Suez ». À la RATP, où SUD appelle d’ores et déjà à la grève le 18 octobre, les organisations syndicales qui se sont réunies hier matin n’écartent pas une mobilisation prochaine. Elles « travaillent à des initiatives dans une démarche cohérente avec les autres grands secteurs concernés. Aucune initiative, dont le recours à une ou plusieurs journées d’action, n’est exclue », ont ainsi indiqué la CGT, l’UNSA, la CFDT, les Indépendants, FO, SUD, la CFE-CGC et la CFTC. Le responsable de la CGT (majoritaire à la RATP), Cyril Brown, a précisé que les attaques du gouvernement « nécessitent que tous les secteurs concernés se fédèrent, portent une réponse au plus haut niveau. Nous ne voulons pas faire grève comme le voudrait Sarkozy pour défendre nos prétendus privilèges, mais souhaitons un rassemblement plus large ». Enfin, dans la métallurgie la CGT appelle les salariés à se mobiliser lors d’une manifestation le 13 octobre prochain pour « faire reconnaître la pénibilité, le droit à la santé au travail et aux départs en retraite anticipé ». Pierre-Henri Lab http://www.humanite.fr/2007-09-21_Politique_Les-syndicats-en-ordre-de-bataille

 

60) ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : Les thésards pourront faire du conseil en entreprise

A Bordeaux, Valérie Pécresse, ministre des Universités, entérine un dispositif d'échange

Les thésards pourront faire du conseil en entreprise : Priska Ducoeurjoly

Valérie Pécresse à Bordeaux. Une opportunité pour 500 jeunes chercheurs

PHOTO THIERRY DAVID * Consultez la page Campus

En attendant la mise en place progressive de la réforme de l'Université, vers plus d'autonomie, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé, hier, à Bordeaux, sur le campus de Talence, la création de 1 000 postes d'enseignants non titulaires recrutés pour trois ans. Nouveauté : la moitié de ces nouveaux postes, dits doctorants-conseils, n'effectueront pas d'heure d'enseignement, mais des missions en entreprise, sur la base de 30 jours par an.

--- Débouchés. Cette annonce ne résoudra pas le problème du manque de débouchés pour les titulaires de thèse, mais ouvre davantage l'Université au monde de l'entreprise, dès les premières années de recherche. Les 1 000 nouveaux postes vont permettre à davantage de jeunes chercheurs (les doctorants, qui sont des étudiants bénéficaires d'une allocation recherche) d'accéder au statut mieux rémunéré d'enseignant non titulaire (1 985 euros brut mensuels au lieu de 1 650 euros) avec la possibilité, pour 500 d'entre eux, de tester leurs compétences dans le privé, « mais aussi dans les collectivités et les associations », commente la ministre.

Ces 500 postes seront financés par le ministère pour un montant de 2,8 millions d'euros. Ils s'ajoutent aux 4 000 nouvelles allocations de recherche mises en place chaque année, pour trois ans.

--- Nouer des contacts. Si Valérie Pécresse a choisi l'université de Bordeaux pour exposer ce dispositif, c'est parce que cela fait deux ans qu'un comité de pilotage a lancé ce même type d'échanges entre la recherche universitaire et le secteur privé. Dans un contexte où accéder à un poste d'enseignement dans l'Université reste difficile, « l'idée est de nouer des contacts entre chercheurs et industriels, avec des possibilités d'emploi à la clé, mais aussi de valider les compétences des universitaires au regard de l'entreprise, tout en favorisant d'autres contrats de recherche financés par les industriels. Il y a des besoins dans le privé, et des envies chez les universitaires, mais un fossé nous sépare encore », commente Cathel Bousquet, responsable d'Aquidoc, fédération d'associations doctorantes d'Aquitaine, qui a pris une part active dans ce dispositif pilote.  Ces missions de consultant, exemptes de charges, ont été saluées par les acteurs privés, notamment par la Chambre des métiers. « Les doctorants-conseils seront toutefois rémunérés au prix du marché d'un consultant junior. Le bénéfice devrait revenir au laboratoire pour la promotion de ce dispositif », a indiqué la ministre.

http://www.sudouest.com/220907/sagas.asp?Article=180907a105905.xml

 

61) Universités : Des bourses en plus, mais plus tard

Valérie Pécresse promet une hausse du nombre et du montant des bourses sociales étudiantes.

Le gouvernement l’avait juré : les aides sociales étudiantes connaîtront bien un coup de pouce. Mais pas maintenant. Valérie - Pécresse a annoncé, pour la rentrée 2008, la création de 50 000 bourses supplémentaires et une augmentation de 4,5 % du montant des 100 000 bourses les plus faibles. Soit 10 % de boursiers en plus (leur nombre passera de 500 000 à 550 000) et une hausse substantielle du montant des bourses à échelon 5. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a également avisé de la création d’un « dispositif Sésame », système de bourses de mobilité internationale, attribuées sur critère de mérite aux familles les plus défavorisées. Promises dans le cadre de la réforme des universités engagée en juillet, les annonces de Valérie Pécresse étaient attendues de pied ferme par les étudiants - dont le pouvoir d’achat baisse pour la sixième année consécutive (lire notre édition du 31 août) - et provoquent des réactions variées. Satisfaction du côté de la droite étudiante. L’UNI y voit « un premier pas important vers la simplification du système d’aide sociale » - Valérie Pécresse parle de revoir les critères d’attribution de bourses, actuellement au nombre de 18 - et estime que ce plan s’attaque « à la racine du problème ». Déception, pour ne pas dire colère du côté de l’UNEF, principal syndicat étudiant, qui espérait que les pourparlers engagés déboucheraient sur des actes plus conséquents et plus rapides. « L’ensemble des mesures annoncées par la ministre est bien en deçà de l’urgence sociale de la rentrée », juge lqui a fait le décompte. Le montant global des mesures « s’élève au mieux à 50 millions d’euros, dont seulement 15,6 millions d’euros seront consacrés à l’augmentation des bourses en 2008 ». Une broutille, au regard de ce que prêchait en juillet 2006 le rapport rédigé par Laurent Wauquiez. Devenu depuis, porte-parole du gouvernement, celui-ci préconisait, à l’époque, d’insuffler 150 millions d’euros au système d’aide sociale afin de répondre aux besoins recensés. Marie-Noëlle Bertrand http://www.humanite.fr/2007-09-20_Societe_Des-bourses-en-plus-mais-plus-tard

 

62) ACTU : Pour les étudiants, « Bûcher et bosser : pari risqué »

Si les petits boulots mettent du beurre dans les épinards des étudiants, le taux de réussite aux examens de ces jeunes travailleurs diminue de 40 %

Bûcher et bosser : pari risqué * jessica_agache@yahoo.fr

Décontracté, François-Xavier, 23 ans, jette un oeil sur les offres d'emploi du Centre d'information jeunesse d'Aquitaine (Cija). « Je suis boursier et j'ai travaillé cet été. Durant l'année, c'est priorité aux études », précise-t-il. « Là, je regarde à tout hasard, pour avoir un petit plus, à l'occasion. »  Un peu plus loin, Sharon scrute le tableau et multiplie les coups de téléphone. « Pour moi, décrocher un job est essentiel », confie la jeune femme de 24 ans. « Je n'ai pas assez d'argent pour le quotidien. »

--- S'endetter ou bosser. Ces deux parcours sont caractéristiques de la situation française. Près de 80 % des étudiants ont une expérience d'activité rémunérée chaque année. Pour la plupart d'entre eux, à l'image de François-Xavier, le job se déroulera en été. Mais les autres (près de 50 %), par nécessité, vont tenter de mener de front études et travail. A leur risque et péril.  « Nous estimons que 20 % des étudiants sont pénalisés par la concurrence entre emploi et études », souligne Guillaume Houzel, Président de l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE). « D'après nos statistiques, ceux qui ont une activité professionnelle développée voient leur taux de réussite aux examens baisser de 40 %. » Les étudiants-travailleurs n'ont pourtant pas le choix. S'ils veulent décrocher un job, c'est en général pour répondre aux évolutions de la société. « De plus en plus de jeunes vivent hors du domicile familial, le coût de la vie a augmenté et les bourses sont parfois insuffisantes pour couvrir les frais du quotidien », note le président de l'OVE. Les étudiants ont alors deux options : obtenir un crédit ou bosser.

--- Un plus pour l'insertion. A en croire Pascal Jarty, directeur du Cija, faire le choix du travail aurait ses avantages. « Le petit boulot est devenu de plus en plus important dans le cadre d'une insertion future », assure-t-il. « Il permet au jeune de connaître le monde du travail. Décrocher un job est aussi une preuve de pugnacité que pourra prendre en compte un futur employeur. Un parcours jalonné de boulots étudiants, ça donne un plus ! Ne serait-ce que pour la validation des points retraites ! » Gardes d'enfants, cours particuliers, téléprospection, livraison de pizzas, hôtellerie ou restauration : actuellement, les panneaux du Cija débordent d'annonces, avec une moyenne de 250 offres, dont une trentaine de nouveautés tous les jours. Seul hic : peu de jobs proposés ont en général un rapport avec les études menées à la faculté.

--- Evolutions possibles. « Seuls 10 % des étudiants-travailleurs trouvent un job intégré aux études », note avec regret Guillaume Houzel, avant d'ajouter : « L'idéal serait de développer des jobs étudiants dans les campus. Cela permettrait d'offrir de nouveaux services à la communauté, comme par exemple une ouverture plus tardive des bibliothèques. En même temps, l'étudiant-travailleur ne perdrait pas de temps dans les transports et pourrait poursuivre ses études plus sereinement sans jongler avec les emplois du temps. » A Paris, il existe déjà une charte, dans certaines universités, qui stipule que le planning de l'étudiant-travailleur doit être facilité sur les bancs de la fac mais aussi au sein de son entreprise. Un plus quand on sait que les études de l'OVE prouvent que l'on peut parfaitement travailler sans diminuer son taux de réussite si l'on est capable de s'organiser. Et comme le précise son président : « Avant de signer pour un job, il faut bien regarder le type de fatigue et le nombre d'heures que cela va impliquer ! » http://www.sudouest.com/180907/sagas.asp?Article=150907a13021.xml

 

63) Annick Coupé « Le gouvernement peut être contraint au recul »

Annick Coupé, porte-parole de l’union syndicale Solidaires, a lancé un appel à se concerter entre organisations syndicales.

--- Nicolas Sarkozy propose d’élaborer un « nouveau contrat social » basé sur une individualisation des rapports sociaux. Vous rétorquez au contraire qu’il faut redéfinir une protection sociale collective. Comment ?

- Annick Coupé. Le compromis social d’après-guerre était fondé sur un partage des gains de productivité entre les profits, les investissements des entreprises et les réponses aux revendications salariales. Le fait que la quasi-totalité des gains de productivité ait été affectée aux actionnaires et aux profits depuis vingt-cinq ans a déjà sapé les bases de la solidarité. Nicolas Sarkozy nous propose la mise en concurrence de tous contre tous. Il faut au contraire penser de nouveaux droits collectifs, créer, par exemple, autour du contrat de travail, une continuité de droits en matière d’ancienneté, de salaire ou de formation professionnelle. Le salarié devrait pouvoir bénéficier de ces sécurités quel que soit son travail. Développer des garanties fortes attachées au statut de salariés va de pair avec une protection sociale qui garde sa fonction de réponse à tous les aléas de la vie, la maladie, le chômage, la retraite. Depuis l’époque où a été inventée la Sécurité sociale, la richesse produite à considérablement augmentée. Je ne vois pas pourquoi les gains ne seraient pas redistribués dans une optique de cohésion sociale.

--- Quand le premier ministre défend l’instauration de franchises médicales en expliquant que l’État est en faillite, considérez-vous qu’il ne dit pas la vérité ?

- Annick Coupé. Il développe surtout une idéologie qui rend l’individu responsable de sa situation, comme si on choisissait d’être malade, d’être au chômage ou de faire des heures supplémentaires. Les franchises médicales instaurent une sélection par l’argent pour l’accès aux soins qui va s’avérer inefficace. Des maladies vont s’aggraver et peser plus lourd encore sur les comptes de la Sécurité sociale. Les plus fragiles vont payer.

--- Pensez-vous que cette décision peut se retourner contre le gouvernement ?

- Annick Coupé. La réalité va rattraper les promesses de Nicolas Sarkozy. Sa réponse, « travailler plus pour gagner plus », ne marchera pas. Les franchises médicales sont aussi un des points sur lequels le gouvernement peut être contraint de reculer. C’est pourquoi Solidaires participe aux mobilisations unitaires, notamment à la journée d’action de demain.

--- La situation est différente pour les régimes spéciaux. Pour le moment, le gouvernement ne semble-t-il pas bénéficier du soutien de l’opinion publique ?

- Annick Coupé. Oui mais au prix de beaucoup de démagogie et de contre-vérités. Dire que l’alignement de ces régimes va régler le problème de financement des retraites est totalement faux. Certains, comme celui d’EDF, sont bénéficiaires. Si on partait des besoins de la population, des conditions de travail, de la productivité qui est en France une des plus importantes au monde, on se rendrait compte qu’il est tout à fait possible d’améliorer les retraites. Nous sommes déterminés à défendre les régimes spéciaux.

--- Les syndicats peuvent-ils à la fois préparer une mobilisation sociale et être convoqués tous les matins dans les cabinets ministériels ?

- Annick Coupé. Nous, nous ne sommes pas consultés. Le pouvoir en place se donne le droit de choisir ses interlocuteurs et c’est choquant. Nicolas Sarkozy sait flatter les organisations, cela fait partie de sa stratégie de communication. Mais son dialogue social ne porte que le nom. Il fixe les objectifs, le calendrier et le résultat des négociations. Il organise notre division. C’est un piège mortifère. C’est pourquoi Solidaires a lancé un appel à l’unité. Les syndicats devraient montrer qu’ils sont aussi capables de se concerter. Nicolas Sarkozy ne peut pas prendre le risque d’un front commun. Il le sait. Entretien réalisé par Paule Masson http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Annick-Coupe-Le-gouvernement-peut-etre-contraint-au-recul

 

64) Claude Hagège : « La langue française comme langue scientifique est menacée »

Examen du protocole de Londres, visant à supprimer l’obligation de traduire les brevets en français. Entretien avec le linguiste Claude Hagège, opposé à sa ratification.

--- En quoi le protocole de Londres menace-t-il la langue française ?

- Claude Hagège. Jusqu’ici, tout brevet déposé par un étranger en France, pour être opposé à une contrefaçon ou à une imitation, devait être traduit en français. Les partisans du protocole prétendent que le français, placé à côté de l’allemand et de l’anglais, serait toujours défendu par le protocole. Or, étant donné le rapport des forces, la ratification du protocole signifierait que l’anglais se répandrait encore plus. En effet, l’obligation de traduction en français disparaîtrait. Aujourd’hui, il n’y a que 7 % de brevets déposés en français. Cette proportion passerait à 0 %…

--- Pourquoi est-ce un risque que « l’anglais se répande encore plus » ?

- Claude Hagège. Le français serait éliminé de la langue scientifique de demain. En effet, un brevet est un texte constitué de deux parties, la description et la revendication. Le fait que ces deux parties du texte soient traduites en français permettait, avec la puissance de diffusion d’Internet, que le français soit une langue dans laquelle la science de demain s’exprime. Désormais, le français ne serait plus le vecteur de terminologies savantes et innovantes, qui s’expriment dans les brevets.

--- C’est un enjeu culturel ?

- Claude Hagège. C’est un enjeu linguistique et culturel. Le président de la République s’est rendu récemment à Budapest où il a dit aux Hongrois l’importance de leur langue comme identité. La principale affirmation d’identité des pays d’Europe centrale, au XIXe siècle, était leur langue. Pourquoi cette parenthèse sur le président ? Parce que, si le protocole de Londres est adopté, l’identité même de la France, c’est-à-dire sa langue, est gravement menacée.

--- Pour le secrétaire d’État à la Francophonie Jean-Marie Bockel, le problème est ailleurs : la France ne produit pas assez de brevets. Que lui répondez-vous ?

- Claude Hagège. D’après lui, la raison principale de ce nombre insuffisant de dépôts de brevet serait le coût de la traduction des brevets. C’est aussi l’argument du MEDEF. Or, pour les grandes entreprises qui dominent le MEDEF, cela ne coûte rien puisqu’elles se servent déjà de l’anglais. La raison du manque de dépôts de brevet, c’est l’insuffisance d’esprit d’invention et d’esprit commercial. Les PME n’ont pas cette culture. On devrait développer chez les enfants le goût de la découverte et, ensuite, une compétence pour la faire valoir.

--- Que faire pour conserver le rayonnement de la francophonie dans un contexte où l’anglais domine le milieu de la recherche et de l’innovation ?

- Claude Hagège. Il faut commencer par cesser de mépriser les cinquante pays et régions qui appartiennent à l’Association internationale de la francophonie. Les mépriser, c’est ignorer que la France, sans la francophonie, est bien petite en Europe. Avec eux, la France est une puissance culturelle et économique considérable. On a été conscient de cela pendant longtemps, mais depuis les années 1990, en fait depuis la diffusion galopante de la pensée néolibérale, on ignore cette dimension. Or, en France la langue a toujours été une affaire politique. Voyez les mesures prises pendant la Révolution, par le comité de salut public, par la commune insurrectionnelle de Paris et par Robespierre… Désormais, la France est en train de devenir un pays dans lequel on est prêt à vendre sa langue. On n’y croit plus. Une grande partie de la droite et une non moins grande partie de la gauche ont des positions nouvelles qui ne s’inscrivent pas dans la tradition française. Résultat : on finit par ne plus avoir conscience de ce que signifie le fait d’avoir une conception politique de la langue.

--- C’est-à-dire ?

- Claude Hagège. La francophonie apparaît comme la seule alternative à l’impérialisme de l’anglais, derrière lequel se profilent les États-Unis. Dans bien des cas, mondialisation signifie américanisation. À l’heure actuelle, l’Europe doit se concevoir de l’Atlantique à Vladivostok. Aujourd’hui, la Russie, c’est nous, c’est l’Europe, bien plus que les États-Unis. Ces zones qui composeraient cette Europe forte sont autant de contrepoids à la présence unique des États-Unis et à ce que l’anglais symbolise. À travers une grande Europe, la francophonie a tout à gagner à la diversité. Cette diversité est une réponse à l’unicité redoutable de l’anglais aujourd’hui. Entretien réalisé par Vincent Defait http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Claude-Hagege-La-langue-francaise-est-menacee

 

65) Institutions : Vers une Constitution taillée à la démesure de Sarkozy

Alors que le comité Balladur poursuit ses auditions, l’ancien premier ministre se déclare favorable à un régime présidentiel. La gauche met en garde. C’est aujourd’hui que se termine la série d’auditions de responsables politiques, administratifs et judiciaires du pays devant le « comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République », présidé par Édouard Balladur. Avant même la fin de la dernière phase de consultation et la remise de son rapport prévue à la fin du mois d’octobre, l’ancien premier ministre s’est prononcé pour un régime présidentiel. En débat, le maintien ou non de l’article 20 de la Constitution qui stipule que « le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation ». Une chimère depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, omnipotent dans la conduite des affaires de l’État.

--- lA DéMARCHE de Balladur

Pour Édouard Balladur, la marche vers un régime présidentiel apparaît incontournable puisqu’elle a été lancée dès « 1962, avec l’élection du président de la République au suffrage universel ». Et s’est poursuivie avec l’adoption du « quinquennat et l’inversion du calendrier » électoral, voulues à la fois par Jacques Chirac et Lionel Jospin pour les scrutins de 2002. Prochaines étapes à franchir, selon lui : « le renforcement des droits du Parlement » et « la suppression de la responsabilité du gouvernement devant celui-ci, afin de mettre fin à ce qu’il estime être « l’ambiguïté » de nos institutions.

Mentor de Nicolas Sarkozy, qui l’a soutenu contre Jacques Chirac en 1995, Édouard Balladur semble donc vouloir ajuster la Constitution à la pratique du pouvoir instaurée par le nouveau président de la République. Lors de son audition, mardi, François Hollande a posé les « conditions essentielles » du Parti socialiste pour qu’il vote la future réforme, soumise au congrès fin janvier. Et de rejeter par avance toute modification constitutionnelle visant à créer un « bloc » présidentiel dans lequel seraient absorbés les pouvoirs du premier ministre. Vice-président du comité Balladur, le socialiste Jack Lang est, lui, favorable au renforcement des pouvoirs de l’Élysée. « Un président s’adressant au Parlement ne serait pas un sacrilège », estime-t-il. En revanche, le PS est unanime sur le fait de donner un rôle accru à la représentation nationale, d’introduire une dose de proportionnelle limitée à 10 % des sièges de l’Assemblée et d’inscrire, après plus d’un quart de siècle de renoncement, le droit de vote sous conditions des résidents étrangers aux élections locales. Un rendez-vous sur les questions institutionnelles est prévu aujourd’hui entre François Hollande et François Bayrou, président du Modem. « Plus nous serons nombreux à défendre les mêmes principes, les mêmes propositions de renforcement des droits du Parlement et d’élargissement des droits des citoyens mieux ce sera », a justifié François Hollande, précisant toutefois que cela devait se faire sur la base des propositions du Parti socialiste.

--- le régime présidentiel CONTESTé

Défendant la séparation des pouvoirs, François Bayrou a proposé, de son côté, que « le garde des Sceaux ait un statut particulier (et) qu’il soit investi à une majorité qualifiée par le Parlement ». Il a également estimé nécessaire de faire mentionner dans la Constitution le « risque d’une concentration excessive des médias ». Enfin, pour le Parti communiste, « le régime présidentiel est non seulement en opposition avec la tradition démocratique de notre pays, mais il ne répond pas au besoin de démocratie renouvelée », explique Patrice Bessac, porte-parole du PCF qui souligne la « parodie de concertation » du comité Balladur, dont le président n’est que « l’homme lige » de Nicolas Sarkozy. Nicole Borvo, présidente du groupe communiste et républicain au Sénat s’inquiète, elle, de voir le Parlement « affaibli et relégué à un simple rôle de contrôle ». Et de prévenir : « On ne peut de toute façon pas réformer de façon conséquente les institutions sans soumettre le projet au peuple. » Ludovic Tomas

 http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Vers-une-Constitution-taillee-a-la-demesure-de-Sarkozy

 

66) « Mortels profits » PAR MICHEL GUILLOUX

Le travail tue, les mots aussi. Réussite, progrès, excellence, travail en groupe, responsabilité personnelle, solidarité collective, poste aménagé… Ces mots-là respirent l’épanouissement personnel, la prise en compte des aspirations individuelles et le respect du sujet humain. Ils sont utilisés sans vergogne depuis plus de vingt ans. Les profits record qui s’affichent chaque semestre avec une insolence obscène chez les « stars » du CAC 40 sont à ce prix. Le capitalisme financier n’est pour rien, ces trente dernières années, dans les aspirations nées chez de millions de jeunes diplômés, d’ouvriers, de techniciens, de cadres, d’ingénieurs parties prenantes de la révolution technologique et informationnelle, dont le produit de leur formation, initiale et continue, de leur travail, de leurs recherches est à la source de ces résultats-là. Ce mouvement sans précédent de la société a croisé des aspirations personnelles et collectives qu’il a engendrées au respect de soi au travail, à la prise en compte de capacités intellectuelles à mettre en valeur pour améliorer, à tout point de vue, la production de valeur réelle. La révolution de Mai 68, et c’est sans doute là le point principal qui nourrit l’abhorration du pouvoir politique actuel à son égard, a marqué la vraie « rupture » avec un modèle d’exploitation devenu inacceptable pour les intéressés. Trente ans plus tard, le cinéaste Hervé Le Roux pointait le fait avec une acuité remarquable dans son film Reprise. Il fallait « composer » avec les exploités qui, jusqu’à l’invention des « délocalisations » sur critères strictement boursiers, demeurent les seuls créateurs de richesses dans ce pays. À la veille de l’année des quarante ans de l’événement, vu du côté de la classe ouvrière et de ceux qui allaient la rejoindre et la modifier en profondeur, on mesure à quel point n’a rien de nouveau le cocktail de culpabilité collective et de peur individuelle qui est le seul carburant, ô combien efficace sans résistance, du projet présidentiel et de ses soutiens avides de revanche, de dividendes annuels et de cadeaux fiscaux. Et pourtant il tue, ce capitalisme-là. Ainsi, parce que trois salariés se sont donné la mort sur le site Renault de Guyancourt, on apprend, à la faveur des « solutions » préconisées par la direction, le quotidien de milliers de salariés hautement qualifiés : leurs amplitudes horaires passeront de 7 heures à 20 h 30 en semaine ! Ils sont actuellement de 5 h 30 à 22 h 30. La direction de Peugeot, elle, se réfugie derrière le caractère « multifactoriel » des mises à mort de soi sur le lieu de travail pour ne pas risquer la mise en question d’une organisation du travail entièrement tournée vers la perversion des aspirations individuelles pour mieux tirer du profit du travail. Il est vrai que, lorsque pareille affaire « tombe » le jour de l’annonce du retour aux bénéfices pour les actionnaires, cela fait tache dans le décor. Il y a le décor du spectacle et l’on découvre son envers. Les suicides de salariés dans l’industrie comme dans les banques, La Poste ou EDF livrés aux mêmes critères de pression sur le travail pour augmenter une rentabilité à court terme sont la partie la plus tragique de cet iceberg de l’exploitation contemporaine. « Il existe au sein de votre entreprise un système organisé de pression. » La phrase d’une inspection du travail pas encore totalement dépecée et livrée au ministère de « l’Identité nationale » accuse aujourd’hui un constructeur automobile. Mais la même logique est à l’oeuvre ailleurs, pour les mêmes raisons. On ne sait ce qu’il adviendra de la prise en compte de cette dimension de la santé au travail qu’entendent porter les syndicats au sein du « Grenelle de l’environnement ». Sans attendre, l’appel à manifester le 13 octobre prochain des associations de salariés accidentés du travail, rejoints par la CGT, doit être relayé. Pour que ces mots, de la responsabilité personnelle à la solidarité collective, retrouvent leur vrai sens. http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Mortels-profits

======> Le « PBC » transforme le travailleur en forçat

Un contrat d’objectif que les salariés d’IBM ont vite traduit en « plus de bénef pour les capitalistes ». Le PBC ? Rien à voir avec un produit chimique bien que ce « personal business commitment » que l’on pourrait traduire par « engagement personnel d’objectif » puisse être toxique pour la santé des salariés auxquels cette innovation dans le « management encadrant » (gestion du personnel) est appliquée. Chaque année il est demandé audit salarié de fixer lui-même son objectif de production. À la fin de la saison, comme on dit pour les feuilletons américains le « manager encadrant » note le salarié de 1 à 4. S’il obtient 4, il peut être licencié. À 3 il est plus prêt de la porte que de l’augmentation. À 2 on l’invitera fermement à progresser. À 1, on le félicite d’avoir conservé son job pour une année supplémentaire. En quelque sorte une forme de CNE déguisé qui serait en vogue actuellement dans nombre de grandes entreprises françaises après avoir fait fureur aux États-Unis. La CGT d’IBM dénonce un système « pervers et dangereux ». Il faut aussi reconnaître que le capitalisme a parfois du génie puisqu’en l’occurrence ce PBC conduit le travailleur à contribuer de lui-même à sa propre aliénation. Et chez IBM le résultat est là : les actionnaires se sont partagés l’an dernier 13 milliards de dollars de dividendes, tandis que les augmentations, individualisées, de salaires (pas d’augmentation collective depuis vingt-cinq ans…) n’ont été en moyenne que de 2 %. En somme le PBC ce serait plutôt « Plus de Bénef pour les Capitalistes » ! P. J. http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Le-PBC-transforme-le-travailleur-en-forcat

======> Guyancourt, la série noire continue

Un technicien rattaché au Technocentre Renault s’est donné la mort lundi. Le lien avec le travail n’est pas établi, mais le site a connu trois autres suicides en un an. « Les collègues sont bouleversés », lâche un technicien du Technocentre Renault, dans les Yvelines. Leur direction a annoncé mercredi qu’un quatrième salarié du site de recherche ultramoderne où sont créés les nouveaux modèles du groupe s’était suicidé en moins d’un an. E. J., un technicien rattaché au Technocentre, s’est donné la mort lundi à son domicile. Âgé de quarante-huit ans, père de trois enfants, il était chargé de la maintenance informatique des logiciels des bancs d’essai sur le site d’Aubevoye, dans l’Eure. Vincent Neveu, délégué syndical central adjoint CGT, connaissait le salarié. « Il voulait absolument être reconnu dans son travail », indique-t-il, refusant de tirer des conclusions hâtives sur un lien entre son geste et sa situation professionnelle. Trois salariés du Technocentre s’étaient donné la mort entre octobre 2006 et février 2007, deux d’entre eux sur le site. Le premier suicide avait été classé comme accident du travail, et l’inspection du travail avait identifié des faits relevant du harcèlement moral pour le troisième. Alors que Renault avait traité ces trois premiers drames comme des incidents statistiques inévitables dans un site de 12 000 personnes, il a changé d’attitude : « la hiérarchie a été très correcte » en annonçant la mort du technicien mercredi en comité d’établissement, rapporte un syndicaliste. C’est que la « culture du vainqueur » entretenue par l’équipe du PDG Carlos Ghosn est sérieusement fissurée. « Renault est au pied du mur », juge Denis Dedieu, élu CFDT. Les résultats d’une expertise sur les conditions de travail, votée cet été à l’unanimité des syndicats au CHSCT (comité d’hygiène, de la sécurité et des conditions de travail), doivent être rendus publics fin octobre. « On aura un état des lieux, Renault ne pourra alors contester l’inadéquation entre la charge de travail et les ressources », prédit Denis Dedieu. C’est que le Technocentre est le nerf de la guerre : dans le cadre du plan Renault 2009, vingt-six modèles sont en préparation. « Tout est verrouillé d’en haut : le nombre de véhicules, les dates de sortie, donc la charge de travail, les budgets, les ressources globales », explique Pierre Nicolas, élu CGT au CHSCT. Au printemps, après le troisième suicide, Renault a annoncé une série de mesures de lutte contre le stress. La hiérarchie intermédiaire, incitée à mieux écouter ses troupes, n’a pas plus d’outils qu’avant pour leur venir en aide, explique un cadre. « On nous a annoncé une refonte du réseau RH (ressources humaines), raconte Denis Dedieu. L’idée que le responsable des ressources humaines doit être au plus près du terrain nous semble cohérente. Mais sans embauches ? Pour l’heure, les objectifs des salariés n’ont pas bougé, et les plannings n’ont pas été détendus. » Le groupe reconnaît désormais qu’il existe des dépassements horaires. Sous la pression de l’inspection du travail, qui avait constaté l’écart entre les horaires affichés et le temps de travail réel, Renault a présenté mercredi aux élus du personnel ses projets sur la maîtrise du temps de travail : il y est question d’horaires d’ouverture, du suivi du temps de travail ou du travail à distance. « La question principale demeure : si la charge reste la même, sans embauches supplémentaires, la durée du travail ne sera pas respectée », déplore Pierre Nicolas, qui ajoute : « Avec la déréglementation du temps de travail, l’employeur n’a aucun intérêt financier à embaucher des salariés supplémentaires. » Un technicien résume : « Personne ne vous demande jamais de faire des heures, on vous demande juste de faire votre boulot. Si on n’y arrive pas, c’est qu’on est un nul. » « Renault a contesté la décision de la Caisse nationale d’assurance maladie de re-connaître le premier suicide comme accident du travail, dénonce Vincent Neveu. Il y a évidemment d’énormes enjeux financiers. On réalise enfin qu’il y a des choses mortifères dans le travail, et qu’il sera peut-être possible, un jour, de faire payer par les entreprises certaines dépressions ou des problèmes cardiaques liés au travail, aujourd’hui pris en charge par la collectivité. » Lucy Bateman

http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Guyancourt-la-serie-noire-continue

======> Neuf suicides en un an dans l’industrie automobile

w 20 octobre 2006. Un ingénieur se défenestre au Technocentre Renault de Guyancourt.

w 22 janvier 2007. Un technicien se noie dans un étang au technocentre Renault de Guyancourt.

w 3 février. Suicide d’un ouvrier à PSA Charleville.

w Février. Un technicien du Technocentre Renault de Guyancourt est retrouvé pendu à son domicile.

w Avril-Mai. Suicides de quatre ouvriers chez PSA Mulhouse.

w Juin. Suicide d’un ouvrier à Valeo Saint-Ouen-l’Aumône.

w Juillet. Un ouvrier magasinier se suicide sur le site de PSA Mulhouse.

w Septembre. Un technicien travaillant au centre d’essai d’Aubevoye (Eure), rattaché au Technocentre Renault de Guyancourt, se suicide à son domicile.

http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Neuf-suicides-en-un-an-dans-l-industrie-automobile

 

67) Gouvernement : Fillon prépare le terrain de la rigueur

Les déclarations du premier ministre, évoquant « une situation de faillite », ont fait vivement réagir à droite comme à gauche. « Je suis à la tête d’un État qui est en situation de faillite sur le plan financier. » La phrase lâchée par François Fillon, en visite en Corse vendredi, n’a pas manqué de faire réagir. Pour le PS, « c’est d’abord la faillite de la politique de la droite depuis 2002 et de ses gouvernements successifs auxquels ont appartenu d’ailleurs Nicolas Sarkozy et François Fillon ». La tentative du premier ministre de minimiser la portée du propos en précisant qu’il s’agissait d’une « image » face à des agriculteurs « qui demandent toujours plus à l’État » n’a pas fait taire la fronde. À droite, Dominique de Villepin, sur Europe 1, a rappelé à son successeur qu’il avait « laissé l’État dans une situation meilleure qu’aujourd’hui » et que « depuis on a dépensé beaucoup d’argent ». François Bayrou renchérissait, estimant que cette déclaration constituait « un aveu estomaquant ». Et un parlementaire UMP, inquiet, confiait même à l’AFP : « Cette phrase tombe mal. Les Français peuvent se demander pourquoi on a engagé toutes ces dépenses sur le paquet fiscal si on est si mal en point. » Depuis son arrivée, le gouvernement n’est pas avare en dérapages. Ainsi la « faillite » de François Fillon fait-elle suite à la « rigueur » de Christine Lagarde, qui avait déclenché une polémique et une rectification de l’Élysée. De son côté, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, juge ces sorties « plus calculées qu’il n’y paraît », précisant que « ces déclarations, juste avant la présentation du budget, mercredi, risquent de servir de prétexte à l’annonce d’un plan de rigueur qui touchera directement les moins favorisés dans notre pays ».

--- moins de 2 % de taux de croissance

Alors que l’OCDE et la Commission européenne ont évalué à moins de 2 % le taux de croissance en France, le « choc de confiance » prophétisé par Nicolas Sarkozy risque de se faire attendre. C’était pourtant l’unique justification d’un paquet fiscal qui coûtera 15 milliards d’euros supplémentaires et dont les plus aisés seront les seuls bénéficiaires. Pourtant, avec un déficit public inférieur à 2,5 % et une dette dans la moyenne européenne, nombreux sont ceux, pas uniquement à gauche, qui jugent que la situation de nos finances publiques ne justifie pas ce ton catastrofiste. Interrogé sur France Info, l’économiste Élie Cohen considérait que le terme de faillite « techniquement, n’avait pas beaucoup de sens », car « pour qu’un pays soit en faillite, il faudrait qu’il ne puisse plus emprunter sur les marchés internationaux ». Or « les prêteurs se bousculent pour prêter de l’argent à la France ». En outre, « les niveaux de dette que nous avons sont certes élevés mais ils se comparent tout à fait à ceux des autres pays développés ». La France est ainsi « beaucoup moins endettée que le Japon » où la dette a atteint 186 % du PIB en 2006, « et personne ne dit que le Japon est en faillite », a observé l’économiste. Idem pour les États-Unis, modèle économique pour Nicolas Sarkozy, et dont la dette publique est abyssale. Mais il reste difficile de faire admettre autrement que sur le registre alarmiste de nouvelles restrictions aux Français. Frédéric Durand http://www.humanite.fr/2007-09-24_Politique_Fillon-prepare-le-terrain-de-la-rigueur

======> FINANCES PUBLIQUES. --Sans reprendre le mot de « faillite », le Premier ministre n'a pas mâché ses mots, hier, alors que s'ouvrait une semaine budgétaire cruciale

Fillon persiste et signe

Le Premier ministre enfonce le clou. Hier sur RTL, il est revenu sur ses propos de vendredi en Corse, affirmant que la situation des finances publiques n'était « plus supportable », sans toutefois reprendre le terme polémique de « faillite ».  « On avait 1 150 milliards de déficit (NDLR : dette publique cumulée) à fin 2006. C'est une situation qui n'est plus supportable », a-t-il dit, soulignant que la France n'a plus eu de budget en équilibre « depuis 1974 », et que « l'Etat emprunte pour financer ses dépenses de fonctionnement ».

« La France est un pays riche, qui a heureusement des ressources qui lui permettent de faire face à l'avenir. Mais l'Etat est dans une situation critique » et doit se réformer « sous peine de continuer à peser de plus en plus lourdement sur l'activité des Français, sur leur croissance et sur leur emploi », a-t-il encore expliqué.

--- « L'échec d'un système ». En Corse, M. Fillon avait déclaré « être à la tête (sic) d'un Etat en situation de faillite », avant d'atténuer ses propos en précisant qu'il s'agissait d'une « image ». Face à la polémique suscitée par ces propos, il a expliqué sur RTL que ce mot avait « deux sens dans le dictionnaire : un sens financier et un autre sens, qui est l'échec d'un système ». « Nous sommes devant l'échec d'un système », a-t-il dit, en appelant les Français à « changer d'état d'esprit ». « Ce qui compte », a-t-il ajouté, « ce ne sont pas les mots, ce sont les réalités, et la réalité, c'est que notre pays doit changer radicalement d'état d'esprit s'agissant de son regard sur les finances publiques ». Le chef du gouvernement a répondu à l'opposition et à son prédécesseur Dominique de Villepin, qui l'accusent d'avoir encore creusé la dette en privant l'Etat de 15 milliards de recette avec le paquet fiscal. « C'est une vraie erreur d'analyse », a-t-il contre-attaqué. « On s'est toujours contenté de mettre des rustines sur le budget de l'Etat, et jamais des mesures structurelles qui permettent de redonner de la croissance. » Il a aussi contesté le chiffre de 15 milliards, évaluant l'effet du paquet fiscal à « 9 milliards de recettes fiscales en moins » en année pleine pour l'Etat (1). M. Fillon a expliqué que sa politique économique combinait « des mesures très vigoureuses de réduction de la dépense » avec « la relance de la croissance », par la détaxation des heures supplémentaires, la baisse de la fiscalité ou encore l'investissement dans l'université et la recherche.

--- « S'exprimer librement ». M. Fillon a encore défendu la prévision de croissance de 2,2 % sur laquelle est bâti le projet de budget 2008 lequel sera présenté demain en Conseil des ministres et qui est contestée de toutes parts. « C'est celle que fait le FMI pour notre pays. Elle n'est pas très éloignée de celle que fait l'UE. »  Répliquant à nouveau à M. de Villepin, il a souligné que « le budget que nous exécutons, c'est le sien », et rappelé que les mesures votées cet été ne sont pas encore entrées en application. Revendiquant de pouvoir « s'exprimer librement », il a enfin réfuté être en désaccord avec le président Sarkozy : « Chacun a sa méthode et ses mots, mais au fond, c'est la même chose. »  (1) La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait chiffré ce coût à 11 milliards par an.

http://www.sudouest.com/250907/economie.asp?Article=250907a18599.xml

======> FINANCES PUBLIQUES. -- Le gouvernement présente aujourd'hui le premier budget du quinquennat, en pleine polémique sur un futur plan de rigueur caché

Budget : l'heure de vérité

Depuis que le Premier ministre a évoqué la « faillite », puis la situation « critique » des finances publiques, l'opposition de gauche comme le centriste François Bayrou dénoncent un discours alarmiste destiné, selon eux, à une mise en condition pour l'annonce prochaine d'un plan de rigueur.  D'autant que la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait elle-même employé ce mot de « rigueur » à propos de la fonction publique, et avait aussitôt été démentie par l'Elysée. L'entourage du président assure toujours qu'il n'en est rien, et Henri Guaino, conseiller spécial de M. Sarkozy, a à son tour assuré, lundi 24 septembre, qu'il n'y avait « absolument aucun plan caché de rigueur ». Mais Jean Arthuis, président UDF de la commission des finances du Sénat, se disait, lui, le même jour, « préoccupé » par le bouclage de la loi de finances, et appelait à... une « politique de rigueur ».

--- Les critiques européennes. Ce qui est clair, c'est qu'à l'heure de présenter, aujourd'hui en Conseil des ministres, le premier budget du quinquennat, le gouvernement doit concilier le coût des cadeaux fiscaux voulus par Nicolas Sarkozy (15 milliards en année pleine pour les mesures votées cet été), des prévisions de croissance revues à la baisse et les admonestations de plus en plus publiques de ses partenaires européens, pour lesquels la France fait figure de mauvais élève, avec un déficit public de 2,4 % du PIB (produit intérieur brut) prévu en 2007. Paris est également en bisbille avec la Banque centrale européenne, dont le président, Jean-Claude Trichet, apprécie fort peu les critiques du président Sarkozy sur l'euro fort. Jean-Claude Trichet ne s'est d'ailleurs pas privé de féliciter François Fillon pour son cri d'alarme sur les comptes pubics.

--- Haro sur le « paquet fiscal ». Quant à la gauche et au Modem, ils accusent le gouvernement d'avoir contribué à creuser les déficits avec un « paquet fiscal » destiné avant tout, selon eux, aux plus favorisés. Ce que rejette Nicolas Sarkozy, qui assure que ces mesures doivent permettre de « doper » la croissance. Mais parallèlement, il prône lui aussi une gestion rigoureuse, assurant qu'il ne peut pas « fabriquer » de l'argent. La conjoncture a beau être difficile, le gouvernement continue de baser son projet de budget 2008 sur une prévision de croissance « entre 2 et 2,5 % », alors même que l'UE vient d'abaisser sa prévision 2007 pour la France à 1,9 %, contre 2,4 % précédemment. Côté déficit public (Etat, collectivités locales et Sécurité sociale), le gouvernement affiche l'objectif de 2,3 % du PIB pour 2008, après les 2,4 % promis pour la fin de cette année.

--- Fillon : l'« exigence de vérité ». Concernant l'Etat, le gouvernement avait indiqué mi-septembre que le déficit inscrit dans le projet de budget serait « en dessous de 42 milliards d'euros », contre 41,996 milliards cette année. Et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008, présenté lundi, a pour objectif de ramener le déficit du régime général (salariés) à 8,9 milliards d'euros, au lieu de 12,7 milliards sans mesures correctrices.  « Rigueur » ou pas, François Fillon a de nouveau défendu son « exigence de vérité » sur la maîtrise des dépenses publiques en présentant, hier, le projet de budget aux députés UMP. Il a reçu leur soutien « à 10 000 % », selon leur président, Jean-François Copé. http://www.sudouest.com/260907/economie.asp?Article=260907a30992.xml

======> « La caricature d’un capitalisme pour enrichir quelques-uns »

Jean-Claude Sandrier, député PCF, est président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale.

--- François Fillon parle de « faillite » des finances publiques. Qu’en pensez-vous ?

- Jean-Claude Sandrier. Il y a une telle volonté d’en rajouter dans les cadeaux fiscaux aux plus riches et un tel acharnement à réduire les finances publiques chez les gouvernants qu’ils utilisent un argument qui condamne en fait leur politique, puisque si faillite il y a, c’est eux qui l’ont créée ! C’est le loup qui crie au loup. Pendant cinq ans, le gouvernement Raffarin-Sarkozy-Fillon, puis le gouvernement Villepin-Sarkozy n’ont cessé de réduire les recettes et de distribuer des cadeaux aux riches. Or, qu’observe-t-on ? La croissance était de 2,2 % il y a cinq ans, elle ne sera plus que de 1,8 % à la fin de 2007. Sarkozy-Fillon viennent d’en rajouter une louche de 14 milliards cet été, avec le paquet fiscal qui était un « pari sur la croissance » en comptant sur elle pour le financer. Mais les prévisions du gouvernement pour 2008 sont identiques à 2007. Cela montre qu’il ne croit pas à sa politique, comme il ne croit pas aux franchises médicales pour combler le déficit de la Sécu, désormais justifiées par la lutte contre la maladie d’Alzheimer… C’est une politique contradictoire et irresponsable, car dictée en fait par la volonté de sacrifier le progrès et la justice sociale pour favoriser la finance.

--- Que retenez-vous des orientations connues du budget 2008 ?

- Jean-Claude Sandrier. Rien n’est prévu pour le pouvoir d’achat hormis le crédit d’impôt immobilier et la prime pour l’emploi qui se substitue au MEDEF en matière de rémunération du travail et encourage les bas salaires. Dans le chapitre du « soutien à l’innovation », on trouve l’extension du crédit d’« impôt recherche » sans aucun contrôle de la qualité de la recherche effectuée ni de créations d’emplois. Quant à « l’équité du système fiscal », cela consiste pour le gouvernement à instaurer un prélèvement libératoire sur les dividendes des actionnaires de 16 %. C’est un nouveau cadeau aux plus aisés, imposés aux plus hautes tranches de l’impôt sur le revenu. Ce sera autant de manque à gagner à partir du budget 2009. Le gouvernement prévoit aussi de nouvelles exonérations d’ISF en « simplifiant » les dispositions votées l’an dernier pour les pactes d’actionnaires. Le gouvernement poursuit dans la même voie contre vents et marées. On est dans la caricature d’un capitalisme qui ne pense qu’à enrichir quelques-uns, au prix d’un recul social considérable avec la montée en flèche des inégalités et de la pauvreté.

--- A-t-on les moyens d’impulser une autre politique ?

- Jean-Claude Sandrier. Nous vivons dans un monde où l’argent coule à flot, comme l’a dit Patrick Artus. La sphère financière pèse aujourd’hui trois fois plus que le PIB mondial. Cela produit une montée fulgurante de la finance depuis 1980 au détriment des capacités humaines. La Banque centrale européenne a injecté en trois jours l’équivalent du budget de la France pour soutenir des institutions bancaires privées ! Il est possible de prélever tout de suite 80 milliards d’euros supplémentaires pour satisfaire les besoins humains. En taxant les actifs financiers à 0,5 %, ce qui rapporterait 17 milliards. En faisant cotiser les revenus boursiers comme les salaires, ce qui ferait rentrer 13 milliards. En supprimant les 17 milliards d’exonérations de cotisations patronales. En annulant les 12 milliards au bénéfice exclusif des riches dans le paquet fiscal. En multipliant par deux l’ISF, ce qui rapporterait 4 milliards, et en réformant l’impôt sur le revenu dans le sens d’une plus grande progressivité, pour accroître son produit de 17 milliards. Entretien réalisé par S. C. http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_-La-caricature-d-un-capitalisme-pour-enrichir-quelques-uns

 

68) Loi de finances : Un budget inefficace et inégalitaire

Le projet pour 2008 est présenté ce matin en Conseil des ministres. Il est grevé par les quinze milliards de baisses d’impôts au bénéfice des plus riches, votées cet été. Les slogans de campagne de Nicolas Sarkozy risquent de se heurter à la dure réalité des chiffres. Qu’importe, chose promise chose due, ce sont près de 15 milliards d’euros qui sortiront du budget de l’État l’an prochain pour financer un paquet fiscal dont l’efficacité en termes de relance économique sème aujourd’hui le doute bien au-delà de l’opposition : l’objectif était de soutenir la rentabilité du capital en sacrifiant les dépenses socialement utiles.

--- Tour de vis sans précédent

Le gouvernement lui-même a dû revoir à la baisse ses ambitions avec, au mieux, une prévision de croissance égale en 2008 à celle de 2007, à 2,25 %. On est loin du « choc de croissance » d’un point supplémentaire promis par Nicolas Sarkozy. Un « optimisme » qui tranche encore avec les prévisions des experts, la Commission européenne estimant que la croissance française n’excédera pas cette année 1,9 %. Un chiffre que l’OCDE a ramené pour sa part à 1,8 %. Pour Bercy, tout l’enjeu est de parvenir à poursuivre sa politique coûteuse en faveur des plus riches tout en affichant vaille que vaille un déficit amélioré, en dessous de la barre des 42 milliards d’euros pour le budget de l’État à la fin de l’année prochaine, conformément à l’engagement de corseter les finances publiques pris auprès de la Commission européenne. Une entreprise à haut risque alors que les effets à craindre de la crise boursière des « subprimes » américains sur l’économie réelle ne sont absolument pas pris en compte. L’exercice est d’autant plus périlleux que le passif de la droite est lourd. Depuis 2002, la dette a encore progressé, creusée durant cinq ans à coups d’exonérations d’impôt sur la fortune (ISF) et de cotisations sociales compensées en partie par l’État. Elle atteint aujourd’hui 64,2 % du PIB, et coûte en intérêts 40 milliards d’euros par an. Conscient de ces difficultés : rentrées fiscales amputées, croissance atone, balance extérieure déficitaire, le gouvernement a décidé de contre-attaquer, François Fillon dénonçant ce week-end, avec la bénédiction du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, « la faillite de l’État » et une « situation impossible » pour les finances publiques. Le choc des formules étant censé nous aider à comprendre que l’horizon se couvre et que la rigueur s’impose. Le budget 2008 sera ainsi marqué par « un tour de vis sans précédent », écrit le Monde, avec 22 802 suppressions d’emplois publics l’an prochain, dont la moitié dans l’éducation nationale. Les services publics et les usagers modestes qui en ont le plus besoin feront les frais des choix idéologiques du gouvernement, au détriment de toute rationalité économique. Comparé aux 15 milliards d’euros de cadeaux du paquet fiscal aux plus aisés, le demi-milliard ainsi économisé aura en effet un impact quasi-nul sur les finances publiques. Mais ces milliers d’enseignants rayés des effectifs manqueront cruellement dans nombre d’établissements où les élèves en surnombre sont l’une des causes avérées de l’échec scolaire.

--- Nouvelles exonérations d’ISF

Côté recettes, pour tenter de faire illusion, le gouvernement envisage de faire rentrer de l’argent de manière anticipée. Les détenteurs d’actions se verront proposer un prélèvement forfaitaire libératoire de 16 % sur les dividendes contre une exonération d’impôt sur le revenu payable en 2009. Figure de style qui permettrait à l’État de dégager pour l’année prochaine 600 millions d’euros de recettes, le prélèvement se faisant à la source, mais qui se traduira par une baisse d’autant dans le budget 2009, avec au passage une plus-value de 200 millions d’euros pour les actionnaires qui sortiront ces bénéfices, taxés aujourd’hui jusqu’à 24 %, de leur déclaration. Mieux : en sus du paquet fiscal, le gouvernement prévoit d’alléger la fiscalité sur les revenus tirés des brevets, en leur appliquant un taux d’impôt sur les sociétés (IS) de 15 % au lieu de 33,3 %. Les exonérations aux trois-quarts d’ISF seront étendues aux actionnaires conservant leurs actions pendant deux ans au lieu de six, lesquels pourront bénéficier de cette mesure durant quatre ans supplémentaires. En revanche, rien n’est fait pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages populaires, hormis la reconduction de la prime pour l’emploi, qui se substitue pour partie aux salaires. Avec plus de 133 milliards d’euros, c’est la TVA qui devrait rapporter, en 2007, loin devant l’impôt sur le revenu (57 milliards) ou l’impôt sur les sociétés (46 milliards), le plus d’argent à l’État. Un affaiblissement de l’activité économique et de la consommation se traduira mécaniquement en manque à gagner pour les finances publiques. Le choix du gouvernement de se priver de ressources fiscales tout en refusant le moindre coup de pouce aux salaires risque d’être difficile à défendre dans les mois qui viennent. Sébastien Crépel et Frédéric Durand http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Un-budget-inefficace-et-inegalitaire

======> Menaces sur les collectivités territoriales

Les annonces sur la reconduction des dotations de l’État cachent une diminution de l’enveloppe globale aux élus locaux pour 2008. Les discours lénifiants du gouvernement n’ont pas apaisé les craintes des élus locaux. Dans la préparation de la loi de finances pour 2008, la ministre des Collectivités locales, Michèle Alliot-Marie, a annoncé la reconduction pour l’an prochain du contrat de croissance et de solidarité qui indexe la dotation globale de fonctionnement (DGF) de l’État aux collectivités sur l’inflation augmentée de la moitié de la croissance du PIB. Une annonce en trompe-l’oeil pour de nombreux élus, la progression de l’enveloppe des dotations d’État, qui inclut la DGF, étant limitée à l’inflation. Maxime Camuzat (PCF), membre du comité des finances locales, et vice-président du congrès de l’Association des maires de France (AMF) dénonce un marché de dupes : « L’enveloppe globale de l’État baissera en réalité de 350 millions d’euros, sous l’effet du plafonnement de la taxe professionnelle (TP) et des dégrèvements de fiscalité locale imposés par l’État, que celui-ci ne compense plus », indique-t-il. Les transferts de compétences de plus en plus nombreux font exploser la dépense, tandis que les recettes sont bloquées. « Les collectivités ont le choix entre faire exploser la fiscalité des ménages ou se replier sur les seules compétences obligatoires en abandonnant les services publics locaux », résume Maxime Camuzat. Le département du Cher, dont il est vice-président, cumule ainsi à lui seul 14 millions d’euros de retard de versements de l’État rien que pour la gestion du RMI et la collecte de la TIPP sur les carburants depuis le 1er janvier 2005. Face à l’inquiétude, le gouvernement a promis la concertation au sein d’un groupe de travail confié au sénateur (UMP) Alain Lambert, chargé de clarifier des compétences entre l’État et les collectivités (qui assurent 70 % de l’investissement public total), et d’associer ces dernières à l’effort de « maîtrise des dépenses » engagé par l’État. Mais la réforme de la fiscalité locale, réclamée avec insistance par les associations d’élus, ne figure pas dans la lettre de mission du sénateur. Jacques Pélissard, président de l’AMF, a réitéré sa volonté de « négocier » sur ce dossier. S. C. http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Menaces-sur-les-collectivites-territoriales

=====> Coupe record confirmée

Le gouvernement a confirmé, hier, la suppression record de 11 200 postes dans l’enseignement scolaire. Les collèges et lycées paieront le prix fort, avec 12 400 suppressions nettes. Bercy en justifie 1 800 au titre de la baisse des effectifs d’élèves et 2 040 au titre des « surnombres disciplinaires ». 4 200 équivalents temps plein seront « économisés » grâce aux heures supplémentaires défiscalisées. Enfin, 1 000 personnels administratifs ne seront pas remplacés. Bercy confirme également son ambition de réduire le volume d’heures de cours accordées aux élèves. http://www.humanite.fr/2007-09-27_Societe_Coupe-record-confirmee

=======> Budget 2008 : l’injustice en chiffres

Loi de finances. Le premier budget de Nicolas Sarkozy est marqué par l’austérité pour les salariés et les familles, les cadeaux aux riches, les renoncements sur la dette et la croissance. Le Conseil des ministres a présenté hier, pour 2008, une loi de finances dont la colonne dépenses s’élève à 271,8 milliards d’euros. Avec un déficit prévu à 41,7 milliards d’euros, soit une dégradation par rapport aux prévisions 2007 où le déficit atteindrait 38,3 milliards d’euros. Ce qu’Éric Woerth, ministre du Budget, appelle « un effort très supérieur en termes de maîtrise des dépenses publiques ». Pas de miracle donc pour ce qui concerne le désendettement promis. Dans la même veine, le projet de loi de finances 2008 table sur une croissance comprise entre 2 % et 2,5 % l’an prochain. Ce qui signifierait que le président de la République a renoncé à aller chercher les 3 % de croissance, « avec les dents s’il le faut ». La suppression de 22 921 postes dans la fonction publique sera sans doute la marque principale du budget 2008. Comme prévu, les ministères de l’Éducation (- 11 200), de la Défense (- 6 037), de l’Économie et du Budget (- 2 830) et de l’Intérieur (- 2 306) sont les plus touchés par les suppressions de postes. Pour l’enseignement scolaire, qui est doté d’un budget de 59,26 milliards d’euros, stable par rapport à l’année dernière, ce sont les collèges et lycées qui paieront le prix fort de ces suppressions, avec 12 400 suppressions, alors que 840 postes sont créés dans le primaire. 1 000 personnels administratifs ne seront pas remplacés. Ces suppressions de postes n’empêchent pas Nicolas Sarkozy d’estimer que le budget 2008 est « tourné sur la valorisation du travail pour créer de la richesse et de l’activité ». L’enseignement supérieur et la recherche sont dotés d’un budget en hausse de 1,8 milliard d’euros supplémentaires, en progression de 7,33 % par rapport à 2007. Mais aucune création de poste n’est prévue. Concernant la fiscalité, nulle mesure nouvelle ne favorise la relance de la consommation, à l’exception des 260 millions d’euros de revalorisation de la prime pour l’emploi. Ils ne compenseront certainement pas le matraquage des salariés pauvres par l’instauration des franchises médicales et les augmentations programmées de la TVA. Par contre les actionnaires, les grandes entreprises et grandes fortunes se verront confortés par une série de mesures fiscales : aux 15 milliards du paquet fiscal s’ajouteront l’exonération de l’ISF sur les actions conservées pendant deux ans au lieu de six, l’allégement de la fiscalité sur les revenus tirés des brevets et la réduction d’impôts portée de 10 % à 30 % sur les investissements en recherche et développement… Selon le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, le premier ministre François Fillon, s’appuyant sur la défiscalisation des heures supplémentaires, a insisté sur le caractère « juste » de ce budget. « Je ne sais pas comment on peut soutenir que ce budget serait autre chose qu’un budget juste », a commenté Laurent Wauquiez : « Il n’y a pas de cadeaux fiscaux, on favorise le travail et le revenu des salariés modestes. » Enfin si les effectifs du ministère de la Défense sont revus à la baisse, le ministère des Finances a annoncé qu’aux 15,33 milliards d’euros de crédits d’équipement (armements, infrastructures, matériel et maintien en condition opérationnelle) prévus en 2008, s’ajouteront « 3 milliards d’euros conditionnels », enveloppe destinée à la construction éventuelle d’un second porte-avions. Olivier Mayer http://www.humanite.fr/2007-09-27_Politique_Budget-2008-l-injustice-en-chiffres

 

69) RETRAITES : Un an de cotisation supplémentaire à partir de 2009

François Fillon confirme l'allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein

Un an de cotisation supplémentaire à partir de 2009

Dans un discours prononcé hier à l'occasion du 60e anniversaire de l'Agirc (la retraite complémentaire des cadres du privé), le Premier ministre a exposé ses ambitions pour la réforme des retraites programmée en 2008. Pour le « prochain rendez-vous, celui de 2012, notre objectif doit être d'équilibrer le régime général, alors que nos prévisions font état d'un déficit entre 8 et 10 milliards d'euros », a-t-il dit. M. Fillon a également réaffirmé que l'allongement de la durée de cotisation, de 40 à 41 ans, s'étalerait sur trois ans, entre 2009 et 2012. Il avait déjà annoncé cet objectif dans son discours de politique générale le 3 juillet.

--- Non au « régime par points ». Le chef du gouvernement est toutefois « très réticent, pour ne pas dire plus », envers l'idée de substituer au système actuel de retraites un régime par points, proposition notamment avancée ces derniers jours par le Medef. « Je voudrais avant tout écarter fermement une idée, agitée à chaque fois par tous ceux qui prétendent vouloir une "vraie réforme". Ceux-là plaident pour la création d'un grand régime unifié de retraite, par points. » Or, pour François Fillon, le système actuel est « le fruit de notre histoire », un « compromis » dont la remise en cause porterait « gravement préjudice à notre démocratie sociale ». Dès à présent, l'objectif minimum de pension pour une carrière complète, soit 85 % du smic net, « sera atteint presque dans tous les cas de figure » début 2008. Via « trois revalorisations du minimum contributif (montant minimum garanti pour une retraite à taux plein, actuellement de 574 euros), la troisième intervenant au 1er janvier prochain », a expliqué M. Fillon.

--- Justice. M. Fillon a par ailleurs annoncé que des « ajustements » étaient probables pour le dispositif donnant la possibilité à ceux qui ont commencé à travailler entre 14 et 16 ans de partir à la retraite avant 60 ans. « Le coût de cette mesure est important, puisqu'il explique presque la moitié du déficit du régime général constaté en 2007. Sans doute y a-t-il des ajustements à faire », a-t-il déclaré, estimant toutefois que ce dispositif était « un geste d'authentique justice sociale ». http://www.sudouest.com/260907/economie.asp?Article=260907a110063.xml

=====> Fillon durcit le ton

Retraites. Le premier ministre veut pousser la durée de cotisation à 41 ans.

Le premier ministre a réaffirmé hier son intention d’allonger la durée de cotisation retraite. Dans un discours à l’occasion du 60e anniversaire de l’AGIRC, la retraite complémentaire des cadres du privé, François Fillon a réitéré ses propos tenus lors du discours de politique générale, le 3 juillet dernier. « L’augmentation de la durée de cotisation à 41 ans n’est pas une option, elle est prévue par la loi », a-t-il déclaré, avant d’expliquer que cette réforme interviendra entre 2009 et 2012. Prenant en apparence le contre-pied du MEDEF, qui réclame « une vraie réforme », le chef du gouvernement a ménagé son auditoire en se déclarant contre « une remise à plat » complète du système de retraite en 2008. Mais, dans le même temps, il a laissé planer la menace sur les « carrières longues », dispositif qui permet à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir à la retraite avant 60 ans. Raison invoquée par le premier ministre ? Le coût, « important, puisqu’il explique presque la moitié du déficit du régime général constaté en 2007 ». Selon François Fillon, le régime général des retraites sera remis à l’équilibre en 2012, alors que le déficit prévisible à cette date est estimé entre 8 et 10 milliards d’euros. G. M. http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Fillon-durcit-le-ton

 

70) GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT : « OGM : Borloo montre la sortie »

Les déclarations de Jean-Louis Borloo ouvrent la voie au gel de la commercialisation des semences. Céréaliers et FNSEA claquent la porte du groupe de travail

OGM : Borloo montre la sortie : Jacques Ripoche

Tests OGM. Les écologistes se disent confortés  - PHOTO THEILLET

« Sur les OGM, tout le monde est d'accord : on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque. » Rapportée hier par notre confrère « Le Monde », cette déclaration du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, semble indiquer que le gouvernement se prépare à geler la commercialisation des semences de maïs OGM. En l'occurrence le MON810 (groupe Monsanto), le seul autorisé en France. Le cabinet du ministre se refusait hier soir à infirmer ou confirmer le propos qui a eu pour effet immédiat de perturber le déroulement du Sommet du végétal organisé à Tours par Orama, émanation d'associations et syndicats de producteurs de maïs, blé et oléoprotéagineux. Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, qui en était l'invité, a dû s'employer à calmer le jeu, affirmant que « la question n'est pas tranchée » et qu'aucune décision ne sera prise avant l'achèvement du Grenelle de l'environnement, fin octobre.

--- Chaise vide. Cela n'a pas suffi. Déjà très remontés par une récente destruction de parcelle de maïs et par le renvoi sine die de procédures en cours contre les faucheurs volontaires, les congressistes ont exigé une « clarification gouvernementale ». En attendant, les représentants d'Orama au Grenelle de l'environnement, dont le vice-président Xavier Beulin (par ailleurs vice-président de la FNSEA), ont décidé de ne plus siéger au groupe de travail : « A quoi sert l'annonce d'une loi sur les OGM si la décision est prise avant ? », a-t-il commenté. « La méthode n'est pas respectée, la confiance est rompue », a renchéri la FNSEA hier soir. Le groupe de travail sur les OGM se réunit précisément pour la dernière fois ce vendredi. Le Charentais François Lucas, président de la Coordination rurale, en fait partie. « Le gouvernement est placé devant un exercice difficile, explique-t-il. D'un côté, je comprends Borloo au regard des comptes rendus de séance qui lui remontent et lui montrent que, dans ce groupe de travail, il y a une majorité qui veut appliquer le principe de précaution. De l'autre, je comprends la prudence de Barnier devant l'auditoire qui était le sien hier. » La Coordination rurale, qui fait régulièrement le procès d'une politique agricole « cogérée » Etat-FNSEA, est, pour sa part, défavorable au développpement des cultures OGM. Du moins tant que, souligne François Lucas, « l'obstacle principal, la détermination des responsabilités sur la dissémination, n'aura pas été levé ».

--- Satisfaction et prudence. Du côté des ONG écologistes, dont les céréaliers dénoncent volontiers la « surreprésentation » au Grenelle, la déclaration de M. Borloo est plutôt bien accueillie : « Ca faisait un moment que l'on sentait que le gouvernement pouvait fléchir », dit le Landais Christian Berdot, animateur de la campagne OGM des Amis de la Terre-France. Les associations, regroupées dans l'Alliance pour la planète, restent toutefois prudentes et demandent à M. Borloo de « transformer l'essai ». Concrètement, « par une interdiction de toute mise en culture d'OGM au moment des prochains semis », selon son porte-parole, Arnaud Apoteker.

Philippe Martin (PS), président du Conseil général du Gers, participera lui aussi ce matin à la réunion du groupe de travail OGM, au titre de l'Association des Départements de France. Pour lui, le propos de Borloo rapporté par « Le Monde » évoque « un moratoire sans prononcer le mot ». Il y voit « une réponse positive à ce que les collectivités locales attendaient depuis longtemps ». Quant à Daniel Soulage, sénateur du Lot-et-Garonne (UDF), qui faisait partie mardi soir du groupe de parlementaires réunis autour du ministre de l'Ecologie au Sénat, il estime que l'agitation suscitée par sa petite phrase est prématurée : « Il l'a peut-être dit mais seulement comme une éventualité parmi d'autres ! »

http://www.sudouest.com/210907/france.asp?Article=210907a111710.xml

 

71) LOGEMENT : Le gouvernement et le monde HLM affichent leur désaccord

La question de la vente de logements HLM à leurs locataires a révélé de profondes divergences au congrès de Lyon - Le gouvernement et le monde HLM affichent leur désaccord

Le congrès de l'Union sociale pour l'habitat (USH), qui réunit les acteurs du monde HLM, s'est terminé hier à Lyon sur fond de désaccord entre les objectifs gouvernementaux et la réalité vécue par les organismes de logement social. C'est la question sensible de la vente de logements HLM à leurs locataires qui a déclenché les hostilités. Reprenant l'objectif présidentiel de 40 000 logements à vendre par an, la ministre, Christine Boutin, a reconnu que ce chiffre serait « difficile à atteindre » tout en assurant qu'il était « le seul à la hauteur des enjeux d'aujourd'hui ». Côté acteurs du logement social, les avis sont partagés entre les plutôt pour, notamment une partie des organismes dans la mouvance du 1 % patronal, les plutôt contre, dont les offices HLM proches des collectivités territoriales, et ceux qui y sont violemment opposés, comme la Confédération nationale du logement, première association de locataires.

--- Une première. Ces divergences affichées publiquement lors du congrès sont une première dans un monde où le consensus est de règle. Aucun accord n'a d'ailleurs été conclu sur ce sujet lors du congrès, la signature d'une convention entre l'USH et le gouvernement étant reportée. Cherchant à temporiser, Michel Delebarre, président de l'USH et député-maire PS de Dunkerque, n'a pas rejeté l'idée de vente mais insisté sur la nécessité d'en définir clairement les conditions d'application.

--- Chiffres éloquents. D'autres problèmes ont été soulevés dans une situation de crise où le logement est rare dans le parc social, et cher dans le privé. Les chiffres sont éloquents : 1,3 million de demandes de logements sociaux en attente, 90 000 personnes sans domicile fixe, 900 000 personnes sans domicile personnel et 2 millions qui ne disposent que d'un logement sans confort. Le monde HLM a fait plusieurs propositions : disponibilité accrue de foncier dans les grandes agglomérations, dispositions fiscales pour aider les locataires à l'accession à la propriété, subventions plus importantes pour aider à la construction et à la réhabilitation du parc social. Mme Boutin a annoncé qu'elle allait constituer une « task force » ayant pour mission d'établir « une charte d'utilité sociale » qui pourrait comprendre « des abattements significatifs pour l'acquisition du foncier public, des prêts superbonifiés à long terme de la Caisse des dépôts et des mesures d'accompagnement fiscal et urbanistique ».

http://www.sudouest.com/210907/economie.asp?Article=210907a1839.xml

 

72) La loi Hortefeux adoptée, indigne test ADN compris

Immigration. Le texte, qui donne aussi le feu vert aux statistiques ethniques, a été voté en pleine nuit, devant seulement 23 députés. Déjà examiné en urgence (une seule lecture par assemblée), le projet de loi sur l’immigration a été adopté, hier, au beau milieu de la nuit, alors que seulement 23 députés se trouvaient encore dans l’Hémicycle. Approuvé par l’UMP et le Nouveau Centre, rejeté par le PS, le PCF et les Verts, le texte inclut le très controversé amendement Mariani sur les tests ADN, dans une version légèrement revue et trop peu corrigée par le gouvernement. Ces tests seront donc autorisés, à titre expérimental, jusqu’au 31 décembre 2010, pour les étrangers candidats au regroupement familial qui souhaitent apporter une preuve de leur filiation. Dans l’esprit donc, rien de changé : les « bons » candidats devront montrer patte blanche, pendant que les autres, tous présumés fraudeurs, subiront tracasseries administratives et autres refus plus ou moins motivés. Et ce ne sont pas les ajouts de dernière minute (la mise en place d’une commission pour évaluer annuellement le dispositif, ainsi que le remboursement du test « si le visa est accordé ») qui devraient rassurer les migrants. Ces derniers pourront par ailleurs être fichés en fonction de leurs origines raciales ou ethniques, dans le but de mesurer, explique la loi, « la diversité des origines des personnes, la discrimination et l’intégration ». Enfin, pour ne rien arranger, le niveau de ressources exigibles du demandeur a été augmenté lors de la discussion à l’Assemblée. « Ces votes abjects rappellent les heures les plus sombres de notre histoire », a réagi, hier, le Parti communiste, qui fustige « un système de néo-apartheid » et « de nouvelles formes de colonialisme ». Alexandre Fache http://www.humanite.fr/2007-09-21_Societe_La-loi-Hortefeux-adoptee-indigne-test-ADN-compris

======> Immigration : La droite veut imposer les tests ADN et le fichage ethnique

Les amendements votés en commission ont encore durci le projet de loi Hortefeux, examiné à partir de demain à l’Assemblée nationale. Le projet de loi sur la « maîtrise de l’immigration, l’intégration et l’asile », est examiné demain et mercredi, en séance extraordinaire de l’Assemblée nationale, en urgence, c’est-à-dire avec un seul passage devant l’Assemblée. Pourquoi en urgence alors que la loi a déjà été modifiée en 2006, sur les mêmes thèmes, et que le danger d’invasion de hordes d’enfants qui veulent rejoindre leurs parents, de femmes ou d’hommes qui souhaitent vivre avec leur conjoint relève du fantasme ? Parce que le président de la République l’a décidé.

--- le regroupement familial durci

La seule « urgence » qui puisse se justifier, après la création du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, est le transfert de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides sous sa coupe et le changement de statut de la commission de recours des réfugiés. Ce pouvait être aussi la nécessité d’instaurer un recours suspensif pour des demandeurs d’asile, comme l’a enjoint au gouvernement français la Commission européenne des droits de l’homme. Mais le délai de vingt-quatre heures prévu pour déposer la demande, et de quarante-huit heures accordées ensuite au juge pour se prononcer, ressemble sérieusement à un pied de nez. Il y a surtout la volonté de ne pas avoir l’air de lâcher d’un pouce sur le terrain nauséabond qui a permis au président de la République de se faire élire. À l’origine, le projet de loi met en place, pour obtenir le droit au regroupement familial et pour les conjoints de Français, une évaluation de la connaissance de la langue et des valeurs de la République, avec formation de deux mois si nécessaire dans le pays d’origine. Les conjoints de Français devront revenir dans leur pays pour faire leur demande. Les conditions de ressources pour vivre en famille devront être au moins égales au SMIC et la commission des lois a porté l’exigence à 1,33 fois pour les familles de six personnes ou plus. Les parents seront astreints, dans le cadre du contrat d’accueil et d’intégration, à suivre une formation sur les droits et les devoirs des parents en France. Ces conditions ont paru encore insuffisantes à la majorité UMP de la commission des lois qui a ajouté une évaluation supplémentaire après la formation du candidat au regroupement familial, ouvert la possibilité de solliciter la comparaison des empreintes génétiques (au frais du demandeur) pour vérifier sa filiation, prolongé à quatre jours la durée de maintien en zone d’attente en supprimant l’obligation de passage devant un juge au terme de 48 heures. Elle a aussi ajouté un nouvel article à double entrée : la mise en place d’un système informatisé des bénéficiaires de l’aide au retour et l’autorisation des traitements informatisés « dans le cadre d’études sur la mesure et la diversité des origines de la personne ». La mise en place, en clair, d’un fichage « ethnique ». Les syndicats de l’INSEE ont d’ailleurs immédiatement réagi. « L’inclusion de cet amendement dans cette loi ne laisse pas de doute sur son objectif final : il s’agit bien d’imposer un référentiel « ethno-racial » visant à distinguer les personnes qui participent de « l’identité nationale » de celles qu’il convient de surveiller, de rejeter, d’expulser », écrivent-ils. Les projets de recueil de ces données seraient, en outre, confiés, non pas au Conseil national de la statistique mais à une simple commission consultative. Mais c’est l’article sur les tests ADN qui fait le plus de bruit. Nicolas Sarkozy approuve : « Il y a douze pays en Europe qui ont le test ADN sur la base du volontariat. Quel est le problème ? C’est très positif quand le Parlement a des idées. » Patrick - Devedjian, secrétaire général délégué de l’UMP, fait dans le cynisme - « C’est un amendement destiné à protéger, favoriser ceux qui sont demandeurs à l’immigration, puisqu’il leur donne un droit » - et dans la clarté : « Ceux qui refuseront d’y avoir recours resteront dans la procédure normale de vérification de l’authenticité d’actes souvent suspects, de complaisance, et n’offrant pas la certitude de ceux de l’administration française. »

--- « Escalade inacceptable »

Si Jean-Marie Le Pen applaudit, Jean-Marie Cavada, pour le Modem, ne comprend pas « comment on peut passer de façon si bonasse sur quelque chose de gravissime », craignant que « cela finisse par la constitution de fichiers ». Au Parti socialiste, alors que Julien Dray vient de se prononcer, à l’instar de Manuel Valls, pour la politique des quotas et l’organisation, avec les pays d’origine, des opérations de rapatriement, la proposition des tests ADN a été qualifiée par la députée George Pau-Langevin « d’escalade inacceptable ». Marie-George Buffet, pour le PCF, condamne tout le projet et l’incitation des préfets à faire du chiffre comme « une dérive » : « Le gouvernement essaie de calmer les angoisses avec des méthodes très inquiétantes », analyse-t-elle. Du côté des associations, la condamnation est unanime. Unis contre l’immigration jetable, le Réseau Éducation sans frontières et les collectifs de sans-papiers appellent à manifester demain à 18 h 30 devant