Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde

Bloc-Notes No 252 - Aquitaine Période du 12 au 19 novembre 2005

Table des matières

1) Espaces Marx et le Forum Social Local de Gironde 

2) Conseil de Direction d’Espaces Marx

3) Atelier Santé & Société d’Espaces Marx : « La nouvelle tarification à l’acte dans les Hôpitaux : La logique du profit ou la santé pour tous »

4) Artisans du Monde Bordeaux : Campagne « OMC 10 ans ça suffit ! »

5) Les petits soirs de l’UGICT-CGT33 : « Ne pas perdre sa vie à la gagner »

6) Séminaire « Mouvement des religions et mouvement des rapports sociaux aujourd’hui »

7) Forum Citoyen de Villenave d’Ornon : «  Quelle conception avons-nous d’une société de solidarité ? Quels moyens pour une politique ambitieuse dans ce domaine ? ».

8) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s) d’ATTAC 33

9) AMD33 : « Pas si diplomatique que ça... »

10) PCF33 – Les Forums Programme, c’est parti et cela continue !

11) [AC ! Gironde] Préparation de la MANIFESTATION DU 3 DECEMBRE CONTRE LA PRECARITE ET LE CHOMAGE

12) 4 Forums/Programme sur Bordeaux : « Chômage, Précarité, Services publics, Santé, Citoyenneté,… »

13) La semaine de la Solidarité Internationale

14) [PCF] Forum à Mérignac : « Quels objectifs, quel projet pour faire échec à l’offensive de la droite et du Medef et pour construire une alternative politique ? »

15) L’Hebdo des Comités Girondins du 29 mai – Extraits

16) GRADIGNAN : « UN FORUM POUR CONSTRUIRE A GAUCHE »

17) DiversCités et le Mémorial de la traite des noirs : Conférence de Presse

18) Forum à Bègles : « Quels objectifs, quel projet alternatif pour faire échec à la droite et au Medef ? »

19) Débat Public sur la Ligne Grande Vitesse Bordeaux Toulouse : Réunions de clôture

20) 7éme symposium de Présence Capitale : « Du corps analogique au corps numérique »

21) Pour Les Services Publics : Manifestation nationale

22) PCF Pessac : « Mesures provocatrices et inefficaces »

23) LE KRAKATOA – programmation NOVEMBRE DECEMBRE 2005

24) Le 49éme Clin d'œil Cinéma : « J'AI VU TUER BEN BARKA de Serge Le Peron »

25) Centre Hâ 32 : « Le voyage comme découverte scientifique »

26) Centre Yavné : Journée du livre d’histoire et de recherche juives

27) Hauts de Garonne : « Souffles d’asie »

28) Expositions à Bordeaux

29) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

30) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " Mollat " - Extraits

31) Un appel commun contre l’état d’exception

32) Aperçus d’Histoire Sociale en Aquitaine No 77 : « 1945-2005… la Sécu a 60 ans »

33) La lettre de l'IDRP : « Le budget militaire 2006 de la France »

34) LA PENSEE N° 343 Juillet/Septembre 2005 : « SANTE »

35) Planète PAIX – No 506 – Octobre 2005 vient de paraître

36) REGARDS – Politique, société, culture - Mensuel No 22

37) CLARA Magazine No 92 : « Pour que la pauvreté perde son visage de femme »

38) PRATIQUES No 31 – OCTOBRE 2005 : « Justice et médecine : Entre punir et soigner, du pire au meilleur, Des rapports équivoques »

39) François Ansensi, député de Seine-Saint-Denis : Débat sur les violences urbaines à l’Assemblée Nationale Mardi 8 novembre 2005

40) « Décréter l’état d’urgence sociale » PAR PATRICK LE HYARIC

41) « L’urgence, c’est le social et la démocratie » : Déclaration de la Confédération Générale du Travail

42) « Violences invisibles » et « Mepris social », deux ouvrages aux Editions du Passant Ordinaire

43) Meeting de la colère et de l'espoir : Douze propositions pour changer la vie

44) Pour que vive la verrerie à bègles : « ensemble, sauvons 50 emplois »

45) Les Nouvelles de Bordeaux en bref . . .

46) Passerelle Langon Saint-Macaire : Une liaison d'avenir

47) Sécurité sociale L'attaque frontale...

48) EDF : Empêcher la privatisation

49) Pour l'emploi : " L'espoir d'un nouveau projet politique " Par Serge Gonzalez.

50) " Services publics : Un intérêt national " Par Bernard Defaix, porte-parole

51) Référendum du 29 mai : Journal de campagne

52) " Ich liebe dich... " par Vincent Taconet

53) Après le succès du 4 octobre : Exigence de réponses

54) Pour le respect du vote du 29 mai : Le PCF dans la manif

55) " Nous voulons que notre peuple gagne ! " par Dominique Belougne.

56) " La chronique des idées reçues... " de Gérard Loustalet-Sens

57) Paroles de saison : " Moules et une façon ! " Par Jean Zellner.

58) [Forum-superieur] Apprentissage à partir de 14 ans : "lamentable" pour la FSU

59) « A la lumière des violences des banlieues : une insuffisance criante » par Jean-Paul ABRIBAT, Sociologue

60) AC ! Bordeaux-CUB : « COUVRE FEU : De qui se moque-t-on ! »

61) Sécurité Sociale et Hôpitaux : « On va vers la fermeture de services entiers »

62) BEGLES ....... --Cela n'a rien à voir avec les violences urbaines. Mais la mise à l'écart d'un animateur témoigne du fossé entre les autorités et une partie de la cité Farges

63) MRAP33 : « Violences: une insurrection prévisible qui appelle des ruptures »

64) UFAL33 : Les citoyens des banlieues ont droit à la sûreté, le gouvernement doit assurer l’ordre social et républicain

65) RASSEMBLEMENT DEVANT LE RECTORAT & L'INSPECTION ACADEMIQUE

66) SUD-OUEST. Ils cumulent les handicaps sociaux mais ne subissent pas tous des violences urbaines - Les quartiers ne flambent pas tous : Bruno Béziat

67) PARTI SOCIALISTE. -- Les Fabiusiens béarnais menés par David Habib mènent campagne en vue du vote des militants le mercredi 9 novembre

68) AEROSPACE VALLEE. -- La présentation du pôle de compétitivité samedi, à Pau, par Alain Rousset, a été l'occasion d'appeler les PME à se mobiliser davantage

69) AUDIT SUR L'EAU. -- Selon Trans'CUB, la Lyonnaise pourrait avoir bénéficié de « fuites » au sujet de l'audit jalousement gardé par Alain Rousset

70) BEGLES ....... - Menacés de se voir couper l'approvisionnement en gaz faute d'avoir honoré leurs factures, les verriers d'Aquitaine espèrent que le sursis se prolongera







Espaces Marx Bordeaux: http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

Contact : espaces.marxbx@tiscali.fr ou Marvinc@no-log.org

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Adhésion : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59





1) Espaces Marx et le Forum Social Local de Gironde 

Le Lundi 14 Novembre à 20h Prochaine Assemblée Générale du FSL33 à l’Athénée Municipal de Bordeaux - Espace St Christoly – Le compte rendu de la dernière AG est disponible écrire à Marie-Thérèse <eliotoumarie@free.fr> – Préparation du FSL33 2006 – Thème pressenti « Quelles alternatives au Capitalisme et au Libéralisme ? » - Date évoquées mi mai 2006 – Lieu : à définir - Pour contacter le FSL33, et recevoir les compte rendus des premières A.G. écrire à FSL33 c/o ATTAC 33 2, Place Saint Pierre Boite postale 142 33008 Bordeaux Cedex ou par Mel à FSL33@tiscali.fr et pour le Forum : fsl33@ml.free.fr .Pour s'inscrire fsl33-request@ml.free.fr avec en objet subscribe. Concernant Les sites officiels du FSL33, ils sont en sommeil en attendant de retrouver une animation : Le site : http://fsl33.free.fr pour 2003 et pour l’année 2004 le nouveau site www.fsl33.net - Adresse électronique : FSL33@tiscali.fr



2) Conseil de Direction d’Espaces Marx

Le Mercredi 16 Novembre à 12h15 au Café de l’Horloge - Ordre du Jour – Point des initiatives d’Octobre - Préparation des initiatives de Novembre et Décembre (Bistrot, Ateliers Economie, Santé, Conférences et Rencontres Philosophiques…) – Bilan des Journées de la Pensée critique - Préparation du 10éme anniversaire de la création d’Espaces Marx : Proposition d’un colloque régional : « Vivre et travailler au pays à l’heure de la mondialisation » - Point préparation des rencontres Utopia-Espaces Marx- Point dépôt demande de Subvention – Tenue Table au Salon du livre de LUDON – Préparation Tables Ronde (l’école, le Colonialisme) – Contributions au FS33 - Lettre Trimestrielle – Le nouveau site Web -Questions diverses,… Contacts : - Tel : 05.56.85.50.96 Emel: <espaces.marxbx@tiscali.fr> ou Marvinc@no-log.org - Réunion de Bureau Mercredi 16 Novembre à 12h15 au Café de l’Horloge. Réservez votre repas au 05.56.04.12.25 (Le 3éme Mercredi du mois).



3) Atelier Santé & Société d’Espaces Marx : « La nouvelle tarification à l’acte dans les Hôpitaux : La logique du profit ou la santé pour tous »

Le Mercredi 16 Novembre à 20h30 à l’Athénée Municipal de Bordeaux (Espace St Christoly) Les animateurs de l'atelier, Gilles MANGARD, médecin généraliste, et Patrick SIMON, médecin chef de secteur psychiatrique, accueillerons le Docteur Mouffid HAJJARD, Praticien Hospitalier qui viendra nous parler de « La nouvelle tarification à l’acte dans les Hôpitaux : La logique du profit ou la santé pour tous » - « L'été 2005 a aggravé les carences de notre système de santé: la nouvelle tarificarion à l'activité dans les hôpitaux et les cliniques accélère les "restructurations" des établissements dans des perspectives essentielles de rentabilité ou de moindre coût; les dépenses médicamenteuses en ville font l'objet d'une révision qui déremboursera encore 200 nouveaux médicaments parmi les plus usités. Pour faire bonne mesure les médecins étrangers au nombre de 3000,qui supportent une grande part de l'activité hospitalière, n'arrivent pas à être titularisés ( salaire en baisse de 50% ) et vont faire grève une fois de plus. A l'inverse le ministre considère qu'il y a trop d'étudiants inscrits en première année de médecine et envisage un numerus clausus dès la terminale en plus du concours déjà existant en fin de première année. Une seule bonne nouvelle: l'oignon, l'ail et les haricots blancs mangés crus 5 fois par jours protègent du cancer du pancréas selon la dernière étude américaine réalisée à San Francisco sur 2233 habitants dont 532 atteints du cancer du pancréas ( Quotidien du Médecin,16/09/05). Débattons librement de tout cela à notre prochaine réunion ;les experts en santé publique sont les bienvenus. » - Si vous souhaitez éventuellement vous associer à ce groupe de travail, prendre contact avec "Patrick SIMON"< mcsimon001@cegetel.rss.fr> ou <espaces.marxbx@tiscali.fr>. N'hésitez-pas à faire des propositions d'interventions et d'intervenant(e)s autour de ces questions et d'autres.



4) Artisans du Monde Bordeaux : Campagne « OMC 10 ans ça suffit ! »

Réunion de travail sur le contenu et les moyens d’action de cette campagne le 15 novembre 2005 à 20h30, à l’Athénée Municipal Bordeaux à l’invitation d’Artisans du Monde Bordeaux. Du 13 au 18 décembre 2005 se tiendra à Hong Kong le 6è conférence ministérielle de l’OMC ; cette conférence doit conclure le cycle de négociations commerciales lancées en 2001. Elle a pour objectif essentiel d’accélérer les processus de libéralisation des marchés dans de nombreux secteurs. Sont ainsi notamment concernés les services dans le cadre de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), l’Agriculture et l’accès aux marchés non agricoles (NAMA). Depuis 10 ans l’OMC élargit son champ de compétence, faisant fi des droits humains fondamentaux des populations (par ex souveraineté alimentaire, accès aux soins…) et impose ses lois commerciales au-mépris de toute autre loi. A l’occasion de cette prochaine conférence la mobilisation se poursuit : Une campagne nationale est en cours pour la subordination du commerce aux droits fondamentaux. Cette campagne est menée par un collectif d’association dont Agir ici, ATTAC, CADTM, Confédération paysanne, CRID, Fédération Artisans du Monde, FSU, Ligue des Droits de l’Homme, Peuples Solidaires, PFCE, Ritimo, UNEF, Union Syndicale Solidaires…. Notre association « Artisans du monde Bordeaux » souhaite relayer localement cette campagne. Mais pour le faire avec un peu de compétences nous avons prévu une réunion de travail sur le contenu et les moyens d’action de cette campagne le 15 novembre 2005 à 20h30, à l’Athénée Municipal Bordeaux Une façon de poursuivre jusqu’à mi-décembre la Semaine de la Solidarité Internationale qui se déroule du 13 au 20 nov. Nous vous invitons à participer à cette réunion de travail. Les compétences et suggestions de chacun seront les bienvenues. Contacts : ADM Bordeaux 30 rue du Parlement St Pierre Bordeaux / Is Vauquois (tél 05-56-97-07-32) / J.Sachet (tél 05-56-50-07-84) Pour en savoir plus sur la campagne : WWW.omc10anscasuffit.org - From: "SACHET JO" <sachet.jo@free.fr>



5) Les petits soirs de l’UGICT-CGT33 : « Ne pas perdre sa vie à la gagner »

Un cycle de rencontres-débats bimestriels, en soirée, sur un thème donné, ouvert à tous, suivi d’un buffet coopératif. Le Jeudi 17 Novembre 2005 : « Ne pas perdre sa vie à la gagner » ou comment s’inscrire dans une exigence salariale dans une période où le niveau des salaires est historiquement bas ? Quelle reconnaissance de la qualification ? Négocier les classifications ? Vous avez dit inégalité professionnelle et salariale entre Hommes et Femmes ? Revendiquer pour des salaires est-ce juste ? Possible ? A l’ordre du jour ? … Avec la participation de Annie BERTELLE, Secrétaire nationale de l’UGICT-CGT, Secteur politique revendicative de 18h à 20h30 au siège de l’UD-CGT 30, Avenue Charles de Gaulle à Bordeaux-Caudéran – Bat. C – (Barrière St Médard en Jalles) – Parking sur place à l’intérieur – Commission Départementale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens CGT de la Gironde – 30, avenue Charles de Gaulle 33200 BORDEAUX CAUDERAN – Tel : 05 57 22 71 48 ou 56 Fax : 05 56 02 38 19 Site : http://www.cgt-gironde.org/ugict - Email : ugict@cgt-gironde.org



6) Séminaire « Mouvement des religions et mouvement des rapports sociaux aujourd’hui »

Le vendredi 18 Novembre 2005 de 18h à 21h à la Maison de la Chimie (Salle 262), 28, Rue Saint Dominique 75007 PARIS En présence de Robert HUE, président de la fondation Gabriel Peri et de Michel MASO, directeur, Antoine CASANOVA, animateur de la revue « La Pensée » présentera les thèmes du séminaire. Le 18 novembre 2005 la Fondation Gabriel Péri et la Revue « La Pensée » donneront le coup d’envoi d’un séminaire organisé autour d’un échange sur des questions en complexes évolutions et dont l’importance se trouve élargie et renouvelée depuis les années 2000. Ce champ de questions est celui des rapports entre les mouvements contrastés et même contradictoires, des courants et des attitudes religieuses, et, par ailleurs, les mouvements des rapports sociaux dans le monde. Ces questions ont une place et une portée incontournables dans le contexte des défis de ce début du XXIéme siècle. Ces défis ouvrent une étape inédite de l’histoire de l’humanité, mais les voies et les contenus sont profondément contradictoires. D’un côté, d’immenses possibilités sont offertes par la nouvelle phase d’hominisation apportée par la révolution informationnelle. De l’autre, les stratégies du capitalisme contemporain conduisent les peuples, les travailleurs, vers d’avantage d’exploitation, d’humiliation, de violences. Si cette situation fait apparaître des courants, où les souffrances, les protestations s’expriment sur des modes populistes, communautaristes et/ou intégristes, en même temps s’amplifient les mouvements de lutte pour la démocratie, la coopération et la paix. Ils ont souvent des références religieuses. Diversement, selon les pays ou les continents, des croyants s’engagent dans cette recherche d’une voie de libération humaine. Ces attitudes religieuses, si contrastées, sont au premier plan des débats, des luttes, des données sociales, culturelles, idéologiques du monde actuel. Les stratégies des forces dominantes doivent en tenir compte. Les récents développements de caractères contrastés (aux Etats-Unis avec l’élection présidentielle, en Asie, au Proche-Orient, en Amérique Latine) notamment en Europe lors du référendum sur le projet de Constitution, confirment l’importance de ces enjeux qui s’y rattachent. La compréhension, dans le contexte du mouvement des rapports sociaux, des attitudes religieuses et de leurs fondements est indispensable. Elle appelle au développement et au partage des recherches, des connaissances et des expériences. C’est dans cet esprit d’ouverture que la Fondation Gabriel Péri, en partenariat avec la revue « La Pensée » se propose d’organiser un séminaire dont les séances se tiendront jusqu’au printemps 2006. Il sera coordonné par Antoine CASANOVA, historien, directeur de « La Pensée ». – Fondation Gabriel Péri 22, Rue Brey 75017 PARIS – Site : www.gabrielperi.fr - Tel : +33(0)1 44 09 04 32 – Fax : +33 (0) 1 45 74 06 78 – Emel <fondation@gabrielperi.fr>



7) Forum Citoyen de Villenave d’Ornon : «  Quelle conception avons-nous d’une société de solidarité ? Quels moyens pour une politique ambitieuse dans ce domaine ? ».

Madame, Monsieur, Cher(e) ami(e), Vous voudrez bien trouver, ci-aprés, une invitation au Forum Citoyen de Villenave d’Ornon. Il aura lieu le mardi 15 novembre à 20H30, salle Daguin, sur le thème : «  Quelle conception avons-nous d’une société de solidarité ? Quels moyens pour une politique ambitieuse dans ce domaine ? ». Des responsables de la LCR, du MARS, du PCF, du PS ont accepté de participer à cet échange avec les citoyennes et citoyens de notre commune. Nous y avons également invité Cathy POLO, syndicaliste EDF. Dans ce temps où la solidarité est mise à mal par les privatisations, par les coupes sombres dans les budgets sociaux, où la désespérance grandit dans nombre de quartiers de nos villes…l’échange sur ce thème, décidé lors du précédent forum, est vraiment d’actualité pour «travailler ensemble à une politique de gauche qui permette de changer la vie ». En souhaitant que vous puissiez participer à ce forum, et en informer vos « réseaux » d’amis, de voisins, de collègues…je vous prie de bien vouloir accepter mes amicales salutations. Jean-Claude Laulan

======> CONSTRUISONS ENSEMBLE UNE POLITIQUE DE GAUCHE QUI PERMETTE DE CHANGER LA VIE ! Le gouvernement continue d’appliquer une politique de violence sociale débridée. Il sanctionne les chômeurs, généralise la précarité, encourage les pratiques de bas salaires, détruit la protection sociale, étrangle les services publics, s’acharne contre les migrants, stigmatise les jeunes et les populations de quartiers entiers au lieu de mener la guerre à la pauvreté, privatise EDF après la SNCM, ne dit rien contre le retour de la directive Bolkestein que Chirac avait juré de faire disparaître… Nous l’avons dit le 29 mai au moment du référendum et le 4 octobre lors de la grande journée d’action à l’appel des syndicats : ça suffit ! Nous refusons de nous résigner à ce que la société devienne de plus en plus dure et injuste. Nous n’acceptons pas que l’Europe soit réduite à la concurrence entre ses peuples. Pour battre la droite et pour réussir un changement de politique qui réponde à nos attentes, nous avons besoin d’une gauche rassemblée sur une politique qui rompe avec le libéralisme. Il faut que nos inquiétudes, nos révoltes, nos exigences soient au centre des solutions politiques à opposer à la droite. Dans toute la France, des forums ouverts à toutes et à tous se réunissent. Le but : construire à gauche un programme politique permettant d’améliorer vraiment la vie. Le moyen : lors de ces forums, mettons tout sur la table, les propositions des uns et des autres, parlons « concret », parlons vrai. Confrontons les propositions des formations de gauche à vos attentes, écoutons ce qu’ont à dire les citoyennes et citoyens, les syndicats et les associations, débattons et décidons ensemble.

====> Forum Citoyen de Villenave d'Ornon Mardi 15 novembre à 20H30 salle Daguin

THEME : Quelle conception avons-nous d’une société de solidarité ? Quels moyens pour une politique ambitieuse dans ce domaine ? Qu’est-ce qui doit relever du service public : santé, logement, éducation, culture, énergie… ? Qu’est-ce qui doit être gratuit ? Quels doivent être les objectifs et les modalités de la redistribution sociale ? Quels niveaux et quelles formes des prélèvements fiscaux et sociaux ? Qui va payer ?... Avec la participation de : -Cathy POLO syndicaliste EDF, - des Représentants de la LCR, de MARS, du PCF, du PS -- À l’issue de cette rencontre, qui s’inscrit dans l’initiative politique de 1000 forums au plan national, nous déciderons ensemble d’autres rendez-vous pour continuer ce travail. Un procès-verbal de notre discussion sera établi, qui sera transmis aux autres forums. Des réunions nationales auront lieu pour faire le point et nourrir cette construction. Le premier rendez-vous national des forums aura lieu le : 26 novembre à Paris (Parc expo Villepinte). Ce Forum Citoyen de Villenave d'Ornon est co-organisé par : - BILLATTE Alain enseignant, syndicaliste, - BOUSQUET Alain responsable du MARS, - CASSIAU François enseignant, syndicaliste, - LAULAN Jean-Claude, conseiller municipal, secrétaire de la section de Villenave du PCF, - MANGARD Gilles médecin généraliste, - PENICHON Michèle employée, - REINKINGEN Christian militant associatif, - SALINERES Alain, technicien, militant PCF

======> FORUM DEPARTEMENTAL : mercredi 23 Novembre à Bordeaux avec Marie-Georges Buffet de 19h30 à 22h00, à l'université de Bordeaux 2 Amphi 3 (Ligne A du tramway, station Pellegrin) - From: "jean-claude.laulan" <jean-claude.laulan@wanadoo.fr>



8) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s) d’ATTAC 33

=====> Assemblée Générale d'ATTAC 33

Le Samedi 19 novembre 2005 à 14h Bordeaux Centre Marcel Paul, 251 rue Judaïque

L’accueil se fera à partir de 13 h 30, pour les nouvelles adhésions et les règlements de la cotisation 2005. Nous vous rappelons qu’il faut être à jour de sa cotisation pour pouvoir voter. ORDRE DU JOUR : - Rapport d’activité - Rapport financier - Rapport d’orientation - Élection du nouveau Conseil d’administration

Les candidats au C.A. peuvent se faire connaître, en indiquant éventuellement leurs souhaits d’interventions et disponibilités, avant le 15/11/2005 par courrier : ATTAC 33 BP 142 - 33008 Bordeaux Cedex ou bordeaux@attac.org

Rappel : il sera procédé à un appel à candidature avant les opérations de vote.

Après l’AG, repas citoyen. Chacun apportera spécialités et victuailles diverses pour une « auberge espagnole géante ». Apportez assiette, verre et couvert. Vous pourrez acheter les boissons sur place.

=====> Réunion d'ATTAC CAMPUS

Le Jeudi 17 novembre à 18h30 à l'Athénée Municipal de Bordeaux pour plus d'infos, contacter Rémi LAFON au 06 33 78 54 09 ou par mail rlafonpuyo@club-internet.fr

=====> Réunion du Groupe d'ATTAC Graves

Le Mercredi 16  novembre 2005 20h15 salle des éclaireurs ( prés du Château de Thouars). Thème : débat et perspectives dans ATTAC avec Fred Duboscq et Jean- Marie Harribey.

=====> Soirée ciné-débat à Soulac sur mer organisé par le groupe ATTAC MEDOC

Vendredi 18 novembre 20 h 30 Cinéma OCÉANIC, à Soulac-sur-mer

LE CAUCHEMAR DE DARWIN un film de Hubert SAUPER - Un événement cinématographique à ne pas manquer ! Un sujet qui nous oblige à nous interroger à propos de notre comportement de consommateurs privilégiés. DÉBAT  : avec Madame Christine Deslauriers chargée de recherche à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et spécialiste de la région des Grands Lacs africains.

=====> Communiqué d'ATTAC France

Les quartiers populaires subissent au quotidien la violence du libéralisme"

http://www.france.attac.org/a5626

- CHAQUE MARDI DE 18h A 20h - PERMANENCE AU LOCAL D'ATTAC 33 : 2, PLACE SAINT-PIERRE A BORDEAUX - Adresse electronique : bordeaux@attac.org - Adresse postale : ATTAC 33 BP 142 33008 BORDEAUX CEDEX - Tel : 05 56 44 08 05 - Adresse du site web : http://www.attac33.net/ ou http://www.local.attac.org/attac33 Vous pouvez sur ce site vous abonner au p'tit grain, ou vous désabonner - ATTAC international : http://www.attac.org - From: "Le P’tit Grain Attac33" <attac33@wanadoo.fr>



9) AMD33 : « Pas si diplomatique que ça... »

Vous êtes invités à participer à la Rencontre publique des Amis du Monde Diplomatique de la Gironde, le samedi 19 novembre à 14h30 à la salle de la Machine à Lire à Bordeaux. Par ses analyses à contre-courant et en se préservant de l’urgence de l’actualité, le Monde diplomatique est un rempart à l’extension de la pensée unique ressassée dans la majorité des medias. Pour soutenir l’indépendance du journal et défendre ses valeurs de démocratie, de liberté, de justice sociale et de solidarité, l’association des Amis du Monde diplomatique a été créée il y a 10 ans. C’est un lieu d’information, d’échanges et de confrontations intellectuelles qui entend participer au combat d’idées contre les dogmes dominant du néolibéralisme et au développement d’idées fondatrices d’un ordre mondial plus juste. Plus de 100 personnes adhèrent aux Amis du Diplo de la Gironde qui développent leurs activités sur 3 secteurs : la CUB , le Libournais et autour d’Audenge:  - rencontres mensuelles autour d’un article du Monde diplomatique sur chaque site, afin de permettre à des citoyens de se retrouver pour échanger idées et propositions, - conférences débats organisées avec la participation de journalistes ou collaborateurs du Diplo, - ateliers de travail, - participation aux initiatives d’autres mouvements associatifs, politiques, universitaires…etc Pour nous joindre ou nous rejoindre, contacter : Martine DORRONSORO Correspondante départementale des AMD 33 (tel : 0556160367 / mel : martine.dorronsoro@free.fr) ou  notre site : http://www.amd33.org - From: "Martine DORRONSORO" <martine.dorronsoro@free.fr>



10) PCF33 – Les Forums Programme, c’est parti et cela continue !

Quels objectifs, quel projet alternatif pour faire échec à la droite et au Medef? Les forums qu’organise le PCF ou co-organise avec d’autres, ouverts à la population, veulent répondre à cette question. Leur but est de permettre aux citoyennes et aux citoyens d’être parties prenantes de ce que doivent être le contenu d’une politique alternative et les conditions de sa réalisation. Cet objectif s’inscrit dans ce qu’on retrouve au cœur du 29 mai et des grandes mobilisations sociales : la volonté du peuple, en profondeur, de prendre la parole et de décider. Toutes les formations politiques de gauche sont invitées à donner leur point de vue dans ces échanges, il en est de même des syndicats et des associations qui décident de la forme de leur intervention et de leur participation étant entendu qu'elles n'ont pas vocation à élaborer un projet politique. Rien ne bougera à gauche sans dynamique de rassemblement dans laquelle notre peuple puisse se faire entendre et faire “ bouger les lignes”.

Il s’agit de construire, par de grandes confrontations publiques, à partir des propositions des uns et des autres et de l’expression des exigences populaires, le contenu et les conditions politiques de la réalisation d’un programme répondant aux besoins, donc rompant avec les politiques libérales.

1. Comment donner à l’État et aux collectivités publiques les moyens de politiques ambitieuses?

2. Quelle conception, quelle place et quels financements des services publics ?

3. Comment assurer à chacun-e un haut niveau de protection sociale ?

4. Comment en finir avec le chômage et la précarité?

5. Comment conduire les entreprises à respecter l’intérêt général (choix de productions utiles, hausses du pouvoir d’achat des salariés, respect de l’environnement, développement des territoires…) ?

6. Comment mettre l’Union européenne au service des peuples? Comment aller vers une mondialisation de paix, de coopération et de développement?

7. Comment assurer à toutes et à tous,le respect des droits fondamentaux de la personne à l’égalité, la liberté, la sécurité et la dignité ?

8. Quelle VIe République pour permettre aux citoyens de se faire entendre et d’intervenir en permanence dans le fonctionnement des institutions ?

====> Cette initiative s’inscrit dans un processus national.

Plusieurs dates: Forum national, 1ère grande étape de cette démarche

Samedi 26 novembre Paris (Villepinte)

Forum départemental, en présence de Marie-George BUFFET

Mercredi 23 novembre 19h30 (Amphi 3 Université de Bordeaux2 – Victor Segalen)

====> Forums locaux:

-- BORDEAUX : Le 14 novembre : bacalan

-- VILLENAVE D’ORNON le 15 NOVEMBRE

-- BORDEAUX : Le 15 novembre Salle Son tay

-- TALENCE le 16 NOVEMBRE

-- MERIGNAC le 17 NOVEMBRE

-- GRADIGNAN vendredi 18 Novembre à SAINT GERY 20h30

-- BEGLES le 19 NOVEMBRE

-- FORUM DES UNIVERSITES le 21 Novembre 18h30 Université Bx1

-- BORDEAUX Le 22 novembre : Salle Quitin-Loucher

-- COUTRAS le 09 DECEMBRE salle polyvalente à 20h30

Un site internet pour echanger et débattre: www.forum-alternative.fr

je reste a votre disposition pour toute demande d'informations

- From: sebastien <sebastienlaborde@wanadoo.fr>



11) [AC ! Gironde] Préparation de la MANIFESTATION DU 3 DECEMBRE CONTRE LA PRECARITE ET LE CHOMAGE

Invitation à une réunion UNITAIRE de préparation le mardi 15 novembre à 20h au local d'AC! Gironde : « halte à la destruction  sociale ! Chômeurs, salariés manifestons contre le chômage et la précarité samedi 3 décembre 2005. C'est un appel national unitaire des 4 organisations de chômeurs Ac!, Apeis, MNCP et CGT Chômeurs. Sur Bordeaux AC! Gironde appel à manifester notre colère contre les lois iniques de contrôle des chômeurs organisées par le gouvernement Villepin. Venez nombreux mardi 15 novembre pour organiser cette manif. BYe BYE spipper 33 pour AC! Gironde -- AC! Gironde 51, rue Bouquière 33000 Bordeaux Tel : 0875203621  - répondeur : 05 56 81 88 91 - e-mail : ac.gironde@free.fr Permanence de 15h à 18h du lundi au vendredi - écoutez l'émission ac tonne tous les mercredis à 17h sur le 90.1Mhz La Clé des Ondes- From: "AC! Gironde" <ac.gironde@free.fr>



12) 4 Forums/Programme sur Bordeaux : « Chômage, Précarité, Services publics, Santé, Citoyenneté,… »

====> BACALAN – Le Lundi 14 novembre à 18h30 Salle F. Cabanel – « Comment en finir avec le chômage et la précarité ? » - Logement : droit essentiel dont personne ne doit en aucun cas être privé. Créons un grand service public national du logement pour garantir ce droit et interdisons les expulsions, coupures de gaz, d’eau et d’électricité. – Contact : Vincent MAURIN au 06.20.33.05.81

====> BORDEAUX ST JEAN – Le Mardi 15 novembre à 20h30 Salle Son-Tay – « Transports, services publics » - Quelle conception avons-nous d’une socité de solidarité ? Qu’est-ce qui doit être gratuit ? – Qu’est-ce qui doit relever du service public ? – Contact : Frédéric MELLIER : 05 56 33 29 34

====> CAUDERAN – Le Vendredi 18 novembre à 18h30 Mairie de quartier de Caudéran (1er étage) Avenue Louis Barthou – « Si le peuple prend la parole, la gauche va gagner ! » - Contact Emile PREUILH 05 56 28 78 46

====> QUINTIN-LOUCHEUR : Le Mardi 22 novembre à 20h30 Salle Quintin-Loucheur (En Face du CHS Charles Perrens) – « Parce qu’il n’y a pas de bien plus précieux que la santé, elle ne doit pas être une marchandise. » - Les inégalités doivent être combattues. Les progrés scientifiques peuvent permettre aujourd’hui à tous d’accéder à un haut niveau de santé. Il faut s’en donner les moyens avec une grande réforme du système de la santé et de la protection sociale. – Contact : Claude MELLIER : 05 56 33 29 36

====> Le Mercredi 23 novembre à 19h30 avec la participation de Marie-Georges BUFFET, Députée, Secrétaire Nationale du PCF, Amphi3 à l’Université Victor-Segalen Bordeaux II (Tram ligne A – Station Pellegrin) –

Un Forum National se tiendra le Samedi 26 novembre à Paris (Villepinte) comme 1ére grande étape de cette démarche. Depuis la rentrée, les médias veulent que nous pensions qu’à une chose le top 50 des présidentiables de droite et du PS. Le même bourrage de crâne médiatique que pour nous faire voter oui au référendum est en marche. D’ici 2007 vous ne devriez surtout pas penser aux contenus alternatifs à la politique que nous impose la droite ! Le PCF a pris une grande initiative nationale : L’organisation de 1.000 forums/programme dans tout le pays (c’est à dire des forums pour construire un programme alternatif). 1.000 forums pour vous donner la parole et pour que les partis de gauche, les syndicats, les associations confrontent, échangent les réflexions, leurs propositions avec le peuple, avec les citoyens. PCF-Bordeaux 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX – Tel : 05.56.33.29.34 Emel : <pcfbordeaux@yahoo.fr> – Site sur la démarche Forums/Programme : www.forum-alternative.fr



13) La semaine de la Solidarité Internationale

La 8éme édition de la Semaine de la Solidarité Internationale va se tenir du 12 au 20 novembre 2005. Des centaines d’animation sur des thématiques diverses vont avoir lieu partout en France. Variées dans leurs formes : de la conférence au bus de la solidarité, du défilé de mode équitable au débat citoyen… elles sensibiliseront, cette année encore grâce à l’implication des acteurs locaux, le public à la solidarité internationale et au développement durable. Pour en savoir plus Ecrire à Equipe de la semaine de la solidarité internationale – CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement) 14, Passage Duball 75010 PARIS – Tél : 01 44 72 07 71 ou 01 44 72 89 78 – Fax 01 44 72 06 84 – Site : www.lasemaine.org – Emel : lasemaine@lasemaine.org

En Gironde contactez : Le RADSI <secretariat@radsi.u-bordeaux.fr>, Artisans du Monde <admbordeaux@free.fr>, SURVIE <c.toulabor@wanadoo.fr>, Palestine33 <palestine33@laposte.net>,…



14) [PCF] Forum à Mérignac : « Quels objectifs, quel projet pour faire échec à l’offensive de la droite et du Medef et pour construire une alternative politique ? »

Forum à Mérignac le Jeudi 17 Novembre à la salle des fêtes de la Glacière.

PCF-Mérignac 7, rue Blaise Pascal 33700 MERIGNAC Serge GROS - s.gros@dic.u-bordeaux1.fr - 05 40 00 60 27 (heures de bureau) - 06 67 25 41 62

Mérignac le 13/10/2005 au Collectif Santé de Mérignac

- Chère amie, Quels objectifs, quel projet pour faire échec à l’offensive de la droite et du Medef et pour construire une alternative politique ? Sur ce thème nous organisons un forum à Mérignac le Jeudi 17 Novembre à la salle des fêtes de la Glacière. Nous serions heureux que le Collectif Santé de Mérignac puisse y apporter sa contribution. Ce forum est une initiative publique, ouverte à toute la population, qui sera largement popularisée. Son but est de permettre aux citoyennes et aux citoyens d’être parties prenantes de ce que doivent être le contenu d’une politique nouvelle et les conditions de sa réalisation. Cet objectif inédit est certes très ambitieux. Il nous semble inscrit dans ce qu’on retrouve au cœur du 29 mai et des grandes mobilisations sociales : la volonté du peuple, en profondeur, de prendre la parole et de décider. Faire droit à cette exigence est l’impératif premier d’un tel projet. Il s'agit donc d'une réunion de travail sur les grands axes de ce que pourrait être un programme politique de gauche permettant de répondre aux besoins populaires, donc de rompre avec les politiques libérales mises en œuvre en France et en Europe. L’échange d’idées sera introduit par un “ état des lieux ”, une information (nécessairement courte) sur les appréciations et les propositions des uns et des autres. Chacun pourra apporter des documents portant ces propositions qui seront communiqués au forum et seront à la disposition des participantes et participants.

Toutes les formations politiques de gauche sont invitées à donner leur point de vue dans ces échanges par une ou un de leur représentant et leurs militants pourront évidemment y prendre la parole. Il en est de même des syndicats et des associations, selon les formes qu'ils choisiront. À l'issue de ce forum, d'autres rendez-vous seront pris, pour continuer le travail engagé. Cette initiative s'inscrit dans un processus national. Il est prévu un premier bilan d’étape lors d’un grand rendez-vous national qui aura lieu le samedi 26 novembre. Notre forum désignera à l’issue de sa réunion ses représentantes ou représentants à ce forum national. Nous sommes ouverts à toute forme de participation, depuis une coorganisation jusqu’à la simple prise de parole. Personne, bien sûr, n'est obligé de faire sienne la démarche d'ensemble pour participer à ce forum. A cet effet, nous vous proposons de participer à une réunion de préparation Jeudi 3 novembre à 18H30, à notre Local, 7 rue Blaise Pascal (près de la rue des Eyquems. Nous restons donc à votre disposition pour toute discussion ou éclaircissement. Salutations fraternelles, Serge GROS, secrétaire de la section -- Partis, organisations politiques et syndicales, associations que nous invitons : PS, Démocratie Participative, LCR, Verts, CFDT, CGT, FSU, Solidaires, ATTAC, Collectif Santé, Collectif du 29 mai, Secours populaire, Espace citoyen, LDH, Palestine 33 - From: Berna danielle <dberna1@voila.fr>



15) L’Hebdo des Comités Girondins du 29 mai – Extraits

L’Hebdomadaire N° 25 du COMITE GIRONDIN DU 29 MAI, ANTI LIBERAL, POUR L’EUROPE SOCIALE ET DEMOCRATIQUE (Ex COMITE GIRONDIN POUR LE NON DE GAUCHE) vient de paraître.

=====> L’AGENDA DES COMITES

-- (le 14 novembre réunion du comité des hauts de Garonne 19 h 30.

-- (le 19 novembre manifestation nationale pour la défense des services publics.

-- (Fin novembre début décembre rencontre nationale des collectifs à Paris. Dates à préciser

- From: NIANGSAMBA@aol.com

16) GRADIGNAN : « UN FORUM POUR CONSTRUIRE A GAUCHE »

Une première réunion de ce forum vendredi 18 novembre à 20h30, salle Saint-Géry N°2. Après le vote massif du monde du travail contre la conception libérale de l’Europe, les puissantes manifestations du 4 octobre rappellent que des millions de salariés jugent insupportable la situation actuelle et se mobilisent contre la violence de la politique des Chirac, Villepin et Sarkosy. Les politiques libérales engendrent un gâchis considérable : vie de plus en plus dure, baisse du pouvoir d’achat, précarité, chômage, pauvreté…. Il y a une urgente nécessité à construire à gauche une alternative politique pour battre la droite et mettre en œuvre les réformes indispensables pour inverser cette logique et répondre aux attentes populaires. La construction de cette alternative impose de réfléchir et de répondre aux questions suivantes : - Quelle conception avons-nous de la société que nous voulons ? - Quel programme politique pour y parvenir ? - Quel rassemblement pour le porter victorieusement contre la droite ? - Quelle construction politique pour affronter la droite en 2007-2008 ? Que ça change : c’est bien le seul objectif qui intéresse notre peuple et qui soit susceptible de le mobiliser. Et pour que ça change, il faut que toute la gauche soit concernée. Elle doit débattre ensemble, devant et avec notre peuple. Il ne peut y avoir de changement si une majorité de gauche ne se rassemble pas sur un projet politique de rupture avec le libéralisme. Pour créer l’élan et l’espoir, la seule solution est de permettre aux citoyennes et citoyens de prendre eux-mêmes en main, comme ils l’ont fait pour le référendum, la question de l’alternative politique pour une profonde transformation de la société. La responsabilité de tous les acteurs politiques à gauche est engagée. Militants du PCF sur notre commune, nous proposons aux citoyens gradignanais, militants politiques, syndicaux, associatifs, d’être partie prenante de la mise en place d’un forum citoyen pour débattre et construire une alternative politique au libéralisme. Nous vous invitons à une première réunion de ce forum vendredi 18 novembre à 20h30, salle Saint-Géry N°2 - Comptant sur votre présence à cette réunion, soyez assuré de nos cordiales salutations. Pour les communistes de Gradignan, Françoise MOISON - PS :Si vous le souhaitez, nous tenons à votre disposition une base de réflexion sur laquelle nous débattons actuellement au sein de notre parti. Pour obtenir ce texte, vous pouvez vous adresser à : Gabriel BULOT (05-56-89-42-45), Michel HAUGUET (05-57-96-62-20), Françoise MOISON (05-56-89-27-03. Merci de transmettre cette invitation aux militants de gauche de votre entourage. - From: "HAUGUET Michel" <mhauguet@voila.fr>



17) DiversCités et le Mémorial de la traite des noirs : Conférence de Presse

L'association DiversCités et le Mémorial de la traite des noirs organisent une Conférence de Presse sur la Mise en Place du Comité sur la Mémoire de la traite des noirs le Mercredi 16 nov à 11h au Café Concorde (50 rue maréchal joffre). Suite aux réserves émises en juillet dernier, DiversCités ayant été sollicité, il s'agit de prendre l'opinion à témoin quant à la dynamique d'exclusion des mobilisations ayant porté ce thème. Cette précipitation cache mal une volonté d'expédier un sujet devenu incontournable. Sont invitées à cette conférence de presse toutes les organisations et personnes intéressées par ce sujet. - From: "Karfa Diallo" <k.diallo@diverscites.org>



18) Forum à Bègles : « Quels objectifs, quel projet alternatif pour faire échec à la droite et au Medef ? »

Depuis la rentrée, les médias veulent que nous ne pensions qu’à une chose : le top 50 des présidentiables. Le même bourrage de crâne médiatique que pour nous faire voter oui au referendum est en marche. D’ici 2007 vous ne devriez surtout pas penser aux contenus alternatifs à la politique que nous impose la droite ! Le PCF a pris une grande initiative nationale : L’organisation de 1000 forums/ programme dans tout le pays, c’est à dire des forums pour construire un programme alternatif. 1000 forums pour vous donner la parole et pour que les partis de gauche, les syndicats, les associations confrontent, échangent les réflexions, leurs propositions avec le peuple. Les forums qu’organise le PCF ou co-organise avec d’autres, ouverts à la population, veulent répondre à cette question. Leur but est de permettre aux citoyennes et aux citoyens d’être parties prenantes de ce que doivent être le contenu d’une politique alternative et les conditions de sa réalisation.

====> Prenons la parole

Cet objectif s’inscrit dans ce qu’on retrouve au cœur du référendum du 29 mai et des grandes mobilisations sociales : la volonté du peuple, en profondeur, de prendre la parole et de décider. Toutes les formations politiques de gauche sont invitées à donner leur point de vue dans ces échanges, comme les syndicats et les associations. Rien ne bougera à gauche sans dynamique de rassemblement dans laquelle notre peuple puisse se faire entendre et faire “ bouger les lignes ”. Il s’agit de construire, par de grandes confrontations publiques, à partir des propositions des uns et des autres et de l’expression des exigences populaires, le contenu et les conditions politiques de la réalisation d’un programme répondant aux besoins, donc rompant avec les politiques libérales.

1. Comment donner à l’État et aux collectivités publiques les moyens de politiques ambitieuses?

2. Quelle conception, quelle place et quels financements des services publics ?

3. Comment assurer à chacun-e un haut niveau de protection sociale ?

4. Comment en finir avec le chômage et la précarité?

5. Comment conduire les entreprises à respecter l’intérêt général (choix de productions utiles, hausses du pouvoir d’achat des salariés, respect de l’environnement, développement des territoires…) ?

6. Comment mettre l’Union européenne au service des peuples? Comment aller vers une mondialisation de paix, de coopération et de développement?

7. Comment assurer à toutes et à tous, le respect des droits fondamentaux de la personne à l’égalité, la liberté, la sécurité et la dignité ?

8. Quelle VIe République pour permettre aux citoyens de se faire entendre et d’intervenir en permanence dans le fonctionnement des institutions ?

=====> Forum LoCAL le Samedi 19 novembre à 14h30 Salle Bègles Espace 2, place du Prêche autour de 3 thèmes :

m Comment conduire les entreprises à respecter l’intérêt général (choix de productions utiles, hausses du pouvoir d’achat des salariés, respect de l’environnement, développement des territoires…) ?

m Comment assurer à toutes et à tous, le respect des droits fondamentaux de la personne à l’égalité, la liberté, la sécurité et la dignité ?

m Quelle VIe République pour permettre aux citoyens de se faire entendre et d’intervenir en permanence dans le fonctionnement des institutions ? PCF-BEGLES 12, rue du Prêche 33130 Bègl e s - T. 05 56 49 44 79

====> Forum Départemental en présence de Marie-George BuFFet le Mercredi 23 novembre à 19h30

université de Bx II - amphi 3 Bordeaux (tram ligne a - Station Pellegrin)

====> Forum natIonal 1ère grande étape de cette démarche Samedi 26 novembre à Paris (Villepinte)

SIte Internet sur la démarche Forums/Programme : www.forum-alternative.fr - From: Christine TEXIER <christine.texier@wanadoo.fr>



19) Débat Public sur la Ligne Grande Vitesse Bordeaux Toulouse : Réunions de clôture

====> Mercredi 16 novembre  19h00 à  Toulouse - Centre des congrès Pierre Baudis

====> Jeudi 17 novembre à  19h00 à Bordeaux - Espace du Lac, Parc des Expositions Entrée F

Renseignements : http://www.debatpublic-lgvbordeaux-toulouse.org/

====> Ligne grande vitesse Sud Europe Atlantique (SEA) et Bordeaux-Toulouse : Deux projets qui font débat

Depuis le 8 juin, un grand débat public s’est ouvert sur le projet de construction, d’ici 2020, d’une LGV entre Bordeaux et Toulouse. Lors des réunions, des vues différentes se sont exprimées notamment sur le tracé, l’utilité d’une LGV et sur l’exclusion de la ligne SEA du cadre du débat.

Sur le site internet du débat public, le conseil municipal de Saint-Morillon se plaint des limites de la discussion. La population a été informée tardivement et la demande est faite d’un report de la date de clôture. Dans un communiqué en date du 26 octobre, l’ADECR Association des Elus Communistes et Républicains de Lot-et-Garonne fait remarquer que le débat sur une amélioration de la liaison Bordeaux Toulouse n’est pas nouveau. Il a même conduit à une position nationale sur l’aménagement de la ligne actuelle pour permettre la circulation de trains à 220 km/h contre 160 km/h aujourd’hui. Malheureusement la SNCF a enterré ce dossier et 10 années ont été perdues. Pas question pour l’ADECR 47 d’attendre 2020 pour satisfaire les besoins de transport des lot et garonnais. « Les exigences n’ont pas beaucoup changé, sauf qu’elles ont pris beaucoup plus de forces avec la dégradation des équipements et des services rendus par la SNCF depuis que les logiques de rentabilisation à outrance et de privatisation ont pris le pas sur la satisfaction des besoins et la logique de service public ». La priorité serait pour elle « la modernisation immédiate de la ligne actuelle, la suppression des passages à niveau, la rectification de quelques virages pour permettre la circulation des trains à 200 km/h et mettre, même si la logique de temps peut se discuter, Agen à 45 mn de Bordeaux. Une telle modernisation a eu lieu avec un immense succès sur le tronçon Bordeaux Angoulême, et le calcul de sa réalisation et de son coût (quelques centaines de millions) a été fait sur le tronçon Bordeaux Toulouse. Mais il dort dans les dossiers de la SNCF ». Les interventions des élus, associations environnementales et habitants des cantons touchés par le projet de tracé N°1 placent le débat sur l’aspect des nuisances sans aucun bénéfice pour la collectivité. Ils parlent de territoire sacrifié avec la forêt traversée par une bande infranchissable de 100 m de large. La question de l’utilité des infrastructures publiques de transports pour les populations d’Aquitaine est posée par l’UFAL « les familles aquitaines n’ont pas d’aspiration à regarder grande vitesse derrière un grillage. Elles souhaitent des fonds publics pour le développement d’un service public qui les aidera au quotidien dans leurs déplacements ». De leur côté les communistes du Midi Pyrénées sont très demandeurs de cette LGV. « Il faut donc construire une ligne nouvelle à grande vitesse entre Bordeaux et Narbonne, non seulement pour permettre aux voyageurs d’aller plus vite, mais aussi pour dégager des capacités plus importantes sur le réseau classique pour le TER, les relations inter-villes et le fret. Jean-Claude Gayssot, lorsqu’ il était ministre des transports, avait donné comme objectif à la SNCF de doubler le tonnage de fret transporté sur le rail. Nous nous inscrivons dans cette ambition en sachant qu’ à l’ horizon de 30 ans il faudra faire plus encore. C’est pour cela que nous soutenons le projet d’une traversée centrale ferroviaire des Pyrénées. La ligne nouvelle TGV permettra de dégager des capacités sur le réseau classique. La jonction entre Montpellier et Perpignan doit être réalisée elle aussi en ligne nouvelle à grande vitesse ainsi que la ligne Bordeaux-Hendaye ». Certains regrettent la non discussion en parallèle du projet de LGV SEA alors que le choix du tracé N°1 porte en germe, selon l’UFAL, le passage du futur TGV Atlantique. Le maire de Léognan veut qu’on discute aussi de ce projet et dit attendre les réponses de RFF. Pour lui, il n’y aura pas deux TGV et tous les élus aquitains veulent Bordeaux-Irun. Annie Guillhamet ancienne élue régionale communiste constate qu’aucun développement économique n’a accompagné l’arrivée des TGV. Au contraire, les LGV assèchent les lignes existantes. Après les murs de camions, les murs de trains. Si ces lignes ont un sens au niveau européen et national entre le nord et le sud, l’est et l’ouest, elles ne doivent pas se mettre en place au détriment des lignes locales et de maillage national. Si vous voulez vous exprimer sur le sujet, vous pouvez nous écrire ou participer à la réunion qui aura lieu à Bordeaux.

======> caractéristiques générales du projet LGV

====> Infrastructures

-- > construire environ 00 km de ligne ferroviaire à grande vitesse ( voies dédiées aux TGV) entre Hourcade (sud de Bordeaux) et Saint-Jory (nord-ouest de Toulouse)

-- > réaliser des aménagements complémentaires pour augmenter la capacité de certaines sections de la ligne existante : entre Bordeaux et Hourcade: aménagement du système d’espacement des trains ; entre Saint-Jory et Toulouse: mise à 4 voies. Les options de passage pour la LGV : premières hypothèses : RFF a défini plusieurs options de passage de 10 km de large.

Trois possibilités entre Bordeaux et Agen: au nord de la Garonne ; au centre, en suivant le couloir de l’A6 ; au sud de l’autoroute (qui réserve en particulier la possibilité d’une section commune entre la LGV Bordeaux-Toulouse et une des

hypothèses pour un futur prolongement de la LGV Sud-Europe Atlantique entre Bordeaux et l’Espagne). Cette option semble présenter une sensibilité environnementale moindre. Elle apparaît en outre nettement plus économique que les deux autres.

Une seule possibilité entre Agen et Toulouse, permettant de garantir la desserte de Montauban à grande vitesse.

====> Coût

> de l’ordre de ,9 milliards d’euros pour l’option la plus économique (valeur 004) Principe de desserte

> desserte de Bordeaux et Toulouse: par leurs gares centrales (Bordeaux Saint-Jean et Toulouse-Matabiau)

> desserte d’Agen et de Montauban: différentes solutions sont envisagées.

-Extrit des Nouvelles de Bordeaux - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 10 Novembre 2005 - No 1615 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX





20) 7éme symposium de Présence Capitale : « Du corps analogique au corps numérique »

Au CAPC MUSEE D’ART CONTEMPORAIN 7, rue Ferrère – salle de conférences – 2ème étage - 7éme symposium de Présence Capitale - Actions, lectures, performances Le 19 novembre 2005 - 17h30 "du corps analogique au corps numérique" - « proposition n°1 - poétique du corps analogique » - « L’utilisation d’outils mécanique dans le processus de création artistique tant dans la musique que dans l’écriture poétique émerge dans le même espace-temps. A l’invitation de « Présence Capitale », j’ai proposé une exploration allant de la fondation de la Poésie Action à la création numérique. Les artistes invités pour la proposition n°1« Poétique du corps analogique », ont radicalement influencé mon expérience et l’avenir de nombreux artistes, tant leurs travaux convoquent le corps, la voix, l’énergie, comme outils direct de la performance. Préfaçant ainsi la proposition n°2, « poétique de l’espace numérique » qui rendra compte de l’actualisation des outils technologiques. » P.B.A.

- Bernard Heidsieck, Christian Prigent

, Julien Blaine, Michel Giroud, Charles Dreyfus, Jean Christophe Norman, Joël Hubaut, Pascal Bouchet Asselah - ENTREE LIBRE - Renseignements : Présence Capitale – presence.capitale@free.fr – 06 88 39 71 31 - From: presence.capitale@free.fr





21) Pour Les Services Publics : Manifestation nationale

Le Samedi 19 novembre à Paris, place d’Italie à partir de 13h30 - Pour les signataires de l’appel à manifester les Services Publics constituent notre bien commun qu’il ne faut pas laisser accaparer par des intérêts privés. Leur défense et leur développement est l’affaire de toutes et tous ! « Nous, associations, élus, collectifs, syndicats, organisations politiques, qui résistons à la casse des Services Publics, reprenons à notre compte l’appel à manifester lancé par la fédération nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, à la veille du congrès des Maires de France, de la mise en bourse d’EDF, du retour de la directive Bolkestein au Parlement européen, du projet de l’OMC de généraliser le commerce des services (AGCS) - Les Services Publics sont indispensables à toute société se réclamant de la liberté, de l’égalité, de la laïcité, de la solidarité, et ce pour toute la population. Toute notre vie quotidienne est concernée. Nous refusons toutes les politiques de mise en concurrence, de déréglementation, de privatisation partielle ou totale, de fausse décentralisation. Ces politiques, menées aux plans européen et international, mises en oeuvre depuis des années par les gouvernements français successifs eux même, ont fragilisé le Secteur Public, réduit sa portée et souvent dégradé la qualité des services rendus. Elles ont favorisé le démantèlement systématique pratiqué actuellement. La directive Bolkestein et l’AGCS en sont aujourd’hui les symboles les plus criants. Exigeons l’abrogation des lois et directives qui guident ces politiques libérales française et européenne. Exigeons du gouvernement français qu’il retire toutes les mesures de régression des moyens matériels et humains pour l’ensemble des services publics. Exigeons qu’il stoppe les procédures de transfert de charges de la dite « décentralisation » qui frappe les collectivités locale à tous les échelons, et dont souffrent les populations. La qualité de nos vies et celle de l’avenir de nos enfants sont en jeu ! Refusons qu’elles soient sacrifiées aux intérêts des grands groupes privés. Des Services Publics de qualité pour tous et partout ! Pas de développement des Services Publics sans développement de la démocratie sociale et des droits des citoyens ! Nous voulons des services publics démocratisés, contrôlés par les usager(e)s, les élus, leurs salariés et organisations syndicales. Ils doivent pouvoir exercer à tous les niveaux un rôle économique et social déterminant. Le seul objectif est le mieux-vivre de tous, la prise en compte des aspirations à la qualité des services, à la transparence des décisions et des tarifs. Exiger une autre politique en France et en Europe !

Nous voulons des services publics qui garantissent, sur l’ensemble du territoire et dans l’égalité, le libre accès de tous aux droits fondamentaux et permettent la satisfaction des besoins sociaux essentiels. Les droits ne sont pas des marchandises et ne doivent pas relever d’une logique de rentabilité financière et de profits. Exigeons en France, comme en Europe, une autre politique qui élargisse le rôle et les missions des services publics, leur consacre davantage de moyens par une juste répartition des richesses produites, et démocratise leur fonctionnement. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 3 novembre 2005 - No 1614 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



22) PCF Pessac : « Mesures provocatrices et inefficaces »

Venez en discuter avec nous lors d’une rencontre conviviale le : DIMANCHE 20 NOVEMBRE A 11 H 00 Salle municipale de Saige 2 Rue de l’Horloge – PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS SECTION DE PESSAC

====> Mesures provocatrices et inefficaces

Etat d’urgence, couvre-feu, réduction de la scolarité obligatoire de 16 à 14 ans pour les jeunes qui en ont le plus besoin , autant de mesures qui n’apportent en rien une réponse concrète aux causes profondes de l’explosion de colère qui secoue les banlieues! Il est certes nécessaire que soit mis fin aux violences inacceptables et aux atteintes aux personnes et aux biens privés et publics. Mais le retour au calme passe par un effort immédiat et considérable pour apporter des réponses concrètes aux souffrances des populations concernées. A Pessac les trois cités de Saige Formanoir, La Chataîgneraie et Haut Livrac comportent entre 30 et 45% de bas revenus et de taux de chômage.

====> Un plan national d’urgence sociale

Le Parti communiste exige du gouvernement qu’il réunisse immédiatement, dans toutes les Préfectures, l’ensemble des personnes, hommes, femmes, jeunes, élu-e-s, représentants des services publics et des associations, qui agissent aujourd’hui, face à cette situation, pour entendre les besoins et élaborer les réponses. Ce dialogue doit déboucher dans les jours qui viennent sur la mise en place au plan national de mesures d’urgence.

* Il faut décider de moyens massifs pour l’école, par le recrutement d’adultes qualifiés : enseignants, éducateurs, psychologues et assistants sociaux, avec des emplois stables.

* Il faut faire de l’emploi et de la formation un axe prioritaire de toutes les politiques publiques en visant une véritable sécurité d’emploi ou de formation.

* Il faut décider la création d’un service public national du logement pour permettre une profonde et durable rénovation urbaine de ces quartiers.

* Il faut, à l’inverse du mouvement de casse des services publics, développer leur présence pour répondre aux besoins fondamentaux qui relèvent de l’Etat.

Le Parti communiste, ses élu-e-s, ses militants œuvrent sur le terrain sans relâche à l’ouverture des espaces de dialogue et d’action collective qui permettront d’exiger la mise en place de ces dispositifs ; et d’opposer l’action démocratique et citoyenne à la violence auto-destructrice. Venez en discuter avec nous lors d’une rencontre conviviale le : DIMANCHE 20 NOVEMBRE A 11 H 00

Salle municipale de Saige 2 Rue de l’Horloge - Contacts : PCF.PESSAC BP.175 33 606 PESSAC Cedex - pcf-pessac@voila.fr - http://pcfpessac.site.voila.fr - From: "GORSE Pierre" <pgorse@cu-bordeaux.fr>



23) LE KRAKATOA – programmation NOVEMBRE DECEMBRE 2005

www.krakatoa.org

=====> MERCREDI 16 NOVEMBRE JOURNEE D'INFORMATION ENTREE LIBRE - 14h - 17h30 "Employeurs et salariés du spectacle vivant: Les nouvelles possibilités de formation" En partenariat avec l'AFDAS. L' AFDAS, votre partenaire formation, peut vous accompagner dans vos projets de formation, que ce soit dans le cadre du plan de formation, des contrats ou des périodes de professionnalisation, du congé individuel de formation ou du D.I.F. Intervenants : Alain RABOT, Juriste, consultant et formateur sur l'environnement socio-économique du spectacle et Béatrice de Fournoux, déléguée régionale Sud-Ouest de l'AFDAS.

=====> Avec Music'Action JEUDI 17 NOVEMBRE : TOOTS AND THE MAYTALS (UK) + AÏZELL (Bordeaux) La popularité de Toots & The Maytals a littéralement explosée durant les années 70 et perdure depuis. Son savant mélange des grands rythmes reggae, des vocals intenses, des influences soul et gospel est toujours aussi puissant. Des collaborations en effet avec des légendes comme Keith Richards, Eric Clapton, Marcia Griffiths, Bootsy Collins, The Skatalites, Bonnie Raitt et des stars plus jeunes comme No Doubt, Shaggy, Ben Harper, The Roots, et Phish’s Trey Anastasio qui ont été les invités exceptionnels de «True Love» son avant dernier album. Le groupe tourne encore dans le monde entier, démontrant à la nouvelle génération de fans que Toots & The Maytals a été, est et restera le maître du reggae et des performances live ! Aïzell, c’est du dub tourné vers l’avenir, leur dernier cd « one breath » dévoile un dub reggae hypnotique, non sans rappeler Massive attack. A découvrir absolument !

Locations : 16 euros

=====> Transrock présente A ROCK ET CHANSON (TALENCE) 20H30 VENDREDI 18 NOVEMBRE : LITTLE BOB (Le Havre) + INVITES Little Bob fête ses 30 ans de carrière, rien que ça !! Cela fait maintenant 30 ans que LITTLE BOB brandit le flambeau du Rock and Roll. 30 ans après ses débuts professionnels, la fougue et la passion sont restées intactes. Pour preuve, ce cadeau somptueux : « the Gift », son nouvel album, un double CD pour marquer le 30è Anniversaire officiel de LITTLE BOB et son groupe. L’occasion d’une nouvelle tournée qui fera halte à Talence au Café-Musique Rock & Chanson pour le plus grand bonheur des fans de blues ! Locations : 12 euros -- Le Krakatoa - Association Transrock 3, avenue Victor Hugo 33700 Mérignac t: 05 56 24 34 29 / transrock@krakatoa.org www.krakatoa.org -- Points de Locations : Fnac / Virgin / Box Office / Krakatoa / Total heaven / Rasta Vibes / Cultura / Big Up / Carrefour, Leclerc, Auchan, Infoconcert.com - From: "Krakatoa" <postmaster@krakatoa.org>



24) Le 49éme Clin d'œil Cinéma : « J'AI VU TUER BEN BARKA de Serge Le Peron »

L'Association des Cinémas de Proximité de la Gironde Présente (Projection suivie de discussion - Tarif unique 4€) - Présente : EDITO >>> En cette rentrée 2005 l’A.C.P.G. vous propose 4 films qui, du Kurdistan aux tranchées de la Grande Guerre en passant par la colonisation allemande en Afrique et l’assassinat de Ben Barka dans la France de De Gaulle, nous restituent des fragments d’Histoire.

=====>>> J'AI VU TUER BEN BARKA de SERGE LE PERON nous propose une lecture très documentée de cette « affaire » qui secoua le pouvoir gaulliste des années 60. Si la mort de Ben Barka a donné lieu à d’innombrables écrits, sa vie et son œuvre de militant internationaliste, notamment au sein de la Tricontinentale, ont été, elles, largement occultées. René Gallissot (présent le 23, 24 et 25 novembre à Blanquefort, Libourne, Bègles, et à la librairie La Machine à Lire de Bordeaux), coéditeur des actes du colloque Ben Barka, organisé à Paris en 1995, et auteur de l’introduction des « Ecrits politique 1957-1965 » de Mehdi Ben Barka, Saïd Smihi, scénariste du film (le 17 novembre à Pessac), Pierre Vermeren, universitaire et auteur d'ouvrages essentiels sur l'histoire du Maroc le 28 novembre à Langon), nous éclaireront sur le contenu de son engagement politique. Enseignantes, enseignants tous ces films (quasiment d’utilité publique) peuvent être programmés dans le cadre de séances scolaires. Joyeux Noël et bonne année ! Jean-Louis Ribreau

=====>>> J'AI VU TUER BEN BARKA > Serge Le Peron > 16 > 29 novembre

>> SAINT-MEDARD-EN-JALLES - Ciné-Jalles -- Mercredi 16 novembre à 20H30 - Débat - En présence de Aziz Hilal, universitaire, docteur es lettres, agrégé d’arabe.

>>PESSAC- Cinéma Le Jean Eustache -- Jeudi 17 novembre à 21H - Débat avec Saïd Smihi, scénariste et producteur exécutif

>> BAZAS - Cinéma Le Vog -- Vendredi 18 novembre à 21H - Débat - En présence de Aziz Hilal, universitaire, docteur es lettres, agrégé d’arabe.

- Pour tout Contact Jean-Louis RIBREAU - Tél : 05.56.46.06.55 - Fax : 05.56.15.00.46 - Association des cinémas de proximité d'Aquitaine - 1, Rue des Poilus - 33600 Pessac. - Email : cine-proximite@wanadoo.fr



25) Centre Hâ 32 : « Le voyage comme découverte scientifique »

Annonce de conférence dans le Cycle « L'Homme en mouvement, Voyages et migrations » le Jeudi 17 novembre 2005, 19 h 30 (entrée libre) « Le voyage comme découverte scientifique » - L'exemple du Pacifique insulaire avec Jean-François Baré, Anthropologue - Buffet sur réservation à 21 h (12 euros) - Présentation : Au XVIIIième siècle, siècle de la grande Encyclopédie, les voyages de découverte constituent des voyages par excellence, puisque leurs auteurs ne savent pas exactement où ils vont. Cette « découverte » - la est d'ailleurs à double sens : les explorateurs, dont notamment James Cook, découvrent le Pacifique insulaire (à partir de Tahiti) mais les peuples du Pacifique insulaire « découvrent les explorateurs, et quelque chose qui s'appelle la Grande Bretagne, voire l'Europe. Bibliographie de l'intervenant : * Tahiti les Temps et les pouvoirs, ORSTOM, Paris 1987 * Le Malentendu Pacifique. Des premières rencontres entre Polynésiens et Anglais et de ce qui s'ensuivit avec les français jusqu'à nos jours. (2ème édition, Editions des Archives Contemporaines, Paris 2002). - Centre Hâ 32 32 rue du Commandant Arnould 33000 BORDEAUX - Tél : 05 56 44 95 95 - Courriel : ha32@wanadoo.fr - From: « Centre_culturel_Hâ_32 » <ha32@wanadoo.fr>





26) Centre Yavné : Journée du livre d’histoire et de recherche juives

====> Samedi 19 novembre 2005 au Centre Yavné A 19 h Présentation du livre de Richard Zéboulon, La petite anthologie de l’humour juif Editions Le Bord de l’eau, paru le 15 novembre 2005

====> Dimanche 20 novembre 2005 au Centre Yavné A partir de 10 h 30 Point presse animé par Hervé Rehby

====> Lundi 21 novembre 2005 à 20 h 30 à l’Athénée Municipal L’Espace Bioéthique Aquitain et le Centre Yavné vous invitent à une Soirée bioéthique exceptionnelle avec Henri ATLAN auteur de L’Utérus artificiel et Les Etincelles de Hasard, professeur de biophysique à Paris et à Jérusalem, directeur d’études en philosophie de la biologie à l’EHESS, membre du Comité Consultatif National d’Éthique (1983-2000) - Penser l’Ethique en interrogeant biologie, philosophie et tradition juive : un éclairage d’avenirs ! Débat avec : Dr Thomas BORAUD, biologiste, chercheur CNRS & Université Bordeaux 2, Winston BRUGMANS, professeur de philosophie, Dr Hervé REHBY, talmudiste

====> Centre Yavné 11, rue Poquelin-Molière - 33000 Bordeaux Tél. : 05 56 52 62 69 Retrouvez tous les rendez-vous du Centre Yavné à l’adresse http://www.centre-yavne.com - From: "Hellen Kaufmann" <hkaufmann@free.fr>



27) Hauts de Garonne : « Souffles d’asie »



Exposition Photographique du 4 au 25 novembre « Angkor… Détails » de Marie-Claude BAY au Centre Culturel de Palmer – Conte du 4 Novembre au 3 décembre « Chococontes gourmands d’Asie » Contes d’Asie par Eric Kuratlé, de l’Association « Les passeurs de contes » Médiathèque Roland Barthes et Ecole Pierre et Marie Curie de Floirac – Conférence le Mardi 8 novembre à 18h « Le Temple d’Angkor » par Jacques ZACHARIE au Centre Culturel Palmer à Cenon – Exposition Photographique du 8 au 30 Novembre « Dans les Monts de la Lune » de Philippe FATIN à la Bibliothèque François Mitterand à Bassens – Rencontre & Lecture «le vendredi 18 novembre à 18h « Chroniques de l’Etrange » de Pu SONGLING à la Bibliothèque François Mittérand à Bassens – Lecture Musicale le Samedi 19 novembre à 15h « Contes des peuples de Chine » par le comédien Alain Chaniot et le musicien Frédéric Jouveaux, de la Compagnie du SI à la Bibliothèque François Mitterand à Bassens – Lecture Musicale le Mercredi 23 novembre à 15h « Contes des peuples de Chine » par le comédien Alain Chaniot et le musicien Frédéric Jouveaux, de la Compagnie du SI à l’Espace Culturel du Bois Fleuri à Lormont - Exposition photographique du 28 Novembre au 3 décembre « Soli… Ikéda » de Marie-Claude BAY à la Maison des Sports Les Iris à Lormont – Lecture musicale Le Mardi 29 novembre à 20h30 « La Montagne de l’âme » de Béatrice Dumont, Lectrice et Eric Baron, Musicien. A l’espace culturel du bois fleuri à Lormont – d’Octobre à décembre 2005 à BASSENS (Bibliothèque Municipale François Mitterand) Tel : 05 57 80 81 78 – CENON (Médiathéque Jacques Rivière) Tel : 05 57 77 31 77 et (Centre Culturel Palmer – OCAC) Tel : 05 56 86 38 43 – FLOIRAC (Médiathèque Roland Barthes) Tel : 05 56 86 99 28 – LORMONT (Espace Culturel du Bois Fleuri) Tel : 05 57 77 07 30 et (Maison des Sports Lormont Les Iris) Tel : 05 57 77 07 30 – Dans le cadre des Grands projets des villes – Lettres du monde – Résidence Beausite – Rue Marcel Paul – Bât. B0 – 33150 CENON – Tél : 05 56 40 24 24 – Fax : 05 56 32 87 85



28) Expositions à Bordeaux

====> Arc en rêve : Bordeaux les Chais

Exposition de 51 maisons particulières quai des Chartrons du 4 novembre 2005 au 8 janvier 2006. Arc en rêve : 7 rue Ferrère tél. 05 56 52 78 36

====> Musée des beaux-Arts de Bordeaux : Le Groupe de Riga

Exposition du 10 novembre 2005 au 12 février 2006 Musée des Beaux-Arts 20 cours d'Albret tél : 05 56 10 20 56

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Octobre 2005 - No 1613 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



29) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

====> Le Mardi 15 novembre à 18h30 : Jean-Claude Kaufmann

Autour de son dernier livre "Casseroles, amour et crises, ce que cuisiner veut dire", publié aux éditions Armand Colin. Jean-Claude Kaufmann est sociologue, directeur de recherche au CNRS (CERLIS, Université Paris-V-Sorbonne) et enseignant. De par ses travaux, il a été amené à développer ses propres outils et méthodes de travail, en prise directe avec les terrains d'enquête. Il a notamment travaillé sur la construction du couple et de la famille, sur les attentes des individus en matière de vie conjugale et d'amour, ainsi que sur la vie à deux et ses implications sur la construction des identités. Parmi ses nombreux ouvrages : "La trame conjugale" (Nathan, 1992), "Corps de femmes, regards d'hommes" (Nathan, 1995), "Le cœur à l'ouvrage" (Nathan, 1997), "La femme seule et le prince charmant" (Nathan, 1999), "Sociologie du couple" (PUF, 1999). "La table est le petit théâtre des familles. Avec ses jeux de rôles, ses répertoires imposés (raconter sa journée), ses délices et ses crises. Car le face-à-face rapproché provoque le meilleur comme le pire. La table est une épreuve de vérité, qui dit l'état exact des relations conjugales et parentales. L'auteur nous entraîne vers les coulisses, la cuisine. Nous pénétrons dans la tête du chef, au plus intime de ses pensées contradictoires. Se débarrasser de la corvée ou réaliser des merveilles ? Question difficile car il ne s'agit pas seulement de faire à manger mais de fabriquer du lien social. Jean-Claude Kaufmann nous montre comment de façon étonnante la famille se façonne avec les mains. Il croise à sa manière inimitable témoignages vivants (où chacun se reconnaît) et analyse serrée, nourrie d'une érudition historique jamais indigeste. Sans oublier sa plume savoureuse. Un régal." Le débat sera animé par Maïalen Lafite et Dominique Mitou.

====> Le Jeudi 17 novembre à 18h30 : La méthode Feldenkrais Présentée par Jean Arzel et Gérard Ostermann.

"Qu'est-ce que l'image de soi ? C'est comment on se voit, ce que l'on croit être, ce que l'on croit qu'on est capable de faire, comment on croit que les autres nous voient, la photo de nous-même que nous avons en tête, quel rôle nous croyons jouer... C'est aussi une photo de famille, sur laquelle nous sommes entourés de nos parents, de nos amis... La constitution de l'image de soi est une activité fondamentale du cerveau humain. C'est elle qui influence le plus notre vie. L'image que nous pouvons construire de nous-mêmes est fortement influencée par notre culture, tant par le type que le niveau... La méthode présentée par Jean Arzel a été mise au point dans les années 1950 par Moshé Feldenkrais, physicien israélien d'origine russe, qui avait travaillé avec Irène et Frédéric Joliot-Curie." "Ce que je recherche, ce ne sont pas des corps souples, mais des cerveaux souples, c'est restaurer en chacun sa dignité humaine". (Moshé Feldenkrais)

====> Le Samedi 19 novembre à 14h30 : Les Amis du Monde diplomatique

Par ses analyses à contre-courant et en se préservant de l'urgence de l'actualité, le Monde diplomatique est un rempart à l'extension de la pensée unique ressassée dans la majorité des médias. Pour soutenir l'indépendance du journal et défendre ses valeurs de démocratie, de liberté, de justice sociale et de solidarité, l'association des Amis du Monde diplomatique a été créée il y a 10 ans. C'est un lieu d'information, d'échanges et de confrontations intellectuelles qui entend participer au combat d'idées contre les dogmes dominant du néolibéralisme et au développement d'idées fondatrices d’un ordre mondial plus juste. Rencontre organisée par les Amis du Monde diplomatique de la Gironde.

====> Samedi 19 novembre à 18h30 : Un voyage à travers la musique brésilienne

Avec Rafael Lucas (maître de conférence, Université de Bordeaux-3) et Jorge Fernandes (guitariste brésilien) et ses musiciens. Le pays de la samba est aussi celui de la musique baroque et d’une incroyable variété de mélodies et d'orchestrations. Les influences du folklore portugais y côtoient les apports de l'Afrique et du jazz. La rencontre est organisée par l'association La Folìa. - Librairie " La Machine à lire " 8, Place du Parlement - 33000 BORDEAUX - Tel : 05.56.48.03.87 - Fax : 05.56.48.16.83 Site : http://www.machinalire.com Emel : machine@machinalire.com



30) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " Mollat " - Extraits

====> Mardi 15 Novembre 18 H 00 Elisabeth Roudinesco Philosophes dans la tourmente ( Fayard -  Histoire de la pensée) Six hommes, six œuvres, pourquoi la philosophie ?

Les hommes d’abord : Georges Canguilhem, Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Louis Althusser, Gilles Deleuze, Jacques Derrida. Et comme point de départ de cet essai, cette remarque de Foucault après la mort de Canguilhem, le grand philosophe des sciences : ce sont les philosophes de la structure qui se sont engagés sous l’Occupation, et non les philosophes du sujet et de l’engagement. Canguilhem contre Sartre, autrement dit. La guerre, la folie, la Révolution : la philosophie française contemporaine s’est affirmée dans la tourmente, les uns avec les autres, les uns contre les autres. Et tout l’intérêt de ce livre réside précisément dans le fait qu’il tisse cette généalogie critique et spéculaire qui fait, aujourd’hui encore, notre actualité intellectuelle, que nous y consentions ou que nous le réprouvions. Un homme, une œuvre, un chapitre, telle est l’organisation du livre. Mais d’un chapitre à l’autre, les rebondissements abondent. Point de départ, Georges Canguilhem, donc. L’engagement, dit-il, est le fruit du hasard, le sujet n’y est pour rien. Corollaire : la psychologie du sujet ne saurait rien expliquer. Et dans le Normal et le Pathologique (1943), il fonde précisément une anti-psychologie. Sartre est piqué au vif. Mais le chantre du penser contre soi-même écrira finalement son fameux Scénario Freud (publié en 1984, à titre posthume), qui, à travers la découverte de la philosophie des sciences, contredit ses propres propos sur l’engagement. Pour l’occasion, Sartre rend donc les armes à Canguilhem. Michel Foucault, élève de Canguilhem, publie en 1961 son Histoire de la folie, en quelque sorte contre Sartre lui aussi. Ce dernier l’attaquera d’ailleurs en 68, et c’est Canguilhem qui le défendra alors – ce qui n’empêchera pas Sartre et Foucault de se retrouver au coude à coude, dans la rue, au début de la décennie suivante, marquée, on le sait, par les grandes contestations sociales. Louis Althusser, de son côté, se réclame du sujet foucaldien, un sujet surdéterminé par la structure. Or, pris lui-même de folie, il témoignera avec une extraordinaire lucidité sur le meurtre de sa femme, dont il est, montre-t-il, à la fois l’auteur et l’agent, dans son extraordinaire autobiographie posthume : L’Avenir dure longtemps (1992). Gilles Deleuze, à son tour, revient sur l’histoire de la folie. Il est l’héritier de Foucault comme de Sartre : sa tourmente à lui, c’est également la folie. Et la drogue. Il théorise ainsi le sujet fou dans l’Anti-Oedipe (avec Félix Guattari en 1972). Jacques Derrida réunira finalement les cinq figures de l’héroïsme philosophiques, si l’on ose dire, dans son Panthéon personnel, lui qui était venu du concept pour finir dans le sujet. Et dans son éloge des grands disparus, Chaque fois unique, la fin du monde (2003), il rend à chacun d’eux un exceptionnel hommage, un peu à la façon d’un Michelet saluant la geste de l’an II, par-delà les divergences. Dans les années 80, Foucault lâche encore : « On ne comprend rien en France si on ne lit pas Canguilhem. » Le lecteur aura percé l’énigme de cette phrase en refermant ce livre, qui vaut finalement comme une histoire de la philosophie française contemporaine, à travers six de ses plus grands représentants, dont la pensée rayonne toujours dans le monde. Elisabeth Roudinesco est historienne. Elle est l’auteur d’une série d’ouvrages sur l’histoire de la psychanalyse qui fait mondialement autorité. Elle a récemment publié La famille en désordre aux éditions Fayard.

====> Le Mercredi 16 novembre à 18h en collaboration avec le centre Yavné – Laure ADLER – Dans les pas de Hannah ARENDT aux Editions Gallimard. Hannah Arendt, en dépit des centaines de textes et d’études en cours sur elle à travers le monde, reste l’une des philosophes les plus mystérieuses du XXéme siècle. Laure Adler est journaliste et écrivain.

====> Le Samedi 19 novembre de 9h à 12h30 Colloque organisé par le CIBEL : La Franc-maçonnerie entre réformes et révolutions à l’époque des lumières : Europe, Amériques. Il s’agira de comprendre comment la franc-maçonnerie soucieuse de la perfection morale de l’individu a pu s’impliquer de manière significative dans le champ non seulement social et culturel mais également politique.

- Librairie " Mollat " 11, Rue Vital-Carles - 33000 BORDEAUX (3éme étage) - Tel : 05.56.56.40.40 - Fax : 05.56.56.40.88 - Site : http://www.mollat.com (On peu s'inscrire pour recevoir le programme des conférences) - Emel : mollat@mollat.com



31) Un appel commun contre l’état d’exception

Plusieurs organisations - Alternative citoyenne, ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), Cedetim, Comité des sans-logis, CRLDHT (Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie), Fédération syndicale unitaire, Ligue communiste révolutionnaire, Ligue des droits de l’homme, MRAP, Parti communiste français, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, Union syndicale Solidaires, les Verts - ont signé une déclaration commune condamnant l’instauration de mesures d’exception par le gouvernement : « (....) Au-delà du message symbolique désastreux que nourrira la référence à la guerre d’Algérie, il ne s’agit pas seulement de "couvre-feu", ce qui est déjà de l’ordre d’une logique de guerre. En fait, le gouvernement a sciemment menti. La loi du 3 avril 1955 autorise des interdictions de séjour pour "toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics", des assignations à résidence pour "toute personne [...] dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics", la fermeture des "lieux de réunion de toute nature" et l’interdiction des "réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre". Le gouvernement a même prévu des perquisitions de nuit. Il peut, en outre, faire "prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature", et donner compétence aux juridictions militaires en concurrence avec les juges ordinaires.(...) Les banlieues n’ont pas besoin d’état d’exception : elles ont besoin, désespérément, de justice, de respect et d’égalité. » Article paru dans l'édition du 9 novembre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



32) Aperçus d’Histoire Sociale en Aquitaine No 77 : « 1945-2005… la Sécu a 60 ans »

2éme trimestre 2005 – Syndicalisme – Militants – Services publics – Protection sociale – Luttes – Edité par l’Institut CGT d’Histoire sociale d’Aquitaine – Avec des contributions de Michel BECERRO, Jean-Claude BEAUDREUX, Michel ETIEVENT, Georges DUROU, Guy JOUBERT, Jacques SOULE, Christiane ROUANET, Jean DARTIGUES, Alain DELMAS – IHSA Bourse du travail 44, Cours Aristide-Briand 33075 BORDEAUX CEDEX – Tél. et Fax. 05.56.92.88.91 – Email : ihsacgt@wanadoo.fr



33) La lettre de l'IDRP : « Le budget militaire 2006 de la France »

L'Institut de Documentation et de Recherche sur la Paix (IDRP) vient de publier avec le Mouvement de la Paix dans la série DOCUMENTS le budget militaire 2006 de la France, un document publié en Novembre 2005 : Débat géopolitique : « Le pétrole - Documents No 236 Décembre 2005 - En devenant adhérent de l'IDRP vous recevrez ces informations. Adhésion est de 16€ - A adresser à l'IDRP 4, Place des Bouleaux - Centre Jeanne Hachette 94200 IVRY SUR SEINE - Tél : 01.46.72.73.05 Emel : contact@intitutidrp.org - Le site : http://www.institutidrp.org



34) LA PENSEE N° 343 Juillet/Septembre 2005 : « SANTE »

Vient de paraître - LA PENSEE N° 343 Juillet/Septembre 2005 – Revue trimestrielle publiée en partenariat avec Espaces Marx - Avec comme thème central : « SANTE » - On y trouvera des textes de Catherine MILLS, Jean-Paul DOMIN, José CAUDRON, José-Catherine MILCAUD ; ainsi que des contributions de Yves-Claude LEQUIN Parlementaires d’aujourd’hui (Franche-Comté 1978-2004) ; Samir AMIN Empire et multitude ; Daniel BACHET Sociologie des organisations et de l’entreprise ; Patrick RIBAU Un patrimoine en danger : la langue maternelle ; Bernard VERNIER Le G8 et l’Afrique ; DIAL Quel avenir pour l’Eglise catholique en Amérique latine ? - Je commande le n° 343 : 18 Euros - A une période où se multiplient les interrogations sur le devenir des sociétés, alors que le monde est confronté à un ensemble inédit de problèmes, de possibilités et d'exigences, La Pensée propose de dépasser la prolifération des informations et le caractère éphémère de bien des débats d'idées pour tenter de proposer des éléments d'analyse et de compréhension en profondeur des évolutions et des enjeux. Depuis soixante ans, la revue s'est efforcée de cerner les évolutions des savoirs et des formes d'analyses rationnelles dans le champ des diverses connaissances de la nature et de la société. A l'heure où l'édition française connaît de nouvelles difficultés, La Pensée, publiée en partenariat avec Espaces Marx, s'est engagée dans un processus de rénovation afin de mieux répondre au besoin qui existe d'une revue de réflexion à la fois théorique et transdisciplinaire, attachée à une visée de transformation sociale et d'émancipation humaine. La Pensée, qui a toujours pris en compte les innovations conceptuelles de Marx et de ceux qui s'en sont réclamés, envisage aujourd'hui de resserrer les liens de partenariat qui l'unissent à Espaces Marx afin que les activités spécifiques de l'association et de la revue se nourrissent davantage. Une nouvelle formule sera proposée à l'automne. Elle comprendra des dossiers sur quelques questions jugées nodales, des articles hors dossiers pouvant porter sur toutes les questions se situant dans le champ et l'orientation générale de la revue, mais aussi un espace donnant à voir les activités de recherche de l'association, ainsi qu'un espace d'intervention, de confrontations et de rebonds ; elle continuera à proposer de grands documents inédits dans notre pays, ainsi que des analyses de livres. - Je m'abonne et reçois en cadeau d'accueil le numéro 342 - Nom, Prénom - Adresse - Abonnement 4 numéros - France 65,50 euros - Etudiant 54,60 Euros - Etranger 109 Euros - 6, Avenue Mathurin Moreau 75167 Paris Cedex 19 - Tél.: 01 42 17 45 24 - Le numéro : 18 € - Nom, Prénom, Adresse, Ville, Code postal, Profession, à Retournez à : La Pensée, 6, Avenue Mathurin Moreau 75167 Paris Cedex 19. Chèque à l'ordre de La Pensée. - Tél.: 01 42 17 45 17 Fax : 01 45 35 92 04 - e-mail : La_Pensee@internatif.org - web : http://www.Espaces-Marx.org/LaPensee/



35) Planète PAIX – No 506 – Octobre 2005 vient de paraître

La nouvelle formule de " COMBAT POUR LA PAIX " 2,60€ - La Paix en mouvement – L’Info pacifiste : www.mvtpaix.org - Revue du " MOUVEMENT DE LA PAIX " – DOSSIER 60éme anniversaire ONU sous pression – Paroles de jeunes : La Paix a de l’avenir – Ex-Otage en Irak : Giuliana Sgrena témoigne contre la guerre - Abonnement 1 an : 22€ 10 Numéros par an (Soutien 40€) à l'ordre de " Combat pour la Paix – Planète Paix " à adresser à Planète PAIX 139, Bd Victor Hugo 93400 SAINT OUEN - Tél : 01.40.12.09.12 – Mail : national@mvtpaix.org



36) REGARDS – Politique, société, culture - Mensuel No 22

Octobre 2005 vient de Paraître - 6,00€ - Titre central : « Congrés du PS : STOP OU ENCORE – Le PS retrouvera-t-il sa gauche ? » - Immigrés : Politique du Kleenex – Université : En déclin ? – Houellebecq : Dissection d’un roman - Directeur de la Revue : Roger MARTELLI et Rédactrice en Chef : Clémentine Autain - Abt pour un an 60€ Etudiant : 45€ - Hors France : 70€ - REGARDS 120, Rue Lafayette 75010 PARIS - Tel : 01.49.49.08.49 - Contact : regards@regards.fr - Le site : www.regards.fr



37) CLARA Magazine No 92 : « Pour que la pauvreté perde son visage de femme »

- Novembre 2005 Vient de paraître - 5,35€ - " Elles font avancer leur temps " édité pour Femmes Solidaires - Comporte un « Pour que la pauvreté perde son visage de femme » - On y parle aussi de « 60 ans de solidarité » avec Femmes solidaires et Clara Magazine ; Société « Violences sexistes » ; Histoire « Louise Michel » ; Ethiopie « Le développement au bout des doigts » ; ect...- Abonnements : Clara-Magazine - 25, Rue du Charolais - 75012 Paris - Tel : 01.40.01.90.90 - Fax : 01.40.01.90.81 - E-mail : clara.magazine@wanadoo.fr



38) PRATIQUES No 31 – OCTOBRE 2005 : « Justice et médecine : Entre punir et soigner, du pire au meilleur, Des rapports équivoques »

Vient de paraître : PRATIQUES No 31 - Les Cahiers de la médecine utopique – Octobre 2005 - 14€ - DOSSIER : « Justice et médecine : Entre punir et soigner, du pire au meilleur, Des rapports équivoques » coordonné par Christiane VOLLAIRE et Evelyne MALATERRE. « Les rapports entre médecine et justice sont à la fois nécessaire et à haut risque. Les deux institutions sont en crise, en décalage par rapport aux problèmes sociaux réels que traverse notre société : la médecine s’avère souvent un instrument de contrainte et d’inégalité, tandis que les acteurs politiques tendent, en matière judiciaire, à réduire la prévention à une répression anticipée. Les deux institutions sont aussi, conjointement et de plus en plus, dans des missions de surveillance : réseaux d’alerte, de délation, de contrôle techno-centralisé.[…] » Avec entre autre des contributions de Hélène FRANCO, Marie-Claude DEWULF, Jean-Luc BOUSSARD, Claude LOUZOUN, Patrick CHARIOT, Martine DEVRIES, Marie-Pierre DELANNOY, Laure VANWASSUNHOVE, Jacqueline CADIO, Sophie EYRAUD, Anne PERRAULT-SOLIVERES, Patrice MULLER, Anne-Marie PABOIS, Bernard COADOU, Cécile HENRIQUES, Sibel AGRADI, Salomé VIVIANA, Martin WINCKLER, Sylvie LAGABRIELLE, Bernard SENET, Alain CHABERT, Claire GEKIERE, Odile BARRAL, Marie LAFOSSE, Nicole MAESTRACCI, Pierre VOLOVITCH, Monique SICARD, Denis LABAYLE, Jean-Louis MONTASTRUC, Marie DEBELLEIX, Elisabeth PENIDE, Denis MUKWEGE, Jean-Pierre LELLOUCHE,… - Prochain numéro : « Le Temps de la Parole » - Abonnements : un an 48€ - Chèque à l'ordre de " Pratiques " à envoyer : 52, Rue Gallieni - 92240 Malakoff - France - Tél : 01.46.57.85.85 - fax : 01.46.57.08.60 - e-mail : revuepratiques@free.fr - Le site : http://www.smg-pratiques.info



39) François Ansensi, député de Seine-Saint-Denis : Débat sur les violences urbaines à l’Assemblée Nationale Mardi 8 novembre 2005

Débat sur les violences urbaines - Séance du Mardi 8 novembre 2005- INTERVENTION : «  Notre pays est aujourd'hui dans une situation gravissime. Chaque nuit apporte son lot de voitures brûlées et d’équipements publics ou de commerces dégradés, ou détruits. Les premiers à en subir les conséquences sont les habitants dévorisés de ces quartiers, toute génération confondue, déjà victimes au quotidien de la misère sociale. De tels actes sont intolérables. Les députés communistes saluent ici la mobilisation des élus locaux, des maires notamment, des agents municipaux mais aussi des associations et des citoyens qui, dans leurs villes respectives, ont apporté leur concours aux forces publiques qui font un travail courageux et difficile. Car toutes celles et ceux qui disent non à ces violences ont bien compris que ces écoles, ces postes, ces gymnases, ces services publics sont notre bien commun à tous. Il importe aujourd'hui de mettre un terme à ces exactions et de rétablir l’ordre républicain. Mais prenons garde : il est illusoire de parler d’ordre républicain sans parler de liberté, d’égalité et de fraternité, trois valeurs fondamentales au cœur de notre pacte social ? N’avez-vous comme réponse que la loi du 3 avril 1955, une véritable loi d’exception attentatoire aux libertés pour ramener la paix dans nos quartiers populaires ? Votre gouvernement réactualise 50 ans après l’une des plus sombres pages de l’histoire de notre pays : celle d’une guerre colonialiste. Mesurez-vous, Monsieur le Premier Ministre, la portée symbolique d’une loi qui visait à “ assurer le contrôle de la presse et de publications ”, “ des émissions radiophoniques ”, “ ordonner la fermeture provisoire des lieux de réunions ” et d’une manière générale de restreindre les libertés publiques ? A quelle déconstruction du pacte républicain s’est-on livré pendant des années pour en arriver à ces mesures en 2005 ?

=====> Les députés communistes sont contre.



Vous voulez que les gens s’enferment chez eux alors qu’il faudrait au contraire susciter la plus large mobilisation citoyenne. Ce qu’il importe, c'est de faire reculer la peur, susciter des solidarités et d’implique tous les citoyens, toute génération confondue, pour construire de vraies alternatives politiques. Je voudrais dire ici que certaines formules sont choquantes, humiliantes et blessantes. Par exemple, lorsque l’on parle de “ jeunes issus de l’immigration ”. S’imagine-t-on, pour un jeune français à part entière l’humiliation que représente l’obligation de falsifier son CV, de franciser son nom pour préserver ses chances de trouver un l’emploi ? Aujourd'hui, la richesse de la France, c’est d’être diverse, plurielle, multicolore. La République ne peut s’exonérer de ses devoirs. Elle doit leur dire vous êtes tous des enfants de France et à ce titre mettre fin aux discriminations et assurer l’égalité des chances.

=====> Ne nous y trompons pas : nous ne sommes pas dans un état de guerre aujourd'hui, mais dans un état d’urgence, d’urgence sociale.

Cette crise ne date pas d’hier : depuis 1974, la situation se dégrade dans certains de nos quartiers, ignorés par les politiques publiques et condamnés à être des espaces de relégation sociale, des ghettos de la misère. Je ne veux ici donner de leçons à personne mais sur ces bancs, tous les députés communistes, sans exception, n’ont jamais cessé de dénoncer la fracture sociale et la misère, de proposer des politiques alternatives. A ces alertes, dans cet hémicycle, répondaient les sarcasmes, parfois les insultes et les accusations de misérabilisme. Pourtant, les faits sont là. Et les évènements actuels ne viennent pas seulement sanctionner l’échec de la politique des quartiers, mais celui de l’ensemble de la politique de la France. Les banlieues n’en sont que le douloureux épicentre. Dans les zones urbaines sensibles, le chômage frappe deux fois plus fort que dans le reste du pays ; 40 % des 15-24 ans y sont demandeurs d’emploi, et les retards scolaires y dépassent de 10 points la moyenne nationale. La ségrégation spatiale s’aggrave dans notre pays. Ceci est inacceptable. Que dire de la solidarité et de la République lorsque l’on recense 2152 euros de potentiel fiscal par habitant à Neuilly, contre 391 à Sevran… Il est inadmissible aujourd'hui de faire le procès de notre République, fille des Lumières et de la Révolution française, et de son modèle social. Toutes les sociétés occidentales sont en crise. Que ce soit aux Etats-Unis, en Allemagne, en Angleterre, tous ces pays connaissent des espaces de relégations sociales et des violences urbaines. Faut-il citer ici Los Angeles, Liverpool, Birmingham… ? C'est donc bien le libéralisme qui est montré du doigt aujourd'hui, et non pas notre modèle social. Si ce dernier est en panne, la faute en incombe aux politiques qui ont soit promu ou accompagné un libéralisme destructeur de toutes les solidarités.

=====> Ces politiques ont vidé de tout sens notre République et ses valeurs.

Les faits sont là. Des millions de nos concitoyens vivent dans l’insécurité sociale permanente ; dans une précarité d’un autre âge. Les jeunes ne peuvent construire de projet d’avenir parce que, lorsqu’ils ne sont pas au chômage, ils ne se voient offrir que des emplois précaires – intérim, CDD, contrats nouvelle embauche – qui ne leur permettent pas d’emprunter, ni d’acheter, voire simplement de louer un appartement parce que les prix sont prohibitifs.

=====> Voilà comment débute le terrible cycle de la marginalisation.

Chaque nouvelle mesure gouvernementale nous écarte de notre modèle républicain et des droits fondamentaux. En privatisant les services publics, en réformant l’impôt sur la fortune, le gouvernement met en œuvre une solidarité inversée qui voudrait que les plus pauvres paient pour les cadeaux faits aux plus riches. Au nom de la décentralisation, l’Etat abandonne ses responsabilités en termes de cohésion sociale et territoriale. Or, tout projet de société, en accord avec les principes inscrits dans notre déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, ne repose-t-il pas d’abord sur ce principe d’une République une et indivisible, assurant à tous l’égalité des chances, quelle que soit son origine sociale et territoriale ? Monsieur le Premier Ministre, vous disiez hier que “ la République, c'est des droits mais aussi des devoirs ”, mais l’Etat n’en a-t-il pas lui aussi ? Ne doit-il pas assurer l’effectivité des principes constitutionnels, assurer l’égalité des chances, mettre fin aux discriminations ?

=====> Parlons des devoirs de l’Etat.

A ce jour, l’Etat – et c'était l’engagement de votre prédécesseur – est toujours redevable au département de la Seine-Saint-Denis de 250 millions d’euros pour compenser les transferts de charges au niveau de l’APA et du RMI ? Est-ce cela être responsable ? Les élus ne doivent-ils pas être les premiers à montrer l’exemple en appliquant la loi républicaine ? Je pense ici à certains membres de votre gouvernement et de maires et parlementaires qui refusent d’appliquer la loi SRU et de construire des logements sociaux, parce qu’égoïstement, ils refusent la solidarité nationale pour quelques poignées de voix aux élections. Nous ne faisons pas pour autant preuve d’angélisme. Notre histoire est marquée d’actes de courage. Nous savons qu’il y a des individus qui dérogent aux règles sociale et vivent de l’argent facile et des trafics, et il faut mettre un terme à cette économie souterraine. Mais il faut rejeter avec la plus grande vigueur tous les amalgames et les stigmatisations. Les propos d’une extrême violence tenus à cet effet par le Ministre de l’Intérieur ne sont pas dignes d’un Ministre de la République et n’ont fait qu’attiser des braises toujours prêtes à s’embraser, dans des quartiers de relégation qui sont, et nous le savons et chacun le sait ici, de véritables bombes sociales à retardement.

=====> 10 minutes ne suffiront pas à traiter de l’ampleur de la crise.

Le Parlement doit se saisir de la question dans les prochains jours. Il faut retravailler le budget de la France qui n’est pas en adéquation avec la réalité et les besoins de la société française. Un budget qui a accordé une large part, avec les mesures fiscales prises, à une infime minorité de Français L’heure n’est pas à une politique comptable concernant les déficits publics mais vers un redéploiement des moyens vers les quartiers en difficulté. Il est important également d’aller dans les villes, dans les départements, de faire un véritable diagnostic de la situation et de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent. Il y a un énorme travail d’information et de dialogue à faire aujourd'hui : il faut que nos citoyens comprennent la situation des grands ensembles, des quartiers populaires en difficulté. Il faut cesser de culpabiliser et de stigmatiser comme si une partie de la France pouvait s’exonérer de regarder la réalité en face.

=====> Monsieur le Premier Ministre, vous avez un devoir de vérité aux Français.

Il faut que l’on sache dans toute la France qu’il y a dans ce pays des inégalités et de la souffrance au lieu de culpabiliser qui, de par sa religion, qui de par sa couleur de peau… Nous avons besoin aujourd'hui, dans une France laïque, des associations, des syndicats, de la police de proximité, de toutes celles et ceux qui assurent le lien social sur le terrain mais auxquels ce gouvernement n’accorde pas sa confiance en supprimant leurs subventions et leurs moyens d’existence. Le 21 avril 2002 n’était pas un hasard : il y avait une grande anxiété sociale qui s’est manifestée dans les urnes. Le 29 mai dernier, la majorité des Français ont exprimé leur refus d’une société vouée au libéralisme où l’argent s’étale de manière insolente. Il faut redonner l’espoir à cette jeunesse, à toute la jeunesse. Une société qui est incapable d’ouvrir les portes de l’avenir aux jeunes générations est une société condamnée. En aucun cas, le nihilisme, la violence et l’autodestruction ne sont des valeurs que nous défendons. Au contraire, nous, députés communistes, disons à la jeunesse qu’il faut savoir se rebeller car être rebelle, c'est s’affirmer comme citoyen dans une société vivante ouverte sur l’avenir. Nous, députés communistes, faisons le choix de faire confiance à la jeunesse et de lui donner les moyens d’espérer en notre République et ses valeurs.

- From: "Info Hebdo" <liste-infohebdo@pcf.fr>



40) « Décréter l’état d’urgence sociale » PAR PATRICK LE HYARIC

La spirale des violences, des destructions d’équipements publics et des biens individuels, les attaques contre les personnes dans les quartiers populaires ajoutent un traumatisme à un contexte social déjà marqué par une profonde angoisse. Face à cette situation, les élus, les populations, les associations, les pompiers et des secteurs importants de la police se solidarisent et agissent ensemble pour protéger pacifiquement les biens communs. Disons-le tout net. Rien ne peut justifier ces violences et ces destructions. Nous qui agissons pour plus de services publics, nous ne pouvons accepter que l’on détruise des crèches, des écoles, des gymnases, des bus ou des rames de RER, alors que depuis des années, le pouvoir réduit les moyens affectés à ces équipements comme il réduit ceux des collectivités territoriales et des associations. Nous ne pouvons accepter non plus que l’on brûle des véhicules, que l’on dégrade des habitations, de surcroît dans des quartiers déjà malmenés où vivent des populations souffrant de la baisse du pouvoir d’achat, du chômage et de la précarité.

====> Il faut d’urgence que cela cesse ! Il faut dire non aux violences !

Nous partageons la colère, l’exaspération d’une jeunesse sacrifiée sur l’autel du marché capitaliste. Comme elle, nous ne supportons plus les insultes, les humiliations, les contrôles incessants de la police, les délits de faciès. Nous ne supportons plus l’exclusion à l’école, au travail ou à un logement de qualité. Nous ne supportons plus cette misère, cette pauvreté, ce chômage de masse, cette précarité, qui sont autant de violences quotidiennes faites aux jeunes depuis plus de vingt ans. Nous ne supportons pas que les générations actuelles vivent plus mal que leurs parents. Nous ne supportons pas que des enfants voient leurs parents, y compris ceux qu’on a fait venir hier en France pour faire tourner les usines, perdre leur emploi et tant souffrir aujourd’hui. Mais, disons-le franchement. La méthode choisie par certains pour exprimer cette révolte est la pire qui soit. Elle est porteuse de risques pour toutes et tous. Elle peut enfermer notre jeunesse et notre peuple dans le piège que tendent les tenants d’un pouvoir autoritaire. Après les provocations verbales, après les refus de répondre aux attentes populaires, ils veulent diviser les gens pour mieux régner, pour mieux les exploiter. Les responsables des malheurs des jeunes ne sont pas leurs voisins, ni leurs parents, ni « l’autre ». Le responsable est un système qui par nature est injuste et violent. C’est celui de la domination capitaliste qui aujourd’hui sacrifie une majorité de la jeunesse. La bonne méthode c’est d’impulser un vaste mouvement démocratique de dialogue, de confrontations d’idées pour construire une union populaire suffisamment puissante afin de jeter les bases d’une nouvelle société respectueuse des individus, promouvant la justice et la solidarité. C’est précisément ce que redoutent et refusent le pouvoir de droite et les tenants de l’argent roi. Avec le recours au couvre-feu, ce pouvoir exhume aujourd’hui la panoplie autoritaire de sinistre mémoire, utilisée durant la guerre d’Algérie. Il le fait précisément contre une partie des enfants et petits-enfants de ceux qui l’ont subie. Triste symbole ! Le premier ministre n’a pas eu un seul mot d’excuse pour effacer les insultes de son ministre de l’Intérieur. Il n’a pas tendu une seule fois la main aux victimes ni à tous ces jeunes qui souffrent. Il n’a pas prononcé un seul mot d’autocritique sur la politique menée toutes ces dernières années. Pourtant, le président de la République s’est fait élire une première fois en promettant d’éradiquer la fracture sociale, puis dans la dernière élection de réduire l’insécurité. Or, l’insécurité sociale, qui produit l’insécurité de vie, ne cesse de progresser. Le premier ministre n’a laissé filtrer aucun espoir pour l’avenir, aucune mesure concrète pour offrir une perspective valorisante aux jeunes qui vivent dans des quartiers où le tiers des habitants est sans emploi. Décidément, ce pouvoir n’est pas au service de l’intérêt général. Il est le mandataire exclusif des forces du grand capital. Les cadeaux fiscaux offerts aux détenteurs de grandes fortunes s’accumulent. Les profits flambent avec indécence. Par contre, les impôts indirects et les prélèvements sociaux, payés par chacun d’entre nous, ne font qu’augmenter. Dans les secteurs publics indispensables, l’emploi est réduit. Les crédits des collectivités territoriales et des associations sont abaissés au nom du sacro-saint pacte de stabilité européen. La vie démontre qu’il y a urgence à combattre avec force cette pensée dogmatique selon laquelle notre pays souffrirait de « trop d’État ». C’est tout le contraire ! En vérité il y a urgence à restaurer une authentique République sociale et laïque apte à promouvoir la justice sociale dans notre pays. Au lieu de cela, l’exaspération sociale est poussée à l’extrême. Elle est attisée par un pouvoir qui refuse d’entendre les mouvements sociaux et syndicaux. Ainsi, à Marseille, un tribunal a déclaré illégal un mouvement social. Le ministre de l’Intérieur, après avoir envoyé la police expulser des familles de squats parisiens, expédie le GIGN contre les salariés de la SNCM. De plus, le pouvoir nie même l’expression démocratique issue des élections régionales et européennes, et refuse de tirer les leçons du référendum du 29 mai dernier à l’occasion duquel le libéralisme fut clairement condamné.

====> Les plus hautes autorités de l’État doivent le reconnaître : cette crise ne sera pas résolue par la répression policière.

L’heure n’est-elle pas à impulser une mobilisation de tous les acteurs de la vie publique ? Il faut commencer par revoir le budget 2006, qui n’est pas encore voté. Revenir sur les diminutions d’impôts pour les riches, les grandes sociétés et, au contraire, rechercher des moyens financiers nouveaux à injecter d’urgence dans l’éducation nationale, les services publics, les associations, les collectivités locales. Les actifs financiers des entreprises et des banques doivent être taxés pour alimenter immédiatement les budgets des collectivités locales, et pour promouvoir un plan d’urgence pour des logements de qualité. Les villes refusant de se conformer à la loi qui prévoit de construire des logements sociaux doivent être durement sanctionnées, immédiatement. Une allocation d’autonomie pour les jeunes doit être créée. Une part beaucoup plus importante des richesses produites doit être consacrée à une école de la réussite et à la formation pour tous. Des centres de formation dits « de la deuxième chance » doivent être créés prioritairement dans les quartiers populaires. Face à la question capitale de l’emploi, un moratoire doit être décrété sur tous les plans de licenciements en cours. Les entreprises doivent être contraintes de transformer tous les emplois précaires en emplois stables et bien rémunérés. Combiné à un grand plan national de formation, un projet pour éradiquer le chômage doit être mis en débat pour aller vers un système de sécurité de l’emploi pour toutes et tous. La pauvreté doit être combattue en augmentant significativement les salaires, les minima sociaux, les prestations sociales. L’heure n’est plus à accepter les profits égoïstes. Les grandes entreprises et les multinationales doivent contribuer concrètement à cet effort national. L’heure est aussi à des actes politiques forts. La République doit reconnaître les horreurs de la colonisation. Elle doit mener un combat sans merci contre toutes les formes de racisme et de xénophobie. Elle doit décider de donner le droit de vote aux résidents étrangers. L’Humanité est plus que jamais au service de tous ces combats. Elle ouvre ses colonnes à toutes celles et tous ceux qui veulent faire stopper l’engrenage de la violence et bâtir ensemble des solutions nouvelles pour que chacune et chacun vive mieux. Ce n’est pas le couvre-feu qu’il faut décréter mais l’état d’urgence sociale. Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité. Article paru dans l'édition du 9 novembre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



41) « L’urgence, c’est le social et la démocratie » : Déclaration de la Confédération Générale du Travail

Après avoir sous-estimé l’ampleur de la crise qui secoue notre pays depuis 10 jours, le gouvernement a décidé de prendre des mesures d’exception pour assurer le maintien de l’ordre dans un certain nombre de départements. Cela est dangereux. Le gouvernement fait fausse route. Ce n’est jamais en restreignant les libertés qu’on assure l’autorité publique. Il faut répondre, sans attendre, par le dialogue et la démocratie aux urgences sociales dont celles prioritaires liées à l’emploi. Les propos provocateurs du ministre de l’Intérieur, l’absence d’ouverture de perspectives et la réaffirmation de la priorité à la répression attisent des violences qui se retournent contre les populations les plus modestes. En toute occasion, la CGT défend les citoyens menacés ou frappés par les violences d’où qu’elles viennent mais se refuse à toute forme d’amalgame et de stigmatisation de telle ou telle catégorie de la population. La CGT met en garde contre les tentatives de récupération par l’extrême droite qui se développent sur fond de crise. Il n’est en effet  pas question de se tromper de diagnostic. Cette crise n’est ni celle de l’immigration, ni celle de la jeunesse, ni celle des banlieues. Elle est avant tout une crise sociale, révélatrice des fractures qui se sont creusées depuis 20 ans, suite aux politiques menées. Plus de 5 millions de personnes sont exclues de l’accès à un véritable emploi alors que les profits s’accroissent et que les fortunes prospèrent. Ces familles cumulent toutes les difficultés sociales (éducation, logement, santé… !). Les jeunes sont confinés dans la précarité. L’absence de perspectives, les inégalités, les discriminations de toutes sortes minent l’expression des solidarités. Quand dans une démocratie, pouvoir et directions d’entreprise refusent de prendre en compte ce qui s’exprime dans les manifestations et dans les grèves, lorsque les gouvernants refusent d’écouter et d’interpréter comme il le faudrait des consultations politiques, cela nourrit fatalisme, désespérance et violence. D’autres choix économiques et sociaux sont nécessaires. Le communautarisme social, la constitution de castes de privilégiés et de ghettos défavorisés ne sont pas plus acceptables que le communautarisme religieux. Il s’agit aussi de changer de méthode. Le passage en force systématique doit laisser place au dialogue social réel et à la négociation. L’intérêt général doit l’emporter sur les logiques de privatisation. Il faut mettre en place les conditions d’une véritable démocratie sociale et politique qui permette à chacun d’intervenir sur les choix qui le concernent. Face à la crise sociale, l’exigence de négociations pour l’emploi, le pouvoir d’achat, la dignité, la lutte contre les discriminations, doit s’exprimer plus fortement. La CGT se prononce pour une action nationale, interprofessionnelle et unitaire pour porter ces revendications. Elle s’adresse immédiatement à toutes les composantes du mouvement syndical. Montreuil, le 8 novembre 2005. -From: ud33 FR <ud33@cgt.fr>



42) « Violences invisibles » et « Mepris social », deux ouvrages aux Editions du Passant Ordinaire

====> Banlieues et logique sécuritaire, Violences invisibles et Mépris social

Violences invisibles : « Corps, monde urbain, singularité » par Patrick Baudry

(Coll. Poches de résistance, Ed. du Passant, 208 pages, 13 euros, ISBN2-912636-16-7) « La logique sécuritaire privilégie l'ordre et les valeurs. Contre cette idéologie et les manipulations dont elle est capable, cet ouvrage montre que la violence fait obstacle à la société-une, qu'elle fait échec au fantasme de maîtrise. Le social ne relève pas des volontés de convivialité et d'entente, mais suppose le rapport à la loi et sa mise en pratique. La violence est cette dimension qui oblige toute culture à s'élaborer. Une telle perspective conduit à analyser la place que fait la société contemporaine à l'interdit et au symbolique. La modification des attitudes devant la mort, le mourir et les morts, traduit un changement radical dans la construction des sociétés et signale l'émergence de la singularité de l’individu. Le monde urbain et la place qu'y tient l'image dans le rapport à soi et aux autres permettent également d'interroger cette nouvelle donne. Ce livre met en débat les ambiguïtés de la société où nous vivons. Patrick Baudry est Professeur de Sociologie à l'Université Michel-de-Montaigne Bordeaux III. Il dirige dans le cadre du Centre d'Etudes des Médias le Groupe de Recherches et d'Etudes "Communication, Image, Territoires" (GRECIT/CEM). Chercheur associé au LAIOS (CNRS Paris), il est président d'honneur et membre du comité de rédaction de la revue Le Passant Ordinaire. Il est l'auteur de nombreux ouvrages.

Pour commander ce livre :

http://www.passant-ordinaire.com/violences_invisibles.asp

======> Mépris social : « Ethique et politique de la reconnaissance » par Emmanuel Renault (Coll. Poches de résistance, Ed. du Passant, 152 pages, 9 euros, ISBN2-912636-18-3) – « La philosophie politique louche aujourd'hui vers la philosophie morale. Elle prétend s'opposer aux dynamiques qui rendent notre monde invivable au nom d'impératifs de respect de la dignité et de la justice, mais elle flirte bien curieusement avec l'une des caractéristiques les plus marquantes du nouveau sens commun libéral : la transformation des problèmes politiques en problèmes moraux. Sans doute est-ce l'une des raisons qui l'empêche généralement de s'opposer véritablement à la banalisation de l'injustice sociale, d'exprimer les souffrances de ceux qui la subissent et de formuler les espoirs de ceux qui s'en révoltent. Plutôt que de partir des normes du bien et du juste, ne faut-il pas prendre les expériences de l'injustice et du déni de dignité, les expériences de ceux qui se savent socialement méprisés, pour fil conducteur ? Cette démarche conduit à l'élaboration d'une éthique de la reconnaissance qui permet à la fois de formuler des normes de justice plus larges et plus opératoires que celles de la traditionnelle justice distributive, et d'intégrer la question du respect des différents niveaux de l'identité (identité personnelle, professionnelle, culturelle) dans une théorie indissociablement morale et politique : la politisation des exigences morales se substitue à la dépolitisation morale de la politique. Emmanuel Renault est philosophe, maître de conférences à l'Ecole Normale Supérieure de Lettres et Sciences humaines de Lyon et l'auteur de nombreux ouvrages.

Pour commander ce livre :

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Editions du Passant 21, rue Irène et Frédéric Joliot-Curie F-33130 Bègles Tél. : 33 (0)5 57 35 19 24 - Mobile : 33 (0)6 13 28 48 56 - Fax : 33 (0)5 57 35 19 25 – Site : http://www.passant-ordinaire.com/ -

From: "Thomas Lacoste" <passant.ordinaire@wanadoo.fr>



43) Meeting de la colère et de l'espoir : Douze propositions pour changer la vie

Pari réussi pour les communistes qui, samedi dernier 22 octobre, affichaient l'ambition de réunir dans l'immense Halle des sports Carpentier à Paris les principaux acteurs des luttes en cours, dans un grand meeting de riposte et de construction politique. Pari réussi parce qu'à écouter les intervenants dans les différents débats, chacun a pu constater que parmi celles et ceux qui ont occupé le devant de la scène sociale ces derniers mois, peu manquaient à l'appel. De Nestlé à Hewlett-Packard, de la SNCM à Flextronics en passant par Jordan, Virgin, EDF ou les intermittents du spectacle, la plupart avaient tenu à être là. Luttes pour l'emploi, luttes sociales, mais pas seulement. Grâce à la tenue de quatre tables rondes, les 3000 participants ont pu aussi entendre, les témoignages d'Aminata Traoré, Mimouna Hadjam, Sadock Guitoun et bien d'autres évoquant leurs combats pour défendre leurs droits et en conquérir de nouveaux. Droits au logement, aux papiers, aux savoirs, à la santé… Tout simplement les droits les plus élémentaires pour exister et vivre dignement. Autant de prises de parole souvent émouvantes, parfois graves qui interpellent les politiques et plus particulièrement ceux qui à gauche ambitionnent de diriger le pays en 2007. Comment y répondre? Comment créer un rapport de force capable de faire reculer la droite aujourd'hui et la battre durablement demain? Quelles propositions pour rompre avec le libéralisme et répondre enfin aux défis sociaux et humains qu'appelle la société? Des questions essentielles sur lesquelles les dirigeants et élus communistes ont souhaité engager le dialogue avec les acteurs des mouvements en cours, et au-delà avec celles et ceux qui ne se résignent pas à une fausse alternance droite/gauche ou un face-à-face droite/droite. C'est à ces questions que Marie-George Buffet a souhaité, elle aussi, apporter des éléments de réponses dans l'intervention qu'elle a prononcée en fin d'après-midi, notamment en soumettant au débat douze propositions pour changer la vie (voir les extraits ci-dessous). Nul doute que le dialogue engagé aura des suites bien au-delà de ce samedi après-midi parisien. Il aura inévitablement des conséquences pour les luttes à venir, car la politique y sera moins incongrue, mais aussi dans le débat politique à gauche, car la parole prise ce 22 octobre voudra - à juste titre - continuer de se faire entendre. ? Patrice Falguier

=====> Douze propositions pour changer la vie

Vous avez entendu cette souffrance, vous avez entendu cette révolte, vous avez entendu ces aspirations qui montent de tout un peuple. Mais vous entendez le discours officiel, relayé par les grands médias: ces gens là, ceux et celles qui témoignent ici, sont au mieux des malchanceux ou d'inévitables victimes! Sinon, ce sont des fauteurs de troubles, des fainéants, des archaïques, des égoïstes. Vous avez vu la réponse qui leur est faite par le gouvernement de cette droite réactionnaire! D'abord la troupe, baïonnette au canon. La troupe pour les gens du voyage, la troupe pour les sans-toit, la troupe pour les marins, la troupe pour les sans-papiers. Ensuite le mépris, l'ignorance, le refus de négocier, les diktats et les ultimatums. Enfin, la place nette pour les profiteurs, les banquiers, les boursicoteurs. Place nette pour la course aux dividendes, pour les marchés juteux, pour les inégalités, les injustices et la misère. Voilà comment la droite gouverne notre pays aujourd'hui, voilà ce qu'elle répond à celles et ceux qui se dressent contre les machines folles du capitalisme mondialisé, du libéralisme débridé, de l'ordre établi! Il y en a assez, plus qu'assez. Casse des retraites, casse de la santé pour tous, casse du droit à l'énergie, casse de l'égalité républicaine, casse du système judiciaire, casse du Code du travail, casse des libertés, casse des droits des migrants, casse de la démocratie… La politique de la droite, c'est la casse! Ce sont des vies plus difficiles, ce sont des vies brisées, ce sont nos vies toujours plus menacées! Celles et ceux qui luttent au quotidien, qui défient ce pouvoir autoritaire et autocrate nous rendent notre dignité, ils enrayent la machine, ils la font fatiguer, ils lui portent des coups. Ils sont la fierté de tout un peuple. Face à tout cela, il y a à gauche des responsabilités politiques. Partout, les élus du peuple peuvent être des points d'appui pour résister, porter la contradiction, porter des propositions. Ils peuvent mettre le pouvoir face à ses lourdes responsabilités. Dans chaque mairie, chaque département, chaque région, au Parlement, il est possible de freiner l'avancée de la droite. C'est ce que font les élus communistes. Mais il ne faut pas s'en arrêter là! Nous avons la responsabilité de permettre que les aspirations qui s'expriment, malgré la chape de plomb qui nous est imposée, fassent irruption en politique et qu'elles se conjuguent dans une alternative à cette violente régression. Nous avons la responsabilité de proposer une action qui réponde aux problèmes et aux attentes. Nous avons la responsabilité de construire une gauche qui s'assume, porteuse de ses valeurs, de ses idées; une gauche du peuple, une gauche citoyenne, une gauche du courage, une gauche des luttes, une gauche qui change vraiment la vie! Les communistes veulent relever ce défi.

=====> Douze propositions pour répondre aux attentes et changer la vie

Aujourd'hui, je voudrais formuler douze propositions phares, capables de constituer les bases d'un programme pour la gauche et immédiatement utilisables dans la lutte contre la droite et le grand patronat. Douze propositions pour répondre aux aspirations et aux besoins exprimés dans les luttes. Douze propositions pour commencer à changer la vie. Voici douze travaux pour une gauche renouvelée! Voici les douze propositions que je soumets au débat citoyen. Est-ce possible de changer la vie? J'ai tendance à le croire. Quand on regarde l'aggravation des conditions de vie, l'état des attentes et des besoins, la force des aspirations qui s'expriment, comme le 29 mai dernier, comment peut-on baisser les bras? Santé, retraites, éducation, emploi… Il y a dans tous les domaines d'importants défis à relever pour notre société. On me demande: mais où allez-vous trouver l'argent pour le faire?

=====> 1/ L'argent pour le faire existe mais il est mal utilisé. L'humanité produit de plus en plus de richesses en élevant son niveau de connaissances et de capacités. Des sommes colossales sont accaparées par quelques-uns et englouties dans des opérations financières totalement destructrices. Le Cac 40 a augmenté de 20 % depuis le début de l'année, et les entreprises du Cac ont supprimé 300000 emplois dans le même temps! Depuis vingt ans, la part du capital dans la valeur ajoutée n'a cessé de croître, tandis que la part des salaires n'a cessé de chuter. Moins 8 % pour les salaires, plus 8 % pour le capital en vingt ans!

=====> Je propose d'aller chercher l'argent là où il est et de le rendre utile.

Il faut pour cela mettre en place une réforme de la fiscalité. L'impôt sur le revenu ne représente plus que 17 % des recettes de l'État. On nous assène le dogme de la baisse des impôts. Cela n'a qu'un seul objectif: déposséder l'État de ses capacités d'intervention. À chaque fois, c'est toujours moins d'impôts pour les plus riches et moins d'argent redistribué équitablement. Mais il y a besoin d'argent pour satisfaire les besoins humains et pour faire vivre une économie utile. Eh bien, je propose d'augmenter le nombre de tranches pour toucher les grandes fortunes, en baissant les impôts des plus pauvres: la TVA ne peut être l'instrument d'une politique fiscale juste! Et la TIPP non plus! Il faut un impôt juste, et cela ne passe certainement pas par la réduction ou la suppression de l'impôt sur la fortune! Concernant l'impôt sur les sociétés, nous proposons d'en faire un impôt intelligent, modulable en fonction de la politique de l'entreprise, de son investissement dans les outils de production, de ses choix en termes de formation, de la qualité de ses emplois, du niveau de ses salaires. Nous proposons un impôt qui s'attaque aux produits financiers et aux mouvements de capitaux. Il y en a assez des exonérations fiscales et sociales, des passe-droits, des exceptions qui cassent les règles… On nous dit que c'est pour le bien de l'emploi, et cela ne sert qu'à organiser les licenciements. Je propose aussi, pour accentuer les ressources des collectivités territoriales et responsabiliser les grandes entreprises, de soumettre leurs actifs financiers ainsi que celui des banques à la taxe professionnelle. Enfin, et ce n'est pas le moindre des problèmes, il faut impulser une nouvelle politique monétaire et une nouvelle politique du crédit pour un autre type de croissance. Un crédit qui encourage tout ce qui respecte l'humain, tout ce qui produit du développement, tout ce qui prend soin de la planète. Un crédit qui donne les moyens nécessaires à celles et ceux qui prennent en compte l'intérêt général. La plupart des investissements aujourd'hui sont financés par le crédit, il faut donc le rendre socialement et économiquement efficace. Cette politique devra être favorisée par la constitution d'un pôle bancaire public. Pour cela, il faut réorienter fondamentalement la politique de la Banque centrale européenne, il faut abroger le pacte de stabilité qui constitue un verrou! Il y a une bataille européenne à mener! Il faut faire de même pour toutes les institutions financières internationales.

=====> 2/ La casse du Code du travail, les nouvelles pratiques patronales, le poids de la communauté financière internationale (comme s'appellent eux-mêmes ces gens-là), les nouveaux défis d'un co-développement mondial imposent d'écrire de nouvelles pages du Code du travail. Quand je regarde ce qui se passe dans notre pays, l'ampleur des licenciements en cours ou programmés: HP, Flextronics, La Samaritaine, Nestlé, StMicro, la répression syndicale… je me dis qu'il faut vraiment répondre aux problèmes posés, car si on continue à ce rythme, le sinistre sera quasi-total. J'appelle tous ceux et celles qui sont concernés par ces situations à rejoindre le réseau politique qui vient de se constituer pour agir et construire l'avenir. Et d'ores et déjà, je formule ces quelques idées.

=====> Il faut de nouveaux droits pour les salariés!

Le droit de contester le bien-fondé des plans de licenciements, avec un droit de saisine du juge, avec un moratoire déclenché par les salariés eux-mêmes. La nécessité que les propositions alternatives, et souvent il y en a, s'il y a lieu soient examinées par des commissions publiques comprenant la direction de l'entreprise, des représentants du personnel, des élus des différentes collectivités concernées, et tous les acteurs économiques y compris les représentants des consommateurs. Et à chaque fois, les grands groupes donneurs d'ordres doivent être interpellés. En somme, une commission de garantie de l'intérêt général. Mais plus généralement, on ne peut plus laisser, sous prétexte d'un apport de capital, les décisions d'une entreprise entre les seules mains des actionnaires: les grands choix stratégiques engagent l'intérêt général: emploi, environnement, développement industriel, réponse aux besoins humains. Il faut donc forger les outils qui permettent cette sorte d'ingérence légitime, en tout cas d'intervention des salariés, des élus locaux, des consommateurs… Dans un premier temps, je propose qu'une commission de garantie de l'intérêt général, puisse se constituer dès qu'une demande est effectuée pour aller au-devant des problèmes. Ses recommandations devront avoir une valeur juridique et s'appuyer sur des fonds d'investissements d'un type nouveau. Pour pouvoir répondre au défi de l'emploi, il faut traiter du pouvoir d'achat. Monsieur Breton nous raconte des balivernes sur la croissance, car celle-ci ne peut exister que par l'augmentation des salaires. Le premier acte d'un gouvernement de gauche doit être l'organisation d'un « Grenelle des salaires ».

=====> 3/ Nous ne pouvons pas nous contenter de bien accompagner les hommes et les femmes qui se trouvent sans emploi. Il y en a assez du chômage, de la précarité, de l'incertitude sociale - deux ans à l'essai - qui empêche de faire des projets, de vivre dignement. Nous devons nous fixer l'objectif d'éradiquer le chômage. Oui, il arrive qu'on change d'emploi au cours d'une vie, oui, il faut permettre à chacune et chacun d'accroître ses compétences et sa qualification. Nous proposons de mettre en place une véritable sécurité d'emploi et de formation, qui permette à chacune et chacun de ne pas connaître la précarité, mais d'avoir les moyens de changer d'emploi sans se retrouver démuni, si nécessaire en se formant durant sa vie active. Ce que nous avons fait en 1945 avec la Sécurité sociale, il faut le faire aujourd'hui contre le fléau du chômage! Dans la lignée de cette proposition, nous proposons de créer une allocation d'autonomie pour les jeunes, qui leur permettre de bien vivre cette période importante de leur vie!

=====> 4/ Nous proposons la reconquête et la conquête de grands services publics, démocratisés, étendus, efficaces: transports, énergie, eau, logement, petite enfance… Nous voulons donner les moyens à la collectivité de satisfaire les besoins fondamentaux de chacune et de chacun. Le marché organise les inégalités, nous voulons organiser l'égalité d'accès aux biens communs de l'humanité. Nous ne laisserons pas la droite brader EDF après avoir bradé GDF et la SNCM! Les conséquences de ces choix sont trop graves pour la vie quotidienne, mais aussi pour l'avenir de la planète. Déjà, partout en France, des comités de défense d'EDF ont été mis en place par les élus communistes et républicains. Le gouvernement veut passer en force, la décision va peut-être être prise dans les heures qui viennent. Hier la fédération de l'énergie s'est adressée à toutes les forces politiques. Dès lundi, j'adresse un courrier à toutes les forces de gauche: organisons ensemble un zénith pour la défense d'EDF. Il y a un débat en ce moment pour savoir s'il faudra abroger ou pas les mesures de la droite. Bien sûr qu'il faudra abroger! Les mesures libérales de la droite, mais aussi celles prises sous emprises libérales par la gauche! Je le dis à ceux qui se préparent à investir dans ces privatisations parce qu'ils y voient un nouveau moyen de s'enrichir: ne vous précipitez pas, la gauche que nous voulons rendra dès que possible au peuple les biens qui lui appartiennent! Et nous irons bien au-delà, parce que tout le monde constate que l'existant n'est pas suffisant. Nous proposons de changer la composition des conseils d'administration des entreprises publiques pour en faire des propriétés véritablement populaires, avec une gestion véritablement démocratique. Nous allons travailler à des coopérations européennes et internationales pour développer ces services publics, et mieux relever les défis de façon mondiale. Il y a là un combat politique que personne n'a jamais mené! Nous allons le mener!

=====> 5/ Nous proposons de reconstruire un système de protection sociale de haut niveau, et de mettre fin à cette destruction méthodique d'un acquis de civilisation! Cela veut dire, là aussi, évidemment, qu'il faut abroger les lois iniques et cyniques qui ont été votées par la droite! Cela veut dire la retraite à 60 ans avec 37 annuités et demie, première mesure d'urgence à prendre, avant d'évaluer le cap que l'on peut se fixer. Cela veut dire aller vers la généralisation de la prise en charge à 100 % des soins pour tous. Comment expliquer qu'aujourd'hui, des hommes et des femmes n'aient pas les moyens de se faire soigner les dents ou de se procurer des lunettes! Qu'y a-t-il de plus précieux que la santé et donc que la vie. Vivre longtemps et en bonne santé, c'est l'essentiel. Notre société a les capacités de garantir cela pour tous, oui, cela a un coût, mais elle doit en prendre les moyens. Cela veut dire aussi de véritables droits dont le droit au travail pour les personnes handicapées, des allocations décentes. Cela veut dire la fin de la chasse aux chômeurs et de véritables moyens pour leur accompagnement, des indemnités dignes et durables si besoin. Nous proposons la prise en charge d'un cinquième risque, le risque dépendance avec création d'un service public pour favoriser le maintien à domicile des personnes dépendantes, pour une vie digne à l'heure de la vieillesse. Nous proposons de remettre tout ce système de protection sociale, qui a été étatisé puis dépouillé, entre les mains des salariés et tous ceux et celles qui en sont les propriétaires, en replaçant la démocratie sociale au cœur de son fonctionnement. Oui, nous voulons de nouveau voter pour élire nos représentants à la Sécurité sociale.

=====> 6/ Nous proposons une politique résolue contre la misère. Chaque année, les chiffres augmentent en France et dans le monde. Deux millions d'enfants pauvres, c'est intolérable! Il faut agir de façon résolue contre la misère! Créons un service public national du logement qui investisse partout dans du logement social pour que chacun et chacune puisse avoir un toit. Interdisons les coupures d'eau et d'électricité, les expulsions! Supprimons tous ces contrats précaires, le temps partiel imposé aux femmes, qui fabriquent des travailleurs pauvres! Portons le montant des allocations de solidarité et d'insertion au-delà du seuil de pauvreté défini par l’INSEE! Travaillons à renforcer les structures de réinsertion en redéfinissant leurs objectifs et leurs moyens! On ne peut pas se contenter de gérer la misère!

=====> 7/ Nous proposons de tenir des conférences à tous les échelons, du local au global, pour des prix rémunérateurs pour les agriculteurs. Il faut mettre en œuvre un commerce équitable à l'échelle de la planète et encourager à la souveraineté alimentaire. Nous voulons œuvrer à l'épanouissement des exploitations familiales respectueuses des territoires, de la qualité de l'agriculture, de la vie humaine, contre le développement des multinationales dont on a vu l'esprit d'irresponsabilité à l'occasion de la crise de la vache folle! Il est nécessaire d'impulser une agriculture de qualité, comme y aspirent les agriculteurs et les consommateurs eux-mêmes. Pour cela, il faut débattre d'objectifs à tous les échelons. Les essais d'OGM en plein champ doivent être proscrits et les multinationales de la semence doivent être soumises à des règles de droit qui permettent aux agriculteurs d'opérer de véritables choix. Enfin, il est plus qu'urgent de penser la protection de l'environnement à un tout autre niveau que par le passé. Pour cela, il est nécessaire d'investir dans la recherche. Mais il faut également fixer des objectifs publics de progrès en matière de respect de l'environnement. Sans contraintes, le marché ne fait pas les efforts nécessaires. Il faut prendre le problème à la source! J'ajoute à cela les efforts à déployer pour appliquer les traités internationaux et avancer encore dans les décisions communes. Ne laissons pas la loi de l'argent nous détruire la planète!

=====> 8/ Nous voulons développer les libertés individuelles et publiques et non pas les réduire comme le fait la droite avec Sarkozy. La seule liberté qu'ils connaissent, c'est la liberté pour eux d'entreprendre. Et j'allais oublier la liberté pour les autres de se taire et de subir! Cette société autoritaire et sécuritaire, basée sur la violence des rapports humains et des rapports sociaux, n'est pas vivable! Il y en a assez de cette surenchère de la répression! Il faut autre chose que des opérations coup-de-poing, caméra au poing, pour régler les problèmes de nos cités. Il faut autre chose que des karchers! Oui, il faut de l'emploi, de la reconnaissance. Et il faut une véritable police de proximité et une justice qui a les moyens de travailler! Nous ne voulons pas d'une justice à deux vitesses, nous tenons à la présomption d'innocence, qui a été mise à mal par la droite. Une justice indépendante, plus forte, plus collégiale. Défendre les libertés, c'est aussi lutter contre toutes les formes d'exploitation, de réduction des droits. Il faut développer le corps des inspecteurs du travail et leur donner plus de pouvoirs d'intervention. Il faut également créer un corps d'inspection contre toutes les discriminations qui lutte contre le racisme, l'homophobie… Nous voulons que le droit d'asile soit respecté, que l'on arrête la stigmatisation des jeunes, des gens du voyage, des immigrés! Jeudi soir, Sarkozy sur France 2 a de nouveau eu un discours menaçant que d'autres à sa droite ne renieraient pas.

=====> 9/ Des femmes dans notre pays connaissent toujours une double exploitation. Il faut engager une action véritable pour l'égalité salariale. Pour cela, il y a besoin de moyens pour faire appliquer dans les faits cette égalité professionnelle bafouée. Il faut également mener la bataille en Europe pour que soit reconnu partout le droit à l'avortement. La contraception doit être remboursée à 100 % pour permettre à toutes les femmes la maîtrise de leur corps! Dans notre pays, la santé des femmes doit être une priorité, alors qu'on laisse à l'abandon la prévention et l'accompagnement personnel. La lutte contre les violences faite aux femmes et contre la marchandisation des corps doit être une priorité. Nous proposons également de poursuivre l'effort entamé pour la parité réelle en politique.

=====> 10/ Nous proposons d'investir dans l'éducation et la culture.

Ce ne sont pas des suppléments d'âme facultatifs mais des denrées essentielles pour chaque être humain et pour toute l'humanité. Il faut développer les missions de l'école pour tous, lui permettre de les mener à bien, ne pas en rabattre sur les objectifs, agir pour la gratuité totale de l'enseignement. Nous proposons que des personnels qualifiés soient intégrés dans les équipes éducatives pour soutenir le travail effectué par les enseignants, améliorer le suivi des élèves, développer des activités… Recrutons des enseignants, il y en a besoin! Pour cela, il faut porter à 7 % du PIB le budget de l'Éducation nationale! Il faut également donner toute sa place à l'éducation populaire, que l'État est en train d'asphyxier en réduisant comme jamais les aides publiques. Il faut développer la pratique populaire du sport et des arts. La création elle-même doit être considérée comme un domaine protégé et encouragée. Il est également urgent de reconstituer un pôle public de la recherche, capable de produire des avancées scientifiques importantes. La recherche ne peut être laissée dans les mains de ceux qui n'ont qu'une obsession: le profit.

=====> 11/ Il faut produire, pour que tout cela se réalise, une avancée démocratique majeure. Nous proposons de poser les bases d'une sixième République, où le Président n'a plus pour fonction que de garantir le bon fonctionnement des institutions. Où la proportionnelle permet une juste représentation des opinions. Où la parité est un fait respecté. Où les hommes et les femmes sont associés à l'élaboration des décisions. Où l'initiative des lois est rééquilibrée en faveur de l'Assemblée nationale. Où les citoyennes et citoyens peuvent soumettre une proposition au débat par le biais d'une pétition. Où les étrangers résident sont le droit de vote aux élections locales au bout de trois ans et à toutes les élections au bout de dix.

=====> 12/ Il faut faire face aux défis de la mondialisation et du développement de l'humanité dans son entier. La globalisation, les délocalisations, l'accroissement des inégalités et de la misère imposent de prendre des mesures à la hauteur. Au plan européen, d'abord, je le redis ici: il faut respecter le résultat du 29 mai. Notre pétition a déjà recueilli deux cent mille signatures! Notre peuple ne veut pas d'une Europe libérale, il ne veut pas de la directive Bokelstein qu'on est en train de nous resservir en douce, il ne veut plus de ces libéralisations qui jettent les besoins essentiels de l'humanité en pâture à la finance. C'est ce qu'ont dit les 200000 signatures de la pétition « Pour que votre vote soit respecté ». Il veut une autre Europe, qui agit pour le progrès social et démocratique, pour la paix dans le monde. Qu'on arrête de tirer sur les migrants qui frappent à notre porte, qu'on stoppe enfin ces expulsions inhumaines. Il faut régulariser, il faut respecter leurs droits. Il n'y a aucune solution dans cette direction. Il n'y a de solution pour l'humanité que dans la recherche du vivre ensemble et d'un développement solidaire. À l'échelle internationale, il faut réorienter totalement les institutions, et les démocratiser. Nous proposons que l'OMC organise la coopération plutôt que la concurrence, qu'elle se donne pour objectif d'élever le niveau des droits plutôt que la suppression des règles. Pourquoi ne pas réfléchir à une taxe sur le dumping social, dont le produit servirait à financer le développement, basée sur un indice mondial de protection sociale. Quoi qu’il en soit, la première chose à faire est de tenir les objectifs du millénaire, signés par 185 pays, et oubliés aussitôt. Enfin, nous proposons de relancer les discussions internationales pour le désarmement.

=====> Un grand débat public

Ces douze propositions, je les verse au débat citoyen, au débat de la gauche, au débat public des 1000 forums que nous allons initier, et dans toutes les initiatives, celles des collectifs du 29 mai notamment. Il est de la responsabilité du Parti communiste de les formuler, pour rendre compte des possibles, pour mettre sa réflexion collective au service du plus grand nombre, pour faire avancer le débat; et j'appelle les autres forces progressistes à verser leur part au débat, à accepter la confrontation au grand air citoyen. Osons une dynamique populaire comme lors du référendum, en montrant qu'il existe de vraies réponses possibles aux problèmes. Faisons-le sans attendre 2007. Si ces propositions sont empoignées et saisies face aux mauvais coups, on pourra contrer aujourd'hui les mauvais coups de la droite. Ces propositions sont antilibérales et elles sont anticapitalistes parce qu'elles mettent à mal concrètement les logiques de ce système qui broie les vies et fait marcher le monde sur la tête. Elles sont à la hauteur des enjeux, de la souffrance de notre peuple, des dégâts causés par la droite. Quand elle est au pouvoir, celle-ci a le courage de détruire. Eh bien, nous, nous pensons que la gauche doit avoir le courage de construire ! Ne plions pas les gaules, ne baissons pas pavillon, plus que jamais, il y a besoin de transformer la société! Vous voyez bien que nous ne sommes pas dans le mot d'ordre ou la surenchère, nous sommes dans la proposition réaliste, nous sommes sur le court et le moyen terme, et nous savons dans quelle direction nous voulons aller. Je verse ces propositions au débat, pour montrer qu'une alternative est possible, pour que les aspirations et les exigences ne soient pas étouffées mais entendues. Nous ne sommes pas non plus dans le témoignage.

=====> Comme pour le référendum, nous voulons jouer la gagne, nous voulons une gauche vraiment à gauche, nous voulons gouverner, nous voulons changer la vie, et nous avons de quoi faire! Pourtant, vous sentez bien aujourd'hui que la gauche n'est pas à la hauteur. Qu'elle est traversée par des questionnements profonds. La gauche a besoin de vous, elle a besoin que les citoyennes et les citoyens s'emparent d'elle pour porter leurs aspirations et leurs espoirs. Je voudrais lancer ici un appel à tous les hommes et les femmes de bonne volonté, qui veulent que ça change. Venez construire la gauche qui vous a fait défaut ces vingt dernières années. C'est cela que nous voulons permettre avec nos forums, c'est cette dynamique populaire que nous voulons créer. La force de la gauche, son courage, ils ne peuvent venir que de l'intervention populaire et citoyenne, que de la volonté de ne pas se laisser enfermer dans un choix entre le mal et le moindre mal, que d'un mouvement qui se rapproche de celui que nous avons connu le 29 mai dernier. Nous devons faire bouger toute la gauche! Partout dans le pays, des rencontres pour nourrir les luttes, pour débattre de l'alternative, pour la construire ensemble se tiennent. Le 26 novembre prochain se tiendra un grand forum national où nous invitons toutes les forces de gauche pour faire un point d'étape. Nous devons élaborer ensemble avec tous ceux et celles qui le souhaitent, une véritable alternative de gauche, nous devons mener un débat citoyen au plus près de la vie. Dans le débat, avec nos propositions, avec celles d'autres organisations, avec toutes celles qui germeront de nos échanges, vont se construire des perspectives. Nous allons avancer. Nous avons des visées communes, il nous faut construire le rassemblement populaire nécessaire ! Cet avenir, j'y crois ! Bâtissons-le ensemble! À entendre la radio, tous les matins, on se dit souvent que le ciel s'assombrit, que les lendemains seront difficiles, si ça continue comme ça. La désespérance et le renoncement font leur nid dans notre société. Mais rien n'est encore joué, on va réagir, il est possible de faire autrement, il est possible d'espérer. Vous qui luttez, vous qui êtes venus ici aujourd'hui dire votre révolte, votre action, vos rêves, je voudrais vous dire que vous dégagez l'horizon. Ensemble, avec toutes les forces, avec tous ceux et celles qui résistent, nous pouvons faire face aujourd'hui et demain! Nous allons renvoyer la droite aux vestiaires, nous allons changer vraiment la vie! Marie-Georges BUFFET, le 22 Octobre au rassemblement de lutte et d’espoir pour résister et changer la vie à la Halle Carpentier à Paris devant plus de 3.000 personnes

=====> Paroles de luttes

====> Patrick Candéla (Nestlé)

« Nestlé a le projet de vendre soixante sites industriels sur cent vingt en Europe, alors que l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 42 milliards d'euros pour les neuf premiers mois de l'année. »

====> Michèle Leflon (médecin anesthésiste)

« Oui, la santé a un coût. Mais nous sommes devant un choix de société. Est-ce qu'on fait le choix des profits ou celui de l'humain? »

====> Mimouna Hajam (Association Africa)

« Plus de 300 jeunes sont morts dans la cité des 4000. Morts de la crise, morts de suicide, morts du sida… Ces morts, je ne les mets pas dans la page des faits divers, je les mets dans la page économique et sociale car se sont les morts du capitalisme. »

====> Francis Wurtz (président du groupe GUEGNL au Parlement européen)

« Le processus d'adoption du projet de directive Bokelstein devait avoir lieu la semaine prochaine. Fort heureusement il vient d'être reporté. Il faut absolument profiter de cette aubaine pour relancer le débat, les explications et les mobilisations… »

====> Aminata Traoré(caravane de la dignité contre les barbelés et l'injustice)

« Les corps noyés de nos enfants, les corps criblés de balles à Ceuta et Melilla sont d'abord les corps de morts vivants privés de nourriture, d'eau potable, de soins du fait du capitalisme. L'Afrique ne va pas à la dérive. C'est le monde qui va mal, globalement et l'Afrique est l'expression de ce corps malade. »

====> Jean-Paul Israël (SNCM)

« Villepin, Sarkozy, Breton, Perben,

vos méthodes de voyous ne pèsent pas lourd face à la détermination des salariés, d'autant que vous êtes aujourd'hui placés sous la haute surveillance du peuple français. La lutte continue! »

====> Cathy Polo (EDF)

« Le combat pour le droit à l'énergie doit se poursuivre et s'élargir pour que plus jamais un habitant ne soit privé d'énergie, de gaz et même de pétrole pour se chauffer. Seul un service public peut s'engager dans cette voie. »

Publié dans le supplément à l’Humanité du 27 octobre 2005 « Communistes » No 196 – Voir le site www.pcf.fr



44) Pour que vive la verrerie à bègles : « ensemble, sauvons 50 emplois »

====> Après la table ronde, des engagements précis actés par le préfet

Lors de la table ronde tenue le 30 septembre en Préfecture, à l’unanimité, la reconstruction de l’usine à Bègles par la SAEMCIB, financée par un crédit-bail, a été approuvée, les travaux devant être terminés pour juin 2006. Face aux difficultés de trésorerie dues à la hausse du prix du gaz et l’accélération de la production, répondant à une forte demande de la clientèle, les partenaires se sont engagés à faciliter l’acquittement des factures énergétiques par le biais d’un prêt bancaire. et voilà que tout est remis en cause par la menace de total énergie gaz de couper le gaz si les factures ne sont pas payées

====> Couper le gaz revient à arrêter la production et anéantirait tous les efforts déployés pour assurer l’avenir de la verrerie. 50 salariés seraient au chômage alors que ce site industriel dispose d’un important carnet de commandes et d’une clientèle attachée à la qualité de ses produits. Il est donc indispensable que toutes les parties respectent leurs engagements et passent aux actes :

- En finalisant les accords avec les financiers pour faciliter la trésorerie jusqu’au déménagement.

- En accélérant les démarches pour valider le permis de construire.

Pour que soient respectés tous les engagements, pour défendre l’emploi, pour que vive la verrerie à Bègles Je signe et je fais signer la pétition

Nom-Prénom Adresse Signature

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Renvoyer à : PCF Bègles - 12, rue du Prêche - 33130 BEGLES ou remettre à un(e) communiste de votre connaissance

=====> le groupe TOTAL a réalisé 9 milliards d’€ de bénéfices nets en 2004, en progression de 23%. Et on attend toujours que TOTAL paie ses dettes après la pollution due au naufrage du «Prestige»

Section de Bègles 12, rue du Prêche 33130 BEGLES 05 56 49 44 79 - From: Christine TEXIER <christine.texier@wanadoo.fr>



45) Les Nouvelles de Bordeaux en bref . . .

====> Langon : La Palestine à l'écran

Vendredi 7 octobre à 20h30, le Collectif Al Qarara et la mairie de St-Pierre d'Aurillac invitaient à la projection du film " Les Souvenantes ", à salle des syndicats intercommunaux. Quatre générations de femmes israéliennes témoignent de leur rapport à l'Autre Palestinien et à l'état de guerre quasi continu depuis la création de l'Etat hébreu... La réalisatrice Jacqueline Gesta participera à l'échange à l'issue de la projection. Egalement au programme dégustation d'huile d'olive et de zaatar produits par une coopérative en Cisjordanie. Collectif Solidarité Al Qarara : Mairie de Saint-Pierre d'Aurillac, tél. 05 56 63 30 27.

====> ASTI Bordeaux : Soutien à la famille Yigit

Une pétition demandant la régularisation de cette famille menacée de reconduite à la frontière est déposée au siège de l'ASTI ainsi qu'au cinéma Utopia. M. Yigit de nationalité turque est arrivé en France en 1989 et a déposé une demande d'asile politique. Il a participé à la longue grève de la faim en 1991. Le 29 août 2005, le Préfet de la Gironde lui a refusé ainsi qu'à son épouse bulgare les titres de séjour qui leur permettraient de vivre en France avec leur enfant de trois ans, de trouver un logement et le travail qui l'attend dès sa régularisation. Ils risquent à tout instant d'être renvoyés dans leur pays d'origine et l'enfant séparé de l'un de ses parents. ASTI (Association de solidarité avec les travailleurs immigrés) 10 rue Causserouge 33000 Bordeaux, Tél. 05 56 92 65 98 - mail : astibordeaux@tiscali.fr.

====> Le 15 octobre : Sur le pont

Le collectif qui s'est formé contre la destruction de la pile de l'ancien pont enjambant la Garonne entre Langon et Saint-Macaire organise une marche le samedi 15 octobre en fin d'après-midi. Airbus et la DDE ayant programmé la destruction de la pile a mois de novembre la mobilisation doit se renforcer. Michel Hilaire, conseiller général de Saint Macaire, invite ainsi chaque citoyen à exprimer son avis dans le cadre de l'enquête publique ouverte dans les mairies à partir du 3 octobre.

====> Sécurité sociale : Mêmes méthodes, mêmes effets !

Communiqué de l'AMI du 28 septembre 2005. 11,2 milliards d'euros de déficit pour 2005, telles sont les prévisions, 156 nouveaux médicaments qui ne seront plus remboursés en 2006, 62 véinotoniques ne seront plus remboursés qu'à 15 %... Une fois de plus nous avions raison de nous opposer à la réforme de la Protection Sociale. Les mesures prises ne pouvaient pas et ne peuvent pas résorber le déficit de la Sécurité Sociale tout simplement parce qu'elles ne traitent pas les problèmes de fonds et ne s'en prennent qu'aux assurés sociaux. Elles font l'impasse sur le manque de financement dû au chômage, à la précarité, aux exonérations patronales sans cesse plus importantes, aux abus des firmes pharmaceutiques, aux charges indues, aux surfacturations, etc. Elles n'ont qu'un seul objectif culpabiliser le malade, instaurer une médecine à 2 vitesses, livrer la santé aux appétits des compagnies et des banques. Les nouveaux déremboursements non seulement ne résoudront rien, parce que là n'est pas la cause profonde du déficit, mais ils vont plonger dans le désarroi des centaines de milliers de malades. Plus que jamais l'union des assurés sociaux est nécessaire pour s'opposer à la poursuite de cette politique de casse de notre système de protection sociale. L'AMI (Association nationale de défense des Malades, Invalides et handicapés) tient à prendre toute sa place dans le combat pour une protection sociale de haut niveau basée sur la solidarité. L'AMI a tenu son 38ème congrès national les 14, 15 et 16 octobre au Centre de Rééducation Fonctionnel de la Tour de Gassies à Bruges.

====> PCF Branne : Dans le cochon, tout est bon !

Repas traditionnel le samedi 29 octobre à Baron. Les communistes de ce canton organisent dans la salle des fêtes de Baron leur maintenant traditionnel et célèbre repas dansant avec orchestre. A partir de 18 h, on pourra débattre avec Bruno Fontan et Michel Bardeau sur les perspectives ouvertes par le rejet massif de la constitution européenne. Comment lutter contre les mesures " libérales " du gouvernement Villepin et les idées brutales de Sarkozy ? Pour 13Euros (apéritif et vin compris), enfants de moins de 12 ans gratuit, après l'apéritif, le cochon sera décliné de multiples façons en commençant par le célèbre jimboura suivi de charcutailles et du jambon à la broche sur son lit de haricots à l'ancienne. Nous fournissons le contenu, apportez vos contenants (assiettes, verres, couteaux, cuillères et fourchettes). Renseignements et inscriptions, avant le 23 octobre, auprès de Michel Bardeau : 05 57 24 24 84 - Joël Duporge : 05 57 47 15 98 - Gilles Lainé : 05 57 25 31 17 - Bruno Fontan : 05 57 24 57 44.

Programme : 18h Débat, 20h Apéritif et dîner dansant. Menu : apéritif, jimboura, charcutailles, jambon à la broche, haricots grandmère, dessert, café, vins rosé et rouge

====> Carbon Blanc : Bon anniversaire Maurice

Vendredi 14 octobre, à 18h30, les communistes de la commune organisent une fête en l'honneur de leur camarade Maurice Gerbaud. Si vous voulez vous joindre à l'apéritif amical qui aura lieu au foyer municipal, place Viallole, contactez Maritou Flipo au 05 56 06 42 04 ou mtflipo@wanadoo.fr

====> Section Nord Médoc du PCF : Sur les marchés

Calendrier de présence des communistes du Médoc. Marché de Pauillac le 8 octobre, de Castelnau le 9 octobre, de Saint-Viviens le 12 et de Saint-Laurent le 16 octobre.

=====> Pétition - EDF : Empêcher la privatisation

Les soussignés, " refusent la privatisation d'EDF, les fermetures des agences de proximité ". Ils exigent : la création d'un pôle public de l'énergie par la fusion d'EDF/GDF, le maintien de la péréquation tarifaire sur l'ensemble du territoire national, des droits et pouvoirs d'intervention nouveaux pour les usagers, les salariés d'EDF et les Elus, la poursuite de l'effort de recherche afin de maîtriser et diversifier nos sources d'énergie

Nom Prénom ............... Commune ............ Signature .........

Retour à : Fédération de la Gironde du PCF, 15 rue Furtado - 33800 Bordeaux

====> Respect du vote populaire du 29 mai : ça signe toujours

Lors de la manifestation du 4 octobre, 1 203 signatures ont été recueillies sur la pétition proposée par les communistes et leurs élus. Elles se rajoutent aux 700 déjà enregistrées depuis la fin du mois d'août et le dépôt de 2 000 signatures à la préfecture. Par ailleurs, trois nouvelles adhésions au PCF ont été réalisées à cette occasion.

====> Ford à la manif du 4 octobre

Ils sont 500 salariés de Ford Blanqueford à être venus manifester malgré la pression très forte de la part de la direction. " Quand on est passé ce matin entre les chaînes de montage pour appeler à débrayer, la maitrise était aussi là pour dire aux salariés de ne pas quitter leur poste de travail. Pourtant l'encadrement sera aussi touché par les licenciements si l'entreprise ne voit pas son plan de charge augmenter " nous dit Dominique. Pour lui l'inquiétude est grande à Ford et il se félicite que l'unité syndicale puisse se réaliser en vue d'obtenir un plan de maintien de l'emploi.

====> EDF doit rester 100 % public.

Par un tract distribué à la population les électriciens en expliquaient les raisons. La vente est contraire aux intérêts du pays car les exigences de rentabilité financières sont incompatibles avec les impératifs de long terme qu'exige ce secteur stratégique. Edf a les moyens de financer son développement. Les tarifs augmenteraient, le service se dégraderait. Ils proposent également une pétition à l'adresse du président de la République.

====> APEIS Gironde : ça déménage

L'association de chômeurs pour l'emploi et l'insertion, nous invitait à l'inauguration de son nouveau local à Bègles le samedi 15 octobre à partir de 19h salle Delteil, rue du 11 novembre à Bègles. Cette manifestation clôturerait le 3ème congrès départemental de l'association.

====> Référendum du 29 mai : Journal de campagne

Des Gaves à Fabien, en passant par les bouches de l'Adour, Olivier Dartigolles, secrétaire départemental du PCF des Pyrénées Atlantiques nous invite à suivre sa campagne référendaire dans un ouvrage qui vient de sortir. " Il faut raconter cette grande mêlée du référendum, il faut montrer la force de ce mouvement de révolte contre l'ordre établi, il faut dire le sens profond de cette victoire démocratique de notre peuple. Il faut livrer témoignage de cette aventure magnifique que nous avons vécue à plein, et rendre ainsi justice à des millions d'hommes et de femmes. Aussi, lorsque j'ai appris qu'Olivier avait entrepris de le faire, je n'ai pas pu m'empêcher de partager, non sans gourmandise, cette nouvelle avec tous ceux et celles qui m croisèrent ce jour-là. En lisant son journal de campagne, je n'ai pas été déçue, loin s'en faut (...) Refaire avec lui un bout de son chemin, et du nôtre, est un plaisir. Le chemin de cette campagne, d'abord qui a vu des hommes et des femmes se mettre debout. Celui de l'engagement collectif, ensuite, inscrit dans une histoire humaine complexe " (extrait de la préface de Marie-George Buffet). - Prix : 15Euros par exemplaire,

ajouter 3.50Euros pour les frais d'expédition. Pour le commander à "Les

Nouvelles des Pyrénées-Atlantiques", 50 avenue Jean Mermoz 64000 Pau, 05 59 62 03 59.

====> Pour la Paix : Manifs aux USA

Les Américains se mobilisent pour la fin de la guerre. Entre 100 000 et 300 000 manifestants à Washington, 200 000 à San Francisco, les défilés contre la présence des troupes américaines en Irak ont connu samedi 23 septembre un succès inégalé depuis le lancement de l'offensive sur Bagdad en mars 2003. Cette réussite est une nouvelle démonstration du fossé grandissant entre l'administration Bush et l'opinion publique : 59 % des Américains considèrent aujourd'hui que l'attaque de l'Irak était une erreur. Ils sont aussi 63 % à souhaiter le retour des 140 000 soldats engagés par les États-Unis dans ce pays où le conflit a fait, en deux ans et demi, un peu moins de 2 000 victimes parmi les troupes américaines, et des dizaines de milliers de morts, surtout civiles, côté irakien. " Ça a l'air de tourner comme au Vietnam " La comparaison entre les deux conflits est aujourd'hui plus pertinente que jamais. Paul Falzon pour l'Humanité

====> Comité girondin du 29 mai : Réunion publique

Vendredi 14 octobre, 20 h, salle municipale du Grand Parc avec la participation de représentants des organisations parties prenantes du NON de gauche

====> Espaces Marx : Rendez-vous d'octobre

-- Mardi 11 octobre : Rencontres Philosophiques à 20h30 à l'Athénée municipal

de Bordeaux, animées par Dominique Jobard, professeur de philosophie qui accueillera Didier Nordon, mathématicien, à partir d'un exposé : " Savoir

résister au savoir ". Tél : 05.53.36.77.41 ou à "Dominique Jobard" <Domijob@ wanadoo.fr>

-- Jeudi 13 octobre : Atelier économie et politique avec Attac33 de 19h à 21h à

l'Athénée de Bordeaux. Une rencontre/débat animée par Jacques Toiser, à partir d'un exposé sur le thème " à propos des textiles chinois ". Jacques Toiser : 06 07 38 34 23 ou mail :jacques.toiser@free.fr

-- Mardi 18 octobre : Le Bistrot à 20h30 au Café de l'Horloge(Barrière St Genès), Animé par Dominique Belougne, il accueillera Elisabeth Gauthier, Animatrice du réseau européen TRANSFORM auquel participe la Fondation " Rosa Luxemburg " et la Revue " Socialismus " autour du thème : " Après les élections en Allemagne : Nouvelle donne en Europe ? "

-- Jeudi 20 octobre : Atelier Santé et Société à 20h30 à l'Athénée Municipal. Animés par Gilles Mangard, médecin généraliste, et Patrick Simon, médecin chef de secteur psychiatrique, il accueillera le Docteur Mouffid Hajjard, praticien hospitalier qui viendra nous parler de " La nouvelle tarification à l'acte dans les Hôpitaux : La logique du profit ou la santé pour tous ". Patrick Simon mail : mcsimon001@ cegetel.rss.fr

-- Les 27, 28 et 29 octobre : Les 4èmes Journées de la Pensée Critique autour du thème : " Ville et Démocratie : Fondations, Refondations ".

====> A la Boîte à Jouer : MarTintouSeul

Le célèbre clown-musicien revient sur scène à partir du 12 octobre. La Boîte à Jouer 50, rue Lombard, Bordeaux T: 05 56 50 37 37. Entrée : 9 €.

====> Loupiac : Cavalcade des vendanges

Samedi 15 octobre à partir de 15h A pied, en vélo ou en charrette, vous serez accueillis dans quatre châteaux pour y déguster le "bourru" en musique. Rendez-vous au château Saint-Martin à côté du CES de Cadillac pour le départ. Renseignements 05 56 76 90 41 - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



46) Passerelle Langon Saint-Macaire : Une liaison d'avenir

Pierre Augey et Michel Hilaire, conseillers généraux, écrivent au PDG d'Airbus le 26 septembre. Conseillers Généraux de Saint-Macaire et de Langon, nous portons ensemble avec les deux Communautés de Communes un projet porteur d'avenir pour le Sud-Gironde : la passerelle qui reliera Langon à Saint-Macaire. Au delà de la question essentielle de sécurité pour les cyclistes et les piétons, ce projet qui devrait associer l'économique (au travers du tourisme et de la promotion d'un nouveau matériau) mais aussi le social et l'environnemental, s'inscrit pleinement dans les politiques départementales de développement durable et dans les propos du Président de la République tenus à l'occasion de la réunion des Entreprises signataires du Pacte Mondial le 27 janvier 2004. Ce projet novateur, adossé à de nouveaux " process " de production devrait être fabriqué en Carboglulam (composé de bois et de carbone), et serait une vitrine de notre savoir-faire dans une région qui possède le premier massif forestier d'Europe. Conseillers Généraux Communistes, nous avons toujours défendu l'idée de produire et de travailler au pays tout comme nous soutenons toutes les coopérations mutuellement avantageuses à l'échelon européen pour le développement de l'emploi et la création de richesses supplémentaires. En ce sens, non seulement nous approuvons la construction à Toulouse du nouvel Airbus mais encore nous avons été favorables au transport fluvial des pièces délestant ainsi la route. Là où le bât blesse, c'est que l'Etat pour répondre à vos injonctions de rentabilité et de productivité veut faire de la Garonne une autoroute " navigable " pour permettre à vos chaînes de montage y compris par temps de crue de ne pas être interrompues. II est inadmissible dès lors que les gains de productivité et de rentabilité dégagés se tassent au détriment du patrimoine local. En effet les services de l'Equipement nous informent qu'un appel d'offre est lancé pour démolir une des piles du Pont Eiffel entraînant ainsi un doublement du coût estimé de la passerelle à la charge des contribuables locaux, car de toute manière, ce projet structurant pour le développement local devra voir le jour. Dans une République de droit et de devoirs, il nous semble juste que soit mis en place le principe de " qui casse paie ". C'est pourquoi nous exigeons qu'un nouveau protocole soit mis en place avec l'Etat pour la construction d'une passerelle entre Langon et Saint-Macaire dont le coût varie de deux à quatre millions d'euros selon que celle-ci repose sur une ou deux piles. Nous savons que la non interruption de la chaîne de montage d'Airbus sur le long terme devrait largement vous permettre

de co-financer pour l'essentiel avec l'Etat cette réalisation. Il en va de votre responsabilité sociale. Nous vous demanderons en conséquence de bien vouloir prendre acte de cette proposition et d'être à l'initiative d'une table ronde avec l'Etat car vous ne pouvez vous abstraire de toute responsabilité citoyenne car elle serait contraire aux exigences de notre temps et à vos intérêts. Aujourd'hui 11 500 pétitionnaires, citoyen et associations, sont mobilisés pour ce projet. Dans l'immédiat, nous avons demandé à notre institution, le

Conseil Général de la Gironde, d'inscrire les crédits relatifs aux études.

====> Le 15 octobre : Sur le pont

Le collectif qui s'est formé contre la destruction de la pile de l'ancien pont enjambant la Garonne entre Langon et Saint-Macaire organise une marche le samedi 15 octobre en fin d'après-midi. Airbus et la DDE ayant programmé la destruction de la pile a mois de novembre la mobilisation doit se renforcer. Michel Hilaire, conseiller général de Saint Macaire, invite ainsi chaque citoyen à exprimer son avis dans le cadre de l'enquête publique ouverte dans les mairies à partir du 3 octobre. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



47) Sécurité sociale L'attaque frontale...

Après une série de déremboursements, le ministre de la Santé a tenté de cacher que le patient paiera désormais 18 euros pour les actes médicaux supérieurs à 91 euros. Pour fêter les soixante ans de la Sécurité sociale, Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, va proposer, lors de son exposé du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2006 devant le Conseil des ministres, le 12 octobre prochain, de rétrécir encore un peu plus le périmètre de la prise en charge des soins par l'assurance maladie. Le patient aura désormais à sa charge un forfait minimal de 18 euros sur les actes médicaux lourds coûtant plus de 91 euros. Jusqu'alors, ces derniers, qu'ils soient dispensés en cabinet médical ou à l'hôpital, ne faisaient l'objet d'aucun ticket modérateur, à l'inverse des actes d'un prix inférieur.

====> Hausse de cotisation

La majorité des patients, dotés d'une complémentaire, n'auront pas à débourser directement la franchise. " Se faire opérer, ce n'est pas un choix, ce n'est pas un petit risque, c'est même un risque médical important. Donc les mutuelles ne peuvent pas ne pas rembourser ce ticket modérateur, elles sont obligées de suivre. La solidarité mutualiste devra compenser la solidarité nationale qui est écornée ", a déclaré le président de la Mutualité française qui prédit logiquement d'immanquables hausses de cotisation. Quant à ceux qui ne peuvent pas s'offrir une assurance santé ou une mutuelle, la facture, alourdie, pourrait les contraindre à renoncer à des soins essentiels. L'instauration dissimulée du ticket modérateur sur les actes coûteux s'inscrit dans une série de déremboursements successifs comme celle de 156 médicaments insuffisamment efficaces à partir du 1er mars prochain. Depuis le 1er janvier dernier,

les Français mettent de leur poche 1 euro par acte médical, non remboursé. Et à partir du 1er janvier prochain, zapper le médecin traitant se paiera d'une hausse de l'actuel ticket modérateur de 7,5 à 12,5 %.

====> Sécurité sociale : Mêmes méthodes, mêmes effets !

Communiqué de l'AMI du 28 septembre 2005. 11,2 milliards d'euros de déficit pour 2005, telles sont les prévisions, 156 nouveaux médicaments qui ne seront plus remboursés en 2006, 62 véinotoniques ne seront plus remboursés qu'à 15 %... Une fois de plus nous avions raison de nous opposer à la réforme de la Protection Sociale. Les mesures prises ne pouvaient pas et ne peuvent pas résorber le déficit de la Sécurité Sociale tout simplement parce qu'elles ne traitent pas les problèmes de fonds et ne s'en prennent qu'aux assurés sociaux. Elles font l'impasse sur le manque de financement dû au chômage, à la précarité, aux exonérations patronales sans cesse plus importantes, aux abus des firmes pharmaceutiques, aux charges indues, aux surfacturations, etc. Elles n'ont qu'un seul objectif culpabiliser le malade, instaurer une médecine à 2 vitesses, livrer la santé aux appétits des compagnies et des banques. Les nouveaux déremboursements non seulement ne résoudront rien, parce que là n'est pas la cause profonde du déficit, mais ils vont plonger dans le désarroi des centaines de milliers de malades. Plus que jamais l'union des assurés sociaux est nécessaire pour s'opposer à la poursuite de cette politique de casse de notre système de protection sociale. L'AMI (Association nationale de défense des Malades, Invalides et handicapés) tient à prendre toute sa place dans le combat pour une protection sociale de haut niveau basée sur la solidarité. L'AMI a tenu son 38ème congrès national les 14, 15 et 16 octobre au Centre de Rééducation Fonctionnel de la Tour de Gassies à Bruges. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



48) EDF : Empêcher la privatisation

C'est la campagne lancée par les communistes et leurs élus. Malgré les déroutes électorales successives le gouvernement privatiserait EDF dès la fin octobre 2005. Le modèle économique et social construit à la Libération, dans notre pays s'appuyait sur des entreprises publiques, équilibrant en leur sein les activités rentables (financièrement) et celles qui ne peuvent pas l'être. C'est la péréquation. Pendant 60 ans, cela a permis une tarification sociale, identique pour tous, indépendamment des disparités géographiques et de la rentabilité de chaque secteur. Cela a permis, toutes entreprises et services publics confondus, d'assurer l'égalité de traitement et l'égalité d'accès des citoyens sur l'ensemble du territoire. Ce système a conduit EDF à être numéro 1 mondial et à produire (hors taxe) l'électricité la moins chère d'Europe. Puis les politiques " libérales " françaises et européennes ont imposé leurs choix. Ouverture à la concurrence qui détruit progressivement la conception française du service public, privatisations successives et accaparement des activités rentables financièrement par des entreprises privées. Le 29 mai, 55 % des Français ont dit Non à l'accélération des politiques libérales. Non à la casse des services publics, non à la mise en concurrence des salariés. Aujourd'hui il faut dire Non à la privatisation d'EDF et imposer d'autres choix.

====> Spoliation des usagers

EDF a été financée depuis sa création par les factures acquittées par les usagers. Les réseaux basse tension, de proximité, financés par les contribuables appartiennent aux collectivités locales. Tous les usagers d'EDF, tous les contribuables sont donc copropriétaires de l'entreprise publique EDF et des réseaux. Ils sont en droit d'exprimer une opinion, d'exiger d'être consulté sur l'avenir de l'entreprise publique. L'immense débat qui a conduit au Non le 29 mai, montre l'intérêt des citoyens pour leur avenir. Qui peut croire que le financement qui a permis de faire d'EDF le N°1 mondial ne pourrait pas se poursuivre dans l'avenir ? Les arguments développés par le gouvernement et la direction ne tiennent pas : appel aux marchés financiers par la mise en bourse " pour financer les investissements ". En effet il faudra rémunérer par l'augmentation de tarif du KWh les 12 %/an que réclament les actionnaires, alors que les banques prêtent à 5 %. Le président de " gaz de France " vient de s'engager à doubler les dividendes aux actionnaires d'ici trois ans, celui d'EDF vise 1,2 milliards d'euros de dividendes annuels aux futurs actionnaires.

====> Privatisation = tarifs en hausse

EDF 100 % publique a permis que le prix de vente du KWh aux usagers domestiques ait baissé de 29 % en 10 ans. A contrario, après la libéralisation intervenue pour les industriels en 2002 (ils peuvent acheter de l'électricité à EDF ou à des producteurs privés, en France ou en Europe), les prix ont flambé de 20 à 30 % (+50 % en octobre 2003). En 2004 la SNCF, 3ème consommateur d'électricité a vu sa facture augmenter de 34,36 %. Quel consommateur individuel peut avoir la présomptueuse illusion qu'il obtiendra demain dans " le marché concurrent de l'électricité ", avec EDF privatisée, des KWh moins chers qu'aujourd'hui avec ED service public nationalisé. Les actionnaires, même s'ils sont minoritaires dans un premier temps, exigeront sans cesse des augmentations de tarifs pour satisfaire leur soif de profits.

====> Privatisation = dégradation du service public

Déjà la qualité du service d'EDF et de GDF se dégrade, car les directions appliquent des critères de gestion du privé. Mais la tradition de qualité du service persiste avec la résistance des agents. Observons que dans tous les départements des " agences clientèles " de proximité sont fermées, les temps d'intervention sont allongés, atteignant parfois les records de pannes aux USA.

====> Imposons d'autres choix

Ensemble, usagers, agents d'EDF/GDF, élus, militants associatifs et politiques nous pouvons peser comme nous l'avons fait pour dire Non le 29 mai. Le gouvernement veut brader EDF dans l'opacité et l'urgence, imposons le débat. Exigeons la création d'un " pôle public de l'énergie " par la fusion d'EDF/GDF. La mobilisation de financement est urgente. Dès 2007, la pénurie d'électricité peut survenir si les conditions climatiques sont mauvaises. Imposons la création d'un pôle public de financement et du crédit à partir des ressources de la Caisse des Dépôts et Consignations, des caisses d'épargne, des services financiers de La Poste. EDF est le bien commun de tous.

=====> Pétition

Les soussignés, " refusent la privatisation d'EDF, les fermetures des agences de proximité ". Ils exigent : la création d'un pôle public de l'énergie par la fusion d'EDF/GDF, le maintien de la péréquation tarifaire sur l'ensemble du territoire national, des droits et pouvoirs d'intervention nouveaux pour les usagers, les salariés d'EDF et les Elus, la poursuite de l'effort de recherche afin de maîtriser et diversifier nos sources d'énergie

Nom Prénom ............... Commune ............ Signature .........

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- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



49) Pour l'emploi : " L'espoir d'un nouveau projet politique " Par Serge Gonzalez.

Création d'entreprises ou " lessiveuses " d'emplois à statut ? L'Aquitaine se situe en quatrième place des régions françaises avec un taux de création d'entreprises de 12,3 % à égalité avec Midi-Pyrénées. Sur la dernière décennie 3 créations sur 10 concernent le commerce et les services aux particuliers qui comprennent les hôtels-restaurants. Ce qui souligne en creux la dévitalisation du tissu industriel. Les taux de création d'entreprises dans les secteurs industrie, transports et construction sont d'ailleurs inférieurs à la moyenne régionale. Les services marchands ont progressé en Aquitaine de 57 % entre 1989 et 2002 comptant 23 2105 salariés et représentant environ le tiers de la création de richesse annuelle de notre région. C'est ce que révèle une étude de l'Insee Aquitaine consacrée à ces services dont la croissance des effectifs a atteint 68 % dans la région contre 57 % au plan national. Cette " explosion des services est due pour une large mesure au processus d'externalisation engagé par de nombreuses entreprises qui sous-traitent à des tiers des activités naguère confiées à leurs propres salariés... Que dire de la formidable poussée de l'intérim qui représentait fin 2002 l'équivalent de 25 000 emplois à temps plein... " Modification de la structure de l'emploi (précarisation) et baisse du nombre d'emplois. Les politiques menées depuis les 30 dernières années ont toutes abouti à ce résultat désastreux. Il est temps d'en finir avec cette logique. Peut-on faire autrement devient la question centrale ?

====> Après le 29 mai et le 4 octobre : l'espoir d'une nouvelle offre politique.

Répondre à cette question suppose que nous concevions un programme politique qui ne doit pas seulement énoncer des propositions ou des objectifs mais aussi qui doit les articuler aux moyens nécessaires pour les rendre possible. C'est pourquoi nous devons prendre à notre compte la question du " réalisme " et en disputer le contenu à la droite et aux courants socio-démocrates. C'est particulièrement vrai sur cette question de l'emploi. Ce qui a marché pour le référendum et qui nourrit on vient de le vivre en direct le mouvement social, le fait que nous ayons mené un débat " projet contre projet " : " Europe sociale contre Europe libérale " nous pouvons le réussir en développant un grand débat politique opposant au projet de société libérale le projet d'une société construite autour des valeurs de liberté, de solidarité, d'égalité, de co-développement des peuples, de désarmement et de paix. Il faut donc engager, organiser le débat en proposant des réponses aux questions cruciales qui sont dans toutes les têtes et qui conditionnent la crédibilité d'une véritable politique de changement.

====> Ford à la manif du 4 octobre

Ils sont 500 salariés de Ford Blanqueford à être venus manifester malgré la pression très forte de la part de la direction. " Quand on est passé ce matin entre les chaînes de montage pour appeler à débrayer, la maitrise était aussi là pour dire aux salariés de ne pas quitter leur poste de travail. Pourtant l'encadrement sera aussi touché par les licenciements si l'entreprise ne voit pas son plan de charge augmenter " nous dit Dominique. Pour lui l'inquiétude est grande à Ford et il se félicite que l'unité syndicale puisse se réaliser en vue d'obtenir un plan de maintien de l'emploi.

====> EDF doit rester 100 % public.

Par un tract distribué à la population les électriciens en expliquaient les raisons. La vente est contraire aux intérêts du pays car les exigences de rentabilité financières sont incompatibles avec les impératifs de long terme qu'exige ce secteur stratégique. Edf a les moyens de financer son développement. Les tarifs augmenteraient, le service se dégraderait. Ils proposent également une pétition à l'adresse du président de la République. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



50) " Services publics : Un intérêt national " Par Bernard Defaix, porte-parole

de la Fédération des collectifs de défense des services publics. Extraits.

La question des services publics doit être la pierre angulaire de toute activité sociale fondée sur le refus du remodelage libéral de la société. Parce que l'offensive libérale nous en fait obligation, l'action pour reconquérir les services publics, étendre leurs champs d'intervention, donner aux citoyens et à leurs élus les moyens d'exercer un vrai contrôle sur leur fonctionnement devient centrale. Il s'agit bien de la porter et de la travailler en tant qu'expression

d'un choix de société. Les services publics ont pour ambition d'être les pivots de dynamiques économiques et sociales fortes fondées non plus sur la rentabilité financière, mais sur la dialectique démocratique des besoins et des droits

fondamentaux. Le marché et ses logiques de profit, d'accumulation ne fabriquent des réussites économiques relatives que sur un fond d'inégalités de précarisation et de fragilisation des populations. Il est foncièrement incapable de construire de la justice, de la solidarité, et des équilibres durables. C'est justement poussé par sa propre nécessité de durer que le business s'exprime de plus en plus frénétiquement dans l'immédiateté, la mobilité, le renouvelable et le jetable, bref la circulation. On le voit bien dans l'énorme combat idéologique actuel sur la réforme, l'innovation, l'immobilisme ; les progressistes dans leur activité politique n'ont pas suffisamment accordé d'importance, de longues années durant, aux valeurs fondatrices et à la confrontation quotidienne de principes d'organisation la société avec la réalité de terrain. Il faut réssister à toutes les tentative de diviser la question des services publics comme Raffarin l'a fait. Tous les travailleurs du privé ont intérêt à ce qu'il y ait un fort secteur public capable justement d'imposer la prise en compte de l'intérêt général et du bien commun comme premier critère de l'organisation sociale. Le rejet que les Allemands viennent de faire des perspectives libérales est le résultat d'exigences partagées avec les Français et bien d'autres peuples de ne plus voir leur vie quotidienne bousillée par la spéculation boursière et les impératifs du taux de profit. Rien n'est plus urgent que de proposer des liens, faciliter des rassemblements, fabriquer du " tous ensemble " pour élargir le socle d'un vaste ensemble public qqui est pour une grande part reconstruire. Nous en connaissons les principes généraux, les valeurs qui doivent l'orienter; il faudra pour l'améliorer, pour étendre son périmètre, des politiques lisibles dans les dispositions législatives et réglementaires qui seront prises, afin de revenir vers des emplois statutaires et établir des fonctionnements plus démocratiques au service de projets ambitieux élaborés à partir des besoins et de l'objectif d'accroître les droits sociaux.

====> Ford à la manif du 4 octobre

Ils sont 500 salariés de Ford Blanqueford à être venus manifester malgré la pression très forte de la part de la direction. " Quand on est passé ce matin entre les chaînes de montage pour appeler à débrayer, la maitrise était aussi là pour dire aux salariés de ne pas quitter leur poste de travail. Pourtant l'encadrement sera aussi touché par les licenciements si l'entreprise ne voit pas son plan de charge augmenter " nous dit Dominique. Pour lui l'inquiétude est grande à Ford et il se félicite que l'unité syndicale puisse se réaliser en vue d'obtenir un plan de maintien de l'emploi.

====> EDF doit rester 100 % public.

Par un tract distribué à la population les électriciens en expliquaient les raisons. La vente est contraire aux intérêts du pays car les exigences de rentabilité financières sont incompatibles avec les impératifs de long terme qu'exige ce secteur stratégique. Edf a les moyens de financer son développement. Les tarifs augmenteraient, le service se dégraderait. Ils proposent également une pétition à l'adresse du président de la République. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



51) Référendum du 29 mai : Journal de campagne

Des Gaves à Fabien, en passant par les bouches de l'Adour, Olivier Dartigolles, secrétaire départemental du PCF des Pyrénées Atlantiques nous invite à suivre sa campagne référendaire dans un ouvrage qui vient de sortir. " Il faut raconter cette grande mêlée du référendum, il faut montrer la force de ce mouvement de révolte contre l'ordre établi, il faut dire le sens profond de cette victoire démocratique de notre peuple. Il faut livrer témoignage de cette aventure magnifique que nous avons vécue à plein, et rendre ainsi justice à des millions d'hommes et de femmes. Aussi, lorsque j'ai appris qu'Olivier avait entrepris de le faire, je n'ai pas pu m'empêcher de partager, non sans gourmandise, cette nouvelle avvec tous ceux et celles qui m croisèrent ce jour-là. En lisant son journal de campagne, je n'ai pas été déçue, loin s'en faut (...) Refaire avec lui un bout de son chemin, et du nôtre, est un plaisir. Le chemin de cette campagne, d'abord qui a vu des hommes et des femmes se mettre debout. Celui de l'engagement collectif, ensuite, inscrit dans une histoire humaine complexe " (extrait de la préface de Marie-George Buffet). - Prix : 15Euros par exemplaire,

ajouter 3.50Euros pour les frais d'expédition. Pour le commander à "Les

Nouvelles des Pyrénées-Atlantiques", 50 avenue Jean Mermoz 64000 Pau, 05 59 62 03 59. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



52) " Ich liebe dich... " par Vincent Taconet

Editorial du dernier journal d'Espaces Marx par le président de l'association Vincent Taconet

====> Inquiétudes patronales

Voici que, depuis le Non du 29 mai et les récentes élections législatives d'Allemagne, les hommes politiques (les loups) les plus voraces et les plus définitivement partisans d'un capitalisme destructeur d'humanité se retrouvent à l'état (sinon en situation) de " brebis de réforme(s) ", animaux politiques à mettre au rebut, dont l'efficacité est déjà sérieusement mise en doute par le MEDEF lui-même ou par son homologue allemand, le B.D.I. D'ailleurs, le président du conglomérat ALTANA affirme : " le résultat du vote est un désastre pour l'économie allemande ". Pierre Lelouche va plus loin et tient des propos d'une grande classe... la sienne et celle des possédants : " rien de bon pour l'Allemagne, rien de bon pour la France, rien de bon pour l'Europe ". En effet les Français, le 29 mai (oubliés les Néerlandais et les autres peuples peu ou mal consultés !) les Allemands dans leur vote récent ont témoigné selon lui " d'énormes hésitations pour démarrer enfin les réformes que tous les autres ont faites dans un monde de plus en plus compétitif ".

====> Coup de barre à gauche

Faudrait-il alors s'en laisser conter et se refuser au plaisir de compter les 54 députés qui, au Bundestag, vont occuper 52 sièges de plus, les députés d'une gauche radicale que la constitution et le système électoral (barre des 5 %) excluaient jusqu'ici (et, selon un projet politicien, pour toujours !) de ttoute représentativité, au nom du danger des extrêmes (qui, comme on l'entend dire se rejoindraient!). Renversant le vers célèbre de Baudelaire, les partisans de la beauté en politique la salueront en disant : " J'aime le mouvement

qui déplace les lignes "... surtout quand ce mouvement est refus d'écrasement et pistes pour une recherche d'alternatives en Allemagne et en Europe. Oui, le Linkspartei obtient 8,7 % des voix ; Oui la gauche est arithmétiquement majoritaire en Allemagne, le PDS de Schröder (avec le poids énorme du vote " utile ") est désavoué pour avoir fait subir les pires " réformes " à son peuple, la CDU-CSU n'en profite même pas, en bave même en Bavière, son fief ultra-conservateur !

====> Nouveau goût et voix de fête en Europe

Au-delà se dessine peu à peu en Europe l'impensable, une Internationale antilibérale de fait chez les électeurs. C'est un saut qualitatif considérable : au dégoût (abstention, rejet) à la colère aveuglée et détournée (vote d'extrême droite) aux appels tâtonnants, désespérés et pleins d'espoir, éclatés (vote du 21 avril 2002) aux solutions trouvées dans l'urgence (Espagne, Régionales et

Cantonales en France en 2004) succède un début de choix. Timidement, des mouvements et des votes commencent à parler et à construire autrement, refusent la fatalité et le néolibéralisme : gigantesque débat politique à gauche, Non en France et aux Pays-Bas ; création d'un nouveau parti de gauche à l'Ouest de l'Allemagne (WASG) et alliance combative avec le PSD (ex-communiste) suivies des résultats improbables que l'on sait pour le Linkspartei, frémissements récents en Norvège.

====> Du dépit aux débats

Certes, rien ne bougera dans l'immédiat, et en Allemagne et en Europe. La domination du Capitalisme et de l'idéologie droitière qui le conforte avec l'aide active du social libéralisme est toujours énorme. Nous aurions tort, pourtant, de ne pas réfléchir activement et de ne pas agir en réfléchissant à ce qui se produit en profondeur en Europe et depuis quelques mois en Allemagne. Gregor Gysi, Oskar Lafontaine, les abandonnés à l'Est et les éveilleurs de l'Ouest nous ont fait plaisir et peuvent nous faire perdre cette fierté chauvine de " l'exception française ". Vive l'exception mondiale et nécessaire, construite dans les expériences fertilisées et échangées de toutes et de tous... Les activités d'Espaces Marx entendent y contribuer activement et vous donnent, entre autres, rendez-vous au Bistrot Politique mensuel du mardi 18 octobre prochain autour du thème : " Après les élections allemandes, nouvelle donne en Europe ? ".

====> Espaces Marx : Rendez-vous d'octobre

-- Mardi 11 octobre : Rencontres Philosophiques à 20h30 à l'Athénée municipal

de Bordeaux, animées par Dominique Jobard, professeur de philosophie qui accueillera Didier Nordon, mathématicien, à partir d'un exposé : " Savoir

résister au savoir ". Tél : 05.53.36.77.41 ou à "Dominique Jobard" <Domijob@ wanadoo.fr>

-- Jeudi 13 octobre : Atelier économie et politique avec Attac33 de 19h à 21h à

l'Athénée de Bordeaux. Une rencontre/débat animée par Jacques Toiser, à partir d'un exposé sur le thème " à propos des textiles chinois ". Jacques Toiser : 06 07 38 34 23 ou mail :jacques.toiser@free.fr

-- Mardi 18 octobre : Le Bistrot à 20h30 au Café de l'Horloge(Barrière St Genès), Animé par Dominique Belougne, il accueillera Elisabeth Gauthier, Animatrice du réseau européen TRANSFORM auquel participe la Fondation " Rosa Luxemburg " et la Revue " Socialismus " autour du thème : " Après les élections en Allemagne : Nouvelle donne en Europe ? "

-- Jeudi 20 octobre : Atelier Santé et Société à 20h30 à l'Athénée Municipal. Animés par Gilles Mangard, médecin généraliste, et Patrick Simon, médecin chef de secteur psychiatrique, il accueillera le Docteur Mouffid Hajjard, praticien hospitalier qui viendra nous parler de " La nouvelle tarification à l'acte dans les Hôpitaux : La logique du profit ou la santé pour tous ". Patrick Simon mail : mcsimon001@ cegetel.rss.fr

-- Les 27, 28 et 29 octobre : Les 4èmes Journées de la Pensée Critique autour du thème : " Ville et Démocratie : Fondations, Refondations ". - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



53) Après le succès du 4 octobre : Exigence de réponses

Le gouvernement et le Médef doivent entendre le message fort de la rue exprimé à 50 000 voix. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce 4 octobre un grand jour du mouvement social. Les mesures gouvernementales de l'été prises souvent par ordonnance, sans concertation des organisations syndicales (CNE notamment), la hausse des prix, la faiblesse des salaires et la perte de pouvoir d'achat, les délocalisations, l'annonce des licenciements et des privatisations contribuaient au mécontentement populaire. Le non respect du résultat du référendum du 29 mai aussi. L'unité syndicale retrouvée sur une plate forme revendicative très claire (salaires, emploi, défense du code du travail), le soutien des partis de gauche et de multiples associations, celui de l'opinion avec 74 % de sympathie dans l'opinion selon un sondage publié dans l'Humanité et une météo clémente faisaient espérer une forte participation. Mais les médias plaçaient la barre tellement haut (faire mieux que le 10 mars) que la crainte demeurait jusqu'au dernier moment que le rendez vous ne soit pas à la hauteur. Le jour J, la remontée du cours de la Marne dans le long cortège de cheminots en colère, une place de la République qui ne peut accueillir tous les manifestants arrivant en petits groupes par toutes les rues adjacentes, la présence de banderole du privé (Ford, Connex, Renault, AVA, Lyonnaise des eaux, Saft, Dassault, Sogerma, Syndicat du livre CGT...) et du public (territoriaux, enseignants, postiers, cheminots, électriciens et gaziers, pompiers, santé...) rassurent. Oui le monde du travail fatigué par la pression du chômage, les contrats précaires, les bas salaires, la mal vie est bien là et il a envie de montrer saa colère et sa détermination peser sur les choix futurs. Derrière la banderole de tête suivront les cortèges de FO, de la CFTC, de l'UNSA, des Solidaires, de la FSU, de la CGT (le plus important) et de la CFDT. Les rangs sont compacts. Beaucoup de jeunes. Parfois les manifestants se regroupent en intersyndicales derrière une banderole commune comme pour Ford ou les Autoroutes du Sud de la France pour qui s'est une première.

====> Changer de politique

Après le succès, la CGT déclare : " Le gouvernement et les employeurs auraient grand tort de ne pas prendre en compte la juste mesure des messages qui leur sont clairement adressés aujourd'hui. Cette journée confirme le divorce entre les aspirations sociales qui se sont déjà exprimées à de multiples reprises cette année et les décisions unilatérales et injustes qui se succèdent dans tous les domaines. Le Premier ministre ne peut pas s'en tenir à sa première

réaction : " j' écoute le message des Français " et continuer la même politique qui est justement mise en cause. Il doit changer de position sur plusieurs réformes et conflits en cours. Les centaines de milliers de grévistes et de manifestants ont clairement exigé des résultats concrets et rapides sur leurs revendications. Le gouvernement et le Medef ont quelques jours pour annoncer l'ouverture de négociations ". La Cgt appelle les salariés à s'appuyer sur la dynamique d'action du 4 octobre pour décider d'autres initiatives unitaires dans les entreprises, les branches professionnelles. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX







54) Pour le respect du vote du 29 mai : Le PCF dans la manif

La pétition des communistes girondins a reçu un bel accueil le 4 octobre. Deux petits présentoirs étaient disposées de chaque côté du défilé. De nombreux militants étaient présents, tracts et pétition en main. Pendant toute la durée de la manifestation, les signatures ont été facilement recueillies. " Aucun manifestant n'était surpris par notre proposition de signer la pétition qu'il aient voté oui ou non au référendum " précise le secrétaire départemental, Michel Dubertrand. L'enjeu porté par ce vote est toujours bien présent dans les têtes. L'actualité ne fait que renforcer le lien entre des décisions européennes de libéralisation de l'économie et leurs conséquences sociales. Pas un dossier sans que le gouvernement s'en réfère à Bruxelles. La capitalisation de la SNCM est ainsi décidée par la commission européenne. La droite au pouvoir voudrait bien nous faire croire que les méchants sont là bas. Mais comment défendre dans ce cas le oui à la constitution Giscard. Le Non sort renforcé car les exemples récents prouvent dans quel sens pousse la politique européenne actuelle qui vient par exemple de signer un projet d'accord sur le commerce du vin entre les USA et l'UE tout à fait inacceptable. 1 203 signatures ont été recueillies pendant le défilé. C'est beaucoup. Cela porte à presque 4 000 le nombre de signatures recueillies en Gironde depuis le lancement de la pétition en juin. Il faut poursuivre l'effort. L'objectif est d'arriver nationalement au million. Chirac doit tenir compte de ce vaste appel au respect de la démocratie. Il doit retirer la signature de la France du document comme son peuple l'a signifié il y a cinq mois et lui rappelle aujourd'hui. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



55) " Nous voulons que notre peuple gagne ! " par Dominique Belougne.

Nous sommes engagés dans une course de vitesse avec la droite. Mieux que le 10 mars ! Beaucoup plus d'arrêts de travail, de défilés, de manifestants et désormais un engagement significatif dans le privé pour la défense de l'emploi, le recul de la précarité, l'augmentation des salaires, mais aussi la défense des services publics. Ce ne sont pas les chiffres du ministère de l'intérieur dirigé par Sarkozy qui effaceront la mobilisation du octobre 005 pas plus que les gesticulations et les mauvais coups de l'été, du premier ministre Villepin n'ont effacé les résultats du 9 mai. % des français se sont déclarés solidaires de la journée d'action pour affirmer une exigence : " Il faut que ça cesse ! ". Mais si une partie des conditions de la riposte sociale est en train de se réaliser, aidée par le front commun des organisations syndicales (du jamais vu depuis 30 ans), sur le terrain proprement politique, tout en prenant en compte l'appel commun de soutien PCF-PS-Verts-LCR aux manifestations, les conditions d'une alternative à la droite sont encore loin d'être réalisée et pourtant plus

que jamais nécessaire. Patrice COHEN-SEAT dans son introduction au Comité National du PCF du 1 septembre faisait remarquer que nous étions engagés dans une course de vitesse avec la droite et le MEDEF avec un enjeu proprement historique : " engager une véritable rupture avec le libéralisme dans l'un des pays les plus développés du monde ". Un peu plus loin il évoquait l'expérience faites par notre peuple au cours de la campagne électorale sur le référendum du 9 mai : " Par sa diversité, son éventail politique, le lien nouveau qui s'y est tissé entre des partis et des forces du mouvement syndical, associatif et altermondialiste, ce rassemblement a entrouvert la possibilité que les forces de gauche et de progrès fassent du neuf et surmontent leurs divisions. Il a dessiné la possibilité d'une nouvelle " offre politique " à gauche. Cela a eu impact considérable. " Dans cette bataille mesurons que toutes les forces comptent et compterons. Nous ne manquons pas d'atouts pour la gagner pour peu que nous parvenions à mettre cette question en débat dans notre peuple afin de permettre au plus grand nombre possible des femmes et des hommes de s'emparer de toutes les questions politiques, celles liées au débat d'idées, celles liées aux luttes sociales, celles liées aux échéances électorales, afin de faire vérifier dans le débat, dans l'expérience, comme nous l'avons fait pour le 9 mai, que OUI, il est possible de faire autrement, et que le peuple en se mettant en mouvement détient les clefs pour construire l'avenir dont il a besoin. La richesse d'un réseau et d'une action politique organisée tel que le propose le PCF, sa contribution à la tenue de forum organisé par les communistes, ou co-organisé avec d'autres, ses propositions concrètes alternatives versées à la réflexion commune, sont attendues. En témoigne la participation massive de la jeunesse à la Fête de l'Humanité, les 160 adhésions en Gironde depuis le début de l'année, ou les deux adhésions à la manifestation. Ce sont autant de points d'appui pour aider à développer dans toute la société un grand débat politique opposant au

projet de société libéral, le projet d'une société construite autour des valeurs de liberté, de solidarité, d'égalité, de co-developpement des peuples, de désarmement et de paix. Cette dynamique de convictions, de luttes sociales et électorales, n'est-ce pas une contribution révolutionnaire et originale des communistes à la victoire la plus rapide possible de notre peuple sur les projets libéraux ? - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



56) " La chronique des idées reçues... " de Gérard Loustalet-Sens

====> Des médias " patriotiques "

Les médias américains sont parmi les plus cocardiers du monde et la veine " patriotique " y est exploitée sans vergogne. Quel que soit le gouvernement, la politique étrangère est vantée et soutenue. Une intervention militaire extérieure n'est critiquée que lorsqu'elle devient trop coûteuse, jamais sur le fond. Si des interrogations se font jour à propos de la dernière aventure irakienne, ce n'est pas pour en discuter le bien-fondé mais parce que le millier de morts (américains, bien sûr, les autres n'ont pas d'importance)

est dépassé ! C'est que les soldats américains, les boys, sont sacrés ; le G.I. est un mythe indéboulonnable qui sert, comme dit Chomsky, à " inculquer le respect des valeurs martiales " (1). Les médias américains, dans leur ensemble, ont toujours été des relais convaincus et fervents de tous les mensonges d'Etat et de tous les coups tordus de la CIA. On se rappelle l'intensité de la campagne de propagande pour dénoncer les " armes de destruction massive " dont aurait disposé Saddam Hussein... Bourrage de crâne et mensonge avéré mais nullement reconnu comme tel par l'opinion américaine. Chomsky en cite beaucoup d'autres. Par exemple l'invention de la " filière bulgare ", impliquant bien entendu le KGB, à la suite d'un attentat contre le Pape en 1981. Manigance cousue de grosses ficelles mise en scène par une journaliste stipendiée, Claire Sterling, et reprise en France par un certain Edouard Sablier soutenu par Georges Suffert du Figaro. Rappelons que Suffert considérait l'ANC de Mandela comme une organisation terroriste et qu'il s'était fait une spécialité des attaques calomnieuses contre le révolutionnaire communiste franco-égyptien Henri Curiel accusé d'appartenir au KGB. L'assassinat d'Henri Curiel peu après n'a jamais été élucidé et M. Suffert n'a jamais exprimé le moindre regret.

====> Massacres utiles et victimes méritantes.

Mais il y a pire. Il y a ce que Chomsky appelle les massacres " utiles " ou non et les " victimes méritantes ou non ". Le 15 janvier 1999, une quarantaine d'Albanais insurgés sont exécutés par les Serbes à Racak : une tuerie qui bénéficie d'une couverture médiatique exceptionnelle, " les officiels ont crié au massacre intolérable et les grands médias ont abondamment relayé l'information sans la vérifier, créant ainsi la caution morale du bombardement de la Yougoslavie le 24 mars 1999 " ( ). Le 6 avril 1999, 00 civils du Timor oriental, réfugiés dans une église à Liquica, sont abattus par une milice indonésienne : aucune dénonciation officielle, grande discrétion des médias, pas de leçon sur la nécessité morale d'intervenir militairement pour mettre fin à un génocide ! En Pologne, en octobre 19 , le prêtre catholique Jerzy Popieluszko est assassiné par la police de Jaruselski. Emotion générale et légitime, immense campagne médiatique : comment ne pas s'indigner du meurtre honteux d'un religieux désarmé ? Surtout quand il permet d'alimenter de manière éclatante et irréfutable la propagande anticommuniste. Chomsky, impitoyable, fait remarquer que d'autres victimes, de même statut religieux mais sans doute moins méritantes, n'ont pas bénéficié de la même attention : " soixante douze victimes disqualifiées " (3), dont l'évêque Oscar Romero, en 1980, au Salvador, quatre religieuses américaines violées et assassinées au Salvador, en décembre 19 0, par la Garde nationale, vingt-trois victimes religieuses recensées au Guatemala de 1980 à 1985, etc... Il faut lire Chomsky.

====> La fabrication du consentement.

Un auteur bien-pensant comme Géraldine Muhlmann voudrait réduire la critique que fait Chomsky à une caricature opposant des journalistes malfaisants et au service des puissants à un public innocent et vertueux en soi ( ). Manifestement, elle a lu Chomsky en biais. Celui-ci insiste au contraire sur l'adhésion du public à une domination dont il intériorise les représentations : " la plupart des oppressions réussissent parce que leur légitimité est intériorisée (...). La réussite fantastique des oppresseurs a été d'instiller leurs arguments de telle sorte qu'ils constituent le point de vue d'où l'on regarde le monde " (5). C'est ce que le publiciste américain Walter Lippmann appelait "fabriquer le consentement ", d'autant plus nécessairement, disait-il, que " le bien commun est une notion qui échappe complètement à l'opinion publique " (6). Chomsky ajoute : " ce principe, c'est que la majorité de la population est tout simplement trop stupide pour comprendre les choses (...). Il est donc nécessaire de trouver le moyen de dompter le troupeau et ce moyen n'est rien d'autre que la fabrication du consentement, cette révolution dans l'art d'exercer la démocratie " (7). Ces pratiques ont aussi cours en France. Avec un

peu moins de succès qu'aux USA. Restons vigilants.

(1) Noam Chomsky, Propaganda, p.38.

(2) Noam Chomsky, La fabrique de l'opinion, p. XXVII.

(3) La fabrique de l'opinion, p.36.

(4) Géraldine Muhlmann, Du journalisme en démocratie, Payot et Rivages, 2004 , p. 25 à29.

(5) Noam Chomsky, De la propagande, p.246-247 .

(6) Cité par Chomsky, Propaganda, p.14.

(7) Propaganda, p.17.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



57) Paroles de saison : " Moules et une façon ! " Par Jean Zellner.

A la pêche aux moules je ne veux plus y aller maman. Pourquoi ? me dit-elle. Parce que j'en suis revenu tout moulu. Heureusement alors que tu n'es pas allé à la pêche aux coques rajoute-t-elle, goguenarde ! Je vous laisse méditer là-dessus ! Normandie et Bretagne se partagent le gros de la production française en produisant les fameuses Bouchots. Ce n'est ni un pays ni une espèce mais une technique d'élevage. La technique sur pieux, différente de celle des gros importateurs espagnols et hollandais. La plus fameuse des " bouchots " est désormais celle du Mont Saint-Michel. C'est en 1954, au Vivier sur Mer, qu'est née la mytiliculture en Baie du Mont-Saint-Michel. Cette nouvelle activité s'est rapidement développée grâce à la technique d'élevage sur bouchots et à des conditions de milieu tout à fait favorables. Aujourd'hui, le port Le Vivier/ Cherrueix est le premier port mytilicole de France. J'ai promis de parler des produits saisonniers, nous y sommes. De juillet à fin octobre profitez de cette pleine saison des moules de Bouchot. Celles-ci sont charnues, colorées et goûteuses, mais à l'aube de l'hiver elles deviennent ternes et faméliques et ne vous régalent plus. Mais la moule de corde (cultivée sur corde et en pleine mer elle est ainsi plus iodée) d'origine irlandaise sera un bon produit de substitution à la bouchot dès le mois de janvier. Personnellement je raffole de la Bouchot. En marinière elle fera l'affaire. Pour 4 bons mangeurs 2 kg de moules à ouvrir avec un oignon émincé revenu dans l'huile quelques instants dans votre faitout, mouillez avec un verre de vin blanc sec. Cuisson 5 minutes (le temps qu'elles s'ouvrent), mélanger à mi-cuisson et rajouter un hachis d'ails. C'est prêt ! Une assiette de frites et vive la Belgique ! Mais ce qu'il y a d'extraordinaire dans la cuisine française c'est cette faculté de multiplier

les recettes avec le même produit de base. J'ai dénombré plus de 120 façons de cuire ou d'accommoder les moules. Moules aau Pineau, au jambon de pays à la mayonnaise, à la bière, à la provençale, au curry, à l'effiloché de poireau, à l'oseille, en quiche, en flan, à gaufres !, en salade, au basilic, en beignets sauce piquante, à la Picarde, aux brocolis, au safran... Mais je retiens surtout, pour y avoir goûté, les moules à la sétoise à la chair à saucisses, tomates et ailloli et puis la fameuse éclade charentaise qui fait chanter les moules sur leur planche de bois recouvert d'aiguille de pins. Mais pour recette élaborée, je vous livrerai ce mois-ci l'onctueuse mouclade de nos voisins maritimes de la Charente.

=====> La Mouclade

Ingrédients pour 6 personnes 3 litres de moules, farine, un verre de vin blanc sec, oignons blancs doux, cuillères à soupe de crème fraîche, 1 jaune d'œuf, beurre, persil, ail, poivre pour assaisonner, jus d'un citron, thym, laurier, une pointe de safran ou curry (en fonction de votre goût) - Faites ouvrir les moules à feu vif avec thym, laurier, un verre de vin et les oignons hachés, Ail pressé. - lorsque les moules sont ouvertes et donc cuites, retirer une coquille et disposer les moules dans un plat creux. - Filtrer le jus de cuisson laisser réduire d'un bon tiers. - Préparer une sauce blanche avec 30 g de farine, 30g de beurre, le jus de cuisson réduit et la pointe de safran ou de curry. -porter à petits bouillons la sauce quelques secondes puis hors du feu incorporer la crème fraîche, le jaune d'œuf battu et le jus de ccitro - Arroser de cette préparation les moules gardées au chaud et passer au four chaud (7/8) 5 mn - Servir aussitôt. Une moulière de Bouchot et vue sur le Mont Saint Michel - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 6 Octobre 2005 - No 1610 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



58) [Forum-superieur] Apprentissage à partir de 14 ans : "lamentable" pour la FSU

[cf. http://actu.fsu.fr/article.php3?id_article=371 ] - AFP PARIS, 7 nov 2005 (AFP) Apprentissage à partir de 14 ans : "lamentable" pour la FSU. La FSU, principale organisation de l’enseignement, s’est  déclarée lundi soir "atterrée" par les déclarations du Premier  ministre, Dominique de Villepin, proposant l’apprentissage dès 14  ans, au lieu de 16 ans, "pour les enfants qui ont le plus de  difficultés" scolaires. "Je suis atterré. C’est lamentable. Loin d’améliorer la  situation, cela va enfoncer encore plus les jeunes en situation de  précarité, les mettre à l’écart de toute possibilité de vraie  qualification et d’emploi", a déclaré à l’AFP le secrétaire général  de la FSU, Gérard Aschieri. "Le gouvernement veut accentuer le tri social, condamner  définitivement à l’exclusion les jeunes les plus en difficulté", a-t- il ajouté. "De plus, quand on sait que le problème principal de  l’apprentissage, c’est la difficulté pour les jeunes issus de  l’immigration de trouver des stages, c’est encore plus lamentable", a- t-il encore déclaré. Le leader de la FSU a également déploré que "rien, pas un  mot n’ait été dit sur la prévention de l’échec et l’amélioration des  conditions de réussite des jeunes en difficulté".

======> Communiqué de Presse FSU : « Etre ambitieux pour notre jeunesse et lutter résolument  contre les inégalités. » Le Premier ministre vient de recevoir des enseignants  travaillant dans des établissements scolaires de zones sensibles. Il  annonce des "propositions concrètes" pour la semaine prochaine. S’il est légitime et positif que le Premier Ministre  manifeste son intérêt pour l’école et ses personnels qui sont au  quotidien confrontés aux problèmes que rencontrent ces quartiers, la  FSU attend qu’il écoute les propositions et les revendications que  ces personnels formulent depuis longtemps avec leurs organisations  représentatives et qu’il modifie profondément une politique qui va à  l’inverse de ce qui est nécessaire . Il importe d’en finir avec les suppressions de postes qui  frappent prioritairement les écoles, collèges et lycées des quartiers  les plus en difficulté, de rompre avec la politique de tri social que  la loi Fillon entend renforcer, de relancer une politique d’éducation  prioritaire. Il faut à la fois assurer la réussite de tous, offrir  des perspectives aux jeunes, développer le dialogue et le travail  éducatif et rendre les conditions d’exercice plus attractives pour  maintenir dans les établissements scolaires de ces quartiers des  équipes stables, notamment en améliorant les conditions de travail et  la formation de tous, en allégeant les effectifs des classes, en  renforçant l’encadrement pédagogique et éducatif. Mais au delà, la crise qui se manifeste montre les  conséquences dramatiques de politiques qui depuis des années  accentuent les phénomènes de ségrégation urbaine, de discrimination  et d’exclusion, développent les inégalités et la précarité en  remettant en cause les droits collectifs et les solidarités,  dépouillent les services publics des moyens d’assurer partout une  présence efficace, stigmatisent les jeunes considérés a priori comme  des délinquants potentiels. Il importe de modifier profondément ces politiques, d’être ambitieux pour notre jeunesse et de lutter résolument contre les  inégalités. Les propositions existent, elles doivent être débattues et  négociées au plus vite. C’est dans cet esprit que la FSU demande à  être reçue d’urgence par le Premier Ministre. Paris le 6 novembre 2005 - From: Marc Champesme <Marc.Champesme@lipn.univ-paris13.fr>



59) « A la lumière des violences des banlieues : une insuffisance criante » par Jean-Paul ABRIBAT, Sociologue

En face de la révolte des jeunes des banlieues, donner la priorité au rétablissement de l’ordre, saupoudré de mesures dérisoires, combine le grotesque à l’odieux. Quant au couvre feu, il porte très bien son nom, par antiphrase ! Comme si à vouloir couvrir le feu, on n’a pas toutes les chances d’arriver à le répandre ou si, par hasard, on le ralentit et le cache, qu’il n’en reprenne que plus fort. Car enfin, si la violence a été au rendez vous, on avait d’abord fait subir la violence aux jeunes des banlieues : ségrégation, relégation, désocialisation, persuasion insidieuse et larvée que pour eux no future. On - c'est-à-dire des décennies de pouvoir, on a cultivé la désespérance et pour parachever le tout, le mépris. Parler de "sauvageons" ce fut épingler et reléguer ces jeunes dans la place de sauvages au sein de la société civilisée, dite civilisée, car elle s’affirme de plus en plus inégalitaire, sourde et aveugle à la misère et aux derniers espoirs des jeunes de trouver une place, leur place, dans la vie de travail, dans la vie sociale, dans une culture qui soit aussi leur culture, leur appartenant en propre. Les traiter de "racailles" c’est refuser d’avouer que les trafics, l’économie souterraine, faits sociaux incontestables, sont d’abord l’envers inévitable de la société telle qu’elle est structurée par les puissants et les possédants, telle qu’elle fonctionne pour les privilèges, les prébendes, les entourloupes jamais jugées, toujours dissimulées des plus hauts gouvernants eux-mêmes. Quand n’existe plus aucun possible, alors les hommes et les femmes développent la fameuse économie souterraine. C’est là un réflexe vital, et ce qui reste encore pour s’affirmer, pour ne pas crever, pour s’identifier. Que la violence frappe alors le tissu social lui-même (écoles, centres sociaux, etc.) est à comprendre, ce qu’on se refuse à faire, à droite et à gauche, en condamnant de suite et s’en tenant là. Car se tissu social, à ces sauvageons comme disait l’autre, hautains et suffisants, il ne leur est rien. La violence frappe les biens de consommation car ces biens ne leur sont rien, si ce n’est le signe toujours présent de leurs frustrations et de leur relégation sociale. Et voici que le Nord, riche et sur la défensive, dominé par l’Empire agresseur, amarré dans le fondamentalisme évangéliste réactionnaire, animé par la vindicte des Croisades, découvre que l’oppression qu’il exerce sur le Sud par le "libre jeu" de l’exploitation des marchés (millions d’affamés, de malades du sida laissés sans soins, millions d’enfants voués à la tombe dès le berceau …) n’existe pas seulement ailleurs. Les pauvres, les exclus, les méprisés, les parqués sont parmi nous, dans nos villes elles-mêmes ; le Sud est chez nous, dans nos banlieues. Nous ne voulions rien en voir ni en savoir, si nous déplorons que les voyous, les délinquants s’en prennent à des personnes, mêmes faibles et humiliées comme eux-mêmes, ils auront au moins le "mérite" de se rappeler à nous, de troubler notre louche déni de leur misère, par leurs actes, là où tous les discours riches de bonnes intentions ne nous avaient fait ni chaud ni froid, c’est le cas de le dire. Certes nous allons essayer de vous rassurer ! Le Ministre de l’Intérieur, ce parangon de tous les mépris, de toutes les oppressions, ce chantre de l’exploitation néo-libérale, prêt demain à instaurer l’autoritarisme (le fascisme du XXIème siècle à la française) se rassure, nous rassure dès à présent !!! Que les sondages témoignent d’un lâche soulagement, à la française, rien d’étonnant !!! – ce lâche soulagement qui a fait la paix sociale après les massacres de la Commune, et qui a fait l’antisémitisme, le régime de Vichy et la collaboration … - Mais jamais rien d’effacera sur la petite main, pour parodier Shakespeare, la tache de ce qui ne reculent pas pour prévoir l’apartheid sociale, Monsieur Galouzeau tout le premier est son maître failli.Ils nous mèneront, si nous les laissons faire au conflit des civilisations, pas seulement ailleurs, mais ici même, dans nos villes. Il n’y a qu’une seule autre voie : bouleverser de fond en comble le tissu social et aussi sa superstructure politique. La parole, directement aux intéressés eux-mêmes, tous, dans leurs différences inductibles, dans la proximité des actes, des esprits et des cœurs, dans l’alliance des civilisations à quoi, pour sa part nous a appelé, Erdogan pour ce qui est des Turcs au nom de tous les Turcs, de leur société, de leur civilisation immémoriale. Comme écrivait un certain Sigmund en 1929, il faut qu’Eros en mette un coup de plus ! JP Abribat sociologue - From: Jean-Paul ABRIBAT <jp.abribat@wanadoo.fr>



60) AC ! Bordeaux-CUB : « COUVRE FEU : De qui se moque-t-on ! »

BORDEAUX C.U.B - COMMUNIQUE DE PRESSE DU 8 NOVEMBRE 2005 : COUVRE FEU : De qui se moque t on ! Voilà deux décennies ou la pauvreté creuse son lit douillet pas seulement dans les banlieues mais aussi en zone rurale. Dès années ou l'on nous enlève par tous moyens de maigres allocations de chômage, qu'on expulse, que l'on refuse des enfants dans les cantines, que des personnes âgées restent seules isolées et dans le froid Voilà des années que les exclusions sont constantes et visibles et nos politiques n'y répondent que par la langue de bois. Et ce n'est pas fini ! Des négociations sur l'indemnisation du chômage et les minimas sociaux doivent s'ouvrir cette semaine. Nous lançons une campagne nationale dans la durée pour peser dans ces discussions et enrayer cette spirale de la misère. Comme dans les quartiers défavorisés qui explosent aujourd'hui, il y a dans notre pays des millions de personnes qui se voient refuser une vie décente. Notre campagne s'adresse à eux et à tous ceux qui refusent cette situation. Nous irons débattre sur le terrain et agir auprès des décideurs. Le couvre feu est il une réponse politique à la douleur humaine ou un pas de plus vers une dictature ? Si nous pouvons déplorer amèrement les dégâts qui touchent en général des personnes économiquement faibles nous savons que la détresse peut prendre toutes formes d expression, même les plus violentes. Les politiques savent t'ils ce que sait de vivre dans la crainte des huissiers, dans la peur de perdre son logement, de ne pas pouvoir se soigner, de ne pas avoir accès à la culture et surtout ne jamais voir le bout du tunnel ? Nous en doutons ! Toutes les négociations se font sans les acteurs comment voulez vous que cette société avance dans une démocratie participative? AC!  BORDEAUX CUB, MARIE LOHRER, PIERRE HUSER -- P.S .a)  tous les chomeurs non indemnisés n'ont pas le droit au RMI ou à l'ASS -- b) L apprentissage dés 14 ans bonjour la régression -- c) Nous souhaitons que justice dans les tribunaux soit rendue sereinement et pas au rendement. - From: "AC! Bordeaux CUB" <ac.bxcub@free.fr>



61) Sécurité Sociale et Hôpitaux : « On va vers la fermeture de services entiers »

Sécurité Sociale et Hôpitaux

Le groupe communiste a voté contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2006, adopté hier par l’Assemblée nationale. Parmi les raisons qui ont conduit le PCF à refuser un budget qui « remet en cause les fondements mêmes de la Sécurité sociale », Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine, revient sur l’enveloppe réservée à l’hôpital public. Entretien.

====> Comment jugez-vous le volet hôpital du PLFSS ? - Jacqueline Fraysse. Le PLFSS ne prend pas du tout en compte la situation extrêmement préoccupante des hôpitaux. La Fédération hospitalière de France (FHF) a pourtant tiré la sonnette d’alarme, les établissements affichant un déficit cumulé d’un milliard d’euros. Aujourd’hui, plus de 70 % sont endettés. Beaucoup empruntent de l’argent, au bénéfice des banques qui se paient au passage. La FHF a demandé une hausse de l’enveloppe des hôpitaux de 4,3 %, sans être entendue du gouvernement. Leur situation va donc s’aggraver. Nous avons réclamé cette revalorisation, à laquelle il faut ajouter 2,5 % pour éponger les arriérés et les remettre à flot. Nous revendiquons également la suppression de la taxe sur les salaires qui grève le budget des hôpitaux et de la TVA sur l’achat de leurs équipements.

====> La tarification à l’activité (TAA) s’inscrit-elle dans la même logique que le PLFSS ? - Jacqueline Fraysse. Il est clair que la TAA va aggraver la situation, car elle ne prend pas en compte les spécificités de l’hôpital public. On tend à aligner l’hôpital public sur le privé au détriment de son caractère solidaire. On pousse à la sélection des patients les plus solvables et atteints des pathologies les moins lourdes, tout en privilégiant les spécialités les plus rémunératrices. Au bout, il y a le risque d’une concurrence meurtrière entre établissements, au prix d’une réduction de leur nombre et de distorsions dans la qualité du service.

====> Qu’est-il prévu en matière de moyens en personnel hospitalier ? - Jacqueline Fraysse. Il n’y a pas de mesure dans le PLFSS en faveur d’un plan conséquent de formation de personnels pour faire face à la pénurie. Cette situation est le fruit d’un raisonnement comptable selon lequel pour dépenser moins, il fallait former moins, en instaurant des numerus clausus draconiens. On l’a un peu desserré aujourd’hui, mais le déficit demeure, créant une concurrence dans la pénurie assez terrible. Les patients feront les frais de cette irresponsabilité d’autant plus difficile à réparer qu’il faut dix ans pour former un médecin.

====> Quelles sont les conséquences concrètes à craindre dans les services ? - Jacqueline Fraysse. Cela risque de se traduire par des suppressions de postes dans les services, quand ce n’est pas la fermeture de services entiers, avec 150 d’entre eux menacés à court terme. C’est aussi l’externalisation de certaines tâches confiées à des prestataires extérieurs pour faire des économies comme la restauration ou le ménage, - effectués par des personnels sous-payés, non formés à l’environnement hospitalier, et soumis au turnover permanent, au détriment de la sécurité et du confort des patients. Quant aux personnels soignants restant en poste, ils subissent un stress permanent dû au sous-effectif et au travail à flux tendu. À la clef, ce sont aussi des suppressions de lits en perspective, avec le risque que ce soit les places les moins rentables qui en fassent les frais.

====> Peut-on desserrer la contrainte budgétaire ? - Jacqueline Fraysse. Oui, à condition de réformer le financement de la protection sociale. Au lieu d’entretenir le trou de la Sécu pour justifier les sacrifices, il faut faire contribuer, au même titre que les revenus du travail, l’énorme gisement des placements financiers et boursiers, qui échappent complètement aujourd’hui à l’effort de solidarité. Entretien réalisé par Sébastien Crépel. Article paru dans l'édition du 3 novembre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



62) BEGLES ....... --Cela n'a rien à voir avec les violences urbaines. Mais la mise à l'écart d'un animateur témoigne du fossé entre les autorités et une partie de la cité Farges

L'autre affaire qui empoisonne la cité : Dominique Richard - Le jeune père de famille qui accompagnait les adolescents de la cité Yves Farges vient de perdre définitivement son emploi - PHOTO NICOLAS LE LIEVRE - Titulaire d'un contrat financé par l'Etat, Brahim, un Français d'origine marocaine, jusqu'alors animateur à la cité HLM Yves Farges à Bègles, vient de perdre définitivement son emploi (1). Une simple signature a suffi pour l'envoyer pointer à l'Anpe : celle du préfet de la Gironde, Francis Idrac. Employé par l'association Jeunesse Universelle comme adulte relais et chargé à ce titre d'accompagner les adolescents du quartier, ce jeune père de famille avait été informé il y a plusieurs mois du non renouvellement de l'agrément indispensable au maintien de son poste. Selon le secrétaire général de la Préfecture, François Peny, « ses convictions religieuses affirmées et affichées » pouvaient « conduire à un risque de prosélytisme incompatible avec une prise en charge publique. » Cet été, le tribunal administratif de Bordeaux avait pourtant suspendu la décision préfectorale, estimant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité. Incapable d'apporter le moindre fait tangible au soutien de ses allégations, le préfet courait le risque d'être condamné pour atteinte aux principes de liberté d'opinion et de non discrimination. Ses services viennent de contourner la difficulté. Ce n'est plus la religion musulmane de l'animateur qui est en cause mais la compétence de Jeunesse Universelle ! L'Etat déconventionne l'association au motif que la nature des missions confiées à un adulte relais dans son projet ne répond pas de façon satisfaisante aux priorités de ce dispositif.

====> « Barbu et musulman ». Ancien footballeur semi-professionnel, Brahim est revenu dans l'agglomération bordelaise après avoir porté le maillot de plusieurs clubs français. Lorsqu'il avait été recruté par l'association Jeunesse Universelle il y a deux ans, il savait où il mettait les pieds. Sa famille habite la cité Yves Farges. Me Celine Debelle-Chastaing, son avocate déposera bientôt un nouveau recours devant le tribunal administratif pour excès de pouvoir. « On m'a jugé sur ma vie privée. Si j'avais été protestant ou catholique, rien ne serait arrivé. Mon tort, c'est sans doute d'être barbu et musulman pratiquant. Je n'ai jamais embrigadé qui que ce soit. On s'est servi de la venue de prédicateurs musulmans il y a deux ans dans le cité pour me discréditer. » A l'époque des prêcheurs du Tabligh, un mouvement fondamentaliste actif dans les banlieues avaient débarqué en nombre à Yves Farges. Mais cette petite troupe en djellaba n'avait, semble-t-il, pas convaincu grand-monde. « Les jeunes les avaient rejetés », raconte Brahim. Plusieurs personnes spectatrices de cette irruption l'avaient néanmoins rapportée. De telle façon que certains en ont manifestement tenu pour responsable l'animateur.

====> Interrogations. La préfecture a toujours refusé de dire quelle était sa source d'information. In fine, elle a préféré s'appuyer sur l'argumentaire développé par la municipalité. Amenée à donner son avis, la commune avait en effet souligné il y a quelques mois que Jeunesse Universelle n'offrait pas forcément toutes les garanties voulues en terme d'accompagnement et qu'elle éprouvait du mal à se structurer. L'association paye-t-elle le fait que Noël Mamère n'a pas toujours été le bienvenu à Yves Farges ? Ou est-elle considérée comme suspecte dans la perspective de l'affrontement Verts-PC annoncé pour les prochaines municipales, la compagne du conseiller général communiste étant membre de son conseil d'administration ? « Quelque part, je suis un bouc émissaire », lâche Brahim. Certains jeunes de la cité évoquent aujourd'hui sa mise à l'index pour exprimer leur mal être et leur ressentiment à l'égard de l'Etat et de la commune (lire en page 1-4 du cahier général « Le fait du jour »). Amer, l'animateur ne tient pas à devenir le porte-parole d'une quelconque croisade. Mais il aimerait bien savoir qui a instruit son procès et pour quelles raisons... (1) C'est un prénom d'emprunt.

http://www.sudouest.com/071105/vil_gir_rivegauche.asp?Article=071105a102232.xml

- Le Lundi 7 novembre 2005 - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/



63) MRAP33 : « Violences: une insurrection prévisible qui appelle des ruptures »

Violences: une insurrection prévisible qui appelle des ruptures

Pour le dixième nuit consécutive, la violence a gagné les banlieues de la région parisienne et de la France. Devant ces violences, dont les dégâts touchent non seulement des populations modestes et humbles mais aussi des lieux publics, le MRAP tient à manifester sa compassion devant l'angoisse et la consternation des victimes de ces violences. Si comprendre n'est pas excuser, il reste que ces violences s'apparentent à une insurrection prévisible des banlieues qui prolonge un trop plein d'apartheid social, ethnique, territorial, ainsi qu'un renoncement à répondre à la fracture sociale qui s'est prolongée par une fracture ethnique. De plus, l'ampleur et la nature des violences d'une partie d'une jeunesse contre la police est à mettre au crédit du divorce et des tensions manifestes entre la police et cette population victime quotidiennement, par les forces de l'ordre, de brimades, d'humiliations, de bavures et de harcèlements discriminatoires. Pour le MRAP, ces actes sont révélateurs des limites des politiques publiques en matière de politique de la ville qui, trop souvent, ont été orientées à l'instauration d'un bâti plutôt que de restaurer la vie et le quotidien de ces personnes blessées dans leurs droits et leur dignité, en proie à des inégalités croissantes de territoire et de droits. C'est pourquoi une rupture radicale avec ces politiques, tant dans les pratiques que dans les logiques de répartition des moyens quantitatifs et qualitatifs mis à disposition de ces quartiers s'impose. Devant cette réalité, la justice doit être rendue et toute la vérité connue rapidement non seulement sur les circonstances de la mort de deux adolescents dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois la semaine dernière, mais aussi sur les responsabilités du jet de grenade dans la mosquée de Clichy par les policiers. Si le MRAP pense qu'il faut s'attaquer aux causes de cette désespérance sociale, économique et politique, il estime comme élément capital la mobilisation contre les discriminations racistes souvent impunies dont sont victimes les populations de ces quartiers. Ceci suppose que la société française et la République s'approprient ce défi d'avenir qu'est la question de savoir ce qu'est être français dans ces quartiers en proie aux relégations et aux discriminations quotidiennes. Il y a également urgence à modifier des pratiques et des logiques qui prévalent à l'endroit des soutiens aux associations de quartiers et de terrain afin de renforcer le lien social, ainsi que la mise en oeuvre d'une politique qui s'adapte et répond aux demandes et aux attentes de ces zones de détresse humaine et sociale. Le MRAP en appelle enfin à la mobilisation de toutes et de tous contre toute exploitation raciste de ces drames et de ces souffrances que ces violences génèrent. Bordeaux le 07/11/2005, Jean-Michel Duretête - Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples

Fédération de la Gironde 266, cours de l'Argonne 33000 Bordeaux tél/fax : 05.56.91.55.76 - mrap@solidarites.net - http://mrap.solidarites.net

association nationale d’éducation populaire - organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif auprès de l’ONU membre de la commission nationale consultative des droits de l’homme - From: Jean Michel Duretête <Jean-Michel.Duretete@aquitaine.fr>



64) UFAL33 : Les citoyens des banlieues ont droit à la sûreté, le gouvernement doit assurer l’ordre social et républicain

Communiqué de l'Union des Familles Laïques : Les citoyens des banlieues ont droit à la sûreté, le gouvernement doit assurer l’ordre social et républicain.

Croire un instant aux discours de compassion envers les délinquants maffieux et les tenants de l’islamisme politique qui tiennent les citoyens et leurs familles en otage dans les banlieues, c’est se rendre complice d’une imposture. Croire un instant que les provocations médiatisées du ministre de l’intérieur sont autre chose qu’une tentative scandaleuse de se servir de la situation pour des visées électorales, c’est être dupe. Comme le stipule l’article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, les citoyens ont le droit sur tout le territoire national, et donc dans les banlieues, A LA SURETE. Cette responsabilité d’assurer l’ordre social et républicain incombe au gouvernement et non aux « grands frères ni aux imams de l’islamisme politique ». C’est pour cela que nous ne pouvons tolérer plus longtemps l’alliance de fait du ministre de l’Intérieur avec les délinquants maffieux et les caïds de l’islamisme politique dans les banlieues. Nous ne pouvons tolérer plus longtemps que des petits groupes, très mobiles et forts bien organisés, multiplient les exactions. Nous ne pouvons tolérer plus longtemps que des citoyens voient leur vie mise en danger par des voyous prêts à toutes les violences physiques et même à incendier des bus avec des passagers dedans. Nous ne pouvons tolérer plus longtemps de voir des policiers se faire tirer dessus au fusil de chasse. Nous ne pouvons tolérer plus longtemps que des milliers de véhicules automobiles appartenant aux citoyens des banlieues soient incendiées. Nous sommes sûr que le gouvernement n’aurait pas laissé faire cela dans les quartiers bourgeois. Il y a donc là deux poids deux mesures. Nous ne pouvons pas tolérer plus longtemps que des écoles, des centres sociaux, des commissariats, des bus, des lieux de travail soient aussi détruites par le feu. La destruction des services publics assurant le principe de solidarité pour tous les citoyens est un délit honteux. Encouragés par les discours de victimisation d’intellectuels, voire de militants pyromanes se réclamant de la gauche, qui stigmatisent en permanence la République, les caïds des quartiers et de l’islam politique ont semé dans toutes les banlieues, les graines d'une guerre organisée contre les couches populaires et le modèle social républicain sans que le gouvernement ne réagisse en conséquence. Certes, le ministre de l'Intérieur et le gouvernement portent une responsabilité écrasante devant cette situation. Outre les propos outranciers de Nicolas Sarkozy, qui a supprimé la police de proximité et toute politique de prévention, pour miser sans retenue soit sur la seule politique répressive soit sur le laxisme le plus grave. Par exemple, pendant que mille policiers étaient au stade de France pour un match de football, les élus de gauche demandaient des forces de police qui n’arrivaient pas. Tournant le dos aux vertus du modèle républicain, il a misé sur le communautarisme pour livrer la société et le corps social au néolibéralisme. Pour cela, trahissant les principes laïques de notre pays, il veut remettre les religions au cœur de la société, pour que la charité se substitue à la solidarité républicaine, comme l'attestent ses dernières propositions antilaïques de financer les constructions de mosquées et le salaire des imams par les fonds publics. Mais le discours irresponsable du ministre de l'Intérieur ne peut pas être à lui seul générateur de ces incidents. Il faut proposer une politique globale pour sortir de cette grave crise:

-d’une part mettre fin au plus vite à cette situation intolérable en mettant hors d’état de nuire les délinquants maffieux et les caïds de l’islam politique des banlieues, et en cessant d'acheter la paix sociale avec leurs représentants.

-d’autre part tourner le dos à ce qui a été fait depuis 30 ans. Il faut un véritable plan d’urgence dans ces banlieues. Dans tous les quartiers, il doit y avoir une poste, un centre de santé, un centre de soutien aux familles des couches populaires dès la naissance, une crèche et un service public de garde d’enfants, des arrêts de bus, un commissariat, une école avec les moyens adéquats et une politique scolaire à la hauteur des enjeux, un centre de loisirs, une maison des jeunes et de la culture, etc. Mais il faut surtout une volonté politique forte pour que ces efforts ne soient pas sabotés au quotidien par des groupes ou des individus, qui ont déclaré la guerre à l'intégration et à l'égalité hommes-femmes, et qui veulent tenir sous leur coupe tous les habitants de leurs quartiers. Ces habitants sont bien ceux qui ont le plus besoin de la République et de la laïcité pour s'émanciper des dégâts du libéralisme et de la tutelle communautariste, qu'elle soit de type maffieuse ou intégriste. L'Ufal sera à leurs côtés pour mener cette lutte. Fait à Bordeaux, le 7 novembre 2005. Contact presse : Christian Gaudray, 06.84.91.44.44 - From: "christian.gaudray" <christian.gaudray@wanadoo.fr>



65) RASSEMBLEMENT DEVANT LE RECTORAT & L'INSPECTION ACADEMIQUE

====> Le Collectif des précaires de la Gironde appelait à un rassemblement CONTRE les remplacements DE ROBIEN. A 14 H30 DEVANT LE RECTORAT de l'Académie de Bordeaux. Le comité précaire 64 manifestera lui aussi devant l’IA de Pau(Voir ci-aprés). Les collectifs d Iles de France (PARIS, VERSAILLES, CRETEIL) continuent leurs actions. Ils campent encore devant le rectorat. Ils nous ont communiqué une lettre type à compléter et à envoyer à vos élus. (Voir ci-après)

Avertissez le maximum de personnes, la situation finira par bouger... A mercredi! le collectif précaires33

====> LE COMITE DES PRECAIRES DE L'EDUCATION NATIONALE DU 64 APPELLAIT A UN RASSEMBLEMENT DEVANT L'INSPECTION ACADEMIQUE de PAULE MERCREDI 9 NOVEMBRE à 14 HEURES Contre la mise au chômage massive de milliers de non-titulaires. Pour un vrai plan de titularisation et la garantie de réemploi. Contre les situations de précarité intolérables faites aux Auxiliaires de Vie Scolaire(AVS). Pour un statut AVS digne et stable qui permette la formation et/ou la préparation des concours ainsi qu'un bon suivi des élèves handicapés. Contre la surprécarisation de l'ensemble des personnels non-titulaires de l'Education Nationale (enseignants, AVS, AE, TOSS...) qui précède toujours celle des titulaires(qui a déjà commencé) ! La CNT-AIT, FO-SNFOLC, la FSU (SNUipp, SNES) et le SE-UNSA soutiennent ce rassemblement. Le comité espère le soutien de l'ensemble des organisations syndicales et des parents d'élèves. Celui de tous les personnels titulaires et de tous ceux qui n'acceptent pas la mise en pièces de l'Education nationale. Le rassemblement sera suivi d'une assemblée générale au Complexe de la République pour donner des suites à cette action. Nous espérons le même type de rassemblement le même jour à Bordeaux, mais déjà, d'autres collectifs sont dans l'action: campement nuit et jour devant le rectorat à Nice, à Créteil, mobilisations importantes à Toulouse,etc. L'ANNEE VA-T-ELLE SE PASSER SANS QUE RIEN NE BOUGE ? C'EST DE ROBIEN ET SES COLLEGUES QUI SE MARRENT BIEN ! ALORS REAGISSONS ! FAITES CIRCULER CE MAIL AU PLUS GRAND NOMBRE, MÊME POUR INFO

=====> Objet : proposition de loi pour la résorption de la précarité à l’Education Nationale

Mesdames, Messieurs les députés

J’ai l’honneur par la présente et pour la première fois, de vous écrire pour vous faire part de mon indignation en espérant que relayée par vous, elle trouve l’écho à la hauteur de sa gravité. Il y a quelques mois dans tous les médias français, des personnalités diverses, des hommes politiques, dont le premier ministre M DE VILLEPIN, se sont élevés contre des décisions de licenciement, dénuées de moralité et de conscience humaine. Car justifiées, si tant est, qu’elles soient justifiables, par la seule recherche du profit et en toute négation des conséquences humanitaires. Depuis deux ans le Ministère de l’Education Nationale contraint au chômage des hommes et des femmes ; plus de 18 000 d’entre eux connaissent aujourd’hui une aggravation de leurs conditions d’agent précaire de l’Etat. Cette mise au chômage massive est consécutive à des directives données aux rectorats par le Ministère de tutelle à des fins purement Budgétaires. A l’instar des chefs d’entreprise peu scrupuleux du secteur privé qui licencient, le Gouvernement s’est rendu auteur de pratiques de mise au chômage scandaleuses. Contrairement aux prétentions de Monsieur De VILLEPIN. Et dans un silence assourdissant. Ce scandale est d’autant plus saisissant, que des années durant, ces hommes et ces femmes, fidélisés par des intentions d’embauche, exprimées puis honorées par les rectorats, ont été une fois de plus tenus en laisse, par une lettre les invitant à renouveler leur candidature et formuler des vœux, en vue de leur recrutement pour la rentrée 2005.

Certains d’entre eux ont beaucoup d’années d’ancienneté et leurs compétences sont reconnues à divers niveaux, tant par les chefs d’établissement que par les inspecteurs qui les évaluent selon les mêmes critères que les titulaires. Après 2, 5 ou 10 années d’enseignement, nombreux sont ces professeurs non titulaires compétents, qui doivent pousser les portes des ASSEDIC ou aller faire enregistrer leur demande de RMI. Je fais partie de ceux-ci. * Pourtant, par leurs engagements, ils ont œuvré et pris une part indiscutable, dans la réussite du service public d’enseignement, souvent dans des conditions difficiles. Aucune proposition de reconversion, de reclassement ou de titularisation, ne leur est faite, alors même que le droit privé oppose ces obligations aux chefs d’entreprises privées. Il y a là dans notre pays, une inégalité des employés devant les droits sociaux et une plus grande précarité de certains agents non titulaires de l’Etat. Les besoins existent pourtant. Les problèmes liés aux effectifs de plus en plus pléthoriques des classes et au non remplacement des professeurs absents, dont la majorité le sont pour les besoins du système, pourraient trouver une solution dans le réemploi et dans la titularisation de nombreux non titulaires aujourd’hui au Chômage. Comment peut-on comprendre, qu’alors même que de nombreux professeurs non titulaires sont au chômage, le Ministère de l’Education Nationale veuille contraindre les enseignants en poste à des heures supplémentaires en vue d’assurer des remplacements dits de courtes durées ? Les professeurs au chômage aujourd’hui sont laissés depuis plusieurs mois dans un dénuement pécuniaire indigne. Les rectorats annonçant les premiers versements des indemnités chômage qu’en décembre alors que les demandes d’indemnisation, leur sont transmises dès Septembre. Aujourd’hui, devant l’indifférence et le mépris, les non titulaires sont acculés à camper devant différents niveaux administratifs et en particulier devant le rectorat de Créteil, pour se faire entendre. Comment une grande démocratie peut-elle se compromettre dans une telle option sociale, déshumanisée et régie par la seule mécanique financière, en réservant un tel sort à ses concitoyens ? Je souhaite Monsieur le Député, que vous puissiez interpeller Messieurs le premier Ministre et le Ministre de l’Education Nationale, sur ces questions et œuvriez à la proposition et au vote d’une nouvelle loi sur la résorption de la précarité ainsi que sur les voies de titularisation des enseignants non titulaires de l’Education Nationale. Je vous prie Monsieur le Député de croire en l’expression de mes sentiments les plus républicains.

* Mettez votre situation personnelle - From: collectif collectifprecaires <collectifprecaires33@yahoo.fr>



66) SUD-OUEST. Ils cumulent les handicaps sociaux mais ne subissent pas tous des violences urbaines - Les quartiers ne flambent pas tous : Bruno Béziat

* Infographie : Répartition des quartiers selon le degré de précarité

En s'appuyant sur la liste des principales villes d'Aquitaine signataires d'un contrat de ville, l'Insee a recensé une centaine de quartiers sensibles dits « prioritaires ». Ces quartiers ont la particularité de cumuler des handicaps sociaux : revenus faibles, taux de chômage élevé, forte dépendance aux prestations sociales. Parmi ces quartiers sensibles aquitains, l'institut a réalisé une sorte de classement en fonction de deux critères : le pourcentage de chômeurs de longue durée (plus d'un an) et le pourcentage de bas revenus (lire ci-contre dans le tableau la définition d'un bas revenu). Pour parvenir finalement à une liste d'une trentaine de quartiers en grande difficulté sociale.

====> L'Ousse-des-Bois en tête. Il en ressort que L'Ousse-des-Bois, à Pau, est le quartier le plus exposé. Les statistiques sont implacables : 45 % des chômeurs y sont de longue durée et plus de la moitié de la population est classée dans les bas revenus. Les habitants de L'Ousse-des-Bois dépendent, pour la plupart, des prestations sociales ou doivent se contenter de petits boulots mal payés ou à temps partiel.

Comme le montre l'infographie ci-contre, les principales villes de la région, et pas seulement l'agglomération bordelaise, sont concernées. Et les exemples sont frappants. Sainte-Eulalie (33) compte 60 % d'allocataires à bas revenus, dont un tiers percevant le RMI. A Yves-Farges, à Bègles, un allocataire sur cinq est étranger, quatre chômeurs sur dix attendant un emploi depuis plus d'un an. Tandis qu'au Peyrouat, à Mont-de-Marsan, quatre allocataires sur dix sont dépendants à 75 % des prestations de la CAF. Sainte-Croix, à Bayonne, abrite un habitant sur cinq en situation de forte précarité, le Gour-de-l'Arche, à Périgueux, un tiers de bénéficiaires du RMI. L'étude de l'Insee permet ainsi de confirmer un lien entre une trentaine de quartiers très précaires et les violences de ces derniers jours. Mais elle montre aussi que ce lien n'a rien d'automatique. De très nombreux quartiers en difficulté sociale ne flambent pas. Souvent, aucun incident n'y a été signalé malgré un terreau aussi propice qu'ailleurs aux violences urbaines. Le déclenchement des émeutes a donc d'autres origines que la seule misère sociale.

====> Charentes et Gers. Ce constat est également vrai en Charente-Maritime. A La Rochelle, où quatre quartiers sensibles sont recensés (Mireuil, Laleu, La Pallice et Villeneuve-les-Salines), une seule voiture a brûlé la nuit dernière. Le quartier du Petit Marseille, à Rochefort, a été épargné alors que ces indicateurs sociaux sont les pires du département avec un actif sur deux au chomage. De même, la cité Bellevue à Saintes reste calme. L'agitation est à peine plus importante en Charente. Dans le quartier de Champ-de-Manoeuvre, à Angoulême (91 % de logements HLM), trois voitures ont été incendiées. De très rares incidents ont été signalés à Basseau et à Ma Campagne, autres quartiers sensibles d'Angoulême. Quant à la cité du Garros, à Auch, rien n'y bouge. - Le Mardi 8 novembre 2005

http://www.sudouest.com/081105/france.asp?Article=081105a80356.xml

======> FLOIRAC (33). --Après une soirée et une nuit de violences urbaines, les habitants espèrent un retour au calme avec la présence accrue de policiers sur le secteur

Les cités sous surveillance :Florence Moreau

- Floirac (banlieue bordelaise). Hier soir à 23h15, un nouvel incendie de voiture à la cité Libération - PHOTO PHILIPPE TARIS

Les carcasses de voitures calcinées ont été rapidement évacuées et les traces des incidents de la veille presque effacées. Treize véhicules ont brûlé dans la nuit de mercredi à jeudi dans la cité Libération, à Floirac, près de Bordeaux, selon le maire PS Conchita Lacuey. Un chiffre qui pourrait englober des véhicules dégradés. « Et encore, heureusement que les policiers ont dégagé certaines voitures pour que le feu ne se propage pas », indique encore l'élue. Côté police, on admet pour cette nuit-là des « troubles » sur le secteur, non pour minimiser les faits, mais pour ne pas en valoriser la poignée d'auteurs. Pour ne pas jouer les pyromanes qui embraseraient les cités à force de surenchère statistique. « Plus on parle d'eux, plus ils sont contents et plus ils veulent en faire », prévient le maire. Elle ne veut pas faire d'angélisme et ne cache pas les trafics et la délinquance constatée sur sa commune en plein renouvellement urbain. « Mais il ne faut pas non plus en rajouter. » « Quand on met trop l'accent sur un phénomène comme celui-là, on en arrive vite à dresser le hit-parade quotidien des voitures incendiées », déplore le directeur départemental de la Sécurité publique, Albert Doutre. « Avec un souci pour les auteurs de se faire remarquer, de surenchère. Il n'est pas souhaitable de faire du fauteur de trouble la vedette du 20 heures », estime-t-il, préférant se concentrer sur la réponse « adaptée » apportée par ses services. Mercredi après-midi, constatant des feux de poubelles, subissant caillassages et quolibets depuis plusieurs jours, des policiers ont été envoyés en patrouille à Floirac. Insultés sur leur passage par un groupe d'une vingtaine de jeunes, ils ont décidé de procéder à un contrôle. Un garçon de 24 ans s'est rebellé. Interpellé, non sans avoir porté des coups. Il sera jugé aujourd'hui dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate.

====> Voitures embrasées. Cette arrestation a donné lieu à un premier incendie de voiture, avenue de la Libération. « Ma fille revenait de chercher une baguette, explique une habitante. Elle a vu la police, des jeunes qui criaient, elle a couru. » « C'était la fin du monde pour elle », commente une voisine. L'enfant a fait des cauchemars toute la nuit. D'autant que les violences urbaines ont repris quelques heures plus tard. « Mon père dit qu'ils veulent faire pareil qu'à Paris », précise une fillette. « Ils ne trouvent rien de mieux à faire pendant les vacances », estime son oncle. Sur deux parkings, plusieurs voitures se sont embrasées. « On a entendu comme des coups de feu quand les pneus ont explosé », raconte encore une habitante du quartier. « Les blocs 4 et 5 ont eu toute la fumée dans leurs appartements », explique un voisin. « Mes pensées vont vers ceux qui n'ont pas pu prendre leur voiture ce matin pour aller travailler », soupire Conchita Lacuey. « On a peur », résume une mère de famille en caressant affectueusement la chevelure épaisse de sa fille. Et le petit groupe de décrire les halls d'immeubles occupés, les dégradations récurrentes, le manque de respect, le sentiment d'impunité de certains adolescents. Les regards se méfient soudain quand arrivent deux fourgons de CRS. « Si c'est pour faire trois petits tours et puis s'en vont... », commente un habitant de l'immeuble. Les véhicules se garent, les policiers en sortent et patrouillent pour sécuriser le site. « J'ai un noeud à l'estomac qui se desserre », sourit une jeune femme qui apprend que les forces de l'ordre veilleront toute la nuit. « Mais les jeunes ont promis qu'ils reviendraient », craint son amie. Le Vendredi 4 novembre 2005

http://www.sudouest.com/041105/une.asp?Article=041105a80374.xml

======> PESSAC. --L'actualité est largement commentée dans les cités. Rencontres à Saige-Formanoir

Paroles de banlieue : Christine Morice

- PHOTO PHILIPPE TARIS

- « Nicolas Sarkozy peut venir manger le couscous à la maison, il verra que nous ne sommes pas tous des voyous », dit-on à Saige - PHOTO PHILIPPE TARIS

Il parle comme chantent les rappeurs, très vite avec un rythme bien à lui. Attablé sur la terrasse du Kebab, hier midi, au coeur du centre commercial de Saige, à Pessac, Mohamed, alias Momo, 39 ans, commente avec quelques amis les derniers événements d'une actualité qui l'interpelle tout particulièrement, celle des cités qui s'embrasent avec plus ou moins de violences à travers l'Hexagone, celle d'un malaise qui « ne date pas d'hier ». « Dans une société arrivée à saturation, les premiers qui passent à l'échafaud, c'est les pauvres », dit Momo, véritable figure du quartier, grand frère emblématique qui fait office de médiateur en dépit d'un CAP de menuiserie. « A une époque, on est allés chercher de la main-d'oeuvre bon marché dans les pays du tiers monde, dit-il. Mais on n'avait pas prévu de place pour leurs enfants. Aujourd'hui, on se fout de ces gosses nés sur le sol français. Pourtant ils sont les enfants adoptifs de la France. Et une mère, lorsqu'elle Aujourd'hui, on se fout de ces gosses nés sur le sol français. Pourtant ils sont les enfants adoptifs de la France. Et une mère, lorsqu'elle adopte des petits, elles doit les traiter aussi bien que s'ils étaient vraiment les siens. Vous ne croyez pas ? »

====> 54 ethnies. Les autres acquiescent. Houari 26 ans, assure qu'il ne trouve pas de travail malgré un BTS en réalisation d'ouvrage chaudronnier décroché à la suite d'un baccalauréat STI au lycée Alfred-Kasler de Talence. Il parle de ses cinq frères et soeurs, tous à l'école, et du père, ouvrier dans l'industrie, le seul à travailler à la maison. « J'ai fait de l'intérim, mais dès que je dis où j'habite, pour décrocher un boulot, ça ne marche pas. » « Il faut donner le nom de la rue, pas celui du quartier », lui conseille Younes qui, pour sa part, condamne fermement « toutes les violences vues à la télévision », qui ne veut défendre ni les jeunes, ni les policiers : « Nous, ici, nous sommes pour la paix. » « Mais il fallait bien s'attendre à ce que les quartiers se révoltent un jour ou l'autre », dit Momo. « Le problème, c'est le manque de respect, le manque de reconnaissance. On nous étiquette alors que, dans notre cité, nous sommes plus de 5 000 habitants pour seulement une vingtaine de fauteurs de troubles. Pas plus. Ici, la diversité est de mise : 54 ethnies sont représentées. Nous sommes les rois de l'ethnologie ! » Après Adil, qui égrène les petits boulots dans la sécurité et vit chez sa belle-soeur, puis Riad, 23 ans, manutentionnaire chez Leader Price « depuis quatre ans sans avoir été augmenté », Momo reprend la parole. « L'histoire des banlieues, elle est vieille comme le monde. Et elle ne date pas de la guerre d'Algérie. » Pour lui, c'est l'histoire éternelle des exclus qui servent « d'exutoires » aux autres. « Moi, si j'essaie de bien élever mes enfants, c'est pour eux, pour qu'ils soient heureux, pas pour faire bonne figure. Je pense que le problème, ce n'est ni la prévention, ni la répression, mais l'accompagnement des familles qui sont dépassées dans l'éducation de leurs enfants. » « Si Sarkozy devient président, ça va péter ». Inévitablement, le nom du ministre de l'Intérieur arrive dans la discussion. « Sarkozy, lui, il vise la présidence, alors il crie au loup en nous montrant du doigt. Mais il faut qu'il arrête de prendre les jeunes pour des terroristes. Il peut venir manger le couscous à la maison, il verra que nous ne sommes pas tous des voyous. » « Après les paroles qu'il a tenues, il doit démissionner », pensent certains. D'autres craignent que cette sanction ne lui donne le beau rôle et des suffrages supplémentaires pour 2007. « Mais s'il devient président, ça va péter », assure un troisième. - Le Mardi 8 novembre 2005

http://www.sudouest.com/081105/reg_gironde.asp?Article=081105a12459.xml

======> OUSSE-DES-BOIS. --Voitures incendiées, jets de pierres sur les pompiers, policiers et CRS, le quartier palois a connu une nouvelle flambée de violences dans la nuit de samedi à dimanche

Nouvelle nuit d'émeutes :Anne-Marie Simeon

- Policiers palois et CRS de Montauban ont bouclé le quartier de l'Ousse-des-Bois peu après 21 heures samedi, repoussant les émeutiers pour permettre aux pompiers d'intervenir sans être caillassés - PHOTO TADEUSZ KLUBA

Il est 21 heures, samedi soir. De nombreux CRS de la compagnie de Montauban, mobilisés à la demande du préfet des Pyrénées-Atlantiques, sont prêts à suivre le match de rugby France-Australie à la radio. Mais c'est à un autre coup d'envoi qu'ils vont devoir assister et même participer. Rue Monseigneur-Campo, à l'angle de la place, une voiture est en flammes devant l'épicerie portugaise Chez Fati (lire aussi en page 1-3). Cette partie du quartier est plongée dans le noir depuis quelques minutes, selon un scénario désormais bien rôdé depuis le début de la semaine. Mais cette fois, les jeunes n'ont pas attendu la fin de soirée pour se manifester. Et comme lundi soir, ils sont prêts à en découdre. Les pompiers sont accueillis à coups de pierres. Police et CRS commencent à boucler le quartier. Quelques minutes plus tard, un autre foyer s'embrase, à l'angle du boulevard de la Paix et de l'allée des Etoiles. Une fois de plus et comme la veille, le garage Davant est la cible. Dans l'enceinte même de l'établissement, quatre voitures d'occasion qui étaient en vente sont en flammes. Les jeunes ont réussi à forcer le portail électrique avec un pied de biche. Dans les décombres, une bouteille de bière sentant l'essence sera retrouvée.

====> Affrontements. En attendant, une fumée acre épaissit le ciel. Depuis le centre-ville de Pau, l'odeur ne laisse aucun doute sur les événements. Il est encore tôt. Dans le quartier de l'Ousse-des-Bois, certains habitants regardent la scène à travers leurs rideaux. D'autres sont dans la rue, cherchent à comprendre : « Je n'habite plus le quartier, mais mon fils était chez un copain. Je suis venu le chercher », commente un père de famille depuis le pied de l'église du Hameau. « C'est n'importe quoi, ils ne font qu'imiter les Parisiens, car ici, franchement, ils n'ont pas à se plaindre. Ils ont même eu huit acquittements », poursuit-il en faisant allusion au procès relatif à l'incendie du poste de police Ronsard, en septembre 2003. A moins de cent mètres, les gyrophares des pompiers balaient la nuit. Derrière, plusieurs cars de CRS bloquent l'accès. Les voitures qui s'engagent depuis le boulevard de la Paix, s'arrêtent quelques minutes avant d'amorcer un demi-tour. Certaines roulent tous feux éteints. Même allers et retours allée des Etoiles. Mais ici, à cette heure-là, la situation est plus tendue. Certes, les pompiers ont réussi à circonscrire le feu chez Davant. Mais policiers et CRS forcent encore les jeunes qu'ils ne voient pas à reculer. On entend les pierres et les bouteilles s'écraser au sol et contre les boucliers. En réponse, les bombes lacrymogènes sifflent avant d'exploser. Le vent pousse les gaz vers la place Monseigneur-Campo.

====> « Ca brûle à la Poste ». Mais d'un seul coup, une autre fumée s'élève. L'odeur de caoutchouc brûlé remplit l'atmosphère. « Ca brûle à la Poste », peut-on entendre. Effectivement, quatre voitures dont trois de la Poste s'embrasent. Les pompiers ne peuvent pas intervenir. En rangs serrés, les CRS quittent la place et avancent. Ils tentent de prendre les jeunes en tenaille. De grosses pierres ricochent jusqu'à l'angle de la place. Le face à face va durer près d'une heure. Quand l'angle paraît dégagé, les pompiers interviennent une première fois. Déroulant un tuyau, ils tentent par dessus le grillage d'atteindre le foyer. Trop court. Un quart d'heure plus tard, les CRS reviennent. Les jeunes se sont évaporés. Le véhicule des pompiers peut rentrer dans la cour de la Poste. De part et d'autre, des CRS montent la garde.

Une jeune fille du quartier s'approche. Elle veut gagner les locaux de la radio locale RPO. On lui explique que c'est à ses risques et périls. Elle voudrait qu'on l'accompagne. Elle a peur de passer à côté d'un container à déchets fumant : « C'est moche. On ne peut pas être solidaire. Mais ce sont des gosses, pas organisés, pas nombreux ». Du côté des forces de l'ordre, on est moins convaincu. Mais le calme semble revenir. Il commence à faire froid. Du dernier étage d'un immeuble, quelqu'un balaie la scène avec un laser rouge. Il est 23 heures. L'Ousse-des-Bois semble retrouver peu à peu son calme. Mais à Saragosse et à Lons, d'autres foyers s'allument (lire par ailleurs). Le Lundi 7 novembre 2005

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- Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/



67) PARTI SOCIALISTE. -- Les Fabiusiens béarnais menés par David Habib mènent campagne en vue du vote des militants le mercredi 9 novembre

Credo pour la motion de Fabius : A.-M.S.

Une partie du collectif fabiusien réuni autour de David Habib et de Jean-Pierre Hourclé, premier secrétaire de la fédération - PHOTO TADEUSZ KLUBA

Les 1 300 militants socialistes du département sont appelés aux urnes mercredi. Ils doivent choisir parmi les cinq motions qui leur sont proposées en vue du congrès du Mans, du 18 au 20 novembre. Le député-maire de Mourenx, David Habib, ainsi que le secrétaire de la fédération, Jean-Pierre Hourclé, défendent la motion 2, celle de Laurent Fabius. Avec d'autres militants, ils mènent campagne pour convaincre que « c'est celle qui a le plus de potentialités », explique David Habib. « Le PS ne gagnera qu'à gauche, dans une logique de rassemblement avec le souci de maintenir les acquis communs comme les droits de l'homme, la justice sociale, la lutte pour la laïcité ». Réagissant aux événements qui enflamment les banlieues, le député-maire juge inadmissible « de brûler les biens de gens qui sont confrontés eux aussi à des difficultés ». Une des solutions proposées par la motion 2 : « que chaque jeune à la sortie du système scolaire donne six mois de son temps à un service public, une collectivité, une ONG... Chacun doit quelque chose à la société, à la République. »

====> « Le Dalaï Lama du PS ». Mais ce que les Fabiusiens mettent le plus en avant réside dans les propositions visant « l'emploi, la relance de la consommation par le pouvoir d'achat, un SMIC à 1 500 euros à la fin de la législature » ou encore au sujet des services publics, « la réintégration d'EDF à 100 % dans le patrimoine de l'Etat ». Pur Mme Barbé Gouarderes, secrétaire de la section de Conchez-de-Béarn, « cette motion est la seule qui propose d'annuler les lois Fillon sur les retraites et sur l'école ainsi que toutes les lois antisociales ». Enfin, si « on ne doit pas refaire le match relatif à l'Europe », David Habib estime indispensable que « le prochain candidat dise clairement qu'il ne signera pas le traité constitutionnel ». Certes, il précise que « l'enjeu du congrès n'est pas de choisir le candidat à la présidentielle », mais il pense qu'« il est urgent d'évacuer cette question pour que le parti ne soit plus tourné vers lui-même mais s'adresse enfin aux Français et réponde à leurs interrogations ». Quant au choix qu'André Labarrère a affiché en faveur de Dominique Strauss-Kahn, il fait sourire les Fabiusiens béarnais : « Il a tenu il y a un mois les mêmes propos à Fabius. Cela tient à ses qualités d'accueil. André est un peu le Dalaï Lama du PS », s'amuse David Habib. Le Lundi 7 novembre 2005

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======> PARTI SOCIALISTE. -- Selon Alain Rousset, président de l'Association des régions de France, la motion Hollande est la plus combative, notamment pour l'emploi

Un nouveau contrat social : Recueilli par Patrick Guilloton - Alain Rousset. « Nous avons plus que jamais besoin d'un PS uni et rassemblé » - PHOTO LAURENT THEILLET « Sud Ouest ».

====> Les militants socialistes choisissent demain entre les cinq motions qui leur sont proposées. Quelles sont, à vos yeux, les différences fondamentales entre ces textes ? Alain Rousset. Force est de constater qu'il n'y a pas de divergences de fond entre les motions. Et heureusement, car notre objectif est commun : une société plus juste, plus protectrice, soucieuse de son environnement et en même temps plus dynamique, plus créatrice, préparant mieux les emplois de demain. En fait, tous, nous cherchons à porter haut et fort le slogan historique du Parti socialiste : « Changer la vie ».

====> C'est un travail à sans cesse remettre sur l'ouvrage !

A l'évidence, cela ne sera jamais fini. Ceux qui croient que la bataille politique peut un jour s'arrêter se trompent : c'est une progression faite d'idées nouvelles, d'actes concrets, de respect des femmes et des hommes, d'espérance, et ce dans le respect de nos valeurs. Il s'agit de prendre en compte toutes celles et tous ceux qui, dans notre société, sont inquiets pour l'avenir de leurs enfants ou souffrent : du manque de logement, d'emploi, ou ressentent du mal-être, à l'exemple des cités; prendre également en compte ceux qui portent le progrès économique et social, que ce soit les organisations syndicales, les chercheurs, les entrepreneurs, et les créateurs. C'est cela, l'ambition !

====> Vous considérez que la motion Hollande permet de rétablir la confiance perdue de votre électorat comme on l'a constaté lors du référendum ?

Face à la crise sociale actuelle, nous avons plus que jamais besoin d'un PS uni et rassemblé dépassant ses querelles internes. Pour ma part, c'est dans cette motion que je trouve le plus une ambition de présenter un nouveau contrat social, républicain, citoyen. Cette motion est celle qui parle le plus fortement de l'emploi et des outils à mettre en place comme l'Agence nationale de lutte contre les délocalisations et pour la réindustrialisation, les outils financiers pour la modernisation de nos emplois, la réforme de la fiscalité locale, le partenariat fort avec les syndicats. On ne peut pas se contenter de dire aux Français qu'il suffit de changer de gouvernement pour que tous nos problèmes soient réglés. Ce pays est bloqué parce qu'il est centralisé. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'il faille tout attendre de l'Etat. C'est pourquoi je suis partisan d'une décentralisation claire et assumée.



====> A ce sujet, vous qui présidez l'Association des régions de France, estimez-vous cette motion assez décentralisatrice ?

Pour être franc, sur ce volet décentralisation, je ne suis pas totalement satisfait. On ne va pas assez loin. Cela dit, je ne crois pas, comme Arnaud Montebourg, au grand soir institutionnel faisant qu'une VIe République règlerait miraculeusement tous nos soucis du quotidien. La Ve République n'a pas empêché Lionel Jospin d'être le patron de sa politique ! En revanche, que tout vienne d'en haut, alors que 70 % des investissements publics sont aujourd'hui portés par les collectivités locales, qui gèrent efficacement leurs services publics, ça, c'est vraiment insupportable. Surtout lorsque dans le même temps le gouvernement nous transfère ses charges, venant nous faire les poches, là pour payer les TGV, là pour la recherche, le logement, les universités, les autoroutes ! Nos concitoyens s'y perdent.

====> Si vous deviez lister les principaux chantiers de cet après-2007 que vous espérez, lesquels citeriez-vous ?

L'urgence, c'est l'emploi. Il nous faut donc notamment une véritable politique industrielle, basée sur un effort de recherche, d'innovation, d'éducation et de formation tout au long de nos vies, branchées sur la réalité des métiers. Il est crucial également que nous nous dotions des outils financiers nécessaires à un développement économique serein, ne dépendant pas excessivement de fonds de pensions extérieurs. Une sécurité sociale couvrant mieux la population. Des retraites, et un système de solidarité clair pour tous.

Mais, surtout, l'essentiel, c'est la parole tenue.

====> Tout cela a un coût. Où prendre les sous ?

La droite au pouvoir compte faire redémarrer la société en baissant les dépenses publiques. Comment sérieusement croire que l'inégalité et la précarité puissent être les bases du retour de la croissance ? La motion Hollande propose de se rapprocher d'un impôt dynamique touchant toutes les formes de revenus, pas uniquement ceux issus du travail ! C'est concret et progressiste.

====> Vous, l'ancien fabiusien, allez voter la motion Hollande. Que se passe-t-il par la suite ?

Pour l'heure, le débat concerne le projet du PS, sa crédibilité, sa possibilité d'appliquer sa ligne politique. Ensuite, quand il s'agira de désigner notre candidat à la présidentielle, le choix sera ouvert.

http://www.sudouest.com/081105/france.asp?Article=081105a77840.xml

- Le Mardi 8 novembre 2005 - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/

68) AEROSPACE VALLEE. -- La présentation du pôle de compétitivité samedi, à Pau, par Alain Rousset, a été l'occasion d'appeler les PME à se mobiliser davantage

Des « opportunités » à saisir : Alain Babaud - Le président de région et les dirigants du pôle invitent les petites et moyennes entreprises à proposer des collaborations et des projets - PHOTO ALAIN GUILHOT - Le Béarn aura sa part du vaste chantier de démantèlement des avions militaires et civils en fin de vie dont Tarbes va se faire une spécialité. Un centre spécifique doit voir le jour en Bigorre, dans le cadre du pôle de compétitivité Aerospace vallée (ou valley) associant les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées sur le thème de l'aéronautique, de l'espace et des systèmes embarqués. Mais il y a des pièces et assemblages dont le désossage, la récupération et le recyclage qui vont nécessiter une technicité spécifique. C'est là, assure Jacques Passemard, manager général de 2ADI, l'Agence aquitaine pour le développement industriel, que les entreprises béarnaises, et même de l'ensemble de l'Adour ont une carte à jouer. Des entreprises clairement invitées par Alain Rousset à monter dans le train qui va démarrer et au-delà. Le président du Conseil régional d'Aquitaine avait invité les chefs d'entreprises locaux concernés à venir assister samedi, sur le campus palois de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, à la présentation du pôle et de ses retombées économiques potentielles pour le Béarn.

====> L'UPPA volontaire. Une trentaine de sociétés ont ainsi appris que plus de 40 projets mariant l'industrie, la recherche-développement et la formation sont déjà répertoriés à l'échelle des deux régions. Et que d'autres sont en cours d'élaboration. « La participation des petites et moyennes entreprises est encore modeste. Il y a des opportunités », plaide François Pellerin, l'une des éminences grises du dossier. « Nous sommes au début du parcours ! renchérit Jacques Passemard, venez nous voir avec vos projets, il y a de la place pour les petits projets aussi ! » Parce que les « gros », portés par de « gros » industriels, sont bels et bien sur les rails. Turboméca, notamment, apparaît dans plusieurs dossiers de recherche et développement où les compétences d'une UPPA visiblement très concernée, très volontaire, sont mises à profit. L'un d'eux va d'ailleurs bénéficier du premier million d'euros versé à l'échelon national. Mais s'il se félicite de l'occasion qui se présente d'amener le tissu industriel régional à « retrouver une culture de l'anticipation », Alain Rousset rappelle que l'économie régionale ne se limite pas à l'aéronautique, à l'espace et aux systèmes embarqués. « Il y a une vie en dehors du pôle. » Oui, mais, à l'intérieur, il y a tout de même 1,5 milliard d'euros de subsides de l'Etat à consommer sur trois ans.

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- Le Lundi 7 novembre 2005 - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/



69) AUDIT SUR L'EAU. -- Selon Trans'CUB, la Lyonnaise pourrait avoir bénéficié de « fuites » au sujet de l'audit jalousement gardé par Alain Rousset

Soupçons de fuites : Dominique de Laage - Le président de la Communauté urbaine, le socialiste Alain Rousset, s'oppose à la communication de l'audit externe commandé par la CUB à Finances Consult au sujet du contrat de l'eau avec la Lyonnaise (voir nos éditions précédentes). Un audit dont la synthèse, rendue publique en juillet, conforte bien des « lièvres » soulevés par l'association Trans'CUB au sujet de ce contrat. L'association brûle de pouvoir disposer de l'audit entier afin d'« aider » la CUB à mieux se préparer à la renégociation du contrat avec la Lyonnaise. Alain Rousset ne l'entend pas de cette oreille. Il estime préférable, pour des raisons stratégiques vis à vis de la Lyonnaise, de garder confidentiels les détails de cet audit, dont même les vice-présidents de la CUB sont tenus à l'écart. Seule une poignée de directeurs à la CUB en auraient eu connaissance. Bref, la confiance ne règne pas. Trans'CUB doute cependant que la Lyonnaise ne dispose pas déjà de ce document. Reçue vendredi dernier par la Communauté urbaine au même titre que l'ensemble des associations du comité consultatif eau, l'association Trans'CUB a vu ses soupçons raffermis par une petite phrase de Jean-Pierre Joecklé, ce magistrat nommé cet été inspecteur général des services par Alain Rousset. Jean-Pierre Joecklé, qui prépare la renégociation du contrat, aurait ainsi lâché devant Trans'CUB : « Nous avons le sentiment que la Lyonnaise dispose de l'audit provisoire de Finances Consult ». Trans'CUB a-t-elle entendu des voix ? Du côté de la CUB, on n'a pas voulu faire hier le moindre commentaire sur les éventuelles « fuites » que laisseraient entendre ces propos de Jean-Pierre Joecklé.

====> Le coût du divorce. Pour Trans'CUB qui chiffre à 44 % le surcoût (à investissements égaux) de trente ans de concession du service de l'eau à la Lyonnaise par rapport à une gestion en régie directe, tout milite pour que « l'éventualité de la rupture » soit posée en préalable à la renégociation qui va s'ouvrir entre la CUB et la Lyonnaise. Trans'CUB avance même des indications sur le coût d'une rupture éventuelle de ce contrat : « En 1997, Denis Teisseire (1), alors élu, avait fait étudier cette possibilité par la CUB. La facture du divorce potentiel avait été évaluée à 70 M E, comprenant pénalités et reprise d'investissements non amortis. En regard des 464 M E de "gras" que se fera selon nous la Lyonnaise en trente ans par rapport à une gestion directe, cela demeure intéressant d'envisager la rupture » estime Patrick du Fau de Lamothe pour Trans'CUB. L'association, qui réclame une mise à plat du dossier, a également proposé lors de cette réunion de vendredi la création d'un « conseil d'exploitation » entre la CUB et la Lyonnaise, où siégeraient des élus mais également des représentants d'associations d'usagers. « Il est anormal, pour un dossier de cette importance, que si peu d'élus suivent le dossier. Surtout lorsqu'on connaît la porosité entre les services de la CUB et de la Lyonnaise. Il est également incompréhensible que le travail d'associations telles que Trans'CUB ne soit pas mis au service de la collectivité » note encore Patrick du Fau de Lamothe. (1) Ex-président et cheville ouvrière de Trans'CUB, toujours très actif dans cette association . Le vendredi 4 novembre 2005

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70) BEGLES ....... - Menacés de se voir couper l'approvisionnement en gaz faute d'avoir honoré leurs factures, les verriers d'Aquitaine espèrent que le sursis se prolongera

La verrerie tourne encore : Claude Garnier - Les salariés sont venus aux nouvelles hier soir devant l'usine. A noter la présence de l'abbé Robert et du maire honoraire Mme Rossignol (à droite) - PHOTO RENE CAZENAVE - Les fours des Verriers d'Aquitaine, l'entreprise béglaise, tournaient toujours hier malgré la menace persistante de leur couper le gaz indispensable à son fonctionnement. Ce sont des factures impayées - pour un montant de 130 000 euros correspondant aux mois de juin, juillet, août et septembre - dues à Total Energies Gaz (Tegaz) qui sont à l'origine de cette passe délicate. Si le fournisseur mettait sa menace à exécution, la cessation d'activité et la mise en chômage technique des 45 salariés de la verrerie seraient inévitables. De sursis en sursis, la patience de Tegaz à l'égard du « mauvais payeur » semble avoir atteint ses limites. Aux dernières nouvelles, le principal actionnaire des Verriers, Gervais Douin, aurait en gage de bonne volonté, effectué un virement de 15 000 E vendredi dernier à Tegaz (avec copie du chèque notifié par fax), l'entrepreneur ayant par ailleurs fait savoir que des factures à recouvrer permettraient très bientôt de faire un chèque du même montant. Le reste de la créance de Tegaz pourrait faire l'objet d'un rééchelonnement à négocier. Si toutefois celui-ci est accepté.

====> Crédit-bail. Rappelons que lors de la table-ronde qui s'était tenue à la préfecture le 30 septembre dernier, les différents acteurs du dossier avaient annoncé être parvenus à un accord pour que l'entreprise verrière puisse faire face à ses échéances jusqu'à son déménagement en juin 2006 dans une nouvelle usine-relais construite par la société d'économie mixte béglaise (Saemcib) sur la zone du Grand port. L'opération estimée à 1,2 million d'euros serait financée par crédit-bail sur une durée de 12 ans. Le 21 octobre 2004, la Saemcib, l'opérateur-aménageur de la ville de Bègles, a racheté à Gervais Douin pour 600 000 E le terrain occupé par la verrerie. Une partie de la transaction a servi à effacer les dettes sociales de l'entreprise et à financer la modernisation des fours. L'opération a aussi permis à la ville de Bègles de faire échapper le terrain, situé en zone de rénovation urbaine, aux appétits des promoteurs. Côté financier, 350 000 E ont été versés sur la vente et 250 000 E placés sur un compte séquestre bloqué. Les dernières négociations ont abouti à la promesse de la Saemcib de débloquer 100 000 E aux Verriers d'Aquitaine quand l'opération de crédit-bail sera sur les rails, dans les premiers mois de 2006. Cet argent devrait servir en tout premier lieu à désintéresser Tegaz de ses fournitures impayées.

====> Aux nouvelles. Hier soir, les salariés de la verrerie se sont rassemblés devant l'usine à l'appel du conseiller général Jean-Jacques Paris et de la section locale du PC. L'abbé Jean-Yves Robert, curé de la paroisse, a apporté son soutien aux employés. Jean-Jacques Paris a souligné qu'il était « impensable » que l'entreprise soit acculée à la fermeture faute d'approvisionnement en énergie, d'autant que les carnets de commande sont pleins et qu'un plan sérieux de déménagement est dans les tuyaux qui permettra de consolider la modernisation de l'entreprise. Un bémol toutefois, souligné par le délégué du personnel : l'absence d'un vrai pilote à la tête de la société. Le Jeudi 3 novembre 2005

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