Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde

Bloc-Notes No 267 - Aquitaine Période du 4 au 11 mars 2006

Table des matières

L'Agenda :

1) Conseil d’Orientation d’Espaces Marx

2) Atelier de Préparation du Colloque 10éme anniversaire : « Face au Capitalisme mondialisé, y-a-t-il encore place pour vivre et travailler au pays ? »

3) Atelier de Préparation du FSL33: Contribution d’Espaces Marx : « Dans quelle société voulons-nous vivre ? »

4) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2006)

5) L’Atelier Economie Politique d’Espaces Marx et d’Attac33 : « ITER, MEGAJOULE, LA FUSION NUCLEAIRE…»

6) Discordances Les Rencontres Philosophiques d’Espaces Marx : « Leur jeunesse et la nôtre : L'espérance révolutionnaire au fil des générations »

7) [Retrait du CPE/CNE] Rassemblement Demain Samedi

8) [UFAL33] « Féminisme et Laïcité »

9) Le collectif  "800m² pour tous et toutes" : POUR LE DROIT AU LOGEMENT

10) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

11) Appel à la Grève le 7 mars de toutes les UD Syndicales de Gironde

12) « AFRIQUE QUI PART, AFRIQUE QUI RESTE » : Les enjeux des migrations

13) [Maison des Femmes] Programme autour de la Journée internationale des femmes

14) [PCF33] Conférence Départementale : Les Communistes Girondins préparent leur 33éme Congrès

15) LES ATELIERS MONTAIGNE accueillent Pierre Bergounioux : Romancier et essayiste et Maître Gérard Boulanger : Avocat, Président de la ligue des droits de l'Homme de Gironde

16) Le 50éme Clins d'oeil Cinéma : ILS NE MOURAIENT PAS TOUS MAIS TOUS ETAIENT FRAPPES

17) Rencontres avec le Cinéma d’Amérique Latine : 23ème édition

18) ANNEXES 8 ET 10 : LE MEDEF VEUT AGGRAVER LE PROTOCOLE DU 26 JUIN 2003

19) Les rencontres SCIENCES PO/SUD-OUEST accueillent Axel KAHN

20) Les 3émes Journées du désarmement nucléaires

21) [CIDF] Débat au Conseil Général “Mode d’emploi : C’est quoi, l’égalité hommes-femmes ?”

22) LE KRAKATOA – programmation FEVRIER / MARS  2006

23) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

24) Manifestations brésiliennes du 02 au 11 mars 2006

25) [ANDROMAC] Manutention, Gary Dub et Cie...

26) Colloque "Corps en mutation" à Toulouse-le-Mirail

27) [ViaLaRue] Deux rencontres Inter-régionale

28) INVITATION "Kiffe, kiffe, ma cité"

29) DISNAR POPULAR D'ANARAM AU PATAC

Echos de Gironde

30) [ATTAC33] POUR LE RETRAIT DU CONTRAT PREMIERE EMBAUCHE (CPE)

31) [UFAL33] Comme le smic-jeunes de Balladur en 1994, Le Contrat Première Embauche (CPE) de Villepin doit être annulé

32) « L'Escale sauvée des eaux » par Isabelle Castéra

33) Les Nouvelles de Bordeaux en bref . . .

34) Grand contournement de Bordeaux : Développement durable du tout camion

35) Emploi, politique industrielle en Gironde : Arrêtez le massacre

36) Renouvellement urbain à Bègles : Garantir les relogements

37) La droite et le logement social : Pas de ça chez nous !

38) Contrat Première Embauche : Il faut le refuser

39) Marie-George Buffet : Assez de gâchis!

40) Jeudi 2 février 2006 : Grève des fonctionnaires

41) Programme du Medef : Une voracité sans limites

42) PCF33 - Remise de cartes 2006 en Gironde : Débuts encourageants

43) « La classe ouvrière, c’est pas du cinéma » : Premier clap le 2 février

44) Bordeaux, entre Bacalan et Bastide : Enfin un franchissement

45) OPA sur Arcelor : Fonderies boursières

46) Retraités CGT : Jeunes, retraités, même combat

47) Les départements face à la crise

Echos d’Aquitaine

48) Désamiantage du Clémenceau : Pourquoi pas en Aquitaine ?

49) BISTROT ESPACES MARX du 24 janvier 2006 : « Changeons la donne à gauche pour gagner en 2007 »

50) Le Forum de St-Médard en Jalles : Donner la parole au peuple

51) Villenave d’Ornon : Forum sur l’emploi

52) Préparation de la Charte antilibérale pour les Assises Nationales de mai 2006.

53) Pétrole : pic en vue !

54) L’horizon prospectif d’Espaces Marx

55) Alternative à Gauche : « Votre colère est nécessaire »

56) PCF : « Il faut que la gauche se donne une ambition »

57) Le développement en questions : deuxième partie

Points de vue

58) «LA GUERRE ? STOP !» par Michel PEYRET, Membre du Conseil d’Orientation d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde

59) « A quand la fin des soldes ? » par Stéphane Le Bot, Membre du Conseil Départemental du PCF33.

60) « Chirac : Déclaration de guerre à la Paix » par Martine Alcorta, Conseillère Municipale de Bègles

61) 33ème Congrès du PCF - Tribune de discussion : Contribution de Robert Brisson, Section du PCF de St-André de Cubzac.

62) « Roulette russe ? » par Hervé Le Corre, Ecrivain.

63) « Exigence d’une alternative crédible. » par Annie Guilhamet, Professeur des écoles, Membre du Bureau Exécutif du PCF33.

64) " Faire du blasphème un délit, un lointain retour en arrière " Entretien avec Antoine CASANOVA, Historien, Directeur de la revue La Pensée.

65) « A propos des réformes constitutionnelles » par Pierre Gérard, Blanzy (Saône-et-Loire)

66) « Pour que le peuple gagne, ne pas se tromper d'élection en 2007 » Par Pierre Carassus, député de Seine-et-Marne de 1995 à 2002, coprésident de la Coordination nationale de la Gauche Républicaine

66) « Quelle "transformation sociale" proposer ? » Par Jean Lojkine, sociologue

67) « Jourdan : des solutions pour promouvoir l'emploi » Par Denis Barthosik (CGT cheminots, Romans), Frédéric Devine (PCF, Romans), Jean-Marc Durand (CN PCF, Romans), Martine Le Goff (élue titulaire CGT CE Jourdan), Jean-Louis Mollard (syndicaliste enseignant SNES), Frédéric Puech (agent EDF-GDF à Romans, secrétaire CGT énergie Drôme et Ardèche).

68) « Tout n'est pas privatisable, il faut savoir raison garder » Par Jacques Voisin, président de la CFTC

69) « Le modèle de croissance actuel aggrave la pauvreté » Par Alain Hayot, membre de la direction nationale du PCF, chargé de l'écologie et du développement durable.

70) « Une VIe République qui rapproche élus et citoyens » Par Jacques Brunhes, député, vice-président du groupe communiste à l'Assemblée Nationale

71) « Sécurité et souveraineté alimentaire » Par Gérard Durand, secrétaire national de la confédération paysanne.

Echos d’Initiatives

72) SOUTENIR LA DEFENSE DE MUMIA ABU-JAMAL !

73) [LDH] Semaines d'éducation contre le racisme

74) Pétition : « Acheter du sexe n’est pas un sport. »

75) AVIGNON FESTIVAL COMPAGNIES

Le Coin des Lettres

76) [CHECHNYA] Articles update 28/02-2006

77) FELCO 171 - les nouveautés sur notre site - tot plen de novèlas sul siti nòstre

78) [infos-paix] Infos paix n°223 - 22 février 2006

79) [march-pro] Courrier de la Marche Mondiale des Femmes N° 64

80) Parution de Facteur 4D N°30 / janvier - février 2006

81) [UGICT-CGT] L@ lettre N° 112 du 27/02/2006 est arrivée

Le Coin des Blogs

82) A la rencontre d'autre blog du mouvement social

Le coin des Revues

83) Le N° 285 de NON-VIOLENCE ACTUALITE EST PARU !

84) CLARA Magazine No 94 - Mars 2006 Vient de paraître – Dossier : « Solidarité réciproque »

85) Planète PAIX – No 509 : « La paix, matière à cultiver »

86) Revue Contretemps nº 15 : « Les intellectuels et l’engagement »

Le Coin des Livres

87) Combat pour l’histoire

88) Baruch Spinoza et l’éthique de la joie

89) Une vision planétaire du développement agricole

90) Psychanalyse, État de droit et démocratie

Le Coin du Cinéma

91) Eaux troubles : Claude Chabrol est à son affaire

92) Du pétrole dans tous ses états

93) Le ciel leur est tombé sur la tête

Le Coin des sites

94) Un site Web sur la Guerre de 14

95) Avis de Naissance : L’UNIVERSITE  POPULAIRE DU BASSIN D'ARCACHON ET DU VAL DE L'EYRE vient de voir le jour

Echos de France

96) Villepin perd neuf points de confiance

97) UMP : Nicolas Sarkozy à l’assaut de la République

98) Les Verts en campagne présidentielle interne

99) Les Français soulignent l’ambiguïté du PS

100) PCF : « Il faut que la gauche se donne une ambition »

101) Pauvreté : Un bilan très alarmant

Echos d'Europe

102) Un projet du Conseil de l’Europe : Un mémorandum anticommuniste en préparation

103) Bolkenstein : « La règle absolue demeure la mise en concurrence »

104) La « modération salariale » ne fait plus recette en Allemagne

105) Union Européenne : L’économie européenne traîne la patte

106) Acheter du sexe après le sport

107) BALKANS : Une conciliation est-elle possible pour le Kosovo ?

Echos du Monde

108) « GRANDEUR ET MISERES DU SYNDICALISME ALGÉRIEN : L’heure des convergences » Par Sadek Hadjerès.

109) INTERNATIONALISATION : Superbe réponse du ministre brésilien de l'éducation interrogé par des étudiants aux Etats-Unis.

110) Les banlieues du monde à Nanterre

111) Artisans du Monde : Comprendre pour agir

112) En Inde, colère et soulagement

113) Grippe Aviaire : Une bombe à retardement pour le continent africain





Le site d'Espaces Marx Bordeaux: http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

Contact : espaces.marxbx@tiscali.fr ou Marvinc@no-log.org

Espaces MARX France: http://www.espaces-marx.org/



Contact : <Espaces_Marx@internatif.org>

Adhésion : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59

L'URL pour s'inscrire à la liste de diffusion est : mailto:espmarxbx-request@ml.free.fr?subject=subscribe





L'Agenda :



1) Conseil d’Orientation d’Espaces Marx

Le Lundi 6 Mars à 20h30 A L’Athénée Municipal de Bordeaux – Espace St Christoly - Ordre du Jour : – Point des initiatives de Février - Préparation des initiatives de Mars et Avril (Bistrot, Ateliers Economie, Santé, Arts et Société, Conférences et Rencontres Philosophiques…) - Préparation du 10éme anniversaire de la création d’Espaces Marx : Proposition d’un colloque régional : « Face au Capitalisme mondialisé, y-a-t-il encore place pour vivre et travailler au pays ? » - Bilan des rencontres Utopia-Espaces Marx et Projets 2007- Point dépôt des demandes de Subvention – Préparation Tables Ronde (l’école, le Colonialisme, la santé) – Contributions au FSL33 - Lettre Trimestrielle – Le nouveau site Web -Questions diverses,… Contacts : - Tel : 05.56.85.50.96 Emel: <espaces.marxbx@tiscali.fr> ou Marvinc@no-log.org - Réunion de Bureau Mercredi 15 Mars à 12h15 au Café de l’Horloge. Réservez votre repas au 05.56.04.12.25 (Le 3éme Mercredi du mois).



2) Atelier de Préparation du Colloque 10éme anniversaire : « Face au Capitalisme mondialisé, y-a-t-il encore place pour vivre et travailler au pays ? »

Le Mardi 7 Mars à 18h30 A L’Athénée Municipal de Bordeaux – Espace St Christoly – Du « local au mondial » nous voilà contraint de penser les changements envisagés d’une tout autre manière qu’au siècle dernier. Peu-t-on encore imaginer « vivre et travailler au pays » face à une mondialisation sauvage qui ne respecte plus rien ? Abolir les frontières, c’est plutôt bien, mais lorsque cela se traduit par des délocalisations meurtrières pour des régions entières, par la mise en concurrence des peuples et des salariés… Comment penser planétaire et migration choisie, et non pas migration contrainte dans un monde fait de violence symbolique et réelle ? Vouloir s’ancrer dans un territoire, est-ce possible ? Retrouver des rythmes maîtrisés de vie ? Ne faut-il pas relocaliser les activités économiques, sociales, politiques ? Permettre une réappropriation et une maîtrise des territoires, des lieux de vie, de production, de culture, des savoirs et des savoirs faire ? Non pour favoriser on ne sait quel repliement frileux, mais pour affronter dans d’autres conditions démocratiques et humaines les enjeux planétaires auxquels nous sommes confrontés. Penser Global, Agir Local. Ainsi tout en réfléchissant à notre avenir commun, comment transformer notre quotidien en plongeant nos racines dans le sol. Si vous pensez que vous pouvez apporter une contribution écrite, et/ou orale à cette réflexion, n’hésitez à participer aux réunions de préparation, ou à écrire à Espaces.MarxBx@tiscali.fr



3) Atelier de Préparation du FSL33: Contribution d’Espaces Marx : « Dans quelle société voulons-nous vivre ? »

Le Mardi 7 Mars à 20h30 A L’Athénée Municipal de Bordeaux – Espace St Christoly – Cette réunion doit permettre à Espaces Marx de préciser les thèmes et le contenu d’Atelier et de plénière que nous proposerons, où auxquels nous apporterons une contribution lors du prochain FSL en mai prochain. Si vous pensez que vous pouvez apporter une contribution écrite, et/ou orale à cette réflexion, n’hésitez à participer aux réunions de préparation, ou à écrire à Espaces.MarxBx@tiscali.fr



4) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2006)

Nous avons terminé l’année 2005 avec 262 adhérent(e)s soit 21 de plus qu’en 2004 et 55 soutiens. Nous saluons par ailleurs les 73 nouvelles adhésions réalisées cette même année, soit 25 de plus que l’an passé. Ces chiffres reflètent une certaine vitalité qu’il faut continuer d’entretenir et enrichir de votre participation. C’est peut-être la dernière fois que vous recevez cette lettre mensuelle, en tout cas de manière régulière si vous n’êtes pas à jour de votre cotisation 2006, ou si vous n’avez pas envoyé à Espaces Marx un petit soutien financier. Nos moyens financiers ne nous permettent pas de continuer à vous informer sans votre participation. Cordialement. Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde. Si vous avez déjà répondu à cette sollicitation nous vous en remercions



5) L’Atelier Economie Politique d’Espaces Marx et d’Attac33 : « ITER, MEGAJOULE, LA FUSION NUCLEAIRE…»

Le Jeudi 9 Mars de 19h à 21h à l’Athénée Municipal de Bordeaux, Animé par Jacques TOISER qui accueille Michel PEYRET sur le thème : « ITER, MEGAJOULE, LA FUSION NUCLEAIRE…» : « Une énergie va disparaître. Mais depuis toujours l'homme contemple une autre source d'énergie, les étoiles, et plus particulièrement son étoile, le soleil. Depuis moins de cent ans, l'homme sait enfin l'origine de ce feu bien singulier, mais il sait aussi désormais que Promèthée ne lui en n'offrira pas un morceau pour qu'il puisse s'en servir à sa convenance. Cependant, depuis maintenant quelque dix ans, il est arrivé à reproduire ce phénomène dans ses laboratoires et il imagine la façon d'en tirer la plus universelle, la plus souple et demain la plus propre des formes de l'énergie, l'électricité. Universelle mais pas unique; Mais indispensable si l'on considère la place que tient le pétrole, le vide énergétique que va constituer sa pénurie progressive, le caractère limité d'autres alternatives. Avec la fusion nucléaire, avec ITER et MEGAJOULE, une porte s'ouvre vers une source abondante, inépuisable, puisqu'il suffit de réaliser une opération de fusion de deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium et le tritium, pour obtenir une quantité d'énergie infiniment supérieure à celle qui aura initié la réaction de fusion. ITER et MEGAJOULE sont des instruments expérimentaux. Ils s'appuient toutefois sur des connaissances acquises avec d'autres outils. Avec ITER et MEGAJOULE, l'humanité, la science, franchissent un seuil et s'engagent sur un chemin inexploré. Le, les défis, sont immenses. L'homme aura-t-il la sagesse suffisante pour écarter les voies dangereuses, telle celle que constituerait l'utilisation de ces outils pour des oeuvres de mort ? Il a déjà la connaissance de cette ambivalence des découvertes scientifiques et sait qu'en présence de contradictions, l'action commune des êtres humains est indispensable pour écarter les voies contraires à leurs aspirations les plus civilisatrices, les plus porteuses d'humanité. Ce soir, ensemble, entrons sur ce chemin ! Michel Peyret.» - Si vous avez une idée, proposition de thème ou d'intervention ( de quelque nature que ce soit) sur cette séance ou celles à venir , contacter l'animateur de cet atelier : Jacques TOISER ( 06 07 38 34 23 ) < jacques.toiser@ free.fr> - (Avec la Participation d’ATTAC33) ou avec "Patrick SIMON"< mcsimon001@cegetel.rss.fr> ou <espaces.marxbx@tiscali.fr>. – Entrée libre -



6) Discordances Les Rencontres Philosophiques d’Espaces Marx : « Leur jeunesse et la nôtre : L'espérance révolutionnaire au fil des générations »

Le Vendredi 10 Mars à 18h30 A la Salle de La Machine à Lire

Animées par Philippe CAUMIERES et Dominique JOBARD, Professeur de Philosophie

Accueillerons Jean BIRNBAUM, Professeur de Philosophie pour son livre : « Leur jeunesse et la nôtre : L'espérance révolutionnaire au fil des générations » Publié aux Editions Stock. « Nous n'avons pas vingt ans, nous n'avons pas trente ans, mais déjà dans la bouche un goût de terre brûlée. Car c'est en vain que nous sommes partis en quête de nos aînés. Nous avions rêvé d'un dialogue, et qu'ils nous communiquent le feu qui embrasa leur jeunesse. Au lieu de quoi, ils nous tournèrent le dos, préférant se claquemurer dans une nostalgie stérile : après eux, le désert... Nous voici livrés à nous-mêmes. A l'origine de cet essai, donc, il y a la volonté de se réapproprier un passé, pour en tirer leçons, en notre nom. Sur les espérances révolutionnaires, exercer un droit d'inventaire. Récupérer, avec la génération 68 ou plutôt malgré elle, quelque chose comme un passage du témoin. Cette enquête en filiation, j'ai voulu la mener au miroir d'une tradition singulière (le trotskisme), et donner la parole à des militantes, des militants, célèbres ou anonymes, passés ou présents. Ceux-là n'ont pas toujours évité les tentations autoritaires, mais depuis le combat " antistalinien " jusqu'aux luttes altermondialistes en passant par la solidarité avec les peuples colonisés, ils n'en ont pas moins ancré leur révolte dans un souci vital de transmission. Au creux de leur discours, il s'agit de restituer ce qu'on pourrait nommer une pédagogie de l'émancipation : l'écoute des aînés, le goût pour la chose imprimée, la passion des idées... D'explorer l'élan et l'enthousiasme, d'abord, mais aussi les déchirures intimes : sur les dérives sectaires, par exemple, ou encore sur la question juive. Avec, à l'horizon, cette surprise tout au long du XXe siècle, il s'est trouvé des gavroches de quatorze ans pour se fâcher contre l'injustice du temps présent. Alors, monter à l'assaut du ciel, changer le monde, à quatorze ans ? Jadis et naguère, oui, à coup sûr. Hier encore, sans doute. Et maintenant ? - Biographie de l'auteur : Jean Birnbaum, 31 ans, est journaliste au Monde. Il a également travaillé pour France Culture, où il a notamment collaboré à l'émission " Staccato ". On lui doit le dernier entretien avec le philosophe Jacques Derrida : Apprendre à vivre enfin (Galilée/Le Monde, 2005).  » - Vous souhaitez vous associer aux rencontres philosophiques écrire à "Philippe Caumieres" <p.caum@wanadoo.fr>- Tél : 05.53.36.77.41 ou à "Dominique Jobard" <Domijob@wanadoo.fr> ou Laurent BOYER <xnonx@free.fr> ou <espaces.marxbx@tiscali.fr>



7) [Retrait du CPE/CNE] Rassemblement Demain Samedi

La venue de de VILLEPIN a été confirmée pour demain SAMEDI 4 MARS à 9H au PALAIS DES CONGRES à l'occasion du rassemblement des élus locaux d'Aquitaine. Il devrait etre également accompagné de Michèle Alliot marie. Les étudiants qui se battent contre le CPE ont prévu, avec les lycéens, précaires, chomeurs et tous ceux en lutte contre le CPE/CNE et la loi sur l'égalité des chances, de manifester devant le palais des congrès à cette occasion. Amenez de quoi faire du bruit (casseroles etc.) et habillez vous de préférence en noir. !!! Rendez-vous: - Les étudiants de l'IUT et du campus donnent rendez-vous à 7h45 BARRIERE ST GENES à tout le monde pour partir ensemble vers le palais des congrès. On recherche activement des voitures pour rejoindre plus vite le lieu. - Pour ceux qui ne peuvent pas s’y rendre, rendez-vous au palais des congrès à 9H. Nous esperons que vous pourrez etre nombreux à nous rejoindre. Flora (Sud étudiant) - From: SUD étudiant Bordeaux <sudetudiantbordeaux@yahoo.fr>

====> Bonjour à tous,  Nous sommes des étudiants de l'IUT Carrières Sociales de Bordeaux 3. Notre mouvement est sans étiquette politique et fonctionne sur le mode de l'autogestion. Nous militons depuis un mois contre les politiques de précarisation. Nous investissons jours et nuits depuis 2 semaines l'IUT afin de créer  un espace d'informations, d'échanges, de débats autour de ce thème. Nous avons fait le choix d'utiliser des méthodes alternatives pour sensibiliser tous les publics : théâtre d'intervention, discussion, intervention de juristes, d'associations d'éducation populaire et actions coup de poing ( exemple: ce matin une délégation s'est rendue à l'inauguration en présence du préfet de la plate-forme de vocation à l'ANPE, rue Saget à Bordeaux. Une haie de personnes habillées de noir et silencieuses était positionnnée à l'entrée du bâtiment et l'une d'entre elles était allongée par terre. Des panneaux expliquaient notre action. Nous avons ainsi pu obtenir un rendez vous avec le préfet). En vue de la mobilisation du 7 Mars, nous vous proposons, une manifestation inhabituelle afin de marquer les esprits : réaliser un cortège en noir, visage blanc et larmes dessinées, qui alternerait entre une  marche silencieuse et des lectures de textes tels que témoignage, textes informatifs, engagés etc... Nous avons tenté de prévenir un maximum d'organisations. Pourriez vous également faire circuler l'information afin que la mobilisation soit optimale. N'hésitez pas à nous transmettre votre avis sur cette proposition. Les iutiens Carrières Sociales : http:iutienscontrecpe.canalblog.com - From: iutiens carriére <iutcarsoc@yahoo.fr>



8) [UFAL33] « Féminisme et Laïcité »

Dimanche 05 mars 2006 à 11h00 Salle de la Briqueterie, chemin Pas du Gros 33610 Cestas, Conférence de Jocelyne CLARKE, Secrétaire générale de l’Union des Familles Laïques : « Féminisme et Laïcité » : Jocelyne Clarke est professeur à Aubervilliers. Elle est responsable du secteur féminisme à l'Union des Familles Laïques et rédactrice en chef de la Revue Laïque et Féministe. Elle est l'initiatrice de l'Appel des Femmes qui a eu un écho important au moment des émeutes dans les banlieues. Jocelyne Clarke démontre que l'offensive néo-libérale et l'offensive communautariste regardent dans la même direction et visent toutes deux à casser un modèle de société solidaire au service du plus grand nombre, pour lui substituer une société éclatée, privilégiant la disparité des droits au nom d'un différentialisme religieux, de sexe, de genre ou bien régionaliste. Elle met l'accent sur le besoin des néolibéraux de flatter les communautés ethniques et religieuses intégristes pour mettre en avant la charité et pour justifier la régression des droits des femmes donc des droits de l'homme. Elle évoque les curieuses alliances des intégristes des religions avec des organisations de gauche ou d'extrême-gauche qui peuvent se retrouver sur les positions d'une extrême-droite identitaire, prêtant ainsi main forte au néolibéralisme. Plus que jamais donc, féminisme et laïcité doivent être portés ensemble afin que cessent les attaques de plus en plus nombreuses contre les droits et la dignité des femmes. Christian Gaudray, UFAL de Gironde - 06.84.91.44.44 - ufal33@ufal.org - http://ufal33.monsite.wanadoo.fr/

 L’UFAL, mouvement d'éducation populaire tourné vers l'action, intervient dans tous les domaines où l’intérêt des familles est concerné : travail, logement, environnement, éducation, protection sociale, services publics... - From: "christian.gaudray" <christian.gaudray@wanadoo.fr>



9) Le collectif  "800m² pour tous et toutes" : POUR LE DROIT AU LOGEMENT

Le collectif  "800m² pour tous et toutes" appelle à un RASSEMBLEMENT POUR LE DROIT AU LOGEMENT SAMEDI 4 MARS - 16H00 - HANGAR 14   - Merci de faire circuler l'info - Pas logé.es, mal logé.es ou en passe de le devenir : ORGANISONS-NOUS. Aujourd'hui pour défaut d'assurance d'habitation, ou pour un arriéré de loyer dérisoire, nous passons devant le tribunal et risquons une expulsion de nos logements. - Attendu que les prix des loyers dans le privé ont littéralement flambé ces dernières années à cause de la déréglementation du marché de l'immobilier (entre 650 et 1000 euros pour un T3 à bordeaux). - Attendu que les conditions requises par les propriétaires et les agences sont arbitraires et abusives (avoir un CDI, gagner trois fois le prix du loyer, refus des organismes cautionnaires type FSL, discrimination au faciès). - Attendu que les listes d'attente auprès des organismes HLM de la Gironde sont plus que saturées (7000 demandes, entre 3 et 5 ans d'attente). - Attendu que les pouvoirs publics ne prennent aucune mesure pour contrôler ces abus, au contraire (arrêté anti-bivouac, projet "Bordeaux ville propre", harcèlement des SDF.) - Attendu  que la logique est clairement de refouler à la périphérie de la ville les couches populaires à coup de subventions publiques. -  Attendu que, dans le cadre de l'Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat et de Renouvellement Urbain, 13 millions d'euros viennent d'être accordés par la mairie de Bordeaux aux propriétaires privés, en contrepartie 130 logements sociaux sont prévus, quand il en manque plus de 7000. EN CONSEQUENCE, NOUS EXIGEONS : - AU MINIMUM, L'APPLICATION DE LA LOI DES 20% DE LOGEMENTS SOCIAUX - L'ARRET DES EXPULSIONS : PERSONNE NE DOIT FINIR A LA RUE - LA BAISSE DES PRIX DES LOYERS - LA REQUISITION DES LOGEMENTS VIDES - LA CONDAMNATION DES PROPRIETAIRES OU AGENCES IMMOBILIERES BAILLEURS DE LOGEMENTS INSALUBRES - LA REQUISITION DES PROFITS DES AGENCES, SYNDICS ET PROPRIETAIRES POUR FINANCER LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS - From: "Librairie du Muguet" <librairiedumuguet@no-log.org>

 

10) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

====> Groupe de proximité d'ATTAC

-- ATTAC Graves : mardi 7 mars 2006 à 20h30. Salle des éclaireurs  (près du château de Thouars) Talence - Thème : Logiciels libres :  enjeux de société - Intervenant : Pierre Jarillon, vice-président de l'Abul (Association Bordelaise des Utilisateurs de  Logiciels libres)

-- ATTAC en Libournais : 7 mars 2006 à 20h30, à la Bourse du Travail de Libourne ( 19 Rue Giraud ).Le thème abordé sera la directive Bolkestein - contact :attacenlibournais@wanadoo.fr

====> GROUPES DE PROXIMITE : - ATTAC SUD BASSIN Jean-Pierre Dousse 06-62-39-66-88 jpdousse@aol.com - ATTAC NORD BASSIN Bernard Trannoy 05-56-26-27-01 Bernard.trannoy@wanadoo.fr - ATTAC BORDEAUX Marie-Thérèse Elliautou 05-56-40-33-29 eliotoumarie@free.fr Geneviève Bonnet 05-56-32-50-78 - ATTAC JEUNES Rémi Lafon rlafonpuyo@club-internet.fr - ATTAC JALLES Jean-Luc Gasnier 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr Le groupe des Jalles se réunit tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle de l'ABC de Blanquefort. - ATTAC GRAVES : Josiane Metnard 05-56-37-04-46 josianemeynard@aol.com le groupe des Graves organise une réunion publique en principe tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle des éclaireurs près du château de Thouars à Talence. Exception pour le mois de février : ce sera le mardi 21. - ATTAC EN LIBOURNAIS François Poul 06-85-19-93-27 05-57-25-39-88 attacenlibournais@wanadoo.fr francois.poul@neuf.fr ATTAC en Libournais se réunit le 1er Mardi de chaque mois (Réunion Publique), à partir de 20h30, à la Bourse du Travail, Rue Giraud 33500 LIBOURNE - ATTAC MEDOC Gérard Thiebaud lesguillobaut@club-internet.fr - ATTAC SUD GIRONDE Catherine Peytermann 05-56-65-50-29 attac.sudgironde@free.fr réunion une fois par mois (lundi ou mardi) à Saint Macaire, salle de la mairie http://adiu.free.fr/attac- ATTAC HAUTE GIRONDE Jean-Noël Fouchier 05-57-58-18-97 fouchier.cecchin@free.fr

====> COMMISSIONS : - SANTE Danielle Berna 06-71-52-56-88 bernadanielle@yahoo.fr - AGCS / OMC / SERVICES PUBLICS Denise Cassou 05-56-25-72-23 d.cassou@free.fr - OGM / AGRICULTURE Jean-Luc Gasnier 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr - RELATIONS NORD-SUD / SOLIDARITES INTERNATIONALES Maurice Vilmont 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr - EUROPE - DROITS FONDAMENTAUX Brigitte Durraffourg 06-20-59-53-22 brigitte-duraffourg@mairie-libourne.fr - EMPLOI / CHOMAGE / PRECARITE Jacques Martineau 05-56-36-62-29 jac.mar2@wanadoo.fr - GPL (FONCTIONNEMENT ATTAC33) François Poul 06-85-19-93-27 francois.poul@neuf.fr - FSL33 Maurice Vilmont 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr - ATELIER ECONOMIE ET POLITIQUE : Jacques Toiser 06-07-38-34-23 jacques.toiser@free.fr

====> CHAQUE MARDI DE 18h30 A 20h - PERMANENCE AU LOCAL D'ATTAC 33 : 2, PLACE SAINT-PIERRE A BORDEAUX - Adresse electronique : bordeaux@attac.org - Adresse postale : ATTAC 33 BP 142 33008 BORDEAUX CEDEX - Tel : 05 56 44 08 05 - Adresse du site web : http://www.attac33.net/ ou http://www.local.attac.org/attac33 Vous pouvez sur ce site vous abonner au p'tit grain, ou vous désabonner - ATTAC international : http://www.attac.org - From: "Le P'tit Grain Attac33" attac33@wanadoo.fr



11) Appel à la Grève le 7 mars de toutes les UD Syndicales de Gironde

Les organisations syndicales de la Gironde : CFTC, FSU, SOLIDAIRES, CGT, CFDT, FO, UNSA, CGC, FSU, le Comité Etudiant et la confédération étudiante se sont réunies le 17 février 2006. Elles ont constaté que la mobilisation du 7 Février avec 12 000 manifestants a été un succès. Cette manifestation était une première étape vers une mobilisation plus large pour le retrait du CPE en particulier et pour la satisfaction des revendications en général. Le CPE constitue une discrimination forte et supplémentaire à l’égard de la jeunesse et la condamne à la précarité. La lutte contre le CPE est indispensable à la sauvegarde des droits sociaux. Se rajoutant au CNE à destination des salariés de toutes les générations dans les entreprises de moins de 20 salariés, il fragilise le contrat de travail et il s’inscrit dans les directives européennes et patronales de destruction du Code du Travail. Les organisations signataires de l’appel mettront tout en œuvre pour réussir les actions décidées ensemble par les organisations d’étudiants et de salariés pour le retrait du CPE. Elles appellent tous les salariés du public et du privé à : une journée de grève interprofessionnelle le 7 Mars et à une manifestation à 11 h Place de La République. Ensemble étudiants, salariés, chômeurs, retraités exigeons : - La suppression des ordonnances Villepin, du contrat nouvel embauche et du contrat première embauche. - L’arrêt des politiques de licenciements et la création de vrais emplois à temps plein avec un vrai salaire. - Une augmentation générale des salaires et du pouvoir d’achat. - Le maintien et le développement des services publics garant de l’égalité de traitement pour tous sur le territoire national. - Tous Ensemble Exigeons : La défense du Code du Travail, du contrat à durée indéterminée, et par conséquent avec les organisations estudiantines le retrait du CPE, le maintien des conventions collectives et des statuts. Contacts : Jean-Pierre DELIGEY FO : 06 20 44 52 65 - Gilbert Hanna solidaires : 06 85 63 50 38 - Lydie DELMAS CGT : 06 74 78 20 87 - From: ud33 FR <ud33@cgt.fr>



12) « AFRIQUE QUI PART, AFRIQUE QUI RESTE » : Les enjeux des migrations

Les Amis du Monde Diplomatique de Gironde et la Médiathèque de Saint Médard en Jalles vous proposent une rencontre le jeudi 9 Mars au Carré des Jalles – Salle No 3 à 20h30 avec la participation de Anne-Cécile ROBERT, Rédactrice du journal Le Monde Diplomatique, - Comi TOULABOR, Chercheur au C.E.A.N. de Bordeaux, -Cheikh SOW, Militant Associatif et de l’Education Populaire. Carré des Jalles Saint-Médard en Jalles – Renseignements : Médiathèque 05 56 93 18 70 ou P. Dureau 05.56 .92.85.25 - From: "Association L'Estran" <estran@free.fr> et From: "Martine DORRONSORO" <martine.dorronsoro@free.fr>



13) [Maison des Femmes] Programme autour de la Journée internationale des femmes

Un programme d’activités est disponible sur demande. Avec en particulier le Mercredi 8 Mars de 14h à 17h à La bourse du Travail : Projection/débat à partir du Film de Marcel TRILLAT tourné en Gironde : « Femmes Précaires ». – Jeudi 9 Mars à 19h à la Maison des Femmes : Permanence Juridique – Maître Nathalie Chaveroux présentera la nouvelle procédure de divorce – Samedi 11 Mars de 14h à 18h30 Tables d’Informations Place de la Victoire à l’Initiative du Collectif Bordelais Pour la Défense des Droits des Femmes – 18h30 Samedi 11 Mars Exposition de Peinture à la Maison des Femmes - From: "maison.des.femmes" <maison.des.femmes@wanadoo.fr>



14) [PCF33] Conférence Départementale : Les Communistes Girondins préparent leur 33éme Congrès

Après le vote des 3 et 4 février, la préparation du 33e Congrès va se poursuivre en Gironde, comme ailleurs, dans nos cellules et sections jusqu’à la Conférence départementale qui élira les délégués au Congrès national. Tous les communistes sont invités à débattre et à amender la base commune de discussion proposée par le Conseil national qui a été adoptée. Cette Conférence départementale se déroulera : Vendredi 10 mars de 18h30 à 22h30, Samedi 11 mars de 9 h 00 à 19 h 00, Dimanche 12 mars de 9 h 00 à 13 h 00 au Centre de Loisirs de la Caisse des Dépôts et Consignations 200, route de Canéjan à GRADIGNAN (sortie BHV / METRO).

====> Avec notre 33ème Congrès, la poursuite de notre démarche des Forums- programme et les luttes à mener pour stopper les mauvais coups et engranger tout ce qui peut l’être, nous préparons les échéances électorales prévues en 2007 et 2008 «dans la vie », avec tous ceux qui s’engageront, et elles et ils peuvent être nombreux. Dans les jours et semaines qui viennent nous serons présents et/ou à l’initiative dans de multiples manifestations, rassemblements, débats…- From: Dubertrand Michel <dubertrandm@yahoo.fr>



15) LES ATELIERS MONTAIGNE accueillent Pierre Bergounioux : Romancier et essayiste et Maître Gérard Boulanger : Avocat, Président de la ligue des droits de l'Homme de Gironde

NOUS AVONS LE TRES GRAND PLAISIR D'ACCUEILLIR PIERRE BERGOUNIOUX ROMANCIER, ESSAYISTE A L' UNIVERSITE MICHEL DE MONTAIGNE POUR UNE CONFERENCE QUI SE DEROULERA A LA MAISON DU D.E.F.L.E  LE 9 MARS A 18H3O. PIERRE BERGOUNIOUX INTERVIENDRA SUR LE THEME: LA LITTERATURE PEUT ELLE SURVIVRE A LA CIVILISATION CONTEMPORAINE? Pour accéder à la conférence : tramway ligne b station /Montaigne/Montesquieu

====> Pierre Bergounioux : Romancier et essayiste

« La littérature peut–elle survivre à la civilisation contemporaine ? »

L’essayiste allemand E. T. Curtius constatait, dans les années 1930, que les Lettres occupaient, en France, la place d’une religion. C’est dans ce registre que le pays a pris conscience de son histoire, depuis la Renaissance, et cette histoire accusait, jusqu’ à une date récente, la prééminence de la littérature sur toute autre activité symbolique et, a fortiori, matérielle. Cet arbitraire culturel a pâli, voilà vingt cinq ans. Un autre arbitraire, d’inspiration luthérienne et d’origine anglo-saxonne, qui est « la poursuite rationnelle des chances pacifiques  de gain pécuniaire », s’est imposé, avec la mondialisation de l’activité économique, comme le nouvel axiome fondateur du vouloir pratique. Il se peut que la littérature telle, du moins, que nous l’entendions, n’y survive pas. Pierre Bergounioux est né à Brive-La Gaillarde en 1949. Ancien élève de l’École Normale Supérieure Il enseigne les lettres dans un collège de la région parisienne. Il a publié une vingtaine de romans et textes littéraires chez Gallimard, Verdier, Fata Morgana. Il est aussi l’auteur d’essais (sur Faulkner, Cingria, …) et d’une anthologie commentée (Bréviaire de littérature, ed. Bréal). Entomologiste et pêcheur passionné, il est aussi à ses heures sculpteur-soudeur, recycleur d’objets métalliques abandonnés par des usagers pressés. C’est cette posture de fondeur, de récupérateur de mémoire, que Bergounioux va adopter dans sa démarche littéraire. Témoin du deuil de ce monde rural, à travers la mémoire longue des humbles, il observe en guetteur attentif, mais non pas nostalgique, ce qui, au-delà des bouleversements de l’histoire immédiate, traverse les générations et les relie à l’universel. 

Intervention de Pierre BERGOUNIOUX : Jeudi 9 mars 2006 A207, 10 h 30

Ce n’est pas quelque ciel des idées que reflète la littérature mais, le « monde effectivement éprouvé ». Seulement, ce monde, dans un pays de haute tradition littéraire et de forte centralisation étatique, comme la France, s’apparente à une mosaïque de régions inégalement développées. Ici, l’invention continuée du présent dicte les actes et les pensées tandis qu’à l’écart s’attardent les gestes, le parler du temps passé. « On n’écrit pas ce qu’on veut », constatait Flaubert. C’est de leur expérience, située et datée, que les écrivains tirent la matière de leurs livres. La littérature, de Gilgamès, qui fut le chant de Sumer, à La Recherche du temps perdu, ce resplendissant miroir du Paris moderne, est fille de la grande ville. Est-ce que les provinces plus ou moins déshéritées, retardataires, sont condamnées aux genres mineurs de la poésie pastorale et du roman régionaliste ? Là est la question.

====> LES ATELIERS MONTAIGNE, le Professeur Singaravlou, Président de l'Université Michel de Montaigne, a le plaisir de vous convier à venir écouter : * Maître Gérard Boulanger : Avocat, Président de la ligue des droits de l'Homme de Gironde pour une conférence sur le thème "15, 16 et 17 juin 1940 à Bordeaux", dans le cadre des enseignements du Master : "Histoire Moderne et Contemporaine". Un entretien suivra la conférence, Maître Gérard Boulanger s'entretiendra avec le Professeur Agostino et les étudiants. 15, 16 et 17 JUIN 1940 À BORDEAUX Vendredi 10 mars à 13h30, Université Bordeaux 3, amphi I, bat. M * G. Boulanger : "A mort la gueuse ! " Comment Pétain liquida la République à Bordeaux. 15, 16 et 17 juin 1940 - Calmann Levy 2006 - From: "Cameleyre Marie-Jose" <Marie-Jose.Cameleyre@u-bordeaux3.fr>



16) Le 50éme Clins d'oeil Cinéma : ILS NE MOURAIENT PAS TOUS MAIS TOUS ETAIENT FRAPPES

L'Association des Cinémas de Proximité de la Gironde Présente (Projection suivie de discussion - Tarif unique 4 euros) EDITO : Cette 50e édition de l¹opération Clins d'oeil-cinéma vous propose, du 12 janvier au 7 mars, 3 films et une trentaine de débats portant sur des thèmes d'une actualité brûlante.

====>>> Du 22 février au 7 mars : ILS NE MOURAIENT PAS TOUS MAIS TOUS ETAIENT FRAPPES De Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil est un documentaire en forme d'acte cinématographique qui s'inscrit dans la continuité de l'ouvrage de Christophe Dejours (Souffrance en France ; la banalisation de l'injustice sociale) et qui met en lumière quelques effrayantes questions : comment faisons-nous pour tolérer le sort des chômeurs et des " nouveaux pauvres " ? Comment parvenons-nous à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures ? Comment la peur de perdre sa place, de perdre son statut, de ne pas être être à la hauteur a-t-elle pu devenir une pièce maîtresse dans le fonctionnement managerial ? Comment ces mêmes peurs engendrent-t-elles des conduites d'obéissance, de soumission, d'individualisme, de tolérance à l'injustice et comment ces situations sont-elles devenues pensables, ordinaires et banales ? Jean-Louis Ribreau, coordinateur départemental de l'ACPG (Association des cinémas de proximité de la Gironde).

> Villes > Cinémas / Débats > Dates horaire

====>>> ILS NE MOURAIENT PAS TOUS MAIS TOUS ETAIENT FRAPPES du 22 février au 7 mars

>> LANGON > Cinéma Le Rio > Lundi 6 mars > 21 h > Débat : avec Marie-Lyne Renard, psychologue du travail.

>> PESSAC > Cinéma Jean Eustache > Mardi 7 mars > 19 h > Débat : avec la co-réalisatrice Sophie Bruneau, Nathalie Pommier-Gréard, psychologue du travail au service de Médecine du travail et de pathologie professionnelle au CHU de Bordeaux et Gilbert Hannah, syndicaliste SUD-PTT-France Télécom.

====> Pour tout Contact : Jean-Louis RIBREAU - Tél : 05.56.46.06.55 - Fax : 05.56.15.00.46 - Association des cinémas de proximité d'Aquitaine - 1, Rue des Poilus - 33600 Pessac. - Email : cine-proximite@wanadoo.fr - <ribre@wanadoo.fr> - From: elmorand <elmorand@wanadoo.fr>



17) Rencontres avec le Cinéma d’Amérique Latine : 23ème édition

Vous pouvez recevoir sur simple demande le pré-programme de notre manifestation, qui se déroulera du 2 au 11 mars pour le tout public à Bordeaux, Pessac, et Bègles, et du 2 au 31 mars pour le public scolaire dans toute l'Aquitaine. En espérant que vous serez des nôtres lors de ces 23èmes Rencontres, L'équipe de FAL 33 France Amérique Latine Comité Bordeaux Gironde 16, rue de Son Tay 33800 Bordeaux - Tél/fax: 33 (0)5 56 85 27 35 - franceameriquelatine@free.fr - http://www.fal33.org - Du 2 au 11 mars 2006 Pessac, Bègles - Du 2 au 31 mars en Aquitaine - Rencontres scolaires Du 2 au 31 mars en Aquitaine - France Amérique Latine, Comité Bordeaux – Gironde 16, rue de Son-Tay 33 800 Bordeaux - Contact : Gloria Vergès - Tel – fax : 05 56 85 27 35 - Contact presse : Carole Brondel - Mobile : 06 15 15 80 62 - franceameriquelatine@free.fr - www.fal33.org - From: "FAL" <franceameriquelatine@free.fr>



18) ANNEXES 8 ET 10 : LE MEDEF VEUT AGGRAVER LE PROTOCOLE DU 26 JUIN 2003

Tel est l’enseignement principal qu’il convient de tirer de la réunion paritaire qui a eu lieu le 14 février. Avec le dernier projet du MEDEF, le doute n’est plus permis. Pour le patronat, avec la complicité de certains, il n’est pas question de revenir sur le protocole de 2003. Il faut l’aggraver en rapprochant nos Annexes des règles du régime général. Pour faire bonne mesure, il exige le maintien du fond transitoire financé par l’État. Deux nouvelles réunions paritaires sont arrêtées les 22 février et (la dernière) le 8 mars prochains. D’ici le 8 mars, il ne fait guère de doute que le Gouvernement aura donné son agrément aux textes sur l’assurance chômage. Si le paragraphe 3 de l’article 10 de la convention Unédic de janvier 2006 qui prévoit la prorogation du protocole du 26 juin 2003, jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord, est entériné par le Gouvernement, le MEDEF  aura alors les mains libres. L’heure n’est assurément pas à la relâche… C’est pourquoi, nous avons décidé des initiatives d’actions suivantes : * Une AG à Paris (Bourse du Travail, salle Eugène Henaff – 29 bd du Temple – 75003) le 22 février à 11 h 00. * Et une journée nationale d’actions à Paris et en régions le 8 mars avec une manifestation dans la Capitale qui partira à 15 h 00 depuis la Place de l’Opéra pour se rendre à Matignon. Paris, le 16 février 2006

====> Pour vous tenir informés à tout moment de l’actualité sociale, notre Fédération met à votre disposition : Son site internet au Sa messagerie vocale au www.fnsac-cgt.com 01 48 03 87 76 - FNSAC 14-16, rue des Lilas 75019 PARIS – Tel. : 01 48 03 87 60 - Email : cgtspectacle@fnsac-cgt.com - From: "rosec" <r.cecile@fnsac-cgt.com>



19) Les rencontres SCIENCES PO/SUD-OUEST accueillent Axel KAHN

- jeudi 9 mars 2006 Amphi Montesquieu, à 17h. Grand Oral de Axel KAHN (Directeur de recherches à l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), directeur de l'Institut Cochin). Ce Grand Oral aura lieu à " Cap Sciences ", quai Bacalan, à Bordeaux - Sciences Po Bordeaux - Domaine Universitaire - 11, Allée Ausone - 33607 PESSAC CEDEX. Entrée libre et gratuite - Rencontres SCIENCES PO SUD-OUEST - Secrétariat des Rencontres : Tél : 05.56.84.42.95 - Fax : 05.56.84.43.21 - sciencespo-sudouest@sciencespobordeaux.fr



20) Les 3émes Journées du désarmement nucléaires

Les 10-11 et 12 mars 2006 à VITRY (Val de Marne) - Réservez votre week-end et venez prendre part aux ateliers sur : - Désarmement nucléaire, où en sommes-nous ? - Quelles actions pour avancer ? - Quel rassemblement pour le désarmement nucléaire ? - " Si vous voulez la paix, enseignez la paix " Albert Einstein - Appel des Cent pour la Paix - Tour Pleyel 153, bld Anatole France 93521 SAINT DENIS CEDEX Tél : 01.48.09.04.85 - Fax : 01.48.09.12.84 - Emel : appeldescent@wanadoo.fr



21) [CIDF] Débat au Conseil Général “Mode d’emploi : C’est quoi, l’égalité hommes-femmes ?”

- Philippe MADRELLE, Sénateur de la Gironde, Président du Conseil Général, - Michèle DELAUNAY, Présidente de Féminicité, - Monique BALESTIBAUD, Présidente du CIDFF de la Gironde, ont le plaisir de vous convier le MERCREDI 8 MARS 2006 à 18 heures à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme à la rencontre – débat MODE D’EMPLOI : “C’EST QUOI, L’EGALITÉ HOMMES-FEMMES“ dans l’hémicycle du Conseil Général de la Gironde à Bordeaux avec l’intervention de Guy RAMBAUT, Président de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie Gironde - Régine MARCHAND, témoin des conditions de travail des femmes dans la Métallurgie, - Catherine DUBOSCQ, Secrétaire Régionale CFDT en présence de Dominique COLLIN, Déléguée Régionale aux Droits des Femmes d’Aquitaine avec le soutien de l’Union Régionale des CIDFF d’Aquitaine - Cette manifestation se clôturera par un verre de l’amitié - Entrée rue du Corps Franc Pommiès - Niveau 1 Immeuble Préfecture / Hôtel du Département "… condamner les violences exercées par les hommes sur les femmes." Alexandre 22 ans "… qu'à poste équivalent, une femme gagne le même salaire qu'un homme." Fatima 54 ans "… que papa et maman s'occupent pareil tous les deux." Théo 6 ans "… l'accès au droit dans tous les domaines, pour tous et toutes." Carole 38 ans - A l'occasion de la journée internationale des femmes, invitation au débat organisé par le CIDFF Gironde, le 8 mars à 18 h, au Conseil Général, avec la participation de la compagnie du Théâtre à Six. Dans l'attente de vous y rencontrer, Le CIDFF Gironde - From: "CIDF" <cidf.gironde@wanadoo.fr>



22) LE KRAKATOA – programmation FEVRIER / MARS  2006

====> MARDI 07 MARS : SLEEPPERS (Bordeaux) + PSYKUP (Toulouse) + SIKTH (UK)

Sleeppers. 15 ans d’activité et un 5ème album en poche, le rouleau compresseur bordelais montre encore aujourd’hui une classe inébranlable. Un parcours impressionant, des morceaux sonnant comme des classiques du genre, le chef de fil du Hardcore français n’en démord pas ! Leurs albums ont dorénavant leur place aux côtés de ceux de Neurosis, Unsane ou Girls against Boys ! Côté actualité c’est fourni ! Un DVD live est sorti cet hiver, une tournée européenne pour 2006, le nouvel album « Signals from elements », que demander de plus ?

Sikth est l’une des grandes découvertes de la dernière édition du Fury Fest ! Véritables stars au Royaume Uni, ils exécutent une sorte de métal heavy totallement barré avec une décontraction à couper le souffle ! Armés de leur 22 ans de moyenne d’âge, ils viennent de signer avec Warner pour les USA et Sony pour le reste du monde, attention futur Grand !! Psykup, c’est l’OVNI du métal français. Leur technique est tout simplement hallucinante, des morceaux autant alambiqués et complexes, que dévastateurs et puissants. Leur approche du métal les sortent définitivement des carcans imposés par le style, ils ont la classe des grands, barrés et touchants. Ils sont en phase de devenir LE futur groupe néo-métal français - Tarif pré ventes : 9 euros

====> JEUDI 9 MARS 2006 : LO'JO (Angers) + KAOPHONIC TRIBU (Nantes) + GARE AU LOUP GAROU (Bordeaux) Après 5 albums et des tournées aux quatre coins du globe, Lo’Jo amorce un virage artistique sans changer les ingrédients du départ. Chanson française du monde, musique d’un monde, alchimie contemporaine de résonances...un grand talent scénique qui possède cette faculté de faire prendre le large au public, de se rapprocher des gens d’ici et d’ailleurs en communiquant à grand coup de métaphores, de paraboles, d’énigmes, de poésie sonore et d’images rythmiques. Kaophonic Tribu, collectif de 8 musiciens est une formation atypique, envoûtante et profondément tribale. Cette tribu mélange les instruments traditionnels aux sonorités modernes ; Didjéridoo avec pédalier d’effets, basse électrique, chants des profondeurs, flûtes dionysiaques, rythmiques obsessionnelles sur djembés et dununs, charleston technoïde, sont les ingrédients de ce que l’on appellera : Transe didj’n’bass percus. Gare au Loup Garou : Duo multi-instrumentiste inspiré aux idées longues et aux chansons courtes. Accordéons, xylophone, violoncelle, guitares diverses et une multitude d’autres instruments contribuent a rendre leur univers « parallèle » en traitant du réel attractif. Tarif pré ventes : 15 euros

====> VENDREDI 10 MARS : JUNIOR KELLY (Jamaïque) + INVITES Artiste confirmé de la scène dancehall / nu-roots, Junior Kelly baigne depuis toujours dans la musique. Après des années de formation en sound system ainsi que des passages remarqués dans les gros festivals, 1999 est l’année de sa consécration avec le tube international Love so nice sur le Stir it up riddim. Artiste prolifique, rasta convaincu, il se refuse à écrire des chansons légères, voire vulgaires. Bien qu'appréciant certains artistes de la nouvelle génération, c'est chez les rootsman que Junior Kelly puise son inspiration. Il cite volontiers Bob Marley, Peter Tosh, Israël Vibration et Burning Spear. Chanteur enturbanné, très spirituel, il apprécie comme beaucoup la France qui attend impatiemment sa venue ! Tarif pré ventes : 16 euros

====> OUVERTURE DES PORTES : 20h15 / CONCERTS : 21h - Le Krakatoa - Association Transrock 3, avenue Victor Hugo 33700 Mérignac - t: 05 56 24 34 29 / transrock@krakatoa.org - www.krakatoa.org - From: "KRAKATOA" <postmaster@krakatoa.org>



23) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

====> Mardi 7 mars à 18h Olivier Domerg et Claude Chambard. Olivier Domerg est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : "Treize jours à New-York, voyage compris" (le Bleu du Ciel, 2003), "Restanques" (Atelier de l'agneau, 2003), et vient de publier : "Le rideau de dentelle, le ciel seul" (le Bleu du Ciel). Présentation du poète américain Jack Spicer par Claude Chambard à l'occasion de la parution de "C'est mon vocabulaire qui m'a fait ça" (le Bleu du Ciel). Rencontre organisée par le Bleu du Ciel dans le cadre du Printemps des Poètes.

====> Mercredi 8 mars à 18h Jean-Michel Espitallier Pour son livre : "Caisse à outils : un panorama de la poésie française aujourd'hui" aux éditions Pocket. Jean-Michel Espitallier est né en 1957. Il vit et travaille à Paris où il mène une intense activité éditoriale et littéraire. Il dirige avec Vannina Maestri et Jacques Sivan la revue Java (Prix de la revue de création, 1998) et collabore au Magazine littéraire où il a notamment coordonné le numéro sur la "Nouvelle poésie française" (en mars 2001). Il a déjà publié : "Gasoil" (Flammarion, 2000), "Pièces détachées : une anthologie de la poésie française aujourd'hui" (Pocket, 2000), "Le Théorème d'Espitallier" (Flammarion, 2003), "Toujours jamais pareil, entretiens avec Pierre Mabille" (Le Bleu du ciel, 2005). "Jean-Michel Espitallier est un des poètes contemporains qui a le plus modoifié l’image attendue de la poésie. Il est représentatif d'une génération qui, proche en cela de l'art contemporain, opte pour des pratiques poétiques variées, construites, accumulatives et drôles." (Jérôme Mauche, Musée Zadkine) "Jean-Michel Espitallier est l'un des poètes les plus mobiles et véloces de sa génération…" (Patrick Kéchichian, Le Monde)

====> Jeudi 9 mars à 18h Jean Chalvidant Autour de son ouvrage : "L'Espagne de Franco à Zapatero" aux éditions Atlantica. Jean Chalvidant, Docteur ès lettres (civilisation espagnole), a été journaliste à RTL et RMC, en charge des affaires espagnoles et latino-américaines, collaborateur du MCC, centre de recherches sur les menaces criminelles contemporaines (Institut de criminologie, université Paris II). Spécialiste reconnu de la politique espagnole, il a déjà publié entre autres : "ETA : L'enquête" (Cheminements, 2003) et "La manipulation : Madrid, 11 mars" (Cheminements, 2004). "Ils sont tous là. Tous ceux à avoir fait l'Espagne depuis quarante ans. Les vaincus, pestiférés, pourchassés, emprisonnés que le temps et la sagesse auront parfois réhabilités et menés au pouvoir. Les vainqueurs aussi, accaparant honneurs, gloire et titres. Surtout se retrouvent ici les nouveaux venus, qui n’ont pas connu l'horreur de la Guerre civile et ont permis à l'Espagne de devenir un pays pleinement démocratique, dans l’acceptation des différences. Les 500 000 victimes du conflit et les trente-neuf ans de dictature franquiste font désormais partie du passé. Toutefois, il importe de ne pas les oublier. L'ambition de cet ouvrage est de dépeindre à travers un millier de portraits les hommes et les femmes qui ont fait l'Espagne d'aujourd'hui. De briser aussi certains tabous, par lesquels le spectateur étranger ne considère le franquisme que comme un fascisme ibérique, Adolfo Suàrez comme un amateur arriviste, Felipe Gonzalez comme le mentor des groupes antiterroristes du GAL, Aznar comme un factotum de George W. Bush ou Zapatero comme un irresponsable. Êtres et faits s’avèrent plus compliqués à juger et méritent un réel développement, que seul un dictionnaire capable de disséquer les actions des principaux protagonistes, pouvait permettre." Le débat sera animé par Jacky Sanudo.

====> Vendredi 10 mars à 18h30 Jean Birnbaum Pour son livre "Leur jeunesse et la nôtre, l'espérance révolutionnaire au fil des générations" publié aux éditions Stock. Jean Birnbaum, 31 ans, est journaliste au Monde. Il a également travaillé pour France Culture, où il a notamment collaboré à l'émission "Staccato". On lui doit le dernier entretien avec le philosophe Jacques Derrida : "Apprendre à vivre enfin" (Galilée - Le Monde, 2005). "Nous n'avons pas vingt ans, nous n'avons pas trente ans, mais déjà dans la bouche un goût de terre brûlée. Car c'est en vain que nous sommes partis en quête de nos aînés. Nous avions rêvé d'un dialogue, et qu'ils nous communiquent le feu qui embrasa leur jeunesse. Au lieu de quoi, ils nous tournèrent le dos, préférant se claquemurer dans une nostalgie stérile : après eux, le désert... Nous voici livrés à nous-mêmes. À l'origine de cet essai, donc, il y a la volonté de se réapproprier un passé, pour en tirer leçons, en notre nom. Sur les espérances révolutionnaires, exercer un droit d'inventaire. Récupérer, avec la génération 68 ou plutôt malgré elle, quelque chose comme un passage du témoin. Cette enquête en filiation, j'ai voulu la mener au miroir d'une tradition singulière (le trotskysme), et donner la parole à des militantes, des militants, célèbres ou anonymes, passés ou présents. Ceux-là n'ont pas toujours évité les tentations autoritaires, mais depuis le combat "antistalinien" jusqu'aux luttes altermondialistes en passant par la solidarité avec les peuples colonisés, ils n'en ont pas moins ancré leur révolte dans un souci vital de transmission. Au creux de leurs discours, il s'agit de restituer ce qu'on pourrait nommer une pédagogie de l'émancipation : l'écoute des aînés, le goût pour la chose imprimée, la passion des idées... D'explorer l'élan et l'enthousiasme, d'abord, mais aussi les déchirures intimes : sur les dérives sectaires, par exemple, ou encore sur la question juive. Avec, à l'horizon, cette surprise : tout au long du XXe siècle, il s'est trouvé des gavroches de quatorze ans pour se fâcher contre l'injustice du temps présent. Alors, monter à l'assaut du ciel, changer le monde, à quatorze ans ? Jadis et naguère, oui, à coup sûr. Hier encore, sans doute. Et maintenant ? " La rencontre est organisée par Discordances et Espaces Marx.

====> Samedi 11 mars à 17h30 Frédéric Schiffter Autour de son ouvrage : "Le philosophe sans qualités" aux éditions Flammarion. Frédéric Schiffter est professeur de philosophie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont "Sur le blabla et le chichi des philosophes" (PUF, 2002), "Pensées d'un philosophe sous Prozac" (Milan, 2002), "Métaphysique du frimeur ; lettre sur l'élégance" (Milan, 2003), "Contre Debord" (PUF, 2004), "Le plafond de Montaigne" (Milan, 2004), "Petite philosophie du surf" (Milan, 2005). "De fait, si Schiffter est philosophe, c'est qu'il est lucide, douillet et épileptique. À la façon de Schopenhauer, il n'aime pas les faiseurs de systèmes, réfugiés dans l'univers aseptisé des concepts, mais place à son tour, dans des livres inutiles et délicieux, un écran de mots, d'œuvres d'art et d'idées entre le monde et lui-même. Plus on souffre, mieux on connaît ; mais plus on pense et moins on souffre. À dire vrai, Schiffter n'a rien à reprocher à ce monde qu'il juge sans intérêt. C'est un solitaire, mais il ne prise pas les vaniteux qui, comme Rousseau, croient s'exclure du cours des choses. Il n'a rien du mécontent façon Guy Debord - contre lequel il a commis un pamphlet aussi violent que brillant : ce "triste sire au ton de grand seigneur [...] se sachant sans grande valeur [...] intente un bruyant procès à la société, lui réclame dommages et intérêts". Schiffter est un sédentaire vagabond qui traîne dans Biarritz, "capitale de l'ennui", l'existence d'une mélancolie que rien n'entame, indifféremment tenté par les consolations éphémères de la vie sociale et la solitude vigoureuse de l'ermite en son terrier. Un ego triste, assis à la terrasse du palais de la princesse Eugénie, face à la mer, et qui, faute de ciel, contemple l'horizon ou regarde ses semblables "traîner le poids de leurs désirs sans objet." (Raphaël Enthoven, Lire) La rencontre sera animée par Patrick Rödel. - Librairie " La Machine à lire " 8, Place du Parlement - 33000 BORDEAUX - Tel : 05.56.48.03.87 - Fax : 05.56.48.16.83 Site : http://www.machinalire.com Emel : machine@machinalire.com



24) Manifestations brésiliennes du 02 au 11 mars 2006

====> Musique : Carlinhos Antunes et Nelson Lafite

L’excellence de la musique instrumentale brésilienne par des virtuoses de la guitare classique

Jeudi 2 et Vendredi 03 à 22 heures Guinguette chez Alriq Entrée : 5€

Muleque de Rua et O’Zabumba Samedi 04 à 21 heures – gratuit Rock School Barbey

Dimanche 05 à partir de 13:30 Carnaval des Deux Rives Muleque de Rua et O’Zabumba Départ : Mégarama Rive Droite

Céu et Calame : Un nouveau talent de la musique populaire brésilienne Mardi 07 à 20h30 Au Jonathan II 22 , rue du Commerce - Bx

====> Cinéma : Dans le cadre des 23° Rencontres avec le Cinéma Latino Américain

Cafundo Dimanche 05 à 21 heures Jean Eustache - Pessac



Samedi 11 à 21 heures Cinéma Festival pour la clôture des Rencontres Bègles

Cinéma, Aspiranes et Vautours Mardi 07 à 19h30 Mégarama – Bordeaux Bastide

Zagati Samedi 11 à 16 heures au Forum des Arts et de la Culture - Talence

- From: "edwards.nadege" <edwards.nadege@voila.fr>



25) [ANDROMAC] Manutention, Gary Dub et Cie...

Ven 10 Mars 2006 / Sound System Dub / Manutension, Gary Dub a la Mac Ven 17 Mars 2006 / Double Nelson Chocolat Billy a la Mac - Bonjour, pour certains le mois de mars 2006 ca sera: un porte-avion en deroute, des poulets qui font la gueule et des giboulees qui s annoncent destructeurs, pour Andromac c'est 2 concerts programmés a une semaine d’intervalle....

====> Ven 10 Mars 2006 MAC / Domaine Universitaire 22H - 4H / 5 Euros

MANUTENSION: Membre des IMPROVISATORS DUB et auteur en solo d'un premier album"STRICTLY FOR SOUND SYSTEM DUB" chez VICIOUS CIRCLE, MANUTENSION distillera une selection de ses compositions  steppa dub et de quelques serial tunes from uk dub. Il  vient a la Mac avec son propre sound system veritable chateau de baffles et de basses dans le but avoué de faire trembler les murs pour un nouveau "chapter of dub" dont il a le secret. http://manutension.free.fr/

GARY DUB: From reggae to steppa, GARY DUB presentera un mix des versions auto-produites au sein du collectif NATTY BREAKZ et des dernieres uk version pour debuter cette rockers party inna MAC. http://gary.dub.free.fr/ http://natty.breakz.free.fr/

...et le vendredi suivant....

====> Ven 17 Mars 2006 : MAC / Domaine Universitaire 21H / 5 Euros

DOUBLE NELSON : Nancy C’est la tournee des 20 ans pour ce duo atypique de la scene française qui ont ete dans les premiers a «experimenter» ces genres de melanges.... : « Quelques louables tentatives pour ranger la chambre : dub-garage hypnotique, electro-indus organique, world music bruitiste, disco post rock deviant,indus-ambiant psychedelique, dub "lo-tech" crade...» http://doublenelson.com/

Chocolat Billy : Bordeaux Emanation du collectif Potagers Natures http://lespotagersnatures.free.fr/

====> La MAC : Domaine Universitaire/ Pessac/ En face du Village 4 - Tram ligne B/ Arrêt UNITEC - http://andromac.asso.free.fr/ - From: ANDROMAC <associationandromac@yahoo.fr>



26) Colloque "Corps en mutation" à Toulouse-le-Mirail

Bonjour, Vous trouverez ci-joint le programme du colloque "Corps en mutation" qui aura lieu à l'Université de Toulouse-le Mirail les 9, 10 et 11 mars 2006.

Merci de diffuser le plus largement possible. Bien à vous, Carole Hoffmann

====> Jeudi 9 mars Université de Toulouse-Le Mirail -- 14h ouverture du colloque par Rémy Pech, Président de l¹Université de Toulouse-le Mirail -- 14h15 Frédéric Guérrin : Anormalité organologique et prothétique (Arts plastiques, Université de Toulouse-le Mirail) -- 15h Catherine Berthet-Cahuzac,, Mutations corporelles et transition espagnole : Feroz, de Manuel Gutierrez Aragon  (Cinéma, Université de Montpellier III) -- 16h15 Michel Bret : Adaptation d'un système artificiel à un environnement réel (Arts et Technologies de l¹image, Paris VIII) -- 17h Bernard Lafargue : Paillettes et païen, le corps dans l¹art postmoderne (Esthétique, Université de Bordeaux III)

====> Vendredi 10 mars Université de Toulouse-Le Mirail -- 9h00 Accueil -- 9h30 Patrick Barrès : Le flux et le lieu : les "plis sur plis" de l'architecture (Arts plastiques, Université de Toulouse-le Mirail) -- 10h15 Michel Lapeyre : Le corps : encore !? (Psychanalyse, Université de Toulouse-le Mirail) -- 11h15 Marie-Jean Sauret : Entre corps et organisme : la voix, la jouissance ! (Psychanalyse, Université de Toulouse-le Mirail) -- 14h Carole Hoffmann : Le procès du corps (Arts plastiques, Université de Toulouse-le Mirail) -- 14h45 Louis Bec : Art au vivant/corps au milieu (Zoosystémicien diplômé. Directeur des projets, CYPRES, Centre Interculturel de Pratiques, Recherches et Echanges Transdisciplinaires) -- 16h Éliane Chiron : Question de tératologie (Arts plastiques, Université de Paris I) -- 16h45 Balbino Bautista : Haut le corps (Psychanalyse, Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Toulouse)

====> Samedi 11 mars bbb, Centre régional d¹initiatives pour l¹art contemporain,Toulouse -- 9h30 Accueil -- 10h Xavier Lambert : Le corps multiconnexe,(Arts plastiques, Université de Toulouse-le Mirail) -- 10h45 Robert Redeker : Le corps sportif, ou la fabrique d'un corps mutant (Philosophe, membre du comité de rédaction de la revue Les Temps Modernes) -- 11h45 Marc Jimenez : Descartes ou Stelarc ? (Esthétique, Université de Paris I) -- 14h Gérard Pommier : Du principe de la métamorphose (Psychanalyse, Université de Nantes) - - 14h45 Edmond Couchot : Corps en question (Arts et Technologies de l¹image, Paris VIII)(Sous réserve de modifications)

====> CERASA (Centre d¹Études en Art et Sciences de l¹Art) En partenariat avec Découverte Freudienne, Mission à la formation continue de l¹université de Toulouse-Le Mirail

====> Lieux d¹interventions :

- Université de Toulouse-le Mirail

- bbb, Centre régional d¹initiatives pour l¹art contemporain,Toulouse

====> Responsables scientifiques : Carole Hoffmann (carole.hoffmann@wanadoo.fr), Xavier Lambert (dirap@univ-tlse2.fr) - From: "carole.hoffmann" <carole.hoffmann@wanadoo.fr>



27) [ViaLaRue] Deux rencontres Inter-régionale

Deux rencontres Inter-régionale à venir consacrées aux rencontres artistiques entre l'espace public, la ville et ses habitants. Depuis une trentaine d'années, les arts de la rue se sont appropriés l'espace urbain pour développer de nouveaux champs artistiques. La rue devient un lieu d'échanges et de rencontres où se mêlent différentes expressions artistiques et culturelles qui intègrent la notion de l'urbanité. L'ouverture du "Temps des Arts de la rue" 2005-2007 interroge la mise en place de nouvelles politiques territoriales dans lesquelles les arts de la rue ont un rôle à jouer.

====> Arts en question : Les arts de la Rue - Les jeudi 09 et Vendredi 10 mars 2006 à Cognac -- Co-organisation : L'Avant Scène Cognac, L'Agence Régionale du Spectacle Vivant Poitou-Charentes, IDDAC - L'Institut départemental de développement artistique et culturel de la Gironde, Conservatoire de musique : communauté de communes de Cognac -- Premier acte : A travers une série de questionnements, nous tenterons d'appréhender le champ « pluriel des arts de la rue », afin d'être en capacité de : * Situer la naissance des arts de la rue dans un contexte politique, social, artistique et culturel * Expliquer comment on passe d'un mouvement artistique à un secteur artistique * Exposer la situation d'aujourd'hui et les perspectives d'évolution du secteur * Examiner la place du public dans les arts de la rue * Aborder la question de la saisonnalité des arts de la rue, des logiques festivalières et plus généralement du rapport entre diffusion et les formes * esthétiques * Explorer la production de l'œuvre dans les arts de la rue : formes de création, écritures spécifiques, rapport à l'espace publique.  

====> Appel d'R : Rencontre Inter-régionale des Arts de la Rue Le Jeudi 23 mars 2006 à Libourne -- Co-organisation : L'Avant Scène Cognac, Centre National de Production des Arts de la rue, Fest'arts Libourne, Festival International des Arts de la rue, OARA - L'office Artistique de la Région Aquitaine – OARA, ARSV -L'Agence Régionale du Spectacle Vivant Poitou-Charentes, IDDAC - L'Institut départemental de développement artistique et culturel de la Gironde, VialaRue. La rencontre "Appel d'R" permettra de porter une réflexion sur l'espace public, la saisonnalité et la place de l'art dans la Cité. Le Festival International des Arts de la rue, Fest'arts de Libourne et l'Avant-Scène Cognac Centre National de Production des Arts de la rue s'associent pour organiser cette rencontre inter-régionale qui marque un premier engagement de deux régions par rapport aux arts de la rue en vue d'ouvrir les territoires sur de nouveaux espaces de recherche et de création artistique. Cette démarche réunit des acteurs régionaux et nationaux à cœur d'écouter et de témoigner de leurs expériences. Cette journée sera présidée par Yves Deschamps, président du Comité de pilotage "Temps des Arts de la rue" et s'adresse plus particulièrement aux élus, professionnels du spectacle vivant, artistes et compagnies. Cette journée est accompagnée par plusieurs opérateurs culturels,

en collaboration avec : Hors Les Murs et le Comité de Pilotage du "Temps des Arts de la Rue". Avec le soutien de : des DRAC d'Aquitaine et de Poitou-Charentes, des Conseils Régionaux de Poitou-Charentes et Aquitaine, Conseil Général de la Gironde, Ville de Libourne.

- From: "VialaRue" <vialarue@free.fr>



28) INVITATION "Kiffe, kiffe, ma cité"

Dans le cadre du festival de l'adolescence Fest'ados  et sur le thème de la vie quotidienne dans la cité, la bibliothèque et le Centre Social de Saige vous invitent à la représentation de théâtre-forum écrit et mis en scène par des jeunes du quartier encadrés par La Cie Tokia-Théâtre spécialisée en théâtre d'intervention Vendredi 10 mars – 20h30 – Auditorium de la Médiathèque de Camponac 21, rue de Camponac, Pessac - Le théâtre de l'opprimé est une expérience à chaque fois inédite donc, à ne pas rater ! - réservation recommandée au  05 56 45 07 57 - From: "BERTHONNAUD Isabelle" <biblio.saige@mairie-pessac.fr>



29) DISNAR POPULAR D'ANARAM AU PATAC

Dimenge lo 12 de març de 2006 - Dimanche 12 mars 2006 - Sala Jean Bruno - Barrí / Quartier Lartigue – Pau - Midi : Repas - 14h30 : Présentation du livre du Planning Familial de Pau : "Sacrées Bonnes Femmes" - 15h30 : Musica e danças - Presas de paraulas, taulets informatius, estanguet... Pretz : 10 euros  /    A gratis taus mensh de 10 ans - Reservacions : 05 59 98 04 90   -  info@anaram.org - La hèsta òc, la luta tanben ! - La fête oui, la lutte aussi ! -- LIBERTAT TA ROBERT : http://libertat.ta.robert.free.fr - ANARAM AU PATAC   -    2 Còsta de la hont – Hédas 64 000 Pau – Occitània - T / F : 05 59 98 04 90 - info@anaram.org - www.anaram.org - From: "Anaram Au Patac" <iso.har@wanadoo.fr>



Echos de Gironde



30) [ATTAC33] POUR LE RETRAIT DU CONTRAT PREMIERE EMBAUCHE (CPE)

Précipitamment intégré dans le projet de loi sur l’égalité des chances le CPE, après le contrat nouvelle embauche CNE, est une étape supplémentaire dans la précarisation des salariés et le détricotage de toutes les protections sociales.

Le CPE aggraverait la précarité légalisée. Avec sa période d’essai de deux ans dérogatoire au droit commun et la possibilité donnée à l’employeur de licencier un salarié sans motif, le CPE enfermerait durablement les jeunes dans une situation d’instabilité, en leur retirant la possibilité de se projeter dans l’avenir. Le CPE, tout comme le CNE, vise aussi à aggraver considérablement la subordination du salarié à un employeur tout puissant. Ce démantèlement des acquis sociaux n’est pas nouveau et s’inscrit dans une longue série de mesures s’attaquant aux protections sociales conquises de haute lutte au cours des dernières décennies. Présenté comme une solution au chômage des jeunes, le CPE n’est en fait qu’un nouveau cadeau gouvernemental fait aux entreprises. Ces dernières, dont celles du CAC 40 qui ont fait 57 milliards d’euros de bénéfice en 2004, pourront arbitrairement licencier les jeunes de moins de 26 ans afin "d’ajuster" leurs besoins en salariés jetables. Confirmant ainsi le projet de refondation sociale du MEDEF, les CNE/CPE visent à faire des salariés une main d’œuvre corvéable à merci ne disposant d’aucun recours ni protection face aux aléas économiques et face à l’arbitraire des employeurs. Bref, avec les CNE/CPE, l’objectif est le conditionnement à la docilité. Les CPE/CNE créeront-ils des emplois comme l’affirme le gouvernement ? Toutes les analyses et les expériences passées montrent que ces contrats ne feront que se substituer aux CDD et CDI sans véritablement créer de nouveaux emplois. La preuve est faite depuis bien longtemps : la flexibilisation et la déréglementation du code du travail ne réduisent pas le chômage. Le gouvernement applique ainsi à sa façon quelques-uns des dogmes ultra-libéraux qui ont présidé à toutes les dérégulations du marché du travail. S’inscrivant en Europe dans la stratégie de Lisbonne, toutes ces mesures n’ont pour d’autres objectifs que de tirer par le bas les salaires et les droits des salariés afin d’augmenter encore plus les profits financiers des entreprises. Le dogme de la concurrence s’appliquera aussi aux salariés entre eux. Attac appelle l’ensemble de ses adhérents et sympathisants à manifester le 7 mars avec l’ensemble des jeunes et salariés pour le retrait du CPE et l’abrogation du CNE. Rappelons que le Contrat d’insertion professionnel (CIP) d’Edouard Balladur avait été retiré après son adoption. Il peut en être de même pour le CPE et le CNE. Tous ensemble à la manifestation le 7 mars à 11h00 place de la République à Bordeaux ! Attac 33 – 2 place Saint Pierre- BP 142 – 33008 Bordeaux cedex Courriel : bordeaux@attac.org  ; Site : http://www.local.attac.org/attac33. Tél : 05.56.44.08.05 - From: Vilmont Maurice <mauricevilmont@yahoo.fr>



31) [UFAL33] Comme le smic-jeunes de Balladur en 1994, Le Contrat Première Embauche (CPE) de Villepin doit être annulé

L’Union des Familles Laïques tient à exprimer son inquiétude, mais aussi sa détermination, devant les conséquences, pour les citoyens et leurs familles de ce pays, du Contrat Première Embauche (CPE) que le Premier ministre a fait adopter, en première lecture, par l’article 49-3 à l’Assemblée nationale. En élargissant le Contrat Nouvelle Embauche (CNE), pour les jeunes de moins de vingt-six ans à l’ensemble des entreprises, en exonérant massivement des cotisations sociales les employeurs qui y auront recours, le gouvernement prend une décision dont l’Ufal mesure la gravité des conséquences sur la vie quotidienne des familles. Ce contrat, qui permet à un employeur, durant deux années, de se séparer sans motif d’un travailleur, transformera les jeunes, dans l’entreprise, en salariés totalement dépourvus de droits sociaux, dans l’impossibilité de demander de meilleures conditions de travail, une augmentation de salaire ou le paiement d’heures supplémentaires effectuées, si l’employeur se révèle peu scrupuleux. Ce contrat encouragera les entreprises à ne plus utiliser le contrat à durée indéterminée (CDI), et ne fera qu’accentuer la précarisation de l’ensemble du salariat. Plus grave, il permet, rompant avec la nécessaire solidarité intergénérationnelle du monde du travail, d’utiliser les enfants contre leurs parents, pour faire baisser le coût du travail. Il remet en cause le principe républicain « A travail égal, salaire égal ». Il veut imposer, par la force, un contrat que les employeurs rêveront d’étendre à l’ensemble du monde du travail, précarisant ainsi, après les jeunes, l’ensemble du salariat et les familles. En exonérant massivement les entreprises qui auront recours au CPE de cotisations sociales, le gouvernement aggrave, d’autre part, la situation financière des caisses de solidarité, assurance-maladie, retraites, assurance-chômage et accidents du travail, remettant en cause la cohésion nationale et la nécessaire sécurité sociale pour l’ensemble des citoyens. Il contribue ainsi à ruiner davantage les systèmes publics de solidarité, et encourage ainsi le recours à des assurances privées onéreuses, pour que les salariés qui en ont les moyens puissent bénéficier d’une protection sociale efficace. C’est toute la logique de l’égalité de tous devant l’emploi qui est remise en cause par le CPE. Il y a douze années, le gouvernement Balladur avait dû reculer, la jeunesse n’ayant pas accepté le smic-jeunes (80 % du smic) qu’on voulait instituer dans les entreprises. L’Ufal sera aux côtés, le 7 mars, de tous ceux, étudiants et salariés, qui par leur mobilisation montreront le refus de la précarisation du monde du travail, et particulièrement de la jeunesse, que ce gouvernement veut imposer. Elle appelle le Premier ministre à retirer ce projet, et, au contraire, à créer les conditions pour que les familles, et toutes les générations, puissent avoir, en France, des lois sociales et un code du Travail qui leur permettent de vivre dignement des fruits de leur labeur, et de profiter ensuite d’une retraite décente. Contact presse : Christian Gaudray, 06.84.91.44.44 - UFAL (Union des Familles Laïques) 7, route de la Saye – Lillet – 33380 Mios ( 05 56 26 44 81 - Courriel : ufal33@ufal.org - www.ufal.org

http://ufal33.monsite.wanadoo.fr/ - From: "christian.gaudray" <christian.gaudray@wanadoo.fr>



32) « L'Escale sauvée des eaux » par Isabelle Castéra

PLACE DE LA BOURSE. -- Le projet de l'équipe de Pierre Mazet a été validé hier. L'Escale du livre retrouvera bien la place de la Bourse, sous 1 600 m2 de toile cette fois-ci - PHOTO STEPHANE LARTIGUE - L'enjeu était de taille. Et la tension, à son maximum. Hier soir à la Drac, les institutionnels et quelques partenaires de l'Escale du livre se sont retrouvés pour une ultime réunion autour de la faisabilité du salon. Après l'épisode malheureux du CAPC, la solution proposée par l'équipe de Pierre Mazet, président de l'Escale, n'a pas fonctionné. Il espérait, avec l'accord de la CCI, investir le premier étage de la Bourse. Impossible pour des raisons de sécurité : aucun accès de secours n'existe à moins de 40 mètres. En quelques jours, il a fallu trouver une alternative, sans risque, tout en maintenant une cohérence autour de la Bourse.

====> Un éclatement contenu. Etant donné l'imminence de la manifestation elle doit se dérouler du 31 mars au 2 avril la proposition de l'Escale était cette fois-ci la dernière. Pierre Mazet a exposé son plan de repêche : l'implantation maximale de tentes place de la Bourse sur environ 1 600 mètres carrés; l'amphithéâtre du rez-de-chaussée de la CCI pour les débats, une jauge de 70 personnes; la salle Gabriel qui accueillerait les libraires de littérature générale, Mollat, Georges, la Machine à lire et Virgin notamment; l'espace Saint-Rémi à deux pas pour la littérature jeunesse; le musée des Douanes à côté, les foyers de l'Opéra pour les débats; la salle Renaissance rue des Faussets et des cafés littéraires... Un éclatement contenu, dans la mesure où l'Escale s'articule sur une même zone géographique, avec un parcours tout à fait lisible. Après deux heures de discussions les institutionnels présents autour du président Mazet, à savoir la Drac, la Ville, la CUB, la Région en l'absence du Conseil général, excusé ont validé cette proposition. Pierre Mazet est sorti soulagé : « Les professionnels présents ont dit aussi être d'accord avec ce projet, a-t-il précisé. Cependant, nous allons tenir avec eux une réunion lundi afin de les informer dans le détail. Cette solution provoque un surcoût par rapport au financement initial. Là encore, à partir du dossier présenté, les institutionnels ont validé. Certes, cette solution n'est pas parfaite, mais elle offre l'avantage de sauver l'Escale. Nous ferons un effort au niveau de l'accueil. Désormais, j'ai envie qu'on se concentre sur le contenu du salon, car le plateau sera riche et varié. »

====> La réserve de Mollat. Légère ombre au tableau cependant : au sortir de la réunion Denis Mollat a préféré réserver sa réponse. « J'attends de savoir ce que vont dire mes confrères professionnels, a-t-il concédé, laissant planer le suspense. Je respecte mes collègues, je me fonderai par rapport à eux. »

A cet égard, Henri Martin, de la Machine à lire, n'a pas hésité une seconde : « On jouera le jeu. Les conditions étant compliquées, nous serons pleins de bonne volonté. Nous sommes encore sous le choc du remue-ménage de la semaine dernière. On a assez pataugé, maintenant il faut avancer ! » Le ton est donné.

http://www.sudouest.com/030306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=030306a79876.xml

- Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/



33) Les Nouvelles de Bordeaux en bref . . .

====> Contrat première embauche : Contrat premier licenciement

Les patrons en rêvaient, Villepin l'a fait. Pendant deux ans, les patrons pourront licencier les jeunes embauchés sans motif. L'extension du contrat nouvel embauche ( CNE ) aux jeunes de moins de 26 ans, la trappe à précarité s'ouvre sous leurs pas, le CDI disparaît, le code du travail est encore une fois mis à mal. Les partis de gauche condamnent cette mesure. La CGT appelle à réagir dans l'unité.

====> Dockers

Ils étaient 6000 à Strasbourg pour s'opposer à une directive ultra-libérale permettant de faire appel à des non professionnels pour le travail spécifique des métiers du port. Une cinquantaine de dockers girondins y ont participé.

====> Abrogation article IV : 42 000 signatures

C'est le nombre de personnes qui ont signé l'appel pour abroger cet article voté en février 2005 par l'Assemblée nationale et qui réclame aux livres d'histoire d'évoquer le rôle positif de la colonisation. Vous pouvez encore signer sur le site abrogation.net

====> Saint-Aubin du Médoc : Retour à droite

La liste de gauche du maire sortant Sylvie Collet-Lejuif a été battue le 11 décembre 2005 lors d'une élection municipale partielle due à la démission d'un grand nombre d'adjoints et conseillers municipaux (10 au total) en désaccord notamment avec la rédaction du nouveau PLU (ex POS). Faisant partie de la CUB, la nouvelle municipalité dirigée par un UMP, enverra un délégué communautaire qui siègera à droite.

====> CHU Pellegrin de Bordeaux : Mauvaises conditions de travail

Le personnel soignant a profité de l'inauguration du nouveau département néphrologie pour remettre une lettre pétition au député maire de Bordeaux. Signée par une centaine de soignants qui ont boycotté la cérémonie, la lettre dénonce des sous effectifs chronique, des gros problèmes de manipulations et de gestion des stocks, d'écarts de température... La responsable de la coordination infirmière note amèrement qu'après avoir ouvert, ce service se présentant comme un progrès, doit fermer des lits en raison d'un manque de personnels. Le directeur général ose parler de " situation atypique avec de nombreux congés maternités ". Lui aussi voudrait nous faire croire qu'il découvre maintenant que le personnel soignant est en majorité féminin et en âge de procréer.

====> Auros : Les facteurs déménagés

La Poste d'Auros ne triera plus le courrier des communes du canton. Les 7 agents qui se répartissaients les quatre tournées ne partiront plus d'Auros mais de Langon. Motif invoqué par La Poste : le plan de modernisation dans la perspéctive de l'ouverture de la concurrence du marché du courrier en 2009 avec une centralisation des tris dans des centres automatisés. Langon centraliserait le courrier de trois cantons (Langon, Auros et St-Macaire ) pour 36 000 mouvements par jour. Les trajets des facteurs vont donc s'allonger.

====> Privatisation d'EDF : Scandale boursier.

De nombreux médias rendent compte des pressions exercées sur les personnels bancaires pour " faire du chiffre " et placer un maximum d'actions ; d'achats de titres sans l'avis, ni l'accord de clients, notamment mais ce n'était pas semble-t-il, la seule catégorie visée, de personnes âgées et retraitées. La presse évoque également des gratifications de " cinq à sept euros par ordre d'achat " bénéficiant à des banquiers, et représentant quelques 140 millions d'euros. On parle enfin de bulletins d'achat de titres utilisant jusqu'au nom des enfants de clients ! Toute la lumière doit être faite sur cette affaire qui établit les ravages des collusions d'objectifs politiques et financiers associant gouvernement, milieux boursiers et direction de l'entreprise nationale dépecée. Le député communiste Alain Bocquet a déposé au nom des député-e-s communistes et républicains une demande de commission d'enquête parlementaire sur le sujet.

====> A qui profite le chômage ?

Le collectif pessacais pour une Europe solidaire invitait à répondre à cette question qui dérange le mardi 24 janvier à 20h30 salle municipale de Saige 1 avenue de l'horloge à Pessac.

====> Seuil de pauvreté

Selon l'Insee, 6 % de la population française (3,5 millions de personnes) vit au-dessous du seuil de pauvreté. (600 euros mensuels). Mais si on retient le seuil Eurostat fixé à 720 euros mensuels, 7,2 millions de Français sont touchés

====> Mal logés

SDF, habitations surpeuplées, habitat provisoire, ils sont trois millions d'habitants à l'être selon la fondation Abbé-Pierre. 1,3 millions de personnes sont en attente de logement social

====> L'Humanité spécial Bolkestein : Pensez à la réserver

Samedi 4 février, l'Humanité Hebdo, comme pour le traité constitutionnel européen a publié l'intégralité du texte de la directive Bolkestein

====> Jamal Abutaa, porte parole d'" Initiative Nationale Palestinienne

" et Palestine33 nous invitaient au débat : " Bande de Gaza, Cisjordanie,

Jerusalem, quels enjeux ?, pour quelle Palestine ?, les conditions de vie du Peuple Palestinien, le rôle de la communauté internationale, les solidarités... ", jeudi 26 janvier à 20h à l'athénée municipale de Bordeaux

====> Section de Langon du PCF33 : Assemblée d'adhérents

Jeudi 26 janvier 2006 de 18h30 à 20h15, salle du Temps Libre à Fargues de Langon.

====> Section Jalles-Médoc du PCF33 : Forum avec J-C Gayssot

Samedi 21 janvier salle Antonin-Laroque, Centre Pierre-Mendès-France derrière la mairie. Nous invitons toutes les organisations progressistes à participer à ce débat qui pourra servir de base pour élaborer ensemble un projet alternatif et anti-capitaliste en vue des prochaines batailles qui s'annoncent décisives pour la victoire.

====> Section Val de Garonne du PCF33 : Assemblée générale

Jeudi 26 janvier de 17h30 à 19h30 à Cérons. Un temps d'échange sera consacré aux différents textes mise en débat pour le prochain congrès. Un apéritif clôturera la réunion.

====> Bègles : Vœux de J-J Paris

Le conseiller général vous invite à la présentation de ses vœux, vendredi 27 janvier à 18h45 à la salle Jean Lurçat

====> Vœux de Nicolas Sarkozy, A l'extrême droite toute : Déclaration du Parti communiste français.

Une fois de plus, il stigmatise les migrants, et prend à leur encontre des décisions inhumaines : restriction du regroupement familial, précarisation de leur séjour, présomption de " mariage blancs "... Il poursuit dans sa dérive sécuritaire et, désormais, met les jeunes en ligne de mire. Il a annoncé une réforme de l'ordonnance de 1945 sur la protection de la jeunesse, afin de développer la répression à leur encontre et de généraliser les conditions de mise en détention. Les choix de donner à la police la mission d'établir " la sécurité à l'école " et de créer une milice, sorte de police parallèle aux missions floues, est une fuite en avant dans le populisme sécuritaire. Nicolas Sarkozy, qu'il soit candidat, ministre, Président de l'UMP ou du Conseil général des Hauts de Seine, a confirmé sa position : à droite, extrêmement !

====> Section de Bordeaux du PCF33 : Repas-débat.

Le repas-débat, autour du thème 1936-2006, aura lieu le samedi 4 février à partir de 19h, salle Buscaillet (à Bacalan). Menu : 10 euros.

Nom ....... Prénom ....... Nombre de personnes .........

A renvoyer à PCF Bordeaux, 15, rue Furtado - 33800 Bordeaux, ou

par téléphone au 05 56 91 45 06 ou par mail : pcfbordeaux@yahoo.fr

====> Décès : Bordeaux.

Notre camarade et ami Pierre Huguet nous a quitté après une longue maladie à l'âge de 85 ans. Demeurant à Bordeaux-Bastide, il anima pendant de nombreuses années la section communiste dont il fut membre du secrétariat, le trésorier et fidèle CDH. Il a consacré journellement de nombreuses heures à la trésorerie fédérale. C'est à Hourtin que notre camarade se retira à la retraite d'une

carrière bien remplie d'employé du trésor public. Que sa famille, son

épouse et ses enfants soient assurés de nos sincères condoléances pour

cette terrible épreuve que nous partageons.

====> Bègles. Les communistes béglais ont accompagné leur camarade Guy

Bugeaud à sa dernière demeure vendredi 13 janvier. Ils renouvellent

ici toute leur amitié à sa femme, Marguerite et tous ses proches.

====> Manifestations contre la directive BOLKESTEIN : Plusieurs sont déjà annoncées

A Bordeaux, samedi 11 février 2006, à 15 h Place Gambetta.

A Strabourg, le mardi 14 février, jour du vote du parlement

====> Espaces Marx " Le Bistrot "

Il s'est tenu mardi 24 janvier à 20h30 au Café de l'Horloge

(Barrière St-Genès) autour du thème : " Changeons la donne à gauche pour gagner en 2007 ! ", animé par Dominique Belougne. De nombreuses personnalités politiques, syndicales et associatives ont été invitées. Ont dors et déjà accepté d'y participer : Alain Anziani, Secrétaire Départemental du PS, Francis Daspe, de l'AGAUREPS-Prométhée, Michel Dubertrand, Secrétaire Départemental du PCF, Gilbert Hanna, Syndicaliste Solidaire33, Ollivier Joulin, Syndicat de la Magistrature, Hervé Le Corre, Enseignant, Ecrivain, Vincent Taconet, Président d'Espaces Marx. Pour apporter notre modeste contribution à cette question et aux enjeux de société que cela soulève, nous organisons sur ce thème le prochain Bistrot d'Espaces Marx. Contact : espaces.marxbx@tiscali.fr

====> Campagne unitaire contre la directive Bolkestein. 10 affiches : 1 euro ; 10 cartes postales : 0,35 euro. Ces cartes sont disponibles à la fédération de la Gironde du PCF, 15 rue Furtado, Bordeaux.

====> bulletin d'abonnement

Je m'abonne aux Nouvelles 1 an 19,90 euros

Je m'abonne aux Nouvelles par prélèvement automatique

1 an 19,90 euros q 1 an 2 x 9,95 euros

Je m'abonne et je soutiens Les Nouvelles q 1 an 30,60 euros

Nom-Prénom .......

Adresse .....

Code postal ...... Ville ...

Libellez vos chèques à l'ordre de Les Nouvelles.

A retourner à : Société Les Nouvelles - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX

tél. 05 56 91 45 06 - Fax 05 56 92 61 01

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 19 janvier 2006 - No 1625 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



34) Grand contournement de Bordeaux : Développement durable du tout camion

Le préfet a annoncé que l’examen des options du fuseau des 1 000 mètres commencerait à partir du 2 février. On se rappelle que le gouvernement de droite avait bel et bien balayé d’un revers de main des semaines de travail de la commission en charge de faire vivre le grand débat public sur la question du projet de grand contournement. Faisant fi des dizaines de débats, des nombreuses contributions d’associations de protection de l’environnement, ou plus individuels de citoyens, le ministre avait décidé sans en attendre les conclusions qu’il faudrait construire cette infrastructure et en plus avait indiqué sa préférence pour le passage à l’ouest. Face à ce manque de respect de la démocratie on se rappelle que la commission avait démissionné avant la clôture du débat public. La présence d’élus verts à la Région pouvaient laisser espérer qu’un combat farouche contre ce projet dantesque qui revient pour beaucoup à un cadeau aux transporteurs routiers y serait mené. Pas de chance, une fois élus, ils perdent de leur mordant et maintiennent depuis sur le sujet un bruyant silence. Le projet avance donc malheureusement puisque le préfet vient d’annoncer l’ouverture d’un examen du fuseau de 1 000 mètres de large nécessaire à sa construction. Un journal du projet est sorti en novembre. On imagine bien l’impact sur l’environnement, sur le paysage, sur les transports et la construction qu’aurait ce projet s’il se réalisait. Alors que l’on peut voir chaque semaine dans le journal Sud-Ouest la photo du président du Conseil général en train de signer une convention de développement durable avec un élu local avec l’objectif avoué d’améliorer la vie, le même soutient depuis des années, pour on ne sait quelles raisons profondes, ce grand contournement. La Gironde, notre belle Gironde, échappera-t-elle à cette nouvelle cicatrice de goudron et de béton ? On peut le penser car le développement du transport par camion n’est pas inéluctable contrairement à ce que l’on veut nous faire croire*. Car on peut relancer le débat sur le ferroutage et le merroutage. Des actions simples et peu coûteuses sont possibles dès maintenant. Il y a le recours à la taxe. La Suisse l’a décidé depuis des années pour protéger ses vallées asphyxiées. Le journal l’Humanité consacrait un reportage de deux pages sur le succès remporté par la taxe appelée « redevance sur le trafic poids lourds » qui a fait baisser de 10 % le nombre de camions sur les routes et a permis le financement d’infrastructures pour le train. L’Allemagne vient de s’y mettre ce qui renvoie une partie des camions sur l’Alsace puisque les élus français n’ont pas osé affronter le lobby routier. Pourquoi ne pas interdire par un simple arrêté préfectoral, la traversée de la Gironde, le matin de 7h à 9h et le soir de 16h à 18h. Les camionneurs s’adapteraient comme ils le font quand le Pays Basque ferme sa frontière et la rocade actuelle ne serait pas saturée surtout si on développe encore plus l’offre detransport public notamment de banlieue à banlieue. Le tramway a toujours ce défaut. Enfin peut-on soutenir le coût d’un tel projet alors que le département ne peut déjà pas entretenir le nouveau réseau national qui vient de lui tomber sur les bras et prétexte avec juste raison le manque de moyens pour financer les études pour le projet de LGV Bordeaux Toulouse. S’il manque de l’argent pour une infrastructure d’un côté du département, comment justifier de financer les études de ce super-projet qui est lui aussi de dimension nationale voire internationale puisqu’une grosse partie des camions qui l’utiliseront seront étrangers ? Où le département va trouver l’argent pour financer ce projet s’il le juge indispensable ? Non vraiment ce grand contournement, qu’il passe à l’Ouest ou à l’Est de la CUB doit rester dans les cartons des bureaux duC.G. Pour les Girondins là aussi c’est Non. Lionel Chollon, Membre du Bureau Exécutif Départemental du PCF33.

* Des hypothèses de travail en forme de renoncement à l’action politique

Les services de l’Équipement, comme dans bien d’autres domaines, ont l’habitude de travailler les prévisionnels en extrapolant les tendances de l’existant. C’est sur ce type de bases qu’ont été construits, en 1996, tous les Schémas de Service Collectifs mis en discussion - dont celui des Transports, et la révision du Schéma National des Routes, dont s’inspire le projet du GCB. Alors que la note d’accompagnement du dossier de la CNDP évoque l’absence de déclaration des associations sur le GCB, nous nous permettons donc de rappeler que lors des consultations sur les Schémas de services collectifs auxquelles nous avons participé à l’époque, les associations - y compris au niveau national la Fédération France Nature Environnement et la FNAUT - ont critiqué de façon vigoureuse cette pratique, qui revient à renoncer d’entrée de jeu à toute recherche de maîtrise des flux. La réponse exprimée par le projet de Grand Contournement de Bordeaux (GCB) est celle, classique, de l’extrapolation des tendances de croissance. Elle suppose le développement à l’Ouest ou à l’Est de l’agglomération d’une « super-rocade » censée permettre au trafic de transit de contourner le goulot d’étranglement de Bordeaux en le séparant du trafic local. Cette volonté de soulager au plus vite la congestion de l’agglomération explique en grande partie l’accueil favorable fait au projet par les élus locaux de tous bords, qui trouvent dans cette solution - et en particulier dans sa variante Ouest - une réponse aux préoccupations immédiates et de leurs électeurs, et de leurs interlocuteurs économiques.

====> Les questions soulevées par les transports dans la CUB, en Gironde et en Aquitaine seront à l’ordre du jour du prochain Bistrot d’Espaces Marx, le Mardi 21 Mars à 20h30 au Café de l’Horloge, Barrière St Genès.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



35) Emploi, politique industrielle en Gironde : Arrêtez le massacre

Réaction du PCF aux nombreux plans de licenciements en Gironde. La perte des capacités productives de notre département continue sans que les pouvoirs publics, apparemment, puissent s’y opposer. Après Solectron, IBM, la Sogerma, Ford, EADS qui ont vu en 2005 liquider des milliers d’emplois. C’est au tour du centre de recherche Smurfit de Talence de fermer après le rachat de l’entreprise par son concurrent suédois, puis la semaine dernière les fonderies du Bélier à Verac voient supprimer 190 emplois. Drame humain, drame pour des dizaines de familles, drame pour tout un canton. On peut en faire le constat tous les jours, les politiques successives et particulièrement la politique du gouvernement Villepin en matière d’emploi ne garantit en rien la préservation, encore moins le développement de l’emploi industriel. La baisse du coût du travail, assorti à la précarisation des salariés ne préserve pas l’emploi, pas plus que les exonérations de charges patronales. Toutes les solutions ont-elles été envisagées ? nul ne peut le dire, concernant les fonderies, puisque la direction refuse de rencontrer les salariés. Pourtant, des recherches de coopérations interentreprises pourraient être envisagées. Une fois de plus la démocratie semble s’être arrétée à la porte de l’entreprise.

====> Le PCF propose :

1. Exiger des préfets des moratoires suspensifs pour examiner, avec des cellules de crise, incluant les salariés, leurs syndicats et les élus, la situation et voir si des possibilités alternatives existent pour répondre à la pression concurrentielle par la baisse d’autres coûts que les coûts salariaux et avec de nouveaux financements.

2. Exiger de faire rembourser par l’employeur toutes les aides publiques dont il a pu bénéficier y compris pour passer aux 35 heures ou en matière de taxe professionnelle, s’il refuse de négocier.

3. De réclamer la création de Fonds régionaux pour l’emploi

et la formation afin d’encourager les entreprises concernées à sécuriser les emplois et les formations en se modernisant, au lieu de délocaliser. Ces Fonds prendraient en charge une partie des intérêts versés aux banques par les entreprises pour leur crédit à l’investissement. La prise en charge (bonification) serait d’autant plus importante que l’entreprise concernée s’engagerait à maintenir ou créer des emplois et à former ses personnels. Chaque Fonds régional pour l’emploi et la formation pourrait être immédiatement amorcé par le redéploiement, à cet effet, d’une partie des crédits d’action et de développement économique du budget du Conseil régional. Sébastien Laborde, membre du Bureau Exécutif Départemental du PCF33. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



36) Renouvellement urbain à Bègles : Garantir les relogements

Contenu de la lettre envoyée le 24 janvier par le groupe des élus de l’Alternative Citoyenne au ministre du logement. « Une opération de renouvellement urbain sur la commune de Bègles est en cours de réalisation, projet pour lequel une convention a été signée en mars 2005 entre l’ANRU, la SAEMCIB (bailleur maître d’ouvrage), le Maire de la ville de Bègles, le Président de la CUB, la Foncière Logement, la CDC et le Préfet. Cette opération prévoit notamment sur le site de la cité Yves Farge : d’une part la démolition et reconstruction de 286 logements sociaux (dont 11 en PLS) ; d’autre part, la construction de 720 logements supplémentaires (410 locatifs privés et 310 accessions à la propriété). Concernant le relogement des familles dont les appartements seront détruits : le programme de constructions nouvelles n’est pas encore terminé que déjà des familles ont été relogées dans le parc locatif de la SAEMCIB et d’un autre bailleur Aquitanis. Comme il s’agit d’une opération construction/démolition, il est étonnant que l’on n’ait pas attendu l’achèvement des logements neufs pour y reloger ces familles. Concernant les logements sociaux reconstruits, les simulations font apparaître une augmentation de loyer qui sera difficilement supportable pour les familles aux revenus modestes (un exemple : passage d’un T4 à un T3 avec une augmentation de 70 € à 125 € par mois, équivalant sur une année à un mois de salaire). Il n’est pas juste de demander ce sacrifice à des familles qui en font déjà beaucoup et un des objectifs de cette ORU doit être en priorité de leur permettre de vivre mieux, dans des logements de qualité. Notre groupe a fait la proposition en Conseil municipal qu’une négociation soit engagée avec vos services et l’ANRU dans la perspective qu’une compensation (sous forme d’augmentation de subvention ou de baisse des taux d’intérêts des emprunts) puisse être faite au bailleur afin de faire baisser le montant des loyers des futurs locataires qui de notre point de vue ne doivent subir aucune augmentation. Cela dans l’optique que le bailleur ne supporte pas seul cette charge et que la collectivité locale, qui a déjà augmenté sa participation, ne soit pas une fois de plus sollicitée. Nous souhaitons que notre proposition puisse être examinée et débattue et qu’elle puisse déboucher sur un accord garantissant aux locataires un relogement dans les meilleures conditions pour tous, sans aucun préjudice, ce qui aurait dû être prévu dès la conception même de ce projet de renouvellement urbain. Nous adressons une copie de cette lettre à M. le Préfet de Gironde et à M. le Directeur de l’ANRU ». Le préfet de Gironde et le directeur de l’ANRU ont reçu copie de cette lettre. Pour tout contact : Mme Texier 16, rue du Général Crémer

33130 Bègles. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 2 Février 2006 - No 1627 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



37) La droite et le logement social : Pas de ça chez nous !

Les parlementaires de droite veulent revenir sur la loi SRU initiée par J.C. Gayssot. La droite n’aime pas les pauvres. La population qu’elle enfonce dans la précarité et les bas salaires, dont elle facilite le licenciement, dont elle réduit les indemnités lorsqu’elle est au chômage, qu’elle chasse des centres villes cossus, n’a qu’à aller se loger où bon lui semble… mais pas dans ses « beaux quartiers ».

====> 20% de logements sociaux, dit la loi

Une loi dite de solidarité et de renouvellement urbaine (SRU), votée en décembre 2000 sur proposition du ministre communiste Jean-Claude Gayssot, oblige, en principe, les communes de plus de 3 500 habitants – soit 742 communes - à construire au moins 20 % de logements sociaux sur leur territoire. Cette loi stipule que ces communes disposent d’un délai de 20 ans pour se mettre en conformité avec cette obligation. Or, depuis son entrée en vigueur en 2002, de très nombreux élus de droite n’ont cessé de détourner la loi aux prétextes les plus divers. C’est le cas de Nicolas Sarkozy à Neuilly dans les Hauts de Seine ou d’Eric Raoult au Raincy en Seine-Saint-Denis. Ils peuvent d’autant mieux le faire que ce non respect de la loi se paie par des amendes dérisoires.

====> Un feu nourri contre la loi SRU

Lors de la révolte survenue dans les quartiers populaires en novembre dernier, Jacques Chirac avait reconnu le bien fondé de cette loi et promis sa stricte application. Où en est on aujourd’hui ? Des députés UMP ont lancé un tir de barrage contre la loi à coups d’amendements pleins de mauvaise foi. Pour les uns, il faudrait prendre en compte le taux de logements sociaux dans l’agglomération de communes, pour d’autres il faudrait inclure dans ce quota les logements en accession à la propriété qui ont un caractère « social ». Pour les uns comme pour les autres, tout est bon pourvu que l’on ne construise pas de HLM dans leur ville.

====> La crise du logement social plus aiguë que jamais

Selon les chiffres les plus modestes, 1,3 millions de familles sont à la recherche d’un logement social en France. L’Ile de France compte 360 000 demandeurs et la ville de Paris 100 000. Parmi les causes de l’explosion des banlieues en novembre, le besoin urgent de logement figure en première place. Alors que veut la droite ? Jusqu’où l’aveuglement égoïste des nantis va-t-il lui tenir lieu de politique ? Il est temps de lui dire assez ! Ajoutons que les montants des loyers sociaux deviennent un obstacle pour de très nombreuses familles. Mais, pour certains bonimenteurs-démagos comme Nicolas Sarkozy, encourager à la hausse n’est-ce pas un bon argument pour proposer aux locataires modestes d’acheter leur logement HLM ?

====> Trois villes épinglées en Gironde

Le préfet lors de ses vœux a montré du doigt les villes de Gujan-Mestras, Saint-Loubès et Le Pian-Médoc pour leur manque de projet de construction afin de combler le manque de logements sociaux dans leur commune. A Saint-Loubès le conseiller communiste Serge Guillou confirme dans Sud-Ouest qu’il y a bien un « déficit de logements sociaux » dans la commune que le « problème a été sous-estimé comme la nécessaire solidarité ». Le Maire socialiste s’en défend mais les chiffres sont là. L’offre de logements sociaux n’est que de 5,1 %. Le parc locatif privé a lui explosé.

=====> Les communistes se battent pour :

Aménager l’article 55 de la Loi SRU en renforçant les sanctions pour les communes en cause. Rien ne s’oppose à ce que l’Etat et les collectivités conditionnent leurs aides à l’obligation de construction de logements sociaux.

Revenir à l’aide à la pierre par une augmentation des crédits affectés, à un taux d’intérêts faible permettant de fixer le montant des loyers à un niveau supportable par les locataires.

Casser la marchandisation du logement. Le niveau des aides de l’Etat pour le logement locatif privé nouveau est équivalent à celui d’un logement locatif social. Il faut privilégier l’aide au logement social.

Mobiliser des moyens exceptionnels pour le logement social. C’est possible, avec une revalorisation de la participation des employeurs, pour retrouver le taux du 1 % logement, avec la création d’un pole public financier et foncier, avec la mutualisation des crédits d’Etat, notamment les fonds issus de la collecte du Livret A, avec l’impôt sur les fonds d’épargne de la CDC...

Instaurer une véritable politique participative pour les locataires, les associations qui les représentent, les élus. Il faut permettre à chacun de s’exprimer, de participer mais aussi d’évaluer les politiques en matière de logement (dans les PLH par ex.).

Instaurer un grand service public du logement, garant du droit au logement et du principe d’égalité des citoyens. La notion de « droit au logement pour tous » doit s’accompagner d’une idée de service public national du logement et de l’habitat. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



38) Contrat Première Embauche : Il faut le refuser

Voici le texte de l’appel unitaire national d’organisations de jeunes*. Elles se réunissaient à Bordeaux mercredi 25 janvier pour organiser localement la mobilisation. Le Premier ministre a annoncé une mesure d’une gravité extrême le 16 janvier : la création du Contrat Première Embauche (CPE). C’est une insulte faite aux jeunes, l’humiliation de toute une génération. Ce contrat, avec sa période d’essai de deux ans qui permet de renvoyer sans préavis et quasiment sans indemnités, signifierait la disparition du droit du travail pour les jeunes. Comme le Contrat Nouvelle Embauche, il ne résoudra rien au problème du chômage.

====> Le CPE c’est le Contrat Précarité Exclusion.

Avec lui, finis les espoirs d’avoir un emploi stable, un logement, de fonder une famille, de faire des projets. Pire, c’est une triple peine pour toute une génération déjà en proie à la souffrance et à la désespérance : - Condamnation définitive à être la première génération qui vivra moins bien que ses parents: le premier emploi détermine toute la vie active. - Interdiction de pouvoir se projeter dans l’avenir. - Condamnation à être un citoyen de seconde zone, un travailleur vulnérable et sans droits.

====> Le CPE c’est « sois jeune et tais-toi ».

C’est la conception de la jeunesse qu’ont Nicolas Sakozy et Dominique de Villepin qui n’ont pas arrêté de faire la guerre aux jeunes en les insultant, en les méprisant et en détruisant méthodiquement tout ce qui leur permettait de bâtir leur avenir. Ils ont ravagé l’éducation, aujourd’hui, ils essaient d’achever la jeunesse. Le Medef, dont la présidente a affirmé que « la jeunesse est un état de maladie dont on guérit », n’attendait que ça pour faire de l’entreprise une zone où les jeunes n’auraient en fait qu’un seul droit : celui de se taire et d’obéir ou de prendre la porte du jour au lendemain.

====> Notre pays doit faire le pari de la jeunesse.

Elle est une richesse, pas un fardeau. Si ce n’avait pas été qu’un alibi, le gouvernement aurait pu prendre d’autres mesures : relancer le pouvoir d’achat pour tous, proposer une allocation individulaisée d’autonomie donnant accès à de nouveaux droits, faire vraiment la chasse au chômage et à la précarité, investir massivement dans l’éducation, la formation professionnelle et la recherche, consolider et étendre les services et les emplois publics, réduire le

temps de travail… Le gouvernement ne cesse de diviser pour mieux régner : cette fois, il dresse les générations les unes contre les autres, remettant au goût du jour le slogan des manifestations contre le SMIC jeunes de Balladur « Papa, j’ai trouvé un emploi, le tien ». Nous appelons à la solidarité intergénérationelle : c’est l’avenir de notre société qui se joue, tout le monde est concerné. Nous refusons le choix de civilisation que le gouvernement tente de nous imposer : celui d’une société violente où tous les droits conquis de haute lutte par nos aînés seraient sacrifiés. Nous refusons la disparition du droit du travail : tout ce qui est protégé est plus libre. Nous refusons le CPE et exigeons du gouvernement qu’il retire cette mesure injuste, inutile et humiliante.

====> La colère gronde dans la jeunesse.

Cet appel en est le reflet et est un premier pas vers de plus larges mobilisations. Nous appellons à la constitution de collectifs locaux de mobilisation. (*) UNEF, Jeunes CGT, MJS, MJCF, UEC, Fédération Sud-

Etudiant, UNL, JCR, UNSA jeunes, JRG, jeunes Verts, Fédération Léo Lagrange…

====> La précarité selon LaurenceParisot, présidentedu MEDEF

« Comme la vie, la santé et l’amour, le travail est précaire ». Cela en dit long sur l’avenir qu’ils veulent imposer aux jeunes.

====> Jeunes communistes

« La précarité imposée aux jeunes concerne tout le monde, elle risque d’être étendue à toute la population. Il faut réagir tous ensemble ». - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



39) Marie-George Buffet : Assez de gâchis!

Elle appelle la gauche à faire échouer le contrat première embauche. « Les jeunes commencent à se rassembler contre le contrat première embauche. J’appelle les forces de gauche à prendre des initiatives fortes pour dire « non » à ce projet, c’est l’urgence sociale » a-t-elle déclaré sur France Inter. « Alors qu’un jeune sur trois est aujourd’hui dans la grande précarité, le gouvernement Villepin veut en faire la règle générale », s’indigne la secrétaire nationale du PCF. Pour elle, au contraire, la chance d’un renouveau économique et industriel du pays passe par tous ces jeunes qui ont des qualifications professionnelles, qui sont diplômés. Encore faut-il qu’ils soient réellement embauchés, qu’ils puissent s’investir dans l’entreprise, s’y former davantage pour devenir la clef de son dynamisme. « Ne doit-on pas penser, interroge-t-elle, que la qualification est un atout et la précarité un handicap ? ». En dénonçant le chantage patronal aux délocalisations pour obtenir la mort du contrat à durée indéterminée, Marie-George Buffet s’attaque au thème de la mondialisation et soulève des questions : quelles limites y a-t-il à cette mise en concurrence ? « Je propose que l’on réfléchisse à une sécurité d’emploi et de formation, notre pays a besoin d’emplois qualifiés, d’hommes et de femmes qui puissent être sécurisés dans leurs parcours professionnels ». Pour elle, l’heure est à l’organisation de la riposte face à « un gouvernement qui veut transformer les individus en Kleenex ». - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



40) Jeudi 2 février 2006 : Grève des fonctionnaires

Pour les salaires, l’emploi et l’éducation à l’appel des syndicats CGT-FO-FSU-CFDT-UNSA de la fonction Publique et les syndicats FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA de l’éducation, Manifestation, place Gambetta à 10h30. Au lendemain de la réunion salariale avec Christian Jacob, les organisations syndicales font le constat que le compte n’y est pas : leurs exigences d’augmentation de la valeur du point d’indice pour un réel maintien du pouvoir d’achat pour tous, et de la refonte de la grille indiciaire n’ont pas eu l’écho gouvernemental attendu. Les organisations syndicales récusent la globalisation que le Ministre prétend faire entre les dossiers salarial, statutaire et social. Elles ont la volonté de négocier séparément les trois. Le refus gouvernemental de répondre sur les salaires implique une mobilisation des personnels. Les organisations syndicales décident de réagir ensemble pour les salaires et la refonte de la grille indiciaire. Parce que la semaine d’action qu’elles avaient décidée en commun s’inscrit totalement dans la défense et la transformation d’un service public de qualité pour tous et partout, elles appellent donc les personnels de l’Éducation et de la Recherche à faire grève et manifester jeudi 2 février pour les salaires et le pouvoir d’achat, pour l’emploi, contre les suppressions de postes, contre la précarité et pour la défense du service public d’Éducation. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



41) Programme du Medef : Une voracité sans limites

Lors de son assemblée générale, le syndicat patronal a annoncé sa volonté d’obtenir une remise en cause totale des droits des salariés. Le MEDEF ne s’interdit désormais pratiquement rien. Revue, non exhaustive, de ses objectifs pour la prochaine période.

====> SMIC. Pour Mme Parisot, sa fixation doit « sortir du champ politique », échapper donc au gouvernement, pour être confiée à des « experts économiques ». Il s’agit d’en finir avec des « hausses déraisonnables du SMIC ».

====> Salaires. Pour le Medef, les entreprises n’ont « pas les moyens de rémunérer le travail à la hauteur qu’il mérite » à cause « des charges écrasantes » imposées par l’État. Il « oublie » de dire que, s’ils infligent la diète à leurs salariés, les grands groupes ont versé ces dernières années des dividendes en forte hausse à leurs actionnaires.

====> Temps de travail. Le MEDEF prône un abandon de la notion de durée légale du travail, qui, « depuis qu’elle est fixée à 35 heures, pose énormément de problèmes ». Etendu des spécificités locales ».

====> Contrat de travail. Laurence Parisot attend surtout l’extension à toutes les entreprises du contrat nouvelles embauches (CNE), aujourd’hui limité aux PME de moins de 20 salariés, qui permet aux employeurs de licencier, sans motiver leur décision, pendant deux ans. Jugeant que l’on fait « un usage abusif du mot », elle prétend, pour justifier l’usage de la pratique, que la précarité ne serait qu’« une loi de la condition humaine ». Loi qui, notons-le, ne s’applique cependant pas aux dirigeants d’entreprise, comme l’illustre régulièrement l’octroi de « parachutes en or » - des indemnités pouvant se chiffre par dizaines de millions d’euros - à des PDG remerciés.

====> Protection sociale. Le patronat ne cache pas sa préférence pour le basculement des cotisations patronales à l’assurance- maladie sur la CSG, taxe payée essentiellement par les salariés. Au passage, Mme. Parisot se félicite d’avoir obtenu du gouvernement le maintien des allégements de charges sociales déjà consentis aux entreprises (plus de 20 milliards d’euros dans le budget 2006).

====> Négociation. Le patronat aimerait qu’au-delà de grands principes le pouvoir politique cesse peu à peu de légiférer en matière de droit du travail. Celui-ci ne dépendrait plus que des rapports de forces dans les entreprises et les branches, aujourd’hui très défavorables, on le sait, aux syndicats. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



42) PCF33 - Remise de cartes 2006 en Gironde : Débuts encourageants

Après 3 semaines la remise des cartes 2006 a bien démarré dans la plupart des sections, déjà plus de 400 communistes ont repris leur carte sur les 2 500 comptabilisés fin 2005. Si la carte nominative permet de voir en direct les erreurs éventuelles, elle permet aussi d’avoir un contact direct avec les adhérentes et adhérents. Peu de refus cette année encore et même un certain nombre d’adhésions réalisées dans la même période. 23 nouveaux adhérents depuis le début de l’année, c’est encourageant et si la remise de carte se poursuit, cela peut contribuer à créer tout de suite les résistances à la politiques de la droite, à la casse de l’emploi industriel, aux attaques contre l’école… La remise de cartes permet aussi d’avoir un premier échange sur les enjeux de ce début d’année et sur les débats du congrès en mars prochain. Le conseil national propose l’objectif de 3 000 adhésions d’ici au congrès, ce qui revient à faire en Gironde, 65 adhésions d’ici 2 mois. C’est possible, et même, il est possible de faire mieux. La remise de cartes comme la campagne de renforcement sont des éléments clés pour battre la droite, pour résister dès aujourd’hui et construire avec le plus grand nombre une alternative crédible en 2007. Dans les jours et les semaines qui viennent, les communistes vont se réunir en cellule, en assemblée de section pour débattre du choix de leur base commune pour le 33ème congrès, leur projet, leur programme, la stratégie mais aussi leur parti. Ils entendent dans le même temps résister à la politique du gouvernement Villepin-MEDEF, et ce dès le 2 février avec les salariés du public et le 11 février contre la directive Bolkestein. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



43) « La classe ouvrière, c’est pas du cinéma » : Premier clap le 2 février

Les troisièmes rencontres cinématographiques, organisées par Utopia et Espaces Marx, se sont déclinées en 4 thèmes : « La classe ouvrière, ça se loge », « Migrants, la frontière c’est quoi ? », « J’aime travailler, mais ça peut me faire mal », « Filmer le travail, filmer les luttes ». Le plafond de verre de Yamina BENGUIGUI qui participera aux différents débats vendredi 3 février. Ces Rencontres ne sont pas un « festival », c’est pour Utopia la poursuite du travail de fond mené toute l’année avec les militants de nombreuses organisations, les débats renouant avec le meilleur de la tradition des ciné-clubs. C’est pour Espaces Marx un « temps fort » de ses réflexions sur les formes nouvelles que prend l’organisation sociale en ce début de xxI° siècle - des réflexions qui se poursuivent toute l’année au travers d’ateliers, rencontres, « bistrots »

====> Jeudi 2 février « La classe ouvrière, ça se loge » -- 15h Utopia « Dans la maison radieuse », film documentaire de Christian Rouaud, France, 2005, 1h10. Le Corbusier a construit la « Maison radieuse » de Rezé, près de Nantes, il y a 50 ans. Il s’agissait d’imaginer un habitat collectif qui respecte la vie privée de chacun tout en favorisant les échanges et les contacts, « un village vertical » Séance suivi d’un débat avec le réalisateur. -- 17h Utopia « De mémoire de cité », film documentaire de Jean-Paul Lascar, france, 2000, 52 mn produit par Périphéries Productions et le Festival du film d’Histoire de Pessac. Trois éclosions urbaines ont marqué la commune de Pessac durant le XX° siècle : la cité des Frugès (Le Corbusier), les Castors, et les grandes cités. Le film retrace ces étapes architecturales. Il est centré plus particulièrement sur l’ habitat social des années 60. il donne la parole aux témoins et acteurs de ces transformations, ainsi qu’ à la population de ces quartiers. Suivi d’un débat avec le réalisateur. -- 18h15 Table ronde à l’athénée Municipal « La classe ouvrière, ça se loge » animée par Jean-Pierre Labroille, responsable du groupe régional de la CGT sur le logement, Marie Labecot, secrétaire de l’UL CGT de Bordeaux Nord, Mariano Lanueza, secrétaire UGT Aragon, André Barbe, Directeur de l’ADIL Gironde, Jacques TOISER. -- 20h30 Utopia « L’argent fait le bonheur », de Robert Guediguain, France, 1993, 1h30. C’est sans doute le plus tonique de tous ses films. Produit pour la télé, programmé dans quelques festivals mais très rarement montré en salle. Dans une cité, perchée comme un nid d’aigle au dessus de Marseille, vivent difficilement des familles venues de tous les horizons de la Méditerranée. Projection suivie d’un débat avec Patrick Baudry, sociologue et Dominique Quintanilla, architecte.

====> Vendredi 3 février « Migrants, la frontière, c’est quoi ? ».

-- 12h Utopia « Bread and roses »

de Ken Loach, GB/Usa, 2000, 1h52, VosTF. Maya est belle,

brune, mexicaine, et fait partie d’une troupe de clandestins embarqués par des passeurs sans scrupules pour l’Eldorado US. -- 14h30 Utopia « Le sel de la terre » d’Herbert J. Biberman, E.U., 1954. Au Nouveau- Mexique, des mineurs mexicains entreprennent une grève pour exiger d’être traités comme leurs collègues américains. -- 18h Table ronde « Migrants, la frontière, c’est où ? » animée par Guy Lenoir, responsable de Migrations Culturelles Aquitaine Afriques, avec la participation de Yamina Benguigui et de représentants du Réseau Education sans Frontières et de l’ASTI. -- 20h30 Utopia « Le plafond de verre », Film documentaire de Yamina Benguigui, France, 2005, 1h44. Plafond de verre : expression de la sociologie américaine des années 70 désignant la frontière invisible qui fait qu’à formations et compétences égales, on n’a pas tous accès aux mêmes fonctions dans la hiérarchie du monde du travail, selon qu’on est une femme ou un homme, qu’on est noir ou blanc, grand ou petit etc... suivi d’un débat avec Yamina Benguigui -- Cinémas Utopia, 5 Place Camille Jullian, 33000 Bordeaux - Tramway : station Ste-Catherine (ligne A), station Hôtel de Ville (ligne B), www.cinemas-utopia.org - 05 56 52 00 03, Espaces Marx, café de

l’Horloge, 2 cours Gambetta, 33400 Talence. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



44) Bordeaux, entre Bacalan et Bastide : Enfin un franchissement

Même s’ils regrettent toujours que l’option tunnel ne soit pas retenue, les élus communistes de la CUB se réjouissent qu’enfin ces deux quartiers de Bordeaux puissent être reliés. En effet, tant notre agglomération avait et a toujours un immense retard en matière de franchissement du fleuve entraînant d’insupportables difficultés de circulation et déplacement collectifs, et freinant le mélange des activités comme des populations, nécessaire à l’équilibre, au bien être et au dynamisme de l’agglomération. C’est d’ailleurs au moins un franchissement supplémentaire à hauteur du boulevard J.-J. Bosc qu’il faudra réaliser rapidement pour rattraper ce retard. Oui enfin ! Parce que c’est l’aboutissement d’une décennie de combats de militants et d’élus communistes pour le développement des transports publics et du ferroviaire. Oh certes, nous aurions préféré la forme tunnel à ce pont levant, mais la droite et le P.S en ont décidé autrement il y a 8 ans de cela. Décision regrettable que nous n’avons cessé de dénoncer tant le tunnel offrait la solution la mieux adaptée, la plus fonctionnelle, en évitant notamment les ruptures de circulation que ce pont levant occasionnera inévitablement. Devant un tel choix, les communistes ont pris leurs responsabilités, comme ils le font sur l’ensemble des dossiers qui leurs sont soumis, en refusant la pratique négative du tout ou rien. Face à ce rejet du projet du tunnel, les élus communistes ont participé concrètement au meilleur choix parmi les projets en présence du futur pont afin qu’il réponde au mieux à l’ensemble des problèmes de déplacements sur notre agglomération. Et ce d’autant plus qu’est apparu, d’abord un flottement puis un renoncement à réaliser cet ouvrage de la part de ceux-là même qui avaient décidé le pont contre le tunnel ! Chacun a pu le vérifier ces derniers mois. Les élus communistes ont même été dans l’obligation de faire de cet investissement un enjeu, une des conditions de leur vote du budget à la CUB. Car bien au-delà de l’effet esthétique pour notre agglomération, ce franchissement doit répondre à deux obligations urgentes. Poursuivre la voie tracée par le tramway en accélérant le développement de transports collectifs. En ce sens ce pont va permettre de faire un lien par TCSP de la gare de Cenon (rive droite) à la gare de Ravesie (rive gauche) et ainsi donner un souffle nouveau à la nécessaire mise en place de la ligne de ceinture SNCF, véritable futur RER d’agglomération, pendant de la rocade et des boulevards en terme de TCSP. Soulager considérablement le flux de circulation rive droite-rive gauche qui, même si nous devons absolument le réduire, restera. Le seul pont d’Aquitaine même à 3 voies ne peut et ne pourra absorber cette circulation.Ce qui démontre bien que ce franchissement, en offrant 4 voies de circulation routière et deux voies TCSP, n’est pas surdimensionné mais correspond bien aux besoins, y compris immédiats. Ce franchissement s’inscrit bien dans la démarche avancée par les élus communistes depuis de nombreuses années. C’est en ce sens qu’ils avaient proposé un doublement ferré lors de la construction du pont François Mitterrand (proposition rejetée alors). C’est cette même démarche qui a prévalu lors de leur opposition au grand contournement de Bordeaux dont l’aspect tout routier, tout camion, accompagne le démantèlement du ferroutage pourtant un axe majeur du développement durable en matière de déplacement. Par contre ce pont Bacalan-Bastide offre une avancée en prenant en compte cette double réponse aux besoins de circulation et de déplacements collectifs. Max Guichard, Président du Groupe Communistes et Apparentés à la CUB.

====> Les questions soulevées par les transports dans la CUB, en Gironde et en Aquitaine seront à l’ordre du jour du prochain Bistrot d’Espaces Marx, le Mardi 21 Mars à 20h30 au Café de l’Horloge, Barrière St Genès.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 2 Février 2006 - No 1627 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



45) OPA sur Arcelor : Fonderies boursières

Le destin de la sidérurgie illustre à merveille les gâchis capitalistes. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, des dizaines de milliers d’emplois lorrains ont été supprimés et les hauts fourneaux remplacés par un parc à Schtroumpfs, vite fermé à son tour. L’acier français n’était plus rentable… Quelques années plus tard, cette politique à courte vue était démentie par l’explosion de la consommation de pays tels que la Chine et l’Inde. La casse était faite. La fusion en 2002 d’Usinor, de l’espagnol Aceleria et du luxembourgeois Arbed devait constituer un titan industriel, un champion européen capable de résister aux assauts de ses rivaux et aux aléas de la conjoncture. Arcelor est lui aussi un cannibale qui vient d’acheter au prix fort un groupe canadien. Dans ce Monopoly où tous les coups sont permis, l’intérêt collectif à long terme et l’avenir des salariés ne pèsent rien face à la rentabilité immédiate. Ce sont au contraire des fortunes qui vont être jetées dans la fournaise boursière. Alors, Dominique de Villepin laissera-t-il partir Arcelor et une branche stratégique ? L’État va-t-il accepter une fois de plus de payer les dégâts sociaux - chômage, préretraites, aides publiques - des choix des barons de l’acier, comme il le fit pour les Wendel-Seillière ? Les ravages prévisibles vont bien au-delà des comptabilités publiques. Ils touchent des êtres, des familles, des territoires qu’ils laisseraient exsangues, livrés aux fausses promesses et aux mirages de reconversion. Une fois de plus, « la main invisible du marché » ou les mécanismes de la globalisation vont être invoqués comme une fatalité pour justifier le laisser-faire. L’État ne peut pas tout faire, nous susurre-t-on une nouvelle fois… Le groupe Mittal Steel qui est parti en guerre boursière ne fait cependant pas le bonheur de Matignon. Quel symbole pourrait constituer la perte d’emplois qualifiés et en CDI, alors que le gouvernement veut imposer aux jeunes le CPE, des emplois précaires soumis au bon vouloir patronal ! Il n’est pas trop tard pour empêcher l’une et bloquer l’autre. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 2 Février 2006 - No 1627 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



46) Retraités CGT : Jeunes, retraités, même combat

Mardi 31 janvier, ils étaient présents devant le grand théâtre de Bordeaux pour proteste notamment contre le retour à l’emploi des retraités. Le gouvernement vient d’annoncer conjointement l’élargissement du CNE et le retour à l’emploi pour les retraités. Pour la CGT retraités ces mesures inacceptables et contradictoires cherchent avant tout à « accélérer la précarité tout au long de la vie et à offrir de nouveaux cadeaux financiers au patronat par le biais d’exonérations de cotisations sociales pendant trois ans et par une main d’œuvre qualifiée à bon marché puisque les retraités ne percevraient que la différence entre leur dernier salaire d’activité et le montant de leur retraite ». Si « les jeunes ont besoin d’un emploi stable, qualifié, bien rémunéré, comme les salariés les plus âgés, les retraités doivent pouvoir vivre décemment de leur retraité acquise par le travail. Il faut donc regagner le terrain perdu sur le niveau des retraites dont le montant doit être au minimum de 70 % du salaire d’activité avec pour seuil plancher l’équivalent du SMIC ». La CGT retraités réclame aussi une augmentation immédiate des pensions de 200 euros par mois pour toutes et tous et le retour de l’indexation des retraites sur les salaires. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 2 Février 2006 - No 1627 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



47) Les départements face à la crise

BUDGET. L’Association des départements de France sera reçue à Matignon le 9 février. Les conseils généraux sont confrontés aux impasses délibérées de la loi dite de « décentralisation ». De l’Yonne à la Dordogne, du Nord au Rhône, la presse régionale se fait l’écho de la quadrature du cercle budgétaire à laquelle les départements sont confrontés. Si la Seine-Saint-Denis, qui organise aujourd’hui même un colloque sur cette question (1), a engagé une campagne publique tant la pression devient insupportable au regard des besoins de ses populations, sa situation est loin d’être exceptionnelle, sinon en ampleur du moins en tendance. Pour l’ensemble des départements, il manque plusieurs centaines de millions d’euros pour la seule couverture du RMI. Les présidents de conseils généraux modulent leur expression selon leur engagement politique, empêtrés dans leurs contradictions quelques-uns préfèrent garder silence. Même à droite, on n’en trouve guère qui osent reprendre à leur compte le discours d’Hervé Mariton, député UMP de la Drôme et rapporteur d’une commission d’enquête parlementaire sur la fiscalité locale. Sollicité par l’Humanité, celui-ci ne déroge pas à la brutalité libérale dont il est l’un des chantres : « La décentralisation n’a pas de sens si elle se réduit à un changement de guichet. Elle est avant tout une délégation de responsabilité. Il y aura toujours matière à discussion sur l’année de référence des compensations financières garanties. Le pouvoir ne va pas sans risque. À chacun d’assumer ses responsabilités, de contrôler ses dépenses, d’en améliorer l’efficience et, le cas échéant, d’assumer ses choix fiscaux devant les électeurs. » Hervé Mariton ajoute encore, un brin cynique : « Il n’y a aucune raison d’inquiétude à moyen ou long terme puisqu’il y a la garantie constitutionnelle du financement des transferts à l’euro près. » C’est un peu comme si le chômage était déclaré faux problème parce que « le droit à obtenir un emploi » est inscrit dans la Constitution.

Il n’empêche, une délégation de l’Association des départements de France (ADF), représentative de la diversité des majorités départementales, a rendez-vous avec le premier ministre le 9 février. Le président de l’ADF, Claudy Lebreton, qui est à la tête du conseil général des Côtes-d’Armor, confirme qu’il s’agit bien de mettre l’État face à ses responsabilités : « Le problème se manifeste avec plus ou moins d’acuité selon la physionomie de chacun des départements, mais nous sommes tous mis dans une situation difficilement tenable. D’un côté les moyens financiers transférés ne sont pas à la hauteur des responsabilités dont l’État s’est déchargé sur nous, de l’autre, les réformes fiscales amputent nos moyens. Le gouvernement est coupable d’une erreur stratégique majeure qui repose sur un objectif purement idéologique. » Quant à assumer les choix politiques, Claudy Lebreton observe : « Le RMI, l’APA, l’allocation handicapé sont des droits universels qui ne relèvent en rien, et heureusement, des choix de telle ou telle majorité départementale. Ces domaines relèvent de la solidarité nationale dont l’État doit être le garant. Sauf à vouloir détricoter les bases mêmes de la République. » Par ailleurs président de la Fédération nationale des élus socialistes, il confirme que cette dernière engage une campagne pour « contribuer à l’expression de la colère des élus locaux » et entend, lors d’assises qui se tiendront le 1er avril à Lille, avancer des solutions. (1) « Quelles ressources ? Quelle fiscalité légitime ? Pour quelle action publique ? », ce mercredi 1er février, de 14 heures à 20 heures, à la bourse départementale du travail de Bobigny 1, place de la Libération (métro : Pablo-Picasso, ligne 5 ; tram T1). Marc Blachère. Article paru dans l'édition du 1er février 2006.

====> Les départements demandent des comptes à Villepin

Décentralisation. Les élus veulent le gel des transferts de compétences.

L’Assemblée des départements de France a rencontré Dominique de Villepin hier à Matignon. La délégation d’une douzaine de présidents de conseils généraux représentatifs de la diversité des majorités politiques et de celle de la physionomie des territoires était porteuse de deux demandes très précises : le gel immédiat des transferts de compétences et des normes imposées aux collectivités territoriales, le maintien des règles de progression des dotations que leur affecte l’État. Cette démarche assez exceptionnelle et unanime a été suscitée tout à la fois par les conséquences de la « décentralisation » décidée en 2003, de celles de la nouvelle « réforme » de la taxe professionnelle et de l’exigence du gouvernement d’une « croissance zéro » des dépenses locales.

D’un côté, en effet, l’État transfert massivement aux départements des dépenses ayant trait à des allocations et des prestations de caractère universel - RMI, APA, nouvelle prestation de compensation du handicap... - dont les critères d’attribution relèvent de choix nationaux, de l’autre, il ne leur attribue pas les compensations financières correspondantes - pour la seule année 2005, les allocations de RMI versées par l’ensemble des départements dépassent d’un milliard d’euros les moyens transférés - tout en amputant fortement leur marge d’action fiscale. Au bout du compte, les conseils généraux seront vite contraints à tailler dans leurs actions volontaires relevant de la clause de compétence générale des différentes collectivités locales. L’ADF a mis en garde sur les conséquences d’une telle situation au regard de l’aménagement du territoire et des politiques solidaires de proximité. Marc Blachère. Article paru dans l'édition du 10 février 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00

====> RMI : L'Etat doit le reprendre en charge

C'est la proposition d'Hervé Bramy président du conseil général de Seine St-Denis. La profonde dégradation des moyens d'action des collectivités locales est la conséquence directe de la pseudo-décentralisation, engagée depuis 2003. Malgré les promesses et les engagements constitutionnels, l'État opère des transferts de charges massifs. En 2006 notre département devra supporter 140 millions d'euros de dépenses nouvelles non compensées par l'État. Plus de la moitié, 80 millions, a trait au RMI. L'État compense le transfert de celui-ci sur la base du nombre d'allocataires en décembre 2003, alors que la dégradation de la situation économique et la modification des règles de l'assurance chômage ont entraîné une forte hausse du nombre des ayants droit. Je milite pour que l'État, au titre de la solidarité nationale et de l'égalité républicaine, reprenne en charge le versement du RMI. Je pourrais également évoquer le transfert des personnels techniques des collèges, celui des routes nationales et l'allocation compensatrice pour les personnes souffrant d'un handicap. Les actuels critères de compensation de l'allocation personnalisée d'autonomie, destinée aux personnes âgées, sont injustes car ils pénalisent un département

populaire comme la Seine-Saint-Denis. Après avoir surchargé la barque, le gouvernement leur enjoint désormais de bloquer leurs dépenses. Il est

indispensable de dresser l'état des lieux et de reposer les rapports entre fiscalité et politique publiques. Il y a des marges pour mieux répondre aux besoins. Personne ne s'intéresse au " train de vie " des entreprises du CAC 40, plus précisément à celui de leurs actionnaires. Leurs profits ont progressé de 25 % en 2005 pour atteindre 75 milliards d'euros. Pour quelle utilité sociale ? Selon les comptes de la nation 2003, les actifs financiers cumulés des entreprises s'élèvent à plus de 3 500 milliards d'euros. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 19 janvier 2006 - No 1625 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



Echos d’Aquitaine



48) Désamiantage du Clémenceau : Pourquoi pas en Aquitaine ?

Le 17 janvier, Max Guichard s’est adressé à la ministre de la défense. Comme nombre de Françaises et de Français, je tiens à vous faire part de ma colère face à la décision gouvernementale de faire désamianter le porte-avion Clémenceau en Inde. Je suis outré, en tant que citoyen français, que mon pays utilise ainsi une main d’œuvre sans doute sous payée pour effectuer un tel travail, dont la dangerosité est reconnue. N’est-ce pas là la traduction visible des formes honteuses de « coopération » internationale que le gouvernement, dans sa politique ultra-libérale, veut développer ? Je suis outré en tant qu’Aquitain, région où nombre d’entreprises spécialisées peuvent assurer ce déflocage sous confinement et donc en complète protection des salariés. Ce d’autant que notre région possède un des fleurons d’innovation technologique en matière de traitement de l’amiante, au travers du procédé de vitrification par torche à plasma. Il s’agit de l’entreprise INERTHAM, située à Morcenx dans les Landes, entreprise qui ne demande qu’à développer son process et, par voie de conséquence, l’emploi. Je vous demande, Madame la Ministre, de stopper immédiatement ce transfert et d’étudier toutes les possibilités réalisables sur notre territoire. Max Guichard a écrit aussi à Alain Rousset, président de la région Aquitaine, pour qu’il intervienne dans ce dossier et soutienne la proposition communiste. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX





Echos de Rencontres



49) BISTROT ESPACES MARX du 24 janvier 2006 : « Changeons la donne à gauche pour gagner en 2007 »

====> Après l’introduction de Vincent Taconet, Hervé Le Corre prend la parole : Il constate que les marges de manœuvres sont réduites et que nous avons « le couteau sous la gorge ». Il rappelle les mouvements sociaux de 2003 (éducation, retraite) qui ont connu un échec, de puissantes défaites provoquant fatigue et découragement. Selon lui, nous sommes dos au mur, les issues sont réduites et il faut affronter 2007 pour gagner. D’où la nécessité de « planquer les drapeaux », d’abandonner les logiques d’appareil. Il y a état d’urgence pour le peuple et il est temps de dépasser cette situation où les responsables de la gauche antilibérale « se regardent en chien de faïence ».

====> Xavier Swhan, militant des Verts, parle de programme à construire en co-élaboration. Au reproche concernant la posture identitaire des Verts, il insiste sur leur anti-productivisme, réponse économique qui constituerait de son point de vue, un point de clivage avec les autres forces de gauche. Il rappelle par contre les convergences existant sur l’exclusion, le logement, l’agriculture…

====> Francis Daspe (Agoreps – Prométhée) aborde la question de la stratégie. Il faut promouvoir une co-élaboration des contenus alternatifs sans exclusive en reprenant les pratiques des Comités pour le Non de gauche devenus Comités du 29 mai et en organisant des forums. L’anti-libéralisme rendrait délicat, selon lui le dépassement du clivage entre les partisans du OUI et les partisans du NON au Traité constitutionnel, et donc une alliance avec le PS. Par ailleurs, l’absence de débouchés politiques pour les mouvements sociaux pose la question des rapports Partis/Mouvement Social. La présidentialisation du débat nécessite une bataille idéologique dont les gens ne doivent pas être dépossédés. Il lance un appel pour des candidatures anti-libérales et unitaires.

====> Gilbert Hanna, quant à lui, considère que seul le mouvement social peut « changer la donne ». La lutte est un joker et les 50000 manifestants dans les rues de Bordeaux le 4 octobre 2005 montrent le chemin, non encore suivi (les syndicats sont institutionnalisés) d’une lutte longue et prolongée.

====> Bernard Couturier s’exprime au nom du courant minoritaire de la LCR. Selon lui les rapports sociaux vécus rappellent le XIX° siècle, le régime actuel rappelle Vichy, la loi laïque de 1905 est remise en cause. Le gouvernement n’a socialement aucun support ; mais ce n’est pas aux syndicats de demander sa démission, la gauche politique ne prend pas ses responsabilités de ce point de vue face à une majorité qui n’a plus de légitimité et subi trois échecs électoraux successifs. Pour construire une véritable alternative, Il sera nécessaire d’abroger la totalité des lois adoptées depuis 2002 ; d’abroger les lois préjudiciables au peuple mises en place par la gauche ; d’interdire les licenciements spéculatifs ; de proposer le SMIC à 1500€. Quant à la lutte contre le Contrat Première Embauche (CPE), il aurait fallu la lancer bien avant le 7 février.

====> Antoinette Guhl, secrétaire départementale des Verts, considère qu’une candidature des Verts à la présidentielle en 2007 a pour objectif de trouver une issue à la crise; ce n’est pas un repli identitaire, dans ce cas « on marcherait sur la tête ». Elle insiste sur la destruction de la planète et la nécessité de débattre de la survie dans ce système. L’augmentation du prix du pétrole, reconnaît-elle, a une répercussion sociale sur les plus pauvres, les plus éloignés des centres urbains. Elle termine en insistant sur la place du citoyen dans la vie politique.

====> Olivier Joullin (du Syndicat de la Magistrature) se demande si nous vivons sous une monarchie ou dans une république bananière. Selon lui, Chirac est soutenu par le groupuscule du MEDEF et utilise le terrorisme comme anesthésiant. Pour lui, la réponse est du côté de la laïcité, de la solidarité et de la sécurité… sociale.

====> Michel Dubertrand, secrétaire départemental du PCF, évoque à propos des services publics, la question de la péréquation comme illustration du principe de solidarité et d’égalité. Il prend l’exemple du courrier postal (même prix pour une lettre qui va de Talence à Bordeaux, ou de Lille à Marseille). Selon lui, il y a nécessité de véritable états généraux pour construire une VI° République, mais aussi pour construire une politique alternative anti-capitaliste et anti-libérale qui porte une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale. Il y a nécessité d’une irruption du peuple dans la vie politique pour changer la donne. Après trois échecs de la gauche au gouvernement dont deux avec les communistes, la question d’une participation ou pas du PCF à un futur gouvernement de gauche se pose. Ou plus précisément la question est de savoir quels outils on se donne pour battre la droite et réussir à gauche. A son avis, construire un triptyque sécurité-emploi-formation, à l’égal de la création de la Sécurité Sociale, de la naissance à la mort pourrait être plus révolutionnaire que le slogan « Non aux licenciements ».

====> Sakina Arnaud considère nécessaire de donner le droit de vote aux immigrés et d’abolir le chômage en le remplaçant par le droit au travail pour tous.

====> Frédéric Dubosq (ATTAC) insiste sur la dimension internationale des questions politiques et économiques.

====> Laurent, RMIste, considère que le vote est aussi une lutte et qu’il faut reposer les fondements de la gauche. Les relais politiques font défaut et la lutte anti-sécuritaire rejoint la lutte anti-libérale.

====> Philippe Arnaud demande sur quoi il faut gagner. Il considère qu’il y a un manque de discours sur la liberté, que les augmentations en pourcentage freinent les luttes et divisent. Selon lui, il ne faut pas mélanger les rôles politique et syndical. Il faut se méfier des élites et dénoncer les collusions tout autant que les alliances tactiques.

====> Christophe dénonce les militants de la fausse gauche.

====> Un autre intervenant rappelle les conditions de l’élection de Chirac le 5 mai 2002, l’éclatement des forces de gauche au premier tour, et la majorité à droite qui a suivi, en juin. Selon lui il faut reconstruire un projet de société et s’interroger sur le contenu de l’égalité quand 80% des successions se font hors impôts.

====> Une autre personne estime que le discours de droite de Chirac s’oppose à la République qui est « l’obéissance à la loi » et donc aussi à la volonté populaire. L’arrivée de la gauche au pouvoir suppose de répondre à la question « dans quelle société voulons nous vivre ? » d’autant plus que, selon un sondage, 53% des électeurs de gauche trouveraient la colonisation positive !

====> Danielle, syndicaliste de base, dénonce le comportement quotidien dans les collectivités territoriales en particulier par des élus socialistes vis-à-vis des salariés de ces collectivités. Elle redoute ce qu’elle appelle la pantomime des appels à manifestation répétitifs sans réelle volonté unitaire.

====> Pierre Sartor aborde la question à deux niveaux : comment combattre ? Pourquoi on en est là ? Il rappelle les nationalisations Etatisations de 1981 et le choix du libéralisme économique en 1983. Selon lui, l’alter mondialisme et les forums mondiaux changent la donne.

====> J. Luc Sallaberry, représentant la Fédération du Parti Socialiste, propose un état des lieux et différencie le rapport des forces et le combat institutionnel. Il s’agit de trouver une stratégie dans l’union par un projet et une vision qui selon lui serait dans la synthèse réalisé au dernier congrès du PS au Mans.

====> Pierre Deleze (PCF) estime qu’il faut commencer par dénoncer l’existence de 500 familles riches et de 416 millions de pauvres dans le monde. Il y nécessité, pour contrecarrer exacerbation et malaise, de trouver des « solutions pour aller vers » un changement de civilisation.

Ce compte Rendu a été rédigé à partir de notes prises au cours de la rencontre. Bien entendu, si vous souhaitez préciser votre point de vue, c’est bien sur possible. - From : "TACONET Vincent" <Marvinc@no-log.org>

=====> Introduction de Vincent Taconnet au Bistrot d'Espaces Marx du 24 janvier 2006 : " Changeons la donne à gauche pour gagner en 2007 ! "

Pour introduire ce débat, cet échange sur la nécessité de changer la donne à gauche en France, je me permets d'aborder cette question lourde non pas sur la pointe des pieds, mis avec la légèreté indispensable, à la foi en partisan, il me semble nécessaire de prendre parti, mais aussi en franc tireur parce qu'il me semble que, pour le moment, la situation est bloquée, sans doute parce qu'elle est à certains égards inédite. L'accumulation dans les dernières années de mouvements sociaux de grande ampleur d'une part, et d'autre part d'un mécontentement considérable et objectivement fondé réclame une issue. Qu'est ce qui caractérise la période 2002/2005 sinon le refus, par le pouvoir issu des dernières présidentielles, de satisfaire les revendications puissamment soutenues et de prendre en compte l'expression du suffrage universel ? On peut ajouter que non seulement les revendications et les besoins ne sont pas pris en compte mais que le gouvernement Villepin-Sarkozy impose des contre-réformes et des régressions sans précédent (apprentissage à 14 ans, contrat première embauche, généralisant le contrat nouvelle embauche etc....etc..) Si nous subissons ou combattons la politique ultraréactionnaire, ultra-libérale de ce gouvernement, c'est sans aucun doute que sa mise en application politique de la dictature des marchés et du grand capital témoigne à quel point sa marge de manœuvre est étroite. D'où la dureté de la riposte et l'intensité, la lepénisation de la campagne idéologique... Chirac, son gouvernement, et les dirigeants européens ont aussi pris la lourde responsabilité, sous le regard bienveillant de la plupart de ceux qui ont mené campagne pour le OUI, d'ignorer le NON nettement majoritaire au projet de constitution européenne et ses importantes répercussions dans tout le continent. Qu'est ce qui caractérise ce NON ? Il est populaire (participation), il est aussi nettement majoritaire à gauche. Cela ne signifie pas, loin de là, que la gauche est majoritaire actuellement et que le contenu anti-libéral et offensif d'un programme de gauche soit en capacité de l'emporter sans une mise en mouvement exceptionnelle de ce qu'on peut appeler les forces vives du pays. C'est bien évidemment la forme et la force de la mobilisation lors du référendum qui constituent l'expérience la plus précieuse pour les formes nouvelles et les forces neuves à trouver pour les ripostes immédiates et les échéances de l'année prochaine. Or, que constatons nous ? La proximité des présidentielles fige les positions. Le Parti Socialiste sollicite la gauche toute entière et lui demande un acte d'allégeance auquel il est impossible de souscrire. Les Verts semblent choisir une posture identitaire ignorant la montée en puissance d'une issue démocratique avec une alternative anti-libérale. La LCR, après son récent congrès, se donne un répit de 5 mois, mais pose des conditions qui sont un frein à la construction d'un nouveau rassemblement antilibéral capable de battre la droite. C'est bien de cela qu'il s'agit pourtant : définir une position ferme et offensive, mais pour gagner. Marie George Buffet exprime assez bien les conditions actuelles du blocage dans les états majors politiques lorsqu'elle déclare : " j'en ai assez d'entendre le PS dire : pas avec la LCR, et la LCR : pas avec le PS. " Qu'est ce qui peut faire bouger, dans le bon sens la situation ? Bien évidemment, le mouvement social, ses revendications et ses propositions. Mais les obstacles et les articulations encore très fragiles entre luttes sociales et la construction d'issues politiques montrent bien que le mouvement social n'y suffira pas à lui tout seul. Les protestations convergentes contre les mauvais coups restent indispensables. Mais il y a, aussi, un immense besoin de mettre en débat, dans les forums toutes ces questions. Encore faut-il que, au-delà du contenu à donner à un programme qui fédère les espoirs et les convictions, celui-ci devienne l'affaire d'un nombre considérable de militants et de citoyens. De ce point de vue, est ce que la question clé n'est pas celle de la présidentialisation installée du régime sous lequel nous vivons depuis 1958 et son aggravation depuis 5 ans (avec le mandat réduit dans sa durée et couplé avec celui des députés). Il s'agit d'une véritable chape, qui plombe les débats, les propositions, qui tétanise les citoyens, qui réduit les partis à des écuries. Ne faut-il pas inventer dans nos pratiques, pour la construire dans les faits, une 6° république qui, comme le reste, n'arrivera pas " comme ça ". Sans co-élaboration d'un programme antilibéral, pas de 6° république. Sans pratique remettant en cause ce qui nous est électoralement imposé, l'issue est très incertaine. Ne faut-il pas renverser la démarche et faire que, avant tout, le programme et le choix des candidatures aux législatives deviennent l'affaire du plus grand nombre et la priorité dans les mois à venir de toute action politique, couplée bien sur avec celle du contenu et de la co-élaboration d'un programme antilibéral ? - "TACONET Vincent" <Marvinc@no-log.org>



50) Le Forum de St-Médard en Jalles : Donner la parole au peuple

Plus de cent personnes ont participé à la discussion. Samedi 21 janvier 2006, à St-Médard en Jalles, pour les communistes de la section Jalles Médoc, ce n’était pas une journée ordinaire. Depuis plus de trois mois, ils préparaient ce forum qu’ils avaient décidé d’organiser et qu’ils avaient nommé « L’Alternative en débat ». Après avoir ouvert le « cahier de doléances », ils ont parcouru les cités du canton (pas entièrement à leur grand regret…) à la rencontre des habitants, ont distribué leur feuille hebdomadaire « Expressions », sur les marchés de St-Aubin, de St-Médard, du Taillan Médoc et dans les quartiers, collé des affiches dans le canton, invitant toutes et tous ceux qui souhaitent un véritable changement de politique à venir s’exprimer, donner leurs sentiments, dire leurs attentes et faire des propositions. A ce forum, toutes les forces locales de gauche étaient invitées, PS, (présents), PRG, Verts (présents), LCR (présents), les associations (quelques unes), les syndicats (absents), les maires de gauche de St-Médard, du Taillan, et du Haillan (absents) et tous les habitants du canton. Tous étaient prévenus que les sujetsabordés lors du forum seraient ceux portés par le « cahier de doléances ». Les communistes de la section avaient invité Jean Claude Gayssot à participer à cette rencontre. Présent sur le marché de St-Médard dès samedi matin, il donnait la main à la dernière distribution de tracts appelant à la réunion de l’après-midi. Dès 16 heures, une bonne soixantaine de personnes se pressaient au centre Pierre

Mendès France. Des communistes bien sûr, mais aussi des élus de St-Médard, du Tai1lan, de St-Aubin, du Haillan, d e Mérignac et de Blanquefort, mais surtout des habitants du canton. Quelques minutes suffirent au secrétaire de la section pour ouvrir le débat. Le ton était donné. Avant que ne soient énumérés les sujets intéressants les participants, la parole fut donnée à une jeune femme qui nous fit part de son désir d’être enfin entendue sur ses problèmes de logement sur la ville, insalubrité, montant très élevé du loyer et de ses difficultés face à son faible pouvoir d’achat. Dès 16h45, le débat pouvait commencer. Le logement, la précarité, le pouvoir d’achat, le chômage, la formation, les retraites, les transports, les services publics, la santé, la sécurité, l’égalité des droits, la colonisation, l’environnement, redonner des droits aux salariés et aux citoyens, aller chercher l’argent où il est et l’utiliser autrement, les relations entre partis politiques de gauche et les moyens de battre la droite, l’Europe et le monde, tous ces sujets ont été débattus dans une ambiance détendue, respectueuse de chacun. Nous avons assisté à un débat débridé, riche de propositions, plein d’espoir et de combativité. Durant toute l’après-midi, c’est une bonne centaine de personnes qui se sont succédées à cette rencontre et qui ont pu participer à leur gré au débat, à la très grande satisfaction des militants de la section qui trouvaient là un motif de satisfaction au travail fourni depuis des semaines. Tout en continuant la discussion, c’est autour du « verre de l’espoir » offert par les militants de la section que le forum s’est achevé à la satisfaction quasi générale tard dans la soirée en se disant que ce n’était qu’un début : il faut vraiment redonner la parole au peuple.

====> Le matin du forum, J.-C. Gayssot était présent sur le marché de St-Médard pour populariser l’initiative avec des camarades de la section comme Marie-Lyne Policarpe et J.-P. Conte, secrétaire de section. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



51) Villenave d’Ornon : Forum sur l’emploi

Mercredi 1er février à 20h30 salle Jacques Brel avec la participation de Pierre Norrito, syndicaliste CGT Ford-Blanquefort, des représentants de la LCR, de MARS, du PCF, du PS, des Verts. Comment en finir avec le chômage et la précarité ? Comment conduire les entreprises à respecter l’intérêt général ? Quelle place des travailleurs dans la gestion ? Quel contrôle des fonds publics accordés aux entreprises ? Quelles ambitions de développement économique ? Peut-on travailler moins ? Augmenter les salaires ? Notre peuple souhaite un changement de politique. Les élections de 2004 et le référendum du 29 mai l’ont montré. Comment résister et assurer un vrai changement ? La gauche va-t-elle construire un projet qui permette de retrouver le chemin de réels progrès sociaux, des libertés et des droits, va-t-elle trouver les voies pour se rassembler ? Les forces sociales, politiques, associatives et syndicales vont-elles trouver les forces et les moyens pour dire stop au pouvoir et au MEDEF ? Ces questions sont posées à la gauche tout entière sans exception. Nous avons besoin d’une gauche rassemblée sur une politique qui rompt avec le libéralisme. Il faut que nos inquiétudes, nos révoltes, nos exigences soient au centre d’une véritable politique de gauche pour changer la vie. Le Forum Citoyen de Villenave d’Ornon

A été l’occasion de construire ensemble des réponses. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



52) Préparation de la Charte antilibérale pour les Assises Nationales de mai 2006.

CN29MAI : Compte-rendu de la réunion de travail du 25 février 2006 entre le Collectif National et des Collectifs locaux autour de la préparation de la Charte antilibérale pour les Assises Nationales de mai 2006.

====> Environ 80 personnes ont participé représentant les principales organisations participant au Collectif national (PCF, LCR, Les Alternatifs, Fondation Copernic, ATTAC, Union syndicale Solidaires, PRS, PCOF, Forces Militantes, MARS, MRC, Réseau Féministe Ruptures, Gauche Républicaine, Coordination féministe pour une Alternative européenne, Cactus La Gauche, Alternative Citoyenne, Alter Ekolo, DIDF…) et de nombreux Collectifs (Yvelines, Paris 20, Val-de-Marne, Val d’Oise, Nord, Pas de Calais, Hauts de Seine, Paris 11, Seine Saint Denis, Nord Essonne, Paris 19, Côte d’Or, Montreuil, Nantes, Montauban, Paris 12, Paris Centre, Cergy Pontoise, Ardèche, Yonne, Marseille, Evry, Clermont Ferrand, Hérault, Paris 18, Rouen, Creuse, Haute Saône, Bouches du Rhône, Montpellier…) dont certains représentaient des coordinations départementales de plusieurs collectifs.

====> Un débat général a tout d’abord permis de rappeler la fonction des collectifs : Un cadre unitaire « politico-social » qui articule mobilisations et alternatives. Le rôle joué par le Collectif national et les Collectifs locaux pour relancer une mobilisation unitaire contre la directive Bolkestein illustre bien la première fonction. Le travail d’élaboration d’une Charte antilibérale et l’organisation de Forum pour une Alternative illustre bien la volonté de nourrir les luttes de propositions alternatives et de peser sur les débats politiques à venir. Ce débat a permis aussi de mieux cerner le type de Charte à construire : ni un simple catalogue revendicatif, ni un programme exhaustif, mais une analyse commune des attaques du capitalisme libéral fondant un ensemble de propositions fortes, illustrant les ruptures nécessaires et les alternatives possibles, et pouvant faire l’objet de campagnes en direction des citoyens. Le processus d’élaboration doit permettre une appropriation collective et de bâtir un outil commun d’intervention. Il ne s’agit pas de s’enfermer dans un débat d’initié mais au contraire d’impulser une large appropriation populaire sur les questions d’alternative. L’antilibéralisme a été majoritaire lors du référendum, nous devons avoir l’ambition que les propositions alternatives le soient aussi lors des prochaines échéances.

====> Un travail en commission a ensuite permis de préciser les contenus à compléter ou enrichir autour de 4 thèmes : - emploi et niveau de vie, politique économique, nouveau type de développement ; - services publics, appropriation sociale, moyens publics, financement, fiscalité ; - droits individuels et collectifs, renouveau démocratique et institutions ; - une autre construction de l’Europe et du Monde.

====> Enfin, une discussion finale a permis de préciser le plan de travail d’ici au 13 mai (Assises Nationales) : - D’ici 15 jours, une reformulation de la Charte, intégrant les discussions de la réunion, sera adressée aux collectifs et aux organisations pour qu’ils/elles en débattent et pour nourrir les discussions des forums, etc. ; - Les remontées de ces discussions permettront d’enrichir la Charte afin que vers la mi-avril une nouvelle rédaction puisse être adressée aux collectifs et organisations. Les ultimes remarques permettront d’adopter par consensus un document définitif début mai. ; - Les Assises Nationales du 13 mai seront le lieu d’officialisation de la Charte posant un acte politique fort de rassemblement unitaire sur un contenu commun. Le débat portera sur son contenu, son utilité et son utilisation, et permettra le lancement d’initiatives et de campagnes (sur les questions européennes avec Bolkestein ou le retour de la Constitution au Conseil européen du mois de juin, face aux attaques du gouvernement et en perspective des échéances politiques nationales, pour des initiatives fortes de "commémoration du 29 mai pour populariser la Charte, par exemple). Nous n’avons pas retenu une nouvelle réunion nationale d’ici le 13 mai (calendrier difficile en avril, coût, risque d’affaiblir la participation au 13 mai) mais privilégié des allers-retours via-internet et une synthèse collective sous la responsabilité du Collectif national. Le choix pour les Assises est de réunir un millier de participants, avec la présence de tous les collectifs, la participation des principaux responsables des organisations parties prenantes, avec une dimension européenne dans la foulée du FSE et d’en faire un événement politique marquant dans la période. Le 27 février 2006. Claude Debons - From: Claude Debons <claude.debons@wanadoo.fr>



53) Pétrole : pic en vue !

La conférence inaugurale de l’Université populaire de l’eau et du développement durable avait questionné le développement actuel, identifié au progrès quantitatif, à la croissance économique sans fin ou plutôt comme fin en soi. La seconde soirée avec Jean-Luc Wingert, auteur de « la vie après le pétrole » (1), pose concrètement la question d’une autre société, ni plus ceci, ni moins cela que la nôtre, mais radicalement différente, car sortie du tout-pétrole. Mais d’abord où en sommes-nous ? Le propos n’est pas alarmiste : l’épuisement, la fin du pétrole, n’est pas pour demain, plutôt pour 2150 ! Mais, vers 2015, c’est le « pic de production » du pétrole au niveau mondial qui sera atteint, c’est à dire le maximum, le sommet à partir duquel s’amorce la descente irréversible. Un pic déjà atteint par de nombreux pays : les Etats-Unis au début des années 1970 et bien d’autres à la suite. Depuis les années 1980, au niveau mondial, la consommation est plus importante que la production ! Atteindre ce pic constitue une rupture majeure : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des ressources énergétiques disponibles vont décroître. C’est un changement de perspective vertigineux qui va rendre concret l’idée d’épuisement des ressources naturelles et sans doute bouleverser notre façon de voir le monde. Pour Jean-Luc Wingert, la grande question est comment aborderons-nous collectivement ce phénomène ? Allons-nous vers une crise énergétique (en continuant comme aujourd’hui) ou allons-nous entreprendre une véritable transition énergétique (dont on ne voit pas les signes pour le moment) ? Le pétrole est aujourd’hui un élément-clé de la logistique de la mondialisation des échanges commerciaux : face à une planète, la Terre, avec laquelle il est impossible de négocier, cette mondialisation économique sera-t-elle la « variable d’ajustement » ? Une bonne question pour la prochaine conférence qui sera enregistrée et diffusée sur France Culture dans l’émission « Terre à Terre ». Prochain rendez-vous, mardi 21 février de 19h à 20h30, « Faut-il renoncer au développement ? »  avec Jean-Marie Harribey, enseignant-chercheur en économie, membre du Conseil scientifique d’ATTAC. A l’agence de développement du Val de Marne, 23 rue Raspail à Ivry (métro mairie d’Ivry). Jean-Claude Oliva 17/02/06 (1) « La vie après le pétrole, de la pénurie aux énergies nouvelles », préface de Jean Laherrère, Editions Autrement. - From: "OLIVA Jean-Claude" <Jean-Claude.Oliva@wanadoo.fr>



54) L’horizon prospectif d’Espaces Marx

Si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer ! Créée il y a dix ans, à l’initiative du Parti communiste dans les suites du mouvement social de 1995, Espaces Marx s’est vite fait une place dans le paysage théorique de notre pays. C’est que, sans prétendre au monopole, l’association est devenue un lieu de rencontre, un laboratoire d’idées neuves et de confrontations, ouvert à des courants distincts de pensée et d’expériences de la transformation sociale, un instrument de travail disponible, collectif, se tenant à distance autant que possible des logiques ou des temporalités partisanes. La rencontre qui s’est déroulée vendredi dernier durant quelques heures à Paris dans une salle archicomble fut à cet égard symptomatique. Elle a permis de mesurer le chemin parcouru en une décennie - ce n’était pas l’objectif principal -, et surtout d’évaluer l’état des lieux, de le discuter, d’effectuer ce tour d’horizon prospectif entre gens qui parlent tous le langage de l’émancipation humaine, parfois très différemment, et parfois même, comme le fit remarquer Michèle Riot Sarcey, lorsqu’ils doutent (dans la lignée des travaux de Michel Foucault) de la validité d’un tel projet. Mais, par-delà la multiplicité des approches et les divergences plus ou moins conciliables des opinions, il y a aussi et toujours des objectifs et des tâches que l’on partage. C’est peut-être ce qui fait la sérénité très particulière des activités d’Espaces Marx : la conviction qu’exprimait Francette Lazard - conviction forte parce qu’issue d’une rupture sans détours et sans retour avec la longue période du marxisme monolithique, que l’avancée commune naît obligatoirement de la confrontation franche, confiante dans la seule force d’une issue « qui invente en marchant ». Vendredi, donc, à partir des introductions de Patrice Cohen Seat et d’Élisabeth Gauthier sur l’évolution de l’association, ses activités, ses perspectives, de Roger Martelli, sur la mise en débat des figures possibles du communisme (qui donnera lieu à un colloque international en mai), entrecoupées de substantielles périodes d’échanges, on a déroulé le fil rouge d’une démocratie très concrète. Une démocratie « participative », riche à la fois de savoirs et d’arguments, porteuse d’exigences de radicalité théorique et sociale : qu’il s’agisse par exemple d’évaluer l’impact de la « révolution conservatrice » et de thèmes idéologiques qui ont scandé durant la décennie les transformations du capitalisme, du « chacun pour soi » à l’éloge du communautarisme, ou au « choc » inéluctable des « civilisations ». Ou qu’il s’agisse d’évaluer, à l’inverse, l’impact des résistances dans les sociétés et des concepts qui les portent : altermondialisme, migrations, prises en compte des générations futures, de l’avenir planétaire... Impossible ici de développer chacun des thèmes abordés par une trentaine d’intervenants : intellectuels, chercheurs scientifiques, militants politiques de gauche, syndicalistes, acteurs nationaux et étrangers des mouvements altermondialistes. Il y fut question d’histoire, de nécessité de réfléchir à la « longue durée » et au « rétrospectif » à côté du « prospectif » avec Serge Wolikow, de philosophie, de sciences sociales, d’environnement et d’écologie politique avec Bernard Guibert, des Verts, de développement durable et d’alternatives non marchandes avec Sylvie Mayer, de défense de la culture avec Claude Michel, du sujet et de l’individu avec Bernard Doray, de féminisme, de géopolitique, d’antilibéralisme avec Yves Salesse, Denis Berger ou Pierre Cours Salies. On retiendra, parmi d’autres, la volonté exposée par Anne Jollet de conjuguer davantage les recherches d’universitaires isolés parfois éloignés de l’engagement social et la diffusion des savoirs pour un large public, souvent militant. Élisabeth Gauthier mit l’accent sur les problèmes de croissance et d’initiative internationale de l’association et du réseau Transform ! Roger Martelli traça en fin de journée les grands axes du chantier qui s’ouvre sur l’avenir du communisme dans le mouvement planétaire critique de l’ordre social. Une tâche pluraliste, pas un programme ! Lucien Degoy. Article paru dans l'édition du 22 février 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



55) Alternative à Gauche : « Votre colère est nécessaire »

Quatre cents personnes ont participé, jeudi, à cette grande réunion publique à Audincourt. Marie-George Buffet a invité la gauche à se rassembler pour « riposter à la droite et réussir à gauche ». Audincourt (Doubs), envoyé spécial. « Je suis rempli de haine et de dégoût. » Bernard Humbert, salarié de l’usine SEB de Dampierre, dans le Jura, dont la fermeture a été décidée par le groupe d’électroménager « parce que notre taux de rentabilité n’est que de 7 % et que les actionnaires en veulent 10 % », ne décolère pas. Les quatre cents participants au meeting franc-comtois de Marie-George Buffet qui s’est déroulé jeudi au foyer municipal d’Audincourt (Doubs) écoutent respectueusement cet homme raconter le matraquage policier dont il a été victime avec ses collègues en manifestant, la veille, aux abords du siège social du groupe, dans la banlieue de Lyon. « Nous défendons nos emplois et le gouvernement nous traite comme des bandits ! » Olivier Del Rizzo, syndicaliste CGT chez IP Marti à Vieux-Charmont (Doubs), partage cette colère et cette révolte. Avec ses 70 collègues de l’usine, il mène depuis quatre-vingt-sept jours, dont soixante-trois d’occupation, un bras de fer pour empêcher l’équipementier automobile américain Burgess-Norton de délocaliser la production en Italie. À la tribune, il raconte comment la mobilisation et le soutien de la population ont permis « de gagner des batailles », comme celle de la reconnaissance par la justice de la légalité de l’occupation. Olivier Del Rizzo dénonce « la responsabilité des donneurs d’ordre PSA et Renault dans ce qui se passe chez les équipementiers ». Il dénonce également les élus de droite, et en particulier le président UMP de l’agglomération montbéliarde, Louis Souvet, « qui fait partie de la grande maison Peugeot » et qui, « face à l’arrogance et la violence des patrons, cultive l’impuissance politique ». « Il faut que la politique reprenne la main sur l’économie », lance-t-il à l’auditoire. « Que la politique reprenne la main », il en est également question dans les interventions de Guilaine Mathy, responsable d’une association pour le droit au logement, et de Mazouz Berlazeri, cheminot et syndicaliste CGT, qui décrit la lutte menée « contre la privatisation rampante de la SNCF ». « Que la politique reprenne la main ! » Anne-Lise Pillot, porte-parole des jeunes communistes du Doubs, et Rabah Edjam, nouvel adhérent, s’y emploient dans le mouvement pour le retrait du contrat première embauche. « Cette entreprise de précarisation de la jeunesse », dénonce Anne-Lise Pillot, « qui fait que notre génération vivra moins bien que les précédentes », surenchérit Rabah Edjam. Accueillie par le maire socialiste d’Audincourt, Martial Bourquin, qui salue « une voix qui a contribué, le 29 mai dernier, à faire pencher la balance du bon côté », Marie-George Buffet s’est livrée à un profond réquisitoire contre la politique du gouvernement. « Votre colère est nécessaire face à une droite qui veut aujourd’hui briser le droit du travail, briser les acquis sociaux pour satisfaire la rentabilité », clame-t-elle. Apprentissage à quatorze ans, CPE, CNE, contrat senior, justice, services publics... la responsable communiste passe au crible la politique de la majorité. Elle s’arrête longuement sur le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur « l’immigration choisie ». Elle dénonce « une loi inique » qui n’a que « pour but d’opposer les salariés entre eux » et « d’organiser le pillage intellectuel des pays en voie de développement ». Marie-George Buffet juge que « nous sommes engagés dans une course de vitesse avec les partisans du libéralisme ». Gagner cette course implique, selon la secrétaire nationale du PCF, de construire « une dynamique populaire de riposte à la droite et de construction d’une alternative » comparable à celle qui a permis la victoire du 29 mai. De ce point de vue, la responsable communiste se félicite que la réunion de la gauche le 8 février dernier ait permis, sur proposition de son parti, de créer « un comité permanent de liaison et de riposte à la droite » et que de nouvelles forces de gauche aient décidé de s’y joindre. « L’urgence face à la droite appelle au rassemblement sans exclusive », soutient la secrétaire nationale du PCF.

Mais, pour Marie-George Buffet, « la riposte ne suffit pas. Il faut que la gauche dise ce qu’elle va mettre en oeuvre, mais surtout comment elle va le mettre en oeuvre ». Plutôt que de chercher « la femme ou l’homme providentiel », la secrétaire nationale du PCF invite la gauche à mener le débat, « avec les citoyens », sur le contenu d’une alternative et sur ses moyens. Pour sa part, elle livre les propositions communistes en faveur d’une relance de la consommation par les salaires, « d’une fiscalité qui aille chercher l’argent des grandes fortunes », « d’un pôle bancaire public qui favorise l’emploi », « d’un droit d’opposition et de contre-propositions pour les salariés confrontés à des restructurations » et « d’une VIe République » qui permettent d’en finir avec « la confiscation du pouvoir politique ». « Le projet puis les candidatures », insiste Marie-George Buffet, avant « de mettre en débat une candidature communiste pour l’élection présidentielle ». Pierre-Henri Lab. Article paru dans l'édition du 18 février 2006.

====> Meeting mercredi à la Mutualité.

La campagne nationale de meetings entreprise par Marie-George Buffet passe mercredi 22 février par Paris. 1 500 personnes sont attendues dans la grande salle de la Mutualité, en présence de plusieurs invités venus du champ syndical et social : Mohammed El Ghani, syndicaliste chez DHL, une entreprise où se mène une lutte pour les salaires et le respect de la dignité des salariés ; le président de l’UNEF, Bruno Julliard, celui de la Jeunesse communiste Cédric Clérin, de l’UNL, Karl Stoekel ; tous les trois, en ce moment, au coeur de la lutte contre le CPE. Aline Paillé, journaliste de radio et de télévision interrogera le rapport entre médias et politique ; Claude Debons, de la Fondation Copernic reviendra sur la bataille sur la directive Bolkestein ; Bernard Birsinger, président de l’ANECR et maire de Bobigny, donnera l’écho des luttes contre les inégalités sociales et territoriales en île-de-France, des luttes aux côtés des sans-papiers. Article paru dans l'édition du 20 février 2006.

====> « Nous voulons convaincre que la précarité n’est pas une fatalité »

Les représentants des organisations de jeunes ont eu la parole lors du meeting du PCF, à Paris. Ils ont appelé au rassemblement contre le CPE. « La pression monte dans les universités et les lycées, mais ce qui sera déterminant pour mettre le CPE en échec, c’est la convergence entre les jeunes et les salariés. Notre bien le plus précieux, dans cette bataille, c’est l’unité entre les associations de jeunesses, les syndicats, les partis politiques de gauche. Notre génération a grandi dans la précarité, a été stigmatisée, dressée au libéralisme. Aujourd’hui, nous attendons des politiques qu’ils nous aident à convaincre que cette situation n’est pas une fatalité. » Bruno Julliard, le président de l’UNEF, est à la tribune de la Mutualité, à Paris, devant 1 500 personnes, parmi lesquelles de très nombreux syndicalistes. C’est lui qui vient d’ouvrir le meeting organisé, comme dans plusieurs autres régions déjà, par le PCF et Marie-George Buffet, sur le thème : « Battre la droite, réussir à gauche ». À la veille du débat du Sénat sur le CPE, la parole est donc donnée à des représentants de cette jeunesse qui se mobilise à travers tout le pays. « La précarité n’est pas la variable d’ajustement qui peut régler le problème du chômage. Par contre, un jeune précaire est un jeune qui ne peut pas protester. Si la jeunesse se mobilise aujourd’hui, ce n’est pas seulement pour défendre ses propres conditions d’existence, c’est aussi parce qu’elle refuse la société qu’on veut lui imposer », explique Bruno Julliard. Cédric Clérin, secrétaire général du Mouvement Jeunes communistes de France (MJCF) enchaîne : « On veut faire des jeunes des soldats de la guerre économique. Ils n’auront pas d’autre choix qu’obéir aux patrons et se taire. La mise en concurrence des salariés entre eux, des jeunes avec les plus vieux est intolérable. » Et pour Karl Stoeckel, président de l’UNL, l’Union nationale lycéenne, « le CPE piétine légalement la dignité de toute la jeunesse. Un employeur pourra demander des heures supplémentaires, discriminer, harceler, menacer impunément. Il pourra licencier du jour au lendemain, et c’est encore le jeune qui devra se justifier ». La fatalité, c’est bien ce que refusent tous les autres intervenants de cette soirée : Éric Rouleau, syndicaliste à EDF, Mohammed El Ghani, syndicaliste chez DHL, Augusta Espanya, assistante sociale en Seine-Saint-Denis, Bernard Birsinger, président de l’Association nationale des élus communistes, Claude Debons, coanimateur du collectif du 29 mai, Aline Pailler, journaliste, intermittente dans l’audiovisuel, et Marie-George Buffet. « Rappelez-vous, il y a un an, nous avons su nous rassembler et nous avons gagné », lance la secrétaire nationale du PCF, en appelant à refuser toutes les régressions imposées par la droite, du travail de nuit des enfants de quinze ans à la possibilité de licencier des femmes enceintes. Car cela aussi sera dorénavant possible, souligne-t-elle en indiquant que le ministre Gérard Larcher, interrogé, a dû admettre que ce droit qui protège les femmes lorsqu’elles sont enceintes ne s’appliquerait pas dans le cas du CNE et du CPE. « Il faut démontrer à tous ceux qui en doutent que les moyens existent pour mener une politique qui change leur vie », dit Marie-George Buffet en énumérant les propositions faites par le PCF et mises en débat publiquement, concernant une autre répartition et utilisation des richesses, concernant la démocratie, la construction de l’Europe. Refusant de se cacher « l’ampleur des débats qui traversent la gauche » et dénonçant ceux qui « à gauche croient pouvoir attendre que tombe le fruit mûr » pour gagner en 2007, elle estime que « le seul moyen de s’en sortir, c’est que le peuple reprenne la main ». Les rencontres publiques décidées le 8 février dernier par les partis de gauche sont donc « une chance à saisir pour qu’enfin se construise à gauche un projet qui nous sorte du - libéralisme ». Jacqueline Sellem. Article paru dans l'édition du 24 février 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00

====> Mistral antilibéral à Nîmes

Jeudi soir, la dirigeante du PCF Marie-George Buffet poursuivait, dans le Gard, son marathon à travers les régions françaises. Plus d’un millier de personnes étaient présentes. Nîmes (Gard), envoyé spécial. Les chaises installées dans la salle du stade des Costières, à Nîmes, n’ont pas suffi pour accueillir le public venu assister au meeting régional de Marie-George Buffet. Peut-être parce que, comme l’a rappelé Martine Gayraud, secrétaire départementale du Parti communiste, le Gard reste un département où les verbes « lutter » et « résister » se conjuguent toujours au présent. Les 64 % de « non » au référendum l’ont encore prouvé. Le discours de la dirigeante nationale du PCF n’aura pas failli à ces traditions gardoises. « Nous sommes des millions à vouloir bousculer l’ordre établi, a-t-elle lancé. Mais si la gauche veut réussir, il faut qu’elle soit courageuse et audacieuse. Il n’y aura pas de changement et de victoire si son projet n’est pas construit sur la base des exigences populaires. » « Car si la gauche a échoué, c’est parce qu’elle n’a pas associé le peuple aux décisions », poursuit Marie-George Buffet. Un ton qui fait mouche dans la salle, où était convié le Collectif du 29 mai. Militants de la LCR, du PRS, des Alternatifs, d’ATTAC ainsi que des syndicalistes de la CGT et de Solidaires n’ont pas été insensibles à ces propos. « Si, encore plus fortement que l’an passé, nous créons une dynamique populaire, antilibérale, on peut faire reculer la droite et, cette fois-ci, réussir à gauche », a-t-elle martelé. Mais réussir à gauche suppose préalablement de battre la droite. Une droite dont l’arsenal de mesures précarise, exclut et discrimine chaque jour davantage. Le CNE et le CPE ou le projet de loi sur l’immigration, « une loi négrière, de pillage humain », dénoncée par la responsable communiste, en sont les illustrations les plus récentes. Un peu plus tôt sur la tribune, un étudiant annonce le vote de la grève à Montpellier et appelle à l’union des salariés et de la jeunesse contre le « contrat poubelle embauche », le 7 mars. Une jeunesse à l’honneur avec l’intervention du champion 2002 de France et d’Europe de boxe anglaise, Mimoun Chent. « J’ai un brevet d’État d’éducateur sportif et je me retrouve gardien d’immeuble. J’ai été confronté à la discrimination quand je suis revenu à Nîmes », témoigne-t-il. Moment fort de la soirée, le cri de colère de Jean Huillet, viticulteur et président de l’Office national des vins de pays, figure de la cause vigneronne depuis plus de trois décennies. « La situation n’a jamais été aussi catastrophique : 43 % de perte de revenus en trois ans !!, s’exclame-t-il. Le désespoir est en train de s’emparer des hommes et des femmes de la viticulture et on risque de voir des groupes s’organiser sur des bases poujadistes », prévient Jean Huillet. Autre débat qui cristallise les tensions en Languedoc-Roussillon : le dernier dérapage du président de région, le socialiste Georges Frêche, qui a, la semaine dernière, insulté les harkis. Quand le vice-président communiste du conseil régional, Jean-Paul Boré, évoque la question, quelques « Frêche démission » retentissent dans la salle. L’élu a de nouveau condamné des « propos inacceptables et inexcusables » et apporté le soutien du groupe communiste à « la communauté harkie qui doit accéder aux mêmes droits que les citoyens français ». Mais le meeting ne peut se conclure sans aborder la question des échéances de 2007. Marie-George Buffet renouvelle la proposition « d’une candidature communiste, porteuse d’un rassemblement antilibéral ». Une démarche qui peut, selon la secrétaire nationale, se poursuivre pour les législatives. Applaudissements. Internationale et poings levés. Ludovic Tomas. Article paru dans l'édition du 25 février 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



56) PCF : « Il faut que la gauche se donne une ambition »

PCF. Marie-George Buffet appelle à la construction d’une « union populaire porteuse d’un grand projet de transformation de la société ». Périgueux, envoyé spécial. Étape périgourdine samedi pour Marie-George Buffet qui poursuit sa tournée de meetings dans les régions. Au parc des expositions de Périgueux, huit cents personnes emplissent le hall. Quelques Corréziens et voisins du Lot-et-Garonne ont fait le déplacement malgré un temps agité, mais l’essentiel est constitué d’habitants de la Dordogne. Un public militant, avec des communistes mais aussi des adhérents de la LCR, du Nouveau Parti socialiste, d’ATTAC et des collectifs qui se sont battus pour le « non » au référendum sur la constitution européenne. Aucune nostalgie cependant, il ne s’agit sûrement pas de se livrer à des célébrations.

====> Cette fois-ci, réussir la gauche

Le ton est donné par des témoignages de salariés en lutte, l’heure est à la mobilisation contre la droite. Mais dans l’esprit du public, la recherche d’une issue à gauche est aussi déterminée que la volonté de battre la droite. Louis, un animateur de la campagne du « non », témoigne : « Le citoyen a émergé, s’exclame-t-il, il faut lui inventer un espace si la gauche est au pouvoir. Les partis politiques ont une fonction de propositions, les citoyens aussi et surtout une fonction de vigilance. » Il interpelle directement Marie-George Buffet : « Quelle est l’opportunité et l’efficacité de cette réunion du 8 février ? » La secrétaire nationale du PCF ne se dérobe pas, et insiste : « Il faut, cette fois-ci, réussir à gauche. » Pour la secrétaire nationale du PCF, il ne s’agit « ni de parvenir au gouvernement pour dire après quelques mois qu’il est impossible de réaliser le programme pour lequel on a été élu, ni d’appeler les travailleurs à la lutte en se préparant à refuser de participer à une majorité de gauche pour changer la vie ». Marie-George Buffet estime que la gauche doit répondre à deux questions clés : « Les moyens d’une autre politique existent-ils ? » et « Y a-t-il une majorité possible pour cette politique ? » Pour la dirigeante communiste, qui consacre l’essentiel de son intervention à répondre à ces questions, « tout le monde sait que là-dessus, la gauche est divisée ».

====> Confronter les idées

Des réponses communes ne seront pas trouvées seulement dans des discussions entre partis. Elle se réjouit que la réunion du 8 février ait débouché sur des rencontres publiques, dans chaque département, pour débattre du programme, confronter les idées avec les attentes des citoyens. « La droite va l’emporter en 2007 » si, à gauche, on continue de se placer dans le petit jeu des présidentiables, estime Marie-George Buffet. « Si on veut gagner, il faut que la gauche se donne une ambition, celle d’une union populaire porteuse d’un grand projet de transformation de la société. Cela passe par un grand débat dans lequel il faut s’adresser à toutes les forces, tous les hommes et toutes les femmes de gauche, comme nous l’avons fait au référendum », explique Marie-George Buffet. Une dynamique qui doit se traduire, pour elle, dans toutes les échéances électorales de la prochaine période. Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 20 février 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



57) Le développement en questions : deuxième partie

Après le point de vue de l’économiste Jean-Marie Harribey la semaine dernière, c’est sous l’angle des ONG que le développement a été abordé par Yveline Nicolas, une actrice de terrain, actuellement présidente d’Adéquations, après avoir coordonné le collectif des ONG françaises au sommet du développement durable à Johannesburg en 2002. Si le développement semble l’horizon de l’aventure humaine du point de vue occidental, le sous-développement est caractérisé comme un retard à rattraper, aussi bien par le président américain Truman, le premier à avoir évoqué cette notion en 1949, que par le démographe Alfred Sauvy à l’origine du tiers-mondisme dans un article du Nouvel Observateur en 1952. Le mécanisme de la dette et ses évolutions est décortiqué depuis le début des années 1960 : actuellement, la dette des pays du Sud atteint 2 400 milliards de dollars, 5300 milliards ont déjà été remboursés soit dix fois les sommes empruntées ! Ce transfert massif de revenus du Sud vers le Nord représente selon les pays entre 15 et 40% du revenu national et empêche tout progrès en matière de santé, d’éducation, etc. Le développement durable, considérant que toutes les composantes du développement humain ont autant de valeur, pourrait corriger la vision exclusivement économique et financière du développement. La nouvelle convention sur la diversité culturelle introduit l’idée de développement culturel suivant des modes et des rythmes diversifiés. Des indices alternatifs comme l’empreinte écologique rendent visibles la dette écologique du Nord au Sud cette fois, quand les ressources du Sud sont dilapidées ou que les conséquences des activités du Nord (déchets toxiques ou inondations résultant du changement climatique) sont exportées au Sud. On pourrait aussi évoquer une dette sociale quand la majorité des médecins du Malawi exercent dans les pays développés… Finalement, n’est-ce pas les pays du Nord qui sont des « sous-développés durables » ? Comment les pays occidentaux qui connaissent un développement technologique depuis 200 ans, peuvent-ils expliquer aux autres pays qu’ils consomment trop ? s’indigne un participant. Yveline Nicolas montre que le problème se pose surtout pour les trente dernières années : l’Afrique pourrait atteindre le standard de vie des occidentaux dans les années 1970 sans provoquer de dégâts écologiques irrémédiables… La micro-finance, développement durable ou capitalisme ? interroge une autre participante. La micro-finance concerne les femmes à 98%, remarque Yveline Nicolas, elle n’a pas d’incidence notable sur le système financier : en France, cela peut constituer un contre-pouvoir, une forme de re-localisation de l’économie ; dans les pays pauvres, on peut craindre que cela soit encore une charge supplémentaire pour les femmes. Le cycle sur le développement se poursuivra le 14 mars sur le versant des idées avec Jean-Paul Jouary. Prochain rendez-vous, mardi 7 mars de 19h à 20h30, « La ville peut-elle devenir solidaire, humaine et écologique ? » avec Cyria Emelianoff, enseignante-chercheuse en géographie, auteure d’une thèse sur la ville durable. A l’agence de développement du Val de Marne, 23 rue Raspail à Ivry (métro mairie d’Ivry). Jean-Claude Oliva 02/03/06 - From: "OLIVA Jean-Claude" <Jean-Claude.Oliva@wanadoo.fr>



Points de vue



58) «LA GUERRE ? STOP !» par Michel PEYRET, Membre du Conseil d’Orientation d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde

Je me souviens, en août dernier, on commémorait les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki ! Et hier soir, je lisais que le porte avions Charles de Gaulle allait, ces jours prochains, mettre le cap vers l'Océan Indien, avec tout un groupe aéronaval, croiser une quinzaine de jours devant les côtes de L'Iran. « Nous ne disons jamais s'il y a des armes nucléaires à bord. C'est le président de la République qui décide seul en la matière », affirmait le contre amiral Xavier Magne, commandant du groupe aéronaval. Après le bilan positif de la colonisation, est-ce le retour de la politique de la canonnière ? Et aujourd'hui, avec l'arme atomique ? L'arme atomique que l'on a brandie il y a peu à l'Ile Longue contre le terrorisme ? Combat-on le terrorisme avec l'arme nucléaire? Qu'en penseraient les Basques et les Corses ? Le terrorisme, il se combat d'abord avec des décisions politiques ! Il convient en premier lieu de mettre fin à la guerre en Irak! 60 ans après les décisions de l'ONU, créer l'Etat palestinien est une urgence : que fait-on pour qu'Israël respecte enfin la loi internationale ? Il faut aussi engager des politiques de co-développement, de coopération, avec tous les peuples. En commençant par ceux qui ont été pillé par la colonisation qui, souvent, s'est poursuivie jusqu'à nos jours sous différentes formes ! Le reste, c'est l'affaire des services spéciaux. Pourquoi cet intérêt des grands pays capitalistes pour le Grand Moyen-Orient si cher à George Bush ? Pourquoi y perpétuer les guerres, les agressions, qui déstabilisent toute la région, entretiennent des ressentiments venus des périodes précédentes et les exacerbent ? Pourquoi Chirac et Merkel se sont-ils rabibochés avec Bush et Blair ? Pour lancer la nouvelle croisade que les Etats-Unis ne peuvent plus assumer tout seuls ? L'Atlantisme a-t-il retrouvé ses droits et l'Empire une hégémonie mieux partagée ? Ce Grand Moyen-Orient est composé de pays qui ont la particularité de posséder les réserves pétrolières les plus importantes du monde, ce qui n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c'est ce que l'on nous avait caché, bien dissimulé, c'est que notre monde aurait atteint, ou serait susceptible d'atteindre ces toutes prochaines années « le pic de production », la période où la production de pétrole va inexorablement diminuer et les prix flamber follement. S'assurer ces réserves restantes est devenu décisif pour qui veut continuer à asservir les peuples, la bataille, les confrontations, pour la maîtrise totale vont s'aiguiser. Et tant pis pour les peuples, tous les peuples ! Et haro sur celui qui ne veut pas rentrer dans le rang, qui veut encore utiliser son droit à disposer de lui-même ! Tout est bon pour justifier une nouvelle agression! Même le mensonge le plus éhonté. On le sait depuis l'invasion de l'Irak justifiée, disaient-ils, par la présence d'armes de destruction massives qu'ils n'ont toujours pas pu montrer. On va modifier un peu le scénario. L'Iran n'a pas la bombe, mais il veut, c'est son droit, avoir une industrie nucléaire civile ! Civile, vous voulez rire, avec le président qu'ils ont, et ce qu'il dit, même si le président n'est pas en Iran le premier personnage de l'Etat. Aucune preuve d'un commencement d'autre chose ! Tant pis, on passera outre ! Des voix, de partout, disent que les préparatifs sont achevés, que les ides de mars seraient la période retenue. Et le Charles-de-Gaulle qui vogue... Comment empêcher cette nouvelle guerre ? Alerter, s'y mettre toutes et tous pour arrêter le bras des véritables proliférateurs nucléaires, ceux qui ne veulent pas se séparer de ces immenses stocks d'armes qu'ils possèdent, qui ne cessent de les moderniser, tout en abandonnant le concept de dissuasion pour celui de l'emploi, y compris préventif, en dépit des engagements qu'ils ont pris devant les peuples et qu'ils ne veulent plus tenir. Oui, stopper la guerre ! Et mettre toutes ces armes nucléaires à la ferraille ! Et pour toujours!



59) « A quand la fin des soldes ? » par Stéphane Le Bot, Membre du Conseil Départemental du PCF33.

Le leitmotiv dans nos médias si fidèles à l’appareil en place, est « quand va repartir la croissance ? » Avec quel pourcentage ? Chacun a son avis, son pronostic… et le citoyen français vit un suspens insoutenable… quel pourcentage de croissance ? Alors notre ministre de la Finance souhaite multiplier les périodes de soldes pour la relancer… Pourtant même durant les grands rendez-vous commerciaux comme Noël, la consommation a baissé d’1 % ! Ce qu’oublie notre Breton national c’est que les salaires et le pouvoir d’achat ont eux aussi été soldés voire bradés… Mais l’Etat est endetté nous répond-on… Le Français doit être raisonnable et faire des efforts, en travaillant plus payé moins par exemple, ou en travaillant pendant sa retraite, ou en faisant travailler ses enfants à 14 ans… « L’Etat vit au dessus de ses moyens » alors il nous faut faire des économies… pourquoi pas sur les fonctionnaires trop nombreux, profitons des départs en retraite pour en supprimer 40 000 ! « Le Français est responsable de cette dette », il abuse des allocations chômage car il ne veut pas travailler, il creuse le déficit de la Sécu… Jusqu’à quand va-t-on accepter de se faire insulter, mépriser ainsi par cette droite arrogante qui argumente et culpabilise contre cette société de la solidarité pour tous… trop coûteuse, « argent gaspillé » répond la droite ! Tout est mis en œuvre aujourd’hui pour accréditer le fait qu’il n’y a plus d’argent public pour assurer les droits sociaux acquis de haute lutte en 36 notamment… Ce temps béni serait bien révolu en 2006 nous expliquent les barons du libéralisme… Pas de croissance ? Pas d’argent ? France endettée ? Oui mais par qui ? Pour les profits financier, on peut parler de croissance, voire d’explosion, les pourcentages dépassent les 200 voire les 300 % d’augmentation. Cette masse d’argent brassée par le CAC 40 échappe à tout impôt, à toute taxe… tout le monde s’accorde à dire que ces fortunes amassées par une poignée, bâties de plus en plus sur des fermetures, des licenciements massifs, des vies brisées, sont indécentes ! Toute cette richesse accumulée, produite par les salariés… A qui profite t-elle ? Ne serait ce pas cet argent qui manquerait à la Sécu, à nos services publics pour les péréniser et en inventer de nouveaux, à nos écoles ?… Ce n’est pas le chômeur, ni le malade, ni le fonctionnaire qui gaspille l’argent public… Ce sont les actionnaires qui le confisquent, l’utilisent pour licencier (20 milliards d’euros d’allègement fiscaux seront consentis aux entreprises dans le budget 2006) « Si on touche à leurs profits, les capitaux partiront à l’étranger et ils délocaliseront » entend on. Les délocalisations existent déjà et la mise en concurrence des salariés, de leurs conditions de travail a commencé… Bolkestein veut légiférer dessus : « si tu veux garder ton emploi, accepte les conditions de travail et le salaire roumain… sinon tu seras responsable de la délocalisation de l’entreprise. « Gardons à l’esprit qu’un chef d’entreprise, qu’il soit roumain, chinois ou français fait du profit de la même façon et ses actions progressent sur toutes les bourses mondiales. Notre défi pour le XXIème siècle, c’est que le salarié, qu’il soit roumain, chinois, malien ou français, ait les mêmes conditions de travail, l’assurance d’un accès à la santé, à l’école, à l’énergie qu’il nous faudra partager et économiser, à l’eau… Ceci n’est pas utopique et peut devenir réalité si les citoyens se réapproprient la politique, reprennent leur carte d’électeur comme ces jeunes de banlieues pour arracher le pouvoir politique des griffes de la finance ! Pour qu’enfin les richesses créées sur cette planète profitent à l’ensemble de l’humanité pour le bien de tous selon ses besoins et pas selon ses moyens... Au Vénézuela, le pétrole a été nationalisé, le gaz en Bolivie… au Mali où s’ouvre le Forum Mondial Social… l’eau et l’électricité sont redevenues publiques après avoir été privatisées… Alors c’est possible que les citoyens décident… C’est possible de mettre l’économie au service du politique contrairement à ce que prétendait un certain premier ministre en 2002. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



60) « Chirac : Déclaration de guerre à la Paix » par Martine Alcorta, Conseillère Municipale de Bègles

Si on avait besoin de se convaincre encore que l’arme nucléaire est l’arme des faibles, on vient d’en avoir confirmation avec les déclarations d’un président qui ne sait plus comment retrouver un minimum de force politique. Inadmissible cette visite à l’île Longue où la France viole le traité de non prolifération en installant de nouveaux sous marins, en les équipant de nouveaux missiles et en les dotant de nouvelles bombes atomiques. Les budgets militaires sont autant de dépenses immorales au détriment de dépenses nécessaires à la satisfaction de besoins sociaux. Inadmissibles les déclarations concernant l’éventualité d’un recours à l’arme nucléaire pour lutter contre le terrorisme. Le terrorisme devient un concept flou, un adversaire sans visage que l’on manipule pour justifier la possibilité de guerre. Mais attention aux guerres contre des adversaires sans visages car elles entretiennent le désir de guerre à l’infini. Nous sommes dans la continuité de ce que Bush a entrepris avec l’Irak. On a vu l’efficacité de cette idéologie sur le plan de la démocratie interne à l’Irak et sur le plan de la sécurité internationale. Au delà du point de vue éthique, on peut se poser de sérieuses questions sur l’efficacité de cette guerre. Mais il y a pire encore dans les déclarations de Chirac. On peut noter un glissement très dangereux sur l’usage de l’arme nucléaire qui passe du dissuasif à l’offensif et qui élargit l’intérêt national à celui de ses alliés. Mais peut-être que Chirac a cru bon de rehausser l’image de la France au sein de Europe, c’est malheureusement une image de honte pour nous. Comment interpréter politiquement ces déclarations ? On peut au mieux y voir la nécessité du chef d’Etat, en perte de vitesse, de se redonner un semblant de force, au niveau national et international, et au pire, y voir une préparation psychologique à une nouvelle guerre en Iran à laquelle nous aurions cette fois l’intention de participer.



61) 33ème Congrès du PCF - Tribune de discussion : Contribution de Robert Brisson, Section du PCF de St-André de Cubzac.

Au travers des textes, on peut se poser la question : que veulent les communistes, que veut le peuple de gauche ? Pour les communistes, il y a beaucoup de sons de cloches différents que l’on trouve dans le texte du CN et des Alternatifs. Les textes sont très complexes et, pour les communistes de la base, difficiles voire incompréhensibles. Dans ces conditions, quel choix, quelle démocratie en ressortiront pour une base commune ? Même si des textes sont nécessaires, on aurait pu tirer quelques idées percutantes et les mettre dans la marge en rouge (exemple du texte sur la Constitution européenne édité par l’Humanité). En tant que communiste, citoyen et homme de gauche, je pense traduire ce que les uns et les autres nous avons comme ambitions : Nous voulons un monde de paix, pour cela il faut se battre pour le démantèlement des armes de destruction massive, le désarmement, la résolution des conflits, et l’abolition de tous les blocs (OTAN, etc.). Nous voulons un monde où la solidarité, l’égalité, la fraternité ne soient pas que des mots, un monde où l’on échangera, partagera sans mettre en concurrence les hommes et les pays entre eux. Beaucoup penseront que cette société qui n’existe pas est utopique ? Elle est à construire et les communistes nous y avons toute notre place, alors il faut le dire haut et fort, nous ne voulons pas de société capitaliste, libérale ou ultralibérale, on veut une société faite par l’homme, pour l’homme et contrôlée par l’homme (il s’entend, les peuples). Pour être crédibles, il faut redonner confiance à tous ceux qui l’on perdue, qu’ils aient été communistes ou du peuple de gauche, déçus.

====> Comment s’en sortir ?

Il faut être porteur des valeurs citées plus haut et avancer des points essentiels que l’on défendra bec et ongles, y compris dans les discussions avec toute la gauche. Ne pas se laisser piéger par la politique politicienne. Ce n’est pas aux partis politiques, encore moins aux dirigeants de décider de la politique que veulent les Français, mais bien au peuple sans exclusive (des citoyens votent à droite, voire à l’extrême droite, mais sont peut être d’accord avec nos valeurs). Attention aux manipulations, les socialistes nous ont menés souvent en bateau et l’utilisation du vote utile, le désistement républicain, le danger Le Pen, etc. sont leurs motivations. Nous avons été capables sans être dominateurs de débattre avec d’autres et de gagner pour le « non « à la Constitution, malgré les dirigeants socialistes. Alors cela démontre que quand nous avons raison et que le peuple en est conscient, il peut déjouer toutes les manipulations d’où qu’elles viennent. Ce que doit comporter comme idées notre proposition de changement : une autre Europe, des services publics plus nombreux et améliorés. Des salaires revalorisés avec un SMIC à 1500 €, des retraites plus importantes. Des logements accessibles, des transports collectifs, des véhicules non polluants. Une sécurité sociale qui rembourse à 100%, une école performante, des formations tout au long de sa vie, la suppression du chômage, une meilleure prise en compte des handicapés. Une remise en cause de tout ce que la droite a modifié qui va à l’encontre du monde du travail (retraites, sécu, contrats, privatisations, etc.). De l’argent il y en a, il faut le prendre aux riches (dans les banques, à la Bourse, sur certains budgets comme celui de l’armement, etc.) Oui, on peut gagner à la présidentielle, oui on peut gagner aux législatives, à condition que le peuple décide à la place des politiques, de la politique qui doit être menée. Le choix du candidat à la présidentielle et des candidats pour les élections n’étant que secondaire (si on choisit un seul candidat, pourquoi pas une primaire à la présidentielle ?). Pour les autres, ceux-ci seront choisis par l’ensemble de ceux qui auront œuvré, bien sûr en tenant compte des diversités, de la représentativité, de la mixité dans chacun de leurs secteurs. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



62) « Roulette russe ? » par Hervé Le Corre, Ecrivain.

Si on compte bien, il nous reste, à nous tous de la gauche qui a dit non au traité constitutionnel européen, à nous autres du pôle radical, comme on dit aussi, bref, à tous ces braves gens qui vont se retrouver le 2 octobre prochain pour une énième journée de grèves et de manifestations pour l’emploi et les salaires, mais également, ce coup-ci, contre le « Contrat première embauche », dernière trouvaille pour ruiner un peu plus le code du travail dans ce pays, bref, il nous reste à peu près dix-huit mois pour éviter le désastre. De quoi il parle ? Il est fou ? Quel désastre ? C’est déjà pas assez la merde, ici et partout ? Une pandémie de grippe aviaire ? Une vague de froid à vous geler la Garonne ? Une canicule assortie d’orages dévastateurs et de tornades ? Le sourire de Juppé à nouveau sur tous nos écrans ? Non. La droite en 2007 reconduite, établie, consolidée au pouvoir, menée sans doute par Nicolas Sarkozy. Un premier tour de présidentielle à l’issue douteuse, aux relents de déjà vu. La gauche aux fraises. Des socialos en qui plus personne ne croit même en se pinçant très fort, entre surenchère sécuritaire, foucades « sociales », pour faire comme si, et fond de commerce blairiste. Et une gauche de gauche atomisée, couvant ses scores symboliques, de l’ordre du témoignage, et donnant rendez-vous aux travailleurs, aux salariés, dans la rue et les luttes pour un troisième tour soi-disant social. Marrant, comme idée, non ? On les entend d’ici. Pour le moment, donc, 18 mois avant le grand psychodrame comme on les aime à gauche, vous savez, on jure avec des mines catastrophées qu’on le fera plus, qu’il faudra, la prochaine fois, s’unir, proposer au peuple une alternative et laisser de côté les chamailleries de chapelles, croix de bois, croix de fer, si je mens… 18 mois avant, on joue à la roulette russe. Témoin la LCR, qui, ce week-end, nous a montré que, pour radicaux et déterminés qu’ils s’affichent, ses militants n’en sont pas moins passés maîtres dans l’art du compromis tactique pour garder unies les différentes tendances (on dit plateformes, allez voir sur le site de la Ligue, vous apprendrez à séparer certaines pages, si je puis dire, avec du papier à cigarette) : une sorte de synthèse a été trouvée qui a décidé… de ne rien bousculer et de remettre à plus tard la désignation éventuelle d’un candidat pour 200 . Là, camarades, c’est ce qui s’appelle prendre ses responsabilités historiques, comme on disait du temps où l’histoire allait encore dans le bons sens, vous vous rappelez ? Quand le capitalisme, perclus de contradictions indépassables, tomberait presque de lui-même, poussé par la puissance d’un rêve ? La Ligue a décidé d’attendre sans doute le congrès du PCF, qui, lui-même partagé entre diverses tendances, va sans doute pondre aussi une résolution en manteau d’Arlequin qui ne fermera aucune porte et fera en sorte d’attendre qu’un courant d’air les fasse claquer. J’espère me tromper sur son issue, mais la partie de roulette russe bat son plein : pour l’instant on percute des chambres vides, et l’on espère que c’est l’autre, qu’on appelle encore partenaire, qui flinguera l’espérance. Ça fait penser au film de Michaël Cimino, Voyage au bout de l’enfer (croix de bois, croix de fer… on n’en sort pas !) : Robert de Niro et ses copains sont aux mains d’un groupe de Vietcongs qui, très joueurs, organisent une partie de roulette russe. Excellent pour le suspense, ce genre de truc : tu t’attends à voir fuser de la cervelle à tout moment, t’as vachement peur. Ça dure un petit moment. Les gus craquent. Un soldat vietnamien rajoute une cartouche dans le barillet. C’est très chaud ! On se dit que de Niro est mal barré, c’est foutu, tant pis, son fantôme racontera la suite. Et là, le Robert il chope le flingue, il rit terrible, crispé et tout, les Vietcongs commencent à être un peu perplexes et pan ! une bastos chacun ! Et le voilà qui prend un AK 4 et zou ! il défouraille à tout va puis libère ses potes. Fin de la scène. Grand film. La roulette russe, c’est bien quand, au dernier moment, tu tournes l’arme chargée vers l’adversaire que tu as endormi. Pas quand tu t’en remets au hasard ou à la défaillance de l’autre. C’est bien au cinéma, parce que les gens meurent pas pour de vrai. C’est jamais grave, on fait juste semblant d’y croire. Et puis on peut refaire la scène si le tournage a foiré, ou se la repasser sur l’écran. Pour le moment, puisqu’on parle de cinéma, le scénario s’annonce mal. Les scénaristes jouent avec les flingues, le feu, comme des apprentis sorciers. Il n’y aura qu’une prise. Le dénouement risque d’être tragique. Triste à pleurer. Mortel. La victime ? Nous tous. Et l’espérance qu’on pourrait allumer dans les cœurs, pour une fois, au lieu de s’apprêter à la canarder, si tout continue ainsi, comme s’il n’y avait pas déjà assez de flingueurs. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 26 Janvier 2006 - No 1626 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



63) « Exigence d’une alternative crédible. » par Annie Guilhamet, Professeur des écoles, Membre du Bureau Exécutif du PCF33.

Il y a un an, le Non au projet de constitution ultralibérale commençait à faire frémir les sondages. Le capitalisme n’a jamais été autant bousculé, partout dans le monde il est confrontée à une montée en puissance des remises en cause de ses logiques : course à la rentabilité financière contre l’humain, gaspillage et marchandisation des ressources de la planète, au profit d’une caste de privilégiés. Les derniers forums sociaux mondiaux de Bamako et de Caracas, après la succession de victoires à gauche en Amérique Latine (Vénézuela, Brésil, etc…) viennent encore de l’illustrer. Face à cette montée des colères et des luttes de plus en plus convergentes, cette caste ne désarme pas, au contraire et, de Davos à Washington, en passant par Bruxelles et Paris, elle joue au plan international un « jeu » très dangereux, à la Bush. Avec l’Iran elle a trouvé un nouveau « Satan » contre qui, après l’Irak, tenter de détourner l’attention et réussir cette fois une coalition. Chirac a annoncé qu’il est prêt à utiliser des frappes nucléaires contre les « gouvernements terroristes ». Dès l’annonce de la victoire du Hamas en Palestine, c’est la précipitation pour jurer que jamais on ne négociera avec des terroristes, passant aux oubliettes les droits légitimes du peuple palestinien, le droit à la paix du peuple israélien, bafoués depuis des décennies. Il n’y a aucun avenir pour l’humanité dans cette logique de domination du système capitaliste qui ne peut plus aujourd’hui qu’exacerber, les injustices, les désespérances, les rancoeurs, les haines, creusant le lit de nouvelles guerres. En France, après la victoire du Non avec son ancrage populaire et antilibéral, les mouvements sociaux se renforcent pour faire échec à la « révolution conservatrice » menée de concert par Villepin et Sarkozy contre tous les acquis sociaux et démocratiques. Certes encore chaotique, la construction d’une alternative crédible qui se traduise dès 2007 se pose de plus en plus concrètement, comme une exigence. La chasse médiatique aux « présidentiables » est ouverte. On sonde, on interroge les Français sur le profil possible du futur Président… pas un mot sur les législatives qui auront pourtant lieu un mois après, l’Assemblée Nationale, les députés ne présentent plus aucun intérêt à leurs yeux, le projet de monarchie « républicaine » de Sarkozy semblant entériné. Pas un mot non plus sur les contenus des programmes, comme si les politiques n’étaient plus une question de choix mais devenues la propriété exclusive du MEDEF, porteur des intérêts des gros actionnaires, et qui n’hésite plus à dicter ouvertement et directement ses ordres au gouvernement comme pour le CPE. Le peuple va-t-il être enfermé dans le piège de la présidentialisation et de la bipolarisation : l’abstention ou le choix entre les sirènes autoritaristes et liberticides à droite ou une nouvelle expérience décevante à gauche, sous prétexte de lutter contre Le Pen et l’extrême droite ? Faisons de tous les moments de rencontre : manifestations, débats, porte à porte…, qu’ils soient ou non à l’initiative du PCF, de véritables moments de confrontation sur des propositions alternatives. Que chaque initiative militante soit occasion de donner à voir une autre façon de faire de la politique : celle où chaque jeune, chaque femme, chaque homme est coproducteur du programme qu’ils souhaitent voir mis en œuvre, de la société qu’ils veulent construire comme des candidatures de rassemblement antilibéral, afin qu’ils soient toujours plus maître des enjeux et de leurs choix. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 2 Février 2006 - No 1627 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



64) " Faire du blasphème un délit, un lointain retour en arrière " Entretien avec Antoine CASANOVA, Historien, Directeur de la revue La Pensée.

Entretien. Ni choc des civilisations ni emprise du religieux. Pour l'historien Antoine Casanova, la crise des caricatures rappelle la permanence du combat pour la liberté de pensée. Historien, Antoine Casanova est directeur de la revue la Pensée.

====> Comment peut-on expliquer un tel déchaînement de réactions, voire de violence, suite à la publication des caricatures ? -- Antoine Casanova. Cela peut se comprendre historiquement. Un bon nombre de pays musulmans ont été dominés par des systèmes impériaux, aristocratiques ou coloniaux. Les peuples cherchent leur voie dans la démocratie et l'égalité des droits. Et ce au milieu de l'énorme crise due au système dominant capitaliste. Non, ces peuples n'ont pas un gène de la sottise ou de l'intégrisme. Raison de plus pour

se battre, croyants et non croyants, chacun avec ses références, pour l'égalité des droits, la laïcité, la justice, la coopération et la paix. C'est déjà une forte réalité et, en même temps, une espérance, parce que nous pouvons largement nous rassembler.

====> Doit-on fixer une limite pour la caricature à caractère religieux ? -- Antoine Casanova. Quand on fait une caricature, il faut avoir cette question à l'esprit : comment dans la plus grande clarté, je peux rassembler le plus largement aussi ? Personne n'a le droit de dire ou de laisser entendre, sauf à fabriquer une imposture, que tout musulman est un terroriste. L'immense majorité des musulmans de France et du monde ne se reconnaissent pas du tout dans l'intégrisme et encore moins dans le terrorisme. Un des plus beaux cadeaux à faire aux intégristes serait d'aller dans ce sens. Mais attention : si on fait du blasphème un délit, on risque de retourner très loin en arrière. Enfin, il est faux de mettre tous ceux qui croient en Dieu, de quelque religion qu'ils soient, dans le même sac. Il y a des dirigeants de religion qui soutiennent l'ordre établi, hier la féodalité, aujourd'hui le capital financier. Il y en a d'autres qui, au nom de leur foi, se battent pour la justice, l'égalité des droits, la non-confusion entre la religion et l'État, l'égalité entre les hommes et les femmes. Ainsi, je ne mêle pas le Vatican, l'Opus Dei et les chrétiens, militants ou théologiens, de la libération. Il ne faut pas faire des religions des blocs monolithiques et tomber dans le piège qui s'est déclenché avec cette affaire.

====> Aurait-on pu imaginer une telle tension si les caricatures avaient visé les religions chrétiennes ? -- Antoine Casanova. Il y a eu de nombreux exemples, particulièrement dans l'Église catholique. Combien de siècles a-t-il fallu, en France, pour s'élever contre l'Ancien Régime, qui était une société socialement et politiquement hiérarchisée et où il y avait une religion d'État ? Cela a été un long combat, en France comme en Europe, pour arriver au droit de critiquer les religions, dans le cadre de la liberté de pensée et d'expression, y compris religieuse, comme cela est dit dans l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. C'est donc un droit inaliénable et imprescriptible. C'est cette conquête précieuse, mais toujours fragile, qu'il faut faire respecter. D'autant plus précieuse qu'elle est menacée, par ailleurs, par l'hégémonie et l'emprise des capitaux financiers sur la presse. Mais il faut aussi s'interroger sur les tenants et les aboutissants internationaux de cette affaire. À qui cela profite-t-il et pourquoi des gouvernements qui ne passent pas pour des prodiges du respect des droits de l'homme se mobilisent-ils ?

====> Cela profite sans doute à ceux qui veulent, à tout prix, faire croire à un choc des civilisations... -- Antoine Casanova. Qui tient surtout ce discours ? Il n'y a qu'à voir : d'un côté des islamistes comme Ben Laden, de l'autre le gouvernement des États-Unis, qui essaient d'enfermer les peuples dans un mode de réflexion qui les paralyse totalement et cache les processus et les causes réelles de la souffrance. Ce qui produit cette souffrance et de ces exigences, ce n'est pas la culture d'un tel ou la religion d'un tel, mais un cours dominant du monde qui répond aux exigences des idolâtres des capitaux financiers. Il n'y a donc jamais eu de choc des civilisations. Et encore moins cette prétendue opposition entre l'Orient et l'Occident. Il n'y a que des pays avec une histoire sociale et culturelle complexe, des couches et des classes sociales en mouvement. Aussi bien dans une relation conflictuelle que dans une relation d'influence positive mutuelle au cours des siècles. De même qu'il y a des courants religieux, eux-mêmes complexes et contradictoires. Et ce n'est pas nouveau. Il y a eu des théologies, pendant des siècles, dans l'islam comme dans le christianisme, certaines de conservation de l'ordre établi, d'autres de mouvements de libération humaine. On les retrouve aujourd'hui sous d'autres formes.

====> La croyance, la religion, ont-elles plus d'influence, aujourd'hui, dans le quotidien des gens ? -- Antoine Casanova. Tout d'abord, parler d'un supposé retour du religieux ne veut rien dire, du fait de ce que je viens d'expliquer. Dans le cadre des crises, du mal-vivre, des exigences de changement, une partie de cette souffrance se vit, soit dans le mode ouvert de lutte pour la justice des théologies chrétiennes et musulmanes de libération humaine. D'autres le vivent sur le mode, sans issue et qui divise les peuples et les travailleurs, de la protestation communautariste et intégriste. C'est ce qui donne aujourd'hui un relief particulier, renouvelé en partie, aux enjeux que portent en eux, positifs ou négatifs, les courants religieux. Entretien réalisé par Ludovic Tomas. Article paru dans l'édition du 13 février 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



65) « A propos des réformes constitutionnelles » par Pierre Gérard, Blanzy (Saône-et-Loire)

Les contributions publiées récemment dans l'Humanité en matière de constitution ne contiennent guère de propositions précises. (...) Il me paraît indispensable d'affirmer nettement l'opposition à l'élection du président de la République au suffrage universel. On voit bien en ce moment à quel point cette élection pollue la vie politique. Le ballet des présidentiables autoproclamés a de quoi écoeurer l'électeur le plus endurci (...). Et grande est la surprise de mes interlocuteurs quand je leur rappelle que la France et le Portugal sont les seuls pays d'Europe occidentale à élire leur président au suffrage universel. Il faut donc rappeler que ce sont les élections législatives, et elles seules, qui décideront de la couleur politique du prochain gouvernement, que ce sont donc les élections principales, celles qui importent le plus. Voici les propositions que j'avance : le président de la République pourrait être élu par l'Assemblée et se cantonner à un rôle d'arbitre et de garant du respect de la Constitution ; introduction de la proportionnelle dans les élections législatives. Un système mixte à l'allemande (un vote pour le député local, le deuxième pour la liste d'un parti) a l'avantage de permettre cette représentation proportionnelle. C'est ainsi que le Linkspartei a obtenu 54 élus avec 8,5 % des voix. Mais il faudrait trouver un correctif garantissant la majorité des sièges à une coalition de partis ; limitation non seulement du cumul, mais aussi du nombre de mandats politiques successifs afin qu'aucun élu ne s'installe dans sa fonction ; suppression du Sénat, dont rien ne semble justifier l'existence, si ce n'est permettre à la droite de contester le rôle de la seule assemblée représentative et allonger inconsidérément le processus d'élaboration des lois. Et quelle économie cela représenterait-il dans le budget de l'État ? Article paru dans l'édition du 27 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



66) « Pour que le peuple gagne, ne pas se tromper d'élection en 2007 » Par Pierre Carassus, député de Seine-et-Marne de 1995 à 2002, coprésident de la Coordination nationale de la Gauche Républicaine

Marie-George Buffet a pleinement raison de mettre en garde les formations de gauche (voir l'Humanité du 29 septembre) contre le risque de perdre en 2007 si elles ne définissent pas, face aux citoyens, la politique qu'elles proposeront à leurs suffrages. Depuis sa création, la Gauche républicaine est engagée dans le combat antilibéral. Elle s'est mobilisée aux côtés du PCF et d'autres organisations lors des élections régionales de 2004, puis tout au long de la campagne des comités du " non " impulsée par l'Appel des 200, dont nous sommes cosignataires. Marie-George Buffet n'écarte pas qu'il y ait un candidat du PCF à la prochaine élection présidentielle. Une telle candidature serait tout à fait légitime, mais, comme elle-même le précise, " les Françaises et les Français n'attendent pas des responsables politiques qu'ils annoncent qu'ils sont prêts à être présidents ou présidentes ". J'ajoute que, quelle que soit la résolution de l'équation présidentielle à gauche, qui comporte encore de nombreuses inconnues, il serait illusoire de penser que le prochain chef de l'État pourrait provenir de la gauche non socialiste. Que cela nous plaise ou non. Il n'est cependant pas indifférent que le candidat qui affrontera la droite à l'heure du rassemblement ait été partisan du " oui " ou du " non " au référendum du 29 mai. Mais le noeud de la question et la priorité politique sont ailleurs. À bien examiner le fonctionnement des institutions depuis une vingtaine d'années, force est de constater qu'un gouvernement s'appuyant sur une majorité à l'Assemblée nationale réduit considérablement les prérogatives présidentielles. Pour la gauche, c'est donc le contrat de législature porté par ses députés qui peut et doit être la clé du changement. Or l'élection présidentielle précédant les élections législatives, il ne sera pas aisé de placer ce contrat de législature au coeur du débat. D'autant que ceux qui ne veulent pas définir les véritables enjeux avec les citoyens ont tout intérêt à personnaliser la première échéance de 2007. Sondages à l'appui, la course à la popularité est lancée. Le citoyen est réduit au rôle de spectateur. Il revient à la gauche antilibérale de briser cette mécanique qui étouffe la démocratie. Et plutôt que de nous emberlificoter dans le choix du prochain occupant de l'Élysée, définissons ensemble, sans tarder, un authentique programme de gauche en vue des législatives, qui visera à donner à la France et à l'Europe des marges pour agir face à la mondialisation libérale, et au coeur duquel seront inscrites la lutte contre le chômage et la précarité, la revalorisation du travail et la reconstruction des services publics.

De surcroît, c'est un accord électoral pour la législature qui permettra à la gauche d'être représentée à l'Assemblée dans toute sa diversité, alors que l'élection présidentielle lamine les différences au profit d'un seul parti, quand ce n'est pas, comme aujourd'hui, celle d'un clan... Certes, en l'absence de toute forme de représentation proportionnelle, le scrutin uninominal n'est pas des plus démocratiques. Voilà une raison supplémentaire pour peaufiner un accord " gagnant-gagnant " pour chacun de ses signataires, afin que toutes les forces qui conflueraient dans le même projet puissent se faire entendre à la Chambre des députés. Mais pour être conséquente, la majorité de gauche aura, sans attendre, à faire évoluer la loi électorale en la fondant sur la représentation proportionnelle. Le respect de la diversité politique au niveau de la représentation nationale conditionne fortement l'implication citoyenne, et, par voie de conséquence, la réussite de toute politique nouvelle. Je n'ai pas la prétention de présenter dans ces colonnes la formulation définitive d'un nouveau mode de scrutin ; mais il convient, me semble-t- il, de le mettre au point collectivement dès aujourd'hui. Inspirons-nous, en tout cas, de trois principes. D'une part, le seuil d'éligibilité, s'il est nécessaire pour éviter l'éparpillement, ne doit pas devenir un facteur d'exclusion, contrairement au seuil que la droite a fixé pour les élections régionales. D'autre part, le mode de scrutin doit permettre de dégager une majorité stable à l'Assemblée et de maintenir l'assise locale des députés, quelle que soit la taille des circonscriptions, car le lien démocratique entre électeurs et élus passe par la proximité. L'accord à trouver sur ce mode de scrutin doit être précis afin qu'il puisse être voté dès la mise en place d'une nouvelle majorité. En effet, cette réforme donnerait un nouveau lustre au Parlement et adosserait mieux un gouvernement de gauche à sa base sociale en gommant les déformations induites par l'actuel mode de scrutin. Je ne sais si elle marquerait l'entrée en VIe République ; du moins la démocratisation de la loi électorale devrait-elle inaugurer un train de réformes propice à l'éclosion d'une citoyenneté active, sans laquelle la transformation sociale reste un voeu pieux. Battre la droite en 2007, c'est possible, à condition de fondre en un programme les aspirations populaires avec les principes démocratiques et républicains. Attelons-nous ensemble à cette tâche, motivés par l'esprit unitaire qui a si bien servi la campagne du " non ". Article paru dans l'édition du 27 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



66) « Quelle "transformation sociale" proposer ? » Par Jean Lojkine, sociologue

Je voudrais revenir sur les réflexions de Roger Martelli (2) à propos d'un récent sondage d'opinion sur les intentions de vote des Français pour la présidentielle de 2007 (3). Selon lui, en termes d'influence électorale, la gauche en France serait aujourd'hui divisée à parts égales entre une gauche de gouvernement " réaliste ", mais qui accepterait le néolibéralisme, et une gauche " protestataire " qui porterait les aspirations populaires à la " transformation sociale ", mais manquerait de crédibilité, faute de propositions alternatives. Quant au PCF, il ne serait pas sorti de sa longue évolution négative et serait marginalisé, faute de réussir à donner une nouvelle image politique crédible qui permettrait de sortir de ce " face-à-face " entre protestation utopique et gestion " réaliste ". Mon questionnement vient de l'usage aujourd'hui très répandu de la notion de " transformation sociale ". Suffit-il, en effet, de se référer à " l'esprit de transformation sociale " pour lutter de manière crédible contre le néolibéralisme, mais aussi apporter une contribution spécifique des communistes aux différentes alternatives antilibérales ? Rappelons tout d'abord l'origine historique de la notion de " transformation sociale ". Elle est revendiquée par Édouard Bernstein, le grand théoricien du tournant " réformiste " dans la social-démocratie allemande, à la fin du XIXe siècle, lors du débat du Parti social-démocrate sur le " révisionnisme ". " Transformation sociale " signifie pour lui " changement des fondements de l'ordre social ", mais laisse ouvert le débat sur la voie à emprunter : la voie parlementaire, pacifique, gradualiste, prônée par Bernstein, ou la voie de la rupture révolutionnaire identifiée par lui à l'insurrection, la violence illégale (4). De façon significative, un siècle plus tard, on retrouve aujourd'hui le même débat dans la gauche européenne (5) entre " gradualisme " (passage progressif, légal, par le suffrage universel, à un nouvel ordre social) et rupture révolutionnaire... à travers la même référence à la " transformation sociale ". De même aujourd'hui, la gauche dite radicale dans toutes ses composantes oppose-t-elle les vraies " réformes " (des services publics notamment) à " la " réforme libérale identifiée à une " contre-réforme ", mais les débats politiques des années soixante autour du passage au socialisme, des nationalisations et du seuil minimum nécessaire à la " rupture " avec le capitalisme semblent avoir perdu de leur pertinence après l'écroulement du système soviétique et l'essor de la mondialisation capitaliste.

Il n'empêche que les questions alors posées sur la rupture avec le système capitaliste demeurent plus que jamais d'actualité en France comme dans le monde entier et interpellent toutes les formations de gauche comme le mouvement altermondialiste : quel bilan tirer des nationalisations de 1981 ? Une autre gestion était-elle possible dans les services publics que celle qui copie les critères de rentabilité financière ? Peut-on ouvrir le capital d'entreprises publiques au capital privé tout en maintenant le cap d'une logique de service public ? Quelle sécurité d'emploi et de formation mettre en oeuvre : comment parvenir à un vrai débat démocratique, non élitiste, sur les différents projets en lice ? L'obligation de résultats (critère issu du secteur marchand) peut-elle avoir un sens dans un service public ? L'avis des usagers doit-il être pris en compte de manière privilégiée dans la défense du secteur public ? Faute de répondre de manière visible à ces interrogations, le Parti communiste ne s'est-il pas enfermé dans une identité essentiellement protestataire, alors même que sa participation au gouvernement de la gauche plurielle exigeait une dynamique gestionnaire alternative, faute de quoi elle laissait le champ libre à l'utopie protestataire ? C'est en tout cas l'analyse que l'on peut faire aussi bien du désastre électoral d'avril 2002 que de la victoire ambiguë du " non " au référendum en mai 2005. Il ne suffit pas, en effet, de (très bien) porter en mai 2005 " l'exigence du rassemblement pour une autre société ", pour être perçu par l'électorat de gauche comme une alternative politique crédible à l'option sociale-démocrate. Si l'on confronte les aspirations du salariat dans toute sa diversité et l'image persistante de la gauche française, deux constatations s'imposent. En premier lieu les politiques sociales-libérales ont ruiné l'espoir mis dans la gauche socialiste : c'est la raison majeure de la défaite de Lionel Jospin non seulement auprès de l'électorat populaire (ouvriers et employés), mais aussi auprès des professions intellectuelles paupérisées (notamment les enseignants, les soignants, les travailleurs sociaux). Mais, en second lieu, le score marginal du Parti communiste au profit de la gauche trotskiste confirme le brouillage identitaire du PCF : il n'est plus le parti " tribunicien " de la " classe ouvrière ", mais il n'a toujours pas su exprimer et répondre aux aspirations du salariat multipolaire, notamment de ses composantes intellectuelles ; les mouvements sociaux des années 1990 et 2000, très marqués par leur forte mobilisation collective interprofessionnelle, n'ont pas trouvé encore, malgré des tentatives minoritaires, le passage de la contestation à la proposition. Plus profondément, c'est l'enjeu politique nouveau du travail d'information qui n'a pas été pris en compte, du moins par la masse des militants politiques et syndicaux. Ni " bonheur " au travail, ni " souffrance " au travail ne peuvent en effet résumer l'ambivalence, la contradiction profonde que vivent aujourd'hui ceux, de plus en plus nombreux, bien au-delà des cadres, à qui l'on offre un travail intéressant, motivant, mais dans un cadre ultra-précaire, sans garantie du lendemain, avec la chape de plomb que fait peser la course au profit financier. Mais est-ce pour autant le retour au statut du travail des années cinquante qui est la solution ? Faut-il proposer à ces salariés - pour certains devenus travailleurs indépendants et qui privilégient leur autonomie individuelle - un emploi permanent dans la même entreprise pour trente ans, ou au contraire tenter de marier sécurité et mobilité volontaire dans l'emploi et dans la formation qualifiante ? Les projets existent (6), mais manifestement ce qui fait défaut, c'est une démarche d'appropriation collective et l'ouverture d'un grand débat public avec tous les responsables politiques, syndicaux et patronaux. (1) Dernier ouvrage paru : l'Adieu à la classe moyenne, La Dispute, 2005. (2) L'Humanité du 12 octobre 2005. (3) Sondage BVA pour le Figaro-LCI, octobre 2005. (4) Jaurès refusera de se laisser enfermer dans cette alternative et parlera d'" évolution révolutionnaire ". (5) Pour ne pas parler de la gauche mondiale si l'on prend en compte par exemple les débats qui ont cours dans le Parti des travailleurs au Brésil. (6) Je pense notamment au projet pionnier de Paul Boccara sur la SEF (sécurité d'emploi et de formation) et au projet de sécurité professionnelle proposé par la CGT. Article paru dans l'édition du 27 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



67) « Jourdan : des solutions pour promouvoir l'emploi » Par Denis Barthosik (CGT cheminots, Romans), Frédéric Devine (PCF, Romans), Jean-Marc Durand (CN PCF, Romans), Martine Le Goff (élue titulaire CGT CE Jourdan), Jean-Louis Mollard (syndicaliste enseignant SNES), Frédéric Puech (agent EDF-GDF à Romans, secrétaire CGT énergie Drôme et Ardèche).

Quelle utilisation et quel contrôle des fonds publics ? À Romans, les événements se précipitent : 3,7 millions d'euros de fonds publics sont promis, dont 1,2 million venant de l'État annoncés par M. Hortefeux, ministre des Collectivités territoriales, et 2,5 millions proposés par M. Queyranne, président de la région Rhône-Alpes (1,5 million au titre de la formation et 1 million pour des projets industriels). Les principaux actionnaires de Jourdan se sont engagés à rapatrier marques et titres et à les céder avec l'entreprise à tout éventuel repreneur pour un montant compris entre 500 000 et 1 million d'euros. La porte s'ouvre ainsi à de nouveaux candidats et, avec eux, à d'autres perspectives pour l'emploi. Car, s'il ne fait aucun doute que la lutte menée dans la capitale de la chaussure depuis la fin d'août - et qui ne faiblit pas - a largement contribué à faire bouger les lignes, tout n'est pas au beau fixe. Les deux projets officiels de reprise proposent, l'un de ne conserver que 130 emplois dont 47 emplois industriels, l'autre d'en garder 180 dont 80 emplois industriels. Cela sur un total général de 380 salariés. Quant à l'argent public annoncé, comment et à quelle fin sera-t-il utilisé ? Comment pourra-t-on encore parler d'aides publiques à la filière cuir et chaussures de Romans si la principale entreprise encore debout, Jourdan, voit son potentiel humain et matériel quasi réduit à néant ? Il s'agit donc maintenant d'émettre des solutions aptes à promouvoir l'emploi et la production. Aujourd'hui, l'annonce du retour des marques et licences Jourdan en France ouvre une véritable chance. Il faut s'en saisir. Pour cela il est indispensable de promouvoir tous les emplois existants, quitte à en assurer la modernisation par l'appel à la formation, et de subordonner toute attribution de fonds publics à la double exigence de développement d'un projet industriel assorti d'objectifs chiffrés et contrôlables en emplois, recherche et formation. Une véritable opportunité existe pour faire vivre un fonds régional pour l'emploi. Le besoin d'argent frais est réel vu les difficultés financières actuelles de Charles Jourdan France et de Charles Jourdan Industrie. En ce sens, les banques doivent être mobilisées. Dans des conditions telles que leur crédit incite contractuellement l'entreprise à réaliser les engagements les plus élevés en emplois et en investissements. Ce fonds permettrait de mobiliser des garanties. Doté par la région, il prendrait en charge tout ou partie des intérêts versés aux banques par l'entreprise sur ses crédits d'investissement selon son engagement au regard de l'emploi et de la formation. Une rupture commencerait ainsi à s'opérer avec les saupoudrages d'aides publiques à l'aveugle. Un suivi précis et rigoureux de son affectation serait parallèlement assuré tant par une commission de contrôle des fonds publics, adossée au fonds régional, que par le comité d'entreprise. Ce dernier verrait ses pouvoirs étendus et son droit d'alerte élargi afin d'attirer immédiatement l'attention de la commission et/ou des administrations financières sur tout risque de dérapage. Dotées des moyens législatifs adaptés, elles auraient le pouvoir, en cas de détournement de ces financements publics, d'en exiger le reversement assorti de pénalités. " Opérer une rupture avec les saupoudrages d'aides publiques à l'aveugle. " Article paru dans l'édition du 21 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



68) « Tout n'est pas privatisable, il faut savoir raison garder » Par Jacques Voisin, président de la CFTC

Privatisation des autoroutes, ouverture du capital de la SNCM, libéralisation du secteur de l'énergie, il n'est pas de jour où ce thème des privatisations ne refasse surface. Mais parle-t-on toujours de la même chose ? Tous les biens sont-ils privatisables ? Et surtout, les privatisations conduisent-elles néces- saire- ment à l'efficacité et aux baisses de prix qui sont souvent promises en échange ? Rien n'est moins sûr. Le bilan des privatisations menées depuis quelques années par nos voisins se révèle même souvent désastreux. Présentées comme l'un des moyens privilégiés pour " offrir " des prix compétitifs aux consommateurs, stimuler l'innovation et l'investissement, ces opérations ont débouché un peu partout sur des échecs cuisants. Prix en constante augmentation, surgissement de monopoles privés, investissements au point mort, dégradation des services rendus à des usagers appelés désormais clients, coupes claires dans les effectifs, détérioration accélérée des conditions de travail : la liste est longue des maux provoqués. Dans certains cas emblématiques, cette marchandisation brutale d'activités vitales pour la bonne marche des sociétés modernes s'est soldée par des drames sociaux d'envergure... et des coûts humains intolérables. En Grande-Bretagne, pas moins de soixante personnes ont perdu la vie depuis la privatisation de British Railways... avant que le gouvernement de Tony Blair n'y mette bon ordre en renationalisant, de fait, la société Railtrack chargée des infrastructures ferroviaires. Dans un pays, la Suède, pourtant réputé pour son sens de la régulation sociale, la libéralisation du secteur postal s'est faite sur le dos des usagers et des salariés : en l'espace de quelques années, le prix du timbre a explosé (+ 60 %) et le nombre d'employés a accusé une chute spectaculaire de près de 27 % ! Quant aux habitants de la côte Est des États-Unis et du Canada, ils se sont retrouvés, suite à la panne d'électricité du 14 août 2003, en raison d'une série d'absurdes stratégies de dérégulations en chaîne, dans un cas de figure digne d'un pays du tiers-monde : il aura fallu, en effet, pas moins de 39 heures - mais oui ! - pour que, dans cette partie de l'Amérique du Nord, la vie reprenne à peu près normalement son cours ! En disant cela, il ne s'agit pas de céder à l'on ne sait quelle nostalgie rétrospective, d'idéaliser l'économie administrée d'antan. Le monde a changé depuis l'époque des " trente glorieuses " et l'on ne voit pas bien comment il serait possible aujourd'hui de justifier, tant au plan théorique que pratique, que l'État produise des automobiles ou des casseroles. Qu'il soit utile, en certains cas bien ciblés, de rendre au secteur privé des domaines d'activité jusque-là livrés à la tutelle étatique, voilà qui, à notre sens, ne soulève guère d'objections. Là ou le bât blesse, c'est que, emportés par leur élan, nos modernes " privatiseurs " prétendent désormais en finir avec tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une démarche de régulation étatique, que celle-ci soit exercée directement ou déléguée. À les entendre, notre avenir ne pourrait être qu'à une élimination totale de ce que l'on nomme encore, sans doute par pure et simple commodité de langage, le secteur public. Bref, dans le meilleur des mondes libéraux que certains préparent activement, tout devrait pouvoir être objet d'appropriation privée, géré selon une logique de pure rentabilité, y compris les secteurs stratégiques de l'énergie, de la santé ou de l'éducation. Il y a fort à parier que les valeurs de solidarité et d'égalité auxquelles les Français sont légitimement attachés seraient alors condamnées à mort. À un tel scénario, la CFTC dit non. Le temps est venu de mettre en échec des politiques de privatisation uniquement favorables aux grands intérêts privés, tout juste bonnes à alimenter la machine à spéculer de marchés financiers boulimiques. La CFTC ne s'oppose pas par principe à toute privatisation. Mais elle s'oppose à ce que les grands secteurs d'activité où se jouent notre indépendance nationale et une certaine idée de la dignité humaine soient bradés sur l'autel d'un " tout concurrentiel " érigé en dogme. " Comme aux temps de l'ancien capitalisme, où l'État avait le devoir de défendre les droits fondamentaux du travail, de même, avec le nouveau capitalisme, il doit, ainsi que la société, défendre les biens collectifs qui, entre autres, constituent le cadre à l'intérieur duquel il est possible à chacun d'atteindre légitimement ses fins personnelles. On retrouve ici une nouvelle limite du marché : il y a des besoins qualitatifs et collectifs qui ne peuvent être satisfaits par ses mécanismes ; il y a des nécessités humaines importantes qui échappent à sa logique ; il y a des biens qui, en raison de leur nature, ne peuvent ni ne doivent être vendus ou achetés. " Celui qui parle n'est pas un syndicaliste, ni même un altermondialiste antilibéral. C'est Jean-Paul II en 1991, déjà... Jugée à l'aune de cette conception, la privatisation annoncée d'une entreprise aussi emblématique qu'EDF apparaît comme une erreur politique majeure. Pour la CFTC, il y a une incompatibilité totale entre les missions de service public, d'une part, et la " dictature " du rendement boursier, d'autre part. De même, nombre d'économistes ont depuis longtemps apporté la preuve que les industries de réseaux (et l'énergie en fait incontestablement partie), qui se caractérisent par d'importants coûts fixes, peuvent difficilement être régulées par le marché. À l'heure du plan de cohésion sociale, nous estimons que le projet de privatisation d'EDF est une erreur d'appréciation grave. Comment la France pourrait-elle endiguer son déficit d'intégration sociale si elle est incapable d'empêcher la " marchandisation " galopante des secteurs d'activité (école, santé, eau, énergie...) où la citoyenneté la plus élémentaire est, à chaque instant, en jeu ? Comment, à l'heure aussi où l'on doit inventer la France de l'après-pétrole, le faire sans en maîtriser les outils ?

Autre question : les voies de communication et de transports terrestres sont-elles privatisables ? Pour la CFTC, il s'agit d'assurer avant tout la continuité territoriale de notre pays. Cela impose sans doute une grande réserve à l'égard d'une politique de désengagement total de l'État par exemple dans la gestion des autoroutes. Hors de nos frontières également, des échéances majeures se profilent. En décembre prochain à Hong Kong, lors de la conférence ministérielle de l'OMC, il faudra, par exemple, tout mettre en oeuvre pour que nos services publics ne soient pas sacrifiés à la logique dérégulatrice de l'accord général sur le commerce des services (AGCS). Il faudra aussi à Paris, par la pression et le dialogue ouvert, faire entendre raison aux politiques qui seraient encore tentés d'écouter les sirènes de l'alignement sur un modèle qui est bien loin d'avoir fait ses preuves. Il faut casser l'idée qu'il n'existe pas d'alternative et que croire à cette alternative serait ringard. Article paru dans l'édition du 21 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



69) « Le modèle de croissance actuel aggrave la pauvreté » Par Alain Hayot, membre de la direction nationale du PCF, chargé de l'écologie et du développement durable.

" Penser comme M. Bush que "la croissance est la solution et non le problème", c'est ne pas voir que le modèle de croissance actuel, non seulement ne réduit pas la pauvreté, mais l'aggrave considérablement. En quarante ans, malgré une croissance considérable de la richesse produite dans le monde, les inégalités ont explosé : l'écart entre les plus pauvres et les plus riches était de 1 à 30 en 1960, il est aujourd'hui de 1 à 80. Dans le même temps, les dégâts environnementaux ont atteint des seuils que nous savons et, contrairement à une idée reçue, ce sont les plus pauvres au Sud comme au Nord qui subissent cette dégradation du rapport à notre environnement naturel. Du Cauchemar de Darwin à la Louisiane, les similitudes sont impressionnantes. Le productivisme débridé que nous subissons est modelé par un capitalisme mondialisé qui conjugue parfaitement croissance, inégalités sociales et mise en cause de notre écosystème. C'est pourquoi, si nous avons pris du retard à prendre la mesure du problème, nous sommes convaincus qu'il ne suffit pas de parler de "développement durable" en sautant sur un fauteuil tel un cabri, surtout lorsqu'on est le PDG de Total ou le président des USA ; qu'il ne suffit pas non plus de peindre en vert la chambre des enfants de la maison de la gauche qu'elle soit "plurielle" ou "durable", mais qu'il nous faut repenser le type même de développement et de croissance dans ses finalités comme dans ses modes opératoires. Cela suppose impérativement de s'inscrire dans une volonté de dépassement des modes de production et de consommation actuels, dans la marchandisation dessinée par le capitalisme mondialisé. Il nous faut penser un type de développement qui soit capable, parce qu'il combat les diverses formes de domination, de répondre aux aspirations à une planète propre, vivable et respirable, comme à celle d'un monde solidaire garantissant à chaque être humain et à chaque peuple l'accès aux droits sociaux, culturels ainsi qu'aux ressources naturelles. Certains nous disent qu'à la croissance capitaliste il faut opposer une décroissance absolue, mais si celle-ci restait dans le cadre de la marchandisation, elle entérinerait et aggraverait les inégalités actuelles. Oui, il est nécessaire de penser une décroissance dans certains secteurs dangereux ou inutiles (les armements, les gâchis générés par un productivisme aveugle dans sa recherche du profit maximum), mais il nous faut l'inscrire dans un autre type de croissance, économe des ressources naturelles, répondant aux besoins sociaux de tous, ainsi qu'aux services (éducation, culture, santé, la qualité de la vie et de la ville, de l'ensemble de la population mondiale). Le constat pour nous est clair : un autre mode de croissance et de développement tout à la fois durable et soutenable, social et solidaire n'est possible qu'à la condition de s'affranchir des politiques néolibérales. Peut-on défendre l'environnement en faisant des quotas de pollution un véritable marché dominé par les plus riches et favorisant le dumping environnemental ? Peut-on défendre l'environnement en faisant de "la concurrence libre et non faussée" le credo d'une économie dominée dès lors par les voyous de la mer (Total, Erika et Prestige) comme les voyous de la terre (Metaleurop ou Nestlé ou HP...) ? Peut-on défendre l'environnement sans faire des services publics le bras armé de cette ambition ? L'eau, l'énergie, les déchets, la défense de la biodiversité sont des biens communs qui doivent échapper comme l'école, la santé ou la recherche, à la marchandisation. Penser un développement durable et solidaire, cela passe par un autre type de croissance orientée non vers la rentabilité financière et la baisse du coût du travail mais vers la satisfaction des besoins sociaux dans une société économe de ses ressources, soucieuse de la qualité de vie pour aujourd'hui et pour demain. Cela suppose d'investir prioritairement dans la formation et la qualification des individus, dans un aménagement du territoire et un urbanisme soucieux de préserver les écosystèmes et d'économiser l'énergie. Cela suppose également d'utiliser les gains de productivité non pour accroître les profits, générer des inégalités sociales et des dégradations environnementales, mais pour diminuer le temps de travail, en redéfinir les contenus, sécuriser le parcours d'emploi et de formation, développer la recherche et la démocratie participative afin de penser un développement répondant aux exigences d'égalité et de progrès social pour tous en même temps que garantissant la reproduction des écosystèmes et des espèces vivantes y compris la nôtre. Cela suppose donc de soustraire le développement et la croissance aux appétits du capital et de faire de l'être humain la finalité d'une économie sociale et solidaire, durable et soutenable. "

" Oui, il est nécessaire de penser une décroissance dans certains secteurs dangereux ou inutiles. " Article paru dans l'édition du 18 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



70) « Une VIe République qui rapproche élus et citoyens » Par Jacques Brunhes, député, vice-président du groupe communiste à l'Assemblée Nationale

Nos institutions sont en crise. Les raisons ont la même origine que la crise de la société et de la politique. Or, la situation ne cesse de s'aggraver. D'une crise des institutions qui dure depuis des années, nous passons à une crise de régime. Comme le dit le constitutionnaliste Didier Maus, " on arrive presque au bout du système ". Illustration caricaturale de cette situation, le Congrès de Versailles du 28 février 2005 : 730 députés et sénateurs sur 892, c'est-à-dire 81,8 % des votants ont approuvé le projet de constitution européenne. Or, trois mois après, le 29 mai 2005, le pays après un débat parmi les plus profonds que la France ait connu, a rejeté ce même projet à 55 % ! Quelles leçons en ont tiré le président de la République et le gouvernement ? Aucune. Quelles leçons ont-ils tiré du choc politique du 21 avril 2002 ? Aucune. Quelles leçons des mauvais résultats pour la majorité aux européennes et de ceux, accablants, aux régionales et cantonales ? Aucune. Quelles leçons des puissantes manifestations ? Aucune. Oui, ce régime est à bout de souffle. " Le peuple est devenu l'oublié d'une démocratie du simulacre et de l'apparence ", écrivait le candidat Chirac en 1995. La démocratie du simulacre et de l'apparence, c'est d'abord quand on ne tient aucun compte des avertissements ou des votes des citoyens, ni des programmes et des engagements pris. Or, aucune des promesses - aucune - n'a été suivie d'effet. Dès lors, le mécontentement chronique depuis 1986 conduit les électeurs à sanctionner systématiquement les majorités sortantes et à un taux d'abstention de plus en plus massif. C'est que la Ve République souffre de déséquilibres exorbitants qui favorisent à l'excès les pouvoirs de l'exécutif. François Mitterrand, en 1992, écrivait : " Une réforme de nos institutions doit corriger ce nouveau déséquilibre entre les pouvoirs. " Il n'en a rien fait. Jacques Chirac, en 1995, notait : " J'ai regretté longtemps la dérive monarchique de nos institutions. Il est temps d'y mettre fin. " Or, c'est l'inverse qui s'est produit avec l'élargissement du fameux domaine réservé dont on ne trouve aucune trace dans la Constitution. Nous ne cesserons jamais de dénoncer cette monarchie élective où celui qui a été élu à la présidence de la République accapare des pouvoirs considérables, n'a de comptes à rendre à personne, ni au peuple, ni à la représentation nationale. Il n'a même pas à appliquer le programme sur lequel il a été élu. L'adoption du quinquennat et le couplage des élections présidentielle et législatives renforcent de fait les prérogatives du chef de l'État et favorisent la dangereuse bipolarisation de la vie politique, qui conduit de facto à un appauvrissement du pluralisme. La dérive présidentialiste s'accompagne de la relégation du Parlement, autre trait saillant des déséquilibres. Le Parlement est humilié. Ses pouvoirs réduits à l'extrême. Alain Duhamel relève dans une de ses chroniques : " Le Parlement, c'est comme sous Bonaparte : le corps législatif vote sans discuter et le Tribunat discute sans voter. Mais les députés sont toujours à regarder passer les trains. " Le récent recours aux ordonnances, en juillet 2005, en est un témoignage saisissant. Légiférer par ordonnances, alors que le gouvernement est en place depuis 2002, c'est tourner en dérision le principe de la séparation des pouvoirs, consubstantiel à toute démocratie. Deux lois d'habilitation, en 2003 avec 29 articles, en 2004 avec 100 articles comportant plus de 200 mesures, symbolisent la négation même du pouvoir législatif. C'est par ordonnance que l'on casse le droit du travail et sape les fondements de notre droit social.

Le droit du législateur est pratiquement réduit à rien. Après des semaines de discussion, le Parlement modifie à peine plus d'un millième du budget. Le gouvernement et sa majorité sont les seuls maîtres de l'ordre du jour. Sans oublier qu'avec Bruxelles, c'est 80 % des normes applicables en France qui proviennent des instances européennes. Je n'ai pris là que quelques exemples. Ils témoignent tous de la nécessité d'une réforme d'ampleur de nos institutions.

Or, ce qui frappe dans les diverses publications du Parti socialiste sur ce sujet c'est la minceur de leurs propositions. Daniel Vaillant titre sa contribution " L'évolution plutôt que la révolution " : " Le changement institutionnel peut passer par une simple évolution de la Ve ", dit-il. D'autres formulent des propositions intéressantes, des adaptations fonctionnelles nécessaires. D'autres encore prônent un système primo-ministériel. Mais on cherche en vain celles d'une véritable construction d'une autre République. Et certains, comme Jack Lang, proposent un système présidentiel à l'américaine, en faisant fi de nos traditions politiques. Il y a certes là des débats utiles, mais ce qui est primordial, c'est la construction d'une nouvelle authentique VIe République, d'un véritable régime parlementaire qu'on ne peut confondre avec un gouvernement d'assemblées comme sous la IVe République. L'organisation des pouvoirs s'organiserait autour d'un président dont le mode d'élection serait réformé. Il serait le garant du fonctionnement démocratique des institutions. Autour d'un gouvernement qui conduirait la politique de la nation, conformément au programme approuvé par l'Assemblée nationale. Et d'un Parlement qui retrouverait " une place et un rôle qui, dans une démocratie, doivent être les siens ", pour reprendre la formule de la commission Vedel. Quatre orientations devraient se dégager : donner des pouvoirs réels au Parlement en matière budgétaire, développer les droits d'initiative parlementaire, améliorer la procédure législative, renforcer les pouvoirs de contrôle et d'exécution des lois. Compte tenu de la particulière saillance du fait majoritaire, ces réformes n'ont de sens que si on améliore la représentativité parlementaire par une réforme du mode de scrutin et que l'on s'efforce de rapprocher les élus des citoyens. C'est à partir de ce socle que l'on pourra rechercher les articulations appropriées entre les institutions représentatives et la nécessaire démocratie participative qui devrait permettre enfin au citoyen d'intervenir en dehors des périodes électorales. Mais le chantier n'est qu'entrouvert si l'on songe à la décentralisation, à l'Europe, à la mondialisation, aux pouvoirs économiques ou encore à l'e-démocratie... Raison de plus pour oeuvrer à cette VIe République, à cette révolution institutionnelle dont dépend aussi toute action transformatrice. Article paru dans l'édition du 18 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



71) « Sécurité et souveraineté alimentaire » Par Gérard Durand, secrétaire national de la confédération paysanne.

" Comment nourrir 9 milliards d'habitants sur une planète qui se réchauffe ? Nous nous bagarrons pour que la sécurité alimentaire qui est un droit reconnu universellement soit réellement appliquée, qu'elle soit associée à la souveraineté alimentaire, non pas dans l'acception nationaliste du terme mais pour permettre à tous les pays de choisir ce qu'ils veulent comme agriculture, comme paysans, de choisir ce qu'ils veulent manger. Le gouvernement français a choisi de continuer à encourager la monoculture, à donner des aides aux exploitations les plus grosses. La politique agricole commune a été votée en 2003 à Bruxelles, mais le gouvernement a la possibilité d'appliquer cette réforme de façon à promouvoir un autre système de développement, un système d'agriculture paysanne où on fait attention à l'équilibre entre l'acte production et la manière de produire. " Article paru dans l'édition du 18 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



Echos d’Initiatives



72) SOUTENIR LA DEFENSE DE MUMIA ABU-JAMAL !

"Ensemble Contre la Peine de Mort" (ECPM) relaie la campagne de souscription pour venir en aide à Mumia Abu-Jamal. Action Urgente : SOUTENEZ LA DEFENSE DE MUMIA ABU-JAMAL ! Objectif 100 000 euros pour sauver Mumia. : http://www.abolition.fr/ecpm/index.php

Vous trouverez une interview récente de Mumia (ci-jointe) http://www.abolition.fr/ecpm/french/article.php?art=302sujet=0

l'article de  Michel Taube Porte-parole d¹Ecpm "Liberté pour Mumia !"

http://www.abolition.fr/ecpm/french/article.php?art=298sujet=0

et aussi les infos diverses et actions urgentes de l'organisation militante.

Cordialement. Jocelyn pour le comité, Comité de soutien à Mumia Abu-Jamal C/o viretto dieudonné 18 place Jean Jaurès 13001 Marseille, France Tél./fax 04 91 42 98 47 - mumia.marseille@free.fr

====> Interview publié le 23 fevrier 2006 sur le site de "Ensemble Contre la Peine de Mort"

http://www.abolition.fr/ecpm/french/article.php?art=302sujet=0

Mumia Abu-Jamal / « J¹ai besoin de vous ! » Le plus célèbre des condamnés à mort américains, citoyen d¹honneur de la ville de Paris, nous livre, de sa cellule du couloir de la mort de la Prison de SCI-Greene en Pennsylvanie, un peu de son quotidien et beaucoup de son regard sur le monde. Vingt trois années d'enfermement n¹ont pas entamé sa détermination à le changer. Entretien exclusif

====> ECPM : En France, vous êtes l¹un des condamnés à mort américains les plus connus, une large part de l¹opinion française suit votre affaire et ses rebondissements au fil des années. Pour nous, militants des droits de l¹homme vous nous êtes devenus familiers, comme proche. Cela peut paraître incongru, mais j¹ai envie de commencer cet entretien en vous posant cette simple question : comment allez vous Mumia Abu-Jamal ? -- Mumia Abu-Jamal : Tout bien considéré, pas mal. Je m'occupe : travaux d'écriture, courrier, lecture...

====> ECPM : A quoi ressemblent vos journées ? -- Mumia Abu-Jamal : Je me lève tôt (6 heures), je prends mon petit déjeuner et me rends dans la cour (en réalité la cage) pour quelques heures. Les activités quotidiennes constituent le c¦ur même de la prison ; je m'efforce de varier ces activités et de ne pas m'enfoncer dans la routine. J¹ai toujours beaucoup à faire et il arrive que toutes les heures de la journée n'y suffisent pas. Je lis probablement beaucoup plus aujourd'hui qu'à l'époque où j'étais étudiant - j¹en suis quasi-certain. En ce temps-là, si je voyais un livre de 700 à 1000 pages, je poussais un gémissement ; cela ne m'arrive plus. Sinon, nos journées sont essentiellement rythmées par les repas. On déjeune vers 9h45 environ (c'est tôt !!!) et le dîner vient à 15h 45 (!!!).

====> ECPM : Et votre cellule ? -- Mumia Abu-Jamal : Les cellules sont dans l'ensemble petites, mais il est vrai que les cellules de la prison "générale" sont encombrées, avec deux occupants dans un espace prévu pour une seule personne. Ce n'est pas (encore) le cas pour les cellules du couloir de la mort.

====> ECPM : Beaucoup de condamnés à mort américains se plaignent d¹une détérioration des conditions de détention ces deux dernières années, faites vous le même constat ? -- Mumia Abu-Jamal : Je crois - d'après ce que j'ai vu et entendu - que les conditions en prison ont empiré ces derniers temps, elles se sont durcies. Parmi les nombreuses raisons possibles, on peut citer en particulier ce qu'on appelle l'Acte de réforme des contentieux en prison (Prison Litigation Reform Act, PLRA), qui a été mis en place sous la présidence de Clinton, ainsi que d'autres lois des États qui ont limité l'accès des détenu(e)s aux cours. Le plus scandaleux est que PLRA et ces autres lois sont fondés sur des mensonges. Au cours des années 90, les procureurs généraux de divers États ont entamé une campagne médiatique contre ce qu'ils appelaient les «réclamations idiotes» introduites par des détenus pour des raisons telles « Je n'ai pas reçu la commande de beurre de cacahuètes que j'avais demandée, et je considère donc avoir été lésé dans l'exercice du droit de ne pas être soumis à un traitement "inhabituel et cruel" que me reconnaît le 8ème amendement.» Les médias américains ont mis en exergue ce type d'histoires, le plus souvent sans vérifier leurs sources, et les politiciens, sous la pression des médias, ont passé des lois visant à limiter l'accès aux cours et ont donné naissance au PLRA. En fait, un juge fédéral de New York a vérifié plusieurs de ces récits et a trouvé qu'ils méritaient souvent d'être approfondis et que bien souvent, les faits ne correspondaient pas du tout aux histoires colportées par la presse. Mais il était trop tard : la presse et les politiciens avaient déjà sévi. Par voie de conséquence, les prisons sont pires aujourd'hui qu'il y a 10 ans et le nombre de plaintes acceptées a chuté. Pensez-y ! Nous avons pu voir en Iraq la monstrueuse brutalité qui règne dans certaines prisons. Est-ce pure coïncidence si le pire des gardiens de prison du goulag de Bagdad est dans le civil un gardien de prison américain de Pennsylvanie, de SCI-Greene prison où Mumia est enfermé, ndlr) La distance qui sépare les prisons américaines et Abu Ghraib se mesure en pouces, pas en milles.

====> ECPM : Comment expliquez-vous ce durcissement ? -- Mumia Abu-Jamal : Je tiens vraiment les politiciens et l'ensemble de la presse pour responsables. Voyez vous, il y a bien des années, le psychologue Philip Zimbardo a divisé un groupe d'étudiants en deux : la moitié sont devenus des "détenus", l'autre des "gardiens". En quelques jours, voire en quelques heures, les "gardiens" ont formé des cliques brutales et sinistres à l'encontre des "détenus". Le professeur Zimbardo était le "chef" de cette prison improvisée dans les caves d'un collège. Il s'agissait en quelque sorte de gosses qui jouaient des rôles, mais le jeu est vite devenu tellement réaliste que Zimbardo a dû mettre rapidement fin à l'expérience : il craignait que celle-ci n'entraînât des troubles graves et même chroniques sur le psychisme de ces étudiants ! S'il en est ainsi pour une expérience de cinq à sept jours, qu'en advient-il dans le monde réel ? C¹est Dostoïevski qui a écrit qu'une civilisation se reconnaît à la nature de ses prisons.

====> ECPM : Revenons à votre couloir de la mort, avez-vous des relations avec d¹autres condamnés ? -- Mumia Abu-Jamal : Les moyens de communication avec les gars autour de nous sont limités. Bien souvent on crie à travers les portes, mais je trouve cela dégradant. Les prisons les plus modernes du pays sont conçues pour un maximum d¹isolation, ce qui veut dire qu¹un homme peut vivre dans la cellule d¹à coté sans que son voisin puisse le voir pendant 6 mois (ou 6 ans !!) sauf à ce que les deux se retrouvent dans les salles de parloir. Il n¹y a pratiquement pas d¹occasion de dialoguer.

====> ECPM : Cela fait pour vous vingt trois ans d¹incarcération. Comment supportez vous l¹enfermement conjugué à l¹injustice ? Qu¹est ce qui vous fait tenir ? -- Mumia Abu-Jamal : Je connais d¹autres frères et s¦urs, dont des membres de MOVE, qui ont été injustement emprisonnés plus longtemps que moi ! Je m¹inspire donc de ces personnes. John Africa, le leader révolutionnaire de MOVE a dit : « Lorsque l¹on s¹est engagé à faire ce qui est bien, le pouvoir de la vertu ne trahit jamais ». Lorsque je pense à la durée durant laquelle le peuple africain était injustement confiné dans la prison de l¹esclavage, pendant des siècles, j¹ai une petite idée de ce que peut être la force. Mes ancêtres étaient des hommes et des femmes forts. Concrètement au quotidien, en tant qu¹écrivain j¹écris et cela m¹aide beaucoup à tenir. Je suis aussi un artiste, j¹envoie donc des cartes à mes amis et à ma famille pour les occasions spéciales. J¹aimerais répondre à tout le courrier que je reçois, mais je ne peux tout simplement pas. Je n¹ai pas suffisamment d¹enveloppes, encore moins de temps. Je fais du mieux que je peux et j¹espère que les gens sont compréhensifs et me pardonnent.

====> ECPM : Vous êtes citoyen d¹honneur de la ville de Paris, quelle importance y accordez-vous ? -- Mumia Abu-Jamal : C¹est un grand honneur. Je me souviens du jour où ma s¦ur me l¹a annoncé. J¹ai pensé « Wow ! Ça doit ressembler à ça d¹être un Œcitoyen¹, car je n¹ai jamais eu le même sentiment même après 50 ans de vie aux États-Unis ! ». Lorsque j¹analyse cette vie, de mon enfance jusqu¹à ce jour, je n¹ai jamais eu le sentiment d¹être un vrai Œcitoyen¹ de mon pays natal. J¹ai voté, bien entendu, j¹ai payé mes impôts. Mais le gouvernement, pendant la plupart de mon existence était un adversaire qui tuait mes camarades politiques, qui tuait mon peuple par la vie dans les ghettos, par une mauvaise alimentation, des flics racistes, des juges racistes, une scolarité médiocre... Ça m¹a pris 50 ans, et la vie dans le couloir de la mort, pour devenir enfin un citoyen d¹un autre pays ! Je remercie les habitants de Paris, et de la France, pour cet honneur.

====> ECPM : En France, le mouvement de soutien à votre libération est particulièrement dynamique et investi, comment l¹expliquez-vous ? -- Mumia Abu-Jamal : Je pense que la France, dans ce domaine, possède beaucoup d¹avance sur son cousin américain. Je me demande souvent pourquoi il en est ainsi. Et je pense qu¹au bout du compte, c¹est la façon dont la France et les USA regardent leur fondation révolutionnaire et les principes exposés dans les articles de leur fondation. Lorsque la Constitution des États-Unis a été écrite, les noirs ont été implicitement exclus, et ce pendant plus de 100 ans. Lorsque les Américains pensent à la révolution, la Constitution, les Fondateurs, il y toujours des gens qui sont exclus. La Révolution, la Constitution, Georges Washington deviennent d¹abord des fétiches, puis de la marchandise qui peut être vendue ou colportée pour gagner de l¹argent, certainement pas des principes directeurs inviolables par des riches et puissants. Je pense qu¹en France, la Déclaration des Droits de l¹Homme et la Révolution qui l¹a enfantée sont plus profondément ancrées dans les vies et dans l¹esprit des gens. Voilà pourquoi la France est devenue l¹asile des rebelles et l¹Amérique, la maison de retraite des dictateurs. Combien de gens qui fuient les dictateurs de l¹Asie, de l¹Afrique et d¹ailleurs trouvent refuge en France ? Lorsque les réfugiés haïtiens arrivent en Amérique, soit ils sont enfermés dans la Krome Detention Center à Miami ou renvoyés en Haïti (d¹un côté, c¹est mieux qu¹autrefois où ils étaient emprisonnés à Guantanamo ! Mais ils les ont foutus dehors pour laisser la place aux Afghans, aux Saoudiens, ÉgyptiensŠ).

====> ECPM : De quoi avez vous besoin aujourd¹hui ? -- Mumia Abu-Jamal : J¹ai besoin de monde pour organiser et construire un mouvement plus grand et plus fort. Un simple citoyen français peut parler à un autre citoyen et ainsi de suite. Ils peuvent devenir membres de nos comités de défense et construire le mouvement. S¹ils deviennent assez puissants, ces mouvements peuvent amener le changement !

====> ECPM : Quel message souhaiteriez vous adresser aux abolitionnistes ? -- Mumia Abu-Jamal : Merci de faire partie du mouvement abolitionniste. Votre travail est très important, non seulement pour moi, mais pour des milliers d¹hommes et de femmes dans les couloirs de la mort à travers les États-Unis et partout dans le monde ! Merci mes amis ! Votre frère (en français dans le texte, ndltr). Propos recueillis par Emmanuel Maistre - Traduction : Claude Guillaumaud-Pujol, Dany Khayat, Michel Thuriaux, Tim Broadbent. Publié le 2006-02-23 - From: <mumia.marseille@free.fr>



73) [LDH] Semaines d'éducation contre le racisme

A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le racisme le 21 mars 2006, le Cidem publie les Clés de l'actualité adolescents et junior. Ces documents sont de véritables outils de réflexion et de réponses sur le racisme.  Ils sont disponibles dès maintenant au siège de la LDH, vous pouvez les commander auprès de la boutique. Contact : laboutique@ldh-france.org - Tél  (uniquement le mardi toute la journée et le jeudi matin) : 01 56 55 51 04  - Clés de l'actualité adolescents : 8 pages - 0,35 € l'unité - Clés de l'actualité junior : 16 pages - 0,35 € l'unité -  Pour toute commande, nous vous offrons des affiches et des dépliants. Cordialement, Service communication - From: "Infocom Ldh" <infocom-ldh@ldh-france.org>



74) Pétition : « Acheter du sexe n’est pas un sport. »

Dites non à la prostitution des femmes pendant la Coupe du monde de football en 2006 ! Du 9 juin au 9 juillet 2006, 12 villes allemandes accueilleront la Coupe du monde de football. 36 millions de spectateurs environ – majoritairement des hommes – sont attendus; et l’on estime à 40 000 le nombre de femmes “importées” d’Europe centrale et del’Est vers l’Allemagne pour les “servir sexuellement”. L’Allemagne a légalisé le proxénétisme et l’industrie du sexe en 2002. Pourtant, les quartiers réservés ne pourront contenir les milliers de touristes sportifs/sexuels prévus. En prévision de cet afflux, l’industrie du sexe allemande a érigé un gigantesque complexe prostitutionnel en prévision du “boom commercial” durant la Coupe du monde. “Le football et le sexe vont de pair”, déclare l’avocat du nouveau méga-bordel de 3000 m2, pouvant accueillir 650 clients masculins, construit à côté du principal stade de la Coupe du monde à Berlin. Sur des zones clôturées de la taille d’un terrain de football, on a construit des “cabanes du sexe” ressemblant à des toilettes, appelées “cabines de prestation”. Capotes, douches et parking sont à la disposition des acheteurs avec un souci particulier de protéger leur “anonymat”. Nous, personnes individuelles et organisations concernées, déclarons que : acheter du sexe n’est pas un sport. C’est une exploitation sexuelle qui porte physiquement et psychologiquement atteinte aux femmes, et qui considère leur corps comme une marchandise pouvant être achetée et vendue. Traiter le corps des femmes comme une marchandise viole les standards internationaux du sport qui promeuvent l’égalité, le respect mutuel et la non discrimination. Le président de la FIFA, J.F. Blatt, reconnaît “le rôle prépondérant du sport, et notamment du football comme porteur de messages clairs contre les fléaux qui rongent la société du monde entier”. Comment la Coupe du monde de football contribuera-t-elle à éradiquer le fléau de la traite et de l’exploitation sexuelle ? Les hommes d’honneur n’achètent pas du sexe, car ils respectent la dignité et l’intégrité de l’être humain. Non à l’organisation de la prostitution durant la coupe du monde de football ! Nous, signataires de cette déclaration, demandons que les 32 pays participant à la Coupe du monde de football, qui ont ratifié les Conventions et/ou Protocoles contre la prostitution et la traite, s’opposent à la promotion de la prostitution par l’Allemagne, et dissocient publiquement leur équipe de l’industrie de la prostitution. Les membres des équipes de football rendent publique leur opposition à l’exploitation sexuelle des femmes. Le Comité de la FIFA et son président remplissent leur devoirs de responsabilité sociale, en s’opposant au lien établi entre le football et le commerce du sexe. Nous leur demandons de protester contre l’exploitation sexuelle des femmes, auprès du gouvernement allemand et de sa chancelière Angela Merkel, auprès de la Fédération allemande de football et de son président Gerhard Mayer-Vorfelder. Le gouvernement allemand et sa chancelière Angela Merkel, et la Fédération allemande de football et son président Gerhard Mayer-Vorfelder arrêtent la traite des femmes aux fins de prostitution, en décourageant la demande qui favorise la prostitution. Les personnes individuelles et organisations concernées se joignent à cette action en signant cette déclaration de protestation contre la promotion publique de la traite et de la prostitution des femmes. Pour signer : http://catwepetition.ouvaton.org - Le PCF est signataire de ce texte - From: "Info Hebdo" <liste-infohebdo@pcf.fr>



75) AVIGNON FESTIVAL COMPAGNIES

Communiqué de presse : «  Suite à l’appel à l’union d’André Benedetto et pour mettre fin aux polémiques et aux divisions, des compagnies et des lieux indépendants, les Scènes d’Avignon, Alfa, des membres d’autres associations d’Avignon, abandonnant toutes prérogatives et ambitions personnelles, se sont réunis ce jour, 20 février 2006 en Mairie d’Avignon. Soucieux de l’avenir de leur festival et désireux de se retrouver dans une véritable maison commune, ils ont fondé l’association AVIGNON FESTIVAL COMPAGNIES, sous la présidence d’André Benedetto. Dans un esprit dynamique et constructif, l’association AVIGNON FESTIVAL COMPAGNIES accompagnera dès 2006 le festival off, à travers : - l’édition et la diffusion du programme, qui mettra clairement en évidence le travail artistique des compagnies et la démarche des lieux, - un accueil attentif des spectateurs, - une coopération repensée avec les professionnels, - et la redistribution des ressources générées par le festival vers la création artistique. La maison est ouverte. Bienvenue à toutes et à tous. Contacts : 04.90.82.20.47 - 06.86.72.63.55 - From: "ANDRE BENEDETTO" <andre-benedetto@wanadoo.fr>



Le Coin des Lettres



76) [CHECHNYA] Articles update 28/02-2006

#1-- 23 February 2006 . PRIMA: Grozny gathering in memory of victims of deportation 

#2-- 27 February 2006  . TP: Lawmakers accuse Russia of abuses in Chechnya

#3-- 27 February 2006 . RIAN: "Acting PM" invites Danish NGO back to Chechnya

#4-- 28 February 2006 . BBC: Straw's warning to Russian tycoon

 ----------------------------------------------------------------------

====> #1-- 23 February 2006 . PRIMA: Grozny gathering in memory of victims of deportation 

Grozny gathering in memory of victims of deportation - CHECHNYA, Grozny. (InformCenter SNO.) On February 23rd, in the Lenin region of Grozny, at a memorial complex in memory of the victims of the 1944 deportation, there was a mass gathering of citizens. About 300 people assembled in order to honor the memory of their compatriots, relatives, and those close to them, who were victims of the deportation. Scores of women arrived at the memorial with photographs of their sons, who disappeared during the course of the "cleansings" and unsanctioned detentions. A representative of the Parliament was present. Representatives of human rights and public organizations also participated. Within the framework of a protest declared at the beginning of the month, signatures were collected against the information war the Russian media is conducting with respect to the Chechen people. In the Chechen capital, increased safeguards have been introduced. As of the morning of February 23rd, practically all crossroads and basic auto routes leading into the city are subject to intensive police and security details. The military conducted spot checks of motor vehicles and passengers, as well as street patrols. Translated by OM Kenney

* * * * * * *

====> #2-- 27 February 2006  . TP: Lawmakers accuse Russia of abuses in Chechnya

VILNIUS - Europe must not by duped by Russian claims that Moscow is fighting a war against terror in Chechnya and turn a blind eye to abuses committed in the rebel province, lawmakers participating in a conference here said Monday. "Russia is busy deceiving the world by saying that the war in Chechnya is a war against terrorism. The truth is that Russia is carrying out a determined policy to annihilate the Chechen people," Lithuanian lawmaker Rytas Kupcinskas, one of the organisers of the conference, told a press conference. The seminar on Chechnya was held to mark the 62nd anniversary of what Chechens call Deportation Day. On February 23, 1944, almost half a million Chechens and Ingush were forcibly moved to central Asia, on orders from then Soviet leader Josef Stalin. Lawmakers from Estonia, Georgia and Lithuania who took part in the conference along with Chechen officials and a US political scientist, sent a message denouncing "the treachery and cruelty of Russia" to the European Parliament, the Parliamentary Assembly of the Council of Europe and the Organisation for Security and Cooperation in Europe (OSCE). They also urged the European organisations to organise a much broader conference on Chechnya, which would bring together European politicians and academics to discuss the plight of the Chechen people, their rights and their future. "We Lithuanians feel close to the Chechen people," Kupcinskas told AFP. "We had to fight against Soviet occupation. I hope that initiatives such as this conference will have an effect." Lithuania and the other two Baltic states of Estonia and Latvia were annexed by Stalin's Soviet Union at the end of World War II, and only regained independence in 1991, when the Soviet Union crumbled. Russian troops stormed oil-rich Chechnya in the north Caucasus at the end of 1999 after suffering defeat in a first war against separatist rebels between 1994 and 1996. Guerrilla fighting still claims almost daily casualties on both sides.

* * * * * * *

====> #3-- 27 February 2006 . RIAN: "Acting PM" invites Danish NGO back to Chechnya

GROZNY, February 27 (RIA Novosti) - Chechnya's acting prime minister said Monday that the Danish humanitarian group that had been banned over the publication of cartoons depicting the Prophet Mohammed would resume work in the North Caucasus republic in the next few days. Ramzan Kadyrov met with local security bodies to discuss measures to ensure the safety of the members of the Danish Refugee Council. The acting premier and security officials said the humanitarian group would not face any security risks in Chechnya. "The Interior Ministry's special units, in cooperation with prosecutors, must take every measure to prevent the sad events that took place in the Middle East in the wake of the publication of cartoons depicting the Prophet Mohammed from being repeated in Chechnya," Kadyrov said. Kadyrov's February 6 decision to expel the humanitarian group came against the backdrop of a wave of violent protests that swept the Muslim world after the cartoons were published in a Danish paper and re-printed in other European countries. The move outraged the Kremlin, and the Russian presidential envoy to the southern region requested, February 22, that prosecutors look into its legitimacy, arguing that decisions regarding foreign organizations had to be coordinated with federal authorities. (*) Kadyrov confirmed Monday the decision he announced Sunday at a meeting with Alvaro Gil-Robles, commissioner for human rights of the Council of Europe. "The decision to close the Danish organization's humanitarian activities in the Chechen Republic was more of a recommendation," Kadyrov said Monday. He acknowledged the considerable assistance the Danish group had provided to the republic throughout the antiterrorism campaign and afterward. "It was the only humanitarian organization that did not end its activities, whereas other groups shut down because of security risks for their employees," Kadyrov said. However, he did not backtrack on his previous statements about the cartoons and regretted that Danish authorities had not apologized to the Muslim world for the "blasphemous publications."

-----------------------------------------------------------------------------

* Outraged? It was exactly what the Kremlin gang had ordered their quisling Kadyrov to do. He won't make any political moves on his own (firstly, he is too dumb, and secondly, he isn't allowed). And now the Putinites have a wonderful opportunity to throw a piece of meat to Mr. Gil-Robles, so he can boast of having reached another "improvement". N.S.

* * * * * * * 

====> #4-- 28 February 2006 . BBC: Straw's warning to Russian tycoon

Straw's warning to Russian tycoon Jack Straw has warned a Russian tycoon that his refugee status could be reviewed after he reportedly said he was planning a coup in Russia. London-based Boris Berezovsky, 59, was granted asylum three years ago and has a fortune estimated at £800 million. He told a Russian radio station in January he wanted to replace what he called the "anti constitutional regime" of President Vladimir Putin. The foreign secretary condemned his remarks in a written Commons statement. Russia - 'a valued partner' Mr Straw said the government would "take action against those who use the UK as a base from which to foment violent disorder or terrorism in other countries". "Advocating the violent overthrow of a sovereign state is unacceptable and we condemn these comments unreservedly," he said. "The UK Government respects Russia's constitutional arrangements and the territorial integrity of the Russian Federation. "We enjoy a close working relationship with Russia, as a valued partner of the UK." Mr Straw said Mr Berezovsky, who is wanted in Russia for fraud and tax evasion, had not entered the UK on the government's invitation. "Those granted asylum in the United Kingdom have duties to the UK which require, in particular, that they conform to its laws and regulations," said Mr Straw. "They are advised that their refugee status can be reviewed at any time where it is considered their presence is not conducive to the public good." Former computer scientist Mr Berezovsky sold the Sibneft oil giant in 1997 for £1bn and was ranked 50th in the Sunday Times Rich List last year.

* * * * * * * 

====> All views expressed in the "articles update" are solely the opinions of the writers, news agencies, newspapers and information bulletins quoted  and do not necessarily represent the opinions of CPCD. If you know of anyone who may like to receive this daily digest, have any comments regarding the range of articles or their format or if you no longer wish to receive these collated articles please do not hesitate to contact us. Best wishes, CPCD-Moscow - From: "CPCD-Moscow" <cpcd-moscow@cint.ru>



77) FELCO 171 - les nouveautés sur notre site - tot plen de novèlas sul siti nòstre

Consultez les informations nouvelles sur le site FELCO/CREO Midi Pyrénées ! Avètz legidas las darrièras novèlas, sul siti FELCO / CREO MP ? http://creo-mp.chez-alice.fr/nouveautes_creo.html

N'hésitez pas à informer nos mèstres fialaires de toutes manifestations ou publications intéressant notre langue ! Marie Jeanne Verny - Département d'occitan Université Paul Valéry Montpellier, Secrétaire-adjointe de la FELCO (Fédération des enseignants de langue et culture d'oc). La FELCO est hébergée sur le site de son association académique le CREO de Toulouse : http://creo-mp.chez-alice.fr/felco.html

Des photos de la manif de Carcassonne pour la langue occitane ainsi que la revue de presse en cliquant sur  http://minilien.com/?djl1KF5aJx. 12, rue Salle l'Evêque 34000 Montpellier 04 67 66 33 31 - Pensez à signer et faire signer la pétition pour le CAPES d'occitan-langue d'oc : cela prend une minute après avoir cliqué sur le lien ci-dessus òóíá - From: "mjv" <mjvb@wanadoo.fr>



78) [infos-paix] Infos paix n°223 - 22 février 2006

Bonjour, Voici le dernier numéro d'Infos Paix, ci-joint, et sur le lien suivant : http://www.mvtpaix.org/outils/infos-paix/infos-paix.php

Au sommaire de ce numéro 223 : 

1. Planète paix spécial éducation à la culture de paix

2. Journées pour le Désarmement Nucléaire à Vitry du 10 au 12 mars

3. Rencontre avec des juristes japonais du 20 au 23 mars

4. Réunion publique "Après la victoire du Hamas, avant les élections en israël" le 13 mars

5. Collectif 23 février : rassemblement devant l'Assemblée Nationale

6. Tchétchénie : terreur là-bas, silence ici : rassemblement le 23 février

7. Affaire Ilan Halimi : La LICRA appelle à une grande manifestation de solidarité nationale en coordination avec SOS Racisme

8. 3ème anniversaire de la guerre en Irak

9. Initiatives des comités du Mouvement de la Paix et des collectifs de l'Appel des Cent

- From: "Infos-Paix" <infospaix-admin@mvtpaix.org>



79) [march-pro] Courrier de la Marche Mondiale des Femmes N° 64

Le Courrier de la Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvrete N° 64-27 février 2006 - Bonjour, voici quelques textes, rendez-vous et communiques concernant les droits des femmes, en esperant qu ils vous seront utiles. Ceci est un bulletin de collecte d informations, ce qui veut dire que nous ne sommes pas obligatoirement d accord avec tout ce qui est ecrit (sauf pour les communiqués signés Marche mondiale des Femmes). Si vous recevez ces informations plusieurs fois (attention, verifiez que l envoyeur est bien directement la Marche) ou si vous ne voulez plus les recevoir, repondez a ce mail. Faites passer a vos reseaux et ami-es. Amicalement. Marche mondiale des femmes, tel 01 44 62 12 04; 06 80 63 95 25 Fax : 01 44 62 12 34, C/O SUD PTT, 25/27 rue des Envierges, 75020 Paris, Site : http ://www. marchemondiale.org.

-------------------------

1 - Acheter du sexe n est pas un sport : communiqué

2 - Viol au sein du couple et contrainte au mariage : les députés persistent

3 - Lettre ouvert du CERF à l Université Panthéon Sorbonne

4 - Texte publié a la demande de Marie-Victoire Louis

5 - Des initiatives autour du 8 mars : Manifestation du CNDF à Paris, Formation Intersyndicale

femmes, avec les Gaciliennes, abrogation du Code de la famille.., à suivre

- Disponible en totalité sur simple demande […]From: Marche Mondiale des Femmes <marchfem@ras.eu.org>



80) Parution de Facteur 4D N°30 / janvier - février 2006

Toute l'équipe de 4D a le plaisir de vous informer de la parution de " Facteur 4D " N°30 / janvier-février 2006

AU SOMMAIRE DE CE NUMERO

Actualité du développement durable

Humeur durable

Quelques initiatives au Burkina Faso

Quand banque rime avec solidarité

Un cadre de référence pour les projets territoriaux de développement durable

Dossier spécial

Banlieues et développement durable

4D en activités

4D inaugure l'Observatoire !

Les Mardis de 4D

Les acquisitions de l’Espace René Dumont

Agenda des manifestations

Vous pouvez télécharger " Facteur 4D " en cliquant sur le lien suivant :

http://www.association4d.org/IMG/pdf/jan_-_fev_2006_-_06-12-05.pdf

ou en version texte uniquement :

http://www.association4d.org/IMG/pdf/Facteur_4D_-_No_30_-_Version_Texte.pdf

Très bonne lecture à tous ! Pour une meilleure lecture de " Facteur 4D ", télécharger Adobe Reader 7.0 http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

 ====> Association 4D  Cité européenne des Récollets - 150-154 rue du Faubourg Saint Martin - 75 010 Paris - Tél. : 01 44 64 74 94 - Fax : 01 44 64 72 76 - stolachides@association4d.org - www.association4d.org - From: "Claire Rio" <crio@association4d.org>



81) [UGICT-CGT] L@ lettre N° 112 du 27/02/2006 est arrivée

Au Sommaire de la lettre de l'UGICT du Semaine du 27 février au 5 mars 2006 n°112 : Edito : Précarité, combat sur tous les fronts - 7 mars : les fonctionnaires en grève contre la précarité - Stagiaires : «Génération précaire» déçu de n’avoir «pas été écouté» par Matignon - Seine-Saint-Denis : nuit militante dans une dizaine de collèges et lycées - Médecins étrangers : rassemblement le 1er mars à Paris - H5N1 : des doutes sur la prévention dans les aéroports - Entreprises : Breton veut booster l’actionnariat salarié à hauteur de 10% - Air France : résultats historiques sur fond d’annonce de suppressions d’emplois - EDF : les bons résultats doivent profiter aux salariés - Industrie : on n’en n’a pas encore fini avec les délocalisations - OPA : les groupes Français sont bien plus prédateurs - Santé : alcool, cannabis, stimulants gagnent du terrain à l’entreprise - Wanadoo : condamnation pour 38 clauses abusives - Le site : http://www.ugict.cgt.fr/ - UGICT-CGT

Case 408 263 rue de Paris

93516 Montreuil Cedex Standard 01.48.18.81.25 Fax 01.48.51.64.57

- From: donotreply@cgt.fr



Le Coin des Blogs



82) A la rencontre d'autre blog du mouvement social

Bonjour Quelque chose me dit que mon infoblog devrait un tant soit peu vous intéresser! Mini-portail des ressources audiovisuelles du Mouvement Social disponibles en libre diffusion. Brèves et chroniques diverses (Livres, DVD, etc). 62 liens vidéos, 12 en audio, 11 côté photos, ouverture de deux nouveaux répertoires "blogosphère" et "Dessins d'actualité + BD", des brèves et de nombreux sites de contre-information. Faites tourner l'info, inscrivez-vous sur la liste de diffusion, envoyez-moi vos suggestions et commentaires, merci d'avance pour votre participation! http://eric.freidhe.over-blog.com/ Je me trompe? Amicalement E...

Pour lire la suite cliquez ici : http://cocodecauderan.over-blog.com/article-2032220.html

pcf caudéran

- From: "cocodecauderan.over-blog.com" <newsletter@over-blog.com>



Le coin des Revues



83) Le N° 285 de NON-VIOLENCE ACTUALITE EST PARU !

COMMUNIQUÉ : La Décennie de la paix à mi-parcours : De la culture de non-violence et de paix à la gestion quotidienne des relations. Le 20 novembre 1997, l'Assemblée Générale des Nations Unies faisait de l'an 2000 l'Année internationale de la paix. Un an plus tard, répondant à l'appel des prix Nobel de la paix, cette même instance votait à l'unanimité la résolution proclamant la période 2001-2010 « Décennie internationale de la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde ». Par cette déclaration, l'ONU encourageait les peuples de la planète et leurs représentants à, notamment, « promouvoir, à tous les niveaux, un enseignement scolaire et non-scolaire qui favorise une culture de la non-violence et de la paix ». Créée en 2000 par un collectif d'associations se référant à la non-violence, la Coordination française pour la Décennie a élaboré et présenté, fin 2005 à Paris, un « Programme pour l'éducation à la non-violence et à la paix » destiné à faire entrer l'éducation non-violente dans le système éducatif français. La vision historique de la non-violence l'assimile à une stratégie de lutte visant à concilier exigences morales et réalisme politique. En effet, les méthodes d'action permettant de régler les conflits autrement que par la violence ont été mises au point dans les luttes sociales et de résistance à l'oppression. Mais, depuis une vingtaine d'années, le concept de non-violence a évolué vers la prise en compte de l'individu dans sa vie de tous les jours : à la maison, dans le quartier, au travail… La personne - en tant qu'individu et citoyen - considérée dans sa relation à elle-même, à l'autre et à son environnement, est elle aussi invitée à gérer ses relations et ses conflits par les modes démocratiques du dialogue, de la négociation, de la médiation. La capacité à adopter une pratique non-violente nécessite de s'y préparer, de s'y former, et ce dès le plus jeune âge. À travers la diffusion de ressources pédagogiques et les récits d'expériences que nous avons publiés depuis de nombreuses années, Non-Violence Actualité a contribué au développement d'un réseau dans lequel se sont progressivement dessinés les contours d'une éducation à la non-violence (1). L'apprentissage de la non-violence à l'école est un moyen de prévention des violences. C'est aussi la garantie de renforcer les compétences de l'individu et du citoyen à entreprendre les changements personnels et sociaux nécessaires. Favoriser l'expression individuelle et collective des opinions, ouvrir à la citoyenneté, éduquer au respect des différences, à la richesse des cultures, à l'égalité des sexes… constituent des éléments importants d'une éducation à la paix. L'approche non-violente y ajoute les dimensions essentielles du rejet de la violence et de l’éducation au conflit (2), déterminantes pour apprendre à mieux vivre ensemble, aussi bien en situation d'injustice criante que dans les multiples confrontations de la vie quotidienne. (1) De « Pour une éducation non-violente » (NVA 1988) à « Pratiques d'éducation non-violente » (Ed. CL Mayer/NVA 2004) en passant par « La médiation » (NVA 1993). (2) « Pour une autre culture du conflit », in « Conflit, mettre hors-jeu la violence » pp. 125-129, Rédaction de Non-Violence Actualité, Ed. Chronique Sociale, 4ème édition, septembre 2004. Avec des contributions de Christian Renoux, Elise Marolleau, Vincent Roussel, Anwarul K. Chowdhury, David Adams et Kiki Chauvin, Florence Nègre, Jacques Salomé, David Keith, Michel Kipoke. Et la chronique de Bernadette Bayada. N° 285, mars-avril 2006, 5 euros. Abonnement promotionnel : 23 euros pour un an. Non-Violence Actualité, BP 241, 45202 Montargis cedex Tél. 02 38 93 67 22. Fax. 02 38 93 74 72.

nonviolence.actualite@wanadoo.fr  www.nonviolence-actualite.org

-----------------

Merci de bien vouloir faire connaître cette parution. Guy Boubault, NVA. - NON-VIOLENCE ACTUALITÉ BP 241 45202 MONTARGIS CEDEX - Tél. 02 38 93 67 22 - Fax 02 38 93 74 72 - nonviolence.actualite@wanadoo.fr - www.nonviolence-actualite.org - “Il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons périr ensemble comme des imbéciles” Martin Luther KING (1929-1968) - From: "nonviolence.actualite" <nonviolence.actualite@wanadoo.fr>



84) CLARA Magazine No 94 - Mars 2006 Vient de paraître – Dossier : « Solidarité réciproque »

- 5,35€ - " Elles font avancer leur temps " édité pour Femmes Solidaires - Comporte un Dossier : « Solidarité réciproque » - On y parle aussi de EVENEMENT : Sandrine Bonnaire à Bobigny – ACTUS : Panning familial, 50 ans de combats – ALGERIE : Du côté des victimes du terrorisme – AFGHANISTAN : Le charme de Vénus – TRAVAIL : Siresco, des femmes de qualité – ect...- Abonnements : Clara-Magazine - 25, Rue du Charolais - 75012 Paris - Tel : 01.40.01.90.90 - Fax : 01.40.01.90.81 - E-mail : clara.magazine@wanadoo.fr



85) Planète PAIX – No 509 : « La paix, matière à cultiver »

Janvier 2006 vient de paraître La nouvelle formule de " COMBAT POUR LA PAIX " 2,60€ - La Paix en mouvement – L’Info pacifiste : www.mvtpaix.org - Revue du " MOUVEMENT DE LA PAIX " – L’éditorial : « Cultiver la paix par l’éducation » par Pierre Villard, Co-Président du Mouvement de la Paix – DOSSIER : La paix, matière à cultiver  – CAMPAGNE : Commerce des armes (La France au Top 3 des marchands de canons, Armes légères (Thuram : Stoppons les balles !) – MONDIALISER LA PAIX : - Iran : quelle menace ? – Balkans, 2006 : une année charnière – Frontière invisible entre nos enfants – Irak : Les femmes appellent à la Paix – CULTURE : Ciném : Lord of war – Ect… - Abonnement 1 an : 22€ 10 Numéros par an (Soutien 40€) à l'ordre de " Combat pour la Paix – Planète Paix " à adresser à Planète PAIX 139, Bd Victor Hugo 93400 SAINT OUEN - Tél : 01.40.12.09.12 – Mail : national@mvtpaix.org



86) Revue Contretemps nº 15 : « Les intellectuels et l’engagement »

Clercs et chiens de garde. Revue Contretemps nº 15. Éditions Textuel,

2006, 184 pages, 19 euros. Ce numéro, consacré pour l’essentiel à l’engagement des intellectuels, ne passera pas inaperçu. Sa lecture est passionnante, notamment en ce qui s’y révèle de la crise profonde qui traverse le milieu des intellectuels français, du moins de ceux qui adoptent « une position critique à l’égard du pouvoir ». La présentation du sujet par Daniel Bensaïd s’organise à partir de l’évocation fine et distanciée de deux textes fondateurs : la Trahison des clercs, de Julien Benda (1927), les Chiens de garde, de Paul Nizan (1932), dont la contradiction devait ouvrir la voie à la querelle de « l’engagement », qui n’a pas cessé depuis. Elle se poursuit avec la discussion de la vieille opposition entre « le savant et le politique », que Pierre Bourdieu est censé avoir involontairement réactivée. L’historien Gérard Noiriel considère que la tripartition catégorielle que propose son dernier livre - intellectuel « de gouvernement » (Furet), « révolutionnaire » (Sartre) et « spécifique » (Bourdieu) -, n’est en rien une « sociologie », mais un moyen de classer des fonctions, et renvoie à la configuration d’ensemble. Rudes mais chaleureux, les échanges entre les deux philosophes Bensaïd et Alain Badiou révèlent que sous la revendication partagée du « communisme », la question de la stratégie politique, de l’organisation, l’appréciation de ce qui fait « événement », oppose radicalement la recherche pratique des moyens pour l’un à l’affirmation par l’autre d’une subjectivité entièrement investie dans les actes de vérité. Le sociologue Gérard Mauger explicite la nature et la portée de l’engagement politique dans les luttes de Pierre Bourdieu en 1995, notant en passant que « du scepticisme du défroqué d’hier au cynisme du parvenu d’aujourd’hui, il n’y a parfois qu’un pas vite franchi ». Bien vu ! On lira aussi les riches entretiens de Kristin Ross sur la récurrence de mai 1968 dans les mouvements postérieurs ; l’article du philosophe Olivier Abel sur « la figure effondrée de l’intellectuel chrétien » ; l’entretien avec Michel Surya autour de la nature binaire des choix exigés des intellectuels, depuis 1920 jusqu’à Sartre y compris ; l’article de Ian Birchall, la lucidité critique de Colette Audry sur Heidegger, qui repérait dès 1934 la similitude de démarche conduisant le philosophe allemand à penser l’être et à adhérer au parti nazi. Après un recadrage bien venu du débat sur la psychanalyse par Élisabeth Roudinesco, le numéro se clôt avec un article provoquant, mais utile, de Sadri Khiari sur « l’indigène discordant ».

Contretemps consacre enfin un long et percutant dossier au livre récent de Frédérique Matonti, Intellectuels communistes. Essai sur l’obéissance politique : la Nouvelle Critique (1967-1980). Le compte rendu qu’en fait le sociologue Lilian Mathieu est une approbation sans réserves ni nuances, qui écarte curieusement d’un trait de plume les critiques adressées par Lucien Sève quelques pages plus loin sous le titre : « Peut-on en finir avec le parti pris ? ». Pourtant, l’imparable démontage de l’essai de Matonti auquel se livre le philosophe pose de grandes questions. On les résumera succinctement ici : insuffisance et partialité des sources utilisées par l’auteur ; conceptualisation dogmatique, inspirée d’une méthode d’observation de la position des intellectuels sans que soit lue ou analysée leur production textuelle ; projection d’un modèle passe-partout de « l’homo calculator » (une sorte d’arrivisme intérieur) que rien ne vient étayer à l’époque ; ignorance de la configuration historique du temps et de ses enjeux sous l’argument d’une démarche sociologique téléologique supposant acquise la « fin de l’histoire du communisme ». Le jugement est sévère mais sera-t-il entendu ? Et par qui ? Dès lors que le point de départ donné comme un fait est d’observer le régime « d’asservissement » des intellectuels communistes les conduisant à renoncer aux exigences « d’autonomie du champ intellectuel » pour se soumettre aux impératifs de « l’action partisane », la messe (la thèse) est dite ! N’est-ce pas d’ailleurs ce type d’argumentation auquel ses ennemis dans l’institution recoururent en 1995 contre Pierre Bourdieu, quand il se rangea au côté du « mouvement social » ? Claude Mazauric, historien. Article paru dans l'édition du 20 février 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



Le Coin des Livres



87) Combat pour l’histoire

L’histoire, un combat syndical, de René Mouriaux, Institut CGT d’histoire sociale, novembre 2005, 60 pages, 5 euros. IHSCGT, 263, rue de Paris, case 2-3, 93516 Montreuil CEDEX. L’opuscule rédigé par René Mouriaux procède de ces exploits éditoriaux auxquels le politologue spécialiste du syndicalisme a su habituer ses lecteurs. En quelque soixante pages, l’auteur ose parcourir vingt-cinq siècles de pratiques historiennes dont il s’efforce de saisir les enjeux épistémologiques et politiques. Dense, nourri d’une culture encyclopédique, le propos ne tolère pas une lecture paresseuse. « Point de vue » personnel, revendiqué comme tel, le texte va à l’essentiel sans craindre la nuance, l’irrévérence, le débat, voire la polémique et les piques. De fait, l’auteur annonce d’emblée la couleur d’un combat pour l’histoire qu’il estime menacée dans sa double fonction d’exploration scientifique du passé et de discipline enseignée. Dans sa contribution, aussi, à l’éclairage critique d’un présent dont les dominants voudraient nous convaincre qu’il est à tout jamais figé et nous dissuader de vouloir le modifier, de penser aux contours souhaitables du futur. Si la plus grande partie de l’ouvrage livre une réponse argumentée et érudite à la question majeure : « qu’est-ce que l’histoire ? », il s’adresse moins aux élèves des grandes écoles qu’aux militants. Le titre comme l’éditeur le signalent et, plus encore, l’invitation lancée aux syndicalistes à ne pas se contenter d’être des acteurs de l’histoire. Au-delà de l’archivage, des commémorations et des témoignages indispensables, Mouriaux les encourage à intervenir sur le « terrain historique », « non pour imposer une quelconque orthodoxie, mais pour apporter [leur] contribution, pour exposer un point de vue donnant toute sa place à l’action collective, à la lutte pour l’émancipation des travailleurs ». Vaste et ambitieux programme à la réalisation duquel l’auteur rappelle les règles et préalables pour qui entreprend d’« écrire l’histoire ». L’affaire ne va pas de soi et mériterait, sans doute, que l’on s’y attarde. René Mouriaux ne l’ignore certes pas qui, en qualité de « modérateur », suit de près l’évolution de l’Institut CGT d’histoire sociale, ce « lieu de rencontre et de débat » original dans le mouvement syndical français. Mais ceci est une autre histoire. Michel Pigenet, historien. Article paru dans l'édition du 24 janvier 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



88) Baruch Spinoza et l’éthique de la joie

Connaisseur de l’ensemble de l’oeuvre du philosophe, Robert Misrahi signe trois nouveaux ouvrages. 100 mots sur l’Éthique de Spinoza, de Robert Misrahi. Éditions Les empêcheurs de tourner en rond, 2005, 15 euros. Éthique, de Baruch Spinoza, traductions, notes et commentaires de Robert Misrahi. Éditions de l’Éclat, 32 euros. Spinoza, de Robert Misrahi. Éditions Entrelacs, 2005, 16,50 euros. Qui peut nous apprendre à vivre ? Spinoza et son éthique de la joie, répond inlassablement le philosophe Robert Misrahi, qui aura consacré sa vie intellectuelle à faire passer l’œuvre du « solitaire d’Amsterdam ». Trois parutions récentes de cet éminent spinoziste ajoutent trois entrées possibles dans cette œuvre rare et parfois difficile. Un abécédaire de l’Éthique, « sorte d’absolu dans l’histoire de la philosophie et de la civilisation », oeuvre dont Robert Misrahi qui publie par ailleurs une version remaniée de sa propre traduction, présente un panorama des concepts majeurs du spinozisme. Face à l’apparent éclatement de cette approche panoramique, l’auteur fait converger ces concepts vers l’horizon qu’il entrevoit à cette philosophie : la libération de l’homme, dans le monde comme dans la société. Les idées essentielles y sont exposées : tout est déterminé dans une nature assimilée à Dieu ; l’homme ne peut tout connaître ; fait de désir, il est soumis à l’accident et à la servitude des passions ; une éthique de la joie et une réhabilitation du corps sont possibles, en lieu et place d’une morale du renoncement et de la tristesse ; une critique des Églises et des puissants sera aussi libératrice que nécessaire. Dans un troisième ouvrage, Robert Misrahi mêle une biographie, un commentaire, une étude des effets du spinozisme et un choix de textes. Ce qui permet de dépasser la légende, noire et dorée, de celui, qui, réfugié dans la libérale Hollande du XVIIe siècle, fut exclu de la communauté juive pour athéisme. Ce qui donne aussi un premier accès à qui n’a jamais lu l’Éthique, dont l’abord est aride, sauf à le lire comme le suggérait Gilles Deleuze, par les marges, les scolies. Mais ce Spinoza donne encore à notre auteur l’occasion de se révéler lui-même, en livrant des éléments de sa propre biographie intellectuelle et notamment ses rapports étroits à Jean-Paul Sartre, Ernst Bloch et Martin Buber. En insistant ainsi depuis plus d’un demi-siècle sur cette voie, Robert Misrahi nous invite finalement à rejoindre la démarche du personnage du prix Nobel Isaac Bashevis Singer, dans le Spinoza de la rue du marché : s’il avouait n’y comprendre souvent goutte, la lecture de l’Éthique lui apportait toujours joie et souffle de vie. Nicolas Mathey. Article paru dans l'édition du 24 janvier 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



89) Une vision planétaire du développement agricole

Deux agronomes montrent que l’OMC n’est pas l’outil adéquat pour réguler la production agricole en l’adaptant aux besoins humains. La Fracture agricole et alimentaire mondiale, par Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, Éditions Universalis, 2006, 196 pages, 15 euros. À une époque où tant de responsables politiques français et européens délèguent leur pouvoir à des technocrates irresponsables pour décider de la politique alimentaire mondiale comme de la politique agricole européenne via les négociations de l’OMC, lire les réflexions d’agronomes ayant une vision planétaire du développement agricole et de la lutte contre la faim dans le monde se révèle fort utile. Cet outil pédagogique livre les réflexions de plusieurs spécialistes montrant que la production agricole n’est pas une activité économique comme les autres dans la mesure où plus de 850 millions de personnes (dont 75 % de paysans) souffrent toujours de malnutrition alors que la production de biens alimentaires a augmenté plus vite que la population depuis plusieurs décennies. Pour rompre avec cette contradiction, Marcel Mazoyer propose notamment d’établir « de grands marchés communs agricoles régionaux » entre des pays ayant des « productivités agricoles du même ordre », « de protéger ces marchés régionaux contre toute importation d’excédents agricoles à bas prix par des droits de douanes variables ». Après une analyse critique des négociations internationales à l’OMC, Laurence Roudard estime qu’il « est temps d’assigner à ces négociations un objectif de sécurité alimentaire en quantité et en qualité, pour toute l’humanité, fondé sur la souveraineté alimentaire de chaque pays ou groupe de pays... », ce qui, à ce jour ne fait pas partie du mandat de l’OMC. Dans ce même ouvrage, Michel Griffron, conseiller du directeur du CIRAD (3), évoque les risques de délocalisations massives des productions agricoles vers des pays comme le Brésil, le Canada, la Russie avec une accélération des déforestations quand la planète devra nourrir 10 milliards d’humains dans une cinquantaine d’années. « Si l’espèce humaine devient plus carnivore, il faudra étendre beaucoup l’espace productif pour nourrir les animaux d’élevage ; si elle évolue vers des régimes plus végétariens, beaucoup d’écosystèmes tropicaux pourront être épargnés », prévient-il. La baisse des prix agricoles et celle de l’alimentation des populations citadines servent d’argumentaires aux partisans de l’ultralibéralisme en agriculture, oublieux des dégâts environnementaux de cette politique. Mais, au-delà du fait que le libéralisme conjugué à des pénuries locales et ponctuelles fait aussi flamber les prix, Laurence Roudart rappelle fort justement que « quand un Européen dépense 100 euros pour son alimentation, 80 reviennent à l’industrie et au commerce et 20 seulement à l’agriculture », tandis que la part de l’alimentation ne concerne plus que 10 à 15 % du budget des ménages dans de nombreux pays développés. Notons enfin que cet ouvrage consacre fort utilement un chapitre aux grandes lignes de la politique agricole européenne et un autre à la politique agricole américaine. (1) Professeur émérite d’agriculture comparée et développement agricole à l’INRA Grignon. (2) Présidente du département des sciences économiques et sociales à l’INRA Grignon. (3) Centre de coopération en recherche agronomique pour le développement. Gérard Le Puill. Article paru dans l'édition du 26 janvier 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



90) Psychanalyse, État de droit et démocratie

Un colloque organisé à Beyrouth par Élisabeth Roudinesco et Chawki Azouri posait la question du sujet dans la civilisation islamique. La Psychanalyse dans le monde arabe et islamique, ouvrage collectif, sous la direction de Chawki Azouri et Élisabeth Roudinesco, Presses de l’université Saint-Joseph, 2005, 184 pages, 14 euros. 42, rue de Grenelle, 75343 Paris Cedex 07. Recueil des actes d’un colloque qui s’est tenu à Beyrouth en mai 2005, dans un Liban endeuillé et enfiévré par l’assassinat, quelque trois mois plus tôt, de Rafic Hariri, cet ouvrage collectif, aux articles plus passionnants les uns que les autres, témoigne, comme le fait remarquer l’historienne Élisabeth Roudinesco, organisatrice, avec le psychanalyste Chawki Azouri, de ce colloque, de ce qui a constitué un moment de débat, de pensée avec et autour de la psychanalyse, d’une très grande richesse. On ne peut au passage que souhaiter, tout comme elle le fait, à la psychanalyse française de renouer avec des débats de cette qualité. Tout au long de ce colloque, chercheurs de divers champs ont tenté de cerner, chacun à partir de sa discipline, à partir d’un « objet » de pensée (la langue, la religion, la représentation, le voile...), ce que peut être la place de la psychanalyse dans le monde arabe et islamique, interrogeant les différents types de discours d’autorité et de liberté à l’oeuvre dans ces cultures, le refoulement qu’engendre une certaine conception de la religion, interrogeant aussi le statut et la place des femmes dans ces cultures. Comme le fait remarquer très justement Sophie Bessis : « (...) le sort qu’on leur réserve est la meilleure mesure de ce qui bouge dans la société. » Le fil qui parcourt ces différentes interventions est celui de la démocratie et d’un certain exercice de la liberté : si la psychanalyse nous enseigne que notre liberté de sujet est bien mince puisque l’on est déterminé par son inconscient, cet inconscient pour se dire a besoin de la démocratie, la psychanalyse, rappelons-le, ne s’est jamais implantée que dans les pays qui respectent un État de droit. La psychanalyse, comme le note dans un raccourci très parlant Chawki Azouri, « c’est la démocratie », au sens où elle est censée permettre à un sujet, au-delà de la levée de ses symptômes, de sortir de toute allégeance à un maître, quel qu’il soit. Comme l’écrit Jalil Bennani dans son excellente intervention sur la psychanalyse au Maroc : « Grâce à la parole, chaque homme s’approprie le langage, avec ce qu’il permet de construire dans sa vie. Et n’est-ce pas la raison pour laquelle, de tout temps, la barbarie ou le totalitarisme se sont employés à rendre les hommes silencieux, en imposant une pensée unique avec les mêmes mots pour tous ? » Fethi Benslama s’interrogeant, lui, sur ce que seraient les tâches cruciales pour un psychanalyste qui travaille aujourd’hui dans ce monde arabe et musulman menacé par l’obscurantisme, en voit une absolument fondamentale qui serait de « réactiver, dans l’univers du discours arabe et dans le corpus des savoirs de la civilisation islamique (qui ne se limite pas à la religion musulmane), l’intelligence de la question du sujet et de réveiller les pensées dormantes ou oubliées qui ont soutenu, à travers elle, une dimension subversive et libératrice ». De cette dimension subversive de la psychanalyse contre toutes les formes de totalitarisme, le journaliste et historien Samir Kassir, assassiné peu de temps après ce colloque auquel il avait participé, en était convaincu, cet ouvrage lui est dédié. Sophie Aouillé, psychanalyste. Article paru dans l'édition du 27 janvier 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



Le Coin du Cinéma



91) Eaux troubles : Claude Chabrol est à son affaire

Eaux troubles. Librement inspiré de l’affaire Elf, le nouveau film du réalisateur, l’Ivresse du pouvoir, mêle l’intime et le collectif, et brocarde les pouvoirs politique, économique et judiciaire. Un régal. L’Ivresse du pouvoir, de Claude Chabrol. France. 1 h 50. Humeau (François Berléand), président d’une grande entreprise, est habitué à mener grand train. Agissant souvent en marge de la loi, il bénéficie d’appuis politiques qui le protègent des foudres de la justice. Néanmoins, lorsque sa route croise celle de l’ambitieuse magistrate Jeanne Charmant Kilman (Isabelle Huppert), son existence douillette bascule. Les portes qui d’ordinaire s’ouvraient sur son passage se referment brutalement. Avant même d’avoir le temps de comprendre la nouvelle donne, il se retrouve en détention provisoire. Malgré sa carrure, il ne fait pas le poids face à la frêle silhouette de la juge d’instruction qui cache derrière ce physique fragile une volonté de fer. Elle l’aide à remonter les fils d’une enquête qui la mène jusqu’aux sommets. Dépositaire d’un pouvoir inédit pour elle, elle met en péril sa vie intime avec ce flirt en haute sphère. Claude Chabrol, cinéaste gourmand et gourmet, se délecte d’ordinaire à égratigner la bourgeoisie provinciale. Avec l’Ivresse du pouvoir, le maître progresse de plusieurs échelons dans l’échelle sociale en s’attaquant au gratin du monde politique et de la finance. Certes, il s’agit de fiction et Chabrol s’est délibérément gardé de nommer des personnes ayant réellement existé. Néanmoins, dans cette oeuvre librement inspirée de l’affaire Elf, les ponts avec la réalité de ce fait divers qui a occupé la scène médiatico— judiciaire au début du millénaire sont nombreux. L’auteur les a d’ailleurs matérialisés avec un avertissement qui ouvre le long métrage : « Toute ressemblance avec des personnages connus serait, comme on dit, fortuite. » Si ce ton ironique donne un aspect ludique au Chabrol nouveau, l’opus vaut surtout pour sa réflexion sur le pouvoir et ses garde-fous ainsi que pour ses incursions dans la sphère intime des personnages. Bien qu’il se garde de tout jugement moral, Chabrol brocarde les pouvoirs politique, économique et judiciaire en découvrant la lâcheté, les manipulations et les méthodes de voyous employés par certains. L’une des qualités du cinéaste est d’avoir su dépeindre des personnages à la limite de la caricature, sans jamais tomber dans cet écueil. Ainsi, Descarts (Jacques Boudet), un homme politique dont la faconde méridionale et les méthodes rappellent à s’y méprendre celles d’un ancien ministre de l’Intérieur.

Mais pour sa septième collaboration avec Isabelle Huppert, devenue au fil du temps son actrice fétiche, le cinéaste délivre aussi un magnifique portrait de femme. À elle seule, elle incarne les contradictions d’une machine judiciaire où le droit est en concurrence directe avec la subjectivité de l’humain.

Les personnages de Chabrol naviguent en eaux troubles. Même ses héros ne sont pas exempts de tout soupçon. Chez Chabrol, on pourrait presque croire que le cynisme est roi. En fait, c’est plutôt le regard aiguisé d’un cinéaste, observateur privilégié de ses contemporains qui tient les rênes. Il y a certes un côté désabusé sur les hommes, les femmes et leur comportement. Mais, et c’est ce qui fait tout le charme de cet auteur à mi-chemin de la réalité et de la fiction, une véritable jouissance à les regarder faire. Michaël Melinard. Article paru dans l'édition du 22 février 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



92) Du pétrole dans tous ses états

Cinéma. Présenté hors compétition au festival de Berlin, Syriana, de Stephen Gaghan, sort aujourd’hui. Un thriller politique hautement réaliste, qui nous mène de Genève au Pakistan. Syriana, de Stephen Gaghan. États-Unis. 2 h 8. Berlin, envoyé spécial. Même si son premier film à la réalisation, Abandon, semble avoir abondé directement en France les bacs de DVD, Stephen Gaghan n’est pas pour autant un inconnu. C’est à lui qu’on doit, en particulier, le scénario de Traffic de Steven Soderbergh, auquel on est obligé de penser. Non seulement parce que Soderbergh est un des quatre producteurs exécutifs de Syriana mais surtout parce qu’il y a dans les deux cas une même ambition : travailler un grand sujet d’actualité, refuser idées reçues et clichés au profit d’une enquête tissant la toile des causes et des implications aussi loin que possible, aboutir à une oeuvre ample préférant prendre le risque de perdre en route son spectateur plutôt que de sacrifier personnages ou lieux.

====> L’or noir à l’honneur dans une intrigue planétaire

C’est ainsi que dans Traffic on remontait le circuit de la drogue des petits trafiquants mexicains jusqu’au Congrès des États-Unis en des récits croisés. Ici, c’est le pétrole, l’or noir comme on le surnomme si justement, qui est, si l’on peut dire, à l’honneur. Soit donc une vingtaine de rôles principaux traités comme autant de maillons d’une vaste chaîne, nous emmenant à chaque séquence dans un lieu différent, heureusement mentionné en surimpression à l’image. Pour résumer le début jusqu’au squelette, dans un émirat du Golfe, le prince Nasir (Alexander Siddig), héritier putatif du trône, souhaite faire profiter son peuple des richesses naturelles de son pays, et, pour cela, décide de lancer un appel d’offres pour l’attribution des contrats de forage du gaz naturel, les mieux-disants s’avérant être les Chinois. Gueule des Américains, et en particulier de la Connex Oil qui pille le pays depuis toujours. Afin de maintenir ses capacités de productions, la Connex fait aussitôt main basse sur une petite compagnie texane qui vient d’obtenir un contrat avec le Kazakhstan. L’opération semblant douteuse à Washington, un cabinet d’avocats est mis sur le coup. Comme est mis sur le coup Bob Barnes (George Clooney), vétéran de la CIA, chargé d’éliminer l’émir. Pendant ce temps, à Genève... Mais arrêtons-nous là, avant même d’avoir introduit Matt Damon, Jeffrey Wight, Chris Cooper, William Hurt, Christopher Plummer... En dire davantage nous entraînerait jusqu’aux damnés de la terre pakistanais employés sur les plates-formes pétrolières n’ayant que la parole du Prophète pour rêver d’un monde meilleur.

====> Loin de l’idéologie dominante du tout bien ou tout mal

Si la mise en scène ne vise qu’à l’efficacité immédiate, on reste admiratif du travail de distribution et de production qui rend ce film plus que crédible, réaliste. On reste encore davantage baba face à un scénario comme Hollywood ne nous en proposait plus. Ici, pas de bons et de méchants mais la complexité d’un monde où tout est imbriqué, ici la volonté d’intelligence qui était de mise quand Pakula réalisait les Hommes du président ou Pollack les Trois Jours du Condor. Après les réactions épidermiques primales post-11-septembre, des Américains se mettent de nouveau à réfléchir. Bonne nouvelle. Jean Roy. Article paru dans l'édition du 22 février 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



93) Le ciel leur est tombé sur la tête

Déjanté. Le quotidien loufoque d’une famille à Belgrade en 1999, sous les bombardements de l’OTAN. Falling into Paradise, de Milos Radovic. Serbie. 1 h 30. Nous sommes à Belgrade en 1999. Depuis un t