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Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde |
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Bloc-Notes No 269 - Aquitaine Période du 17 au 25 mars 2006 |
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Table des matières 1) Atelier Arts, Cultures Société d’Espaces Marx 3) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s) 4) [FSL33] Atelier "L'union Européenne et la zone Méditerranée 6) Coordination Départementale des Comités du 29 mai 7) Conférence Débat avec Gérard FILOCHE : CNE, CPE… le droit du travail en danger ! 8) CONFÉRENCES - DÉBATS du CREPS Aquitaine : « PARTICIPATION DES JEUNES ET POLITIQUES PUBLIQUES » 9) FUSION GDF / SUEZ, ON N’EN VEUT PAS ! UNE ALTERNATIVE EXISTE ! 10) Intimidation en Sud-Gironde : convocation à la gendarmerie de Cadillac 12) Section Nord Médoc du PCF : Repas de section 13) Université Populaire du Bassin d'Arcachon : FAUT-IL SAVOIR OU COMPRENDRE ? 15) CAFE ECONOMIQUE de Pessac : mardi 21 mars sur le commerce équitable 16) [Centre du Hâ32] Conférence « Exil. Exode. Refuge : Pourquoi partent-ils ? » 17) QUARANTE ANS, CA SE FETE DANS L’ACTION ET LA REVENDICATION ! 18) [PCF] Les Communistes vont tenir leur 33éme Congrès 19) [PS Bx-Centre] Conférence/Débat : « ECOLE ET MIXITE SOCIALE : UN « APARTHEID » SCOLAIRE ? » 20) [FAL33] Projection/débat « Mémoire d'un sacage » de Fernando Solanas 21) Le 51éme Clins d'oeil Cinéma : L'AFFAIRE ELF 22) LE KRAKATOA – programmation MARS 2006 23) Le Festival MARS ATTAQUE 2 24) La Clown Kitch Compagnie présente « LO VIATGE DE L’AUCA » 25) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire " 26) 13éme édition des manifestations de soutien aux Restos du Cœur de la Gironde 27) Pleine Page éditeur au Salon du Livre de poésie 28) Uzeste Musical, visages villages des arts à l'œuvre 29) Le programme de la débauche anarchiste 30) [AIFRISSS] : Colloque L’INSERTION SOCIALE 31) Association Chicokids : A la découverte du Mexique 33) PCF Gironde : Un nouveau conseil départemental de 68 personnes élu à parité hommes/femmes 35) BORDEAUX : Près de 10 000 étudiants et lycéens ont défilé hier entre midi et deux contre le CPE 36) [Forum-superieur] Echos de l’élargissement du mouvement contre le CPE 37) VILLENAVE-D'ORNON : Gabriel Okoundji invité de la 8e édition du Printemps des poètes 40) CONSEIL GENERAL : Le développement durable girondin passe par l'Agenda 21 42) La mort d'un rebelle : Me Michel Touzet s'est éteint. Il a marqué le barreau de Bordeaux 45) BORDEAUX SAINT-JEAN : Les travaux du pont tram entrent en phase active 47) VIE CULTURELLE : La mairie lance avec les chefs d'entreprise un club bordelais du mécénat 50) Bègles, cité Yves Farge : Toujours mobilisé pour le relogement 51) Chauffage urbain : La facture doit baisser d'au moins 14 % 52) Carte scolaire à la CDEN : Propositions inacceptables 53) Viticulture en Gironde comme ailleurs : Toujours dans le rouge 54) Pour le retrait du CPE : Une pétition populaire 55) Contre le CPE : Le combat continue 56) Projet Sarkozy sur les migrants : Ensemble dire Non 57) Les Nouvelles de Bordeaux en bref . . . 58) [CLCV] Liaison routière Langon - Pau en Aquitaine, Lettre ouverte 61) [Forum-superieur] Echos de l’élargissement du mouvement contre le CPE en Aquitaine 64) Saint Macaire : Pour les services publics 65) Bègles : La colonisation en question 66) Forum de Floirac : Débattre pour construire 67) Bénévoles des Nouvelles : Un repas bien mérité 68) RESF33: audience à la préfecture 69) Michel Dubertrand : Réélu à la direction du PCF Girondin 70) " Mettre en débat la candidature communiste " Par Pierre Vignau, section rive droite du PCF33. 71) " La chronique des idées reçues... " par Gérard Loustalet-Sens 74) « Aucun groupe n'a seul les solutions » Par Luc Foulquier, ingénieur et chercheur en écologie 77) « L'inconscience de soi » : LA CHRONIQUE DE CYNTHIA FLEURY 80) « On ne s’intéresse qu’aux usines qui ferment » Entretien avec la sociologue Danièle Linhart. 81) Pour Mumia : Bassens solidaire 82) Recherche d’intervenants : Recèrca d’intervenents en poèsia e talhièrs d’escritura 84) La Lettre N° 1 du Réseau d'Action 85) La Nouvelle Humanité Dimanche : C’est parti depuis le 9 mars 86) REGARDS – Politique, société, culture - Mensuel No 27 : « VILLEPIN FLINGUE LE CDI » 87) [Institut de la FSU] Parution de Nouveaux regards, n°32 88) Parution de la revue « Portrait de ville » consacrée à Bordeaux 89) Journalistes, qui êtes-vous donc ? 90) Le dialogue en contre-point des frères Kahn 92) La Grande Catastrophe arménienne 93) École : différer la sélection ? 94) [al-info] Site de l'Alternative Libertaire 95) StopCPE blog aquitaine Mise à jour 96) [FCPE] CPE, les parents aux côtés des jeunes 97) Toutes et tous mobilisés le CPE ne passera pas ! 98) [Forum-superieur] La Position de la Conférence des présidents d'université 99) « Honte » PAR MAURICE ULRICH 101) Déclaration du PGE : Einstein contre Bolkestein 102) Bolkestein, Non, Nein, Nee, No, Nao... : Mobilisation en Europe 103) Directive Bolkestein : Même relookée c'est Non 104) Journal Libération : Le Non ne passe toujours pas 105) En Allemagne aussi... Les patrons gagnent trop 106) Berlin : Hommage à deux figures communistes 107) Brésil : Résistance populaire et La question indienne 108) Palestine Le Hamas aux portes du pouvoir 109) Pour les experts de l’Onu, les États-Unis doivent « fermer le camp de Guantanamo » 110) La cuisine au fil du temps : " Pour quelques restes de plus... " Par Jean Zellner.
Le site d'Espaces Marx Bordeaux: http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/ Contact : espaces.marxbx@tiscali.fr ou Marvinc@no-log.org Espaces MARX France: http://www.espaces-marx.org/ Contact : <Espaces_Marx@internatif.org> Adhésion : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59 L'URL pour s'inscrire à la liste de diffusion est : mailto:espmarxbx-request@ml.free.fr?subject=subscribe
L'Agenda :
1) Atelier Arts, Cultures Société d’Espaces MarxLe Lundi 20 Mars à 18h30 à l’Atelier d’Isidore Krapo au 17 rue Elie Gintrac à Bx (Prés de La Victoire). Avec plusieurs acteurs des Arts, de la culture et du spectacle de Bordeaux (Jean-Pierre NERCAM, Guy LENOIR, Isidore KRAPO, Philippe ROUYER, Jean-Paul RATHIER, Isabelle KRAISER, Madeleine LENOBLE, Isabelle LASSERRE,…) nous envisageons de relancer les travaux de cet atelier qui sera ce que nous en ferons : Table-Ronde, Auditions, présentations de travaux et de réflexions,… Cet Atelier est susceptible de se déplacer dans d’autres lieux. Si vous voulez vous associer à ses travaux, n’hésitez pas à faire des propositions d'interventions et d'intervenant(e)s autour de ces questions et d'autres. Contact : Espaces.MarxBx@tiscali.fr
2) Le Bistrot d’Espaces Marx : « Quels modes de transports en Gironde et en Aquitaine pour quel type de Société ? »Le Mardi 21 Mars à 20h30 au Café de l’Horloge(Barrière St Genès). Animé par Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx, Autour du thème : « Quels modes de transports en Gironde et en Aquitaine pour quel type de Société ?» De nombreux élus et militants politiques, syndicaux, associatifs ont été invitée ou sont en cours d’invitation. Ont dors et déjà accepté d'aporter une contribution à cette soirée : - Serge BARDET, de la SEPANSO Gironde, - Alain DUFFOUR, Responsable Régional de la CLCV, - Jean-Pierre DUFOUR, Président des Verts Gironde, Conseiller régional, - Monsieur GROBON, président de l'ARLP (Alternative Régionale Langon Pau), - Max GUICHARD, Président du Groupe Communiste à la CUB, - Eric HALGAND, Agent de Maîtrise à la SNCF, et responsable CGT, (ELU au CER de Bordeaux et au comité central d'entreprise de la SNCF, membre de la commission économique du CCE et président de la com économique du CER de Bordeaux , élu CGT au CESR d' aquitaine), - Jean MARRET, responsable pédagogique de la licence professionnelle "Management Logistique et Transport" à l'Université de Bx4 - Jean-Jacques PARIS, Vice-Président du Conseil Général de la Gironde, -Michel PETIT, Président du GRETAB (Groupe de Réflexions et d'Etudes sur les Transports en Aquitaine et dans l'agglomération Bordelaise) et Guy ETCHESSAHAR, - Pierre-Jacques PINET, Président de l'Association Coimères Environnement, - Le Syndicat CGT des Dockers du Port de Bordeaux sera représenté par Yves GARCIA , secrétaire et Alain MONSEIGNE , responsable des retraités, conseiller municipal de Bassens, - Alain THOMAS, Secrétaire du Comité d'Entreprise de la CONNEX, - Gérard THOMAS, Urbaniste à la DDE Pour apporter notre modeste contribution à cette question et aux enjeux de société que cela soulève, nous organisons sur ce thème le prochain Bistrot d'Espaces Marx. Contact : espaces.marxbx@tiscali.fr « Quand on parle de transports, c’est de la vie quotidienne des girondins, des aquitains et d’équipements appelés à durer plusieurs décennies donc engageant cet héritage aux générations futures. Dans les 20 prochaines années sont en projets et/ou seront réalisés des ouvrages qui induisent/révèlent un certain choix de développement. Ces questions vécues localement sont souvent l’expression d’enjeux de société majeurs. Sur le plan Routier : Autoroute Langon/Pau ; mise aux normes autoroutières de Bordeaux/Bayonne, gratuite, et projet de mise à 2X3 voies avec péage ; grand contournement de Bordeaux et pont aval ; pont urbain de Bordeaux ; refus d’une autoroute traversant la vallée d’Aspe,... Sur la plan Ferroviaire : remplacement de la passerelle par un pont ferroviaire à hauteur St Jean, augmentation des capacités de trafic entre Bordeaux et Cenon avec gare multimodale ; bouclage de la ligne ferroviaire de ceinture comme ossature d’un véritable maillage des transports collectifs en site propre ; le financement des prolongements des lignes tramway ; LGV Sud Europe Atlantique ; LGV Bordeaux /Toulouse ; les nuisances sonores (Ste Eulalie….) ; réouverture ligne ferroviaire Pau/Canfranc ; réouverture Villeneuve/Penne d’Agenais ; fermeture des axes ferroviaires Bordeaux/Lyon,… Sur le plan Maritime et fluvial : port de Bordeaux/Verdon (et de Bayonne) sous utilisés ; canal des 2 mers,… Sur le plan Aérien,… Sur toutes ces questions, des hommes et des femmes, des militants, des élus, des associations, des syndicalistes se sont mobilisés, ont essayé de mobiliser pour faire entendre le rejet des murs de camions, une autre voix que celle de la culture du tout (auto)routier et du système de production à flux tendu qui est derrière... » - Contact : « Espaces.MarxBx@tiscali.fr>
3) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)====> Conférence-débat organisée par Attac 33 Vendredi 24 mars à 20H00 à Bordeaux Salle municipale du Grand Parc – Place de l’Europe (accès par le bus : lignes 15 et 31, arrêt Place de l’Europe) avec Gérard Filoche, Inspecteur du travail, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC. ====> Le groupe des Jalles se réunit tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle de l'ABC de Blanquefort. ====> le groupe des Graves organise une réunion publique en principe tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle des éclaireurs près du château de Thouars à Talence. - CHAQUE MARDI DE 18h30 A 20h - PERMANENCE AU LOCAL D'ATTAC 33 : 2, PLACE SAINT-PIERRE A BORDEAUX - Adresse electronique : bordeaux@attac.org - Adresse postale : ATTAC 33 BP 142 33008 BORDEAUX CEDEX - Tel : 05 56 44 08 05 - Adresse du site web : http://www.attac33.net/ ou http://www.local.attac.org/attac33 Vous pouvez sur ce site vous abonner au p'tit grain, ou vous désabonner - ATTAC international : http://www.attac.org - From: "Le P'tit Grain Attac33" <attac33@wanadoo.fr>
4) [FSL33] Atelier "L'union Européenne et la zone MéditerranéeLa 1ère réunion de préparation aura lieu le lundi 20 mars à 19h30 à l'athénée municipal de Bordeaux - place Saint Christoly - (salle réservée par Attac 33). Pour l'instant, sont parties prenantes de l'atelier Attac 33, Palestine 33 et l'UJFP 33. Pour tout contact: mauricevilmont@yahoo.fr et tel 06.14.66.67.29 – Préparation du FSL33 2006 – Thème général proposé « Dans quelle société voulons-nous vivre ? » - Date retenues les 12,13, 14 mai 2006 – Lieu pressenti : Le second étage de Cap Sciences sur les quais – Dors et déjà de nombreuses organisations et de nombreuses personnes s’impliquent dans la préparation du FSL33. Pour contacter le FSL33, et recevoir les compte rendus des premières A.G. écrire à FSL33 c/o ATTAC 33 2, Place Saint Pierre Boite postale 142 33008 Bordeaux Cedex ou par Mel à FSL33@tiscali.fr et pour le Forum : fsl33@ml.free.fr .Pour s'inscrire fsl33-request@ml.free.fr avec en objet subscribe. Concernant Les sites officiels du FSL33, ils sont en sommeil en attendant de retrouver une animation : Le site : http://fsl33.free.fr pour 2003 et pour l’année 2006 le nouveau site www.fsl33.net - Adresse électronique : FSL33@tiscali.fr - From: Vilmont Maurice <mauricevilmont@yahoo.fr>
5) CPE : Déclaration commune pour les 16 et 18 mars pour le retrait du CPE et l'abrogation de la loi." Jeudi 16 et samedi 18 mars, deux journées de lutte et de manifestations pour le retrait du CPE et l'abrogation de la loi " Nous, organisations syndicales de salariés CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, FO, CFTC organisations syndicales étudiantes et lycéennes, Sud Etudiants, Confédération Etudiante, UNEF, UNL Comité de Mobilisation Etudiante, Nous réjouissons du succès de la manifestation du 7 mars qui a rassemblé 50 000 manifestants dont 20 000 jeunes à Bordeaux et dont l'ampleur nationale a permis d'ébranler le gouvernement dans sa volonté autoritaire d'imposer le CPE. Mais pour encourageante qu'elle soit, cette journée appelle des suites pour obtenir le retrait du CPE et l'abrogation de la loi. C'est pourquoi la mobilisation de tous, salariés, étudiants, lycéens, doit se poursuivre et s'amplifier jusqu'à la victoire qui est à portée de main. Nous appelons les étudiants et les salariés à se réunir dans les amphis, dans les entreprises et les administrations pour décider des formes d'action (grève, débrayages…) qui permettront la participation du plus grand nombre à la manifestation du : jeudi 16 mars, départ République 11h30. Ensemble, nous appelons salariés, étudiants, lycéens à construire la mobilisation durable qui s'impose face à l'arrogance gouvernementale et patronale qui veut casser le Code du Travail, les garanties collectives et statuts, soumettre les salariés (actifs, chômeurs, retraités) et futurs salariés que sont les jeunes à une précarité permanente et généralisée, et abaisser encore plus les salaires. Alors que tous les indicateurs sociaux et économiques montrent un accroissement des inégalités et de la pauvreté (15% de milliardaires en plus dans le monde, mais aussi 50 000 Rmistes de plus en France en 2005…), il est temps que le monde du travail et sa jeunesse, soumis depuis trop longtemps à une précarité banalisée et institutionnalisée, se fassent entendre et respecter des gouvernants pour regagner toute leur place dans la société. Dans la continuité de la mobilisation en cours et de la manifestation unitaire de jeudi 16 mars, nous appelons à venir le plus nombreux possible à la manifestation syndicale intergénérationnelle, interprofessionnelle et unitaire : samedi 18 mars départ République 14h30. Bordeaux le 10 mars 2006 - From: ud33 FR <ud33@cgt.fr>
6) Coordination Départementale des Comités du 29 maiRendez-vous est pris pour la prochaine réunion de coordination le 20 mars à 18 h 30 au local d’AC au 51 rue BOUQUIERE à BORDEAUX. Agnés et Mamadou - Voir aussi sur le Blog : http://blogs.aol.fr/niangsamba/lesinfosducomite33 - From: NIANGSAMBA@aol.com
7) Conférence Débat avec Gérard FILOCHE : CNE, CPE… le droit du travail en danger !Conférence-débat organisée par Attac 33 Vendredi 24 mars à 20H00 à Bordeaux Salle municipale du Grand Parc – Place de l’Europe (accès par le bus : lignes 15 et 31, arrêt Place de l’Europe) avec Gérard Filoche, Inspecteur du travail, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC. - From: Vilmont Maurice <mauricevilmont@yahoo.fr>
8) CONFÉRENCES - DÉBATS du CREPS Aquitaine : « PARTICIPATION DES JEUNES ET POLITIQUES PUBLIQUES »(20 H - 22 H) Accès libre - PARTICIPATION DES JEUNES ET POLITIQUES PUBLIQUES Mardi 21 mars 2006. Parler de participation des jeunes renvoie d'une part à des pratiques et sociabilités juvéniles, d'autre part à une norme de l'action publique ; autrement dit appelle deux entrées : sociologique et politique. Si cet objectif semble faire aujourd'hui consensus, on découvre assez vite : 1) Qu'il s'agit d'une idée neuve. 2) Que derrière le consensus, les enjeux et les modalités de mise en œuvre sont diversifiés, voire divergents. 3) Que la question est moins celle des jeunes que de la capacité des adultes, des professionnels et des institutions à créer les cadres de l'expérience juvénile. Conférencier : Bernard BIER - Chargé d'étude et de formation à l'Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire (INJEP) =====> LIEU CREPS Aquitaine - PUBLIC Tout professionnel oeuvrant, directement ou indirectement, dans le champ de l'animation sociale et/ou culturelle. - CONTACTS POUR INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES - Coordination : Jean Claude MARQUE : 05 56 84 48 12 - Courriel : defa@creps-aquitaine.fr - Secrétariat : Karine JOYEUX-BIDEAU : 05 56 84 85 59 - Courriel : formations.socio-culturelles@creps-aquitaine.fr Site internet : www.creps-aquitaine.fr -- CENTRE D'ÉDUCATION POPULAIRE ET DE SPORT 653, cours de la Libération - 33405 Talence cedex - Tél. : 05 56 84 48 12 - Fax : 05 56 84 48 01 http://www.creps-aquitaine.fr Établissement public national du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative - From: "Jean-Claude Marque" <defa@creps-aquitaine.fr>
9) FUSION GDF / SUEZ, ON N’EN VEUT PAS ! UNE ALTERNATIVE EXISTE !Rassemblement à 13 H 30 devant l’hôtel de région d’Aquitaine avant de manifester en ville. Les organisations CGT et UGICT des Mines et Energie, des Services Publics, de la Construction et l’Union Départementale réunies au siège de l’UD CGT 33 ce jour, vendredi 17 mars, ont décidé de se lancer dans un processus durable de mobilisation interprofessionnelle contre le projet de fusion SUEZ/Gaz De France. Pour cela, elles ont décidé de créer un collectif départemental chargé de se coordonner, d’informer tous les salariés concernés par le démantèlement du Groupe privé SUEZ et par la privatisation des 2 établissements publics GDF et EDF. Elles ont examiné les conditions d’une première riposte pour réussir la journée nationale d’action et de grève du jeudi 23 Mars organisée par les syndicats CGT, FO, CFE-CGC d’EDF GDF. Pour ce qui concerne l’Aquitaine, les électriciens et gaziers se rassembleront à 13 H 30 devant l’hôtel de région avant de manifester en ville. Aussi, l’Union Départementale met à la disposition de nos organisations girondines CGT cette journée pour y participer sous les formes qui seront décidées le plus démocratiquement possible (assemblée générale etc.) Forts de la mobilisation étudiants/salariés, obtenue autour du retrait du CPE, la lutte contre la fusion / privatisation concerne aussi tout le monde du travail, la jeunesse, les usagers, les collectivités locales et cette mobilisation doit prendre la même dimension unitaire, interprofessionnelle et intergénérationnelle. LE 23 MARS PEUT ETRE UNE NOUVELLE JOURNEE DE MOBILISATION, IL NOUS APPARTIENT DE LA REUSSIR TOUS ENSEMBLE Public, privé, chômeurs, retraités, décidons de la nouvelle riposte. LA FUSION SUEZ GDF NON ! LA FUSION EDF GDF 100 % PUBLIC OUI ! LE CPE ON N EN VEUT PAS ! UN CDI POUR TOUS ! - From: ud33 FR <ud33@cgt.fr>
10) Intimidation en Sud-Gironde : convocation à la gendarmerie de CadillacRendez-vous devant la gendarmerie de Cadillac le mercredi 22/03/06 à 9h. Chers amis, Après ATTAC, c'est à notre tour. Faisons en sorte qu'il n'ait pas de prochain. Vous devez vous souvenir que notre association a organisé avec l’UL CGT du Sud Gironde et avec cinq Municipalités un débat sur les impôts, animé par Michel Fontaine, à St Pierre d’Aurillac le vendredi 20/01/06. Hier vers 17h 30 j’ai reçu, en tant que Président de notre association, un coup de fil de la gendarmerie de Cadillac m’informant que nous avions commis un délit ( avec amende pouvant aller jusqu’à 15000 € ) pour cause d’ affichage sur les arbres situés à Cadillac. Il m’a dit que j’étais responsable parce que Président de l’Association. Je lui ai demandé qui avait porté plainte : Il m’a répondu que c’était de leur propre initiative. Je lui ai demandé s’ils n’avaient pas autre chose à faire de plus important par les temps qui courent. Il m’a répondu que non. Je lui ai fait remarquer qu’il me semblait que l’argent de nos impôts était bien mal utilisé et lui ai demandé si les autres organisateurs allaient être convoqués en même temps que moi. Il m’a répondu que nous serions convoqués séparément, ce dont je doute, car je vois mal la gendarmerie convoquer des Maires pour quelques malheureuses affiches. En tant que militants, vous savez qu’il nous est interdit de distribuer sur les parkings des grandes surfaces, que nous ne pouvons plus distribuer dans les boites aux lettres des logements collectifs (portes d’entrée verrouillées) et qu’ il n’existe pas de panneaux d’affichage bien placés réservés aux informations citoyennes en dehors des campagnes électorales. Vous savez que la quasi totalité des médias est à la solde des libéraux et de leur politique. Seule la pensée unique aura droit de cité si nous ne réussissons pas à stopper cette dérive. Petit commentaire personnel : La gendarmerie va-t-elle convoquer Mr Nicolas Sarkozy, Président de l’UMP et actuellement Ministre de l’intérieur lorsque l’UMP ou l’UNI afficheront ? On sait que l’ensemble des partis politiques et des syndicats affichent de manière importante et parfois peu judicieuse. Sans parler de l’affichage commercial temporaire ou permanent. Les Elus organisateurs que j’ai pu contacter m’ont dit de faire profil bas car la bataille n’en valait pas la peine (la loi de 1978 interdit tout affichage). Vous devez vous douter que ce n’est pas ce que je pense puisque je vous alerte. J’ai contacté Gérard Boulanger Président de la LDH qui m’a bien confirmé que ce genre de pression participait à la volonté de criminaliser le mouvement social. Pour poser le problème, je vous propose : Dans un premier temps de nous retrouver devant la gendarmerie de Cadillac le mercredi 22/03/06 à 9h. Dans un deuxième temps, nous pourrions nous rencontrer à l’UL CGT à Langon le mercredi soir à partir de 18h pour envisager des démarches et des actions. Comptant sur votre solidarité, veuillez recevoir mes salutations militantes. Jacques Delaveau. Le 17/03/06, Le Mouvement de Sauvegarde, Promotion et Démocratisation des Services Publics dans le Sud-Gironde, Delaveau Jacques 5, route de Mounissens 33490 Saint Pierre d’Aurillac - From: "Jacques DELAVEAU" <delaveau.jacques@wanadoo.fr>
11) Alerte Indic’SociauxQuand la « prévention de la délinquance » devient la privation des libertés… MANIFEST’ACTION à BORDEAUX Mercredi 22 Mars à partir de 17h sur le parvis des Droits de l’Homme (rue des Frères Bonie) à l’appel du Collectif 33 unitaire anti-délation - Pétition "Non au projet de loi de prévention de la délinquance !!" sur le site : http://www.abri.org/antidelation/ Les organisations suivantes ont déposé un préavis de grève : C.G.T. / SUD-COLLECTIVITES TERRITORIALES / SUD - SANTE.SOCIAUX / SNUCLIAS-/ SNUASFP- / SNPES-PJJ - FSU. L’ensemble des secteurs de la Fonction Publique sont couverts par ces préavis de grève. Pour le Secteur Privé, il n’y a pas de préavis de grève à déposer. ====> UNE LOGIQUE GENERALE DE REPERAGE ET DE STIGMATISATION DES POPULATIONS EN DIFFICULTE SOCIALE AU MEPRIS DES LIBERTES PUBLIQUES ET DES DROITS DES USAGERS mercredi 8 mars 2006 A travers un puzzle constitué de lois et de dispositifs divers le gouvernement prépare « au nom de l’intérêt de tous » un projet de société sécuritaire, liberticide qui pénalise la pauvreté et cherche à individualiser les problèmes sociaux au mépris de la solidarité. Ainsi le gouvernement cherche-t-il à démontrer que la responsabilité des personnes est d’abord et avant tout à l’origine de leur situation : les difficultés n’auraient plus d’origines sociales et économiques mais elles seraient le résultat d’une faillite, d’une "fragilité" individuelle. Les mesures envisagées par le gouvernement sont sous-tendues par une vision essentiellement policière et simpliste. L’idée qu’il suffit d’ôter le symptôme pour résoudre les problèmes relève d’une vision magique qui ne prend ni en compte les conséquences d’une politique économique et sociale basée sur la performance et le chacun pour soi, ni les caractéristiques des parcours chaotiques des adolescents, ni la parole des personnes concernées par les injustices sociales. Alors qu’il faudrait renforcer les mesures éducatives, l’accompagnement social et restaurer l’accès aux mêmes droits pour tous, le choix de société s’oriente vers une société fermée, injuste dans laquelle il faut se conformer au comportement policé attendu. La sanction et le formatage (l’encadrement social, la police des familles, les mesures sous contraintes consignées dans des contrats individuels) sont les voies proposées par respect de l’ordre social, au mépris de la considération des personnes et de leur situation. Les politiques économiques menées depuis une vingtaine d’années ont amené une augmentation considérable du nombre de ce qu’il est convenu d’appeler les exclus ou les précaires. L’absence de perspectives d’avenir touche une grande partie de la jeunesse et tout particulièrement la jeunesse des quartiers populaires, des banlieues, des cités. Ce système de pensée induit la remise en cause du travail social, des missions de service public et des pratiques professionnelles. Ainsi les travailleurs sociaux devraient-ils essentiellement "vérifier" l’aptitude des personnes "à changer leur destin". La stigmatisation par le repérage et le signalement s’accompagne de contraintes pour des usagers qui doivent intégrer des dispositifs particuliers. Les travailleurs sociaux seraient essentiellement chargés de surveiller et punir plutôt que de favoriser l’accès aux droits et d’exercer leurs missions éducatives et sociales. ====> Selon les divers textes de loi en préparation dans le cadre du plan de prévention de la délinquance ou déjà existants, le schéma général s’appuierait sur les éléments suivants : Le pilotage des dispositifs de prévention par le maire La suppression du secret professionnel, garantie pour les personnes, et l’instauration du secret partagé. Le repérage des individus réputés fragiles ou estimés à risque de part leur situation sociale. La sanction associée au contrat de bonne conduite pour les familles Des mesures de justice et de police particulières notamment pour les mineurs L’école maillon central du dispositif sécuritaire ====> Le maire au centre des dispositifs de prévention La partie judiciaire du projet de loi de prévention de la délinquance désigne le maire comme le pilote en matière d’animation et de coordination de la prévention de la délinquance, dans le cadre des dispositifs partenariaux tels que le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD). Il serait amené à présider un « conseil pour les droits et les devoirs des familles ». Il pourrait prononcer des rappels solennels à l’ordre par délégation du procureur. Le maire comme le préfet verrait ses pouvoirs renforcés en matière d’internement psychiatrique. Etant au centre du dispositif de prévention il serait destinataire d’informations confidentielles détenues par les travailleurs sociaux dans le cadre du secret professionnel. ====> La transformation du secret professionnel en un concept de secret partagé L’organisation du système de repérage se confronte à la notion de secret professionnel. La république dans sa sagesse a jusqu’ici ménagé le partage des pouvoirs. Ainsi l’éducation échappe au contrôle des préfets, la justice est indépendante, certaines professions du secteur sanitaire et social sont assujetties au secret professionnel ou médical. Ce système de séparation des pouvoirs permet des équilibres garants des libertés individuelles. Sous couvert de sûreté du citoyen certains verrous garants des libertés sont en train de sauter ici et là. Le nouveau concept de « secret partagé » permettrait la circulation d’informations concernant la vie privée dans diverses sphères qu’elles soient politiques ou policières. Le secret professionnel existe par respect des usagers et pour les protéger d’une instrumentalisation de la part des travailleurs sociaux qui pourraient exercer un quelconque pouvoir vis-à-vis d’eux. La notion de « secret partagé » est un détournement du secret professionnel. Par ailleurs, le partage d’information d’ordre privé entre le maire et les travailleurs sociaux entraîne une confusion entre le pouvoir de décision quant aux orientations politiques et leur mise en œuvre selon une déontologie professionnelle. ====> Le repérage des individus réputés fragiles ou estimés à risque de par leur situation sociale Les travailleurs sociaux, comme les personnels de l’Education Nationale sont amenés à faire du repérage et du signalement à travers divers dispositifs déjà en place. Ces pratiques aboutissent aux premiers dérapages tels que la tendance à constituer des fichiers sociaux illégaux comme à VITRY LE FRANCOIS, et plus généralement à considérer les données détenues par les services sociaux, médico-sociaux, éducatifs, comme consultables sur simple demande. Ou comme à annonay où le collège adressait au commissariat les photos de tous les élèves de l’établissement. Les services de PMI seraient chargés de dépister les futurs délinquants dès la crèche. ====> La sanction associée au contrat de bonne conduite pour les familles Dans la loi sur l’égalité des chances Dominique de Villepin instaure le contrat de responsabilité parentale. Ce contrat à l’initiative des chefs d’établissements scolaires, des travailleurs sociaux départementaux et des maires, concernera à la fois l’absentéisme scolaire, les défaillances ou l’insuffisance manifeste de l’autorité parentale. Ce contrat censé offrir un soutien et un accompagnement social aux parents, prévoit des sanctions dans le cas où la famille ne se conformerait pas aux termes dudit contrat. Aux amendes prévues par la loi de 2004 sur l’absentéisme scolaire, s’ajoute la mise sous tutelle des allocations familiales ou la suspension du versement de ces allocations. Dans son projet de plan de prévention de la délinquance Nicolas Sarkozy envisage le Conseil pour les droits et les devoirs des familles, le maire aurait dans ce cadre le pouvoir nouveau de prononcer un rappel à l’ordre. Ce conseil qui vise à « prévenir des comportements susceptibles de mettre l’enfant en danger ou de causer des troubles à autrui » pourra également, prononcer des « stages de parentalité » sensés aider les parents « défaillants au niveau éducatif », notamment comme alternative aux poursuites (en application de l’article 227-17 du code pénal). Par exemple Un enfant s’absente souvent de l’école. Les enseignants doivent le dénoncer au maire et les parents seront convoqués afin de suivre « un stage de parentalité », de plus ils devront payer une amende. ====> En matière judiciaire les projets gouvernementaux prévoient : L’élargissement vers des personnes privées des moyens juridiques relatifs au constat des infractions Dans le cas d’actes d’incivilités constitutifs d’infractions pénales, il est proposé le renforcement des moyens juridiques de constatation des infractions. Ainsi la possibilité serait-elle accordée aux bailleurs sociaux ou aux personnels des transports de pouvoir constater des contraventions d’atteinte aux personnes (menaces de violence, bruits et tapages nocturnes). L’insuffisance des services de police et de gendarmerie justifierait ces mesures. Quid alors de la neutralité, de l’égalité que seule l’action du service public peut garantir ? ====> La délégation d’une partie du pouvoir judiciaire au maire La loi De Villepin sur l’égalité des chances consacre la possibilité pour le procureur de déléguer au maire le prononcé d’un rappel à la loi ou d’une mesure de médiation-réparation. Le projet de loi ne se limite donc pas à renforcer les attributions du maire, il lui délègue également une partie du pouvoir judiciaire contrevenant ainsi au principe fondamental de la séparation des pouvoirs. Que la seule présence dans un regroupement serait susceptible de devenir un délit dès lors que l’un des membres du groupe commettrait une infraction. En réaction aux violences urbaines, le projet prévoit de réhabiliter le principe d’une responsabilité pénale collective telle qu’elle fut établie en 1970 avec la loi anti-casseurs puis abrogée en 1981. Et pour les jeunes mineurs ces êtres dangereux... Ceux-ci sont considérés comme classe dangereuse : « la capacité de nuire des 13-16 ans a évolué ... on peut la comparer à celle des 16-18 ans de 1945 ». Fantasme dénoncé par nombre de professionnels et de chercheurs mais qui justifierait un élargissement du panel des sanctions destinées aux jeunes (avertissement judiciaire, stage d’instruction civique, admonestation...). Le développement de « centres d’éducation adaptée » est aussi envisagé comme mesure d’éloignement. Pour les mineurs de moins de 13 ans, le texte prévoit la possibilité de prononcer une mesure de travail d’intérêt général ! Cette mesure conduit ni plus ni moins à légaliser de façon détournée le travail des enfants. Pour les personnes détenues on retrouve cette notion de contrainte avec l’instauration de l’obligation de se former et de suivre des soins, sans liberté de choix. ====> L’école maillon central du dispositif sécuritaire La Loi de programmation pour la Cohésion Sociale du 18 janvier 2005 dite loi Boorlo instaure un programme de réussite éducative hors temps scolaire. Cette mesure de prise en charge individuelle ou collective s’organise à partir d’un repérage fait principalement par les personnels de l’Education Nationale. Ce dispositif s’organise de façon disparate selon le choix des autorités (maire, préfet, institutions), les intervenants éducatifs sont divers (services publics, associations). Ce nouveau système de suivi des enfants implique la transmission d’informations confidentielles qui jusque là restaient au sein de l’école, de fait la communauté éducative pourrait se transformer en un réseau de signalements. Le dispositif Borloo, pose par ailleurs d’autres questions lorsqu’il marginalise l’école par rapport au traitement de l’échec scolaire et lorsqu’il remet en question l’intervention des équipes professionnelles présentes dans le système scolaire pour assurer le suivi des enfants. Si la complémentarité entre l’école et divers intervenants éducatifs est pertinente dès lors que les rôles de chacun sont identifiés et que les actions sont cohérentes, le fait de remplacer les uns par les autres au petit bonheur augure de complications et d’échecs potentiels. La loi Fillon, instaure quant à elle une école duale, un apprentissage minimum selon l’idée du « socle commun » au lieu d’une culture commune qui permettrait aux jeunes de mieux appréhender la complexité de notre société. La loi renforce par ailleurs les signalements vers les équipes de réussite éducative du plan Borloo. Gilles de Robien envisage la présence policière dans les établissements scolaires pour répondre aux manifestations de violence. La loi De Villepin sur l’égalité des chances renforce la dualité de l’école par l’instauration de l’apprentissage dès 14 ans. Pendant ce temps les effectifs des personnels de l’éducation nationale diminuent, tout comme les moyens mis en œuvre pour accompagner les jeunes en difficulté. ====> DANS UN CONTEXTE DE RECUL DES DISPOSITIFS PUBLICS DE PREVENTION ET DE PRISE EN CHARGE Nous vivons cette logique de contrôle social renforcé dans un contexte de recul de l’ensemble des dispositifs de prévention et de prise en charge. C’est la protection sociale dans son ensemble qui a été depuis de nombreuses années remise en cause dans son essence. Il s’agissait d’une organisation générale de solidarité nationale. Les choix libéraux et les logiques financières mises en jeux impliquent une approche de responsabilité individuelle que l’on oppose à un système soit disant coûteux et obsolète. Ainsi la responsabilisation individuelle et familiale se construit sur la culpabilisation, chacun étant responsable de sa situation et devant en répondre. La décentralisation renforcée par la régionalisation a généré un certain nombre de reprise en main économique et politique. Les expériences de prévention ont été dans le collimateur très rapidement. Elles ont été dénaturées et dévoyées par la mise en place des CLSPD, la mise en concurrence par des appels d’offres tributaires de la loi du marché. Ce sont les salariés précaires, les chômeurs qui vont subir les effets de cette politique. Ainsi, la remise en question des minima sociaux implique qu’ils doivent se mériter. On invente donc le RMA, des plans chômeurs, les nouveaux contrats UNEDIC. La fermeture des centres de santé, de services psychiatriques de proximité dans les quartiers les plus défavorisés, renforce le processus d’exclusion. Les associations locales, forces vives de ces quartiers sont traitées par le mépris et subissent une baisse drastique des subventions. Nous vivons sous le règne du bénévolat, du volontariat et le retour en force du caritatif. Les professionnels montrés du doigt sont condamnés à faire du chiffre au détriment d’un accompagnement de qualité, cette logique va dans le sens des déqualifications. Les textes de diverses natures vont tous dans le même sens, la refonte de la protection de l’enfance, la remise en cause des quelques droits des immigrés, l’AME, la scolarisation. L’éducation pour tous est d’ailleurs largement remise sur la sellette. La résistance à ce projet de société s’impose. Nous devons refuser toute notion de casier social et clamer haut et fort le 22 mars 2006 à Paris : Cette société là, on n’en veut pas ! WWW.abri.org/antidelation Danielle Atlan 06 11 73 89 93 Fabienne Binot 06 83 20 48 07 - From: "Lionel PEYROUT" <lionel.peyrout@wanadoo.fr>
12) Section Nord Médoc du PCF : Repas de sectionOuvert à tous les adhérents, sympathisants et amis, il aura lieu le samedi 25 mars à midi au restaurant « Le Relais Routier » à Saint-Germain d’Esteuil Pour s’y rendre, prendre la RN 215 et tourner à gauche 3 km avant Lesparre en venant de Bordeaux à la fin de la quatre voies. Tarifs : 12 euros par personne. Réservation avant le dimanche 19 mars au 06 15 12 47 10 (Alain).
13) Université Populaire du Bassin d'Arcachon : FAUT-IL SAVOIR OU COMPRENDRE ?SAMEDI 25 MARS 2006 - 9H00 AU DIMANCHE 26 MARS 2006 - 13H00 : FAUT-IL SAVOIR OU COMPRENDRE ? En lecture ? En histoire ? Animé par Michel Ducom du GFEN - Venez et participez à la première Université populaire animée par le GFEN à Andernos les 25 et 26 mars 2006, à l'initiative de l'UPBA ====> UNIVERSITE POPULAIRE DU BASSIN D'ARCACHON ET DU VAL DE L'EYRE Nos partenaires : - CCAS (Caisse Centrale d’Action Social – Comité d’entreprise EDF – GDF) - GFEN (Groupe Français d’Education Nouvelle) Association agréée par les Ministères de l’Education Nationale et de la Jeunesse et des Sports. - CMCAS (Caisse Mutuelle Complémentaires et d’Action Sociale du personnel des industries électrique et gazière de Gironde) ====> Conférences, débats, ateliers, séminaires, cycles d'approfondissement sont proposés en Histoire et Littérature, Philosophie, sciences humaines, art et civilisations, environnement et économie, Culture scientifique, sciences politiques, cinéma... ====> Première rencontre les 25 et 26 mars 2006 A Andernos-les-bains à la CCAS 126 Avenue de Bordeaux sur le thème : « FAUT-IL SAVOIR OU COMPRENDRE ? » Vous pouvez participer à l'ensemble du cycle ou à un de ses 3 composants -- SAMEDI 25 mars : -- 9h00 Composant N° 1 : Accueil et café - 9H15 Ouverture, présentation de l’Université -- 9H30 Faut-il savoir ou comprendre en lecture ? On abordera les questions que chacun pourra poser et celles qui se posent aujourd’hui à propos de la lecture : Apprentissages, maîtrise, pratique de lecteur performant, plaisir de lire …. à partir d’un travail de groupe et de situations « facilitantes ». -- SAMEDI 25 mars : -- 14h00 Composant N° 2 : Faut-il savoir ou comprendre l’histoire ? Aujourd’hui l’histoire est malmenée. Peut-on simplifier l’histoire sans trahir la complexité historique ? Qu’en est-il de la vérité historique ? Ces questions seront abordées par un travail de groupe sur des documents, par des jeux de rôles. Elles seront facilitées par une animation attentive, avec le souci de la réussite de tous. -- 17H00 Partage des points de vue sous forme d’analyse plurielle de la journée. -- 18H00 Fin des travaux. -- 18H30 Conversations apéritives et « brèves de comptoir ». -- DIMANCHE 26 mars : -- 9h00 Composant N° 3 : Savoir seul et comprendre ensemble. A partir de situations ludiques on examinera les diverses façons d’approcher ou de construire des savoirs. -- 11H15 Pause -- 11H30 Le travail solidaire : nos attentes et leurs effets concrets dans nos activités. -- 12H30 Clôture et perspectives – Contact : UPBA@wanadoo.fr – Le site : http://assoc.wanadoo.fr/UPBA/ - Tous les documents au format PDF disponible sur le site - From: "Bernard Trannoy" <bernard.trannoy@wanadoo.fr>
14) Pour le peuple tibétain
A l’occasion de la commémoration du soulèvement de Lhassa du 10 mars 1959, durement réprimé par l’armée chinoise, l’Association Pour le Peuple Tibétain présente les JOURNEES TIBETAINES à Bordeaux. ====> Du 6 au 24 mars – EXPO PHOTO « Les nonnes, un combat pour la liberté » de PY Ginet dans le hall de Sciences Po du 6 au 11, dans les Bus de Bx IV du 20 au 25(tram B – arrêt Montaigne), puis au Boulevard des Potes du 13 au 19 (rue Bergeret à Bordeaux). Entrée Libre. ====> Le 18 mars – JOURNEE D’INFORMATION – Projection, débat sur le Tibet par Nos amis de l’Himalaya, à l’atelier KL à Bordeaux, 26 cours de la Somme, à partir de 14 heures. ====>Le 22 mars – CINE DEBAT « Tibet clandestin » et « Himalaya, trois générations en exil » documentaires présentés par la réalisatrice, A. Fouilleux, 19h au cinéma Jean Eustache de Pessac (déplacé à la médiathèque de Pessac pour cause de travaux) ====> Le 23 mars – CONFERENCE – DEBAT (Animé par Espaces Marx) La situation actuelle du Tibet et les possibles changements politiques avec Claude Levenson, orientaliste, Cai Chonggo, dissident Chinois, Weining Guo, membre du PCC, …, Animée par Jacques Toiser, membre du Conseil de Direction d’Espaces Marx. A Sciences Po, Amphi Jacques Ellul, à 15h, Entrée Libre. CINE DEBAT « Ce qu’il reste de nous », au cinéma Jean Vigo (K. Dolma) La réalisatrice, réfugiée au Québec, est retournée au Tibet afin de transmettre aux Thibétains de l’intérieur un message filmé du Dalaï Lama. Ce film choc aété tourné à l’insu des autorités chinoises, à l’aide de petites caméras numériques, lors d’incursions clandestines sur le territoire du Tibet, entre 1998 et 2004. ====> Le 24 mars – CONFERENCE – TEMOIGNAGE (en partenariat avec Amnesty International) deux nonnes ex-prisonnières politiques à la prison de Drapchi (Lhassa) Gyaltsen Dolkar et Namdrol Lhamo font parties des 14 nonnes emprisonnées pour avoir participé à des manifestations pacifistes au Tibet entre 1989 et 1992. Cette prison est connue pour ses conditions de vie médiocres : les prisonniers y sont souvent battus, torturés avec des matraques électriques. On y rapporte également des viols. A l’Universté de Bordeaux IV, Salle D1, Entrée Libre.- REPAS TIBETAIN dans la soitée à Boulevard des Potes, rue Bergeret à Bordeaux. Réservation nécessaire (10 euros) : Céline 05.56.31.20.28 ====> Le 25 mars – CONCERT (au profit de Solidarité Tibet). Mass hystéria, Blankass, Segun Damisa au Krakatoa, Rue Victor Hugo à Mérignac. ====> Infos : bordeaux@tibetlibre.org – www.pourlepeupletibetain.fr.st – Tél : 06.62.78.31.13 - Le site de France-Tibet (infos, campagnes) www.tibet.fr - Responsable à Bordeaux: Floriane lévéder, Appt n°10, 90 avenue du Dr Schweitzer 33600 Pessac 06-62-78-31-13 Tél : 05-56-45-99-75 - From: Pour le peuple tibétain etlbordeaux@yahoo.fr
15) CAFE ECONOMIQUE de Pessac : mardi 21 mars sur le commerce équitableAprès notre réunion-débat sur la protection de l’environnement et son coût le Café poursuit son programme d’année en s’intéressant au commerce équitable. Comment payer au juste prix les producteurs ? Il s’agit souvent de producteurs du Tiers-Monde ou des pays dits « émergents » qui sont victimes des intermédiaires et aussi des marchés. La question se pose aussi chez nous et on l’a vu récemment avec les viticulteurs qui trouvent que leur production est vendue au dessous du prix de revient…. Mardi 21 mars à 18 heures, un représentant d'ACESA (Agir pour le Commerce Equitable et Solidaire en Aquitaine) nous parlera DU COMMERCE ÉQUITABLE. Comme d’habitude nous pourrons débattre avec l’invité et avec les animateurs habituels du Café Economique. A mardi donc. - From: "Keynes J.-M." <cafe_economique@yahoo.fr>
16) [Centre du Hâ32] Conférence « Exil. Exode. Refuge : Pourquoi partent-ils ? »Annonce de conférence Cycle « L'Homme en mouvement, Voyages et migrations » Jeudi 23 mars 2006, 19 h 30 (entrée libre) « Exil. Exode. Refuge : Pourquoi partent-ils ? » Claire Mestre, Anthropologue et médecin, Présidente de l'association MANA - Buffet sur réservation à 21 h (12 euros) - Présentation : Qui sont-ils Ils c’est d’abord cette masse un peu informe dont les cliché de média nous renvoie des images de populations avides d’Occident qui n’hésitent pas à mettre leurs vies en péril pour aborder les frontières de notre Europe de plus en plus protégée. Pourtant ces personnes ont une histoire, un parcours, des projets, des peurs… Il s’agit de procéder comme à un zoom pour s’arrêter sur quelques parcours d’exil et de quête de refuge. Ces parcours viennent de ce qui se dit, se murmure et se pleure dans mes consultations de psychiatrie transculturelle où j’accueille des populations migrantes et étrangères. Chaque histoire est singulière mais elle révèle en même temps la réalité des conflits, des exterminations et des errances. Ces histoires sont aussi sous le signe de la solitude et de l’insécurité, deux symptômes de notre modernité. A la question pourquoi partent-ils, j’esquisserai aussi en toile de fond la question de notre hospitalité et la perspective d’une politique d’accueil qui précipite de plus en plus vers l’anonymat des sans papiers. - Centre Hâ 32 32 rue du Commandant Arnould 33000 BORDEAUX - Tél : 05 56 44 95 95 - Site web : ha32.org - Courriel : ha32@wanadoo.fr - From: <ha32@wanadoo.fr>
17) QUARANTE ANS, CA SE FETE DANS L’ACTION ET LA REVENDICATION !Depuis le mois de septembre 2005, les salariés travaillant dans les établissements et services de la Convention Collective du 15 mars 1966 sont dans l’action pour refuser les « propositions » des employeurs concernant la refonte des classifications et la mise en place du salaire au mérite. Après le 13 septembre, le 3 novembre, le 6 décembre, le 13 janvier 2006, le jeudi 24 mars 2006 sera une nouvelle journée de lutte. Alors que notre Convention Collective vient de fêter ses 40 ans, l’enjeu de la mobilisation est de taille. Il s’agit d’enterrer définitivement le projet de refonte des classifications que tente d’imposer nos employeurs, et faire monter une revendication autour d’un projet de convention collective unique pour l’ensemble du secteur médico-social. Nous appelons à des débrayages et à participer à un pique nique festif : VENDREDI 24 MARS 2006 A partir de 13h, place Pey-Berland à Bordeaux (attention ! chacun amène son pique nique) MANIFESTONS NOUS ! NE LAISSONS PAS FAIRE ! AGISSSONS DANS L’UNITE ! Exigeons une Convention Collective unique pour l’ensemble des salariés du secteur associatif médico-social. Une convention garantissant des droits sociaux élevés, gages d’une prestation de qualité pour les usagers. Bordeaux, le 15 mars 1966 UNION FEDERALE DE L’ACTION SOCIALE Commission action sociale CGT 33 30 cours Aristide Briand – porte 205 B 33000 BORDEAUX - From: "Lionel PEYROUT" <lionel.peyrout@wanadoo.fr>
18) [PCF] Les Communistes vont tenir leur 33éme CongrèsDu 22 au 26 mars se déroulera au Bourget le 33éme Congrès du PCF. Avec notre 33ème Congrès, la poursuite de notre démarche des Forums- programme et les luttes à mener pour stopper les mauvais coups et engranger tout ce qui peut l’être, nous préparons les échéances électorales prévues en 2007 et 2008 «dans la vie », avec tous ceux qui s’engageront, et elles et ils peuvent être nombreux. Dans les jours et semaines qui viennent nous serons présents et/ou à l’initiative dans de multiples manifestations, rassemblements, débats…- Tous les textes disponibles sur le site du PCF : http://www.pcf.fr/ - From: Dubertrand Michel <dubertrandm@yahoo.fr>
19) [PS Bx-Centre] Conférence/Débat : « ECOLE ET MIXITE SOCIALE : UN « APARTHEID » SCOLAIRE ? »Le Parti Socialiste – Section de Bordeaux-centre vous invite à participer à une conférence-débat sur le thème : ECOLE ET MIXITE SOCIALE : UN « APARTHEID » SCOLAIRE ? Jeudi 23 mars 2006, à 20h30 A l’Athénée municipale Place Saint Christoly, à Bordeaux (Tram, Stations Pey Berland) avec Georges FELOUZIS, Françoise LIOT et Joëlle PERROTON, tous trois sociologues à l’Université de Bordeaux2 et auteurs du livre : L’apartheid scolaire, enquête sur la ségrégation ethnique dans les collèges. Paru aux Editions du Seuil en octobre 2005, cet ouvrage présente les résultats d’une étude sur la répartition des élèves dans les collèges de Gironde en fonction de leur origine culturelle ou « ethnique ». Alain REBIERE-DESVAUX, principal du collège Edouard-Vaillant à Bordeaux En poste à Bordeaux depuis quatre ans, Alain Rebière-Desvaux vit au quotidien, mais sans sombrer dans le fatalisme, les réalités de ce qu’il appelle « la fuite des cerveaux »… - From: Jean-Michel PEREZ <ericper33@numericable.fr>
20) [FAL33] Projection/débat « Mémoire d'un sacage » de Fernando SolanasLe Vendredi 24 mars 2006, 20h30 au cinéma le Festival, Bègles ====> Projection-débat Proposée par l'association France-Amérique Latine, dans le cadre du trentième anniversaire du coup d'état en Argentine. Le débat sera animé par Dardo Scavino, philosophe, écrivain, et Maître de conférences à Bordeaux III. ====> Sur le film Ours d’Or d’honneur au Festival de Berlin 2004. Un film documentaire saisissant sur la crise politico-financière argentine des vingt cing dernières années qui a mené à un véritable "génocide social": 58% de la population en-dessous du seuil de pauvreté, 25% de taux de chômage, 2 millions d'enfants atteints... =====> Renseignements et réservations : France Amérique Latine Comité Bordeaux Gironde 16, rue de Son Tay 33800 Bordeaux - Tél/fax: 33 (0)5 56 85 27 35 - franceameriquelatine@free.fr - http://www.fal33.org - From: "FAL" <franceameriquelatine@free.fr>
21) Le 51éme Clins d'oeil Cinéma : L'AFFAIRE ELFDu 8 au 28 mars 2006 : L¹IVRESSE DU POUVOIR - film de Claude Chabrol - Jeanne Charmant Killman, juge d¹instruction, est chargée de démêler et d¹instruire une complexe affaire de concussion et détournements de fonds mettant en cause le président d¹un important groupe industriel. Au fur et à mesure de ses investigations et de ses interrogatoires, elle comprend que son pouvoir s¹accroît : plus elle pénètre de secrets, plus ses moyens de pression augmentent. Mais dans le même temps, et pour les mêmes raisons, sa vie privée se fragilise. Et bientôt vont se poser à elle deux questions fondamentales : jusqu¹où peut-elle augmenter ce pouvoir sans qu¹elle ne se heurte à un pouvoir plus grand que le sien ? Jusqu¹où la nature humaine peut-elle résister à l¹ivresse de ce pouvoir ? Peut-être en sortira-t-elle brisée ? ====>>> L¹IVRESSE DU POUVOIR du 8 au 28 mars >> Bazas ¬ Cinéma Le Vog > Samedi 18 mars > 21 h > Présentation-Discussion >> Andernos ¬ Cinéma Le Rex > Lundi 20 mars > 20 h 30 > Présentation-Discussion >> Cadillac ¬ Cinéma Le Lux > Mardi 21 mars > 20 h > Débat > Avec Pierre Lemoussu, Vice-Procureur au Tribunal de Bordeaux, membre du Syndicat de la magistrature (sous-réserve). >> Créon ¬ Cinéma Max Linder > Mercredi 22 mars > 20 h > Présentation-Discussion >> Cestas ¬ Cinéma Le Rex > Jeudi 23 mars > 19 h > Présentation-Discussion >> Saint-Médard-en-Jalles ¬ Ciné-Jalles > Vendredi 24 mars > 20 h 30 > Débat > Avec Ollivier Joulin, Vice-Président du Tribunal de Bordeaux, délégué régional du Syndicat de la magistrature et Gérard Boulanger, avocat à Bordeaux, président de la Ligue des droits de l'Homme de Gironde, ancien Président du Syndicat des avocats de France, fondateur et Président d'honneur de la Confédération européens démocrates, il a publié : "Maurice Papon: un technocrate français dans la collaboration" (Seuil, 1993),"Papon, un intrus dans la République" (Seuil, 1997), "Plaidoyer pour quelques juifs obscurs victimes de Monsieur Papon" (Calmann-Lévy 2005) et récemment "A mort la gueuse" (Calmann-Lévy Mars 2006)." >> Monségur ¬ Cinéma L¹Eden > Lundi 27 mars > 20 h 30 > Présentation-Discussion >> La Réole ¬ Cinéma Le Rex > Mardi 28 mars > 20 h 30 > Présentation-Discussion ====> Pour tout Contact : Jean-Louis RIBREAU - Tél : 05.56.46.06.55 - Fax : 05.56.15.00.46 - Association des cinémas de proximité d'Aquitaine - 1, Rue des Poilus - 33600 Pessac. - Email : cine-proximite@wanadoo.fr - <ribre@wanadoo.fr> - From: elmorand <elmorand@wanadoo.fr>
22) LE KRAKATOA – programmation MARS 2006====> Concert « Tibet Libre »au bénéfice de l’association Solidarité Tibet SAMEDI 25 MARS : MASS HYSTERIA (Paris) + BLANKASS (Bourges) + SEGUN DAMISA (Bordeaux) + stands d'infos, projections vidéos, diaporamas, expo photo "Rencontre au Sommet" de Yannick Ribeaut. Trois groupes, Mass Hysteria, Blankass et Segun Damisa and the afrobeat crusaders ont répondu à l'appel de Solidarité Tibet pour soutenir bénévolement la cause tibétaine lors de cette soirée Tibet Libre placée sous le signe de l'éclectisme musical où nous espérons vous voir nombreux ! Tous les bénéfices de la soirée seront reversés à Solidarité Tibet pour financer des projets humanitaires pour les réfugiés tibétains et continuer la mission d'information de l'association www.solidaritetibet.org Dans le cadre de la commémoration du soulèvement de Lhassa du 10 Mars 1959, Solidarité Tibet et l'Association pour le Peuple Tibétain ont travaillé à l'élaboration d'un évènement fort autour du Tibet et de la cause tibétaine à Bordeaux. L'Association pour le Peuple Tibétain a ainsi initié, du 6 au 24 mars 2006, les Journées Tibétaines (www.pourlepeupletibetain.fr.st) qui seront clôturées par le concert au Krakatoa. Chaque année, où qu'ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu'eux-mêmes se souviennent, et pour rappeler au monde, que les Tibétains qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain. Tarif pré ventes : 15 euros ====> OUVERTURE DES PORTES : 20h15 / CONCERTS : 21h - Le Krakatoa - Association Transrock 3, avenue Victor Hugo 33700 Mérignac - t: 05 56 24 34 29 / transrock@krakatoa.org - www.krakatoa.org - From: "KRAKATOA" <postmaster@krakatoa.org>
23) Le Festival MARS ATTAQUE 2Le festival « Mars Attaque II » se tiendra le samedi 25 mars à St André de Cubzac (33) - http://envoielassos33.free.fr/ - From: envoielassos@voila.fr
24) La Clown Kitch Compagnie présente « LO VIATGE DE L’AUCA »Samedi 25 mars 2006 A 15H « LO VIATGE DE L’AUCA » Dans le cadre de la journée CRÉation et IdentitÉ(s) Rencontre ? 1 / Pasolini et Manciet Cuisinons la langue ! (de 13h30 à Minuit : lectures, échanges, spectacles, repas, bal postmoderne…) TNT Manufactures de Chaussures - 226 Bd Albret 1er – BORDEAUX - Renseignements et Programme détaillé : www.letnt.com rubrique Cie Tiberghien tél :05.56.85.70.90 (journée 10€ / journée + repas 20€) LO VIATGE DE L'AUCA ou LE VOYAGE DE L'OIE - Spectacle tout public français-gascon à partir de 6 ans - Auteur : Sèrgi Javaloyès - Mise en scène : Dominique Commet - Avec : Geneviève Pettes, Laurent Labadie, D.Commet - Décors : Serge et Françoise Khakhoulia - Musique originale : Romain et Matthieu Baudoin (Familha Artus) « Ce matin là, Marieta et Joantòt, les enfants de la ferme des landes, la bòrda, viennent soigner les animaux de la basse-cour. Mais l'Auca, l'oie, a disparu. Ils vont jusqu'au jardin, lo casau, et rencontrent le rouge-gorge, lo guiva-roi, qui leur apprend que l'Auca est partie au pays des langues perdues à la recherche de la langue d'ici, de la lenga d'ací, lo gascon d'occitania… » Avec le soutien:Conseil Général des Landes / Conseil régional d'Aquitaine / Leader + / MACS (Communauté de Communes Maremme Adour Cote Sud) / Mairie d'Onesse et Laharie Clown Kitch Compagnie N° licence: 4000834 T2 et 4000835 T3 Clown Kitch Compagnie 57, route du Caillaou 40110 ONESSE ET LAHARIE - tél/fax: 05.58.07.33.20 - 06.83.26.10.89 - clownkitchcompagnie@wanadoo.fr http://perso.wanadoo.fr/clownkitch/ - From: "mjv" <mjvb@wanadoo.fr>
25) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "Samedi 25 mars à 17h Cepdivin - Autant en emporte le vin : François Vignes et Claude Andrzejewski. Rencontre avec le romancier François Vignes - "Les compagnons du Verre à soif" (Le Cherche Midi, 2002), prix Georges-Brassens ; "La confrérie des Bistroglodytes" (Le Cherche Midi, 2004) et le comédien et écrivain Claude Andrzejewski - "Une petite tristesse" (La Dragonne, 2001) ; "Du vin, du vent" (La Dragonne, 2004). Deux auteurs qui mettent en scène, avec humour, poésie et nostalgie l'univers des derniers bistros : tavernes, estaminets, cafés, troquets... comme autant de métaphores de l'existence... Le zinc est un "contoir" où l'on se saoule de paroles autant que de vin. On y trinque "à la tendresse-bordel [...], à la mémoire des copains disparus" (François Vignes). Loin de la célébration de beuveries, c'est plutôt de l'enivrement baudelairien qu'il s'agit, celui des départs sans retours et des amours chimériques... "Ce qui compte, c'est moins le bistrot que le chemin qui y mène. Un rêve, une petite mythologie se fabrique en route." (C. Andrzejewski). Dans ces lieux de haute solitude, où se croisent des vies égarées, se jouent des scènes parfois lumineuses, souvent désespérées. Avec, en toile de fond, quelques ombres portées, comme celles du poète André Laude ou de l'écrivain Jean-Claude Pirotte… La soirée, organisée par l’association CEPDIVIN, sera animée par Gérard Crochet et Amancio Tenaguillo y Cortázar. Au programme : Entretiens et lectures littéraires - Diaporama : "de bistrots en cafés" - Les mots du vin - Débat : le "vin populaire" aujourd’hui ? - Dégustations : Clairet de Quinsac présenté par Thierry Berthelot, Château Chasse-Spleen, Le Jaja de Jau, sélection d’AOC en Bag-in-box… Participation : 5 €., dans la limite des places disponibles, renseignements : 06.82.21.95.76. - Librairie " La Machine à lire " 8, Place du Parlement - 33000 BORDEAUX - Tel : 05.56.48.03.87 - Fax : 05.56.48.16.83 Site : http://www.machinalire.com Emel : machine@machinalire.com
26) 13éme édition des manifestations de soutien aux Restos du Cœur de la GirondeLa 13ième édition des manifestations de soutien aux Restaurants du Cœur de la Gironde se déroulera du 18 février au 1er avril prochain. Comme chaque année le milieu associatif Saint Médardais (et d’ailleurs) se mobilise. Les éditions précédentes ont permis d’apporter une aide financière importante aux Restos du Cœur et les plus démunis d’entre nous comptent encore, malheureusement, sur nous. Il est important que les associations se mobilisent afin de donner plus de chance de réussite à l’action. Nous vous remercions, d’avance, de votre engagement dans cette lutte contre la faim par votre participation. ====> RESTOS DU CŒUR 2006 : Programme des spectacles 2006 ====> Samedi 18 mars à 21 h 00 : Concert avec Goodbye Rudy (ska) et Peppermint (rock) Organisation : la Maison des Lycéens de Sud Médoc, Association l’Estran L’Estran - Entrée : 5,00 € ====> Samedi 1 avril à 20 h 30 : Spectacle Musique (guitare) et imitations Organisation : Association Accords à cordes, Association Gestes Expression, l’Amicale de quartier du Bourdieu Salle Georges Brassens - Entrée 3,00 € pour les enfants et 6,00 € pour les adultes. ====> Autres participations : Dons, collectes et divers: Les Artistes du bord de Jalles, l’ASSM, la Chorale Cantejalles, la FNACA, le Foyer des élèves du collège d’Hastignan, Médias-cité, la Mission Locale Technowest, ====> Renseignements (sauf tournoi de futsall) : L’Estran au 05 56 95 82 25 - Service animation et Jeunesse au 05 56 05 10 01 - Site http://lesrestos.webjalles.org - L’intégralité des recettes (et non des bénéfices) est reversée aux Restos du Cœur de la Gironde. - From: "Association L'Estran" <estran@free.fr>
27) Pleine Page éditeur au Salon du Livre de poésieDu 17 au 19 mars 2006 Halle des Chartrons – Bordeaux avec Chantal Detcherry Prix Olympique de poésie, 2006 pour son recueil « En ce jardin où je m’avance » Dédicace des ouvrages Samedi 18 et dimanche 19 mars 2006 entre 11h et 19h Site : www.pleinepage.com -- Pleine Page éditeur au Salon du Livre de poésie du 17 au 19 mars 2006 Halle des Chartrons – Bordeaux présente les ouvrages de Jacques Abeille - Alain Amanieu Jean-Luc Aribaud - Jacques Brossard Chantal Detcherry - Brigitte Giraud - Francis Maugard - Thierry Metz - Marc Sastre - Luc Soriano En présence de Jacques Abeille, Alain Amanieu, Jean-Luc Aribaud, Chantal Detcherry, Brigitte Giraud Samedi 18 et dimanche 19 mars 2006 entre 11h et 19h - www.pleinepage.com - From: Didier PERIZ <pleinepage@wanadoo.fr>
28) Uzeste Musical, visages villages des arts à l'œuvre*** CHANSON ENJAZZÉE À L'ESTAMINET (UZESTE) Le nouveau dada poïélitique de la geste d¹Uzeste en musical, par la Compagnie Lubat de Gasconha Samedi 18 mars à 21h30, L'Estaminet 33730 Uzeste *** DU LATIN EXPLOSIO, ACTION DE HUER (AVIGNON) Avec Frances Ashley, Sébastien Benedetto, Guy Lenoir, Bernard Lubat, Gérard Paris-Clavel, Jean-Marc Peytavin et André Benedetto Samedi 25 mars 2006 - Avignon (84) - Théâtre des Carmes André Benedetto informations complémentaires sur http://www.uzeste.com Uzeste Musical, visages villages des arts à l'œuvre 4 rue Faza - 33730 Uzeste téléphone : 05 56 25 38 46 télécopie : 05 56 25 36 12 e-mail : uzeste.musical@uzeste.com - From: Uzeste Musical <uzeste.musical@uzeste.com>
29) Le programme de la débauche anarchisteVoici le programme de la débauche anarchiste. A bientôt ====> Dimanche 19 mars : --18h00 : Projection de Nationale 7 20h00 : Casse-croûte végétarien ====> Lundi 20 mars : --18h00 : Concert + projection + discussion avec LOS DOLORES : groupe anarchopunk originaire du Venezuela ====> Mardi 21 mars : --19h00 : Soirée Chiapas « En bas à gauche » ====> Mercredi 22 mars : -- 17h00 : Spectacle jeune public (à partir de 5 ans) ; initiation à la sérigraphie pour tous et toutes ; L’Atelier du repos (symphonie pour 15 vélos) ====> Vendredi 24 mars : -- 19h00 : Apéro spectaculaire animé par Maria Dolorès, le cri du peuple (chorale révolutionnaire) et les Vieilles, moches, connes et junior ; avec des intermèdes micro ouvert pour le slam. ====> Samedi 25 mars : -- 14h00 : projection de « R.Vautier franc-tireur » suivie d’une discussion avec René Vautier autour de son œuvre cinématographique goûter-apéro musical -- entre 18h00 et 19h00 : projections de quelques courts-métrages -- 19h00 : cantine associative -- 20h00 : ciné-concert ====> Dimanche 26 mars : -- 15h30 : Projection « Une journée dans la vie d’un pneu » -- 17h00 : Projection « L’île aux fleurs » -- 17h15 : Goûter -- 18h00 : Projection « Genèse d’un repas » -- 20h00 : Casse-croûte végétarien à prix libre ====> Toutes les activités commencent à l’heure dite. Le local ferme à 23h pour limiter les désagréments avec les voisins. Toutes les activités (ou presque) sont entrée libre ou à prix libre. L’adhésion à l’Athénée libertaire est obligatoire(1€). Athénée Libertaire 7 rue du Muguet 33000 Bordeaux - From: "Librairie du Muguet" <librairiedumuguet@no-log.org>
30) [AIFRISSS] : Colloque L’INSERTION SOCIALEPAR LES NOUVEAUX METIERS DE L’ACCOMPAGNEMENT : UNE UTOPIE OU UNE CHANCE ? Le Programme et le Bulletin d’inscription sont disponibles sur simple demande : 5 place de la république 33270 Floirac - Tél. 05 56 86 75 38 - courriel : aifrisss@laposte.net - site Internet : www.mps-aquitaine.org ====> Thématique : De nouvelles activités en relation avec les professionnels de l’action sociale, de l’éducation et du soin s’ouvrent à de jeunes adultes eux-mêmes en situation professionnelle parfois précaire. Ces activités leur donnent la possibilité de trouver une première insertion (ou une réinsertion) et parfois un emploi durable. ====> Argumentaire : Le colloque sera un lieu d’échange et de comparaison des différentes réponses données dans plusieurs états-membres de l’Union Européenne. Les participants sont engagés, dans le cadre d’un projet Grundtvig 2, financé par les différentes agences nationales Socrates, dans un travail d’étude et de recherche sur cette thématique. Ils rendront compte du travail effectué dans chacun des états. Les études portent sur : * l’émergence de nouveaux métiers dans les différents contextes nationaux, * l’élaboration des méthodologies de formation professionnelle, * la validation des acquis de l’expérience, * les stratégies d’enrichissement des parcours de formation. Elles concourent à la production d’une charte des bonnes pratiques en matière de référentiel de compétences et de formation. ====> Communications : La proposition de communication au colloque prendra l’une des formes suivantes : * présentation par une institution ou un participant d’une expérience dans le domaine d’étude du colloque (mise en place d’une formation, rédaction d’un référentiel de compétences, expérience de V.A.E., etc.). * présentation d’une réflexion sur l’un des thèmes du colloque (10 minutes de présentation pour chaque communication en atelier). Dans l’un et l’autre cas, un abstract de la communication (10-15 lignes) sera envoyé, pour le 2 mai 2006, à AIFRISSS à fin d’organisation des ateliers. Les textes des communications seront intégrés aux Actes du Colloque. A - I - F - R - I - S - S - S ====> Les Ateliers Atelier 1 emplois, fonctions, tâches, activités : identités? Atelier 2 salariat, bénévolat, contrats : reconnaissances? Atelier 3 éthique et charte de bonnes pratiques Atelier 4 engineerings des formations Atelier 5 éthique, déontologie et emploi Atelier 6 modalités des formations Atelier 7 professions : référentiels de compétences? Atelier 8 évaluations des formations Atelier 9 éthique, déontologie et formations à un autre atelier (écrire thème souhaité) ………………………………………………………………. Les ateliers susmentionnés peuvent être modifiés selon les communications à parvenir et les propositions de nouveaux ateliers. Association Internationale de Formation et de Recherche en Instruction Spécialisée, Santé et Social -- Bulletin de participation* Colloque 8 - 9 juin 2006 à Maison de la Promotion Sociale 33370 Artigues près Bordeaux A I F R I S S S: Association loi 1901. 5 Place de la république 33270 Floirac France - Tel : 33 (0)5 56 86 75 38 - E-Mail : aifrisss@numericable.fr ou aifrisss@laposte.net - From: aifrisss <aifrisss@laposte.net>
31) Association Chicokids : A la découverte du MexiqueL’association béglaise animée par Alain Billate propose un circuit de 21 jours du 13 juillet au 2 août 2006. Le but est d’offrir aux participants un voyage chaleureux, mêlant découvertes culinaires, archéologiques, culturelles et le plaisir des plages des caraïbes. Départ de Paris Roissy puis visite de Mexico (pyramides du soleil et de la lune, musée anthropologique, balade dans les canaux de Xochimilco, découverte du centre ville puis passage à Puebla, Oaxaca, Chiapa, San Cristobal, Merida, et leur région. Une petite remise sera offerte aux adhérents du PCF. Le coût du voyage de 1 850 euros comprend les vols aériens, l’hébergement en chambre double, le transport en minibus ou en bus de ligne, l’adhésion à l’association, les services d’un accompagnateur Chicokids. Le prix ne comprend pas : Pdj, les repas (18 euros par jour environ, les pourboires, les entrées des sites (100 euros environ), les services des guides sur les sites, l’assurance annulation. Renseignements, réservations : Chicokids Association culturelle béglaise loi 1901 organisation de séjours à l’étranger et de cours de langues 11 rue Touzet 33130 Bègles chicokids@cegetel.net - Tél. 05 56 85 62 70 ou 06 09 27 04 31
32) GRAND ATELIER 2005Damien Airault, Arnaud Dejeammes, Gilles Goussin, Marta Jonville Mercredi 22 mars à 18h. au Café Pompier 7, place Renaudel 33800 Bordeaux <http://www.cafepompier.com> Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux www.cafepompier.com/grandatelier2005 - Le Grand Atelier 2005 existe autour d'une affiche et d'un site internet qui montrent, sous la forme de reconstitutions fictionnelles, quatre ateliers, créés par chacun de ses participants. Ces deux supports servent à la fois un travail documentaire (produits divers de deux semaines de travail avec les 60 élèves en première année à l'École des Beaux-Arts de Bordeaux), et la mise en scène et l'invention a posteriori de quatre lieux de travail. Ces deux semaines de workshop se sont déroulées en mai dernier. Contrairement aux années précédentes de Grand Atelier aux Beaux-Arts de Bordeaux, nos quatre projets n'ont pas eu pour but de produire des oeuvres finalisées, mais plutôt de se concentrer sur les événements constitutifs à l'apparition et la création d'une oeuvre. Nous avons travaillé sur des phases de recherche, de communication, de fabrication de prototypes, d'études, de rédaction théorique, etc., tout en questionnant ces étapes en elles-mêmes. Comme avec une pratique en cours, nous avons tenté de prendre en compte les formes antérieures et les formes possibles à chacun de nos projets comme forme pédagogique. Alors s'il y a oeuvre, c'est comme indice, la matérialisation d'objets absents. Mais surtout chacun, artiste, élève ou commissaire, à partir de ses préoccupations, s'inscrit dans un processus collectif. - From: zebra 3 <buy-sellf@wanadoo.fr>
Echos de Gironde
33) PCF Gironde : Un nouveau conseil départemental de 68 personnes élu à parité hommes/femmesDubertrand Michel, Bordeaux, secrétaire départemental Aubisse Patrick, rives de Dordogne, Belougne Dominique, Universités, Berniès Cécile, Les Graves, Bordachar Claire, Coutras, Bordas Pierre, Bordeaux, Cathy Bordas, Pessac, Chollon Lionel, Val de Garonne, Cleaz Pierre, Bassin d’Arcachon, Claire Gerard-Darracq, Les Graves, Conte Marie-José, Jalles Médoc, Darriet Christian, Bassin d’Arcachon, Denoyelle Stéphane, Bégles, Dubourg Nicole, Val de Garonne, Eyssautier Odette, Pessac, Fitte Patricia, Nord Medoc, Fondriest Olivier, Bordeaux, Fourmond Clément, cheminots, Georges Bouilly, Nord Gironde, Girard Joel, Mérignac, Gomez Jean-Claude, Bégles, Gonzalez Serge, Villenave d’Ornon, Gorse Pierre, Pessac, Grasset Thierry, Saint-Macaire, Gros Serge, Mérignac, Guichard Max, Rive Droite, Guilhamet Annie, Bégles, Guillard Liliane, Rive Droite, Hartmann Marie-Jo, Bassin, Huguet Alain, Bordeaux, Igou Marc, les Graves, Jounent Danielle, Bordeaux, Julien Ruiz, Bassin d’Arcachon, Kacel Nadhia, Bordeaux, Koili Anne-Marie, Bassin, Kraria Yamina, Bégles, Laborde Sébastien, Coutras, Lanau Ghislain, Coutras, Lateste Jeanine, Nord Gironde, Lavallée Marianne, Coutras, Laville Elena, 2 Rives, Le Floch Jackie, Bordeaux, Louisette Ménager, Val de Garonne, Mainguené Jacques, cheminots, Mallet Maïté, Langon, Marilyne Policarpe, Jalles Medoc, Martine Rouzoule, Mérignac, Maurin Vincent, Bordeaux, Mellier Claude, Bordeaux, Mellier Frédéric, Bordeaux, Nicoleau Yves, Bègles, Olivier Michel, universités, Paris Jean-Jacques, Bègles, Perez Francis, Bègles, Perez Michèle, Bègles, Perillaud Marie France, Saint-Macaire, Polo Cathy, Les Graves, Prikhodko Tatiana, Bordeaux, Rethore Dominique, Bordeaux, Sanguigne Jean-Pierre, Bordeaux, Sanz Florent, Haute Lande, Scarlett Dupuis, Mérignac, Sourbé Françoise, Portes du Médoc, Texier Christine, Bègles, Veyrier Marie-Lise, Deux Rives, Vignau Cécile, Rive Droite, Vignau Pierre, Rive Droite, Zellner Jean, Bègles. ==è Propositions de candidatures pour le Conseil National Alcorta Martine, Dubertrand Michel, Fontan Bruno, Kraria Yamina, Polo Cathy, Veyrier Marie-Lise. ==è 150 adhérents ont participé à la 40ème conférence départementale du PCF qui s’est tenue les 9, 10, 11 juin. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 mars 2006 - No 1633 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
34) Déclaration de la Section Universitaire du PCF33, Le 14 Mars 2006, à propos du Pacte pour la Recherche et du CPELe combat pour une Recherche publique démocratisée et socialisée n’est pas terminé. Pas plus que le combat pour le retrait du CPE ! Les acteurs de la recherche publique ont combattu quasi unanimement durant deux ans les orientations ultra-libérales du pacte gouvernemental pour la recherche. Ils ont su, au travers d’assises locales, régionales et nationales, engager un processus d’élaboration démocratique associant les acteurs des grands organismes de recherche publique, les universitaires, les élus et les citoyens et les acteurs publics et économiques. Ceci leur a permis de construire une alternative articulant stabilité des chercheurs et des jeunes en particulier, des personnels enseignants/chercheurs, des personnels ITA et IATOS. Contraints à la résistance et à la désobéissance civile par un gouvernement et une majorité parlementaire désavoués à l’occasion de 4 scrutins électoraux (1), nous serons les acteurs de la mise en place des orientations et des choix démocratiques élaborés au cours des assises de la Recherche. C’est possible, et c’est souhaitable pour notre pays et pour l’efficacité économique, la justice sociale et un fonctionnement démocratique de nos institutions. Les critères de concurrence et de rentabilité financière ne sont pas les critères de fonctionnement des services publics. Les critères de fonctionnement des services publics sont avant tout les mêmes droits pour tous, la solidarité nationale, la justice sociale, et l’efficacité par la sécurité professionnelle de ses salariés. En attendant des échéances électorales qui nous permettrons de faire prévaloir d’autres choix au niveau de l’Assemblée Nationale et du Gouvernement engageons nous dans une résistance constructive. Commençons à bâtir les organismes de recherche publique et d’enseignement supérieur dont nous avons besoin (dont notre pays à besoin, dont le monde à besoin) pour répondre aux grands enjeux sociaux, économiques et démocratiques. Dans ce cadre, préservons un des atouts majeurs pour répondre aux défis de notre temps à savoir une recherche fondamentale autonome, utile à tous, et pas seulement au service des appétits égoïstes de certains groupes industriels, agro-alimentaires et financiers. En tant que citoyens, participons aux initiatives organisées par les différentes forces de gauche, forums citoyens, rencontres locales et départementales, pour contribuer ensemble à construire le plus rapidement possible une alternative de gauche crédible en 2007 et 2008, porteuse de réponses anti-libérales aux enjeux de société. Le mépris affiché par le gouvernement, accompagné par le cynisme du Medef à l’égard de la jeunesse, du monde du travail et de la création et de la recherche n’est plus supportable. CPE, Pacte pour la Recherche, régime des intermittents du spectacle, partout la même logique : la précarité et la flexibilité. Cela suffit ! La Section Universitaire du PCF33, le 14 Mars 2006. (1) Le citoyen est absolument souverain ; le représentant ne l’est que relativement. Il est limité par son mandat. Le citoyen ne doit de comptes qu’à lui-même ; le représentant en doit au peuple. La souveraineté diminue à mesure que la puissance augmente. Victor HUGO, Carnets de la guerre et de la commune, In Voyages, Laffont p.1101 (Collection Bouquins). Contact : Yves DE DIETRICH, Secrétaire de la Section Universitaire du PCF33 - Tel/Fax : 05.57.24.28.34 ou Po: 06.72.57.57.31 - From : <pcf33.universites@tiscali.fr>
35) BORDEAUX : Près de 10 000 étudiants et lycéens ont défilé hier entre midi et deux contre le CPEC'était leur première manif : Catherine Darfay et Julien Rousset Ils étaient 6 800 pour la police, 25 000 pour les organisateurs : vraisemblablement près de 10 000 à manifester hier dans les rues de Bordeaux. Ce jeune cortège a cheminé pendant deux heures de la place de la République à la Victoire, où une vaste assemblée générale, assez désordonnée, a pris forme en début d'après-midi, avant qu'une fraction des étudiants n'aille occuper le parvis de la mairie. Le récit de la manif, en quelques mots phares. ====> Initiales CPE. Le sigle n'en finit pas d'inspirer une flopée de formules. Lu, hier, sur les pancartes : « Cata pour les Employés », « Contrats pour préparer les emmerdes », « Contrat pour esclaves », « Cherche Pigeon à Employer »... Mais aussi « Canard poêlé à l'estragon » ! ====> Première fois. Les trottoirs servaient de refuge aux manifestants, encore adolescents, égarés à la recherche de camarades. La plupart des manifestants avaient moins de vingt ans. Ils connaissaient, avec le CPE, leur premier mouvement social. ====> Mots d'ordre. Une partie des slogans avaient été préparés en comité de mobilisation et testés déjà dans d'autres villes de province. Les étudiants situés en tête de cortège clamaient « C comme chômeurs ! P comme précaires ! E comme éjectables ! ». Ou encore, en rythme : « Qui sè-me la misère, ré-colte la colère ». Quant aux banderoles et pancartes, elles pouvaient se classer dans les catégories suivantes. Sommaire : « CPE ça pue »; écolo : « Emploi durable, oui. Emploi jetable, non. »; littéraire : « L'opposition est un droit, c'est aussi un devoir »; inattendu : « Zidane président »... ====> Altercation. Manifestement épuisée, une dame sortant de l'hôpital Saint-André a pris à partie les manifestants, et notamment les membres de la CGT. On a failli en venir aux mains, avant que la dame, à deux doigts de la crise de nerfs, ne soit escortée jusqu'à sa voiture par une syndicaliste. ====> Couleurs. Jaune comme les nombreux dossards de la CGT et rouge comme les brassards du service d'ordre du comité de mobilisation ou les banderoles de Sud. ====> Service d'ordre. Surtout concentré sur le début et la fin du cortège, le « SO » était divisé en deux groupes : une centaine de personnes de la CGT et une petite trentaine d'étudiants. Maï, « référente » sécurité pour le comité, explique : « Depuis le début du mouvement, nous avons peu de problèmes avec les CRS ou d'éventuels casseurs. Notre principale mission consiste plutôt à éloigner les voitures et à mener le cortège à bon port. » ====> Syndicats. Montée de tension hier à la Victoire : les étudiants de Sud étaient ulcérés de voir de jeunes manifestants brandir des banderoles Force Ouvrière qui leur avaient, semble-t-il, été prêtées. Les représentants de FO ont aussi distribué de nombreux autocollants, que les étudiants se sont empressés d'arborer. Si Sud semble très présent, voire dominant, dans le mouvement, les autres « orgas » comme la CGT, l'Unef, Les Jeunes Verts ou encore le Snes se sont fait discrètes hier, n'apparaissant qu'ici ou là à la faveur d'une banderole. ====> Rapides. Rarement un cortège avait défilé à si vive allure. La tête de la manif a mis moins d'un quart d'heure pour aller de la place de la République à Gambetta. « Plus c'est jeune, plus ça va vite », commentait un organisateur. ====> Rencontre. Sketch amusant entre quatre lycéens cherchant leurs copains et une dame bien mise, rue Nancel-Penard. « Le CPE, vous êtes pour ? », interrogent les jeunes. « Oui, oui, mais pas pour le CPE, pour vous, pour que vous réussissiez à le faire retirer », rétorque la dame de 80 ans. Les jeunes éclatent de rire ! ====> Lycées. Il y avait beaucoup de lycéens dans le cortège. Et pas seulement les habitués des lycées bordelais (Montesquieu, Mauriac...). Des lycées de tout le département (Gujan, Blaye...) étaient représentés. ====> Météo. Le comité anti-CPE peut dire merci au temps d'hier, frais mais très ensoleillé, cet avant-goût de printemps n'étant sans doute pas étranger à l'ampleur du mouvement. ====> Sciences-Po. Des étudiants de l'Institut d'études politiques étaient également dans la manif sous la bannière « Institut Engagé contre la Précarité ». En AG, mercredi, ils ont rejoint la plate-forme revendicative des IEP, qui réclame le retrait du CPE. Mais la grève n'est pas à l'ordre du jour. ====> Sit-in. 200 étudiants ont investi hier après-midi la place Pey-Berland. Ils sont restés une paired'heures assis devant l'Hôtel de ville, dont le portail avait été fermé. Le Palais-Rohan était placé sous surveillance d'une rangée fournie de CRS. Ces derniers ont fait face, impassibles, à la projection ininterrompue de cocottes en papier. http://www.sudouest.com/170306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=170306a38775.xml ====> BAZAS : Les élèves du lycée agricole ont manifesté leur opposition au CPE hier en bloquant l'accès de l'établissement Blocus filtrant au lycée : Bertrand Ruiz - L'entrée du lycée agricole a été bloquée par les élèves opposés au CPE - PHOTO B. R. - Ils étaient une centaine hier matin à entraver l'entrée de leur établissement. Mobilisés contre le contrat première embauche, les élèves du lycée agricole de Bazas avaient pourtant prévu de prendre la route de Bordeaux pour participer à la manifestation étudiante anti-CPE. Mais la direction de l'établissement a refusé aux élèves mineurs la possibilité de se joindre au cortège bordelais. « On a voulu affréter un bus pour aller à Bordeaux, témoignent les lycéens. On aurait souhaité que l'interdiction de sortie des élèves mineurs soit exceptionnellement levée. Mais la direction de l'établissement n'était pas d'accord. Seuls les élèves majeurs avaient la possibilité d'aller à Bordeaux. La plupart d'entre eux ont préféré rester solidaires et bloquer, avec les autres manifestants, l'entrée de notre lycée ». ====> Mobilisation indéfectible. Batterie, trompette, mégaphone et sit-in... Dans les environs du lycée agricole, la mobilisation indéfectible et sonore des jeunes ne passe pas inaperçue. Le barrage reste toutefois filtrant. Des professeurs de collège, extérieurs à l'établissement, se sont normalement rendus à un stage prévu de longue date et organisé dans l'enceinte du lycée. Il reste que la mobilisation des jeunes n'a pas vraiment faibli, tout au long de la journée. Y compris entre midi et deux heures, période durant laquelle les manifestants se relaient régulièrement. « Si nous n'avons pas donné d'autorisation de sortie aux élèves mineurs, c'est parce que nous pensons d'abord à leur sécurité, soutient le proviseur Jean-Claude Darraillan. Le déplacement à Bordeaux n'est jamais sans risque. Et nous nous sentons responsables de nos élèves, même si les parents "couvrent" le départ de leurs enfants. Tous les professeurs étaient présents; quelques classes ont fonctionné. Mais la grande majorité des élèves n'a pas assisté aux cours. Cela étant, les lycéens ont eu une attitude très raisonnable. Il n'y a eu aucun débordement, aucun propos violent ». Les plus motivés des manifestants ont simplement scandé quelques slogans et placardé des banderoles sur les murs du lycée. Ils ont ensuite levé le camp aux alentours de 16 h 30. Dans le calme. http://www.sudouest.com/170306/vil_gir_langon.asp?Article=170306a26201.xml ====> SAINTE-FOY-LA-GRANDE : Les lycéens foyens restent fortement mobilisés contre le CPE Même la nuit ! Même si la nuit fut courte pour certains, la détermination est toujours là pour les lycéens foyens - PHOTO J.-C. FAURE - Ils ont même couché sur place ! Les lycéens de Reclus-Broca ont affiché leur détermination de poursuivre le blocus de l'établissement (lire notre précédente édition) en plantant la tente, avenue de Verdun. Ils sont ainsi une quinzaine à s'être relayés toute la nuit, jusqu'à 8 heures, ce jeudi matin, pour continuer leur action. L'ambiance reste bon enfant, même si les discours sont fermes. Aurélie, une de leurs porte-paroles, campe sur la position nationale, notamment développée par la FIDEL, le mouvement très représentatif chez les lycéens. « On suit les mots d'ordre nationaux » explique-t-elle. « On est en relation avec des lycées de Bergerac et de Bordeaux, mais aussi ceux de Tulle et de Lille. Demain matin (ce vendredi), on fera une assemblée générale à 8 heures pour savoir ce qu'en pensent tous les élèves. Même si la majorité décide de cesser le blocus, on ne s'arrêtera pas là. Pourquoi engager le dialogue après avoir voté la loi ? » ====> L'internat ouvert. Malgré le blocus, des élèves de première n'ont pas été empêchés de se rendre à Bordeaux pour assister à une représentation d'« Antigone » d'Anouilh; tout un symbole. Par contre, contrairement à ce qui a pu être annoncé dans notre édition d'hier, « aucun personnel n'est en grève » souligne le proviseur, François Nieuland, « et l'internat était ouvert jeudi soir. » Sur les murs du lycée, une nouvelle banderole est venue compléter les autres. Elle proclame solennellement : « Usez les pavés, ils vont reculer ». http://www.sudouest.com/170306/vil_gir_libourne.asp?Article=170306a91292.xml ====> LYCEENS : Les élèves des établissements Jaufré-Rudel et de l'Estuaire ont manifesté, hier, à Blaye 200 jeunes contre le CPE : Les lycéens ont déposé un préavis de grève pour jeudi - PHOTO CLAIRE LEMAITRE - « Si t'es contre le CPE, tape dans tes mains ! ». Les élèves du lycée Jaufré-Rudel, accompagnés par une poignée de leurs camarades du lycée professionnel de L'Estuaire, se sont lancés hier après-midi dans la lutte contre le contrat première embauche. Ils étaient environ 200 à manifester dans les rues de la ville. Le cortège s'est arrêté devant la sous-préfecture, le temps de déposer un préavis de grève pour la journée de jeudi (jour de la grève nationale), avant un sit-in sous le kiosque. http://www.sudouest.com/150306/vil_gir_blaye.asp?Article=150306a17724.xml =====> UNIVERSITES : Le site Victoire de Bordeaux 2 (sociologie et psychologie) a rejoint le mouvement de contestation anti-CPE. Plus rare, Bordeaux 1 (sciences) s'y met aussi Trois facs sur quatre en grève : Catherine Darfay - A Bordeaux 2, les étudiants ont sorti chaises et tables pour matérialiser le blocage du site Victoire - PHOTO STEPHANE LARTIGUE - Bordeaux 1 entre dans la danse Une table de barricade dans une main, un téléphone portable dans l'autre, l'étudiante de Bordeaux 2 triomphe : « Bordeaux 1 vient de tomber. C'est énorme. » Le fait est qu'une assemblée générale a mobilisé 600 étudiants, hier après midi. Un petit exploit dans une fac des sciences et des techniques peu habituée à bouger. Le comité de mobilisation avait préalablement organisé un vote auquel ont participé 1 000 étudiants (sur 10 000 que compte la fac). Le score est moins écrasant que dans les autres facs, peut-être, mais néanmoins assez net : 70 % contre le CPE, 70 % pour la grève. Grève il y aura donc. Avec blocage du bâtiment du premier cycle dès ce matin et jusqu'à jeudi, jour de manif. Du jamais-vu de mémoire de scientifique. Tant pis pour la journée portes ouvertes, prévue aujourd'hui pour les lycéens. « Ce sera portes fermées et on va leur parler de leur avenir avec le CPE », sourit Arnaud à la tribune. A Bordeaux 1, les leaders de l'assemblée générale ne cachent pas leur appartenance syndicale (Arnaud est délégué de l'Unef, Mathias est SUD-Etudiants), mais la mobilisation va au-delà des cercles militants : « C'est que le CPE touche tout le monde, analysent-ils. On a bien compris qu'on prenait de la précarisation pour toute la vie. En plus, Villepin nous a bien aidés avec son intervention de dimanche à la télé. » « Bordeaux 1 n'est pas la fac la plus aisée à bloquer, avec tous ses labos. Qu'à cela ne tienne. On s'organise par commissions interposées, avec un grand souci de la sécurité pour "tenir" le bâtiment de premier cycle sur cinq étages. Pas question de laisser entrer des provocateurs. Shit et alcool interdits dans les amphis. La mobilisation ne rigole pas. Le président de Bordeaux 1, Alain Boudou, a pris hier soir la décision d'annuler la journée portes ouvertes de ce mercredi. « Pour le reste, si l'entente se fait à l'amiable avec les enseignants, tout ira bien. Dans le cas contraire, il faudra suspendre les enseignements. » Et ailleurs ça se passe comment ? Bordeaux 3 a été la première fac à se mobiliser. C'est au tour des étudiants en psycho et en socio de Bordeaux 2, qui démarrent généralement en même temps que les littéraires. Encore que le comité de mobilisation ait connu précédemment des réunions à quarante et des heures passées à se demander comment passer à soixante. Cette fois, l'amphi Deniges, à la Victoire, est gavé. Les retardataires n'ont même plus de place sur les marches. Il s'agit de voter pour ou contre le CPE, pour ou contre la grève, pour ou contre le blocage. Les rangs serrés bouillonnent. Quelques étudiants osent manifester des doutes sur le blocage au nom des risques de débordements et de l'image que les médias pourraient en donner. Ils ne font pas recette. « Tu vas peut-être louper une semaine de cours, mais qu'est-ce que tu en fais de tes cours ? Tu décroches un CPE ? », lance Julianne depuis la tribune. Bravos nourris. C'est néanmoins une prof qui fait exploser l'applaudimètre en proposant conseils et soutien de la part des enseignants. Une forêt de mains se lèvent contre le CPE. Il y en a presque autant pour la grève et à peine moins pour le blocage. Aussitôt dit, aussitôt fait : quelques volontaires vont chercher chaises et tables pour bloquer les accès. Sans bousculade et sans barricades surdimensionnées. Les étudiants ont promis de laisser se dérouler ce qui n'est pas strictement de l'ordre des enseignements, comme le colloque sur le cancer. Le côté Pellegrin de Bordeaux 2 (médecine, pharmacie) n'a pas bougé un cil. A Bordeaux 3, les étudiants s'apprêtaient hier soir à passer leur seconde nuit dans l'amphi 700. Et Bordeaux IV ? Les futurs juristes et économistes ont prévu une assemblée générale ce midi. L'Institut d'études politiques aussi. Les plus assidus des anti-CPE rêvent déjà d'une coordination interfacs. En attendant, les SMS vont bon train et chaque assemblée générale accueille des représentants de Bordeaux 3. L'originalité du mouvement Commissions, débats, votes, prises de parole, occupation... A observer les assemblées générales, la contestation anti-CPE est assez classique. A y regarder de plus près, cependant, on note une maturité supplémentaire des étudiants. Et une nette détermination plus qu'une fièvre printanière. Rien à voir avec Mai 68. Rien à voir, surtout, avec les blocages de Bordeaux 2 (socio et psycho) et de Bordeaux 3 observés en février 2002 lors du mouvement contre l'autonomie des universités. Parti très vite, celui-ci n'avait pas tenu longtemps. Beaucoup d'étudiants s'étaient alors lancés par crainte de l'avenir en général plus que contre le projet lui-même. Cette fois, leurs cadets ont pris le temps de peser le pour et le contre. Et c'est surtout la possibilité offerte à l'employeur de licencier « sans motif » son jeune employé qui les met en colère. « Une colère raisonnable », constate Michel Jamet, vice-président de Bordeaux 2. « Cette mobilisation me fait penser à la qualité des débats lors du référendum sur la Constitution européenne », renchérit une enseignante de Bordeaux 2. « C'est la même implication, le même exercice de démocratie directe. » http://www.sudouest.com/150306/vil_gir_bordeaux.asp?ArticleRet=Article=150306a103692.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
36) [Forum-superieur] Echos de l’élargissement du mouvement contre le CPE====> Le Mouvement s’étend sur les Universités Bordelaises : Manifestations Jeudi 16 et Samedi 18 à Bordeaux Après l’occupation de l’IUT Michel de Montaigne, Un millier d’étudiants de l’Université de Bordeaux III ont voté lundi en AG l’arrêt des Cours au moins jusqu’à Jeudi. A L’Université de Bordeaux I, une Assemblée Générale réunie aujourd’hui Mardi s’est engagée dans le même processus à l'appel de : UNEF, SUD Etudiants, SNESUP-FSU, FERC-Sup-CGT, SNPTES-UNSA. Comme vous le savez, la mobilisation pour le retrait du CPE (Contrat de Premières Embauches) s'étend chaque jour un peu plus, en particulier chez les étudiants. La moitié des universités est touchée par des mouvements allant jusqu'à la grève. Par deux fois, les 7 février et 7 mars, des centaines de milliers de manifestants dans toute la France ont exigé le retrait du CPE (50000 à Bordeaux le 7 Mars). Le gouvernement fait passer en force ses mesures visant à généraliser la précarité, en particulier des jeunes. Le chef du gouvernement persiste encore dans son intervention télévisée de Dimanche soir. C'est maintenant qu'il faut donner au mouvement montant contre le CPE une ampleur décisive. Plus de 300 étudiants réunis à La Victoire, en Sciences de l’Homme à l’Université de Bordeaux2 se sont engagé eux aussi dans cette direction. ====> Université de Bordeaux I LA GREVE ET LE BLOCAGE DE BORDEAUX 1 ONT ETE DECIDÉS EN A.G. AUJOURD'HUI : Assemblées générales demain, amphi de Chimie et amphi Kastler Chers collègues, Comme vous l'avez peut-être remarqué en passant vendredi dernier ou hier dans le bâtiment A 22, le comité de mobilisation contre le CPE de Bordeaux 1 a organisé un vote à bulletin secret sur deux questions, pour ou contre le CPE, et pour ou contre le principe de la grève. La participation a été importante, 845 étudiants ont en effet pris part au vote. Aujourd'hui s'est tenue une Assemblée Générale des étudiants et du personnel, à l'appel du comité de mobilisation et des organisations syndicales des personnels de Bordeaux 1. Les étudiants sont venus très nombreux, et près de 400 personnes s'entassaient dans l'amphithéatre de Biologie-Géologie (A22). Le résultat du vote a été annoncé : - contre le CPE, 528, pour 222. - pour le principe de la grève, 468, contre 278. L'assemblée générale a ensuite voté : - la grève (12 voix contre) - le blocage de l'université (pour 188, contre 147, abstention 23) Le comité étudiant appelle à une AG DEMAIN à 12h30, AMPHI DE CHIMIE (Bat. A10), à laquelle étudiants et personnels sont conviés. Compte tenu de la situation, nouvelle à Bordeaux 1, il est indispensable que les personnels se réunissent et se déterminent par rapport à ce mouvement. Comme dans beaucoup d'autres universités, la question de la grève se pose. Il faut aussi trouver une solution pour que tous les étudiants soient dans des conditions qui leur permettent de réussir leur année universitaire. Nous vous proposons donc de nous réunir aussi en Assemblée Générale des Personnels demain MERCREDI 15 MARS à 12 HEURES AMPHI KASTLER Batiment A9 - Christine Reder, Pour l'intersyndicale de Bordeaux 1 - Section locale du Snesup de Bordeaux 1 - site internet : http://www.snesup-bx1.apinc.org - Pour s'abonner, suspendre un abonnement, modifier le format de réception des messages, etc... : http://www.math.u-bordeaux1.fr/wws/info/snesup.2tous - From: reder <Christine.Reder@math.u-bordeaux1.fr> ====> Quelques infos Video extraits France 2 ce jour en (win media player) http://syndicalisation.snesup.fr/cpe/France2_060315_bordeaux_toulouseL.wmv ----------------- CPE : le recteur de l'académie de Bordeaux évoque un décalage des examens 15/03 12:54 : Le recteur de l'académie de Bordeaux, William Marois, a évoqué mercredi dans une interview à France-3 Aquitaine un éventuel décalage des examens, dénonçant dans le "blocage (des universités, ndlr) une atteinte aux libertés". Il "faudra peut-être dans certains cas décaler les examens et les cours", a-t-il dit ajoutant: "Il est indispensable que les étudiants aient eu tous leurs cours, sinon on ne peut pas valider une année universitaire". ---------------------- SUD OUEST : trois facs en grève à Bordeaux. tous les détails. AG bordeaux 4 12 heures Cliquez ou recopiez le lien ci-dessous dans votre navigateur pour le consulter : http://www.sudouest.com/150306/vil_gir_bordeaux.asp?ArticleRet=Article=150306a103692.xml Bonne lecture. La redaction de Sud Ouest. - From: <gerard.cendres@wanadoo.fr>
37) VILLENAVE-D'ORNON : Gabriel Okoundji invité de la 8e édition du Printemps des poètesLes chemins du monde : D. A. - Le poète congolais Gabriel Okoundji - PHOTO DR - « Quel beau sort ! Quel triste sort ! C'est un destin ». Avec le spectacle Gnia, Gabriel Okoundji, figure marquante de la nouvelle génération de poètes africains, né au Congo et vivant à Bordeaux, nous emmène en voyage le long des chemins du monde. Pour lui, l'écriture permet d'habiter la déchirure de l'exil et Gnia en est le chant de la mémoire. Parfois, c'est la plainte d'un arbre calciné qui s'élève mais le mouvement du texte refuse la nostalgie. Dans le déracinement culturel, il choisit d'inventer un au-delà. Le spectacle mis en scène par Gilbert Tiberghien privilégie l'immersion dans une ambiance, l'interprétation des êtres et des paysages sonores ou littéraires plutôt que la compréhension des mots. « Le poète est avant tout un homme plongé dans le long fleuve de son histoire ». Gnia, samedi 4 mars, à 21 heures, salle Georges-Méliès, 499, route de Toulouse, Villenave-d'Ornon. Réservations au service culturel de la mairie, 05.56.75.69.08 ou FNAC et Cultura Villenave-d'Ornon. Entrée : 15 euros (réduit 12 euros), 5 euros jusqu'à 16 ans. http://www.sudouest.com/270206/vil_gir_rivegauche.asp?Article=270206a36902.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
38) EMPLOI : 4 800 chômeurs de moins en un an sur le département. Ce tassement doit beaucoup aux CAE : 4 600 de ces contrats aidés ont été signés en GirondeReprise sous perfusion : Julien Rousset - Frères jumeaux des TUC, héritiers des CES, les CAE, Contrats d'accompagnement à l'emploi, ont été lancés au printemps dernier par Jean-Louis Borloo. Ces contrats aidés nouvelle génération sont réservés au secteur non-marchand : l'Education nationale, où, apparus dès la rentrée dernière, ils rappellent furieusement feu les emplois-jeunes, les collectivités locales, et des établissements publics tels que les hôpitaux. 4 600 de ces contrats ont été signés en Gironde (1). Soit un gros morceau de la baisse du chômage constatée depuis un an dans le département : 4 800 demandeurs d'emploi en moins de janvier 2005 à janvier 2006. En somme, sans contrats aidés, peu ou pas de fléchissement du chômage en Gironde. ====> 330 contrats aidés au CHU. L'Etat s'est montré très actif, voire insistant, sur la mise en oeuvre de ces CAE. « Jamais je n'avais assisté à une telle mobilisation des ministères », confie un cadre de l'ANPE, qui, pourtant, dit avoir vu, en vingt-cinq ans de carrière, naître, disparaître et renaître bien des formules d'emplois aidés. Les contingents de CAE ont été répartis ministère par ministère. Puis région par région. La préfecture a été mise à contribution, qui, en Gironde, pilote un comité de suivi mensuel. Il a été demandé à chaque établissement public de recruter un effectif précis de CAE, demandes formulées avec plus de vigueur encore au lendemain des violences urbaines de l'automne dernier. Le centre hospitalier par exemple, l'un des principaux pourvoyeurs locaux de CAE, a eu pour obligation d'embaucher, cet hiver, 330 personnes non qualifiées, souvent jeunes. Il a fallu, pour ces nouveaux venus, créer des postes... sans créer des besoins : c'est que ces contrats sont limités à deux ans. Dactylo, accueil, hygiène, sécurité, la direction du CHU et l'ANPE ont opté pour des activités d'appui aux emplois hospitaliers traditionnels. « Les CAE remplissent souvent les tâches laissées vacantes par les anciens CES » relève-t-on à l'ANPE. L'Etat-impulseur est aussi le payeur, assumant, dans le cas du CHU, 90 % de la rémunération de ces emplois (2). Plutôt que des emplois aidés, n'aurait-il pas mieux valu que l'Etat investisse dans une main-d'oeuvre qualifiée, au service des urgences par exemple ? « Il faut comprendre cette démarche comme une contribution de l'ensemble du service public à l'aide aux personnes en difficulté d'emploi, explique Chantal Lachenaye-Llanas, directrice générale adjointe du CHU. Nous nous engageons par ailleurs à assurer une formation : les CAE sont un levier pour l'insertion. » ====> « Précaires ». Peut-être soucieux de ne pas froisser ces bataillons de nouveaux agents, les délégués du personnel de l'hôpital refusent de considérer ces CAE comme une dépense superflue. En revanche, Anne-Marie Lapedagne (CGT) et Didier Amiable (FO) se rejoignent pour déplorer d'énièmes contrats « précaires », à durée déterminée, et s'étonnent de la rapidité d'un recrutement massif, qui leur a été signifié le 23 janvier en comité d'établissement. « Ca a vraiment été le cadeau de Noël ! confirme un chef de service. Ils sont arrivés progressivement depuis décembre, ne connaissaient pas le métier. On les forme; globalement, ces contrats s'avèrent utiles. » Les bénéficiaires aussi semblent satisfaits de cette opportunité. Ce vendredi midi, deux d'entre eux fument une cigarette dans le parc de l'hôpital. Facile de les reconnaître : la mention « CAE » figure en toutes lettres sur leurs blouse... Max, 19 ans, s'occupe de classer des documents. Son collègue de 26 ans, qui préfère rester anonyme, travaille à l'entretien. Le premier, titulaire d'un brevet des collèges, avait postulé au CHU en septembre et a donc pu monter dans le train du CAE. Le second, qui a fait un apprentissage dans la soudure, n'a connu, à 26 ans, que l'intérim. Ils évaluent lucides leur situation d'employés « aidés » : « On espère pouvoir évoluer sur autre chose. Mais un CAE de deux ans, c'est quand même mieux qu'un CDD de deux mois. Ca permet de se fixer. » (1) Données fournies par la préfecture. (2) Les CAE coûtent 1 million d'euros au CHU, sur un budget annuel de 700 millions d'euros. « Un CAE de deux ans, c'est quand même mieux qu'un CDD de deux mois » ====> CAE, mode d'emploi Smic horaire. Les CAE, contrats d'accompagnement dans l'emploi, durent deux ans. Ils visent des jeunes sortis du système scolaire sans qualification et des chômeurs de longue durée, et concernent principalement les collectivités locales, l'Education et les hôpitaux. Les employeurs de CAE perçoivent une aide financière conséquente de l'Etat, fixée par arrêté du préfet de région. Les titulaires de CAE touchent un salaire égal au SMIC horaire. ====> Chômage : La baisse se tasse 59 990 demandeurs d'emploi ont été recensés en janvier 2006 dans le département (données brutes fournies par la direction départementale du Travail). Ce nombre de demandeurs d'emploi a baissé de 7,5 % en un an. Mais, en terme d'évolution mensuelle, de décembre 2005 à janvier 2006, il stagne, tandis qu'il repart à la hausse sur l'ensemble de la France. 4 810 chômeurs en moins sur l'année 2005 en Gironde résultent de la différence entre 64 800 demandeurs d'emploi recensés en janvier 2005 contre 59 990 en janvier 2006. 4 600 CAE (contrats d'accompagnement à l'emploi) ont été conclus en Gironde depuis leur création au printemps dernier. Chiffres de la direction départementale du Travail. http://www.sudouest.com/020306/reg_gironde.asp?Article=020306a99074.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
39) TRANSPORT : La navette fluviale a effectué hier sa dernière traversée. «Ce n'est qu'un au-revoir» espèrent ses défenseursLa dernière navette : C.G. Le « bus du fleuve » a effectué hier sa dernière traversée - PHOTO FABIEN COTTEREAU - La navette fluviale a vécu. On se souviendra du 28 février 2006 comme de sa dernière traversée. C'était hier soir. Sans tambours ni trompettes. Un petit air d'enterrement et juste ce qu'il faut d'apitoiement. D'ailleurs, pour cet ultime aller-retour de Richelieu à Lormont il n'y avait guère plus de clients qu'un abribus n'en saurait contenir. L'Alienor 2, qui assurait le trafic avec le Burdigala, a donc fait son petit tour de promenade sur ce bout de Garonne en toute tranquillité. Enfin presque, car en effectuant son demi-tour retour il a été pris par une vicieuse lame de travers qui a envoyé valser toute une pile de documents. « On a frôlé le naufrage ! » rigole un passager habitué des traversées, en ramassant son porte-documents qui a glissé sous le siège. Vincent Cazilhac, un consultant talençais, écolo sur les bords, est venu pour la première fois. « Je m'étais promis de l'essayer et j'avais toujours repoussé. J'ai tenu à l'expérimenter avant qu'elle arrête. Je la trouve très confortable. Et l'ambiance est très bonne. On a le temps de parler à ses voisins, on a l'impression de voyager dans un autre monde. C'est un peu une parenthèse enchantée. » ====> Une ambition. Le Parti communiste est là pour une autre raison. Sa banderole déployée « Ce n'est qu'un au-revoir » dit bien son sentiment. Comme les Verts, il y a quelques jours, Vincent Maurin, son porte-parole, veut faire savoir que le PC n'approuve pas la disparition du « bus du fleuve » pour des raisons budgétaires. Certes, elle était de moins en moins utilisée (à peine 20 000 voyageur de juin 2004 à juillet 2005), mais qui veut tuer son chien... « Elle avait son rôle à jouer dans les transports collectifs en complément des autres modes de transport, rail, bus, tram. L'argument financier n'est pas sérieux, ou alors on aurait pu aussi bien supprimer les bus de soirée qui supportent un déficit au moins aussi important. » Et l'élu bordelais d'entonner l'un de ses couplets préférés sur la « ligne de ceinture » SNCF qui pourrait être ressuscitée, les pôles intermodaux qu'il verrait être aménagés à Saint-Jean, Pessac, Ravezies et Cenon, et la diversité des modes de transport comme remède à l'engorgement urbain. Si elle devait revoir le jour, la navette devrait, dit-il, être complètement revue dans ses moyens, ses haltes, ses ambitions. Le dernier mot à Vincent Cazilhac qui voit dans la Garonne « le site propre par excellence. Pas de contrainte, c'est cool. » http://www.sudouest.com/010306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=010306a107244.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
40) CONSEIL GENERAL : Le développement durable girondin passe par l'Agenda 21Feuille de route pour l'avenir. Claude Garnier : Le Conseil général a économisé cinq tonnes de papier tout simplement en imprimant recto verso ses documents - PHOTO S. LARTIGUE - L'aide à l'installation du haut débit dans les villages, la construction d'un collège HQE (haute qualité environnementale) à Carbon-Blanc, l'économie de cinqtonnes de papier dans les services du Département grâce à l'impression recto-verso des documents de travail, vingt-deux espaces naturels sensibles protégés... A travers ces exemples, la Gironde veut montrer que le développement durable ce sont des réalisations concrètes. Le Conseil général a été le premier en France à lancer une réflexion sur le sujet il y a sept ans. Philosophie générale : « impulser un développement homogène, cohérent, égalitaire et solidaire ». Cet axe de travail s'est articulé depuis 1999 autour d'une politique des territoires(ruraux et urbains) et des contrats de développement durable, qui se sont multipliés. Il y a peu se tenait la première réunion publique engageant les principaux acteurs de l'Agenda 21, cette démarche à plusieurs partenaires qui trace la voie dans laquelle s'est engagé le Département et dont les objectifs sont complétés par ceux des Agendas 21 locaux (1). L'occasion d'un premier bilan après la tenue des onze forums thématiques qui ont eu lieu en octobre et novembre 2005, pour preuve de la volonté de faire participer les citoyens à la définition de leurs priorités pour l'avenir. Investir sélectif. Aujourd'hui, Philippe Madrelle peut se réjouir de ce que 489 communes (90 % des communes girondines) se sont regroupées et disposent d'une fiscalité propre. 45 contrats opérationnels en secteur rural, 29 en milieu urbain, et au total près de 11 millions d'euros injectés par le Département. Avec une priorité donnée en 2005 aux actions sur l'enfance et la jeunesse. On notera, par exemple, que tous les investissements soutenus par le Conseil général doivent désormais obligatoirement intégrer au moins trois des dix critères de développement durable. Ceux-ci portent aussi bien sur la qualité environnementale des bâtiments ou l'utilisation des énergies renouvelables, que sur la maîtrise de la consommation d'eau ou le recyclage des déchets. Ou bien encore l'intégration d'une « clause sociale » dans les marchés publics. Retour d'expériences. A présent, chacune des sept grandes orientations retenues sera pilotée par un « élu référent ». Leurs travaux doivent déboucher à la fin de l'année sur la publication de l'Agenda 21 de la Gironde, qui sera sa feuille de route du Département pour les années à venir en matière d'actions « D.D. ». A cet égard, tout le monde souhaite que place soit faite à l'imagination et aux échanges d'expériences. Le jeune Matthieu Leroux, auteur de « 80 hommes pour sauver le monde », en a donné une belle illustration en présentant le fruit de ses étonnantes découvertes sous d'autres tropiques, comme l'art de faire fructifier les rizières en y introduisant des canards, ou comment le Bangladesh s'est lancé avec succès dans la valorisation de ses déchets, abandonnés dans la rue, en engrais. (1). Une trentaine sont dans les « tuyaux », dont vingt-cinq déjà formalisés. http://www.sudouest.com/030306/reg_gironde.asp?Article=030306a7475.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
41) SAMU SOCIAL : Monté en 1996 à Bordeaux, le Samu social offre les premiers soins aux personnes les plus vulnérables de la rue. Une toile de solidarité patienteAu chevet des oubliés : Isabelle Castéra - Le Samu social assure des maraudes quotidiennes afin de repérer les SDF les plus vulnérables et de leur apporter du soutien - PHOTO LAURENT THEILLET - Il y a cet homme qui n'arrive pas à lacer ses chaussures. Qui a oublié jusqu'à l'usage de la parole, les mots, dans quel sens les dire. Il s'avance en traînant les pieds et se poste devant un agent administratif, puis mâchonne un son en montrant ses lacets. « Je vais vous le faire, asseyez-vous. » En direct du Samu social de Bordeaux, cours de la Marne. Au rez-de-chaussée on croise toujours quelqu'un qui traîne. Dort un peu, mange une orange, fume un vieux mégot, attend quelque chose. En haut à l'étage, dans les chambres, le bruit étouffé des « résidents » filtre sous les portes. Sept lits occupés tout au long de l'année accueillent des personnes en grande précarité, de ceux qui n'ont rien, qui sont au bout du rouleau. On les recueille, on leur parle, on les lave, on les soigne. Souvent ils repartent; parfois ils restent. De plus en plus de personnes en grande difficulté. Le docteur Gérard Bodin dirige le Samu social de Bordeaux depuis quatre ans. « En quatre ans, dit-il, le nombre de personnes en grande difficulté a progressé considérablement. On trouve désormais des femmes, des familles. En revanche, le nombre de "clochards", ceux qui sont en isolement total, en extrême fragilité a diminué. Il y a trois ans, on en recensait en centre-ville 129 réguliers; ils étaient 68 il y a deux ans; ils sont 29 cette année. L'explication est logique : ils ont vieilli, ont nécessité une prise en charge totale; ils ont intégré des circuits de soin. Nous, ici, nos sept lits ne sont jamais vides. Certains vivent là depuis deux ans. » Ici, on leur rend visage humain. Du toilettage de base et les premiers soins. Ils sont nourris, bichonnés. Ils n'aiment pas ça. Il a fallu parlementer longuement dans la nuit, devant leur îlot de fortune sur un coin de trottoir. Beaucoup de psychologie, un infini respect. De la douceur pour les convaincre. « Ils se souillent, sont dans un état physique très délabré. Parfois, lorsqu'on leur retire une chaussure, on laisse un orteil à l'intérieur. Gangrène. On découvre des pathologies graves liée à la sous-alimentation, à l'excès d'alcool, au manque d'hygiène. Ils sont couverts d'escarres géantes. On pare au plus pressé : l'hôpital avec notre présence en fil rouge. Sans nous, ils fuient. » Les maraudes quotidiennes de l'équipe du Samu social, la qualité du contact des psychologues qui sillonnent les rues la nuit permettent de nouer une espèce de relation. « Ils vont accepter de venir se doucher une fois avant de repartir se planquer dans leur carton. Un autre jour ils accepteront la consultation. On ne contraint jamais. Vous savez, on n'est jamais dans le spectaculaire. » La crise de plein fouet. Même si le nombre d'errants « réguliers » a diminué dans les rues de Bordeaux, les SDF, eux, sont encore très nombreux. La halte de nuit en accueille un bon nombre, y compris leurs chiens. Le foyer Leydet, cours de la Somme, aussi. « La population que nous suivons est encore au-delà de cette précarité, précise le docteur Bodin. Trop vulnérable pour être confronté à la violence qui règne au foyer. Ils sont effrayés. Aujourd'hui nous sommes très préoccupés par les 35-50 ans : les adultes de la crise. Ils ont pris ça de plein fouet, ont plongé, sans boulot, ont perdu leur identité sociale. Il se sont épuisés à tenir, puis enfoncés dans la spirale de la désocialisation pour finir par s'abandonner physiquement. Une fois sortis d'ici, que faire d'eux ? Derrière la logique d'urgence il n'y a rien. Les gens sont enfermés dans la seule perspective de survie : ce soir, dormir, manger. » Le docteur Bodin admet que certains « hôtes » du Samu social sont désormais installés dans les lits d'urgence. Mais il n'arrive pas à le déplorer. Pour l'un, c'est en raison du refus des maisons de retraite; pour l'autre, à cause d'une situation administrative complexe. Etranger sans-papier, celui-là présente une démence précoce. Personne n'en veut : ni l'hôpital, ni le centre d'hébergement. La famille ? Oubliée depuis longtemps. Le Samu social est leur maison. Ils échappent à toute catégorie. Parfois dans ce cruel constat, une jolie histoire. « Oui, souffle le directeur en souriant. Des hommes, traînés ici, qui avaient perdu jusqu'à la notion de leur humanité, vous ne les reconnaîtriez plus. » Debout, dignes, vivants. Samu social. Créé en 1996, il est constitué d'une équipe de vingt personnes, dont deux médecins à mi-temps. Il compte sept lits dans ses locaux, des douches et une salle de soins. Adresse : 86 cours de la Marne. Tél : 05.56.91.71.47. ====> Hébergement : l'hiver dominé A Bordeaux, les pouvoirs publics ont pris les mesures qui s'imposaient pour consolider l'accueil nocturne des sans-abri. Le docteur Gérard Bodin positive : « Les moyens, en terme d'hébergement, n'ont jamais été saturés cet hiver. Il restait des lits partout, même au pire du froid. Nous avons tous en tête le terrible hiver 2003. Ici, au Samu social, nous avions 60 personnes devant la porte certains soirs ! La halte de nuit fonctionne bien et le foyer Leydet est indispensable, même si, c'est vrai, certains ne veulent pas y aller. » Une équipe mobile psychiatrique. « Notre territoire d'intervention est censé prendre en compte toute la CUB, mais désormais nous impliquons les collectivités locales de chaque commune, car notre structure est saturée. Nous sommes en lien avec les services sociaux de chaque territoire, afin de trouver des solutions ville par ville. » Autre nouveauté cet hiver : le plan psychiatrie lancé après la dramatique tuerie de l'hôpital psy de Pau. Une équipe mobile psychiatrique travaille en relation étroite avec le Samu social, afin de repérer les SDF souffrant de pathologies psychiatriques, en rupture de soin, et d'organiser un suivi. http://www.sudouest.com/060306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=060306a72194.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
42) La mort d'un rebelle : Me Michel Touzet s'est éteint. Il a marqué le barreau de BordeauxLa mort d'un rebelle : Dominique Richard - Michel Touzet, avec son légendaire imperméable, a notamment travaillé sur l'affaire Papon - PHOTO ARCHIVES SO - Le barreau de Bordeaux vient de perdre l'une de ses plus belles figures. Me Michel Touzet, qui luttait depuis l'an dernier contre un cancer, s'est éteint hier à l'âge de 73 ans. Ses amis, ses proches, ceux qui l'aiment bien et ils étaient nombreux ne le voyaient plus chaque matin, avancer sans se hâter sur le cours d'Albret, le nez plongé dans son journal. Sans mot dire, il s'était retiré pour tenter, mais en vain, d'avoir le dernier mot sur son ultime adversaire. Allergique aux éclats de voix et au tapage, il est parti un peu comme il avait vécu : sur la pointe des pieds. Pendant plus de quarante ans, il avait été l'avocat des rebelles. Mais il ne cultivait pas les manières souvent tonitruantes de ceux qu'il défendait avec enthousiasme. Ses convictions étaient fortes. Il les exprimait avec allure et finesse, sans jamais se départir de l'élégance qui faisait l'admiration de ses pairs et forçait le respect de ses contradicteurs dans les prétoires. ====> Chemins de traverse. Fils d'avocat, Michel Touzet avait choisi la difficulté avec appétit. A la fin des années 50, il aurait pu se dessiner une vie sans souci en reprenant le fonds de commerce familial orienté autour du contentieux lucratif des assurances. Il avait préféré les chemins de traverse. A ce moment-là, tous ceux qui se battaient en Aquitaine pour la fin de la guerre d'Algérie trouvèrent un défenseur à la hauteur des risques qu'ils encouraient. Menacé pour ses opinions, Michel Touzet fit front, au point parfois de passer des nuits dans son cabinet. Le pli était pris. Pendant de nombreuses années, dans une ville qui ne cultivait guère l'art de la révolte, il fut le seul conseil des militants des causes que l'on disait perdues d'avance. Les objecteurs de conscience, les partisans de l'avortement, les émeutiers de 68, les anti-nucléaires, les grévistes qui ne savaient pas terminer une grève... Tout ceux qui avait maille à partir avec le droit d'une société corsetée trouvèrent avec lui un porte-parole compétent qui savait souvent les tirer des mauvais pas. Jusqu'au bout, Michel Touzet fut le défenseur de ceux qui dérangent et regimbent, le recours des sans papiers et des sans-grade piétinés par l'arbitraire administratif. S'il respectait l'institution judiciaire, il ne la ménageait guère. Loyal avec ses adversaires, incapable de la moindre entourloupe, il ne cédait jamais rien sur le fond. L'audience n'était pas une tribune. C'était un champ de bataille où, sans relâche, il maltraitait les codes juridiques pour convaincre les juges de glisser entre les articles un peu plus d'humanité et de justice. ====> Désinteressé. Définitivement de gauche, Michel Touzet ne ménageait guère ceux qui oubliaient leur camp une fois arrivés au pouvoir. Les chapelles, les groupuscules et les lignes droites du bien penser le rebutaient. Il aimait la liberté. En son honneur, il avait défendu le PS lorsque un fonctionnaire des renseignements généraux avait voulu l'espionner. Mais aussi les activistes de Tchernoblaye lorsque les socialistes blayais voulurent les empêcher d'utiliser le nom de la commune. Désintéressé, Michel Touzet effarait ses plus fidèles amis. Le mot client lui écorchait le palais. Et réclamer des honoraires était souvent une souffrance. Dans son cabinet, il mettait souvent en pratique sa vision d'une société solidaire. Les quelques riches qui frappaient à sa porte devaient payer pour les idéalistes aux bourses plates qui accaparaient son temps ! Dubitatif sur les bienfaits de la médiatisation, il se prêta pourtant au jeu pour ce qui fut sans doute le dossier de sa carrière. L'affaire Papon. Quatorze ans d'un travail bénévole, d'une attention de tous les instants qui mirent à rude épreuve ses finances. Sollicité par Serge Klarsfeld et Michel Slitinsky, il fit toujours en sorte que les victimes restent dans le champ de vision des caméras. Il importait pour lui que l'opinion comprenne ce que pouvait être un crime administratif commis par des fonctionnaires qui n'étaient ni nazis ni antisémites. Ce qui ne l'empêchait à l'occasion de faire valoir son sens de la répartie. « Un bouc émissaire n'est pas forcément innocent », lança-t-il un jour à propos de l'ancien fonctionnaire de Vichy. Comme à son habitude, il avait visé juste. Les obsèques de Me Michel Touzet auront lieu lundi matin à 10 heures en l'église Sainte Eulalie à Bordeaux. A son épouse, à ses enfants, à sa famille Sud-Ouest présente ses plus sincères condoléances. http://www.sudouest.com/170306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=170306a18328.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
43) SAINT-AUGUSTIN : Le CHS psychiatrique est sommé de faire des économies. Débat au sein de l'établissement. Charles-Perrens fait ses comptes : Denis Lherm - Le volume d'économie attendu de Charles-Perrens devrait être compris entre 80 000 et 250 000 euros - PHOTO FABIEN COTTEREAU - Le secteur de la santé ne jure plus que par la « nouvelle gouvernance ». Ce terme, hérité de l'ère Raffarin, pourrait connaître le même succès que celui de « développement durable », assaisonné à toutes les sauces sans que l'on sache toujours de quoi il retourne. La nouvelle gouvernance vise à mieux gérer le secteur de la santé, malade de trop de dépenses. Ca, c'est la version Raffarin. La version syndicale, elle, parle d'importation du concept de rentabilité dans l'univers de la santé publique. Au centre hospitalier spécialisé (CHS) Charles-Perrens, la nouvelle gouvernance suscite un grand débat. La direction de l'hopital psychiatrique y a consacré une pleine journée, la semaine dernière. Journée de réflexion exploitée par la CGT, SUD et l'Unsa pour dire tout le mal qu'ils pensent de ce concept.====> Un contexte d'économies. Antoine de Riccardis, directeur du CHS, a beau vanter les mérites d'une meilleure gestion, il sait que les réticences sont nombreuses. Il sait également, mais ne peut le dire ouvertement, que la nouvelle gouvernance est un piège. Autrefois, l'hôpital fonctionnait avec un budget reconduit d'année en année. Avec l'entrée en vigueur de la nouvelle gouvernance, il va recevoir une enveloppe en fonction de son volume d'activité. Parallèlement, l'autorité de tutelle somme l'établissement de faire des économies. D'où le risque de voir fondre l'enveloppe annuelle à mesure que la productivité augmente. « La nouvelle gouvernance intervient dans un contexte d'économies, c'est clair, avoue le directeur. En 2005, nous avons dû réaliser 700 000 euros d'économies. Pour 2006, l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH, NDLR) vient de fixer à 20 millions d'euros les économies à réaliser en Aquitaine. Si j'applique cela en proportion de mon activité, cela fait 500 000 euros d'économies supplémentaires à trouver. Là, je sais pas faire ! » ==è L'ARH n'a pas encore communiqué le volume attendu de Charles-Perrens, mais il devrait être compris entre 80 000 et 250 000 euros. Pour faire des économies, il faut tailler dans les dépenses qui ne sont pas directement liées au « coeur de métier » de l'hôpital. A savoir le ménage, la cuisine et certaines activités de laboratoire. La réorganisation de la restauration interne se traduit ainsi par la suppression de cinq postes. La possible fermeture du laboratoire, activité probablement transférée à la Clinique mutualiste de Pessac, entraînera huit suppressions de postes. « Notre laboratoire fait 4 millions de B par an, c'est notre unité de mesure, explique le directeur. Or, la rentabilité est à 10 millions de B. De son côté, la Clinique mutualiste fait 7 millions de B. Chacun a donc intérêt à se rapprocher de l'autre. L'hôpital psychiatrique de Cadillac a fait exactement pareil. Cela pourrait nous apporter 240 000 euros d'économies, soit la création de six postes d'infirmiers. » Quant au ménage, il a été délégué au privé. Cinq postes « redéployés », trois supprimés. Antoine de Riccardis n'est pas contre les économies. Seul souci, elles ne bénéficient pas forcément à Charles-Perrens. « La nouvelle gouvernance est un peu biaisée : parfois, on nous pique les économies réalisées pour boucher le trou de la Sécu ! » Le piège est là. Il pourrait amener certains directeurs d'hôpitaux à repousser toute mesure d'économie. Autre souci, le budget de Charles-Perrens (78 M/an) est calculé sur une estimation ancienne de son bassin de population, qui comprend une partie seulement de l'agglomération de Bordeaux. « Quand je suis arrivé, en 1999, cela représentait 659 000 habitants. Aujourd'hui, le même territoire dépasse les 700 000 habitants, mais le budget n'a pas augmenté. » Charles-Perrens est enfin confronté à une profonde évolution. Actuellement, 80 % des malades ne sont pas soignés sur place, mais dans l'une des 68 structures légères qu'il pilote un peu partout dans le département. Or, 80 % du budget sont concentrés sur le site principal, à côté de Pellegrin. « On suit 20 000 personnes par an, mais 4 000 seulement viennent ici. L'enjeu, c'est de soigner à l'extérieur », confirme Antoine de Riccardis. Et sur 500 lits, 200 sont occupés par des patient qui n'ont rien à faire à l'hôpital psychiatrique : exclus de maisons de retraite, Alzheimer, handicapés mentaux qui devraient être en maison d'accueil spécialisée... Mais on manque de place partout. La nouvelle gouvernance n'est pas au bout de ses peines. L'hôpital devrait tailler dans les dépenses qui ne sont pas liées au « coeur de métier » : ménage, cuisine, certaines activités de laboratoire http://www.sudouest.com/060306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=060306a103635.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
44) ENTRE-DEUX-MERS : Bernard et Marie-Christine Daraignés, qui exploitent une quarantaine d'hectares, multiplient les heures de travail pour un revenu quasi nul« Nous travaillons pour rien » : César Compadre - Les époux Daraignés. « Nous ne voulons pas que notre fille unique devienne viticultrice » - PHOTO CLAUDE PETIT - « Avec seul notre vin pour vivre, impossible de payer notre pain quotidien. Depuis plus d'un an, avec ma femme, nous travaillons nos vignes pour rien. » Bernard Daraignés exploite pourtant une propriété de 40 hectares (dont 7 en fermage), auxquels s'ajoutent les 8 hectares de Marie-Christine, son épouse. Nous sommes à Espiet, à 25 kilomètres au sud-est de Bordeaux, loin des grands châteaux, au coeur de cet Entre-deux-Mers méconnu abritant pourtant la plus grande partie du vignoble girondin. « Les cours sont si bas qu'on ne dégage aucun revenu. J'ai heureusement réduit les coûts de production au maximum et développé une activité de travail à façon à l'extérieur. » Fils de vigneron, Bernard, 45 ans, est installé depuis l'âge de 18 ans. Avec un seul hectare de vigne hérité. Marie-Christine l'a rejoint en 1990 après quinze ans dans l'hôtellerie. Tous leurs raisins sont livrés à la cave coopérative d'Espiet (70 adhérents, 40 000 hl) avec des paiements décalés d'environ deux ans. « J'ai préféré l'agrandissement du vignoble à l'élaboration de mon propre vin. La coopérative a toujours été dynamique. » Même pendant les belles années (1997-2001), Bernard a senti que le vent allait tourner. « J'en ai profité pour me désendetter par anticipation et m'équiper au maximum en matériel. L'objectif ? Descendre au plus bas les coûts de production : avec des ratios inférieurs de 25 % à la moyenne, je suis au taquet. D'autant que les rendements autorisés ont fortement baissé, augmentant mécaniquement le coût de production à l'hectare. » Dix à douze heures par jour. Pour amortir le matériel, il développe aussi le travail à façon pour d'autres collègues. Allant jusqu'à s'entendre avec un céréalier voisin dont le calendrier de travail annuel est complémentaire. Avec ces revenus « hors exploitations personnelles », malgré des paiements aléatoires, les Daraignés gardent la tête hors de l'eau. « Des femmes de collègues sont retournées travailler hors exploitation. D'ailleurs, on ne souhaite pas la reprise à terme de nos hectares par notre fille unique de 15 ans. Le travail est trop dur : on lui préférerait une activité aux revenus mensuels fixes, comme les fonctionnaires. » Pratiquement tout le matériel est aujourd'hui amorti. « Une chance, mais cette stratégie s'appuie sur ma seule santé : travaillant dix à douze heures par jour, week-end compris, je n'ai pas le droit d'être malade, sinon tout s'écroule. Je me renseigne d'ailleurs sur les services de remplacement en agriculture », rappelle Bernard. « Quand il pleut, seule devant mes pieds de vigne, je rabâche nos soucis, confie Marie-Christine. Nos deux ouvriers permanents gagnent mieux leur vie que nous. Mais, formant une bonne équipe, on tient à les garder. » Arracher ? « Ne l'ayant pas déçue dans le passé, la banque suit. De plus, le foncier la rassure. Vendre des hectares ? On perdrait de l'argent car le marché s'est écroulé. La prime d'arrachage cette année ? Impossible d'y prétendre car j'ai planté en 2003. Mais j'y pense pour le futur. Réduire les coûts ? Il ne resterait que le licenciement, mais je ne pourrai travailler plus, impossible », analyse Bernard tout en consultant ses cahiers de comptes. « Notant tout, je sais qu'on sera dans le rouge fin mars. Je n'ai jamais autant compté de ma vie ! » Découragé ? « Aimant mon métier, je reste passionné mais j'y crois moins. J'en veux à ceux, comme l'interprofession, qui pèchent dans la promotion du vin de Bordeaux. Leur travail était d'anticiper la crise. On devrait rémunérer ces gens au pourcentage, selon leurs performances », estiment les époux Daraignés, qui battaient le pavé le 7 décembre dernier devant l'entrée du CIVB murée ce jour-là. http://www.sudouest.com/070306/france.asp?Article=070306a72090.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
45) BORDEAUX SAINT-JEAN : Les travaux du pont tram entrent en phase activeUn pont rien que pour le tram : Jean-Paul Vigneaud - Et un pont de plus à Bordeaux ! Du moins... pas tout à fait encore, mais le chantier ouvert à la gare Saint-Jean permet déjà de savoir où il se situera et à quoi il ressemblera. Ce sera le petit jumeau du pont du Guit, une structure nécessaire pour enjamber les voies SNCF et faire passer le tram de Saint-Jean à Belcier. Sur le papier, ce pont parait riquiqui. Sur le terrain, ce sera tout autre. Ce sera un vrai ouvrage d'art de 470 mètres de longueur, le pont proprement dit s'étalant sur 210 mètres, les voies d'accès sur 260 mètres. Les installations SNCF revues. Un pont classique sur le plan architectural et technique mais une réalisation ultra-difficile. Aux dires des ingénieurs il s'agit de « l'un des chantiers les plus délicats de la mise en place du réseau tram ». Evidemment, l'un des plus coûteux aussi. Avec une surprise : la préparation du terrain reviendra finalement plus cher (7,2 millions d'euros) que la construction de la structure elle-même (évaluée à ce jour à 6,2 millions d'euros). Tout cela parce que la structure doit s'intégrer dans l'existant SNCF entre le pont du Guit et la gare. Pour libérer l'axe du futur pont, Réseau Ferré de France a dû revoir l'ensemble des installations ferroviaires à ce niveau. Tant sur les quais qu'à hauteur des caténaires. Le plus gros morceau a été de déplacer le bâtiment abritant le système électrique alimentant toutes les voies de la gare. Plusieurs poteaux supportant les fils et de nombreux panneaux de signalisation ont été déplacés sans que le trafic quotidien de la gare Saint-Jean en souffre. Ces travaux préparatoires se terminent actuellement. Vingt-quatre piles prévues. Ce qui permet au chantier de construction du pont de débuter. Les premiers engins de construction sont arrivés ces derniers jours dont l'immense machine de 58 tonnes et de 20 mètres de haut nécessaire pour la réalisation des piles. Une machine si imposante que l'installer a été périlleux et que son déplacement au fil du chantier s'annonce tout aussi difficile. Pour aller d'un quai à l'autre, la machine devra obligatoirement traverser les voies, donc passer sur un plancher de protection, et baisser au maximun la tête pour pouvoir se glisser sous les caténaires sans les arracher. Une telle manoeuvre a déjà eu lieu fin février, de nuit pour limiter la gêne, les voies ferroviaires concernées devant être fermées plusieurs heures. Le prochain déplacement de cet engin phénomène aura lieu lorsque les piles en cours de réalisation seront terminées. Et ainsi de suite jusque de l'autre côté des voies, quartier Belcier. Vingt-quatre piles au total vont être construites. De 0,80 à 1 m de diamètre et de 10 à 18 m de haut. Ce n'est qu'une fois ces piles terminées que seront posés les éléments préfabriqués, lesquels, bout à bout, constitueront le tablier du pont. D'autres chantiers. Comme on peut actuellement en juger, le chantier a pris son allure de croisière. A ce rythme, le pont sera terminé comme prévu en 2007. Ceci fait, les poseurs de rail prendront possession des lieux et prolongeront, comme partout ailleurs, les voies du tram. Ce chantier ne sera pas le seul entrepris. Pour mémoire, le souffle de la restauration va circuler dans tout le quartier avec la création du futur pôle intermodal de Saint-Jean avec une gare SNCF mieux accessible, une vraie gare routière entre les arrivées SNCF et le pied du pont du Guit, une nouvelle station taxi, des voies d'entrées et sorties du parking souterrain plus pratiques, un arrêt minute souterrain agrandi, des espaces publics et des trottoirs mieux aménagés. Un investissement total de 21 millions d'euros (hors taxe) financé par le cadre du contrat d'agglomération Bordeaux Métropole par la CUB, la Région, le Département, la SNCF et l'Europe (FEDER). Le souffle de la restauration va circuler dans tout le quartier http://www.sudouest.com/070306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=070306a40214.xml ====> NOUVEAU PONT SAINT-JEAN : Arc en Rêve expose actuellement les projets mis en compétition ainsi que le gagnant. Débats « Ce nouveau pont sera une ligne de lumière » : Jean-Paul Vigneaud Arc en Rêve en partenariat avec Réseau Ferré de France expose à l'Entrepôt (rue Ferrère) les cinq projets recensés lors du concours de conception-réalisation pour la construction du futur pont ferroviaire (1). Le projet évidemment retenu, le pont imaginé par le groupement Eiffage, mais aussi les quatre repoussés, les projets déposés par les groupements d'entreprises constitués par GTM, Razel, Bouygues et Campenon-Bernard. « Il ne s'agit pas de relancer le débat et demander aux Bordelais ce qu'ils en pensent mais de montrer ce que les concepteurs-architectes ont fait remonter comme idées et voir ce qui a conduit au choix final » précise vite Michel Jacques, responsable de l'expo. ====> La simplicité retenue. La démarche est intéressante même si elle peut susciter quelques regrets ou réflexions. Pourquoi ne pas avoir choisi, par exemple, le projet GTM ? Il ne manque pas d'originalité. « Ce n'est peut-être pas l'architecture qui a gagné ! » note Michel Jacques en souriant. Des remarques auxquelles Alain Prat, directeur de RFF, a répondu d'un trait hier soir lors de la table-ronde inaugurale : « Le projet Eiffage a été retenu car il était le seul qui correspondait parfaitement au coût imposé et répondait totalement au cahier des charges. » La simplicité de l'ouvrage semble avoir aussi pesé dans la balance. L'ouvrage aura l'allure, rappelons-le, d'un grand rail d'acier tendu d'une rive à l'autre. « Bordeaux est une ville basse avec peu de bâtiments qui se détachent. Il fallait que le pont s'intègre au mieux. Après les autres ponts comme le pont de pierre, c'est aussi l'expression d'une continuité » explique Jean-Pierre Duval, l'architecte Nimois. « Tout en étant élégant et léger » ajoute son collègue bordelais Jean-Baptiste de Giacinto avant de poursuivre : « Ce pont sera une ligne de lumière. Le jour comme la nuit. Avec le soleil, il y aura des reflets sur toute la partie métallique. La nuit, un éclairage adapté et toute une scénographie. » ====> Première pierre le 13 avril. Ce pont coûtera 53 millions d'euros. Il sera à moitié construit en mai 2008 (deux voies ferrées) et totalement terminé au printemps 2009. Alain Prat a annoncé officiellement hier soir le début des travaux et la pose de la première pierre. Ce sera le 13 avril prochain en présence de Dominique Perben, ministre des transports. L'annonce de cette cérémonie officielle mise à part, aucune information à découvrir lors du débat qui a suivi. Ce qu'apportera le nouveau pont et le passage de 2 à 4 voies ferrées jusqu'à la sortie de Bordeaux on le sait depuis longtemps ! Il fera sauter le bouchon ferroviaire. « Le rêve ! » comme le dit Alain Rousset. « Avec la LGV, Paris à 2 heures et plus tard avec la LGV franco-espagnole, Madrid à 3 heures et demi ». Pour le président du Conseil régional, ce sera une belle occasion à saisir aussi pour remodeler tous les circuits TER et faire en sorte que les trains régionaux deviennent de vrais trains de banlieue (avec passage tous les quarts d'heure aux heures de pointe). Autant dire un plus incontestable pour la région. Pour l'agglo aussi. « L'ouverture de la gare multi-modale de Cenon (6 000 voyageurs jour à terme) va dynamiser la commune. Nous allons pouvoir créer une zac de 80 000 mètres-carrés avec des commerces et des habitations » rappelle Alain David, le maire de Cenon. « Avec tout ce qui est fait dans la gare et autour de la gare, le train et le tram, c'est tout le quartier Belcier qui va bouger. Même la commune de Bègles avec laquelle nous travaillons sur un projet d'aménagement commun » souligne de son côté Michel Duchène, maire adjoint de Bordeaux. (1) Exposition jusqu'à au 23 avril, tous les jours sauf le lundi de 11 heures à 18 heures. http://www.sudouest.com/170306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=170306a94326.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
46) GARONNE-AVENIR : La nouvelle présidente de l'association réclame un référendum sur le pont Bacalan-BastideUne femme à la barre : Benoit Lasserre - Marie-José Cazeaux : « Le coût des tunnels a beaucoup diminué » - PHOTO THIERRY DAVID - Militante associative engagée dans de nombreux combats, Marie-José Cazeaux est la nouvelle présidente de Garonne-Avenir. Un changement à la barre de l'association constituée en 1998 contre le projet de pont aux Quinconces et qui trouve un regain d'énergie contre un autre projet de pont, cette fois entre Bacalan et la Bastide. Ingénieur à la retraite, Marie-José Cazeaux avoue être très intéressée sur le plan technique par le projet de pont levant Bacalan-Bastide. Mais c'est bien le seul intérêt qu'elle lui trouve. Pour le reste, la nouvelle présidente est dans la droite ligne du président d'honneur de Garonne-Avenir, Jean Mandouze, qui qualifie (c'est un euphémisme) de « saugrenue » l'esthétique de l'ouvrage que doit édifier l'entreprise GTM à l'horizon 2010. Pour Marie-José Cazeaux, « ce pont surdimensionné et autoroutier va barrer pour toujours la rade de Bordeaux et risque de décourager les armateurs de paquebots ». De surcroît, ajoute-t-elle, « Bacalan sera pris en sandwich entre le pont d'Aquitaine et le pont Bacalan-Bastide, gelant les projets de développement urbain du quartier. » ====> Plutôt un tunnel. Fidèle à la philosophie de Garonne-Avenir, Marie-José Cazeaux pense donc qu'un tunnel reste la meilleur solution pour relier Bacalan et la Bastide sans nuire au maintien de l'activité portuaire et au développement du tourisme fluvial à Bordeaux. « Les élus de la Communauté urbaine avaient choisi un pont levant plutôt qu'un tunnel parce que celui-ci coûtait deux fois plus cher, souligne-t-elle. Or, le coût des tunnels a beaucoup diminué » poursuit-elle en citant l'exemple du tunnel de Rostoff, long de quatre kilomètres, construit en Allemagne par Bouygues au prix de 156 millions d'euros, trémies d'accès comprises. Pour mémoire, le pont levant est estimé à 118 millions d'euros sans les rampes d'accès. Pour Jean Mandouze, « il n'est pas encore trop tard. Nos élus ont trop tendance à oublier l'avis du bon populo qui a pourtant empêché la construction du métro VAL et celle du pont des Quinconces ». L'association réclame donc l'organisation d'un référendum populaire sur le projet de pont levant. Une organisation qui nécessite la signature de 20 % des électeurs bordelais, soit environ 23 500 personnes. Un chiffre qui n'effraie pas Jean Mandouze. « Mon téléphone n'arrête pas de sonner et ce sont toujours des gens qui sont hostiles au pont » affirme-t-il. L'organisation d'un référendum nécessite la signature d'environ 23 500 électeurs http://www.sudouest.com/070306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=070306a104541.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
47) VIE CULTURELLE : La mairie lance avec les chefs d'entreprise un club bordelais du mécénatVie économique et culturelle ont chacune à y gagner - Mariage des extrêmes : C. G. - Le maire, Hugues Martin, encadré, aux deux extrémités de la photo, de Dominique Ducassou, son adjoint à la culture et de Maurice Fréchuret, le directeur du capcMusée - PHOTO FABIEN COTTEREAU - Associer le milieu de l'entreprise aux activités culturelles de la ville, mettre ses représentants en contact avec les artistes, inciter les chefs d'entreprise par des dons ou des participations financières à valoriser les productions de ceux qui créent et communiquer autour des événements soutenus : c'est le but du club bordelais de mécénat que le maire, Hugues Martin, a lancé hier dans les salons du Musée des beaux-arts en présence d'une centaine de chefs d'entreprise venus apporter le témoignage (au minimum) qu'ils portent à cette initiative municipale, qui s'inscrit dans le droit fil de « Culture en mouvement », cet ensemble de mesures prises par le maire pour rendre plus accessibles au public les choses de l'art (Art Bus contemporain, gratuité des musées). ====> Avantages fiscales. Ce club, a souligné Hugues Martin, se situe dans la ligne de l'esprit du législateur qui a adopté le 1e août 2003 une loi sur le mécénat destinée à nous mettre au niveau des pays les plus avancés dans ce domaine. Car si le mécénat est d'abord un acte philanthropique, qui se traduit par un don gratuit pour une cause d'intérêt général, les généreux donateurs, qu'ils soient simples particuliers ou chefs d'entreprise, bénéficient en retour de dispositions fiscales avantageuses. Par exemple, pour les entreprises, 60 % de réduction d'impôt plafonnés à 0,5 % du chiffre d'affaires. « J'ai la conviction que l'art, avec une scène artistique foisonnante à Bordeaux, peut tirer vos entreprises par le haut et devenir un prolongement à vos métiers » a exhorté le maire, en espérant que ce mécénat serait mis à profit par les PME pour se faire connaître et valoriser leur engagement au service de la culture. La mairie va recruter très prochainement une personne qui s'occupera du club mécène. Celui-ci devrait proposer à ses adhérents assistance et conseil, et maintes occasions de rencontrer les acteurs culturels (publics et privés) et de se familiariser avec leurs projets. http://www.sudouest.com/170306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=170306a52698.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
48) SOGERMA A MERIGNAC : Deux rassemblements, hier, dans l'entreprise où un plan social sans doute très lourd devrait être annoncé au début du mois d'avrilAngoisse, colère et débrayages : Bernard Broustet - Distribution de tracts autour de l'usine Sogerma. Le dernier plan social avait supprimé quelque 190 emplois. Le prochain pourrait être au moins deux fois plus lourd - PHOTO BERNARD BONNEL - « On s'est fait avoir. On ne nous a pas dit la vérité. Ce n'est pas possible qu'on n'ait pas pu s'apercevoir plus tôt de l'ampleur du gouffre. » Cette salariée de la Sogerma s'exprimait hier matin, sous couvert de l'anonymat, en marge d'une distribution de tracts qui précédait un rassemblement organisé par l'intersyndicale devant le bâtiment de la direction. Ces paroles, prononcées sur un ton posé, témoignent de la colère et de l'angoisse qui étreignent les salariés de l'entreprise aéronautique girondine. Depuis les déclarations sans ambiguïté de Noël Forgeard, coprésident du groupe EADS, maison mère de la Sogerma (« Sud Ouest » du 9 mars), ils ne peuvent plus ignorer la situation catastrophique de leur société. Après avoir enregistré l'an dernier des pertes proches de 240 millions d'euros, celle-ci va subir une restructuration qui pourrait se traduire par plusieurs centaines de supppressions d'emplois. ====> Plus de 400 emplois supprimés ? Anne-Marie Perus, qui préside depuis le début de cette année aux destinées de la société de sous-traitance et de maintenance aéronautiques, a indiqué hier au comité central d'entreprise que les modalités de cette restructuration seraient annoncées dans la première quinzaine d'avril. Tout laisse à penser que ce nouveau plan social sera beaucoup plus lourd que celui qui avait été mis en oeuvre l'an dernier par Michel Freuchet, éphémère prédécesseur d'Anne-Marie Perus. Michel Freuchet, dont il semble de plus qu'il ait été désavoué pour n'avoir pas pris la mesure de l'ampleur de la crise, avait supprimé quelque 190 emplois. Même si la direction ne laisse pour le moment filtrer aucun chiffre, l'hypothèse d'un plan au moins deux fois plus lourd ne paraît pas aujourd'hui à écarter. Dans l'affaire, Mérignac, qui emploie environ 1 000 des quelque 3 800 salariés de l'entreprise, paraît en première ligne. La quasi-totalité des activités de l'établissement girondin est aujourd'hui déficitaire. La diversification dans l'aménagement d'avions VIP va être arrêtée. Et une bonne part de la maintenance des Airbus devrait émigrer vers des pays à bas coût. Lors de sa conférence de presse de la semaine dernière, Noël Forgeard a bien évoqué la maintenance militaire pour assurer la pérennité du site. Mais aujourd'hui, « elle ne représente plus que 5 % de l'activité de l'établissement », constate Vincent Loizeau, délégué syndical central CFE/CGC. Et l'arrivée ou le retour de nouveaux marchés significatifs ne se produira sans doute pas, au mieux, avant 2007. Dans ces conditions, même si EADS n'a pas fait part de son intention d'abandonner Mérignac, des interrogations de plus en plus fortes se font jour sur l'avenir de l'établissement, qui a pourtant bénéficié ces dernières années de gros investissements, au premier rang desquels figure l'aménagement d'un hangar susceptible d'accueillir des A 380. Le député-maire Michel Sainte-Marie, qui a reçu les syndicats avant-hier, affirme redouter « un démantèlement progressif qui conduirait à la disparition d'un fleuron majeur de l'économie bordelaise ». ====> Des « investissements irraisonnés ». Ces inquiétudes dominaient les deux rassemblements qui ont eu lieu hier, avant et après le CCE, dans l'enceinte de l'établissement, en présence de plusieurs centaines de salariés. A cette occasion, les syndicats ont annoncé leur intention d'organiser des manifestations régionales le 22 mars, et de monter à Paris le lendemain pour rencontrer les dirigeants d'EADS. Dans les semaines qui viennent, tout en sensibilisant les politiques, ils vont tenter de se battre pour arracher à la maison mère, aujourd'hui surchargée de commandes, les charges qui permettraient de limiter les dégâts à Mérignac. Comme ils le faisaient hier dans un texte commun, ils ne manqueront pas, à cette occasion, de rappeler qu'EADS a laissé faire ces dernières années de multiples erreurs à sa filiale sous forme d'« investissements irraisonnés » et de « positionnement sur des marchés trop risqués ». « Les salariés, disent-ils, ne peuvent être jugés responsables de cette situation. Beaucoup risquent pourtant d'en faire les frais. » Le député-maire Michel Sainte-Marie redoute « un démantèlement progressif et la disparition d'un fleuron majeur de l'économie bordelaise » http://www.sudouest.com/150306/economie.asp?Article=150306a43298.xml ====> SOGERMA : De nombreux salariés ont débrayé à Rochefort et Mérignac, hier, en marge d'un comité central d'entreprise L'angoisse monte : Bernard Broustet A Rochefort hier matin, 300 salariés de la Sogerma ont débrayé une demi-heure, en solidarité avec leurs collègues girondins - PHOTO SYLVAIN COTTIN - Les salariés de la Sogerma seront fixés au cours de la deuxième quinzaine d'avril sur l'ampleur et sur les modalités de la restructuration de l'entreprise. C'est ce qu'a annoncé hier la présidente-directrice-générale, Anne-Marie Perus, devant les élus du comité central d'entreprise (CCE). Cette réunion intervenait moins d'une semaine après les propos très inquiétants tenus par Noël Forgeard, co-président du groupe européen EADS, qui contrôle l'entreprise. En présentant les résultats annuels d'EADS à la presse, Noël Forgeard (« Sud Ouest » du 9 mars) avait déclaré que les « résultats de celle-ci étaient catastrophiques ». Le CCE « ordinaire », qui s'est déroulé hier au siège social de Mérignac, a été précédé et suivi de deux rassemblements organisés par l'ensemble des syndicats (CGT, CFDT, CGC, Force Ouvrière ) en présence de plusieurs centaines de salariés de l'établissement girondin. A Rochefort, où se situe également un important site de la Sogerma, 300 salariés ont débrayé une demi-heure hier matin par solidarité envers leurs collègues bordelais. Il faut dire que ceux-ci semblent a priori particulièrement visés par la lourde restructuration qui s'annonce. La plupart des activités du site girondin, comme la maintenance civile ou l'aménagement de gros avions pour VIP, sont déficitaires. Elles ont contribué aux lourdes pertes du groupe, dont le résultat négatif a atteint l'an dernier quelque 240 millions d'euros. ====> Recensement des pertes. Anne-Marie Perus a pris ses fonctions de PDG le 1er janvier dernier, en remplacement de Michel Freuchet, nommé à peine un an plus tôt, et dont le plan de restructuration, qui s'était traduit par la suppression de 190 emplois, est loin d'avoir suffi à combler les voies d'eau. Depuis son arrivée, Anne-Marie Perus se livre à un recensement détaillé des sources de pertes de l'entreprise. Elle a avalisé la cession de la filiale mérignacaise Sogerma Drawings (études, ingénierie) au groupe Crit, tout en s'efforçant de mener à bien la vente de la Seca (le Bourget) et de la Revima (Haute-Normandie). Mais une bonne partie de sa réflexion porte sur le site historique de Mérignac, qui semble aujourd'hui très largement surdimensionné par rapport aux activités que l'entreprise envisage d'y maintenir. ====> Inquiétant silence. La dirigeante de la Sogerma s'est montrée jusqu'ici très avare de précisions auprès des représentants du personnel, tout en évitant la presse et en réduisant au maximum ses contacts avec les élus. Ce silence, qui devrait être rompu le mois prochain, contribue à aviver les inquiétudes des salariés, du haut en bas de l'échelle. « On ne voit plus les dirigeants », soulignait ainsi hier un membre de l'encadrement, interrogé lors de l'opération de distribution de tracts organisée en début de matinée à l'entrée de l'usine girondine par les syndicats. Ceux-ci, qui ont fait taire au moins passagèrement leurs divisions, vont organiser des manifestations le 22 mars dans la région, avant de « monter » le 23 mars à Paris, au siège d'EADS. Ils tenteront sans doute à cette occasion de convaincre les dirigeants du géant européen de limiter les dégâts sociaux d'un plan d'ajustement qui risque de se traduire par la suppression de plusieurs centaines d'emplois. http://www.sudouest.com/150306/economie.asp?ArticleRet=150306a43298.xmlArticle=150306a108281.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
49) DECOUPE DE TOLE : Le site bordelais de l'entreprise est déficitaire. La durée de travail pourrait en être affectéeDes inquiétudes chez Oxymétal-Bordeaux : Bernard Broustet Les nouvelles d'Oxymétal ne sont pas excellentes. La société girondine, spécialisée dans la découpe d'acier à façon, et qui dispose d'une quinzaine de sites de production à travers la France, a dégagé l'an dernier un petit bénéfice de 1,3 million. Mais, selon son PDG, Bernard Surgot, la rentabilité de la société est amoindrie par les déficits des établissements de Lyon-Corbas et de Bordeaux, qui perdraient à eux deux plus de 2,5 millions d'euros. Oxymétal, qui est née à Bordeaux, et qui a aujourd'hui son siège social au Millenium de Bordeaux-Bastide, a déjà connu pas mal de vicissitudes dans son berceau girondin. Le site historique de la rue Carle-Vernet, près de la gare Saint-Jean, a été vendu au promoteur Kaufman and Broad, qui édifie sur place la bagatellle de quelque 400 logements. Cette opération avait permis de réduire le très lourd endettement de l'entreprise, mais elle avait eu de douloureux contrecoups sociaux : le transfert sur la rive droite (rue Giacomo-Matteotti) de l'unité de production jadis accolée à l'ancien siège social s'était accompagné en 2004 de la suppression d'une cinquantaine d'emplois. Pas d'accord avec les syndicats. A en croire Bernard Surgot, la situation de l'établissement bordelais, qui emploie aujourd'hui quelque 80 personnes, ne s'est pas fondamentalement améliorée depuis lors. L'établissement, qui emploie environ 80 salariés, et qui est doublé d'une petite unité à Bègles, souffre entre autres, selon le PDG girondin, du faible niveau des activités industrielles consommatrices d'acier dans la région. Au surplus, la société, qui avait jadis signé un accord Robien de réduction du temps de travail, ne bénéficie plus aujourd'hui des aides copieuses qui accompagnaient au départ ce dispositif. Pour contribuer à rétablir l'équilibre financier du site, Bernard Surgot souhaite que les salariés acceptent de travailler plus longtemps sans augmentation de salaire. Mais les discussions menées sur cette base avec les organisations syndicales n'ont pas abouti à ce jour. Il est aujourd'hui difficile de préjuger de la suite des événements, mais il n'y a pas forcément de bonnes nouvelles à attendre. http://www.sudouest.com/160306/vil_gir_bordeaux.asp?Article=160306a63338.xml =====> Fonderie du Bélier : lourd déficit en 2005 : B. B. Le groupe le Bélier, spécialisé dans la fonderie aluminium pour l'automobile, a subi de lourdes pertes en 2005. Ses comptes annuels, publiés aujourd'hui, font état d'un déficit de 10,9 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 190,4 millions, en très légère hausse. En 2003 et 2004, le groupe avait dégagé des bénéfices de plus de 10 millions. Le Bélier, qui fabrique des pièces de précision (étriers de frein, maîtres cylindres, etc.), emploie 3 000 personnes à travers le monde. Il a connu en 2003 un changement d'équipe directoriale. Jack Pineaud et son fils Patrick, actionnaires minoritaires et qui avaient assuré pendant de longues années les commandes de l'entreprise, ont été évincés par la famille Galland, majoritaire. La plupart des anciens cadres de direction ont quitté l'entreprise sur un arrière-fond de querelle apparemment inexpiable entre les familles Galland et Pineaud. ====> 190 emplois supprimés. Philippe Galland affiche sa volonté de réduire le déficit du site historique de Vérac et de renforcer l'implantation de l'entreprise sur les marchés apparemment prometteurs de Chine et du Mexique. Cette politique a de lourdes conséquences sociales : 190 emplois devraient être supprimés à Vérac cette année, après un premier plan social portant l'an dernier sur 86 postes. Malgré cette avalanche de mauvaises nouvelles, le Bélier annonce un chiffre d'affaires en hausse de plus de 20 % d'ici à 2008. On saura sans doute assez vite si cet optimisme est fondé ou non. http://www.sudouest.com/160306/vil_gir_bordeaux.asp?ArticleRet=160306a63338.xmlArticle=160306a44547.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
50) Bègles, cité Yves Farge : Toujours mobilisé pour le relogementLe collectif de défense des habitants de cette cité vient de s'adresser à la population. " Pour que chacun soit vigilant, nous vous rappelons ce qu'ensemble, collectif et habitants de la cité Yves Farge, nous avons obtenu. Nous n'avons ni à payer ni à faire l'avance pour : le déménagement (effectué à l'aide de l'association), l'ouverture des compteurs de gaz, électricité et de la ligne téléphonique, le suivi du courrier, la remise en état des logements anciens, la caution qui passe de l'ancien au nouvel appartement. Il n'y a pas d'augmentation de loyer lorsque nous sommes relogés dans l'habitat ancien et pas considérés comme " nouveau locataire ". Soyons vigilants sur ces acquis, mais notre travail n'est pas terminé. Les simulations de relogement dans l'habitat neuf (Prés Lacoste et Terres Neuves), que vous nous avez confiées, font apparaître des augmentations importantes du loyer de base. Nous continuons à exiger qu'aucun locataire ne subisse d'augmentation de loyer pour un logement identique, même dans le parc locatif neuf. ====> Quelques exemples Pour une famille de 3 enfants, passage d'un T4 à Yves Farge à un T4 aux Prés Lacoste avec APL : augmentation mensuelle de 58,43 Euros soit 701,16 Euros par an. Pour un couple sans enfant, passage d'un T4 à Yves Farge à un T3 aux Prés Lacoste sans APL : augmentation mensuelle de 81,78 Euros soit 981,36 Euros par an. Passage d'un T4 à Yves Farge à un T3 aux Terres Neuves sans APL : augmentation mensuelle de 66,98 Euros soit 803,76 Euros par an. Comment allons-nous pouvoir supporter ces augmentations ? De quoi faudra-t-il se priver ? Faudra-t-il choisir les factures à payer ? Faudra-t-il s'endetter ? Allons-nous faire partie des nouveaux pauvres ? Si nous sommes obligés de déménager ce n'est pas pour vivre plus mal qu'avant. Si vous pensez vous aussi qu'il faut refuser ces augmentations, contactez-nous et exigeons ensemble que des solutions soient recherchées pour garantir à tous de vivre mieux. Nous allons continuer à vous rendre visite avec une pétition exigeant le maintien du loyer de base. Vous nous connaissez, n'hésitez pas à nous contacter ". Si vous souhaitez nous rencontrer : permanence chaque premier mercredi du mois de 18h15 à 19h30 au local de la CNL : Bât. B-4 - Appt. 100 Cité Yves Farge à Bègles. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
51) Chauffage urbain : La facture doit baisser d'au moins 14 %Les élus communistes de la CUB ont tenu une conférence de presse pour exprimer cette exigence. Alors que les factures individuelles de gaz et d'électricité bénéficiaient du taux réduit de la TVA (7,5 %), l'énergie produite par les réseaux de chaleurs collectifs payait la TVA au prix fort : 19,6 %. Depuis plus de 10 ans les associations de locataires et les collectivités propriétaires de réseaux de chaleur (environ 300 dans toute la France) menaient la lutte pour faire réparer cette injustice. Lors des dernières discussions portant sur le taux réduit de TVA, cette juste revendication a été entendue. Le taux de TVA va baisser de 19,5 % à 5,5 % ce qui doit entraîner une baisse des factures de chauffage d'au moins 14 %. Applicable au premier janvier, cette baisse pourra représenter, selon une étude nationale, entre 45 et 90 euros d'économie par usager. L'économie étant plus forte si le combustible utilisé est " renouvelable " comme par exemple la combustion des déchets ménagers. C'est une victoire collective en faveur de la justice sociale et de l'environnement. ==è La CUB, la société de chauffe et les HLM doivent appliquer cette baisse Le groupe communiste a annoncé qu'il avait interpellé le Président de la CUB sur ce sujet. Parce que la CUB (communauté urbaine de Bordeaux) est propriétaire du réseau de chaleur des hauts de Garonne fonctionnant à partir de l'incinération des ordures ménagères dans l'usine de Cenon, ils ont demandé une mise en œuvre de cette réduction au profit notamment des locataires de logements sociaux, avec effet rétroactif. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
52) Carte scolaire à la CDEN : Propositions inacceptablesJean-Jacques Paris, conseiller général de Bègles a dénoncé, avec les syndicats et les parents d'élèves, le manque de postes d'enseignants accordés à notre département pour la rentrée prochaine. Au cours de la réunion du conseil départemental de l'Education nationale, J.-J. Paris a fait état d'une réalité sociale que les ministères veulent souvent ignorer. Pour lui, les difficultés s'accroissent pour un grand nombre de girondins. La preuve, une augmentation chaque année du nombre de Rmistes dont 30 % de non qualifiés, un chômage plus élevé que la moyenne nationale notamment pour les longues durées, les constats des services de la PMI dont les demandes de suivis des enfants se multiplient. Pour J.-J. Paris, " tous les clignotants sont au rouge et expriment le besoin vital d'un renforcement du taux d'encadrement des élèves ". S'il se réjouit du plan de rattrapage de ces 3 dernières années qui avait vu des moyens supplémentaires alloués au département, la Gironde reste en queue de classement quand au rapport entre le nombre d'enseignants et le nombre d'élèves. J.-J. Paris constate que la dotation pour la rentrée 2006 n'est pas à la même hauteur, surtout pour faire face à la presssion démographique " Les maternelles en ZEP sont particulièrement visées puisqu'elles perdent de nombreux postes. C'est inacceptable et j'appelle tous les élus à la vigilance et à la mobilisation si nécessaire pour l'obtention de moyens en adéquation avec la demande de la population d'une école de qualité pour tous ". - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
53) Viticulture en Gironde comme ailleurs : Toujours dans le rougeJournée nationale d'action mercredi 15 février à Bordeaux. Partie du Languedoc-Roussillon, l'idée d'une manifestation unitaire nationale des viticulteurs n'a pas été retenue par le syndicat FNSEA qui veut éviter tout affrontement avec le gouvernement. Les actions ont donc été locales et de natures différentes. Si Narbonne, Nîmes, Avignon ont été des lieux de rassemblements, à Béziers les commerçants étaient invités à baisser le rideau et les entreprises à fermer leurs bureaux en signe de solidarité. A Bordeaux, c'est une action pacifique qui a été retenue avec distribution gratuite de bouteilles aux abords de la préfecture où une délégation a été reçue le matin et une campagne d'affichage insolite. Vendredi 10 février, une opération coup de poing avait été menée dans plusieurs super-marchés du Sud-Gironde où l'on pouvait trouver des vins de Bordeaux à moins de deux euros la bouteille. " A ce prix c'est la mort du producteur. On prône en France le commerce équitable avec le petit producteur de café brésilien, pas avec le petit viticulteur girondin " s'est désolé un manifestant. Le directeur du Leclerc s'est engagé à ne plus vendre de bouteilles en dessous de 2 euros durant l'année 2006. Les directeurs des hard discount seront rencontrés prochainement. Malgré la campagne d'arrachage, malgré les engagements des négociants et courtiers les prix restent très bas pour la barrique de rouge. Des mesures plus radicales contre la concurrence des vins du nouveau monde et pour un revenu minimum pour les viticulteurs sont à prendre. Manifestation à Bordeaux le 8 décembre 2004. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
54) Pour le retrait du CPE : Une pétition populaireRéunis, le 8 février 2006, à Paris, le PS, les Verts, le PCF, le MRC, les Alternatifs, le MARS, ont décidé du texte suivant : Nous exigeons du gouvernement le retrait du " contrat première embauche " qui, s'il était mis en oeuvre : - Aggravera la précarisation de l'emploi des jeunes : avec ce contrat, les jeunes embauchés seraient soumis à une période d'essai de deux ans, pendant laquelle ils pourraient être licenciés immédiatement et sans motif. Avec ce CPE, impossible de se projeter dans l'avenir, de se construire une vie autonome, notamment d'accéder au logement... - N'apportera aucune garantie de formation pour les jeunes. - Ne créera aucun emploi supplémentaire, par contre, tout jeune qui aurait du avoir un CDI se retrouvera avec un CPE. Ce contrat, après le CNE, est une nouvelle étape de la politique de la droite et du MEDEF qui remet en cause le droit du travail. ====> Non présente à la réunion du 8 février, la LCR a déclaré dans un communiqué qu'elle était " tout à fait d'accord pour être partie prenante de toute structure unitaire ayant pour but d'aider à la mobilisation contre la droite et le patronat " et a décidé de signer le tract et la pétition unitaire exigeant le retrait du CPE. ====> Samedi 11 février, une centaine de signatures a été recueillie au cours de la manifestation contre le CPE. La pétition est disponible à la fédération du PCF. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
55) Contre le CPE : Le combat continueLes syndicats appellent à une nouvelle manifestation le mardi 7 mars. Le passage en force de Villepin qui a dégainé le 49-3 pour mettre un terme à l'opposition parlementaire et resserrer les rangs à droite n'a pas affaibli la mobilisation contre ce projet qui veut généraliser la précarité. Les organisations de jeunes ont obtenu que le 7 mars soit une nouvelle journée d'action soutenue par les confédérations syndicales. Les jeunes et étudiants communistes multiplient les distributions de tracts afin d'informer les jeunes du contenu du texte et de les mobiliser pour qu'ils soient nombreux dans la rue le 7 mars. A Renne ou à Toulouse, les étudiants sont dans l'action. De Villepin justifie son passage en force en expliquant que tout n'avait pas été tenté contre le chômage et que devant tant d'urgences sociales, on n'avait pas le droit d'attendre. Il ne manque pas de culot. Pas plus que la création du CNE, la création du CPE pour les moins de vingt-six ans ne crée le moindre emploi. Ces dispositifs ne servent qu'à une chose : une substitution des emplois précaires aux emplois stables. C'est la norme sociale qui est visée, avec la volonté de la ramener des décennies en arrière. La mondialisation du dumping social doit devenir la règle. Le capital décide où, quand, à quel prix il veut se rentabiliser. Les salariés doivent se plier à ces exigences. De ce point de vue, le projet de CPE qui fait des jeunes salariés une marchandise jetable à tout moment est inspiré par les mêmes principes que ceux qui président à la directive Bolkestein, qui revient en discussion au Parlement européen : mettre toujours plus les salariés en concurrence pour tirer leurs salaires et leurs conditions de travail vers le bas. C'est encore et toujours la même logique qui prévaut dans le projet de loi sur l'immigration de Sarkozy : organiser un marché international d'immigrés piloté par les besoins des grandes firmes capitalistes. Créer des emplois ? Assez de bla-bla, des actes ! Si le Premier ministre prétend vraiment parler créations d'emplois, alors faisons-le ! Que le gouvernement ouvre grand les dossiers Arcelor ou SEB plutôt que de verser des larmes de crocodile sur les milliers d'emplois menacés sans jamais vraiment se donner les moyens d'agir ! Qu'il mette sur la table les comptes des groupes du CAC 40 dont les profits ont encore explosé à 30 milliards d'euros en 2005 dans l'indifférence totale des pouvoirs publics ! Qu'il nous explique comment il justifie la disparition programmée de milliers d'emplois publics dans les écoles, les hôpitaux, les sservices sociaux d'une manière générale ! L'heure est donc au rassemblement le plus large et le plus puissant dans l'action. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
56) Projet Sarkozy sur les migrants : Ensemble dire NonLe PCF appelle à refuser les dernières propositions du ministre de l'Intérieur concernant l'immigration. Le nouveau projet de réforme du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ddit loi CESEDA, instaure un précarisation extrême à l'encontre de femmes et d'hommes migrants, considérés comme jetables, comme superflus. Ce ne sont pas les êtres humains que ce projet considère mais la ressource économique qu'ils représentent, les catégories exploitables à merci qu'ils constituent, étroitement assujettis aux besoins des patrons. De façon générale, la droite prétend substituer une " immigration choisie " à ce qu'elle nomme une " immigration subie ". Choisie et subie, étant des qualificatifs se rapportant à notre pays. Inacceptable en ce qu'elle stigmatise les migrants, cette loi repose sur des mensonges et sur une véritable hypocrisie d'Etat. =====> Premier visé : le regroupement familial Des enfants, des jeunes, des hommes et femmes qui veulent tout simplement vivre en famille vont devenir personna-non grata en France. Si ce projet est adopté, il ne fera pas bon s'aimer entre Français et étrangers, vouloir vivre avec sa famille ou avoir des enfants. C'est ainsi que les parents migrants seront, à priori, soupçonnés de paternité de complaisance, que leur mariage sera automatiquement soumis à suspicion. Les conjoints de Français devront nécessairement disposer d'un visa long séjour, l'attente d'un visa dans le pays d'origine dure plus d'un an et même des années, ils devront attendre trois ans et non deux pour une demande de carte de résident. ====> Restrictions au droit de se soigner Ce projet s'attaque au droit de séjour déjà très restrictif des malades étrangers. Ainsi, la formulation " atteint d'une maladie d'une exceptionnelle gravité " devient : " l'état nécessitant des soins urgents dont l'absence mettrait en jeu le pronostic vital... " justifiant seul le séjour Thérapeutique en France. C'est absurde et cela peut-être criminel ! La multiplication sans fin des conditions exigées rendra l'espoir de la régularisation bien vain. Il sera très difficile d'obtenir ou de renouveler la carte de résident, ils veulent fabriquer de nouveaux sans papiers... ====> La soumission des migrants aux employeurs De plus ce projet instaure une véritable soumission des migrants aux employeurs. Seule, la possession du contrat de travail est susceptible de permettre l'obtention d'une carte de séjour. La rupture d'un tel contrat entraînant la remise en cause de la carte. Ces dispositions s'inscrivent dans la logique de l'attaque générale contre le code du travail et les protections sociales. Elles répondent aux vœux du Medef. Colonialiste dans son esprit et dans la lettre, le projet vise au pillage de travailleurs qualifiés, des cadres, dans les pays du Sud. La précarité n'est plus l'exception mais la norme sociale à laquelle nous devrions nous habituer. Il y a une terrible cohérence entre le contrat première embauche pour les jeunes, le contrat nouvelle embauche et cette loi de précarisation des migrants. Cette loi va totalement à l'encontre des nécessités et besoins de notre époque, pour une mondialisation progressiste, humaine, démocratique. Elle se situe à l'opposé de ce qui émerge dans les forums sociaux comme celui tenu à Bamako, au Mali, en janvier. ====> Le PCF propose une toute autre politique La régularisation de tous les sans papiers avec des cartes de dix ans, l'arrêt des expulsions, la fermeture des centres de rétention. La reconnaissance de la citoyenneté de résidence : le droit de vote et d'éligibilité à toutes les élections. Une politique de coopération au développement, valorisant l'apport des migrants. Le PCF en appelle à l'action, à l'engagement citoyen. Membre du collectif national " Unis contre une immigration jetable " nous soutenons l'appel à constituer de tels collectifs dans tous les départements. Nous proposons des forum débats pour une autre politique à gauche, avec les migrants... =====> Sans papiers de Bègles : Loto de la solidarité Il se tiendra le samedi 18 février à 20h salle Jean Lurçat à l'appel de parents d'élèves, d'enseignants, de citoyens, de familles, des personnels et d'élus... Nombreux lots. 2 euros le carton. Organisations participantes : FCPE, RESF, APEB, LDH, CNL Yves Farges et Maurice Thorez, Alternative Citoyenne, Mairie de Bègles, Association Bègles France-Tibilissi Georgie. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
57) Les Nouvelles de Bordeaux en bref . . .====> Interview de Jean Paul Petit : Erratum Une coquille s'est glissée dans l'article que nous avons publié la semaine dernière (No 1628 des Nouvelles) et qui fait dire à Jean-Paul Petit le contraire de sa pensée. Il fallait bien lire à la fin de la première question " Je ne me sens pas en désaccord avec la stratégie proposée par le conseil national " et non " je ne me sens pas en accord " comme il a été malencontreusement publié. Mais vous aurez fait vous même la correction. Toutes nos excuses à Jean-Paul. ====> Kouchner : Le CPE moderne ? Alors que toute la gauche parle de régression sociale, Bernard Kouchner juge positif le CPE car il est adapté au monde moderne. Transmis aux jeunes qui subiront pressions et exploitations en tout genre. Voilà la société moderne que leur propose le porteur de riz. ====> Bordeaux : Valade rêve Le président du groupe de droite à la CUB déclare dans Sud-Ouest rêver du futur de Bordeaux avec Hugues Martin, ce futur rimant bien sûr avec Juppé. Pour lui donc, la démocratie, c'est décider à deux de l'avenir d'une ville. Tant pis pour les centaines de milliers d'habitants, pour les autres élus. A-t-on besoin d'eux ? ====> Langon-Pau : L'Union contre l'autoroute Fin janvier à Aire-sur-Adour, 22 associations, différents syndicats et des partis politiques dont le PCF se sont mis d'accord pour fonder " L'association régionale Alternative à la Langon-Pau " présidée par Bernard Grobon de Coimères-Environnement. Tous se retrouvent pour s'opposer à un projet disproportionné qui ne résoudra pas le problème du transport par camion et coûtera un argent fou aux contribuables. L'association voudrait engager un recours auprès du conseil d'Etat et suivra avec attention le déroulement de l'enquête publique. ====> Sogerma Mérignac : L'avenir s'obsurcit encore Les 2 000 salariés de ce groupe aéronautique dont la moitié travaille sur des sites à Mérignac sont de plus en plus inquiets pour l'avenir de l'entreprise qui se débarasse de toutes ses filiales. Cette semaine le journal Sud-Ouest nous informe de la vente de Sogerma-Drawings à ECM. Les 23 salariés sont repris mais ne garderont leur ancien statut que pendant un an. Le co-président d'EADS et celui d'Airbus ont annoncé que la Sogerma risquait de perdre certains marchés dans l'aménagement d'avions de luxe. Comme quoi le développement d'Airbus ne profite pas à tout le monde. On sait aussi depuis que l'armée de l'air a choisi de confier l'entretien de ses C 130 à une entreprise portugaise que le soutien des pouvoirs publics et des ministres actuels est vraiment alléatoire. ====> Comité girondin du 29 mai : Assises pour l'Alternative Elles se tiendront le samedi 25 février à Bègles, salle Jean Lurçat de 9h à 18h. Les thèmes débattus en ateliers le matin seront la démocratie, les instituitions européennes, la fiscalité et la dette, le droit du travail, l'emploi et les luttes contre la précarité. Assemblées de discussion l'après-midi sur la question de l'alternative et d'une charte anti libérale. =====> Sans papiers de Bègles : Loto de la solidarité Il se tiendra le samedi 18 février à 20h salle Jean Lurçat à l'appel de parents d'élèves, d'enseignants, de citoyens, de familles, des personnels et d'élus... Nombreux lots. 2 euros le carton. Organisations participantes : FCPE, RESF, APEB, LDH, CNL Yves Farges et Maurice Thorez, Alternative Citoyenne, Mairie de Bègles, Association Bègles France-Tibilissi Georgie. ====> Pour Mumia : Bassens solidaire Suite à l'appel lancé par l'Humanité Hebdo, 13 communistes de la commune ont recueilli 300 euros qui ont été adressés au MRAP solidarité Mumia. Mumia Abu Jamal est un journaliste noir américain condamné à la peine de mort pour un crime qu'il n'a pas commis. Son exécution a été plusieurs fois repoussée. Un espoir de révision de son procès se fait jour mais il nécessite denouveaux frais de justice. Voilà pourquoi l'Humanité informait sur l'urgence de rassembler 100 000 euros. Message reçu par ces bassenais qui ont accompagné leur chèque d'une parole de l'écrivain Fatou Diomé : " Chaque pas mène vers un résultat escompté, l'espoir se mesure au degré de combativité ". ====> Bassens : Loto du PCF Samedi 18 février à 20h30 au gymnase Séguinaud. ====> Le Haillan : Poule au Pot Dimanche 26 février, les communistes du Haillan vous invitent à partager leur traditionnelle Poule au pot à partir de 11h45 à la salle du forum. Les tarifs sont de 20 euros pour les adultes, de 10 euros pour les enfants de 7 à 16 ans. Gratuit pour les moins de 7 ans. Les réservations sont à faire au près de René Bernardis au 05 56 34 01 93. ====> 10, 11 et 12 mars : Congrès départemental du PCF Il aura lieu à Gradignan, au centre de loisirs du comité social d'établissement de la Caisse des Dépôts. Après les conférences de section qui se seront tenus quelques jours auparavant, les délégués se réuniront pendant trois jours pour, entre autres, débattre de la base commune de discussion, discuter et vote les amendements qui seront proposés, élire un nouveau conseil départemental et les délégués qui participeront au congrès national. ====> Section Val de Garonne du PCF33 : Un forum à Cadillac Il se tiendra le vendredi 24 février à 20h30, salle de la mairie. Organisé à l'initiative du PCF qui sera représenté par son secrétaire de section Lionel Chollon ; il pourra compter sur la présence confirmée de Jean-Luc Surget, secrétaire de section du PS et Jean-Pierre Dufour, vice-président du conseil Régional pour les Verts. De nombreux syndicalistes ont été invités ainsi que des membres d'associations. Le collectif local des comités du 29 mai a été aussi interpellé pour être présent dans ce forum dont l'intitulé est " Pour réussir durablement à gauche et battre la droite en France et dans notre canton ". ====> Section La Réole du PCF33 : Forum programme Jeudi 2 mars 20h30 salle de la mairie avec la présence de Michel Dubertrand secrétaire départemental du PCF ====> Section de Coutras du PCF33 : Forum sur les services publics Vendredi 3 mars à Guîtres. ====> Pour le respect du vote des Français : 220 000 pétitions Le 9 février les communistes les remettaient dans chaque préfecture. 5 000 ont été déposées en Gironde. La remise de ces pétitions était un engagement du PCF. Dans un courrier en date du 8 février, J. Chirac répondait à M.G. Buffet qu'" il n'est pas d'usage qu'un pays revienne sur la signature d'un traité international ". Une réponse qui fait bien peu de cas de la légitimité de la demande exprimée avec force dans les urnes françaises. Une autre demande était formulée dans la pétition : le retrait de la directive Bolkestein. Chirac plaide que le Conseil Européen en a demandé à l'unanimité une complète remise à plat. Selon lui " un nouveau texte devra répondre aux préoccupations qu'ont été exprimées ". Or on sait que le contenu reste le même. ====> Décès Les communistes de Mérignac ont la douleur de vous faire part du décès de leur camarade et amie Monette Barateau. Monette nous a quitté samedi 11 février à l'age de 80 ans des suites d'une longue maladie. Médaillée de la Résistance, militante féministe, syndicaliste, Monette est toujours restée fidèle à son engagement avec les communistes et leur parti. De nombreuses et nombreux camarades mérignacais ont assisté aux obsèques, ont déposé une gerbe et lu un hommage. La section du PCF renouvelle ses condoléances à sa petite fille, ses arrière petits enfants, sa famille et ses amis. ====> Bénévoles des Nouvelles : Un repas bien mérité Si vous avez le plaisir de recevoir les Nouvelles chaque semaine dans votre boîte à lettre c'est grâce à une chaîne militante pas assez connue et reconnue. Il y a par exemple Jean-Pierre qui se charge des abonnements, des changements d'adresse, de la gestion des étiquettes. Il y a Denis et Toni qui chaque mercredi après midi, dès l'impression du journal, commence l'encartage et le pliage. Enfin, chaque jeudi matin, une dizaine de camarades prennent en charge l'envoi du journal en collant les bandes adresse. Tout doit être terminé et rangé dans les sacs pour le début d'après-midi. C'est une tâche très importante. Ce repas annuel en plus de sa convivialité est l'occasion de mettre en avant le travail militant de cette équipe qui ne cherche qu'à s'étoffer. Aussi si vous le souhaitez, si vous connaissez des camarades ou amis intéressés à faire vivre le journal en participant à son envoi, contactez nous au 05 56 91 45 06. Un co-voiturage peut être réalisé pour faciliter la venue au siège du journal rue Furtado à Bordeaux. Le repas des bénévoles des Nouvelles s'est tenu le 9 février en présence du secrétaire départemental du PCF, Michel Dubertrand ====> Nouvelle Humanité Dimanche : Lancement le 9 mars Tous les jeudis un nouveau magazine progressiste pour décrypter autrement l'actualité avec une large place accordée à l'image. Ce nouveau magazine va être une voix forte et différente dans le paysage de la presse magazine. Il va offrir un traitement de l'actualité différent, mettant en son cœur les grandes questions sociales de notre époque. Elle fournira des repères et des informations sur les droits des salariés, sur les questions de santé et d'éducation. Le forum des lecteurs, la télévision, les sorties, l'histoire feront de ce magazine un instrument de connaissance et de détente avec une grande utilisation de la photographie à forte valeur informative. La parution le jeudi matin permettra une plus longue présence en kiosque et de relancer une diffusion militante dans les quartiers et les entreprises. ====> Offre de découverte Pour vous ou vos amis : 5 numéros pour 10 euros au lieu de 12,50 euros (offre valable jusqu'au 31 mars) Nom prenom ....... Adresse...... Code postal ...... Ville ..... A renvoyer Sanz Florent ou à un CDH de votre connaissance avec le règlement, 15 rue Furtado 33 800 Bordeaux. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Echos d’Aquitaine
58) [CLCV] Liaison routière Langon - Pau en Aquitaine, Lettre ouverteJeudi 2 mars 2006, Liaison routière Langon - Pau en Aquitaine. Lettre ouverte Une enquête publique se profile, peut être, pour une forme d’infrastructure à péage que la population a majoritairement rejeté durant la concertation publique de Mars et Avril 2005. Le choix d’une autoroute à péage, qui est le vôtre et celui de vos pairs au travers de déclarations ou d’accords « divers » est donc en totale opposition avec les attentes et les expressions des populations de l’Aquitaine relatées également à maintes reprises par certains sondages. Où situez-vous l’égalité démocratique au travers de ce que vous appelez la participation citoyenne si vous ramenez cette concertation à votre seul avis ? Vous ne démontrez ni l’efficacité économique de ce projet quand vous projetez de détruire la majeure partie de l’économie sur l’axe actuel ni son urgence en regard des trafics déjà soumis très fortement aux coûts des contraintes énergétiques. Bien au contraire, vous cherchez à créer un nouveau couloir à trafic européen sur notre sol par une autoroute déficitaire. Pour justifier votre choix vous prétextez l’unité et la cohésion de l’Aquitaine par le péage alors que vous savez que plus de 60 % des automobilistes (5 000 v) resteront sur l’axe actuel, sans aucun aménagement de fonctionnalité, ni de rapidité, ni de sécurité. L’exemple de l’A89 est flagrant quand celle-ci enregistre seulement un report de trafic de 30 % (3900 v) de la RN 89, trafic pourtant bien supérieur à celui de l’axe Langon - Pau. Nous sommes à des siècles du seuil de rentabilité (20 000 v/j) d’une autoroute à péage sur Langon - Pau, seuil qui lui aussi ne fera qu’évoluer. Ce déficit, réel, viendra s’ajouter à la très forte pression fiscale à laquelle vous soumettez l’ensemble des consommateurs, rattachés aux diverses institutions, ce qui ne semble pas vous émouvoir. Vous êtes prêts à nous engager financièrement par l’emprunt, les taxes, l’impôt pour réaliser ce projet Langon -Pau sous une forme concédée. Pour y parvenir, tout en étant conscients du déficit, le Partenariat Public Privé semble vous convenir. Mais quelle que soit l’avance financière de la société privée, partielle ou totale, il faudra bien la remettre, intérêts compris et accompagnée d’une... marge. Quand les recettes ne rentrent pas, comment faire ? Dans ce cas présent, il appartiendra aux contribuables d’y faire face car l’autoroute appartient à l’Etat, quoique l’on en dise. Certes, le jeu d’écritures que vous voulez instaurer inscrira cette dette dans les comptes de l’entreprise et non dans ceux de l’Etat. Néanmoins, il nous faudra pallier à ce déficit en payant un « loyer ». L’entreprise privée fonctionnera donc avec une enveloppe d’Etat, des collectivités et, de nombreux avenants seront négociés pour assurer les divers financements qui verront le jour. Vous mobiliserez ainsi nos crédits publics pour cette infrastructure inéquitable au détriment de notre axe actuel au niveau de service peu élevé, de notre sécurité, de notre environnement humain et social, de notre économie locale. Comme d’habitude, vous positivez par l’abstraction de ce qui est négatif. Vous vous servez du possible retour à meilleure fortune sur ce projet concédé en jouant sur les leviers de la croyance, de l’ignorance organisée par le manque de transparence, du désintéressement généré à long terme qui se traduit par un certain fatalisme. Il serait temps de dépasser ces méthodes. Tous les éléments, issus des experts et des associations convergent favorablement vers les attentes des populations contre une autoroute à péage ceci, de Langon à Pau. Vous connaissez la solution la plus adaptée et la moins onéreuse qui est étudiée pour capter l’ensemble des trafics et offrir la gratuité à tous. Elle est chiffrée. Elle est proposée par un dossier issu des services du ministère de l’Equipement. Techniquement, elle est complète et développée comparativement au tracé à péage. Chacun peut la consulter. Vous avez le devoir de la défendre pour nous tous, de Langon à Pau et non de la mépriser en essayant de nous confiner dans une indifférente et banale enquête publique qui n’a pas lieu d’être et dont on sait le peu d’attention qui y est apportée par la suite. Nous attendons des décisions sages et respectueuses à l’égard de tous. Vous voulez faire des économies ? L’option aménagement de l’existant, quelle que soit la forme, permet d’économiser 150 millions d’euros sur 100 km. Prenez le temps de lire et d’analyser ce dossier réalisé par les fonctionnaires et que vous avez commandé. Vous voulez donner un niveau de service élevé à l’ensemble des automobilistes ? Optimisez l’existant en 4 voies, gratuit pour tous. Vous voulez valoriser les crédits publics ? Investissez-les dans la 4 voies plutôt que dans un tracé à péage. Ils rapporteront plus à l’économie locale, dixit les experts dans l’audit de février 2003. Vous voulez un axe fonctionnel ? 14 échangeurs et plus puisque évolutif par l’aménagement de l’existant contre 7 seulement pour le tracé à péage. Vous voulez réduire les nuisances, le morcellement du territoire, conserver l’intégrité géographique des communes? Ne multipliez pas les infrastructures, aménagez celle qui existe, c’est à dire optimisez l’existant. Regardez Toulouse qui a su faire des 2x3 voies, gratuites, avec un environnement urbain, industriel et commercial bien plus dense que celui de Langon à Pau. Vous voulez installer un développement durable et équilibré ? Prenez l’aménagement de l’existant, il répond à l’économie, au social et à l’environnement. Le projet est viable, équitable et vivable. Il prend en compte les besoins de la génération actuelle sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Vous voulez de l’innovation? Sortez des préjugés et des décisions toutes faites. Sortez de votre schéma autoroutier. Ecoutez enfin vos concitoyens. Vous voulez être crédibles ? Respectez le vote du 20.12.1993 des conseillers régionaux qui, unanimement se sont prononcés pour une liaison routière et non autoroutière. Respectez l’inscription dans les schémas de service en liaison routière sûre et rapide, et non autoroutière. Faites travailler nos entreprises, pérennisez notre économie et développez la main d’oeuvre locale par la construction de cet aménagement de l’axe. La bataille pour l’emploi, pour un développement durable au service des citoyens se gagne sur place et non avec des entreprises qui arrivent avec leur personnel. Donnez un sens humain et social à l’attribution des crédits publics, à leur répartition en fonction de projets nationaux, prioritaires, qui n’arrivent pas à en obtenir : LGV Tours/Bordeaux /Toulouse/Irun, rocade de Bordeaux à 2x3 voies, passerelle de Paludate à Bordeaux, déviation d’Aire sur Adour... Vous savez que le projet de liaison autoroutière payante n’a pas sa place, aussi bien dans sa localisation, (trafics non captés), que dans sa conception concédée. Le choix que nous vous demandons de faire est celui de la logique, de l’utilité, de la sécurité étendue à tous. Il passe par la réalisation d’une liaison routière, sûre, rapide, fonctionnelle, à terme en 4 voies et hors péage. Cette solution est suggérée par les experts et les associations. Elle est une combinaison de l’aménagement de l’existant sur place et au plus près (ASP / APP), issue des dossiers ministériels. Nous en appelons à vous, Monsieur le Président de la République, à vous, Mesdames et Messieurs les responsables du gouvernement, des collectivités, à vous Mesdames et Messieurs les élus et politiques, pour mettre un terme au projet autoroutier à péage et nous vous demandons de qualifier le projet de l’aménagement dit de l’existant dans le domaine des voies express. Nous allons enfin savoir si vous voulez réellement vous engager avec vos concitoyens pour travailler véritablement sur le projet qu’ils vous proposent. C’est pourquoi, nous restons très attentifs à l’écho, réel, que trouvera ce courrier, à vos réactions, à l’écoute que vous allez nous accorder, à la prise en considération du choix que nous attendons. Vous souhaitant bonne réflexion sur le sujet, nous vous prions de croire en nos salutations distinguées. Président de l’URA CLCV, Alain DUFFOURG - Lettre envoyée à : Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, Messieurs les responsables des collectivités de l’Aquitaine, Mesdames et Messieurs les Présidents de groupes à l’Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les élus, (Députés, CR, CG, Maires...) -- Union Régionale CLCV Résidence Le Ponant 2, terrasse du 8 mai 45 33000 Bordeaux - Tél : 05 56 90 74 74 - From: "CLCV" <clcv.33@wanadoo.fr>
59) A propos du CONTOURNEMENT DE BORDEAUX : Point de vue, Bordeaux, le 14 novembre 2003, La Conseillère Régionale Annie GUILHAMET, Présidente du Groupe Communiste et Apparenté==è LE CONTOURNEMENT DE BORDEAUX : Le débat serait-il sans objet ? La conclusion du maître d'ouvrage, avant même d'envisager les enjeux environnementaux -et ils sont conséquents- est celle-ci : " La réalisation du contournement ne résoud donc pas le problème de saturation de la rocade qui est essentiellement lié au trafic urbain et péri-urbain ". Je ne veux pas revenir ici sur les développements du dossier qui conduisent à une telle affirmation : chacun peut s'y reporter. Je souhaite insister sur l'importance de ce constat : la principale motivation avancée pour justifier le projet de contournement autoroutier, en concession et à péage, se révèle être sans fondement ! Convient-il alors de poursuivre le débat ? Je pense que oui, ne serait-ce que pour examiner la raison invoquée : la congestion de la rocade trouve sa cause essentielle dans le trafic urbain et péri-urbain. Et, on ne peut cependant faire l'économie du débat sur les causes de la croissance du trafic PL international, voire national, qui vient aggraver cette congestion. ==è LA ROCADE : L'ECHEC D'UN MODELE MODAL UNIQUE - Un symbole : l'actuelle passerelle ferroviaire Saint-Jean date de 1860 et elle est toujours, au niveau de l'agglomération, la seule traversée ferroviaire de la Garonne ! La rocade est mise en chantier au début des années 1970, avec des " pénétrantes " vers le centre de Bordeaux. Elle sera développée par étapes jusqu'à la situation actuelle, avec la mise en service du Pont Saint-Jean, du Pont d'Aquitaine, puis du Pont d'Arcins. Les missions confiées à la SNCF l'orientent vers le tout TGV. Le fret et les transports régionaux sont négligés et perdent du terrain. Les propositions communistes visant à utiliser la voie ferrée de ceinture et les voies ferrées convergeant vers Bordeaux sont ignorées, tandis que des décennies se perdent dans la mise en place d'un TCSP. Parallèlement, la France perd son rang de puissance maritime. Le cabotage maritime recule. Les potentialités du Port de Bordeaux sont délaissées par les acteurs économiques et politiques au moment où s'amorce la mondialisation. Il ne concerne aujourd'hui qu'un trafic résiduel de 8 MT, très loin derrière Nantes et Bilbao, alors qu'il pourrait être une des portes de l'Europe en décongestionnant les ports de la Mer du Nord, et en liaison avec une voie ferrée fret vers Lyon et l'Europe de l'Est. La priorité des priorités, c'est alors le tout routier et autoroutier. Les PL se multiplient sur les routes. Comme si les compagnies pétrolières et les constructeurs automobiles décidaient des destinées de la France ! La solution quasi-unique pour les Français et les Girondins, c'est le recours au véhicule individuel. Et le résultat, c'est la saturation de la rocade malgré les élargissements successifs après que le contournement ait été terminé. Nombre de villes, en France, en Europe, connaissent la même situation. Partout les mêmes choix ont prévalu : ils sont le résultat des mêmes orientations politiques. Le document du maître d'ouvrage en détaille les coûts pour chacun, pour la collectivité, pour l'économie, et donc pour les grands groupes eux-mêmes. C'est le début d'un réflexion salutaire. Ces dernières années, les Contrats de Plan Etat-Région, les schémas de services collectifs transport, le Livre blanc européen, amorcent une rupture en faveur d'un rééquilibrage modal. Cela est venu bien tard. Et des remises en cause se profilent. C'est cependant dans cette rupture qu'il convient d'envisager l'avenir, et non dans la perpétuation du modèle qui a conduit à l'échec. ==è L'ECHEC DU MODELE LIBERAL D'ORGANISATION ECONOMIQUE : Partout les mêmes orientations politiques et économiques ? Que sont-elles ? Depuis plusieurs années, voire décennies, les restructurations de l'économie capitaliste sont à l'ordre du jour. La financiarisation domine. Les actionnaires exigent des rentabilités à deux chiffres. Le concept d'entreprises sans usine a même été inventé. Partout, on filialise, on délocalise, à la recherche de nouveaux marchés, de main-d'œuvre à moindre coût, en Europe, en liaison avec l'élargissement à l'Est, en Chine ou ailleurs. Cette nouvelle répartition européenne et mondiale du travail implique un accroissement considérable des besoins en transport. Prenons quelques exemples. Ford assemble des Fiesta en Espagne. D'où viennent les principaux éléments : les boites de vitesse de Ford France, les éléments de moteur, carrosserie, transmission et suspension de Ford Allemagne, les instruments et carburateurs de Ford Royaume-Uni, les roues et autres éléments de carrosserie de Ford Belgique. On imagine les besoins de transport nécessaires ! L'Airbus 380 est aussi un immense Mécano industriel et logistique, un puzzle industriel mondial, entre les quatre filiales nationales (France, Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne) les quinze usines du constructeur et chez les centaines, sinon milliers de sous-traitants et fournisseurs, partout, en Europe de l'Est, en Asie ou aux Etats-Unis. Et très peu en Aquitaine ! Et seuls les tronçons assemblés emprunteront la voie maritime, avant une voie routière spécialement aménagée entre Langon et Toulouse... Ainsi, au total, un tiers des échanges mondiaux se fait à l'intérieur même des groupes, un autre tiers entre leurs filiales, sans parler des sous-traitants et fournisseurs. Cette organisation est certainement " rentable " pour les actionnaires, mais quel est le coût pour la société ? D'autant que, pour être véritablement profitable, ce système implique que le prix du transport soit le plus bas possible et ne reflète pas l'ensemble des coûts réels (bas salaires des chauffeurs dans un système à " juste temps " et à " flux tendu ", coûts des infrastructures et coûts externes pris en charge par la collectivité). L'humanité, nos sociétés, sont-elles en mesure d'inventer un autre modèle, qui préserverait les possibilités de coopérations entre les peuples sans les asservir à des critères de rentabilité ? - Le Livre blanc européen ouvre des pistes : - découplage progressif entre croissance économique et croissance des transports (remise en cause du modèle de production à flux tendus et du stock roulant) - rééquilibrage modal - économies d'énergie en relation avec le souci de réduire la dépendance vis à vis du pétrole, énergie non renouvelable dont les réserves ont des limites datées - politiques innovantes de tarification et de financement des infrastructures visant à faire payer le coût réel pour les marchandises - politique d'urbanisme et d'aménagement du territoire réduisant le besoin de mobilité entre logements et lieux de travail - le tout s'inscrivant dans " la nécessaire intégration des transports dans le développement durable ". Le rapport du maître d'ouvrage, s'il prend en compte les propositions de rééquilibrage modal énoncées par le rapport BECKER, rééquilibrage auquel il convient d'accorder aujourd'hui la priorité des priorités, n'engage pas plus avant la réflexion sur les autres pistes. Peut-être a-t-il considéré que ce n'était pas là de sa responsabilité. Pour ma part, j'ai entendu l'appel lancé par les Français à la politique et au personnel politique : celui de prendre les responsabilités qu'ils attendent d'eux et notamment face à ce qui est présenté comme une fatalité, à savoir de prétendues lois économiques, devant lesquelles les politiques publiques seraient impuissantes. Vous l'avez compris, je prends mes responsabilités pour dire qu'il y a des limites à la libre circulation des marchandises (et à celle des capitaux) et qu'il y a d'autres conceptions à faire prévaloir dans les coopérations entre les peuples, vers un développement partagé. ==è L'ECHEC D'UN MODE DE DEVELOPPEMENT URBAIN ET D'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE : J'ai énoncé, d'entrée, le constat du maître d'ouvrage : la saturation de la rocade est essentiellement liée au trafic urbain et interurbain. Et je viens de rappeler la piste de réflexion et d'action ouverte par le Livre blanc : la politique d'urbanisme et d'aménagement du territoire doit réduire le besoin de mobilité entre logements et lieux de travail. J'ajouterai ici qu'il ne saurait être question d'attenter au droit, à la liberté, de chacun de choisir son lieu de résidence et son mode de transport Cette liberté implique l'existance d'alternatives performantes et s'agissant des transports, d'un " droit au transport " affirmé dès 1982 par la LOTI. Quelle est donc la situation ? L'agglomération bordelaise est une métropole régionale qui, aujourd'hui, regroupe 35 % de l'emploi régional, selon l'INSEE. Je pense que cette donnée est la problématique principale à laquelle nous sommes confrontés. Parce que la majorité de ces 35 % d'emplois ne sont pas occupés par des personnes habitant l'agglomération, mais venant de tout le département et même des départements voisins. Ils sont à l'origine de dizaines milliers de déplacements qui convergent tous les jours vers la rocade et par les principales voies urbaines ainsi saturées, en l'absence de transports collectifs suffisants. Cette situation n'est pas le résultat de la fatalité ni d'une quelconque spontanéité. Il s'agit, là aussi, d'orientations politiques qui ont été systématiquement mises en œuvre depuis plusieurs décennies, depuis la concrétisation de l'idée de " métropoles d'équilibre " jusqu'à celle de " métropole européenne " avancée par le gouvernement actuel. Elles ont conduit à une " agglomération " des principales activités industrielles et de services au détriment des territoires environnants, privés, eux, de la taxe professionnelle mais devant supporter la charge de nombreux services. Le rapport du maître d'ouvrage met en évidence ce rôle du poids économique de l'agglomération et, s'il avance l'idée de ruptures nécessaires, il ne formule pas de propositions qui viseraient à inverser ces tendances. En clair, il convient de travailler à une autre conception de l'aménagement du territoire qui permette de sortir de l'hégémonisme métropolitain pour aller vers de véritables coopérations avec l'ensemble des villes et bassins d'emplois et de vie pour répartir équitablement les activités. Je pense que tout le monde aurait à gagner à cette conception renouvelée de l'aménagement du territoire et je ne doute pas que les services de l'Equipement pourraient y apporter leur contribution s''ils en recevaient la mission Cela permettrait certainement de sortir de l'impasse qu'ils constatent. ==è EN CONCLUSION : J'ai, successivement, mis en évidence la nécessité de trois ruptures profondes. En fait, ces trois ruptures sont elles-mêmes surdéterminées par au moins deux impératifs : 1/ l'épuisement des énergies non renouvelables : Vous conviendrez que ce n'est pas une question mineure lorsque l'on aborde les problèmes de transport. Cet épuisement est aujourd'hui daté : 40 ans environ pour le pétrole, 60 ans environ pour le gaz. Et tout le monde s'accorde à dire que, dès 2010, la demande en pétrole dépassera l'offre (l'intervention en Irak n'a pas été décidée sans causes). Les produits pétroliers vont se faire plus rares et plus chers. On débat aujourd'hui d'une réalisation autoroutière pour 2020, sans prendre en compte ces considérations. Pourtant, on ne construit pas une telle infrastructure pour 20 ans seulement ! Elles impliquent cependant que l'on réfléchisse dès maintenant à quelques questions : - la nécessité d'économiser ces énergies et les réserver pour d'autres utilisations que le transport (pour la chimie par exemple). En tout cas, leur coût va augmenter. Et la nécessité d'utiliser des énergies propres pour le transport. - la nécessité de trouver des énergies alternatives, l'hydrogène par exemple, à partir de l'eau notamment, ce qui implique l'intervention d'une autre énergie pour y parvenir (électricité), ce qui a également des incidences sur le coût. - plus globalement, il s'agit de rompre avec les logiques productivistes qui ont marqué le siècle précédent, et s'orienter vers un réel développement durable. 2/ Les transports, la pollution, les gaz à effet de serre : La canicule cet été a mis à nouveau ces questions au premier plan : - avec l'ozone et les pollutions diverses liées notamment aux transports et leurs effets sur la santé humaine. Je ne développe pas mais c'est, à mon avis, extrêmement inquiétant. Une partie importante de la surmortalité du mois d'août dernier est due à la pollution. On peut penser que l'on s'oriente pour ces prochaines années vers des recours judiciaires comme il y en a eu pour le sang contaminé, la vache folle et autres affaires qui illustrent que, aujourd'hui, le citoyen ne veut plus subir. - Les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique, qui ne sont pas moins préoccupants. Au total, beaucoup de préoccupations fortes quant à la perpétuation de modèles anciens qui n'apparaissent pas en mesure de faire face à des enjeux nouveaux. - A enjeux nouveaux, nouvelles solutions. Il faut sortir des vieux schémas. A l'évidence, c'est ce qu'appelle l'impasse soulignée par le document du maître d'ouvrage.
60) AUTOROUTE A 65 : Lundi après-midi, une délégation menée par Alain Rousset a constaté sur place l'avancée des travauxLe chantier de la déviation d'Aire avance bon train : R.M. - Lundi après-midi, le président de Région Alain Rousset a pu constater l'avancée des travaux de la déviation - PHOTO PASCAL BATS - Le président du Conseil régional d'Aquitaine, Alain Rousset ne pouvait envisager un déplacement dans les Landes sans faire un détour par la déviation d'Aire-sur-l'Adour, lundi après-midi. Accompagné entre autres de son vice-président Jean-Louis Carrère, du président du Conseil général des Landes Henri Emmanuelli, du préfet des Landes Pierre Soubelet, du maire d'Aire Robert Cabé, de représentants de la DDE et d'élus de communes concernées par le tracé du contournement, le président (PS) de Région, dont la dernière visite sur site remonte à janvier 2004, a pu constater l'avancée des travaux. Même si lundi après-midi, le concert des pelleteuses et excavatrices s'était momentanément tu en raison des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le département en fin de semaine précédente, « c'est une affaire qui tourne » a souligné le directeur départemental de l'Equipement (DDE), Michel Renon. « Même si on n'est jamais à l'abri d'un aléa technique, maintenant que toutes les hypothèques qui pesaient sur l'aspect environnemental du dossier sont levées, on commence à y voir plus clair », poursuivait-il, avant de détailler les grandes lignes d'un projet autoroutier déjà bien avancé qui se chiffre à 68,6 millions d'euros (dont 40 % à la charge de la Région et 20 % du Département). Après un an d'interruption, le chantier s'est complètement remis en route l'été dernier pour deux années intensives. Et pour l'heure, l'échéancier est respecté. L'entreprise Guintoli, adjudicataire des travaux, s'est attaquée dans un premier temps au secteur nord (3 kilomètres) avec la réalisation de l'échangeur. Des remblais de part et d'autre de l'ouvrage sont également en cours d'édification. La partie de la déviation située au sud de l'Adour (7 km) sera traitée par la suite. Les terrassements généraux devraient s'achever fin 2006. Dans le courant de cette année devraient également être lancés les appels d'offres pour les chaussées, les équipements de sécurité et les finitions, dont les premières opérations sont prévues courant 2007, au même titre d'ailleurs que les aménagements paysagers. Si le chantier ne prend pas de retard d'ici là, la déviation pourrait être mise en service fin 2007. http://www.sudouest.com/160306/reg_landes.asp?Article=160306a109915.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
61) [Forum-superieur] Echos de l’élargissement du mouvement contre le CPE en Aquitaine====> Université de PAU A 14 h, énorme AG de plus de 3000 étudiants. Après débats serrés: 1750 voix pour poursuite blocage et occupation, 500 contre. Le SNESup a prôné blocage et occupation. Jean Ortiz - From: "jean ortiz" <jean.ortiz@univ-pau.fr> ====> L'université de Pau est occupée par les étudiants depuis plus d'une semaine. Le président de l'université a suspendu les cours par 2 fois. Cette fois ci jusqu'à ce soir inclus. La dernière AG (lundi) a rassemblée plus de 2000 étudiants. Votes pour la grève avec blocage Pour : 1783 Contre : 540 et quelques abstentions. Hier, visite de la mairie de Pau ou ils ont été reçu par le maire André Labarrère qui les a soutenus (du moins en parole). Cet après-midi, blocage du péage de l'autoroute sous le regard débonnaire des flics qui ont quand même pris des photos ... Le personnel de l'université s'est réuni en AG la semaine dernière et participe au mouvement (ceux qui étaient à l'AG ...). Le lycée St John Perse est occupée depuis ce matin par les lycéens. Marianne. - From: Marianne Ligou <marianne.ligou@univ-pau.fr> ====> LIMOGES, 14 mars 2006 (AFP) - 12h06 - Mouvement anti-CPE: manifestation à Limoges, des facultés bloquées Près de 5.000 étudiants et lycéens, selon les organisateurs, 2.200 selon la police, ont manifesté mardi dans les rues de Limoges pour exiger le retrait du contrat première embauche (CPE), a constaté un journaliste de l'AFP. Le défilé a débuté vers 08h30 et est passé par les principaux établissements scolaires de la ville, gagnant progressivement en importance. Des assemblées générales tenues lundi dans les facultés de Lettres et sciences humaines et Sciences ont par ailleurs reconduit le blocage jusqu'à jeudi. La faculté de droit était également bloquée mardi matin, a constaté un journaliste de l'AFP. Plusieurs lycées sont également touchés par le mouvement anti-CPE comme Gay Lussac et Raoul Dautry à Limoges et Casimir Perrier à Tulle. Des "filtrages" y sont effectués à l'entrée. Le président de l'université de Limoges, Jacques Fontanille, ne s'est pas ouvertement prononcé pour le retrait ou le gel de la loi sur l'égalité des chances, instituant le CPE. Il a toutefois déclaré que "les responsables politiques doivent prendre leurs +responsabilités+ pour rassurer les jeunes sur leur avenir". Jacques Migozzi, doyen de la faculté des sciences de Limoges, a quant à lui affirmé à propos des étudiants: "Il ne s'agit pas d'une poignée d'excités qui manipule les foules. Ils manifestent leur inquiétude avec sang froid. Leur exaspération se nourrit du manque de dialogue, de la surdité du gouvernement". Les syndicats d'enseignants du secondaire et du supérieur ont manifesté mardi avec les étudiants et lycéens. - De : Frédéric Neyrat <fneyrat@club-internet.fr> ====> [cf. http://permanent.nouvelobs.com/social/20060313.OBS0355.html ] Des présidents d'université au créneau contre le CPE NOUVELOBS.COM | 13.03.06 | 18:32 La mobilisation contre le CPE a désormais atteint les plus hautes instances universitaires puisque huit administrations d'université ont à ce jour demandé le retrait. Le président de l'université Bordeaux 3, le professeur Singaravelou, a indiqué lundi 13 mars devant une assemblée générale de ses étudiants que son conseil d'administration demandait le "retrait du CPE". Il a précisé que le conseil d'administration avait "demandé le retrait du CPE à l'unanimité". "On ne veut pas de ce CPE dont je vous rappelle que l'université a été l'une des premières à le condamner", a-t-il déclaré devant plus de 800 étudiants massés dans un amphithéâtre bondé."Au-delà du CPE, c'est 30 ans d'échec de la politique de différents gouvernements qui se sont succédés", a-t-il ajouté. Et de conclure: "ce ne sont pas les interventions faites hier soir qui vont changer quoi que ce soit." ===> "Mobilisation nécessaire" Réunis en assemblée générale, les quelque 800 étudiants présents ont voté lundi à une large majorité un blocage total de l'université de Bordeaux 3 (lettres et sciences humaines) jusqu'à jeudi inclus pour exiger le retrait du CPE. Les étudiants ont voté à main levée et à une grande majorité pour la reconduction du blocage de l'université, qui est effectif depuis lundi matin. L'AG a eu lieu dans le plus grand amphithéâtre de l'université, comptant 700 places assises, et qui était bondé. Le président de Bordeaux 3 a encore assuré que les étudiants "sont dans leur droit mais (il faut que cela soit) dans le respect matériel et moral de l'autre". "Ils font l'expérience de la démocratie. Je n'ai aucune raison de briser les étudiants", a-t-il dit. "La mobilisation est nécessaire et je le comprends. Qu'il y ait blocage ou non, je l'accepterai", a-t-il conclu. ===> Strasbourg et Tours s'associent François-Xavier Cuche, le président de l'université Marc-Bloch de Strasbourg (lettres et sciences humaines), va demander à Dominique de Villepin de rétablir les conditions du dialogue. Et selon lui, cela " ne pourra se faire avec le maintien du CPE", a-t-il annoncé lundi."Le but est de reprendre le dialogue et je crois qu'aujourd'hui il n'est pas possible tant que le CPE est maintenu", a-t-il déclaré. Par ailleurs, des étudiants de l'Université Marc-Bloch ont voté lundi la poursuite de l'occupation de locaux sans blocage des cours. La prise de position du président de l'Université de Strasbourg intervient alors que les demandes de retrait du CPE se multiplient dans les instances universitaires. Le conseil d'administration de l'université François-Rabelais à Tours a également voté lundi en séance extraordinaire une motion demandant le retrait immédiat de la disposition législative relative au contrat première embauche (CPE).Cette motion a été adoptée par 23 voix pour, 2 contre et 7 abstentions, a précisé l'université."Le CPE intégré à la loi sur l'égalité des chances constitue, pour les jeunes de moins de 26 ans, une dérogation inacceptable au droit commun. La loi enferme durablement les jeunes, et notamment les diplômés de l'enseignement supérieur, dans une situation d'instabilité professionnelle limitant leur droit à construire leur avenir", indique le communiqué. ===> Après Paris, Toulouse et Nantes Ces annonces s'ajoutent à celles des deux "doyens" (directeurs d'UFR) de l'université Denis-Diderot (Paris VII) qui ont également déclaré s'être associés aux prises de position de trois présidents d'université, Toulouse III, Nantes et Paris X, demandant le retrait du CPE. Jean-Pierre Vallat, directeur de l'UFR de géographie, histoire, droit, économie et Etienne Tassin, directeur de l'UFR de sciences sociales, ont ainsi adressé aux universitaires un message. Ils expliquent ainsi: "Nous nous estimons responsables de l'avenir des milliers d'étudiants que nous formons et en tant que tels, nous estimons de notre devoir de réagir". "En l'absence de position du président de Paris VII, nous proposons de nous adresser au Premier ministre afin de demander la suspension du CPE et l'ouverture immédiate de négociations", ajoutent-ils. - From: Marc Champesme Marc.Champesme@lipn.univ-paris13.fr ====> Toulouse le Mirail De la part de S. Alava. Hier, réunis en assemblée générale, près de 520 personnels administratifs, techniques et enseignants ont voté la grève jusqu'à jeudi inclus afin d'apporter leur soutien au mouvement étudiant. c'est sur une proposition de notre syndicat que l'assemblée générale a décidé d'appeler les autres universités et les collègues enseignants et IATOSS à renforcer le mouvement contre le CPE. Cette prise de position fait suite à l'appel lancé par le président (syndiqué au SNESUP de l'Université, Rémy Pech, qui s'est associé au président de Nantes appelant à une suspension du CPE. Face à l'intransigeance de Villepin et compte-tenu des violences répétées du gouvernement contre les étudiants, il nous a semblé plus que jamais nécessaire, dans la logique de l'appel national lancé par le SNESUP, de montrer notre détermination en nous mettant dans un mouvement clair de grève. Le comité de lutte qui s'est créé à la suite de cet appel regroupe l'ensemble des organisations syndicales -cfdt, unsa, snesup-fsu, sud, cgt- qui, au niveau national, agissent en concertation pour faire céder le gouvernement. Une délégation sera présente mercredi à l'assemblée générale des étudiants afin de proposer une montée en puissance du mouvement sur l'ensemble des universités toulousaines. - From: Marc Champesme <Marc.Champesme@lipn.univ-paris13.fr> ====> Quelques infos Video extraits France 2 ce jour en (win media player) http://syndicalisation.snesup.fr/cpe/France2_060315_bordeaux_toulouseL.wmv ----------------- CPE : le recteur de l'académie de Bordeaux évoque un décalage des examens 15/03 12:54 : Le recteur de l'académie de Bordeaux, William Marois, a évoqué mercredi dans une interview à France-3 Aquitaine un éventuel décalage des examens, dénonçant dans le "blocage (des universités, ndlr) une atteinte aux libertés". Il "faudra peut-être dans certains cas décaler les examens et les cours", a-t-il dit ajoutant: "Il est indispensable que les étudiants aient eu tous leurs cours, sinon on ne peut pas valider une année universitaire". ---------------------- SUD OUEST : trois facs en grève à Bordeaux. tous les détails. AG bordeaux 4 12 heures Cliquez ou recopiez le lien ci-dessous dans votre navigateur pour le consulter : http://www.sudouest.com/150306/vil_gir_bordeaux.asp?ArticleRet=Article=150306a103692.xml Bonne lecture. La redaction de Sud Ouest. - From: <gerard.cendres@wanadoo.fr>
62) MANIFESTATION ANTI-CPE : Venus de tout le Béarn, les lycéens étaient nombreux dans le cortège palois. Saint-John-Perse restait occupé hier soirPrès de 2 000 à défiler à Pau : Natacha Thuillier C'est au cri du classique « Villepin, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue » que les lycéens et les étudiants ont parcouru les rues de Pau hier - PHOTO TADEUSZ KLUBA - Les lycéens ont donné le ton de la manifestation anti-CPE hier à Pau. Venus de Mauléon (en car), d'Orthez (en train) d'Oloron ou des établissements palois, ils étaient nombreux dans le cortège qui a arpenté la ville pendant deux heures, au son des tambours et autres djembés. Des manifestations anti-CPE étaient organisées au même moment partout en France. Celle de Pau hier matin a réuni un peu moins de 2 000 jeunes, 1 800 environ selon la police et notre comptage. ====> Des collégiens. Parmi eux, des... collégiens, eh oui !, de Clermont (Pau). Ils sont arrivés à une quarantaine au premier des rendez-vous donnés hier matin, à 8 h 30 devant le lycée palois occupé Saint-John-Perse. Sans adulte. Et sans que personne n'aille les chercher. Une balade sans trop savoir de quoi il retournait ? Tout faux. En tout cas pour certains d'entre eux. « C'est notre avenir à nous aussi. Ils nous prennent pour des bébés », lance un Kevin en classe de 4e qui, sur demande, est capable d'expliquer ce que c'est que le CPE : « C'est un contrat, on peut nous virer pendant deux ans. Les parents nous ont expliqué ». ====> Manifestation demain. En tout, 150 lycéens et collégiens étaient venus à ce premier rendez-vous. Après un détour par le lycée Baradat, ils ont rejoint le départ de la manifestation à l'université. Celle-ci est partie avec de maigres effectifs, moins d'un millier, dont 100 lycéens arrivés de Mauléon en cars. Mais les troupes ont grossi au fur et à mesure de l'entrée en ville et du passage devant les établissements Saint-Cricq et Barthou. Le sigle « CPE » avait excité l'imagination, il était possible de lire hier sur les banderoles des « Contrat pour esclave », mais aussi par exemple des « Couillonnade pour employé ». La manifestation s'est terminée place de Verdun, d'où doit partir, demain à 10 h 30, une autre manifestation anti-CPE à laquelle ont appelé les syndicats de salariés. Pendant le défilé, des élèves sont restés « occuper » le lycée Saint-John-Perse, dont les entrées ont été barricadées mercredi matin à l'aube. Les lycéens s'apprêtaient hier soir à passer leur deuxième nuit dans l'enceinte de l'établissement. http://www.sudouest.com/170306/reg_bearn.asp?Article=170306a28031.xml ====> MOBILISATION CONTRE LE CPE : Hier, les lycéens de tout le département de Dordogne ont répondu présents Deux mille jeunes sur le pavé : A. B., D. W. et F. D. Rassemblés. Des lycéens venus de tous les établissements de Périgueux, mais aussi de Nontron - PHOTO JEAN-CHRISTOPHE SOUNALET, « SO » - Comme il sied en ce genre de circonstances, le petit jeu des évaluations a fait rage, dès le début de l'après-midi, aux abords du tribunal de Périgueux, incontournable lieu de rassemblement. Pour couper court aux exégèses, on dira donc qu'ils étaient un bon millier. Ils étaient venus sinon pour en découdre, du moins pour houspiller ce fameux contrat première embauche. Florian, Naïma, Etienne, David, Adrien ou Mickaël, quelques-uns de la cinquantaine du potaches du lycée agricole de Coulounieix, savaient pourquoi ils étaient là : « Nous ne voulons pas être, un jour, des employés jetables ». L'un d'eux soulignait qu'il fallait être motivé pour venir : « Notre lycée n'a pas l'habitude de la grève. D'ailleurs même à 18 ans, nous devons, pour manquer les cours, fournir une autorisation des parents ! » ====> Pétition. Pendant ce temps, une jeune fille intrépide, Angèle, faisait circuler une pétition déjà bien remplie. Une voiture-sono aux couleurs vives de la FSU distillait des musiques toniques. Des jambes entraînées épousaient ici et là le tempo. S'emparant du micro, un orateur annonçait l'arrivée en car de copains de Nontron, et appelait à un sit-in prestigieux : mairie, préfecture... Un peu partout, dans la foule dense, les portables scintillaient et le printemps faisait sortir au soleil bouteilles de soda et nombrils juvéniles. Le cortège se mit enfin en branle peu avant 14 h 30. Juste derrière l'épaisse banderole jaune « Retrait du CPE », Alice et Pauline, en 1ere arts appliqués à Claveille, concédaient : « Il y a certainement de bons côtés dans ce CPE, mais nous redoutons la précarisation de l'emploi qu'il risque d'amener. Il faut revoir ça ! » Des militants CGT circulaient, avec des tracts, entre les rangs. Des passants, voulant traverser le cours Montaigne malgré la manif', se faisaient aimablement chahuter... ====> « Comme périr exploiter ». Quelques couvre-chef ou tatouages anti-CPE, mais sans plus : la manifestation n'a guère donné dans l'originalité côté slogans ou pancartes. On déchiffrait, au hasard de banderoles, CPE égale « Comme périr exploiter » ou « Contrat de précarité exemplaire ». On ressentait que nombre de jeunes manifestants étaient venus spontanément, comme pris au dépourvu, soucieux d'en savoir plus, suivant le mouvement (ainsi jusqu'au lycée Claveille) faute de le maîtriser. On défilait également ====> A Terrasson hier, où les lycéens d'Antoine de Saint-Exupéry n'ont pas désarmé. Ils étaient à nouveau 150 dans les rues de 14 heures à 17 heures, rejoints par les syndicalistes. Ils ont coupé un moment la circulation en s'asseyant au carrefour de la nationale 89 et se sont ensuite rendus à la mairie. Dans la matinée, ils avaient organisé dans l'enceinte du lycée pour expliquer leurs revendications. ====> A Sarlat, les lycéens de Pré de Cordy ont investi hier après-midi la capitale du Périgord noir en défilant dans les rues puis en bloquant par intermittence la circulation à l'entrée sud de la ville. Ils étaient près de 400 au plus fort de la mobilisation. http://www.sudouest.com/170306/reg_dordogne.asp?Article=170306a95917.xml ====> Les lycéens bergeracois encore mobilisés : I. S. Bergerac. Environ 250 jeunes ont manifesté hier - PHOTO I. S. - Les lycéens bergeracois étaient encore une fois dans la rue hier après-midi. Comme toujours, le rendez-vous avait été donné devant le lycée Maine-de-Biran. Une trentaine d'élèves du lycée viticole de La Brie à Monbazillac (en grève depuis le matin), une vingtaine du lycée professionnel Jean Capelle, et une poignée du lycée de l'Alba ont rejoint le gros de la troupe, issu de Maine-de-Biran. En tout, 250 jeunes se sont ébranlés vers 14 h 15 en direction du centre ville, derrière trois banderoles dénonçant le CPE et la précarité. Ils ont effectué trois sit-in, devant la sous-préfecture, dans la très commerçante et passante rue de la Résistance, et au rond-point du palais de justice. Ils sont ensuite descendus jusqu'à la mairie : le député-maire Daniel Garrigue est sorti pour dialoguer avec eux à propos du CPE. Un dialogue difficile... Certains seront sans doute de nouveau dans la rue demain matin, puisque les syndicats appellent de nouveau à manifester (10 h 30 devant le palais de justice de Bergerac). http://www.sudouest.com/170306/reg_dordogne.asp?ArticleRet=170306a95917.xmlArticle=170306a57395.xml ====> Dans la région : La mobilisation se poursuit Angoulême. Opération spectaculaire avec le blocage de la gare - PHOTO ALAIN BOURRON - Charente. Djembés sur les voies, distributeurs de boissons servant de podium, 700 lycéens charentais ont bloqué hier, entre 13 h 45 et 15 h 50, la gare d'Angoulême, perturbant la circulation de quatre TGV et deux TER sur l'axe Bordeaux-Paris et provoquant des retards de 30 minutes à 1 h 30. Les rideaux du relais presse, des guichets et de la briocherie minute avaient été baissés par précaution. Le bouclage de la gare s'est déroulée dans une ambiance de négociation permanente avec la police, mais il n'y a eu aucun incident.
Charente-Maritime. A La Rochelle, près de 2 500 étudiants et lycéens ont fait le tour du centre-ville pour terminer leur parcours, sans heurts, devant la Direction départementale du travail et de l'emploi. A Saintes, 600 élèves des lycées de la ville, mais aussi de Saint-Jean-d'Angély, Pons et Royan, ont bloqué le pont Palissy. A Jonzac, 200 élèves du lycée Jean-Hyppolite se sont rendus à la sous-préfecture. Dordogne. 200 manifestants à Bergerac et un bon millier à Périgueux. Au cours de leur tour de ville, lycéens et étudiants n'ont pas déployé de pancartes très originales mais montré une vraie détermination. Gers. Entre 500 et 1 500 personnes ont manifesté hier matin dans les rues d'Auch, le cortège regroupant majoritairement des lycéens, soutenus par les représentants locaux des syndicats. Les étudiants de l'IUT Paul-Sabatier ont voté la grève jusqu'à lundi. Quant aux élèves du lycée Pardailhan d'Auch, ils envisageaient de bloquer leur établissement ce matin. Gironde. Ils étaient entre 10 000 et 15 000, hier, dans les rues de Bordeaux (25 000 d'après les organisateurs, 6 800 pour la police). Moins que lors de la précédente manifestation, mais il n'y avait cette fois-ci que des étudiants et des lycéens. L'ambiance était très détendue, il n'y a eu aucun incident. Landes. Entre 500 et 600 élèves des lycées de Mont-de-Marsan ont défilé hier entre les arènes du Plumaçon et la préfecture des Landes. Puis une centaine de manifestants se sont retrouvés vers 14 heures devant la mairie montoise avant d'aller effectuer une visite symbolique au siège de l'UMP. A Dax, quelque 400 élèves ont perturbé le trafic routier au carrefour stratégique des Quatre-Chemins, sur la commune voisine de Saint-Paul-lès-Dax. Lot-et-Garonne. Hier, ils étaient, selon la police, 250 lycéens à manifester à Agen. Les jeunes ont tenté de pénétrer dans les locaux du Medef mais ont trouvé porte close. Le cortège a finalement pris le chemin du siège de l'UMP, en centre-ville. Las ! Les CRS leur en ont interdit l'accès. Après le jet d'une douzaine d'oeufs sur les policiers, les lycéens se sont réunis dans un parc pour préparer la manifestation de samedi. Pyrénées-Atlantiques. A Pau, la manifestation a réuni environ 1 800 jeunes avec une forte présence de lycéens venus de tout le Béarn. Au lycée Saint-John-Perse, un groupe d'élèves s'apprêtait hier soir à passer une deuxième nuit d'affilée dans l'établissement qu'ils occupent depuis mercredi. De leur côté, les étudiants ont reconduit à une large majorité (1 304 voix contre 533) le blocage de l'université. Jusqu'à mardi. A Bayonne, près de 800 étudiants et lycéens sont descendus dans la rue, une première depuis le début du mouvement anti-CPE. En assemblée générale, dans l'après-midi, ils ont décidé d'une nouvelle manifestation pour mardi. En revanche, les cours ne sont pas perturbés, pour l'instant, à l'université. http://www.sudouest.com/170306/une.asp?Article=170306a61429.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
63) INTERNET. -- Une course de vitesse est engagée entre opérateurs pour tenter de s'imposer sur le marché très concurrentiel de la connexion ultra-rapide, en particulier dans l'agglomération de PérigueuxLa guerre du très haut débit : Jérôme Glaize Instantané. « La concurrence va permettre aux abonnés de bénéficier d'un bien meilleur service à moindre coût », a souligné hier Claude Bérit-Debat (au centre), le président de la Communauté d'agglomération périgourdine - PHOTO JEAN-CHRISTOPHE SOUNALET, « SO » - Attendu depuis longtemps, l'Internet à très haut débit arrive enfin en Dordogne. Il fait même son entrée fracassante dans l'agglomération de Périgueux, où les particuliers et les entreprises vont bientôt avoir l'embarras du choix entre les fournisseurs d'accès pour se connecter à des vitesses quasi-supersoniques. Dans un secteur désormais largement ouvert à la concurrence, on sera bien loin de la 2CV poussive dont doivent pour l'instant se contenter beaucoup d'abonnés en zones rurales. C'est la Communauté d'agglomération périgourdine (CAP) qui a lancé le mouvement en décidant de créer son propre réseau en fibre optique. Claude Bérit-Debat, président de la CAP, a d'ailleurs annoncé hier l'organisation d'une série de réunions publiques (lire par ailleurs), destinées à informer les responsables d'entreprises et les habitants des treize communes concernées. La mise en place des équipements doit se terminer d'ici l'été (voir la carte). Cet investissement s'élève à 5 millions d'euros au total : la CAP en finance 1,7, la région Aquitaine 1,3 et le reste (2 millions) est pris en charge par la société LD Collectivités, filiale de Neuf Telecom, qui s'est vu confier le réseau en concession pour une durée de vingt ans. Cette société louera elle-même les lignes aux fournisseurs d'accès internet présents sur le marché (Free, Neuf, Cegetel, Club Internet, etc.). Bouleversement. Grâce aux 40 kilomètres de fibres optiques actuellement en cours de pose dans l'agglomération de Périgueux, les entreprises se verront proposer une vitesse de connexion en théorie illimitée. Quant aux particuliers, ils pourront accéder au dégroupage total en ADSL 2+ (jusqu'à 20 MO), autrement dit surfer confortablement sur le Web, téléphoner gratuitement et recevoir plusieurs dizaines de chaînes de télévision par Internet, le tout pour des forfaits avoisinant les 30 euros par mois. Ce bouleversement touche également France Télécom. Soucieux de ne pas laisser ses nombreux concurrents lui tailler des croupières sur un créneau qu'il a lui-même tardé à occuper, l'opérateur historique inaugure aujourd'hui en grande pompe un nouvel équipement en partie financé par la commune de Coulounieix-Chamiers et qui doit lui permettre de proposer des connexions à très haut débit sur les zones d'activités économiques autour de Périgueux. Cette guerre commerciale qui s'annonce laissera sans doute de marbre une partie des habitants de la Dordogne. Selon le Conseil général, « 7 à 10 % de la population périgourdine risque d'être privée d'Internet à haut débit ». Le Département travaille donc « à la couverture des zones dites "blanches" ». Ces zones doivent être recensées avec précision et « une étude sera conduite pour connaître la technologie les plus adaptée à la couverture du milieu rural isolé ». Il suffit juste de patienter. ====> Entreprises : En première ligne. La création d'un réseau en fibre optique dans l'agglomération de Périgueux et l'empressement que manifeste aussi France Télécom ne doivent évidemment rien au hasard. Le très haut débit comblera bien sûr les attentes des particuliers captivés par Internet. Mais il répondra surtout aux besoins de beaucoup d'entreprises qui l'utilisent au quotidien pour échanger des fichiers avec leur siège social, leurs filiales, leurs fournisseurs ou leurs clients. Principales visées, les zones d'activités qui ceinturent la ville préfecture. « Beaucoup se disent effectivement déjà intéressées », confirme Laurent Granger, président du tout jeune Club des Entreprises Péri-Ouest, installé sur la zone d'activités de Saltgourde. Responsable départemental de la société Frans Bonhomme, il peut évidemment se réjouir d'avoir décroché le contrat des tubes en plastique qui protègent le réseau en fibre optique. Mais c'est surtout les services rendus au quotidien par le très haut débit qu'il met en avant. « Souvenez-vous : il y a quelques années, nous n'avions encore que le fax ! », rappelle-t-il. ====> Réunions publiques La Communauté d'agglomération périgourdine (CAP) organise à partir de la semaine prochaine une série de réunions publiques pour présenter son futur réseau en fibre optique. Entreprises : mercredi 22 mars, de 8 h 15 à 9 h 30, au Jaune Poussin, 33 rue du Président-Wilson à Périgueux. Particuliers : mardi 28 mars, 20 h 30, salle des fêtes de Champcevinel (habitants de Champcevinel, Château-l'Evêque et Trélissac); vendredi 31 mars, 18 heures, salle Montaigne au Théâtre de Périgueux (Périgueux, Coulounieix-Chamiers et Trélissac); mardi 18 avril, 20 h 30, foyer socio-culturel de Chancelade (habitants de Chancelade et la Chapelle-Gonaguet); mardi 9 mai, 20 h 30, à la maison du Temps Libre de Marsac (habitants de Marsac, Razac, Coursac et Coulounieix-Chamiers); mardi 16 mai, 20 h 30, salle du conseil à la mairie de Notre-Dame-de-Sanilhac (habitants de Notre-Dame-de-Sanilhac et Coursac); lundi 29 mai, 20 h 30, salle Storelli à Antonne-et-Trigonnant (habitants d'Antonne et Escoire). http://www.sudouest.com/160306/reg_dordogne.asp?Article=160306a94264.xml ==è En zone rurale, des connexions par les prises électriques Les habitants de Saint-Laurent-des-Vignes vont désormais pouvoir surfer sur l'Internet en haut débit. Depuis hier, cette commune de 773 habitants, voisine de Bergerac, est le premier site du département à disposer du Courant porteur en ligne (CPL). Ce dispositif permet aux abonnés se trouvant dans les « zones blanches », c'est-à-dire qui ne pourront jamais bénéficier de l'ADSL pour des raisons techniques, d'avoir malgré tout accès au haut débit. Et ce grâce à la transformation des réseaux électriques basse et moyenne tensions en réseaux de télécommunication, qui permettent de transmettre des données. D'ici fin avril, trois autres communes auront le CPL : Paussac et Saint-Vivien, Campagnac-les-Quercy, et Besse. Il en coûtera aux utilisateurs 200 euros HT de frais d'accès (modem), puis 25,90 ou 39 ,90 par mois selon le débit souscrit. Le Syndicat départemental d'énergies de la Dordogne (SDE 24) prendra en charge les frais d'accès et les abonnements pendant six mois. Cette initiative a été prise par le SDE 24, pour « contribuer à l'aménagement du territoire », note son président Jean-Yves Martegoutte. EDF, sa filiale EDEV CPL Technologies (qui a réalisé l'installation) et France Telecom sont partenaires de cette opération d'un coût de 520 000 euros (dont 470 000 euros d'investissement), financée à hauteur de 100 000 euros par l'Etat. Le premier adjoint de Saint-Laurent, Jean-Claude Portolan, le vice-président du SDE 24, Philippe Ducène, le député-maire de Bergerac, Daniel Garrigue et le préfet, Raphaël Bartolt, se sont félicités de cette avancée vers la réduction de la fracture numérique. http://www.sudouest.com/160306/reg_dordogne.asp?ArticleRet=160306a94264.xmlArticle=160306a87077.xml - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/
Echos de Rencontres
64) Saint Macaire : Pour les services publicsLundi 20 février, 20h30 à la Mairie, assemblée générale du Mouvement de Sauvegarde, de Promotion et de Démocratisation des Services Publics en Sud-Gironde. Ce mouvement initié et animé par Jacques Delaveau défend depuis quatre ans, l'idée que la société doit être basée sur la solidarité (Services Publics, Sécurité sociale avec ses quatre branches). Les attaques patronales et gouvernementales contre les Services Publics (Poste, EDF, DDE, EN...) et la Sécurité Sociale (maladie et retraite) ne peuvent que confirmer cette démarche. Le mouvement se réjouit de l'ampleur qu'a pris le mouvement de défense des Services Publics avec en point d'orgue la manifestation de Paris le 19 novembre 2005 à l'appel de la toute nouvelle Fédération Nationale de Défense et de Développement des Services Publics. Le mouvement apprécie que durant la campagne pour le référendum sur la Constitution Européenne les valeurs et les thèmes défendus depuis plus de quatre ans aient occupé une place centrale. Poursuivant sa politique d'information dde la population le mouvement a invité Claude Debons pour animer à St-Macaire un débat sur les transports publics qu'il faudra approfondir. Avec l'UL CGT du Sud-Gironde, les Municipalités de Fargues, St-Macaire St-Maixant, St-Martial et St-Pierre d'Aurillac, une conférence sur la fiscalité a été organisée le 20 janvier 2006 dont l'animateur était Michel Fontaine. La bataille sur la nature et l'utilité sociale des impôts est éminemment politique. Le mouvement participe systématiquement à toutes les réunions et aide les actions de défense de la Sécurité Sociale et des Services Publics (Poste, EDF...) en apportant son point de vue tout en respectant les initiatives. Son objectif n'est pas de récupérer des victimes des mesures de casse des Services Publics mais de motiver ses concitoyens et de fédérer les différents intervenants (usagers, salariés et élus) afin qu'ils s'opposent à cette politique. Ansi c'est logiquement qu'il a participé aux campagnes d'information pour que la route Langon Pau soit sécurisée mais reste gratuite, pour alerter l'opinion sur les dangers des mesures prises par Fillon concernant l'assurance maladie de la Sécurité Sociale. " Nous avons alerté les élus et la population sur les répercussions qu'auront ces mesures sur les budgets des collectivités territoriales et par là même sur le montant des impôts locaux, qui sont injustes car ne dépendant pas des revenus (+ 13 % sur la part départementale). Nous espérons que les élus locaux ferons preuve de plus de combativité que par le passé, rejoignant ainsi leurs collègues de l'Ardèche, de la Creuse et des Charentes " précise Jacques Delaveau. Les thèmes envisagés des prochaines conférences seraient " patrimoine et services publics ", " Quelle politique dans le domaine du logement " (financement, nature, localisation...). Une intervention dans le débat sur l'eau " régie ou affermage " et sur celui des ordures ménagères " taxe ou redevance " est aussi prévue. Possibilité de contact : Delaveau Jacques, 5, route de Mounissens 33490 Saint-Pierre d'Aurillac. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
65) Bègles : La colonisation en questionA l'appel d'un collectif* un débat s'est tenu le jeudi 23 février 2006 à 20h30, Centre Jean Lurçat. Après une première victoire contre les nostalgiques de la colonisation, tout reste à faire pour que la France se mette au clair avec son passé... La paix a besoin d'une mémoire et d'une histoire sans concession. L'intensité du débat autour de l'article 4 de la loi du 25 février 2005 consacrant le " rôle positif " de la colonisation montre que la question du fait colonial et de l'appréciation que l'on peut en avoir, est un sujet très actuel en France. Il est donc nécessaire de se demander pourquoi. Réécrire ou retirer un article d'une loi efface-t-il pour autant les raisons de fond qui l'avaient sous-tendu ? Certainement pas, surtout lorsque cette abrogation par décret s'effectue à la va-vite et sans débat au Parlement qui l'avait adopté. Si le reste de l'article de loi demeure en vigueur, cette abrogation constitue néanmoins une première victoire pour tous ceux, enseignants, associations, historiens, universitaires, partis de gauche qui se sont mobilisés pendant un an contre une disposition législative réhabilitant " l'œuvre civilisatrice de la colonisation ". Ce n'est pas parce que les jeunes générations n'ont aucune responsabilité dans l'asservissement d'êtres humains par d'autres êtres humains, ni dans les affrontements qui ont pu opposer des peuples entre eux, que cela doit conduire pour autant à l'oubli ou à la négation de l'histoire. Accepter de reconnaître lucidement chaque histoire, c'est permettre à chacun de se positionner en individu ouvert et tolérant. Et c'est aussi donner aux générations futures toutes les bases sociétales qui mettent en avant le respect de l'autre. La possibilité de vivre et de progresser ensemble dépendra de notre capacité, à accepter nos différences, à construire un espace démocratique fondé sur des valeurs à la fois universelles et pluri-identitaires ainsi qu'un espace européen tolérant qui prône un partage des Cultures et respecte partout les droits sociaux, de l'Homme et des citoyens. Le débat sur ce sujet de société est toujours d'actualité, n'en déplaise à ceux qui voudraient l'enterrer ! Le recul du chef de l'Etat et de son gouvernement n'est qu'un premier pas sur lequel nous devons nous appuyer, pour aller en toute transparence vers la clarification des consciences. (*) Les Verts Bègles, le PCF Bègles, La Société Civile, l'Association Diverscités, Les Amis de l'Alternative Citoyenne. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
66) Forum de Floirac : Débattre pour construireC'était Mardi 28 février 2006 à 18h30, Maison des Sports et de la Culture. Chaque citoyen(e) était invité(e) à venir débattre pour construire l'avenir. La droite au pouvoir mène une politique qui remet chaque jour en cause les acquis sociaux, le droit du travail, la protection sociale, l'école, les libertés... Des luttes sociales sont engagées par le monde salarié, mais peut-on aujourd'hui construire ensemble les choix politiques complètement différents ? Les communistes pensent que oui. Le 29 mai 2005, malgré un large consensus des partis politiques de droite et du PS, une majorité de françaises et de français s'est mobilisée pour dire Non au traité constitutionnel. C'est ce résultat politique, et la lutte des salariés des ports et docks qui vient de permettre aux ports français et européens de maintenir leurs statuts, rejetant une directive " à la Bolkenstein ". Dans le même temps, les médias nous manipulent pour que nous ne pensions qu'à une seule chose : le " Top 50 des présidentiables ". Il ne faudrait surtout pas que nous nous posions la question sur des possibles changements, sur les contenus alternatifs nécessaires. C'est la question essentielle posée aujourd'hui. Nous la mettons en débat dans les forums. Cet objectif s'inscrit dans les exigences exprimées par le référendum du 29 mai et par les grandes mobilisations sociales. En présence et avec la participation essentielle de tous les citoyens, toutes les formations de gauche sont invitées à donner leur point de vue dans ces échanges. Il en est de même des organisations syndicales et des associations. Nous voulons battre la droite et le faire durablement. Pour ne pas subir une énième alternance, nous devons construire ensemble l'intervention et l'engagement des citoyens sur des objectifs clairs et précis reprenant les exigences populaires. C'est la garantie nécessaire à leur mise en application. Les communistes vous invitent à Continuer à débattre pour construire ensemble l'avenir. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
67) Bénévoles des Nouvelles : Un repas bien méritéSi vous avez le plaisir de recevoir les Nouvelles chaque semaine dans votre boîte à lettre c'est grâce à une chaîne militante pas assez connue et reconnue. Il y a par exemple Jean-Pierre qui se charge des abonnements, des changements d'adresse, de la gestion des étiquettes. Il y a Denis et Toni qui chaque mercredi après midi, dès l'impression du journal, commence l'encartage et le pliage. Enfin, chaque jeudi matin, une dizaine de camarades prennent en charge l'envoi du journal en collant les bandes adresse. Tout doit être terminé et rangé dans les sacs pour le début d'après-midi. C'est une tâche très importante. Ce repas annuel en plus de sa convivialité est l'occasion de mettre en avant le travail militant de cette équipe qui ne cherche qu'à s'étoffer. Aussi si vous le souhaitez, si vous connaissez des camarades ou amis intéressés à faire vivre le journal en participant à son envoi, contactez nous au 05 56 91 45 06. Un co-voiturage peut être réalisé pour faciliter la venue au siège du journal rue Furtado à Bordeaux. Le repas des bénévoles des Nouvelles s'est tenu le 9 février en présence du secrétaire départemental du PCF, Michel Dubertrand - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
68) RESF33: audience à la préfectureBonjour, Vous trouverez ci-après, pour information, le compte rendu de l'audience du lundi 6 mars dernier (établi par Brigitte Lopez de la FSU): Celine Bru (ASTI), Marie Laure Durand ( Comité Deyries), Brigitte Lery ( Verts), Brigitte Lopez ( FSU), Didier Terrière ( LDH) et Michel Labrousse( FCPE) composaient la délégation. Nous avons été reçus par Mr Peny, secrétaire général de la préfecture et Mme Larrède, chef de bureau des étrangers, pendant plus d’une heure et demi. ====> En résumé. Nous avons été reçus longuement (une heure et demi ) ce qui dénote l’importance politique de ce dossier. Le Secrétaire Général était visiblement là pour connaître nos intentions, notre représentativité, notre détermination. En effet, la durée de l’entretien n’était nullement motivée par son contenu puisque nous n’avons rien appris de nouveau et que le préfet s’en tient et s’en tiendra aux consignes ministérielles : pas d’expulsion jusqu’en juin, expulsions après, accord pour voir les cas par cas. Dans ces conditions, le climat de l’entretien a été tendu, mais nous avons pu exprimer toutes nos analyses. ====> En détail En introduction, nous avons expliqué le but du RESF et expliqué que notre mobilisation ne s’arrêterait qu’au moment où les familles d’enfants scolarisés auraient une solution viable et durable pour rester en France, si elles le désiraient. Nous avons ensuite exprimé plusieurs demandes, toutes relatives à la situation des personnes sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière et qui ne sont pas expulsées jusqu’en juin du fait de la circulaire Sarkosy - arrêt des mesures d’intimidation vis à vis de ces personnes et du harcèlement policier auquel elles sont exposées - arrêt de l’envoi des arrêtés de reconduite à la frontière - autorisation de travail - délivrance d’un papier attestant que bien qu’étant sous le coup d’un ARF ces personnes n’ont pas à être inquiétées. ==è Mr Peny nous a fait la réponse suivante : La règle est la même depuis plus de 40 ans : un débouté du droit d’asile a vocation à être expulsé. La circulaire Sarkosy n’a aucune incidence sur la mesure d’éloignement, elle n’est que reportée. Il n’est pas question d’embrayer sur une nouvelle année scolaire. Puisque ces personnes n’ont pas le droit de séjourner il ne peut y avoir réouverture des droits (autorisation provisoire de séjour ou autre). Pour les étrangers malades, demande a été faite à la DDASS d’étudier les situations en fonction des maladies qui peuvent être soignées à l’étranger. Le fait d’être malade n’entraîne pas automatiquement une obligation de rester en France. (Mme Larrède a même précisé qu’il fallait que la maladie ait un caractère de grande gravité). Dans le cas des réexamens de dossiers demandés par les étrangers, la plupart du temps ce sont des démarches « dilatoires », « c’est une immigration économique, point barre ». La préfecture demande donc une procédure prioritaire, plus expéditive. Mme Larrède nous a même dit : « Je vous en fais tous les jours sous Word des documents nouveaux » (justifiant un réexamen NDLR). Dans ces cas non plus, pas de réouverture des droits. La réouverture des droits même temporaire, c’est la porte ouverte à des demandes ultérieures qui ne pourront pas être refusées. Le Secrétaire Général a un certain pouvoir d’évocation humanitaire même après un refus de l’OFPRA. Il l’utilise, mais c’est du cas par cas, de « l’intuition ». Si ces cas nous sont signalés, ça peut aider bien sur. Il recevra les comités de soutien qui en feront la demande. Nous avons, dans nos interventions - contesté les procédures prioritaires qui à priori postulent que ces étrangers ne sont pas des demandeurs d’asile - mis en exergue la contradiction qu’il y a à refuser une autorisation de travail à des personnes qui restent de toute façon sur le territoire ( maladie, circulaire Sarkosy) - insisté sur l’entrée humanitaire dans le traitement de ces dossiers En conclusion, nous avons rappelé notre détermination, souligné l’émoi soulevé dans les écoles par les cas de ces enfants et le large soutien qu’ils rencontrent et nous avons dit que nous étions prêts à très largement nous mobiliser si les expulsions reprennent fin juin. - From: Vilmont Maurice <mauricevilmont@yahoo.fr>
Points de vue
69) Michel Dubertrand : Réélu à la direction du PCF Girondin==è Les Nouvelles : Comment as-tu vécu ces trois jours de conférence départementale ? -- Michel Dubertrand : Cette conférence s’est tenue dans un climat politique et social complètement différent d’il y a trois ans. Il faut rappeler que la dernière conférence s’était tenue après le séisme du 21 avril et la claque reçue par les communistes au premier tour des élections présidentielles. Cette année, après la victoire du Non au référendum, avec de très nombreuses adhésions qui nous permettent de finir l’année 2005 avec plus d’adhérents qu’à la fin 2004 (pour la première fois depuis 1981, le nombre d’adhérents progresse d’une année sur l’autre), avec le combat contre le CPE, j’ai noté beaucoup de sérénité chez des congressistes qui voulaient débattre, faire partager pleinement leurs convictions, les confronter aux autres. Cette conférence a été, je pense, à l’image d’un bien être communiste qui s’était manifesté lors des dernières luttes et lors des conférences de section qui l’avaient précédées. ==è L. N. : Penses tu que la statégie politique proposée par le texte du congrès a été mieux perçue ? -- M. D. : Notre démarche consiste à faire de la politique autrement. Nous proposons de travailler en priorité sur le contenu d’un projet politique alternatif et antilibéral afin d’éviter le double piège que représente une élection présidentielle c’est à dire le développement de la bipolarisation et de la personnalisation. Nous mettons donc en débat des candidatures de rassemblement sur des bases antilibérales aux élections législatives et une candidature communiste à la présidentielle. Cela bouscule la percéption habituelle qu’ont les gens de la politique. Cela s’est vérifié dans le congrès. Il y a eu besoin de préciser cette démarche et il y a encore besoin de le faire. Il faut absolument éviter toute confusion entre candidature unique de la gauche et candidature antilibérale de rassemblement. ==è L.N. : Les communistes sont-ils en capacité d’être les acteurs du changement tant attendu ? -- M.D. : Tous les militants qui n’avaient pas vécu jusque là l’expérience des forums, des débats contradictoires ont pu vérifier lors du débat sur l’eau que nous avons inscrit samedi matin au coeur de la conférence et qui était ouvert à différentes forces politiques et associatives, que les communistes ne devaient pas avoir peur de porter publiquement leurs propositions alternatives et de les confronter avec d’autres forces politiques. Nous n’avons vraiment rien à craindre du débat public. J’espère que cela va dynamiser l’organisation de forums dans les semaines à venir dans tout le territoire en choisissant peut-être de les centrer autour de thème bien précis. Mais cela ne va pas nous empêcher de continuer à mener un travail de proximité avec la pétition unitaire contre le CPE, ou par exemple la défense des locataires contre les expulsions, qui vont être de nouveau autorisées malheureusement par la préfecture, et pour le droit au logement pour tous. Mais il y aussi la diffusion militante de l’Humanité Dimanche qui doit être présente aux portes des entreprises (6 vendues le 9 mars à l’entrée de la SAFT), sur les marchés. ==è L. N. : Comme tu l’as dit, cette conférence était ancrée dans l’actualité. Quel est ton sentiment sur la question du CPE ? -- M. D. : Je souhaite que le CPE soit retiré. C’est à portée de main. Villepin a déjà perdu dans les consciences. On n’est plus dans une bataille de jeunes. Le monde du travail a bien pris conscience que c’était l’ensemble du code du travail qui était mis en cause et qu’il fallait le défendre d’urgence. Après le 29 mai 2005, obtenir le retrait du CPE serait une nouvelle victoire contre le « fatalisme » que veulent imposer Sarkozy, Villepin et le Medef. Le PCF girondin appelle donc tous ses adhérents à participer à la grande manifestation du 18 mars prochain. ==è 150 adhérents ont participé à la 40ème conférence départementale du PCF qui s’est tenue les 9, 10, 11 juin. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 mars 2006 - No 1633 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
70) " Mettre en débat la candidature communiste " Par Pierre Vignau, section rive droite du PCF33.Dans sa contribution à la tribune de discussion la semaine dernière, Jean-Michel Turmel de la section des Cheminots pose la question de quel signe fort pourrait redonner l'espoir à toutes celles et tous ceux qui ont voté " non " et cela, pense-t-il, ne serait pas avec une candidature communiste. Sur cet aspect, je pense que la candidature communiste serait une candidature de gauche, une candidature " témoignage " comme disent certains mais n'est-ce pas le contenu jusqu'à aujourd'hui de toutes les candidatures ? Dans le même temps, il pense que la campagne développée par les partisans du " oui " au PS, le confirme dans son idée qu'il y a des divergences indépassables avec les socio-libéraux. Les deux réflexions politiques associées sont, me semble-t-il, exemplaires de l'approche que l'on peut avoir du débat politique et des enseignements à en tirer pour confirmer la démarche politique que nous avons engagée. Oui, les principaux responsables du PS se sont battus pour le " oui " à la Constitution, oui ils l'ont fait avec la droite et d'autres forces. Cela dit, c'est le " non " qui l'a emporté. Personnellement, je ne fais pas dire à ce résultat ce qu'à mon avis il ne dit pas : à savoir, le contenu et les moyens politiques nécessaires aujourd'hui pour parvenir à construire une politique de gauche et son gouvernement. Mais les citoyens français ont été capables de traduire par le vote un courant qui était majoritaire dans l'opinion, le rejet d'une politique ultralibérale. Ce qui veut dire que lorsqu'on parle de socio-démocrates, il ne faut pas confondre les gens, avec leurs difficultés mais aussi leurs aspirations ; et aspirations en permanence repoussées par les exigences du système capitaliste, de ceux qui le soutiennent et de ceux qui pensent qu'on ne peut pas faire autrement. Je ne crois ppas non plus que l'effet 200 ramènerait automatiquement aux anciens votes traditionnels ou historiques. Par contre, et c'est le débat d'aujourd'hui, en s'appuyant sur cette volonté d'être entendus, reconnus, nous pouvons agir pour développer le contenu de ce qui nous touche à nous aussi : la délégation de pouvoir. Au fond, nous avons aujourd'hui une situation où l'opinion publique s'interroge, cherche. Elle s'interroge sur l'économique et le politique : est-ce possible de faire autrement ? et avec qui ? Les gens sont mécontents mais on ne les écoute pas, disent-ils. Le discrédit du politique dont parle Jean-Michel est donc bien présent. Il l'est d'autant plus que les interrogations sur les réponses économiques sont importantes. Le vote du 29 mai, c'est bien sûr la victoire du " non " et c'est aussi une participation importante. Alors qu'est-ce qui peut bien fédérer, comme le dit J.-Michel, l'opinion de gauche ? La première question pour les gens, ce n'est pas la recherche du candidat. Autre chose est la pression exercée pour cantonner la réflexion sur ce sujet. Pas plus le candidat que nous, nous trouverions acceptable, que nous soutiendrions. Mais au nom de quoi et de qui ? et qui rassemblerait sur quoi ? Sinon sur ce qui pourrait sembler à certains un consensus ou une assurance suffisante. Si les gens veulent des assurances, il faut les aider à ce que justement celles-ci ne soient plus l'affaire de quelques-uns, ou de nous, mais bien d'eux mêmes. C'est cela notre choix : c'est celui qui ne nous pose aucun problème politique, mais qui fait défaut pour battre la droite et construire une autre politique. Quand nous proposons de mettre en débat la candidature communiste, ce n'est pas faire confiance a priori. Nous le faisons en y associant le contenu politique, mais surtout en s'adressant aux citoyens pour qu'ils soient eux-même porteurs du contenu pour que la candidature devienne la leur. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
71) " La chronique des idées reçues... " par Gérard Loustalet-Sens====> Le mythe de la supériorité blanche... Il faut arrêter de raconter des histoires : le racisme et son expression dans l'histoire moderne et contemporaine sous les formes de la Traite négrière et de la colonisation n'a cessé de hanter les sociétés occidentales. Que l'on songe que la notion de " race " - qui n'a strictement aucun sens, contenu ni valeur sur aucun plan, anthropologique, biologique, etc. - était présente dans feu le Traité constitutionnel européen (au titre de la " non-discrimination ", bien sûr) dans la fameuse Partie II (Article II-81). Vous savez, celle que l'on a essayé de nous vendre comme le summum de l'humanisme universel que l'Occident a pour mission d'imposer au monde entier. Que cette malheureuse notion de race ait été ainsi reprise sans aucun examen ni complexe est significatif. L'Occident s'est fondé sur le mythe d'une supériorité blanche sur tout ce qui était non-blanc. Héritage direct d'une civilisation grecque dont nous sommes si fiers et qui considérait tous les non-grecs comme des " Barbares ", des inférieurs dont le sort ne pouvait être que celui d'esclaves (1). L'esclavage était la norme chez les Grecs et les Romains. Pas d'anachronismes, rétorquent doctement les bien pensants ! Mais cela n'a pas été sans conséquences. Il y eut ainsi des arguties théologiques pour légitimer l'esclavage des Noirs. Cham ayant contemplé son père Noé ivre et nu dans son sommeil fut maudit dans sa descendance. Il eut un fils que Dieu fit naître noir associant la noirceur de la peau à la noirceur de l'âme : voilà comment de bons chrétiens purent s'adonner à la Traite négrière en toute bonne conscience. ====> ... et la culture occidentale. Toute notre culture est imprégnée de ce racisme. On connaît la stupide " théorie des climats " de Montesquieu dans l'Esprit des lois où il " démontre " la supériorité des " peuples du Nord ", braves, actifs, calmes, travailleurs, honnêtes, entreprenants face aux " peuples du Sud ", amollis, soumis aux passions, efféminés, paresseux, la paresse d'esprit rejoignant celle du corps : " il ne faut donc pas être étonné que la lâcheté des peuples des climats chauds les ait presque toujours rendus esclaves et que le courage des peuples des climats froids les ait maintenus libres ". Le si tolérant Voltaire, grand pourfendeur des préjugés, n'en manquait pas lui-même quand il écrivait à propos des Noirs : " leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence mettent entre eux et les autres espèces d'hommes des différences prodigieuses (...). Il n'est pas improbable que dans les pays chauds des singes aient subjugué des filles " (2). L'Encyclopédie condamne sans appel la pratique de la Traite mais reste parfois ambiguë, tel cet article où l'on peut lire : " Caractère des nègres en général : si par hasard on rencontre d'honnêtes gens parmi les nègres de Guinée (le plus grand nombre est toujours vicieux), ils sont pour la plupart enclins au libertinage, à la vengeance, au vol et au mensonge " (3). Le XIXème siècle avec les prétentions scientistes de la bourgeoisie triomphante a été prolifique en pseudo rationalisations du préjugé raciste. Voyez Ernest Renan pontifier, très sûr de lui : " la régénération des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l'ordre providentiel de l'humanité (...). La nature a fait une race d'ouvriers, c'est la race chinoise, d'une dextérité de main merveilleuse, sans presque aucun sentiment d'honneur (...) ; une race de travailleurs de la terre, c'est le nègre ; soyez pour lui bon et humain et tout sera dans l'ordre ; une race de maîtres et de soldats, c'est la race européenne (...). Que chacun fasse ce pour quoi il est fait et tout ira bien " (4). Sans commentaire. ====> Montaigne et Rousseau sauvent l'honneur ! Presque seuls ici, Montaigne et Jean-Jacques Rousseau sauvent l'honneur de la pensée occidentale. Dans le célèbre chapitre XXXI du Livre premier des Essais, Montaigne écrit à propos d'une contrée lointaine : " je trouve qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu'on m'en a rapporté, sinon que chacun appelle Barbarie ce qui n'est pas de son usage " (5). Comparant la cruauté des pratiques guerrières des " cannibales " et autres " barbares " à celles de leurs conquérants " Portuguois ", il conclut : " je ne suis pas marry que nous remarquons l'horreur barbaresque qu'il y a en une telle action, mais ouy dequoy, jugeans bien de leurs fautes, nous soyons si aveuglez aux nostres (p.239) (...). Nous les pouvons donc appeler barbares, eu esgard aux règles de la raison, mais non pas eu esgard à nous qui les surpassons en toute sorte de barbarie " (p.240). Rousseau, quant à lui, a sans doute été le premier anticolonialiste conséquent : " A l'égard du droit de conquête, il n'a d'autre fondement que le droit du plus fort. Si la guerre ne donne point au vainqueur le droit de massacrer les peuples vaincus, ce droit qu'il n'a pas ne peut fonder celui de les asservir " (6). (1) Platon, La République, V, GF Flammarion, p.225. (2) Voltaire, Essai sur les mœurs, cité par Catherine Coquery-Vidrovitch, " Le postulat de la supériorité blanche et de l'infériorité noire ", in Le livre noir du colonialisme (dir. Marc Ferro), Robert Laffont, 2003, p.661. (3) Cité par Catherine Coquery-Vidrovitch, p.663-664. (4) Cité par Catherine Coquery-Vidrovitch, p.667. (5) Montaigne, Essais, Livre premier, chapitre XXXI, " Des cannibales ", Classiques Garnier, p.234. (6) Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat social, Livre I, chapitre IV, " De l'esclavage ", Editions sociales, p.63. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
72) Contribution au débat national sur l’énergie. Didier COSTES, Ingénieur Général des Ponts et Chaussées, en retraite. 14-04-2003Je membre de l’AEPN, Association des Ecologistes pour le Nucléaire. Certes, tout le monde est écologiste, ami de la nature, pour le développement durable, pour les ressources renouvelables, pour les économies d’énergie, etc, mais nous pensons que le nucléaire est indispensable au développement durable et heureux. Pour participer au débat national, je résume des positions personnelles et révisables, pouvant traduire une documentation insuffisante : ====> Les ressources mondiales en énergie - Pétrole et gaz naturel. Une cinquantaine d’années de disponibilité. Parfait techniquement pour les transports, mais problèmes géopolitiques de répartition des ressources. Va perturber le climat. - Charbon. Des centaines d’années, assez bien réparti. Permet la synthèse des carburants liquides. Va considérablement perturber le climat. - Biomasse Cellulose. Adaptée aux régions humides, mais l’étendue en surface nécessite des transports onéreux ou de petites unités d’utilisation. Production de chaleur et électricité (machine à vapeur ou gazogène). Attention aux modifications du sol avec émission de méthane. - Biomasse Oléagineux. Production faible et coûteuse. Utilisation directe pour les transports. - Vent. Coût élevé, faible densité et irrégularité. L’inconvénient du bruit aurait été supprimé. Une couverture importante des besoins nationaux n’est pas possible sans équiper de grandes surfaces et adjoindre soit un système de stockage, soit d’autres moyens électrogènes (à gaz ?) pour parer les pannes de vent. Ne pas favoriser par un achat à perte de l’énergie. - Solaire photovoltaïque. Encore très cher, irrégulier. Pour installations isolées avec accumulateurs. - Solaire thermique pour le chauffage. Prix restant étonnamment élevé pour un problème simple. Adapté à la gestion familiale, mais difficulté de stockage, d’où le besoin d’une énergie d’appoint. - Soleil thermique pour le dessalement d’eau de mer. Procédés à mettre au point pour l’exportation en régions arides. Grande perspective, intérêt mondial. - Soleil par réflecteurs en orbite. Pourquoi ne pas y rêver....plus tard. - Hydraulique. La grande hydraulique trouve ses limites avec le respect de l’environnement. La petite hydraulique peut être utile en gestion familiale. Ne pas la favoriser par un achat à perte de l’énergie. - Géothermie. Intéressante au cas par cas. Perspectives pour la géothermie profonde. - Energie thermique des mers. La grande taille des turbines nécessaires et la difficulté d’immersion des conduites l’ont condamnée mais elle pourrait être couplée avec le dessalement. - Energie marémotrice. Généralement non économique. - Energie nucléaire par réacteurs à eau type EPR. Rentable pour les prix courants de l’uranium, écologiquement admissible. Ne peut résoudre le problème d’énergie à long terme. - Energie nucléaire par réacteurs surgénérateurs à sodium. Rentable, disponible à court terme, écologiquement admissible sous réserve de certaines améliorations, facilite le stockage des déchets grâce à leur transmutation. Les surgénérateurs ont donné lieu à une contestation orchestrée et à un marché politique étonnant, et il est vrai qu’ils comportaient des aspects discutables en termes de robustesse et de coût. On devra proposer un nouveau prototype. Résout à long terme le problème d’énergie en électricité et chaleur. - Energie nucléaire par réacteurs refroidis à l’hélium. Une grande carrière semblait ouverte, grâce au béton précontraint. On se limite maintenant à de petits réacteurs en cuve d'acier pour favoriser une « passivité » discutable. Bon rendement. Perspectives pour des réacteurs surgénérateurs. - Energie nucléaire par réacteurs hybrides ( accélérateur plus uranium sous-critique). On n’en voit pas l’intérêt sauf pour donner des gages à certains anti-nucléaires. - Energie de fusion. Si elle est utilisable, elle demandera une mise au point longue et difficile. Elle peut être limitée par la disponibilité du lithium. Est-il urgent de l’étudier, avec l’installation ITER, compte tenu des possibilités de la surgénération ? ====> Questions associées : - Séquestration du gaz carbonique. Pour l’utilisation des ressources fossiles sans perturber le climat. C’est cher, et le gaz sous pression en roches magasins ou dissous dans l’eau de mer en fosses profondes risque de ressortir. - Séquestration des déchets nucléaires. Les éléments à vie longue seraient d’abord en grande partie transmutés. Les déchets vitrifiés, à faible volume, sous béton dans des conteneurs, peuvent être placés en galeries visitables ou déposés dans des forages profonds avec interposition d’un matériau souple pour éviter les conséquences de failles, sismiques ou induites par les dégagements de chaleur. La visitabilité, apparemment préférée, complique le problème. Les produits de fission dégagés par des réacteurs naturels formés en raison d’arrivées d’eau dans des filons d’uranium, il y a un milliard d’années, n’ont pas migré. La séquestration des déchets nucléaires parait assurée. - L’hydrogène a-t-il un avenir pour les transports ? Difficile à extraire de l’eau et à contenir, il est beaucoup moins pratique que les carburants liquides ou le gaz naturel. Certains veulent préparer l’ère de l’hydrogène écologique en le produisant d’abord à partir du gaz naturel (qui serait plus simple à utiliser directement) ce qui oblige à relâcher du gaz carbonique ! - Comment accumuler l’énergie ? Le pompage hydraulique a ses limites. On peut aussi utiliser les roches magasin en accumulation d’air comprimé, pour compensation saisonnière. - Peut-on fabriquer des carburants liquides avec de l’eau, de l’énergie, et du carbone sous forme bois ou gaz carbonique ? Question ouverte. Les questions essentielles portent sur la sûreté associée à l’énergie nucléaire : - Les bombes, les imprudences liées à la course à l’armement nucléaire, l’accident du RBMK de Tchernobyl, l’industrie nucléaire en général, ont-ils eu des effets biologiques à long terme ? Greenpeace le professe mais pas les Académies de médecine. Des dommages peuvent être liés à l’anxiété. Il parait même que des animaux moyennement irradiés ont ensuite une vie plus longue. - Les normes sur les doses admissibles en exploitation normale sont-elles suffisamment prudentes ? Elles sont prises notamment en fonction des taux d’irradiation naturelle, élevée en certains sites sans conséquence appréciable. - Les réacteurs actuels sont-ils dangereux en termes d’accidents graves ? Les réacteurs russes, dont les RBMK mal conçus et mal exploités, ont été largement corrigés. L’accident impardonnable de Three Mile Island a montré l’efficacité du confinement par enceinte. Il reste à préciser la résistance des enceintes aux agressions fortes. Les projets des nouveaux réacteurs doivent en tenir compte. Dans ce cadre de débat, des réponses doivent être fournies aux anti-nucléaires. Leurs objections ont été utiles, en forçant à des analyses plus rigoureuses. Ils ont, explicitement, une attitude individualiste, se ménageant un espace de refus devant des choix collectifs et des avis d’experts, au risque d’adhérer à des chapelles. Ceci n’est pas admissible, la discussion est un devoir. ====> Les économies d’énergie. - Autoroutes. Quand verra-t-on enfin des régulateurs de vitesse sur les voitures, pour la limitation des consommations et des accidents, et la détente des conducteurs ? - Ferroutage. Ne peut éviter, dit-on, les défilés de camions sur certaines autoroutes, en raison d’une faible capacité des voies ferrées existantes. On peut imaginer de nouvelles voies sur les emprises de certaines sections d’autoroutes, pour des navettes électriques à 100 km/h. - Transports en villes et banlieues. Donnent lieu à des recherches pour l’économie en énergie et temps perdu. Un effort est accompli sur les transports en commun. Le travail à domicile est à encourager. - Transport aérien. Peut-être devrait-on rationaliser les taxations sur les carburants. - Bâtiment. Effort en cours, concernant le chauffage et l’éclairage basse consommation. - Eclairage public. Repensé, avec un souci de non-exagération. ====> Décisions. De ce débat devraient découler des orientations d’étude et des décisions de financement. Nous proposons celles-ci : - Ne pas favoriser, comme insuffisamment motivés, la filière hydrogène, les réacteurs hybrides, le projet ITER, le stockage visitable, le photovoltaïque en dehors de la libre concurrence, - Sur le vent, travailler seulement pour répondre aux engagements internationaux - Etudier : la synthèse de carburants à partir de bois ou de gaz carbonique, les stockages énergétiques, le soleil thermique, le dessalement thermique pour l’exportation, - Relancer les surgénérateurs à sodium, à plus faible coût et dans des options plus rigoureuses de robustesse et résistance aux agressions. Si l’on arrive à un bon projet, lancer le prototype. Didier COSTES 11-04-2003 - Ingénieur Général des Ponts et Chaussées, en retraite ====> Pour une relance des réacteurs surgénérateurs refroidis au sodium. - Les réserves en énergies fossiles semblent se limiter à une cinquantaine d’années de consommation mondiale pour le pétrole et le gaz naturel, quelques centaines pour le charbon. - On redoute l’évolution climatique liée à la consommation des énergies fossiles. - Les énergies renouvelables, peu concentrées et irrégulières, seront chères. - L’énergie de fusion (ITER) est aléatoire ou à très long terme. - Les réserves d’uranium fourniraient, dans des réacteurs à eau de type EPR, quelques dizaines d’années de consommation mondiale, tandis que les surgénérateurs pourraient en fournir 60 fois plus, et sont capables de transmuter les résidus à vie longue pour faciliter les stockages. - L’effort sur les surgénérateurs a été prématurément interrompu. On semble en France se fixer sur la construction à moyen terme d’un prototype EPR, dans la perspective d’une nouvelle série de réacteurs à eau, validés en économie et écologie immédiate mais qui auront peine à trouver une justification dans le cadre d’options mondiales à moyen-long terme. On étudie aussi les RHT, réacteurs à haute température refroidis à l’hélium, plus efficaces en neutrons modérés que les réacteurs à eau, mais pour des petites puissances avec des impératifs de « passivité » assez politiques, et des options comme les grosses cuves en acier avec des liaisons courtes et des supportages perfectionnés. Nous pensons qu’il faudra passer au béton précontraint. Le RHT pourrait à long terme évoluer vers des surgénérateurs, dont l’étude commence. L’expérience française et mondiale sur les surgénérateurs refroidis au sodium est considérable. Le sodium est le meilleur caloporteur, aisément disponible, contenu à la pression atmosphérique et permettant une grande compacité. Cependant, il réagit avec l’eau et l’air d’où l’obligation d’utiliser des circuits secondaires, et un rejet par une partie de l’opinion : pour Phénix et Superphénix, les précautions, peut-être suffisantes face au danger réel, n’étaient pas spectaculaires. L’inspection périodique des surfaces en milieu opaque par ultrasons (chariots VISUS) est plus difficile qu’en vue directe dans le cas de l’eau, surtout dans les formes jusqu’ici adoptées. Le projet EFR de 1470 MWe, amélioré en matière de masses de matériaux, devait fournir une énergie à peine plus chère que celle des EPR. Ce projet a été abandonné, semble-t-il, au motif de la difficulté d’inspection. On peut cependant lui trouver des défauts à corriger : - L’ensemble primaire reste au dessus du sol, a priori sensible aux agressions (séismes, chutes d’avion, bombardements). Il devrait être mieux confiné, en puits sous une forte dalle générale. - La cuve suspendue et ses doublages, la cuve interne évasée, les puits de passage d’échangeurs ont des formes complexes qui rendent difficiles ou impossibles les inspections sous sodium. - Les circuits de sodium secondaire devraient rester en casemates sous gaz inerte, avant de passer aux compartiments GV, eux-mêmes si possible en puits. Il faut repenser divers aspects. En particulier, on devrait examiner la cuve posée à fond froid (voir annexe), qui réduit les masses d’acier, les diamètres de cuve et le prix, donne une grande robustesse vis-à-vis des agressions et un refroidissement de secours plus aisé, protège contre des accidents internes, et permet de porter un sommier très lourd, stockant pendant des années les éléments combustibles usés, ce qui facilite leur manutention avant retraitement. Les inspections sont plus aisées, ne comportant que des trajets verticaux et horizontaux. Des expérimentations simples permettraient de valider ce type de cuve. On pourrait, pour parvenir plus tôt qu’avec les HTR à la surgénération, lancer un prototype de réacteur à sodium amélioré : - soit un réacteur moyen, 400 MWe par exemple, avec des éléments combustibles de type Phénix, - soit une reconstruction de Superphénix avec le maximum de réutilisations (éléments combustibles, pompes, échangeurs, GV, turboalternateurs, sodium…). Si cette relance économique des réacteurs à sodium en France n’est pas décidée, il conviendrait de collaborer plus activement avec le Japon ou l’Inde qui poursuivent leurs études, pour arriver en commun à des réacteurs performants et industriels. - From: "Michel Peyret" <m.peyret@cegetel.net>
73) " Le tout début des possibles ! " par Michel Dubertrand, Secrétaire de la Fédération de Gironde du PCF.Battre la droite, réussir à gauche, c'est valable pour maintenant, c'est valable pour plus tard ! Et pour que ce ne soit pas qu'un slogan, cette idée doit se traduire dans des actes : la rencontre des forces de gauche le jeudi 8 février, à Paris, les décisions qui y ont été prises, sont marquées (sans esprit boutiquier) de l'empreinte de notre démarche. Il n'était déjà pas inintéressant de voir notre quotidien régional, pour une fois, souligner dans sa quasi globalité l'ordre du jour de cette réunion, la riposte commune face au CPE, la riposte à la droite de manière permanente, et l'élaboration, ensemble, avec la population, de débats sur des propositions alternatives pour 2007. Je mesure l'évolution, sans naïveté, de la situation : d'un PS qui souhaitait ne débattre que d'un contrat de gouvernement, à partir de son projet, et qui souhaitait limiter les invitations à quelques ex de l'ex gauche plurielle, des verts qui tergiversent avant de venir, toujours est-il que cette réunion s'est tenue, et nos idées de riposte immédiate, sans attendre 2007, et de construction avec notre peuple, et non dans des accords de sommet, progressent ! Et il a été difficilement possible pour la LCR, refusant de participer à cette réunion, confirmant provisoirement son attitude de spectatrice plutôt que d'actrice, de rester longtemps en dehors du processus de mobilisation unitaire contre la CPE qui s'est traduit par l'élaboration d'un tract et d'une pétition rassemblant maintenant 11 organisations politiques. Pour battre la droite et réussir à gauche, notre peuple devra être acteur du rassemblement de toute la gauche. Cette gauche est traversée, et il est inutile de l'éluder, d'orientations différentes, à savoir l'aménagement du système ou son dépassement : porter ce débat sur la place publique, réfléchir avec notre peuple comment dépasser cette situation, dans le concret de toutes les situations, sécurisation de l'emploi, de l'environnement, des migrants, plutôt que du capital, c'est bien l'objectif de nos forums, ddes forums des collectif du 29 mai, et maintenant des débats que toutes des forces réunies le 8 février se sont engagées à organiser. Les médias pourront bien sur tenter de caricaturer ce travail en " retour de la gauche plurielle " : la construction politique nouvelle sur laquelle nous nous engageons ne doit pas s'embarrasser des pressions médiatiques. La campagne du référendum a montré que rester sur le contenu plutôt que sur l'invective et sur les apparences dominantes, était déterminant. L'idée de candidature unique de toute la gauche à la présidentielle peut séduire, si le choc du 21 avril 2002 prend le dessus sur l'exigence de véritable changement. Par contre, l'idée de candidature communiste à l'élection présidentielle, couplée à des candidatures de rassemblement pour les législatives peut marquer un tournant de la vie politique en s'attaquant à la bipolarisation, à la personnalisation que comporte la présidentielle. Parlons du contenu, sans fuir le débat sur les candidatures et, si nous proposons de co-construire plus que de rassembler derrière un " drapeau ", osons tout de même mettre en avant les " atouts " de cette candidature communiste : j'en vois plusieurs, dont l'outil parti, ses adhérents, ses élus, son joournal, sa capacité de travail unitaire démontrée lors du référendum, mais aussi sa vision du nécessaire rassemblement de toute la gauche pour battre la droite. Osons mettre tout cela en débat... et écoutons ce qu'en pensent nos interlocuteurs, elles et ils seront les meilleurs garants de notre choix " final ", quel qu'il soit ! - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 16 février 2006 - No 1629 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
74) « Aucun groupe n'a seul les solutions » Par Luc Foulquier, ingénieur et chercheur en écologie" La démocratie participative, l'intervention des gens n'est-elle pas la clé centrale qui nous permettra de trouver des solutions novatrices ? Devant une telle complexité il n'est pas de groupes humains, si compétents soient-ils, qui peuvent prétendre seuls posséder les solutions. Cela implique une extension radicale des droits des salariés dans les entreprises et des citoyens dans leur ville, leur région et dans le monde. Ainsi, le rôle essentiel des scientifiques, des experts doit se situer dans leur mise en rapport permanent avec les mouvements et les réflexions de la société. C'est pourquoi la maîtrise publique est indispensable face aux nouveaux défis (déforestation, crise urbaine, besoins alimentaires). Tout cela ne peut s'accorder avec la notion de rentabilité immédiate. " Article paru dans l'édition du 18 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00
75) « La décroissance, c'est davantage d'inégalité et d'autoritarisme » Par Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT" Les syndicalistes ont besoin de faire un gros effort sur la question du développement durable et ils peuvent contribuer à clarifier les enjeux parce qu'ils ont des choses particulières à apporter. En qui concerne la CGT, je ne dirais pas que c'est complètement intégré dans la réflexion et la démarche, mais cela fait une bonne dizaine d'années que l'on s'y essaye (...). Je ferai trois remarques. D'abord la conscience que l'on va dans le mur est aujourd'hui largement répandue. C'est une réalité nouvelle. Mais parce que c'est grave, nous avons besoin de nous donner les moyens de bien réfléchir, d'être très inventifs. Est-ce que l'on fait quelques adaptations pour rendre le système supportable ou bien est-ce que l'on a une vision radicalement nouvelle du développement ? Le débat n'est pas simplement politique, il est aussi social (...). Deuxième remarque : dans la CGT, on a réussi à faire prendre en compte la dimension environnementale et écologiste, trop peu encore par rapport aux besoins, quand on a su la rattacher à ce que vivent quotidiennement les salariés à travers la contradiction entre, d'un côté leur activité de producteurs qui n'ont leur mot à dire ni sur ce qu'ils font dans l'entreprise, ni sur le produit de leur travail, et de l'autre, la reproduction de leur force de travail. Le MEDEF martèle l'idée : l'entreprise c'est la réalité, à la société de s'y adapter. Il ne faut pas simplement répondre à l'inverse que c'est à l'entreprise de s'adapter à la société. C'est l'entreprise et la société qui doivent être adaptées aux nouveaux enjeux auxquels nous devons faire face. En posant ainsi le problème, le salarié redonne un sens à sa bataille en reliant ces deux dimensions structurellement clivées (...). Dans les années soixante-dix, face à une CGT très productiviste, la CFDT parlait des dégâts du progrès, ce qui n'était pas juste. Ce n'était pas les dégâts du progrès, c'était les dégâts d'une certaine organisation sociale et d'un progrès conditionné par les logiques capitalistes. Troisième remarque : je ne me retrouve pas dans le débat croissance-décroissance. C'est raisonner quantitativement, alors que ce qui me paraît absolument essentiel c'est le contenu de la croissance. La preuve est faite que les inégalités s'accroissent très fortement dans les phases de régression de la croissance. L'autoritarisme aussi. Et cela s'oppose à ce que, en tant que syndicaliste, je considère comme les enjeux centraux du changement de l'entreprise. Face à des défis majeurs, nous avons besoin de davantage de richesses utiles. Quelle économie de moyens matériels et financiers relativement à la richesse produite ? C'est le grand problème qui débouche sur celui de la démocratie (...). Je ne crois pas que l'État puisse seul s'opposer à la privatisation des gestions, des règles. Il y a donc bien un enjeu de maîtrise collective des biens publics, de l'action, de l'organisation de la société pour affronter ces questions. " Article paru dans l'édition du 18 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00
76) « Créer les conditions d'une réorientation de nos désirs » Par Jacques Attali, écrivain, économiste" L'enjeu, c'est la rareté. Le seul enjeu que l'homme affronte, c'est sortir de la rareté, celle des biens matériels, intellectuels, de la rareté du temps par l'allongement de l'espérance de vie, de la rareté de l'espace de vie, de la rareté des libertés. Toute notre bataille d'humain, c'est la lutte contre les différentes formes de rareté. Il faut affronter les choses comme elles sont : la croissance est et restera pour longtemps, pour l'immense majorité des hommes, la meilleure façon de lutter contre la rareté. La croissance mondiale est aujourd'hui de l'ordre de 4 % par an. C'est la plus grande de l'histoire de l'humanité et elle va sans doute rester là longtemps, s'accélérer peut-être (...). Nous sommes en train de vivre le marché mondial sans État mondial, donc tout naturellement cette croissance énorme est créatrice d'inégalités. Elle est en même temps créatrice de marchés, de nouvelles sources de conquêtes. La croissance est absolument illimitée sauf par les matières premières (...). Et le progrès technique peut réussir à réduire les besoins de matières premières. (...) Il ne faut pas sous-estimer la capacité du système de durer, d'avoir des champs d'avenir et de s'adapter en permanence. Nous sommes tous ici réunis parce qu'on sait que tout cela conduit à la catastrophe (...). Pour étendre le champ de la marchandise il ne restera plus qu'à transformer l'homme en objet. Au bout de cette croissance, c'est certainement la disparition de l'homme en tant qu'être pensant et libre. Ce n'est pas une question de croissance ou de décroissance, ce n'est pas la croissance qui est un problème, c'est la production (...). Et pour changer la nature de la production, il faut s'adresser à la question première, celle de la rareté. Il faut trouver une façon de sortir de la rareté qui ne passe pas, ou pas seulement, par l'abondance matérielle - ce qui est une phrase obscène pour les 4 milliards d'habitant de la planète qui sont très pauvres et à qui on ne peut pas dire cela, qu'il faut laisser évidemment entrer dans le mode de production, passer par la croissance. Il faut créer les conditions pour que, dans la pointe avancée de la garde du modèle de développement où nous sommes, nous ayons une sorte de réorientation de nos désirs (...). Il faut passer du désir du spectacle au désir du savoir. Du désir de la délégation au désir de la responsabilité. Du désir de l'accumulation de richesses au désir de la gratuité. Gratuité des objets, des sentiments, des actes et des plaisirs. Cela donne trois axes : priorité de l'éducation, priorité du pouvoir participatif, priorité de la gratuité qui, à mon avis, est le grand axe (...). Et cela implique trois principes d'organisation au moins. Le premier : mondialisation du droit, de la démocratie. On n'en sortira pas si le mouvement social ne pense pas mondial et démocratie mondiale. Ce n'est pas une façon de reporter les changements aux calendes grecques, la démocratie mondiale est possible, elle est là en train de naître, il nous appartient d'accélérer. Le deuxième : appropriation collective des biens rares. Ce que le mouvement socialiste a apporté à l'échelle des nations en parlant d'appropriation collective des ressources essentielles se pose aujourd'hui à l'échelle de la planète. Je pense évidemment à tous les biens nécessaires à la vie : l'air, l'eau. Troisième principe : imaginer des structures d'organisation collective qui ne soient pas seulement des entreprises qui s'expriment dans le marché. Il est en train d'apparaître dans les ONG un mode de développement extrêmement dynamique. Il tient beaucoup à la gratuité, à la responsabilité, au savoir. Il fait du profit, c'est-à-dire de l'équilibre financier de l'ONG, une contrainte, pas une finalité. Enfin l'intérêt des ONG, leur objet social, c'est l'intérêt collectif et non l'intérêt particulier d'actionnaires puisqu'elles n'en ont pas. Avec déjà 10 à 15 % du PNB planétaire, les ONG représentent aujourd'hui quelque chose d'aussi subversif que ce qu'a été le capitalisme par rapport au féodalisme quand il n'était qu'une toute petite partie de l'économie des pays les plus riches. Il y a là des pistes fortes mais qui supposent que les partis politiques pensent autrement qu'à leur habitude. " Article paru dans l'édition du 18 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00
77) « L'inconscience de soi » : LA CHRONIQUE DE CYNTHIA FLEURYJusqu'au 13 décembre, Le Havre nous replonge dans les années trente, au moment où Jean-Paul Sartre et Raymond Aron enseignaient au lycée de garçons (1). " Il arrivait en classe, raconte Jean Giustiniani (bachelier de la session 1934), à propos de Sartre, sans document, sans notes [...], nous tenait en haleine d'un bout à l'autre du cours, [...] parfois nous emmenait au cinéma ou à la plage ". Quant à Raymond Aron, sa passion pour le ping-pong n'éclipsait pas sa grande réserve... L'exposition présente d'ailleurs le carnet de notes d'un élève donnant " toute satisfaction " à Sartre en 1933 et " qui n'a pas travaillé comme il aurait fallu ", selon Aron l'année suivante (sources AFP). Dans son dernier livre, Philosophes dans la tourmente, Élisabeth Roudinesco (2) revient sur ces professeurs qui ont " pour point commun une détestation de toute forme de normalisation de l'homme et de l'existence ". Que ce soit Canguilhem, Sartre, Foucault, Althusser, Deleuze ou Derrida, leur enseignement est indissociable de l'engagement. Certes, comme son héros Roquentin, le Sartre des années havraises est encore " imperméable à toute forme d'engagement réel ". Ce n'est qu'après, nous dit l'historienne, que " Sartre comprend que toute neutralité est impossible. [...] C'est précisément la dialectique de la liberté et de la servitude, telle qu'il l'a vécue pendant toute la guerre, qui convertira Sartre à une philosophie de l'engagement ". Il publie alors un de ses articles les plus célèbres, " la République du silence ". Ne nous privons pas de reprendre la citation : " Jamais nous n'avons été plus libres que sous l'occupation allemande. Nous avions perdu nos droits et d'abord celui de parler : on nous insultait en face chaque jour et il fallait nous taire ; on nous déportait en masse comme travailleurs, comme Juifs, comme prisonniers politiques ; partout sur les murs, dans les journaux, sur l'écran, nous retrouvions cet immonde et fade visage que nos oppresseurs voulaient nous donner de nous-mêmes : à cause de tout cela nous étions libres [...] Ainsi la question même de la liberté était posée et nous étions au bord de la connaissance la plus profonde que l'homme peut avoir de lui-même. Car le secret d'un homme, ce n'est pas son complexe d'OEdipe ou d'infériorité, c'est la limite même de sa liberté, c'est son pouvoir de résistance aux supplices et à la mort ". Dans son commentaire, Élisabeth Roudinesco ne manque pas de souligner le rapport conflictuel que Sartre entretient avec la psychanalyse : " L'acte de résistance, écrit-elle à propos de la vision sartrienne, se rapporte toujours à la mise à nu radicale de la condition humaine, et c'est à partir d'elle - depuis l'exil, la cruauté, la torture, l- que chaque sujet peut se confronter à un universel de la liberté qui ne requiert aucune explication psychologique ". Il y a là comme un air de famille avec ce que pense Canguilhem qui regarde " la psychologie, en tant que discipline du comportement, de l'adaptation et du conditionnement comme une école de soumission et de liquidation de la liberté ". Pour Sartre, l'inconscient freudien est donc un " concept inutile, trop mécaniste et trop biologique [...] pour penser l'intentionnalité secrète qui régit toute existence humaine. Mieux [vaut] lui substituer la notion de mauvaise foi qui, en s'intégrant à celle de conscience, [permet] de définir une sorte de pathologie de l'ambivalence, dans laquelle le sujet est condamné à unir, en un seul acte, une idée et la négation de cette idée, une transcendance et une facticité ". En même temps, souligne Élisabeth Roudinesco, Sartre - et c'est là le paradoxe - ne renonce pas à " imaginer une possible psychanalyse de la conscience de soi, dont il serait le père fondateur ". Se réclamerait-il alors " d'un freudisme de mauvaise foi " ? Ce qui est sûr, c'est le jeu trouble qui s'installe entre Sartre et Freud, le philosophe ne pouvant s'empêcher de transformer le psychanalyste en sartrien inconscient. " Freud, écrit-il, est un homme qui entreprend de connaître les autres parce qu'il y voit le seul moyen de se connaître lui-même ". Curieux renversement dialectique, conclut l'historienne, puisqu'on sait en effet que Freud avait procédé exactement en sens contraire. Ne parvenant pas à connaître les autres, il avait été contraint de se découvrir lui-même pour retrouver les autres ". Faire de Freud un sartrien, c'était sans doute une manière toute philosophique de lui rendre hommage. (1) " Aron, Sartre, professeurs au Havre ", Exposition à la bibliothèque municipale du Havre. (2) Éditions Fayard, 2005, 290 p., 19 euros. de Cynthia Fleury. Article paru dans l'édition du 28 octobre 2005. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00
78) « Transformer les médias et donner aux arts et à la culture une place centrale dans notre projet » par Francis Parny, membre de la direction du PCFLE 24/02/2006 – Contribution à la préparation du 33éme Congrès du PCF. Je voudrais aborder les questions liées à notre programme et qui sont rarement débattues. Nous voulons transformer la société. Cela sera-t-il possible sans transformer les médias et donner aux arts et à la culture une place centrale dans notre projet ? Il s'agit du droit à l'information et du droit à faire reconnaître son identité par les autres dans l'échange de savoirs et de créations qui font de chacun d'entre nous un être humain. Ces questions doivent être traitées comme celles de l'emploi, des salaires, du logement... Elles sont traversées aussi par des enjeux de pouvoirs et d'argent. Par exemple, les industries culturelles sont aujourd’hui le premier poste d¹exportation des Etats-Unis, sa première source de profits. Avec les industries de communication, il constitue un enjeu de 4 000 milliards de dollars. Dans les médias, la logique du privé a contaminé le public, si bien que l¹on n¹arrive presque plus à distinguer l¹un de l¹autre. Quatre groupes dominent ce secteur. Ils possèdent TV, journaux nationaux ou régionaux, gratuits et payants, internet. Ils s'appellent Dassault, Lagardère, Bouygues, Vivendi. Il faut interdire par la loi, de telles concentrations et (re)construire un véritable service public de l¹audiovisuel, gagnant pour les usagers comme pour les professionnels, libérant l¹information, la création, le divertissement, du diktat de l¹audimat et des logiques financières. Cela passe par notre proposition d¹aller, en trois ans, vers la suppression de la publicité sur les chaînes publiques et la taxation de la pub sur tous les autres supports pour contribuer à financer notamment, le service public. Dans le domaine de la culture, les conflits en cours sont révélateurs. 20 000 artistes ou techniciens du spectacle et du cinéma ont été "éjectés" de leur profession en 2005 après les 20 000 de 2004. C¹est un des plus grands plans de licenciement. Pour le MEDEF et la droite, il y a trop d¹artistes, comme ils disent qu¹il y a trop de médecins, d¹enseignants, de cheminots, trop de service public. Pourtant, 90% des français souhaitent des pratiques et un épanouissement culturel et artistique pour leurs enfants. Nous proposons de consacrer 1% du Produit Intérieur Brut pour la culture et de réformer la fiscalité pour redonner des moyens aux collectivités territoriales. Les sociétés internationales veulent dicter leur loi sur Internet comme elles le font sur d¹autres médias ou d¹autres supports. La rémunération des auteurs et des artistes n¹est, pour elles, qu¹un prétexte. Quand la circulation numérique leur fait économiser les coûts de reproduction, de stockage et de distribution, elles vendent au même prix le virtuel et l¹objet. Alors qu¹Internet permet une circulation, une appropriation et un partage sans précédent des connaissances, des savoirs, de la culture, tout leur est bon : la publicité, le péage, la criminalisation de huit millions d¹internautes et le gouvernement se met à leur service pour tenter d¹instaurer un contrôleur individuel sur chaque ordinateur. Comment ne pas exiger le prélèvement, d’une part de leurs profits pour la rémunération de tous les auteurs, des artistes et pour la production artistique? Ce sont des luttes auxquelles nous devons participer. Elles touchent à l'émancipation humaine. Francis Parny - From: "forum.pcf.culture" <forum.pcf.culture@free.fr>
79) L'INVITE DE LA SEMAINE du Journal « L’Humanité » : Cédric Clérin, secrétaire général du Mouvement Jeunes communistes de France====> C'est quand qu'on va où ? 49-3 ! Ces trois chiffres sont synonymes, depuis des décennies, de déni de démocratie. Cette fois pourtant, encore plus que d'habitude, son utilisation plonge les jeunes dans une profonde colère. Comment justifier de faire passer la réforme " la plus sociale jamais proposée pour la jeunesse " par de tels procédés ? Sans doute parce que quand M. de Villepin écoute ceux qui manifestent, il entend de la révolte et quand il écoute ceux qui ne manifestent pas, du rejet. Après l'annonce sans concertation et la procédure d'urgence, voici venue l'arme de destruction massive de la démocratie : l'article 49-3. Faut-il être à ce point sourd aux aspirations de la jeunesse pour ne rien entendre de ce qu'elle exprime ? Le mouvement lycéen contre la loi Fillon de l'année dernière exprimait fortement l'aspiration à l'égalité, le désir d'une éducation de qualité. Le " non " massif des jeunes à la constitution européenne (60 %) exprimait le besoin d'une autre Europe, loin du projet libéral en cours depuis vingt ans. Enfin, notre cher premier ministre a-t-il vu dans les flammes qui embrasèrent les quartiers populaires une quelconque aspiration à la casse des droits des jeunes ? Non, vraiment la politique de la droite est suicidaire. Qu'une majorité élue dans les conditions que l'on sait (débat biaisé sur l'insécurité, refus de l'extrême droite et de la cohabitation) se permette de passer en force sur les dossiers chauds est le signe d'une crise profonde de notre démocratie. Il est utile de noter au passage que cette même majorité n'avait strictement rien à proposer aux jeunes quand elle voulait récupérer leurs suffrages en 2002. Quel avenir pour une jeunesse dont on casse les droits, n'écoute aucune aspiration et dont la situation de précarité, déjà violente, deviendrait extrême si le CPE venait à passer ? Dis, Villepin, c'est quand qu'on va où ? Parce que le plus choquant dans tout cela, c'est que le premier ministre et sa majorité sont incapables d'assumer le projet de société qu'ils sont en train de mettre en oeuvre. Une société libérale dans laquelle chaque être humain est réduit à être une variable d'ajustement dans la machine de guerre économique. Sous couvert de pragmatisme, c'est un vrai choix politique qui est fait. Si les " représentants du peuple " étaient si sûrs d'eux-mêmes, ils viendraient débattre avec les jeunes des solutions pour les sortir des logiques du chômage et de la précarité. Bien sûr, ils ne le feront pas : ils seraient obligés d'admettre que les jeunes n'ont pas fait une croix sur l'aspiration au bonheur... Article paru dans l'édition du 13 février 2006. ====> Bolkestein et CPE : même combat ! Il y a un an, notre pays était en effervescence. Nous, les militants du " non ", arpentions les salles de débats, les lieux de vie des jeunes pour expliquer les dangers du projet de constitution européenne. L'Humanité avait dévoilé le contenu de la directive Bolkestein et le travail d'information des citoyens avait tout de suite trouvé un écho. Ce texte était en effet l'illustration parfaite de l'Europe libérale. Ce fut un tournant dans la campagne. Les manipulations des médias, les mensonges des tenants du " oui " se heurtaient à la réalité : on organisait le dumping social. Les jeunes que rencontrait la JC exprimaient massivement le rejet de cette vision de " l'échange " entre les peuples. Nous rêvions d'échanges culturels, de découverte de l'autre, d'un espace européen facteur d'émancipation, on nous proposait la concurrence entre les peuples. Nous avons dit " non ! ", et pourtant ce que nous avons sorti par la porte, on veut le faire entrer par la fenêtre. Il y a dans ce débat sur Bolkestein des parallèles évidents avec la bataille actuelle contre le CPE. Je le disais hier, la démocratie est bafouée par le gouvernement, qui tente de faire passer ce qu'il sait être une pierre angulaire du projet libéral, pour un contrat anti-précarité. De même, on dessaisit les citoyens européens de leur choix pour imposer une Europe de la concurrence entre les travailleurs. Ceux qui sont censés représenter le peuple en France et en Europe tentent d'imposer leurs vues par-dessus les citoyens. Quant au fond de l'affaire, de la même manière que l'on veut faire des jeunes des outils de précarisation et de dynamitage du Code du travail, on utilise des travailleurs de l'Est pour mettre à mal les droits d'autres travailleurs. Dans l'un et l'autre cas, c'est la situation des jeunes en particulier et des travailleurs en général, de toute l'Europe, qui est tirée vers le bas. CPE et Bolkestein, deux exemples de ce que l'on veut faire de nous. Et si demain le plombier polonais se retrouvait au chômage parce qu'on a trouvé un jeune Français corvéable et licenciable pendant deux ans ? Jusqu'où ira la folie du capitalisme libéral ? Faire des hommes des instruments de l'esclavage d'autres hommes, c'est ce que proposent Bolkestein et CPE. Les manifestations européennes sont au contraire celles de ceux qui veulent être libres et aider chacun à |