Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde

Bloc-Notes No 276 - Aquitaine Période du 14 au 21 mai 2006

Table des matières

L'Agenda :

1) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2006)

2) Atelier Arts, Cultures Société d’Espaces Marx : Expériences croisées de Isidore KRAPO et Guy LENOIR

3) « La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma » : Perspectives 2007

4) Table-Ronde : « Pays basque: Espagne, France, nouvelle donne ? »

5) [Espaces Marx] Le communisme et l’alternative

6) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

7) COMITE DE SAUVEGARDE ET DE DEVELOPPEMENT DE LA SOGERMA MERIGNAC

8) Initiatives des Communistes en Gironde

9) Fêtons politiquement et dans l'unité le premier anniversaire du 29 mai 2005!

10) Pour la liberté d’expression et de manifestation : « Solidarité avec Maxime »

11) CONFÉRENCES - DÉBATS du CREPS Aquitaine : LE RAPPORT DES JEUNES AUX NOUVEAUX ESPACES DE COMMUNICATION : Le rôle des adultes et des éducateurs

12) [SUD Education] Rencontre avec Tahirou TRAORE

13) [CODEL] Face à la répression, ne soyons pas isolés !

14) Café économique de Pessac : « Protection des salariés et compétitivité sont-elles antagonistes ? »

15) Chorale des Amis de L’Ormée : Concerts de printemps

16) [La morue Noire] Exposition de Caroline Laforge

17) VERNISSAGE DE L'EXPOSITION D'OEUVRES DE MARTINE MACRE intitulée " Corps de Victimes, victimes du corps"

18) Le 52éme Clins d'oeil Cinéma : « SOPHIE SCHOLL, LES DERNIERS JOURS »

19) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

20) [Hâ32] « Montaigne voyageur : un initiateur de l'idée européenne »

21) Rencontres/Débats au Camping Le Royannais : " Conscience environnementale"

22) Les 2èmes journées du développement : "Quel financement pour quel développement ?"

23) Machinchose à 3 sur scène du 10 au 19 mai 2006 : « Certain mais confus »

24) [Créaction] Présente Ambre Oz

25) La Fête de l’Humanité33 : C’est parti pour les 9, 10 et 11 juin 2006

Echos de Gironde

26) « POUR BORDEAUX » par Vincent MAURIN, Secrétaire de la Section de Bordeaux du PCF33

27) Bacalan-Bastide : OUI à un pont urbain ! 4 questions à Vincent MAURIN, élu PCF à la CUB

28) Amnistie Pour Maxime

29) [UD-CGT33] DOMOFRANCE ET LE 1% LOGEMENT : LES SALARIES ONT BESOIN D’OUTILS EFFICACES POUR REPONDRE A LEURS BESOINS EN LOGEMENT

30) Snecma (ex SEP) au Haillan : Défendons l’emploi

31) Sogerma : EADS annonce "l'arrêt des activités"

32) Fermeture du site Girondin de la Sogerma : Lettre de Max GUICHARD à Alain ROUSSET, Président de la CUB

33) Après l’annonce de la fermeture de la Sogerma : Réaction des élus communistes et républicains de Gironde

34) Michelin 1999, Sogerma 2006 : Deux mêmes logiques.

35) « Dans quelle société voulons-nous vivre ? » par Dominique BELOUGNE membre du Comité Exécutif Départemental du PCF33

36) Monnaies et Médailles : Non à l’EPIC

37) Grand Contournement : Opposition au projet, Pas de « Non mais oui »

38) Pour désenclaver le Médoc : Exigeons d’autres choix

39) POLITIQUE : Une quarantaine d'organisations participent, ce week-end à Cap Sciences

40) LA BASTIDE : Les premiers occupants de la résidence semblent ravis. Seul bémol, les réactions à leur encontre des vieux Bastidiens et des habitants de la rive gauche

41) BEGLES : Les communistes prolongent le mouvement contre le CPE par un forum sur l'emploi. Une façon aussi de marquer leur territoire et de se positionner comme force de propositions

42) GRAND CONTOURNEMENT DE BORDEAUX : Une coordination d'élus locaux lance la campagne du non, avec pétitions, réunions publiques parallèles et démarches tous azimuts

43) SOFERTI : Lors du comité d'entreprise d'hier les salariés ont obtenu la nomination d'un expert

44) SOGERMA : Le Comité de Défense de la Sogerma, nouvellement créé, a tenu hier sa première réunion publique

45) BLAYE/BORDEAUX RAIL : Pour sa deuxième assemblée générale, le collectif vote une motion pour l'inscription du projet TER au prochain plan Etat/Région

46) BEGLES : Mamère accepte le rachat demandé par les défenseurs des verriers

47) BORDEAUX-SAINT-JEAN : Dominique Perben, ministre des Transports et de l'Equipement sera à Bordeaux aujourd'hui pour lancer six ans de travaux ferroviaires

48) GRAND CONTOURNEMENT : Loin d'être enterré, le recours déposé par Aquitaine Alternatives, la Sepanso, la CLCV et Bassin d'Arcachon Ecologie sera finalement traité par le tribunal administratif

49) GRAND CONTOURNEMENT : Fervent défenseur du projet, le président PS du Conseil général, Philippe Madrelle, critique sans retenue la conduite du dossier par le préfet Francis Idrac

50) EQUIPEMENT : Le grand contournement de Bordeaux paraît nécessaire à terme, mais la solution sera difficile à trouver. A l'ouest ? A l'est ? Le débat est tendu

51) PROJET : Si la voie autoroutière se réalise, l'estuaire sera franchi par l'un des plus grands ouvrages en béton d'Europe. 15 kilomètres pour le projet le plus ambitieux

Echos d’Aquitaine

52) PRISONNIERS BASQUES : Le forum d'Ibaeta prévoit une manifestation le 24 juin à Bayonne

53) LA POSTE : Après avoir accueilli sa nouvelle directrice, la poste angloye prépare son « relooking », et les bureaux de poste du futur commencent à voir le jour

54) INTERCOMMUNALITE : Différents rapports mettent en avant certaines incohérences des communautés de communes. Regards sur Val de Garonne

55) PS : La course à l'investiture pour la présidentielle laisse de marbre Renaud Lagrave, le premier secrétaire fédéral

56) POLITIQUE : Dans la dynamique de la mobilisation contre le CPE, les partis de gauche invitent les citoyens à débattre

57) DESENCLAVEMENT : Libournais et Périgourdins demandent l'extension de l'aire d'étude du Grand contournement Ouest de Bordeaux

58) A 65 : Alain Duprat, le président de la Communauté de communes de Roquefort, ne renoncera pas à l'échangeur. Et les limites de sa patience ont été atteintes

59) Fêtons politiquement et dans l'unité le premier anniversaire du 29 mai 2005!

Points de vue

60) « Il y a urgence à construire un rassemblement antilibéral fort, capable de peser dans le débat public comme nous avons pesé dans la campagne référendaire. » par Sébastien LABORDE, membre du Comité Exécutif du PCF33

61) L’Europe pour quoi faire? Par Martine Alcorta, PCF, Bègles.

62) Environnement : « Victoire sur le gaucho » Par Patrick Sandeau.

63) « La Chronique des idées reçues... » par Gérard Loustalet-Sens

Echos d’Initiatives

64) Appel de Marie-George Buffet : Pour un rassemblement antilibéral

65) Pourquoi nous signons l’appel de l’Humanité : NON A L’ACHARNEMENT REPRESSIF ! AMNISTIE DES JEUNES ANTI-CPE

66) APPEL AU SOUTIEN D’UNE FAMILLE MENACEE D’EXPULSION à Bordeaux

67) MELTING : Un petit groupe de jeunes musiciens sympas 

68) CHICOKIDS : Voyage au Mexique

69) Du côté des parlementaires européens : « No Fortress Europe »

70) "Contre la loi relative a l'immigration et l'integration, Pour une saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel"

71) POUR UN RASSEMBLEMENT ANTILIBERAL DE GAUCHE ET DES CANDIDATURES COMMUNES : IL Y A URGENCE !

72) Le grand Contournement en débat sur la ligne SNCF Bordeaux-St Mariens

73) Soutenez Roger Lenglet et Jean-Luc Touly poursuivis pour diffamation par Veolia

Le Coin des Blogs

74) Guillaume ouvre une Tribune libre sur son BLOG

Le coin des Revues

75) DONNEES SOCIALES : Emploi, retraite, insertion des jeunes... L'Insee dresse le portrait d'une société vieillissante et craintive, avec de nombreux défis à relever

76) Sommaire du n° 11 de l’Humanité Dimanche du jeudi 18 mai 2006

Le Coin des Livres

77) Marc Bloch, le témoin, l’historien et l’acteur

78) Laïcité, état des lieux

79) La Résistance et le communisme français : une histoire de liberté

80) Howard Zinn, l’optimiste sans illusions

Le Coin des Lettres

81) [infos-paix] Infos Paix n°232 - 03 mai 2006

82) La Lettre de la Citoyennete N° 81 - MAI - JUIN 2006 

83) La lettre d’informations de l’Appel pour des candidatures unitaires de la gauche anti-libérale - 8 mai 2006

84) [ACRIMED] Le Magazine électronique d'Acrimed n° 68 (mai 2006) - Extrait

Le Coin du Cinéma

85) « faire un film qui ressemble à ce que sont tous les Palestiniens »

Echos de France

86) Quand Chirac sort de sa réserve

87) Parti socialiste : Ségolène Royal hésite entre tradition et modernité

88) [PCF] « Le pays est malade du libéralisme et de l’UMP »

89) « Olivier, causons, mais vite ! » par José BOVE

90) « Mon objectif pour 2007 n’est pas que les antilibéraux se comptent mais qu’ils gagnent » par Marie-George BUFFET 

91) « ÇA SUFFIT! » par Raoul Marc JENNAR, militant altermondialiste

92) « Marie-George, Arlette, José... si on causait ? » par Olivier BESANCENOT

93) La gauche antilibérale doit se rassembler pour 2007.

Echos d'Europe

94) Le FSE passe un cap à Athènes

95) Une charte pour refonder l’Europe

96) « Quand Blair prend une claque » PAR BRUNO ODENT

97) Allemagne : Deux congrès en parallèle pour une gauche à réunir

Echos du Monde

98) Marie-George Buffet à Alger

99) La communauté internationale face à la misère des Palestiniens

100) Mexique : Violente répression contre les partisans de Marcos

101) Bolivie : L’acte souverain de Morales

102) Algérie : Bouteflika manoeuvre en recul sur la presse





Le site d'Espaces Marx Bordeaux: http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

Contact : espaces.marxbx@tiscali.fr ou Marvinc@no-log.org

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L'Agenda :



1) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2006)

Nous avons terminé l’année 2005 avec 262 adhérent(e)s soit 21 de plus qu’en 2004 et 55 soutiens. Nous saluons par ailleurs les 73 nouvelles adhésions réalisées cette même année, soit 25 de plus que l’an passé. Ces chiffres reflètent une certaine vitalité qu’il faut continuer d’entretenir et enrichir de votre participation. C’est peut-être la dernière fois que vous recevez cette lettre mensuelle, en tout cas de manière régulière si vous n’êtes pas à jour de votre cotisation 2006, ou si vous n’avez pas envoyé à Espaces Marx un petit soutien financier. Nos moyens financiers ne nous permettent pas de continuer à vous informer sans votre participation. Cordialement. Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde. Si vous avez déjà répondu à cette sollicitation nous vous en remercions

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2) Atelier Arts, Cultures Société d’Espaces Marx : Expériences croisées de Isidore KRAPO et Guy LENOIR

Le Lundi 15 Mai à 18h30 à Migrations Culturelles Aquitaine Afrique, 16, Rue Ferrère à Bordeaux - Rencontre d’expériences croisées entre Isidore KRAPO et Guy LENOIR. Avec plusieurs acteurs des Arts, de la culture et du spectacle de Bordeaux (Jean-Pierre NERCAM, Guy LENOIR, Isidore KRAPO, Philippe ROUYER, Jean-Paul RATHIER, Isabelle KRAISER, Madeleine LENOBLE, Isabelle LASSERRE, Odette TOULET-CASTERA, Fred PAQUET, Anne SAFFORRE,…) nous avons relancé les travaux de cet atelier qui sera ce que nous en ferons : Table-Ronde, Auditions, présentations de travaux et de réflexions,… Cet Atelier est susceptible de se déplacer dans d’autres lieux. Si vous voulez vous associer à ses travaux, n’hésitez pas à faire des propositions d'interventions et d'intervenant(e)s autour de ces questions et d'autres. Contact : Espaces.MarxBx@tiscali.fr – Entrée Libre -



3) « La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma » : Perspectives 2007

Le Mardi 16 Mai à 18h00 à l’Athénée Municipal de Bordeaux - Espace St Christoly – Prochaine réunion du groupe de travail pour la préparation des 4émes rencontres cinématographiques organisées par Espaces Marx et le Cinéma UTOPIA en Février 2007 – Elaboration de la lettre trimestrielle sur l’initiative 2006 – Contact : <a.rosevegue@model-fx.com> ou espaces.marxbx@tiscali.fr – Entrée Libre -



4) Table-Ronde : « Pays basque: Espagne, France, nouvelle donne ? »

Le Mardi 16 Mai à 20h30 à l’Athénée Municipal de Bordeaux - Espace St Christoly

Le cessez-le-feu illimité récemment decrété par ETA et l'ouverture de négociations avec le gouvernement de Madrid, ainsi que l'avancée du Plan Ibarretxe de souveraineté partagée et d'autodétermination, ont ouvert une nouvelle période politique au Pays basque. Il s'agira d'en examiner les promesses, mais aussi les difficultés et les limites. Par ailleurs, la question basque est-elle une "question espagnole"? Dans son annonce de cessez-le-feu, ETA déclarait vouloir négocier avec les deux États, espagnol et français. Mais au-delà même de cette revendication, la France peut-elle indéfiniment regarder en simple spectatrice les évolutions en cours au sud des Pyrénées? Et, plus généralement, comment une question nationale "démographiquement réduite" peut-elle être résolue, en partant de principes d'égalité, dans une Europe néolibérale? Pour discuter de ces questions, seront réunis,

autour de Michel CAHEN comme modérateur :  

– Joseba ALVAREZ, responsable aux Relations internationales de Batasuna  

Jean-Noël TXETX ETCHEVERRY, responsable de l'antenne de Bayonne de la Fondation syndicale Manu Robles Arangiz

– Pierre RUSCASSIE, membre du Parti socialiste (Pyrénées atlantiques), animateur du courant Forces militantes pour la Démocratie et le Socialisme.

- Daniel ROMESTANT, membre du PCF (Pyrénées Atlantiques)

Mardi 16 mai, 20h30 à l'Athénée municipal, à l'initiative d'Espaces Marx. Contact : espaces.marxbx@tiscali.fr – Entrée Libre -



5) [Espaces Marx] Le communisme et l’alternative

À l’initiative de nombreuses associations (*), revues de recherche, réseaux militants et élus français et européens, deux journées d’études et de rencontres internationales se dérouleront les 19 et 20 mai à Paris à l’espace Oscar-Niemeyer (2, place du Colonel-Fabien) sur le thème : « Enjeux de civilisation pour le XXIe siècle. Alternatives, émancipations, communisme ». Les travaux (de 9 h 30 à 23 heures le vendredi et de 9 h 30 à 19 h 30 le samedi, traduits en quatre langues), s’articuleront en quatre séances plénières et douze ateliers. Chaque axe de discussion vise à poser la question de l’articulation entre le mouvement général de l’alternative contemporaine et la place que peut y occuper un engagement communiste. Le programme détaillé du colloque est disponible auprès de chacune des organisations participantes et sur le site www.espaces-marx.org (renseignements et inscriptions, tél. : 01 42 17 45 10). En voici les principales articulations.

====> 1. Contre quoi et pour quoi combat-on ? Anticapitalisme et émancipation.

Exploitation du travail, oppression des peuples, domination des femmes, des groupes et des classes, discriminations, aliénation des personnes...

====> 2. Acteurs de la transformation : y a-t-il une vie après le mouvement ouvrier ?

Que penser des luttes des classes, des dispositifs de classe contemporains et des mouvements qui les nourrissent et les façonnent ? Où en est la bourgeoisie ? Quel est l’avenir du salariat ? Comment penser l’apport du féminisme ? Que devient l’internationalisme ? Y a-t-il un nouveau sujet politique avec l’altermondialisme ?

====> 3. Les grands axes de la transformation sociale. Refonder la politique ?

L’histoire du XXe siècle montre que la transformation radicale des sociétés n’est pas possible sans cohérence et continuité du processus transformateur. Comment se situer par rapport au marché et à l’État ? Que faire de la propriété ? Peut-on penser séparément le changement de l’économie et celui de la politique ? Comment concevoir de nouvelles formes d’appropriation sociale ?

====> 4. Dépassement et ruptures : y a-t-il place pour une (des) pensée(s) de la révolution ?

Le XXe siècle a pesé lourd dans l’expérience des communistes et dans le regard que l’on porte sur eux. Quelles sont les grandes représentations de la transformation sociale aujourd’hui ? Comment imaginer le mouvement de rupture(s) avec l’ordre social dominant ? (*) Atelier de l’autogestion, Espaces Marx, Fondation Gabriel-Péri, OMOS, revues Économie et politique, Regards, Contretemps, Critique communiste. Europe : GUE-GVN (Parlement européen), Réseau européen Transform, Center of marxist studies (Suède), Fundacion de investigationes marxistas (Espagne), Institut Nicos Poulantzas (Grèce), revue Sozialismus (Allemagne), Rosa Luxemburg Stiftung (Allemagne), Transform Austria, Transform Italia. Article paru dans l'édition du 11 mai 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00





6) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

====> GROUPES DE PROXIMITE : - ATTAC SUD BASSIN Jean-Pierre Dousse 06-62-39-66-88 jpdousse@aol.com - ATTAC NORD BASSIN Bernard Trannoy 05-56-26-27-01 Bernard.trannoy@wanadoo.fr - ATTAC BORDEAUX Marie-Thérèse Elliautou 05-56-40-33-29 eliotoumarie@free.fr Geneviève Bonnet 05-56-32-50-78 - ATTAC JEUNES Rémi Lafon rlafonpuyo@club-internet.fr - ATTAC JALLES Jean-Luc Gasnier 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr Le groupe des Jalles se réunit tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle de l'ABC de Blanquefort. - ATTAC GRAVES : Josiane Metnard 05-56-37-04-46 josianemeynard@aol.com le groupe des Graves organise une réunion publique en principe tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle des éclaireurs près du château de Thouars à Talence. Exception pour le mois de février : ce sera le mardi 21. - ATTAC EN LIBOURNAIS François Poul 06-85-19-93-27 05-57-25-39-88 attacenlibournais@wanadoo.fr francois.poul@neuf.fr ATTAC en Libournais se réunit le 1er Mardi de chaque mois (Réunion Publique), à partir de 20h30, à la Bourse du Travail, Rue Giraud 33500 LIBOURNE - ATTAC MEDOC Gérard Thiebaud lesguillobaut@club-internet.fr - ATTAC SUD GIRONDE Catherine Peytermann 05-56-65-50-29 attac.sudgironde@free.fr réunion une fois par mois (lundi ou mardi) à Saint Macaire, salle de la mairie http://adiu.free.fr/attac- ATTAC HAUTE GIRONDE Jean-Noël Fouchier 05-57-58-18-97 fouchier.cecchin@free.fr

====> COMMISSIONS : - SANTE Danielle Berna 06-71-52-56-88 bernadanielle@yahoo.fr - AGCS / OMC / SERVICES PUBLICS Denise Cassou 05-56-25-72-23 d.cassou@free.fr - OGM / AGRICULTURE Jean-Luc Gasnier 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr - RELATIONS NORD-SUD / SOLIDARITES INTERNATIONALES Maurice Vilmont 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr - EUROPE - DROITS FONDAMENTAUX Brigitte Durraffourg 06-20-59-53-22 brigitte-duraffourg@mairie-libourne.fr - EMPLOI / CHOMAGE / PRECARITE Jacques Martineau 05-56-36-62-29 jac.mar2@wanadoo.fr - GPL (FONCTIONNEMENT ATTAC33) François Poul 06-85-19-93-27 francois.poul@neuf.fr - FSL33 Maurice Vilmont 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr - ATELIER ECONOMIE ET POLITIQUE : Jacques Toiser 06-07-38-34-23 jacques.toiser@free.fr

====> CHAQUE MARDI DE 18h30 A 20h - PERMANENCE AU LOCAL D'ATTAC 33 : 2, PLACE SAINT-PIERRE A BORDEAUX - Adresse electronique : bordeaux@attac.org - Adresse postale : ATTAC 33 BP 142 33008 BORDEAUX CEDEX - Tel : 05 56 44 08 05 - Adresse du site web : http://www.attac33.net/ ou http://www.local.attac.org/attac33 Vous pouvez sur ce site vous abonner au p'tit grain, ou vous désabonner - ATTAC international : http://www.attac.org - From: "Le P'tit Grain Attac33" attac33@wanadoo.fr



7) COMITE DE SAUVEGARDE ET DE DEVELOPPEMENT DE LA SOGERMA MERIGNAC

Voir le Compte-Rendu de la dernière réunion sur le site du Comité.

PROCHAINS RENDEZ VOUS De 18 h à 20 h petite salle de Capeyron à Mérignac

Les : MERCREDI 17 MAI, LUNDI 22 MAI, MARDI 30 MAI, MARDI 6 JUIN - Le rendez-vous du MARDI 9 MAI est important car les salariés de SOGERMA nous ferons le compte-rendu de leur réunion avec C. Himbert (Directeur général de EADS) et je ferai le point des actions menées par tous. Michelle Iste, Présidente du Comité – Le site du Comité : http://comite.sogerma.ifrance.com/ – L’Adresse électronique du Comité : comite.sogerma@ifrance.com et m.iste@voila.fr - From: olivier fondriest <o.fondriest@wanadoo.fr>



8) Initiatives des Communistes en Gironde

====> L'appel de Marie George Buffet est disponible à la  fédération, ainsi que le tract pour un rassemblement anti libéral. Il est possible de soutenir l’Appel de MG BUFFET sur le site : www.gironde.pcf.fr

====> Section Nord Médoc : Rendez-vous sur les marchés

Samedi 20 mai au marché de Pauillac, Dimanche 21 mai au marché de Castelnau, Mercredi 23 mai au marché de St-Vivien - Prochaine réunion des communistes médocains, le vendredi 19 mai à Pauillac salle du grand conseil à la Mairie de 18h30 à 20h30.

====> Forum Section Coutras-Guîtres : Solidarités et gestion de l’eau

A Saint-Denis de Pile, maison de l’Isle à 20h30, le vendredi 19 mai. Ce forum fait suite à ceux tenus le 9 décembre à Coutras et le 3 mars à Guîtres. Ce dernier était consacré à la démocratie participative et aux services publics. Le but de ces forums est de permettre aux citoyennes et citoyens d’être partie prenante de ce que doit être le contenu d’une politique nouvelle, anti-libérale qui deviendrait les axes d’un programme politique de gauche permettant de répondre aux besoins populaires donc de rompre avec les politiques libérales mises en oeuvre en France et en Europe. Au delà des partis politiques de gauche qui co-organisent ces Forums, nous souhaitons que les syndicats et les associations puissent participer pleinement au débat pour ce qui les concerne. Le 19 mai est donc une réunion de travail sur deux thèmes retenus le 3 mars, la Solidarité et la gestion de l’eau. Les communistes seront présents à la foire de la Saint-Fort, le dimanche 14 mai avec la vignette.

====> Section Rives de la Dordogne, canton de Branne : Rendez-vous Alosade

A Baron, le samedi 20 mai à partir de 11h. Lors d’un repas convivial, dans la salle polyvalente, nous honorerons l’alose printanière en recueillant ses derniers frétillements sur un lit de braises de ceps de vigne. A partir de 11 heures, les participants à un débat ouvert s’efforceront, à partir des récentes victoires populaires sur le libéralisme, de définir des projets et des stratégies pour un avenir de justice et de progrès accessible à tous les citoyens. 12h30 : apéritif, salade du pêcheur, alose, rôti de bœuf sur le grill, pommes de terre en robe des champs avec beurre, sauce verte… fromage, pâtisserie, café, vins rosé et rouge compris. Le tout pour 12 euros (gratuit pour les enfants de moins de 14 ans). Seule obligation : chacun apporte son outillage (assiettes, verres, fourchette, couteau, etc…). Renseignements et inscriptions, avant le 12 mai, auprès de Michel Bardeau 05 57 24 24 84.

====> Langon : Forum programme

Vendredi 19 mai à 20h30 salle de la RPA, rue du 14 juillet en présence du conseiller général Pierre Augey. Toutes les forces politiques de gauche, des associations et les syndicats du canton sont invités à y participer pour un changement progressiste de la société.

====> Saint-Pierre d’Aurillac : Rencontre-débat

Samedi 27 mai sur les bords de la Garonne à partir de 14h30, discussion sur les élections en 2007. Quelle visée ? Quelles propositions ? Quels candidats ? La rencontre se poursuivra autour d’un verre de l’amitié et d’un repas sorti du sac pris en commun.

====> 2 et 3 juin à Bègles : Fête de la Morue

Les communistes béglais, partenaires de la Fête de la Morue, vous invitent à réserver votre place au Restaurant «La Morlache» 12, rue du Prêche à Bègles 05 56 49 44 79 (répondeur) ou 05 56 91 45 06

====> La Fête de l’Humanité33 : C’est parti pour les 9, 10 et 11 juin 2006

Les organisations et associations qui souhaitent participer avec un stand ou autres formes de présences peuvent prendre contact avec Olivier FONDRIEST ou Sébastien LABORDE au 05.56.91.45.06, ou peuvent écrire à communication@gironde.pcf.fr - Le site de la fête est ouvert : www.fetehuma33.org - Vous pouvez envoyez vos  informations sur les activités envisagez à <communication@gironde.pcf.fr>

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 4 mai 2006 - No 1640 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



9) Fêtons politiquement et dans l'unité le premier anniversaire du 29 mai 2005!

Une nouvelle et décisive réunion aura lieu lundi 15 mai, à 18h30 au local d'AC! Gironde, 51 rue Bouquière à Bordeaux (tramway: Musée d'Aquitaine ou Bourgogne). Nous invitons toutes les organisations intéressées à y participer, avec des propositions concrètes à la clef. Très cordialement, Pour le comité girondin servant provisoirement de secrétariat de l’initiative, Michel Cahen. PS: réponse quant à la participation de votre organisation souhaitée - From: Michel Cahen <m.cahen@sciencespobordeaux.fr>



10) Pour la liberté d’expression et de manifestation : « Solidarité avec Maxime »

Rassemblement mardi 16 mai à 16h sur le parvis des droits de l’homme à l’heure où Maxime, 16 ans, passera devant le tribunal pour enfants suite à une courte occupation des voies à la gare Saint-Jean pour protester contre le CP E. Une souscription est en cours. Comme dans beaucoup d’autres endroits en France, Maxime fait parti de ces jeunes arrêtés à la va vite et amenés au tribunal par une justice aux ordres afin de stopper le mouvement en tentant de faire peur aux manifestants. Villepin a perdu et a reculé. Mais l’arme de la soi-disant justice, suit son cour sournoisement. Alors que la plupart des jeunes ont repris les cours ou révisent leurs examens, certains sont appelés à comparaître. Maxime et sa famille ne doivent pas se sentir seuls pour affronter ce dur moment. Il faut être présent, nombreux, à ce rassemblement. Et comme essayer d’obtenir justice à un coût, on peut aussi apporter son soutien financièrement en adressant au journal (Les Nouvelles de Bordeaux 15, Rue Furtado 33800 Bordeaux) qui transmettra un chèque même modique à l’ordre de « Solidarité Maxime ».

====> Une pétition toujours d’actualité

Il y a un mois, le journal l’Humanité lançait un appel à l’amnistie pour tous les jeunes arrêtés et condamnés pendant les manifestations anti-CPE. Il a reçu des milliers de signatures. On peut encore le signer. Signons la Pétition du Journal « l’Humanité » Non à l’acharnement répressif, amnistie des jeunes anti-Cpe : http://www.humanite.presse.fr/petition/meta828136#sp828136

====> Vos pétitions à Matignon, le 15 mai

Vous êtes déjà 25 000 à avoir fait parvenir votre signature à l’Humanité au bas de la pétition, dont notre journal a pris l’initiative. Le lundi 15 mai, à 11 heures, les signatures recueillies seront remises à Matignon, par des personnalités qui ont lancé cet appel, élus, syndicalistes salariés, lycéens et étudiants, juristes, responsables associatifs... Le soir même, à 19 heures, une rencontre est organisée au siège de la fédération de Paris du PCF - 120, rue Lafayette - avec des jeunes poursuivis ou injustement condamnés. Témoignages et prises de position de personnalités permettront de donner un nouvel élan à la mobilisation. D’ores et déjà, dans de nombreuses localités, la pétition (ci-dessous) est devenue une affaire collective, proposée devant des établissements scolaires, dans des entreprises ou sur des marchés. Faites-les parvenir au plus vite à l’Humanité. Article paru dans l'édition de l’Humanité du 10 mai 2006.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 11 mai 2006 - No 1641 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



11) CONFÉRENCES - DÉBATS du CREPS Aquitaine : LE RAPPORT DES JEUNES AUX NOUVEAUX ESPACES DE COMMUNICATION : Le rôle des adultes et des éducateurs

(20 H - 22 H) Accès libre – LE RAPPORT DES JEUNES AUX NOUVEAUX ESPACES DE COMMUNICATION : Le rôle des adultes et des éducateurs - Mardi 16 mai 2006. Nous utilisons les espaces de communication mais les espaces de communication nous utilisent. Alors, produisent-ils du sens ou donnent-ils l'illusion de ne jamais perdre l'autre de vue et d'en avoir ainsi la maîtrise ? Tous ces cordons qui nous relient tiennent-ils de la fiction ou tissent-ils un nouveau lien social ? Ces objets de communication pourraient-ils perdre leur statut d'objet et devenir des compagnons qui brouillent les repères du réel ? Tout est une affaire de sens ! Conférencière : Françoise MEVEL - Psychopédagogue - Chargée de cours à l'Université de Bordeaux III - LIEU CREPS Aquitaine - PUBLIC Tout professionnel oeuvrant, directement ou indirectement, dans le champ de l'animation sociale et/ou culturelle. - CONTACTS POUR INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES - Coordination : Jean Claude MARQUE : 05 56 84 48 12 - Courriel : defa@creps-aquitaine.fr - Secrétariat : Karine JOYEUX-BIDEAU : 05 56 84 85 59 - Courriel : formations.socio-culturelles@creps-aquitaine.fr - Site internet : www.creps-aquitaine.fr -- CENTRE D'ÉDUCATION POPULAIRE ET DE SPORT 653, cours de la Libération - 33405 Talence cedex - Tél. : 05 56 84 48 12 - Fax : 05 56 84 48 01 http://www.creps-aquitaine.fr Établissement public national du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative - From: "Jean-Claude Marque" <defa@creps-aquitaine.fr>



12) [SUD Education] Rencontre avec Tahirou TRAORE

Nous sommes très heureux d’accueillir Tahirou Traoré, le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’enseignement de base (SYNATEB) du Burkina Faso. Il sera en France du 7 au 17 mai, étant invité au congrès de notre fédération à Clermont Ferrand. Il y a trois ans, nous avions également reçu Souleymane Sam, en tant que représentant du même syndicat. Le SYNATEB a été créé en 1995 et regroupe depuis des années la majorité des enseignants du primaire. Le SYNATEB se définit comme une organisation anti-impérialiste et de lutte de classes. Mais c’est encore davantage, les luttes que ce syndicat a menées contre les politiques d’ajustement structurel de la Banque mondiale et contre un régime politique corrompu soutenu par l’Etat français, qui en font pour Sud Education un partenaire privilégié sur le plan de la solidarité internationale. C’est pour discuter de la situation syndicale et de celle du secteur de l’éducation au Burkina Faso que nous espérons vous retrouver pour une rencontre avec Tahirou Traoré : le lundi 15 mai 2006 à 19 h à l’Athénée municipal Saint Christoly. Pour Sud Education Aquitaine, Pascal Bianchini From: sudeducaqui <sudeducaqui@wanadoo.fr>



13) [CODEL] Face à la répression, ne soyons pas isolés !

Appel au rassemblement le 16 Mai à 16h devant le tribunal pour enfants

Parvis des droits de l’homme rue des frères Bonie.

====> COMMUNIQUE DU CODEL

Comme lors du mouvement social lycéen contre la loi Fillon l’an dernier, le gouvernement a fait le choix de la répression pour tenter de casser la dynamique de la mobilisation unitaire (étudiants, lycéens, salariés, précaires, chômeurs…) en faveur du retrait de la Loi sur l’Egalité des Chances et du CNE. Dans toute la France, ce sont plus de 5000 interpellations qui ont été faites dont la moitié donneront lieu à comparution devant le juge. Le CODEL*, qui s’est formé suite à la répression des postiers qui ont lutté au centre de tri de Bègles au printemps dernier, s’est donné pour but d’alerter et de combattre ces dérives répressives et toute volonté de criminaliser les mouvements sociaux. Nous nous élevons contre le traitement qui a été réservé aux militants lors de ce mouvement : recours abusifs aux gardes à vue et aux comparutions immédiates, tentatives d’intimidations, violences de la part des forces de l’ordre. Rappelons qu’un militant de SUD PTT, Cyril Ferez, est resté dans le coma quasiment un mois suite à une charge de CRS. A Bordeaux, malgré le parti pris de non-violence des manifestants, nous avons déjà recensé plus d’une vingtaine ( ?) d’interpellations. Lors de l’occupation pacifique des rails de TGV à la Gare St Jean, 11 militants ont été arrêtés et passeront bientôt devant le juge. Une camarade a en outre été blessée (31 jours d’ITT) lors d’une charge des forces de police alors même que les militants présents étaient en train d’évacuer les lieux dans le calme. Contre ce traitement répressif et ces exactions, nous tenons à réaffirmer notre solidarité avec les manifestants. Nous demandons donc l’amnistie de tous les participants au mouvement de février -avril 2006 contre la LEC et le CNE. Le CODEL, en tant que structure de soutien et d’aide aux militants faisant l’objet de répression, appelle tous ceux qui ont été arrêtés dans le cadre de ce mouvement et qui doivent passer en procès, à le contacter pour pouvoir lui apporter notre soutien de quelque forme que ce soit (humain, moral et matériel), mais aussi pour pouvoir évaluer l’ampleur de la répression en Gironde. Face à la répression, ne soyons pas isolés !

Appel au rassemblement le 16 Mai à 16h devant le tribunal pour enfants parvis des droits de l’homme rue des frères Bonie. - From: Solange et Gilbert Hanna <gilbert.hanna@wanadoo.fr>



14) Café économique de Pessac : « Protection des salariés et compétitivité sont-elles antagonistes ? »

Où en est le droit du travail, quelle est la place de la médecine du travail dans les entreprises ? Pour débattre de ce thème, nous avons invité un avocat spécialiste du Droit du travail, Hervé MAIRE et une médecin du travail Florence HARDY. Notre prochain Café risque d'être animé.... Vous pouvez en parler autour de vous et inviter vos amis. Pour cela, nous pouvons vous transmettons une affichette. C'est donc le mardi 16 mai à 18 heures, au Boeuf sur la Place à Pessac. Comme d'habitude, il est possible de rester à dîner et de continuer ainsi à discuter avec les invités. - From: "Keynes J.-M." <cafe_economique@yahoo.fr>



15) Chorale des Amis de L’Ormée : Concerts de printemps

La Messe en sol majeur de Franz Schubert, vendredi 19 mai à 21h, église Sainte-Marie de La Bastide et mercredi 24 mai à 21h, église Saint-Augustin à Bordeaux.

Ils n’ont pas froid aux yeux, les choristes des « Amis de L’Ormée » pour enchaîner à un mois d’intervalle des soirées-cabaret où ils ont chanté la paix en toutes les langues et une oeuvre classique comme cette Messe de Schubert. Des styles différents certes mais un voisinage certain car il s’agit aussi, que l’on soit croyant ou pas, d’un magnifique chant d’espoir. Preuve supplémentaire qu’on ne s’interdit rien en matière de répertoire dans ce groupe vocal. Pas de chemin de Damas pour autant puisque leur projet est en route depuis trois ans. Juste après les « 7 Paroles du Christ en croix » de César Franck quand ils se sont confrontés pour la première fois à une oeuvre complexe avec solistes, choeur et orchestre. Ils récidivent donc dans quelques jours. […] Dernier argument pour que vous reteniez vos places : nous avons étudié un prix d’entrée permettant à toute personne amoureuse de la belle musique et du chant de participer à ces soirées (1). Et puis, si la tenue de concert vous rebute, n’hésitez pas à venir en décontracté : c’est le printemps ! L’essentiel étant que vous preniez autant de plaisir à nous écouter que nous en prenons à chanter. Jean-Jacques Crespo (1) Entrée : 10 euros (8 euros sous réservation au 05 56 37 04 15 ou auprès des choristes). - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 4 mai 2006 - No 1640 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



16) [La morue Noire] Exposition de Caroline Laforge

Le collectif d’artistes de La Morue Noire a le plaisir de vous inviter au VERNISSAGE de l’exposition de CAROLINE LAFORGE le jeudi 18 mai 2006 à 19h – 7, allées de Franck 33130 BEGLES – Tél : 05.56.85.75.84 – Contact : lamoruenoire@wanadoo.fr – Entrée libre tous les jours de 15h à 19h du 16 mai au 9 juin 2006 - « Il est des peintures qui fouillent les mémoires. Qui creusent à petites touches comme les archéologues précieux, qui font apparaître des fragments d’autrefois ou plutôt d’un ailleurs quand même familier !... Les peintures de Caroline Laforge émergent ainsi des souvenirs d’Otto Dix ou Georges Grosz mais surtout d’évidentes touches d’Egon Schiele. Cela dit, c’est juste une sommaire localisation qu’il convient d’évacuer spontanément pour mieux se plonger dans cet univers quotidien et presque intime, chaleureux et ludique, ces tronches de copains prises sur le vides couleurs avec une affection lucide, un humour tendre et beaucoup d’habileté. On aimerait se fondre dans ces groupes tant sympathiques, des fins de soirées chargées d’émotions et d’alcools. Sont bien oubliées les évocations germaniques (voir plus avant…) pour préciser que Caroline Laforge vit dans les Landes océanes. Ainsi s’explique mieux cette complicité sensuelle et cette crudité acrylique bigarrée, bref du vivant, rien que du vivant, instantanément. » Michel Lecoeur - From: "La Morue Noire" <lamoruenoire@wanadoo.fr>



17) VERNISSAGE DE L'EXPOSITION D'OEUVRES DE MARTINE MACRE intitulée " Corps de Victimes, victimes du corps"

Le SAMEDI 20 MAI à 18h à la Maison des Femmes (84 rue de la Rousselle, Bordeaux). A cette occasion, Martine Macre nous parlera des femmes victimes de la tradition ainsi que des adolescentes en perte de repères. Devons-nous trouver de nouveaux rites de passage ? - Renseignements : Tél. 05 56 51 30 95 - E-mail : maison.des.femmes0wanadoo.fr - Site : http://maisondesfemmes.bx.free.fr - Lydie Cassaigne, Maryse Lévêque - La Maison des Femmes de Bordeaux 84 Rue de la Rousselle 33000 BORDEAUX - Tél / Fax +33 (0)5 56 51 30 95 - maison.des.femmes@wanadoo.fr - From: "maison.des.femmes" <maison.des.femmes@wanadoo.fr>



18) Le 52éme Clins d'oeil Cinéma : « SOPHIE SCHOLL, LES DERNIERS JOURS »

L’EDITO : Entre SOPHIE SCHOLL, LES DERNIERS JOURS du réalisateur allemand Marc Rothemund et le dernier film du chef de file du cinéma italien Nanni Moretti : LE CAÏMAN, c¹est toute la différence entre un film SUR l’engagement politique, en l’occurrence la résistance allemande au IIIe Reich, et un cinéma DE résistance et de contestation que vous propose d’aborder la 52e édition de l¹opération Clins d¹oeil Cinéma.

====> SOPHIE SCHOLL : nous conte les derniers jours de Hans et Sophie Scholl, étudiants appartenant au groupe de résistants allemands, chrétiens et pacifistes, La Rose Blanche. L’histoire de la résistance allemande est peu connue du grand public, bien que le groupe de La Rose Blanche ait acquis dès 1943 une notoriété quasi immédiate en Allemagne et à l’étranger. Ce film est une reconstitution minutieuse de leur arrestation et de leur procès, et a bénéficié de l’ouverture des archives de l¹ex-RDA (1990), constituées des procès-verbaux d’interrogatoires de la Gestapo et des minutes du procès, dirigé par le sinistre et sanguinaire juge Roland Freisler. Au-delà de La Rose Blanche c’est l¹histoire de la résistance allemande et sa représentation au cinéma que nous évoquerons en compagnie de quelques uns(unes) des meilleurs(es) spécialistes de la question.

Du 26 avril > 23 mai 2006

====> Avec LE CAÏMAN, Nanni Moretti nous propose l’histoire édifiante d¹un producteur de série B voire Z («Maciste contre Freud», «Les Mocassins assassins») qui décide, après avoir lu de manière très approximative le scénario d’une jeune réalisatrice, de relancer sa carrière en produisant un documentaire sur Berlusconi ! Nanni Moretti nous a concocté un film à caractère hautement politique entre comédie, images d’archives et différentes histoires qui racontent un film dans le film. « Ce n¹est pas un film sur Berlusconi mais sur nous. Il dit que le danger ce n’est pas lui, mais notre incapacité à voir. » explique l’acteur Elio De Capitani, sosie quasi parfait du  « Cavaliere ». Nanni Moretti surenchérit : « Il est inutile de faire un film sur l’histoire de Berlusconi parce que tout le monde sait déjà tout, d’ailleurs il a déjà gagné, il a changé nos esprits il y a 30 ans ». Toutes les projections seront suivies de débats en présence d¹intervenants qui nous éclaireront sur certains aspects de la société italienne difficilement perceptibles par des spectateurs non avertis. 31 mai > 13 juin 2006 - Jean-Louis Ribreau

====> Sophie Scholl, les derniers jours du 26 avril au 23 mai 2006

Synopsis : Munich, 1943. Tandis que Hitler mène une guerre dévastatrice à travers l¹Europe (la bataille de Stalingrad touche à sa fin), un groupe d¹étudiants forme un mouvement de résistance, La Rose Blanche, appelant à la chute du Troisième Reich. D¹obédience pacifique, les membres de La Rose Blanche propagent des tracts antinazis, couvrant les murs de la ville de slogans, et invitent la jeunesse du pays à se mobiliser. Le 18 février, Hans Scholl et sa soeur Sophie qui font partie du noyau dur du mouvement sont aperçus par le concierge de l¹université de Munich en train de jeter des centaines de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont immédiatement appréhendés par la Gestapo et emprisonnés à Stadelheim. Durant les jours suivants, l¹interrogatoire de Sophie Scholl est mené par l¹agent de la Gestapo Robert Mohr, un véritable duel psychologique s¹engage. Sophie ment et dément, intrigue et défie, capitule et repart au combat avec une force renouvelée, parvenant presque à désarmer l¹adversaire. Puis se sont les preuves accablantes, les aveux, et l¹ultime tentative désespérée de Sophie pour protéger son frère et les autres membres de La Rose Blanche. Touché par le courage extraordinaire de Sophie, Mohr va jusqu¹à lui offrir une issue, à condition qu¹elle trahisse ses idéaux. Elle refuse l¹offre, scellant ainsi son destin ».

====> Intervenants

* Hélène Camarade, maître de conférences à l'U.F.R. d'Etudes germaniques, Université de Bordeaux 3, spécialiste de la Résistance allemande au National Socialisme, auteur de  « Ecriture de la résistance. Le journal intime sous le IIIe Reich », préface de P.  Steinbach, Prix Pierre Grappin 2004, PUM (à paraître en 2006).  

* Daniela Kneissl, chargée de recherches en histoire contemporaine à l¹Institut historique allemand de Paris, spécialiste de la représentation photographique et cinématographique de l¹histoire.  

* Stéphan Martens, professeur des universités à l'U.F.R. d'Etudes germaniques, Université de Bordeaux 3, chercheur associé à l¹I.F.R.I. (Institut français des relations internationales), auteur de « La France, l¹Allemagne et la Seconde Guerre Mondiale : quelles mémoires ? », éd. PUB (à paraître en 2007).  

* Gilbert Merlio, professeur émérite à l¹Université de Paris 4-Sorbonne, spécialiste de l¹histoire des idées politiques en Allemagne, auteur de « Les résistances allemandes à Hitler », éd. Tallandier, 2001.

* Alain Ruiz, professeur de civilisation des pays germaniques, Université Michel-de-Montaigne - Bordeaux 3, auteur avec F. Knopper de « Les résistants au IIIe Reich en Allemagne et dans l¹exil », éd. PUM, 1998.

* Jean-Marie Tixier, maître de conférences à l¹Université de Bordeaux 4, germaniste, spécialiste en économie du cinéma et président du cinéma Jean Eustache.

====> Bazas ¬ Cinéma Le Vog Débat > Avec Daniela Kneissl Vendredi 12 mai > 21 h

====> Langon ¬ Cinéma Le Rio Projections > Samedi 13 mai > 18 h  /  Dimanche 14 mai > 18 h

====> La Réole ¬ Cinéma Le Rex Présentation-Débat > Lundi 15 mai > 20 h 30

====> Monségur ¬ Cinéma L¹Eden Présentation-Débat Mardi 16 mai > 20 h 30

====> Créon ¬ Cinéma Max Linder Débat > Avec Jean-Marie Tixier Mercredi 17 mai >20 h

====> Captieux ¬ Centre audiovisuel Présentation-Débat > Jeudi 18 mai > 20 h 30

====> Gujan-Mestras ¬ Cinéma Gérard Philipe Débat > Avec Gilbert Merlio Vendredi 19 mai >21 h

====> LIBRAIRIE LA MACHINE A LIRE Rencontre avec GILBERT MERLIO > > Vendredi 19 mai > 16 h 30 ‹ Gilbert Merlio est professeur émérite à l¹Université Sorbonne-Paris 4. Il est spécialiste de l¹Histoire des idées politiques en Allemagne et auteur de « Les résistances allemandes à Hitler », aux éditions Tallandier, 2001. La Machine à Lire - 18, rue du Parlement Saint-Pierre - Bordeaux Tél. 05 56 48 03 87

====> Hourtin ¬ Cinéma Lou Hapchot Débat > Avec Gilbert Merlio Samedi 20 mai > 20 h 30

====> Eysines ¬ Cinéma Jean-Renoir Présentation-Débat Lundi 22 mai > 20 h 30

====> Cestas ¬ Cinéma Le Rex Présentation-Débat Mardi 23 mai > 19 h 30

====> Stand vente de livres après chaque débat, En collaboration avec la librairie La Machine à Lire

====> Séances scolaires  >  26 avril  au  23 mai Dossiers  pédagogiques  disponibles : « Des  allemands  contre le  nazisme,  1933-1945 », publiés par le Goethe Institut Tél.  05  56  80  10  28

====> Films ¬ Débats ¬ 4,50 euros

* L¹opération Clins d¹¦il, soutenue par le Conseil général de la Gironde et la Direction régionale des affaires culturelles d¹Aquitaine, vise à diffuser des oeuvres récentes ou inédites dans une vingtaine de villes de la Gironde. Ces films vous donneront, au travers de la fiction ou du documentaire, un point de vue différent sur les grands sujets de notre époque ou plus simplement vous révéleront un cinéma singulier, accessible à tous. Certaines séances seront suivies de rencontres-débats, en présence d¹intervenants divers, d¹universitaires, de réalisateurs...

=====> Pour tout contact : Association des cinémas de proximité de la Gironde  [ACPG] Place de la Ve République - 33600 Pessac - Renseignements : tél. 05 56 46 06 55 * Coordination départementale : Jean-Louis Ribreau - Contact : ribre@wanadoo.fr - From: elmorand <elmorand@wanadoo.fr>



19) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

====> Mercredi 17 mai à 18h Alain Monnier

À l'occasion de la parution de son roman "Givrée" aux éditions Flammarion.



Alain Monnier vit à Toulouse. Il est l'auteur de sept ouvrages parus aux éditions Climats : "Signé Parpot" (1994), "Un amour de Parpot" (1996), "Parpot le bienheureux" (2004), "Côté jardin" (1998), "Les ombres d'Hannah" (1999) ainsi que "L'insoluble problème de la présence sur terre" (2000), recueil de nouvelles et "Survivance" (2002). Il explore au travers de formes narratives variées, en jouant de contraintes toujours renouvelées, les zones floues de l'humaine condition où se côtoient normalité et turpitudes.



"Mais qui est givrée ? Est-ce Marie l'effrontée que le sexe ennuie ? Est-ce l'histoire de cette accumulation de réfrigérateurs ? Ou notre époque de communication qui, à force de mensonges, a terrassé le sens commun ? Quel rapport y a-t-il entre les centres d'appel et la paternité ? Entre l'amour et l'électroménager, et particulièrement le frigo ? Vous apprendrez beaucoup de choses sur ce dernier, mais sans doute pas tout. Certains sujets, tel le phénomène bien connu des hommes qui n'y trouvent jamais rien, et l'explication controversée qui prétend qu'ils sont, depuis la nuit des temps, des chasseurs au regard exercé à se porter au loin pour apercevoir le gibier et non sur l'étagère du frigo pour dénicher la cuisse de poulet derrière le pot de confiture, ne sont pas abordés. N'est pas non plus abordé le cas de Clara Adélaïde Girardon, la belle tourangelle, qui demanda en janvier 1922 un brevet pour un appareil dénommé Grigorific et ne le fabriqua jamais. Tout ne sera donc pas dit à son sujet dans ce roman drôle et tendre... mais c'est pourtant grâce à lui que Marie découvrira combien les "presque rien" nous changent plus sûrement que les grandes idées." "...Car ce roman tient d'un petit miracle : la façon dont le narrateur garde jusqu'au bout sa posture d'observateur amical et attentif, mêlant l'ironie à la gravité, et brossant autour de ses personnages un monde moderne aussi absurde et peu réconfortant que favorable aux belles aventures. Du pur plaisir." (Sophie Avon, Sud-Ouest Dimanche) La rencontre sera animée par Olivier Mony.

====> Jeudi 18 mai à 19h Jean-Luc Coudray et Ted Benoît

Né en 1960 à Bordeaux, Jean-Luc Coudray s'engage dans l'écriture et le dessin d'humour en créant en 1979 Monsieur Piéton pour Virgule. Il multiplie depuis les projets en tant que scénariste dont "Nous sommes tous morts" avec Lewis Trondheim, les séries "Drôles de…" et "Théocrite" avec son frère, Philippe. Il est également novelliste et a obtenu le Prix Paul Valéry de poésie. Il vient de publier "Monsieur Mouche tome 3" (Zanpano, 2006).

Thierry Benoît, dit Ted Benoît, est né en 1947. Passionné par les films hollywoodiens de haute époque et grand admirateur du style graphique de la "ligne claire" institué par Hergé et Edgar Pierre Jacobs, Ted Benoît conjugue ces deux références sur un mode subtilement parodique où futur proche et passé récent se mélangent : "Berceuse électrique" (Casterman, 2002), "Cité lumière" (Casterman, 2003) et "L'homme de nulle part" (Casterman, 2004). Il a aussi réalisé, avec Jean Van Hamme deux Blake et Mortimer : "L'affaire Francis Blake" (1999) et "L'étrange rendez-vous" (2001). La rencontre est organisée par l'association Arcadia et sera animée par Laurent Queyssi et Alain-Julien Rudefoucauld avec la complicité de Philippe Coudray. Apéritif offert par la Cave de Listrac.

====> Vendredi 19 mai à 16h30 Gilbert Merlio

Autour de la sortie du film "Sophie Scholl, les derniers jours".

Germaniste, professeur à l'Université de Paris-IV après avoir enseigné à Bordeaux III, Gilbert Merlio est un spécialiste de l'histoire des idées, notamment politiques, en Allemagne. Il a déjà publié entre autres : "Jaspers, témoin de son temps" (Presses Universitaires de Bordeaux, 1986), "Bordeaux au temps de Hölderlin" (Peter Lang, 1997) et "Les résistances allemandes à Hitler" (Tallandier, 2003). La rencontre est organisée par l'association des Cinémas de proximité de la Gironde dans le cadre des "Clins-d'Œil Cinéma" et sera animée par Jean-Louis Ribreau.

=====> Samedi 20 mai à 17h La revue L'Inactuel

Pour sa treizième livraison : "Moments excitants à penser" (éditions Circé).

"Publié deux fois par an, L'Inactuel a été fondé en mai 1994, dans cette période dite de "crise" de la psychanalyse, par trois psychanalystes freudiens, Pierre Fédida, Patrick Lacoste, Marie Moscovici. Conformément à l'esprit qui anime la revue, la rédaction s'est entourée d'un Comité composé de représentants d'autres disciplines : Georges Didi-Huberman, historien de l'art, Patrice Loraux, philosophe, Charles Malamoud, historien des religions. Cette composition de la rédaction - noyau formé de psychanalystes, collaboration mutuelle avec des chercheurs d'autres domaines de la pensée - reflète les visées de cette publication : donner suite au sentiment partagé que dans le champ de la psychanalyse, sa pratique et sa théorie, et contrairement aux idées reçues, des voies et mouvements de recherche ne cessent de se proposer, surtout si l'on prend garde aux questionnements venus de ceux qui dans leur propre démarche sont confrontés à des écueils de même nature, et qui ont de l'"intérêt" pour la psychanalyse. Car "crise", à nos yeux, ne signifie pas forcément déclin mais plutôt obstacles et résistances qui obligent à bouger. "Résistances", à son tour, ne désigne pas nécessairement les refus répertoriés dans la cure ou l'air du temps, mais surtout ce qui de l'objet même de la psychanalyse - la "chose psychique" - ne se laisse justement ni chosifier ni épuiser. Approfondir ces perspectives, dans la psychanalyse et au-dehors d'elle, est l'une des démarches constantes de la revue. En ce sens, le sous-titre "Psychanalyse et Culture", apparemment conventionnel et qui semble désormais figurer sur tous les programmes prend ici une dimension intrinsèque à tout le projet. C'est ainsi que sur chaque thème proposé, objet commun à tous les auteurs sollicités, on a pu voir les conceptions de celui-ci se diversifier et se particulariser; mais également observer qu'au-delà des différences entre les approches, les questions soulevées se faisaient écho, fût-ce en apparaissant comme des obstacles les unes aux autres, contraignant les pensées et les pratiques à de nouveaux pas." (Marie Moscovici) La rencontre réunira les rédacteurs de la revue : Marie Moscovici, Patrick Lacoste et Patrice Loraux. - Librairie " La Machine à lire " 8, Place du Parlement - 33000 BORDEAUX - Tel : 05.56.48.03.87 - Fax : 05.56.48.16.83 Site : http://www.machinalire.com Emel : machine@machinalire.com



20) [Hâ32] « Montaigne voyageur : un initiateur de l'idée européenne »

Annonce de conférence : Cycle « L'Homme en mouvement, Voyages et migrations » Le Jeudi 18 mai 2006, 19 h 30 (entrée libre) « Montaigne voyageur : un initiateur de l'idée européenne par Claude-Gilbert Dubois, Professeur émérite de l'Université Michel de Montaigne, Bordeaux Buffet sur réservation à 21 h (12 euros). Présentation : Michel de Montaigne (1533-1592), notre illustre compatriote aquitain, n'a pas seulement écrit Les Essais, l'oeuvre de toute sa vie. Il a participé à la rédaction d'un Journal du voyage qu'il a accompli en 1580-1581 dans plusieurs pays d' Europe. Il est revenu à Bordeaux pour exercer à son retour les difficiles fonctions de maire. Son expérience de voyageur européen nourrit son action politique de modérateur des fanatismes, et son attitude de penseur relativiste et tolérant. Il pose les bases de ce qu'on peut déjà appeler l'"idée européenne" et de certaines des conditions de sa réalisation. On peut lire : Journal de voyage, collection "folio" ; Essais. - From: <ha32@wanadoo.fr>



21) Rencontres/Débats au Camping Le Royannais : " Conscience environnementale"

Je voudrais vous faire part comme l'an passé de l'organisation d'un week end ouvert aux organisations et associations qui oeuvrent pour l'environnement. Ce week end thématique " Conscience environnementale" aura lieu les 20/21 mai au Camping le Royannais à Le Verdon sur mer. Au programme: conférences-débat, la place du commerce équitable et de l'agriculture bilogique, projection de films, repas et  concert brésilien samedi soir. Présence annoncée des associations suivantes, liste non exhaustive: ATTAC, COLIBRI, AZIMUTS, CURUMA, ARTISANS DU MONDE, LA CONFEDERATION PAYSANNE,... Possibilité d'hébergement en camping ou location de mobil home, prix réduit pour l'occasion. Renseignements et réservations: contacter Pascal Saurais au 05 56 09 61 12 ou camping.le.royannais@wanadoo.fr - From: "camping.le.royannais" <camping.le.royannais@wanadoo.fr>



22) Les 2èmes journées du développement : "Quel financement pour quel développement ?"

Nous vous rappelons que le Groupement de recherches économiques et sociales (GRES), organisme regroupant l'IFReDE de l'Université Montesquieu-Bordeaux IV et le LEREPS de l'Université Toulouse 1, organise, en partenariat avec l'Association pour le développement des études keynésiennes (ADEK) et avec le soutien de l'Observatoire international de la dette (OID), ses 2èmes journées du développement. Celles-ci se dérouleront à Bordeaux les 23 et 24 novembre 2006. Le thème retenu est: "Quel financement pour quel développement ?"

We remind you that the Group of economic and social research (GRES), which is composed by the IFReDE of the University of Bordeaux and the LEREPS of the University of Toulouse, co-organizes, with the Association for the development of keynesian studies (ADEK) and with the support of the International debt observatory (IDO), its second development conference. This conference will take place in Bordeaux on november 23-24, 2006. The general theme is: "Which financing for which development ?" Nous vous invitons à consulter le site du colloque http://beagle.u-bordeaux4.fr/jourdev/ qui vous fournira toutes les informations nécessaires. We invite you to visit the conference website http://beagle.u-bordeaux4.fr/jourdev/ where you will find all useful informations. Veuillez noter que la date limite d'envoi des propositions de communication est fixée au 15 juin 2006. Please note that the deadline for submission is june 15, 2006. N'hésitez pas à diffuser largement cette information. Nous vous prions d'excuser d'éventuels envois multiples. Cordialement. Do not hesitate to diffuse widely this information around you and please apologize for possible cross-posting. Best regards. Pour le comité d'organisation, for the steering Committee, Eric Berr - From: Eric Berr <berr@roxanne.u-bordeaux4.fr>



23) Machinchose à 3 sur scène du 10 au 19 mai 2006 : « Certain mais confus »

Machinchose s’agrandit et passe à trois sur scène pour présenter : « Certain mais confus » du 10 au 19mai à 20h30 à La boite à jouer, du Mercredi au Samedi 50, Rue Lombard à Bordeaux – Tel : 05.56.50.37.37 – Voir le site : http://machinchoseweb.free.fr - From: Eugène Lampion <eugene.lampion@free.fr>



24) [Créaction] Présente Ambre Oz

Le printemps est revenu apportant dans son sillage de nouveaux parfums qui se sont immiscés dans les pénates accueillantes de Créaction. Se préparent dans l'ombre du secret : - Une nouvelle version des Contes de la Valoche - Un spectacle de Poésie mise en musique. Nous vous tiendrons informés de l'avancement de ces belles recettes. Pour l'heure, c'est une conteuse que Créaction a dégoté pour vous. Cette année se déroulera donc sous le signe de la musique... des mots, ceux qu'Ambre oZ nous propose: - Des histoires issues du répertoire traditionnel patiemment déshabillées puis revêtues de son univers poétique et singulier - Des histoires sans fin qu'elle promène comme des chantiers ambulants et qui trouvent dans chaque lieu une pierre de plus pour s'édifier - Des histoires inventées cristallisations verbales en liberté cadeaux éphémères à l'attention de tous les vivants - Pour en savoir plus au sujet d'Ambre oZ: www.creaction-collectif.com/contenu/AMBROZ.html

CREACTION, collectif d'artistes Mairie 33750 St QUENTIN DE BARON - Tel: 05.57.24.21.73 / 06.84.82.45.01 - Email: creaction@creaction-collectif.com - Site Web: www.creaction-collectif.com - From: <creaction@creaction-collectif.com>



25) La Fête de l’Humanité33 : C’est parti pour les 9, 10 et 11 juin 2006

Les organisations et associations qui souhaitent participer avec un stand ou autres formes de présences peuvent prendre contact avec Olivier FONDRIEST ou Sébastien LABORDE au 05.56.91.45.06, ou peuvent écrire à communication@gironde.pcf.fr – Une réunion des associations est organisée le Mardi 16 Mai à 18h au siège du PCF33 15, Rue Furtado à Bordeaux, vous êtes invités à y participer - Le site de la fête est ouvert : www.fetehuma33.org - Vous pouvez envoyez vos  informations sur les activités envisagez à <communication@gironde.pcf.fr>

Echos de Gironde



26) « POUR BORDEAUX » par Vincent MAURIN, Secrétaire de la Section de Bordeaux du PCF33

Ce journal est écrit quelques jours après la victoire des jeunes et des salariés contre le CPE porté par le gouvernement et sa majorité parlementaire (dont le député-maire de Bordeaux). Quel échec pour les tenants du libéralisme décidant que la précarité serait «la fin de l’histoire» de l’organisation sociale du travail ! Quelle responsabilité pour les forces politiques de gauche qui se sont engagées contre le CPE et qui se doivent de bâtir les principes d’une réelle alternative à la politique de droite ! Forces politiques(*) qui se sont retrouvées par exemple, à l’initiative de leurs sections locales de Bordeaux-Nord MERCREDI 26 AVRIL à 20 h, salle municipale du Grand-Parc pour débattre des propositions et moyens pour lutter contre la précarité. Quel encouragement à contester le rouleau compresseur d’une politique qui privilégie les intérêts de quelques-uns sur le dos du plus grand nombre ! Les communistes y prennent toute leur place. Nous estimons qu’après le coup de semonce du NON au traité constitutionnel européen du 29 mai 2005, le rassemblement des forces politiques antilibérales est une chance possible pour un changement durable de politique : emploi, école, logement, services publics, pouvoir d’achat, immigration... Oser défaire ce que la droite a passé en force. Oser proposer aux citoyens de nouvelles mesures de progrès social. Pour la ville de Bordeaux, nous sommes animés du même souci de contribuer à une dynamique de changement de majorité permettant de mettre en oeuvre de nouvelles priorités : le développement économique et le fleuve, le logement social et la mixité urbaine, le service public municipal, l’accueil de la petite enfance... sur fond de nouvelles formes de démocratie participative. Les communistes de Bordeaux seront à la fois à l’écoute et à l’initiative sur l’ensemble de ces dossiers nationaux et locaux. Je vous invite à nous rejoindre pour la réflexion et l’action. Vincent MAURIN, secrétaire de la section de Bordeaux du PCF33. (*) PCF, PS, Les Verts, LCR, MRC, Rouges Vifs. - Extrait du Journal «POUR BORDEAUX »  Journal de la Section de Bordeaux - Le Bouscat -Bruges du PCF - AVRIL 2006 - Contact : 15, rue Furtado 33800 Bordeaux 05 56 91 45 06 Courriel : pcfbordeaux@yahoo.fr



27) Bacalan-Bastide : OUI à un pont urbain ! 4 questions à Vincent MAURIN, élu PCF à la CUB

====> Vous qui étiez porteur d’un projet de tunnel comment pouvez-vous aujourd’hui, soutenir la réalisation d’un pont levant ? -- Si, avec mes amis communistes et certaines associations et personnalités, nous défendions un projet de tunnel, c’était pour deux raisons essentielles. 1e) : permettre de boucler la ligne de ceinture SNCF et ainsi en faire un véritable RER d’agglomération, épine dorsale d’un projet plus vaste de transports collectifs intermodaux (tramway, trains, bus) répondant aux besoins de déplacement de toute la population du département, et offrant une vraie alternative à la voiture. 2e) ne pas condamner par une infrastructure fixe (comme un pont) l’accès au port de la lune dans toutes ses dimensions économiques, touristiques, et historiques. Toutes les autres formations politiques (PS, Droite, Verts) ont refusé ce projet et choisi en 2000 un pont levant. Nous en avons pris acte. Et tout en continuant à exprimer notre préférence pour le tunnel (mais personne n’est venu nous aider durant tout ce temps) nous avons travaillé, fait des propositions pour que ce pont réponde aux exigences que nous portions avec le tunnel. C’est ce que nous avons obtenu en grande partie, notamment avec les couloirs de TCSP (transports en commun en site propre).

====> Certains craignent que le pont levant dissuade les armateurs de choisir le port de la Lune, comme escale de croisière, qu’en pensez vous ? -- Aujourd’hui, il n’y a pas de pont, or la fréquentation des paquebots est passée de plus de 40 à 14 par an, alors que d’autres ports français et européens les voient affluer. Il faut donc à la fois agir sur les obstacles actuels et obtenir les garanties de fonctionnalité de ce pont à travée levante. L’avis des pilotes est important à entendre ; leur professionnalisme leur fait pointer certes une manoeuvre de passage entre les piles rendue plus difficile dans certaines conditions météo et fortes marées, mais pas impossible! Et puis n’oublions pas que ce pont pourra aussi laisser passer les grands voiliers, les barges de l’airbus A380, et peut-être demain d’autres types de navires.

====> N’avez-vous pas peur que ce pont asphyxie le quartier de Bacalan ?

-- Croyez bien qu’habitant et travaillant à Bacalan, je suis attentif à ces risques. Justement, c’est pour éviter de tels problèmes que nous nous sommes prononcés pour un pont urbain, et non autoroutier. Et nous avons eu gain de cause : (TCSP, voies rétrécies, pistes cyclables, voies piétonnes, feux) C’est en ce sens, que nous nous opposerons à tout nouvel aménagement routier, de grande circulation, pour les accès au pont. Le volume de circulation devra être en harmonie avec le flux supporté par le boulevard Alfred Daney. L’asphyxie, c’est aujourd’hui que les bacalanais et salariés de Bordeaux nord la subissent. Ce pont va fluidifier le trafic vers la Bastide, mais aussi vers le centre-ville qui est actuellement inaccessible aux bacalanais entre 16 h et 19 h ! On remarque que le tablier du pont a 20.50 m de largeur pour les 4 voies autos et les 2 voies de tram (pont d’Aquitaine : 19.40 m pour 6 voies autos), la piste cyclable est de 2.50m et le trottoir de 1.50m (de chaque côté)

====> Qu’allez-vous faire durant ces 2 mois de concertation supplémentaires ? -- Ces deux mois vont permettre d’enrichir encore le projet. Les citoyens de Bacalan, par le débat et l’action ont, par exemple, obtenu la préservation de la grande écluse des bassins à fl ots, puis ont imposé le maintien du projet tramway à Bacalan, fortement compromis par le désengagement de l’Etat et le jeu politicien droite/PS. Tout le monde l’a reconnu, les communistes et leurs élus ont joué un rôle décisif dans ce dénouement positif. Pour, le pont, OUI, il faudra qu’un ensemble de garanties soit respecté dans la réalisation du projet : Un pont de desserte locale (pas de raccordement facilité avec la rocade, limitation des camions) - Décision immédiate du mode de TCSP et du lien entre les gares de Ravesies et Cenon - Priorité de passage du tramway, ligne B, en tête de pont, quai de Bacalan - Aménagement des carrefours : Pertuis/L.Faure/cours du raccordement, puis Latulle – Mode d’information performant des jours et heures de fermeture du pont à la circulation. NON nous ne laisserons pas ceux qui ont sacrifié, en son temps, le projet « Tunnel » compromettre aujourd’hui la réalisation du Pont. Nous allons pleinement participer au débat, écouter tous les avis et agir en conséquence.

- Extrait du Journal «POUR BORDEAUX »  Journal de la Section de Bordeaux - Le Bouscat -Bruges du PCF - AVRIL 2006 - Contact : 15, rue Furtado 33800 Bordeaux 05 56 91 45 06 Courriel : pcfbordeaux@yahoo.fr



28) Amnistie Pour Maxime

Maxime a 16 ans. Il est lycéen à Montesquieu. Comme des milliers de jeunes, il a participé activement au mouvement contre le CPE. Le 5 avril, il est placé une nuit en garde à vue à l’issue d’une manifestation à la gare St Jean où il a été raflé avec dix autres jeunes. Parce que le gouvernement et Sarkozy veulent faire payer aux jeunes la contestation de « l’ordre établi », Maxime risque une lourde sanction. Mais parce que le retrait du CPE a montré que les jeunes avaient raison de manifester, il faut l’amnistie pour tous les jeunes condamnés ou menacés ! Rassemblement le 16 Mai à 16h devant le tribunal pour enfants Parvis des droits de l’homme rue des frères Bonie.

====> Pendant deux mois, notre pays a connu une mobilisation exceptionnelle pour exiger le retrait du CPE. Les millions de lycéens, d’étudiants, de salariés ont finalement obtenu gain de cause. Or, des milliers de jeunes, interpellés lors des manifestations de ces dernières semaines alors qu’aucun de leurs agissements ne peut être assimilé à un comportement de « casseurs », sont condamnés à la chaîne par les tribunaux. Le CPE a vécu ! ILe pouvoir n’a pas le droit de faire payer sa défaite aux jeunes engagés dans ce mouvement. Nous exigeons l’arrêt de toutes les poursuites engagées contre des jeunes anti-CPE et l’amnistie des peines déjà prononcées à leur encontre. Signons la Pétition du Journal « l’Humanité » Non à l’acharnement répressif, amnistie des jeunes anti-Cpe : http://www.humanite.presse.fr/petition/meta828136#sp828136

====> Vos pétitions à Matignon, le 15 mai

Vous êtes déjà 25 000 à avoir fait parvenir votre signature à l’Humanité au bas de la pétition, dont notre journal a pris l’initiative. Le lundi 15 mai, à 11 heures, les signatures recueillies seront remises à Matignon, par des personnalités qui ont lancé cet appel, élus, syndicalistes salariés, lycéens et étudiants, juristes, responsables associatifs... Le soir même, à 19 heures, une rencontre est organisée au siège de la fédération de Paris du PCF - 120, rue Lafayette - avec des jeunes poursuivis ou injustement condamnés. Témoignages et prises de position de personnalités permettront de donner un nouvel élan à la mobilisation. D’ores et déjà, dans de nombreuses localités, la pétition (ci-dessous) est devenue une affaire collective, proposée devant des établissements scolaires, dans des entreprises ou sur des marchés. Faites-les parvenir au plus vite à l’Humanité. Article paru dans l'édition de l’Humanité du 10 mai 2006.

- Extrait du Journal «POUR BORDEAUX »  Journal de la Section de Bordeaux - Le Bouscat -Bruges du PCF - AVRIL 2006 - Contact : 15, rue Furtado 33800 Bordeaux 05 56 91 45 06 Courriel : pcfbordeaux@yahoo.fr



29) [UD-CGT33] DOMOFRANCE ET LE 1% LOGEMENT : LES SALARIES ONT BESOIN D’OUTILS EFFICACES POUR REPONDRE A LEURS BESOINS EN LOGEMENT

COMMUNIQUE DE LA CGT, 12 MAI 2006

Les salariés doivent aujourd’hui faire face à une grave crise du logement. Les prix de l’immobilier ont dans leur ensemble doublé dans le secteur privé en quelques années. Ils pèsent de plus en plus lourdement dans les dépenses des salariés. Le nombre de salariés, jeunes, femmes plus particulièrement, qui ne peuvent trouver de logement compatibles avec leurs salaires s’accroît. Les exigences des agences immobilières privées et de nombreux propriétaires de justifier des revenus égaux à trois fois le montant des loyers et de présenter des personnes cautions également solvables excluent du logement un nombre grandissant de salariés. Le prix des terrains à bâtir s’envolent, l’accès à la propriété devient inaccessible pour les petits et moyens salaires. Le secteur social du logement, le 1% logement (ramené à 0,45%) – véritable salaire différé -, voient dans cette situation leurs responsabilités accrues et leurs rôles appelés à grandir même s’il est clair qu’ils ne peuvent, seuls, avoir réponse à toutes les situations et régler tous les problèmes du logement en Gironde comme dans le reste du pays. La crise ouverte à Domofrance par son président issu du Medef et également président du CILG va à l’encontre de ce qu’il est nécessaire de faire pour aider les salariés à se loger. En mettant fin brutalement aux fonctions de JL Hoguet, directeur général, le Medef et les administrateurs FO et CFDT de Domofrance fragilisent un outil indispensable aux salariés dans la paysage girondin et plus largement aquitain. Que vaut le prétexte de non respect par JL Hoguet du rôle des administrateurs employeurs et salariés issus du paritarisme du 1% logement, avancé pour justifier son limogeage, quand on constate que l’administratrice représentant la CGT, syndicat le plus représentatif, n’a pas été informée en temps et en heure des éléments portés aujourd’hui à la charge de JL Hoguet par le président Medef de Domofrance ? Qu’aucun document en ce sens ne lui a été remis ? Le dossier est vide de ce qui est officiellement reproché à JL Hoguet. Par contre l’outil que représente Domofrance, son patrimoine et ses projets constituent une réalité professionnelle dont les salariés ont besoin, comme ils ont besoin de tous les autres organismes de logement social agissant en Aquitaine. Le professionnalisme unanimement reconnu de JL Hoguet et des équipes de Domofrance doit être défendu contre tout risque de déstabilisation. La CGT assure de son soutien les salariés de Domofrance et leur intersyndicale CGT / CFDT / CGC. La CGT appelle, à l’occasion de l’émotion suscité par le « putsch » du Medef à Domofrance, à une véritable mobilisation des salariés autour des questions du logement. Les usages du 1% logement doivent être examinés par les comités d’entreprises. C’est ce que prévoit le code du travail. Cela est-il bien fait partout ? La CGT appelle les salariés et leurs syndicats à se faire l’écho des besoins en logement du monde du travail. La CGT appelle : - Les salariés à s’assurer à cette occasion que leur argent – versé au titre du 1% logement par leur entreprise - est bien utilisé au mieux pour améliorer leurs conditions de logement et que les organismes qui le gèrent ou en bénéficient pour financer des programmes de logements leur apportent bien tout ce qu’ils peuvent en attendre. - Les salariés à manifester leur solidarité aux salariés de Domofrance. - Les administrateurs salariés FO et CFDT de Domofrance à se ressaisir, à garder leurs distances avec le Medef et à adopter lors du nouveau CA de Domofrance le 17 mai ou ultérieurement une position conforme aux besoins en logement des salariés. Marie Labécot, syndicat CGT de Domofrance, Chantal Urrutia administratrice CGT de Domofrance et du CILG, Jean-Pierre Labroille responsable régional logement pour la CGT et membre du Conseil Régional de l’Habitat, Luc Paboeuf secrétaire de l’Union Départementale CGT de la Gironde, Alain DELMAS, secrétaire Comité Régional CGT Aquitaine. La démarche syndicale de la CGT en ce qui concerne le logement des salariés a fait l’objet en mars 2006 de l’édition d’un numéro spécial « logement des salariés » du bulletin du comité régional aquitaine de la CGT. Ce document est téléchargeable sur le site internet : www.cgt-aquitaine.com - From: ud33 FR <ud33@cgt.fr>



30) Snecma (ex SEP) au Haillan : Défendons l’emploi

Déclaration de la CGT qui tenait une conférence de presse dans les locaux du CE, le 5 mai dernier. Depuis plus de deux ans, la Fédération de la Métallurgie CGT fait de la défense de l’emploi industriel dans le pays, une de ses priorités. La campagne de ces dernières semaines contre CPE a dynamisé le débat pour l’emploi stable et contre la précarité. C’est dans une période d’annonces de licenciements par des grands groupes implantés en Gironde (Sogerma, Fonderies du Bélier, Ford…) que la CGT souhaite poursuivre le débat pour l’emploi et sa proposition de sécurité sociale professionnelle. A Snecma Propulsion Solide (SPS) au Haillan, depuis 2004, la direction s’appuie sur le décret classant l’ex-SEP comme entreprise ayant fait travailler des salariés sur des produits amiantés pour planifier des départs de salariés au même titre qu’un plan social. A la différence, les départs des personnels se font sous couverts d’une démission individuelle et d’un financement réalisé en grande partie par des fonds publics. La direction de SPS a présenté aux institutions représentatives du personnel un objectif de gestion d’un effectif à 1 000 salariés en 2007 (1 300 en 2004) sur ses sites du Haillan et Saint Médard (CAEPE). Dans ce même temps, la direction de SPS a recours à du travail précaire pour sortir ses programmes. C’est plus d’une centaine d’intérimaires et de CDD qui a eu une ou plusieurs missions pour SPS. Un grand nombre a dépassé la durée légale maxi de 18 mois dans le même emploi. A toutes les interpellations, que cela soit par les délégués du personnel, des pétitions et des arrêts de travail, la direction a continué de ne pas respecter la législation en vigueur. Cela a contraint la CGT d’engager une procédure en référé des Prud’hommes de Bordeaux. Jusqu’à ce jour tous les argumentaires de la direction et de ses avocats ont été axés sur la forme, condamnant la procédure de référé intentée par la CGT Snecma. La Cour d’Appel de Bordeaux se penche sur ce dossier cette semaine. L’obstination de la direction a ne pas vouloir un règlement de ce dossier par la voix de la négociation n’est pas anodin. Safran, adhérent de l’UIMM et fer de lance du MEDEF, s’exerce à gagner de nouvelles dispositions afin que la précarité soit une règle sous aucun contrôle. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 11 mai 2006 - No 1641 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



31) Sogerma : EADS annonce "l'arrêt des activités"

PLAN SOCIAL - Sogerma : EADS annonce "l'arrêt des activités"

NOUVELOBS.COM | 12.05.06 | 17:18 - Le conseil d'administration d'EADS a annoncé la fermeture de sa filiale déficitaire basée à Mérignac. La Sogerma emploie 1100 salariés. Noël Forgeard (AP) - La Sogerma, filiale du groupe EADS, implantée à Mérignac (Gironde) et qui compte 1100 salariés devrait fermer ses portes a annoncé vendredi 12 mai le conseil d'administration du groupe franco-allemand. Le communiqué précise qu'EADS prévoit l'arrêt des "activités déficitaires sans perspective de rentabilité" de sa filiale en difficulté ce qui devrait entraîner "l'arrêt des activités" de l'usine de Mérignac près de Bordeaux. Entre 200 et 400 salariés de la SOGERMA ont bloqué l'accès de l'aéroport de Bordeaux vendredi matin pour protester contre les menaces qui pesaient sur leur emploi. Les manifestants ont tenté de pénétrer au sein de l'aéroport avant de se faire stopper par les forces de l'ordre qui ont fait usage de bombes lacrymogènes pour les disperser. L'intersyndicale a exigé "des réponses claires à ses revendications légitimes concernant le devenir du site".

====> "Arrêt des activités d'EADS Sogerma Services"

La réponse ne s'est pas faite attendre. Le conseil d'administration d'EADS a déclaré dans un communiqué quelques heures plus tard que le projet susceptible "d'assurer le redressement et la pérennité de l'entreprise (...) suppose de développer les activités ayant un potentiel de croissance et d'arrêter les activités déficitaires sans perspectives de rentabilité", en conséquence de quoi "ce projet devrait conduire à l'arrêt des activités d'EADS Sogerma Services sur le site de Mérignac." Le communiqué précise que le conseil "s'engage à ce que la solidarité du Groupe s'exerce totalement, avec un dispositif social d'envergure permettant de proposer une solution appropriée à chacun." Le 8 mars dernier, Noël Forgeard, co-président du groupe, avait qualifié de "catastrophique" la situation de cette société de maintenance aéronautique qui a accusé en 2005 une perte de 237 millions d'euros et supporte une dette de 339 millions. 190 postes avaient déjà été supprimés l'année dernière lors d'un précédent plan social. - From: "Michel Peyret" <m.peyret@cegetel.net>



====> Le site du Comité de sauvegarde et développement de la SOGERMA : http://comite.sogerma.ifrance.com/ – L’Adresse électronique du Comité : comite.sogerma@ifrance.com et m.iste@voila.fr Présidente du Comité.



32) Fermeture du site Girondin de la Sogerma : Lettre de Max GUICHARD à Alain ROUSSET, Président de la CUB

Monsieur Max GUICHARD, Vice Président de la C.U.B, Président du Groupe des ELUS COMMUNISTES, Vendredi 11 mai 2006 A Monsieur Alain ROUSSET, Président de la C.U.B

Monsieur le Président,

Nous venons d’être informés de la décision d’EADS de fermer le site Sogerma de Mérignac. L’annonce est claire et sans détour : 3 000 suppressions d’emplois sur les sites du groupe, dont 1000 à Mérignac, correspondant comme vous le savez, à la perte de 5 000 emplois particulièrement sur notre agglomération, avec les emplois induits. C’est une catastrophe humaine, industrielle, économique pour l’ensemble de notre région, notre département, notre agglomération. C’est la mise en cause des pôles de compétitivité qui ne peuvent décidément se construire sur de telles dépouilles. Pour ce qui nous concerne, nous ne nous résignons pas face à de telles décisions, car nous savons qu’elles peuvent être remises en cause, à condition que le pouvoir politique impose une autre logique de gestion économique. En ce sens, vous savez que nous avons fait des propositions concrètes quant à la capacité de notre institution d’influer sur d’autres choix auprès du groupe EADS. Même si nous n’avons pas été entendus, il n’est jamais trop tard pour appréhender de manière nouvelle ces questions. C’est afin de permettre à l’ensemble des élus d’intervenir pour remettre en cause ces choix intolérables que nous vous proposons, Monsieur le Président, de réunir un conseil de CUB extraordinaire, dès lundi 15 mai, comme a su le faire le maire de Mérignac, qui réunit son conseil de manière extraordinaire demain matin. Vous comprendrez, Monsieur le Président, l’exigence et l’urgence que nous mettons dans cette proposition. Dans cette attente, veuillez recevoir, Monsieur le Président, mes salutations les meilleures. Max Guichard - From: "guilhamet.annie" <guilhamet.annie@wanadoo.fr>



33) Après l’annonce de la fermeture de la Sogerma : Réaction des élus communistes et républicains de Gironde

Madame, Monsieur, Le conseil d’administration d’EADS vient de prendre la décision de la fermeture totale de l’usine de la SOGERMA, au nom du déficit de sa filiale. Inadmissible. C’est une catastrophe humaine, industrielle. Un emploi supprimé à la Sogerma, ce sont 5 emplois induits supprimés dans l’économie locale. Le véritable déficit est là : 6000 hommes et femmes directement touchés par des choix scandaleux qui ne connaissent qu’une finalité : le taux de profit. Nous ne laisserons pas faire. C’est la réaction vive et forte des élus communistes et républicains de la Gironde. Aux côtés des salariés, de la population, nous appelons à résister pour empêcher cette fermeture et demandons : 1- La convocation d’un Conseil Régional extraordinaire, après le conseil municipal extraordinaire de Mérignac ; 2- Nous intervenons auprès du Ministre de l’Economie – Thierry Breton- pour empêcher notre Région Aquitaine d’être sinistrée, comme le fut la Lorraine avec la sidérurgie. Recevez, Madame, Monsieur, nos meilleures salutations. Claude Mellier, Présidente de l’ADECR - From: "guilhamet.annie" <guilhamet.annie@wanadoo.fr>



34) Michelin 1999, Sogerma 2006 : Deux mêmes logiques.

Pour deux mêmes conséquences. Point de vue de Max Guichard après le refus par Alain Rousset d’étudier la demande du groupe communiste à la CUB de gel des subventions au pôle de compétitivité. En 1996 face aux licenciements « boursiers » décidées par la direction de Michelin à Clermont-ferrand, alors que l’action de cette entreprise atteignait les sommets, un grand émoi envahissait le pays. Lionel Jospin, alors premier ministre, ne trouvait qu’à déclarer : « le politique n’a aucun pouvoir sur l’économique ». Nous vivions alors le premier lourd décrochage politique du gouvernement de gauche avec l’électorat salarié populaire. Est-ce osé de comparer ce positionnement politique avec celui intervenu à la CUB lors de ce dernier Conseil, où les différents groupes ont refusé de prendre en compte la proposition des élus communistes ? Celle-ci demandait le « gel de la subvention qui doit être attribuée au pôle de compétitivité aéronautique, Aérospace-Valley », dont un dirigeant -EADS- est le président, afin de faire pression sur les choix de ce groupe qui organise la fermeture de la Sogerma ? En entendant l’argument de ce refus « afin de ne pas donner une image qui irait à l’encontre du développement économique recherché » c’est bien selon nous, de la même logique que cela participe. Comment accepter que le développement économique industriel local et régional soit lié à hauteur des subventions accordées par les institutions, sans condition de retour, sur l’emploi notamment ?

====> Non au racket de l’argent public

Les responsables politiques, les élus, devraient-ils plier devant ce qu’il faut bien appeler un racket de l’argent public ? Et pourtant, n’est-ce pas ce qui s’est produit lors de notre dernier conseil, en refusant notre proposition ? Ne vit-on pas là, une véritable démission du pouvoir politique, naturellement interprétée par nos grands groupes comme une caution, un encouragement à poursuivre dans leur logique libérale, faisant de la rentabilité financière immédiate leur seule loi souvent en sacrifiant des emplois, qui plus est dans des technologies de pointe ? Rappelons, comme pour Michelin en 1999, qu’EADS, dont la Sogerma est une filiale, a réalisé 1,6 milliard d’euros de profits en 2005 (avec une prévision de 3,4 milliards d’euros en 2006) et que le dividende de ses actionnaires a augmenté de 30 % en 2005, après les 66 % en 2004. Comme les salariés de cette entreprise, nous pensons qu’au contraire c’est en s’attaquant directement aux fondements de ce capitalisme boursier que nous pourrons éviter, stopper les drames économiques, humains, comme à la Sogerma, qui a tous les atouts reconnus (technologie de pointe, grand savoir-faire et débouchés) pour assurer son développement.

====> S’attaquer aux racines du mal

C’est mettre en oeuvre les propositions immédiatement viables des salariés, comme par exemple en ne laissant plus passer sous nos fenêtres les tronçons d’A380, mais bien, en coopération avec la Région toulousaine, assurer un partage de production profitable à tous. C’est bien dans ce cadre de coopération, et non de concurrence comme aujourd’hui, que les pôles de compétitivité prendront une réelle dimension de développement industriel car n’étant plus sous la seule emprise des diktats financiers. C’est donc bien dans cette démarche, par des actes politiques clairs, que les institutions, notamment à majorité de gauche (comme au Conseil général, Conseil régional et à la CUB) pourront porter leurs exigences sociales et de plein emploi. C’est à ce prix aussi qu’elles pourront redonner pleine confiance dans une alternative politique crédible et éviter de nouvelles « conséquences Michelin». C’est bien ce à quoi les élus communistes s’emploient, dans le plus large rassemblement anti-libéral qui permettrait ainsi au journal Sud-Ouest après avoir titré (le samedi 29 avril dernier) « Sogerma : le PCF bien seul » (auquel nous ajouterons « hélas »), d’afficher un nouveau titre « Sogerma : les salariés enfin entendus ».

====> Comité de sauvegarde et de développement de la Sogerma Mérignac

Réunion de travail les mardi 9, mercredi 17, lundi 22 et mardi 30 mai ; mardi 6 juin de 18h à 20h petite salle de Capeyron à Mérignac – http//comite.sogerma.france.com - Comite.sogerma@france.com

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 11 mai 2006 - No 1641 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



35) « Dans quelle société voulons-nous vivre ? » par Dominique BELOUGNE membre du Comité Exécutif Départemental du PCF33

Alors que se termine le 4ème Forum Social Européen à Athènes, où se sont retrouvés 35 000 personnes venant de tous les pays d’Europe, de l’Est en particulier, se tiendra à Bordeaux ce week-end le 4ème Forum Social Local de Gironde. Plusieurs centaines de personnes s’y retrouveront, dans le quartier très populaire de Bacalan. Cela fait maintenant quatre ans qu’au mois de mai des associations, des syndicats, des partis politiques et de simple citoyens se retrouvent ensemble pour partager des expériences militantes, confronter des points de vue, des propositions alternatives, avec un constat commun : ce monde ne peu pas continuer comme cela, un autre monde, une autre société est possible ! Aboutissement d’une année de préparation, avec chaque mois depuis septembre une assemblée générale qui réuni entre 30 et 60 personnes, souvent nouvelles, souvent des jeunes, le FSL33 est toujours un moment de découverte réciproque, d’approches de militant(e)s diversifiées, qui n’ont pas forcément l’habitude de se rencontrer. Le FSE s’est nourri dans ses travaux pour construire une autre Europe, des victoires du 29 mai 2005 contre le TCE, et de mars 2006 contre le CPE. Le rejet de l’ultralibéralisme et de la précarité, pointes avancées du projet de société du MEDEF et de ses relais gouvernementaux, ainsi que la recherche d’une sécurité sociale moderne, une sécurité d’emploi et de formation traverseront les travaux du FSL33, tout comme la volonté de construire les conditions d’un rassemblement des forces anti-libérales autour de candidatures unitaires pour les prochaines échéances électorales de 2007. On parlera d’alternative au productivisme, de recherche de solutions aux problèmes climatiques, de 6ème république, de médias et d’informations démocratiques, d’appropriation sociale et d’alternatives au capitalisme, de luttes contre les suppressions d’emplois comme à la Sogerma , du besoin de transparence de la gestion de l’eau sur la CUB, de logement social , de commerce équitable et de nouvelles relations Nord/Sud et Est/Ouest, de circuits courts producteurs/consommateurs... Nul doute que ces travaux seront marqués en filigrane par la recherche d’alternatives économiques, sociales, écologiques mais aussi d’alternatives politiques. Cet espace public singulier mérite la présence et l’apport original des communistes qui confronteront et nourriront les rencontres diverses, de leurs expériences militantes, de leurs propositions, de leurs réflexions tout en renforçant leurs convictions de l’expression particulière et de plus en plus large du rejet de la logique du capitalisme financier. A un mois de la Fête de l’Humanité33, à deux mois des congés d’été, aucun moment de réflexion et d’élaboration citoyenne ne doit rester en jachère. Une course de vitesse est engagée entre les forces ultra-libérales et les forces de transformation progressiste de la société. Deux projets antagoniques de la société s’affrontent, deux conceptions très différentes de l’être humain et de son développement. Les communistes veulent et peuvent contribuer à une nouvelle victoire du mouvement populaire, alors débattons en sans attendre. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 11 mai 2006 - No 1641 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



36) Monnaies et Médailles : Non à l’EPIC

Déclaration du syndicat CGT qui s’oppose à la transformation du statut des Monnaies et Médailles(*). Lors du vote du budget annexe des Monnaies et Médailles et d’un Comité Technique Paritaire Ministériel tenus fin 2005, Thierry Breton et Jean- François Copé ont annoncé vouloir transformer le statut actuel de notre Direction des Monnaies et Médailles, institué par la loi du 31 juillet 1879, en Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC ), à partir du 1er janvier 2007. Pour les Ministres une telle évolution serait rendue nécessaire pour donner un nouveau statut aux Monnaies et Médailles, sur le seul constat d’un déséquilibre conjoncturel des recettes d’activités entre celles régaliennes estimée durablement en baisse et celles commerciales plus importantes, dites concurrentielles, n’étant pas soi-disant compatible avec la Loi Organique relative à la Loi des Finances (LOLF), et par conséquence permettre de maintenir un budget annexe des Monnaies et Médailles.

====> Arguments contestés

Premièrement les frappes d’euros sont à la hausse à plus de 45 % sur l’année 2006, confirmant implicitement un début de résorption des stocks de monnaie métallique. En second lieu la Cour des Comptes a reconnu un temps la compatibilité du financement du budget annexe des Monnaies et Médailles avec une redevance, selon l’article 18 de la LOLF. Les raisons sont donc ailleurs, notamment dans un remodelage de notre administration dans un sens plus libérale, qui désormais conduit le gouvernement à livrer un service public de plus, à la libre concurrence.

====> Une marchandise pas comme les autres !

Fabriquer et battre monnaie sont des missions constitutives d’un véritable service public régalien ! Ces missions doivent donc rester sous l’autorité de l’Etat, le contrôle des parlementaires et plus largement des citoyens.

====> Des exigences

Le Ministre doit renoncer à la transformation du statut des Monnaies et Médailles qui doit demeurer un budget annexe. Un véritable processus de négociation ministérielle doit s’ouvrir sur l’évolution des missions et des activités des Monnaies et Médailles, la fabrication des monnaies, des poinçons de garantie pour les métaux précieux, des décorations officielles, des monnaies de collection, l’analyse des monnaies présumées fausses, l’entretien et la conservation du patrimoine, la reprise de la fabrication des flans... ; sur l’avenir des établissements publics implantés à Paris et à Pessac ; la mise en oeuvre d’une véritable gestion prévisionnelle des emplois, devant générer des créations d’emplois qualifiés et garantissant le respect des statuts actuels des salariés, qu’il s’agisse des fonctionnaires techniques et des ouvriers sous décret. L’enjeu est de reconquérir une véritable maîtrise publique de toute la filière fiduciaire, allant de la fabrication, la distribution à la circulation des moyens de paiement en espèce. C’est pourquoi la CGT réclame d’être reçue dans les meilleurs délais par le ministère de tutelle, de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et invite l’opinion publique et leurs élus à soutenir sa démarche. (*) L’entreprise est implantée à Pessac - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 11 mai 2006 - No 1641 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



37) Grand Contournement : Opposition au projet, Pas de « Non mais oui »

Les communistes de Saint-Médard font le point sur les prises de position de certains élus lors des différentes réunions et donnent le leur. « Incontestablement le « plat de nouilles » pour reprendre l’expression de P. Madrelle concernant les projets de tracé, commence à être un peu trop cuit et devient même indigeste. A la réunion de Ludon, le Maire de Le Pian Médoc se dit opposé au grand contournement sauf s’il passe plus au Nord. A la réunion de Saint-Médard, le maire de Saint-Aubin de Médoc dit non au projet de fuseau qui touche son « village où il fait bon vivre » (sans logements sociaux et si possible sans gitan) mais oui s’il est déplacé loin de chez lui. Pourtant, le nom des premiers adjoints de ces deux communes apparaissent dans la liste de la coordination des élus locaux de Gironde ayant écrit au préfet pour lui dire « nous sommes résolus à ce que ce projet de grand contournement n’aboutisse pas… ». Le maire de Saint-Médard, tout comme les chasseurs du CPNT disent non au fuseau qui s’approche trop prés de Saint- Médard mais oui s’il passe entre Salaunes et Saint Hélène puis vers Marcheprime. Comme le suggérait un intervenant : « le pousser oui, jusque dans l’Océan ». Les communistes, les verts, la Sepanso, les viticulteurs et beaucoup de citoyens expriment un non catégorique quel que soit le tracé proposé.

====> Vers des solutions alternatives

Par contre, l’idée de développer des projets alternatifs au « tout c a m i o n » commence à faire son chemin. La motion présentée par les 3 conseillers municipaux communistes de Saint-Médard (voir ci-dessous) a reçu 10 voix lors d’un vote au conseil municipal. Les communistes de la section de Jalles Médoc ne cessent d’interpeller les autorités pour que soient étudiées toutes les solutions multimodales incluant le ferroviaire, le maritime et l’aérien. Oui, nous sommes pour un grand contournement ferroviaire, pour le développement du transport maritime… Oui nous pensons que de véritables transports publics adaptés peuvent réduire le trafic urbain et périurbain. Oui nous pensons que la mise à 3 voies de la rocade aiderait à fluidifier la circulation.

====> A qui profite le transport international ?

Parmi les profiteurs nous trouvons les multinationales du pétrole, de la construction, les banques et le lobby routier.

====> Une opposition désintéressée ?

Nous constatons que les débats sur le grand contournement servent parfois à la préparation des élections à venir qu’elles soient locales, cantonales ou régionales. Avec humour nous pourrions dire : pourvu que nous ne soyons pas obligés d’apporter des verres d’eau aux maires UMP/UDF de la Gironde alors que ce sont les leurs qui décident de ces projets imbéciles ». Le groupement de travail « grand contournement » de la section Jalles Médoc du PCF.

====> Motion

Dans le cadre du Développement Durable et de la participation citoyenne aux grands projets, le Conseil Municipal de St-Médard en Jalles réuni ce 30 mars 2006, rejette le projet de Grand Contoumement de Bordeaux quel qu’en soit le tracé coûteux et non pérenne. II s’appuie sur la volonté politique d’une altemative au « tout camion », économe en énergie, respectueuse des populations et de l’environnement et qui permette un véritable développement économique de la région, axe Nantes, Le Verdon, Bayonne, Bilbao par voie maritime, réaménagement et développement des voies ferrées incluant l’aéroport de Mérignac, favorisant ainsi une grande qualité de liaisons et une réelle cohérence intermodale.

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38) Pour désenclaver le Médoc : Exigeons d’autres choix

Les communistes médocains ont distribué ce texte aux habitants ce week-end en réaction à l’argument de désenclavement du Médoc. Pour justifier ce grand contournement autoroutier qui sera à péage, on nous parle de désenclaver le Médoc. Il est faux de dire que l’autoroute est vecteur de richesses et d’emplois pour les régions traversées. Seules les zones industrielles en début et fin des axes autoroutiers profitent de l’ouvrage. Dans le cas du grand contournement, les principaux bénéficiaires seront les ports hollandais et les terminaux autoroutiers espagnols et portugais (les deux extrémités du mur de camions européen). Le doublement de la voie ferrée Bordeaux-Le Verdon – pour développer échanges de marchandises et transport de personnes - et la mise à deux voies de la RN 215, avec contournement des principales villes, ne seraient-ils pas des choix plus efficaces pour désenclaver le Médoc ?

====> Le tout camion n’est pas inéluctable

Ce grand contournement a également pour objectif de favoriser les échanges commerciaux nationaux et internationaux Nord/Sud en les dissociant du trafic local, donc en privilégiant le transport par camion. En effet 80 % du transit entre la péninsule ibérique et l’Allemagne emprunte la route, et il est prévu que le transport de marchandises aura triplé en 2020. Face à l’explosion du transport routier de marchandises, conjuguée avec la montée du prix des carburants, il est plus que jamais nécessaire de développer des projets alternatifs favorisant un meilleur équilibre rail/route/mer, pour des raisons économiques mais aussi environnementales et de sécurité.

====> Des solutions alternatives : le contournement ferroviaire

Ce n’est pas le grand contournement autoroutier, où qu’il se situe, qui peut résoudre la problématique. Pas plus d’ailleurs qu’il ne résoudrait la saturation de la rocade. C’est pourquoi le Contournement ferroviaire est nécessaire pour plusieurs raisons : pour la sécurité, pour offrir une plateforme multimodale avec une desserte de l’aéroport de Mérignac, et pour offrir des sillons nouveaux au fret ferroviaire et faciliter la circulation des TER et l’utilisation de la ligne de ceinture SNCF.

====> Le Transport maritime et fluvial

Il est celui qui peut offrir le plus de possibilités, mais il est urgent de s’en saisir car, en 30 ans, le trafic fluvial a diminué de 50 %. Ayons à l’esprit qu’un seul navire de 30 000 tonnes équivaut à 150 camions. Nous disposons avec nos trois façades maritimes, nos 5 000 km de côtes, nos ports français, de moyens considérables, et notre département, notre région peuvent être mieux équipés qu’ils ne le sont à ce jour. La France pourrait utiliser ces atouts pour mieux résister aux multinationales du pétrole, de la construction, des banques et du lobby routier, créant des traumatismes profonds dans les populations, nos villes et nos villages. Les sommes considérables nécessaires à ce grand contournement doivent être utilisées autrement et l’avis de nos concitoyens doit être pris en considération. Les communistes sont résolument contre ce projet, quel que soit le tracé proposé. Contrairement à tous ceux qui ne proposent qu’un aménagement « pas chez nous, mais chez les autres », ou bien encore « on ne peut pas faire autrement, il en faut un », nous demandons que soient mises à l’étude les diverses alternatives que nous proposons.

====> Infos pour voir les projets de tracés

www.contournementbordeaux.aquitaine.equipement.gouv.fr.

Journal gratuit du grand contournement n° 2 disponible en mairie.

Grand débat sur les transports, dimanche 11 juin sur la Fête de l’Humanité à Villenave d’Ornon.

====> A propos des contournements : « Consulter les électeurs » Par Bernadette Piffre.

L’attractivité de mon lieu de vie est La Saintonge car je demeure à très peu de kilomètres des premières communes. Mon lieu de travail se situe à Bordeaux car je ne peux pas extraire suffisamment de revenus dans les vignes situées dans le Nord du Fronsadais. La description des objectifs faite par le responsable du département de la Gironde ne correspond pas à l’usage de mes habitudes de vie au quotidien. L’extension de la super-rocade vers Libourne était prévue depuis longtemps déjà. Ces dossiers ressurgissent comme l’ont voulu les politiques sans aucune concertation à l’époque. Ce n’est pas nouveau. Si cela a été voulu à un certain moment pourquoi des zones urbanisées ont elles été réalisées aussi librement ? Je n’ai aucune notion de la grandeur du chiffre de 1 milliard d’euros annoncé pour le coût des travaux. Comment se répartit ce chiffre en fonction des objectifs présentés ? Au vu des difficultés subies sur les lignes régionales SNCF, la répartition de ce milliard d’euros serait bienvenue pour développer le bien-fondé que représente ce service. L’immatériel se substituant à l’homme politique je trouverai utile qu’une consultation de chaque électeur se mettent en place sur cette question. Cette consultation aura peut-être la possibilité de développer l’information vers les citoyens ?

====> Amis lecteurs

Vous aussi, vous pouvez intervenir dans le débat sur le grand contournement en nous faisant parvenir votre texte par email ou courrier. Merci d’avance.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 11 mai 2006 - No 1641 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



39) POLITIQUE : Une quarantaine d'organisations participent, ce week-end à Cap Sciences

Ouvert sur le quartier, critique sur le monde : Suzanne Galy





Tout ce que la Gironde compte d'altermondialiste, d'alternatif et de contestataire est attendu, ce week-end, dans les quartiers de Bacalan et de Bordeaux Nord à l'occasion du quatrième Forum social local. Rassemblée sous l'invariable slogan « un autre monde est possible », la quarantaine d'organisations participantes (associations, partis, syndicats...), vont tenter pendant deux jours d'« être une force de proposition alternative au modèle dominant », explique Benoît Leandro de l'association Agir Ici. « Le forum social local est un moment de rencontre et d'échanges entre les citoyens qui veulent changer les choses et des intervenants qui mènent une réflexion globale sur la situation politique, économique et sociale du monde », ajoute Jacques Martineau, organisateur et membre d'ATTAC et d'AC ! Installé pour la première fois dans un secteur populaire de Bordeaux, entre Cap Sciences, l'amicale laïque Dupaty (Bacalan), le Garage Moderne (Bassin à flots) et le collectif Bordonor, le rendez-vous girondin de l'altermondialisme se veut avant tout ouvert sur le quartier et ses habitants.

====> Ancré à gauche. Les organisateurs ont programmé une vingtaine de débats autour de thématiques très variées. La tonalité restera résolument critique et ancrée à gauche : Quelques élus communistes et de la LCR interviendront dans les débats. Il sera notamment question des OGM, de la politique de l'emploi, de « la décroissance », de la santé, du logement, des blogs politiques, de l'école, des institutions, de l'Europe ou de l'énergie. Clou du forum social : un grand débat, sorte de condensé des réflexions du week-end, organisé dimanche autour de la question « dans quelle société/cité voulons nous vivre ? » Ceux qui préfèrent les expériences concrètes pourront se promener sur les bords de Garonne, samedi, à l'occasion d'une ballade éco-botanique. Des démonstrations de moteurs pantones (hydrogène et bio-carburants), de toilettes sèches et de four solaire sont également prévues. Ainsi qu'un concert au Garage Moderne, samedi soir. « Nous rassemblons chaque année plus de monde. On voit bien qu'il y a un réveil des consciences », assure Benoît Leandro. « Les élections approchent, il faut sensibiliser ».

====> Quatre lieux, 26 débats et un concert



Le forum social local se déroule dans les lieux suivants : Cap Sciences, l'Amicale laïque Dupaty (81, rue Bourbon), le collectif Bordonor (129, cours Edouard-Vaillant) et le Garage Moderne (rue des Etrangers). Samedi, débats de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h et dimanche, débats de 11 h à 13 h et de 15 h à 17 h, uniquement à Cap Sciences. Samedi à 18 heures, ballade éco-botanique le long de la Garonne. Samedi soir, concert au Garage Moderne avec le groupe En attendant Mado. Entrée libre. Repas à 5 euros.

Pour plus de renseignements : www.fsl33.net.

http://www.sudouest.com/120506/vil_gir_bordeaux.asp?Article=120506a50275.xml

- Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/







40) LA BASTIDE : Les premiers occupants de la résidence semblent ravis. Seul bémol, les réactions à leur encontre des vieux Bastidiens et des habitants de la rive gauche

Presque tout est vendu à Apollonia : Marie-Claude Aristégui

Depuis les résidences Apollonia, nombre d'habitants ont vue sur la Garonne. Et sur le jardin botanique - PHOTO FABIEN COTTEREAU - Programme immobilier emblématique de la ZAC Bastide, avec 500 logements, l'Autre-Quai (Nexity/Apollonia) est presque complètement sorti de terre le long des berges de la Garonne. Les six immeubles dits « villas » de la première tranche ont été livrés l'été dernier et sont habités. Les six de la deuxième tranche le seront à la fin de l'année 2006 et les quatre bâtiments de la troisième, fin 2007. Quant à la villa d'Este, en face de la place de la Bourse, elle ne sera habitable qu'au cours du premier trimestre 2008. Sa commercialisation débutera cette semaine. Mais à vrai dire, elle est en partie réservée. Sans compter cette villa d'Este, il ne reste plus que 5 % de la production à vendre, alors que pour la troisième tranche les fondations sont à peine coulées. « Nouveaux bobos ». Les investisseurs qui ont acheté pour défiscaliser louent leurs appartements. Les autres y vivent. Avec plaisir. Certains évoquent quelques malfaçons un peu ennuyeuses au début (1), mais les grincheux ne sont pas majoritaires. « Très bien, très calme », c'est l'appréciation qui revient le plus souvent. C'est aussi l'avis de Bernard, un retraité, ravi de son « dernier étage » avec vue sur Garonne. En revanche, les réactions que suscitent chez les « anciens » Bastidiens l'arrivée des nouveaux, le laissent perplexe. « A la brocante, l'autre jour, quelqu'un m'a dit : « Tous ces nouveaux ici, je ne sais pas ce que cela va donner. » Bordelais, il a connu La Bastide « avant » et comprend mal les récriminations des autochtones alors que leur quartier fut abandonné et méprisé pendant des décennies. Ses voisins, Patrick et Danièle, un couple de Parisiens, s'étonnent aussi de s'entendre qualifier de « nouveaux bobos » : « A chaque réunion, cela revient. Des anciens habitants ont même dit que les nouveaux devaient apprendre l'histoire de La Bastide ! Bon, qu'on nous donne des livres », plaisante Patrick. Sa femme et lui-même sont du genre accueillant, amical, et au début, ils ont été un peu agacés par les commentaires de leurs collègues ou des personnes rencontrées en dehors de la rive droite. Des commentaires toujours négatifs. Comme si pour le Bordelais de la rive gauche, habiter La Bastide restait une faute de goût. Et passer le pont de pierre, une entreprise audacieuse, voire périlleuse. « On nous a même dit que les nouvelles constructions défiguraient la Garonne ! » Au fil du temps, ils s'habituent. Et se demandent si sous les critiques ne commencent pas à poindre un peu de jalousie. La vie en bordure de Garonne dans des immeubles qui en plus donnent sur les façades des quais de la rive gauche ne laisse quand même pas indifférent. En tout cas, ces Parisiens sont enchantés de leur grand appartement avec vue sur fleuve et sur jardin botanique, avec jardin et terrasse. Un studio : 110 000 euros. Dès son lancement, ce programme a connu le succès, même auprès des Bordelais d'ailleurs. Lors d'un week-end de juin 2003, la vente express des premiers appartements avait donné lieu à une ruée extravagante. Certains clients avaient dormi devant le bureau de vente pour être sûrs d'être les premiers à visiter (et même à acheter sans visiter) les quelques logements témoins.

Il faut dire que ce week-end-là, les acquéreurs bénéficiaient de conditions avantageuses. En particulier, les cinquante premiers qui, par exemple, pouvaient avoir pour 204 000 euros un quatre pièces duplex avec terrasse, proposé 228 000 aux autres. « J'ai vu des appartements à 200 000 et 300 000 euros se vendre comme des boîtes de chaussures », se souvient Bernard. Qu'ils aient fait partie des cinquante premiers ou des suivants, tous les acquéreurs de l'époque ont réalisé d'excellentes affaires. Aujourd'hui, les quatre pièces duplex avec terrasse à 200 000 ou 220 000 euros, cela n'existe plus. Pour le plus petit appartement, soit un studio de 28 m2, il faut compter 110 000 euros et 550 000 euros pour une « villa » de 120 m2 avec une terrasse de la même surface. La semaine dernière, il en restait une à vendre. (1) En outre, le promoteur Apollonia/Nexity a dû refaire la façade du premier bâtiment que la mairie n'avait pas du tout jugée conforme au point de vue couleurs et qualité des pierres

=====> Bientôt des commerces : M.-C. A.

Parents ou non, les habitants des appartements Apollonia qui longent la rue Nuyens ont hâte de voir les travaux de l'école achevés. Les uns à cause du bruit (supportable toutefois), les autres pour y inscrire leurs enfants. Ils sont également pressés de pouvoir aller faire leurs courses à pied. Au supermarché Champion en l'occurrence, qui fait partie du programme de la société Avantis, à l'angle de la rue Nuyens et de l'allée Serr. Ce programme en chantier comprend d'une part 112 logements et d'autre part une cafétéria Casino, un supermarché Champion, donc, des commerces, ainsi qu'un hôtel de la chaîne Ibis et un autre de la chaîne Etap. Des logements doivent être livrés dans quelques semaines, le 14 juin exactement. Et la livraison de tout le reste, supermarché compris, est prévue le 14 janvier 2007. Dans quelque temps, avec en plus l'arrivée des étudiants du pôle de gestion qui ouvrira à la rentrée, ce secteur de La Bastide ressemblera à une vraie petite ville. Et tout compte fait, plutôt sympathique.

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41) BEGLES : Les communistes prolongent le mouvement contre le CPE par un forum sur l'emploi. Une façon aussi de marquer leur territoire et de se positionner comme force de propositions

Le PC béglais mise sur l'emploi : Gilles Guitton

La "dynamique" enclenchée autour de la Verrerie de Bègles par le comité de soutien a stimulé les militants - PHOTO FABIEN COTTEREAU - « De quoi nous parlent les gens dans les quartiers ? De l'emploi, de l'emploi, et de l'emploi ! ». Ce sont les communistes de Bègles qui le disent. Et qui, au moment où les Verts locaux sont à l'initiative sur le commerce équitable, les OGM et la crise des banlieues, sont en train de monter leur propre affiche : un "forum de l'emploi", le 6 mai, à 16 heures, salle Joliot-Curie. Histoire de marquer leur territoire sans aucun doute -« les Verts sont une poignée, on a quand même 320 cartes à la section »-, mais surtout de donner une suite à leur façon au mouvement contre le CPE. La "dynamique" enclenchée autour de la Verrerie de Bègles par le comité de soutien aux verriers, où le conseiller général Jean-Jacques Paris et ses amis sont très présents, a visiblement stimulé les militants. « On n'a pas entendu les Verts sur ce dossier, ou sur la liquidation des transports Jaloustre », remarque l'élu à toutes fins utiles. « Le travail des partis ». Un étudiant, Benjamin Simone, et Jean Michel Fiat, militant de l'Apeis (association contre la précarité et l'exclusion), tous deux "membres du comité des section", ont présenté l'initiative aux côtés de l'élu. « Les jeunes qui se sont bougés pendant plus d'un mois ont développé leurs critiques sur le société », estime l'étudiant. Mais faire des propositions pour sortir durablement de la précarité, c'est le travail des mouvements politiques. On place toujours les jeunes en position d'attente, comme défiler en attendant qu'on retire une loi. On n'a pas les clés ». Jean-Michel Fiat assure : « Le nombre de chômeurs, de gens qui sont baladés entre chômage et intérim dans les quartiers est impressionnant. Et il n'y a pas de réponse. Impossible de s'en sortir » souligne cet intérimaire qui vient de passer quelques semaines au centre de tri paquet de la Poste à Bègles et n'a pu s'y faire embaucher "même en CNE !". Les Verriers seront aussi invités : « La solidarité autour d'eux montre qu'on peut faire autrement que d'admettre la loi du marché », répète Jean-Jacques Paris. L'étudiant s'est chargé des contacts avec les syndicats étudiants, le chômeur de ceux avec d'autres associations de chômeurs et précaires, et avec « des salariés de l'ANPE et des services qui traitent de l'emploi, qui seront là ». Les communistes, qui ne se veulent pas moins force de proposition à gauche à Bègles que les Verts, ont invité le PS et le groupe écologiste local, mais aussi « les autres forces de la gauche », du MRG à la LCR. On parlera d'un « système de sécurité de l'emploi ou de la formation pour chacun ». « Tout le monde n'a pas les mêmes réponses par rapport à l'emploi et à la précarité. Mais il faut que les gens aient les éléments du débat en mains. Il faut faire partager les alternatives », dit Jean-Jacques Paris.

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42) GRAND CONTOURNEMENT DE BORDEAUX : Une coordination d'élus locaux lance la campagne du non, avec pétitions, réunions publiques parallèles et démarches tous azimuts

L'opposition en marche : Jean-Paul Vigneaud

Les membres de la coordination réunis hier matin à Saint-Aubin de Médoc - PHOTO LAURENT THEILLET - * Les différents tracés possibles (.jpg) : http://www.sudouest.com/info/260406gdbdx.jpg

La riposte ne s'est pas fait attendre. A peine les principaux fuseaux d'études révélés et diffusés (notre édtion d'hier), les membres de la coodination « des élus locaux de Gironde contre le grand contournement autoroutier de Bordeaux » sortent de l'ombre. « Avec d'autant plus de force et de volonté d'aboutir que nous n'avons pas eu le plaisir de recevoir une invitation à la réunion de présentation », précise Jean-Pierre Dufour, vice-président du Conseil régional membre du collectif. « Le préfet ne reconnaît pas notre coordination, et bien nous allons lui présenter et allons lui rappeler quelles sont nos positions. »

Des positions plus fermes encore que celles développées jusque-là par courrier, « car aujourd'hui les masques sont réellement tombés. Ce n'est pas un grand contournement, c'est une super-rocade. L'intention initiale du projet est totalement détournée. » Un référendum proposé. Cette coordination a été créée au début du mois de mars 2006. Elle rassemble des opposants au projet du grand contournement, des élus principalement, tous originaires pour l'instant de l'ouest de l'agglomération et des communes concernée. « Nous sommes les petits élus dont vous parlez mais nous en sommes fiers, ironise l'un d'eux en faisant allusion à nos écrits d'hier. Et nous ne partageons pas du tout le point de vue de ceux que vous appelez les grands élus et que l'on a vu à la tribune. Ils parlent bien mais ils sont à des lieues de ce que l'on pense sur le terrain. »

Les membres de la coordination invitent donc Philippe Madrelle, Alain Rousset et Hugues Martin à se rendre dans les petites communes concernées pour prendre la température. Ou alors organiser un référendum pour voir si ce projet de grand contournement est vraiment une bonne idée pour décongestionner le trafic et rendre la vie plus agréable. Un vote nécessaire. La coordination ira aussi au devant des grandes collectivités pour que la question du contournement soit clairement posée en séance publique avec vote à l'appui. Plusieurs petits conseils municipaux de la couronne bordelaise ont déjà voté « contre » l'autoroute. La coordination souhaite que le Conseil général, le Conseil municipal de Bordeaux, la Communuauté urbaine et la Région Aquitaine ouvrent le débat et se prononcent à leur tour. « Ce n'est pas une simple autoroute que l'on projette, c'est un vrai changement qui va bouleverser bien des choses, cela mérite une réflexion et un vote. » Les membres de la coordination sont évidemment conscients qu'il faut maintenant faire vite. Deux mois de consultation, c'est peu pour faire renverser la vapeur. Aussi, invitent-ils déjà tous les opposants au projet à se manifester sur les registres ouverts en mairie et à faire circuler un maxium de pétitions. Et si nécessaire organiser une manifestation de masse dans les rues de Bordeaux. « C'est une super- rocade. L'intention initiale du projet est totalement détournée »

====> Tronçons : Un choix difficile



Ce ne sont pas deux ou trois fuseaux qui sont proposées, mais une multitude de tronçons réalisables que l'on peut ajouter les uns et aux autre pour n'en faire qu'un de bout en bout. Le détail :

Trois points de départ possibles :

- A la limite nord de la Gironde (C)

- Aux alentours de Laruscade (B)

- Au croisement de l'A 10 et la route nationale 10, à Saint-André de Cubzac (A).

Dans les trois cas, autoroute et route nationale sont reliées.

Cinq franchissements d'estuaire possibles

avec des ponts pouvant avoir, suivant l'endroit et les viaducs d'accès nécessaires, plusieurs kilomètres de longueur :

- Deux avec appui sur la presqu'île d'Ambès (1 et 2)

- Un autre plus au nord passant entre Gauriac et St Seurin-de-Bourg avec appui sur l'île Cazeau (3)

- Un quatrième à Villeneuve de Blaye (4)

- Un cinquième entre Plassac et Blaye (5).

Un seul tronçon central. Tous les fuseaux proposés se rejoignent au niveau de la 215 pour un seul passage au demeurant possible ensuite le long des communes du Pian Médoc et Saint-Aubin Médoc.

Au sud-ouest, plusieurs variantes. L'une entre l'aéroport et Saint-Jean d'Illac-Martignas (6 et 6'), les autres plus à l'ouest pour éviter le camp de Souge (9, 8, 7). Avec trois raccordements possibles sur l'A 63 :

- Echangeur 24 près de Cestas (X)

- Aire de repos des Gargails (Y)

- Croisement de l'A63 et de la voie directe d'Arcachon (Z).

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====> 10 % de la population de Saint-Aubin-de-Médoc a déjà signé : J.-P. V.

Le maire et son premier adjoint hier sur la zone où passe le fuseau - PHOTO LAURENT THEILLET - « On n'a pas le choix, pardon... un seul ! Ou nous acceptons l'unique lieu de passage qu'on nous impose; ou rien. Et bien, ce sera rien ! » Depuis mardi, Christophe Duprat le maire de Saint-Aubin-Médoc ne décolère pas. Son adjoInt Bernard Barbeau n'est pas plus souriant : « Ils se moquent tout simplement du monde ! », dit-il, en serrant la main des administrés qui n'arrêtent pas de défiler dans le hall de la mairie pour demander des nouvelles et signer les registres d'ores et déjà baptisés « Les gros livres de la colère ». Deux cahiers sont ouverts. Un, ce qui est excessivement rare, pour collecter le point de vue des 12-18 ans : « C'est de leur avenir dont il est question. Nous souhaitons qu'ils s'expriment. » souligne le maire. Un autre pour les plus de 18 ans. Depuis que ces cahiers sont ouverts, plus de 400 personnes ont déjà signé, soit près de 10 % de la population locale. Sur la station de pompage. Il faut reconnaître que Saint-Aubin se trouve dans une une situation exceptionnelle. Depuis des semaines, Francis Idrac le préfet de Région promet que plusieurs fuseaux d'études seront soumis pour avis à la population. Or, un seul est ici proposé et, encore, dans un secteur fortement urbanisé.

La bande de 1 000 mètres se faufile entre les lotissements d'Hourton et Pinsoles au sud-ouest et Ségonnes au nord-ouest. 800 habitants d'un côté, 200 de l'autre. « Le plus incroyable, ajoute le maire, C'est que cette bande d'étude passe sur des habitations (dont celles du hameau des Chalets) et juste au-dessus d'une station de pompage d'eau potable qui alimente tout le secteur. » Pot de terre contre pot de fer. Aussi, les riverains n'en croyaient-ils pas leurs yeux en découvrant la carte des fuseaux dans « Sud ouest » hier matin. Côté Segonnes, le panneau annonçant la construction prochaine de six lofts de luxe avec jardins privatifs et piscine faisait presque sourire ceux qui passaient par là. Il ne manquait en effet plus qu'une phrase : « Avec vue imprenable sur la future autoroute et le futur TGV Paris-Irun ». Côté Hourton, les habitants cachaient difficilement leur peine. Muriel Dubourg, par exemple. Ca fait plus de trente ans que cette dernière et sa famille sont installés là. Leur maison est aujourd'hui en bord de fuseau, autrement dit au plus près du futur chantier : « C'est catastrophique. Nous savions que l'autoroute devait passer par là, entre Segonnes et Saint-Raphaël disait-on, mais là c'est juste devant chez nous au plus près des maisons. Nous allons réagir mais j'ai bien peur que ce soit le pot de terre contre le pot de fer. »

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====> GRAND CONTOURNEMENT. -- Les lieux où la future route est susceptible de passer ont été révélés hier

La super-rocade se dessine : Jean-Paul Vigneaud

* Les différents tracés possibles (.jpg)

* http://www.sudouest.com/info/260406gdbdx.jpg

Le grand contournement, sujet de discorde entre grands et petits élus de la Gironde, au sein même de chaque famille politique ? C'est la question que l'on pouvait se poser, hier, après la réunion pour le lancement de la première consultation publique de l'étude prélimaire du grand contournement de Bordeaux.

Classique, direz-vous. L'annonce d'un chantier routier de cette importance fait rarement l'unanimité. Là, toutefois, l'opposition est forte. Dans l'amphithéâtre du Palais des congrès de Bordeaux-Lac, plein comme un oeuf, il n'y avait guère que les grands élus Alain Rousset, Philippe Madrelle, Hugues Martin pour saluer cette voie autoroutière et encourager le préfet et la Direction de l'Equipement à activer les choses. Cet axe est, selon eux, absolument nécessaire pour faire face à l'évolution phénoménale du trafic. « Concertation ? vous voulez rire ? » Dans la salle, les « petits » élus et représentants d'associations de défense dont ceux des communes qui risquent d'être traversées ne sont pas du tout du même avis. En tout cas aucun ou vraiment très peu ont applaudi les propos tenus par les différents intervenants à la tribune. En revanche, au moment du débat, nombreux ont pris du plaisir à encourager les contestataires. Exemples : Christophe Duprat, maire de Saint-Aubin-de-Médoc, ou encore son collègue Didier Mau, maire du Pian-Médoc. Ces derniers sont tombés du placard hier après-midi en découvrant que leurs communes ne pourraient échapper en aucune manière à l'autoroute, un seul fuseau étant proposé dans le secteur. « Concertation ? vous voulez rire ? », note Christophe Duprat. Je n'ai même pas à donner mon avis puisqu'on me dit que la route doit obligatoirement passer dans ma commune. Et entre deux lotissements, avec 800 habitants d'un côté et 200 de l'autre. Inacceptable ! » Didier Mau est tout aussi opposé au projet : « Au total il y a onze propositions et chez nous, curieusement, il n'y a qu'un passage possible. Si route il doit y avoir, elle doit passer plus à l'ouest et plus au nord. »

Un site Internet. Ces propos montrent que la consultation qui débute s'annonce animée. Le préfet Francis Idrac et Yves Massenet, directeur régional de l'Equipement n'ont pas pour autant perdu leur calme hier. Ils ont répondu à toutes les questions et promis de continuer de le faire de vive voix, par le biais du site Internet ouvert tout spécialement pour cette consultation (www. contournement-bordeaux. aquitaine.equipement./ gouv.fr) et par courrier si nécessaire. Les habitants des communes concernées peuvent aussi se rendre dans leur mairie pour consulter le projet et donner leur avis. Un journal d'information leur sera également offert à cette occasion. Ce document richement illustré (avec photos et infographies) permet de faire un point complet sur le projet, de découvrir la carte des fuseaux, d'en voir les avantages et les inconvénients. Enfin des réunions publiques seront proposées. La première aura lieu demain jeudi à la salle de la citadelle à Bourg-sur-Gironde à 18 h 30. Dans l'amphithéâtre plein comme un oeuf, il n'y avait guère que les grands élus pour saluer cette voie autoroutière

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====> LUDON-MEDOC. -- Il n'aurait pas fallu grand-chose, hier soir, pour que le deuxième débat public sur le grand contournement de Bordeaux tourne au vinaigre. Les opposants réclament un référendum

L'opposition à la route reste totale : Jean-Paul Vigneaud

Une salle bondée pour écouter et critiquer les explications du directeur de l'Equipement - PHOTO CLAUDE PETIT - « Si vous amenez le goudron, on amènera les plumes ! » Cette phrase, écrite à la main et collée dans l'entrée de la salle des fêtes de Ludon-Médoc, donnait le ton, hier, pour le deuxième grand débat public organisé sur le grand contournement de Bordeaux. Une pointe d'humour qui se voulait aussi une menace. L'auteur de l'écrit a pris le micro une heure plus tard pour rappeler sa promesse à François Peny, le secrétaire général de la préfecture, et à Yves Massenet, directeur régional de l'Equipement. « Ayez la politesse de vous lever ». Couverts de plumes, les animateurs de la réunion ne l'ont pas été, heureusement, mais ils ont été fortement malmenés et couverts de propos peu aimables. Du style : « Répondez au moins aux questions qu'on vous pose ! » Ou encore : « Ayez la politesse de vous lever lorsque vous nous parlez ! » Avec 600 personnes, peut-être plus, la salle était si bondée que les portes de secours ont dû rester ouvertes pour faire face à tout phénomène de foule. « Même en période électorale, je n'ai jamais vu ça », confiait un habitant de Ludon coincé contre un mur. « Si, avec ça, ils ne comprennent pas qu'on n'en veut pas de leur route. » Un à un, les intervenants ont attaqué les arguments avancés pour sa construction. Morceaux choisis. Francis : « Cette pseudo-concertation n'a pas lieu d'être. Le vrai débat public n'a pas été mené à terme. Donc, toute cette concertation ne vaut rien. » Franck : « Vous avez vu le prix du baril ? Et vous voulez maintenant favoriser le tout camion ? » Vincent, représentant d'un syndicat viticole : « Pas question que cela touche un rang de vigne. Si vous voulez désenclaver le Médoc, vous n'avez qu'à passer plus au nord. » Un habitant de Macau : « Un jour, vous classez le château Plaisance monunent historique; le lendemain, vous faites passer dessus un pont autoroutier. » Colette : « A croire que la presqu'île d'Ambès est une réserve d'Indiens. On passe dessus. On ne nous dit rien. On n'y organise même pas une réunion publique. » Un ingénieur à la retraite sur cette même presqu'île : « C'est le comble, vous faites passer une route sur un site Seveso. A gauche comme droite, c'est pire qu'AZF ! » Thierry, jeune habitant : « Quel est votre architecte des Bâtiments de France ? Le mien m'impose de construire avec des pierres de Fronsac. Le vôtre vous autorise du béton. » Bref, coup de colère sur coup de colère, tandis que, dans les rangs, deux pétitions circulaient : l'une pour dire définitivement non à la voie de contournement, une autre réclamant un référendum. Ce référendum est une idée de la coordination d'élus créée récemment et cette idée a fait son chemin. Il a été dit cependant, hier soir, qu'il ne devait pas être organisé à l'échelle d'une commune mais à l'échelle des cantons concernés, voire de l'ensemble du département. « Elle ne se fera jamais ». Yves Massenet et François Peny ont pris bonne note et répondu tant bien que mal à toutes les questions et accusations. A titre d'exemple, ils ont promis de rajouter une réunion publique au programme, à Ambès, tout prochainement. Cela n'a pas calmé le jeu. Bernard Chausset, élu vert, a été le seul à trouver les mots pour le faire et décroché du même coup le grand prix à l'applaudimètre : « L'opposition a cette route est frontale et radicale. Pour une raison toute simple : il est impossible de la faire passer là où ils veulent la faire passer. Alors cessons d'en parler ! Cessons surtout d'en avoir peur ! Elle ne se fera jamais ! »

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43) SOFERTI : Lors du comité d'entreprise d'hier les salariés ont obtenu la nomination d'un expert

Une expertise ordonnée : M.-C. A.

Le premier CCE (Comité central d'entreprise) depuis l'annonce de la fermeture de l'usine bordelaise Soferti et de tous les sites du groupe Grande-Paroisse (filiale de Total) spécialisés dans la fabrication de fertilisants composés, s'est tenu hier à Paris. La question industrielle ainsi que le plan social dit de sauvegarde des emplois ont été abordés. Deux Bordelais élus au CCE, tous les deux CGT, dont Dominique Barbe (secrétaire du CE) étaient présents ainsi qu'un représentant de FO. « Nous avons demandé, et obtenu, l'assistance d'un expert, explique ce dernier. Les cabinets Cidecos et Secaphi-Alpha ont été désignés. Ils vont examiner le projet de repositionnement industriel de la direction ainsi que l'aspect social. » Dans les domaines industriel et social, les syndicats doivent faire des propositions et Dominique Barbe se chargera de les transmettre dès vendredi. Rappelons que la fermeture des sites est fixée au 30 juin. En tout, 415 postes de travail doivent être supprimés dont 76 à Bordeaux. 285 personnes sont concernées par une possibilité de pré-retraite dès 52 ans, mais, précise Dominique Barbe, « certains salariés n'ont pas les annuités nécessaires ».

Concernant l'hypothèse d'une reprise de l'usine Soferti de Bordeaux, quai de Brazza à La Bastide, elle n'a pas été confirmée. Au contraire. Selon la CGT, la direction n'a pas abordé cette éventualité et, a priori, aucun repreneur ne semble être sur les rangs. Le prochain CCE est prévu le 30 mai.

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44) SOGERMA : Le Comité de Défense de la Sogerma, nouvellement créé, a tenu hier sa première réunion publique

La mobilisation se poursuit : Bernard Broustet

Phillippe Lozano, délégué CGT de la SOGERMA et Michelle Iste, conseillère municipale et porte-parole du comité de défense - PHOTO BERNARD BONNEL - A l'intérieur comme à l'extérieur de la Sogerma, la mobilisation se poursuit, afin de limiter les dégâts sociaux entraînés par la restructuration en gestation de l'entreprise aéronautique. Plusieurs centaines de salariés de l'établissement de Mérignac se rendent ainsi aujourd'hui à Toulouse pour manifester sur la place du Capitole, et devant le siège central d'Airbus. (1) Une délégation de l'Intersyndicale devait être reçue par Jean-Marc Thomas, président d'Airbus France, et par ailleurs président du pôle de compétitivité interrégional Aerospace Valley. Et le 5 mai, ce sera au tour de Gustav Humbert, grand patron d'Airbus, de recevoir les représentants du personnel. Ces initiatives et ces entrevues interviennent alors que la présentation du plan social de l'entreprise, qui pourrait se traduire par des centaines de suppressions d'emploi, vient de subir un nouveau décalage par rapport aux prévisions. Très vraisemblablement, ce nouveau délai a pour but d'examiner les possibilités de transferts de charge d'Airbus vers la Sogerma-les deux groupes étant tous les deux des filiales du géant européen EADS. Le recours à cette solidarité industrielle pourrait, le cas échéant, permettre de limiter les dégats sociaux à Mérignac, et de faire en sorte que l'unité girondine garde les compétences nécessaires pour se pérenniser et remporter ultérieurement d'autres marchés. Dans ce contexte, les organisations syndicales des diverses entités d'EADS témoignent de leur soutien à la société girondine. La CFDT d'Eurocopter plaide pour la solidarité, tandis que le syndicat Force Ouvrière d'Airbus, très implanté chez l'avionneur, en appelle aussi à la solidarité. Pétition. La mobilisation commence également à se déployer dans l'agglomération sous diverses formes. Un « Comité de Défense de la Sogerma », créé le 7 avril dernier, a ainsi tenu hier sa première réunion publique à Mérignac, en présence d'une quarantaine de personnes. Ce comité, dans le lancement duquel le PC a joué un rôle important a pour porte-parole Michelle Iste, conseillère municipale sans étiquette de Mérignac, apparentée au groupe communiste. Mais il se veut ouvert à tous les horizons. Et la réunion d'hier, à laquelle assistait Phillippe Lozano, délégué syndical central CGT de la Sogerma, était également marquée par la présence de représentants de la LCR, et de Jean-Luc Sallaberry, secrétaire fédéral du PS.

Les participants parmi lesquels figuraient plusieurs retraités de la Sogerma ont dénoncé les suites d'erreurs stratégiques qui ont amené l'entreprise dans ce gouffre. Et ils ont mis en cause les directions successives de la société. Le Comité a pris l'initiative d'une pétition qui a déjà été signée par un millier de personnes, dont de nombreux élus. Et il compte appuyer l'Intersyndicale (CGT-CFDT, CFE/CGC, Force Ouvrière) dans le combat qu'elle mène depuis le mois dernier pour éviter le demantélement de l'entreprise girondine.

(1) Pendant la durée du déplacement à Toulouse, un piquet de grève sera installé devant l'entrée du site de Mérignac

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45) BLAYE/BORDEAUX RAIL : Pour sa deuxième assemblée générale, le collectif vote une motion pour l'inscription du projet TER au prochain plan Etat/Région

« Le train est possible ici » : Marie-Laure Gobin

Jean-Jacques Chaillot, président du collectif Blaye/Bordeaux Rail

- PHOTO GOBIN - C'est avec la modestie de leurs moyens financiers (détail du budget ci-dessous) mais avec une énergie formidable que le bureau du collectif Blaye/Bordeaux Rail présidé par Jean-Jacques Chaillot travaille à promouvoir, dans l'opinion publique, le retour d'une ligne ferroviaire à passagers entre Blaye et Bordeaux via Saint-Mariens. Pour mettre Bordeaux à environ une heure de la capitale aquitaine. Et ce alors que le trésorier du collectif Emile Bru-Leuzon l'a rappelé lors de l'assemblée générale qui a eu lieu salle Liverneuf mardi soir, « plus aucun passagers n'a pris le train à Blaye depuis 1953, année de fermeture de la ligne ». Ce fut mardi, en présence d'une quarantaine de personnes (et nombre d'excusés), en présence également de Vincent Liminiana, adjoint au maire et conseiller général du canton, l'occasion d'un bilan d'activités pratiquement depuis la mobilisation d'un groupe qui n'était pas encore constitué en collectif à l'automne 2003 (1). Alors qu'à l'époque se tramait la décision de fermeture et de la ligne qui servait encore un peu au fret à l'époque et du guichet SNCF. Fermeture qui ne manqua pas d'intervenir au grand regret des usagers. Sur le terrain. Bien entendu le président est revenu sur les détails des différentes phases de l'étude de faisabilité financée par le conseil régional d'Aquitaine et dont nous avons dans ces colonnes rendu compte au fil des étapes (2). Et rappelé la contribution spontanée du collectif pour « compléter cette étude. D'autant que le sondage téléphonique auprès de 600 foyers pris au hasard, a été conduit par un cabinet de Strasbourg... ». Plusieurs personnes dans l'assistance confirment avoir été questionnés sur leurs modes de transport mais en aucune manière sur un train. « Nous avons passé des jours et même des nuits à distribuer des plaquettes d'information sur les marchés, des tracts dans les boîtes aux lettres du secteur. Nous avons proposé des questionnaires à remplir et de ce fait avons obtenu des soutiens écrits d'établissements scolaires secondaires, de la maison familiale, de l'hôpital. Et même d'agents de la centrale nucléaire. En somme de beaucoup de monde, de personnels salariés, d'élèves, de parents d'élèves intéressés par une desserte en train tous les jours ». Un livre blanc. L'ensemble des éléments recueillis par le collectif a été consigné dans un livre blanc d'ailleurs présenté à la Région. « Et sur lequel il a fallu s'expliquer dans le détail, pendant deux heures et demie » explique Sylvain Vité, nouveau vice-président du collectif (3). « J'ai dû m'expliquer pratiquement ligne à ligne, y compris sur les données démographiques que nous avançons selon le recensement 2004/2005. Des données disponibles sur le site de l'INSEE et dont le cabinet Erea semblait découvrir la facilité d'accès ». M. Vité évoque les 550 questionnaires remplis : « les besoins de transport sont aussi dans le sens Bordeaux Blaye. 75 % des demandes de ligne ferroviaire concernent des motifs professionnels et scolaires. Et la moitié de ceux qui ont répondu se déclarent prêts à prendre le train tous les jours ce qui fait au bas mot 250 personnes. Le bassin d'usagers potentiels dans le secteur Blaye, Saint-Ciers, Saint-Christoly représente le double de celui du secteur de Saint-Mariens. Nous disons que si le train est possible là-bas, il l'est ici aussi ». (1) Le collectif, officiellement constitué en avril 2004, a tenu sa première assemblée générale en avril 2005. (2) Nos éditions du 5 avril 2006, 29 novembre 2005, 16 septembre 2005, 14 décembre 2004. (3) Nouveau bureau : président, Jean-Jacques Chaillot; vice-présidents, Denis Baldès, Sylvain Vité; trésorier, Emile Bru-Leuzon; secrétaire, Chantal Carreau. Au Collectif entrent 4 nouveaux membres actifs : Nicole Pizzamiglia, M. de Portbail, Bernard Belair, Stéphane Obé.

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46) BEGLES : Mamère accepte le rachat demandé par les défenseurs des verriers

Vers un sauvetage des moules : Gilles Guitton

Les verriers lors de la dernière coulée du four - PHOTO ARCHIVES LAURENT THEILLET - Au point mort depuis quatre mois, le dossier de la verrerie de Bègles a connu hier un brusque rebondissement, consécutif au succès de la vente militante organisée en fin de semaine dernière par le comité de soutien aux verriers. Lundi, le comité a écrit à Noël Mamère. Il lui demande de racheter les moules de fabrication de la verrerie, « pour conserver intactes les possibilités d'un nouveau projet », à l'exemple de la mairie de Vianne (Lot-et-Garonne). « Il est indispensable que la commune puisse les acquérir et nous comptons sur votre engagement pour y parvenir », écrivent la présidente du comité de soutien Dominique Roland, Horacio Gonzales pour les Verriers, et le conseiller général (PCF) Jean-Jacques Paris. En soulignant « le large courant d'opinion qui refuse de voir disparaître ce qui constitue tout à la fois un potentiel économique et culturel » à Bègles. Noël Mamère n'a pas laissé refroidir ce dossier d'autant plus « chaud » que le mandataire liquidateur doit procéder à la vente aux enchères des actifs des Verriers le 27 avril. Le maire a indiqué à Sud Ouest dès hier soir que « la mairie, pour assurer la possibilité d'une reprise, s'engage à racheter avant la vente aux enchères tout ce qui sera nécessaire à la survie de l'usine ». Selon le député-maire, le Conseil régional est prêt à participer à ce rachat. Tout le monde d'accord ? Voire. Car le maire n'est pas persuadé que les moules « utiles » soient vraiment... à vendre. « Le mandataire m'a transmis la liste du matériel. Les 27 moules les plus récents appartiennent à la Verrerie de Vianne qui les a prêtés. Si Vianne les laisse ou les cède à une certaine somme, la ville et la région pourront les racheter. Les autres moules sont répartis en un lot important de moules anciens, estimés à 500, et un autre qui ont plus de quarante ans et ne sont pas intéressants ». L'analyse surprend Horacio Gonzales, agent de maîtrise des Verriers d'Aquitaine et vétéran des combats pour la verrerie. « C'est vrai qu'il y a deux palettes de moules qui appartiennent à Vianne. Mais ils sont aussi anciens. Ce n'est parce que des moules sont vieux qu'ils ne peuvent pas servir. Ca dépend de la gamme qu'on choisira si on repart. Il y a dans nos moules des vasques, des appliques, des plafonniers, des aquariums, beaucoup de choses... » Bref, comme dans les successions disputées, l'inventaire fait discussion. Mais pas seulement : Noël Mamère, rappelant à toutes fins utiles les précédentes actions de la ville en faveur des verriers (« c'est moi qui ai retardé la vente en décembre dernier », assure-t-il notamment), s'interroge au passage sur l'existence réelle d'un projet de reprise, et notamment sur le fait que Pierre Plissard, le technicien qui en a lancé les bases, soit toujours dans le jeu. Ce dernier, joint par téléphone hier soir, a confirmé son engagement depuis la verrerie francilienne où il « assure une mission quatre jours par semaine ». « Tant que l'étude de faisabilité n'était pas financée, je ne pouvais pas faire grand'chose de plus. Maintenant, je peux dire qu'elle sera faite. Si elle est positive, on ira plus loin. Sinon, ça ne sert à rien de dépenser de l'argent public », assure M. Plissard. Le technicien doit être samedi à Bègles, pour une réunion avec les verriers.

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47) BORDEAUX-SAINT-JEAN : Dominique Perben, ministre des Transports et de l'Equipement sera à Bordeaux aujourd'hui pour lancer six ans de travaux ferroviaires

Le plus gros chantier de France : Jean-Paul Vigneaud

Construite en 1863, la passerelle Eiffel (ici au-dessus du quai de la Souys) ne correspond plus aux exigences du traffic ferroviaire régional, national et international - PHOTO THIERRY DAVID - Dominique Perben, ministre des transports et de l'équipement posera aujourd'hui la première pierre du nouveau pont de chemin de fer, l'ouvrage nécessaire pour le passage à quatre voies en sortie de gare, le premier maillon du nouveau couloir ferroviaire prévu entre Bordeaux-Saint-Jean et Cenon. La création de la LGV Est mise à part, c'est le plus gros chantier ferroviaire engagé à ce jour en France. A fortiori, le plus gros aussi entrepris à Bordeaux depuis l'arrivée du chemin de fer sur les bords de Garonne et la construction de la fameuse passerelle Saint-Jean en 1863.

=====> 1 Pour faire sauter le bouchon

Objectif : décongestionner l'entrée ferroviaire de Bordeaux. Au nord-ouest de l'agglomération, deux lignes : celle de Paris et celle de Saintes-Chartres. Soit quatre voies. Ces quatre voies ne font plus que deux au moment où elles se rejoignent à l'entrée de Cenon. D'où des difficultés de circulation et l'impossibilité d'augmenter, ici, le nombre de trains. Les travaux vont donc consister à ajouter deux voies sur 4,5 km de longueur. Avec deux ouvrages importants : un nouveau pont au-dessus de la Garonne, un pont élargi au-dessus de l'avenue Jean-Jaurès à Cenon.

====> 2 De 2006 à 2013 Ces travaux vont se réaliser en deux phases.

Première tranche : construction d'un nouveau pont pour remplacer la passerelle, création de deux voies supplémentaires jusqu'à hauteur de la Benauge où la gare va disparaître et être remplacée par un pôle multimodal à Cenon. Deuxième tranche : passage à quatre voies entre la Benauge et la bifurcation des lignes de Paris et Saintes. La première tranche sera terminée en 2009, la seconde réalisée dans la foulée pour une fin de chantier probable en 2012-2013. Seule à ce jour, la première phase est financée. 200 millions d'euros apportés par l'Europe, l'Etat, RFF, la Région, le Département et la CUB.

====> 3 Un premier couac à la gare de Cenon

Jusqu'à ce jour tout semblait avancer à un bon rythme. Ainsi, Réseau ferré de France annonçait-il l'ouverture de la gare multimodale de Cenon pour le 2 juillet. Raté ! Les éléments béton nécessaires pour la réalisation et qui ont été livrés sur place présentent des anomalies. Une expertise est donc en cours et cela va inévitablement freiner le chantier.

Trois mois de retard probable. RFF et SNCF pensent ouvrir ces nouvelles installations en octobre, mais une solution provisoire pourrait être adoptée en attendant : l'arrêt des trains à ce niveau dès cet été.

====> 4 Un franchissement à quatre voies

Une fois la gare de Cenon ouverte, celle de la Benauge sera désaffectée. Elle ne disparaîtra pas encore toutefois du paysage, les locaux devant être utilisés comme atelier-dépôt durant le chantier. Entre la Garonne et cet arrêt supprimé, les voies vont être doublées sans que le trafic soit interrompu et avec un mininum de gêne pour les riverains. Les travaux vont effectivement se réaliser exclusivement sur des terrains appartenant aux chemins de fer, avec une voie nouvelle de part et d'autre des actuelles, et la construction d'un grand mur de chaque côté. La gêne s'annonce plus grande lors de la deuxième phase, les voies devant être réalisées ici sur des terrains supplémentaires dont certains sont encore à ce jour bâtis.

====> 5 Un pont de 500 mètres

Quoi qu'il en soit, la construction du pont ferroviaire constituera le plus gros morceau de la réalisation. Ce pont enjambera à la fois les voies routières qui longent les quais (de part et d'autre du fleuve) et toute la Garonne (sur 500 mètres). Les travaux ont déjà commencé sur les deux rives. Ils vont entrer dans une phase plus spectaculaire avec la mise en place d'une grande estaquade, un pont métallique provisoire qui avancera sur plus de 200 mètres au milieu du fleuve. Ce pont permettra aux entreprises (Eiffage-Eiffel-Spie Fondations) de réaliser les trois piles côté rive droite. Les piles rive gauche seront quant à elles réalisées avec des moyens nautiques plus traditionnels.

La construction va s'étalier sur deux ans et demi. Le 1er mai 2008, deux premières voies y seront posées et le trafic sera définitivement transféré de la passerelle au pont neuf. A la fin 2008 le pont sera totalement terminé et Réseau ferré de France pourra y poser deux voies de plus. Au printemps 2009, ainsi, le bouchon d'entrée de gare n'existera plus. Il ne restera plus qu'à poursuivre l'élargissement jusqu'à la sortie de Cenon.

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48) GRAND CONTOURNEMENT : Loin d'être enterré, le recours déposé par Aquitaine Alternatives, la Sepanso, la CLCV et Bassin d'Arcachon Ecologie sera finalement traité par le tribunal administratif

Le recours qui pourrait tout changer

Le recours déposé par les quatre associations entend répercuter l'inquiétude des habitants des communes concernées par les différents tracés - PHOTO CLAUDE PETIT

- Une décision de justice pourrait fort bien compromettre l'ensemble du débat engagé actuellement sur le grand contournement de Bordeaux. Au moins retarder la procédure en cours. Francis Idrac, le préfet de région, a rejeté en bloc cette éventualité la semaine dernière à Bordeaux-Lac, affirmant que rien ne pourra désormais stopper la machine. Le ministre ayant pris, a précisé le préfet, une décision définitive et l'affaire étant totalement et tout aussi légalement engagée. « Faux ! », répondent Aquitaine Alternatives, la Sepanso, la CLCV et Bassin d'Arcachon Ecologie, les quatre associations girondines à l'origine de l'action en justice. Un débat jugé « tronqué ». « Contrairement à ce que certains affirment, disent-elles, notre recours n'est pas tombé aux oubliettes et il ira jusqu'au bout. Le dossier n'entrant pas dans le cadre de ses compétences, le Conseil d'Etat ne l'a pas pris en compte mais le tribunal administratif de Bordeaux, lui, l'a réceptionné le 30 janvier dernier et il devrait le traiter dans un temps relativement court. » Ces associations ont déposé leur recours à la mi-2004, suite au grand débat public organisé en 2003 et interrompu avant la date de clôture officielle par Gilles de Robien, alors ministre de l'Equipement. Ce dernier avait pris la liberté de ne pas en attendre les conclusions officielles pour révéler la décision inscrite au Comité interministériel d'aménagement et du développement du territoire (CIADST). A savoir, un grand contournement par l'ouest. « Le débat public a été tronqué et donc n'a aucune valeur juridique... Ils ont fait et ont décidé comme ils ont voulu. Je sais de quoi je parle, j'y étais ! », criait haut et fort, mardi soir, un participant à la réunion de Ludon-Médoc en remettant la question sur le tapis. Démissions après la décision du ministre. Un sentiment qu'ont ressenti à l'époque les membres de la Commission particulière du débat public (CPDP). Au lendemain de la décision du ministre, tous ont démissionné, laissant le soin à leur président de boucler l'histoire et de transmettre les conclusions du débat. Ce qui fait dire aujourd'hui au préfet que « la commission a rempli sa tâche jusqu'au bout et que le rapport est vraiment sérieux et complet ».

Aquitaine Alternatives, la Sepanso, la CLCV et Bassin d'Arcachon Ecologie ne sont pas d'accord et l'ambiance folle des réunions publiques les conforte aujourd'hui dans leur position : « S'il y avait eu une telle unanimité lors du grand débat public, vous pensez qu'il y aurait une opposition aussi forte à la concertation aujourd'hui ? » Les associations comptent donc sur le tribunal administratif pour dire si ce débat s'est déroulé selon les règles en vigueur, si le calendrier a été respecté et si le public a été informé comme la loi l'impose. A titre d'exemple, Aquitaine Alternatives cite l'étude environnementale qui doit être obligatoirement présentée au public avant tout projet de cette ampleur. Une étude que les défenseurs de la nature affirment n'avoir toujours pas pu consulter. (1) Les réunions actuelles entrent dans le cadre de la concertation obligatoire lors de l'étude préliminaire. Elles font suite au grand débat public mené voici trois ans.

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====> LUDON-MEDOC : Il n'aurait pas fallu grand-chose, hier soir, pour que le deuxième débat public sur le grand contournement de Bordeaux tourne au vinaigre. Les opposants réclament un référendum

L'opposition à la route reste totale : Jean-Paul Vigneaud

Une salle bondée pour écouter et critiquer les explications du directeur de l'Equipement - PHOTO CLAUDE PETIT - « Si vous amenez le goudron, on amènera les plumes ! » Cette phrase, écrite à la main et collée dans l'entrée de la salle des fêtes de Ludon-Médoc, donnait le ton, hier, pour le deuxième grand débat public organisé sur le grand contournement de Bordeaux. Une pointe d'humour qui se voulait aussi une menace. L'auteur de l'écrit a pris le micro une heure plus tard pour rappeler sa promesse à François Peny, le secrétaire général de la préfecture, et à Yves Massenet, directeur régional de l'Equipement. « Ayez la politesse de vous lever ». Couverts de plumes, les animateurs de la réunion ne l'ont pas été, heureusement, mais ils ont été fortement malmenés et couverts de propos peu aimables. Du style : « Répondez au moins aux questions qu'on vous pose ! » Ou encore : « Ayez la politesse de vous lever lorsque vous nous parlez ! » Avec 600 personnes, peut-être plus, la salle était si bondée que les portes de secours ont dû rester ouvertes pour faire face à tout phénomène de foule. « Même en période électorale, je n'ai jamais vu ça », confiait un habitant de Ludon coincé contre un mur. « Si, avec ça, ils ne comprennent pas qu'on n'en veut pas de leur route. » Un à un, les intervenants ont attaqué les arguments avancés pour sa construction. Morceaux choisis. Francis : « Cette pseudo-concertation n'a pas lieu d'être. Le vrai débat public n'a pas été mené à terme. Donc, toute cette concertation ne vaut rien. » Franck : « Vous avez vu le prix du baril ? Et vous voulez maintenant favoriser le tout camion ? » Vincent, représentant d'un syndicat viticole : « Pas question que cela touche un rang de vigne. Si vous voulez désenclaver le Médoc, vous n'avez qu'à passer plus au nord. » Un habitant de Macau : « Un jour, vous classez le château Plaisance monunent historique; le lendemain, vous faites passer dessus un pont autoroutier. » Colette : « A croire que la presqu'île d'Ambès est une réserve d'Indiens. On passe dessus. On ne nous dit rien. On n'y organise même pas une réunion publique. » Un ingénieur à la retraite sur cette même presqu'île : « C'est le comble, vous faites passer une route sur un site Seveso. A gauche comme droite, c'est pire qu'AZF ! » Thierry, jeune habitant : « Quel est votre architecte des Bâtiments de France ? Le mien m'impose de construire avec des pierres de Fronsac. Le vôtre vous autorise du béton. » Bref, coup de colère sur coup de colère, tandis que, dans les rangs, deux pétitions circulaient : l'une pour dire définitivement non à la voie de contournement, une autre réclamant un référendum. Ce référendum est une idée de la coordination d'élus créée récemment et cette idée a fait son chemin. Il a été dit cependant, hier soir, qu'il ne devait pas être organisé à l'échelle d'une commune mais à l'échelle des cantons concernés, voire de l'ensemble du département. « Elle ne se fera jamais ». Yves Massenet et François Peny ont pris bonne note et répondu tant bien que mal à toutes les questions et accusations. A titre d'exemple, ils ont promis de rajouter une réunion publique au programme, à Ambès, tout prochainement. Cela n'a pas calmé le jeu. Bernard Chausset, élu vert, a été le seul à trouver les mots pour le faire et décroché du même coup le grand prix à l'applaudimètre : « L'opposition a cette route est frontale et radicale. Pour une raison toute simple : il est impossible de la faire passer là où ils veulent la faire passer. Alors cessons d'en parler ! Cessons surtout d'en avoir peur ! Elle ne se fera jamais ! »

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====> GRAND CONTOURNEMENT : Saint-Médard-en-Jalles était, hier, après Bourg-sur-Gironde et Ludon-Médoc, le théâtre d'un débat qui montra une fois encore le rejet quasi général du projet

Le rejet se confirme : Christian Grené

Le Carré des Jalles a fait salle comble, hier soir, pour la présentation du projet. La forme et le fond n'ont pas manqué d'être critiqués - PHOTO THIERRY DAVID - L'électricité était dans l'air hier dès 18 heures dans la grande salle de cinéma du Carré des Jalles, à l'occasion de la troisième réunion de concertation sur le projet de contournement autoroutier de Bordeaux par l'ouest. Là, ils étaient venus de partout, de Marcheprime et même de Blaye, mais de la périphérie saint-médardaise surtout pour dire « non, non et non ! » au projet présenté par Philippe Boutin et Yves Massenet pour la Direction régionale de l'Equipement, le préfet Idrac ayant en la circonstance délégué son adjoint pour répondre à la vindicte populaire. Si Thierry Rogelet, sous-préfet de l'arrondissement de Bordeaux, en prit largement pour son grade d'emblée, Serge Lamaison, maire de l'endroit mais aussi conseiller général et président du Schéma directeur d'aménagement urbain (SDAU), ne fut pas épargné non plus. Contre lui se dressa un quarteron de putschistes, en tenue verte, au premier rang duquel se comptaient Michel Daverat, Monique de Marco, Jean-Pierre Dufour et Pierre Hurmic. L'hôte du lieu, qui s'était pourtant fendu d'une motion visant à modifier les contours du projet tel que présenté à l'occasion de son dernier Conseil municipal, fut, en cette soirée, accusé de prendre une posture essentiellement destinée à préserver ses administrés, de la jouer « perso » sans souci des inquiétudes soulevées dans un canton où il lui faudra pourtant battre la campagne en 2008. « Fossoyeurs de la République ». La première salve de la soirée, après les exposés forcément redondants des ingénieurs de l'Equipement Bourg-sur-Gironde et Ludon-Médoc n'y avaient pas coupé quelques jours auparavant fut tirée par Marianne Dubo, venue tout exprès d'Arsac. La salve d'applaudissements nourris qui s'ensuivit venait de donner le ton. Repris en choeur par un simple citoyen « mais électeur aussi » de Saint-Aubin-de-Médoc qui, sans façon, traita les missi dominici de l'Equipement Aquitaine de « fossoyeurs de la République ». Tous les trésors de diplomatie didactique dispensés par les ingénieurs et le représentant de l'Etat, diaporama à l'appui, ne suffirent pas à calmer l'ire d'un public parmi lequel un anonyme s'enquit seulement de savoir ce que, pour eux, voulait dire le mot concertation. Un mot, oui, mais beaucoup plus de mots dans la bouche de Marie-Josée Conte (PCF), conseillère municipale et communautaire de Saint-Médard-en-Jalles, dont l'attaque en règle du projet eût gagné à ne pas excéder les cinq minutes. Parce qu'en dépit du microbaladeur sur lequel on se jetait comme sur un cornet de glace en pleine canicule, la profusion des questions, leur confusion aussi parfois, ne servirent pas à clarifier les échanges. « Vous nous prenez pour des gogos ». Au milieu du tohu-bohu, comme un remake de la manif du 4 avril contre le CPE, sauf qu'on se trouvait là en milieu confiné, il n'était pas simple de trier les revendications fondées des condamnations marquées au fer rouge de la politique. Prenons quand même au passage cette accusation sans détour balancée sans aucune figure de rhétorique aux promoteurs du projet de contournement autoroutier par Louis Gassies, venu lui aussi d'Arsac : « Vous êtes des menteurs, et vous nous prenez pour des gogos. » A l'applaudimètre, il fut l'incontestable vainqueur de la soirée, même si, dans son genre, Christophe Duprat, maire tout fraîchement élu de Saint-Aubin-de-Médoc, se tailla une assez jolie cote de popularité. Les élections cantonales en ligne de mire ? On pourrait le croire si n'avait été dans la salle, après plus de trois heures d'échanges acrimonieux, un Martignassais pour se lever et dire : « Elus ou simples citoyens, de gauche ou de droite, ce qui nous importe c'est qu'on abandonne le projet en l'état. Qu'il soit revu et corrigé par les hommes de l'art, d'accord, mais en concertation avec ceux qui sont concernés au premier chef. Ceux qui habitent alentour de ces fuseaux qu'on nous a dessinés et dont je m'accorde à penser qu'ils ne sont, comme j'ai pu le lire, qu'un plat de nouilles. »

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====> Pour les viticulteurs, aucun tracé n'est acceptable : Jean-Paul Vigneaud

Pour mettre définitivement en colère les viticulteurs de la Gironde, il ne manquait plus que cette histoire du grand contournement. « Si ce projet n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer », ironise l'un d'eux. « Après la crise, la chute des cours, les arrachages, ce sont maintenant les coteaux, les rangs de vigne, les piquets et tout le reste qui nous dégringolent sur la tête. »

Aucune opposition clairement affichée pourtant. « L'absence de déclaration officielle ne signifie pas acceptation », précise Yan Le Goaster, directeur de la Fédération des grands vins de Bordeaux. « Laissez-nous le temps de réagir. Nous sommes sous le choc. Comme tout le monde, nous découvrons juste les tracés. Il n'y pas eu de concertation préalable. Aucun responsable, aucun président n'a été contacté pour l'étude les fuseaux. Ce qui aboutit à des aberrations incroyables comme celle de Margaux où l'autoroute coupe tout simplement le domaine en deux. » Réunion mardi. Une situation si grave que Jacques Bertrand, président de la Fédération des grands vins a convoqué une réunion de crise ce dernier mardi. Tous les responsables de syndicats étaient présents. Ceux qui n'étaient pas là étaient à la réunion publique de Ludon-Médoc pour recueillir les dernières informations et les faire remonter. Les membres de la fédération se sont donné huit jours pour analyser le dossier, bâtir un plan de bataille et partir en guerre. De grosses manifs à craindre ? « Vu l'ambiance actuelle, on peut tout imaginer ! », se borne à dire Yan Le Goaster en révélant juste l'ordre du jour : « Le conseil d'administration se réunira mardi matin et fera connaître sa position dans la foulée ». Appel à une réaction nationale. Xavier Carreau, président du Comité régional de l'INAO a déjà pour sa part lancé l'action. D'autant plus vite qu'il est du Blayais et que ce contournement, il en entend parler depuis des lustres. A l'époque, il était président de la Fédération des grands vins et vice-président du CIVB. « Sachant que ce projet pouvait poser problème, nous avons fait des propositions de tracé », rappelle-t-il. « Un passage au nord de Blaye (où les vignes auraient été épargnées), un pont s'appuyant sur l'île Bouchaud et une sortie côté Médoc commune de Beychevelle, dans un petit couloir encaissé où la route n'aurait aucunement touché l'image des grands domaines situés de part et d'autre. Rien de tout cela n'a été retenu. » Selon le président de l'INAO, aucun des tracés présenté à ce jour n'est acceptable. L'INAO va donc se prononcer contre la destruction des vignobles et le faire savoir. « Ne serait-ce qu'à Dominique Bussereau avec lequel je déjeune prochainement », précise Xavier Carreau. Dans le même temps, le viticulteur va saisir le Comité national de l'INAO (où il siège) pour lancer un appel à la solidarité viticole nationale. « Comme nous l'avons fait pour le grand contournement de Lyon », dit-il. « Les Côte-Rôtie étaient elles aussi menacés de disparaître sous une autoroute. Tous les vignobles de France se sont mobilisés. Les Côte-Rôtie ont été sauvées. »

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====> GRAND CONTOURNEMENT DE BORDEAUX : Les syndicats viticoles de Bourg et Blaye s'unissent contre le projet et appellent des associations à les rejoindre

Un « non » d'une seule voix : Michèle Méreau

De gauche à droite : Denis Levraud, Didier Gontier, Christophe Terrigeol et Jean Lissague - PHOTO M.M. - Les présidents des syndicats viticoles de Haute-Gironde, Denis Levraud (Bourg) et Christophe Terrigeol (Blaye) ainsi que leurs deux directeurs, Didier Gontier (Bourg) et Jean Lissague (Blaye) étaient réunis hier à Blaye afin de faire connaître leur position, qui s'avère commune, face au projet du Grand Contournement. Pour les deux syndicats (1), la réponse au « pour ou contre? » est claire: « « refus total » » pour Denis Levraud, « « refus catégorique » » pour Christophe Terrigeol. Et ce n'est pas une simple négation qu'ils unissent: leur décision est le fruit d'une réflexion qui comporte les mêmes arguments. « « Nous faisons bloc car nos soucis sont identiques: protection des terroirs et protection de l'environnement » indique Denis Levraud. Avec l'INAO. Mardi la Fédération des Grands Vins de Bordeaux s'est réunie en présence de représentants de l'INAO (Institut national des appellations d'origine). « Cet organisme a mis en avant que la Direction de l'Equipement s'appuie sur les données de la Chambre d'Agriculture. Or celle-ci n'a pas respecté la procédure normale. Elle a fourni ses indications sans prévenir les syndicats viticoles et l'INAO » » explique Denis Levraud. « C'est pourquoi l'INAO, dans le cadre de la loi de 2000 sur la protection des terroirs, saisira le Préfet pour non-respect de la procédure dans le dossier du grand contournement. Une démarche que nous soutenons ». « Nous nous demandons même si ce n'est pas voulu pour raccourcir le débat » » indique Christophe Terrigeol.

« Sans avis des viticulteurs une partie du dialogue est faussé d'avance » souligne Didier Gontier. Jean Lissague précise: « il n'y a pas de contre-propositions de notre part. C'est le rôle des élus. Mais nous avons notre mot à dire. Sinon, c'est tout le poids économique de la viticulture qui est nié » ».

Moins 10 % de vignobles. Les viticulteurs, déjà préoccupés par la crise, vont voir leurs terres rétrécir. Selon Didier Gontier, « le grand contournement contribuera à supprimer 10% du vignoble de nos appellations, ce sont 400 à 500 ha de vignes perdus » ». Et pire, pas n'importe lesquels! « En s'appuyant sur l'étude podologique que nous avons menée en Côtes de Bourg, si la traversée du Bourgeais est retenue, ce sont nos terroirs de graves rouges qui seront le plus touchés. Pratiquement les meilleurs ». Il poursuit: « nous allons "zoomer" sur les fuseaux de 1000 mètres pour savoir quels types de propriétés seront concernées ». Pour Denis Levraud; « le préjudice sera immense sur le canton de Bourg. C'est l'équivalent d'une commune entière sur les quinze que compte le canton ». Pour Bourg comme pour Blaye, le problème est aussi humain. Jean Lissague précise : « nous sommes une région de petites exploitations familiales (10 à 15 ha en moyenne). Pour elles, ces amputations, mêmes de 1 ou 2 ha sont préjudiciables. Davantage que s'il s'agissait de grandes propriétés » ». Environnement et tourisme. Les vignerons s'interrogent sur leur propre devenir. Mais leurs préoccupations pour le futur sont également environnementales. « Les ouvrages en béton vont partout défigurer le paysages » note Denis Levraud. « De plus, ils vont avoir des conséquences sur le milieu naturel ». Autre point soulevé par les deux présidents: la pression foncière va augmenter en Haute-Gironde. « Une débauche de constructions risque d'accompagner le Grand contournement. Les gens hésiteront moins à s'installer plus loin de Bordeaux. Nous allons d'ailleurs nous mettre en relation avec des agences immobilières et des notaires afin d'étudier cette question» » souligne Denis Levraud. « « Et nous allons discuter des problèmes environnementaux avec diverses associations ». « De beaux sites comme Plassac, Gauriac et la corniche, Pair non Pair, seront enlaidis » ajoute Jean Lissague. « Cela va à l'encontre de la volonté de développement durable affiché par le Pays, le Conseil général et le Conseil régional » note Christophe Terrigeol. « Sans compter que nos efforts, en collaboration avec eux pour l'oeno-tourisme risquent d'être anéantis » indique Didier Gontier. (1) les syndicats regroupent les appellations des Cotes de Bourg, Premières Côtes de Blaye et Bordeaux Supérieur.

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49) GRAND CONTOURNEMENT : Fervent défenseur du projet, le président PS du Conseil général, Philippe Madrelle, critique sans retenue la conduite du dossier par le préfet Francis Idrac

« La méthode est dramatique » : Recueilli par Rodolphe Wartel

Philippe Madrelle : « Nous n'avons pas été associés par le préfet. Nous n'avons même pas eu un dossier pour l'étudier au moins trois minutes » - PHOTOS LAURENT THEILLET - « Sud Ouest ». Avec Alain Rousset, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, et Hugues Martin, député-maire de Bordeaux, vous incarnez les grands élus favorables au projet, face aux petits élus, qui y sont hostiles. Comment allez-vous réduire cette fracture ? -- Philippe Madrelle. Je suis contre les tracés proposés. Pourquoi en a t-on proposé autant ? C'est un paquet de nouilles ! Tous ces tracés démultiplient les angoisses. Est-ce la volonté de mettre le feu partout ? Le préfet et la Direction départementale de l'Equipement allument des feux de provocation. Vous avez toujours été favorable au grand contournement. Vous avez soudain changé d'avis ou c'est un malentendu ? -- On ne m'a jamais présenté ce dossier. Je défends la philosophie du grand contournement, pas ce tracé. Et je désapprouve la méthode utilisée par l'Etat. C'est dramatique. Ma volonté aujourd'hui est de dire : cherchons une solution. Au Palais des congrès de Bordeaux, le 25 avril, vous avez bien participé à la présentation de ce projet... -- Le dossier, je l'ai découvert au Palais des congrès ! Deux jours avant, lors d'un déjeuner, le préfet nous a présenté un plan sur un bout de papier. Nous n'avons pas été associés, nous n'avons même pas eu un dossier pour l'étudier au moins trois minutes. Sur le fond, la philosophie du grand contournement reste celle du tout-voitures. Faut-il toujours plus de routes ? -- Nous sommes pour les échanges et contre l'étalement urbain. En matière de circulation routière les chiffres sont épouvantables. La saturation de la rocade est estimée en 2015 à huit heures cumulées de bouchons par jour... avec l'hypothèse de la rocade à 2 x 3 voies. Le doublement du trafic poids lourds est prévu tous les sept ans. Pensons à ceux qui travaillent et qui en subissent les conséquences. Il faut sortir ce trafic de Bordeaux et améliorer les dessertes du Médoc. A moins de vivre dans un régime totalitaire et d'interdire les échanges, je ne vois pas d'autres solutions que celle des infractructures. N'est-ce pas un choix d'aménagement hérité des années 70 ? Plus de voitures donc plus de routes. De nouveaux éléments (prix du pétrole, ferroutage...) ne changent-ils pas la donne ? -- Je tiens à dénoncer cet argument selon lequel on ne circulera plus en voiture. Avec Toyota, la voiture à piles à hydrogène est prête. Il y aura toujours des voitures. Pour le ferroutage, il faudrait refaire tous les ouvrages d'art. Quant à la voie d'eau, ce type de transports ne se fera pas du jour au lendemain. Si on ne fait rien, que dira-t-on de nous dans trente ou quarante ans ? Face à l'opposition unanime des élus et des habitants, comment sortir de la crise ? -- Le préfet doit reprendre sa concertation. Avant de faire des grands shows, il faut repartir au côté des élus locaux pour essayer de trouver une solution de passage. Je ne peux pas soutenir des projets qui vont provoquer autant de nuisances. On a l'impression qu'entre vous et le préfet Idrac le divorce est consommé...

Il vient d'arriver. Je ne veux pas avoir d'idée préconçue mais ce franchissement, on le souhaite depuis 1983. Là, je découvre un dossier qui ne nous a jamais été présenté. Pour le dossier de la RN 10, le préfet Frémont nous avait aidé et grâce à lui, on a avancé... Le franchissement de l'estuaire imposera un ouvrage de 5 à 15 kilomètres de long, selon le tracé, et coûtera extrêmement cher. Vous êtes toujours favorable à ce franchissement ? -- Les gens viennent admirer Millau... Ce sont aussi des déplacements touristiques. Je ne suis pas ingénieur mais je demande qu'on aille au bout des choses. Faut-il franchir l'estuaire ou la Garonne ? Je n'ai pas fait Polytechnique; eux, oui. Si on ne fait rien, Bordeaux ne sera pas capitale du vin, mais du bouchon. Vous pensez toujours que le passage doit s'effectuer à l'ouest ? -- Nous avons donné un avis favorable pour le passage à l'ouest. L'aéroport est à l'ouest, l'accès aux plages, les universités, le centre hospitalier régional... Il faut être solide face à l'avenir et ne pas être au tempo d'une salle. Mais cette concertation met le feu partout. Comment dès lors allez-vous pratiquer avec le préfet ? Vous avez prévu de le rencontrer prochainement ? -- Il va lire aujourd'hui ce que je dis. J'attends aussi que le tour de concertation soit terminé. Le Conseil général, qui s'est prononcé à l'unanimité sur le projet de grand contournement, ne peut pas avaliser ce projet proposé. Il faut respecter les affirmations des gens, les écouter. Je veux qu'on aille au bout de l'étude. Le préfet doit prendre ses responsabilités. Son devoir est de tout essayer en reprenant son bâton de pèlerin. « Ces tracés, c'est un paquet de nouilles ! Pourquoi en a-t-on proposé autant ? »

====> Le préfet réserve sa réponse

Le préfet de région, Francis Idrac, absent de Gironde durant ce week-end du 8 mai, n'a pas souhaité s'exprimer hier soir sur ce dossier.

http://www.sudouest.com/090506/reg_gironde.asp?Article=090506a34028.xml

====> GRAND CONTOURNEMENT : Le président de la Communauté de communes dit non au projet, demande un nouveau débat et parle de provocation

« Non au tout camion » : Françoise Dumontheil

Christian Mabille dénonce un désordre organisé - PHOTO FRANCOISE DUMONTHEIL - La vague des opposants continue de déferler sur le projet de grand contournement de Bordeaux et les six fuseaux proposés, dont l'un concerne le Cubzaguais. Maire de Peujard, conseiller régional et président de la Communauté de communes, Christian Mabille rejette au nom des élus le dossier présenté le 25 avril par le préfet d'Aquitaine et le directeur régional de l'Equipement. Remettant en cause la méthode, il s'interroge sur la crédibilité du document et juge insuffisant le délai imparti de deux mois pour se prononcer. Il rappelle qu'en 2003, les élus locaux s'étaient majoritairement prononcé pour le principe du Grand contournement, mais pas n'importe comment, et surtout pas pour ouvrir la route à une « société du tout camion ». Selon eux, il faut privilégier les solutions alternatives comme le « ferroutage » et le « merroutage », dans le cadre d'une démarche globale d'aménagement du territoire et de réflexion sur le devenir de notre société. Et ils s'interrogent dans une note adressée au préfet, Francis Idrac. « S'agit-il d'un désenclavement de la Gironde et de l'Aquitaine ? Moyennant quoi le tracé du fuseau doit être reporté vers l'ouest avec un ancrage sur l'A 10 depuis le sud de la Charente, avec un raccordement à la liaison vers Bayonne nettement au sud de la Gironde, assurant de surcroît le désenclavement du Médoc. S'il s'agit d'un grand contournement, il peut certes desservir le Nord-Gironde mais à quel prix ? » Ni l'un, l'autre. « Il doit alors s'écarter de l'agglomération bordelaise nettement au-delà des couloirs proposés, tout en tenant compte de l'impact sur les terroirs, le paysage et l'environnement, sur les activités économiques et humaines. Par contre, s'il s'agit d'une super rocade, son tracé ne concerne plus que l'agglomération bordelaise. Or, le projet présenté ne répond à aucune de ces interrogations. Il semble vouloir réaliser un compromis réunissant toutes les nuisances possibles ». En tout état de cause, les élus cubzaguais sont conscients de la nécessité d'améliorer l'accès à l'agglomération bordelaise au bénéfice des habitants du Nord-Gironde, mais en prenant les choses dans l'ordre, et en commençant par combler les retards de l'Aquitaine sur les infrastructures existantes et urbaines. Par exemple l'axe routier Bordeaux-Pau, les liaisons internes à la région, les lignes à grande vitesse, les ponts manquants dans la CUB. Ils pointent aussi du doigt la rocade ouest de Bordeaux qui n'a toujours pas été aménagée en 2x3 voies. Développement local . D'autre part, l'une des pistes pour améliorer le quotidien de leurs concitoyens passe par l'implantation d'entreprises sur le territoire local, comme le projet du parc d'Aquitaine à Saint-André-de-Cubzac, porteur de plus de 1 000 emplois. Or, il se trouve dans l'emprise du fuseau envisagé, et une nouvelle question surgit « créant une grande confusion chez les élus ». En effet, dans l'élaboration du dossier, les autoroutes du Sud de la France demandent à la CdC de réserver une bande supplémentaire de 10 mètres le long de la façade autoroutière, dans la perspective d'un élargissement de l'A 10.

« Tout cela fait désordre » s'insurge Christian Mabille qui parle de « provocation » et de « pagaille organisée » qui aboutirait sur un choix étatique de fuseau « après une période de troubles et de réactions vives volontairement provoqués par un dossier manifestement incomplet ». En conclusion, l'ensemble des maires du Cubzaguais, regroupés au sein du comité de pilotage du SCOT (Schéma de cohérence territoriale) en cours, disent « non » au projet de fuseaux présenté, et ouvrent de nouvelles négociations pour une solution alternative correspondant aux attentes des habitants de Haute Gironde.

http://www.sudouest.com/090506/vil_gir_blaye.asp?Article=090506a950.xml

====> REACTION : En déclarant hier à SUD OUEST qu'il ignorait tout des tracés en projet, le président du Conseil général a beaucoup étonné. Notamment à la mairie de Bordeaux

Madrelle provoque surprise et ironie : Jean-Paul Vigneaud

Philippe Madrelle n'a-t-il découvert la teneur exacte du projet qu'au dernier moment ? Beaucoup en doutent - PHOTO LAURENT THEILLET - On ne sait pas si, comme le dit le président du Conseil général, « le préfet a mis le feu » au débat du grand contournement. Ce dont on est sûr, c'est que les déclarations de Philippe Madrelle publiées dans notre édition d'hier n'en ont pas étouffé les premières flammes. Elles ont plutôt produit l'effet contraire. Beaucoup reprochent au président du Conseil général PS de ne pas dire l'entière vérité lorsqu'il déclare ignorer totalement les différents tracés en projet (voir notre édition d'hier). Les mêmes lui reprochent, en prenant cette posture, de s'être exonéré de son pouvoir de tirer le signal d'alarme lorsqu'il en était encore temps. Une réunion le 2 février. Le 2 février, Francis Idrac, préfet de région, réunit les grands élus (dont Philippe Madrelle) pour leur présenter le grand axe nord-sud : l'aménagement de l'A 63 et le grand contournement de Bordeaux. A l'issue de cette réunion, il tient une conférence de presse pour indiquer combien le sujet a fait l'objet d'échanges à répétition. Il note qu'il a été question du déroulement de la concertation en cours, que les élus lui ont fait part de leurs souhaits et de leurs préférences. Francis Idrac refuse alors d'en dire plus. Ce qui pousse les témoins de cette conférence de presse à collecter des indiscrétions auprès d'élus et d'établir une première carte de tracés probables (notre édition du 11 février). Simple hasard ? Cette première carte ressemble comme deux gouttes d'eau à celle proposée aujourd'hui : mêmes points de passage sur l'estuaire et mêmes difficultés au niveau du camp militaire de Souge.

Philippe Madrelle peut-il donc vraiment prétendre qu'il n'avait aucune idée des tracés possibles deux jours avant leur révélation officielle le 25 avril, ainsi qu'il nous l'a affirmé hier ? Max Jean-Jean, conseiller général de Bourg-sur-Gironde, présent à la préfecture le confirme fermement : « Le document que nous avait remis le préfet ce jour-là n'était qu'une lettre d'information. Il n'y avait rien de contractuel. Ce n'étaient que des projets, des embryons d'études. Il nous était difficile de réagir à ce moment-là. » Ce n'est pas l'avis de tout le monde. A la mairie de Bordeaux, le député-maire Hugues Martin se dit surpris : « Le préfet ne nous a effectivement pas révélé la carte des fuseaux avant le 25 avril. mais début février il avait bien évoqué différentes variantes qui donnaient déjà une idée des endroits où pouvait passer la route. » « La DDE doit revenir en arrière ». Hugues Martin se dit moins inquiet aujourd'hui des critiques de Philippe Madrelle que de « son manque de contre-proposition » : « Qu'il conteste le déroulement du débat, les fuseaux proposés, c'est son droit. Mais qu'il ne fasse aucune suggestion pour sortir de l'impasse, cela paraît plus grave. » Cette voie de contournement, Bordeaux en a besoin selon lui. Elle fait partie d'un ensemble auquel il adjoint « l'aboutissement des travaux de la rocade à 2 3 voies, la construction d'un nouveau pont (Bacalan-Bastide) et la ligne de chemin de fer à grande vitesse. » Hugues Martin demeure malgré tout optimiste. « Le débat peut reprendre sereinement à condition que la DDE revienne un peu en arrière, dit-il. Il ne faut jamais oublier les élus des petites communes et le poids que représentent ces derniers sur le terrain. Avant d'attaquer directement les débats publics, la DDE aurait dû les rencontrer un à un pour leur exposer clairement le projet et analyser les bons points et les mauvais. Cela aurait permis d'entamer les discussions dans de bien meilleures conditions. Il n'est pas trop tard pour le faire. »



====> La Fédération des grands vins rejette les fuseaux proposés

Le conseil d'administration de la Fédération des syndicats des grands vins de Bordeaux d'appelations d'origine contrôlée (FGVB) s'est réuni hier à titre d'exceptionnel. Avec un seul sujet à l'ordre du jour : le grand contournement de Bordeaux. Cette réunion a été suivie de la publication d'un communiqué au sein duquel la FGVB reconnaît « l'intérêt général d'un grand contournement de l'agglomération bordelaise ». Considérant toutefois « que l'élaboration des différents fuseaux proposés par les services de l'Etat n'ont fait l'objet d'aucune consultation préalable des syndicats viticoles concernés et de l'Inao, que chacun de ces itinéraires provoquerait une atteinte définitive aux terroirs de plusieurs appellations d'origine contrôlée, sans qu'aucune solution alternative ait été étudiée et proposée », le conseil d'administration de la fédération renouvelle son « attachement à la protection des terroirs viticoles » et s'oppose totalement aux propositions de fuseaux faites à ce jour.

http://www.sudouest.com/100506/dossier.asp?Article=100506a101596.xml

====> PEUJARD : Christian Mabille, le président de la Communauté de communes dit non au projet, demande un nouveau débat et parle de provocation

« Non au tout camion » : Françoise Dumontheil

Christian Mabille dénonce un désordre organisé - PHOTO FRANCOISE DUMONTHEIL - La vague des opposants continue de déferler sur le projet de grand contournement de Bordeaux et les six fuseaux proposés, dont l'un concerne le Cubzaguais. Maire de Peujard, conseiller régional et président de la Communauté de communes, Christian Mabille rejette au nom des élus le dossier présenté le 25 avril par le préfet d'Aquitaine et le directeur régional de l'Equipement. Remettant en cause la méthode, il s'interroge sur la crédibilité du document et juge insuffisant le délai imparti de deux mois pour se prononcer. Il rappelle qu'en 2003, les élus locaux s'étaient majoritairement prononcé pour le principe du Grand contournement, mais pas n'importe comment, et surtout pas pour ouvrir la route à une « société du tout camion ». Selon eux, il faut privilégier les solutions alternatives comme le « ferroutage » et le « merroutage », dans le cadre d'une démarche globale d'aménagement du territoire et de réflexion sur le devenir de notre société. Et ils s'interrogent dans une note adressée au préfet, Francis Idrac. « S'agit-il d'un désenclavement de la Gironde et de l'Aquitaine ? Moyennant quoi le tracé du fuseau doit être reporté vers l'ouest avec un ancrage sur l'A 10 depuis le sud de la Charente, avec un raccordement à la liaison vers Bayonne nettement au sud de la Gironde, assurant de surcroît le désenclavement du Médoc. S'il s'agit d'un grand contournement, il peut certes desservir le Nord-Gironde mais à quel prix ? » Ni l'un, l'autre. « Il doit alors s'écarter de l'agglomération bordelaise nettement au-delà des couloirs proposés, tout en tenant compte de l'impact sur les terroirs, le paysage et l'environnement, sur les activités économiques et humaines. Par contre, s'il s'agit d'une super rocade, son tracé ne concerne plus que l'agglomération bordelaise. Or, le projet présenté ne répond à aucune de ces interrogations. Il semble vouloir réaliser un compromis réunissant toutes les nuisances possibles ». En tout état de cause, les élus cubzaguais sont conscients de la nécessité d'améliorer l'accès à l'agglomération bordelaise au bénéfice des habitants du Nord-Gironde, mais en prenant les choses dans l'ordre, et en commençant par combler les retards de l'Aquitaine sur les infrastructures existantes et urbaines. Par exemple l'axe routier Bordeaux-Pau, les liaisons internes à la région, les lignes à grande vitesse, les ponts manquants dans la CUB. Ils pointent aussi du doigt la rocade ouest de Bordeaux qui n'a toujours pas été aménagée en 2x3 voies. Développement local . D'autre part, l'une des pistes pour améliorer le quotidien de leurs concitoyens passe par l'implantation d'entreprises sur le territoire local, comme le projet du parc d'Aquitaine à Saint-André-de-Cubzac, porteur de plus de 1 000 emplois. Or, il se trouve dans l'emprise du fuseau envisagé, et une nouvelle question surgit « créant une grande confusion chez les élus ». En effet, dans l'élaboration du dossier, les autoroutes du Sud de la France demandent à la CdC de réserver une bande supplémentaire de 10 mètres le long de la façade autoroutière, dans la perspective d'un élargissement de l'A 10.

« Tout cela fait désordre » s'insurge Christian Mabille qui parle de « provocation » et de « pagaille organisée » qui aboutirait sur un choix étatique de fuseau « après une période de troubles et de réactions vives volontairement provoqués par un dossier manifestement incomplet ». En conclusion, l'ensemble des maires du Cubzaguais, regroupés au sein du comité de pilotage du SCOT (Schéma de cohérence territoriale) en cours, disent « non » au projet de fuseaux présenté, et ouvrent de nouvelles négociations pour une solution alternative correspondant aux attentes des habitants de Haute Gironde.

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50) EQUIPEMENT : Le grand contournement de Bordeaux paraît nécessaire à terme, mais la solution sera difficile à trouver. A l'ouest ? A l'est ? Le débat est tendu

Comment contourner Bordeaux : Jean-Paul Vigneaud

C'est une simple coïncidence, mais elle rajoute inévitablement de l'huile sur le feu. Au moment où la préfecture de la Gironde lance la première concertation sur le grand contournement de Bordeaux, le prix du gazole atteint des records. Comment échapper à la question : est-il vraiment judicieux de prévoir une dépense de 1 500 millions d'euros pour créer un nouvel aspirateur à voitures et camions alors que l'on ne sait même pas si l'on aura encore les moyens en 2020 de remplir les réservoirs ? Bref, Francis Idrac, préfet de Région, a du mal à faire passer le message. D'autant plus que les débats qu'il propose tournent chaque fois au vinaigre. On n'y parle plus mais on s'y insulte. Avec en toile de fond une situation politique rarement égalée dans la région. Face-à-face politique inhabituel. Point question, ici, d'un gauche-droite traditionnel. Les étiquettes restent au vestiaire. D'un côté, les grands élus que sont Alain Rousset, président de Région, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (PS), Philippe Madrelle, président du Conseil général (PS) et Hugues Martin, député-maire de Bordeaux (UMP), totalement convaincus de l'intérêt de ce contournement; de l'autre côté, des dizaines d'élus et de citoyens de tous bords, eux, totalement contre les propositions faites et prêts à se battre pour que tout le dossier parte au panier. « Ca fait vingt ans que je milite pour ce grand contournement, je suis vraiment heureux de le voir se concrétiser », note Philippe Madrelle. « Cet axe est absolument indispensable si nous voulons faire face à l'augmentation phénoménale du trafic sur l'axe nord-sud », souligne Alain Rousset. « La rocade de Bordeaux est totalement engorgée. Très vite nous allons nous trouver avec des problème insolubles, il faut repousser le trafic de transit », indique Hugues Martin. Les élus résument bien la situation. La rocade de Bordeaux est au bord de l'asphyxie. Selon les sections, le trafic varie ici de 65 000 véhicules par jour à quelque 140 000. Avec un nombre incroyable de camions. Plus de 10 000 poids lourds certains jours à la sortie nord de Bordeaux. « Un tas de nouilles ». Un grand contournement paraît donc nécessaire, mais où le faire passer alors que la zone urbanisée s'étale un peu plus chaque jour, abrite des sites d'une richesse exceptionnelle (pour ne citer que l'estuaire), des zones protégées par Natura 2000, des zones industrielles, des lieux protégés ou à risques (terrains militaires, terrains d'essais) et des vignobles mondialement connus ? Au terme du grand débat public de 2003 (dont la fin et les conclusions sont aujourd'hui contestées devant le tribunal administratif), le ministre a choisi le passage à l'ouest avec nécessairement la traversée de l'estuaire par un nouveau pont et la solution de l'autoroute à péage concédée. C'est donc de ce côté-là et uniquement de ce côté-là que les services de l'Equipement proposent aujourd'hui plusieurs fuseaux d'étude de 1 000 mètres. Une quinzaine de variantes. « Ce n'est qu'un tas de nouilles, on n'en veut pas », résument les opposants. Un référendum réclamé. Depuis une semaine, ainsi, une vraie campagne du non est lancée avec des pétitions et une multitude de petites réunions. Les élus de la coordination contre le contournement (où l'on retrouve aussi bien des Verts, des UMP, des communistes ou CPNT) demandent, de leur côté, l'organisation urgente d'un référendum à l'échelle départementale. Les viticulteurs viennent aussi d'entrer dans la bataille. Plusieurs appellations du nord de Bordeaux sont menacées, dont de très prestigieuses comme celle de Margaux. La Fédération des grands vins de Bordeaux prépare une action spectaculaire. Le CIVB va également intervenir en haut lieu. Quant au comité régional Inao, il demande à toutes les régions viticoles françaises d'apporter leur soutien, comme elles l'avaient fait au moment de l'annonce du grand contournement de Lyon, ce qui avait permis de sauver les Côtes Rôties.

====> Des projets abandonnés et des retards accumulés : J.-P. V.

Ce projet de contournement de Bordeaux ne sort pas subitement du chapeau. Il y a des années qu'il est question de prévoir une nouvelle route pour à la fois désenclaver la presqu'île du Médoc et faciliter la circulation à l'approche de Bordeaux. Qui ne se souvient pas de la proposition d'un axe nord-sud via la pointe de Grave ? Avec un pont géant pour relier la Charente-Maritime et la Gironde (entre Meschers-sur-Gironde et Le Verdon-sur-Mer) puis une nationale 215 bien large et bien sécurisée jusqu'à l'entrée de Bordeaux. A l'époque, la construction de ce pont a fait peur, certains affirmant même qu'un tel ouvrage était impossible à construire (et à payer !). Le projet a donc été abandonné. Pour désenclaver le Médoc, seul l'aménagement de la RN 215 a été retenu. Il a été engagé mais n'a toujours pas été mené à terme. Au grand dam des habitants de la presqu'île. De petits tronçons d'autoroute. Pour fluidifier le trafic autour de Bordeaux, plusieurs idées ont également été avancées au fil des années. Première étape : terminer la rocade, cette dernière ne passant qu'à l'ouest. Grâce au pont d'Arcins (pont Mitterrand), la boucle a été bouclée. Deuxième étape : mettre l'ensemble de la rocade à 2 3 voies. Les travaux ont été entrepris mais n'ont pas été terminés. La rocade demeure à 2 2 voies entre l'échangeur de l'A 63 (Arcachon-Bayonne) et le pied du pont d'Aquitaine. La rénovation du pont suspendu a pompé tous les crédits d'Etat et a freiné les travaux, ce qui fait que l'élargissement promis ne sera pas terminé avant cinq ou six ans. Enfin, le grand contournement dont on parle aujourd'hui a pris du retard car l'idée n'a pas toujours fait l'unanimité. Au lieu de cette grande voie supplémentaire, ou super-rocade (comme certains auraient voulu aussi), la DDE suggérait une solution plus simple : relier les autoroutes existantes entre elles avec de petits tronçons autoroutiers. Des « barreaux » dans le jargon des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Un barreau entre l'A 63 et l'A 62, un autre entre l'A 62 et l'A 89, un autre enfin entre l'A 89 et l'A 10 et la RN 10. De quoi passer d'une autoroute à l'autre facilement et de contourner la ville sans s'en approcher.

http://www.sudouest.com/100506/dossier.asp?Article=060506a60669.xml

====> NORD-SUD : Le projet de contournement de Bordeaux est inscrit dans le livre blanc qui s'intéresse à la politique communautaire des transports

Il s'agit d'un axe européen : Jean-Pierre Deroudille

Le débat public sur le grand contournement autoroutier de Bordeaux, qui s'est déroulé durant l'hiver 2003-2004, a sombré dans la confusion la plus totale quand le CIADT (Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire), réuni le 13 décembre 2003, a inscrit cette infrastructure parmi les priorités gouvernementales avant même la fin du débat. Au nom de la démocratie, les membres de la commission particulière du débat public avaient démissionné avec fracas et le tumulte créé a fini par occulter l'objet de ce grand contournement. Levée du verrou. Le document préparatoire établi par la Direction régionale de l'Equipement soulignait que « l'objectif stratégique visant à rétablir un niveau de service de qualité sur l'axe nord-sud atlantique a conduit à retenir, parmi les projets de l'Etat, la réalisation d'un nouveau contournement autoroutier de Bordeaux » et il rappelait que « la levée de ce verrou routier est également soulignée dans le livre blanc sur la politique européenne des transports à l'horizon 2010 ». On mesure donc l'enjeu qui n'est ni bordelais ni même régional, puisqu'il concerne le transit routier et autoroutier européen sur la façade atlantique. En 2003, ce transit routier hors région représentait 45 millions de tonnes et 7 853 poids lourds par jour à la frontière espagnole. Malgré le TGV. Les études préparatoires à la construction de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA) prévoient 10 200 poids lourds par jour en transit en 2025 au droit de l'agglomération bordelaise, venant s'ajouter au trafic régional et local de poids lourds et de voitures.

La construction de la LGV, permettant de reporter une partie du trafic de fret vers le ferroutage, ne ferait baisser ce transit qu'à 9 000 poids lourds. Autant dire que le problème resterait entier. Jeudi dernier, en animant les états généraux de l'aménagement du territoire, Alain Rousset rappelait que l'Aquitaine est « victime d'un paradoxe, car elle a un retard terrible en matière de voies de communication, et lancer aujourd'hui les études suscite plus qu'hier des exaspérations ». Ne voulant pas renier le pacte scellé en mai 1999 avec Philippe Madrelle et Alain Juppé sur la construction de ce grand contournement associé au nouveau pont bordelais, il en a affirmé la nécessité. Il a notamment justifié l'autoroute à péage Bordeaux-Pau et la concession de l'A 63 mise à 2 3 voies, car « les voies rapides gratuites » sont des aspirateurs à voitures, et il ajoutait : « Il faudra que tout cela contourne Bordeaux. »

http://www.sudouest.com/100506/dossier.asp?ArticleRet=060506a60669.xml Article=060506a41362.xml

====> REACTION : La mobilisation des opposants de Haute Gironde s'organise tandis que des réunions, publiques ou non, sont programmées

Vers un collectif Rive droite : Marie-Laure Gobin

Il n'est pas improbable que l'Association de défense des sites et habitants de Haute Gironde (ADSHHG) fédère sous forme de « collectif rive droite » toutes les énergies opposées au grand contournement autoroutier. De gauche à droite : Jean-Marc Chollet, le président Bernard Belair, le vice-président Francis Montion

- PHOTO M.L.G. - Une cinquantaine de personnes jeudi soir à la mairie de Gauriac, venues des cantons de Bourg, Blaye, Saint-Savin - PHOTO M.L.G. - Il est plus que probable qu'à l'instar de ce qui a été créé sur la rive gauche, un "collectif rive droite contre le grand contournement autoroutier de Bordeaux" soit constitué sur le territoire de Haute Gironde. L'association de défense des sites et des habitants de Haute Gironde (ADSHHG) s'y dit prête. Ce collectif fédérerait toutes les énergies associatives, économiques et particulières, et même des élus s'ils le souhaitent, contre ce que l'ADSHHG qualifie « d'aberration économique et écologique ». « La création de ce collectif n'interviendrait qu'à l'issue des décisions qui seront prises par les vignerons des appellations de Blaye et de Bourg, lors de la réunion qu'ils ont prévue à Lansac lundi 15 mai » (notre édition d'hier), précise Francis Montion, vice-président de l'association. D'autant que les décisions des viticulteurs sont intimement liées à celles des autres appellations qui font front commun au sein de la fédération des grands vins de Bordeaux. La mobilisation. Ce qui jeudi soir, pour l'ADSHHG devait être une réunion de conseil d'administration, fut en fait une réunion de travail ouverte à tous ceux qui déjà pour certains le 7 avril au gymnase de Gauriac, ont manifesté leur inquiétude face à ce grand projet de l'Etat défendu par les "grands élus" de la région Aquitaine et du département. Une réunion de travail « pour décider des actions à mener dans l'urgence. Comment appeler à la plus large mobilisation et faire en sorte que le plus grand nombre de personnes soient informées de ce qui se trame ». Car dans la salle, des particuliers venus des cantons de Bourg, de Blaye et de Saint-Savin le confirment : « tout le monde n'est pas au courant, certains ouvrent des yeux grands comme çà quand on leur explique ces tracés sur la carte ».

Ils se disent prêts « à faire du porte-à-porte, distribuer des tracts, montrer et expliquer les plans des fuseaux imaginés par l'Etat ». Des cartes circulent de main en main. Certains qui sont là ont participé à la réunion publique de Bourg et à celle de Saint-Médard-en-Jalles. Et ont commencé, de leur propre initiative, à faire du porte-à-porte dans le voisinage. Des panneaux dans le jardin. Parmi les décisions prises collectivement s'agissant des actions à mener sur le secteur, « chacun peut fabriquer un panneau en lettres rouges sur fond blanc, "Non au contournement autoroutier" à installer dans le jardin, sur la façade de la maison. Ils ont procédé ainsi à Izon contre le projet d'incinérateur. Les gens ont lutté et ils ont gagné ! Je suis très optimiste. Nous n'aurons pas le grand contournement car nous n'en voulons pas. Rappelez vous que le préfet nous appelle "l'intelligence collective" ! Interpellez vos maires, questionnez les sur ce dossier car ils ont des comptes à nous rendre » (Francis Montion). Tout le monde est bien d'accord pour « regrouper les forces d'opposition au projet, et ce au plus vite, afin de n'être pas manipulé » (Bernard Belair, président de l'ADSHHG). Un monsieur dans la salle rappelle « que des élections se profilent l'an prochain ainsi qu'en 2008 ». Francis Montion le rappelle, « il va falloir que les élus de nos communes prennent position, pour ou contre, mais clairement ». En tout cas c'est sûr, le vent de fronde n'a pas fini de souffler depuis la réunion publique de Bourg le 27 avril. Outre les pancartes dans les jardins, l'ADSHHG et les participants à cette réunion envisagent des réunions publiques dans les communes, des distributions de tracts, la remise collective de la pétition (actuellement en cours) au préfet à Bordeaux avant la fin mai (avec l'organisation d'une grande manifestation), l'envoi de courriers à tous les grands élus du département, de la région, au ministre de l'environnement (niveau national et européen).

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====> REACTION. --Le maire de Sainte-Hélène, également président du pays Médoc, avait jusque là refusé de s'exprimer sur le projet. Sans toutefois se prononcer sur le tracé, il justifie sa position actuelle

Yves Lecaudey sort de sa réserve : Propos recueillis par A.P-R.

Pour la première fois depuis le début des débats, Yves Lecaudey s'exprime sur le sujet - PHOTO OLIVIER DELHOUMEAU - « SUD-OUEST ». Votre mutisme sur le sujet du grand contournement ainsi que votre absence lors de la réunion publique, mardi soir à Ludon, a étonné une partie du public. Qu'avez vous à dire là-dessus ?

YVES LECAUDEY. S'agissant de la réunion de Ludon, j'étais mardi retenu à Paris pour représenter le président du conseil général, Philippe Madrelle, lors d'une réunion. Je ne suis rentré que tard dans la soirée. D'autre part je n'ai pas compétence, en tant que président du Pays Médoc, pour m'exprimer sur un sujet sur lequel je n'ai pas pas été associé. En revanche, j'ai le droit et le devoir de donner un avis opportun après en avoir délibéré en assemblée au sein du Pays. Seulement, le tracé nous est tombé dessus il y a quinze jours. Pour le moment, c'est un peu tôt. Il se murmure également que les communes de Salaunes et de Sainte-Hélène sont épargnées par le tracé en raison de votre position de vice-président du conseil général. Une réaction ? -- Je suis régulièrement présenté comme « le chouchou et le protégé » de Philippe Madrelle. Le chouchou ne disputera à personne le monopole de la bêtise, ni même celui de l'égoïsme. Je préfère être jugé sur mon silence que sur des réactions non objectives. Comment interprétez-vous les réactions passionnées, parfois houleuses, suscitées par le projet ? -- Je pense que la grande erreur de l'Etat a été de tronquer le premier débat en 2003. Mais aujourd'hui, je refuse de participer à ce jeu qui consiste à faire parler les uns pour faire réagir les autres. Un mot sur le tracé en lui même. Qu'en pensez-vous ? -- Pour le moment je n'ai pas pris position car je ne possède pas tous les éléments techniques en main. En revanche, je comprends la nécessité qui s'attache à solutionner l'engorgement du trajet nord sud dans le département. Il faut trouver une réponse et je pense que ceux qui le contestent poussent le bouchon un peu loin. Quant à l'éventualité d'un tracé plus à l'ouest, là encore, je n'ai pour le moment pas pris position. On parle aujourd'hui d'un tracé qui passerait sur le château Cantenac Brown. Sérieusement, j'ai du mal à l'imaginer.

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====> DESENCLAVEMENT. -- Libournais et Périgourdins demandent l'extension de l'aire d'étude du Grand contournement Ouest de Bordeaux

Pour une liaison A 10-A 89 : Sylvain Viaut

Profiter de l'étude du grand contournement Ouest de Bordeaux pour étendre l'aire de cette étude à une future liaison A 10-A 89 : tel est le projet dévoilé publiquement à Libourne l'autre soir. Elus de tous bords et représentants du monde professionnel de l'Est girondin et du Périgord, ont lancé un véritable appel à l'intelligence et à l'opportunité. Objectif avoué : désenclaver les territoires du nord et de l'est de l'Aquitaine, Charente et Dordogne, et permettre un maillage autoroutier efficace. Objectif subliminal lisible sur une carte : amorcer à l'Est un bouclage du grand contournement, inévitable à long terme, quelle que soit sa forme (succession de barreaux ?), vers le CD 936 (Bordeaux-Bergerac) et l'A 61 (Bordeaux/Toulouse)... 300 signatures. Sur cette thématique, une motion de soutien relative au prolongement de l'aire d'étude prévue, a réuni près de 300 signatures (1) d'élus girondins, périgourdins et de chefs d'entreprises. Une mobilisation qui a suscité un inhabituel consensus politique. Devant ses invités, dont son homologue de Périgueux Jean-Pierre Conte, le président de la CCI de Libourne Yves Ratel a rappelé la position d'origine. Elle militait à l'origine pour un grand contournement Est, avant de se rallier à la majorité préférant l'option Ouest, « à condition que ce tracé amorce la liaison A 10-A 89 ». Sur l'analyse justifiant cette position, tout le monde s'est retrouvé. A commencer par Jean-Paul Garraud, qui a indiqué en avoir parlé avec le ministre de l'Equipement, Dominique Perben : « Je lui ai confirmé la volonté des Libournais (NDLR : et, de fait, des Périgourdins) de voir prise en compte cette proposition, dans un courrier du 30 mars. Il m'a répondu le 18 avril qu'il n'y avait aucune fin de non-recevoir de principe. Je propose la constitution d'une délégation représentative d'ici à la fin du mois de juin pour rencontrer le ministre ». (1). A ce jour 70 élus girondins, 24 élus périgourdins, et 200 chefs d'entreprise ont signé la motion

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====> Lettre ouverte : COORDINATION DES ELUS LOCAUX : Vice-président du Conseil régional (Verts), Jean-Pierre Dufour intervient au nom de la Coordination des élus locaux contre le grand contournement autoroutier de Bordeaux

Contre le grand contournement

« Le grand contournement n'a de sens que si l'on accepte comme inéluctable un doublement du nombre de camions d'ici à 2018. Vous connaissez la tension sur le pétrole de plus en plus cher. La consommation des combustibles fossiles engendre un changement de climat planétaire aux conséquences dramatiques. Une majorité d'élus, tout comme les habitants du Nord-Gironde concertés sur le tracé le 27 avril, ont vivement manifesté leur opposition à cette passivité devant l'inflation de poids lourds annoncée. Ils ne comprennent pas qu'on puisse sacrifier leur environnement et leur qualité de vie.

-- M. Philippe Madrelle, vous ne pouvez rester insensible au courage de ceux, de plus en plus nombreux, qui, dans le passé, ont souhaité ce contournement autoroutier et osent dire maintenant qu'ils ont évolué dans leur conviction. Entendez ce que les habitants du Nord-Gironde, que vous connaissez bien, ont dit en réunion publique : ils refusent de perdre la richesse de leur cadre de vie pour des camions. Le « tout routier » a vécu pour laisser la place à un partage équilibré de l'espace. Le rail et le maritime peuvent remplacer les camions supplémentaires. Croire qu'on soulagera les nuisances actuelles en ouvrant une autoroute payante de plus est une illusion.

-- M. Alain Rousset, un grand contournement autoroutier ne pourrait que susciter, à chaque échangeur et le long des radiales, toutes les convoitises de construction et d'urbanisation imaginables. Prétendre que le projet ne contribuera pas à accroître l'étalement urbain, c'est se donner bonne conscience tout en organisant la catastrophe. En mobilisant les élus de tous bords, vous avez aussi engagé au Conseil régional une action en faveur du TGV Sud-Europe atlantique. Les Aquitains en attendent un transport de qualité pour eux-mêmes, dans le respect de l'environnement, et la possibilité d'utiliser l'ancienne ligne pour le fret. Mais chacun sait que le fret n'ira sur le rail que sous la contrainte des autorités ou par le prix du pétrole. Investir des sommes gigantesques pour un contournement routier serait comme une double peine qui augmenterait nos impôts et ruinerait nos investissements sur le rail.

-- M. Hugues Martin, il est difficile de comprendre que vous apportiez votre soutien à un projet comme le grand contournement dont vous savez qu'il deviendra inexorablement une super-rocade, ouvrant à l'urbanisation plus du double de la surface actuelle des villes de la périphérie. Bordeaux a beaucoup à y perdre et rien à y gagner. Si la décision de réaliser le grand contournement est venue d'un gouvernement que vous soutenez, nous savons aussi que les infrastructures n'ont pas de bord politique, ou plutôt qu'elles en ont plusieurs, comme notre coordination. Ainsi, nombreux sont ceux, dans votre propre majorité, qui ont pris position contre la super-rocade. Jean-Pierre Dufour intervient au nom de la Coordination des élus locaux contre le grand contournement autoroutier de Bordeaux.

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====> PROJET : Libournais et Périgourdins demandent l'extension de l'aire d'étude

A l'Est, du nouveau : Sylvain Viaut

* Le projet de liaison A 10 - A 69 (infographie)

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Profiter de l'étude du grand contournement Ouest de Bordeaux pour étendre l'aire de cette étude à une future liaison A 10-A 89 : tel est le projet dévoilé publiquement hier soir à Libourne. Elus de tous bords (1) et représentants du monde professionnel de l'Est girondin, mais également du Périgord, ont lancé un véritable appel à l'intelligence et à l'opportunité. Objectif avoué : désenclaver les territoires du nord de l'Aquitaine et permettre un maillage autoroutier efficace. Objectif subliminal lisible sur une carte : amorcer à l'Est un bouclage du grand contournement, inévitable à long terme, quelle que soit sa forme (succession de barreaux ?), vers l'A 61... Motion. Sur cette thématique, une motion de soutien relative au prolongement de l'aire d'étude prévue, a réuni près de 300 signatures (2) d'élus girondins, périgourdins et de chefs d'entreprises. Une mobilisation qui a suscité un inhabituel consensus politique, puisqu'à l'appel de la Chambre de commerce et d'industrie de Libourne et de son président Yves Ratel, et du Pays du Libournais, avec son président Serge Morin, se retrouvaient pour cette conférence le député UMP Jean-Paul Garraud, et le sénateur UMP Gérard César (représenté), avec le conseiller régional PS Philippe Buisson... Devant ses invités, dont son homologue de Périgueux Jean-Pierre Conte, Yves Ratel a rappelé les positions de la CCI de Libourne, qui militait à l'origine pour un grand contournement Est, avant de se rallier à la majorité préférant l'option Ouest, « à condition que ce tracé amorce la liaison A 10-A 89 ». Sur l'analyse justifiant cette position, tout le monde s'est retrouvé. A commencer par Jean-Paul Garraud, député UMP de la circonscription, qui a indiqué en avoir parlé avec le ministre de l'Equipement, Dominique Perben : « je lui ai confirmé la volonté des Libournais (NDLR : et, de fait, des Périgourdins) de voir prise en compte cette proposition, dans un courrier du 30 mars. Il m'a répondu le 18 avril qu'il n'y avait aucune fin de non-recevoir de principe. Je propose la constitution d'une délégation représentative d'ici à la fin du mois de juin pour rencontrer le ministre ». Consensus. Même accord du conseiller régional Philippe Buisson, précisant qu'« il ne s'agissait pas de remettre en cause le choix du Grand contournement Ouest, mais de se battre ensemble sur l'idée même de cette liaison ». Et si Jean-Pierre Conte, le président de la CCI de Périgueux/Dordogne, se disait déçu de la timidité de certains politiques, Jean-François Cledel, président de l'UIMM Gironde-Landes, insistait pour « que les politiques s'engagent fort ». Bref, une unanimité idyllique. Pour les porteurs de ce projet d'extension vers l'Est et l'A 89, du Grand contournement Ouest de Bordeaux, les faits économiques et la lecture des cartes d'infrastructures routières et des prévisions de trafic à moyen terme sont en effet têtus. Et justifient leur action, dont on a jugé hier à Libourne qu'elle pourrait prendre la forme d'un intense lobbying politico-économique... (1) Participaient Marianne Bocquet, présidente du tribunal de commerce de Libourne, Jean-Paul Garraud, député UMP de la Gironde, Philippe Buisson, conseiller régional PS, Gérard César, sénateur UMP de la Gironde (représenté par son attaché Michel Baumé), Jean-Pierre Conte, président de la CCI de la Dordogne, Jean-François Cledel, président de l'UIMM Gironde-Landes, Jean-Louis d'Anglade, président des cartonneries Abzac SA. (2) A ce jour 70 élus girondins, 24 élus périgourdins, et 200 chefs d'entreprise ont signé la motion.

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====> SAINT-ANDRE-DE-CUBZAC : Jacques Maugein, maire et conseiller général de St André, prend position contre le projet, dont l'un des tracés possibles transpercerait le territoire de sa commune

« Pas chez nous... ni chez les voisins » : Françoise Dumontheil

Jacques Maugein refuse une nouvelle autoroute à travers le coteau de Montalon - PHOTO F.D. - Depuis la présentation mardi par le préfet de région des différents tracés possibles pour le grand contournement de Bordeaux, nombre d'élus de Haute-Gironde font entendre leurs voix discordantes. Parmi les fuseaux envisagés, l'un d'eux traverserait Saint-André-de-Cubzac dans sa partie ouest, pour raccorder la nouvelle voie à l'autoroute A 10 et à la Nationale 10. Une hypothèse que refuse tout net Jacques Maugein. « Irrecevable ». Et du coup, le maire et conseiller général de Saint-André, juge le document irrecevable dans sa globalité, comme il l'a déclaré jeudi soir, lors de la première réunion publique organisée à Bourg. Il s'en explique aujourd'hui. « Un grand contournement est une autoroute particulière pour le transit des véhicules légers et des poids lourds du nord au sud et du sud au nord, qui n'ont ni l'envie ni le besoin de s'arrêter dans la métropole girondine. Il n'est donc pas possible de vouloir construire ce grand contournement pour desservir Bordeaux. Il doit être conçu pour éviter les embouteillages dans la ville aux usagers habituels ». S'il réfute un fuseau en Cubzagais, Jacques Maugein ne veut pas pour autant déplacer le problème chez les voisins. « J'avais le pressentiment d'un couloir au ras de l'agglomération cubzagaise, à travers la propriété du Bouilh, le parc du château Gombaud et le village de Plagne, mais j'ai cru, le 25 avril, que le préfet avait supprimé cette hypothèse. Parce qu'il sait sûrement qu'il y a d'autres solutions possibles dans la traversée de la commune. Il sait aussi que jamais je n'ai contesté une décision de l'Etat en reportant les difficultés sur les autres. Mais je ne laisserai pas passer une nouvelle autoroute à travers le coteau de Montalon ». Le maire a adressé dès hier un courrier au préfet Francis Idrac, rappelant qu'il était au départ favorable au principe du grand contournement, mais ne peut accepter aujourd'hui les fuseaux proposés en Haute-Gironde, « qui de plus, vont à l'encontre du développement durable souhaité ». « On a déjà beaucoup donné ». Il ajoute que « depuis trente ans, le canton et la ville de Saint-André-de-Cubzac ont abondamment été sollicités par les grands projets d'infrastructures routières et ferroviaires, qui ont parfois traumatisé les populations ». Il s'agit de la construction puis de l'élargissement de l'A 10, de la mise à deux fois deux voies de la Nationale 10, et de la future ligne à grande vitesse. Jacques Maugein écrit également ceci au préfet : « vous nous proposez maintenant la mutilation de vignobles de qualité, la dégradation de sites classés, l'abandon de projets très importants pour le Cubzagais, y compris sur le plan économique et de l'emploi, une nouvelle atteinte du cadre de vie ». « Ne pas jouer la division ». Par ailleurs et à propos de la méthode de concertation, l'élu considère que dans la précipitation « et suite à un débat public raté, elle va conduire au rejet. De plus, cette démarche tend à opposer les élus les uns aux autres, les populations les unes aux autres, et finalement à porter atteinte à la paix sociale dont nous avons besoin ».

Enfin, par rapport à sa prise de position, Jacques Maugein déclare, « oui, je ressens la difficulté de l'opposition que j'ai créée avec la plupart des élus girondins, et pourtant je pense que le réalisme, l'intérêt général, peuvent conduire à des changements d'attitude. Ce n'est pas à moi de faire des propositions, par contre je suis toujours prêt à soutenir les bons dossiers et à combattre les mauvais ».

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====> BOURG-SUR-GIRONDE : Retour sur la réunion publique de Bourg où fut débattu le sujet qui devrait animer durablement la Haute-Gironde

Un vent de fronde s'est levé : Marie-Laure Gobin

* Les projets de tracé en Haute-Gironde

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Entre 520 et 540 personnes. Huées, invectives parfois. Ce n'est pas le choix de l'un des fuseaux proposés par la Direction régionale de l'Equipement pour le grand contournement autoroutier de Bordeaux qui a occupé les débats de la première réunion publique de concertation jeudi soir dans la salle du château de la citadelle de Bourg (1). On en était loin. C'est au contraire, à quelques exceptions près, un vent de fronde qui a soufflé sur le dossier, sur la forme et sur le fond. Un vent alimenté par la révélation tardive, seulement mardi à Bordeaux, des fuseaux imaginés, des cinq franchissements possibles du fleuve entre le sud de Blaye et secteur de Saint-André-de-Cubzac (sur des longueurs variant entre 5 et 15 kms) (2). C'est aussi l'interruption brusque du débat public en décembre 2003 par le premier ministre Raffarin alors que depuis, l'Association de défense des sites et habitants de Haute Gironde (ADSHHG) réclame la réouverture de ce débat non abouti, forte d'une pétition de plus de 600 signatures (3). Informer les concitoyens. L'association a d'ailleurs proposé par courrier à toutes les municipalités de Haute Gironde (5 cantons, 65 communes) d'organiser un débat sur ce dossier « afin que leurs administrés soient informés et puissent donner leur avis. Nous estimons que les maires ne peuvent pas émettre une opinion lors des réunions officielles auxquelles ils participent s'ils n'ont pas au préalable recueilli l'avis non seulement de leur conseil municipal mais aussi de leurs concitoyens » selon Francis Montion, vice président qui ajoute « nous en avons marre d'être pris pour des rigolos ». Un avis repris par le maire de Bourg, Guy Maingot qui évoque l'idée d'un référendum. On en serait donc déjà au choix du fuseau. Car apparemment c'est décidé, le grand contournement passera par ici. Où exactement ? Les élus locaux ont deux mois pour émettre un avis, comme les particuliers et tous ceux qui souhaitent s'exprimer là dessus. (1) Dossier présenté par Yves Massenet, directeur régional de l'Equipement, son collaborateur Jean-Michel Boutin, en présence de Michel Créchet, sous-préfet de l'arrondissement. (2) Nos éditions de mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 avril, pages départementales. (3) Siège en mairie de Gauriac, président Bernard Belair (05.57.64.85.85), vice-président Francis Montion (05.57.64.88.04), secrétaire Daniel Bas (05.57.68.41.32), trésorier Jean-Marc Chollet (05.57.68.22.88). * adshhg@voila.fr

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====> REACTION. --Bernard Madrelle, député-maire de Blaye, et Eddie Puyjalon, délégué départemental CPNT, ont fait connaître hier leur point de vue sur ce « dossier chaud » (voir également en page Haute Gironde)

« Un mépris des élus » pour Bernard Madrelle

Bernard Madrelle, député maire de Blaye. « On ne peut que s'interroger sur le bon sens ou sur la volonté provocatrice de ceux qui les ont "imaginés" ». - PHOTO M.L.G. - Eddie Puyjalon, délégué départemental CPNT.« Nous demandons que l'ensemble des municipalités locales touchées par l'un des fuseaux, organise le même jour un référendum local, "Oui ou non au grand contournement" ». - PHOTO M.L.G. - Bernard Madrelle, député maire de Blaye. « Le projet du grand contournement fait débat, suite à la première réunion de concertation publique lancée le 25 avril dernier à Bordeaux, sous la présidence du Préfet. Je tiens, en préambule, à exprimer ma profonde indignation quant à la méthode utilisée par l'Etat et le mépris affiché à l'endroit des élus. C'est, en effet, ce jour-là que nous avons eu connaissance des tracés envisagés par la Direction Régionale de l'Equipement; c'est, en effet, ce jour-là que nous apprenions la tenue de réunions décentralisées, à Bourg notamment ». « Certes, il est éminemment souhaitable que le trafic de transit, en augmentation exponentielle (doublement des trafics poids-lourds tous les 7 ans) soit dérivé du pont d'Aquitaine afin de rendre plus accessible la métropole régionale et d'éviter à celles et ceux qui travaillent dans les communes de la CUB "l'enfer" quotidien de l'accumulation des "bouchons". Mais si l'on considère les tracés proposés qui évoquent en effet "un paquet de nouilles", on ne peut que s'interroger sur le bon sens ou sur la volonté provocatrice de ceux qui les ont "imaginés" ». « Il doit exister des solutions beaucoup plus simples, préservant les zones urbanisées et les terrains viticoles, tout en privilégiant, autant que faire se peut, l'intermodalité. Avec tous les élus de Haute-Gironde, je serai particulièrement attaché à l'expression de chacun afin que l'Etat cesse d'inventer des "usines à gaz" et prenne en compte tous les points de vue avant d'envisager une quelconque décision ».

====> Eddie Puyjalon, délégué départemental CPNT.

« Le débat public organisé à Bourg, auquel j'ai assisté, n'a été qu'un simulacre de démocratie. En effet, les pouvoirs publics ont dans un premier temps tronqué le débat public sur la question de l'opportunité d'un contournement en Gironde et, si oui, à l'Est ou à l'Ouest. Aujourd'hui, à travers la consultation organisée par l'Etat, on peut enfin s'exprimer mais seulement sur le choix d'un des fuseaux proposés ! Le débat est tronqué. Il y a dans ce passage en force de l'Etat comme des représentants politiques un déni de démocratie avéré ».

« Nous demandons que l'ensemble des municipalités locales touchées par l'un des fuseaux, organise le même jour un référendum local, "Oui ou non au grand contournement". Nous demandons au président du Conseil général, principal quémandeur de ce projet, de soutenir cette consultation démocratique des citoyens concernés par son projet. Nous invitons toute la population concernée par ce projet, qu'elle soit pour ou contre, à demander à leurs élus locaux l'organisation de ce référendum et de se positionner car chacun essaye actuellement de passer entre les gouttes et de la "jouer discret". Ce n'est qu'à travers l'engagement personnel des élus sur cette question de pure démocratie locale qu'il sera possible de voir combien participeront au "bal des faux-culs" ! Dans cette perspective, nous adresserons un courrier pour une prise de position sur l'organisation d'un référendum aux municipalités concernées. Et nous aviserons le Préfet, comme les citoyens, des réponses formulées par les municipalités ».

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- Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/



51) PROJET : Si la voie autoroutière se réalise, l'estuaire sera franchi par l'un des plus grands ouvrages en béton d'Europe. 15 kilomètres pour le projet le plus ambitieux

Super-pont pour super-estuaire : Jean-Paul Vigneaud

* Les projets de pont de franchissement

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A l'occasion de la présentation de ce grand contournement autouroutier de Bordeaux, on parle beaucoup de ce qui se profile à l'ouest de l'agglomération, mais ce qui se dessine au nord n'est pas moins surprenant.

Si la voie autoroutière se réalise, l'estuaire de la Gironde sera franchi par l'un des plus grands ouvrages en béton d'Europe. Suivant le lieu et le type d'ouvrage choisis, le pont et ses inévitables rampes d'accès auront de 5 à 15 kilomètres de longueur !

Une zone immense à enjamber. A titre de comparaison, le pont d'Aquitaine mesure 1 700 mètres (dont 600 mètres pour la seule partie suspendue), le pont de Millau, 2 460 mètres (sur 245 mètres de hauteur), celui de l'île de Ré, 2 900 mètres, le pont de Normandie, 2 143 mètres, et celui de Tancarville, 1 420 mètres. Bref, si le pont le plus long imaginé par la DRE se réalise, il n'y aura bien que le pont Vasco-de-Gama, à Lisbonne, qui fera mieux avec une structure de 17,2 km de longueur, dont 12,3 km au-dessus du Tage.

L'immensité des ouvrages projetés s'explique par l'étendue des zones à enjamber. L'estuaire de la Gironde n'est pas un fleuve avec des rives bien délimitées, mais un plan d'eau qui danse avec les marées et déborde comme bon lui semble sur des rives inondables et fragiles. Le plus long à hauteur d'Ambès. Pour franchir ces zones, trois types d'ouvrage ont été imaginés et dessinés. L'ouvrage le plus long serait celui qui prendrait forme entre Saint-Gervais et Saint-André-de-Cubzac (rive droite) et ressortirait entre Ludon-Médoc et Parempuyre (rive gauche). Ici, l'obligation de traverser à la fois la Dordogne et la Garonne, de s'appuyer sur la presqu'île d'Ambès mais ne pas s'y poser, et de longs kilomètres de terrains inondables à survoler. Tout compris, il faut un ouvrage de 15 kilomètres de long avec, d'est en ouest, un viaduc à piles et à encorbellement au-dessus la Dordogne (du style de celui de l'A 10), une autoroute sur pieds au-dessus de la presqu'île, un pont à haubans (comme à Millau) pour franchir la Garonne avec 57 mètres de tirant d'air pour permettre le passage des grands bateaux et, de nouveau, plusieurs centaines de mètres de rampes en béton hors sol pour rejoindre la terre ferme à hauteur de Parempuyre-Ludon. Le plus court à Blaye. Le deuxième ouvrage imaginé prendrait racine entre Prignac-et-Marcamps et Bourg-sur-Gironde. Au départ, à l'ouest, il quitterait du solide, soit les coteaux et les falaises du Bourgeais qui dominent l'estuaire à 70 mètres d'altitude. A partir de ce support naturel, un pont normal suivi d'un pont à haubans pour traverser l'estuaire et son bras principal (de 1,5 à 2 kilomètres), puis une rampe classique prenant appui sur l'île de Macau, enjambant le bras d'eau se trouvant là et s'évanouissant rive gauche à mi-chemin entre Cantenac et Macau. L'ouvrage aurait ici 8 kilomètres de longueur.

Le troisième et dernier ouvrage serait le plus court (5 kilomètres) et finalement celui qui ressemblerait le plus aux ouvrages réalisés un peu partout à ce jour. Il partirait de la rive droite entre Blaye et Plassac et irait tout droit de l'autre côté pour ressortir entre Lamarque et Soussans. Avec, d'est en ouest, un mini-viaduc d'accès puis un double pont à haubans pour franchir le chenal principal de desserte du port de Bassens et le chenal d'accès au port de Blaye. Le tout encore à 57 mètres de hauteur, avec suffisamment d'espace entre les piles pour faciliter le passage des gros bateaux. Combien tout ça ? Très cher, évidemment. Mais pour l'instant, aucun chiffre n'est avancé et il en sera ainsi tant que les choix ne seront pas faits. Et si une décision de constuire est réellement prise un jour...

http://www.sudouest.com/100506/dossier.asp?Article=280406a53698.xml

====> PROJET : Les lieux où la future route est susceptible de passer ont été révélés hier

La super-rocade se dessine : Jean-Paul Vigneaud

* Les différents tracés possibles (.jpg)

* http://www.sudouest.com/info/260406gdbdx.jpg

Le grand contournement, sujet de discorde entre grands et petits élus de la Gironde, au sein même de chaque famille politique ? C'est la question que l'on pouvait se poser, hier, après la réunion pour le lancement de la première consultation publique de l'étude prélimaire du grand contournement de Bordeaux.

Classique, direz-vous. L'annonce d'un chantier routier de cette importance fait rarement l'unanimité. Là, toutefois, l'opposition est forte. Dans l'amphithéâtre du Palais des congrès de Bordeaux-Lac, plein comme un oeuf, il n'y avait guère que les grands élus Alain Rousset, Philippe Madrelle, Hugues Martin pour saluer cette voie autoroutière et encourager le préfet et la Direction de l'Equipement à activer les choses. Cet axe est, selon eux, absolument nécessaire pour faire face à l'évolution phénoménale du trafic. « Concertation ? vous voulez rire ? » Dans la salle, les « petits » élus et représentants d'associations de défense dont ceux des communes qui risquent d'être traversées ne sont pas du tout du même avis. En tout cas aucun ou vraiment très peu ont applaudi les propos tenus par les différents intervenants à la tribune. En revanche, au moment du débat, nombreux ont pris du plaisir à encourager les contestataires. Exemples : Christophe Duprat, maire de Saint-Aubin-de-Médoc, ou encore son collègue Didier Mau, maire du Pian-Médoc. Ces derniers sont tombés du placard hier après-midi en découvrant que leurs communes ne pourraient échapper en aucune manière à l'autoroute, un seul fuseau étant proposé dans le secteur. « Concertation ? vous voulez rire ? », note Christophe Duprat. Je n'ai même pas à donner mon avis puisqu'on me dit que la route doit obligatoirement passer dans ma commune. Et entre deux lotissements, avec 800 habitants d'un côté et 200 de l'autre. Inacceptable ! » Didier Mau est tout aussi opposé au projet : « Au total il y a onze propositions et chez nous, curieusement, il n'y a qu'un passage possible. Si route il doit y avoir, elle doit passer plus à l'ouest et plus au nord. » Un site Internet. Ces propos montrent que la consultation qui débute s'annonce animée. Le préfet Francis Idrac et Yves Massenet, directeur régional de l'Equipement n'ont pas pour autant perdu leur calme hier. Ils ont répondu à toutes les questions et promis de continuer de le faire de vive voix, par le biais du site Internet ouvert tout spécialement pour cette consultation et par courrier si nécessaire.

* Site du Contournement

* http://www.contournement-bordeaux.aquitaine.equipement.gouv.fr/

Les habitants des communes concernées peuvent aussi se rendre dans leur mairie pour consulter le projet et donner leur avis. Un journal d'information leur sera également offert à cette occasion. Ce document richement illustré (avec photos et infographies) permet de faire un point complet sur le projet, de découvrir la carte des fuseaux, d'en voir les avantages et les inconvénients. Enfin des réunions publiques seront proposées. La première aura lieu demain jeudi à la salle de la citadelle à Bourg-sur-Gironde à 18h30. Dans l'amphithéâtre plein comme un oeuf, il n'y avait guère que les grands élus pour saluer cette voie autoroutière

http://www.sudouest.com/100506/dossier.asp?Article=260406a19161.xml

====> COMPS : Débat passionné au conseil municipal mardi dernier

Grand contournement : pour ou contre le référendum ? : Chantal Nollet





Carte sur table, la discussion s'anime autour du grand contournement

PHOTO Ch.N.

Malgré un ordre du jour varié, le sujet du grand contournement de Bordeaux était omniprésent lors de la réunion du Conseil municipal de Comps mardi dernier.

====> Travaux dans la commune.

Interrogation de Cathleen Seguin : « Faut-il poursuivre les projets alors que plane l'incertitude du grand contournement ? »

Réponse d'Alain Gestas : « Oui, il faut continuer à embellir notre commune, on n'a pas le droit de la laisser à l'abandon ! ».

Autorisation à l'unanimité est donnée au maire, Didier Bayard, de lancer les travaux de réfection de la route de Berthou jusqu'au moulin pour un montant de 26 000 . Les élus donnent également leur feu vert pour les travaux d'assainissement du réseau d'encaissement de la rue principale de la Croix jusqu'à la sortie du bourg. Les travaux de la première tranche débuteront à l'automne.

====> Entrée d'agglomération.

Didier Bayard, qui avait déjà soulevé le problème de la limitation de vitesse en agglomération lors d'un précédent Conseil en limitant la vitesse autorisée devant l'école, suggère cette fois-ci de déplacer l'entrée de l'agglomération au niveau du carrefour de Beauséjour afin d'inciter les automobilistes à ralentir. 100% des élus adhèrent à cette proposition.

====> Grand contournement.

Didier Bayard rappelle le contexte : « Nous avons reçu l'invitation pour la réunion publique d'information du 25 avril à Bordeaux, deux jours avant ! Ca ne s'appelle pas considérer les gens, c'est nul. La colère est tombée, la détermination ne l'est pas ! ». M. Bayard informe que les maires des quinze communes réfléchissent afin d'adopter une seule et même position : « Aujourd'hui, nous sommes dans une impasse. Il faut trouver une solution pour que les camions passent. Il faut le faire mais pas n'importe comment. On accepte le principe du grand contournement, on n'accepte pas les tracés proposés. » Les élus réfléchissent à un autre tracé qui utiliserait un couloir existant, par l'élargissement de l'axe A10. Ils souhaitent également que soit prévu un faisceau ferroviaire et que le transport maritime soit développé. Le débat s'anime lorsqu'Alain Gestas, conseiller, intervient : « Il faut faire un référendum, les gens doivent s'exprimer, seule la voix du peuple pourra faire changer les choses ! » Kathleen Seguin, conseillère, affirme qu'« en effet, les habitants doivent crier haut et fort leur désaccord en mettant par exemple des pancartes dans leur jardin. » « On se bat au quotidien » rétorque Didier Bayard. Les syndicats viticoles se mobilisent également et invitent les élus le 15 mai à participer à une réunion-débat à Lansac. Les associations d'usagers et d'habitants se regroupent également un peu partout dans la région.

====> Tribune libre à la mairie.

Finalement, la décision est prise de mettre la question du référendum au vote du prochain Conseil et d'installer par ailleurs une boîte à idées à la mairie afin que chaque Compsicois puisse librement communiquer son opinion.

http://www.sudouest.com/120506/vil_gir_blaye.asp?Article=120506a99257.xml

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Echos d’Aquitaine



52) PRISONNIERS BASQUES : Le forum d'Ibaeta prévoit une manifestation le 24 juin à Bayonne

Mobilisations en vue

Le forum d'Ibaeta, créé en novembre 2005 dans le quartier d'Ibaeta à Saint Sebastien (d'où son appellation), rassemble trente-neuf mouvements issus d'horizons très divers mais tous décidés à mobiliser l'opinion en faveur des prisonniers basques. Cinq associations et groupes y ont fait leur rentrée samedi, lors d'une rencontre survenue à Bayonne (1). Il s'agit des Démos, de Lapurtarren Biltzarra, du collectif des pelotari, d'Euskal Herria Zuzenean et de Herriarentzat. Le forum d'Ibaeta comme l'ont expliqué trois de ses représentants au cours de la conférence de presse qui a suivi la réunion, a l'intention de rencontrer des syndicats français (CGT, CFDT, FO...) au cours des prochaines jours, afin de les sensibiliser à la question qui a pris un regain d'acuité depuis le cessez-le-feu d'ETA. Jean-François Lefort d'Askatasuna (comité de soutien des prisonniers), Michel Mendiboure d'Anai Artean (accueil des réfugiés) et Panpi Sainte Marie d'ELB (syndicat agricole) ont précisé qu'une manifestation « nationale » sera organisée le 24 juin à Bayonne dans l'esprit de celle qui réunit plusieurs milliers de personnes en janvier dernier à Bilbao autour du thème du rapprochement des prisonniers et du respect de tous leurs droits. Le forum souhaite aussi intensifier les mobilisations des derniers vendredis de chaque mois. Les intervenants ont rappelé que près d'un quart du collectif des prisonniers basques (150 sur 650) sont incarcérés en France. L'Etat français ont-ils déploré, a renforcé certaines mesures comme la dispersion, la révision des remise de peines, l'isolement en cellule ou au sein d'une même prison, la durée d'instruction des dossiers et celle des condamnations comme pour « association de malfaiteurs » (passée de 10 à 20 ans). Ils ont également cité l'exemple de trois prisonniers jugés après 6 ans et demi d'instruction.

(1) Six autres groupes y ont participé à titre d'observateurs.

http://www.sudouest.com/240406/reg_paysbasque.asp?Article=240406a6394.xml

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53) LA POSTE : Après avoir accueilli sa nouvelle directrice, la poste angloye prépare son « relooking », et les bureaux de poste du futur commencent à voir le jour

Le nouveau visage de la Poste : Christine Prigent

Céline Barre vient de prendre la direction de la poste angloye - PHOTO CHRISTINE PRIGENT - Après deux ans à Epinal, Marseillaise d'origine, Céline Barre retrouve le sud de la France avec plaisir. Le challenge professionnel qui lui est offert n'est pas non plus étranger à ce choix. Titulaire d'un doctorat en sciences économiques et d'un DESS économie bancaire et financière, elle « découvre » la Poste à la suite d'un stage, l'intègre et de directeur financier devient à 35 ans, la nouvelle directrice dela poste d'Anglet, secteur Grand Public, responsable de vingt-cinq personnes réparties sur le « Terrain » (Territoire Attractivité et Innovation) angloy, soit les quatre bureaux d'Anglet Principal, des Cinq-Cantons, de BAB 2 et de Blancpignon. Son nouvel objectif est le Bureau du futur. A n'en pas douter, son goût pour la perfection et la maîtrise du détail la feront réussir sa nouvelle mission. La réforme de la Poste a débuté tant au travers de son changement d'identité visuelle qu'avec ses nouvelles orientations bancaires et les bureaux de poste du futur commencent à voir le jour. Celui d'Anglet Principal sera rénové durant huit semaines dans le courant du dernier trimestre 2006. Céline Barre en a établi les plans en collaboration avec son équipe. « Des prestations nouvelles seront offertes dans ces locaux extrêmement modernes et accueillants, axés autour de la relation avec le client, autour de l'accueil, et avec des espaces bien différenciés, avec d'une part le service public et d'autre part le conseil financier » explique Célien Barre. Un espace de conseil. « Dès l'entrée, le client sera accueilli, ensuite, il pourra se diriger vers différents espaces, selon ses besoins. Il y aura une boutique où seront proposés des produits, papeteries et carterie, des bons cadeaux, ainsi que des nouveaux services. L'espace libre-service automatique sera beaucoup plus mis en évidence pour les opérations rapides. Un espace guichet, avec du mobilier plus moderne permettra d'avoir une relation directe avec le guichetier. Un espace de conseil financier respectant la confidentialité des opérations sera également réaménagé » précise la directrice. Une réorganisation nécessaire et indispensable pour satisfaire les 570 clients par jour et les exigences de services et de sécurité de ceux qui rejoignent, depuis que le 1er janvier, la Poste est aussi devenue une banque. « Ce sera beaucoup plus aéré, plus coloré, plus joyeux avec des espaces de circulation plus agréables, et sans doute un petit coin détente pour ceux qui veulent écrire un mot avant de poster leur lettre » précise encore Céline Barre. Quant au bureau de Blancpignon, qui fait partie de « Terrain » angloy depuis octobre dernier, la nouvelle directrice ne changera rien aux horaires actuels et exprime son désir de faire vivre la poste dans ce quartier. « La Poste a un rôle évident dans la société mais nous devons également tenir compte d'une logique économique et pour cela, il faut que la clientèle la fasse vivre aussi ».

http://www.sudouest.com/240406/vil_pba_anglet.asp?Article=240406a103787.xml

====> LA POSTE. -- 3,5 M seront consacrés à des opérations immobilières en 2006/2007. Onze des bureaux modernisés seront équipés d'un nouveau concept

Le pli de la modernisation : Maryan Charruau

Anne-Marie Duffour. « La Poste bouge et ça va se voir » - PHOTO NICOLAS LE LIEVRE - Des cartes postales, de la papeterie, des cabines de photos instantanées, des bornes de développement de photos numériques, des distributeurs de boisson, des livres de cuisine, des expositions d'artistes locaux... Certes, ce n'est pas encore la Samaritaine, mais on pourrait trouver un peu de tout dans le réseau postal des Landes constitué de 157 points contacts (lire par ailleurs). « Hormis l'alcool et les cigarettes, il n'y a pas d'interdiction. C'est en fonction de la demande du client », souligne Anne-Marie Duffour. Hier matin, la directrice de La Poste Grand Public des Landes (1), installée depuis le 17 janvier 2006, a présenté Cap Relation Client, projet qualifié d'« historique de modernisation » pour cette institution fonctionnant aujourd'hui sous l'égide d'un EPIC, c'est-à-dire un établissement public industriel et commercial. Sur le plan national, le trafic utile est en baisse de 25 % depuis 1997. En 2006/2007, La Poste consacrera 3,5 M à des opérations immobilières dans les Landes. Si vingt et un bureaux seront modernisés, dont ceux de Seignosse-le-Penon, Tarnos-Plage, Ygos et Linxe en mai et en juin, onze d'entre eux disposeront d'un nouveau concept dont cette année ceux de Mont-de-Marsan principal et Saint-Paul-lès-Dax. « On oublie les files d'attente. La Poste bouge et ça va se voir, assure Anne-Marie Duffour. Les bureaux disposeront d'un espace d'accueil où les clients seront orientés selon le service demandé (2). » Des adaptations. « Dans les Landes, la modernisation du réseau s'est réalisée en concertation avec les élus et la CDPPT (3). La Poste a l'obligation légale de servir 90 % de la population, dans les Landes on atteint 96 % de personnes, lesquelles disposent d'un point contact à moins de 5 km ou moins de vingt minutes en voiture », poursuit la directrice. Et de noter que, dans les agences postales communales, c'est-à-dire en zone rurale, 80 % des opérations et des services sont assurés. « Plutôt qu'un désengagement, des adaptations ont été réalisées, via un partenariat. » Anne-Marie Duffour a aussi évoqué l'ouverture depuis janvier 2006 et le succès enregistré par la Banque postale. De signaler au passage qu'en 1815, était créé le mandat postal... Au final, dans le cadre de la modernisation de la Poste, le président du groupe, Jean-Bailly, annonce clairement les objectifs : « Faire d'ici 2007 de l'ensemble des bureaux de postes et des différentes formes de présence postale, le premier réseau bancaire et de distribution tourné vers le grand public et les professionnels. » (1) La distribution dépend d'un autre service. (2) Les espaces : guichet (opération financière rapide), guichet professionnel, libre-service en boutique (courrier, colis, prêt à poster, philatélie, carterie...), automate en libre service (opération bancaire basique et affranchissement autonome), bancaire (conseiller financier), retrait dépôt. (3) commission départementale de la présence postale territoriale

====> 125 bureaux : 14 000 clients.

Les Landes comptent 470 collaborateurs dont 250 guichetiers, « les premiers commerciaux à l'écoute du client », précise Anne-Marie Duffour. La Poste accueille 14 000 clients par jour dans 157 points contacts (lire par ailleurs) soit 125 bureaux de poste dont 42 bureaux centraux, 29 agences postales communales et 3 relais poste commerçant.

====> Sabres en seconde catégorie

Le vendredi 28 avril sera le dernier jour d'ouverture au public de la poste de Sabres dans sa configuration de plein exercice. La semaine prochaine, le bureau sera déclassé en seconde catégorie.

Ce vendredi, les conséquences pour le public et les salariés seront expliqués lors de la soirée cinéma à l'Estrade. La commission des services publics de l'association Terre Active organise un rassemblement symbolique de protestation samedi 29 avril, à 9 h 30, devant la poste.

http://www.sudouest.com/270406/reg_landes.asp?Article=270406a7359.xml

====> SERVICE : Peu fréquentée, la permanence de l'avenue du Bois-de-la-Queille a vécu : une borne téléphonique est désormais installée à la Poste. Recul ou pas ?

EDF rentre au bureau de poste

Signe des temps ? Même les élus étaient de la partie : la borne téléphonique a été présentée au député Michel Diefenbacher et au maire Jean-Pierre Moga

PHOTO D.B. - Ils étaient fermés depuis plusieurs semaines. Trop peu de monde se rendait aux bureaux d'EDF, avenue du Bois-de-la-Queille, à l'entrée de la ville. Une permanence dont l'ouverture avait été pourtant « ramenée à quelques demi-journées par semaine », précise Jean-Jacques Carles, le directeur départemental d'EDF-GDF distribution. « Pour trois ou quatre personnes à chaque fois. »

D'où son remplacement par un « point services » inauguré hier matin au bureau de poste : une simple borne qui met des brochures à disposition du client. Et surtout un combiné de téléphone qu'il suffit de décrocher pour entrer gratuitement en contact avec un conseiller technique de la plate-forme agenaise. « Offre de proximité ». Une borne remplace un bureau. Un coup de téléphone à passer au lieu d'un conseiller en chair et en os. Un recul ? Pas du tout, vante-t-on à La Poste et chez EDF-GDF distribution. Les directeurs départementaux étaient même du voyage, à l'heure de l'inauguration : « Aujourd'hui, on élargit nos horaires d'ouverture au public en utilisant un bureau de poste. Ce point vient compléter notre offre de services de proximité (1). Pour nos clients les moins fortunés, elle donne aussi un accès gratuit à des opérateurs qualifiés », continue Jean-Jacques Carles. De tels « points services » se veulent même la garantie d'une « présence active en zone rurale ». « Aujourd'hui, en Lot-et-Garonne, on optimise nos moyens à Marmande, où l'on compte trente personnes par jour, à Villeneuve-sur-Lot et à Agen. Mais sans délaisser le rural. » Ces dernières semaines, d'autres bornes du même type ont été ouvertes à Port-Sainte-Marie, Sainte-Livrade ou encore Cancon. Elus convaincus. Restait à convaincre les élus locaux, forcément sensibles à la question des services publics, dont la présence finit aussi par devenir le révélateur de la vitalité d'une commune. On ne les aurait pas imaginés aussi prompts à saluer l'ouverture d'une borne téléphonique, aussi pratique soit-elle. Voilà que le « point services » fait l'unanimité. Le maire Jean-Pierre Moga se fait pragmatique : « Ce qu'une municipalité, ce qu'un maire souhaite, c'est que les services publics soient maintenus. Il y a beaucoup de personnes âgées qui ne manipulent pas Internet. Et l'ancienne permanence d'EDF était assez éloignée du centre-ville. » Idem pour le député UMP et président du Conseil général Michel Diefenbacher, également présent lors de l'inauguration. Lui considère « l'obligation d'être performant » pour « nos grandes entreprises nationales » à l'heure de la concurrence européenne. Et renverse volontiers les a priori qui buteraient sur la fermeture d'un bureau pour finir : « On a là des entreprises qui croient en la ruralité. » On pourra toutefois s'interroger sur la confidentialité de la borne, dans un bureau de poste déjà exigu. (1) A noter qu'il est aussi possible de régler directement sa facture d'électricité au guichet du bureau de poste, grâce au service « cash compte ».

=====> L'Amicale laïque s'invite aussi...

Mis au courant de la venue de Michel Diefenbacher, président du Conseil général, l'Amicale laïque a improvisé un petit comité d'accueil au bureau de Poste. Drôle d'ambiance : d'un côté, les officiels, affairés autour de la borne EDF-GDF, sans un regard pour les salariés de l'Amicale laïque, alignés en silence contre l'autre mur, brandissant panneaux et banderoles. Et au milieu, les clients qui s'avançaient jusqu'au guichet... Le conseil général refuse de verser des subventions à l'association, privée de soutien municipal et en péril financier. Dix emplois sont menacés. « C'est une manifestation de salariés, mais silencieuse. On ne voulait pas gêner le public », expliquait le directeur Christophe Duprat. « Dossier terminé ». « C'est pour faire écho au silence du président du Conseil général qui ne veut pas recevoir l'Amicale laïque. Ca nous a encore été confirmé vendredi. » Le cortège a accompagné les élus jusqu'à l'entrée de la mairie, où se tenaient les discours. Aucun mot n'a été échangé. La mine sombre, le maire Jean-Pierre Moga s'est contenté de dire qu'il n'était pas question de gêner l'entrée du bâtiment. Interrogé plus tard, Michel Diefenbacher a balayé d'un revers de main le coup d'éclat : « La municipalité a pris sa décision. Le conseil général a fait connaître la sienne. Je ne sais pas si c'est de la persévérance ou de l'obstination, mais ça ne m'émeut pas du tout. Pour moi, c'est un dossier qui est terminé. »

http://www.sudouest.com/260406/vil_lot_tonneins.asp?Article=260406a108048.xml

=====> POSTE : Le bureau de poste de Ciboure a été entièrement rénové et mis aux normes actuelles

Pour être plus proches les uns des autres

Daniel Poulou, Guy Poulou, Patrice Idier, Michel Hiriart, Albert Larrousset et Serge Augustin, coupant le ruban symbolique - PHOTO DR - Le bureau de poste de Ciboure, flambant neuf après rénovation et aux normes contemporaines selon Patrice Idier, directeur départemental de La Poste, a été inauguré en présence notamment de Guy Poulou, maire de Ciboure, Daniel Poulou, député, Michel Hiriart, président de la Communauté de Communes, Albert Larrousset, président des maires du littoral et Emma Tortes Saint-Jammes, adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz. Une transformation qui a été rondement menée, les travaux n'ayant duré que 10 jours pendant lesquels le personnel et les usagers, ont fait face avec le sourire. Fini les grilles et les vitres épaisses, place à un espace clair et ouvert. « Ainsi nous sommes plus proches les uns des autres », a ajouté Patrice Idier. Lors de cette inauguration, Serge Augustin, receveur de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure a présenté le prêt à poster, ces enveloppes pré-timbrées illustrées de photos. Pour Ciboure : le fort de Socoa, Larraldenia et le phare. Guy Poulou a souligné la mise en place de la rampe d'accès pour handicapés liée à l'aménagement de la place Lannes, l'installation de la boîte aux lettres accessible depuis les voitures, et la remise en service de celle de Socoa. « La Poste a une stature nationale mais c'est également une entreprise locale », a affirmé Patrice Idier, propos illustrés à Ciboure par le prêt par la commune d'un tableau de Rodolphe Caillaux accroché au mur du bureau de poste où l'on peut voir la chapelle des Récollets.

http://www.sudouest.com/270406/vil_pba_stjeanluz.asp?Article=270406a20295.xml

- Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/



54) INTERCOMMUNALITE : Différents rapports mettent en avant certaines incohérences des communautés de communes. Regards sur Val de Garonne

Constat en demi-teinte : Valérie Deymes

L'un des premiers gros chantiers communautaires de Val de Garonne a été la mise en place de la collecte sélective - PHOTO ARCHIVES - Différents rapports que ce soit celui de la Cour des Comptes ou le « Livre noir » proposition de loi Pemezec-Beaudouin, ont jeté quelques pavés dans la mare de l'intercommunalité, relevant des anomalies et certaines incohérences de fonctionnement ou de périmètres des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) autrement dit des communautés de communes et communautés d'urbaines ou d'agglomération : existence d'un trop grand nombre de communes de petite taille, persistance d'enclaves et de discontinuité du territoire territoriales, manque de pertinence de certains périmètres, compétences parfois virtuelles avec un intérêt communautaire insuffisamment défini, existence de communautés « d'aubaine » sans projet d'aménagement et de développement, et un certain échec dans la mutualisation des moyens et les économies d'échelle attendues.

Président de la Communauté de communes Val de Garonne, Gérard Gouzes, considère que ces critiques ou anomalies sont pertinentes, « à l'exception d'une, sur les économies d'échelle. Le fait est que l'Etat a demandé aux communautés d'être plus performantes et d'obéir à des normes draconiennes notamment en terme d'ordures ménagères. Si on prend le cas de Val de Garonne, avant chaque commune gérait le traitement de ses ordures, un peu n'importe comment. Nous avons voulu rationaliser tout ceci, en créant la collecte sélective, en construisant cinq déchetteries aux normes sur notre territoire. Et tout ça un coût. Mais ce coût aurait été d'autant plus élevé si chacune des 31 communes était restée dans son coin. Et le constat est identique pour la voirie. Par ailleurs l'intérêt communautaire a permis de faire émerger un véritable projet économique sur le territoire : création de zones d'activités économiques, de pépinières d'entreprise, mais également création d'un projet de transport public. Alors, oui, tout ces domaines ont un coût mais la communauté sème aujourd'hui pour récolter demain. » Les réflexions tonneinquaises. Au-delà de la voirie, des ordures ménagères et de l'économie, la CCVG s'est également donné comme priorité dans ses compétences : le tourisme. Certains élus communautaires regrettant que les dépenses en la matière aient été trop importantes, tandis que quelques voix s'élèvent sur la multiplication des compétences d'intérêt communautaire intérêt que la CCVG va devoir, d'ailleurs, définir noir sur blanc comme les autres EPCI de France, avant le 18 août 2006 . Des bruits venant de la cité des tabacs laissaient même entendre que Tonneins serait candidate à un éventuel départ de la CCVG. Le maire, Jean-Pierre Moga, relativise cette intention. « Il ne s'agit pas de quitter la communauté. Je considère que les EPCI font partie intégrante de l'aménagement du territoire permettant des économies d'échelle, et offrant un espace de solidarité. Le problème c'est qu'à Val de Garonne, il y a deux bassins de vie : l'un Marmandais, l'autre, Tonneinquais. Je souhaite que la CCVG prenne en compte leur existence... à tous les deux. Si c'était à refaire, il faudrait une communauté de communes du Tonneinquais. Fauillet s'y serait rallier, je pense. Un bassin de vie par territoire communautaire me paraît plus pertinent que deux... Mais, on ne va pas refaire l'histoire et cette réflexion n'est pas à l'ordre du jour. » Une réflexion bien éloignée de celle à laquelle sont invitées certaines communes "indépendantes" et communautés de communes qui vont devoir réfléchir non à une division pour satisfaire leurs bassins de vie mais à une éventuelle fusion, les premières étant jugées comme enclaves, les secondes comme des EPCI de taille trop modeste. (Lire ci-dessous).

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====> Petites deviendront grandes ?

Au regard des différentes critiques soulevées au regard de la pertinence de certains périmètres d'EPCI ou d'anomalies concernant leur fonctionnement, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, et le ministre délégué aux collectivités territoriales, Brice Hortefeux, ont demandé aux préfets d'engager une démarche de « rationalisation et de simplification de l'intercommunalité ». Démarche devant aboutir à un schéma départemental finalisé avant le 30 juin 2006.

Le 14 avril dernier, le préfet de Lot-et-Garonne réunissait la commission départementale de coopération intercommunale afin de faire part aux acteurs des orientations de la dite rationalisation. L'une de ses orientations étant liées au périmètre. Les communautés de communes de moins de 5 000 habitants étant invitées à réfléchir à une éventuelle fusion avec une autre communauté à un éclatement vers d'autres EPCI.

La Communauté de Trec-et-Gupie n'a pas attendu cette réunion pour réfléchir à son avenir. Avec ses 4 347 habitants, elle est bien évidemment visée. « Nous avons lancé une étude réalisée par un cabinet privé extérieur visant à évaluer si une fusion est réellement opportune pour notre communauté. Et si la fusion est envisagée, avec qui ? La Communauté Val de Garonne ? Celle du Pays de Duras ? Ou encore celle du Pays de Lauzun ? Nous devrions avoir une analyse d'ici juin. Ce sera une aide à notre réflexion », souligne Pierre Camani, président de Trec-et-Gupie, qui ajoute « n'a pas d'avoir d'option préconçue » relative à la communauté accueillante. Néanmoins, on peut imaginer qu'une éventuelle fusion avec la CCVG pourrait bien arranger les affaires de Gérard Gouzes qui rêve d'une communauté d'agglomération. Agglomération qui tarde à voir le jour et dont le devenir est toujours entre les mains du Conseil d'Etat. Rappelons que Fauillet, Montpouillan et Sainte-Marthe ont refusé d'adhérer à la CCVG, et c'est bel et bien ce refus que Val de Garonne attaque au nom de la cohérence territoriale. Montpouillan et Fauillet demeurent à ce jour, seules, sans adhésion à un quelconque EPCI. Une question qui sera évoquée dans la réflexion du Préfet. Ajoutons enfin qu'une communauté du secteur marmandais, celle du Pays de Duras, surfe sur la limite des communautés de petite taille avec 5 231 habitants. Là aussi on a réfléchi à l'avenir. « Nous avons évoqué la question en bureau » souligne le président, Michel Pazzaïa. « Nous avons un territoire cohérent et nous fonctionnons pas mal comme nous sommes. Aucune fusion n'est envisagée pour le moment. Le seul point sur lequel nous allons travailler c'est sur le regroupement de certains syndicats intercommunaux comme les SIVOM scolaires. A terme il n'est pas exclu, que le syndicat qui en ressortira soit intégré à la communauté. »

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55) PS : La course à l'investiture pour la présidentielle laisse de marbre Renaud Lagrave, le premier secrétaire fédéral

Le projet avant tout : Lionel Niedzwiecki

Renaud Lagrave : « Après le CPE, il faut transformer l'essai et répondre aux aspirations, notamment des jeunes » - PHOTO NICOLAS LE LIEVRE - Les déclarations de candidature en cascade, la flambée de Ségolène Royal dans les sondages, les contributions à gogo sur le site de la présidente de Poitou-Charentes (dont celles de sept présidents de Région sur la décentralisation !), la rébellion anti-Ségolène des femmes proches de DSK : plus la course à l'investiture s'emballe au Parti socialiste et plus Renaud Lagrave, le premier secrétaire landais, s'efforce de recentrer le débat sur le projet en cours d'élaboration au PS. Le projet, rien que le projet. « Les militants sont en attente de propositions et d'orientations. La désignation du candidat interviendra en temps voulu, c'est-à-dire à l'automne », répète Renaud Lagrave. Si le premier fédéral dit regretter « le bal des prétendants » et que « la campagne d'investiture se déroule dans les médias sans même que l'on connaisse les règles du jeu en interne », il reste avant tout mobilisé sur les initiatives en cours dans le département : assemblées générales du projet (la prochaine vendredi à Villeneuve sur l'Europe), réunions thématiques dans les sections, portes ouvertes dans les locaux du Parti (le 13 mai) et forum de la gauche unie (le 23 mai à Mont-de-Marsan). « L'affaire du CPE a débouché sur une victoire des forces sociales mais aussi de la jeunesse. Il faut transformer cet essai et répondre aux aspirations, notamment des jeunes en multipliant les lieux de discussion et de débats. Le CPE est derrière nous, mais il reste d'autres sujets de nature à mobiliser la gauche et particulièrement le PS : le CNE dont on commence à mesurer les effets pervers, la nouvelle loi sur l'immigration de Nicolas Sarkozy, l'ouverture du capital de GDF. » Nouveaux adhérents. Sur toutes ces questions, mais aussi sur les orientations du projet socialiste, la Fédération des Landes compte peser. « Les assemblées générales ont permis de dégager deux thématiques très fortes : l'emploi et le rôle de l'Etat avec en toile de fond les services publics. Sur ces deux points au moins nous apporterons notre contribution ». Renaud Lagrave se félicite aussi du succès rencontré par la campagne d'adhésion lancée le 1er mars au plan national. « Dans les Landes, nous avons enregistré 200 nouvelles adhésions. Et il en arrive tous les jours. Ce qui constitue un excellent score au regard de la population landaise et des 2 400 adhérents que nous comptions à la fin 2005. Le Parti socialiste dans les Landes, contrairement à ce qu'affirment certains, ne se résume pas à Henri Emmanuelli. Il y a des parlementaires, des élus locaux et des militants. C'est une équipe, un collectif. » L'occasion pour Renaud Lagrave de balayer les critiques de l'opposition sur la position « hégémonique » du parti qu'il dirige dans les Landes. « La seule vérité, c'est le suffrage universel. Que l'opposition présente des candidats et gagne les élections, nous en reparlerons. »

=====> Législatives : appel à candidature en mai

En attendant la désignation de son candidat à la présidentielle prévue en novembre, le PS désignera ses candidats aux législatives à la mi-juin. Le dépôt des candidatures s'échelonnera du 2 au 12 mai et le vote dans les sections se déroulera le 14 juin. Dans les Landes, les trois sortants (Jean-Pierre Dufau, Henri Emmanuelli et Alain Vidalies) sont assurés d'être candidats en 2007. Ils seront chacun épaulés par une suppléante. Hier, Renaud Lagrave s'est dit prêt à rencontrer les radicaux de gauche, qui aimeraient présenter une candidate sur la deuxième circonscription. « Je veux bien les rencontrer mais il faut qu'ils sachent que s'agissant des accords avec le PRG, tout se passe à Paris. Et à ma connaissance, il n'a jamais été question de réserver la deuxième circonscription à une candidate radicale ». En ce qui concerne les cantonales, Renaud Lagrave juge les discussions prématurées.

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56) POLITIQUE : Dans la dynamique de la mobilisation contre le CPE, les partis de gauche invitent les citoyens à débattre

« Battre la droite »

Olivier Richard (Verts), Cyriaque Ordronneau, Pierre Salane, Michel Céruti, Josette Robert lors de la présentation de la soirée hier - PHOTO JEAN-LOUIS BORDERIE - En écho à une réunion nationale des partis de gauche qui s'est déroulée le 8 février dernier, le Parti socialiste, le Parti communiste, les Verts et le Parti radical de gauche de Lot-et-Garonne ont décidé d'organiser une rencontre publique le mardi 16 mai à 20 h 30, salle François-Mitterrand à Boé.

Cette réunion s'inscrit dans la dynamique de la mobilisation contre le Contrat première embauche, expliquent Michel Céruti (PC), Cyriaque Ordronneau (PS), Pierre Salane (Verts) et Josette Robert (MDC). « Suite à cette victoire dans l'unité des lycéens, étudiants, salariés avec leurs organisations syndicales avec le soutien des partis de gauche et de l'immense majorité de la population », le but premier est de tous les réunir, de leur permettre de s'écouter, de dialoguer et d'émettre des propositions sur les solutions souhaitées. » L'objectif est, poursuivent-ils, de débattre de l'alternative au libéralisme que nous souhaitons proposer en matière de lutte contre le chômage et la précarité et des propositions pour l'emploi que nous voulons formuler ».

Les organisateurs disent haut et fort le but final : « Battre la droite en 2007 et faire réussir la gauche durablement. » Mais ils préviennent : « Cela suppose des conditions pour éviter de retomber dans les ornières du passé. La garantie pour réussir c'est qu'une majorité populaire construise un rapport de force sur un projet progressiste qui prenne le pas sur les logiques libérales de régression actuelle. » Pour ce faire, il ne s'agit pas pour chaque parti au cours de cette réunion de défendre ses propres thèses, de présenter ses candidat et son programme, commentent les responsables politiques lot-et-garonnais. Pour autant les animateurs de la soirée ne laisseront pas leurs propres convictions au vestiaire. C'est en confrontant les idées que peut naître un dialogue qui, selon eux, s'avère « fondamental pour retisser des solidarités. »

Tous misent beaucoup sur cette initiative qui représente une première dans le genre. Avant une seconde qui aura sûrement lieu le 29 mai, date anniversaire du référendum sur la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe.

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57) DESENCLAVEMENT : Libournais et Périgourdins demandent l'extension de l'aire d'étude du Grand contournement Ouest de Bordeaux



Pour une liaison A 10-A 89 : Sylvain Viaut

Profiter de l'étude du grand contournement Ouest de Bordeaux pour étendre l'aire de cette étude à une future liaison A 10-A 89 : tel est le projet dévoilé publiquement à Libourne l'autre soir. Elus de tous bords et représentants du monde professionnel de l'Est girondin et du Périgord, ont lancé un véritable appel à l'intelligence et à l'opportunité. Objectif avoué : désenclaver les territoires du nord et de l'est de l'Aquitaine, Charente et Dordogne, et permettre un maillage autoroutier efficace. Objectif subliminal lisible sur une carte : amorcer à l'Est un bouclage du grand contournement, inévitable à long terme, quelle que soit sa forme (succession de barreaux ?), vers le CD 936 (Bordeaux-Bergerac) et l'A 61 (Bordeaux/Toulouse)... 300 signatures. Sur cette thématique, une motion de soutien relative au prolongement de l'aire d'étude prévue, a réuni près de 300 signatures (1) d'élus girondins, périgourdins et de chefs d'entreprises. Une mobilisation qui a suscité un inhabituel consensus politique. Devant ses invités, dont son homologue de Périgueux Jean-Pierre Conte, le président de la CCI de Libourne Yves Ratel a rappelé la position d'origine. Elle militait à l'origine pour un grand contournement Est, avant de se rallier à la majorité préférant l'option Ouest, « à condition que ce tracé amorce la liaison A 10-A 89 ». Sur l'analyse justifiant cette position, tout le monde s'est retrouvé. A commencer par Jean-Paul Garraud, qui a indiqué en avoir parlé avec le ministre de l'Equipement, Dominique Perben : « Je lui ai confirmé la volonté des Libournais (NDLR : et, de fait, des Périgourdins) de voir prise en compte cette proposition, dans un courrier du 30 mars. Il m'a répondu le 18 avril qu'il n'y avait aucune fin de non-recevoir de principe. Je propose la constitution d'une délégation représentative d'ici à la fin du mois de juin pour rencontrer le ministre ». (1). A ce jour 70 élus girondins, 24 élus périgourdins, et 200 chefs d'entreprise ont signé la motion

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58) A 65 : Alain Duprat, le président de la Communauté de communes de Roquefort, ne renoncera pas à l'échangeur. Et les limites de sa patience ont été atteintes

Roquefort met la pression : Jefferson Desport

Alain Duprat attend une forte mobilisation des élus landais en faveur de cet échangeur. Sinon, il promet des actions - PHOTO PASCAL BATS - L'échangeur de Roquefort, qui pourrait voir le jour à la faveur de la future autoroute Langon-Pau, relève-t-il aujourd'hui du mythe, du fantasme ou, au contraire, d'un futur proche ? Difficile à certifier et c'est bien là le problème d'Alain Duprat, le président de la communauté de communes du Pays de Roquefort. Lequel, à six jours de la fin de l'enquête publique sur l'A 65, supporte de plus en plus mal le flou artistique entourant la question de cet échangeur. En clair, en ce qui le concerne, les limites de sa patience ont été atteintes. Et la ligne blanche franchie. « Ca fait des mois qu'on nous balade, insiste-t-il. Au début de ce projet, il y a trois ans, l'échangeur de Roquefort était prévu. Il figurait aux études. Et, au fil du temps, il a fini par devenir optionnel. Une simple éventualité. » Une mise entre parenthèses, pour ne pas dire au fossé, qui l'a conduit à interpeller Alain Rousset, le président du Conseil régional d'Aquitaine. « Personne n'est en mesure de me dire si on l'aura ou pas. C'est inacceptable, pilonne-t-il. Les entreprises installées ici ne peuvent pas attendre indéfiniment de savoir s'il y aura ou pas l'argent pour le financer. Surtout que si l'enquête publique est bouclée sans intégrer l'échangeur, là ce sera vraiment cuit... » Vie économique. Les entreprises justement. En effet, si Alain Duprat a décidé de monter au créneau c'est, d'abord et avant tout, parce que la perspective de cet échangeur est vécue ici comme l'opportunité du siècle pour assurer définitivement le développement de ce territoire.« Nous avons la chance d'avoir un réel tissu industriel avec des entreprises leader sur le marché national et européen, souligne-t-il. Cet échangeur est indispensable pour pérenniser et développer leurs activités. Elles attendent un message fort pour rester. Et si jamais nous ne devions pas avoir cet échangeur, elles risquent fort de partir. Il faut bien comprendre que dans cette affaire, il y a des emplois en jeu. » Voilà pourquoi, la communauté de communes du Pays de Roquefort demande à ce que l'échangeur ne soit plus une simple option d'un scénario X ou Y, mais qu'il devienne effectif à la réalisation de l'autoroute. « Sans cet échangeur, précise Alain Duprat, cette autoroute n'a aucun intérêt pour nous puisqu'on ne pourra pas s'arrêter à Roquefort. On ne va pas regarder passer les voitures... » Avertissement. Reste que si le contexte économico-industriel du Roquefortois est connu, ce qui pourrait surprendre, en revanche, c'est la détermination d'Alain Duprat à ne pas lâcher le morceau. « Nous sommes prêts, si cette requête reste sans réponse, à mener des actions rapidement avec les artisans, les commerçants et les industriels », prévient-il. Tout comme il rappelle à l'endroit des grands élus landais, qu'il ne comprendrait pas qu'ils ne s'engagent pas pleinement dans ce combat. Surtout à deux ans des prochaines élections locales. « Si nous n'étions pas soutenus, glisse-t-il, nous pourrions prendre des décisions qui ne seraient pas favorables à leur réélection... » C'est ce qui s'appelle mettre la pression.

====> Accélérateur de mécontentement : J.D

C'est un fait, l'ironie du sort tire-bouchonne déjà la partie landaise de la future A 65. En effet, alors qu'Alain Duprat se bat pour que cette deux fois deux voies passe et surtout s'arrête chez lui, de l'autre côté de la chaussée, le maire de Bostens, Jean-Yves Paronnaud, se démène, lui, pour que cette autoroute ne passe surtout pas chez lui et épargne les étangs des Neuf Fontaines... En clair, quand le premier voit dans l'A 65 une source de développement, le second n'y voit que nuisance. Et pourtant, en l'état actuel des choses, Alain Duprat risque fort de voir son échangeur reporté aux calendes grecques, alors que Jean-Yves Paronnaud peut préparer ses tortues d'eau douce à compter les voitures. Résultat, entre ceux qui la veulent et qui risquent de ne pas l'avoir et ceux qui ne la veulent pas et qui risquent de l'avoir, l'A 65 a déjà réussi une accélération : celle du mécontement.

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Echos de Rencontres



59) Fêtons politiquement et dans l'unité le premier anniversaire du 29 mai 2005!

Chers camarades, Comme annoncé par un message antérieur d'Alain Bousquet, une première réunion technique s'est tenue, hier mardi 9 mai au local d'AC! Gironde, pour organiser une fête du Premier anniversaire du 25 mai 2005, qui tombera lundi 29 mai 23006. Il s'agira d’une initiative politique et festive, largement unitaire (tout le Non de gauche est convié). La première réunion d’hier a été modeste. Étaient représentés: le PCF, l'Agaureps, le Comité girondin du 29 Mai, le Mars, AC!33, la LCR et PRS étant excusés. Néanmoins nous avons travaillé et par consensus, un premier schéma a été défini: – il s'agira d'une initiative festive et politique, qui montrera comment l'unité d'hier (TCE), d'aujourd'hui (CPE) peut être fédonde demain et que c'est dans l’unité que la lutte antilibérale doit continuer; il s’agit de montrer que le Non de gauche du 25 mai 2005 n’est pas un “épisode” à oublier le plus vite possible, mais qu’à l’inverse il est fondateur et structurant pour les trente prochaines années dans le peuple de gauche! – le théâtre de verdure de Cenon (Parc Palmer), lieu du plus grand meeting de la campagne, le jeudi 25 mai 2005, sera le lieu de l'initiative (accord de la mairie en principe déjà obtenu) – les intervenants pourront provenir de toutes les formations ayant participé à la campagne du Non de Gauche et qui s'associeront à la préparation concrète (et financière...) de ce Premier anniversaire; ces interventions politiques se devront, cependant, d'être très courtes (au maximum cinq minutes) – chaque organisation (parti, association, syndicats, etc.) pourra avoir sa table – à 18h30, une conférence de presse sera organisée sur place – à 19h00, débat avec le public présent et apéritif – à 20h: meeting unitaire – à 20h30: concert (contacts en cours, mais toutes les bonnes volontés sont requises pour obtenir des groupes qui acceptent de se produire gratuitement) – un tract unitaire, co-payé par les participants, sera tiré à des milliers d'exemplaires (50.000 ex.?) – une affichette sera tirée (du type de celle pour le meeting du 25 mai 2005) – buvette, grillade – service d'ordre unitaire à prévoir (deux groupes: estrade, et mobile) - Je vous enverrai demain matin le projet de tract unitaire. Si nous préparons unitairement cette initiative, ce peut être un grand succès! Une nouvelle et décisive réunion technique aura lieu lundi 15 mai, à 18h30 au local d'AC! Gironde, 51 rue Bouquière à Bordeaux (tramway: Musée d'Aquitaine ou Bourgogne). Nous invitons toutes les organisations intéressées à y participer, avec des propositions concrètes à la clef. Très cordialement, Pour le comité girondin servant provisoirement de secrétariat de l’initiative, Michel Cahen. PS: réponse quant à la participation de votre organisation souhaitée - From: Michel Cahen <m.cahen@sciencespobordeaux.fr>



Points de vue



60) « Il y a urgence à construire un rassemblement antilibéral fort, capable de peser dans le débat public comme nous avons pesé dans la campagne référendaire. » par Sébastien LABORDE, membre du Comité Exécutif du PCF33

La victoire du monde du travail et de la jeunesse dans la bataille contre le CPE montre la capacité de notre peuple à refuser le libéralisme sauvage, la dérégulation, la compétition entre toutes et tous. Cet élan populaire depuis quelques années se retrouve dans la défense des services publics, dans les luttes que nous avons menées ensemble pour un autre système de retraites, pour la défense de la sécu. Actuellement, chef Ford à Blanquefort, à la verrerie de Bègles, à la SOGERMA à Mérignac, à la SOFERTI à Bordeaux, aux Fonderies du Bélier à Vérac des salariés et la population luttent ensemble contre les lois du marché, du capitalisme financiarisé, pour garder leur emploi, pour préserver et développer leur outil industriel. La victoire sur le CPE en appelle d'autres avons-nous dit. Mais la réalité que vivent des millions d'enfants, d'hommes et de femmes aujourd'hui, les menaces qui pèsent sur des milliers de salariés dans notre département et dans notre pays nécessitent d'autres victoires. Après 4 ans au pouvoir, ce gouvernement n'a eu de cesse d'opposer les uns aux autres, de briser tous le systèmes de solidarité, de casser tous les droits sociaux susceptible de freiner l'appétit des actionnaires. Encore aujourd'hui après une cuisante défaite, il tente d'opposer travailleurs français et travailleurs immigrés avec le projet de loi CESEDA. Nous le voyons tous les jours, cette droite là ne s'arrêtera pas sans une intervention populaire. Après 4 ans de souffrance, de mensonges, à 1 an des élections présidentielles et législatives il y a urgence. Il y a urgence à bâtir l'alternative politique au dogme du libéralisme. Il y a urgence à construire un rassemblement antilibéral fort, capable de peser dans le débat public comme nous avons pesé dans la campagne référendaire. Nous voulons bâtir un programme avec des propositions fortes pour sécuriser l'emploi et la formation, pour la santé pour tous, pour l'école, pour des services publics modernes et ambitieux, pour éradiquer chômage et pauvreté, pour instaurer de nouveaux droits pour les citoyen(ne)s, pour les salariés . Ce programme, élaborons le ensemble, c'est le sens de la démarche des forums que nous avons initié et réalisé ensemble. Bâtir un programme, c'est d'ores et déjà réfléchir aux formes du rassemblement pour gagner. C'est le sens de l'appel de Marie George Buffet pour un rassemblement antilibéral. La présidentielle est une élection antidémocratique, la Vème république est à bout de souffle, pour créer les conditions pour changer la vie nous devons envisager cette élection en même temps que les élections législatives. Nous pensons que pour la présidentielle, une candidature communiste sera un atout pour ce rassemblement, pour battre la droite. Pour les législatives nous proposons de réfléchir à des candidatures de rassemblement antilibéral dans chaque circonscription en même temps que nous devons discuter du contenu d'une politique qui réponde aux besoins et aspirations de toutes et tous. Ce rassemblement je vous propose d'en faire partie en signant l'appel de Marie George Buffet sur le site www.gironde.pcf.fr . En souhaitant pouvoir en discuter plus longuement avec toi, cordialement Sébastien Laborde - "Sébastien LABORDE" <sebastienlaborde@wanadoo.fr>



61) L’Europe pour quoi faire? Par Martine Alcorta, PCF, Bègles.

Le référendum du 29 mai était à la fois très simple et très complexe. La simplicité de la réponse s’étant mélangée au cours de la campagne à la complexité de la question, il est apparu après coup que la frontière entre certains « oui » et certains « non » n’était pas aussi claire que l’appropriation de la victoire par le camp antilibéral l’aurait laissé entendre. Car finalement, à quoi a-t-on répondu « oui » et à quoi a-t-on répondu « non » ? « Non », à l’Europe libérale diront certains sans hésitations, « Non » à l’Europe diraient avec un soupçon d’euro scepticisme quelques souverainistes qui s’ignorent ou qui s’affirment, « Oui » pour dire « Non » au souverainisme rétrograde diraient d’autres électeurs de gauche culpabilisés… bref mieux vaut pour avancer se poser la question autrement : l’Europe pour quoi faire ? Sur le plan idéologique tout d’abord, nous défendrons la thèse suivante. Si on veut bien croire qu’au sortir de la guerre, le besoin de paix ait animé quelques pères fondateurs et les peuples des nations traumatisées par les horreurs des années qu’ils venaient de vivre, nous constatons qu’à partir de 1957, c’est de « marché » dont il sera désormais question. « Marché commun » avec le Traité de Rome, « Marché unique » avec l’Acte unique européen de 86, « Marché monétaire » avec Maastricht en 92, « Marché unifié » en 2000 avec la stratégie de Lisbonne. De la mise en commun à l’ouverture des frontières et la conquête de nouveaux marchés (version libérale de l’agrandissement de l’Europe), c’est bien le développement économique qui est l’objectif affiché de la construction européenne et le développement de la rentabilité, l’objectif camouflé. Les délocalisations d’entreprises dans les nouveaux pays de l’union sont tout autant un moyen de créer et d’élargir le marché européen que la conséquence d’un dumping social. Car dans le nouveau contexte de la mondialisation, l’idéologie dominante du capitalisme européen n’est rien d’autre que de réaliser le « marché à taille critique » pour résister et combattre la concurrence économique des Etats-unis et des pays asiatiques. Avec une croissance de 2 %, l’Europe fait figure pâle face à une croissance mondiale de 4 %, de 8 % en Chine et en Inde. Pour relancer la croissance et pour redonner un second souffle au capitalisme et aux profits financiers dont il se nourrit, les politiques libérales ont volontairement programmé en Europe une réorganisation économique qui vise non plus à laisser l’offre et la demande opérer leurs réajustements « naturels » grâce à la main invisible ou une concurrence « libre et non faussée », mais à faire que la main des états européens façonne une nouvelle donne économique, en créant des pôles européens de compétitivité susceptibles de pouvoir concurrencer sur le marché mondial, leurs rivaux asiatiques ou américains. Depuis la stratégie de Lisbonne qui préconise d’innover sur le plan des savoirs et de la technologie, des voix d’économistes libéraux s’élèvent contre la politique européenne du « chacun pour soi » des Etats membres, encourageant au contraire une construction européenne solidaire et complémentaire, chaque pays devant se spécialiser dans certains domaines pour aller vers des entreprises de dimension européenne, ayant la taille critique pour résister à la concurrence mondiale. Le paradoxe du capitalisme contemporain est sa dépendance au politique qui crée les conditions d’une prise de risque reportée sur les salariés sous couvert de flexibilité. Un milliard cinq d’euros en trois ans seront dépensés par l’Etat français pour créer 67 pôles de compétitivité en France ! Comment l’argent public qui doit répondre à des objectifs d’intérêt général se retrouve-t-il au cœur de la compétition mondiale des profits financiers sous prétexte de relancer la croissance ? On le voit bien, la construction européenne obéit à une seule idéologie, celle du développement économique avec pour contrainte la dimension humaine. Nous devons opérer un renversement idéologique qui mette au coeur des objectifs le développement humain avec pour contrainte la dimension économique. Si l’on doit mettre du contenu dans les mots de « rupture avec le capitalisme », c’est bien dans un premier temps de cette rupture idéologique dont il est question. Car penser la construction européenne dans ce nouveau cadre idéologique c’est considérer l’Europe sociale et environnementale comme les buts centraux de la construction européenne que nous assujettirons aux contraintes économiques. La question de l’immigration, aujourd’hui au coeur des politiques nationales des pays européens, est traitée comme une variable d’ajustement de l’économie, l’immigration « choisie » étant celle qui correspond aux besoins économiques du moment et l’immigration « subie » celle qui au contraire constitue un frein au développement de la croissance. Mais si on renverse le cadre politique dans lequel se traite la question de l’immigration, nous voyons de suite que les termes de choix et de soumission s’inversent. L’immigration « subie » c’est celle du jeune Africain, victime de la pauvreté de son pays, qui vient chercher en France le minimum vital, l’immigration « subie » c’est le travailleur de l’Est exploité sur des chantiers au « noir ». La réponse à la question de l’immigration ne se conçoit alors plus en terme de quotas par rapport à une norme économique mais en terme de développement durable à l’échelle planétaire. L’Europe doit-elle égoïstement se poser la question de la croissance à la seule échelle européenne, au risque d’accentuer les inégalités de niveau de vie avec les pays du sud et de faire de l’immigration clandestine un problème sans fin ? Lorsqu’un étranger trouve en France un travail ou un statut de chômeur, il retrouve une dignité que son pays ne peut lui offrir. Quand il y aura des chômeurs en Afrique, nous aurons paradoxalement rendu aux Africains leur dignité de citoyens du monde. Tant que nous maintiendrons une partie du monde dans un état de soumission et d’assujettissement aux pays les plus riches, nous ne règlerons jamais les problèmes migratoires. Cela implique que l ’on se donne tous les moyens de créer les conditions d’une croissance et d’un développement dans les pays pour lesquels cette urgence n’est même plus de l’ordre de la rentabilité mais de la survie humaine. Si nous savons le dénoncer, l’arbre des quotas migratoires ne cachera jamais la forêt des inégalités entre pays riches et pays pauvres. Quand on prend les problèmes en partant des besoins de l’être humain et non pas du marché, on n’a aucun mal à penser des politiques en rupture avec le capitalisme. C’est d’abord ce combat idéologique que nous devons gagner, pour que la construction européenne, telle que les forces progressistes de gauche la conçoivent, soit au coeur des débats des futures échéances électorales. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 11 mai 2006 - No 1641 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX







62) Environnement : « Victoire sur le gaucho » Par Patrick Sandeau.

De plus en plus de scientifiques à l’heure actuelle font la relation entre les produits nocifs répandus dans l’environnement et les maladies. Isabelle Baldi chercheur à Bordeaux II confirme l’action néfaste des pesticides sur le cerveau. Par exemple, les malformations chez les enfants des viticulteurs sont actuellement nombreuses et les hôpitaux ne cessent de se remplir. Oser prétendre, dans les médias interposés, que la durée de vie des français se rallongent n’est à priori que du bluffe médiatique pour calmer les esprits inquiets. Qui aujourd’hui dans sa famille n’a pas au moins un membre décédé trop tôt d’un cancer ? Le succès annoncé du plan cancer du Président de la République Jacques Chirac ne saurait se réduire à une amélioration des dépistages. Il faudrait aussi voir à lutter surtout contre les causes qui provoquent les cancers. Quelques chiffres : 280 000 nouveaux cas par an en

France 150 000 morts (à comparer à 5 000 morts par accidents de la route). Depuis les 20 ou 30 dernières années 1 % de plus de cancers chaque année chez les enfants Le nombre des cancers a doublé en 20 ans Il y a 20 ans : 1 cancer du sein pour 12 femmes ; maintenant 1 cas pour 6 femmes. Il y a 20 ans : 1 cancer de la prostate pour 15 hommes ; maintenant 1 cas pour 5 hommes 1/4 des cancers sont liés au tabagisme, 3/4 des cancers sont liés au mode de vie et aux facteurs mutagènes se trouvant dans l’environnement. Aujourd’hui, le mariage des grandes firmes agropharmaceutiques et des producteurs de maïs agissant ensemble contre le retrait de l’autorisation de mise sur le marché du gaucho est mis en exergue. La décision du Conseil d’Etat marque deux nécessités : procéder à une réévaluation des autres pesticides homologués pour le commerce concernant les effets sur la santé publique et l’environnement; assurer l’indépendance des organismes d’évaluation des grandes firmes productrices de pesticides. Que dire alors de la vallée du Lubert entre Créon et Langoiran qui, non contente de voir les pulvérisations répétées sur sa vigne, voit de surcroît ses marcs de raisins diffusés à tous vents par les cheminées d’une immense usine de distillation, située à St-Genest de Lombaud ? Belle image de marque pour les Premières côtes et l’Entre 2 Mers n’est ce pas ? - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 11 mai 2006 - No 1641 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



63) « La Chronique des idées reçues... » par Gérard Loustalet-Sens

====> Tocqueville théoricien de la razzia.

Les représentations visant à disqualifier les « indigènes » de manière à justifier les conquêtes coloniales au nom d’une mission civilisatrice ont été bâties ou cautionnées par les plus hautes autorités politiques et intellectuelles de la République. Prenons Alexis de Tocqueville, constamment invoqué comme le théoricien insoupçonnable de la démocratie libérale. Homme politique et parlementaire, auteur d’un Rapport sur l’Algérie, il écrit, en 1846, au général Lamoricière : « du moment où nous avons admis cette grande violence de la conquête, je crois que nous ne devons pas reculer devant les violences de détail qui sont absolument nécessaires pour la consolider » (1). Il précise dans son Rapport : « j’ai souvent entendu en France des hommes que je respecte mais que je n’approuve pas trouver mauvais qu’on brûlât des moissons, qu’on vidât les silos et enfin qu’on s’emparât (comme l’imparfait du subjonctif sied bien à la barbarie civilisatrice ! GLS) des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là des nécessités fâcheuses mais auxquelles un peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre » (1). Plus clairement encore, dans un Travail sur l’Algérie, il ajoute que « le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l’époque des récoltes, soit dans tous les temps en faisant de ces incursions rapides qu’on nomme razzias et qui ont pour objet de s’emparer des hommes ou des troupeaux » (2). Précisons que Tocqueville est considéré comme un « modéré ». Le but était de repousser, de disperser les Arabes, d’en faire décroître la population de façon à faire place aux colons. Et en effet, entre 1830 et 1872, l’Algérie a perdu presque un tiers de sa population, passant d’environ 3 millions à 2 125 000 ! (3).

====> Légitimer la violence de la colonisation.

Olivier Le Cour Grandmaison fait une revue accablante des discours légitimant au nom des droits de l’homme (de l’homme blanc) les pires aspects d’une conquête, celle de l’Algérie en l’occurrence, qui n’est qu’une longue suite de guerres, de soulèvements, de répressions pour asservir, contenir, mater des « indigènes » à la fois craints et méprisés. Une stupéfiante continuité de Charles X à la Vème République. Loin d’être exceptionnelle, la torture a ainsi toujours existé, dès les débuts de la conquête, bastonnades, mutilations, torture à l’électricité dès 1930, on connaît la suite… Zola fait raconter à un des personnages de la La Terre, Jésus-Christ, un « terrible chenapan », ses campagnes d’Afrique, « des oreilles de Bédouins coupées et enfilées en chapelet, des Bédouines à la peau frottées d’huile, pincées derrière les haies et tamponnées dans tous les trous » (4) ; cela faisait beaucoup rire. Tout cela bien sûr toujours en réponse aux atrocités des Arabes lesquelles nécessitaient en 1954 comme en 1830 représailles collectives, exécutions sommaires, destructions de villages, regroupement des populations. Pendant plusieurs générations, c’est un véritable racisme d’Etat (Michel Foucault) qui a été institué et enseigné. D’abord les Arabes sont des pillards cruels, des pirates qui réduisent les chrétiens en esclavage. Paresseux, inutiles et incompétents, ils doivent être chassés des terres qu’ils occupent indûment pour les laisser à la disposition des Européens, race supérieure qui saura les mettre en valeur. Race inférieure, les Arabes sont voués à la destruction. Tout cela a été dit, écrit et a fait à peu près consensus pendant presque un siècle (5). On savait depuis Montesquieu qu’entre « peuples du midi et peuples du nord », « l’équilibre se maintient par la paresse que (la nature) a donnée aux nations du midi et par l’industrie et l’activité qu’elle a données à celles du nord » (6). Sans parler des considérations morales et hygiénistes, la puanteur des Arabes et leurs moeurs dépravées sont admises comme allant de soi. Toujours selon Montesquieu, « il y a de tels climats où le physique a une telle force que la morale n’y peut presque rien » (7).

====> Repentance ou reconnaissance ?

Les historiens bien pensants invitent benoîtement à la neutralité scientifique devant cette histoire : il y a eu des crimes des deux côtés, voyons ! Peut-être. Sauf qu’un des deux côtés n’avaient rien demandé à l’autre, que les Algériens n’avaient pas attaqué la France et que les dommages respectifs sont sans proportions. Il faudrait donc « pondérer les outrages infligés et les bienfaits dispensés » (8) pour satisfaire au sérieux et à la bienséance académiques. On va ainsi concéder la torture en 1954 pour mieux défendre et réhabiliter ce qui précède 1954. Un moment discrètement abandonné, sans avoir été évalué, le discours colonial refait surface avec ses « aspects positifs ». On refuse une « repentance » que personne ne demande : personnellement je ne vois pas comment je me repentirais de crimes que ni moi ni mes aïeux, bergers aspois, n’avons commis. Par contre, les possédants et les dominants d’aujourd’hui ne devraient-ils pas s’interroger sur la part de la colonisation dans la puissance et le pouvoir qu’ils ont hérités des possédants et des dominants d’hier ? Il ne s’agit de se repentir hypocritement mais de peser l’influence de la mentalité coloniale sur certains comportements dans la société française aujourd’hui. Il s’agit aussi d’arrêter de s’aveugler sur l’empreinte laissée dans la mémoire collective des peuples colonisés par les outrages et les violences subies et de faire semblant de croire qu’ils devraient être éternellement reconnaissants à la République pour les avoir « civilisés » à coups de sabre et de canon.

====> (1) Olivier Le Cour Grandmaison, Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial, Fayard, 2005, p.101. (2) Gilles Manceron, Marianne et les colonies. Une introduction à l’histoire coloniale de la France, La Découverte, 2003, p.97. (3) Coloniser. Exterminer, p.188. (4) Emile Zola, La Terre (1887), Editions Fasquelle, 1957, p.69. (5) Coloniser. Exterminer, chapitre II, « De la guerre des races », pp. 114 à 136. (6) Montesquieu, De l’esprit des loix, Livre vingt-et-unième, chapitre III, Les Belles Lettres, tome troisième, 1958, p.77. (7) Montesquieu, De l’esprit des loix, Livre seizième, chapitre VIII, Les Belles

Lettres, tome second, 1955, p.250. (8) Olivier Le Cour Grandmaison, Sur la réhabilitation du passé colonial de la France, in Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, La fracture coloniale, p.126. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 11 mai 2006 - No 1641 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



Echos d’Initiatives



64) Appel de Marie-George Buffet : Pour un rassemblement antilibéral

====> L'appel de Marie George Buffet est disponible à la  fédération, ainsi que le tract pour un rassemblement anti libéral. Il est possible de soutenir l’Appel de MG BUFFET sur le site : www.gironde.pcf.fr

====> Il y a un gouffre entre ce que vous attendez, ce que vous exprimez dans les luttes sociales, et les politiques menées depuis des décénies. Et la gauche en qui beaucoup ont placé un espoir, à trois reprises a beaucoup déçu. Nous-mêmes n’avons pas toujours été à la hauteur de ces espoirs. Depuis trop longtemps, les volontés de changement n’arrivent pas à se traduire dans les urnes. Nous voulons mettre fin à cette situation qui blesse la démocratie et provoque tant de mal-vie. Il y en a assez du renoncement, de la violence sous toutes ses formes, du dépérissement des droits, de la crise économique, sociale et démocratique. Il faut rompre avec les logiques libérales et capitalistes qui nous conduisent à des malheurs grandissants. La question de 2007, n’est pas de savoir comment se dénoueront les chocs des ego présidentiels, plutôt : sera-t-il possible, cette fois-ci, d’élire une politique qui change vraiment la vie ? Y aura-t-il un moyen pour vous d’exprimer vraiment votre voix ? Y aura-t-il un moyen de se rassembler majoritairement sur un projet vraiment courageux ? J’ai la conviction que c’est possible. À condition de ne pas se figer dans les clivages du passé et les habitudes. À condition d’en finir avec ce bipartisme et ces alternances sans perspectives. À condition de chercher à rassembler toutes les énergies antilibérales pour bouleverser la donne. Ce n’est pas une douce folie, ce n’est pas du vent : le 29 mai, c’est cela que nous avons fait ensemble. Et nous avons gagné. Tout cela ne peut pas rester lettre morte. Il y a devant nous une chance historique, et des attentes immenses. Lors de leur congrès, les communistes ont lancé un appel à toutes les forces, à tous les hommes et les femmes qui veulent en être dans leur diversité, pour construire un grand rassemblement populaire et antilibéral. Mais pour que cela ait lieu, il faut que les citoyennes et les citoyens interviennent, qu’ils disent ce qu’ils souhaitent. Dans les forums, dans les rencontres publiques de la gauche, nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux pour apporter votre pierre à cette dynamique. Pour réussir, ensemble, nous avons besoin de tous. Je m’adresse à vous, parce que sans vous, cela risquerait fort de ne pas se faire et surtout, cela n’aurait pas de sens. La politique, la gauche, doivent être votre propriété. Construisons ensemble un programme à partir des luttes, du bouillonnement de débats qui se fait jour depuis près d’un an. Et construisons ensemble, pour les législatives et la présidentielle, des candidatures capables de porter ce programme, capables d’incarner ce rassemblement dans sa diversité de forces politiques et sociales et de personnalités. Pour la Présidentielle, qui empoisonne la vie politique, nous proposons qu’un homme ou une femme issu de notre parti puisse incarner cela, à la façon dont nous l’avons fait lors de la campagne du référendum : en garantissant la place de chacune et chacun, en travaillant à une nouvelle victoire partagée. Il faut en débattre et lever les blocages. Si nous parvenons à constituer ce rassemblement, avec la volonté de faire bouger toute la gauche, et de donner toute sa place à la dynamique populaire antilibérale, alors nous pourrons battre la droite et réussir à gauche en changeant vraiment et enfin la vie. J’ai espoir. Beaucoup d’espoir. Je sais que par le passé la politique vous a beaucoup déçu, en ne répondant pas à vos besoins, vos attentes, vos aspirations. C’est à cela que nous voulons mettre fin.

=====> Marie-George Buffet : mes sept propositions pour commencer à changer vraiment la vie

Lutter vraiment contre la précarité, agir pour une croissance humaine respectueuse de notre planète, étendre les droits des individus, les solidarités, agir pour de nouveaux rapports en Europe et dans le monde c’est une nécessité absolue. Dans cette perspective, je propose 7 objectifs prioritaires et trois moyens pour réussir.

====> 1. S’attaquer vraiment au chômage et à la précarité en faisant de l’emploi et de la formation la première priorité nationale : • Après la victoire contre le CPE, une grande ambition pour le travail des jeunes : - Abroger la loi dite “d’égalité des chances”. - Des CDI pour toutes et tous avec période de formation si nécessaire et transformation des CDD et Interim en emploi stables. - Une allocation pour accompagner les jeunes vers leur autonomie. • Créer une “Sécurité d’emploi ou de formation” pour tous, assurant l’emploi ou la formation avec maintien d’un bon revenu à chacun tout au long de la vie. • Donner aux travailleurs de nouveaux pouvoirs notamment dans l’entreprise. • Favoriser la création d’emploi par une politique industrielle et de service dynamique, l’investissement massif dans la recherche. • Reprendre une politique de réduction du temps de travail, vraiment créatrice d’emploi, avec l’abrogation des lois Fillon et l’amélioration des lois Aubry.

====> 2. Salaires : un relèvement massif du pouvoir d’achat populaire : • SMIC : 1 500 euros bruts par mois pour 35 heures. • Fonctionnaires : + 5 % pour toute la grille indiciaire. • “Grenelle des salaires, des pensions et retraites, des qualifications et de l’emploi”. • Relèvement de tous les minima sociaux.

====> 3. Un nouvel essor des droits sociaux pour enrayer l’insécurité sociale :

Une sécurité sociale universelle, allant vers le 100 %, mettant la santé à l’abris des appétits des assurances privées. • Le droit à la retraite à 60 ans, après 37,5 annuités, avec 75 % du salaire des 10 meilleures années. • Un service public de l’habitat pour tous, la construction de 600 000 logements de qualité à loyers modérés en cinq ans. • Un fonds national de lutte contre les inégalités scolaires, le recrutement de 150 000 enseignants et 45 000 personnels d’accompagnement en cinq ans. • Une politique culturelle pour tous bénéficiant du 1 % du PIB.

====> 4. Étendre et démocratiser les services publics : • Engager un vaste plan de reconquête et d’extension des services publics ; • Revenir sur les privatisations, notamment EDF-GDF, ports, autoroutes ; • Démocratiser la gestion des services publics.

====> 5. La lutte contre les discriminations doit être déclarée grande cause nationale pour toute la durée de la législature : • Discriminations racistes, sexistes, anti-jeunes à l’embauche et au travail : plan national de lutte. Égalité hommes-femmes : mesures contraignantes dans la vie professionnelle et généralisation de la parité dans les institutions. • Laïcité : création d’un Haut conseil de la laïcité. • Droit de vote et d’éligibilité pour les résidents étrangers, après trois ans de séjour pour les élections locales et dix ans pour les élections nationales.

====> 6. Vivre librement dans la sécurité : • Prévention : police de proximité, protection judiciaire de la jeunesse. • Justice : grande réforme avec les moyens nécessaires, réforme pénitentiaire axée sur la réinsertion. • Abroger toutes les lois répressives qui mettent en danger les libertés.

====> 7. Garantir la souveraineté alimentaire, agir pour un développement durable et solidaire : • Prix agricoles : prohiber le dumping au niveau mondial, et renouveler la “politique agricole commune” européenne avec l’objectif de prix agricoles rémunérateurs pour les paysans. • Protocole de Kyoto : la France et l’Europe doivent agir résolument pour son application. • Créer un service public de l’eau du niveau local jusqu’au niveau européen et mondial.

Une politique énergétique favorisant la diversification d’énergies non productrices de gaz à effet de serre (énergies renouvelables et énergie nucléaire 100 % publique).

=====> Se donner les moyens de réussir

1. Il faut maîtriser l’argent, l’utiliser et le répartir autrement, mobiliser tous les moyens pour un nouveau type de croissance, fondé sur la satisfaction des besoins sociaux et humains. • par la fiscalité : alléger les impôts sur les petits et moyens salaires et augmenter fortement ceux des plus riches ; baisser la TVA sur les produits de premières nécessités ; par l’extension des cotisations sociales aux produits financiers et leur modulation incitative à la création d’emplois qualifiés et bien rémunérés. • par l’orientation sélective du crédit vers les productions utiles et le développement de l’emploi, la mobilisation de l’épargne.

2. Il faut créer, collecter et répartir l’argent autrement par la fiscalité, le crédit, la mobilisation de l’épargne ainsi que par des cotisations sociales étendues aux produits financiers et incitatives à la création d’emplois qualifiés et bien rémunérés.

3. Il faut donner plus de pouvoirs aux citoyens et aux salariés pour faire entendre et respecter l’intérêt général : • Une VIème République, fondée sur une démocratie pleinement participative, redonnant sa valeur à la politique. • Une démocratie sociale permettant d’en finir avec le pouvoir absolu des actionnaires sur l’entreprise.

4. Il faut mettre le poids et l’autorité de la France, en Europe comme dans les institutions internationales, au service d’une autre mondialisation : • Il faut profondément démocratiser les institutions européennes, notamment la Commission, la Banque centrale et la Cour de justice. • L’Euro et la Banque centrale européenne doivent s’attaquer aux diktats des marchés financiers pour progressivement reprendre le contrôle public de l’utilisation de l’argent. L’Union Européenne doit mettre en cause la “libre circulation des capitaux”. • Il faut réguler et maîtriser le développement des échanges commerciaux que l’OMC cherche à libéraliser à outrance. L’Europe peut se fixer l’objectif d’une alliance stratégique et durable avec tous les pays qui le souhaitent, notamment ceux du Sud, pour faire émerger des règles plus solidaires et responsables dans les relations internationales.

====> Soutenez l'appel de Marie-George Buffet : http://www.pcf.fr/actu.php?id_actu=75

Voir le site du PCF : www.pcf.fr



65) Pourquoi nous signons l’appel de l’Humanité : NON A L’ACHARNEMENT REPRESSIF ! AMNISTIE DES JEUNES ANTI-CPE

Vous pouvez signer cet appel sur le site : http://www.humanite.presse.fr/petition/meta828136#sp828136

====> Vos pétitions à Matignon, le 15 mai

Vous êtes déjà 25 000 à avoir fait parvenir votre signature à l’Humanité au bas de la pétition, dont notre journal a pris l’initiative. Le lundi 15 mai, à 11 heures, les signatures recueillies seront remises à Matignon, par des personnalités qui ont lancé cet appel, élus, syndicalistes salariés, lycéens et étudiants, juristes, responsables associatifs... Le soir même, à 19 heures, une rencontre est organisée au siège de la fédération de Paris du PCF - 120, rue Lafayette - avec des jeunes poursuivis ou injustement condamnés. Témoignages et prises de position de personnalités permettront de donner un nouvel élan à la mobilisation. D’ores et déjà, dans de nombreuses localités, la pétition (ci-dessous) est devenue une affaire collective, proposée devant des établissements scolaires, dans des entreprises ou sur des marchés. Faites-les parvenir au plus vite à l’Humanité. Article paru dans l'édition de l’Humanité du 10 mai 2006.

====> La répression judiciaire des anti-CPE continue

Tribunal. Cédric et Tristan ont été condamnés à Paris à quinze jours de prison avec sursis. La procureure avait pourtant reconnu que le dossier était « mince ». « Je ne dis pas que les policiers mentent, je dis qu’il doit y avoir un problème d’identification. Je n’ai commis aucune violence. » Routine au tribunal de grande instance de Paris : depuis deux mois, les mêmes PV de CRS entraînent les mêmes sanctions absurdes contre des jeunes arrêtés lors des manifestations anti-CPE. Ce jour-là, Tristan et Cédric sont appelés à la barre. Convoqués en mars, leur procès avait été renvoyé en l’absence des deux CRS à l’origine de la plainte. Un mois et demi plus tard, ils ne sont toujours pas là. Seul l’un d’entre eux a envoyé un fax la veille pour se constituer partie civile et réclamer des dommages et intérêts... Cédric et Tristan sont poursuivis pour violences volontaires sur agent dépositaire de l’autorité publique, n’ayant pas entraîné d’interruption temporaire de travail (ITT). Ils se connaissent, l’un est en formation, l’autre étudiant à la fac. Leur casier judiciaire est vierge. Le 12 mars, place de la Sorbonne, des militants d’extrême droite sont venus provoquer les jeunes opposés au contrat première embauche. Deux groupes se font face avec les CRS au milieu. Tout à coup, d’après le procès-verbal, « un groupe de jeunes s’est jeté sur nous, les pieds en avant ». Les forces de police chargent les anti-CPE. Cédric et Tristan affirment qu’ils se tiennent en retrait, « à plusieurs mètres de distance ». Ce sont des habitués des manifestations, ils ne paniquent pas, ne partent pas en courant. Ils sont arrêtés vers 16 h 30. Ils ne protestent pas, se laissent faire. Nulle trace d’ailleurs dans le procès-verbal d’injures ou de rébellion. Les CRS n’ont rien à leur reprocher après leur interpellation. Eux, en revanche, écopent de cinq jours d’ITT (Tristan) pour un « énorme coquard » dû à un coup de matraque et de deux jours d’ITT (Cédric). « Dans le dossier, il n’y a que les tracts que les policiers ont trouvés ce jour-là », raconte Dominique Noguères, leur avocate. La procureure de la République ne dit pas autre chose, embarrassée par un « dossier assez mince » : « Il ne repose que sur un procès-verbal et les déclarations de deux fonctionnaires qui n’ont pas été atteints par les coups lancés dans leur direction. Les CRS ont été convoqués, ils ne sont pas présents pour reconnaître les auteurs des faits... » Concluant sur un évident « problème d’identification », elle ne requiert aucune sanction et s’en remet au juge. L’avocate, elle, plaide la relaxe. Le président demande à Tristan et Cédric de se lever. « Accepteriez-vous d’effectuer des travaux d’intérêt général si telle était la décision du tribunal ? » « Non », en choeur. « Parce que nous sommes innocents », explique Tristan. Dix secondes de réflexion. Le juge tranche : quinze jours de prison avec sursis et 100 euros de dommages et intérêts pour le CRS qui s’est constitué partie civile. « Scandaleux », souffle l’avocate. Tristan : « Devant le tribunal, on est présumé coupable. Les dossiers sont vides et on donne à la parole des policiers une valeur sacrée. » Avec Cédric, il devrait faire appel de la décision. Lénaïg Bredoux. Article paru dans l'édition du 9 mai 2006.

====> Un appel de «l’Humanité» : NON A L’ACHARNEMENT REPRESSIF ! AMNISTIE DES JEUNES ANTI-CPE

Pendant deux mois, notre pays a connu une mobilisation exceptionnelle pour exiger le retrait du CPE. Les millions de lycéens, d’étudiants, de salariés engagés dans ce mouvement ont finalement obtenu gain de cause. Or, des milliers de jeunes, interpellés lors des manifestations de ces dernières semaines alors qu’aucun de leurs agissements ne peut être assimilé à un comportement de « casseurs », sont condamnés à la chaîne par les tribunaux. Cet acharnement répressif est d’autant plus inadmissible que les exemples abondent qui révèlent l’injustice et l’arbitraire de ces arrestations et le plus souvent de ces condamnations. Alors que le CPE a vécu, il serait totalement incompréhensible que le pouvoir continue à vouloir faire payer sa défaite aux jeunes engagés dans ce mouvement. Nous demandons l’arrêt de toutes les poursuites engagées contre des jeunes anti-CPE et l’amnistie des peines déjà prononcées à leur encontre.

Premiers signataires : Cédric Clérin (MJC), Razzye Hammadi (MJS), Bruno Julliard (UNEF), Tristan Rouquier (FIDL), Karl Stoeckel (UNL), Patrick Le Hyaric (directeur de l'Humanité), Pierre Laurent (directeur de la rédaction de l'Humanité), Nicole Borvo (sénatrice, PCF), Jean-Pierre Dubois (président de la Ligue des droits de l'homme), Maryse Dumas (CGT), Frédéric Dutoit (député, PCF), Fondation Abbé-Pierre,Henri Leclerc (avocat, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme), Dominique Noguères (avocate), Irène Terrel (avocate), Michel Toubiana (président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme)Jean-Jacques de Felice (avocat), Mouloud Aounit (MRAP), Jean-Claude Amara (Droits devant), Jean-Baptiste Eyraud (DAL), Charles Hoarau (comité chômeurs, CGT des Bouches-du-Rhône). Vous pouvez signer cet appel sur le site : http://www.humanite.presse.fr/petition/meta828136#sp828136



66) APPEL AU SOUTIEN D’UNE FAMILLE MENACEE D’EXPULSION à Bordeaux

Olga, élève de 4ème, suit actuellement sa scolarité au collège Alain Fournier depuis 3 ans. Nous venons d’apprendre avec consternation que sa mère et ses deux frères majeurs sont sous le coup d’une mesure d’expulsion du territoire. La famille a quitté son pays d’origine pour fuir des persécutions politiques ( père mort en prison). Nous, parents d’élèves, enseignants et personnels du collège, demandons l’annulation des mesures d’expulsion, la régularisation de la famille d’Olga (séjour, droit au travail, santé) afin qu’elle puisse vivre dignement . Le comité de soutien d’Alain FOURNIER, Bordeaux.

Noms Prénoms fonctions signatures

Pétition à adresser au Comité de soutien du Collège Alain Fournier, 83 rue Saint GENES 33000 BORDEAUX – Vous pouvez recevoir la pétition en écrivant à "gerard montiel" <gerard.montiel@wanadoo.fr> - From: julie fradelizi <julie.fradelizi@laposte.net>



67) MELTING : Un petit groupe de jeunes musiciens sympas 

C’est un ensemble de musiciens de différentes influences, aux parcours musicaux divers. Venant d’école de musique municipale, du conservatoire, ou amateur autodidacte, ces musiciens interprètent des morceaux allant du classique au jazz, musique acoustique. Les styles s’enchaînent : celtique, classique, baroque, jazz, blues, chansons françaises… Ces musiciens proposent des animations musicales, pour mettre de l’ambiance dans vos soirées. Dans un but de rendre la musique plus accessible auprès d’une population diverse et spécifique (personnes âgées, handicapée, enfants en difficulté…) dans des lieux divers (associations, bars, maisons de retraite…). Flûte traversière, saxophone, guitare, chant, violon, clarinette, hautbois. – Contact : Elsa LABORDE Tél : 06.82.42.65.53 – Emel : chouchats@hotmail.com – Site : http://melting22.over-blog.com



68) CHICOKIDS : Voyage au Mexique

Bègles le 3 mai 2006, Madame, Monsieur, Vous trouverez ci-dessous le descriptif du circuit au Mexique que nous organisons cet été au Mexique du 13 au 2 août dans le cadre de l’association Chicokids Ce circuit à prestation équivalente est  le moins cher du  marché en petit groupe 15 personnes maximum. Ce circuit de 3 semaines permet de visiter les principaux sites de ce pays. Mexico, les villes coloniales de Puebla, Oaxaca, San Cristobal de las Casas, Campeche, Mérida. Sites précolombiens de la Méso-Amérique aztèque, maya,zapotèque : Teotihuacan,Tenochtitlan, Monte Alban, Palenque, Uxmal, Chichen Itza, Tulum, Et bien d’autres selon le souhaits des participants, amateurs de civilisations précolombiennes. Rencontres avec les communautés indiennes dans le Chiapas. Plaisirs de la baignade dans les eaux du golfe du Mexique, du Pacifique ou de la mer des Caraïbes. dégustation de la cuisine  mexicaine qui est très variée, mezcal y tequila. NB: Dans la première partie jusqu'au Chiapas nous utilisons les bus de ligne, ensuite  nous aurons notre propre minibus. L'avantage est d'avoir aussi un vol direct Paris Mexico A/R sur un vol régulier Air France .Il reste 6 places. N’hésitez pas à nous recontacter pour de plus amples informations. A noter qu’en raison d’un partenariat avec le Snes(FSU), une réduction sera offerte à ses adhérents 2005-06 Cordialement . Alain Billate, Pastrano Guadalupe 0556856270 - From: "chicokids" <chicokids@cegetel.net>



69) Du côté des parlementaires européens : « No Fortress Europe »

Dans la perspective du débat parlementaire sur la directive relative aux normes communes au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier qui commencera dans quelques mois, le Groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique a lancé une campagne No Fortress Europe pour réclamer la fermeture des centres de rétention temporaire en Europe. Elle est accessible sur www.no-fortress-europe.org <http://www.no-fortress-europe.org/>/ ou sur la page d’accueil du site web du GUE/NGL via ‘Issues’ en haut de la page à droite. http://www.guengl.org/showPage.jsp - La campagne vise la fermeture des 178 centres de détention provisoire dans l’UE et les pays avoisinants. - From: "Info Hebdo" <liste-infohebdo@pcf.fr>



70) "Contre la loi relative a l'immigration et l'integration, Pour une saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel"

Sur http://www.placeauxdroits.net il y a une petition contre la loi CESEDA, intitulee "Contre la loi relative a l'immigration et l'integration, Pour une saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel" (pour l'instant signée notamment par la CIMADE et le Syndicat de la Magistrature) - From: Marie-Line Chabanol <Marie-Line.Chabanol@math.u-bordeaux1.fr>

Sans oublier la pétition "Uni(e)s contre une immigration jetable" : http://contreimmigrationjetable.org/



71) POUR UN RASSEMBLEMENT ANTILIBERAL DE GAUCHE ET DES CANDIDATURES COMMUNES : IL Y A URGENCE !

Pour que ça change vraiment, l’heure est venue de passer aux actes : nous proposons la création d’un collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes. En moins d’un an, à plusieurs reprises, la société française s’est insurgée contre le libéralisme, destructeur de vies et d’avenir. Le 29 mai 2005, une majorité a sanctionné les choix libéraux des élites européennes. A l’automne, la jeunesse de nombreux quartiers populaires, confrontée au chômage, à l’exclusion et aux discriminations, a manifesté sa révolte. En mars et avril de cette année, c’est par millions que jeunes et salariés se sont soulevés contre la précarité et la destruction du code du travail. Depuis, le refus de la loi sur « l’immigration jetable » s’étend. Ces séismes à répétition et les luttes appellent une réponse politique à la hauteur. Elle ne peut pas être le « réformisme de gauche » accompagnant la mondialisation capitaliste que propose la direction du Parti socialiste. Elle ne peut pas être la réédition de ces alternances sans changement profond qui se terminent immanquablement par des désastres, comme le 21 avril 2002. Notre pays a besoin d’une rupture avec le cadre libéral, et non d’un aménagement de celui-ci. Ce choix, qui doit être traduit en propositions précises, correspond à l’attente de millions de femmes et d’hommes de notre pays. Il a vocation à être majoritaire au sein de la gauche, à y battre les politiques d’adaptation et de renoncement, ouvrant ainsi la voie à un changement politique et social profond. Le discours dominant prétend fixer le cadre des prochaines échéances électorales en les réduisant à la rivalité des deux partis institutionnellement dominants. Tout juste s’inquiète-t-on de la capacité de l’extrê