Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde



Bloc-Notes No 282 – Aquitaine Période du 23 au 30 juin 2006


Table des matières

L'Agenda :

1) « Les Rencontres Philosophiques d’Espaces Marx » : Laurent BOYER « Marx et Darwin »

2) « La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma » : Perspectives 2007

3) « Apéro/Débat d’Espaces Marx : Bilan et perspectives 2006/2007 »

4) COMITE PLURALISTE DE SAUVEGARDE ET DE DEVELOPPEMENT DE LA SOGERMA MERIGNAC : PICNIC GEANT !

5) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

6) Initiatives des Communistes en Gironde

7) Le BLOG du COMITE UNITAIRE 33 POUR DES CANDIDATURES ANTLIBERALES

8) [RESF33] Le 30 Juin 2006 : Ouverture de la chasse à l'enfant

9) [Palestine33] Contre le TRAMWAY nommé APARTHEID

10) [AMD33] Les Rencontres des Amis du Monde Diplomatique

11) Réunion publique d'opposition locale au contournement autoroutier de Bordeaux

12) [Script] Trois rendez-vous artistiques à L'Institut Bergonié

13) Conférence Débat avec Pierre Rimbert "Quand la presse se couche devant le libéralisme"

14) [Greenpeace Bordeaux] Initiative pour le désarmement nucléaire

15) [VialaRue] Migrations Insolites - VENDREDI 23 JUIN - La Teste de Buch

16) Un_visible à Bordeaux : 26 juin 2006

17) Une journée “marais” aux Nouvelles Possessions

18) Festival des Danses Urbaines acte 8

19) Les Cases-Doigts et les Oisillons ces temps-ci (Extraits)

20) Rencontres et débats aux Nuits Atypiques

21) Bluzeste polar

Echos de Gironde

22) Sogerma : Besoin de réponse

23) Les Nouvelles de Bordeaux en Bref…

24) ARCACHON : L’HÔPITAL PUBLIC, LE CHOIX DE L’AVENIR

25) Chasse aux enfants : Ne pas laisser faire

26) Tramway de Jérusalem : Annulation du projet

27) EDF / GDF : Opposition à la privatisation

28) Contre le Grand Contournement : 1 000 manifestants

29) Joëlle Gardelle : La force du rassemblement contre le grand contournement

30) Philippe Madrelle : Pour un moratoire sur le grand contournement

31) Fruits et légumes : La crise est de retour

32) Airbus : Les salariés ne doivent pas payer

33) Projet 2007 : Rompre avec l’Europe libérale

34) Rassemblement antilibéral : A propos des candidatures

35) Section Nord-Bassin du PCF : Création d’un comité d’Union Populaire

36) Vendredi 16 juin 2006 : Aprés la fête de l’Humanité 33

37) COMMUNAUTE URBAINE DE BORDEAUX : La Lyonnaise perçoit trop

38) COMMUNAUTE URBAINE DE BORDEAUX : L'offre du président divise les élus

39) COUPURES : Les régimes sans eau

40) BORDEAUX : Privatisation contestée

41) VITICULTURE : L'arrachage comme seul horizon

42) BORDEAUX-SAINT-JEAN : A pont géant, chantier géant

43) BEGLES : Des camions aux enchères (Jaloustre)

44) AERONAUTIQUE : Début des manoeuvres chez EADS

45) GRAND CONTOURNEMENT : « Il faut repenser toute la politique de transport »

46) LE VERDON : La navette ferroviaire toujours sur les rails

47) LORMONT : Lapierre reconstruit la ZEP

Echos d’Aquitaine

48) PAU : La déchirure socialiste de l’après-Labarrère

49) PARTI COMMUNISTE : L'esprit Front populaire

50) TRANSPORTS : La région en panne

51) CONSEIL REGIONAL : Des conseillers généraux de gauche à Bordeaux

52) PAU : « Notre mère, la terre »

53) LUXEY : Retour aux sources pour Musicalarue

54) Sogerma : les syndicats exigent un "repreneur industriel"

55) Pluralisme de la presse, L’HUMANITÉ HD : « Nous allons vivre, debout »

Points de vue

56) « Gagner en 2007 pour répondre à l’urgence sociale et pour changer notre vie ! » par Dominique BELOUGNE, membre du Comité exécutif départemental du PCF33

57) « La Chronique des idées reçues... » par Gérard Loustalet-Sens

58) « Grand contournement : Philippe Madrelle demande à son tour un moratoire !» Par Michel PEYRET

59) « 2007 Projet et candidatures, débattre dans les collectifs unitaires » par Michel Dubertrand.

60) « La droite doit partir, la gauche doit s'unir ! » par François Delapierre, Vice-Président de PRS

61) « TURBULENCES MARQUÉES A GAUCHE EN AMÉRIQUE LATINE » par MICHEL ROGALSKI, Rédacteur en Chef de Recherches internationales

62) Congès payés : En 1936, la France montra l’exemple

63) Quelques éditoriaux du journal de l’Humanité

64) « Lettre à Handke, si près, si loin » Par Arlette Namiand, auteur et dramaturge, et Jean-Paul Wenzel, auteur, acteur et metteur en scène.

65) « Quand voyager devient la norme, ne pas partir en vacances est une forme d’exclusion sociale » Par Henriette Zoughebi, conseillère régionale, présidente du Comité régional du tourisme Paris Île-de-France.

66) « Dans six ans, les retraités seront la majorité électorale... » Par Claude Pondemer, responsable du Collectif national des retraités au PCF.

67) Rejetons l’« immigration choisie » que veut imposer le gouvernement

Le Coin des Lettres

68) Langues et Cultures de france - Lettre n°57

69) Le No 7 de la SOMME ET LE RESTE vient d’être publié

70) [Lettre Verts] La lettre d'Information des Verts Aquitaine n°9

Le coin des Revues

71) REGARDS – Politique, société, culture - Mensuel No 30 : « LIBÉRALISME, UNE SIMPLE PARENTHÈSE ? »

72) Recherches internationales n° 75

73) Hors-Série de L’HUMANITE : « Front populaire : l’espoir en héritage »

74) L’Humanité des débats

Le Coin des Livres

75) « Lettre ouverte à Régis Debray sur le tragique, l’utopique et la gauche du XXIe siècle » de Philippe Corcuff

Echos d’Initiatives 

76) A propos de L'émission de Daniel Mermet « Là-bas si j'y suis » sur France-Inter

77) FÊTE DE L’HUMANITÉ : « Un bon de soutien à l’Humanité pour entrer à la Fête » Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

Le Coin des Blogs et des sites

78) Le Festival des Fifres de Garonne

79) AquitaineOnLine : l'esprit du Sud-Ouest

80) Un site à découvrir : le web de Marie-George Buffet

81) "L’apocalypse ne sera pas pour demain" n° 10

Echos de France

82) Un budget de super-austérité

83) « Que veut Ségolène Royal ? » par François Delapierre

84) Parti socialiste : Jack Lang entre en scène

85) Parti socialiste : « C’est mon premier tour à moi. La suite ? on verra »

86) Les Verts : Un parti qui ne se porte pas très bien

87) La LCR tentée par le solo

88) Education nationale : 8 700 postes supprimées

89) GAUCHE : « Le rassemblement est souhaitable, et possible »

90) CANTONALE : Patrick Boube (PCF) largement élu à Aurignac

91) [PCF] Les comités unitaires et populaires : mode d’emploi

92) Les collectifs antilibéraux cherchent à décoller

93) Collectivités locales : Le refus de l’asphyxie des services publics

94) La CGT veut porter le Smic à 1 500 euros

95) ATTAC au bord de l’implosion

96) Immigration : Des sénateurs contre la « chasse à l’enfant »

97) Loire-Atlantique : Un musicien expulsé

98) Île-de-France : Transports enfin gratuits pour les plus démunis

99) L’industrie aéronautique n’a pas besoin de joueurs de casino

Echos d'Europe

100) Le « non » des étudiants grecs à l’université privatisée

101) Conseil européen : Les Vingt-Cinq jouent la montre

102) Rencontre Mélenchon-Lafontaine à Berlin

103) Législatives : La gauche antilibérale l’emporte en Slovaquie

104) Espagne : La Catalogne prend ses distances

105) Italie : Troisième échec électoral annoncé pour Silvio Berlusconi

Echos du Monde

106) Mexique : La présidentielle mexicaine dans la dernière ligne droite

107) Mexique, Etat du Oaxaca : Répression contre des enseignants

108) Les affrontements se multiplient en Afghanistan

109) Chine : Une victoire des travailleurs du métro de Pékin

Divers

110) Point de chute pour les vacances : Camping Les écureuils (Hourtin)




Le site d'Espaces Marx Bordeaux: http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

Contact : espaces.marxbx@tiscali.fr ou Marvinc@no-log.org

Espaces MARX France: http://www.espaces-marx.org/



Contact : <Espaces_Marx@internatif.org>

Adhésion : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59

L'URL pour s'inscrire à la liste de diffusion est : mailto:espmarxbx-request@ml.free.fr?subject=subscribe





L'Agenda :





1) « Les Rencontres Philosophiques d’Espaces Marx » : Laurent BOYER « Marx et Darwin »

La rencontre qui était prévue ce jour-là est reportée au mois de septembre - Vous souhaitez vous associer aux rencontres philosophiques écrire à "Philippe Caumieres" <p.caum@wanadoo.fr>- Tél : 05.53.36.77.41 ou à "Dominique Jobard" <Domijob@wanadoo.fr> ou Laurent BOYER <xnonx@free.fr> ou espaces.marxbx@tiscali.fr - Entrée libre.



2) « La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma » : Perspectives 2007

Le Jeudi 29 juin à 18h00 au Café de l’Horloge – Barrière St Genès – Prochaine réunion du groupe de travail pour la préparation des 4émes rencontres cinématographiques organisées par Espaces Marx et le Cinéma UTOPIA en Février 2007 – Elaboration de la lettre trimestrielle sur l’initiative 2006 – Contact : <a.rosevegue@model-fx.com> ou espaces.marxbx@tiscali.fr – Entrée Libre -



3) « Apéro/Débat d’Espaces Marx : Bilan et perspectives 2006/2007 »

Le Jeudi 29 Juin à 19h00 au Café de l’Horloge (Barrière St Genès). Avec la participation des principaux animateurs d’Espaces Marx, nous ferons un bilan de l’année scolaire et universitaire écoulée, nous essayerons de dégager quelques perspectives pour l’année prochaine, avec une présentation de l’avant programme des journées de la pensée critique (Octobre 2006), de la semaine « Mondialisation Nouvelles solidarités » (Novembre 2006), du Colloque 10éme anniversaire (Décembre 2006), des Rencontres Cinématographiques (Février 2007),…. Nous y présenterons les publications de la collection d’Espaces Marx aux éditions Syllepse et les parutions des éditions La Découverte. Nous comptons sur la participation des adhérent(e)s d’Espaces Marx mais aussi de toutes celles et ceux qui sont intérêssé(e)s par nos activités. Merci d’avance de nous informer de votre participation pour permettre l’organisation matérielle de cette soirée. Ecrire à <Espaces.MarxBx@tiscali.fr> ou Tél : 05.56.04.12.25



4) COMITE PLURALISTE DE SAUVEGARDE ET DE DEVELOPPEMENT DE LA SOGERMA MERIGNAC : PICNIC GEANT !

====> Ensemble pour sauvegarder les Emplois Industriels en Gironde : Prochaine réunion du comité de Sauvegarde (ouverte à tous ceux qui sont disponibles).

Lundi 26 juin à 18H, salle de capeyron à Mérignac.

=====> COMITE DE SAUVEGARDE INTERSYNDICALE SOGERMA

PIQUE NIQUE GEANT Place Pey Berland à BORDEAUX

MERCREDI 28 JUIN à partir de 19H

POUR - SOUTENIR LES SALARIES DE LA SOGERMA - DEMANDER LE MAINTIEN DE TOUS LES EMPLOIS SUR LE SITE DE MERIGNAC. Le lendemain, Jeudi 29 juin, doit se tenir la dernière réunion locale avant la fin du moratoire. Cette réunion sera décisive! M. de Villepin pourrait y participer. Il est important de maintenir la pression et de faire savoir que nous ne nous laisserons pas faire! Tous ensemble ! - SALARIÉS pour le maintien et le développement, sur le site et en région, des emplois dans ces activités et métiers d’avenir et hautement qualifiés - CITOYENS parce que c’est l’avenir de la région qui est en jeu et donc l’avenir de notre jeunesse. - POLITIQUES dont la crédibilité est en jeu et qui ont les moyens d’intervenir. Rendez-vous avec toute la famille et les amis au pied de la cathédrale. Munissez-vous de votre pique-nique et d’une couverture pour s’asseoir par terre.

====> Pour recevoir les comptes-Rendus des réunions et les dates des prochaines réunions écrire à Michèle ISTE ou à Annie GUILHAMET. Après la réussite du rassemblement devant la préfecture de la Gironde où a été remis 25.000 pétitions, et où une délégation a été reçue par le préfet, une réunion du Comité s’est tenue le vendredi 17 juin à 18h30 Salle de Capeyron à Mérignac pour préparer d’autres initiatives. – Le site du Comité : http://comite.sogerma.ifrance.com/ – L’Adresse électronique du Comité : comite.sogerma@ifrance.com et m.iste@voila.fr - From: "guilhamet.annie" <guilhamet.annie@wanadoo.fr>



5) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

====> Commission Santé jeudi 29 juin 2006 à 20heures, à l'Athénée municipale de Bordeaux - Réunion de la commission santé ATTAC33 - Ordre du jour : Compte rendu de la réunion du bureau national des EGSAM du 22 juin 2006 à 20h à MONTREUIL

EGSAM décentralisés - collectif REACH

====> Conseil d'administration d'ATTAC 33 Jeudi 6 juillet 2006 de 19h à 21 h à l' Athénée de Bordeaux - CA spécial AG Rennes : points de vue et situation actuelle à ATTAC ouvert à tous les adhérents

====> ATTAC aux nuits atypiques 15ème édition des Nuits Atypiques de Langon 27, 28, 29 et 30 juillet 2006. Rencontres, débats, projections et concerts pendant 4 jours ! Retrouvez tout le programme sur le site : www.nuitsatypiques.org Attac 33 sera présent durant les nuits atypiques, venez nous aider à tenir le stand !!!!!!!! - contact : bordeaux@attac.org

====> GROUPES DE PROXIMITE : - ATTAC SUD BASSIN Jean-Pierre Dousse 06-62-39-66-88 jpdousse@aol.com - ATTAC NORD BASSIN Bernard Trannoy 05-56-26-27-01 Bernard.trannoy@wanadoo.fr - ATTAC BORDEAUX Marie-Thérèse Elliautou 05-56-40-33-29 eliotoumarie@free.fr Geneviève Bonnet 05-56-32-50-78 - ATTAC JEUNES Rémi Lafon rlafonpuyo@club-internet.fr - ATTAC JALLES Jean-Luc Gasnier 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr Le groupe des Jalles se réunit tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle de l'ABC de Blanquefort. - ATTAC GRAVES : Josiane Metnard 05-56-37-04-46 josianemeynard@aol.com le groupe des Graves organise une réunion publique en principe tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle des éclaireurs près du château de Thouars à Talence. Exception pour le mois de février : ce sera le mardi 21. - ATTAC EN LIBOURNAIS François Poul 06-85-19-93-27 05-57-25-39-88 attacenlibournais@wanadoo.fr francois.poul@neuf.fr ATTAC en Libournais se réunit le 1er Mardi de chaque mois (Réunion Publique), à partir de 20h30, à la Bourse du Travail, Rue Giraud 33500 LIBOURNE - ATTAC MEDOC Gérard Thiebaud lesguillobaut@club-internet.fr - ATTAC SUD GIRONDE Catherine Peytermann 05-56-65-50-29 attac.sudgironde@free.fr réunion une fois par mois (lundi ou mardi) à Saint Macaire, salle de la mairie http://adiu.free.fr/attac- ATTAC HAUTE GIRONDE Jean-Noël Fouchier 05-57-58-18-97 fouchier.cecchin@free.fr

====> COMMISSIONS : - SANTE Danielle Berna 06-71-52-56-88 bernadanielle@yahoo.fr - AGCS / OMC / SERVICES PUBLICS Denise Cassou 05-56-25-72-23 d.cassou@free.fr - OGM / AGRICULTURE Jean-Luc Gasnier 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr - RELATIONS NORD-SUD / SOLIDARITES INTERNATIONALES Maurice Vilmont 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr - EUROPE - DROITS FONDAMENTAUX Brigitte Durraffourg 06-20-59-53-22 brigitte-duraffourg@mairie-libourne.fr - EMPLOI / CHOMAGE / PRECARITE Jacques Martineau 05-56-36-62-29 jac.mar2@wanadoo.fr - GPL (FONCTIONNEMENT ATTAC33) François Poul 06-85-19-93-27 francois.poul@neuf.fr - FSL33 Maurice Vilmont 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr - ATELIER ECONOMIE ET POLITIQUE : Jacques Toiser 06-07-38-34-23 jacques.toiser@free.fr

====> CHAQUE MARDI DE 18h30 A 20h - PERMANENCE AU LOCAL D'ATTAC 33 : 2, PLACE SAINT-PIERRE A BORDEAUX - Adresse electronique : bordeaux@attac.org - Adresse postale : ATTAC 33 BP 142 33008 BORDEAUX CEDEX - Tel : 05 56 44 08 05 - Adresse du site web : http://www.attac33.net/ ou http://www.local.attac.org/attac33 Vous pouvez sur ce site vous abonner au p'tit grain, ou vous désabonner - ATTAC international : http://www.attac.org - From: "Le P'tit Grain Attac33" attac33@wanadoo.fr



6) Initiatives des Communistes en Gironde

====> Réunion publique : « Quelle politique antilibérale de gauche pour l’emploi, contre les licenciements et les délocalisations ? » Avec Francine Bavay (les verts), José Bové, Marie George Buffet (PCF), Eric Coquerel (MARS), Christian Piquet (LCR), François Revol (PRS), Yves Salesse (Fondation Copernic) A l’initiative du collectif girondin d’initiative pour le rassemblement antilibéral de gauche le Mardi 27 juin 19h, gymnase Palmer, Cenon

====> Section Nord-Bassin du PCF : Création d’un comité d’Union Populaire. Elle s’est faite à l’issue d’un forum qui s’est tenu jeudi 22 juin à 20h30 salle des 1 000 Clubs Arès. - Contact : Christian Darriet : 20, la Forestière, 33740 Arès - Courriel : christian.darriet@free.fr - Henri Le Men : 3 D, Avenue du Médoc, 33680 Le Porge.

=====> Fête de l’Humanité 2006 : Bilan et perspective

Toutes celles et tous ceux qui ont contribué à l’organisation et à la tenue de la fête sont invités à un pot de l’amitié lundi 26 juin à 18h au siège de la fédération du PCF, 15 rue Furtado. Qu’on se le dise.

=====> Section de Bordeaux : Sortie à la plage

Dimanche 9 juillet à Montalivet. Traditionnellement, elle rassemble des habitants des quartiers des Aubiers et de la cellule Boria (Bacalan), les communistes bordelais veulent l’élargir encore. C’est un moment fort de convivialité, de solidarité et de débat politique. Participation financière : 8 euros par adulte, 3 euros par enfant. Contact et renseignement : 05 56 91 45 06 ou Nicole : 06 63 81 77 05

Et JEUDI 13 JUILLET Bal des communistes de Bordeaux, place John Lewis Brown.

====> L'appel de Marie George Buffet est disponible à la  fédération, ainsi que le tract pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes. Il est possible de soutenir l’Appel de MG BUFFET sur le site : www.gironde.pcf.fr

====> Soutenez l'appel de Marie-George Buffet « Pour un rassemblement antilibéral » http://www.pcf.fr/actu.php?id_actu=75

====> Pour des candidatures unitaires de la gauche antilibérales en 2007-2008

http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 15 juin 2006 - No 1646 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



7) Le BLOG du COMITE UNITAIRE 33 POUR DES CANDIDATURES ANTLIBERALES

====> Réunion publique : « Quelle politique antilibérale de gauche pour l’emploi, contre les licenciements et les délocalisations ? » Avec Francine Bavay (les verts), José Bové, Marie George Buffet (PCF), Eric Coquerel (MARS), Christian Piquet (LCR), François Revol (PRS), Yves Salesse (Fondation Copernic) A l’initiative du collectif girondin d’initiative pour le rassemblement antilibéral de gauche le Mardi 27 juin 19h, gymnase Palmer, Cenon

====> Bonjour, Je vous invite à consulter mon blog COMITE UNITAIRE 33 POUR DES CANDIDATURES ANTLIBERALES en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://blogs.aol.fr/niangsamba/COMITEUNITAIRE33POURDESCANDIDATU/

Vous pouvez le visiter quand vous le souhaitez et me faire part de vos remarques en cliquant sur Ajouter un commentaire (même si vous n'êtes pas abonnés à  AOL!). Pour des candidatures unitaires de la gauche antilibérales en 2007-2008 http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/ - From: niangsamba@aol.com



8) [RESF33] Le 30 Juin 2006 : Ouverture de la chasse à l'enfant

A cette date prendra fin la suspension des expulsions accordée pendant l'année scolaire aux jeunes majeurs scolarisés et aux parents sans papiers d'enfants scolarisés par la circulaire ministérielle du 31 Octobre 2005. Les préfets, les forces de police, chacun pour ce qui le concerne, sont invités à traquer en tous lieux sur le territoire national les jeunes majeurs sans papiers et les parents eux-mêmes, à les interpeller à leur domicile, dans la rue, en préfecture ou même à l'hôpital, à les placer aussitôt en garde à vue, à les enfermer dans des centres de rétention, à les faire monter, sans billet de retour, de force s'il le faut, dans des avions pour des pays de misère, qui sont parfois en guerre, à menotter les parents devant les enfants, à les scotcher à leurs sièges d'avion.

=====> Calendrier d'actions en Gironde :

-- Tous les lundis 26 Juin, 3 juillet : Rassemblement à 18h30 Place de la Victoire à Bordeaux : pour prendre les enfants sous votre protection, venez avec votre parapluie !

-- Jeudi 29 Juin à 18h30 : Cérémonie de parrainage républicain à la mairie de Bègles

-- Vendredi 30 Juin de 19h à 1h du matin : Rendez-vous Place Saint Michel, apéro, Pique-Nique, concert-bal en présence de 'Folk'gang Amadeus"

====> Pétition nationale : "Nous les prenons sous notre protection"

http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3#sp24

- From : Véronique Vilmont <veronique.vilmont@numericable.fr>





9) [Palestine33] Contre le TRAMWAY nommé APARTHEID

Journée nationale pour l’annulation du projet de Tramway de Jérusalem

La France ne doit pas participer à la colonisation de la Palestine !   Rassemblement Mercredi 28 juin à 18H00 devant le siège de la Connex à Bordeaux (Immeuble « les Portes de Bordeaux », croisement Boulevard Antoine Gautier / rue du général de Larminat, tram ligne A station stade Chaban-Delmas)   Les société Alstom et Connex (groupe Véolia) participent au consortium qui a signé avec le gouvernement israélien et la mairie de Jérusalem en juillet dernier le contrat de construction et de gestion de la première ligne du Tramway de Jérusalem.  En signant ce contrat qui relie Jérusalem Ouest aux colonies illégales installées à l’Est, ces sociétés participent directement à l’entreprise d’annexion de Jérusalem Est et d’une partie importante de la Cisjordanie.  Comme le « Mur » (qu’Israël continue d’appeler barrière de sécurité), le projet de tramway viole directement le droit international, les résolutions de l’ONU, toutes les feuilles de route auxquelles Israël prétendait se conformer.  Le gouvernement français, qui a favorisé la signature de ce contrat, ne peut pas s’abriter derrière son caractère « purement commercial ». la Cour Internationale de Justice a déjà rappelé aux Etats qu’ils sont dans l’obligation de ne pas prêter aide ou assistance à l’état d’Israël dans son entreprise d’annexion des territoires palestiniens. Ne soyons pas complice de cette nouvelle atteinte aux droits du peuple palestinien !

- Rendez-vous proposé : lundi 26 à 10 h au CE de la Connex

- Mercredi 28 à 18 h devant le siège de la direction régionale de la Connex.

Pour Palestine 33, André – From : <a.rosevegue@model-fx.com>



10) [AMD33] Les Rencontres des Amis du Monde Diplomatique

Bonjour, Voici nos dernières rencontres avant les vacances d’été, que nous vous souhaitons particulièrement bonnes, compte-tenu des mois qui suivront... Les Amis du Monde Diplomatique de la Gironde sont très sollicités pour la rentrée. L’équipe d’animation a besoin de se renforcer, que ce soit pour des interventions ponctuelles ou pour des actions plus suivies. Vous pouvez participer en fonction de vos disponibilités... Vous pouvez proposer une action ou un thème que vous souhaiteriez traiter. N’hésitez pas à nous contacter. Cordialement, Martine Dorronsoro Tél. : 05 56 16 03 67 - martine.dorronsoro@free.fr - Site Internet : www.amd33.org 

===> vendredi 30 juin, 20h30, au relais gascon à Audenge, rencontre autour d’un article du Diplo du mois – Contact : Françoise Taupy 05 56 03 67 42 - From: "Amis du monde diplomatique" <stephane.amidiplo@libertysurf.fr>



11) Réunion publique d'opposition locale au contournement autoroutier de Bordeaux

Le lundi 26 juin à 20h30 à la salle des fêtes de Lacanau de MIOS (petit hameau entre Marcheprime et Mios; attention il s'agit de Lacanau de Mios et non de Lacanau océan...). Un registre de doléances a été ouvert à la mairie de Mios et à la mairie-annexe de Lacanau de Mios. Cette réunion sera organisée et conduite par le maire de MIOS, M. Cazis. Elle a été annoncée au conseil municipal de MIOS, hier soir. Elle a pour but de dire non au tracé passant par le quartier de Lacanau de Mios, c'est-à-dire "pas chez moi mais chez les autres..." Cependant à mon avis cette réunion ne doit surtout pas être chahutée sur ce thème. Elle représente en effet un espace où nous pourrons nous exprimer également (mais pas longtemps), et expliquer pourquoi nous ne voulons pas de contournement autoroutier du tout. Notre protestation viendra ainsi s'ajouter à la protestation municipale, et pourra convaincre des citoyens de Mios présents qui hésitent encore sur ce sujet. En tout cas il serait regrettable de faire une fixation sur le nimbisme local, car l'attitude "pas chez moi" est souvent une première démarche compréhensible lorsque cela vous "tombe sous le nez", point de départ de nombreuses mobilisations, et de prise de conscience plus large. A nous à apporter davantage d'éléments. Venez donc nombreux et préparés à intervenir.



Cordialement, Philippe Mora, président Avecicm-Environnement Val de l'Eyre- From: "Philippe Mora" <pmora@wanadoo.fr>



12) [Script] Trois rendez-vous artistiques à L'Institut Bergonié

L'Institut Bergonié en collaboration avec l'association Script organisent trois rendez-vous artistiques, les 27, 28  et 29 juin (programme disponible sur simple demande). Nous serions heureux de votre présence, en particulier le 27 juin, lors de la représentation de "La Chose" de Laurence Pollet-Villard mise en scène par Jean-Marie Broucaret - Théâtre des Chimères à 16 h 30 - salle de conférence de l'Institut (durée 60 mn). - Laura Innocenti, Institut Bergonié - Jean-Paul Rathier,  Script - From: "script.bordeaux" <script.bordeaux@wanadoo.fr>



13) Conférence Débat avec Pierre Rimbert "Quand la presse se couche devant le libéralisme"

Mercredi 28 juin 2006 Bordeaux à 20h30, entrée libre Conférence Débat avec Pierre Rimbert "Quand la presse se couche devant le libéralisme" autour de son ouvrage "Libération : de Sartre à Rothshild" (2005, Eds Raisons d'agir, 140 pages) - Athénée Libertaire 7 rue du Muguet Bordeaux (librairiedumuguet@no-log.org) local militant autogéré anarchiste http://www.atheneelibertaire.net

=====> Samedi 1 Juillet 2006 Bordeaux Journée proposée par la chorale Le Cri du Peuple pour les 70 ans de la Révolution Espagnole 1936-2006 : La Révolution espagnole A partir de 15h00 vidéo, débats, expo sur la révolution espagnole et les différentes réalisations anars. 18h30 premier groupe qui chantera des chants anars. Les autres joueront à partir de 20h30 il y a en gros 7 groupes (même principe : des chants anars). Les groupes : Le Cri du Peuple, Les Moutons Noirs, Les Dolls, Des Poils et des Bagouses, Myriam (slam), Red weiler, Soul Revolution Project, .... Entre temps, bouffe et animation de la chorale qui chantera aussi entre les changements de groupes le soir. Cantine à prix libre, Entrée à 3 euros Au LocaL du CLAV, à l'occasion de sa fermeture CLAV - 61 rue de Tauzia - 33800 Bordeaux [gare] http://localduclav.free.fr/

- From: "CAAMLG" <caamlg@free.fr>



14) [Greenpeace Bordeaux] Initiative pour le désarmement nucléaire

Bonsoir, Comme suite à notre invitation à une réunion de mise au point du projet d'Inspection citoyenne fixé au samedi 23/9 en Gironde pour s'opposer au missile M51, je vous confirme que cette réunion se tiendra : JEUDI 29 JUIN A 20H 30 A L'ATHENEE MUNICIPAL DE BORDEAUX. Pour rappel en fichier attaché message à votre intention de la part de Xavier Renou chargé de mission Désarmement de Greenpeace qui sera présent à la réunion de jeudi 29/6. Cordialement et à jeudi 29, Patrick Maupin Coordinateur de Greenpeace à Bordeaux 06 89 71 88 46 - From: Maupin <maupin@free.fr>



15) [VialaRue] Migrations Insolites - VENDREDI 23 JUIN - La Teste de Buch

19h30 - Soirée Spectacles sans foot

Soirées itinérantes et spectacles éclectiques pour espace public

La Teste de Buch - (port ostréicole)

Vendredi 23 Juin à partir de 19h30 - Entrée gratuite

Marre du Foot ??? Profitez d’une soirée spectacle au vert et à l’abri…

Présentation : Les Migrations Insolites, c'est un mini festival itinérant, présentant l'espace d'une soirée diverses propositions artistiques en espace public. Spectacles de théâtre de rue, de cirque, de danse, de marionnettes, musicaux ou théâtraux, humoristiques ou poétiques, nous inventons sur les places de villages, les parcs ou les jardins... un univers convivial, privilégiant les temps de rencontres entre publics et artistes professionnels, valorisant le patrimoine local par un travail sur la lumière, ou un décor du site par des plasticiens. Il est ici question d'aller au plus près des publics, de les surprendre, d'aller au-delà d'une simple proposition de spectacles, d'y amener les ingrédients d'un rendez-vous festif dans un espace public, avec un soin particulier concernant l'accueil du public. Les Migrations insolites offrent ainsi une autre manière de montrer des spectacles, toujours de qualité, jouant du patrimoine, des espaces investis et d'une convivialité caractéristique. Les Migrations Insolites ont déjà colporté spectacles et émotions de Bazas à La Teste de Buch, de Camblanes à Ambarès, de St André de Cubzac à Bordeaux…

Les Migrations Insolites sont soutenues par le Conseil Général de Gironde, le Conseil Régional d'Aquitaine et l'IDDAC

====> Au Programme



La manifestation "Arts et vendanges" se veut festive et conviviale. Idéalement placé aux abords du château Luchey-Halde, le quartier d'Arlac fête les vendanges pour un rendez-vous culturel surprenant dans un site exceptionnel.



Fred Tousch - (Graulhet) Benoit de Touraine Théâtre musical décalé

Fred Tousch conte, mime, chante la vie de ce poète que d’aucun qualifierait de fou, mais que lui préfère trouver « différent ». Dans ce plaidoyer du « tout est possible » les histoires et les chansons partent dans tous les sens, pour mieux se rattraper à une logique et une mise en scène qui donne toute sa cohérence à ce personnage hors norme. A ce savoir-faire, Fred Tousch associe François Boutibou, son musicien accompagnateur et garde-fou qui lui permet de se rattraper à ses envolées, parfois lyriques. Fred prend à partie le public qui devient témoin et complice de sa vision du monde. C’en est drôle, très drôle, touchant, naïf. C’est le monde de l’enfance et son imaginaire où le réel et vice et versa ! Passé maître dans l’art du « n’importe quoi », Fred Tousch a créé ce spectacle à Pougne Hérisson avec l’aide du « nombril » de Yannick Jaulin. Avec une touchante naïveté, il nous raconte sa vie, ses rêves, son enfance parmi les animaux de la forêt, où comment il a été recueilli par une maman laie et un père cerf, puis par un couple de touristes allemands. L'Illustre famille Burattini (Clermont Ferrand)

====> T'as de beaux yeux Carabosse : Théâtre Forain

Imaginez un théâtre forain baroque, en bois sculpté, bancs miniatures, ouvreuses distribuant des bonbons… tout ce dont vous avez toujours rêvé pour vos enfants. Mais derrière le rideau, il y a les Burattini ! Cette illustre famille de montreurs de marionnettes élève l’irrespect au rang de vertu. Chez vous l’enfant est roi… pas chez Burattini… Parents, débarrassez-vous de vos enfants, Burattini leur apprendra à jouer des coudes. Cette famille de montreurs de marionnettes élève l’irrespect et l’ironie la plus cinglante au rang de vertu… Ces derniers saltimbanques n’y vont pas par quatre chemins pour nous dire nos quatre vérités. Dérision, humour noir font mouche à tous les coups ! On rit d’eux et de nous-mêmes de bon cœur. Un spectacle à l’humour incisif qui réactualise tous les clichés des contes de fées et autres textes mythiques. Avec la famille Burattini, les personnages de notre enfance -le bon roi Dagobert, Guignol, la fée Carabosse, La Belle au bois dormant … ne sont pas vraiment ceux que l’on croit! Pascal Ducos (Fêtes et Feux)

====> Bûcher pyrotechnique 

Un feu de la Saint Jean imaginé par Pascal Ducos c'est forcement tournoyant, détonant, enflammé. Ca s’embrasse, se propage, se renforce, s’allège, Ca tourne… C’est forcement magique. Un art de la flamme combiné à de petits artifices.

L’artifice est l’une des plus anciennes techniques du spectacle. Au XVIIIème siècle, les artificiers étaient des maîtres artificiers et leur art était considéré au même titre que celui d’un peintre ou d’un sculpteur. C’est à chaque fois une performance en direct en sans répétition…. Depuis quelques années, l’artifice est en pleine évolution. Grâce à l’entrée de l’informatique dans les systèmes de pilotage d’artifice, le tir des pièces est devenu d’une précision redoutable et la synchronisation des effets suscite l’admiration. Reste l’art de l’artificier pour glisser du tir d’un feu d’artifice à la mise en scène d’un spectacle d’artifices - Narvalo Swing

====> Jazz Manouche (Bordeaux)

Narvalo Swing est né de la passion commune de deux guitaristes pour le swing et jazz manouche. D’abord duo, puis trio, le groupe se transforme en quintet au fil des rencontres, mêlant les parcours et les différences, piochant dans le folklore yougoslave ou dans le musette, pour jouer une musique colorée et dansante aux accents jazz et Tsigane. Groupe de scène, groupe de rue, Narvalo Swing se plie et se déplie au hasard des places et des rencontres avec pour but le partage, les mélanges culturels et la fête.

====> Le Dynamodrome

Collectif de plasticiens et d’éclairagistes (Nantes / Bordeaux), le DynamoDrome s’intéresse aux espaces. Ils travaillent la texture de la lumière sur des espaces publics et inventent les objets lumineux de leurs installations plastiques.

====> Le Circulaire

L'endroit où l'on se racontera ses vacances pour cette ouverture de saison !

Le Circulaire est une proposition en forme de bar / terrasse.

====> Horaires

Dans le cadre des Fêtes du Port à la Teste de buch (33) organisées par le service culturel de la ville les 23, 24 et 25 juin, VialaRue met en place sa première Migration Insolite 2006 le vendredi 23 juin.

La soirée se déroulera ainsi :

19h30 - 20h10 Narvalo Swing - Ouverture site en musique

20h10 - 21h30 Fred Touch - Oui je suis poète (80mn)

21h30 - 21h50 Narvalo Swing - Relais musical

21h50 - 22h45 L’illustre Famille Burattini - T’as de beaux yeux Carabosse (55mn)

22h45 - 23h00 Narvalo Swing - Relais musical

23h00 Feu de la Saint Jean : Fêtes et Feux - Pascal Ducos

23h00 - 23h05 Début d’allumage

23h05 - 23h11 Artifices - 6mn

23h11 - 23h23 Embrasement - 12mn

23h23 - 00h00 Final musical : Narvalo Swing

====> Renseignements : Service Culturel La Teste de Buch05.57.73.69.20

Fête de village ?, festival ? Peut être les deux à la fois... Deux jours pendant lesquels les ostréiculteurs ouvrent leurs cabanes pour une rencontre entre les arts plastiques le spectacle vivant, et le patrimoine local 

Dimanche 24 juin - 18h00 (Port ostréicole)

Fred Tousch

« Benoît de Touraine ou la véritable histoire du fils du pintadier »

Durée : 70 min 

Pour sauver son peuple de la misère et de l’alcoolisme, Benoît, fils de pintadier du roy (éleveur de pintades), doit faire rire Chancelin Maubert « l’homme qui ne rit jamais ». Commence alors pour lui une quête longue et difficile, « la quête de la rigolade ». Seul en scène, Fred Tousch nous emmène dans un univers loufoque, transposé dans une époque moyenâgeuse où s’entremêlent anachronismes, décalages et textes en « vieux françois ». Sans aucun décor, avec des chorégraphies du moyen-âge revisitées, il interprète tous les personnages de ce conte qui nous parle des mécanismes du rire avec en filigrane la « situation sociale » de l’époque. C’est un « conte musical moderne », proche de l’univers des Monty-Pythons mélangeant mimes, histoires et chansons.

====> VialaRue 16, rue Saint James 33000 Bordeaux - Tél. : 05.56.52.85.13 - Email : vialarue@free.fr - From: "VialaRue" <vialarue@free.fr>



16) Un_visible à Bordeaux : 26 juin 2006

Trois associations bordelaises, « intura.net », « Bruit du Frigo », et « Le Labo, révélateur d’images » se regroupent pour lancer un appel à contributions photographiques ouvert à tout public, amateurs et professionnels. L’objectif est de mettre en exergue l’expression des diversités culturelles dans la ville de Bordeaux. L’opération débutera le 26 juin 2006 et elle se déroulera jusqu’au 26 octobre 2006. Le lancement aura lieu le 26 juin 2006 à 18h30 au local des associations « Bruit du Frigo » et «Le Labo, révélateur d’images », 30, rue Bouquière à Bordeaux. Les modalités pratiques de participations sont disponibles en pièce jointe ou au « Labo, révélateur d’images » 30, rue Bouquière à Bordeaux. - Contact : Chloé CHOMEL – 05 56 81 59 17 – cetaphoto@wanadoo.fr - « Le Labo, révélateur d’images » pour recevoir l’appel à contribution et tous renseignements complémentaires - From: zebra 3 <buy-sellf@wanadoo.fr>



17) Une journée “marais” aux Nouvelles Possessions

Quoi de plus naturel qu’une manifestation consacrée aux zones humides dans le domaine des Nouvelles Possessions ? En effet, ce territoire de 120 hectares est situé dans le marais de Saint-Louis – Saint-Simon, sur la commune de Braud-et-Saint-Louis, à deux pas du port des Callonges. La commune de Braud et la Communauté de communes de l’estuaire souhaitent transformer les lieux en réserve nature consacrée à la découverte de la faune et plus particulièrement des oiseaux. Propriété privée jusqu’en 2002, ce site a été aménagé dans l’esprit des marais alentours : alimentation en eau saumâtre, drainage assurée par un réseau hydraulique complexe où les canaux et les vannes permettent de réguler le niveau d’eau. En vingt ans, le site est devenu aujourd’hui complètement naturel. Les Nouvelles Possessions accueillent une des dernières grandes roselières à l’échelle de l’estuaire de la Gironde. Cette formation accueille de nombreux oiseaux : busards, hérons, cigognes, bécassines des marais… plus de 110 espèces d’oiseaux, dont certaines très rares, ont été observées sur le site. Dans le cadre des Rencontres estuariennes, le Conservatoire de l’estuaire de la Gironde a donc proposé une journée consacrée à cette thématique. Jusqu’au 2 juillet, trois expositions sont mises en place à cette occasion : Flore et faune des marais (Sépanso) ; Zones humides, espaces utiles (FDC33) ; Insectes aquatiques, bio-indicateurs de la qualité des eaux (Société linnéenne de Bordeaux). Afin de soutenir cette information, le samedi 24 juin à partir de 14h00, trois conférenciers viendront parler de : La biodiversité et les marais (Patrick Lapouyade, Curuma) ; Espèces invasives des marais (Stéphane Builles, Sépanso) ; Les actions des acteurs cynégétiques en faveur des zones humides (Jérôme Allou, FDC33). Ces conférences et expositions sont libres et gratuites. Outre ces interventions, des promenades en calèches, des sorties de découverte du milieu… sont également au programme. Vous pouvez vous renseigner auprès de l’office de tourisme de Saint-Ciers-sur-Gironde : 05 57 32 88 88. Sépanso : société d’étude pour l’aménagement et la protection de la nature dans le Sud-Ouest ;  FDC33 : fédération départementale des chasseurs de la Gironde -- Alain Cotten Conservatoire de l'Estuaire de la Gironde conservatoire@estuairegironde.net L'estuaire sur Internet : estuairegironde.net - L'estuarien : la revue de l'estuaire de la Gironde - From: "Conservatoire de l'Estuaire de la Gironde" <conservatoire@estuairegironde.net>



18) Festival des Danses Urbaines acte 8

Les Festival des Danses Urbaines (FDU) de Mérignac est un coup de projecteur sur les créations de danses urbaines réalisées par les jeunes et leurs professeurs tout au long de l’année dans les Centre d’animations, Centre sociaux et MJC de la ville. Le FDU est donc l’occasion pour ces jeunes de se produire sur une grande scène centrale. Initié et organisé par les associations de ces maisons de quartier, ce huitième F.D.U est comme tout les ans très fortement soutenu par la Ville de Mérignac et par Transrock-Krakatoa qui assure tous les aspects techniques et scéniques ainsi qu'une aide à la promotion. Cette édition 2006 démarrera dés le vendredi soir 30 juin à 20 h 30 par : -Pot d’ouverture du Festival -Spectacle des jeunes danseurs du C.L.2.V. -Ciné en plein air: « On est pas des marques de vélo ! » de Jean-Pierre Thorn dans le cadre de l’opération « Ciné d’été ». Ce documentaire émouvant retrace l’histoire de toute une génération des banlieues Nord de Paris, berceau du Hip-Hop en France. Samedi 1er juillet à partir de 14 h 00 : ateliers de culture urbaines proposés par l’association « Effort 2 Conscience » proposera à tous les ateliers suivants : -Show case (mini concerts de rappeurs, chanteurs et autres). -Initiations aux percussions -Initiation au scratch -Initiation aux Musiques Assistés par Ordinateur -Performance Graff -Free style - A 20 heures : 3 heures de spectacle viendront clore cet évènement emblématique des danses urbaines dans le Sud Ouest. 1ère partie : présentation de groupes invités - 2ième  partie : les groupes Mérignacais - Final : les professeurs présenteront pour la première fois une création originale. Ce festival sous chapiteau entièrement gratuit est ouvert à tous - Rendez vous allées Coty - Informations au 05.56.34.10.63 ou par Internet: csbeaudesert@wanadoo.fr - 30 juin et 01 juillet 2006 - Allee Coty - Vendredi 30 juin ˆ partir de 20h30 Pot d'ouverture du festival, choregraphies par les danseurs du CL2V, cinema "On est pas des marques de velo !"

Samedi 01 juillet ˆ partir de 14h00, les ateliers (showcase, percussions, scratch, free style...) ˆ partir de 20h00, le show ! (3 troupes invites, 25 groupes Merignacais, final des profs de danse) - INFOLINE : 05 56 34 10 63 - From: "KRAKATOA" <postmaster@krakatoa.org>





19) Les Cases-Doigts et les Oisillons ces temps-ci (Extraits)

Bonjour ! dans ce mail, des infos pour savoir où joueront Les Cases-Doigts et les Oisillons ces temps-ci. Des animaux tout plein aussi, moins sauvages que la dernière fois, Un p'tit reportage sur les Oizes en tournée. et diverses choses: l'Eurovision etc. Comme je vous le disais dans le mail précédent, j'officie dans une animation désormais, montée par la délicieuse et inventive Framboise Thimonier, qui s'appelle les Cases-Doigts : On sera aussi à Sabres (40) le 1er juillet, dans l'Ecomusée de la Grande Lande, un super festival dans un lieu unique. Plus d'infos dan le prochain mail. C'est un jeu sous forme de Jeu de l'Oie, qui propose aux participants (c'est gratuit) des petits jeux littéraires délires, l'ambiance est carrément conviviale, pour tous les âges. Je suis Monsieur Piston, je fais le clown muet, je passe des 45 tours avant, après et pendant, j'envoie des sons, bref, j'assure l'ambiance sonore et j'assiste Miss Framboise, qui assure comme une bête. J'ai un costume qui vaut le déplacement, je vous jure.

====> Les Oisillons tombés du nid

On sera le Vendredi 14 Juillet à Lucmau, invités par le Cercle de la Concorde en plein air le soir, sur la Place de l'Eglise, gratuit! Lucmau? c'est près de Captieux, après Bazas, à moins d'une heure de Bdx (Bordeaux que j'écris toujours en Bordeaux, vous remarquerez) Les Oizes, sinon, sont là toute l'année, encore un jeu de l'oie dites donc! : http://oisillonstombesdunid.free.fr […] - From: "Patrice Caumon" <patricecaumon@wanadoo.fr>



20) Rencontres et débats aux Nuits Atypiques

Nous avons le plaisir de vous annoncer la 15ème édition des Nuits Atypiques de Langon. Comme chaque année le festival organise des débats et des projections de films...

======> Rencontres et débats :

===> Forum sur la souveraineté alimentaire avec José Bové et Ibrahima Coulibaly (Mali). jeudi 27 Juillet à 16h30 au Centre Culturel des Carmes.

===> L'Afrique de Bamako à Nairobi. Rencontre avec Aminata Traoré

organisée en collaboration avec le Forum pour un autre Mali. Vendredi 28 Juillet à 17h au Centre Culturel des Carmes.

===> Forum sur la diversité culturelle

Avec Serge Regourd, Jean-Michel Lucas, Etienne Roux, José Bové et Félix Tiouka. Samedi 29 Juillet à l'Estanquet (Arcades) à 11h.

===> Rencontre avec Félix Tiouka

Leader amérindien de Guyane, Félix Tiouka traitera de questions de citoyenneté et d'identité. Samedi 29 Juillet à 15h30 au Village Atypique.

===> Rencontre avec Sophie Bessis

Historienne et journaliste, auteur de "l'Occident et les autres", dans lequel elle dénonce et explique les rouages de l'idéologie de suprématie de l'occident. Samedi 29 Juillet à 17h30 au Village Atypique.

===> Femmes d'Afrique

Rencontre organisée en collaboration avec le Forum pour un autre Mali. Avec la participation d'Aminata Traoré, de Nahawa Doumbia (chanteuse), d'Awa Meité (styliste) et de Doussou Bagayoko (chanteuse). Dimanche 30 Juillet à 14h30 au Village Atypique.

===> Rencontre avec Vusi Mahlasela

Figure de la lutte anti-apartheid, il est aujourd'hui porte-parole de la fondation Nelson Mandela de lutte contre le sida. Dimanche 30 Juillet à 19h30 au Village Atypique.

===> Rencontre avec Peter Yarrow

Membre du groupe légendaire "Peter, Paul and Mary" et acteur de tous les mouvements contestataires de l'Amérique depuis les années 60. Dimanche 30 Juillet à 16h30 au Village Atypique. 

======> Projections et débats

===> "Manolis, un voyage dans le siècle" de Yolande Detez et "Adiu Nadau" de Joëlle Duparc et Patrick Lavaud - Ces projections seront suivies d'une rencontre-débat avec Allain et Manolis Glykos, Noël Bordessoulles et les réalisateurs des deux films. Mercredi 26 Juillet à 19h à l'Estanquet (Arcades).

===> "Djourou, une corde à ton cou" d'Olivier Zuchuat

Ce film, écrit à la première personne à la manière d'un essai économique, tente de comprendre le cheminement d'une dette venue d'une autre économie. Vendredi 28 Juillet à 14h au Centre Culturel des Carmes.

===> "Aminata Traoré, une autre Afrique pour ses filles" de Kal Touré

Cette projection sera suivie d'une rencontre avec le réalisateur et Aminata Traoré.

======> Et bien sûr de nombreux concerts

Avec notamment Gilberto Gil, Femi Kuti, Goran Bregovic, Orquesta Aragon, Nahawa Doumbia... http://www.nuitsatypiques.org/fr/programme.php?festival_id=3

- From: "info" <info@nuitsatypiques.org>



21) Bluzeste polar

**** IRCAM CENTRE POMPIDOU, PARIS Dimanche 4 juin, présentation des travaux de recherche menés par l'IRCAM (Marc Chemillier, Gérard Assayag) et la Compagnie Lubat, dans le cadre du 6e Congrès International sur les Nouvelles Interfaces pour l'Expression - Musicale (en collaboration avec le laboratoire MINT-OMF de la Sorbonne)

http://agora2006.ircam.fr/agoreso_jourparjour.html?date=20060604 event=424

** LES BANS LIEUX DE LA CRÉATION Stages ateliers séjours et nuits, du mardi 9 au samedi 12 août, tous les jours de 10h à minuit, à Uzeste et Villandraut

** 29e HESTEJADA DE LAS ARTS D'UZESTE MUSICAL du 15 au 20 août à Saint-Symphorien, Cazalis, Villandraut et Uzeste (prélude à Luxey le 14). La manifestivité « poïélitique » d'Occitanie Océanique carrefour transartistique des expressions délibérées

====> Programmes, informations, forum de discussion poïélitique et webradiotélé sur http://www.uzeste.com - Uzeste Musical, visages villages des arts à l'¦uvre 4 rue Faza - 33730 Uzeste - téléphone : 05 56 25 38 46 - télécopie : 05 56 25 36 12 - e-mail : uzeste.musical@uzeste.com - From: Uzeste Musical <uzeste.musical@uzeste.com>



Echos de Gironde



22) Sogerma : Besoin de réponse

L’intersyndicale écrit au ministre. Comme prévu par le moratoire suspendant la décision de EADS de cesser ses activités sur le site de EADS SOGERMA de Mérignac, des groupes de travail se réunissent pour analyser et définir son devenir industriel. Par cette lettre nous venons dénoncer le fait que, contrairement aux promesses faites lors de notre entrevue du 19 mai 2006, le personnel de EADS-SOGERMA, notamment au travers de l’expert du CCE, ne participe à aucun groupe de travail. Néanmoins, des réunions hebdomadaires sont organisées entre le Préfet et l’intersyndicale afin d’informer les salariés sur le contenu des projets. Lors de la réunion du 9 juin dernier, sous prétexte de confidentialité, il ne nous a été donné aucun renseignement sur l’avancement du dossier. Ainsi, nous restons sans nouvelle de nos neufs propositions, jointes à ce courrier, de conservation et de développement des activités cohérentes avec le savoir faire du personnel. Par contre M. Le Préfet a souhaité des compléments d’information que nous lui avons fournis avec diligence. Nous allons arriver à la date fatidique du 30 juin sans avoir pu participer aux réflexions concernant notre avenir ! Aucune de nos demandes formulées lors de notre décision de reprise d’activités n’a été prise en compte par EADS : cette situation explosive révolte le personnel. Nous souhaitons, Monsieur le Ministre, que vous preniez en compte, au plus vite, nos justes revendications, notamment celle relative à la participation du personnel à l’élaboration des solutions concernant leur destinée. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



23) Les Nouvelles de Bordeaux en Bref…

=====> Pour une autre politique

Mardi 27 juin, 19h, Gymnase Palmer à Cenon Réunion publique avec Francine Bavay (Les Verts), José Bové, M.-George Buffet (Pcf), Eric Coquerel (Mars), Christian Piquet (Lcr), François Revol

(Prs), Claude Debons (syndicaliste) et le Collectif girondin d’initiative pour le rassemblement antilibéral de gauche

=====> Enfants de sans papier

Pour empêcher les expulsions, parrainage républicain, jeudi 29 juin à 19h à la Mairie de Bègles pour les familles et leurs enfants demandeurs d’asile puis bal de la solidarité le 30 juin à la place Saint-Michel à Bordeaux à partir de 19h.

=====> Centres financiers de la Poste : En grève le 20 juin

Avec la création de la Banque Postale, contre laquelle le personnel s’est largement opposé, les restructurations au sein des services financiers s’accélèrent. Les ambitions de la Banque Postale sont de s’aligner sur les normes bancaires, notamment en matière de masses salariales et de rentabilité pour les employés et les tarifs pour les usagers. 25 % de suppressions d’emplois sont prévus d’ici 2010, nouvelle augmentation des tarifs début juillet, dégradation de la qualité des services, fermetures de centres… Voilà le résultat de la privatisation.

=====> Monnaies et médailles : Arrêt de travail le 20 juin

Mardi se réunissait le CE. Le syndicat CGT appelait les salariés à se rassembler devant la grille de l’établissement monétaire pour montrer au ministre Breton et au directeur de Monnaies et Médailles qu’ils n’étaient pas dupe de leur stratégie de pourrissement des négociations concernant les conséquences de leur changement de statut mais aussi pour réclamer des réponses claires concernant leur avenir ainsi que sur la reconnaissance de l’établissement comme établissement amianté.

=====> Lycée agricole de Bazas : Menacé de faillite

Le lycée agricole de Bazas n’a plus de conseil d’administration. Ses élus ont démissionné en bloc vendredi, pour dénoncer « les promesses non tenues de l’Etat », face aux graves difficultés financières rencontrées par ce lycée. Le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, qui était en Gironde vendredi, a annoncé qu’un plan de redressement sera mis en place à la rentrée et que l’offre de formation sera maintenue

=====> Ambès : Non à la fermeture de classe

Lundi 19 juin, les parents d’élèves de l’école Montessori, soutenu par la municipalité, ont bloqué l’accès à l’établissement pour s’opposer à la fermeture d’une classe maternelle à la rentrée prochaine. En fin de semaine dernière, ils avaient aussi organisé une journée « école morte » et fait signer une pétition.

=====> Vérac : Défendre l’emploi

Après avoir licencié 85 salariés en 2005, la direction des actionnaires du groupe du Bélier tentent de réaliser un nouveau plan social en supprimant 177 emplois sur 453 du site de Vérac. La CGT, majoritaire au CE conteste cette orientation qui verrait la fermeture du site à court terme. Il y a une volonté délibérée des dirigeants de FAB de nuire au site de Vérac au profit de délocalisation ou fermeture. 13,8 millions d’euros ont été sortis de FAB pour alimenter les filiales soit 25 % des comptes de l’entreprise. Pas de politique d’investissement, pas de recherche et développement. Pour ces raisons, les salariés étaient en grève vendredi 16 juin et manifestaient devant l’entreprise.

=====> Centres sociaux : Personnels inquiets

En 2001, la CAF avait exigé l’autonomie de gestion des centres sociaux de la CUB jusqu’ici regroupés dans le Comité girondin des équipements socioculturels. A la veille de la tenue d’un CA du Cogesc et avant l’assemblée générale du 28 juin, des salariés ont manifesté devant le siège de la CAF leur mécontentement face à une situation économique et sociale préoccupante.

====> AMI 33 : Tirage tombola 2006 du 11 Juin 2006

Les lots sont à retirer avant fin septembre 2006 à l’AMI 33.

• 2040 : Appareil photo numérique

• 2108 : Téléviseur portable

• 1217 : Lecteur DVD

• 1725 : Grill pain

• 2702 : Pendule coffre bijoux

• 2863 : Poste radio Océanic

• 2879 : Fer à repasser

• 2686 : Lot serviettes de bain

• 1908 : Lot de torchons cuisine

• 2602 : Sac cuir

• 1177 : Poste radio

• 0986 : Montre femme plaquée or

• 2582 : Assiette déco

• 1891 : Ensemble découpe foie gras

• 1140 : 2 bouteilles Vin fin de Bordeaux

• 2110 : 2 bouteilles Vin fin de Bordeaux

• 0269 : 2 bouteilles vin fin de Bordeaux

• 2877 : Lot casseroles émaillées

42 rue Paul-Louis Lande, Bordeaux, Tél. 05 56 31 89 66

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



24) ARCACHON : L’HÔPITAL PUBLIC, LE CHOIX DE L’AVENIR

Le syndicat CGT de l’Hôpital Jean HAMEAU, L’union locale L’union locale CGT DE BIGANOS, L’union locale CGT DE PARENTIS EN BORN appellent à une MANIFESTATION LE SAMEDI 24 JUIN A 11HEURES au ROND POINT DE GUJAN-MESTRAS. L’HÔPITAL PUBLIC, LE CHOIX DE L’AVENIR : Mobilisons nous pour l’hôpital Jean HAMEAU

Après de longues années de restrictions budgétaires, de récentes décisions ministérielles, dont une circulaire décrétant une diminution de 300 millions d'euros des budgets hospitaliers pour 2006, menacent de réduire encore les possibilités de prise en charge des patients par les hôpitaux publics français.

Pour l'hôpital d'Arcachon, cela se traduit en particulier par l'annonce d'une réduction des compétences du service de réanimation. Ce projet du ministère, relayé par l'agence régionale de santé, a provoqué la démission unanime du conseil d'administration de l'hôpital. Avec les élus locaux, nous jugeons cette amoindrissement totalement irresponsable. La multiplication des transferts vers les hôpitaux bordelais, ou ailleurs, ne pouvant qu'aggraver les risques encourus par des patients en état précaire. Notre hôpital, construit en 1978, a besoin d'une rénovation complète de ses locaux tant intérieure qu'extérieure. Cette réhabilitation est d'autant plus impérative que l'installation d'une clinique privée sur le site de l'hôpital adossée à un plateau technique flambant neuf, mettra à notre établissement en grande difficulté aux yeux de la population desservie. Nous voulons les mêmes moyens et les mêmes conditions d'accueil des patients que la future clinique, y compris dans les domaines où nous nous retrouverons en concurrence. Nous refusons l'assèchement des budgets hospitaliers. Nous refusons, comme c'est le cas actuellement qu'une seule infirmière s'occupe de 25 patients en court séjour. Malgré un avis massivement défavorable des représentants du personnel et de l'assemblée des médecins, le conseil d'administration a voté à une courte majorité les prévisions budgétaires pour l'année 2006. Si cette année reste budgétairement équilibrée, au prix de l'effondrement des investissements, la direction prévoit le retour du déficit pour l'année 2007 et le risque d'arrêt d'activités de soins. Alors que le groupe bordeaux-nord s'apprête à à débarquer sur notre site, non seulement nous ne pourrions mettre notre outil de travail à son niveau, mais nous n'aurions même plus de quoi assurer le fonctionnement quotidien. Cette perspective est totalement inacceptable ! Encore plus fort! Avec une activité en hausse, les ressouces budgétaires liées à la T2A sont en baisse de 1,5%. Quelle « réussite » que le plan hôpital 2007!

====> NOUS EXIGEONS LES MOYENS FINANCIERS NÉCESSAIRES POUR LE FONCTIONNEMENT DE TOUS LES SERVICES HOSPITALIERS ET PERMETTRE UNE PRISE EN CHARGE CORRECTE ET LE PLUS SOUVENT SUR PLACE, DES PROBLÈMES DE SANTÉ DE LA POPULATION DU BASSIN D'ARCACHON/NORD DES LANDES. Les restrictions budgétaires pour 2006 ce sont: - Des personnels titulaires en nombre constant, - Des personnels contractuels de plus en plus précaires. Des conditions de travail encore dégradée et une mise à contribution accrue des agents. Un hôpital laissé à l'abandon. Des activités en voie de transfert vers le secteur privé. Plus que jamais la mobilisation de tous est nécessaire pour refaire de l'hôpital public le pivot de notre système de santé, reconquérir des conditions de travail plus humaines et assurer à nos patients des soins de qualité.

-- SYNDICAT CGT JEAN HAMEAU tel 05 57 52 90 23

-- UNION LOCALE CGT DU BASSIN D’ARCACHON tel 05 56 26 70 50

-- UNION LOCALE CGT DE PARENTIS EN BORN tel 05 58 78 49 27

====> La Sécu : comment ça marche ?

Les cotisations une fois prélevées sont intégralement reversées en fonction des besoins des assurés. Ce système, basé sur la solidarité, serait dorénavant dépassé, inefficace trop cher, à revoir... Et nous voyons fleurir les propositions d'assurances privées qui se font fort de remplacer avantageusement la sécurité sociale. Le système d'assurance privée est basé sur le calcul du risque. Si le risque est faible (vous êtes jeunes est en pleine forme) vos primes seront basses, si le risque est élevé (vous êtes âgés et malades)les primes vont grimper en conséquence. Ce calcul, la sécurité sociale ne le fait pas et traite l'ensemble de ses cotisants à l'identique qu'ils soient jeunes, vieux, malades ou en bonne santé, et quels que soient leurs ressources. La santé coûte trop cher? La Sécu accumule les déficits? Compte tenu des évolutions techniques et du vieillissement de la population en France, la santé coûtera de plus en plus cher dans les années à venir. C'est un fait. La question reste de savoir quelle part des richesses créées par le travail la Nation veut consacrer à la santé. Au cours des vingt dernières années, la part du produit intérieur brut consacrée aux salaires (salaires + retraites + protection sociale...) a diminué de 10 % au profit (justement nommé) des revenus financiers, qui eux, ne cessent de progresser. Les coûts engendrés par de nombreux accidents du travail sont imputés à la sécurité sociale(10 milliards d'Euro). Les exonérations de charges, censées relancer l'emploi, représentent 20 milliards d'Euro par an de manque à gagner pour la sécurité sociale, soit près de 140 milliards d’Euro au total. La démonstration est faite : les baisses de charges ne sont pas là pour l'emploi elles servent simplement à améliorer la profitabilité des entreprises et des compagnies d’assurances. 4 millions de sans-emploi ou RMIstes ne cotisant pas, pèsent bien plus sur le budget de la sécurité sociale que toutes les gabegies existantes ou supposées. Ré approprions nous notre Sécurité Sociale et pour cela exigeons : La restitution des 140 milliards d’Euro d’exonérations 100000 emplois créés = 2 milliards de recettes pour la SECU - 1% d’augmentation des salaires = 2 milliards de recettes pour la SECU - Depuis 60 ans l'hôpital et la sécurité sociale sont la garantie de l'accès à des soins de qualité pour tous - Mobilisons nous pour les faire vivre ! Tous à la manifestation le samedi 24 juin à 11 heures Au rond point de Gujan-Mestras sur la voie directe! - From: "Christian Darriet" <christian.darriet@free.fr>



25) Chasse aux enfants : Ne pas laisser faire

Parrainage républicain jeudi 29 juin à 19h à la Mairie de Bègles pour les familles et leurs enfants demandeurs d’asile et menacés d’expulsion. Le Comité béglais a permis un rassemblement pluraliste pour soutenir les familles et préserver les valeurs fondamentales, alors que des arrestations massives ont lieu dans notre pays, s’appuyant sur la circulaire du 21 février qui détaille les moyens de « piéger » les sans papiers : délation, interpellation dans les hôpitaux et dans les écoles… Le droit d’asile continue de subir des restrictions de plus en plus sévères, aggravées encore par la loi Sarkozy, restrictions condamnées par le Haut Commissariat des Nations Unies, comme par la plupart des syndicats et des églises. Face à cela, des citoyens se lèvent et s’organisent. C’est le cas à Bègles et les communistes sont de ceux-là. La nouvelle loi est une véritable insulte à la dignité humaine En effet, elle organise le tri des migrants selon des critères de rentabilité : c’est une mise en cause directe des droits sociaux, des notions de solidarité, de fraternité, mais ausssi du Code du Travail en installant toujours plus une totale précarité et en subordonnant le séjour au bon vouloir du patronat. C’est la même logique que pour le CPE et le CNE. Cette loi doit être retirée. Nous serons nombreux à la Mairie le 29 juin à 19 heures pour placer les enfants et leurs familles sous la protection des élus et des citoyens. La participation de nombreux Béglais à cette initiative sera la marque de leur attachement à défendre les valeurs républicaines. Elle traduira une volonté forte de voir la France respecter les accords internationaux et développer des rapports de coopérations avec tous ces peuples. Elle exprimera enfin la détermination de voir la situation de ces familles régularisée, permettant à leurs enfants de poursuivre dans de bonnes conditions leurs études dans les établissements scolaires de la commune. Parents, enseignants, élus, citoyens, unis pour empêcher ces expulsions honteuses ! Section de Bègles du PCF - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



26) Tramway de Jérusalem : Annulation du projet

Rassemblement mercredi 28 juin à Bordeaux à 18h, devant le siège de la Connex. Les sociétés Alstom et Connex (groupe Véolia) participent au consortium qui a signé avec le gouvernement israélien et la mairie de Jérusalem en juillet dernier le contrat de construction et de gestion de la première ligne du Tramway de Jérusalem. En signant ce contrat qui relie Jérusalem Ouest aux colonies illégales installées à l’Est, ces sociétés participent directement à l’entreprise d’annexion de

Jérusalem Est et d’une partie importante de la Cisjordanie. Comme le « Mur » (qu’Israël continue d’appeler barrière de sécurité), le projet de tramway viole directement le droit international, les résolutions de l’ONU, toutes les feuilles de route auxquelles Israël prétendait se conformer. Le gouvernement français, qui a favorisé la signature de ce contrat, ne peut pas s’abriter derrière son caractère « purement commercial». La Cour Internationale de Justice a déjà rappelé aux Etats qu’ils sont dans l’obligation de ne pas prêter aide ou assistance à l’Etat d’Israël dans son entreprise d’annexion des territoires palestiniens. Ne soyons pas complice de cette nouvelle atteinte aux droits du peuple palestinien ! - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



27) EDF / GDF : Opposition à la privatisation

À l’appel des fédérations CGT, FO, CFC et CGC, les électriciens et gaziers ont manifesté mardi 20 juin à Bordeaux. D’abord rassemblés sur les quais devant le Colbert, plus de 200 gaziers et électriciens se sont dirigés vers le siège de l’UMP quai des Chartrons. Jean-Michel Mespoulède a pris la parole pour dénoncer le « national capitalisme » qui veut donner GDF à Suez au mépris des engagements du gouvernement. Les fédérations de l’énergie entendent bien mettre à profit « la fébrilité » du gouvernement et de sa majorité pour obtenir l’abandon du projet de fusion de GDF avec Suez.

====> Des propositions syndicales

Les fédérations CGT, FO et CGC dénoncent en particulier les conséquences tarifaires de la fusion de GDF avec Suez et entendent, à l’occasion de la mobilisation, mettre en avant leurs propositions alternatives. La CGT et FO militent pour une fusion de GDF avec EDF. Le secrétaire confédéral de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou, fait valoir le coût pour les deux entreprises de leur séparation qui, selon lui, atteint 340 millions d’euros uniquement pour l’édition de deux factures séparées. Le responsable syndical plaide également pour une coopération entre GDF, Suez et Total afin de « sécuriser les approvisionnements». Pour empêcher toute OPA sur Suez, CGT et FO prônent « une montée de l’État ou de la Caisse des dépôts et consignation dans le capital » de ce groupe. La CFE-CGC, qui était favorable à l’ouverture du capital de GDF, souhaite que « l’État reste majoritaire ». Pour sécuriser les approvisionnements, elle défend l’idée d’une « fédération d’achat des gaziers européen ». Cette centrale d’achat permettrait, selon le syndicat, de « contrebalancer le pouvoir des producteurs ».

====> Débat repoussé à l’assemblée

De Villepin a dû tenir compte des réticences des députés et sénateurs UMP qui craignaient qu’un « passage en force « en faveur d’une privatisation de GDF avant la fin de la session parlementaire ne provoque une crise comparable à celle du CPE. La mobilisation des agents d’EDF et de GDF est venu en effet, s’ajouter à la détermination affichée par les députés communistes et socialistes à s’opposer pied à pied à la privatisation de GDF. Cette perspective d’une bataille parlementaire acharnée était d’autant plus redoutée par nombre d’élus UMP qu’ils ne peuvent pas compter sur le renfort de l’UDF. Celle-ci, par la voix de François Bayrou, a pris ses distances vis-à-vis du gouvernement. « Je ne voterai pas le texte en l’état s’il est présenté», a prévenu, dimanche, le président de l’UDF. La peur de voir le dossier de la fusion GDF-Suez dégénérer a conduit de Villepin à repousser à septembre le projet de fusion. Un premier recul qui doit être mis à profit pour obtenir son retrait pur et simple.

======> Déclaration de Marie-George Buffet

« La gauche doit prendre l’engagement de revenir sur les mesures de casse des entreprises et des services publics. Il faudra renationaliser EDF-GDF et les regrouper dans un grand service public de l’énergie. La gauche doit également s’engager à développer et à étendre les services publics en France et en Europe. Pour y parvenir il faut mobiliser les ressources du crédit public, ainsi que de la Banque Centrale européenne.» - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



28) Contre le Grand Contournement : 1 000 manifestants

Venus du Blayais ou du Médoc, ils ont défilé lundi 19 juin, à Bordeaux pour exprimer leur vive opposition au projet devant la préfecture et les collectivités locales. Depuis des semaines, de réunion en réunion, de pétition en pétition (plus de 20 000 à ce jour), le mécontentement grandit dans les communes du Blayais et du Médoc. Des collectifs d’habitants se créent et fédèrent des associations environnementalistes, des chasseurs, des viticulteurs, des élus. Les débats sont toujours instructifs car ils font circuler des informations qui jusqu’ici restaient entre gens avertis. Philippe Madrelle, quand il avait lancé le projet, était bardé de certitudes. Il était convaincu que la population le suivrait. Il avait sûrement oublié l’évolution des mentalités comme le précise Joëlle Gardelle et le soucis grandissant d’assurer un environnement sain pour soi et pour ses enfants. Les habitants ont osé dire Non à leurs élus qui s’étaient laissés embarquer dans l’affaire. Aujourd’hui, face à la fronde, l’oeil rivé sur les prochaines élections locales, Madrelle cherche une porte de sortie. Après avoir programmé un débat au conseil général le 28 juin prochain, il demande un moratoire au ministre des transports. Cela n’a pas suffi à décourager les manifestants qui avaient programmé de venir signifier bruyamment leur opposition au grand contournement. Ils étaient donc plus de 1 000 à marcher dans les rues de Bordeaux en direction de la préfecture. Sur les pancartes et les banderoles portés par beaucoup de mères de famille, on peut lire le nom de nombreux villages du blayais. Tous réclament le respect de leur environnement menacé de destruction massive par le goudron et les camions. Les élus et maires en tête de cortège ont porté cette exigence au représentant du préfet qui les a reçus pendant une heure sans montrer le moindre signe de compréhension. La pression sur les présidents des collectivités locales et leurs élus va donc se maintenir. Si nécessaire des actions plus virulentes et spectaculaires risquent d’être mises en route pour mettre un terme à ce projet devenu irrationnel. Lionel Chollon. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



29) Joëlle Gardelle : La force du rassemblement contre le grand contournement

Depuis des années l’élue communiste du Pian participe aux actions contre le projet de grand contournement. Elle fait le point pour nous sur le sujet.

====> Manifestation du 19 juin

Elle est très positive. Ce n’était pas évident de réunir 1 000 personnes un lundi après-midi. J’ai apprécié que les revendications portées par des groupes très identifiés comme les chasseurs, les viticulteurs, les environnementalistes se fondent dans le collectif d’habitants sans pour autant perdre de leur particularité. C’est la diversité du rassemblement qui fait notre force depuis le départ. Nous avons remis entre 20 000 et 25 000 pétitions. L’association « Echange et Nature » en a recueilli 6 000 dans le canton où est située ma commune. Par contre il y a de la frustration suite aux rencontres avec la Région. Certains membres du collectif ont envie d’aller plus loin.

====> Moratoire

C’est une évolution favorable de l’avis du Conseil général. Rien est figé. Philippe Madrelle a l’intelligence politique de prendre en compte la colère et la détermination des habitants. Il ne remet pas en cause son projet de grand contournement mais il dit qu’« il faut inverser les priorités ».

====> Démocratie participative

Les habitants se sont informés et ont pris la parole. Puis ils sont passés à l’action. Ils mesurent leur force aujourd’hui quand ils constatent qu’ils ont réussi à faire bouger les politiques en leur mettant la pression. On a gagné du temps pour discuter maintenant de solutions alternatives. Le débat citoyen permet des évolutions. C’est bien quand on peut le vérifier concrètement sur un tel dossier. J’ai rarement pris autant de plaisir à militer en confrontant mes idées avec celles des autres avec une volonté de faire évoluer les choses.

====> Apolitisme

On sait qu’il y a de l’opportunisme chez certaines personnes qui ont des visées politiques pour les prochaines échéances électorales. Les membres du collectif mettent donc en avant leur « apolitisme » pour ne pas être récupérés ou pour ne pas être accusés de « rouler » pour tel ou tel courant politique. Pour moi c’est une erreur d’écrire cela car justement le mouvement est profondément politique puisqu’il remet en cause des choix économiques décidés par des politiques. Mais ce qui compte c’est de se retrouver ensemble dans la rue. L’opposition au contournement unit tout le monde. Ce sont les manifestants qui ont demandé aux élus présents de mettre leur écharpe. Eux aussi évoluent. Au début certains disaient pas chez nous, maintenant c’est ni chez nous, ni ailleurs.

====> Evolution des idées

Par rapport aux propos tenus lors des réunions du débat public en 2003, je sens une évolution dans les mentalités. La question du développement durable, des alternatives au tout routier avancent dans les têtes. Les modes de production et d’échanges sont abordés. Cela pose la question du mode de société que l’on vit et que l’on va livrer à nos enfants. Je suis agréablement surprise de cette évolution très rapide. C’est vraiment le moment opportun de poser le débat du transport, des solutions alternatives pour les marchandises et les gens.

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30) Philippe Madrelle : Pour un moratoire sur le grand contournement

Le président du conseil général, a tenu le 13 juin, une conférence de presse sur le Grand Contournement routier de Bordeaux (extraits de son intervention). « Le 25 avril dernier, les services de l’Etat ont rendu public les diverses hypothèses de tracé du projet de Grand Contournement routier de l’Agglomération bordelaise. Il s’en est suivi un très fort émoi, de la part des populations et des élus locaux concernés. J’ai suffisamment de métier pour savoir faire la part des craintes et des rejets légitimes, mais aussi de la conjuration des égoïsmes et d’intérêts politiques de circonstance ou de conjoncture. Et je sais aussi discerner, derrière les déclarations et les accords politiques, le travail de sape de faux alliés. Trop de girondins, petits propriétaires, résidents, agriculteurs ou viticulteurs, sont aujourd’hui directement concernés par l’extravagant entrelacs de faisceaux et de variantes pour que l’on refuse d’entendre leurs craintes. En d’autres termes, on a fait en sorte que ceux qui ont de bonnes raisons de craindre l’expropriation, soient suffisamment nombreux pour donner une légitimité à ceux qui les manipulent pour d’autres raisons.

====> Projet inéluctable

Il est nécessaire de préparer l’avenir dès aujourd’hui. Il est inéluctable, tout simplement parce que la géographie commande et que l’économie dispose. Le formidable développement de l’Espagne et du Portugal dont nous devrions nous réjouir, met la pression, dès aujourd’hui sur la frontière routière de Biriatou avec un bouchon de 8 kilomètres de camions 23 jours par mois !

====> Développer de toute urgence des modes de transports alternatifs

Je crois fermement qu’il est illusoire et vain de considérer que le fret ferroviaire ou le fret maritime feront renoncer l’homme à son désir ancestral de mobilité et de liberté individuelle. Plus de chemin de fer, plus encore de transport maritime pourront être une alternative au « tout routier » mais pas à la route ! Mais, j’y reviens, il ne s’agit ni d’une route départementale, ni même d’une de ces nouvelles routes nationales transférées au Département par les lois de décentralisation. Concerné en tant que citoyen, soucieux de prendre date en tant qu’élu, je ne suis pas institutionnellement en responsabilité, et à aucun titre, de la réalisation d’un tel projet.

====> Changer de priorité

Je demande instamment par courrier formel à Monsieur Perben, Ministre de l’Equipement, un moratoire sine die sur ce projet, qui ne pourra être repris en tout état de cause, que sur la base de l’obligation de concertation préalable par un débat public, conformément à la loi du 2 février 1995. Je demande au même Ministre de l’Equipement, d’accélérer les grands projets d’infrastructures ferroviaires sur la façade atlantique, d’en privilégier dans un premier temps, l’impérative priorité atlantique Bordeaux frontière espagnole, af in de libérer la voie classique pour un corridor à vocation européenne de fret ferroviaire alterné avec le trafic régional. A cet égard, notre région n’en peut plus des Comités « théodules », des missions et commissions sans fins, des études et autres procédures coûteuses que l’on enfile comme des perles, alors que l’on est capable de tracer une voie pour l’A380, en quelques mois, et dans le plus grand mépris de l’avenir aéronautique de l’Aquitaine. Si l’on ne veut pas que Bordeaux devienne une capitale de la congestion routière et de la pollution, il faut aujourd’hui et de toute urgence, une clarification de la programmation, des tracés et du financement de la ligne LGV Biriatou-Bordeaux et du corridor de fret ferroviaire qu’elle doit impérativement libérer. Aujourd’hui, je propose, non pas que l’on renonce, mais que l’on change de priorité, laissant à l’avenir le soin de trancher le débat avorté, puis saboté, sur un grand contournement routier pour notre agglomération ». Le 28 juin, débat au Conseil Général sur le Grand Contournement - - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



31) Fruits et légumes : La crise est de retour

Seule nouveauté, elle est plus vigoureuse et fera plus de dégâts : le nombre d’exploitations qui disparaîtront en 2006 battra un nouveau record. En France un paysan disparaît toutes les 20 minutes, en Europe c’est toutes les 3 minutes. Dès mars 2006, le prix des fraises chute, en avril-mai elles se vendent au prix de 1980 alors que l’ensemble des coûts de production ont augmenté. Depuis, chaque semaine, au fil de la saison, pour chaque

fruit et légume c’est la même « musique ».

====> Il n’y a pas de surproduction

Les Paysans français produisent- ils trop pour devoir chaque année détruire des fruits et légumes ? La vérité c’est que les productions de fruits et légumes de nos agriculteurs français ne couvrent que 65 % de nos besoins soit 2 sur 3 ; les productions de fruits et légumes des agriculteurs européens ne couvrent que 45 % des besoins de l’Europe, soit moins de 1 sur 2. Par exemple les Fr ançais consomment : 950 000 tonnes de tomates (15 ki los par habitant et par an), nos agriculteurs en produisent 500 000 tonnes et 110 000 tonnes de fraises (0,7 kilos par habitant et par an), nos agriculteurs en produisent 45 000 tonnes. Alors pourquoi nos agriculteurs ne vendent-ils pas toute leur production ? Aujourd’hui, les importations de fruits et légumes ne sont plus seulement organisées et décidées pour être un complément à la production française. Les importations servent de moyens de pression sur les prix en créant des déséquilibres du marché. Ces importations dépendent pour leur grande majorité d’une dizaine d’équipes dirigeantes de centrales d’achat et de la grande distribution. Ils décident ainsi chaque jour du quotidien et du devenir de 400 000 agriculteurs, et de 60 millions de consommateurs. Les stratégies des centrales d’achat sont essentiellement fondées sur l’optimisation des coûts économiques et le profit Elles n’intègrent ni les coûts sociaux, ni les coûts écologiques.

=====> Une régulation des importations s’impose

Pourquoi un tel écart entre les prix payés aux paysans et le prix que nous payons au supermarché ? Pêches, poires, tomates, melon, producteurs et coopératives d’expédition sont d’accord : les prix payés aux producteurs sont mauvais. En début de campagne les producteurs de fruits FNSEA et la grande distribution adhérente à la Fédération Commerce et Distribution ont conclu un accord pour la mise en avant des produits frais de saison à des prix raisonnables. L’accord paraît respecté pour la présentation des produits français. Pour les prix, l’enquête du Parti communiste français « Relever les prix dans 1000 magasins » permettra d’y voir clair (voir ci-dessous). Groupe Commerce Equitable Economie Solidaire - www.pcf.fr/solidaire - Contact : solidaire@pcf.fr - Fax : 01 40 40 13 56

=====> Pour une filière équitable fruits et légumes : Participez

Du 1er au 15 juillet 2006 : relevés de prix en grande distribution (tableau)

Du 15 juin au 15 septembre 2006 : double affichage des prix producteurs et consommateurs

Du 18 au 28 août : campagne de sensibilisation au grand public avec l’enquête grande distribution, la pétition, les ventes solidaires

=====> Les groupes de la grande distribution en France et leurs multiples enseignes :

Carrefour : Champion, ED/DIA, Promocash, Shopi/Proxi, Sherpa, 8 à huit, Marché Plus

Leclerc : Hyper, Super, Autres

Casino : Géant, Leader Price, Monoprix Prisunic, Ecoservice, Franprix, Spar, Vival, Petit Casino

Auchan : Atac, Mondial

Intermarché : Ecomarché, Nett, Véti, Roady, Bricomarché

Cora : Match, Ecomax, Animalis, Truffaut/houra

Système U : Marché U, Super U, Hyper U, Total

FRANCAP : Coccinelle, G20, Viveco, Diagonal /Atoo, Panier sympa votre marché

COOP Alsace : Rond Point, Maxi, Coop, Mutant, ECOFRAID, ALDI, LIDL

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32) Airbus : Les salariés ne doivent pas payer

Communiqué de la CGT Airbus. Le 13 juin, la Direction d’Airbus a officiellement informé les salariés et la presse d’un retard de livraison des Airbus A380. Notamment, ces retards portent sur la livraison des premiers appareils à Singapour Airlines et sur la réduction du nombre d’avions à livrer en 2007, 2008 et 2009. Cette annonce, qui suit celle de l’affaire Clearstream et celle du changement de définition de l’A350, a provoqué une chute du titre EADS, qui a perdu près de 30 % de sa valeur. Les pertes financière d’EADS et d’Airbus ne sont donc pas de la responsabilité des salariés. La CGT s’étonne du retrait des stock-options du PDG d’EADS et de sa famille dans ce contexte. Selon la presse, il y aurait semble-t-il un délit d’initié. De plus, rappelons que BAe Systems souhaite retirer ses 20 % de parts d’Airbus, et que les actionnaires fondateurs du groupe EADS ont réduit leurs parts de 15 %. Quelle confiance peut-on accorder à la Direction d’EADS ? Pour la CGT, il est hors de question que les directions retournent la situation contre les salariés. Le retard de l’A380 était prévisible face aux cycles d’études et de production très courts et aux nouvelles exigences des compagnies aériennes en terme d’aménagement commercial. Les nouveaux programmes ont une part d’incertitude et demandent une souplesse de temps. Le fait de faire un plan d’économie, nommé route 06, a accentué la désorganisation de ce nouveau programme. Le changement de définition de l’A350 montre une étude incomplète des demandes du marché auprès des compagnies aériennes. Cet avion risque de ne jamais voir le jour et les investissements prévus sont dores et déjà gelées. Pour satisfaire les compagnies aériennes, un nouvel avion doit être défini et les coûts de développement seront 2 fois supérieurs aux coûts initiaux. La fermeture de la Sogerma Mérignac montre le peu de cas que font nos dirigeants envers les questions industrielles et les salariés. Comment peut-on démanteler une entreprise de maintenance civile et militaire comme la Sogerma dans une période où la flotte d’appareils et donc la maintenance d’avions sont en forte augmentation ? Quelle crédibilité peut-on accorder à la Direction d’EADS sur sa stratégie industrielle ? D’autre part, la montée en cadence de l’A320 et de l’A340, ainsi que des réorganisations, conduisent à des augmentations des horaires atypiques, à des heures supplémentaires, à l’intensification des charges de travail, tout ceci aggravant les conditions de travail. Par ailleurs, depuis plusieurs années, Airbus fait supporter les risques financiers à ses propres sous-traitants. Certains, pour baisser les coûts, délocalisent, font pressions sur leurs salariés au niveau des conditions de travail, des salaires… cela conduit à des situations difficiles pour le réseau de la sous-traitance et pour des fournisseurs tels que Reims Aerospace, et bien d’autres. Airbus est devenu une entreprise privée (en 1999) et aujourd’hui, les salariés se rendent compte que seule la satisfaction de l’actionnaire est l’élément essentiel, en contracdiction avec le développement social et industriel. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



33) Projet 2007 : Rompre avec l’Europe libérale

Dans son discours à la Fête de l’Humanité33, Francis Wurtz a mis en garde contre tout engagement social conséquent, qui ne serait pas accompagné d’engagement de ruptures avec les orientations et les structures libérales mises en place par les gouvernements successifs au niveau européen.

====> Poursuite de l’Agenda de Lisbonne

Je vous lis juste quelques têtes de chapitres du Plan d’action de l’Agenda de Lisbonne qui est l’actuel programme commun des gouvernements de l’UE pour la période 2000-2010, qui résulte lui-même de l’application des traités européens actuels : libéralisation des services, libéralisation du secteur de l’énergie, transposition et application des directives de libéralisation, réduction des aides d’Etats, « modernisation » des systèmes de protection sociale, « réforme » des systèmes de retraite et de santé, encouragement à l’allongement de la vie active , flexibilité du marché du travail, etc... Et ce ne sont pas des paroles en l’air ! Au mois de mars dernier, les 25 chefs d’Etats et de gouvernements étaient réunis en sommet à Bruxelles pour faire le point de l’application de leur Agenda 2000-2010. Et dans le document d’orientation de la Commission européenne qui leur servait de référence, on peut lire noir sur blanc sous le titre « passons à la vitesse supérieure » les objectifs suivants : nécessité d’améliorer l’attractivité de l’Europe aux yeux des milieux d’affaires ; réforme des retraites, du secteur de la santé et du marché du travail ; majorer l’âge effectif de départ à la retraire ; accroître la productivité du travail ; veiller à l’existence d’une véritable concurrence dans les services ; assurer « la promotion d’une concurrence accrue sur les marchés de l’électricité et du gaz » etc. ! Ne pas rompre avec ces orientations ni avec les structures qui les sous-tendent ne permet tout simplement de se fixer une ambition de gauche digne de ce nom ni de répondre aux attentes de la majorité des Françaises et des Français en matière de sécurisation de l’emploi, de protection sociale, de services publics, de droits… Or je précise qu’une moitié des gouvernements actuels de l’UE sont sinon sous direction socialiste ou social démocrate, du moins sous influence notable d’une importante composante socialiste ou socio-démocrate. Jusqu’au weekend dernier – avant les élections en République tchèque - c’était même la majorité absolue des 25 gouvernements de l’UE qui était dans ce cas. On m’accordera dès lors qu’il est légitime de se poser des questions sur la portée concrète de l’actuel programme socialiste pour 2007.

=====> L’atout du référendum

Qu’en est-il maintenant, du deuxième atout de l’expérience du référendum de 2005, à savoir « une démocratie citoyenne sans précédent », à travers la pré-campagne électorale engagée au PS ? Le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne saute pas aux yeux ! Ni dans la campagne classique des éléphants ni dans celle de leur concurrente inattendue. Disons les choses franchement : une société qui s’est montrée assez adulte et assez politique pour réussir en l’espace d’un an la double performance citoyenne qui a conduit à la victoire contre les tenants de l’Europe libérale et contre les artisans du CPE, une telle société mérite mieux que le spectacle actuel. Plutôt que les tentatives de séduction elle mérite une authentique discussion. Ou dit autrement : plutôt qu’un appel aux réflexes, elle mérite un appel à la réflexion. Ou encore: plutôt que des opérations médiatiques, elle mérite un débat démocratique. Bref, plutôt qu’un homme ou qu’une femme providentielle, elle mérite une démocratie citoyenne! - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX





34) Rassemblement antilibéral : A propos des candidatures

Avant de parler des personnes, il faut discuter du type de candidats dont on a besoin comme porte-parole à la présidentielle et aux législatives. On peut en esquisser au moins quatre caractéristiques : - Ils et elles doivent être des militants à même de porter de façon déterminée et convaincante une nouvelle politique antilibérale. - Des personnes susceptibles de rassembler largement les électeurs de gauche - de l’extrême gauche au PS - mais aussi les abstentionnistes des dernières années qui attendent une nouvelle politique. - Des candidats qui croient résolument à une victoire possible. - Et enfin des hommes et des femmes capables d’assurer des responsabilités d’hommes ou de femmes d’État. Une candidature issue d’un parti serait de ce point de vue assurément efficace et c’est pourquoi les communistes mettent en débat celle de Marie-George Buffet. D’abord, on ne voit pas comment on pourrait exclure des candidats adhérents de parti, et donc leurs partis, de cette construction antilibérale nouvelle. Celle-ci doit être durable et déboucher sur une majorité politique, parlementaire. Prétendre ne laisser aux partis qu’un rôle de porteurs d’eau, c’est sous-estimer leur potentiel électoral et mépriser leurs militants. C’est aussi faire un amalgame injuste. Le Parti communiste français s’est, pour sa part, inscrit sans arrière-pensée et avec créativité dans une démarche de rassemblement. Olivier Besancenot et la direction de la LCR semblent vouloir pour l’instant jouer seuls. Le PS s’oriente vers une candidature qui ne rompt pas avec le libéralisme. Comment les mettre tous sur le même plan, sauf à nier les réalités et donc à handicaper le succès du rassemblement antilibéral ? Et puis, théoriser le fait que la candidature à la présidentielle devrait être hors-parti alimente une conception dangereuse de la démocratie. Elle peut même, alors que nous savons tous combien la présidentialisation et le bipartisme sont des mauvaises choses, conduire à la recherche de l’homme providentiel coupé d’une construction collective et citoyenne. Tels sont les arguments que le PCF verse au débat. Pour les faire prévaloir auprès des électeurs, l’action de chaque communiste va être essentielle. Ils vont être de tous les rassemblements unitaires pour présenter les analyses et les propositions du PCF et faire partager leur conception large du rassemblement. Ils vont articuler en permanence, comme au moment du référendum, cette construction unitaire avec l’action propre du Parti communiste. En particulier autour de l’appel lancé par Marie-George Buffet au Congrès. Chacun se souvient du rôle important qu’ont joué le PCF et Marie-George Buffet dans la victoire du 29 mai, notamment par l’information et la mise en débat avec les citoyens des contenus du Traité constitutionnel européen. C’est la même démarche qui anime les communistes aujourd’hui pour que tous ensemble nous élisions une politique qui fasse gagner de suite des acquis dont la population a un besoin urgent. - - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



35) Section Nord-Bassin du PCF : Création d’un comité d’Union Populaire

Elle se fera à l’issue d’un forum qui se tiendra jeudi 22 juin à 20h30 salle des 1 000 Clubs Arès. Dimanche 11 juin, les communistes du nord Bassin étaient présents sur le marché de Lanton. L’accueil a été très bon et de nombreuses interrogations sur les futures échéances de 2007 ont été émises. « Nous avons l’intention d’être plus présents sur les marchés et les lieux public car, même si la pression depuis le CPE est retombée, les gens sont en demande de changement mais ne voient pas qui pourrait porter cette politique antilibérale », déclare Christian Darriet secrétaire de la section Nord-Bassin. « L’aspiration à l’unité, au rassemblement, à une campagne commune et à des candidatures communes est très forte parmi celles et ceux qui savent, par expérience, que seule une dynamique unitaire et populaire est à même de changer la donne à gauche, en faisant renaître l’espoir d’une alternative antilibérale à la droite au pouvoir. Pour permettre à cette aspiration de s’exprimer, à cette dynamique de se développer, aux citoyens d’intervenir dans ce débat, nous devons travailler à multiplier partout la mise en place de comités d’union populaire. Pas des Comités de professionnels ou semi-professionnels de la politique. Ni des collectifs de communistes « entre eux ». Mais des comités les plus unitaires et les plus proches des gens possibles ! Les citoyennes et les citoyens qui le souhaitent doivent pouvoir y discuter de tout », a déclaré Francis Wurtz lors de son intervention à la fête de l’Humanité 33. - Contact : Christian Darriet : 20, la Forestière, 33740 Arès - Courriel : christian.darriet@free.fr - Henri Le Men : 3 D, Avenue du Médoc, 33680 Le Porge.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



36) Vendredi 16 juin 2006 : Aprés la fête de l’Humanité 33

Lu sur le blog des communistes de Caudéran. Il y a l’avant-fête, les retrouvailles chez l’une ou l’autre pour « faire les lots », les matins collages d’affiches dans le quartier, le stand à repeindre, le montage (et la bâche, elle est où ?), la vente des vignettes. Et puis sous la canicule, la fête. Cette année c’était vraiment trop chaud pout tout, trop chaud pour amener les petits au cirque, trop chaud pour marcher dans les allées, trop chaud pour danser, mais on a dansé quand même (ah le sourire triste de Marc Perrone cloué dans son fauteuil et son sourire retrouvé quand on a envahi la piste). A l’espace livres il a fallu jouer des coudes, pour trouver une place et c’est bon signe de voir auteurs, éditeurs d’ici et d’ailleurs, heureux de partager, un brin de conversation politique, philosophique ou... poétique. A la librairie l’Hirondelle, Aude m’a dit en confidence avec un sourire gourmand qu’elle « aime venir installer son stand à la fête, que le public est intéressé, intéréssant ». Petit clin d’œil à Jean Dartigues qui dévoile dans un recueil de poèmes « comme une parenthèse » une autre facette de sa vie de militant. Et puis il y a l’après fête « on se revoit quand ? L’été c’est le temps de tous les coups fourrés, le temps de ceux qui ne partent pas en vacances, le temps de ceux qui prennnent des avions qu’ils ne voulaient pas prendre. Alors, Didier, Nico, Marie-Jo, Anny, Hubert, Jeanine, Josette, Emile, Marcel, Paul, Jean Marie... et les autres, je vous dis à tout de suite. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



37) COMMUNAUTE URBAINE DE BORDEAUX : La Lyonnaise perçoit trop

Le contrat de l'eau signé pour trente ans entre la Lyonnaise et la CUB est mis à plat - La Lyonnaise perçoit trop : Dominique de Laage

- Plutôt que de rembourser, la Lyonnaise propose de revoir à la hausse son programme d'investissement - ARCHIVES P. BATAILLE

En un an, la relation entre la Lyonnaise des eaux, société concessionnaire du service de l'eau sur la Communauté urbaine, et la CUB, a radicalement changé grâce à l'intervention du président socialiste Alain Rousset. Le contrat liant pour trente ans la Lyonnaise et la CUB avait été signé en janvier 1992 sous la présidence de Jacques Chaban-Delmas, au terme d'une négociation quasi secrète et sur la base d'une seule réunion préparatoire avec les élus, tenue en décembre 91. Puis le principe d'une renégociation quinquennale avait été obtenue de haute lutte par l'opposant Denis Teisseire (association Trans'CUB). Il a néanmoins fallu attendre treize ans, en juillet dernier donc, pour que le nouveau président de la CUB convienne d'une absence totale de contrôle de la Lyonnaise par la CUB et mette en place une inspection générale susceptible d'y comprendre quelque chose au maquis comptable de ce contrat. Une décision prise après qu'un audit établi par Finance Consult, dans le cadre de la renégociation quinquennale, a fixé à 29,3 millions d'euros le « trop-perçu » de la Lyonnaise sur la période 1997-2003.

====> « Sur-rentabilité ». Un an plus tard, pour la première fois demain, les élus communautaires vont pouvoir disposer d'un autre son de cloche que celui de la Lyonnaise pour juger du service de l'eau. Jusqu'à l'an passé en effet, le « rapport annuel de l'eau » présenté par la CUB n'était autre qu'un « copier-coller » de celui établi par la Lyonnaise. L'accès aux comptes par la CUB n'a pas été une mince affaire (lire ci-contre). L'inspecteur nommé par Alain Rousset, Jean-Louis Joecklé, ex-magistrat auprès du tribunal administratif, précise d'ailleurs qu'il n'aura pas fini d'exploiter les comptes avant août. « D'ores et déjà, le travail de Jean-Louis Joecklé valide l'analyse du dossier par Finance Consult, a précisé hier Alain Rousset. Je parlerais de "sur-rentabilité" plutôt que de "trop-perçu". » En clair, ainsi que Finance Consult après Trans'CUB l'avaient pointé sans avoir accès aux comptes, la Lyonnaise met en avant des besoins de financement de fonds de roulement (décalage de trésorerie) largement surestimés, voire parfois inexistants, pour fixer son prix de l'eau. Des financements de trésorerie sur lesquels elle applique des taux très forts. C'est en gonflant ainsi artificiellement le taux de rémunération de sa trésorerie, de ses investissements, de l'annuité d'emprunt, qu'elle parvient à la « sur-rentabilité » décrite par Alain Rousset.

====> Cher divorce. « Le péché originel de ce contrat est d'avoir permis à la Lyonnaise de fixer les taux d'intérêts qu'elle voulait », résume Jean-Louis Joecklé. « Nous avons entrepris de convaincre la Lyonnaise de revoir en profondeur ce contrat, dit encore Alain Rousset. Ce que nous allons renégocier en septembre sera bien davantage qu'un avenant dans mon esprit. L'avenant de 1998 n'avait rien réglé et nous avait laissés dans la mécanique infernale de ce contrat. Je souhaite en sortir. » Alain Rousset estime néanmoins entre 180 et 340 millions d'euros le coût d'une éventuelle rupture de contrat. Et envisage plutôt une renégociation. Fin août, la Communauté urbaine aura une idée définitive du « gras » engrangé par la Lyonnaise depuis le début du contrat et celui qu'elle peut attendre d'ici à 2022. C'est sur cette base que se fera la renégociation. D'ores et déjà, la Lyonnaise a proposé de revoir à la hausse son programme d'investissement d'ici à la fin du contrat de 149 millions d'euros à 288 millions. Ce qui donne une idée de la marge disponible.

Contactée, la Lyonnaise des eaux n'a pas souhaité s'exprimer

=====> La longue marche vers les comptes



L'accès à la comptabilité de la Lyonnaise par Jean-Louis Joecklé n'a pas été facile. A l'origine, en 1992, il n'était pas prévu que la Lyonnaise établisse une comptabilité propre à Bordeaux. Cette disposition avait été négociée dans le cadre de l'avenant de 1998. Quand, en octobre 2005, Jean-Louis Joecklé a demandé l'accès à cette comptabilité, il a tout d'abord essuyé un refus.

Avertissement, menace de mise en demeure... la Lyonnaise a levé un premier verrou. Mais ses dirigeants ont refusé à Jean-Louis Joecklé « de faire des photocopies voire d'obtenir un fichier informatisé ». Il a donc dû se saisir manuellement des données qu'on lui livrait. Une nouvelle mise en demeure aura été nécessaire pour que l'inspecteur parvienne enfin, le 7 février 2006, à « accéder à l'ensemble des documents comptables ».

=====> Des nuits d'hôtel quatre étoiles

Les services de la CUB ont également examiné les charges externes liées aux actions de parrainage et de relations publiques.

Le poste « parrainage » a augmenté de 70 % en sept ans, souligne le rapport de l'inspecteur. « L'Inspection veillera à ce que les frais de voyage et d'hébergement d'élus et de fonctionnaires communautaires, pris en charge par le délégataire, ne se renouvellent pas », indique encore le rapport.

« Plus critiquables encore sont les conditions particulièrement avantageuses d'accueil et d'hébergement de certaines personnalités étrangères ou françaises dans un quatre étoiles de Bordeaux. »

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38) COMMUNAUTE URBAINE DE BORDEAUX : L'offre du président divise les élus

Alain Rousset ne veut plus que les élus de la commission d'appels d'offres reçoivent les dossiers avant de siéger : Benoît Lasserre





Alain Rousset, le président PS de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), revient à la charge, ce jeudi, lors du bureau de la CUB, c'est-à-dire l'organe exécutif qui réunit les vice-présidents autour du président. Alain Rousset souhaite en effet modifier certaines choses au sein de la commission d'appels d'offres de la Communauté urbaine, que préside le maire PS du Haillan, Bernard Labiste (1). Le président de la CUB veut plus exactement revenir quelques années en arrière, avant juin 2003, date à laquelle son prédécesseur Alain Juppé avait favorablement répondu à la demande de l'élu UMP du Bouscat, Michel Neuville, qui se plaignait du manque de temps laissé aux membres de la commission pour étudier des dossiers volumineux portant sur des marchés de plusieurs millions d'euros. Les élus trouvaient en effet lesdits dossiers au moment où ils venaient siéger. Avec le feu vert d'Alain Juppé, les élus ont donc reçu chez eux les dossiers, accompagnés du classement des offres effectué par les services techniques, cinq jours avant la réunion. C'est ce délai que veut supprimer Alain Rousset. Déjà, il a refusé qu'il soit appliqué lors de la commission d'appels d'offres sur le futur pont levant Bacalan-Bastide, où il siégeait avec Hugues Martin, député-maire de Bordeaux. Il y a trois semaines, lors d'un précédent bureau, il a donc fait cette proposition qui n'a pas recueilli, loin de là, un accueil unanime.

====> « Tout mon dimanche matin ». Plusieurs vice-présidents du groupe Communauté d'avenir (droite et centre) ont manifesté leur opposition à ce voeu d'Alain Rousset, ainsi que le groupe communiste, présidé par Max Guichard, lui-même membre de la commission d'appels d'offres. « Il n'est pas possible que les élus découvrent les dossiers en venant siéger, explique-t-il. Les techniciens doivent préparer les dossiers, mais c'est aux élus de prendre les décisions en toute connaissance de cause », poursuit Max Guichard qui précise que son dimanche matin est quasiment consacré à l'étude des dossiers devant être votés en commission. Lors du bureau de la CUB et face à la fronde qu'il avait suscitée, Alain Rousset avait suggéré que les élus de la commission, à défaut de recevoir chez eux les dossiers, puissent les consulter avant. Mais il avait surtout demandé à chacun des maires comment se déroulait la procédure dans leur commune. Et, à part Cenon (ville dirigée par le PS Alain David et dont Max Guichard est élu), aucune municipalité n'adresse les dossiers aux élus avant la réunion. « Il n'y a aucune réglementation sur cette question, souligne d'ailleurs Claude Birem, le directeur départemental du Service de la concurrence et de la répression des fraudes. Chaque collectivité est libre de sa décision. »

====> « Empêcher les fuites ». La réponse d'Alain Rousset avait quelque peu divisé le front Communauté d'avenir, à tel point que le maire de Villenave-d'Ornon, Patrick Pujol, proposait même d'adopter pour sa commune le système communautaire. Sentant le danger de désunion au sein du groupe Communauté d'avenir, l'autre vice-président villenavais, Nicolas Florian, pour qui marchés CUB et marchés municipaux ne sont pas de même importance, avait demandé et obtenu le report de la décision. Et c'est donc aujourd'hui que le dossier revient au bureau. Les trois vice-présidents communistes restent farouchement hostiles à toute modification. Idem pour Nicolas Florian qui juge inutile de modifier la procédure en cours de mandat. « La proposition d'Alain Rousset ne peut que jeter de la suspicion sur les élus car elle a l'air de sous-entendre qu'ils font fuir les informations vers les entreprises qui soumissionnent aux appels d'offres », ajoute-t-il. « Des fuites, il y en a et tout le monde le sait », réplique-t-on dans l'entourage d'Alain Rousset qui assure au contraire « vouloir protéger les élus ». « Aujourd'hui, les fuites peuvent venir soit des élus, soit des techniciens. En n'envoyant pas les dossiers avant, on empêche les fuites tant du côté des élus que du côté des techniciens, qui savent qu'ils seraient montrés du doigt. » Alain Rousset ne semble pas décidé à passer en force sur ce dossier. Tout dépendra donc de l'attitude de Communauté d'avenir. S'il reste opposé au voeu d'Alain Rousset, Nicolas Florian avoue qu'il ne sait pas si son groupe parlera d'une seule et même voix. « Nous nous réunissons une heure avant le bureau, c'est là que nous déciderons. » Nous n'avons pas réussi à joindre M. Labiste, malgré des messages laissés sur son téléphone portable.

=====> Arcachon et Libourne

.......



Le jour même

Dans vingt-six des vingt-sept communes qui composent la Communauté urbaine, les élus de la commission d'appels d'offres découvrent les dossiers « sur table » en venant siéger. Il en est de même dans nombre de communes extérieures à l'agglomération bordelaise, à commencer par les sous-préfectures Arcachon et Libourne. « Trouver les dossiers sur table est un souci de transparence », explique le maire UMP d'Arcachon, Yves Foulon, qui précise que la procédure était la même avant qu'il devienne premier magistrat en 2001. « A ma connaissance, aucun élu de la majorité ou de l'opposition ne se plaint du système et ne demande à ce qu'il soit modifié. » Même écho à Libourne où « la procédure ne suscite aucune contestation », précise-t-on dans l'entourage du maire, Gilbert Mitterrand. Quant à la différence d'importance entre les marchés de la CUB et ceux d'une mairie comme Arcachon, Yves Foulon se dit prêt à la prendre en compte. « Cela dit, la commission d'appels d'offres de ma commune s'est quand même prononcée sur des marchés comme l'Olympia (7 millions d'euros) ou la jetée Thiers (3 millions d'euros) pour laquelle étaient en lice les plus gros groupes de BTP du pays. »

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39) COUPURES : Les régimes sans eau

Une famille avec trois enfants, en rupture de paiement, privée d'eau pendant 48 heures : l'occasion d'interroger la Lyonnaise sur la gestion des impayés

Les régimes sans eau : Isabelle Castéra



Jeudi après-midi, Bordeaux, centre-ville. La famille M. ouvre la porte à un technicien de la Lyonnaise des eaux. Il vient pour couper l'eau et enlever le compteur. La famille M. a trois enfants de 7 ans, 4 ans et 16 mois. Jeudi, la température frôle les 35 degrés. Alerté, le directeur de l'école primaire Deyris, où est scolarisée l'aînée des filles, va battre le rappel afin d'apporter de l'aide à la famille. Il téléphone aux associations caritatives, informe le Patronage laïque mais aussi la Lyonnaise des eaux. « On ne coupe pas l'eau lorsqu'il y a des enfants, quelle que soit la raison », s'insurge-t-il. Madame M. s'affole. « Nous sommes au RMI, explique-t-elle. Avec mon mari, nous touchons 900 euros par mois, on a une ardoise de 700 euros à la Lyonnaise, ils nous réclament 500 euros tout de suite pour la réouverture du compteur. On ne peut pas payer. On a demandé un étalement de la dette; ils ont refusé ! » L'affaire sent le scandale social.

====> 1 000 dossiers par an. Des amis ont apporté des bouteilles d'eau. Les deux filles aînées ont été hébergées chez une soeur. Et... samedi matin, le technicien de la Lyonnaise en astreinte revient chez la famille M. Le compteur d'eau est remis en fonction. Auparavant, le couple s'est engagé à rencontrer un agent de recouvrement le lundi même à la Lyonnaise. Ceci pour commencer un programme de remboursement à longue échéance... Bernard Mellet, correspondant solidarité-eau à la Lyonnaise de Bordeaux, traite 1 000 dossiers comme celui de la famille chaque année. Pour la seule CUB. « Les époux M. n'ont pas payé de facture d'eau depuis 2004, explique-t-il. En 2004, après les rappels, les mises en demeures, les lettres recommandées pour absence de paiement, un agent est allé sur place, chez eux, afin de négocier. Ils ont trouvé un arrangement. Leur a été conseillé de se mettre en rapport avec les services sociaux. Ils l'étaient déjà... pour d'autres dettes, notamment d'électricité. Du coup ils ne trouvaient plus personne pour venir à bout de cette créance. Ils ont réglé deux échéances, puis plus rien depuis octobre 2004. Nous avons tout essayé. Le dialogue était rompu, on avait un mur en face. Ils auraient donné 20 euros, on aurait arrêté la procédure. » En janvier 2001 la Lyonnaise des eaux signait une convention départementale solidarité, avec le Conseil général, le Groupement d'intérêt public, le Fonds social de logement. La convention contraint la Lyonnaise à trois engagements : ne pas couper l'eau aux personnes précaires, abandonner les créances pour les défavorisés, sensibiliser ces personnes sur la maîtrise de consommation en eau. Petit détail : ces trois engagements ne sont valables que dans la mesure où les créanciers sont « signalés » précaires, par les services sociaux et pris en charge par le service solidarité de la Lyonnaise. Les autres, ceux qui n'ont fait l'objet d'aucun signalement, sont juste considérés comme « mauvais payeurs ». Bernard Mellet assure pourtant, que la Lyonnaise privilégie le dialogue et l'écoute. « A partir du moment où les clients viennent discuter avec nous, qu'ils font preuve de bonne volonté, on les soutient, poursuit-il. Hier, par exemple, j'ai vu une personne en difficulté financière. Elle m'a laissée 10 euros pour commencer à rembourser sa dette. Ca suffit pour ne pas être relancé. Nous ne fermerons pas son robinet. »

====> « La coupure déclenche le paiement ». Par ailleurs, les modes de paiement ont été assouplis, les prélèvements sont renégociables en permanence. « Nous n'oublions jamais notre mission d'intérêt public, assure le correspondant solidarité. Lorsque nous coupons l'eau, il faut considérer ce geste comme un ultime recours. On a essayé de négocier jusqu'au bout, d'abord par courrier, puis physiquement, puisque nous nous déplaçons. De plus, on ne coupe jamais l'eau définitivement. Le plus souvent ça se limite à 24 heures, le maximum étant 48 heures. En général, la coupure déclenche le paiement. »

Chaque année, les dossiers « solidarité » sont étudiés par une commission. Ceux de la saison précédente ne sont pas automatiquement reconduits. Il faut « montrer de la bonne volonté, un désir de se prendre en charge, même à 15 euros par mois ». En 2005, sur la CUB, il y a eu 2003 coupures d'eau par la Lyonnaise pour défaut de paiement. Quant à la famille M., ils ont bien honoré leur rendez-vous à la Lyonnaise des eaux, rue Paulin lundi matin. Et ils ont promis qu'ils commenceraient à rembourser leurs dettes... en juillet.

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40) BORDEAUX : Privatisation contestée

470 personnes dans trois manifestations, hier, notamment contre GDF-Suez

Privatisation contestée : Francis Schwarz



Autour de 200 gaziers et électriciens ont manifesté, hier matin, sur les quais de Bordeaux dans le cadre d'une journée de grève visant à dénoncer le projet de privatisation de GDF qu'impliquerait une fusion entre l'entreprise et Suez. Arborant drapeaux, tee-shirts ou blousons aux couleurs de la CGT majoritairement mais aussi des syndicats CGC, FO, CFTC et CFDT, les manifestants se sont d'abord rassemblés face au « Colbert » avant de se diriger vers le siège de l'UMP, quai des Chartrons. Ils ont été reçus, sur le trottoir, par Nicolas Florian, secrétaire départemental de l'UMP. Jean-Michel Mespoulède, responsable de la coordination Energies (CGT Mines), s'est exprimé contre « le national capitalisme » qui « veut donner Gaz de France à Suez » au « mépris des engagements du gouvernement », citant au passage le nom de Nicolas Sarkozy. En réponse, Nicolas Florian a rappelé le report à l'automne du débat parlementaire sur la fusion Suez-GDF : « Le Premier ministre va présenter son projet fin juin. Chacun pourra faire des propositions. Pour notre mouvement, il s'agit de préserver la qualité du service et de maintenir un prix acceptable. Mais nous ne sommes pas pour un statu quo. » Evoquant implicitement des mouvements récents (le CPE), il s'est dit « pragmatique » et « sans religion » sur la question. Puis, dans le calme, les manifestants ont rejoint le rassemblement des salariés du secteur privé, place de la Bourse, suscité par la CGT et Solidaires. Des centaines d'affiches « Non à la privatisation de GDF ! » étaient collées sur les murs. Et on évoquait le souhait d'une fusion EDF-GDF ou les actions de la nuit. Citons « la mise en berne » du courant sur la voie sur berge, mais aussi sur la rocade ou des lumières publiques des communes de Saint-André-de-Cubzac, Blaye ou Bourg-sur-Gironde. Une forte délégation de la centrale nucléaire du Blayais s'était d'ailleurs rendue à Bordeaux.

====> En faveur de l'avenir industriel. Les 200 gaziers ou électriciens sont donc venus rejoindre le rassemblement en faveur de la mobilisation des emplois sur les sites actuellement sous les feux de l'actualité. Mais on comptabilisait seulement 150 personnes venues spécifiquement à cette manifestation, dont des délégations de la Sogerma, de la Soferti, de Ford, des laboratoires Ruffié, d'AER Cartons... Luc Paboeuf, secrétaire général de l'UD-CGT, évoquait 2 500 emplois industriels directs et 12 000 indirects sur la sellette. « On ne peut accepter que des milliers de familles soient frappées par des drames sociaux », dit-il. Pour sa part, Gilbert Hanna, de Solidaires, estime que la seule réponse demeure « l'action interpro »... « la lutte ensemble ». Notons qu'une vingtaine de salariés de l'hôpital et qu'une trentaine de postiers avaient rejoint le rassemblement. Auparavant, ces derniers avaient bien modestement mobilisé devant l'immeuble de La Poste de Mériadeck à l'appel de la CGT, afin de dénoncer notamment d'éventuelles suppressions d'emplois et « la productivité » de la Banque postale.

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41) VITICULTURE : L'arrachage comme seul horizon

La Commission européenne présente aujourd'hui un projet de réforme qui paraît plus un plan social qu'une volonté de reconquête des marchés

L'arrachage comme seul horizon : Théo Dubreuil à Bruxelles





Vignobles. Quelque 400 000 hectares doivent passer sous les roues des bulldozers d'ici à 2010 - PHOTO FABIEN COTTEREAU

Quelque 400 000 hectares de vignobles doivent passer sous les roues des bulldozers d'ici à 2010, soit 10 % de la surface européenne ! C'est l'objectif fixé par Mariann Fischer Boel, la commissaire européenne à l'Agriculture, qui doit proposer aujourd'hui une « réforme fondamentale » du marché du vin. Ce projet, qui sera soumis aux Etats membres et discuté dans les prochains mois, est axé sur un plan d'arrachage massif, la suppression de la plupart des mécanismes de gestion de marché et une libéralisation des pratiques oenologiques. Bruxelles refuse de perpétuer un système qui nécessite de dépenser chaque année plus d'un demi-milliard d'euros pour résorber une partie de l'excédent et envoyer des millions d'hectolitres à la chaudière pour y être détruits ou transformés en sous-produits. Dans de brefs délais, la commissaire danoise veut rétablir l'équilibre entre la production de vin dans la Communauté et la consommation. D'autant que la concurrence de plus en plus vigoureuse des vins chiliens, argentins ou sud-africains risque d'aggraver encore la situation. Et les chiffres de la consommation en Europe ne devraient pas repartir à la hausse : celle-ci chute de 750 000 hectolitres par an, constate la Commission.

====> 1 Résorber l'excédent grâce à des primes Afin d'accompagner le secteur dans sa restructuration, Bruxelles envisage d'accorder 2,4 milliards d'euros durant les cinq prochaines années. Cet argent servirait à rendre attrayante la prime à l'arrachage et à pousser les viticulteurs les plus fragiles à se tourner vers d'autres productions. Si le secteur n'est pas assaini rapidement, il ne pourra plus compter, les années de forts rendements, sur les soutiens à la distillation et autres mécanismes de gestion du marché actuel. Il est prévu de supprimer ces instruments rapidement. Toutefois, des dispositifs de crise pourraient être maintenus, mais confiés aux Etats membres.

====> 2 Concurrencer les vins du Nouveau Monde Passé la phase de restructuration, Mme Fischer Boel veut rendre le secteur « durable, compétitif et prêt à faire face à une concurrence en constante augmentation ». Les yeux rivés sur les vins du Nouveau Monde, elle entend permettre aux producteurs européens d'utiliser les recettes qui fonctionnent pour ces produits, notamment sur les marchés émergents tels que la Chine et auprès des jeunes consommateurs. La Commission de Bruxelles veut aussi se charger seule de l'évolution des pratiques oenologiques jusqu'alors du ressort des Etats membres, et préconise d'ores et déjà de sérieuses adaptations. A ce titre, elle veut accepter la fabrication du vin à partir de matières premières venues des quatre coins du monde. Une révolution combattue depuis toujours par les professionnels, au nom de la traçabilité. « Les mélanges avec des vins ou des moûts du Nouveau Monde doivent être autorisés », indique la proposition. Bruxelles préconise d'autre part d'élever le titre alcoolique des vins en ayant seulement recours aux moûts concentrés mais en interdisant la chaptalisation (sucrage). Une autre révolution, tant de vignobles étant utilisateurs de cette technique ancestrale. Cela procurerait de nouveaux débouchés aux moûts concentrés, bien que l'aide pour leur utilisation soit vouée à la disparition.

====> 3 Réforme prévue dès la campagne 2008-2009 L'objectif de la commissaire est de mettre en place la réforme vitivinicole dès la campagne 2008-2009. D'ici là, elle compte débattre avec les Etats membres de ses propositions et parvenir à un accord avant l'été 2007. Mais les tractations s'annoncent « très difficiles », convient-elle. Plusieurs pays n'ont pas attendu la publication du projet pour dénoncer ses intentions et estimer qu'il n'est « pas bon ». L'Espagne, l'Allemagne ou encore le Portugal ont été les plus virulents. Certains ministres de l'agriculture, notamment le Français Dominique Bussereau, ont convenu que la commissaire avait de bonnes idées, mais d'autres ont d'ores et déjà prévenu qu'ils allaient lui demander de revoir sa copie.

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=====> Distillation et étiquetage : les vignobles aquitains en première ligne

: César Compadre





« Nous avons besoin d'une politique ambitieuse, pas d'un plan social. » Voilà la réaction déjà prête de l'ensemble de la profession aux propositions que Mariann Fischer Boel fera aujourd'hui à Bruxelles. Il faut dire que la trame de la réforme est connue depuis des semaines (« Sud Ouest » du 23 mai). Même si notre région a commencé récemment à arracher des vignes, le fait que Bruxelles en fasse la pierre angulaire de son plan est un choc et une déception.

Pendant les années 1980 et 1990, cette thérapie était cantonnée à l'Espagne et à l'Italie, et pour ce qui est de l'Hexagone, au seul Languedoc-Roussillon. Soit aux grands vignobles de vin de table, épargnant les terroirs d'appellation. Ce temps est terminé à la faveur de la crise, désormais générale.

Au niveau des interventions bruxelloises, les vignobles aquitains se « méridionalisent ». En 1999, lors des négociations qui ont amené à l'organisation commune de marché (OCM) en place aujourd'hui, on discutait sur les droits de plantation à accorder; aujourd'hui, c'est l'arrachage...

====> Signal pour Bordeaux. La réduction de l'offre est une orientation prise par Bordeaux il y a plusieurs mois. En 2006, on y arrachera 1 820 hectares de vigne grâce à la prime européenne et surtout à un abondement de l'interprofession (via un emprunt garanti par l'Etat). C'est aussi quelques centaines d'hectares qui disparaîtront en Dordogne et en Lot-et-Garonne. L'arrachage (qui est une mesure volontaire) étant souvent perçu comme un échec professionnel, si Bruxelles en fait sa ligne directrice pour les prochaines années, cela peut représenter un signal fort pour nombre de viticulteurs indécis. Bordeaux veut par exemple arracher 10 000 hectares en trois ans... Mais tout dépendra aussi de la prime proposée. Sur le front de la distillation, l'interrogation demeure. Si de telles mesures de régulation des marchés, somme toute grossières, disparaissent comme cela est prévu dans le projet on ne disposera plus d'outils. L'Aquitaine a distillé en 2005 et s'apprête à le refaire cette année, notamment au niveau de l'AOC Bordeaux qui prévoit aussi d'emprunter pour abonder le prix faible proposé par Bruxelles (la distillation est aussi une mesure volontaire).

====> Libéraliser l'étiquetage. Bruxelles envisage aussi de libéraliser l'étiquetage en autorisant les vins de table à mentionner leur origine et leur millésime. Des informations jusque-là réservées aux vins d'appellation. Avec l'ambition de permettre l'élaboration d'un vin à partir de moûts de différents pays (voir ci-dessus), c'est tout un vent de « libéralisme » qui souffle sur le secteur. Sûrement trop : une partie de la profession est déjà vent debout.

En 1994, une réforme bruxelloise de ce type, c'est-à-dire celle d'un looser qui réduit son outil de travail au lieu d'essayer de vendre plus et mieux sur un marché mondial où la consommation est à la hausse, avait été rangée au placard quelques mois après sa sortie. Dans les années suivantes, la filière française connut une des périodes les plus fastes de son histoire...

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42) BORDEAUX-SAINT-JEAN : A pont géant, chantier géant

La construction du nouveau pont ferroviaire entre dans une phase active

A pont géant, chantier géant : Jean-Paul Vigneaud





Rive gauche, rive droite et sur l'eau, trois chantiers sont entrepris simultanément PHOTO GUILLAUME BONNAUD

- Des dizaines d'ouvriers s'activent déjà

PHOTO GUILLAUME BONNAUD

- Entre l'actuel pont ferroviaire et le pont Saint-Jean, le chantier avance - PHOTO GUILLAUME BONNAUD

Nul ne peut encore affirmer encore si le nouveau pont ferroviaire de Bordeaux destinée à remplacer la passerelle Eiffel pourra accueillir son premier train le 1er mai 2008, date promise. Ce dont on est sûr en revanche, c'est que tout est engagé à ce jour pour que les délais soient tenus. Sous le contrôle de Réseau ferré de France.

Rive droite, rive gauche et même au-dessus du fleuve, des dizaines d'ouvriers s'activent déjà au milieu d'engins plus impressionnants les uns que les autres.

====> 1 Trois chantiers ouverts En fait, ce n'est pas un chantier mais trois qui sont entrepris simultanément : la construction du viaduc d'accès rive droite nécessaire pour enjamber le quai Deschamps, celle du pont proprement dit au-dessus de la Garonne, celle enfin du viaduc d'accés rive gauche pour passer au-desssus du quai de Paludate et des voies sur berges.

Chaque tronçon est confié à une entreprise différente : la Sogea Sud-Ouest se charge de la rive droite, le groupement d'entreprises Eiffage-Eiffel-Spie Fondation de la partie Garonne, DV constructions, la rive gauche.

====> 2 Rive gauche, travaux préparatoires Du côté gare Saint-Jean, rien ne semble bouger, mais le chantier se prépare tout de même et va véritablement démarrer cet été. Entre l'ex-centre de tri (nouveau poste d'aiguillage) et la berge, DV construction va construire un viaduc de 200 mètres.

Un ouvrage béton pas facile à réaliser compte tenu de l'impossibilité d'interrompre la circulation routière, les contraintes découlant du trafic ferroviaire qui se poursuit à proximité immédiate et l'obligation de construire quatorze piles pour soutenir l'ouvrage qui part en courbe en sortie de gare.

====> 3 Rive droite, c'est parti Ici, en revanche, Sogea Sud-Ouest entre dans une phase très active. La société a délimité le couloir dans lequel le viaduc d'accès va prendre place sur quelque 150 mètres de longueur et s'appuyer sur six piles de 3 à 5 mètres de hauteur. « Nous sommes pile-poil dans les temps, note M. Roche, l'un des conducteurs de chantier. Au rythme où vont les choses, nous devrions pouvoir commencer à poser la charpente métallique à la rentrée. »

====> 4 Un estaquade pour travailler sur l'eau Plus spectaculaire demeure cependant à ce jour le début du chantier au niveau du fleuve. Le groupement Eiffage a coulé la semelle de la première pile et les ouvriers procèdent actuellement à la construction d'une estaquade, une passerelle provisoire pour accéder jusqu'au milieu de la Garonne. Cette estaquade va servir de route d'accès aux engins pour la construction de trois des cinq piles plongées dans l'eau, les deux dernières devant être pour leur part réalisée à partir de barges. « Impossible de faire un pont annexe pour traverser l'ensemble du fleuve », précise William Carrignon, le conducteur de travaux, pour expliquer la différence de traitement. « Rive gauche, aucune zone d'ancrage et voie d'accès possible. Nous ne pouvons pas non plus totalement encombrer les voies naviguables ne serait-ce que pour laisser passer les bateaux qui transportent les pièces de l'Airbus 380. »

====> 5 Des caissons étanches Quoi qu'il en soit, les piles seront réalisées exactement de la même manière. Dans des caissons étanches de 30 mètres de long sur 8 mètres de large, constitués de « murs » de paleplanches métalliques profondément enfoncées dans le sous sol. Le tout avec un plancher béton. Une technique qui permet aux ouvriers de travailler totalement au sec.

Le premier caisson est en cours d'installation, la construction de la première pile fleuve pourrait ainsi commencer dans quelques semaines.

====> 6 Première poutres en septembre Avec ces caissons immergés, la construction des piles sera peu visible des rives de la Garonne mais les Bordelais verront malgré tout très vite évoluer les choses.

Deux premières poutres métalliques seront posées dès septembre rive gauche, entre une première pile béton bâtie au sol et une pile provisoire en bordure de fleuve. Ce qui donnera déjà une idée de l'allure qu'aura de l'ouvrage au-dessus de la voie sur berge.

====> 7 L'ossature métallique en fabrication L'ossature métallique du pont (7 500 tonnes au total) est en cours en fabrication dans l'usine Eiffel, du côté de Strasbourg. Pour relier les piles et constituer la chaprente principale du tablier trois grandes poutres longitudinale : une poutre centrale de 500 tonnes et de chaque côté en guise de parapet une poutre de 350 tonnes.

Ces poutres vont arriver par bateau, en morceaux de 25 mètres. Elles seront déposées et assemblées au port de Bassens puis conduites ensuite pour être hissées sur les piles. Entre ces trois grandes poutres, des centaines d'autres constitueront la base métallique du plancher sur lequel sera coulé le tapis béton final et ensuite posées les voies.

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43) BEGLES : Des camions aux enchères (Jaloustre)

Les 200 camions du transporteur girondin Jaloustre, en liquidation judiciaire, ont été dispersés hier

Des camions aux enchères : Michel Monteil

Plus de 200 acheteurs ont participé aux enchères sur le parking et dans le hall de l'entreprise - PHOTO LAURENT THEILLET - Des camions de l'ex-entreprise Jaloustre rouleront bientôt sous pavillon ukrainien, polonais et égyptien, entre autres. Avec plus de 200 transporteurs venus de France et de l'étranger, certains passant leurs ordres par téléphone, la vente aux enchères publiques organisée hier dans les locaux de l'entreprise à Bègles a été fréquentée et animée. Elle était l'étape judiciaire ultime et logique après l'ordonnance de liquidation rendue le 3 mai par le tribunal de commerce de Bordeaux. Seulement deux mois après la mise en redressement judiciaire de la société fondée par Jean Jaloustre, en 1971, à Pessac. « Nous avons appris cette vente par Internet », confient trois transporteurs libyens en montrant fièrement le semi-remoque qu'ils viennent d'acquérir. Sur toute sa longueur, l'avenue de Courréjean, à Rives d'Arcins, est occupée de part et d'autre par les voitures des acheteurs. Le parking de Jaloustre lui-même est un impeccable et dense alignement de dizaines de camions blancs frappés à l'avant du logo vert de l'entreprise.

Le grand hall blanc et bleu a été transformé en salle de vente. Sur les côtés, un autre alignement de fourgonnettes, l'avant dirigé vers les rangées de sièges des candidats acquéreurs. Gérard Sahuquet et ses collaborateurs officient sur le haut d'une rampe d'accès métallique transformée en tribune. C'est Jaloustre qu'on disperse. A la vente consécutive à la liquidation elle-même, et réalisée par l'étude de Mes Jean dit Cazaux et Sahuquet, s'ajoute une vente volontaire (elle porte sur les camions en location-vente) réalisée par la société de ventes volontaires (SVV) de Jean dit Cazaux et Associés.

====> Pause déjeuner. De 9 heures jusqu'au milieu de l'après-midi, 289 lots ont ainsi été proposés aux acheteurs, depuis les camions porte-conteneurs de 38 tonnes jusqu'à la fragile chaise de bureau en passant par les chariots élévateurs, les fourgonnettes, les transpalettes et même la station de lavage et le banc de réglage. Un stand de sandwiches et de boissons, avec téléviseur, avait été prévu pour ménager des coupures alimentaires dans cette journée marathon consacrée aux essieux, aux chevaux-vapeur, aux hayons et autres conteneurs. Sur le total des lots, les véhicules ont constitué l'essentiel avec plus de 210 fourgonnettes, semi-remorques, tracteurs routiers et camions. Avis d'un connaisseur : « Il n'y a que du bon matériel et bien entretenu. » D'ailleurs, la plupart de ces dévoreurs de bitume, dont le compteur affiche souvent plusieurs centaines de milliers de kilomètres, sont partis bien au-dessus du prix de mise aux enchères. Les acheteurs ont jusqu'au 28 juin pour enlever leur achat. Immobilisés depuis le 30 avril, les camions de Jaloustre vont reprendre progressivement la route, mais sous de nouvelles couleurs.

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44) AERONAUTIQUE : Début des manoeuvres chez EADS

Le groupe européen et l'avionneur Airbus préparent une riposte pour mettre au plus vite fin à la crise actuelle. Etat des lieux et perspectives : Bernard Broustet - Les hauts dirigeants d'EADS et les représentants de ses principaux actionnaires (groupe Lagardère et DaimlerChrysler) se sont réunis hier à Munich pour ce qui n'était pas un conseil d'administration en bonne et due forme. Fidèle à ses habitudes, le groupe n'a pas indiqué quand la prochaine réunion officielle de cette instance suprême aurait lieu. Dans le même temps, l'Autorité des marchés financiers s'est transportée hier à Toulouse dans le cadre de l'enquête sur l'évolution des cours de Bourse de l'entreprise. L'AMF cherche à savoir si la perspective de sérieux retards dans le programme A380 ne paraissait pas certaine ou vraisemblable lorsque Noël Forgeard et plusieurs dirigeants du groupe ont exercé leurs stock-options en mars dernier. L'incertitude susbiste donc sur le sort de Noël Forgeard et du patron d'Airbus, Gustav Humbert.

=====> 1 Une image ternie Depuis la révélation conjointe des déboires de l'A380 et de la vente des stock-options de Noël Forgeard, l'alternative se pose ainsi : si Noël Forgeard et ses proches connaissaient l'ampleur des problèmes, ils ont commis un délit d'initié; s'ils ne le savaient pas, il y a une défaillance grave d'information au sein d'Airbus, et entre l'avionneur et sa maison mère. Dès avant la mi-mars, le coprésident du groupe était au courant de certaines difficultés puisque lors de la réunion du comité national d'EADS France, en présence des représentants syndicaux, il avait fait état d'une « montée en puissance de la chaîne plus laborieuse que prévu » et de la « nécessité de réajustements à venir ». Cependant, Noël Forgeard a affirmé ces derniers jours qu'il avait fallu attendre avril pour commencer à apprécier l'ampleur des problèmes et confier une étude au consultant McKinsey. Or, depuis des semaines, le transport des tronçons vers Toulouse avait déjà ralenti et des milliers de salariés dépêchés de diverses usines du groupe vers la chaîne d'assemblage finale tentaient de rattraper les retards. Airbus et EADS semblent avoir pêché par myopie.

=====> 2 Soucis pour l'avenir Pour la seule année 2005, Airbus a engrangé 1 111 commandes, soit plus du triple des avions livrés cette même année. Cependant, l'immense majorité de ces contrats concerne des petits appareils (A319, A320, A321), dont le chiffre d'affaires et les marges sont inférieurs à ceux des long-courriers. Or, sur ce dernier terrain, Airbus a été l'an dernier largement distancé par Boeing : le 777 surclasse l'A340 en termes de commandes, le futur 787 oblige l'avionneur européen à une coûteuse riposte aux résultats incertains. Dans ce contexte, le gros porteurs A380 est bien le seul à offrir à Airbus un très gros avantage potentiel. Mais ce programme ne sera pas rentabilisé avant de longues années. Et il devra pour cela convaincre pas mal de nouveaux clients, ce qui, compte tenu des circonstances, risque de demander un certain temps. Si Airbus n'est pas pour l'heure en situation difficile, les perspectives à long terme paraissent désormais nettement moins glorieuses qu'elles ne l'étaient en 2005.

=====> 3 Des risques pour le tissu industriel Face à la baisse du dollar et à la guerre des prix, Airbus avait lancé des programes d'économies. La cascade des sous-traitants supporte une très large part de ces efforts qui ne vont certainement pas s'interrompre. Invités pour certains à partager les risques des grands programmes comme l'A380, une partie des équipementiers et des sous-traitants voient en même temps leur activité augmenter et leurs marges fondre. Dans ce contexte, certaines entreprises comme Creuzet, Composites Aquitaine ou Latécoère ont été amenées à implanter une partie de leurs activité dans des pays à bas coût d'Europe de l'Est ou du Maghreb. Compte tenu de la hausse de la demande, cette stratégie n'a pas eu jusqu'ici d'impact négatif sur leur niveau d'emploi dans l'Hexagone. Mais qu'en sera-t-il demain si Airbus est amené à resserrer encore ses coûts à la suite de ses malheurs actuels ?

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=====> Airbus Hambourg rejette les accusations de Forgeard

: Michel Verrier à Berlin

A Hambourg, on rejette énergiquement les accusations de Noël Forgeard selon lesquelles le site Airbus Hambourg Finkenwerder serait à l'origine des retards dans la production de l'A380. « Il existe un réseau complexe de causes à l'origine des problèmes techniques, assure Gerhard Puttfarcken, chef d'Airbus Deutschland. Nous serions bien inspirés d'aller de l'avant et de ne pas nous concentrer sur la recherche des premiers responsables mais de faire jouer l'esprit d'équipe Airbus. » Hambourg Finkenwerder, 11 400 salariés, qui s'étend sur les rives de l'Elbe, est une des fiertés de la ville hanséatique de la mer du Nord. « Le responsable d'un groupe ne doit pas dénigrer ainsi une partie de l'entreprise », s'insurge Gunnar Uldall, le ministre des Finances régional, qui regrette le comportement malheureux du coprésident d'EADS. « Il joue la carte nationale, sans doute pour éviter de rechercher ses propres fautes. Si les conflits de pouvoir entre Allemands et Français éclatent à nouveau, seul Boeing en tirera profit », assène le quotidien économique « Handelsblatt ».

=====> 2 500 embauches. Le site de Hambourg a déjà failli voir, en 2005, la finition de l'avion géant lui échapper. Les agriculteurs du petit village de Neuenfeld, spécialistes de la culture de la pomme, dont les vergers côtoient la piste de l'usine, se sont opposés des années durant à son allongement pour permettre l'atterrissage de l'A380. La direction d'Airbus envisageait donc de transférer la finition du nouvel Airbus à Toulouse, faute de piste adéquate. Un obstacle qu'a balayé le nouveau maire de Hambourg, Ole von Beust, démocrate chrétien, en brisant les résistances de Neuenfeld... Sauf qu'hier, le tribunal administratif a suspendu l'autorisation d'expulsion. Toujours est-il que les Airbus à deux étages atterrissent déjà à Hambourg et y seront donc bien finis et aménagés avant d'être livrés aux compagnies aériennes en Europe ou au Moyen-Orient. 2 500 nouveaux salariés ont été embauchés, début 2006, à Finkenwerder. Mais 600 techniciens et ingénieurs feraient encore défaut. L'installation du câblage électrique serait le gros point noir, à l'origine en partie des retards dans la construction de l'oiseau géant. Lumières colorées, Internet à bord, programmes vidéo, sièges couchettes et massages à la demande : le luxe devrait être l'ordinaire dans l'avion. Il offre à ses acheteurs une telle variété de choix d'aménagement que les ingénieurs chargés de les concrétiser font face, chaque fois, à de nouveaux défis. « Et dans un avion de 500 sièges, note le « Handelsblatt », il suffit qu'un câble soit un peu trop court pour nécessiter un complet réaménagement. »

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45) GRAND CONTOURNEMENT : « Il faut repenser toute la politique de transport »

Il n'y a pas que les élus et les riverains qui donnent leur avis : la CFDT préconise une réflexion globale sur les transports



« Il faut repenser toute la politique de transport » : Françoise Dumontheil

La CFDT organise un cycle de conférences dans la région, sur le thème du grand contournement de Bordeaux et de la politique des transports. L'une d'elles a eu lieu à Saint-André-de-Cubzac, afin de croiser les réflexions des acteurs et usagers qui sont confrontés aux problèmes dans leur quotidien. L'organisation syndicale demande que les politiques ne segmentent pas les questions au détriment d'une vision globale et à long terme. « Par exemple, il faut prolonger la LGV qui s'arrête à Bordeaux avant de parler ferroutage, et repenser l'intermodalité en général », indique Michel Lafargue : « le débat doit donc s'étendre aux autres départements ». Autre observation émise : les projections sur l'avenir de la CUB ou ailleurs sont faites en fonction des vingt dernières années. Or, « pourrait-on raisonner en entrant des paramètres comme la hausse du pétrole et l'épuisement des stocks, ainsi que les méfaits des trajets multiples ? En effet, un produit fait des milliers de kilomètres entre matière première, traitement, conditionnement... ». Par ailleurs, le comité régional des transports et de l'équipement de la CFDT se montrerait plutôt favorable à un grand contournement par l'est, moins cher et localisé autour des axes routiers et ferrés existants. « Il vaut mieux densifier le réseau urbain déjà créé, plutôt que susciter la construction de lotissements sauvages où les salariés seront loin de leur travail et utiliseront encore des moyens de transport individuels ». L'argument viticole sur l'est Libournais est jugé fallacieux, « car on défriche à tour de bras et on licencie ». Une autre question se fait jour : au niveau de l'Europe, la délocalisation de l'emploi vers les pays de l'Est ne justifiera plus le besoin d'un Arc atlantique. Le syndicat revient également sur le type de taxation à appliquer aux transports internationaux, en leur imposant des itinéraires. « Un péage obligatoire et élevé pour tous les poids lourds ferait participer les entreprises non nationales au financement des infrastructures qu'elles utilisent. L'Europe a aidé l'Espagne et le Portugal, elle va aider les pays de l'Est. Pourquoi les contribuables français et aquitains devraient-ils financer seuls le contournement de Bordeaux ? ». Telles sont quelques-unes des interrogations et suggestions émises, dans la mesure où un grand contournement s'impose. Jean-Louis Masson-Pisseu, responsable de l'antenne interprofessionnelle locale de la CFDT, tient à la disposition de chacun les conclusions de la réunion qui s'est tenue à Saint-André-de-Cubzac.

http://www.sudouest.com/200606/vil_gir_blaye.asp?Article=200606a51972.xml

====> PRIGNAC-ET-MARCAMPS. --Chaque élu s'est exprimé avant de voter « contre » les fuseaux mais pour le fer-routage et mer-routage

Grand contournement : « non mais... » : Kévin Lavoix

Max Jeanjean a exprimé une nouvelle fois sa position sur le grand contournement

PHOTO K.L. A Prignac-et-Marcamps, comme dans toutes les communes du canton, le conseil municipal devait prendre une délibération sur la motion de rejet adoptée par la Communauté de communes le 8 juin. Mardi soir, le texte de la motion fut donc remis à chacun des membres de l'organe décisionnaire de la commune et lut par Max Jeanjean, maire de Prignac-et-Marcamps. Il s'adressa ensuite à l'assistance pour rappeler sa position : « J'ai pris une position que je maintiens. Je suis contre le projet qui nous est proposé, c'est-à-dire les fuseaux, mais je suis pour éviter l'asphyxie de Bordeaux. Sinon, dans cinq à six ans, nous aurons de nouveau la situation que nous avons connu précédemment. Je suis pour que des études soient faites pour le ferroutage ou le mer routage ».

===> Débat animé. L'ensemble des conseillers municipaux s'est donc exprimé lors d'un tour de table sur la motion de la CdC avant de procéder au vote à main levée. Le débat fut animé mais la motion fut finalement adoptée à l'unanimité. Plus tard au cours de la séance, certains conseillers voulurent revenir sur leur décision, mais Max Jeanjean leur rappela que le vote était terminé.

===> Les autres dossiers Transports scolaires.

Le Conseil général détermine la procédure d'attribution du transport scolaire. Il a donc décidé de déléguer la compétence à la municipalité qui devra choisir entre une régie directe ou un transporteur pour une durée de six ans. Un texte de délibération établi par le Conseil général a donc été approuvé à l'unanimité.

===> L'agence postale.

Une commission s'est réunie deux fois pour examiner les candidatures pour le poste d'agent communal à la poste de Prignac-et-Marcamps suite au départ de l'employée de la poste. La commune a donc recruté Alyson Duffau en CDD à temps partiel, qui depuis le 1er juin assure seule la tenue de l'agence postale. Les horaires de celle-ci sont dorénavant du lundi au vendredi de 10 heures à 12 heures et 14 heures à 16 h 30, sauf le mercredi matin (fermée) et le samedi de 9 h 30 à 12 h 30.

====> Embauche.

Un contrat d'apprentissage de deux ans a été signé pour les espaces verts de la commune. L'employé se partagera entre le CFA de Pugnac et le village.

====> Réparations.

Deux devis de réparations ont été acceptés : un pour la réparation de la pompe de chauffage pour un montant de 886,24 et l'autre pour le remplacement du battant de la cloche de l'église Saint-Pierre pour un montant de 749,89 .

====> Réfection des chemins.

La réfection des chemins se montera cette année à 10 225.

====> Concordia.

Suite à une lettre de demande de subvention envoyée à la municipalité, la commune accorde à titre exceptionnelle une subvention de 100 euros.

http://www.sudouest.com/230606/dossier.asp?Article=230606a66438.xml

====> GRAND CONTOURNEMENT : Un millier pour dire non

Un milier de personnes pour une manif très bruyante mais sans heurts. Une délégation a été reçue une heure à la préfecture puis à l'hôtel de région

Un millier pour dire non : Jean-Paul Vigneaud

Les services de la sécurité publique n'espéraient pas croiser plus de 300 opposants au grand contournement, hier après-midi, dans les rues de Bordeaux. En ce lundi chaud comme la braise et un premier jour de semaine où logiquement tout le monde est au boulot, ils voyaient mal en effet comment les organisateurs de la manif parviendraient à mobiliser leurs troupes. La réponse était là ! Différente, surprenante et bruyante. Avec des coups de trompes, des sifflets, des cris. Plus de 500 personnes au départ au pied du monument des Girondins, pas loin d'un millier en fin d'après-midi. Et une ambiance inhabituelle avec des gens qui n'étaient pas là pour parler politique ou acquis sociaux mais défendre le bien qui leur est le plus cher : la nature qui les entoure.

====> Les tripes qui parlent. Une démarche que résumait fort bien Anne-Marie, retraitée, au tout premier rang : « Lorsque j'étais enseignante, ça m'est arrivé de descendre dans la rue pour défendre l'école mais là ce n'est vraiment pas pareil. Ce sont mes tripes qui parlent. C'est mon décor quotidien qu'ils veulent saboter. Je suis là car je veux continuer à voir le soleil se lever sans une barre en béton devant moi et continuer de prendre mon petit-déjeuner sur ma terrasse sans entendre le bruit des camions. » Autour, beaucoup de gens comme elles. Des gens en short ou bermuda aimant plus marcher dans l'herbe que sur du goudron, des jeunes ou des moins jeunes qui ont fait résolument le choix de vivre à la campagne. Des élus aussi, mais volontairement noyés dans la masse au début. Ils ne sont sortis et ont mis leurs écharpes que lorsque les opposants ont exigé qu'ils le fassent : « Les élus avec nous ! » Une bonne quinzaine de maires et adjoints présents au total.

=====> « Nous n'irons plus au bois ». Ce cortège bruyant a sillonné tout le centre-ville de Bordeaux. Avec juste quelques arrêts symboliques : la demeure du préfet rue Vital-Carles (avec son beau parc à lui), l'hôtel de ville (favorable au contournement), devant le Conseil général (peu clair sur le dossier jusqu'à ce dernier jour) puis devant la préfecture. Le tout non sans quelques pointes d'humour. Comme cette vieille chansonnette revue et corrigée : « Nous n'irons plus aux bois car nos bois seront coupés (air connu) Crions, crions car ils nous prennent pour des c... » Ou la présentation de ce nouveau grand cru bordelais dans un beau magnum enrubanné : « Château du Bon Sens contre le grand contournement de Bordeaux, millésime Le Mépris, année du citoyen contre la bêtise humaine de ceux qui pensent être au-dessus des petits élus et leurs administrés. »

=====> Francis Idrac absent. Principalement visés, bien sûr, les services de l'Etat et, plus particulièrement, le préfet de région. A l'unanimité, hier, les opposants ont attribué un carton rouge à Francis Idrac. Avec geste à l'appui, la plupart des opposants en brandissant un et le levant au plus haut tout au long du cortège. Un carton qui a failli rougir encore plus lorsque les opposants ont appris qu'ils seraient reçus par Christian Viton, préfet délégué chargé de la sécurité et non par Francis Idrac : « Il parle de concertation mais chaque fois qu'on demande à le rencontrer il n'est pas là. » Les opposants ont pu tout de même déposer leurs 20 000 pétitions et exposer leurs problèmes. De façon plus longue même que prévue, le préfet délégué acceptant de recevoir tous les élus présents une bonne heure durant. Sans que cela fassse progresser le débat pour autant. « Un vrai dialogue de sourds », résumait en sortant Jean Roux, le maire de Pugnac. Ce que confirmait l'un des porte-parole de la coordination : « Un tour de table et on s'en va ! » Alors le cortège s'est de nouveau ébranlé pour se rendre au Conseil régional tout proche où, là, Alain Rousset avait promis de les recevoir. Ce qu'il a fait sans qu'une solution sorte, là encore, du chapeau. Autrement dit, le combat des opposants continue.

http://www.sudouest.com/200606/dossier.asp?Article=200606a38486.xml

=====> L'UMP tacle Madrelle

Dans un communiqué, Nicolas Florian, président du groupe UMP au Conseil général, s'en prend à Philippe Madrelle et au moratoire sur le grand contournement qu'il réclame auprès du ministre des Transports. « Par courrier en date du 12 juin 2006 et signé de sa main, le président du Conseil général convoquait ses collègues élus, pour une séance privée le mercredi 28 juin à 14 h 30, afin de débattre du dossier du grand contournement en présence du directeur régional de l'Equipement, rappelle Nicolas Florian. Le 13 juin, les conseillers généraux ainsi que l'ensemble des Girondins apprenaient, par la presse, que le même président demandait un moratoire au ministre des Transports sur le dossier. Quel événement d'une particulière gravité a-t-il pu pousser le président Madrelle à abandonner de manière autocratique toute idée de débat et de concertation avec les conseillers généraux du jour au lendemain ? Plus encore, comment peut-il renier en quelques heures un projet qu'il a initié et qu'il soutient depuis plusieurs décennies ? Cela s'apparente plus à de l'opportunisme politique et à de la gestion d'image, en oubliant le vote unanime qu'avaient émis, sur ce dossier, les conseillers généraux en séance plénière en 2003 », poursuit Nicolas Florian.

=====> Un débat. « Cette décision irresponsable s'accompagne d'un retrait de la parole donnée et des engagements pris avec le président de la Communauté urbaine sur le financement d'un franchissement urbain de la Garonne essentiel au lien entre la rive droite et gauche et au développement de l'agglomération. « Aujourd'hui le président Madrelle reproche au préfet les termes de la concertation dont l'objet même est de recueillir l'avis des différents acteurs locaux sur la base de plusieurs tracés proposés. Fallait-il n'en proposer qu'un pour obtenir l'agrément du président du Conseil général ? D'ailleurs Philippe Madrelle a-t-il un tracé à suggérer ? En tout état de cause, conclut le président du groupe UMP, les conseillers généraux demandent à ce que le débat ait lieu, que chacun puisse s'exprimer sur les différents fuseaux et, pourquoi pas, proposer des solutions alternatives. »

http://www.sudouest.com/200606/dossier.asp?Article=200606a38486.xml

=====> « Mangez moins de fraises en décembre » : D. L.

La Coordination rive droite - rive gauche, qui pilotait la manifestation d'hier, a été fondée le 12 juin dernier avec l'ambition de regrouper une quarantaine de collectifs et d'associations disséminés le long des possibles points de passage de la future superrocade. Elle se présente comme apolitique, même si certains de ses membres sont engagés dans la vie politique à des titres divers. Elle associe d'autre part des entités aux intérêts parfois contradictoires (comme la Sepanso et les chasseurs, par exemple) mais qui n'ont qu'un mot d'ordre : « Non au grand contournement. » Jusque-là, c'est clair. Les solutions alternatives défendues par la coordination le sont moins, lorsqu'on écoute les porte-parole qui ont tenu une conférence de presse hier. A se demander s'ils ne sont pas obligés, face au caractère hétéroclite et localisé des enjeux sur le terrain, d'élever trop haut leurs arguments. Devant la menace que représente le projet d'autoroute, les porte-parole proposent en effet de changer de mode de société, s'inspirant de modèles soutenus par les écologistes ou les altermondialistes. « On demande aux citoyens d'être plus responsables. Par exemple, qu'ils arrêtent de manger des fraises en décembre. Notre cible, c'est le transport des marchandises. On a un rôle d'opposition, mais aussi d'éducation; il faut changer les mentalités. » Ils dénoncent également l'agriculture productiviste. Quelques arguments concrets, néanmoins : élargissement de la rocade à deux fois trois voies partout et de la N 215 dans le Médoc, amélioration du réseau TER-tram, développement du transport combiné. « Vous voyez, nous ne sommes pas que des gens qui disent non. Nous cherchons aussi une vraie solution », conclut Pascal Legal, membre de la coordination.



http://www.sudouest.com/200606/dossier.asp?ArticleRet=200606a38486.xml Article=200606a68946.xml

====> GRAND CONTOURNEMENT --Le Conseil a voté à l'unanimité la motion contre le projet actuel de grand contournement

Le ton monte à Bayon

Ambiance tendue au conseil municipal vendredi soir : Hervé Gayrard, après avoir lu à l'assemblée le compte-rendu de la précédente réunion, interpelle Pierre Fournier : « Ce n'est pas un compte-rendu fidèle, vous avez changé l'esprit » et le maire de rétorquer : « J'ai dû mettre fin au précédent conseil pour cause de bazar ! Je respecte les lois, c'est tout ! J'ai la responsabilité même si vous avez la majorité ! ». Le ton était donné.

====> Tous unis pour le non. Le maire présente le projet de délibération rédigé par les membres de la commission du grand contournement et en rappelle les principaux éléments : « Nous refusons le projet dans sa totalité et demandons une réflexion globale sur les transports incluant toutes les possibilités : ferroviaire, cabotage, merroutage, routière ainsi qu'une étude des transports collectifs. Cette réflexion devra se faire véritablement et systématiquement en collaboration avec les élus, les syndicats viticoles et transporteurs, SNCF, Port autonome, associations d'usagers, etc ». Le Conseil, à l'unanimité, adopte d'emblée la délibération.

====> De profondes divergences. Les questions diverses provoquent de vives discussions : Christine Pioda reproche au maire de déléguer dans les commissions et l'interpelle sur le projet de dissolution du conseil. Pierre Fournier lui confirme que le dossier a été adressé au ministère de l'intérieur dont il faut attendre les conclusions. Le premier magistrat annonce ensuite qu'un agent d'entretien pour la commune a été titularisé. Protestation de Mme Lucet : « Sur quel budget ? Le budget est bloqué ! ». S'ensuivent des échanges tout aussi animés au sujet des réparations de l'église et du clocher. Après des propos peu « catholiques », sinon très vifs de part et d'autre, et faute d'accord, aucune décision ne sera prise lors du conseil.

http://www.sudouest.com/200606/vil_gir_blaye.asp?Article=200606a7731.xml

=====> CONTOURNEMENT DE BORDEAUX. --Le président du Conseil régional souhaite la reprise du débat

Alain Rousset demande un conciliateur : Jean-Pierre Deroudille

* Consultez le dossier Grand Contournement

* http://www.sudouest.com/200606/dossier.asp

* Participez au débat sur le forum de la rédaction

« Une mauvaise nouvelle pour tout le monde... Mais je suis de son avis, car il fait le constat que le projet présenté aujourd'hui par l'Etat affole et mobilise tout le monde contre lui. » Interrogé hier sur le projet de grand contournement autoroutier de Bordeaux, Alain Rousset, président PS du Conseil régional d'Aquitaine, n'a pas voulu désavouer Philippe Madrelle, son ami politique, président du Conseil général de la Gironde. Ce dernier avait demandé mardi au ministre des Transports de suspendre « sine die » la concertation lancée par le préfet le 25 avril dernier. Alain Rousset ne s'est pas privé de rappeler que ce contournement avait été voulu par Philippe Madrelle et avait fait l'objet d'un paquet-cadeau emballé en 1999 par un accord avec Alain Juppé, qui souhaitait de son côté un pont urbain à Bordeaux entre les quartiers de Bacalan et la Bastide. « Je n'avais pas été associé à la négociation », rappelait-il hier, « mais le projet était tellement évident que je n'avais pas à m'en dissocier. » (Lire aussi en pages Gironde.)

====> « Bons offices ». Alain Rousset estime donc nécessaire aujourd'hui de « reprendre la discussion ». Pour y parvenir, il demande la nomination d'un « Monsieur Bons Offices qui pourrait reprendre le débat ».

Sur le fond, Alain Rousset s'inquiète de voir la nécessité de ce grand contournement s'évanouir dans un débat sur les tracés : « Nous travaillons aujourd'hui à faire sauter le bouchon ferroviaire de Bordeaux, et nous sommes sur le point de provoquer un bouchon routier, même en menant la politique la plus ambitieuse de report modal. Philippe Madrelle partage cette analyse. »

Alors que le débat public sur la Ligne à grande vitesse Bordeaux-Irun doit commencer au début de septembre, il espère que l'Etat se fera « plus pédagogique, moins provocant », au risque de voir « la chose la plus atroce qui soit, une Aquitaine enclavée, enfermée ».

Pour sa part, Laurent Courbu, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, déclarait hier : « Abandonner l'idée de réaliser le grand contournement, c'est criminel pour l'agglomération bordelaise, criminel pour les Girondins, criminel pour le développement économique de la région. » Il se disait « atterré ».

http://www.sudouest.com/200606/dossier.asp?Article=160606a68643.xml

====> MOMBRIER : Le Conseil municipal n'approuve pas la motion du maire. Quant à la pétition des "contre" recueille 214 signatures pour 343 habitants

Grand contournement : la motion des élus sera récrite : Chantal Nollet

Le principal objectif du conseil, réuni vendredi soir, était la délibération sur le projet du grand contournement. Nicolas Madrelle prend acte de la pétition contre le projet de grand contournement que lui remet Anne-Marie Lugiez. 214 signatures ont été recueillies sur 343 habitants. Le maire présente un moratoire tout en signifiant son profond désaccord quant à la méthode employée par le préfet qu'il qualifie « d'action de provocation ». En résumé, les quatre points du moratoire sont : « Nous condamnons avec force la méthode utilisée. Nous dénonçons l'absence de communication. Nous regrettons le choix aberrant de tels tracés. Nous demandons qu'une nouvelle étude soit menée en réelle concertation avec les élus. » C'est ce quatrième point qui va provoquer la polémique initiée par Anne-Marie Lugiez qui déclare : « Ces mots sont trop vagues. Ce que les habitants ont signifié est un non catégorique au contournement. Il faut réouvrir le débat public sur l'opportunité du grand contournement ! » S'ensuit un long débat au cours duquel le maire insiste sur l'importance de rejeter tout extrémisme. « On ne peut pas laisser les choses en l'état, il faut apporter des solutions pertinentes pour le développement de la région », déclare t-il. Finalement, faute d'accord sur le moratoire proposé, le conseil décidera à l'unanimité de réécrire la motion lors d'une réunion de travail et de délibérer lors du prochain conseil.

http://www.sudouest.com/200606/dossier.asp?Article=130606a17935.xml

=====> GRAND CONTOURNEMENT. --Pour la CCI, il est indispensable. Elle propose un tracé retenu après quatre réunions de travail et un vote en séance plénière

La CCI propose son tracé : Jean-Paul Vigneaud

* Grand contournement : réagissez dans le forum de la rédaction.

Nouveau : donnez votre avis en laissant un message audio sur le répondeur de la rédaction en utilisant le logiciel gratuit Skype! Notre pseudo : journalsudouest

Courageuse, la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux ! Alors que la consultation engagée sur le grand contournement tourne au vinaigre, elle ose proposer un tracé.

La CCI suggère l'un des passages les plus courts, soit celui qui part de l'A 10 et de la RN 10, traverse la Dordogne, s'appuie sur la presqu'île d'Ambès, enjambe la Garonne, passe entre Ludon et Le Pian-Médoc, traverse Saint-Aubin, se faufile entre le camp de Souge et le CAEPE et rejoint l'A 63 au lieu dit Les Gargails.

Avec trois échangeurs : un premier sur la presqu'île d'Ambès (pour alimenter la forte zone d'activités située là), un second à cheval sur la RN 215 (la porte du Médoc), un troisième enfin à l'ouest de Mérignac (pour desservir la zone aéroportuaire et Bordeaux).

====> Un abandon serait criminel. « On ne peut pas développer l'économie et le tourisme si on n'est pas doté d'insfractures routières qui nous permettent de bien fonctionner », souligne le président Laurent Courbu. Pour lui, ne pas réaliser ce projet serait donc une erreur monumentale, voire un acte « criminel pour l'agglomération de Bordeaux, criminel pour les Girondins, criminel pour la région tout entière. »

Aussi Laurent Courbu est-il déçu (et inquiet !) lorsqu'il assiste à la « cacophonie des politiques girondins » : « On ne peut qu'être atterré en voyant ces politiques fondamentalement favorables au projet mais qui font marche arrière tout simplement parce qu'ils pensent déjà aux prochaines échéances électorales. »

====> Un vote quasi unanime. Pour sa part, la CCI dit avoir mené son travail jusqu'au bout.

Avec quatre grandes réunions de secteur pour recueillir l'avis des chefs d'entreprise et une analyse approfondie et sérieuse des avantages et inconvénients de chaque fuseau. « Dans le Blayais, le Sud-Médoc et Mérignac, une approbation totale », note Christian Boyer, chargé des infractures à la Chambre. « Dans le Médoc, selon lui, des avis un peu plus partagés mais pas aussi radicaux qu'on le dit. Tous ne s'opposent pas ici au contournement mais aux lieux de passage suggérés à ce jour. » De là est né un tracé et celui-ci a été soumis à un vote en séance plénière ce dernier lundi. « Un vote quasi unanime », selon Laurent Courbu, deux ou trois présents seulement refusant de cautionner la proposition retenue.

====> La LGV aussi. La CCI n'en oublie pas pour autant le train.

Elle aussi milite en faveur du ferroutage même si, comme le souligne Laurent Courbu, « le transport ferroviaire tout comme le transport par voie maritime n'arrivera jamais totalement à régler les problèmes d'encombrement sur les autoroutes de la région. » Cela précisé, la CCI se dit favorable à la création de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Bilbao, ce qui libérera la ligne ferroviaire existante pour le transport du fret. Une position qu'elle officialisera le lundi 26 juin prochain, lors d'une réunion qui rassemblera à Bayonne les CCI d'Aquitaine, d'Espagne et du Portugal, et lors du grand débat public prévu sur le sujet entre le 1er septembre et le 31 décembre.

Lire également en page Régions 1-7.

« On ne peut qu'être atterré en voyant ces politiques faire marche arrière parce qu'ils pensent déjà aux prochaines échéances électorales »

http://www.sudouest.com/200606/dossier.asp?Article=160606a56068.xml

=====> GRAND CONTOURNEMENT. -- A l'initiative de l'association de défense de Virsac, lâcher de ballons porteurs de messages protestataires à Saint-André

Les ballons verts du « non » : Françoise Dumontheil

Samedi matin sur le marché de Saint-André, l'association de défense de Virsac s'est livrée à un lâcher de ballons porteurs d'un message de protestation et de rassemblement contre le projet. Quatre cents ballons verts symbolisant la nature menacée se sont envolés à 11 heures, en présence du maire et conseiller général Jacques Maugein, ainsi que des représentants de l'association de défense du centre-ville, du forum citoyen et de la commune de Saint-Mariens. Et durant toute la matinée, les clients du marché ont été invités à signer une pétition. Pour la présidente virsacaise Françoise Mériau, « ce contournement est inacceptable, pour des raisons économiques, écologiques, touristiques et culturelles. Virsac sait ce qu'est le bruit incessant des camions, l'odeur des pots d'échappement, être à la campagne avec les inconvénients de la ville. Sans compter la pollution invisible et si dommageable pour la santé. Virsac est morcelé et dénaturé par le trafic intensif des camions. Nous n'en voulons pas plus, ni ici ni ailleurs ». Pour Célia Monseigne du forum citoyen, la question suivante se pose : de quoi parle-t-on ? « S'il est nécessaire de détourner les camions qui traversent notre département pour alléger la rocade existante et désengorger l'agglomération bordelaise, alors il faut parler de grand contournement. S'il s'agit uniquement d'augmenter la capacité de desserte de la presqu'île d'Ambès et du triangle économique Blanquefort-Mérignac-Pessac, alors il faut parler de super rocade. La réponse permettra de restituer le problème dans son contexte, et induira des positions différentes, tant chez les citoyens que chez les responsables politiques locaux ». Le collectif cubzagais rejoindra ce Lundi l'ensemble des opposants au projet qui, de la rive gauche et de la rive droite, se rendront à la préfecture pour remettre les pétitions.

http://www.sudouest.com/190606/vil_gir_blaye.asp?Article=190606a73509.xml

=====> A LA COMMUNAUTE DES COMMUNES DE BOURG -- Le Conseil communautaire a délibéré en faveur du rejet du projet actuel

Une motion de rejet à 38 voix sur 40 : Kévin Lavoix

Depuis une semaine, un groupe d'élus locaux préparait un avis de principe demandé par le préfet sur le choix du fuseau à retenir pour le projet de grand contournement de Bordeaux. Un projet de délibération fut donc soumis à l'assemblée de la Communauté des communes de Bourg jeudi dernier à Samonac. Le débat qui s'ensuivit fut houleux, l'avis des élus sur le dossier n'étant pas unanime. La tension était d'autant plus perceptible que des habitants du canton présents dès le début du conseil à l'extérieur entrèrent pour écouter les maires et leurs adjoints débattre sur le sujet. L'un d'entre-deux, Jean-François Blanc, maire de Teuillac, dont le comité contre le grand contournement de sa commune était dans les rangs des auditeurs, sortit de la salle après un échange verbal contestataire en lançant à Bernard Sou, président de la CDC : « Vous n'avez pas besoin de moi pour voter. Je vous fais confiance. ». Se ravisant, il participa quand même au vote à bulletin secret. Sur 40 votants le résultat fut : 38 oui, 2 non, une abstention et un nul. Le texte parviendra prochainement au cabinet du préfet de Région.

http://www.sudouest.com/190606/vil_gir_blaye.asp?Article=190606a29637.xml

====> SAINT-CHRISTOLY-DE-BLAYE : Le maire appelle les habitants à se prononcer sur le grand contournement, ce dimanche

Référendum municipal : Pierre Allard

Comme toutes les communes de la Haute Gironde, Saint-Christoly-de-Blaye vit au rythme du grand contournement de Bordeaux. D'autant plus qu'elle est directement concernée, le projet étant de la traverser par deux de ses cinq fuseaux. Après une réunion associative publique d'informations et l'ouverture d'un registre d'observations, le maire, Bernard Peraldi, souhaite consulter l'ensemble de la population par un référendum. « Le succès du registre m'a incité à proposer au Conseil municipal, lors de sa séance du 2 juin, une consultation encore plus générale des citoyens. Je souhaite que l'avis demandé par le préfet aux municipalités, soit pour notre commune, le reflet exact de la population sur ce projet qui la touche vraiment beaucoup. » Aussi, poursuit le maire, « la municipalité, qui représente l'ensemble de la population, se doit de prendre une décision en harmonie avec l'opinion publique ».

====> Aux urnes dimanche. Sur le plan pratique, cette consultation prendra la forme d'un scrutin électoral, ce dimanche, salle de la mairie, de 9 heures à 18 heures. L'urne sera à la disposition du public avec les isoloirs, et pour le matériel de vote, deux bulletins de vote : « Oui » ou « Non » au projet de contournement. Après quoi, conclut M. Peraldi, « le Conseil municipal pourra prendre, dans le délai fixé par le préfet, une délibération dans le sens du résultat de la consultation et du registre des observations ».

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- Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/



46) LE VERDON : La navette ferroviaire toujours sur les rails

Département, Région et port autonome prolongent leur aide financière jusqu'à décembre 2007 - La navette ferroviaire toujours sur les rails : M.M.

Le port autonome de Bordeaux (PAB) croit toujours dans la navette ferroviaire du Verdon. Il vient de décider de prolonger jusqu'à décembre 2007 son soutien financier aux convois de wagons qui transportent des conteneurs par rail entre la zone de frêt de Bruges et le terminal portuaire du Verdon. Le Conseil général et le Conseil régional, partenaires de cette navette depuis ans, ont eux aussi pris une décision similaire. Mise en service en juillet 2004 après l'achat par le port de deux rames de vingt-sept wagons, cette liaison a pour but d'inciter au transfert de marchandises de la route vers le rail. Le coup de pouce apporté par les collectivités et par le port (actuellement l'équivalent de 1 200 euros par navette) permet aujourd'hui d'arriver à un prix inférieur.

====> Fréquences. Mais cette ligne est encore déficitaire même si l'exploitation tend à s'améliorer. C'est sans doute cette évolution qui a conduit les trois partenaires à prolonger leur soutien pour un an et demi, comme ils l'avaient fait une première fois au début de 2005. Le salut viendra de la hausse des tonnages et des fréquences, actuellement trois rotations par mois.

Après avoir acheminé 1 700 conteneurs en 2004 (en six mois d'exploitation), la navette a transporté 3 200 conteneurs en 2005. Elle a notamment bénéficié de la hausse de 8 % enregistrée à l'escale du Verdon des lignes Delmas et MSC. Sur les cinq premiers mois de 2006, la navette a effectué quatorze rotations qui ont permis le transport de 1 500 conteneurs. La direction du PAB prévoit de parvenir à un total de 3 400 « caisses » sur l'ensemble de l'année.

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47) LORMONT : Lapierre reconstruit la ZEP

Les zones d'éducation prioritaire (ZEP) vont être réformées. Pour la rentrée prochaine, seuls deux établissements lormontais sont concernés en Gironde. Visite au collège Georges-Lapierre

Lapierre reconstruit la ZEP : Hervé Mathurin

Construit au milieu des tours de Génicart à Lormont, le collège Georges-Lapierre semble être l'axe autour duquel gravite la cité. Point n'est besoin de consulter l'inspection d'académie : à l'évidence, cet établissement est en ZEP, ces Zones d'éducation prioritaire créées en 1981 par le ministre socialiste de l'Education nationale Alain Savary pour « contribuer à corriger l'inégalité sociale ».

Question inégalités, Lormont est servi. Avec 90 bénéficiaires du RMI pour 1 000 habitants, un parc HLM correspondant à 60 % de l'habitat et un taux de chômage autour de 25 %, la ville réunit les facteurs qui créent la fracture scolaire. « Ici, il arrive que l'enfant traduise nos paroles à ses parents et se lève avant eux le matin », confie un professeur. Vu l'état des lieux, il était logique que le ministère ait « sélectionné » les deux collèges lormontais, Georges-Lapierre et Montaigne, parmi les 249 du pays qui bénéficieront à la rentrée prochaine du label « ambition réussite ». Dans l'académie, seul un collège palois en disposera également.

===> Des moyens sans précédents. « Ambition réussite ». L'expression, qui sent le jus de crâne politico-publicitaire, affiche au moins la couleur : il faut que les ZEP justifient leur vocation de correctif social, ce qui a été démenti par une récente enquête de l'INSEE. Principal de Georges-Lapierre depuis quatre ans, Alain Cano ne fait pas la fine bouche sur ce label qui lui tombe du ciel : « On n'a rien demandé mais il faut admettre qu'on va bénéficier de moyens en ressources pédagogiques qu'on n'aurait jamais imaginé avoir ».

Ce chef d'établissement volontaire, qui répond lui-même au téléphone et laisse les élèves frapper à sa porte pour réclamer un ballon dans son armoire, reconnaît « être sur un volcan » mais n'y semble pas mal à l'aise : « Je préfère diriger ce collège que Grand-Lebrun ». Pour lui, le nouveau statut d'EP1 (qui correspond aux ZEP prioritaires) est une réforme nécessaire : « On va passer d'une logique de zone à celle de réseau : une architecture mieux ciblée qui prend davantage en compte l'élève individuellement ».

De manière concrète, à la rentrée prochaine, le collège Lapierre sera le pôle de référence d'une zone qui comprend aussi les écoles maternelles et primaires. Un comité exécutif de tous les établissements scolaires du secteur établira un projet contractualisé sur quatre ou cinq ans : « La nouveauté, c'est que l'élève est pris en charge dès le primaire; il est préparé en amont à son entrée au collège », résume Alain Cano.

===> Cinq enseignants en plus. Dans cet objectif, Georges-Lapierre bénéficiera de cinq postes d'enseignants supplémentaires : trois pour le collège lui-même (en lettres, mathématiques et anglais), deux pour les écoles du secteur (afin d'aider les professeurs des écoles dans la prise en compte des difficultés). Par ailleurs, quatorze demi-postes d'assistants pédagogiques (huit au collège, six en primaire) occupés par des étudiants se destinant à l'enseignement serviront d'appui à l'équipe en place : « La maîtrise du français est notre objectif majeur car c'est le premier outil d'intégration dans la société », affirme Alain Cano. Dès septembre, Georges-Lapierre va également passer de 555 élèves à 535, soit 20 à 22 élèves par classe au lieu de 25. « Mais sous son organisation classique, la classe va disparaître peu à peu », prévient le principal. Un point de vue qui laisse circonspects les enseignants, dont les deux tiers sont âgés de 30 à 40 ans. Selon eux, sur les vingt-sept heures de cours que comptent une classe de sixième, deux seulement par élève et par semaine seront consacrées au travail individualisé. Mais Alain Cano se veut pragmatique : « Le collège sera ce que nous en ferons. Pour moi, la réussite, c'est de passer d'une orientation subie par les élèves à une orientation choisie. C'est aussi de pouvoir viser un bon BEP ou un bon CAP. C'est enfin de faire des parents des partenaires, ce qui n'est jamais simple en ZEP car ils ont un rapport difficile avec l'école ».

Et le principal conclut : « Enfin, on va évaluer nos résultats : ce n'est pas trop tôt ».

=====> Les ZEP en Gironde

Il n'y a pas de modification à prévoir pour la rentrée 2006 en Gironde : ni dans les éléments pris en référence pour l'attribution des moyens, ni dans le classement des établissements en ZEP. Néanmoins, à terme, celles-ci éclateront pour se répartir en EP1 (ambition réussite), EP2 (celle qui ne « monteront » pas) et EP3 (destinées au déclassement dans un avenir incertain). 204 écoles, 21 collèges, 1 lycée et 4 lycées professionnels sont classés en ZEP dans le département, soit 16 618 élèves pour le premier degré et 12 661 dans le second degré, dont 9 550 collégiens. Dans le premier degré, 1 043 classes fonctionnent avec un enseignant depuis la rentrée en ZEP ou en REP (réseau d'éducation prioritaire). Quatre ZEP sont organisées à Bordeaux autour des collèges Goya, Vaillant, Blanqui, Ellul et Lenoir. La rive droite bordelaise concentre à elle seule 52 établissements (tous confondus, sauf Bordeaux). En zone rurale, on trouve une ZEP autour des collèges de Saint-Yzan-de-Soudiac (Blayais), Castillon, Guîtres et Lussac (Libournais), et Cadillac (Entre deux mers). Le Médoc et le Sud Gironde comportent un certain nombre d'établissements classés en REP, notamment à Pauillac, Lesparre, Salles et Saint-Symphorien. (sources inspection d'académie).

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=====> TEMOIGNAGE : « Tout est à construire »

Marie Dupouy --Professeur en lettres classiques au collège Lapierre

« Tout est à construire » : Recueilli par H.M.

« Je m'appelle Marie Dupouy, j'ai 28 ans et j'enseigne les lettres classiques au collège Georges-Lapierre depuis cinq ans. Travailler en ZEP ne correspondait pas à un voeu. Quand j'ai passé mon CAPES, j'étais loin d'imaginer la nature de ce boulot. Celui qui veut se consacrer uniquement à l'enseignement du français, il vaut mieux qu'il aille ailleurs. Ici, le cours, c'est un quart d'heure sur cinquante-cinq minutes. Le reste du temps passe en discussions, en discipline et en règlement de questions diverses, ce qui réclame une énorme énergie mais aussi beaucoup d'humanité. Une prof de ZEP doit être à la fois psychologue, assistante sociale, grande soeur et même mère. « J'ai eu comme tous mes collègues des problèmes relationnels avec certains élèves et j'ai pris ma part sur les 1 200 mises à la porte des cours cette année (c'est un chiffre officiel !). Mais je n'ai jamais été insultée et encore moins agressée. Je suis heureuse ici. Je n'ai jamais peur d'aller en cours, comme certains enseignants dans la région parisienne.

« La réforme des ZEP me laisse un peu perplexe. D'un côté, je trouve l'idée très séduisante : un prof pour quatre élèves, même pour 2 heures par semaine et par élève, ça ne s'est jamais présenté. Le problème, c'est que la réussite repose exclusivement sur l'implication des enseignants. Pour faire vivre le PPRE (Projet personnel de réussite éducative) l'année prochaine en sixième, il va falloir que tout le monde se remette en question. Le suivi individualisé des élèves nécessite des réunions régulières de concertation, que j'évalue à dix heures par semaine, soit une heure et demie de plus par jour à prendre sur son temps personnel. Même en ZEP, cette obligation d'exposer son travail aux yeux de ses collègues ne va pas de soi. Chacun a tendance à rester dans son coin pour préserver son indépendance. Pourtant, si certains freinent, ça ne marchera pas. Tout est à construire ». - Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/



Echos d’Aquitaine



48) PAU : La déchirure socialiste de l’après-Labarrère

Les divisions et les manoeuvres qui ont ponctué l’élection du nouveau maire de la ville peuvent faire le jeu de la droite et de Bayrou. Pau (Pyrénées-Atlantiques), correspondant régional. Les socialistes béarnais traversent une crise sans précédent depuis le décès de l’ancien sénateur et maire, André Labarrère, et son remplacement. Règlements de comptes, manoeuvres avec la droite, trahisons ont accompagné pendant une quinzaine de jours les élections d’Yves Urieta, le 30 mai dernier comme nouveau maire, puis le 8 juin à la présidence de la communauté d’agglomération de Pau. Lors d’une assemblée des militants, les socialistes palois avaient investi Martine Lignières-Cassou, députée PS et première adjointe sortante. Quant à Yves Urieta, un fidèle d’André Labarrère et proche de Laurent Fabius, il bénéficiait du soutien de la plupart des élus municipaux. Ce dernier a été largement élu maire de Pau, y compris avec trois voix supplémentaires issues de la droite. La guerre fratricide ne s’est point achevée avec le conseil municipal. L’élection de la nouvelle présidence au conseil communautaire leur a permis de jouer les prolongations. Seul candidat, Yves Urieta a été élu par 68 voix, y compris celles des maires de droite, contre deux à Martine Lignières-Cassou qui ne briguait pas le poste. En retour, les maires de droite ont obtenu leurs postes de vice-présidents. Un vice-président sortant a fait les frais de ces « tractations ». Il s’agit de René Lahillonne, adjoint divers gauche à Jurançon, proche des communistes. Louis Lucchini, le maire socialiste de cette localité voisine de Pau, ne lui a pas pardonné d’avoir conduit en 2001 une liste citoyenne. Il s’est donc présenté au poste de quatrième vice-président, contre son adjoint, et a été élu à sa place après avoir profité des voix de tous les bords. Devant ces affrontements, certains, à droite, se frottent les mains. Dans une ville où PS et droite sont souvent au coude à coude aux élections nationales, quatre conseillers généraux de Pau sur cinq sont socialistes. Le dernier siège est détenu par François Bayrou. Le président de l’UDF, qui ne s’est présenté aux municipales qu’une fois, il y a bien longtemps, contre le maire disparu, attend son tour. À gauche, le premier secrétaire départemental du PS, Pierre Cheret, espère recoller les morceaux sans minimiser pour autant l’ampleur des difficultés. Martine Lignières-Cassou souligne les dégâts causés par les divisions dans son parti et les « jeux de connivences » avec la droite. « Ce climat est malsain pour la morale en politique, témoigne-t-elle, quand les votes des militants ne sont même pas respectés, ce n’est pas bon pour débattre de l’utilité d’un parti et d’une autre façon de faire de la politique ». Elle s’affirme favorable à un rassemblement de la gauche pour les futures échéances. Quant au responsable départemental du PCF, Olivier Dartigolles, il avertit : « Ce n’est pas en essayant de reconduire le système Labarrère sans Labarrère que seront mises en échec les prétentions de la droite mobilisée demain derrière Bayrou. » Fort du large rassemblement opéré à Pau lors du référendum et de la victoire du « non », il considère qu’il ne peut y avoir d’autre démarche que de travailler à élargir cette dynamique à gauche. « Pour une gauche bien à gauche, et non pas pour chasser sur les terres de Bayrou. » Alain Raynal. Article paru dans l'édition du 19 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-19/2006-06-19-831876

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49) PARTI COMMUNISTE : L'esprit Front populaire

Sa traditionnelle fête à Feugarolles se veut en lien avec les idéaux de 1936

L'esprit Front populaire : JP.B.



Pour les militants et sympathisants communistes, le rendez-vous de Feugarolles fait du premier week-end de l'été le point de rencontre annuel entre esprits festif et combatif. Le lien entre celui d'aujourd'hui et celui d'hier. Celui qui s'est révélé lors de la lutte contre le CPE, comme celui dont cherche à s'inspirer la volonté de transformation sociale, symbolisée par cette « année 36 » que la gauche célèbre. Avec le soixante-dixième anniversaire du Front Populaire la fédération départementale du PCF veut décliner les enjeux de demain, face à l'échéance de 2007. Pour Michel Céruti, à un an de la présidentielle, « la Fête de l'Huma47 » sera donc celle « de la résistance à la politique de droite », celle qu'incarne à ses yeux Nicolas Sarkozy. Et face à qui il veut « contribuer à faire gagner la gauche. Contre l'ultra libéralisme avec des propositions qui sécurisent la vie des gens sur l'emploi, les services publics, les salaires, la santé les retraites... » La fête de Feugarolles se veut aussi « festive, conviviale et rassembleuse ». La partie animations empruntera à différents genres, du rock-acoustique au chant populaire latino-américain, via des groupes locaux ou régionaux. La convivialité veut s'affirmer par l'ouverture à tous les publics autour d'un marché fermier -version bio et produits du commerce équitables- et d'une restauration populaire. Le rassemblement est attendu par la réunion des générations ayant vécu 36 avec celles qui luttent actuellement contre les expulsions ou les OGM, et ont remporté la bataille anti CPE. Débats et interventions politiques émailleront ces deux journées organisées dans le cadre verdoyant des bords du canal, où la scène centrale profitera de l'ombre. Sans pour autant que, esprit de lutte oblige, la volonté de changer le cours de l'histoire s'assoupisse.

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50) TRANSPORTS : La région en panne



A l'initiative de Gilles Savary, député européen, une délégation de la commission des transports du parlement de l'Union visite le Pays Basque

La région en panne : Christophe Berliocchi





Gilles Savary est inquiet. Le député européen, vice-président de la commission des Transports et du Tourisme du Parlement européen l'affirme haut et fort : « Si les projets français (autoroutes de la mer, ligne grande vitesse et fret ferroviaire) sur la façade Atlantique n'avancent pas plus vite, les crédits européens risquent de nous passer sous le nez. Un cas de figure que je n'ose imaginer : ce serait irresponsable si la France ne saisissait pas cette occasion ! » L'élu girondin (PS) est remonté et, visiblement, il a su faire passer le message aux douze parlementaires de la délégation de la commission Transports du parlement européen qu'il a invité, avec deux confrères espagnols, pour un voyage d'études de trois jours au Pays Basque.

Les parlementaires européens ont visité divers sites routiers et ferroviaires transfrontaliers pour évaluer la situation des échanges transpyrénéens et ses perspectives. Une chose est certaine, de l'avis de tous les observateurs : l'Espagne est en avance sur la France sur la façade atlantique.

====> Querelles internes. « Il y a aujourd'hui plus de 10 000 poids lourds par jour qui passent la frontière à Biriatou ; il y a des bouchons tous les jours, dit le député européen d'Euskadi Josu Ortuondo Larrea. Le transport de marchandises va se développer en Espagne de 60 % d'ici 2 020. Au Pays Basque sud, nous avons pris conscience des enjeux : le train à grande vitesse (pour les passagers et les marchandises) est en marche et nous avons développé nos ports à Bilbao et Saint-Sébastien.Mais en France, il y a du retard… Un doux euphémisme selon le député Savary. « Le Sud-Ouest est miné par les querelles politiques entre le gouvernement, les régions et certains élus locaux à l'instar de ce qui se passe avec la ligne TGV Bordeaux-Toulouse, confie-t-il. Il faut savoir que l'Europe met de l'argent là où cela se passe bien entre les États. L'Union, qui veut concentrer les crédits sur les zones transfrontalières, ne va pas attendre que nous réglions nos problèmes en interne pour débloquer les subventions. »

De l'autre côté de la France, la situation est différente. Les États et collectivités locales concernés tirent dans le même sens pour la réalisation d'un grand corridor de fret ferroviaire Budapest - Barcelone - Madrid - Lisbonne via le futur tunnel Lyon-Turin. « Ils ont pris de l'avance, admet Gilles Savary. Il est urgent que les élus locaux et les autorités françaises réagissent pour que la façade atlantique ne soit pas vouée au tout camion par abandon du fret ferroviaire au Perthus et à la façade méditerranéenne. Nos voisins espagnols et les Portugais ne l'accepteraient pas car leur développement économique dépend de nous… »

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=====> Des travaux à entreprendre entre 2010 et 2030



La mission d'étude de cette commission parlementaire est conduite par son président Paolo Costa, ancien maire de Venise. « La ligne atlantique et la traversée des Pyrénées est une des priorités de l'Europe, confirme-t-il.

Pour qu'elle soit affectée au budget européen, il faut que le projet soit bien élaboré et qu'il soit supporté des deux côtés de la frontière. Visiblement, ici, le problème se situe à l'échelon local, régional et national, non pas entre les deux pays. » Les 35 ministres de l'UE ont signé un accord pour bâtir un réseau transeuropéen de transport, « les projets soutenus devront démarrer avant 2010 et être terminés pour 2030 », dit M. Costa. Alain Rousset, président du conseil régional d'Aquitaine, a dîné mercredi avec les députés européens et leur a rappelé sa volonté de voir aboutir une LGV depuis Paris jusqu'à Lisbonne via Bordeaux, Irun, Bilbao. « Mais il ne faut plus perdre de temps », prévient Paolo Costa.

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51) CONSEIL REGIONAL : Des conseillers généraux de gauche à Bordeaux

Pour des dossiers locaux mieux cernés

Dans le cadre de ses visites de terrain, une importante délégation d'élus du groupe de la gauche plurielle du Conseil général, menée par Pierre Camani, président du groupe socialiste et républicain, et Raymond Girardi, président du groupe des gauches diverses, s'est rendue à Bordeaux, au Conseil régional d'Aquitaine, afin d'y rencontrer le président Alain Rousset. Après une présentation des compétences et actions de la Région, les élus ont pu échanger sur de nombreux dossiers intéressant le Lot-et-Garonne : le soutien à l'économie et à l'agriculture, les initiatives prises par la Région en matière de développement durable, le programme régional de formation (plus particulièrement dans le secteur sanitaire et social), les transports ferroviaires (la ligne Villeneuve-Penne et les projets de lignes LGV), la politique de développement touristique, les infrastructures de communication, l'utilisation des fonds européens etc. De l'avis général, une réforme de la fiscalité locale couplée à une véritable péréquation financière entre territoires est aujourd'hui plus que jamais nécessaire. Enfin, élus départementaux et régionaux ont fait preuve de détermination à défendre le Lot-et-Garonne et l'Aquitaine lors de l'élaboration des Contrats de projets, qui se substitueront aux Contrats de plan Etat-Région.

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52) PAU : « Notre mère, la terre »

Les représentants de plusieurs peuples autochtones sont réunis depuis hier et jusqu'à dimanche. Ils veulent faire valoir leurs droits fondamentaux car leur combat n'a rien de folklorique.

« Notre mère, la terre » : Jean-Jacques Nicomette

Rigoberta Menchu. Le prix Nobel de la paix a été accueilli hier en Béarn

PHOTO ALAIN GUILHOT - « Notre histoire et notre identité n'ont pas été reconnues. Pourtant, nous continuons à vivre. Nous chantons toujours. Nous parlons toujours, et nous honorons toujours notre mère la terre. Ils ont coupé nos branches, nos fruits. Notre tronc a été brûlé. Mais nos racines restent vivantes. Le temps est arrivé où notre parole doit être entendue ».

Voilà comment Séraphin, venu du Mexique et représentant du peuple Otomi-Olmèque, a parlé hier de sa nation aux Béarnais qui l'accueillaient. En souhaitant qu'une aube nouvelle se lève pour les minorités qui, à travers le monde, ne souhaitent plus voir leur avenir être scellé par d'autres qu'elles-mêmes.

====> Tremplin. Réunies autour de ce petit homme aux vêtements bariolés, dont la tenue tranchait avec le style bourgeois et haut de gamme du palais Beaumont, plusieurs dizaines de personnes hochaient la tête : des Cri et Haida venus du Canada, des Kichwa arrivés d'Equateur, des Papous débarquant de l'autre côté de la terre, d'autres encore. Parmi eux, Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix, portait la parole du peuple Maya-Quiché, mais aussi celle de tous ses « frères » du monde. Autant de représentants des peuples autochtones rassemblés pour une semaine à Pau dans le cadre d'un forum international. Une rencontre qui, au-delà des débats locaux, devrait une nouvelle fois les aider à faire entendre leur voix. Tout s'inscrivant dans un cadre festif : concerts, festival de films, ateliers, spectacles (lire le programme en page 2-17).

====> Un combat collectif. Cette lutte-là ne date pas d'hier. Elle est menée depuis vingt-cinq ans a rappelé Rigoberta Menchu. Après avoir comme tous rendu hommage à André Labarrère, l'ancien maire de Pau qui a soutenu l'initiative prise par le Fipau. Pour les intéressés, l'enjeu est de taille. « Depuis cinquante ans, nos sociétés indigènes et leurs modes de vie ont connu un bouleversement » constate Andrew Mackenzie, Indien innu et avocat de profession. Avant de signaler que, chez lui, entre Quebec et Labrador, beaucoup de jeunes perdent la pratique de la langue d'origine. Tandis que l'industrie réduit les territoires comme peau de chagrin. « Or notre terre, c'est notre existence même » « Ce combat est collectif » ajoute-t-il. « Parce que la lutte les Innu ne se distingue pas de celle des Maori, des Haida, ou d'autres peuples ».

====> Une charte. Réunis jusque dimanche à Pau, les représentants de ces nations indigènes continueront donc à travailler, et à soutenir une charte prenant place dans le projet de déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. « Ce texte contient les lignes directrices qui permettront d'établir de bonnes relations entre les Etats et les peuples autochtones. Que ce soit pour protéger nos territoires, disposer d'une autonomie politique, bénéficier du droit à la santé, à l'éducation, à la protection de l'environnement ». La charte est actuellement devant le Conseil des droits de l'homme. Si elle approuvée, elle sera soumise cet automne à l'assemblée générale de l'ONU. Rien n'est encore acquis. « Des pays comme les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Australie s'y sont opposés ». Excusez du peu.

http://www.sudouest.com/200606/reg_bearn.asp?Article=200606a78768.xml

=====> lls ont dit : Papou (Papouasie-Nouvelle Guinée)-- Cri (Canada)-- Kichwa (Equateur)-- Innu (Canada)-- Haida (Canada) - Viktor Kaisiëpo Dianne Reid Fredy Alvarado Rita Mestokosho Guujaaw



« C'est nous qui changerons notre futur. Nous serons comme la pierre dans le fleuve qui va changer la direction de l'eau ». « La lutte des peuples autochtones est liée à la nécessité de protéger la terre et d'avoir une relation plus simple avec elle. Ces peuples représentent 300 millions de personnes dont les voix sont souvent ignorées, et se retrouvent en marge de la société occidentale ». « Le moment est venu où les différentes cultures doivent s'assembler et ne pas s'exclure mutuellement. Le moment est venu de serrer les mains et d'être frères ». « Nous allons trouver un sentier qui va éclairer nos efforts pour que la terre, notre mère, soit plus vivante, où le respect, le partage, l'entraide seront des valeurs » « Les cultures indigènes ne sont pas simplement des reliques intéressantes du passé, mais plutôt une façon d'être où les familles aimaient leurs enfants et appréciaient les richesses de la terre ».

http://www.sudouest.com/200606/reg_bearn.asp?ArticleRet=200606a78768.xml Article=200606a22776.xml

=====> Conseil régional ....... La subvention contestée.

Le débat qui a eu lieu vendredi soir à la mairie de Pau sur le Festival international des peuples autochtones unis a connu un prolongement hier au Conseil régional, puisque l'Assemblée d'Aquitaine devait voter une subvention de 100 000 euros en faveur de cette manifestation contestée. Ce sont les élues des Verts, Bérénice Vincent (Dordogne) et Louise Mayereau (Pyrénées-Atlantiques) qui sont montées au créneau pour critiquer cette subvention accordée au nom des langues et cultures régionales, en mettant en cause l'association organisatrice et l'utilité culturelle de cette manifestation. Elles ont été immédiatement contrées par les socialistes Juliette Castaings et Sylvie Salabert qui ont défendu cette manifestation « voulue par André Labarrère ». Pour sa part, René Ricarrère, conseiller régional PS, délégué aux cultures régionales se félicitait que cette question culturelle était enfin prise en compte au niveau de l'Aquitaine. Le festival avait également reçu le soutien du groupe UDF, notamment de Pierre Menjucq et Jean-Charles Paris, en mémoire à André Labarrère pour lequel une minute de silence avait été respectée en début de séance. Alain Rousset, en conclusion, rappelait qu'il s'était engagé auprès d'André Labarrère, alors à l'article de la mort, à soutenir ce festival. La subvention a donc été votée au budget supplémentaire par les groupes socialistes et UDF.

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53) LUXEY : Retour aux sources pour Musicalarue

Le 17e festival musical qui se tiendra les 12, 13 et 14 août revient à son esprit originel. Explications avec François Garrain, président de l'association

Retour aux sources pour Musicalarue :Maryan Charruau

Pas de coup de frein mais un retour à l'esprit originel. Budget oblige. Mais pas seulement. Avec une manne financière passant de 1,1 M à 800 000 , les organisateurs du festival Musicalarue ont réfléchi à une programmation accueillant moins d'artistes confirmés, contrairement aux trois années précédentes. Pas question de flirter de nouveau avec le rouge.

« 2006 marquera un tournant. Nous proposons certes des têtes d'affiche, mais aussi des artistes en découverte, notamment des Aquitains. Pas question d'attraper du jour au lendemain la grosse tête. Nous avons pris quelques risques et on en sort quasi indemnes », apprécie le président de l'association Musicalarue François Garrain.

=====> 43 000 spectateurs. François Garrain rappelle que le festival existe car « Musicalarue ne se joue pas sur trois jours. C'est une politique culturelle à l'année : dix dimanches d'animation, des ateliers jeunes artistes, des artistes en résidence... » Et de regarder d'un oeil gourmand et gourmet la décision de la communauté de communes du Pays d'Albret de construire une salle de spectacles vivants à Luxey. « La boucle sera alors bouclée et nous l'espérons pour 2007. Luxey, village de 600 habitants où tout était réuni pour qu'il ne se passe rien, mais où l'amitié et la passion l'ont emporté. Luxey, synonyme de festival le plus important d'Aquitaine avec la venue de 43 000 spectateurs lors d'un festival qui cet été accueillera 60 troupes d'artistes, 200 spectacles dans deux sites différents : autour de l'église, musiques et chansons, dans les rues le théâtre, la danse contemporaine, les performances artistiques, etc », commente François Garrain. Il ajoute : « Cette année, nous allons améliorer la circulation du public pour qu'il se déplace plus facilement d'un site à l'autre en créant des chemins de traverse. Tout en gardant l'esprit et l'aspect champêtre du village, nous allons comme l'an passé mettre l'accent sur la sécurité. »

====> Surpris. « Les festivaliers, poursuit-il, viennent certes chercher quelque chose qu'ils connaissent parfois déjà mais aussi savent qu'il vont être surpris. C'est un vrai jeu de piste ! » Anis, Dionysos, Les Wampas, Les Lutins Géants, Amélie-les-Crayons, Les Hurlements d'Léo, Olivia Ruiz, Pauline Croze, la Compagnie Bernard Lubat font notamment partie des confirmés. « Nous poursuivons notre effort sur la découverte des gens en pleine ascension. Nous jouons la carte de la diversité, de la musique du monde (Espagne, Italie, Maghreb...), des musiques dites émergentes, musiques électro, musiques amplifiées, mais aussi le rock, le jazz. Le panel est très large. Ce patchwork original, c'est notre marque de fabrique. L'objectif est que ce soit bigarré et populaire, à l'image de notre public. »

=====> Trois jours .......Tarifs.

Une soirée, 25 ; trois soirées, 50, accès à tous les spectacles, gratuit moins de 14 ans. Location. billetel : FNAC, Carrefour, Géant, 08.92.68.36.22 (0,34 /min), www.fnac.com - Tickenet : Virgin Megastor, Auchan, E.Leclerc, Cltura, Cora 08.92.39.01.00 (0,34 /min) www.ticketnet.fr Contact. www.musicalarue.com - tél : 05.58.08.05.14.

=====> Les plus du festival

Label Musicalarue vient de décrocher le label pôle régional artistique et culturel, véritable reconnaissance de la région Aquitaine. « Peut-être pourrons-nous obtenir quelques subventions supplémentaires », relève François Garrain.

Partenaire : Le Conseil général des Landes reste le partenaire privilégié de Musicalarue. « Le Département nous soutient financièrement depuis le début. Il a toujours été très présent, même et surtout lorsque nous avons rencontré des difficultés. En même temps, et c'est à souligner, il nous laisse une totale liberté d'action. C'est remarquable quand une collectivité aide une association sans s'immiscer dans le contenu. Cependant, et c'est tout à fait normal et légitime, nous devons rendre des comptes. »

Bénévoles : Sociétaire depuis trente-six ans, le président Garrain fait partie du comité directeur comprenant trente membres. Le conseil d'administration compte trente-six personnes. L'association compte une centaine de membres actifs et s'appuie sur 300 bénévoles.

http://www.sudouest.com/200606/reg_landes.asp?Article=200606a88280.xml

- Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/



Echos de Rencontres



54) Sogerma : les syndicats exigent un "repreneur industriel"

Le 23/06/2006 à 02:36 -AFP- L'intersyndicale de la Sogerma-Mérignac a indiqué vendredi, une semaine avant l'expiration du moratoire sur la fermeture du site girondin de cette filiale d'EADS, qu'elle "fermerait la porte à tout dossier émanant d'un repreneur non industriel". Selon les syndicats, parmi les éventuels candidats à une reprise totale ou partielle des activités de la Sogerma, spécialisée dans la maintenance d'avions, sont évoqués "des filiales d'Air France et de la Lufthansa" mais également "le financier Walter Butler" ou l'industriel Daher. "On souhaiterait que ça soit EADS qui conserve les activités" sur le site de Mérignac, a indiqué à l'AFP Philippe Lozano (CGT), mais "s'il y a repreneur, il faut qu'il soit sérieux, et notre préférence irait un à industriel adossé à une compagnie aérienne". Evoquant notamment le groupe Daher, Vincent Loizeau (CFE-CGC) a clairement expliqué que l'intersyndicale "n'était pas favorable à ce genre de repreneur, qui a un niveau de compétences bien inférieur à celui de la Sogerma". Concernant un "repreneur financier, on sera très prudent, tout dépendra de la nature de son partenaire" industriel, a-t-il ajouté. "Nous sommes très attachés à ce qu'un projet industriel" accompagne les offres de reprises. Ainsi, "les pistes Air France ou Lufthansa, on les soutient", a-t-il assuré. "Si le repreneur n'était pas à la hauteur, toutes les compétences quitteraient le site", pour aller "se reclasser chez Airbus, Eurocopter..." La direction du site n'était pas joignable vendredi après-midi.

=====> Comité pluraliste de Sauvegarde et de Développement  de la SOGERMA »

 Ensemble pour sauvegarder les Emplois Industriels en Gironde :  Prochaine réunion du comité de Sauvegarde (ouverte à tous ceux qui sont disponibles). Lundi 26 juin à 18H, salle de capeyron à Mérignac.

=====> COMITE DE SAUVEGARDE INTERSYNDICALE

SOGERMA PIQUE NIQUE GEANT Place Pey Berland BORDEAUX MERCREDI 28 JUIN à partir de 19H POUR

- SOUTENIR LES SALARIES DE LA SOGERMA

- DEMANDER LE MAINTIEN DE TOUS LES EMPLOIS SUR LE SITE DE MERIGNAC

Le lendemain, Jeudi 29 juin, doit se tenir la dernière réunion locale avant la fin du moratoire. Cette réunion sera décisive! M. de Villepin pourrait y participer.Il est important de maintenir la pression et de faire savoir que nous ne nous laisserons pas faire!

Tous ensemble !

- SALARIÉS pour le maintien et le développement, sur le site et en région, des emplois dans ces activités et métiers d’avenir et hautement qualifiés

- CITOYENS parce que c’est l’avenir de la région qui est en jeu et donc l’avenir de notre jeunesse.

- POLITIQUES dont la crédibilité est en jeu et qui ont les moyens d’intervenir.

Rendez-vous avec toute la famille et les amis au pied de la cathédrale.

Munissez-vous de votre pique-nique et d’une couverture pour s’asseoir par terre.

Pour le Comité. Serge. - From: "Serge EZQUERRA" <ezquerra.serge@wanadoo.fr>

=====> Comité de sauvegarde: compte-rendu de la réunion du 16/06/06

Quelques mots sur la remise des pétitions au Préfet:

Nous avons aimablement été reçu par le sous-préfet. Chaque représentant des syndicats de l’intersyndicale a parlé à son tour après que j’ai remis solennellement nos 16000 pétitions, pour demander à ce que leurs propositions soient entendues et qu’aucun emploi ne disparaisse du site de Mérignac. Nous avons insisté sur la transparence nécessaire des négociations et réitéré notre demande de table ronde. Une discussion s’engage sur ce qui se passe chez EADS actuellement: les déboires de l’A380 et le “délit d’initié” non reconnu de N.Forgeard. Jean pense que cette situation est partie de 1999, au moment ou A. Richard et le gouvernement de gauche ont décidé la privatisation en refusant la recapitalisation. L’argent est donc venu de la partie allemande. Il était évident que les délais de construction de l’A380 ne pourraient être tenus. Nelly constate à l’évidence le délit d’initié de N.Forgeard. Pour la Sogerma, la fermeture résulte de choix politiques et économiques. Georges pense que la direction française devrait aider et non enfoncer. Pour François, le choix n’est pas entre le capitalisme allemand ou le capitalisme français mais le capitalisme dans son ensemble. Il s’agit pour les actionnaires de faire du “fric” Philippe dit que les actionnaires voulaient un produit immédiat et donc que l’A380 a été lancé trop vite. L’A350 est lui mort-né. Airbus a 6 ans de retard sur Boeing technologiquement et voudrait rattraper ce retard. Il y a étranglement des sous-traitants. Serge pose la question du rôle de l’état et de la reconquête de l’entreprise publique. Les allemands ont un soutien puissant de leur état. Philippe dit qu’effectivement il y a dilapidation du bien public (voir aérospatiale). Pour revenir au problème Sogerma, EADS a toujours l’intention d’arrêter la maintenance civile. M. de Villepin déclare le maintien d’un pôle aéronautique de maintenance avec des compagnies aériennes (importance du capital humain et immobilier). Air France proposerait un “montage” à 4: salariés, EADS, Etat et financiers (Buttler, comme pour la SNCM). La piste Luftansa serait de reprendre les activités militaires et la conservation des VIP, aménagement des intérieurs d’avions de luxe. A la question des souhaits de l’intersyndicale, Philippe répond qu’elle souhaite rester EADS et que l’on prenne en compte leurs propositions. L’expert permet de mieux mettre en valeur ces propositions. 58 personnes se sont engagées à partir et certains pourraient partir en préretraite avec rachat de leurs points par la direction. La dernière réunion locale du 29 juin, juste avant la fin du moratoire sera sûrement décisive. M. de Villepin pourrait y participer. L’intersyndicale demande à ce que son expert y participe. Il faut donc maintenir la pression jusque là. La CGT organise un colloque dans la semaine à venir avec la présence de B. Thibaut. Proposition du comité: Pique-nique la veille de la dernière réunion locale, donc le 28 juin à 19h place Pey berland. Chacun préviendra un maximum de personnes, on vient en famille avec une couverture ou une nappe pour manger par terre, chacun apportant son pique-nique qui pourra être partagé. Je pense que des prises de parole des syndicalistes seront d’usage. Je compte sur vous! - Michèle ISTE - From: "guilhamet.annie" <guilhamet.annie@wanadoo.fr>



55) Pluralisme de la presse, L’HUMANITÉ HD : « Nous allons vivre, debout »

Succès de la journée de mobilisation pour la sauvegarde et le développement de l’Humanité. « Il s’est passé quelque chose aujourd’hui ! » C’est par ces mots que Patrick Le Hyaric a conclu la journée pour la sauvegarde et le développement de l’Humanité, organisée samedi au siège à Saint-Denis. « Nous n’allons pas mourir en silence et à genoux. Nous allons vivre debout ! » lancera le directeur de l’Humanité. Dès le matin, en présence de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, et devant plusieurs centaines de personnes, 500 lecteurs attachés à leur journal auront au total, par leur présence, apporté leur soutien au quotidien communiste et ont participé à ce moment crucial dans la bataille « pour sauver l’Huma ». Patrick Le Hyaric a, avec flamme, plaidé la cause du journal dont « la situation est extrêmement délicate » avec un déficit qui se creuse pour avoisiner les 3 millions d’euros en 2005. Une situation qui peut entraîner sa « possible disparition ». Il y a eu dans la longue histoire du journal de multiples alertes montrant que son existence a toujours été un combat. Aujourd’hui l’alerte est très sérieuse. Patrick Le Hyaric est ainsi revenu sur les multiples causes extérieures à l’Humanité qui mettent financièrement en péril son existence comme la hausse des coûts de fabrication et de distribution, la charge de l’emprunt pour couvrir la dette qui pèse lourdement, ou les accords presse-poste non respectés et qui, pour l’Humanité, représentent un manque à gagner de 575 000 euros, ou d’autres dossiers déposés auprès du fonds de modernisation sociale, qui bien qu’acceptés, comme celui de la modernisation de l’informatique, restent bloqués. Et ce à un moment où l’Humanité a renouvelé avec succès son offre éditoriale en lançant l’Humanité Dimanche et l’Humanité des débats le samedi et enregistre des gains de lecteurs depuis près de cinq ans. Mais, interpellant fortement les pouvoirs publics sur leurs responsabilités pour garantir le pluralisme de la presse, il a surtout insisté sur l’enjeu démocratique que constituait sa défense, annonçant « une campagne politique ». « Depuis la victoire du "non" au référendum, ce qui gêne, c’est notre mission », a-t-il lancé. « L’Humanité est un journal qui aide les citoyens à prendre position et à être des acteurs de la transformation sociale. L’existence du pluralisme est posée à l’ensemble de la société. » D’autant que l’uniformisation de l’information ouvre la porte à tous les extrémismes.

====> De nouveaux besoins pour la presse

L’après-midi, lors d’un débat, les représentants des organisations professionnelles, à l’image d’un Francis Morel représentant le Syndicat de la presse parisienne (les éditeurs de presse), ont dit « le besoin de redéfinir le modèle économique, le mode de distribution et les aides à la presse » pour les diriger en priorité « vers ceux qui en ont besoin ». François d’Orcival, président de la Fédération nationale de la presse française, a plaidé « pour la défiscalisation des bénéfices » annoncée récemment par Dominique de Villepin, mais aussi pour « les actions de promotion ». Certes des avancées, mais bien trop timides au regard de la situation générale de la crise de la presse. C’est pourquoi, après avoir renouvelé la proposition de tenir des états généraux de la presse pour revisiter les ordonnances sur la presse de la Libération, l’Humanité va prendre l’initiative de réunir et consulter spécialistes de la presse, organisations syndicales et professionnelles pour faire un certain nombre de propositions destinées à garantir le pluralisme. Ce travail pourrait déboucher sur une proposition de loi. Les lecteurs n’ont pas attendu pour manifester leur soutien à l’Humanité. Au cours de la journée 35 000 euros auront, sous forme de prêts ou de dons été collectés pour sauver l’Humanité, s’ajoutant aux 175 000 euros recueillis entre lundi et vendredi, avec l’objectif d’aller vers les 500 000 euros avant les vacances. Sommes qui s’ajoutent au million et demi d’euros collectés depuis le 8 janvier auprès de 11 500 cofondatrices et cofondateurs de l’Humanité Dimanche.

=====> la fête sous le signe du pluralisme

La Fête de L’Humanité sera placée sous le signe de la défense du journal et du pluralisme. La Fête sera aussi le thème d’une exposition « 1936-2007, la vie est à nous ». Au cours de la journée, deux liaisons téléphoniques saluées bien involontairement par des concerts de klaxon de jeunes mariés du samedi. L’une chargée d’émotion avec Mohamed Benchicou, directeur du quotidien algérien indépendant le Matin, condamné à deux ans de prison le 14 juin 2004 et libéré depuis deux jours, qui a souhaité « Longue vie à l’Humanité ». L’autre avec Fernand Tuil, coprésident de l’Association pour la promotion des jumelages entre villes de France et camps de réfugiés palestiniens, en direct de Palestine.

D’ores et déjà, chacun peut se procurer la vignette à 15 euros donnant droit à l’entrée pour ceux qui peuvent se rendre à la Fête, ou en soutien à leur journal pour ceux qui ne pourront s’y rendre mais qui veulent contribuer à la vie du journal. Leur bien commun, comme sont venus le dire un certain nombre de grands témoins (voir par ailleurs). Au cours de la journée, Michel Laurent, membre du Comité exécutif du PCF, a annoncé l’objectif pour les fédérations du Parti communiste d’élargir la vente de la vignette, et 10 000 de plus en souscription pour le soutien à l’Humanité. La journée du 17 juin a marqué une étape importante autour de la sauvegarde de l’Humanité. La mobilisation doit encore s’amplifier pour permettre de continuer à faire exister cette voix différente dans la société française. On en mesure chaque jour le besoin. Claude Baudry. Article paru dans l'édition du 19 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-19/2006-06-19-831893

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



Points de vue



56) « Gagner en 2007 pour répondre à l’urgence sociale et pour changer notre vie ! » par Dominique BELOUGNE, membre du Comité exécutif départemental du PCF33

Le mouvement ouvrier et les communistes en particulier ont perdu l’habitude de gagner, et ces vingt-cinq dernières années ont vu des lendemains d’élections qui ne chantaient plus. Peut-on ainsi en vouloir à celles et ceux qui regardent les prochaines échéances électorales avec beaucoup de scepticisme ? Vraiment non ! Mais peut-on oublier les victoires récentes d’une majorité du peuple français contre le projet de constitution ultra-libéral pour l’Europe, la casse du code du travail au travers du CPE, victoires contre deux symboles des logiques libérales et capitalistes dans lesquelles notre pays et d’autres s’enfoncent depuis des années ? N’y-a-t-il pas urgence à rompre avec les choix qui aggravent chaque jour l’insécurité sociale vécue par des millions de jeunes et de moins jeunes, de chômeurs, de salariés, de retraités,… N’y-a-t-il pas urgence à mettre un terme à la grande braderie des services publics (La Poste, EDF, GDF, EADS,…), et au nom de la rentabilité à la fermeture programmée du tissu de services publics de proximité si utile à l’aménagement du territoire ? N’y-a-t-il pas urgence à inverser les choix dramatiques qui aggravent le chômage, détruisent la protection sociale et toutes les formes de solidarité et de partage, fragilisent les droits des salariés, le code du travail, font de la précarité et du risque la nouvelle philosophie, la nouvelle religion prêchée par le MEDEF ? Peut-on se contenter comme réponse, d’une nouvelle alternance d’une ou d’un candidat socialiste impulsant une politique libérale, voir libérale-sécuritaire type Ségolène Royale ou Straus-Khan, face à un candidat impulsant une politique sécuritaire et ultra-libérale type Sarkozy ou Villepin ? N-y-aurait-il donc pas de solution alternative ? N’y-aurait-il donc pas d’espoir ? Conduisant à des candidatures éclatées à gauche du Parti socialiste en attendant des jours meilleurs ? Prenant le risque de reproduire 2002, mais surtout désespérant pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient construire les conditions politiques pour changer leur vie, « changer la vie » comme l’évoque Marie-George Buffet dans l’appel qu’elle a lancé à l’occasion du dernier congrés du PCF en Mars dernier ? Et si on construisait une candidature commune, collégiale, à la Présidentielle, avec côte à côte pour la campagne électorale, sur les estrades comme mardi prochain à Cenon Francine Bavay (les verts), José Bové, Marie George Buffet (PCF), Eric Coquerel (MARS), Christian Piquet (LCR), François Revol (PRS), Claude DEBONS(Fondation Copernic),… dont il faudra bien à un moment ou a un autre faire émerger une candidature officielle, comme les institutions nous y obligent, candidature incarnant le rassemblement que nous voulons construire autour de choix économiques, sociaux, écologiques, politiques, institutionnels rompant avec la logique libérale et capitaliste. Les communistes quant à eux pensent qu’une candidature issue de leurs rangs pourrait le mieux assumer cette responsabilité. Marie-George Buffet a annoncé depuis plusieurs mois sa disponibilité à être candidate, à partir de l’expérience vécue aux dernières régionales en Ile de France où elle a démontré que l’on pouvait conduire à plusieurs voix une campagne électorale, expérience qui s’est renouvelée lors de la campagne contre le projet ultra-libéral de Traité Constitutionnel Européen. Pour tout dire je rêve d’une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale, au sein de laquelle une majorité de députés sera issue du rassemblement anti-libéral et de sa diversité que nous essayons de construire, parmi lesquels de nombreux députés communistes, majorité qui rendra impossible, tout au moins plus difficiles les tentations libérales-sécuritaires… Est-ce si utopique que cela ? Pourquoi ne pas essayer de construire cette perspective ? Pourquoi ne pas essayer d’ici l’été, et durant l’été des Comités d’initiatives populaires, dans les quartiers, dans les cités, dans les entreprises, pour des candidatures unitaires aux élections législatives et à l’élection présidentielle autour de propositions de ruptures avec les logiques libérales et capitalistes ? L’espoir n’est-il pas au bout et dans cette démarche ? Les communistes peuvent jouer un rôle essentiel et déterminant pour gagner en 2007. Dominique BELOUGNE, membre du Comité exécutif départemental du PCF33 - Contact <Dominique.Belougne@tiscali.fr>



57) « La Chronique des idées reçues... » par Gérard Loustalet-Sens

====> Un modèle répressif.

S’il est une constante dans l’histoire de la France contemporaine, c’est bien l’utilisation de l’armée pour toutes les basses besognes de maintien de l’ordre. Et sous tous les régimes, de Bonaparte à la Vème République. C’est aux Antilles que tout a commencé. La Révolution y avait aboli l’esclavage en 1794, suivant un précepte où l’on retrouve toute la rectitude morale et politique de Robespierre même si le propos ne lui est pas directement attribué : « Périssent les colonies plutôt qu’un principe ! ». On ignore encore souvent que Bonaparte y a rétabli l’esclavage en 1802. Il ne faudrait pas en parler pour qu’aucun nuage ne passe devant le soleil d’Austerlitz. Il y a ainsi toute une clique d’historiens, tenant le pouvoir dans le champ universitaire, qui se charge d’édicter les canons officieux d’une histoire officielle et bien pensante, des nostalgiques d’un « récit national » uniforme et conforme dont les représentations arbitraires devraient s’imposer à tous les Français. Sauf que les dominés veulent récupérer leur mémoire. Cela dérange beaucoup et fait gémir sur de soi-disant « dérives communautaires et victimaires ». M. Jean-Pierre Rioux, historien retraité, s’en ait fait une spécialité dans les colonnes de Sud-Ouest. Il faudrait ainsi effacer d’une mémoire collective qui ne concerne pas seulement les Antillais les 10 000 victimes du général Richepanse à la Guadeloupe en 1802, tous les suppliciés rompus ou brûlés vifs et le rétablissement victorieux de l’esclavage. La même année, à Saint Domingue, le palmarès de Rochambeau est supérieur : 20 000 massacrés avec l’utilisation aussi humaniste qu’inédite de chiens affamés spécialement dressés pour la chasse aux « nègres ». Rochambeau, vaincu, préfèrera se livrer aux Anglais. La République indépendante d’Haïti est proclamée. Certains ne l’ont pas encore digéré. Reste le modèle d’une « politique de massacres et de terreur qui inaugure la violence qu’on retrouvera dans toutes les guerres coloniales » (1).

====> Les « bédouins de la métropole ».

Le savoir faire répressif de l’armée, expérimenté contre toutes sortes d’indigènes et illustré par de tels hauts faits d’armes, ne restait jamais longtemps inemployé. D’autant qu’une autre espèce de « barbares » apparaît dans cette première moitié du XIXème siècle : les « indigènes de l’intérieur », les « Bédouins de la métropole », bref ces prolétaires chez qui le racisme de classe va retrouver bien des traits attribués aux indigènes des colonies : paresse, saleté, imprévoyance, immoralité, violence, sexualité exacerbée, etc. Et lorsque ces nouveaux barbares vont se révolter, les méthodes coloniales de répression vont se donner libre cours. Les moyens « algériens » de l’armée d’Afrique, avec Lamoricière, seront décisifs dans l’écrasement de la révolution de juin 1848. Spécialiste en maintien de l’ordre, le général Cavaignac devient ministre de la Guerre en mars 1848 ; il ne cache rien de son programme : « maintenant que j’ai appris à discipliner les hommes en Afrique, je pars en France faire l’application de mon système sur les bons Parisiens qui se disent en république » (2). Cavaignac instaure une véritable dictature militaire que le théoricien tant vanté de la démocratie libérale, Tocqueville, un moment réservé, finit par approuver pour ramener « l’ordre et la discipline dans la société et abattre le parti révolutionnaire et socialiste » (3). La démocratie libérale a de ces limites ! Bugeaud théorisera la violence contre-révolutionnaire dans un ouvrage au titre significatif, « La Guerre des rues et des maisons ».

====> De l’anticolonialisme.

En un mot, les indigènes « de l’intérieur » et de l’extérieur avait le même ennemi, une bourgeoisie avide d’enrichissement et ses mercenaires sanglants déguisés en héros nationaux. Rien d’étonnant à ce que le mouvement ouvrier, dès qu’il se structure, professe un anticolonialisme de principe. En 1907, la IIème Internationale proclame : « la mission civilisatrice dont se réclame la société capitaliste ne lui sert que de prétexte pour couvrir sa soif d’exploitation et de conquête » (4). Cela n’allait pas de soi. Jaurès a cru un temps à cette mission civilisatrice ; Marx et Engels, en 1848, considèrent que « la bourgeoisie entraîne dans le courant de la civilisation jusqu’aux nations les plus barbares » (5). Il reste que la huitième des vingt et une conditions d’adhésion à la IIIème Internationale (1919) est un modèle de profession de foi anticolonialiste : « (...) Tout parti voulant appartenir à l’Internationale a pour devoir de dévoiler impitoyablement les menées de « ses » impérialistes aux colonies, d’exiger que soient expulsés des colonies les impérialistes de la métropole, d’inculquer aux travailleurs de son pays des sentiments fraternels à l’égard de la population laborieuse des colonies et de mener dans l’armée une agitation systématique contre toute oppression des peuples coloniaux » (6). On comprend que Léon Blum, ici aussi, ait refusé l’adhésion lui qui proclamait, en 1925, à la Chambre de députés : « nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture » (7). Le PCF a alors été bien seul, en 1925, par exemple, contre la guerre du Rif. Par la suite un certain dogmatisme marxiste lui a fait parfois considérer que la libération des peuples colonisés devant découler de l’émancipation du prolétariat, la lutte pour celle-ci était prioritaire. Ce qui ne l’a pas empêché de prendre des risques considérables dans toutes les luttes anticoloniales.

(1) Gilles Manceron, Marianne et les colonies, p.68.

(2) Cité par Olivier Le Cour Grandmaison, Coloniser. Exterminer, p.309.

(3) Cité par Olivier Le Cour Grandmaison, p.310.

(4) Cité par Marcel Merle, L’anticolonialisme, in Le Livre noir du colonialisme

(dir. Marc Ferro), p.637.

(5) Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du Parti communiste, Editions

sociales, 1957, p.19.

(6) Cité par Marcel Merle, p.639.

(7) Cité par Marcel Merle, p.641.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



58) « Grand contournement : Philippe Madrelle demande à son tour un moratoire !» Par Michel PEYRET

Dans sa conférence de presse du 13 juin, Philippe Madrelle a notamment déclaré : « Je pense pour ma part qu'il faut en effet développer de toute urgence des modes de transports alternatifs à la route, fret ferroviaire et fret maritime... Plus de chemin de fer, plus encore de transport maritime pourront être une alternative au « tout routier » mais pas à la route !

Il a poursuivi : « Pour ce qui est de la pollution routière, nous savons tous que c'est l'augmentation du prix de l'essence et le tarissement progressif des ressources d'énergie fossile qui règleront le plus sùrement la question... Avoir la lucidité de l'avenir, c'est prendre conscience que si nous disposions par improbable en 2010 d'un couloir ferroviaire entièrement dédié au fret entre l'Espagne et l'Europe du Nord , Bordeaux devrait tout de même encaisser un trafic de 9000 camions/jour , en croissance permanente au cours du prochain demi-siècle . « Là, Philippe Madrelle se trompe, cette croissance n'est pas inéluctable. Elle résulte de décisions politiques qui ont établi la libre circulation des marchandises et des capitaux. D'autres décisions politiques peuvent revenir sur ces décisions désastreuses pour l'économie nationale et permettre un véritable aménagement du territoire. Cette croissance est d'autant moins inéluctable qu'avec un baril à 200, voire à 300 dollars, on peut se demander combien de camions continueront à voyager sur les routes ! Car si Philippe Madrelle parle bien du « tarissement progressif des ressources d'énergie fossile », il se garde bien de dire explicitement qu'il n'existe pas aujourd'hui d'alternative crédible au pétrole... Et il ne sert à rien de travestir les données. Selon les chiffres officiels, le transit PL nord-sud au droit de l'agglomération bordelaise se montait en 2003 à 6000 PL/jour dans les deux sens, soit 3000 PL/jour dans chaque sens. Ces 3000 PL/jour pourraient très vite être absorbés par le rail si la ligne nouvelle TGV était achevée au plus tôt et si, en conséquence, la ligne ancienne était réservée au trafic de marchandises. Quant à la circulation sur la rocade, elle pourrait être fortement diminuée par le développement silmutané des TER, du tramway (3eme phase) et de la mise en service de la ligne ferrée de ceinture. Il conviendrait que cette voie soit effectivement achevée avec un franchissement Bacalan-Bastide. Longtemps, les communistes préconisèrent un tunnel pour ce faire, puis se rallièrent à l'option Juppé d'un pont-levant qui suscitait cependant de fortes oppositions. Philippe Madrelle vient-il de porter le coup de grâce au pont quand il déclare : » Ce moratoire auquel j'en appelle concernant le grand contournement vaut, dans mon esprit, pour les engagements que j'ai pris pour le franchissement du fleuve à Bordeaux où je suis naturellement tout disposé, par principe, à en reporter les éventuels financements du Conseil Général sur le ferroviaire. » Serait-ce aussi la voix de la raison ? Dès lors, s'il ne restait qu'un partisan de ce pont, quel serait-il ? - From: "Michel Peyret" <m.peyret@cegetel.net>



59) « 2007 Projet et candidatures, débattre dans les collectifs unitaires » par Michel Dubertrand.

Le Parti communiste a signé un appel à un rassemblement antilibéral et des candidatures unitaires. Cet appel vise à constituer dans toute la France des collectifs unitaires et populaires. Nous n’en sommes qu’au tout début de la constitution de ces collectifs. Les militants communistes s’y engagent, sur le terrain, et ils peuvent mesurer que si l’attente est forte, si une dynamique est possible, il faut déployer des efforts considérables pour créer des collectifs qui lui donnent cette expression populaire et unitaire sans laquelle rien n’est possible. C’est ce à quoi ils consacrent le maximum d’efforts. C’est dans ces comités très larges, au plus près des habitants et des salariés, que les questions du projet politique et de candidatures communes à l’élection présidentielle et aux élections législatives doivent être débattues. Dans le même temps, le PCF, qui a fait des choix de congrès, les met en oeuvre; il est donc en campagne pour montrer qu’une candidature de Marie-George Buffet serait une garantie pour rassembler ceux qui veulent battre la droite et transformer la politique et la société. En quoi en effet serait-il de bon sens que les partis politiques, le PCF, soient un obstacle au rassemblement ? Cette idée est insupportable et dangereuse au moment où l’on conteste la présidentialisation de la vie politique, la personnalisation à outrance. Qu’un parti comme le PCF, ses dizaines de milliers de militants, ses 10 000 élus, ses réseaux de proximité dans les milieux populaires, s’engage dans cette démarche unitaire et en fasse sa priorité est plutôt un gage de succès. Un gage que le projet débattu et décidé avec les citoyens soit porté dans son ensemble et avec un crédit certain. Et pourquoi être « partisan « devrait-il forcément signifier être boutiquier ? Marie-George Buffet et le PCF ont su durant la campagne du NON partager leurs meetings, leur temps de parole télévisé avec Olivier Besancenot, Jean Luc Mélenchon, José Bové et d’autres. - From: Dubertrand Michel <dubertrandm@yahoo.fr>





60) « La droite doit partir, la gauche doit s'unir ! » par François Delapierre, Vice-Président de PRS

La motion de censure ne pouvait pas être adoptée par cette Assemblée dominée hégémoniquement par l'UMP. Le départ du gouvernement n'aurait pas suffi à sortir d’une crise si avancée. Sans retour aux urnes, il n’y aura désormais plus de gouvernement légitime. Mais cela aurait au moins permis d’en finir avec l’irresponsabilité absolue qui règne au sommet des institutions. Faute de cela, l'échec de la censure étale une nouvelle fois devant nos concitoyens l’incroyable décalage qui existe entre un pays à bout de nerfs et sa représentation, où une majorité écrasante de députés soutient un premier ministre délégitimé après qu’il leur ait proposé de continuer comme avant. Il est urgent d'en finir ! Comment tout cela va-t-il se terminer ? Se pose ici une question : qui peut prendre la tête du processus de contestation du système ? Qui les Français choisiront-ils pour flanquer par terre ce régime agonisant ?

Il y a l’extrême-droite. Le FN vient de réapparaître sur les murs de France en sortant la première affiche de la campagne présidentielle. Sa stratégie n’a pas changé : se poser un unique recours en faisant exploser alternativement la droite et la gauche. La proportion croissante de Français qui se déclarent «ni de droite, ni de gauche» conforte ses espoirs. Il y a Bayrou, qui parle d’en finir avec la Cinquième République et le «système UMP-PS». Sa stratégie est d’abord d’imposer l’UDF comme une force équidistante entre la droite et la gauche. Sur le plan politique, l’UDF est clairement à droite. Mais Bayrou a besoin de cette fiction pour monnayer son soutien aux partis dominants. Après avoir expliqué que ni les socialistes ni l’UMP n’étaient ses ennemis, il déclare dans son discours de censure : « j'envisage, lorsque viendra le moment de reconstruire notre pays, de travailler avec des gens qui sont différents de moi, non pour sanctionner mais pour construire.» Puis il rend hommage à ceux qui ont voulu des gouvernements incluant la droite et la gauche : de Gaulle, Schumann et Giscard d’Estaing d’un côté, Mendès-France, Rocard et Delors de l’autre. Puis il vante la grande coalition allemande et regrette que la synthèse socialiste interdise toute alliance avec le centre. L’appel du pied est sans détours.

Et puis il y a la gauche. En 2007, elle sera divisée entre plusieurs candidats. La question qui lui est posée est donc celle de son union. Tout change selon la nature du candidat socialiste et selon le nombre de candidats de gauche à côté de lui. Le scénario qui a les faveurs de la direction du PS est suicidaire. Ce calcul imbécile est le suivant : le PS désigne un candidat issu du «oui» et la gauche non socialiste du «non» se disperse en une multitude de candidatures. Ainsi l’humiliation du référendum serait vengée et la question des rapports de force à gauche supposée réglée par l’élimination électorale de la gauche des ruptures au nom du vote utile. C’est une double erreur. La première est de croire qu’un candidat du «oui» serait bien placé pour rassembler la gauche au deuxième tour de l’élection présidentielle, surtout lorsque rien n’a été fait depuis le 29 mai pour demander le respect du vote des Français. La deuxième erreur, tout aussi tragique, est de croire que l’union pourrait résulter de l’explosion de la gauche en une myriade de boutiques. Cette vision a conduit à l’échec de la gauche plurielle et au désastre du 21 avril 2002. Si la gauche non sociale-démocrate, qui a été électoralement majoritaire en 2002 comme en 2005, et socialement décisive dans la bataille contre le CPE et en 2003 pour les retraites, n’est pas dignement représentée, elle ne participera pas pleinement à la dynamique de rassemblement contre la droite. Qui se chargera alors de rallier les couches populaires qui se sont détournées du PS depuis plusieurs années ? En faisant de tels calculs, la gauche prendrait le risque d'ouvrir la voie à l’extrême-droite. C’est pourquoi nous sommes à la fois favorables à ce que le PS désigne un candidat issu du «non», donc Laurent Fabius, et à ce que la gauche qui ne se reconnaîtra pas dans le candidat socialiste se rassemble. L’union exige l’un comme l’autre. Lorsque plusieurs éminents responsables de PRS nous ont fait part de leur volonté de signer un appel unitaire pour des candidatures communes de la gauche des ruptures, soutenu notamment par le PCF et deux minorités de la LCR, nous leur avons donc dit notre approbation. Car ce texte inscrit cette union dans l’objectif plus large d’une union sans exclusives pour battre la droite en 2007. Cette «union dans l’union» fait déjà réagir les hégémonistes et les sectaires de tous bords. Julien Dray, porte-parole du PS, et Patrick Menucci; lieutenant de Ségolène Royal, ont ainsi demandé si deux membres du Bureau National du PS peuvent soutenir un tel texte sans être sanctionnés. Mais ni Jean-Luc Mélenchon ni moi-même ne leur avons offert par notre signature ce prétexte idéal pour aggraver les fractures à gauche. On notera d’ailleurs que le même Julien Dray a déclaré que la censure n’était « déjà plus une motion de censure de la gauche contre la droite ou une confrontation traditionnelle entre la gauche et la droite». Pour notre part, c’est cette « confrontation traditionnelle» que nous préparons sans relâche. François Delapierre.

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/243/1/65/



61) « TURBULENCES MARQUÉES A GAUCHE EN AMÉRIQUE LATINE » par MICHEL ROGALSKI, Rédacteur en Chef de Recherches internationales

Depuis quelques années l’Amérique latine sort d’un rôle passif dans lequel les politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions financières internationales l’avaient reléguée. Non seulement des équipes marquées à gauche, et fortement enracinées dans des luttes populaires, s’emparent, majoritairement, du pouvoir, l’exercent, résistent au froncement de sourcils du grand voisin du nord, et prétendent même s’en affranchir en s’organisant collectivement à travers des alliances régionales. Diverse, cette nouvelle Amérique latine en effervescence inflige même un camouflet au président Bush en faisant échouer son projet d’un vaste ensemble continental sous direction américaine. Comment en est-on arrivé là ? Des vagues successives ont ponctué la vie politique du continent depuis plusieurs décennies. On se souvient des gorilles musclés des années 60-70, notamment des dictatures militaires féroces et répressives du Brésil, d’Argentine et du Chili avec leurs torturés et « disparus ». On sait maintenant comment des conseillers militaires français ont apporté à ces équipes leur savoir-faire acquis au cours des guerres coloniales. C’était aussi la période des guérillas. Seules trois d’entre elles sont parvenues au pouvoir à travers la lutte armée : à Cuba où Fidel Castro chasse Batista qui avait tranformé l’île en colonie américaine, au Nicaragua avec la victoire des sandinistes qui chassèrent l’équipe corrompue de Somoza, et au Salvador sous forme d’un compromis initié par Perez de Cuellar sous les auspices de l’ONU. Mais ce sont les échecs qui ont dominé ces luttes armées dans les années soixante : Venezuela, Bolivie, Pérou, Argentine, Uruguay, Brésil. Deux expériences restent atypiques. Par sa durée, la Colombie, mais là la protection de couches paysannes plus que l’objectif de la conquête du pouvoir central semble animer les guérillas qui ont trouvé les moyens d’entretenir près de quinze mille hommes en armes et de tenir ainsi l’armée et les paramilitaires en échec. Le mouvement, plus récent, des zapatistes au Mexique n’a pas véritablement de projet national et n’a jamais débordé les populations indigènes. Vers la fin des années soixante-dix, incapables de faire face aux problèmes sociaux et économiques montants, les juntes militaires discréditées durent passer la main, avec l’assentiment des États-Unis, à des équipes civiles. Compromis boiteux donnant naissance à des régimes hybrides – des « démocratures », mélanges de dictature et de démocratie – où militaires tortionnaires et victimes durent apprendre à vivre ensemble à coup d’amnisties rétroactives symbolisant la fragilité des rapports de forces établis. Mais happés par la crise de la dette et le choc pétrolier ces équipes connurent des records d’impopularité, de corruption, d’instabilité politique et s’engagèrent dans les politiques d’ajustement structurels préconisées par le FMI et touchant de plein fouet les classes moyennes. Partout les inégalités et la marginalité sociale s’accrurent favorisant le développement du travail informel de survie et les violences urbaines. Pour la plupart ces pays optèrent en faveur de politiques d’attractivité les mettant en concurrence et consistant à attirer un maximum de capitaux étrangers en menant des politiques de moins-disant social et fiscal. Dans le même temps les fuites de capitaux, les exils dorés en Floride et les consommations ostentatoires des riches se multiplièrent, permettant à ces derniers de vivre du continent plutôt que de le développer. La protestation populaire s’amplifia et porta un besoin urgent de changement. C’est dans ces conditions que Chávez au Venezuela (1999), Lula au Brésil (2002), Nestor Kirchner en Argentine (2003), Tabaré Vásquez en Uruguay (2004), Evo Morales en Bolivie (2005 et Michelle Bachelet au Chili (2006) conquirent le pouvoir majoritairement à travers des élections. Toutes ces expériences s’inscrivent dans des trajectoires singulières profondément ancrées dans l’histoire de chaque pays. Elles traduisent néanmoins partout l’épuisement des politiques néolibérales et l’impact de leurs dégâts. Elles sont portées par des mouvements sociaux très divers, variés dans leur composition et leur mode d’action : grèves syndicales, mouvements paysans, coupeurs de routes (« piqueteros »), associations de quartiers, marches des indiens. Les apports idéologiques sont multiples et s’inspirent de la théologie de la libération, du marxisme, de l’indigénisme, du féminisme, de l’écologie, du nationalisme. Mais des traits communs marquent tous ces pays. Au-delà des désillusions démocratiques largement partagées, ces expériences héritent toutes d’une situation catastrophique. Et quand la gauche accède au pouvoir elle doit reconquérir des marges de souveraineté économique perdues et donc établir un type de relations internationales nouveau qui rende ces pays moins dépendants. Elle doit aussi faire face à une importante population pauvre et donc à une forte attente populaire en direction de laquelle des signaux clairs doivent être émis. Il faut d’urgence soulager la misère des couches marginalisées - parfois jusqu’à 40 % de la population - tout en étant attentif à l’appauvrissement des classes moyennes malmenées et qui ayant sanctionné les équipes précédentes attendent beaucoup de ces nouvelles expériences. L’ampleur de la tâche est immense car cela fait depuis vingt ans que le modèle des transitions démocratiques s’épuise lentement et laisse des pays exsangues. Tout est à construire : système de santé, travaux d’infrastructures, contrôle des ressources nationales des hydrocarbures à l’eau, entreprendre des réformes agraires, accroître l’autonomie alimentaire, alphabétiser les adultes, scolariser les jeunes. L’expérience la plus décevante est celle du Brésil, malgré les programmes d’aide aux familles pauvres ou le relèvement du salaire minimum. Cela ne compense pas l’ajustement des dépenses publiques pour rembourser la dette ou les hauts taux d’intérêts pour combattre l’inflation – ou attirer les capitaux ? – ni surtout les scandales à répétition pour corruption qui ont touché l’entourage de Lula, même si celui-ci conserve encore une certaine popularité. L’expérience a d’autant plus déçu qu’elle a été présentée comme un laboratoire de gauche en recomposition sachant allier marxistes, chrétiens, syndicalistes et accueillir les Forums sociaux mondiaux à Porto Alegre. Au Chili, succédant à Ricardo Lagos, Michelle Bachelet, issue de la coalition centre gauche qui gouverne le pays depuis 2000 a certes rompu avec la dictature de Pinochet (1973-1990) au niveau des libertés publiques mais n’a pas pris à bras le corps la question des inégalités sociales. Son élection relève plus d’une symbolique tenant à son équation personnelle qu’à une volonté de profondes réformes sociales. En Bolivie, le leader des cocaleros, Evo Morales récemment élu porte les espoirs des populations indigènes les plus marginalisées, propose un programme radical de récupération des richesses nationales et d’aide aux pauvres et n’hésite pas à se rapprocher de Fidel Castro et d’Hugo Chávez au risque de mécontenter d’emblée les États-Unis et les multinationales. Mais incontestablement l’avancée la plus spectaculaire en Amérique latine s’incarne aujourd’hui dans l’expérience venezuelienne où Hugo Chávez trace méthodiquement son sillon en surmontant les embûches - coup d’État avorté, grèves insurrectionnelle, référendum révocatoire - que les partis de l’ancien pouvoir associés à l’église, aux groupes de presse, au patronat, ont accumulé depuis 1999. Les réformes institutionnelles ont été menées à bien, confortées par une légitimité politique reconnue. Mais l’instabilité de la situation tient au fait que les anciennes classes dirigeantes possèdent encore l’essentiel des leviers économiques et financiers et croient qu’il est toujours naturel qu’elles dirigent le pays. Elles ne se sont pas résignées à la perte de leur pouvoir politique, mais l’assise de Chávez est telle qu’elles n’ont aucun espoir - pas de leader, pas de programme et grande division - de remporter la prochaine présidentielle en décembre. D’où leur penchant à sortir de la légalité. Le président Chávez, élu sur un programme flou – le bolivarisme – commence à mettre en oeuvre des mesures populaires en matière de santé d’éducation, d’aide aux pauvres, d’utilisation des revenus pétroliers. Il a réussi à réinsérer dans la vie citoyenne, sous forme de démocratie participative, plusieurs millions de pauvres qui étaient depuis des décennies écartés de fait de la vie politique. Il fait ouvertement référence à un « socialisme du XXI° siècle » et tisse des liens étroits de coopération avec Cuba. Mais le régime peine à construire un grand parti de masse qui permettrait de débattre des options dans tout le pays, au lieu que cela reste encore l’apanage de quelques mains. Il ne semble pas encore avoir pu rompre de façon convaincante avec la corruption qui mine depuis des décennies le pays. Malgré ces avancées multiples, l’hégémonie nord-américaine reste déterminante sur tout le sous-continent, même si la tentative américaine de formation d’un vaste ensemble continental - l’ALCA - a échoué et se heurte à la volonté de nombre pays de renforcer l’alliance régionale du MERCOSUR activement animée par le Brésil. Les États-Unis sont sous la hantise de deux types d’évolutions. L’État failli comme la Colombie qui se transformerait en bourbier en cas de franche intervention et dont un putsch ne résoudrait rien. Les mauvais exemples cubains et venezuelien représentent le second cauchemar pour les États-Unis. D’ici la fin de l’année des consultations électorales se dérouleront au Mexique, en Colombie, au Brésil, au Venezuela, au Nicaragua. Il s’agit de pays sensibles à enjeux importants. Les issues contribueront à forger la physionomie du continent, à confirmer ou non l’évolution de la dernière période. C’est dire si l’année 2006 comptera. Mais une chose est sûre, les États-Unis ne peuvent plus aussi facilement qu’auparavant traiter l’Amérique latine comme une arrière-cour. Les mécanismes de domination et de prédation perdurent toujours mais font l’objet de contestation de plus en plus fortes. Faisant récemment allusion au Brésil de Lula et à l’Équateur de Gutiérrez, le vieux leader paysan péruvien Hugo Blanco livrait récemment son sentiment sur l’histoire politique de son pays en rappelant l’adage latino-américain : « Un gouvernement est comme un violon, vous le tenez dans la main gauche et vous le jouez avec la main droite ». Espérons que les faits le démentiront de plus en plus souvent.

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62) Congès payés : En 1936, la France montra l’exemple

Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT, rappelle les conditions d’unité politique et syndicale qui ont permis à l’utopie de devenir réalité.

===>Vous étiez tout jeune en 1936. Est-ce que vous vous souvenez de ces premiers congés pour les salariés du privé ? -- Georges Séguy. J’avais neuf ans, j’étais à l’école à Toulouse. Mon père, cheminot, avait déjà des congés payés. Mais cette année-là, pour la première fois, à la rentrée, tout le monde s’est raconté les vacances qu’on avait passées avec nos parents. Tout le monde était parti quelque part, beaucoup vers la mer, qu’ils voyaient pour la première fois. Je me souviens d’avoir passé des vacances en 1938 sur la côte basque, d’où l’on entendait les canons de la guerre d’Espagne gronder de l’autre côté des Pyrénées, les Républicains allaient bientôt devoir se réfugier en France.

===> Les salariés du privé pouvaient enfin partir en vacances, jusque-là réservées à une minorité, en particulier bourgeoise et riche. Était-ce perçu à l’époque comme une sorte d’abolition des privilèges ? -- Georges Séguy. C’était surtout perçu comme un rêve qui se concrétisait, la découverte d’une vie nouvelle. Les travailleurs constataient que ce qui était vu comme une utopie pouvait devenir réel dans des conditions de basculement complet du rapport de forces politique. Ce qui s’est passé alors n’est pas venu spontanément, mais a donné lieu à des luttes formidables, non seulement pour les revendications, mais, aussi contre le fascisme. Cela a produit une telle volonté d’union que la CGT s’est réunifiée, que les partis communiste et socialiste, avec les radicaux, se sont unis pour un objectif commun, le Front populaire, avec un pacte énumérant leurs objectifs précis. C’est sur cette base-là qu’au mois de mai, la gauche unie a obtenu la majorité à l’Assemblée nationale. Au moment où se mettait en place le gouvernement de Front populaire, les travailleurs, souhaitant que les objectifs revendicatifs pour lesquels ils avaient lutté, soient atteints, se sont mis en grève. Dans le secteur privé, à l’ouverture de la négociation, il y avait deux millions de grévistes. C’est le chef de l’organisation patronale de l’époque qui est allé trouver Léon Blum, président du Conseil, pour lui dire qu’il était urgent de réunir, avec le gouvernement, les représentants du patronat et ceux du salariat pour négocier, dans un conflit qui devenait dangereux. C’est ainsi qu’en quarante-huit heures sont nés les accords de Matignon, qui comportaient les congés payés, mais aussi les conventions collectives avec les augmentations de salaires, et les 40 heures, qui réduisaient la durée hebdomadaire du travail de huit heures d’un seul coup.

Quelle conception le mouvement ouvrier de l’époque avait-il du temps libre ?

Georges Séguy. Le mouvement syndical portait depuis un siècle et demi l’idée que la réduction du temps de travail est un élément d’amélioration des conditions de vie comme facteur de progrès social. À la fin des années trente, on revendiquait le droit à plus de repos, mais aussi aux loisirs et à la culture. C’est dans cet esprit que la CGT avait déposé de longue date à l’Assemblée nationale un projet de loi sur les congés payés, et saisi l’Organisation internationale du travail pour que cette question soit débattue. Cependant, les congés payés ou la semaine de 40 heures ne figuraient pas explicitement dans le pacte d’unité d’action communiste-socialiste. Deux millions de grévistes, le rapport de forces modifié, c’est dans les négociations que la question est venue en débat et a été tranchée. C’était une revendication extrêmement moderne ! -- Georges Séguy. C’était impossible d’imaginer qu’un jour les patrons puissent accepter de vous payer pour aller vous reposer ! C’était ça l’utopie. Même si les congés payés n’ont pas été inventés à ce moment-là : ils existaient dans la fonction publique et chez les cheminots, qui avaient 15 jours de congés payés et qui en ont eu 21 avec le Front populaire. Mais dans le privé, si l’on considérait qu’il était légitime de revendiquer cela, autant on pensait que la réticence des patrons à tout progrès social rendait cette perspective illusoire. Et c’est arrivé ! Les congés payés restent un exemple significatif du fait que l’utopie, ce n’est pas quelque chose d’impossible, mais quelque chose qui n’a pas encore été réalisé.

===> Quelle leçon peut-on tirer de 1936 sur cette question du temps libre, alors qu’on parle aujourd’hui de reconquérir un droit aux vacances pour ceux qui n’ont plus les moyens de partir ? -- Georges Séguy. Tous les salariés ont droit à cinq semaines de congés payés, mais de plus en plus nombreux sont ceux pour qui ce droit est inaccessible, parce qu’ils n’ont pas les moyens d’en profiter : les chômeurs, les précaires, de plus en plus nombreux. À l’époque du Front populaire, ce qui a fait le bonheur des travailleurs, ce n’est pas seulement deux semaines de congés payés, mais c’est d’avoir obtenu des augmentations de salaires de 15 % qui leur ont permis de se payer des vacances au bord de la mer, de s’acheter un tandem ou une tente pour camper quelque part.

===> Les arguments qu’on entend aujourd’hui contre la réduction du temps de travail sont les mêmes que ceux que l’on entendait à l’époque contre les congés payés. Voyez-vous d’autres similitudes avec cette période, sur la question sociale ? -- Georges Séguy. Cadeau à la concurrence étrangère, de catastrophe économique, chômage, licenciements, coût du travail trop élevé... On trouve les mêmes arguments aujourd’hui pour commenter les 35 heures que dans la presse de droite il y a soixante-dix ans, et qu’en 1918 lorsqu’on est passé à la journée de 8 heures, en réduisant la semaine de travail de 12 heures ! Pour mettre un terme à la politique antisociale de la droite, et faire progresser les revendications, il faut un rapport de force différent. La seule solution, aujourd’hui comme alors, c’est le rassemblement et la lutte. Cela dépend de l’union des travailleurs, de leurs organisations syndicales, et ça dépend de l’union de la gauche sur la base d’un objectif répondant à l’aspiration du monde du travail. Le Front populaire était un exemple unique en Europe contre le fascisme, et sur le progrès social. Le modèle social français n’existe pas que depuis la Libération. Il existe depuis le Front populaire. Aucun autre pays n’avait la semaine de 40 heures et deux semaines de congés payés. Pourquoi ne pas imaginer que soixante-dix ans après, la France puisse donner un exemple semblable ? Entretien réalisé par Lucy Bateman. Article paru dans l'édition du 20 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-20/2006-06-20-831987

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63) Quelques éditoriaux du journal de l’Humanité

====> EDITORIAL PAR JEAN-PAUL PIÉROT « Au-devantde la vie »

Ce n’est pas pécher par nostalgie que d’évoquer, en ce soixante-dixième anniversaire de l’instauration des congés payés, les visages émerveillés des enfants découvrant la mer, la joie des familles pique-niquant devant la tente toute neuve, les groupes de jeunes cyclistes à l’assaut des vallons ensoleillés... au-devant de la vie, comme disait la chanson. Ce n’est pas s’attendrir sur les photos jaunies d’un passé qui s’éloigne, c’est au contraire mesurer ce que les conquêtes du Front populaire conservent aujourd’hui de modernité. Le droit du travailleur à n’être plus considéré comme une bête de somme ne s’imposa qu’au prix d’un long combat de plusieurs générations d’ouvriers face à un patronat défendant son privilège d’exploitation sans limite de la force de travail. Comment osent-ils réclamer qu’on les paie pendant qu’ils se reposent ? s’étouffaient de rage les prédécesseurs du baron Seillière et de Laurence Parisot devant une revendication apparaissant souvent comme inaccessible aux travailleurs eux-mêmes. Un rêve, en quelque sorte. Mais rêver d’un monde meilleur aide aussi à se battre. En 1936, la mobilisation sociale, les grèves et les occupations d’usines, par leur puissance et leur unité, eurent raison de l’obstination patronale, obligeant même le gouvernement Léon Blum à aller plus loin que ne le prévoyait le programme électoral, précisément sur l’acquis le plus emblématique du Front populaire que représenta le droit aux vacances. Un nouveau modèle social naissait, qui allait se développer une décennie plus tard dans la foulée de la Résistance et de la Libération. Ce modèle social français, avec lequel la droite sarkozyenne veut rompre aujourd’hui. Certes, personne n’ose officiellement remettre en cause les congés payés. Cependant, la question de la réduction du temps de travail demeure l’objet de conflit. Moins de vingt ans après la Première Guerre mondiale, et après des années de crise économique, la France non seulement instituait les congés payés, mais réduisait de huit heures la semaine de travail. Depuis 2003 avec les lois Fillon, le gouvernement de droite s’attache à détricoter la loi sur les 35 heures. Le dispositif Aubry, qui avait laissé trop de loisir au patronat pour accroître la flexibilité, intensifier les cadences et rogner sur les salaires, n’avait pas créé les meilleures conditions d’une pleine réussite de la réduction du temps de travail, et facilité finalement le travail de sape des gouvernements Raffarin et Villepin. Il ne convient pas à gauche de se contenter de critiquer la loi sur les 35 heures, comme l’a fait récemment Ségolène Royal, mais au contraire de s’engager à améliorer la loi pour qu’une réduction du temps de travail réellement généralisée à tous les salariés permette de créer des emplois et d’améliorer le pouvoir d’achat.

Si le Front populaire a inventé le droit aux vacances, celui-ci reste virtuel pour un nombre croissant de familles, frappées par le chômage et la précarité, ainsi que pour des millions de travailleurs pauvres et de jeunes qui accumulent les CDD. L’été est vécu comme une galère de plus au pied des barres des cités abandonnées par les pouvoirs publics. Des enfants ne doivent quelques jours de grand air qu’aux efforts de municipalités aux moyens insuffisants et aux militants de la solidarité, comme le Secours populaire, qui inscrit cette année son action dans la lignée de 1936, tant il est vrai que le droit au temps libre, moment de culture partagée, de développement personnel, de citoyenneté, ébauché par le Front populaire, demeure un enjeu de modernité. Article paru dans l'édition du 20 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-20/2006-06-20-831931

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



64) « Lettre à Handke, si près, si loin » Par Arlette Namiand, auteur et dramaturge, et Jean-Paul Wenzel, auteur, acteur et metteur en scène.

Frangin. Poser d’abord ce mot si tu le veux bien...

Car frangin tu le fus pour nous et pour beaucoup de notre génération. On ne peut pas rayer ça d’un coup de crayon. Après, on se scandalisera, on s’insultera, on se foutra dessus, on se claquera la porte au nez. Mais frangin. Pas moyen d’y échapper. Comme il est dit « pour le meilleur et pour le pire ». Le meilleur, c’est cette conversation à voix basse, ce territoire un peu nocturne et tremblé où tu as disposé çà et là quelques signaux dans nos nuits, éclairé un peu les traces de nos pas, tissé pour nous, entre nous, par tes livres et les films avec Wenders, une multitude de fils ténus, presque invisibles, à une époque braillarde où vociférations, rhétoriques abracadabrantesques et dialectiques tirées au cordeau taillaient dans la masse et sans trembler, l’appartenance à notre époque. Et puis les années quatre-vingt-dix. La guerre en Yougoslavie. Voilà que notre ombrageux solitaire frangin se met à troquer les questionnements inquiets, la façon oblique de regarder le monde, contre du lourd, du frontal, ou plus exactement du front contre front, exaltant notamment l’esprit de résistance du peuple serbe au cours de la Deuxième Guerre mondiale, et stigmatisant à l’inverse les Croates-nazis-oustachis, sans voir que cette mise aux enchères de l’Histoire servait les pires arguments nationalistes, réveillait les pires haines, d’un côté comme de l’autre. Il nous est cependant arrivé, au cours de ces années, d’être comme toi scandalisés par la diabolisation en bloc et sans nuance de la Serbie, lorsque médias, politiques et un certain nombre d’intellectuels en France, mélangeaient dans le même brouet de sorcières, le peuple qui avait élu majoritairement Milosevic, les opposants qui tentaient d’organiser la résistance, notamment dans les instances scientifiques, culturelles, artistiques, et les chefs de guerre ultranationalistes, pourfendeurs d’une « Grande Serbie ». Il faut dire que nous étions allés dans ce qui était encore la Yougoslavie, quelques mois avant la guerre, et nous avions pu sur place mesurer la complexité et la gravité de la situation. Nous étions allés à Belgrade, puis à Ujitsé, rencontrer le dramaturge et poète serbe Lioubomir Simovic dont nous montions en France la pièce magnifique, Théâtre ambulant Chopalovitch, l’histoire d’une troupe de théâtre jetée sur les routes après l’invasion de la Yougoslavie par les troupes allemandes pendant la Deuxième Guerre mondiale. Au cours de notre séjour, nous avons rencontré bon nombre d’amis et de connaissances de Simovic et bien sûr, la perspective de la guerre proche et l’inquiétude qu’elle suscitait, étaient de toutes les conversations, assombrissaient les visages, rendaient l’atmosphère soudainement pesante au milieu de la convivialité... Revenus en France et la pièce se jouant, nous avions reçu de l’Académie des arts et des sciences de Belgrade et à l’initiative de Simovic et de ses amis artistes, écrivains, historiens qui en étaient membres, une pétition contre Milosevic et contre la guerre, à faire signer au public français, ce que nous fîmes. Plus tard encore, lorsque sévissait déjà la guerre en Bosnie, nous avons été invités à venir jouer la pièce à Novi Sad, en Serbie, à l’occasion d’un festival. La question de répondre ou non à l’invitation divisa notre équipe. Qu’allait-on cautionner en y allant, ou en n’y allant pas. La charge de dénonciation de la pièce elle-même donnait-elle une légitimité suffisante au fait de jouer là-bas, ne pas y aller nous désolidarisait-il de l’auteur Simovic et de ses amis ? Y aller risquait-il de nous compromettre ? comment manifester notre engagement d’artistes, autant d’interrogations auxquelles une décision ministérielle mit brusquement un terme : les visas nous étaient refusés. Mais les questions demeuraient.

Après le massacre de Srebrenica, lorsque nos amis entamèrent une grève de la faim à la Cartoucherie de Vincennes pour protester contre cette barbarie, une liaison radio régulière fut établie avec Sarajevo depuis la Cartoucherie. Nous avons demandé et obtenu qu’une autre le soit avec la radio d’opposition à Belgrade. Nous pensions aussi à eux là-bas, à tous ceux connus et inconnus de nous qui se battaient et affirmaient dans un assez grand isolement leur opposition à la guerre. Nous fûmes plus d’une fois scandalisés que leurs voix soient si peu ou jamais relayées ici... Plus tard encore, on nous fit parvenir depuis la Suisse, un article où une journaliste s’en prenait nommément à nous pour avoir créé et diffusé en France « la pièce d’un auteur serbe exaltant les valeurs nationalistes serbes dans le contexte de la Deuxième Guerre mondiale ». Atterrant. Dans le même temps, un ami de Simovic, en exil en France depuis les années Tito, prof de fac et journaliste, lui aussi farouche opposant à Milosevic, fut contraint de faire ses valises. Le simple fait d’être Serbe le vouait en France aux gémonies. Las des insultes, il prit un jour femme et enfants et rentra définitivement à Belgrade. La guerre tranche les opinions, ne fait pas de quartier... L’après-guerre non plus. Et tandis que tu t’inclinais sur la tombe infâme et que tu y prononçais d’obscures paroles - ce geste et ces mots insultant non seulement la mémoire des milliers de victimes de cette guerre, mais aussi la résistance de tous ceux, Bosniaques, Croates, Kossovars et Serbes, qui se sont élevés contre elle, contre lui - quelqu’un ici a froissé le journal et t’a claqué la porte au nez. Dis-toi bien frangin que nous aurions sans doute fait la même chose. Sur le moment. Après.... je pense qu’on aurait mal dormi, on aurait consulté les autres, on se serait hurlé dessus, on aurait relu le Malheur indifférent, la Femme gauchère, reprojeté les Ailes du désir, mordu notre mouchoir, vu dans la presse les partisans de la séparation entre l’auteur et son oeuvre et les partisans de la non-séparation entre l’auteur et son oeuvre étaler leurs mornes et mortelles certitudes. On se serait lassés de cette débauche de bons sentiments, et surtout, surtout, il nous aurait pris une furieuse envie de voir le débat quitter un peu les salles de rédactions et venir là où la porte avait claqué : le théâtre. Alors nous t’aurions téléphoné pour que tu viennes t’expliquer, toi, de vive voix, avec nous, avec le public.

Autrement dit, le coup de sang passé, il nous semble que le théâtre, celui-ci ou un autre, s’honorerait d’ouvrir ses portes à Handke, sans volonté de lynchage ou d’absolution, et qu’il lui soit permis de s’y exprimer directement, sans médias interposés. Le théâtre est le lieu de la parole, de la voix, de l’émotion, du geste. Il nous manque ta parole, ta voix, ton émotion, ton geste en face des nôtres, t’écoutant et te répondant. Comme une chance pour nous, pour toi, pour le public, de délaisser momentanément nos serpettes, nos langues de bois et nos postures outragées et prendre le risque d’échanger des pensées vivantes capables de nous ébranler et d’opérer en nous de minuscules déplacements. Par Arlette Namiand, auteur et dramaturge, et Jean-Paul Wenzel, auteur, acteur et metteur en scène. Article paru dans l'édition du 20 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-20/2006-06-20-831968

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



65) « Quand voyager devient la norme, ne pas partir en vacances est une forme d’exclusion sociale » Par Henriette Zoughebi, conseillère régionale, présidente du Comité régional du tourisme Paris Île-de-France.

On comprend que pour M. Sarkozy, il n’est pas concevable à la fois « d’entrer plus tard sur le marché du travail, de vivre plus longtemps, de travailler moins et de réclamer de bonnes retraites ». Au-delà même de la perception instinctive de leurs intérêts de classe, il y a chez ces gens-là un déficit d’humanisme que les trois millions de chômeurs et les 60 % de retraités qui doivent vivre avec moins de 900 euros par mois apprécieront. Pourtant, la prochaine majorité parlementaire et son gouvernement seront dès 2008 confrontés à la nécessité de mettre en place un processus de pérennisation du financement des retraites. À cette date, deux mesures parmi les plus régressives instituées par la droite produiront leurs pleins effets. Les salariés devront valider 160 trimestres et 40 annuités pour acquérir le droit à une retraite à taux plein. Les pensions du régime général seront calculées sur les « 25 meilleures années » ce qui ampute sérieusement le montant des prestations. Ajoutons-y l’indexation des retraites sur l’indice des prix INSEE et non plus sur les salaires et le résultat est sans bavure : dès 2003, 40 % des salariés de soixante ans ne pouvaient plus justifier un nombre de trimestres suffisant pour une retraite à taux plein et de fait, l’âge moyen de liquidation du régime général s’établissait à soixante-deux ans. Quant au pouvoir d’achat, le Comité national des retraités et personnes agées estime à 14 % l’écart qui s’est creusé entre les salaires et les retraites entre 1993 et 2005. Même les invalides se voient parfois servir aujourd’hui des retraites de 30 % à 60 % inférieures à leurs pensions d’invalidité. C’est cette pente qu’amplifie encore la loi Fillon. Les mesures récemment annoncées pour augmenter le taux d’emploi des seniors, outre leur précarisation, ont aussi comme objectif d’« encadrer » la dégradation des conditions de vie des retraités et de dégager la voie à la suppression pure et simple du droit à une retraite à un âge donné. Le droit à la retraite à soixante ans demeure inscrit dans la loi. Il doit le rester. Il ne s’agit pas d’un archaïsme incompatible avec l’économie moderne mais d’un droit humain, d’une avancée sociale plus moderne que jamais. Du point de vue démographique, il est rassurant que le nombre de retraités progresse. Mais en conclure que « les actifs ne peuvent plus financer les retraites » est une grossière imposture. Cela ne tient compte ni du chômage, ni des gains de productivité, ni de l’augmentation des dividendes servis aux actionnaires, ni des nouveaux besoins des retraités. Le financement des retraites représentait, en 2000, 12,6 % du PIB. En 2040, il faudra 6 points de PIB supplémentaires, soit une augmentation de la part consacrée aux retraites de 50 %. Dans le même temps, le volume des richesses créées par le travail aura doublé alors que le nombre des retraités sera passé de 12 à 22 millions. Dit autrement : en 2040, 22 millions de personnes exigeront seulement une demi-part de plus que les 12 millions de l’an 2000 alors que le gâteau sera deux fois plus gros ! Où est le problème ? Comment évolue la répartition des richesses créées par le travail ? Pourquoi les dividendes servis aux actionnaires du CAC 40 - et les autres - sont-ils exemptés de prélèvements sociaux ? À qui profite l’augmentation de la productivité quand la part des salaires diminue dans la valeur ajoutée et avec elle l’assiette de prélèvement des cotisations ? Aucun parti, aucun gouvernement, aucune majorité demain, aucun et aucune candidat(e) ne devrait échapper à ce questionnement. La loi et les décrets meurtriers pour la retraite sont signés Veil et Balladur (1993), Fillon et Raffarin (2003). Cependant, pendant le gouvernement Jospin, il aurait fallu ouvrir d’urgence le chantier d’une réforme du financement que tout le monde savait inévitable. Les parlementaires communistes avaient élaboré une proposition de loi. La lecture du projet socialiste sur ce point laisse perplexe. Il prévoit bien l’abrogation des lois et décrets Balladur et Fillon et le maintien du droit à la retraite à soixante ans, mais ne dit rien sur le nombre d’annuités ni sur le taux de remplacement dont il propose curieusement de « modifier les conditions d’évaluation », ajoutant même que « les arbitrages pour définir les règles de partage de l’allongement de l’espérance de vie entre la durée de la vie professionnelle et celle de la retraite pourront être trouvés ». Aucune précision non plus sur les financements si ce n’est la pérennisation du fonds de réserve et des dispositifs d’épargne dont on sait le risque de « cannibalisation » qu’ils font courir au système solidaire de la répartition. Dans cinq ans les plus de cinquante ans seront la majorité absolue du corps électoral. Ce sont ces questions et quelques autres que le collectif retraités du PCF met en débat dans un document qui veut « Ouvrir le chantier d’une réforme novatrice » (1) et lors d’une rencontre nationale publique (2, place du Colonel-Fabien, aujourd’hui de 9 h 30 à 16 heures) à laquelle sont invités les associations, syndicats et partis de gauche. (1) Édité en brochure intitulée « La retraite à 60 ans : un enjeu de civilisation ». Contact, tél. : 01 40 40 12 78, et e-mail : sbauer@pcf.fr. Par Henriette Zoughebi, conseillère régionale, présidente du Comité régional du tourisme Paris Île-de-France.Article paru dans l'édition du 20 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-20/2006-06-20-831969

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66) « Dans six ans, les retraités seront la majorité électorale... » Par Claude Pondemer, responsable du Collectif national des retraités au PCF.

On comprend que pour M. Sarkozy, il n’est pas concevable à la fois « d’entrer plus tard sur le marché du travail, de vivre plus longtemps, de travailler moins et de réclamer de bonnes retraites ». Au-delà même de la perception instinctive de leurs intérêts de classe, il y a chez ces gens-là un déficit d’humanisme que les trois millions de chômeurs et les 60 % de retraités qui doivent vivre avec moins de 900 euros par mois apprécieront. Pourtant, la prochaine majorité parlementaire et son gouvernement seront dès 2008 confrontés à la nécessité de mettre en place un processus de pérennisation du financement des retraites. Àcette date, deux mesures parmi les plus régressives instituées par la droite produiront leurs pleins effets. Les salariés devront valider 160 trimestres et 40 annuités pour acquérir le droit à une retraite à taux plein. Les pensions du régime général seront calculées sur les « 25 meilleures années » ce qui ampute sérieusement le montant des prestations. Ajoutons-y l’indexation des retraites sur l’indice des prix INSEE et non plus sur les salaires et le résultat est sans bavure : dès 2003, 40 % des salariés de soixante ans ne pouvaient plus justifier un nombre de trimestres suffisant pour une retraite à taux plein et de fait, l’âge moyen de liquidation du régime général s’établissait à soixante-deux ans. Quant au pouvoir d’achat, le Comité national des retraités et personnes agées estime à 14% l’écart qui s’est creusé entre les salaires et les retraites entre 1993 et 2005. Même les invalides se voient parfois servir aujourd’hui des retraites de 30 % à 60 % inférieures à leurs pensions d’invalidité. C’est cette pente qu’amplifie encore la loi Fillon. Les mesures récemment annoncées pour augmenter le taux d’emploi des seniors, outre leur précarisation, ont aussi comme objectif d’« encadrer » la dégradation des conditions de vie des retraités et de dégager la voie à la suppression pure et simple du droit à une retraite à un âge donné. Le droit à la retraite à soixante ans demeure inscrit dans la loi. Il doit le rester. Il ne s’agit pas d’un archaïsme incompatible avec l’économie moderne mais d’un droit humain, d’une avancée sociale plus moderne que jamais. Du point de vue démographique, il est rassurant que le nombre de retraités progresse. Mais en conclure que « les actifs ne peuvent plus financer les retraites » est une grossière imposture. Cela ne tient compte ni du chômage, ni des gains de productivité, ni de l’augmentation des dividendes servis aux actionnaires, ni des nouveaux besoins des retraités. Le financement des retraites représentait, en 2000, 12,6 % du PIB. En 2040, il faudra 6 points de PIB supplémentaires, soit une augmentation de la part consacrée aux retraites de 50 %. Dans le même temps, le volume des richesses créées par le travail aura doublé alors que le nombre des retraités sera passé de 12 à 22 millions. Dit autrement : en 2040, 22 millions de personnes exigeront seulement une demi-part de plus que les 12 millions de l’an 2000 alors que le gâteau sera deux fois plus gros ! Où est le problème ? Comment évolue la répartition des richesses créées par le travail ? Pourquoi les dividendes servis aux actionnaires du CAC 40 - et les autres - sont-ils exemptés de prélèvements sociaux ? À qui profite l’augmentation de la productivité quand la part des salaires diminue dans la valeur ajoutée et avec elle l’assiette de prélèvement des cotisations ? Aucun parti, aucun gouvernement, aucune majorité demain, aucun et aucune candidat(e) ne devrait échapper à ce questionnement. La loi et les décrets meurtriers pour la retraite sont signés Veil et Balladur (1993), Fillon et Raffarin (2003). Cependant, pendant le gouvernement Jospin, il aurait fallu ouvrir d’urgence le chantier d’une réforme du financement que tout le monde savait inévitable. Les parlementaires communistes avaient élaboré une proposition de loi. La lecture du projet socialiste sur ce point laisse perplexe. Il prévoit bien l’abrogation des lois et décrets Balladur et Fillon et le maintien du droit à la retraite à soixante ans, mais ne dit rien sur le nombre d’annuités ni sur le taux de remplacement dont il propose curieusement de « modifier les conditions d’évaluation », ajoutant même que « les arbitrages pour définir les règles de partage de l’allongement de l’espérance de vie entre la durée de la vie professionnelle et celle de la retraite pourront être trouvés ». Aucune précision non plus sur les financements si ce n’est la pérennisation du fonds de réserve et des dispositifs d’épargne dont on sait le risque de « cannibalisation » qu’ils font courir au système solidaire de la répartition. Dans cinq ans les plus de cinquante ans seront la majorité absolue du corps électoral. Ce sont ces questions et quelques autres que le collectif retraités du PCF met en débat dans un document qui veut « Ouvrir le chantier d’une réforme novatrice »(1) et lors d’une rencontre nationale publique (2, place du Colonel-Fabien, aujourd’hui de 9h30 à 16 heures) à laquelle sont invités les associations, syndicats et partis de gauche. (1) Édité en brochure intitulée « La retraite à 60 ans : un enjeu de civilisation ». Contact, tél. : 0140401278, et e-mail : sbauer@pcf.fr. Article paru dans l'édition du 20 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-20/2006-06-20-831993

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67) Rejetons l’« immigration choisie » que veut imposer le gouvernement

Nous - artistes et créateurs en tous genres, intellectuels - avons pris la mesure du lent travail des cultures dans l’histoire pour qu’éclose difficilement l’idée de l’unité et de l’indivisibilité de l’humanité. Nous voulons avoir constamment en mémoire ce jugement de Robert Antelme qui, à la sortie du camp de concentration dans lequel il avait été exposé à la mort, écrivait : « La variété des rapports entre les hommes, leur couleur, leurs coutumes, leur formation en classes masquent une vérité qui apparaît ici [dans les camps de concentration allemands] éclatante, au bord de la nature, à l’approche de nos limites : il n’y a pas d’espèces humaines, il y a une espèce humaine. C’est parce que nous sommes des hommes comme eux que les SS seront en définitive impuissants devant nous. C’est parce qu’ils auront tenté de mettre en cause l’unité de cette espèce qu’ils seront finalement écrasés. Mais leur comportement et notre situation ne sont que le grossissement, la caricature extrême - où personne ne veut, ni ne peut sans doute se reconnaître - de comportements, de situations qui sont dans le monde et qui sont même cet ancien "monde véritable" auquel nous rêvons. Tout se passe effectivement là-bas comme s’il y avait des espèces - ou plus exactement comme si l’appartenance à l’espèce n’était pas sûre, comme si l’on pouvait y entrer et en sortir, n’y être qu’à demi ou y parvenir pleinement, ou n’y jamais parvenir même au prix de générations -, la division en races ou en classes étant le canon de l’espèce et entretenant l’axiome toujours prêt, la ligne ultime de défense : "Ce ne sont pas des gens comme nous". » Fidèles à l’appel à la vigilance d’Antelme et de bien d’autres, nous avons décidé de ne jamais laisser passer les « comportements » et les « situations » du « monde véritable » - le nôtre - qui créent les conditions pour que « tout se passe effectivement comme s’il y avait des espèces » humaines. Nous jugeons que les choix actuels du gouvernement français distinguant entre une « immigration choisie » et une « immigration subie » appartiennent à une politique économique qui, tout en développant sa logique propre, contre laquelle nous nous élevons, s’appuie de surcroît délibérément sur des orientations racistes dont aucun de nos gouvernements, de quelque bord qu’il soit, n’a malheureusement jamais tenté

de débarrasser complètement nos institutions. Ces tendances, quel que soit l’écho qu’elles reçoivent dans certaines couches de la population, et les tentations démagogiques qu’elles entraînent, ne sauraient en aucun cas être identifiée à la volonté du peuple français. Nous affirmons une fois de plus qu’il est de la plus haute importance de considérer que « tous les gens sont comme nous » et que ce principe ne doit pas être remis en cause. À partir de ce principe intangible, nous appelons solennellement l’opinion publique à s’opposer à la réforme en cours de la politique française d’immigration. Nous invitons les formations politiques, les organisations syndicales et associatives, les églises et tous les citoyens organisés à se mobiliser contre cette réforme. Nous exigeons du gouvernement qu’il se ressaisisse d’urgence. Cet appel peut être signé par des artistes, créateurs et intellectuels. Pour cela, il suffit d’écrire à signature@ml.free.fr en indiquant : prénom, nom, qualité. (*) Parmi les premiers signataires : Josette Audin, Étienne Balibar, Isabelle Barat, Barbara Abdelilah— Ah-Bauer, Fethi Benslama, Jacques Bidet, Alain Bihr, Simone Bitton, Yves Boisset, Sophie Calle, Monique Chemillier-Gendreau, Aïda Chouk,

Annie Collovald, Catherine Coquery-Vidrovitch, Denis, Marie Desplechin, Michel Duffour, Martine Dugowson, Michel Feher, Geneviève Fraisse, Bastien François, Jane Freedman, Nicolas Frize,

Élisabeth Gauthier, François Gèze, Michel Husson, Christian Lagarde, Bernard Lahire, Pierre Lantz, Albert Lévy, Catherine Levy, Jean-Marc Lévy-Leblond, Danièle Lochak, Marie-José Mondzain, Janine Mossuz-Lavau, Anne-Marie Moulin, Jean-Louis Moynot, Gérard Noiriel, Étienne Pataut, Michelle Perrot, Henri Pezerat, Évelyne Pisier, Michel Plon, Emmanuel Renault, Élisabeth Roudinesco, Véronique de Rudder, Luc Leclerc du Sablon, Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Lucien Sève, Kazem Shahryari, Évelyne Sire-Marin, Émmanuel Terray, Hubert-Félix Thiéfaine, Pascal Thomas, Jean-Pierre Thorn, José Tovar,

Eleni Varikas, René Vautier, Françoise Vercruyssen, Jean-Maurice Verdier. Appel (*) Article paru dans l'édition du 19 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-19/2006-06-19-831912

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Le Coin des Lettres



68) Langues et Cultures de france - Lettre n°57

Langues et Cultures de France

Réseau citoyen créé lors de la Fête de l’Humanité 2004 (Commission Culture du PCF) – Lettre n°57 – (19 Juin 2006)

Animateur Jacques BLIN

écrire : jacques.blin2@wanadoo.fr - site : http://languesculturefrance.free.fr

 Vous pouvez recevoir la lettre sur simple demande.

- From: "BLIN Jacques" <jacques.blin2@wanadoo.fr>



69) Le No 7 de la SOMME ET LE RESTE vient d’être publié

Vous pouvez recevoir en fichier attaché PDF, le dernier numéro de LA SOMME ET LE RESTE (No 7). Je vous en souhaite bonne lecture. Armand Ajzenberg. - From: Penseelefebvre@aol.com



70) [Lettre Verts] La lettre d'Information des Verts Aquitaine n°9

La lettre d'Information des Verts Aquitaine à destination des militants et sympathisants n°9 • Semaine du 24 juin au 1er juillet 2006

===> A la une

Inscription aux journées d'été des Verts 2006

Les Journées d’été des Verts se dérouleront du jeudi 24 au dimanche 27 août prochain à Coutances (50) en Basse Normandie

"Faucheurs" en garde à vue

===> En bref…

Baptêmes républicains

Grand Contournement : Grande opposition !

===> Agenda

- La lettre est éditée par les Verts Aquitaine • 13, rue du Chai des Farines • 33 000 Bordeaux

Nous contacter : 08 71 17 40 47 (Prix d’un appel local) – contact@aquitaine.lesverts.fr - From: Les Verts Aquitaine <information@aquitaine.lesverts.fr>



Le coin des Revues



71) REGARDS – Politique, société, culture - Mensuel No 30 : « LIBÉRALISME, UNE SIMPLE PARENTHÈSE ? »

- Juin 2006 vient de Paraître - 6,00€ - Titre central : « LIBÉRALISME, UNE SIMPLE PARENTHÈSE ? » : Les Français sont-ils des antilibéraux de souche? Composantes et projets d’un post-libéralisme, Antilibéralisme, zones d’ombre, Candidature unitaire, quel nom sortira du chapeau ? Le post-libéralisme verra-t-il le jour ? Pas vraiment d’attac, Test. Êtes-vous vraiment antilibéral ? - L’après-pétrole. L’art consommé de la sobriété - Entretien avec Jean-Luc Wingert - Immigration. Les sans-papiers dans le dur - Ségolène. Rase campagne - Poutine, le sherpa du G8 La « dictature de la loi » - SOCIETE : Langue française, pouvoir et séduction Quelle est la langue des politiques de la Ve République ? Entretien avec Eric Hazan La langue, une affaire d’Etat Le « Grand O » de Sciences-Po - Réel/Virtuel, jeux d’influence - Mondial 2006. Entre gros sous et mémoire coloniale - CULTURE - Musée du Quai Branly : Tous les chefs-d’œuvre naissent égaux en droit, Entretien avec Maurice Godelier, Comment se rapproprier cette Afrique fantôme ? - Cannes, passé présent Entretien avec Lucas Belvaux - Mythologie. Une modernité signée Godard Entretien avec Alain Bergala - Maison des artistes, une créature bicéphale créations - Théâtre. Actualité, fantasmes - Et aussi l’interview des lecteurs avec Lucien Sève, philosophe ancien membre du Comité consultatif national d’éthique - … Directeur de la Revue : Roger MARTELLI et Rédactrice en Chef : Clémentine Autain - Abt pour un an 60€ Etudiant : 45€ - Hors France : 70€ - REGARDS 120, Rue Lafayette 75010 PARIS - Tel : 01.49.49.08.49 - Contact : regards@regards.fr - Le site : www.regards.fr - From: Katia Meimoun <kmeimoun@regards.fr>



72) Recherches internationales n° 75

Le dernier numéro de Recherches internationales est paru. Son dossier central porte sur les relations euro-atlantiques. Recherches internationales n° 75 (Janvier - 2006)

Au Sommaire :

NOTES DE LECTURE

• Michel Rogalski, Turbulences marquées à gauche en Amérique latine [Éditorial]

• Hakim Ben Hammouda, Réflexions sur la dernière conférence de la Cnuced

• Hassane Zerrouky, L’Algérie après la Charte pour la paix et la réconciliation nationale

• Zazi Sadou, Un 8 mars pas comme les autres

• Nils Andersson, La gangrène populiste en Europe et le modèle suisse

DOSSIER

LES RELATIONS EURO-ATLANTIQUES

TRACES

1966 : LA FRANCE QUITTE LES ORGANISMES DE L’OTAN

• Jacques Le Dauphin, Présentation

• Daniel Cirera, Relation atlantique : le temps des doutes

• Jacques Le Dauphin, La relation euro-américaine en question

• Jean-Paul Hébert, Les relations stratégiques transatlantiques sont-elles devenues durablement des rapports d’affrontement ?

• Claude Cartigny, 1966 : La France quitte les organismes militaires de l’OTAN

Le n° : 15 • - Abonnement (1 an-4 nos) : 50 • Recherches internationales 6, avenue Mathurin Moreau, 75167 Paris cedex 19 - Tél. : 01 42 17 45 27 - E-mail : recherinter@internatif.org - Web : http://www.Espaces-Marx.org/

- Chèque à l'ordre de Recherches internationales

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- Je commande le n°75  15 Euros (Relations euro-atlantiques)

- Je commande le n°74  15 Euros (Démographie et migrations)

- Je commande le n°73  15 Euros (Le remodelage du Moyen Orient)

-  Je commande le n°72  15 Euros (Développements)

Nom, Prénom ..... Adresse ...... 6, Avenue Mathurin Moreau, 75167 Paris CEDEX 19 - Tél. : 01 42 17 45 24    E-mail : recherinter@internatif.org - Chèques à l'ordre de Recherches internationales] - From: Michel Rogalski <rogalski@internatif.org>



73) Hors-Série de L’HUMANITE : « Front populaire : l’espoir en héritage »

Réédition : Un hors-série de 100 pages « Dis, tu t’en souviens, quand on fredonnait : "Allons au-devant de la vie, allons au-devant du matin"... » Ah, le bel été 36 ! Celui des premiers tandems sur les routes de France et de la victoire du Belge Sylvere Maes dans le Tour. Celui des camarades qui dansaient sur les plages. Celui des mômes rigolards découvrant les rivages normands et les odeurs iodées de l’espérance. Celui des salopards en casquette qui effrayaient tant les bourgeois. Celui des auberges de jeunesse et de l’éducation populaire. Celui des programmes politiques du Front. Celui des urnes. Celui des grandes grèves et des manifs. Celui qui scella le peuple avec la rue, sans laquelle rien n’aurait pu cheminer. Celui des syndicats et des partis politiques. Celui des luttes. Celui du souffle et de la chaleur humaine, sources des aventures collectives. Celui qui unifia, en quelques semaines, toutes les forces de progrès pour révolutionner les pratiques sociales... et gagner des droits nouveaux. « Dis, tu t’en souviens, de ces jours de fol espoir... » Il y a soixante-dix ans, le Front populaire bousculait l’histoire et, dans la lignée des grands combats qui narrent la spécificité française, enracinait un peu plus l’aspiration à la justice sociale. 2006 : au moment où, nous dit-on, les Français doutent d’eux-mêmes et où les déclinologues de tout bord éventrent leurs vérités sur la place médiatique, l’Humanité a voulu plonger dans ces racines-là en réalisant un hors-série exceptionnel. Non pour fixer, par un coup de rétro furtivement jeté dans le passé, quelques vérités éternelles. Encore moins pour se persuader benoîtement que les temps de 36 sont encore les nôtres. Bien sûr que non. Seulement, à l’heure où les ultralibéraux s’imaginent si puissants qu’ils croient en la disparition programmée de l’État régulateur et de l’idée même de « pacte social à la française », ce moment du XXe siècle reste une trace inaliénable qui nous colle au coeur et continue de nous enrichir. Posons par exemple cette simple question : comment retrouver le rêve sans perdre le sens du réel ? En quelques semaines, quelques mois, ceux qui firent le Front populaire parvinrent à y répondre concrètement. Cet héritage est donc le nôtre. Il nous enseigne notamment d’y puiser la force de l’histoire à venir. Jean-Emmanuel Ducoin. Article paru dans l'édition du 28 avril 2006.

====> Parmi les signataires du hors-série

Par ordre d’apparition : Pascal Ory, professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, Jean-Paul Scot, historien, Pierre Saly, historien, Danielle Tartakowsky, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-VIII, Serge Wolikow, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT, Michel Margaraz, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-VIII, Claude Pennetier, historien, chercheur au CNRS, Jean Vigreux, maître de conférences d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, Alexandre Courban, historien, Christine Bard, professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Angers, membre de l’Institut universitaire de France, Michel Dreyfus, directeur des recherches au CNRS, Albert Perrot, ancien responsable syndical CGT, Jean Magniadas, économiste, historien du mouvement ouvrier, Jean Girault, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Paris-XIII, Rémi Skoutelski, historien, Roger Bourderon, historien, Michel Etiévent, écrivain, Roger Martelli, historien, Frédérick Genevée, historien, responsable des Archives nationales du PCF, Éric Hobsbawm, historien, Jean Lojkine, sociologue, directeur de recherches au CNRS, Louis Viannet, ancien secrétaire général de la CGT, Henriette Zoughebi, présidente du Comité régional du tourisme Paris Île-de-France, René Moustard, ancien président de la FSGT. Article paru dans l'édition du 28 avril 2006.

====> L’Humanité et le pluralisme de la presse ont besoin de vous !

Désormais, c’est presque chaque semaine qu’on apprend qu’un journal est en difficulté. France Soir ne sort malheureusement pas de sa crise et est menacé. D’autres journaux ou groupes de journaux passent sous la coupe directe des forces de l’argent. Ainsi, le groupe EMAP, éditeur de quarante trois magazines, de Télé poche à l’Autre journal, de Science et Vie à Modes et Travaux, risque d’être vendu à des fonds de pension qui n’ont rien à voir avec la presse. Leur seul objectif serait de faire de ces journaux de simples supports à profits juteux. Face à cette pression de l’argent, nous avons choisi de résister et de continuer l’Humanité avec vous. C’est le sens du lancement de l’Humanité Dimanche, dont les premiers résultats sont prometteurs. Mais il faut absolument conforter nos titres en trouvant l’argent nécessaire, en élargissant la diffusion par la voie militante. Notre pari peut être gagné. En une semaine, plus de 50 000 euros supplémentaires nous sont parvenus. Nous avons encore besoin de 800 000 euros. Alors vous aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, devenez cofondatrice ou cofondateur de l’Humanité Dimanche. Si vous l’avez déjà fait, faites connaître nos titres autour de vous. C’est un geste de résistance au moment où tout est fait pour empêcher notre peuple de décider de son avenir. Article paru dans l'édition du 25 avril 2006. - Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



74) L’Humanité des débats

Avec les pages Tribunes et Idées, le lancement, en mars dernier, chaque samedi, de l’Humanité des débats, décuple l’espace consacré à la confrontation et au débat d’idées. Universitaires, chercheurs, enseignants, écrivains, artistes, syndicalistes, responsables associatifs, acteurs du mouvement social, contribuent à enrichir les colonnes du journal. Article paru dans l'édition du 19 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-19/2006-06-19-831909

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



Le Coin des Livres



75) « Lettre ouverte à Régis Debray sur le tragique, l’utopique et la gauche du XXIe siècle » de Philippe Corcuff

Paru dans Le Monde, "Le Monde des livres"

Cher Régis, Ta Supplique aux nouveaux progressistes du XXIe siècle (Gallimard) nous oriente opportunément vers une réflexion sur l’armature intellectuelle de la politique, à un moment où coups bas politiciens et manœuvres électoralistes occupent le devant de la scène. Après les tragédies du XXe siècle, avec la course néolibérale au neuf en toc, à l’ombre des risques écologiques, il est temps de réévaluer notre conception du Progrès. Car, tu as raison, “Le XIXe siècle croit dans l’Histoire parce qu’il a cru en Dieu, et pour continuer d’y croire, d’une autre manière, après qu’il a perdu la foi. Ce qui se baptise Providence à l’église se nomme Progrès en ville”. Cependant, il n’y aurait, pour un agnostique de l’histoire, que “des progrès, au pluriel”. Dans cette perspective, toute tradition ne serait pas a priori négative et toute nouveauté positive. Il ne s’agit pas d’éteindre les Lumières, mais d’en “renouveler l’outillage intellectuel”. Ici point de relativisme “post-moderne”, où tout se vaudrait parce que plus rien ne vaudrait. Se dessineraient plutôt des Lumières tamisées, moins arrogantes, pour une gauche qui n’aurait pas abandonné le triple pari de la connaissance, de la modification de soi et de la transformation du monde. D’où ton appel à l’émergence d’« une gauche tragique », « dopée au pessimisme », à l’écart tant de « la gauche divine », étalant jusqu’à l’écœurement la confiture de l’optimisme, que de « notre gauche de gestionnaires », enlisée dans le présent perpétuel, sans mémoire historique ni projection vers l’avenir. La gauche a certes besoin de se lester de tragique. Prenons acte des fragilités de l’action humaine face aux circonstances indépendantes de sa volonté qui, sans cesse, la débordent et la dévient. Affrontons la composante d’incertitude de nos histoires, avec leurs risques et leurs paris. Portons un regard contrasté sur la condition humaine, avec ses potentialités créatrices mais aussi destructrices, travaillées par une histoire aux éclairs émancipateurs et aux inerties oppressives. Abandonnons les sornettes anthropologiques sur « l’homme bon par nature et perverti par le capitalisme ». Faisons l’économie de l’hypothèse, irréaliste et parfois meurtrière, de la naissance rapide d’un « homme nouveau », qui résoudrait comme par miracle toutes les contradictions des politiques transformatrices. Oui, mais...

Tes analyses apparaissent unilatéralement noires. Comme si la prétention à une lucidité ultime maintenait dans ta bouche la nostalgie du définitif et de l’absolu, ceux-ci étant fichés dans le travail du négatif plutôt que dans « l’avenir radieux ». Et ton autoportrait en « navigateur solitaire », seul à contre-courant, nous fait toucher du doigt le dérisoire de la prétention à une lucidité omnisciente. Depuis ta Critique de la raison politique (1981), dans laquelle tu as cru maîtriser grâce à tes concepts l’énigme de toute société humaine (leur fondement supposé religieux), tu as pris la grosse tête des philosophes-rois. Ce faisant, n’as-tu pas trop rapidement confondu le caractère heuristique d’une analogie (entre le religieux et le politique) avec une vérité éternelle ? Tu es plus convaincant dans les récits autobiographiques, quant tu mets en scène nos déficiences face aux dérèglements de la vie politique et amoureuse : Les rendez-vous manqués (1975), Les masques (1988), Loués soient nos seigneurs (1996)... Et s’il fallait récuser plus définitivement les lucidités définitives et les poses inspirées de ceux qui croient voir le fondamental ? En interrogeant, à travers des vues toujours partielles, les sinuosités des contingences historiques comme nos propres limitations individuelles devant elles. Avec, comme points d’appui, des repères issus des traditions passées, fonctionnant comme des boussoles révisables en chemin, valant plus que le cocktail relativiste des insignifiances « post-modernes » et moins que les absolus d’antan. Des transcendances relatives en quelque sorte. Ta « gauche tragique » semble avoir oublié la tension dialectique entre le tragique et l’utopique. Est-ce que ce ne sont pas des caractéristiques semblables de l’histoire humaine, son ouverture, ses mouvements, sa part d’imprévisibilité, qui rendent compte de son double visage ? Maurice Merleau-Ponty en a eu l’intuition : « Le monde humain est un système ouvert ou inachevé et la même contingence fondamentale qui le menace de discordance le soustrait aussi à la fatalité du désordre et interdit d’en désespérer » (Humanisme et terreur, 1947). Les fleurs de l’utopie continuent d’éclore un peu partout dans les mondes bigarrés de l’altermondialisme, ou près de nous dans les révoltes des banlieues ou le mouvement anti-CPE, avec des contradictions, voire des manichéismes. Dans la tension, donc, avec le tragique. « Homme de la pluie et enfant du beau temps, vos mains de défaite et de progrès me sont également nécessaires », lançait René Char (Seuls demeurent, 1938-1944), poète en armes au milieu du maquis.

La double possibilité de nouvelles avancées émancipatrices et de nouvelles régressions barbares ne se joue peut-être même qu’à un fil en France aujourd’hui. Dans un contexte moins dramatique, ne sommes-nous pas un peu comme Walter Benjamin, en 1940, « à l’instant du danger », tentant de discerner dans « l’à-présent » une fragile espérance libératrice ? D’un côté : l’ethnicisation des rapports sociaux, portée par le FN et le marketing anti-musulmans de de Villiers, stimulée par les démagogies sécuritaires. Au milieu : la gestion sociale-libérale de la précarisation généralisée par l’UMP-PS, sur fond d’épuisement des institutions de notre démocratie représentative. Á l’autre bout : l’étincelle d’une nouvelle question sociale soucieuse des individualités, vacillante dans la vitalité de mouvements sociaux anti-libéraux en manque de traductions politiques. Quand les feux follets de l’utopie anti-capitaliste défient les mécaniques menaçantes du plus probable. Alors, Régis, une gauche utopique et tragique pour le XXIe siècle ? Le défi est immense, les urgences imminentes, à la hauteur de nos faiblesses. Paru dans Le Monde, « Le Monde des livres », vendredi 23 juin 2006 http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/...

Philippe Corcuff est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Lyon, membre du comité de rédaction de la revue ContreTemps (éditions Textuel).De : Philippe Corcuff, vendredi 23 juin 2006 - Raccourci vers : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=29910 - From: "Michel Peyret" <m.peyret@cegetel.net>



Echos d’Initiatives 



76) A propos de L'émission de Daniel Mermet « Là-bas si j'y suis » sur France-Inter

Bonsoir, Veuillez m'excuser pour le caractère impersonnel de ce message, surtout ceux d'entre-vous avec qui je n'ai pas eu de contact depuis longtemps, mais il s'agit (exceptionnellement) d'un envoi fait en grand nombre. Quoi qu'il en soit, merci de bien vouloir consacrer quelques minutes à cette requête. Achille Braquelaire

http://petition.la-bas.org/ L'émission de Daniel Mermet « Là-bas si j'y suis » sur France-Inter est reprogrammée à 15h à la rentrée de septembre, ce qui entraînera vraisemblablement sa suppression faute d'audience suffisante. Ce sera également le cas de l'émission Charivari. La chronique matinale d'Alain Rey semble elle aussi condamnée. Le « nettoyage » de France-Inter continue de plus belle (pour mémo, Jean-Luc Hess et Pierre Bouteiller avait été limogés en 2004). La pétition de soutien à « Là-bas si j'y suis » initiée le 16 juin et disponible sur le site http://petition.la-bas.org/ rencontre un vif succès. Je vous invite à en prendre connaissance et à la signer, car même si on n'est pas forcément toujours d'accord avec Mermet, cette émission, vieille de 25 ans, constitue un espace de liberté à préserver absolument. (Pour réviser, vous pouvez réécouter quelques unes des nombreuses émissions archivées sur le même site, par exemple http://www.la-bas.org/mot.php3?id_mot=153) - Message à recopier, modifier, adapter et diffuser sans restriction... - From: Achille Braquelaire <achille@labri.fr>



77) FÊTE DE L’HUMANITÉ : « Un bon de soutien à l’Humanité pour entrer à la Fête » Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

L’indispensable mobilisation pour sauvegarder l’Humanité prend aujourd’hui une nouvelle di- mension, avec la préparation de la Fête de l’Hu- manité. Ces deux actions sont fortement liées entre elles. En effet, le billet d’entrée à la Fête est un bon de sou- tien au journal. Nous proposons d’élargir sa diffusion bien au-delà des personnes qui participeront à la Fête. Ainsi, nous voulons dialoguer et agir dès maintenant avec des centaines de milliers de nos concitoyens dans les quar- tiers et les entreprises. Nous voulons mettre sur la place publique la nécessité de préserver et de développer l’Hu- manité comme enjeu essentiel de la vie démocratique nationale. Diffuser la vignette, c’est agir concrètement pour le plus grand rassemblement populaire, politique et cultu- rel de notre pays. La Fête sera utile pour bouger la donne de la précampagne électorale orchestrée pour accréditer la fatalité ou la nécessité d’un bipartisme inspiré du mo- dèle nord-américain. À l’opposé des shows télévisés pré- tendument apolitiques et des magazines people où s’éta- lent les couples présiden- tiels, l’Humanité et la Fête de l’Humanité valorisent le peuple, sa jeunesse, ses forces vives, sa créativité. Elles valorisent l’engage- ment, la solidarité, l’action collective. En cela nous nous inspirons de Jean- Jacques Rousseau dans sa belle lettre à d’Alembert : « Plantez au milieu d’une place un piquet couronné de fleurs, rassemblez-y le peuple et vous aurez une fête. Faites mieux encore, donnez les spectateurs en spectacle, rendez- les acteurs eux-mêmes. » C’est tout l’esprit de la Fête de l’Humanité. « La vie est à nous », clament les personnages de l’af- fiche de la Fête, en référence au peuple de 1936, qui a permis le Front populaire. Ce peuple sera à l’honneur avec une multitude d’expositions et de débats sur les conditions de réalisation de ce grand mouvement de l’histoire sociale et démocratique, en lien avec nos combats d’aujourd’hui. C’est le sens du thème général de la Fête : « 1936-2006 - union populaire pour changer la vie ». Se retrouveront à la Fête toutes celles et tous ceux qui ont permis le ras- semblement majoritaire pour le « non » au projet de constitution européenne, ou pour faire annuler le projet de contrat première embauche. La Fête sera le rendez- vous des jeunes, des associations, des élus des quartiers populaires qui, après avoir fait entendre leurs protesta- tions à l’automne, n’obtiennent toujours aucune réponse du gouvernement. Elle va être le rendez-vous de celles et ceux qui agissent pour obtenir une augmentation du SMIC à 1500 euros et un relèvement du pouvoir d’achat, des retraites et des prestations sociales à partir d’une nou- velle répartition des richesses. Elle va être le rendez-vous de celles et ceux qui agissent contre les lois sarkoziennes répressives. Tout l’été, vignette en main, en allant à la rencontre de nos voisins, amis, collègues de travail, nous mènerons un débat politique et idéologique approfondi sur les condi- tions d’un changement transformateur. La Fête sera la caisse de résonance de toutes les luttes et des débats pour éradiquer le chômage par une sécurité de l’emploi, pour un logement pour toutes et tous, une école de la réussite, des services publics démocratiques, des pouvoirs réels d’intervention des salariés dans la ges- tion de leur entreprise, une transformation démocratique pour aller à une VIe République. Elle sera aussi la caisse de résonance de la solidarité internationale, de l’action pour la paix et le désarmement. Le programme artistique et culturel d’une grande qualité nous permet de proposer largement la vignette à une multitude de jeunes qui ont envie de se retrouver dans un lieu de fraternité et de res- pect. Ainsi, nous accueille- rons sur la grande scène Diam’s, Bénabar, Cali, Têtes Raides, Ministère des Affaires populaires, The Subways, Seeed, Sa- rah Bettens. Et nous au- rons le plaisir d’accueillir la Maîtrise du chœur des enfants de Radio France. La scène Zebrock-Avant-garde- Humanité présentera de jeunes talents comme les groupes de rap La Canaille et Tandem. De grandes expositions va- loriseront le Front populaire, et Willy Ronis exposera ses photos de l’époque. Dans un moment politique où la crise du régime ainsi que la crise sociale et démocratique atteignent leur pa- roxysme, la Fête va être un moment important de construction de ce rassemblement populaire majoritaire indispensable pour changer la vie. Elle se prépare sans at- tendre avec la diffusion du bon de soutien, qui contri- buera, dans les prochains jours, à conforter l’économie de l’Humanitépour réussir la Fête. Déjà, des échos posi- tifs nous parviennent des lectrices et des lecteurs, des mi- litants, des organisations, qui proposent le bon de soutien autour d’eux en vendant beaucoup sur la base du soutien au journal. La multiplication des contacts individuels, des rencontres, des journées de diffusion et de débats, des journées à la mer, des initiatives festives sous l’égide de l’Humanitécontribuera à créer les conditions de cette union populaire nouvelle pour une transformation sociale et politique. La réussite de ce grand rassemblement du mois de septembre se construit dès maintenant. Ensemble, nous pouvons relever ce défi ! La Fête va être un moment important de construction de ce rassemblement populaire majoritaire indispensable pour changer la vie. Article paru dans l'édition du 22 juin 2006.

http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-06-22/2006-06-22-832151

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00



Le Coin des Blogs et des sites



78) Le Festival des Fifres de Garonne

http://www.fifres.aquitaine-tour.com/

Douze ans avant notre millenaire, sur la planète Sud-Gironde...

Nous sommes à Saint Pierre d'Aurillac à 60 km au sud de Bordeaux, région paisible rythmée par les caprices de la Garonne et le travail à la vigne.

Bien qu'éloignée de l'agitation des grandes mégapoles, notre région n'a pas échappé à la mécanisation; ainsi les musiciens qui animaient jadis la fête du village furent remplacés par un mange disque. Deux prêcheurs se proposent de sauver la planète face à ce fléau: Michel Hilaire et Pierre Scheidt. Leur mission: faire renaître la ripataoulère avant qu'elle ne disparaisse à jamais de la galaxie. Et c'est ainsi qu'en 1988, les Sous-fifres entrent sur scène. Avec un répertoire certes modeste dans les débuts, le public de plus en plus nombreux redécouvre rondos mazurkas et valses. Les souliers usés par des kilomètres de parade, les heures de fête et autre moments conviviaux les amènent à nous jouer d'autres compositions sur des rythmes plus lointains: fandangos, biguines, sambas... Un jour, ils prennent l'initiative de réunir tous les joueurs de fifres et tambours de la région, et de faire une grande fête: ainsi est né en 1991 le Festival des Fifres de Garonne, une manifestation aujourd'hui de dimension intergalactique (on the line). Entre temps, les enfants du village avaient une forte envie de jouer tous ces bonheurs; l'Atelier de fifres est né. La troupe est composée d'une vingtaine de jeunes de 7 à 77 ans. De base traditionnelle gasconne, les djembés de la planète Afrique et les cuivres de la planète Jazz Cosmique se sont ajoutés à la formation. Dernièrement, c'est Jeannot Bielsa qui, arrivé du village voisin sur son tracteur spatial, nous accompagne au trombonne (à coulisse ou à piston selon l'état du tracteur).

Bénéficiant de la complicité d'artistes professionnels comme Francis Mounier (Occidentale de Fanfare), Christian Vieussens et Bernard Lubat, cette musique vivante s'est enrichie d'un repertoire actuel. Ce dernier est aujourd'hui constitué d'un mélange de musique à danser, à marcher, à accompagner tantôt plantation d'un pin ici en honneur à nos élus, tantôt fêtant la vendanges nouvelle, le baptème, le mariage... Il existe une alternative au mange disque, et nous en sommes la preuve vivante; mission sous-fifres accomplie!

Contact Pierre Scheidt, au Port, 33490 SAINT PIERRE D'AURILLAC. TPH: 33 5 56 76 88 28 - Site internet: www.fifres.aquitaine-tour.com  e-m@il: sous-fifres@wanadoo.fr



79) AquitaineOnLine : l'esprit du Sud-Ouest

Ce nom et cette accroche résument de façon concise la démarche qui nous anime. Senteur des pins des Landes, ressac des baïnes de l’Atlantique avec ses naïades à la peau sucrée allongées sur le sable, bruissement du vol d'un gypaète lors d'une randonnée entre vallées d'Aspe et d'Ossau, coucher de soleil avant une nuit d'été festive, ou bien encore gastronomie du pays de l'homme accompagnée d'un divin nectar du pays de l'or rouge.....AquitaineOnLine porte web de la Région Aquitaine. Parce que nos racines sont gasconnes, nous visons à  proposer aux gens d'ici et aux internautes des quatre coins du web une vision de l'Aquitaine en mouvement, en alliant terroirs et nouvelles technologies, proximité et diversité. Ce site se consulte non seulement comme un webzine, mais encore comme un portail vous permettant de prendre les chemins de traverse pour rechercher l'information au plus profond de la Région Aquitaine. « Les Gascons ont l'humeur gaie...!!!! » Au fil des pages,  AquitaineOnLine vous propose de vous la faire partager, en mettant en ligne sur ce site tout ce qu'il faut voir savoir et entendre en Aquitaine, des Landes, à la Gironde, du Lot et Garonne à la Dordogne, en passant par les Pyrénées Atlantique, de Bordeaux métropole aux villages de nos terroirs qui jalonnent la Région Aquitaine....

http://www.aquitaineonline.com/aquitaine/index.html



80) Un site à découvrir : le web de Marie-George Buffet

Dans les prochains jours s'ouvrira le site de Marie-George Buffet. Dans l'esprit de l'appel qu'elle a lancé il y a quelques semaines, il sera un espace pour partager la colère et l'indignation face à la politique gouvernementale, mais aussi un lieu pour découvrir et échanger sur les propositions pour une alternative politique au libéralisme. Outil de rencontre, il permettra bien sûr de mieux connaître l'activité et les prises de position de la secrétaire nationale du PCF. À noter, la présence de podcasts audios ou vidéos, à partir d'interventions publiques ou d'interviews données par Marie-George Buffet.

En attendant : http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/689.asp



81) "L’apocalypse ne sera pas pour demain" n° 10

Bonsoir de Croa, Mon dernier papier:

http://croa33.blogspot.com/2006/06/lapocalypse-ne-sera-pas-pour-demain-n.html#links

Amitiés à tous. Christian M. http://croa33.club.fr - From: Christian MEYNARD ou Croa <croa33@club-internet.fr>



Echos de France



82) Un budget de super-austérité

La discussion sur les orientations budgétaires pour 2007 s’ouvre aujourd’hui. Le gouvernement s’apprête à tailler dans l’emploi public. La super-austérité, c’est le choix que devrait confirmer le gouvernement ce matin, à l’ouverture de la discussion sur les orientations budgétaires pour 2007, devant l’Assemblée nationale. Lors de la « conférence des finances publiques » réunie en janvier dernier, le premier ministre avait donné le ton : l’objectif est de ramener les dépenses publiques de 53,6 % à 51 % du PIB d’ici à 2010. Une main de fer pour comprimer les dépenses que l’élaboration du budget 2007 confirme avec l’envoi des « lettres plafond » aux différents ministères. Les belles promesses de Dominique de Villepin sur le refus de « tailler » dans l’emploi public ont fait long feu. C’est en effet le premier poste à subir les ciseaux de la rigueur, avec un total de 15 032 emplois supprimés l’an prochain, dont la majeure partie (8 700 postes) sera prélevée sur les effectifs de l’enseignement scolaire. Une décision qui a unanimement scandalisé la gauche et les syndicats. Les « gains de productivité » servent à justifier les coupes dans les autres ministères, comme à l’économie, qui perdra près de 3 000 emplois, à l’agriculture (- 939), aux transports et à l’équipement (- 1 267). Chez ce dernier, la baisse est obtenue grâce au transfert de la charge des routes nationales aux départements organisé par la décentralisation Raffarin.

====> recul des budgets sociaux

En revanche, politique sécuritaire oblige, les effectifs de police, de gendarmerie et de la justice devraient continuer à augmenter, illustrant l’ordre des priorités du gouvernement. En tout, l’enveloppe globale des dépenses devrait s’élever à 268,3 milliards d’euros en 2007. Travail et emploi reculent de 4 %, ville et logement de 2,7 %, transports de 5,4 %... Une première application du principe de la « croissance zéro en volume », qui se traduit par une « hausse » apparente du budget, limitée à un point au-dessous de l’inflation (0,8 % au lieu de 1,8 %), c’est-à-dire, dans les faits, équivalente à une baisse réelle d’environ 1 % en 2006. Les économies dégagées devraient servir à réduire la dette publique et le déficit, ramené à 2,5 % pour ce dernier dès 2007, et l’équilibre en ligne de mire pour 2010, aux dires du gouvernement. Mais les résultats réels dépendront évidemment de la hauteur des recettes de l’État, en partie déterminée par le dynamisme de l’économie en 2007. Le gouvernement table sur une croissance entre 2 % et 2,5 %. Or celle-ci dépend notamment du niveau d’emploi et du pouvoir d’achat des ménages, deux facteurs qui ne font pas partie des priorités gouvernementales en dépit des proclamations.

====> Rentabilité du capital favorisée

Construit sur les recettes fiscales attendues du nouveau barème de l’impôt sur le revenu et du bouclier fiscal anti-impôt sur la fortune (ISF) qui entreront en vigueur l’an prochain, le budget 2007 favorise ouvertement la rentabilité du capital et du patrimoine au détriment de la mobilisation des ressources vers le travail et les ménages. Au total, le nouveau barème coûtera 3,5 milliards d’euros annuels à l’État, dont 70 % au bénéfice de 20 % des contribuables les plus aisés, selon l’OFCE, sans parler du plafonnement pour les assujettis à l’ISF. Des cadeaux qui viendront s’ajouter à ceux votés depuis quatre ans, à base d’exonération d’ISF, d’abattement sur les dividendes jusqu’à 50 %, de défiscalisation des actions et des successions... et aux 20 milliards d’euros d’exonérations de cotisations aux entreprises payées par le contribuable...

Résultat, la courbe d’évolution du pouvoir d’achat des ménages fléchit, perdant un point à 1,1 % en 2005 contre 2,2 % en 2004, selon l’INSEE, du fait de la vie chère et de la stagnation des salaires, tandis que les actionnaires font la fête avec + 8,6 % de dividendes sur la période. Le taux de chômage officiel, lui, flirte toujours avec les 10 %, à 9,3 % en avril, selon l’INSEE. Sébastien Crépel. Article paru dans l'édition du 22 juin 2006.

http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-06-22/2006-06-22-832085

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83) « Que veut Ségolène Royal ? » par François Delapierre

Il devrait être permis de ne pas aborder les déclarations de Ségolène Royal sur la sécurité du point de vue d’un turfiste mais de celui d’un citoyen. La question qui nous intéresse n’est pas de savoir si ses propos vont lui faire perdre ou gagner quelques mètres dans la course interne des investitures au Parti socialiste. Si le débat politique a encore un sens pour éclairer la République, il est de savoir si les propositions de Royal sont conformes à l’intérêt général. Qu’a-t-elle donc proposé face à l’insécurité, thème de son déplacement à Bondy ? « Au premier acte d'incivilité» de l'enfant, obliger les parents à suivre « un stage dans des écoles de parents», et la « mise sous tutelle provisoire» des allocations familiales. Au niveau du collège, le placement « d'office» des élèves « qui font la loi et pourrissent la totalité d'un établissement scolaire» dans des « internats-relais», ainsi que l'instauration d'un « nouveau métier», des éducateurs sportifs qui assisteraient dans chaque classe les professeurs pour veiller à la discipline. Enfin, à partir de 16 ans, après la scolarité obligatoire, le placement d'office « au premier acte de délinquance» dans « des établissements à encadrement militaire» pour s'y consacrer, notamment, à des projets «à vocation humanitaire». On trouve d’abord dans cette liste un dispositif qui existe déjà : la mise sous tutelle provisoire des allocations familiales. Celle-ci doit être décidée par le juge et consiste à arrêter à la place des parents l’usage de leurs allocations. Cela la distingue du contrat d’autorité parentale de Sarkozy qui prévoit la suspension totale des allocations familiales sur demande du président du Conseil général. Mais cette mise sous tutelle n’est pas décidée « au premier acte d’incivilité». C’est une décision du juge des enfants lorsqu’il constate l’incapacité de la famille à gérer les allocations dans l’intérêt de l’enfant. « Au premier acte d’incivilité», la suspension devient une sanction disproportionnée et injuste prise contre toute une famille pour la faute d’un seul. En outre, elle ne peut être décidée par la justice puisque nous ne sommes pas dans le cadre de la sanction d’un délit. Nous sommes donc dans la logique de «rééducation des familles» qui inspire aussi le stage obligatoire dans «l’école des parents». Les incivilités sont vues comme la conséquence d’un défaut d’autorité parentale, qui n’a pas de cause sociale, comme le chômage par exemple, mais vient avant tout de l’incompétence ou de la démission des parents. Royal rejoint donc la philosophie de Sarkozy, mais aussi celle de la bonne société du 19e siècle soucieuse de rééduquer les «classes dangereuses» sans résoudre la question sociale.

Royal propose également des établissements à encadrement militaire pour les jeunes délinquants. Ils ont existé jusqu’à récemment. Des chantiers «Jeunes en équipes de travail» ont été créés en 1986 par l'amiral Christian Brac de La Perrière, à l'initiative des RPR Albin Chalandon, Garde des Sceaux, et André Giraud, ministre de la Défense. JET organisait des « stages de rupture » de 4 mois à l'intention des jeunes délinquants, mineurs ou majeurs de moins de 30 ans. Ces stages étaient proposés par le juge d'application des peines à des jeunes condamnés. Ils pouvaient constituer une alternative à la prison (là encore, de tels placements ne sont pas décidés « au premier acte de délinquance»). 5800 jeunes sont passés par ces centres. Mais ceux-ci ont été fermés en 2004 en raison des faibles résultats obtenus. Selon les chiffres de l’association JET, un tiers des détenus majeurs ne terminaient pas le stage en raison de leur expulsion pour non-respect de la discipline, de leur évasion, ou d'une mesure de libération anticipée. Au bout de 2 ans, seuls 40% des mineurs avaient échappé à la récidive. Il apparaît donc que les militaires ne sont pas les professionnels les mieux placés pour ces missions de réinsertion. Croire le contraire, c’est encore réduire les causes de la délinquance à un problème de «respect de l’autorité» mal inculqué. Enfin, Ségolène Royal émet une proposition inédite : le recrutement de gardes du corps sportifs pour assister les enseignants dans les classes. L’idée circule depuis quelques temps que l’on pourrait prévoir en cas de besoin deux enseignants par classe. C’est une philosophie très différente. D’un côté, la discipline est issue d’un rapport de force physique, obtenue par la présence menaçante d’un garde du corps au fond de la classe, censé ne pas perturber l’acte d’enseignement. De l’autre, la lutte contre la violence à l’école fait partie du processus éducatif lui-même et réclame que celui-ci soit adapté. Les propositions de Ségolène Royal constituent donc un net basculement vers l’idéologie sécuritaire. Elle rompent avec la pensée socialiste qui refuse de séparer la question de l’ordre social de la question sociale elle-même et qui pense l’émancipation des personnes comme un processus global et non comme un dressage. Elle est en revanche dans la droite ligne du blairisme qui ayant renoncé à changer la société, s’emploie à mater ceux qui perturbent sa «bonne marche». François Delapierre

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/299/1/44/



84) Parti socialiste : Jack Lang entre en scène

L’ancien ministre de la Culture et de l’Éducation a réuni lundi soir ses comités de soutien. Pas de petits-fours. Et malgré sans doute l’un des carnets d’adresses les plus fournis en personnalités médiatiques, Jack Lang avait choisi de la jouer modeste. Lundi soir, à la Mutualité, à Paris, l’ancien ministre de la Culture, puis de l’Éducation, avait organisé « une étape » vers l’investiture socialiste à la candidature pour la présidentielle. Étaient conviés ses 80 comités de soutien venus de tout l’Hexagone et même de l’étranger. Au total, un peu plus de 300 personnes, dans une ambiance de meeting délibé-rément populaire, « dans un état d’esprit du soleil levant », accueillies au son de rythmes africains, qui tranchait sans hasard avec l’initiative de même nature tenue récemment par son concurrent Dominique Strauss-Kahn. Beaucoup de jeunes, d’immigrés, de sans-papiers et un concert de louanges personnelles prononcées par des proches à deux doigts plusieurs fois de dépasser la limite - de l’aveu même de l’ancien ministre qui n’en attendait pas autant - après laquelle la démocratie est en péril. Modeste et aussi très sociétal : évoquant à son tour ses combats contre l’homophobie ou sa proposition d’une charte de l’immigration, il a très vite appelé l’urgence à ses yeux de combattre « l’infâme loi Sarkozy » sans oublier l’avenir : « Si la gauche gagne, les étrangers pourront voter aux prochaines municipales. » Urgence aussi éducative et sociale. Urgence démocratique encore. S’autodéfinissant comme « un bon soldat » du socialisme (son travail sur le projet ou sur la campagne d’adhésions), il a lancé à ses amis : « Soyez d’abord socialistes » avant d’être supporter d’un candidat. Tout en s’affichant aussi bon camarade à l’égard de ses rivaux, dont il précisera pour chacun d’eux leur apport « en talents ou idées » : « Un seul adversaire : Sarkozy et la droite. » S’appuyant sur un sondage IFOP selon lequel plus de 62 % de jeunes le préféreraient à l’actuel ministre de l’Intérieur, il s’est posé comme l’anti-Sarkozy, « candidat de l’insécurité sociale, professionnelle, politique et diplomatique ». « Je me sens en mesure d’assumer la fonction présidentielle en mon âme et conscience », a-t-il enfin avoué sous les applaudissements de ses supporters. Ses deux priorités ? Refonder la République en faisant une référence appuyée aux travaux d’Arnaud Montebourg ; redonner de nouvelles espérances à la jeunesse par l’éducation et l’emploi. « Le pays attend une vraie révolution pacifique et solide sans casser les vitres, mais avec tendresse, amour, dignité », a-t-il conclu, en déclinant cette révolution autour de la démocratie, des savoirs et de l’égalité territoriale. Un discours apprécié à la Mutualité par des participants sous le charme. Mais qui aura été plus que discret sur l’emploi, les problèmes sociaux ou la réforme fiscale. Dominique Bègles. Article paru dans l'édition du 21 juin 2006.

http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-06-21/2006-06-21-831999

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85) Parti socialiste : « C’est mon premier tour à moi. La suite ? on verra »

Ils viennent d’adhérer en cliquant sur Internet, pour participer à la désignation de son candidat et peser sur l’élaboration de son projet.Rencontres.

Le spectre du 21 avril

Vanessa a choisi la date du 21 avril 2006 pour adhérer au PS par Internet. Tout un symbole pour cette discrète jeune femme de vingt-cinq ans, étudiante en DEA d’audiovisuel à Marne-la-Vallée. Au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, elle a voté communiste. « Il était pour moi inimaginable que Jospin ne soit pas au second tour », se souvient-elle. Cette habitante de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) regrette, aujourd’hui, que la gauche n’ait pas « tiré les leçons de cet échec », craint que le PS ne reproduise les mêmes erreurs en se « recentrant sur la sécurité ». Mais, assure-t-elle, « nous sommes obligés de voter utile. C’est dommage, car les autres forces de gauche sont indispensables au débat ». Mathieu, trente-trois ans, ancien informaticien, est depuis un an et demi collaborateur du groupe socialiste à la communauté d’agglomération de Plaine Commune, en Seine-Saint-Denis. Du 21 avril 2002, il retient un événement qui l’a conforté dans l’idée que « les citoyens doivent se réapproprier la politique qui les déçoit tant ». « C’était horrible », maugrée-t-il en évoquant l’activisme qu’il a déployé pour convaincre les gens d’aller voter Chirac. Élu en 2001 conseiller municipal dans une ville des Hauts-de-Seine sur une liste de gauche alternative, il a quitté son groupe lorsque celui-ci a rompu avec la majorité municipale de gauche. Lui a voté pour les Verts en 2002, mais juge aujourd’hui que le PS, qu’il a rejoint en novembre dernier, est « la force de gauche la plus crédible ». Ingénieur à la retraite, syndicaliste CFDT, Pierre, sympathisant de toujours, brièvement passé par le PS en 1978 dans une section d’entreprise, se refuse, lui, à considérer l’échec de 2002 comme l’épilogue d’un « mauvais mandat de la gauche plurielle ». Une analyse que ne partage pas Sébastien, vingt-huit ans, coordonnateur d’un réseau d’éducation prioritaire en banlieue parisienne. Lui garde en mémoire « cette phrase terrible » de Jospin : « Mon projet n’est pas socialiste. » Le jeune homme, « plus libre-penseur que véritablement socialiste », a lui aussi voté pour les Verts en 2002. Si le PS a alors essuyé une telle défaite, c’est, considère-t-il, parce qu’il « n’a pas su écouter les attentes du peuple » et qu’il « a penché trop à droite ». Joseph, vingt-neuf ans, conseiller en insertion à Châtillon (Hauts-de-Seine), n’hésite pas à parler de « traumatisme ». Il croit également que le Parti socialiste, comme les autres partis de gauche, « dirigés par les mêmes personnes », n’a pas su faire « le retour critique nécessaire » sur ce qui a déçu dans le bilan du gouvernement Jospin, « comme pour les 35 heures ». Sa hantise : « Comme en 2002, ne plus avoir de choix... »

=====> Le danger Sarkozy

Après deux mandats de Jacques Chirac qu’ils jugent désastreux pour le pays, tous, sans exception, évoquent la profonde inquiétude de voir Nicolas Sarkozy accéder aux plus hautes responsabilités. « La peur de Sarkozy joue, même chez des gens qui ont plutôt une sensibilité de droite », estime Benoît. Trentenaire, ce psychomotricien de Toulouse, sympathisant socialiste favorable à Ségolène Royal, a laissé passer le délai des adhésions ouvrant droit à la désignation du candidat. Il a donc renoncé à prendre sa carte. Benoît a cru un temps que les discours de fermeté du chef de l’UMP étaient de nature à « ramener les électeurs du Front national dans le giron démocratique ». Mais il considère aujourd’hui le ministre de l’Intérieur comme un homme « impulsif et brutal » qui « va trop loin ». Ce qui le rebute le plus, c’est « son côté méritocrate ». Joseph pense également que « la peur de Sarkozy joue à plein » dans le mouvement d’adhésions qui ont récemment afflué au PS. « Il représente un thatchérisme doublé d’un projet de ségrégation sociale », tranche-t-il. « Son projet de société me fait peur, dit aussi Pierre. Nicolas Sarkozy est dans une obsession sadique de punition et de stigmatisation. » « Il croit pouvoir s’appuyer sur le communautarisme pour régler certains problèmes, ce qui est inacceptable dans une République comme la nôtre », analyse l’ancien syndicaliste qui a fait ses premiers pas militants à l’âge de quinze ans, à la Jeunesse étudiante chrétienne. Évoquant les réformes fiscales, Pierre retient que l’ancien hôte de Bercy « a fait beaucoup de cadeaux aux riches ». « Sarkozy, c’est le contrecoup de la fracture sociale dont Chirac ne s’est pas occupé, avance Mathieu. S’il passe, ce sera dur pour les faibles, les pauvres, les immigrés... » Le jeune élu évoque « une société de répression, presque l’idée d’un facho arrivant au pouvoir ».

=====> Les partis, utiles à la démocratie

Tous disent avoir mûrement réfléchi à ce choix d’adhérer au PS. Davantage séduits, pour la majorité d’entre eux, par un engagement de type associatif, ils sont cependant convaincus que les partis restent des structures essentielles d’une démocratie vivante. Chargé d’études en urbanisme, Luc, qui vit et travaille en Seine-Saint-Denis, a finalement renoncé à adhérer au PS, « par peur d’être déçu par des structures rigides, hiérarchiques ». En 2002, il avait arrêté son choix sur Robert Hue avant de porter, au dernier moment, son suffrage sur un Lionel Jospin dont il pressentait l’élimination. « Même si le PS ne me fait pas rêver, c’est aujourd’hui la seule machine qui dispose des moyens de l’emporter en 2007 et de changer des choses, explique-t-il. La gauche a besoin d’un PS qui cesse de réfléchir à l’envers, un PS progressiste et social, dégagé de ses réflexes conservateurs. » Mathieu, très actif dans sa ville, se dit au contraire agréablement surpris par l’expérience qu’il fait depuis novembre. « Ma méfiance à l’égard des partis s’est dissipée, assure-t-il. On peut y débattre librement. » Enthousiasmée par sa première réunion consacrée au projet, Vanessa soutient qu’avec cette campagne d’adhésions « le PS se met à la portée des citoyens et tente de se rénover ». « Mais si je suis déçue, je me sens libre d’aller ailleurs », confie-t-elle. La jeune femme, qui dit appartenir « à une génération qui a du mal à s’ancrer, dans tous les domaines de la vie », voit aussi dans l’adhésion à un parti politique une forme d’attache, de repère stable. « Il n’y a pas tellement d’autres espaces démocratiques où l’on puisse débattre, échanger, participer au débat public », constate aussi Laurence, vingt-neuf ans, chargée de mission en ingénierie sociale et culturelle.

Chez Sébastien, en revanche, la perplexité vis-à-vis des partis reste entière. « Même s’ils n’ont pas toujours un impact positif, ils sont utiles à la démocratie, remarque-t-il. Il faut donc les transformer, mais j’ignore comment, car, fondamentalement, le pouvoir pervertit. » De ses premières réunions, il retient « un gros décalage entre des militants avec une très bonne capacité de réflexion et des têtes pensantes du parti plutôt décevantes ». La raison de son adhésion à ce parti envers lequel il est si critique ? « C’est mon premier tour à moi, glisse le jeune homme. Mon engagement, c’est six mois. La suite, on verra. Pour l’instant, j’ai payé pour désigner le candidat. »

=====> Le projet et la candidature socialistes

Et pour Sébastien, ce sera « tout sauf Ségolène Royal », dont les déclarations sur l’encadrement militaire des jeunes délinquants l’ont profondément heurté. Il se dit « choqué par son côté travail-famille-patrie », sa « surexposition médiatique » et « ses ambiguïtés sur le principe de laïcité ». Il n’a pas arrêté son choix, met en doute, comme les autres, la sincérité de la conversion de Laurent Fabius qui, pense-t-il, « tente de surfer sur la vague avec un discours de gauche ». À Dominique Strauss-Kahn, il reproche d’avoir été « mêlé aux affaires » en dépit de sa mise hors de cause par la justice. Le seul, en définitive, dont les propositions et le profil lui conviennent est Arnaud Montebourg. Le député de Saône-et-Loire est le seul responsable à être cité positivement par la plupart des nouveaux adhérents rencontrés. Vanessa, elle aussi, se reconnaît dans son « souci de rénovation » et dans son « idée d’une nouvelle République ». Chez Emmanuelli, l’étudiante, qui a voté « non » le 29 mai, dit apprécier « la fidélité à l’idéal socialiste » dans un PS qui, estime-t-elle, « s’accommode trop d’une économie libérale ». « Avec ce capitalisme triomphant, il faut réagir, le réguler, sinon il y aura dissolution de l’État, perte de la valeur travail, des services publics », insiste Pierre. En la matière, il est satisfait du projet du PS où est inscrite, indique-t-il, « la nécessité de combattre les effets de la mondialisation financière ». Pierre a voté « oui » au référendum, par « légalisme » mais aussi parce qu’il croyait dans la possibilité de réformes ultérieures. Mais, concède-t-il, « c’était un "oui" dans la douleur et l’interrogation ». Aussi s’est-il parfaitement accommodé de la victoire d’un « non » qu’il faut, à ses yeux, « prendre en compte pour faire avancer l’Europe ». Pour le jeune retraité, qui juge irréaliste une abrogation de la réforme des retraites, l’emploi devrait être la priorité d’un futur gouvernement de gauche. Lui n’est pas choqué le moins du monde par les récentes déclarations de Ségolène Royal. « Elle apporte un ton nouveau, pose les problèmes sans tabou et représente un catalyseur des changements à gauche », analyse-t-il. Il trouve « intéressant chez elle le fait d’être à l’écoute ». Mais reste, pour l’instant, plus intéressé par Lang, Fabius ou Strauss-Kahn, « dans l’attente de voir ce qu’ils proposent ». Mathieu non plus, sans avoir arrêté de choix, n’est pas fermé aux propositions de Ségolène Royal. « D’un côté, je me dis que ce serait la victoire d’une stratégie de l’image, ce qui n’est pas très positif, hésite-t-il. Mais avec des dinosaures qui tournent en rond, elle donne l’impression de sortir des sentiers battus, d’être consciente de ce que vivent les gens. Elle a raison de décoincer le PS sur la sécurité. » Pour Joseph, au contraire, « l’encadrement militaire, c’est comme les flics dans les écoles, c’est un peu le début de la dictature ». Mais le jeune homme ajoute qu’« il vaut mieux parler de la sécurité, même pour avancer de mauvaises propositions, que de garder le silence sur ce sujet ». Rosa Moussaoui. Article paru dans l'édition du 23 juin 2006.

http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-06-23/2006-06-23-832171

=====> Nouvelle conception d’adhésion

Le PS n’a pas de tradition d’organisation de masse. Ce nouveau mode de recrutement par internet rompt avec une certaine habitude, mais dans quel but ?

Avec cette exceptionnelle campagne d’adhésions, tant sur la forme (Internet) que par ses résultats (75 000), le PS a-t-il atteint ses objectifs ? En France, le niveau organisationnel politique est à ses niveaux les plus bas. Les raisons ne sont pas les mêmes pour tous les partis, même si, de manière générale, les citoyens ont eu tendance à recentrer leurs activités sur l’associatif par déception du politique. Le PS français est cependant un cas particulier : Il n’a jamais été un parti de masse. Historiquement, là où la social-démocratie allemande ou suédoise mobilisait 30 % de son électorat, la SFIO n’a jamais pu dépasser les 5 %, ne bénéficiant pas de la collaboration active du syndicalisme ouvrier. Ce qui a conduit ce courant politique à se doter de moyens de penser et de conceptualiser la fluidité des relations entre lui et ses électorats, via un système de réseau, de revues, de cercles, d’associations, où les valeurs diffusées, les attitudes et les pratiques ont tenu lieu (et tiennent encore) de ferment d’une identité ou d’une sensibilité socialiste. L’organisation n’y a pas la même centralité que, par exemple, pour les courants communistes, et explique que l’influence du PS a toujours dépassé ce que l’on pouvait déduire de la réalité de ses effectifs. Les limites de cette organisation particulière sont cependant désormais atteintes par la crise politique actuelle (cf. la présidentielle de 2002). Laquelle nécessite un sursaut d’engagement politique plus direct et concret au moment où celui-ci est parfois contesté au bénéfice d’une conception basique du mouvement prétendant caduque l’institution partisane. Nécessite aussi un lien informationnel politique, et théorique plus dense face à l’aiguisement du débat. Surtout face à un risque de recomposition, trop grave (s’agissant du seul horizon 2007 dans le cadre de la stratégie actuelle du PS), pour le laisser au seul air du temps. La direction de la rue Solferino l’a compris. Mais la démarche « d’adhésion-clic », sur un tarif de rabais, ne laisse cependant pas d’interroger. Sauf à considérer que le coût de la cotisation ne serait qu’un frein à l’engagement partisan, et que l’effort, adapté aux revenus de chacun, ne participerait pas de la remotivation politique au sens noble du terme. Reste que cette nouvelle façon de faire a constitué une véritable révolution culturelle au sein d’un parti où, il y a peu, l’adhésion ne pouvait être envisagée sans la médiation d’un parrainage, la hantise n’étant pas tant le souci d’une pureté politique que la crainte d’intentions entristes. Les statuts actuels du PS stipulent encore certaines obligations qui peuvent paraître désuètes. Outre l’obligation de souscrire à « une déclaration de principe », la candidature de l’impétrant doit être soumise à l’examen d’un « bureau départemental des adhésions » qui en informe un « bureau national des adhésions ». Le candidat doit aussi se présenter personnellement devant la section lors de la réunion qui suit sa demande d’adhésion ou dans un délai maximal de six mois. Le parcours est encore plus difficile si le candidat a été membre d’une autre organisation politique, fût-elle de gauche.

Ces adhérents-clic sont parfois ressentis avec circonspection par certains cadres intermédiaires du PS au prétexte qu’ils paraissent surtout avoir été sensibles à un argument central : participer au choix du candidat à la présidentielle. Une activité qui ne recouperait pas ce que la gauche serait en droit d’attendre d’un engagement politique à hauteur des défis à relever. Ce jugement sur des nouveaux adhérents dont les motivations sont d’évidence plus profondes, pourrait réserver des surprises. Dominique Bègles. Article paru dans l'édition du 23 juin 2006.

http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-06-23/2006-06-23-832172

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86) Les Verts : Un parti qui ne se porte pas très bien

Les militants revoteront en juillet. Le CNIR adopte le projet des Verts dans un climat de malaise. Le Conseil national interrégional des Verts (CNIR) a décidé que les militants seraient à nouveau consultés pour un second deuxième tour. Ils devront choisir entre Dominique Voynet et Yves Cochet qui sera candidat des Verts à l’élection présidentielle. « Quand il y a contestation, on refait le vote », dit Yann Wehrling, qui cherche à « dédramatiser le problème ». Une tâche difficile tant le malaise au sein du parti écologiste est visible. Ainsi les deux porte-parole, Cécile Duflot et Sergio Coronado, regrettent que la décision ait été prise pratiquement sans débat. Coronado, partisan avec un autre membre du collège exécutif, Patrick Farbiaz, d’une candidature Bové, a retiré une motion proposant d’ouvrir un débat stratégique. « Pour ne pas participer à une mascarade », explique-t-il. Les militants ont jusqu’au 10 juillet pour s’exprimer par correspondance, le dépouillement des votes aura lieu le 18 juillet. Le CNIR a également mis la dernière main au projet des Verts. « C’est le projet d’un parti de gouvernement, estime Sergio Coronado. Avantage, il affiche une forte crédibilité. Inconvénient, il rend moins saillant ce qui fait l’originalité des Verts. » Là encore, les porte-parole regrettent l’absence de débat, notamment « sur les alliances ». « Le positif, c’est que pour une fois on a un projet avant d’avoir le candidat. Mais on ne l’a pas fait exprès », plaisante Cécile Duflot. Autre symptôme du malaise, la demande d’exclusion du collège exécutif de Maud Lelièvre, pour avoir « commis des infractions aux règles de comportement individuel en public » « susceptibles de porter atteinte à l’image du parti », et pour « violence verbale et physique ». Cette demande, qui devait être examinée hier après-midi, promettait une fin de CNIR houleuse et à rebondissements. « C’est la preuve d’un parti qui ne se porte pas très bien », souligne par euphémisme Sergio Coronado. Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 19 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-19/2006-06-19-831875

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87) La LCR tentée par le solo

L’organisation, qui définit sa stratégie électorale ce week-end, pourrait décider d’investir Olivier Besancenot candidat à la présidentielle. Olivier Besancenot sera-t-il officiellement investi ce week-end candidat de la Ligue communiste révolutionnaire à l’élection présidentielle ? C’est le souhait de la majorité de la direction du parti, qui défendra cette position lors d’une conférence nationale réunie à La Plaine-Saint-Denis pour décider de la stratégie électorale. Une option qu’elle devrait parvenir à faire adopter, celle-ci ayant recueilli 58 % des voix lors des assemblées locales et régionales.

Lors du dernier congrès en janvier 2006, 48,9 % des délégués (contre 44,2 %) avaient en effet choisi de ne pas trancher, le tandem Alain Krivine-Olivier Besancenot, sans majorité absolue, ayant réussi à rallier les troupes à une attente prudente. Mais depuis cinq mois, de l’eau a coulé sous les ponts, avec le paraphe apposé au bas de l’appel en faveur de candidatures antilibérales communes aux élections, dans la suite de la campagne du « non » de gauche au référendum du 29 mai, par nombre d’organisations - dont le PCF - et de personnalités en mai dernier. Mais pas par la LCR. Ce refus de signer un texte que, à titre individuel, certains responsables du parti ont approuvé, a jeté le trouble chez les militants. Pour la majorité, « notre refus [...] repose sur une condition absolument décisive » : « Le fait de dire clairement qu’aucune alliance gouvernementale » et « parlementaire » n’est « possible avec le PS ». Et la direction d’épingler les appels de « Marie-George Buffet : " Rassembler toute la gauche sur une base antilibérale " » qui « ne vont pas dans le bon sens », la rupture avec le PS étant un « préalable non négociable ».

De son côté, la minorité de la LCR, réunie autour de Christian Picquet, dans une motion hostile à la présentation d’Olivier Besancenot qui serait perçue comme un « repli sur soi », reproche à demi-mots sa duplicité à la direction. Elle l’accuse de ne pas « avoir mis en application » le « message du congrès » : c’est-à-dire la « volonté de lever les obstacles à des candidatures unitaires ». Mais si la méthode diffère, les courants se rapprochent pour exprimer le même rejet d’un rassemblement antilibéral majoritaire de toute la gauche, ambition portée, entre autres, par le PCF. Les opposants dans la LCR estiment qu’il faut « redresser la situation » et « participer » à la démarche unitaire, tout en partageant l’exigence de « dissiper des ambiguïtés importantes » en refusant les « alliances » avec le PS. Dans la majorité, on fait mine de croire qu’un « accord sur le fond » incluant ce préalable « permettra aisément de résoudre les problèmes de casting ». Une pirouette dans la veine du congrès de janvier où la candidature d’Olivier Besancenot avait déjà été avancée « au cas où », et qui témoigne d’une volonté de faire pression en externe sur les partenaires de la LCR, tant sur les conditions du rassemblement qu’elle voudrait imposer que sur le nom du candidat à même de les incarner. Contradictoirement, les délégués de la LCR pourraient finalement décider de signer l’appel unitaire tout en investissant Olivier Besancenot. Reste un point de désaccord crucial dans la LCR : la motion majoritaire estime que « la consigne de vote » à gauche au second tour n’est pas « de principe », quand la minorité fait valoir la nécessité de « battre la droite ». Une condition que les partenaires de la LCR risquent, à leur tour, de juger « non négociable ». Sébastien Crépel. Article paru dans l'édition du 23 juin 2006.

http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-06-23/2006-06-23-832174

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88) Education nationale : 8 700 postes supprimées

Marie-George Buffet dénonce cette décision à l’opposé des besoins immenses. La décision de De Villepin de supprimer 15 000 postes dans la fonction publique, dont 8 700 dans l’Education Nationale est proprement ahurissante. C’est une provocation insupportable, alors que les besoins sont immenses pour permettre à chacun d’accéder à un haut niveau de culture commune et à une formation de qualité, alors qu’il faudrait une véritable mobilisation nationale sur les enjeux de l’école et du système éducatif. Battue dans la rue par la jeunesse, aux antipodes des colères et des exigences qui se sont exprimées pour en finir durablement avec la précarité, la droite revancharde poursuit sa politique de démantèlement systématique des services publics et fait mal au pays. Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF s’indigne de cette décision et demande « un débat national » sur l’école dès la rentrée pour la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour l’Education Nationale. « Nous avons besoin de plus d’éducation pour répondre aux défis de ce siècle, pour assurer la formation et l’ épanouissement des individus, des travailleurs et des citoyens ».

====> Propositions

Création d’un fonds national de lutte contre les inégalités scolaires, recrutement de 150 000 enseignants et 45 000 personnels d’accompagnement en cinq ans et véritable plan de formation pour les personnels de l’éducation nationale, porter l’effort financier de l’Etat en faveur de l’Education nationale à 7 % du PIB, engager avec toutes organisations syndicales, associatives et l’ensemble des citoyens, un grand débat national, pour se donner de nouvelles ambitions pour l’école et construire à gauche, une véritable alternative.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 juin 2006 - No 1647 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX



89) GAUCHE : « Le rassemblement est souhaitable, et possible »

Le Collectif national pour un rassemblement antilibéral a tenu hier sa première conférence de presse. « Nous ne sous-estimons pas la difficulté de la tâche », indique d’emblée Claude Debons en présentant le collectif national d’initiative « pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures unitaires ». Autour de la table, les représentants des partis et organisations signataires de l’appel publié le 13 mai dernier, les Alternatifs, Mars, la Gauche républicaine, Convergence citoyenne et le Parti communiste français, des signataires représentant des courants d’autres organisations tels Christian Picquet de la LCR et René Revol de PRS, ou Francine Bavay des Verts et des signataires comme le syndicaliste Claude Michel, Yves Salesse ou la féministe Monique Dental, des responsables de collectifs locaux comme France Coumian.

====> la condition indispensable

L’objectif du collectif ? « Nous voulons maintenant bâtir un rassemblement de toutes les énergies antilibérales autour d’un projet commun et de candidatures communes. C’est la condition indispensable pour ouvrir la voie à une authentique alternative ». Selon la vice-présidente de la Région Île-de-France Claire Villiers, il s’agit « d’un projet de longue haleine, avec des échéances, celles de 2007. Un projet qui mette les réponses politiques en adéquation avec ce que nous pensons être les exigences populaires ». Premier objectif donc 2007, l’élection présidentielle où, selon Claude Debons, « nous ne partons pas pour témoigner. Nous voulons changer la donne à gauche pour y faire prévaloir une orientation de rupture avec le capitalisme libéral ». L’accord des participants est général sur la stratégie pour cette élection : d’une part, ils affirment qu’ils se mobiliseront « pour battre la droite et l’extrême droite » au second tour et en même temps, qu’ils « ne participeront pas à un gouvernement qui serait dominé par le social libéralisme ». C’est précisément sur ces questions que la direction de la LCR a jusqu’à présent refusé de s’associer à la démarche commune. Elle soupçonne le PCF et certains signataires de travailler à « une gauche plurielle numéro 2 » et s’apprête, à la fin de la semaine, à lancer dans la course la candidature d’Olivier Besancenot. Pour Christian Picquet « rien n’est écrit d’avance. Même si une majorité de la LCR se prononce pour la candidature d’Olivier Besancenot, j’espère qu’elle saura délivrer un message de poursuite de la présence de la Ligue dans les processus unitaires. Parmi les militants de la LCR, l’aspiration unitaire s’est montrée extrêmement forte. Nous ne sommes qu’au début d’un film dont le scénario n’est pas écrit d’avance car le rassemblement n’est plus seulement souhaitable, il est désormais possible ».

====> processus populaire et unitaire

Difficulté sur laquelle beaucoup sont tentés de se polariser, la question de la candidature à la présidentielle. La déclaration de candidature de José Bové la semaine dernière a précipité les interrogations sur ce point. « Il n’y a pas un nom mais plusieurs qui circulent, explique Yves Salesse, et nous n’en avons pas discuté parce que ce n’est pas le moment et que ce n’est pas la question majeure pour nous. La question est de se mettre d’accord sur le fond politique, battre la droite et ne pas participer à un gouvernement à dominante social libérale, et sur le contenu des propositions. Nous ne tomberons pas dans le piège de la personnalisation de la vie politique, quel que soit le nom, la campagne sera portée par un collectif représentant toutes les sensibilités politiques. » « Nous ne voulons pas reproduire le choc des ego, renchérit Olivier Dartigolles représentant du PCF. Tout dépendra de notre capacité à créer un processus populaire et unitaire très large. Il y a un énorme travail à accomplir pour que cette dynamique se développe. » « Je suis en province et je multiplie les réunions sur le terrain, annonce pour sa part René Revol membre de PRS. On dirait que plus on est loin du centre et plus la dynamique est forte. Nous devons tenir compte de cette attente qui s’exprime. Nous avons été capables de gérer ensemble la campagne pour le "non" et nous serons capables de mener ensemble cette campagne. » Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 20 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-20/2006-06-20-831933

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90) CANTONALE : Patrick Boube (PCF) largement élu à Aurignac

Le candidat communiste a totalisé plus de 66 % des suffrages au second tour de l’élection partielle en Haute-Garonne. Midi-Pyrénées, correspondant régional. Avec 66,67 % des bulletins exprimés, le candidat communiste a été élu dimanche soir conseiller général du canton d’Aurignac au sud de la Haute-Garonne. Pour ce scrutin dans lequel Patrick Boube, quarante-sept ans, maire de Boussac, affrontait un candidat sans étiquette, 65 % des électrices et des électeurs se sont rendus aux urnes. Alors que le Parti socialiste détenait ce canton depuis soixante ans, son candidat n’était arrivé qu’en troisième position lors du 1er tour (1). Cela faisait vingt-deux ans qu’il n’y avait plus d’élu communiste au sein de l’assemblée départementale de Haute-Garonne placée sous l’hégémonie du PS. Secrétaire de la fédération communiste, Pierre Lacaze s’est félicité du rassemblement qui s’est opéré à gauche avec le candidat communiste dans la continuité du « non », largement majoritaire dans le canton d’Aurignac il y a un an de cela. Remerciant dimanche soir les électrices et les électeurs, Patrick Boube a réaffirmé sa volonté de travailler et d’agir avec tous les citoyens du canton afin de renforcer une gauche de résistance aux politiques de droite qui multiplient les mauvais coups contre les zones rurales et les services publics. (1) Résultats du 11 juin 2006. Sur 2 007 suffrages exprimés : Boube (PCF) 46,89 % ; Breher (SE) 25,51 % ; Guilhot (PS) 24,56 % ; Peyronen (DVG) 3,04 %. A. R. Article paru dans l'édition du 20 juin 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-06-20/2006-06-20-831932

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91) [PCF] Les comités unitaires et populaires : mode d’emploi

Nous attachons une grande importance à la création de collectifs locaux d’union populaire. Nous avons besoin de les recenser au niveau national, d’avoir un suivi quant à leur création, leur animation, leur développement. Dans une lettre adressée, aux secrétaires départementaux, Michel Laurent rappelle l’objectif de l’appel signé par notre parti “ pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes, il y a urgence ” : création “ d’un collectif national d’initiative et de “ collectifs locaux d’initiative, unitaires et populaires ”. Il précise “ que ces collectifs locaux sont (…) le moyen pour que la construction politique que nous souhaitons soit effectivement populaire et citoyenne ”. Un travail commun a permis de mettre au point un mode d’emploi que voici :

=====> Collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes

===> Des collectifs unitaires et populaires partout, vite !

Depuis vingt ans, les conquêtes sociales sont mises à mal par les différentes variantes des politiques libérales. La politique de Raffarin et Villepin achève le démantèlement des piliers essentiels du “ modèle social français ”. Il est temps de mettre un coup d’arrêt à ces politiques qui généralisent l’insécurité sociale pour détruire les solidarités et désarmer les résistances. Depuis plusieurs années, mobilisations sociales et votes sanction contestent ces politiques. Le Non majoritaire le 29 mai 2005 pour rejeter une Constitution libérale pour l’Europe, la révolte des jeunes des banlieues à l’automne 2005, la formidable mobilisation des jeunes et des salariés au printemps 2006 pour rejeter la précarisation aggravée de la société, le refus de la loi sur “ l’immigration jetable ” aujourd’hui, en sont les dernières illustrations. Et le 21 avril 2002 est là pour nous rappeler que les alternances sans changement réel ne répondent pas aux attentes populaires. Il est temps de battre la droite et les politiques libérales et d’ouvrir une nouvelle perspective à gauche. C’est dans cette ambition que s’inscrit l’Appel “ pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes : il y a urgence ! ” Il affirme que “ seule une union de toutes les énergies antilibérales autour d’un projet commun, seules des candidatures communes antilibérales de gauche aux élections présidentielles et législatives peuvent ouvrir la voie à une authentique alternative (…) faute de quoi l’exaspération et la détresse populaire risquent de se traduire en abstention et de profiter à la droite extrême ou à l’extrême droite ”. Il propose la création d’un “ collectif national d’initiative ” et invite à créer partout des “ collectifs locaux d’initiative, unitaires et populaires ” afin de “ discuter de toutes les questions auxquelles ce rassemblement devra répondre, de lever les derniers obstacles et de concrétiser cette campagne ”. Le Collectif d’initiative national s’est mis en place. De nombreux collectifs locaux se créent. Pour éviter des interprétations disparates dans la mise en œuvre sur le terrain, cette note vise à préciser le souhaitable en la matière, rappelant notre ambition, notre projet, notre démarche, notre conception. Ceci afin d’avoir une référence commune nationale pouvant servir de repère (et d’arbitrage en cas de difficulté) pour les initiatives locales. Il a été également souhaité qu’ils puissent avoir une dénomination commune ou une référence commune.

=====> Objectif : des collectifs unitaires et populaires

===> UNITAIRES : cela signifie que, dès le départ, lors de la constitution des collectifs locaux, nous visons au minimum à rassembler toutes les forces et sensibilités représentées dans l’appel national, dès lors qu’elles sont présentes localement. Mais il faut viser plus large en invitant des groupes ou courants politiques présents localement, des personnalités reconnues du monde syndical, associatif, universitaire, culturel, etc. Il s’agit bien de rassembler toutes celles et ceux qui rejettent les politiques libérales et aspirent à une alternative. Attention donc à ne pas jouer “ petit bras ” ou à aboutir à des comités “ concurrents ” dans un même lieu.

===> POPULAIRES : cela signifie que notre ambition est d’aller bien au-delà des cercles des militants politiques, à la manière de l’investissement citoyen dans les collectifs unitaires qui s’était développé au plus fort de la campagne contre le Traité constitutionnel européen. Des dizaines de milliers de militants associatifs et syndicaux ou simples citoyens conscients s’étaient investis dans la bataille. Cet apport fut décisif pour la victoire. Il faut donc viser la même dynamique. Bien sûr, cette ambition ne pourra se concrétiser pleinement que quand l’accord unitaire sera finalisé avec ses portes paroles et candidat communs. Mais il faut avoir cette ambition en tête dès le départ et construire les initiatives en conséquences.

===> Des collectifs de proximité partout

Les collectifs commencent à se créer. Certains au niveau d’un département ou d’une ville ; d’autres à un niveau plus décentralisé. Dès la rentrée de septembre et plus encore quand nous aurons bouclé l’accord unitaire, de tels collectifs devront essaimer dans les villages, quartiers et entreprises, au plus près des citoyen/ne/s. Cette dimension de proximité est nécessaire à la pleine dimension populaire. C’est cet enracinement populaire de proximité qui donnera toute sa force d’entraînement à notre campagne et qui permettra, comme lors de la campagne référendaire, de surmonter les obstacles médiatiques et de toucher les millions d’électeurs.

===> Les conditions de lancement

Elle peuvent évidemment être variables selon les réalités locales, mais elles ne peuvent pas être contradictoires avec notre ambition de collectifs “ unitaires et populaires ”. Réunion unitaire des organisations, initiative de citoyen/ne/s engagé/e/s dans les collectifs du 29 mai, ou autres, l’essentiel est la référence partagée à l’appel national et à sa philosophie et la volonté de construire tous ensemble.

===> Comment populariser ces créations ? C’est à chacun d’apprécier localement la formule la plus adaptée : signature de l’Appel par les principales “ personnalités ” locales et large diffusion, tenue de conférences de presse locales avec les principaux porte-paroles, réunions publiques, etc ; l’objectif étant de bien rendre visible la création de ce collectif et les forces, courants et individus qui le portent.

====> Débattre et convaincre des possibilités d’une alternative

L’aspiration des militants et l’espoir des citoyens pour un réel changement sont forts. Mais des doutes existent aussi : sur la possibilité d’une autre politique, sur la possibilité d’aboutir à des candidatures unitaires à la présidentielles et aux législatives. Les collectifs doivent développer leur action et leurs initiatives pour répondre à cette double interrogation, tout en s’inscrivant dans les luttes et mobilisations. Nous ne partons pas de rien. Le travail des collectifs du 29 mai autour d’une “ Charte pour une alternative au libéralisme ” fournit un socle commun partagé par toutes les forces engagées dans le Collectif national d’initiative (et même au-delà puisque y ont participé des forces associatives et syndicales). C’est un outil de travail qui permet dès aujourd’hui d’alimenter réflexions et débats. D’autres propositions complémentaires viendront en débat au fur et à mesure que des propositions communes seront affinées par notre rassemblement à partir des apports de ses différentes composantes, des débats décentralisées, des réflexions syndicales, associatives et politiques.

===> Multiplier les initiatives publiques

Il ne s’agit pas de s’enfermer en vase clos pour débattre programme et candidats mais bien de développer les initiatives publiques. Il faut donc développer le débat autour des enjeux de l’alternative et des candidatures unitaires en se tournant le plus possible vers les citoyennes et citoyens.

Les Universités d’été des différentes organisations ou la Fête de l’Humanité seront nécessairement traversées par ces débats. Une rencontre nationale des collectifs constitués ou en voie de constitution le 10 septembre permettra d’assurer la visibilité autonome de notre démarche et d’amplifier la dynamique à la rentrée.

=====> DU COTÉ DU COLLECTIF NATIONAL UNITAIRE

Quelques informations sur le collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral

L’appel “ pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes ”, dont le PCF est signataire, préconise la création d’un collectif national d’initiative et de collectifs locaux, unitaires et populaires. Plusieurs réunions ont été nécessaires pour préciser la composition et les règles de fonctionnement de ce collectif national. Il est maintenant mis en place. Il réunit les différentes composantes du rassemblement à construire : les organisations et réseaux politiques en tant que tels (Alternatifs, Convergence citoyenne, Gauche républicaine, MARS, PCF et adhérents de la LCR, de PRS, des Verts) et une douzaine de personnalités jouant un rôle national. Il demeure explicitement ouvert à d’autres mouvements ou personnes indispensables à l’élargissement et à l’ancrage populaire du rassemblement, tels les militants syndicaux et associatifs. La LCR, qui n’a pas signé l’appel, a demandé à être présente au titre d’observateur. Ce statut devra naturellement être réexaminé après la désignation probable d’Olivier Besancenot comme candidat de la LCR à l’élection présidentielle. La délégation du Parti aux réunions (hebdomadaires) du collectif national comprend trois ou quatre membres. Jusqu’ici, huit camarades y ont participé : Patrice Bessac, Nicole Borvo, Patrice Cohen-Séat, Olivier Dartigolles, Brigitte Dionnet, Jean-François Gau, Elisabeth Gauthier, Roger Martelli. Un secrétariat est chargé de préparer ses réunions. Il est composé d’un-e représentant-e par organisation ou réseau politique (Jean-François Gau pour le PCF) et de deux “ personnalités ”. Le collectif national n’est pas une direction politique. Son rôle est d’abord et avant tout d’aider à la création et à la vie des collectifs locaux, en leur fournissant des informations, des propositions, des moyens permettant leurs échanges d’idées afin de favoriser leur développement. À cette fin, plusieurs groupes de travail ont été créés : Un groupe de travail pour recenser et vérifier le caractère “ unitaire et populaire ” des collectifs locaux (Michel Laurent y représente le PCF). Un groupe de travail “ projet politique ” (Roger Martelli pour le PCF). Un groupe de travail “ communication ” (avec Patrice Cohen-Séat). L’appel donne pour mission au collectif national de “ discuter de toutes les questions auxquelles le rassemblement devra répondre ”. Il s’agit de questions politiques fondamentales (projet, objectif politique de la campagne, conditions de celle-ci, second tour, majorité/gouvernement, candidatures, etc.). Le contenu de cette discussion sera régulièrement communiqué aux collectifs locaux pour contribuer à leurs propres débats. Enfin, le collectif national a pour responsabilité de répondre aux propositions d’initiative d’ampleur nationale des collectifs locaux ou de proposer de telles initiatives. Une conférence de presse (avec la participation d’Olivier Dartigolles) a eu lieu le 19 juin (voir l’Humanité du 20) et une rencontre publique avec la participation des “ N°1 ” sur les questions de l’emploi se tiendra à Bordeaux le 27 juin. Une réunion du collectif national élargie aux signataires de l’appel et aux collectifs locaux qui le souhaitent aura lieu le samedi 1er juillet en matinée au siège du PCF. Par ailleurs, une réunion des collectifs locaux est d’ores et déjà programmée le 10 septembre. Il est bien sûr souhaitable que ceux-ci soient invités dans les stands des sections et fédérations à la Fête de l’Humanité. Il est envisagé que le collectif national ait son propre stand. Un procès-verbal des réunions du collectif national sera désormais joint en annexe à ce bulletin.

- From: Dubertrand Michel <dubertrandm@yahoo.fr>



92) Les collectifs antilibéraux cherchent à décoller

Impulsés par l’appel de Marie-George Buffet, ces collectifs visent, non sans difficultés pour se mettre en place, la fenêtre de tir 2007. Reportage à Nice.

Nice (Alpes-Maritimes), correspondant régional. Confier à la police les enregistrements vidéo des caméras de surveillance disposées autour de six collèges des Alpes-Maritimes : c’est la dernière trouvaille de l’ultradroite qui, en la personne de Christian Estrosi, par ailleurs ministre de l’Aménagement du territoire, préside aux destinées du conseil général. Aussi en ouvrant lundi dernier la réunion de constitution d’un « collectif unitaire d’initiatives et d’unité populaire » dans le quartier de Saint-Roch à Nice dont il est le conseiller général communiste, Jacques Victor n’a pas eu à insister lourdement pour montrer que « battre la droite en 2007 est une néces