Bloc-Notes No 303 - Aquitaine
Construisons l'espoir, et en 2007 battons la droite et pour réussir à gauche gagnons une majorité anti-libérale au sein de la majorité de gauche à l’Assemblée Nationale ! Meilleurs vœux pour l’année 2007.
Vous trouverez ci-après des informations qui ont été adressées à Espaces- Marx ou qui ont attiré notre attention, et que nous vous répercutons (Période du 20 au 27 Janvier 2007). Désolé pour les oublis. (Les adresses indiquées peuvent n'être qu'un relais et pas obligatoirement l'origine de l'information, et n'ont aucune affiliation à priori avec notre association. Elles ne partagent pas obligatoirement non plus les autres messages répercutés). Ce message n'est pas un spam. Conformément à la loi et aux règlements du CNIL, les messages de prospection associatifs, politiques, caritatifs ou religieux sont seulement soumis à l'obligation d'accès aux données (comme les messages postaux) et ne sont pas considérés comme des messages de publicité commerciale (spams). L'intégralité des Informations sur le site d'Espaces Marx Bordeaux, n'hésitez pas à y consulter aussi le Bloc-Notes National : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/
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95) Marie-George Buffet donne la parole au monde du travail
96) Les députés PCF au chevet des urgences sociales
97) Antilibéraux : Réactions mitigées après la lettre de José Bové
98) Altermondialisme et 2007 : ATTAC se manifeste
99) Ségolène Royal veut relancer un traité européen
100) LES ENJEUX DE 2007 : Perte de repères
101) Le Sarkothon était truqué
102) Extrême droite : Le Pen, candidat des riches
103) Finances : La droite refuse d’enquêter sur les fonds d’investissement
104) Les riches sont-ils trop taxés par l’impôt sur la fortune ?
105) Les services publics s’invitent à la présidentielle
106) Les organisations syndicales s’invitent au banquet Présidentiel (CGC, CFDT, CFTC, CGT,…)
107) Discriminations : Les handicapés veulent être entendus
108) Quel avenir pour les prisons ?
109) À quand la parité effective, partout, en politique ?
110) Faut-il baisser les prélèvements obligatoires ?
111) Sans-papiers : Les deux papas algériens ont retrouvé leurs enfants
112) Éducation : Professeurs motivés... mais en ordre dispersé
113) Un Montpellier-Paris pour sauver la viticulture
115) Droit social : Prud’hommes : les syndicats veulent geler les décrets
116) Précarité : « J’ai travaillé gratuitement pendant deux mois »
117) Droit au logement opposable : encore beaucoup de questions
118) INSEE et rescensement : Des bébés et un travail, l’exception française
119) Les entreprises face au capitalisme : « Des dividendes, contre les emplois »
120) Haro sur la recherche publique
121) Santé : Labos pharmaceutiques en panne d’innovation
122) Brevets : Novartis veut fermer la « pharmacie des pauvres »
123) UNEDIC : Un projet de réforme cadeau pour les employeurs
124) Net économie : L’homme numérique prend le pouvoir au MIDEM
126) Le squat des Pontets devient "le collectif pour l'application de la loi de réquisition"
127) Les cheminots syndicalistes s’adressent aux usagers des trains
128) Qui sont, que font les Amis de l’Humanité ?
129) Sobel : « Nous vivons un traumatisme formidable »
131) « Un choix raisonné » Par Claude Mazauric, historien.
132) « Représenter. Participer. Voter » LA CHRONIQUE DE CYNTHIA FLEURY
133) « Je t’aime, moi non plus » par Jacques Broda, sociologue.
135) LE DROIT « OPPOSABLE » * Chronique n° 2 de Jacques Nikonoff * 9 janvier 2007.
140) « La deuxième mort des déportés » par Eve Line Cherchevsky Blum, fille de déportés
142) [infos-paix] Infos-Paix n°254 du 18 janvier 2007
143) [ATTAC] INFO 560 - FSM 2007 : UNE AUTRE AFRIQUE EST POSSIBLE ! (Extraits)
144) NOUVELLES de la Vallée du CIRON : N° 178 du 19 janvier 2007.
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Le Coin des Blogs et des sites &
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145) [mariegeorge2007] Participez à la campagne
146) Nouveautés sur le site PRS : « Une insurrection civique permanente »
147) Un groupe bordelais bourré d'humour ! : « Sarko et sa Cécilia par les Ignobles »
148) Nouvelles Vidéos cette Semaine sur LTV33 : « LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE »,…
149) La Lettre de la Citoyenneté JANVIER FEVRIER 2007 N° 85
151) Le Blog d’Henri Emmanuelli - 17/01/06
152) L’Ormée No 73 : « Pour une dynamique populaire et citoyenne »
154) LA SOMME ET LE RESTE No 9 : « LEFEBVRE UTILE 2 ? »
155) « Les inégalités sous le scalpel des sociologues » sous la direction d’Hugues Lagrange
156) Édouard Glissant, explore les nouvelles mondialités
158) « Peut-on ne pas croire ? » par Jacques Bouveresse
159) Les actes du Colloque : « PASSÉ ET ACTUALITÉ DE LA GUERRE D’Espagne »
160) « Cinquante auteurs en quête de question sociale » sous la direction de Jacques Paugam
161) « Écologie, oligarchie, démocratie : une crise durable et planétaire » par Hervé Kempf
162) « La préférence Sénégal » par Fadel Dia
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Le coin du Théâtre & du Cinéma &
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163) « Cela a été une vraie rencontre entre les deux continents »
164) Europe : Multiples tentatives de recycler le projet de traité constitutionnel
165) Parlement européen : Jeu de chaises musicales
166) Zapatero à l’épreuve d’ETA
167) Migrants indésirables en Russie
168) Le FN organise ses troupes
169) La « flexicurité » à la danoise, un écran de fumée ?
170) Transports : La libéralisation du train avance à petite vitesse
171) Législatives : Élections serbes à hauts risques
172) Blair lâché par ses ministres
173) Italie : L’extension d’une base américaine déstabilise Prodi
174) Kenya : La longue marche du Forum social mondial
175) San Salvador : La gauche latino débat de « l’alternative socialiste »
176) Bolivie : Classe contre classe, L’oligarchie bolivienne veut la peau d’Evo Morales.
177) Moyen-Orient : L’Iran dans la ligne de mire des États-Unis
178) États-Unis : Les nouveaux déserteurs américains
179) Tchétchénie : L’ascension d’un seigneur de guerre
180) Tel-Aviv : La crise de confiance politique s’aiguise en Israël
181) L’état d’urgence perdure au Bangladesh
182) Colombie : Mancuso ou la guerre sale des paramilitaires colombiens
Campagne électorale. Lors de ses voeux à la presse, la candidate affirme qu’elle représente « une gauche de responsabilité et de combat ». C’est en candidate, une candidate en campagne, que Marie-George Buffet a présenté hier ces voeux à la presse. « Et j’ai le sentiment que 2007 est l’année des possibles, que rien n’est figé et tout à construire, que les hommes et les femmes de ce pays ont soif d’avenir ». La veille au soir la candidate de la gauche populaire et antilibérale avait souhaité, sur une même tonalité, « une belle année » aux représentants des associations, du mouvement syndical et du monde de la culture. Aux journalistes, elle souhaite une année « riche en débats, en analyses, en démocratie » et « pleine de rebondissements et d’inattendus ». « Une dynamique populaire qui bouscule à gauche pourrait très sérieusement en faire partie, comme ce fut le cas lors du référendum », espère-t-elle. Comme elle l’avait - annoncé, la campagne de Marie-George Buffet est faite de rencontres sur le terrain. Et c’est sans attendre que devant les médias, elle porte la parole de ceux qui en sont privés, faisant part de ses premières rencontres au Val Fourré, à - Renault Sandouville ou dans sa circonscription de Seine-Saint-Denis. Celle d’une femme qui malgré un CDI loge à l’hôtel, son salaire ne lui permettant pas de se payer un toit. Celle des ouvriers de Sandouville qui n’espèrent plus atteindre les soixante ans, tant le travail à la chaîne les use. Celle d’une jeune diplômée, travaillant chez un équipementier qui emploie 300 interimaires sur 500 salariés, d’une personne âgée contrainte d’aller au Resto du coeur parce que sa pension ne lui permet plus de manger à sa faim. « Leur donnera-t-on la parole dans la campagne, et pourquoi pas au 20 heures ? », demande la candidate antilibérale. « Aux autres candidats, je demanderai d’accepter la confrontation », lance Marie-George Buffet. Elle-même confronte ses propositions avec celles avancées par Nicolas Sarkozy et Le Pen et discute de celles avancées par le PS ou sa candidate. Elle propose de « garantie le droit à la retraite » à soixante ans, expliquant que l’argent des - retraites « s’est envolé », « il circule entre les mains d’actionnaires frénétiques et destructeurs ». Face au discours sur « la valeur travail », elle avance « une autre conception du travail », « qui prend une juste place dans les vies », « un travail comme un droit ». Et elle veut « éradiquer le chômage, lutter sans concessions contre la précarité, ne plus accepter les temps partiels et les salaires partiels imposés à tant de femmes, mettre en place une sécurité d’emploi et de formation ! » Sur la fiscalité, le logement, l’école pour - laquelle elle soutient le mouvement des enseignants de - samedi, la santé, elle prend à contre-pied les propositions de la droite. Marie-George Buffet veut représenter à la fois « une gauche de responsabilité et de combat ». Depuis des années, « on m’a beaucoup demandé entre les deux ce que j’allais choisir, explique-t-elle. Je choisis les deux, ai-je répondu inlassablement, et je vois que j’ai fini par convaincre que cela était cohérent ». « Cette nouvelle voie à gauche, nous pouvons l’ouvrir dès cette année », estime-t-elle. À une question sur l’éventualité d’une candidature Bové, Marie-George Buffet répond que « le temps maintenant est au combat contre Sarkozy et Le Pen. Il faut faire grandir les propositions de la gauche antilibérale. Je me bats dans cette campagne pour défendre le monde du travail et je souhaite rassembler, pas autour de moi, mais autour de ces propositions ». Le premier test véritable sera le meeting du mardi 23 janvier au Zénith à Paris. Un meeting qui devrait - annoncer un premier élargissement de forces et de personnalités antilibérales autour de la candidature de Marie-George Buffet. Avant la mise en place du conseil de campagne samedi 27 janvier, qui associera un large panel de personnalités à la campagne de la gauche antilibérale.
Olivier Mayer. Article paru dans l'édition du 17 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-17/2007-01-17-844099
=====> « Elle parle pour le peuple »
Rencontre. Dans la maison de quartier de Grande-Borne, à
Grigny (Essonne), 150 habitants ont débattu mardi soir avec Marie-George
Buffet. Alors, convaincue ? « Elle a de très bonnes idées, j’espère
qu’elle va réussir. » Sabrina votera pour la première fois au printemps
prochain. Il y a un an, elle s’est inscrite sur les listes électorales, à
dix-huit ans, tout en pensant que « la politique c’est beaucoup de bla-bla ».
Mardi soir, avec deux amies qui ne sont pas encore en âge de voter, elle est
venue à
Article paru dans l'édition du 18 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-18/2007-01-18-844168
=====> Des luttes et des colères
En Seine-et-Marne, Marie-George Buffet appelait à multiplier les débats citoyens. « Peut-on séparer l’élection présidentielle des luttes et du débat citoyen si on veut faire émerger une autre voix à gauche ? » Posant cette question mercredi, lors de la « soirée des colères » organisée à Pontault-Combault en Seine-et-Marne, Marie-George Buffet y répondait aussitôt en appelant à organiser ce type de rencontres « pour que la présidentielle ne soit pas volée au peuple ». Des luttes et des colères, il en avait été question dès le matin avec la visite de l’imprimerie JDC de Torcy où elle a apporté son soutien aux salariés qui se battent pour la survie de leur entreprise. Et le soir, c’est un représentant du Réseau Éducation sans frontière qui a lancé le débat. « Au-delà de ce qui nous différencie, je suis là pour parler de la chasse aux étrangers et aux enfants que ce gouvernement a poussée à son paroxysme », expliquait-il. Un sujet pour lequel l’assistance s’est passionnée à travers de très nombreuses questions, interventions et témoignages. « Si Le Pen et Sarkozy font tant de voix dans les milieux populaires, c’est peut-être parce que la gauche n’a pas porté, pendant des années, une politique courageuse sur ce sujet. En apparaissant hésitante, elle a laissé les solidarités se briser et permis aux idées de droite et d’extrême droite d’avancer », analysait Marie-George Buffet, en proposant « à partir d’un débat citoyen de refonder une nouvelle politique de l’immigration ». Car, pour elle, « il faut une gauche qui ait le courage d’aller au bout de ses engagements » J. S. Article paru dans l'édition du 19 janvier 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-01-19/2007-01-19-844246
======> Droit au logement : « Nous essaierons d’enrichir le texte »
Invitée par le « ministère de
http://www.humanite.fr/journal/2007-01-19/2007-01-19-844247
=====> Brèves de campagne
--- Rendez-vous : Marie-George Buffet au Zénith
Le premier grand rendez-vous de la campagne de Marie-George Buffet est fixé au mardi 23 janvier, à partir de 19 heures au Zénith de Paris. Ce sera l’occasion pour la candidate de la gauche populaire et antilibérale
de
mettre en débat ses propositions. Des syndicalistes, des personnalités du monde
associatif, politique, culturel, des militants antilibéraux, des salariés en
lutte apporteront leur propre témoignage, alors que des personnalités
internationales interviendront : Fausto Bertinotti, président de
--- Promesses : Surenchère sur la recherche
En déplacement hier à Saclay (Essonne), où se concentrent
de nombreux centres de recherche, Nicolas Sarkozy a promis « un effort
historique : augmenter d’un quart le financement de la recherche publique,
soit 4 milliards d’euros ». Dans une tribune parue en décembre dans la
revue
--- Couac : Montebourg suspendu après un dérapage
Le porte-parole de la candidate socialiste avait provoqué un silence gêné sur le plateau de Canal Plus, mercredi soir, en déclarant : « Ségolène Royal n’a qu’un défaut, c’est son compagnon », avant de se reprendre en ajoutant que « c’était pour rire ». Ségolène Royal n’a guère goûté « l’humour » du député de Saône-et-Loire et l’a suspendu de sa fonction de porte-parole. « Je lui ai dit que ses propos étaient déplacés. Je veux que mon porte-parole traite du fond », a ainsi expliqué la candidate socialiste. Montebourg est toutefois maintenu dans le groupe de travail sur les institutions du PS.
--- Sondage : Sarkozy battrait Royal
Selon un sondage CSA publié hier dans le Parisien, Nicolas Sarkozy devancerait Ségolène Royal au premier tour avec 30 % des voix contre 29 %. Jean-Marie Le Pen est crédité de 15 %, François Bayrou de 9 %, Olivier Besancenot de 4 %, Marie-George Buffet, Arlette Laguiller et Philippe de Villiers de 3 %, Dominique Voynet de 2 % et Nicolas Dupont-Aignan de 1 %. Au second tour, le candidat de l’UMP battrait celle du PS par 52 % contre 48 %. 26 % des personnes interrogées déclarent vouloir s’abstenir, voter blanc ou nul à ce second tour. Article paru dans l'édition du 19 janvier 2007.
http://www.humanite.fr/journal/2007-01-19/2007-01-19-844245
- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00
Les élus communistes déposent deux textes pour lutter contre les délocalisations et revaloriser les retraites des invalides. Mettre fin à deux scandales qui font l’actualité. C’est l’ambition des deux propositions de loi que les députés communistes et républicains ont cosignées et rendues publiques, mardi, à l’occasion de leurs voeux à la presse. La première, défendue par Jacques Desallangre (apparenté PCF), propose des mesures pour « lutter contre les délocalisations et favoriser l’emploi ». L’autre, rédigée par Daniel Paul et Alain Bocquet, président du groupe, propose « la revalorisation des pensions de retraite pour les personnes invalides ». Les deux textes seront débattus lors de l’ultime « niche » des députés communistes pour cette législature, le 23 février (séance réservée aux initiatives des groupes). En commission, la droite a rejeté, mercredi, ces propositions. Depuis l’affaire Michelin en 1999, les députés communistes et apparentés n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme sur les délocalisations et licenciements boursiers, avec une première proposition à cette époque, a rappelé Jacques Desallangre. Elle avait permis de déboucher sur le vote par la gauche du volet antilicenciement de la loi de modernisation sociale, abrogé depuis par la droite. Le texte des députés reprend des dispositions avancées dans de précédents projets, comme la définition plus restrictive du licenciement dit « économique ». Il en exclut les licenciements boursiers en déclarant « dépourvu de cause réelle et sérieuse » le licenciement collectif lorsque « l’entreprise ou sa filiale a réalisé des bénéfices » les deux années précédentes ou « a procédé à un transfert d’activité » vers un pays étranger. Jacques Desallangre s’appuie notamment sur le cas de Nexans, à Chauny (Aisne), dans sa circonscription, avec la suppression de quarante emplois, alors que le cours du titre a fait un bond spectaculaire. Un droit de réintégration des salariés est créé ou, à défaut, la « restitution sociale » par l’entreprise des charges et salaires dus à un fonds d’indemnisation des salariés jusqu’à leur retour dans l’emploi. Il instaure par ailleurs, pour prévenir les délocalisations vers les pays à bas salaires, « un fonds de rééquilibrage » de la concurrence alimenté par un « prélèvement sur les biens importés » correspondant à « la différence des coûts salariaux avec le pays exportateur ». Ce fonds serait reversé aux organismes sociaux et à l’aide au développement. Le second texte s’appuie sur le cas de travailleurs en invalidité qui, plus celle-ci est survenue tôt dans leur carrière, se voient amputé à la retraite jusqu’à 50 % et plus de leur pension, elle-même souvent très réduite par rapport à leur ancien salaire. 700 000 personnes sont concernées, dont les revenus dépassent parfois à peine 300 euros, a rappelé Daniel Paul. Il propose que, dans tous les cas, les pensions de retraite ne soient jamais inférieures aux pensions d’invalidité. Sébastien Crépel. Article paru dans l'édition du 18 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-18/2007-01-18-844166
- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00
S’appuyant sur une pétition, le syndicaliste paysan
voudrait relancer le débat sur sa candidature. Pas franchement enthousiaste,
c’est pour le moins ainsi que l’on pourrait qualifier la réaction de Claude
Debons à la dernière lettre de José Bové. Estimant comme un « immense
succès » les 15 000 signatures en neuf jours recueillies en faveur de sa candidature,
le syndicaliste paysan indique qu’il pourrait être de nouveau
« disponible » pour incarner une candidature unitaire antilibérale.
Et il appelle les élus à lui offrir leur parrainage, Olivier Besancenot et
Marie-George Buffet à retirer leurs candidatures et les collectifs unitaires à
« se préparer à mener campagne » sur son nom. Animateur du collectif
national pour des candidatures unitaires antilibérales, Claude Debons, qui ne
se retrouve pas dans la candidature de Marie-George Buffet, est l’un des
initiateurs de la réunion nationale du week-end prochain. Mais cette réunion ne
peut, - selon lui, se tenir sur la base de la pétition pour la candidature de
José Bové, contrairement à ce que celui-ci propose. « Comment la dynamique
unitaire antilibérale peut-elle s’exprimer à l’occasion des prochaines
échéances électorales ? » interroge Claude - Debons avant de
souligner : « Il n’est pas sûr que rajouter une candidature
supplémentaire soit le meilleur moyen d’intervenir dans cette période et surtout
de préparer l’avenir ». Pour lui « la base doit rester le texte
stratégique et les 125 propositions adoptés par les collectifs ». La
lettre de José Bové ne soulève pas plus d’enthousiasme à
Jacqueline Sellem. Article paru dans l'édition du 17 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-17/2007-01-17-844097
=====> Antilibéraux : Les Girondins joueront collectif
Unité. Malgré des divergences, les militants des
collectifs du département restent ensemble. Gironde, correspondant régional.
Les collectifs antilibéraux girondins qui se réunissent ces derniers jours
décident pour l’essentiel de poursuivre l’activité et la démarche engagée pour
certains de longue date. Du moins pour les prochaines élections législatives et
sur la base des 125 propositions communes. « Quant à la présidentielle, et
à l’issue des discussions de décembre, chaque participant garde son opinion et
choisit individuellement de contribuer ou non à la campagne de Marie-George
Buffet », confirme Sébastien Laborde, l’un des responsables départementaux
du PCF. La diversité des prises de positions exprimées lors des discussions de
décembre autour d’une candidature commune persiste. Participant au collectif
universitaire, étudiant et militant associatif, Rémy Lafon se dit très déçu.
« En raison de l’attitude du PCF et de
Alain Raynal. Article paru dans l'édition du 18 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-18/2007-01-18-844170
=====> Antilibéraux : faut-il désespérer de l’unité ?
Gauche. Clémentine Autain et Yves Salesse livrent leurs
réflexions sur la campagne électorale et la période qui suivra. Dans la
perspective de la réunion nationale des antilibéraux qui ne se reconnaissent
pas dans la candidature de Marie-George Buffet, les 20 et 21 janvier prochain,
les contributions se multiplient. Après Claude Debons et Éric Coquerel, le
responsable du Mars (l’Humanité du 11 janvier), Yves Salesse livre sa vision de
l’avenir des collectifs unitaires. Selon lui, la direction du Parti communiste
« vient de porter un coup sans doute définitif à notre tentative de
candidature unitaire pour 2007 ». L’ancien candidat à la candidature
estime que la dynamique unitaire « ne se concrétisera pas pour l’échéance
2007 ». « C’est terrible, mais nous ne devons pas le cacher »,
insiste-t-il. « Nous étions trop fragmentés pour construire un rapport de
forces suffisant (...), constate Yves Salesse. Il nous faut donc construire une
nouvelle force, un nouvel espace, je dirai : "un nouveau regroupement
politique". » « Ce ne peut être tout de suite »,
précise-t-il. « Notre bataille immédiate doit être de faire distinguer
ceux qui portent la démarche du rassemblement et ceux qui l’ont brisée. »
« Ce regroupement (...) doit être esquissé dans notre activité d’ici
l’automne : sigle, matériel national pour nos campagnes, association de
financement », souligne-t-il. Comme Claude Debons, il préconise la tenue
d’assises à ce moment. Il considère que la volonté de la direction du PCF
« de préparer une campagne commune pour les législatives » est
« un piège » pour « minimiser sa responsabilité dans le sabotage
qu’elle vient d’opérer » et « nous annexer dans la réélection de ses
députés ». Selon Yves Salesse, une candidature à l’élection présidentielle
« présenterait des avantages indiscutables » au titre desquels il
cite « la mise en oeuvre de notre capacité de nuisance », « un
contre efficace à la récupération du PC », et la « possibilité de
faire un score supérieur à lui et à
=====> Un appel des « communistes unitaires »
Région parisienne. 200 communistes mettent en débat la constitution d’une association autonome. Environ 200 communistes de la région parisienne, pour l’essentiel des membres du PCF en désaccord avec la candidature de Marie-George Buffet, se sont réunis samedi à Saint-Denis afin de lancer un appel à la constitution d’une - association. « Nous cherchons la - façon de maintenir l’espoir antilibéral, l’alternative, de mettre en échec le bipartisme », écrivent-ils dans un texte. Ils appellent donc à « imaginer un espace autonome », qui soit à la fois un « lieu d’échange, de débat, de production d’idées mais aussi et indissociablement un lieu d’initiatives et d’actions politiques », a précisé Gilles Alfonsi membre du Conseil national
du PCF, dans son « introduction personnelle ». Positionnée sur le « communisme politique », l’association se veut ouverte à toutes celles et ceux qui se sentent proches de cette sensibilité, adhérents ou pas au PCF. Les promoteurs de cet « espace unitaire » cherchent avant tout à préserver une force communiste susceptible de travailler en tant que telle avec les collectifs - antilibéraux. Pour eux, le succès de la pétition en faveur de José Bové atteste de l’espoir suscité par une candidature antilibérale unitaire. Si certains ont appelé à « ne pas rester spectateurs » de cette initiative, d’autres craignent la dispersion des forces antilibérales. Des réunions devaient se tenir en province avant l’organisation dans les prochaines semaines d’une réunion nationale. P.M. Article paru dans l'édition du 15 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-15/2007-01-15-843954
- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00
L’organisation entend affirmer ses analyses sur le néolibéralisme dans la campagne électorale. Entretien croisé avec ses deux nouveaux co-présidents, Aurélie Trouvé et Jean-Marie Harribey, suivi d’extraits du manifeste de l’association. ATTAC fait peau neuve. Pour sortir de deux années noires de crise interne et redevenir un « mouvement populaire tourné vers l’action », l’organisation altermondialiste a modifié son fonctionnement. Basta la présidence très contestée de Jacques Nikonoff qui, suite à des fraudes avérées lors de sa réélection, a été contraint à la démission en août. Composé en majorité des « refondateurs », le nouveau conseil d’administration élu début décembre a tranché : les décisions et les grandes orientations seront désormais prises de manière collégiale. Et pour ébaucher cette nouvelle page dans l’histoire d’ATTAC, deux nouvelles têtes assurent la coprésidence. La première s’appelle Aurélie Trouvé. À vingt-sept ans, cette ingénieure agronome et chercheuse en économie, jusque-là responsable du comité de Côte-d’Or, symbolise la volonté de rénovation d’ATTAC. À ses côtés, Jean-Marie Harribey, membre du conseil scientifique et maître de conférences en économie à l’université de Bordeaux IV. Face à la chute du nombre d’adhérents et les finances déficitaires de l’organisation, les deux présidents se retroussent les manches. Premier défi de taille : injecter les préoccupations du mouvement altermondialiste dans le débat d’idées des campagnes présidentielle et législative. Pour ce faire, sort aujourd’hui en librairie un Manifeste altermondialiste d’une centaine de pages pour « construire un monde solidaire, écologique et démocratique ». C’est le fruit à petit prix (2,50 euros) d’un travail de réflexion de neuf mois des adhérents, comités locaux et commissions nationales, synthétisé lors de l’université d’été 2006 à Poitiers. « Tout donne à penser que la question d’une alternative au néolibéralisme ne sera pas la caractéristique première des programmes des principaux candidats, peut-on lire dès l’avant-propos du texte, également disponible sur Internet. En plus du livre édité chez Mille et une nuits, une version abrégée de quatre pages a été tirée à 100 000 exemplaires. À l’instar d’une initiative similaire lors de la présidentielle de 2002, le texte se veut un panel plus abouti des conséquences néfastes du néolibéralisme du local à l’international, tant en termes sociaux, économiques, politiques, culturels qu’écologiques. Mais pour la version 2007, l’organisation a axé sur la proposition d’alternatives concrètes. Sont ainsi lancées en pature citoyenne 105 propositions pour « scier les sept piliers du néolibéralisme ». Fidèle à la conception de convergence des luttes, le conseil d’administration a officiellement décidé de ne pas donner de consigne de vote. Reste que plus d’un an et demi après la victoire du « non » au projet de traité constitutionnel européen, pour lequel elle affirme avoir « joué un rôle déterminant », ATTAC aimerait profiter des débats électoraux pour retrouver un dynamisme de fond. Christelle Chabaud
====è Une page s’est-elle tournée à ATTAC ?
--- Aurélie Trouvé. La collégialité devient le mode de fonctionnement non contesté de l’organisation. Le nouveau conseil d’administration est une équipe rajeunie, féminisée, avec une diversité de compétences... À nous d’en profiter. De notre fonctionnement en interne découlera aussi notre capacité à restaurer la confiance avec le reste du mouvement altermondialiste. Les relations doivent se renouer dans la construction - d’événements.
--- Jean-Marie Harribey. La situation d’ATTAC a été clarifiée par des élections légitimes entachées d’aucune irrégularité. La période difficile, due à la crise interne mais aussi plus généralement aux questionnements sur la place de l’altermondialisme aujourd’hui, est derrière nous. Désormais de nouveaux défis se posent. Après une dizaine d’années d’existence, une mutation s’amorce dans le mouvement altermondialiste. L’attitude critique de dénonciation des méfaits du néolibéralisme ne suffit plus. Il faut élaborer progressivement des propositions à l’échelle locale, européenne et mondiale pour réellement mettre à mal cette phase du capitalisme où tout a été subordonné aux exigences des marchés financiers. Le livre se veut symbole de cette avancée et tente une mise en cohérence synthétique des propositions déjà formulées.
===è Justement, le Manifeste altermondialiste est sorti ce matin en librairie (lire ci-contre). Pensez-vous pouvoir lui frayer une place dans la campagne - électorale ?
--- Jean-Marie Harribey. Cela sera plus difficile encore que lors de la bataille contre la réforme des retraites ou le traité constitutionnel européen car il y a une focalisation politique et médiatique sur les candidats officiels. ATTAC n’est pas un parti politique, ne se présentera pas aux élections présidentielles et ne soutiendra aucun candidat. En revanche, par des interventions publiques, des soirées, des conférences... nous allons tout faire pour mettre la démocratie, les objectifs sociaux et écologiques au centre du débat politique. Evidemment nous saisissons l’opportunité de la proximité des élections pour avancer nos idées. Mais dans notre esprit, cela va au-delà des échéances de 2007. Poser les fondements d’un autre ordre international, abattre les sept piliers du néolibéralisme, ne sont pas des enjeux qui vont se résoudre en 2007. Avec ce Manifeste, nous mettons un document en débat sur la place publique qui n’est pas seulement un prêt-à-penser pour construire clé en main.
Aurélie Trouvé. Le but du Manifeste est aussi de briser
le carcan politicien, en y injectant la question internationale par exemple.
Tout porte à penser que cette dernière sera absente de la campagne électorale.
Or dès juin, le nouveau président devra représenter
===è En filigrane tout au long du livre, vous alertez sur la mise en danger de la démocratie...
--- Jean-Marie Harribey. Si l’on veut revivifier la démocratie, il faut inventer de nouvelles articulations entre les formes de représentations politiques nécessaires à l’expression démocratique et des formes d’interventions plus directes dans laquelle l’intervention citoyenne est possible. Particulièrement malmenée par le néolibéralisme, on n’évoque jamais l’absence de démocratie dans l’entreprise. Or, c’est un point essentiel pour remettre en cause ce qui fait le coeur du système capitaliste, c’est-à-dire le pouvoir des actionnaires. La réduction du temps de travail est ainsi intéressante dans le lien entre l’obtention de droits sociaux et les exigences démocratiques car elle a pour vertu de donner du temps pour l’insertion des citoyens dans la vie de la cité. La démocratie, ça prend du temps.
--- Aurélie Trouvé. Il est anormal que les citoyens aient
autant de difficultés à faire entendre leur avis sur la vie économique de
===è Que pensez-vous des annonces gouvernementales sur le droit au logement opposable, qui fait partie des mesures que vous préconisez ?
--- Aurélie Trouvé. C’est une avancée mais il faut faire attention à ne pas être enfermé dans une vision idéaliste du droit au logement. Il faut faire attention que cette problématique de société ne retombe pas sur les élus locaux, que cela ne devienne pas un moyen de concentrer les compétences sur les communes, en particulier les plus pauvres. La responsabilité de l’Etat est de premier plan. Le droit au logement opposable doit s’accompagner d’un travail sur l’équilibre de l’aménagement du territoire, et d’un véritable service public national du logement.
===è Comment expliquer le recul des régulations publiques ?
--- Jean-Marie Harribey. La place qu’accorde le néolibéralisme aux services publics se révèle de plus en plus rabougrie du fait de l’ouverture à la concurrence et à la menace de restriction de capacité budgétaire, par application du nouveau dogme sur la diminution des impôts et les prélèvements obligatoires. De manière logique, le tarissement partiel des recettes publiques oblige alors à diminuer les dépenses publiques et donc à restreindre l’offre en matière de services publics. Les privatisations des postes, des télécommunications, du transport ferroviaire ou dernièrement de l’énergie sont dans ce sens des cas d’école.
--- Aurélie Trouvé. Un certain nombre de tâches étant ainsi renvoyées dans la sphère domestique, les femmes se retrouvent à jouer le rôle d’amortisseur social de la suppression des services publics. Dans la même veine, elles servent également de variable d’ajustement pour les entreprises en cas de ralentissements de l’activité économique. Par le temps partiel et plus largement la précarisation du travail, on fragilise les femmes.
===è Qu’entendez-vous par « dénaturation » des politiques publiques ?
--- Aurélie Trouvé. La dénaturation correspond à une libéralisation de l’économie, c’est-à-dire à une déréglementation, à une levée de tous les obstacles pour les actionnaires et pour les spéculations financières. Le but : que les grands propriétaires de capitaux soient gagnants.
--- Jean-Marie Harribey. ATTAC s’est créée sur l’idée de la taxe Tobin, sur les transactions de change. Progressivement, cette idée s’est élargie pour aboutir à celle de taxes globales. Celles-ci ont pour but, étant prélevées à une échelle internationale, de financer les biens publics et la protection des ressources vitales. Les taxes globales sont un moyen concret et opérationnel pour rebâtir un ordre international qui mette au premier rang la préservation des besoins essentiels et inaliénables. C’est une idée qui progresse.
====è Au moment où beaucoup d’entreprises délocalisent, vous expliquez qu’il est possible de relocaliser. Que préconisez-vous ?
--- Jean-Marie Harribey. Nous voulons montrer que la fermeture d’entreprise, décidée par des investisseurs internationaux, n’est pas une fatalité. Il faut trouver un équilibre entre un échange libéral international et un protectionnisme forcené. La délocalisation doit redonner un sens au territoire. Le capitalisme de cette fin de XXe siècle a fait éclater l’unité du corps social. Il s’agit donc de retrouver une forme de cohésion sociale sur le plan politique, économique, démocratique et culturel.
--- Aurélie Trouvé. Il faut des mesures restrictives sur le pouvoir de délocalisation de certaines entreprises mais cela passe aussi par des mesures d’encouragement de l’économie solidaire et des circuits courts. Dans l’agriculture, on peut aider les coopératives qui vendent des produits locaux. Au niveau international, nous proposons une régulation politique des marchés tout en accordant le droit à la souveraineté alimentaire, en particulier pour les pays du Sud. Dans cette nouvelle régulation politique des marchés, il faut une suppression des subventions aux exportations, qui ruinent les agricultures du Sud.
===è Quel rôle devrait jouer l’Europe ?
--- Jean-Marie Harribey. La vague d’élargissement bat son
plein et nous pensons qu’il faut la subordonner à une augmentation du budget
européen. Nous proposons de placer
--- Aurélie Trouvé. On a un processus original, en lien
avec le manifeste, qui se traduit par une recherche de propositions
d’alternatives communes avec les autres ATTAC d’Europe, malgré des divergences
liées à des cultures et des histoires différentes. Prochainement, nous allons
lancer un projet de document commun avec les autres ATTAC d’Europe. Une série
de propositions est en cours d’élaboration et nous souhaitons que
l’anniversaire des 50 ans du traité de Rome soit une des occasions de les
porter sur la place publique. On ne peut que regretter le peu d’impact que le
non à
===è Vous insistez beaucoup sur les liens entre enjeux sociaux et environnementaux. Quelles sont vos analyses sur cette nouvelle préoccupation ?
--- Jean-Marie Harribey. C’est un des fils conducteurs du manifeste et une des préoccupations essentielles des comités locaux d’ATTAC. Les dangers écologiques menacent la planète et l’espèce humaine. Cette prise de conscience s’articule avec l’aspect social. La dégradation écologique touche les plus pauvres. S’il y a une élévation du niveau des mers consécutives au réchauffement climatique, ce sont les régions côtières les plus pauvres du monde qui seront noyées les premières. Cela exige de redéfinir radicalement le développement. Au sein d’ATTAC et de l’altermondialisme, le débat reste ouvert. Il y a ceux qui préconisent la décroissance, et ceux qui disent que ce mot d’ordre n’est pas adapté à l’humanité entière et qu’il faut redéfinir le développement sur d’autres bases. L’une des responsabilités de l’altermondialime du XXIe siècle sera de réussir cette articulation-là, sinon la transformation sociale sera bancale.
===è Le Forum social mondial s’ouvre samedi à Nairobi. Que peut-on en - attendre ?
--- Aurélie Trouvé. Ce Forum se tient dans un pays africain, on ne peut que s’en féliciter. Au niveau mondial, le processus s’étend. Au niveau européen, il y a une certaine pause. Pour le Forum de 2008, nous comptons bien toucher l’ensemble des pays européens et associer ldes acteurs sociaux. Ces forums se limitent à des débats et des discussions sans initiatives concrètes. Ce sont des rendez-vous indispensables pour la poursuite du mouvement et pour la recherche d’alternatives.
--- Jean-Marie Harribey. Depuis la création du FSM à Porto Alegre en 2001, il y a eu une prise en compte de tous les aspects de l’altermondialisme et des mouvements sociaux dans tous les continents. Une délégation d’ATTAC sera présente à Nairobi. Aujourd’hui, la question de la finalité des forums sociaux reste d’actualité. Doivent-ils rester un lieu de débats généraux ou peut-il y avoir une étape supplémentaire, lieu d’élaboration de mesures et d’actions alternatives concrètes alternatives ? C’est l’enjeu du quatrième jour du forum qui doit se saisir de la question des campagnes et des mobilisations futures.
Entretien réalisé par Christelle Chabaud et Ixchel Delaporte
Article paru dans l'édition du 17 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-17/2007-01-17-844123
=====> Pour poser les fondements d’un autre ordre international, abattre les sept piliers du néolibéralisme (les grands axes du manifeste)
w Une mondialisation solidaire contre le libre-échange et la libre circulation des capitaux
w Une planète durable car la nature n’est ni un réservoir inépuisable ni un dépotoir
w L’intervention citoyenne contre la mise sous tutelle de la démocratie
w Des biens publics mondiaux et des services publics contre les politiques publiques au service des propriétaires du capital
w Une sécurité économique et sociale face au pouvoir des actionnaires
w La coopération contre la guerre permanente et les politiques sécuritaires
w La diversité culturelle contre le formatage des esprits
Article paru dans l'édition du 17 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-17/2007-01-17-844092
=====> Manifeste altermondialiste Tout de suite, des actes significatifs pour engager la rupture avec les politiques néolibérales. (Extraits)
Un nouveau gouvernement sera constitué après les élections présidentielle et législatives du printemps 2007. Au-delà des propos de campagne, ses premiers actes concrets témoigneront de son orientation réelle. ATTAC est consciente de la difficulté de mettre en oeuvre des mesures visant à « changer le monde », donc de rompre avec le néolibéralisme. Nombre d’entre elles, en effet, se situent en rupture avec des décisions et des traités européens et internationaux. Ce qui ne signifie pas qu’un gouvernement soit impuissant à ce niveau. En s’appuyant sur des mobilisations populaires dans son pays et dans les autres, il peut utiliser les institutions existantes comme autant de tribunes, et les procédures comme autant de moyens d’action. S’il ne s’agit pas de tout faire tout de suite, les mesures prises immédiatement doivent indiquer le chemin à suivre. L’expérience du gouvernement Jospin, en mai 1997, est, de ce point de vue, pleine d’enseignements. En signant le Pacte de stabilité, en privatisant France Telecom et en acceptant la fer- meture de l’usine Renault de Vilvoorde, ce gouvernement, dès son installation, avait signalé sans ambiguïté qu’il se moulerait dans la logique - néolibérale. Le gouvernement issu des élections de 2007 sera placé dans une situation similaire. Aura-t-il la volonté politique de prendre une série de premières décisions ne laissant aucun doute quant à sa détermination de rompre avec cette logique ? Parmi beaucoup d’autres, huit mesures, non exclusives, mais toutes nécessaires, auraient une portée symbolique et pratique considérable, et montreraient aux citoyens qu’une page est enfin tournée, sans possible retour en arrière.
--- 1. Refus de
--- 2. Arrêt du processus de libéralisation du marché de l’énergie (dernière phase pour les particuliers, le 1er juillet 2007). Mise en place d’un service public de l’énergie fondé sur l’égalité de traitement des usagers par une péréquation des tarifs.
--- 3. Mise en place de taxes globales à l’échelle française, sans attendre qu’elles soient adoptées à l’échelle européenne et mondiale.
--- 4. Mise en oeuvre d’une réforme fiscale instaurant une fiscalité écologique pour réduire les émissions de gaz polluants et rééquilibrant impôts indirects et impôts directs au profit de ces derniers.
Dans ce cadre, il faudrait, notamment : augmenter le nombre de tranches du barème ; imposer tous les revenus financiers ; relever l’impôt sur les sociétés sur bénéfices distribués, de sorte que ceux-ci soient plus fortement imposés que les bénéfices réinvestis ; introduire un taux zéro de TVA sur produits de première nécessité et demander à l’Union européenne de le généraliser.
--- 5. Instaurer un revenu décent assurant la dignité de tous, notamment des personnes handicapées, assorti d’une protection sociale attachée à la personne et non à la situation professionnelle.
--- 6. Faire du droit au logement un droit opposable devant la justice et créer, avec les moyens adéquats, un service public du logement, dont la première tâche sera de lutter contre la spéculation foncière et immobilière.
--- 7. Rendre illégaux les accords dérogatoires au Code du travail et revenir au principe, dit « de faveur », selon lequel tout accord d’entreprise doit être plus favorable aux salariés que l’accord de branche, ce dernier devant lui-même leur être plus favorable que la loi.
--- 8. Créer un observatoire national de surveillance et de suivi de l’empreinte écologique - qui mesure la pression des activités humaines sur les ressources naturelles - afin de placer la question écologique au coeur de l’action citoyenne. Cet observatoire sera indépendant du gouvernement, doté de pouvoirs d’enquête, de moyens et de capacités d’expression propres.
Article paru dans l'édition du 17 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-17/2007-01-17-844093
=====> chronologie
w Décembre 1997. Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique, appelle à la création d’une « Association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens ».
w 2001. Premier Forum social mondial à Porto Alegre, au Brésil.
w 2004. Premières divisions sur le positionnement politique d’ATTAC focalisées lors des élections européennes autour de la liste « 100 % altermondialistes ».
w 2006. Un rapport de René Passet, président d’honneur de l’association, prouve l’existence de fraudes dans la réélection de la direction d’ATTAC. Le président est contraint à la démission.
w Décembre 2006. Un nouveau conseil d’administration est élu. Il met en place une direction collégiale et une coprésidence incarnée par Aurélie Trouvé et Jean-Marie Harribey. Article paru dans l'édition du 17 janvier 2007.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-17/2007-01-17-844134
- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17 fax: 01 49 22 74 00
PS. La candidate souhaite « un nouveau référendum en France en 2009 ». Ségolène Royal, candidate socialiste à l’élection présidentielle, en déplacement hier à Luxembourg, a souhaité un nouveau référendum « sur un traité qui permette aux institutions européennes de fonctionner » en 2009. « Je suis prête à prendre des risques politiques », a-t-elle déclaré à l’issue d’une rencontre avec le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. Selon ses déclarations, une refonte en profondeur du traité constitutionnel européen n’est plus à l’ordre du jour, mais la candidate ntoutefois pas soumettre au vote des Français le même texte que celui qui avait été rejeté en 2005. Le projet socialiste ne dit rien de plus, refusant « une ratification du traité constitutionnel européen tel qu’il a été rejeté le 29 mai », et propose « l’élaboration d’un traité strictement institutionnel qui organisera efficacement les pouvoirs. Une fois renégocié, un tel traité sera soumis au peuple par référendum ». « Je ne veux pas que les Français pénalisent les pays européens qui se sont déjà prononcés », assène la candidate socialiste. Le nouveau traité institutionnel, qui serait soumis à référendum, laisserait donc intacts les principes libéraux des traités précédents. Or c’est là que le bât blesse, même si Ségolène Royal souhaite voir inscrit dans ce traité « fondamental de base » (le terme « traité constitutionnel » est abandonné) « un volet social et que les droits des travailleurs soient pris en considération en Europe ». Il faut une « déclaration sociale plus engageante », complète Jean-Claude Juncker. Selon Ségolène Royal, « la présidence française au second semestre 2008 va constituer une échéance très importante » dans ce processus. G. M. Article paru dans l'édition du 18 janvier 2007. http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-18/2007-01-18-844169
=====> Royal contre la hausse des impôts
Parti Socialiste. la candidate à la présidentielle se prononce pour un simple rééquilibrage des prélèvements obligatoires. Ségolène Royal, a pris le contre-pied de François Hollande sur la question de la fiscalité. Alors que le premier - secrétaire du PS s’est déclaré favorable, en cas de victoire lors des échéances électorales, à une hausse des impôts pour les revenus se - situant au-delà du seuil de 4 000 euros nets par mois et par personne, la candidate socialiste a affirmé qu’« il n’y aura pas de fiscalité nouvelle qui sera interprétée comme un élément qui décourage le travail et l’effort ». Expliquant « que la question fiscale est au service d’un projet national », elle a précisé ses intentions. « II faudra rééquilibrer la fiscalité, l’alléger sur le travail, et peut-être la renforcer sur le capital si l’on veut résorber les déficits », soutient-elle. « Mais, prévient-elle, cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires, dans une autre répartition ». Autrement dit, hors de question, en cas de victoire à la présidentielle, d’augmenter les - impôts, même pour les plus aisés, comme a semblé le suggérer François Hollande. Ségolène Royal a enfin annoncé avoir confié une mission sur la fiscalité à Dominique Strauss-Kahn et au député fabiusien, Didier Migaud, « pour établir un diagnostic et des propositions sur l’efficacité de la dépense publique » et « sur les réformes du système de prélèvements favorables à l’emploi, au pouvoir d’achat, à la justice sociale, à l’efficacité économique et à l’innovation ». Si la candidate a pris soin de ménager le premier secrétaire de son parti, en se déclarant « comme François Mitterrand, (...) respectueuse de la liberté d’opinion », son entourage n’en a pas fait de même. Ainsi, le numéro 2 du PS, François Rebsamen qui est également son codirecteur de campagne, a prévenu que la « candidate a sa liberté, son rythme de campagne, sa stratégie et rien ne l’en fera dévier ». Et de conclure par un rappel à l’ordre : « Le premier secrétaire du PS, lui, est le gardien vigilant du projet mais il ne faut pas aller plus loin que le projet ». Ces divergences entre socialistes ont fait le bonheur de la droite. Ainsi, L’UMP a dénoncé la « fiscacophonie actuelle du Parti socialiste ». Le parti présidé par Nicolas Sarkozy et la plupart de ses dirigeants ont réaffirmé leur engagement en faveur de nouvelles baisses de l’impôt sur le revenu et sur l’ISF. Pierre-Henri Lab. Article paru dans l'édition du 15 janvier 2007. http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-15/2007-01-15-843951
=====> « Trou d’air » PAR MAURICE ULRICH
Ça patine, ça rame, ça s’embourbe. Polémique hier sur les patrimoines respectifs du couple Hollande-Royal et de Nicolas Sarkozy assujettis à l’ISF, l’impôt sur la fortune. Ségolène Royal accuse l’UMP de méthodes de « racailles » et somme son candidat de rendre derechef son patrimoine public. Écoutes téléphoniques à la réunion du bureau national du PS : un portable laissé ouvert a permis à notre honorable confrère le Monde de suivre l’intégralité des débats. On a la pénible impression d’un scénario de série B à l’américaine entre deux candidats. Coups bas, ragots, bruits de salle de bains pour ne pas dire pire. La campagne socialiste, affirmait hier l’ancien ministre Daniel Vaillant, « ne traverse pas de trou d’air ». Venant de ce proche de Lionel Jospin, sans doute faut-il comprendre que c’est une manière d’en douter. Car l’impression se généralise au PS que la campagne ne décolle pas et qu’après la muraille de Chine, il serait bon que l’on s’échine. Même son de cloche, a dit le portable inconnu, au bureau du PS. On doit être capable d’« imposer nos idées » aurait martelé Manuel Valls, un autre proche de Lionel Jospin. Mais lesquelles ? Hier, Ségolène Royal a revendiqué le droit de prendre du recul sur les 35 heures, elle a plaidé pour leur assouplissement pour les salariés qui veulent travailler plus. Elle a également réaffirmé qu’il fallait donner « de l’agilité » aux entreprises confrontées à la concurrence internationale, c’est-à-dire à toutes, puisqu’au fond c’est désormais le cas de toutes. « Agilité » pour souplesse et flexibilité... En clair : facilités pour licencier. S’il y a trou dau PS, si l’on s’embourbe comme hier dans des combats de marigot avec les crocodiles de la droite, c’est faute de propositions fortes face à la politique libérale.
C’est dire qu’il faut aller réellement à la confrontation des projets, des idées, des propositions. Mais pas seulement, comme le disait également Daniel Vaillant, entre la candidate socialiste et celui de l’UMP. Entre tous les candidats, démocratiquement. L