Bloc-Notes No 309 - Aquitaine

      Construisons l'espoir, et en 2007 battons la droite et pour réussir à gauche gagnons une majorité anti-libérale au sein de la majorité de gauche à l’Assemblée Nationale !

      Vous trouverez ci-après des informations qui ont été adressées à Espaces- Marx ou qui ont attiré notre attention, et que nous vous répercutons (Période du  3 au 10 mars 2007). (Les adresses indiquées peuvent n'être qu'un relais et pas obligatoirement l'origine de l'information, et n'ont aucune affiliation à priori avec notre association. Elles ne partagent pas obligatoirement non plus les autres messages répercutés). Ce message n'est pas un spam. Conformément à la loi et aux règlements du CNIL, les messages de prospection associatifs, politiques, caritatifs ou religieux sont seulement soumis à l'obligation d'accès aux données (comme les messages postaux) et ne sont pas considérés comme des messages de publicité commerciale (spams). L'intégralité des Informations est sur le site d'Espaces Marx Bordeaux, n'hésitez pas à y consulter aussi le Bloc-Notes National : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

 

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& L'Agenda : &

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1) Conseil d’Orientation d’Espaces Marx

 

2) Les Rencontres Littéraires d’Espaces Marx : Eric CHAUVIER

 

3) L’Atelier Economie & Politique d’Espaces Marx et d’Attac33 : Echos du F.S.M. de NAIROBI (KENYA)

 

4) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2007)

 

5) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

 

6) [RESF33] Rassemblement pour refuser l’ouverture de la chasse à l’enfant

 

7) Gauche populaire et antilibérale : Changer vraiment la vie

 

8) Echos des initiatives en Gironde des Comités Populaires pour des candidatures Unitaires de la gauche Antilibérale en 2007

 

9) [PCF33] Initiatives des Communistes en Gironde et en Aquitaine,…

 

10) MJCF : Calendrier de campagne

 

11) FORD : Le rassemblement dans l’action s’élargit

 

12) La Bourse du Travail elle est à nous ! C’est l’affaire de toute la CGT !

 

13) [APEIS Gironde - Plus Jamais Seul(e) !] : Journée des Solidarités à Bègles

 

14) Club de la Presse : L'invité du mois sera l'Institut CGT d'Histoire Sociale de la Gironde

 

15) L’U.P.B.A. : PARCOURS D’ECRIVAINS « Flora Tristan » : femme de lettres, Pionnière du féminisme et du syndicalisme.

 

16) L’Agenda du COLLECTIF BORDELAIS POUR LES DROITS DES FEMMES

 

17) [Maison des femmes] Inauguration du nouveau local

 

18) L’Agenda de Palestine33

 

19) Exposition Photos : SARAJEVO ? Le PIED !

 

20) « Les Deux Moi Zelles » en concert

 

21) Séminaire 2006-2007 de L’AMI : « Les enfants de migrants »

 

22) ANCAC : Commémoration

 

23) Les Rendez-vous de l'Athénée libertaire

 

24) Préparation du «Forum Santé Solidarité»

 

25) 24émes Rencontres avec le Cinéma d’Amérique Latine

 

26)  Le MOIS des ATELIERS de l’Université de Bordeaux III

 

27) APPEL SAUSSIGNAC : Procès d'assises du meurtrier des deux inspecteurs du travail Périgueux du 5 au 9 mars - Extraits

 

28) [Rencontres SciencesPO Bordeaux : « Moyen-Orient : guerre permanente ou paix improbable ? »

 

29) Conférence-débat : « La Turquie à l'épreuve des préjugés. Un destin commun avec l'Europe ? »

 

30) [Centre Yavné] « Juifs et Arabes au XXe siècle »

 

31) La compagnie Les têtes à Claques joue à Bègles : « La Contrebasse »

 

32) L'Estran accueille la Compagnie « Label Troup »

 

33) PALESTINE OCCUPEE : LA RESISTANCE COUTE QUE COUTE

 

34) Campagne pour le respect du Numérus Clausus en prison : Numerus circus à Boulazac

 

35) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

 

36) Nouveau Programme du Cinéma Jean VIGO DU 31 JANVIER AU 6 MARS 2007

 

37) Rock School Barbey: Programmation Février 2007

 

38) LE KRAKATOA - programmation

 

39) Solidarité ! Kadidja risque la prison pour s'être opposée à une expulsion

 

40) [Lagrangeauxgranges] Stage UNDERGRANGE

 

41) EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE D'ANNE-MARIE FILAIRE A L'ARTOTHEQUE DE PESSAC : « un travail sur Jérusalem »

 

42) Hiver d'Uzeste Musical

 

43) CapcMusée : Musée d'art contemporain de Bordeaux - Février 2007

 

44) BABEL CAUCASE La caravane... SOIXANTE ARTISTES S'EN VONT EN CARAVANE  A ... GROZNY...

 

45) Colloque : « Histoire et avenir de l’aéronautique en Gironde »

 

46) THEATRE de l’ONYX : Un roi hors du commun

 

 

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& Echos de Gironde &

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47) CGT Ford : Mobilisons-nous !

 

48) FORD : L’emploi au coeur

 

49) CUB : Cellule de crise nécessaire pour assurer un avenir industriel à la Gironde

 

50) « Les enfants, va falloir choisir entre papa et maman… » par Laure Vignau.

 

51) AIA : Motion du Conseil général

 

52) Chambres d’Agriculture en Gironde : La CGT à la première place

 

53) Education : Pour l’école de l’égalité

 

54) Une autre politique à gauche : Programme de ruptures, suite…

 

55) Science, Culture, recherche : Pour une option anticapitaliste responsable

 

56) Collectif antilibéral du libournais : Débat public

 

57) Echos de campagne : 5 500 personnes au meeting de Marseille

 

58) Meeting en Gironde : 13 bus pour le 10 mars

 

59) Art et culture en Gironde

 

60)  Allez Les Filles en péril

 

61) Le Théâtre du Pont Tournant répond au TNT et au Glob Théâtre

 

62) QUAI DE BRAZZA : La Soferti, c'est fini !

 

63) SOLIDARITE : Le bon Samaritain des SDF

 

64) SECOURS POPULAIRE : Au coeur de la solidarité

 

65) TRAM : L'APS souffre

 

66) Energies : Le pétrole vert de nos champs et forêts

 

67) GRAND CONTOURNEMENT : Rien avant fin 2008

 

68) BORDEAUX : Le bon espoir des taxis

 

69) BAIA, Le réseau de transport en commun du Sud Bassin : Mise en route réussie

 

70) TRAVAIL : La justice saisie par un senior au chômage

 

71) LE VERDON : Premier oral pour le terminal méthanier

 

72) PORT DE LA LUNE : Tempête sur la Garonne...

 

73) RIVE DROITE DE BORDEAUX : Un terminus du Tram pour repartir

 

74) IMMOBILIER : L'Ecureuil et la Caisse des dépôts se disputent Lamy

 

75) ORDURES MENAGERES : Très chères poubelles

 

76) LOGEMENT : 1 260 signatures contre In Cité

 

77) BACALAN : Questions sur le pont

 

78) SAINT-JEAN-BELCIER : Les anciens ateliers en attente de dépollution

 

79) BEGLES : Du renouvellement humain

 

80) SAINTE-EULALIE : « Il faut Recentrer Décidef »

 

81) « Les chutes (histoire d’eau) » la Chronique d’Hervé LE CORRE, Ecrivain

 

82) Appel à témoins

 

 

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& Echos d’Aquitaine &

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83) Finances : L’avenir des régions sous hypothèque

 

84) Transports : Tours-Bordeaux financé par le privé

 

85) TGV : « Bordeaux-Hendaye : du neuf »

 

86) TRAINS RÉGIONAUX : Coup de gueule

 

87) Aéronautique : Airbus en grève mardi

 

88) CHOMAGE : Hausse des radiations, Baisse en Aquitaine

 

89) TOYAL : Le site d'Accous conforté ?

 

90) FORMATION : Le supermarché du travail

 

 

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& Echos de France &

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91) Cinq ans de démolition : la droite en veut plus

 

92) Marseille, une ville rebelle : 5 500 personnes avec Marie-George BUFFET et Oskar LAFONTAINE

 

93) « Une gauche décidée à renverser les montagnes »

 

94) Sept syndicalistes débattent avec Marie-George Buffet

 

95) La gauche préfère le rail

 

96) Royal souligne le rôle des États

 

97) Le soir des césars : « Le cri et le grain de sable » Point de vue de Jack Ralite, sénateur, animateur des États généraux de la culture.

 

98) Présidentielle : La chasse aux signatures

 

99) Droite : Bayrou en pleine orthodoxie libérale

 

100) Quelle rupture Sarkozy prépare-t-il en matière de politique étrangère ?

 

101)  Pourquoi Sarkozy s’en prend-il au principe de laicité ?

 

102) Jean-Marie Le Pen, le candidat de toutes les régressions

 

103) PRESIDENTIELLE 2007 : Passage obligé par Bruxelles

 

104) La CGT s’exprime sur les enjeux électoraux

 

105) Bernard Thibault : « Les questions sociales demeurent centrales »

 

106) Enquête : Ce suicide qui secoue les Ardennes

 

107) AÉRONAUTIQUE : « Airbus : crash géantpour l’emploi »

 

108) LES ENJEUX DE 2007 : « Énergie : faut-il construire l’EPR ? »

 

109) Les intermittents exigent plus qu’un césar

 

110) Cités : La banlieue s’impose aux candidats

 

111) Une incontestable dynamique de nouvelles inscriptions

 

112) Forum des entreprises : Un droit de regard des élus sur la gestion des entreprises

 

113) « Qu’allez-vous faire de l’Industrie ? »

 

114) La recherche française est-elle en retard ?

 

115) PROCES DE L'« ERIKA » : Les défenseurs de Total nient toute responsabilité

 

116) La réforme de la justice censurée

 

117) Ces malades qu’on laisse mourir en prison

 

118) Les anciens d’Action directe libérables depuis deux ans

 

119) Agriculture : Quand Jacques Chirac lâche les paysans

 

120) Quand l’État veut enterrer les essais nucléaires

 

121) Sans-Ppapiers : Expulsions en augmentation de 13 %

 

 

 

            Voir la suite sur le Document suivant

 

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         & L'Agenda : &

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1) Conseil d’Orientation d’Espaces Marx

Le Lundi 5 Mars à 20h30 A L’Athénée Municipal de Bordeaux – Espace St Christoly - Ordre du Jour : - Bilan des 4émes Rencontres cinématographiques - Préparation des initiatives de Mars et Avril  (Bistrot,  Ateliers Economie,  Arts et Société, Conférences et Rencontres Philosophiques, Anthropologiques,…) – éditoriaux de la lettre mensuelle et trimestrielle – Renouvellement Habilitation Education Populaire – Escale du Livre du 26 mars au 1er Avril Quartier Ste Croix  - Prochain FSL33 - Point des demandes de Subvention – Préparation Table Ronde – Edition d’un livre à partir des contributions sur le 10éme anniversaire - Lettre Trimestrielle  – Le nouveau site Web  - Questions diverses,…  - Contacts : - Tel : 05.56.85.50.96 - Emel: <espaces.marxbx@tiscali.fr>  -  Réunion de Bureau Mercredi 21 Mars à 12h15  au Café de l’Horloge. Réservez votre repas au 05.56.04.12.25 (Le 3éme Mercredi du mois).

 

2) Les Rencontres Littéraires d’Espaces Marx : Eric CHAUVIER

Le Mercredi 7 Mars  à 18h00 à la Salle de La Librairie La Machine à lire, 18, Rue du Parlement St Pierre, Animées par Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, Président d’Espaces Marx Qui accueillera Eric CHAUVIER, Enseignant en Anthropologie à l’Université Victor Segalen Bx2 à l’occasion de la sortie de son  livre publié  Éditions Allia, 136 pages, 6,10 euros. « Dans l’éclat d’une aventure singulière » - Littérature : « Quand une enquête sociologique fait naître un monde romanesque sans perdre de sa rigueur scientifique, la fiction est au bout du chemin. » Elle mendie au feu rouge d’un carrefour. C’est, à l’évidence, une « fille de l’Est », probablement une Rom. Ainsi pense, du moins, le narrateur de cet étrange livre. Sous le titre, Anthropologie, on ne lit pas la rituelle mention « roman », qui sert habituellement de caution littéraire et de garde-fou à un récit peu sûr de son statut. Rien ne signale pourtant la véracité des faits racontés, l’authenticité des sentiments éprouvés, bien que le titre lui-même renvoie plutôt à l’essai, voire au traité. Alors ? Alors, au départ un minuscule et banal événement. Le narrateur remarque, un jour, cette jeune fille, qui passe de voiture en voiture. Il cherche son visage, le trouve : « L’ambivalence de son regard me foudroie. Il est à la fois opaque et lumineux ; il semble verrouillé et infiniment léger. » On se plaît à imaginer une suite romanesque à souhait, et c’est justement ce qu’Éric Chauvier nous refuse. […] L’important est que ce livre réussit le tour de force de faire naître le romanesque au dernier lieu où on l’aurait attendu, et de « travailler au corps l’usage du mot "amoureux" » avec un vocabulaire et des concepts où l’anthropologie sociale et la tradition du roman d’analyse convergent pour produire un objet absolument stupéfiant, dont il n’existe aucun exemple dans la littérature française. Car on ne saurait s’y tromper : il s’agit bel et bien de littérature. Alain Nicolas. Article paru dans l'édition du 30 novembre 2006 du Journal l’Humanité. Contact : <espaces.marxbx@tiscali.fr>.  - Entrée libre  -

 

3) L’Atelier Economie & Politique d’Espaces Marx et d’Attac33 : Echos du F.S.M. de NAIROBI (KENYA)

Le Jeudi 8 Mars à 19h00  à l’Athénée Municipal de Bordeaux, Animé  par Jacques TOISER « Jacques TOISER a participé au dernier Forum Social Mondial. Il souhaite nous faire partager quelques unes de ses expériences et de ses réflexions. Le dernier FSM qui s’est tenu fin janvier à NAIROBI (KENYA) a rassemblé environ 50.000 personnes et de nombreux mouvements sociaux d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et bien sûr d’Europe. Les femmes africaines étaient très présentes et très actives (nombreuses démonstrations). Si la presse internationale a surtout mis l’accent sur quelques problèmes (réels, à analyser et régler) c’est  à l’avenir de ces Forums qu’il faut penser : en faire un outil de coordination et de convergence des luttes diverses contre la mondialisation capitaliste et creuser d’autres voies pour d’autres mondes possibles ! » Déroulement en atelier : chacun essaiera d'apporter une idée, réflexion, interrogation, article ou livre pour alimenter le débat en commun - Si vous avez une idée, proposition de thème ou d'intervention (de quelque nature que ce soit) sur cette séance ou celles à venir, contacter l'animateur de cet atelier : Jacques TOISER ( 06 07 38  34 23 ) < jacques.toiser@ free.fr> ou <espaces.marxbx@tiscali.fr>.  – Entrée libre -

 

4) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2007)

Si vous le jugez utile, Espaces Marx vous appelle à soutenir ses activités en 2007 : Ses prochaines initiatives qui font d’Espaces Marx sur Bordeaux, une véritable Université Populaire même si elle n’en porte pas le nom. Nous avons terminé l’année 2005 avec 263 adhérent(e)s soit 21 de plus qu’en 2004 et 55 soutiens. A ce jour vous êtes 260 personnes à jour de leur cotisation 2006 dont 54 nouveaux adhérent(e)s et 55 à soutenir les initiatives de notre association sans en être adhérent(e)s. 80 ont déjà payé leur cotisation 2007 dont 2 Nouvelles adhésions. Ces chiffres reflètent une certaine vitalité qu’il faut continuer d’entretenir et enrichir de votre participation. Si vous avez déjà répondu à cette sollicitation nous vous en remercions.

Adhésion : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59

Contact : Espaces.MarxBx@tiscali.fr

 

5) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s) 

--- L’Atelier commun Attac33-Espaces Marx, Economie et Politique, fera le point sur le dernier Forum Social Mondial qui s’est tenu en Afrique à Nairobi au Kenya début Janvier, et ses perspectives, Le Jeudi 8 Mars à 19h à l’Athénée Municipal, à partir de témoignages de Jacques TOISER qui y participait.

====>  CHAQUE MARDI DE 18h30 A 20h - PERMANENCE AU LOCAL D'ATTAC 33 : 2, PLACE SAINT-PIERRE A BORDEAUX - Adresse electronique : bordeaux@attac.org  - Adresse postale : ATTAC 33 BP 142 33008 BORDEAUX CEDEX - Tel : 05 56 44 08 05  - Adresse du site web : http://www.local.attac.org/attac33 - Vous pouvez sur ce site vous abonner au p'tit grain, ou vous  désabonner - ATTAC international : http://www.attac.org - From: "Le P'tit Grain Attac33" attac33@wanadoo.fr

====> GROUPES DE PROXIMITE : -- ATTAC BASSIN Jean-Pierre DOUSSE 06-62-39-66-88 jpdousse@aol.com et Bernard TRANNOY 05-56-26-27-01 Bernard.trannoy@wanadoo.fr -- ATTAC BORDEAUX Marie-Thérèse ELLIAUTOU 05-56-40-33-29 eliotoumarie@free.fr Maurice VILMONT 06.14.66.67.29 -- ATTAC JEUNES Rémi LAFON 06.33.78.54.09 rlafonpuyo@club-internet.fr -- ATTAC JALLES Jean-Luc GASNIER 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr  Le groupe des Jalles se réunit tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle de l'ABC de Blanquefort. -- ATTAC GRAVES : Josiane MEYNARD 05-56-37-04-46 josianemeynard@aol.com et Josette TOUZET 05.56.04.18.39 jojotouzet@laposte.net le groupe des Graves organise une réunion publique en principe tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle des éclaireurs près du château de Thouars à Talence. -- ATTAC EN LIBOURNAIS François POUL 05-57-25-39-88 attacenlibournais@wanadoo.fr francois.poul@neuf.fr ATTAC en Libournais se réunit le 1er Mardi de chaque mois (Réunion Publique), à partir de 20h30, à la Bourse du Travail, Rue Giraud 33500 LIBOURNE -- ATTAC MEDOC Gérard THIEBAUT 05.56.09.50.32 lesguillobaut@club-internet.fr -- ATTAC SUD GIRONDE Catherine PEYTERMANN 05-56-65-50-29 attac.sudgironde@free.fr réunion une fois par mois (lundi ou mardi) à Saint Macaire, salle de la mairie http://adiu.free.fr/attac -- ATTAC NORD GIRONDE Jean-Noël Fouchier 05-57-58-18-97 fouchier.cecchin@free.fr

====> COMMISSIONS : - SANTE Danielle BERNA 05.56.96.37.01 bernadanielle@yahoo.fr  Annie DESCOT 05.56.65.70.83 anniedescot@voila.fr – GROUPE MEDITERRANEE Véronique VILMONT 05.56.24.17.22 veronique.vilmont@numericable.fr - AGCS / OMC / SERVICES PUBLICS Denise CASSOU 05-56-25-72-23 d.cassou@free.fr - OGM / AGRICULTURE Jean-Luc GASNIER 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr – ATELIER ECONOMIE et POLITIQUE (en collaboration avec Espaces Marx) Jacques TOISER 06.07.38.34.23 Jacques.toiser@free.fr - RELATIONS NORD-SUD / SOLIDARITES INTERNATIONALES Maurice VILMONT 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr  - GROUPE LOGEMENT Brigitte DURAFFOURG 06-20-59-53-22 brigitte-duraffourg@mairie-libourne.fr - EMPLOI / CHOMAGE / PRECARITE Jacques MARTINEAU 05-56-36-62-29 jac.mar2@wanadoo.fr – GROUPE FONCTIONNEMENT François POUL 06-85-19-93-27 francois.poul@neuf.fr - FSL33 Maurice VILMONT 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr  - ATELIER ECONOMIE ET POLITIQUE : Jacques TOISER 06-07-38-34-23 jacques.toiser@free.fr

 

6) [RESF33] Rassemblement pour refuser l’ouverture de la chasse à l’enfant

=====> URGENT Situation Aboubacar FOFANA

Merci de bombarder la préfecture de Gironde du courrier que vous pouvez trouver à partir du lien suivant avec plus d'infos:

http://mdh.limoges.free.fr/support/resf/index.htm

Cordonnées préfecture Gironde : francis.idrac@gironde.pref.gouv.fr

fax 05 56 90 60 67 - tél 05 56 90 60 60

Sachant que l'APRF a été pris par la préf de la Haute -Vienne, il est utile d'envoyer aussi le courrier au préfet de notre département  son mail:

michel.cadot@haute-vienne.pref.gouv.fr

======> Appel d’Urgence

Si vous désirez être contacté en cas d'actionnement de la liste d'urgence téléphonique, pouvez vous faire remonter votre numéro de tél sur le mail de Marianne qui coordonne la mise à jour. Vous avez jusqu'à la fin de semaine. Merci - marianne.brient@wanadoo.fr

=====> DATES à RETENIR :

* Permanences du RESF33 : Le lieu de permanence du RESF33 a changé, pour cause de fermeture du Bar de La Victoire. Jusqu’à nouvel ordre, elles auront lieu au bar La Capucine, place des Capucins, toujours les lundis à 18h30.

=====> Annonces d'action du comite de soutien de Begles :

--- Loto le samedi 10 mars (le soir salle J.Lurçat à Bègles)

--- Concert le vendredi 27 avril (le soir salle Delteil à Bègles)

=====> [RUSF33] Les permanences :

- sur le site Bordeaux 2-Victoire/ IUT-Bordeaux 3 : chaque mardi de 12H30 à 14H30 au local de Sud Etudiant (place André Meunier)

- sur le site Bordeaux3/Bordeaux4 : chaque mercredi de 13H00 à 15H00 au local du comité de mobilisation (face à l'amphi B400 à Bordeaux

- sur le site Bordeaux 1 : chaque jeudi de 12H30 à 14H00 en salle 101 (bat. A22). à bientôt,  L'équipe de RUSF 33 ( rusf33@gmail.com ) - Site : http://rusf33.blogspot.com/  - From: rusf33@gmail.com

=====> Sur le site du RESF33 : http://resf33.free.fr/

Deux nouveautes sur le site : une petition pour Erion, jeune Albanais qui etait passe devant la Cour Administrative d'Appel a peu pres en meme temps que Karim. Signez la pétition en ligne sur RESF ! http://resf33.free.fr/spip.php?article48 – Contacts : resf33@laposte.net et Site : www.resf33.free.fr  – From : <resf33@laposte.net>

 

7) Gauche populaire et antilibérale : Changer vraiment la vie

Présidentielles : 22 avril – 6 mai

Législatives : 10 juin – 17 juin

======> Meeting à Bordeaux le Samedi 10 mars au Palais des Congrès à 17h avec Marie-George BUFFET

Dors et Déjà 14 Bus organisé (1 Coutras, 1 Villenave, 1 La Brède, 1 Bassin d’Arcachon, 2 Bègles, 1 Mérignac, 2 Langonnais, Entre-deux mers, 1 Rive de Dordogne, 1 Nord-Gironde, 1 Médoc,…) – Contacts : 05.56.91.45.06

=====> Meeting de Marseille : droit au but !

5500 personnes au dôme de Marseille, 6500 personnes en direct sur internet : un nouvel élan pour la gauche populaire. "C’est bon d’être à Marseille" : c’est en ces termes que Marie George Buffet à ouvert son discours. Au moment où les "sondages" montrent une gauche en difficulté, au moment où dans cette campagne les médias voudraient réduire l’espoir à la résignation, le meeting de Marseille a démontré une mobilisation et une envie de combattre indéniable.

=====> Comité d’initiatives et de Soutien Départemental à la candidature de Marie-George BUFFET 

Dors et Déjà 655 signataires Girondin(e)s dont 114 élu(e)s et 92 militant(e)s associatifs et syndicaux soutiennent la candidature de Marie-George BUFFET, candidature de la Gauche populaire et antilibérale à l’élection présidentielle.

Voir une partie des signataires sur le Blog : http://gironde.gauchepopulaire.fr

Vous pouvez adresser votre signature : Prénom NOM, Qualité (Profession, Syndicaliste, altermondialiste, Militant associatif, élu,…), Ville ou commune de résidence, Tél, Emel à l’adresse <comitesoutienMGB33@free.fr>

Contact : comitesoutienMGB33@free.fr

Inscription à la liste d’information :

mailto:comitesoutienmgb33-request@ml.free.fr?subject=subscribe

=====> Les réunions des Comités d’initiatives et de soutien

--- Le Comité béglais d’animation de la campagne se réuni tous les jeudis soir à 18h30 au siège de la section du PCF, place du Prêche. Il est bien entendu ouvert à toutes et à tous. Déjà plus de 350 signatures de l’appel à voter M-G Buffet ont été rassemblées et cinq réunions de comités de soutien par quartier ont été tenues. - Secteur Langevin - Secteur Monmousseau, Dorat, Paty - Secteur Mairie-Bourg – Secteur Argous, Mussonville, Thorez - L’organisation de distributions et rencontres devant les entreprises et dans les quartiers populaires a été mise en route. Inscrivez-vous ! Deux bus sont prévus pour se rendre au meeting de M-G Buffet le 10 mars. - Contact : Henri Rossignol : 05 56 85 18 8 ou 06 81 07 53 10 - Comité de quartier de Bègles (Secteur Monmousseau, Dorat, Paty) – Contact : Jean-Jacques Paris. - Comité de Quartier de Bègles (Argous, Mussonville, Thorez) – Contact Annie Guilhamet 05.56.85.32.86 <guilhamet.annie@wanadoo.fr> ou Guy David 05.56.49.03.50

--- Comité de quartier de Bègles (Secteur Mairie-Bourg) le mardi 6 mars à 18h00 au 12, Rue du Prêche.

--- Comité de quartier de Bègles (Secteur Secteur Argous, Mussonville, Thorez) le mardi 13 mars à 18h (Sous Réserve) – Contact Annie Guilhamet 05.56.85.32.86 <guilhamet.annie@wanadoo.fr> ou Guy David 05.56.49.03.50

--- Comité d’initiatives et de Soutien des Universités et des Centres de Recherche Bordelais : Réunion le LUNDI 12 MARS à 18h30 au Café de l’Horloge à Talence (Barrière St Genès). – Contact et signatures : SoutienUnivBx2007@free.fr et Blog : http://soutienunivbx.gauchepopulaire.fr/ - Il a programmé plusieurs rencontres sur le campus : - Le Jeudi 8 Mars de 12h30 à 14h avec Michel OLIVIER à l’UFR de Math Salle 300 Bât. De Math. à l’Université de Bx1, - Le Jeudi 15 Mars à 12h30 avec Yves DE DIETRICH à l’IUTB Carrières Sociales de l’Université de Bx3 à Gradignan, - Le Jeudi 22 Mars à 12h30 avec Dominique BELOUGNE à l’ISPED à l’Université de Bx2 à Carreire, - Une rencontre est prévue avec Jean-Pierre NERCAM et d’autres initiatives de ce type sont en préparation. 

--- Comité de Cenon le Mardi 14 Mars à 20h30 Maison des Associations, Contact : Max Guichard.

--- Comité de soutien de Mérignac : Il organise un loto le samedi 17 mars à 19h

--- Comité de soutien de Bordeaux Nord Réunion publique le 19 mars au Grand Parc. Situé dans la 1ère circonscription, il vient de se constituer et est présidé par Albert Garcia.

======> Sur l’agenda de Marie-George Buffet

--- samedi 10 mars 2007 : Marie-George Buffet et Mouloud Aounit à BORDEAUX.

Marie-George Buffet et Mouloud Aounit participeront à un Meeting à BORDEAUX (SAMEDI 10 MARS)

--- Le 14 mars : Rencontre nationale des élu-e-s communistes et républicains  avec  Marie-George Buffet. 

--- 15 mars : initiative contre les coupures de l’électricité à des familles expulsées.

--- 16 mars : dépôt des parrainages au Conseil constitutionnel, accompagnée d’élu-e-s et de membres du Conseil de campagne.

--- 19 mars : Mutualité sur la question des retraites

--- 20 mars : rencontre nationale de syndicalistes en Seine-Saint-Denis.

--- 10 avril : déplacement à la Réunion

=====> Marie-George Buffet dans les médias    

Le 13 mars  18 h 30     LCI “ Elysée 2007 ” avec Michel Field

Le 18 mars  18 h 00     France 5 “ Ripostes ” avec Serge Moati

Le 19 mars  20 h 50     France 3 “ Français, votez pour moi ”

=====> Le programme complet de Marie-George BUFFET est disponible à l’adresse :

http://www.mgbuffet.org/IMG/pdf/programme_2007.pdf

======> Les Interventions vidéos de Marie-George BUFFET

      - Intervention de Marie-George buffet a l'assemblée nationale interpellant le gouvernement pour une véritable politique industrielle :

http://www.mariegeorge2007.org/spip.php?article241

      - Marie-George BUFFET au Zénith le 23 Janvier : http://videos.gauchepopulaire.fr

http://www.dailymotion.com/video/x1225n_mg-buffet-zenith-23012007-12

      - Des extraits vidéos de la participation de Marie-George Buffet à l'émission "J'ai une question à vous poser" le lundi 12 février. http://www.dailymotion.com/mariegeorge2007/video/2014632

      -  Intervention de Marie-George Buffet sur LCI à propos de la présentation du programme de Ségolène Roya, candidate du Parti Socialiste.

http://videos.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2007/02/11/Marie-George-Buffet-reagit-sur-LCI-aux-propositions-de-Segolene-Royale

      - Le discours prononcé par Marie-George Buffet à Bourges lors du meeting du 9 février est disponible sur : http://www.mariegeorge2007.org/spip.php?article182

      - Toutes les vidéos : http://www.mariegeorge2007.org/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=23

=====> Des Blogs Girondins :

http://gironde.gauchepopulaire.fr

http://soutienunivbx.gauchepopulaire.fr

http://coutras.gauchepopulaire.fr

http://fonfon.gauchepopulaire.fr

=====> Participez à la campagne

Les acteurs de cette campagne seront les citoyennes et citoyens : dans chaque quartier, dans chaque village, nous voulons une campagne de terrain, qui parte de vos préoccupations réelles, qui mette en débat les propositions populaires et antilibérales : entre amis, entre voisins ou collègues de travail, au café, sur Internet ou tout simplement à la maison, chacun-e peut contribuer à créer la seule vraie surprise de cette campagne : l'irruption citoyenne.

=====> Agir sur le net

Lors de la campagne du référendum, l'Internet a joué un rôle déterminant pour construire le débat pluraliste que les grands médias refusaient de proposer. A cette image, nous voulons une campagne qui permette l'appropriation par tous des enjeux, analyses et propositions, qui permette à chacun de prendre la parole (forum, tchat, blog, diffusion et création d'articles, de vidéos,...).

Pour entrer dans la campagne numérique : www.mariegeorge2007.org

Le site de campagne www.mariegeorge2007.org ouvrira le 23 janvier prochain, à l'occasion du meeting du Zénith. D'ici là plusieurs outils sont disponibles pour permettre à chacun de rentrer en campagne. Retrouvez par ailleurs les news de campagne sur www.mgbuffet.org . Avec Marie-George Buffet, je veux le rassemblement de la gauche du courage et de la volonté pour... Signez l'appel <http://www.mariegeorge2007.org>

=====> 7 outils pour agir maintenant

1. APPEL A VOTER : Pour signer l'appel à voter <http://www.mariegeorge2007.org> Marie-George Buffet

2. NEWSLETTER : Pour recevoir régulièrement des informations sur la campagne : propositions, analyses, grands rendez-vous : abonnez-vous. <http://www.mariegeorge2007.org>

3. FILACTU : pour être tenu informé en temps réel des news de campagne : actus, réactions, communiqués de presse : abonnez-vous <http://www.mariegeorge2007.org>.

4. BLOGS.GAUCHEPOPULAIRE.FR : créez votre propre blog <http://blogs.gauchepopulaire.fr> pour publier vos informations, coups de colère et points de vue.

5. ALERTES CAMPAGNE EN-LIGNE : soyez alerté pour agir ou réagir sur un forum, une pétition en-ligne, ou toute action utile pour faire entendre la voix de la gauche populaire et antilibérale sur Internet : abonnez-vous <http://www.mariegeorge2007.org>

6. CREATION : Vous souhaitez envoyer une vidéo ou une création que vous jugez utile de faire connaître dans le débat : écrivez-nous à alerte-video@mariegeorge2007.org <mailto:alerte-video@mariegeorge2007.org>

7. DONS : Par chèque à l'ordre de Mme Borvo, mandataire financier de Marie-George Buffet (2 pl. du Colonel Fabien - 75019 Paris) ou par l'ANF, par paiement en-ligne <http://adhesion.pcf.fr/soutenir.php3>.

- From: mgbuffet-info@mgbuffet.org

 

8) Echos des initiatives en Gironde des Comités Populaires pour des candidatures Unitaires de la gauche Antilibérale en 2007

Présidentielles : 22 avril – 6 mai

Législatives : 10 juin – 17 juin

=====> Le  Collectif d’initiative unitaire départementale de Gironde (CIUD33) propose que les candidats à la candidature aux élections législatives disposent d’une période jusqu’au 5 mars pour faire connaître leur souhait et déposer leur pré-candidature devant les CIUL (Collectifs locaux). Le CIUD33 propose que les CIUL puissent se saisir du débat des candidatures avant le 10 mars. Le CIUD33 propose que les CIUL, organisés comme ils le jugeront utile (assemblée de circonscription, etc.) puissent arrêter leur choix avant le 15 Mars.

======> Dans vos agendas : Les prochaines réunions de collectifs

--- Les trois Collectifs du Bassin d’Arcachon et des Landes Girondines (8éme Circonscription) le Lundi 5 Mars à 18h30 à SALLES à la Salle des Fêtes (Candidatures aux législatives) – Contacts : [<christian.darriet@free.fr>, <Jpdousse@aol.com>]

--- L’assemblée des collectifs de la 7éme Circonscription ( La Brède, Cestas, Gradignan, Pessac) le mercredi 7 mars à 20h30 à Canejan à la salle ESPACE RENCONTRE Place de l'Eglise. Contact : Michel Hauguet :

--- Le Collectif Universitaire le vendredi 9 Mars à 18h30 au Café de l’Horloge.

--- Le collectif de Bègles le lundi 12 mars à 20h00 au bar « Le petit monde urbain » Cours Victor Hugo.

=====> N’hésitez pas à faire parvenir au journal Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest les initiatives, débats, compte-rendus (courts), photos, nouveaux collectifs... Donnez les coordonnées (mails, sites, blogs) ainsi que les numéros de téléphone et/ou adresses pour élargir la participation. Merci. Christine TEXIER, Rédactrice en chef de l’Hedomadaire, Les Nouvelles de Bordeaux. Contact : Christine.Texier@wanadoo.fr ou <nouvelles.so@numericable.fr>

=====> Les collectifs en Gironde (28)

« Ambarès-Ambès, St-Louis de Monferrand-Ste-Eulalie » [Roland Vasquez 05 56 38 81 96 - <vazquezroro@aol.com>],

Arcachon Bassin [<christian.darriet@free.fr>, <Jpdousse@aol.com>],

Bordeaux-Nord (1ère circonscription) [francoise.nouqueret@orange.fr, nicolas.nercam@free.fr],

Bordeaux Centre et Bastide (2ème circonscription) [mcrossignol@free.fr,

c.mellier@mairie-bordeaux.fr],

Bègles [Niangsamba@aol.com, j.paris@cg33.fr],

Carbon-Blanc [mbecerro@modulonet.fr]

Cenon [Max Guichard 06 64 44 33 10],

Cestas [<pierre.pujo@neuf.fr>],

Cheminots de Bordeaux [<jmaingue@numericable.fr>]

Coutras [sebastienlaborde@wanadoo.fr],

Créon [collectifcreonnais@gmail.com],

Floirac [menedezmig@tele2.fr, christophe.simon@club-internet.fr],

Gradignan [collectifantiliberal.gradignan@voila.fr],

Hauts de Garonne [jacques.martinet5@free.fr],

IEP(Sciences_Po_Bx) [Guillaume ROUYER <guitouuu@gmail.com>]

La Brède [<cecile.bernies@laposte.net>],

Landes Girondines []

Langon [<pierre.augey@wanadoo.fr>],

Libourne [collectiflibournais@wanadoo.fr, adecarlo@libertysurf.fr, patrickaubis@tele2.fr],

Mérignac 6éme Circonscription [d.esnault@club-internet.fr, rgairin@wanadoo.fr, sg.ezquer@orange.fr, joel_girard@hotmail.fr],

Pessac [odette.eyssautier@wanadoo.fr],

Podensac [<lionel.c5@wanadoo.fr>],

Ste-Foy la Grande [cac-33@wanadoo.fr],

St-Sulpice et Cameyrac [psandeau@galilee.fr],

Villenave d’Ornon [aile-insertion@wanadoo.fr, jean-claude.laulan@wanadoo.fr], Sud Gironde [m.hilaire@wanadoo.fr, <francisdaspe@wanadoo.fr>],

St-Caprais [<jpdpetit@wanadoo.fr>],

St-André-de-Cubzac [georges.bouilly@wanadoo.fr],

Talence [michel.cahen@free.fr],

Tresse []

Universités [comite2007UnivBx@free.fr, Louison CAHEN-FOUROT <louisonca@numericable.fr>, Remi LAFON rlafonpuyo@club-internet.fr, <Dominique.Belougne@tiscali.fr>]

Val de l’Eyre [],… 

et "Collectif Dépatemental  Gironde" <girondeunite2007@yahoo.fr> ou <au-contact33@ras.eu.org> ou <mdubertrand@pcf.fr> ou <niangsamba@aol.com>

====> Le Blog du COMITE UNITAIRE 33 POUR DES CANDIDATURES ANTILIBERALES en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://blogs.aol.fr/niangsamba/COMITEUNITAIRE33POURDESCANDIDATU/

Le collectif national : http://www.alternativeunitaire2007.org/

Pour des candidatures unitaires de la gauche antilibérales en 2007 -2008 http://www.alternativeagauche2007.org/ - Contact : <girondeunite2007@yahoo.fr> ou <au-contact33@ras.eu.org> ou <mdubertrand@pcf.fr> ou <niangsamba@aol.com>

 

9) [PCF33] Initiatives des Communistes en Gironde et en Aquitaine,…

======> Jeudi 8 mars : Journée internationale des femmes.

Les communistes iront à leur rencontre avec le symbolique oeillet rouge du combat : parce que les droits des femmes sont dans « les droits de l’Homme et du citoyen ».

======> Les Réunions organisées par le PCF

--- La Section du PCF du Bassin d’Arcachon et des  Landes Girondines tient une permanence à BIGANOS tous les mardi de 17h30 à 19h30 et le premier Samedi de chaque mois de 10h à 12h. Contact : <christian.darriet@free.fr>

--- Réunion de la Section Universitaire le Mardi 6 mars à 18h30 au Café de l’Horloge à Talence (Barrière St genès) - Contact : pcf33.Universites@free.fr

--- Cellule Ousset Sahors de Bordeaux organise une réunion d’Appartement le 7 mars à 19h et prépare une réunion publique le 16 mars au Fiacre.

--- Section du Bassin d’arcachon et des landes Girondines : Un Bus est organisé pour participer au Meeting avec Marie-George BUFFET, le Samedi 10 Mars. Contacter Christian DARRIET <christian.darriet@free.fr>, ou Danielle TRANNOY danielle.trannoy@wanadoo.fr

--- Nord Médoc : Législatives

Réunion mardi 13 mars, 19 h, salle des associations de Castelnau de médoc, rue Carnot.* En vue de la préparation des Législatives sur la 5e circonscription, les communistes se sont prononcés pour faire la proposition d’une candidature de rassemblement soutenue par le PCF et les composantes du rassemblement antilibéral. Ils en débattront donc lors de cette réunion qui sera l’occasion également que d’autres candidatures puissent se manifester ou être proposées. * Sous le porche à gauche du bâtiment, au fond à droite.

--- Un grand repas populaire est en préparation à Bègles fin mars.

--- Formation des communistes ouverte à tous les intéressé(e)s à partir des propositions et du programme de marie-George BUFFET, le Samedi 17 mars à 14h et le Samedi 7 Avril à 14h au Siège du PCF33 15, Rue Furtado à Bordeaux. Tél : 05 .56.91.45.06

--- Section de Pessac prépare un débat sur « politique de la ville et emploi » le vendredi 23 mars à 20h30 – Contact : <pgorse@cu-bordeaux.fr>

--- Les communistes du Haillan organise leur traditionnelle La poule au pot Dimanche 1er avril, 12h, Salle du Forum avec matinée récréative. Apéritif dès 11h45. Prix : 20 € - Enfant (7-16 ans) : 10 € - Enfant - 7 ans : gratuit - Bulletin d’inscription

Nom-Prénom ......... Adresse ...... Tél. ...... Nombre de repas : .......................... Adulte : .......... x 20 € = ....

Enfant (7-16 ans) : ........... x 10 € = ........... Enfant (- 7 ans) : ............. gratuit

Chèque à l’ordre de : « Le Petit Haillanais » Renseignements/réservations : René Bernardis, 4, allée Montesquieu, Le Haillan. Tél. 05 56 34 01 93.

=====> Marie-George Buffet sera en Gironde le Samedi 10 mars à Bordeaux à 16h30 au Palais des Congrès. Elle sillonnera l’Aquitaine les 9 et 10 mars à la rencontre des salariés et des populations des différents départements (Dordogne, Landes, Lot et Garonne, Pyrénées Atlantiques). Un bus au départ de Bègles et au départ du Bassin d’Arcachon sont organisés. Pour se rendre au meeting

Je m’inscris à la Fédération : 05 56 91 45 06 ou par courrier : PCF 15, rue Furtado – 33800 Bordeaux. <contact@gironde.pcf.fr>

======> Candidate de rassemblement des forces populaires et antilibérales, Marie-George Buffet, comme elle l’a proposé dans sa lettre aux collectifs, s’est mise en congé de sa responsabilité de secrétaire nationale du PCF pour se consacrer exclusivement à la campagne des présidentielles. Un collectif de campagne à l’image de la diversité des forces qu’elle souhaite rassembler est en cours de constitution. Rassembler la gauche populaire et antilibérale et participez à la campagne http://www.mariegeorge2007.org

Retrouvez par ailleurs les news de campagne sur www.mgbuffet.org

Et la vidéo du Meeting au Zénith : http://videos.gauchepopulaire.fr

=====> Candidatures aux Législatives : Calendrier

Les sections du PCF se mettent en chantier pour élaborer des propositions de candidatures à la candidature antilibérale sur les onze circonscriptions de la gironde avec la volonté de respecter l’objectif de parité hommes femmes, et de construire des propositions reflétant la diversité du rassemblement anti-libéral en construction.  Désignations et dépôts des candidatures au sein du PCF.

--- Mardi 20 février : date limite de désignation, en interne, des propositions de candidatures. Les adhérents des cellules et sections d’entreprises sont associés au processus dans la circonscription où ils habitent. Pour 4 circonscriptions, le PCF met à la disposition du rassemblement, le potentiel déjà considérable du résultat obtenu par leurs candidats dans la 1ère, 3ème, 4ème et 9ème circonscription en 2002. Ce sont des bases solides pour élargir les conditions du rassemblement. Simultanément, là où les adhérents le décideront, nous proposerons de débattre et de décider des candidatures porteuses du programme antilibéral dans les collectifs locaux, là où ils existent et où leurs militants souhaitent également poursuivre la construction du rassemblement sur la base des 125 propositions. Mais, afin d’éviter de retomber dans le « piège » de l’élection présidentielle, nous proposons que dans les collectifs une date butoir de désignation des candidat(e)s soit fixée au 8 mars.

======> École

Le réseau École vient de lancer un espace de publication, d’information et de commentaires sur un blog. Reseau-ecole@listes.pcf.fr

À découvrir sur : http://ecoledavenir.gauchepopulaire.fr/index.php

======> Hors Série de l’Humanité 10 € «L’Affiche Rouge, la véritable histoire du groupe Manouchian» et son DVD de 70 minutes réalisé par Jorge Amat avec l’Historien Denis Peschanski.

=====> PCF 33 : Communication

Sur le site du PCF : www.gironde.pcf.fr

• Tous les tracts à disposition (nationaux, départementaux, des collectifs...), toute l’actualité, les dossiers…

• Toute l’actualité

• Les dossiers

Vous souhaitez envoyer des infos sur le site ? : communication@gironde.pcf.fr - Vous voulez contacter le PCF33 : contact@gironde.pcf.fr

=====> Le programme du PCF, Quatre engagements pour une politique de gauche qui change vraiment la vie est disponible à la Fédération du PCF 15, Rue Furtado à Bordeaux. Tél : 05.56.91.45.06 – Email : contact@gironde.pcf.fr - Vous le trouvez aussi sur le site du PCF : www.pcf.fr.

=====> PCF 33 : Souscription exceptionnelle Pour battre la droite et réussir à gauche.

Nous souhaitons, au regard des enjeux, donner un nouvel élan à la souscription. Chèques à l’ordre de : ADF PCF 33. Renvoyer à : PCF « souscription » - 15, rue Furtado – 33800 Bordeaux.

=====> Souscription exceptionnelle pour l’élection présidentielle

Nom ............ Prénom ........ Adresse ............ Je verse ...........€

Par chèque libellé à l’ordre de « Mme Borvo, mandataire financier de Marie-George Buffet » ou à l’ordre de «ANF» (Association Nationale de Financement) Conformément à la loi, un reçu ouvrant droit à une déduction d’impôt vous sera adressé (66 % de votre versement).

=====> Le Journal « l’Humanité » gratuit pendant 6 mois

pour des milliers de jeunes dans le cadre de l’opération lancée à la Fête de l’Humanité «Libres échanges» où déjà 4000 jeunes se sont inscrits pour recevoir le quotidien gratuitement pendant 6 mois. Vous aussi, faites découvrir le journal à des jeunes autour de vous. En le recevant, ils pourront aussi écrire dans l’Humanité chaque semaine et sur le site Web à tout moment.

Nom-Prénom.......  Adresse..... Tél. .....  Mobile.... Email....

Retourner à : Les Nouvelles de Bordeaux - l’Humanité «Libres échanges» - 15, rue Furtado - 33800 Bordeaux qui transmettra au journal.

====> Vous souhaitez « militer » pour battre la droite en 2007 et construire un vrai changement à gauche, contactez le PCF au 05.56.91.45.06 ou contact@gironde.pcf.fr – Voir aussi le site www.pcf.fr

======> Participer à la Campagne de Marie-George BUFFET : <http://www.mariegeorge2007.org>

====> Pour des candidatures unitaires de la gauche antilibérales en 2007-2008

http://www.alternativeagauche2007.org/

- From : <contact@gironde.pcf.fr>

 

10) MJCF : Calendrier de campagne

--- Tous les mardis à Bordeaux II, (Victoire) distribution de tracts entre

12h et 14h.

--- Tous les jeudis à Bordeaux III, table-débat et distribution de 10h30 à 17h.

--- 3 mars : collage d’affiches dans le quartier de Bacalan

--- 3 et 4 mars : formation à la Fédération du PCF

Programme : Samedi matin : Histoire. Historique des campagnes du PCF aux élections présidentielles depuis 1965. Samedi après midi : Qu’est ce que le capitalisme ? Le communisme, quel projet ? Dimanche matin : Comment animer un débat ? Préparation des débats dans les quartiers populaires - Dimanche après midi : Expression orale

--- Lundi 5 et mardi 6 mars: Diffusion de tract à Bacalan

--- Jeudi 8 mars : Débat à Bacalan à la salle Buscaillet de 17h30 à 18h30 sur le thème : Quelle politique pendant 5 ans ? (un 2ème est prévu à Bègles).

--- Samedi 10 mars : Meeting de Marie-George Buffet au palais des Congrès à 17h

--- Jeudi 15 mars : Rassemblement devant la mairie de Bordeaux à 18h pour protester contre la reprise des expulsions et pour mettre en lumière le problème du logement.

--- Vendredi 16 mars : distribution place Stalingrad (avenue Thiers) entre 17h30 et 20h - Contact: jeunescommunistes33@yahoo.fr

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

11) FORD : Le rassemblement dans l’action s’élargit

A l’appel de la CGT Ford, les salariés, la population, des élus ont manifesté leur détermination pour des solutions innovantes pérennisant le site et les emplois. Malgré le temps plus que maussade, plus de 250 personnes se pressaient samedi 24 février sur le parking de la poste de Blanquefort avec l’emploi au coeur, et d’abord celui des travailleurs de Ford, entreprise installée depuis longtemps sur la Zone Industrielle. Vincent Feltesse, maire PS de Blanquefort, ainsi que plusieurs adjoints et conseillers municipaux ont participé de même au rassemblement et à la manifestation. On s’est donné à nouveau rendez vous le 10 mars sur le parking de l’entreprise, pour une nouvelle étape, à l’appel cette fois-ci de l’intersyndicale. Jean-Jacques Crespo - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

12) La Bourse du Travail elle est à nous ! C’est l’affaire de toute la CGT !

Face au silence de la mairie sur les questions de la Bourse du Travail, et de la réalisation des travaux indispensables pour permettre le retour de l’UD et du Comité  Régional, la mobilisation de nos organisations est indispensable !

Vous trouverez ci-joint une adresse aux syndiqués, à distribuer dans la semaine, pour aider à la mobilisation. Il est demandé aux directions de syndicats de prendre toutes les mesures nécessaires pour une large participation au rassemblement des syndiqués et salariés de leurs entreprises.

RASSEMBLEMENT LUNDI 05 MARS ENTRE 12H00 ET 14H00 DEVANT LA MAIRIE DE BORDEAUX

Conférence de presse à 13h00. Le conseil municipal se tient à partir de 15h00, quelques un d’entre nous y participeront. Nous avons contacté les différents groupes politiques (sauf FN bien sûr) pour les sensibiliser à la situation et gagner leurs interventions. Casse-croûte organisé, Venez nombreux !!!

- From: "Serge" <annie.saboie@orange.fr>

 

13) [APEIS Gironde - Plus Jamais Seul(e) !] : Journée des Solidarités à Bègles

Le Samedi 10 Mars à partir de 16h – Salle Albert DELTEIL – Rue du 11 Novembre à Bègles – 17h : Débat sur le Thème : Où sont ceux pour qui on veut changer le monde ? » Avec Thierry BALLY, membre du Bureau National de l’APEIS et de Kadidja TOURE traduite devant les tribunaux pour s’être opposée à l’expulsion d’un sans papier Malien. 19h – Concerts de SLAM, AFROJAZZ, JAZZ MANOUCHE – Exposition avec la participation d’associations, « Droits à l’énergie – Stop aux coupures », « DELABA & DISSI », « Le Collectif Logement d’Yves FARGES » - Sandwiches et Boissons - A.P.E.I.S (Association Emploi Information Solidarité Chômeurs et Précaires) – 22, Rue du 11 Novembre 33130 BEGLES - service Gironde 05 56 49 24 58 - Voir le site : http://www.apeis.org/ - L'APEIS a pour but d'accueillir les chômeurs et les salariés victimes de la précarité de l'emploi, de les aider en vue de faire respecter leurs droits, d'organiser des manifestations et de prendre des initiatives pour faire aboutir leurs revendications, d'agir dans un but humanitaire et de solidarité. - Contacts Nationaux : malika@apeis.org  et Tel : 01 46 82 52 25 - APEIS : 22, rue du 11 Novembre, 33130 BEGLES Tél. 05 56 49 24 58, www.apeis.org - From : APEIS : <apeis@freesurf.fr>

 

14) Club de la Presse : L'invité du mois sera l'Institut CGT d'Histoire Sociale de la Gironde

Le Mardi 06 mars à 11 heures, au Club de la Presse de Bordeaux - 9, rue des Capérans - L'invité du mois sera l'Institut CGT d'Histoire Sociale de la Gironde qui présentera ses activités et plus particulièrement un colloque intitulé 

"L'Aéronautique : Revendications et stratégies industrielles. Passé, Expériences et Avenir" qui se déroulera le 31 mars à Mérignac - L'institut sera représentée par : - Madame Christiane ROUANET, Secrétaire de l'Institut, - Monsieur Guy JOUBERT, Secrétaire CGT Dassault à Mérignac de 1968 à 1975, - Monsieur Georges GILI, Responsable chargé des questions de l'environnement du colloque - En introduction un film réalisé par M. Frédéric Plénard sera présenté puis la rencontre sera animée par M. Jean-François BEGE, Président du Club de la Presse de Bordeaux. - From: ud33 FR <ud33@cgt.fr>

 

15) L’U.P.B.A. : PARCOURS D’ECRIVAINS « Flora Tristan » : femme de lettres, Pionnière du féminisme et du syndicalisme.

Cher(e)s Ami(e)s, Adhérent(e)s à l’U.P.B.A. en 2006, l’Université Populaire vous invite aujourd’hui, si vous ne l’avez encore fait, à régler dès à présent votre adhésion pour 2007.

 La programmation des prochains mois est la suivante :

=====> le samedi 10 mars 2007 : Parcours d’écrivain « Flora Tristan » : femme de lettres, Pionnière du féminisme et du syndicalisme. Conférence et exposition.

ANDERNOS - Flora Tristan - Repas « Auberge espagnole » Chacun amène ce qu’il veut (partager) - L’entrée est libre pour les membres de l’UPBA et de la CCAS, sinon une participation de 5€ est demandée par personne. « Il n’est peut-être pas de destinée féminine qui, au firmament de l’esprit, laisse un sillage aussi long et aussi lumineux. » André Breton. Le 10 mars 2007 CCAS (EDF) Andernos

126 Av de Bordeaux - PARCOURS D’ECRIVAINS 9h30 à 12h30 et 12h30 à 14h00 - Présentation de Flora Tristan : Elle a utilisé l’écriture pour témoigner des problèmes de son temps. Exposition : Sa vie, son époque. Avec la collaboration de Anny Gleyroux-Ducom (Membre du GFEN et de l’Institut CGT d’Histoire Sociale d’Aquitaine - Echanges sur la modernité de Flora Tristan, d’hier à aujourd’hui

14h00 à 17h00 : 1803-1844 Ecrivain. Féministe active et engagée. Pionnière du syndicalisme. Bibliographies et textes sur notre site internet assoc.wanadoo.fr/UPBA/

=====> le samedi 28 avril 2007 : « Que sera Le Bassin d’Arcachon à l’Horizon 2020 ? »

=====> le samedi 9 juin 2007 : « Atelier d’écriture « ECRI-VIN »

=====> le samedi 22 septembre : « La Chine d’où vient-elle ? , où va-t-elle ? »

Comme vous le savez, pour l’élaboration de ces activités nous privilégions la participation des adhérents. L’Université Populaire est ouverte à tous, sans connaissance préalable. N’hésitez pas à nous contacter.

Pour le Bureau, Richard Riches, Président de l’UPBA. Le 24 février 2007.

A noter : ASSEMBLEE GENERALE : 30 mars 2007 (20h) (prochain courrier)

---------- COTISATION 2007 --------

NOM     : ____________________________ Prénom : __________________

Adresse  : ________________________________________________________________

CP : ______ Ville : ___________________________  Individuel : 15 €   Couple : 20€ - Son site: http://assoc.orange.fr/UPBA/

- From : <bernard.trannoy@wanadoo.fr>

 

16) L’Agenda du COLLECTIF BORDELAIS POUR LES DROITS DES FEMMES

--- 6 mars : initiative du Collectif Bordelais pour le 8 mars Cinéma Jean Vigo sur la loi cadre

--- 8 mars : présence au colloque du Conseil Régional (le matin) et inauguration de la maison des Femmes

--- réunion du collectif : le 14 mars à 19h au Planning familial

--- 24 mars :     manif à Paris

--- 5 avril :     meeting à Bordeaux sur la loi cadre

=====> Info dernière minute du MFPF de Dordogne : Le 2 mars aura lieu le procès en appel d’un vieux médecin anti-IVG à 14h au tribunal de Bordeaux, ce serait bien d’être présent(e)s sur les lieux ce jour là.

=====> Je soutiens le collectif : j’envoie un chèque de 15€ à l’ordre de F. Moreau - Je souhaite continuer à recevoir le courrier : o

 Je vous envoie mon adresse mel à : collectifemmesbx@yahoo.fr

=====> Le Collectif Bordelais pour les Droits des Femmes

c/o MFPF 18 rue ste Colombe 33000 Bordeaux

Voir le Compte-rendu à la Rubrique Echos de Rencontres

- From: collectif bordelais <collectifemmesbx@yahoo.fr>

 

17) [Maison des femmes] Inauguration du nouveau local

Le jeudi 8 mars à partir de 18h inauguration du nouveau local de la Maison des Femmes de Bordeaux 27, cours Alsace Lorraine à Bordeaux. Au programme expositions d’artistes, photographes, stylistes, céramiste,… - Tél : 05.56.31.30.95 – 84, rue de la Rousselle à Bordeaux – http://maisondesfemmes.bx.free.fr  - contact : maison.des.femmes@wanadoo.fr - From : <maisondesfemmes.bx@free.fr

 

18) L’Agenda de Palestine33

=====> Le Jeudi 8 mars à Sciences Po Bordeaux (amphi Montesquieu) - Tram B arrêt Montaigne Montesquieu, de 17H00 à 19H00, face-à-face sur « Moyen Orient : guerre permanente ou paix improbable ? » Entre Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France et historien à l’université de Tel Aviv, et Camille Mansour, professeur émérite de Science Politique à l’université de Versailles  et conseiller du PNUD pour la réforme judiciaire palestinienne. L’entrée est libre et gratuite.

=====> le samedi 7 avril 2007, de 14H00 à 22H00, A Cenon, salle Henri sellier

Rue Gabriel Besse, ASSEMBLEE GENERALE de Palestine33. Chacun devra apporter son casse-croûte. A 19H30, débat avec Adel Atieh.

=====> Conférence AFPS les 12 & 13 mai à Paris

Pour tous renseignements : 06 84 17 44 10 – Comité Palestine 33 69, rue Reignier 33100 bordeaux – Courriel : palestine33@laposte.net – Le site : http://palestine33.free.fr

 

19) Exposition Photos : SARAJEVO ? Le PIED !

Photographies présentées par Anne SAFFORE Salle MABLY du 27/02 au 07/03/007 à BORDEAUX de 13h à 19h  (entrée libre) - Parce que tous les pieds ont pour fonction d'aller de l'avant... SARAJEVO ? Le PIED ! - From: Anne Saffore <annesaffore@free.fr>

 

20) « Les Deux Moi Zelles » en concert

=====> Le vendredi 9 mars au Bar irlandais WILD ROVER à St Michel à Bordeaux

=====> Le Samedi 10 Mars au bar irlandais « Le potcheen » à Mont de Marsan

=====> Le Mardi 20 Mars à l’INCA à 20h30 Bar-Concert avec le groupe les « Bituriges ».

=====> Contact : Les Deux Moi Zelles meltin22@hotmail.fr 06.82.42.65.53 Site : http://www.myspace.com/lesdeuxmoiz39elles

 

21) Séminaire 2006-2007 de L’AMI : « Les enfants de migrants »

Séminaire 2006-2007de L’AMI (Accompagnement psychologique et médiation interculturelle) - Les enfants de migrants

A qui appartiennent les enfants de migrants ? La question s’est posée avec insistance lors de la crise des banlieues du mois de novembre 2006.  Les analyses, nombreuses, de ces émeutes urbaines, ont mis en évidence l’absence d’éducation, de parents, de repères symboliques, d’inscription dans une filiation. S’ils ne se tiennent pas correctement, on les renverra chez eux ! au Maroc en Algérie, au Sénégal ou au Mali et la liste n’est pas exhaustive ! Le seul problème, c’est qu’ils sont, à une  large majorité : français ! Ainsi peut–on être français sans être pour autant affilié à la « culture » française. Ainsi, derrière la question de leur appartenance pointe celle de leur affiliation, de leur filiation et consécutivement celle de leur éducation et de leur identité. L’anthropologie nous a montrés depuis fort longtemps que les enfants n’appartiennent que peu à leurs parents biologiques, la filiation n’a rien à voir avec le génétique. Ils appartiennent d’abord aux lignages, aux ancêtres, au monde de l’au-delà, à la société.  Il s’agit dés lors de les accueillir pour les humaniser car sinon, comme le disait B Cyrulnik : « l’enfant de personne ne devient personne... »  Quelle place sommes-nous prêt à leur octroyer ? Comment se définissent-ils ? Devront-ils prendre leur place eux -même  pour devenir quelqu’un ? Le séminaire aura lieu dans les locaux du Centre Social et Culturel de la Benauge 23 rue Raymond Poincaré 33100 Bordeaux Bastide de 18h30 à 20h30. 

=====> Le 7 Mars 2007 : Mme Zohra GUERRAOUI (Maître de conférences en Psychologie, Université de Toulouse Mirail) «Les enfants de migrants : quelle(s) identité(s) ?» et Mlle Isabelle RUSSO (Etudiante en Psychologie) «Représentations et vécu de la sexualité chez les adolescentes issues de cultures influencées par l’islam »            

=====> 4 Avril 2007 : Mme Soraya AYOUCH (Psychologue clinicienne, Centre Médico-Psycho-Social Minkowska, Paris) « Adolescence et résilience : qu’est ce que les systèmes éducatifs, scolaires, familiaux … proposent ? » et Mr Xavier N’KOUMOU (Anthropologue)  «Nous sommes tous des enfants de migrants ! »                                                                                                                                                

=====> 2 Mai 2007 : Mr Mar FALL (Sociologue) « Noirs et Français »  et Mr Rachid MENDJELLI (Politologue : IEP Bordeaux)  « Immigration, génération, intégration » 

=====>  6 Juin 2007 : Mlle Hassiba EL MASSASSI (Etudiante en Psychologie et Médiatrice interculturelle) Film documentaire et débat : « Les sans voix »

?     Accès gratuit à tous les séminaires pour les adhérents à l’association (adhésion : 45 €, étudiants, chômeurs :30 €)

?     Accès à tous les séminaires pour les non adhérents à l’association AMI : 40 €, étudiants 25 €.

?     Cotisation par séminaire : 6 €. Tarif étudiant 5 €.

Accompagnement Psychologique et Médiation Interculturelle. 10 rue de la Benauge 33000 Bordeaux. Tel: 05 56 86 91 70  / Fax : 05 56 86 96 92  /  email AMI.Bordeaux@wanadoo.fr - Site: http://ami-asso.com

- From: "AMI.Bordeaux" <AMI.Bordeaux@wanadoo.fr>

 

22) ANCAC : Commémoration

Le Mercredi 7 mars, 11h30, Hall départ de la Gare Saint-Jean au Monument des Cheminots morts pour la France. Pour honorer la mémoire des cheminots fusillés à Souge (1940-1944) et de Pierre Sémard, résistant, dirigeant national cheminot, vous êtes invités au dépôt de gerbe et à écouter le message du président de l’ANCAC de Bordeaux, Alain Lagardère, avec Michèle Vignacq, fille de Laurent Puyoo (fusillé à Souge), en présence de Jean Baurès et de Michel Calmettes, présidents honoraires, ainsi que des directions régionales et locales de la SNCF et des personnalités. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 Février 2007 - No 1678 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

23) Les Rendez-vous de l'Athénée libertaire

=====> Vendredi 9 mars Bordeaux  à 19h  5€: CONCERT avec Easpa Measa (anarcho-punk, Irlande). organisé par Mankind Athénée libertaire 7 rue du muguet 33000 Bordeaux http://www.atheneelibertaire.net  (librairiedumuguet@no-log.org )

======> Athénée Libertaire  7 rue du Muguet 33000 Bordeaux 05 56 81 01 91 - http://www.atheneelibertaire.net - local militant autogéré anarchiste - Ouverture de la LIBRAIRIE DU MUGUET tous les mercredis de 15h00 à 19h00 - tous les samedis de 16h00 à 20h00 (librairiedumuguet@no-log.org)

- From : Librairie du Muguet : <librairiedumuguet@no-log.org>

 

24) Préparation du «Forum Santé Solidarité»

Une réunion aura lieu le 7 mars à 20h30 dans la salle municipale du Grand Parc Place de l'Europe  derrière le bureau de Poste afin de préparer le Forum Santé Soldarité. - From: "sante.droitpourtous" <sante.droitpourtous@9online.fr>

 

25) 24émes Rencontres avec le Cinéma d’Amérique Latine

Au Cinéma Jean Eustache à Pessac du 7 au 12 mars

Au cinéma Le Festival à Bègles du 13 au 17 mars

Le site : www.fal33.org Tél : 05.56.85.27.35

53) FAL 33 : 24ème rencontres du cinéma latino-américain

Du 7 au 12 mars au cinéma Jean Eustache de Pessac et du 13 au 17 mars au cinéma Festival de Bègles. Depuis leur création, en 1983, la politique des Rencontres avec le Cinéma latino-américain est de promouvoir la diffusion des cinématographies latinoaméricaines, peu diffusées et souvent méconnues en Aquitaine. Depuis quelques années, le cinéma latino-américain connaît une promotion plus importante en France mais les opportunités de découvrir ce cinéma restent encore trop rares. Les cinéastes confirmés de pays comme l’Argentine, le

Mexique et le Brésil ont obtenu une reconnaissance de la part de la critique et de la presse et une plus grande promotion de leurs oeuvres. La programmation présente un panorama de la production latino-américaine récente (avantpremières, films de l’année, courts métrages, documentaires) et des hommages et rétrospectives dédiés à un pays, à un auteur ou à un mouvement cinématographique.

======> Programme de Pessac

--- 7 mars, 20 h 30 : Habana Blues de Benito Zambrano, Espagne, Cuba, France, 2004, fiction, 110 min, VOSTF

--- 8 mars, 19 h : Senorit a extraviada, Lourdes Portillo, Mexique, 2002, documentaire, 74 mn. Débat avec une invitée, Françoise Escarpit, qui vient de publier « Marcos sous le passemontagne « (ed. Syros Jeunesse)

--- 9 mars, 19 h : Radio Favela, de Helvécio Ratton, Brésil, 92min, 2005 21 h : Cuando la revolucion se hace television Vive TV, Venezuela, 2007, documentaire, 70 min (vidéo)

--- 10 mars, 14 h 30 : « I » Andrés Ingoglia et RaphaÎl Lyon, Argentine, 2006, documentaire, 84 min

 19 h : The Agronomist Jonathan

 Demme, Etats-Unis, 2003,

documentaire, 90 min 21 h : Cuando la revolucion se hace television Vive TV,

Venezuela, 2007, documentaire, 70 min (vidéo)

--- 11 mars, 14 h 30 : Entre gallos y la medianoche Nadja Drost, Canada - …quateur, 2005, documentaire, 66 min 17 h : Habana Blues de Benito Zambrano, Espagne, Cuba, France, 2004, fiction, 110 min, VOSTF 19 h : La sagrada familia Sebastian Campos, Chili, 2006, fiction, 99 min 21 h : Conversaciones con

 Mama·, Santiago Carlos Oves,

 Argentine et Espagne, 2004, fiction, 95 min

--- 12 mars, 19 h : Yacuyuyari, recuerdos de agua, (Yacuyuyari, mémoire de l’eau) Juan Pablo Barrag·n, Equateur, 2004, documentaire, 11 min 21 h : Choropampa, El Precio del Oro, Ernesto Cabellos et Stephanie Boyd, Pérou, 2002,

documentaire, 75 min

======> Programme de Bègles

--- 13 mars, 19 h : Una revolucion que vive (Avant-première) de Ana Milena PabÛn et Sylvain Mavel, France / Colombie, 2007, documentaire, 60 min (vidéo) 21 h : Plan Puebla Panama· Collectif CIEPAC, Mexique, documentaire, 55 min, 2005

--- 14 mars, 19 h : Conversaciones con Mama·, Santiago Carlos Oves, Argentine et Espagne, 2004, fiction, 95 min 21 h : La sagrada familia Sebastian Campos, Chili, 2006, fiction, 99 min

--- 15 mars, 19 h : NICA/raguense de Julia Fleming, Costa Rica - Nicarag¸a, 2005, documentaire, 55 min, VOSTF 21 h : De nadie (Personne) de Tin Dirdamal, Mexique, 2005, documentaire, 80 min, VOSTF

--- 16 mars, 19 h : Hartos Evos aqui hay, Manuel Ruiz Montealegre et Hector Ulloque Franco, Bolivie, 2006, documentaire, 51 min 21 h : Abya Yala es nuestra (Abya Yala nous appartient), de Patrick Vanier, France, 2007, doc, 80 min

--- 17 mars, 14 h 30 : Radio Favela, de Helvécio Ratton, Brésil, 92min,

2005 16 h : El telon de azucar (Le rideau de sucre) Camila Guzm·n Urz?a, France-Cuba, 2007, 90 min 21 h : Los hijos de Benkos (Les fils de Benkos) Lucas

Silva, Colombie-France, 2000, documentaire, 52 min

Tarifs Plein : 6 €, réduit : 5 €, carte 10 films : 45 € www.fal33.org

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 22 Février 2007 - No 1678 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

26)  Le MOIS des ATELIERS de l’Université de Bordeaux III

Le Service Culturel de l’Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3, vous invite au MOIS DES ATELIERS. En mars, chaque jeudi à midi, les étudiants des ateliers de musique de l'Université Michel de Montaigne vous offrent un spectacle.

De 12h30 à 13h30 à la Maison des Etudiants, Université de Bordeaux 3 – domaine universitaire, Pessac

- Jeudi 1er mars - Atelier jazz, avec Gilles Caron, jazzman

- Jeudi 8 mars - Atelier chant choral, chef de choeur Markus Schaaf

- Jeudi 15 mars - O.U.B. (Orchestre Universitaire de Bordeaux), direction musicale Jean Louis Laugier

- Jeudi 22 mars - Atelier batucada, animateur Lucien Grappin

De 12h30 à 13h30 en Salle 1 de musique, Maison des Arts, Université de Bordeaux 3 – domaine universitaire, Pessac

- Jeudi 29 mars - Ensemble de Musique Contemporaine de Bordeaux 3, direction musicale Pascal Pistone

=====> Le Service Culturel de l’Université Michel de Montaigne Bordeaux3 vous propose : PAROLES DE THÉÂTRE

Autour d’écrits et de personnalités du théâtre, lectures et mises en espace réalisées par des étudiants accompagnés du dramaturge et metteur en scène Jean-Philippe Ibos et du musicien multi-instrumentiste et inventif percussionniste Tony Leite. Deux soirées pour lesquelles les étudiants se déplaceront au théâtre pour faire partager par le biais de la lecture ou de la prise de parole, sous une forme à chaque fois originale, la crudité de certaines descriptions et l’intensité des sentiments chez Mishima, ou le ton unique, sombre et lyrique des histoires enchevêtrées d’Antunes. Autour de Yukio Mishima à l’occasion du spectacle Hanjo, mis en scène par Julie Brochen. En présence de Julie Brochen

--- LUNDI 5 MARS à 19h00 au Théâtre des 4 saisons, rue de Mandavit, Gradignan

Autour d’Antonio Lobo Antunes à l’occasion du spectacle Le Cul de Judas, mis en scène par François Duval.

--- LUNDI 19 MARS à 19h00 au Théâtre des 4 saisons, rue de Mandavit, Gradignan

=====> Le Service Culturel de l’Université Michel de Montaigne vous propose une conférence sur le thème : Histoire et actualité du Palais de Tokyo

Un historique du Palais de Tokyo, site de création contemporaine,  depuis son ouverture par Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans en 2002  à la nouvelle programmation de Marc-Olivier Wahler en 2006. Magali Nachtergael reçoit Daria Joubert, assistante du directeur du Palais de Tokyo.

Lundi 5 mars 2007 à 16h00 A l'auditorium de la Maison des Etudiants,

Université de Bordeaux 3 – domaine universitaire, Pessac

=====> Les ateliers Montaigne reçoivent : Carlos Liscano

Le Service Culturel de l’Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3, vous invite : Antoine Ventura reçoit Carlos Liscano, écrivain uruguayen  et Jean-Marie Saint-Lu, traducteur Mardi 6 mars à 14h30 A l'auditorium de la Maison des Etudiants Université Michel de Montaigne - domaine universitaire, Pessac - En partenariat avec Lettres du monde et l'Institut Cervantès de Bordeaux,

From: "olivier pichard" <olivier.pichard@u-bordeaux3.fr>

 

27) APPEL SAUSSIGNAC : Procès d'assises du meurtrier des deux inspecteurs du travail Périgueux du 5 au 9 mars - Extraits

CGT - CFDT - FO - SNU - SUD - UNSA

Ministère du Travail - Inspection du Travail - des Transports et de l'Agriculture - Procès d’assises du 5 au 9 mars 2007

ENSEMBLE,  LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE A PERIGUEUX Témoignons notre soutien aux familles de nos collègues et notre attachement au service public de l’Inspection du Travail « Elles appellent à un rassemblement, de tous, salariés du département de Dordogne et leurs organisations syndicales, avec les agents de l’Inspection du Travail et leurs organisations syndicales, pour marquer tout à la fois le soutien aux familles de nos collègues et leur attachement à un service public de l’Inspection du Travail. Ce Rassemblement construit en lien avec toutes les UD du département (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU) aura lieu le mardi 6 mars 2007 après –midi à Périgueux à 14 H, dans la dignité et le respect des familles de nos collègues victimes. Ce rassemblement, sera suivi, pour toutes celles et ceux qui le peuvent, d’un débat organisé dans les locaux de la bourse du travail de Périgueux. »

=====> Le 2 septembre 2004, Sylvie TREMOUILLE, contrôleur ITEPSA et Daniel BUFFIERE, contrôleur de la mutualité sociale agricole, sont assassinés par un exploitant agricole, alors qu’ils exerçaient leurs missions de protection des droits des salariés. C’est une première dans l’histoire de l’Inspection du Travail en France. Ces meurtres ont profondément marqué tous les agents, et au-delà tout le monde du travail. Le procès d’assises est fixé du 5 au 9 mars 2006 à Périgueux, y sera jugé Claude DUVIAU, sous mandat de dépôt criminel depuis septembre 2004, et mis en examen du chef de homicides volontaires sur personnes chargées d’une mission publique. Toutes les  organisations syndicales du ministère et toutes les UD représentées sur le département de la Dordogne se sont constituées partie civile dans ce procès.  […] - From: gerard filoche <gerard.filoche@wanadoo.fr> 

 

28) [Rencontres SciencesPO Bordeaux : « Moyen-Orient : guerre permanente ou paix improbable ? »

- Journal SUD OUEST] Robert LAFORE, Directeur de Sciences Po Bordeaux et Pierre JEANTET, P.D.G. de Sud Ouest ont le plaisir de vous inviter à assister au face à face sur « Moyen-Orient : guerre permanente ou paix improbable ? »

Entre Elie BARNAVI (historien à l’Université de Tel-Aviv, ancien ambassadeur d’Israël en France, directeur du Centre Curiel d’études européennes) et Camille MANSOUR (professeur émérite de Sciences Politique à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, conseiller du PND pour laréforme judiciaire palestinienne) le JEUDI 8 MARS 2007 de 17h à 19h (Amphi Montesquieu) à Sciences Po Bordeaux - Domaine Universitaire - 11, allée Ausone - 33607 PESSAC - (entrée libre et gratuite) - Contact : 05 56 84 42 95 - Emel : <iepso@sciencespobordeaux.fr>

 

29) Conférence-débat : « La Turquie à l'épreuve des préjugés. Un destin commun avec l'Europe ? »

Conférence / Débat lundi 5 mars 2007 17h30 - Une invitation de l'Université Montesquieu - Bordeaux IV et de l'association "Les Jeunes européens - Bordeaux".  Thème : La Turquie à l'épreuve des préjugés. Un destin commun avec l'Europe ? L'objectif de cette conférence est de présenter la Turquie et non de débattre de son entrée dans l'Union Européenne, cependant, cette question pourra être abordée au terme du débat. Ouverture par Monsieur le Professeur Bernard Bégaud, Président de l'Université Victor Segalen Bordeaux 2, Président de la Conférence des Présidents des Universités d'Aquitaine (CPUA) et de la Conférence des Présidents des Universités de Bordeaux (CPUB). Intervenants : Ibrahim Kaboglu, Professeur de Droit public à l'Université de Marmara (Turquie), Françoise Rollan, Directeur de recherches au CNRS à l'Université  Michel de Montaigne Bordeaux 3. Modération assurée par Nicolas Jean, Président des Jeunes Européens – Bordeaux - Public : communauté universitaire et grand public

Organisation : Université Montesquieu - Bordeaux IV - Contact : Jeunes Européens – Bordeaux - Tél. 06 87 03 89 62 – Site : http://www.je-bordeaux.eu/  - From: Université Bordeaux 2 <publication.electronique@u-bordeaux2.fr>

 

30) [Centre Yavné] « Juifs et Arabes au XXe siècle »

Mercredi 7 mars au centre YAVNE à 20h30 Conférence de Michel Abitbol « Juifs et Arabes au XXe siècle » Orientaliste israélien, spécialiste de l'histoire des juifs du Maroc ; cet ouvrage a été couronnée par le prix Thiers de l'Académie française. Michel Abitbol analyse l'aliénation mutuelle entre Juifs et Arabes tout au long du XXe siècle. La disparition des codes culturels et des modes de communication qui avaient permis un minimum de compréhension entre les deux peuples, même aux pires moments de leur histoire, a laissé place aux fantasmes les plus débridés d'un côté comme de l'autre.  Michel Abitbol est africaniste et orientaliste de renommée internationale. Professeur émérite de l'Université hébraïque de Jérusalem, il a notamment publié Le Passé d'une discorde, Juifs et Arabes depuis le VIIe siècle. PAF : 8 € - Adhérents : 5 € - Etudiants : gratuit

Centre Yavné 11, rue Poquelin-Molière - 33000 Bordeaux Tel. : 05 56 52 62 69

Retrouvez tous les rendez-vous du Centre Yavné à  l'adresse

http://www.centre-yavne.com - From: "hkaufmann" <hkaufmann@free.fr>

 

31) La compagnie Les têtes à Claques joue à Bègles : « La Contrebasse »

La contrebasse de Patrick Süskind avec : Sébastien Turpault - Mise en scène : Henri Cavignac au THEÂTRE EN MIETTES 2 rue du Prêche, Bègles du 7 au 10 mars 21H

Accueil du public à partir de 19h - Possibilité de manger sur place

Le 11 mars 16H Accueil du public à partir de 15h 

Premières parties musicales :

-mercredi 7 mars : Klem Koffee (chanson)

-jeudi 8 mars : Amadis (trio de anches)

-vendredi 9 mars : Quatuor de harpes

-Samedi 10 mars : Trio Vocal

-Dimanche 11 mars 15h : Trio surprise (harpe, trombone, violoncelle) 

Renseignements/Réservations : 05 56 43 06 31 

http://monsite.wanadoo.fr/theatreenmiettes 

Association Les Têtes à Claques - Tél. 05 57 74 98 10

tetaclac@cegetel.net - From: ASS LES TETES A CLAQUES <tetaclac@cegetel.net>

 

32) L'Estran accueille la Compagnie « Label Troup »

Samedi 10 Mars à 20h30 L'Estran accueille la Compagnie Label Troup' dans  "Je ne m'aime pas... mais j'hésite à me quitter" (Henri Dumas). "Un homme suicidaire se retrouve au centre d'une conspiration visant à déstabiliser le régime politique en place et découvre qu'il vit dans un monde où tout est surveillé...". Une pièce drôle, extravagante, absurde et revendicative. Soyez nombreux ! Entrée 4€/gratuit adhérents et - 12 ans. Réservations possibles au 05.56.95.82.25.

- From: "Association L'Estran" <estran@free.fr>

 

33) PALESTINE OCCUPEE : LA RESISTANCE COUTE QUE COUTE

LE COMITE ACTION PALESTINE témoigne Mercredi 7 mars à 19 h30 à la Librairie Entre-Deux Noirs à LANGON 25 cours des Carmes - Après 15 jours passés en Cisjordanie, deux militantes de l’association témoignent de l’occupation israélienne de la Palestine et de la résistance héroïque du peuple palestinien, face à toutes les tentatives de destruction et de nettoyage ethnique. En première partie, projection d’un documentaire de l’ONG palestinienne de défense des droits de l’Homme, Al Haq. « Dans la toile de l’araignée » - COMITE ACTION PALESTINE - www.comiteactionpalestine.org  actionpalestine@hotmail.com,

6 bis rue de Janeau, 33100 BORDEAUX, 06 74 60 02 36,  - From: "CAP CAP" <actionpalestine@hotmail.com>

 

34) Campagne pour le respect du Numérus Clausus en prison : Numerus circus à Boulazac

Agora centre culturel, scène conventionnée de Boulazac - Pôle régional de ressources artistiques et culturelles en Aquitaine - Le lundi 5 mars à partir de 19h : Trop c’est trop – Numérus Circus - Campagne pour le respect du Numérus Clausus en prison - Une manifestation intitulée Numérus Circus, inscrite dans la cadre de la campagne nationale tropctrop, a débuté, Pelouse de Reuilly le 17 octobre dernier ;  pendant 2 heures, des artistes de cirque et des musiciens ont présenté des duos, uniques, ponctués par de courtes interventions de chercheurs, de personnalités politiques… Etaient présents les Arts Sauts, Jérôme Thomas, Louis Sclavis, Mathurin Bolze, Dominique Voynet. Agora accueillera le lundi 5 mars à partir de 19 heures l’édition régionale de cette campagne. Numérus Circus, c’est pour numérus clausus, 9 euros c’est pour les 9 m², surface minimale d’une cellule pour une seule personne…et trop c’est trop, tout le monde comprend. Les artistes se produiront gracieusement, la recette sera reversée à l’association gérant la campagne, et le plateau artistique sera superbe (des artistes du cirque Désaccordé, des Arts Sauts, du Collectif AOC, Mathurin Bolze, Sylvain Kassap, …). Le plateau des intervenants est en cours de constitution (Noël Mamère, Philippe Meynard…). Le programme détaillé sera communiqué par voie de presse et par une lettre d’information électronique. Plusieurs médias accompagnent cette initiative, Radio 103…  Renseignements : www.tropctrop.fr

9m², le livre : Neuf écrivains et neuf plasticiens offrent à Tropctrop un texte ou une image. Le typographe Jean Renaud Dagon (Le Cadratin, Suisse) en fait un beau livre (99 exemplaires numérotés). L'éditeur Actes Sud le rend accessible en librairies le 12 janvier 2007 (15 euros)- Renseignements 05 53 35 59 65

- From: "Bernard Bolze" <bbolze@laposte.net>

 

35) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

=====>  Mardi 6 mars à 18h Najwa Barakat Autour de son roman : "Le bus des gens bien" publié aux éditions Stock. Née à Beyrouth, Najwa Barakat, après des études de théâtre et de cinéma, s'est installée en 1985 à Paris où elle travaille dans la presse écrite, radiophonique et télévisée. Elle a écrit cinq romans. "Le bus des gens bien" publié à Beyrouth en 1996 a reçu le "Prix de la meilleure création littéraire de l'année". "Sur la place déserte d'une petite ville du nord de la péninsule arabique, un vieil autobus est comme échoué. Ils sont peu à peu une douzaine de passagers improbables à s'embarquer pour un voyage qui n'aura d'innocent que les apparences. Et l'autobus, ayant récupéré son chauffeur, pas très net lui non plus, entame son périple au bout de la nuit, la nuit qui prête aux confidences, aux épanchements et aux mensonges…"

La rencontre est organisée par la Clé des Ondes et sera animée par Gilbert Hanna.

=====> Mercredi 7 mars à 18h30 Éric Chauvier Autour de son livre "Anthropologie " publié aux éditions Allia. Éric Chauvier a 34 ans et vit à Bordeaux. Anthropologue, il travaille actuellement sur la perception des risques industriels. Il a publié deux ouvrages : "Fiction familiale" (Presses universitaires de Bordeaux, 2003) et "Profession anthropologue" (William Blake, 2004). "Malgré son titre, Anthropologie n'a rien d'un ouvrage austère et théorique. A mi-chemin du récit et de l'étude sociologique, ce livre propose une enquête en creux, née de l'impression suscitée par le regard d'une jeune Rom qui s'adonne à la mendicité devant un centre commercial. Troublé par ce visage, l'auteur évite d'abord la rencontre. Il se contente d'analyser les propos que tiennent ses proches au sujet de cette fille. Cette expérience, lui semblant insuffisante, il décide finalement de rencontrer celle qui est à l'origine de son trouble. Mais elle disparaît justement à ce moment-là. Il tente alors de la retrouver et de percer le secret de cette figure devenue obsédante, dont il est peut-être amoureux. À la façon du héros de Mr. Arkadin d'Orson Welles, il part à la recherche de tous ceux qui ont pu la croiser et recueille leurs témoignages. Mais ces paroles fragmentaires, parfois contradictoires, ne lui permettent pas d'éclaircir le mystère. L'enquête ne peut cependant se réduire à un échec.

Cette quête minutieuse, traque d'une absence, constitue un programme en soi, une discipline de vie. Il s'en dégage un tableau sociologique de la France contemporaine et de ses "exclus". Avec cet ouvrage, Eric Chauvier jette les bases d’une nouvelle façon de concevoir et de pratiquer l'anthropologie, qui échappe à la froide analyse pour devenir littérature. L'enquête est vouée à continuer." "C'est le miracle de ce bref récit d'être à la fois mise en question du langage et exploration de ses possibilités. Les lignes qui tentent de saisir l'impression de "familiarité rompue" renvoient à des réminiscences venues de l'enfance : odeurs, images fugitives. Proust n'est pas loin." (Isabelle Rüf)

La rencontre est organisée par Espaces Marx et sera animée par Vincent Taconnet.

=====> Jeudi 8 mars à 19h Yolande Magni Autour de son livre : "Madeleine compte jusqu'à 3" publié aux éditions Les Bords perdus. Yolande Magni est professeur d'Arts plastiques. Elle vit et travaille à Bordeaux, collabore à la revue Le Festin et prépare un ouvrage sur l'immigration italienne dans le Sud-Ouest.

"Yolande Magni raconte Madeleine à la manière de Claude Simon : "les mots possèdent ce prodigieux pouvoir de rapprocher et de confronter ce qui, sans eux, resterait épars dans le temps des horloges et l'espace mesurable". Son héroïne pose son regard sur ce qui l'entoure comme un voyageur sur le monde. Après Madeleine voyage et Madeleine s'ennuie, ce troisième récit clôture la série sans pour autant fermer la marche. L'occasion de confronter l'auteur à son personnage et de reprendre le fil de ses divagations qui l'amènent aussi bien vers une grande métropole américaine que sur un terrain de camping de la campagne gersoise." Rencontre animée par Eric Puech, lecture par Miren Lassus-Olasagasti, vin offert par le Château Chasse-Spleen.

=====> Vendredi 9 mars à 18h Paul Alliès  Autour de son livre : "Le grand renoncement : la gauche et les institutions de la Ve République", publié aux éditions Textuel.  Paul Alliès est professeur de Sciences Politiques à l'université de Montpellier et Conseiller régional socialiste du Languedoc Roussillon. "Jamais comme durant ce dernier quart de siècle, la gauche française n'aura autant occupé les institutions de la République. Qu'elle doive ce "gouvernement durable" à un régime qu'elle avait si violemment dénoncé comme un "coup d'état permanent" n'est pas le moindre paradoxe. C'est l'histoire de l'abandon progressif par la gauche de toute réflexion critique sur le pouvoir dans la société que retrace ici Paul Alliès. En confrontant l'impensé radical de la gauche d'aujourd'hui à ses ambitions d'origine, l'auteur démontre comment cette gauche a été ensevelie par les institutions de la Ve République et comment elle a sa part de responsabilité dans la crise contemporaine de la démocratie française." La rencontre est organisée par la C6R Gironde.

=====> Samedi 10 mars à 17h L'Autre campagne Autour de l'ouvrage collectif : "L'Autre campagne, 80 propositions à débattre d'urgence" publié aux éditions La Découverte. "Une droite chassant sur les terres du Front national, un PS qui n'oppose au projet de démantèlement de l'État social qu'un soupçon de redistribution fiscale ; des médias réduisant l'enjeu électoral à l'affrontement de deux ego ; en guise de débats de fond, des joutes verbales à coup de petites phrases creuses décortiquées à l'infini ; tel est le décor de la campagne officielle pour l'élection présidentielle. Une autre campagne est-elle possible ? Ce livre en est la preuve. Voici 80 contributions originales issues du monde social - syndicats, associations, mouvements - et intellectuel. Fort de leur engagement de terrain, de leur travail de recherche, chacun des auteurs formule dans des termes nouveaux une question politique, élabore une proposition ouvrant enfin de nouvelles perspectives d'action. Ce livre est un antidote au désenchantement politique. Il offre des outils de compréhension rigoureux sur les questions à poser d'urgence. L'Autre campagne est aussi un site www.lautrecampagne.org et participe d'un mouvement de réappropriation citoyenne de la politique." Rencontre avec les auteurs : Éric Chevance (directeur du TNT), Thomas Lacoste (éditeur, Le Passant Ordinaire), Frédéric Neyrat (sociologue, université de Limoges) et Marion Paoletti (université Bordeaux IV).

 - Librairie " La Machine à lire " 8, Place du Parlement - 33000 BORDEAUX - Tel : 05.56.48.03.87 - Fax : 05.56.48.16.83 Site : http://www.machinalire.com Emel : machine@machinalire.com

 

36) Nouveau Programme du Cinéma Jean VIGO DU 31 JANVIER AU 6 MARS 2007

NOUVELLE PROGRAMMATION, DU 31 JANVIER AU 6 MARS 2007

=====> INEDITS : LA SAGRADA FAMILIA | BY THE WAYS | L'ÉTRANGÈRE AGUA | PRIMER | DOL OU LA VALLÉE DES TAMBOURS ET REPRISES : 10 CANOËS, 150 LANCES ET 3 ÉPOUSES--|--MÉMOIRES DE NOS PÈRES

=====> LE CINÉMA AMÉRICAIN INDÉPENDANT :

BROWN BUNNY | BULLY | CIAO ! MANHATTAN | WANDA

DRUGSTORE COWBOY | HUSBANDS | MEAN STREETS | TRUST ME

=====> LE CINÉMA DES ANNÉES 60 :

THE SERVANT | FAHRENHEIT 451 | L'ÉCLIPSE | PLAYTIME

L'ANGE EXTERMINATEUR | PSYCHOSE | EASY RIDER | CANDY

=====> À LA BASE SOUS-MARINE, BOULEVARD ALFRED DANEY, 33 BDX.

Dans le cadre de l'exposition photographique de Erich LESSING :

ALLEMAGNE ANNÉE ZÉRO | L'HOMME DE MARBRE | LOVE

LE TROISIÈME HOMME | LA CHOSE D'UN AUTRE MONDE

LA BATAILLE D'ALGER | PROPAGANDA

======> CINÉRÉCRÉS :

FABLES D'ÉTÉ, FABLES D'HIVER | LE PETIT MONDE DE BAHADOR

PICOLO, SAXO ET CIE | DES ROIS QUI VOULAIENT PLUS QU'UNE COURONNE

=====> Toutes les infos, les horaires, les rencontres, les descriptifs sur :

www.jeanvigo.com

======>  Mardi 6 mars – 20H115 Rencontre-débat autour de la violence conjugale.

Projection de Ne dis rien (Te doy mis ojos) (Iciar BOLLAIN – Esp – 2004 – 1h46’)

La projection sera suivie d’un concert du groupe Par une nuit d'hiver, une jeune femme, Pilar, s'enfuit de chez elle en emmenant son fils. Antonio, son mari, la poursuit, veut la ramener à la maison, lui promet de changer, de ne plus être violent. Rien n'y fait, Pilar a pris sa décision. Il va alors tenter de la reconquérir et de maîtriser ses accès de colère qui immanquablement débouchent sur de la violence physique. Thérapie de groupe, retour sur soi, Antonio veut guérir. Mais pendant ce temps, Pilar va trouver loin de son époux un nouveau sens à sa vie.  « Drame intime où les regards trahissent ce que les mots peinent trop à exprimer: l'amour et la peur. Ce film confirme le renouveau du cinéma hispanique. » Le débat sera animé par trois personnes représentant l'APAFED (centre d'hébergement pour les femmes victimes de violences), la "Maison des Femmes" et le "Planning Familial" qui viennent d'ouvrir ensemble à Bordeaux une permanence d'accueil pour les femmes victimes de violences. Soirée organisée en collaboration avec le Collectif bordelais pour les droits des femmes - Ne dis rien Iciar BOLLAIN – Esp – 2004 – 1h46’

---------- tel : 05 56 44 35 17 - fax : 05 56 01 05 84 - centre@jeanvigo.com

- From: "Cinema Jean Vigo" <jb.garreau@jeanvigo.com>

 

37) Rock School Barbey: Programmation Février 2007

Lettre d'information de la Rock School Barbey : Des infos, des bios, du son et des places à gagner sur www.rockschool-barbey.com

Site internet : www.rockschool-barbey.com

Tel 05-56-33-66-00 - Mail: contact@rockschool-barbey.com

=====> Mer 07 : Damien Rice + The Magic Numbers - 20€

Attention concert déplacé à la Médoquine, Cours Gallieni à Talence !

Début du concert à 19h30.

=====> Jeu 08 : Pleymo + Iori - 19€

=====> Ven 09 : Daby Touré

=====> Sam 10 : Hola Amigos : Soirée hommage aux Ramones - 10€

Soirée présentée par la Rock School Barbey et Les Sangliers Sont Lâchés.

Des infos, des bios, du son et des places à gagner sur www.rockschool-barbey.com

Plus d'infos sur les concerts ICI

 [Plan d'Accés] [contact@rockschool-barbey.com]

- From: La Rock School Barbey <contact@rockschool-barbey.com>

 

38) LE KRAKATOA - programmation 

=====> CEUX QUI MARCHENT DEBOUT +LOS TEOPOROS

9 mars 2007 >>> Formé en 1992, après de nombreux concerts et voyages, armés de banjos, trombones, trompettes, bugles et autres caisses, ces six musiciens un peu déglingués nous entraînent dans de joyeux (...)

=====> ROKIA TRAORE +PEDRAM KHAVARZAMINI

17 mars 2007  >>> Pour la préparation de son nouvel album, la " song writer " malienne Rokia Traoré effectue un " avant tour ". Après trois albums, Rokia s’est imposée comme un des talents les plus (...)

=====> LES SUPREMES DINDES + SPOOKY JAM

22 mars 2007  >>> Après 12 ans de tournée, nos 4 secrétaires, les Suprêmes Dindes se défoncent et explosent leur soupape de sécurité en un tour de chant très fort et un rock’n’roll de plus en plus (...)

=====> OUVERTURE DES PORTES : 20h15 / CONCERTS : 21h

 Le Krakatoa - Association Transrock

3, avenue Victor Hugo 33700 Mérignac

t: 05 56 24 34 29 / transrock@krakatoa.org

www.krakatoa.org

Points de Locations : Fnac / Virgin / Box Office / Krakatoa / Total Heaven / Le Kiosque à Jounaux de la Victoire / Cultura / Big Up / Infoconcert.com / Harmonia Mundi - From: KRAKATOA <postmaster@krakatoa.org>

 

39) Solidarité ! Kadidja risque la prison pour s'être opposée à une expulsion

Kadidja, habitante de Saint Denis et militante de l’association de chômeurs et précaires Apeis, risque jusqu’à 5 ans de prison et 18 000 euros d’amende !

Son crime ? Le délit de solidarité ! Elle est accusée d’entrave à la circulation d’un aéronef, pour s’être opposée à une expulsion.

=====> Les faits. Le 29 novembre, à l’aéroport de Roissy, Kadidja prend un avion pour Bamako au Mali pour retrouver sa famille paternelle. Alertée par des jeunes du syndicat Sud Etudiant à l’enregistrement de l’expulsion imminente d’un jeune sans papiers, elle prend l’initiative de s’interposer à cette expulsion : récupère un paquet de tracts, et part discuter lors de l’enregistrement avec les autres passagers pour demander à parler avec le commandant de bord et lui signifier le refus de voyager avec un expulsé. Une fois dans l’avion, les choses se précisent : un sans papiers est présent entouré par des policiers. Le commandant ne se manifestant pas, Kadidja appelle les autres passagers à ne pas attacher les ceintures, un nombre important de passagers soutient cette action de solidarité. La police intervient et menace de 3 mois de prison l’homme, qui finalement accepte sous cette pression de partir. La police relève l’identité de la militante. A son retour du Mali, le 24 décembre, la police des frontières interpelle Kadidja et se voit accusée d’avoir « entravé volontairement la circulation d’un aéronef. Son jugement devrait avoir lieu en avril.

=====> Ne pas accepter l’inacceptable !

L’action de Kadidja est un acte juste, comme la défense du droit universel de libre circulation et du droit de liberté d’opinion et d’expression.

Nous ne laisserons pas un acte de solidarité être puni ! Nous exigeons la relaxe de Kadidja et l’abrogation des dispositions répressives à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme considérés comme des délinquants par une frange politique et une certaine justice.

=====> Nous signons la pétition de soutien : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=370 

Nous laissons un message de solidarité à Kadidja : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=371

Apeis Coordination Nationale 8, rue de Verdun 94800 Villejuif

http://www.apeis.org - Merci de faire suivre ce mail à vos contacts.

- From: APEIS : <apeis@freesurf.fr>

 

40) [Lagrangeauxgranges] Stage UNDERGRANGE

=====> L' atelier de percussions rouvre ses portes dès cette semaine et vous appelle à nous rejoindre si l'envie vous prend de taper, frapper, bouger en rythme et faire partie de projets artistiques divers, variés et nombreux en cette année qui commence. Deux horaires sont proposées :

-le mercredi à 19H pour les débutants

-le mercredi à  20H  pour les  expérimentés

Le tarif est de 30 euros au mois ou 10 euros la séance.

A noter aussi le prochain stage UNDERGRANGE les 14 et 15 Avril. A partir de Mars, la reprise des stages percus-rap avec 6 dates prévues que nous vous communiquerons sous peu. A très bientot.

- From: La Grange <lagrangeauxgranges@wanadoo.fr>

 

41) EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE D'ANNE-MARIE FILAIRE A L'ARTOTHEQUE DE PESSAC : « un travail sur Jérusalem »

A partir du 18 janvier et jusqu'au 12 avril 2007, les arts au mur Artothèque de Pessac a le plaisir de présenter une exposition photographique d'Anne-Marie Filaire réalisée dans le cadre d'une coproduction avec le Quartier -Centre d'art contemporain de Quimper, l'Artothèque d'Angers, l'Artothèque du Limousin et l'Artothèque de la Roche sur Yon.

=====> Anne-Marie Filaire engage en 1999 un travail sur Jérusalem qui se poursuivra bien au-delà et jusqu'aujourd'hui, en Israël et Palestine. Via l'observation attentive du territoire et de la frontière, elle suit le fil d'une histoire complexe du Moyen-Orient vers les territoires occupés, au lendemain de la deuxième Intifada. Mais la relation avec le paysage est tout aussi importante et fonde une véritable "poétique de l'espace". Elle livre des images qui allient la précision documentaire d'une analyse géopolitique et la puissance poétique d'une vision large, souvent en léger surplomb de paysages semi désertiques ou de zones urbaines très denses. D'infinies subtilités font vibrer les tirages d'une ferveur muette et qui restituent la lumière méditerranéenne. (D'après le texte Joëlle LEBAILLY, Directrice de l'Artothèque d'Angers)  - Cette exposition fait également l'objet d'un partenariat avec la Médiathèque de Camponac, qui présentera une seconde partie de l'exposition en ses lieux du 1er au 20 mars et lui consacrera une soirée "Question d'actualité" avec le Monde Diplomatique vendredi 2 mars à 20h30. + d'infos /// www.mairie-pessac.fr (page d'accueil / actualités / les arts au mur Artothèque) les arts au mur artothèque 16bis, avenue Jean Jaurès - 33600 Pessac - T. : 05 56 46 38 41 /// E. mail : lesartsaumur@wanadoo.fr Ouvert mardi et jeudi : 10h/18h, mercredi et samedi : 15h/19h, dimanche : 10h/13h Cinéma Jean Eustache, Pessac centre, Place de la Vème république, face à la Mairie - From: La Boulangerie <i.kraiser@free.fr>

 

42) Hiver d'Uzeste Musical

*** DÉMOCRATIE PARTICIP'ACTIVE

30e Hestejada de las arts : en discuter l'existence, la connaissance, la

reconnaissance, la portée ou bien la porte ?

Le 15 mars au Transartistic Café L'Estaminet, Uzeste

*** L'IRCAM À L'ESTAM

Les 17 et 18 mars, présentation des travaux de recherche en informatique

musicale menés par la Compagnie Lubat et l'IRCAM Centre Pompidou avec Marc

Chemillier et Gérard Assayag (chercheurs).

"Ça paye pas", le dernier clip de Bernard Lubat, en ligne sur RadioTéléUz

Informations et forum de discussions poïélitiques sur http://www.uzeste.com

Uzeste Musical visages villages des arts à l'oeuvre

4 rue Faza - 33730 Uzeste

téléphone : 05 56 25 38 46 / télécopie : 05 56 25 36 12

e-mail : uzeste.musical@uzeste.com

- From: Uzeste Musical <uzeste.musical@uzeste.com>

 

43) CapcMusée : Musée d'art contemporain de Bordeaux - Février 2007

=====> Le Mercredi 7 mars / 19h00 AUDIO ROOM Christophe Bailleau

Entrée 5 € - Christophe Bailleau (né en France, vit à Bruxelles). Il a fait partie de différentes formations rock et électro (trois CD sous le nom de Glyth et  plusieurs participations aux CD de NEVEN). Il pratique une sorte de post-rock électronique, travail proche de celui de Sogar, Fennesz ou Jim O’Rourke. Les sources acoustiques (guitares, voix, percussions) sont mélangées à des sons plus concrets et personnels. www.christophebailleau.free.fr

AUDIO ROOM présente des créations d’artistes qui utilisent le son comme matériau. Plasticiens ou musiciens, ayant digéré les influences de la musique contemporaine et électroacoustique, ils proposent autre chose, tantôt sous forme de concerts, de performances, tantôt sous forme d’installations. AUDIO ROOM est programmé au CAPC par MA asso, (Eddie Ladoire et Hélène Perret).

www.ma-asso.org

=====> Prochain rendez-vous

Samedi 10 mars : Karin Schneider, Sabotage. A 16 heures, l’exposition Drapeaux Gris disparaîtra dans le brouillard. Son de Jutta Koehter et John Miller.

INFO - T. 0556008150 capc@mairie-bordeaux.fr

=====> Nouvelles Expositions

--- Chohreh Feyzdjou, Tout art est en exil - Du 9 février – 2 septembre 2007, galerie Ferrère 2ème étage. Œuvres du Fonds National d'Art Contemporain en dépôt au CAPC. L’ensemble de l’œuvre et le fonds d’atelier de Chohreh Feyzdjou acquis par l’Etat en 2002, sont présentés au CAPC. Cette exposition permet de percevoir enfin la grande diversité du travail de l’artiste iranienne décédée en 1996. Elle trouve naturellement sa place au CAPC qui est dépositaire depuis 2003 de cet important fonds et qui a mené un travail d’inventaire et de recherche sur l’ensemble des pièces découvertes. Les nouveaux éléments qui ont été révélés, jettent un éclairage nouveau sur cette œuvre singulière. Catalogue publié par le Centre National des Arts Plastiques et Isthme Editions.

--- Off Set #1 : Mathias Schweizer, Vasareline, Entrée du musée

Le CAPC lance  un nouveau cycle  d'expositions consacrées au design graphique.

Off Set, c'est le nom de ce laboratoire, invitera chaque année deux studios ou créateurs émergents, sur une proposition d'Etienne Bernard. Le premier épisode est consacré à Mathias Schweizer, (1974, Suisse, formé à l'école d'Art de la Chaud-de-Fonds, Prix fédéral du Design, ancien membre de Graphistes Associés à Paris). C'est l'occasion d'y découvrir ses tribulations graphiques et typographiques, ses réalisations de commande et ses projets de recherche personnels. L'exposition de Mathias Schweizer, Vasareline,  propose un point de vue critique sur les systèmes de communication visuelle. Entrée du musée

--- Drapeaux Gris : Exposition jusqu’au 18 mars 2007 dans la grande  nef

John Armleder, Lutz Bacher, James Lee Byars, Helen Chadwick, Chen Xiaoyun, Cinema Zero, Tacita Dean, Claire Fontaine, Liam Gillick, Piero Golia, Michael Krebber, Jonathan Monk, Cady Noland, Gabriel Orozco, Seth Price, The Atlas Group/Walid Raad, Allen Ruppersberg, Salon de Fleurus, Wilhelm Sasnal,  Erik Satie, Karin Schneider, Shirana Shahbazi, Kelley Walker, Apichatpong Weerasethakul,  Mario Ybarra Jr. Commissaires Anthony Huberman et Paul Pfeiffer.

=====> Visites : Visites commentées par Myrtille Bourgeois, Gratuites, sur présentation du billet d'entrée les samedis et dimanches, 16 h - Visites sur RDV pour les groupes  auprès du Département des publics 05 56 00 81 78 - Tous les jours sauf les lundis et jours fériés - Tarif : 46€ du mardi au vendredi, 61€ les samedis et dimanches

=====> Tous les mercredis du 10 janvier au 4 avril 2007, de 14 h à 16 h 30. Les Ateliers du mercredi. Le rendez-vous hebdomadaire des 7 – 11 ans avec l'art contemporain. « Brainstorming.» Véronique Laban propose d'explorer ce trimestre les systèmes de l'information, de l'échange, de la communication et la façon dont, d'un point de vue plastique, on peut faire émerger toutes ces notions. Tarif : 31€, sur inscription en décembre.

======> CAPC : Musée d’art contemporain de Bordeaux - Entrepôt Lainé 7, rue Ferrère F-33000 Bordeaux - Information du public : Tél. : 05 56 00 81 50 - Fax : 05 56 44 12 07 - Visites commentées : sam. et dim. 16 h. capc@mairie-bordeaux.fr - www.bordeaux.fr - Information du public : - Tél. : 05 56 00 81 50/94 - Tél. groupes : 05 56 00 81 78 - From: "PLANTIER Martine" <m.plantier@mairie-bordeaux.fr>

 

44) BABEL CAUCASE La caravane... SOIXANTE ARTISTES S'EN VONT EN CARAVANE  A ... GROZNY...

Ca fait longtemps qu'on doit vous dire... Nous partons à la mi avril dans le Caucase, une caravane de 60 artistes, au sens larges, marionnettistes, musiciens, voltigeurs équestres, cuisiniers, cinéastes, plasticiens, et puis syndicalistes, archéologues, chirurgiens et autres rêveurs.. Des camions, des roulottes, une fête foraine bretonne, des jeux, un semi remorque plein de cadeaux et de bazar, Partout, des spectacles, du cinéma, des ateliers, des parades et caranavals - Cinq étapes dans le Caucase trois en Géorgie, une en kabardino balkarie, et puis.... GROZNY où nous serons avec les enfants danseurs de Daymokh, le théâtre dramatique tchétchène, et les enfants et jeunes de Spasiom pakalenie, asso pour jeunes handicapés de guerre, ayant pour beaucoup sauté sur les mines - A Grozny, Jane Birkin nous rejoindra pour un concert exceptionnel..A Tbilissi et Grozny, Lojo sera là aussi.  Et toute la route, nous serons accompagnés par Arte, France Musique et d'autres medias - Une fête aura lieu le 13 avril au Théâtre du Soleil, à Paris; pour lancer la caravane, qui part le 15 avril de Paris - Vous pouvez consulter notre site  www.babelcaucase.com qui retransmettra toute la caravane (voir Babel Téloch et Les ondes, télé et radio qui marchent déjà, et notre gazette !) ou charger le dossier sur notre autre site habituel marcho.net (pas très actualisé !)

Tout le monde est bénévole bien sûr... Nous avons trouvé un peu de sous (CCFD, Secours catholique, Ministère de la culture, attendons des réponses de ECHO et de la ville de Paris) mais avons bien du mal à boucler le budget – Voilà peut-être pouvez vous nous aider à relayer l'info : - le Convoi syndical vient sur la caravane, avec un semi remorque à remplir : nous cherchons des aires de jeux, des jouets, des instruments de musique et puis des jeux traditionnels populaires qu'on voudrait faire repeindre pas des artistes avant le départ. Pas de jouets cassés ou de vieux livres, non, de vrais cadeaux... et aussi des oeuvres d'art.. Une collecte est lancée sur France Musique déjà (Couleurs du monde) - nous lançons une souscription pour les kilomètres à parcourir.. 12 000 kilomètres ! par véhicule bien sûr ! alors offrez nous des kilomètres ! ou aidez nous à trouver qui nous aide à avancer...! (je joins la souscription) Dans l'attente de vos questions, vos nouvelles... de vos conseils, de vos coups de main ! pour Babel Caucase, Mylène Sauloy

=====> La caravane Babel Caucase embarque pour 1 mois de spectacles et rencontres de Paris à Grozny, en passant par la Georgie et la Kabardino-Balkarie. Musiciens, marionnettistes, danseurs, voltigeurs équestres, cuisiniers, infographistes, réalisateurs, chercheurs, plasticiens et peintres partent à la rencontre des artistes et publics du Caucase. Camions, roulottes, semi-remorque et caravanes trimballeront nos artistes sur les routes. Les kilomètres s’enchaîneront, frontière après frontière, pays après pays, spectacles après spectacles. Participez à l’aventure en leur offrant quelques kilomètres de route de plaine ou de montagne, asphaltée ou boueuse, de jour ou de nuit. Babel Caucase est un évenement Marcho Doryila avec la Bizz’art Nomade, Jane Birkin , Lo’jo… Retrouvez les, jours aprés jours, sur http://www.babelcaucase.com.

Nom ………………………………….

Prénom……………………………….

Email ………………………………….

Je désire souscrire au projet Babel Caucase, je joins un chèque de …….€

 qui permettra à un camion de parcourir………...…km. Mon adresse email vous permettra de me tenir informé de l’évolution du projet et de la caravane dans le Caucase.

J’adresse ce courrier à : Marcho Doryila - 30 sentier des grimettes 92 190 Meudon…. (ordre chèque : Marcho Doryila) - From: Marcho Doryila <marchodoryila@yahoo.fr>

 

45) Colloque : « Histoire et avenir de l’aéronautique en Gironde »

Colloque le Samedi 31 mars, 14h, complexe sportif Daniel Colombier, à Mérignac*, organisé par l’Institut CGT d’Histoire Sociale.

=====> Le conflit Dassault de 1967

Depuis de nombreuses années, le personnel de Bordeaux exigeait l’alignement du salaire sur celui de la région parisienne. Le 1er décembre 1966, commençait un conflit qui allait durer trois mois et se terminer par une victoire totale. Un pas décisif fut franchi dans la parité des salaires. Ce conflit a marqué l’opinion publique bordelaise par sa longueur, son sérieux, sa responsabilité, par le soutien sans faille de tous les courants d’opinion, du Parti communiste à la hiérarchie catholique. Il fut surtout marqué par un lockout de 28 jours durant lesquels les « Dassault » occupèrent les rues de Bordeaux et la Une de la presse locale.

=====> Quel avenir pour le bassin aéronautique bordelais ?

Ce conflit de 1967 permit aussi de poser la question de l’industrialisation de la région bordelaise après le déclin du port et de la construction navale Les exigences sociales non satisfaites ne sont-elles pas aussi cause de déclin industriel ? Les stratégies industrielles n’engendrent-elles pas de nouvelles solidarités et batailles syndicales, associatives, avec la population et des engagements des institutions politiques ? La restructuration de la Sogerma est-elle un signe avant-coureur de déclin ?

=====> Première partie

Un film ouvrira ce colloque et le premier débat, animé par Bernard Broustet, journaliste de Sud-Ouest, portera sur le conflit des « Dassault » avec la participation de François Dubet, sociologue, professeur à l’université de Bx II, l’Abbé André Joubert de la communauté chrétienne, soutien très actif lors du conflit, Simone Rossignol, première adjointe à la mairie de Bègles lors du conflit, José Juste, secrétaire CGT à Dassault Mérignac de 1962 à 1968, Guy Joubert, secrétaire CGT Dassault Mérignac de 1968 à 1975, Pierre Delcampo, secrétaire CFDT de 1957 à 1990.

=====> Deuxième partie

Débat sur le thème de l’aéronautique, son implantation, son avenir avec la participation de Jean-François Gargou, président du CESR, Benoît Berger, directeur Dassault Aviation Mérignac, Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, Alain Delmas, secrétaire régional CGT, Luc Paboeuf, secrétaire de l’UD-CGT.

=====> Un vin d’honneur clôturera cet après-midi consacré à l’histoire et l’avenir de l’aéronautique dans notre département. Porteurs de l’initiative :

Lucien Gay, pré sident de l’Institut d’Histoire Sociale CGT 33 - Christiane Rouanet, secrétaire de l’Institut Georges Gili, responsable chargé des questions de l’environnement du colloque, Nuria Gimenez, responsable du secrétariat.

=====> Partenaires : Conseil régional, Conseil général, Mairie de Mérignac,

Mairie de Martignas sur Jalles, MFA, Velda, Lillet, AIS, Intermarché, Excelbis.

* ancien complexe sportif des CE Dassault, 12, allée des Acacias - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 15 Février 2007 - No 1677 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

46) THEATRE de l’ONYX : Un roi hors du commun

L'Onyx programme, à partir de ce soir, « Le roi de Patagonie ». -- Un spectacle loufoque sur l'histoire d'un Périgourdin devenu souverain au XIXe

Un roi hors du commun : Delphine Vacher

La première ce soir, jeudi, pour « Le roi de Patagonie »

PHOTO ERIC DESPUJOLS

Sur la scène de l'Onyx, les comédiens répètent la scène du tribunal. Une scène comique mélangeant des acteurs et des marionnettes, dans laquelle un général chilien interroge, sans ménagement, le roi de Patagonie qui refuse de renoncer à son statut. La nouvelle pièce jouée à l'Onyx est inspirée de l'histoire incroyable mais authentique d'Antoine de Tounens, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Originaire de Périgueux et diplômé de droit à Bordeaux, il débarque au Chili pour réaliser son rêve : devenir roi. « Il est plébiscité par les Indiens et monte sur le trône sans un seul coup de fusil » raconte Guy Suire, auteur du texte et metteur en scène. Très vite, le pouvoir chilien verra d'un mauvais oeil cet étrange personnage qui nomme même des ministres et rédige une constitution. Il sera emprisonné avant d'être rapatrié en France, et tentera sans succès et, à plusieurs reprises, de revenir dans son royaume.

=====> Un spectacle burlesque. Ce parcours sera raconté par quatre comédiens qui interprètent une quinzaine de personnages. « C'est une histoire qui circule dans la région » explique Guy Suire, « ce qui m'a plu, c'est le côté Don Quichotte et rêveur du personnage qui est quand même devenu roi d'un territoire deux fois plus grand que la France ». Mais celui qui en est à sa 17e pièce n'a pas voulu faire une biographie traditionnelle. « La pièce, sous forme de cabaret, est plutôt burlesque. Les comédiens chantent et il y a des marionnettes géantes » ajoute-t-il. Depuis début février, trois comédiens et une comédienne ont donc travaillé leur texte et leur accent espagnol, afin d'offrir au public une pièce drôle mais aussi ancrée dans des préoccupations actuelles. Dans la scène du tribunal, des remarques sur la fracture sociale ou l'ingérence sont ainsi glissées. « Le roi de Patagonie » se joue du 1er au 31 mars les jeudis, vendredis et samedis, à 20 h 32. Tarif plein : 14 , et tarif réduit : 10 . Réservations à la Fnac et à l'Onyx (05.56.44.26.12).

http://www.sudouest.com/010307/vil_gir_bordeaux.asp?Article=010307a78893.xml

- Journal Sud Ouest Edition de la Gironde – Rédaction - Tel : 05.56.00.33.33. - Fax : 05.56.00.35.55. 1 place Jacques Lemoîne 33 094 Bordeaux Cedex - Hubert Barat (rédaction Internet) <h.barat@sudouest.com> Frédéric Sallet (rédaction Internet) <f.sallet@sudouest.com> - Merci d'adresser vos communiqués à l'adresse : contact@sudouest.com - Petites annonces : Tel : 0810.33.44.55. - Standard : Tel : 05.56.00.33.33. - Publicité sur Sudouest.com : Marion Fitte Tel : 05 56 00 34 04 – Le site : http://www.sudouest.com/

 

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         & Echos de Gironde &

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47) CGT Ford : Mobilisons-nous !

Selon la Direction, Ford est malade financièrement et n’est donc plus capable d’investir… C’est faux! A l’appel de la CGT Ford, les salariés, la population, des élus ont manifesté leur détermination pour des solutions innovantes pérennisant le site et les emplois. Ford investit beaucoup dans les pays émergeants et aux USA car sa stratégie est de continuer à faire autant de profits qu’elle en a fait sur notre dos depuis des décennies. Si Ford réalise des pertes colossales ce n’est pas la faute des salariés. L’essentiel des pertes financières est dû au financement des plans de suppressions d’emplois et fermetures d’usines aux USA. La stratégie actuelle de Ford est strictement liée à des objectifs financiers qui sont en opposition avec la satisfaction de la clientèle et de celle des besoins humains. Nous sommes capables, ensemble, de modifier cette stratégie et d’obtenir du travail pour pérenniser le site et les emplois. D’autres

 travailleurs, avec leurs organisations syndicales et

 l’appui de la population, ont réussi à contrarier les stratégies patronales en imposant des solutions innovantes. Les Nestlé à Marseille, la Sogerma à Mérignac... Nous pouvons chez Ford réussir avant qu’il ne soit trop tard, car ce n’est pas le jour où Ford annoncera la fermeture qu’il faudra se décider ensemble à faire quelque chose, il sera alors trop tard. Dès demain, nous aurons dans notre usine 24 000 m2 de disponibles. Revendiquons ensemble des investissements conséquents, c’est pour notre avenir, celui des plus jeunes, de nos enfants... syndicat.cgt.ford@wanadoo.fr - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

48) FORD : L’emploi au coeur

A l’appel de la CGT Ford, les salariés, la population, des élus ont manifesté leur détermination pour des solutions innovantes pérennisant le site et les emplois. Malgré le temps plus que maussade, plus de 250 personnes se pressaient samedi 24 février sur le parking de la poste de Blanquefort avec l’emploi au coeur, et d’abord celui des travailleurs de Ford, entreprise installée depuis longtemps sur la Zone Industrielle. Le syndicat CGT a donc décidé de passer la vitesse supérieure pour défendre l’outil de travail ; il en appelle directement à la population. Au cours d’une prise de parole, Marc Dupéré, responsable syndical, a dénoncé l’attitude des directions patronales qui s’en prennent à l’emploi en prétextant d’une conjoncture défavorable et en avançant des choix plus que contestables, mais qui restent silencieuses sur les aides publiques et les bénéfices engrangés en trente ans. Au nom de la CGT, il a appelé à la mobilisation avant qu’il ne soit trop tard car le déclin actuellement organisé conduit droit à la fermeture du site Ford dans une perspective rapprochée. Les manifestants ont ensuite parcouru les rues du centre en un cortège empreint de dignité et de gravité, animé de sifflets et de mots d’ordre, signes d’une combativité à la hausse.  Aux côtés des travailleurs et de leurs familles, on notait la présence de nombreux militants et élus du PCF. Rien d’exceptionnel à cela, les communistes ayant depuis toujours relayé les préoccupations des travailleurs de Ford et soutenu leurs luttes. Comme la solidarité se conjugue aussi avec la mémoire, une délégation d’« anciennes » de St Jo avait tenu à être là (Salut, Annie !).Vincent Feltesse, maire PS de Blanquefort, ainsi que plusieurs adjoints et conseillers municipaux ont participé de même au rassemblement et à la manifestation. On s’est donné à nouveau rendez vous le 10 mars sur le parking de l’entreprise, pour une nouvelle étape, à l’appel cette fois-ci de l’intersyndicale. Jean-Jacques Crespo - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

49) CUB : Cellule de crise nécessaire pour assurer un avenir industriel à la Gironde

Max Guichard, président du groupe communiste, a expliqué pourquoi son groupe ne voterait pas la délibération proposée (extraits). « Cette délibération (une subvention au salon de la BD) est hors de nos compétences, même habilement habillée du costume du développement économique. Par contre, s’il est une compétence pour laquelle nous devons tous être disponibles, c’est bien le maintien, le renforcement même, du tissu industriel existant en lien avec la recherche et la formation, socle d’un développement économique présent et à venir. C’est bien ce qui est mis à mal au travers de la mise en cause de productions aussi diversifiées que Sogerma, Solectron, les laboratoires Ruffié, First Metal, Soferty, notamment. Aujourd’hui, avec Ford, c’est un maillon essentiel de notre capacité industrielle régionale qui est en voie de désintégration : 1 500 emplois ont déjà disparu, 2 000 (totalité du site) sont en grave danger et avec les emplois induits, 12 000 à 15 000 emplois risquent disparaître. Nous sommes tous conscients ici, qu’au-delà des drames humains, essentiels dans notre appréhension de cette catastrophe annoncée, c’est aussi un drame économique pour tout notre territoire. Pour la CUB, c’est ainsi 8 % de la TPU, une de ses recettes essentielles, qui volerait en éclat avec toutes les graves conséquences en matière de réponse aux besoins pour nos populations.

===è Obliger à un retour sur investissement public

C’est notamment pour cela que les dirigeants de Ford, qui auront bénéficié de très grandes largesses publiques (subventions directes, foncières, aménagement voirie…) doivent être mis devant leurs responsabilités, afin de participer, de manière concrète, à la pérennisation de ce site industriel, y compris dans la diversification de production, si tel doit être le cas. Discuter, négocier pied à pied avec ces dirigeants, est donc plus que nécessaire et utile. Mais en rester là, serait se priver d’un atout majeur qui est l’expérience, l’intelligence individuelle et collective des salariés et de leurs organisations syndicales. Car en effet, eux, au contraire de leur direction, ils n’ont pas failli. Ils ne doivent donc pas devenir les victimes expiatoires d’un capitalisme où la finance prend le pas sur le développement industriel. Nous croyons à la capacité politique à modifier cet ordre inique, savamment organisé par et pour quelques uns. Mais pour cela faut-il, comme pour EADS-Sogerma, que les principaux intéressés puissent être partie prenante de ce qu’est et sera tout simplement leur vie. Cette expérience doit d’ailleurs attirer notre attention afin que nous ne prenions aucun retard dans cette démarche d’écoute des salariés.

===è Les salariés, l’atout majeur

Ils sont porteurs de propositions de développement et de diversification : véhicules

 électriques-hybrides,

 coopération avec d’autres constructeurs français ou européens, investissement pour des productions diversifiées en lien ou hors du champ industriel de l’automobile. Cette main d’oeuvre, dont la qualification est reconnue par tous, adossée à une politique de formation, peut être ainsi l’atout majeur de cette reconquête industrielle sur ce site et préfigurer ainsi le devenir d’une sécurité d’emploi et de formation tout au long de la vie, capable de n’être plus sous le couperet des insupportables aléas conjoncturels et des marchés financiers. Nos institutions publiques doivent jouer ce rôle politique majeur. Voilà pourquoi, nous demandons d’activer la cellule de crise déjà décidée lors d’un précédent conseil de CUB, avec la participation effective des représentants des salariés de Ford. Il y a urgence ! Il y a quelque mois, ici, nous étions tous devenus des Sogerma. Aujourd’hui, nous devons tous devenir des Ford, avec la même dynamique. Et bien entendu, sans cacher artificiellement nos divergences sur les causes d’un tel drame, nous devons développer une forte solidarité d’intérêt, en lien avec les salariés et la population. C’est bien là le gage d’un très possible dépassement de cette crise. » - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

50) « Les enfants, va falloir choisir entre papa et maman… » par Laure Vignau.

La place des femmes en politique est en train d’évoluer... tout naturellement, elles se présentent, sont élues, dirigent, proposent... Nous les femmes, on n’est pas des anges, ni mieux, ni pire que les messieurs. Des femmes se sont illustrées dans l’histoire, des meneuses dures et tyranniques, Catherine la grande de Russie, Thatcher... peut-être Hilary Clinton (Au secours !). La place des femmes en politique et aux postes de direction, c’est simplement une question de justice, on existe, c’est tout. C’est comme le droit de vote des résidents étrangers, citoyens qui paient leur impôts, participent à la vie sociale du pays : ils existent, c’est tout. Alors pourquoi le débat politique est-il si graveleux ? Pourquoi la manière de parler d’un candidat est différente selon son sexe ? Pourquoi les boulettes de Jacques Chirac plaisent plus que celles de Ségolène ? L’UMP a commencé sa campagne depuis longtemps, avec son champion toutes catégories, vie privée publique, propos limites racistes et simplistes, « peoples » riches et célèbres, les drapeaux, les tongs et les teeshirts... Le parti socialiste a suivi avec LA FEMME, elle est belle, calme, posée, parle simplement, elle aussi fait ses petites apparitions dans les médias « people ». Y’en a même qui disent qu’elle apporte de la fraîcheur dans l’image des politiques. Après le paternalisme, le parti socialiste invente le maternalisme en politique. C’est une maman, Ségolène, elle explique bien les choses. Comme on ne dit pas tout aux enfants, elle aussi, elle estime que parler des moyens de sa politique, où elle va prendre l’argent, c’est préférable de ne pas nous en parler. Comme il faut canaliser les enfants, elle canalise : le SMIC à 1 500 €, ce sera brut et sur 5 ans... etc, etc. Le PS a fait le choix, une fois de plus, de l’image et du programme moisi. L’UMP celui du populisme. Voilà leur manière de tirer les leçons du 21 avril. Pour le PS, « l’image » de Jospin n’était pas bonne, le programme et leur politique au gouvernement, c’était un « détail ». Pour l’UMP il s’agit d’utiliser quelques atouts de Le Pen, le père autoritaire. Heureusement y’a François Bayrou, le grand frère ! Ne vous inquiétez pas, il va prendre le meilleur de papa et le meilleur de maman. Oui bon, c’est bien gentil tout ça, mais c’est quand qu’on fait de la politique ? Mieux vaut en rire certainement, mais sincèrement ça m’inquiète, et d’autant plus que la gauche anti-libérale se déchire. Celle qui devait s’en foutre de l’image, de qui se présenterait, parce que le plus important c’était le programme... Si les 3 B (Besancenot, Bové, Buffet) ont leurs signatures pour se présenter, j’aimerais pas être à la place des électeurs ! Heureusement pour moi, j’en connais une «B» et je sais pour qui je vais voter. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

51) AIA : Motion du Conseil général

Présentée par J.J. Paris, elle a été adoptée à l’unanimité Les salariées de l’Atelier Industriel Aéronautique de Bordeaux sont inquiets concernant l’avenir de leur établissement. Ils sont membres du Service de Maintenance des Armée (SMA) et celui de Bordeaux a comme activité principale la maintenance des moteurs des aéronefs de nos armées, d’expertise et d’essais. Or, depuis le lancement de la réforme de la Direction Générale de l’Armement (DGA) et la création du SMA, les salariés assistent à une accélération de l’externalisation et à une augmentation de la sous traitance. Elles entraînent de fait une diminution des effectifs, une perte de compétence, de maîtrise technique et stratégique. La Ministre de la Défense a confié une mission à l’Inspecteur Général de l’Armement sur la maintenance aéronautique militaire. Si quelques pistes ont été présentées aux salariés, ils s’interrogent sur la question du rattachement de leur établissement, de sa mission et l’emploi. La politique d’externalisation n’est pas remise en cause, livrant ainsi les plans de charge des AIA aux industriels privés. Pourtant le secteur n’est pas en crise et rien ne justifie ces orientations. Au contraire, tout invite à la création d’un pôle public national de défense qui permettrait à la Nation de se réapproprier la maîtrise publique des industries d’armement, de réaffirmer le rôle et les missions des armées, de leurs structures de soutien dans un concept de défense nationale et citoyenne. Ainsi, ne pourrait-on envisager des compléments de charges pour assurer l’avenir du SMA et plus particulièrement des AIA. Sans sortir de leurs missions étatiques, ils pourraient assurer la maintenance des différents aéronefs qui équipent les services publics, de la sécurité civile, du SAMU ou de la gendarmerie. Notre département subit les dégâts occasionnés sur l’environnement par de

 nombreux armateurs qui polluent notre littoral. Quels moyens pour assurer la surveillance côtière ? La lutte contre les incendies nécessiteraient un plus grand nombre d’aéronefs. La construction et l’aménagement de ces appareils pourraient être réalisés par des établissements industriels français et leur maintenance effectuée par le SMA. Le Conseil Général de la Gironde demande à la Ministre de la Défense les mesures qu’elle compte prendre pour pérenniser et développer les missions du SMA et plus particulièrement de l’AIA de Bordeaux. Il assure de son total soutien les salariés de l’AIA de Bordeaux. Alain Bocquet, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, a interpellé la ministre de la Défense en ce sens. Il sera présent le 8 mars à Bordeaux pour rencontrer les salariés de l’AIA et de Ford. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

52) Chambres d’Agriculture en Gironde : La CGT à la première place

Dans le collège des salariés de la production agricole, la CGT, avec 41,62 %, remporte tous les sièges soit 4 élus sur les 4 sièges à pourvoir. Remerciant les 2 481 électeurs de l’agriculture ayant voté pour la CGT, l’organisation syndicale note qu’elle obtient la progression en voix la plus importante par rapport à 2001. Et ce, malgré 4 000 inscrits en moins, dus au refus du ministère de l’Agriculture de donner les moyens à cette campagne électorale nationale (pas d’affiches, pas de panneaux, pas de moyens aux candidats salariés, pas d’expression dans les médias, refus d’informer les électeurs alors que ce vote se faisait pour la 1ère fois par correspondance). Les salariés ont quand même réussi à exprimer leur colère pour être entendus dans l’élaboration des politiques agricoles alors que leur travail est méprisé par ce patronat du MEDEF agricole qu’est la FNSEA. Ils ont manifesté ainsi leur exigence de l’ouverture de véritables négociations sur les revendications salariales, contre la précarité, pour faire connaître les métiers de l’agriculture et leurs qualifications, la santé, la prévention au travail et le développement de la protection sociale avec la MSA. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

53) Education : Pour l’école de l’égalité

Le projet du gouvernement d’EPEP remet en cause les bases du service public d’éducation à l’école élémentaire et maternelle. Le projet du gouvernement de créer, à titre expérimental, des Etablissement Publics d’Enseignement Primaire (EPEP) est moins médiatique que le débat sur la grammaire ou le calcul mental mais constitue une tentative radicale de remise en cause

 des modes de fonctionnement du service public d’éducation à l’école élémentaire et maternelle.

======> Méthode antidémocratique

Une fois de plus, la méthode adoptée par le ministre pour faire passer son projet illustre bien la conception « sociale » du gouvernement. Ainsi, le décret évite tout débat parlementaire. Au Conseil Supérieur de l’Education seul le MEDEF a soutenu ce texte rejeté par l’ensemble des organisations syndicales enseignantes et les associations de parents d’élèves, mais la loi n’oblige pas le ministre à suivre l’avis du CSE. Même l’association des Maires de France est très réticente.

=====> Transfert de compétences

L’école primaire, la « communale » est depuis l’origine sous une double responsabilité : le recrutement et la formation des enseignants et les programmes d’enseignement sont placés sous la responsabilité de l’Etat ; les locaux, les activités péri et post scolaires sous celle des collectivités territoriales. Le projet remet en cause cet équilibre en faisant du conseil d’administration (50 % d’élus locaux, 30 à 40 % de représentants d’enseignants, 10 à 20 % de parents) le pivot de l’organisation scolaire du 1er degré : il crée un nouveau territoire de gestion de l’école avec des compétences qui remettent en cause l’organisation nationale du tissu éducatif. Le nombre d’écoles, les localités concernées seraient de la compétence des élus locaux après accord des autorités académiques. Le conseil d’administration aurait compétence sur le projet d’établissement et sur le recrutement des personnels non enseignants. Il adopterait le rapport sur les résultats des élèves, l’efficience des dispositifs d’accompagnement scolaire (jusqu’ici du domaine exclusif de l’inspection pédagogique). Il donnerait son avis sur la structure pédagogique des écoles et fixerait les modalités de participation des parents à la vie scolaire. A terme, ce sont les groupes de pression locaux (politiques, associatifs…) qui détermineraient la structure - le contenu ? – de l’enseignement dispensé localement. Ce sont aussi les politiques communales qui seront remises en cause : dépenses imposées par l’EPEP dans le cadre de l’intercommunalité, nouveaux transferts de charges par les financements des personnels recrutés, les projets adoptés… Les transports scolaires, les fournitures scolaires, l’entretien des bâtiments ne seraient plus de la responsabilité des communes mais de l’établissement public. De nouvelles missions de service public seraient de fait externalisées, la commune étant contrainte au financement.

======> Choix de la ségrégation

C’est bien le choix d’une école encore plus ségrégative ou chaque enfant ne recevra pas les mêmes enseignements, les mêmes aides pour sa scolarité, n’aura pas les mêmes chances d’accéder à une formation de haut niveau. Le Parti Communiste Français exprime son opposition à ce projet. Il appelle les enseignants, les parents, les élèves à se rassembler et imposer des propositions novatrices pour lutter contre les inégalités et permettre l’accès à une culture commune pour tous. Dans cet esprit, il met en débat les propositions formulées dans son Projet pour une école de l’égalité, de la justice et de la réussite pour tous. www.mgbuffet.org - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

54) Une autre politique à gauche : Programme de ruptures, suite…

Pour tous ceux qui veulent mener une campagne de proximité argumentée, précise, prenant en compte l’urgence sociale et les moyens pour y répondre. Et pour tous ceux qui interpellent la candidate sur ses propositions.

===è 8. L’école et la recherche, priorité nationale

Je crois profondément en un service public d’éducation, laïque et véritablement gratuit. A l’heure où la connaissance joue un rôle croissant dans la société, la qualité du système éducatif et de la recherche est l’atout essentiel d’un pays développé. Elle permet l’épanouissement et le développement des capacités de chacun.

--- Pour faire réussir chaque jeune

• L’abrogation des lois Fillon et De Robien.

• La création d’un Fonds national de lutte contre les inégalités à l’école pour combattre l’échec scolaire.

• Le droit à la scolarité en maternelle dès l’âge de deux ans.

• L’abandon du socle commun a minima et la promotion d’une culture commune de haut niveau.

• Un budget de l’Éducation nationale porté à 7 % du PIB.

• Le recrutement et la formation sur cinq ans de 150 000 enseignants et 5 000 personnels d’accompagnement. Je propose un enseignement supérieur démocratisé avec de larges moyens consacrés à la vie étudiante, par :

• La garantie nationale de diplômes reconnus dans le cadre d’une harmonisation européenne.

• Le statut de l’étudiant.

• Une loi de programmation sur cinq ans de rénovation et de construction de bâtiments universitaires.

Reçue par les États généraux de la recherche, j’ai apporté mon total soutien aux revendications défendues par les chercheurs et aux textes publiés par le collectif « Sauvons la recherche ». Avec la communauté scientifique je propose que l’effort public de recherche soit doublé sur une législature.

--- Doubler l’effort de recherche

• En exonérant de la TVA les établissements de recherche.

• En reconnaissant le rôle essentiel des organismes publics et notamment du CNRS.

• Afin de mettre en œuvre les objectifs des États généraux de la recherche.

===è 9. Une ambition pour la culture, un vrai statut pour les intermittents

Il n’y a pas de progrès social sans un développement des arts et de la culture qui puisse être partagé par toutes et tous. Cela nécessite un effort sans précédent en faveur de l’éducation, un véritable statut pour celles et ceux qui travaillent dans ce secteur, une aide publique renforcée pour une création et une diffusion dégagées des logiques commerciales et financières, une réelle diversité des oeuvres proposées dans les grands moyens de communication.

--- Je propose plusieurs mesures immédiates :

• Le vote d’une loi permettant de rétablir dans leur droit les intermittents.

• La révision de la loi concernant Internet afin de préserver la copie privée, le droit à l’échange libre, la rémunération des auteurs et des artistes par la mise en place de plates-formes publiques de téléchargement et la taxation des activités commerciales.

• La réunion d’états généraux du spectacle vivant pour élaborer une loi cadre permettant une véritable démocratie culturelle qui rassemble dans des constructions communes, créateurs, artistes, et citoyens.

--- Je défendrai des mesures fondamentales :

• A l’école : apprentissage de la langue maternelle, de la langue de ses parents, des langues régionales, enseignement artistique rétabli ainsi que la présence des artistes.

• La création d’un ministère de l’éducation populaire.

• La dépense publique en matière de culture sera portée à 1 % du PIB (augmentation moyenne de 10 % par an). La France veillera à maintenir la culture comme une exception aux règles du tout-marchand de l’OMC.

• L’aide sélective à la création cinématographique, les aides à l’édition et à la librairie indépendantes seront renforcées. Le droit de présentation – permettant de rémunérer les plasticiens lorsqu’ils exposent – sera réellement appliqué.

• L’effort public en faveur de la numérisation des oeuvres du patrimoine sera développé, l’aide à l’équipement numérique de toutes les salles culturelles et sociales aussi.

• La publicité sera supprimée en trois ans sur les chaînes publiques, taxée plus fortement dans le privé pour mettre fin au diktat de l’audimat à la télé et redonner une visibilité aux oeuvres de création à des heures de grande écoute.

======> Infos campagne net : www.mgbuffet.org

Signez en ligne l’appel à voter Marie-George Buffet ou envoyer votre signature à : comitesoutienmgb33@free.fr

sous la forme Prénom NOM, Qualité(Profession, Elu, Militant….),Ville ou Commune

- Inscription à la liste d’information du Comité Départementale :

mailto:comitesoutienmgb33-request@ml.free.fr?subject=subscribe

- N’hésitez pas à envoyer des contributions sur les raisons et le sens de votre engagement pour la candidature de  la gauche Populaire et antilibérale, elles seront répercutées sur le Blog Universitaire, le Blog Girondin, et dans les Nouvelles de Bordeaux.

- Meeting avec Marie-George BUFFET  à Bordeaux-Lac le Samedi 10 Mars à 17h00 au Palais de Congrès

--- a vos blogs

Déjà, plusieurs blogs ont été créés par des girondins :

http://gironde.gauchepopulaire.fr

http://soutienunivbx.gauchepopulaire.fr

http://coutras.gauchepopulaire.fr

http://fonfon.gauchepopulaire.fr

http://fabien33.gauchepopulaire.fr

Les blogs sont très simples à réaliser. Ils permettent d’alimenter le débat et d’ouvrir un espace de réflexion plus large sur l’espace médiatique.

Ne laissons pas le PS et L’UMP monopoliser cet espace. Gironde : www.gironde.pcf.fr - Vous pouvez bien sûr continuer à écrire à PCF - 15, rue Furtado - 33800 Bordeaux, Tél. 05 56 91 5 06.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

55) Science, Culture, recherche : Pour une option anticapitaliste responsable

Appel en faveur de M-G Buffet, par Jean-Pierre Kahane, mathématicien, Claude Mazauric, historien, Yvon Quiniou, philosophe. « Les intellectuels, pour autant qu’ils aient une conception exigeante de leur fonction, sont à nouveau confrontés à une situation politique lourde de dangers pour les valeurs auxquelles ils sont attachés. Accepteront-ils une société dominée par un capitalisme féroce, incarnée par Nicolas Sarkozy, soumise au modèle américain et visant à imposer la loi du profit aux diverses activités culturelles, de la science à l’art et aux formes multiples de création, en passant par l’enseignement et la recherche, niant ainsi ce qu’elles peuvent apporter par elles-mêmes à l’humanité en dehors de toute visée mercantile ? Pour nous, il est clair que non : de ce côté-là, c’est la bêtise et l’appauvrissement de l’esprit qui nous attendent. Accepteront-ils, par réalisme tactique et pour éviter le pire, de soutenir sans réserve une candidate socialiste dont le projet, malgré diverses proclamations, tend à accepter la logique libérale, et qui a du mal à entendre la demande sociale d’égalité, de justice et de progrès qui travaille la société française ? Pour nous, il est clair aussi que non. Reste le refus intransigeant du capitalisme sur le long terme, quelle que soit la souplesse stratégique dont il faille faire preuve pour y mettre fin si l’on tient compte de l’état des consciences et des rapports de forces. La division de l’extrême gauche a, malheureusement, mis fin, provisoirement, à l’espoir d’un rassemblement antilibéral né du référendum sur l’Europe en 2005 qui aurait pu s’inscrire avec force dans cette perspective. Pourtant, les changements ne peuvent attendre. Dans ce contexte, le seul vote conforme au choix d’une option anticapitaliste responsable nous paraît être celui de M.-G. Buffet. En votant pour elle au premier tour de l’élection présidentielle, nous avons le sentiment de ne pas fuir dans l’incantation verbale et de pouvoir peser ensuite sur l’avenir de l’ensemble de la gauche. C’est donc la seule manière de maintenir ouverte, dès aujourd’hui, la perspective politique que nous voulons pour demain : une société débarrassée des contraintes aliénantes de l’argent, faisant de l’épanouissement de chacun son objectif, et mettant, du même coup, l’intelligence de tous et sous toutes ses formes au centre des transformations sociales. »

======> 40 étudiants, universitaires, chercheurs Premiers signataires de l’appel.

Arambourou Clément, étudiant Sciences-Po Bordeaux, Mérignac

Audin Jacques, ingénieur d’études CNRS, Syndicaliste, Bouliac

Belougne Dominique, assistantingénieur, Bx 2, Bègles

Bezard Erwan, chercheur, Bordeaux

Boisson Loïc, étudiant en Sciences de l’Education Bx 2, Resp. JC Gironde, Bordeaux

Boivinet Simon, étudiant en Sciences Physique et Chimie, Bx1, Floirac

Bouali Mickael, étudiant en Histoire, Bx III, Floirac

Bouthier Daniel, professeur en sciences du sport, IUFM d’Aquitaine, Andernos

Cameleyre Marie-José, ingénieur d’études au service culturel de Bx III

Cendres Gérard, enseignant en Droit à Bx IV, Syndicaliste, Bruges

Claustrat Jean-Marc, technicien, Bx II, Syndicaliste, Cabara

Claverie Gérard, ingénieur CNRS

Conant Ingrid, étudiante en Art et Spectacle, Bx III, Bordeaux

De Dietrich Yves, enseignant en Droit, IUT Michel Montaigne Bx III, Espiet

Dewoghelaire Julien, étudiant Sciences-Po Bordeaux, IEP, Bordeaux

Elorri Julie, étudiante Sciences- Po, Bx IV, Bègles

Elorri Sophie, étudiante en Sciences Comptables, Bx IV, Bordeaux

Eyssautier Odette, directrice honoraire de l’IUT de Bx III, viceprésidente de la CUB, Pessac

Fournier Marguerite, agent administratif Bx II, Bègles

Gai Christian, retraité, IUT Bx III, Yvrac

Garcia-Audin Liliana, ingénieur CNRS, Bouliac

Garnier Lolita, étudiante en Sociologie, Bx II, Bordeaux

Gay Fabien, étudiant en Master 2 d’Histoire, Bx III, Bordeaux

Gehin Jean-Baptiste, étudiant en Sciences et Vie de la Terre, Bx I, Talence

Gros Serge, technicien, Bx I, Syndicaliste, Mérignac

Haar Stéphane, étudiant Sciences-Po Bordeaux, Bx IV, Bordeaux

Henrioux Marie-José, Bibliothécaire retraitée, Eysines

Kallenbach Alexander, étudiant en Histoire, Bx III, Bordeaux

Kreissler Marc, universitaire Bx I, retraité, Talence

Laraigne Michel, assistant-ingénieur, Bx III, Syndicaliste, Pessac

Laulan Odin, étudiant en Mathématiques, Bx I, Talence

Lecoutier Sven, étudiant en Droit, Bx IV, Cabanac

Marret Jean, maître de conférences, Sciences de Gestion, IUT Bx IV, Gradignan

Monllor Sarah, technicien supérieur INRA, Bègles

Nercam Jean-Pierre, universitaire retraité, directeur honoraire de l’IUT Bx III, Bordeaux

Olivier Michel, professeur de Mathématiques, Bx I, Pessac

Paris Priscillia, étudiante, Bègles

Regonesi Benjamin, étudiant en Langues étrangères, LC Russe, Bx III, Bordeaux

Roland Julien, étudiant, Bègles

Vives Jacqueline, assistante-ingénieure, CNRS

Zerbato Michel, maître de conférence en sciences économiques, Bx IV, Pessac

======> Comité d’initiatives et de Soutien des Universités et des Centres de Recherche Bordelais :

Rencontre lundi 12 mars à 18h30 au Café de l’Horloge à Talence (Barrière St-Genès).

Plusieurs rencontres dans les jours qui viennent:

Jeudi 8 mars à 12h15 à l’UFR de Math Salle 300 à Bx1 avec Michel Olivier,

Lundi 12 mars à 18h30 réunion du Comité Universitaire au Café de l’Horloge à Talence (Barrière St-Genès)

Jeudi 15 mars à 12h15 à l’IUT B Carrières Sociales à Talence avec Yves De Dietrich

Mardi 20 mars à 18h30 un apéro/débat chez Odette Eyssautier à Pessac,

Jeudi 22 mars à 12h15 à l’ISPED Bx 2 avec Dominique Belougne,

Un plan de travail pour distribuer le tract invitation au Meeting du

10 mars :

RU des Capucins le mercredi 28 février à 12h

RU de Carreire le jeudi 1er mars à 12h

Resto du CNRS le vendredi 2 mars à 12h

RU1 le lundi 5 mars à 12h

RU2 le mardi 6 mars à 12h

RU3 le mercredi 7 mars à 12h

Si vous souhaitez vous associer aux comités de soutien et signer l’appel, si vous souhaitez que nous organisions avec vous une rencontre avec quelques collègues pour un échange sur les enjeux des élections

Contact et signatures : SoutienUnivBx2007@free.fr

Blog : http://soutienunivbx.gauchepopulaire.fr/

=====> Collectif Universitaire de Bordeaux

Vendredi 9 mars, 18h30, Café de l’Horloge, Barrière Saint-Genès à Talence.

Point sur la préparation des législatives en Gironde et la volonté de construire des candidatures unitaires. Le collectif universitaire, pour les présidentielles et législatives, compte-tenu de la diversité des positionnements, tient à conserver un cadre unitaire qui permette à toutes les sensibilités antilibérales de continuer à débattre et agir ensemble à partir des 125 propositions élaborées et de la démarche « Ambitions et stratégie ».

======> Infos campagne net : www.mgbuffet.org

Signez en ligne l’appel à voter Marie-George Buffet ou envoyer votre signature à : comitesoutienmgb33@free.fr

sous la forme Prénom NOM, Qualité(Profession, Elu, Militant….),Ville ou Commune

- Inscription à la liste d’information du Comité Départementale :

mailto:comitesoutienmgb33-request@ml.free.fr?subject=subscribe

- N’hésitez pas à envoyer des contributions sur les raisons et le sens de votre engagement pour la candidature de  la gauche Populaire et antilibérale, elles seront répercutées sur le Blog Universitaire, le Blog Girondin, et dans les Nouvelles de Bordeaux.

- Meeting avec Marie-George BUFFET  à Bordeaux-Lac le Samedi 10 Mars à 17h00 au Palais de Congrès

===è a vos blogs

Déjà, plusieurs blogs ont été créés par des girondins :

http://gironde.gauchepopulaire.fr

http://soutienunivbx.gauchepopulaire.fr

http://coutras.gauchepopulaire.fr

http://fonfon.gauchepopulaire.fr

http://fabien33.gauchepopulaire.fr

Les blogs sont très simples à réaliser. Ils permettent d’alimenter le débat et d’ouvrir un espace de réflexion plus large sur l’espace médiatique.

Ne laissons pas le PS et L’UMP monopoliser cet espace.

Gironde : www.gironde.pcf.fr

Vous pouvez bien sûr continuer à écrire à PCF - 15, rue Furtado -

33800 Bordeaux, Tél. 05 56 91 5 06.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

56) Collectif antilibéral du libournais : Débat public

Les participants ont débattu sur la situation à ce moment de la campagne présidentielle. Après avoir examiné les lignes principales du programme pour un rassemblement anti-libéral porté par M.G Buffet, la discussion a permis ensuite d’approfondir plusieurs thèmes. Tous les candidats proposent des mesures, parfois proches dans l’énoncé brut. Mais ce qui fait la différence, c’est leur financement replacé dans une perspective politique et environnementale. Le flou dans lequel on voudrait nous enfermer (plus de clivage droite/gauche, gouvernement d’union nationale, le vrai citoyen serait celui qui n’est pas engagé) porté notamment par Bayrou doit être dénoncé. Comme il faut insister sur le caractère de la politique de droite extrême que propose Sarkozy et les contradictions du programme Royal qui laisse transparaître une dérive de type parti démocrate américain. La candidature de M.-G. Buffet se situe dans le cadre de la reconstruction de toute la gauche et non dans une autre gauche isolée où les partis seraient dilués. Faisons la différence : n’acceptons pas ce « précaritariat » dénoncé par Oskar Lafontaine, travaillons en direction des jeunes, proposons le parcours sécurisé d’emploi et de formation. Sortons de la spirale sécuritaire, davantage source de révoltes que de perspectives révolutionnaires. Le service public, ses missions, son financement ont été au centre du débat avec les exemples de La Poste, trésor public, école, énergie... Nous avons décidé de multiplier les mini-débats locaux, un appel à souscription (280 euros) et la création d’un comité de soutien à la candidature de M.-G. Buffet. Bernard Texier

===è Comité de soutien à la candidature de Marie-George BUFFET de Mérignac

Il organise un loto le samedi 17 mars à 19h Comité de soutien de Bordeaux Nord

Réunion publique lundi 19 mars au Grand Parc. Situé dans la 1ère circonscription, il vient de se constituer et est présidé par Albert Garcia.

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57) Echos de campagne : 5 500 personnes au meeting de Marseille

Un de ces moments qui conforte et qui confirme que rien n’est joué dans cette campagne électorale. Ne cherchez pas dans Sud Ouest, Libé, ou le Parisien un compte rendu du meeting de Marie George Buffet à Marseille jeudi dernier. Pourtant 5 500 personnes étaient là pour écouter les propositions de la candidate de la gauche populaire et antilibérale et 6.000 l’on écouté grâce à la diffusion sur Internet. Pourtant de l’avis de beaucoup ce fut un moment fort. Marie-George Buffet sera a Bordeaux le 10 mars pour un meeting départemental qui peut, c’est à notre portée, être un moment décisif de la campagne dans notre département. A 10 jours du meeting 13 bus sont d’ores et déjà quasiment complets, des covoiturages et d’autres bus sont en préparation, plus de 90 000 tracts sont ventilés dans les sections. Au fil de la campagne, les 15 engagements et les 3 clés pour une politique de gauche accueillent un écho de plus en plus favorable, une centaine d’élus girondins on signé l’appel à voter pour MG Buffet à l’initiative de l’ ANECR, de même plus de 500 citoyens, syndicalistes et militants associatifs. La dynamique engagée se heurte pour l’instant au rouleau compresseur du bipartisme, au blocus médiatique, aux prévisions des instituts de sondages mais les thèmes développés par Marie George Buffet sont au coeur des préoccupations des citoyens qui subissent la politique de la droite. Le brouillage des enjeux de société de cette campagne continue de plonger le peuple, le peuple de gauche particulièrement dans le doute, le désarroi, le renoncement. Renoncer à battre la droite avec Bayrou, renoncer à répondre à l’urgence sociale avec Royale, renoncer à porter au pouvoir une politique de gauche avec Besancenot, Laguiller et Bové, Il faudrait renoncer à jouer la gagne et le changement. Pour battre la droite durablement, pour porter au pouvoir une politique de gauche, le vote pour MG Buffet est le plus efficace. Pour gagner, chaque discussion dans sa famille, son quartier, son entreprise, chaque geste militant sera indispensable. Le meeting du 10 doit permettre de crever le rideau médiatique et de donner à voir l’élan militant, populaire avec notre candidate. Depuis un mois Marie George Buffet s’exprime devant des salles pleines, le meeting de samedi prochain devra marquer la vie politique de notre département, il reste quelques jours pour inviter largement. Sébastien Laborde

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58) Meeting en Gironde : 13 bus pour le 10 mars

Les listes d’inscriptions pour les bus et le co-voiturage s’allongent de jour en jour.

3 sur la Rive droite

1 sur le Bassin d’Arcachon

1 à Mérignac

1 à St-Symphorien

1 à Coutras

2 à Langon - St-Macaire - Deux rives

1 à Villenave d’Ornon - Talence

1 à Castillon - Branne

2 à Bègles

===è Horaires et parcours des bus béglais :

Bus N° 1

15h30 Mussonville (arrêt du 23)

15h35 Place César Franck

15h 0 Thorez parking Goélands

15h 5 Poste

15h50 Cours Victor Hugo (devant le « Petit Monde

Urbain »

15h55 Cinéma Le Festival

Bus N° 2

15h30 Parc de Mussonville (entrée milieu)

15h35 Cité du Dorat (face au château)

15h 0 Monmousseau_Le Verduc (sur la place)

15h 5 Place du 1 -Juillet

15h50 Devant la Mairie

15h55 Yves Farge - Paul Eluard (station service)

Co-voiturage : Rendez-vous pour à 15h 5 place du 1 –Juillet (parking)

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59) Art et culture en Gironde

Suite aux déclarations de Jean Péringuey, président de la communauté de communes de Villandraut sur la politique culturelle départementale, les réactions se multiplient : "Concernant Uzeste Festival, il est clair le conseil général Socialiste, n'a jamais réellement supporté de financer un événement sur lequel il n'avait pas d'emprise politique (eh oui dans la culture il y a des enjeux électoralistes!).  Les "NUITS" atypiques se présentent avec un côté "alter-mondialiste" "gauche-rebel" "Anti-libéral" (cela ne va pas sans rappeler l'idée d'Uzeste Fest). Mais ce côté "sympa-millitant" ne peut cacher le fait que les "Nuits" ne doivent leurs existence que par la bonne volonté des socialistes de

Gironde. Tant que cela leur est utile... Les Nuits Atypiques de Langon (ville socialiste) a toujours été l'occasion pour le département d'avoir un "contre-poids" vis à vis d'Uzeste. En effet avec les Nuits il peut par exemple diminuer les subventions d'Uzeste sans pour autant d'être accusé d'être anti-culture, anti anti-liberal et j'en passe. Aaaaaaaaah la politique politicienne quand je te tiens! D'ailleurs un opposant (UDF-centriste) à la Mairie de Langon avait souhaité la venue du Festival d'Uzeste dans les années 80, bien avant l'existence des "NUITS". La Mairie n'en a jamais voulu. Les Socialistes voulaient un festival sous leur contrôle, d'ou le lancement des "NUITS".

Lire la suite du débat sur http://www.adiu.fr/debats/index.php

Et sur http://www.uzeste.com

From: Uzeste Musical <uzeste.musical@uzeste.com>

 

60)  Allez Les Filles en péril

ALLEZ LES FILLES - ASSOCIATION ORGANISATRICE DE CONCERTS - MENACÉE DE CESSER SON ACTIVITE - Depuis 11 ans, toute l’équipe d’Allez Les Filles travaille pour faire vivre la culture à Bordeaux. L’absence presque totale d’aides publiques (seulement 1500€ du Conseil Régional et 3000€ du Conseil Général en 2006, auxquels il faut ajouter l’aide de la municipalité d’Eysines pour le festival Eysines Goes Soul) met aujourd’hui en péril la solidité financière de la structure (déficit de 20 000€). En effet, depuis plusieurs années, nous tentons d’obtenir des aides publiques, témoins d’une reconnaissance de notre travail de valorisation des ressources locales (via les groupes régionaux et la Démothèque) et de dynamisation du territoire (grâce à la programmation d’artistes internationaux dans une dizaine de salles de Bordeaux et son agglomération, et les relais associatifs que nous mettons en oeuvre chaque jour). Ainsi notre autofinancement à 90% nous a toujours empêché de développer nos activités, et aujourd’hui interdit la poursuite normale de celles-ci. Pourtant, Allez Les Filles (asso loi 1901) est reconnue d’intérêt général et travaille avec l’immense majorité du secteur des musiques actuelles en région (artistes, salles, tourneurs, labels, medias, etc…) et bien au-delà : de nombreux artistes et groupes étrangers sauront reconnaître la qualité de notre travail et la chance que nous leur avons offerte en les programmant pour la première fois sur notre territoire. Endettés, obligés de supprimer un de nos quatre emplois début janvier, les trois autres sont menacés, et la recette des entrées aux concerts est notre seule chance de continuer. Nous serons obligés de décider de notre sort à la fin Février, et faire le point sur les éventuels soutiens financiers qui nous seront offerts. Allez Les Filles a su fidéliser un public nombreux (19 000 spectateurs en 2005 et 20 000 en 2006) et proposer l’offre musicale la plus défricheuse, éclectique et aventureuse. Aussi nous vous remercions tous pour la confiance que vous avez pu nous témoigner. Aujourd’hui nous sollicitons votre soutien pour faire prendre conscience à vos élus de l’attachement que vous avez pour notre action culturelle et obtenir une aide urgente et significative.

AFIN D’APPUYER NOTRE DISCOURS AUPRES DE LA MAIRIE DE BORDEAUX (RDV est pris le 5 MARS), NOUS VOUS INVITONS A SIGNER CETTE PETITION - Bordeaux, le 23 février 2007

L’équipe d’Allez Les Filles

http://www.allezlesfilles.com/phpPetitions/index.php?petition=2

- From: Philippe Rouyer <Rouyer.Philippe@wanadoo.fr> et From: <gueuledebois@free.fr>

 

61) Le Théâtre du Pont Tournant répond au TNT et au Glob Théâtre

===è À Éric Chevance,

Nous sommes extrêmement surpris et choqués de la teneur de ton courrier du 21 février dernier. Tout d’abord par le jugement de nos moyens de communication : « démagogie, une emphase inutile, et pour tout dire, une façon de tordre la réalité qui nous semblait non seulement à la limite de l’honnêteté, mais aussi contre-productive», « les énoncés ambigus et les slogans chocs pour tromper le chaland et endormir le discernement ».

Pour justifier tes propos, tu cites quelques phrases, reprenons-les ensemble :

* Le plus jeune directeur en France d’un théâtre subventionné. Il n’y a aucun sous-entendu. Oui, nous avons créé le Théâtre du Pont Tournant en 1998 ; créer un lieu ne veut en aucun cas dire être nommé et désigné par des collectivités pour le gérer. Je ne vois pas d’ambiguïté. Nous avions 25 ans à l’époque, et les collectivités nous ont soutenus et subventionné dès notre ouverture. Peut-être connais tu un directeur plus jeune ?

* 30 compagnies professionnelles accueillies par saison. Nous parlons d’environ 30 accueils de spectacles professionnels ; pourquoi serait-ce « gourmand » ?. Reprenons les chiffres que nous venons d’annoncer à Monsieur Ducassou, sur ces 3 dernières semaines : 1430 spectateurs sur 13 jours d’exploitations. Notre proposition artistique doit bien répondre à quelques attentes… Leurs conditions d’accueil sont les suivantes : soit contrat de coproduction, soit contrat de coréalisation, soit cachets garantis aux artistes.

A aucun moment nous ne nous sommes permis de juger ton travail, ni de le mettre en doute, et il est affligeant de te voir en donneur de leçons.

* Quant à Marguerite Duras et son texte la Maladie de la Mort (et non pas la Danse de Mort !) que veux-tu insinuer ? Oui, en 1992, à Marguerite Duras me donne l’autorisation exceptionnelle de créer ce texte, alors qu’elle s’opposait depuis plus de 5 ans à toute mise en scène. Nous t’envoyons une affiche en souvenir. Nous nous demandons pourquoi tu es si méprisant.

* Des milliers de spectateurs revendiqués, plus que le TNBA…. La vraie phrase du journaliste de Télerama dit que nous sommes le lieu a avoir la plus grosse fréquentation après le TNBA, et non pas plus que !… Encore une fois, c’est toi qui déforme les propos et tord la réalité. Je pense que nous avons une fréquentation honorable, les chiffres ci-dessus sont parlants. Bien sûr nous pouvons nous améliorer, et espérons avoir toujours une fréquentation croissante. Serais-tu aussi méprisant envers les spectateurs du Théâtre du Pont Tournant ? Tu trouveras en pièce jointe une centaine de témoignages des spectateurs de notre lieu. A ce sujet, je croyais t’avoir vu à plusieurs reprises « contrit » de « t’apercevoir » de la fréquentation importante de notre théâtre.

« Cela dit, votre communiqué est inacceptable par sa démagogie, ses approximations et ses amalgames »

Qu’y a-t-il de démagogue et d’approximatif ? Tous ces communiqués ont essayé de dresser de manière simple et explicite pour le plus grand nombre notre mode de fonctionnement, nos aides, nos besoins et notre activité. Tout est écrit dans un soucis de transparence, et est-ce que parler de notre travail est démagogique ? Est-ce qu’expliquer les résidences, les coréalisations, le nombre de salariés, les heures d’éducation, la part de création, donner les réponses des élus, est une parole approximative ? Ces écrits nous semblent, au contraire, assez détaillés et clairs.

Quant à notre rendez-vous au ministère. Nous aurions aimé que tu commentes les propos tenus par (et non pas « attribués à ») Monsieur Thierry Pariente. « Les lieux intermédiaires de Bordeaux » sont bien les termes exacts de Monsieur Pariente, qui avait demandé à la DRAC Aquitaine un tableau récapitulatif des aides apportées à 4 lieux bordelais. Et tu penses bien que rapportant les propos de Monsieur Pariente sur notre communiqué, qui je te le rappelle est envoyé aux signataires de la pétition, aux élus, aux techniciens responsables de la culture des collectivités et à la presse, nous ne nous serions pas amusés à déformer le moindre de ces mots.

Je ne commenterai pas tes propos méprisants pour les artistes et les diffuseurs que nous recevons et qui nous soutiennent. Tu trouveras en pièce jointe, quelques lettres de soutien (Minyana, Gilles Apap de Los Angeles, Eric N’Kaoua qui sera en soirée récital de soutien le 7 mai, Jean François Prévand, ainsi que le témoignage d’un diffuseur venu récemment). Pourquoi ne veux-tu pas commenter la venue de nombreux diffuseurs au Théâtre du Pont Tournant qui se solde souvent par des contrats de cession pour les compagnies reçues et rend pérenne leur activité de compagnies théâtrales ? Quant au rayonnement international…je te rappelle que nous rentrons de Bamako.

Je te rappelle également que le terme « lieux intermédiaires » n’est pas une nomination subjective ; la définition en est donnée dans des circulaires ministérielles, et est employée par l’ensemble des collectivités territoriales. Nous ne sommes pas les seuls à penser que cet alignement est pertinent puisque les institutions ont demandé un état des lieux, trouvant apparemment elles aussi des critères de comparaison entre nos structures. Certes, nos projets sont équivalents en ce qui concerne : le soutien à la création contemporaine, résidence de création, coproduction, coût plateau garanti ; mais en aucun cas, ces projets ne sont identiques et interchangeable. Ne serait-ce dans ces choix de programmation, et par la disparité des moyens mis en œuvre pour l’accomplir.

« Ce qui compte ce n’est pas le fait d’animer un théâtre mais bien ce qu’on y fait, et comment il fonctionne », reprenons alors les modes de fonctionnement de chacun d’entre nous.

===è Le T.N.T :

* « Salarie son équipe permanente avec des contrats à durée indéterminée ». Nous aimerions en faire autant. 4 salariés sur 5 sont en CDD dépendant de l’aide du CNASEA à hauteur de 50%.Ces types de contrats ne nous satisfont pas, fragilisant notre activité. Mais les 70 000€ de fonctionnement que nous avons ne nous permettent pas de financer des CDI, ni d’envisager de nouvelles embauches, cependant indispensables. Il serait bien évidemment plus facile de pérenniser ces postes avec 439 970€ de fonctionnement.

Que veux-tu dire avec le détournement du régime de l’intermittence ? Les intermittents que nous employons sont soit des artistes et techniciens embauchés par la compagnie associée, soit des artistes se produisant sur la scène du Théâtre du Pont Tournant. Leurs cachets sont liés à leurs prestations artistiques dans les différents spectacles que nous produisons. En clair, ils sont payés quand ils jouent ! En aucun cas il ne s’agirait de permanent déguisé ! Quant à nous (Stéphane et Carole), nous sommes rémunérés en tant que metteur en scène et comédienne lors de nos représentations. Toutes les heures de travail pour la direction de ce lieu culturel de proximité citoyen, sont entièrement bénévoles, et cela depuis 9 ans (permanence, administratif, réunion, rédaction des courriers…)

* « N’accueille pas les compagnies à la recette et fournit l’indispensable part complémentaire aux subventions qu’elles perçoivent des collectivités publiques ». Nous défendons depuis longtemps l’idée de coût minimum garantit et contrats de cession. Je suis entièrement d’accord que ce genre de contrats fournit l’indispensable part complémentaire aux subventions qu’elles perçoivent des collectivités publiques. Mais encore une fois avec 70 000 € pour fonctionner, il nous est impossible de proposer ce genre de contrats. Je comprends que cela soit plus aisé avec 439 970 €.

Augmenter nos subventions permettrait de pérenniser nos emplois et d’offrir de meilleures garanties aux compagnies reçues. C’est exactement ce que nous réclamons !

====è Le Glob

* « Est animé par une collégialité d’artistes. Cette collégialité est issue d’un parcours de compagnie ». Nous aussi. Notre compagnie, créée en 1992, est à l’origine du Théâtre du Pont Tournant dans l’ancien cinéma de quartier de Bordeaux-Bacalan. « Le financement de cette activité a été jusqu’à présent maintenu à hauteur de 25% de sa dotation », pas nous. Notre compagnie est en autofinancement depuis 2 ans sous prétexte que nous bénéficions d’une aide au fonctionnement pour le lieu. Les chiffres de notre tableau reprennent bien les montants alloués au fonctionnement, et ne font pas allusion aux chiffres donnés par les institutions pour l’aide à la compagnie associée. Ni pour le Glob, ni pour le T.N.T.

* « Développe un accueil adossé à minimum garanti, ainsi qu’une coproduction annuelle et de nombreux soutiens en résidence de création ». Nous aussi. Se référer au bilan d’activité.

Mais peut-être maintenant oseras-tu affirmer que le Glob a deux fois moins besoins d’argent que le T.N.T. pour développer son projet artistique, et qu’il est normal que nous ayons 6 fois moins?

Oserais-tu également dire que nous ne soutenons « pas la création contemporaine avec la prise de risque inhérente à la défense des formes émergentes » ? Nous te renvoyons au courrier de Minyana, et te rappelons que nous programmons des créations, et du théâtre contemporain (Berkoff, Bourgeix, Prévand, Minyana, Rouabhi, Süskind, Chaveau, Boudou, liste non exhaustive…). Quant à notre choix de programmer également des pièces du répertoire il participe à la mixité du public, et à l‘éducation artistique.

« C’est sur l’ensemble de ces positionnements » que nous défendons la légitimité d’une hausse de nos subventions.

En aucun cas nous ne demandons une baisse des subventions allouées au Glob et au T.N.T., à aucun moment nous n’avons laissé entendre que ces « financements étaient illégitimes ». Jamais nous ne nous sommes permis de juger votre travail et vos modes de fonctionnement, comme vous êtes en train de le faire. A part le mépris que tu nous renvois, quelle raison ferait « qu’une égalité de subvention ne serait absolument pas équitable » ?

Et si nous étions surpris du communiqué de presse de la DRAC, il ne nous a pas inquiétés (ne tordant pas la vérité) ; nous ne craignons pas « un amalgame entre des structures qui, de fait », ne sont pas si « différentes dans leur fonctionnement », comme tu voudrais le laisser croire, et qui participent de concert à la diversité de la proposition culturelle à Bordeaux.

Compte tenu de tes propos injurieux (quant à notre honnêteté et notre bonne foi), et de tes prises de position (hésiter « donc désormais à participer à toute réunion qui associera d’une façon ou d’une autre, nos projets respectifs »,) il nous semble préférable que tu déposes ta démission en tant qu’expert à la DRAC, nous te le demandons publiquement, car il semble difficile d'être à la foi sjuge et partie.

Nous te rappelons que RFBG avait convié le Glob, le T.N.T, le Théâtre du Pont Tournant, la boîte à jouer et Monsieur Ducassou à une table ronde sur les enjeux de la culture à Bordeaux. Le Glob, le T.N.T. et la boîte à jouer se sont désistés. Qui est dans une démarche de torsion de la réalité contre productive ? Pourquoi ne pas parler clair sur les ondes ?

De plus, le Théâtre du Pont Tournant démontre encore son soutien à la création girondine par la mutuallisation de ses moyens. Faut-il rappeler que nous avons prêté du matériel à la boîte à jouer, que la semaine dernière nous hébergions gracieusement la compagnie accueillie au Glob, sans compter les prêts et aides techniques dans divers lieux du département (ex : Pauillac, Cénac, chantiers de Blaye).

Un dernier mot pour te dire notre déception quant à ta réaction calomnieuse et opposée à l’idée de culture citoyenne que tu sembles vouloir défendre. Méprises-tu aussi les élus qui nous soutiennent et défendent notre projet de théâtre populaire et citoyen? Nous aimerions comprendre pourquoi tu cherches à torpiller notre action.

Les difficultés économiques des différentes structures culturelles sont, elles, très différentes. Nous te rappelons que nous sommes sur le point de déposer le bilan. Nous ne l’avons pas jouer « perso » puisque toi même tu as participé à ces événements de par ta lettre ouverte à Alain Juppé. Tu ne nous as pas proposés d’aide concrète, alors que beaucoup, même si tu sembles en douter, l’ont fait.

Nous espérons que ce ne sont pas quelques acteurs culturels bordelais qui cherchent insidieusement la fermeture du Théâtre du Pont Tournant.

Stéphane ALVAREZ,

Carole PIERRET,

Directeurs du Théâtre du Pont Tournant.

From: <theatre-pont.tournant@wanadoo.fr>

 

62) QUAI DE BRAZZA : La Soferti, c'est fini !

Dernier jour, hier, à l'exception d'un petit atelier

La Soferti, c'est fini : Marie-Claude Aristégui

L'usine de la Soferti quai de Brazza, après plus de cent ans d'activité, va être déconstruite  - PHOTO GUILLAUME BONNAUD

Fini ou presque : sept personnes vont rester sur le site de la Soferti (usine de fertilisants, appartenant au groupe Grande-Paroise filiale de Total) quai de Brazza à la Bastide. Cinq n'ayant pas encore l'âge de la pré-retraite (52 ans en l'occurrence) pour travailler dans un petit atelier dont l'activité est maintenue jusqu'à la fin de l'année (1) et deux pour commencer à préparer la « déconstruction ».  Les autres sont déjà partis la production d'engrais a cessé depuis plusieurs mois, presque plus personne n'était sur le site hier. Certains sont en pré-retraite, 17 ont été reclassés dans le groupe Total (notamment en Béarn, à Lacq), quelques uns sont en formation ou bien ont concrétisé un projet individuel. Plusieurs enfin, ont trouvé des emplois dans la région bordelaise, dans des entreprises étrangères au groupe. Bref, selon le directeur Didier Macé : « 76 salariés, 76 solutions » dans le cadre du plan de sauvegarde qui a pris fin hier. « Certes, admet Dominique Barbe, délégué CGT et secrétaire du Comité d'entreprise. Mais ce n'est pas si simple. Déjà, un jeune recruté en CDI, a été licencié et il touche les Assedic ! Quant aux autres, ceux qui ne sont pas dans le groupe, à Lacq ou ailleurs, ils sont moins bien rémunérés qu'à la Soferti. Et pourtant nous n'avons pas des salaires mirobolants. Donc, on ne peut pas dire, l'usine a fermé, tout le monde a trouvé un emploi, tout va bien ». Elle explique en outre que les organisations syndicales se sont mobilisées pour négocier des postes dans le groupe notamment et que beaucoup de salariés ont déniché leur boulot eux mêmes. « Le cabinet de reclassement a dû en trouver quelque 10 %. Mais je ne dis pas qu'il a été inutile. Il a suivi, accompagné les autres ».

===è Pas avant 2009. Maintenant, il s'agit donc de « déconstruire », c'est à dire de tout démonter de « façon organisé » pour trier, évacuer, assurer la valorisation des matériaux. « On ne va pas faire un gros tas au milieu de la cour », note Didier Macé. Cette première étape ne sera pas achevée avant la fin 2008. Après, restera à identifier les risques liés aux polluants restant dans le sol après plus d'un siècle d'activité. Viendra ensuite la phase de dépollution puis celle de réhabilitation qui sera probablement entreprise début 2009. Autrement dit, le site ne sera pas disponible pour un autre usage avant la fin 2009. On l'ignore à l'heure actuelle ce qu'il deviendra. La seule chose sûre c'est qu'il sera vendu. « Nous n'avons pas vocation à devenir propriétaires terriens sur la ville de Bordeaux plaisante Didier Macé. Et on ne va pas garder une friche industrielle. Donc, nous céderons le site ».

(1) Il s'agit d'un atelier de production de sulfate d'aluminium pour le traitement de l'eau exploitée pour le compte d'une entreprise étrangère

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63) SOLIDARITE : Le bon Samaritain des SDF

Eric Bailly parcourt la ville pendant ses congés pour offrir aux clochards un équipement contre le froid et la pluie

Le bon Samaritain des SDF : Hervé Mathurin

Eric Bailly rencontre un groupe de SDF aux Capucins pour leur offrir des vêtements susceptibles de les protéger du froid et de la pluie

PHOTO PHILIPPE TARIS  - Marché des Capucins, 10 h 30. Une demi-douzaine de clochards (dont une femme) sont assis contre le mur du parking. Un grand gaillard en pull ras-du-cou, bâti comme un troisième ligne centre, les aborde franco : « vous voulez une parka avec une doublure pour vous protéger du froid et de la pluie ? » Une main se lève. Eric Bailly rejoint sa 306 break pour en extraire le vêtement, remarquable par sa couleur kaki : « c'est un don du ministère de la Défense, des surplus qui dorment dans un hangar; ils seront mieux sur le dos de types qui ressentent le froid à partir de 17ø parce qu'ils sont mal nourris » explique-t-il. Des clodos habillés comme des bidasses, voilà qui peut surprendre. Mickaël, lui aussi vêtu de kaki, le visage marqué par la rue, interpelle Eric avec le plus grand sérieux : « les gens vont croire qu'on va former une armée pour renverser le gouvernement ». Un peu désarçonné, Eric Bailly le rassure : « on donne ce qu'on nous offre et on a aussi proposé des vêtements bleus ». Dubitatif, Mickaël rejoint son petit groupe...

====è 100 euros par SDF. Eric Bailly sillonne Bordeaux, mais aussi Paris (où ce fonctionnaire a été muté) avec sa voiture pleine de vêtements pour les proposer aux sans domicile fixe. Individuelle (et bordelaise) à l'origine, sa démarche est devenue collective puisqu'une association (1) est née le 23 septembre 2006. « On dispose désormais d'un budget de 2 000 euros grâce à des dons privés, précise Eric; avec 100 à 110 euros par SDF, on peut acheter un sac de couchage et un drap polaire qui permettent de supporter jusqu'à -15ø, plus un tapis de sol isolant. »

--- 11 heures.  Après être passé par les places Camille-Jullian et Saint Projet, où il n'a pas trouvé de SDF, Eric Bailly met le cap sur la place Gambetta. Tout en conduisant, il balaye du regard les endroits qu'il sait stratégiques pour la communauté de la rue : « les abris naturels mais aussi les lieux de passages où ils peuvent solliciter les gens ». En haut de la rue Nancel-Pénard, il a repéré parmi les passants un sédentaire dépenaillé à tête d'anachorète en train de faire la manche : « tiens, celui-là, je ne le connais pas et je vais aller le voir; le principe, c'est d'effectuer plusieurs tournées dans plusieurs endroits différents pour ratisser le plus large possible et ne pas servir toujours les mêmes ». Le mendiant se révèle être un Bulgare : il prend la parka et serre la main d'Eric avec effusion tout en lui réclamant une petite pièce qu'il obtient : « parfois, je leur achète à manger, mais sur mes propres fonds » avoue Eric.

--- 11 h 30. La 306 break descend le cours Clémenceau en direction des Chartrons. « Je sais qu'il y en a quatre ou cinq là-bas qui ont leurs habitudes, notamment sur le cours Portal. Le niveau de vie des quartiers se reflète sur celui des SDF, surtout s'ils ne bougent pas. Quand ils se sont fait connaître, les gens sont plus généreux avec eux. Aux Chartrons, ils semblent moins miséreux qu'aux Capus, par exemple; là, ils touchent le fond; il y en a toujours parce que les commerçants leur donnent parfois des produits invendus, mais aussi parce qu'il y a le SAMU social juste à côté. »

====è Langage universel. Au passage, Eric dénonce des idées reçues : « il n'y a pas de solidarité entre eux et les bonnes infos circulent très mal. Ce qu'ils veulent avant tout, c'est éviter les foyers d'accueil d'urgence où ils se sentent en danger. Pour ça, ils sont prêts à braver le froid ». Sur les enfants de Don Quichotte, qu'il a côtoyés à Paris, il remarque simplement : « notre association n'est pas intervenue car ils ont été rapidement très bien équipés ».

--- 11 h 45, rue Notre Dame. Eric Bailly pénètre sous le porche de l'église Saint-Louis des Chartrons où des couvertures ont été pliées dans un coin, comme un lit fait : « un couple vit là en permanence ». Mais il s'est échappé Dieu sait où. Dix minutes plus tard, le bon Samaritain des SDF repère un autre trimardeur cours Portal : « celui-là, je sais qu'il n'a rien et je vais lui donner la parka sans même la lui proposer; le principe, c'est de les servir directement ». L'homme vient probablement d'Europe de l'Est, à en croire son sabir. Mais le langage de la charité est universel : malgré sa petite taille, il attrape Eric par le cou pour une chaleureuse accolade. « La règle d'or reste malgré tout de ne pas s'attacher à eux, ce qui n'empêche pas de les écouter quand ils ont besoin de parler; un SDF, quand il est dans sa phase d'auto-abandon psychologique, il peut vendre sa parka en hiver pour de l'alcool ».

Pourquoi cet ancien karateka, solide et rassurant, passe-t-il ainsi ses congés à pister les SDF comme d'autres les belles filles ? « Parce que j'ai du mal à accepter que des gens peuvent mourir sur le pas de ma porte, et parce qu'ayant été militaire, j'ai dormi dehors par -10ø. Moi, j'étais équipé pour ça, mais j'imagine ce que doivent ressentir ceux qui ne le sont pas. »

(1) On peut adresser ses chèques libellés à l'ordre de l'association Contre la mort par le froid, à CMF, Eric Bailly, Résidence Le Chesneau, Bât E, 95700 Roissy en France. Des équipements sont également les bienvenus.

« J'ai du mal à accepter que des gens peuvent mourir sur le pas de ma porte »

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64) SECOURS POPULAIRE : Au coeur de la solidarité

L'antenne girondine se consacre aux démunis depuis 1965. Rencontre avec des bénévoles

Au coeur de la solidarité : Thomas Palmowski

Le vestiaire de la rue Malbec fonctionne grâce au travail d'un tandem de bénévoles, Armande Delrieux et Danielle Miot

PHOTO THOMAS PALMOWSKI  - Le siège administratif de la fédération de Gironde du Secours populaire français (SPF), créé en 1965, est installé à deux pas de la gare Saint-Jean, au 5 rue Malbec. Il a pour rôle d'impulser localement les différentes campagnes décidées au plan national (lire par ailleurs) et de chapeauter les structures du département, soit 16 comités, 7 antennes et 22 permanences d'accueil.

===è 10 salariés, 630 bénévoles. L'association n'emploie que dix personnes en Gironde et s'appuie donc essentiellement sur le travail de ses 630 bénévoles actifs. Une autre structure est accolée au siège administratif, il s'agit d'un vestiaire de la solidarité qui fonctionne un peu comme une boutique de fripes. Il est accessible à tous et propose des vêtements, des jouets, des livres à des tarifs très bas. Les clients de cette friperie solidaire, tout en bénéficiant d'un coup de pouce, participent par leurs achats au financement d'autres actions pour des personnes encore plus démunies. Ce principe de fonctionnement repose donc sur la solidarité et permet aux bénéficiaires de conserver leur dignité en aidant leurs prochains. A noter que, lorsqu'il reçoit les SDF, au moins un fois par semaine, le SPF leur offre vêtements chauds, duvets ou couvertures suivant les collectes et colis alimentaires sans aucune contrepartie.

===è Vestiaire. Le vestiaire de la rue Malbec fonctionne grâce au travail d'un tandem de bénévoles, Armande Delrieux et Danielle Miot. Elles sont présentes quatre jours par semaine de 9 heures à midi et de 14 heures à 17 heures. Elles assurent la réception des dons, les trient et les mettent en place avant d'accueillir les clients. Danielle Miot s'est engagée dans l'action humanitaire en 1994 et évoque une volonté, un désir d'agir contre le dénuement. Toutes deux décrivent leur travail comme quelque chose d'intense émotionnellement, que ce soit face aux difficultés trop criantes des uns ou à l'agressivité des autres. Elles estiment que 20 % de leurs relations avec les bénéficiaires sont tendues voire conflictuelles. Une situation qui, jusqu'à présent, n'a pas remis en cause leur implication dans la lutte menée par l'organisation caritative.

====è Tombola. Actuellement, de début janvier à mi-mars, le SPF lance une campagne de collecte de fonds, la seule destinée au financement de la structure. C'est une tombola aux lots conséquents, dont les billets, appelés tickets « Don'Actions » étaient en vente pour la Saint-Valentin accompagnés d'une Rose et d'un préservatif, nouveaux symboles de l'étendue de son champ d'action.

L'association, signataire de la charte « Donner en confiance » garantit la bonne utilisation des fonds levés grâce à la vérification de ses comptes par un organisme indépendant. Il n'y a donc pas de doutes à avoir, on peut donner tranquille. Secours Populaire Français : 5 rue Malbec, 33800 Bordeaux.

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65) TRAM : L'APS souffre

Endommagé par la circulation auto, le rail d'alimentation du tramway a dû être réparé ce week-end

L'APS souffre : Willy Dallay

Un goulot d'étranglement était maintenu hier pour les voitures afin de permettre le séchage du ciment entre les phases nocturnes d'intervention

PHOTO PHILIPPE TARIS - Rien ne sera épargné au système d'alimentation par le sol (APS) du tram, pas même l'affaissement mécanique lié à la circulation automobile. Depuis 2004, cela semble être la maladie chronique d'un point précis du réseau : place la Victoire, sur la ligne B. Toutefois, le traitement appliqué ce week-end ressemble plutôt à une petite rechute. Rien de comparable avec les travaux de septembre 2004 et surtout du mois d'octobre suivant. Ils avaient entraîné la fermeture à la circulation des véhicules pendant 15 jours. Le tram avait pu continuer à rouler. Un boîtier d'alimentation avait été endommagé et les pavés déplacés. En revanche, les rails de roulement n'étaient pas concernés par cette défaillance du sol.

===è Goulot d'étranglement. Dans un premier temps, un enrobé avait été posé provisoirement. Puis deux segments du rail central d'alimentation électrique avaient dû être changés et le pavage refait. Une opération lourde qui avaient perturbé cette partie névralgique de Bordeaux et obligé à mettre en place des déviations complexes. Même le réseau de bus avait été affecté.

Cette fois le désordre a nécessité des travaux beaucoup plus modestes, avec le remplacement d'un boîtier sur une seule des deux voies. Ils ont pu être réalisés pendant le week-end, sans interruption totale de la circulation. Elle est demeurée alternée entre les cours de la Marne et Aristide-Briand. Si le cours de la Somme a été hermétiquement barré, le cours de l'Argonne est resté poreux, certains véhicules empruntant la voie du tram. Quant à celui-ci, son service a été interrompu dès 21 h 30 samedi et dimanche. Il a repris normalement à 5 heures, alors que le goulot d'étranglement était maintenu hier, pour les voitures, afin de permettre le séchage du ciment entre les deux phases d'intervention.

===è Automobilistes impatients. La circulation en alternance était réglée par feux, la nuit, manuellement le jour. Il a fallu beaucoup de diplomatie aux ouvriers pour se faire respecter d'automobilistes parfois agressifs, même un dimanche, alors que l'écoulement restait relativement fluide. Certains tentaient de passer en force, malgré le rétrécissement de chaussée et le risque d'être percuté par un tram. D'autres semblaient perdus entre le fonctionnement des feux restés branchés et la signalisation du chantier...

Ces devoirs du week-end ont rappelé la fragilité du réseau à cet endroit. Certes, la circulation est importante. Les nombreux bus et camions soumettent la structure à rude épreuve. Mais elle résiste mieux ailleurs. Heureusement.

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66) Energies : Le pétrole vert de nos champs et forêts

===è Le bois-énergie revient à la mode. Evolution des esprits ou pragmatisme économique ?

Le pétrole vert de nos champs et forêts : Bernard Broustet

La flambée des hydrocarbures et la hantise de l'effet se serre remettent les énergies renouvelables sur le devant de la scène. La Gironde a, dans cette perspective, des cartes à jouer. Ne serait-ce que parce qu'elle est un des premiers départements forestiers français. Or, le bois amorce bel et bien un retour significatif dans l'univers énergétique des pays développés. « Ce qui paraissait anecdotique devient aujourd'hui pour nous une préoccupation majeure », constate Yves Lesourgues, directeur général du Centre Régional de la Propriété Forestière.

===è Evolution des esprits. Cette évolution des esprits commence à se traduire dans les faits : la Cafsa (coopérative agricole forestière sud-atlantique) qui est la principale coopérative forestière de la région, a lancé avec le soutien de ses adhérents, gros et petits propriétaires forestiers, un plan de valorisation énergétique de leurs ressources. D'ores et déjà, la coopérative dispose à Sabres (Landes) d'un atelier de fabrication de plaquettes forestières, produites à partir de déchets d'exploitation (« rémanents ») et destinés à alimenter des chaudières fonctionnant au bois. Elle va devoir créer une deuxième exploitation de ce type à Bazas.

===è Compétitif. Présidée par Henri de Cerval, et dirigée par Henry Chaperon, la coopérative n'obéit pas uniquement dans cette affaire, à des préoccupations citoyennes et écologiques. Car la demande, stimulée sur certains points par des concours publics, commence à frémir. « Avec le niveau qu'atteint le prix du gaz, le coût du bois-énergie redevient compétitif pour certains types d'utilisateurs », explique Eric Aufaure, responsable des énergies renouvelables à la délégation régionale de l'Ademe. Dès maintenant, des collectivités décident d'équiper bâtiments publics, voire réseaux de chaleur, de chaudières à bois assurant tout ou partie de leurs besoins calorifiques. Demain sans doute (voir ci-dessous), deux unités industrielles girondines, produiront de l'électricité en utilisant entre autres des plaquettes forestières comme matière première. Après-demain peut-être, les papeteries de Tartas (Landes) et de Facture (Gironde), grosses consommatrices d'électricité et de vapeur, pourraient se doter de chaudières à bois ingurgitant quelque 80 000 tonnes de plaquettes.

====è Importance relative. Aussi impressionnante que soit cette progression, l'importance du bois-énergie ne doit pas être surestimée, au moins pour le court terme. Il n'en reste pas moins que, comme le souligne le consultant Jean Mazodier, les professionnels et les élus doivent affronter le problème de la mobilisation de la ressource nécessaire à ces besoins. Il n'est évidemment pas question de faire partir en fumée des arbres adultes susceptibles d'usages nobles (parquets, poutres, etc.). En revanche, le succès du bois-énergie risquerait de peser sur l'approvisionnement des papeteries du massif forestier (Facture, Tartas, etc.) qui utilisent des jeunes arbres d'éclaircie. Cette perspective n'est pas forcément pour déplaire à tous les sylviculteurs du massif des Landes de Gascogne, dont certains entretiennent des relations traditionnellement tendues avec les papetiers.

====è Et demain ? Les forêts du Sud-Ouest et d'ailleurs seront-elles demain en mesure de remplir une plus large part des fonctions aujourd'hui assumées par les hydrocarbures ? C'est ce que pense le chimiste Jean-Claude Pommier, qui dirigea naguère entre autres le centre de recherche de l'Institut du Pin. « Les forêts n'ont pas besoin d'irrigation, ni d'engrais à l'échelle mondiale explique-t-il, » leur accroissement annuel représente 10 milliards de tonnes de bois, dont un quart de cellulose. » Or, Jean-Claude Pommier en est convaincu : cette cellulose pourrait demain, constituer la matière première d'un bio-éthanol susceptible de se substituer partiellement à l'essence ou aux carburants d'origine agricole. Nos papeteries se transformeront-elles partiellement en usines à carburant ? La question se pose puisque chercheurs et industriels réfléchissent autour de projets communs. Réponse d'ici quelques années. L'accroissement annuel des forêts représente 10 milliards de tonnes de bois, dont un quart de cellulose

http://www.sudouest.com/030307/economie.asp?Article=030307a39413.xml

======> Eoliennes : La Gironde est à la traîne

Pâles espoirs

La Gironde, qui est loin, il est vrai de figurer parmi les départements les plus venteux de l'Hexagone, ne compte à ce jour aucun parc d'éoliennes. Un projet, porté au Verdon par la société girondine Valorem, n'a pu voir le jour faute de consensus local. Un autre scénario qui aurait consisté à installer une ferme éolienne « off shore » au large de Soulac, a lui aussi capoté.

On ne peut pour autant prédire avec certitude que la Gironde n'accueillera jamais d'équipement de ce type. Dans le nord du Blayais, Philippe Plisson, vice-président du Conseil général, et président de la Communauté de Communes de l'Estuaire se bat pour qu'une ferme éolienne voie le jour dans son canton. Une étude vient d'être lancée en ce sens. Les zones proches de la centrale nucléaire de Braud et Saint-Louis, ne pourront sans doute accueillir un éventuel parc éolien de ce type, du fait notamment de la présence de couloirs de migration pour les oiseaux. Mais d'autres emplacements sont a priori envisageables.

Du côté du littoral, les échecs du Verdon et de Soulac n'ont pas découragé toutes les velléités. La municipalité du Porge a ainsi lancé un appel à projets. Mais là comme ailleurs en Gironde, compte tenu du caractère relativement peu venteux du territoire, les projets ne seront rentables que si les éoliennes ont des mâts d'une centaine de mètres de hauteur, avec des pales d'hélices conséquentes (leur diamètre devrait approcher 50 mètres).

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67) GRAND CONTOURNEMENT : Rien avant fin 2008

Trois hypothèses : le projet de contournement est enterré, l'Etat fait appel de la décision ou relance une procédure pour un nouveau débat public

Rien avant fin 2008 : Jean-Paul Vigneaud

Pour les opposants qui n'ont cessé de manifester, comme ici en juin 2006 à Bordeaux, le grand contournement est enterré  - PHOTO ARCHIVES GUILLAUME BONNAUD

Que va-t-il se produire maintenant ? C'est la question qui trotte depuis hier. Sauf du côté des opposants : « Le grand contournement est définitivement enterré, il n'y en aura plus ! » affirment-ils haut et fort. Cela pourrait être le cas, effectivement, mais rien de bien sûr encore, car il faudra bien trouver une solution pour faire face à l'évolution du trafic routier. Tous les experts sont unanimes pour dire qu'un transfert d'une partie du fret sur rail ne suffira pas à régler les problèmes rencontrés. Si le projet demeure, maintenant, il va énormément prendre du retard, la machine ne pouvant absolument pas se remettre en route immédiatement. Deux hypothèses à ce stade : les services de l'Etat font appel de la décision du tribunal administratif ou relancent une procédure de débat public.

===è Un appel devant la cour. Si les services de l'Etat font appel de la décision, ils attendront évidemment d'avoir suffisamment d'éléments pour rejeter les arguments avancés par les opposants et être certains de gagner cette fois-ci. Ce qui ne peut se régler en huit jours. Ensuite, il ne suffit pas de faire appel pour que l'affaire soit traitée aussitôt. Généralement, à Bordeaux, les affaires viennent devant la cour d'appel un an et demi voire deux ans après avoir été jugées devant le tribunal administratif. Ce qui veut dire que le dossier du grand contournement pourrait être seulement audiencé à la fin de l'année prochaine, voire plus tard.

===è Un nouveau débat public. Imaginons maintenant que les services de l'Etat prennent en compte le souhait des élus, celui de Philippe Madrelle ou d'Alain Juppé par exemple : une nouvelle concertation, un nouveau débat public.

En cette période électorale, on voit mal cette hypothèse germer cette fin d'hiver. Au mois de mai, en effet, il y aura un nouveau gouvernement, donc un nouveau ministre de l'Equipement et des Transports. L'actuel ministre ne prendra certainement pas le risque de rouvrir le dossier, remettre le feu aux poudres, surtout s'il veut protéger son candidat et ami Nicolas Sarkozy. N'était-il pas à ses côtés, hier soir, au Parc des expositions de Bordeaux ? Si les services de l'Etat relancent l'idée de réaliser un grand contournement autoroutier à Bordeaux, ils ne le feront donc pas avant l'été prochain. Ceci fait, il leur faudra prévoir l'organisation d'un nouveau débat public. Ce qui prendra plusieurs mois encore. Dans le meilleur des cas, ainsi, un nouveau débat public sur le contournement pourrait avoir lieu fin 2008 ou début 2009. Appel devant la cour ou nouveau débat, l'on ne devrait pas ainsi entendre reparler d'un grand contournement avant un an et demi. Du moins au niveau national, car au niveau départemental, le sujet reviendra inévitablement sur le tapis lors des prochaines échéances électorales, les opposants demandant à tous les candidats aux législatives, mais aussi des municipales et cantonales l'an prochain, de se prononcer contre ce projet. Sinon...

=====> Une décision politique : Jean-Bernard Gilles

Il y a trois niveaux de lecture de la décision du tribunal administratif de Bordeaux d'hier matin. Le premier est juridique. Le préfet peut encore faire appel au nom du gouvernement. Mais il y a fort à parier que les prochains comités interministériels d'aménagement du territoire s'assureront, demain, de la bonne exécution des procédures de débat public sur les grands projets d'infrastructures. C'était la faute originelle dans ce dossier. Et, au final, l'explication de ce surplace juridique depuis décembre 2003. Le second est politique. L'ampleur de la contestation des populations concernées par les nombreux fuseaux de tracés présentés l'an passé était telle que ni Alain Juppé, ni Philippe Madrelle, ni Alain Rousset ne se plaindront, au fond, de cette issue temporaire. Le préfet de Région Francis Idrac lui-même avait donné, a posteriori, raison au président du Conseil général en proposant des études complémentaires sur les deux hypothèses de tracés au nord, via le Blayais et le Cubzagais, à remettre au-delà des scrutins nationaux et locaux en vue.

Le troisième a trait au développement de la Gironde et de l'Aquitaine. La montée en puissance du rail, sur lequel les pouvoirs publics s'apprêtent à mettre le paquet dans le contrat de projet signé lundi prochain, ne sera pas suffisante. La noria de camions qui traversent le département et la région ne diminuera pas. L'Aquitaine et c'est sans doute tant mieux pour son avenir est au centre de ces échanges. Elle en souffre. A-t-elle pour autant besoin d'un contournement autoroutier ? C'est ce débat qu'il faut aujourd'hui reprendre sereinement et publiquement. Sans doute assez vite. En le menant au fond. Il n'y a plus de grands projets qui puissent être imposés aux populations. Sans doute le sens profond de l'annulation de la décision du ministre de l'Equipement et des transports. Elle est plus politique que juridique.

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=====> Pas d'étonnement; les esprits tournés vers le rail

--- Alain Rousset : « Quel gâchis ! »

« Quel gâchis ! » c'est la première réaction d'Alain Rousset, hier, en apprenant (alors qu'il se trouvait en Espagne) la décision du tribunal administratif. Le président du Conseil régional et de la Communauté urbaine de Bordeaux ne se disait pas toutefois « étonné de cette décision, dans la mesure où le gouvernement avait fait part de son choix avant la fin du débat public ».

« Cela dit, poursuit-il, le débat reste entier. Que faisons nous maintenant pour régler le problème des transports ? La rocade de Bordeaux est saturée et il y a de plus en plus de camions. Il faut vite se remettre au travail. Je relance donc l'idée d'organiser une table ronde (ou une conférence comme le suggère maintenant Michel Sainte-Marie) pour évoquer les difficultés rencontrées et trouver les meilleures solutions. Avec vraiment tout le monde. Pour notre part, à la Région, nous nous sommes déjà mis au travail en prévoyant un vrai plan pour les transports au niveau régional, un grand schéma d'aménagement pour les années qui viennent. En donnant la priorité au ferroviaire. Ce qui, je tiens à le rappeler, n'est pas pour nous, une proposition nouvelle. Lorsque je suis arrivé à la Région en 98, cela a été l'une des mes toutes premières actions. Je me suis engagé à fond dans le projet visant à faire sauter le bouchon ferroviaire à l'entrée de Bordeaux, multiplier le nombre de trains et favoriser du même coup le report modal. »

--- Philippe Madrelle : « Le tribunal confirme ce que nous dénoncions. »

Philippe Madrelle, président du Conseil général, prend acte « avec intérêt du jugement qui vient d'être rendu. La conclusion du tribunal administatitf de Bordeaux est en parfaite adéquation avec le moratoire que j'ai demandé au ministère des Transport l'été dernier. Le tribunal administratif confirme bien ce que nous dénoncions tous. Après avoir fait face à une brutale interruption du débat public en 2003, nous avons dû subir une concertation non conforme aux règles établies et aux attentes du plus grand nombre. La logique démocratique n'a donc pas été respectée. »

Philippe Madrelle conclut : « Si l'on m'avait entendu plus tôt, nous n'aurions pas vécu une telle situation de blocage, ce qui aurait évité bien des angoisses pour les populations concernées. »

--- Alain Juppé : « Toutes nos énergies sur le TGV »

Hier après-midi, Alain Juppé, prenant acte du jugement rendu, a sobrement convenu « qu'il faut prendre le temps d'y réfléchir. Je suis pour que l'on mette toutes nos énergies sur le TGV. Je suis pour le tout TGV ». « Prenons le temps », a répété le maire de Bordeaux. C'est d'ailleurs en substance ce qu'il avait déjà déclaré début janvier. « Et puis, a conclu hier Alain Juppé, nous verrons plus tard les initiatives que pourra prendre l'Etat ».

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======> Dominique Perben ....... Envie de faire appel

Présent hier soir au meeting de Nicolas Sarkozy, Dominique Perben, le ministre de l'Equipement, n'a pas caché un certain dépit face à la décision du tribunal administratif de Bordeaux. « Je note que le tribunal n'a pas suivi les réquisitions du commissaire de la République, ce qui n'est pas si fréquent. Je prends donc acte de cette décision que je n'ai pas à commenter. Je vais faire examiner les attendus du jugement par mes services. Et je prendrai ensuite la décision ou non de faire appel. Ce soir, ma position est plutôt de faire appel. Mais je veux prendre le temps de réfléchir. Si, finalement, nous devions refaire un débat public, je ne peux dire avec précision à quel horizon s'établirait la construction du grand contournement. »

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======>TEMOIN. --Le débat public de 2003 n'a pas été mené à terme. Joël Aubert était l'un des membres de la commission

Retour sur un débat avorté : Jean-Paul Vigneaud

Joël Aubert, à droite, avec Jacques Baggio et le président de la commission, Dominique Moyen  - PHOTO ARCHIVES CLAUDE PETIT

La fin du débat public 2003 n'a pas seulement choqué ceux et celles qui ont participé aux réunions et qui pensaient que l'on allait prendre en compte leurs points de vue. Les membres de la commission chargés de l'organisation du débat ont été tout autant touchés et vexés par la précipitation avec laquelle les services de l'Etat ont annoncé leur choix.

Six personnes au total : Dominique Moyen (le président), Philippe Mathis, urbaniste, Joël Aubert, journaliste, André Pointut, ingénieur, Benoit Mornet, magistrat, et Pierre Sadran professeur de sciences politiques. Joël Aubert témoigne de cette fin décembre houleuse.

===è L'impression de tromper les gens. « Nous étions abasourdis, raconte Joël Aubert, le débat était en cours, des réunions encore programmées, de nombreuses questions demeuraient donc en suspens et nous apprenions, comme ça, que le ministère avait déjà pris sa décision. Nous avons démissionné. Non pas par coquetterie ou sous l'effet d'un coup de mauvaise humeur comme il a été dit par certains. Nous avions vraiment le sentiment d'avoir été trompés, plus grave encore, nous avions l'impression d'avoir trompé tout le monde. Tous ces gens avec lesquels nous avions noué un dialogue et avec qui nous avions pris des engagements : dites-nous ce que vous pensez de ce projet et nous prendrons en compte tous vos points de vue ! Que vouliez-vous qu'on leur dise après la décision révélée lors du CIADT du 18 décembre ? Qu'on les avait réunis et fait parler pour rien ? » « Notre décision a été immédiate », précise bien Joël Aubert. Autrement dit, selon lui, aucune concertation particulière ou intervention de qui que ce soit pour que les membres de la commission réagissent de cette manière. « Chacun d'entre nous a ressenti la même chose et décidé d'arrêter, poursuit Joël Aubert. Nous avons d'ailleurs eu des difficultés pour nous contacter à l'époque. C'était la période des vacances de Noël. Même le président Dominique Moyen était absent, il était à l'étranger pour passer les fêtes en famille. » Un président qui, lui, n'a pas voulu démissionner. « Ce qui ne signifie pas qu'il ne partageait pas notre point de vue. Lui aussi était profondément choqué mais il ne voulait pas abandonner les gens qui nous avaient fait confiance. Il est donc allé jusqu'au bout pour faire remonter leurs points de vue. »

===è Six mois de travail inutiles. « Ce qui me désole le plus, c'est que c'était un bel exercice de démocratie participative. On y a cru, on s'est reveillé avec la gueule de bois », lâche Joël Aubert. Six mois de travail inutiles, en effet, trois mois de préparation en gros avec des réunions régulières et autant pour le lancement, l'organisation et la tenue des rencontres publiques. Une belle fortune jetée en l'air aussi. Joël Aubert n'a plus les chiffres en tête, mais il reconnaît volontiers que le débat a coûté très cher. Ne serait-ce que le journal d'information tiré en cette occasion en plusieurs centaines de milliers d'exemplaires... Bref, un énorme gâchis qui aurait pu être encore rattrapé au moment de la récente concertation. « Ce qui n'a pas été le cas, regrette encore Joël Aubert, car les choses ont été mal présentées, mal engagées ce qui a provoqué ces manifestations de colère incroyables. Des viticulteurs prêts à sortir leurs fusils, dans mon coin, je n'avais jamais vu ça ! » « Chacun d'entre nous a ressenti la même chose et décidé d'arrêter » « Les choses ont été mal présentées, mal engagées ce qui a provoqué ces manifestations de colère incroyables »

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=====> MARCHEPRIME. -- L'annonce du retrait du projet de grand contournement satisfait les Marcheprimais qui s'étaient massivement opposés à cette rocade

« Nous restons très vigilants » : Chantal Roman

C'était en octobre dernier, élus et habitants de Marcheprime manifestaient contre le projet de grand contournement, menaçant de couper la commune en deux

PHOTO CHANTAL ROMAN  - « Pour une fois dans un bataille de cette sorte, les citoyens ont été entendus. c'est une grande première, même s'il ne faut pas faire de triomphalisme. » Hier, Mickaël Duluc, co-président du collectif « Marcheprime dit non » se montrait bien sûr heureux de ce que le tribunal administratif ait annulé la décision de 2004 portant sur le projet de grand contournement de Bordeaux. Car « Marcheprime dit non » est l'une des composantes du collectif « Rive Gauche », ayant formé un recours contre la décision gouvernementale, réunies afin de faire force commune. En ligne de mire pour les Marcheprimais, le fameux « fuseau 8 » du grand contournement, prévoyant de passer entre le bourg de Marcheprime et son quartier de Croix d'Hins.

===è « Coupée en deux ». En octobre dernier d'ailleurs, une manifestation réunissait, à deux pas ce qui pouvait devenir un tronçon du grand contournement de Bordeaux, les élus, dont le maire de Marcheprime, et bien sûr les habitants, voulaient ainsi dire toute leur opposition à ce projet de nouvelle route qui « prévoit de couper la commune de Marcheprime en deux », ainsi qu'ils le soulignaient. Aussi cette décision annoncée jeudi soir a-t-elle été reçue avec joie par les habitants, comme par les élus. Ainsi Serge Baudy, maire de Marcheprime et président de la COBAN (Communauté de communes du Nord Bassin) nous le confiait : « C'est certes une bonne nouvelle, mais nous devons rester extrêmement vigilants. Rien ne dit que le projet ne revienne sur le tapis après les élections. Pour l'instant, je pense qu'au vu de cette décision du tribunal, le projet va être mis en « stand by »... Mais on risque de la relancer. »

Serge Baudy fait partie de ces élus ayant agité le chiffon rouge face à ce qu'ils considéraient comme un « oukase » : « J'ai toujours dit mon opposition au préfet, mon conseil municipal s'est prononcé à l'unanimité contre le projet. » Le maire de « contester le procédé. Nous avons été mis devant le fait accompli, sans aucune concertation. Un contournement autoroutier est certainement nécessaire, certes. Mais de la façon dont c'était décidé, c'est non. »

De relever que le fuseau aurait coupé sa commune en deux : « Entre la première maison de Marcheprime et la dernière maison de Croix d'Hins, il n'y a que 1 600 mètres ! Et je ne parle pas des nuisances, pollution impact visuel. »

====è Réunion le 9 mars. Par ailleurs et il y tout juste un mois ( !), les maires du canton d'Audenge et les présidents des trois inter-communalités du Bassin d'Arcachon avaient adressé un courrier au préfet de région, Francis Idrac, et au ministre des transports, Dominique Perben, dans lequel ils contestaient « le projet de tracé de la section comprise ente la D 106 et l'A 63 qui coupe la commune de Marcheprime en deux entre le Bourg et la Croix d'Hins".

Bref, le Bassin, nord et sud réunis, se retrouvaient en phase pour dénoncer le projet, glissant des propositions, à savoir un passage plus au nord de Marcheprime, réduisant l'impact sur les habitations et privilégiant une traversée par les terres agricoles, et du dédoublement de l'A 63, de l'aire des Gargails jusqu'à l'échangeur 21". Exit donc les propositions. Pour l'instant du moins. Car Mickaël Duluc, au non du collectif « Marcheprime dit non » souligne lui que « certes la première bataille a été gagnée, mais pas la guerre. Car le projet en lui-même, même s'il est retardé, existe toujours. » Aussi compte-t-il sur une mobilisation de tous les Marcheprimais vendredi 9 mars à 20 h 30 sur le dossier : « Il est important que tout le monde soit là. Si nous sommes trop nombreux, nous irons dans la salle des sports. »  Quant au premier magistrat de Marcheprime, il revient sur ce dossier qui, s'il devait revenir sur le devant de la scène « devrait être mieux appréhendé. Il ne faut pas renouveler les erreurs faites par le passé, il faut concerter la population, les élus. » De le répéter : « Pas question d'agir ainsi sur notre territoire ». Un contournement autoroutier est certainement nécessaire, certes. Mais de la façon dont c'était décidé, c'est non

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=====> GRAND CONTOURNEMENT. --Après l'annonce de l'annulation du feu vert accordé au ministre des transports, les acteurs locaux réagissent

« Une première victoire » : Audrey Ludwig

Il y a quelques semaines, sur les vignes de la Citadelle de Blaye, les vignerons avaient posé pour la photo symbolique contre le grand contournement

PHOTO A. L. Jeudi, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé le feu vert accordé au ministre des transports, Gilles de Robien, sur le projet de grand contournement autoroutier de la capitale régionale. Il donne ainsi raison aux associations qui contestaient la validité du débat public de 2003. Réactions chez les acteurs en Haute Gironde.

Denis Levreaud, président du syndicat des côtes de Bourg :

« Ce n'est que justice. Finalement, l'ensemble des acteurs avaient le droit d'être entendus et mieux informés. Il est temps de prendre conscience des besoins et spécificités d'une région avant d'imposer un dossier. »

Jean-Michel Baudet, responsable de la commission grand contournement du syndicat viticole des premières côtes de Blaye :

« C'est un rayon de soleil, une surprise même si on espérait gagner. On va voir comment l'Etat va réagir mais cela va nous laisser plusieurs mois, voire plusieurs années; pour rester vigilants auprès de nos élus. Si la concertation recommence, il faudra veiller à ce qu'elle reparte sur de bonnes bases. Si l'on pouvait s'appuyer sur une discussion départementale, on pourrait démontrer tous les inconvénients que le projet dégageait. »

Le collectif de Plassac :

« Une telle décision redonne confiance. C'est une bonne nouvelle pour la démocratie. Tout cela nous laisse du temps pour trouver, proposer des solutions alternatives pour régler le problème du bouchon sur la rocade. On pense que cette décision est logique aujourd'hui, mais ce n'est pas gagné quand même. Il ne faut pas s'endormir sur nos lauriers et préparer les dossiers.

Ca nous fait plaisir car on avait l'impression de ne pas être entendus. Rien ne se passait malgré tout le travail fourni. La venue de Corinne Lepage nous a mis du baume au coeur. »

Jean-Luc Buetas, au nom du collectif des élus municipaux de la Haute Gironde :

« C'est un premier pas pour nous, une belle bouffée d'oxygène. Maintenant, nous attendons la suite : si l'Etat fait appel, on verra à ce moment-là. Mais le Préfet peut aussi s'en sortir de façon honorable en annulant, carrément, l'idée d'un projet de grand contournement. Nous souhaitons tirer un coup de chapeau aux associations qui ont porté à bout de bras le dossier. C'est grâce à elles. »

L'Association de défense des sites et habitants de Haute Gironde :

« C'est un premier résultat très important. Près de 30 000 signatures ont été obtenues sur la pétition par les deux rives de l'Estuaire, qui réclamaient la réouverture du débat public. La procédure doit donc repartir à zéro. Lors de ce nouveau débat public nous ferons valoir tous nos arguments de fond contre le projet lui-même et ses conséquences catastrophiques sur notre région, en termes humains, économiques, environnementaux. Nous ferons valoir la nécessité d'une autre politique de service public en matière de transports, tournée vers les investissements publics en matière de fret SNCF, de ferroutage, de merroutage, de transports en commun, d'amélioration des réseaux routiers existants... Nous défendrons la nécessaire réouverture de la ligne SNCF Blaye-St Mariens-Bordeaux. »

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======> GRAND CONTOURNEMENT. -- Après la décision du tribunal administratif de Bordeaux, le projet ne paraît plus d'actualité dans le Médoc. Les réactions

Du répit pour les anti » : Propos recueillis par Mathieu Delagarde

Depuis des mois, les manifestations ont porté haut et fort la voix des citoyens

PHOTO ALEXANDRE SIOCH'AN DE KERSABIEC  - Suite à la décision du tribunal administratif de Bordeaux d'invalider le principe d'un grand contournement - auquel le ministre des transports Gilles de Robien avait donné son feu vert en 2004 -, nous avons interrogé certaines personnalités politiques et associatives médocaines particulièrement impliquées dans le débat. Petit tour d'horizon

Thomas Lugagne, co-animateur du mouvement anti-contournement. « Nous sommes très satisfaits mais pas dupes. Ca n'annule qu'une décision ministérielle qui peut être à nouveau proposée après un nouveau débat public. Il faut donc rester très vigilant et enfoncer le clou pour annuler définitivement ce projet. Notre première revendication était que le débat public ne soit pas escamoté. Notre deuxième souci est maintenant de créer une réflexion globale sur les transports. Nous allons prouver que la balance entre avantages et nuisances d'un tel projet penche en faveur d'une annulation.(...) Qu'il passe dans le Médoc ou ailleurs, nous sommes contre car c'est un projet « dinosaure ». Les effets du réchauffement climatique vont s'accentuer dans les prochaines années, c'est un argument de poids. Quand je vois les réactions de Philippe Madrelle qui dit qu'il va nous prouver que ce projet est utile et qu'on n'y comprend rien, ça me fait bondir. Quant à Alain Juppé et Alain Rousset, ils n'ont que le mot « train » à la bouche, mais on ne voit rien venir... »

--- Jean-Gérard Dubo, maire d'Arsac.

« Pour ma commune je suis ravi car nous avions dit qu'aucun des fuseaux ne nous convenait. Nous étions simplement prêts à accepter celui qui nous ferait le moins mal. Mais je ne suis pas le seul élu à dire qu'il faut faire quelque chose pour désenclaver le Médoc. Mais si on doit faire une super-rocade, ça serait plus cohérent de la faire par l'Est. Si elle doit passer par Le Pian, Ludon ou Arsac, elle n'a pas de raison d'être. Ce n'est pas comme ça qu'on désenclavera le Médoc ».

--- Joan Taris, candidat à la candidature UDF aux législatives.

« C'est un soulagement. La justice a acté nos critiques sur la méthode. Le ver était dans le fruit dès le départ. Je trouve totalement déplacée l'hypocrisie de certains grands élus comme Philippe Madrelle, qui explique que sa position a été suivie. C'est grâce aux gens sur le terrain, aux associations, aux citoyens et à certains élus locaux qu'on a obtenu cette décision (...). Je suis contre ce projet à une nuance près : il faut prendre en compte les problèmes d'asphyxie de l'agglomération bordelaise. Mais le système des transports ne sera plus le même à l'horizon 2030 car nous ne pourrons plus avoir les mêmes modes de vie. Si c'est pour que ça devienne une piste cyclable, on peut se passer d'une telle cicatrice. Il faut réfléchir sur le long terme ».

--- Jean-François Régère, député, candidat UMP aux législatives.

C'est une décision de justice, on doit l'appliquer, mais il ne faut pas oublier que le gouvernement peut faire appel. C'est peut-être l'occasion de repartir sur des bases sereines avec une concertation de tous les acteurs, mais on va perdre du temps. Les associations sont satisfaites mais le problème reste entier. Bordeaux est saturé. Le Médoc perd peut-être l'occasion d'un réel désenclavement. Je suis pour le grand contournement à condition qu'il passe le plus au nord-ouest possible ».

--- Stéphane Saubusse, candidat des Verts aux législatives.

« C'est un grand soulagement et ça nous donne beaucoup de motivation pour la suite. Nous restons mobilisés et toutes les manifestations sont maintenues. Si le débat public est relancé, ils peuvent s'attendre à des réunions très difficiles dans le Médoc et ailleurs. Ils n'ont pas intérêt à remettre ce projet sur le tapis car ils vont se heurter à une profonde hostilité. Nous allons essayer de les contraindre à une autre réflexion sur les transports ».

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=====> GRANDS TRAVAUX. -- L'annulation du grand contournement révèle l'importance croissante des citoyens dans les travaux d'envergure. Sociologue à Bordeaux 2, Sandrine Rui analyse le phénomène

Le poids de l'opinion publique : Hervé Mathurin

Sandrine Rui voit dans la participation des citoyens aux décisions une donnée irréversible  - PHOTO STEPHANE LARTIGUE - Maître de conférences en sociologie à l'université de Bordeaux 2, Sandrine Rui, élève de François Dubet, étudie depuis plusieurs années l'implication des citoyens dans les politiques publiques. Elle est notamment l'auteur d'un ouvrage intitulé « La démocratie en débat » (Armand Collin, 2004). Après les nombreux débats liés au grand contournement autoroutier, à la LGV mais aussi à la méthode de Ségolène Royal, son analyse prend une véritable acuité.  « SUD OUEST ».

--- Quand et pourquoi a-t-on institutionnalisé les débats publics avant les grands travaux d'infrastructures ?

SANDRINE RUI.

Les premiers débats ont eu lieu dans les années 1995-1996 sur des sujets conflictuels comme le canal Rhin-Rhône, le TGV Rhin-Rhône ou encore le TGV Aquitaine qui ne s'appelait pas encore la LGV Sud Europe Atlantique. Le ministre de l'Equipement de l'époque, Jean-Louis Bianco, avait concrétisé l'idée dans une circulaire datant de 1992. C'était à la fois une démarche pragmatique et une façon de répondre à une situation de crise, en particulier au conflit phare autour du TGV Méditerranée. Mais l'intervention de la Commission nationale de débat public a été codifiée dans une loi datant de 1995. Par la suite, celle-ci a évolué pour faire de la commission, à partir de 2002, une autorité administrative indépendante.

--- Est-ce une tactique pour court-circuiter les oppositions aux grands projets ?

Il y a un peu de ça, mais face à l'explosion des conflits et des recours en contentieux, on se rendait déjà compte qu'il n'était plus possible de décider comme avant. Les citoyens avaient l'impression que l'enquête publique arrivait trop tard et qu'ils ne pouvaient plus rien faire bouger, sauf à la marge, ce qui les poussait aux actions radicales. Le fait est que la mobilisation citoyenne a fait capoter le canal Rhin-Rhône et a contribué à une nette évolution des projets TGV.

--- En même temps, cette procédure retarde considérablement les décisions. N'est-ce pas dommageable ?

Le législateur a considéré que les conflits et les actions en contentieux rallongeaient déjà le temps de décision et qu'il n'y avait rien à perdre à ouvrir un cadre procédural.

--- En quoi la récente décision du tribunal administratif, qui annule le principe d'un grand contournement autoroutier de Bordeaux, est-elle une nouveauté dans le processus ?

Pour ceux qui pouvaient considérer que le recours ne servirait pas à grand-chose, c'est la preuve que le tribunal peut être sensible à leur argumentation. Mais c'est aussi le signe que tant le gouvernement que les élus prennent le risque d'entacher la procédure s'ils restent à côté du débat au lieu de s'y investir pleinement.

--- Pourquoi les grands travaux étaient-ils plus facilement acceptés autrefois par la population ?

C'est vrai qu'entre le dire et le faire, le temps était beaucoup plus réduit dans les années 50 ou 60. Il suffisait qu'on décrète que tel projet était d'intérêt général pour que tout le monde suive. L'inauguration de l'aéroport d'Orly en 1961 a donné lieu à des pique-niques populaires, ce qui serait inconcevable aujourd'hui. On sait que le progrès se paye en termes environnementaux ou sociaux. La thématique du développement durable cherche à concilier des valeurs inconciliables. On veut une autoroute pour décongestionner le trafic mais sans les nuisances qui vont avec.

--- Ces événements ne traduisent-ils pas aussi la faiblesse de l'Etat ?

Disons que son autorité s'est effritée. Plus personne n'est légitime pour décider seul ce qui est juste et utile pour la collectivité. Pour les grands maîtres d'ouvrage, les années 60 représentaient un âge d'or. Depuis les années 90, ils ne comprennent plus ce qui leur arrive. Ils donnent des chiffres : des gens dans la salle leur disent qu'ils sont faux et leur demandent de faire la preuve qu'il n'y a pas des solutions modestes et modernes, alternatives à des investissements lourds, comme pour la LGV vers Hendaye.

--- N'y-a-t-il pas aussi chez certains protestataires une attitude individualiste, peu réceptive aux grands projets collectifs ?

Il est vrai qu'au départ la démarche est presque toujours individuelle. C'est le « not in my backyard » (pas dans mon jardin). Mais au fil des débats les gens deviennent mieux informés, argumentent mieux et se transforment en véritables acteurs sociaux. Certains deviennent même de petits experts et on les voit ensuite s'engager sur d'autres dossiers.

--- A une plus petite échelle, peut-on dire que les conseils de quartier traduisent aussi cette nouvelle donne sociétale ?

Sans aucun doute. Au début, les municipalités y sont allées prudemment, en se demandant si cette façon de faire ne se retournerait pas contre elles. A l'expérience, elles y ont trouvé leur compte. Elles se sont aperçues qu'il était plus facile de contrôler une salle avec des intérêts divergents que des groupes sociaux homogènes. Cela a permis aux maires de se poser en arbitres et de dire : « Vous voyez, vous n'êtes pas d'accord entre vous, ce n'est pas facile de trancher. » De même, des associations ont profité de ces tribunes toutes préparées pour diffuser leurs valeurs, sans que cela ne leur coûte rien.

--- La démocratie participative de Ségolène Royal serait donc dans l'air du temps ?

Elle nourrit son programme politique, mais pas exclusivement. Elle s'inscrit dans un mouvement plus général qui n'exclut pas la parole d'experts, d'intellectuels et les débats internes au parti. Je verrais plutôt ça comme un instrument supplémentaire de l'action publique et de l'action politique. J'observe au passage que la droite critique peu cette méthode, car cela reviendrait à décrédibiliser ce que ses élus font sur leur territoire de compétences. Quant à savoir si elle va se généraliser dans la prochaine campagne, cela dépendra sans doute de son résultat aux élections présidentielles.

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68) BORDEAUX : Le bon espoir des taxis

250 chauffeurs de taxis ont envahi Mériadeck hier matin pour réclamer de meilleures conditions d'accueil, de circulation et de travail

Le bon espoir des taxis : Jean-Paul Vigneaud

En route vers la CUB : les taxis ont vraiment montré leur détermination hier.

PHOTO THIERRY DAVID  - « Ca fait quarante ans que je fais le métier. Je ne me souviens pas d'avoir vu autant de taxis un jour de manif. Ca vous donne une idée de l'ambiance. Nous en avons vraiment marre d'être pris pour des guignols ! ». Pierrette, la doyenne des femmes taxi de Bordeaux, ne manque pas d'humour et son franc parler est légendaire mais elle sait compter. Rarement, en effet, une manif n'avait autant réuni autant de voitures taxis dans les rues de Bordeaux que celle d'hier. 300 selon les organisateurs, 250 selon la police. Un pourcentage de manifestants très élevé au regard du nombre total de taxis dans l'agglomération bordelaise (412). Selon la source, plus de la moitié ou trois quarts des taxis présents, pare-choc contre pare-choc, klaxon bloqué.

===è En colère. « Nous sommes tous là car nous ne pouvons plus travailler. Nos emplacements sont réduits, même plus délimités, mal signalés. Au Palais des congrès, on ne veut pas nous créer une vraie station et voilà maintenant qu'à Bordeaux Saint-Jean, on veut nous mettre de l'autre côté de la rue où nous pourrons à peine nous garer et où plus personne nous verra », pestait Jean-Claude Garcia de la CGT.  Ses collègues qui l'accompagnaient au sein d'une délégation intersyndicale Robert Bernard Karna du STCG, Eric Agulo (automome), Jean-Louis Eyma (CIDUNAI) et Claude Gaudin (STM) n'étaient pas moins remontés. « Cette fois, qu'ils ne nous racontent pas d'histoire. On n'attend pas des promesses, on veut de vrais engagements », lâchait Robert Bernard Karna, l'un des plus remontés du groupe.

===è Le dialogue est engagé. Une détermination confirmée par la durée des négociations. Les représentants syndicaux sont entrés vers 11 heures du matin à l'Hôtel de la CUB; plus d'une heure plus tard ils étaient à la préfecture et en début d'après-midi, à la mairie. Cinq heures de « négos » d'affilée, là encore, du rarement vu. « Nous avons lafaim au ventre mais nous n'avons pas travaillé pour rien », avouait à 16 h 30 Robert Bérard Karna.

Durant ces cinq heures, les chauffeurs ont déballé leur sac. A la CUB où ils ont été accueillis par le directeur général des services et la sécrétaire du président, ils ont parlé de l'aménagement nécessaire des emplacements et du fameux problème de la gare Saint-Jean. A la préfecture, où ils ont dialogué avec le directeur de l'administration générale et un représentant des services de sécurité, ils évoqué la réglementation, la concurrence déloyale (avec certaines sociétés) et la présence de taxis clandestins. A la mairie, où ils ont été reçus par un adjoint au maire, ils ont reparlé de tout et des aménagements indispensables.

===è Trois stations aménagées. « Des rencontres enrichissantes, d'après Robert Bérard Karna. Elles nous ont vraiment permis de progresser, de vérifier aussi certaines déclarations. La CUB nous dit, par exemple, n'avoir jamais reçu nos demandes transmises par la mairie. Or, à la mairie, nous avons eu la preuve du contraire en découvrant le double des courriers envoyer. Ca clarifie les choses. »

De tout cela, ainsi, il est ressorti quelques bonnes nouvelles. Avant la mi-mars déjà, mairie, CUB, préfecture, et syndicats de taxis vont se retrouver autour d'une même table pour reprendre tous les problèmes évoqués et rechercher une solution pour chacun d'eux. D'autres réunions seront organisées si nécessaires. Ensuite, trois stations vont été aménagées « comme il le faut » avec nouvelle borne, signalisation visible de loin et enrobé de couleur rouge : les stations rue Esprit-des-Lois, Maréchal-Joffre et Mériadeck. La CUB s'est officiellement engagée à faire les travaux. Si elle ne les fait pas, la Ville les fera à sa place. Les taxis attendent de voir les évolutions pour crier victoire. Ils ont bon espoir toutefois sauf, peut-être, pour la future station gare Saint-Jean où là ça coince dur. A moins que sous la pression...

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69) BAIA, Le réseau de transport en commun du Sud Bassin : Mise en route réussie

Le réseau de transport en commun du Sud Bassin a été inauguré hier matin. Un lancement attendu qui a ravi les tout premiers usagers. Ambiance

Mise en route réussie : Pauline Boyer.

François Deluga, président de la COBAS, a évoqué un "événement historique" pour le Bassin d'Arcachon - PHOTO PAULINE BOYER - Les premiers voyages sont l'occasion de rencontrer d'autres usagers  - PHOTO PAULINE BOYER

13 h 42, gare de La Teste. "Vous êtes venus comment, les gars ?" "En bus" "Ouais, c'est ça..." Visiblement, Baïa n'est pas encore une évidence pour tous. Sur le passage du bus, quelques passants s'arrêtent pour regarder passer les engins jaune et bleu pétard avec des yeux ahuris. Et les premiers usagers font les fiers aux fenêtres.

Quelques personnes sont bel et bien là, à attendre aux arrêts. Pour le plus grand bonheur de Karim, le conducteur, qui a revêtu pour l'occasion une belle marinière orange de la COBAS. Première bonne surprise à la montée : pendant une semaine, le bus est gratuit. "Déjà que c'était pas cher."

Pour Karim, accompagné de Pierre pour les premiers voyages, l'heure est à la concentration. Pierre explique : "on a reçu les bus il y a deux jours, donc ça a été un peu rapide. Mais ça se passe bien." Et Karim d'ajouter "C'est des bons bus. Et les gens sont sympas et contents." Pour le moment, l'heure est autant à l'information, qu'au service de transport. Le temps que chacun prenne ses habitudes.

===è "Plus qu'enchantée". Jeanine n'en revient pas. Elle s'installe, puis change de siège. Et s'exclame volontiers que c'est super. "Ca va me changer la vie. Je ne peux plus conduire donc j'étais complètement isolée. J'envisageais même de m'installer sur Bordeaux, mais ça m'a arrêtée dans mon projet. Je vais pouvoir aller faire mes courses. Je suis plus qu'enchantée." L'avantage de l'euphorie des premiers jours, c'est qu'elle permet de faire des rencontres. Jeanine a donc fait connaissance de Jean et Raymonde, venus faire un tour "juste pour essayer, pour se balader." Tous les trois n'en finissent pas de commenter les itinéraires, le bus, la couleur des sièges, et la multitude d'endroits où ils pourront désormais aller. Et Raymonde de rigoler "Oh là là ! La dernière fois, toute cette route, je l'ai faite à pied. J'en pouvais plus !"

Benoît, lui, a découvert Baïa par hasard aujourd'hui, en sortant de la gare. "Ca le fait, c'est énorme. Et en plus, c'est pas cher." Un convaincu de plus. Muriel, 33 ans, de La Teste, s'en servira pour aller au boulot "On en avait vraiment besoin, mais c'est très bien. Les sièges sont juste un peu durs." Monique, 74 ans, trouve ça "tout à fait bien", d'autant plus que ça va lui permettre de venir voir ses petits-enfants à Arcachon plus souvent. Et Stéphanie, 29 ans, se réjouit de ne plus avoir à prendre le taxi pour aller faire ses courses, n'ayant pas le permis. Au final, Karim fait le compte. Entre les gares de La Teste et Arcachon, la meilleure tournée depuis ce matin, soit au total treize personnes. Autant d'utili sations différentes du réseau. Et autant de raisons de s'en réjouir.  http://www.sudouest.com/020307/vil_gir_arcachon.asp?Article=020307a53482.xml

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70) TRAVAIL : La justice saisie par un senior au chômage

Le TGI de Bordeaux examinera lundi une plainte pour discrimination à l'embauche sur critère d'âge

La justice saisie par un senior au chômage : Régine Jordan

Près de la moitié des plaintes pour discriminations (45 %) concerne le monde du travail, selon la Haute Autorité pour la lutte contre les discriminations (Halde). Mais celles relatives à l'âge n'arrivaient pas jusqu'alors dans les prétoires. C'est désormais chose faite par le biais d'une quarantaine de plaintes déposées en 2005 auprès du doyen des juges d'instruction de Paris par des chômeurs qui s'estimaient discriminés par des offres d'emploi spécifiant des critères d'âge, ce que la loi interdit. Ces chômeurs âgés de plus de 40 ans avaient également saisi la Halde, laquelle, reconnaissant le bien-fondé de leur demande, a transmis les plaintes à la justice. Certains parquets comme Paris, Rennes ou Versailles ont classé ces plaintes sans suite; trois autres, en revanche, ont décidé de poursuivre à l'image des parquets de Niort, de Lyon et de Bordeaux. Lyon a rendu la première décision le 13 février dernier, condamnant le responsable d'un cabinet de recrutement qui avait diffusé une offre d'emploi pour un chasseur de têtes « âgé de 28 à 35 ans » à une amende de 500 euros avec sursis et au versement de 1 euro de dommages et intérêts au chômeur qui le poursuivait.

===è Plaider-coupable. Ce jugement faisait suite à une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (plaider-coupable), le chef d'entreprise reconnaissant les faits. C'est également la voie qui sera adoptée à Bordeaux par un cabinet d'expertise comptable qui reconnait avoir publié en 2004 une offre d'emploi, pour le compte d'un client, assortie de la mention « d'environ 35 ans », en ignorant, dit-il, qu'il contrevenait à la loi. « Nous ne sommes pas des professionels du recrutement », plaide le responsable du cabinet d'experts-comptables, ajoutant que le recrutement avait finalement concerné une personne de 40 ans. Les plaintes déposées par sept chômeurs réunis par l'Association pour une nouvelle économie de l'emploi (Apnée), émanation du site Actuchômage, concernent 70 entreprises disséminées dans tout l'Hexagone. « Nous voulons frapper un grand coup de poing sur la table contre des pratiques discriminatoires qui touchent les gens de plus en plus tôt. A 38-40 ans, vous êtes déjà considérés comme trop vieux par les entreprises », argumente Vincent de Rocher, ancien responsable des ressources humaines au chômage, âgé de 45 ans, qui représentera l'association lundi à Bordeaux.

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71) LE VERDON : Premier oral pour le terminal méthanier

Le néerlandais 4Gas était attendu par 350 Médocains hier soir pour présenter son projet

Premier oral pour le terminal méthanier : Jean-Bernard Gilles

Le projet a laissé sceptique une bonne part de l'assistance. La population pourrait se prononcer par le biais d'un référendum  - PHOTO « SUD OUEST »

Heink Jorkman avait l'air détendu hier. Le président directeur général de 4Gas n'a pourtant pas passé une soirée de tout repos. Plus de 350 habitants de la pointe du Médoc avaient répondu à son invitation. La vieille salle du Lothecia au Verdon était trop petite pour accueillir dans de bonnes conditions une assistance venue d'abord pour s'informer.

Elle a, une heure durant, écouté Heink Jorkman expliquer, dans un français presque parfait, ce projet qui soulève des inquiétudes sur la pointe du Médoc qui a décidé de faire du tourisme et du développement durable ses priorités.

===è Un site classé Seveso. Rappelons les principaux éléments du projet. 4Gas, qui est une filiale du fonds d'investissement anglo-saxon Carlyle, a entrepris de construire plusieurs terminaux méthaniers à travers le monde. Pour la France, elle a jeté son dévolu sur 20 hectares appartenant au Port Autonome de Bordeaux au Verdon. Elle projette d'y investir quelque 450 millions d'euros dans un terminal destiné à recevoir des méthaniers chargés de gaz naturel liquefié (à -160 degrés), regazéifié sur place avant de rejoindre des gazoducs qui seront construits par d'autres opérateurs pour irriguer le Sud-Ouest.

Le projet est lourd puisqu'il comprend un quai de réception de bâteaux d'une capacité de 75 à 250 000 m3, 3 à 5 cuves de 47 mètres, en acier et en nickel renforcées par du béton armé ainsi qu'une unité de regazéification du GNL en gaz naturel. Le tout, alimenté par une unité de co-génération au gaz.

C'est d'abord sur les questions de sécurité que 4Gas a dû s'expliquer. L'opérateur veut convaincre de la fiabilité des 48 terminaux d'importation de GNL dans le monde. La population attend toutefois des études de danger indépendantes pour ce site qui sera tout de même classé Seveso. Le Port autonome a aussi été interpellé sur le deuxième projet de terminal, porté par Endesa : « Nous avons une réservation mais pas projets plus précis », a répondu Philippe Deiss, son directeur général. L'impact sur l'emploi, une fois le chantier achevé laisse sceptique une majorité d'habitants présents hier soir. 60 emplois permanents d'opérateurs spécialisés, de controleurs de sécurité « et près de 250 emplois induits », avance 4Gas, pour un projet qui « dévalorise le tout nouveau Port Médoc », estime une association des usagers des ports de plaisance.

====è 5 à 800 000 euros de taxe professionnelle. Le chiffre de 5 à 800 000 euros de retombées en taxe professionnelle a toutefois été avancé hier soir. Mais les élus ne s'emballent pas. Ils attendent des études d'impact (lire par ailleurs) des réponses claires aux inquiétudes exprimées. Un collectif baptisé « Une pointe pour tous » s'est constitué et réunit une centaine de membres attentifs aux retombées économiques et environnementales. « Saurons nous créer un nouveau pacte fondateur avec le Port qui tienne compte de nos ambitions touristiques ? », demande Xavier Pintat, le président de la communauté de communes. « Mais la pointe peut elle se passer d'un tel projet d'investissement », renchérit un élu local. Le débat public est lancé. La population pourrait être amenée à trancher par le biais d'un référendum d'initiative locale.

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======> Les cinq étapes clés du projet .......

--- Au mois d'avril 4Gas remettra ses études d'impact environnemental et de danger aux autorités. La Drire sollicitera alors des études contradictoires auprès de bureaux d'études indépendants.

--- Jusqu'à fin 2007 les discussions se poursuivront entre les élus de la communauté de communes et le Port autonome de Bordeaux pour élaborer le schéma de cohérence territorial (Scot)

--- Début 2008 les élus auront en main tous les éléments leur permettant d'accorder ou non le permis de construire.

--- Fin 2008 sa construction pourrait démarrer si le projet reçoit un avis favorable. Elle pourrait mobliser quelque 600 salariés du BTP.

--- En 2011 mise en service possible du port méthanier après la construction des quelque 80 kilomètres de gazoduc conduisant à Bordeaux

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72) PORT DE LA LUNE : Tempête sur la Garonne...

Alors que le« Ville de Bordeaux » a du mal à quitter son emplacement, l'« Aliénor » est au bassin à flots avec une menace d'arrêt d'activités

Tempête sur la Garonne... : Jean-Paul Vigneaud

L'« Aliénor » est bloqué pour l'instant au bassin à flots - PHOTO FABIEN COTTEREAU - On ne peut pas encore parler de tempêtemais il y a de sérieux coups de vent dans le port de la Lune. L'« Aliénor », l'un des beaux bâteaux-promenade de la Garonne, est bloqué au bassin à flots et ne pourrait plus retrouver le fleuve cette année. Quant au « Ville de Bordeaux », l'emplacement où il doit se rendre, tout près du « Colbert », n'est pas toujours pas équipé pour l'accueillir. Cette forte houle découle en partie de la rénovation des quais et du déplacement des zones d'accostage. Petits ou gros, les bateaux ne peuvent plus rester devant le palais de la Bourse ou la place Jean-Jaurès. Ils doivent s'installer à hauteur ou à proximité de la Bourse maritime, nouvelle zone délimitée. Les deux propriétaires des deux bâteaux promenade fixés rive gauche ont donc été invités à se déplacer. Avec une date butoir : ce mercredi 28 février. « Je ne pourrai pas tenir cet engagement! » déclare sans détour Francis Poupeau, le co-propriétaire du « Ville de Bordeaux ». « Ce n'est pas que je refuse de partir » poursuit-il « Mais il y a un gros problème : là où l'on nous envoie, ils n'ont même pas prévu une arrivée d'électricité. Comment voulez qu'on travaille ? Quant au petit bureau d'accueil dans le pavillon Caudéran-Naujac, c'est une cage à lapins avec une grille et aucune vitre de protection. Impossible de s'y installer sans attraper un rhume. Et puis nous n'avons toujours pas de local pour remplacer notre bungalow d'accueil. »

===è Plus grave pour l'« Aliénor ». « Pour le problème d'électricité, je vais voir où ça coince avec les services techniques » répond Stéphan Delaux, adjoint au maire, qui se démène pour l'animation des bords du fleuve. « Pour le guichet de vente de billets, en revanche, la décision est prise : des vitres vont être installées et les locaux mieux aménagés. » Le patron du « Ville de Bordeaux » devrait donc pouvoir rapidement se déplacer. Il n'en sera pas de même, toutefois, pour Philippe Barthalot, le patron de l'« Aliénor » car celui-ci a profité de ce déménagement provoqué pour réaliser des opérations d'entretien décennales au bassin à flots. Ce contrôle s'annoncait classique mais, selon le batelier, il risque fort de tourner au cauchemar. « Le matériel n'est pas en mauvais état mais on me demande de tout mettre aux nouvelles normes. La péniche comme le ponton » dit-il. L'expert doit passer la semaine prochaine pour évaluer précisément ce qu'il y a faire. « Si cela s'avère trop important, je ne pourrai pas réaliser les travaux avant avril » avoue le bâtelier. « Si c'est le cas, la saison sera morte et la société peut-être aussi. »

====è Trois licenciements. Pour freiner la chute, Philippe Barthalot a déjà licencié trois de ses sept employés. « Il reste deux pilotes, la comptable et moi-même. Je ne sais pas combien de temps on va pouvoir tenir » lâche-t-il, visiblement très inquiet. Ainsi, le bâteau « Aliénor » pourrait-il définitivement disparaître du port de la Lune. Une disparition que n'ose pas imaginer Stéphan Delaux : « Ce serait vraiment dommage mais il nous est difficile d'intervenir. Là, on est totalement dans le domaine du privé ». Mais si Philippe Barthalot ne peut financièrement assurer, d'autres pourront peut-être le faire. Ce que l'intéressé reconnait volontiers : « J'ai bientôt l'âge de la retraite. Je peux passer la main. »

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======> Paquebots : entre Quinconces et Richelieu : J-P.V.

Plus aucun paquebot n'accostera à hauteur de la place de la Bourse ! La décision est définitive. Le Port Automone de Bordeaux, la ville de Bordeaux et la CUB ont signé le protocole d'accord délimitant la nouvelle zone d'accueil des navires de croisière. Deux quais seulement. « Le quai Louis XVIII en priorité et le quai des Quinconces si le quai Louis XVIII est occupé ». Autrement dit, les paquebots accosteront principalement à hauteur de la Bourse maritime et si cet emplacement s'avère insuffisant (si plusieurs paquebots font escale en même temps) les derniers pourront se positionner au niveau des Quinconces. Cette solution ne fait pas l'unanimité. François de la Giroday, agent maritime, continue de dire que ce changement d'emplacement est une erreur, le décor du palais de la Bourse constituant, selon lui, l'élément majeur et déterminant dans les discussions avec les armateurs. Sans cette cerise sur le gâteau, il craint que les organisateurs de croisière ne fassent plus le détour par le port de la Lune. « Ce changement ne sera pas un handicap » pense quant à lui Stéphan Delaux, président de l'Office de tourisme. « Maintenant que les immeubles de la façade XVIIIe sont magnifiquement restaurés et que les quais sont rénovés, le décor réservé aux croisièristes sera tout aussi majestueux et nous offrirons aux armateurs des conditions techniques bien meilleures que dans le passé. Avec des zones d'accueil mieux délimitées, des voies de sortie et d'accès plus faciles et, à 100 mètres, un grand parking pour les taxis et autocars. Le tout, toujours, à proximité du centre-ville ». Une vingtaine de bateaux sont attendus cette année.

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73) RIVE DROITE DE BORDEAUX : Un terminus du Tram pour repartir

Le tram relie depuis hier un quartier un peu délaissé du Haut Floirac, en suscitant un espoir

Un terminus pour repartir : Dominique Andrieux

L'extension de la ligne A du tramway intéresse environ 5 000 personnes du Haut-Floirac et des environs - PHOTOS CLAUDE PETIT - Pas grand monde à 5 h 12 pour accueillir le premier tram à Dravemont. La foule est arrivée un peu plus tard

Alain Rousset coupe le ruban : « les communes dotées du tramway, riches ou pauvres, ont les mêmes avantages »

--- L'apéritif offert par les commerçants du centre de Dravemont

Le tramway a beau circuler depuis plus de trois ans dans l'agglomération bordelaise, une extension de ligne comme celle qui a été ouverte hier matin, entre Cenon et Floirac, constitue un événement. Karim, un Floiracais de 19 ans domicilié « depuis toujours à Dravemont », un lieu encore plus symbolique du Haut Floirac depuis qu'il est le nouveau terminus de la ligne A, l'a vécu comme tel tout en lui donnant une dimension sociologique. « Ici, il y a beaucoup de gens qui en ch... et quand j'ai vu que le tramway s'arrêtait à La Morlette, j'avais "les boules" qu'il ne vienne pas jusqu'à Floirac. Je trouvais ça injuste. Ca me rendait presque jaloux de Cenon », confie-t-il avant de s'engouffrer dans une rame.

===è « Justice sociale ». Un peu plus tard, Alain Rousset, le président de la CUB, évoque « une justice sociale » vu que « les communes dotées du tramway, qu'elles soient riches ou pauvres, ont les mêmes avantages ». Et Conchita Lacuey, la maire floiracaise, est sans aucun doute pressée de copier la commune voisine et amie de Cenon qui, selon son maire Alain David, a fait du tram, depuis 2003, « un axe essentiel de développement ». Ces cent petits mètres de ligne sur la commune de Floirac peuvent tout changer pour ce quartier typique de l'urbanisation des années 60. Jean Lescale fait parler la mémoire de l'enfant qu'il fut, « quand il y avait encore le camp militaire des Américains dans les années 1945 1946 ». « Ici même où circule le tram, il y eut ensuite une usine de textile et la cartoucherie. Elle finit par partir à Saint-Médard-en-Jalles. »

Installé dans sa poussette, Thomas, 8 mois et demi, écoute sagement sa grand-mère Marie-Claudine Bourgès étayer l'histoire locale : « Nous nous sommes installés en 1971 dans cet immeuble Jules Verne qui était le dernier construit et j'allais autour promener mes enfants à travers champ. » Dravemont voit plus tard sortir de terre ses écoles élémentaire et maternelle, son centre commercial du même nom. Un élément de lien social important où sont réunis des services publics d'Etat et communaux. En ajoutant à cela le relief accidenté de la commune, le Haut est progressivement devenu à lui tout seul une petite ville d'environ 5 000 habitants. « C'est très cosmopolite; ça se passe bien », glisse Mme Bourgès pour qui « le tram c'est la cerise sur le gâteau ». Pour d'autres, il représente un moyen incomparable de mesurer les diversités (ou disparités) dans le paysage urbain de la rive droite.

===è « Ici il manque quelque chose ». Le tramway arrive à Dravemont en même temps que le ravalement de l'immeuble Jules Verne, dont la façade donne sur la station, se poursuit. A l'opposé, des menuiseries PVC avec double vitrage, entreposées sur le parking, attendent d'être posées. Les bailleurs ont du boulot et ne verraient sans doute aucun inconvénient à ce que l'ANRU (1) s'y intéresse. Comme Karim qui jalousait Cenon avant le tram, des jeunes du quartier floiracais notent « les différences entre les travaux sur les immeubles de La Marègue, à Cenon, et ici ». Yolande en remet une couche. « Nous avons été les premiers locataires au Clos des Vergnes en 1982, et depuis il n'y a pas eu le moindre ravalement sur les maisons », s'emporte cette ancienne fonctionnaire de l'Education nationale qui ne s'apitoie pas pour autant sur son sort. « Ici, il y a quelque chose qui ne va pas, il manque quelque chose, des animations pour les jeunes », analyse-t- elle. Du côté du Centre d'animation du Haut-Floirac, on rappelle l'existence de diverses structures et équipements. Personne n'élude « les préoccupations pour la jeunesse » du quartier. « Le tramway permet de décloisonner et si les moyens nous sont donnés il peut nous aider à mettre en place une politique d'accompagnement très suivie des jeunes vers la formation, vers l'emploi », préconise Fathi Gaddoumi, un directeur plein de conviction.

(1) Agence nationale de rénovation urbaine

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======> Dravemont à bâtons rompus

Les Floiracais sont venus confier à la rédaction de « Sud Ouest » leur perception du quartier et leurs attentes - PHOTO CLAUDE PETIT - Au pied du centre commercial de Dravemont les riverains du tout nouveau tram venus s'abriter hier sous les couleurs de « Sud Ouest chez vous », étaient unanimes pour demander qu'on leur rende leurs « policiers de proximité et leur... boucherie-charcuterie. »

« En 1954, quand nous sommes arrivés là, il y avait deux Citram par jour pour se rendre à Bordeaux, témoignent

--- René et Simone Castaing.

Beaucoup de choses ont changé depuis, continuent-ils. En bien et en... mal aussi. Le poste de police de Dravemont, c'était important. Ma femme s'est faite agresser l'an passé. »

--- « Pour habiter un F3 avec garage à Blaise Pascal, juste derrière Dravemont, nous payons 470 euros de loyer, racontent Max et Claudine Peyrat. On ne donnerait pas notre place même pour aller dans un immeuble reconstruit car les loyers y sont plus chers. Mais le problème de sécurité est réel même s'il ne faut pas dramatiser. »

--- « Ce tram, c'est très bien mais on paiera un peu plus d'impôts, non ?, s'interroge Claude Cala.

--- Cela devrait faire du bien au haut Floirac qui est un peu délaissé par rapport au bas. » « Jamais je ne prendrai ce tram dans lequel on est entassé comme des bestiaux, lance pour sa part Rose-Marie Rozier. Dans mon lotissement, à Martouret, certains ont la chance d'avoir des trottoirs; d'autres, non. Allez savoir pourquoi. Ces 100 mètres de tram à Floirac, franchement, je ne vois pas à quoi cela sert mais je me doute combien cela va me coûter. Si le tram avait continué sa boucle par le bas Floirac pour regagner Bordeaux, cela aurait valu le coup. Mais là, quand on est à dix minutes du centre en voiture, je ne vois pas l'intérêt. »

--- « J'espère vraiment que le tram va redynamiser le centre commercial de Dravemont, dit Danielle Dongais. Quant aux gars qui passent leurs journées contre les murs à l'intérieur de la galerie, que voulez-vous ! Ils n'ont rien à faire. Autrefois ils se seraient retrouvés dans des terrains vagues. Il n'y en a plus. » Les riverains de la station Dravemont se posent tous la même question : les parkings prévus par la Cub au pied du nouveau terminus ne sont-ils pas trop petits ? Pourra-t-on stationner demain comme avant sur le parking de Dravemont quand les habitants du Créonnais vont venir y chercher le tram ? A vérifier très vite.

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=====> Vers la lumière : Guy Lacquement

C'est à Pascal Ressot qu'est revenu le privilège de conduire la première rame au départ de Floirac-Dravemont - PHOTO CLAUDE PETIT - En ce petit matin d'inauguration, la rame à l'essai depuis un mois sur l'extension du tronçon La Morlette-Dravemont de la ligne A, n'est pas au rendez-vous de 5 h 12. Pas grave : la foule non plus. Tout cela offre le spectacle de l'agitation du monde à l'oeil narquois d'Alain, le Béglais, un retraité à barbe de philosophe. Il est sorti dès 4 h 45 fumer sa clope, hors du nid conjugal douillet. « Il y a une semaine, tout était cassé ! »

===è « Les habitants attendaient cela depuis longtemps ». Bientôt les blazers verts du service prévention et sécurité éloignent les indésirables. Inutiles à cette heure, les feux rouges s'entêtent jusque-là à surveiller des carrefours inanimés. Dans la buée cuivrée, mille Orphées invisibles piaillent dans les arbres déplumés. Rien ne bouge. Dravemont se retourne dans la torpeur du dernier sommeil. Les passagers sortent de la nuit. Un par un, timides. Puis par grappes volubiles. Le sourire des hôtesses et le café chaud qui ponctuent les arrêts bannissent la grogne matinale : La Morlette, Jean-Zay, la Marègue et Dravemont. L'automobile n'est plus la plus belle conquête de l'homme. Le rail a raflé toutes les voix. La grosse limace bleue tire ses cordeaux de nacre sur la rive droite de Haute-Garonne en Bastide. « Enfin le tram est là !, s'exclame Conchita Lacuey, députée-maire PS de Floirac. Les habitants attendaient cela depuis longtemps. » « Depuis ce matin, on peut aller de Dravemont vers la ville-centre, enchaîne le président de la CUB, Alain Rousset. Une fois toutes les extensions achevées, on pourra se rendre dans toute l'agglomération ». Les ciseaux de l'inauguration encore chauds dans les main, Alain Rousset, comme tous les élus de la rive droite à ses côtés, dont Alain David le maire PS de Cenon et Jean Touzeau (PS), de Lormont, affiche l'air satisfait du devoir accompli. De la belle ouvrage livrée à la bonne heure.

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74) IMMOBILIER : L'Ecureuil et la Caisse des dépôts se disputent Lamy

Bataille pour le contrôle du numéro deux de la gestion immobilière, aux fortes racines bordelaises

L'Ecureuil et la Caisse des dépôts se disputent Lamy : Bernard Broustet

L'avenir du groupe Lamy, numéro deux français de la gestion immobilière, dont les racines sont très largement bordelaises, constitue un nouveau sujet de discorde dans les relations tumultueuses entre les Caisses d'épargne et la Caisse des dépôts. Actionnaire majoritaire de Lamy, qui s'est marié avec sa filiale Gestrim, l'Ecureuil se fait tirer l'oreille pour céder comme promis cette très rentable société à l'entreprise Icade, filiale immobilière de la Caisse des dépôts. Fondé il y a bientôt cent vingt ans à Bordeaux, Lamy ne fut longtemps qu'un cabinet immobilier de taille modeste, avant de connaître au cours de ces dernières décennies une croissance spectaculaire sous l'impulsion de son actuel patron Jean-Louis Chollet, descendant des fondateurs. En un quart de siècle, l'entreprise, essentiellement spécialisée dans la gestion de biens immobiliers, a vu son effectif multiplié par quarante, pour atteindre le cap des 800 salariés. Fin 2005, Lamy, qui comptait 90 agences à travers la France, a décidé de se rapprocher de Gestrim, filiale des Caisses d'épargne et numéro deux français de la profession. Mais si Jean-Louis Chollet est minoritaire (21,2 %) dans le capital de la nouvelle entreprise, c'est à lui que l'Ecureuil a confié la direction opérationnelle du nouvel ensemble. Celui-ci, qui compte 3 500 collaborateurs et quelque 280 agences, achèvera sa fusion à la fin du premier semestre, avec effet rétroactif au 1er janvier. L'opération devrait se réaliser sans licenciement. La direction sera concentrée à Paris. Mais Bordeaux gardera des fonctions de « back office » (administration) au sein de cette nouvelle structure, qui proposera ses prestations sous la seule enseigne Lamy.

===è En suspens. Le sort de Lamy fait donc maintenant l'objet d'un bras de fer entre la Caisse des dépôts, qui est en quelque sorte le bras financier de l'Etat, et les Caisses d'épargne. Francis Mayer, ancien directeur général de la Caisse des dépôts, très récemment décédé, avait fort peu apprécié que l'Ecureuil négocie un rapprochement avec les Banques populaires dans le dos de son institution, dont les liens avec les Caisses d'épargne sont très anciens. En contrepartie de ce rapprochement, il avait obtenu entre autres que l'Ecureuil s'engage de façon plus ou moins formelle à céder Lamy à sa filiale Icade. Mais l'affaire n'ayant pu se réaliser dans les délais impartis, les Caisses d'épargne affirment ne plus se sentir juridiquement tenues d'honorer leur engagement. Il faut dire qu'entre-temps l'Ecureuil, déjà propriétaire du Crédit foncier, a manifesté un intérêt de plus en plus soutenu pour l'immobilier.

La Caisse des dépôts se trouve sans directeur depuis la mort de Francis Mayer, dont la succession fait l'objet d'une intense bataille d'influence. Tant que ce fauteuil sera vacant, le sort de Lamy restera sans doute en suspens, ce qui n'est guère de nature à enchanter ses salariés.

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75) ORDURES MENAGERES : Très chères poubelles

Conflits avec des associations, difficultés de gestion au sein de syndicats intercommunaux : la collecte des ordures ménagères pèse de plus en plus lourd dans les budgets

Très chères poubelles : Hervé Mathurin

Véronique Guillot de Suduiraut et Philippe Mora, du Collectif girondin des déchets, réunissent de plus en plus de mécontents au sein de leurs associations

PHOTO ALEXANDRE SIOC'HAN DE KERSABIEC

===è 1  Taxe et redevance

Il y a deux façons de régler la collecte des ordures ménagères : par la taxe prélevée sur les impôts fonciers des propriétaires ou par une redevance recueillie auprès de chaque foyer par la mairie ou la communauté de communes.

La taxe est basée sur la valeur locative du bien immobilier, déterminée par les impôts fonciers. Par exemple, une veuve vivant dans une grande maison entourée d'un terrain paiera plus cher qu'une famille de quatre personnes habitant un T4 dans une résidence voisine. La redevance, au contraire, tient compte davantage du volume de déchets produits puisqu'elle est calculée sur le nombre d'habitants de chaque foyer. Elle est organisée par l'administration locale, qui facture le service et finance la collecte. Elle a la faveur des associations de protection de la nature. En Gironde, 90 % des habitants payent la taxe. Parmi les communes qui ont choisi la redevance figurent notamment Langon, Illats, Preignac, Podensac, Targon, Captieux, Grignols, Bazas et la communauté des coteaux de Garonne (Cadillac).

====è 2 La taxe injuste

La taxe des ordures ménagères est considérée par les associations de protection de l'environnement comme injuste et peu incitative au tri : « Pourquoi voulez-vous que les gens s'embêtent à trier puisque, de toute façon, ils paieront la même somme et tout finira dans un incinérateur auquel il faut à tout prix donner à manger », dit Philippe Mora, du Collectif déchets girondins. Des élus abondent dans le même sens. Dominique Monnet, premier adjoint au maire de Bourg-sur-Gironde, stigmatise « une taxe aveugle qui demeure très variable d'une commune à l'autre et, en outre, n'opère pas de distinction entre les revenus ». Rappelons que la base d'imposition foncière, qui conditionne cette taxe, a été estimée en 1975. Si elle a cependant été choisie par la plupart des collectivités, c'est par simple commodité : elle est prélevée directement par le Trésor public, ce qui dispense les mairies de frais de gestion, d'autant que ce même Trésor leur ristourne 8 % de cet impôt. « Mais ce pourcentage, les communes en font ce qu'elles veulent », affirme Alain Blanc, de la SEPANSO.

====è 3 Des syndicats en difficulté

Dans les zones rurales, les communes confient la collecte des ordures ménagères à des syndicats mixtes (SMICVAL dans le Libournais-Blayais, SEMOCTOM dans le Sud-Gironde). Or, des difficultés de gestion sont apparues, qui ont mis en évidence les failles du système. « Le secteur du SMICVAL va de Saint-Ciers-sur-Gironde à la Dordogne et les déchets sont traités à Saint-Denis-de-Pile, en situation très excentrée; forcément, des distances pareilles se retrouvent dans le coût de la collecte », explique Dominique Monnet. « Les présidents de ces syndicats ne sont pas redevables devant les électeurs, ils ne sont pas confrontés en direct au problème des déchets, contrairement aux maires », constate le premier magistrat de Créon, Jean-Marie Darmian qui note « trois niveaux de décision : la mairie, la communauté de communes et le syndicat, parfois même un quatrième avec les entreprises privées; au final, on a construit un mille-feuilles et personne ne sait comment se sortir de ce bourbier ».

====è 4 Les coûts montent, la grogne aussi

Les usagers sont de plus en plus mécontents et se retrouvent dans des associations synthétisées par le Collectif des déchets girondins. Chacun recense des anomalies criantes qui gonflent les impôts locaux : « Nous connaissons un monsieur seul à Saint-Jean-de-Blaignac qui paye 1 000 euros par an de taxe », signale Véronique Guillot de Suduiraut, d'une association de l'Entre-deux-Mers. « Auparavant, les multinationales qui traitent les déchets faisaient ce qu'elles voulaient et les élus signaient, affirme Alain Blanc; mais maintenant, les gens veulent savoir où va l'argent, d'où les conflits ».

Des locataires se rendent comptent aussi que leur propriétaire, qui doit répercuter la taxe d'ordures ménagères sur les charges locatives, oublie quelquefois de diviser cette taxe par le nombre de ses appartements...

====è 5 Un effet pervers du rurbanisme

La difficulté de collecter les déchets met une fois de plus le doigt sur les conséquences écologiques et financières du « rurbanisme », c'est à dire le peuplement des campagnes par une nouvelle population, dispersée dans le département le plus vaste de France. « Il faut jouer sur le coût de la collecte et améliorer les circuits de ramassage », affirme Dominique Monnet. Jean-Marie Darmian ajoute : « Quand on construit une maison au bout d'un chemin, on oblige un camion à aller voir s'il y a une poubelle; parfois, il n'y en a pas, mais ça se paye quand même en carburant ». Pour le maire de Créon, la solution serait que chaque foyer déclare ses besoins de ramassage comme il le fait pour l'eau, le gaz ou l'électricité, dans « un acte volontaire ». Une idée à creuser avant que le gouffre ne soit insondable.

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=====> « Pour la redevance, il faut de la volonté » : H.M.

La communauté des communes des coteaux de Garonne, autour de Cadillac (5 500 habitants), pratique la redevance pour la collecte des ordures ménagères depuis trois ans. Pourquoi ce choix ? « Parce qu'il y a un foncier bâti très important sur notre territoire et parce que la taxe engendrait des inégalités criantes, explique Pierre Préaut, le président de la communauté; la redevance permettait de mieux coller à la réalité du terrain ».

Pour ces raisons, la décision a été plus facile à faire passer auprès des élus qu'à Captieux et Grignols, où elle a tenu à... une voix. Néanmoins, Pierre Préaut et ses collaborateurs se sont vite aperçu des difficultés que ce système engendre : « C'est très lourd et il faut vraiment de la volonté, d'autant qu'on partait de zéro. L'écueil principal est de créer un fichier précis pour éviter que trop de gens passent à travers les mailles. L'affaire a été moins compliquée avec les particuliers qu'avec les professionnels parce qu'on n'avait aucune donnée les concernant. On en a rassemblé trois cents en deux réunions pour nous expliquer. Les premières facturations ont nécessité des réajustements. En discutant, on a pu s'arranger ». Pour le suivi de l'opération, la communauté a embauché une personne qui travaille vint-cinq heures par semaine : « Elle est chargée de la facturation et des relations avec le Trésor public », confie Pierre Préaut. Celui-ci estime le coût moyen de la redevance pour les particuliers : « 86 par an pour une personne seule collectée une fois par semaine, 235 pour un foyer de cinq personnes deux fois par semaine ». Le président voit dans l'opération deux avantages majeurs : « Elle incite au tri et elle permet de mieux mesurer le poids des foyers dans notre territoire ».

Mais la redevance a aussi deux défauts : elle épouse difficilement les nombreux mouvements familiaux dans la société moderne et laisse en moyenne 4 à 5 % d'impayés, que les bons contribuables doivent compenser.

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76) LOGEMENT : 1 260 signatures contre In Cité

Le vent de pétitionnaires opposés à la réhabilitation du centre historique version In Cité ne faiblit pas

1 260 signatures contre In Cité

Le comité « contre le projet de restructuration et de revitalisation du centre historique de Bordeaux » s'est réuni samedi au bar le Balthazar

PHOTO PHILIPPE TARIS - Pas de structure organisée, de président ou de secrétaire : le comité de défense du droit au logement est en fait un comité « contre le projet de restructuration et de revitalisation du centre historique de Bordeaux ». « C'est une dénomination un peu longue, mais c'est ça : on se bat contre la politique que mène la mairie à travers In Cité, son bras armé en matière de réhabilitation immobilière. Pourquoi ? Parce que, sous couvert de renouvellement urbain et de valorisation du patrimoine, on détruit les logements les moins chers et on déplace les populations au profit des spéculateurs. Ce n'est pas acceptable d'expulser les locataires et de spolier les petits propriétaires sous prétexte de mixité sociale », explique Claire Chartier Grimaud, porte-parole du mouvement. Une association très petite par le nombre de ses adhérents, mais qui, selon elle, reçoit ces temps-ci de nombreuses doléances de gens qui ont maille à partir avec In Cité. A commencer par Mme Chartier elle-même qui est poursuivie devant le tribunal pour un blog jugé diffamatoire : « Ils retireraient leur plainte si je leur faisais des excuses publiques. Mais pourquoi donc ? Ce n'est pas moi l'auteur du texte ! » En tout cas, le comité a fait circuler une pétition résumant ses revendications (annulation du projet municipal de revitalisation du centre historique et dissolution d'In Cité).

Samedi lors d'une réunion au bar le Balthazar cours Alsace-Lorraine, le comité annonçait le chiffre de 1 260 Bordelais signataires.

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=====> Enfants de Don Quichotte : ça avance

On parle moins d'eux mais les problèmes que les Enfants de Don Quichotte ont soulevés depuis deux mois demeurent. Et en coulisses, les choses se décantent peu à peu. Petit bilan des « avancées » obtenues avec le concours d'Emmas : 2 personnes en allocation de logement temporaire (ALT), 3 logées en Algeco, une quinzaine en centre d'hébergement (Broca) où ils sont reçus de 18 heures le soir à 10 heures le lendemain matin en chambres individuelles où ils peuvent laisser leurs affaires, prendre un repas chaud le soir et le petit déjeuner. Huit ont eu des propositions d'appartements (T2 relais), 3 jeunes sont hébergés et en formation, huit sans-domicile se sont vu offrir des CDD de deux à six mois par Emmas. Un autre est en formation chez un ferronnier qui l'héberge. Deux autres ont trouvé du travail.

Rappelons que la halte du quai Richelieu accueille toujours une quarantaine de SDF : certains y dorment la nuit. Ce lieu géré par les Sans Domicile salariés d'Emmas et des bénévoles de Don Quichotte est un endroit où les SDF viennent se réchauffer, se reposer, avaler un café et discuter avec leurs compagnons. Sur les allées de Tourny, ce sont d'autres SDF qui campent sous des tentes et ce depuis début janvier.

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77) BACALAN : Questions sur le pont

Préservation du patrimoine industriel ou fluidité de la circulation ? L'avenir du pont du pertuis crée le débat

Questions sur le pont : Alain Mangini

Le pont tournant du pertuis - PHOTO ALAIN MANGINI - Des habitants de Bacalan ont le sentiment que leur quartier s'asphyxie et qu'il faut faire quelque chose pour le désenclaver. La question du passage des bassins à flot en est une illustration. Celui-ci ne peut s'effectuer actuellement que sur un demi-pont, alors qu'avant 2000 trois étaient proposés pour gagner le centre-ville.

De nombreuses personnalités du quartier estiment que le remplacement envisagé du pont du pertuis risque « de nuire de façon définitive aux activités nautiques du deuxième bassin à flot ». Pour mieux comprendre la situation, l'idéal est de dresser un plan des lieux. A moins de passer par les routes vers le Médoc, les liens terrestres entre Bacalan et le reste de Bordeaux se limitent aux possibilités suivantes : le chemin le plus encombré et le moins direct passe par les boulevards et la place Latulle. Près de la Garonne, le passage s'effectue sur deux ponts tournants, communément nommés « aval » et « amont », au-dessus de deux écluses. Leur fonctionnement est quelque peu perturbé par les travaux préparatoires à l'arrivée du tramway. Question. Lorsqu'un seul pont subsistera, que se passera-t-il lorsqu'un navire souhaitera emprunter les écluses ?

===è Pont du pertuis menacé. Le pont du pertuis pourrait être une solution. Le deuxième bassin à flot, celui qui borde la base sous-marine, est séparé du bassin numéro un par un goulet, le pertuis. Un pont, tournant lui aussi, permettait jusqu'en 2000 le passage des véhicules. Il est désormais fermé à toute circulation, permettant le seul passage des bateaux. Alors que la CUB et le Port autonome voudraient le détruire, au profit d'un pont neuf, un collectif d'habitants et d'associations du quartier s'oppose à cette solution par le biais de courriers officiels et d'un blog (1). Leur action ne souhaite en rien retarder l'arrivée du tramway sur Bacalan ni gêner la circulation. Seulement, alors que le pont est fermé à tout passage depuis plus de six ans, « il serait regrettable de choisir dans la précipitation une solution qui ne satisferait pas l'ensemble des parties ». Questionné à ce propos, Alain Rousset, président de la CUB, a réagi le 12 décembre dernier : « Comme vous le savez, je suis très attaché à ce que le passé industriel et maritime du quartier de Bacalan et du Port de Bordeaux soit valorisé dans l'aménagement général du quartier. C'est ainsi qu'après expertise, la décision a pu être prise de conserver la grande écluse et de permettre ainsi aux bateaux de gabarit important, et en particulier aux multicoques, de pouvoir accéder aux bassins à flot (...). Il appartient désormais au Port autonome de Bordeaux de mener à bien cette opération selon les modalités qui lui sembleront les meilleures, mais la Communauté urbaine de Bordeaux souhaite que soient respectés les engagements financiers. »

===è « Réparable ». Entre préservation du patrimoine industriel, circulation et engagements financiers, le choix reste cornélien. Robert Venturi émet une préconisation : « Les expertises menées sur le pont actuel ont démontré qu'il était réparable, à un coût peut-être supérieur à son remplacement par un petit pont, mais sans condamner l'avenir du bassin à flot nø 2. Et en préservant toutes les capacités des bassins à flot, ceci permettant de faire face à d'éventuelles nouvelles activités. » Pour information, la dernière proposition du Port autonome prévoyait de réduire le pertuis de 25 à 9 mètres, empêchant ainsi l'arrivée de grands bateaux dans le deuxième bassin à flots.

De plus, le pont du Pertuis reste un élément clé du patrimoine historique de Bordeaux. (1) www.pontdupertuis.canalblog.com

=====> A la loupe ....... Le pont du pertuis.

Il est formé de deux travées inégales, l'une franchissant le pertuis, la travée de volée, l'autre formant le contrepoids ou la culasse. Une cabine de manoeuvre avec bow window et ossature métallique abrite le moteur et le treuil de rotation. Robert Venturi décrit : « C'est un pont tournant constitué d'une structure type treillis en acier riveté, avec une passerelle piétonne de chaque côté. Il a été construit en 1911-1912. C'est le dernier pont connu dans cette technique et de ces dimensions. Surtout, il est parfaitement intégré au site des bassins à flots et par sa proximité avec la Base Sous Marine forme un tout remarquable. Démanteler le pont du pertuis actuel pour le remplacer par un petit pont levant enlèverait toute la force historique du lieu, cassant du même coup un des derniers éléments du patrimoine industriel de la ville. »

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78) SAINT-JEAN-BELCIER : Les anciens ateliers en attente de dépollution

Selon Allo amiante, l'incendie de juin et la dégradation du site justifient un désamiantage rapide

Les anciens ateliers en attente de dépollution : Michel Monteil

Les anciens ateliers avaient été ravagés par un incendie en juin 2006

PHOTO ARCHIVES FABIEN COTTEREAU - Les anciens ateliers de la SNCF, rue Amédée Saint-Germain, présentent-ils un danger pour les riverains ? Les habitants du quartier mais aussi les cheminots qui fréquentent le restaurant d'entreprise et l'école de formation situés à proximité ? Dans ces ateliers de 400 mètres carrés, dans le passé, un millier d'agents ont travaillé à l'entretien et à la réparation d'autorails. « Il y avait de l'amiante mais aussi des produits volatiles », rappelle Georges Arnaudeau, président d'Allo amiante. Ces ateliers ont fermé en 1994. En juin dernier, un incendie s'y est déclaré nécessitant l'intervention de 16 camions de pompiers et la mise en place d'un périmètre de sécurité. Depuis cette date, à deux reprises, Allo amiante a écrit à la direction régionale de la SNCF et de RFF (réseau ferré de France), aujourd'hui propriétaire des lieux, pour que « toute la lumière soit faite sur la dangerosité » du bâtiment. Copie de ce courrier a été adressée à la mairie de Bordeaux et à la DDASS. L'association, qui regroupe 383 adhérents des ouvriers exposés à l'amiante au cours de leur vie professionnelle en Aquitaine et Poitou-Charentes, rappelle qu'en 1987 des mesures avaient révélé un taux d'empoussièrement jusqu'à dix fois supérieur aux limites admises. « Dix ans plus tard, de nouveaux relevés effectués dans les ateliers désaffectés ont fait la preuve de la forte présence de fibres d'amiante accumulées dans les structures (murs, plafonds, charpentes...) et dans les toitures en fibrociment ».

===è Le diagnostic a été fait. L'incendie de juin dernier a-t-il accru ce danger ? « On ne peut pas dire que, depuis, la dispersion de la poussière est favorisée », précise Georges Arnaudeau. Par contre, Allo amiante estime que l'accumulation des dégradations impose un désamiantage « dans les plus brefs délais ». D'autant plus qu'« un élément supplémentaire de pollution » est intervenu avec la démolition, en janvier, des anciens vestiaires des ateliers.

« Un diagnostic amiante a été réalisé, indique la direction régionale de RFF, il est en cours d'analyse. » Elle se veut rassurante : en l'état actuel, il n'y a « pas d'inquiétude majeure » à avoir pour les riverains. Par ailleurs, l'accès au bâtiment a été « sécurisé » après l'incendie et fait l'objet d'un contrôle. La dépollution et le désamiantage complet du site sont prévus, mais à terme et en lien avec la future utilisation des lieux. D'ici trois ou quatre ans.

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79) BEGLES : Du renouvellement humain

L'opération de renouvellement urbain est le terrain privilégié de la clause d'insertion

Du renouvellement humain : Gilles Guitton

Le chantier des immeubles Buhler aux Terres Neuves. Un des terrains de mise en oeuvre de la clause d'insertion des marchés publics - PHOTO SUD OUEST

L'association Adèle-Plie des Graves vient de s'offrir une jolie vidéo en guise de vitrine de son action d'insertion par l'emploi. On y voit des chefs d'entreprise, des salariés et des élus évoquer quelques-uns des chantiers où les uns ont trouvé ainsi une main d'oeuvre manquante et des moyens de formation, les autres une occasion de se « remettre en selle » après une longue période de chômage, les troisièmes un bon moyen de répondre pratiquement à l'inépuisable question de l'exclusion du travail. Certaines de ces actions concernent des chantiers d'environnement et du patrimoine sur le territoire de la communauté de communes de Montesquieu. Mais la plus grosse part est née de la mise en oeuvre de la « clause d'insertion » que la ville de Bègles a mis en oeuvre pour ses marchés publics depuis janvier 2005. « Dès 2003, on avait lancé des chantiers d'insertion avec les Compagnons bâtisseurs. La ville a profité de l'opération de renouvellement urbain des quartiers nord-est, pour exiger des entreprises un engagement à consacrer 7 % des heures de chantier à des emplois d'insertion. Elles sont obligées de répondre à cette clause, et si elles ne tiennent pas leurs engagements, elles paient des pénalités » rappelle Caroline Joandet, la directrice d'Adèle. L'agence nationale de renouvellement urbain l'exigeait, mais à hauteur de 5 % seulement.

===è Succès aux bains. Comme l'opérateur de l'ORU n'est autre que la Saemcib, société d'économie mixte de la ville, et comme le bâtiment manque de bras (on l'a vu avec les retards de l'été), la dynamique s'est enclenchée sans trop de difficultés. « On a affiné les choses » nuance cependant la directrice. L'exigence varie suivant les métiers. « La clause porte sur certains lots qui ne demandent pas une qualification initiale particulière. Par exemple, pas tellement sur l'électricité, plutôt sur la démolition, ou la peinture ». Mais dans la vidéo, la société thermique, qui a réalisé la chaufferie de la piscine et a qualifié sur place un jeune demandeur d'emploi, témoigne que la clause ne concerne pas exclusivement de tâches de manoeuvres, qui représentent 20 % du total.  Vu avec les yeux de ceux qui s'efforcent de sortir de la marge un à un les chômeurs « les plus éloignés du travail », selon la formule en vigueur, le bilan affiché par le Plie est plutôt encourageant. « Sur le chantier de la piscine de Bègles, les entreprises sont allées au-delà de leur engagements » souligne ainsi Caroline Joandet. Pour l'ORU, les objectifs n'ont pas été complètement atteints. « Mais c'est essentiellement en raison de retard de chantiers. Rares sont les entreprises qui sont en-dessous de leurs engagements ». Au total, la rénovation des quartiers nord-est doit offrir environ 30 000 heures de travail dans le cadre de la clause d'insertion.

===è Interim. Soixante demandeurs d'emploi y ont trouvé un travail temporaire, dont 34 Béglais. « 65 % viennent des quartier classés en zone urbaine sensible, ce qui montre que l'on répond aussi à une attente des populations de ces quartiers » souligne Caroline Joandet. Reste que ces retours ou ces entrées dans le travail, opérées le plus souvent via des entreprises de travail temporaire d'insertion (lire ci-dessous), ne sont « qu'un premier pas ». Sur les bénéficiaires de 2006, deux ont décroché ensuite un CDD supérieur à six mois, 14 sont toujours en recherche d'emploi, 15 sont en intérim, 22 ont des emplois dans des associations et entreprises « intermédiaires » (aidées par l'état pour l'insertion). Bref, la clause ne garantit pas la sortie de la précarité. « Ca garnit toujours le CV » commente un bénéficiaire. Mais Caroline Joandet ne voit pas les choses comme ça. « Un parcours de retour à l'emploi dure en moyenne dix-huit mois » plaide-t-elle. « Ces personnes ont souvent des difficultés de tous ordre. Ca ne se fait pas du jour au lendemain. Et la clause est aussi une façon de sensibiliser les entreprises et de les emmener à embaucher ».

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80) SAINTE-EULALIE : « Il faut Recentrer Décidef »

le premier président de l'association de défense contre les nuisances sonores, Pascal Scazza, n'est pas d'accord avec son successeur

« Il faut Recentrer Décidef » : Guy Lacquement

Lors de la dernière réunion de Décidef - PHOTO GUY LACQUEMENT

Dans « Sud Ouest » du 16 février, Christian Laur, maire, annonçait qu'il quittait Défense contre les Décibels (Décidef) parce qu'il estime que cette association s'est détournée de ses objectifs initiaux et qu'elle est « instrumentalisée ». Dans le même article, Gilles Bory, président en exercice de Décidef, qui siège sur les bancs de l'opposition, répondait que l'on peut parfaitement présider une association de défense des habitants et participer à la vie politique active de la commune, sans mélanger les deux.

Premier président de Décidef, Pascal Scazza, qui fait partie de l'autre liste d'opposition (PS, PRG, Verts) n'est pas de cet avis. « La casquette politique, je la laisse à la porte », se souvient-il d'avoir annoncé en 1998, quand les fondateurs lui ont proposé la présidence. « Et j'ai démissionné de Décidef en 2001, quand j'ai été élu au conseil municipal. »

====è Distances. Toutefois notre homme entend prendre ses distances avec les interventions publiques de certains membres de l'association lors des récentes réunions d'information sur l'urbanisme organisées par la municipalité : « Je désapprouve la véhémence de certains propos tenus lors de la réunion sur la ZAC multi-sites. Je n'ai jamais considéré les élus comme des adversaires. Même si on est en désaccord, on ne doit pas utiliser un ton outrancier. »  Il y a un lien direct entre le ton de certaines interventions lors des réunions publiques et la décision prise par le maire de quitter Décidef. La revendication essentielle de Décidef est l'enfouissement de la voie ferrée dans la traversée de la commune, surtout avant la « multiplication des trains » après l'effacement du bouchon ferroviaire de Bordeaux. « Ne pas avoir inscrit l'enfouissement dans les documents d'urbanismes, est une erreur politique. Mais est-ce que cela ne pouvait pas être rectifié? Il fallait obtenir des engagements du maire. On pouvait obtenir la réintégration de l'enfouissement dans les projets soumis aux autorités... »  Et notre homme d'interroger : « Je me demande si Décidef n'est pas déjà instrumentalisée. » Il poursuit: « Je pense que le président de ce type d'association ne peut pas être un élu municipal, et encore moins dans l'opposition. La défense des riverains doit rester en dehors de l'action politique municipale. Il faut recentrer l'action de Décidef ».

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81) « Les chutes (histoire d’eau) » la Chronique d’Hervé LE CORRE, Ecrivain

Ce qu’il y a de bien avec cette campagne électorale, c’est cette sensation rassurante de déjà vu, de cours tranquille d’un fleuve bien peinard dans son lit charriant des flots d’ennui, des eaux boueuses, troubles, empoisonnées par les tonnes de polluants idéologiques déversés par la droite et l’extrême droite et, parfois, nageant à reculons, des noyés pensifs (comme aurait dit Rimbaud), cadavres gonflés de nos rêves de candidature unique, d’espoir, d’autre chose pour conjurer le pire qui s’annonce. Songes d’eau claire dans laquelle crachouillent aujourd’hui trois aimables pêcheurs de friture qui s’emmêlent les lignes, chacun bien assis dans son esquif de papier et regardant les autres avec hauteur. Le youyou prend l’eau de toutes parts mais comme on est vaillant on se tient bien droit en espérant couler moins profond que les deux autres... et puis l’on se dit que le fleuve coule forcément vers la mer, le grand large, et que si ce n’est cette fois-ci ce sera la prochaine qu’on sentira les embruns et le sel… Boffé, Buvet… Pesant ce « NO ! ». Leurs noms devraient se confondre pour le meilleur, au lieu de se distinguer pour le pire. Bref, pour l’instant, tout va bien. On fait comme si… On canote, on regarde passer les grosses bestioles : Sarkozy le requin, toutes dents dehors, sûr du carnage qu’il réalisera bientôt, Bayrou le crocodile qui se fait passer pour un sac à main, le genre qui dérive comme un tronc mort et qui gnaque et nique l’imprudent aventuré dans la vase, par exemple ces enseignants, dont certains décidément n’apprennent rien, disposés à voter pour un type qui ne leur voudrait aucun mal… Comment être aveugle et bête quand on fait profession d’ouvrir les yeux et les esprits des générations futures… ça promet ! Et il y a cette bonne madame Royal, sirène posée sur son récif, le même caillou qui vit maintes fois s’échouer le peuple de gauche. Elle est entourée d’éléphants de mer qui trompent énormément et s’accrochent aux rochers. Charybde et Scylla. ça donne vachement envie. Et n’oublions pas qu’au fond de son trou attend la murène. Elle montre sa sale gueule de temps en temps, reluque vers la surface. Elle ne lâche jamais sa proie. Jamais ne faiblit la pression de ses mâchoires. Sauf crevée. Encore ne crève-t-elle pas sans avoir pondu ses oeufs. Bête au ventre fécond. Léviathan tapi dans les profondeurs de l’histoire et dans le coeur effrayé des hommes. Qu’on ne s’étonne pas de voir des créatures marines coloniser le fleuve : les périodes d’élections ont de ces prodiges : les poules ont des dents et pondent des oeufs d’or, allez comprendre ! Mais le fleuve fonce vers la grande cataracte. Un effondrement du terrain historique. Une révolution. L’histoire est faite de ces ruptures dans le cours des choses. Rapides, chutes. Gigantesques cascades. Genre Zambèze ou Niagara. Les barcasses réduites en paquets d’allumettes. Equipages et capitaines courageux hachés menu… Votez tartare ! Hamburger président ! Oui, mes camarades, une révolution ! On n’y croyait plus, pas vrai ? Calmons-nous. Une boisson fraîche, peut-être ? Il ne s’agit pas de la Révolution, la majuscule, celle qui court du 19 mars à octobre. Non, les aminches. Celle-là, qu’on nommait la Sociale, faut déjà y croire, avoir comme qui dirait la Foi, et là, franchement, la période rend difficiles les crises mystiques depuis que les analyses concrètes des situations concrètes ne permettent plus de déceler au sein de la société capitaliste les contradictions qui, s’exacerbant, pourraient... Vous connaissez la suite, mais le disque est rayé. Et plus qu’y croire, il faut le vouloir, ce grand chambardement. Sans parler de grand soir, qui veut vraiment aller au pouvoir et mettre en oeuvre des réformes de rupture et d’urgence, prendre des mesures radicales pour sauver des millions de Français du malheur social et économique ? Qui ? Buffencenot ? Besové ? Buvet ? tels qu’ils sont là, ces trois candidats au suicide ? Chacun au bord de son trou ? Bien sûr que non. Ils sont bien mieux figés dans leur posture, peut-être leur imposture. S’opposer. Se dresser jusqu’à l’épuisement contre ce présent impossible, se réserver pour un avenir mythique, incantatoire, mystique, oui, puisque, contrairement à toute compréhension historique, certains croient encore que le futur serait une sorte de bulle à l’écart du temps qu’ils pourront façonner à leur image, comme un dieu. Ils existent ainsi, et c’est tout ce qui compte pour eux en ces temps d’identités troublées, dans un combat perpétuel pour lequel ils se désarment sans cesse, préférant les moyens à la fin, l’outil à l’ouvrage, le chemin à la destination. Remettant sans cesse demain à plus tard. Pénélope devant sa tapisserie, en quelque sorte. Sauf que dans cette Odyssée-là, Ulysse est mort depuis longtemps, ou bien aux enfers. Mais bon… Non, mes copains : la révolution vers laquelle s’écoule notre fleuve, les chutes dont on entend déjà le grondement et qui broieront tous ceux qui tombent, c’est la révolution conservatrice, ou contre révolution libérale. Elle a certes déjà commencé, elle ne demande qu’à s’accomplir. Dans les sang et les larmes, ne nous y trompons pas. Une fois qu’elle aura passé, telle Attila, malgré combats et protestations, allez faire pousser de l’herbe pour reverdir le paysage. Voyez au Royaume-Uni… Combien de décennies pour un brin de gazon ? - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

82) Appel à témoins

Jeune étudiant en Histoire, je fais actuellement mon mémoire sur Le Parti communiste en Gironde de 1956 à 1972. Pour mon étude, je recherche tout document qui ait un lien avec mes recherches (tracts de l’époque, affiches, carte d’adhérents, (PCF, CGT, UFF, UJFF, UJARF, France URSS, Mouvement de la Paix…), mais aussi articles de journaux Les Nouvelles, cours de l’école fédérale, section…). Je recherche aussi des photos de manifestations, des locaux (imprimerie Saint-Hubert, local 12, rue sainte Catherine, puis rue de Bègles, la librairie, etc..). Je recherche également un témoignage, sur la lutte contre la fermeture des Chantiers de la Gironde, sur le Secours Populaire, sur l’URJAF et sur la FSGT. Vous p ouvez m’envoyer vos documents (je vous les renverrai) ou une photocopie à : Fédération du PCF, Fabien Gay, 15 rue Furtado, 33800 Bordeaux. Merci d’avance. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 1er Mars 2007 - No 1679 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

 

 

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         & Echos d’Aquitaine &

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83) Finances : L’avenir des régions sous hypothèque

La signature par plus d’une dizaine d’assemblées des contrats de projets 2007-2013 n’est qu’un pis-aller. L’État a réussi à baisser ses subventions. À la fin février, plus d’une dizaine de régions ont approuvé leurs contrats de projets au terme de huit mois de négociations avec l’État. Ces accords sont cependant loin d’être unanimes et, dans la plupart des assemblées, les élus ont regretté les reculs de l’État dans de nombreux domaines décisifs pour le développement de leurs territoires. L’exemple de la région Centre est à cet égard symbolique. L’automne dernier, le président socialiste, Michel Sapin, avait en effet pris la tête d’une révolte contre les insuffisances notoires de propositions financières inscrites dans le premier projet de contrat. Si l’appel à la population a été entendu, celui adressé à ses homologues des autres régions n’a pas obtenu un écho semblable. Le gouvernement a réussi une habile manoeuvre de division en entraînant chaque région à négocier son contrat sans se soucier des autres. À Orléans, les élus du Centre ont finalement voté le 22 février un contrat de projets racorni. L’augmentation de la participation de l’État ne masque pas ses abandons. Les subventions accordées dans le plan précédent au développement économique sont reportées sur les pôles de compétitivité. Résultat : la majorité des PME et les artisans en sont quasiment exclus. L’État n’interviendra que pour un tiers des crédits liés au transport ferroviaire et la question d’une intervention significative pour la réouverture de la ligne Chartres-Orléans, dont les élus avaient fait un exemple, n’est toujours pas réglée. Les contrats de projets s’accompagnent d’accords séparés, projets interrégionaux (comme celui sur la Loire, la Seine...) ou contrats de territoires, comme celui qui a été validé en Haute-Normandie pour le développement de zones déterminées dans des secteurs précis (tourisme, culture, santé). Ces contrats bis représentent des sommes non négligeables, mais, en étant signés hors du champ du contrat de projets, ils confirment les baisses de crédits. La politique de redéploiement des aides de l’Union européenne envers les régions, c’est-à-dire là encore une baisse importante des subventions, est un facteur supplémentaire de pertes. Les régions sont finalement contraintes d’augmenter leurs budgets, ne serait-ce que pour compenser une partie des financements des projets qui n’ont pu être menés à terme lors du précédent contrat de plan.Quel que soit l’angle choisi, c’est l’ensemble des collectivités locales qui se trouvent flouées par les abandons de l’État, les régions appelant en effet à la rescousse les départements et les communes. La remise en chantier des contrats au fur et à mesure de leur avancement est pour beaucoup d’élus une condition de leur réussite. C’est ce qu’ont obtenu de l’assemblée les élus communistes de Haute-Normandie et d’Île-de-France. La signature des contrats de projets ne met pas un terme à la mobilisation. Jacques Moran. Article paru dans l'édition du 28 février 2007. http://www.humanite.fr/journal/2007-02-28/2007-02-28-846813

======> A travers les régions

--- n Île-de-France

Paris. Les vice-présidents socialistes, verts, communistes et alternatifs, républicains et citoyens et radicaux de gauche ont affirmé dans un communiqué leur soutien au président du conseil régional, Jean-Paul Huchon, condamné par le tribunal correctionnel de Paris. Ils lui confirment leur confiance et leur solidarité dans l’attente de la procédure d’appel et leur « soutien dans l’action que nous menons ensemble sous sa présidence, dans le respect de sa diversité ».

--- n Pays de la Loire

Sarthe. Les essais techniques de la première rame du tramway en site propre du Mans ont débuté le 23 février et se poursuivront jusqu’à l’automne. La ligne de 15,4 km sera mise en service à la fin de l’année 2007.

--- n Aquitaine

Dordogne. La récente création d’une antenne de la chambre de commerce franco-britannique dans le département le plus anglophile de France accompagne l’installation de nombreuses petites entreprises par des ressortissants britanniques. Plus de 500 entreprises sont en effet enregistrées dont une soixantaine en secteur agricole. La plupart sont implantées dans le nord, le Périgord vert, près de 30 % des entreprises ont plus de cinq employés, en majorité des Français.

Article paru dans l'édition du 28 février 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-28/2007-02-28-846812

- Voir le site : http://www.humanite.fr et le site des Amis de l'Humanité : http://www.amis-humanite.com/ - 32, rue Jean JAURES 93528 Saint Denis Cedex tél. 01 49 22 74 17   fax: 01 49 22 74 00

 

84) Transports : Tours-Bordeaux financé par le privé

Economie // vendredi 2 mars 2007, mis à jour à 12:04

Transports : Tours-Bordeaux financé par le privé LEXPRESS.fr

La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux pourrait être financée sous forme d'une concession au secteur privé. Une première pour le réseau national

Jeudi, le Journal officiel de l'Union européenne a publié un appel à candidatures pour la future ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux. Elle serait ainsi la première à être financée sous forme d'une concession au secteur privé sur le réseau national français.  On ignore encore la durée de la concession. Elle ne pourra dépasser 65 ans, a précisé une porte-parole de Réseau ferré de France (RFF), qui gère les infrastructures ferroviaires.

Après cet appel à candidatures sera publié un appel d'offres au deuxième semestre 2007, afin que le contrat soit signé au deuxième semestre 2008, d'après le communiqué de RFF. La construction pourrait s'achever en 2016 et coûter 4,9 milliards d'euros, selon le ministère des Transports. La ligne Tours-Bordeaux fait partie du projet "Sud Europe Atlantique" (SEA), réseau ferré à grande vitesse. D'autres projets ferroviaires pourraient être financés par un partenariat entre public et privé, comme la liaison Paris- aéroport Charles-de-Gaulle, dont la mise en service est prévue pour 2009. C'est depuis la loi du 5 janvier 2006 que les partenariats public-privé sont autorisés dans le secteur ferroviaire, à l'intérieur des frontières françaises. Ce type d'appel d'offres a été utilisée pour la première fois en décembre 2006 avec un appel à candidatures pour remplacer le système de télécommunications ferroviaire.

http://www.lexpress.fr/formatimp/default.asp?idcontenu=9542&typecontenu=4&url=http%3A//www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp%3Fid%3D9542

- From: Michel Peyret <m.peyret@cegetel.net>

 

85) TGV : « Bordeaux-Hendaye : du neuf »

RFF envisage maintenant une ligne pouvant accueillir des TER-GV et du fret

Bordeaux-Hendaye : du neuf : Jean-Pierre Deroudille

Pyrénées-Atlantiques. L'isolation phonique prévue

PHOTO G. BONNAUD - Le vote, le 16 février par le Conseil régional d'Aquitaine, d'une motion sur le projet de ligne à grande vitesse au sud de Bordeaux vers l'Espagne et Toulouse, si elle a semblé tardive, va en fait rendre un grand service aux décideurs de Réseau ferré de France qui doivent trancher rapidement sur les suites à donner au débat public clos fin 2006. En effet, un conseil d'administration, prévu à l'origine le 8 mars, doit faire connaître sa décision, notamment sur le choix d'une option, les diverses variantes envisagées au vu des débats et les travaux complémentaires à accomplir. Aujourd'hui, les responsables de RFF n'ont plus qu'un souci : savoir quand ils se réuniront ! En effet, depuis le départ de Michel Boyon à la présidence du Conseil supérieur de l'audiovisuel, RFF n'a plus de président pour convoquer ce conseil. Comme le mandat, quoi qu'il arrive, expire fin juin, on comprend que les candidats sont peu nombreux pour un poste très politique dans une période de forte incertitude. Le directeur général, Hubert du Mesnil, qui assure l'intérim, a tous les pouvoirs sauf celui de présider le conseil. Son nom était largement mis en avant pour succéder à Michel Boyon, mais le dernier Conseil des ministres n'a pas révélé l'identité de l'heureux élu.

===è Tours-Angoulême mercredi. Dominique Perben, ministre des Transports, doit aussi gérer un autre dossier dont la solution tarde : le tracé de la section Tours-Angoulême. Les exigences des élus de la Vienne ont ralenti le processus et le ministre doit encore rassembler les parlementaires de ce département mercredi avant de faire connaître sa décision au vu des résultats de l'étude d'avant-projet sommaire. A partir de là, RFF aura voie libre pour lancer les procédures d'enquête publique sur cette section et l'appel à candidature des concessionnaires sur la totalité de Tours-Bordeaux. Au sud de Bordeaux, on se félicite à RFF de l'avis voté le 16 février. Tout d'abord parce que malgré des prévisions pessimistes, il a été adopté à une très large majorité, cinq Verts, un UDF et un UMP seulement ayant voté contre (moins de 10 % de l'assemblée). On est satisfait aussi des signes qu'il donne pour une future décision, en retenant l'option nø 3 qui passe à l'est des Landes, avec aucune opposition contre une voie nouvelle de Dax à la frontière. Les recommandations qu'il préconise sur la traversée des Landes, le « triangle de Captieux » et la desserte du Béarn sont aussi pris très au sérieux, comme la construction d'une gare dans cette localité et la création de TER-GV, c'est-à-dire de TER rapides empruntant la LGV. RFF qui ne vit que des redevances payées par les trains empruntant ses infrastructures ne peut vivre, en effet, des seuls 30 TGV quotidiens attendus entre Bordeaux et Hendaye. Il envisage même de prévoir aussi sa LGV avec des caractéristiques adaptées au fret rapide et à longue distance. Voie existante améliorée. Tout évolue, la ligne actuelle aussi. Sur les 155 millions d'euros prévus au contrat de plan pour l'actuelle Bordeaux-Hendaye, il est prévu, en effet, que chaque amélioration prévoyant une surcroît de capacité soit assortie de travaux d'isolation phonique. Finalement, le débat public a été perçu comme une occasion d'améliorer sensiblement le travail du maître d'ouvrage, même si ce n'était pas le résultat escompté par les opposants.

http://www.sudouest.com/260207/france.asp?Article=260207a8080.xml

=====> LIAISON BORDEAUX-ESPAGNE. --Le Conseil général a annoncé hier qu'il allait financer l'étude du meilleur scénario de desserte en train grande vitesse de Pau et du Béarn, à partir de l'axe LGV en projet

TGV : Raccrocher le train « Béarn » : Th. L

Aide toi le ciel t'aidera : faute d'une réponse de RFF (Réseau Ferré de France), le Conseil général a décidé de lancer une étude de faisabilité, technique et financière, en vue d'établir la meilleure desserte ferroviaire à grande vitesse de Pau et du Béarn. Adossée à la ligne grande vitesse (LGV) Bordeaux-Espagne, elle mettrait Pau à 50 minutes de Bordeaux et à 2 h 50 de Paris.

C'est sur fond de tracé schématique du scénario 3 de la LGV (Bordeaux-Captieux-Mont-de-Marsan-Dax-Bayonne), auquel était rajouté un trait rouge figurant le barreau palois, que Jean-Jacaques Lasserre, flanqué de Pierre Manjucq et de Jean Arriau, a révélé cette initiative, hier au Parlement de Navarre.

Ce scénario 3 est celui qu'a adopté le Conseil régional « sans l'ombre d'un problème », parmi les trois tracés envisagés. Mais les forces vives du Béarn, qui se sont notamment exprimées à Pau dans le cadre d'un débat de la commission nationale du débat public, lui préfère un scénario dit 3 bis.

Qui tire le tracé du « 3 » davantage au sud, pour se rapprocher de Pau, Lourdes, Tarbes, via l'axe actuel Irun-Vintimille.

===è Le pas de plus. « C'est cette option-là qu'a défendue Pierre Menjucq devant le Conseil régional. Il va de soi que tout rapprochement du tracé vers Pau sera autant de temps perdu, à grande vitesse? jusqu'à Bayonne. Mais cet aspect de la question a été laissé en suspens, hier : « Plus important que le 3 ou le 3 bis, a souligné Jean-Jacques Lasserre, c'est le principe d'une possibilité de raccordement à Pau » qui compte. Or, « sur ce scénario 3 bis, nous n'avons pas eu de réponse de RFF ». Déniant tout embarras du Conseil général entre un scénario Pays Basque et un scénario Béarn, le président Lasserre a dit sa volonté que la totalité du département « tire son épingle du jeu dans ce débat » : « Je considère que le Pays Basque trouvera les bonnes solutions ; il reste le problème du Béarn ». Jean Arriau est sur la même ligne : « Aujourd'hui, le pas de plus que fait le Conseil général l'est dans une logique qui n'était pas aussi inconfortable que cela - jusqu'à Bayonne, tout va bien - pour que Pau puisse bénéficier au maximum des possibilités de cette desserte TGV ».

====è Offensifs. Marquer la volonté de l'exécutif départemental. Dans ce dossier considérable de la la LGV Bordeaux-Espagne (4 milliards d'euros), c'est le sens que donne le Conseil général au lancement, imminent, de cette étude : « On a décidé d'être offensifs ». Jean-Jacques Lasserre a rappelé que les Pyrénées-Atlantiques avait été le premier département à s'engager dans le financement des études (TGV) entre Tours et Angoulême. L'Europe doit apporter 35 % du financement sur la future (2020) ligne ferroviaire, ce qu'elle ne fera pas sur la Bordeaux-Toulouse. Aux yeux de Jean-Jacques Lasserre, la LGV Bordeaux-Espagne se distingue aussi par le fait qu'elle est « l'alternative la plus significative au tout-camion ». Face aux grandes instances de décision - mais le Conseil Régional n'apportera-t-il pas à lui seul 53 % du financement de « sa » LGV -, le patron de l'exécutif dit l'avoir vérifié au travers de la A 65 (Pau-Langon) ou de la Pau-Oloron : « Chaque fois que les dossiers ont été ranimés, c'est à la suite d'une initiative forte du Conseil général. L'expression d'une collectivité, aussi argumentée soit-elle, ne suffit pas pour rompre la distanciassion, la passivité, le doute ». D'où la décision de donner cette « impulsion forte » : « C'est le seul moyen de mettre les partenaires devant leurs responsabilités ». Alain Couzinier, directeur général adjoint des services du Conseil général a livré son éclairage : « Si le Conseil général ne fait rien, eh bien ! il se financera quelques rectifications de virages entre Dax et Pau ». Et il faudra quand même dire merci à RFF ??  http://www.sudouest.com/040307/evenement.asp?Article=240207aP255431.xml

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86) TRAINS RÉGIONAUX : Coup de gueule

Le Conseil régional tempête contre la dégradation du service et appelle la SNCF à réagir d'urgence

Coup de gueule : Philippe Hemmert

Retards répétés, rames surchargées, information déficiente, propreté laissant à désirer, WC bouclés, trains annulés... Le catalogue de griefs dressés par le Conseil régional à l'encontre de la SNCF, en ce qui concerne sa gestion des TER (trains express régionaux) est plutôt édifiant. « Plus de 100 trains ont été supprimés en Aquitaine en ce début d'année, faute de personnel de conduite, de contrôle ou de maintenance» explique Jean Lissar, vice-président (Verts) du Conseil régional et usager de la ligne entre Bayonne et Bordeaux, sur laquelle, dit-il, «il devient rarissime que les trains arrivent à l'heure. » « Cette dégradation de la qualité du service est en totale opposition avec les efforts consacrés par la région en faveur du développement du TER Aquitaine (1) » souligne son collègue François Maitia, autre vice-président (PS) de l'assemblée régionale. « Nous avons créé 16% de places supplémentaires et 51 nouvelles dessertes depuis 2002, dont deux sur Bayonne-Saint-Jean-Pied-de-Port et même une troisième en été, trois sur Dax-Hendaye, trois autres encore entre Bayonne et Pau. Et les résultats s'en ressentent, il y a une hausse de la fréquentation de 20% depuis deux ans sur les TER. » Dans ces conditions, et alors que les plaintes des usagers s'accumulent sur le bureau du Conseil régional, Alain Rousset a lui-même décidé de réagir en interpelant Anne-Marie Idrac, la présidente de la SNCF. Il a réclamé auprès d'elle un plan d'urgence pour un retour rapide à des conditions normales d'exploitation. « Nous investissons dans le matériel, il appartient à la SNCF de faire les efforts en conséquence en moyens humains », commentent de concert François Maitia et Jean Lissar. (1) Avec 125 M?, le transport ferroviaire régional représente le deuxième poste au budget du Conseil régional (12,6 % du total).

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87) Aéronautique : Airbus en grève mardi

Les syndicats et les personnels se mobilisent contre les 10 000 suppressions d’emplois et les cessions de sites annoncées chez l’avionneur européen.

Toulouse, correspondant régional. La riposte des personnels d’Airbus promet d’être à la hauteur des mauvais coups annoncés mardi à travers le plan Power 8 qui se traduit par 10 000 suppressions d’emplois et des cessions de sites industriels. C’est du moins l’objectif que se sont fixé les syndicats en lançant pour mardi prochain 6 mars une journée de manifestations et de grève nationale sur tous les sites français du constructeur aéronautique. La population et les élus sont conviés à se joindre aux diverses - manifestations qui devraient se - dérouler à Toulouse, à Saint-Nazaire, Nantes, et à Méaulte. « La colère est très forte chez les employés d’Airbus, tout le monde est mobilisé, Power 8 contient nombre de choses inacceptables, on veut tout renégocier avec Louis Gallois », a déclaré Jean-François Knepper, délégué syndical central pour Force ouvrière. Il a critiqué le président d’Airbus pour avoir « reculé et cédé » devant les pressions des actionnaires allemands. Une intersyndicale est prévue ce matin à Toulouse afin de préciser les modalités de cette journée d’action commune. « Il faut une riposte unitaire, et ce plan doit être retiré », a également insisté la CGT, qui a - réaffirmé son opposition résolue à Power 8, et a exprimé l’urgence d’une action unitaire. « Les quatre pays d’Airbus sont sévèrement touchés au niveau industriel et social. En France, c’est aujourd’hui la vente du site de Méaulte et la fermeture du site de Saint-Nazaire ville, demain à qui le tour », interroge la CGT ? D’autant, poursuit le syndicat, que la vente de Méaulte « ne comporte aucune garantie de pérennité de l’activité industrielle et des emplois » et « qu’aucune précision » n’a été fournie sur le devenir des salariés de Saint-Nazaire ville.

===è Rancœur à Toulouse

Au lendemain de l’annonce des 1 100 suppressions d’emplois sur les 4 500 que - totalise le siège social d’Airbus Central Entity situé à Blagnac, les personnes qui acceptent de donner leur sentiment oscillent entre stupéfaction, appréhension et - découragement. Ici, travaillent pour l’essentiel les « cols blancs », comme on les nomme, des cadres supérieurs et des employés. Lors d’un micro-trottoir hier devant le siège, certains reconnaissent que face aux « doublons » dans le management, des mesures de réorganisation interne - devaient dans tous les cas être prises. D’autres s’estiment blessés par des mesures qui visent essentiellement les personnels et non les premiers responsables. « Beaucoup de hauts managers n’ont pas fait leur boulot, eux devraient partir et pas nous », dit l’un d’eux. Ajoutant avec amertume que « les directions allemandes s’en sortent mieux avec Power 8 alors que les problèmes techniques et les retards sur l’A380 sont de leurs responsabilités ». « Oui, mais les pépins pour l’A380 ont servi de prétexte sans pour autant constituer les vraies raisons du plan de restructuration », explique un collègue. Pour un troisième cadre, tout a basculé depuis le changement de capital et de statut d’Airbus. « Avant, tout marchait mieux avec le GIE, et depuis 2000 tout s’est dégradé, aujourd’hui ils voudraient sanctionner les personnels. » Devant le siège central, tout le monde garde l’anonymat mais n’en pense pas moins. Tailleur et manteau beige tiré à quatre épingles, une salariée, ingénieure, la quarantaine, hésite quelques secondes et craque : « Forgeard s’en est mis plein les poches et nous, nous sommes dans la merde. » Des mots, pesés, probablement très rares dans sa bouche, mais qui en disent long sur la rancoeur aujourd’hui de cette cadre chez Airbus.

===è Saint-Nazaire sonné

Les salariés des deux usines Airbus de Saint-Nazaire devraient observer une demi-journée de grève mardi et manifester dans les rues de la ville contre le plan de restructuration Power 8, à l’appel des syndicats FO, CFTC et CGC.

La CGT des sites de Saint-Nazaire, qui aurait bien appelé les salariés hier à débrayer plus tôt, devrait se joindre à la manifestation de mardi. Selon le plan présenté mercredi, l’usine de Saint-Nazaire ville pourrait être cédée, tandis que l’usine de Gron, elle, serait préservée. Les salariés ont débrayé mercredi au moment de l’annonce du plan. Depuis, « dans les ateliers, les gens ne travaillent plus vraiment, ils discutent beaucoup de ce qui se passe, et la productivité est très faible », note Alain Manara, délégué CGT. « A priori, il n’y aura pas de débrayage avant mardi, mais tout peut arriver, tant les annonces sont contradictoires. » Yvonnick Dréno, délégué FO (majoritaire), confirme que « les salariés sont très en colère. La direction essaie de rassurer, en disant qu’il n’y aura pas de suppressions d’emplois, mais les salariés ne sont pas vraiment dupes ». Pour Jean-Louis Belliot, de la CFDT, « les salariés ont de grandes interrogations sur leur avenir, celui de leur métier. Ils ont la gueule de bois après avoir appris ces informations très dures, même s’ils s’attendaient à cette restructuration depuis quelques mois. Mais les annonces sont très incomplètes, on attend encore la mise en musique ». Le sort d’Airbus, qui emploie presque 2 500 personnes à Saint-Nazaire, inquiète aussi les élus locaux. Le maire PS de la ville, Joël Batteux, a dit mercredi avoir obtenu l’assurance que la ville conserverait « l’assemblage du tronçon central de l’A350 » dans la communauté d’agglomération dont il est le président. « Le pire a été évité sur le moyen et le long terme », a-t-il considéré dans un communiqué. Une partie de la production de l’usine Saint-Nazaire ville serait transférée vers l’autre site, - selon le maire. « Une autre partie sera proposée par Airbus à un éventuel acquéreur pour reprendre l’activité », a précisé Joël Batteux. « J’ai eu l’assurance qu’il n’y aurait pas de licenciements, qu’il n’y aurait pas de changement de statut pour ceux qui sont aujourd’hui salariés d’Airbus » sur les sites de Saint-Nazaire et Nantes. Alain Raynal et Lucy Bateman

Article paru dans l'édition du 2 mars 2007.

http://www.humanite.fr/journal/2007-03-02/2007-03-02-846912

=====> AIRBUS. -- L'avionneur européen a dévoilé ce mercredi les détails de son plan de restructuration, comprenant 10.000 suppressions d'emplois et la cession de tout ou partie de six usines en Europe

10 000 emplois supprimés et six sites cédés

Le désarroi des employés d'Airbus après les annonces de la direction.

Photo AFP - L'avionneur européen Airbus a dévoilé ce mercredi aux représentants des salariés les détails de son plan de restructuration, comprenant 10.000 suppressions d'emplois et la cession de tout ou partie de six usines en Europe, sur fond de menaces de grève des syndicats. Lors de la réunion du Comité européen d'Airbus, débutée dans la matinée, le président du groupe Louis Gallois a précisé que ces réductions d'effectifs « concerneront à 50% Airbus et à 50% les sous-traitants et intérimaires », a indiqué Xavier Petrachi, délégué syndical central CGT, sans donner le détail de la répartition de ces coupes entre les quatre « pays Airbus », France, Allemagne, Grande-Bretagne et Espagne. La France, pays le plus touché. La France, avec 4.300 suppressions d'emploi, sera la plus touchée. L'Allemagne en comptera 3.700, de source syndicale. Airbus compte céder tout ou partie de six usines européennes sur seize, dont deux en France, trois en Allemagne et une en Grande-Bretagne. « Trois sites, ceux de Méaulte (Somme) en France, de Nordenham, en Allemagne, et de Filton en Grande-Bretagne, seront cédés à des partenaires » industriels d'Airbus, totalement ou en partie, a indiqué le délégué CGT. Trois autres sites seront vendus: Saint-Nazaire ville en France, ainsi que Varel et Laupheim, en Allemagne, a ajouté M. Petrachi. Il s'agit pour Airbus de se concentrer sur ses coeurs de métier et d'augmenter le recours à la sous-traitance, à l'instar de Boeing, qui fait fabriquer 70% de son nouveau long-courrier 787 par des partenaires extérieurs.

===è Colère syndicale. En matière de répartition des tâches entre l'Allemagne et la France, Airbus assemblera à Toulouse son futur long-courrier A350 tandis que l'usine allemande de Hambourg augmentera sa charge de travail pour l'assemblage des A320, selon la CGT. Toulouse n'assemblerait plus que 14 exemplaires de la famille A320 par mois, la charge supplémentaire étant transférée à Hambourg. Actuellement, environ 18 appareils de famille A320 sont assemblés mensuellement à Toulouse et autant à Hambourg. La répartition de la charge de travail avait généré des tensions ces dernières semaines entre Français et Allemands, ces derniers craignant d'être désavantagés par « Power8 ». Power8 doit permettre d'économiser 2 milliards d'euros annuels à partir de 2010 et de dégager 5 milliards de trésorerie d'ici là, afin de compenser le manque à gagner lié aux retards de l'avion géant A380 et la faiblesse du dollar, monnaie de référence dans l'aéronautique. « On est très en colère », a réagi Julien Talavan, délégué Force Ouvrière, syndicat majoritaire à Airbus. « C'est grave, c'est injuste. La France ne sait pas protéger ses industries », a-t-il ajouté.

http://www.sudouest.com/010307/economie.asp?Article=diversa280207airbus.xml

======> AIRBUS. -- Le CA d'EADS a approuvé hier le plan Power 08, qui sera rendu public demain

Vers la restructuration : Bernard Broustet

Louis Gallois, PDG d'Airbus et coprésident opérationnel d'EADS, a fini par avoir gain de cause : le conseil d'administration du groupe franco-germano-espagnol, réuni hier à Munich, est parvenu à un accord sur le plan de restructuration Power 08, qui doit en principe permettre à Airbus de surmonter la passe délicate dans laquelle il se trouve. Ce plan sera présenté demain aux partenaires sociaux de l'avionneur, puis sans doute à la presse. Airbus s'était trouvé contraint, la semaine dernière, de décommander in extremis une réunion de son comité central d'entreprise et de son comité de groupe européen, convoqués pour le 19 février. Dimanche dernier, les administrateurs d'EADS, maison mère d'Airbus, n'avaient pu se mettre d'accord sur le plan. Les Allemands s'étaient semble-t-il notamment opposés au programme de répartition industrielle du nouveau long-courrier A350, qui faisait, selon eux, la part trop belle à la France.

===è Sans licenciements secs. Depuis lors, Louis Gallois n'a cessé d'oeuvrer pour qu'une solution finisse par se dégager. En marge de l'avalanche de déclarations syndicales et politiques provoquées par la crise d'Airbus, l'ex-patron de la SNCF est resté en contact avec les acteurs du dossier. Celui-ci a notamment été évoqué lors de la rencontre entre Jacques Chirac et Angela Merkel, sans qu'on sache à ce jour si cet entretien a permis ou non de faire avancer les choses. Dans l'entourage de Louis Gallois, on déclarait que le patron d'Airbus resterait ferme sur les grands principes de son plan, qui inclut vraisemblablement la cession de plusieurs usines, et la suppression de milliers d'emplois en principe sans licenciements secs dans les fonctions « tertiaires » (ressources humaines, comptabilité, etc.). Louis Gallois entendait aussi faire évoluer l'organisation industrielle d'Airbus, pénalisée par les « considérations nationales », comme l'ont révélé les malheurs de l'A380. Les actionnaires allemands paraissaient s'inquiéter précisément de l'impact de cette réforme sur l'appareil industriel d'Airbus outre-Rhin. On saura sans doute après-demain si Louis Gallois est finalement parvenu à les apaiser sans céder sur ce qu'il estime être l'essentiel.

http://www.sudouest.com/270207/economie.asp?Article=270207a16673.xml

=====> AIRBUS. -- Le plan de restructuration présenté par l'avionneur européen risque d'avoir un lourd impact social, en particulier parmi les salariés précaires et les sous-traitants installés sur ses différents sites

Gallois présente la note : Bernard Broustet

Les salariés d'Airbus attendaient anxieusement depuis des mois l'annonce du plan Power 8, destiné à éviter à terme l'effondrement de l'avionneur. Leurs craintes n'étaient pas totalement infondées : présenté hier à Toulouse par Louis Gallois, le plan n'est peut-être pas aussi apocalyptique que le laissaient entendre les rumeurs politico-médiatico-syndicales. Mais avec la suppression de près d'un emploi sur huit (sous-traitants et précaires compris), et la cession totale ou partielle de six sites industriels, dont deux en France, la thérapeutique dévoilée par l'ancien patron de la SNCF est tout sauf indolore.

====è 1 Toulouse frappé de plein fouet

Airbus va donner un grand coup de hache dans ce qu'on appelle ses frais de structure. Les métiers industriels ne sont pas immédiatement concernés par cette amputation, qui ne devrait pas non plus frapper trop durement les bureaux d'études. En revanche, la note va être salée pour ce qu'il est convenu d'appeler les fonctions « support » (ressources humaines, communication, finances, etc.). Les suppressions de postes concerneront au total 10 000 emplois et affecteront particulièrement la France, qui supportera à elle seule 43 % de ce sinistre social (4 300 postes). L'Hexagone est ainsi plus lourdement touché que l'Allemagne, dans la mesure où l'état-major européen d'Airbus, installé à Toulouse, avait connu ces dernières années un développement exponentiel.

Cette partie du dispositif risque d'être socialement très douloureuse : la moitié seulement des postes concernés à l'échelle française et continentale concerne des salariés en CDI d'Airbus, pour lesquels l'avionneur s'efforcera de privilégier, dans un premier temps au moins, le volontariat et les mesures d'âge; mais l'autre moitié concerne des CDD et des salariés de sous-traitants installés sur des sites d'Airbus. Pour la seule agglomération toulousaine, on peut chiffrer à plus d'un millier le nombre de personnes se trouvant dans ce cas de figure. On voit mal, dans ces conditions, comment il sera possible d'éviter licenciements secs et déménagements.

===è 2 Désengagement industriel

A court terme, Airbus ne ferme aucune usine parmi la quinzaine qu'il possède en Europe. Mais pour une demi-douzaine d'entre elles, il s'est mis à la recherche d'investisseurs. Trois sites industriels, dont celui de Méaulte (Somme), resteront de près ou de loin dans son orbite, au moins pour un temps. Mais des partenaires extérieurs seront invités à y mettre la main à la poche à hauteur de plus de 100 millions d'euros pour y installer de nouveaux équipements destinés notamment au programme A350. En échange, Airbus s'engage à long terme sur des partenariats technologiques et sur des achats. Cette formule, déjà employée par Boeing, permettra entre autres à l'avionneur européen de réduire le coût de l'A350, mais il serait très surprenant que, sur le long terme, ces établissements demeurent totalement dans son giron. Trois autres usines, dont celle de Saint-Nazaire-Ville, se trouveront pour leur part, à coup sûr, très bientôt hors du périmètre de l'avionneur, qui veut les céder purement et simplement à des repreneurs, voire à leurs dirigeants. En principe, ces établissements devraient devenir sous-traitants d'Airbus, qui a l'intention de doubler la part de sa production confiée à des entreprises extérieures. Reste à savoir si ces futurs sous-traitants, comme ceux d'aujourd'hui, ne seront pas de plus en plus affectés par des mouvements de délocalisation. Interrogé hier sur ce point, Louis Gallois s'est refusé à toute précision, rappelant seulement que l'euro fort représentait un avantage pour les consommateurs au détriment des producteurs. On remarquera que près d'un tiers de l'amélioration des résultats espérés par l'avionneur doit provenir d'une « politique d'achats intelligente », qui risque de ne pas être sans dommages pour certains sous-traitants.

====è 3 « Les poisons nationalistes »

Louis Gallois, qui parle sans détour, a dit tout le mal qu'il pensait des antagonismes nationaux sévissant dans l'entreprise. Il a évoqué les « hiérarchies parallèles parmi les poisons qui affectaient la vie du groupe ».

Pour transformer enfin Airbus en entreprise intégrée, il va lancer une réforme dont les grandes lignes ont été présentées hier. Le nombre de « centres d'excellence » passera de huit à quatre. Le groupe procédera progressivement à une évolution de la division du travail entre les chaînes d'assemblage, dans le cadre de laquelle Hambourg se spécialisera de plus en plus dans les petits avions (famille A320) et Toulouse dans les long-courriers (A350, A380). Dans le même temps, Louis Gallois souhaite que les cadres bougent davantage. « Il n'y a pas assez de Français à Hambourg, ni d'Allemands à Toulouse », déplore le PDG d'Airbus, qui cache à peine que, dans ce domaine comme dans d'autres, beaucoup de temps a été perdu au cours de ces dernières années. « Nous vivions dans le rêve, dit-il. Maintenant, nous revenons sur terre. » Mais pour beaucoup, l'atterrissage risque de faire mal.

======> Mécontents, les syndicats envisagent une riposte : Philippe Motta

Les salariés de plusieurs sites d'Airbus en Europe, comme ici à Toulouse, ont arrêté le travail hier - PHOTO AFP - Naguère divisés sur les positions à tenir vis-à-vis de la gestion d'Airbus, les syndicats ont parlé d'une seule voix, hier, pour condamner « des mesures qui répondent principalement aux exigences de rémunération des actionnaires ». L'ensemble des centrales syndicales, appelées à un comité central d'entreprise, ont refusé de siéger et ont quitté la salle après avoir lu une motion appelant les salariés à quitter leur poste de travail.

De fait, sur l'ensemble des sites toulousains, des manifestations ont rassemblé salariés mécontents, qui ont bloqué divers ronds-points et voies d'accès aux usines et bureaux d'études. Selon les syndicats, 3 000 personnes environ ont suivi ce mot d'ordre, alors que, dans la plupart des unités de production et d'ingénierie, le travail était « sensiblement ralenti ». Si la CGT s'est toujours montrée très critique quant au plan en préparation, la CFDT et surtout FO, le syndicat majoritaire, se contenaient dans une réserve attentiste. Alors que, logiquement, la CGT confirmait être « résolument contre » le plan proposé, la CFDT signalait qu'elle « n'accepte pas et s'oppose » aux mesures annoncées, et, pour sa part, FO évoquait un « camouflet » et disait voir se profiler des « perspectives inquiétantes ».

====è Le « modèle Boeing ». D'une seule voix, la représentation syndicale dénonce l'« arrivée en catimini du modèle Boeing adapté à la spécificité de l'entreprise ». S'ils prennent acte que « les perspectives de compression de personnel n'entraîneront certes pas de licenciements secs », tous déplorent en revanche que « rien n'(ait) été dit sur le sort qui sera réservé aux sous-traitants dans le cadre de la compression des coûts ».

Redoutant des délocalisations, « conséquence logique de la réduction des coûts d'approvisionnement », les syndicats regrettent également que « l'avenir des sites industriels et les termes de la répartition des charges restent dans le flou ». Refusant de céder à une « tentative de mise en opposition des travailleurs français et allemands », les représentants des salariés, toutes centrales confondues, se sont d'ores et déjà inscrits pour une « réaction intersyndicale au niveau du groupe EADS et au niveau européen avec sa Fédération européenne de la métallurgie (FEM) ». Une réunion était prévue pour le 16 mars à Bruxelles. Mais cette date, désormais jugée « lointaine », pourrait être rapprochée.

http://www.sudouest.com/020307/economie.asp?Article=010307a43160.xml

=====> AIRBUS. -- Huit Conseils régionaux, dont ceux d'Aquitaine, de Midi-Pyrénées et de Poitou-Charentes, sont prêts à prendre une participation dans le capital d'EADS, la maison mère de l'avionneur

Les Régions montent au créneau : Bernard Broustet

Alain Rousset et Martin Malvy. Cause commune pour Airbus - PHOTO « SO »

Il risque d'y avoir bientôt des actionnaires publics au sein du capital d'EADS, maison mère d'Airbus. Huit Régions françaises, dont l'Aquitaine, Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes, se sont en effet déclarées prêtes à prendre une participation dans le cadre du groupe franco-germano-espagnol. Elles y rejoindraient cinq Lander allemands, peu ou prou concernés par le sort d'Airbus : ces cinq collectivités viennent de devenir actionnaires d'EADS, contrôlant indirectement 3,1 % du capital, de concert avec une banque fédérale publique allemande. Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées, région concernée au premier chef par Airbus, estime que les Régions françaises ne peuvent pas laisser leurs très puissantes homologues allemandes occuper seules ce terrain. « Si les Régions allemandes n'entraient pas au capital d'EADS, nous n'aurions aucune raison d'y aller. Mais si elles y vont, elles pèseront davantage dans le débat », souligne Martin Malvy, qui met l'accent sur la capacité de lobbying européen des Lander, bien supérieure à celle des Conseils régionaux français.

Martin Malvy n'entend pas gêner Louis Gallois, qui est à son avis « le seul patron à même de conduire le redressement d'Airbus », mais il parle d'équilibre à conserver. Et il a convaincu sept autres présidents, dont son homologue aquitain Alain Rousset et Ségolène Royal, de faire une démarche commune, formulée dans une lettre à Dominique de Villepin. Pour Alain Rousset (2), cette solution aurait aussi entre autres l'avantage de pousser l'Etat à « être un vrai actionnaire, et à mieux prévoir l'évolution des technologies ».

===è Un décret. L'éventuelle prise de participation des Régions n'est pas juridiquement acquise d'avance. Elle suppose un feu vert gouvernemental, via un décret en Conseil d'Etat (1). Et il ne sera pas inintéressant de voir, dans ce contexte, si un gouvernement UMP avalise ou non la démarche de collectivités territoriales, toutes contrôlées par le PS. Mais, en tout état de cause, ces prises de participation ne pourront être qu'extrêmement minoritaires. Bien que l'entreprise ne soit pas au mieux de sa forme boursière, EADS vaut un peu plus de 19 milliards d'euros. Or, les sommes que les Régions seraient globalement prêtes à mobiliser pourraient atteindre 100 à 200 millions d'euros, selon Alain Rousset, 80 à 130 millions selon Martin Malvy. Soit au mieux 1 % du capital.

===è Le rôle de l'Etat. Faute de pouvoir peser directement au sein du capital d'EADS, les Régions pourraient peut-être, comme l'indique Alain Rousset, inciter l'Etat actionnaire à jouer tout son rôle. On sait que le gouvernement contrôle 15 % de la firme européenne. Mais s'il a usé à plusieurs reprises de toute son influence dans la nomination des coprésidents successifs d'Airbus Noël Forgeard et Louis Gallois , il n'a peut-être pas exercé constamment tous les pouvoirs que lui donnait sa forte participation au capital. Il a, dans une certaine mesure, laissé le champ libre au groupe Lagardère deuxième plus gros actionnaire français, qui s'est défait d'une partie de ses titres, après avoir fait preuve d'une vigilance pour le moins relative à l'égard de la gestion d'Airbus. De toute évidence, les grands actionnaires publics et privés de l'avionneur ont partiellement failli dans l'exercice de leur mission. Reste à savoir si les Régions françaises et allemandes auraient, à elles seules, la possibilité d'éviter de nouvelles dérives. Reste à savoir également si leur présence conjointe au capital ne risque pas d'exacerber les antagonismes franco-allemands qui empoisonnent la vie d'Airbus. (1) Comme nous l'a précisé le juriste Jean-François Auby, les décrets en Conseil d'Etat sont pris après avis de cette juridiction. (2) Jean Dionis du Séjour, porte-parole de l'opposition au Conseil régional d'Aquitaine, est réservé sur cette proposition, estimant qu'il y a des moyens plus pertinents d'aider EADS et Airbus.

http://www.sudouest.com/030307/france.asp?Article=030307a40100.xml

=====> AIRBUS. -- A Auch, la candidate socialiste a de nouveau attaqué le gouvernement

« Assez des aquoibonistes ! » : Olivier Escots

En campagne. Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, Ségolène Royal et Philippe Martin, député et président du Conseil général du Gers, hier matin, dans les rues d'Auch - PHOTO MICHEL AMAT - Venue hier matin à Auch pour s'intéresser aux terroirs, à l'agriculture et aux « filières de qualité », Ségolène Royal a finalement pris une nouvelle fois de l'altitude dans le dossier Airbus. En trois jours de campagne dans le Sud-Ouest, elle n'a cessé de griffer le gouvernement au sujet de la restructuration du géant de l'aéronautique. Dans le même temps, elle marque point sur point face à ses principaux concurrents à la présidentielle, pris de court par son entrevue paloise, vendredi, avec les syndicats. Dans un département du Gers directement concerné par Airbus du fait de sa proximité géographique avec le site toulousain de l'avionneur, Ségolène Royal a fustigé hier matin l'immobilisme du gouvernement. « En voilà assez de ces inerties, de ces indifférences, de ces "aquoibonismes" !(1) » a-t-elle lancé dans une salle des Cordeliers chauffée à blanc. Devant un petit millier de personnes acquises à sa cause, Ségolène Royal a fait monter la température de quelques degrés en soulignant que « les licenciements financiers ne sont pas une fatalité ». Elle a d'ailleurs mis en balance les 10 000 suppressions d'emplois annoncées chez Airbus, dont 4 300 en France, avec les « parachutes dorés » des dirigeants, en référence aux indemnités perçues par le coprésident Noël Forgeard lors de son départ d'EADS, la maison mère d'Airbus.

===è Régions. A Auch, hier, comme dans les Pyrénées-Atlantiques la veille et à Mont-de-Marsan jeudi, Ségolène Royal a semble-t-il pris, dans le dossier Airbus, plusieurs longueurs d'avance sur ses principaux concurrents. François Bayrou doit rencontrer demain les syndicats d'Airbus, « et si possible des responsables ». Nicolas Sarkozy devrait l'imiter quelques heures plus tard.

Pour sa part, la présidente de la Région Poitou-Charentes a donc exprimé de nouveau hier sa volonté de défendre « un fleuron de l'industrie au niveau français, européen et international ». Un avis bien entendu partagé par son homologue de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, présent ce samedi à Auch.

La veille, Mme Royal et M. Malvy avaient reçu, en marge d'un meeting organisé au jai alai de Pau, des représentants des syndicats d'Airbus. Comme hier dans le Gers, ils ont développé à cette occasion l'idée d'un investissement financier des huit Régions françaises concernées par Airbus, à l'image de l'implication récente de cinq Lander allemands. Ces huit Régions, dont Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes, pourraient ainsi prendre une participation dans le groupe EADS.

===è « Un processus ralenti ». Cette annonce a été qualifiée par Adrien Zeller d'« idée sympathique, et même, en principe, tout à fait bienvenue ». Le président UMP du Conseil régional d'Alsace a néanmoins précisé que cette proposition ne devait « pas servir à semer des illusions » et qu'elle ne ferait pas « l'économie d'une restructuration ». Hier, Louis Gallois, coprésident d'EADS, et son homologue allemand Thomas Enders ont critiqué le système de coprésidence du groupe. « L'inconvénient principal de la double structure est que se créent un camp français et un camp allemand », estime Louis Gallois. « L'autre inconvénient est qu'elle ralentit de beaucoup le processus de décision dans les questions importantes. » Demain à Toulouse, Louis Gallois doit présenter le plan de restructuration à vingt-cinq représentants syndicaux d'EADS venant de France, d'Allemagne, de Grande-Bretagne et d'Espagne. Baptisé Power 8, ce plan avait été annoncé aux syndicats d'Airbus mardi dernier. (1) « Aquoibonismes », en référence à la chanson « L'Aquoiboniste », dans laquelle Serge Gainsbourg évoquait un « faiseur de plaisantristes, qui dit toujours à quoi bon, à quoi bon ».

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88) CHOMAGE : Hausse des radiations, Baisse en Aquitaine

Le marché du travail se stabilise en Aquitaine, Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées

Baisse en Aquitaine : R. J.

Les statistiques mensuelles du marché du travail montrent une légère progression de 0,1 % du nombre de chômeurs au mois de janvier au plan national. Il s'agit, rappelons-le, des demandeurs d'emploi de la catégorie 1 (c'est-à-dire immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée et à temps plein), qui sert de baromètre officiel au ministère de l'Emploi. Leur nombre (2 093 200 chômeurs) a augmenté de 0,1 % par rapport à décembre, mais baissé de 10,1 % comparé à janvier 2006. Dans le Sud-Ouest, seule la région Aquitaine affiche une baisse significative ( 0,7 %) par rapport au mois précédent. Poitou-Charentes stagne (0) alors que Midi-Pyrénées suit la tendance nationale avec une progression de 0,1 % (voir tableau ci-dessous). Par rapport à janvier 2006, la diminution est importante dans les trois régions, supérieure à 10 %.

====è Hausse des radiations. Sur un an, le recul du chômage de longue durée se poursuit en Aquitaine (19,5 %), Midi-Pyrénées ( 18,1 %) et Poitou-Charentes ( 14,8 %), alors que la situation des moins de 25 ans y est plus contrastée ( 12,3 % en Aquitaine, 11,2 % en Poitou-Charentes et 7,3 % en Midi-Pyrénées) comparée à la baisse enregistrée au niveau national ( 10,5 %). On relèvera encore que les sorties des fichiers de l'ANPE pour reprise d'emploi déclarée sont moins nombreuses qu'en janvier 2006 en Aquitaine ( 3,2 %) et en Midi-Pyrénées alors qu'elles ont crû de 1,8 % au plan national.

Toujours au plan national, les sorties pour absence au contrôle ont baissé de 6,3 % comparées aux trois mêmes mois de l'année précédente, alors que les radiations ont bondi de 21,6 %.

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89) TOYAL : Le site d'Accous conforté ?

Le programme prévu à Lacq se dessine désormais à Accous. Les négociations avancent

Le site d'Accous conforté : Patrice Sanchez

Dans les Pyrénées-Atlantiques, l'affaire Toyal vient de franchir un tournant. Alors qu'étaient bloquées depuis deux mois les discussions sur son maintien à Accous, en vallée d'Aspe, l'entreprise propose de ne plus envisager, pour l'instant, d'implantation en dehors du Haut Béarn. En clair, l'unité de broyage qu'il était question de construire à Lacq peut désormais s'envisager sur le site historique du fabricant de poudres et de pâtes d'aluminium. La création de six emplois suit cette même logique. « C'est une avancée intéressante », se contente de déclarer le sous-préfet d'Oloron-Sainte-Marie, qui mène la négociation sur le terrain aux côtés des élus locaux. Une réunion technique a rassemblé tous les partenaires la semaine dernière pour évoquer cette configuration. Des plans d'aménagement de la plate-forme d'Accous ont même été présentés à cette occasion. Mais le bras de fer n'est pas pour autant terminé. « Nous n'avons toujours aucune garantie sur les conditions de la réalisation de la plate-forme d'Accous. Nous attendons des garanties », commente, pour sa part, le directeur général de Toyal, Hervé Lelièvre. Une autre clé porte aussi sur la disponibilité de terrains. Toyal a besoin, à long terme, de 5 hectares. Le protocole ne prend en compte aujourd'hui que 25 000 mètres carrés. « C'est un enjeu à relever », dit le député Jean Lassalle qui était reçu, hier, par le cabinet de Nicolas Sarkozy. « Je ne vois pas maintenant pourquoi Toyal partirait ailleurs. L'entreprise va non seulement rester mais aussi se développer sur place. » A ce jour, pourtant, rien n'est encore joué.

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90) FORMATION : Le supermarché du travail

Les étudiants sont de plus en plus nombreux à éviter les bancs de la faculté -- en s'inscrivant directement dans des établissements privés. L'argent fait-il le job ?

Le supermarché du travail : Jessica Agache

Ecole privée. Marie-Bénédicte de La Rochefoucauld, directrice pédagogique d'Icart à Bordeaux - PHOTO J. A. - Cheveux en bataille, piercing, Fab