Bloc-Notes No 331 – Aquitaine

      Bonne reprise, bonne rentrée sociale et politique.

      « Résistons à la politique portée par Sarkozy et son gouvernement et construisons les outils politiques nécessaires pour porter un projet de transformation sociale progressiste, antilibéral et permettant de dépasser le capitalisme ! »

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      Vous trouverez ci-après des informations qui ont été adressées à Espaces- Marx ou qui ont attiré notre attention, et que nous vous répercutons (Période du 29 Septembre au 6 Octobre 2007). (Les adresses indiquées peuvent n'être qu'un relais et pas obligatoirement l'origine de l'information, et n'ont aucune affiliation à priori avec notre association. Elles ne partagent pas obligatoirement non plus les autres messages répercutés). Ce message n'est pas un spam. Conformément à la loi et aux règlements du CNIL, les messages de prospection associatifs, politiques, caritatifs ou religieux sont seulement soumis à l'obligation d'accès aux données (comme les messages postaux) et ne sont pas considérés comme des messages de publicité commerciale (spams). L'intégralité des Informations est sur le site d'Espaces Marx Bordeaux, n'hésitez pas à y consulter aussi le Bloc-Notes National : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

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& L'Agenda : &

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1) L’article de la semaine : Quelles alternatives politiques, économiques et sociales face aux politiques néo-libérales ?

 

2) Conseil d’Orientation d’Espaces Marx

 

3) « A.G. de Rentrée du Forum Social Local de Gironde »

 

4) Les livres d’adhérent(e)s d’Espaces Marx ou sélectionnés : « Une force politique neuve pour porter un projet neuf » par Roger Martelli

 

5) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2007/2008)

 

6) CONGRES MARX INTERNATIONAL V - 3-6 Octobre : « Altermondialisme – Anticapitalisme, Pour une cosmopolitique alternative »

 

7) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

 

8) [RESF33] Rassemblement pour refuser l’ouverture de la chasse à l’enfant

 

9) [PCF33] Initiatives des Communistes en Gironde et en Aquitaine,…

 

10) Face au mur de camions, ne restons pas à quai avec les transports de marchandise

 

11) QUINZAINE ROUGE de la LCR33

 

12) Les Soirées Débats d’UTOPIA

 

13) [CAP] Conférence de François Burgat à Bordeaux

 

14) Service Culturel de l’Université de Bordeaux4 : « Métamorphoses des lieux de pouvoir dans le cinéma américain »

 

15) [AQUAFORUM] « La station de lagunage de Rochefort »

 

16) [CAURI & SURVIE Gironde] Conférence-débat : « L’assassinat du  juge  Borrel »

 

17) CAP SCIENCES ACTUALITES

 

18) [Librairie du Muguet] Résistances Irakiennes

 

19) Les Rendez-Vous de l’Atelier d’Isidore KRAPO

 

20) Centre Culturel de Créon : « Comme ça nous chante »

 

21) Les rendez-vous de La Librairie Georges à Talence

 

22) Librairie Parvis 3 à Pau - Rencontre Débat avec David Foenkinos

 

23) Programme du 57éme Clins d'oeil Cinéma : 4 MOIS, 3 SEMAINES, 2 JOURS

 

24) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

 

25) Terminal méthanier du Verdon* : Débat public

 

26) [Theatre Pont Tournant] Ouverture de saison le 4 Octobre avec La Leçon de Ionesco

 

27) CHANDELLE par la Cie vieussens : Histoires d’Hommes et de Rugby

 

28) CapcMusée : Musée d'art contemporain de Bordeaux

 

29) ARBORIGENE : « Vivre dans et avec les Arbres » - Sorties-Découverte 2007

 

30) IHS-CGT33 : suite au colloque « Revendications et stratégies industrielles, l’exemple de l’aéronautique, il y a 40 ans la lutte des Dassault Passé, expériences et avenir »

 

31) En Entendant l'Auteur : "T'as des nouvelles"

 

32) Recherche de lieux d'expos en Gironde pour artistes tsiganes et nomades

 

33)  16e Grand Prix cycliste de l’Humanité

 

 

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& Echos de Gironde &

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34) « Agir pour des solutions alternatives » Par Jean-Jacques Paris, Membre de la direction du PCF33, Vice-Président du Conseil Général de la Gironde

 

35) FERMETURE DE PLUS DE 400 GARES MARCHANDISES ET 11 CENTRES DE TRIAGE DONT HOURCADE : LES DÉSASTRES D’UNE GESTION LIBÉRALE

 

36) Triage SNCF d’Hourcade : Points d’appui à la CUB

 

37) Art Cru Museum/sos solidarité/alerte réseau internet

 

38) INFOS SOGERMA SERVICES : 39 HEURES PAYEES 35 (SUITE)

 

39) [CGT] Rassemblement à Hourcade pour une autre politique du transport des marchandises

 

40) « Chronique de l’inhumanitaire : Quand la barbarie devient banale » par Odette TOULET-CASTERA

 

41) Fusillés de Souge : Hommage et table ronde

 

42) Bacalan : Salle comble pour honorer Pierre TACHOU

 

43) Langon : Assemblée des communistes

 

44) Mérignac : Compte rendu des débats préparatoires au congrès extraordinaire du PCF

 

45) FORD : Le « pressing » syndical

 

46) CESTAS : Les salariés de Lu débrayent à trois jours du probable rachat par Kraft

 

47) CONSEIL MUNICIPAL de BORDEAUX : Sous l'oeil des caméras

 

48) MUNICIPALES à BORDEAUX : Alain Rousset déchiré

 

49) TALENCE : Une rentrée rentre dedans de Gilles SAVARY

 

50) RENTREE SOCIALE : Les syndicalistes tirent la sonnette d'alarme

 

51) LOGEMENT SOCIAL : Une femme à la tête de Gironde Habitat

 

52) LOGEMENT : La trêve hivernale en ligne de mire de l’UNPI

 

53) THEATRE : Un oeil sur La Lucarne

 

54) ACTIONS : Les antinucléaires mobilisés

 

55) M51 à Biscarrosse : Piètre instrumentalisation

 

56) INDUSTRIE : AIA, Pas le droit à l'erreur

 

57) BASSENS : Transport et logistique : GT à pleins gaz

 

58) SAINT-LOUBES : La triple innovation de Sanofi-Aventis

 

59) LES ANNEES MARQUET : En 1925, la première ville d'Aquitaine se donne à un maire SFIO et reste fidèle jusqu'en 1944 à ce socialiste atypique puis collaborateur

 

60) TERMINAL MÉTHANIER(17) : Le collectif des deux rives

 

61) BORDEAUX : Les taxis veulent garder leur statut

 

62) AMIANTE : L'espoir d'un procès pénal pour les travailleurs portuaires et les Dockers du PAB

 

63) BOUCHON FERROVIAIRE : Les riverains ont été entendus

 

64) PSYCHIATRIE : L'hôpital-prison à Cadillac

 

65) GIRONDE et Les entretiens de Margaux : « L'ambition de créer une société de l'innovation »

 

66) LA VICTOIRE : Un musée consacré aux arts premiers

 

67) GIRONDE : Forage infructueux

 

68) CULTURE : L'Art Cru pas encore cuit

 

 

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& Echos d’Aquitaine &

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69) UNIVERSITE de BORDEAUX : Première rentrée unifiée pour les présidents

 

70) Université de LA ROCHELLE (17) : « Une carte à jouer », Interview de Michel POUYLLAU, Président de l’Université

 

71) CAMPUS (33) : Le privé en question

 

72) SNCF : Grogne contre des suppressions de poste

 

73) AQUITAINE : Un train d'avance sur le Grenelle

 

74) PAU-CANFRANC : Aquitaine et Aragon s'impatientent

 

75) FONDS EUROPÉENS : Bruxelles ne jure que par l'innovation

 

76) AERONAUTIQUE : « Le Soukhoï : un avion un peu girondin »

 

77) Le moratoire judiciaire sur les présumés faucheurs d’OGM ne semble pas s'appliquer a tous !

 

78) Pau : La justice relaxe 2 agriculteurs présumés faucheurs d’OGM

 

 

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& Echos de France &

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79) Elus communistes et républicains au Parlement : « Élever le ton de la riposte »

 

80) Marie-George Buffet repousse l'idée de créer un nouveau parti

 

81) Hollande-Bayrou : rencontre à hauts risques

 

82) Des Verts participatifs, mais pas naïfs

 

83) Éducation : « Le collège unique est un idéal à défendre »

 

84) Convergence : Les défenseurs des services publics aux rendez-vous de la riposte

 

85) Fonctionnaires : Les syndicats décidés à une réaction d’envergure

 

86) Mobilisation : La CGT appelle à ne pas se laisser intimider

 

87) Santé : Le front anti-franchises s’élargit

 

88) Santé : 550 suppressions de postes à l’hôpital du Havre

 

89) Sans-Papiers : Hommage à la femme chinoise défenestrée

 

90) Immigration : « ADN : première victoire de la mobilisation »

 

91) Annick Coupé « Le gouvernement peut être contraint au recul »

 

92) Claude Hagège : « La langue française comme langue scientifique est menacée »

 

93) Institutions : Vers une Constitution taillée à la démesure de Sarkozy

 

94) « Mortels profits » PAR MICHEL GUILLOUX

 

95) Gouvernement : Fillon prépare le terrain de la rigueur

 

96) Loi de finances : Un budget inefficace et inégalitaire

 

97) RETRAITES : Un an de cotisation supplémentaire à partir de 2009

 

 

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& Points de vue &

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98) « La faillite c’est la droite » PAR PATRICK LE HYARIC, DIRECTEUR DE L’HUMANITE

 

99) « L’Afrique, un grand défi du XXIe siècle » PAR JACQUES FATH, RESPONSABLE INTERNATIONAL DU PCF

 

100) « Novation, non-dilution du PCF et riposte à Sarkozy » PAR PAUL BOCCARA, ECONOMISTE.

 

101) « L’utopie est un mode de vivre » Entretien avec René Schérer

 

102) André GORZ : Un penseur de l’écologie et de la fin du travail

 

103) « Universalité du dopage » Par Jean-Jacques Delfour, philosophe

 

104) LA CHRONIQUE DE CYNTHIA FLEURY : « Les représentations de l’histoire »

 

105) APPEL AUX DEPUTES (*) : « Ouvrir les prisons au contrôle ! »

 

106) « De l’éducabilité universelle » PAR JANINE REICHSTADT, PROFESSEURE DE PHILOSOPHIE (*).

 

107) « Ficher pour discriminer » PAR SAMUEL THOMAS, VICE-PRESIDENT DE SOS-RACISME

 

108) « Xénophobie d'Etat » par Michel Tubiana, Président d’honneur de la LDH, Le Monde, 19/09/07

 

109) « Refonder une gauche de gauche ! Construire un nouveau parti pour le socialisme !" par Christian Picquet

 

110) Miguel Benasayag : « Il faut un mlitantisme capable de créer, de dégager une puissance »

 

111) « La personne devient une entreprise : Note sur le travail de production de soi » par André GORZ, Le Mardi 10 mai 2005.

 

112) « Une autre ambition pour le supérieur » Par Dominique Belougne, assistant ingénieur à l’université de Bordeaux-II, syndicaliste FERC-Sup CGT.

 

113) « France-Algérie : le poids de la colonisation » PAR GILBERT MEYNIER, PROFESSEUR EMERITE A L’UNIVERSITE DE NANCY-II, ET ÉRIC SAVARESE, MAITRE DE CONFERENCES A L’UNIVERSITE DE PERPIGNAN VIA DOMITIA.

 

 

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& Le Coin des Lettres &

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114) [Lettre Verts] La lettre d'Information des Verts Aquitaine n°33

 

115) Nouvelles de la Vallée du Ciron N° 196

 

116) Infos-Paix n°261 du 19 septembre 2007 (Extraits)

 

117) Lettre électronique No 7 "Communisme et écologie"

 

118) Le Mascaret n° 170 septembre 2007

 

119) [Ligue de l’enseignement33] Spécial - Rencontres Nationales Culturelles 2007

 

 

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& Le Coin des Initiatives &

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120) Éducation : Les éducateurs prennent le président à la lettre

 

121) Pétition en faveur des personnes handicapées au niveau Européen.

 

122) Au président chinois Hu Jintao et aux membres du Conseil de sécurité de l¹ONU

 

123) Le site académique de Philosophie

 

124) LE « CHIFFRE » TUE !

 

125) [infocom-ldh] Exposition "Opre Roma ! Demain le monde... Nos concitoyens Rroms."

 

126) [Adn] Pétition "Non au contrôle génétique de l'immigration" : suites

 

127) [Jolie Môme] mise en examen à la demande de la CFDT ! Pétition

 

 

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& Le Coin des Blogs et des sites &

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128) A la une du site de PRS le 17/09/2007

 

 

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& Le Coin des Revues &

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129) Solidarité : Rendre visible une France invisible

 

130) Planète PAIX – No 524 : « Le militarisme nuit gravement à l’environnement »

 

131) Manière de voir No 95 : « Les droites au pouvoir »

 

132) La Revue Trimestrielle " Economie et Politique " No 636-637 : Ripostes à la droite, Refondations et novations à gauche

 

133) [infocom-ldh] Promotion : « L'état des droits de l'Homme en France » 2004 - 2005 – 2006

 

134) REGARDS – Mensuel de Gauche, vraiment - Mensuel No 43 : « Resteront-ils sur la planète gauche ?  »

 

135) HUMANITE DIMANCHE : NUMÉRO du 27 septembre au 3 otobre 2007

 

 

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& Le Coin des Livres &

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136) Le capitalisme a-t-il fait sa révolution ?

 

137) Ces Espagnols des Glières

 

138) L’Europe du XIXe siècle en dictionnaire

 

139) L’État fragile, nouveau stéréotype de l’aide au développement

 

140) Le racisme et l’esclavage aux sources du système aristocratique

 

141) Souffrance psychique

 

142) "Eric Rohmer : Evidence et ambiguïté du cinéma" en librairie le 12 octobre...

 

143) « Propagande imperiale & guerre financiere contre le terrorisme » de Ibrahim Warde

 

144) La rentrée de Bastingage

 

145) Yves BODARD à la radio et à  la TV et ailleurs. Faites  passer !

 

146) [LPDA] Zoom : octobre, un panier de livres

 

147) La culture populaire au fil du feuilleton

 

148) Le désastre des prédations humaines

 

 

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& Le coin du Théâtre & du Cinéma &

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149) « L’Echelle des Valeurs a perdu ses barreaux » pièce Claire-Lise CHARBONNIER, publiée aux éditions Jardin d’ESSAI

 

150) [infocom-ldh] La LDH soutient les films « Goodbye Bafana » et « Rue Santa Fe »

 

151) [infocom-ldh] Partenariat LDH autour de la pièce de théâtre "Dreyfus, l'affaire"

 

152) THéÂtre : L’atroce au visage lisse

 

153) ÉTATS DES LIEUX : L’Espagne a le bourdon, son cinéma aussi

 

 

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& Echos d'Europe &

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154) U.E. : « Il faut briser le consensus sur le traité simplifié »

 

155) La bombe française sur les genoux d’Angela Merkel ?

 

156) Commerce : Quand l’Europe entend imposer son libre-échange au Sud

 

157) Grande-Bretagne : La grogne des syndicats anglais

 

158) Belgique : La Flandre tentée par l’Europe des régions

 

 

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& Echos du Monde &

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159) Nations unies : Une assemblée générale hantée par les désordres mondiaux

 

160) La guerre en Irak coûte 720 millions de dollars par jour

 

161) Devant l’ONU, Sarkozy confirme sa dérive atlantiste

 

162) « L’Iran, c’est d’abord une histoire de fric et de pétrole »

 

163) « Les Japonais sont en grande souffrance sociale »

 

164) BIRMANIE : « En dépit de la répression le mouvement ne s’éteindra pas » Entretien avec Farid Ghehioueche est président d’honneur d’Info-Birmanie et porte-parole du collectif Stop le TOTALitarisme en Birmanie.

 

165) Afrique : Le mépris sarkozien ne passe pas

 

166) ECONOMIE et FMI : Un socialiste « du réel », Sarkozy satisfait

 

 

 

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         & L'Agenda : &

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1) L’article de la semaine : Quelles alternatives politiques, économiques et sociales face aux politiques néo-libérales ?

Aujourd’hui, les transformations du capitalisme ont imposé de plus en plus ses normes de rentabilité financière immédiate aux salariés, aux entreprises, aux sociétés. Cette mondialisation, la soumission du monde, de toutes les activités humaines aux logiques capitalistes et néolibérales, n’est pas le fruit du hasard ni d’un quelconque destin ; elle a été développée et donc en grande partie voulue par des forces politiques. La lutte contre l’inflation, l’austérité budgétaire, la restriction des dépenses publiques, la mise en place d’une monnaie unique et l’indépendance des banques centrales sont les principaux résultats de politiques mises en œuvre par un certain nombre de gouvernements de droite et de gauche au cours des années 1980. L’option de « discipline salariale » de baisse du « coût du travail » est venue ensuite conforter les opérateurs financiers dans l’idée que la profitabilité sera maintenue et que l’inflation sera bien sous contrôle. A l’échelle de la planète, l’extension du capital n’a pas produit depuis deux décennies une augmentation durable et significative de l’accumulation au sens de création de valeur et de richesses pour l’ensemble des populations. Tout au contraire, la domination du capital financier exprime avec force les traits « prédateurs » de ce nouveau capitalisme. Les richesses créées ne relèvent pas d’un optimum économique et social global mais bien d’un optimum financier. Ce dernier a été favorisé par les politiques de libéralisation, de déréglementation et de privatisation ainsi que par les pratiques de libre-échange imposées par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Ainsi, dans lutte entre le capital et le travail, le capital a momentanément gagné. Les propriétaires-actionnaires qui sont devenus les acteurs dominants sur la scène économique mondiale sont animés par un désir d’enrichissement qui les conduit par exemple à considérer l’entreprise non pas comme un « outil de production » mais comme un « outil de rendement ». Quant aux PDG et aux mangers des grandes sociétés, ceux-ci deviennent les serviteurs zélés des actionnaires sur lesquels leurs intérêts sont alignés. A cet égard, les nouvelles règles comptables d’origine anglo-saxonne conduisent à ne juger les comptes des sociétés que sur le court terme alors qu’il existe un temps long de l’exploitation propre à l’activité entrepreneuriale. Ces transformations, l’offensive néolibérale, la mondialisation capitaliste ont affaibli le monde du travail, les syndicats, la gauche, en difficulté d’affronter ces nouvelles réalités. Certains théoriciens libéraux les plus lucides se voient maintenant amenés à crier garde en développant une „critique du capitalisme total“ (Rifkin, Stieglitz, Reich, Artus...). L’enjeu pour le monde du travail et pour tous ceux qui souhaitent construire un projet d’intérêt général non réductible aux intérêts de l’une des parties est de proposer des pistes afin de desserrer les contraintes de l’ordre économique et politique néo-libéral dominant. Cela passe par une réflexion sur les potentialités et approches susceptibles d’ouvrir des alternatives en matière de concurrence, de politique économique et sociale et de gestion des entreprises. Par une réflexion sur la nature de l’offensive politique à développer en faveur de transformations économiques et politiques.

Nous tenterons de traiter les questions de l’ordre économique mondial, de la politique économique et des institutions mais aussi de la nature de l’entreprise dans le cadre des thèmes suivants :

Les alternatives aux politiques de concurrence et de libre-échange au plan mondial.

Nouvelles politiques économiques et sociales et reconstruction d’une souveraineté démocratique dans le contexte de la transformation des territoires.

Entreprise, droits de propriétés et efficacité économique.

Démocratie économique : une approche stratégique ?

Les possibilités de viser une contre-hégémonie, face au néolibéralisme

Daniel Bachet, Elisabeth Gauthier.

http://www.espaces-marx.org/article.php3?id_article=138

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org

- From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>   

 

2) Conseil d’Orientation d’Espaces Marx

Le Lundi 1 Octobre à 20h30 A L’Athénée Municipal de Bordeaux – Espace St Christoly - Ordre du Jour : - Préparation des initiatives d’Octobre et Novembre (Bistrot,  Ateliers Economie,  Arts et Société, Conférences et Rencontres Philosophiques, Anthropologiques,…) – Table de Livres à la Fête de la LCR33 le 6 Octobre à Pessac Salle Bellegrave de 14h à 23h – Réunion Préparation Festival des Associations de Bordeaux le 8 octobre à 17h à l’Athénée – Journées de la Pensée Critique (Les 6èmes journées de la pensée critique, Autour de René Schérer : « Militantisme, hospitalité, espace social », Les 11 et 12 Octobre à l’IEP, à l’Athénée Municipal, à La Machine à Lire, et à Lormont au Château Mireport.) – Journée des associations à Bordeaux le 21 Octobre – éditoriaux de la lettre mensuelle et trimestrielle – Prochain FSL33 (Quelle période ?, Quel Thème ?)- Point des demandes de Subvention – Préparation Table Ronde – Edition d’un livre à partir des contributions sur le 10éme anniversaire – Le nouveau site Web  - Questions diverses,…  - Contacts : - Tel : 05.56.85.50.96 - Emel: <espaces.marxbx@tiscali.fr>  -  Réunion de Bureau Mercredi 17 Octobre à 12h15  au Café de l’Horloge. Réservez votre repas au 05.56.04.12.25 (Le 3éme Mercredi du mois).

 

3) « A.G. de Rentrée du Forum Social Local de Gironde »

Le Lundi 8 Octobre  à 20h Prochaine Assemblée Générale à l’Athénée Municipale de Bordeaux – Pour contacter le FSL33, et recevoir les comptes rendus écrire à FSL33 c/o ATTAC 33 8, Rue de la Course 33000 BORDEAUX ou par  Mel à "FSL33" <fsl33.07@free.fr> et pour le Forum : fsl33@ml.free.fr .Pour s'inscrire fsl33-request@ml.free.fr avec en objet subscribe. – Contact : Marie-Thérèse ELIAUTOU <eliotoumarie@free.fr>

 

4) Les livres d’adhérent(e)s d’Espaces Marx ou sélectionnés : « Une force politique neuve pour porter un projet neuf » par Roger Martelli

Dans son livre, l’historien communiste Roger Martelli estime que la reconduction des formules du « rassemblement antilibéral » n’est pas à la hauteur des enjeux.

--- Vous analysez dans votre livre les résultats de la gauche aux élections du printemps. Quelles sont selon vous les raisons de sa défaite ?

- Roger Martelli. C’est toute la gauche qui a été battue. Sarkozy portait les couleurs d’une droite combative, appuyée sur un projet de société cohérent. À gauche, les électeurs n’ont retenu que deux options : celle, en apparence la plus utile, d’une gauche d’adaptation sociale-libérale et celle, minoritaire, d’une gauche de « coup de pied dans la fourmilière ». Manquait une gauche parlant à plusieurs voix pour porter ensemble un projet et une perspective à vocation majoritaire, mais bien à gauche, adossée à la thématique du changement social. À côté du recentrage socialiste, seule était crédible une dynamique de rassemblement transformateur. Nous avons eu l’éclatement. Dès lors, le piège était refermé et les carottes étaient cuites. C’est Bayrou qui a joué le rôle du « troisième homme ». Pas les « antilibéraux ». Dommage pour la gauche ; dommage pour le communisme politique. On aurait pu faire autrement…

--- Vous vous livrez à une critique de l’antilibéralisme.

- Roger Martelli. Les antilibéraux ont été « anti » plutôt que « pro ». Ils avaient un embryon de programme, mais n’ont pas porté un projet, qui donne sens aux propositions et incarne l’aspiration au renouveau radical. Nous ne l’avons pas assez travaillé. Parce que les divergences étaient trop fortes entre nous ? Sur la question de l’Europe, elles ne nous avaient pas empêchés hier de dire à la fois notre refus et des propositions alternatives fortes. Aujourd’hui, face à la droite, la question du projet alternatif est fondamentale, ce qui oblige à préciser le commun et à cerner les différences. Mais ne croyons pas que nous allons d’abord formuler le projet, et seulement ensuite construire la force qui le porte. Où est l’oeuf, où est la poule ? Nous serons d’autant plus stimulés dans l’élaboration du projet commun que nous aurons amorcé ensemble une dynamique d’agrégation forte. Accepterons-nous que se referme pour longtemps le piège d’une gauche sociale-libérale majoritaire et d’une gauche contestataire minoritaire ? Ou entamons-nous sans attendre un processus ouvrant une autre voie, qui ne peut être que partagée ? Répondre à cette question, c’est d’abord affaire de volonté politique.

--- Vous vous prononcez pour la fondation d’une nouvelle force politique. Un nouveau parti ? Un cartel ?

- Roger Martelli. Aucune force existante n’est en état de rassembler autour d’elle une majorité à gauche. Un cartel d’organisations n’est pas assez cohérent pour être crédible. La reconduction des formules d’hier du « rassemblement antilibéral » n’est pas à la hauteur des enjeux. Pour que s’impose dans le champ politique un projet neuf, il faut qu’apparaisse durablement une force politique neuve qui la porte. Pas une coalition mais une force unitaire, à la fois plurielle et cohérente qui, pour être efficace, doit avoir la visibilité et les attributs qui sont à ce jour ceux d’un parti. On ne dira pas d’elle qu’elle est communiste, féministe, écologiste, trotskyste, altermondialiste, etc. ; mais elle doit être un peu de tout cela pour acquérir force majoritaire. Elle devrait donc inclure une composante communiste. Je ne crois plus à l’avenir du communisme politique sous la forme d’un parti séparé, comme cela a été le cas pendant des décennies. Le communisme étouffe à ne pas entremêler son destin avec celui des autres forces critiques. Mais, en sens inverse, je ne vois pas de dynamique solide pour une force de transformation sociale sans l’apport de la tradition communiste en son sein. Je ne veux pas d’un communisme croupion, à la marge de la vie politique. Un communisme qui n’est pas politiquement utile s’étiole. Or l’expérience montre que, seul, il ne sert plus politiquement à grand-chose. Contrairement aux apparences, continuer aujourd’hui, c’est courir le risque de dessécher un patrimoine. La liquidation n’est pas toujours où l’on croit.

--- D’autres que vous, au Parti communiste, évoquent la nécessité d’une force nouvelle. Qu’est-ce qui vous distingue ou vous rapproche ?

- Roger Martelli. Je constate que des communistes de plus en plus nombreux évoquent la force politique nouvelle. Tant mieux. C’est pour moi le signe que nous pouvons aller de l’avant. Ne perdons donc pas de temps pour discuter de ce qui me paraît l’essentiel : si force nouvelle il doit y avoir, autour de quelle visée, de quelle ambition, de quelles forces sociales, avec qui et comment ? Et comment penser, dans ce cadre, la place d’un communisme refondé ? On ne va pas plus vite que la musique. Mais le temps nous est compté. Refondation, pour une nouvelle force à gauche. Éditions Regards, 160 pages, 9 euros www.regards.fr Entretien réalisé par Olivier Mayer http://www.humanite.fr/2007-09-19_Politique_Roger-Martelli-Une-force-politique-neuve-pour-porter-un-projet

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org

- From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>

 

5) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2007/2008)

Si vous le jugez utile, Espaces Marx vous appelle à soutenir ses activités en 2007 et en 2008 : Ses prochaines initiatives qui font d’Espaces Marx sur Bordeaux, une véritable Université Populaire même si elle n’en porte pas le nom. Nous avons terminé l’année 2006 avec 266 adhérent(e)s et 2005 avec 263 adhérent(e)s soit 21 de plus qu’en 2004 et 55 soutiens. Vous êtes 157 à avoir payé votre cotisation 2007 dont 12 Nouvelles adhésions. Ces chiffres reflètent une certaine vitalité qu’il faut continuer d’entretenir et enrichir de votre participation. Si vous avez déjà répondu à cette sollicitation nous vous en remercions. Adhésion : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59

Contact : Espaces.MarxBx@tiscali.fr

 

6) CONGRES MARX INTERNATIONAL V - 3-6 Octobre : « Altermondialisme – Anticapitalisme, Pour une cosmopolitique alternative »

Sorbonne: 3 octobre (19h-22h) - Université de Paris-X Nanterre, du 4 au 6 octobre 2007 (toute la journée) - Au seuil du troisième millénaire, le mouvement altermondialiste a fait surgir une logique mondiale des solidarités, derrière un mot d’ordre universel : Un autre monde est possible. Pourra-t-il éluder les questions les plus redoutables : Comment changer le monde dans le capitalisme ? Et pour quel autre monde post-capitaliste ? Comment penser une autre cosmopolitique ?  L’ambition de ce Congrès Marx International V, organisé par la revue Actuel Marx est de mettre en débat ces interrogations. Vous pouvez aller directement sur le site du Congrès : http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/cm5/index5.htm

-De : <dominique.levy@ens.fr>

 

7) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

--- La prochaine réunion du groupe de proximité Attac-Graves aura lieu mardi 2 octobre à 20h30 salle des éclaireurs (près du chateau de Thouars à Talence) : « Réforme de la santé : de mal en pis ! » Débat animé par Christian Jouanolou

--- CA d’ATTAC33 le Jeudi 4 Octobre à 19h au Local 8, Rue de la Course à Bordeaux.

--- Assemblée Générale et Assises d’ATTAC à LYON les 13 et 14 Octobre à l’Université Lyon 2

====> CHAQUE MARDI DE 18h30 A 20h - PERMANENCE AU LOCAL D'ATTAC 33 : 8, Rue de la Course à BORDEAUX - Adresse electronique : bordeaux@attac.org  - Adresse postale : ATTAC 33 BP 142 33008 BORDEAUX CEDEX - Tel : 05 56 44 08 05  - Adresse du site web : www.attac33.net ou http://www.local.attac.org/attac33/ - Pour s’abonner au nouveau p’tit grain d’attac33 écrire à ptitgrainattac33@free.fr avec subscribe dans le sujet - ATTAC international : http://www.attac.org

====> GROUPES DE PROXIMITE : -- ATTAC BASSIN Jean-Pierre DOUSSE 06-62-39-66-88 jpdousse@aol.com - ATTAC BORDEAUX Marie-Thérèse ELLIAUTOU 05-56-40-33-29 eliotoumarie@free.fr Maurice VILMONT 06.14.66.67.29 -- ATTAC JEUNES Rémi LAFON 06.33.78.54.09 rlafonpuyo@club-internet.fr -- ATTAC JALLES Jean-Luc GASNIER 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr  Le groupe des Jalles se réunit tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle de l'ABC de Blanquefort. -- ATTAC GRAVES : Josiane MEYNARD 05-56-37-04-46 josianemeynard@aol.com et Josette TOUZET 05.56.04.18.39 jojotouzet@laposte.net le groupe des Graves organise une réunion publique en principe tous les 1er mardi du mois à partir de 20h30, à la salle des éclaireurs près du château de Thouars à Talence. -- ATTAC EN LIBOURNAIS François POUL 05-57-25-39-88 attacenlibournais@wanadoo.fr francois.poul@neuf.fr ATTAC en Libournais se réunit le 1er Mardi de chaque mois (Réunion Publique), à partir de 20h30, à la Bourse du Travail, Rue Giraud 33500 LIBOURNE -- ATTAC MEDOC Gérard THIEBAUT 05.56.09.50.32 lesguillobaut@club-internet.fr -- ATTAC SUD GIRONDE Catherine PEYTERMANN 05-56-65-50-29 attac.sudgironde@free.fr réunion une fois par mois (lundi ou mardi) à Saint Macaire, salle de la mairie http://adiu.free.fr/attac -- ATTAC NORD GIRONDE Jean-Noël Fouchier 05-57-58-18-97 fouchier.cecchin@free.fr

====> COMMISSIONS : SANTE Annie DESCOT 05.56.65.70.83 anniedescot@voila.fr – GROUPE MEDITERRANEE Véronique VILMONT 05.56.24.17.22 veronique.vilmont@numericable.fr - AGCS / OMC / SERVICES PUBLICS Denise CASSOU 05-56-25-72-23 d.cassou@free.fr - OGM / AGRICULTURE Jean-Luc GASNIER 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr – ATELIER ECONOMIE et POLITIQUE (en collaboration avec Espaces Marx) Jacques TOISER 06.07.38.34.23 Jacques.toiser@free.fr - RELATIONS NORD-SUD / SOLIDARITES INTERNATIONALES Maurice VILMONT 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr  - GROUPE LOGEMENT Brigitte DURAFFOURG 06-20-59-53-22 brigitte-duraffourg@mairie-libourne.fr  - FSL33 Maurice VILMONT 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr

 

8) [RESF33] Rassemblement pour refuser l’ouverture de la chasse à l’enfant

====> 2 mineurs isolés déclarés majeurs par examen médical sont toujours au centre de rétention de Bordeaux et encore au moins pour 15 jours. Ils ont 16 ans et n'ont rien à faire dans une zone d'enfermement. Ils risquent d'être renvoyés en Afghanistan et en Irak. Nous vous demandons de bien vouloir envoyer fax et mails à la préfecture de Bordeaux. Nous débutons cette campagne aujourd'hui et ce jusqu'à ce que la préfecture agisse pour faire cesser cette situation dramatique pour ces deux enfants. Une pétition sera mise en ligne demain sur le site du resf33. Fax : 05 56 90 64 76 + 05 56 90 64 21

mail du préfet : francis.idrac@gironde.pref.gouv.fr

mail secrétaire général de la préfecture

francois.peny@gironde.pref.gouv.fr

cabinet@gironde.pref.gouv.fr

mail du directeur des libertés publiques, celui-là même qui a reçu le resf33 la semaine dernière et écouté à défaut d'être entendu nos doléances au sujet des mineurs isolés au cra  bernard.cagnault@gironde.pref.gouv.fr

Mail de la responsable du service des étrangers

sandrine.muzotte@gironde.pref.gouv.fr

=====> DATES à RETENIR :

--- Les permanences du RESF 33 auront lieu jusqu'en septembre (sauf changement plus tard) à L'asti  Bordeaux situé au 10, rue Causserouge (derrière la place de la Victoire, entre la rue du Mirail et la rue Leyteire) : tous les lundis de 18h30 à 19h30. (Pour entrer, il faut sonner !)

--- Réunion Publique du RESF33 Rive-Droite le lundi 24 septembre 2007 à 18h30 salle Albert Camus. Lormont. (Esplanade François Mitterrand, quartier Génicart. Tramway : ligne A, direction Lormont-Lauriers, arrêt Gravières) - Contacts : cippa.lormont@wanadoo.fr

=====> Sur le site du RESF33 : http://resf33.free.fr/

--- Retrouvez sur le site tous les dossiers suivis en cours. Signez la pétition en ligne sur RESF ! http://resf33.free.fr/spip.php?article48 – Contacts : resf33@laposte.net et Site : www.resf33.free.fr 

=====> Des pétitions sont actuellement sur le site national :

--- Pétition : LA SOLIDARITE NE DOIT PAS DEVENIR UN DELIT !

Arrêt des poursuites contre les militants de RESF et Florimond Guimard.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=4861 ou

http://www.valplan.info/petitions/index.php?petition=3&pour_voir=oui&lettre=6

--- Pétition de soutien à Valérie Boukobza, directrice de l’école Rampal mise en garde à vue le 23.03 http://www.educationsansfrontieres.org/?article5185#sp5185

--- Pétition de Soutien à Kadidja militante de l’APEIS

http://www.apeis.org/article.php3?id_article=370 

--- Pétition de soutien à François AUGUSTE Vice-Président Communiste du Conseil Régional Rhône-Alpes

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php ?article5258

– From : <resf33@laposte.net>

 

9) [PCF33] Initiatives des Communistes en Gironde et en Aquitaine,…

=====> Rendez-vous du PCF : Voir le site : http://33.pcf.fr/

--- A Bordeaux : Débat public le Vendredi 5 octobre, à   18h30, Maison cantonale, rue de Nuits à Bordeaux- Bastide • « Battre Juppé à Bordeaux, sur quels contenus et comment ? »

--- A Bégles Assemblée Générale ouverte pour la préparation des élections Municipales le Samedi 6 Octobre de 14h30 à 18h30 au siège de la Section du PCF

Tous les communistes de la ville, les élus de l’Alternative Citoyenne et les membres de l’association sont invités à une demi-journée d’étude et de réflexion. Construire la ville de demain

13h30 - accueil

14h/15h30 - séance plénière : Dans quelle commune vivons nous ? avec un diaporama suivi d’un débat général

16h/17h30 - Ateliers simultanés

n° 1 : un projet pour quelle finalité ?

n° 2 : quel rassemblement construire ? Bilan et perspectives

17h30 - séance plénière, synthèse des ateliers et discussion générale

19h - pot de clôture

--- Bordeaux : Débat public

Le Mardi 9 octobre, 18h30, Salle Point du Jour/Pierre Tachou, 58, rue Joseph-Brunet à Bacalan. « Battre Juppé à Bordeaux, sur quels contenus et comment ? »

--- A Bègles préparation ouverte du Congrès extraordinaire du PCF : 4 Réunions publiques décentralisées

* Le jeudi 11 Octobre à 20h30 Salle Jean Lurçat

* Le Vendredi 19 Octobre à 18h30 Salle Langevin

* Le Mercredi 7 Novembre à 20h30 Salle Langevin

* Le Mercredi 30 Novembre à 20h30 Salle Mussonville

--- Samedi 13 octobre : 16e Grand Prix cycliste de l’Humanité

Epreuves de préparation à la Coupe du Monde au vélodrome de Bordeaux-Lac. Vignettes disponibles à la fédération à partir du 26 septembre.

--- La Section du PCF du Bassin d’Arcachon et des  Landes Girondines tient une permanence à BIGANOS tous les mardis de 17h30 à 19h30 et le premier Samedi de chaque mois de 10h à 12h. Contact : <christian.darriet@free.fr>

======> Initiatives Nationales

--- Réunion du Collectif Culture : rendez-vous, pour notre prochain collectif Culture, lundi 1er octobre, 18 h 30, salle des délégations, siège du PCF, 2, place du Colonel-Fabien.  contact : Laurent Klajnbaum

0607338720 - lklajnbaum@pcf.fr>

--- Commission politique énergétique aura lieu : le mardi 09 octobre 2007 de 9 h 30 à 12 h au siège du Conseil national à Paris, 2 place du Colonel-Fabien -.Métro Colonel-Fabien. Ligne 2. Confirmer votre participation à Abdelmajid Guelmami  06 26 41 87 08 ou 01 40 40 13 15

--- L’initiative d’impulsion Nationale du 27 octobre pourrait avoir la forme d’un rassemblement extérieur devant la Rotonde, place de la bataille de Stalingrad (Métro Jean Jaurès), précédé d’une manifestation à partir de la place de la République

======> Le Congrès Extraordinaire du PCF se prépare avec vous

--- L'espace de débat et de réflexion pour le congrès extraordinaire du PCF est ouvert : http://alternativeforge.net

--- Congrès extraordinaire des 8 et 9 décembre 2007

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique241

--- Rapport au Conseil National de Michel Laurent du 13 Septembre 2007 (Ripostes, Cantonales et Municipales)

http://www.pcf.fr/spip.php?article1895

--- Résolution du conseil national du 13 septembre 2007

http://www.pcf.fr/spip.php?article1894

=====> Déclarations du PCF

--- Samedi 29 septembre 2007 : « 4 heures contre les franchises médicales et pour l'accès aux soins pour tous »

http://www.pcf.fr/spip.php?article1908

--- Procès Bellaciao : soutien de Francis Parny, membre du Comité Exécutif National du PCF

http://www.pcf.fr/spip.php?article1945

--- Patrice Cohen Seat et Olivier Dartigolles au stand PRS de la fête de l'Humanité.

http://www.pcf.fr/spip.php?article1925

--- Sarkozy veut lâcher les capitaux privés à l'attaque du nucléaire français

http://www.pcf.fr/spip.php?article1893

--- Ce qui doit changer dans le futur traité européen

http://www.pcf.fr/spip.php?article1804

--- Pour l’enseignement supérieur et la recherche

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique243

--- Augmentez le pouvoir d’achat populaire !

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique189

--- Un budget au service de la justice sociale !

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique197

--- Pour la sécurisation des parcours professionnels

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique203

--- 3 question à Georges Erichot - Secrétaire général du Parti Communiste Martiniquais

http://www.pcf.fr/spip.php?article1881

--- Le Medef veut « jouer le jeu » mais les dés sont pipés

http://www.pcf.fr/spip.php?article1840

--- Sarkozy / Medef : Pouvoir d’achat : Nicolas Sarkozy s’en remet au bon vouloir du patronat

http://www.pcf.fr/spip.php?article1880

--- Marie George Buffet aux « 4 vérités » sur France 2 - le 20/08/2007

http://www.pcf.fr/spip.php?article1848

--- Débat France culture avec Patrice Bessac : Le Parti communiste a-t-il un futur ?

http://www.pcf.fr/spip.php?article1846

======> Aide bénévole pour le pliage des Nouvelles

Celles et ceux qui peuvent donner un coup de main à l’équipe de pliage des Nouvelles chaque jeudi matin sont les bienvenus. T. 05 56 91 45 06

=======> "Laissez-les grandir ici !"

Signez la pétition de RESF : Chacun d’entre vous a eu l’écho, dans la presse, à la télévision, au cinéma du film produit par un collectif des 350 cinéastes Laissez les grandir ici et de la sortie de la pétition qui porte le même titre. C’est un renfort de la plus grande importance qui doit, selon nous, trouver le relais le plus large possible auprès de toutes celles et de tous ceux qui depuis des mois et des mois se sont lancés dans la défense des enfants étrangers menacés de bannissement. http://www.pcf.fr/spip.php?article1453

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article4633

=====> AIRBUS et EADS : Un défi pour la politique européenne

Déclaration commune de Marie George Buffet – Lothar Bisky – Gregor Gysi Oskar Lafontaine – Francis Wurtz

1. Power 8 est inacceptable. Nous demandons le retrait.

Il est inacceptable de remettre en cause des emplois, des sites, des compétences avec en ‘plan de sauvetage’ d’Airbus qui n’apportera aucune solution aux problèmes posés. Il n’est pas acceptable que les actionnaires privés se dérobent de leur responsabilité au moment où il faut engager des moyens pour les investissements d’avenir après avoir tiré d’énormes dividendes de l’immense succès de l’A320. Il n’est pas acceptable que les Etats actionnaires de désaisissent depuis 2000 de leur responsabilité de gestionnaires au profit de ces mêmes actionnaires privés. La Constitution allemande est à prendre au sérieux : « Propriété oblige. Son usage doit contribuer en même temps au bien de la collectivité ». http://www.pcf.fr/spip.php?article1449

======> École : Le réseau École vient de lancer un espace de publication, d’information et de commentaires sur un blog. Reseau-ecole@listes.pcf.fr - À découvrir sur : http://ecoledavenir.gauchepopulaire.fr/index.php

======> Les lettres de secteurs d’activités du PCF disponible sur le site du PCF

--- Le Collectif Riposte

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique242

--- Féminisme-Communisme :

Le Bulletin de la commissions « Droits des femmes - féminisme » http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique193

--- « Migraction » :

Bulletin de liaison et d'échanges sur le droit des migrants http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique211

--- Communisme & écologie :

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique223

--- Globule Rouge :

réflexions et propositions de la Commission Santé du PCF pour une politique non marchande de la santé http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique237

--- Réchauffement Climatique

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique229

--- La lettre du RAPSE :

http://www.pcf.fr/spip.php?mot158 - contact : Rapseinfo@rapse.org

--- Le réseau École :

http://ecoledavenir.gauchepopulaire.fr/index.php

Reseau-ecole@listes.pcf.fr - Contact : mmilekitch@pcf.fr ou bcalabuig@pcf.fr

--- Commerce équitable-Économie solidaire :

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique132

--- InfoHebdo du PCF

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique25

--- Communistes

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique24

--- Gauche Européenne

http://www.european-left.org/news/latest_news?set_language=fr&cl=fr

======> Hors Série de l’Humanité 10 € «L’Affiche Rouge, la véritable histoire du groupe Manouchian» et son DVD de 70 minutes réalisé par Jorge Amat avec l’Historien Denis Peschanski.

=====> PCF 33 : Communication

Sur le site du PCF : www.gironde.pcf.fr

• Tous les tracts à disposition (nationaux, départementaux, des collectifs...), toute l’actualité, les dossiers…

• Toute l’actualité

• Les dossiers

Vous souhaitez envoyer des infos sur le site ? : communication@gironde.pcf.fr - Vous voulez contacter le PCF33 : contact@gironde.pcf.fr

=====> Le programme du PCF, Quatre engagements pour une politique de gauche qui change vraiment la vie est disponible à la Fédération du PCF 15, Rue Furtado à Bordeaux. Tél : 05.56.91.45.06 – Email : contact@gironde.pcf.fr - Vous le trouvez aussi sur le site du PCF : www.pcf.fr.

=====> PCF 33 : Souscription exceptionnelle Pour battre la droite et réussir à gauche. Nous souhaitons, au regard des enjeux, donner un nouvel élan à la souscription. Chèques à l’ordre de : ADF PCF 33. Renvoyer à : PCF « souscription » - 15, rue Furtado – 33800 Bordeaux.

=====> Le Journal « l’Humanité » gratuit pendant 6 mois

pour des milliers de jeunes dans le cadre de l’opération lancée à la Fête de l’Humanité «Libres échanges» où déjà 4000 jeunes se sont inscrits pour recevoir le quotidien gratuitement pendant 6 mois. Vous aussi, faites découvrir le journal à des jeunes autour de vous. En le recevant, ils pourront aussi écrire dans l’Humanité chaque semaine et sur le site Web à tout moment. Nom-Prénom.......  Adresse..... Tél. .....  Mobile.... Email.... Retourner à : Les Nouvelles de Bordeaux - l’Humanité «Libres échanges» - 15, rue Furtado - 33800 Bordeaux qui transmettra au journal.

====> Vous souhaitez « militer » pour battre la droite en 2007 et construire un vrai changement à gauche, contactez le PCF au 05.56.91.45.06 ou contact@gironde.pcf.fr – Voir aussi le site www.pcf.fr

====> Pour des candidatures unitaires de la gauche antilibérales en 2007-2008

http://www.alternativeagauche2007.org/

- From : <contact@gironde.pcf.fr>

 

10) Face au mur de camions, ne restons pas à quai avec les transports de marchandise

Rassemblement à Bègles au Dorat le mercredi 3 octobre à 11 h 00 sur le stade du Dorat à Bègles (à l’extrémité de la rue Karl Marx) – Restauration prévue sur place. A l’appel de nombreuses organisations dont le PCF, la CGT,…

*les fermetures de plus de 400 gares marchandises et 11 centres de triage, dont le site d'Hourcade, c'est 1,4 million de camions en plus sur les routes par an. C'est aussi 70 emplois de service public supprimés sur le site d'Hourcade. Développer le fret marchandise, les transports collectifs, c'est développer durablement les territoires, l'emploi, l'environnement et l'économie locale... Citoyens, usagers, salariés du privé et du public, élus des salariés et locaux, politiques, associations refusons le non-sens économique et écologique des 400 fermetures de gares et centres de triage dont Hourcade. www.gironde.pcf.fr - contact@gironde.pcf.fr - 05 56 91 45 06 -De : <communication@gironde.pcf.fr>

 

11) QUINZAINE ROUGE de la LCR33

• Lundi 1er octobre à 18h à la galerie de la Machine à Lire : débat avec Michael Löwy, co-auteur (avec Olivier Besancenot) de Che Guevara, une braise qui brûle encore, à l’occasion du 40e anniversaire de la mort du Che.

• Samedi 6 octobre, fête Rouge à Pessac, salle Bellegrave, de 15h à minuit, avec débats, expos, librairie, repas, intervention d’Alain Krivine à18 h.

Renseignements : lcr33@wanadoo.fr – Téléphone : 05 56 91 40 25

 

12) Les Soirées Débats d’UTOPIA 

=====> LE CRIME DE MONSIEUR LANGE Mardi 2 OCTOBRE à 20h30

PROJECTION-DÉBAT dans le cadre du festival Les Rendez-Vous de Terres Neuves

2 jours de concerts et d’agitation citoyenne les 5 et 6 octobre sur le site des Terres Neuves à Bègles.

PROJECTION UNIQUE DU FILM de Jean Renoir, suivie d’un débat animé par Jean-François Meekel (journaliste), avec Emmanuelle Redon (SUD ANPE), Patrick Gimond (Président de l’APEIS 33)… Les Lyricalistes, collectif de slameurs bordelais, déclameront quelques textes.

Achetez vos places à l’avance, à partir du Samedi 22 Septembre.

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/bordeaux.php

 

13) [CAP] Conférence de François Burgat à Bordeaux

« La Palestine et les médias ou l'islamophobie au service de l’occupation israélienne » - LE COMITE ACTION PALESTINE organise une conférence-débat avec François BURGAT* Sur le thème : « La Palestine et les médias ou l'islamophobie au service de l’occupation israélienne" le jeudi 4 Octobre 2007 à 20h30 Amphithéâtre de l’Athénée Municipal Place St Christoly, à BORDEAUX Tram A ou B, arrêt Hôtel de Ville * François Burgat est politologue et directeur de recherche à l’IREMAM (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman, CNRS). Il est l’auteur de plusieurs essais dont « L’islamisme à l’heure d’Al-Qaida » (2005, Editions La Découverte). ….« Aux rois des non-dits du 20 heures et des « plateaux » qui penchent sous le poids des « philosophes à gages » et autres « experts » auto-proclamés, aux princes des débats à sens inique, aux reines des enquêtes à œillères et des docus menteurs, aux montages qui trichent et qui truquent, aux mages du « 50-50 » (une minute pour les cratères et... une pour les canons) comment dire la rage ressentie devant de telles « informations » ? Comment vous dire : « Assez » ! L’arme des mots nous forge un nouveau nom : vous serez désormais la « TELAVIVISION! » A la télavivision, on creuse le vieux sillon du sens commun de la haine ordinaire : de Gaza à la banlieue sud de Beyrouth, on stigmatise indistinctement- et aussi aveuglément qu’en leur temps ses pères nationalistes - l’entière génération politique dite « islamiste » tout entière identifiée au « terrorisme ». …

http://www.oumma.com/TELAVIVISION-DANGER

Informations: 0674600236, actionpalestine@hotmail.fr

www.comiteactionpalestine.org - From: "CAP CAP" <actionpalestine@hotmail.com>

 

14) Service Culturel de l’Université de Bordeaux4 : « Métamorphoses des lieux de pouvoir dans le cinéma américain »

Conférence de rentrée par Jean-Baptiste THORET, Le Mercredi 3 Octobre à 17h – Salle de Conférences de l’Université Montesquieu Bordeaux IV – Avenue Léon Duguit 33600 PESSAC – Contact : maryline.cinus@u-bordeaux4.fr

 

15) [AQUAFORUM] « La station de lagunage de Rochefort »

Conférences/Diaporamas/débats Grand Public - Rives d'Arcins, à Bégles, en bord de Garonne, derrière le Centre commercial Rives d'Arcins - tous les jeudi soir de 18h30 à 20h - ENTREE LIBRE - Des sujets de société liés aux fleuves, à l'eau, à l'océanographie, aux changements environnementaux et aux activités humaines actuelles et passées qui leur sont liées, sont abordés à la lumière des connaissances acquises et exposées par les scientifiques, les historiens et les professionnels.

=====> Jeudi 4 octobre : « La station de lagunage de Rochefort »

- Christophe Boucher, Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), Rochefort.

Site unique en France, la station de lagunage de Rochefort est un exemple de gestion performante de l’environnement. Cette station permet de traiter de façon économique et écologique l’ensemble des eaux usées de l’agglomération rochefortaise. Elle est également autonome en énergie grâce à la valorisation du méthane par co-générateur en électricité. Ce site est aussi un lieu remarquable pour l’accueil de milliers d’oiseaux d’eau (canards, échassiers, grèbes, passereaux, …) grâce à l’abondance de plancton et à l’aménagement par la LPO de bassins spécifiques.

- Eric Veyssy Directeur / Médiateur Scientifique OCEAN, 2 rue Sarrette 33 800 BORDEAUX - Médiation des Sciences et de l'histoire des Environnements - Tel/fax : 05 56 49 34 77 - Portable : 06 23 37 29 26 - Internet : http://www.ocean.asso.fr - From: "asso.ocean" asso.ocean@wanadoo.fr

 

16) [CAURI & SURVIE Gironde] Conférence-débat : « L’assassinat du  juge  Borrel » 

Conférence-débat : L’assassinat du juge  Borrel : un scandale politico-judiciaire ou l’illustration de la Françafrique avec Mme Elisabeth Borrel invitée par Cauri et Survie Gironde samedi 6 octobre 2007 de 15h à 17h - 17 Salle Langevin, 129, rue de Lauriol Bègles <survie.gironde@laposte.net> - <

cauri33@yahoo.fr> - Venez nombreux entendre et débattre avec la conférencière, elle-même magistrate, sur les dernières révélations qui battent en brèche la thèse officielle du suicide soutenue depuis octobre 1995. - From : <cauri33@yahoo.fr>

 

17) CAP SCIENCES ACTUALITES

CAP SCIENCES, Hangar 20, Bordeaux Septembre-Octobre 2007    

Le mois à venir sera très riche pour CAP SCIENCES ! Ce soir (28 sept) nous vous attendons nombreux à la Place de la Victoire à Bordeaux pour fêter la Nuit des chercheurs ! Puis ce week-end ouvrira La Semaine Spatiale qui fête les 50 ans du lancement du premier satellite Spoutnik. C'est dans ce cadre que se déroulera le deuxième Dimanche de la science (7 oct) à Bordeaux. A partir du 8 et jusqu'au 14 octobre, nous vous invitons à participer la Fête de la science, partout en France ! Chez nous, au Hangar 20, cette semaine là ouvrira la nouvelle exposition Au temps des mammouths. Et la semaine se terminera (13-14 oct) par un week-end Expéditions / Explorateurs. De nombreuses occasions de se retrouver !

Pour votre agenda :    

=====> ven 28 sept : La Nuit des chercheurs le vendredi 28 Septembre à Bordeaux, à partir de 18h, Place de la Victoire

Avec Cap Sciences et l'INSERM, venez rencontrer des chercheurs et passer une soirée festive dans le centre-ville de Bordeaux.  "Jeu de piste" pour petits et grands. Des énigmes en main et des badges comme indices... à vous de mener l'enquête et de retrouver votre chercheur. Ils vous parleront de leurs passions et de leurs parcours professionnels et personnels étonnants, autour d'un verre de Château Couhins, le Pessac-Léognan de l'unité expérimentale de l'Inra. VENEZ NOMBREUX NOUS RETROUVER !

UN EVENEMENT EUROPEEN : Concours "Dessine moi un chercheur"

Dans le cadre de la Nuit des chercheurs, un concours européen de dessin a été organisé pour les enfants et les jeunes. Parmi les productions aquitaines, six prix et trois mentions spéciales seront remis au cours de la Nuit des chercheurs. Ces prix sont offerts en partenariat avec le magasin Nature et Découvertes de Bordeaux Lac. Les gagnants entrent en compétition avec les dessins sélectionnés à Brest, Nantes, Rennes et Angers pour des prix de 100 à 300 euros, avant d'éventuellement concourir au niveau européen.

Les dessins gagnants seront sur notre site Internet dans le courant de la semaine prochaine. Les dessins non sélectionnés peuvent être récupérés à Cap Sciences.  

=====> 30 sept au 7 oct  La Conquête spatiale*, à Bordeaux, cour Mably

Pour les 50 ans du lancement du premier satellite Spoutnik Expositions sur Spoutnik, le satellite d'observation Spot, l'histoire de l'industrie aéronautique en Aquitaine (photos, maquettes, films). Dimanches 30 septembre et 7 octobre : atelier de construction d'un satellite : Pour comprendre comment fonctionnent les satellites, venez découvrir et assembler les différents éléments qui les composent. A travers l’exemple d’un satellite d’observation de la Terre, venez voir comment on les guide depuis le sol et sur quelles orbites ils sont.

======> dim 7 oct : Deuxième dimanche de la saison des Dimanches de la science

exceptionnellement cours Mably, Bordeaux de 11h à 17h dans le cadre de la semaine de La Conquête spatiale

======> Rendez-vous le 8 au 14 oct : La Fête de la science

De nombreux évènements gratuits pour tous dans toute la France La Fête de la science http://www.fetedelascience.fr/

--- CAP SCIENCES (Hangar 20, Bordeaux) coordinateur régional de ce grand événement, propose comme tous les ans dans ses locaux un Forum des sciences le week end des 13 et 14 octobre. A l’honneur en 2007 : Expéditions / Explorateurs, les sciences de l'extrême. Fonds abyssaux, forêts primaires, déserts salés, banquises polaires... autant de terrains d'études où sont menées de véritables expéditions. Mais, qui sont les scientifiques de l'extrême ? Quelles sont leurs techniques de travail ? Quels outils utilisent-ils ? Quelles sont leurs conditions de vie sur le terrain ?

--- Cap'Archéo pour la Fête de la science

Landes  : Site médiéval de Labrit (motte médiévale) mardi 9 octobre

Scolaires: Ateliers d'intitation à l'archéologie : observation du paysage, ateliers sédiment, relevés de plan, lecture altimétrique et céramisue (collaboration CDDP des landes)

Cahors : Village des sciences du 10 au 13 octobre

Scolaires et du grand public: Ateliers de lecture de site et d'interprétation de mobilier archéologique, en collaboration avec le chantier Inrap de Cahors

Pessac : centre archéologique le 14 octobre

Grand public : Présentation de l'évolution des techniques de mesures en archéologie et préhistoire : exposition, rencontres et fouille, en collaboration avec le Chaïnont Manquant (Association d'étudiants de Bordeaux 1)

======> CAP SCIENCES vous propose :    EXPOSITIONS au Hangar 20  

--- Himalaya Tibet, le choc des continents, jusqu'au 1er juin 2008

En accès libre sur la plateforme

Découvrir comment la « machine Terre », par sa dynamique interne, façonne l’Himalaya et le Tibet, paysages et civilisations de l’extrême.  En savoir plus

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=himalayatibet

--- EVENEMENTS : 2 sept, 3 fev et 4 mai - Culture, art, religion, trekking... Des ateliers vivants pour tous les ages, des rencontres, des spectacles...

--- Le Petit Explorateur des sciences, jusqu'au 6 janvier 2008 :

une exposition-animation de CAP SCIENCES spécialement conçue pour les 3-6 ans. Un premier pas vers la démarche d’observation : regarder de loin, de près, voir ce qui est caché, écouter, toucher, repérer, reconnaître…dans les décors d'une île. Séances sur réservations, les mercredi, samedi à 15h et le dimanche à 15h et 16h30  En savoir plus     

http://iis4.domicile.fr/cap-sciences/edito.asp?site=capsciences&page=lepetitexplor

======> TRES BIENTOT....  Du 9 octobre 2007 au 13 avril 2008 :  Grande exposition : Au temps des mammouths

Leurs ancêtres, l’environnement dans lequel ils vivaient, la civilisation qui les a côtoyés, leurs représentations artistiques, leur disparition… En savoir plus   

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=autempsdesma

=====> ATELIERS au Hangar 20

--- L'Atelier d'Arthur, initiation à la cuisine pour les 5-11 ans (sur réservations) : pour que plaisirs culinaires riment avec sécurité, pour que découverte du goût rime avec main à la pâte. Mercredi, samedi et dimanche pour les individuels, tous les jours pour les groupes. En savoir plus

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=atelierdarthu

--- CAP SCIENCES Juniors, ateliers de loisirs scientifiques pour les 8-14 ans (sur réservations) : un thème différent à chaque séance : photo, fusée à eau, soleil... Deux nouveaux ateliers pour cette rentrée : satellite et énergie éolienne. Les mercredis en période scolaire et tous les jours en semaine pendant les vacances, de 14h à 17h En savoir plus

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=capsciencesju

 =====>   LA GALERIE INDUSTRIE & RECHERCHE du Hangar 20    

L'espace Galerie Industrie & recherche du Hangar 20 est en cours de réaménagement. Elle s'agrandit, se réactualise et réouvrira prochainement pour vous présenter en accès libre, les secteurs de la recherche et de l'industrie dans l'agglomération bordelaise et la région Aquitaine, et en particulier une exposition sur les matériaux. Dimanche 2 décembre : le premier Dimanche de la science de la Galerie sur le thème Créateurs et matériaux.

Dès à présent, rendez-vous sur les dossiers thématiques du site Internet de CAP SCIENCES : Laser, agro-alimentaire, chimie...

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=infosciences&page=dossiersscient

Consultez les deux derniers dossiers Panorama du numérique "Images et réseaux" et Matériaux, quoi de neuf ? dans l'agglomération bordelaise et région Aquitaine

http://www.cap-sciences.net/site.asp?site=imagesetresea

http://www.cap-sciences.net/site.asp?site=materiaux

La Galerie vous propose également tous les mois des visites gratuites de sites scientifiques et techniques dont une par jour la semaine de la Fête de la science : Etablissement Français du Sang, Bordeaux lun 08/10, Usine Lesieur, Bordeaux mar 09/10, Caserne des Sapeurs pompiers, Bordeaux mer 10/10, Trésors du Vieux Lormont jeu 11/10, Chaufferie bois de l’Université de Bordeaux 1, ven 12/10, Observatoire de Floirac, mar 23/10 - Réservation obligatoire : 05 56 01 07 07

=====> CAP SCIENCES en Aquitaine H 20, la revue des sciences et de l'industrie en Aquitaine - L'édition 2007 est en vente (7 euros) à CAP SCIENCES (au Hangar 20 et sur le site Internet). Pour le sommaire complet et un bon de commande, cliquez ici. OFFRE SPECIALE pour les revues précédentes 5 euros au lieu de 7.

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=infosciences&page=annuel2007

--- Climat sous influence, la vie au temps du changement climatique, une exposition conçue et produite par CAP SCIENCES en collaboration avec l'Ademe et la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), présentée à la manifestation Climat sous influence : temps pis, temps mieux à la salle des fêtes de Cazalis, 33 (du 18 au 30 septembre). En savoir plus sur l'exposition

http://www.pays-landesdegascogne.org/

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=climatsousinf

--- L'eau à la bouche, une exposition de l'Alimentarium, musée de l’alimentation, une fondation Nestlé, Vevey, Suisse, présentée en partenariat avec NESTLE WATERS France aux Escales de l'éducation de Lormont, 33 (du 17 au 20 oct)        

=====> CAP SCIENCES hors Aquitaine    

Une grande exposition co-produite par CAP SCIENCES

qui sera à Bordeaux en 2008

COSMOMANIA, à partir du 4 octobre à la Cité de l'Espace à Toulouse

--- Climat sous influence, la vie au temps du changement climatique, une exposition conçue et produite par CAP SCIENCES en collaboration avec l'Ademe et la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), présentée à la Galerie Euréka de Chambéry, 73 (du 11 septembre 2007 au 23 février 2008). En savoir plus sur l'exposition

 http://www.cite-espace.com/

--- Sur les traces de l'homme en Aquitaine Après Aquitaine sortie des eaux, CAP SCIENCES propose une deuxième grande exposition virtuelle. En ACCES LIBRE sur le site Internet de CAP SCIENCES. Accéder à l’exposition      

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=expositionvirt    

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=surlestraces%7E1

TARIFS ET HORAIRES POUR TOUTES NOS ACTIVITES 

http://www.cap-sciences.net/horaires.htm

Contact : écrire à n.caplet@cap-sciences.net                

-De : <c.antoniazzi@wanadoo.fr>

 

18) [Librairie du Muguet] Résistances Irakiennes

Le Samedi 06 octobre à 17h00 Rencontre-débat avec Nicolas Dessaux, autour du livre de témoignages « Résistances Irakiennes » (éd. l’Echappée 2006) Dans un Irak déchiré par l’occupation militaire et la guerre civile, des hommes et des femmes, arabes et kurdes, athées et croyants, sunnites et chiites, chômeurs, ouvriers, syndicalistes et féministes cherchent à sortir du chaos. Menacé.es par les islamistes, persécuté.es par les nationalistes, emprisonné.es par les troupes d’occupation, ils/elles tentent de répondre à ces questions : comment combattre l’impérialisme américain sans poser de bombes ? Quelles stratégies adopter pour empêcher la guerre civile de se propager dans les quartiers ? Comment défendre les droits des femmes alors que les islamistes participent au gouvernement et tiennent la rue ? Quelles luttes sociales mener pour défendre l’égalité et les droits des salariés ? Ce livre leur donne la parole. Ces neuf entretiens nous font découvrir cette autre résistance, résolument laïque, féministe et anticapitaliste. Librairie du Muguet c/o Athénée Libertaire 7 rue du Muguet 33000 Bordeaux – From : <librairiedumuguet@no-log.org>

 

19) Les Rendez-Vous de l’Atelier d’Isidore KRAPO

A l'occasion du cinquantième anniversaire de la mise sur orbite de Spoutnik je serais heureux d'ouvrir mon atelier au public 17 rue Elie Gintrac du Lundi 2 Octobre au vendredi 5 octobre tous les jours de 14h à 18h - Et sur rendez vous au 05 57 95 96 76 I.krapo@free.fr - Et que l'art fuse ! Votre trésor de l'unesco,  Isidore Krapo de Bordeaux - De : <i.krapo@free.fr>

 

20) Centre Culturel de Créon : « Comme ça nous chante »

Samedi 6 octobre 2007 CONCERT DE SANS ADDITIF + invités, pour la sortie de l'album comme ça nous chante" Centre Culturel de Créon - 19h00 : 1ère partie avec Benimodo Petite restauration sur place... - 21h00 : concert de Sans additif

Entrée avec 1 CD de Sans additif : 15€ - Entrée seule : 8€ / 6€ pour les -18 ans, étudiants et demandeurs d'emploi - Entrée gratuite pour les -12 ans.

Informations et billetterie à l'Office de tourisme de Créon : 05 56 23 23 00

Locations : Fnac, Carrefour, Géant, 0 892 68 36 22 (0,34€/min)  www.fnac.com

Co-organisation Les Têtes à Claques / Le JOSEM

--- SANS ADDITIF – Chanson française (Moulon)

Laurent Turpault : guitare, chant - Nicolas Lescombe : accordéon, clarinettes sib et basse, chant, foot box... Voici 5 ans maintenant que nos deux compères s'amusent avec leur besace à chansons. On y trouve des compos, des vieux Piaf, du Gainsbourg, du Noir Désir etc. On y trouve le plaisir de chanter ensemble....ça braille, ça pleure et ça rigole....c'est comme ça vous chante ... Concert à l'occasion de la sortie de leur nouvel album "comme ça nous chante", avec le JOSEM et les copains. http://www.sansadditif.com

--- BENIMODO - Chanson en fête (Entre-deux-Mers)

Contrebasse, Guitare, Chant, Clarinette, Trompette,  Accordéon, Clarinette basse, Claviers, Violoncelle, Basson, Flûte traversière... Benimodo gratouille et griffone des chansons pour le plaisir de chacun, pour rappeler que quoi qu'il arrive, on peut se rassembler un moment pour faire la fête autour d'un refrain!

http://www.myspace.com/benimodo 

--- ASS LES TETES A CLAQUES

Tél. 05 57 74 98 10 - tetaclac@cegetel.net -De : <tetaclac@cegetel.net>

 

21) Les rendez-vous de La Librairie Georges à Talence

--- Lectures autour du vin Jeudi 4 octobre de 18h à 20h

Lectures autour du vin ponctuées de dégustations en partenariat avec l’Office Culturel & Educatif de Talence www.ocet.fr  & le Syndicat des Crus Bourgeois Premières Côtes de Blaye www.crus-bourgeois-blaye.com sur réservation - L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

http://www.librairiegeorges.com/

-De : <librairiegeorges@wanadoo.fr>

 

22) Librairie Parvis 3 à Pau - Rencontre Débat avec David Foenkinos

--- Mardi 2 octobre – 18h Salle d’exposition – 1er étage Entrée Libre

David Foenkinos, Qui se souvient de David Foenkinos ?, Eds Gallimard

« Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent de moi. Il y a quelques années, j'ai publié Le Potentiel érotique de ma femme. Ce roman, traduit dans de nombreuses langues, avait obtenu un réel succès. J'étais alors dans la promesse. Pourquoi les choses ont-elles si mal tourné ? Depuis ce succès qui s'efface des mémoires, j'ai publié quatre autres romans et tous sont passés inaperçus. J'ai tenté d'analyser les raisons de mes échecs, mais il est impossible de comprendre pourquoi l'on devient invisible. Serais-je devenu médiocre ? Suis-je trop allé chez le coiffeur ? Pourtant, je dois absolument m'accrocher : bientôt, une fabuleuse idée de roman va surgir en moi. Bientôt, je serai à nouveau propulsé parmi les auteurs vivants. Enfin, on va se souvenir de moi. » Qui se souvient de David Foenkinos ? est le sixième roman de David Foenkinos. Ses livres sont traduits dans une quinzaine de pays. Librairie Parvis 3 av Louis Sallenave

64000 Pau - De : <sbonnemasonrichard@yahoo.fr>

 

23) Programme du 57éme Clins d'oeil Cinéma : 4 MOIS, 3 SEMAINES, 2 JOURS

Du 19 septembre au 9 octobre

======> 4 MOIS, 3 SEMAINES ET 2 JOURS, du roumain Cristian Mungiu, palmé d’or à Cannes 2007. Après LA MORT DE DANTE LAZARESCU de Cristian Puiu et 12:08 A L’EST DE BUCAREST de Corneliu Porumboiu, et avant le très attendu CALIFORNIA DREAMIN’ de feu Cristian Nemescu, Cristian Mungiu nous offre une histoire d’avortement clandestin dans la Roumanie de la fin de l’ère du génie des « Carpates ».Il dresse un tableau à la fois sobre, saisissant et tranchant d’une société policée où règne une phallocratie institutionnalisée engendrée par une dictature corrompue. Mungiu à coup de plans séquence en caméra fixe ou portée filme jusqu’à l’épuisement l’extraordinaire de la vie quotidienne (le néo réalisme italien et les tchèques Menzel et Forman ne sont pas loin), celui de ses deux héroïnes se débattant entre un faiseur d’ange appelé M.Bébé, le poids d’une famille pleine de fausses certitudes et des personnages quasiment tous inféodés à la Securitate (jamais nommée dans le film). Ce film à lectures multiples nous permettra d’évoquer, outre le cinéma roumain et son histoire, la Roumanie communiste et postcommuniste dans son contexte politique, social, économique et culturel et ce avec quelques un(e)s des meilleur(e)s spécialistes de la question. Dernière info : le journal du Vatican Osservatore Romano a qualifié le film de « sordide et verbeux ». Sûrement à cause du plan sur un foetus en plastique ! Un DVD pédagogique est édité par l’Éducation Nationale ; chèr(e)s enseignant(e)s : séances scolaires à volonté (entre le 19 septembre et le 9 octobre) au 05 56 80 10 28.

=====> Bibliographie Cinéma

* Les cinémas de l’Est, de 1945 à nos jours, M. et A. Liehm, coll. 7eArt, Éd. du Cerf, 1989 

* Le cinéma roumain pendant la période communiste, la représentation de l’histoire nationale, thèse de A. Vasile (direction de S.Wolikow), Université de Bourgogne, 2006 

* Le cinéma roumain contemporain- Les enjeux de la création et de la réception, thèse de B. Ribout (direction de L. Creton) Université Paris 3, à paraître en 2007

* Aspects du cinéma roumain - Panorama historique et critique de la décennie post-révolutionnaire, thèse de I. Lalut (direction de C. Boyard) Université Grenoble 2, 2002 Histoire 

* Histoire de la Roumanie, L. Boia, Belles Lettres, 2003 ? Histoire des Roumains, C. Durandin, Fayard, 1995 

* Perspectives roumaines : du postcommuniste à l’intégration européenne, C. Durandin, (avec Magda Carneci), L’Harmattan 2004 ? Roumanie, un piège?, C.Durandin, Hesse, 2000

* Bucarest, promenades et mémoires, C. Durandin, Hesse, 2000

* Autopsie du coup d’État roumain. Au pays du mensonge triomphant, R. Portacala, Calmann-Lévy, 1990

* Les tsiganes en Roumanie : des citoyens à part entière? E. Pons, L’Harmattan, 1995 Roman

* Le bel été des camarades, C. Durandin, Michalon, 1999.

=====> Intervenants :

* LORENA ANTON Anthropologue à l’École Doctorale en Sciences Humaines et Sociales, Département d’Anthropologie sociale, Université de Bordeaux 2, spécialiste de la Roumanie communiste, auteur d’une thèse sur « La mémoire de l’avortement dans la Roumanie communiste».

* MICHELBEYLOT Consul honoraire de Roumanie, à Bordeaux.

* EVA BOUYER Enseignante, chargée de cours de roumain à l’association Gironde-Roumanie.

* CATHERINE DURANDIN Écrivain, historienne. Professeur des universités à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) et directrice de recherches à l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), elle a réalisé de nombreuses missions de recherche en Roumanie sous l’égide du Ministère des Affaires Étrangères, aux États-Unis au Kennan Center, à l’Université de Urbana/ Champaign et à l’École Française de Rome. Auteur de nombreux articles et ouvrages consacrés à l’histoire de la Roumanie, aux relations euro-atlantiques et aux États-Unis, elle est par ailleurs directrice de la collections « Aujourd’hui l’Europe» aux éditions L’Harmattan. A paraître en novembre 2007, aux éditions L’Harmattan : Roumanie, la longue marche, 1989… avec Zoé Petre, ancienne conseillère du Président Emile Constantinescu.

* EDITH LHOMEL, chargée d’études à la Documentation Française, institution relevant des Services du Premier ministre, spécialiste de l’évolution politique, économique et sociale des pays de l’Europe centrale et orientale, est rédactriceanalyste dans la revue Le Courrier des pays de l’Est, et chargée de cours à l’Institut d’Études Européennes (Paris 8) ainsi qu’aux universités de Lille 2 et de Haute Bretagne ,sur la problématique de l’élargissement de l’UE à l’Est. Auteur de plus d’une centaine d’articles et d’études sur les pays de l’Est dont la Roumanie, elle a été en charge de plusieurs programmes européens ayant trait au développement régional et à la démocratisation dans ces pays en transition. Elle est par ailleurs co-fondatrice et vice-présidente de OVR-France (Opérations Villages Roumains).

* XAVIER RAMON Universitaire, doctorant en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux 3, spécialiste de la Roumanie, vice-président Association Opération Village Roumain - France, vice-président Association Gironde- Roumanie.

* AURELIA VASILE Doctorante en cotutelle à l’Université de Bourgogne et de Bucarest, elle prépare une thèse portant sur Le cinéma roumain pendant la période communiste. Représentations de l’histoire nationale (sous la direction de Serge Wolikow et Lucian Boia).

--> Hourtin ¬ Cinéma Lou Hapchot

Samedi 29 septembre >21h Débat Avec Xavier RAMON.

--> Saint-Médard-en-Jalles ¬ Ciné Jalles

Lundi 1er octobre >20h30 Débat Avec Lorena ANTON.

--> Monségur ¬ Cinéma l’Eden

Mardi 2 octobre >20h30 Débat Avec Xavier RAMON.

--> Léognan ¬ Espace culturel Georges Brassens

Mercredi 3 octobre >20h30 Débat Avec Xavier RAMON.

--> Pessac ¬ Cinéma Jean Eustache

Jeudi 4 octobre >20h Débat Avec Catherine DURANDIN.

--> Librairie La Machine à Lire

Vendredi 5 octobre > 17h Rencontre avec Catherine DURANDIN autour de deux de ses livres : Le bel été des camarades, éd. Michalon, 1999 et CIA 2001-2006, cinq années de colère, éd. Colin, 2007. 18, rue du Parlement Saint-Pierre - Bordeaux - 05 56 48 03 87

--> Sainte-Foy-la-Grande ¬ Cinéma La Brèche

Vendredi 5 octobre > 20h45 Débat Avec Catherine DURANDIN.

--> Cadillac ¬ Cinéma Le Lux

Samedi 6 octobre > 18h Débat Avec Eva BOUYER.

--> Langon ¬ Cinéma Le Rio

Dimanche 7 octobre >18h

=====> * L’opération Clins d’oeil, soutenue par le Conseil général de la Gironde et la Direction régionale des affaires culturelles d¹Aquitaine, vise à diffuser des oeuvres récentes ou inédites dans une vingtaine de villes de la Gironde. Ces films vous donneront, au travers de la fiction ou du documentaire, un point de vue différent sur les grands sujets de notre époque ou plus simplement vous révéleront un cinéma singulier, accessible à tous. Certaines séances seront suivies de rencontres-débats, en présence d’intervenants divers, d¹universitaires, de réalisateurs...

====> Pour tout Contact : * Association des cinémas de proximité de la Gironde [ACPG] Place de la Ve République - 33600 Pessac – Renseignements tél. 05 56 46 06 55 - Email : cine-proximite@wanadoo.fr * Coordination départementale - Jean-Louis Ribreau  ribre@wanadoo.fr - 18, rue de Freycinet - Tél. 05 56 80 10 28  -  06 61 12 23 00 - From: elmorand elmorand@wanadoo.fr

 

24) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

=====> Lundi 1er octobre à 18h Michael Lowy

Autour de l'ouvrage co-écrit avec Olivier Besancenot : "Guevara, une braise qui brûle encore" publié aux éditions Mille et une Nuits.

"Les années passent, les modes changent, les dictatures sont remplacées par des démocraties de basse intensité, le keynésianisme par le néolibéralisme, le mur de Berlin par le mur de l'argent. Mais le message de Che Guevara, quarante années après son assassinat en octobre 1967, contient un noyau incandescent qui continue à brûler."

La rencontre sera animée par Gilbert Hanna (La Clef des Ondes) dans le cadre de la Quinzaine Rouge organisée par la L.C.R.

=====> Mercredi 3 octobre à 18h30 Éric des Garets

Pour son livre : "Du ballon de rugby", publié aux éditions confluences.

Éric des Garets aime et pratique la littérature et le rugby. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : "Mohé" (Les Bords perdus, 2005) et "Du rugby" (Le Castor Astral, 2007). "D'une vessie de porc est né ce sport si singulier : le rugby. Curieusement, on ne s'est jamais beaucoup attardé sur ce drôle de ballon. Sauf à en souligner ses rebonds capricieux. Les rapports entre les joueurs de rugby et le "cuir" vont pourtant bien au-delà de cette seule dimension. Aborder le ballon sous toutes ses coutures, tel est le dessein de ce petit essai."

La rencontre sera animée par Patrick Venries et suivie d'un apéritif.

=====> Vendredi 5 octobre à 16h30 Catherine Durandin

Autour de son livre "CIA, cinq années de colère" (Armand Colin, 2007).

Catherine Durandin est Docteur es Lettres en Histoire, agrégée d'histoire et ancienne élève de l'École normale supérieure, professeur en langue et civilisation roumaines à l'INALCO. Son parcours croise la réflexion sur le communisme, le nationalisme et les confrontations idéologiques de la guerre froide et post guerre froide. Elle est l'auteur de très nombreux ouvrages et articles. La rencontre est organisée par l'Association des Cinémas de Proximité de la Gironde dans le cadre des "Clins-d'Œil Cinéma".

=====> Vendredi 5 octobre à 19h Jean-Claude Stoloff

Autour de son ouvrage : "La fonction paternelle", publié aux éditions In-Press.

Jean-Claude Stoloff est psychiatre et psychanalyste. Il est membre fondateur et président de la Société psychanalytique de recherche et de formation (SPRF) et membre de l’Association psychanalytique internationale (API). "Les transformations actuelles de la famille dans nos sociétés occidentales rendent à nouveau urgente une réflexion psychanalytique sur la fonction paternelle, pouvant rendre compte de la difficulté à l'exercer. Nous faisons remarquer d'abord que c'est dans sa dernière grande oeuvre anthropologique, L'homme Moïse et la religion monothéiste, que Freud dégage une notion de père comme concept issu non des perceptions sensorielles mais fruit d'un processus cogitatif. Nous mettons en relation cette introduction de la représentation du père symbolique avec celle bien antérieure "du père de la préhistoire personnelle" que Freud assimile aux parents pris dans leur globalité et dont il fait le support de l'identification primaire. À la lumière de cette fonction proprement symbolique tenue par la paternité, il est nécessaire de réévaluer le rôle joué par le père tant pour la fille que pour le garçon au cours de la traversée des conflits narcissique et oedipien, en remettant en question l'hypothèse d'une essence masculine de la libido, et celle de l'universalité de la phase phallique pour les deux sexes. Ce réexamen permet d'asseoir sur des bases plus claires la distinction qui doit être constamment opérée entre imago du père idéalisé et fonction paternelle, si l'on veut comprendre la difficulté à être père."

"Notre clinique quotidienne s'en trouve éclairée, ainsi que Le malaise dans la culture, identifié par Freud bien avant la survenue des désastres totalitaires."

Un ouvrage de fond, qui montre, au-delà des métamorphoses liées aux évolutions sociales, la permanence nécessaire d'une fonction paternelle."

La rencontre est organisée par la Société Psychanalytique de Recherche et de Formation et sera animée par Marie-Christine Sourzat et Jean-Paul Moreigne.

=====> Samedi 6 octobre à 17h30 Sébastien Darbon

Pour son livre : "Une brève histoire du rugby", publié aux éditions Œil Neuf.

Sébastien Darbon, ethnologue et chercheur au CNRS, travaille à l'Institut d'ethnologie méditerranéenne et comparative. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : "Rugby d'ici, une manière d'être au monde" (Autrement, 2000).

"...un sport, quel qu'il soit, loin d'être le produit des intuitions (forcement géniales) d'un individu providentiel et de leur matérialisation ponctuelle (ici, prendre le ballon à la main et avancer vers l'adversaire), est au contraire le fruit d'un ensemble d'actions collectives qui s'étalent souvent sur une période considérable. De ce point de vue, le rugby - tout comme le soccer, le base-ball ou le cricket - est un exemple privilégié de ce processus extrêmement complexe qui, du fait du contexte économique, social et éducatif spécifique à l'Angleterre du début du XIXe siècle, a transformé des jeux athlétiques folkloriques en des activités radicalement nouvelles : les sports."

La rencontre sera animée par Serge Simon et suivie d'un apéritif.

- Librairie " La Machine à lire " 8, Place du Parlement - 33000 BORDEAUX - Tel : 05.56.48.03.87 - Fax : 05.56.48.16.83 Site : http://www.machinalire.com Emel : machine@machinalire.com

 

25) Terminal méthanier du Verdon* : Débat public

Du 1er septembre au 14 décembre 2007, neuf réunions publiques sont programmées dans le Médoc, à Bordeaux et à Royan. La Commission nationale du débat public (CNDP) a décidé en avril 2007 d’organiser un débat public sur le projet de construction d’un terminal de réception, stockage et regazéification de gaz naturel liquéfié au Verdon-sur-Mer, projet soumis par le maître d’ouvrage 4GAS, en se fondant notamment sur la croissance de la part du gaz dans la   consommation énergétique de la France au cours des dernières années ; l’importance des enjeux économiques et sociaux du projet   à l’échelle nationale comme à l’échelle locale ; la diversité et l’importance des impacts possibles sur l’environnement. Cette commission nationale sera présidée par Louis-Julien Sourd.

--- Les principales étapes du débat

* 25 juillet 2007 : 4GAS présente son dossier support à la Commission nationale du débat public qui fixe les dates du débat.

* Fin août 2007 : la CPDP   diffuse le dossier support et sa synthèse rédigés par 4GAS.

* Mi septembre à fin novembre 2007 : déroulement du débat. Au plus tard 2 mois après la clôture du débat : la CPDP remet son compte-rendu du débat et le Président de la CNDP en établit le bilan. Au plus tard 3 mois   après la remise du compte-rendu et du bilan : le maître d’ouvrage prend sa décision.

--- Calendrier

• 4 octobre, 19h, Royan, Salle de spectacle, 112, rue Gambetta. Réunion territoriale : « Quels impacts du projet sur le territoire »

• 9 octobre, 19h, Bordeaux, Palais des Congrès. Audition publique : « La politique énergétique et le marché du gaz »

• 18 octobre, 19h, Lesparre, Espace François Mitterrand. Audition publique : « Quelles hypothèse d’acheminement du gaz depuis le terminal par gazoduc ? »

• 22 octobre, 19h, Verdon, Salle Lothecia. Réunion thématique : « Quelles nuisances pour les habitants ? Quelle prévention des risques ? »

• 8 novembre, 19h, Soulac,   Palais des Congrès de Soulac. Réunion thématique : « Quels impacts sociaux et économiques du projet sur le territoire ? »

• 29 novembre, 19h, Bordeaux, Palais des Congrès de Bordeaux. Réunion de clôture : Synthèse du débat.

La CPDP peut être amenée à modifier ce calendrier pendant la duré e du débat . Tout changement sera annoncé sur le site internet du débat.

--- Comment participer

• En assistant aux réunions publiques : la CPDP organisera plusieurs réunions publiques au cours desquelles chacun pourra poser des questions ou formuler une opinion. Toutes les réunions seront enregistrées et leur compte-rendu intégral mis en ligne sur le site du débat.

• En posant des questions par écrit : vous pourrez poser vos questions par écrit, par courrier ou par courriel, en utilisant les formulaires mis à disposition par la CPDP. Une réponse écrite et personnalisée vous sera systématiquement apportée, par la CPDP si la question concerne les principes du débat, par le maître d’ouvrage si elle concerne le projet.

• En proposant une contribution écrite : chacun peut rédiger une contribution, individuellement ou collectivement (associations, élus, entreprises, particuliers) qui sera versée au débat et mise en ligne sur le site Internet. Certaines contributions écrites, sur décision de la CPDP, pourront faire l’objet d’un cahier d’acteur, mis en forme et édité par la CPDP selon les règles définies et une maquette commune. Tous les cahiers d’acteurs seront mis en ligne sur le site Internet, mis à disposition du public lors des réunions et envoyés sur abonnement gratuit. Ils doivent être proposés au plus tard un mois avant la fin du débat. Le site : www.debatpublic-leverdon

* Pour mémoire, Les Nouvelles ont publié l’ interview de Michel Peyret sur l’ installation de deux terminaux méthaniers (n° 1673 du 18 janvier 2007) - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 13 Septembre 2007 - No 1702 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

26) [Theatre Pont Tournant] Ouverture de saison le 4 Octobre avec La Leçon de Ionesco

OUVERTURE DE SAISON La Leçon d’Eugène Ionesco - Séances Jeudi – Vendredi – Samedi à 21 h - Les 4, 5, 6, 11, 12, 13, 18, 19 et 20 octobre 2007 par la Compagnie du Théâtre du Pont Tournant - Mise en scène Stéphane Alvarez Avec Danièle Claverie, Carole Pierret, Jean-Noël Pithon

Scénographie & lumières : Elvis Artur - Tarifs : 18, 14 et 10€

Un professeur dans une petite ville de province, reçoit une jeune élève qui veut passer son doctorat total. Il va lui apprendre successivement l'arithmétique et la philologie comparée. Mais selon les prédictions de la bonne, " La leçon" ne peut être que funeste, car : "l'arithmétique mène à la philologie et la philologie mène au pire"... Le comique de Ionesco consiste à trouver de l'absurdité dans le banal. Extrême simplicité d'inspiration comme de ses effets, sens aiguë de l'absurde, dextérité à renverser les termes des propositions, à prendre à rebours les axiomes sur lesquels s'endort notre paresse, ces clowneries verbales qui crèvent nos cerveaux moisis, jalonnant la piste, où nous tournons en rond en son cynisme bon enfant. L'absurdité de la "La Leçon" tourne vite au cauchemar, selon les lois du plus parfait humour noir. Le rire dans la salle, car on ne cesse pas de rire, contient alors de drôles de choses.

---- EDITO : La nouvelle saison du Théâtre du Pont Tournant s'ouvre toujours sur un avenir incertain.

Les difficultés financières du théâtre ne se sont pas résolues pendant la période estivale et nous avons alerté les différentes collectivités (Ville de Bordeaux, Conseil Général de la Gironde, Conseil Régional Aquitaine, Ministère de la Culture) du risque toujours présent d'une fermeture prochaine liée au manque d'aide publique. Face à cette situation critique, la Ville de Bordeaux a décidé d'allouer 5000 euros supplémentaires pour subvenir aux dépenses les plus urgentes. Nous sommes dans l'attente de décisions similaires de la part des 3 autres collectivités. Malheureusement, ces sommes, même si elles montrent une volonté de soutien, restent trop faibles pour permettre de maintenir notre activité. De plus, l'audit sur les 4 théâtres intermédiaires bordelais (Théâtre du Pont Tournant, TNT, Glob et Boîte à Jouer) demandé par les collectivités n'a toujours pas eu lieu, ce qui est préjudiciable puisque les collectivités attendent ses conclusions pour parfaire leurs décisions budgétaires.

Dans l'attente des prochains votes de subvention et d'augmentation significative, notre équilibre reste précaire. Cependant, ces difficultés n'entravent pas notre volonté de travail et notre démarche artistique ; la programmation de ce trimestre en témoigne par sa qualité et sa diversité. Fidèles au principe de lieu citoyen que veut être le Théâtre du Pont Tournant et devant la non-accessibilité des personnes déficientes auditives au théâtre en Aquitaine, nous avons décidé d'installer un procédé de boucle magnétique permettant aux personnes appareillées d'être connectées directement à une prise de son sur scène et donc d'entendre les comédiens dans le plus grand confort. Il y aura également tous les jeudis soir et pour chaque spectacle une séance sur titrée pour les personnes non appareillées.  Ce projet innovant favorise l'accès à la culture pour tous, englobant aussi les personnes malentendantes. Nous vous attendons toujours plus nombreux, votre présence traduisant votre mobilisation et votre soutien. Bonne rentrée à tous. La Direction, Stéphane Alvarez et Carole Pierret. 13 rue Charlevoix de Villers - 33300 Bordeaux – Tel : 05 56 11 06 11 – Fax : 05 56 43 06 73 - mail : pont.tournant @ gmail.com – site : www.theatre-pont-tournant.com - De: Theatre Pont Tournant <com.ponttournant@gmail.com>

 

27) CHANDELLE par la Cie vieussens : Histoires d’Hommes et de Rugby

« La commande faite à Christian Vieussens par l'Office Artistique de la Région Aquitaine de créer un spectacle évoquant "notre" rugby n'est pas opportuniste mais judicieusement opportune pour plusieurs raisons :

- elle permet de donner une dimension artistique à une compétition mondiale qui valorise un sport que d'aucuns considèrent comme fondamentalement culturel,

- elle souhaite rappeler que le rugby, avant d'être un sport professionnel, est avant tout une communauté de valeurs indissociable d'un certain art de vivre,

- elle rend hommage à l'une des plus belles plumes sportives de la presse régionale, le regretté Patrick Espagnet. » […]

=====> Compagnie Vieussens / Spectacle "Chandelle"

Pour télécharger les affiches et les logos, rendez-vous à l’adresse ci-dessous, puis "enregistrez la cible du lien sous" http://jambette.free.fr/vieussens

Toutes ces images sont protégées © Benoit Blein 2007. Toutes utilisations de ce visuel en dehors des clauses convenues entre le client et Benoit Blein sont interdites ou doivent être soumises à accord de ce dernier.

=====> "Chandelle" en tournée

- Vendredi 5 octobre 2007 21h30 - Fumel (47) Centre culturel - Création du spectacle -

Réservations : 05 53 71 13 70

- Samedi 6 octobre 2007 18h30 - Agen (47) Théâtre Ducourneau Scène conventionnée Théâtre et Voix Réservations : 05 53 66 26 60

=====> CONTACTS : Cirma - Compagnie Vieussens : 05 56 83 76 59

Mobile Christian Vieussens : 06 08 93 61 01

vieussens@wanadoo.fr – OARA stephanie.panouze@oara.aquitaine.fr -

De: "Cie VIEUSSENS" <vieussens@wanadoo.fr>

 

28) CapcMusée : Musée d'art contemporain de Bordeaux

=====> Nouvelles expositions, Diego Perrone, David Maljkovic Des mondes perdus Et 44°50'54N/0°34'19W Laurent Le Deunff 25 mai – 16 septembre 2007

--- 44°50' 54 N/0°34' 19 W

Enfin, le jeune artiste bordelais Laurent Le Deunff inaugure quant à lui le cycle 44°50' 54 N/0°34' 19 W, dédié à l'accompagnement de projets de jeunes artistes. Conçues pour être présentées sur la terrasse du CAPC, ses nouvelles sculptures ont été réalisées lors d'une résidence de deux mois dans les espaces du musée.

=====> Visites : Visites commentées par Myrtille Bourgeois, Gratuites, sur présentation du billet d'entrée les samedis et dimanches, 16 h - Visites sur RDV pour les groupes  auprès du Département des publics 05 56 00 81 78 - Tous les jours sauf les lundis et jours fériés - Tarif : 46€ du mardi au vendredi, 61€ les samedis et dimanches

-- Diego Perrone

La mamma di Boccioni in ambulanza e la fusione della campana - La mère de Boccioni en ambulance et la fonte de la cloche - Itinérance : MAMbo (Museo d'Arte Moderna di Bologna) fin 2007 Jusqu'au 16 septembre

-- David Maljkovic

Days below Memory Les jours en dessous de la mémoire Jusqu'au 16 septembre

-- Des mondes perdus

David Maljkovic, Mario Merz, Laurent Montaron, Diego Perrone, Paul Pfeiffer, Daniel Roth, Bettina Samson, Simon Starling, Paul Thek

Jusqu'au 16 septembre

-- 44°50'54N/0°34'19W

Laurent Le Deunff Jusqu'au 16 septembre 

--- Visites des expositions

-- Visites hebdomadaires

Le CAPC programme toute l'année des visites commentées des expositions. Ces visites sont gratuites, sur présentation du billet d'entrée au musée. Les samedis et dimanches à 16 h.

-- Visites sur RDV

Le CAPC accueil les groupes sur RDV, du mardi au dimanche de 11 h à 18 h et propose des visites commentées des expositions. Tél. : 05 56 00 81 78/50. Tarif : 46 € (mardi au vendredi), 61 € (les samedis et dimanches).

-- Abonnés

Découverte/abonnés au Frac – collection Aquitaine et à la Winery, Arsac

Rendez-vous au Frac – collection Aquitaine pour la visite de l'exposition « Time out of Joint » qui rassemble les œuvres de Dove Allouche, Ulla von Brandenburg et Loïc Raguénès. La visite se poursuit à La Winery à Arsac (route de Castelnau) pour voir les œuvres Ian Fabre et Susumu Shingu. Ces visites peuvent être suivies d'un déjeuner au restaurant de La Winery.Sur inscription (réservé aux abonnés), tél. 05 56 00 81 50. Samedi 7 juillet, à partir de 11 h.

-- Nous contacter

CAPC musée d'art contemporain

Entrepôt Lainé 7, rue Ferrère F-33000 Bordeaux

Tél. : (+33) 05 56 00 81 50 – Fax : (+33) 05 56 44 12 07

capc@mairie-bordeaux.fr – www.bordeaux.fr

Ouvert tous les jours, sauf les lundis et les jours fériés, de 11 h à 18 h et jusqu'à 20 h les mercredis.

Entrée des expositions temporaires, tarif plein 5 €, tarif réduit 2,5 €

Entrée des expositions de la collection, gratuit

--> Information du public et RDV pour les groupes : Département des publics, tél. 05 56 00 81 78

--> Bibliothèque : du mardi au vendredi de 14 h. à 18 h. et sur RDV. En juillet et en août sur RDV uniquement, tél. 05 56 00 81 59

--> Contact presse : François Guillemeteaud, tél. 05 56 00 81 50

--> Café du musée : ouvert tous jours sauf les lundis et jours fériés, tél. 05 56 44 71 61 

Le CAPC a le label Musée de France, il est financé par la Mairie de Bordeaux

======> CAPC : Musée d’art contemporain de Bordeaux - Entrepôt Lainé 7, rue Ferrère F-33000 Bordeaux - Information du public : Tél. : 05 56 00 81 50 - Fax : 05 56 44 12 07 - Visites commentées : sam. et dim. 16 h. capc@mairie-bordeaux.fr - http://www.bordeaux.fr/ville/capc - Information du public : - Tél. : 05 56 00 81 50/94 - Tél. groupes : 05 56 00 81 78 - From: "DAVIAUD Karine" <k.daviaud@mairie-bordeaux.fr>

 

29) ARBORIGENE : « Vivre dans et avec les Arbres » - Sorties-Découverte 2007

Nous vous proposons un programme de sorties à thèmes, réparties sur l’année, qui vous permettront de découvrir l’arbre et la forêt d’un autre point de vue.

Durant ces sorties, vous pourrez grimper à même les branches, explorer la ramure des arbres et vous élever jusqu’à la canopée en toute sécurité. Vous pourrez enfin vous initier aux merveilles de la faune et de la flore qui vivent autour.

Toutes les sorties indiquées dans ce programme auront lieu en Gironde, sur différents sites forestiers ou domaines boisés. Si vous avez déjà constitué un groupe avec quelques personnes, vous pouvez nous contacter pour que nous organisions une sortie à la date de votre choix.

- Le dimanche 7 octobre (après-midi) : Arbres et Champignons - Tarif : 25 € par personne

En petit groupe (8 personnes maximum), à partir de 7ans, encadrés par un professionnel de l’Activité Accrobranche®, vous aurez l’occasion de découvrir divers aspects méconnus de l’arbre et de la forêt, en vous immergeant dans leur feuillage. Les tarifs comprennent l’encadrement de l’Activité Accrobranche® par un professionnel, la mise à disposition du matériel, ainsi que l’assurance concernant les risques liés à l’activité. Pour toute sortie, il est indispensable de réserver à l’avance. Arborigène adhère : Au Label Accrobranche (www.accrobranche.org) - À Graine Aquitaine (www.graine-aquitaine.org)

Au Syndicat des Grimpeurs Encadrant dans les Arbres (sngea.lautre.net)

Vous pouvez nous contacter pour réserver, ou nous retrouver sur le site du Réseau Accrobranche pour en savoir plus : www.accrobranche.org

Rubrique : <Où et quand pratiquer› <Le réseau de structures affiliées› <Arborigène› - Contact :  ARBORIGENE Jérôme & Sandrine DE CACQUERAY

Domaine Le Castéra – 2, Le Bourg – 33190 CASSEUIL 06.23.19.51.17

arborigene@accrobranche.org - From: jerome de cacqueray <arborigenemail@yahoo.fr>

 

30) IHS-CGT33 : suite au colloque « Revendications et stratégies industrielles, l’exemple de l’aéronautique, il y a 40 ans la lutte des Dassault Passé, expériences et avenir »

Suites du Colloque du 31 mars 2007, organisé par l’IHS 33, sur le thème : « Revendications et stratégies industrielles, l’exemple de l’aéronautique, il y a 40 ans la lutte des Dassault Passé, expériences et avenir »

* 2 films réalisés en 2 DVD sur ce Colloque au prix de vente de 13 € chacun port compris

* La revue « Aperçus » qui fera le compte-rendu des débats du Colloque. Prix de vente 7 € port compris.

A réserver dès aujourd’hui

Bon de réservation

A renvoyer d’urgence à IHS-CGT 33 Bourse du Travail 44 cours Aristide Briand 33075 Bordeaux Cedex

Nom, prénom :     Tél. :      Adresse :  

* Je désire recevoir le numéro des « Aperçus » sur le compte-rendu du Colloque du 31 mars 2007 au prix de 5 € + 2 € de frais de port(Ce numéro d’Aperçus n’est pas à régler par les adhérents de l’IHS qui le recevront normalement avec leur abonnement). 7€

* Je désire également recevoir le 1er DVD reprenant le film présenté à l’ouverture du Colloque au prix de 10 € + 3 € de frais de port 13€

* Je désire recevoir le 2ème DVD contenant la tonalité des débats et des interviews au prix de 10 € + 3 € de frais de port 13€

Pour 2 DVD  port compris (23 € au lieu de 26 €) 23 €

Total à régler :

* Je joins à ce bon de réservation un chèque libellé à « IHS-CGT ».

* Je désire adhérer à l’Institut CGT d’Histoire Sociale de la Gironde ou m’informer pour le faire. Nous vous contacterons (2).

* Ce colloque a été un succès sur tous les plans :

* Médiatique : plusieurs reportages télé et dans la presse écrite, revues professionnelles, des collectivités locales dont la « Une » du journal « Sud-Ouest » avec une page entière de reportage avec une affichette « Sud-Ouest » dans les kiosques à journaux.

* Participation de 430 personnes.

* Deux films magnifiques de l’IHS CGT 33 ont été réalisés spécialement pour le Colloque par le cinéaste Frédéric PLENARD, édité en deux DVD pour la mise en vente publique.

* Des interviews et des débats très pluralistes et d’un contenu très élevé entre syndicalistes et plusieurs personnalités publiques très diverses, que ce soit dans les films ou dans les débats du Colloque, avec un sociologue renommé, professeur à l’Université de Bordeaux II, d’un représentant de la Communauté chrétienne, du Maire honoraire de la ville de Bègles, des responsables syndicaux de Dassault CGT, CFDT et de FO (dans le film), du Président du Conseil régional, du Président du Conseil Economique et Social Régional, d’un Directeur actuel de Dassault (dans le film), des Secrétaires généraux de l’UD CGT et du Comité régional CGT et des actuels responsables syndicaux CGT de Dassault et des Métaux CGT et CFDT. Les débats du Colloque, très bien animés par un journaliste du journal Sud-Ouest (spécialiste des questions de l’industrie aéro), ont permis après le film, en 1ère partie, un débat sur le conflit des « Dassault » de 1966 / 1967 qui dura 3 mois et, en 2ème partie, un débat sur l’avenir de l’aéronautique.

* 48 partenaires ont soutenu l’organisation du Colloque (collectivités locales, personnalités, entreprises, commerçants, associations, syndicats, etc.)

* Un budget de 13 000 € a été engagé pour réaliser ce Colloque.

* Satisfaction générale des personnes ayant participé au Colloque.

On ne voulait pas un Colloque « passéiste ». Il ne l’a pas été, car il a ouvert un débat sur l’avenir industriel et l’Aéronautique aujourd’hui, tout en s’appuyant sur le conflit des Dassault il y a 40 ans.

Afin de faire partager à ceux qui n’y ont pas participé le contenu de ce Colloque et pour ceux qui y ont participé afin de leur faire revivre, l’IHS CGT 33 met en vente :

* Le premier film en DVD, qui a ouvert les deux débats du Colloque (sortie le 28 avril 2007) qui relate depuis le début du siècle l’aéronautique girondine, les usines Dassault et le conflit de 3 mois de décembre 1966 à février 1967. Films d’époque sur la grève dans l’entreprise, les manifestations, les assemblées de grévistes à la Bourse du Travail, les prises de parole dans l’action. Témoignages, interviews des acteurs de l’époque / responsables syndicaux CGT et FO de Dassault. Témoignages, interviews de personnalités ayant symbolisé à l’époque l’organisation des solidarités avec les grévistes avec un responsable de la communauté chrétienne et l’élue municipale d’une mairie de la région bordelaise. Interview d’un directeur et d’un responsable CGT actuels d’une des usines Dassault et de la SOGERMA, sur l’avenir de l’aéronautique aujourd’hui. DVD 35 mn au prix de 13 € port compris.

* Le deuxième film en DVD (sortie début mai 2007) qui contient un aperçu des deux débats dans le Colloque, ainsi que des interviews des organisateurs, de participants du Colloque et de personnalités invitées. DVD 30 mn au prix de 13 € port compris.

* Le compte-rendu du Colloque avec un numéro spécial de la revue régionale « Aperçus d’Aquitaine » (sortie prévisionnelle fin du dernier trimestre 2007). Prix 7 € port compris.

Ci-joint le bon de commande des 2 DVD et de la revue.

On doit ce succès d’organisation à l’équipe d’une trentaine de retraités CGT de Dassault Mérignac et Martignas, élargie à quelques autres camarades, pilotée par Georges GILI (membre de notre Conseil d’Administration), qui l’ont préparé depuis plus d’un an, avec Christiane ROUANET, Secrétaire de l’IHS 33. Cette équipe a fait un travail formidable avec une dynamique extraordinaire, une rigueur et une précision d’organisation efficace, entretenu des contacts avec une soixantaine de personnalités ou de responsables, des medias, institutionnels, associatifs, entreprises privées, commerçants, artisans, etc.

- From: ud33 FR <ud33@cgt.fr>

 

31) En Entendant l'Auteur : "T'as des nouvelles"

Vous trouverez ci-dessous l'annonce du concours d'écriture préfigurant l'évènement que nos Compagnies organisent pour octobre 2007 à Mérignac. Egalement en fichier joint un dossier détaillé. La création des Labyrinthes, Enfants de la middle class, de Sylvain Levey, fera l'objet d'une rencontre avec l'auteur. Celui-ci nous a donné l'autorisation d'utiliser le titre de son texte pour interroger le public à travers un concours d'écriture.

N'hésitez pas à nous contacter si vous désirez des informations complémentaires.

Merci de l'intérêt que vous portez à ce nouveau projet, Cordialement

Gérard David Directeur Artistique Compagnie Les Labyrinthes

9 avenue du château d'eau, 33700 Mérignac 05.56.47.49.67 / 06.86.92.27.17

gerard.david.labyrinthes@orange.fr - www.leslabyrinthes.net

Clémence Paquier Directrice artistique Compagnie Le Rat Bleu - www.ratbleu.com

contact@ratbleu.com En Entendant l'Auteur Compagnies Les Labyrinthes / Le Rat Bleu Semaine de théâtre contemporain Du 16 au 20 octobre 2007 - Création/rencontres/lectures/surprises - Création de "Enfants de la middle class" (de Sylvain Levey), par la Compagnie Les Labyrinthes - Avec l'accord de l'auteur, organisation d'un concours d'écriture : "T'as des nouvelles" nouvelles / monologues - Thème: "Enfants de la middle class" - Les créations sélectionnées seront présentées par des comédiens en lever de rideau des spectacles lors de la semaine de théâtre - Dernier dépôt des manuscrits le 30 juin 2007

=====> Renseignements complémentaires / règlement du concours : 05 56 47 49 67 / 06 86 92 27 17 / www.eeauteur.com

En entendant l’auteur… …du texte à la scène, Les Labyrinthes, Le Rat Bleu - Projet : - L’idée : Créer un événement théâtral sur le territoire mérignacais en adoptant le point de vue de l’écriture, du texte et de ses problématiques. Faire entendre la parole vivante d’un texte écrit ou non pour le théâtre. - Propositions : - Donner à voir des créations d’auteurs actuels, publiés ou non. - Proposer une rencontre avec un auteur portant sur son travail, sur l’écriture et le théâtre. - Promouvoir l’écriture en donnant à entendre des formes variées adaptées au théâtre. - Démocratiser l’écrit en permettant la participation à un concours d’écriture. Où ? Salle de la Glacière - Quand ? Du mardi 16 au samedi 20 octobre 2007 - From: François Mary <francoismary@wanadoo.fr>

 

32) Recherche de lieux d'expos en Gironde pour artistes tsiganes et nomades

Les permanences du centre ressource ont lieu tous les mardis sauf vacances scolaires de 9h à 12h à l'ADAV33 91 rue de la République à Talence –

Autres infos http://artrom.blogspot.com

- De: Tania Magy <magytania@hotmail.com>

 

33)  16e Grand Prix cycliste de l’Humanité

Le Samedi 13 octobre  au Vélodrome de Bordeaux-Lac, Toute la journée

Epreuves de préparation à la Coupe du Monde

Au Vélodrome de Bx-Lac – Entrée 10€

Vignettes disponibles à la fédération du PCF 15, Rue Furtado 33800 Bordeaux

Restaurant Snack

--- Contact : 15, rue Furtado Bordeaux 05 56 91 45 06

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Septembre 2007 - No 1704 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

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         & Echos de Gironde &

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34) « Agir pour des solutions alternatives » Par Jean-Jacques Paris, Membre de la direction du PCF33, Vice-Président du Conseil Général de la Gironde

Pas une semaine ne passe sans que le débat public girondin aborde l’asphyxie du réseau routier sur de nombreux axes, sa dangerosité, les conséquences qui en résultent et qui pèsent sur la santé et la vie quotidienne de chacun. S’ajoutant à l’insuffisance des transports publics de voyageurs, la croissance accélérée du transport des marchandises par la route contribue amplement à cette saturation et les études réalisées prévoient une nette aggravation du phénomène. De nombreuses voix s’élèvent pour que soient développées des alternatives à cette logique dont les conséquences sont de plus en plus négatives pour l’environnement comme pour la sécurité. Il est inimaginable que la Direction de la SNCF puisse, sans aucune concertation avec les collectivités locales, prendre la décision de réduire sa capacité de production en fermant 262 gares au trafic fret dit du « wagon isolé », reportant sur la route des milliers de camions supplémentaires. Et notre département va subir de plein fouet cette restructuration avec la fermeture programmée de la gare de triage d’Hourcade. Mais le gouvernement et son ministre de l’Equipement et de l’Ecologie n’y trouvent rien à redire d’autant plus que désormais la quasi-totalité du réseau routier a été transféré aux départements. Ce seront les conseils généraux qui lui consacrent déjà une part grandissante de leur budget, qui devront payer la note, quand on sait l’impact des poids lourds sur la dégradation des infrastructures. Une nouvelle fois l’emploi girondin est attaqué. Avec 67 suppressions d’emplois annoncées, le triage d’Hourcade va subir durement ces décisions qui s'inscrivent dans la démarche d'ouverture à la concurrence prônée par Bruxelles et voulue par le gouvernement, avec des conséquences multiples sur les cheminots et leurs familles. Autant de raisons pour ne pas laisser faire, la mobilisation doit se construire, pour mettre en échec cette logique qui ne connaît que la recherche du profit par tous les moyens, et qui sacrifie les hommes et les besoins. Le 3 octobre, une initiative des syndicats permettra que s’exprime la condamnation pure et simple de ce projet suicidaire de la SNCF, pour exiger que s’ouvrent des discussions avec les personnels mais aussi avec les collectivités locales pour trouver des solutions alternatives. Ce sera une bonne façon de participer au Grenelle de l’Environnement ! - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Septembre 2007 - No 1704 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

35) FERMETURE DE PLUS DE 400 GARES MARCHANDISES ET 11 CENTRES DE TRIAGE DONT HOURCADE : LES DÉSASTRES D’UNE GESTION LIBÉRALE

Le président et le gouvernement, à grand renfort de médias, ont fait de la question de l’environnement une des priorités de leur action politique, le Grenelle de l’environnement devant en être un temps fort. Pourtant, la réalité rattrape le plan de communication : la direction de la SNCF et son seul actionnaire, l’État, annoncent la fermeture de 400 gares de marchandises « wagons isolés », avec la perte de leur mission nationale. Il en est de même pour 11 centres de triage sur 14, dont celui de Hourcade. Cette décision est une véritable catastrophe environnementale, économique et sociale pour notre pays, notre région.

--- Conséquences immédiates :

Le quasi abandon de ce qu’on appelle le wagon « isolé », qui correspond à près de 50% de l’activité de la SNCF dans ce domaine, nécessaire aux besoins croissants des petites et moyennes entreprises. 1,4 million de camions de plus seraient renvoyés sur les routes. Entre 2002 et 2006 la part du train dans le transport de marchandises est passée de 20 à 12%. Les décisions déjà mises en œuvre (fermeture de triages, suppression de personnels) ont gravement détérioré l’activité fret. Cette stratégie vise à se débarrasser du trafic de proximité, pour ne conserver que la partie soi-disant rentable du transport national et transnational (dite « des trains entiers ») au service des grands groupes industriels. C’est au nom de ces critères de rentabilité, et de la concurrence européenne dans les transports, que la direction de la SNCF, supprime un pan entier de son activité. Elle se prive d’un grand savoir-faire technique et humain en sacrifiant des salariés à la technicité reconnue, comme à Hourcade où 67 emplois doivent disparaître en décembre. Elle se détourne de ses missions publiques, en tant que structure essentielle d’aménagement des territoires. Or, il faut rompre avec ces logiques de gestion qui ne favorisent que la rentabilité. Elles sont inefficaces et coûteuses pour l’ensemble de la société. La SNCF doit être gérée comme un véritable service public. Elle doit prioritairement avoir pour mission de répondre aux besoins de la population, avec des critères d’efficacité environnementale, sociale pour les salariés et les citoyens, d’aménagement du territoire. La stratégie opérée par la direction de la SNCF, missionnée par le gouvernement, s’inscrit dans la politique mise en place depuis 2003 et le retour de la droite au pouvoir. Le président et le gouvernement, à grand renfort de médias, ont fait de la question de l’environnement une des priorités de leur action politique, le Grenelle de l’environnement devant en être un temps fort. Pourtant, la réalité rattrape le plan de communication : la direction de la SNCF et son seul actionnaire, l’État, annoncent la fermeture de 400 gares de marchandises « wagons isolés », avec la perte de leur mission nationale. Il en est de même pour 11 centres de triage sur 14, dont celui de Hourcade. Cette décision est une véritable catastrophe environnementale, économique et sociale pour notre pays, notre région.

=====> Propositions de choix politiques en rupture

Les organisations syndicales cheminotes veulent créer un lien de rassemblement et d’action cheminots-citoyens-usagers. Il en sera ainsi lors du rassemblement du 3 octobre prochain à Bègles, auquel le Parti Communiste apporte son soutien actif. Pour être mises en oeuvre rapidement, les propositions ci-dessous doivent être prises en compte et construites par des engagements, des choix politiques rompant avec la gestion ultralibérale. C’est ce qu’a commencé à faire une majorité d’élus à la CUB qui, à l’initiative des élus communistes, a soutenu une motion portant ces pistes alternatives de gestion.

--- MORATOIRE stoppant la fermeture des gares de fret et de triage, afin de remettre à plat l’organisation des déplacements de marchandises.

--- DONNER À LA SNCF les moyens d’assumer ses missions publiques nationales, en la dotant de moyens financiers, techniques et humains suffisants.

--- INVERSER L’ORIENTATION DES INVESTISSEMENTS publics nationaux et européens, qui vont aujourd’hui au tout-routier, en faveur du transport ferroviaire, voyageurs et marchandises.

--- MISE EN PLACE d’une taxe sur le transport routier et d’une taxe sur les marchandises qui transitent sur le territoire français pour financer les gigantesques investissements à réaliser dans les réseaux de transports moins nuisibles pour l’environnement (ferroutage, fluviaux, merroutage)

--- LES TRANSPORTEURS routiers doivent participer à la contribution nationale de rénovation et de développement des infrastructures collectives comme aux coûts de nuisances externes (pollution, pertes financières en cascade dues aux accidents, ...)

--- FAVORISER À L’ÉCHELLE EUROPÉENNE la mise en place de coopérations entre les entreprises ferroviaires, plutôt qu’à leur concurrence non libre et non faussée.

======> Face au mur de camions, ne restons pas à quai avec les transports de marchandise Rassemblement à Bègles au Dorat le mercredi 3 octobre à 11h30

* les fermetures de plus de 400 gares marchandises et 11 centres de triage, dont le site d'Hourcade, c'est 1,4 million de camions en plus sur les routes par an. C'est aussi 70 emplois de service public supprimés sur le site d'Hourcade. Développer le fret marchandise, les transports collectifs, c'est développer durablement les territoires, l'emploi, l'environnement et l'économie locale... Citoyens, usagers, salariés du privé et du public, élus des salariés et locaux, politiques, associations refusons le non-sens économique et écologique des 400 fermetures de gares et centres de triage dont Hourcade.

www.gironde.pcf.fr - contact@gironde.pcf.fr - 05 56 91 45 06

-De : <communication@gironde.pcf.fr>

 

36) Triage SNCF d’Hourcade : Points d’appui à la CUB

La motion adoptée vise à nourrir la réflexion des participants au Grenelle de l’Environnement en faisant des propositions.

« C’est au moment où tout le monde s’accorde à reconnaître que la maison brûle, au moment où se tient un Grenelle de l’environnement, que l a direction de la SNCF et son principal actionnaire qu’est le gouvernement se proposent de fermer 262 gares de fret - plus 199 prévues - et 11 centres de triage sur 14, dont celui de Hourcade pour lequel notre institution s’est fortement impliquée financièrement. Ces gares et centres de triages correspondent notamment à un maillage de proximité de transport de marchandises par fret ferré, répondant ainsi aux besoins deb petites et moyennes entreprises C’est ainsi plus de 50 % de ce type de transport de proximité, tant au plan national que local qui se verrait supprimé au profit de l’explosion du transport routier sur nos routes. Ce serait une catastrophe écologique. Nous disons clairement non à ce projet désastreux et proposons des pistes alternatives afin qu’au contraire se développe le fret ferré, avec son complément maritime et fluvial.

Nous proposons :

• un moratoire concernant la fermeture des gares de fret et de triage, afin de remettre à plat l’organisation de ces déplacements de marchandises ;

• d’inverser la courbe qui a fait passer le fret de 20 % à 12 % en 4 ans, notamment en soutenant la Région Aquitaine dans sa volonté affichée depuis 2004 de mettre en service une autoroute ferroviaire sur l’axe Atlantique entre Mouguerre et le Sud parisien à l’exemple de la ligne Luxembourg / Perpignan.

• de nous appuyer sur l’exemple des TER : là aussi, durant des années la SNCF a fermé des lignes pour cause de non rentabilité. Aujourd’hui les Régions, en faisant le pari d’une nouvelle offre, ont ré-ouvert ces lignes répondant aux besoins des populations. Pour cela, des moyens financiers à la hauteur de cet enjeu, donc bien au-delà des investissements actuels, doivent être dégagés, au niveau européen et de l’Etat,

• de décider une taxe sur le transport routier et une taxe sur les marchandises qui transitent sur le territoire français. Il est urgent de dégager de nouvelles ressources pour financer les gigantesques investissements à réaliser sur le corridor atlantique. »

Le groupe PC, le groupe PS, le groupe Vert, des élus de droite*, ont voté cette motion. Le reste de la droite s’est abstenu. * M. Seurot, M. Pujol, maire de Villenave, M. Florian, adjoint à Villenave et secrétaire départemental de l’UMP.

======> Le triage d’Hourcade : Un site incontournable pour le développement durable de nos communes, départements et régions.

Aujourd’hui la nécessité du développement durable, de la lutte contre l’effet de serre, d’une alternative au tout routier est une préoccupation essentielle de la population. Or, les mesures que vient d’annoncer la Direction SNCF conduiront très rapidement à la fin de l’activité du fret ferroviaire dans tout l’ouest de la France. Sur le territoire aquitain, Hourcade, dernier triage régional, est donc condamné à la fermeture. Cette politique aurait comme conséquence :

• un accroissement insupportable du trafic routier déjà saturé, et son corollaire : pollutions, santé publique, insécurité routière, etc… (rappel : actuellement 24 000 camions / jour sur la rocade) ;

• de très nombreuses suppressions d’emplois (actuellement 500 emplois sur le site d’Hourcade) ;

• une perte importante de revenus pour les collectivités et l’économie locales.

Nombreuses sont les voix qui défendent l’idée d’une autre orientation de la politique des transports et de l’aménagement du territoire.

======> Pétition soutenue par : Jean-Jacques Paris, Conseiller général de Bègles, vice-président du

Conseil général de Gironde, Noël Mamère, Député Maire de Bègles, Patrick Pujol,

Maire de Villenave d’Ornon, vice-président de la CUB, Nicolas Florian, Conseiller général de Villenave

d’Ornon, Philippe Madrelle, Président du Conseil général de la Gironde, FNAUT, AUTRA, Les Amis de la

Terre, Réseau Action Climat, Comité Régional CGT, Comité Régional FO, SUD Rail.

• Pour un fret ferroviaire en toute sécurité répondant aux besoins des citoyens, avec l’entreprise publique SNCF;

• Pour une politique ambitieuse des transports de marchandises visant à desservir par le rail l’ensemble du territoire aquitain et national ; cela passe par le maintien et le développement du triage d’Hourcade, Bassens, …

Nom, Prénom ......................................................................................................................................................

Adresse..................................................................................................................................................................

................................................................................................ Signature

Renvoyer au journal qui transmettra à l’intersyndicale.

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Septembre 2007 - No 1704 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

37) Art Cru Museum/sos solidarité/alerte réseau internet

Aux amis

Aux acteurs culturels associatifs et publics

Aux organes de la presse régionale du sud ouest

Aux journaux nationaux

Chers amis du monde de la création

Après le premier jugement du 14 septembre, le tribunal de grande instance de bordeaux a reporté au 28 septembre la décision de liquidation judiciaire de l'art cru association. La décision de saisie de la collection de l'art cru Museum demandée par l'administrateur judiciaire n'a pas fait l'objet d'un débat lors de cette séance. L'art cru Museum reste pour l'instant pris en otage en vue de sa désagrégation et de sa dispersion aux enchères publiques. Alors que l'association est propriétaire de son lieu d'une valeur largement supérieure au passif des activités du centre de formation, l'administrateur judiciaire maintient son projet de saisir mon patrimoine personnel pour éponger la dette de mon employeur. Cette action déterminée contre ma personne et contre l'art cru Museum repose sur une dénonciation calomnieuse. Cette collection privée m'appartient en propre. Elle constitue un ensemble unique d'œuvres d'urgence engagées par des personnes en travail de crise existentielle, pour la plupart indemnes de formation artistique. Elle agrège depuis 30 ans les créations d'une centaine de créateurs pour la plupart autodidactes. Elle a cette caractéristique paradoxale que nombre d'œuvres qui la composent sont la propriété inaliénable de leurs créateurs. L'art cru Museum est une structure virtuelle, une enveloppe destinée à entreposer des objets qui appartiennent à leurs auteurs et aux artistes qui ont exposé dans ce lieu. J'en suis le gardien, et à tous moments, elles peuvent être retirées du lieu par leurs créateur. Si cette perspective de saisie se confirmait, j'appelle à une solidarité des acteurs culturels, des amateurs d'art outsider, des citoyens pour qui la culture reste une valeur profonde d'échange humain et de communication sociale, des institutions publiques responsables du patrimoine artistique contemporain … J'ai besoin de votre protection pour défendre cette collection contre la brutalité d'un acte insensé. Quel que soit votre point de vue personnel sur l'art cru comme expression artistique outside j'ai absolument besoin d'une solidarité marquée pour protéger cet ensemble fragile, éphémère, qui n'a pas encore trouvé toute la mesure de son rayonnement. Voilà ce qui se passe : toutes proportions gardées, l'art cru Museum est menacé de suivre le sort des boudhas géants de bamiyan. Devant cette brutalité culturelle faites circuler cet appel aux gens sensibles de vos connaissances aux acteurs culturels et institutions attachés à la culture vivante de tout cœur, je vous remercie.

Témoignez. Adresser une lettre à Madame le juge commissaire Dulau chargée du jugement de liquidation judiciaire de art cru association, Tribunal de grande instance rue des frères bonie 33077 bordeaux cedex

Adressez moi un double de votre lettre à Mme le Juge DULAU, Merci infiniment

--- JUSQU'AU 26 SEPTEMBRE CE N° DE MAIL guy.lafargue@art-cru.com

Après, il va aussi m'être confisqué !

Guy Lafargue, Psychologue, Psychothérapeute CFEP, Docteur en sciences de l’éducation

Directeur de l'ART CRU Association, CRÉATEUR ET PROPRIÉTAIRE DE L'ART CRU MUSEUM

34 Rue Chantecrit  33300 Bordeaux (F)

Tel :    06.19.23.25.39 - Mail : guy.lafargue@art-cru.com

ENCORE POUR QUELQUES JOURS

ET AVANT LA LIQUIDATION DE NOTRE ASSOCIATION

VISITEZ AU PAS DE COURSE NOTRE SITE INTERNET AGONISANT

Art-cru.com

======> Lausanne, le 2 septembre 2007

Michel Thévoz    

avenue de la Gare 34                    

CH-1022 Chavannes                       

Tél 021 634 87 55      

E-mail : michel.thevoz@bluewin.ch

A Madame Dulau, Juge

Tribunal de grande instance

Rue des Frères Bony ?33077 BORDEAUX CEDEX                            

Madame le Juge

Je me permets de vous faire part de ma stupéfaction à la nouvelle des graves menaces qui pèsent sur M. Guy Lafargue, sur son association, et surtout sur sa collection «Art Cru Museum». Ayant participé en acteur de la vie artistique au développement qu’ont connus les arts dits «marginaux» dans ce dernier demi-siècle, je puis vous affirmer que M. Guy Lafargue y a joué un rôle de premier plan, à bien des égards. Il a d’abord contribué par ses écrits documentaires et théoriques à donner l’éclairage de la médecine, de la psychologie, de la philosophie, à une expression dont, grâce à lui tout particulièrement, la valeur thérapeutique est aujourd’hui reconnue et appliquée. Il a animé avec ardeur et intelligence des groupes de réflexion et de pratique thérapeutique qui ont depuis largement essaimé. Et enfin, last but not least, il a constitué une collection d’œuvres dont la qualité artistique, documentaire, historique, psychologique, est difficilement estimable. Disperser cette collection, la réduire à la sinistre évaluation d’une mise aux enchères, anéantir symboliquement un travail d’une vie qui a pris date dans l’histoire de la culture, cela équivaudrait à un autodafé, cela réveillerait d’épouvantables souvenirs. Je vous adjure respectueusement d’examiner ce problème sous l’angle de l’histoire et de la culture. Je vous prie d’agréer, Madame le Juge, l’expression de ma considération,

Michel Thévoz

Professeur honoraire à l’Université de Lausanne

Ancien Directeur de la Collection de l’Art Brut, Lausanne

-De : <guy.lafargue@art-cru.com>

 

38) INFOS SOGERMA SERVICES : 39 HEURES PAYEES 35 (SUITE)

Après la Décision de Justice du 26 juin 2007 QUI DONNAIT RAISON A LA C.G.T, la Direction SOGERMA SERVICES groupe TAT a décidé de faire APPEL du jugement, tout en maintenant les horaires à 39 heures. Par un AVENANT à l’accord en date du 27 juillet 2007, avec toujours la signature des syndicats FO/CGC, elle décidait de « GELER » les 300€ de prime payable en décembre 2007 pour les signataires, et les 3,57% (paiement de la 36ème heure) en juin 2008. Pendant ce temps là, on sait que M. MARCHAIS sur sa fortune personnelle est passé de la 276ème place (après la vente de TAT à British Airways et la création du groupe de maintenance SABENA TECHNICS : C.A 450 millions) à la 192ème place avec 200 millions d’euros. Aujourd’hui, la date de l’APPEL est connue, elle est fixée au LUNDI 15 OCTOBRE 2007 - Syndicat CGT Sogerma-Services 19, rue Marcel Issartier 33693 Mérignac Cedex – Tél : 05.56.55.44.65 – De : <annie.saboie@orange.fr>

 

39) [CGT] Rassemblement à Hourcade pour une autre politique du transport des marchandises

RASSEMBLEMENT Mercredi 03 octobre 2007 à 11 h 00 sur le stade du Dorat à Bègles (à l’extrémité de la rue Karl Marx) (La restauration sera assurée sur place.

Les annonces faites par les directeurs d’activités et par la Présidente de la SNCF montrent une volonté forte de détruire notre entreprise intégrée de service public. Leur ambition est de privilégier la filialisation, la sous traitance et le transfert au privé de certains marchés. Ce n’est plus une privatisation rampante mais plutôt à la hussarde !

* Fermeture de centres ligne directe ;

* Remplacement de guichets voyageurs par des automates ;

* Projet d’une nouvelle offre tarifaire pour, parait-il, satisfaire le « client » ;

* Transfert de tâche vers EFFIA au détriment des agents de l’Escale ;

* Abandon du trafic wagons isolés, entraînant des suppressions de postes ;

* Recherche de productivité, moins de présence en gare et charge de travail supplémentaire la nuit à l’EEX ;

* Les organisations des domaines Matériel et Traction, avec transfert d’activités et trafic vers le privé et les filiales ;

* Volonté de réduire la présence commerciale et sécurité (ASCT), à bord de certains trains ;

* A l’Equipement, massification des travaux de maintenance courante, réorganisation annuelle entraînant suppression d’emploi et conditions de travail détériorées ;

* Au service commun, le regroupement par pôles entraînant des coupes sombres dans les effectifs.

Cette politique destructrice va avoir une répercussion sur l’ensemble des métiers, avec des milliers d’emplois qui disparaitraient dans les mois et années à venir. L’Etat et l’entreprise ont décidé de sacrifier le Fret dès décembre 2007. Cela pourrait se traduire par l’abandon du trafic diffus dans 262 gares, par la réduction de l’appareil de production (fermeture de dessertes, de gares, de triages), par la diminution drastique des effectifs liés à l’activité (6 à 7 000 emplois directs au plan national). Pour la CGT, c’est inacceptable !

** Sur notre site, le triage d’Hourcade est concerné par ce projet de restructuration, qui aura une incidence sur l’environnement par un accroissement du trafic routier et entraînant des pertes importantes de revenus pour l’économie locale. Quant aux effectifs, cette réorganisation aurait pour conséquence, la suppression de 67 emplois. Alors que le gouvernement parle de « Grenelle de l’Environnement », il est inadmissible d’abandonner du trafic à la route. D’ailleurs les syndicats CGT – FO et SUD Rail avec les cheminots du site d’Hourcade mènent, depuis juin 2007, une lutte d’intérêt général pour sauver et développer le Fret ferroviaire en Aquitaine. Cette action unitaire a permis d’interpeller les élus, les associations, la population. Rejoints par CFDT, CFTC et UNSA le 03 octobre, ils organisent un grand rassemblement, sous forme de débat forum avec des élus communistes, verts, PS, UMP, qui ont confirmé leur présence ce jour là. De même, seront présents, les associations FNAUT, AUTRA, Amis de la Terre, Réseau Action Climat, France nature environnement, Sepenso… Les élus locaux et les associations, semblent avoir trouvé un intérêt commun à rejoindre l’action des cheminots. Il convient maintenant de nous organiser tous ensemble, pour la sauvegarde du triage d’Hourcade et la défense de notre entreprise de service public. D’ores et déjà, dans chaque établissement, des préavis de grève unitaires ont été déposés pour permettre aux personnels de se mobiliser massivement sous la forme qu’ils décident, ce 03 octobre. E

nrayons, ensemble la spirale du déclin, engagée par le gouvernement et la Direction, pour défendre, au-delà de notre entreprise intégrée, notre statut, nos acquis sociaux et un développement économique réellement durable.

– De : <annie.saboie@orange.fr>

 

40) « Chronique de l’inhumanitaire : Quand la barbarie devient banale » par Odette TOULET-CASTERA

Certaines d’entre elles étaient mineures quand leurs esclavagistes version mondialisation du sexe les ont mises sur les trottoirs des quais bordelais. Ils se sont appelés Ahmad, Tarik, Driss, Mohamed, B. pour les plus âgés. Pour d’autres, particulièrement les plus jeunes en risque, nous tairons leur nom. Il n’en reste pas moins que depuis la multiplication des arrêtés de reconduite à la frontière, c’est aux enfants venus d’ailleurs - et parfois même nés sur le sol de la France - qu’on fait la guerre. Nous nous mobilisons parfois avec succès. Ahmad, Tarik, Driss ont finalement été libérés. Pour B., nous espérons que l’ordre de quitter le territoire sera annulé comme l’avocat et le commissaire du gouvernement l’ont demandé au juge. Et pourtant ! Un employé distrait de la préfecture de Bordeaux, ou aimant donner dans le comique, avait prétendu que cette jeune fille bien intégrée en France, adoptée selon les lois marocaines par un de ses oncles, risquant de perdre la vue si on ne l’opérait pas, ne courrait aucun dommage personnel ni psychologique à revenir dans ce pays… Entre autres raisons, pour le psychologique, il était dit qu’elle allait y retrouver sa mère. Sa mère est morte en lui donnant le jour. Ils s’appellent T., D., S., M., etc. Mineurs, parfois même dans l’enfance, voire jeunes majeurs, leur retour dans leur pays les mettrait « en risque pour leur intégrité physique » pour dire pudiquement les choses, pourrait parfois même mettre leur vie en danger pour évacuer la métaphore. Mais il est encore une autre manière de faire la guerre aux enfants : ailleurs, Clément, 4 ans, et Cécile, 1 an se sont vus privés de leur mère Madame Zhou, épouse Pan, expulsée le 20 septembre vers Pékin. Ils restent seuls avec leur père. La même horreur a failli arriver aux enfants de Madame Felicidad Mendoza qui, finalement libérée de centre de rétention, ne partira pas pour les Philippines. Ce ne sont plus des enfants, mais elles l’étaient presque encore mineures - en tous les cas pour certaines d’entre elles - quand leurs esclavagistes version mondialisation du sexe les ont mises sur les trottoirs des quais bordelais. Victimes d’une double peine, elles sont très certainement retournées dans leurs pays d’origine de langue anglaise où au lieu d’arpenter les quais de Bordeaux, elles seront enfermées dans des maisons d’abattage. Que leurs prostitueurs restent en paix, afin qu’ils puissent envoyer d’autres « marchandises », histoire de faire du chiffre et d’atteindre plus facilement celui des quotas souhaités de reconduite à la frontière ! Odette Toulet-Castera - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Septembre 2007 - No 1704 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

41) Fusillés de Souge : Hommage et table ronde

Luc Paboeuf, secrétaire de l’UD-CGT 33, a salué la mémoire des syndicalistes fusillés à Souge lors de la cérémonie à la Bourse du Travail et introduit le débat sur Mémoire et Histoire. Le 21 septembre dernier, une centaine de personnes se sont retrouvées pour cet hommage à ceux qui ont été assassinés par les nazis. Luc Paboeuf a évoqué le contexte dans lequel se tenait cette cérémonie, à l’heure où la mémoire des héros de l’Histoire est dévoyée par des politiciens peu scrupuleux, et pas des moindres, le président de la République en personne se faisant le porte-drapeau de l’honneur de la patrie par Guy Môquet interposé. Jean-René Mellier et Michèle Vignacq ont lu l’appel des noms de fusillés et une gerbe a été déposée devant le monument aux morts pour la France.

--- Histoire et Mémoire

La table ronde réunissait Jean Lavie, du comité de Souge, Pierre Auzereau et Christiane Rouanet pour l’Institut d’Histoire Sociale Aquitaine (IHSA) et Michel Pigenet, professeur à l’université de Paris I. Jean Lavie a évoqué la constitution du Comité de Soutien à la Bourse du Travail en 2001, réactivé et élargi en 2007, auquel se sont associées de nombreuses personnalités locales et nationales soucieuses de la préservation et de la revitalisation de ce patrimoine historique en danger. Puis Luc Paboeuf interrogeait Michel Pigenet sur son approche entre Mémoire et Histoire. L’historien fait le constat du malentendu récurrent entre les «acteurs» de l’Histoire qui se souviennent et entretiennent la mémoire et les historiens qui travaillent sur les faits en les mettant en perspective dans le contexte social et politique de la société, pas seulement pour s’en souvenir mais pour les analyser. Ainsi il considère – prenant pour exemple tour à tour Guy Môquet, le colonel Fabien, puis Charles Tillon - que cette mémoire a été en quelque sorte confisquée par un groupe politique -les communistes, NDLR-, empêchant ainsi que cette mémoire soit partagée par d’autres plus largement, et notamment ceux qui ont aussi participé des mêmes combats. Il souligne pour Fabien et Tillon que ceux-ci n’étant pas « alignés » aux dirigeants de l’époque, agissant de leur propre initiative, le groupe politique a finalement empêché leur reconnaissance historique, entravant en partie le travail sur le devoir de mémoire. Pierre Auzereau insiste sur l’importance d’inscrire l’Histoire dans le contexte économique et social actuel, dans la bataille syndicale quotidienne. Christiane Rouanet explique alors que c’est ce qui a présidé à la création de l’IHSA, avec le souci de travailler avec les historiens, ceci afin d’en finir avec la suspicion de subjectivité lorsque l’Histoire est redonnée par les acteurs de celle-ci. Travailler ensemble pour mieux transmettre la mémoire sans la figer, ni l’enjoliver, mais créer la réflexion sur des faits dans leur contexte avec la visée qu’ils soient utiles aux combats d’aujourd’hui. Jo Durou dit éprouver un certain malaise par rapport à l’intervention de Michel Pigenet. Il estime par exemple que si les communistes n’avaient pas entretenu la mémoire de Guy Môquet, des fusillés de Souge en créant le Mémorial qui associe maintenant très largement les familles de fusillés et des progressistes, celle-ci aurait disparu depuis bien longtemps. Luc Paboeuf pense que chaque groupe constitué, politique ou syndical, a la tentation de s’approprier cette mémoire, produisant une histoire officielle qui exclurait la diversité des points de vue. Et Michel Pigenet sourit à Jo Durou en soulignant que leur échange est une illustration de ce malentendu persistant entre mémoire et histoire. « On ne commémore pas ses échecs, ce que l’on n’a pas réussi » ajoute-t-il pour mettre en garde de ne pas utiliser le passé dans le contexte présent quand « ça arrange ». On voit bien le danger avec la récupération faite aujourd’hui. Jo évoque alors ses témoignages dans les collèges et lycées auprès des jeunes générations, et Luc Paboeuf enchaîne sur cette bataille qui a été gagnée en faisant pénétrer l’Histoire dans les établissements scolaires grâce au travail de l’IHS. Et insiste en conclusion que « nous devons agir dans la société telle qu’elle est et produire de l’histoire sociale, de la mémoire sociale, sauvegarder les archives précieuses aux historiens », les universitaires et les travailleurs de la mémoire. C. Texier - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Septembre 2007 - No 1704 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

42) Bacalan : Salle comble pour honorer Pierre TACHOU

Lors de son inauguration, la salle polyvalente Point du Jour / Pierre Tachou* s’est remplie d’une foule très diverse. Salle comble, déjà, avant l’arrivée d’Alain Juppé. Les habitants du quartier, amis et camarades s’étaient pressés pour ce grand jour, émus et heureux. Dès l’entrée, le journal « Vie&Travail à Bacalan » s’est retrouvé dans toutes les mains, les populaires... et les autres.

Ainsi chacun a pu y lire l’histoire ramassée d’une longue bataille : « L’association Vie & Travail avait pris l’initiative de rassembler toutes les associations volontaires pour enrichir un projet municipal qui avait été annoncé « simple et pas cher » par Alain Juppé en conseil de quartier ! Animé par Pierre Tachou, puis Gérard Hello, ce collectif a travaillé et finalement fait avancer fortement le projet initial. Cette salle aura pour effet une réelle polyvalence de fonctions avec possibilité d’activités très variées (spectacles, danse, chorale, repas et bien sûr réunions). Hall d’accueil, coulisses d’artiste, scène fixe, local pour traiteur, cabine de projection… autant d’aménagement que nous avons réclamés et qui seront réalisés. Cette salle, comme nous l’avons demandé, sera de pleine gestion municipale. Nous souhaitons que le gardiennage soit assuré sur une amplitude la plus large afin de faciliter son utilisation et de limiter les dégradations. Allez, amis bacalanais… On se l’est gagnée… Il faut la respecter… Faisons en sorte d’intervenir pour dissuader les malveillants de taguer, salir ou briser les vitres de notre belle salle ! Elle porte un joli nom… Pierre Tachou… qui fut un inlassable défenseur et (pro)moteur de ce quartier. »

=====> Entendu lors du débat du conseil municipal qui a délibéré sur la dénomination de cette salle (extraits) :

-- V. Maurin : « Qui peut contester que des années 60 jusqu’à la date de son décès en 2003, Pierre Tachou a marqué la vie de son quartier, notamment durant les 20 dernières années où il anima l’association Vie & Travail à Bacalan. Il fut avec cette association à l’origine de la manifestation culturelle des « 3 jours en octobre » et participé activement à la création du « Salon du Lire » initié d’ailleurs par son épouse Lucienne Tachou. »

-- M. Canovas : « Ses convictions étaient très différentes des nôtres et et des miennes. Il était communiste. J’appartiens à un grand mouvement populaire de la droite et du centre. Pourtant, j’appréciais beaucoup cet homme pour son humanisme, son dévouement pour le quartier, et franchement je l’identifie comme celui qui s’est le plus investi pour la réalisation de cette salle polyvalente. »

-- M. Hurmic : « J’ai eu moi aussi l’occasion de rencontrer Pierre Tachou. Ce n’est pas ma famille politique du tout, mais en tant que sa qualité de président de Vie & Travail, cet homme m’a frappé par son ardeur, son humanité, je trouve bien que la ville de Bordeaux rende hommage à des personnalités dans la vie des quartiers. »

Mieux qu’un simple hommage à sa mémoire, c’est un encouragement pour tous à continuer son combat ! - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Septembre 2007 - No 1704 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

* Pierre Tachou était parmi ses nombreux engagements, adhérents de l’association Espaces Marx.

 

43) Langon : Assemblée des communistes

25 camarades et amis ont débattu, suite à l’introduction de Pierre Augey et de Serge Gonzalez, résumant la démarche de préparation du congrès extraordinaire. A-t-on encore besoin de communistes ? Les Français ont répondu massivement non (1,83 %). Mais que peut-on proposer à ceux qui ont voté contre Nicolas Sarkozy (47 %) ? C’est quoi le communisme de nos jours ? Problème de l’influence des médias, mais comme le fait remarquer un camarade « on a encore 18 députés ! » Oui on a encore besoin de communistes, affirme A. Mallié : problème d’organisation sur le plan local, mais plus largement perte de la solidarité, de plus en plus d’individualisme, le gouvernement décentralise de plus en plus vers les collectivités locales. Remarque que la défaite de M-G Buffet est plus collective que celle de R. Hue. Pour P. Augey les gens ne votent pas pour un parti mais pour un candidat et son programme. Un Dans le cadre des élections, est-il utile d’avoir des élus communistes et dans quelles conditions ? Et si oui, dans quel cadre devront agir ces élus ? avec qui devront se faire des alliances ? Si c’est non, doit-on se désintéresser de ces élections, ou faire des alliances quand même dans le cadre d’une opposition tout en gardant son identité ? Quel type d’élus voulons-nous soutenir ? Dans quelles conditions devront-ils agir vis-à-vis du PCF ? Parallèlement, la lutte contre les mesures Sarkozy reste à l’ordre du jour. Christiane soulève le problème des militants ne pouvant pas se déplacer et suggère d’établir la liste des militants de Mérignac pour leur demander leur avis sur la situation du PCF et leurs réponses au questionnaire. Robert pose la problématique qui existe entre l’individu et le collectif, il pense que par le passé on a « cassé » certains individus, au nom du centralisme démocratique. Quelle organisation et quels outils aurions-nous s’il n’y avait pas eu l’histoire du XXème siecle. Il pense que l’on peut maintenir le mot « Communisme » mais en le débarrassant de toute allusion aux pays qui se disent communistes. Serge considère qu’une grande bataille idéologique est en cours, que toute une génération parti pour quoi faire ? Ce doit être un outil. Points positifs de la campagne : le contact avec les gens (porte à porte, présence sur les marchés…) donc peu de perte de voix sur le canton de Langon ; les électeurs socialistes ont voté pour Martine Faure et non pas pour le PS. Points négatifs de la campagne : faiblesse de l’organisation qui a mobilisé peu de monde. « Si tu avais été présenté par le PS, tu aurais gagné, Pierre » sourit G. Bardin. Donc « l’étiquette » compte. Pourquoi N. Sarkozy a eu tant de voix ? Grâce à la mainmise sur les médias et une candidate PS pas convaincante (pas de programme). Le PC avait un bon programme mais mal connu des militants. De plus les communistes se critiquent trop et les médias le reprennent afin de porter tort au parti. « Si l’outil s’est enrayé pour cette législative je suis optimiste pour les prochaines campagnes et prêt à prendre du temps pour elles, à faire vivre mon réseau, à bosser sur la com., etc. » propose Yves. « Il faut mettre les jeunes sur le devant de la scène mais comment ? » Constatation de la moyenne d’âge de l’assemblée : toujours les mêmes personnes et seulement 2 jeunes de moins de 30 ans, dont Carole qui prend les notes et grâce à laquelle il y aura un compte rendu. On s’est « approprié » la victoire du Non contre le Traité Européen, contre le CPE. Louisette estime qu’il y a des possibilités, a eu des contacts intéressants et les appels à voter permettent ce contact avec les jeunes qui posent des questions d’actualité. Il faut partir de ce qu’ils vivent, avoir une constance dans le combat et non pas se montrer juste à l’approche des élections. R. Roncoli, en tant que qu’adjoint, a pourtant l’impression d’y être tous les jours. « Les gens savent où trouver Pierre et les élus », mais cela ne se traduit pas suffisamment dans le vote. Serge pense nécessaire de réfléchir sur le rôle de l’élu et celui du parti. Les modèles qui ont échoué : le socialisme à la suédoise, le « communisme » dans les pays de l’Est et la gauche au pouvoir, échec auquel les communistes ont été associés depuis 25 ans. On a besoin d’une politique d’alliance (sans alliance pas de score) mais sur des bases différentes que celles actuelles. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Septembre 2007 - No 1704 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

44) Mérignac : Compte rendu des débats préparatoires au congrès extraordinaire du PCF

Les communistes s’engagent dans un débat de fond en perspective du congrès extraordinaire de décembre 2007 et du congrès de 2008. Dans le cadre des élections, est-il utile d’avoir des élus communistes et dans quelles conditions ? Et si oui, dans quel cadre devront agir ces élus ? avec qui devront se faire des alliances ? Si c’est non, doit-on se désintéresser de ces élections, ou faire des alliances quand même dans le cadre d’une opposition tout en gardant son identité ? Quel type d’élus voulons-nous soutenir ? Dans quelles conditions devront-ils agir vis-à-vis du PCF ? Parallèlement, la lutte contre les mesures Sarkozy reste à l’ordre du jour. Christiane soulève le problème des militants ne pouvant pas se déplacer et suggère d’établir la liste des militants de Mérignac pour leur demander leur avis sur la situation du PCF et leurs réponses au questionnaire. Robert pose la problématique qui existe entre l’individu et le collectif, il pense que par le passé on a « cassé » certains individus, au nom du centralisme démocratique. Quelle organisation et quels outils aurions-nous s’il n’y avait pas eu l’histoire du XXème siecle. Il pense que l’on peut maintenir le mot « Communisme » mais en le débarrassant de toute allusion aux pays qui se disent communistes. Serge considère qu’une grande bataille idéologique est en cours, que toute une génération a galéré. Que la mondialisation s’établit aussi en Chine et que les gens s’adaptent aux situations qu’ils vivent. Il faut revenir sur des positions de classes et les affirmer haut et fort. Gérard pense qu’il faut partir des préoccupations des gens en tenant compte des mutations de la société. La stagnation ou la baisse du pouvoir d’achat, la crise immobilière des Etats-Unis qui risque de toucher la France, les mesures comme les franchises médicales, la TVA sociale devront entraîner des batailles. Il constate que le PS n’a pas de solutions. Pour Daniel, les dernières élections sont à contre courant de ce qui s’est passé dans le pays entre 2002 et 2007, que le gouvernement est déjà aux abois. Les ferments de la lutte sociale germent dans le pays. Serge considère que le PCF, est en accord avec les Français sur l’Europe, amène des propositions, un programme. Le mot communisme a du mal à passer auprès d’une certaine jeunesse. Il estime que la JC n’a pas occupé le terrain ces dernières années. Max ne ressent pas de glissement à droite dans le pays. La société française ne croit plus en la gauche telle qu’elle est représentée. D’où l’intérêt du débat idéologique afin de construire une gauche crédible. Les acquis du XXème siècle sont en train de disparaître, il faut inventer le parti communiste du XXIème siècle. Maxime estime que Sarkozy a remporté l’élection parce qu’on a mal expliqué sa politique ultra-libérale. Les JC ne sont pas assez nombreux, il faut remotiver les copains jeunes et être en contact avec la population. La gauche s’enfonce de plus en plus, il faut faire évoluer le Parti Communiste. Martine, veut revenir au communisme créé par Karl Marx, en adaptant ses idées à la société actuelle, pour un communisme moderne. Jeanine, évoque le rôle des médias pendant la campagne électorale, la virulence des mots dans les débats. Il ne faut pas remettre en cause le communisme. Pour Robert, le PCF a acquis une maturité et a besoin de nouveaux outils. Sarkozy flatte les instincts les plus bas de l’homme. Nous devons agir pour que l’individu revienne sur les valeurs humanistes.

Daniel ne croit pas en la capacité du PCF à convaincre, qu’il ne prend pas en compte la vie quotidienne hors travail, prenant pour exemple le grand contournement, Roland constatant que la lutte pour celui-ci est surtout l’affaire de gros propriétaires, s’étonne que l’on ne fasse pas appliquer les lois et alerte sur les pertes d’emplois à la SNCF. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Septembre 2007 - No 1704 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

45) FORD : Le « pressing » syndical

Les syndicats du site de Blanquefort, reçus hier par le préfet, veulent que la multinationale prenne ses responsabilités - Le « pressing » syndical : Bernard Broustet - Jean-Claude Conte (CGT), Cathy Desfour (UNSA), Michel Arnaud (CFE-CGC), Eric Troyas (FO) et Francis Wilsius, secrétaire CGT du comité d'entreprise, hier avant la rencontre avec le préfet - PHOTO PHILIPPE TARIS

Les syndicats de Ford ne veulent pas se laisser endormir. Reçus hier par le préfet Francis Idrac, leurs représentants ont réaffirmé qu'ils souhaitaient voir apparaître d'ici à la fin de l'année des pistes concrètes sur l'avenir du site FAI de Blanquefort (1). Francis Wilsius, secrétaire (CFTC) du comité d'entreprise, participe au groupe de travail créé conjointement par l'Etat et par Ford pour essayer de trouver des solutions permettant d'assurer la pérennité de l'établissement girondin, qui emploie encore 1 800 salariés.

--- « Ils ont encore besoin de nous ». Les représentants des autres organisations syndicales (CGT, FO, UNSA, CFE/CGC) auraient bien voulu y être associés aussi. Ils l'ont rappelé hier au préfet. Ce voeu ne semble guère avoir de chances d'être satisfait. Francis Wilsius restera vraisemblablement le seul à participer à cette instance, qui a tenu sa première séance le 6 septembre et qui se réunira de nouveau le 12 octobre. Malgré cette représentation trop restreinte à leurs yeux, les syndicats ne veulent pas saboter le fonctionnement du groupe, dont les membres à commencer par Francis Wilsius ont souscrit un engagement de confidentialité total. A ce jour, aucune information décisive ne paraît s'y être échangée. Mais, à l'instar de ses collègues, le secrétaire du CE n'a pas l'intention d'attendre éternellement des solutions qui ne viendraient pas. « L'usine FAI n'aura plus de commandes en provenance des Etats-Unis d'ici à 2010. Or on sait bien qu'il faut trois ans pour mener des projets industriels. Le temps presse. » Les syndicats ne refusent pas d'évoquer des scénarios de réindustrialisation de la zone de Blanquefort, mais pour eux c'est à l'intérieur même du site FAI qu'il faut essentiellement chercher des solutions. Et dans ce domaine, c'est sur Ford lui-même que repose l'essentiel de la responsabilité.

« Cela fait cinq ans qu'ils nous baladent, dit Jean-Claude Conte, ça ne peut pas durer. » « Si rien ne se dessine, confirme Eric Troyas (Force ouvrière), on ne va pas attendre cent sept ans. » « On assure encore pendant deux ans l'approvisionnement d'usines américaines, rappelle Cathy Desfour (Force ouvrière). Ils ont encore besoin de nous. Il faut qu'ils le sachent. »

--- Des doutes sur l'implication du groupe. Il est trop tôt pour préjuger des résultats du groupe de travail, qui oeuvre dans le secret. On peut toutefois se demander si la multinationale a fait tout ce qui était en son pouvoir pour éviter une catastrophe à Blanquefort. Bien que l'usine ait toujours presque exclusivement travaillé pour le marché américain, le président du groupe Alan Mulally a refusé de s'y impliquer directement, laissant ce soin à la filiale européenne. John Fleming, PDG de Ford Europe, a eu l'air un temps de prendre le dossier à coeur. Mais il en a finalement chargé son collaborateur Werner Harbers qui occupe des fonctions plus techniques que stratégiques dans la société et qui n'a pas une expérience approfondie de ce genre de scénario. Le site de Blanquefort est handicapé par sa spécialisation dans des transmissions automatiques, difficiles à vendre massivement sur le Vieux Continent. Il l'est également par sa localisation : aujourd'hui les constructeurs investissent massivement en Europe de l'Est (Russie-Roumanie) au détriment de l'Europe de l'Ouest. Mais il bénéficie de la qualité et de la productivité exceptionnelles d'une main-d'oeuvre soumise depuis trente-quatre ans, année après année, à des objectifs sans cesse plus rigoureux. Il faut espérer que cet atout lui permettra d'éviter les scénarios du pire, comme une vente par appartements ou une fermeture pure et simple. Francis Wilsius a sans doute raison : le temps presse.

(1) Il a été confirmé hier en Comité d'entreprise que l'usine resterait fermée du 29 octobre au 2 novembre pour cause d'insuffisance de plan de charge.

« Ca fait cinq ans qu'ils nous baladent. Ca ne peut pas durer. »

http://www.sudouest.com/250907/economie.asp?Article=250907a81125.xml

 

46) CESTAS : Les salariés de Lu débrayent à trois jours du probable rachat par Kraft

Les syndicats CGT, FO et CFDT s'inquiètent des conséquences d'un rachat par le géant agro-alimentaire américain - Les salariés de Lu débrayent à trois jours du probable rachat par Kraft : Bernard Broustet - Les salariés ont filtré l'accès à l'usine pendant deux heures hier matin - PHOTO FABIEN COTTEREAU

Des mouvements de grève de deux heures ont été observés hier, chez Lu, à Cestas, par chacune des trois équipes de production. Ces arrêts de travail semblent avoir eu un impact conséquent sur l'activité, selon les responables syndicaux CGT, FO et CFDT, qui appelaient à ce mouvement. Un piquet de grève, installé aux portes de l'usine laissait sortir les véhicules et s'opposait à leur entrée. Selon Stéphane Sedeau (CGT), la plupart des lignes de production ont dû être arrêtées hier matin pendant le débrayage. Cette dernière information n'a pu nous être confirmée hier par la direction locale, qui n'a pas souhaité répondre à nos questions. Le mouvement de grève, qui a affecté deux autres sites de Lu, s'est déroulé à trois jours d'un comité central d'entreprise, qui doit à nouveau examiner jeudi le projet de rachat de la filiale biscuits du puissant groupe Danone par le géant américain Kraft (cafés Jacques Vabre et Grand-Mère, chocolats Suchard, etc). La réunion de jeudi est en principe la dernière avant celle au cours de laquelle ce comité central d'entreprise devra donner son avis, dans la première quinzaine d'octobre. Kraft n'aura plus ensuite besoin que du feu vert des autorités de la concurrence pour mettre la main sur Lu, pour la coquette somme de 5,3 milliards.

--- Des pertes de revenus ? Ce probable changement d'actionnaire inquiète les syndicats et une bonne partie des salariés. Kraft s'est pourtant engagé à garder les neuf sites industriels français dont celui de Cestas pour une durée de trois ans. Mais Stephane Sedeau (CGT) et Stéphane Vanthuyne (Force Ouvrière) redoutent ce qui se passera après ce délai. Ils font valoir que l'usine Jacques Vabre de Montpellier, sous la coupe de leur futur actionnaire, est en « restructuration permanente ». Ils craignent que Kraft n'installe des lignes de production pour les pays de l'Est pour certains produits, dont le Mikado, spécialité-phare de Bordeaux. Et si les contrats de travail doivent être en principe maintenus dans le cas de la cession il n'en va pas forcément de même pour certains accords d'entreprise : les syndicats redoutent que l'intéressement et la participation soient sensiblement inférieurs à leur montant cumulé actuel, qui peut, dans certains cas, atteindre jusqu'à l'équivalent de deux mois de salaires.

http://www.sudouest.com/250907/reg_gironde.asp?Article=250907a106103.xml

 

47) CONSEIL MUNICIPAL de BORDEAUX : Sous l'oeil des caméras

Retransmission intégrale et en direct sur Internet de la séance d'hier. Mais ce sont d'autres caméras, posées à Paludate, qui ont fait débat - Sous l'oeil des caméras : Denis Lherm - Alain Juppé, qui suivait la retransmission sur Internet du Conseil municipal sur un mini-écran, s'attendait à une séance musclée avant de s'envoler pour Los Angeles - PHOTO FABIEN COTTEREAU

La castagne était annoncée. Peu avant le Conseil municipal d'hier après-midi, le leader de l'opposition socialiste, Jacques Respaud, pronostiquait de sérieuses empoignades. Même Hugues Martin, le premier adjoint, qui en a pourtant vu d'autres, confirmait : « Oui, ça devrait cogner. » Les dossiers chauds ne manquaient pas, de la politique municipale du logement à la pose de caméras de vidéosurveillance dans le quartier de Paludate, en passant par le prêt d'un immeuble de la place Saint-Martial au profit de Notre-Dame des Barrails, une association sujette à caution selon le PS. Sans oublier le contexte politique général, avec les élections municipales qui approchent à grands pas. D'ailleurs, Alain Juppé avait une cravate ornée de scènes de chasse... Eh bien, les pronostiqueurs avaient tout faux ! « Cette année, j'ai rarement vu un Conseil municipal aussi rapidement bouclé », commentait un proche de Juppé en sortant.

Trois heures quinze montre en main, pour le vote de 72 délibérations qui ont suscité des débats, sans pour autant soulever de vagues. Alain Juppé n'aura pas manqué de temps, hier soir, pour faire sa valise et filer vers Los Angeles, où il se trouve aujourd'hui. Quant aux Bordelais, ils peuvent se faire par eux-mêmes une idée de l'ambiance calme de la salle du Conseil municipal en se rendant sur le site Internet de la ville (www.bordeaux.fr), puisque la séance est consultable en ligne dans son intégralité. Au fil des dossiers, voici ce que l'on peut retenir.

--- Caméras sur les quais C'est sous l'oeil de trois webcams que le maire ouvre la séance, en jetant parfois l'un des siens sur un mini-écran de contrôle placé sur son pupitre, d'où il suit la retransmission sur Internet du Conseil municipal. Et c'est encore des caméras qui vont animer la séance, un peu plus tard. Pour « sécuriser » le quartier de Paludate, la ville va poser dix caméras de surveillance : six sur les quais, quatre dans des rues adjacentes. « Une très bonne nouvelle », selon le conseiller Alain Moga (majorité). Mais l'opposition conteste vivement. « Les caméras suppléent les carences de la police nationale, qui n'est pas assez présente », lance Pierre Hurmic (Verts). « On pose des rustines », ironise Jacques Respaud (PS). Bref, l'opposition préférerait « des policiers plutôt que des machines ».

--- L'îlot d'Armagnac « Vous êtes dans la folie constructiviste et en plus vous faites les choses à l'envers, en faisant venir des centaines d'habitants supplémentaires sans prévoir les équipements qui vont avec. Ce qu'il faut, c'est un quartier vivant, avec une médiathèque, un gymnase, une piscine... » En verve, Jacques Respaud, pour tenter de secouer l'atmosphère, au sujet de l'îlot d'Armagnac. Sur cette vaste parcelle située au sud de la gare Saint-Jean, la Ville a voté l'acquisition d'un terrain appartenant à la Communauté urbaine, pour 810 000 euros. Sur cet îlot dit E, d'une superficie de 5 200 mètres carrés, les surfaces constructibles s'élèvent à 18 000 mètres carrés. En projet : la construction de 130 logements (dont la moitié à prix contrôlés), d'une médiathèque de quartier et d'un gymnase. Des promoteurs-concepteurs seront sollicités.

--- Esplanade des Justes L'esplanade devant la gare Saint-Jean, jusqu'alors anonyme, va prendre le nom d'« esplanade des Justes », en hommage aux Français qui ont aidé des juifs, au péril de leur vie, durant la Seconde Guerre mondiale. Votée également, la nouvelle dénomination du parc des berges, quai des Queyries, à la Bastide, qui devient officiellement le parc aux Angéliques, du nom de la plante protégée qui vit sur les rives de la Garonne. Pour mémoire, les rares pieds qui subsistent avaient été massacrés lors du nettoyage des berges, il y a deux ans, avant la Fête du fleuve...

--- Indemnité pour Géraud Le gestionnaire du marché des Capucins va percevoir une indemnité de 500 000 euros, comme la délégation de service public le prévoit, puisque son contrat de 30 ans a finalement été cassé au bout de sept ans, en cour administrative d'appel. « C'est le cadeau de trop », lance Jaques Respaud. « C'est un énorme gâchis provoqué par les interventions du groupe PS. Merci, monsieur Respaud ! », répond Jean-Paul Jauffret, l'adjoint aux finances. Un nouveau gestionnaire sera recruté sur appel d'offres. Le gestionnaire du marché des Capucins va percevoir une indemnité de 500 000 euros

http://www.sudouest.com/250907/vil_gir_bordeaux.asp?Article=250907a20887.xml

 

48) MUNICIPALES à BORDEAUX : Alain Rousset déchiré

Faire le deuil de Pessac pour répondre à l'appel de Bordeaux ? - Alain Rousset déchiré : Willy Dallay et Dominique de Laage - Alain Rousset aimerait que la suite à Pessac « soit la plus cohérente possible » - PHOTO WILLY DALLAY

L'appel de Bordeaux ? « Il y a des pressions très fortes pour que j'y aille, reconnaît Alain Rousset. Ce besoin d'une nouvelle gouvernance, de relever des défis comme celui de l'emploi, cela offre des perspectives. Je crois que je sais faire, cela m'intéresse », dit-il encore, comme pour se persuader lui-même.

« Mais quitter Pessac, c'est un déchirement, laisse-t-il tomber aussitôt. J'ai tiré la liste pendant des années, pour des scores toujours plus importants. Nous avons fait un gros travail sur le plan social. Dans le même temps, Pessac est devenu un véritable laboratoire en matière d'accompagnement des entreprises, avec Unitec. » Bref, Alain Rousset fait face à un choix cornélien : « Ce n'est pas facile. Je ne suis qu'un homme. Mes responsabilités, je les vis. J'aurais envie de revenir en totalité sur Pessac, député-maire », dit-il, à la fois sincère et conscient de ne pas pouvoir remonter le temps. « Quand il a dû quitter son mandat de conseiller municipal de Pessac, il en avait les larmes aux yeux », témoigne un proche.

--- Le bureau. Le simple citoyen Rousset ne dispose-t-il pas toujours d'un bureau à la mairie ? « En tant que député de la 7e circonscription, il a passé une convention avec la ville de Pessac, explique l'élu et avocat Patrick Guillemoteau. C'est tout ce qu'il y a de plus légal. » Certes.

La vraie inconnue qui empêche Rousset le Pessacais de se mobiliser pour Bordeaux, c'est justement Pessac. Car Alain Rousset aimerait que la « suite soit la plus cohérente possible. » Pierre Auger, son très proche successeur, devrait en principe passer la main en mars prochain. Une nouvelle figure, issue de la société civile, reprendrait le flambeau, expliquait Alain Rousset, serein, voici peu. On peut en conclure aujourd'hui qu'il s'agit de Jean-Louis Haurie, directeur de la CAF. « Une personnalité exceptionnelle », dit de lui Alain Rousset.

--- Le recours Auger. Mais Jean-Jacques Benoît, triple conseiller municipal, communautaire et général, qui avait justement succédé à Alain Rousset au Département en 98, est en train de troubler le jeu. Avec le soutien de militants. Evidemment, Alain Rousset dénie toute intrusion dans les affaires pessacaises. « Je n'impose rien. J'ai toujours attaché une grande importance à la discussion, à l'échange, dit-il. Il faut prendre en compte à la fois l'équipe existante et le renouvellement. Jean-Jacques Benoît, Michel Cabannes, Philippe Despujols, Patrick Guillemoteau et d'autres sont des amis. Mais il n'y a pas que cela. Et il faudrait peut-être commencer par demander son avis à Pierre Auger ! » Le maire sortant pourrait donc reprendre du service. Surtout en cas de tension. « Je ne suis pas complètement déterminé. Rien n'est encore décidé. Il y a de possibles évolutions », dit d'ailleurs Pierre Auger.

Entre Alain Juppé qui a du mal à renouveler son équipe bordelaise et Alain Rousset qui souffre de quitter celle de Pessac, on est encore loin de la « bataille de Bordeaux ».

http://www.sudouest.com/280907/reg_gironde.asp?Article=280907a2073.xml

======> MUNICIPALES. -- Philippe Dorthe, candidat PS de la première heure, appelle Alain Rousset à se présenter à Bordeaux - Dorthe rallie Rousset : Dominique de Laage - Philippe Dorthe hier sur la place Camille-Jullian : « Je ne veux pas que ma candidature soit un obstacle pour Alain Rousset » - PHOTO ALEXANDRE SIOC'HAN DE KERSABIEC - Après avoir pris tous les socialistes de vitesse en se déclarant candidat à la mairie de Bordeaux début septembre, le conseiller général de Bacalan Philippe Dorthe crée à nouveau la surprise. Il appelle désormais Alain Rousset, le président PS de la Région Aquitaine, à se présenter au plus vite à Bordeaux. « Je pense qu'Alain Rousset va y aller, dit-il. Il est temps. Les forces que je réprésente à Bordeaux ne sont pas négligeables sur le plan électoral comme sur le plan du militantisme. Je suis disposé à mettre ce socle à sa disposition. S'il se décide, je retirerais ma candidature pour me mettre loyalement en campagne à ses côtés. Les choses ont assez duré. Désormais, chaque jour compte. Nous devons nous mettre en travers de la machine de guerre développée par Alain Juppé. »

--- Fabiusiens contre rénovateurs. Il y a peu, Philippe Dorthe laissait entendre une toute autre musique. Selon lui les jeux étaient faits. Alain Rousset refuserait l'obstacle. Philippe Dorthe en avait conclu devoir se déclarer le premier. Afin d'occuper le terrain, susceptible d'être revendiqué par Jacques Respaud, chef de file des socialistes à Bordeaux, ou encore par Michèle Delaunay, tombeuse d'Alain Juppé sur la 2e circonscription. Que s'est-il passé pour que Philippe Dorthe, fidèle de Philippe Madrelle, président PS du Conseil général, se rallie brusquement à Alain Rousset ? Ce n'est un mystère pour personne. Les intérêts des fabiusiens réunis autour de Philippe Madrelle sont parfois divergents de ceux des « rénovateurs » emmenés par Alain Rousset. Dans ce duel à fleurets mouchetés interne au PS, la conquête, ou plutôt la non-conquête de Bordeaux, est stratégique. Si la jeune garde incarnée par Alain Rousset devait emporter la ville phare du département, c'est toute la Gironde socialiste qui tomberait dans son escarcelle. Quand le secrétaire fédéral Alain Anziani ou Philippe Madrelle lui-même appellent depuis des mois Alain Rousset à partir au feu contre Alain Juppé à Bordeaux, les amis du président de la Région lui disent « attention danger, c'est un piège ». Le brusque revirement du très fabiusien et madrelliste candidat Dorthe à Bordeaux en faveur d'Alain Rousset est-il une ultime manoeuvre ? Pas si sûr. Les socialistes girondins considèrent peut-être qu'Alain Rousset ne peut plus, désormais, reculer à Bordeaux. Ce qui obligerait les uns et les autres à déposer les armes pour faire la mêlée autour de sa candidature.

--- « Il fallait une présence du PS à Bordeaux ». Philippe Dorthe clame d'ailleurs sa bonne foi : « Je me suis déclaré le premier, début septembre, parce qu'il fallait une présence du PS à Bordeaux. Mais désormais, Alain Rousset est attendu à Bordeaux au plus haut niveau du PS. Et je pense qu'il est décidé. Je ne veux pas que ma candidature soit un obstacle pour lui. D'où ma prise de parole aujourd'hui. Alain Rousset peut gagner. Il me mettra où il voudra sur sa liste », affirme le soldat Dorthe. Lui qui, voilà peu, associait les parcours des deux Alain (Rousset et Juppé) dans un même tout pour mieux discréditer son « rival » socialiste, est désormais plus nuancé : « Alain Rousset a une formation similaire à celle d'Alain Juppé. Mais il a mis son acquis à la disposition du peuple et de la gauche. » Cela change tout. « Alain Rousset a une formation similaire à celle d'Alain Juppé. Mais il a mis son acquis à la disposition du peuple et de la gauche »

http://www.sudouest.com/260907/reg_gironde.asp?Article=260907a52641.xml

 

49) TALENCE : Une rentrée rentre dedans de Gilles SAVARY

Gilles Savary n'est pas tendre avec Alain Cazabonne, mais il ne désespère pas de l'effet Modem qui pourrait agir d'ici les élections municipales - Une rentrée rentre dedans : Willy Dallay - Son statut de député européen impose à Gilles Savary de bien réfléchir avant de se lancer dans les municipales - PHOTO WILLY DALLAY - « J'ai de très bons rapports personnels avec le maire, mais... » Pour sa rentrée politique et une sorte de « bilan à mi-mandat », il ne fallait quand même pas attendre du conseiller général socialiste, Gilles Savary, un chapelet de louanges à la gloire du maire UDF Alain Cazabonne. Les « mais » tombent vite : « Il voit dans le conseil général un gigantesque porte-monnaie et dans ses projets autant de machines à blanchir l'argent du département, même pas présent dans le guide de Talence ». Qu'à cela ne tienne, Gilles Savary aura son magazine : « Plus modeste, avec mes deniers, distribué à 17 000 exemplaires dans les boites aux lettres ».

--- Donateur trop discret. Il a décidé de faire savoir tout ce que fait le conseil général et « qui n'apparaît nulle part ». « Au-delà de ses compétences (action sociale, RMI, aide à l'enfance, collèges, pompiers), le département est partenaire de la ville dans pratiquement tous les domaines: culture, sport, logement, crèches, personnes âgées... » égrène M. Savary. « C'est bien simple, tout sauf l'urbanisme, la voirie, les déchets ». Au passage, il met en exergue quelques grands dossiers : « Pour le collège Henri Brisson, j'ai obtenu de la mairie la construction d'un gymnase qui servira aussi aux habitants d'un quartier-nord actuellement sous-équipé ». Alain Cazabonne appréciera la formulation... Gilles Savary poursuit l'énumération : « Restructuration de la Maison de retraite Gardères, dans le cadre des compétences du département; participation à la création du pôle social et pour obtenir 320 000 euros du conseil général, j'ai demandé une dérogation; participation massive au projet Renaissance (Gymnase, crèche, Bons petits diables) ».

--- Tournée dans les quartiers. Gilles Savary rappelle aussi que le conseil général avait participé à la rénovation de la piscine de Thouars. Même si elle est rouverte depuis plus d'un an, le souvenir de la polémique est encore présent. Pour le maire, globalement Talence n'avait rien gagné, car l'argent provenait du FDAEC (Fonds départemental d'aide à l'équipement des communes) qui cette année-là n'a pas profité à d'autres opérations. Pour sa part le conseiller général regrette qu'Alain Cazabonne n'ait pas soutenu son projet de régie de quartier. Selon la municipalité, cela aurait fait double... emploi. Gilles Savary n'est pas d'accord : « Cela n'était pas une structure pour orienter vers l'emploi, mais pour en fournir, comme entreprise d'insertion par l'économie ».

Outre le magazine distribué dans les boites aux lettres, Gilles Savary compte faire du porte-à-porte en octobre-novembre, dans les quartiers. Une « Tournée », ce qui n'est pas synonyme de campagne. Car avant de penser aux municipales, il faut d'abord passer l'hiver. Pour les esprits mal... tournés, Gilles Savary précise : « Ce sera pour faire un compte rendu de mon mandat de conseiller général. Et puis dans les mois à venir Alain Cazabonne ne va pas se priver de multiplier les inaugurations ».

http://www.sudouest.com/250907/vil_gir_rivegauche.asp?Article=250907a14647.xml

=====> Ne pas vendre la peau du lapin... : W. D.

« Les socialistes se préparent ». Mais lui : partira, partira pas ? Ce n'est pas l'envie qui lui en manque, il y aurait tant à faire : « Il faut changer d'époque, donc d'équipe. Talence est en voie de "caudéranisation", un dortoir de Bordeaux. On ne sent pas un dynamisme comme à Pessac ou à Bègles... ou comme au temps d'Henri Deschamps ». Alors ? « Je ne me considère pas comme une beauté fatale. Il n'y a que les hommes politiques qui se trouvent indispensables. La qualité de l'équipe doit primer sur le culte de la personnalité. A gauche, il y a d'autres gens que moi, même s'ils ne sont pas forcément visibles aujourd'hui ». Gilles Savary ne renonce pas pour autant : « Encore faut-il que ce soit jouable. J'irai, si on se donne les chances de gagner ». Aujourd'hui, il n'est donc pas pressé de prendre une décision également conditionnée par ce qui se passe en face : « Pour moi Alain Cazabonne est un UDF en peau de lapin, un UMP déguisé. Mais on verra si avec le Modem, il se démarque de la droite. Ce sera le test de l'indépendance. Si c'est le cas on en tiendra compte. Pourquoi pas une liste d'union centre-gauche au second tour ? Dans une ville, il faut dépasser les clivages politiques. En revanche, s'il va vers l'UMP, ce sera bloc contre bloc ».

--- Objectif sur 10 ans. Au premier tour, Gilles Savary verrait bien des primaires pour le Modem, démarqué de la droite son alliée actuelle, mais pas pour la gauche qu'il souhaite unie. Donc pas question de foncer tête baissée : « Je mettrai le temps qu'il faudra. J'ai 52 ans. Soit je vais à Talence avec un objectif d'une dizaine d'années, soit j'épuise mes mandats ». Justement, ces mandats, il n'a pas l'intention de les brader, d'autant que celui de Député européen lui impose de ne pas se tromper : « Si je me présente aux municipales, je devrai automatiquement abandonner un de mes deux mandats dans le mois suivant les élections, que je gagne ou que je perde. C'est une spécificité des députés européens français, votée par les députés... de l'assemblée nationale ».

Voilà qui mérite réflexion. Car si c'est pour se retrouver avec la veste de chef de file l'opposition talençaise... devant un Cazabonne habillé en peau de lapin ! http://www.sudouest.com/250907/vil_gir_rivegauche.asp?ArticleRet=250907a14647.xml&Article=250907a17716.xml

 

50) RENTREE SOCIALE : Les syndicalistes tirent la sonnette d'alarme

Transports, poste, hôpitaux et entreprises... Les syndicats des sections CGT du privé et du public réunis au sein d'une union locale s'inquiètent d'une précarisation accrue de l'emploi - Les syndicalistes tirent la sonnette d'alarme

: Tristan Michel - Frédéric Fournier, secrétaire général de l'Union locale

PHOTO T. M. « On assiste à une volonté de précariser l'emploi, de nous faire revenir en arrière », résume Frédéric Fournier, secrétaire générale de l'Union locale CGT Sud-Gironde. Treize représentants des différentes sections, du public et du privé, étaient réunis jeudi soir à la Maison des associations de Langon pour faire un état des lieux des préoccupations de la rentrée sociale. Et préparer ce qui se veut une riposte.

--- Santé. « La proximité est mise à mal, souligne André Roger, responsable CGT hôpitaux Sud-Gironde. Premier exemple, l'anesthésie ambulatoire qui avait été promise à l'hôpital de La Réole. Aujourd'hui, on sait que ça n'arrivera pas. » Autre point local problématique, le centre de soins et maison de retraite de Podensac. « 34 contractuels ont été licenciés et il n'y a eu que 20 titularisations, alors qu'il y avait déjà un déficit de personnel. Sur 100 agents, il y a une seule cadre infirmière et quatre infirmières. Du coup, des agents des services hospitaliers doivent donner des médicaments, faire des actes qui ne relèvent pas de leur compétence, et de délégation en délégation, on peut aboutir à des catastrophes. »

--- SNCF. Bernard Lespujol, représentant la CGT SNCF Sud-Gironde, dénonce un projet répondant au nom de « massification des travaux ». « Aujourd'hui, lorsqu'il y a des travaux sur une voie, on ralentit les trains ou on aménage la --- circulation. En 2008, il est prévu qu'il n'y aura plus de train du tout pendant des tranches de quatre heures. Les trajets seront effectués en autocar. Sur le chantier, alors qu'il y avait toujours des cheminots pour garantir la sécurité, celle-ci sera désormais entièrement prise en charge par une entreprise privée. » Annonçant une journée nationale de mobilisation le 18 octobre, il tient à préciser : « Et contrairement à ce qu'on entend souvent, les jours de grève ne nous sont pas payés. »

--- Permanences juridiques. Bernard Simonnot, responsable notamment de la section juridique CGT Sud-Gironde, fait part d'une affluence particulière aux permanences juridiques de la Maison des associations : « On note beaucoup d'inquiétudes liées aux conditions de travail : des personnes poussées à la démission, un recours massif à l'intérim, des plannings de congés imposés... La précarisation est d'autant plus sévère quand il s'agit des femmes seules. »

--- Secteur privé. Les sections du secteur privé font également part de situations problématiques. Bruno Le Douche expose l'exemple de l'entreprise d'agro-alimentaire Christian Salvesen à Langon. « Lors des périodes creuses, les RTT sont fractionnées. On peut recevoir un appel de dernière minute nous signifiant qu'on a fini notre semaine. Quant on travaille de nuit, ça n'est pas compté en heures de nuit. Et il n'y avait pas de grille salariale, jusqu'à ce qu'un inspecteur du travail intervienne. Si bien qu'un cariste avec 25 ans de carrière touchait 1 285 euros brut mensuels. »

--- Prochains rendez-vous. Parmi les événements annoncés lors de la réunion, une journée nationale de manifestations aura lieu le 13 octobre pour le droit à la santé et la reconnaissance des pénibilités, dans les secteurs privé et public. Localement, un forum aura lieu à Saint-Macaire le 24 octobre.

http://www.sudouest.com/250907/vil_gir_langon.asp?Article=250907a48005.xml

 

51) LOGEMENT SOCIAL : Une femme à la tête de Gironde Habitat

500 personnes pour le départ à la retraite d'Yves Cortez. Sigrid Monnier lui succède - Une femme à la tête de Gironde Habitat : Jean-Bernard Gilles

Sigrid Monnier prendra la tête de l'office HLM la semaine prochaine

PHOTO PHILIPPE TARIS - Il n'est pas fréquent de voir une femme en Gironde, comme en Aquitaine, accéder à la tête d'une organisation aussi puissante que Gironde Habitat. C'est pourtant bien ce qui va se passer vendredi prochain à l'occasion du prochain conseil d'administration de l'Office public d'aménagement et de construction (Opac) girondin. Yves Lecaudey, son président, a annoncé qu'il proposerait la candidature de Sigrid Monnier, 41 ans, pour succéder à la direction générale de l'Opac à Yves Cortez, 61 ans, nouveau retraité.

Sigrid Monnnier est déjà directeur général adjoint de Gironde Habitat qu'elle avait rejoint en 2003 comme directeur des ressources humaines. C'est une professionnelle reconnue du logement social. Elle a longtemps collaboré à l'Association régionale des organismes HLM d'Aquitaine et de Poitou-Charentes. Elle prend la direction d'une entreprise employant 280 personnes.

--- Le rôle du département. Le patrimoine de Gironde Habitat est estimé à 12 000 logements et s'accroît aujourd'hui de quelque 500 logements nouveaux par an. La cérémonie de départ d'Yves Cortez a été l'occasion de rappeler le rôle joué par le Conseil général de la Gironde dans la remise à flot d'un office moribond en 1989 : « Nous y avons alors injecté l'équivalent de 4,5 millions d'euros », rappelle Yves Lecaudey. Aujourd'hui, le Département apporte 7 millions d'euros environ chaque année à l'Opac, une aide par logement construit.

Sous la houlette d'Yves Cortez, ingénieur centralien et urbaniste passé par le BTP, l'office a grandi et construit quelque 7 000 logements nouveaux au total. Il a été aussi l'homme du déménagement du siège de Gironde Habitat dans le quartier Belcier à Bordeaux, où il joue un rôle non négligeable il y possède du foncier dans le renouvellement urbain. Yves Cortez n'était pas un commode. « Volontiers manipulateur pour arriver à ses fins », comme l'a rappelé Yves Lecaudey, il a piloté Gironde Habitat son Opac d'une main ferme et l'a transformé en une entreprise sociale de l'habitat qui compte. « Il était rude mais correct », rappelle Felix Lacombe, de la Confédération nationale du logement. Devant quelque 500 personnes, élus, bailleurs sociaux, architectes et entrepreneurs, Philippe Madrelle, président du Conseil général, a félicité l'heureux retraité pour le travail accompli.

http://www.sudouest.com/290907/reg_gironde.asp?Article=290907a61849.xml

 

52) LOGEMENT : La trêve hivernale en ligne de mire de l’UNPI

Jeudi, les propriétaires rattachés à l'UNPI remettront à Christine Boutin un rapport dans lequel ils demandent la suppression de la trêve hivernale pour les expulsions de mauvais payeurs - La trêve hivernale en ligne de mire : Jean-Paul Vigneaud - Alors que 5,5 % des logements sont vacants en Gironde, Jean Ballongue estime que les propositions de l'UNPI pourraient inciter les propriétaires à mettre plus de logements en location - PHOTO ERIC DESPUJOLS

Secrétaire général de l'Union nationale de la propriété immobilière et vice-président délégué de l'association en Gironde, le Bordelais Jean Ballongue sera à Lyon le 27 septembre. En compagnie de plusieurs membres du bureau de l'UNPI, il rencontrera Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville. Un entretien accordé dans le cadre d'une semaine de travail ministériel décentralisée en Rhône-Alpes. Cette rencontre risque fort d'avoir des échos au niveau national car les propriétaires bailleurs en profiteront pour présenter des exigences qu'ils résument dans le second livre blanc qu'ils viennent d'écrire et qui s'intitule : « La crise du logement, la résoudre en 15 ans ».

--- « Des propositions décoiffantes ». « Nos propositions sont décoiffantes et sans langue de bois. Nous disons clairement ce que nous pensons et ce qu'il faudrait faire pour sortir de la crise », précise Jean Ballongue. Les propriétaires bailleurs demandent tout bonnement la suppression de la trêve hivernale soit la possibilité de se débarasser d'un mauvais payeur au cours de l'hiver , l'application « immédiate » des jugements d'expulsion, avec sanction à l'égard de l'Etat en cas d'inexecution, la possibilité pour les bailleurs de récupérer un logement au-delà de la première tranche de trois ans et ce « sans motif » avec l'envoi d'un simple préavis, porté toutefois de 3 à 6 mois.

Ces trois propositions ont de quoi mettre le feu avant l'hiver. Même si Jean Ballongue s'empresse de dire qu'il n'est pas question de sanctionner tous les mauvais payeurs mais uniquement les locataires qui sont de très mauvaise foi. Mais qui les identifiera et comment ne pas se tromper ? « Ce contrôle pourrait être l'une des tâches de la GRL gestion, la société créée à l'initiative de Jean-Louis Borloo pour se charger du dispositif de garantie des risques locatifs », répond le secrétaire général de l'UNPI. Ces mesures sont nécessaires, selon lui, pour redonner confiance aux propriétaires et les pousser à louer leurs biens. En Gironde comme ailleurs, 5,5 % de logements sont à ce jour vacants. Tous ne sont pas en état mais un grand nombre pourrait être remis sur le marché de la location.

--- Redéfinir l'accès au logement social. L'UNPI ne voudrait cependant pas que ces propositions irritantes cachent le reste du livre blanc, dans lequel le locataire n'est pas systématiquement mis au pilori. Les propriétaires pensent qu'il faudrait rapidement redéfinir le logement social afin que celui-ci réponde vraiment aux besoins. « Il est anormal que des familles aisées bénéficient d'un logement social ou qu'une personne seule habite un grand logement alors que des familles entières ne sont pas logées ou vivent dans des conditions indécentes. Il faudrait modifier les conditions d'accès. » De la même manière, l'UNPI pense que toute personne doit pouvoir prétendre un jour devenir propriétaire. « Il faudrait permettre à tout locataire qui réside depuis 15 ans en HLM puisse devenir propriétaire sans avoir à payer un loyer plus important. » L'UNPI se dit prête à parler de toutes ces questions celles qui fâchent comme celles qui apparaissent plus positives avec les associations de locataires et de consommateurs. « C'est en parlant qu'on fera avancer les choses dans le bon sens. » L'UNPI propose de sanctionner seulement les locataires de très mauvaise foi http://www.sudouest.com/260907/reg_gironde.asp?Article=260907a105347.xml

 

53) THEATRE : Un oeil sur La Lucarne

Le créateur du théâtre L'OEil-La Lucarne parle de sa saison, ses créations, ses coups de fatigue... et ses projets - Un oeil sur La Lucarne : Joël Raffier

Côté programmation, la nouvelle saison de L'OEil-La Lucarne ne décevra pas les habitués. On y trouvera un dosage pied de nez et sympathique de noms et de genres qui se côtoient là et rarement ailleurs. Choderlos de Laclos et Jean-Gérard Maingot, Georges Berdot et Jean-Luc Lagarce... Carpes et lapins de la scène, yin et yang des tréteaux. Un éclectisme bricolo où depuis quelques années on peut suivre le remarquable travail amateur du Groupe 33 de Jacques Albert-Canque. Jean-Pierre Terracol, créateur de la Compagnie de l'OEil et metteur en scène signale « une progression constante ». « Il y a cinq ans, nous avions 18 spectateurs par soirée. L'an dernier, nous en avons eu 32 en moyenne. » Cela ne le rend pas heureux pour autant...

--- Incertitude. Le théâtre de l'OEil existe depuis 40 ans : « A l'époque, je pensais faire la révolution, se souvient Terracol dans un soupir. Aujourd'hui, je ne sais pas si nous allons fêter notre anniversaire. » L'incertitude majeure concerne le local. « Hugues Martin a promis qu'il considérait ce théâtre de poche de Saint-Michel et sa compagnie comme un lieu de mémoire, une sorte d'incontournable de la vie culturelle bordelaise. » Alors, c'est quoi le problème ? « La lassitude. Et puis j'ai peur que la saison soit un peu chahutée. » En voie d'être racheté par la mairie par le biais d'InCité en vue d'une réhabilitation, le 49, rue Carpenteyre est en suspens. « C'est vrai qu'un loyer payé, ce serait formidable. Mais je ne sais pas trop à quoi m'en tenir. »

--- Enigme. A la mairie, Dominique Ducassou, joint par téléphone, assure que le projet est en cours, comme promis. « Reste à conclure l'achat de l'immeuble. C'est en bonne voie mais ce n'est pas fait » précise-t-on du côté d'InCité. Ensuite, si tout va bien, il y aura une année de travaux et puis une Lucarne toute neuve, grande ouverte. Un livre est même prévu pour fêter les 40 ans. Peur de continuer ? Peur d'arrêter ? Au fond, l'état d'esprit de Jean-Pierre Terracol demeure une énigme. Redoute-t-il d'obtenir ce qu'il a tant désiré ?

Prochain spectacle, « Madame Marguerite » de Roberto Athayde, dans une mise en scène de Jean Désarnaud. Les 3, 4, 5 et 6 octobre à 20 h 30 et le 7 octobre à 15 h 30 à La Lucarne, 49, rue Carpenteyre, à Bordeaux. 10 et 12 euros. loeil.theatre@wanadoo.fr.

http://www.sudouest.com/260907/reg_gironde.asp?Article=260907a15022.xml

 

54) ACTIONS : Les antinucléaires mobilisés

Le deuxième festival « Peace and Landes » s'est déroulé ce week-end à La Teste de Bush. Concerts, débats et inspection citoyenne étaient au programme

Les antinucléaires mobilisés : Olivier Corniglion

Un des participants au festival en train de préparer une banderole

PHOTO O. C. Les anti-nucléaires sont de retour ! Après septembre 2006 et la première édition du festival « Peace and Landes » qui s'était déroulée à Biscarosse, après deux opérations en novembre 2006 et en juin 2007 où quelques militants s'étaient introduits dans la base pour perturber les tirs de missiles prévus, voici la version septembre 2007, à La Teste avec un festival dans les règles de l'art, au Parc des expositions.

--- 3 000. 3 000, c'est le nombre de festivaliers estimés par les organisateurs. Contre 15 à 20 000 l'année dernière, les animateurs de l'événement étaient forcément un peu déçus « La météo et la coupe du monde de rugby auront joué en notre défaveur » reconnaît Xavier Renou, l'un des porte-paroles du réseaux « Sortir du nucléaire ». « Mais la mobilisation porte ses fruits » poursuit-il, « de plus en plus de locaux nous soutiennent et nous informent des prévisions des tirs de missiles donc le combat gagne du terrain ». Car l'objectif du réseau est bien de « faire parler de ces tirs qui violent les accords internationaux puisque le M51 développé sur cette base est une arme d'attaque. La France est un état voyou, au même titre que l'Iran et c'est cela que nous voulons montrer et dénoncer. Le but étant d'arriver à atteindre l'opinion publique nationale et internationale pour faire reculer l'Etat français ».

--- Théâtre et musique. Tout a commencé vendredi soir sous des trombes d'eau avec une programmation intimiste. La compagnie de théâtre Amouré a ouvert la soirée avant le rock de « Turbo-derch » et un collectif arcachonnais de musique électronique. Le lendemain matin, les militants sont passés à l'action. Le rassemblement prévu devant les grilles du CEL (lire plus bas) était dans toutes les têtes. La matinée fut donc consacrée à l'élaboration d'un plan. Avec un rassemblement légal d'un côté et des initiatives personnelles de l'autre. Le but de celles-ci étant de contourner le dispositif des forces de l'ordre, pour arriver au même but : renter pour inspecter le site landais.

Le soir même dès 18 heures, les portes du parc des exposition ont été prises d'assaut par beaucoup de jeunes venus assister aux concerts de « Karpatt », « No one is innocent », « Percubaba » et « Ministère des Affaires Populaires », le tout pour cinq euros s'il vous plaît. Il faut dire que tous les artistes présents se sont déplacés bénévolement.

--- Stand et vin bio. La pluie a cessé et a laissé place à un brouillard très dense... Autour de la salle, une quinzaine de stands distribuent ou vendent de l'information associative et politique, LCR, les Verts, Greenpeace, faucheurs volontaires, CNT, Plan B, CQFD... Sans oublier la buvette avec du vin bio, évidemment. Le dimanche matin aurait du voir la tenue d'un forum sur le nucléaire, l'actualité Lybienne et la désobéissance civique, mais le contexte de la veille a primé sur le programme. C'est donc un débriefing collectif qui a eu lieu, avec une analyse de l'événement du samedi ainsi qu'un questionnement sur les suites à donner aux prochaines actions du réseau « Sortir du nucléaire ».

Cette réunion a abouti à la rédaction d'un communiqué (1) ainsi que quelques maux de crane sous un soleil écrasant. (1) www.nonaumissileM51.org

« De plus en plus de locaux nous soutiennent, donc le combat gagne du terrain »

http://www.sudouest.com/240907/vil_gir_arcachon.asp?Article=240907a19367.xml

 

55) M51 à Biscarrosse : Piètre instrumentalisation

L’initiative, qui avait rassemblé plus de 2 000 personnes l’an dernier, a péniblement réuni 300 manifestants devant le centre d’essai en laboratoire. La manifestation, qui pouvait avoir le mérite de redonner de la vigueur aux militants pacifistes face aux dérives actuelles, a plutôt donné l’impression d’un mauvais show, préscénarisé, à ceux qui étaient venus faire entendre la voix de la Paix. L’utilisation par certains de l’initiative pour entretenir le flou entre anti nucléaire civil et nucléaire militaire, laisse rêveur. Le Mouvement de la Paix ne s’y est d’ailleurs pas trompé, les communistes non plus. Ceux qui ont eu la bonne idée de quitter la manifestation avant « l’assaut final » d’inspecteurs qui se disent « citoyens », ne l’ont pas regretté : la grille du CEL qui est tombée sur les manifestants et les militaires aurait pu faire beaucoup plus de dégâts ! A méditer pour faire vraiment grandir les valeurs de paix... - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 27 Septembre 2007 - No 1704 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

56) INDUSTRIE : AIA, Pas le droit à l'erreur

Portes entrouvertes samedi pour les familles à l'Atelier industriel aéronautique, usine de révision et de réparation installée à Floirac et à Bordeaux - Pas le droit à l'erreur : Guy Lacquement

1 300 personnes ont participé à la Journée des familles de l'AIA, samedi

PHOTO GUY LACQUEMENT - L'ardeur communicative avec laquelle les ouvriers expliquent leur travail quotidien et la curiosité admirative de leurs proches, venus découvrir, enfin, les machines, les bruits et la complexités des tâches, ont été les éléments dominants de la journée des familles organisée samedi à l'Atelier industriel aéronautique (AIA). Ce dernier a atterri, il y a soixante-dix ans, le nez à Floirac et la queue à Bordeaux, en bordure de Garonne et, habituellement, il ne se prive pas d'organiser des journées portes ouvertes. Mais, cette fois, le portail n'a été qu'entrouvert en raison du plan Vigipirate rouge en vigueur. L'AIA est le plus important employeur industriel de la capitale girondine et le cinquième de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). Un petit millier de personnes révisent et réparent les moteurs des aéronefs des armées. Cela évoque un contrôle technique auto, avec cette différence que les avions ne disposent pas de l'appui du sol en cas de panne... Les moteurs aéronautiques exigent une très haute technicité dans la mesure où les métaux spéciaux qui les composent fonctionnent souvent à 1 200 degrés. Les structures, les soudures et la résistance de ces pièces subissent des contraintes qui doivent être détectées, suivies et réparées... Voire conduire à la disqualification.

--- Expertise. Ces responsabilités exigent de constantes relations avec les usagers. C'est pourquoi le service de maintenance aéronautique, dont l'AIA est l'un des trois sites industriels, pourrait quitter la Direction générale de l'armement (DGA) pour l'état-major des armées. Cela faciliterait la disponibilité des forces, voulue par le gouvernement. Ces responsabilités exigent également des relations permanentes avec les constructeurs dont l'AIA suit les procédures de révision. Toutefois, les techniciens de la Défense nationale doivent expertiser les modes d'emploi des fabricants pour en évaluer la fiabilité et rédiger eux-mêmes leurs propres cahiers des charges. « Nous sommes des inspecteurs de vie », s'amuse Pierre Baron, responsable de la communication interne de l'AIA et organisateur de la journée des familles.

http://www.sudouest.com/240907/reg_gironde.asp?Article=240907a8137.xml

 

57) BASSENS : Transport et logistique : GT à pleins gaz

Le groupe compte désormais 1 400 salariés grâce à l'essor de sa branche logistique - Transport et logistique : GT à pleins gaz : Bernard Broustet

Le groupe girondin GT, spécialisé dans les transports et la logistique, ne cesse d'augmenter ses effectifs et son chiffre d'affaires. 1 400 salariés, répartis à travers l'Hexagone, travaillent dans le groupe de Bassens contrôlé par les frères Eric et Michel Sarrat. Après avoir enregistré l'an dernier une croissance de 11 %, GT a poursuivi sa trajectoire à un rythme comparable au premier semestre. Pour l'essentiel, ce développement est dû à la branche logistique, qui, quasi inexistante il y a quelques années, emploie déjà aujourd'hui 400 salariés. La société utilise une stratégie qu'elle a rodée depuis des décennies dans le domaine des transports : elle reprend des activités de stockage, d'approvisionnement de la chaîne de production, voire de montage élémentaire, à des sociétés qui souhaitent externaliser ces tâches pour se concentrer sur leurs métiers de base.

--- Objectif : 100 millions de chiffre d'affaires. De grands noms de l'industrie comme Smurfit, Turbomeca, Hutchinson et Ratier Figeac, numéro un mondial des hélices, lui ont ainsi confié tout ou partie de leurs activités logistiques. Plus récemment, la société a conclu des contrats avec le groupe Quiksilver, ainsi qu'avec une filiale rhônalpine du groupe japonais Toray, spécialisée dans la fabrication de bobines de plastique. Eric Sarrat, en charge de cette branche, souhaite que le chiffre d'affaires de la logistique, qui était l'an dernier d'une trentaine de millions, atteigne 100 millions en 2012, et pèse aussi lourd que celui du transport. Dans ce dernier métier, qui fut longtemps le seul du groupe , GT continue à progresser, à un rythme cependant moins rapide. La société, qui ne pratique pas le transport à longue distance, assure pour le compte de clients extérieurs des dessertes régulières d'entrepôts et de clients.

Ses marchés les plus porteurs concernent les matériaux de construction (toupies à béton, etc.) et l'alimentation (restauration hors foyer, livraison de produits surgelés, etc.). Dans ce domaine, GT va participer à une expérience pilote en assurant l'approvisionnement de magasins Monoprix de Paris avec des camions alimentés au gaz naturel de ville et émettant nettement moins de CO2 que des véhicules de livraison habituels. Du coup, la branche transport de GT, qui compte quelque 900 véhicules, a de sérieuses difficultés pour trouver des conducteurs. Mais elle n'est pas la seule à connaître ces problèmes.

http://www.sudouest.com/240907/economie.asp?Article=240907a1110.xml

 

58) SAINT-LOUBES : La triple innovation de Sanofi-Aventis

Sanofi-Aventis se modernise en redessinant ses chaînes et ses exportations, puis en s'agrandissant sur site - La triple innovation : Guy Lacquement

Serge Roux, maire, Conchita Lacuey, députée, et Bernard Salabert inaugurent la salle de pause PHOTO G. L. Riche de changements pour l'établissement Sanofi-Aventis de Saint-Loubès en cette année 2007. Lors d'un week-end de janvier, cinquante personnes démontaient, en cent heures non-stop, l'ensemble des chaînes de conditionnement pour les remplacer par un dispositif nouveau, beaucoup plus fluide. Très innovant, le projet « Mascaret » apportait un gain de temps particulièrement appréciable. Le rapprochement de Sanofi et d'Aventis entraînait une nouvelle répartition des exportations entre les différents établissements du groupe. Cette rationalisation des expéditions se complétait par la recherche de moyens de transports moins polluants. Ainsi, Sanofi Saint-Loubès expédie régulièrement des médicaments par mer, au départ de Bassens, et porte le coefficient de remplissage de « ses » camions à 60 %, proportion rare.

--- Vestiaires tchanqués. Les responsables ont trouvé une solution originale pour créer des vestiaires et une salle de pause pour les 140 salariés de la maison : un bâtiment juché au dessus du bassin de rétention d'eau exigé par les pompiers. « A la manière des cabanes tchanquées du bassin d'Arcachon », s'amusait Bernard Salabert. Le directeur de l'établissement, vendredi après-midi, lançait les réjouissances célébrant ces trois événements majeurs de la vie de cette usine loubésienne. Dominique Folliot, responsable de la distribution France, indiquait que les évolutions du marché pharmaceutique « condamnent le groupe à innover », tant elles réduiraient la marge de manoeuvre des firmes. Bernard Amaury, responsable « supply chain », montrait combien l'implication dans le développement durable est un choix de conviction et pas seulement une nécessité économique. L'établissement de Saint-Loubès est un des quatre centres de distribution de Sanofi. Il sert 45 agences tous les jours parmi ses 230 clients, à raison de 130 palettes pour une seule journée.

http://www.sudouest.com/240907/vil_gir_rivedroite.asp?Article=240907a20485.xml

 

59) LES ANNEES MARQUET : En 1925, la première ville d'Aquitaine se donne à un maire SFIO et reste fidèle jusqu'en 1944 à ce socialiste atypique puis collaborateur

--- 1. La rupture socialiste : Christophe Lucet

L'élection d'Adrien Marquet en 1925 sonne comme un coup de tonnerre à Bordeaux

PHOTO DR A l'heure où les analystes ne négligent plus le scénario d'une victoire socialiste à la mairie en 2008, le précédent Marquet jette une lumière intéressante sur la sociologie électorale de Bordeaux. « L'élection d'Adrien Marquet en 1925 a été un coup de tonnerre et une rupture dans l'histoire de la ville », note l'historien Bernard Lachaise. Certes, la municipale de 1896 avait vu la victoire du candidat de gauche Cousteau, mais ce succès était dû à une alliance contre nature entre la droite et les socialistes contre les républicains modérés. Tandis que la victoire de Marquet, un an après celle du Cartel des gauches, est l'aboutissement de la « longue marche » qui donne aux « rouges » de la SFIO les commandes de la capitale de la Gironde, mais aussi de plusieurs communes de banlieue comme Bègles ou Le Bouscat. Conseiller général du canton de la Bastide en 1923, député en 1924, dentiste de son état, Adrien Marquet est un militant socialiste de la première heure et un homme d'appareil : dès avant la guerre de 1914, il tenait les rênes de la puissante fédération socialiste de Gironde. L'entrée au palais Rohan de ce marxiste a donc de quoi donner des sueurs froides aux bourgeois des Chartrons.

--- Le « marquettisme ». « Pourtant, dès 1925, c'est un socialisme d'ouverture qui l'emporte, souligne Bernard Lachaise : dans la liste Marquet, les socialistes sont majoritaires mais font place à des radicaux, à des socialistes indépendants et même à des républicains modérés. » Ce penchant, en phase avec l'esprit d'une ville tempérée où la classe ouvrière n'est pas majoritaire malgré son renforcement, se confirme dès 1929 avec une liste très recentrée qui vaut une nouvelle victoire à Marquet. Moment essentiel : « Pour la première fois dans l'histoire de la ville, un maire est réélu et l'on peut dès lors parler de "marquettisme" », estime l'historien. Le nouveau maire n'est ni doctrinaire ni sectaire. Il ressemble en cela à Calixte Camelle, premier député socialiste de Bordeaux décédé précocement en 1923. « Marquet a recueilli l'héritage de Camelle, un réformiste de l'aile droite de la SFIO », note Lachaise. Mais Marquet va bien plus loin lorsque, dans la foulée de sa rupture nationale avec la SFIO en 1933, le maire « néosocialiste » dirige aux municipales de 1935 une liste au fort parfum de centre droit.

--- Vocation à gouverner. Cette seconde réélection est acquise « ric-rac ». Mais Marquet a contre lui quatre listes : une communiste, une modérée, une de droite et celle de ses ex-amis socialistes. C'est donc son équation personnelle qui permet au maire de poursuivre ce qui ressemble désormais à un règne et s'achèvera dans l'impasse du vichysme. Pour l'heure, Marquet, un des rares responsables de la SFIO à diriger une grande ville, veut prouver par l'exemple que le socialisme a vocation à gouverner. D'où son choix d'entrer dès 1934 au gouvernement Doumergue (centre droit) où il sera un éphémère ministre du Travail. Est-il encore socialiste ? La question est ouverte, surtout après le sabordage de la République en juin 1940, auquel le maire de Bordeaux participe activement comme on le verra. Avant de se donner au gaulliste Chaban-Delmas, rappelons quand même que Bordeaux connaîtra un autre épisode municipal socialiste orthodoxe celui-là avec Fernand Audeguil, nommé en 1944 et élu en 1945... Demain : « Les limites d'un projet urbain » « Marquet a recueilli l'héritage de Camelle, un réformiste de l'aile droite de la SFIO »

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======> LES ANNEES MARQUET. --Novateur, le maire de Bordeaux avait vu l'intérêt d'un projet culturel. Mais les choix artistiques du grand communicateur accompagnent sa dérive vers Vichy et la collaboration

3. Un propagandiste de la culture : Christophe Lucet

Les fresques de la Bourse du travail, inaugurée en 1938, mêlent inspiration socialiste et néoclassicisme - PHOTOS FONDS D'ARCHIVES « SUD OUEST »

Dans l'Entre-deux-guerres, on ne parle pas encore de « politique culturelle ». Mais à Bordeaux, le volontarisme dont Adrien Marquet a fait preuve dans ce domaine dessine un bilan non négligeable. Comme Jacques Chaban-Delmas après lui, le maire socialiste a choisi l'action culturelle comme levier pour poser son empreinte sur la ville. Et il a saisi l'utilité de la culture comme un outil de communication et même de propagande. « Le mot de propagande n'a pas encore la connotation péjorative qu'il a prise depuis et Marquet l'utilise sans ambages », souligne Françoise Taliano des Garets qui voit en Marquet non seulement un grand communicateur, mais aussi un modernisateur, qui réussit une synthèse originale : créer des formes et des bâtiments nouveaux, soutenir les artistes officiels, mieux gérer les institutions culturelles et valoriser l'héritage de Bordeaux.

--- « Seigneur de la Renaissance ». « Marquet quadrille et municipalise le domaine culturel avec des gens stables et compétents, comme Pierre Ferret à l'Ecole d'architecture ou Gaston Poulet à la Société des concerts classiques », note Françoise Taliano : « Il s'intéresse à l'école des Beaux-Arts, crée l'école régionale d'architecture et des commissions spécialisées. » Marquet, s'appuyant sur les idéaux d'éducation populaire, affiche aussi sa volonté d'amener le peuple à la lecture (création d'une bibliothèque de prêt) ou à la musique classique (concerts en plein air). Deux monuments au moins sont typiques de l'action d'un homme en qui le céramiste René Buthaud, auteur de vases monumentaux pour le parc Lescure, n'hésitait pas à voir un « grand seigneur de la Renaissance ». D'abord la Régie du gaz et de l'électricité place Saint-Christoly. OEuvre de l'architecte Raoul Jourde, elle symbolise le modernisme : béton, métal et verre forment l'enveloppe d'un bâtiment qui concentre les techniques et les décors d'avant-garde des années 30 et sera très attaqué par le camp conservateur.

--- Passerelle vichyste. Plus consensuelle, la Bourse du travail, inaugurée le 1er mai 1938, illustre la synthèse que Marquet opère entre mémoire ouvrière, néo-classicisme et exaltation du passé bordelais. « On y trouve à la fois les médaillons de Jaurès, Proudhon et Fourier signés Bate un écho à l'idéologie socialiste assortis de citations sur le droit du travail et l'espoir d'un "ordre nouveau" et les allégories antiquisantes exaltant le terroir bordelais : fresques de la vigne, du pin des Landes », note Françoise Taliano pour qui « le syncrétisme de la Bourse du Travail est peut-être une passerelle vers l'idéologie de Vichy ». De fait, la dérive de Marquet est spectaculaire sur le terrain culturel. Quand les Allemands demandent le prolongement de la saison lyrique du Grand-Théâtre, la note est réglée par Vichy où le maire possède de bons réseaux, où René Chauvet, le directeur du Grand-Théâtre, dirige le casino et où de nombreux musiciens bordelais font des extras. Et Marquet confirme son allégeance à l'occupant nazi en acceptant sans ciller le prêt du musée des Beaux-Arts à une exposition anti-maçonnique et surtout de mars à mai 1942, juste avant les convois Papon à la fameuse et très antisémite exposition « Le Juif et la France » que trois villes seulement auront accueillie : Paris, Nancy et Bordeaux... Demain : « Un transfuge aux multiples réseaux ».

(1) « Adrien Marquet, les dérives d'une ambition. Bordeaux, Paris, Vichy (1924-1955) » (éditions Confluences, 380 pages, 24 euros).

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=====> LES ANNEES MARQUET. -- Des syndicalistes de la CGT aux notables des Chartrons, en passant par les fonctionnaires et les employés municipaux, Adrien Marquet a su agréger des clientèles très diverses

4. Un transfuge aux multiples réseaux : Christophe Lucet

Maire et ministre. Outre ses réseaux bordelais, Marquet ici en 1934 avec le ministre de la Justice Henry Chéron soignait ses relations parisiennes

PHOTO PHOTO FONDS D'ARCHIVES « SUD OUEST »

Si le parcours politique d'Adrien Marquet aussi bien local que national l'a rendu inclassable, sa famille d'origine, c'est la SFIO. Et c'est sur ce socle qu'il a été élu maire en 1925. « Son premier réseau est un réseau socialiste ancien, fort et durable », commente Bernard Lachaise qui a épluché le parcours militant du jeune Marquet dès 1902 (il a 18 ans). Militant assidu, dévoué, doté d'une prestance voire d'un certain charisme, Marquet est de tous les combats locaux du socialisme naissant et gardera de cette époque des amitiés indéfectibles, comme celle d'Antoine Cayrel, son alter ego élu la même année que lui maire du Bouscat. Dans ce vivier de compagnons de la première heure, il trouvera des adjoints fidèles (comme Marc Pinèdre). Et des relais précieux dans l'appareil national de la SFIO (Ramadier, Renaudel). Un second réseau va permettre à Adrien Marquet de conforter son implantation locale : celui des fonctionnaires et employés municipaux. « Il le cultive dès son élection en 1925 et il s'étend notamment au milieu des salariés de la Régie du gaz et de l'électricité », note l'historien, qui souligne « la proximité de ce réseau avec celui du syndicalisme, que ce soit parmi les employés municipaux, les salariés du bâtiment ou les dockers du port ».

--- L'ami Lafaye. Un homme symbolise le lien de Marquet et des syndicats : Gabriel Lafaye, un électricien cégétiste qui dirigera l'Union départementale CGT de Gironde. Grâce à Lafaye, fervent marquettiste (et également député de Bazas), le maire de Bordeaux ne perd jamais le contact avec le monde du travail. « En 1936, alors qu'il est devenu la bête noire des socialistes après la rupture de 1933, Marquet est réélu de justesse et il le doit au soutien des syndicats et des communistes avec la venue de Marcel Cachin », souligne Bernard Lachaise.

En se recentrant, le maire Marquet va élargir son audience aux classes moyennes, surtout à partir de 1933. En quittant la SFIO, il s'est rapproché de facto d'une clientèle petite-bourgeoise. Parmi les artisans ou les commerçants de la ville, le marquettisme s'implante d'autant mieux que le maire de Bordeaux est lui-même un petit-bourgeois qui a le souci de la respectabilité.

--- « Pas de preuves ». Maire réélu, en rupture de socialisme, Adrien Marquet paraît du coup moins suspect aux yeux des notables bordelais. Parvient-il pour autant à se créer des liens au sein du patronat ou de la grande bourgeoisie d'affaires, qu'il fréquente notamment aux inaugurations de la Foire internationale de Bordeaux ? Ou parmi les professions libérales ? « C'est possible mais nous n'avons pas de preuves », répond l'historien, qui note tout de même que le sénateur Portmann, une figure du centre-droit girondin, entretient des relations d'estime avec Marquet. Il faut enfin mentionner son réseau politique national : le néosocialiste Marcel Déat, les anciens membres du gouvernement Doumergue, comme Pierre Laval ou Pierre-Etienne Flandin, ces exclus et marginaux des années 30, sont des hommes qu'il retrouvera dans les couloirs de Vichy et les intrigues politiques de l'Occupation. Mais si Marquet parvient à refaire surface après 1945, c'est bien plutôt à la force de ses réseaux bordelais qu'il le devra... Demain : « La dérive vers la collaboration ».

(1) « Adrien Marquet, les dérives d'une ambition. Bordeaux, Paris, Vichy (1924-1955) » (éditions Confluences, 380 pages, 24 euros).

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======> LES ANNEES MARQUET. --Sa dérive vichyste a valu à Adrien Marquetun refoulement mémoriel de cinquante ans qui s'achève à peine

6. Ce passé qui ne passe pas : Christophe Lucet

Avril 1955 : Les obsèques d'Adrien Marquet sont un événement local. Ce qui ne va pas empêcher les Bordelais d'évacuer sa mémoire, comme un souvenir encombrant

PHOTOS ARCHIVES « SUD OUEST » Adrien Marquet est mort le 5 avril 1955. Curieusement, les funérailles d'un maire lourdement compromis à Vichy et privé de ses droits civiques après 1945 sont un événement qui attire une foule de Bordelais et des notables de tous horizons. Il y a là, rassemblés autour du corbillard devant l'église Saint-Bruno, une foule où « marquettistes » anciens et récents et vichystes patentés sont loin d'être seuls. Autour du cercueil du « bon maire » se pressent des collègues de banlieue et des anciens de l'équipe Marquet, dont l'architecte Jacques D'Welles et son ex-directeur de cabinet Cousteau. Mais aussi des socialistes vichystes (Paul Faure), des membres des grandes familles d'affaires (Descas, Lawton, Cruse, Eschenauer), des mutualistes, des hommes de droite (Ybarnégaray, Ramarony) ou de gauche comme Jean Odin, pourtant un des « quatre-vingts » à refuser les pleins pouvoirs à Pétain. Fernand Audeguil, ex-maire SFIO de la Libération, est là. Et si le maire Jacques Chaban-Delmas brille par son absence, il a délégué des conseillers Roger Touton, Henri Lemaire, André Lagière et son secrétaire général Chabrier.

--- 29 % des voix. Pas mal pour un homme qui a purgé dix ans d'indignité nationale et ne doit son « blanchiment » qu'aux amnisties votées au début des années 50. A son procès en Haute Cour, en 1948, l'accusé s'est bien défendu et ses amis ont su relativiser la trahison de Marquet en lustrant son bilan de maire. La preuve : quand il décide, à 69 ans, de se représenter aux élections municipales de 1953 par personne interposée (il n'a pas encore recouvré ses droits civiques), la liste Estèbe qu'il patronne au su de tous obtient 29 % des voix après une campagne houleuse. Les chabanistes, mis en minorité, n'en reviennent pas. Et Chaban ne doit qu'au soutien discret des élus SFIO et à son astuce il fera voter le budget 1954 article par article d'éviter le retour sur scène d'un prédecesseur qui ne lâche rien : le 2 avril 1955, Adrien Marquet tient encore à l'Athénée une réunion publique très chahutée par les partisans de Chaban. Frappé d'une syncope, Marquet décède trois jours après, mettant un terme à plus d'un demi-siècle de carrière politique.

--- Oubli et tabou. Populaire jusqu'à sa mort, Marquet va pourtant vite disparaître du paysage. Si son nom figure place Pey-Berland sur la liste des maires de Bordeaux ou sur une plaque au lycée Eiffel, « les traces de son passage ont disparu », souligne l'historien Bernard Lachaise. Son collègue Hubert Bonin parle même « d'un bel exemple de refoulement psychologique » pour parler de la manière « bizarre » dont Bordeaux a tourné la page Adrien Marquet.

L'oubli s'est solidifié en un tabou, le même à l'échelon local que celui qui a frappé Vichy au plan national. Occultés au nom de l'apaisement et de la réconciliation nationale, les épisodes de la collaboration restent douloureux comme l'a prouvé le procès de Maurice Papon en 1997. Certes, Marquet n'est pas impliqué dans l'organisation des convois de déportés juifs comme put l'être l'ex-secrétaire général de la préfecture de Gironde. Mais ses contacts permanents avec les nazis et son choix de continuer à faire carrière malgré l'Occupation, ont fini par ternir à jamais un bilan qui aurait été flatteur s'il s'était achevé en 1940. FIN(1) « Adrien Marquet, les dérives d'une ambition. Bordeaux, Paris, Vichy (1924-1955) » (éditions Confluences, 380 pages, 24 euros). http://www.sudouest.com/290907/vil_gir_bordeaux.asp?Article=290907a74918.xml

======> Un terrain encore peu exploré

Ce « Marquet », qui décortique notamment le comportement de l'intéressé dans les « années noires », va t-il ouvrir une nouvelle ère de recherches sur un passé « qui ne passe pas » ? Il vient en tout cas explorer un terrain plutôt délaissé par les historiens, notamment bordelais. Néanmoins, le parcours de Marquet a fait l'objet de recherches que l'ouvrage cite en sources. Parmi celles-ci, citons le travail pionnier de l'Institut aquitain d'études sociales (IAES) en 1988-89 sous la direction de Jean Cavignac et Pierre Brana, qui se sont notamment penchés sur le lien entre les « frères ennemis » que furent Marquet et Gabriel Lafaye (numéro spécial en 1989). Pierre Brana a aussi publié (avec Joëlle Dusseau) « Adrien Marquet maire de Bordeaux, du socialisme à la collaboration » (Atlantica, 2002). Citons aussi les recherches universitaires lancées naguère par Georges Dupeux. Dans un autre registre, il faut signaler le courageux roman (basé sur six témoignages) d'Hélène Sarrazin : « Adrien Marquet, l'homme d'une ville » (éditions de la Presqu'île, 1995). Hélène Sarrazin a aussi publié en 1999 un album « Bordeaux-Adrien Marquet » (éditions CMD, 1999).

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60) TERMINAL MÉTHANIER(17) : Le collectif des deux rives

Le collectif médocain Une pointe pour tous s'ouvre aux associations de la rive droite, qui auront leur commission spécifique

Le collectif des deux rives : Ronan Chérel

Henri Le Gueut, dès la réunion organisée le 7 septembre par Une pointe pour tous au Palais des congrès (notre édition du 11 septembre), avait préconisé cette structuration unitaire. Le maire de Royan a dû se réjouir d'apprendre que les opposants médocains au projet de terminal méthanier au Verdon, partageant ce point de vue, ont depuis modifié leur statut pour ouvrir leur collectif à leurs voisins du Pays royannais. Une pointe pour tous garde cet intitulé, additionné de la mention « Le collectif des deux rives ». Cette modification de statuts est intervenue avant même que deux membres du bureau de l'association, le secrétaire général Philippe Lucet, et le trésorier Hervé Bodin, ne viennent à la rencontre d'une quinzaine de représentants d'associations du Pays royannais ou départementales (1). Cet embryon de front anti-terminal méthanier de la rive droite s'est réuni à la mairie de Saint-Georges-de-Didonne vendredi matin, à l'invitation de Philippe Allaire et Alain Géniteau, présidents de l'union des commerçants saint-georgeais et des Amis de Saint-Palais, connu pour sa puissance de feu juridique.

--- La rive droite se mobilise. Objet principal de cette rencontre au sommet : la structuration de la fronde anti-terminal. L'intégration des opposants du Pays royannais au collectif existant côté Médoc sonnait comme une évidence. Philippe Allaire ne se voyait « pas recréer ici toute la structure qu'Une pointe pour tous a déjà réussi à mettre en place ». En outre, la grogne de ce côté-ci de l'estuaire ne cesse d'enfler. Les réfractaires de la rive droite sont légion à s'enrôler dans l'armée qui se dresse face au Néerlandais 4Gas et au port autonome de Bordeaux, premier soutien du projet. « Nous comptions déjà environ 250 adhérents de la rive droite dans le collectif (2). Depuis la réunion du 7 septembre, nous recevons davantage d'adhésions au collectif de personnes résidant en Charente-Maritime que dans le Médoc », souligne Hervé Bodin.

--- Une commission « rive droite ». Une pointe pour tous avait tout prévu en amont. « Nous allons vous faire une place dans notre conseil d'administration, actuellement composé de vingt membres. Nous sommes structurés également en commissions, socio-économique, communication, risques-environnement. Nous allons créer une nouvelle commission, dédiée aux problèmes spécifiques de la rive droite. » « Il serait bon aussi, puisque le combat passera aussi par des recours contre le projet, de créer une commission juridique », suggérait vendredi un participant du Pays royannais. Philippe Lucet, le secrétaire général d'Une pointe pour tous, a pris note, soulignant que l'idée circulait déjà au sein du collectif, qui s'est d'ores et déjà attaché les services d'un avocat.

Première préoccupation du collectif unifié : l'attitude à adopter vis-à-vis du débat en cours, dans lequel la rive droite se sent insuffisamment impliquée. Le président de la commission particulière du débat publique (CPDP), Louis-Julien Sourd, a généreusement accordé la tenue d'une seconde - et dernière - réunion à Royan, programmée le 29 octobre. Louis-Julien Sourd ne juge toutefois pas nécessaire de tenir, en sus de ces réunions, une permanence hebdomadaire rive droite, comme il le fait chaque jeudi au Verdon.

--- Rendez-vous le 4 octobre. La première des deux réunions royannaises sur le projet de terminal méthanier se tiendra le 4 octobre, à 19 heures, à la salle de spectacle. « Nous devrions la boycotter, rester dehors, bloquer le quartier pour protester conte l'inégalité de traitement dans le débat entre les deux rives », lançait vendredi un opposant de la rive droite. Moue dubitative d'une majorité de participants à la réunion. « Ne pas entrer dans la salle le 4 octobre, c'est courir le risque de n'avoir que des personnes favorables au projet à l'intérieur », prévoit déjà Serge Bouron, le président de l'association de défense des propriétaires et des locataires de la Pointe de Vallière.

À défaut d'orchestrer, donc, un boycott en bonne et due forme, les adhérents du « collectif des deux rives » s'accordent sur un point : le 4 octobre, « l'accueil (de la CPDP) devra être très froid. Si on ne bouge pas, on l'aura, notre terminal. » (1) Étaient représentées l'union des commerçants saint-georgeais, les associations des Amis de Saint-Georges-de-Didonne, des Amis de Saint-Palais, de défense des propriétaires et des locataires la pointe de Vallière (ADPV, Saint-Georges), des Amis du Parc (Royan), l'association Vivre à Breuillet, la fédération départementale des unions économiques et commerciales de Charente-Maritime, la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) et la Ligue pour la protection des oiseaux. (2) Une pointe pour tous revendique 2 500 adhérents. http://www.sudouest.com/240907/cestapunta.asp?Article=240907aP893617.xml

 

61) BORDEAUX : Les taxis veulent garder leur statut

Mercredi, les chauffeurs de taxi de la région manifesteront pour protester contre les menaces de réforme

Les taxis veulent garder leur statut : Jean-Paul Vigneaud

Le 2 mars dernier, quelque 250 chauffeurs de taxi avaient paralysé le centre-ville. Ils pourraient être encore plus nombreux mercredi

PHOTO THIERRY DAVID, ARCHIVES « SUD OUEST » Début mars, 250 chauffeurs de taxi avaient paralysé le centre-ville de Bordeaux pour obtenir des réponses à toute une série de revendications. Combien seront-ils cette fois ? « Vraisemblablement très nombreux. Peut-être plus encore que la dernière fois », répond Robert Bérard-Karna, président du STCG, vice-président de la Fédération française des taxis de province. « La manifestation est régionale. Des professionnels de toute la région sont attendus. » Autrement dit : si vous devez vous rendre à Bordeaux mercredi prochain, évitez le centre-ville ! La manifestation de ce mercredi ne découle pas cette fois-ci de revendications locales. Ce sont les déclarations répétées de Nicolas Sarkozy sur la réorganisation de certaines professions qui inquiètent les chauffeurs. « Notre profession est réglementée et bien réglementée; nous tenons à ce qu'elle le reste », annonce Robert Bérard-Karna. Il n'est pas le seul à le penser. Comme partout au niveau national, tous les syndicats appellent à manifester. En Gironde : Saat, STCG, Cidunati-Taxi, STM et CGT.

--- Des Quinconces vers le centre de Bordeaux. A ce jour, pour devenir chauffeur de taxi, il ne suffit pas d'avoir une voiture, le permis de conduire depuis plus de deux ans et de s'inscrire à la chambre des métiers. Pour prétendre à la carte professionnelle délivrée par le préfet, il faut posséder le certificat de capacité professionnelle de chauffeur de taxi. Un certificat qui s'obtient au terme d'une formation et d'un examen portant sur des connaissances nationales et locales (législation, comptabilité, droit, mécanique de base, topographie de la région, tarification, etc.). Enfin, il faut avoir l'autorisation officielle de stationner, ce que les taxis appellent communément « une licence ». Cette dernière est accordée par la mairie, après étude du dossier et passage devant une commission, ou s'achète à un artisan qui cesse ses activités, comme un fonds de commerce. Ce chemin imposé convient aux chauffeurs de taxi. Ils ne voient pas comment on pourrait ouvrir davantage la profession (rumeur persistante...) sans mettre en péril l'activité de ceux qui roulent actuellement et qui ont déjà du mal à vivre de leur métier. Aussi refusent-ils toute modification de leur statut. Ce qu'ils iront dire mercredi au préfet de région. Après une manifestation qui partira de la place des Quinconces vers 10 heures et qui traversera le centre de Bordeaux. Pour mémoire, 412 taxis circulent dans la seule agglomération bordelaise.

http://www.sudouest.com/240907/reg_gironde.asp?Article=240907a62976.xml

 

62) AMIANTE : L'espoir d'un procès pénal pour les travailleurs portuaires et les Dockers du PAB

L'avocat des travailleurs portuaires et des dockers victimes de l'amiante a déposé plainte au pénal hier

L'espoir d'un procès pénal : Christine Morice

Le dépôt de plainte a été appuyé par une manifestation silencieuse devant le palais de justice - PHOTO PHILIPPE TARIS - Le parcours judiciaire d'un malade de l'amiante est long et semé d'embûches. Il y a d'abord eu de nombreuses actions devant le tribunal des affaires sociales afin de faire reconnaître la faute inexcusable des employeurs et obtenir des indemnités. A présent, aux quatre coins de la France, les victimes de l'amiante espèrent des procès au pénal, afin que les personnes responsables de leur contamination soient reconnues coupables d'infraction et condamnées. Fin 2005, par le biais de leur avocat parisien, Me Ledoux, trois adhérents de l'Association de défense des travailleurs victimes de l'amiante (Adetrava), installée sur la rive droite de la Garonne, déposaient une plainte auprès du parquet du pôle santé publique de Paris. Ce pôle, qui a notamment instruit l'affaire du sang contaminé, centralise depuis plusieurs années les dossiers de l'amiante.

--- « Tout un système ». Hier après-midi, Me Pierre Sirgue, avocat de l'Association des dockers et travailleurs portuaires victimes de l'amiante, que préside Marcel de Bilbao, a déposé plainte contre X avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d'instruction de Bordeaux. « Par cette nouvelle action judiciaire, l'association entend que soient révélées les conditions réelles dans lesquelles tous les intervenants ont pu participer à la commission de ce qu'elle estime être une infraction. La qualification pourrait être celle d'empoisonnement, d'homicide, de blessures involontaires ou encore de violation délibérée d'une obligation de prudence et de sécurité », déclarait hier Me Sirgue. Le conseil des dockers met en cause les entreprises du Port autonome de Bordeaux, mais aussi l'Etat, les syndicats, la médecine du travail et parle d'un véritable « système » qui a permis la contamination de centaines de salariés alors que les dangers de l'amiante étaient connus depuis le début du XXe siècle. « Ils sont responsables et coupables », a lancé l'avocat bordelais, dénonçant les intérêts financiers en cause.

--- 17 décès depuis le début de l'année. Nicole Bonenfant-Roux, de Saint-Romain-la Virvée, et Catherine Monti, du Pian-Médoc, ont perdu leur mari en 2006. L'époux de la première était docker depuis l'âge de 16 ans sur le site du Port autonome de Bordeaux. « En 2001, il a commencé à avoir de l'asthme. Il est décédé à l'âge de 56 ans, d'un cancer des poumons » raconte sa veuve. Jean-Claude Monti, pour sa part, travaillait comme manutentionnaire. « Il balayait les quais et les hangars toute la journée sans se douter des risques encourus, témoigne son épouse. Il est décédé à l'âge de 61 ans. »  Ces deux veuves font partie des 40 plaignants associés à l'action de l'association, hier. « Depuis le début de l'année, nous déplorons 17 décès, dont trois en quinze jours », regrette Marcel de Bilbao. « Les trois copains qui viennent de nous quitter étaient âgés de 67, 70 et 53 ans. » « La qualification pourrait être celle d'empoi- sonnement, d'homicide ou de violation délibérée d'une obligation de sécurité » http://www.sudouest.com/250907/reg_gironde.asp?Article=250907a98526.xml

 

63) BOUCHON FERROVIAIRE : Les riverains ont été entendus

L'association des riverains mécontents des nuisances de quatre voies ferrées obtiennent des assurances de la CUB et de la Région

Les riverains ont été entendus : Francis Schwarz

La Région dit travailler pour que la vingtaine de propriétaires les plus proches de la future quatre voies ferrées reçoivent une « indemnisation correcte »

PHOTO YANNICK DELNESTE - Depuis quatre ans, le collectif SOS Nuisances quatre voies ferrées demande un dialogue constructif avec RFF en vue du passage à quatre voies du tronçon entre Bordeaux Saint-Jean et Cenon. Il s'agit de permettre la suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux. Et lors de l'inauguration, le 4 septembre dernier, les « personnalités » n'ont pas été à la fête. « Nous n'avons pas été invités; nous aurions plutôt été évités », affirmaient alors, très en colère, des représentants de SOS Nuisances quatre voies et Urba Cenon. Pour eux, RFF ne signifie plus Réseau ferré de France mais « Ravage foncier futur ». « Comment voulez-vous vivre à quelques mètres des voies ferrées ? » Pascale Sanchot, présidente du collectif, regrettait alors le manque de soutien ou d'écoute des « grands » élus, hormis Alain David, maire PS de Cenon : « Nous avons écrit quatre fois à Alain Rousset, sans réponse. Deux fois au préfet, sans réponse. Et nous venons d'écrire à Vincent Feltesse; espérons que nous aurons plus de chance. » « Banco ! » Le nouveau président de la CUB recevait les plaignants trois jours plus tard, dans la plus grande discrétion mais laissant entrevoir une solution de portage financier pour le rachat d'un certain nombre de maisons. Puis une autre réunion de travail a eu lieu en préfecture sous la direction de M. Peny, secrétaire général, et en présence du maire de Cenon, avec engagement d'une réunion prochaine. Hier soir, Vincent Feltesse confirmait déjà le portage financier afin de raccourcir les délais.

--- Des protections phoniques. Dans l'après-midi, Alain Rousset, président PS du Conseil régional d'Aquitaine, et Jean-Louis Carrère, premier vice-président en charge des transports, des infrastructures et de l'intermodalité, ont invité une délégation du collectif SOS Nuisances sonores quatre voies à l'hôtel de Région. Alain Rousset a rappelé que le passage à quatre voies du tronçon entre Bordeaux Saint-Jean et Cenon est nécessaire. Néanmoins, il considère que « toutes les opérations doivent être réalisées en limitant les impacts pour les riverains par un accompagnement dans l'ensemble de la procédure ». Conscient des inquiétudes suscités, le président de la Région a donc honoré son engagement de rencontrer des représentants de riverains. Selon Alain Rousset, « la Région est prête à mettre sur la table des moyens financiers afin de réaliser des protections phoniques ». Lors de la prochaine commission permanente, « 5 à 6 millions d'euros » seront potentiellement débloqués afin de gérer ce type de problème. Pour les propriétaires les plus proches une vingtaine, Alain Rousset a confirmé le travail en commun avec Vincent Feltesse, pour « une indemnisation correcte », en précisant bien que « la Région n'est pas titulaire du droit d'expropriation ». Et que, pour l'essentiel, malgré le concours des collectivités, « RFF est à la manoeuvre » dans ce dossier. Pour Pascale Sanchot et les trois autres membres de la délégation, « nous avons enfin noué un dialogue constructif avec la CUB, la préfecture et maintenant la Région. On attend à présent des propositions concrètes... » « Nous représentons 180 familles mobilisées ! » « On veut être entendus », d'autant que « nous ne sommes pas contre le projet ».

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64) PSYCHIATRIE : L'hôpital-prison à Cadillac

L'établissement du Langonnais a été préféré à Charles-Perrens (Bordeaux) pour accueillir l'unité de soin des détenus malades mentaux

L'hôpital-prison à Cadillac : Hélène Rouquette-Valeins

Son ouverture était prévue pour 2009. Fin 2010 semble une date plus certaine. « La phase administrative dure un an, et il faut ensuite compter entre 18 mois à deux ans pour la construction », assure Christian Briffa, directeur de l'hôpital psychiatrique de Cadillac (Gironde), ravi que son établissement ait été choisi pour accueillir la nouvelle Uhsa (unité hospitalière spécialement aménagée). Cela fait effectivement plus d'un an que se succédent déclarations et démentis sur la localisation de cette structure destinée à accueillir et soigner les détenus atteints de troubles mentaux. Autrement dit, « l'hôpital-prison » que l'actualité judiciaire risque de laisser confondre avec d'autres structures (lire encadré). En mars 2006, alors que le centre psychiatrique Charles-Perrens à Bordeaux avait fait de cette création un de ses chevaux de bataille, on apprenait que Mont-de-Marsan était en balance avec la capitale de l'Aquitaine. Quelques mois après, l'hypothèse d'une construction sur un terrain appartenant à Charles-Perrens sur Mérignac, dans la banlieue de Bordeaux, se heurtait au refus du maire de cette commune. Il fut alors question de localiser la structure à l'intérieur de l'établissement psychiatrique avec les contraintes inhérentes dues au classement de certains bâtiments.

--- Plus que satisfaits. Mais déjà, l'hôpital de Cadillac s'était aussi porté candidat et dès mars 2007 (« Sud Ouest » du 22 mars 2007) le bruit courait que c'était bien l'établissement du Langonnais qui avait les faveurs de l'ARH (Agence régionale d'hospitalisation). Démenti horrifié de l'agence, qui a finalement fait savoir début août que les 40 lits de l'Uhsa seraient bien installés à Cadillac à l'intérieur du site accueillant l'UMD (unité pour malades difficiles) et destinés à des détenus en Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. A Cadillac, l'équipe dirigeante se dit « plus que satisfaite » tout en ajoutant : « Nous avons tout fait pour l'avoir. » Le docteur Paul Bonnan se réjouit que « les autorités ministérielles qui ont visité Cadillac aient été sensibles à la compétence des équipes et à leur cohésion ». Et estime que « la connaissance particulière grâce à l'activité de l'UMD » a joué en faveur de l'établissement dont il préside la CME (commission médicale d'établissement).

Côté Bordeaux, on est moins ravi. Antoine de Riccardis, le directeur du CHS Charles-Perrens, estime que l'ARH a tranché en faveur de Cadillac « pour trois raisons : ce sont des malades dangereux et Cadillac est mieux préparé à cause de l'UMD, les psychiatres de Charles-Perrens sont hostiles à l'idée d'enfermer des détenus dans une unité spécialisée, enfin, ils n'étaient pas très favorables à une présence qui aurait nui à l'image de leur établissement. » Et M. de Riccardis rappelle que c'est son établissement qui, outre sa proximité avec un CHU, « réunit en Aquitaine l'ensemble des critères fixés par le cahier des charges. » « Nous sommes présents à la maison d'arrêt de Gradignan qui est implantée à moins de 7 kilomètres de notre site central. Nous disposons également d'un département universitaire d'addictologie présent à la maison d'arrêt. Nous disposons d'un service spécialisé dans la prise en charge des délinquants sexuels. Charles-Perrens est l'établissement dont l'implantation garantit la meilleure accessibilité pour l'ensemble des partenaires concernés. »

--- « Intérêts et ambitions ». En revanche, il estime que le point faible du choix de Cadillac, à plus de 40 kilomètres de Bordeaux, réside dans les longueurs des trajets. « C'est toujours durant les transferts que s'opèrent les évasions », note M. de Riccardis qui regrette, par ailleurs, que la CME ait manqué d'une voix de majorité pour accepter l'implantation de l'Uhsa. Il est soutenu par Marie-Françoise Lire, déléguée FO de l'établissement et Christophe Beaulieu, son homologue de FO-Pénitentiaire. Pour le docteur Bernard Cazenave, ex-président de la CME de Charles-Perrens, « la logique des intérêts et des ambitions ne s'exprime pas forcément dans une logique de soins ». Et certains redoutent une véritable opposition entre Cadillac où l'on compte rassembler les énergies sous la houlette du docteur Gérard qui dirige l'UMD et Gradignan, où l'on continue de penser que c'est à Sabine Forzan, directrice du SNPR (service pénitentiaire régional) d'organiser médicalement cette nouvelle structure. Attention à la schizophrénie !

http://www.sudouest.com/260907/france.asp?Article=260907a27225.xml

=====> HOPITAL PSYCHIATRIQUE DE CADILLAC. -- L'établissement qui a obtenu la construction de l'unité d'hospitalisation de soins adaptés (1) ne vit pas replié sur lui-même, même s'il a des services autonomes

Une ville dans la ville : Hélène Rouquette-Valeins

Il y a ceux qui viennent vous regarder sous le nez. Celle qui tient tout haut une improbable conversation sur un téléphone portable virtuel. Celui, sans âge, qui trottine vers un but que lui seul connaît. Enfin, cet autre dont l'allure générale raconte une existence séparée de la réalité.

Si on regarde bien, rien de très différent du spectacle de la rue Sainte-Catherine un jour lambda. Les patients de l'hôpital psychiatrique de Cadillac ne sont pas tous enfermés et sa direction souhaite précisément que l'établissement ne vive pas coupé de la commune où il est installé, ni de sa population.

--- Beaucoup de permissions. « En dehors de l'UMD unité pour malades difficiles (2) nos structures sont ouvertes, même en cas d'hospitalisation d'office », assure Christian Briffa, directeur de l'établissement. A ses côtés, Paul Bonnan, responsable médical et président de la CME, opine : « Les permissions font partie du projet de soins et se réfèrent au texte sur le droit des malades. »

Le « deal » passé entre le médecin et son patient permet d'ailleurs de mesurer la véritable prise en charge par le malade des causes de sa maladie. « Un patient qui s'engage à ne prendre aucun verre lors de sa sortie arrive à saisir les causes de la violence liée à son état alcoolique. La confiance que nous lui faisons a besoin d'être mise à l'épreuve et critiquée pour qu'il parvienne à s'en sortir. » Cette ouverture, qui n'existe évidemment pas pour des malades atteints de troubles graves, s'épanouit dans une structure qui, pourtant, vit en partie en autarcie. Ainsi la restauration, comme les transports ou la blanchisserie sont-ils des activités entièrement prises en charge en interne. David Courallet, responsable de tout ce qui est restauration assure : « Nous, c'est Fleury Michon ! » Les quelque 40 agents de son service préparent à l'avance 2 300 repas par jour pour l'ensemble des établissements couverts par Cadillac. « Nous avons une double mission, explique-t-il : assurer la prestation de repas sains en veillant à ce qu'un tiers d'entre eux réponde bien à des conditions particulières à ce type de patients en raison de régimes médicaux, d'allergies, d'aversions dues à leur maladie ou à des impossibilités entraînées par leur dentition. Nous considérons que nous faisons partie du personnel soignant. Il est même arrivé que je montre à certains patients atteints de paranoïa que la façon dont les repas étaient préparés empêchait tout empoisonnement. Nous avons aussi des stagiaires en cuisine qui commencent ici une réinsertion. » L'activité blanchisserie est elle aussi prise en charge en interne. Entre le marquage des six tenues par soignant, les appels d'offres pour 3 500 draps par an, 3 000 gants, 4 500 serviettes éponge, 3 000 torchons, 300 sous-vêtements et 300 matelas, le responsable du service ne chôme pas. En attendant la construction de la très moderne et nouvelle blanchisserie interhospitalière, il fait tourner l'ancienne avec du personnel qui estime lui aussi que son travail participe de la thérapie. Enfin les quatorze chauffeurs en charge de 140 véhicules, dont deux ambulances et trois VSL (véhicules sanitaires légers), comme les huit jardiniers ont parfaitement conscience que leur tâche quotidienne prend ici une résonnance différente. « Tout le personnel qui est classé hospitalier peut être amené à côtoyer n'importe quel patient, constate Paul Bonnan et il est primordial qu'il soit conscient de l'importance de ce qu'il fait au service du patient. » Reste une ville de quelque 2 500 habitants qui n'ignore pas qu'en disant « Cadillac », on évoque « les fous ». « Nous avons un énorme travail à accomplir avec la population, note le directeur de l'établissement, et nous avons conclu un partenariat avec la municipalité. »

--- Toujours ouvert aux anciens patients. Jocelyn Doré, adjoint au maire et cadre socio-éducatif, a tiré les conclusions d'une étude entreprise il y a cinq ans. « Nous avons constaté, explique-t-il, que les ex-patients de l'hôpital lorsqu'ils sortaient, restaient à proximité mais isolés et souvent dans une situation d'errance. Ainsi avons nous comptabilisé quelque 120 personnes auxquelles certains proposaient un logement à un prix prohibitif. »  « L'hôpital, de son côté, reste un lieu de gestion de crise, observe Paul Bonnan. Et les patients, même sortis, peuvent venir consulter en cas de mal-être. Mais les week-ends et le soir après 18 heures, c'est difficile... » D'où l'idée de créer en partenariat un lieu d'accueil ouvert à ces moments-là mais aussi trois fois par semaine où les ex-patients puissent se rencontrer, se parler, se confier à des représentants d'associations de malades, bénéficier de sorties organisées pour des matchs ou des représentations théâtrales.  Avec 521 lits (dont 86 pour l'UMD) l'hôpital de Cadillac est conçu pour rayonner sur une population de 450 000 habitants. Ce qui explique aussi qu'il centralise la restauration et la blanchisserie d'autres structures délocalisées, comme la clinique d'Ornon (35 lits à Villenave-d'Ornon) et la clinique des Gravières (24 lits à Lormont). Une extension que la construction de l'Usha (unité d'hospitalisation de soins adaptés), l'hôpital-prison ne saurait que renforcer, en même temps qu'elle établirait avec force l'expertise de l'établissement du Langonnais. (1) Lire aussi en page 10 du cahier général (2) Lire « Sud Ouest » du 28 août 2007 « Tout le personnel classé hospitalier peut côtoyer n'importe quel patient. Il doit être conscient de l'importance de ce qu'il fait au service du patient. »

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65) GIRONDE et Les entretiens de Margaux : « L'ambition de créer une société de l'innovation »

Hervé Novelli, secrétaire d'Etat aux Entreprises et au Commerce extérieur, participe aujourd'hui au lancement des Entretiens de Margaux

« L'ambition de créer une société de l'innovation » : Propos recueillis par Jean-Pierre Deroudille - Hervé Novelli. « Nous avons déjà 71 pôles de compétitivité travaillant sur des sujets innovants - PHOTO DR

Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, espère depuis longtemps que l'innovation devienne la marque de fabrique régionale. Innovation industrielle mais innovation sociale également. « L'innovation, tout le monde en parle, tout le monde sait ce que c'est, c'est la base de la croissance », expliquait-il à l'occasion de sa conférence de presse de rentrée qu'il avait commencée en présentant les Entretiens de Margaux. Ce grand colloque, organisé avec le concours d'Oséo, qui fera venir pendant deux jours des invités de marque comme Philippe Aghion, professeur d'économie à Harvard, Jean-François Dehecq, président de Sanofi Aventis, Martin Hirsch et Jean-Pierre Denis, président d'Oséo.  Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur, que nous avons interrogé, interviendra ce soir devant les invités, et cet après-midi, ce sera Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives.

--- « Sud Ouest ». Quel est le rôle de l'innovation dans la compétitivité ? N'est-il pas plus important que les coûts de production ?

-- Hervé Novelli. On sait que parmi les facteurs de production, il y a le capital et le travail. Le premier reste très important mais, dans le dernier, l'innovation joue désormais un rôle primordial comme on le voit aux Etats-Unis où l'on a beaucoup misé sur les entreprises de communication et les nouvelles technologies. Nous avons aussi l'ambition de devenir une société de l'innovation.

--- Que peut faire l'Etat pour dynamiser l'innovation ? Comment comptez-vous associer à cet effort les collectivités locales ?

-- Le gouvernement a mis en place les pôles de compétitivité où l'on a regroupé les universités, les centres de recherche, les entreprises et les collectivités locales. Nous avons déjà 71 pôles de compétitivité en France qui travaillent sur des sujets innovants. Ils sont organisés pour que, chaque fois que l'on y dépense un euro, il y ait à la fois des financements de l'Etat, des entreprises et des collectivités locales. Nous avons aussi fait voter la loi sur l'autonomie des universités pour leur permettre d'accéder à des financements différents et de choisir elles-mêmes leurs partenaires afin qu'elles puissent travailler avec les entreprises sur des projets qui les intéressent.

--- En Allemagne, les Lander ont davantage de latitude que les régions en France pour financer et accompagner les entreprises...

-- C'est un excellent exemple. En Allemagne, il existe un tissu d'entreprises moyennes qui disposent d'une capitalisation supérieure à leurs homologues françaises. L'un des buts de notre politique est d'améliorer le financement des entreprises en France. Disposant de davantage de capitaux, elles pourraient mieux déployer leur activité à l'étranger et investir dans l'innovation. La fusion de l'Agence de l'innovation industrielle avec Oséo, dont la mission est de financer et d'accompagner les PME qui investissent, va dans ce sens et nous allons prendre des mesures en faveur du capital-risque. Je veux d'ailleurs souligner l'exemption de l'impôt de solidarité sur la fortune pour ceux qui investissent dans des PME, notamment innovantes. Nous allons également ratifier le protocole de Londres qui va accélérer et faciliter le dépôt des brevets en Europe en limitant leur traduction aux trois grandes langues officielles de l'Union, l'anglais, l'allemand et le français.

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======> MARGAUX (33). -- Entrepreneurs, financiers et politiques régionaux dénoncent le jacobinisme persistant

L'innovation a ses « dix commandements » : Jean-Pierre Deroudille

Selon Boris Cyrulnik, le psychiatre marseillais qui a beaucoup travaillé sur les organisations humaines et qui fait aujourd'hui partie de la commission sur les freins à la croissance, l'innovation est une transgression. Invité, comme Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives, aux Entretiens de Margaux par Alain Rousset, président du Conseil régional, et Jean-Pierre Denis, président d'Oséo, la société qui accompagne et finance les PME innovantes, M. Cyrulnik a ainsi livré ce qui était pour lui la clé de cette activité. L'ancien président d'Emmaus France, pour sa part, a donné sa recette de l'innovation sociale, à laquelle il a converti Nicolas Sarkozy, dont il avoue ne pas partager les idées politiques. Pour lui, c'est d'abord de l'expérimentation et surtout pas de nouveaux textes de loi : « Nous avons dû limiter à dix-sept le nombre de départements qui vont expérimenter le revenu de solidarité active destiné à remplacer à terme le RMI », a-t-il dit. Alain Rousset a décidé d'ores et déjà d'appliquer une partie des dix commandements de Margaux élaborés pendant ces deux jours de colloque. Ainsi, la Région Aquitaine offrira le coût du premier brevet aux PME régionales. Mais, surtout, le président aquitain s'en est pris au système administratif français « qu'il faut dynamiter » avec ses méthodes jacobines. On savait que le droit à l'expérimentation avait été inscrit dans la Constitution en 2004, mais M. Rousset en était encore hier à le réclamer avec les congressistes. Lesquels, tout comme le président d'Oséo, estimaient que la région est l'échelon territorial parfaitement apte à financer et accompagner les innovateurs, ce qu'ils avaient formalisé dans leur deuxième commandement.

--- « Davos social ». Les congressistes ont aussi souhaité que l'on intègre « le triple résultat, économique, social et environnemental » de l'innovation dans les pratiques des collectivités et dans la passation des marchés publics. C'est pour cela qu'Alain Rousset, à qui on disait que Margaux avait vocation à devenir le « Davos de l'innovation », a rappelé que c'était surtout « avec un côté social en plus ». Dernière satisfaction : la fusion, annoncée par Hervé Novelli, d'Oséo avec l'agence de l'innovation industrielle AII (« Sud Ouest » de mercredi). Cette dernière, dotée de 2 milliards d'euros et créée il y a deux ans, ne servait qu'à financer des entreprises du CAC 40 qui n'avaient pas besoin des crédits de l'Etat, a remarqué Jean-Pierre Denis. Ses fonds seront ainsi redirigés vers les PME d'environ 200 salariés dont la France a bien besoin.

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66) LA VICTOIRE : Un musée consacré aux arts premiers

En déshérence depuis des décennies, la collection d'arts premiers de Bordeaux 2, riche de 6 000 objets, disposera bientôt d'un lieu d'exposition

Un musée consacré aux arts premiers : Julien Rousset

La collection du futur Musée ethnographique de Bordeaux (MEB) compte 6 000 objets, notamment beaucoup de textiles et de bijoux, liés à la vie quotidienne en Asie - PHOTO THIERRY DAVID - Le calendrier est fixé, le budget bouclé. Les travaux, prévus sur deux ans, commenceront le 5 novembre. 15 millions d'euros seront injectés dans la reconstruction de la partie arrière de la fac de socio et de psycho, à la Victoire (lire ci-dessous). Dix-neuf salles de cours et un nouvel amphi vont être aménagés, ainsi qu'un espace pour le futur Musée ethnographique de Bordeaux : des réserves en sous-sol, et, au rez-de-chaussée, trois salles d'exposition. Soit 1 100 m2 en tout pour le MEB. Voilà des dimensions assez modestes pour entreposer et montrer quelque 6 000 objets, dont de nombreux vêtements, témoignant de la vie quotidienne en Chine, en Inde ou Japon au XIXe siècle. Mais, pour les promoteurs du MEB, l'ouverture d'un lieu c'est déjà un pas de géant. Surtout au regard des faibles ressources dont disposent les facs françaises, pas vraiment en mesure de soigner ou présenter leurs collections. « Il s'agira, en France, du premier musée universitaire à proprement parler », précisent Jack Doron, directeur de la fac des sciences de l'Homme, et Sophie Dartoen, anthropologue. Elle sera la directrice du musée, et se réjouit de voir qu'enfin justice sera rendue à une collection condamnée depuis des décennies à la poussière, dans des caves ou dans des combles de Bordeaux 2, au mépris des normes de conservation.

--- Petit local, petit budget. Ce long sommeil date de l'entre-deux-guerres. Un embryon de musée, dit « des pathologies exotiques et des études coloniales », avait été fondé en 1894 par Albert Pitres, doyen de la faculté de médecine, place de la Victoire. Le fond était alimenté par les dons d'anciens élèves de Santé navale, en poste en Outre-Mer. Au début du XXe siècle, la fac négocie l'achat d'un petit trésor : les collections asiatiques que le musée du Trocadéro, à Paris, avait confiées à son voisin le musée des Arts d'Asie, alias le musée Guimet. Ces pièces, rapportées de missions scientifiques, intéressaient peu un musée tourné vers le sacré et les arts funéraires, et elles avaient échoué dans les caves de Guimet... Avant de retrouver la lumière à Bordeaux, à la Victoire, jusqu'en 1914-1918 : le musée est réquisitionné pour héberger des ministères. Il le sera à nouveau en 1940-1945. Ce patrimoine, venu d'ailleurs, s'en trouve relégué à la cave, tanière dont il n'est jusqu'ici ressorti que pour de rares expos. Cette collection, « de grande valeur », est aujourd'hui aussi invisible que méconnue. Seules quelques oeuvres dans les bureaux de la présidence l'évoquent, comme un beau dragon en céramique, arrivé du Vietnam pour chasser les mauvais esprits. Quand le MEB ouvrira, les Bordelais pourront la découvrir... au compte-gouttes. « Nous organiserons des expos temporaires. Les deux premières porteront sur l'anthropologie de la santé et la parole en Afrique », explique Sophie Dartoen. Elle juge plausible une ouverture dans deux ans. « Les locaux devraient être livrés fin 2008, mais le transfert et le conditionnement des collections, que nous avons désormais fini de répertorier, va demander du temps. ». Un spécialiste en conservation-restauration est en cours de recrutement pour orchestrer ce délicat transfert. Le MEB dispose, pour fonctionner, d'un budget réel mais limité : 40 000 euros par an, obtenus à la faveur du contrat quadriennal entre Bordeaux 2 et l'Etat. Un site est déjà dédié au musée : www.meb.u-bordeaux2.fr

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=====> La fac en chantier

L'entrée du MEB donnera sur la rue Leyteire - PHOTO THIERRY DAVID

15 millions. Le « MEB » sera aménagé dans le cadre de la reconstruction, qui commence le 5 novembre, de l'arrière de l'îlot de la Victoire, le long de la rue Leyteire. Outre le petit musée, un amphi, 19 salles et une salle de visioconférence sont prévus pour la fac. « Cela permettra d'affecter l'îlot Broca à d'autres enseignements » précise Jean-Georges Dutoit, qui supervise les travaux. Bordeaux 2 bénéficie d'un investissement important de l'Etat : 15 millions d'euros pour le chantier, dont 3 millions accordés par la Région. C'est l'agence Baggio-Piéchaud qui a dessiné ces nouveaux locaux.

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67) GIRONDE : Forage infructueux

Le forage maritime du groupe canadien Vermilion, près du Porge, n'a pas donné de résultats - Forage infructueux : Bernard Broustet

Forage de Vermilion. Pas d'heureuse surprise dans le golfe de Gascogne - PHOTO DR Le forage entrepris depuis la fin du mois d'août au large des côtes girondines par le groupe canadien Vermilion ne donnera vraisemblablement pas de résultats significatifs. La société vient en effet d'annoncer que l'objectif visé dans le cadre de cette opération s'était révélé dénué de toute présence d'hydrocarbure. Vermilion va cependant encore continuer à explorer jusqu'à la fin de la semaine un objectif secondaire. Mais, a priori, il y a peu de chances que l'opération en cours puisse déboucher sur une découverte importante.

--- Off shore. Le groupe Vermilion, basé à Calgary, sur la côte pacifique, et dont la filiale française est installée à Parentis, avait racheté par étapes au géant américain Exxonmobil (Esso) l'ensemble de ses actifs pétroliers français. Ceux-ci incluaient notamment, outre les gisements aquitains de Cazaux, de Parentis, et du bassin d'Arcachon, un vaste permis de recherche off shore, au large des côtes girondines et landaises. Après avoir effectué des travaux de sismique c'est-à-dire d'échographie du sous-sol, Vermilion avait décidé de lancer un forage d'exploration à quelque 2 500 mètres de profondeur, et sous une centaine de mètres d'eau. En se basant sur l'hypothèse la plus optimiste, on pouvait espérer des résultats de la sismique que Vermilion mette la main sur un des plus gros gisements de brut jamais découverts sur le territoire français, qui, il est vrai, ne saurait se comparer sur ce point à l'Arabie saoudite.

--- Cible « sèche ». La plate-forme Byford Dolphin, en provenance de la mer du Nord, a commencé à forer il y a près d'un mois à une quarantaine de kilomètres au large du Porge. Une centaine de personnes ont été impliquées dans cette opération pour laquelle une base arrière avait été aménagée sur l'avant-port du Verdon. Malheureusement, la principale cible visée s'est révélée « sèche », comme on dit dans le jargon pétrolier. On saura dans les heures qui viennent si Vermilion remporte un lot de consolation avec la deuxième cible. Le groupe canadien assure qu'en tout état de cause, l'opération lui aura permis de connaître le sous-sol de la zone. Les dieux de l'or noir n'ont pas été favorables à Vermilion. Mais, compte tenu des cours du brut et malgré les 30 millions investis dans l'opération, le groupe canadien, qui dispose également entre autres de gisements sur son sol natal et en Australie, devrait pouvoir surmonter cette déconvenue.

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68) CULTURE : L'Art Cru pas encore cuit

Hier à midi, le tribunal de grande instance de Bordeaux a prononcé la liquidation judiciaire de l'association Art Cru. Mais la mairie se mobilise

L'Art Cru pas encore cuit : Isabelle Castéra

Guy Lafargue hier, au tribunal de grande instance en attendant les conclusions sur la liquidation d'Art Cru - PHOTO PHILIPPE TARIS - Il n'a pas voulu entrer dans la salle d'audience du tribunal de grande instance. Recalé devant la porte. Hier matin, Guy Lafargue, psychologue clinicien, directeur de l'association Art Cru en redressement judiciaire, se justifiait : « Je suis l'élément passionnel dans ce débat, trop impliqué, trop à vif. Mon tempérament bouillonnant me contraint à me priver des conclusions du juge en direct. Mais je ne me fais aucune illusion ». Art Cru a vu le jour en 1984 du côté de la rue Chantecrit, sous l'impulsion de Guy Lafargue. Objectif de l'association : former des animateurs certifiés d'ateliers d'expression créatrice à visée thérapeutique. Où comment l'art vient au secours des anxieux, des psychotiques, des dépressifs chroniques, des schizophrènes. Comment exprimer la douleur psychique avec ses mains. Donc hier, les conclusions du tribunal furent sans surprise. Liquidation judiciaire. « Les chiffres ont parlé, commente Guillaume Harpillard, avocat d'Art Cru. Le juge a signifié qu'une éventuelle poursuite de l'activité provoquerait de nouvelles dettes, ingérables ». Guy Lafargue, casquette enfoncée sur ses boucles poivre et sel, n'a pas bronché. « On va rebondir. On a déjà prévu de rebondir marmonne-t-il. Notre association a une dimension nationale, en vingt-cinq ans, en France, nous avons formé plus de 1 500 personnes, nous allons tâcher de développer une fédération des animateurs d'ateliers d'expression créatives, selon la charte des ateliers de l'Art Cru. On décentralise. »

--- Quid du Muséum Art Cru ? Les ennuis financiers de l'association ont commencé lorsque les crédits dégagés par les institutions et établissements partenaires ont fondu comme neige au soleil. Du coup, la fréquentation a baissé tandis que la dette enflait. Une lente plongée jusqu'au dépôt de bilan. Guy Lafargue entouré de son équipe et des adhérents d'Art Cru a bataillé pendant de longs mois, menant tambour battant une campagne auprès des élus, du grand public, pour sauver l'association. Conformément à la loi, les locaux seront mis à la vente, en enchères publiques, dans les semaines à venir après la prononciation de la liquidation. « Moi, je suis disqualifié admet-il. Mis à la retraite, j'ai 65 ans. J'aurai préféré qu'une équipe prenne le relais, mais notre budget s'est écrasé au sol. » Reste un détail. Les locaux abritent un muséum avec près de 300 oeuvres réalisées par des stagiaires, des patients, des artistes et déposées là pour une exposition permanente. Des oeuvres d'urgence incroyablement puissantes, de l'art brut qui touche au coeur. Certaines appartiennent à leurs auteurs, mais la majeure partie sont la propriété de Guy Lafargue, ce dernier n'a pas envie qu'elles tombent dans les oubliettes.

--- Une expo en 2008. Début septembre, un expert a réalisé une évaluation de la collection exposée au muséum : « 200 000 euros, avance Guy Lafargue non sans fierté. Mais ça n'est pas à vendre ! » Il affirme en posséder chez lui bien d'autres. « Des centaines d'autres oeuvres que l'on m'a données ou que j'ai achetées, affirme-t-il. Voilà pourquoi, j'ai contacté la nouvelle directrice générale des affaires culturelles de Bordeaux, Brigitte Proucelle. Elle a tout vu et a été impressionnée. J'espère que la mairie ne me laissera pas tomber. »

Brigitte Proucelle s'est en effet intéressée à la collection de Guy Lafargue : « J'ai vu les oeuvres qu'il possède chez lui, reconnaît-elle. Je constate que nous sommes au croisement de plusieurs disciplines que sont la médecine, la psychologie et l'art. La partie artistique nous intéresse et nous envisageons de donner à voir ces oeuvres. Une exposition pourrait être organisée en 2008-2009, assez vite. En revanche, compte tenu du caractère très cru de ces travaux, nous réfléchissons à un accompagnement pédagogique. L'angle artistique ne pourra se suffire. » Les oeuvres, apparemment, seront donc sauvées des eaux. Quant aux locaux, il semblerait que le centre social Bordeaux-Nord ait posé les jalons pour les investir.

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69) UNIVERSITE de BORDEAUX : Première rentrée unifiée pour les présidents

Il faudra aussi appliquer cette année les premières mesures de la loi sur l'autonomie - Première rentrée unifiée pour les présidents : Priska Ducoeurjoly

La rentrée solennelle, occasion pour les présidents d'énoncer projets et nouveautés - PHOTO THIERRY - La rentrée universitaire bordelaise 2007, dont l'audience solennelle s'est déroulée hier après-midi sur le campus de Talence, est différente des autres sur deux points cette année. Tout d'abord, les quatre universités bordelaises, rejointes par de nombreuses écoles, sont maintenant regroupées sous les auspices favorable du PRES (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur). Il aura fallu des années de concertation pour y arriver. Cet outil de mutualisation des moyens, qui permet de financer des projets en commun, s'est enfin doté d'un conseil d'administration avec une présidence tournante, de locaux, mais également de cinq postes et d'une enveloppe ministérielle de deux millions d'euros pour les fonds d'amorçage. Pour l'instant, il ne s'agit pas d'une fusion. Mais cette possibilité n'est pas exclue dans le long terme : plus les années vont passer, plus le PRES sera amené à poser des règles communes. Cela va être bientôt le cas pour les critères de recrutement des enseignants-chercheurs. « Ils diffèrent d'une université à l'autre, il est logique de vouloir les unifier », commente Bernard Bégaud, le président du Pres et de Bordeaux II. Sujet souvent épineux, objet de querelles de chapelle, le recrutement dans les écoles doctorales pourrait aussi, dans les années qui viennent, se décider au niveau du Pres. Autre nouveauté dans cette rentrée universitaire : la loi d'autonomie des universités dont un premier volet doit être appliqué d'ici le printemps 2008. Les présidents voient leurs pouvoirs renforcés. Rapidement, ils seront amenés à revoir la composition du conseil d'administration, qui sera resserrée, tout en incluant des personnalités extérieures. Bordeaux III devrait mettre en place la mesure dès novembre, tandis que les autres établissements se donnent plus de temps et prévoient des élections au printemps. « Pour le volet qui touche aux compétences élargies des universités, le réflexion se fera naturellement au sein du PRES ».

http://www.sudouest.com/290907/reg_gironde.asp?Article=290907a91920.xml

 

70) Université de LA ROCHELLE (17) : « Une carte à jouer », Interview de Michel POUYLLAU, Président de l’Université

Michel Pouyllau, président de l'université, fait le point sur la réforme qu'il devra mettre en place cette année. Une loi sur l'autonomie des universités

« Une carte à jouer » : Gauvain Peleau-Barreyre

L'année universitaire s'annonce chargée. Et pas seulement pour les étudiants. À La Rochelle comme dans les quatre-vingt-trois facultés françaises publiques, la loi sur l'autonomie des universités va bouleverser le paysage estudiantin. Le renforcement des pouvoirs du président, un conseil d'administration resserré et la possibilité de créer de nouvelles unités de recherche devraient dynamiser l'enseignement. Mais l'autonomie financière fait craindre aussi la hausse des droits d'inscription et une mise en concurrence pour attirer enseignants, chercheurs et étudiants. Comment La Rochelle, avec 6 500 inscrits, pourra-t-elle tirer son épingle du jeu ? Le président Michel Pouyllau fait le point sur la réforme en cours.

--- Sud-Ouest. Vous avez jusqu'au 11 août 2008 pour vous mettre en conformité avec la loi sur l'autonomie, qu'est-ce que cela va changer ?

-- Michel Pouyllau. Il faut reconnaître qu'il y avait une attente d'une réforme du système. L'autonomie permettra de responsabiliser le personnel de l'université en général. Une petite structure comme la nôtre peut réagir très vite à la prise de ces nouvelles compétences. L'élection du prochain conseil d'administration et du futur président devra être mise en place vers le mois de mars. Un conseil dans lequel la représentation des étudiants est réduite?

Le nombre d'étudiants baisse sensiblement en passant de huit à trois. Mais il vaut mieux trois élus efficaces que huit perdus entre les études et les stages.

--- La réforme renforce les pouvoirs du président qui peut recruter plus facilement des enseignants, mais La Rochelle est-elle attractive ?

-- Il faut être réaliste, nous ne serons jamais Harvard ! Mais nous avons une certaine carte à jouer pour nous dynamiser. Je pense que nous pourrons mieux attirer que dans les grandes universités. Nous devons miser sur une structure à taille humaine, sur la qualité de la recherche et sur le cadre de vie. Celle de Pau met en avant sa position transfrontalière pour faire venir du monde.

L'autonomie financière fait craindre une hausse des droits d'inscription.

Il faudra augmenter un jour les frais d'inscription. Mais ils ne représentent pas un apport majeur dans le budget d'une université. Nous recevons du ministère une dotation globale de fonctionnement de 3,5 millions d'euros par an. Les collectivités locales et les contrats de recherche avec le public et le privé donnent également des subventions.

--- Ne doit-on pas craindre une régionalisation de l'enseignement qui favoriserait certaines filières au détriment d'autres ?

-- Le risque est de devenir une université régionale et régionaliste. Mais objectivement on ne peut pas se refuser à travailler sur des problématiques qui nous sont propres comme nos travaux d'études sur les eaux des pertuis charentais. Nos objets de recherches sont pluriels.

--- Cela peut-il introduire une concurrence entre les universités françaises ?

-- Le mot de concurrence fait peur mais on ne va pas faire la politique de l'autruche et attendre que tout s'effondre autour de nous. Pour les doctorants, nous travaillons déjà en réseau avec les universités de Poitiers, Limoges, Tours et Orléans.

--- Quelles sont les nouveautés pour cette rentrée 2007 ?

-- Il n'y a pas cette année de création de nouvelles filières. Nous allons continuer notre travail de développement du système licence-master-doctorat. En revanche, la recherche est réorganisée. Nous avons mené une étude d'un an et nous sommes parvenus à une recomposition des laboratoires autour de quatre axes : environnement et développement durable, Images et calcul ainsi qu'études juridiques en partenariat avec l'université de Poitiers et histoire avec celle de Nantes. http://www.sudouest.com/290907/sagas.asp?Article=240907aP893530.xml

======> Une maison pour l'insertion dans le monde du travail

L'université de La Rochelle a choisi de placer la rentrée 2007 sous le signe de l'orientation, de l'aide à la réussite et à l'insertion professionnelle. La Maison de la réussite et de l'insertion professionnelle est un lieu qui regroupe tous les services de ressources documentaires et de conseils pour entrer dans la vie active. Les étudiants pourront se rendre dans un espace qui fait le lien entre le monde universitaire et le monde professionnel. Deux cadres spécialisés seront employés à temps plein pour répondre aux sollicitations. L'établissement n'a d'ailleurs pas attendu les termes de la nouvelle loi qui leur fait obligation de se doter d'un bureau d'insertion pour monter cette maison. « Nous avons anticipé la réforme, souligne Anne Aubert, directrice de la Maison de la réussite. Depuis plusieurs années, les professeurs sont à l'origine de nombreuses initiatives autour de l'accueil et de l'orientation. La maison est un lieu unique, qui donne une identité à nos actions. »

 

71) CAMPUS (33) : Le privé en question

Sup de Cours, Collège Osthéopathie Sutherland : ces écoles privées de Bordeaux ont vu leur rentrée annulée au dernier moment. Mais il ne faut pas généraliser. Comment mesurer les risques ? - Le privé en question : Arnauld Bernard

Le collège ostéopathie Sutherland n'est toujours pas assuré d'obtenir l'agrément pour l'année universitaire qui commence - PHOTO SUD OUEST - Un vent de colère et d'incompréhension souffle depuis quelques jours sur Internet et sur les forums étudiants. Depuis que Sup de Cours, une prépa privé, a déposé son bilan quelques jours avant la rentrée et n'a pas remboursé les frais d'inscription, les écoles privées sont montrées du doigt. Pourtant, chaque année, leur nombre augmente. Depuis septembre, 14 % des étudiants ont choisi de s'inscrire dans l'une d'elles. Les écoles d'ingénieurs et les écoles de commerces, comme l'école de management dépendant de la CCI de Bordeaux sont les plus prisées, mais il en existe en paramédical, en graphisme, en journalisme, et elles se multiplient dans tous les secteurs.

--- Le financement public, gage de sécurité. Vincent Madec, représentant du personnel à l'école Sup de Cours, commente cette situation : « Le développement des écoles privées en France est de toute façon programmé depuis une dizaine d'années. On se tourne vers un système à l'américaine, où la majorité des étudiants effectuent un prêt auprès d'une banque pour financer leurs études. »

Au coeur de la tourmente depuis que l'école qui l'employait est en liquidation, il met en garde les étudiants : « Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'une école privée fonctionne comme une entreprise et que l'équipe pédagogique, ce n'est pas la direction. En cas de problème, les étudiants ont affaire au gestionnaire, avec lequel ils ont passé un contrat de type privé. Dans le cas de Sup de Cours, nous avons été victimes de l'ambition de cette direction. Paris et Bordeaux fonctionnaient bien. Il y avait d'excellents résultats aux examens et aux concours, mais la multiplication des antennes déficitaires en province a coulé la boîte financièrement. » Cette situation est rare et laisse les étudiants complètement démunis de recours. Certaines écoles présentent cependant des garanties. Une première distinction s'opère entre les écoles privées sous contrat et les écoles privées hors contrat. Pour les premières, qu'on appelle aussi les écoles semi-publiques, l'Etat participe à leur financement. Les enseignants sont payés par l'Education nationale et le risque de voir l'établissement fermer sans préavis est nul. Le Rectorat y exerce un contrôle proche de celui des établissements publics. Les écoles hors contrats ont quant à elles un financement exclusivement privé et le coût de l'inscription est en conséquence. Cette distinction est sans aucun rapport avec la qualité des enseignements. Certaines écoles hors contrat, notamment des prépas, ont de meilleurs résultats que les écoles publiques ou semi-publiques. Il faut par contre être vigilant sur la gestion de l'établissement, rencontrer la direction, ne pas payer comptant, savoir quels sont les contrats passés avec les enseignants... De beaux batiments bien équipés ne doivent pas être considérés comme une garantie.

--- L'agrément valide le contenu pédagogique. Une seconde distinction s'opère selon qu'un établissement possède ou non un agrément. Avoir l'agrément signifie que le Rectorat exerce alors un contrôle sur les enseignements, le calendrier, le matériel... et valide le contenu pédagogique de l'établissement.

Le Collège d'ostéopathie Sutherland n'a pas, pour l'instant, obtenu son agrément. Une question qui met en cause l'existence même de l'établissement puisque, sans école agréée, impossible d'exercer cette profession. Lorsqu'il existe une école publique équivalente, les élèves d'une école non agréée peuvent présenter les même examens, mais en candidature libre. Pour les élèves de l'école d'ostéopathie, qui risquent de se retrouver sans formation, il est désormais trop tard pour s'inscrire ailleurs. A ce jour, la décision de la commission se fait toujours attendre. http://www.sudouest.com/290907/sagas.asp?Article=260907a29329.xml

 

72) SNCF : Grogne contre des suppressions de poste

La réunion plénière tourne à l'occupation : Arnauld Bernard

Une trentaine de délégués syndicaux ont occupé le bureau de la direction régionale de la SNCF, pendant quelques heures - PHOTO A. B.

Hier, à la direction régionale de la SNCF, une délégation syndicale réunissant la CGT, la CFDT, FO, Sud Rail et la CFTC a occupé, pendant quelques heures, le bureau du directeur régional de l'activité voyageurs. Initialement, la réunion devait permettre d'ouvrir un dialogue concernant des mesures de réduction d'effectifs, mais face à l'avalanche de mauvaises nouvelles et l'absence de compromis, la colère est montée en flèche. La suppression de deux postes aux guichets des gares de Marmande et Agen a mis le feu aux poudres.

« Alors que les ventes de billets aux guichets sont, selon les chiffres de la direction, en augmentation dans ces deux gares, on supprime deux emplois ! C'est scandaleux ! » s'exclame un délégué syndical. « En ce moment, toutes les décisions passent en force, alors nous, maintenant, on veut rencontrer le directeur régional ! »

--- Trois heures. Bien décidés à ne pas bouger sans avoir obtenu un rendez-vous, les représentants du personnel voulaient exprimer leur ras-le-bol, entre la loi sur le service minimum, la diminution des postes dans le fret et la pression manageriale. « En faisant un maximum de publicité sur la possibilité de commander des billets de train sur Internet, la SNCF fait un choix. Nous voulons remettre en cause cette politique commerciale de l'entreprise. Il serait aussi intéressant de demander aux usagers ce qu'ils en pensent. Nous effectuons une mission de service public auprès d'eux et il est clair que si on supprime des postes, les files d'attente vont s'allonger... »  Face à eux, les représentants de la direction ont avancé l'explosion des commandes sur Internet, l'adaptation des forces de vente... Après presque trois heures de négociation, un nouveau rendez-vous a été pris pour mardi prochain.

http://www.sudouest.com/280907/reg_gironde.asp?Article=280907a92514.xml

======> Reprise du travail chez Guigard

Rue Achard. A l'issue d'une journée de négociations avec un représentant de la direction du groupe -basé à Saint-Priest-, les salariés grévistes de l'agence de Bordeaux de Guigard et associés ont décidé mercredi soir de reprendre le travail. Lancé lundi à l'appel de la CFDT, le mouvement portait sur l'avenir du site bordelais de cette entreprise de transport et de logistique. Avec 38 agences et une flotte de 560 véhicules, Guigard et associés emploie 700 personnes en France. A Bordeaux-Bacalan, les effectifs sont passés de 23 à 16 à la suite de licenciements. « Nous demandons des garanties sur l'avenir », dit Jérôme Roncato, délégué syndical CFDT. D'autres revendications concernent aussi le management local. A défaut de garanties sur l'évolution économique de l'entreprise, la CFDT a, semble-t-il, obtenu des « promesses d'amélioration » dans le dialogue social au niveau de l'agence de Bordeaux.

http://www.sudouest.com/280907/reg_gironde.asp?ArticleRet=280907a92514.xml&Article=280907a56515.xml

 

73) AQUITAINE : Un train d'avance sur le Grenelle

Alain Rousset rappelle la priorité donnée au fer. Et espère que l'Etat soutiendra mieux ses projets

Un train d'avance sur le Grenelle : Pierre Tillinac

Alain Rousset. « Définir les grandes lignes d'une politique à l'horizon 2025 »

PHOTO GUILLAUME BONNAUD - PHOTO DR - Alain Rousset prend les devants. A la veille de la clôture de la première étape du Grenelle de l'environnement, le président du Conseil régional d'Aquitaine a tenu à rappeler hier que la Région avait, d'une certaine façon, un peu anticipé sur les conclusions de ce vaste chantier. La réflexion sur un schéma régional des infrastructures, des transports et de l'intermodalité (Srit), lancée au mois de juillet dernier, s'inscrit en partie dans cette logique. Son objectif est en effet de définir les grandes lignes d'une politique de développement d'une mobilité durable à l'horizon 2025 en prenant en compte l'ensemble des transports, personnes et marchandises. L'autre point fort de ce rapprochement est la priorité que la région a clairement voulu donner au fer, et Alain Rousset espère aujourd'hui que l'Etat saura encourager ses efforts.

--- Pau-Canfranc. « J'en ai assez que l'Etat bloque le dossier de la ligne Pau-Canfranc », rappelle le président de la Région (lire également ci-contre). « Avec le système actuel, on se tire une balle dans le pied. Un jour, s'il y a un accident grave, on interdira la circulation et nous n'aurons pas de solution de rechange. » Pour Alain Rousset, la réouverture de la ligne est d'autant plus une nécessité qu'elle ne concerne pas uniquement la liaison Pau-Canfranc mais qu'elle permet d'assurer le transport des voyageurs et des marchandises sur l'axe Bordeaux-Saragosse. Autre dossier pour lequel Alain Rousset attend des retombées positives du Grenelle de l'environnement : la régénération des lignes d'intérêt régional. La Région, qui est prête à investir plus de 45 millions d'euros d'ici à 2013, espère que la nécessité de voir l'Etat régénérer ces lignes fera partie des recommandations qui seront retenues à la fin des travaux.

--- Les autres grands dossiers. Cela dit, ce Grenelle ne va pas accoucher que de solutions. Il risque aussi de faire naître de nouveaux problèmes. « Si l'on décide de mettre en place un moratoire pour les routes et les autoroutes, que va-t-il se passer pour le grand contournement de Bordeaux ? » demande Alain Rousset. « On peut geler les chantiers, mais le problème de la circulation automobile demeure. Comment va-t-on le régler ? » En attendant, les autres grands dossiers continuent d'avancer. Autoroute ferroviaire atlantique : un itinéraire alternatif validé par RFF va permettre d'assurer des premières liaisons dès la mi-2009, avec un objectif de départ de 600 camions par jour (2 000 à terme).

--- Ligne à grande vitesse : l'Aquitaine est la seule région à avoir bouclé le financement, et Alain Rousset attend maintenant que les collectivités de Midi-Pyrénées se dépêchent de prendre une décision allant dans le même sens. Rappelant que le Sud-Ouest se trouve en concurrence avec d'autres régions, Alain Rousset a souligné que la grande manifestation organisée ce weed-end à Paris pouvait avoir un véritable impact national dans la mesure où elle est le symbole de la vitalité d'un territoire. Le président de la Région en a profité pour glisser avoir un moment envisagé de susciter un grand rassemblement de ce type autour de l'Aquitaine avant d'y renoncer.

« Que va-t-il se passer pour le grand contournement de Bordeaux ? »

http://www.sudouest.com/250907/france.asp?Article=250907a27236.xml

 

74) PAU-CANFRANC : Aquitaine et Aragon s'impatientent

Alain Rousset et Marcelino Iglesias interpellent leurs gouvernements

Aquitaine et Aragon s'impatientent

Bilbao. Alain Rousset et Marcelino Iglesias - PHOTO DR

Les présidents aquitain et aragonais ont profité du 25e Conseil de la Commmunauté de travail des Pyrénées (CTP) pour remettre la réouverture de la ligne ferroviaire internationale Pau-Canfranc-Saragosse (entre Béarn et Haut Aragon) à l'ordre du jour. Alain Rousset et Marcelino Iglesias ont écrit à la ministre espagnole Magdalena Alvarez (Travaux publics) et à Louis Borloo (Ecologie, Développement et Aménagement durables) afin qu'ils saississent ce projet à bras le corps. Ils souhaitent la réunion urgente d'un groupe de travail intergouvernemental regroupant les deux ministères et les services régionaux concernés. Groupe duquel découlerait la constitution d'une commission spécifique pour la réouverture de la ligne abandonnée depuis trente ans.

--- La première urgence. Les deux présidents s'impatientent. La mise en place d'une coordination bilatérale entre les deux Etats leur apparaît indispensable afin « d'assurer la cohérence des travaux dans un scénario « opérationnel qui ne devrait pas dépasser 2012 ». Pourquoi cette échéance ? Tout simplement pour disposer de financements européens sur la partie transfrontalière de la ligne.

Côté français, toutefois, le projet est loin de faire l'unanimité. Ainsi, le département des Pyrénées-Atlantiques, premier concerné, n'y est pas favorable.

« Je me bats depuis neuf ans pour que l'ensemble des partenaires français Etat, Région, SNCF et Réseau ferré de France agissent conjointement, mais en vain, s'exclamait Alain Rousset à son retour de Bilbao. La première urgence, c'est de lancer les travaux ! » Le président aquitain espère bien prendre les devants et inscrire au budget 2008 de la région les crédits devant permettre de réaliser la section Oloron-Bedous. Côté espagnol, un investissement de 86,8 millions d'euros est en cours de réalisation.

--- Des moyens. La traversée du massif est l'un des soucis majeurs de la Communauté de travail des Pyrénées, qui pense enfin pouvoir disposer de moyens pour avancer dans ce sens. Dotée d'une structure juridique propre depuis 2005, devenue consortium (siège fixé à Jaca, en Aragon), elle a été désignée autorité de gestion (2007-2013) du programme Feder Coopération territoriale Espagne-France-Andorre. Ce qui l'amènera à gérer directement une enveloppe européenne de 164 millions d'euros. Seront parties prenantes : Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Euskadi, Navarre, Aragon, Catalogne et... Andorre, Etat à part entière, non membre de l'UE mais adhérent de la CTP depuis vingt-cinq ans.

A Bilbao, le président basque Juan José Ibarretxe, qui a dirigé la CTP de 2005 à 2007, a passé le relais à Georges Frêche (Languedoc-Roussillon). Dans une déclaration diffusée vendredi, les huit exigent d'être « l'interlocuteur principal » de la France, de l'Espagne et de l'UE pour les questions qui les concernent. http://www.sudouest.com/250907/france.asp?Article=250907a39020.xml

 

75) FONDS EUROPÉENS : Bruxelles ne jure que par l'innovation

Le programme régional prévoit de soutenir les entreprises les plus innovantes

Bruxelles ne jure que par l'innovation : Lionel Niedzwiecki

Recherche, innovation, environnement : les trois mots-clefs ouvrant la porte des futurs programmes européens en Aquitaine. Et désormais, le passage obligé de tous ceux, qui souhaitent obtenir des crédits pour financer leurs projets.

Hier après-midi, les services de l'État et du Conseil régional ont présenté à Mont-de-Marsan les grandes lignes du programme 2007-2013 négocié avec la Commission européenne. 392 millions d'euros pour le programme régional FEDER (Fonds de développement) et 188 millions d'euros pour le volet régional du FSE (fonds social). Auxquels s'ajoutent 136 millions d'euros au titre du développement rural.

--- Fin du zonage. Si la mise en avant de la compétitivité par l'innovation et la promotion du développement durable ne sont pas des objectifs nouveaux, les règles du jeu fixées par Bruxelles ont, elles, évolué. Les principaux changements concernent la suppression du zonage, la concentration thématique et l'évaluation environnementale des programmes. « Nous passons d'une stratégie de rattrapage à une stratégie de compétitivité » a souligné Luc Varenne, chargé de mission à la préfecture de région. En matière de développement, l'Union européenne et ses partenaires veulent « faire de l'innovation le moteur de la compétitivité. » Une politique, qui prévoit notamment de soutenir les entreprises engagées dans des projets d'investissement. Encore faudra-t-il s'entendre sur le caractère innovant des dossiers. Des commissions techniques seront chargées de l'évaluation. Au besoin, des experts extérieurs seront appelés en renfort. Enfin, des contrôles seront effectués par Bruxelles. Un vrai casse-tête. Au-delà des déclarations d'intentions, les mécanismes d'attribution des aides paraissent toujours aussi complexes et les voies de l'éligibilité aussi impénétrables. D'ailleurs, le comité de programmation prévoit des mesures de publicité renforcées. À la fois en direction du grand public et des porteurs de projet. Communication : un autre mot-clef des programmes européens en Aquitaine. http://www.sudouest.com/250907/economie.asp?Article=250907aP901341.xml

 

76) AERONAUTIQUE : « Le Soukhoï : un avion un peu girondin »

Thales et Safran sont associés au programme du nouvel avion civil russe

Le Soukhoï : un avion un peu girondin

Le Soukhoï. Dernier-né de l'aviation civile russe - PHOTO AP

L'avion régional superjet 100 de Soukhoï est sorti hier de l'usine d'assemblage de Komsomolsk-sur-Amour, dans l'Extrême-Orient russe. Le superjet, dont les deux réacteurs sont placés sous les ailes, est présenté en deux versions qui pourront transporter respectivement 98 et 78 passagers sur des distances de 3 200 à 4 620 kilomètres suivant les versions. Son prix catalogue est de l'ordre de 28 millions de dollars (20 millions d'euros, soit 25 % moins cher que son concurrent direct, le nouvel Embraer 190). Pour concurrencer ses rivaux brésilien et canadien sur le marché mondial, le constructeur russe s'est doté de partenaires réputés. Le motoriste aéronautique français Snecma (groupe Safran) et le russe NPO Saturn ont créé une société commune, Powerjet, en 2004, pour mettre au point les réacteurs de l'appareil, baptisés Sam146. Snecma fabrique en France la partie haute pression des moteurs dans son usine de Melun-Villaroche (région parisienne) et Saturn la partie basse pression à Rybinsk, près de Moscou, où les moteurs sont ensuite assemblés.

--- Une première pour Snecma. Les filiales d'équipements aéronautiques de Safran sont également très présentes sur l'appareil, notamment pour le train d'atterrissage (Messier-Dowty), les nacelles et inverseurs de poussée (Aircelle) et d'autres équipements fabriqués par Hispano-Suiza ou Sagem défense sécurité. La société girondine Snecma Propulsion solide, filiale de Safran, a quant à elle développé pour cet appareil une tuyère à flux mélangé fabriquée en matériau composite. C'est la première fois que des matériaux de ce type plus légers que le métal sont utilisés pour ce genre de pièces. Et c'est la première fois que l'entreprise girondine, essentiellement spécialisée jusqu'ici dans les missiles et le spatial, fabrique une pièce de série pour un moteur d'avion civil.

--- Avionique signée Thales. Le groupe français d'électronique professionnelle Thales a signé en 2005 un contrat de 120 millions de dollars pour mettre au point toute l'avionique de la cabine de pilotage. Dans une large mesure, le développement de cet équipement a été réalisé au sein de l'établissement girondin de Thales, situé au Haillan comme d'ailleurs celui de Snecma Propulsion solide. Thales Avionics, qui équipe jusqu'ici tous les cockpits d'Airbus, a développé pour le superjet des solutions qu'elle proposera à Airbus dans le cadre de l'appel d'offres en cours sur l'A350. Le superjet n'a été commandé jusqu'ici qu'à quelques dizaines d'exemplaires, pour l'essentiel par des compagnies implantées dans l'ex-URSS. http://www.sudouest.com/270907/economie.asp?Article=270907a35552.xml

 

77) Le moratoire judiciaire sur les présumés faucheurs d’OGM ne semble pas s'appliquer a tous !

Le 1er octobre, l'association Greenpeace France, représentée par sa présidente Katia Kanas, doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Marmande pour répondre du délit de complicité de dégradation grave de biens commis en réunion, en l'occurrence une action de destruction de maïs transgénique dans un champ appartenant à Claude Menara. L'infraction est prévue est réprimée par les articles 322-3 et 322-15 du code pénal. La peine encourue par Greenpeace est de 375 000 Euros et le tribunal peut également, à titre de peine accessoire, interdire purement et simplement à Greenpeace de continuer à exercer son activité. Les faits dont il s'agit remontent au 27 juillet 2007: des militants de Greenpeace avaient couché" des épis de maïs transgéniques dans le champ de M. Menara pour former une croix visible depuis le ciel. Cette croix avait d'ailleurs été photographiée par le photographe Yann Arthus Bertrand. L'audience aura lieu le 1er octobre à 13H30 au tribunal correctionnel de Marmande, 1 place des droits de l'Homme, 47207 Marmande. Nous appelons tous les militants opposés aux disséminations d'OGM en plein champ à venir soutenir Katia et s'insurger contre la poursuite des actions judiciaires contre les opposants aux OGM alors même que ceux-ci sont en négociation dans le cadre du Grenelle. Un communiqué de presse sera mis sur le site de Greenpeace dans les heures qui viennent.

NOTE : nous ne pouvons exclure que d'ici lundi le procureur demande un report du procès, auquel cas nous vous le ferions savoir immédiatement. Arnaud Apoteker Greenpeace France -- François GOLPE Greenpeace Groupe local de Bordeaux

06 28 09 77 39 - De : <Francois.GOLPE@neufcegetel.fr>

 

78) Pau : La justice relaxe 2 agriculteurs présumés faucheurs d’OGM

Villeneuve, le 27 septembre 2007, Communiqué de presse

Pau : La justice relaxe 2 agriculteurs présumés faucheurs d’OGM

Le 21 novembre 2006, Le Tribunal de Dax condamnait deux militants de la Confédération Paysanne à 3 et 6 mois de prison avec sursis, plus 3 000 € d’amende pour détérioration d’un essai de maïs transgénique à Magescq. Cela sur simple présomption, aucune preuve de leur culpabilité n’a été démontrée. La Confédération Paysanne d’Aquitaine rappelle que les faits reprochés aux Faucheurs de Dax portaient sur une parcelle dont le Conseil d’Etat avait annulé l’autorisation. La présence des 2 paysans à une réunion dans les environs a suffi au tribunal pour justifier leur condamnation. L’entreprise Monsanto, partie civile dans ce procès, a été déboutée de sa demande de dommages et intérêts. En appel de jugement à Pau, le tribunal a conclu par la relaxe des deux agriculteurs. La Confédération Paysanne d’Aquitaine se réjouit de cette décision. Mais cela ne doit pas pour autant masquer une politique gouvernementale qui cesse de criminaliser les opposants aux OGM. Dernier exemple : le procès de Greenpeace à Marmande le 1er octobre (13H30), poursuivi pour avoir rompu le mur du silence OGM sur une parcelle de Grézet-Cavagnan, en 2006. La Confédération Paysanne d’Aquitaine  appelle à soutenir tous les opposants OGM poursuivis et à surveiller un Grenelle de l’Environnement démarré comme une opération de communication. Contacts : Christian Crouzet, Secrétaire régional : 06 20 09 96 86 - Jean Pierre Leroy, Commission OGM : 06 82 44 49 10 - De : <conf.paysanne33@wanadoo.fr>

 

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79) Elus communistes et républicains au Parlement : « Élever le ton de la riposte »

Réunis au Sénat, les élus communistes et républicains ont affiché leur opposition résolue aux projets de la droite et leur volonté de faire entendre les citoyens. « Il faut élever le ton de la riposte, ne pas céder, face à Nicolas Sarkozy, à la fascination du serpent. » Le ton est donné. Alain Bocquet a fait savoir, hier, que les parlementaires communistes et républicains sont en ordre de bataille. À l’occasion de la journée parlementaire commune aux groupes de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Parlement européen, le porte-parole des députés de cette sensibilité a souligné l’unité de point de vue au sein des groupes communistes et partenaires pour enclencher la riposte à Sarkozy. Les parlementaires communistes et républicains seront « dans la rue samedi prochain pour refuser les franchises médicales, et feront entendre la voix des citoyens dans l’Hémicycle », a déclaré Alain Bocquet. Le sénateur du Rhône, Guy Fischer, a introduit la séance - à laquelle participait Marie-George Buffet - sur le budget de la Sécu, dont « la mesure emblématique est la création des franchises ». « C’est une rupture avec les principes fondateurs de la Sécurité sociale, on va clairement vers la privatisation du système », a dénoncé Guy Fischer. Pour l’élu, le problème d’un nouveau financement est posé, « on fait payer les malades tandis que le MEDEF est exonéré ». Une logique que l’on retrouve dans le budget de l’État pour 2008, avec de « nouveaux mauvais coups » comme le « paquet fiscal de 14 milliards d’euros », tandis que « la dramatisation est organisée » sur le thème de « la France en faillite », a exposé le président de Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée, Jean-Claude Sandrier (voir l’Humanité d’hier). Les propositions des communistes « poursuivront l’objectif de desserrer les contraintes de la BCE et des marchés financiers sacralisés par le nouveau traité simplifié », en « mettant l’accent sur l’accès au crédit des PME, le pouvoir d’achat, la pénalisation de la spéculation financière ». « Le budget fera mal aux collectivités ouvrières qui ont peu de moyens, avec la non-compensation par l’État de produits comme la taxe professionnelle », dénonce de son côté la sénatrice d’Indre-et-Loire, Marie-France Beaufils. Pour Roland Muzeau, député des Hauts-de-Seine, « la rentrée est placée sous le signe du coup de force permanent ». « Depuis son élection, Nicolas Sarkozy et son gouvernement posent les jalons de la politique néoconservatrice qu’ils maquillent du vocable de "rupture" ». Pour lui, le sort fait aux régimes spéciaux présage d’une régression sociale pour tous. « Les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy sont là pour nous rappeler que les 45 annuités préconisées par le MEDEF sont en bonne voie. C’est sous cet angle qu’il nous faudra envisager le débat, en rappelant notre exigence du retour à la situation antérieure à 1993 » et « d’un vaste débat public sur les modalités et finalités d’une réforme de notre système de retraites ». Quant aux trois conférences sociales organisées par le gouvernement, « il n’y a rien de positif à attendre de ces discussions », la droite souhaitant y imposer ses projets sur le Code du travail. Le Sénat s’attelle d’ailleurs déjà à sa refonte, rappelle la sénatrice de l’Isère, Annie David, qui s’oppose à la recodification décidé hors de tout contrôle par ordonnances. « Subrepticement, on s’attaque au congé maternité », dénonce-t-elle. Au chapitre des institutions, la présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, a décrypté l’objectif assigné au comité Balladur d’une « constitutionnalisation d’un régime hyperprésidentialiste. On aurait un président libre de s’adresser au Parlement comme au peuple, irresponsable, mais doté du droit de dissolution et d’immenses pouvoirs. C’est donc bien une "monarchie présidentielle" qui est en route », a fustigé la sénatrice de Paris, rappelant que les communistes s’y sont opposés « dès la Constitution de 1958 ». Le député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, a lancé l’idée d’« un appel pour populariser notre projet d’une VIe République ». Celui-ci sera relayé par l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), qu’il préside. L’ANECR organise aussi un forum ouvert à « toutes les forces vives » sur l’environnement, à la mi-novembre, a annoncé la sénatrice de Meurthe-et-Moselle, Évelyne Didier, qui attend de juger sur pièces ce qui sortira du Grenelle de l’environnement. « Sur le constat et les objectifs, il y a consensus, mais c’est sur les moyens que nous divergeons avec le gouvernement. Il aura à coeur de renvoyer les solutions aux initiatives privées, voire aux collectivités, à l’instar de la casse du fret public de la SNCF, contradictoire à l’objectif affiché. » Sébastien Crépel http://www.humanite.fr/2007-09-27_Politique_-Elever-le-ton-de-la-riposte

 

80) Marie-George Buffet repousse l'idée de créer un nouveau parti

LE MONDE - 13.09.07 -Alors que s'ouvre la fête de l'Humanité qui doit se tenir du 14 au 16 septembre à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), la guerre larvée entre courants a commencé au sein du PCF. Et singulièrement au sein de sa direction qui se réunit en conseil national jeudi. Après des semaines de silence où elle avait juste indiqué qu'elle souhaitait "un inventaire général" lors du congrès extraordinaire convoqué en décembre, Marie-George Buffet a fait comprendre à ses lieutenants qu'elle ne voulait pas entendre parler de création d'un nouveau parti. Lundi, alors qu'elle parcourait le parc de la Courneuve, la numéro un du PCF a dénoncé ces "amis et camarades" qui veulent "faire table rase du passé". Quelques heures plus tard, lors d'un comité exécutif, elle réitérait son avertissement. Elle faisait ainsi référence à une interview le 7 septembre dans l'Humanité, de l'ancien ministre Jean-Claude Gayssot qui appelait à "construire une formation où se retrouveront toutes celles et tous ceux qui refusent que le monde soit une simple marchandise" et demandait que le congrès extraordinaire de décembre 2008 annonce la "volonté" du PCF de créer cette force nouvelle "avec d'autres". Elle visait aussi d'autres personnalités, plus proches d'elle, séduits par cette option. Comme Patrice Cohen-Seat, son conseiller politique, qui vient de publier un livre (Le Monde du 13 septembre) défendant l'idée d'une nouvelle force politique dépassant le seul PCF. La secrétaire nationale, qui semblait jusqu'alors hésitante sur les leçons à tirer de sa débâcle électorale, a visiblement décidé de jouer la sauvegarde de l'unité du parti. En défendant d'abord "la visée communiste", elle affiche sa priorité pour le congrès à venir.

--- "NE PAS CONTINUER COMME AVANT"

Mais sans autre ligne que la défense de l'identité du PCF, elle semble mal à l'aise. Mme Buffet ne prendra ainsi pas la parole lors du meeting de clôture de la fête de l'Humanité. C'est par d'autres qu'elle fait passer son message. Patrice Bessac, un de ses porte-parole, a ainsi publié dans Marianne du 8 septembre, une tribune où il met en garde contre le "risque" d'un nouveau parti "lancé comme une marque de lessive" et réclame "un parti communiste, libéré, décomplexé et populaire".  Le texte a été envoyé par la direction aux membres du conseil national – une pratique étonnante quand il s'agit d'un hebdomadaire peu prisé place du Colonel Fabien. Pas sûr que cela suffise à endiguer la volonté de changement en interne. Lors des récentes assemblées fédérales, des voix, plus nombreuses ont fait état leur volonté de "ne pas continuer comme avant".

Plusieurs ténors s'en sont fait écho, bien au-delà de la mouvance des refondateurs traditionnellement favorables au rassemblement des gauches critiques. "Il faut avoir le culot de dire qu'on veut vraiment une nouvelle formation. Discutons-en au congrès puisqu'il est extraordinaire", insiste Dominique Grador, proche de Robert Hue. Sylvia Zappi http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-954497@51-949944,0.html

 

81) Hollande-Bayrou : rencontre à hauts risques

Le premier secrétaire du PS a dialogué avec le président du Modem, officiellement sur le seul thème de la réforme des institutions. Le terrain de la rencontre était miné. François Hollande, premier secrétaire du PS, et François Bayrou, président du Modem, ont discuté, mercredi, à huis clos dans un bureau de l’Assemblée nationale. Il n’en fallait pas davantage pour réveiller les craintes d’un rapprochement avec le centre que la campagne de Ségolène Royal lors de la présidentielle avait suscitées. D’autant que la réunion avait été fortement médiatisée par l’un et l’autre, pour des raisons opposées. François Bayrou, à l’origine de cette rencontre, n’avait-il pas intérêt à monter en épingle l’initiative à un moment où le champ politique de son positionnement s’est considérablement rétréci et où la plupart des parlementaires issus du mouvement centriste l’ont poussé à un isolement, que reflètent les seuls quatre députés se revendiquant de lui ? François Hollande a, de son côté, pris grand soin de baliser le contenu de cette rencontre : « Cela n’a porté que sur le seul sujet des institutions, a-t-il souligné à l’issue de la réunion. N’en tirez pas d’autres conclusions (…), nous sommes dans la clarté politique. » François Bayrou, dans un point de presse séparé, a revendiqué « la liberté de parler à tout le monde sans jamais être dans la compromission ou dans la manoeuvre ». Ces précautions ne paraissent pas avoir convaincu le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, qui y voit anguille sous roche, en particulier dans le cadre de la préparation des municipales où des alliances PS-Modem pourraient être ici ou là tentées pour mettre en échec des sortants UMP.

--- une loi électorale plus juste

Au-delà, François Hollande avait surtout un message à faire passer au président de la République en se livrant à une revue de détail sur les convergences et les divergences entre les deux formations sur la réforme des institutions. Le calcul est simple : faire sentir à la droite qu’il n’est pas certain qu’elle obtienne l’approbation des trois cinquièmes des parlementaires pour faire adopter une révision dans le sens d’un régime présidentiel plus marqué. L’autre versant est que la gauche n’est pas du tout assurée de recueillir la majorité requise pour faire capoter le projet. Voila donc Nicolas Sarkozy prévenu : « Nous invitons le président de la République à réfléchir, car il serait dommage de laisser passer cette occasion d’une modernisation de nos institutions, de renforcer la démocratie et de l’approfondir », a précisé, hier, André Vallini, secrétaire national du PS chargé des institutions et de la justice. Bien que favorable à une présidentialisation du régime, François Bayrou pourrait jouer l’opposition aux projets de la droite, fondée sur des convergences avec le PS sur, notamment, la nécessité de droits nouveaux pour les citoyens et les parlementaires et d’une loi électorale plus juste avec l’introduction d’une dose de proportionnelle pour l’élection des députés. Dominique Bègles http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Hollande-Bayrou-rencontre-a-hauts-risques

=====> CONSTITUTION : Ils se sont rencontrés hier à l'Assemblée nationale pour parler des institutions

Des convergences entre Bayrou et Hollande : J.-P. D. Alors que François Hollande a convoqué aujourd'hui les socialistes palois pour arriver à les mettre d'accord sur un objectif commun, « battre Bayrou », ce dernier a rencontré hier soir le premier secrétaire du PS pour évoquer la future réforme constitutionnelle. Le point de convergence entre les deux hommes, c'est que Nicolas Sarkozy, compte tenu des forces de l'un et de l'autre à l'Assemblée comme au Sénat, doit impérativement se les concilier, car chacun séparément peut s'opposer à toute réforme. Entre le PS et le Modem, il y a une divergence, c'est que François Bayrou n'est pas opposé à ce que le président de la République vienne s'adresser à l'Assemblée nationale, « à condition que les parlementaires puissent lui répondre et qu'il y ait un débat », expliquait-il. Au contraire, le PS y reste opposé, en gardien des usages républicains français.

--- Mieux représenter les partis. Sur tous les autres sujets, un vaste accord s'est dessiné. Tous deux souhaitent une représentation plus équilibrée de tous les partis, selon le schéma proposé par le Modem, soit 10 % des sièges répartis à ceux qui ont dépassé 5 % des voix. D'accord aussi quant au contrôle parlementaire sur les nominations (à la majorité des trois cinquièmes) pour le Conseil constitutionnel, le Conseil supérieur de la magistrature, le CAS.

L'Assemblée rédigerait elle-même son ordre du jour, tandis que le passage en force serait impossible : suppression de l'article 49-3, des ordonnances et des procédures d'urgence. Enfin, les citoyens pourraient saisir le Conseil constitutionnel et proposer des lois ou des référendums avec l'accord du Parlement, à condition de réunir un nombre de signatures suffisant.

http://www.sudouest.com/270907/france.asp?Article=270907a37197.xml

======> PS-Modem. Le PCF dénonce un « rapprochement douteux »

À propos de la rencontre Hollande-Bayrou prévue aujourd’hui, le député socialiste Pierre Moscovici s’est prononcé « pour un dialogue critique avec le centre ». Une proposition qualifiée de « jeu de dupes » par le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles : « Au moment où la droite entreprend de liquider le modèle social français, sans que François Bayrou y voie grand-chose à redire, l’heure est à la riposte et pas aux rapprochements douteux », a-t-il déclaré.

http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_L-essentiel,858977

=====> Lionel Jospin contre une dérive centriste

PS. Dans une formation qui peine à lancer un débat existentiel, l’ancien premier ministre s’invite dans l’actualité en mettant les pieds dans le plat.

Il y a les petites phrases assassines. Il y a surtout un Lionel Jospin qui fait un retour assourdissant sur la scène politique socialiste. Avec la publication de son livre intitulé l’Impasse, (1) l’ancien premier ministre martèle un message en direction des socialistes qui n’a rien de subliminal : il faudra compter avec lui dans le chantier de rénovation que la direction du PS, pour l’heure, ne fait que précautionneusement entrouvrir. Certes, Lionel Jospin ne cache pas son intention de promouvoir la candidature de Bertrand Delanoë pour le leadership. Certes, il n’est pas tendre sur la critique de la candidate à l’élection présidentielle, Ségolène Royal. Pour autant, son ouvrage ne saurait se résumer à ce seul règlement de comptes. Et c’est bien là que le bât blesse dans le microcosme de la rue de Solférino, où il semble urgent de temporiser le débat sur les orientations de fond. Et de se contenter, avant les échéances du congrès 2008, de dresser un barrage aux ambitions de l’ex-candidate, non seulement sur le leadership mais aussi sur le virage politique et idéologique posé en termes d’alliances vers le centre. En effet, le moment semble, tous courants confondus, être celui où l’on s’interroge beaucoup. Et où l’on observe encore davantage les réactions sociales. Quitte à remettre à plus tard la définition d’une stratégie et les ajustements propositionnels face au capitalisme dérégulateur imposé à marche forcée par le président Sarkozy. Dans ce contexte, Lionel Jospin est un peu comme un chien dans un magasin de porcelaines, et paraît prendre un plaisir tout particulier à casser la vaisselle : quitte à tirer alors les ficelles pour recoller les morceaux en préparant d’ores et déjà de nouvelles alliances internes. « Si certains responsables socialistes, quels qu’ils soient, pensent qu’il faut geler ce congrès, ils font une erreur. Parce que les difficultés du PS, c’est maintenant qu’il les a, et c’est maintenant qu’il doit les examiner. » Précisant, dimanche au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro : « Je souhaite que ce congrès débouche sur la mise en place d’un premier secrétaire qui soit constructeur. » Une pierre dans le jardin de François Hollande qui, lui, verrait bien un premier secrétaire en intérim en vue de préparer son propre retour. Il n’en a jamais fait mystère : Lionel Jospin n’aime pas la conception de la politique et du parti qui est celle de Ségolène Royal. À la différence de plusieurs autres ouvrages plus polémiques encore, sa critique porte sur ce terrain-là : « La raison fondamentale de l’échec de Ségolène Royal réside en elle-même », écrit-il. Et ajoute : « Il était inscrit dans son style de campagne comme dans ses choix politiques ». « Je sais qu’il est de bon ton, commente-t-il, au nom des techniques politiques dites de triangulation, de venir sur le terrain du concurrent pour capter une partie de son identité et de ses électeurs. Mais faut-il se laisser fasciner par l’idéologie de l ? » Lionel Jospin complète son analyse : « Prétendre ne devoir de comptes qu’aux foules anonymes, qui sont hors d’état de vous les réclamer, dispense d’avoir à en rendre à ceux qui sont en situation et en droit de les exiger : les élus, les responsables et les militants du mouvement auquel vous appartenez. » Si l’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2002 ne varie pas sur les raisons de son propre échec (« L’effet sous-estimé de la dispersion de la gauche au premier tour »), il admet cependant avoir surestimé le bénéfice de son bilan au gouvernement. Les effets de cinq ans de cohabitation sont aussi pointés par lui. Mais il ne dit rien sur le fond, en particulier sur la politique européenne qu’il partageait avec le président Chirac, avec pour corollaire une acceptation du libéralisme et notamment son impact sur le système des retraites. Reste que le Lionel Jospin d’aujourd’hui, qui n’a donc pas tiré tous les enseignements de l’échec de la gauche plurielle, n’est pas du tout favorable à un PS lorgnant vers le centre. « Où est donc en pratique, le parti du centre avec lequel, selon certains, le PS devrait bâtir son avenir ? Ne cultivons pas le regret de ce qui ne pouvait se faire dans la présidentielle, et gardons-nous de l’amateurisme de constructions improvisées. » Il poursuit : « Constatons que le centre en France, dans le système politique qui est le nôtre, n’est pas tourné vers la gauche. » Et d’appeler le PS à se concentrer sur la refondation d’un parti « aspirant à être reconnu à terme comme le grand parti de toute le gauche ». Étant entendu, selon lui, « que le score des socialistes, l’effondrement de nos partenaires anciens et le bas niveau de la gauche n’autorisent pas à rêver ». (1) L’Impasse, Lionel Jospin, Éditions Flammarion, 120 pages, 12 euros. Dominique Bègles http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Lionel-Jospin-contre-une-derive-centriste

 

82) Des Verts participatifs, mais pas naïfs

Le parti écologiste, qui accueille aujourd’hui Jean-Louis Borloo lors de sa journée parlementaire, a rendu publiques ses treize mesures prioritaires.

Ce n’est pas comme représentants d’une formation politique - puisque la présence officielle des partis n’a pas été acceptée par les organisateurs -, mais en tant qu’élus ou militants associatifs que certains responsables Verts collaborent aux travaux des différents ateliers du Grenelle de l’environnement. « Un lieu original et inédit de confrontation, de débat et d’élaboration entre partenaires qui ont des intérêts divergents », estime Dominique Voynet, sénatrice de Seine-Saint-Denis, qui soupçonne cependant que l’arbitrage final se fasse « au bon vouloir du président de la République ». Et François de Rugy de prendre Nicolas Sarkozy « au mot » quand il évoque la rupture. « On ne veut pas d’un Grenelle qui soit l’habillage de la continuité d’une politique. Notre conception de l’écologie n’est pas compatible avec une politique d’austérité », prévient le nouveau député Vert de Loire-Atlantique. Et ce n’est pas le budget 2008 de l’écologie annoncé mercredi qui rassure les Verts. « Les dépenses qui découleront du Grenelle devront être gagées sur de nouvelles recettes », souligne l’ancienne candidate à la présidentielle. C’est justement à propos des nombreuses « incohérences » dans la politique gouvernementale mais également sur « la méthode, le suivi et les mesures » du Grenelle que va être interpellé le ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, auditionné cet après-midi, à l’occasion de la journée parlementaire des Verts, à Nantes (Loire-Atlantique). « S’il a du courage, on l’aidera ; s’il en manque, on le dénoncera », résume Dominique Voynet. « Ni dupes ni soumis », selon la formule de Michèle Rivasi, coordinatrice du comité de suivi du Grenelle des Verts. D’où un certain pragmatisme de la part des Verts dans les treize propositions qu’ils souhaitent voir retenues à l’issue des débats. « Nous n’avons pas cherché à être exhaustifs. Nous avons ciblé les priorités d’urgence en dessous desquelles ce Grenelle ne serait pas une réussite », explique Yann Werlhing, un des porte-parole du parti. Parmi ces mesures : une « pollu-taxe » sur les poids lourds pour financer le fret ferroviaire et fluvial, la réduction de 10 km/h des vitesses maximales sur les routes, l’interdiction des cultures OGM en plein champ, l’obligation de travaux d’isolation, la baisse de la TVA sur les produits propres ou encore l’application du principe pollueur-payeur. Ludovic Tomas http://www.humanite.fr/2007-09-28_Societe_Des-Verts-participatifs-mais-pas-naifs

 

83) Éducation : « Le collège unique est un idéal à défendre »

Dix-sept organisations appellent à s’opposer à sa liquidation, promise par le ministre Xavier Darcos. Entretien avec le sociologue Choukri Ben-Ayed. Rebuffade, jeudi dernier, lors du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), contre la liquidation du collège unique promise par Xavier Darcos. Dix-sept organisations d’enseignants, de parents, d’élèves, d’étudiants et de pédagogues (1) ont en effet lancé « un appel pour bâtir le collège pour tous ». « Il est urgent que le ministre s’engage clairement en faveur de la démocratisation du second degré, à travers l’absence de sélection, l’hétérogénéité des classes et l’acquisition par tous les élèves d’un ensemble commun de connaissances et de compétences », assènent-elles. Les mêmes, ou presque, devraient aussi répondre cette semaine à Nicolas Sarkozy, qui signait il y a peu une « lettre aux éducateurs » où il s’en prend furtivement à cette vocation, lancée en 1975, de conduire tous les enfants jusqu’en troisième. Coordonnateur, avec Sylvain Broccolichi et Danièle Trancart, d’un rapport sur les processus ségrégatifs dans l’école française (2006), Choukri Ben-Ayed, chercheur à l’université Jean-Monnet de Saint-Étienne, défend lui aussi le collège unique. Entretien.

--- Xavier Darcos propose d’adapter les enseignements au profil des élèves. Qu’en pensez-vous ?

- Choukri Ben-Ayed. Il est difficile de répondre à cette question sans se soumettre à ce qui devient le mode opératoire du gouvernement : imposer, chaque semaine, un nouveau débat à traiter dans l’urgence. Construire le collège unique a pris des décennies. On ne peut pas le remettre en cause en quelques semaines. Cela posé, je pense que cette proposition, en apparence de bon sens, ne s’appuie sur aucun élément solide démontrant que la demande des familles est forte en la matière. Aucune enquête n’établit qu’elles jugent le nombre d’options insuffisant ou souhaitent une individualisation des parcours. On a ainsi le sentiment que le politique crée lui-même un problème que les intéressés ne formulent pas en ces termes. La même chose s’est produite au sujet de la carte scolaire. Ces deux propositions ont également en commun le fait de négliger le destin collectif et d’ériger la réussite individuelle comme matrice du fonctionnement social. Cela marque un profond changement de société.

--- Cette proposition vous paraît donc infondée…

- Choukri Ben-Ayed. Oui, dans la mesure où sa justification use d’arguments qui ne sont pas fidèles à la réalité du système éducatif. Il est faux d’affirmer que celui-ci formate les élèves. À titre d’exemple, il existe entre 80 et 90 options différentes au bac. Lesquelles s’ajoutent au cumul des parcours différenciés dès le collège, entre autres via les combinaisons complexes d’options rares. Tous les chercheurs en éducation le savent : le système éducatif, aujourd’hui, souffre plus d’une trop forte différentiation que d’une trop grande homogénéité. Les établissements se différencient par leur recrutement social ou ethnique et par leurs résultats scolaires. Quel point commun entre un collège ZEP de Seine-Saint-Denis et un autre du centre parisien ? Par ailleurs, les collèges français bénéficient d’un statut d’autonomie depuis le début des années quatre-vingt. Cela leur permet de gérer leur budget et les oblige, surtout, à produire leur propre projet pédagogique d’établissement.

--- L’uniformité du collège est pourtant un reproche latent dans l’opinion…

- Choukri Ben-Ayed. Très bien. Mais quelles sont les sources ? Il est aisé de convoquer l’opinion publique, plus souvent mythifiée que réelle, pour asseoir un point de vue. Il suffit de poser maladroitement une question lors d’un sondage pour qu’une idée se répande médiatiquement et soit interprétée comme une réalité sociale. Mais il y a fort à parier que les familles préféreraient une école plus lisible, plus « rassurante », sur tout le territoire. Cela leur éviterait bien des craintes et des doutes à l’heure où sonne l’obligation de choisir : quelles options, quelles écoles ?

--- Si le collège unique n’existe pas, pourquoi cette bataille visant à le supprimer ?

- Choukri Ben-Ayed. Ce n’est pas parce que le collège unique n’existe pas que son idéal n’existe pas. Proposer le collège unique comme modèle implique une ambition : celle de la réussite de tous, inscrite dans la loi. Autrement dit, c’est un idéal au même titre que l’idéal démocratique. Le fait qu’il existe en tant que tel structure les représentations des professionnels. Ils savent qu’ils doivent faire des efforts pour amener tout le monde au niveau supérieur, parce que la nation l’a décidé. Les familles aussi le savent et nourrissent, de fait, un espoir vis-à-vis du collège. Cet objectif met en tension le système, mais positivement. Il force à résister au renoncement et à la logique du déterminisme scolaire précoce. C’est cela, la fonction du collège unique.

--- Vous parlez d’ambition là où d’autres parlent d’hypocrisie…

- Choukri Ben-Ayed. Peut-être qu’à l’époque où l’on a décidé de la scolarisation des filles, certains ont aussi dû penser à de l’hypocrisie… La vraie question est de savoir ce qui est à remettre en cause. L’objectif ? Ou les moyens que l’on se donne pour l’atteindre ? Supprimer l’objectif résoudrait sans doute beaucoup de problèmes… mais par le bas, non par le haut. Il faut reconnaître une certaine cohérence à ce gouvernement. Envisager de supprimer le socle républicain que constitue la carte scolaire revient à sacraliser l’école comme un espace de concurrence entre les élèves. Dès lors, le collège unique peut être perçu comme une contrainte.

--- L’individualisation des parcours est donc incompatible avec la réussite de tous ?

- Choukri Ben-Ayed. Ce n’est pas ce que je dis. L’individualisation des parcours, en tant qu’idée pédagogique, est une bonne idée. Mais dans le contexte actuel, il n’est pas facile de discerner ce qui relève de la pédagogie ou de l’idéologie. Elle peut aussi être manipulée afin d’abattre, après la carte scolaire, une seconde digue de défense du modèle égalitariste. En tout état de cause, cette façon d’annoncer des mesures sur le mode de la formule rapide, voire provocante (« Il faut supprimer le collège unique ! »), ne permet pas d’appréhender sereinement cet enjeu de société pourtant considérable. Elle implique adhésion ou répulsion, mais ne permet pas d’engager un débat susceptible de cerner les implications réelles d’une telle décision sur le long terme. (1) CFDT, FCPE, FEP-CFDT, FSU, Jeunesse en plein air, Ligue de l’enseignement, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SI-EN-UNSA, SNEP-FSU SNES-FSU SNPDEN-UNSA, SNUIPP-FSU, UNEF, UNL, UNSA éducation, UNSEN-CGT. Entretien réalisé par Marie-Noëlle Bertrand http://www.humanite.fr/2007-09-24_Societe_-Le-college-unique-est-un-ideal-a-defendre

 

84) Convergence : Les défenseurs des services publics aux rendez-vous de la riposte

Les collectifs réunis à Limoges s’engagent pleinement dans les actions du 29 septembre et du 18 octobre. Ils appellent à un référendum sur le traité européen. Limoges (Haute-Vienne), envoyé spécial. Réunis dans la fédération Convergence, les collectifs de défense et de développement des services publics, des syndicats (CGT, FSU, Solidaires), associations (ATTAC, coordination des hôpitaux de proximité, Comité national des droits des femmes, fondation Copernic…) et partis de gauche (PCF, Verts, LCR, MRC) se sont retrouvés, samedi, à Limoges. Ils ont décidé de s’inscrire dans les mobilisations prévues ces prochaines semaines, à commencer par la journée d’action du 29 septembre contre les franchises médicales, à laquelle appelle Convergence. La fédération se joindra également aux cheminots en grève le 18 octobre. Un tract national sera édité dans les prochaines semaines. À l’occasion de la campagne des élections municipales et cantonales, Convergence entend lancer à la mi-novembre « une campagne de trois mois » avec l’ouverture de « cahiers d’exigence » et l’écriture d’une « charte des services publics dans les collectivités ». Sans perdre de vue que « le service public dépend des choix de l’État, qui fait porter aux élus le poids de son désengagement », précise Bernard Defaix, le président de Convergence. Malgré l’offensive de la droite, les participants voient des signes encourageants dans le climat politique et social de la rentrée. « Les rencontres intersyndicales et la réactivation du comité Riposte de la gauche sont des signaux très positifs », estime Michèle Ernis, de la LCR, qui approuve la proposition du PCF d’une journée de riposte globale du mouvement social et politique. Pour Marie-Claire Culié, de l’exécutif national du PCF, « il est important que Convergence soit présent dans tous les rendez-vous de la rentrée. Nous avons mis en débat auprès des citoyens, des partis de gauche et des autres organisations cette proposition d’une journée très large ». Bernard Defaix souhaite « qu’elle soit l’expression d’une convergence en faveur d’un autre type de société » et « riposter à Sarkozy ». Reste, pour les participants, à convenir de son articulation avec le calendrier déjà chargé de la rentrée sociale. « Comment unir les luttes éparses » était la préoccupation centrale des échanges. Pour Christian N’Guyen, du collectif creusois, « il faut montrer par des journées inter-secteurs que tout est lié ». Claudie Martens, co-secrétaire générale du SNES-FSU, espère déboucher sur des convergences d’actions entre fonctionnaires et cheminots. « Nous devons faire sentir que nous sommes tous concernés » par l’action des cheminots. Ceux-ci cherchent à « construire du tous

ensemble », explique Jean-Marie Aubessard, représentant de la CGT cheminots. Pour lui, « Convergence peut jouer un rôle utile en mettant les enjeux du service public au centre du débat ». Autre niveau d’intervention : l’échelon européen, aujourd’hui « pivot de la libéralisation des services ». Convergence réclame la tenue d’un référendum sur le nouveau projet de traité européen. Pour beaucoup, ce texte est « le même que le précédent », « avec même des aggravations concernant le service public », a dénoncé Marc Mangenot, de la fondation Copernic. Sébastien Crépel http://www.humanite.fr/2007-09-24_Politique_Les-defenseurs-des-services-publics-aux-rendez-vous-de-la

 

85) Fonctionnaires : Les syndicats décidés à une réaction d’envergure

Les huit fédérations se rencontrent de nouveau le 1er octobre avec la volonté de trouver les modalités d’actions communes. Pris sous l’avalanche d’annonces, les fédérations de fonctionnaires ont bien du mal à se mettre d’accord sur la réponse à donner aux déclarations du président Sarkozy sur la réforme de la fonction publique. Réunis vendredi en interfédérale, les huit syndicats ont décidé de se revoir le 1er octobre, à l’issue d’une conférence sur la fonction publique avec le gouvernement. Dans un texte commun, CGT, CFDT, FSU, FO, UNSA, Solidaires, CFTC et CFE-CGC « appellent d’ores et déjà les personnels à construire une campagne d’action avec pour objectif l’organisation d’une riposte d’envergure, nécessaire et forte pour obtenir satisfaction ». « À huit organisations, c’est toujours compliqué », a expliqué Gérard Aschieri (FSU). Jean-Marc Canon (CGT) a souligné que son organisation « ne s’interdirait rien dans les heures et les jours qui viennent contre les projets de Sarkozy ». Jean-Michel Nathanson (Solidaires) a dénoncé un « flingage de la fonction publique ». « C’est le dernier avertissement sérieux que les organisations syndicales donnent au gouvernement et au président de la République, il leur reste une petite chance d’éviter un conflit majeur avec les fonctionnaires », a-t-il prévenu. FO, CFDT, UNSA, CGC et CFTC ont préféré consulter leurs instances. « Nous n’avons pas actionné le mouvement vers le 18 octobre (jour d’une grève chez les cheminots) car c’était à coup sûr perdre l’objectif que nous nous sommes fixé : demander au ministère d’ouvrir des négociations », a expliqué Bernard Sagez (CFTC). Les huit fédérations avaient été reçues dans la matinée par le secrétariat d’État à la fonction publique pour préparer les quatre conférences sociales prévues en octobre. À l’ouverture de la première conférence sur « les valeurs de la fonction publique », le 1er octobre, le gouvernement prévoit de lancer un débat national sur la fonction publique. Mise en cause du statut et du concours, individualisation des rémunérations, salaire au mérite, dégraissages : Nicolas Sarkozy s’est donné mercredi cinq ans pour « refonder » la fonction publique, traçant une feuille de route qui a inquiété les syndicats sans répondre à leurs inquiétudes sur le pouvoir d’achat des agents. Par ailleurs, le ministère de la Fonction publique a annoncé samedi que les ministères allaient pouvoir expérimenter des « entretiens individuels » de leurs agents au détriment du système actuel de notation. Les huit fédérations ont

réclamé en vain à plusieurs reprises l’ouverture de négociations salariales pour 2007. Elles sont aussi très remontées par l’annonce du non-remplacement de 22 700 fonctionnaires partant en retraite en 2008. Lucy Bateman http://www.humanite.fr/2007-09-24_Politique_Les-syndicats-decides-a-une-reaction-d-envergure

=====> Pour un front syndical unitaire

Riposte. Solidaires contre la « concurrence de tous contre tous ».

Pour Annick Coupé, porte-parole de l’union syndicale Solidaires, les deux discours prononcés par Nicolas Sarkozy la semaine dernière, sur la stratégie sociale et l’avenir de la fonction publique, relèvent de la même logique : « Mettre fin à la période des compromis sociaux d’après-guerre, qui, s’ils n’étaient pas entièrement satisfaisants, étaient basés sur des protections collectives. » Lors de la conférence de presse de rentrée de son organisation, elle a insisté sur la nécessité de « construire la riposte ». La frénésie de consultation du président de la République - qui, soit dit en passant, ignore l’existence de Solidaires - relève selon Annick Coupé d’une « tentative d’instrumentalisation et de division des syndicats » qu’il faut parvenir à déjouer. « Le pire serait que chaque organisation syndicale aille en ordre dispersé négocier avec le gouvernement ce qui lui semble négociable », ajoute Pierre Khalfa, secrétaire national. L’union syndicale à donc réitéré hier son appel lancé début septembre à « constituer un front syndical commun à tous les niveaux, national, local, sectoriel ». Sans être d’accord sur tout, il s’agirait d’envoyer un « premier signe d’unité » aux salariés de refus de la « concurrence de tous contre tous ». « L’attaque contre les régimes spéciaux de retraite n’est que la première phase de la réforme qui va faire passer tout le monde à quarante et un ans de cotisations », argumente Christian Mahieux, de SUD Rail, pour insister sur la nécessité d’un mouvement de grève plus large que les seuls cheminots le 18 octobre. Paule Masson http://www.humanite.fr/2007-09-25_Politique_Pour-un-front-syndical-unitaire

======> Nouveaux appels pour le 18 octobre

Mobilisation. La CGT énergie appelle à la grève mais les organisations syndicales du secteur sont partagées sur les mots d’ordre de mobilisation.

Les agents de la SNCF qui sont appelés à se mobiliser par la CGT, la CFDT, SUD, FO, la CFTC et la CFE-CGC le 18 octobre prochain « contre la réforme des régimes spéciaux, pour l’emploi et l’avenir du fret », ne seront vraisemblablement pas les seuls à cesser le travail. La CGT énergie, organisation syndicale majoritaire à EDF et GDF, appelle également à faire grève ce jour-là. « Contre la réforme des régimes spéciaux et la casse du service public avec la fusion de Gaz de France avec Suez », a précisé lundi soir son porte-parole, Maurice Marion, à l’issue d’une réunion de l’interfédérale du secteur qui n’a pas permis aux organisations syndicales des industries électriques et gazières (IEG) de se mettre d’accord sur une mobilisation commune. Si, dès jeudi dernier, FO énergie a appelé les salariés à l’action le 18 octobre prochain, ce choix ne fait visiblement pas l’unanimité parmi les syndicats. D’eux entre eux, la CFE-CGC et la CFDT ont réservé leur décision à la réunion de leurs instances fédérales qui doivent se dérouler jeudi. « La CFDT n’est pas opposée à une mobilisation des salariés des IEG le 18 octobre prochain mais possède quelques divergences sur les mots d’ordres à mettre en avant », explique Marie-Hélène Gourdin, responsable de la CFDT. « Nous souhaitons dissocier la question de l’avenir de notre régime de protection sociale de celui des cheminots et de la question de la fusion entre GDF et Suez », explique-t-elle. « Notre régime a déjà été réformé. Il est à l’équilibre et donc ne coûte rien à la collectivité. Son financement est pérenne », justifie la syndicaliste qui « craint que la confusion avec les revendications des cheminots et l’avenir de Gaz de France brouille la lisibilité de celles des électriciens et gaziers et affaiblisse en conséquence le rapport de force ». Quant à la CFTC énergie, elle a décidé de ne pas appeler pour l’instant à la mobilisation. La centrale chrétienne qui fait valoir également que « le régime de retraite (des IEG - NDLR) a déjà été réformé », attend les premières rencontres avec le gouvernement. « La CFTC ne fera pas grève pour le moment sans connaître le contenu de la réforme », explique son secrétaire général, Dominique Villers. Pierre-Henri Lab

http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Nouveaux-appels-pour-le-18-octobre

 

86) Mobilisation : La CGT appelle à ne pas se laisser intimider

Pour les 500 responsables syndicaux réunis hier à Montreuil, personne n’échappe au rapport de force, pas même Nicolas Sarkozy. « Nous avons affaire à une offensive très dure contre le monde du travail, mais celle-ci, comme nous en avons connu d’autres dans notre histoire, est résistible », a lancé hier la secrétaire confédérale Graziella Lovéra - qui a remplacé au pied levé Bernard Thibault souffrant d’un mal de dos - lors du meeting de rentrée de la CGT à Montreuil. Toute la journée, quelque 500 responsables, répartis en ateliers, ont pris le temps de l’échange sur les grands chantiers ouverts par le gouvernement. À l’heure du meeting, en soirée, une certitude se dégage : la mobilisation des salariés est incontournable.

--- Donner confiance aux salariés

Pour Georges Cantan, secrétaire général de l’union départementale d’Eure-et-Loir, elle est « inéluctable ». Certes, reconnaît-il, il « faut prendre le temps de poser les valises, de débattre, de s’expliquer, mais une fois de plus la CGT sera le moteur de l’action car on ne peut pas accepter la destruction du Code du travail et du système de protection sociale ». Dans son discours Graziella Lovéra, a conclu chaque thème abordé par le besoin d’« intervenir », de « se mobiliser », appelant son auditoire à ne pas se laisser intimider. « Nous disposons de plus de marge de manoeuvre que la situation ne laisse entrevoir », a-t-elle assuré, proposant aux responsables syndicaux de déjouer le piège du calendrier imposé par le président de la République en permettant aux salariés de « s’approprier les questions posées ». Prendre la température sociale et construire une réponse syndicale « calée sur les exigences des salariés plutôt que sur le calendrier du gouvernement », c’est la priorité de la période, explique Jean-Christophe Le Duigou, en charge des retraites. « Il faut donner confiance aux salariés dans le fait qu’il est possible d’inverser le cours des choses », insiste Maryse Dumas, négociatrice sur le contrat de travail. Dans le patio du siège de la CGT, les responsables tirent la même conclusion de la journée de travail. « Nous avons besoin d’expliquer que les annonces du gouvernement peuvent être séduisantes mais qu’elles sont des cadeaux empoisonnés. Le temps joue pour Nicolas Sarkozy aujourd’hui. Il jouera contre lui demain », développe Ghislaine Cerles, responsable de l’union locale de Rodez, dans l’Aveyron.

--- Élément déclencheur

« On va tous être percutés par ce qui se prépare. Mais nous devons réussir à faire bouger ensemble les actifs, les retraités, les salariés du public et du privé. Il ne faut pas laisser les cheminots tout seuls », souhaite Patrick Brocier, de l’union départementale de l’Isère. Pour lui, il y aura, à un moment ou un autre, un « élément déclencheur ». Beaucoup évoquent déjà l’impact des franchises médicales dans l’opinion. Car, a insisté Graziella Lovéra, « les discours sont les discours mais, rapidement, ils se heurtent au mur de la réalité ». Pour la CGT, la « situation bouge déjà et elle va encore changer ». Il va y avoir « des réveils douloureux ». Dans ce cadre, la CGT, loin de se contenter de s’opposer à la « société éclatée » que cherche à imposer Nicolas Sarkozy, veut aussi faire valoir ses propres propositions. « Nous sommes une organisation de transformation sociale, pas une organisation du statu quo », a insisté Graziella Lovéra. « La réponse de la CGT à la crise que traverse notre pays est une réponse solidaire. Sans réponse solidaire, il n’y a pas de conquête sociale », a-t-elle avancé, avant de décliner les revendications du syndicat sur les retraites, la Sécurité sociale, le pouvoir d’achat ou sur la sécurité sociale professionnelle. Dans ce cadre, tous les rendez-vous d’action sont considérés comme autant de points d’appui qui permettent de « placer les négociations ou concertations sous le contrôle des salariés », explique Maryse Dumas. Le calendrier syndical, lui aussi, se charge peu à peu de dates. La CGT a réitéré hier son appel à une « participation massive » à la manifestation du 13 octobre à Paris sur les conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité dans les départs en retraite. Juste après, les cheminots, électriciens et peut-être d’autres secteurs professionnels prendront le relais sur les régimes spéciaux de retraites, la défense du service public et les revendications propres à leurs entreprises. Paule Masson http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_La-CGT-appelle-a-ne-pas-se-laisser-intimider

 

87) Santé : Le front anti-franchises s’élargit

Réunissant soignants, associations de malades, syndicats et partis de gauche, un collectif organise des réunions publiques dans 50 villes samedi. Les critiques contre le projet se multiplient. Contre l’instauration de franchises médicales, chaque jour ou presque apporte désormais son lot de prises de position (voir ci-dessous), et l’agenda de la riposte à ce nouveau coup contre l’assurance maladie solidaire s’étoffe. Première date inscrite sur ce calendrier : samedi 29 septembre, journée de sensibilisation de la population, à l’appel d’un collectif d’une cinquantaine d’organisations (voir l’Humanité du 24 septembre). Elle prendra la forme de réunions publiques, de rassemblements dans une cinquantaine de grandes villes, dont Lille, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Nice, Grenoble, Le Havre ou Grenoble. À Paris, rendez-vous est donné au gymnase Japy à 14 heures, pour « quatre heures de débat et de mobilisation ». Comme l’ont souligné hier, lors d’une conférence de presse à Paris, plusieurs représentants du collectif, il s’agira du « point de départ » d’une action appelée à gagner en ampleur d’ici à l’ouverture du débat parlementaire sur le budget de la Sécu, à la fin d’octobre. Un deuxième rendez-vous est d’ores et déjà fixé : le 13 octobre aura lieu dans la capitale une manifestation nationale pour le droit à la santé, le refus des franchises et la reconnaissance de la pénibilité dans le travail, à l’appel de la FNATH et de l’Andeva, avec le soutien de la CGT et de la FSU. Le collectif constitué pour la mobilisation du 29 septembre a décidé hier de contribuer à la réussite de cette manif. L’obstination du gouvernement à vouloir appliquer les franchises dès le 1er janvier prochain, comme il l’a annoncé lundi dans le projet de budget 2008 de la Sécu, malgré la montée des critiques, ne désarme pas les opposants. « Ces franchises feront payer en premier lieu les patients les plus malades. C’est injuste socialement, médicalement dangereux car ça va reculer leur accès aux soins, et économiquement inefficace comme l’a été le forfait de 1 euro sur les consultations », a expliqué hier devant la presse le médecin Christian Lehman, initiateur d’une pétition sur le sujet signée par près de 56 000 personnes. S’exprimant au nom des associations de malades présentes dans le collectif organisateur du 29 septembre, le président d’Act Up a dénoncé l’idée de « responsabilisation » des assurés sociaux avancée par le gouvernement pour justifier les nouvelles taxes. Les personnes atteintes de maladies chroniques n’ont « pas fait le choix d’être malades ». « Leur seule responsabilité est de se soigner correctement. » Ajouter de nouvelles difficultés financières pour des malades souvent en situation de précarité économique ne pourra qu’accentuer la « tendance à retarder l’accès aux soins ». Sans, pour autant, que la Sécu soit assurée de faire « des économies », renchérit Bernard Teper, coordonnateur du collectif : « Il y a une sorte de dogmatisme consistant à croire qu’avec les franchises on diminue le déficit. En réalité, à moyen terme ça créera un déficit supplémentaire », dit-il, en observant, comparaisons internationales à l’appui, que plus les systèmes d’assurance santé sont privés, plus ils sont dépensiers.

Ainsi, comme l’ont souligné plusieurs porte-parole d’associations et de syndicats, l’enjeu de la mobilisation engagée est bien de donner un « coup d’arrêt » à l’entreprise - désormais défendue sans complexe par Nicolas Sarkozy - de privatisation progressive de l’assurance maladie. Yves Housson

http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Le-front-anti-franchises-s-elargit

=====> Tir groupé contre la taxation des malades

Nombreuses réactions hostiles face au projet de budget 2008 de la Sécu.

La CGT : le déficit de la Sécu, accentué en 2007, signe « l’échec des réformes 2003 des retraites et 2004 de l’assurance maladie malgré les sacrifices demandés ». En instaurant « la franchise médicale et le durcissement des conditions d’accès à la retraite, le gouvernement poursuit dans la même voie » et « cherche à résoudre le problème sur le dos des salariés ». « Le gouvernement a déjà reculé sur la TVA "sociale", il doit retirer ses projets sur les franchises médicales et accepter la réouverture d’un débat global sur l’avenir des retraites ». Le Parti socialiste voit, dans « les 65 milliards de déficits cumulés des comptes sociaux depuis 2002 », « la sanction accablante du bilan social et financier de cinq ans de gestion Chirac-Sarkozy-Fillon ». Avec les nouvelles franchises, « venant s’ajouter aux déremboursements et forfaits », « le PLFSS 2008 prépare en fait une autre conception de la sécurité sociale fondée sur une prise en charge a minima, que les socialistes combattront résolument ». Le PCF : le déficit « vient à point nommé pour justifier la mise en place de nouvelles mesures de déremboursement. Cette année, ce sont les franchises médicales. En clair, les malades sont coupables, ils doivent payer. (…) Cette méthode ne donne strictement aucun résultat : le déficit de la Sécu reste abyssal ». Mais les gouvernements de droite « n’ont pas l’objectif de résoudre le problème, mais bien de tuer le système », juge le PCF qui demande que soient revus les dispositifs d’exonération de cotisation sociale, dont profitent notamment les stock-options, comme l’a suggéré la Cour des comptes. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, et Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, dans une tribune au Monde daté d’hier : « L’annonce de la création d’une nouvelle franchise, à la seule charge des assurés sociaux, ne répond en rien » à « l’enjeu » que représente « l’organisation de notre système de santé et son accès ouvert à tous ». « Dorénavant, ce ne sont plus les biens portants qui sont solidaires des patients. Ce sont les malades qui paient pour les malades. » L’Association des paralysés de France (APF) « dénonce les dépenses supplémentaires qu’implique la mise en place des franchises pour les personnes en situation de handicap alors que le gouvernement ne répond pas à la demande d’augmentation de leurs ressources » qui « sont déjà sous le seuil de pauvreté ». L’Uniopss, regroupement des principales associations du secteur socio-sanitaire (Restos du coeur, Emmaüs, Croix-Rouge française…), juge les franchises « pas pertinentes » car « ce sont les malades qui payent pour les malades ». Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux, principal syndicat des toubibs libéraux, estime que « le gouvernement frappe à la fois sur les patients, via les franchises (…) et sur les médecins libéraux, désignés comme les seuls boucs émissaires ». Le président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée, François Sauvadet, exprime des « réserves » sur les franchises qui « posent des vrais problèmes de solidarité » à l’égard des plus démunis. Y. H. http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Tir-groupe-contre-la-taxation-des-malades

 

88) Santé : 550 suppressions de postes à l’hôpital du Havre

Dans une région qui affiche une surmortalité supérieure de 12 % à la moyenne nationale, cette décision suscite une forte émotion. Le groupe hospitalier du Havre vient de présenter mardi, en conseil d’administration, un plan de retour à l’équilibre qui prévoit la suppression de 550 postes sur cinq ans. Cette mesure est censée permettre une économie de 22 millions d’euros alors que le groupe affiche un déficit cumulé de 36 millions. Les 14 millions manquants pour parvenir à l’équilibre proviendraient, selon la direction, d’« une amélioration de la filière patients ». Problème : comment répondre à une charge de travail identique avec une telle réduction d’effectif, surtout dans l’une des régions de France les plus sinistrées en termes de santé publique, avec un taux de cancers, de pathologies lourdes et de tentatives de suicide supérieur à la moyenne ?

--- UNE DIRECTION « OPTIMISTE »

Par la « rationalisation du fonctionnement de l’établissement », répond la direction, affirmant que « ce plan ne nuira pas à la qualité des soins » et doit permettre à l’hôpital de développer plus d’activités tout en diminuant ses charges. L’ensemble des salariés ne partagent pas l’optimisme de la direction : « On savait qu’il n’y aurait pas d’embauches, mais on n’est pas du tout au courant de ces suppressions… Ça va faire beaucoup de bruit ! », confiait hier un infirmier au quotidien régional Paris Normandie.

De son côté, une sage-femme explique qu’elle fait déjà des gardes supplémentaires pour remplacer des collègues infirmières. « Les congés normaux, les congés maternités ne sont plus remplacés, on tire déjà sur la corde de l’ensemble du personnel… Alors 550 postes en moins, il va falloir qu’ils nous expliquent comment on va faire ! » La CGT a très vite réagi : « Nous ne pouvons que refuser cette logique qui fait des salariés le fusible de l’équilibre budgétaire. Une nouvelle fois le Groupe hospitalier du Havre et surtout ses personnels font les frais de cette politique qui favorise le développement du secteur lucratif », dénonce l’organisation syndicale. En cause notamment : la tarification à l’activité (TAA) issue du plan « Hôpital 2007 » de l’ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy. Pratiqué depuis 2005, il prévoit qu’une partie du budget des hôpitaux soit directement liée aux actes médicaux. Ainsi tous les trois mois les établissements se voient dotés en ressources financières proportionnellement à leurs activités. L’inégalité dans la codification des actes, et donc dans leur facturation, pousse les hôpitaux à pratiquer avant tout ceux qui sont le mieux rémunérés et engendrent le moins de dépenses. Pour l’hôpital du Havre, c’est aujourd’hui 50 % du budget qui est lié à ces critères de rentabilité. Part que Nicolas Sarkozy entend étendre à 100 % dans tous les hôpitaux dès janvier 2008.

--- UNE NOUVELLE DÉGRADATION

Pour le syndicat SUD, c’est une étape nouvelle dans la dégradation de la situation de l’établissement, dont 80 % des agents sont des femmes. « Avant, l’hôpital du Havre était victime d’une mauvaise répartition des crédits, mais aujourd’hui les mesures annoncées sont révélatrices de la sous-dotation générale des hôpitaux en France », assure Régine Minguy, élue SUD au conseil d’administration. « C’est un plan social, même si la direction nous dit que cela n’existe pas dans la fonction publique », affirme-t-elle.

D’ores et déjà cette annonce suscite émotion et indignation bien au-delà du monde hospitalier. Frédéric Durand http://www.humanite.fr/2007-09-27_Politique_550-suppressions-de-postes-a-l-hopital-du-Havre

======> « La droite tombe le masque » : La réaction de Daniel Paul, député PCF du Havre.

« La droite cherche à faire accepter la mise à mort de notre système de protection sociale et de ses principes de solidarité, au profit des assurances privées. C’est dans ce contexte que tombe l’annonce de 550 suppressions de postes à l’hôpital du Havre, toutes catégories confondues. Comme si c’était la réponse appropriée au déficit de plus de 23 millions d’euros du groupe hospitalier ! Comme si cette saignée allait permettre à l’hôpital de faire face aux besoins de la population et en particulier aux missions de santé publique qui sont les siennes ! Cette politique profite aux établissements privés : ils peuvent se développer sur les secteurs les plus rentables, les seuls qui les intéressent, quand les hôpitaux publics subissent des réductions de moyens.

En finir avec le principe de solidarité qui constitue, depuis soixante ans, le socle de notre système de sécurité sociale et de santé : la droite ne cache plus son objectif. Et quelle meilleure façon, pour l’atteindre, que de montrer du doigt les familles, les personnes âgées, les malades, les personnels des hôpitaux, pour tenter de justifier les franchises médicales avec une ponction de 50 euros par an et par malade qui s’ajouteront au forfait hospitalier à 15 euros, à la ponction d’un euro par consultation, au non-remboursement de 18 euros par acte médical lourd ! Alors, au cas où Nicolas Sarkozy ne saurait pas où trouver l’argent pour la prévention, la recherche, les soins, l’hôpital, rappelons-lui que des solutions existent comme celles que vient de lui rappeler la Cour des comptes : elle pointe 30 milliards d’euros - trois fois le déficit de la Sécu - d’exonérations diverses, dont trois milliards au seul titre des stock-options versés en avalanche aux dirigeants des grandes entreprises du CAC 40. Sans oublier que taxer les revenus boursiers au même niveau que les salaires produirait 13 milliards d’euros, qu’augmenter les salaires de 1 % rétablirait un peu le pouvoir d’achat et rapporterait 9 milliards d’euros, que si l’État payait ses dettes à la Sécu, cela ferait 10 milliards d’euros et que si la dette patronale était payée, cela apporterait 1,9 milliard… Sans oublier les 15 milliards de cadeaux fiscaux consentis cet été aux plus riches ! La droite tombe le masque, mais la bataille ne fait que commencer, ici comme ailleurs en France : le 29 septembre, journée nationale d’action, sera la première étape de la mobilisation nécessaire. » Propos recueillis par S. C. http://www.humanite.fr/2007-09-27_Politique_-La-droite-tombe-le-masque

 

89) Sans-Papiers : Hommage à la femme chinoise défenestrée

À l’appel du Réseau Éducation sans frontières (RESF), un rassemblement s’est tenu, lundi soir, à l’endroit où la Chinoise sans papiers de cinquante et un ans s’est défenestrée jeudi à Paris. Décédée vendredi soir des suites de ses blessures, les autorités ont « soigneusement caché l’issue fatale de ce drame pendant plus de deux jours », a dénoncé l’association, qui s’interroge : « Le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette quatrième défenestration ? » Le mouvement « demande que cesse immédiatement la traque quotidienne aux étrangers, les contrôles aux faciès, la chasse aux enfants, le démantèlement des familles qui provoquent un climat de terreur dans nos quartiers ». http://www.humanite.fr/2007-09-26_Societe_Hommage-a-la-femme-chinoise-defenestree

=====> Immigration. Contre la politique du chiffre

Plusieurs partis politiques (PCF, PS, Verts, Alternative libertaire), syndicats (CFDT, FSU, Solidaires, SNUipp…) et associations (LDH, MRAP, Cimade, GISTI, UCIJ) ont signé hier un appel exigeant la « fin de la politique du chiffre » en matière d’expulsions. Après la mort d’une ressortissante chinoise sans papiers qui s’est défenestrée le 21 septembre à Paris, ils estiment que « ce n’est pas un malheureux accident dû au hasard ». http://www.humanite.fr/2007-09-27_Societe_L-essentiel

 

90) Immigration : « ADN : première victoire de la mobilisation »

La commission des lois du Sénat a repoussé hier l’article sur les tests ADN. Mais les députés UMP veulent revenir à la charge mardi prochain.

L’article 5 bis du projet de loi voté par l’Assemblée nationale le 20 septembre sur les tests ADN a été refusé par la commission des lois du Sénat, hier. Rappelons-en le texte : « Le demandeur d’un visa pour une durée supérieure à trois mois, ou son représentant légal, représentant d’un pays dans lequel l’état civil présente des carences, peut (…) solliciter son identification par ses empreintes génétiques. » Le recueil préalable de l’assentiment des personnes à identifier est obligatoire. Elles avancent le prix du test qui leur sera remboursé s’il est positif. L’article serait valide jusqu’au 31 décembre 2010. Sa mise en oeuvre sera évaluée annuellement par une commission dont la composition reste floue.

--- la sagesse l’a emporté

Bien qu’assoupli par les soins du gouvernement, l’amendement Mariani reste toujours aussi insupportable, même aux yeux de membres de la majorité. Hier, la commission des lois du Sénat s’est donc prononcée contre, par

24 voix contre 13. Représentants des partis de gauche mais aussi certains élus de l’UMP et du centre ont ainsi entendu les protestations qui ont émané de tous bords - hors FN - contre cette utilisation de la génétique dans la stigmatisation des étrangers. Le rapporteur du projet au Sénat, François-Noël Buffet, partageait la position de l’ancien premier ministre, sénateur de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin, qui avait proposé d’attendre et d’en référer au Conseil national d’éthique. Pour combien de temps la sagesse l’a-t-elle emporté ? Il faut que les sénateurs suivent, en séance plénière, à partir du 2 octobre, l’avis de la commission des lois, puis que la commission mixte paritaire réunissant sénateurs et députés (qui se tient quand les deux assemblées sont en désaccord sur un texte) choisisse l’avis du Sénat. Or, Jean-François Coppé, président du groupe UMP à l’Assemblée, a prévenu : les députés UMP ne sont pas décidés à lâcher prise sur « ce point d’équilibre tout à fait cohérent avec ce que nous souhaitons ». Précisons que l’aspect volontaire du recours aux tests ADN ne doit tromper personne. Quand le gouvernement a instauré le contrat d’accueil et d’intégration, il a juré ses grands dieux qu’il ne s’agissait que d’une « possibilité ». L’an dernier, la loi le rendait obligatoire et les préfectures l’avaient depuis longtemps installé dans leur arsenal. Une fois qu’il ne s’agira plus que de valider une « expérimentation », le tour de passe-passe sera joué et l’horreur devenue règle. En attendant, cette première avancée est saluée par le président du groupe socialiste au Sénat, Jean-Paul Bel, et par les élus communistes. Ainsi Nicole Borvo, précisait-elle, hier : « Avec ces tests, on franchit un cap inégalé dans les atteintes au respect et à la dignité des personnes, une véritable déstructuration des fondements de notre société, construite sur le contrat social, que l’on retrouve dans la casse de la protection sociale et la réforme des institutions. Il faut des gens qui disent "non, trop c’est trop". »

La réaction a été immédiate à France Terre d’asile dont le directeur remarque que la commission a fait oeuvre de raison, mais rappelle, lui aussi, que cela ne doit pas occulter le reste du projet gouvernemental. Émilie Rive

http://www.humanite.fr/2007-09-27_Societe_ADN-premiere-victoire-de-la-mobilisation

 

91) Annick Coupé « Le gouvernement peut être contraint au recul »

Annick Coupé, porte-parole de l’union syndicale Solidaires, a lancé un appel à se concerter entre organisations syndicales.

--- Nicolas Sarkozy propose d’élaborer un « nouveau contrat social » basé sur une individualisation des rapports sociaux. Vous rétorquez au contraire qu’il faut redéfinir une protection sociale collective. Comment ?

- Annick Coupé. Le compromis social d’après-guerre était fondé sur un partage des gains de productivité entre les profits, les investissements des entreprises et les réponses aux revendications salariales. Le fait que la quasi-totalité des gains de productivité ait été affectée aux actionnaires et aux profits depuis vingt-cinq ans a déjà sapé les bases de la solidarité. Nicolas Sarkozy nous propose la mise en concurrence de tous contre tous. Il faut au contraire penser de nouveaux droits collectifs, créer, par exemple, autour du contrat de travail, une continuité de droits en matière d’ancienneté, de salaire ou de formation professionnelle. Le salarié devrait pouvoir bénéficier de ces sécurités quel que soit son travail. Développer des garanties fortes attachées au statut de salariés va de pair avec une protection sociale qui garde sa fonction de réponse à tous les aléas de la vie, la maladie, le chômage, la retraite. Depuis l’époque où a été inventée la Sécurité sociale, la richesse produite à considérablement augmentée. Je ne vois pas pourquoi les gains ne seraient pas redistribués dans une optique de cohésion sociale.

--- Quand le premier ministre défend l’instauration de franchises médicales en expliquant que l’État est en faillite, considérez-vous qu’il ne dit pas la vérité ?

- Annick Coupé. Il développe surtout une idéologie qui rend l’individu responsable de sa situation, comme si on choisissait d’être malade, d’être au chômage ou de faire des heures supplémentaires. Les franchises médicales instaurent une sélection par l’argent pour l’accès aux soins qui va s’avérer inefficace. Des maladies vont s’aggraver et peser plus lourd encore sur les comptes de la Sécurité sociale. Les plus fragiles vont payer.

--- Pensez-vous que cette décision peut se retourner contre le gouvernement ?

- Annick Coupé. La réalité va rattraper les promesses de Nicolas Sarkozy. Sa réponse, « travailler plus pour gagner plus », ne marchera pas. Les franchises médicales sont aussi un des points sur lequels le gouvernement peut être contraint de reculer. C’est pourquoi Solidaires participe aux mobilisations unitaires, notamment à la journée d’action de demain.

--- La situation est différente pour les régimes spéciaux. Pour le moment, le gouvernement ne semble-t-il pas bénéficier du soutien de l’opinion publique ?

- Annick Coupé. Oui mais au prix de beaucoup de démagogie et de contre-vérités. Dire que l’alignement de ces régimes va régler le problème de financement des retraites est totalement faux. Certains, comme celui d’EDF, sont bénéficiaires. Si on partait des besoins de la population, des conditions de travail, de la productivité qui est en France une des plus importantes au monde, on se rendrait compte qu’il est tout à fait possible d’améliorer les retraites. Nous sommes déterminés à défendre les régimes spéciaux.

--- Les syndicats peuvent-ils à la fois préparer une mobilisation sociale et être convoqués tous les matins dans les cabinets ministériels ?

- Annick Coupé. Nous, nous ne sommes pas consultés. Le pouvoir en place se donne le droit de choisir ses interlocuteurs et c’est choquant. Nicolas Sarkozy sait flatter les organisations, cela fait partie de sa stratégie de communication. Mais son dialogue social ne porte que le nom. Il fixe les objectifs, le calendrier et le résultat des négociations. Il organise notre division. C’est un piège mortifère. C’est pourquoi Solidaires a lancé un appel à l’unité. Les syndicats devraient montrer qu’ils sont aussi capables de se concerter. Nicolas Sarkozy ne peut pas prendre le risque d’un front commun. Il le sait. Entretien réalisé par Paule Masson http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Annick-Coupe-Le-gouvernement-peut-etre-contraint-au-recul

 

92) Claude Hagège : « La langue française comme langue scientifique est menacée »

Examen du protocole de Londres, visant à supprimer l’obligation de traduire les brevets en français. Entretien avec le linguiste Claude Hagège, opposé à sa ratification.

--- En quoi le protocole de Londres menace-t-il la langue française ?

- Claude Hagège. Jusqu’ici, tout brevet déposé par un étranger en France, pour être opposé à une contrefaçon ou à une imitation, devait être traduit en français. Les partisans du protocole prétendent que le français, placé à côté de l’allemand et de l’anglais, serait toujours défendu par le protocole. Or, étant donné le rapport des forces, la ratification du protocole signifierait que l’anglais se répandrait encore plus. En effet, l’obligation de traduction en français disparaîtrait. Aujourd’hui, il n’y a que 7 % de brevets déposés en français. Cette proportion passerait à 0 %…

--- Pourquoi est-ce un risque que « l’anglais se répande encore plus » ?

- Claude Hagège. Le français serait éliminé de la langue scientifique de demain. En effet, un brevet est un texte constitué de deux parties, la description et la revendication. Le fait que ces deux parties du texte soient traduites en français permettait, avec la puissance de diffusion d’Internet, que le français soit une langue dans laquelle la science de demain s’exprime. Désormais, le français ne serait plus le vecteur de terminologies savantes et innovantes, qui s’expriment dans les brevets.

--- C’est un enjeu culturel ?

- Claude Hagège. C’est un enjeu linguistique et culturel. Le président de la République s’est rendu récemment à Budapest où il a dit aux Hongrois l’importance de leur langue comme identité. La principale affirmation d’identité des pays d’Europe centrale, au XIXe siècle, était leur langue. Pourquoi cette parenthèse sur le président ? Parce que, si le protocole de Londres est adopté, l’identité même de la France, c’est-à-dire sa langue, est gravement menacée.

--- Pour le secrétaire d’État à la Francophonie Jean-Marie Bockel, le problème est ailleurs : la France ne produit pas assez de brevets. Que lui répondez-vous ?

- Claude Hagège. D’après lui, la raison principale de ce nombre insuffisant de dépôts de brevet serait le coût de la traduction des brevets. C’est aussi l’argument du MEDEF. Or, pour les grandes entreprises qui dominent le MEDEF, cela ne coûte rien puisqu’elles se servent déjà de l’anglais. La raison du manque de dépôts de brevet, c’est l’insuffisance d’esprit d’invention et d’esprit commercial. Les PME n’ont pas cette culture. On devrait développer chez les enfants le goût de la découverte et, ensuite, une compétence pour la faire valoir.

--- Que faire pour conserver le rayonnement de la francophonie dans un contexte où l’anglais domine le milieu de la recherche et de l’innovation ?

- Claude Hagège. Il faut commencer par cesser de mépriser les cinquante pays et régions qui appartiennent à l’Association internationale de la francophonie. Les mépriser, c’est ignorer que la France, sans la francophonie, est bien petite en Europe. Avec eux, la France est une puissance culturelle et économique considérable. On a été conscient de cela pendant longtemps, mais depuis les années 1990, en fait depuis la diffusion galopante de la pensée néolibérale, on ignore cette dimension. Or, en France la langue a toujours été une affaire politique. Voyez les mesures prises pendant la Révolution, par le comité de salut public, par la commune insurrectionnelle de Paris et par Robespierre… Désormais, la France est en train de devenir un pays dans lequel on est prêt à vendre sa langue. On n’y croit plus. Une grande partie de la droite et une non moins grande partie de la gauche ont des positions nouvelles qui ne s’inscrivent pas dans la tradition française. Résultat : on finit par ne plus avoir conscience de ce que signifie le fait d’avoir une conception politique de la langue.

--- C’est-à-dire ?

- Claude Hagège. La francophonie apparaît comme la seule alternative à l’impérialisme de l’anglais, derrière lequel se profilent les États-Unis. Dans bien des cas, mondialisation signifie américanisation. À l’heure actuelle, l’Europe doit se concevoir de l’Atlantique à Vladivostok. Aujourd’hui, la Russie, c’est nous, c’est l’Europe, bien plus que les États-Unis. Ces zones qui composeraient cette Europe forte sont autant de contrepoids à la présence unique des États-Unis et à ce que l’anglais symbolise. À travers une grande Europe, la francophonie a tout à gagner à la diversité. Cette diversité est une réponse à l’unicité redoutable de l’anglais aujourd’hui. Entretien réalisé par Vincent Defait http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Claude-Hagege-La-langue-francaise-est-menacee

 

93) Institutions : Vers une Constitution taillée à la démesure de Sarkozy

Alors que le comité Balladur poursuit ses auditions, l’ancien premier ministre se déclare favorable à un régime présidentiel. La gauche met en garde.

C’est aujourd’hui que se termine la série d’auditions de responsables politiques, administratifs et judiciaires du pays devant le « comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République », présidé par Édouard Balladur. Avant même la fin de la dernière phase de consultation et la remise de son rapport prévue à la fin du mois d’octobre, l’ancien premier ministre s’est prononcé pour un régime présidentiel. En débat, le maintien ou non de l’article 20 de la Constitution qui stipule que « le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation ». Une chimère depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, omnipotent dans la conduite des affaires de l’État.

--- lA DéMARCHE de Balladur

Pour Édouard Balladur, la marche vers un régime présidentiel apparaît incontournable puisqu’elle a été lancée dès « 1962, avec l’élection du président de la République au suffrage universel ». Et s’est poursuivie avec l’adoption du « quinquennat et l’inversion du calendrier » électoral, voulues à la fois par Jacques Chirac et Lionel Jospin pour les scrutins de 2002. Prochaines étapes à franchir, selon lui : « le renforcement des droits du Parlement » et « la suppression de la responsabilité du gouvernement devant celui-ci, afin de mettre fin à ce qu’il estime être « l’ambiguïté » de nos institutions.

Mentor de Nicolas Sarkozy, qui l’a soutenu contre Jacques Chirac en 1995, Édouard Balladur semble donc vouloir ajuster la Constitution à la pratique du pouvoir instaurée par le nouveau président de la République. Lors de son audition, mardi, François Hollande a posé les « conditions essentielles » du Parti socialiste pour qu’il vote la future réforme, soumise au congrès fin janvier. Et de rejeter par avance toute modification constitutionnelle visant à créer un « bloc » présidentiel dans lequel seraient absorbés les pouvoirs du premier ministre. Vice-président du comité Balladur, le socialiste Jack Lang est, lui, favorable au renforcement des pouvoirs de l’Élysée. « Un président s’adressant au Parlement ne serait pas un sacrilège », estime-t-il.

En revanche, le PS est unanime sur le fait de donner un rôle accru à la représentation nationale, d’introduire une dose de proportionnelle limitée à 10 % des sièges de l’Assemblée et d’inscrire, après plus d’un quart de siècle de renoncement, le droit de vote sous conditions des résidents étrangers aux élections locales. Un rendez-vous sur les questions institutionnelles est prévu aujourd’hui entre François Hollande et François Bayrou, président du Modem. « Plus nous serons nombreux à défendre les mêmes principes, les mêmes propositions de renforcement des droits du Parlement et d’élargissement des droits des citoyens mieux ce sera », a justifié François Hollande, précisant toutefois que cela devait se faire sur la base des propositions du Parti socialiste.

--- le régime présidentiel CONTESTé

Défendant la séparation des pouvoirs, François Bayrou a proposé, de son côté, que « le garde des Sceaux ait un statut particulier (et) qu’il soit investi à une majorité qualifiée par le Parlement ». Il a également estimé nécessaire de faire mentionner dans la Constitution le « risque d’une concentration excessive des médias ». Enfin, pour le Parti communiste, « le régime présidentiel est non seulement en opposition avec la tradition démocratique de notre pays, mais il ne répond pas au besoin de démocratie renouvelée », explique Patrice Bessac, porte-parole du PCF qui souligne la « parodie de concertation » du comité Balladur, dont le président n’est que « l’homme lige » de Nicolas Sarkozy. Nicole Borvo, présidente du groupe communiste et républicain au Sénat s’inquiète, elle, de voir le Parlement « affaibli et relégué à un simple rôle de contrôle ». Et de prévenir : « On ne peut de toute façon pas réformer de façon conséquente les institutions sans soumettre le projet au peuple. » Ludovic Tomas

 http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Vers-une-Constitution-taillee-a-la-demesure-de-Sarkozy

 

94) « Mortels profits » PAR MICHEL GUILLOUX

Le travail tue, les mots aussi. Réussite, progrès, excellence, travail en groupe, responsabilité personnelle, solidarité collective, poste aménagé… Ces mots-là respirent l’épanouissement personnel, la prise en compte des aspirations individuelles et le respect du sujet humain. Ils sont utilisés sans vergogne depuis plus de vingt ans. Les profits record qui s’affichent chaque semestre avec une insolence obscène chez les « stars » du CAC 40 sont à ce prix. Le capitalisme financier n’est pour rien, ces trente dernières années, dans les aspirations nées chez de millions de jeunes diplômés, d’ouvriers, de techniciens, de cadres, d’ingénieurs parties prenantes de la révolution technologique et informationnelle, dont le produit de leur formation, initiale et continue, de leur travail, de leurs recherches est à la source de ces résultats-là. Ce mouvement sans précédent de la société a croisé des aspirations personnelles et collectives qu’il a engendrées au respect de soi au travail, à la prise en compte de capacités intellectuelles à mettre en valeur pour améliorer, à tout point de vue, la production de valeur réelle. La révolution de Mai 68, et c’est sans doute là le point principal qui nourrit l’abhorration du pouvoir politique actuel à son égard, a marqué la vraie « rupture » avec un modèle d’exploitation devenu inacceptable pour les intéressés. Trente ans plus tard, le cinéaste Hervé Le Roux pointait le fait avec une acuité remarquable dans son film Reprise. Il fallait « composer » avec les exploités qui, jusqu’à l’invention des « délocalisations » sur critères strictement boursiers, demeurent les seuls créateurs de richesses dans ce pays. À la veille de l’année des quarante ans de l’événement, vu du côté de la classe ouvrière et de ceux qui allaient la rejoindre et la modifier en profondeur, on mesure à quel point n’a rien de nouveau le cocktail de culpabilité collective et de peur individuelle qui est le seul carburant, ô combien efficace sans résistance, du projet présidentiel et de ses soutiens avides de revanche, de dividendes annuels et de cadeaux fiscaux. Et pourtant il tue, ce capitalisme-là. Ainsi, parce que trois salariés se sont donné la mort sur le site Renault de Guyancourt, on apprend, à la faveur des « solutions » préconisées par la direction, le quotidien de milliers de salariés hautement qualifiés : leurs amplitudes horaires passeront de 7 heures à 20 h 30 en semaine ! Ils sont actuellement de 5 h 30 à 22 h 30. La direction de Peugeot, elle, se réfugie derrière le caractère « multifactoriel » des mises à mort de soi sur le lieu de travail pour ne pas risquer la mise en question d’une organisation du travail entièrement tournée vers la perversion des aspirations individuelles pour mieux tirer du profit du travail. Il est vrai que, lorsque pareille affaire « tombe » le jour de l’annonce du retour aux bénéfices pour les actionnaires, cela fait tache dans le décor. Il y a le décor du spectacle et l’on découvre son envers. Les suicides de salariés dans l’industrie comme dans les banques, La Poste ou EDF livrés aux mêmes critères de pression sur le travail pour augmenter une rentabilité à court terme sont la partie la plus tragique de cet iceberg de l’exploitation contemporaine. « Il existe au sein de votre entreprise un système organisé de pression. » La phrase d’une inspection du travail pas encore totalement dépecée et livrée au ministère de « l’Identité nationale » accuse aujourd’hui un constructeur automobile. Mais la même logique est à l’oeuvre ailleurs, pour les mêmes raisons. On ne sait ce qu’il adviendra de la prise en compte de cette dimension de la santé au travail qu’entendent porter les syndicats au sein du « Grenelle de l’environnement ». Sans attendre, l’appel à manifester le 13 octobre prochain des associations de salariés accidentés du travail, rejoints par la CGT, doit être relayé. Pour que ces mots, de la responsabilité personnelle à la solidarité collective, retrouvent leur vrai sens. http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Mortels-profits

======> Le « PBC » transforme le travailleur en forçat

Un contrat d’objectif que les salariés d’IBM ont vite traduit en « plus de bénef pour les capitalistes ». Le PBC ? Rien à voir avec un produit chimique bien que ce « personal business commitment » que l’on pourrait traduire par « engagement personnel d’objectif » puisse être toxique pour la santé des salariés auxquels cette innovation dans le « management encadrant » (gestion du personnel) est appliquée. Chaque année il est demandé audit salarié de fixer lui-même son objectif de production. À la fin de la saison, comme on dit pour les feuilletons américains le « manager encadrant » note le salarié de 1 à 4. S’il obtient 4, il peut être licencié. À 3 il est plus prêt de la porte que de l’augmentation. À 2 on l’invitera fermement à progresser. À 1, on le félicite d’avoir conservé son job pour une année supplémentaire. En quelque sorte une forme de CNE déguisé qui serait en vogue actuellement dans nombre de grandes entreprises françaises après avoir fait fureur aux États-Unis. La CGT d’IBM dénonce un système « pervers et dangereux ». Il faut aussi reconnaître que le capitalisme a parfois du génie puisqu’en l’occurrence ce PBC conduit le travailleur à contribuer de lui-même à sa propre aliénation. Et chez IBM le résultat est là : les actionnaires se sont partagés l’an dernier 13 milliards de dollars de dividendes, tandis que les augmentations, individualisées, de salaires (pas d’augmentation collective depuis vingt-cinq ans…) n’ont été en moyenne que de 2 %. En somme le PBC ce serait plutôt « Plus de Bénef pour les Capitalistes » ! P. J. http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Le-PBC-transforme-le-travailleur-en-forcat

======> Guyancourt, la série noire continue

Un technicien rattaché au Technocentre Renault s’est donné la mort lundi. Le lien avec le travail n’est pas établi, mais le site a connu trois autres suicides en un an. « Les collègues sont bouleversés », lâche un technicien du Technocentre Renault, dans les Yvelines. Leur direction a annoncé mercredi qu’un quatrième salarié du site de recherche ultramoderne où sont créés les nouveaux modèles du groupe s’était suicidé en moins d’un an. E. J., un technicien rattaché au Technocentre, s’est donné la mort lundi à son domicile. Âgé de quarante-huit ans, père de trois enfants, il était chargé de la maintenance informatique des logiciels des bancs d’essai sur le site d’Aubevoye, dans l’Eure. Vincent Neveu, délégué syndical central adjoint CGT, connaissait le salarié. « Il voulait absolument être reconnu dans son travail », indique-t-il, refusant de tirer des conclusions hâtives sur un lien entre son geste et sa situation professionnelle. Trois salariés du Technocentre s’étaient donné la mort entre octobre 2006 et février 2007, deux d’entre eux sur le site. Le premier suicide avait été classé comme accident du travail, et l’inspection du travail avait identifié des faits relevant du harcèlement moral pour le troisième. Alors que Renault avait traité ces trois premiers drames comme des incidents statistiques inévitables dans un site de 12 000 personnes, il a changé d’attitude : « la hiérarchie a été très correcte » en annonçant la mort du technicien mercredi en comité d’établissement, rapporte un syndicaliste. C’est que la « culture du vainqueur » entretenue par l’équipe du PDG Carlos Ghosn est sérieusement fissurée. « Renault est au pied du mur », juge Denis Dedieu, élu CFDT. Les résultats d’une expertise sur les conditions de travail, votée cet été à l’unanimité des syndicats au CHSCT (comité d’hygiène, de la sécurité et des conditions de travail), doivent être rendus publics fin octobre. « On aura un état des lieux, Renault ne pourra alors contester l’inadéquation entre la charge de travail et les ressources », prédit Denis Dedieu. C’est que le Technocentre est le nerf de la guerre : dans le cadre du plan Renault 2009, vingt-six modèles sont en préparation. « Tout est verrouillé d’en haut : le nombre de véhicules, les dates de sortie, donc la charge de travail, les budgets, les ressources globales », explique Pierre Nicolas, élu CGT au CHSCT. Au printemps, après le troisième suicide, Renault a annoncé une série de mesures de lutte contre le stress. La hiérarchie intermédiaire, incitée à mieux écouter ses troupes, n’a pas plus d’outils qu’avant pour leur venir en aide, explique un cadre. « On nous a annoncé une refonte du réseau RH (ressources humaines), raconte Denis Dedieu. L’idée que le responsable des ressources humaines doit être au plus près du terrain nous semble cohérente. Mais sans embauches ? Pour l’heure, les objectifs des salariés n’ont pas bougé, et les plannings n’ont pas été détendus. » Le groupe reconnaît désormais qu’il existe des dépassements horaires. Sous la pression de l’inspection du travail, qui avait constaté l’écart entre les horaires affichés et le temps de travail réel, Renault a présenté mercredi aux élus du personnel ses projets sur la maîtrise du temps de travail : il y est question d’horaires d’ouverture, du suivi du temps de travail ou du travail à distance. « La question principale demeure : si la charge reste la même, sans embauches supplémentaires, la durée du travail ne sera pas respectée », déplore Pierre Nicolas, qui ajoute : « Avec la déréglementation du temps de travail, l’employeur n’a aucun intérêt financier à embaucher des salariés supplémentaires. » Un technicien résume : « Personne ne vous demande jamais de faire des heures, on vous demande juste de faire votre boulot. Si on n’y arrive pas, c’est qu’on est un nul. » « Renault a contesté la décision de la Caisse nationale d’assurance maladie de re-connaître le premier suicide comme accident du travail, dénonce Vincent Neveu. Il y a évidemment d’énormes enjeux financiers. On réalise enfin qu’il y a des choses mortifères dans le travail, et qu’il sera peut-être possible, un jour, de faire payer par les entreprises certaines dépressions ou des problèmes cardiaques liés au travail, aujourd’hui pris en charge par la collectivité. » Lucy Bateman

 http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Guyancourt-la-serie-noire-continue

======> Neuf suicides en un an dans l’industrie automobile

w 20 octobre 2006. Un ingénieur se défenestre au Technocentre Renault de Guyancourt.

w 22 janvier 2007. Un technicien se noie dans un étang au technocentre Renault de Guyancourt.

w 3 février. Suicide d’un ouvrier à PSA Charleville.

w Février. Un technicien du Technocentre Renault de Guyancourt est retrouvé pendu à son domicile.

w Avril-Mai. Suicides de quatre ouvriers chez PSA Mulhouse.

w Juin. Suicide d’un ouvrier à Valeo Saint-Ouen-l’Aumône.

w Juillet. Un ouvrier magasinier se suicide sur le site de PSA Mulhouse.

w Septembre. Un technicien travaillant au centre d’essai d’Aubevoye (Eure), rattaché au Technocentre Renault de Guyancourt, se suicide à son domicile.

http://www.humanite.fr/2007-09-28_Politique_Neuf-suicides-en-un-an-dans-l-industrie-automobile

 

95) Gouvernement : Fillon prépare le terrain de la rigueur

Les déclarations du premier ministre, évoquant « une situation de faillite », ont fait vivement réagir à droite comme à gauche. « Je suis à la tête d’un État qui est en situation de faillite sur le plan financier. » La phrase lâchée par François Fillon, en visite en Corse vendredi, n’a pas manqué de faire réagir. Pour le PS, « c’est d’abord la faillite de la politique de la droite depuis 2002 et de ses gouvernements successifs auxquels ont appartenu d’ailleurs Nicolas Sarkozy et François Fillon ». La tentative du premier ministre de minimiser la portée du propos en précisant qu’il s’agissait d’une « image » face à des agriculteurs « qui demandent toujours plus à l’État » n’a pas fait taire la fronde. À droite, Dominique de Villepin, sur Europe 1, a rappelé à son successeur qu’il avait « laissé l’État dans une situation meilleure qu’aujourd’hui » et que « depuis on a dépensé beaucoup d’argent ». François Bayrou renchérissait, estimant que cette déclaration constituait « un aveu estomaquant ». Et un parlementaire UMP, inquiet, confiait même à l’AFP : « Cette phrase tombe mal. Les Français peuvent se demander pourquoi on a engagé toutes ces dépenses sur le paquet fiscal si on est si mal en point. » Depuis son arrivée, le gouvernement n’est pas avare en dérapages. Ainsi la « faillite » de François Fillon fait-elle suite à la « rigueur » de Christine Lagarde, qui avait déclenché une polémique et une rectification de l’Élysée. De son côté, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, juge ces sorties « plus calculées qu’il n’y paraît », précisant que « ces déclarations, juste avant la présentation du budget, mercredi, risquent de servir de prétexte à l’annonce d’un plan de rigueur qui touchera directement les moins favorisés dans notre pays ».

--- moins de 2 % de taux de croissance

Alors que l’OCDE et la Commission européenne ont évalué à moins de 2 % le taux de croissance en France, le « choc de confiance » prophétisé par Nicolas Sarkozy risque de se faire attendre. C’était pourtant l’unique justification d’un paquet fiscal qui coûtera 15 milliards d’euros supplémentaires et dont les plus aisés seront les seuls bénéficiaires. Pourtant, avec un déficit public inférieur à 2,5 % et une dette dans la moyenne européenne, nombreux sont ceux, pas uniquement à gauche, qui jugent que la situation de nos finances publiques ne justifie pas ce ton catastrofiste. Interrogé sur France Info, l’économiste Élie Cohen considérait que le terme de faillite « techniquement, n’avait pas beaucoup de sens », car « pour qu’un pays soit en faillite, il faudrait qu’il ne puisse plus emprunter sur les marchés internationaux ». Or « les prêteurs se bousculent pour prêter de l’argent à la France ». En outre, « les niveaux de dette que nous avons sont certes élevés mais ils se comparent tout à fait à ceux des autres pays développés ». La France est ainsi « beaucoup moins endettée que le Japon » où la dette a atteint 186 % du PIB en 2006, « et personne ne dit que le Japon est en faillite », a observé l’économiste. Idem pour les États-Unis, modèle économique pour Nicolas Sarkozy, et dont la dette publique est abyssale. Mais il reste difficile de faire admettre autrement que sur le registre alarmiste de nouvelles restrictions aux Français. Frédéric Durand http://www.humanite.fr/2007-09-24_Politique_Fillon-prepare-le-terrain-de-la-rigueur

======> FINANCES PUBLIQUES. --Sans reprendre le mot de « faillite », le Premier ministre n'a pas mâché ses mots, hier, alors que s'ouvrait une semaine budgétaire cruciale

Fillon persiste et signe

Le Premier ministre enfonce le clou. Hier sur RTL, il est revenu sur ses propos de vendredi en Corse, affirmant que la situation des finances publiques n'était « plus supportable », sans toutefois reprendre le terme polémique de « faillite ».  « On avait 1 150 milliards de déficit (NDLR : dette publique cumulée) à fin 2006. C'est une situation qui n'est plus supportable », a-t-il dit, soulignant que la France n'a plus eu de budget en équilibre « depuis 1974 », et que « l'Etat emprunte pour financer ses dépenses de fonctionnement ».

« La France est un pays riche, qui a heureusement des ressources qui lui permettent de faire face à l'avenir. Mais l'Etat est dans une situation critique » et doit se réformer « sous peine de continuer à peser de plus en plus lourdement sur l'activité des Français, sur leur croissance et sur leur emploi », a-t-il encore expliqué.

--- « L'échec d'un système ». En Corse, M. Fillon avait déclaré « être à la tête (sic) d'un Etat en situation de faillite », avant d'atténuer ses propos en précisant qu'il s'agissait d'une « image ». Face à la polémique suscitée par ces propos, il a expliqué sur RTL que ce mot avait « deux sens dans le dictionnaire : un sens financier et un autre sens, qui est l'échec d'un système ». « Nous sommes devant l'échec d'un système », a-t-il dit, en appelant les Français à « changer d'état d'esprit ». « Ce qui compte », a-t-il ajouté, « ce ne sont pas les mots, ce sont les réalités, et la réalité, c'est que notre pays doit changer radicalement d'état d'esprit s'agissant de son regard sur les finances publiques ». Le chef du gouvernement a répondu à l'opposition et à son prédécesseur Dominique de Villepin, qui l'accusent d'avoir encore creusé la dette en privant l'Etat de 15 milliards de recette avec le paquet fiscal. « C'est une vraie erreur d'analyse », a-t-il contre-attaqué. « On s'est toujours contenté de mettre des rustines sur le budget de l'Etat, et jamais des mesures structurelles qui permettent de redonner de la croissance. » Il a aussi contesté le chiffre de 15 milliards, évaluant l'effet du paquet fiscal à « 9 milliards de recettes fiscales en moins » en année pleine pour l'Etat (1). M. Fillon a expliqué que sa politique économique combinait « des mesures très vigoureuses de réduction de la dépense » avec « la relance de la croissance », par la détaxation des heures supplémentaires, la baisse de la fiscalité ou encore l'investissement dans l'université et la recherche.

--- « S'exprimer librement ». M. Fillon a encore défendu la prévision de croissance de 2,2 % sur laquelle est bâti le projet de budget 2008 lequel sera présenté demain en Conseil des ministres et qui est contestée de toutes parts. « C'est celle que fait le FMI pour notre pays. Elle n'est pas très éloignée de celle que fait l'UE. »  Répliquant à nouveau à M. de Villepin, il a souligné que « le budget que nous exécutons, c'est le sien », et rappelé que les mesures votées cet été ne sont pas encore entrées en application. Revendiquant de pouvoir « s'exprimer librement », il a enfin réfuté être en désaccord avec le président Sarkozy : « Chacun a sa méthode et ses mots, mais au fond, c'est la même chose. »  (1) La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait chiffré ce coût à 11 milliards par an.

http://www.sudouest.com/250907/economie.asp?Article=250907a18599.xml

======> FINANCES PUBLIQUES. -- Le gouvernement présente aujourd'hui le premier budget du quinquennat, en pleine polémique sur un futur plan de rigueur caché

Budget : l'heure de vérité

Depuis que le Premier ministre a évoqué la « faillite », puis la situation « critique » des finances publiques, l'opposition de gauche comme le centriste François Bayrou dénoncent un discours alarmiste destiné, selon eux, à une mise en condition pour l'annonce prochaine d'un plan de rigueur.

D'autant que la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait elle-même employé ce mot de « rigueur » à propos de la fonction publique, et avait aussitôt été démentie par l'Elysée. L'entourage du président assure toujours qu'il n'en est rien, et Henri Guaino, conseiller spécial de M. Sarkozy, a à son tour assuré, lundi 24 septembre, qu'il n'y avait « absolument aucun plan caché de rigueur ». Mais Jean Arthuis, président UDF de la commission des finances du Sénat, se disait, lui, le même jour, « préoccupé » par le bouclage de la loi de finances, et appelait à... une « politique de rigueur ».

--- Les critiques européennes. Ce qui est clair, c'est qu'à l'heure de présenter, aujourd'hui en Conseil des ministres, le premier budget du quinquennat, le gouvernement doit concilier le coût des cadeaux fiscaux voulus par Nicolas Sarkozy (15 milliards en année pleine pour les mesures votées cet été), des prévisions de croissance revues à la baisse et les admonestations de plus en plus publiques de ses partenaires européens, pour lesquels la France fait figure de mauvais élève, avec un déficit public de 2,4 % du PIB (produit intérieur brut) prévu en 2007. Paris est également en bisbille avec la Banque centrale européenne, dont le président, Jean-Claude Trichet, apprécie fort peu les critiques du président Sarkozy sur l'euro fort. Jean-Claude Trichet ne s'est d'ailleurs pas privé de féliciter François Fillon pour son cri d'alarme sur les comptes pubics.

--- Haro sur le « paquet fiscal ». Quant à la gauche et au Modem, ils accusent le gouvernement d'avoir contribué à creuser les déficits avec un « paquet fiscal » destiné avant tout, selon eux, aux plus favorisés. Ce que rejette Nicolas Sarkozy, qui assure que ces mesures doivent permettre de « doper » la croissance. Mais parallèlement, il prône lui aussi une gestion rigoureuse, assurant qu'il ne peut pas « fabriquer » de l'argent. La conjoncture a beau être difficile, le gouvernement continue de baser son projet de budget 2008 sur une prévision de croissance « entre 2 et 2,5 % », alors même que l'UE vient d'abaisser sa prévision 2007 pour la France à 1,9 %, contre 2,4 % précédemment. Côté déficit public (Etat, collectivités locales et Sécurité sociale), le gouvernement affiche l'objectif de 2,3 % du PIB pour 2008, après les 2,4 % promis pour la fin de cette année.

--- Fillon : l'« exigence de vérité ». Concernant l'Etat, le gouvernement avait indiqué mi-septembre que le déficit inscrit dans le projet de budget serait « en dessous de 42 milliards d'euros », contre 41,996 milliards cette année. Et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008, présenté lundi, a pour objectif de ramener le déficit du régime général (salariés) à 8,9 milliards d'euros, au lieu de 12,7 milliards sans mesures correctrices.

« Rigueur » ou pas, François Fillon a de nouveau défendu son « exigence de vérité » sur la maîtrise des dépenses publiques en présentant, hier, le projet de budget aux députés UMP. Il a reçu leur soutien « à 10 000 % », selon leur président, Jean-François Copé. http://www.sudouest.com/260907/economie.asp?Article=260907a30992.xml

======> « La caricature d’un capitalisme pour enrichir quelques-uns »

Jean-Claude Sandrier, député PCF, est président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale.

--- François Fillon parle de « faillite » des finances publiques. Qu’en pensez-vous ?

- Jean-Claude Sandrier. Il y a une telle volonté d’en rajouter dans les cadeaux fiscaux aux plus riches et un tel acharnement à réduire les finances publiques chez les gouvernants qu’ils utilisent un argument qui condamne en fait leur politique, puisque si faillite il y a, c’est eux qui l’ont créée ! C’est le loup qui crie au loup. Pendant cinq ans, le gouvernement Raffarin-Sarkozy-Fillon, puis le gouvernement Villepin-Sarkozy n’ont cessé de réduire les recettes et de distribuer des cadeaux aux riches. Or, qu’observe-t-on ? La croissance était de 2,2 % il y a cinq ans, elle ne sera plus que de 1,8 % à la fin de 2007. Sarkozy-Fillon viennent d’en rajouter une louche de 14 milliards cet été, avec le paquet fiscal qui était un « pari sur la croissance » en comptant sur elle pour le financer. Mais les prévisions du gouvernement pour 2008 sont identiques à 2007. Cela montre qu’il ne croit pas à sa politique, comme il ne croit pas aux franchises médicales pour combler le déficit de la Sécu, désormais justifiées par la lutte contre la maladie d’Alzheimer… C’est une politique contradictoire et irresponsable, car dictée en fait par la volonté de sacrifier le progrès et la justice sociale pour favoriser la finance.

--- Que retenez-vous des orientations connues du budget 2008 ?

- Jean-Claude Sandrier. Rien n’est prévu pour le pouvoir d’achat hormis le crédit d’impôt immobilier et la prime pour l’emploi qui se substitue au MEDEF en matière de rémunération du travail et encourage les bas salaires. Dans le chapitre du « soutien à l’innovation », on trouve l’extension du crédit d’« impôt recherche » sans aucun contrôle de la qualité de la recherche effectuée ni de créations d’emplois. Quant à « l’équité du système fiscal », cela consiste pour le gouvernement à instaurer un prélèvement libératoire sur les dividendes des actionnaires de 16 %. C’est un nouveau cadeau aux plus aisés, imposés aux plus hautes tranches de l’impôt sur le revenu. Ce sera autant de manque à gagner à partir du budget 2009. Le gouvernement prévoit aussi de nouvelles exonérations d’ISF en « simplifiant » les dispositions votées l’an dernier pour les pactes d’actionnaires. Le gouvernement poursuit dans la même voie contre vents et marées. On est dans la caricature d’un capitalisme qui ne pense qu’à enrichir quelques-uns, au prix d’un recul social considérable avec la montée en flèche des inégalités et de la pauvreté.

--- A-t-on les moyens d’impulser une autre politique ?

- Jean-Claude Sandrier. Nous vivons dans un monde où l’argent coule à flot, comme l’a dit Patrick Artus. La sphère financière pèse aujourd’hui trois fois plus que le PIB mondial. Cela produit une montée fulgurante de la finance depuis 1980 au détriment des capacités humaines. La Banque centrale européenne a injecté en trois jours l’équivalent du budget de la France pour soutenir des institutions bancaires privées ! Il est possible de prélever tout de suite 80 milliards d’euros supplémentaires pour satisfaire les besoins humains. En taxant les actifs financiers à 0,5 %, ce qui rapporterait 17 milliards. En faisant cotiser les revenus boursiers comme les salaires, ce qui ferait rentrer 13 milliards. En supprimant les 17 milliards d’exonérations de cotisations patronales. En annulant les 12 milliards au bénéfice exclusif des riches dans le paquet fiscal. En multipliant par deux l’ISF, ce qui rapporterait 4 milliards, et en réformant l’impôt sur le revenu dans le sens d’une plus grande progressivité, pour accroître son produit de 17 milliards. Entretien réalisé par S. C. http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_-La-caricature-d-un-capitalisme-pour-enrichir-quelques-uns

 

96) Loi de finances : Un budget inefficace et inégalitaire

Le projet pour 2008 est présenté ce matin en Conseil des ministres. Il est grevé par les quinze milliards de baisses d’impôts au bénéfice des plus riches, votées cet été. Les slogans de campagne de Nicolas Sarkozy risquent de se heurter à la dure réalité des chiffres. Qu’importe, chose promise chose due, ce sont près de 15 milliards d’euros qui sortiront du budget de l’État l’an prochain pour financer un paquet fiscal dont l’efficacité en termes de relance économique sème aujourd’hui le doute bien au-delà de l’opposition : l’objectif était de soutenir la rentabilité du capital en sacrifiant les dépenses socialement utiles.

--- Tour de vis sans précédent

Le gouvernement lui-même a dû revoir à la baisse ses ambitions avec, au mieux, une prévision de croissance égale en 2008 à celle de 2007, à 2,25 %. On est loin du « choc de croissance » d’un point supplémentaire promis par Nicolas Sarkozy. Un « optimisme » qui tranche encore avec les prévisions des experts, la Commission européenne estimant que la croissance française n’excédera pas cette année 1,9 %. Un chiffre que l’OCDE a ramené pour sa part à 1,8 %. Pour Bercy, tout l’enjeu est de parvenir à poursuivre sa politique coûteuse en faveur des plus riches tout en affichant vaille que vaille un déficit amélioré, en dessous de la barre des 42 milliards d’euros pour le budget de l’État à la fin de l’année prochaine, conformément à l’engagement de corseter les finances publiques pris auprès de la Commission européenne. Une entreprise à haut risque alors que les effets à craindre de la crise boursière des « subprimes » américains sur l’économie réelle ne sont absolument pas pris en compte. L’exercice est d’autant plus périlleux que le passif de la droite est lourd. Depuis 2002, la dette a encore progressé, creusée durant cinq ans à coups d’exonérations d’impôt sur la fortune (ISF) et de cotisations sociales compensées en partie par l’État. Elle atteint aujourd’hui 64,2 % du PIB, et coûte en intérêts 40 milliards d’euros par an. Conscient de ces difficultés : rentrées fiscales amputées, croissance atone, balance extérieure déficitaire, le gouvernement a décidé de contre-attaquer, François Fillon dénonçant ce week-end, avec la bénédiction du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, « la faillite de l’État » et une « situation impossible » pour les finances publiques. Le choc des formules étant censé nous aider à comprendre que l’horizon se couvre et que la rigueur s’impose. Le budget 2008 sera ainsi marqué par « un tour de vis sans précédent », écrit le Monde, avec 22 802 suppressions d’emplois publics l’an prochain, dont la moitié dans l’éducation nationale. Les services publics et les usagers modestes qui en ont le plus besoin feront les frais des choix idéologiques du gouvernement, au détriment de toute rationalité économique. Comparé aux 15 milliards d’euros de cadeaux du paquet fiscal aux plus aisés, le demi-milliard ainsi économisé aura en effet un impact quasi-nul sur les finances publiques. Mais ces milliers d’enseignants rayés des effectifs manqueront cruellement dans nombre d’établissements où les élèves en surnombre sont l’une des causes avérées de l’échec scolaire.

--- Nouvelles exonérations d’ISF

Côté recettes, pour tenter de faire illusion, le gouvernement envisage de faire rentrer de l’argent de manière anticipée. Les détenteurs d’actions se verront proposer un prélèvement forfaitaire libératoire de 16 % sur les dividendes contre une exonération d’impôt sur le revenu payable en 2009. Figure de style qui permettrait à l’État de dégager pour l’année prochaine 600 millions d’euros de recettes, le prélèvement se faisant à la source, mais qui se traduira par une baisse d’autant dans le budget 2009, avec au passage une plus-value de 200 millions d’euros pour les actionnaires qui sortiront ces bénéfices, taxés aujourd’hui jusqu’à 24 %, de leur déclaration. Mieux : en sus du paquet fiscal, le gouvernement prévoit d’alléger la fiscalité sur les revenus tirés des brevets, en leur appliquant un taux d’impôt sur les sociétés (IS) de 15 % au lieu de 33,3 %. Les exonérations aux trois-quarts d’ISF seront étendues aux actionnaires conservant leurs actions pendant deux ans au lieu de six, lesquels pourront bénéficier de cette mesure durant quatre ans supplémentaires.

En revanche, rien n’est fait pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages populaires, hormis la reconduction de la prime pour l’emploi, qui se substitue pour partie aux salaires. Avec plus de 133 milliards d’euros, c’est la TVA qui devrait rapporter, en 2007, loin devant l’impôt sur le revenu (57 milliards) ou l’impôt sur les sociétés (46 milliards), le plus d’argent à l’État. Un affaiblissement de l’activité économique et de la consommation se traduira mécaniquement en manque à gagner pour les finances publiques. Le choix du gouvernement de se priver de ressources fiscales tout en refusant le moindre coup de pouce aux salaires risque d’être difficile à défendre dans les mois qui viennent. Sébastien Crépel et Frédéric Durand

http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Un-budget-inefficace-et-inegalitaire

======> Menaces sur les collectivités territoriales

Les annonces sur la reconduction des dotations de l’État cachent une diminution de l’enveloppe globale aux élus locaux pour 2008. Les discours lénifiants du gouvernement n’ont pas apaisé les craintes des élus locaux. Dans la préparation de la loi de finances pour 2008, la ministre des Collectivités locales, Michèle Alliot-Marie, a annoncé la reconduction pour l’an prochain du contrat de croissance et de solidarité qui indexe la dotation globale de fonctionnement (DGF) de l’État aux collectivités sur l’inflation augmentée de la moitié de la croissance du PIB. Une annonce en trompe-l’oeil pour de nombreux élus, la progression de l’enveloppe des dotations d’État, qui inclut la DGF, étant limitée à l’inflation. Maxime Camuzat (PCF), membre du comité des finances locales, et vice-président du congrès de l’Association des maires de France (AMF) dénonce un marché de dupes : « L’enveloppe globale de l’État baissera en réalité de 350 millions d’euros, sous l’effet du plafonnement de la taxe professionnelle (TP) et des dégrèvements de fiscalité locale imposés par l’État, que celui-ci ne compense plus », indique-t-il. Les transferts de compétences de plus en plus nombreux font exploser la dépense, tandis que les recettes sont bloquées. « Les collectivités ont le choix entre faire exploser la fiscalité des ménages ou se replier sur les seules compétences obligatoires en abandonnant les services publics locaux », résume Maxime Camuzat. Le département du Cher, dont il est vice-président, cumule ainsi à lui seul 14 millions d’euros de retard de versements de l’État rien que pour la gestion du RMI et la collecte de la TIPP sur les carburants depuis le 1er janvier 2005. Face à l’inquiétude, le gouvernement a promis la concertation au sein d’un groupe de travail confié au sénateur (UMP) Alain Lambert, chargé de clarifier des compétences entre l’État et les collectivités (qui assurent 70 % de l’investissement public total), et d’associer ces dernières à l’effort de « maîtrise des dépenses » engagé par l’État. Mais la réforme de la fiscalité locale, réclamée avec insistance par les associations d’élus, ne figure pas dans la lettre de mission du sénateur. Jacques Pélissard, président de l’AMF, a réitéré sa volonté de « négocier » sur ce dossier. S. C. http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Menaces-sur-les-collectivites-territoriales

=====> Coupe record confirmée

Le gouvernement a confirmé, hier, la suppression record de 11 200 postes dans l’enseignement scolaire. Les collèges et lycées paieront le prix fort, avec 12 400 suppressions nettes. Bercy en justifie 1 800 au titre de la baisse des effectifs d’élèves et 2 040 au titre des « surnombres disciplinaires ». 4 200 équivalents temps plein seront « économisés » grâce aux heures supplémentaires défiscalisées. Enfin, 1 000 personnels administratifs ne seront pas remplacés. Bercy confirme également son ambition de réduire le volume d’heures de cours accordées aux élèves. http://www.humanite.fr/2007-09-27_Societe_Coupe-record-confirmee

=======> Budget 2008 : l’injustice en chiffres

Loi de finances. Le premier budget de Nicolas Sarkozy est marqué par l’austérité pour les salariés et les familles, les cadeaux aux riches, les renoncements sur la dette et la croissance. Le Conseil des ministres a présenté hier, pour 2008, une loi de finances dont la colonne dépenses s’élève à 271,8 milliards d’euros. Avec un déficit prévu à 41,7 milliards d’euros, soit une dégradation par rapport aux prévisions 2007 où le déficit atteindrait 38,3 milliards d’euros. Ce qu’Éric Woerth, ministre du Budget, appelle « un effort très supérieur en termes de maîtrise des dépenses publiques ». Pas de miracle donc pour ce qui concerne le désendettement promis. Dans la même veine, le projet de loi de finances 2008 table sur une croissance comprise entre 2 % et 2,5 % l’an prochain. Ce qui signifierait que le président de la République a renoncé à aller chercher les 3 % de croissance, « avec les dents s’il le faut ». La suppression de 22 921 postes dans la fonction publique sera sans doute la marque principale du budget 2008. Comme prévu, les ministères de l’Éducation (- 11 200), de la Défense (- 6 037), de l’Économie et du Budget (- 2 830) et de l’Intérieur (- 2 306) sont les plus touchés par les suppressions de postes. Pour l’enseignement scolaire, qui est doté d’un budget de 59,26 milliards d’euros, stable par rapport à l’année dernière, ce sont les collèges et lycées qui paieront le prix fort de ces suppressions, avec 12 400 suppressions, alors que 840 postes sont créés dans le primaire. 1 000 personnels administratifs ne seront pas remplacés. Ces suppressions de postes n’empêchent pas Nicolas Sarkozy d’estimer que le budget 2008 est « tourné sur la valorisation du travail pour créer de la richesse et de l’activité ». L’enseignement supérieur et la recherche sont dotés d’un budget en hausse de 1,8 milliard d’euros supplémentaires, en progression de 7,33 % par rapport à 2007. Mais aucune création de poste n’est prévue. Concernant la fiscalité, nulle mesure nouvelle ne favorise la relance de la consommation, à l’exception des 260 millions d’euros de revalorisation de la prime pour l’emploi. Ils ne compenseront certainement pas le matraquage des salariés pauvres par l’instauration des franchises médicales et les augmentations programmées de la TVA. Par contre les actionnaires, les grandes entreprises et grandes fortunes se verront confortés par une série de mesures fiscales : aux 15 milliards du paquet fiscal s’ajouteront l’exonération de l’ISF sur les actions conservées pendant deux ans au lieu de six, l’allégement de la fiscalité sur les revenus tirés des brevets et la réduction d’impôts portée de 10 % à 30 % sur les investissements en recherche et développement… Selon le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, le premier ministre François Fillon, s’appuyant sur la défiscalisation des heures supplémentaires, a insisté sur le caractère « juste » de ce budget. « Je ne sais pas comment on peut soutenir que ce budget serait autre chose qu’un budget juste », a commenté Laurent Wauquiez : « Il n’y a pas de cadeaux fiscaux, on favorise le travail et le revenu des salariés modestes. » Enfin si les effectifs du ministère de la Défense sont revus à la baisse, le ministère des Finances a annoncé qu’aux 15,33 milliards d’euros de crédits d’équipement (armements, infrastructures, matériel et maintien en condition opérationnelle) prévus en 2008, s’ajouteront « 3 milliards d’euros conditionnels », enveloppe destinée à la construction éventuelle d’un second porte-avions. Olivier Mayer http://www.humanite.fr/2007-09-27_Politique_Budget-2008-l-injustice-en-chiffres

 

97) RETRAITES : Un an de cotisation supplémentaire à partir de 2009

François Fillon confirme l'allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein

Un an de cotisation supplémentaire à partir de 2009

Dans un discours prononcé hier à l'occasion du 60e anniversaire de l'Agirc (la retraite complémentaire des cadres du privé), le Premier ministre a exposé ses ambitions pour la réforme des retraites programmée en 2008. Pour le « prochain rendez-vous, celui de 2012, notre objectif doit être d'équilibrer le régime général, alors que nos prévisions font état d'un déficit entre 8 et 10 milliards d'euros », a-t-il dit. M. Fillon a également réaffirmé que l'allongement de la durée de cotisation, de 40 à 41 ans, s'étalerait sur trois ans, entre 2009 et 2012. Il avait déjà annoncé cet objectif dans son discours de politique générale le 3 juillet.

--- Non au « régime par points ». Le chef du gouvernement est toutefois « très réticent, pour ne pas dire plus », envers l'idée de substituer au système actuel de retraites un régime par points, proposition notamment avancée ces derniers jours par le Medef. « Je voudrais avant tout écarter fermement une idée, agitée à chaque fois par tous ceux qui prétendent vouloir une "vraie réforme". Ceux-là plaident pour la création d'un grand régime unifié de retraite, par points. » Or, pour François Fillon, le système actuel est « le fruit de notre histoire », un « compromis » dont la remise en cause porterait « gravement préjudice à notre démocratie sociale ». Dès à présent, l'objectif minimum de pension pour une carrière complète, soit 85 % du smic net, « sera atteint presque dans tous les cas de figure » début 2008. Via « trois revalorisations du minimum contributif (montant minimum garanti pour une retraite à taux plein, actuellement de 574 euros), la troisième intervenant au 1er janvier prochain », a expliqué M. Fillon.

--- Justice. M. Fillon a par ailleurs annoncé que des « ajustements » étaient probables pour le dispositif donnant la possibilité à ceux qui ont commencé à travailler entre 14 et 16 ans de partir à la retraite avant 60 ans. « Le coût de cette mesure est important, puisqu'il explique presque la moitié du déficit du régime général constaté en 2007. Sans doute y a-t-il des ajustements à faire », a-t-il déclaré, estimant toutefois que ce dispositif était « un geste d'authentique justice sociale ». http://www.sudouest.com/260907/economie.asp?Article=260907a110063.xml

=====> Fillon durcit le ton

Retraites. Le premier ministre veut pousser la durée de cotisation à 41 ans.

Le premier ministre a réaffirmé hier son intention d’allonger la durée de cotisation retraite. Dans un discours à l’occasion du 60e anniversaire de l’AGIRC, la retraite complémentaire des cadres du privé, François Fillon a réitéré ses propos tenus lors du discours de politique générale, le 3 juillet dernier. « L’augmentation de la durée de cotisation à 41 ans n’est pas une option, elle est prévue par la loi », a-t-il déclaré, avant d’expliquer que cette réforme interviendra entre 2009 et 2012. Prenant en apparence le contre-pied du MEDEF, qui réclame « une vraie réforme », le chef du gouvernement a ménagé son auditoire en se déclarant contre « une remise à plat » complète du système de retraite en 2008. Mais, dans le même temps, il a laissé planer la menace sur les « carrières longues », dispositif qui permet à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir à la retraite avant 60 ans. Raison invoquée par le premier ministre ? Le coût, « important, puisqu’il explique presque la moitié du déficit du régime général constaté en 2007 ». Selon François Fillon, le régime général des retraites sera remis à l’équilibre en 2012, alors que le déficit prévisible à cette date est estimé entre 8 et 10 milliards d’euros. G. M.

 http://www.humanite.fr/2007-09-26_Politique_Fillon-durcit-le-ton

 

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98) « La faillite c’est la droite » PAR PATRICK LE HYARIC, DIRECTEUR DE L’HUMANITE

La cigale UMP ayant chanté tout l’été pour les privilégiés, le peuple fut fort dépourvu quand la bise fut venue. Ce pourrait être la nouvelle version de La Cigale et la Fourmi, réécrite par le président de la République et son premier ministre. Après avoir ajouté 15 milliards de cadeaux fiscaux cet été aux plus riches, voilà que M. Fillon découvre une « faillite de l’État ». Disant cela, les responsables du pouvoir exécutif condamnent leur propre politique. MM. Fillon et Sarkozy ont été ministre ces dernières années. Et il faut avoir le culot du monarque omniprésent de l’Élysée pour affirmer, comme il l’a fait avec aplomb jeudi dernier, lors de l’émission où il était auto-invité : « Sur la croissance : en 2007 je n’y suis quand même pour rien. » Si notre mémoire est bonne, c’est bien un certain M. Sarkozy qui a été ministre d’État de 2002 à 2007, dont ministre de l’Économie et des Finances une partie du quinquennat.

Les mots de M. Fillon ne relèvent pas de la gaffe mais d’un choix stratégique. Il l’a d’ailleurs confirmé hier matin en expliquant au micro de RTL qu’il appelait les Français « à changer d’état d’esprit ». Et plusieurs ministres se répandaient dans la presse économique d’hier, expliquant que le mot visait à « faire de la pédagogie ». Autrement dit, après avoir servi les privilégiés, le pouvoir de droite prépare une politique de super-austérité, de casse sociale, de nouvelles privatisations qui fera couler le sang et les larmes pour toutes celles et ceux qui n’ont que leur travail, leur retraite ou leurs maigres allocations pour vivre.

 Les messages du président de la République et de son premier ministre sont doubles. D’un côté, M. Sarkozy gesticule sur nos écrans de télévision contre les autorités européennes, la Banque centrale européenne, parce qu’il est contraint de tenir compte du « non » majoritaire des Français à l’Europe ultralibérale. De l’autre côté, MM. Sarkozy et Fillon envoient des signaux clairs aux autorités européennes et aux marchés financiers en lançant un programme de contre-réformes réactionnaire, permettant de réduire les dépenses utiles dans la protection sociale, l’école, les hôpitaux, en refusant d’augmenter les salaires, en supprimant 22 500 emplois dans les services publics, en annonçant de nouvelles privatisations, notamment dans l’énergie, en instaurant les franchises médicales, puis en augmentant la TVA après les municipales. C’est une pure hypocrisie que de critiquer la Banque centrale européenne quand on se vante d’avoir contribué à mettre sur les fonts baptismaux un nouveau projet de traité européen qui, précisément, confirme l’indépendance de cette institution, ainsi que ses missions au service des marchés financiers. En vérité ce n’est pas l’État qui est en faillite. Ce sont les politiques de droite qui sont en cause. Et, c’est pour aller plus avant dans l’application de ces choix ultralibéraux que le premier ministre dramatise la situation à outrance jusqu’à comparer la France, cinquième puissance mondiale, à l’Argentine, au Kirghizistan ou au Zimbabwé. Les déficits publics et la dette sont le résultat direct des exonérations fiscales sur le capital et les revenus financiers, ainsi que la diminution permanente des cotisations sociales sur les entreprises décidées ces dernières années. Et les frais financiers que débourse l’État sur sa propre dette avoisinent les 40 milliards d’euros. Ils ne profitent qu’au système bancaire et aux marchés financiers, sous la forme d’une rente au détriment des dépenses utiles. Certains économistes n’hésitent pas à dire que « la dette de la France est un investissement utile pour les marchés financiers ». Qu’une commission parlementaire et la Cour des comptes nous disent exactement d’où provient la dette. Il y a fort à parier qu’enquête faite, on s’apercevrait qu’elle est pour moitié le résultat des exonérations fiscales et sociales sur le capital, octroyées ces vingt dernières années ! Le service de la dette est un gouffre. Il équivaut au budget consacré à l’emploi en 2007 ou à la moitié du budget de l’éducation nationale ou encore au double du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est la réduction des dépenses utiles d’investissement, de recherche, de formation, la non-réévaluation des revenus du travail, le chômage qui poussent à un recul des recettes publiques et de la croissance. De même, les privatisations décidées ces dernières années sont autant d’atouts industriels, bancaires et de services qui sont souvent passés sous pavillon étranger. Ils sont autant de coups portés à notre machine économique, à l’emploi et ont ouvert la voie à un accaparement plus grand des richesses par quelques-uns. Si, depuis quelques jours, la situation des comptes publics de la France est tant dramatisée, y compris par le gouverneur de la Banque centrale européenne, M. Trichet, que le devoir de réserve n’étouffe manifestement pas, c’est parce que l’ultra-droite au pouvoir veut aller vite et très loin. Elle considère que dans le cadre de la violente guerre économique à laquelle se livrent les forces capitalistes à travers le monde, il lui faut revaloriser la rentabilité du capital. Pour cela, elle prépare le terrain pour amplifier la guerre sociale contre les travailleurs, les retraités, les privés d’emploi, les pauvres ! C’est en ce sens que les systèmes de protection sociale risquent d’être bradés au privé, que le Code du travail peut être démantelé, que le système de fiscalité progressive est attaqué, que de nouvelles privatisations sont envisagées. Une politique de super-austérité s’annonce. Il faudra la combattre avec acharnement. Les choix actuels n’ont strictement rien de fatal. Ils n’ont pour seul objectif que de satisfaire les appétits du capital. Qu’on mette en parallèle le déficit des caisses de protection sociale avec les révélations de la Cour des comptes qui considère que les exonérations de cotisations sociales sur les stock-options, les parachutes dorés et d’autres rémunérations parallèles aux salaires, représentent 15 milliards d’euros. Qu’on mette en parallèle le refus de toute augmentation de salaire avec les 100 milliards d’euros de profit réalisés l’an passé par les quarante plus grandes entreprises cotées en Bourse, dont on nous dit qu’ils vont battre un nouveau record cette année. Qu’on mette en parallèle l’argent disponible dans les entreprises, hors les banques, qui s’élève selon les comptes de la nation à 567 milliards d’euros. Sur cette somme, 224 milliards d’euros servent à payer des intérêts et des dividendes et 173 milliards d’euros servent à la spéculation financière. De l’argent il y en a donc beaucoup en France. Seulement il n’est pas au bon endroit. Changer de cap nécessiterait de relever l’impôt sur les sociétés, de revaloriser la taxe professionnelle en en faisant un impôt pour l’efficacité du capital, de réactiver un système de crédit bancaire à partir d’un fonds national pour le financement des investissements et la sécurisation du travail, de l’emploi et de la formation, en commençant à l’alimenter par les 23 milliards d’euros annuels qui servent aujourd’hui aux exonérations de cotisations sociales patronales. À la veille des débats sur la loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale, il est utile de développer un mouvement pour se doter d’outils visant à un nouveau type de croissance, durable, solidaire, écologique et une nouvelle répartition des richesses au service du bien commun et non plus pour quelques privilégiés. Il faut sortir de la faillite de la politique de la droite. L’heure est à l’action unie. http://www.humanite.fr/2007-09-25_politique_la-faillite-c-est-la-droite

 

99) « L’Afrique, un grand défi du XXIe siècle » PAR JACQUES FATH, RESPONSABLE INTERNATIONAL DU PCF

Le président de la République, M. Nicolas Sarkozy, va présider ce 25 septembre une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, au niveau des chefs d’État et de gouvernement, sur le thème de l’Afrique et de la sécurité. C’est un événement. Il est en effet crucial que ce que l’on appelle « la communauté internationale » - formule trop indéfinie - accorde enfin une attention particulière à l’Afrique, tellement le sous-développement, la pauvreté massive, les crises et les conflits travaillent en profondeur et déchirent ce continent dont on connaît par ailleurs les richesses : celles de ses ressources naturelles, mais surtout ses richesses humaines et culturelles. Il est logique que le thème de cette réunion soit la sécurité, puisque cela correspond à la responsabilité essentielle du Conseil de sécurité au titre de la charte des Nations unies. Il va de soi que c’est l’ensemble des problèmes de l’Afrique, et de ses relations avec la France et l’Europe notamment, qui sont à l’ordre du jour. Cette réunion du Conseil de sécurité intéresse donc notre pays au plus haut point. Le président N. Sarkozy avait promis, là aussi, une rupture avec la fin des réseaux de la corruption et d’une certaine vision post-coloniale. Mais son premier geste fut d’aller légitimer les chefs d’État du Sénégal et du Gabon dans l’esprit le plus traditionnel de la « Françafrique ». Et son récent discours de Dakar, perçu comme paternaliste et arrogant sur le continent, n’a pas annoncé de changement ni de perspective d’avenir crédible : pas une critique sur les 25 à 30 années d’ajustement structurel ultra-libéral imposé par le FMI et la Banque mondiale, pas une critique sur l’étranglement financier par la dette… Mais au contraire une volonté manifeste de rendre les Africains premiers responsables du sous-développement. Rien de décisif ne fut annoncé sur la présence militaire et les bases françaises, qui devront bien quitter l’Afrique si l’on veut que celle-ci puisse assumer en toute souveraineté, avec les coopérations et les aides nécessaires, les conditions de sa sécurité. Nicolas Sarkozy, candidat puis président de la République, a cherché à donner l’illusion du changement. Mais c’est jusqu’ici la continuité qui domine. Pas d’idée nouvelle, pas de pratiques nouvelles qui puissent faire dire qu’enfin le rapport franco-africain de papa, la domination et les méthodes néocoloniales vont laisser la place à un rapport de respect mutuel, de solidarité véritable, de maturité et d’indépendances… D’abord l’idée d’utiliser l’argent de l’immigration africaine pour des investissements de développement dans les pays concernés, dans le cadre de systèmes bancaires susceptibles d’assumer de telles opérations. Comme si l’énorme question du financement du développement pouvait se résumer à l’utilisation des transferts financiers réguliers de l’immigration ! N’est-ce pas, une fois encore, un moyen de signifier aux Africains qu’ils devront à l’avenir compter de moins en moins sur une réponse collective et solidaire aux enjeux cruciaux du développement ? Le discours inacceptable sur le « refus de la repentance », qui cache mal une réticence idéologique profonde à la reconnaissance des dégâts du colonialisme et des responsabilités historiques, correspond à cette nouvelle attitude qui fait dire à beaucoup d’Africains : la France nous lâche au lieu de nous aider et son président nous traite avec mépris au moment où nos pays sont l’objet d’une guerre économique ouverte et d’une course internationales aux matières premières…

 Comment peut-on espérer réunir de meilleures conditions de stabilité et de sécurité pour l’Afrique, et donner une chance à la démocratie, si