Bloc-Notes No 341 – Aquitaine

      Bonnes Fêtes et nos meilleurs vœux pour l’année 2008!

« Ripostons à la politique portée par Sarkozy et son gouvernement, reprenons l’offensive et construisons les outils politiques nécessaires pour porter un projet de transformation sociale progressiste, antilibéral et permettant de dépasser le capitalisme ! »

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       Vous trouverez ci-après des informations qui ont été adressées à Espaces- Marx ou qui ont attiré notre attention, et que nous vous répercutons (Période du 22 Décembre au 5 Janvier 2007). (Les adresses indiquées peuvent n'être qu'un relais et pas obligatoirement l'origine de l'information, et n'ont aucune affiliation à priori avec notre association. Elles ne partagent pas obligatoirement non plus les autres messages répercutés). Ce message n'est pas un spam. Conformément à la loi et aux règlements du CNIL, les messages de prospection associatifs, politiques, caritatifs ou religieux sont seulement soumis à l'obligation d'accès aux données (comme les messages postaux) et ne sont pas considérés comme des messages de publicité commerciale (spams). L'intégralité des Informations est sur le site d'Espaces Marx Bordeaux, n'hésitez pas à y consulter aussi le Bloc-Notes National : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

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& L'Agenda : &

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1) L’article de la semaine : « La faillite c’est la droite » PAR PATRICK LE HYARIC, DIRECTEUR Du Journal  « L’Humanité »

 

2) Assemblée Générale Annuelle d’Espaces Marx

 

3) Un Appel de Vincent TACONET, président d'Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde

 

4) Les livres d’adhérent(e)s d’Espaces Marx ou sélectionnés : « Contre-prêches : Chroniques sur l’Islam » par Abdelwahab Meddeb

 

5) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2007/2008)

 

6) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

 

7) [RESF33] Rassemblement pour refuser l’ouverture de la chasse à l’enfant

 

8) [PCF33] Initiatives des Communistes en Gironde et en Aquitaine,…

 

9) FORUM : Pour l’abrogation de la loi Pécresse (LRU) et de nouvelles perspectives pour l’Enseignement Supérieur

 

10) Les Rendez-Vous de Migrations Culturelles – Porte2A

 

11) L'UZESTVAL DU NOUVEL AN

 

12) Exposition à La Morue Noire à Bègles

 

13) CINÉMA JEAN VIGO - NEWSLETTER - NOUVEAU PROGRAMME

 

14) Théâtre du Pont Tournant : « Soirée Spéciale Réveillon avec Rita ou le mari battu de Donizetti »

 

15) CAP SCIENCES ACTUALITES

 

16) CapcMusée : Musée d'art contemporain de Bordeaux

 

17) Lettre d'information de la Rock School Barbey

 

18) Invitation AG du COLLECTIF 33 – « La SANTE UN DROIT POUR TOUS »

 

19) Forum Innovation III : L’esprit de l’innovation III, 2008

 

20) Colloque Euroframe 2008 : appel à communication

 

 

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& Echos de Gironde &

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21) « La donne a déjà changé » Par Christine TEXIER, Membre de la direction Départementale du PCF33

 

22) MUNICIPALES à BORDEAUX : Les socialistes livrent un premier état des lieux, au terme de deux mois de travaux de réflexion. Alain Rousset avance ses billes, il parle de malaise

 

23) Bordeaux : Sortir de la vitrine ! 4 questions à Vincent Maurin, élu communiste de Bordeaux et à la CUB.

 

24) MUNICIPALES : L'UMP et le Modem se sont entendus pour désigner 23 des 27 têtes de listes sur la CUB. Mais le Nouveau centre, qui a pourtant deux candidats investis, conteste la méthode

 

25) ÉLECTIONS MUNICIPALES : Le PC girondin s'inquiète de l'absence de réelles négociations préélectorales avec le Parti socialiste

 

26) A BEGLES : Deux députés européens de la Gauche Unie, Verte et Nordique dénoncent le Traité de Lisbonne

 

27) ELECTIONS MUNICIPALES à BORDEAUX : Karfa DIALO s'engage dans la campagne des municipales avec l'espoir de faire 7 % et gagner un siège

 

28) MUNICIPALES à MERIGNAC : Alain Chancogne, ancien élu, invite les communistes à créer une liste d'union des forces populaires au premier tour. Pour marquer leur différence

 

29) CONSEIL MUNICIPAL de BORDEAUX : Un déficit de surprise

 

30) MUNICIPALES à BORDEAUX : Huit groupes de travail ont été constitués pour permettre à Alain Juppé d'élaborer son programme. Les animateurs sont connus dans leur domaine

 

31) VILLENAVE D'ORNON : L'ancien adjoint de Claude Barrande, seul élu de la « minorité » Villenave d'abord au conseil municipal, annonce son intention de conduire une liste en mars 2008

 

32) Jeunesse communiste : Mobilisation étudiante

 

33) CONSEIL GÉNÉRAL : le Département devrait voter ce soir, après deux jours d'examen, son budget primitif 2008. L'emprunt est fortement sollicité

 

34) LORMONT : Le maire et ses collègues de la majorité dénoncent des dotations en baisse et des retards dans le versement des subventions qui pénalisent le budget

 

35) BÈGLES : Le vote du budget primitif 2008 a été l'occasion d'un bilan de mandat. Majorité et oppositions de droite et de gauche n'ont, vraisemblablement pas, la même calculette

 

36) UMP : Le comité départemental a validé samedi, les investitures des candidats aux municipales et cantonales qui pourront se prévaloir du soutien de l'UMP et du MoDem sur la neuvième circonscription

 

37) ÉLECTIONS MUNICIPALES à LIBOURNE : Vendredi soir, quatre cents personnes ont assisté au lancement de campagne du maire sortant, Gilbert Mitterrand

 

38) Bègles : Paroles croisées

 

39) Europe : Les 27 ont paraphé le traité de Lisbonne

 

40) Traité en débat le 17 décembre : Interpeller nos députés et sénateurs

 

41) « Loi sur l’égalité des chances : Chance ou droit ? » par Patrick Gimond, militant de l’Apeis Gironde

 

42) Sans emplois : La cohérence du système

 

43) Bordeaux : Saint-Michel sauvera-t-il son âme ?

 

44)  « Histoire de la recomposition sociale Urbaine » Par Alexandre Fernandez, Professeur d’histoire contemporaine à l’université Bordeaux-III.

 

45) Aide à la personne : L’exaspération des usagers et des salariés

 

46) EADS Sogerma Mérignac : Fin d’année difficile… Pour qui ?

 

47) Mouvement de la Paix : Désarmement nucléaire

 

48) Cuba : « Fidel va passer la main » par Françoise ESCARPIT

 

49) Cinéma-Débat : « Du Chili à la Colombie » A l’Utopia, du 28 décembre au 11 janvier

 

50) Traité de Lisbonne : Nouvelle mouture du traité rejeté

 

51) VILLENAVE-D'ORNON : Le Gai saVoir théâtre est en résidence

 

52) CENON : O2 Radio était reçue au Sénat lundi dernier, pour la clôture de l'Année européenne de l'égalité des chances

 

53) VEOLIA-TRANSPORT : La CGT et la CFDT ont quitté la table des négociations. Avec FO, ils maintiennent le préavis de grève

 

54) BORDEAUX : Dans leur lettre au Père Noël, les membres de la Fédération des usagers des transports en commun (Fnaut) demandent des améliorations, tant sur le réseau SNCF que sur le réseau du tramway

 

55) BORDEAUX : Manifestation de soutien à trois ouvriers victimes de l'amiante.

 

56) Compte-rendu de la Réunion du FSL33 du Lundi 10 décembre 2007 à l’Athénée.

 

57) PASSERELLE SAINT-JEAN : L'architecte Jean de Giacinto propose de créer auprès de l'ouvrage remis en lumière un centre de recherche sur l'environnement marin

 

58) SAINT-MICHEL : Kebbadi Boubram a vécu dans le quartier dans les années 70. Il fait un point sensible sur son évolution

 

59) FRAC AQUITAINE. Le fonds a annoncé vouloir se doter d'un nouvel espace, à sa véritable dimension

 

60) BÈGLES. Créé par Alexandre, le cirque Romanès connaît un succès qui va au-delà de toutes espérances, sans jamais perdre son esprit familial ni ses origines gitanes

 

61) CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE. Lyon, Marseille et Toulouse font aussi partie des villes françaises sélectionnées, hier, par le jury. Il y avait huit candidates

 

62) LA BASTIDE. Avec serres et salles d'exposition, le jardin botanique vient de prendre sa configuration définitive. On attend au moins 50 000 visiteurs par an

 

63) BÈGLES : Les usagers de la Lyonnaise des eaux cherchent des réponses collectives aux conséquences financières lourdes de fuites d'eau indétectables

 

64) BLAYE. Rayé de la carte judiciaire, le tribunal d'instance vit sans grand espoir de remise de peine

 

65) CONSEIL GÉNÉRAL. Le budget présenté par Philippe Madrelle devait être voté hier soir, par les élus socialistes et communistes. Le groupe UMP s'est prononcé contre. Plusieurs motions ont été adoptées

 

66) TERMINAL MÉTHANIER DE MONTOIR. Ville résolument portuaire de Loire-Atlantique, la commune cohabite avec trois sites Seveso, dont le terminal de GDF

 

67) BASSENS. Plus de quatre-vingt personnes venues de toute la région ont bloqué l'accès d'une entreprise de stockage de céréales

 

68) Viticulture : Le vin endosse la tenue de camouflage

 

69) « Annus horribilis ! » La  Chronique d’Hervé Le Corre, Ecrivain.

 

70) Patrimoine oublié de Bordeaux : Mémorial de la traite des noirs

 

 

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& Echos d’Aquitaine &

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71) POLITIQUE : Le Parti communiste regrette que la gauche landaise n'ait pu s'entendre aux cantonales

 

72) AQUITAINE. Le budget régional a permis aux candidats de se mettre en ordre de bataille politique. Les grands choix budgétaires n'ont été discutés qu'à la marge

 

73) REGIONS. Cette semaine, les Conseils régionaux votent leurs dépenses et leurs ressources. Un exercice qui s'avère difficile,

 

74) AERONAUTIQUE. l'aéroport de Biarritz la société Price Induction dirigée par Bernard Etcheparre conçoit et réalise des moteurs à turbine destinés à l'aviation légère. Une aventure industrielle

 

75) AÉRONAUTIQUE. L'Insee publie un document commun Aquitaine - Midi-Pyrénées. Une première

 

76) AÉRONAUTIQUE. EADS a choisi des repreneurs de chaque pays concerné pour ses six sites

 

 

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& Echos de France &

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77) ÎLE-DE-France : « Nous refaisons de la ville… » Entretien avec Alain Audoubert maire (PCF) de Vitry-sur-Seine

 

78) MUNICIPALES : Le PS a fait son choix

 

79) À Aubervilliers, la gauche presque au complet

 

80) Toulouse : La gauche vise le Capitole

 

81) Elections 2008…en bref

 

82) Les socialistes font leur marché

 

83) Chimie : Coup de théâtre pour l’entreprise Polimeri

 

84) Urbanisme : Centres-villes, des cités interdites ?

 

85) Retraites, une mobilisation en débat

 

86) Justice : Sauver les prud’hommes menacés par la réforme Dati

 

87) Élysée : Sarkozy enterre la laïcité au Vatican

 

88) Conférence de Marigny : L’agenda antisocial de Sarkozy

 

89) ÉDUCATION NATIONALE : Les suppressions se concrétisent

 

90) ÉCONOMIE : Ce budget laisse peu de marges de manoeuvre, car il faut financer le coûteux « paquet fiscal » voté à l'été

 

91) Fonction publique : « Fonctionnaires : le ton monte » Six syndicats appellent à la grève le 24 janvier pour une revalorisation générale des salaires.

 

92) TRAVAIL DU DIMANCHE : « Le volontariat, ça ne veut pas dire grand-chose »

 

93) « Les Cadeaux empoisonnés du Gouvernement » PAR PIERRE LAURENT

 

94) Pouvoir d’achat : Les salariés invités à casser leur tirelire de RTT

 

95) Des pistes pour faire décoller les salaires

 

96) RETRAITES : Grosse déception des syndicats à la sortie du ministère : à 1,1 %, l'augmentation des pensions sera inférieure à l'inflation

 

97) Retraites : « RATP : les syndicats restent sur leur faim »

 

98) STRASBOURG : Nouveau coup d'éclat des Don Quichotte

 

99) Pénitentiaire : « En prison, la situation est devenue ingérable »

 

100) Exclusion : Le mal-logement s’invite à Matignon

 

101) GDF : Marche forcée vers la privatisation de Gaz de France

 

102) Justice : L’extradition de Petrella acceptée

 

 

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& Le Coin des Initiatives &

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103) Agenda de solidarité pour la  libération de Marina Petrella

 

104) « Non à la pénalisation du travail social ! » UN APPEL A L’INITIATIVE DE FRANCE TERRE D’ASILE (*)

 

105) [UNEF] Appel pour la réussite de tous

 

106) « Un mouvement profond de participation des citoyens aux décisions »

 

 

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& Points de vue &

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107) « Un projet phare du sarkozysme » PAR OLIVIER GEBUHRER, UNIVERSITAIRE.

 

108) « Entendre le message des étudiants » PAR DES ENSEIGNANTS ET CHERCHEURS DE L’UNIVERSITE MONTPELLIER-III (*).

 

109) « Vivement la gauche à Mulhouse et ailleurs ! » PAR PIERRE FREYBURGER, TETE DE LISTE DU PS POUR LES MUNICIPALES A MULHOUSE, ET JEAN-YVES CAUSER, SOCIOLOGUE

 

110) « Oser penser par soi-même, c’est résister à toutes les formes d’emprises » par Philippe Meirieu, pédagogue et professeur à l’université Lumière-Lyon-II

 

111) « Pourquoi et comment réguler la finance ? » PAR LE COLLECTIF SYNDICAL LBO (*).

 

112) « Des enfants comme les autres » PAR MICHEL FEVRE, COMITES DE SOUTIEN AUX FAMILLES ROMS, MICHELE MEZARD, MEDECINS DU MONDE, ET MALIK SALEMKOUR, LIGUE DES DROITS DE L’HOMME (*).

 

113) « C’est le règne du consommateur roi » Entretien avec Stephen Bouquin, sociologue à l’université d’Amiens, directeur de la revue les Mondes du travail

 

114) « Pour que le congrès extraordinaire écrive un livre extraordinaire » PAR JACQUES BRODA, PROFESSEUR DE SOCIOLOGIE.

 

115) « Il ne suffit pas de vouloir pour être libre… » PAR MICHEL SPARAGANO, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE.

 

116) « L’enjeu du processus démocratique à l’oeuvre au Venezuela » PAR DES MEMBRES FRANÇAIS DE LA MISSION D’OBSERVATION DU REFERENDUM DU 2 DECEMBRE AU VENEZUELA (*).

 

117) Les chômeurs n’ont nul besoin d’« incitations au travail » PAR JEAN GADREY, ECONOMISTE, PROFESSEUR A L’UNIVERSITE DE LILLE.

 

118) « Osmane Redouane et l’espoir syndical vivant » par Sadek Hadjeres

 

 

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& TABLE RONDE : Faut-il souffrir au travail ? &

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119) Faut-il souffrir au travail ?

 

120) « Suicides : assez de vies broyées ! » PAR LA CGT DE PSA MULHOUSE, AVEC L’AIMABLE CONCOURS DE SON DELEGUE SYNDICAL, VINCENT DUSE.

 

120) « Émanciper le temps humain » PAR JEAN-LOUIS SAGOT-DUVAUROUX, PHILOSOPHE (1).

 

121) « Fruits de l’aliénation à l’entreprise » PAR LAURENT WILLEMEZ, MAITRE DE CONFERENCES EN SOCIOLOGIE A L’UNIVERSITE DE POITIERS (1).

 

 

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& TABLE RONDE : Oscar Niemeyer : l’architecte d’un siècle ? &

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122) Oscar Niemeyer : l’architecte d’un siècle ?

 

123) « Oscar Niemeyer : Une rare leçon de liberté » PAR JEAN-LOUIS COHEN, ARCHITECTE, HISTORIEN, DIRECTEUR DE L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHITECTURE.

 

124) « Et son architecture danse… » PAR FRANÇOIS CHASLIN, ARCHITECTE ET CRITIQUE.

 

125) « À cent ans, il rêve toujours ! » PAR MANUELLE GAUTRAND, ARCHITECTE

 

126) « Les maisons d’Oscar » PAR CHICO BUARQUE DE HOLLANDA, MUSICIEN ET ECRIVAIN (*).

 

127) « Un fondateur de la brésilitude » PAR PAUL CHEMETOV, ARCHITECTE ET URBANISTE.

 

128) « Son oeuvre nous est devenue indispensable » PAR CLORINDO TESTA, ARCHITECTE ET PLASTICIEN ARGENTIN (*).

 

 

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& TABLE RONDE : Pourquoi Jaurès nous parle encore ? &

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129) JAURES : Pourquoi Jaurès nous parle encore ?

 

130) « JAURES : Une théodicée qui engage l’œuvre » PAR JORDI BLANC, PHILOSOPHE ET EDITEUR

 

131) « JAURES : Une évolution révolutionnaire » PAR CHARLES SILVESTRE, JOURNALISTE, SECRETAIRE DES AMIS DE L’HUMANITE

 

132) « JAURES : Le lien intime entre de la laïcité et du progrès social » PAR BRUNO ANTONINI, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE (*).

 

133) « JAURES : Un Jaurès pour tous » PAR JEAN-PIERRE RIOUX, HISTORIEN (*).

 

134) « JAURES : Le jaurésisme réel » PAR ANDRE TOSEL, PHILOSOPHE (*).

 

135) « JAURES : L’enjeu de la propriété sociale » PAR ALAIN BOSCUS, MAITRE DE CONFERENCE A L’UNIVERSITE DE TOULOUSE-LE MIRAIL.

 

136) « JAURES : Réconciliation de l’Internationale et la nation » PAR MICHEL VOVELLE, HISTORIEN (*).

 

137) « JAURES : Démocratie revivifiée » PAR GILLES CANDAR, HISTORIEN, DIRECTEUR DES CAHIERS JAURES.

 

 

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& Le Coin des Lettres &

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138) [LETTRE:UGICT] L@ lettre N° 193

 

139) [e-MILITANT_LIAISON] Militant-Lettre de liaison Numéro 7 du 16 décembre 2007

 

140) Le Mascaret n° 173 - Décembre 2007

 

141) Nouvelles de la Vallée du Ciron N° 203

 

142) [Lettre Verts] La lettre d'Information des Verts Aquitaine n°43

 

143) La Lettre de l’Association Emmaüs : La Quinzaine n°490

 

144) [Commission-esr] Lettre du réseau école n°34

 

 

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& Le Coin des Blogs et des sites &

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145) Le Blog de Vincent MAURIN Chef de file des Communistes Bordelais aux élections Municipales

 

146) [PCF] Les Echos du Site National du PCF

 

147) Nouveautés du site PRS

 

 

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& Le Coin des Revues &

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148) L’HUMANITE DIMANCHE DU 20 DECEMBRE 2007 AU 3 JANVIER 2008

 

 

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& Le Coin des Livres &

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149) Une machine à raconter des fables au service de l’ordre capitaliste

 

150) Abécédaire de la domination masculine

 

151) Un manuel républicain de la République

 

152) Études robespierristes

 

153) L’Afrique des pétroliers

 

154) Deux siècles d’esclavage dans la France coloniale

 

155) Joseph de Saint-Georges, la véritable histoire du Mozart noir

 

156) Propaganda, l’art et la manière demanipuler l’opinion en démocratie

 

157) Quatre siècles de grandeur et décadence des intellectuels dans l’État moderne

 

158) Aux sources du syndicalisme

 

159) La construction communiste de la défense nationale

 

160) Quand l’Europe était à feu et à sang

 

161) Le système BHL

 

 

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& Le coin du Théâtre & du Cinéma &

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162) Théâtre : Chroniques du fascisme ordinaire chez Thomas Bernhard

 

163) En attendant la paix…

 

 

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& Echos d'Europe &

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164) 93 parlementaires ont signé l’appel pour un référendum

 

165) Irlande : référendum mi-2008 sur le traité européen

 

166) UE : Les dirigeants européens déjà dans l’après-traité

 

167) Internet, thermomètre de la mobilisation pro-référendum

 

168) « La clause secrète du traité de Lisbonne » PAR JEAN-PAUL PIEROT

 

169) Ernest-Antoine Seillière célèbre un consensus sur la flexicurité

 

170) « Monsieur Véto » PAR JEAN-PAUL PIEROT

 

171) « LE NOUVEAU TRAITÉ DE L’UNION EUROPÉENNE : C’EST NON ! »

 

172) Doit-on laisser les dirigeants européens aidés par les médias dominants décider en catimini de l’avenir de l’Europe ?

 

173) UE : Afflux de demandes de référendum

 

174) Traité européen : Les peuples réclament un référendum

 

175) Allemagne : Pétition de Die Linke

 

176) Pays-Bas : « La souveraineté n’est pas un jouet dans les mains des politiciens »

 

177) Grande-Bretagne : Le premier ministre, Gordon Brown, sur la corde raide

 

178) Suède : L’aspiration démocratique dépasse les clivages

 

179) Pologne : « Un document de plus… »

 

180) Portugal : Âpre débat à gauche sur le mode de ratification

 

181) Les Allemands veulent un SMIC

 

182) Felipe Gonzales, le fédéraliste aux commandes du « comité des sages ».

 

183) Libre circulation : L’Est rejoint Schengen, une forteresse aux murs toujours plus hauts

 

184) Droits : Le dumping social légitimé par la Cour européenne

 

185) POLOGNE : L’hiver sera chaud dans les mines

 

186) Grande-Bretagne : Le renflouement public de Northern Rock

 

187) Crise financière : Quand la planche à crédits tourne à tout rompre

 

188) Assemblée nationale : L’Europe, une affaire d’« élite politique » pour la droite

 

189) Bruxelles : Les syndicats belges unis pour la solidarité nationale

 

 

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& Echos du Monde &

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190) États-Unis : Un treizième État américain abolit la peine de mort

 

191) Climat : Un accord à l’arraché pour limiter le réchauffement

 

192) OTAGES DES FARC : La libération des trois otages que les guérilleros ont annoncé mardi vouloir relâcher pourrait être repoussée après Noël. Chávez se tient prêt

 

193) Afrique du Sud : Poussée à gauche confirmée à la fin du congrès de l’ANC

 

194) Caracas : Marie-George Buffet au pays de Bolivar

 

195) États-Unis : Démocrates et républicains votent le budget de guerre de Bush

 

196) Contrats : France-Libye : questions sur un bilan

 

197) Algérie : à Boumazaa, quartier de l’un des kamikazes

 

198) Cuba : Fidel Castro prépare son retrait

 

199) PALESTINE : « Pas de solution si la colonisation se poursuit »

 

 

 

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         & L'Agenda : &

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1) L’article de la semaine : « La faillite c’est la droite » PAR PATRICK LE HYARIC, DIRECTEUR Du Journal  « L’Humanité »

La cigale UMP ayant chanté tout l’été pour les privilégiés, le peuple fut fort dépourvu quand la bise fut venue. Ce pourrait être la nouvelle version de La Cigale et la Fourmi, réécrite par le président de la République et son premier ministre. Après avoir ajouté 15 milliards de cadeaux fiscaux cet été aux plus riches, voilà que M. Fillon découvre une « faillite de l’État ». Disant cela, les responsables du pouvoir exécutif condamnent leur propre politique. MM. Fillon et Sarkozy ont été ministre ces dernières années. Et il faut avoir le culot du monarque omniprésent de l’Élysée pour affirmer, comme il l’a fait avec aplomb jeudi dernier, lors de l’émission où il était auto-invité : « Sur la croissance : en 2007 je n’y suis quand même pour rien. » Si notre mémoire est bonne, c’est bien un certain M. Sarkozy qui a été ministre d’État de 2002 à 2007, dont ministre de l’Économie et des Finances une partie du quinquennat. Les mots de M. Fillon ne relèvent pas de la gaffe mais d’un choix stratégique. Il l’a d’ailleurs confirmé hier matin en expliquant au micro de RTL qu’il appelait les Français « à changer d’état d’esprit ». Et plusieurs ministres se répandaient dans la presse économique d’hier, expliquant que le mot visait à « faire de la pédagogie ». Autrement dit, après avoir servi les privilégiés, le pouvoir de droite prépare une politique de super-austérité, de casse sociale, de nouvelles privatisations qui fera couler le sang et les larmes pour toutes celles et ceux qui n’ont que leur travail, leur retraite ou leurs maigres allocations pour vivre. Les messages du président de la République et de son premier ministre sont doubles. D’un côté, M. Sarkozy gesticule sur nos écrans de télévision contre les autorités européennes, la Banque centrale européenne, parce qu’il est contraint de tenir compte du « non » majoritaire des Français à l’Europe ultralibérale. De l’autre côté, MM. Sarkozy et Fillon envoient des signaux clairs aux autorités européennes et aux marchés financiers en lançant un programme de contre-réformes réactionnaire, permettant de réduire les dépenses utiles dans la protection sociale, l’école, les hôpitaux, en refusant d’augmenter les salaires, en supprimant 22 500 emplois dans les services publics, en annonçant de nouvelles privatisations, notamment dans l’énergie, en instaurant les franchises médicales, puis en augmentant la TVA après les municipales. C’est une pure hypocrisie que de critiquer la Banque centrale européenne quand on se vante d’avoir contribué à mettre sur les fonts baptismaux un nouveau projet de traité européen qui, précisément, confirme l’indépendance de cette institution, ainsi que ses missions au service des marchés financiers. En vérité ce n’est pas l’État qui est en faillite. Ce sont les politiques de droite qui sont en cause. Et, c’est pour aller plus avant dans l’application de ces choix ultralibéraux que le premier ministre dramatise la situation à outrance jusqu’à comparer la France, cinquième puissance mondiale, à l’Argentine, au Kirghizistan ou au Zimbabwé. Les déficits publics et la dette sont le résultat direct des exonérations fiscales sur le capital et les revenus financiers, ainsi que la diminution permanente des cotisations sociales sur les entreprises décidées ces dernières années. Et les frais financiers que débourse l’État sur sa propre dette avoisinent les 40 milliards d’euros. Ils ne profitent qu’au système bancaire et aux marchés financiers, sous la forme d’une rente au détriment des dépenses utiles. Certains économistes n’hésitent pas à dire que « la dette de la France est un investissement utile pour les marchés financiers ». Qu’une commission parlementaire et la Cour des comptes nous disent exactement d’où provient la dette. Il y a fort à parier qu’enquête faite, on s’apercevrait qu’elle est pour moitié le résultat des exonérations fiscales et sociales sur le capital, octroyées ces vingt dernières années ! Le service de la dette est un gouffre. Il équivaut au budget consacré à l’emploi en 2007 ou à la moitié du budget de l’éducation nationale ou encore au double du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est la réduction des dépenses utiles d’investissement, de recherche, de formation, la non-réévaluation des revenus du travail, le chômage qui poussent à un recul des recettes publiques et de la croissance. De même, les privatisations décidées ces dernières années sont autant d’atouts industriels, bancaires et de services qui sont souvent passés sous pavillon étranger. Ils sont autant de coups portés à notre machine économique, à l’emploi et ont ouvert la voie à un accaparement plus grand des richesses par quelques-uns. Si, depuis quelques jours, la situation des comptes publics de la France est tant dramatisée, y compris par le gouverneur de la Banque centrale européenne, M. Trichet, que le devoir de réserve n’étouffe manifestement pas, c’est parce que l’ultra-droite au pouvoir veut aller vite et très loin. Elle considère que dans le cadre de la violente guerre économique à laquelle se livrent les forces capitalistes à travers le monde, il lui faut revaloriser la rentabilité du capital. Pour cela, elle prépare le terrain pour amplifier la guerre sociale contre les travailleurs, les retraités, les privés d’emploi, les pauvres ! C’est en ce sens que les systèmes de protection sociale risquent d’être bradés au privé, que le Code du travail peut être démantelé, que le système de fiscalité progressive est attaqué, que de nouvelles privatisations sont envisagées. Une politique de super-austérité s’annonce. Il faudra la combattre avec acharnement. Les choix actuels n’ont strictement rien de fatal. Ils n’ont pour seul objectif que de satisfaire les appétits du capital. Qu’on mette en parallèle le déficit des caisses de protection sociale avec les révélations de la Cour des comptes qui considère que les exonérations de cotisations sociales sur les stock-options, les parachutes dorés et d’autres rémunérations parallèles aux salaires, représentent 15 milliards d’euros. Qu’on mette en parallèle le refus de toute augmentation de salaire avec les 100 milliards d’euros de profit réalisés l’an passé par les quarante plus grandes entreprises cotées en Bourse, dont on nous dit qu’ils vont battre un nouveau record cette année. Qu’on mette en parallèle l’argent disponible dans les entreprises, hors les banques, qui s’élève selon les comptes de la nation à 567 milliards d’euros. Sur cette somme, 224 milliards d’euros servent à payer des intérêts et des dividendes et 173 milliards d’euros servent à la spéculation financière. De l’argent il y en a donc beaucoup en France. Seulement il n’est pas au bon endroit. Changer de cap nécessiterait de relever l’impôt sur les sociétés, de revaloriser la taxe professionnelle en en faisant un impôt pour l’efficacité du capital, de réactiver un système de crédit bancaire à partir d’un fonds national pour le financement des investissements et la sécurisation du travail, de l’emploi et de la formation, en commençant à l’alimenter par les 23 milliards d’euros annuels qui servent aujourd’hui aux exonérations de cotisations sociales patronales. À la veille des débats sur la loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale, il est utile de développer un mouvement pour se doter d’outils visant à un nouveau type de croissance, durable, solidaire, écologique et une nouvelle répartition des richesses au service du bien commun et non plus pour quelques privilégiés. Il faut sortir de la faillite de la politique de la droite. L’heure est à l’action unie. http://www.humanite.fr/2007-09-25_politique_la-faillite-c-est-la-droite

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org - From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>

 

2) Assemblée Générale Annuelle d’Espaces Marx 

Nous vous souhaitons de bonnes Fêtes de fin d'année et nos meilleurs vœux pour l’année 2008.  Vous trouverez ci-après un appel de Vincent TACONET, Président d'Espaces Aquitaine Bordeaux Gironde,  à soutenir notre association soit en y adhérant, soit en soutenant ses activités. Merci d'avance pour l'accueil que vous lui ferez, en notant dors et déjà que vous êtes cordialement invité à participer à la Prochaine ASSEMBLEE GENERALE Annuelle de notre association qui se tiendra le SAMEDI 19 JANVIER à 16h au Café de l'Horloge (Barrière Saint-Genès) à TALENCE (Prés de l'arrêt de TRAM) qui se clôturera par un Apéritif à 19h30 et se poursuivra par un REPAS à 20h30 au Restaurant « La Rose des Sables ». N'oubliez pas de vous inscrire et de retourner le document ci-joint.  Nous vous remercions d'avance pour votre cotisation ou votre soutien financier pour 2007/2008.

Bulletin d’Inscription :

http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/IMG/rtf/Insc_AG2008.rtf

 

 

3) Un Appel de Vincent TACONET, président d'Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde

Cher ami, chère amie,

Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde fait appel à vous. Si l'association, qui a plus de dix ans d'expérience, se porte bien et parvient à conjuguer des activités nombreuses et régulières (Ateliers, bistrots politiques mensuels, rencontres philosophiques et cinématographiques, etc ...) et des initiatives ponctuelles (débats, conférences), si nous sommes reconnus par les instances élues et des institutions, il n'en reste pas moins - et nous le revendiquons - que notre association existe par ses adhérents, grâce à vous. Certes, la situation générale ne constitue pas un encouragement au débat nécessaire et à l'action indispensable, même si le mécontentement grandit. Espaces Marx est sensible aux contrecoups d'une politique favorable aux projets du M.E.D.E.F. et d'un climat idéologique délétère. C'est une raison de plus pour engager plus fermement encore la riposte et débattre. Si Christine Lagarde invitait dès juillet à économiser... la réflexion, et à "retrousser les manches", c'est sans doute la preuve a contrario que la confrontation des points de vue entre universitaires et militants, entre citoyens, est plus à développer qu'à restreindre ! Espaces Marx tient à y tenir tout son rôle; il veut contribuer à la riposte politique et sociale, mais aussi et surtout à l'approfondissement de toutes les questions, sans tabou. Songez-y, votre cotisation annuelle nous est nécessaire pour notre indépendance, pour les moyens que vous donnez directement à nos activités. Jaurès invitait à unir " l'héroïsme de la patience et l'héroïsme de l'action ". Laissons l'héroïsme..., mais c'est bien dans le "développement durable " de la réflexion collective pour mieux agir ou dans l'analyse du mouvement de la société que nous ouvrirons des perspectives. Nous ne le ferons pas sans vous, nous ne le ferons pas sans votre adhésion, sans votre cotisation, qui sont aussi utiles financièrement qu'appréciées symboliquement. Merci d'y penser. Vincent Taconet, président d'Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde - Adhésion/Cotisation/soutien : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59

 

4) Les livres d’adhérent(e)s d’Espaces Marx ou sélectionnés : « Contre-prêches : Chroniques sur l’Islam » par Abdelwahab Meddeb

« Réflexions raisonnables sur l’héritage de l’islam » par Abdelwahab Meddeb. Les « chroniques » radiophoniques d’Abdelwahab Meddeb pratiquent une salutaire critique de l’intégrisme islamique. Contre-prêches. Chroniques, par Abdelwahab Meddeb, Éditions du Seuil, 2006, 512 pages, 25 euros. De même que Voltaire dénonça, à l’époque des Lumières, l’intolérance comme une maladie du catholicisme, ou que, plus tard, Thomas Mann porta son attention sur la peste qu’a été pour l’Allemagne le nazisme, Abdelwahab Meddeb, à la fois poète, écrivain et essayiste, diagnostique le mal dont est atteinte de nos jours la civilisation musulmane avec l’islamisme, maladie supposée de l’islam. Cet universitaire, originaire de Tunisie, semble avoir été contraint à une sorte de nomadisme théologico-philosophique. Genève d’abord, Florence, puis Paris, où il a successivement enseigné à Supélec et à Nanterre, le Connecticut aux États-Unis, où il a enseigné à l’université de Yale. Avec d’autres comme Rachid Benzine, Malek Chebel, Fouad Laroui et Mezri Haddad, Abdelwahab Meddeb appartient à une constellation que l’on désigne parfois sous le nom de « nouveaux penseurs de l’islam » et qui tous, croyants ou non comme lui, ont en commun de refuser le discours intégriste ainsi que son cortège d’interdits mensongers. Dans le droit fil du travail de Mohamed Arkoun, ils participent à la restauration de la critique dont l’islam moderne a besoin pour s’adapter auXXIe siècle. Il semble que l’Europe soit le carrefour des avancées et des archaïsmes de cette religion. Car en matière d’islam tout avait commencé par des penseurs critiques dont la démarche consistait à ne pas réduire l’acte de foi en Dieu et son prophète Mahomet à l’interprétation de la parole divine révélée dans le Coran. Toute ossification de la théologie musulmane va de pair avec un certain conservatisme qui flambe aujourd’hui aussi bien dans le totalitarisme islamique que dans la pensée américaine de l’auteur du Choc des civilisations, Samuel Huntington, et dans la lutte contre le « terrorisme » menée par Georges Bush dont la dernière lubie consisterait à « interdire » le ciel américain à ceux qui sont « hostiles aux intérêts des États-Unis ». On doit à certains philosophes arabes, comme par exemple Al Hamiri au Xe siècle, d’avoir pensé la religion exactement comme, huit siècles plus tard, l’a définie Kant « dans les limites de la raison », c’est-à-dire inutilisable comme moyen pour la guerre et la politique. On trouvera dans ces Contre-prêches un rassemblement d’écrits qui font suite à la Maladie de l’islam, ouvrage publié il y a quatre ans : un peu de tout, mais jamais de « prêches » ! L’auteur, homme de radio et rédacteur de plusieurs chroniques parlées, explore au jour le jour, les différents domaines où il est possible de reconstruire, à l’aide des ressources puisées dans l’islam par ses premiers penseurs critiques, le dépassement du droit (droit de vie ou de mort) préconisé par la charia avec son cortège d’interdits mensongers, ou encore est interrogée la domination subie par les femmes qui est loin de se réduire à la question du port du voile. Faire savoir que les « intellectuels » musulmans eux-mêmes ont entrepris de tempérer l’hégémonie de la lettre coranique, tout en en conservant l’esprit afin de le mieux marier aux innovations contemporaines, est une urgence dont dépend pour une part le développement ou non de ce que l’hôte de la Maison-Blanche appelle à son tour « la troisième guerre mondiale ». Et ce, quelles que soient les motivations économiques de la stratégie militaire des États-Unis. Arnaud Spire. Article paru dans l'édition du 3 novembre 2006.

http://www.humanite.fr/journal/2006-11-03/2006-11-03-839735

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org

- From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>

 

5) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2007/2008)

Si vous le jugez utile, Espaces Marx vous appelle à soutenir ses activités en 2007 et en 2008 : Ses prochaines initiatives qui font d’Espaces Marx sur Bordeaux, une véritable Université Populaire même si elle n’en porte pas le nom. Nous avons terminé l’année 2006 avec 266 adhérent(e)s et 2005 avec 263 adhérent(e)s soit 21 de plus qu’en 2004 et 55 soutiens. Vous êtes 202 à avoir payé votre cotisation 2007 dont 24 Nouvelles adhésions. Ces chiffres reflètent une certaine vitalité qu’il faut continuer d’entretenir et enrichir de votre participation. Si vous avez déjà répondu à cette sollicitation nous vous en remercions. Adhésion/Cotisation/soutien : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59

- Contact : Espaces.MarxBx@tiscali.fr

 

6) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

--- Le Prochain CA d’ATTAC33 se réunira le Jeudi 10 Janvier à 19h au Local, 8 rue de la course à Bordeaux. Il est ouvert aux adhérents.

--- ATTAC33 participera aux initiatives du FSL33 le Samedi 26 Janvier 2008 à Bordeaux.

--- L’Assemblée Générale d’ATTAC33 se tiendra le Samedi 16 Février.

===è Les Dernières mises en ligne sur le site d’ATTAC33 :

--- LE NOUVEAU TRAITÉ DE L’UNION EUROPÉENNE : C’EST NON !

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=154

--- Doit-on laisser les dirigeants européens aidés par les médias dominants décider en catimini de l’avenir de l’Europe ?

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=153

--- Monétiser la RTT : un projet dément - par JMH

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=152

--- Pour sauver l’université, la recherche et les sciences humaines... les personnels de l’Université Panthéon-Sorbonne se mobilisent

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=145

--- APPEL UNITAIRE SUR LE NOUVEAU PROJET DE TRAITE EUROPÉEN – Diaporama

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=115

--- SOLIDARITÉ AVEC LES MOUVEMENTS SOCIAUX

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=135

--- Le Conseil européen de Lisbonne vient d’adopter un nouveau traité européen http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=126

--- Contre la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités), Pour renforcer l’Université publique

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=124

====> CHAQUE MARDI DE 18h30 A 20h - PERMANENCE AU LOCAL D'ATTAC 33 : 8, Rue de la Course à BORDEAUX - Adresse electronique : bordeaux@attac.org  - Adresse postale : ATTAC 33 BP 142 33008 BORDEAUX CEDEX - Tel : 05 56 44 08 05  - Adresse du site web : www.attac33.net ou http://www.local.attac.org/attac33/

- L'URL pour s'inscrire au ptitGrain d’Attac33 est :

mailto:ptitgrainattac33-request@ml.free.fr?subject=subscribe

- Pour s’abonner au nouveau p’tit grain d’attac33 écrire à ptitgrainattac33-request@ml.free.fr avec subscribe dans le sujet – Les Infos pour le P’tit Grain sont à transmettre à Jean CLEROUX <jean.cleroux@free.fr>

- ATTAC national et international : http://www.attac.org

====> GROUPES DE PROXIMITE :

-- ATTAC BASSIN Jean-Pierre DOUSSE 06-62-39-66-88 jpdousse@aol.com

-- ATTAC BORDEAUX Marie-Thérèse ELLIAUTOU 05-56-40-33-29 eliotoumarie@free.fr Maurice VILMONT 06.14.66.67.29

-- ATTAC CAMPUS Christophe PAYET christophepayet276@hotmail.fr

-- ATTAC JALLES Jean-Luc GASNIER 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr  Le groupe des Jalles se réunit tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle de l'ABC de Blanquefort.

-- ATTAC GRAVES : Josiane MEYNARD 05-56-37-04-46 josianemeynard@aol.com et Josette TOUZET 05.56.04.18.39 jojotouzet@laposte.net le groupe des Graves organise une réunion publique en principe tous les 1er mardi du mois à partir de 20h30, à la salle des éclaireurs près du château de Thouars à Talence.

-- ATTAC EN LIBOURNAIS François POUL 05-57-25-39-88 attacenlibournais@wanadoo.fr francois.poul@neuf.fr ATTAC en Libournais se réunit le 2éme Mardi de chaque mois (Réunion Publique), à partir de 20h30, à la Bourse du Travail, Rue Giraud 33500 LIBOURNE

-- ATTAC MEDOC Gérard THIEBAUT 05.56.09.50.32 lesguillobaut@club-internet.fr

-- ATTAC SUD GIRONDE Catherine PEYTERMANN 05-56-65-50-29 attac.sudgironde@free.fr réunion une fois par mois (lundi ou mardi) à Saint Macaire, salle de la mairie http://adiu.free.fr/attac

-- ATTAC NORD GIRONDE Jean-Noël Fouchier 05-57-58-18-97 fouchier.cecchin@free.fr

====> COMMISSIONS :

-– GROUPE MEDITERRANEE Véronique VILMONT 05.56.24.17.22 veronique.vilmont@numericable.fr

-- AGCS / OMC / SERVICES PUBLICS Denise CASSOU 05-56-25-72-23 d.cassou@free.fr

-- OGM / AGRICULTURE Jean-Luc GASNIER 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr -– ATELIER ECONOMIE et POLITIQUE (en collaboration avec Espaces Marx) Jacques TOISER 06.07.38.34.23 Jacques.toiser@free.fr

-- RELATIONS NORD-SUD / SOLIDARITES INTERNATIONALES Maurice VILMONT 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr 

-- FSL33 Maurice VILMONT 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr

- From : <bordeaux@attac.org>

 

7) [RESF33] Rassemblement pour refuser l’ouverture de la chasse à l’enfant

--- Florimond Guimard relaxé !

Le militant du Réseau Éducation sans frontières (RESF), poursuivi pour rébellion contre des policiers lors de l’expulsion d’un sans-papiers algérien en 2006, a été relaxé hier par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence. En octobre, le parquet avait requis deux mois de prison avec sursis contre Florimond Guimard, professeur des écoles à Marseille, qui risquait jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende dans ce dossier. « Je suis très heureux. La justice a été rendue », a déclaré à la sortie du tribunal Florimond Guimard, accueilli par les cris de joie d’une cinquantaine d’enseignants et militants de RESF.

=====> DATES à RETENIR :

--- Du 29 septembre Au 31 décembre : Les permanences du RESF33 tous le mercredi à 18h30 à l’ASTI Bordeaux situé au 10, rue Causserouge (derrière la place de la Victoire, entre la rue du Mirail et la rue Leyteire) - (Pour entrer, il faut sonner !)

=====> Sur le site du RESF33 :

http://resf33.free.fr/ (Il fonctionne à nouveau)

--- Des papiers pour les Ismayilov (Pétition)

http://resf33.free.fr/spip.php?article241

--- LAISSEZ AMELIE GRANDIR EN FRANCE

http://resf33.free.fr/spip.php?article240

--- Pétition de soutien à Bilal Sahin

http://resf33.free.fr/spip.php?article237

--- Traque des sans papiers, répression des délinquants de la solidarité : une même politique contre les droits ! APPEL A SIGNER LE "MANIFESTE DES INNOMBRABLES" RESF appelle à s’engager à leurs côtés avec le « Manifeste des Innombrables »

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article9936

--- Retrouvez sur le site tous les dossiers suivis en cours. Signez la pétition en ligne sur RESF ! http://resf33.free.fr/spip.php?article48 – Contacts : resf33@laposte.net et Site : www.resf33.free.fr 

Contactez le resf33 par mail : resf33@laposte.net  par courrier : RESF 33 - Bourse du Travail 44 Cours Aristide Briand 33075 Bordeaux cedex ou en se rendant aux permanences

=====> Le Réseau Universitaire (RUSF33):

- Contact : rusf33@Gmail.com

- Blog : http://rusf33.blogspot.com/

- Réunion tout les quinze jours le mardi, au bar le Petit Rouge (Bordeaux, rue clare entre les Capucins et la place St Michel).

- CRSP (Collectif pour la Régularisation de tous les Sans Papiers): Pour plus d'informations: 06 42 55 79 78 - contact@crsp.ethictoc.org

- permanences et tables d'informations dans chaque fac tout les quinze jours.

Bordeaux1, lundi 7 Janvier, hall du bâtiment A22, 12h/14h

Bordeaux2, hall côté Place de la Victoire

Bordeaux3, lundi 14 Janvier 12h/14h, (espace couvert entre le bâtiment A et le Sirtaki...)

l'IUT Renaudel / place Ste Croix (à l'entrée de l'IUT), mardi 15 Janvier 12h/14h

Pour plus d'informations:

Bordeaux 1: Guillaume 06 32 27 70 70

Bordeaux 2 : Nadia 06 11 49 10 95

Bordeaux 3: Alric 06 09 44 72 39

Bordeaux 4 : Flora 06 75 44 68 25

IUT : Vincent 06 88 62 67 38

En ce moment, le RUSF agit concrètement pour plusieurs étudiants : refus de renouvellement de titre de séjour pour un étudiant en France depuis plus de 10 ans ; problèmes d'inscription ; étudiant régulièrement inscrit à la fac mais contrôlé, placé en rétention puis en prison pour 2 mois parce qu'il a refusé de se laisser expulser... leurs situations sont toutes différentes mais la politique répressive contre les étrangers est constante.

=====> Les permanences juridiques de l'ASTI (10 rue Causserouge à Bordeaux) : tous les mercredis (18H30 à 21H00) et tous les samedis (10H00 à 12H00)

=====> Des pétitions sont actuellement sur le site national :

--- Pétition : LA SOLIDARITE NE DOIT PAS DEVENIR UN DELIT !

Arrêt des poursuites contre les militants de RESF et Florimond Guimard.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=4861 ou

http://www.valplan.info/petitions/index.php?petition=3&pour_voir=oui&lettre=6

--- Pétition de soutien à Valérie Boukobza, directrice de l’école Rampal mise en garde à vue le 23.03 http://www.educationsansfrontieres.org/?article5185#sp5185

--- Pétition de Soutien à Kadidja militante de l’APEIS

http://www.apeis.org/article.php3?id_article=370 

--- Pétition de soutien à François AUGUSTE Vice-Président Communiste du Conseil Régional Rhône-Alpes

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php ?article5258

– From : <resf33@laposte.net>

 

8) [PCF33] Initiatives des Communistes en Gironde et en Aquitaine,…

PCF 33 : Calendrier 2008

Il vous attend à la Fédération du PCF. Le produit de sa vente contribuera à l’effort de souscription nécessaire pour donner les moyens aux communistes de mener les combats en cours et à venir.

=====> Rendez-vous du PCF33 :

Voir le site : http://33.pcf.fr/

--- Bordeaux : Rencontres publiques

- Jeudi 10 janvier, 18h, Athénée municipal de Bordeaux : « Culture ».

- Samedi 19 janvier, 15h, salle municipale du Grand Parc : « Santé, protections sociale, seniors».

- Jeudi 24 janvier, 18h, Chartreuse St André à Caudéran: « Sport, démocratie participative ».

- Mardi 29 janvier, 18h, Salle Pierre Tachou à Bacalan : « Projets urbains, éducation, petite enfance ».

http://vincent.maurin.elunet.fr

--- Bordeaux : Assemblée des adhérents

Mardi 8 janvier, 19h, à la Fédération.

--- Nord Médoc : Repas de Section

Samedi 12 janvier à midi, ouvert à tous les adhérents, sympathisants et amis. Il aura lieu à St-Germain d’Esteuil, au Restaurant « le Relais routier » tenu par nos camarades Josiane et Bernard. Ce sera l’occasion de lancer la campagne des municipales et cantonales sur les cantons de Lesparre et St-Vivien. Nous recevrons également les jeunes communistes qui sont partis au Sénégal l’été dernier lors d’un voyage de solidarité. Renseignement et réservation : 06 15 12 47 10 (Alain) ou 05 56 91 45 06 (Cathy)

--- La Section du PCF du Bassin d’Arcachon et des  Landes Girondines tient une permanence à BIGANOS tous les mardis de 17h30 à 19h30 et le premier Samedi de chaque mois de 10h à 12h. Contact : <christian.darriet@free.fr>

======> Cantonales des 9 et 16 mars 2008

• Période d’envoi des propositions de candidatures présentées et soutenues par le PCF pour les cantonales : du 15 au 24 novembre à 12h. Pour la première fois, les élections cantonales vont se dérouler avec l’obligation d’appliquer la parité homme/ femme ou femme/homme sur chaque canton.

--- Cantons renouvelables en Gironde :

Bazas, Blanquefort, Blaye, Bordeaux 1, Bordeaux 3, Bordeaux 4, Bordeaux 5, Bordeaux 7, Le Bouscat-Bruges, Castillon La Bataille, Coutras, Créon, Fronsac, Grignols, Langon, Lesparre, Lussac, Pellegrue, Podensac, La Réole, St-André de Cubzac, Ste-Foy La Grande, St-Savin de Blaye, St-Vivien du Médoc, Targon, La Teste, Mérignac 1, Villenave d’Ornon, Gradignan, Lormont, Pessac 2, St-Médard en Jalles.

=====> Nouveautés du Site du PCF33 :

--- Traité européen : NOUS EXIGEONS UN RÉFÉRENDUM

http://33.pcf.fr/Traite-europeen-NOUS-EXIGEONS-UN.html

--- Municipales et Cantonales 2008 : Appel à s'en mêler

http://33.pcf.fr/Appel-a-s-en-meler.html

======> L’Assemblée Extraordinaire du PCF préparatoire au Congrès du PCF fin 2008

--- L'espace de débat et de réflexion pour le congrès extraordinaire du PCF est ouvert : http://alternativeforge.net

=====> PCF 33 : Communication

Sur le site du PCF : www.gironde.pcf.fr

 • Tous les tracts à disposition (nationaux, départementaux, des collectifs...), toute l’actualité, les dossiers…

• Toute l’actualité • Les dossiers

Vous souhaitez envoyer des infos sur le site ? : communication@gironde.pcf.fr - Vous voulez contacter le PCF33 : contact@gironde.pcf.fr

La Préparation de l’Assemblée Générale Extraordinaire du PCF les 8 et 9 décembre : le site http://alternativeforge.net/

=====> Un cadeau ? : La fête de l’Humanité en DVD

Sylvain a filmé la fête de l’Humanité 2007 à Paris. Des concerts, des débats et… les communistes girondins en plein « boulot » sur leurs stands. Quelques-uns ont même été interviewés ! Pour garder le souvenir ou découvrir la fête, la faire découvrir à d’autres, là montrer lors d’initiatives, réunions, rencontres, donner l’envie d’y aller… A disposition à la Fédération, 15, rue Furtado à Bordeaux, auprès de Cathy à l’accueil (DVD de 52 mn : 10 €). Contact : 05 56 91 45 06

====> Vous souhaitez « militer » pour résister à la politique de la droite au service du MEDEF et construire les ripostes sociales, idéologiques et politiques nécessaires, contactez le PCF au 05.56.91.45.06 ou contact@gironde.pcf.fr – Voir aussi le site www.pcf.fr - From : <contact@gironde.pcf.fr>

 

9) FORUM : Pour l’abrogation de la loi Pécresse (LRU) et de nouvelles perspectives pour l’Enseignement Supérieur

--- La prochaine Intersyndicale Académique (Etudiants, Lycéens, Personnels Enseignants/Chercheurs et IATOS, Personnels du CROUS,…) de l’Enseignement-Supérieur et de la Recherche pourrait se réunir à 12h30 au Local Intersyndical de l’Université de Bordeaux I à Talence le Mardi 15 Janvier 2008 à 12h30.

--- Un nouveau FORUM est envisagé le Mercredi 16 Janvier à 18h à la Bourse du Travail à Bordeaux.

-From : <christianguerin@yahoo.fr>

 

10) Les Rendez-Vous de Migrations Culturelles – Porte2A

=====> CHEIK KEITA ET FREDERIC TERZIAN

L'association Manecounda accueille le plasticien Cheikh Keita et le sculpteur Frédéric Terzian - EXPOSITION / DU 11 DECEMBRE 2007 AU 11 JANVIER 2008 / PORTE2a / BORDEAUX - Entrée libre. Du mardi au samedi, et le premier dimanche du mois de 14h à 18h.

=====> TOUTOU KAPUT

Du jeudi 17 au vendredi 19 janvier 2008 / Porte2a / Bordeaux / 20H - Par Défaut de fabrication - Chorégraphe et interpréte : Jean-Sébastien Lourdais / Concepteur d'éclairage : Éric Belley / Conseiller artistique : Natacha Leroux - Transposé dans une bande dessinée qui caractérise l'univers de l'oeuvre, un personnage se retrouve dans un espace limité, où il est confronté à la mort de ses peluches. Il fuit et se crée un monde d'illusion. Créée en 2005, cette ébauche fut présentée dans le cadre du festival Transatlantique, à la Maison de la Culture de Maisonneuve.  Jean-Sébastien Lourdais donne le nom de Défaut de fabrication à sa compagnie en 2002. Né dans un village rural, il a connu très tôt des difficultés à vivre comme les autres. Sa passion pour la danse était une façon d'échapper au genre de vie qui lui était destiné. " Nous ne savons pas comment comprendre l'autre, le différent, l'étranger, l'immigré, l’handicapé ? Comment toucher les sens et les émotions pour déclencher cette compréhension ? "... http://www.web2a.org/ - Porte2A 16 Rue Ferrère à Bordeaux – Tél : 05.56.51.00.78 -From : <migrationsculturelles@wanadoo.fr>

 

11) L'UZESTVAL DU NOUVEL AN

*** UZESTE : L'UZESTVAL DU NOUVEL AN du vendredi 21 décembre au samedi 5 janvier 2008 - Fêter en beauté la fin de cycle du légendaire Café L¹Estaminet d¹Uzeste (maison fondée en 1937 par Alban et Marie Lubat) par une édition manifestive très spéciale de l¹avant-garde champêtre transartistique uzestienne saluant à travers l¹hommage rendu à Marie Lubat, sa déconstruction (lancement des travaux : janvier 2008) et sa reconfiguration future (ouverture prévue : été 2008) en « L¹Estaminet théâtre amusicien », laboratoire de rercherche et création transartistique contemporaine de la Compagnie Lubat de Gasconha et invités à résidence associés. Avec : BERNARD LUBAT, MICHEL PORTAL, PASCAL CONVERT, FRANÇOIS CORNELOUP, BENAT ACHIARY, MARC PERRONE, MARIE-ODILE CHANTRAN, LAURE DUTHILLEUL, ISABELLE LOUBÈRE, FABRICE VIEIRA, FAWZI BERGER, ETIENNE ROLIN, NATHALIE-DALILA BOITAUD, LUCIE FOUQUET, ANDRÉ MINVIELLE, MARTINE AMANIEU, PIERRE LABROT, RENÉ MARTINEZ, "LABOTOPIE", MARC CHEMILLIER, MARC-ALEXIS MORELLE, RAPHAELLE CAMUS, LOUIS LUBAT, THOMAS BOUDÉ, FRANÇOIS ROSSÉ, MICHEL ETCHECOPAR,

JULIETTE KAPLA... à L'ESTAMINET - 33730 UZESTE les 27, 28, 29, 30 décembre 2007

Programme complet sur : http://www.uzeste.org

Hébergement : http://www.uzeste.org/a/index.php/Main/LeVillage

"ON EST ENTRÉ EN RÉSISTANCE, ON NE LACHERA PAS"

Lire l'article paru dans le journal Sud Ouest du 4 décembre :

http://www.uzeste.org/a/index.php/CieLubat-Critique/PourUnDebitDePassions

*** BERNARD LUBAT - VIVE L'AMUSIQUE !

- Grenoble (38), Théâtre Sainte Marie d'en bas les 19 et 20 janvier 2008

- à Saint Macaire (33), le 15 février 2008

informations et forum de discussions poïélitiques sur http://www.uzeste.org

Compagnie Lubat / Uzeste Musical visages villages des arts à l'oeuvre

4 rue Faza - 33730 Uzeste - téléphone : 05 56 25 38 46 / télécopie : 05 56 25 36 12 - pour vous inscrire : mailto:cie.lubat@uzeste.com?subject=inscription_nouvelles

-From : <uzeste.musical@uzeste.org>

 

12) Exposition à La Morue Noire à Bègles

Entre Photographie et Peinture - Le collectif de la Morue Noire vous invite à découvrir le travail de Sylvain Laurans et de Joel Sintas - Exposition du 6 au 30 Décembre de 14h à 19h 7bis, Allée de Franc 33130 BEGLES – Renseignements : 05.56.85.75.84 -From : <lamoruenoire@wanadoo.fr>

 

13) CINÉMA JEAN VIGO - NEWSLETTER - NOUVEAU PROGRAMME

=====> LES RENCONTRES

--- Mardi 15 janvier – 20h15 : Jeunes réalisateurs aquitains

Patrice RAYNAL et David FOUCHER présenteront leur film Allo allo cinéma cadeau (France – 52’) Au Burkina Faso, une équipe d’hommes et de femmes, Cinomade, parcourt le pays pour sensibiliser les populations sur la prévention du SIDA. Leur méthode d’action : le cinéma. Ils se déplacent dans les villages, plantent leur écran géant pour projeter des films de sensibilisation et parlent aux gens de la maladie, des structures d’accueil et des soins existants. Soirée organisée en collaboration avec Tourné Monté Films, en partenariat avec Cinéma Africain Promotion représentée par Thierno Dia et le Centre d'études d'Afrique noire représenté par son directeur René Otayek. Toutes ces personnes seront présentes pour animer le débat après le film. Sera également invité André Soubeiga qui est sociologue de la santé, maître de conférence à l'université de Ouagadougou et spécialiste des questions sida au Burkina Faso.

http://cinema.jean.vigo.free.fr/rencontres.htm

====> SORTIES NATIONALES

DU 12 AU 31 DÉCEMBRE • LE CHAOS (Heya Fawda) Youssef CHAHINE – France/Egypte – 2007 – 2h02’ - Avec Khaled Saleh, Mena Shalaby, Youssef El Cherif

DU 19 DÉCEMBRE AU 1er JANVIER • LES TOITS DE PARIS Hiner SALEEM – France – 2006 – 1h38’ - Avec Michel Piccoli, Mylène Demongeot, Maurice Bénichou

DU 2 AU 15 JANVIER • JE SUIS UN CYBORG (Saibogujiman kwenchana) PARK Chan-Wook – Corée du Sud – 2007 – 1h45’ - Avec Lim Soo-Jung, Jung Ji-Hoon (Rain)

DU 2 AU 15 JANVIER • LE PERROQUET ROUGE (Der rote Kakadu) Dominik GRAF – Allemagne – 2007 – 2h08’ - Avec Max Riemelt, Jessica Schwarz, Ronald Zehrfeld

=====> UN CYCLE JOHN FORD AVEC :

DU 4 AU 8 JANVIER • VERS SA DESTINÉE

DU 14 AU 25 DÉCEMBRE • SUR LA PISTE DES MOHAWKS

DU 26 DÉCEMBRE AU 1er JANVIER • LES RAISINS DE LA COLÈRE

DU 9 AU 15 JANVIER • QU'ELLE ÉTAIT VERTE MA VALLÉE

DU 19 DÉCEMBRE AU 1er JANVIER • LA POURSUITE INFERNALE

DU 2 AU 13 JANVIER • LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT

=====> UN CYCLE FEMMES EN DANGER AVEC :

DU 19 DÉCEMBRE AU 1er JANVIER • BOULEVARD DES PASSIONS

DU 9 AU 15 JANVIER • LA MAISON DU DIABLE

DU 12 AU 18 DÉCEMBRE • PAS DE PRINTEMPS POUR MARNIE

DU 3 AU 8 JANVIER • LUCIA ET LES GOUAPES

L'ANGE DE LA VENGEANCE • (séance unique le 13/12 à 20h15)

=====> ET C'EST AUSSI LES CINÉRÉCRÉS AVEC :

LOULOU ET AUTRES LOUPS ... • PETIT À PETIT • L'ENFANT AU GRELOT

=====> CINÉMA JEAN VIGO • 05 56 44 35 17 • CENTRE@JEANVIGO.COM • SITE INTERNET

-From : <jb.garreau@jeanvigo.com>

 

14) Théâtre du Pont Tournant : « Soirée Spéciale Réveillon avec Rita ou le mari battu de Donizetti »

Salle accessible aux déficients auditifs avec surtitrage et boucle magnétique

LUNDI 31 DECEMBRE à 20H00 ET 22H30 - Opéra comique avec champagne et foie gras  maison - Rita ou le mari battu - Opéra comique de Donizetti - Coproduction Théâtre du Pont Tournant / Polifonia Éliane Lavail / Opéra Light

Spéciale réveillon le 31 Décembre à 20h et à 22h30

A 21h les 28 - 29 décembre 2007 3 – 4 – 5 – 10 – 11 – 12 janvier 2008

A 16h les 30 décembre 2007 et 6 janvier 2008

Dans l’auberge de Rita, la patronne bat son deuxième mari. Mais un jour débarque le premier mari qu’on croyait mort. Autrefois, c’était lui qui battait la patronne sur le thème : Je châtie autant que j’aime et j’aime fort, très fort. Rita se retrouve avec deux maris. Deux maris, c’est un de trop. Lequel garder ? Idéale pour un premier contact avec le monde lyrique, cette œuvre à la musicalité légère et pétillante est très accessible. Airs, duos et trios s’enchaînent à un rythme époustouflant dans une ambiance de paillote corse tenue par une chef-cuistot éblouissante à son piano....

* Rita : Christelle Belliveau (soprano)

* Gasparo : Benard Causse (baryton)

* Pepe : Christophe Belliveau (ténor)

* Piano : Elisabeth Thiplouse

* Direction musicale : Eliane Lavail

* Mise en scène : Stéphane Alvarez

* Scénographie & lumière : Elvis Artur

Tarifs : Soirée réveillon avec coupe de champagne et toast au foie gras maison

Plein tarif 25€ - Tarif préférentiel 20€ - Tarif réduit 15€ - NOUVEAU : Bénéficiez du tarif préférentiel à 14€ avec notre carte adhérent nominative à 12€, valable 1an à partir de la date d’achat. Tarif plein : 18 € - Tarif réduit : 10€  - demandeurs d’emploi, étudiants, intermittents - déficients auditifs  -  –18 ans - sur présentation d’un justificatif - Tarif préférentiel : 14€ - Adhérents au Théâtre du Pont Tournant - CE (carte Adecco, Privilège, Abice, CanalCE, Caisse des Dépôts et Consignations, Clos CHU de Bordeaux) - détenteurs passeport départemental Iddac - groupe de plus de 10 personnes - membres de Polifonia saison 2007-2008 - Tarifs scolaires : 7€ / 6€ à partir de 2 spectacles - Réservations : 05 56 11 06 11  -  pont.tournant@gmail.com

Préventes : FNAC : Fnac – Carrefour : 0 892 68 36 22 (0,34€/min) – www.fnac.com

TICKETNET : Auchan – Cora – Cultura – E. Leclerc – Virgin Mégastore : 08 92 390 100 (0,34€/min) – www.ticketnet.fr - BOX OFFICE : 24 Galerie Bordelaise - 33 Bx – Tél. 05 56 48 26 26 CiTYVOX

=====> Théâtre du Pont Tournant 13 rue Charlevoix de Villers - 33300 BORDEAUX

Tél. 05 56 11 06 11 – Fax  05 56 43 06 73  - www.theatre-pont-tournant.com

-From: <prod.ponttournant@orange.fr>

 

15) CAP SCIENCES ACTUALITES

CAP SCIENCES, Hangar 20, Bordeaux - Novembre 2007    

Pour votre agenda :    

======> CAP SCIENCES vous propose : EXPOSITIONS au Hangar 20  

--- Au temps des mammouths, jusqu'au 13 avril 2008 Grande exposition

Leurs ancêtres, l’environnement dans lequel ils vivaient, la civilisation qui les a côtoyés, leurs représentations artistiques, leur disparition… En savoir plus http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=autempsdesma

EVENEMENTS à venir :

- 2 mars : Archéologie expérimentale. Des ateliers vivants pour tous les âges, des rencontres, des conférences...

---  Himalaya Tibet, le choc des continents,  jusqu'au 1er juin 2008

En accès libre sur la plateforme - Découvrir comment la « machine Terre », par sa dynamique interne, façonne l’Himalaya et le Tibet, paysages et civilisations de l’extrême.  En savoir plus http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=himalayatibet

EVENEMENTS à venir :

- 3 fev : Art et religion,

- 4 mai : Trekking et montagne. Des ateliers vivants pour tous les âges, des rencontres, des conférences... 

=====> Le petit carré des 3-6 ans   

Le Petit Explorateur des sciences, jusqu'au 6 janvier 2008 :

une exposition-animation de CAP SCIENCES spécialement conçue pour les 3-6 ans. Un premier pas vers la démarche d’observation : regarder de loin, de près, voir ce qui est caché, écouter, toucher, repérer, reconnaître…dans les décors d'une île. Séances sur réservations, les mercredi, samedi à 15h et le dimanche à 15h et 16h30  En savoir plus      

=====> ATELIERS au Hangar 20    

--- L'Atelier d'Arthur, initiation à la cuisine pour les 5-11 ans (sur réservations) : pour que plaisirs culinaires riment avec sécurité, pour que découverte du goût rime avec main à la pâte. Mercredi, samedi et dimanche pour les individuels, tous les jours pour les groupes. En savoir plus http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=atelierdarthu

--- CAP SCIENCES Juniors, ateliers de loisirs scientifiques pour les 8-14 ans (sur réservations) : un thème différent à chaque séance : photo, fusée à eau, soleil... Deux nouveaux ateliers pour cette rentrée : satellite et énergie éolienne. Les mercredis en période scolaire et tous les jours en semaine pendant les vacances, de 14h à 17h En savoir plus

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=capsciencesju

=====> LA GALERIE INDUSTRIE & RECHERCHE du Hangar 20    

L'espace Galerie Industrie & recherche du Hangar 20 est en cours de réaménagement. Elle s'agrandit, se réactualise et réouvrira prochainement pour vous présenter en accès libre, les secteurs de la recherche et de l'industrie dans l'agglomération bordelaise et la région Aquitaine, et en particulier une exposition sur les matériaux. OUVERTURE le Dimanche 2 décembre : le premier Dimanche de la science de la Galerie sur le thème Création et matières du futur

Dès à présent, rendez-vous sur les dossiers thématiques du site Internet de CAP SCIENCES : Laser, agro-alimentaire, chimie...

Consultez les deux derniers dossiers Panorama du numérique "Images et réseaux" et Matériaux, quoi de neuf ? dans l'agglomération bordelaise et région Aquitaine

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=infosciences&page=dossiersscient

- Réservation obligatoire : 05 56 01 07 07

=====> CAP SCIENCES en Aquitaine    

--- Théâtre de la science, saison 2007-2008 : Mai 68, et alors ?

http://www.cap-sciences.net/site.asp?site=theatredelascie

--- H 20, la revue des sciences et de l'industrie en Aquitaine - L'édition 2007 est en vente (7 euros) à CAP SCIENCES (au Hangar 20 et sur le site Internet). Pour le sommaire complet et un bon de commande, cliquez ici. OFFRE SPECIALE pour les revues précédentes 5 euros au lieu de 7.

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=infosciences&page=annuel2007

--- Climat sous influence, la vie au temps du changement climatique, une exposition conçue et produite par CAP SCIENCES en collaboration avec l'Ademe et la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), présentée à Lacq Odyssée à Mourenx, 64 (du 12 novembre au 16 décembre). En savoir plus sur l'exposition

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=climatsousinf

=====> CAP SCIENCES hors Aquitaine    

--- Une grande exposition co-produite par CAP SCIENCES  qui sera à Bordeaux en 2008

COSMOMANIA, jusqu'au 6 janvier 2008 à la Cité de l'Espace à Toulouse

--- L'eau à la bouche, une exposition de l'Alimentarium, musée de l’alimentation, une fondation Nestlé, Vevey, Suisse, présentée en partenariat avec NESTLE WATERS France au Salon de la qualité alimentaire, Parc des expositions de Toulouse, 31 (du 6 au 9 décembre)

--- Sur les traces de l'homme en Aquitaine Après Aquitaine sortie des eaux, CAP SCIENCES propose une deuxième grande exposition virtuelle. En ACCES LIBRE sur le site Internet de CAP SCIENCES. Accéder à l’exposition    

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=surlestraces%7E1    

=====> TARIFS ET HORAIRES POUR TOUTES NOS ACTIVITES 

http://www.cap-sciences.net/horaires.htm

Contact : écrire à n.caplet@cap-sciences.net                

-De : <c.antoniazzi@wanadoo.fr>

 

16) CapcMusée : Musée d'art contemporain de Bordeaux

Le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux propose toute l’année un programme d’expositions temporaires et des rendez-vous autour de l’histoire de l’art, la musique ou la danse contemporaines. Sa collection comporte près d’un millier d’oeuvres, des années 60 à aujourd’hui.  Il est installé dans l’ancien Entrepôt réel des denrées coloniales, un superbe édifice pré-industriel du 19e siècle.

======> Ici et là : Collection Jusqu'au dimanche 24 août 2008

Entrepôt Lainé – CAPC : Olaf Breuning, Liam Gillick, Dominique Gonzalez-Foerster, Joseph Grigely, Vincent Lamouroux, Mark Lewis, Navin Rawanchaikul, Stalker, Tatiana Trouvé, Xavier Veilhan, Andrea Zittel. L'exposition Ici et là permet de découvrir des oeuvres couvrant la période fin des années 90 au début des années 2000, parmi lesquelles de nouvelles acquisitions et tout particulièrement les nouveaux dépôts accordés par le FNAC (Fonds national d'art contemporain). On traite, dans cette présentation qui sera en place pendant un an, de la notion de sphère relationnelle, d'esthétique et de la pratique de l'espace urbain. Deux oeuvres proviennent du FRAC collection Aquitaine (Xavier Veilhan, Navin Rawanchaikul).

======> Vittorio Santoro Collection Jusqu'au dimanche 24 août 2008

Entrepôt Lainé – CAPC : Installation néon permanente sur la façade du CAPC. Angle des façades Ouest et Sud. Produite et achetée par un mécène privé pour la collection du CAPC, l'oeuvre est installée de manière permanente. A la nuit tombée, elle permet d'identifier l'activité dont l'Entrepôt est le théâtre, elle signale le musée de manière poétique et adoucit la perception que l'on a de l'austérité architecturale de la façade.

======> If Everybody had an Ocean. Brian Wilson, une exposition Du samedi 17 novembre 2007 au dimanche 9 mars 2008

Entrepôt Lainé – CAPC : Un évènement "novart bordeaux 2007" Nouveau partenaire de novart bordeaux, le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux intègre cette 6e édition avec une exposition sur la fascination qu'a exercée sur plusieurs générations d'artistes, Brian Wilson, le mythique compositeur des Beach Boys.  Pour l'inauguration de l'exposition, le CAPC invite les associations bordelaises Ma asso et Monoquini à proposer un événement au TnBA : No Beach Today (hommage à Brian Wilson). Les artistes présentés : Trevor Bell, Billy Al Bengston, Peter Blake, Mel Bochner, John Cage, Brian Calvin, Vija Celmins, Russell Crotty, Thomas Demand, Kaye Donachie, Isa Genzken, Liam Gillick, Jeremy Glogan, Joe Goode, George Greenough, Rodney Graham, Richard Hawkins, Roger Hiorns, Jim Isermann, Sister Corita Kent, Roy Lichtenstein, John McCracken, Lee Mullican, Kaz Oshiro, Bruno Peinado, Raymond Pettibon, Richard Pettibone, Ken Price, Martial Raysse, Bridget Riley, Allen Ruppersberg, Ed Ruscha, Jim Shaw, Fred Tomaselli, Jennifer West, Pae White, Isaac Witkin.

======> Visites des expositions

-- Visites hebdomadaires

Le CAPC programme toute l'année des visites commentées des expositions. Ces visites sont gratuites, sur présentation du billet d'entrée au musée. Les samedis et dimanches à 16 h.

-- Visites sur RDV

Le CAPC accueil les groupes sur RDV, du mardi au dimanche de 11 h à 18 h et propose des visites commentées des expositions. Tél. : 05 56 00 81 78/50. Tarif : 46 € (mardi au vendredi), 61 € (les samedis et dimanches).

-- Abonnés

Découverte/abonnés au Frac – collection Aquitaine et à la Winery, Arsac

Rendez-vous au Frac – collection Aquitaine pour la visite de l'exposition « Time out of Joint » qui rassemble les œuvres de Dove Allouche, Ulla von Brandenburg et Loïc Raguénès. La visite se poursuit à La Winery à Arsac (route de Castelnau) pour voir les œuvres Ian Fabre et Susumu Shingu. Ces visites peuvent être suivies d'un déjeuner au restaurant de La Winery.Sur inscription (réservé aux abonnés), tél. 05 56 00 81 50. Samedi 7 juillet, à partir de 11 h.

======>  Nous contacter

CAPC musée d'art contemporain

Entrepôt Lainé 7, rue Ferrère F-33000 Bordeaux

Tél. : (+33) 05 56 00 81 50 – Fax : (+33) 05 56 44 12 07

capc@mairie-bordeaux.fr – www.bordeaux.fr

Ouvert tous les jours, sauf les lundis et les jours fériés, de 11 h à 18 h et jusqu'à 20 h les mercredis.

Entrée des expositions temporaires, tarif plein 5 €, tarif réduit 2,5 €

Entrée des expositions de la collection, gratuit

--> Information du public et RDV pour les groupes : Département des publics, tél. 05 56 00 81 78

--> Bibliothèque : du mardi au vendredi de 14 h. à 18 h. et sur RDV. En juillet et en août sur RDV uniquement, tél. 05 56 00 81 59

--> Contact presse : François Guillemeteaud, tél. 05 56 00 81 50

--> Café du musée : ouvert tous jours sauf les lundis et jours fériés, tél. 05 56 44 71 61 

Le CAPC a le label Musée de France, il est financé par la Mairie de Bordeaux

======> CAPC : Musée d’art contemporain de Bordeaux - Entrepôt Lainé 7, rue Ferrère F-33000 Bordeaux - Information du public : Tél. : 05 56 00 81 50 - Fax : 05 56 44 12 07 - Visites commentées : sam. et dim. 16 h. capc@mairie-bordeaux.fr - http://www.bordeaux.fr/ville/capc - Information du public : - Tél. : 05 56 00 81 50/94 - Tél. groupes : 05 56 00 81 78 - From: "DAVIAUD Karine" <k.daviaud@mairie-bordeaux.fr>

 

17) Lettre d'information de la Rock School Barbey

=====> PREVISIONS 2008

--- JANVIER

- 18/01 : URBAN NIGHT

- 19/01 : 4ème édition Festival BORDEAUX ROCK

Avec : Carabine, Heartbeeps, The Sterlings, Victory hall, Minuscule hey, Dry county brothers, Jfg and the Highcheekbones, Les Mondains, Guardian Spirit , Milos and his orchestra

--- FÉVRIER

- 13/02 : THE SWEET VANDALS

- 14/02 : JEUDI MULTIMÉDIA

- 16/02 : TREMPLIN MOZAIC ROCK CHALLENGE

--- MARS

- 02/03 : CONCERT CARNAVAL DES DEUX RIVES

- 13/03 : THE DO

- 18/03 : HOT CHIP

- 20/03 : ASA

--- AVRIL

- 03/04 : ALELA DIANE

Des infos, des bios, du son et des places à gagner sur www.rockschool-barbey.com

- Plus d'infos sur les concerts ICI

http://www.rockschool-barbey.com/concert/concert.php

-From : <newsletter@rockschool-barbey.com>

 

18) Invitation AG du COLLECTIF 33 – « La SANTE UN DROIT POUR TOUS »

Avec les franchises nouvelles applicables au 1° janvier prochain et l’arrivée d’autres mesures de démolition de notre système de santé solidaire (entre autres, suppression des ALD= Affections de Longue Durée = « 100% », dépassement généralisé pour tous les médecins par la création du secteur optionnel…etc…), l’année sanitaire 2008 s’annonce mauvaise pour les Citoyens de France et bonne pour les « marchands de la santé »… Nous devons resserrer nos rangs , résister mieux et nous dynamiser pour une contre-offensive  locale et nationale ,à la hauteur des enjeux … Avant la trêve des confiseurs , nous vous invitons donc à retenir la date de la prochaine ASSEMBLEE GENERALE du  COLLECTIF 33 – « La SANTE UN DROIT POUR TOUS » Mardi 8 janvier 2008 à 20h30 Salle Municipale du Grand Parc à Bordeaux - Elle sera intitulée : SauS : « SAUVONS NOTRE SECU » Nous espérons votre participation et vous demandons de nous la signaler pour prévoir la duplication des documents. Merci pour votre attention. Très cordialement. Pour le Collectif 33, Son Président : Bernard Coadou 06-14-55-54-78 -From : <sante1droitpourtous@gmail.com>

 

19) Forum Innovation III : L’esprit de l’innovation III, 2008

=====> Chers collègues, Chers amis, Quelque informations importantes concernant le Forum L’esprit de l’innovation III, 2008.

- « Services, Innovation et développement durable», 26-28 mars 2008, Poitiers, France.

http://riien.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/07/Call_for_papers_2008.pdf

Date limite soumission des propositions de communication: 30 September 2007 Etendue au 13 Octobre 2007

Contact : Anne-Marie Crétiéneau (anne-marie.cretieneau@univ-poitiers.fr), BlandineLaperche (laperche@univ-littoral.fr)

- «Innovation Networks», 14-16 mai 2008, Tacoma/Seattle, Etats-Unis.

http://riifr.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/08/Tacoma_Seattle_Call2008.pdf

Date limite soumission des propositions de communication: 19 Octobre 2007

Contact : Amérique du Nord: Paul Sommers (sommersp@seattleu.edu), Jim Sawyer (jsawyer @seattleu.edu) Europe: Blandine Laperche (laperche@univ-littoral.fr); Autres régions et pays: Abdel Illah Hamdouch (Abdel.Hamdouch@univ-lille1.fr)

Plus d'informations sur le site (ateliers en préparation, etc.): http://rii.univ-littoral.fr

Dans l’attente de vous rencontrer, nous vous prions de recevoir l’expression de nos sincères salutations.

Le comité d’organisation. M. Philippe CHAGNON

Laboratoire de Recherche sur l’Industrie et l’Innovation MRSH

21, quai de la Citadelle 59140 Dunkerque France.

======> Forum the Spirit of Innovation III/ L’Esprit de l’Innovation III (message en français ci-dessous)

Dear Colleagues, Dear Friends,

Important information concerning The Forum The Spirit of Innovation III, 2008.

-   "Services, Innovation and Sustainable Development", March 26-28, 2008, Poitiers (France).

http://riien.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/07/Call_for_papers_2008.pdf

Deadline for submission of abstracts: September 30, 2007 Extended to October 13, 2007

Contact : Anne-Marie Crétiéneau (anne-marie.cretieneau@univ-poitiers.fr), BlandineLaperche (laperche@univ-littoral.fr)

-   "Innovation Networks", May 14-16, 2008, Tacoma/Seattle (USA)

http://riien.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/08/Tacoma_Seattle_Call2008.pdf

Deadline for submission of abstracts: October 19, 2007

Contact : North America: Paul Sommers (sommersp@seattleu.edu), Jim Sawyer (jsawyer @seattleu.edu) Europe: Blandine Laperche (laperche@univ-littoral.fr); Other regions and countries: Abdel Illah Hamdouch (Abdel.Hamdouch@univ-lille1.fr)

More information on (sessions, etc.): http://rii.univ-littoral.fr

We look forward to meeting you.With our best regards,

The organizing committee. M. Philippe CHAGNON

Research Unit on Industry and Innovation (Lab.RII) MRSH

21, quai de la Citadelle 59140 Dunkerque France.

-De : <chagnon@univ-littoral.fr>

 

20) Colloque Euroframe 2008 : appel à communication

Vous trouverez, ci-après, l'appel à communication pour le colloque EUROFRAME :   "Ten years of a common currency: achievements and policy challenges in the euro area" qui se tiendra à Dublin le 6 juin 2008. Vos propositions de communication sont les bienvenues jusqu'au 17 mars

=====> 5TH EUROFRAME CONFERENCE ON ECONOMIC POLICY ISSUES IN THE EUROPEAN UNION 

Ten years of a common currency: achievements and policy challenges in the euro area

Friday, 6 June 2008, Dublin, Ireland

--- CALL FOR PAPERS

The EUROFRAME group of research institutes (CASE, CPB, DIW, ESRI, ETLA, IfW, NIESR,

OFCE, PROMETEIA, WIFO) will hold its fifth annual Conference on Economic Policy Issues in the

European Union in Dublin on 6 June 2008. The aim of the conference is to provide an academic forum for debate on economic policy issues relevant in the European context. The Conference will focus this year on assessing the ten years of common currency in the euro area and will address prospects and challenges ahead. Contributions should address in particular issues related to: the ECB's strategy and governance, real effects of a common currency, diversity issues, developments in the banking and financial systems, banking regulation, monetary and financial stability, exchange rate developments and their determinants, capital flows and financial integration, the role of euro as an international currency, the future enlargement of the euro area.

--- Submission Procedure

Abstracts should be submitted by e-mail before 17 March to catherine.mathieu@ofce.sciences-po.fr. Abstracts (2 pages) should mention: title of communication, name(s) of the author(s), affiliation, corresponding author’s e-mail address, postal address, telephone number. The corresponding authors will be informed of the decision of the scientific committee by mid-April. Full papers should be received by e-mail by 19 May.

--- Scientific Committee

Karl Aiginger (WIFO), Ray Barrell (NIESR), Marek Dabrowski (CASE), Christian Dreger (DIW),

Markku Kotilainen (ETLA), Paolo Onofri (PROMETEIA), Joachim Scheide (IfW), Henri Sterdyniak

(OFCE), Iulia Traistaru-Siedschlag (ESRI), Bas ter Weel (CPB), Catherine Mathieu (OFCE,

Scientific Secretary)

--- Local Organising Committee (ESRI, Dublin)

John Fitz Gerald, Iulia Traistaru-Siedschlag

--- Contact - Abstract and paper submissions

Catherine Mathieu: catherine.mathieu@ofce.sciences-po.fr, tel.: +33 (0) 1 44 18 54 37

====> Esther Benbassat OFCE Département économie de la mondialisation

69, quai d'Orsay 75007 Paris - Tél : 01 44 18 54 42/Fax : 01 44 18 54 64

esther.benbassat@ofce.sciences-po.fr -From : <esther.benbassat@ofce.sciences-po.fr>

 

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         & Echos de Gironde &

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21) « La donne a déjà changé » Par Christine TEXIER, Membre de la direction Départementale du PCF33

Alors, la grève, ça ne servirait à rien ? C’est ce que voudraient nous faire croire tous ceux qui ont pour objectif de casser aujourd’hui les régimes spéciaux pour mieux s’attaquer demain à l’ensemble du système de retraites. En réalité, le mouvement a déjà changé la donne. Alors que le pouvoir voulait sortir dès octobre le décret de liquidation des régimes spéciaux, la grève lui a imposé la négociation, qui implique l’Etat, condition indispensable pour parler argent et donc créer les conditions d’une préservation du niveau des pensions. Et premier round : les négociations reprendront début janvier et se poursuivront peut-être jusqu’en février ! Si le gouvernement n’a pas renoncé à ses projets, il est en difficulté : la lutte sur les régimes spéciaux a préparé le terrain pour de nouvelles mobilisations en 2008 contre le passage à 41 annuités pour tout le monde. Et le mouvement social relève la tête. Agents de la fonction publique et du secteur privé pour leur salaires ; étudiants et lycéens contre la privatisation des universités ; magistrats contre la fermeture des tribunaux, etc. Début du deuxième round ! Qu’est-ce qui manque pour l’emporter ? La stratégie du pouvoir étant de diviser, l’élargissement de la mobilisation et la convergence des mouvements sont donc indispensables. Or, la situation politique à gauche handicape sérieusement les mobilisations sociales. Le PS est d’accord pour en finir avec les régimes spéciaux, faisant juste la moue sur la méthode, conséquence logique de son ralliement aux thèses libérales qu’on voit se manifester aussi sur d’autres sujets importants et pas des moindres, comme le traité européen. Du côté de la LCR et de LO, on s’agite beaucoup, mais sans rien proposer d’opérationnel, et pendant ce temps-là les Verts théorisent. Quant au PCF, chacun peut aujourd’hui le mesurer, son affaiblissement électoral coûte déjà très cher au monde du travail. Pourtant, les salariés et sans emploi, la société tout entière, ont besoin d’une vraie gauche qui s’unisse pour s’opposer clairement aux projets de régression sociale et présenter une vraie alternative. Une gauche de combat. Ainsi, supprimer les exonérations de cotisations patronales (+ 26 milliards d’euros) permettrait d’en finir avec la politique de bas salaires. Faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même taux que les salaires (+ 10 milliards d’euros) rendrait moins juteux les placements spéculatifs. Faire cotiser les stocks options et les parachutes dorés versés aux PDG des grandes sociétés (+ 7 milliards d’euros) comme le propose la Cour des Comptes qui constate que ces revenus liés au travail devraient être mis à contribution. Et tant de pistes encore jamais expérimentées car elles touchent au « veau d’or ». Alors si on sait que l’argent existe, il n’est à l’évidence pas suffisant de décliner son utilisation pour que ceux qui en ont le plus besoin s’en emparent. Pas visible, pas crédible, pas assez influant, le parti communiste peut pourtant peser très lourd, directement en lien avec les besoins et aspirations de millions de citoyens. Car il a, en tant que parti, avec ses militants et ses élus, la volonté politique qui manque ailleurs, à gauche, de changer la société, durablement. Son rôle historique l’a montré et au quotidien les communistes restent la force, présente, sur laquelle on peut compter. Alors quel est bât qui blesse ? - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

22) MUNICIPALES à BORDEAUX : Les socialistes livrent un premier état des lieux, au terme de deux mois de travaux de réflexion. Alain Rousset avance ses billes, il parle de malaise

Rousset se sent bien : Isabelle Castéra

« Je sens de mieux en mieux cette affaire ! », Alain Rousset, candidat aux élections municipales, dans un salon de thé joliment appelé « Les mots bleus » se frotte les mains. Le Père Noël n'est pas loin. Il renchérit : « Nous sommes bien accueillis partout en ce début de campagne. Je dirai même très très bien accueillis. » Le socialiste a convoqué les médias pour présenter un état des lieux de Bordeaux, version socialiste. Au terme de deux mois d'audits, d'échanges et de réflexion réalisés par 18 groupes de travail, il peut tracer les contours de sa campagne. Selon lui, un premier constat s'impose : « Il y a un malaise à Bordeaux. »

---- Malaise. Pas qu'un d'ailleurs, selon le candidat socialiste à la mairie de la ville, il y en aurait deux. Un premier lié au mode de gouvernement de Bordeaux, manque de transparence et, un second lié aux politiques municipales qu'il juge faiblardes en « culture, sport, urbanisme et social ». En gros tout est à jeter et à recommencer. Avec lui, forcément. Entouré de Michèle Delaunay, Bernard Mathieu, Serge Simon et Manuel Diaz, Alain Rousset a ensuite peaufiné son analyse. « Les projets de la gare et du Bassin à flots sont décevants et manquent d'ambition, je demande un moratoire. Et puis les abattoirs transformés en centre de remise en forme ! À la porte de Bordeaux, on a mieux à imaginer non ? Je rêve de voir les Bassins à flots transformés en petits ports intérieurs comme à La Rochelle. On a un potentiel extraordinaire, une disponibilité foncière rare. » La question sociale. Alain Rousset déplore le manque d'intérêt de la municipalité actuelle sur la question de la grande pauvreté. « Je veux qu'un élu soit dédié à la grande pauvreté, il faut coordonner le travail des associations caritatives et proposer de nouvelles réponses. Bordeaux aujourd'hui n'est pas à la hauteur. » À propos du sport, Alain Rousset et Serge Simon tapent très fort. Tous deux font des rêves : « Une équipe de rugby championne de France dans les 10 ans » et « un grand stade, parce que le stade Chaban est trop petit. » Serge Simon constate qu'en matière de sport « il y a tout à faire, c'est le désert. Aucune vision politique du sport à Bordeaux. » Et sinon ? Ils veulent tous une ville « vivante et solidaire » A ce jour, il semblerait que ce soit là leur argument de vente pour la campagne désormais bien entamée. Allez encore trois mois.

http://www.sudouest.com/211207/vil_gir_bordeaux.asp?Article=211207aP1336594.xml

=====> ÉLECTIONS MUNICIPALES. L'équipe d'Alain Rousset s'apprête à franchir une étape dans sa campagne. L'offensive contre la politique du maire prend forme

La digestion avant l'action : Hervé Mathurin

Le 18 octobre dernier, lors de la déclaration officielle de sa candidature aux élections municipales, Alain Rousset avait promis une campagne différente. Deux mois plus tard, force est de constater qu'il n'a pas dérogé à la ligne de conduite annoncée. Il a même été tellement différent qu'il en a été déroutant : pas d'attaques violentes contre le maire sortant, pas de grand meeting inaugural, pas d'initiative spectaculaire, des interventions sporadiques sur le terrain sans solliciter systématiquement les médias etc. En revanche, beaucoup de discussions de fond dans des cénacles discrets et des promenades le nez au vent pour « sentir » Bordeaux : « Il a beaucoup marché à travers la ville », raconte son directeur de campagne Étienne Parin. Cette stratégie s'explique, selon ce dernier, par la personnalité du président de la Région : « Il n'envisage pas un mandat fondé sur des notes techniques ; il préfère écouter les gens, ''arpenter'' comme il dit, c'est son mode de fonctionnement. »

--- Attaque sur le logement. Étienne Parin est cependant conscient que cette forme d'action manque de visibilité alors qu'Alain Juppé bénéficie de l'agenda lié à sa fonction. Mais il s'agit d'un choix délibéré : « Il faut mobiliser les citoyens sur les vrais enjeux, parler à leur tête et leur sensibilité et cela va bien au-delà du PS. C'est un exercice civique qui comptera quel que soit le gagnant. » Autre danger, révélé par la soirée du 12 décembre au marché des Chartrons sur la thématique de la santé : une campagne certes riche mais n'évitant pas « l'entre soi » et relevant davantage des législatives que des municipales : « C'était, à l'idée de Michèle Delaunay, une façon de lancer les débats grâce à un thème transversal dont l'importance est sous-estimée, réplique Étienne Parin. Nous allons renouveler la formule sur le thème du logement. C'est vrai qu'il est compliqué d'en parler car l'affaire est très technique mais c'est en même temps le sujet de préoccupation numéro un des gens. D'autant qu'à Bordeaux, il y a une vraie faillite dont le Modem est responsable pour une large part. On a laissé les promoteurs bâtir selon leur bon vouloir, sans ligne de conduite? Ce n'est pas notre idée d'un l'urbanisme bien conçu. » On constate, par cette remarque, que le temps du fleuret moucheté est proche de la conclusion. D'ailleurs, jeudi prochain, Alain Rousset donnera une conférence de presse qui constituera le tournant de sa campagne. Elle se situera en effet à la charnière de la phase de concertation, entamée le 17 novembre, et de l'étape de proposition lancée à partir du 12 janvier, celle-ci résultant de celle-là.

Entre les deux épisodes se déroulera celui de la digestion. Pas le plus facile et pas le moins important. Mais d'ores et déjà, on prête à Alain Rousset l'intention de faire valoir ce qu'on appelle aujourd'hui son « ressenti ». Celui-ci pourrait se résumer ainsi : il y a un malaise dans cette ville. Histoire d'enfoncer le clou et de politiser l'enjeu, une personnalité nationale viendra animer un grand meeting le 11 janvier. Mais n'anticipons pas. D'ores et déjà, les dix-huit groupes de travail qui ont oeuvré dans l'ombre depuis cinq semaines ont, selon Étienne Parin, produit une quantité considérable d'informations : « 300 personnes ont travaillé de manière régulière, explique-t-il. Tout sera mis à plat le 2 janvier par Bernard Mathieu, le responsable de cette étude et il en résultera la base du projet municipal qui devra être bouclé le 11 janvier. Le lendemain, ce projet synthétisé sera diffusé dans une réunion en présence de nos 300 ambassadeurs. On leur doit bien ça. »

---- Les étudiants visés. L'autre axe de travail de l'équipe Rousset consiste à convaincre les milliers d'étudiants de s'inscrire sur les listes électorales bordelaises : « Si 15 000 ou 20 000 sur les 70 000 faisaient cette démarche, la victoire serait nettement envisageable », dit le directeur de la campagne. Comme quoi celle-ci est aussi un test sur la capacité de convaincre des militants de base. http://www.sudouest.com/191207/reg_gironde.asp?Article=191207aP1324351.xml

 

23) Bordeaux : Sortir de la vitrine ! 4 questions à Vincent Maurin, élu communiste de Bordeaux et à la CUB.

--- Les Nouvelles : Vous êtes élu à Bordeaux et à la CUB depuis 2001, quel bilan tirez-vous de votre action ?

Vincent Maurin : Les combats que j’ai mené avec mes collègues CUB en faveur du plan d’urgence pour le logement social, la gestion des parkings en Régie publique, la renégociation du traité de concession de l’eau, la réussite du tramway, la défense du service public communautaire ou de l’emploi à Sogerma, Ford… furent des moments marquants du rôle que peuvent jouer des élus communistes dans une institution comme la CUB. A Bordeaux, grâce à l’expérience et la pugnacité de Claude Mellier, nous avons su porter dans le Conseil municipal des questions posées par des mobilisations d’habitants et salariés. Tant sur les enjeux du développement économique, des crèches, de la restauration scolaire, de la précarité dans l’emploi municipal, de la culture, des personnes âgées, de la démocratie… A titre personnel, j’ai la fierté d’avoir agi et fait gagner en particulier sur deux sujets qui me tiennent à coeur : à la CUB, pour l’arrivée du tramway à Bacalan, au moment où certains au PS, à droite et à la chambre de commerce s’apprêtaient à le sacrifier ! A la mairie, pour que la salle polyvalente de Bacalan porte le nom de Pierre Tachou, figure associative du quartier et militant communiste.

--- L N : Le logement est une des préoccupations première des Bordelais(es), peut-on faire mieux ?

V. M. : Oui… et surtout plus ! Notamment dans le logement social où 12 000 demandeurs attendent. Pour que Bordeaux respecte la loi SRU (solidarité renouvellement urbain) il faut produire 6856 logements conventionnés de plus ! La CUB vient de fixer l’objectif réévalué de 576 logements sociaux à construire par an sur Bordeaux. C’est dire le retard de la ville et l’urgence de mettre les bouchées doubles, notamment pour les plus démunis ! Dans les quartiers de renouvellement urbains (au Lac, Belcier, La Bastide, Bassins à flots), je propose d’atteindre 40 % de logements conventionnés, et d’imposer, dans les « beaux » quartiers qui n’ont quasiment pas de logements sociaux, 50 % de logements conventionnés dans toutes nouvelles opérations. Comme je dis souvent, la mixité sociale ce n’est pas seulement ouvrir les quartiers ouvriers aux bobos, c’est aussi permettre aux plus pauvres d’habiter des quartiers riches ! Et arrêtons de privilégier le logement défiscalisé « De Robien » (la moitié des constructions en 2005 !). Je rappelle que nous sommes sur un fond de désengagement de l’Etat qui consacre 70 % de ses aides au privé. Enfin, il faut enrayer les hausses de loyers et charges qui ruinent les ménages !

--- L N : Le Maire communique beaucoup sur le Bordeaux qui « bouge » au plan de l’urbanisme. Quel regard portez-vous sur les réalisations et projets en cours ?

V. M. : D’abord, je souligne que les grands aménagements de la ville sont liés en grande partie au tramway et aux ZAC (zones d’aménagement concerté) qui sont des réalisations financées par la CUB. Les opérations des Quais, Chapeau rouge, Victor Hugo, Bastide 1, Bonnac, ex hôpital des enfants, Chartrons… ont été votées à la quasi unanimité des élus CUB. Certaines sous la présidence Juppé, d’autres sous la présidence Rousset, toutes avec le principe défendu par les élus communistes de la recherche de l’intérêt général. Idem pour le Pont Bacalan-Bastide. Mais je pense qu’on aurait pu mieux faire dans les contenus : j’ai regretté par exemple qu’on ne diversifie pas l’activité économique dédiée aux hangars des quais (trop commerçante selon moi) et que le Maire n’ose pas y implanter là une structure culturelle. Je n’adhère pas au « bilan globalement positif » de Bastide 1 quand le logement social atteint à peine 10 %. Je déplore la hausse galopante des prix du foncier sur le parcours du tram et la profusion des agences bancaires à la place des petits commerces. Quant aux projets, les communistes se sont déjà exprimés. Nous contestons la notion de « quartier d’affaires » pour St-Jean-Belcier et demandons de ne pas sacrifier les infrastructures SNCF. Bastide 2 doit compenser l’absence de logements sociaux de Bastide 1, je propose de réserver du foncier pour l’activité économique dans le secteur « Soferti » et sur le parc des berges, j’ai demandé au maire d’étudier la possibilité d’un parc ludo-sportif, style La Villette. Quant aux bassins à flots, nous fûmes les premiers à contester le projet « Grumbach ». Il faut plus d’ambition pour ce site unique qu’une banale marina.

--- L. N. : Le Bordeaux de demain pour vous ?

V. M. : au conseil municipal du 26 novembre, nous avions une délibération anodine qui autorisait La Poste à créer deux timbres illustrant Bordeaux : un avec le miroir d’eau, l’autre avec la grille du jardin public. Quelle tristesse ! Voyez-vous, c’est cette image de Bordeaux qu’il faut dépasser ! La ville a besoin de souffle, de projets innovants dans tous les domaines, économiques, culturels, sociaux. Une ville qui reconquiert son fleuve, qui ose l’art contemporain, qui mise sur sa jeunesse, qui prend des risques et investit pour les services… On compare souvent notre cité aux « concurrentes » Nantes,

Bilbao, Toulouse… 3 villes projetées vers l’avenir. Bordeaux doit franchir ses façades et dépoussiérer son image bourgeoise… Le Bordeaux pour tous est à construire. Bordeaux doit sortir de sa vitrine !

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

24) MUNICIPALES : L'UMP et le Modem se sont entendus pour désigner 23 des 27 têtes de listes sur la CUB. Mais le Nouveau centre, qui a pourtant deux candidats investis, conteste la méthode

Un accord presque global : Anne-Marie Siméon

Après des semaines de négociation, l'UMP et le Modem sont parvenus à un accord global pour les municipales. Mais celui-ci ne concerne pour l'heure que les communes de la CUB. Pour l'ensemble du département, ainsi que pour les cantonales (lire ci-contre) les discussions se poursuivent.  Même sur l'agglomération, tout n'est pas bouclé malgré les apparences. Il reste en effet quatre têtes de liste à dénicher, à Ambès, Ambarès, Bassens et Saint-Louis-de-Montferrand. Selon Alain Juppé qui a tenu samedi à officialiser l'accord par une conférence de presse, il y aurait bien « des bonnes volontés », mais « avec le PS au pouvoir depuis des décennies dans ces communes, beaucoup ont peur ».

--- Cinq femmes. Manifestement, sur la rive droite, ce sont les femmes qui seraient les plus courageuses. Car, hormis la candidature d'Alain Guichard (CNI-UMP) sur Floirac, les autres têtes de liste déjà investies sont toutes des femmes. Il s'agit d'Anne-Lise Jacquet (Modem et déjà candidate aux législatives) à Artigues, de Marie-Claude Forestier-Gougaud (Parti radical valoisien-UMP) à Carbon-Blanc où elle est conseillère municipale sortante, d'Hélène Michel (UMP) à Cenon où elle est déjà leader du groupe de l'opposition et de Monique Bluge (UMP) à Lormont. La candidature de cette mère au foyer est d'ailleurs une des rares surprises. Ce sera pour elle la première aventure électorale. La seconde nouveauté est une cinquième et dernière candidature féminine. Elle est à chercher à Parempuyre où, là encore, c'est une inconnue qui a été investie. Sabine Menaut est arrivée il y a peu sur la commune. On ne connaissait pour l'heure que son coup de coeur pour la Garonne qui l'a poussée à créer l'association Pour une meilleure connaissance du patrimoine de la Garonne et à organiser dans ce cadre et sur ce thème des conférences publiques. Elle était absente samedi, moins pour des raisons de disponibilité que par égard pour son parti, le Nouveau centre. Pierre Bru, investi sur Bègles, n'était pas davantage présent et pour les mêmes raisons. Car au Nouveau centre, il y a des couleuvres qu'on ne digère pas.

--- Les réserves du Nouveau centre. « Le Modem est l'allié des socialistes et François Bayrou est un fervent opposant à l'UMP et à la majorité présidentielle? À Bordeaux, le Modem vote contre l'UMP au Conseil régional et à quelques centaines de mètres, il le courtise pour être réélu aux élections municipales », s'emporte Adrien Bonnet, se présentant comme le « candidat tête de liste sur Bordeaux ». Samedi, Alain Juppé a tenté de calmer le jeu, se déclarant « prêt à accueillir le candidat Nouveau centre sur ma liste pour Bordeaux ». Mais hier au soir, Thierry Millet, président girondin de ce parti et candidat à Mérignac, remettait le couvert. Le ton est certes moins cassant mais le résultat est le même : pas question de « donner son aval aux candidats présentés » avant « consultation de son conseil départemental ». Et de préciser au passage que « dans les communes de plus de 30 000 habitants, la validation des instances nationales des différentes formations politiques concernées est requise ». En clair, Thierry Millet ne désespère pas d'obtenir du national l'investiture que l'UMP et le Modem lui ont refusée localement. D'autant qu'« à Mérignac, un accord est intervenu vendredi soir sur mon nom ». Plus sobrement, Alain Juppé préfère dire qu'« à Mérignac, le processus n'est pas achevé ». Il n'exclut d'ailleurs pas « une primaire civilisée », car « après tout, il y a des cas où une primaire peut ratisser plus large ».

--- Objectif CUB. Car si l'objectif pour le Modem et le Nouveau centre est d'exister et de peser dans le paysage, l'enjeu pour Alain Juppé et l'UMP est, non seulement, de garder les communes acquises, à commencer par Bordeaux, mais aussi et surtout de regagner la présidence de la CUB. Pour y parvenir, il n'est pas forcément nécessaire, même si l'UMP et le Modem le souhaitent, de ravir des cités à la gauche. Il est en revanche indispensable d'améliorer les scores de 2001 afin de grappiller « les trois sièges qui nous manquent ». À l'UMP, les calculettes marchent d'ailleurs à fond pour simuler toutes les hypothèses possibles et imaginables?

http://www.sudouest.com/171207/reg_gironde.asp?Article=171207aP1311458.xml

 

25) ÉLECTIONS MUNICIPALES : Le PC girondin s'inquiète de l'absence de réelles négociations préélectorales avec le Parti socialiste

Un temps étrangement long pour le Parti communiste : Patrick Faure

« A 80 jours du premier tour des élections municipales, la gauche n'a pas encore montré de manière visible sa volonté de battre Alain Juppé sur Bordeaux et la droite sur la Communauté urbaine et le département ! » : Plus qu'une déception, c'est une colère rentrée qui transpire chez les quatre représentants du Parti communiste réunis hier au siège départemental, rue Furtado à Bordeaux, afin d'effectuer un point de la situation en cette période pré-électorale. Et en l'occurrence de l'union -ou pas- à gauche, avant les municipales et cantonales de mars prochain. En ce qui concerne les cantonales, faute d'une discussion claire, la situation l'est au PC, avec un candidat dans chaque circonscription, qui se désistera pour le candidat de gauche le mieux placé au deuxième tour.

Par contre, c'est la bouteille à l'encre pour la constitution de listes de gauche aux municipales. Les communistes sont pour une union au sein de laquelle leur présence « apparaisse lisiblement ». Là, ce n'est pas gagné. Michel Dubertrand, secrétaire départemental du PC, Max Guichard, élu de Cenon à la CUB, Jean-Jacques Paris, conseiller général de Bègles et Claude Mellier, présidente de l'association des élus communistes et républicains, n'ont guère prisé les discussions pré-électorales avec le Parti socialiste.

--- Décisions unilatérales du PS. « La première fois, ils sont venus avec la calculette à la mode socialiste, la deuxième fois avec une calculette améliorée où notre part se réduisait encore ! La troisième fois, nous nous sommes placés sur le terrain politique, sans la calculette. » C'est bien ce que souhaitaient les élus communistes ? sauf que rien n'a avancé. Et Michel Dubertrand de regretter « qu'au niveau de la CUB, des décisions unilatérales aient été annoncées par le Parti socialiste, qui remettent en cause la diversité des forces de gauche et leur nécessaire rassemblement. Face à une droite rassemblée et offensive (UMP et MODEM), tout cela n'est pas de nature à créer la dynamique nécessaire pour gagner à Bordeaux, Gradignan, Talence, Villenave d'Ornon, pour conserver Ambarès, Blanquefort, Eysines, Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles, Mérignac et Pessac. » Les communistes enfoncent le clou : « Les dernières échéances électorales, présidentielles et législatives ont acté une défaite de toute la gauche : les concessions faites dans le débat par une partie de la gauche ont une part dans ces défaites. » Le secrétaire départemental veut que « les trois formations politiques concernées, le PC, les Verts et le PS puissent débattre. » En cas de refus de prise en compte de leurs revendications, la menace qu'agitent les communistes, « c'est que les habitants des cités populaires restent chez eux le jour des élections? »

http://www.sudouest.com/231207/reg_gironde.asp?Article=221207aP1345402.xml

 

26) A BEGLES : Deux députés européens de la Gauche Unie, Verte et Nordique dénoncent le Traité de Lisbonne

« Un mensonge d'État » : Gilles Guitton

La mobilisation de 2004 contre le Traité constitutionnel européen n'est pas, ou pas encore, au rendez-vous du Traité de Lisbonne. Lundi soir, une soixantaine de militants seulement, communistes pour la plupart, sont venus écouter Francis Wurtz, député communiste européen, et son collègue portugais Miguel Portas, invités par les communistes béglais à donner un peu plus de dynamisme à leur campagne pour obtenir un référendum sur le sujet. « Les gens sont sympas, ils nous accueillent volontiers, mais même ceux qui signent la pétition sont résignés », a indiqué une des militantes présentes. Pourtant l'argumentaire développé par Francis Wurtz est au moins aussi détaillé que ne l'étaient ceux des tenants du « non » en 2004. « Il y a un vol qui a été commis, il faut rétablir la vérité, dire que le mini-traité n'est pas la même chose que le TCE est un mensonge d'état. Tout y est», a martelé l'élu français. « Il n'y a qu'en France qu'on trouve des juristes pour dire que ce n'est pas la même chose», a renchéri Miguel Portas. « Ce n'est pas un traité simplifié, c'est un traité compliqué, illisible à dessein », dénonce Francis Wurtz. « Sarkozy avait un discours offensif contre le TCE dans la campagne, il signe un Traité de Lisbonne « sourd aux colères du peuple », selon la formule qu'il avait lui-même employée ». Francis Wurtz a souligné que « tout faire pour arracher le référendum » sera « très difficile », mais a voulu compter sur « la nécessaire réforme constitutionnelle » en France, pour convaincre suffisamment de députés et sénateurs « de gauche et d'ailleurs », de s'opposer à l'opération.

http://www.sudouest.com/191207/vil_gir_rivegauche.asp?Article=191207aP1324554.xml

 

27) ELECTIONS MUNICIPALES à BORDEAUX : Karfa DIALO s'engage dans la campagne des municipales avec l'espoir de faire 7 % et gagner un siège

Karfa Dialo repart : Jean-Paul Vigneaud

Karfa Dialo, défenseur des « couleurs bordelaises », candidat aux élections municipales : cela ne surprendra personne. Les 4 % de voix obtenues en 2001 ne constituaient pas un score ridicule et pouvaient, à juste titre, lui permettre de se dire qu'il avait des chances de faire mieux et décrocher un jour le poste d'élu dont il rêve. Et pas seulement en prenant son chapeau chaque matin !

Beaucoup toutefois pensaient qu'il pourrait rejoindre cette année l'une des listes déjà en campagne. Pour conforter ses chances de réussir. Une hypothèse qui le fait sourire mais qu'il ne nie pas : « C'était une possibilité et ça peut même l'être encore. J'ai rencontré Alain Juppé en octobre, Alain Rousset en novembre. Il n'y a pas eu de suite. Je pars donc de mon côté avec une liste entière. »

--- Un cahier de doléances. Une liste « ni carriériste, ni extrémiste », dit-il « cette liste est là pour donner aux désabusés de la politique le goût de communiquer et d'agir, l'occasion de s'exprimer en dehors des logiques partisanes et de redresser la tête. » Aussitôt annoncé, aussitôt fait. Karfa Dialo ouvre le « cahier des doléances municipales » un cahier sur lequel tous les Bordelais peuvent déjà venir inscrire leurs souhaits (37, rue du colonel Grandier Vazeille). Sur le même chemin (« pousser les gens à s'exprimer »), le candidat lance le Samu Citoyen. Dès aujourd'hui, ses colistiers revêtus de blouse blanche vont sillonner le centre-ville pour contacter les jeunes en âge de voter pour les inviter à s'inscrire au plus vite sur les listes électorales.

Pour le reste pas de surprise. Karfa Dialo s'engage à soutenir et défendre les plus humbles, plus particulièrement les habitants des quartiers populaires et colorés : Saint-Michel, le Grand Parc, les Aubiers, Bacalan, Belcier. À ceux-ci, il promet une redistribution équitable et solidaire (comme une augmentation des ressources et des biens publics) une redistribution du pouvoir politique (des comités de quartier plus indépendants) et une redistribution culturelle (avec accès à la culture pour tous).

http://www.sudouest.com/211207/vil_gir_bordeaux.asp?Article=211207aP1336591.xml

 

28) MUNICIPALES à MERIGNAC : Alain Chancogne, ancien élu, invite les communistes à créer une liste d'union des forces populaires au premier tour. Pour marquer leur différence

Faire liste à part : Dominique Manenc

Ancien élu communiste de Mérignac et conseiller communautaire de 1995 à 2001, Alain Chancogne a quitté le parti mais conserve ses convictions intactes. « Aujourd'hui, si l'on veut reconstruire l'espoir, il faut redonner confiance aux couches populaires les plus fragiles. Pour cela, le vote du premier tour doit être un vote de résistance à Sarkozy. « S'agissant des municipales à Mérignac, Alain Chancogne suggère à ses amis du PC qu'il englobe dans l'union des forces de progrès, de ne pas faire liste commune avec les socialistes mais de partir seuls au premier tour pour se compter. « Nous ne sommes que des alliés et jamais de réels co-partenaires. Les listes d'union se font à la calculette pour déterminer le nombre d'élus. La politique, ce n'est pas ça. À nous de montrer que nous avons des différences avec le PS et Michel Sainte-Marie. Le premier tour est fait pour ça. » Alain Chancogne, qui se dit toujours communiste, émet ce voeu : « Je propose une liste d'union des forces populaires pour que ceux qui veulent un jour que la gauche présente réellement une alternative puissent prendre confiance dans leur vote. Le premier tour ne peut avoir cette dimension qu'en évitant une liste de rassemblement ».

--- Appel à Michel Sainte-Marie. L'ancien conseiller municipal évoque un autre argument : le « non » à la constitution européenne, exprimé le 29 mai 2005 par 55 % des Mérignacais. « Sarkozy a décidé de s'asseoir sur le référendum en révisant la Constitution. Pour y parvenir, il lui faut la complicité des sénateurs et députés qui seront réunis en congrès le 4 février. « Il en profite donc pour adresser un message au député-maire de Mérignac : « Je demande publiquement à Michel Sainte-Marie de respecter l'avis des Mérignacais et les engagements du PS. Il faut qu'il fasse savoir à la population qu'il fait tout pour qu'elle soit consultée et qu'il ne donne pas à Sarkozy les clés de cette forfaiture. Je l'exhorte donc à dépasser sa position personnelle sur ce traité en votant contre cette révision au congrès au nom des électeurs de la ville qui se sont prononcés pour le non. » Alain Chancogne assure que son initiative est sans danger : « Pour des raisons locales et historiques, la droite de Mérignac ne prendra pas l'hôtel de ville. Autant donc s'exprimer au premier tour. Car une liste commune évacue la portée de ce « non ».

--- Co-élaborer un programme. L'ancien adhérent du PC insiste sur la démocratie locale, pour lui, une question de fond. « Ce n'est pas en mettant un adjoint à la citoyenneté qu'on transforme les administrés en citoyens. Il n'y aura jamais d'avancée s'ils ne sont pas coauteurs ou cofacteurs. Moi je dis qu'il faut faire de la politique ensemble. Ne pas faire croire au peuple qu'on l'écoute mais lui démontrer qu'on l'entend ». Alain Chancogne dit qu'il faut aller vers les électeurs : « aller aux Ardillos pour expliquer la fiscalité, dire aux pauvres de Mérignac pourquoi ils ne peuvent aller au Pin Galant et réfléchir alors à des investissements qui correspondent aux besoins du plus grand nombre. Mon idée est de créer un lien permanent entre les élus et la population en co-élaborant le programme. Et après on revient devant les électeurs pour voir comment l'appliquer ». Alain Chancogne est prêt à donner ses coordonnées à ceux que son initiative séduirait : « On a encore le temps de se ressaisir. Et comme disait Bertold Brecht, les seuls combats qu'on perd sont ceux qu'on ne mène pas ». A bon entendeur, salut ! Alain Chancogne : 06 75 13 04 79. E-mail : alainchancogne@aol.com

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29) CONSEIL MUNICIPAL de BORDEAUX : Un déficit de surprise

Séance très convenue hier autour de l'examen du budget 2008. Entre une majorité « fière de son bilan » et une opposition qui s'oppose

Un déficit de surprise : Julien Rousset

Une avalanche de statistiques, un défilé de priorités, une cascade de graphiques : le Conseil municipal examinait hier le budget primitif 2008. Pendant deux heures, chacun des adjoints a présenté la feuille de route de ses services, exposé sans surprise auquel l'opposition a répondu par des objections souvent anecdotiques. Ici sur le nombre exact de piscines construites ou reconstruites par la mairie. Là sur le manque d'équipements pour les clubs sportifs sur les quais. Ou encore, sur l'opportunité écologique d'équiper les lustres de la salle du Conseil d'ampoules basse tension?

--- Budget primitif. Il s'élève à 364 millions d'euros. La pression fiscale est quasi stable : les taux ont augmenté de 3,44 % en douze ans (en complément de l'inflation). Le désendettement se poursuit et s'établit à 190 millions cette année. Les dépenses d'investissement (58 millions, mobilisés en bonne partie par les écoles et l'auditorium) progressent à peine plus que l'inflation - ce qu'a déploré Claude Mellier, élue PC. Tandis qu'Alain Juppé s'est réjoui de voir Bordeaux rangée, par « Le Parisien », parmi les villes exerçant la pression fiscale la plus basse, Jacques Respaud (PS) a brandi une étude, publiée elle par « les Echos », classant Bordeaux parmi les villes où la contribution de la commune dans la taxe d'habitation est, par rapport à celle du département ou de l'Etat, la plus forte. Conclusion d'Alain Juppé : « Je n'ai pas dit que les Bordelais payaient moins d'impôt qu'ailleurs. Je dis que l'évolution de la fiscalité est raisonnable. » Concernant les taxes d'habitation ou foncière, le vote des taux est prévu pour mars.

--- Éco-quartiers. L'équipe municipale a pu visiter la semaine dernière à Fribourg (notre édition d'hier) ces quartiers conçus pour consommer peu d'énergie et offrir un boulevard aux transports doux, mais peu convaincants en terme de mixité sociale. Berges du Lac, Bastide 2 et Dupaty : plusieurs « éco-quartiers » sont appelés à émerger sur Bordeaux, selon le rapport sur le budget, dont l'« écologie urbaine et le développement durable » occupaient le tout premier chapitre.

--- Logements sociaux. Les élus ont adopté une révision du Plan local d'urbanisme qui prévoit d'imposer 25 % de logements sociaux à toute nouvelle opération privée, pour peu qu'elle dépasse la construction de 28 logements. Gare à l'effet de seuil, ont tempéré plusieurs élus de gauche : « le risque, c'est que les futurs projets immobiliers s'arrêtent à ce niveau de 28 logements ». Alain Juppé a par ailleurs rappelé que la Ville s'engageait à la construction de 576 logements sociaux par an, « à condition que la CUB nous soutienne dans nos ZAC ».

--- Un mécénat contesté. Le groupe Patrice Pichet va apporter un soutien de 35 000 euros à la prochaine édition d'Agora, biennale de l'architecture. La gauche n'a pas voté cette convention de mécénat : « Il n'apparaît pas opportun qu'une manifestation municipale serve de structure publicitaire à un groupe qui sollicite des permis de construire auprès de la mairie », a expliqué Daniel Jault (PS), au diapason des réserves émises lors du dernier conseil par Vincent Maurin (PC) sur une même convention liant la mairie à des promoteurs immobiliers. Un bémol jugé par Alain Juppé « franchouillard et idéologique, alors que cette procédure est parfaitement transparente et légale ».

--- Un audit pour BMA. Alain Juppé a indiqué hier avoir reçu une lettre du président de la CUB, Vincent Feltesse (PS) réclamant un audit sur les comptes de BMA, société d'économie mixte en charge de la gestion de la ZAC de la Bastide.

Conseils de quartier. Alors qu'Hugues Martin avait décerné à la mairie le titre de « championne de la démocratie participative » (« 22 conseils de quartier cette année, 39 ateliers d'urbanisme »), Vincent Maurin a regretté que les conseils de quartier se « résument à des défouloirs de revendications individuelles, des diaporamas détaillant des projets déjà décidés, et des compte-rendus de la police ». « Il s'agit d'une instance qui a des limites mais qui a fait ses preuves » a répondu Alain Juppé, citant notamment les « riches échanges » du dernier conseil de Bacalan.

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30) MUNICIPALES à BORDEAUX : Huit groupes de travail ont été constitués pour permettre à Alain Juppé d'élaborer son programme. Les animateurs sont connus dans leur domaine

Rapporteurs d'idées : Hervé Mathurin

À chacun sa démocratie participative. Après les groupes de travail d'Alain Rousset, voilà ceux d'Alain Juppé avec, grosso modo, les mêmes thématiques (solidarité, écologie, emploi, éducation?) et la même intention (faire remonter les idées des citoyens en faveur du candidat). On espère que le contenu sera différent. Les personnalités chargées d'animer les groupes le laissent supposer.

--- Le noyau de l'UMP. Commençons par les politiques. Anne Walryck, adjointe chargée du développement durable et de l'écologie urbaine, par ailleurs secrétaire générale de la Chambre de commerce, pilote le groupe « Bordeaux de nos enfants, une ville écologique ». Déplacement, consommation et habitat alternatifs sont à son menu. Alain Juppé s'est beaucoup appuyé sur elle depuis son retour à la mairie. Elisabeth Touton, conseillère municipale déléguée à l'aménagement urbain, architecte de métier, peut revendiquer sa légitimité pour diriger le groupe « Bordeaux à vivre », avec pour sujets de discussion le logement, les grands projets et le patrimoine. Jean-Charles Palau, patron de la concession Ford mais aussi de plusieurs affaires hors du département, a appartenu à la première équipe municipale d'Alain Juppé. Les PME, le commerce, l'artisanat et l'emploi seront débattus sous sa responsabilité dans le groupe « Bordeaux dynamique ». Il est aussi l'un des cinq cofondateurs du comité de soutien du maire sortant. Jean-Louis David, qui dirige le groupe « Bordeaux villages », est issu du milieu sportif puisqu'il a été longtemps président des JSA Bordeaux volley-ball mais aussi président de la ligue promotionnelle du même sport. Il est surtout connu pour sa fonction d'adjoint de quartier à Saint-Augustin, où son travail de fond a été remarqué. Outre l'animation de son groupe, il est chargé de coordonner les 24 réunions publiques organisées dans les quartiers pour recueillir les attentes des administrés.

--- Un radical. Si les quatre personnalités précitées sont inscrites à l'UMP, tel n'est pas le cas Josy Reiffers. Ce radical valoisien, médecin de formation, pilote le groupe « Bordeaux métropole européenne ». Il est le directeur de l'institut Bergonié, ancien directeur adjoint au cabinet de Luc Ferry, ci-devant ministre de l'éducation du gouvernement Raffarin. Josy Reiffers a aussi présidé l'université de Bordeaux 2 (médecine et sciences humaines). L'enseignement supérieur, l'innovation, l'attractivité de la ville et l'ouverture au monde relèveront de son domaine.

--- La société civile. Restent quatre membres appartenant à la société civile. Le docteur Nicolas Brugère est chargé du groupe « Bordeaux solidaire ». Ancien président de l'Union régionale des médecins libéraux, il s'est engagé, dit-il, « pour participer à la vie de la cité et pour trouver des réponses à la précarité et à la pauvreté, des questions qui s'imposent quotidiennement au médecin que je suis ». De sensibilité chrétienne-démocrate, le docteur Brugère a été l'un des fondateurs de la mission France de médecins du monde en 1987.

---- Deux sportifs. Elle anime le groupe « Bordeaux pour tous les âges de la vie » mais Arielle Piazza est surtout connue dans le milieu du sport. Elle est professeur de tennis depuis une vingtaine d'années dont 15 ans à la Villa Primrose. Elle possède une formation de psychomotricienne axée sur les pathologies de la petite enfance : « dans mon métier, je vois évoluer tous les âges, de 7 ans à 77 ans », dit-elle. Engagée auprès de l'ancienne championne Nathalie Tauziat pour favoriser l'épanouissement des femmes par le sport, Arielle Piazza s'inscrit dans une démarche sociale « pour trouver une harmonie entre la cité et les Bordelais ». Son domaine est vaste puisqu'il traite à la fois des écoles et des seniors. Enfin, Alain Juppé a réussi un joli coup en convainquant l'ancien international de rugby Guy Accoceberry (19 sélections) d'animer le groupe « Bordeaux passions ». Mais l'intéressé précise qu'il s'occupera davantage de sport que de culture : « je suis à Bordeaux depuis vingt ans et sans être le moins du monde engagé politiquement, j'ai apprécié l'action du m aire », dit-il. Celui-ci a évoqué l'éventualité de sa présence sur sa liste : « il faut voir le temps que ça prend car le sport à Bordeaux, c'est un gros chantier » juge prudemment le pharmacien de Mérignac. Ces animateurs seront cependant assistés de personnalités chargées de piloter des sous-groupes. Ensuite, il restera le plus difficile : produire une synthèse pour la livrer clé en mains au candidat maire.

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31) VILLENAVE D'ORNON : L'ancien adjoint de Claude Barrande, seul élu de la « minorité » Villenave d'abord au conseil municipal, annonce son intention de conduire une liste en mars 2008

Joël Raynaud entre en scène : Gilles Guitton

Joël Raynaud a de la suite dans les idées. Comme en 2001, le seul élu de « Villenave d'abord » au conseil municipal, conduira très probablement une liste aux prochaines élections municipales. Il y avait fait allusion lors du conseil municipal de mardi. Il l'a confirmé hier matin à Sud Ouest : « Nous avons décidé de nous re-pencher sur l'opportunité de répéter une démarche qui nous amène à proposer un programme et des projets qui intéressent les habitants, hors de toute dimension politicienne ou dogmatique ». Le style et le propos résument assez bien l'attitude de cet homme qui se réclame de « la minorité », mais pas de l'opposition, durant le mandat. Interventions techniques, refus de la polémique, et brouillage des cartes de « la politique binaire qui ne marche plus ». De quoi le faire passer pour un allié non déclaré du maire aux yeux de la gauche, dont il vient. Joël Raynaud assume. « Nous apportons des analyses et des propositions. Je ne m'oppose pas pour m'opposer ». Il juge que « le bilan du maire n'est pas si mauvais si on compare les annonces avec ce qui est fait ». Mais estime que « l'opposition a fait son travail à 100 %, je lui donne 10 sur 10 comme chez Jacques Martin ». Moralité prudente : « les électeurs vont trancher ». Mais surtout, il veut revendiquer sa part des réalisations : « ce qui n'était pas dans les programmes du maire ou de l'opposition, que nous avons proposé et qui a été réalisé ». Par exemple ? « L'augmentation du régime indemnitaire des personnels communaux, des actions en faveur des associations ».

Deux catégories que Joël Raynaud paraît considérer comme sa cible privilégiée. C'est que ce fonctionnaire de 56 ans, marié et père de deux enfants, a un long passé politique : en 1983, il était l'adjoint au personnel du premier mandat de l'ancien maire Claude Barrande, puis adjoint à la communication jusqu'en 1995. Battu avec la liste PS de 1995, il abandonne le parti peu après, et constitue « Villenave d'abord », pour les municipales de 2001, hors du PS. « Avec des gens qui viennent de l'associatif » dit-il, « qui entendent les attentes des Villenavais ». Ni à droite, ni à gauche : « de la démocratie active », selon sa propre définition d'un groupe qui compte, dit-il une vingtaine de participants réguliers. « Villenave d'abord » compte développer un programme « technique en quatre points : ce qu'il faut garder parce que ça fonctionne bien, ce qu'il faut changer, ce qui existe et qu'il faut absolument améliorer, ce qu'il faut créer ». Joël Raynaud en détaillera le contenu « en tout début d'année », Il le veut adapté à « une commune qui rajeunit d'un côté et vieillit de l'autre avec 7 500 personnes âgées ». L'ex-adjoint estime pourtant que les soubresauts des années passées « n'intéressent plus personnes à Villenave ». Et il se fait aussi catégorique que possible quand on lui demande s'il ira jusqu'au bout de sa démarche indépendante : « je ne me place pas du tout dans l'hypothèse d'un ralliement, » assure Joël Raynaud.

http://www.sudouest.com/201207/vil_gir_rivegauche.asp?Article=201207aP1328094.xml

 

32) Jeunesse communiste : Mobilisation étudiante

Ils ont un carnet de route, pour riposter à la droite sur le terrain des idées et construire durablement une autre vision du monde. En Gironde, avec l’UEC, ils mobilisent depuis juin sur les universités. Le capitalisme a besoin de nouvelles ressources dont le savoir, la formation, les connaissances. A la différence du CPE, la loi Pécresse ne concerne que les étudiants, les personnels IATOSS, les

enseignants-chercheurs et les lycéens. Faute de moyens de pression sur le gouvernement, ils ont mené une campagne d’information et de propositions sur le fond de la loi, à la manière de la bataille du « non » au TCE. Une campagne menée seuls après la « traîtrise » de l’UNEF en août ou la contestation stérile de la LCR. Puis la mobilisation s’est amplifiée et l’ensemble des organisations de jeunesse les ont rejoints (de la CNT au MJS). Malgré sa réticence, l’UNEF a fini par suivre le mouvement, mais elle n’a plus d’emprise sur la réflexion des étudiants. Ceux-ci sont tombés vers la radicalité, poussés par Sud-Etudiants et la CNT, d’où les blocages sans avoir convaincu l’ensemble des étudiants sur le fond ni les avoir mobilisés massivement dans la rue. Quant aux organisations de droite, elles ont stérilisé le débat sur la radicalité du mouvement. L’UEC a dû, comme pour le CPE, se substituer à un syndicat pour organiser la lutte et garder comme objectif l’abrogation de la loi. Les étudiants pourtant massivement contre la loi mais contre la radicalité jugée éphémère, se sont retrouvés divisés ou peu touchés. La lutte n’est pas pour autant terminée actuellement car les idées qu’ils ont diffusées font leur chemin dans les têtes, surtout chez les enseignants. De nombreux étudiants restent mobilisés. En plus de la loi Pécresse, le contrat unique et la loi sur la réussite dans l’enseignement supérieur (LRES) les attendent à la rentrée. L’UEC est bien déterminée à faire converger les luttes en montrant l’utilité collective de son organisation. Ils veulent être à l’offensive, redonner du sens au militantisme, à la lutte, à l’engagement. Pour cela, ils jugent nécessaire de donner des outils d’analyse politique aux jeunes. 4 champs d’action sont à l’ordre du jour : la défense des sans papiers, la loi LRU, le contrat unique et le traité européen « bis ». Loïc Boisson, responsable de la Jeunesse communiste - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

33) CONSEIL GÉNÉRAL : le Département devrait voter ce soir, après deux jours d'examen, son budget primitif 2008. L'emprunt est fortement sollicité

Investissement record : Jean-Bernard Gilles

Une nouvelle fois le Conseil général va marquer l'économie girondine en 2008 en investissant quelque 343 millions d'euros, soit une hausse de 15,6 % de ses engagements au regard de l'année 2007. Ce chiffre record est d'abord la traduction de la volonté du président Philippe Madrelle d'aller de l'avant. Ce budget volontariste arrive également à point nommé en année électorale car les taux d'imposition, au moins ceux qui concernent la collectivité départementale resteront au niveau de l'an passé.  Comme cela fut évoqué à l'occasion du débat d'orientation budgétaire, un certain nombre d'opérations annoncées étaient d'ores et déjà prévues en 2007 mais ont été reportées. « Nous avons eu c'est vrai un taux d'exécution budgétaire, c'est-à-dire une capacité à transformer nos décisions en projets effectifs, en baisse de 4 à 5 points par rapport à 2007 », reconnaît Yves Lecaudey, vice-président du Conseil général, chargé des Finances. Ce sont les lourdeurs administratives et notamment les multiples versions du code des marchés publics qui expliquent en partie ces reports.

---- Plus 54 millions d'emprunt. Pour résoudre l'équation politique et financière, le « ministre des finances » au Conseil général a proposé de frapper fort sur l'emprunt. Lui qui aime maintenir à distance les banquiers, propose ce soir au vote des élus, un accroissement de 54 millions d'euros du volume d'emprunt à 217 millions d'euros. La collectivité peut se le permettre car elle est peu endettée. Et puis les investissements engagés que cela soit pour l'extension des bâtiments départementaux, la réalisation des travaux portuaires à Gujan-Mestras ou la poursuite du programme routier départemental engagent la collectivité au-delà du moyen terme. Aujourd'hui les élus devront se prononcer sur l'engagement de quelque 70 millions d'euros de crédits dans la poursuite de l'imposant programme prévisionnel en direction des collèges.  Ils ont hier validé une hausse significative du budget de l'aménagement du territoire à 61 millions d'euros comprenant, au passage, une augmentation du budget d'aide aux communes de 5 %. Ils devront aussi valider ce soir un plan haut-débit très ambitieux. Mille kilomètres de fibres haut-débit seront enfouis, soit un investissement de quelque 60 millions d'euros, que la collectivité partagera avec un investisseur privé.

--- Droits de mutation. L'autre explication de cette capacité à investir dans tous ces domaines, c'est la bonne tenue des droits de mutation. Les dotations de l'État sont stables mais cette nouvelle ressource, dont la croissance est moindre cependant cette année, rapportera 177 millions d'euros. Le chiffre est encore supérieur à celui des transferts non compensés. Mais cela ne durera sans doute pas. « Le budget primitif 2008 n'a pas été plus difficile à élaborer que les précédents mais nous serons demain amenés à faire des choix plus délicats », pronostique Yves Lecaudey. Entre le monde rural et le monde urbain, entre l'intercommunalité et les communautés de communes.

=====> EXTENSION.......Déménagement à l'été. Les travaux de l'extension de l'hôtel des services du Conseil général, un investissement de l'ordre 53 millions d'euros, vont bon train. Ils n'ont rien de pharaoniques mais devraient tout de même permettre d'ici à l'été d'accueillir, sur six niveaux et autour d'un vaste atrium, quelque 650 agents. Une passerelle enjambera la rue Jean-Fleuret pour permettre un lien avec l'actuel hôtel de département et la direction générale de l'action sociale sur la dalle de Mériadeck à Bordeaux. « Nous souhaitons en fait regrouper nos services éclatés en trois ou quatre sites centraux », explique Alain Renard (PS), l'élu en charge de ce dossier.

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34) LORMONT : Le maire et ses collègues de la majorité dénoncent des dotations en baisse et des retards dans le versement des subventions qui pénalisent le budget

« L'État se désengage » : Dominique Andrieux

«L'investissement (1) est marqué par l'opération majeure de la construction du pôle culturel du Bois-Fleuri ». Vendredi soir, Jean Touzeau, le maire de Lormont, a ouvert la présentation du budget primitif, le dernier de la mandature, par le meilleur. C'était avant de constater, voire répéter que les finances de la ville subiront en 2008 « le désengagement de l'État ». Les principaux tourments proviennent de la Dotation globale de fonctionnement (DGF), « une augmentation symbolique de 0,40 %, soit 20 000 euros » de la dotation de solidarité urbaine (DSU) prévoyant 450 000 euros alors qu'elle devait en percevoir le double tous les ans jusqu'en 2009. « L'engagement n'est pas tenu », déplore le maire de Lormont comme bon nombre de ses collègues de banlieues.

--- Avalanche de critiques. La nouvelle est meilleure si l'on se fie au taux d'augmentation (7 %) portant sur la taxe professionnelle mais elle ne produit que 100 000 euros supplémentaires de sorte qu'au global la ville table sur 520 000 euros de dotations supplémentaires. Le communiste Jean-Claude Feugas estime que « les collectivités sont dans l'oeil du cyclone », que l'État ferait mieux de « prendre l'argent où il est », plutôt que d'alourdir les dépenses des communes en leur transférant des compétences. Monica Casanova (LCR) renvoie au « cadeau fiscal » ayant suivi l'élection de Nicolas Sarkozy et constate que « la politique de rigueur se ressent localement ». Elle justifiera le vote contre (2 voix) par « les salaires d'agents communaux à peine supérieurs au SMIC » - ils progresseront de 4 % - et le fait, critique récurrente, que « le budget n'est pas fait pour les habitants ». Le maire estime que sa collègue de la LCR « ne fait pas la bonne démarche » en déplaçant sur le terrain local des négociations salariales qui devraient se tenir à l'échelon national. « Il y a aujourd'hui une accélération d'une politique que je ne partage pas », ajoute-t-il sur un plan plus général.

--- Fiscalité inchangée. Cela vaut aussi pour l'attitude de l'État quand « le retard avec lequel il verse les subventions fait peser des pénalisations financières à la ville inadmissibles ». Idem pour l'Europe de sorte qu'elles augmenteront de 50 000 euros (+33 %). La ville n'a pas besoin de ça, elle qui ne peut espérer de fortes ressources fiscales et qui n'augmentera pas les taux de la fiscalité pour la 11e année consécutive. Le budget de fonctionnement s'équilibre à 27,5 millions d'euros, en hausse de 3 %. Ses dépenses sont marquées par les subventions. Le Sivu crèche bénéficie du « seul effort supplémentaire » avec une augmentation de 100 000 euros. Et d'une manière générale, les nouvelles dépenses progresseraient au même rythme que les recettes, soit 800 000 euros. Le porte-parole de la majorité actuelle, Marc Galet, a soutenu les propositions du budget primitif 2008, soulignant que toutes les opérations importantes du précédent budget 2001 avaient été respectées, exception faite essentiellement à des appels infructueux. Le futur centre de retraitement des métaux de Bassens a soulevé quelques remarques sur l'augmentation du trafic poids lourds sur les quais. Si la pression doit être maintenue pour orienter à moyen terme les transports par voie maritime et ferroviaire, il a été remarqué que le maintien du développement industriel doit rester une priorité sur la rive droite. (1) La section investissement s'élève à 20 millions d'euros.

http://www.sudouest.com/171207/vil_gir_rivedroite.asp?Article=171207aP1311259.xml

 

35) BÈGLES : Le vote du budget primitif 2008 a été l'occasion d'un bilan de mandat. Majorité et oppositions de droite et de gauche n'ont, vraisemblablement pas, la même calculette

Bons comptes et mauvais amis : Gilles Guitton

Merci à tous ceux qui ont pris part aux débats, merci à tous les élus, et bonnes fêtes aux Béglais. C'est ainsi que Noël Mamère a clos jeudi soir le dernier conseil municipal de l'année. On y votait le budget primitif 2008 de la commune. Celui qui sera exécuté par la prochaine majorité municipale. Fin de mandat, mais aussi début de campagne, et le combat continue. Les bons comptes de la majorité ne sont pas ceux des oppositions à gauche et à droite.

--- Bilan. Noël Mamère en profite pour dresser son bilan des sept années du mandat. Pour défendre notamment sa politique environnementale. Quand le maire résume la « politique transversale de développement durable engagée depuis 17 ans » et énumère les « chartes », le plan cyclable ou le prochain « bilan carbone » des bâtiments municipaux, Pierre Bru (Nouveau Centre) rétorque : « On peut faire le tour de Bègles à vélo, mais pas rentrer dans le centre » et déplore l'absence de double vitrage dans la salle du conseil.

--- Dialogue de sourds. Quand Michel Mercier souligne la politique sociale de la ville au travers de tarifs des services municipaux « très sociaux », François Rabaud et Stéphane Denoyelle dénoncent des insuffisances dans l'action sociale et éducative. Quand le premier adjoint croit avoir démontré que le Budget primitif prévoit un niveau d'investissements nouveaux de 6,3 millions d'euros, en hausse, François Rabaud n'y voit que des baisses, et un investissement « ridicule ». Quand le maire souligne que les taux d'imposition n'ont pas augmenté depuis onze ans, Pierre Bru estime que puisque les rentrées fiscales augmentent, c'est que les contribuables paient plus. Et tant pis si Michel Mercier a expliqué un peu plus tôt que c'est en raison des constructions nouvelles de logements ou d'entreprises.

--- Huitième école. Au bout du compte, l'opposition de gauche calcule que le budget « dissimule des recettes », là où la majorité ne jure que par la transparence et la bonne gestion. Un vrai dialogue de sourds, personne ne veut s'entendre. Il s'agit plutôt de se faire entendre hors de l'enceinte du conseil. Au bout du compte, la majorité vote le budget, Alternative citoyenne s'abstient, Bègles d'abord vote contre. Le budget prévoit donc presque 29 M€ (millions d'euros) de dépenses de fonctionnement, dont la moitié pour les frais de personnel, et 11,5M€ d'investisements. Parmi lesquels, comme indiqué lors du débat d'orientation budgétaire, la création du pôle des musiques (1 M€) et du pôle emploi (2,2 M€) aux Terres neuves, la réfection de l'école Salengro (la huitième depuis 2001), des acquisitions foncières, des ménagements urbains (1,5 M€), et surtout la poursuite de l'Opération de rénovation urbaines des quartiers nord-est. Laquelle continue à peser lourd dans le budget, puisqu'outre le 1,5 M€ prévu pour des investissements, le conseil a aussi voté, non sans débats, la prolongation de l'avance de trésorerie de 3M€ faite à la Saemcib depuis deux ans, pour pallier les retards de paiement de l'Agence nationale de rénovation urbaine. Mais Noël Mamère a répété que le directeur de l'agence avait confirmé récemment aux Béglais que les engagements seront bien tenus.

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36) UMP : Le comité départemental a validé samedi, les investitures des candidats aux municipales et cantonales qui pourront se prévaloir du soutien de l'UMP et du MoDem sur la neuvième circonscription

Sous le signe de l'union et de l'ouverture : Pierre Lascourrèges

A la suite d'un débat nourri, un accord départemental a finalement été conclu samedi matin à l'issue du comité départemental de l'UMP, placé sous la présidence d'Alain Juppé et en présence d'Yves d'Amécourt, conseiller général UMP de Sauveterre. Tous les candidats aux municipales et cantonales dont les noms suivent pourront se prévaloir pendant leur campagne électorale, du soutien de l'UMP et du MoDem. Pour rappel et confirmation, Isabelle Roy, formatrice, UMP, domiciliée à Toulenne, fera campagne pour les cantonales à Langon. Sur le canton de Targon, il s'agit de Michel Brun, viticulteur, UMP, maire de Lugasson, président de l'office de tourisme de TArgon et du regroupement pédagogique intercommunal de Frontenac. Sur le canton voisin de Créon, c'est Patricia Bouchez, infirmière, divers droite, conseillère municipale à Fargues-Saint-Hilaire, qui a été désignée.

--- Dernière minute. Certaines situations ont pu évoluer sur d'autres cantons par rapport aux réunions précédentes. Le principal changement intervient sur le canton de Podensac, où Philippe Meynard, maire de Barsac, MoDem, récupère l'investiture UMP en lieu et place de Gilles Filliqatre, maire divers droite de Preignac. Sur le canton de La Réole, Joël Trouillot, pharmacien, UMP, part en campagne, suite à la défection du centriste François Merveilleau, maire de Casseuil. Bien que rattaché à la circonscription du Libournais, il est à noter ce changement sur le canton de Pellegrue, où Guy Riffaud, le conseiller général sortant après vingt ans de mandat, a apporté son soutien à la candidature de José Bluteau, artisan, divers droite, maire et président de la communauté de communes de Pellegrue.

--- Municipales. Les choses se clarifient à Langon, parmi les villes de plus de 3 500 habitants où Alain Pourrat, médecin divers droite, conseiller municipal conduira une liste aux municipales. À La Réole, des pourparlers sont en cours sous la responsabilité de Joël Trouillot, responsable cantonal UMP. Quant à Créon, rien n'est décidé, des pourparlers sont en cours.

http://www.sudouest.com/181207/vil_gir_langon.asp?Article=181207aP1316386.xml

 

37) ÉLECTIONS MUNICIPALES à LIBOURNE : Vendredi soir, quatre cents personnes ont assisté au lancement de campagne du maire sortant, Gilbert Mitterrand

Un départ au pas de charge : Sophie Herber

Pour le lancement de sa campagne, Gilbert Mitterrand a vu les choses en grand. Vendredi soir, lors d'un banquet républicain, près de 400 Libournais étaient venus soutenir leur maire. Afficher son unité dans une ambiance conviviale, tel était l'objectif recherché par l'équipe de campagne. Sourires en bandoulière et pot-au-feu dans les assiettes, tout y était. Pour l'occasion, une poignée de Libournais était même venue témoigner.

--- Une ville de rêve. Un commerçant, une élue de l'opposition, une mère de famille, un linguiste? Les intervenants avaient été triés sur le volet. Après une brève présentation, orchestrée par Philippe Buisson, ces orateurs d'un soir, ont expliqué pourquoi ils s'engageaient auprès de Gilbert Mitterrand.

Michel Jacquet, antiquaire dans le centre-ville depuis de nombreuses années, a ouvert le bal. « J'ai vu Libourne se transformer. Pour les commerçants, il reste encore à faire mais nous sommes sur la bonne voie. » Dans le registre des anciens Libournais, il y avait aussi Annie Chêne, membre du GVL (Groupement des vieux Libournais). « J'ai quitté Libourne en 1974 et quand je suis revenue vingt ans plus tard, j'ai découvert une autre ville avec sa rue piétonne, son offre culturelle, le plan d'eau des Dagueys, etc. » Les jeunes actifs étaient également représentés. « Grâce au quotient familial, mes quatre enfants peuvent bénéficier d'activités à des prix défiant toute concurrence », souligne Claudine Chapron. Rien n'a été oublié, pas même la compétition qui règne parfois entre la bastide et Bordeaux, sa voisine. « Je travaille à l'université mais j'ai décidé de m'installer à Libourne », souligne Jean-Rémi Lapaire, professeur de linguistique, qui ajoute : « Ici, je suis dans une ville à taille humaine. »

--- Des attaques en règle. Invité à s'exprimer, l'adjoint au maire Jean-Louis Arcaraz (PC) a profité de la tribune pour fustiger le gouvernement et les membres UMP qui le représentent. « Nous devons résister face à une politique sans état d'âme. » Mais Gilbert Mitterrand avait gardé son joker pour la fin en la personne de Catherine Bernadeau (voir article ci-dessous). « Je soutiens aujourd'hui Gilbert Mitterrand pour son ambition et pour ses projets », s'est-elle contentée de déclarer, concluant ainsi le cycle des interventions.

Pour le maire de Libourne, l'esprit d'ouverture a toutefois ses limites. Interrogé quelques minutes avant son discours sur l'attitude qu'il aurait vis-à-vis du Modem si lui-même était au second tour, il affirmait : « Les gens du centre sont les bienvenus mais je ne renierai pas ce que je suis. »

Enfin, devant un public qui lui était tout acquis, Gilbert Mitterrand se lève pour aller prononcer son discours. Dans la salle, c'est une nuée d'applaudissements. Le candidat commence par insister : « On ne fait pas une campagne sur un bilan mais sur un projet. » Il définit alors les deux axes majeurs de sa campagne : le logement et l'emploi. « Je veux créer de la mixité sociale. » Et tout en alliant sa politique au développement durable, il annonce en exclusivité une des mesures de son programme : la gratuité de « Libus ».

Mais Gilbert Mitterrand n'a pas pu résister à l'envie de lancer quelques piques en direction de son adversaire. Après une mise en garde, « Nous avons de quoi alimenter une campagne pourrie », il s'est référé à la récente candidature de Jean-Paul Garraud aux municipales de la très proche cité médiévale : « Libourne n'est pas le strapontin de Saint-Émilion ni même son lot de consolation. »

Si tant est qu'un doute pouvait encore persister, aujourd'hui la bataille pour Libourne est bel et bien lancée.

http://www.sudouest.com/171207/vil_gir_libourne.asp?Article=171207aP1310122.xml

 

38) Bègles : Paroles croisées

Le 30 novembre, des militants associatifs, syndicalistes, membres ou pas du PCF, ont échangé l’état de leur réflexion sur le communisme aujourd’hui (extraits).

--- François Rabeau. Il faudrait clarifier et reconstruire une gauche crédible. Actuellement tout concourt à l’individualisme. Une gauche qui revendique et ne veut pas gouverner, ce n’est plus possible. Il faut trouver les bases d’une société qu’on veut bâtir. Les jeunes n’ont plus rien pour les faire vibrer, difficile de se loger, de faire vivre les associations... Comment redonner envie ? Je voudrais que le débat aille dans cette direction.

--- Patrick Gimond. Les associations comme l’Apeis sont en danger, notre souci est de remettre du collectif et du contre-pouvoir par notre militantisme. Avec Sarko, c’est le totalitarisme qui s’installe. Un simple fait : une militante s’est opposée à l’expulsion d’un Malien, elle risque la prison. Notre outil, c’est la solidarité. Pour résister on est condamné à s’unir. L’Apeis est prête à participer au débat des municipales.

--- Gilbert Sevez. Militant associatif bénévole, je suis confronté au désarroi, à l’isolement de nombreuses familles qui ne trouvent pas leur place dans la société. Dans mon association, les subventions ont diminué de 10 %, l’Etat ne finançant plus l’alphabétisation. Il faut changer la société et je partage avec le PC l’idéal de justice, de progrès social et de paix. C’est par la confrontation d’idées, l’échange des expériences que nous pourrons faire bouger à condition d’accepter le dialogue, d’admettre que parfois on a tort. Si le monde associatif doit être une force de pression et de proposition, seuls les partis politiques détiennent les clés du changement par le pouvoir législatif. Le PCF en fait partie.

--- Patrick Julou. Le PCF a un avenir, mais pas dans sa forme actuelle. Sarkozy nous renvoie à la refondation sociale, veut repenser l’Etat, les entreprises et toute la société. On a glissé vers une société très individualiste, abandonné des idées de 68. Le PCF n’en porte pas la responsabilité mais il y a contribué. Pourquoi les intellectuels ne sont-ils plus au PC ? Etre communiste c’est un engagement, être critique, avoir un autre regard sur la société. Pour construire quelque chose de nouveau, je me sens pleinement communiste.

--- Michel Labrousse. A travers mes différents combats, je vois bien que le conseil national de la résistance n’est plus. L’économie vampirise les sociétés publiques avec une impressionnante accélération du processus. L’idée communiste c’est s’opposer au rouleau compresseur. Il faut remettre en oeuvre notre capacité à changer qui nous a permis de relever la tête pendant des décennies. On est arrivé au bout de la forme organisée, il faut briser les verticalités. Les syndicats non plus ne peuvent plus faire la même chose. Il faut intéresser les gens, faire des ateliers, rajouter de la pédagogie, recréer des liens, des passerelles et ne pas se faire récupérer, tant au plan régional que national. Je suis en recherche de ces transversalités.

--- Jean Zellner. Les enjeux de l’assemblée extraordinaire : est-il possible de dépasser le système libéral ? Face au désastre actuel, il faut travailler à une émancipation humaine. Qui peut en être porteur ? On fait un peu trop de suivisme, on manque de confrontation idéologique, les questions de fond ne sont pas relayées. Des forces de transformation sociale existent, il faut se nourrir de toutes les autres cultures, altermondialistes, écologistes…

--- Ghyslaine Glemet. Je milite dans mon association d’aide aux familles. Il y encore quelque chose à faire, sinon je ne m’engagerais pas. Il faut donner de l’espoir, améliorer nos conditions de vie dans les quartiers, ça commence parfois à la porte de notre appartement. Le PCF doit avoir une action plus importante dans la vie de la commune, avec un projet, un programme. C’est trop vide.

--- Cheikh Sow. Comment le communisme résonne-t-il en moi ? Ce n’est pas affectif, pas corporatiste, c’est une adhésion politique, économique et scientifique, un rattachement organisationnel. Comment être communiste ? C’est différent en France et au Sénégal. La lutte des classes, chacun s’en réclame à sa façon. Il faut s’interroger à travers l’idéal de liberté-égalité-fraternité : la liberté sur l’argent ? la liberté syndicale ? les associations ? de circuler ? de pouvoir dire non ? L’égalité, c’est l’égalité homme femme ? La fraternité, c’est la fraternité internationale ? On croit que la « Middle Class » est plus haute, en vérité elle est dans la classe populaire. Il y a les communistes et la gauche. Il faut penser à des stratégies d’alliance. Les intellectuels doivent nous y aider.

--- Frédéric Normand. Comment faire pour reconstruire, transformer cette société ? Par exemple sur le développement durable, social et économique, il n’y a rien des communistes. A mon niveau, je sais qu’il faut s’impliquer mais je n’ai pas les réponses. Les jeunes pensent que la politique c’est mauvais, ils sont sur la révolte, ne font pas confiance à la politique.

--- Mamadou Niang. Il faut réagir par rapport à l’échec de la gauche, nous relever. Comment en sommes-nous arrivé là ? Deux choses : la crise des partis et celle de la démocratie. Il y a une perte de la légitimité de l’Etat qui devient policier. Les capitalistes sont rois. Il faut commencer dans notre quartier et inventer d’autres organisations. Le PC y a contribué, il faut aller plus loin et construire une gauche altercommuniste en opposition à la droite.

--- Ghyslaine Richard. Sur les différences entre le PC et la gauche, on partage tous les mêmes combats mais on a lâché sur la bataille des idées, pris du retard. L’idée communiste a son avenir. Il faudrait faire du nouveau. Ce n’est pas forcément mieux. L’organisation en cellule, c’était pas mal. Le projet communiste c’est vers là qu’il faut aller.

--- Céline Simon. Chez les cheminots on manque de perspective politique. On est dans la limite de notre engagement syndical. Le PC a beaucoup aidé. On a intérêt à se construire un outil politique fort, à avoir un discours clair. La forme parti n’est pas dépassée. Les cellules, pourquoi pas ? C’est le bon endroit pour la proximité. Il ne faut pas se passer du parti dans les entreprises.

--- Yamina Kraria. Les organisations de droite existaient avant Sarkozy. Il faut donc en avoir à gauche. Dans mon entreprise, j’ai cédé sur mes idées communistes, car à une période, être communiste ne passait pas. Maintenant il faut créer des liens permanents avec les syndicats et les associations.

--- Patrick Julou. On a beaucoup perdu sur la bataille des idées. Remettre des cellules ça me consterne ! L’intérêt d’être communiste c’est de voir ce qui n’est pas apparent dans la société. Le parti communiste est ignoré, je préférerais qu’il soit critiqué. Mais il faut faire les alliances, sauver la maison… Par exemple, avec Rousset qu’est ce que je partage ?

--- Cheikh Sow. Le communisme c’est aussi la construction de la paix, la lutte contre le colonialisme. Ré-inventer les cellules, pourquoi pas ? et la démocratie participative, ici et maintenant. Il faut faire des échanges, être offensif, prendre le pouvoir, oui !

--- Jean Zellner. Menons le rassemblement et le projet en même temps. Les collectifs ont permis de voir ce qu’il ne faut pas faire. Pas de rassemblement d’élite, il doit être populaire. On a joué « boutique » et pas l’intérêt général. Mais je n’ai pas de réponses toutes faites sur le rassemblement. Compte rendu : Francine Cruchet Veliska et Christine Texier. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

39) Europe : Les 27 ont paraphé le traité de Lisbonne

Les chefs d’État et de gouvernement ont apposé leur signature, à Lisbonne, au bas du traité qui recycle la constitution européenne. « Pour arriver à ce résultat, tous les gouvernements ont fait preuve de courage politique. Je vous invite maintenant à faire preuve de la même détermination pendant la période de ratification. » Lancée par le président de la Commission européenne, Jose Barroso, lors de la signature du traité de Lisbonne, c’est une mise en garde : « Attention, ne pas céder à la pression en faveur de consultations populaires. » Les représentants de la Commission, du Parlement, de la présidence portugaise de l’Union, ainsi que les chefs d’État et de gouvernement ont loué un texte qui doit permettre, selon eux, de tourner la page des « non » français et néerlandais au projet de constitution.

--- Clore le débat avant qu’il ne commence

« L’Europe est demeurée bloquée, sans savoir comment avancer. On a trouvé la solution avec le traité simplifié », s’est vanté Nicolas Sarkozy, qui devrait défendre au Conseil européen son idée d’un groupe restreint de « sages » chargés de réfléchir à « l’avenir de l’Europe ». Le président français a également confirmé l’échéance du début du mois de février prochain pour soumettre aux députés et aux sénateurs la modification de la Constitution française nécessaire à la ratification par voie parlementaire qu’il a défendue pendant la campagne présidentielle. Pour l’UMP et Nicolas Sarkozy, cette signature entérine un « retour de la France en Europe. Maintenant, il faut mettre du contenu, il faut une politique de l’immigration, il faut une politique de l’environnement, il faut une politique de la défense en Europe. C’est ce à quoi on va s’occuper maintenant », a-t-il insisté, pressé de clore un débat sur le traité dans lequel les partisans d’un référendum commencent à donner de la voix, en France mais aussi dans d’autres pays de l’Union. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

40) Traité en débat le 17 décembre : Interpeller nos députés et sénateurs

Francis Wurtz et Miguel Portas, députés européens du groupe Gauche Unie, ont insisté sur le blocage que peut constituer le refus des parlementaires de modifier la Constitution. « Francis Wurtz, député  communiste européen, et son collègue portugais Miguel Portas*, [étaient] invités par les communistes béglais à donner un peu plus de dynamisme à la campagne pour obtenir [un référendum] » sur le Traité de Lisbonne, dit Sud-Ouest qui titre « Un mensonge d’Etat ». Le journaliste a relevé l’accusation portée par les deux députés : « Un vol a été commis, il faut rétablir la vérité, dire que le mini-traité n’est pas la même chose que le TCE est un mensonge d’Etat. Tout y est», a martelé l’élu français. « Il n’y a qu’en France qu’on trouve des juristes pour dire que ce n’est pas la même chose», a renchéri Miguel Portas. Démontrant le tour de passepasse, ils ont alerté sur les conséquences immédiates de la ratification du traité qui ne pourra s’opérer en France que par la modification de la Constitution. Et ce sont nos députés et sénateurs qui ont entre leurs mains - sous le regard des Français qui les ont élus et qui ont voté non en 2005 - la possibilité d’ouvrir la voie au référendum en refusant de voter pour cette modification. Parmi les conséquences concrètes de la mise en œuvre de la logique libérale du Traité (pour rappel : la concurrence libre et non faussée), Francis Wurtz en a décliné quelques unes, et pas des moindres :

- La banalisation du Livret A, dès février 2008, qui pour l’instant est le monopole de La Poste et de la Caisse d’Epargne. 46 millions de Français en possèdent un et cette épargne populaire représente 100 milliards d’euros dont une bonne part sert à financer le logement social. Un gros fruit bien juteux pour les banques !

- L’ouverture à la concurrence de l’Energie : EDF vient de se faire rappeler à l’ordre pour vendre moins cher son électricité à ses concurrents, de manière à ce qu’ils puissent mieux concurrencer... Vous cherchez l’erreur ? Y’en a pas ! C’est dans la logique… Miguel Portas soulignait la contradiction des chefs d’Etat pour empêcher tout référendum : Sarkozy dit qu’il s’agit d’un « nouveau traité » pour faire croire à l’élimination de ce qui fâchait en 2005, alors que tous les autres gouvernements disent que comme c’est le même, il n’y pas besoin de référendum... Ah bon, c’est bien le même ! Affaire à suivre... De très près ! C.T. * Miguel Portas n’est pas membre du Parti communiste portugais, comme l’indique Sud-Ouest. Il appartient au « Bloc des gauches ». J.-Jacques Paris, conseiller général de Bègles, animait le débat. Les militants communistes continuent à faire signer la pétition sur les marchés et au porte à porte.- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

41) « Loi sur l’égalité des chances : Chance ou droit ? » par Patrick Gimond, militant de l’Apeis Gironde

« Ils ne font pas que combattre une injustice, ils se lèvent pour que chacun puisse avoir accès aux droits de tous. » C’est une des phrases fondatrice d’ATD Quart Monde : « L’accès de tous aux droits de tous ». Or, ce principe n’existe plus depuis longtemps, avec pour conséquences : pour ceux qui en sont privés, une inscription durable dans un monde caritatif ; pour ceux qui ont encore accès à ces droits, ils ne les ressentent plus comme tels, mais comme des chances. « J’ai la chance d’avoir un travail » « J’ai la chance d’avoir un logement » « J’ai la chance de pouvoir partir en vacances » « J’ai la chance de pouvoir bien me soigner »… Autant de leitmotivs largement répandus qui plombent durablement la perception de la lutte collective. Parce que les droits sont vécus comme des chances, il suffirait en effet de se battre individuellement pour continuer à « avoir la chance de ». C’est en particulier pour cela que les thèses néo-libérales sur les salariés privilégiés trouvent un large écho auprès de l’opinion publique. Ce qui est en oeuvre dans cette logique, c’est la mise en pièce systématique de l’être social. Dans ce monde prédateur, malheur au plus faible, à « l’inadaptable ». Dans cette loi du tout marché, tout s’achète et tout se vend ! Y compris les êtres humains qui ne seraient là que pour assouvir les appétits de profits les plus fous. Ainsi lorsqu’une association, quelques militants, se battent, ici, pour qu’un chômeur ne soit pas radié, là, pour qu’une famille ne soit pas expulsée, ils ne font pas que combattre une injustice, ils se lèvent pour que chacun puisse avoir accès aux droits de tous. C’est de cette solidarité-là dont nous avons besoin, la seule en capacité de faire vaciller leur pouvoir. A l’opposé de l’individualisme à tous crins et de la lutte des places durant les trente piteuses qui a succédé à la lutte des classes durant les trente glorieuses. Qu’avons nous à gagner à écraser notre prochain sinon le danger d’être soi-même écrasé un jour ? - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

42) Sans emplois : La cohérence du système

Le 8 décembre, les associations de lutte contre le chômage, AC!, MNCP, APEIS et CGT-Chômeurs, manifestaient en province et à Paris. Dans un tract appelant à la solidarité et aux convergences d’intérêts, les organisations soulignaient l’urgence de se mobiliser, rappelant que « même privé de son emploi, un chômeur reste un salarié potentiel ». Face aux attaques et réformes annoncées par le gouvernement, la question du chômage et de la précarité se fait plus aigüe car elle fait partie d’une remise en cause globale du système de protection sociale. Le chômage de masse persiste et plus de la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés. La pression du chômage nourrit le développement de la précarité, en particulier pour les femmes et les plus jeunes, et favorise une dégradation des conditions d’emploi et de rémunération de l’ensemble des salariés. Contrôle, culpabilisation (chômeurs fraudeurs), sanctions et radiations, pression sur les agents ANPE et ASSEDIC, incitation à la délation, fusion ANPE/UNEDIC et privatisation du marché du travail (fin du service public de l’emploi), institutionnalisation de la précarisation du travail (obligation d’accepter un travail à la 2ème offre dite « valable »… pour qui ?), création d’un nouveau contrat précaire, démantèlement du Code du Travail… sans consultation des principaux intéressés et de leurs organisations… C’est tout un système cohérent que dénoncent les organisations. Elles revendiquent la continuité des droits et des revenus pour tous et garantissant, quoi qu’il arrive (licenciement, fin de CDD, fin de mission intérim, démission…), le droit à un revenu individuel décent avec, pour référence, le SMIC revalorisé et des droits sociaux afférents (logement, santé, transport, formation, points retraite, progression de carrière…).- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

43) Bordeaux : Saint-Michel sauvera-t-il son âme ?

ICI… Un plan de renouvellement urbain du centre historique est en cours. Reportage dans un quartier populaire et vivant où des habitants craignent une hausse des loyers qui contraindrait des familles à le quitter. « Saint-Michel, c’est tout un poème », écrit une habitante du quartier pour dire son quotidien (1). Dans le coeur historique de Bordeaux, l’un des plus grands des villes de France, qui longe la Garonne sur sa rive gauche, il est comme un village dans la cité, populaire, cosmopolite, vivant. Il regroupe plus de cinq milles habitants. À première vue, il conserve une identité forte marquée par une activité commerciale et une vie associative riches, par un brassage social et ethnique sauvegardé. Malgré des résistances tenaces, le profil de Saint-Michel vivifié à l’origine grâce à la proximité du port s’est modifié au rythme des mutations.

Parties à la périphérie vers les zones de logements sociaux, les catégories ouvrières qui se sont raréfiées ont cédé la place aux familles et travailleurs immigrés (20 % de la population du quartier), aux étudiants (20 % également) à des ménages jeunes et à revenus plus élevés (2) même si le processus de « gentrification » est bien moins marqué que dans d’anciens quartiers populaires du centre comme Saint-Pierre ou les Chartrons. « Attention, ici on ne veut pas devenir comme Saint-Pierre », peut-on entendre près de l’église Saint-Michel, sur la place. Sous la double pression de logements devenus insalubres et exigus, d’une forte hausse des loyers après rénovation, beaucoup de locataires se voient contraints de quitter à contrecoeur le quartier. « Dans d’autres secteurs, beaucoup d’habitants sont propriétaires, l’investissement est donc tourné sur soi, on investit dans sa maison et on se replie », analyse un habitant pour mettre en valeur la location (1). Alors qu’à Saint-Michel, poursuit-il, « on s’intéresse plus à autrui parce que notre intérieur ne nous appartient pas et cela favorise la rencontre avec l’autre ». Le même s’inquiète d’une « boboïsation » du quartier. Directeur du centre d’animation de Saint-Michel et donc observateur privilégié, Ramon Ortiz de Urbina confirme que si la vie du quartier ne change pas dans son apparence, ce n’est plus le cas pour la réalité du logement. « Depuis deux ans des familles immigrées sont allées habiter dans les cités de logements sociaux, mais les gens reviennent régulièrement ici, où sont leurs repères, où beaucoup sont nés et ont tissé du lien social, tous souhaitent revivre un jour à Saint-Michel. » Témoin encore des changements en cours, l’école maternelle des Menuts qui voit le nombre d’enfants de familles immigrées diminuer. Institutrice itinérante dans plusieurs écoles du centre de Bordeaux, Natalie Victor Retalie craint que la volonté de la municipalité UMP, même si elle ne l’affiche pas, vise à laisser partir les populations les plus fragiles du coeur historique de la ville. « La rénovation de l’habitat est nécessaire, mais ils laissent trop les mains libres aux propriétaires et aux investisseurs privés. » Ce que conteste Michel Duchène. Pour l’adjoint au maire en charge précisément de l’urbanisme et de l’habitat, il n’est pas question « de réduire ou d’effacer le caractère populaire et l’identité propre du quartier Saint-Michel ». Il rappelle que l’opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) centre historique de Bordeaux en oeuvre depuis 2003, et récemment élargie à de nouveaux objectifs, vise à combattre l’insalubrité et la vacance de trop de logements, à lutter contre les marchands de sommeil. Il précise que dans cet objectif la municipalité s’est dotée avec la signature d’un PRI (périmètre de restauration immobilière) d’outils coercitifs pouvant aller jusqu’à l’expropriation de propriétaires qui laissent leurs immeubles se dégrader. La réalisation de logements sociaux se verrait ainsi, selon l’adjoint au maire, favorisée. Pourtant, dans le rapport communiqué lundi dernier lors du conseil municipal consacré au budget 2008, il est indiqué en bilan de l’OPAH sur le centre historique que 666 loyers libres ont été rénovés, 95 à loyers intermédiaires, 129 à loyers conventionnés et seulement 47 logements sociaux.

Architecte de formation, Yvan Detraz codirige Bruit du frigo, une structure professionnelle qui après avoir « fait ses armes » sur le quartier Saint-Michel intervient dans des grandes villes de France pour inventer des espaces de travail commun entre les élus, les professionnels et les habitants. La singularité et le brassage social cher à ce quartier, affirme-t-il, se trouvent fragilisés par la difficulté des locataires à pouvoir rester sur place, par la hausse des loyers, par les appétits financiers de la sphère privée. Et de citer en exemple, parmi d’autres, celui d’une petite échoppe achetée en 2000 sur la rive droite et revendue un an et demi plus tard avec une plus-value de 140 %. Dans le quartier, l’occupation de l’espace public est indissociable de l’habitat. « Nous assistons à un déficit de pensée sur la manière dont on fabrique de l’espace public pour que les gens se réapproprient du vivre ensemble », souligne Yvan Detraz. Via l’Atelier d’urbanisme utopique, l’équipe de Bruit du frigo et les habitants volontaires de Saint-Michel ont imaginé et élaboré treize projets d’aménagement des lieux publics fréquentés. « Un nombre croissant d’individus devraient avoir prise sur la fabrique permanente du monde où l’on vit. »

(1) Un quartier. Des images. Des mots. Livre à l’initiative du centre d’animation Saint-Michel, des habitants et des associations du quartier. Mars 2007.

(2) « Vivre la ville, vivre Bordeaux », Revue géographique du Sud-Ouest et des Pyrénées, numéro 22, 2006. Presses universitaires du Mirail. UTM Toulouse.

Alain Raynal

http://www.humanite.fr/2007-12-22_Societe_Bordeaux-Saint-Michel-sauvera-t-il-son-ame

 

44)  « Histoire de la recomposition sociale Urbaine » Par Alexandre Fernandez, Professeur d’histoire contemporaine à l’université Bordeaux-III.

À Paris, dès le milieu du XIXe siècle, impératifs hygiénistes et séductions de la rente foncière ont joué de concert pour organiser le transfert ouvrier vers la périphérie. Un mouvement continu, cependant ralenti entre 1920 et 1970 et encore peu sensible en dehors de Paris ou dans une moindre mesure Lyon, car indépendamment du jeu classique de l’économie foncière sur la négociation de la valeur d’usage, il y avait encore une certaine difficulté à transformer le foncier en marchandise ; pour l’essentiel les profits se réalisaient alors dans la production organisée par le régime d’accumulation « fordiste ». À partir de 1953, les politiques urbaines, alors pilotées par l’État, furent des politiques de logements : les « grands ensembles » sis pour la plupart (sauf à Marseille et à Toulouse) dans les communes de banlieue et conçus pour loger, davantage que les pauvres des villes, le peuple nouveau des usines mais aussi des bureaux, avec des loyers alors supérieurs à ceux pratiqués dans les immeubles vétustes des quartiers populaires de la ville centre. À partir des années soixante-dix, répondant au décalage entre le coût marginal de l’habitat et la productivité sociale du travail - celle-ci demeurant très largement supérieure dans les grandes agglomérations tandis que celui-ci était inférieur dans les petites villes et a fortiori les villages (à la fin du siècle plus de quatre ouvriers sur dix résident dans des communes rurales) -, le pavillonnaire renforçait la distanciation entre les lieux de travail et d’habitat fortement mise en oeuvre déjà par les pratiques de zonage de la période précédente et rendue possible par la réforme des prêts hypothécaires et surtout la diffusion de l’automobile. À vrai dire, les centres-villes n’avaient rien perdu comme lieux de formation de l’identité de la ville dans son ensemble. Déjà la loi Malraux avait montré ce que serait la voie de la patrimonialisation en dessinant des « secteurs sauvegardés » dans les quartiers anciens des hyper-centres. Sans doute les « réhabilitations » (le quartier Saint-Pierre à Bordeaux), remplaçant les rénovations traumatisantes (le quartier moderniste de Mériadeck), prétendaient-elles précisément réagir contre le départ des classes populaires de petits commerçants et d’artisans, d’ouvriers qualifiés, quittant des logements insalubres et des quartiers dégradés, laissés aux populations plus fragiles. Or, là où il y a « réhabilitation », il y a moins amélioration de l’habitat que mutation de la population résidente. En effet, tandis que les différentes strates des bourgeoisies les plus enracinées localement continuaient à habiter les « beaux quartiers » selon « une distinction de l’adresse » subtile, le type de logements, l’environnement urbain et surtout les mutations économiques - précisément la disparition des très nombreux ateliers qui dans une ville comme Bordeaux occupaient près de 40 % de la population active en 1973 - rendaient ces quartiers réhabilités peu attractifs pour des couches populaires que tout incitait, y compris les modèles culturels dominants en faveur de la propriété en individuel plutôt qu’en collectif, à préférer la construction d’une maison à 10, 15 ou 40 km du centre-ville en fonction des ressources financières disponibles.

Enclenché vers 1980, le mouvement vers la recomposition sociale, qui affecte désormais des quartiers péri-centraux autrefois ouvriers mais bénéficiant d’avantages de situation, en bordure du fleuve notamment, en faveur de classes moyennes du type « bourgeois-bohème », ne s’est en fait accéléré à Bordeaux que depuis une douzaine d’années au fur et à mesure que le coût du foncier s’élevait, que nombre d’activités s’implantaient dans les friches industrielles réaménagées des quartiers périphériques et que les transformations édilitaires permettaient les plus-values symboliques recherchées. Les îlots populaires qui avaient jusqu’ici subsisté sont bien en train de disparaître. Cependant, le quartier un peu excentré de Saint-Michel conserve une tonalité populaire, tandis qu’il n’est pas si sûr que la gentrification des centres-villes, irrésistible depuis une trentaine d’années, résisterait à une plus faible attractivité de la rente foncière ou à des retournements d’ordre culturel. L’histoire du quartier Saint-Pierre, comme celle du Marais, montre que sur la longue durée rien n’est irréversible. http://www.humanite.fr/2007-12-22_Societe_Alexandre-Fernandez

 

45) Aide à la personne : L’exaspération des usagers et des salariés

Les salariées de l’association Relais Emplois Familiaux, à Talence, ont manifesté le 13 décembre. Ils se sont mobilisés afin d’obtenir des réponses quant à l’avenir de leurs emplois au regard des difficultés financières annoncées. L’objectif 2007 ne serait pas réalisé : le nombre des heures de ménages s’envole, pour cause de non compétitivité tarifaire et l’augmentation des charges salariales pèse sur les salaires (deux augmentations pour mettre à jour leur taux horaire, soit juste au dessus du SMIC !). Ils abordaient également les conditions de travail déplorables entraînant que les patients ne soient pas informés des changements incessants, soit d’horaire, soit de salarié, sans aucune explication. Les remplacements de congés d’été ont été catastrophiques, des usagers se retrouvant seuls, sans un seul salarié chez eux. Ajouté à cela, l’ambiance détestable, les problèmes relationnels entretenus par la direction qui conduisent à des conflits, autant avec les salariés qu’avec les usagers ou leurs enfants. Pourquoi 30 % de l’effectif est-il en arrêt ? Trois salariés en dépression, dont une en dépression majeure, des lombalgies, sciatiques, hernie discale… Arrêts dont la cause est connue : la charge morale et physique à laquelle ils sont confrontés tous les jours ruine leur santé, sans aucune écoute ni prise en compte. Il y a longtemps que les déléguées du personnel ont essayé, à de nombreuses reprises, de tirer la sonnette d’alarme. Sans succès. Ils exigeaient donc que les remarques des salariés et de leurs représentants soient entendues et respectées. Contacts : pour l’UD CGT : Lydie Delmas 06 74 78 20 87, pour l’Association : Marie-Claire Fatnassi 06 77 78 04 61- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

46) EADS Sogerma Mérignac : Fin d’année difficile… Pour qui ?

Embauches et formation, salaires et retraites, la CGT pointe la cible. « La fin de l’année est difficile » face à des « ratés » dans la production et la qualité des voilures, se plaint la direction lors du comité d’entreprise où siègent Philippe Lozano et D. Bachelot, élus CGT.

--- Embaucher des CDI

Pour le syndicat, relever le défi de la montée en cadence brutale et assurer la pérennité de l’activité exigent d’augmenter fortement le nombre de salariés en CDI à la production. Effectif réel de Mérignac : 135 dont 55 intérimaires (51 aux ateliers). Même si des embauches ont été réalisées, elles ne sont pas à la hauteur des besoins. La pénurie de main d’oeuvre qualifiée est une autre difficulté à surmonter : on ne devient pas ajusteur aéronautique en quelques mois. D’où la nécessité d’un budget de formation adéquat.

--- Transparence sur les comptes

Les élus l’exigent notamment sur la période avant la création de Sogerma Services, les comptes 2006 n’ayant toujours pas été approuvés et la commission de contrôle regroupant l’ensemble des syndicats pas encore mise en place… Le Directeur de l’établissement de Mérignac, J. P. Ehkirch, a annoncé son départ à la f in du mois de décembre, son successeur restant inconnu à ce jour. La valse des représentants de la direction continue, ne permettant pas de travailler dans la meilleure sérénité…

--- Salaires et retraites

Noël Forgeard touche une retraite de 1,1 million d’euros par an. Son licenciement en juillet 2007 a fait grand bruit et ses 8,6 millions d’euros d’indemnités ont soulevé un tollé. Mais après 8 ans passés dans les instances dirigeantes du groupe EADS, il a aussi ouvert des droits à un régime de retraite complémentaire. Agé de 60 ans, il bénéficie donc d’une pension égale à 50 % de son salaire annuel. Sa rémunération 2006 : 1,2 million d’euros (pour 7 mois). Arnaud Lagardère toucherait une retraite de 560 000 euros par an. Lui aussi, comme l’ensemble des membres du comité exécutif du groupe, bénéficie d’un régime de retraite supplémentaire. S’il prend sa retraite à 65 ans, il aura dépassé la limite maximale de cotisation fixée à 20 ans. Il pourra alors toucher 560 000 euros de retraite par  an. Cette somme va cependant être revalorisée au fil des années. Sa rémunération 2006 : 1,9 million d’euros.

--- L’indécence ne tue pas (les patrons)

« Quelle indécence ! Il y a du grain à moudre pour les négociations salariales de 2008 ! Voilà les vrais privilégiés, ceux là mêmes qui expliquent que les cheminots, les traminots ou les gaziers sont des nantis. Evidemment ils détiennent avec d’autres, l’industrie, les services et la presse » dénonce la CGT. Qui ne veut pas oublier non plus les 600 millions de l’UIMM pour peser sur les législateurs, la représentation syndicale et casser les grèves. Pour donner une idée, 600 millions c’est la masse salariale annuelle d’un groupe comme Renault Trucks et c’est 200 ans de budget de la CGT Métaux…

--- Mercato ?

Le plan de restructuration « Power 8 » prévoit environ 10 000 suppressions d’emplois et la cession de sept sites en Europe de l’Ouest dont Méaulte et Saint-Nazaire. Trois sites allemands pourraient être repris par l’américain Spirit Aerosystems : le président d’Airbus estime possible de se mettre d’accord sur la cession de trois sites Airbus en Allemagne et un site à Filton, en Grande-Bretagne, avec l’américain Spirit Aerosystems, ancienne filiale de Boeing rachetée en 2005 par le groupe canadien Onex, entreprise américaine particulièrement compétente dans la technologie des fibres de carbone. Deux autres candidats, les groupes allemands Voith et MT Aerospace, sont intéressés par la reprise des trois usines allemandes. Le marché est ouvert, faussement libre et librement faussé ! - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

47) Mouvement de la Paix : Désarmement nucléaire

Issa Safa, membre du Forum social iranien, communiste bordelais, est intervenu lors de la rencontre du 7 décembre. (Extraits) Les menaces des Etats-Unis pour une intervention militaire contre l’Iran, sont de plus en plus fortes. Ils prétendent que l’Iran est directement mêlé à des opérations contre des soldats US en Irak. L’influence politique de l’Iran sur les Chiites d’Irak, les attaques de l’Iran sur le Kurdistan irakien dans le passé, tout cela ne fait qu’accroître un climat de tensions. En Iran, tout le monde a été très choqué par les paroles « va-t-en-guerre » de M. Kouchner. C’est très inquiétant parce que la France, en particulier avec la position qu’elle a défendue vis-à-vis de l’Irak, est porteuse d’une vision du monde différente de celle des Etats-Unis. L’alignement sur les positions de Bush remet en cause l’espoir que l’Europe puisse jouer les modérateurs. Aujourd’hui, l’urgence c’est le danger d’une attaque venue des Etats-Unis. Nous sommes en présence de deux extrêmes. En Iran, un mouvement de la paix se prépare, nous avons la force politique, et nous devons renforcer cette tendance. Si le nucléaire militaire doit être proscrit, il ne peut y avoir deux poids deux mesures sur le droit à enrichir l’uranium. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

48) Cuba : « Fidel va passer la main » par Françoise ESCARPIT

Dans un texte lu à la télévision cubaine, Fidel Castro affirme qu’il ne s’accrochera pas au pouvoir. Dans une texte lu à la télévision cubaine et publié dans le journal Juventud Rebelde, Fidel Castro a déclaré : « Mon devoir élémentaire est de ne pas m’accrocher au pouvoir et, plus encore, de ne pas barrer le chemin à des personnes plus jeunes que moi. Il est d’apporter expériences et idées dont la modeste valeur vient de l’exceptionnelle époque qu’il m’a été donné de vivre. Comme Niemeyer (l’architecte brésilien qui vient de fêter ses cent ans NDLR), il faut rester conséquent jusqu’à la fin ». Il y a un an et demi que, brutalement, Fidel Castro a dû se retirer de la vie publique à la suite d’un infarctus mésentérique. Opération d’urgence et d’autres qui ont suivi, des jours entre la vie et la mort, l’impossibilité physique de reprendre une vie normale, quelques images avec les présidents Chavez et Morales, toujours dans sa chambre, toujours en survêtement, et, depuis quelques semaines, rien d’autre que des textes signés de sa main, envoyés à la télévision cubaine. Il a été omniprésent dans les débats politiques instaurés, depuis 2000, aux heures de grande écoute, et persiste aujourd’hui. Mais les réflexions du chef de l’Etat ne touchent jamais à la situation intérieure, seulement aux grands thèmes internationaux. L’annonce faite lundi 17 décembre vient d’ailleurs en conclusion d’un texte sur la conférence de Bali sur l’environnement. Autant d’éléments qui disaient déjà que Cuba entrait progressivement et inévitablement dans « l’après Fidel ». Premier ministre d’Osvaldo Dorticos jusqu’en 1976, devenu président après la réorganisation qui, en 1975, a suivi le 1er Congrès du Parti communiste cubain (PCC), Fidel Castro dirige le pays depuis bientôt 49 ans. Le 26 juillet dernier, a été célébré le 54ème anniversaire de l’attaque de la caserne Moncada, considérée comme le début de la guerre insurrectionnelle contre le dictateur Fulgencio Batista. En octobre 2004, Fidel Castro avait fait une chute spectaculaire. Cinq jours plus tard, il était présent à la télévision. Assis, sanglé dans son uniforme, le bras droit immobilisé et visiblement fatigué, entouré du président de la Banque centrale et de son secrétaire personnel, il voulait annoncer lui-même aux Cubains une réforme économique majeure. L’ère du dollar, ouverte onze années plus tôt, allait, en effet, se fermer avec l’avènement d’une monnaie cubaine, le CUC (convertible unit currency). Interdit jusqu’en 1993, le dollar avait été, au plus fort de la crise économique, dépénalisé et était devenu, de fait, la monnaie d’échange. Quelques mois auparavant, le président cubain n’avait pas hésité à évoquer lui-même son âge et sa possible disparition. Il avait déclaré que « tout était prêt » pour assurer la continuité du régime et du système politique. Il avait aussi affirmé qu’il « gouvernerait jusqu’à son dernier souffle ». Beaucoup pensaient alors que la mort éventuelle de Fidel Castro ne serait pas un problème pour la transition alors que celle de son frère pourrait l’être davantage. Raul Castro, de six ans le cadet, était, en effet, dans la stratégie de passage du pouvoir, prévu être le pivot de la transition. Non pas pour perpétuer le pouvoir à la façon de son frère aîné mais plutôt pour préserver des équilibres. C’est autour de lui, vice-président du conseil d’Etat et du conseil des ministres et second secrétaire du PCC, que, depuis un an et demi, s’organisent et s’affrontent probablement les diverses tendances. Penser que le pouvoir est monolithique à Cuba serait une erreur de même que spéculer de manière simpliste sur un affrontement entre « jeune garde », « génération intermédiaire » et « vieux membres du PCC ». Diplomate, plus cordial et convivial que son frère, Raul Castro n’est pas non plus un second dans l’ombre. Il a récemment lancé le « débat national » auquel ont participé plus de cinq millions de Cubains. Le débat est devenu moins opaque, plus public avec la fronde des intellectuels et des artistes. L’attitude même du gouvernement avec les opposants, si elle ne fléchit pas, s’est malgré tout modifiée. Le désir de changement se manifeste en particulier dans des domaines comme la censure, les contenus des programmes universitaires, en histoire, en philosophie..., la liberté de circulation, d’information, de communication et la lutte contre les discriminations. Difficile de dire ce que sera l’année 2008 à Cuba. Les « babalaos » n’ont pas encore produit le traditionnel oracle de début d’année. Ce que l’on sait c’est que, fin janvier, il y aura des élections parlementaires à l’Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP) et que Fidel Castro y est candidat pour la province de Santiago. On sait également que, en mars, l’ANPP se réunira pour des élections et probablement des changements à la tête de l’Etat. Françoise Escarpit - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

49) Cinéma-Débat : « Du Chili à la Colombie » A l’Utopia, du 28 décembre au 11 janvier

=====> Rue Sante Fe (Calle Santa Fe) De Carmen Castillo – documentaire Chili /France 2007, 2h40mn VOSTF - Jusqu’au 8 janvier 2008.

Carmen Castillo travaillait au palais de la Moneda avec Beatriz Allende, fille et secrétaire du président chilien. Elle était l’épouse de Miguel Enriquez, dirigeant du MIR (mouvement de la gauche révolutionnaire chilien). Le 11 septembre 1973 : le coup d’état de Pinochet, les chars dans la rue, la troupe et la police partout dans le pays… puis la mort de Salvador Allende dans le palais de la Moneda mettent fin à des années d’espoir. Miguel et sa jeune femme entrent alors dans la clandestinité : un mouvement de résistance s’organise, malgré la répression et le climat de peur terrible qui s’installe à Santiago… C’est le 5 octobre 1974 que la police de Pinochet finit par trouver leur cachette, rue Santa Fé. Miguel tué, Carmen blessée, emprisonnée… Quand ses parents obtiennent enfin sa libération, elle s’exile en Angleterre, puis en France. Elle n’a cessé depuis d’écrire, et aussi de réaliser des films, seule ou avec d’autres : le Chili, mais aussi le Nicaragua, les zapatistes, le sous commandant Marcos… définitivement militante. Voyage sur les lieux du crime, trente ans après, Calle Santa Fe est une formidable et émouvante réflexion sur cette époque. Tous ces actes de résistance valaient-ils la peine ? Miguel est-il mort pour rien ? Au fil des rencontres avec la famille, les voisins de la rue, les camarades, leurs vies, leurs visages, Carmen Castillo parcourt un chemin qui va de la clandestinité à l’exil, des jours lumineux d’Allende aux longues années sombres de la dictature, avec tous ceux qui ont résisté à cette époque et ceux qui résistent encore aujourd’hui dans un pays gangrené par le néo-libéralisme des « Chicago boys ». Se tisse sous nos yeux l’histoire d’une génération de révolutionnaires et celle d’un pays brisé. « D’une visite à l’autre, la rue Santa Fe se met à vivre, d’où surgissent les mémoires des vaincus, des autres femmes militantes, toutes ces « morts pour rien ». A mon insu, la quête du sens des vies engagées me transforme. Un autre pays émerge : des paysages humains qui racontent comment se transmet, au cours de trois générations, la beauté de l’engagement politique. »

=====> Cacarica, pour la vie et le territoire : Vendredi 11 janvier à 20h30, Soirée Colombie proposée par France-Amérique Latine 33. Réalisé par la Confédération Paysanne d’Antioquia – documentaire Colombie 2003, 58 mn. Projection unique du film documentaire, suivie d’un débat avec Françoise Escarpit, journaliste, et Samanta Yepez, membre de FAL 33, toutes deux de retour de la Mission Internationale d’Observation sur les exécutions extra-légales et l’impunité en Colombie. « Cacarica » illustre l’un des pires problèmes sociaux de la Colombie, celui des déplacements forcés de populations : plus de 10 millions de déplacés depuis 10 ans. Près de la côte pacifique colombienne, les communautés de la vallée du Cacarica, composées d’une population d’origine africaine, ont été la cible de l’opération militaire « Genesis » menée en 1997 par l’armée et les forces paramilitaires. 300 familles ont dû fuir cette région vers le Panama ou rejoindre un camp de réfugiés en ville. En l’espace de quatre ans, 85 des leurs ont été assassinés ou ont disparu. Depuis, 1 200 paysans sont retournés chez eux, avec l’appui d’organisations de défense des Droits de l’Homme et d’observateurs internationaux. Ils se sont installés dans des « Zones Humanitaires », symboliquement entourées d’un « mur de la vie », enclaves de paix et de non violence, dont l’accès est interdit à toute personne qui porte des armes. Des habitants de ces communautés nous racontent la douleur de cet exil forcé, la joie du retour, les nouvelles persécutions. Ils témoignent de leur amour pour leur région, leur terre, de leur attachement à leur projet de vie, de leur détermination à le défendre, malgré les exactions incessantes. Des chansons ponctuent la narration et dénoncent la politique étatique : vider la campagne des communautés paysannes qui pratiquent l’agriculture de subsistance pour faire place à des projets de type agro-industriel ; transformer les paysans libres en main d’oeuvre bon marché… - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

50) Traité de Lisbonne : Nouvelle mouture du traité rejeté

Le Non n’a pas été la cause de la crise de confiance dans l’Europe, mais son expression populaire et politique. Alors, nouveau traité ou nouvelle mouture du traité rejeté ? Le mieux est d’en revenir au texte lui-même pour voir de quoi il en retourne. Tâche ardue, plus ardue encore qu’avec la Constitution. Finalement le débat référendaire avait fait de ce texte plutôt austère, révélé par l’Humanité, un best-seller. Le traité de Lisbonne concocté par un collège de juristes est une jungle inextricable de plusieurs centaines d’amendements dans un document de 255 pages comprenant un préambule, le traité lui-même, 12 protocoles additionnels et 53 déclarations annexes. Il est cependant possible d’examiner sa continuité avec le traité constitutionnel, et surtout s’il a été tenu compte des inquiétudes et des attentes exprimées dans le vote non des Français et des Néerlandais. Ce traité comporte des nouveautés par rapport au traité rejeté et des nouveautés par rapport aux traités précédents (Traité de Rome et Traité de Maastricht modifié à Amsterdam et à Nice). Par rapport au traité constitutionnel, les modifications portent essentiellement sur les symboles : il ne s’agit plus d’une « Constitution ». On a retiré les références à un l’Hymne à la Joie de Beethoven, et au drapeau, qui continueront à fonctionner comme par le passé. Il est vrai que la Charte des droits fondamentaux n’est plus incluse dans le texte ; elle est cependant fixée dans un protocole additionnel qui la rend contraignante, sauf pour les Etats qui ont demandé à ne pas y être soumis.(Grande Bretagne, Pologne…) Par rapport aux anciens traités, il comporte des modifications institutionnelles qui, pour la plupart, étaient inscrites dans la Constitution : élection du président du conseil pour deux ans et demi – au lieu des six mois aujourd’hui -, renouvelable une fois ; désignation d’un Haut représentant aux affaires étrangères qui aura rang de vice-président ; redéfinition des votes à la majorité ; extension des domaines de la codécision impliquant le Parlement européen ; réduction à terme du nombre de Commissaires ; allongement de 6 à 8 semaines du délai d’examen accordé aux parlements nationaux.

--- Le Non ignoré

Ainsi équipée avec ces innovations institutionnelles, l ’Europe pourrait enfin repartir d’un bon pied. Elle serait sortie de la crise d’impuissance du traité de Nice et de la crise de confiance générée par les non français et hollandais. Est-ce bien sérieux ? En réduisant la crise européenne à un blocage institutionnel, et à un malentendu de peuples mauvais coucheurs, Nicolas Sarkozy et les dirigeants européens soit se tranquillisent à bon compte, soit comptent sur l’effet de surprise, la lassitude, la confusion pour faire passer aujourd’hui ce qui en 2005 a fondé le rejet du traité constitutionnel. Le non français a été une réaction lucide et informée à des politiques vécues comme des régressions sociales, accroissant l’insécurité sociale et minant le socle de solidarité encore existant, sans ouvrir de perspective. Chacun sait combien ont pesé dans ce choix les révélations sur le contenu et les conséquences de la directive Bolkestein, les inquiétudes légitimes sur les services publics, notamment de proximité, telle que La Poste.

--- La concurrence comme dogme intangible

Nicolas Sarkozy s’est vanté d’avoir fait retirer des objectifs de l’Union « la concurrence libre et non faussée ». C’est un tour de passe-passe. Le principe de la concurrence reste au coeur de toutes les politiques de l’Union. Article 105 : « le principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». Protocole 6 : « Le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article (I-3) du traité comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée. » Les conséquences sont explicites pour les services publics, eux aussi soumis aux règles de la concurrence : Article 86 : « Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence. » (Article 86). Il précise « dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie ». En l’occurrence, la règle est la concurrence et l’interprétation sera fonction des rapports de forces, de la volonté de la commission et de la jurisprudence à ce jour toujours favorable à la concurrence. Article 87. « Sauf dérogations prévues par les traités, sont incompatibles avec le marché intérieur (…) les aides accordées par les Etats ou au moyen de ressources d’Etat sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. » C’est la possibilité d’une politique industrielle cohérente et sur le long terme, ou le principe même de subventions qui sont, ou peuvent à tout moment, être mis en cause. Airbus ou l’énergie en sont des exemples éclairants.

--- L’impossible harmonisation fiscale

Alors que la concurrence est érigée en dogme, et que le « marché du travail » est libéré comme celui des « capitaux », comme dans le Traité constitutionnel, la fiscalité des entreprises n’est soumise à aucune règle commune - à la différence de la TVA – le champ reste totalement ouvert au dumping fiscal et à la mise en concurrence sur la base du moins disant social et fiscal.

--- La Banque centrale européenne intouchable

Aucun changement dans la définition des missions et du rôle de la BCE. Les critiques et les coups de gueule n’avaient pas manqué pendant la campagne électorale. Aucun changement par rapport aux dispositions inscrites dans la partie III du TCE. Un seul objectif : lutter contre l’inflation pour préserver les marchés financiers. Rien sur l’emploi et la croissance. (Article 105 renforcé par l’article 245 bis). « La BCE est indépendante dans l’exercice de ses pouvoirs et dans la gestion de ses finances. Les institutions, organes et organismes de l’Union ainsi que les gouvernements des Etats membres respectent cette indépendance. » (Article 108)

--- L’allégeance à l’OTAN

Une politique de paix et de sécurité indépendante des Etats-unis, inventant des relations de coopération pacifique et démilitarisées avec ses voisins est un des fondements qui peut légitimer une construction commune en Europe. Pourtant, sur cette question si déterminante de la paix, le texte est le copié collé du TCE : « Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Otan, qui reste pour les Etats qui en sont membres le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en oeuvre. » (Article 27-7 TUE) Comme dans le TCE, il est précisé que « Les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires. » (Art.27-3 TUE). Si l’on s’en tient au texte lui-même on constate qu’effectivement la substance du traité constitutionnel est préservée. C’est le constat satisfait d’Angela Merkel, la chancelière allemande. Valéry Giscard d’Estaing, le père de la constitution explique sans fard que « la différence porte davantage sur la méthode que sur le contenu (...) Concernant les réponses apportées aux adversaires du traité constitutionnel, il faut constater qu’elles représentent davantage des satisfactions de politesse que des modifications substantielles » (notamment sur la concurrence) (…) Le texte des articles du traité constitutionnel, est donc à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs. Et il conclut, concernant la ratification : « Elle ne devrait pas rencontrer de grandes difficultés (…) car la complication du texte et son abandon des grandes ambitions suffisent à en gommer les aspérités. »

--- Sortir l’Europe de sa crise

Cette continuité entre le Traité constitutionnel et le Traité « Sarkozy » appelle pour le moins un débat public. S’il s’agit de faire revenir ce qui a été rejeté, il faut que les choses soient dites. Affaire de démocratie. Après le vote du référendum de 2005, l’engagement de la France pour une longue période à venir nécessite une nouvelle validation, ou invalidation par le suffrage populaire. Tout aussi grave est la reconduction du socle et de ce qui fonde les politiques néolibérales, conduirait à une nouvelle impasse. Devant le séisme du non français, plusieurs dirigeants européens ont dû admettre - même si ce n’est pas publiquement – que la construction européenne traversait une crise de légitimité populaire. Non pas pour des raisons institutionnelles, mais pour sa carence sociale et démocratique. Ceux qui ne veulent pas voir que le Non n’est pas la cause de la crise mais son expression populaire et politique porte le risque de son aggravation. Au-delà même de la critique rigoureuse du traité, il faut empêcher que se referme la perspective de changement ouverte par le rejet du traité constitutionnel. Il faut maintenir ouvert le chantier des réformes et des ruptures à mettre en oeuvre pour avancer dans la construction d’un nouveau modèle de développement, social, écologique, solidaire. Il s’agit de faire face aux défis de la période et de répondre, enfin, aux attentes populaires.

======> Pétition - Traité européen : nous exigeons un referendum

http://www.pcf.fr/spip.php?article2125

--- Ensemble, exigeons un referendum !

http://www.pcf.fr/spip.php?article2183

Rendez-vous sur le site www.nousvoulonsunreferendum.eu

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

51) VILLENAVE-D'ORNON : Le Gai saVoir théâtre est en résidence

En résistance : Daniel Andraud

Les acteurs du Gai saVoir théâtre sont accueillis en résidence pour deux mois et quatre spectacles à la Maison des arts vivants de Villenave-d'Ornon. A travers ces pièces, la troupe a choisi de présenter des témoignages qui interrogent. Il s'agit de récits, souvent bouleversants et singuliers de femmes et d'hommes qui ont en commun d'être ou d'avoir été en rupture avec leur temps, en conflit avec un monde qui ne pouvait que les rejeter. Une manière de montrer le caractère irréductible de la marginalité, comme sa nécessaire et vitale permanence. Tout au long des semaines à venir, le public sera ainsi appelé à fréquenter les personnages inoubliables que sont Eva Forest, Herculine Barbin, Miriam Mafai et Cesare Battisti.

--- En hommage à une femme. « Eva for Ever » est dédiée à Eva Forest, qui était présente à Villenave-d'Ornon en 1992 lors de la création de cette pièce, dont chaque mot est extrait de son ouvrage majeur « Témoignages de lutte et de résistance ». Ce sont les paroles d'une femme, dont le corps a subi des tortures dans les prisons franquistes. La mise en scène a été pensée dans un registre cabaret, pour représenter la tragi-comédie d'un monde où l'Etat se réserve le droit à la violence impunie. Mais le corps de la femme ainsi exposé ne révèle rien des impénétrables secrets qui animent son âme. Ainara Iribas tiendra le rôle principal dans une mise en scène d'elle-même et de Michel Allemandou. Eva for Ever, samedi 22 décembre à 21 heures, Maison des arts vivants, parc Sourreil, chemin de Leysotte, Villenave-d'Ornon. Entrée 12 euros (réduit 8 euros jusqu'à 25 ans, demandeurs d'emploi, associations). Réservations : 05 56 74 79 76.

http://www.sudouest.com/231207/vil_gir_rivegauche.asp?Article=221207aP1344311.xml

 

52) CENON : O2 Radio était reçue au Sénat lundi dernier, pour la clôture de l'Année européenne de l'égalité des chances

Voix de la tolérance : Chantal Sancho

Abdellah Ahabchane, directeur et porteur de projets de O2 Radio, n'est pas peu fier d'avoir été reçu, lundi dernier, au Sénat pour célébrer la clôture de l'Année européenne de l'égalité des chances, année qui a été lancée en janvier dernier à Berlin et dont l'organisation en France a été confiée à la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations). Sur les 341 projets reçus, 45 furent retenus par un jury issu des ministères concernés, de la société civile et du Haut Conseil à l'intégration. Parmi ces 45 projets, trois sont régionaux, Zoe TV à Pauillac, le lycée professionnel du Pays de Soule et O2 Radio à Cenon. Il s'agissait d'informer et de sensibiliser le public sur six critères de discrimination : le sexe, l'âge, l'origine ethnique, les religions, le handicap et l'orientation sexuelle. O2 Radio, qui donne largement l'exemple en matière de lutte contre les discriminations, a lancé le projet du Micro rempart, concours ouvert à tous donnant la possibilité de proposer un slogan pour justifier cette lutte. La radio a proposé des tables rondes, des conférences (dans les écoles ou les centres de loisirs), des émissions de questions-réponses. L'objectif était de donner la parole aux victimes afin de briser la loi du silence. Le 23 juin dernier, pour célébrer les 10 ans de la radio, la journée fut consacrée essentiellement à ce thème. « Nous avons été invités à Matignon en mars dernier, nous avons été reçus par Dominique de Villepin car notre projet avait été retenu, mais il ne s'arrête pas aujourd'hui ; il avait commencé bien avant et continuera bien au-delà. Les choses bougent, certes au niveau politique, mais encore faut-il qu'elles bougent dans les mentalités », explique Abdellah Ahabchane qui est très heureux que les six salariés de la station (dont un Marocain, un Tunisien, une Portugaise, un Sénégalais) et les 40 bénévoles qui ?uvrent également pour faire fonctionner le média soient très largement unis dans cette lutte. La projection du film montrant les 45 projets a démarré par celui de la radio cenonnaise avec un reportage sur le handicap. Renseignements : O2 Radio 91.3 FM Domaine du Loret à Cenon 05 56 74 76 85 ou 05 56 74 72 55.

http://www.sudouest.com/231207/vil_gir_rivedroite.asp?Article=221207aP1345495.xml

 

53) VEOLIA-TRANSPORT : La CGT et la CFDT ont quitté la table des négociations. Avec FO, ils maintiennent le préavis de grève

Tram oui, bus non : Jean-Paul Vigneaud

Le conflit Veolia-Transport a pris une tournure tout à fait inattendue hier vers 18 heures. Alors que s'engageaient de nouvelles négociations avec la direction, l'intersyndicale a explosé en plein vol. Les représentants de la CGT et de la CFDT ont brusquement quitté la salle. Ceux de Force Ouvrière se retrouvant entre deux chaises ont fait de même peu après laissant leurs camarades de la CFDT et la CGC continuer de dialoguer seuls avec la direction. Bilan : des avis totalement opposés et des décisions qui le sont tout autant. La CGT et la CFDT maintiennent leur préavis de grève pour aujourd'hui. FO le maintient aussi mais pourrait vite le lever si ses adhérents le décident à l'embauche. La CFDT et la CGC, quant à elles, ont définitivement levé le préavis et invitent leurs militants à reprendre le travail. La CFDT étant majoritaire chez les traminots, les trams devraient donc circuler aujourd'hui. Les autres syndicats étant fortement représentés chez les chauffeurs, il ne devrait pas y avoir de bus ou très peu. Ces vagues sont les conséquences du résultat de référendum. Quelque 1 600 salariés ont voté jeudi et vendredi. 52 % ont voté contre l'accord, 48 % pour. Trop peu de différence pour arriver à une conclusion claire et nette. Ce qui explique que les syndicats ont eu du mal à se motiver et faire bloc devant la direction.

--- Dialogue de sourds. Un malaise que Benoit Meugniot, le directeur de Véolia a ressenti, semble-t-il. « Nous avons parlé une heure et demie des conditions de travail, dit-il, je leur ai fait des propositions (notamment pour les récupérations) mais je ne les ai vraiment pas senti prêts à négocier. Je me suis absenté un moment, je suis revenu, la moitié avait quitté la salle. »

« Ce n'était pas la peine de rester, on n'avançait pas d'un poil, Il n'écoutait pas nos revendications, il ne voulait pas aller plus loin que ce qu'il nous avait accordé. » précise de son côté Alain Thomas de la CGT. Bref, un dialogue de sourds et une entente intersyndicale défaillante. Une telle situation d'ailleurs que l'on voit mal comment le conflit va se terminer. Maintien du préavis de grève ? ou alors on passe les fêtes et on reprend tout après ? Hier soir, nombreux sont ceux qui pensaient que la deuxième solution serait retenue. A moins, ce matin, d'un nouveau rebondissement.

http://www.sudouest.com/221207/reg_gironde.asp?Article=221207aP1344604.xml

=====> TRANSPORTS EN COMMUN. L'intersyndicale de Veolia Tranport maintient le préavis de grève pour le week-end prochain, le temps que les salariés prennent connaissance des propositions de la direction

Un référendum tranchera : Jean-Paul Vigneaud

La menace de quatre jours de grève - samedi, dimanche, lundi et mardi - continue de planer sur le réseau tram et bus de la communauté urbaine de Bordeaux. Les organisations membres de l'intersyndicale (FO, CGT, CFTC, CGC, CFDT et CGC) n'ont pas effectivement réussi à trancher, hier, à l'issue de l'ultime réunion de négociations avec la direction. Cette réunion a commencé à 11 heures et s'est terminée à 12 h 30. « À l'issue de celle-ci, un relevé de conclusions a été proposé à la signature des syndicats », précise la direction de Veolia Transport. « Avant de signer cet accord, ceux-ci ont souhaité consulter l'ensemble du personnel. »

---- Oui ou non. Consulter la base, cela n'a rien d'exceptionnel. Ça le devient toutefois ici lorsqu'on apprend que cela ne s'est pas fait dans la foulée (hier) mais se fera seulement aujourd'hui et demain dans le cadre d'un véritable référendum. Avec de vraies urnes, une dans chaque dépôt (donc trois), de vrais bulletins « oui » ou « non » et un scrutin contrôlé et surveillé comme lors d'un vote officiel. Cette solution a été retenue pour permettre à tous les salariés de l'entreprise de participer au scrutin. Ceux qui reprennent le service aujourd'hui voteront ce matin, ceux qui sont en repos ce jeudi pourront le faire sans problème demain. « Sans cela, une partie des salariés n'aurait pas pu s'exprimer », souligne Alain Thomas délégué CGT. Mais pourquoi un procédé aussi lourd qu'un référendum ? « Pas question que l'intersyndicale décide seule, répond le délégué. Cette façon de faire avait été clairement définie au départ du conflit Nous devions pousser au maximum les négociations afin d'aboutir au meilleur compromis possible et ceci fait, soumettre les propositions aux salariés. Ce que nous faisons de la façon la plus démocratique qui soit aujourd'hui. » Les salariés sont ainsi invités à se prononcer sur l'ensemble des propositions de la direction (lire par ailleurs).

--- Un doute. Ces propositions sont positives mais ne sont pas tout à fait celles qu'espéraient les salariés. Aucune embauche promise par exemple. La direction propose aux syndicats une nouvelle réunion, début 2008, pour évoquer les problèmes d'emplois et les conditions de travail. Tout cela fait planer un sérieux doute sur l'issue du conflit. Les salariés accepteront-ils de lever le préavis de grève ? Déjà, hier, les syndicats semblaient ne pas avoir le même avis. Certains estimant les points acquis très positifs, d'autres insuffisants. D'autres pensent aussi que l'on aurait pu se passer du référendum. Christian Jaud (CFTC) apparemment : « Je ne suis pas contre le référendum, c'est une très bonne chose mais je me méfie toujours un peu de ce genre de consultation. Si la position de la base est claire et nette, pas de problème. Si les avis sont très partagés, qu'est-ce qu'on fait ? » Autrement dit, on pourrait arriver à une drôle de situation vendredi : un résultat de référendum mi-figue mi-raisin et des syndicats en désaccord sur la suite à donner au mouvement.

http://www.sudouest.com/201207/reg_gironde.asp?Article=201207aP1329718.xml

======> BORDEAUX. La direction et les syndicats de Veolia Transport se sont quittés, hier soir, sans avoir trouvé un terrain d'entente

Les bus et les trams toujours dans l'impasse : J.-P. V.

« Nous allons certainement interrompre les négociations et nous donner la nuit pour réfléchir. Nous avons fait des propositions, la direction nous en fait d'autres. Nous ne pouvons pas accepter. » Voilà où en était hier soir à 20 heures le conflit qui secoue depuis plusieurs jours la société Veolia Transport et, a fortiori, le réseau de transport en commun de l'agglomération de Bordeaux (tram et bus).

--- Embauches réclamées. Les négociations semblaient pourtant avoir bien commencé. En milieu d'après-midi, lors d'une première interruption de séance, les représentants syndicaux se montraient effectivement très optimistes : « Nous sommes sur la bonne voie. Cela devrait pouvoir aboutir. » Trois heures plus tard, ça coinçait de nouveau, la direction refusant, selon les représentants de l'intersyndicale, de répondre totalement aux souhaits des salariés.

Les revendications portent rappelons-le sur des embauches nécessaires (une centaine sont réclamées), les salaires (une augmentation de 7 % est souhaitée), les conditions de travail et une prime de fin d'exercice. Au moment de l'interruption des négociations, l'on ne savait pas jusqu'où la direction avait accepté d'aller. « Insuffisant », se bornaient à répéter les syndicats.

--- Reprise. Sauf rebondissement ou nouvelle demande de réflexion complémentaire, les négociations reprendront ce matin à 11 heures. Avec tout cela, l'épée de Damoclès continue de planer sur le week-end prochain. Si rien n'aboutit, les chauffeurs et traminots ne travailleront pas samedi, dimanche et lundi. Le plus gros coup dur qui pourrait arriver aux commerçants du centre-ville à la veille de Noël.

http://www.sudouest.com/191207/reg_gironde.asp?Article=191207aP1323369.xml

 

54) BORDEAUX : Dans leur lettre au Père Noël, les membres de la Fédération des usagers des transports en commun (Fnaut) demandent des améliorations, tant sur le réseau SNCF que sur le réseau du tramway

Les usagers ont des souhaits : Jean-Paul Vigneaud

Il ne faut pas compter sur les membres de la Fédération nationale des usagers des transports en commun (Fnaut) pour critiquer sévèrement les cheminots, chauffeurs ou traminots grévistes. « Comme nous n'avons pas apporté de jugement en novembre lors de la grève SNCF, nous n'apporterons pas de jugement aujourd'hui sur la grève des chauffeurs de bus et conducteurs de tram », précise Christian Broucaret, président de la Fnaut en Gironde. Pas de jugement mais un souhait tout de même : « Que les négociations s'engagent vite et qu'elles soient satisfaisantes. »

--- La SNCF. Satisfaisantes surtout pour le personnel, semble-t-il, les membres de la Fnaut ayant, c'est sûr, plus d'atomes crochus avec ceux qui font tourner les machines qu'avec les décideurs. Ainsi, tapent-ils dur actuellement sur la direction de la SNCF qui, selon eux, « fait tout pour favoriser le TGV et en oublie les lignes transversales ». Bordeaux-Lyon et Bordeaux-Nantes, notamment.

« Consultez le site de la SNCF. Pour aller à Lyon, elle ne vous propose plus la ligne directe, elle suggère de passer par Paris ! Ce qui lui permettra de dire un jour : vous voyez, il n'y a plus personne sur la ligne directe, on la supprime. » D'après la Fnaut, il est donc temps de réagir pour que ces lignes soient conservées, mieux traitées et mieux vendues.

--- Le réseau tram. Ceux qui décident pour le réseau tram ne sont pas plus gâtés en cette période de Noël. Pas de ligne prévue jusqu'à l'aéroport, c'est une aberration. « On est en train de passer à côté de quelque chose d'important. » Ils regrettent tout autant qu'il n'y ait pas de rames longues sur la ligne qui mène et part de la gare. « Que ceux qui disent, comme Monsieur Brana, que les rames ne sont jamais ici bondées viennent à l'arrivée des grands trains ! »

Quant aux discussions sur le tram via la rue Fondaudège, elles sont, selon les usagers, totalement ridicules. « Cette ligne, il faut absolument la réaliser et c'est par là qu'il faut la faire passer. Avec une piste cyclable à deux sens tout au long. C'est indispensable pour alimenter le nord-ouest de l'agglomération. » Sur ce réseau tram, les usagers sont intarissables. La liste de leurs souhaits est aussi longue qu'un jour sans fin. Quelques exemples. Ils désirent un meilleur cadencement sur la ligne B (universités), une meilleure signalisation (l'annonce des trois prochains trams), un marquage au sol sur chaque quai pour indiquer là où s'ouvrent les portes, un pavage général des abords de la station Bourgogne pour éviter de s'embourber en traversant les voies lorsque l'on doit changer de quais, des stations plus propres (avec tri sélectif pour récupérer les journaux gratuits) et l'annonce à bord des rames du côté où s'ouvrent les portes à la station prochaine. « Tous ces souhaits, on les envoie au Père Noël, disent-ils, revenez pour la galette des Rois, on en soumettra d'autres ! »

http://www.sudouest.com/181207/reg_gironde.asp?Article=181207aP1318641.xml

 

55) BORDEAUX : Manifestation de soutien à trois ouvriers victimes de l'amiante.

Le dossier sera plaidé le 16 mai 2008 - Le procès reporté

--- Le procès n'a pas eu lieu. L'avocat parisien d'une des parties, Me Ledoux, a été empêché à cause d'une grève du personnel d'Air France à Orly. Près d'une centaine de personnes avait pourtant fait le déplacement, déployant des banderoles devant le tribunal des affaires de la Sécurité sociale (TASS) de Bordeaux pour soutenir trois anciens salariés, poudriers et électriciens, reconnus en maladies professionnelles contractées au cours de leur activité professionnelle à l'entreprise BSN de Vayres, à la SNPE de Saint-Médard et à EDF. Ce n'est que partie remise mais tous attendaient beaucoup de ce procès et avaient répondu présent à l'appel du Collectif élimination rapide de l'amiante, défense des exposés aux risques (Cerader 24). Une action relayée par Allo Amiante Bordeaux, la CMCAS 33 et l'Union départementale CGT de la Gironde. « Ils sont des dizaines de milliers comme eux en France à avoir été contaminés par ce poison et à être atteints de plaques pleurales, maladie de l'amiante s'il en est puisque cette pathologie est reconnue comme un "marqueur de l'amiante" par notre législation sociale », s'insurge le président du Cerader 24, René Vincent.

--- Travailler pour vivre, pas pour mourir. Et le militant de se lancer dans un réquisitoire contre le Medef qui « voudrait supprimer cette maladie du tableau des trente maladies professionnelles. Pour ne plus payer la casse dont il est responsable ». Les années qui passent sont marquées, pour le Cerader, par une inflation du nombre de dossiers traités.

--- Pour une grande part de ces dossiers, la maladie professionnelle a été reconnue. C'est la première étape du combat de l'association, qui peut ensuite saisir les tribunaux des affaires de la Sécurité sociale pour tenter de faire condamner les employeurs pour faute inexcusable.

--- Réparation intégrale. Mais les associations craignent que les entreprises appelées hier ne contestent leur responsabilité. Or les anciens salariés qui portaient leur cas devant le TASS hier ont été exposés à l'amiante qui les a environnés et qu'ils ont manipulée pendant des années. « Travailler pour vivre, oui? mais travailler au risque d'en mourir, non », répètent les militants. « Nos vies valent plus que les profits, nous saurons le rappeler », soulignent-ils.

Hier, le comité de soutien a voulu faire passer un message au président du Tass. « Nos associations attendent de vous réparation des préjudices subis par leurs maladies. Et une telle réparation, qui a déjà tant tardé, ne sera que bien faible car rien ne leur rendra la santé perdue et cette pression psychologique permanente d'une évolution médicale négative ». « La réparation que nous venons demander, on le comprend, même si nous la nommons "intégrale" ne le sera jamais complètement. Nous espérons que cela ne vous échappera pas », concluent les associations. Tous se sont donné rendez-vous le 16 mai.

http://www.sudouest.com/221207/reg_gironde.asp?Article=221207aP1344461.xml

 

56) Compte-rendu de la Réunion du FSL33 du Lundi 10 décembre 2007 à l’Athénée.

En attendant les retardataires éventuels nous avons débattu de la formulation des thèmes de la rencontre du 26 janvier 2008 à Bordeaux dans le cadre du Forum Social Mondial décentralisé (FSM), arrêtés lors de la précédente AG et qui posait problème à certains.

Pour rappel :

1 - Face aux guerres militaires, économiques sociales écologiques, quels chemins pour construire la paix ?

2 -Urgences sociales, urgences écologiques, Quelles ripostes ? Quelles réponses ?

--- Après discussions, les formulations soumises au vote et  retenues sont :

1 -Face aux guerres militaires, économiques, sociales, écologiques, un autre monde est encore possible.

2 -Comment concilier urgences sociales et urgences écologiques ?

En complément de la journée du 26, Isabelle propose que nous fassions une Projection de Film suivie d’un débat au cinéma Utopia le 28 janvier. Proposition adoptée, sur le thème des agro-carburants. Dany est chargée de contacter Fabrice Nicolino, auteur du livre : « La Faim, la Bagnole le Blé et Nous ».

--- Proposition de Déroulement de la journée du 26 janvier 2008 :

Le contenu de la journée est à continuer de travailler. Plusieurs propositions sont faites : Les deux thèmes seraient abordés dans l’après-midi.

-- Une première partie de 14h à 16h sur le premier thème : Un Forum à partir de trois interventions de 5 à 10mn maximum qui pourrait-être Jean-Marie HARRIBEY Co-Président d’ATTAC, Eric BERR Responsable du CADTM33, Vincent TACONET Président d’Espaces Marx Aquitaine, suivi d’un débat.

-- Une seconde partie qui pourrait se décliner en deux temps : 1 heure d’information autour de projection (Amener des  Magnétoscopes, posters…..) suivie d’une heure de discussion/débat  à partir d’une introduction de Jean-Luc GASNIER.

Plusieurs pistes sont lancées pour les vidéos dont la Vidéo d’Elias Davidson sur la réouverture du procès du 11 septembre. Françoise propose de recenser les documents vidéos utilisables.

--- Chaque organisation pourrait disposer d’une table pour ses publications et présenter ses activités.

--- Réservation d’une salle : réponse pour le 10 janvier au plus tard pour parution dans La Gazette d’UTOPIA. Plusieurs personnes s’investissent dans la recherche: Nadège  pour la salle J. Lurçat à Bègles et Grand parc et St Augustin à Bordeaux. Françoise pour le Centre Marcel Paul à Bordeaux

Dominique propose de terminer la journée par une soirée festive, Repas type Auberge Espagnole et solliciter des Groupes Musicaux, ou lecture de Textes,… : « Groupe Les Demoiselles »,…

--- Lettre d’invitation aux organisations  pour la journée du 26 janvier et le FSL en Mai:

Michel nous lit une proposition de lettre. La date proposée du 3, 4 mai risque de poser problème, le 1er mai étant un jeudi tout en étant la seule avec le 10, 11 mai disponible.

Remarques : expliciter les sigles employés FSL (Forum Social Local), FSM (Forum Social Mondial), joindre Un bulletin de participation et un appel cotisation :

--- L’adresse  pour envoyer les réponses : FSL C/o ATTAC 33 BP 142  33008  Bordeaux Cedex

Chèque au nom de « FSL33-Attac 33 »

L’assemblée ayant opté pour une préférence au courrier papier, afin de limiter les dépenses, il ne sera fait qu’un envoi pour les deux évènements, et des rappels par E Mails.

Le financement de la journée est à l’étude comme suit :

- utiliser d’abord nos fonds propres pour garantir l’indépendance du FSL33

- Nous disposons d’un reliquat de 300€ environ.

- Proposer au PCF33 de faire l’avance pour le tirage et l’envoi des lettres

Les propositions de cotisations des participants sont énoncées au minimum comme suit :

2 € pour les particuliers, 10 € pour les associations et organisations (Ces chiffre étant une indication minimum, ceux qui peuvent faire plus sont bien entendu les bienvenus). Vous pouvez dors et déjà envoyer votre contribution.

Il est demandé à toutes et tous d’adresser à Dominique BELOUGNE les coordonnées Email et Postales des organisations que chacun pense utile d’associer au FSL pour n’oublier personne.

Ecrire à <Dominique.Belougne@gmail.com>

--- Organisation : mise en place d’un secrétariat.

Le rôle du  secrétariat sera de mettre en œuvre les décisions du CA

Nadège, Michel, Marthe, Jean-Bernard et Françoise se proposent

Jean Luc est d’accord pour assurer le poste de Trésorier.

Le secrétariat est ouvert à toute personne ou organisation qui souhaite y participer.

--- Création du site et des outils de liaison :

En un premier temps, Guy Philippe Meyer se propose pour créer un blog. En attendant, le Forum de discussion reste actif de même que la liste de diffusion de la Lettre d’Information.

Pour s’inscrire à la Lettre d’Information :

L'URL pour s'inscrire est : mailto:fsl33infos-request@ml.free.fr?subject=subscribe

ou encore écrire à < fsl33infos-request@ml.free.fr > avec en objet subscribe. 

Pour s’inscrire au Forum de discussion :

Envoyer un message à fsl33-request@ml.free.fe  en mettant pour objet : subscribe

Ensuite l’adresse mail pour communiquer est  fsl33@ml.free.fr

--- Projet de Conférence de presse :

Il est souhaitable de faire une conférence de presse quelques jours avant le 26 Janvier.

Date proposée, le mardi 22 janvier 11h30 à la Salle de la Cheminée au Cinéma UTOPIA si c’est possible. Marthe et Michel se chargent du communiqué de presse.

--- Prochaine réunion le Lundi 14 Janvier. A l’Athénée à 20h (Salle réservée par ATTAC33)

ODJ : qui se charge d’inviter la presse ?

Pour le reste de l’ODJ, envoyez vos propositions sur le forum.

--- Etaient présents(es) (21 participant(e)s): Des militant(e)s d’Alternative 2007 comité Gironde, Attac campus Bordeaux, Attac 33, Tchernoblaye, LCR 33, Utopia, collectif Reopen 911, Espaces Marx, Agir autrement "pour un développement durable" - Excusés : Ligue des Droits de l’homme, Palestine 33, PCF33 -From : < fsl33.infos@gmail.com>

 

57) PASSERELLE SAINT-JEAN : L'architecte Jean de Giacinto propose de créer auprès de l'ouvrage remis en lumière un centre de recherche sur l'environnement marin

Une seconde vie possible : Jean-Paul Vigneaud

Jean de Giacinto jubile. À la 23e page de « Bordeaux 2013 », la brochure luxueuse remise cette semaine à Paris pour soutenir la candidature de Bordeaux comme « Capitale européenne de la culture en 2013 », figure le projet de réhabilitation de la passerelle Eiffel. La consécration avant l'heure. « La preuve que notre projet tient la route et qu'il s'inscrit bien dans une démarche positive et véritablement culturelle », souligne l'architecte. Les propositions ne sont pas seulement retenues, en effet, elles sont citées en exemple et illustrées avec une photo géante de la passerelle Eiffel.

--- Un cap de franchi. Myriam Larnaudie-Eiffel, porte-parole des descendants de l'illustre constructeur et de l'association « Sauvons la passerelle », partage la joie et l'optimisme de l'architecte. « On vient vraiment de franchir un cap, dit-elle. Nous ne sommes plus les seuls à penser qu'il y a quelque chose à faire avec cet ouvrage unique et qu'il s'agit d'une opportunité qu'il ne faut surtout pas laisser passer. » Suffisant en tout cas pour donner des ailes à Jean de Giacinto. Jusque-là, l'architecte s'était montré un peu réservé. Il est vrai qu'il pouvait donner l'impression d'avoir un double langage et de vouloir un peu tromper son monde. C'est lui qui a dessiné le nouveau pont de fer. Comment pouvait-il, du même coup, défendre son ouvrage ultramoderne et la vieille passerelle qui pouvait faire de l'ombre à son travail ? « Ce n'est pas le patrimoine que je défends, répond-il, c'est l'innovation qui s'appuie sur le patrimoine. » « Lorsque j'ai travaillé sur le nouveau pont, explique-t-il, j'ai suggéré à Réseau ferré de France une reconversion partielle de la passerelle : conserver deux tronçons côté Bastide pour en faire un belvédère, une sorte de grande terrasse avançant sur l'eau pour donner un prolongement original au parc prévu rive droite. Cela n'a pas été retenu. »

--- Le lien naturel de trois projets. Lorsque des dizaines de Bordelais se sont soulevées pour protester contre la destruction de la passerelle et tout faire pour l'éviter, Jean de Giacinto les a donc tout naturellement rejoints. Avec le même objectif : utiliser le passé pour construire un projet d'avenir. Ce projet, il le présente aujourd'hui à tous ceux et celles qui le désirent. Comme il l'a présenté à Alain Juppé l'été dernier. Dans son travail de recherches, Jean de Giacinto met en avant le rôle majeur que la passerelle pourrait jouer au c?ur du quartier, une zone balayée actuellement par le souffle de la rénovation. Rive gauche : la poursuite de l'embellissement des quais (Michel Courajoud) et le projet d'aménagement Paludate-Belcier (Treuttel-Garcia). Rive droite : le parc des berges (Michel Desvignes). « Regardez bien la carte ! », dit-il. « La passerelle est pile poil au milieu. Elle est un lien qu'il faut absolument conserver, le moyen unique d'aller à pied ou à vélo d'un lieu à l'autre. »

--- Un centre de recherche sur l'environnement marin. Pour l'architecte bordelais, maintenir la passerelle, cela permettrait aussi de créer une vraie porte pour Bordeaux illustrant au mieux les deux faces de la ville d'aujourd'hui. Côté pile : le patrimoine avec un ouvrage original et unique. Côté face : l'innovation avec un pont de fer ultramoderne. Le passé et l'avenir côte et côte mise en lumières. Une fois maintenue et rénovée, la passerelle pourrait également servir de base d'un projet d'animation de quartier ambitieux.

Les deux extrémités de la passerelle coupées, 2 400 m² se retrouveront disponibles au milieu du fleuve. Jean de Giacinto prévoit deux passerelles d'accès, une de chaque côté. « Sur cet espace, on peut tout imaginer, dit-il, un passage piéton, une piste cyclable, un lieu d'exposition même un engazonnement sur toute la longueur. » À proximité, rive gauche, l'architecte verrait bien un lieu de vie et de découverte dont un centre de recherche sur l'environnement marin. Ce centre serait consacré à l'océan Atlantique et au plus bel estuaire d'Europe avec des expositions, aquariums, jardins aquatiques, animations. Tout cela en étroite collaboration avec des chercheurs du monde entier.

Pour que ce projet ou d'autres se réalisent toutefois il faut sauver la passerelle. 8 millions d'euros à trouver avant avril. La ville de Bordeaux met 2 millions. Si les autres collectivités (CUB, Département et Région) ne suivent pas, la passerelle disparaîtra du paysage.

http://www.sudouest.com/231207/vil_gir_bordeaux.asp?Article=221207aP1344222.xml

 

58) SAINT-MICHEL : Kebbadi Boubram a vécu dans le quartier dans les années 70. Il fait un point sensible sur son évolution

Un oeil sur le passé : Gwladys Lescouzeres

Kebbadi Boubram a été une grande figure du quartier dans les années 80. Après les Accords d'Évian mettant fin à la guerre d'Algérie et déclarant l'indépendance à son pays d'origine, il a décidé en 1962 de venir vivre en France. C'est Bordeaux qui l'accueillera, tout seul, à l'âge de 17 ans. Des débuts difficiles pour cet homme qui a toujours cherché à s'intégrer dans ce qu'il appelle désormais « son pays, la France ». Il s'est installé dans le quartier Saint-Michel en 1974, 64, rue des Menuts, un endroit qui lui a offert un toit après avoir dormi dans les rues pendant de longs mois. Taximan, voici son premier job, dans les années 80. C'était le seul Algérien qui faisait le taxi. À l'époque, dit-il, « il était très difficile pour un Algérien de s'intégrer ». Le meilleur moyen de mettre toutes les chances de son côté s'était d'apprendre la langue. Il a donc pris des cours du soir pour faire son travail de taximan de la meilleure façon que ce soit. Toujours est-il que lorsqu'il analyse aujourd'hui l'évolution du quartier et l'intégration des étrangers en France et dans la ville de Bordeaux, il avoue que les difficultés sont beaucoup plus flagrantes, « avant il y avait moins de racisme, moins de violence, on pouvait discuter avec les gens du quartier de notre intégration, à l'heure actuelle, la communication est quasiment bloquée ».

--- Le bon vieux temps. Désormais, il ne vit plus dans le quartier. Avec sa femme, ils se sont acheté une maison à Podensac, pour couler des jours heureux et profiter de leur retraite. Dans le quartier Saint-Michel, on le croise malgré tout très souvent. Il vient y voir sa fille, qui vit rue Traversane, il vient voir sa petite fille, son beau-frère, ses vieux potes du quartier avec qui il joue aux boules et se rappelle du bon vieux temps. Celui des longues discussions sur la place Saint-Michel, des bars, des restaurants espagnols et portugais, d'une vie moins chère et « plus libre ». « Aujourd'hui cette ambiance n'existe plus, les Espagnols sont pour la plupart partis. Dans les années 80, il y avait un bar rue des Menuts, mais il a fermé » regrette-t-il. « Ils ont tous fermé ».

Il se rappelle aussi d'une véritable expression culturelle à travers de nombreuses animations, « dans la rue Camille-Sauvageau, les Espagnols et les Portugais organisaient des « minis férias », avec des lâchers de vaches, ils jouaient tous à Tarzan pour éviter l'accident, ces moments sont gravés dans l'histoire du quartier ! » car « ça animait beaucoup la vie de Saint-Mich et Sainte-Croix », se souvient-il. En 2007, le quartier semble moins animé mais il garde son particularisme, Saint-Michel est définitivement le symbole du multiculturalisme, la même odeur règne ici, la même que celle des années 1980. « Les gens du quartier se mobilisent, on le voit bien, mais ça va mal, la vie est de plus en plus chère pour eux, les gens s'en sortent plus et ça n'arrange rien », s'indigne-il. Homme de valeurs et de principes, il défend la liberté, l'égalité et surtout la solidarité, « c'est une valeur essentielle, avec l'éducation pour que ce petit village en plein c?ur de Bordeaux continue d'enrichir son histoire de souvenirs et de fierté ».

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=====> SAINT-MICHEL. La réhabilitation de la place est en marche et un premier atelier a permis de mettre au jour plusieurs idées. Pourtant, une rumeur rode sur le marché

Rumeur sur St Mich' : Isabelle Castéra

«On a la trouille. Écrivez-le qu'on ne va pas nous supprimer le marché. Ni le déplacer ailleurs. On veut un papier signé ! » Celui qui parle est commerçant non-sédentaire sur la place Saint-Michel. Il interpelle Michel Duchène adjoint à l'urbanisme, lors du premier atelier organisé par la mairie, en vue de la requalification de la place Saint-Michel. À vrai dire, ils sont tous inquiets les commerçants. « Ça veut dire quoi, requalification ? On a peur d'un bouleversement total de la place, la rumeur court. « J'étais présente lors d'une réunion en présence d'Alain Juppé, clame une jeune femme. Il a été question de déplacer le marché de Saint-Mich' à Brienne. Alors ? » Michel Duchène rame. Il répète « non », « non et non » « que toutes ces rumeurs sont infondées. Qu'on ne touchera pas au marché? »

--- Rénover oui, mais. « Cette histoire circule depuis plusieurs années, et je ne sais pas pourquoi, admet l'adjoint au maire. Il n'y a jamais eu à la mairie le début d'une idée de déplacement de ce marché, qui aujourd'hui, en flux financier, est le plus important de la région ! « En revanche, ce n'est pas le cas du marché Victor-Hugo, qu'on devait raser pour créer un espace vert. Là, il y a eu débat, ça a circulé dans les couloirs de la mairie. Mais non. Pas St Mich'.» Christine Pénicaut, secrétaire général du syndicat des commerçants non sédentaires du Sud-Ouest confirme la bonne santé de cette rumeur, laquelle ne cesse d'enfler. Elle parle d'un climat délétère sur le marché, les commerçants ne veulent pas « signer un chèque en blanc à la mairie ».

--- Pas de délibération. « Le projet de réhabilitation de la place ne fait que renforcer cette rumeur, insiste-t-elle. Nous sommes vigilants, ce marché compte beaucoup. Il fait vivre près de 500 commerçants. Toutes ces questions viennent raviver des craintes : on ne veut pas être mis en gestion privée, il faut que les conditions de travail des commerçants soient garanties. Les riverains réclament un espace vert autour de la Basilique, mais pas au détriment du marché quand même ! » D'où a démarré cette satanée rumeur ? Les commerçants se renvoient la balle, pointent du doigt certains élus qui auraient pris un malin plaisir à susciter quelques inquiétudes. « Pas du tout, se défend Jacque Respaud, élu socialiste. Je ne fais que répéter ce que j'entends sur le marché. Sous prétexte de faciliter la vie des riverains, on veut contraindre les commerçants à partir sur les quais, en plus ça contribuerait à l'animation des quais. Certes, je n'ai jamais vu passer une délibération l'attestant à la mairie ! » «Quel intérêt aurait la mairie de déplacer un marché qui fonctionne ?»

L'élu estime que le marché Saint-Michel ne bénéficie pas du même traitement que celui des Chartons, par la mairie. « Les droits de plaçage sont très élevés et les commerçants ne bénéficient d'aucune réduction », affirme-t-il. En plein coeur du marché, Marie-Claude Abadie, propriétaire de la brocante, le Passage et des Hangars, entend faire taire les mauvaises langues. « C'est pas vrai, cette histoire de déplacement du marché. J'en entends parler tous les jours et chaque fois, je m'acharne à rassurer tout le monde. Quel intérêt aurait la mairie de déplacer un marché qui fonctionne ? » Elle affirme avoir « enquêté » et sait que la réhabilitation de la place ne signifie pas la fin du marché. L'atelier pour la réhabilitation de la place Saint-Michel a finalement pu se poursuivre sans plus de difficultés. Riverains et commerçants sont tombés d'accord pour une réfection du site, qui mérite quelques aménagements. Les idées ont fusé. Tout le monde est unanime : il faut supprimer le boudin en béton qui détermine la place. Élargir le jardin autour de la basilique, repenser les sens de circulation afin de permettre au marché de prendre de l'extension. « À partir de ces idées maîtresses, nous allons revenir au mois de janvier pour un second atelier, avec des propositions et quelques premières esquisses », a annoncé Michel Duchène. Marie-Claude Abbadie a envoyé un courrier à la mairie, le lendemain de cette réunion : elle souhaite l'intervention des élèves de l'école d'architecture et des Beaux-Arts autour d'un projet « Dessinez-moi Saint-Mich'». Une idée à retenir.

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59) FRAC AQUITAINE. Le fonds a annoncé vouloir se doter d'un nouvel espace, à sa véritable dimension

Un nouveau lieu pour l'art contemporain

« C'est un vrai patrimoine d'art contemporain », estimait hier Bernard de Montfort, à l'occasion de l'ouverture de « Pièces maîtresses », l'exposition qui marque le 25e anniversaire du Frac Aquitaine, dans le hall du Conseil régional. Le président du Frac, qui est l'ambassadeur de France en Allemagne, avait fait le déplacement tout exprès à Bordeaux, pour délivrer ce satisfecit à ceux qui l'ont précédé depuis 24 ans et ont réuni près de 1 000 ?uvres. Mais il voulait surtout tracer les grandes lignes de la nouvelle politique de l'institution qu'il préside et que dirige depuis un an Claire Jacquet. Le projet le plus important à long terme est la décision de doter le Frac d'un nouveau lieu à sa véritable dimension, situé dans l'agglomération bordelaise. Ce pourra être aussi bien une construction contemporaine ex-nihilo qu'une réhabilitation. Un bureau d'études va être choisi prochainement pour proposer les solutions adaptées au concept défini par l'équipe du Frac, pour que le lieu « soit encore vivant dans 10 ou 15 ans ».

--- Démocratisation. Bernard de Montfort estime qu'il doit tenir compte de la « démocratisation de l'art, c'est-à-dire la diversification des publics mais aussi de la relation plus intime qui s'instaure entre les artistes et le public ». Il doit aussi permettre le mélange des disciplines artistiques dans la mesure où l'art contemporain s'oriente de plus en plus dans cette direction. Il lui appartient enfin d'assumer une dimension nomade puisqu'il s'agit d'une collection destinée à rayonner dans toute la région. Au milieu de l'année prochaine, une fois nanti du feu vert de l'État et de la Région, le Frac devra avoir choisi son emplacement, et il devra prendre la décision d'appel d'offres. Bernard de Montfort mène le chantier avec conviction. « Pourquoi aujourd'hui l'art contemporain a-t-il une attractivité aussi forte ? », demande-t-il, persuadé que « beaucoup de villes dans le monde ont réussi à changer leur image, à acquérir une nouvelle vitalité grâce à des créations d'art contemporain. Un peu à cause d'un certain snobisme, qui d'ailleurs a toujours existé. Mais surtout parce que l'on traite la création artistique, avec tout ce que cela représente d'humanisme et de compréhension du monde d'aujourd'hui. En Aquitaine, notre rôle c'est d'être un peu des éclaireurs du monde de demain en ayant des contacts avec ceux qui changent le monde aujourd'hui. » « Pièces maîtresses » jusqu'au 22 février, du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures, Hôtel de Région. http://www.sudouest.com/211207/france.asp?Article=211207aP1336019.xml

 

60) BÈGLES. Créé par Alexandre, le cirque Romanès connaît un succès qui va au-delà de toutes espérances, sans jamais perdre son esprit familial ni ses origines gitanes

Le cirque d'origine : Barnabé Chaix

La vie n'est jamais comme on croit. » Alexandre Romanès n'a jamais imaginé que le cirque qu'il a monté connaîtrait un tel succès. À Paris, Anvers ou Madrid, les gens se pressent pour voir le spectacle, certains se battent. Son petit chapiteau, installé à Bègles depuis fin octobre, ne désemplit pas. Le grand-père d'Alexandre Romanès était montreur d'ours dans les Carpates. Un jour, il a tendu de la toile de matelas sur un piquet en bois, pour y jouer son spectacle avec ses trois femmes et ses douze enfants. Une belle famille, « mais le plus embêtant, disait-il, c'est l'ours ». Les phrases comme celle-ci, héritage de la culture tzigane, Alexandre a décidé de ne plus les laisser s'échapper. Il les a posées sur papier. Une drôle d'idée pour un gitan, qui témoigne de son inquiétude face à l'oubli.

--- Spectacle vivant. « Souvent coincés entre l'autoroute et la décharge, les Gitans occupent la dernière place dans la société. Mais cette place me plaît, je n'en voudrais pas d'autre » (1). Paroles d'un sage homme, d'un homme pas toujours sage. Quel cirque l'est ? Le patriarche fait la liste des numéros du soir : « Quelle pagaille ! Ils changent l'ordre, ils changent les numéros. Je ne suis même pas au courant ! » Sur la piste en effet, tout est vivant, même les balles de ce jongleur qui aurait pu être clown, ou l'inverse peut-être.

Des tapis usés, une table bancale, des bancs à la peinture écaillée, c'est un beau cirque. Un spectacle brut, épuré, pas de fauve rugissant ni de costume à paillette. Juste des jupes qui volent au rythme des gitanes glissées dedans ; pas de fauve, c'est vite dit?

--- En piste. Toute la famille est sur la piste. Heureusement pour les grimpeurs de cordes, qui ne montent pas tant grâce à leurs bras que grâce aux cris de la smala. Plus qu'un spectacle, c'est une invitation à la fête, façon tzigane. Un vrai cirque, authentique. Un voyage dans le temps, car s'il ne fut pas le seul, il est sûrement le dernier. Quand toute la famille se met à danser au rythme de l'orchestre, on ne peut s'empêcher d'applaudir : quel cirque !

(1) « Un peuple de promeneurs », aux éditions Le Temps qu'il fait, 2000. »

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61) CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE. Lyon, Marseille et Toulouse font aussi partie des villes françaises sélectionnées, hier, par le jury. Il y avait huit candidates

Bordeaux ira en finale : Catherine Darfay

On attendait le verdict pour le mois prochain, il est finalement tombé hier soir : Bordeaux fait partie des villes retenues pour le titre de capitale culturelle européenne en 2013. Elle partage ce privilège avec Lyon, Marseille et Toulouse. Ce qui, à bien y regarder, n'est pas bien surprenant.  On se doutait bien que, entre Lyon et Saint-Étienne, comme entre Marseille et Nice, il y aurait une ville de trop. Quant à Amiens, sa candidature très tardive ne plaidait guère en sa faveur, l'offre strasbougeoise étant enfin apparue mystérieuse à beaucoup. Les huit villes candidates ont néanmoins passé leur grand oral, hier et avant-hier, sur le même scénario : un jury composé de dix personnalités choisies par les institutions européennes d'une part et le ministère de la Culture d'autre part, une demi-heure pour présenter le dossier et une autre pour répondre aux questions.

--- Rassurant. Bordeaux était la dernière ville à passer le grand oral hier midi. Alain Juppé, Alain Rousset, Vincent Feltesse et un représentant de Philippe Madrelle - celui-ci étant retenu par le budget - étaient accompagnés de Richard Coconnier, chef de projet et de Vaira Vike-Freiberga, l'ancienne présidente lettone, présidente du comité de parrainage. Même si elle ne dit pas grand-chose du programme de 2013, l'alliance entre la Ville, la Région, la CUB et le Département était de nature à rassurer un jury censé se méfier des effets de manche. En tout cas, la candidature bordelaise était la seule à faire part de l'engagement conjoint et chiffré (10 millions chacun) de quatre collectivités territoriales. « Et Vaira Vike-Freiberga a donné une vraie dimension européenne au dossier », ajoute Richard Coconnier. L'histoire ne dit pas si le jury a apprécié à sa juste valeur le sel d'une situation qui voit les deux Alain défendre un même dossier alors qu'ils sont déjà adversaires pour les municipales. En attendant, Alain Juppé a salué hier soir cette « très bonne nouvelle qui reconnaît le foisonnement culturel » et remercié « le remarquable travail effectué en quelques mois » par l'équipe qui porte le projet. Alain Rousset y a vu « l'occasion de se donner un formidable coup de pied au cul et une nouvelle exigence pour tout remettre à plat ».

=====> Et maintenant ?

Le fait que le ministère de la Culture ait « lâché » l'info dès hier soir, alors que le jury avait un mois pour rendre son verdict dit assez quel enjeu représente le titre de capitale culturelle pour les villes candidates. Les quatre élues ont un an pour affiner leur dossier en vue d'un second examen à la fin 2008 qui portera davantage sur le contenu. Pour l'heure, le dossier bordelais fourmille de projets d'inégale valeur que l'équipe conduite par Richard Coconnier, codirecteur du Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, devra sans doute élaguer. Quatre villes slovaques devront se livrer au même parcours du combattant pour le titre de co-capitale.

http://www.sudouest.com/201207/reg_gironde.asp?Article=201207aP1329488.xml

=====> CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE. --Bordeaux défend sa candidature pour 2013 aujourd'hui à Paris. Avec de gros dossiers classiques et un petit film inattendu

La carte de la fraîcheur : Catherine Darfay

Le grand oral que passent en ce moment les villes françaises candidates au titre de capitale de la culture en 2013 se prête a priori assez peu à la fantaisie. Devant un jury composé de six membres désignés par la France et de sept experts nommés par les institutions européennes, la délégation bordelaise dispose d'une demi-heure, aujourd'hui à midi, pour répondre à un cahier des charges assez précis portant, plus que sur le programme, sur des questions techniques aussi indispensables que les infrastructures ou le financement. Cerise sur le gâteau, le maire Alain Juppé, le président de la CUB Vincent Feltesse, le président de la Région Alain Rousset (le quatrième partenaire, Philippe Madrelle, est retenu par le vote du budget au département?) et le chef de projet Richard Coconnier emportent dans leurs bagages un petit film signé Thomas Bardinet et Thierry Lahontâa.

--- Désir de culture. Et là, il se pourrait que Bordeaux fasse la différence. Évidemment, on ne pouvait guère compter sur le cinéaste et le graphiste bordelais pour donner dans la promo bien léchée. Surtout avec quelques jours à peine pour réaliser un court-métrage de quatre minutes, sans hélico ni stock de figurants. « La plupart des films de ce genre débitent de la musique et de la vue aérienne au kilomètre, sans jamais faire de la culture une affaire de désir ni de gens, estime Thomas Bardinet. Puisque nous n'avions ni l'envie, ni le talent, ni les moyens de réaliser un film publicitaire, autant faire quelque chose de frais et de léger », renchérit Thierry Lahontâa.

---- Un jour de tournage. La mini-production des deux compères a donc pour héros un photographe barbu qui court après une jeune fille rohmerienne dans les lieux clefs de la ville et même d'au-delà, du pont de pierre aux vignes. Au passage, et grâce aux manipulations d'images chères à Thierry Lahontâa, le Grand Théâtre devient boîte à musique, le génie des Quinconces s'agite sur un air de flamenco, Goya perd la tête et les clapotis de la Garonne valent bien le miroir d'eau?

Un jour de tournage, trois jours de montage et de post-synchronisation ont suffi à boucler un film qui décoiffe sans avoir l'air d'y toucher. Joli coup !

http://www.sudouest.com/191207/vil_gir_bordeaux.asp?Article=191207aP1321857.xml

 

62) LA BASTIDE. Avec serres et salles d'exposition, le jardin botanique vient de prendre sa configuration définitive. On attend au moins 50 000 visiteurs par an

La nature à portée de main : Patrick Faure

«Un élément majeur de reconquête de La Bastide. » C'est en ces termes qu'Hugues Martin, adjoint au maire, a défini la configuration définitive du Jardin botanique de la rive droite, lors de l'inauguration, mardi, des serres et salles d'exposition, lesquelles viennent ainsi s'ajouter au jardin proprement dit.

Et quel succès ! Une foule de plusieurs centaines de personnes se pressait là, pour ce qu'en d'autres circonstances on aurait considéré comme une inauguration parmi d'autres.

--- Biodiversité. Certes l'opération était ouverte au public, mais un tel rassemblement, un jour de semaine, en plein après-midi, confirme que l'environnement s'inscrit dorénavant comme une valeur incontournable. Il est vrai aussi que ces six hectares de verdure au c?ur d'un quartier totalement remodelé ne manquent pas d'allure. Ce succès initial n'a pas surpris outre mesure Philippe Richard, conservateur en chef et directeur du jardin botanique : « Ceux qui sont venus pour l'inauguration étaient tous intéressés, car c'est un vrai sujet de préoccupation aujourd'hui. J'ai les mêmes échos de mes collègues des autres jardins botaniques ; nous sommes les seuls à présenter la biodiversité et les problèmes liés à la nature. À partir des plantes, on voit tout ce qui passe. C'est un média fabuleux pour contrôler l'état de l'environnement. » En avril prochain une exposition sera d'ailleurs organisée sous l'intitulé « Demain le choix » à propos des différentes manières de gérer la planète?

--- « Au service du public ». Dominique Vivent, directeur-adjoint du site, ajoute que le jardin botanique « est au service du public, avec des plantes essentiellement locales en exterieur et des serres de végétaux méditerranéens qu'on pourrait avoir demain dans nos jardins du fait du réchauffement. Il s'agit de montrer que le végétal n'est pas figé, mais capable d'adaptation ; il existe une dynamique végétale. Et notre première mission reste de conserver des végétaux. » Les architectes de ces agrandissements -couverts- n'ont eu de cesse de se préoccuper de la qualité environnementale des constructions, avec l'utilisation du bois et le recours à l'énergie solaire photovoltaïque.

Et dès lors qu'on s'intéresse à la problématique environnementale, ce jardin botanique constitue un véritable émerveillement, notamment les serres, imposantes de diversité, de couleurs et de hauteur ! La visite est balisée de manière didactique. « Nous mettons le visiteur en situation d'acteur », ajoute M. Vivent. Et l'on mise sur au moins 50 000 visiteurs par an pour un jardin botanique ouvert tous les jours, sauf lundi et jours fériés, de 11 heures à 18 heures, avec entrée gratuite (tél. 05 56 52 18 77). Bernard Comps, préside l'une des trois associations hébergées sur le site du jardin : Oïkos, Orchidées et plantes exotiques d'Aquitaine, Jardins d'aujourd'hui. Il apprécie cette réalisation comme « très novatrice, en particulier les milieux reconstitués. Et la passion du public se manifeste dorénavant à tous les niveaux. »

=====> Les secrets du jardin botanique

D'une longueur de 600 mètres et large de près de 100 mètres, le jardin se situe au milieu des nouveaux immeubles de La Bastide. 1 200 m² de bois de chênes, récupérés après la tempête de 1999 qui avait abattu tant d'arbres dans notre région, ont été utilisés pour la clôture paysagère. On y accède par trois portails monumentaux pesant chacun douze tonnes. 500 arbres et arbustes sont plantés dans le jardin, ainsi que 200 plantes grimpantes. Dans les serres, outre l'énergie solaire, on récupère aussi l'eau de pluie. Ses bâtiments respectent les normes HQE (haute qualité environnementale) Le jardin botanique de Bordeaux participe à faire connaître la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction.

--- Six thématiques. D'abord le jardin aquatique, avec ses plantes médicinales, comestibles ou décoratives. Elles caractérisent tous les milieux aquatiques, subtropicaux ou tempérés. Vient ensuite la galerie des milieux où onze paysages naturels du Bassin aquitain sont reconstitués de part et d'autre d'une allée symbolisant la Garonne. Puis, les champs de culture avec 44 plates-bandes permettant d'aborder l'ethnobotanique. On découvre ensuite le jardin urbain, à la croisée du minéral et du végétal, avec ses « cailloux » géants et ses hautes serres de verre. Les trois cailloux abritent un restaurant biologique, une salle de conférences et un atelier. Suit la ronde d'ornement, avec la palissade de chênes charentais, peu à peu colonisée par des plantes. Elle est bordée d'arbres d'ornement. On rejoint ensuite le jardin vertical de plantes grimpant vers la lumière, comme les lianes.  Les jardiniers amateurs peuvent prendre des cours dans le jardin partagé, animé par l'association « Les jardins d'aujourd'hui », où l'on apprend le jardinage écologique. Le parcours se termine par la Cité botanique, espace d'expositions sur la botanique et le développement durable.

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63) BÈGLES : Les usagers de la Lyonnaise des eaux cherchent des réponses collectives aux conséquences financières lourdes de fuites d'eau indétectables

Les fuites et leur coût

Une vingtaine de personnes avaient répondu à l'invitation, lancée par Marie-Paule Lalande, dans le but de chercher une réponse collective pour les usagers victimes de fuites d'eaux indétectables, aux conséquences financièrement douloureuses. La réunion se déroulait en présence de M. Nicolas Sicot, responsable clientèle à la Lyonnaise des eaux, dont on peut dire qu'il n'est pas venu pour rien ! En effet, il fût copieusement « arrosé » de questions ! « Pourquoi n'y a-t-il qu'un dégrèvement partiel pour les fuites indétectables ? » « Pourquoi la bonne foi des usagers n'est-elle pas prise en compte ? » « Pourquoi n'y a-t- il pas de moyens de détections ? » « Pourquoi la Lyonnaise n'assume pas ses responsabilités lorsque la fuite est indéniablement consécutive à ses interventions (changement de compteur par exemple) ? ». M. Sicot rappela, qu'en sa qualité de fermier, il ne faisait que mettre en ?uvre le cahier des charges convenu avec la CUB. « Dans celui-ci, précise-t- il, n'est pas prévu de dégrèvement total des conséquences d'une fuite d'eau. » Jean-Jacques Paris, conseiller général, qui est intervenu dans le dossier de M. Fontaine, victime d'une lourde facture consécutive à une fuite indétectable, a interpellé le représentant de la Lyonnaise sur les moyens de détections à mettre en ?uvre pour prévenir les fuites. M. Sicot, après un rappel des solutions envisagées, informe qu'un procédé de télédétection sera bientôt validé. Il pourra être proposé au fur et à mesure de la mise en place des antennes aux usagers de l'eau. Dans l'attente J.-J. Paris propose un moratoire sur les dossiers en cours. Cette proposition pourrait faire l'objet d'une négociation entre la CUB et la Lyonnaise des eaux. Les « pertes virtuelles » pour la Lyonnaise, consécutives aux fuites sont relativement modestes : 1 000 fuites déclarées pour 200 000 abonnés sur la CUB. Chacun renchérit pour estimer que c'est une raison de plus pour essuyer l'ardoise des usagers de bonne foi. Un intervenant préconise de souscrire des assurances couvrant ces dommages. « Si la solution peut sembler un moindre mal, elle ne prévient pas les fuites de cette matière précieuse qu'est l'eau, ce bien commun », rappelait Stéphane Denoyelle, conseiller municipal.  Les participants veilleront à l'avancement des discussions entre la CUB et la Lyonnaise et proposent pour ce faire la création d'un collectif de suivi et de témoignage. À suivre donc ?

http://www.sudouest.com/201207/vil_gir_rivegauche.asp?Article=201207aP1328798.xml

 

64) BLAYE. Rayé de la carte judiciaire, le tribunal d'instance vit sans grand espoir de remise de peine

Un palais de justice en sursis : Sylvain Viaut

Ce matin, le soleil inonde le palais, la volée de marches qui conduit à la porte monumentale et la façade sévère. Un signe, cependant : le « i » de la mention tribunal d'instance, au fronton de l'édifice, a déjà renoncé à se tenir droit. Est-il tombé dans l'abîme ? Le tribunal d'instance, lui, et ses servants, savent désormais qu'en 2009 au plus tard ils seront rayés de la carte judiciaire. Et tomberont dans l'oubli. Et dans l'Histoire. Ainsi en avait décidé la chancellerie le 19 octobre dernier.

--- Mouchoir de poche. À portée de voix de la sous-préfecture et de l'hôtel des impôts et à quelques enjambées de l'hôtel de ville, des lycées et du collège, le TI est au c?ur de la ville. Au centre du dispositif républicain traditionnel. Le tout dans un mouchoir de poche à l'échelle de la cité. Un mouchoir pour pleurer ? Personne ici ne semble plus se faire d'illusion. Une adjointe administrative qui avait reçu récemment sa fiche de mutation pour Blaye vient d'apprendre que cette mutation est annulée. Et qu'elle demeurait en situation d'agent placée en Gironde. Tandis que ses collègues, une greffière et trois agents adjoints administratifs attendent toujours de savoir de quoi leur avenir professionnel sera fait.

--- Audience fleurie. Ce même matin, dans la salle des pas perdus, des conciliabules animent de petits groupes de « clients » du jour. Assis en compagnie de leurs avocats autour de tables basses, dans ce hall haut de plafond, à peine réchauffé par les pierres blondes récemment ravalées, ils attendent l'audience. L'un des onze rendez-vous mensuels qu'essaie de « caser » Marie-Laure Campan, juge d'instance et présidente du tribunal (1). Marie-Laure Campan justement? À quelques minutes de l'audience publique qu'elle a choisie de tenir en chambre du conseil, plus intime, (où se réunissent habituellement les magistrats), elle passe dans le couloir un bouquet de fleurs à la main? « C'est pour humaniser un peu cette salle », lâche-t-elle. Et pourquoi en chambre du conseil ? « Pour la même raison. Pour être plus proches des justiciables. Moins solennels et si possible moins froids. Et pour la bonne règle, je laisse la porte entrouverte? » A-t-on vu souvent des juges fleurir un prétoire ou une chambre du conseil ? À Blaye oui.

--- Surendettement. À quelques minutes d'ouvrir les premiers dossiers, Marie-Laure Campan prend le temps une fois de plus d'expliquer. De justifier. D'essayer de convaincre : « Aujourd'hui, je traite des contentieux civils, de l'exécution, des référés et des audiences de police. J'essaie de concentrer au maximum sur trois jours, les mardis, jeudis et vendredis. » Ce matin-là, on examine sept procédures de surendettement. « Cela explose », commente Mme la présidente. Elle rappelle que ce type d'audience est bouclé à Blaye jusqu'en juin 2008 ! Et que pour le même type d'affaires, il y a 18 mois d'attente à Bordeaux? Plus tard dans l'après-midi, on passe aux saisies sur salaires. Avec les justiciables et les huissiers. Dix à 15 dossiers. « Pas très agréable », confie Marie-Laure Campan avec un sens aigu de la litote.

--- Vite fait. Entre-temps, à la mi-journée, Mme le juge a pris une petite heure. Pour acheter vite fait en ville un plat cuisiné. Vite réchauffé et vite partagé avec ses collègues dans un petit débarras sommairement aménagé en cuisine-salle à manger, à l'arrière des bureaux. Toile cirée sur la table, minifour et cartons de stocks de papier pour tout décor. Spartiate. Rien qui puisse en tout cas ruiner le budget de la Justice et peser sur des coûts de fonctionnement du tribunal d'instance de Blaye évalués à 20 000 euros annuels (2). Un tribunal hébergé gracieusement par la ville? De retour dans son bureau avant les audiences de l'après-midi, Marie-Laure Campan boucle le planning des audiences 2008? Un acte de foi ? « Un tout petit acte de foi, concède-t-elle. Je n'ai préparé que les audiences du premier semestre... » (1)Outre ces onze audiences tenues à Blaye, Marie-Laure Campan participe à six audiences correctionnelles à Bordeaux les mercredis et jeudis. Et aux onze audiences collégiales blayaises, il faut ajouter les audiences spécifiques à la juridiction de proximité, avec une audience civile et une audience pénale, assurées par le juge de proximité Claude Émeri. (2)Sur le site ouvert par les avocats blayais et les professionnels locaux auxiliaires de justice (http://sauvonsletideblaye.free.fr) on a fait ce rapprochement : « 20 000 euros c'est le coût du fonctionnement annuel du tribunal d'instance de Blaye. 27 310 euros, c'est en moyenne ce que l'État a remboursé à chacun des 99 Aquitains les plus riches au titre du bouclier fiscal 2006. De quoi financer 135 tribunaux comme celui de Blaye... »

http://www.sudouest.com/171207/reg_gironde.asp?Article=171207aP1312151.xml

 

65) CONSEIL GÉNÉRAL. Le budget présenté par Philippe Madrelle devait être voté hier soir, par les élus socialistes et communistes. Le groupe UMP s'est prononcé contre. Plusieurs motions ont été adoptées

Le Département dit non au terminal méthanier : Jean-Bernard Gilles

Lors des sessions budgétaires, le vote des motions est un temps fort. Loin des rapports qui ont déjà donné lieu à de nombreux allers et retours entre les commissions et le cabinet du président du Conseil général, ils offrent aux élus la liberté de dire leur pensée sur des sujets divers sur lesquels la collectivité n'a pas toujours prise. Celle présentée hier soir par Yves Lecaudey (PS, Castelnau-Médoc) fera date. Les élus à l'unanimité ont voté un texte qui dit non au projet de terminal méthanier « qui ne paraît pas adapté au territoire et qui est susceptible de compromettre l'avenir des générations futures ». Le président du Conseil général, Philippe Madrelle, Jean-Jacques Paris (PCF, Bègles) et Yves Lecaudey ont toutefois indiqué « qu'il ne fallait pas fermer la porte à des projets industriels sur ce territoire qui compte beaucoup trop de chômeurs et de Rmistes », a regretté Philippe Madrelle.  « Nous sommes heureux de cette prise de position car ce projet de terminal risque de démolir tous les efforts entrepris sur les deux rives pour donner vie à des projets durables respectueux de l'un des plus beaux estuaires naturels d'Europe », a indiqué Philippe Plisson, vice-président du Conseil général (PS, Saint-Ciers-sur-Gironde). Plusieurs autres textes de protestation contre la suppression de l'exonération de la redevance pour les personnes âgées, contre le projet de suppression du tribunal d'instance de Lesparre et contre la fermeture du site Cewe Color à Bordeaux-Nord ont aussi été votés.

--- Pont du Perthuis. À noter aussi le refus des élus de voir le pont du Perthuis détruit sur les bassins à flots de Bordeaux. Le texte voté lui aussi, hier, à l'instigation de Philippe Dorthe, l'élu de Bacalan, demande à l'État propriétaire de « prendre les mesures nécessaires à sa réhabilitation historique ». Philippe Madrelle a d'ailleurs écrit au président du Port Autonome de Bordeaux pour lui confirmer que le Conseil général demeurait prêt à participer au surcoût d'une réhabilitation. Parmi les derniers dossiers votés hier celui de la participation du département au budget du Sdis (Syndicat départemental d'incendie et de secours) a fait débat. Elle est inférieure de 4 millions d'euros aux demandes du Sdis mais tout de même de 74 millions d'euros, contre 38 en 1998. Le Conseil général est prêt à un bras de fer « administratif » avec l'État sur ce dossier. Hier dans la soirée, élus socialistes et communistes se sont retrouvés pour voter un budget que le groupe UMP a rejeté, « pour manque de souffle et d'ambition ».

http://www.sudouest.com/191207/reg_gironde.asp?Article=191207aP1323370.xml

 

66) TERMINAL MÉTHANIER DE MONTOIR. Ville résolument portuaire de Loire-Atlantique, la commune cohabite avec trois sites Seveso, dont le terminal de GDF

Culture différente : Ronan Chérel

Le Verdon-sur-Mer et Montoir-de-Bretagne vivent toutes les deux au bord de l'estuaire d'un grand fleuve, la Gironde pour la première, la Loire pour la seconde. La comparaison entre les deux communes s'arrête là. Au Verdon, une majorité d'habitants lutte contre le projet de terminal méthanier de la société néerlandaise 4Gas. À Montoir, on cohabite avec un tel équipement depuis 1980, sans rien y trouver à redire. Située à 50 km de Nantes et 10 km de Saint-Nazaire, la commune de Montoir-de-Bretagne doit beaucoup à l'existence du pôle portuaire « Port Atlantique », dont elle abrite d'ailleurs le centre administratif. « D'ailleurs, toute la façade sur l'estuaire est occupée par le port », souligne Michèle Lemaitre, maire de Montoir depuis 2001.

--- Trois sites Seveso. « Dans le secteur, nous avons une culture industrielle, pas une culture touristique. Voilà sans doute la différence avec Le Verdon », précise bien le premier magistrat de cette commune de 6 368 habitants. Différence de poids, en effet, entre les deux communes. Alors qu'au Verdon se perd chez les plus jeunes le souvenir de l'ancien terminal pétrolier, entièrement démantelé, les Montoirins vivent en permanence à proximité de sites d'industrie lourde et ce, depuis le début des années 1970 et l'ouverture de la zone portuaire de Montoir. « Nous avons trois sites classés Seveso sur le territoire de la commune, dont un complexe d'engrais chimiques. Tout cela passe inaperçu dans le paysage aujourd'hui. Les Montoirins ne passent pas leur temps à penser aux éventuels risques. La Drire a bien édité une brochure listant les mesures à prendre en cas d'incident sur un site industriel. Nous organisons régulièrement des exercices de confinement dans les écoles. Pour autant, je n'ai jamais eu de retour de parents s'inquiétant de l'existence de ces entreprises », constate Michèle Lemaitre. « Le projet de Gaz de France d'agrandir son terminal méthanier en construisant une quatrième cuve n'inquiète pas davantage. »

--- « Pas des activités anodines ». Le maire de Montoir ne minimise pas les risques. Elle relativise, simplement. « Je comprends qu'il puisse exister des craintes au Verdon et à Royan. Ces sites, le terminal méthanier, l'usine d'engrais, n'abritent pas des activités anodines. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, de nombreuses entreprises de Montoir ont plusieurs fois ouvert leurs portes aux habitants, pour les informer, leur expliquer leur activité. »

Montoir n'a pas accepté comme une contrainte cette cohabitation. Elle a fait de l'économie industrielle le moteur de son développement. Le plan local d'urbanisme adopté en 2003 a bien sûr dû tenir compte des sites à risques. « Certains terrains qui voisinent la zone portuaire, constructibles sur le précédent plan d'occupation des sols, ne le sont plus, mais globalement, la présence de ces industries ne nous a pas bloqués lors de la préparation du PLU. »

--- Des revenus confortables. La politique de développement de Montoir prend en compte depuis des années le facteur économique. « Ça fait dix ans, par exemple, que nous gelions des terrains en vue d'une extension du site d'EADS. L'usine de Saint-Nazaire va être revendue dans le cadre de plan Power 8 et les deux cents salariés restant dans le giron du groupe seront réaffectés sur le site de Montoir, où seront créés de nouveaux ateliers. Une autre société va également réaliser une plate-forme logistique, avec 130 nouveaux emplois à la clé. »

La commune peut se vanter d'abriter 4 000 emplois au sein de son tissu économique. Un bémol, au passage, sur le bénéfice pour les locaux de l'existence d'un terminal méthanier. « Le site emploie essentiellement des ingénieurs, mais peu d'emplois de main-d'?uvre qui pourraient revenir aux habitants de la commune », remarque Michèle Lemaitre. « On retrouve peut-être des Montoirins dans les entreprises de maintenance à qui GDF confie certaines tâches par sous-traitance. » Pour autant, le jeu en vaut la chandelle, pour peu qu'on accepte le voisinage. « Avant d'intégrer la communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire créée en 2001, qui pratique la taxe professionnelle unique, la TP constituait 85 % des revenus de Montoir. Certaines années, nous avions même la bonne surprise de recevoir un ou deux millions (de francs, NDLR) de surplus de taxe professionnelle. Autant vous dire que nous avons été accueillis à bras ouverts au sein de la communauté d'agglomération. Et notre commune est très bien dotée en matière d'équipements sportifs ou pour l'enfance et la jeunesse. » Une carotte qui séduit, évidemment, tout élu, à condition qu'il soit directement concerné. http://www.sudouest.com/231207/vil_gir_medoc.asp?Article=221207aP1341702.xml

 

67) BASSENS. Plus de quatre-vingt personnes venues de toute la région ont bloqué l'accès d'une entreprise de stockage de céréales

Les militants anti-OGM fauchent les clefs des silos : Guy Lacquement

Plus de quatre-vingt militants de l'association des Faucheurs volontaires d'OGM, venus de tout le Sud-Ouest, ont bloqué hier matin l'entrée de la société Les silos portuaires de Bordeaux. Une entreprise de stockage et d'exportation de céréales installée en bordure de la voie express de la zone portuaire de Bassens. Vers 10 h 30, les manifestants se sont massés devant la porte de l'enceinte des silos afin de bloquer le passage. Parmi eux, on remarquait Noël Mamère, élu Vert de Bègles et membre de l'association. Puis des participants bricoleurs ont soudé une chaîne à la grille d'accès au site classé Seveso. « Nous exigeons que l'État mette sous-scellés les silos contenant ces récoltes avant d'organiser la destruction de ce maïs transgénique », indiquait un communiqué diffusé sur place. Dominique Bohn, porte-parole de l'association, précisait : « Il y une quinzaine de jours, des adhérents ont prélevé des échantillons ici. Analysés, ceux-ci se sont révélés porteurs d'OGM. Nous exigeons qu'un contrôle officiel soit effectué. »

--- Danger pour les élevages. Et la porte-parole des Faucheurs de préciser que « 1 200 ha de maïs OGM ont été plantés et récoltés de manière opaque. Ils doivent être quelque part. » Les faucheurs redoutent deux choses. Que ces récoltes transgéniques aient été mélangées et dispersées. Voire qu'elles aient été consommées par des animaux d'élevage de la région qui, pourtant, font partie des filières certifiées comme le jambon de Bayonne et les foies gras des Landes et de Dordogne. En début d'après-midi, les anti-OGM ont quitté les lieux sans incident. Simultanément, un groupe des faucheurs volontaires de Lyon conduisait une action similaire à Vienne.

http://www.sudouest.com/161207/reg_gironde.asp?Article=161207aP1307709.xml

 

68) Viticulture : Le vin endosse la tenue de camouflage

Les 27 ont adopté mercredi une réforme qui promeut la rétention d’information vis-à-vis du consommateur et durcit la concurrence entre producteurs. Les ministres européens de l’Agriculture sont parvenus à un compromis le 19 décembre sur la réforme de l’Organisation commune du marché (OCM) du vin à partir de 2009. 175 000 hectares de vignes - au lieu de 400 000 inscrits dans le projet initial, puis 200 000 préconisés par la Commission au début de l’automne 2007 - devront être arrachés en Europe entre 2009 et 2011 sur la base du volontariat. Les primes européennes seront plus fortes la première année et dégressives les deux années suivantes. Il s’agit de pousser les vignerons proches de la retraite et ceux qui se retrouvent lourdement endettés en raison de la difficile conjoncture de ces trois dernières années à sacrifier leur vigne dans un sauve-qui-peut monétaire. Parallèlement, l’accord prévoit une libéralisation des droits de plantation à partir de 2015 où 2018 au plus tard. Cette disposition, défendue mordicus par la commissaire danoise Mariann Fischer Boel, vise à favoriser les grandes entreprises alcoolières qui investissement dans la vigne et souhaitent délocaliser les vignobles du sud de l’Europe vers les pays à bas coûts de main-d’oeuvre comme la Roumanie et la Bulgarie après avoir beaucoup planté dans les pays de l’hémisphère Sud. C’est le point dangereux de la réforme car une vigne se plante pour plus de cinquante ans, ce qui justifie les politiques de régulation demandées par les viticulteurs français. La Commission voulait aussi supprimer les distillations de crises financées par le budget européen et les États en cas de surproduction ponctuelle. Elles seront maintenues pendant quatre ans. Au-delà, les États pourront payer ces distillations sur leurs propres deniers, à condition d’obtenir l’autorisation de la Commission. La chaptalisation par adjonction de sucre, très répandue dans les vignobles allemands et certains vignobles français du nord de la Loire, est finalement maintenue avec des taux d’enrichissement plus réduits. En revanche, les enrichissements aux moûts de raisin disparaîtront dans leur forme actuelle dans quatre ans et seront remplacés par une aide forfaitaire aux viticulteurs.

L’étiquetage sera « simplifié » pour les vins de table et les vins de cépage pour copier les recettes commerciales des vins du Nouveau Monde. Les étiquettes de vins européens non pourvus d’une Appellation d’origine contrôlée (AOC) seront dépourvues d’indication géographique mais pourront porter la mention du cépage et l’année de la récolte. Il s’agit là de la rétention d’une information due au consommateur. Moins dévastatrice pour les vignerons que le projet initial, la réforme demeure néanmoins favorable aux firmes alcoolières dont les lobbyistes avaient dicté la première écriture à Bruxelles. Gérard le Puill http://www.humanite.fr/2007-12-21_Politique_Le-vin-endosse-la-tenue-de-camouflage

 

69) « Annus horribilis ! » La  Chronique d’Hervé Le Corre, Ecrivain.

Avec deux « n » s’il vous plaît, même si en repensant à 2007 on a parfois du mal à s’asseoir ou à rester assis (avec l’envie, pour les plus accablés, d’aller se coucher)... Franchement, je propose qu’on se mette minables le soir du 31 et qu’on vomisse partout de chagrin et de dégoût. Et qu’on foute le feu aux arbres de Noël et à toutes leurs conneries de consommation obligée et de jouets couverts de peinture au plomb et autres saloperies fabriquées en Chine par des pauvres diables que surexploitent les multinationales occidentales et les entreprises locales dirigées par des cadres du Parti communiste (1). Qu’on libère les dindes, qu’on rende aux chapons leurs attributs virils, qu’on foute la paix aux huîtres, qu’on cesse de couper des sapins pour les faire sécher dans la salle de séjour. On a assez les boules comme ça ! Bon. Calmons-nous. Bien sûr, il y les tout petits, leurs yeux qui brillent, cette envie de se faire conter des histoires où il fait froid dehors mais si bon dedans à l’abri des cris du blizzard. On alertera les bébés plus tard. Pourtant, les motifs de décoration de Noël sont de plus en plus décalés par rapport à l’accélération du désastre écologique : la neige, les sapins, les rennes et tous ces vieux cons encapuchonnés qui glissent sur leurs traîneaux, c’est de plus en plus exotique, extravagant, et ce sera bientôt légendaire ! « C’est quoi la neige maman ? » demanderont dans 100 ou 150 ans les gamins entre deux bombardements sur une planète qui ressemblera singulièrement à Bagdad, « Secteur vert » compris. On leur parlera du Père Noël, ce papi qui venait du froid, comme on évoquera les derniers orangs-outangs qui seront devenus autant d’êtres légendaires ou chimériques dont on prendra les images conservées pour d’astucieux montages. Cette année maudite se termine par l’échec de la conférence de Bali sur le réchauffement climatique et c’est très mauvais signe, et c’est compliqué de donner à la jeunesse du monde des raisons d’espérer et de lutter, puisque sans espoir les luttes se transforment souvent en affrontements barbares. En France, bien sûr, l’élection de Sarkozy et la mise en œuvre à marche forcée de la contre-révolution libérale, l’alignement servile de la France sur la politique américaine, la diplomatie du président fondée sur le cynisme et la duplicité, délaissant certains principes (2) affirmés comme intangibles durant la campagne électorale, comme l’a montré son récent voyage en Chine et comme le révéla le lamentable numéro de ce sinistre clown qu’est Khadafi : en termes de manipulation et de cynisme, Sarkozy a trouvé son maître en ce criminel notoire. On a les compétitions qu’on peut. On ne reviendra pas sur la dislocation de la Gauche dans toutes ses composantes et leur absence en ces périodes de réformes dévastatrices et de luttes dos au mur : les uns prônent la construction d’un nouveau machin d’extrême-gauche, gesticulatoire et décoratif, les autres s’interrogent sur l’avenir du communisme sans oser s’avouer que c’est celui de leur parti qui les angoisse, et les derniers sont en train de sortir du champ politique de la gauche soit par leurs ralliements au régime, soit par l’accord tacite qu’ils manifestent avec l’essentiel de la politique de droite dont ils ne critiquent que les méthodes. Et rien, pour l’année prochaine, sauf événement inattendu d’ampleur exceptionnelle, ne permet de voir le bout de cet interminable tunnel. Et ce ne sont pas les municipales qui viendront éclairer le chemin avec et leur lot de défaites cuisantes et de victoires surprises, leur habit d’Harlequin d’alliances opportunistes et insincères, nouvelle manche de notre grand jeu électoral du kibezki ? Non contente de mettre en place avec dureté son projet politique, la droite, aidée en cela par une majorité des ours mal léchés de la social-démocratie, se permet de prendre une scandaleuse revanche sur le non au TCE de mai 2005. Il n’y aura pas de référendum (là encore, les raisons d’espérer sont minces : chacun fait sa campagne dans son coin en espérant récupérer les fantômes des comités de 2005 et l’adversaire se sait en position de force), le parlement giflera de mépris le vote populaire en adoptant le traité de Lisbonne, copie quasi conforme de celui qui fut rejeté. J’oublie des tas de motifs d’écoeurement et de désarroi. Ce fut, en 2007, un pas en avant, deux en arrière. Dans le genre tango vache, polka sordide dans une salle de bal envahie par d’affreux lascars. La gauche a le cul lourd et la gueule de bois. Elle cherche les toilettes, l’estomac dans la gorge, avant d’aller pioncer, puisqu’elle ne sait plus faire que ça. Alors ? Le seau d’eau froide, ou un coup de latte où il faut ?

(1) Toujours invité à la fête de l’Huma, ce qui est assez dégueulasse. C’est parce qu’il y a marqué « communiste » dessus ? C’est donc une garantie ? On pourrait en rire si ce n’était si tragique. Le communisme, c’est comme le pinard : c’est pas l’étiquette qui fait le contenu. Le XXème siècle nous l’a douloureusement enseigné.

(2) Les droits de l’homme qui comme chacun sait sont une notion à géométrie infiniment variable : quels sont les droits des sans papiers traqués en ce moment et de leurs enfants placés en garde-à-vue ou en centre de rétention ? La protection sociale, les droits des travailleurs sont-ils, là encore, des droits de l’homme dont se soucie le régime sarkozien ? J’en passe, évidemment. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

70) Patrimoine oublié de Bordeaux : Mémorial de la traite des noirs

L’association Diversités a lancé une campagne de souscription pour son édification quais des Chartrons. La traite des noirs, l’esclavage et la colonisation expliquent le monde d’aujourd’hui. Ce crime contre l’Humanité a bouleversé la face du monde. Pourtant en France, il n’existe aucun lieu dédié à la mémoire de cette tragédie. Notre ville et notre région plus que toutes autres peuvent innover ! La fondation européenne du Mémorial de la traite des noirs fait le pari de l’avenir. Il s’agit d’élever le niveau de conscience pour un Nouvel Humanisme. Il est temps de rentrer dans le travail de mémoire ! L’école des mémoires répond au besoin de partager cette mémoire avec d’autres mémoires pour une solidarité et une fraternité vraies. Elle permettra aux jeunes européens, caribéens et africains de bénéficier de bourses pour des Résidences-Mémoires. Le mémorial de la traite des noirs, d’un coût de 2 700 000 €, devrait être édifié sur les quais des Chartrons. Véritable lieu culturel à travers des espaces d’exposition, de documentation, de réflexion et de débats, il dialoguera avec la Garonne et renouera avec la vocation universelle de Bordeaux. Vous pouvez envoyer vos dons à l’ordre du Mémorial de la traite des noirs : 37, rue du Colonel Grandier-Vazeille – 33000 Bordeaux. Tout ce que vous pourrez faire pour faire connaître (conférence, article, souscription, film, oeuvre artistique, réunion, concert, spectacle, repas, soirée, etc) participera à répondre dignement à cet appel d’une mémoire en quête de respect et de partage. « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir » Aimé Césaire - Association DiversCités Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs,

Tél/Fax : 05 56 99 14 62 www.diverscites.fr - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 décembre 2007 - No 1716 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@wanadoo.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

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         & Echos d’Aquitaine &

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71) POLITIQUE : Le Parti communiste regrette que la gauche landaise n'ait pu s'entendre aux cantonales

Le PC veut réaliser l'unité des exploités : J.-L.H.

Le Parti communiste a toujours envie de travailler dans une perspective de gauche crédible. Bien qu'il surveille avec attention tout ce qui se passe dans les partis alliés, « nous ne fermons rien, explique le secrétaire départemental Alain Baché. Nous sommes persuadés qu'il est possible de construire autre chose à gauche aujourd'hui, avec tous ceux qui sont dans le camp des exploités. Nous voulons réaliser l'unité des exploités. » Parmi ses « actes politiques forts », le PC compte faire obstacle à la ratification du traité simplifié européen par le Congrès, notamment sur la modification constitutionnelle. « En appelant tous les parlementaires de gauche, députés et sénateurs, à voter contre, plutôt que de seulement s'abstenir, nous pouvons interdire à Sarkozy de décider seul ce que le peuple a refusé », explique Alain Baché.

--- Gauche unie aux municipales. Pour les prochaines élections locales, le PC affirme avoir travaillé partout pour des listes de rassemblement des forces de gauche, en veillant à un renouvellement important des candidats communistes. « Il y a encore du flou, entretenu par les socialistes, dans certaines communes, comme Tartas, Parentis-en-Born ou Roquefort, mais nous y croyons, explique le premier fédéral. Notre objectif est que la gauche se rassemble partout sur une liste unique aux municipales, mais il y a encore du travail, à Dax comme à Capbreton, par exemple. » Mais le ton est plus amer au sujet des cantonales, pour lesquelles les communistes auraient préféré s'entendre afin que toutes les forces de gauche, PC, PS, Verts et même PRG soient représentées à l'assemblée départementale, « ce qui aurait pu se faire sans forcément présenter des candidatures uniques. C'est dommageable pour le débat démocratique, regrette Alain Baché, qui affirme qu'« il y aura des candidats communistes ou soutenus par le PC dans tous les cantons. »

http://www.sudouest.com/171207/reg_landes.asp?Article=171207aP1310983.xml

 

72) AQUITAINE. Le budget régional a permis aux candidats de se mettre en ordre de bataille politique. Les grands choix budgétaires n'ont été discutés qu'à la marge

Mars occupe les esprits : Jean-Pierre Deroudille

Jean-Charles Bron a eu la tâche difficile de lancer hier matin la première attaque contre le projet de budget régional, présenté par Alain Rousset pour la 9e fois depuis qu'il préside l'Aquitaine. S'appuyant sur les études chiffrées de la Direction générale des collectivités locales (DCGL), l'adjoint au maire (UMP) de Bordeaux a rappelé que l'Aquitaine est au dernier rang des Régions (françaises hors Ile-de-France) pour ses dépenses, notamment en matière de sport, d'habitat et de logement, d'environnement d'énergie, de transports. Elle ne tirerait son épingle du jeu, avec une sixième place que pour l'économie, l'artisanat et le commerce. Il a indiqué par ailleurs que l'Aquitaine restait encore 12e pour l'encours de sa dette. Alain Rousset, très offensif en cette période préélectorale à Bordeaux, soulignait tout de suite que l'Aquitaine avait l'un des potentiels fiscaux les plus faibles de France. Il ajoutait que ce potentiel, laissé par l'histoire, s'ajoute à une dette dont le remboursement compte toujours pour plus du quart des charges générales de la région.

--- Opposition orthodoxe. Ce n'était là qu'une première passe d'armes et on attendait avec impatience quelle serait la position du groupe démocrate dont les membres bordelais ont fait le choix de se présenter avec Alain Juppé. Et Jean-Charles Paris, président du groupe démocrate qui avait réussi il y a un mois à obtenir le vote d'une motion par les socialistes et les Verts en mettant en cause le financement par l'État des transferts de compétences, a voulu rester cette fois-ci dans une opposition orthodoxe. Il a remarqué en préambule que le taux d'épargne brute de l'Aquitaine, avec 36 % est très supérieur à la moyenne qui se situe à 22 %, et il a demandé que cela puisse servir à des « choix budgétaires différenciés ». Il a donc proposé que l'emprunt régional soit encore augmenté de 15 millions d'euros pour financer des politiques plus volontaristes en matière d'environnement, de culture, de développement rural et de politique de la ville. Augmenter un peu plus l'emprunt était jugé inacceptable par l'exécutif et l'amendement fut donc rejeté par la majorité. Le groupe démocrate avait donc les mains libres pour voter contre le budget, avec l'UMP qui obtenait aussi le renfort du FN. Comme l'année dernière, le budget était donc adopté par la majorité PS-Verts ces derniers s'étant abstenus sur la partie infrastructure de transports.

--- Zizanie. Véronique Fayet, candidate Modem contre Alain Rousset, n'avait donc plus aucun scrupule à critiquer le président, le qualifiant de « petit suiveur de l'agence national de la rénovation urbaine », l'amenant à s'énerver : « Je veux bien qu'on soit à la veille d'élections municipales, mais je déteste qu'on dise n'importe quoi. » Parallèlement, la zizanie s'installait même à l'intérieur du groupe démocrate, Jean Dionis du Séjour, toujours député du Lot-et-Garonne, et candidat à la mairie d'Agen, ayant du mal à renoncer à son temps de parole au profit de son nouveau président de groupe. En fait, les grands choix budgétaires de l'Aquitaine n'ont été discutés qu'à la marge. Principalement la LGV Sud Europe Atlantique, dont les premiers crédits d'études ont été votés sans problème, de même que le projet de ferroutage de Mouguerre à Orléans, qui devrait entrer en service en 2009, avec 19 millions d'euros budgétés en 2008, et le renouvellement des matériels TER pour 31,6 millions d'euros. Alain Rousset a révélé par ailleurs que toutes les Régions, y compris l'Alsace de l'UMP Adrien Zeller, avaient voté le taux maximum de TIPP, à l'exception du Poitou-Charentes. En privé, il laissait entendre que ce choix politique serait peut-être un jour regretté. http://www.sudouest.com/181207/france.asp?Article=181207aP1317575.xml

 

73) REGIONS. Cette semaine, les Conseils régionaux votent leurs dépenses et leurs ressources. Un exercice qui s'avère difficile,

L'emprunt s'impose : Jean-Pierre Deroudille

Cette semaine, pour la première fois depuis longtemps, les Conseils régionaux d'Aquitaine, Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes vont adopter leur budget presque simultanément. Ce sera aujourd'hui à Bordeaux et Poitiers, tandis qu'on votera jeudi à Toulouse. Pendant des années, les régions avaient pu éviter le recours à l'emprunt, sans avoir peur d'augmenter la fiscalité pour faire progresser leurs ressources et mettre en ?uvre leurs politiques. Aujourd'hui, elles doivent toutes recourir à l'emprunt pour leur projet de budget 2008.

--- « À un tournant ». Alain Rousset s'en est justifié vendredi à l'occasion d'une conférence de presse, en expliquant que « les finances régionales sont aujourd'hui à un tournant », après neuf ans d'un sévère régime de désendettement. L'Aquitaine, qui vient d'intégrer 2 420 TOS (techniciens, ouvriers et salariés) des lycées en même temps que les personnels de la formation sanitaire et sociale, a vu son budget faire mécaniquement un saut de 990 M? à plus de 1 116 M?. Pendant ce temps, les recettes correspondantes sont figées par l'État, sauf la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers), qui est cependant basée sur une consommation déclinante.

--- Emprunter. L'Aquitaine va donc devoir recourir à l'emprunt si elle veut continuer à investir dans ses choix politiques : recherche et enseignement, éducation et formation, développement économique. Ainsi, pour maintenir la progression de 38 % des crédits de développement économique, il n'y avait pas d'autre choix possible. « C'est un bon choix », maintient Alain Rousset, puisque le taux de chômage en Aquitaine est inférieur à la moyenne nationale et la création nette d'emplois au second rang des régions françaises. Jeudi, à Toulouse, dans un registre davantage polémique qu'il affectionne, Martin Malvy a tenu exactement le même langage : « Nous sommes confrontés au désengagement de l'État. Les charges non compensées créées par la décentralisation représentent 32 M?, cela correspond au montant d'un emprunt de 320 M?. » Martin Malvy ne souhaite pas pour autant renoncer aux politiques qu'il mène, notamment le « plan fer » qu'il a lancé et qui comporte un emprunt de 500 M? sur sept ans pour régénérer les voies ferrées de sa région, sans abandonner le renouvellement du matériel roulant (17 M?). Il maintient aussi l'effort sur l'éducation, l'emploi, la recherche et le sport dans la région la moins endettée de France (33 ? par habitant). C'est pourquoi il estime normal de lancer en 2008 un emprunt de 254 M?, soit 21 % du total de son budget.

--- Élections. Pour autant, Midi-Pyrénées continuera à augmenter ses impôts, puisque les taux de fiscalité directe (taxes foncières et taxe professionnelle) progresseront de 2,5 %, alors que l'Aquitaine a préféré s'abstenir. On peut y voir un souci électoral puisque Alain Rousset sera candidat à la mairie de Bordeaux en 2008. Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes, qui ne renonce pas un seul instant à être candidate à la présidentielle de 2012, a fait aussi le choix de ne pas toucher aux impôts. Poitou-Charentes ne profitera pas de la petite occasion qui lui était donnée d'augmenter de 1,15 centime la TIPP pour protester contre une taxe qui frapperait surtout les plus modestes. La fiscalité directe restera inchangée, elle aussi, comme tous les autres impôts, tandis que la Région va lancer un emprunt de 140 M?, soit 17 % de ses dépenses.

C'est à ce prix, qui suscite des oppositions au sein de sa majorité, qu'elle pourra continuer une politique volontariste en faveur du rail, de l'environnement et de l'éducation.

http://www.sudouest.com/181207/economie.asp?Article=171207aP1311483.xml

 

74) AERONAUTIQUE. l'aéroport de Biarritz la société Price Induction dirigée par Bernard Etcheparre conçoit et réalise des moteurs à turbine destinés à l'aviation légère. Une aventure industrielle

Le moteur basque : Emmanuel Planes

Ce mardi, au pavillon Dauphine, à Paris, Bernard Etcheparre recevra l'un des prix 3AF décernés par l'Association aéronautique et astronautique de France. Pour ce Basque de 63 ans, à l'?il pétillant de malice, c'est une reconnaissance. Celle du travail effectué durant dix ans, dans la plus grande discrétion, pour concevoir et réaliser un turboréacteur de petite puissance destiné au marché de l'aviation générale : le DGEN 380. Fondée dans les années 90, son entreprise est installée sur l'aéroport de Biarritz. Au départ, Bernard Etcheparre était seul aux commandes. Avec sa planche de surf pour lui tenir compagnie. Aujourd'hui la société Price Induction est composée d'une vingtaine de personnes, dont dix-huit jeunes ingénieurs issus des grandes écoles françaises. Il soupire : « On m'a pris pour un doux dingue. C'est toujours le cas quand on fait de l'innovation, quand on pense différemment des autres ». A l'origine de cette invention, le constat d'une carence. Bernard Etcheparre était persuadé que l'aviation légère de l'avenir serait équipée de moteurs à turbine. Or il n'en existait pas, la majorité des avions de voyages à usage personnel étant équipés de moteurs à piston. L'intérêt de ces moteurs à turbine ? « Ils sont plus fiables, tombent moins souvent en panne, vibrent moins, font moins de bruit et sont plus souples d'utilisation », résume Romain Cassan ingénieur à Price Induction. Après trois ans de préparation la société a décidé de lancer le développement de ce moteur DGEN à « double corps, double flux et à haut taux de dilution » destiné au marché de l'aviation générale, tout spécialement à l'équipement des avions légers de voyages de quatre à six places, les « Personal Light Jet ».

« La décision n'était pas technique, c'était du marketing, souligne Bernard Etcheparre. Comme pour Lectra Systèmes nous sommes partis d'une analyse de marché ». Retour en arrière : Lectra Systèmes, c'était la société que Bernard Etcheparre et son frère jumeau Jean ont créée à Bordeaux dans les années 70 et dirigée durant près de vingt ans : ils avaient révolutionné l'industrie de la confection en introduisant l'informatique pour la conception des vêtements et pour la découpe des tissus. Avec Price Induction, Bernard Etcheparre s'est lancé dans une nouvelle aventure industrielle. Le 31 octobre 2006 fut, dans cette aventure, une date importante. Ce jour-là le DGEN 380 a fait sa première rotation sur le banc d'essais de Turboméca, à Tarnos, dans les Landes, mis à disposition de Price Induction. « On voulait voir si le moteur réagissait conformément aux calculs, ce fut très largement concluant », note avec satisfaction le PDG. D'autres campagnes d'essais suivront, l'objectif étant d'obtenir, pour le moteur, l'indispensable certification. Pour disposer d'une gamme plus complète, Price Induction travaille également à la mise au point d'un moteur plus puissant, le DGEN 390, pour laquelle la société a récemment obtenu une aide du Conseil régional de 656 625?. L'étape suivante sera, bien sûr, la commercialisation. Bernard Etcheparre a des contacts avec quatre ou cinq avionneurs, clients potentiels, Français et américains, mais aucun contrat n'a encore été signé. Il ne s'en étonne pas outre mesure, sachant qu'un moteur coûte 100 000? et qu'un avionneur, quand il choisit un moteur, s'engage pour trente ou quarante ans. Il est néanmoins « assez confiant », retrouvant les mêmes sensations qu'à l'époque où débutait Lectra. « Je ne fais pas un moteur, je fais une entreprise ». Une entreprise qui qui a tenu durant dix ans en n'enregistrant que des pertes, qui en est à sa onzième augmentation de capital, mais que le PDG imagine, dans six ou sept ans, forte de 500 à 600 salariés, avec 150 à 200 M? de chiffre d'affaires. Utopique ? « si on y arrive, c'est un miracle. Mais on a beaucoup de chances réunies pour y parvenir ». Encore faut-il que Price Induction dispose d'un outil de production bien adapté. Et notam ent qu'elle possède une usine de 3 500 à 5 000 m2 donnant sur la piste de l'aéroport. pour cela il faudra un engagement des pouvoirs publics. Une volonté politique.

http://www.sudouest.com/171207/economie.asp?Article=171207aP1312595.xml

 

75) AÉRONAUTIQUE. L'Insee publie un document commun Aquitaine - Midi-Pyrénées. Une première

Le cap des 100 000 : Pierre Tillinac

Entre les grands groupes nationaux et les PME régionales, le secteur aéronautique et spatial représenterait plus de 100 000 emplois en Aquitaine et Midi-Pyrénées. L'Insee (1), qui vient de publier pour la première fois une étude commune aux deux régions, souligne plus précisément que hors grands donneurs d'ordre nationaux, près de 58 000 salariés (dont 21 000 en Aquitaine) travaillaient en 2006 pour le millier d'établissements sous-traitants, fournisseurs ou prestataires de services de ces groupes. Ce chiffre traduit une augmentation des effectifs de plus de 4 % par rapport à 2005, année au cours de laquelle l'emploi avait déjà progressé de plus de 5 %.

--- Records. Malgré un certain nombre de perturbations industrielles ou monétaires, le secteur aéronautique se porte bien, et Airbus comme Dassault pourraient boucler leur année en annonçant des records. L'emploi progresse d'ailleurs plus vite dans le secteur lié à l'aéronautique et le spatial que dans les autres domaines. Alors que l'emploi salarié a augmenté de 2,2 % en 2006 sur l'ensemble des activités des deux régions, il a gagné 4,1 % dans le seul secteur espace, Midi-Pyrénées (+ 4,3 %) avançant plus vite que l'Aquitaine (+ 3,7 %). La Haute-Garonne concentre à elle seule près de la moitié des emplois recensés dans les PME liées aux grands groupes, 51 % du chiffre d'affaires de l'aéronautique et 71 % du spatial. Les agglomérations de Toulouse et de Bordeaux rassemblent quant à elles plus de 60 % des entreprises liées au secteur. L'Insee, qui s'est intéressé à différents aspects de cette activité phare pour la région, relève également que l'activité de toutes ces PME reste majoritairement tournée vers le marché régional. Celui-ci leur assure un peu plus de la moitié de leur chiffre d'affaires. Cette étude confirme par ailleurs les chiffres des années précédentes en ce qui concerne la sous-traitance, puisque 56 % des sociétés qui se trouvent dans cette situation sous-traitent également à leur tour. Ce qui change, en revanche, c'est la part de ces PME qui traitent avec des sous-traitants étrangers puisqu'elle passe de 11 à 16 %. (1) « L'A éronautique et l'espace en Aquitaine et Midi-Pyrénées », 40 p., 20 ?.

http://www.sudouest.com/201207/economie.asp?Article=191207aP1323273.xml

 

76) AÉRONAUTIQUE. EADS a choisi des repreneurs de chaque pays concerné pour ses six sites

Préférence nationale

Le groupe européen de défense et d'aéronautique EADS, avec sa filiale Airbus, a sélectionné hier, en retard de six mois sur le calendrier initial, les repreneurs de six de leurs sites, en France, en Allemagne et en Angleterre, optant à chaque fois pour une entreprise nationale. « C'est une bonne nouvelle », a estimé la ministre de l'Économie, Christine Lagarde. Cela « va dans le bon sens », a jugé le coordinateur du gouvernement allemand pour l'aéronautique, Peter Hintze. Pour le syndicat des cadres, la CFE-CGC, c'est une « grande étape ». Mais le premier syndicat d'Airbus, FO, qualifie la cession de « grosse déception » et demande des « garanties ». Employeurs de 9 400 salariés du groupe, les six sites concernés, spécialisés dans les aérostructures - fuselage, nez, ailes, empennage des avions -, sont Méaulte (Somme) et Saint-Nazaire-Ville (Loire-Atlantique) en France, Filton en Grande-Bretagne et Varel, Nordenham et Augsbourg en Allemagne.

--- Joint-ventures. Le français Latécoère, l'allemand MT Aerospace et l'anglais GKN sont choisis comme « partenaires préférentiels » avec lesquels EADS et Airbus vont « entamer les négociations ». « Les transactions devraient être finalisées au cours de l'été 2008 », ajoute le groupe européen. Pour l'usine anglaise, « l'accord porte sur une cession complète » à GKN. Dans le cas des deux établissements français et des trois allemands, « l'accord avec Latécoère et MT Aerospace prendra la forme de joint-ventures (sociétés communes) où Airbus conservera une participation minoritaire substantielle ». Airbus se réserve toutefois la possibilité de se retirer totalement du capital dans trois ans. Chez Latécoère, on compte détenir 60 % de la société commune dans un premier temps et on assure que « les emplois seront développés ».

--- Economies. La décision de céder ces sites s'inscrit dans le plan Power8 de restructuration et d'économies d'Airbus, décidé face aux retards de livraison de l'A380 et au coût du futur long-courrier A350 XWB. Pour faire face aux frais élevés de développement - aux alentours de 10 milliards d'euros - de ce nouvel avion de 270 à 350 sièges, Airbus compte faire supporter la moitié des investissements à ses sous-traitants.

http://www.sudouest.com/201207/economie.asp?Article=201207aP1331534.xml

=====> EADS. Suite aux déclarations des dirigeants, le gouvernement hausse le ton et menace

L'État s'oppose à toute délocalisation

Les pouvoirs publics français se disent conscients des problèmes posés à EADS par la faiblesse du dollar mais estiment qu'une telle évolution ne peut, à elle seule, justifier les projets de délocalisation du groupe européen d'aéronautique, de défense et d'espace. « La localisation d'un site de production est une décision de long terme, indépendante des fluctuations de changes », déclare-t-on de source gouvernementale. Cette dernière a rappelé que « depuis trente ans, les variations de change ont été considérables ».

Louis Gallois, président exécutif d'EADS, indiquait au début du mois que le niveau du dollar par rapport à la monnaie européenne ne laissait pas d'autre choix que de délocaliser. Il y a une semaine, il recevait le soutien d'Arnaud Lagardère, gérant du groupe et détenteur de 15 % des droits de vote d'EADS, qui a qualifié l'affaiblissement du billet vert de « mal mortel » tout en assurant que l'État français, actionnaire à hauteur de 15 % du groupe, ne pouvait pas s'opposer aux délocalisations.

--- Garant. Du côté de l'Élysée, on ne partage pas cette analyse et on soupçonne également EADS d'utiliser l'évolution des changes comme un prétexte pour mettre en ?uvre une vaste réorganisation industrielle. « En tant qu'actionnaire, l'État français est le garant du maintien en France de compétences industrielles. On interviendra s'il y a lieu. On peut agir en tant qu'actionnaire et État. Ce n'est pas notre souhait que la direction d'EADS délocalise des activités hors zone euro pour des raisons conjoncturelles », dit-on au palais présidentiel. « On fera tout ce que l'on peut pour persuader et dissuader et on utilisera tous les moyens à notre disposition pour empêcher des délocalisations, par exemple le crédit d'impôt recherche pour localiser la recherche en France. » « Les décisions d'investissement ne se prennent pas sur des évolutions des changes à trois mois », ajoute-t-on de même source.

http://www.sudouest.com/181207/economie.asp?Article=181207aP1318428.xml

 

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         & Echos de France &

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77) ÎLE-DE-France : « Nous refaisons de la ville… » Entretien avec Alain Audoubert maire (PCF) de Vitry-sur-Seine

Alain Audoubert, maire (PCF) de Vitry-sur-Seine, nous dit comment, pourquoi et pour qui se dessine un nouveau visage de la ville.

--- Quels sont les grands défis que vous entendez relever pour Vitry ?

Alain Audoubert. Nous travaillons au renouveau économique, social, culturel et urbain de notre ville avec la volonté de l’inscrire dans une démarche de développement durable. Le schéma directeur régional de l’Île-de-France se donne trois objectifs que je partage. Arrêter d’étendre l’agglomération parisienne qui coûte cher à la collectivité et pousse, le plus souvent, les populations modestes vers la périphérie ; rééquilibrer la région entre l’est et l’ouest pour en finir avec les emplois et des richesses à l’ouest, les logements sociaux et la pauvreté à l’est ; donner la priorité aux transports en communs. Vitry est au coeur de ces enjeux.

--- Comment cela va se traduire dans la ville ?

Alain Audoubert. Les orientations précédentes de l’État et de la région avaient conduit à Vitry, comme les villes de la première couronne, à une désindustrialisation, à un recul de l’emploi passant de 30 000 à 25 000, à des pertes de population puisque nous sommes 80 000 contre 87 000 il y a quelques années. Il fallait inverser la tendance et nos efforts commencent à payer. Nous regagnons des habitants et des emplois puisque, pour la première fois en 2006, nous en regagnons 1 000 sur la ville. Avec le projet Seine Amont, nous entrons dans une nouvelle dynamique qui favorisera l’arrivée d’entreprises, la construction de logements, l’implantation d’équipements publics.

--- Vous transformer le visage urbain pour qui ?

Alain Audoubert. Des adversaires politiques rêvent de changer la population. Ce n’est pas et ne sera jamais notre politique. Notre priorité absolue est de répondre aux besoins des Vitriots dans leur diversité. Et de le faire de manière équilibrée. Ainsi, sur le logement, nous avons 40 % de logement sociaux et nous en sommes fiers. Nous avons 60 % de logements diversifiés et un quart de Vitry est en zone pavillonnaire, nous y tenons et avons fait ce qu’il fallait pour que ce tissu soit préservé. Fort de l’expérience, nous ne referons pas de grands ensembles, ni des tours, des barres. Nous réaliserons dans tous les quartiers des logements sociaux ou en accession dans de petits immeubles de 80 appartements, des maisons de ville, ou des pavillons. Nous refaisons de la ville avec toutes ses fonctions économiques, commerciales, sociales, culturelles dont profiteront les Vitriots et les nouveaux arrivants à qui nous souhaitons la bienvenue.

--- Comment ces projets se sont construits ?

Alain Audoubert. Ce « projet de ville, projet de vie », nous l’avons entièrement travaillé avec la population, de même le plan local d’urbanisme (PLU) construit en trois ans là ou d’autres villes ont mis six mois. Nous avons pris le temps du débat citoyen. Même si, dans une grande ville, la démocratie participative de proximité est difficile, nous nous y attachons. Avec patience et détermination nous continuerons, avec mon équipe, à travailler pour toujours plus favoriser la participation des citoyens.

--- Pour les élections municipales le PS choisit de partir seul. Comment vous préparez ces échéances ?

Alain Audoubert. Dans de nombreuses villes le PS refuse l’union. Certains sont tentés par des manoeuvres de recomposition politique. Au plan local, il est surprenant de voir le PS voter 98 % des décisions municipales, se comporter comme si tout ce que nous avons fait n’était pas bon. Se positionner pour battre le maire communiste alors que la droite peut tirer les marrons du feu de cette situation, c’est grave. Jusqu’au bout j’agirai pour une liste de rassemblement à gauche. Face à Nicolas Sarkozy et sa volonté de gagner des villes sur la gauche pour mieux être à même de mettre en oeuvre sa politique il n’y a qu’une urgence : se rassembler.

--- Sur quel programme ?

Alain Audoubert. « Projet de ville, projet de vie » élaboré depuis quatre ans avec les Vitriots constitue déjà une vision d’avenir. Le futur programme municipal ne peut se construire qu’avec les forces politiques mais avant tout avec la population. C’est pourquoi, je mets en place, cette semaine, un comité citoyen d’une quarantaine de personnalités vitriotes. L’objectif est qu’il fasse des propositions pour Vitry et organise des débats publics afin d’élaborer le plus collectivement possible le programme de notre liste de large union à gauche. Entretien réalisé par Max Staat http://www.humanite.fr/2007-12-22_Societe_-Nous-refaisons-de-la-ville-Alain-Audoubert

 

78) MUNICIPALES : Le PS a fait son choix

Réuni en convention nationale hier à Paris, le Parti socialiste a investi ses têtes de liste dans les villes de plus de 20 000 habitants. Deux nouveautés : plus de femmes et de candidats de la « diversité »

Le PS a fait son choix : Bruno Dive

Le Parti socialiste réunissait hier une convention nationale, notamment chargée de ratifier la liste de ses chefs de file aux élections municipales dans les villes de plus de 20 000 habitants. Il s'agit de l'aboutissement d'un processus long de trois mois qui a permis aux militants du PS de désigner ces têtes de liste, mais au cours duquel la direction nationale s'est aussi efforcée de peser en faveur d'un renouvellement, qui passe notamment par plus de femmes et plus de représentants de la « diversité », comme on dit au PS pour parler des « minorités visibles ». Les femmes conduiront donc un quart des listes. Elles représenteront un tiers des nouvelles têtes de liste, insiste Bruno Le Roux, le secrétaire national aux élections, qui, comme pour les élections législatives, pratique cette « double comptabilité » afin de souligner l'effort de son parti en faveur du renouvellement. Plusieurs femmes semblent bien placées pour conquérir un certain nombre de villes sur la droite telles que Bourges, Saint-Brieuc, Chartres, Reims, Niort (lire par ailleurs), Nancy, Beauvais, Perpignan ou Rouen. « À Pau, ce sera plus difficile » (pour Martine Lignères-Cassou), reconnaît Bruno Le Roux. Côté « diversité », le progrès est encore plus net puisqu'on part de zéro tête de liste en 2001. La direction a souvent dû batailler pour imposer ce type de candidat au niveau local. « Les dissidents seront exclus », prévient-elle. Évreux, Cannes, et plusieurs communes des banlieues parisienne ou lyonnaise verront des listes socialistes conduites par des enfants de l'immigration. Bruno Le Roux espère 500 adjoints au maire issus des minorités visibles. « Il n'y aura pas une liste sans candidat de la diversité », insiste-t-il.

--- Primaires. Restent les rapports avec les partis voisins, de gauche? ou du centre. Plusieurs primaires seront organisées dans des municipalités communistes que le PS espère reprendre au vu des résultats de juin dernier. La plupart de ces communes se situent dans la petite couronne parisienne (Aubervilliers, La Courneuve, Vitry?), mais aussi dans la banlieue lyonnaise (Vaulx-en-Velin) ou dans le Nord (Denain). « Nous n'avons pas énormément de problèmes avec le PC », assure la direction socialiste. Avec le Parti radical de gauche, en revanche, les négociations achoppent, notamment sur la ville de Cahors. Quant aux rapports avec le Modem, ils donnent toujours lieu à de la belle langue de bois. « D'abord rassembler la gauche, puis ouvrir sur la base du projet municipal », répète-t-on au PS. Où l'on reconnaît néanmoins que « des discussions sont possibles au niveau local ». Et pour cause, puisque le numéro 2 du parti, François Rebsamen, serait en négociation avec les centristes de sa ville, Dijon?

--- L'enjeu parisien. À noter une autre nouveauté : l'éventualité d'alliances avec Lutte ouvrière. « Il y a de plus en plus de demandes », assure-t-on au PS. Mais un seul accord serait déjà conclu, à Saint-Brieuc. Selon François Hollande, le PS fonde de gros espoirs sur les conquêtes de Caen, Rouen, Toulouse. « À Bordeaux et à Marseille, il y a un frémissement, estimait-il fin novembre. En revanche, on peut avoir de mauvaises surprises à Paris et à Lyon. » Paris, où la constitution des listes a donné lieu à de grosses difficultés, mais cette fois au sein même du PS, notamment entre partisans de Bertrand Delanoë et de Ségolène Royal, ces derniers s'estimant réduits à la portion congrue.

http://www.sudouest.com/161207/france.asp?Article=161207aP1308521.xml

=====> Solférino se penche sur les investitures

Le PS a validé ses chefs de file ou têtes de liste. Marie-George Buffet dénonce les candidatures socialistes face à des maires communistes sortants.

Le coup d’envoi des élections municipales a été donné, samedi, par le PS réuni en convention nationale à Paris. Statutaire, cette instance était chargée de valider les chefs de file et les têtes de liste dans les villes de plus de 20 000 habitants. L’occasion surtout pour François Hollande et la direction nationale de tenter d’affirmer leur autorité. En particulier face à quelques directions départementales qui rechignent à entériner des candidatures dites de « diversité ». Comprendre : issues de l’immigration. Pour François Hollande, cette diversité est « un atout », une « chance pour gagner ». L’occasion aussi de montrer une différence face à Nicolas Sarkozy : « On ne fait pas de communautarisme, du quota, on fait de la représentation de la société telle qu’elle est. » L’occasion enfin pour le premier secrétaire de donner l’ambition de son parti : « Les élections locales de mars sont un scrutin national, un scrutin politique. Nicolas Sarkozy veut obtenir la confirmation des électeurs pour continuer et amplifier sa politique. » François Hollande a encore donné la ligne par rapport au Modem de François Bayrou : « De par ses alliances locales, c’est à droite qu’il se situe », a-t-il martelé, rappelant l’accord passé, selon lui, entre François Bayrou et Alain Juppé à Bordeaux et Pau. « Être utile aux Français » et miser sur un troisième tour après la présidentielle semblent le leitmotiv principal du PS, qui envisage un certain nombre de « primaires » dans des villes de gauche où le maire est communiste. Une attitude contradictoire, a réagi Marie-George Buffet, avec la nécessité, rappelée la semaine dernière par le comité de liaison de la gauche, de faire des élections de mars un rendez-vous essentiel pour donner plus de forces à l’opposition à la politique de Sarkozy. La secrétaire nationale du PCF dénonce les candidatures socialistes dans des villes comme Auberviliers, Bagnolet, Denain, La Courneuve, Pierrefitte, Vaulx-en-Velin ou Vitry-sur-Seine. Une attitude qui, selon elle, « porterait un sérieux coup à la dynamique de rassemblement des forces progressistes » pour mettre en échec la droite dans le plus grand nombre de villes et de départements. D. B.

http://www.humanite.fr/2007-12-17_Politique_Solferino-se-penche-sur-les-investitures

 

79) À Aubervilliers, la gauche presque au complet

Municipales. Pascal Beaudet, maire d’Aubervilliers, présente à la presse la liste d’union où figureront des communistes, des militants d’extrême gauche et des personnalités diverses. Pascal Beaudet, le maire communiste d’Aubervilliers, ne cache pas sa réprobation au lendemain de l’annonce, par la convention nationale du Parti socialiste, de présenter une liste avec les Verts aux municipales de mars prochain, contre le Parti communiste. « Ce choix d’entrer en concurrence ouverte avec les maires communistes sortants dans un certain nombre de villes de la région parisienne choque profondément mes convictions de gauche », affirme-t-il. Un choix d’autant plus surprenant qu’à Aubervilliers, socialistes et communistes gèrent ensemble la municipalité depuis 1965. Et que, depuis 2001, les socialistes n’ont jamais voté contre une mesure proposée par le maire ou la majorité.

le maire communiste veut rassembler

L’élu communiste explique qu’il n’a pas ménagé sa peine pour parvenir à rassembler toute la gauche. « Infliger une vraie défaite à tout l’arc-en-ciel "sarkozien" aux municipales devrait être l’objectif commun à toute la gauche », insiste Pascal Beaudet. « Il nous reste encore plusieurs semaines pour réfléchir », indique le maire, qui redit que sa porte reste ouverte et qu’il « poursuivra ses efforts pour rendre possible une entente ». Malgré cette défection socialiste, Pascal Beaudet conduira en mars prochain une liste de très large rassemblement de la gauche. D’abord parce que, divisée à Aubervilliers depuis de longues années, la famille communiste s’est réunie dans l’équipe municipale (1) et, pour la première fois depuis 1995, se présentera sur la même liste. C’est ce qu’a confirmé Jean-Jacques Karman, conseiller général et adjoint au maire, lors de la conférence de presse d’hier. Le porte-parole de « la gauche communiste » a présenté l’accord municipal conclu à Aubervilliers entre le PCF, la gauche communiste, Lutte ouvrière et le Parti des travailleurs. Ces formations pourraient être rejointes par la LCR avec qui des discussions semblent bien engagées. La représentante du Parti des travailleurs explique pourquoi son parti a répondu immédiatement à l’invitation de la section locale du PCF et présente le protocole d’accord signé entre eux. Pour son représentant, Lutte ouvrière a pris en compte « la situation générale, avec une droite arrogante qui sur tous les problèmes, revenus, emplois, logements, s’en prend aux travailleurs et aux habitants ». « Il y aura d’autres endroits en France où ce sera le cas. Si une ville comme Aubervilliers perd sa municipalité de gauche, c’est un recul pour tous les habitants », précise-t-il. Sur la liste conduite par Pascal Beaudet figureront aussi une dizaine de personnalités de la vie associative locale. La construction du programme municipal est engagée sur la base de « 5 ateliers citoyens » rassemblant des hommes et femmes « de toutes sensibilités ».

« continuer à changer la ville »

« Nous voulons continuer à changer la ville, explique Pascal Beaudet. Mais pas avec le dessein dissimulé de changer le peuple en chassant les plus pauvres pour les pousser ailleurs, plus loin. » Le maire explique que la droite sait faire cela quand elle s’empare d’une ville dirigée par la gauche et les communistes. « C’est facile, précise-t-il. Il suffit de cesser les mesures sociales et de solidarité et de détruire des logements sociaux. » « C’est justement ce que nous ne ferons pas », conclut-il en ajoutant qu’à Aubervilliers « la solidarité, ce ne sont pas des discours, c’est comme ça qu’on vit ».

(1) Les résultats en 2001 : 1er tour : Jack Ralite (PCF union de la gauche) 30,72 %, UDF 23,72 %, Gauche communiste 23,56 %, DVD 10,95 %, LO 6,09 %,

PT 2,06 %, LCR 2,89 % -- 2e tour : Ralite 34,59 %, élu, UDF 32,32 %,

Gauche communiste 26,45 %, DVD 6,64 %.

Olivier Mayer http://www.humanite.fr/2007-12-18_Politique_A-Aubervilliers-la-gauche-presque-au-complet

 

80) Toulouse : La gauche vise le Capitole

Mise en échec aux dernières législatives et concurrencée sur son centre, la municipalité sortante de droite est en difficulté. Midi-Pyrénées, correspondant régional. Pour la droite qui dirige le Capitole depuis trente-six ans, la tâche s’annonce cette fois-ci particulièrement rude. Dans la Ville rose qui a élu en juin dernier six députés socialistes sur six et mis en échec le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, lui-même candidat dans la 1re circonscription, le total des voix de gauche au second tour de la présidentielle a atteint un score de 57 %.

Paradoxe toulousain depuis le début des années soixante-dix, il est fréquent que l’électorat se prononce majoritairement pour la gauche aux consultations nationales et élise à la mairie une équipe de droite. Avec le soutien nettement affiché lors d’un meeting le 14 décembre dernier de Dominique Baudis, maire UDF pendant dix-huit ans avec l’apport des voix de droite et centristes, Jean-Luc Moudenc mise sur la continuité de ce comportement électoral. Sauf que les cartes ne sont pas distribuées à l’identique. « Pour être un bon maire, il ne faut pas d’autre ambition que Toulouse », répètent Dominique Baudis et Jean-Luc Moudenc, infligeant au passage comme un camouflet à Philippe Douste-Blazy. Le nom de celui qui fut maire de Toulouse de 2001 à 2004 avant de redevenir ministre n’a même pas été prononcé une seule fois lors de ce meeting, où « l’indépendance à l’égard d’un parti et de Paris » a particulièrement été revendiquée. Il sera difficile à Jean-Luc Moudenc de s’affranchir de l’investiture revendiquée puis accordée de l’UMP ainsi que du soutien manifeste de Nicolas Sarkozy. Autre obstacle sur le chemin centriste, François Bayrou, qui avait obtenu dans la Ville rose 19,2 % au premier tour de la présidentielle, a confirmé la présence d’une liste Modem conduite par l’avocat Jean-Luc Forget.

Début janvier, la liste de rassemblement des forces de gauche et les axes de campagne seront présentés. Conduite par le socialiste Pierre Cohen, elle bénéficie du soutien du PCF, des Verts, du PRG, du MRC et de plusieurs personnalités. À l’issue d’un vote, les militants communistes de Toulouse se sont largement prononcés pour participer à cette liste. « Face à une politique de droite depuis trente-six ans qui a privilégié la gestion privée des transports collectifs, de l’eau et autre service encore ; qui a maintenu une division forte dans la ville entre quartiers, nous avons voulu aller jusqu’au bout de ce rassemblement à gauche, et sur des valeurs de gauche, pour espérer enfin mettre en échec la droite au Capitole », souligne Pierre Lacaze, secrétaire de la fédération du PCF. « Un an presque après l’élection de Sarkozy, poursuit-il, nous souhaitons que cette campagne prenne aussi un caractère national par une forte confrontation gauche-droite. » Pierre Cohen se félicite à la fois de l’unité retrouvée dans son parti autour de sa candidature puis du rassemblement des partis de gauche qui s’est opéré sur la liste. « Il s’agit pour moi d’une démarche essentielle si l’on veut que les Toulousains puissent manifester pleinement en mars prochain leur volonté de faire basculer la ville à gauche et stopper ainsi comme cela est devenu maintenant possible tant d’années de gestion à droite. » À gauche, d’autres listes ont à ce jour annoncé leur présence. Celle de la LCR. L’Autre Liste qui se veut à la gauche du PS, conduite par François Simon qui dirigeait la liste de rassemblement à gauche en 2001. Les Motivés (12,3 % en 2001) ont choisi de ne pas présenter de liste en mars prochain. Ce qui ne veut pas dire, précise Salah Amokrane, qu’ils ne participeront pas au débat, se réservant même la possibilité de soutenir une liste. Décision dès les premiers jours de janvier. Alain Raynal

http://www.humanite.fr/2007-12-21_Politique_La-gauche-vise-le-Capitole

 

81) Elections 2008…en bref

--- Très large union à Ivry-sur-Seine. Pierre Gosnat, député et maire (PCF) d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), conduira aux élections municipales une liste de large union à gauche qui entend l’emporter dès le premier tour. Cette liste rassemblera le PCF, le PS, le PRG, les Verts - qui étaient jusqu’à présent dans l’opposition municipale - ainsi que Lutte ouvrière et l’association Convergence citoyenne ivryenne, et aussi des « personnalités » du monde associatif. Lors des deux derniers scrutins municipaux, en 1995 et en 2001, une deuxième liste de gauche, conduite par les Verts, était présente au second tour. Cette liste fera « la part belle à la jeunesse et au métissage », a ajouté Pierre Gosnat. L’ensemble des composantes de cette liste avait totalisé plus de 75 % des suffrages au premier tour en 2001.

--- Litiges entre le PS et le MRC. Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre, dirigeants du MRC, ont appelé le PS à résoudre les litiges entre les deux partis pour les municipales, notamment à Paris où les socialistes présentent Patrick Bloche contre Georges Sarre, maire sortant du 11e arrondissement.

--- Yann Wehrling annoncé sur la liste Modem. À Strasbourg le Modem a annoncé que Yann Wehrling, ancien secrétaire national et actuel porte-parole national des Verts, devrait occuper la 2e place sur sa liste, pour une campagne axée sur l’écologie, le logement, l’emploi et l’Europe. Yann Wehrling avait annoncé le 11 décembre avoir retiré sa candidature aux municipales à Strasbourg sur la liste des Verts, ayant été désavoué par les Verts locaux pour avoir engagé un dialogue avec le Modem. « Si Yann prend la décision de figurer sur cette liste, il sera forcément suspendu de ses fonctions au collège exécutif et de porte-parole », a indiqué Michel Bock, en charge des élections chez les Verts.

http://www.humanite.fr/2007-12-21_Politique_Elections-2008-en-bref

=====> Montreuil fait le choix de l’union. François Hollande, Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, Bruno Le Roux, secrétaire national chargé des élections, et Geneviève de Kerauten, porte-parole du PS de Montreuil, ont « acté collectivement qu’on reconduirait l’accord aux municipales avec Jean-Pierre Brard ». Les Verts partiront en solo derrière Dominique Voynet. Selon Jean-Pierre Brard, « les socialistes montreuillois ont, maintenant, toute leur place dans la dynamique que nous avons d’ores et déjà engagée dans les quartiers de notre ville afin de dégager ensemble, avec les Montreuilloises et les Montreuillois, les grands axes d’un projet ambitieux pour notre ville. Au terme de ce processus, je souhaite donner aux socialistes, comme aux communistes et aux membres de la société civile, la possibilité de bâtir une liste de rassemblement, alliant expérience et renouvellement », ajoute-t-il.

Nouveau Centre et UMP font listes communes.

--- Le Nouveau Centre et l’UMP ont conclu lundi des accords « dans une très grande majorité de villes » de plus de 25 000 habitants pour les élections municipales de mars. « Les incompréhensions locales persistantes » feront l’objet de prochaines rencontres.

--- Accord UMP-MPF. Satisfait des négociations avec l’UMP, le secrétaire général du Mouvement pour la France de Villiers, Guillaume Peltier estime que « si tout se passe comme on peut l’espérer » pour la droite, « le chiffre des 500 élus locaux MPF sera largement atteint » contre environ « 250 » en ce moment.

http://www.humanite.fr/2007-12-20_Politique_Elections-2008-en-bref

======> Elections 2008…en bref

--- Débauchages en série à Marseille. Le candidat PS à la mairie de Marseille, Jean-Noël Guérini, a annoncé lundi soir le ralliement à son équipe du Dr François Franceschi. Responsable local de l’UMP, membre du bureau national de ce mouvement, ce chirurgien avait été candidat malheureux de l’UMP aux législatives de 2002 à Marseille, après y avoir conduit une liste aux municipales de 2001 pour le RPF de Charles Pasqua. François Franceschi a indiqué qu’il avait décliné une offre de l’équipe du maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin, candidat à un troisième mandat. Le candidat PS à la mairie de Marseille, qui a déjà obtenu le soutien de personnalités hors PS (notamment d’élus PCF et Verts), a rappelé qu’il entendait constituer une équipe d’« ouverture », « sans accord d’appareil ». De son côté, le maire et candidat UMP, Jean-Claude Gaudin, a annoncé le ralliement à sa liste du conseiller municipal d’opposition Philippe Sanmarco, ancien député socialiste et dauphin de Gaston Defferre à la mairie de Marseille. Philippe Sanmarco sera tête de la liste UMP dans le premier secteur. L’ancien Vert Jean-Luc Bennahmias conduira quant à lui la liste du Modem dans la cité phocéenne.

--- Christian Saint-Etienne quitte le Modem. L’économiste, qui avait participé à la rédaction du programme de l’ex-candidat à la présidentielle François Bayrou, a annoncé hier son départ du Mouvement démocrate (Modem). « J’ai démissionné hier du Modem pour mener un combat d’idées », a-t-il déclaré. « Le Modem a été instrumentalisé uniquement pour préparer les élections de 2012 et, en cas d’échec, celles de 2017, 2022, 2027 », a-t-il déploré. Christian Saint-Etienne a cependant démenti une information selon laquelle il devrait figurer en troisième position aux municipales sur la liste UMP conduite par Jean Tiberi dans le Ve arrondissement. « Je me laisse plusieurs semaines pour réfléchir à ce que je veux faire », a-t-il précisé, se disant prêt à étudier une éventuelle proposition venant soit de l’UMP, soit du PS.

http://www.humanite.fr/2007-12-19_Politique_Elections-2008-en-bref

======> Elections 2008….en bref

--- À Orly (Val-de-Marne), les adjoints communistes refusent la désunion. Face à une droite ambitieuse, ils appellent, avec une trentaine de personnalités de la ville, au rassemblement, dès le premier tour, de toute la gauche politique et citoyenne, d’autant, soulignent-ils, « que la gauche rassemblée en 2001 avec son maire Gaston Viens (divers gauche) présente un solide bilan ».

--- Le PS joue la désunion à Vitry. La ville de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) est l’une des sept communes de plus de 30 000 habitants dirigées par le PCF pour laquelle le Conseil national du PS a donné le feu vert pour des primaires à gauche au premier tour des élections municipales. Jean-Marc Bourjac, maire-adjoint (PS) depuis 1983, a annoncé qu’il conduira une liste PS-Verts-PRG face au maire communiste sortant, Alain Audoubert.

--- À Rouen, le Modem rejoint l’UMP derrière Albertini. Le Modem de Rouen s’est rangé majoritairement derrière le maire sortant Pierre Albertini, qui se présente sous l’étiquette « centriste indépendant ». Co-auteur du projet présidentiel de François Bayrou, il avait appelé à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle et a reçu le soutien de l’UMP pour les municipales.

--- Kouchner soutient Delanoë et Panafieu… « Je pense que Bertrand Delanoë est un bon maire, donc ça ne me déplairait pas (qu’il soit réélu - NDLR). J’ai avec lui des rapports courtois et fraternels. Françoise de Panafieu est une amie que je connais depuis des années (…) et ça ne me déplairait pas non plus », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

--- Brard satisfait par la décision du PS. « Je prends acte et salue la décision prise par la Convention nationale du Parti socialiste de choisir l’union plutôt que la désunion en écartant le principe d’une primaire à gauche qui aurait donné un très mauvais coup au nécessaire rassemblement pour faire front, partout en France, à la politique de régression. » Jean-Pierre Brard confirme son intention de « donner toute leur place aux socialistes montreuillois dans cette formidable dynamique que nous percevons déjà dans nos rencontres avec les Montreuillois, et qui se traduira par l’élaboration d’un projet ambitieux pour Montreuil et la construction d’une liste au sein de laquelle je souhaite rassembler communistes, socialistes, verts et membres de la société civile ».

--- Gremetz ne présentera pas de liste. Maxime Gremetz, député de la Somme, a annoncé qu’il retirait sa candidature aux élections municipales à Amiens « parce que le danger est grand que M. de Robien, soutien de M. Sarkozy, soit élu dès le premier tour ». Selon un sondage paru dans le quotidien régional l’Union et réalisé par TNS Sofres, Gilles de Robien (Nouveau centre) serait vainqueur dès le premier tour des municipales avec 51 % des intentions de vote, la liste PS-PCF-Verts recueillant 23 % des voix, et la liste menée par Maxime Gremetz 18 %.

http://www.humanite.fr/2007-12-18_Politique_Elections-2008-en-bref

 

82) Les socialistes font leur marché

Parti socialiste. Le second forum de la rénovation, sur le thème du marché, comme un premier pas sur la voie d’une difficile clarification idéologique.

Les socialistes et le marché ? Le deuxième forum national de la rénovation était, samedi matin à Paris, consacré à un débat sur ce thème. Pas de décision. Mais une réflexion à mettre dans le pot du futur congrès qui devrait être réuni dans le courant de l’année prochaine. Des divergences, mais aussi pas mal de convergences. Et un point d’orgue commun exprimé par Anne Hidalgo : les socialistes « veulent civiliser le marché ». L’essentiel étant de sortir d’un piège paradoxal pointé par François Hollande : les socialistes ont toujours agi en économie de marché et ils l’ont bien gérée lorsqu’ils ont eu la responsabilité du pouvoir. Mais aussitôt revenus dans l’opposition, ils font mine d’être ni pour ni contre. « Ce serait donc la synthèse ? », a lancé le premier secrétaire du PS. Et de répondre aussi sec : « il faut la refuser », dire que le PS « est pour l’économie de marché », qu’il veut « agir dans l’économie de marché ».

L’ambiguïté du PS

Foin des tergiversations, que d’aucuns ont replacé dans le contexte d’une concurrence idéologique avec le PCF, le PS semble désormais assumer à la quasi-unanimité l’abandon de « l’’économie administrée », « la - supériorité du plan sur le marché », « la supériorité de la propriété publique et de la production d’État ». Quand, à l’inverse, l’Union soviétique en faisait l’alpha et l’oméga de sa doctrine économique. Reste que si l’histoire paraît lui donner raison, se posent aussitôt toute une foule de questions quant au rapport au capitalisme lui-même. Et cela, au moment où, comme l’a rappelé Harlem Désir, les Français sont encore le peuple qui rejette à plus de 50 % l’idée selon laquelle « le système de libre entreprise et de libre marché serait le meilleur pour fonder le futur du monde ». L’ambiguïté de la réponse du PS est sans aucun doute au coeur de la crise idéologique et électorale qui le secoue. Aussi a-t-on pris grand soin samedi à faire un distinguo en insistant, comme tentera de le faire François Hollande, sur la nécessité de lever une confusion entre économie de marché, capitalisme et libéralisme par « une approche » se revendiquant du « pragmatisme ». Car « une société conduite par les seuls marchés serait irresponsable et ne serait tout simplement pas une société ».

chaque sensibilité se réjouit

Trois convergences de principes ont été constatées entre les participants. D’abord l’idée que « le capitalisme ne permet pas d’atteindre l’optimum économique, social et écologique ». Avec pour corollaire le constat selon lequel il y aurait « un domaine propre au marché », « un domaine propre de la puissance publique », et « le domaine de la régulation, de l’intervention, de la redistribution ». Ensuite, le recours à la croissance. Enfin, le parti pris du « progrès ». Le bât blesse pour aller plus loin. D’où un débat lancé sur la question qui demeure intacte, mais qui, selon le mot de Charles Fiterman, conditionne toute idée de « modernité » : où mettre le curseur de l’intervention publique ? Avec, là encore, des questions subsidiaires non définitivement résolues : qu’est-ce qui relève du rôle de l’État, de l’Europe ? Quel espace entre libre-échange et protectionnisme ? Réponse provisoire : « La place du marché et celle de la maîtrise publique doivent pouvoir aller, selon les cas et les objectifs poursuivis, de 0 % à 100 %. » Réponse non satisfaisante mais qui, dans le contexte de ce deuxième forum, permet à chaque sensibilité de se réjouir. Michel Rocard tirant la conclusion, selon lui « réjouissante », que le PS ne veut plus « rompre avec le capitalisme mais le réguler » tout au mieux. Pour Henri Weber (fabiusien), « il faut prendre les mérites du marché et contraindre ses défauts ». Gérard Filoche (aile gauche) proposant d’adopter une mission : celle de substituer « aux mains invisibles du marché », « les mains visibles de la démocratie ». Au PS, ce débat en appelle décidément bien d’autres. Dominique Bègles http://www.humanite.fr/2007-12-17_Politique_Les-socialistes-font-leur-marche

 

83) Chimie : Coup de théâtre pour l’entreprise Polimeri

Bruxelles vient de condamner l’entreprise pour entente illicite. Les salariés pourraient engager des recours face au préjudice subi suite à la fermeture.

Grenoble (Isère), correspondance particulière. Il est des luttes qui ont valeur d’exemple et de modèle. Celle menée par les salariés de l’entreprise Polimeri, filiale chimique du géant pétrolier italien ENI, située à Champagnier (Isère), en est le symbole. Après deux années de lutte, ils viennent d’obtenir de la Commission de Bruxelles la condamnation du cartel mondial du caoutchouc à 243 millions d’euros d’amende.

Retour sur ce conflit emblématique. Depuis septembre 2005, date à laquelle la direction annonçait la fermeture du site, au sud de Grenoble, les 250 salariés ont pris leur avenir en mains, et ont su montrer un courage et une réussite inégalés. Tout était pourtant écrit à l’avance, par une direction qui, suite à une défaillance technique (une chaudière en panne), informait sans coup férir de la fermeture du site. La lutte s’était alors organisée, menée par l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC et accompagnée par la sénatrice communiste Annie David. On mesure l’impact de l’annonce de la fermeture. L’usine, classée Seveso 2, était le seul site en France à fabriquer du caoutchouc synthétique. Son arrêt devait précipiter 250 personnes au chômage, près de 400 emplois induits dans la précarité, et surtout risquait d’entraîner la filière chimique du Sud grenoblois vers des fermetures successives ; chaque établissement étant partiellement tributaire de l’activité de son voisin. À l’automne 2005, les salariés se sont réunis en intersyndicale et ont élaboré une solution alternative validée par la direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE), et destinée à préserver au moins 150 emplois sur le site. La direction n’a pas donné suite à cette solution. Fort de sa conviction, le comité d’entreprise a malgré tout poursuivi son travail et mandaté une expertise pour mieux connaître les raisons de la fermeture. La conclusion des experts a révélé que seule la logique de spéculation financière expliquait l’entêtement de la direction pour la fermeture, au détriment de la réalité industrielle et sociale. Logique d’autant plus singulière que le site de Champagnier avait bénéficié de près de deux millions d’euros d’aides publiques au titre de l’environnement pendant sept années, et de cinq millions d’euros d’allégement de cotisations sociales. Au pied du mur, les salariés de l’entreprise ont mené une lutte courageuse et emblématique. Recherchant en permanence le dialogue avec la direction, refusant d’être enfermés dans une logique conflictuelle, ils ont occupé les locaux du site tout en le protégeant. Le tribunal qui avait été alors saisi par la direction afin d’expulser les salariés a d’ailleurs refusé la demande d’expulsion, arguant qu’aucun agissement n’avait mis en péril la sécurité du site. Pour les observateurs, les salariés ont bien assuré la sécurité du site classé Seveso 2. Concernant le reclassement, la direction ne proposait que trois postes dans un établissement situé dans le nord de la France, pour 250 salariés ! Si l’intersyndicale est parvenue à trouver des solutions pour la plupart des salariés (préretraite maison, préretraite d’État FNE, etc.), aujourd’hui, il reste malgré tout encore une douzaine de personnes sans emploi. L’usine est aujourd’hui en cours de démontage. Par petits morceaux elle part en containers vers l’Inde, où Polimeri l’a vendue. Elle devrait être remontée à Bombay, pour redémarrer en 2009. Malgré l’usine sur le départ et le bilan amer, l’exemplarité de ce combat demeure. Les moyens utilisés par les salariés, soucieux de défendre leurs emplois, mais aussi de respecter la légalité, et d’assurer la sécurité, dans un environnement hostile et défavorable, ont finalement eu gain de cause. Et c’est aujourd’hui une victoire qui est passée par l’Europe, pour l’intersyndicale et tous ceux qui ont pris part au conflit social, dont Marie-George Buffet, mais aussi Alain Camas, premier adjoint à la mairie de Vizille. La Commission de Bruxelles avait été saisie par l’intersyndicale en mai 2006. Après plus de dix-huit mois d’enquêtes la Commission vient de condamner le cartel mondial du caoutchouc, constitué de cinq grands producteurs - dont Polimeri -, à verser 243 millions d’euros d’amende pour entente illicite sur les prix et les parts de marché, de 1993 à 2002 ; l’entreprise Polimeri étant condamnée à payer 132 millions d’euros. « C’est une grande satisfaction, commente le délégué CGT Fred Vivancos : cela signifie que le plan social basé sur le licenciement économique des 250 salariés ne tient plus, et que les licenciements sont donc abusifs. Avec nos instances, nous allons étudier les possibilités de recours face au préjudice subi. »

Marie-Hélène Léon http://www.humanite.fr/2007-12-21_Politique_Coup-de-theatre-pour-l-entreprise-Polimeri

 

84) Urbanisme : Centres-villes, des cités interdites ?

Là où elle existe encore, la présence des catégories populaires dans le coeur historique des métropoles est de plus en plus menacée. Mais le phénomène n’est pas irréversible. C’est une projection comme il en existe des milliers dans le petit monde des promoteurs et aménageurs : celle d’un hôtel (en projet) à deux pas de la gare Saint-Charles, à Marseille. Mais celle-ci a un sens très particulier décrypté par la géographe Isabelle Berry-Chikaoui et la sociologue Agnès Deboulet (1) : « Les personnages que dévoile l’image de synthèse sont vêtus de costumes ou tailleurs et lunettes de soleil. À cet endroit, pourtant, une observation faite sur deux journées avait montré que stationnaient 360 hommes, essentiellement maghrébins, sur un petit marché "clandestin", déjà déplacé plusieurs fois. » Voilà une image de synthèse en forme de rêve de « gentrification » (embourgeoisement) sur papier glacé qui ne doit rien au hasard et décline la terrible phrase du maire (UMP), Jean-Claude Gaudin, lors d’un entretien accordé, en 2001, au quotidien la Tribune : « Le Marseille populaire, ce n’est pas le Marseille maghrébin, ce n’est pas le Marseille comorien. Le centre a été envahi par la population étrangère, les Marseillais sont partis. Moi, je rénove, je lutte contre les marchands de sommeil et je fais revenir des habitants qui payent des impôts » (2). Le peuple en périphérie, pas dans le centre : le credo style « classes laborieuses, classes dangereuses », relancé par Jacques Chirac, maire de Paris, vaut aussi bien en termes d’urbanisme que de projet politique. Marseille, il est vrai, représente un cas particulier tant son coeur de ville a toujours constitué la porte d’entrée et le premier lieu de résidences des nouvelles populations comme des habitants aux revenus les plus faibles. Dans les autres métropoles du Grand Sud, la configuration est différente. À Toulouse, à l’exception du quartier Arnaud-Bernard, au caractère populaire conservé, les autres quartiers de l’hyper-centre n’accueillent plus les catégories sociales les moins favorisées, qui se concentrent essentiellement dans les quartiers situés au sud de la ville (Mirail, Bagatelle, Papus, Empalot). À Nice, le centre a toujours été dédié au tourisme, avec hôtels, casinos et boutiques de luxe. Le Vieux Nice est encore peuplé d’employés municipaux et d’étudiants même s’il devient peu à peu un petit Saint-Paul-de-Vence, les galeries artistiques et magasins de souvenirs remplaçant les petits commerçants et l’immobilier bien que vétuste étant en plein boom spéculatif. En « troisième rideau » : les quartiers populaires et périphériques de l’Ariane et des Moulins. À Montpellier, le quartier historique de l’Écusson accueille les classes moyennes supérieures et les étudiants, tandis que la Paillade est l’exemple type du « grand ensemble » érigé pendant les Trente Glorieuses. Pourtant, à la marge du coeur de ville, Figuerolles est resté populaire. Quant à Bordeaux, le quartier Saint-Michel veut préserver son identité (lire page 2). Mais, au fait, pourquoi s’attacher à cette problématique de la présence des catégories populaires dans le coeur des villes ? « Parce que la vie en centre-ville est infiniment plus riche et qu’y sont concentrés tous les attributs (équipements, transports, commerces) qui améliorent la qualité de vie tout en permettant les conditions du vivre ensemble. Et parce que le peuple a toujours été un acteur majeur dans l’histoire des villes », répond un architecte-urbaniste marseillais. Alors que Marseille veut se priver de cet atout, Montpellier favorise la « mixité ». Georges Frêche, alors maire de la ville, a ainsi institué une part de 25 % de logements sociaux dans le nouveau quartier dessiné par Ricardo Bofill, Antigone, nouvelle « centralité » de la capitale héraultaise. Mais, à l’aube de ce XXIe siècle, les transports peuvent aussi enrayer les processus de ségrégation générés par la métropolisation (voir Grand Sud du 24 novembre 2007). À Montpellier, encore, la première ligne de tramway relie la Paillade à la place de la Comédie. À Toulouse, les deux lignes de métro qui traversent la Ville rose et se croisent en son centre favorisent le décloisonnement social et territorial. Ici encore, Marseille apparaît en contrepoint, puisque le tracé du tramway a été envisagé comme un outil de requalification urbaine. « Là où il y a "réhabilitation", il y a moins amélioration de l’habitat que mutation de la population résidente », analyse Alexandre Fernandez (lire page 3). C’est exactement ce qui se produit dans le cadre du « plus grand programme de réhabilitation urbaine d’Europe » (dixit Renaud Muselier), celle de la rue de la République, l’artère qui relie le Vieux Port au port de Marseille. Laissés à l’abandon depuis des décennies, les immeubles haussmaniens ont été cueillis comme un fruit mûr par un fonds d’investissement texan, Lone Star, « réhabilités » et revendus à prix d’or (3 700 euros le mètre carré) alors qu’avant la « réhabilitation », quatre habitants sur dix n’étaient pas imposables sur le revenu. Le tramway, et ses trois arrêts le long des 1 300 mètres de l’artère, a facilité l’opération. Mais seulement 40 % des nouveaux acquéreurs en feront leur résidence. Le nouveau lustre de la rue a également attiré les enseignes « mondialisées » au détriment du commerce de proximité. Bref, tout est en place pour un centre-ville transformé, selon la formule du maire de Barcelone (lire page 3), en « parc thématique ».

(1) « Restructurations urbaines à Marseille à l’heure de l’internationalisation. Tensions et régimes d’action », dans Villes internationales. Entre tensions et réactions des habitants. Éditions La Découverte.

(2) Cité dans Gouverner Marseille, de Michel Peraldi et Michel Samson. Éditions La Découverte. Christophe Deroubaix avec Philippe Jérôme et Alain Raynal

http://www.humanite.fr/2007-12-22_Societe_Centres-villes-des-cites-interdites

 

85) Retraites, une mobilisation en débat

La bataille des régimes spéciaux n’est pas terminée, mais elle fournit déjà matière à réflexion. Pour l’Humanité, trois militants communistes, salariés des entreprises concernées, pleinement engagés dans le mouvement social, tirent les premiers enseignements. En quoi les projets de Sarkozy ont-ils été contrariés ? Au-delà des retraites, quelles attentes les travailleurs en lutte ont-ils exprimées ? Pourquoi la gauche a-t-elle été si peu audible ? Qu’attendre d’une force de transformation sociale ?… Les réflexions de Gérard Mazet, technicien à la SNCF, d’Éric Roulot, agent d’EDF, tous deux membres du conseil national du PCF, et de Laurent Teboul, agent du métro, animateur de la section communiste de la RATP.

--- Quelques mois après l’élection de Nicolas Sarkozy, et en pleine campagne idéologique de la droite et du MEDEF contre les acquis sociaux, le modèle social, inter- vient un mouvement très important. Comment l’expliquez-vous ?

-- Éric Roulot. Le contexte était effectivement très défavorable : une droite triomphante, un Parti socialiste affaibli et qui a fait le choix, sur le dossier des retraites, d’une capitulation en rase campagne puisqu’il a accepté la réforme sur le fond et ne s’est opposé que sur la forme. Il y a eu cette grande campagne médiatique pour culpabiliser les soi-disant nantis, les salariés travaillant dans ces secteurs. Et, malgré tout, les salariés avec leurs organisations syndicales sont parvenus à remettre les questions sociales sur le devant de la scène. Ça me paraît être l’élément politique majeur : des salariés qui relèvent le défi et qui ne tombent pas dans les pièges tendus par le capital. Cela démontre que la droite n’est pas imbattable et que, dès lors que le débat a lieu dans les entreprises, nous avons la possibilité non seulement de résister à ses réformes régressives, mais aussi d’ouvrir des alternatives de progrès. Les communistes n’ont pas ménagé leur peine, souvent investis de responsabilités syndicales, pour faire en sorte que la démocratie, le débat d’idées soient présents dans les assemblées générales et dans les entreprises. Il y a eu un très important investissement des militants progressistes dans tous les syndicats. Rappelons-nous que Fillon, le 9 septembre, annonçait à la télé attendre le feu vert de Sarkozy pour sortir les décrets. Aujourd’hui, les décrets ne sont pas sortis, toutes les revendications sont sur la table, et il y a déjà des progrès engrangés.

-- Gérard Mazet. Sarkozy a emporté l’élection non par défaut mais par conviction, et, quelques mois après, se déclenche un mouvement comme rarement on a connu. À la SNCF, le 18 octobre, le nombre de grévistes est historique, les anciens ne savent pas dire quand ce record a été battu. On ne l’a pas encore assez mesuré. De plus, tout a été fait pour diviser les gens entre eux, les salariés entre eux, les organisations syndicales entre elles. Et ça n’a pas spécialement pris. Enfin, le fait que Sarkozy dise « On ne bougera pas quoi qu’il arrive » aurait pu peser sur la mobilisation. Or ça ne s’est pas passé comme ça. 75% des cheminots dans la lutte, je n’aurais pas pensé ça possible en septembre. Tout était a priori défavorable. Ça signifie que, dans la situation politique, rien n’est figé. Laurent Teboul. Je suis d’accord, si on m’avait dit il y a quelques mois qu’il y aurait un tel mouvement à la RATP, je ne l’aurais pas cru. D’autant plus que, chez nous, on a vu des gens s’afficher sarkozystes : des conducteurs, des agents de station, des bas salaires, en quelque sorte. L’engouement pour Sarkozy a basculé. Dans l’entreprise, les gens en ont marre. Ils voulaient le changement, Sarkozy a incarné la rupture. Aujourd’hui, je pense que les salariés ont bien compris la fracture sociale que Sarkozy veut leur « enquiller ». Il y a une prise de conscience et elle a été aussi portée par les organisations syndicales, qui ont su construire l’unité. Ça a donné de la crédibilité aux syndicats, c’est ce que les salariés attendaient. Même si, aujourd’hui chez nous, ce n’est plus tout à fait le cas.

--- Est-ce que ça veut dire que l’idée – sur laquelle Nicolas Sarkozy a gagné son élection pour une part – qu’il faudrait consentir des sacrifices pour assurer le financement des retraites n’a pas prise dans vos entreprises ?

Gérard Mazet. Quand autant de salariés sont en grève, c’est que l’idée de fatalité n’a pas totalement gagné. La déclaration de Philippe Séguin pour la Cour des comptes, en octobre, sur le financement de la protection sociale par une taxation des stock-options, a marqué les esprits. Il apparaît plus nettement que le pouvoir a fait un choix de société et pas une réponse guidée par des contraintes auxquelles on ne peut échapper. À partir de là, on a pu développer une autre argumentation : l’argent existe pour faire autrement, la question est la volonté politique pour le faire. Ça n’a pas levé toutes les interrogations, et notamment celle-ci : « Est-ce que, dans le cadre politique actuel, on peut gagner ? » Mais on peut s’appuyer sur cette expérience : on peut être entendu, à condition de mener la bataille idéologique. Le pays n’a pas glissé complètement à droite. Il y a des attentes importantes.

-- Éric Roulot. Au fil du conflit, une forte maturité politique s’est construite. Dans les assemblées générales, on a affaire à des salariés conscients des enjeux. Il y avait deux risques. Le premier, l’acceptation de la réforme par pragmatisme. Le mouvement social n’est pas entré là-dedans. Deuxième travers qu’il fallait éviter, et les communistes ont bien travaillé de ce point de vue, c’était de s’en tenir à une riposte avec les seuls salariés concernés par les régimes spéciaux, et de cristalliser le mouvement uniquement sur les 37,5 annuités. Les débats des AG, l’impulsion des organisations syndicales ont permis de déjouer ce piège. Dans le cadre de la négociation tripartite, toutes les revendications ont été mises sur la table. On n’est donc pas dans l’accompagnement des choix du capital ni dans une « radicalisation », mais dans une démarche de transformation sociale. Ensuite, les salariés ont pris conscience que cette réforme des régimes spéciaux s’inscrit dans un projet libéral beaucoup plus vaste de remise en cause du régime par répartition avec allongement de la durée des cotisations et notamment réduction du taux de remplacement. Il fallait donc travailler les solidarités public-privé et créer les conditions d’un vaste mouvement interprofessionnel pour la réforme de 2008.

--- S’il s’est cristallisé sur les retraites, le mouvement n’a-t-il pas, selon vous, exprimé d’autres attentes sociales ?

-- Laurent Teboul. Il y a un ras-le-bol des salariés de mon secteur. Qu’on les traite de « nantis » ne date pas d’aujourd’hui. Chez nous, il y a beaucoup de motifs de colère, par exemple avec des plans sociaux déguisés menaçant 500 emplois pour le métro. Les salariés en ont eu marre et la réforme des retraites a été un détonateur. Les directions auraient bien voulu régler ça en 48 heures mais ça ne s’est pas passé comme ça…

-- Gérard Mazet. Il y a beaucoup d’inquiétudes chez les cheminots : pour l’avenir, pour les enfants, pour soi-même avec la retraite. On sent que tout régresse et ça vient contredire les possibilités du monde d’aujourd’hui. Je travaille dans un milieu de techniciens et ce ressenti est très partagé. Ces contradictions s’aiguisent comme jamais. Contrairement à d’autres périodes, on sent que ce système ne peut pas amener du mieux. Dans les années 1970, quand j’ai commencé à travailler, on croyait au progrès continu. C’est d’ailleurs ça qui favorisait la socialdémocratie. Les bases politiques sont aujourd’hui totalement différentes. Le mouvement pose très fortement la question de la perspective politique. D’abord parce que les problèmes posés – durée des cotisations, décote et indexation… – relèvent de choix politiques. Les salariés sentent qu’ils ont besoin de perspectives politiques et ils ne voient rien venir. C’est un sentiment général chez les dirigeants syndicaux comme chez les salariés en lutte. Il faut que le Parti communiste réponde à cette question. Il a tracé quelques pistes mais on est loin du compte.

-- Éric Roulot. Les salariés ont perçu la réforme comme une rupture unilatérale du pacte social fondé en 1946. Pacte qui comprenait des acquis sociaux, mais aussi des contraintes liées à la finalité des entreprises : « On accepte la mobilité, d’être disponible 24 heures sur 24 pour répondre aux nécessités du service public. Et on a des acquis sociaux, dont le régime de retraite. » Cette rupture amène les salariés à s’interroger sur la finalité de leur travail et de leur entreprise. « Sommes-nous passés à une entreprise qui n’a comme but que de répondre aux exigences des actionnaires ? » Et c’est à mon sens pourquoi les salariés ont poussé à des négociations allant au-delà de la seule retraite.

-- Laurent Teboul. On a mesuré sur les dix jours de grève une montée en puissance sur ces questions et on a vécu des AG comme je n’en ai jamais connu, avec des débats où tout le monde a parlé et où les salariés se sont approprié le mouvement. Ils se posent aujourd’hui des questions sur la stratégie de l’entreprise. C’est très nouveau.

-- Gérard Mazet. Le mouvement charrie plusieurs questions. D’abord celle du pouvoir d’achat : à la SNCF, les jeunes (nous avons eu 60000embauches avec les 35 heures) sont les plus revendicatifs sur ce sujet. Mais aussi le service public, d’autant qu’il y a une accélération des coups qui lui sont portés. Par exemple, les centaines de gares fret fermées au moment où l’environnement, avec le réchauffement climatique, est menacé. Pour s’inscrire dans une logique européenne de concurrence, la SNCF se place sur les terrains les plus rentables en délaissant tout le reste. Tout ça, les cheminots l’ont à l’esprit.

-- Éric Roulot. À EDF et GDF, le premier appel à la riposte contre le projet de casse du régime spécial de retraite faisait le lien avec la privatisation de Gaz de France. Donc dès le départ, le mouvement appréhende la question sociale et la question économique. Et tout au long du conflit, ces deux questions montent comme une seule dans les AG. Révélateur à cet égard, Pierre Gadonneix, le PDG d’EDF, annonce que la réforme des régimes spéciaux lui permettrait de provisionner deux milliards d’euros. Ça prouve que ce qu’on appelle « les avantages spécifiques de notre régime » sont financés par l’entreprise. La réforme permet aux patrons de ces entreprises de se dégager du financement des retraites pour mieux répondre aux exigences des actionnaires. On n’est pas seulement sur la question des droits sociaux mais aussi devant des choix économiques.

--- Dans vos entreprises, le mouvement semble avoir été marqué par la participation de l’ensemble des catégories de salariés. De nombreux jeunes embauchés ont vécu leur première grève, des cadres aussi…

-- Laurent Teboul. À la RATP, les jeunes embauchés l’ont été dans les secteurs les plus défavorisés : les machinistes et les agents de stations. Ce sont les plus bas salaires. Ces jeunes, souvent issus de ce qu’on appelle les « quartiers sensibles ou populaires », d’origine immigrée, ont été porteurs dans les AG de débats non seulement sur la retraite mais sur le pouvoir d’achat. Il faut savoir que nombre d’entre eux sont contraints de vivre chez leurs parents, et même, pour certains, dorment dans leurs voitures parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer un loyer.

-- Gérard Mazet. La mesure sur les retraites concernait tout le monde et chacun a fait ses comptes. De 100 à 600 euros en moins chaque mois ! Les cadres sont particulièrement touchés. Plus que les autres, ils ont été soumis à une pression idéologique dure. La SNCF leur a demandé de « vendre » la réforme auprès du personnel. Or je sais que des cadres, parmi les principaux dirigeants d’établissements, se sont, d’une façon ou d’une autre, solidarisés avec le mouvement. La SNCF voulait faire d’eux des relais de sa campagne pour la réforme et la grève du 18 octobre montre que, pour une part, elle a perdu la bataille idéologique.

--- Dans le mouvement, on a entendu que « la gauche était inaudible », mais on a entendu aussi une voix au PS, celle de Manuel Valls, dire « la réforme oui, la méthode non ». Et on a entendu que « Besancenot était le héraut de la grève ».

-- Éric Roulot. La gauche inaudible, mais la faute à qui ? Les médias ont privilégié deux points de vue, qui d’après moi ne sont pas antagonistes : le point de vue des socialistes, acceptation sur le fond de la réforme et critique de la méthode. De l’autre côté, ils ont donné une place indue à Besancenot pour le mettre à la tête du mouvement. Peut-être que ce que porte le PCF dans le débat de société les gêne. Ça me conforte dans l’idée de ne pas changer notre démarche : contester, riposter à Sarkozy, mais ne pas en rester à la protestation et se battre pour rassembler, ouvrir une perspective de transformation, une dynamique révolutionnaire pour répondre aux enjeux de société. C’est un discours difficile à tenir après le score obtenu par le PCF à la présidentielle, mais la situation n’est pas gravée dans le marbre, on l’a vu avec le mouvement. Ce qu’on a fait dans nos secteurs, on peut le faire pour l’ensemble de la société. Mais, pour cela, comme on l’a décidé lors de l’assemblée générale des communistes à la Défense, réactualiser le projet communiste est décisif. Il faut un travail théorique, intellectuel, pour proposer un projet politique qui réponde aux exigences. Dans ce projet, il ne faut pas hésiter à s’inscrire dans une démarche de réformes profondes.

-- Laurent Teboul. J’adhère totalement à ce qui vient d’être dit. J’ajoute que la nécessité de s’organiser en entreprise est forte. Nous avons créé récemment la section communiste à la RATP.

-- Gérard Mazet. Ce que dit le PS (Valls, etc.) provoque du trouble parmi les salariés les plus engagés, les syndicalistes et pas seulement eux. Ce n’est pas ce qu’ils attendent de la gauche. Une gauche qui va plus à droite ne correspond pas à ce qu’attendent les salariés. C’est un enseignement à tirer sur le long terme parce qu’on n’est pas dans la situation des années 1970, où l’aménagement du système pouvait être perçu comme une solution. Tandis qu’à droite les gens se sont radicalisés, à gauche, le trouble est profond. Pour Besancenot, je pense qu’il s’agit d’une opération menée de toutes pièces. L’attitude des militants de la LCR dans les AG est totalement contre-productive. Ils n’ont rien à faire de l’unité syndicale, de l’élargissement du mouvement, du rassemblement. Il y a donc une contradiction entre ce qu’on essaie de faire apparaître et la réalité sur le terrain. Je ne dis pas que la campagne médiatique est sans effet, mais, à la SNCF, le moteur du mouvement, ce n’est pas SUD Rail, où la LCR est très impliquée, c’est la CGT.

--- Et le PCF ?

-- Gérard Mazet. Le problème essentiel du PCF est d’être crédible. À 2 %, il ne l’est pas. C’est ça qu’il doit travailler en prenant des initiatives qui conjuguent la question des contenus et la question du rassemblement. Le mouvement oblige les communistes à bouger sur le contenu de leur projet de société. Les retraites, est-ce seulement une question de pouvoir d’achat ou d’annuités ? Est-ce que la retraite, c’est la fin de vie ou une nouvelle vie ? Est-ce que les services publics sont un moteur pour la société et une réponse aux droits humains ? Il faut que le PCF intervienne à partir de sa conception de la société. Et s’il pose ces questions seul, s’il ne travaille pas ces sujets avec les autres, il ne résout pas son problème de crédibilité. C’est dans cette construction avec d’autres qu’émergeront les formes d’un rassemblement politique. Il ne faut pas prendre les choses à l’envers.

-- Éric Roulot. Je suis entièrement d’accord et je veux juste ajouter qu’il ne faut pas attendre des organisations syndicales qu’elles prennent les responsabilités des partis politiques. Elles doivent être pragmatiques, c’est leur job. Les communistes, eux, ne doivent pas s’enfermer dans les schémas actuels. Par exemple, aujourd’hui, parlant des retraites, on dit « 37,5 ans de cotisations et taux de remplacement de 75 % du salaire ». Est-ce que c’est gravé dans le marbre ? Pourquoi 75 % ? Pour moi, il faut que les salariés puissent partir à la retraite à 60 ans (ou 55 ans pour les métiers pénibles) avec une pension la plus proche possible de leur salaire. C’est ça, la conception d’une retraite qui ne soit pas qu’une fin de vie. Il faut poser les questions à ce niveau. Entretien réalisé par Yves Housson et Olivier Mayer http://www.humanite.fr/2007-12-19_Politique_Retraites-une-mobilisation-en-debat

 

86) Justice : Sauver les prud’hommes menacés par la réforme Dati

Après l’annonce de la possibilité de suppression de 63 conseils prud’homaux, Martial Passi, le maire de Givors (Rhône), appelle à une riposte collective. Interview. Le projet de carte judiciaire défendu par la ministre de la Justice,

Rachida Dati, propose de supprimer soixante-trois tribunaux de prud’hommes de proximité, dont celui de Givors, dans le Rhône. Le maire de cette ville n’accepte pas cette perspective.

Où en est la mobilisation sur votre ville ?

Martial Passi. Nous avons un comité de soutien qui s’est créé depuis longtemps, avec les organisations syndicales et patronales, les partis politiques. Seul, le député UMP nous a dit que, si ce n’était que de lui, il irait encore plus loin que les fermetures envisagées par la ministre. À l’annonce de la menace de suppression des soixante-trois conseils, notre comité de soutien s’est réuni à nouveau. Il y a une quinzaine de maires, des conseillers généraux, le président de la région Rhône-Alpes. Quand la ministre a demandé l’avis des autorités judiciaires, celles-ci avaient proposé de profiter de la réforme pour supprimer, enfin, l’engorgement endémique du tribunal des prud’hommes de Lyon, en rattachant plusieurs cantons au tribunal de Givors. Avec un bémol : l’absence d’unanimité des partenaires ouvrait la porte à la fermeture. Le bémol n’existe plus : en réunissant tout le monde, nous sommes parvenus à un accord pour accepter l’élargissement à deux cantons supplémentaires, en nous fixant comme limite 45 000 emplois salariés, ce qui correspond à la capacité du conseil de Villefranche-sur-Saône, qui n’est pas menacé de dissolution. J’ai donc fait part au préfet de région de cette proposition, puisqu’il nous reste trois mois de concertation.

Mais vous n’avez pas envie de faire cavalier seul…

Martial Passi. Non. J’ai pris la carte publiée par votre journal sur les soixante-trois conseils menacés. Et j’ai proposé au comité de soutien, qui l’a accepté, d’envoyer un courrier aux maires des soixante-deux autres villes, à tous les présidents et vice-présidents des conseils de ces mêmes villes, aux organisations syndicales, départementales et locales, pour la création d’un « collectif des 63 ». Il se réunira à Lyon le 17 janvier et demandera un moratoire pour permettre une concertation plus approfondie. Pour les uns, en effet, la concertation n’a pas été suffisante ; pour d’autres, nous sommes devant un déni de démocratie. Mais ce n’est pas le problème. Le mécontentement est profond, il faut y répondre.

Avez-vous eu des réponses des élus ?

Martial Passi. Oui. Il faudrait qu’avant la réunion du Conseil supérieur de la prud’homie qui doit avoir lieu avant fin janvier, les soixante-trois maires aient un discours commun sur cette question, pour que les organisations syndicales s’appuient sur les propositions, non pas du gouvernement, mais des élus de terrain. Je fais donc aussi appel aux conseillers municipaux et adjoints au maire qui sont concernés pour relayer cette invitation. De mon côté, je vais m’adresser aux députés du Rhône pour demander le dépôt d’une proposition de loi qui interdise, en un seul article, de supprimer les services publics sur tous les territoires qui relèvent de la politique de la ville. Nicolas Sarkozy et ses ministres répètent qu’il doit y avoir des symboles forts de la République sur ces territoires en difficulté, moi, je réponds qu’il faut commencer par ne pas les supprimer. Entretien réalisé par Émilie Rive

http://www.humanite.fr/2007-12-20_Societe_Sauver-les-prud-hommes-menaces-par-la-reforme-Dati

=====> Divorce entre les robes noires et la chancellerie

Justice. Les avocats étaient hier mobilisés dans tout le pays contre la déjudiciarisation des procédures de divorce par consentement mutuel.

Foi d’avocat, on n’avait pas vu un tel mouvement depuis quatre ans. Hier, la majeure partie des 46 000 avocats français a protesté contre l’idée, annoncée la semaine dernière par le chef de l’État, de transférer aux notaires les procédures de divorce par consentement mutuel. Manifestations, grèves, reports d’audiences… La conférence des bâtonniers, qui représente l’ensemble de la profession, parle de « 100 % d’actions » dans les 180 barreaux de l’Hexagone.

Le projet du gouvernement intervient trois ans à peine après l’entrée en vigueur de la précédente réforme du divorce. Celle-ci avait, déjà, grandement facilité la séparation par consentement mutuel en instaurant une seule audience devant le juge aux affaires familiales et non plus deux.

plus besoin de juge ni d’avocat

Cette fois, l’idée est de permettre aux époux d’accord sur l’essentiel de se contenter d’un passage devant le notaire. Plus besoin de juge et donc de l’assistance d’un avocat. Or, les robes noires tirent justement une bonne partie de leurs revenus de ces procédures de divorces. Selon l’INSEE, plus de 50 % des mariages se terminent, en effet, par une séparation, dont près de la moitié par consentement mutuel. Les avocats, eux, démentent mener une fronde uniquement « corporatiste ». Et pointent toutes les conséquences néfastes pour les justiciables que pourrait avoir une telle réforme. « Dans beaucoup de cas, explique Me Charrière-Bournazel, le futur bâtonnier de Paris, le consentement au divorce peut avoir été imposé par le plus fort des deux. L’intervention du juge est alors indispensable pour vérifier la qualité des consentements » sur la garde des enfants ou le patrimoine. L’argument d’un moindre coût pour les couples est lui aussi battu en brèche. « Un passage devant notaire ne serait pas forcément moins onéreux pour les couples à bas revenus, assure Me Hélène Poivey-Leclercq, spécialiste du droit de la famille. D’abord parce que ceux-ci bénéficient aujourd’hui de l’aide juridictionnelle pour prendre un conseil, et aussi parce qu’à une somme forfaitaire encore à déterminer le notaire ajouterait toute une série d’honoraires pour régler les questions patrimoniales. »

--- Privatisation de la justice ?

Déjà ulcérés par la réforme de la carte judiciaire qui supprime plus de 300 juridictions, les avocats, furieux, suspectent le gouvernement d’amorcer, par ce nouveau texte, un retrait des juges d’autres contentieux. « Vous avez aimé le divorce devant notaire, demain vous aimerez le licenciement devant notaire et après-demain, vous aimerez les tutelles devant notaire », a résumé hier devant à la presse, Paul-Albert Iweins, le président du Conseil national des barreaux, qui dénonce un « mouvement de privatisation de la justice ». « On est en train d’écarter le justiciable de son juge », confirme Jean-François Leca, bâtonnier du barreau d’Aix-en-Provence. Qui prévient : « La profession est totalement déterminée face à un problème essentiel : on n’arrive pas à doter nos juridictions de moyens décents, alors on sort certaines choses du domaine de la justice. Mais quelle conception de la justice est-ce là ? » Le cabinet de Rachida Dati, lui, tente de calmer l’affaire. Il a réaffirmé hier que l’idée n’était qu’une « piste de réflexion » qui devrait être examinée à partir du mois de janvier par une commission, présidée par Serge Guinchard, professeur de droit à Paris. Paul-Albert Iweins a déjà prévenu : si le projet est maintenu, « d’autres actions plus dures » sont envisagées début 2008. Laurent Mouloud http://www.humanite.fr/2007-12-20_Societe_Divorce-entre-les-robes-noires-et-la-chancellerie

======> « Ne pas confondre procédure sans juge et procédure sans avocat »

Irène Théry (*) est sociologue de la famille. Elle réagit au projet de réforme du divorce par consentement mutuel.

Comment réagissez-vous au projet de réforme du gouvernement qui permettrait aux époux divorçant par consentement mutuel de passer devant le notaire ?

Irène Théry. Le malentendu, à mon avis, et la réaction des avocats en témoigne, est que l’on confond la possibilité d’une procédure sans juge à une procédure sans avocat. Voilà une dizaine d’années, nous avions proposé d’alléger les procédures par souci pour le justiciable. Dans certains cas de consentement mutuel où il n’y a ni biens ni enfants, le passage devant un juge est une pure formalité. L’écart est grand entre les réalités que vivent les couples et la mythologie qui est entretenue autour du mariage, qui consiste à devoir nécessairement passer devant un juge au moment du divorce. Or, c’est parfois nécessaire mais pas toujours. Il faut donc ouvrir le débat et surtout raisonner pragmatiquement. Face aux changements de la famille, avec le développement de l’union libre, des pacs, des couples de même sexe, les plus offensifs sont les notaires, ce qui ne va pas sans surprendre. Car cette profession n’a pas vraiment l’image de celle qui se trouve à la pointe du changement. Or, le jeune notariat est très offensif et a compris que la transformation des familles peut être une source de développement, notamment financière.

Ce qui ne fait pas plaisir aux avocats, en grève hier contre un « mouvement de privatisation de la justice »…

Irène Théry. Je ne comprends pas pourquoi les avocats semblent camper sur des positions acquises. Les avocats pourraient s’inscrire dans ce débat et valoriser leur rôle de conseillers juridiques comme ils le font dans le secteur des affaires. Dans le cas où il s’agit seulement d’entériner un accord, l’avocat pourrait être celui chargé de faire signer cet accord puis de le porter devant un greffier ou autres… Un divorce sans juge n’est pas nécessairement un divorce sans avocat. Il serait même parfois nécessaire que des avocats interviennent dans le cas de rupture des unions libres. Des droits sont à défendre quand il y a des enfants, des pensions alimentaires à verser. Les avocats ne devraient pas se bloquer dans ce débat, donnant d’eux une image corporatiste, d’une profession qui défend son pré carré : un divorce qui rapporte. Ils ont des propositions à faire pour valoriser leur profession et leur rôle auprès du justiciable.

(*) La Distinction de sexe : une nouvelle approche de l’égalité, par Irène Théry, Éditions Odile Jacob, 2007. 33 euros. Entretien réalisé par Maud Dugrand

http://www.humanite.fr/2007-12-20_Societe_-Ne-pas-confondre-procedure-sans-juge-et-procedure-sans-avocat

 

87) Élysée : Sarkozy enterre la laïcité au Vatican

Suivant la tradition des rois de France, le chef de l’État est intronisé aujourd’hui « chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran » par Benoît XVI.

Il est des « ruptures » que Nicolas Sarkozy est plus prompt à prendre en compte que d’autres. Celle avec l’Église, actée en 1905 par la loi de séparation de l’Église et de l’État, n’est pas encore digérée par ce représentant de la droite néoconservatrice. En acceptant, aujourd’hui, d’être intronisé « chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran » (1) au Vatican par le pape Benoît XVI, le président de la République française administre les derniers sacrements à la laïcité. Ce faisant, il marche dans les pas de Charles de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac… « Rupture » ? Avant lui, seuls Georges Pompidou et François Mitterrand avaient refusé l’hommage, contraire à la conception française de la séparation de l’Église et de l’État. Rien d’étonnant à ce que Nicolas Sarkozy, lui, l’accepte : il a multiplié les gages de bonne foi envers la religion, ne cessant de magnifier « 2 000 ans de chrétienté ».

inquiétante conception de la laïcité

Fervent partisan d’une « adaptation » de la loi de 1905 pour permettre le financement des associations cultuelles, Nicolas Sarkozy développe depuis plusieurs années une inquiétante conception de la laïcité, substituant la « liberté de religion » à la « liberté de conscience ». « Je continuerai à plaider avec force, mais sans prosélytisme, pour l’instauration de nouveaux rapports entre les religions et les pouvoirs publics », écrivait-il dans la République, les religions et l’espérance, un plaidoyer en faveur de la prise en compte du « fait spirituel » et de « l’importance de la question religieuse », paru en 2004. Ces orientations politiques ont trouvé leur traduction dans le rapport sur « les relations des cultes avec les pouvoirs publics » remis au ministre de l’Intérieur, en septembre 2006, par Jean-Pierre Machelon. Entre autres réformes préconisées par ce rapport : la possibilité, pour les collectivités, de participer directement et sans plafonnement au financement de la construction d’édifices religieux. Officiellement, de telles « adaptations » de la loi de 1905 visent un aggiornamento législatif rendu selon lui indispensable par le développement en France de religions comme l’islam et, surtout, le christianisme évangélique. En réalité, Nicolas Sarkozy entend faire jouer un rôle public aux communautés religieuses : gérer l’ordre social

et combler le vide laissé par l’État minimal qu’il prépare. Le Vatican se réjouit de la visite du représentant de « la fille aînée de l’Église ». Un rendez-vous « important », estiment les représentants de l’État religieux, compte tenu « des relations millénaires de la France et de l’Église ». Liens « étroits » que Nicolas Sarkozy n’avait cessé de souligner durant la campagne présidentielle, insistant sur son catholicisme et sur la part « déterminante » du christianisme dans « l’identité nationale » française. Et que, ministre de l’Intérieur et des Cultes, il cultivait, allant jusqu’à se signer lors d’une cérémonie religieuse, le 5 novembre 2004, lors de l’inauguration d’un méthanier sur les chantiers de Saint-Nazaire. Respectant certes la tradition chrétienne, mais pas la tradition républicaine. (1) Du nom de la cathédrale de la capitale du catholicisme. Grégory Marin et Rosa Moussaoui http://www.humanite.fr/2007-12-20_Politique_Sarkozy-enterre-la-laicite-au-Vatican

=====> Nicolas Sarkozy délaisse Marianne pour Marie

Laïcité. En déplacement hier au Vatican, le président de la République a abandonné toute réserve, plaçant sa condition de catholique au-dessus de celle de chef d’un État laïque. Nicolas Sarkozy s’est complaisamment prêté, hier, à la fastueuse visite du Vatican, au cours de laquelle il a été fait « unique chanoine honoraire » de la basilique de Saint-Jean de Latran. Une nomination honorifique à laquelle tous les chefs de l’État français peuvent prétendre, et dont la tradition remonte à Henri IV : après s’être converti au catholicisme en 1593, il a reçu ce titre en 1604. La comparaison s’arrête là. Le « bon roi Henri », à qui l’on prête la citation : « Je veux qu’il n’y ait si pauvre paysan en mon royaume qu’il n’ait tous les dimanches sa poule au pot », n’ayant que peu à voir avec un « président du pouvoir d’achat » qui ne peut promettre à tous ses compatriotes, dans la France de 2007, autrement plus riche, de manger à leur faim…

la question spirituelle

« C’est très émouvant d’être reçu par vous, Très Saint-Père », a murmuré Nicolas Sarkozy en approchant Benoît XVI. Geste de soumission du président d’un État laïque envers le chef d’un État religieux ou attitude déférente d’un croyant envers le chef suprême de l’église catholique romaine à laquelle il appartient ? L’entourage de Nicolas Sarkozy cultive le doute. Ce voyage était « l’occasion pour lui de redire son respect et son attachement », a déclaré David Martinon, porte-parole de l’Élysée, « à la question spirituelle, puisqu’il a toujours considéré qu’elle était au coeur de la vie de nos concitoyens ». Cette question, Nicolas Sarkozy l’a donc définitivement tranchée, se signant lors des cérémonies religieuses, au mépris des traditions républicaines. Hier, le président « bling-bling », accompagné du « comique » Jean-Marie Bigard, est allé jusqu’à entonner le Notre Père lors de la cérémonie à Saint-Jean de Latran. Jean-Claude Gaudin, placé au deuxième rang, a continué à mâcher consciencieusement son chewing-gum, insensible à l’émotion qui faisait pencher la tête du chef de l’État, adoptant la posture inspirée d’un enfant de choeur. Quelques minutes auparavant, n’avait-il pas rappelé - c’est une constante - ses « origines catholiques » et les racines chrétiennes de la France, « sources majeures de la civilisation » ? « Nous avons besoin de la contribution de l’Église catholique comme des autres courants religieux et spirituels pour éclairer nos choix et construire notre avenir », a déclaré Nicolas Sarkozy dans son discours. Par ce déplacement au Vatican, Nicolas Sarkozy préparait activement la venue du pape en France, à l’automne prochain, à Lourdes, pour la célébration du cent cinquantenaire des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous. Le représentant du pouvoir temporel en France n’a pas fini d’effacer complètement la séparation de l’église et de l’État, consacrée par la loi de 1905. Le cadeau qu’il a reçu, symbole de sa charge de chanoine, tombe à pic : un calice de vermeil pour faire boire aux Français, jusqu’à la lie, son étrange conception de la laïcité. Grégory Marin

http://www.humanite.fr/2007-12-21_Politique_Nicolas-Sarkozy-delaisse-Marianne-pour-Marie

 

88) Conférence de Marigny : L’agenda antisocial de Sarkozy

Le président veut permettre aux entreprises de signer des accords dérogatoires à la loi ou aux accords de branche. À l’hôtel de Marigny, l’annexe de l’Élysée libérée de l’encombrant colonel Kadhafi, et alors que le Noël des enfants de la présidence de la République battait son plein, le président Sarkozy a réuni syndicats et organisations patronales pour une conférence sociale. Au menu, l’agenda des réformes pour 2008. Officiellement, la conférence avait aussi pour but de déterminer quelles réformes allaient faire l’objet de négociations, et quelles mesures allaient procéder directement de l’initiative gouvernementale : la loi du 31 janvier 2007 impose en effet une concertation préalable à toute réforme sociale. Mais les partenaires sociaux ont pu constater en 2007 que cette obligation avait une portée toute relative : exemple, la négociation sur la modernisation du travail se déroule depuis septembre sous la menace d’une intervention législative, notamment sur le contrat de travail unique, qui n’intéresse aucun des partenaires de la négociation.

sous le signe de la « flexisécurité »

En annonçant fin novembre à la télévision la tenue de cette conférence, Nicolas Sarkozy avait mis son programme sous le signe de la « flexisécurité », la tarte à la crème du moment : « Donner d’avantage de flexibilité aux entreprises, et en même temps donner davantage de garanties aux salariés. » La réunion d’hier revêtait une apparence beaucoup plus brouillonne, poussant le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, à déclarer : « L’embouteillage n’est pas forcément un facteur d’efficacité et de fluidité du dialogue social. » Comme un cadre sup listant les dossiers à traiter, le président Sarkozy a fait le tour des réformes en cours et de celles à venir qui, pour la plupart, sont déjà dans les tuyaux.

Sur le thème de la modernisation du marché du travail, il a fixé à la mi-janvier la fin des négociations en cours entre syndicats et patronat sur la modernisation du marché du travail. Une échéance déjà décidée par les syndicats et le patronat, qui ont prévu de se revoir pour une ultime séance les 9 et 10 janvier. « Si vous n’êtes pas parvenus à un accord, le gouvernement entreprendra une concertation rapide avant d’élaborer un projet de loi dont il aura la responsabilité », a précisé le chef de l’État. Dans un entretien paru jeudi dans le Monde, le premier ministre, François Fillon, a pour sa part indiqué que « la réforme » du marché du travail serait « votée avant l’été ». Prendra-t-il en compte les revendications de sécurisation des parcours professionnels des syndicats, ou bien celles, contraires, des employeurs, rupture amiable, allongement de la durée de la période d’essai, création d’un contrat de mission ? Mystère.

remise en cause du temps de travail ?

Au chapitre du pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy a simplement renvoyé aux propositions du ministre du Travail, Xavier Bertrand, de conditionner les allégements de charge sur les bas salaires à la tenue effective - mais pas forcément à la conclusion - des négociations sur les salaires, qui, faut-il le rappeler, sont annuelles et obligatoires. Autre sujet épineux, le financement des syndicats. Le président Nicolas Sarkozy a proposé le vote d’une loi « réglementant la publication et la certification des comptes des organisations » syndicales et patronales. Enfin, dernier sujet de poids, le président de la République a annoncé qu’il fallait « simplifier notre réglementation sur le temps de travail, devenue aujourd’hui la plus complexe du monde ». Pour mémoire, la loi TEPA, applicable depuis le 1er octobre, qui prévoit une défiscalisation et des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, fait s’arracher les cheveux dans les services paie des entreprises. Le président veut permettre aux entreprises de signer des accords dérogatoires à la loi ou aux accords de branche. S’agira-t-il de renoncer à la durée légale du travail ? Là aussi, le mystère demeure. Lucy Bateman

http://www.humanite.fr/2007-12-20_Politique_L-agenda-antisocial-de-Sarkozy

=====> « Un tempo qui bat de l’aile » PAR PIERRE LAURENT

Les réunions de concertation sociale à la mode Sarkozy se suivent et se ressemblent. La conférence sur l’agenda social 2008 convoquée hier par le président à l’hôtel Marigny n’a pas dérogé à la règle. Pour l’Élysée, toute concertation est conçue comme un simple accompagnement de l’application du programme présidentiel. Pour Nicolas Sarkozy, l’unique vertu du « dialogue » est de faire avancer les syndicats à son rythme. « Ce n’est pas simple, a-t-il reconnu dans son propos liminaire, car le tempo du changement (le sien, bien entendu) n’est pas toujours compatible avec celui du dialogue social. » Qu’en termes galants, ces choses-là sont dites… Le dialogue social ne serait qu’un frein, et en discutant un peu mieux il s’agirait de s’entendre pour le desserrer et permettre à la France d’avancer. Son discours a ainsi proposé de mettre en harmonie sur tous les sujets son calendrier et celui des « partenaires sociaux ». Pour le patronat, pas de problèmes, les deux programmes se confondent. Pour les syndicats, c’est une autre paire de manches. Pour lever les obstacles, Nicolas Sarkozy propose deux méthodes au choix : la négociation sociale si elle permet d’aboutir à ce qu’il a déjà décidé par avance ; sinon, la décision directe du gouvernement. Autrement dit, deux voies possibles mais qui doivent mener au même résultat. Avec Nicolas Sarkozy, probablement inspiré par son prochain voyage à Rome, tous les chemins du « dialogue social » doivent mener à son palais. Exemple de cette caricature de dialogue proposée par le président, la réforme du « service public de l’emploi ». Sur ce thème, alors que la grève des agents de l’ANPE et de l’UNEDIC contre les conditions de cette fusion a révélé une opposition syndicale et des personnels massive, le président estime que rien ne doit être modifié du calendrier de la fusion, qui devrait selon lui venir très rapidement au Parlement. Autre exemple tout aussi scandaleux, la question du temps de travail. Là, sous prétexte de faire pleinement « confiance aux salariés et aux partenaires sociaux pour qu’ils aient plus de choix en la matière », le président propose tout simplement de rendre caducs et la loi et les accords de branche pour que toutes les négociations aient lieu au seul niveau de l’entreprise. Sans protection législative ou collective, on sait ce que cela donne : le chantage à l’emploi de Continental à Sarreguemines, où les salariés ont été invités à voter avec un pistolet sur la tempe « ou les 40 heures, ou la délocalisation ». En vérité, tout dans la méthode proposée par Nicolas Sarkozy hier à Marigny est à l’avenant. Les thèmes comme le rythme ne sont qu’une déclinaison du programme déjà proposé dans son discours social du 18 septembre dernier. Rien n’a bougé. La réunion d’hier ne vise en fait qu’à relancer un processus qui s’est sérieusement grippé au cours de l’automne provoquant des mécontentements grandissants. L’arnaque en matière de pouvoir d’achat est apparue de plus en plus clairement. Et, quoi qu’en dise l’Élysée, les syndicats sont très loin d’avoir embrayé comme espéré par le nouveau pouvoir. La réforme des régimes spéciaux qui devait être bouclée illico presto est toujours sur le tapis et cinq fédérations syndicales de cheminots ont annoncé hier le principe d’une nouvelle manifestation nationale en janvier.

Les négociations avec les fonctionnaires sont dans l’impasse et une nouvelle grève est annoncée pour le 24 janvier. Le patronat ne parvient toujours pas à imposer ses vues sur le contrat de travail et aucun accord n’est en vue sur des bases conformes à ses objectifs d’ici à la mi-janvier. En clair, la méthode Sarkozy apparaît de plus en plus pour ce qu’elle est : un passage en force destiné à plumer les salariés et non à leur permettre de gagner plus. L’Élysée veut accélérer de nouveau le pas, car le président ne l’oublie pas : le temps joue contre lui, car le dialogue social n’est pas vraiment compatible avec le tempo qu’il entend imposer. http://www.humanite.fr/2007-12-20_Politique_Un-tempo-qui-bat-de-l-aile

 

89) ÉDUCATION NATIONALE : Les suppressions se concrétisent

La répartition est enfin connue

Les suppressions se concrétisent : Priska Ducoeurjoly

Le monde de l'Éducation nationale s'y préparait depuis plusieurs mois. Les suppressions de postes sont maintenant entrées dans la phase concrète. Hier matin, la réunion du comité technique paritaire qui s'est tenue au ministère a permis d'en savoir plus sur la répartition par académies. Au plan national, sur les 11 200 suppressions annoncées dès le mois de juillet, 8 830 touchent les enseignants des collèges et lycées publics, le reste concernant les enseignants du privé, sans oublier 400 suppressions de postes administratifs et 300 surveillants. Fait nouveau cette année dans le projet ministériel de la carte scolaire : la conversion d'équivalents temps plein en heures supplémentaires. Ainsi, sur les 8 830 départs non remplacés, 3 500 sont transformés en 63 000 heures revalorisées et défiscalisées. Parallèlement, 700 postes en plus sont annoncés dans le primaire, ainsi que 300 infirmiers scolaires. Pour l'école après l'école, 6 000 nouveaux assistants pédagogiques (non statutaires) assureront plusieurs heures par semaine de soutien.

--- Aux recteurs de ventiler. « Au-delà des 31 postes supprimés pour des raisons de démographie dans notre académie, il faut aussi ajouter ces équivalents temps plein qui disparaissent dans les heures supplémentaires, pas moins de 155 postes en moins convertis en 2 790 heures. Au final, 186 professeurs en moins alors que les élèves sont en légère augmentation. Nous perdons 1 % de nos moyens », commente Christine Bouquet, du Snes Gironde, syndicat enseignant. C'est maintenant au tour des recteurs de ventiler dans les départements les moyens pour la rentrée 2008. En Aquitaine, le comité technique paritaire se réunira le 25 janvier, lendemain de la grève dans l'éducation nationale. « Il y a tout lieu d'être inquiet pour le département des Pyrénées-Atlantiques, commente la Fédération des parents d'élèves (FCPE). En effet, l'augmentation du nombre d'élèves est bien plus importante dans les départements des Landes et de la Gironde et le recteur saura déshabiller l'un pour rapetasser les lycées et collèges des autres. »

=====> Créations et suppressions par académie

Enseignants. En Aquitaine, 31 postes d'enseignants du second degré sont supprimés au titre de la baisse démographique, 73 dans l'académie de Poitiers et 5 pour Toulouse. Personnels administratifs. 27 suppressions public/privé en Aquitaine, 49 à Poitiers, 23 du côté de Toulouse. Premier degré, plus de postes. 65 postes supplémentaires dans la région bordelaise, au titre de la hausse démographique, ainsi que 30 à Poitiers et 30 Toulouse. Cependant, les syndicats s'indignent du report inhabituel (après les municipales) de la concertation sur les suppressions-créations de classes en primaire.

http://www.sudouest.com/221207/france.asp?Article=221207aP1345362.xml

 

90) ÉCONOMIE : Ce budget laisse peu de marges de manoeuvre, car il faut financer le coûteux « paquet fiscal » voté à l'été

Budget 2008: un déficit de 41 milliards d'euros

Le Parlement s'apprêtait hier, après un marathon de deux mois, à voter définitivement le budget 2008. Après l'Assemblée, le Sénat devait donner son feu vert dans la soirée sur le compromis récemment trouvé par députés et sénateurs en commission mixte paritaire. Le budget 2008 affiche finalement un déficit de 41,687 milliards d'euros, très légèrement inférieur aux 41,721 milliards du projet de loi de finances initial. Les députés NC (ex-bayroutistes ralliés à Nicolas Sarkozy), qui avaient majoritairement voté contre le budget il y a un an quand ils étaient encore sous la bannière UDF, ont approuvé, comme un seul homme, un budget « globalement positif » alors que la situation des finances publiques ne s'est pas redressée.

---- Dynamique « vertueuse ». Au nom du gouvernement, le secrétaire d'État André Santini (Fonction publique) a qualifié le texte de « budget à part entière », « de fondation même si les fondations, on ne les voit pas toujours ». Ce budget, « sincère », « muscle la croissance » et « s'inscrit dans une dynamique vertueuse de modération de la dépense publique », a-t-il affirmé. « Vous faites les poches des Français les plus modestes et les plus âgés » en refusant de maintenir l'exonération de redevance TV pour les plus de 65 ans (100 millions d'euros) alors que « sans la moindre gêne, vous distribuez des milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches » avec le paquet fiscal, a dénoncé à l'inverse François de Rugy (Verts). « Le déficit budgétaire s'apprête à exploser [?] En réalité, ce budget annonce des impôts nouveaux. Certes, ils n'interviendront pas avant les municipales mais juste après », a renchéri Jérôme Cahuzac (PS). « Inflation, parité euro-dollar, prix du baril de pétrole, prévisions de croissance? tous les paramètres économiques retenus dans ce budget sont obsolètes ». Des indicateurs (2 à 2,5 % de croissance l'an prochain) maintenus par le gouvernement, malgré les très sombres prévisions des économistes pour 2008, Jacques Attali allant même jusqu'à évoquer le spectre d'une nouvelle « crise de 1929 ».

--- Crédit impôt recherche. Parmi les mesures phares du texte : la réforme du crédit impôt recherche, la suppression de l'impôt sur les opérations de Bourse et un prélèvement forfaitaire libératoire désormais unique (18 %) sur les dividendes d'actions et revenus des obligations. Le budget prend aussi en compte plusieurs mesures - pourtant pas encore définitivement votées par le Parlement - inscrites dans le collectif budgétaire, comme sur la redevance TV, dont les conséquences électorales sont redoutées par de nombreux députés UMP, « l'écopastille » et une taxe de 2,6 % sur le poisson. Le débat sur ce texte, qui aura peu passionné les députés tout au long du marathon budgétaire, s'était animé, début novembre, lors du vote surprise de la majoration de 172 % du traitement du président Sarkozy, porté à 19 000 euros net par mois. Quant aux bouilleurs de cru, ces exploitants agricoles qui distillent pour leur propre compte liqueurs ou alcools, ils peuvent souffler. Le Parlement a in extremis décidé de prolonger une détaxe fiscale en leur faveur? jusqu'en 2013.

http://www.sudouest.com/201207/economie.asp?Article=191207aP1325141.xml

 

91) Fonction publique : « Fonctionnaires : le ton monte » Six syndicats appellent à la grève le 24 janvier pour une revalorisation générale des salaires.

Gros succès pour le gouvernement de la réunion de négociation lundi sur les salaires des fonctionnaires : réunis mardi soir au siège de l’UNSA, six syndicats ont décidé d’appeler de nouveau les agents à se mobiliser le 24 janvier. À peine un mois après la dernière grève dans la fonction publique (le 20 novembre), la FSU, la CGT, l’UNSA, Solidaires, FO et la CFTC exigent « l’ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d’indice et la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat ». Et rejettent en bloc les propositions du gouvernement, qui avait imaginé un dispositif de « garantie individuelle du pouvoir d’achat », alors que les fédérations attendaient une augmentation générale des traitements des quelque 5 millions de fonctionnaires français.

La CFDT fonction publique, elle, se réserve « la possibilité de rejoindre » les six syndicats qui ont appelé à la grève le 24 janvier. Elle attend pour l’instant des « réponses rapides et concrètes » du gouvernement, tout en rappelant « sa déception » après les propositions lundi du ministre de la Fonction publique, Éric Woerth. La CFE-CGC a annoncé de son côté qu’elle ne s’associait pas « dans l’immédiat » à la mobilisation, désirant « mener le cycle des négociations sur le pouvoir d’achat à son terme ». Pour les six syndicats qui appellent à la grève, les propositions du ministre « ne sont pas acceptables tant sur la forme que sur le fond ». « Ces pseudo-négociations ne peuvent […] nous convenir car elles portent atteinte de façon frontale aux principes même de la négociation collective des salaires dans la fonction publique, pour les remplacer par une individualisation des rémunérations », ajoute leur communiqué.

« On est dans une situation où, pour pouvoir négocier convenablement, il faut créer un rapport de force », a estimé Gérard Aschieri (FSU), en expliquant que « le personnel n’aurait pas - compris qu’on attende ». Même analyse pour Jean-Marc Canon, qui a expliqué que « la seule façon de faire bouger les choses, c’est de proposer une mobilisation forte aux personnels ». Pour Gérard Noguès (FO), « il faut une augmentation du point d’indice par rapport à l’inflation, soit 1,6 % pour 2008, si possible au 1er janvier ». « Nous espérons que le gouvernement va enfin comprendre que le dialogue social, c’est ouvrir de véritables négociations et non faire semblant de dialoguer », a ajouté Jean-Michel Nathanson (Solidaires). « Nos revendications sont restées lettre morte. Le gouvernement persiste à nous répondre à côté », a déploré Élisabeth David (UNSA), tandis que Bernard Sagez (CFTC) a estimé que le - ministre « baladait » les syndicats. Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Éric Woerth, a dénoncé hier « l’âge de pierre des relations sociales » dans le secteur public, estimant qu’il avait fait « des propositions très précises pour qu’aucun fonctionnaire ne puisse perdre du pouvoir d’achat ». Il n’empêche, ses services risquent de se trouver bien seuls cette semaine : les six fédérations syndicales ont décidé de ne pas participer à une séance plénière hier sur les valeurs et missions de la fonction publique organisée par le gouvernement, ni à la réunion vendredi sur le paiement des heures supplémentaires. Lucy Bateman

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=====> SOCIAL. Le ministre du Budget déçoit les syndicats sur les salaires et le maintien du pouvoir d'achat des fonctionnaires. Une nouvelle journée d'action se dessine - Un retour au clash - Le gouvernement a proposé hier de mettre en place pour les fonctionnaires un dispositif de « garantie individuelle du pouvoir d'achat », décevant fortement les syndicats partisans d'une augmentation générale des salaires. Plusieurs d'entre eux ont alors jugé probable une nouvelle mobilisation en début d'année prochaine. Après plus de deux heures de négociations sur le « maintien du pouvoir d'achat » des fonctionnaires, le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric W?rth, n'a en effet pas annoncé de revalorisation du point d'indice (base de calcul des salaires), renvoyant à janvier des « discussions » sur le sujet. Sans répondre à l'exigence d'augmentation collective des syndicats, le ministre a présenté un mécanisme « extrêmement novateur » selon lui, permettant aux 5,2 millions d'agents de ne pas avoir de perte de salaire par rapport à la hausse des prix.

--- Des cas individuels. « L'idée de base est simple : aucune personne ne peut travailler pour l'État et en même temps perdre de l'argent », a expliqué Eric W?rth, évaluant à « plusieurs centaines de millions d'euros » le coût de ce dispositif pour les trois fonctions publiques (État, collectivités, hôpitaux). « Plutôt que de raisonner en moyenne, je veux raisonner en cas individuel », a-t-il martelé. Une « bonification indiciaire » ou « prime » permettra ainsi de « couvrir l'écart entre l'évolution du traitement et celle de l'inflation » pour tous les fonctionnaires. Ainsi, selon Eric Werth, 17 % des agents ont vu leur traitement indiciaire (hors primes) progresser moins vite que l'inflation, malgré leur ancienneté et les revalorisations du point d'indice entre 2001 et 2005. Le nouveau dispositif entrera en vigueur dès 2008 et « pour le quinquennat ». Et le ministre s'est dit prêt « à regarder ce qu'on peut faire dans le domaine du rattrapage du pouvoir d'achat entre 2003 et 2007 ». Ses propositions ont été rejetées en bloc par les syndicats, qui se réuniront mardi soir pour faire le point. « Le gouvernement reste sourd aux revendications, on est sur des mesures parcellaires et individualisées et il n'y a aucune mesure chiffrée », a déploré Jean-Marc Canon (CGT), souhaitant une « nouvelle intervention forte des salariés dès le mois de janvier ». Déjà très remontés contre les 22 900 suppressions de postes en 2008, les syndicats avaient appelé à la grève le 20 novembre, mobilisant près d'un agent de l'État sur trois.

--- Piqûre de rappel. « Personne n'est satisfait, on n'a pas engagé de négociations », a résumé Gérard Aschieri (FSU). « On nous donne de l'aspirine sans traiter les