Bloc-Notes No 348 – Aquitaine

 « Ripostons à la politique portée par Sarkozy et son gouvernement, reprenons l’offensive et construisons les outils politiques nécessaires pour porter un projet de transformation sociale progressiste, antilibéral, permettant de dépasser le capitalisme ! »

Quelques Urgences (non exhaustives) :

- Obtenir des listes de rassemblement aux municipales qui garantissent une représentation de la diversité des forces de gauche (sans hégémonie d’aucune force politique et sans mépris à l’égard des autres forces, ce qui est trop souvent encore le cas aujourd’hui dans beaucoup d’endroits), représentation de la diversité seule capable de créer la dynamique nécessaire pour s’opposer au rouleau compresseur de Sarkozy et de ses amis du MEDEF, de l’UMP et du MODEM.

- Continuer les actions nécessaires pour construire une Europe démocratique, de progrès social et humain, perspectives contredites par le nouveau traité Européen (Clone du Traité Constitutionnel Européen).

- Obtenir les moyens d’une Fonction Publique et de services publics de proximité répondant aux besoins cela passe par des salaires, des carrières, des statuts et des retraites décentes,…

- Obtenir la levée du blocus de la bande Gaza aux conséquences insupportables et inadmissibles pour le peuple Palestinien.

- Poursuivre sans relâche le combat pour rétablir les droits des étrangers et de leurs enfants à résider dans des conditions décentes sans le couperet de l’expulsion, rétablissement du droit d’asile,…

Le Bloc-Notes intégral de la semaine :

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Le Programme détaillé des 5émes rencontres

« La classe ouvrière, c’est pas du cinéma »

http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/IMG/pdf/Cinema_marx_5eme_edition_2008.pdf

 

       Vous trouverez ci-après des informations qui ont été adressées à Espaces- Marx ou qui ont attiré notre attention, et que nous vous répercutons (Période du 16 au 23 février 2008). (Les adresses indiquées peuvent n'être qu'un relais et pas obligatoirement l'origine de l'information, et n'ont aucune affiliation à priori avec notre association. Elles ne partagent pas obligatoirement non plus les autres messages répercutés). Ce message n'est pas un spam. Conformément à la loi et aux règlements du CNIL, les messages de prospection associatifs, politiques, caritatifs ou religieux sont seulement soumis à l'obligation d'accès aux données (comme les messages postaux) et ne sont pas considérés comme des messages de publicité commerciale (spams). L'intégralité des Informations est sur le site d'Espaces Marx Bordeaux, n'hésitez pas à y consulter aussi le Bloc-Notes National : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/

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1) L’article de la semaine : « DES LIMITES DE L'ANTILIBERALISME » Par Philippe CORCUFF, Sociologue, membre du Conseil Scientifique d'Attac et militant de la LCR*

POUR PHILIPPE CORCUFF, L'ANTICAPITALISME A BESOIN D'ETRE REEVALUE, AU TRAVERS DES QUESTIONS ECOLOGISTE, DEMOCRATIQUE ET INDIVIDUALISTE.

Après la double ère de « crise du marxisme » et d'hégémonie du néolibéralisme dans les années 1980, le renouveau de la critique sociale - avec notamment la publication en 1993 de La misère du monde (sous la direction de Pierre Bourdieu) et les grèves de l'hiver 1995 - s'est énoncé en termes « antilibéraux ». Historiquement, cela a été positif, stimulant un mouvement de relance sociale et intellectuelle. Aujourd'hui, cela tend à favoriser ambiguïtés politiques et paresses intellectuelles.

Ambiguïtés politiques ? Cela peut laisser penser qu'un hypothétique capitalisme régulé (au niveau national, européen ou mondial) deviendrait juste et ne serait plus critiquable. Ce serait aussi associer irrémédiablement libéralisme économique et libéralisme politique, en abandonnant aux partisans du marché-roi les acquis du second (1). Or la préservation de la pluralité humaine, le développement des droits individuels et collectifs, la défense du pluralisme de la presse ou la limitation réciproque des pouvoirs participent, plus que jamais après les totalitarismes dits « communistes », aux idéaux d'émancipation.

Paresses intellectuelles ? De manière générale, ce serait croire qu'une gauche radicale peut exactement se reconstruire sur le même mode qu'avant, sans analyse critique des impasses et des échecs passés (deux siècles que le combat pour l'émergence d'une société non-capitaliste émancipée échoue !), sans considération des enjeux renouvelés du présent et de l'avenir. En se contentant parfois d'une dénonciation rudimentaire de « la pensée unique » néolibérale, allant jusqu'à stigmatiser toute réflexion nouvelle comme « trahison » dans des procès de papier dérisoires qui ont jadis fait les beaux jours des stalinismes et des gauchismes. De manière plus spécifique, ce serait laisser de côté toute une série de questions. Par exemple, la contre-révolution néolibérale a-t-elle rendu caduque la critique du bureaucratisme généré par les institutions étatiques ? Faut-il se contenter de jouer « l'État contre le marché » ? Inversement, la stigmatisation  uniforme de « l'État », dans le sillage des anarchistes et des marxistes, doit-elle être poursuivie telle quelle ? Peut-être doit-on plutôt se coltiner les ambivalences et les contradictions de ce qu'on appelle de manière trop homogénéisatrice « l'État », à distance des automatismes anciens comme des évidences nouvelles, en puisant des outils dans une diversité de traditions habituellement séparées  (Proudhon, Marx, Bakounine, mais aussi Émile Durkheim, John Dewey, Michel Foucault, Pierre Bourdieu ou Robert Castel).

Aujourd'hui, l'anticapitalisme apparaît comme une bannière moins ambiguë que l'antilibéralisme, même si « l'anti- » marque encore la difficulté de la période actuelle à trouver des mots pour esquisser d'« autres mondes possibles ». Mais l'anticapitalisme a lui-même besoin d'être réévalué.

--- Un anticapitalisme élargi

Depuis Marx, on analyse le capitalisme à travers la notion de « contradiction du capitalisme », c'est-à-dire un ensemble de contraintes associées à la logique capitaliste mais aussi de possibilités d'émancipation qu'il laisse ouvertes. La contradiction  capital/travail a été souvent privilégiée par les marxistes, dans une lecture fréquemment collectiviste et productiviste. Qu'est-ce à dire ? Le capital s'oppose au travail à travers un rapport d'exploitation, mais le capital développe le travail pour alimenter sa logique d'accumulation, et donc il produit « ses propres fossoyeurs » (selon la formule de Marx et Engels dans le Manifeste communiste en 1848). Cette contradiction capital/travail continue à structurer des inégalités de classe définissant la question sociale. Il faudrait, toutefois, étendre la question sociale à d'autres formes de domination en interaction avec le capitalisme mais non réductibles à lui, comme la domination masculine, la domination politique, la domination culturelle ou les discriminations postcoloniales, ainsi que l'a suggéré la sociologie de Bourdieu (2). Mais, en relation avec la contradiction capital/travail, il y a aussi d'autres contradictions du capitalisme à prendre en compte dans sa critique.

La contradiction capital/nature appelle l'intégration plus nette de la question écologiste au sein de l'anticapitalisme. Les travaux de Geneviève Azam, de Jean-Marie Harribey, de Michael Löwy ou de Pierre Rousset ont, entre autres, nourri intellectuellement cette piste en France ces dernières années. La discussion critique avec la galaxie la plus dynamique de l'écologie politique radicale, regroupée autour du thème de « la décroissance », est susceptible d'aider à l'approfondir. La nature serait ainsi elle aussi exploitée dans la dynamique d'accumulation du capital. Or, dans l'épuisement des ressources naturelles comme dans les risques techno-scientifiques associés à la logique contemporaine du profit, le capitalisme mettrait en danger ses propres bases naturelles et humaines d'existence. Les générations futures réclameraient alors justice, et pas seulement les humains présentement vivants. Prendre au sérieux cette dimension suppose d'interroger la vision non critique d'un « Progrès » scientifique et technique supposé intrinsèquement positif, qui a tant marqué les représentations républicaines et socialistes de la gauche. Cela ne nous oblige pas à abandonner les Lumières du XVIIIe siècle, mais nous incite plutôt à les redessiner au moyen de la raison critique (3). La contradiction capital/démocratie nous amène à inscrire davantage la question démocratique dans notre critique du capitalisme, comme nous y invitent les analyses récentes de Patrick Braibant, de Thomas Coutrot ou de Marc Fleurbaey.  La phase actuelle de globalisation néolibérale fragiliserait les acquis de la démocratie représentative libérale : déplacement des pouvoirs vers les firmes multinationales et des institutions technocratiques (FMI, Banque mondiale, OMC, Commission européenne, etc.) par rapport aux pouvoirs politiques des États-nations, réduction du pluralisme d'expression avec la concentration des médias, montée de logiques sécuritaires limitant les libertés individuelles et collectives notamment. Cependant il faudrait donner une tonalité libertaire à cette question démocratique, en insistant sur la domination portée par les mécanismes mêmes de représentation et par la professionnalisation politique moderne. C'est indispensable si l'on veut pointer les risques récurrents d'être pris par le pouvoir qu'on croyait prendre lorsqu'on veut changer le monde. Cela suppose de rééquilibrer les formes représentatives de la démocratie par des formes directes et participatives, comme par des modes de coopération en réseaux, et de mettre en avant des dispositifs de dé-professionnalisation (mandat unique et limitation des mandats pouvant être obtenus successivement dans le temps, etc.). Mais une contradiction capital/individualité travaillerait aussi le capitalisme, et encore davantage le néocapitalisme individualisé, en posant la question individualiste aux désirs émancipateurs (4). Le capitalisme contribuerait ainsi à nourrir l'individualisme contemporain. Pourtant, stimulant d'un côté les désirs d'épanouissement personnel, il limiterait et tronquerait au final les individualités par la marchandisation. Il ferait naître des aspirations à la réalisation de soi et à la reconnaissance personnelle qu'il ne pourrait que très partiellement satisfaire dans le cadre de sa dynamique de profit. Les désirs individuels frustrés et les individualités blessées deviendraient (comme les salariés dans la contradiction capital/travail) des « fossoyeurs » potentiels du capitalisme. Marx, peu suivi ensuite par les marxistes, a eu l'intuition d'une telle contradiction. Par exemple, dans ses Manuscrits de 1844, il appuie explicitement sa mise en cause du capitalisme sur « chacun de ses rapports humains avec le monde, voir, entendre, sentir, goûter, toucher, penser, contempler, vouloir, agir, aimer, bref tous les actes de son individualité ». Et d'ajouter : «À la place de tous les sens physiques et intellectuels est apparue l'aliénation pure et simple des sens, le sens de l'avoir».

--- Une philosophie politique sociale-démocrate et libertaire ?

Nourri inconsciemment par le vocabulaire d'inspiration chrétienne de « l'harmonie », ou d'inspiration hégélienne de « la synthèse », les progressistes ont souvent rêvé de la fin des contradictions et des conflits. Face aux dangers autoritaires, le socialiste libertaire Proudhon valorisait, quant à lui, « l'équilibration des contraires » propre à une dynamique humaine sans « Paradis », ni « fin de l'Histoire ». Pour appréhender les inéluctables tensions entre les réponses partielles et provisoires que nous tenteront d'apporter expérimentalement aux questions sociale, écologiste, démocratique et individualiste, dans un ailleurs par rapport au capitalisme, Proudhon n'apparaît-il pas plus stimulant ? C'est dans une telle perspective que je parle paradoxalement de social-démocratie libertaire. P.C.

(1) Voir l'entretien de P. Corcuff dans Politis, « Ne pas laisser le libéralisme aux néolibéraux ! », n°936 (25 janvier 2007).

(2) Voir P. Corcuff, Bourdieu autrement, Philippe Corcuff, éd. Textuel, 2003.

(3) Voir P. Corcuff, La société de verre - Pour une éthique de la fragilité, Philippe Corcuff, éd. Armand Colin, 2002.

(4) Voir Politiques de l'individualisme, P. Corcuff, J. Ion et F. de Singly, éd. Textuel, 2005.

* Dernière parution : Les nouvelles sociologies - Entre le collectif et l'individuel, Armand Colin, coll. «128», 128 p., 9 euros. Paru dans Politis N°970, semaine du 4 au 10 octobre 2007 - Série « Ces questions qui fâchent à gauche... » Question : « Une gauche anticapitaliste ou antilibérale ? »

- From : <Philippe.Corcuff@univ-lyon2.fr>

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org - From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>

 

2) Les 5éme Rencontres Cinématographiques UTOPIA-Espaces Marx

« La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma »

« La commune de Paris, L’Afrique, Mai 68, Gens du voyage et travail salarié, Paul Carpita »

Les  15, 16, 19  et du 21 au 26 février2008 au Cinéma UTOPIA à Bordeaux – Projections de Films suivies de débats et Table Ronde. C’est pour Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde un « temps fort » de ses réflexions sur les formes nouvelles que prend l’organisation sociale en ce début de XXI° siècle – des réflexions qui se poursuivent toute l’année au travers d’ateliers, rencontres, « bistrots »…. Et que ceux d’entre vous qui seraient intéressés pour rejoindre notre modeste équipe se fassent connaître. André Rosevègue, Coordonnateur des Rencontres <a.rosevegue@model-fx.com>

=====> Samedi 16 février : La Commune Utopia, La Commune Séquence 2 à 14h30 (1h14) et séquence 3 à 16h30 (1h15) Projection présentée par et suivie d’un échange avec Claire AUZIAS et Serge UTGÉ-ROYO. Samedi 20h à la Maison cantonale de Bordeaux Bastide Récital de Serge UTGÉ-ROYO : Les chants de La Commune Tarif 15 € (tarif réduit enfants, chômeurs, précaires... 10 €)

=====> Mardi 19 février : Les Gens du Voyage Grand Parc Bibliothèque 18h Table ronde : l’insertion par l’économique des gens du voyage Avec la participation de Hélène BEAUPÈRE, directrice de l’ADAV ; Emmanuel FILHOL, membre du Comité scientifique de la revue d’Études Tsiganes, Université Bordeaux 1 ; et Jorge NADUR, plasticien, intervenant INSUP Hauts de Garonne. 20h30 « Les quartiers Nord montrent leurs bobines » 1ère séance au Centre d’animation du Grand Parc Projection Swing, de Tony Gatlif présenté par Annie KOVACS-BOSCH

=====> Jeudi 21 février : Les Gens du Voyage Utopia 14h30 Les Princes  de Tony Gatlif. France 1982 1h40 - Utopia 16h30 Courts métrages « gens du voyage » en présence des réalisateurs Un cirque pas comme les autres d’Annie Kovacs-Bosch et trois films de l’INSTEP Aquitaine : L’insertion par l’économique des gens du voyage d’Eric Schumacher, 69-3 d’Eric Schumacher et Philippe Skoljac, Trapas men lé (« Ils nous ont attrapé ») - Athénée municipal 18 h Table ronde :  « flexibilité précarité, le rapport au travail salarié des gens du voyage » Avec la participation de Jean-Luc POUEYTO et Éric SCHUMACHER, et Hélène BEAUPÈRE, Association Départementale des Amis des Voyageurs - Utopia 20h30 Caravane 55 d’Anna PITOUN et Valérie MITTEAUX. Projection/débat avec les réalisatrices et des élus de la CUB…

=====> Vendredi 22 février : Paul CARPITA En présence de Paul Carpita. Utopia 14 h Les Sables mouvants, Écrit et réalisé par Paul CARPITA. France 1995 1h45 - 16h10 Quatre courts métrages - La récréation - Marseille sans soleil  - Demain l’amour - Graines au vent - Athénée municipal 18h Rencontre avec Paul Carpita, animée par Jean-Pierre LEFÈVRE, Marseille, la censure, la question coloniale, le cinéma à l’école... - Utopia 20h30 Le rendez-vous des quais, Écrit et réalisé par Paul CARPITA. France 1953-1955 1h15. Projection suivie d’un débat avec Wilfried Pasquet, ancien docker du Havre, membre du Conseil d’Administration d’ATTAC France, et avec des représentants du syndicat CGT des dockers de Bordeaux.

=====> Samedi 23 février : La Commune Galerie de la Machine à Lire 9h30 Rencontre sur la Commune. Des leçons de la Commune ? Deux exposés introductifs : - Isabelle Garo : Marx et La Commune comme invention démocratique et Jean Ducange : Quelques aspects des débats autour de La Commune dans l’histoire des mouvements ouvriers français et allemand. Isabelle Garo et Jean Ducange animent le séminaire Marx de la Sorbonne. - 14h30 Utopia La Commune Séquence 1 (Peter Watkins) -  16h15 La Commune Séquence 2 - 18h La Commune séquence 3 - Présentation et animation des échanges après chaque séquence par Jean-Louis Robert, Président des Amis de La Commune.

=====> Dimanche 24 février : Mai 68 Utopia 14h30 Le fond de l’air est rouge 1ère Partie et 16h45 (2ème partie) Film documentaire de Chris MARKER. France 1997 3h en couleur. Histoire des mouvements de gauche à travers le monde dans la décennie 1967-1997.  Projection suivie d’un débat avec Jean-Paul ABRIBAT, psychanalyste, Président d’honneur d’Espaces Marx Bordeaux Gironde, Dominique BELOUGNE, secrétaire d’Espaces Marx Bordeaux Gironde et Odile TOUZET, en mai 68 chercheur en sociologie et mère de famille.

====> Infos Diverses : Séances scolaires possibles en matinée les 21 et 22 février (05.56.52.00.15). Tarifs. Les séances sont aux tarifs habituels des salles à Utopia.

- Vous trouverez le programme détaillé  de ces rencontres sur le site d'Espaces Marx :

http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/IMG/pdf/Cinema_marx_5eme_edition_2008.pdf

et sur le site d’UTOPIA Bordeaux : http://www.cinemas-utopia.org/

 

3) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2008)

Nous avons besoin de votre soutien. Espaces Marx vous appelle à adhérer en 2008 et ainsi soutenir ses prochaines initiatives qui font d’Espaces Marx en Gironde et en Aquitaine, une véritable Université Populaire même si elle n’en porte pas le nom. Nous avons terminé l’année 2007 avec 215 adhérent(e)s dont 25 Nouvelles adhésions auxquelles s’ajoutent 25 soutiens financiers. Ces chiffres malgré un fléchissement, reflètent une certaine vitalité qu’il faut continuer d’entretenir et enrichir de votre participation. Si vous avez déjà répondu à cette sollicitation nous vous en remercions. Adhésion/Cotisation/soutien : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59

- Contact : Espaces.MarxBx@Gmail.com

 

4) Les livres d’adhérent(e)s d’Espaces Marx ou sélectionnés : « MARX ET LE PROBLÈME DE L’IDÉOLOGIE : Le modèle égytien » de PATRICK TORT

SUIVI DE  Introduction à l’anthropologie darwinienne – Marx-Engels, Malthus, Spencer, Darwin – (Entretien avec Georges Guille-Escuret) - POSTFACE DE BERNADETTE MENU Aux Éditions L’Harmattan, septembre 2006, 150 p.     

Cet essai de Patrick Tort – que chacun connaît aujourd’hui comme l’encyclopédiste du darwinisme – analyse profondément, à travers un éblouissant retour sur Marx, l’une des questions majeures de l’histoire humaine : celle des rapports entre le gouvernement politique, la maîtrise des idées, des savoirs et des symboles, et la manipulation de la croyance. Cette réflexion à partir de L’Idéologie allemande et, plus largement, autour de l’œuvre de Marx, découvre chez ce dernier la référence égyptienne, et, au-dessous, le grand continent ignoré de l’égyptologie pré-champollionnienne. Que signifie le fait que Marx ait reconnu dans les membres de la caste sacerdotale égyptienne les premiers idéologues de l’humanité ? Qu’est-ce, profondément, que l’idéologie comme fabrique de l’illusion ? L’idéologie dominante – élaborée par la classe dominante pour l’ensemble de la société – c’est-à-dire, d’abord, la religion – est-elle un reflet innocent de la domination de classe, ou au contraire l’instrument qui se joue de l’innocence – et qui joue l’innocence – dans l’intérêt du maître illusionniste ? La réédition de cet ouvrage de 1988 – augmentée, et suivie d’une postface écrite par l’une des premières figures de l’égyptologie française – pouvait déjà se prévaloir de passer pour une initiative heureuse, tant elle paraît en phase avec l’attente, politique et critique, qui ne cesse de se creuser « à gauche de la gauche », et contre le panurgisme médiatique, depuis avril 2002 : celle d’une résistance instruite contre ces « nouvelles formes de l’aliénation » capables de convaincre durablement qu’un système que tout condamne est le seul à mériter de dicter sa loi à ceux-là mêmes dont il réduit l’existence. Marx et Engels, sérieusement lus, ouvrent une brèche dans l’application millénaire des pratiques de domination de classe en identifiant l’idéologie de la classe dominante comme une inversion du réel à son profit. Mais cette brèche est encore hésitante : en laissant non résolue la question de l’innocence ou de la non-innocence de ce renversement, elle en appelle, à travers la référence égyptienne qui proclame sa non-innocence originaire en établissant l’équation entre gouvernement de l’élite et maîtrise par l’élite des niveaux différenciés du savoir et de la communication, à conduire la problématique à son terme – et à redéfinir, en termes de réinstruction de la conscience et de combat contre toutes les confiscations et contre tous les « opiums », l’efficacité réelle de la lutte idéologique. Dominique Pagani, Professeur de philosophie, ethnomusicologue, Revue Illusio, n° 3 (automne 2006) - From: "Patrick Tort" <patrick.tort@wanadoo.fr>

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org

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5) [ATTAC33] Prochaine(s) réunion(s)

===è Les Dernières mises en ligne sur le site d’ATTAC33 :

--- Samedi 9 février : rassemblement en solidarité avec Gaza - au grand théâtre (Bordeaux) à 18h30

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=186

--- Maroc : Trois camarades de plus condamnés à la prison ferme dont notre ami Mohamed.

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=189

--- P’tit grain n° 25 - (7fev 2008)

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=185

--- Assemblée Générale : samedi 16 février 2008 au centre Marcel Paul, 251 rue Judaïque

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=182

====> CHAQUE MARDI DE 18h30 A 20h - PERMANENCE AU LOCAL D'ATTAC 33 : 8, Rue de la Course à BORDEAUX - Adresse electronique : bordeaux@attac.org  - Adresse postale : ATTAC 33 8, Rue de la course 33000 BORDEAUX - Tel : 05 56 44 08 05  - Adresse du site web : www.attac33.net ou http://www.local.attac.org/attac33/

- L'URL pour s'inscrire au ptitGrain d’Attac33 est :

mailto:ptitgrainattac33-request@ml.free.fr?subject=subscribe

- Pour s’abonner au nouveau p’tit grain d’attac33 écrire à

ptitgrainattac33-request@ml.free.fr avec subscribe dans le sujet – Les Infos pour le P’tit Grain sont à transmettre à Jean CLEROUX <jean.cleroux@free.fr>

- ATTAC national et international : http://www.attac.org

====> GROUPES DE PROXIMITE :

-- ATTAC BASSIN Jean-Pierre DOUSSE 06-62-39-66-88 jpdousse@aol.com

-- ATTAC BORDEAUX Marie-Thérèse ELLIAUTOU 05-56-40-33-29 eliotoumarie@free.fr Maurice VILMONT 06.14.66.67.29

-- ATTAC CAMPUS Christophe PAYET christophepayet276@hotmail.fr

-- ATTAC JALLES Jean-Luc GASNIER 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr  Le groupe des Jalles se réunit tous les 1er mardi du mois à partir de 20h 30, à la salle de l'ABC de Blanquefort.

-- ATTAC GRAVES : Josiane MEYNARD 05-56-37-04-46 josianemeynard@aol.com et Josette TOUZET 05.56.04.18.39 jojotouzet@laposte.net le groupe des Graves organise une réunion publique en principe tous les 1er mardi du mois à partir de 20h30, à la salle des éclaireurs près du château de Thouars à Talence.

-- ATTAC EN LIBOURNAIS François POUL 05-57-25-39-88 attacenlibournais@wanadoo.fr francois.poul@neuf.fr ATTAC en Libournais se réunit le 2éme Mardi de chaque mois (Réunion Publique), à partir de 20h30, à la Bourse du Travail, Rue Giraud 33500 LIBOURNE

-- ATTAC MEDOC Gérard THIEBAUT 05.56.09.50.32 lesguillobaut@club-internet.fr

-- ATTAC SUD GIRONDE Catherine PEYTERMANN 05-56-65-50-29 attac.sudgironde@free.fr réunion une fois par mois (lundi ou mardi) à Saint Macaire, salle de la mairie http://adiu.free.fr/attac

-- ATTAC NORD GIRONDE Jean-Noël Fouchier 05-57-58-18-97 fouchier.cecchin@free.fr

====> COMMISSIONS :

-– GROUPE MEDITERRANEE Véronique VILMONT 05.56.24.17.22 veronique.vilmont@numericable.fr

-- AGCS / OMC / SERVICES PUBLICS Denise CASSOU 05-56-25-72-23 d.cassou@free.fr

-- OGM / AGRICULTURE Jean-Luc GASNIER 05-56-57-58-79 jean-luc.gasnier@wanadoo.fr -– ATELIER ECONOMIE et POLITIQUE (en collaboration avec Espaces Marx) Jacques TOISER 06.07.38.34.23 Jacques.toiser@free.fr

-- RELATIONS NORD-SUD / SOLIDARITES INTERNATIONALES Maurice VILMONT 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr 

-- FSL33 Maurice VILMONT 06-14-66-67-29 mauricevilmont@yahoo.fr

- From : <bordeaux@attac.org>

 

6) [RESF33] Rassemblement pour refuser l’ouverture de la chasse à l’enfant

=====> DATES à RETENIR :

--- La prochaine réunion du RESF33 se tiendra jeudi 21 fevrier à 20h dans les locaux d’ALIFS 9 Cours Pasteur Bordeaux

--- Du 29 septembre 2007 Au 30 juin 2008: Les permanences du RESF33 tous les mercredis à 18h30 à l’ASTI Bordeaux situé au 10, rue Causserouge (derrière la place de la Victoire, entre la rue du Mirail et la rue Leyteire) - (Pour entrer, il faut sonner !)

--- Collectif Rive Droite Resf 33 – Permanences, les premiers et troisièmes mercredis du mois de 13h30 à 15h30 à l’espace citoyen Génicart de Lormont (05 57 77 60 20) Tram : ligne A, direction Lormont Lauriers, arrêt Gravières.=====> Sur ===è le site du RESF33 : http://resf33.free.fr/

--- Sur quelques fausses évidences concernant l’immigration.

Compte-rendu de la conférence d’Emmanuel TERRAY pour RESF33 le 24/10/1008

Sur quelques fausses évidences concernant l’immigration. Emmanuel Terray est chercheur à l’EHESS. Il est anthropologue et ethnologue, il s’est spécialisé sur l’Afrique de l’Ouest. Nous l’avons invité à parler de son travail. Emmanuel Terray pense que les politiques françaises d’immigration reposent sur 3 (...)

http://resf33.free.fr/spip.php?article255

--- 30 janvier : expulsion de Miloud via Sète

Miloud a été expulsé au Maroc par bateau à partir de Sète. Nous pouvons encore essayer de le faire revenir Le récit des Sètois allés le soutenir pendant son embarquement Signez en ligne la pétition de soutien pour Miloud

http://resf33.free.fr/spip.php?article254

--- Pétition : régularisation pour Jean-Paul Da Costa (Angola)

REGULARISATION POUR JEAN-PAUL DA COSTA ! Jean-Paul Da Costa est né à Luanda (Angola). Il a 21 ans. Il y a grandi, étudié, dansé jusqu’à 17 ans. Suite à une altercation durant une tournée de danse dans la ville de Cabinda, dans laquelle un des membres de sa compagnie a trouvé la mort, il a été accusé (...)

http://resf33.free.fr/spip.php?article253

--- Retrouvez sur le site tous les dossiers suivis en cours. Signez la pétition en ligne sur RESF ! http://resf33.free.fr/spip.php?article48 – Contacts : resf33@laposte.net et Site : www.resf33.free.fr 

Contactez le resf33 par mail : resf33@laposte.net  par courrier : RESF 33 - Bourse du Travail 44 Cours Aristide Briand 33075 Bordeaux cedex ou en se rendant aux permanences

=====> Le Réseau Universitaire (RUSF33):

- Contact : rusf33@Gmail.com

- Blog : http://rusf33.blogspot.com/

- Réunion tout les quinze jours le mardi, au bar le Petit Rouge (Bordeaux, rue clare entre les Capucins et la place St Michel).

- CRSP (Collectif pour la Régularisation de tous les Sans Papiers): Pour plus d'informations: 06 42 55 79 78 - contact@crsp.ethictoc.org

- permanences et tables d'informations dans chaque fac tout les quinze jours.

Pour plus d'informations:

Bordeaux 1: Guillaume 06 32 27 70 70

Bordeaux 2 : Nadia 06 11 49 10 95

Bordeaux 3: Alric 06 09 44 72 39

Bordeaux 4 : Flora 06 75 44 68 25

IUT : Vincent 06 88 62 67 38

En ce moment, le RUSF agit concrètement pour plusieurs étudiants : refus de renouvellement de titre de séjour pour un étudiant en France depuis plus de 10 ans ; problèmes d'inscription ; étudiant régulièrement inscrit à la fac mais contrôlé, placé en rétention puis en prison pour 2 mois parce qu'il a refusé de se laisser expulser... leurs situations sont toutes différentes mais la politique répressive contre les étrangers est constante.

=====> Les permanences juridiques de l'ASTI (10 rue Causserouge à Bordeaux) : tous les mercredis (18H30 à 21H00) et tous les samedis (10H00 à 12H00)

=====> Des pétitions sont actuellement sur le site national :

--- Pétition : LA SOLIDARITE NE DOIT PAS DEVENIR UN DELIT !

Arrêt des poursuites contre les militants de RESF et Florimond Guimard.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=4861 ou

http://www.valplan.info/petitions/index.php?petition=3&pour_voir=oui&lettre=6

– From : <resf33@laposte.net>

 

7) [PCF33] Initiatives des Communistes en Gironde et en Aquitaine,…

PCF 33 : Calendrier 2008

Il vous attend à la Fédération du PCF. Le produit de sa vente contribuera à l’effort de souscription nécessaire pour donner les moyens aux communistes de mener les combats en cours et à venir.

=====> Rendez-vous du PCF33 :

Voir le site : http://33.pcf.fr/

--- Gauriaguet : mardi 19 février, 20h30, salle du Mascaret, avec Vincent Raynal, candidat sur le canton de St André de Cubzac

--- Bordeaux : jeudi 21 février, 18h30, avec Natalie Victor-Rétali, candidate sur le 5ème canton de Bordeaux.

--- La Réole

- Rendez-vous sur le Marché de La Réole avec la Candidate et les adhérent(e)s du PCF et membres du Comité de Soutien, le Samedi 1er Mars

- Rencontre publique à la Salle des Conférences de La Réole le Mercredi 5 mars à 20h30 avec Sylvie Richert et Michel Lucmarie.

--- Langon

Rendez-vous à la rencontre publique qui se tiendra jeudi 6 mars à 20h30 aux Carmes (salle Mauriac) à Langon, avec Pierre Augey et Carole Mallié.

--- La Section du PCF du Bassin d’Arcachon et des  Landes Girondines tient une permanence à BIGANOS tous les mardis de 17h30 à 19h30 et le premier Samedi de chaque mois de 10h à 12h. Contact : <christian.darriet@free.fr>

--- JC-UEC : Repas des jeunes anciens

Le mouvement des Jeunes Communistes souhaite organiser au printemps un repas auquel tous les «anciens jeunes» de la JC et de l’UEC sont invités. Ils préparent une expo et sollicitent tous les documents (photos tracts, affiche, etc.) témoignant de grandes luttes et de grands moments de « délires » aussi des équipes qui se sont succédé tout au long de ces années. Contact : Fabien Gay - 06 15 51 60 23 ou fabien33@hotmail.fr

======> Cantonales des 9 et 16 mars 2008

• Période d’envoi des propositions de candidatures présentées et soutenues par le PCF pour les cantonales : du 15 au 24 novembre à 12h. Pour la première fois, les élections cantonales vont se dérouler avec l’obligation d’appliquer la parité homme/ femme ou femme/homme sur chaque canton.

--- Cantons renouvelables en Gironde :

Bazas, Blanquefort, Blaye, Bordeaux 1, Bordeaux 3, Bordeaux 4, Bordeaux 5, Bordeaux 7, Le Bouscat-Bruges, Castillon La Bataille, Coutras, Créon, Fronsac, Grignols, Langon, Lesparre, Lussac, Pellegrue, Podensac, La Réole, St-André de Cubzac, Ste-Foy La Grande, St-Savin de Blaye, St-Vivien du Médoc, Targon, La Teste, Mérignac 1, Villenave d’Ornon, Gradignan, Lormont, Pessac 2, St-Médard en Jalles.

=====> Nouveautés du Site du PCF33 :

--- « Souveraineté populaire » Par Sébastien Laborde

Le 4 février, les parlementaires sont appelés à voter la modification constitutionnelle qui conduira à la ratification du traité européen par la France. Ce traité reprend l’esprit et la lettre du TCE rejeté par le peuple français le 29 mai 2005. Il grave dans les institutions les dogmes libéraux, de libre circulation des capitaux, de mise en concurrence des salariés sur l’ensemble du (...) http://33.pcf.fr/Souverainete-populaire.html

--- CUB : transports publics Du tram-train à la ligne de ceinture

L’aboutissement du projet de ligne de ceinture SNCF, véritable RER d’agglomération : impératif et urgent pour garantir aux usagers cohérence, efficacité et confort.

http://33.pcf.fr/CUB-transports-publics-Du-tram.html

--- élections municipales et cantonales : Permettre la parole citoyenne

Alors que le Parti socialiste cherche dans de nombreuses communes à imposer des choix hégémoniques, c’est dans un esprit de responsabilité d’exigence et de respect mutuel, que les communistes persévèrent pour que cette dynamique de rassemblement se concrétise au plus vite. C’est ce qui vient de se réaliser à Nantes et Toulouse pour ne prendre que les métropoles régionales proches. Cette dynamique devra se poursuivre pour le second tour des élections cantonales.

http://33.pcf.fr/Permettre-la-parole-citoyenne.html

--- « La parole citoyenne » Par Max Guichard

Partout, que ce soit dans le cadre des listes d’union à gauche, des listes citoyennes qu’ils aident à construire, des candidatures pour les élections cantonales, les communistes portent un objectif : Donner l’occasion aux populations d’exprimer leur colère face aux ravages imposés par la politique de Sarkozy et son gouvernement, tout en construisant des propositions, des projets porteurs (...)

http://33.pcf.fr/La-parole-citoyenne.html

--- On peut gagner un referendum

Traité européen 

Monsieur le Président de la République,

http://33.pcf.fr/Traite-europeen-NOUS-EXIGEONS-UN.html

--- CUB & Logement : Pour un vrai droit opposable

Le groupe communiste a manifesté sa désapprobation en ne participant pas au vote sur les aides au logement.

http://33.pcf.fr/CUB-Pour-un-vrai-droit-opposable.html

--- Battre la droite

Déclaration de la fédération du PCF Gironde

2008 peut changer la donne si la gauche se rassemble sur des engagements précis.

http://33.pcf.fr/Battre-la-droite.html

======> Congrès du PCF fin 2008

--- L'espace de débat et de réflexion pour le congrès extraordinaire du PCF est ouvert : http://alternativeforge.net

===è Je verse à la souscription

Nom-Prénom.....................................................................

Adresse........................................................................

...............................................................................

Somme versée ………. euros

Chèque libellé à : ADF PCF 33

A renvoyer à : ADF PCF 33 – 15, rue Furtado – 33800 Bordeaux

Votre don par chèque vous permettra de déduire de vos impôts 66 % du montant dans la limite de 20 % de votre revenu net imposable.

=====> PCF 33 : Communication

Sur le site du PCF : www.gironde.pcf.fr

 • Tous les tracts à disposition (nationaux, départementaux, des collectifs...), toute l’actualité, les dossiers…

• Toute l’actualité • Les dossiers

Vous souhaitez envoyer des infos sur le site ? : communication@gironde.pcf.fr - Vous voulez contacter le PCF33 : contact@gironde.pcf.fr

La Préparation de l’Assemblée Générale Extraordinaire du PCF les 8 et 9 décembre : le site http://alternativeforge.net/

=====> Un cadeau ? : La fête de l’Humanité en DVD

Sylvain a filmé la fête de l’Humanité 2007 à Paris. Des concerts, des débats et… les communistes girondins en plein « boulot » sur leurs stands. Quelques-uns ont même été interviewés ! Pour garder le souvenir ou découvrir la fête, la faire découvrir à d’autres, là montrer lors d’initiatives, réunions, rencontres, donner l’envie d’y aller… A disposition à la Fédération, 15, rue Furtado à Bordeaux, auprès de Cathy à l’accueil (DVD de 52 mn : 10 €). Contact : 05 56 91 45 06

====> Vous souhaitez « militer » pour résister à la politique de la droite au service du MEDEF et construire les ripostes sociales, idéologiques et politiques nécessaires, contactez le PCF au 05.56.91.45.06 ou contact@gironde.pcf.fr – Voir aussi le site www.pcf.fr - From : <contact@gironde.pcf.fr>

 

8) France-Cuba accueille Jean ORTIZ à Bordeaux

Le mardi 19 février nous recevrons avec l’association France-Cuba, Jean Ortiz à l'occasion de la sortie de son livre et de son film(en DVD exclusivement) "Confidences cubaines". Cela correspond au 40e anniversaire de la mort du CHE. Ainsi, de 20h à 23h, dans la grande salle de l'Athénée, sera projeté le film de Jean Ortiz, et cela sera suivi d'un débat avec l'auteur, tant autour de son livre que de son film. Le contenu de la conférence-débat s'appuiera sur les actes du Colloque de PAU qui a réuni les spécialistes internationaux de l'histoire, de la vie, de la pensée, de l'action de Ernesto Guevara. Dans un monde fluctuant, de "crises des valeurs", on peut se demander si les propositions issues de la pensée et de la vie du CHE resteront attachées à une époque et à un mythe, ou si, par leur universalité, leurs projections, leur actualité et leur contenu, elles ne constituent pas des repères solides de la quête des sociétés possibles du XXIe siècle. La conférence sera précédée de la projection du film vidéo "Confidences Cubaines" (90') réalisé par J. Ortiz et D. Gautier. Loin des clichés, les auteurs ont voulu sortir de sentiers trop battus, de la caricature, du flot de mensonges, et partir à la rencontre de "l'autre Cuba", des cubains anonymes, de leurs difficultés, de leur fière résistance. Par petites touches, Confidences cubaines dessine une Cuba attachante, cultivée, digne, rebelle et sucrée. -From : <daniel.roche433@orange.fr>

 

9) Amis du Diplo - Gironde - février 2008

Mercredi 20 février, 20h30 au Grand café de l'Orient, place Descazes à Libourne, rencontre autour d'un article du Diplo du mois

contact Michel Coutaux - Tél. : 05 57 25 20 37.

http://www.amis.monde-diplomatique.fr/rubrique.php3?id_rubrique=9

-From : <amidiplo@tiscali.fr>

 

10) Les Soirées Débats du Cinéma UTOPIA

=====> DÉFENDRE L’EAU C’EST DÉFENDRE LA VIE Mardi 19 FÉVRIER à partir de 19h30

SOIRÉE-DÉBAT : Eau, ressource inépuisable ? Organisée par Dealers de Science, étudiants du Master « Histoire, Philosophie et Médiation des Sciences », dans le cadre du cycle de conférences Dis leurs 2 savoirs. L’eau est une ressource nécessaire et vitale pour tous les êtres vivants. Dans notre société, elle est perçue comme un bien trop souvent banalisé par un geste simple : ouvrir le robinet. Se pose alors la question de sa disponibilité à long terme et à l’échelle planétaire, en fonction des choix politico-économiques et des attitudes individuelles adoptées: l’eau est-elle une ressoure inépuisable ?

• à 19h30, Dégustation d’eau et buffet, salle de la cheminée

• à 20h30, Projection unique de DÉFENDRE L’EAU, C’EST DÉFENDRE LA VIE

suivie d’un débat avec Alain DUPUY, Maître de conférence en hydrogéologie à l’institut EGID (Environnement, Géo-Ingénieurie et Développement), Université Bordeaux 3, Eric VEYSSY, Docteur en Biogéochimie de l’environnement, directeur médiateur scientifique de l’association « Océan » de Bordeaux et Simon CHARBONNEAU, Professeur en droit Urbanisme et Environnement, Université Bordeaux 1. Débat animé par Allain GLYKOS, Maître de conférence en Science de l’Information et de la Communication, membre du laboratoire Epistémé, chargé de mission du service culturel et communication, Université Bordeaux 1.

Tarif unique : 3,50€ Achetez vos places à l’avance, à partir du Samedi 9 Février.

=====> CARAVANE 55 Jeudi 21 Février à 20h30

Soirée-débat dans le cadre de "LA CLASSE OUVRIÈRE C’EST PAS DU CINÉMA"

Projection suivie d’un débat avec les réalisatrices, sur le thème des aires d’accueil. Les élus de la CUB et de la Communauté de Communes St-Jean d’Illac-Martignas sont invités… La loi impose des aires d’accueil pour les gens du voyage, mais il semble que pour certaines villes de France ce soit aussi difficile à réaliser que des HLM à Neuilly… Achetez vos places à l’avance, à partir du Lundi 11 Février.

=====> LE RENDEZ-VOUS DES QUAIS Vendredi 22 Février à 20h30

Soirée-débat dans le cadre de "LA CLASSE OUVRIÈRE C’EST PAS DU CINÉMA"

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur Paul Carpita, avec Wielfried Pasquet, ancien docker du Havre, membre du Conseil d’Administration d’ATTAC France, et avec des représentants du syndicat CGT des dockers de Bordeaux.

Achetez vos places à l’avance, à partir du Lundi 11 Février.

=====> LA COMMUNE (Paris, 1871) Samedi 23 Février

La Commune n’est toujours pas morte !

ÉVÉNEMENT 2 autour de LA COMMUNE (Paris, 1871) de Peter Watkins

• à 14h30 : LA COMMUNE séquence 1

• à 16h15 : LA COMMUNE séquence 2

• à 18h : LA COMMUNE séquence 3

Avec la participation de Jean-Louis Robert, Président des Amis de la Commune.

Rappel : tarif unique, 3,50€ par séquence.

=====> LE FOND DE L’AIR EST ROUGE Dimanche 24 Février à partir de 14h30

Mai-Juin 68, deux mois qui ébranlèrent la société française

Projection exceptionnelle du film en deux parties de Chris Marker

LE FOND DE L’AIR EST ROUGE dans le cadre de "LA CLASSE OUVRIÈRE C’EST PAS DU CINÉMA".

à 14h30, 1re partie : LES MAINS FRAGILES

à 16h45, 2e partie : LES MAINS COUPÉES

Tarif : 7€ pour les deux parties groupées – tarifs habituels pour une seule partie. Achetez vos places à l’avance, à partir du Lundi 11 Février, uniquement pour les deux parties groupées. À l’issue de la projection, échanges possibles dans la salle de la cheminée, avec Jean-Paul Abribat, psychanalyste, président d’honneur d’Espaces Marx, et Dominique Belougne, secrétaire d’Espaces Marx.

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?mode=soirees

 

11) [AQUAFORUM] « Languedoc-Roussillon : entre crues violentes et sécheresses ! »

Conférences/Diaporamas/débats Grand Public - Rives d'Arcins, à Bégles, en bord de Garonne, derrière le Centre commercial Rives d'Arcins - tous les jeudi soir de 18h30 à 20h - ENTREE LIBRE - Des sujets de société liés aux fleuves, à l'eau, à l'océanographie, aux changements environnementaux et aux activités humaines actuelles et passées qui leur sont liées, sont abordés à la lumière des connaissances acquises et exposées par les scientifiques, les historiens et les professionnels.

=====> Jeudi 21 février: « Languedoc-Roussillon : entre crues violentes et sécheresses ! » - Wolfgang Ludwig, Maître de Conférences, Centre de Formation et de Recherche sur l'Environnement Marin, Univ. de Perpignan Ponts endommagés à Vaison la romaine, inondation catastrophique à Nîmes, … Le Languedoc Roussillon subit souvent des crues très violentes, caractéristiques de son climat méditerranéen. Le changement climatique en cours a et aura un impact sur le fonctionnement hydrologique des fleuves côtiers dans cette région. Au cours des 40 dernières années, malgré des précipitations relativement constantes, on observe une baisse de l’écoulement des fleuves cévenols … réchauffement climatique et pompage dans les nappes ?? 

=====> ATELIERS DE DECOUVERTE DE L’ENVIRONNEMENT (Entrée libre)

Des jeux, des expériences, des observations, sur les thèmes du fleuve, des océans, des climats, de la géologie et de la préhistoire pour les enfants. Tous les mercredis et samedis après-midi de 14H30 à 18h00

--- Mercredi 20 et samedi 23 février : La Faune en bord de Garonne

Les insectes, les oiseaux, les amphibiens, le vison, le ragondin….

===è SEANCES SCOLAIRES – ANIMATIONS - CENTRES DE LOISIRS Nous contacter

*Les enfants de moins de 8 ans doivent être accompagnés durant toute l’animation

Accessible en bus (ligne 2)- Pour tous renseignements : OCEAN Tel : 05 56 49 34 77 - Eric Veyssy Directeur / Médiateur Scientifique OCEAN, 2 rue Sarrette 33 800 BORDEAUX - Médiation des Sciences et de l'histoire des Environnements - Tel/fax : 05 56 49 34 77 - Portable : 06 23 37 29 26 - Internet : http://www.ocean.asso.fr - From: "asso.ocean" asso.ocean@wanadoo.fr

 

12) Les Rendez-Vous de Migrations Culturelles – Porte2A

===è THEATRE – REPRISE : « Celle-là » de Daniel DANIS

Avec Colette SARDET, Patrice CAMINADE, Jean-Pierre GALY

Mise en Scène de Guy LENOIR

Du Vendredi 15 au Mercredi 20 Février à 20h30 Porte 2A à Bordeaux

Sauf le Dimanche 17 et le Lundi 18 Février à 19h – Tarif 10€

--- Contacts : http://www.web2a.org/ - Porte2A 16 Rue Ferrère à Bordeaux – Tél : 05.56.51.00.78 -From : <migrationsculturelles@wanadoo.fr>

 

13) Rencontre Maison des Femmes/Mollat sur l'excision

La Maison des Femmes vous convie à une présentation du livre d’Hubert PROLONGEAU intitulé : « Victoire sur l’excision. Pierre FOLDES, le chirurgien qui redonne l’espoir aux femmes mutilées » L’excision et les mutilations sexuelles dont on croyait les conséquences irréversibles sont un  fléau qui  touche encore  environ 130 millions de femmes dans le monde,  en Afrique, en Asie, et au Moyen Orient mais aussi en France comme dans tous les Etats d’Europe occidentale qui  accueillent des populations migrantes. Le docteur Pierre FOLDES, chirurgien urologue, responsable pour l’Asie de Médecins du Monde, a rendu à plus d’un millier de femmes mutilées leur intégrité corporelle et mis fin à leurs souffrances. La technique chirurgicale qu’il a mise au point reconstitue leur clitoris et leur permet de connaître enfin le plaisir. Hubert PROLONGEAU, journaliste-essayiste, nous brossera le parcours de ce « french doctor », sa pugnacité face à l’incompréhension, l’ignorance voire la non-prise en compte de ces souffrances de femmes et  nous rapportera des témoignages poignants des victimes de ces coutumes. Le débat  se déroulera dans les salons de la librairie Albert MOLLAT vendredi 22 février à 18h00

==è La Maison des Femmes de Bordeaux – 27, cours Alsace Lorraine -

33000 Bordeaux - Tel/fax : 05 56 51 30 95 – e-mail : maison.des.femmes@wanadoo.fr – Site : http://maisondesfemmes.bx.free.fr/

-From : <maison.des.femmes@wanadoo.fr>

 

14) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

===è Mercredi 20 février à 18h30, Christiane Restier, Marion Paoletti

Autour de l'ouvrage collectif : "Sexes, genre et politique", publié par les éditions Economica. Christiane Restier-Melleray est maître de conférences à l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux et travaille dans les domaines de la sociologie électorale, l'analyse des politiques publiques et de la communication politique. Elle a participé à de nombreux ouvrages collectifs et publié : "Que sont devenues nos campagnes électorales ? : l'éclairage par la succession de Jacques Chaban-Delmas en 1995" (Presses Universitaires de Bordeaux, 2002).

Marion Paoletti est maître de conférences en science politique à l'université Montesquieu Bordeaux IV, membre du SPIRIT, et membre fondatrice de la Convention pour la 6e République. Elle a publié de nombreux articles et trois ouvrages : "La démocratie locale et le référendum" (L'Harmattan, 1997), "Cahiers de campagne" (Le Bord de l'eau, 2002) et "Décentraliser d'accord, démocratiser d'abord, le gouvernement local en question" (La Découverte, 2007). "On a souvent avancé que les femmes allaient faire de la politique autrement, voire remédier à la "crise de la représentation". Six ans après l’entrée en vigueur de la loi sur la parité, qu'en est-il vraiment ? Le meilleur équilibre des sexes dans la représentation politique a-t-il affecté la question du genre, autrement dit les rapports sociaux historiquement établis entre le masculin et le féminin et leurs effets sur les comportements des hommes et des femmes ? Avec la parité, les stéréotypes de genre ont-ils été affaiblis ou au contraire renforcés ?

Au terme d'une enquête sociologique de plusieurs années, menée par une équipe de chercheuses et chercheurs de plusieurs universités, ce livre propose, pour la première fois, un bilan complet de la "parité" en politique.

Un bilan pour le moins contrasté, parfois surprenant…"

===è Vendredi 22 février à 18h30, Ariel Schweitzer

Autour de son livre "Le cinéma israélien de la modernité" publié aux éditions L'Harmattan. Docteur en recherche cinématographique et audiovisuel, professeur de cinéma à l'université Paris 8 et chargé de cours à l'Université de Tel Aviv, Ariel Schweitzer collabore à de nombreuses revues dont Les Cahiers du Cinéma.

"Au départ une thèse de doctorat, cet ouvrage est consacré au cinéma d'auteur israélien, mouvement nommé la Nouvelle Sensibilité et à son évolution dans les années 60 et 70. Il étudie les aspects esthétiques et thématiques de cette cinématographie, l'influence du cinéma d'auteur européen, notamment de la Nouvelle Vague française, ainsi que certains aspects économiques (méthodes de financement et de production). Les films de la Nouvelle Sensibilité sont analysés comme une réaction au cinéma de propagande sioniste d'une part, et au genre de la comédie populaire "orientale" d'autre part. À travers la mise en parallèle de ces trois courants, le livre ouvre un champ de réflexion sur la question de l'identité culturelle israélienne." La rencontre est organisée par l'Association des Cinémas de Proximité de la Gironde dans le cadre des "Clins-d'Œil Cinéma".

===è Samedi 23 février à 16h30, Nathalie Hurmic, Sylvie Schmitt

Autour de leur ouvrage "Voya'jeux à Bordeaux" publié aux éditions Sud-Ouest.

"Une balade ludique autour de la place du Parlement, pour découvrir Bordeaux en jouant et une balade gourmande avec le goûter "macarons et mascarons" ou, comment donner vie à ces étranges figures qui ornent les façades de la ville.

Rendez-vous, présentation et goûter à la Galerie.

- Librairie " La Machine à lire " 8, Place du Parlement - 33000 BORDEAUX - Tel : 05.56.48.03.87 - Fax : 05.56.48.16.83 Site : http://www.machinalire.com Emel : machine@machinalire.com

 

15) CINÉMA JEAN VIGO - NEWSLETTER - NOUVEAU PROGRAMME

=====> LES RENCONTRES

http://cinema.jean.vigo.free.fr/rencontres.htm

====> SORTIES NATIONALES & REPRISES :

--- du 30 janv 19 fevr Body rice - Hugo VIEIRA DA SILVA – Portugal – 2006 – 2h

Avec Sylta Fee Wegmann, Alice Dwyer, Andre hennicke Mention spéciale du Jury – Festival de Locarno 2006

--- du 30 janv au 19 fevr • Rêves de poussière - Laurent SALGUES – Fr/Canada/Burkina Faso – 2006 – 1h26’ Avec Makena Diop, Rasmané Ouedraogo, Fatou Tall-Salgues Sélection officielle – Festival de Sundance 2006

Prix spécial du Jury – Festival d’Amiens 2006

=====> LES ANTI-HEROS AMERICAINS :

--- du 13 au 19 février Macadam cowboy (Midnight cowboy) - John SCHLESINGER – USA – 1969 – 1h53’ Avec Dustin Hoffman, Jon Voight, Sylvia Miles

Oscars du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scenario 1969

--- du 13 au 19 février Outsiders - Francis FORD COPPOLA – USA – 1983 – 1h31’

Avec Matt Dillon, Diane Lane, Tom Cruise

=====> UN CYCLE MAX OPHULS AVEC :

--- du 13 au 19 février Lola Montès Fr/All – 1955 – 2h20’ Avec Martine Carol, Peter Ustinov, Anton Walbrook

=====> ET C'EST AUSSI LES CINÉRÉCRÉS AVEC :

--- Mer 6, Sam 9 et Dim 10, Mer 13, Sam 16 et Dim 17 février à 14h15

Mon voisin Totoro Hayao MIYAZAKI – Japon – 1988 – 1h27’ Dessin animé – A partir de 4 ans

=====> CINÉMA JEAN VIGO • 05 56 44 35 17 • CENTRE@JEANVIGO.COM • SITE INTERNET

6 rue Franklin  33 BORDEAUX -From : jb.garreau@jeanvigo.com

 

16) Les Apéros-Concerts du « P'tit Monde Urbain » à Bègles

Apéro-concerts Musiques Libres au P'tit Monde Urbain en partenariat avec Bordeaux Chanson et Dogmazic. Découvrez des auteurs compositeurs interprètes locaux de chanson française dès 18h un vendredi sur deux Au P'tit Monde Urbain
21 crs Victor Hugo à Bègles (barrière de Bègles, près des boulevards)
L'entrée est libre. La programmation :
29 février : *Egon*
14 mars : *Rouletabille*
28 mars : *Egon*
11 avril : *Rouletabille*
25 avril : *Egon*
9 mai : *Rouletabille*
Plus d'info sur le site : www.bordeaux-chanson.org (rubrique "apéro-concerts Musique Libre") ou au 06 68 82 58 23 - Merci de nous aider dans la médiatisation de ces événements. Contact : Marine 06 68 82 58 23 et contact@bordeaux-chanson.org –From : contact@bordeaux-chanson.org
 

17) Nouvelle Exposition à la morue noire à Bégles : « Drames Conjugaux » de samuel Boulesteix

Sculptures et Photographies du 7 Février au 3 Mars à La Morue Noire 7bis Allée de Franck à Bègles – Ouvert tous les jours de 14h à 19h – Tél : 05.56.85.75.84 – From : <lamoruenoire@wanadoo.fr>

 

18) VARIAZIONE n°3 à bordeaux "pour 4 écoles"

Le Vendredi 22 de 19h à 21h et Samedi 23 février de 14h à 18h à l’Espace Culturel du Bois Fleuri à Lormont - visite le site : http://musiques.de.nuit.free.fr/ Musiques de Nuit, le G.P.V. et les Ecoles de musique de Cenon, Bassens, Lormont, Floirac.

Présentation du projet / des partenaires : Musiques de Nuit, le Grand Projet des Villes et les Ecoles de musique de Cenon, Floirac, Bassens et Lormont oeuvrent pour la réalisation du concert intercommunal des Hauts de Garonne réalisé pour et avec les élèves de ces quatre établissements d’enseignement musical, dans le cadre de "Quartiers Musiques, Carnaval des Deux Rives". Ateliers musique et répétitions générales, échelonnés sur plusieurs mois à compter du 19 décembre 2007, anticipent la restitution publique du dimanche 20 avril 2008. La direction artistique du projet « VariAzione » pour 4 écoles est confiée au compositeur italien Salvatore Panu.

Présentation de Salvatore Panu : Salvatore Panu, musicien, compositeur, présente un parcours hors du commun, à mi-chemin entre la France et l’Italie. Docteur en Sciences de l’éducation, il fonde l’école de musique Ivan Illich à Bologne avant de créer le réseau Ivan Illich s’ouvrant largement à l’éducation musicale et la recherche sur les folklores et les cultures de tradition orale. Il promeut l’improvisation et l’expérimentation sonore par le biais des « laboratori per banda non convenzionale » (laboratoires de fanfares non conventionnelles). Il dirige en août 2007 le regroupement des fanfares italiennes de Lecco et de Bologne, les françaises "La Troisième Rives" (Ménilles), la fanfare Barbey (Bordeaux), les musiciens de la Lyre Cheminote de Chalindrey et quelques instrumentistes indépendants, à Auberive en Champagne-Ardenne. Il intervient aujourd’hui dans le CRAMS (Centre de Recherche Art Musique et Spectacle) à Lecco. Son parcours, son œuvre, sa réflexion artistique se révèlent dans son livre « Il Mito Sardo », paru en 2001 chez Sensibili Alle Foglie.

Finalité / objectifs : Le concert de VariAzione doit représenter un « moment fort » de l’année. Il concerne une majorité d’élèves à qui l’on demande de s’impliquer sur toute la durée du projet. La représentation s’annonce « originale » par la signature artistique souhaitée, « transversale » par le regroupement des quatre écoles, et parfaitement « inédite » sur le territoire. La notion de transversalité prime. Elle fait, d’une part, référence aux projets communs déjà menés (ex : échanges culturels interrégionaux Hauts de Garonne – Saint Sébastien en 2005) et d’autre part soulève la volonté d’une collaboration visible et pérenne. D’un point de vue artistique, Salvatore Panu aime aussi qualifier la musique du projet VariAzione de « transversale ».

Outre cette finalité prédominante, les objectifs artistiques et pédagogiques sont les suivants :

. Favoriser les échanges entre les élèves de ces écoles,

. Rassembler les différents modes d’expressions orales et écrites,

. Ouvrir à diverses esthétiques musicales,

. Initier et/ou développer l’improvisation,

. Offrir l’expérience d’une pratique instrumentale à l’intérieur d’un orchestre.

Public : VariAzione est ouvert aux élèves des Ecoles de musique de Bassens, Cenon, Floirac et Lormont de tous âges et de toutes pratiques instrumentales. Une seule exigence : les participants doivent avoir une pratique autonome de leur instrument, ce qui pressent un âge minimum de neuf ans. L’instrumentation est libre : cordes, bois, cuivres, percussions, voix, claviers, basse, platines, etc. Nous veillerons à un certain équilibre et à la gestion de l’espace sur scène d’où une limitation des inscriptions des pianistes et batteurs, sauf s’ils acceptent de jouer d’un autre instrument pour l’occasion.

> L’effectif est limité : 10 à 15 participants par Ecole.

Présentation des ateliers (cf. planning) :

VariAzione amène progressivement les participants à réaliser une œuvre commune, par le biais des jeux d’improvisations, d’expérimentations et de compositions collectives impulsées par Salvatore. A la façon des work-in-progress, l’œuvre se dessinera au fur et à mesure des rencontres, au fil des mois jusqu’à la restitution. Ce véritable "chantier sonore", ouvert aux esthétiques musicales dans toute leur diversité, se décline en divers exercices et objectifs : écriture, travail à l’oreille mais aussi déchiffrage, écoute réciproque, improvisation libre, improvisation modale et improvisation de la direction.

> Chaque groupe issu des écoles aura un référent.

Présentation du concert (cf. planning) :

L’après-midi du 20 avril sera consacrée au final de VariAzione, puisque les élèves se présenteront sur scène d’après le déroulement suivant :

. Une première partie (60 minutes) : présentation des petites formations issues des quatre écoles. Un temps de 10 minutes chacun est accordé.

. Le concert "Variazione" (30 minutes) : restitution de l’œuvre commune réalisée pendant les ateliers.

> Entrée libre sur invitation. Inscriptions possibles sur le site Internet du G.P.V.

> Lieu à définir

Planning :

Ateliers : Vendredi 22 février de 19h à 21h et Samedi 23 février de 14h à 18h / Ecole de musique de Lormont

Ateliers : Vendredi 7 mars de 19h à 21h et Samedi 8 mars de 14h à 17h / Domaine de Beauval à Bassens

Répétitions générales : vendredi 18 de 19h à 21h et samedi 19 avril de 14h à 18h / Lieu à préciser

Concert : dimanche 20 avril après-midi / Lieu et heure à préciser

> Les participants recevront lors de la pré rencontre un petit guide de VariAzione (présentation, planning, coordonnées des différents lieux d’accueil)

-From : <reteivanillich@freesurf.fr>

 

19) La Compagnie du SI présente : « L’Ogrelet » De Suzanne Lebeau

Vous trouverez ci-joint les dates et heures de représentations de notre création jeune public l'Ogrelet*. Premières représentations en décembre au Glob Théâtre à Bordeaux, puis Pessac, Mimizan, Le Bouscat, Talence, Langon, Salles, Lormont …

De nombreuses représentations scolaires en décembre, janvier et février sont quasiment complètes, il est donc recommandé de se manifester rapidement si vous désirez venir à ces moments là. Si vous êtes intéressé, merci me contacter au 06 23 39 32 01 ou par email. D'autres dates restent à fixer pour les mois de janvier, février et avril. Cordialement

Dominique Trento Compagnie du SI Chargé de communication et de diffusion

11 rue de Sablonat 33 800 Bordeaux www.lacompagniedusi.com  

06 23 39 32 01

* Spectacle coproduit par la Compagnie du SI, l'IDDAC – Institut départemental de Développement Artistique et Culturel, l'Office Artistique de la Région Aquitaine, le Parnasse le Centre Culturel des Carmes, et avec le soutien du Conseil Général de la Gironde, la Mairie de Bordeaux, la Mairie du Bouscat, le GLOB Théâtre, l'Office Culturel et Educatif de Talence (OCET), l'Office Socio Culturel de Pessac.»

--- Mise en scène Alain Chaniot

Avec :

La Mère de l’Ogrelet: Valérie Ancel

L’Ogrelet : Alain Chaniot

Principe de réservation : Une place gratuite par

Diffuseur. Au delà nous consulter.

=====> Dates des représentations :

Dates Lieu Horaires Tout Public, Scolaires - Février 08

Scolaires

19/02/08 Langon - Centre Culturel des Carmes 14h30 Scolaires

21/02/08 Langon - Centre Culturel des Carmes 10h30 Scolaires

21/02/08 Langon - Centre Culturel des Carmes 14h30 Scolaires

22/02/08 Langon - Centre Culturel des Carmes 14h30 Scolaires

--- Propos sur la pièce :

« L’Ogrelet » est un conte moderne, qui nous entraîne sur les chemins de la différence, de l’émancipation et de la tolérance. Comment ne pas être ému et enthousiasmé par l’écriture sensible et poétique de cet « Ogrelet », dessiné pour nous par Suzanne Lebeau. Car la fable initiatique que l’auteure nous livre est belle, vivifiante et lumineuse, malgré la noirceur de nos forêts les plus sombres. Ce petit homme, avide de dévorer la vie, va tout mettre en oeuvre pour échapper à sa terrible hérédité et aux regards convenus. Animé par son désir brûlant de s’ouvrir au monde, il va balayer les embûches dressées sur son chemin. Ainsi, grâce à son obstination, à sa farouche envie de vivre et sans renoncer à sa nature, son humanité va renaître. Un spectacle pour captiver les enfants et ravir les parents ; tous y trouveront des trésors de sagesse…

- From: TRENTO <domtrento@wanadoo.fr>

 

20) L’Atelier de danse « la renverse »

Invitation au Mouvement - Improviser sa danse – Espace de jeu, d’exploration – Rencontre inattendue entre horizontalité et verticalité dans un temps dilaté – Voyage intérieur – peu à peu, pas à pas lâcher prise, dialoguer – s’aventurer entre l’espace du studio – les êtres, les choses et l’environnement – vers des rendez-vous – Cette danse se nourrit de la diversité de ses interprètes, de leur singularité – Aucune technique préalable nécessaire pour y participer. Désorientations conduites par Isabelle LASSERRE.

--- Ateliers Hebdomadaires

Mercredi de 20h à 22h

Jeudi de 14h15 à 16h15

Lieu : 5 rue Louis Combes

Bordeaux-Centre

Arrêt Tram – Cours de l’intendance

--- Stages Trimestriels :

28-29 mars 2008

Pentecôte 2008

Contact : <atelierlarenverse@orange.fr>  - Tél : 06.64.86.66.08

 

21) Théâtre du Pont Tournant : « Bonbon chante Fréhel » et « BEAU COMME... de Philippe Gaildraud »

=====> Théâtre : Bonbon chante Fréhel

du jeudi 21 au samedi 23 février à 21 H

Bonbon chante Fréhel

Quitte à pleurer sur son sort, autant le faire en rigolant !….

De et par Bonbon, accompagnée par Léon, le Roi de l’accordéon !

http://bonbonchantefrehel.com (Paris)

? Prix du Public au festival d’Humour de Vienne (mars 2007)

? Prix du Jury au Festival « Bœuf Théâtre » à Antibes (oct. 2006)

? Prix du Public au festival : « Villard de Lans Vit l’Art de Rire » (oct. 2005)

Accompagnée par Léon à l’accordéon, Bonbon nous rejoue la vie de Frehel, une femme touchée par le succès, les hommes, les voyages et le vertige des drogues. Son voyage au pays de l’argot nous ravit les oreilles et nous étire les zygomatiques. Elle interprète avec truculence, humour et émotion les plus grandes chansons de cette immense artiste. Elle évoque la vie hors normes de ce monstre du music-hall, véritable bête de scène, qui n’hésitait pas à s’arrêter au beau milieu d’une chanson pour haranguer le public. Le personnage est titanesque. Sa force, sa présence scénique et l’originalité de son interprétation font de ce spectacle plus qu’un tour de chant : la rencontre novatrice et décapante du Théâtre et du Music-hall, le télescopage du rire et des larmes. Tantôt drôles, à la manière des comiques troupiers, tantôt poétiques et déchirants, les textes de ses chansons sont à l’image d’un Paris populaire et miséreux tant prisé par le monde du cinéma. Un jeu théâtral exceptionnel, un exercice de mémoire collective jouissif et rafraîchissant, un grand moment de bonheur…

« C’est drôle, surprenant et captivant !…. » (Nice Matin)

« …Bientôt incontournable ?…. » (La Voix du Nord)

« …Jouissif et rafraîchissant… » (Le Dauphiné)

Durée : 1h30 - Tarifs : 18, 14 et 10 €

===è Exposition : BEAU COMME... de Philippe Gaildraud

Co-organisé avec l’association Black Empire

Commissaire d’expositions : Jean-Michel Devésa

L’association « Black Empire, l’autre rive » a pour but l’action culturelle et artistique (littérature, théâtre, danse, performances, cinéma, musique, arts plastiques, photographie, nouvelles technologies, etc.) dans le domaine de l’extrême contemporain. »

Du 24 janvier au 23 février

BEAU COMME... de Philippe Gaildraud

Le travail de Philippe Gaildraud s’inscrit dans la grande «tradition» du collage

DADA et surréaliste pour laquelle il s’agit de susciter le merveilleux et le poétique en provoquant «la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection» (Lautréamont) et en dynamitant le «peu de réalité» perçu par le «rapprochement non motivé de deux éléments fort éloignés» (André Breton). A ceci près que Gaildraud n’a pas vocation à s’affirmer comme un épigone servile : il réactive cette saisie convulsive du monde au prisme de son propre imaginaire.» (Jean-Michel Devésa)

===è Le Programme de Janvier à Mars 2008

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/01/14/21/2007-2008/programme2008-2.pdf

=====> Théâtre du Pont Tournant 13 rue Charlevoix de Villers - 33300 BORDEAUX

Tél. 05 56 11 06 11 – Fax  05 56 43 06 73  - www.theatre-pont-tournant.com

-From: <pont.tournant@gmail.com>

 

22) Lettre d'information de la Rock School Barbey - FÉVRIER 2008

=====> Jeudi 21: COCOON + THE DELANO ORCHESTRA + COCKTAIL BANANAS

Les harmonies et l'atmosphère captivante de Cocoon en font un groupe dans la lignée de Nick Drake, Elliott Smith ou Sufjan Stevens... Mélodies imparables réhaussées par des textes mélancoliques ou légers, Cocoon compose une musique belle et évidente. Cocoon, une des révélations folk de l'année. Artisans de luxe, The Delano Orchestra livre une musique douce et sombre, imprégnée à la fois du spectre d'Elliott Smith, de l'environnement de Eels, Sparklehorse et de l'atmosphère des productions post-rock islandaises. Cocktail Bananas existe depuis l'an 2000. Plus de mille concerts. Beaucoup dans la rue, parfois en bars, en restaurants, en plage, en salle de spectacle, en télévision, en inauguration de restaurants d'huîtres, en école, en maison de retraite, en squatt, en boîte de nuit, en cinéma, en orchestre d'accompagnement de Mickael Youn, en groupe de country, en concert dans les clubs libertins, dans les clubs libertaires, sur l'eau, sous la pluie, sous la neige à Venise... Tarif : 14€ / 16€ (album de The Delano Orchestra offert en avant-première à l'entrée du concert)

=====> Ven 22 février : LES SHADES + SMOCKS + COWBOYS IN AFRICA + LEISURE

Les Shades, l’un des fers de lance de la scène teenage parisienne revient à Bordeaux défendre son premier album (Fév 2008/ Tricatel records).

Ils seront accompagnés de premières parties bordelaises : Smocks, Cowboys in Africa, Leisure. Tarif : 10€ / 12 €

=====> Sam 23 février : SINIK + L'ALGERINO

Sinik sort son 3ème album solo : Le toit du monde. Auréolé de featuring prestigieux (Diam’s, James Blunt…), l’enfant des Ulysses revient encore plus engagé et sincère. Son flow singulier et ses textes personnels font de lui l’un des acteurs majeurs du paysage rap français. Tarif : 20€ / 25€

--- MARS

- 02/03 : CONCERT CARNAVAL DES DEUX RIVES

- 13/03 : THE DO

- 18/03 : HOT CHIP

- 20/03 : ASA

--- AVRIL

- 03/04 : ALELA DIANE

Des infos, des bios, du son et des places à gagner sur www.rockschool-barbey.com

- Plus d'infos sur les concerts ICI

http://www.rockschool-barbey.com/concert/concert.php

-From : <newsletter@rockschool-barbey.com>

 

23) Blablabylone

Blablabylone Bordeaux a la plaisir de vous annoncer que les tables de conversation ont lieu tous les mercredis et jeudis de 2008 de 19h00 à 20h30. Dès mi-février tous les jours du LUNDI au JEUDI!!! Il suffit de réserver LA LANGUE et LE JOUR de votre choix: Chinois (jeudi) Italien (jeudi)  Anglais (mercredi et jeudi) Portugais-Brésilien (mercredi) Espagnol (mercredi et jeudi) Grec (jeudi) Français Langue etrangere (mercredi) Allemand (mercredi) au VINI TASTE BAR- 9, rue du palais de l'ombrière- Bordeaux Centre Infoline : 06.19.42.37.66  - http://language.meetup.com/33 - www.blablabylone.com

- From : <blablabylone@gmail.com>

 

24) CAP SCIENCES ACTUALITES

CAP SCIENCES, Hangar 20, Bordeaux – Janvier – Février 2008

Pour votre agenda :    

======> CAP SCIENCES vous propose : EXPOSITIONS au Hangar 20  

--- Au temps des mammouths, jusqu'au 13 avril 2008 Grande exposition

Leurs ancêtres, l’environnement dans lequel ils vivaient, la civilisation qui les a côtoyés, leurs représentations artistiques, leur disparition… En savoir plus http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=autempsdesma

EVENEMENTS à venir :

- 2 mars : Archéologie expérimentale. Des ateliers vivants pour tous les âges, des rencontres, des conférences...

---  Himalaya Tibet, le choc des continents, jusqu'au 1er juin 2008

En accès libre sur la plateforme - Découvrir comment la « machine Terre », par sa dynamique interne, façonne l’Himalaya et le Tibet, paysages et civilisations de l’extrême.  En savoir plus http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=himalayatibet

EVENEMENTS à venir :

- 3 fev : Art et religion,

- 4 mai : Trekking et montagne. Des ateliers vivants pour tous les âges, des rencontres, des conférences... 

=====> ATELIERS au Hangar 20    

--- L'Atelier d'Arthur, initiation à la cuisine pour les 5-11 ans (sur réservations) : pour que plaisirs culinaires riment avec sécurité, pour que découverte du goût rime avec main à la pâte. Mercredi, samedi et dimanche pour les individuels, tous les jours pour les groupes. En savoir plus http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=atelierdarthu

--- CAP SCIENCES Juniors, ateliers de loisirs scientifiques pour les 8-14 ans (sur réservations) : un thème différent à chaque séance : photo, fusée à eau, soleil... Deux nouveaux ateliers pour cette rentrée : satellite et énergie éolienne. Les mercredis en période scolaire et tous les jours en semaine pendant les vacances, de 14h à 17h En savoir plus

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=capsciencesju

=====> LA GALERIE INDUSTRIE & RECHERCHE du Hangar 20    

L'espace Galerie Industrie & recherche du Hangar 20 est en cours de réaménagement. Elle s'agrandit, se réactualise et réouvrira prochainement pour vous présenter en accès libre, les secteurs de la recherche et de l'industrie dans l'agglomération bordelaise et la région Aquitaine, et en particulier une exposition sur les matériaux. Dès à présent, rendez-vous sur les dossiers thématiques du site Internet de CAP SCIENCES : Laser, agro-alimentaire, chimie... Consultez les deux derniers dossiers Panorama du numérique "Images et réseaux" et Matériaux, quoi de neuf ? dans l'agglomération bordelaise et région Aquitaine

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=infosciences&page=dossiersscient

- Réservation obligatoire : 05 56 01 07 07

=====> CAP SCIENCES en Aquitaine    

=====>  Kif Kif le calife - le sens de la mesure  à Cap Sciences du 19 janvier au 7 septembre 2008  

http://www.cap-sciences.net/pageseditos,176,left_2338D141.html

=====> Théâtre de la science : Saison 2007 - 2008  - Mai 68 et alors ?

http://www.cap-sciences.net/upload/programme_2008.pdf

--- 14/02/08 - Projection débat du film “ L’an 01 ” au cinéma Jean Vigo à Bordeaux avec un invité surprise à 20h15

Film réalisé en 1973 par Jacques Doillon, inspiré par la bande dessinée de Gébé. Construit à partir du slogan « On arrête tout et on réfléchit », ce film propose trois récits de politique fiction imaginés et filmés aux Etats-Unis, en France et en Afrique. Il est une utopie joyeuse sur le rêve des enfants de l'abondance, le futur imaginé d'une société de consommation permettant la simple vie. Gérard Depardieu dans son premier rôle, les collaborateurs de Hara Kiri, Coluche, l’équipe du Splendid, Jacques Higelin ont participé à cette fiction. Tarif normal : 4,60E et tarif réduit : 3,80E (étudiants, demandeurs d’emploi, érémistes, familles nombreuses, seniors)

--- Du 25 janvier au 2 mars 2008 Base sous-marine à Bordeaux : Exposition de photographies

Il suffit de prononcer Mai 68 pour que surgissent un éventail d'images et de souvenirs. Ce mois symbole de la contestation, de la révolte, de la cassure, fut le temps de l'irrespect, de la remise en cause des valeurs d'une société. Depuis 40 ans, les images de Mai 68, occupent dans les imaginaires collectifs une place singulière. Les photos de Bruno Barbey, de Gilles Caron, de Jean Dieuzaide témoignent de ces évènements. Elles nous font revivre les épisodes de ces journées et nous permettent de mesurer combien les temps ont changé. Entrée gratuite

--- Le Théâtre de la Science en Aquitaine

A partir de janvier 2008, des rencontres autour de Mai 68 dans différents lieux de la région en partenariat avec Lacq Odyssée et le CDDP des Landes.

=====> CAP SCIENCES hors Aquitaine    

--- Sur les traces de l'homme en Aquitaine Après Aquitaine sortie des eaux, CAP SCIENCES propose une deuxième grande exposition virtuelle. En ACCES LIBRE sur le site Internet de CAP SCIENCES. Accéder à l’exposition    

http://www.cap-sciences.net/edito.asp?site=capsciences&page=surlestraces%7E1    

=====> TARIFS ET HORAIRES POUR TOUTES NOS ACTIVITES 

http://www.cap-sciences.net/horaires.htm

Contact : écrire à n.caplet@cap-sciences.net                

-De : <c.antoniazzi@wanadoo.fr>

 

25) CapcMusée : Musée d'art contemporain de Bordeaux

Le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux propose toute l’année un programme d’expositions temporaires et des rendez-vous autour de l’histoire de l’art, la musique ou la danse contemporaines. Sa collection comporte près d’un millier d’oeuvres, des années 60 à aujourd’hui.  Il est installé dans l’ancien Entrepôt réel des denrées coloniales, un superbe édifice pré-industriel du 19e siècle.

===è Les RDV Février 2008

15.02 / 18:00 --> Conversation / Yona Friedman / Dominique Rouillard

15.02 / 19:30 --> Vernissage /Yona Friedman /A Constructed World /Max Boufathal

16.02 / 11:30 --> Visite/abonnés / Yona Friedman

20.02 / 14:00 --> Histoire de l'art / 1957

Et aussi

13.02 / 14:00 --> Rdv/enseignants / If Everybody had an Ocean. Brian Wilson, une exposition

20.02 / 14:00 --> Visite/enseignants / Yona Friedman

22.02 / 09:30 --> Formation/animateurs / Yona Friedman

26.02 - 04.03 / 14:00 --> Jeune public / Ateliers Bô / Chantal Raguet

===è Vernissage & Conférence : Vendredi 15 février 19 h 30

Le CAPC inaugure trois nouvelles expositions : Le premier volet de Saisons Incertaines proposé le duo d'artistes australien A Constructed World, Max Boufathal dans le cadre d'un nouveau projet 44°50'54 N / 0°34'19 W et Yona Friedman Tu ferais ta ville, exposition coproduite avec arc en rêve centre d'architecture, commissaire de l'exposition.

18 h. Yona Friedman conversation avec Dominique Rouillard

Conférence inaugurale de l'exposition Yona Friedman, organisée dans le cadre de Utopies réalisables, un cycle de rencontres proposé par arc en rêve centre d'architecture et le CAPC musée d'art contemporain. En savoir +

===è Nouvelles expositions

--- Yona Friedman : Tu ferais ta ville

Une exposition arc en rêve centre d'architecture + CAPC musée d'art contemporain

Partant du constat que toute action humaine est par nature imprévisible, l’architecte et théoricien Yona Friedman postule dès la fin des années 1950 une architecture et un urbanisme conçus à partir de l’expérience de ses usagers. A rebours des préceptes du fonctionnalisme alors triomphant. Organisée avec arc en rêve centre d'architecture, cette exposition revient sur une pensée qui retrouve sa pleine actualité aujourd’hui. Du 16 février – 1er juin 2008

http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgFicheEvt&classofcontent=evenement&id=25309&iEvt=4&retourListe=1&classListe=sommaire&idListe=2010

--- A Constructed World : Saisons incertaines. Saison 1 : Ruisseler à rebours

Le duo d’artiste australien A Constructed World s’installe pendant un an au CAPC pour un projet mêlant workshops, rencontres, événements, artistes, amateurs, et public néophyte. Différents dispositifs seront inventés pour libérer la parole, transformer le rapport à l’art, au musée. Avec le soutien de l'Australian Council Du 16 février – 4 mai 2008

http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgFicheEvt&classofcontent=evenement&id=26513&iEvt=3&retourListe=1&classListe=sommaire&idListe=2010

--- 44°50'54N/0°34'19W : Max Boufathal

Max Boufathal crée des objets qui paraissent concentrer l'énergie. Il imagine des humains,  perfectionnés par des prothèses, qui atteindraient une nouvelle divinité. Retour dans un monde mythique où des êtres hybrides ou des shamans communiquent à nouveau avec les forces de l'univers. 44°50’54 N /0°34’19 W est le nom générique d'une série de projets de jeunes artistes dont la production est accompagnée par le CAPC. Du 16 février – 4 mai 2008

http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgFicheEvt&classofcontent=evenement&id=26512&iEvt=2&retourListe=1&classListe=sommaire&idListe=2010

======> Ici et là : Collection Jusqu'au dimanche 24 août 2008

Entrepôt Lainé – CAPC : Olaf Breuning, Liam Gillick, Dominique Gonzalez-Foerster, Joseph Grigely, Vincent Lamouroux, Mark Lewis, Navin Rawanchaikul, Stalker, Tatiana Trouvé, Xavier Veilhan, Andrea Zittel. L'exposition Ici et là permet de découvrir des oeuvres couvrant la période fin des années 90 au début des années 2000, parmi lesquelles de nouvelles acquisitions et tout particulièrement les nouveaux dépôts accordés par le FNAC (Fonds national d'art contemporain). On traite, dans cette présentation qui sera en place pendant un an, de la notion de sphère relationnelle, d'esthétique et de la pratique de l'espace urbain. Deux oeuvres proviennent du FRAC collection Aquitaine (Xavier Veilhan, Navin Rawanchaikul).

======> Vittorio Santoro Collection Jusqu'au dimanche 24 août 2008

Entrepôt Lainé – CAPC : Installation néon permanente sur la façade du CAPC. Angle des façades Ouest et Sud. Produite et achetée par un mécène privé pour la collection du CAPC, l'oeuvre est installée de manière permanente. A la nuit tombée, elle permet d'identifier l'activité dont l'Entrepôt est le théâtre, elle signale le musée de manière poétique et adoucit la perception que l'on a de l'austérité architecturale de la façade.

======> If Everybody had an Ocean. Brian Wilson, une exposition Du samedi 17 novembre 2007 au dimanche 9 mars 2008

Entrepôt Lainé – CAPC : Un évènement "novart bordeaux 2007" Nouveau partenaire de novart bordeaux, le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux intègre cette 6e édition avec une exposition sur la fascination qu'a exercée sur plusieurs générations d'artistes, Brian Wilson, le mythique compositeur des Beach Boys.  Pour l'inauguration de l'exposition, le CAPC invite les associations bordelaises Ma asso et Monoquini à proposer un événement au TnBA : No Beach Today (hommage à Brian Wilson). Les artistes présentés : Trevor Bell, Billy Al Bengston, Peter Blake, Mel Bochner, John Cage, Brian Calvin, Vija Celmins, Russell Crotty, Thomas Demand, Kaye Donachie, Isa Genzken, Liam Gillick, Jeremy Glogan, Joe Goode, George Greenough, Rodney Graham, Richard Hawkins, Roger Hiorns, Jim Isermann, Sister Corita Kent, Roy Lichtenstein, John McCracken, Lee Mullican, Kaz Oshiro, Bruno Peinado, Raymond Pettibon, Richard Pettibone, Ken Price, Martial Raysse, Bridget Riley, Allen Ruppersberg, Ed Ruscha, Jim Shaw, Fred Tomaselli, Jennifer West, Pae White, Isaac Witkin.

===è Web magazine / Rosa B

Le premier web magazine du CAPC musée d’art contemporain et de l’Ecole des beaux-arts de Bordeaux. Témoin du renouveau d'une scène artistique bordelaise résolument impliquée dans la vie artistique nationale et internationale, Rosa B constitue un nouvel espace commun de débats et de réflexions sur la recherche, les pratiques, la transmission et la diffusion de l’art actuel dans le monde. Il s’agit notamment pour les deux institutions bordelaises de s’interroger sur la place d’une école d’art ou d’un musée et sur la façon dont les artistes pensent le monde, s’en emparent, le transforment et diffusent leur production auprès du public. www.rosab.net

===è Histoire de l'art

2008 voit la reprise des cours d’histoire de l’art au CAPC. À raison d’un rdv par mois, ce nouveau programme est consacré à l’art de ces cinquante dernières années. Il se fonde sur une série d’entrée par années, dates et événements-clés. Chaque cours est confié à une personne différente, qui prend comme point de départ la date de son choix pour éclairer, sous différents angles, la profusion d’expériences que recèle la période contemporaine, les figures, lieux et mouvements, les notions nouvelles qu’elle n’a cessé d'inventer. (à venir : 1966 en mars, 1969 en avril, 1980 et 1986 en mai).

1957 : Ce qui arrive

Aux Etats-Unis, l'artiste Allan Kaprow utilise pour la première fois le mot happening, la galerie Léo Castelli ouvre à New York tandis que Buddy Holly révolutionne la musique rock... En France, Klein expose à Paris ses premiers monochromes, Roland Barthes publie Mythologies et André Franquin les pemières planches de Gaston Lagaffe dans Spirou…  Par Yann Chateigné, responsable de la programmation culturelle du CAPC

Mercredi 20 février, 18 h. Entrée 3 €

===è Jeune public : Vacances d'hiver

Les Ateliers Bô : "Motifs et toiles imprimées" avec Chantal Raguet

Chaque après-midi pendant les vacances scolaires les 6-11 ans découvrent l'art contemporain et développent leur inventivité par la pratique d'ateliers expérimentaux. Cerise sur le gâteau c'est un jeune plasticien invité, qui propose le thème de l'atelier et prodigue ses conseils d'expert auprès de nos artistes en herbe. En savoir +

Pour les fans un thème différent chaque jour et la possibilité de passer une après-midi ou ses vacances entières au musée !

Mardi 26, mercredi 27, jeudi 28, vendredi 29 février et le mardi 4 mars de 14 h à 16 h 30. Entrée 3 €

======> Visites des expositions

-- Visites hebdomadaires

Le CAPC programme toute l'année des visites commentées des expositions. Ces visites sont gratuites, sur présentation du billet d'entrée au musée. Les samedis et dimanches à 16 h.

-- Visites sur RDV

Le CAPC accueil les groupes sur RDV, du mardi au dimanche de 11 h à 18 h et propose des visites commentées des expositions. Tél. : 05 56 00 81 78/50. Tarif : 46 € (mardi au vendredi), 61 € (les samedis et dimanches).

-- Abonnés

Découverte/abonnés au Frac – collection Aquitaine et à la Winery, Arsac

Rendez-vous au Frac – collection Aquitaine pour la visite de l'exposition « Time out of Joint » qui rassemble les œuvres de Dove Allouche, Ulla von Brandenburg et Loïc Raguénès. La visite se poursuit à La Winery à Arsac (route de Castelnau) pour voir les œuvres Ian Fabre et Susumu Shingu. Ces visites peuvent être suivies d'un déjeuner au restaurant de La Winery.Sur inscription (réservé aux abonnés), tél. 05 56 00 81 50. Samedi 7 juillet, à partir de 11 h.

======>  Nous contacter

CAPC musée d'art contemporain

Entrepôt Lainé 7, rue Ferrère F-33000 Bordeaux

Tél. : (+33) 05 56 00 81 50 – Fax : (+33) 05 56 44 12 07

capc@mairie-bordeaux.fr – www.bordeaux.fr

Ouvert tous les jours, sauf les lundis et les jours fériés, de 11 h à 18 h et jusqu'à 20 h les mercredis.

Entrée des expositions temporaires, tarif plein 5 €, tarif réduit 2,5 €

Entrée des expositions de la collection, gratuit

--> Information du public et RDV pour les groupes : Département des publics, tél. 05 56 00 81 78

--> Bibliothèque : du mardi au vendredi de 14 h. à 18 h. et sur RDV. En juillet et en août sur RDV uniquement, tél. 05 56 00 81 59

--> Contact presse : François Guillemeteaud, tél. 05 56 00 81 50

--> Café du musée : ouvert tous jours sauf les lundis et jours fériés, tél. 05 56 44 71 61 

Le CAPC a le label Musée de France, il est financé par la Mairie de Bordeaux

======> CAPC : Musée d’art contemporain de Bordeaux - Entrepôt Lainé 7, rue Ferrère F-33000 Bordeaux - Information du public : Tél. : 05 56 00 81 50 - Fax : 05 56 44 12 07 - Visites commentées : sam. et dim. 16 h. capc@mairie-bordeaux.fr - http://www.bordeaux.fr/ville/capc - Information du public : - Tél. : 05 56 00 81 50/94 - Tél. groupes : 05 56 00 81 78 - From: "DAVIAUD Karine" <k.daviaud@mairie-bordeaux.fr>

 

26) Le Foyer des Jeunes Travailleurs Génilor reçoit  l'artiste-plasticien Christophe Massé

Qui présentera un projet plastique & poétique à réaliser en 2008/2009 avec les jeunes travailleurs du foyer et des artistes d'horizons divers. A cette occasion il exposera quelques-uns de ses travaux. Ce projet va se construire dans le temps, il est donc ouvert aux propositions des artistes et des partenaires. - Foyer des Jeunes Travailleurs: Avenue de la Libération  Lormont (Arrêt les Iris, Tram A direction Lormont/Lauriers) - Fom : <christophe.masse@tele2.fr>

 

27) COMPTOIR DU JAZZ | PORT DE LA LUNE

Programmation de Février 2008

--- MARINE BAND CLUB - Blues / GRATUIT

MARDI 19 > MISTER TCHANG

MARDI 26 > TONY

--- NOUVEAU > JAZZ JAM SESSIONS  GRATUIT

MERCREDI 20 / 27 Avec Thomas BERCY & Coco ROUZIER + Invités

http://www.leportdelalune.com/programmation/index.php

=====> LE PORT DE LA LUNE | LE COMPTOIR DU JAZZ

58, Quai de Paludate - 33000 Bordeaux - FRANCE

téléPHONE : +33 (0)5 56 491 555

Mail : portdelalune@wanadoo.fr

Site : www.leportdelalune.com

-From : <portdelalune@wanadoo.fr>

 

28) ZED VAN Traumat en concert

Zed Van Traumat en concert en février :

• vendredi 22 février au Centre culturel de Créon (33) + Marc Delmas, en partenariat avec l'IDDAC

www.zedvan.com - www.myspace.com/zedvantraumat

==è prochaines dates de concert :

• vendredi 14 mars au Théâtre de Feu à Mont-de-Marsan  (40) dans le cadre du festival Chantons sous les Pins.

• samedi 22 mars 20h30 au Café du Boulevard à Melle (79) org. La Ronde des Jurons - renseignements : Café du Boulevard

• jeudi 29 mai à l'Espace culturel Treulon à Bruges (33) + Marc Delmas, en partenariat avec l'IDDAC

• vendredi 15 et samedi 16 août au Nombril du Monde, Pougne-Hérisson (79) 

Zed Van Traumat a reçu le Prix du Jury des découvertes musicales du 13ème Festival International des Arts de la Rue de Miramont de Guyenne (47) dimanche 5 août 2007.

--- contact : François Mary 73 rue du Loup 33000 Bordeaux tel : + 33 (0)5 56 44 84 90 - + 33 (0)8 71 33 09 15 - mobile : +33 (0)6 14 96 54 53 - mèl : francoismary@wanadoo.fr -From : <francoismary@wanadoo.fr>

 

29) KRAKATOA newsletter – Février 2008

Voici les nouveautés publiées sur le site KRAKATOA http://www.krakatoa.org/

===è Interviews réalisées par le webzine MUZZART

(STUCK IN THE SOUND-DEVENDRA BANHART-ZITA ZWOON-LITTLE BARRIE)

Voir en ligne : —> INTERVIEW - STUCK IN THE SOUND

http://www.muzzart.fr/lezine/itw/stuck-in-the-sound-au-krakatoa.html

Voir en ligne : —> LIVE REPORT - DEVENDRA BANHART

http://www.muzzart.fr/lezine/live-report/devendra-banhart-au-krakatoa.html

Voir en ligne : ZITA ZWOON - LIVE REPORT ((ponctué de magnifiques photos signées Pierre Wetzel)

http://www.muzzart.fr/lezine/live-report/zita-swoon-a-band-in-a-box.html

Voir en ligne : —> LITTLE BARRIE - Interview

http://www.muzzart.fr/lezine/itw/interview-de-little-barrie.html

voir en ligne MUZZART...

http://www.muzzart.fr/

=====> Le KRAKATOA par le TRAM...

TRAM >> KRAKATOA = 3mn à pied...

Ligne A >> arrêt FONTAINE D’ARLAC

voir en ligne...

http://www.infotbc.com/ftp/FR_plan/webreseautramsept07.pdf

KRAKATOA sur myspace

la page myspace du KRAKATOA ...

voir en ligne...

http://www.myspace.com/lekrakatoa

===è La Programmation

--- LES OGRES DE BARBACK 21 février 2008

>>> Les Ogres de Barback, c’est l’histoire de quatre frères et sœurs dont l’avent Lire l'article entier http://www.krakatoa.org/?LES-OGRES-DE-BARBACK

Editeur : KRAKATOA http://www.krakatoa.org -From : <webmaster@krakatoa.org>

 

30) RADIO CAMPUS BORDEAUX 88.1 FM : programme des émissions  "en direct de" 2007-2008

RADIO CAMPUS BORDEAUX 88.1 FM  tel 05 57 12 44 37 (antenne 4572)

communication@bordeaux.radio-campus.org (emeline scroccaro)

Responsable des émissions : Moan Besson et Philippe Rouyer

Courriels  personnels à utiliser : Rouyer.Philippe@wanadoo.fr

besson.moan@libertysurf.fr  et enchantier@bordeaux.radio-campus.org

=====> programme des émissions  "en direct de" 2007-2008

Moan Besson coordonne l'ensemble des émissions "en direct de…"  qui sont regroupées comme en 2006-2007 le mercredi de 12h à 14h sous le chapeau générique de "En direct de partout "(villes universités, PRES, Crous, grandes écoles). Moan Besson assure par ailleurs lundi, mardi, jeudi et vendredi de 18h à 19h le magazine en chantier ouvert à la communication plus culturelle et associative.Le calendrier ci dessous est indicatif  et utile pour fixer le contenu des émissions au moins quinze jours à l'avance.

--- en direct des universités, du PRES et des Grandes Écoles

le mercredi de 12 à 13h (CHAQUE MERCREDI au regard de l'actualité)

le mercredi de 13 à14h (un mercredi par mois par ville et pour le Crous)

- Ces émissions se font en collaboration avec les services communication des villes et des universités, des grandes écoles, du PRES et du CROUS avec qui contact est pris RÉGULIÈREMENT et AU MOINS quinze jours avant la date d'émission pour mettre au point le contenu.

- Ces émissions sont en direct, mais leur contenu peut aussi être enregistré à l'avance pour permettre aux personnes que souhaitent les villes ou les institutions de s'exprimer et d'être plus disponibles : nous pouvons nous déplacer.

- Ces émissions sont à visée interactive : on peut téléphoner en cours d'émission au 05 57 12 45 72 (studio de radio campus en direct)

>Leur objet : servir d'interface entre le monde universitaire, les étudiants et leurs associations, la cité et les étudiants.

>Leur contenu : la vie sociale et culturelle au sens large de chaque institution ou collectivité ; chaque mois autour de l'événement qui paraît important à la ville en insistant sur la vie des associations ; pour les universités leur activité culturelle et scientifique en faisant une large place à la vie des labos et séminaires, des associations étudiantes.

=====> CALENDRIER 2007-2008 :

--- En direct des universités, du PRES et des Grandes Écoles de 12h à 13 h:

mercredi : 20/2, 27/2 ; 5/3, 12/3, 19/3, 26/3 ; 2/4, 9/4, 16/4, 23/4, 30/4 ; 7/5, 14/5, 21/5, 28/5 ; 4/6, 11/6, 18/6, 25/6

--- En direct des villes et du CROUS de 13h à 14h :

mercredi : Bordeaux le 5/3, 2/4, 30/4, 28/5,

mercredi : Pessac le 12/3, 9/4, 7/5, 4/6,

mercredi : Talence le 20/2, 19/3, 16/4, 14/5, 11/6,

mercredi : CROUS 27/2, 26/3, 23/4, 21/5, 18/6

avec nos remerciements pour votre collaboration

Moan Besson et Philippe Rouyer

--- Nous serions heureux que vos sites internet relaient cette annonce.

RADIO CAMPUS BORDEAUX 88.1 FM peut être aussi écoutée 24h sur 24 sur le Web via le site de Radio Campus : www.bordeaux.radio-campus.org

avec nos cordiales salutations radiophoniques

Radio Campus Bordeaux 88.1 FM

le 30 septembre 2007.

-From : <Rouyer.Philippe@wanadoo.fr>

 

31) 3éme Université d’été du Travail Social : « La conscience politique des travailleurs sociaux aujourd’hui ? »

Du 24 au 27 Août 2009 à Bordeaux organisée par l’ADDAPP/AFORSSSE en collaboration avec l’I.E.P. (Sciences Po Bordeaux). Pour informations, conditions d’inscriptions, lieu et logistique d’accueil, contactez AFORSSSE (Association des formateurs du Secteur social Sanitaire et éducatif)  29, Rue Campmas 33130 BEGLES – Tél : 05.56.49.07.64 e.mail : leroypierre@neuf.fr

 

32) Forum Innovation III : L’esprit de l’innovation III, 2008

=====> Chers collègues, Chers amis, Quelque informations importantes concernant le Forum L’esprit de l’innovation III, 2008.

- « Services, Innovation et développement durable», 26-28 mars 2008, Poitiers, France.

http://riien.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/07/Call_for_papers_2008.pdf

Date limite soumission des propositions de communication: 30 September 2007 Etendue au 13 Octobre 2007

Contact : Anne-Marie Crétiéneau (anne-marie.cretieneau@univ-poitiers.fr), BlandineLaperche (laperche@univ-littoral.fr)

- «Innovation Networks», 14-16 mai 2008, Tacoma/Seattle, Etats-Unis.

http://riifr.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/08/Tacoma_Seattle_Call2008.pdf

Date limite soumission des propositions de communication: 19 Octobre 2007

Contact : Amérique du Nord: Paul Sommers (sommersp@seattleu.edu), Jim Sawyer (jsawyer @seattleu.edu) Europe: Blandine Laperche (laperche@univ-littoral.fr); Autres régions et pays: Abdel Illah Hamdouch (Abdel.Hamdouch@univ-lille1.fr)

Plus d'informations sur le site (ateliers en préparation, etc.): http://rii.univ-littoral.fr

Dans l’attente de vous rencontrer, nous vous prions de recevoir l’expression de nos sincères salutations.

Le comité d’organisation. M. Philippe CHAGNON

Laboratoire de Recherche sur l’Industrie et l’Innovation MRSH

21, quai de la Citadelle 59140 Dunkerque France.

======> Forum the Spirit of Innovation III/ L’Esprit de l’Innovation III (message en français ci-dessous)

Dear Colleagues, Dear Friends,

Important information concerning The Forum The Spirit of Innovation III, 2008.

-   "Services, Innovation and Sustainable Development", March 26-28, 2008, Poitiers (France).

http://riien.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/07/Call_for_papers_2008.pdf

Deadline for submission of abstracts: September 30, 2007 Extended to October 13, 2007

Contact : Anne-Marie Crétiéneau (anne-marie.cretieneau@univ-poitiers.fr), BlandineLaperche (laperche@univ-littoral.fr)

-   "Innovation Networks", May 14-16, 2008, Tacoma/Seattle (USA)

http://riien.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2007/08/Tacoma_Seattle_Call2008.pdf

Deadline for submission of abstracts: October 19, 2007

Contact : North America: Paul Sommers (sommersp@seattleu.edu), Jim Sawyer (jsawyer @seattleu.edu) Europe: Blandine Laperche (laperche@univ-littoral.fr); Other regions and countries: Abdel Illah Hamdouch (Abdel.Hamdouch@univ-lille1.fr)

More information on (sessions, etc.): http://rii.univ-littoral.fr

We look forward to meeting you.With our best regards,

The organizing committee. M. Philippe CHAGNON

Research Unit on Industry and Innovation (Lab.RII) MRSH

21, quai de la Citadelle 59140 Dunkerque France.

-De : <chagnon@univ-littoral.fr>

 

33) Colloque Euroframe 2008 : appel à communication

Vous trouverez, ci-après, l'appel à communication pour le colloque EUROFRAME :   "Ten years of a common currency: achievements and policy challenges in the euro area" qui se tiendra à Dublin le 6 juin 2008. Vos propositions de communication sont les bienvenues jusqu'au 17 mars

=====> 5TH EUROFRAME CONFERENCE ON ECONOMIC POLICY ISSUES IN THE EUROPEAN UNION 

Ten years of a common currency: achievements and policy challenges in the euro area

Friday, 6 June 2008, Dublin, Ireland

--- CALL FOR PAPERS

The EUROFRAME group of research institutes (CASE, CPB, DIW, ESRI, ETLA, IfW, NIESR,

OFCE, PROMETEIA, WIFO) will hold its fifth annual Conference on Economic Policy Issues in the

European Union in Dublin on 6 June 2008. The aim of the conference is to provide an academic forum for debate on economic policy issues relevant in the European context. The Conference will focus this year on assessing the ten years of common currency in the euro area and will address prospects and challenges ahead. Contributions should address in particular issues related to: the ECB's strategy and governance, real effects of a common currency, diversity issues, developments in the banking and financial systems, banking regulation, monetary and financial stability, exchange rate developments and their determinants, capital flows and financial integration, the role of euro as an international currency, the future enlargement of the euro area.

--- Submission Procedure

Abstracts should be submitted by e-mail before 17 March to catherine.mathieu@ofce.sciences-po.fr. Abstracts (2 pages) should mention: title of communication, name(s) of the author(s), affiliation, corresponding author’s e-mail address, postal address, telephone number. The corresponding authors will be informed of the decision of the scientific committee by mid-April. Full papers should be received by e-mail by 19 May.

--- Scientific Committee

Karl Aiginger (WIFO), Ray Barrell (NIESR), Marek Dabrowski (CASE), Christian Dreger (DIW),

Markku Kotilainen (ETLA), Paolo Onofri (PROMETEIA), Joachim Scheide (IfW), Henri Sterdyniak

(OFCE), Iulia Traistaru-Siedschlag (ESRI), Bas ter Weel (CPB), Catherine Mathieu (OFCE,

Scientific Secretary)

--- Local Organising Committee (ESRI, Dublin)

John Fitz Gerald, Iulia Traistaru-Siedschlag

--- Contact - Abstract and paper submissions

Catherine Mathieu: catherine.mathieu@ofce.sciences-po.fr, tel.: +33 (0) 1 44 18 54 37

====> Esther Benbassat OFCE Département économie de la mondialisation

69, quai d'Orsay 75007 Paris - Tél : 01 44 18 54 42/Fax : 01 44 18 54 64

esther.benbassat@ofce.sciences-po.fr -From : <esther.benbassat@ofce.sciences-po.fr>

 

34) Informations du "Réseau International de l'animation- RIA" (Animation International Network)

Here is the "Réseau International de l'animation- RIA" (Animation International Network): information for the beginning of 2008

http://colloque.cs.free.fr/reseau_international.htm

Voici les informations pour la nouvelle année 2008 du Réseau International de l'Animation" (RIA)

http://colloque.cs.free.fr/reseau_international.htm

Aqui se presentan las informaciones del comienzo del ano 2008 que vienen de la RIA (Red International de la Animacion)

http://colloque.cs.free.fr/reseau_international.htm

=====> En 2007, le 3° colloque international sur l’animation socioculturelle (ou community development) qui s’est tenu à Lucerne fin septembre a regroupé près de 300 participants, avec 80 communications proposées, plus de 40 pays représentés (notamment de nouveaux venus des pays anglo-saxons, africains, asiatiques). Ce fut une première rencontre entre des cultures cousines, mais différentes cependant : l’une peut-être plutôt tournée vers les processus d’intégration sociale (community development), l’autre plutôt tournée vers une perspective plus affirmée de changement social (l’animation). Pour mieux connaître les aspects du community development, on peut se connecter sur le site

http://www.iacdglobal.org/

--- Avec cette organisation, le Réseau International de l’Animation (RIA) issu du 1° colloque international sur l’animation à Bordeaux en 2003 a établi des liens privilégiés (informations réciproques sur les initiatives, les colloques nationaux ou internationaux).

http://colloque.cs.free.fr

--- Vous pouvez aussi obtenir les informations sur le Réseau Ibero-américain de l’Animation socioculturelle en cliquant sur RIA

http://www.rianimacion.org/

--- Le 4° colloque international aura lieu en fin 2009 à Montréal organisé par l’Université du Québec à Montréal (UQAM), sur un thème proche de cette interrogation « Qu’est-ce que la culture peut apporter au social ? ». Préparez donc votre venue au Québec pour l’année prochaine. Sur place, une première réunion a déjà eu lieu et le comité scientifique va être constitué : les informations vous seront transmises régulièrement par le Réseau International de l’Animation.

--- Le 5° colloque pour 2011 devrait  être organisé dans un pays africain (Sénégal ? Cameroun ?).

--- Enfin un nouvel ouvrage dirigé par Jean-Claude Gillet (en collaboration avec deux collègues anthropologues Laurence Kotobi et Chantal Crenn) vient de paraître chez l’Harmattan « Les animateurs professionnels face à la différence ethnique » : pour en obtenir la présentation il suffit de cliquer sur http://jeanclaudegillet.free.fr/

Cordialement à toutes et à tous. Jean-Claude Gillet, professeur émérite, coordonnateur du RIA, Université Michel de Montaigne (Bordeaux 3). 

Jean-Claude Gillet

Professeur émérite en Sciences de l'éducation

Université de Bordeaux 3 - IUT Michel de Montaigne, rue Naudet BP 204 - 33175 Gradignan cedex

tel bureau : 05 57 12 21 52 - fax 05 57 12 21 37

tel personnel : 08 72 40 35 86 - tel mobile : 06 79 01 05 61

Courriel : gillet@iut.u-bordeaux3.fr

Site web: http:\\jeanclaudegillet.free.fr - http://colloque.cs.free.fr

-From : <gilletalfred@yahoo.fr>

 

35) Colloque émergence : « L’émergence : des trajectoires aux concepts »

Chers collègues, Le Gretha-UMR 5113 (Université Montesquieu Bordeaux 4), l’UR 023 (Institut de Recherche pour le Développement, Université Montesquieu Bordeaux 4) et le Réseau Esope (Emergences sociopolitiques et économiques) organisent le Colloque International :
L’émergence : des trajectoires aux concepts
à Bordeaux les 27 et 28 novembre 2008 (Maison des Sciences de l’Homme
d’Aquitaine, 10, Esplanades des Antilles - 33607 PESSAC)

Une place privilégiée sera accordée aux questionnements sur la notion
d’émergence en tant que catégorie d’analyse, sur la pluralité des trajectoires
d’émergence et sur les contradictions et les enjeux nouveaux qu’elle soulève.
Le texte de l’appel à communication ainsi que toutes les informations utiles
sont consultables sur le site : http://beagle.u-bordeaux4.fr/emergence/
--- The GREThA (CNRS Mixed Unit 5113, University of Bordeaux), IRD-Research Unit 023 (Institute of Research for Development, Univ. of Bordeaux), and Esope Network (Socio-politic and economic emerging processes) organize the international conference
The emerging process: from trajectories to concepts
in Bordeaux (France), November, 27th and 28th, 2008.
A special attention is given to that emerging process as a new notion within the
literature on economic development, but also as a bundle of various dynamic
paths of development. The contradictions and the new challenges it brings with
it are also questioned. The Call for paper and useful information can be found on the Conference Website: http://beagle.u-bordeaux4.fr/emergence/

=====> Appel à communication / Call for papers

Le Gretha-UMR 5113 (Université Montesquieu Bordeaux 4), l’UR 023 (Institut de Recherche pour le Développement et Université Montesquieu Bordeaux 4) et le Réseau Esope (Emergences sociopolitiques et économiques)

GREThA (CNRS Mixed Unit 5113, University of Bordeaux), Research Unit 023 (Institute of Research for Development, Univ. of Bordeaux), and Esope Network (Socio-politic and economic emerging processes) 

Organisent le Colloque International

L’émergence : des trajectoires aux concepts

The emerging process: from trajectories to concepts

Bordeaux les 27 et 28 novembre 2008

Bordeaux (France), November, 27th and 28th, 2008.

à la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine

10, Esplanades des Antilles - 33607 PESSAC

(Campus de l’Université de Bordeaux 4 – Montesquieu)

Cette manifestation est organisée pour permettre aux chercheurs de présenter et de discuter de leur recherche sur les thématiques de l’émergence. Une place privilégiée sera accordée aux questionnements sur la notion d’émergence en tant que catégorie d’analyse, sur la pluralité des trajectoires d’émergence et sur les enjeux nouveaux qu’elle soulève.

This conference is dedicated to academic works on emerging process in transition and development countries. A special attention is given to that emerging process as a new notion within the literature on economic development, but also as a bundle of various dynamic paths of development. The contradictions and the new challenges it brings with it are also questioned.

Site internet de la Conférence / Conference Website

http://beagle.u-bordeaux4.fr/emergence/ 

Date limite de soumission des résumés : 17 mars 2008

Deadline for abstract submission: March 17, 2008

Les résumés (maximum de 1000 mots) doivent mentionner le titre de la communication, le nom des auteurs, leur affiliation, leurs adresses et e-mails et une courte bibliographie.

Abstract (maximum of 1000 words) should exhibit the communication title,

the name(s) of the author(s), their affiliation, their postal and mail addresses, a short bibliography.

Réponse aux soumissions des résumés : 15 avril 2008

Abstract acceptation notification: April 15, 2008

Date limite d’envoi des communications complètes : 10 septembre 2008

Deadline for full text submission: September 10, 2008

Les soumissions sont à envoyer à:

All submissions should be e-mailed to:

dalila.nicet-chenaf@u-bordeaux4.fr

-From: <berr@u-bordeaux4.fr>

 

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         & Echos de Gironde               &

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36) Forum Social Local de Gironde : Un autre monde est possible !

Le 26 janvier dernier, le FSL en résidence à Bègles, a rassemblé une centaine de participants pour confronter les exigences d’une autre logique politique. Vincent Taconet, Président d’Espaces Marx Gironde, animait la table ronde sur le thème : « Guerre sociale, guerre économique, guerre écologique » (extraits). Nous engageons la réflexion et l’échange, dans un pays où la ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde en appelait, dans une formule agressive, au travail ; et elle opposait cette activité, justement, à la réflexion, qu’elle condamnait. Or il est dangereux d’opposer ceux qui travaillent à ceux qui pensent, ceux qui agissent à ceux qui réfléchissent. Le système dit communiste s’est effondré, la social-démocratie s’enlise parfois avec délectation dans le social-libéralisme et imagine corriger à la marge les méfaits de la domination sans partage du capitalisme sur toute la planète. Mais si les peuples sont écrasés, si les Etats dits « du Nord » conjurent la baisse tendancielle du taux de profit en surexploitant les peuples « du Sud », si maintenant de façon visible la terre entière et l’humanité sont en danger, si l’immense majorité de la population, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, voit la vie ou ne pas s’améliorer ou s’aggraver considérablement, c’est que le profit est le moteur du monde dans lequel nous vivons.

--- La lutte des classes s’exacerbe.

Le développement… des profits a connu une ampleur considérable et ils se sont concentrés chez les plus riches. L’américain moyen au salaire médian, devrait travailler 29 000 ans pour accéder au palmarès annuel des grandes fortunes de la revue Forbes (415 milliardaires en dollars en 2006). D’après le rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, 100 sociétés « redessinent le monde » et détiennent 1 800 milliards de dollars en employant 6 millions de salariés. Or, selon l’ONU, il faudrait 25 milliards en 10 ans pour alimenter en eau potable le milliard et demi de personnes qui en ont besoin et 10 malheureux milliards suffiraient pour stopper le sida en Afrique. (...) Les termes de guerre militaires, économiques, sociales, écologiques sont donc justes.

--- La guerre

Jaurès écrivait, le payant de sa vie : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage ». Or une guerre est toujours profondément destructrice, pendant de nombreuses années. Rien n’est pire que la guerre militaire, et il me paraît nécessaire de la distinguer des autres. Une autre raison, aussi forte, d’utiliser avec une grande prudence  les termes guerriers pour décrire les rapports humains en temps de paix, c’est qu’ils nourrissent l’idée fausse que la guerre n’est pas l’ultime solution, mais la seule, et que donc les victimes, les pauvres doivent construire une organisation para militaire, hiérarchisée, avec des chefs et des stratégies, pour triompher de l’ennemi. L’emploi de ce vocabulaire révèle aussi notre difficulté à penser un autre monde où le conflit aurait pour unique objectif de créer une dynamique, une énergie au service du collectif et de l’épanouissement individuel.

--- L’altermondialisme

Cette aspiration doit d’abord triompher d’un immense fatalisme. Mais le développement très rapide de l’altermondialisme, la puissance des réseaux, les expériences diverses comme celles en Amérique Latine, en Allemagne, les milliers de pratiques locales concrètes tâtonnantes mais fondamentalement émancipatrices sont autant de leviers qui témoignent de la richesse humaine immense des opprimés, dans toutes les régions du monde.

Toutes ces formes nouvelles ou plus anciennes d’émancipation sont autant de laboratoires à l’échelle humaine qui disent qu’un autre monde est encore possible et qu’il est déjà dans ce « mouvement qui abolit l’état actuel ».

--- Et la démocratie

Il est temps de penser à une articulation nouvelle et audacieuse des pouvoirs pour ouvrir des perspectives. Substituer à l’indépendance qui sépare et cloisonne, l’indépendance qui unit pour garder toutes les énergies et transformer. Comme le dit le grand poète Yannis Ritsos « une simple route ne conduit pas au futur ». A nous donc d’inventer nos parcours. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 7 Février 2008 - No 1723 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

37) « Un projet ambitieux, démocratique et solidaire » par Jean-Claude LAULAN, Candidat du PCF aux élections cantonales.

"Nous en avons besoin pour notre canton". C’est le sentiment de très nombreux villenavaises et villenavais, notamment des communistes qui m’ont désigné candidat à cette élection (avec Michèle Pénichon, suppléante). Cette élection de proximité touche à la vie quotidienne de nos concitoyens. Mais les politiques libérales, en France comme en Europe, en aggravant les inégalités sociales, économiques, environnementales, territoriales, conditionnent les réponses que peuvent apporter les collectivités. Ainsi les départements sont en première ligne de l’urgence sociale face aux dégâts du libéralisme. Mais les moyens financiers de l’Etat ne suivent pas. La droite fracasse notre système social et la solidarité. Des retraites, des salaires, insuffisants pour vivre décemment, la privatisation des services publics, l’augmentation de la précarité, les atteintes au Code du Travail…la liste est longue des coups portés par Sarkozy et son gouvernement. Et d’autres menaces se précisent. Vous voyez comme moi l’arrogance de la droite qui multiplie les cadeaux aux plus riches (15 milliards € cet été !), d’un Président, l’ami people des nantis, qui s’octroie 172% d’augmentation. ! Et il nous parle d’une « politique de civilisation » ! Sarkozy nous promet « la Renaissance », mais il nous prépare « le Moyen-Age » ! A Villenave d'Ornon, comme ailleurs, les électeurs n’ont pas voté pour ces régressions sociales et démocratiques. La colère grandit. Au point que le candidat villenavais de la droite n’ose même plus se prévaloir de sa responsabilité de secrétaire départemental de l’UMP ! Ce n’est pas rien !

Mon ambition, c’est non seulement de résister à la brutalité de cette politique, de la sanctionner, c’est aussi de mettre en œuvre des réponses humaines et de dignité, de solidarité et d’égalité des droits, de développement social et économique, de protection de l’environnement pour répondre aux besoins de notre population. Je suis élu municipal et je connais bien les questions essentielles de la vie de notre commune-canton : la question lancinante de l’emploi, le déficit de logements notamment sociaux, les souffrances qui se vivent dans le silence, les urgences sociales et culturelles… La solidarité et les politiques sociales sont le premier poste budgétaire du département. Et il y a fort à faire dans notre canton ! Le conseiller général communiste travaillera notamment à dynamiser les services pour les personnes âgées et augmenter les capacités des structures d’accueil accessibles à tous, comme à développer les actions en faveur de l’enfance et de la jeunesse. Je prends l’engagement si je suis élu de mettre en place un « Conseil Cantonal », regroupant les représentants des associations, des groupes d’élus, des syndicats, des citoyens,pour élaborer des propositions, évaluer les réalisations. La démocratie n’est pas une parure pour discours ! L’intervention citoyenne est une nécessité. Le vote pour le candidat communiste à Villenave d'Ornon renforcera et dynamisera l’ancrage à gauche du Conseil Général. Ce sera un appui supplémentaire pour agir et rassembler contre la politique de régression sociale de la droite, pour construire un projet alternatif et répondre aux attentes des villenavaises et villenavais. Par Jean Claude Laulan - http://jclaulan-villenavedornon.elunet.fr/

 

 

38) « Contre toutes les inégalités » par Michèle Pénichon  (candidate suppléante présentée par le PCF aux élections cantonales à Villenave d’ornon)

Militante dans une association de parents d’élèves depuis de nombreuses années, je sais combien la réussite pour tous les enfants est un enjeu essentiel. Au côté des enseignants et de tous les personnels de la communauté éducative, le conseiller général communiste sera de toutes les luttes pour le développement du service public. Les meilleures conditions d’études doivent être offertes aux élèves des collèges notamment par la qualité des locaux et des structures sportives et culturelles mais aussi par des dotations départementales suffisamment conséquentes pour développer projets pédagogiques et activités.

La gratuité scolaire est loin d’être une réalité ! Il faut y travailler en développant notamment l’aide à l’équipement des élèves. L’adaptation en fonction des revenus des familles du tarif des restaurants scolaires doit permettre à tous les enfants de bénéficier d’une restauration de qualité.  Une attention toute particulière doit être portée à la prévention de l’enfance et de la jeunesse, au rôle important que tiennent les travailleurs sociaux de proximité, comme les structures de prise en charge (PMI, AEMO…). Militante d’une association de secours aux plus défavorisés, je sais l’importance de la solidarité. Je mesure combien la lutte contre toutes les inégalités (sociales, éducatives, sanitaires…), contre toutes les discriminations, est une urgence sociale pour que chacun puisse vivre dans la dignité. Décidément, il faut placer l’être humain au centre de tous les projets.

- http://jclaulan-villenavedornon.elunet.fr/

 

39) « Le premier canton de Bordeaux ne doit pas être le dernier ! » par Vincent MAURIN, Directeur d’école, Conseiller Municipal, candidat du PCF sur la 1er canton de Bordeaux

Chaque jour, sur mon blog, je vous livre quelques propositions pour le canton. Après l'emploi, le logement, les transports, l'éducation, aujourd'hui la vie associative, demain le sport.

=====> Plus belle la vie... associative !

Le tissu associatif est riche dans ce canton. La réalité quotidienne est le temps et l’énergie énormes dépensés par ces bénévoles qui cherchent des financements pour faire aboutir leurs projets et rémunérer leurs salariés. Il faut un nouveau partenariat entre Mairie et Département pour régler les obligations d’hébergement (avec frais afférents) (« le gîte ») et les contraintes de fonctionnement (« le couvert »). Il faut définir un statut du responsable associatif, lui conférant des droits nouveaux en terme de "cogestion" de la "cité". La transparence doit guider les choix d’utilisation d’argent public, le « fait du Prince » et le "clientélisme" bannis !

Conseiller général, je propose de créer le CCC : Conseil Cantonal des Citoyens qui se réunira 3 fois par an pour mettre à plat les projets d'intérêt général, promouvoir des cohérences et partenariats publics et débloquer en concertation les priorités pour l’utilisation des crédits (dont le FDAEC qui est l’aide aux projets communaux). Ce conseil travaillera avec les nouveaux conseils de vie citoyenne initiés dans les quartiers par la Mairie de gauche.

=====> ZEP + !

EDUCATION : Les 2 ZEP rassemblent un public très hétérogène. Les professionnels y sont dévoués et compétents. Il faut les aider à lutter contre l’échec scolaire et offrir le plus haut niveau de formation à tous. « L’école après l’école », le « Projet de réussite éducative » que met en place le gouvernement tente de masquer la diminution des moyens Education nationale sur le temps scolaire. On le voit avec l’absence de réponse à la spécificité de l’accueil des enfants de l’aire de gens du voyage de Bacalan. Or c'est d'abord durant le temps scolaire obligatoire, qu'il faut "mettre le paquet": effectifs allégés, plus de maîtres que de classes, accueil des 2 ans, travail en 1/2 groupes, classes découvertes, projets innovants, options rares... Les annonces gouvernementales sont très inquiétantes et vont accroître l'école à 2 vitesses ! Cela fait 10 ans que je siège au CDEN (conseil départemental de l'Education nationale), d'abord au titre de mon syndicat, puis en tant qu'élu représentant la CUB. J'ai pu mesurer le retard de la Gironde en terme de nombre de professeurs mais aussi combien la politique de soutien aux ZEP nécessitait un combat permanent des syndicats, parents, élus locaux ! Il y a régression de moyens dans nos ZEP... et les résultats des élèves en difficulté s'en ressentent. Ce n'est pas normal. Un 3éme collège est nécessaire sur ce canton en expansion démographique. Il devra se situer sur la ZAC des Berges du lac avec le souci de mixité sociale permettant d’y accueillir les élèves des Aubiers. La construction d’un gymnase doit être à l’ordre du jour sur le stade Charles Martin en lien avec la Mairie (voir mes propositions "sport" lundi prochain.

Conseiller général, je réunirai au moment de chaque rentrée scolaire les chefs d’établissements, Directeurs d’écoles et associations de parents d’élèves des deux ZEP du canton pour préciser les besoins et élaborer les demandes auprès de l’inspection académique et des collectivités.

=====> Fleuve et rail pour mieux bouger !

TRANSPORTS – DEPLACEMENTS : Quand un secteur s’urbanise, il est normal d’anticiper les flux de déplacement. Ce n’est pas fait à Bordeaux-nord ! Et si tramway et Pont Bacalan-Bastide veulent fluidifier le trafic, leur efficacité dépendra de la jonction TRAM-TRAIN entre la gare de Cenon et celle de Ravesies… puis de l’aménagement de la ligne de ceinture SNCF pour laquelle les communistes se battent depuis 20 ans (voir plan annexe)! La 3ème phase du tramway doit permettre de prolonger la ligne B jusqu’à la zone d’activité Bx-Nord et la C jusqu’au parc des expositions. Je propose qu’on mette à l’étude la liaison des lignes B et C via le secteur de la Jallère où travaillent plusieurs milliers de salariés. Je propose que la ligne de bus 4 soit prolongée vers Dupré St Maur-Maran-Labarde-4 chemins via le nouveau pont du Pertuis. Enfin, il faut une toute autre ambition pour le fleuve vecteur de transport de marchandises (déchets par barges par exemple). Des bateaux-bus pourraient relier Lormont à Bacalan –Bastide-Richelieu-Bègles. Conseiller général, j'initierai sur les Bassins à flots un colloque sur le thème "Port-Fleuve-Développement durable" avec des invités de villes portuaires européennes. Je mettrai à profit le nouveau partenariat CUB/ Région /Département créé par la billetterie unique, pour mieux faire entendre les spécificités du canton et promouvoir fleuve et rail.

====> PAS SANS TOIT !

LOGEMENT : Notre canton a deux caractéristiques : il concentre près du tiers du logement social de la ville mais il est celui où les demandes d’une population paupérisée par le libéralisme sont les plus longues à satisfaire ! Deux grands projets sont en cours : Bassins à flots avec 63000 m² pour le logement et Berges du Lac avec 141000 m². La part de logements sociaux sera de 25%. C’est insuffisant et ne comble pas le déficit de Bordeaux au titre de la loi SRU (14%). La mixité, ce n’est pas 25-75, je propose de porter à 40 % la part des logements sociaux de ces opérations ! De même, il faudra mobiliser de nouveaux moyens d’aide sociale (Etat, mairie, département) afin de diminuer la part des dépenses de loyer (et charges) dans le budget des ménages mais aussi de maintenir l'effort de réponses aux politiques d'accompagnement social des familles en difficulté (PMI, MDSI, prévention spécialisée...). Conseiller général, je réunirai chaque année les états généraux du logement dans le canton en présence des services de l’Etat, des élus locaux, des bailleurs sociaux, et des associations de locataires. Mon intervention à la cub le 24.11.06 à propos de l'aménagement des bassins à flots :

http://www.dailymotion.com/video/xpxr8_amenagements-bacalan-respaudmaurin_events

====> MODE D'EMPLOI ...

EMPLOI : C’est une priorité car le taux de chômage sur Les Aubiers et Bacalan est le plus élevé de la ville (40% chez les jeunes) et c’est dans ce canton que les disponibilités foncières sont les plus grandes. La politique du « tout tertiaire » et du « tout commerce » est un échec. Il faut que Bordeaux, comme toutes les grandes métropoles, «fabrique et produise ». Les potentialités sont énormes autour des bassins à flot (construction-réparation-maintenance navales), d’autant que le PAB envisage de remettre en service une forme de radoub et que notre mobilisation a permis de conserver la grande écluse. Chantier naval de Bordeaux (CNB) à La Bastide est en plein développement, pourquoi pas un projet de montage de bateaux à propulsion électrique (usine SAFT à proximité) à Bacalan ? Le Lac est classé par la CUB « site d’intérêt métropolitain » impulsons-nous des projets d’accueil d’activités ou continuons-nous à réserver les espaces aux appétits du groupe ACCOR ? Le domaine public maritime doit échapper à la spéculation foncière et conserver sa vocation portuaire.

Conseiller général, je réunirai chaque trimestre une table ronde avec les services de la mairie, CUB, de la Région, de la CCI, du PAB, du Conseil économique et social, des associations d’entrepreneurs et syndicats de salariés pour étudier et promouvoir les projets.

http://vincent.maurin.elunet.fr/

 

40) COUTRAS : Sébastien Laborde, candidat du PCF pour les cantonales

Sébastien Laborde est un jeune professeur des écoles de 33ans qui, après son passage chez les Jeunesses communistes, milite depuis une dizaine d'années au PC. Il est père de deux enfants et professe à l'école Henri-Sauguet de Coutras depuis quatre ans. Il sera candidat de son parti aux élections cantonales le 9mars et sa profession de foi prône une autre utilisation de l'argent, «pour lequel il faut un développement fondé sur les besoins de la population et non la rentabilité financière pour les seuls intérêts des actionnaires». Il propose la création d'un conseil de développement solidaire du canton qui regrouperait élus, associations et syndicats, ainsi que les citoyens souhaitant s'impliquer dans le codéveloppement intercommunal du canton. Sébastien Laborde est aussi pour la couverture par la Sécurité sociale de l'Aide personnalisée à l'autonomie, un plan pour le logement social ainsi qu'un plan départemental pour le logement et l'emploi. Sa suppléante est Nadia Limouzi, 29ans, agent SNCF, partage bien entendu ces valeurs. Photo Alain Mouret

http://www.sudouest.com/020208/vil_gir_libourne.asp?Article=020208aP1821521.xml

 

41) CANTONALES. Élus municipaux, Michèle Iste et Joël Girard partent sous les couleurs du Parti communiste pour défendre l'emploi industriel et le troisième âge

Économie et solidarité : Dominique Manenc

Elue dans le groupe communiste dont elle est apparentée, Michèle Iste siège dans la majorité municipale depuis 2001 mais également à la Communauté urbaine. On l'a aussi vue sur le terrain pendant la campagne des législatives, en juin dernier. La voilà cette fois lancée dans la bataille des cantonales avec, pour suppléant, Joêl Girard, conseiller municipal communiste. « Je vais d'abord défendre un thème qui m'est cher : la protection de l'emploi industriel », explique cette enseignante à la retraite, qui fut la directrice de l'école maternelle du Parc. « Je pense qu'il faut créer un pôle de recherche. Depusi 2001, il y a eu 30 % d'emplois créés sur le canton, mais pas dans le secteur industriel. La formation, de la même façon, n'est pas assez représentée. De plus en plus de filières technologiques sont progressivement supprimées comme la chaudronnerie, l'ajustage, la soudure. Il faut les revaloriser et mettre en place des formations liées aux industries de pointe. »

--- Une maison médicalisée. Michèle Iste a choisi aussi de développer un second thème : le troisième âge et ses besoins. « Nous souhaitons qu'il y ait un service public pour l'aide à domicile, qui est jusqu'à maintenant confiée à du privé ou à des associations. Ce type de structure fonctionne très bien pour la petite enfance. Les personnes âgées devraient pouvoir en bénéficier. Nous plaiderons pour la construction d'une maison médicalisée sur le canton. » L'aménagement du territoire intéresse la candidate. « Même s'il ne touche pas directement le canton 1, il entre dans les attributions du Conseil général. Nous sommes favorables au développement du trafic ferroviaire et des zones portuaires. Il est important que le port méthanier s'installe ici pour développer des emplois sur le département. Et nous sommes aussi favorables au développement des autoroutes de la mer vers le Verdon. »

--- Sur le marché. Joël Girard, chauffeur de bus chez Veolia et militant CGT, a adhéré au Parti communiste en 1986 et préside le groupe du Conseil municipal. « Je me lance dans la bataille pour le canton parce que je crois que le Conseil général doit s'opposer à la politique néfaste de Sarkozy. Et je suis opposé à la suppression des départements parce que les gens ont besoin de ces élus de proximité que sont les conseillers généraux. » Michèle Iste enchaîne : « La modernité, c'est que les hommes soient plus solidaires. Il faut qu'ils soient au centre des préoccupations, pas l'argent ni la mondialisation. » La candidate et son suppléant ont déjà commencé leur campagne en allant à la rencontre des Mérignacais devant les écoles, les arrêts de tram, dans les cités, sur le marché du samedi : « On y est d'ailleurs toute l'année », sourit Joël Girard. Ils proposeront des réunions de quartier avec les personnes qui le souhaitent. Une réunion publique aura lieu le 13 février à la salle de la Glacière.

http://www.sudouest.com/060208/vil_gir_rivegauche.asp?Article=060208aP1844354.xml

 

42) ÉLECTIONS CANTONALES. Claude Mellier représentera le Parti communiste sur le canton de Grignols

Une urbaine qui souhaite défendre les ruraux : Agnès Claverie

Claude Mellier n'est pas une inconnue en Sud-Gironde puisqu'elle a déjà été candidate sur le canton d'Auros en 2004, lors des élections régionales. Elle est également conseillère municipale à Bordeaux, mais ne s'y représente pas. Sa candidature sur le canton de Grignols s'explique par la volonté du Parti communiste de présenter des candidats sur tous les cantons renouvelables, afin que les électeurs explique Claude Mellier « puissent avoir le choix au moment de mettre leur bulletin dans l'urne ».

--- Le programme pour le canton. Avant de se pencher sur les problèmes plus spécifiques à un canton rural, la candidate voit dans sa présence une possibilité pour les électeurs « de sanctionner » le président qui s'est présenté comme le défenseur du pouvoir d'achat et « qui favorise en réalité les grandes fortunes ». Pour ce qui concerne le canton proprement dit, Claude Mellier met en exergue les atouts d'un secteur qui doit être redynamisé. « Quand on se mobilise, souligne la candidate, on peut faire quelque chose. » Et de donner l'exemple du b?uf de Bazas, dont les éleveurs peuvent produire davantage depuis la mobilisation en sa faveur. Ainsi au programme de son plan de campagne, Claude Mellier se propose d'orienter les aides vers les petites entreprises, et particulièrement les entreprises forestières, d'aider les familles à obtenir de meilleurs logements, à des prix raisonnables. « Si on veut que les jeunes restent sur place, c'est indispensable. » L'emploi, donc, le logement, mais aussi l'aide aux personnes âgées : « En partenariat avec la Région et l'État, le Conseil général peut aider à des aides à l'installation des jeunes et des petites entreprises? ce qui prouve que le Conseil général est utile, c'est une structure de proximité, qui peut devenir un levier ! »

--- Petite bio des candidats. À 60 ans, Claude Mellier, nouvelle retraitée et jeune grand-mère, est arrivée à Bordeaux à l'âge de deux ans. « Sur le canton, on dira que je suis une parachutée, remarque-t-elle avec amusement, mais je pense que ceux qui veulent faire entendre leur voix ne doivent pas être abandonnés, même si on est parachuté ! » Son suppléant Benjamin Regonesi, 20 ans, est originaire de Pujols-sur-Ciron. Il a fait toutes ses classes au lycée de Langon et il est actuellement bibliothécaire au Comité d'entreprise de la SNCF. Et au deuxième tour, un seul objectif pour la candidate « battre la droite ». http://www.sudouest.com/070208/vil_gir_langon.asp?Article=070208aP1853179.xml

 

43) 1ER CANTON. Pas tout à fait mort, le PCF : Vincent Maurin est populaire sur Bacalan. Moins sur les Chartrons

Le résistant du PCF : Julien Rousset

Vincent Maurin, 48 ans, brigue pour la quatrième fois un mandat de conseiller général sur le canton de Bordeaux 1, gros morceau de ville compris entre le pont d'Aquitaine et le cours de la Martinique. Un canton mi-Bacalan, mi-Chartrons, dont l'élu communiste doit conquérir la face « chartronnaise » : l'un de ses principaux défis, ces cinq prochaines semaines, sera de soigner son implantation au-delà des Bassins à flots. À Bacalan, ce directeur d'école, conseiller municipal, est déjà archi-connu et bien enraciné. Il y a décroché, aux dernières cantonales, plus de 17 % des voix. Il a fait mieux encore sur les Aubiers, où il a habité de 87 à 92 : plus de 20 % des suffrages. Ses résultats sont plus anecdotiques sur deux autres bureaux de vote du canton, Balguerie-Stuttenberg et Dupaty, îlot où le PC dispose pourtant d'une cellule que Vincent Maurin veut activer un maximum. Il entend faire peu de porte à porte sur Bacalan, mais aller toquer ou sonner sans relâche sur les hauts Chartrons, notamment dans ce tout nouveau quartier Haussmann qui vient d'offrir au canton son sixième bureau de vote.

--- « Prolonger la ligne 4 ». Le candidat communiste parlera emploi, logements et transport. Sur le premier plan, Vincent Maurin veut rapprocher le quartier de ses importants gisements d'emploi, comme les zones d'activité du Lac ou, bientôt, des Bassins à flots. Une de ses promesses : une table ronde, chaque trimestre, entre élus, entrepreneurs et syndicats pour un suivi, « projet par projet », de la création d'emplois sur le canton. Au chapitre du logement, Vincent Maurin s'engage à porter à 40 % la part de logements sociaux dans les futurs programmes des Berges du lac et des Bassins à flots. Gare au ghetto, non ? « Non; dans la situation de l'immobilier aujourd'hui, le logement social concerne aussi les classes moyennes » Quant au transport, l'élu propose d'étendre la ligne de bus 4, qui sert de trait d'union entre le centre-ville (Gambetta, Mériadeck) et Saint-Louis, jusqu'à Labarde et les Quatre-Chemins. Objectif : une vraie desserte de Bacalan, par l'intérieur, parallèle au tram qui longera bientôt le fleuve. Le programme, que le candidat a bouclé lundi soir, évoque aussi la culture - pourquoi pas des projections de films régulières aux salles Pierre Tachou ou au centre social des Aubiers ?- et le sport - la priorité : un gymnase à Bacalan. S'il ne passe pas le cap du premier tour, Vincent Maurin, par ailleurs colistier d'Alain Rousset, appellera bien sûr à voter pour Philippe Dorthe. « L'inverse est vrai aussi ». Au fait, quelle différence entre lui et le candidat du PS ? « Je pense que si j'étais conseiller général, je travaillerais avec davantage de culture du résultat » a expliqué Vincent Maurin lundi. Il officialisait sa candidature lors d'une conférence de presse, où il a aussi présenté sa suppléante. À l'image de sa concurrente UMP Nathalie Delattre, soutenue par le directeur du club de BMX des Aubiers, Maurin a recruté sa suppléante, Fabienne Auguste, dans le tissu associatif : cette fille de dockers anime le club de judo de Bacalan, 100 membres.

http://www.sudouest.com/060208/vil_gir_bordeaux.asp?Article=060208aP1845103.xml

 

44) CANTON DE LANGON. Trois candidats en lice, Pierre Augey, le sortant, Charles Vérité, maire de Langon pour le PS et Isabelle Roy, la candidate UMP-Modem

Une terre radicale socialiste : Agnès Claverie

La tache ne sera pas facile pour la petite nouvelle, Isabelle Roy, candidate investie par l'UMP et le Modem, qui femme, jeune, et de droite fonce sans appréhension, face à ces deux vieux crocodiles de la politique, Charles Vérité, le maire socialiste de Langon, et le sortant communiste, Pierre Augey, maire de Fargues. De mémoire de militant, ce canton de treize communes a toujours voté et avec une forte majorité, à gauche. À la question « Quelle est la couleur politique du canton ? », le docteur Langlois, -trois mandats de conseiller général, tempère : « Un canton à gauche, oui, mais pas la gauche extrême. Radicale socialiste, voilà ! »

--- Banquets et palombières. Être « rad-soc », c'est appartenir à une gauche plutôt bon enfant, enracinée dans un terroir, accueillante aux soucis, petits ou grands, de la population, friande de ces banquets républicains, où se font et se défont les réputations, et les élections !? Plus qu'une étiquette politique, c'est un état d'esprit. Nonobstant ses convictions communistes, Pierre Augey, pourrait en être, lui qui, gravement atteint du mal bleu, transporte, en octobre, son bureau dans sa palombière ! Quant à Charles Vérité, on connaît sa façon d'être à tu et à toi avec les « vrais langonnais ». La tradition langonnaise, c'est aussi, en barrant la route aux parachutés, de pousser l'enfant du pays, et même de favoriser les dynasties familiales. Un exemple, celui des Langlois, cinquante ans de mandat de conseiller général entre le père Louis et le fils Jean. La tradition langonnaise, c'est aussi de pousser l'enfant du pays

--- Augey deux fois élu. D'un homme de gauche à l'autre, Jean Langlois, après trois mandats, a donc laissé son fauteuil de conseiller général, à Charles Vérité. Mais la démission de celui-ci en décembre 1999 entraîne des élections partielles. À cette époque, les socialistes mesurent, c'est le moins que l'on puise dire, leur soutien à Philippe Plagnol. Pierre Augey est élu, « certainement avec des voix autres que les voix communistes, c'est sa person-nalité qui a compté », précise Jacques Gatien, ancien responsable cantonal du PS. Réélu en 2001,- contre Philippe Plagnol, qui s'efface au profit du candidat communiste, et Jean Guibbert pour la droite, Pierre Augey remet donc son mandat en jeu.

--- Des surprises possibles. Cependant la démographie d'un canton, recherché pour sa proximité avec Bordeaux et ses loyers plus sages, évolue très vite. Le canton est passé de 15 211 habitants en 1999, à 17 780 en 2005. Ces nouveaux venus conservent dans leur majorité leur emploi à Bordeaux. Quand ils en ont un : les bénéficiaires du RMI ont augmenté de 20 % entre 2003 et 2006.

Question : comment voteront les rurbains ? Peut-être donneront-ils moins leurs voix à un nom « d'ici », à un visage connu, qu'à une étiquette politique, à la satisfaction, ou non, de leurs exigences en équipement et en services ? Ce sera peut-être la surprise de cette élection.

http://www.sudouest.com/010208/reg_gironde.asp?Article=010208aP1814418.xml

=====> Le prochain élu devra prendre la défense de l'hôpital Pasteur : A.C.

En 2001 la piscine couverte était au centre des débats électoraux. Les électeurs la réclamaient. Ils l'auront bientôt. C'est la Communauté de communes du Pays de Langon qui a mis le projet sur les rails. Depuis les précédentes élections, en effet, les CdC ont, en fonction de leurs compétences, repris nombre de dossiers, la mission du conseiller général étant de les mettre en haut de la pile ! Cependant, l'assemblée départementale a conservé des compétences, les collèges, les routes? la solidarité et la santé.

--- Le risque du CHU. La santé pour le canton de Langon, c'est essentiellement l'hôpital Pasteur. Le plan national « hôpital 2007 » impose la tarification à l'activité. Le risque : que le CHU bordelais « aspire » les patients du Sud-Gironde, entraînant la désertification médicale du secteur. La directrice de Pasteur, Marie-Noëlle Bouchaud a été mandatée par l'ARH pour élaborer un pôle de santé sur le Sud-Gironde., ce qui sous-entend une réorganisation des offres de soins. Or, on le sait, les menaces sur la chirurgie sont récurrentes, menaces qui se renforceront le jour où le professeur Plagnol prendra sa retraite.

--- 45 % de plus de 60 ans. En ce qui concerne les personnes âgées, le canton ne propose ni centre de repos après hospitalisation, ni unité Alzheimer ; 27 lits sont prévus dans la maison de retraite privée en construction à Cabanieu, qui offrira au total 87 lits. Or 45 % de la population du canton a plus de 60 ans. Le prochain conseiller général devra se saisir du problème, d'autant que comme partout les habitants du canton sont destinés à vivre de plus en plus longtemps, de plus en plus vieux !

http://www.sudouest.com/010208/reg_gironde.asp?ArticleRet=010208aP1814418.xml&Article=010208aP1814417.xml

 

 

45) « Pour Un pôle de santé cantonal » Par Stéphane Lebot candidat du PCF sur le canton de Saint Vivien du Médoc

L'accès aux soins est de plus en plus lointain et difficile sur le canton. L'offre en matière de médecine générale diminue et l'accès à un spécialiste est encore plus difficile. Le vieillissement de la population, l'arrivée sur le canton de familles avec des jeunes enfants appellent à revitaliser une médecine rurale de proximité qui tend à disparaitre. Je propose la création d'un pôle de santé cantonal, qui réunirait dans un même lieu, généralistes et spécialistes ainsi que des infirmières. Ce pôle, identifiable par tous, pourrait attirer de jeunes médecins en mutualisant le coût des bâtiments et du secrétariat, et développer des synergies entre praticiens sur l'ensemble du canton. Il pourrait être un lieu d'où pourrait se développer des campagnes de prévention, notamment en direction des jeunes, ainsi que des campagnes de dépistages, par exemple du cancer. Ce lieu serait le socle d'une revitalisation de la médecine de proximité. La question de la santé, de l'accompagnement des personnes âgées, sont bien des sujets qui concernent un grand nombre de personnes.  La situation de certaines personnes âgées est révélatrice des manques importants qui se font jour sur le canton. Il y a nécessité de développer les services d'aide à la personne, l'offre culturelle, l'accès à la culture et aux savoirs.

http://stephane-lebot.elunet.fr/

 

46) GIRONDE-SUR-DROPT. Le Siphem, syndicat en charge de l'habitat, crée une association chargée de développer une filière d'approvisionnement en bois

Pour du bois compétitif : Morgan Baillon

Dans les prochaines semaines, à Gironde-sur-Dropt, une chaudière de 500 kilowatts sera en mesure de chauffer une centaine de logements privés, la plupart des bâtiments publics de la commune (mairie, école, salle des fêtes, maison des associations) et même des entreprises, avec une eau chaude de 90 °C.

Particularité de cette chaudière, elle est alimentée par des copeaux de bois. Cette expérience sera renouvelée dans les deux ou trois ans à venir dans plusieurs communes du territoire (Pellegrue, Saint-Pierre-d'Aurillac dans un premier temps, puis La Réole et Aillas, Gornac, Savignac). En parallèle, une association de promotion et d'approvisionnement bois-biomasse énergie (loi 1901, qui pourra évoluer vers une société d'économie mixte) sera créée la semaine prochaine. Son assemblée constitutive aura lieu le 13 février à la mairie de Gironde-sur-Dropt. Son objectif ? Organiser au niveau local une filière d'approvisionnement en bois afin de proposer aux communes un combustible aux tarifs compétitifs.

--- Ressource locale. Cette politique est le résultat d'un choix délibéré des élus du Siphem, le Syndicat mixte interterritorial du pays du Haut Entre-Deux-Mers, chargé du logement. « Depuis 2003-2004, les élus se sont résolument engagés dans le développement de la filière bois comme énergie de chauffage. Cela s'est traduit notamment par la mise en place de la Maison de l'habitat et du volet énergie de son Opah (Opération programmée pour l'amélioration de l'habitat) », indique Bertrand Mathat, chargé de mission au Siphem. Pour le syndicat, l'utilisation du bois, abondant dans la région, comme ressource de chauffage doit être un facteur de développement économique local. « L'intérêt de la démarche est d'utiliser du bois qui n'est pas ou peu valorisé, par exemple des résidus de coupe en forêt, la sciure des entreprises de première et seconde transformation du bois, le rebut de déchetteries (palettes par exemple) ou des élagueurs. Il serait trop facile d'acheter du bois directement à la filière », poursuit le chargé de mission. Trop facile aussi de le faire venir d'ailleurs ; le bois doit être valorisé localement.

--- Prix du marché. Mais la volonté politique ne suffit pas : la filière d'approvisionnement doit être compétitive. En d'autres termes, le prix du bois vendu par l'association doit rester inférieur à celui du gaz ou de l'électricité. « C'est pourquoi l'association va regrouper les organisateurs de la filière (notamment le Siphem et l'Ustom, le Syndicat des ordures ménagères), des fournisseurs (entreprises, particuliers) et les collectivités intéressées. Elle sera chargée de prospecter des fournisseurs potentiels, de les informer et de les inciter à valoriser leur bois. Elle sera également chargée d'acheter la ressource et de contrôler sa qualité. » La baisse des coûts sera une de ses obsessions permanentes : mutualisation des équipements, optimisation des moyens de transport, etc. Les prix d'achat de l'association seront incitatifs mais cohérents, avec un niveau plancher prédéterminé. Car l'association sera confrontée aux prix du marché puisqu'elle participera, au même titre que des opérateurs privés, aux appels d'offres des communes.

http://www.sudouest.com/070208/vil_gir_langon.asp?Article=070208aP1853085.xml

 

47) CANTON DE SAINT-ANDRÉ-DE-CUBZAC. Trois candidats (Div. gauche, PCF et CPNT) contestent au sortant Jacques Maugein (PS) la perspective d'un 6e mandat

Mutations en cours : Sylvain Viaut

Ils étaient sept à se disputer le siège départemental en 2001. Ils ne sont que quatre, pour l'instant, à avancer à visage découvert. Deux nouveaux : Alain Montagon, le maire divers gauche de Gauriaguet, monté au front pour défendre l'idée d'un grand contournement de Bordeaux. Et Vincent Raynal, pour le Parti communiste français, histoire « de porter les couleurs d'une gauche qui ne renie pas ses idéaux ». Un récidiviste, Eddie Puyjalon (CPNT, soutenu par le MoDem et l'UMP), qui avait franchi le premier tour de 2001, et rassemblé au deuxième tour 41,18 % des suffrages. Et un multirécidiviste tenant du titre depuis 1977, Jacques Maugein, le maire (PS) de Saint-André-de-Cubzac. Soutenu par les Verts et le Parti radical de gauche.

--- Équation. Trois challengers et un champion, tenant du titre, pour un canton en pleine mutation sociologique, économique et culturelle : voilà l'équation à deux tours que devront résoudre les 9 et 16 mars prochains les électeurs d'un territoire qui a d'ores et déjà dépassé les 18 000 habitants. Une évolution pas si anodine que cela. Ce canton préservait jusque-là ses singularités. Car si Saint-André de Cubzac, qualifiée par son maire il y a quelques années de « petite ville tranquille à la campagne » a singulièrement bougé ces derniers mois, le reste du canton a lui aussi subi les effets d'une mutation évidente.

Afflux de populations nouvelles, pression immobilière forte, ont marqué ces dernières années. Et peut-être sonné la fin d'une époque.

--- Entre-deux. Ni Libournais, ni Bordelais, ni Haut-Girondin, le canton de Saint-André-de-Cubzac campait jusque-là dans un entre-deux auquel il s'était accoutumé. Parlant parfois avec l'accent gabaye, mais faisant ses courses à Bordeaux? Accroché au Libournais par les coteaux du Fronsadais, mais longtemps rattaché à la sous-préfecture de Bordeaux, sans jamais avoir franchi le pas vers la CUB qui le frôle à Saint-Vincent-de-Paul?  Ce canton préservait jalousement ses singularités. Avec parfois quelques dégâts collatéraux : comme celui d'être le seul canton de la rive droite à n'avoir pas, pour ses vignobles pourtant remarquablement situés, d'appellation contrôlée. Ni Côtes de Bourg, ni Fronsac, le vigneron cubzaguais se contentaient d'être « Bordeaux ».

--- Réconciliation. Le rattachement récent de ce canton « village gaulois » à l'arrondissement de Blaye, a tranché le dilemme administratif. A-t-il pour autant réconcilié le Cubzaguais avec son territoire naturel de la Haute-Gironde ? Pas si sûr. Les prétendants au siège cantonal devront en faire une bonne analyse avant de croiser le fer sur des airs connus et annoncés (éducation, social, logement, assistance à la personne). En sachant que les thématiques des infrastructures (grand contournement de Bordeaux, ligne ferroviaire LGV _ voir ci-dessus _, du développement économique (Village des marques), et de l'intégration des nouveaux habitants (habitat, services, sécurité) seront au coeur des débats.

http://www.sudouest.com/040208/reg_gironde.asp?Article=040208aP1830173.xml

 

48) Compte Rendu du Collectif Citoyen Talençais  aux citoyennes et citoyens talençais

En octobre 2007 vous avez reçu une invitation à une réunion citoyenne dont l’objet était une réflexion collective sur les moyens à développer pour que les actions des associations regroupées au sein de COORCITAL débouchent sur des idées à mettre en œuvre dans la prochaine mandature municipale. Nous venons aujourd’hui vous rendre compte de nos réflexions, de nos décisions collectives ainsi que des suites que nous donnerons au cours de la campagne électorale des municipales. Notre démarche a consisté en des réunions plénières nombreuses réunissant une cinquantaine de personnes environ. Tous les comptes-rendus, PV de réunion et documents produits et validés sont disponibles sur le site du collectif : http://collectif.citoyen.talencais.over-blog.com

Baptisé Collectif Citoyen Talençais, ce groupe a d’abord travaillé, en atelier, sur les 4 orientations suivantes :

- déplacements urbains, circulation, transport en commun ;

- urbanisation, logement, cadre de vie ;

- la démocratie effective locale ;

- éducation, culture, santé, jeunesse.

Les réflexions sont consignées dans le document « Pour une politique municipale ouverte aux Talençais ». Rapidement la réflexion s’est portée sur le choix de la meilleure stratégie pour la prise en compte de nos réflexions dans la campagne électorale. Le débat a fait apparaître 3 possibilités :

- présentation de nos réflexions aux candidats des listes politiques et médiatisation ;

- négociation de notre charte et de représentation sur une liste de gauche ;

- constitution d’une liste indépendante.

Le choix a été de déléguer Christine Assier-Dia, Benoît Bergeon, Gérard Clabé, Claude-Marie Robert et Petra Rosay (groupe des 5) pour défendre notre plate-forme auprès des partis politiques de gauche, pour une liste commune (PS, Verts et Collectif Citoyen Talençais). Lors de nos premières réunions nous avons eu à cœur de présenter nos propositions sur les 4 orientations ci-dessus, tout en rappelant de façon constante notre volonté d’être plusieurs présents sur la liste, en position éligible. A la demande de nos interlocuteurs qui souhaitaient connaître notre apport original à la liste commune, nous avons proposé lors de la réunion plénière du 14 décembre de mettre l’accent sur notre projet de démocratie locale. Le texte intitulé « Démarche citoyenne pour une démocratie locale » a été approuvé en réunion plénière et présenté aux représentants des partis (PS et Verts) courant décembre 2007. Sans que Gilles Savary n’ait pu s’engager sur le niveau de notre représentation sur la liste de gauche, nous avons pu faire inclure une grande partie de nos idées sur la mise en œuvre de démocratie participative (période de débat citoyen pour sa mise en place, principe de conseils de quartiers indépendants des élus municipaux, atelier de formation citoyenne, …), tout en affirmant que nous restions engagés par les 4 orientations. Le vendredi 1er février, ultime réunion plénière avant que Gilles Savary ne publie sa liste définitive, nous avons finalement accepté la proposition d’une seule représentante du collectif, avec engagement d’un poste de maire-adjoint à la démocratie participative. Cette proposition, qui nous était faite depuis une semaine environ, avait d’abord été (à plusieurs reprises) refusée : elle ne nous semblait pas rendre compte de l’importance du travail fait depuis 10 ans par les associations dont nous sommes issus, ni de l’importance du travail de réflexion et de proposition du collectif depuis maintenant 3 mois.

Au dernier moment, l’ultime débat a porté sur l’efficacité de la démarche :

- aurait-on plus de moyens de faire appliquer nos idées en restant à l’extérieur du Conseil municipal ;

- ne serait-il pas plus efficace pour mettre en œuvre notre projet de démocratie participative d’avoir un adjoint issu de notre collectif, en cas de victoire de la liste de gauche.

Petra Rosay figure donc en 8ème position sur la liste publiée par Gilles Savary, portant l’étiquette du Collectif Citoyen Talençais. Pour nous la campagne commence et nous vous invitons à y participer, sous les formes que nous définirons ensemble. Benoit Bergeon, pour le Collectif Citoyen Talençais.

-From : <alainmuraine@wanadoo.fr>

 

49) CANTONALES. Daniel Jault postule à un cinquième mandat sous l'étiquette socialiste

Jault fidèle au poste : Patrick Faure

Daniel Jault, médecin retraité, achève son quatrième mandat de conseiller général du canton de Bordeaux 7, sous l'étiquette PS. Il l'achève sans trop d'inquiétudes, mais en vieux routier de la politique rappelle qu'il n'a « jamais fait de score pharamineux au premier tour et qu'il faudra se battre au premier et au deuxième tour ». En face, il retrouvera comme principal rival le candidat UMP. Sauf que la donne a changé puisque Muriel Parcelier succède à Alain Petit sous l'étiquette du parti dirigé en Gironde par Alain Juppé, dont elle est adjointe à la mairie de Bordeaux. Celle-ci s'est entourée de jeunes et la joute sera probablement rude. « On se connaît avec Muriel ; c'est une bonne candidate qui peut modifier le résultat. Je la prends très au sérieux, » reconnaît-il.

--- Porte-à-porte. Au demeurant M. Jault peut compter sur la présence de Fabienne Vassel comme suppléante. Cette mère de famille dynamique, animatrice d'atelier récréatif, présidait jusqu'en décembre l'association Cap Bastide. Tous deux ont commencé à faire du porte à porte et mardi soir, ils animaient une réunion publique dans un bar de l'avenue Thiers. Une réunion au cours de laquelle furent principalement abordés « le problème posé par les forains », celui des parkings, l'urbanisation, mais aussi la présence policière jugée insuffisante. Daniel Jault définit les thèmes de sa campagne : le logement social et le problème des familles mono-parentales ; la nécessité de resserrer l'éducation et d'effectuer de la prévention au niveau de la famille ; celle de développer au Département la médiation parentale et familiale. « Il faut aussi un travail sur les personnes âgées ; dans le quartier, il manque une maison de retraite médicalisée pour qu'elles puissent rester, mais qu'elle soit publique. » http://www.sudouest.com/040208/vil_gir_bordeaux.asp?Article=310108aP1809276.xml

 

50)  Pour Bordeaux : « Un thème par semaine, une idèe par jour : La justice sociale, les logements sociaux »

Michèle Delaunay, porte-parole de la campagne menée par Alain Rousset, a tenu une conférence de presse ce lundi 4 février afin de présenter les temps forts de la thématique de la semaine : la justice sociale. Ainsi qu'Alain Rousset l'a annoncé, chaque jour, une idée sera présentée. Ce jour, elle portait sur le logement social : 1.800 logements par an, dont 700 logements sociaux et une accession sociale offrant au moins 20 % au moins dans chaque programme.

Cela nécessite de :

- clarifier l'attribution des logements (attente de plusieurs années, supprimer les passe droits) ;

- diversifier la construction de logements, pour répondre à tous les besoins ;

- de proposer des logements pour des familles en location, mais aussi en accession ;

- un plan logements pour les jeunes ;

- éradiquer l'habitat "indigne" en menant une lutte acharnée contre les marchands de sommeil ;

- remettre en état des résidences pour personnes âgées d'urgence ;

- créer des logements pour jeunes salariés. ;

- proposer des logements d'urgence. A Bordeaux, il n'y a pas de place pour les femmes victimes de violence ou les hommes en situation de détresse ponctuelle ;

- pour les foyers d'accueil d'urgence, abroger l'obligation de quitter un foyer d'urgence dans la journée. En clair, ne remettre plus personne à la rue ;

- développer des accueils de jour (actuellement en nombre insuffisant ou sous-équipés) comportant des sanitaires, des douches, des laveries, des consignes, un espace de restauration et une offre de consultation médicale.

Pour Alain Rousset et son équipe, une ville qui se veut attractive doit rechercher des solutions à l'accueil des jeunes qui sont en mobilité professionnelle et ont souvent des contrats précaires de premier emploi. D'où la proposition de créer 600 places ! Bordeaux n'offre que 180 places de logement pour des jeunes actifs (un foyer est en cours de réhabilitation et n'offrira que 80 places supplémentaires en septembre 2008). A titre de comparaison avec d'autres villes, la situation est bien différent : Pau 180 logements, Nantes plus de 800 logements, Angers plus de 700 logements, Rennes plus de 600 logements ! La nouvelle équipe municipale s'engage donc à mener une politique plus volontariste. Michèle Delaunay a par ailleurs insisté sur la nécessité de répartir les logements sociaux. Actuellement, quatre quartiers (Le Lac, Bacalan, Chartrons et saint-Jean) ont plus du quart de leurs logements en HLM. C'est trop ! Tous les autres quartiers ont moins de 5%. -From : <mr@bordeaux-rousset.net>

 

51) CANTON DE SAINT-SAVIN. 949 117 euros d'aides ont été accordés fin janvier par le Conseil général

Subventions sur la table

La commission permanente s'est réunie le 28 janvier dernier et a alloué 949 117 euros de subventions pour le canton de Saint-Savin, dont voici le détail.

--- Aides aux communes. Cavignac : aménagement de points d'eau pour la lutte contre les incendies, 1 650 euros. Saint-Christoly : travaux de mise en place de la filière boue pour la station d'épuration, 48 000 euros. Marcenais : fonds départemental d'aide à la voirie communale - acquisition de matériel de voirie, 12 691 euros. Saint- Vivien : aménagement du carrefour de Roturier, 6 714 euros. Saint-Savin : extension de la station d'épuration, 276 900 euros ; étude diagnostic du réseau d'assainissement, 7 590 euros ; informatisation de l'école, 2 385 euros. Cézac : attribution de billets courant d'art, 374 euros. Donnezac : acquisition de mobilier pour l'école, 1 150 euros ; travaux de rénovation des sanitaires de l'école, 1 632 euros.

--- Aides aux groupements de communes. Contrat de développement durable pour la Communauté de communes du canton de Saint-Savin. Mise en réseau des bibliothèques communales et associatives de Cézac, Donnezac, Laruscade, Saint-Christoly, Saint-Savin et Saint-Yzan, 8 288 euros. Construction d'un Centre de loisirs sans hébergement à Saint-Christoly, 100 000 euros. Subvention au service de contrôle des installations d'assainissement individuel, 5 040 euros. Aide au transport de personnes âgées ou à mobilité réduite, 29 000 euros. Fonctionnement de la halte-garderie La Coccinelle, du relais d'assistantes maternelles à Cézac, de la maison de la petite enfance (4e trimestre 2008) à Cavignac 10 012 euros.

Syndicat des eaux du Blayais : fonds d'harmonisation du prix de l'eau, 118 475 euros.

--- Aides aux associations. Fédération départementale des foyers ruraux à Marcenais : aide au fonctionnement, 49 000 euros. Cavignac bicross : organisation de la Coupe d'Aquitaine le 17 février, 400 euros.

--- Aides aux acteurs économiques. Forêt : cofinancement des salaires du technicien forestier affecté par le Centre régional de la propriété forestière à la reconstitution du massif du Nord-Gironde, 16 000 euros. Périmètre complémentaire de l'aménagement foncier lié au passage de la LGV sur la commune de Laruscade : étude d'aménagement, 90 000 euros.

--- Travaux sur routes départementales. Rénovation de la RD135 dans le bourg de Civrac, 90 000 euros.

--- Collège du Val de Saye. Travaux de peinture sur charpentes métalliques, 50 000 euros. Dotation spéciale de maintenance, 185 752 euros. Prise en charge d'une partie du salaire Contrat d'avenir, 1 772 euros. Opération Collèges au cinéma, 2 892 euros. Atelier de pratiques artistiques, 400 euros.

http://www.sudouest.com/070208/vil_gir_blaye.asp?Article=070208aP1853327.xml

 

52) GRADIGNAN. L'union à gauche

En jouant la carte de l'ouverture, la candidate socialiste Anne-Marie Keiser réunit socialistes, Verts et communistes autour d'un même projet Par : Arnauld Bernard Rive Gauche Sud

Anne-Marie Keiser l'affirme haut et fort : pour les prochaines élections municipales, elle veut « jouer gagnante ». Et pour la première fois depuis 1983, la mairie de Gradignan sera convoitée par une liste unique de gauche. Un rassemblement dont elle veut défendre la cohérence. « Je crois qu'il faut distinguer le contexte national et la situation à Gradignan. Avec les Verts, cela fait sept ans que l'on travaille ensemble et l'alliance s'est mise en place très rapidement. Pour le Parti communiste, nous n'avions pas d'engagements dans un premier temps. Mais désormais, l'accord est scellé ! » Alors que la liste de la candidate socialiste sera dévoilée le 12 février, chacun semble afficher sa satisfaction.

--- Question de cohérence.

À commencer par Pierre Auzereau, qui fait partie des trois inscrits pour le PC. « On connaît tous les différences qui existent entre nos trois partis. L'actuel maire a essayé de tourner notre union à gauche en dérision, mais je ne vois aucune incohérence. L'important, pour nous, c'était de proposer une alternative à Michel Labardin. À Gradignan, la droite avance cachée, mais lors des scrutins présidentiels et législatifs, c'est bien la gauche qui l'a emporté. »

Du côté des Verts, Jean-Jacques Vierge préfère insister sur le travail associatif qui a été réalisé jusqu'à présent. « Cette liste présente une réelle ouverture à la Société civile, avec des non-encartés, nous avons beaucoup consulté les Comités de quartiers, et aujourd'hui, on en tire les conséquences. Aussi, notre union est tout à fait cohérente. »

--- Un projet ambitieux.

Anne-Marie Keiser reconnaît que l'élaboration de son programme a pris plusieurs mois. Avant d'en dévoiler le contenu lors d'une prochaine réunion publique, elle le juge « ambitieux, à gauche, mais raisonnable ». La question du financement a été au c?ur des débats. « Depuis 2001, il ne s'est pas passé grand-chose à Gradignan et le maire a fait beaucoup de propositions incohérentes. La commune est aujourd'hui la plus endettée de la Communauté urbaine de Bordeaux. C'est pourquoi la majorité de nos mesures sont peu coûteuses, mais s'inscrivent dans une gestion raisonnée, volontariste, transparente et maîtrisée. La mise en ?uvre d'un Agenda 21 est notamment une priorité, car il permet d'associer les habitants à chaque projet. Le maire n'a rien mis en place dans ce sens, et on mesure aujourd'hui le résultat. »

http://www.sudouest.com/050208/vil_gir_rivegauche.asp

 

53) MUNICIPALES. « Avec vous, Mérignac avance », slogan du programme fort de 147 engagements de la liste du maire sortant, le socialiste Michel Sainte-Marie

L'atout crédibilité : Maryan Charruau

«On ne gagne pas sur un bilan, mais il peut faire perdre. Reste qu'un bilan positif permet de gagner en crédibilité. Justement, nous allons nous appuyer sur cette crédibilité. » Hier matin, Michel Sainte-Marie a présenté le programme de la liste qu'il pilote pour les élections municipales alliant PS, PC, Verts, PRG et des membres de la société civile. Les 49 noms de la liste seront révélés mercredi ou jeudi prochain. Entouré par six de ses futurs colistiers _ Michèle Courbin, Michèle Iste, Marie Récalde, Alain Anziani, Gérard Chausset et Bernard Le Roux _ le maire sortant a dévoilé son programme dont le slogan est « Avec vous, Mérignac avance ». Renforcer l'attractivité de la ville, développer des services plus innovants, anticiper les évolutions pour que Mérignac reste en pointe sur les défis à relever, tels sont les trois axes de réflexion et d'action. Le tout détaillé à travers 147 engagements « réalistes et raisonnables ». Michel Sainte-Marie en a mis sept en lumière (lire ci-dessous).

--- Soutenable. « Il faut regarder ce projet de mandature à travers le prisme de l'environnement soutenable, durable. Car il est ambitieux, il va bien au-delà de six ans », a commenté Bernard Le Roux, directeur de campagne.

Élu Vert, Gérard Chausset a rappelé que « désormais Mérignac est la première ville de gauche du grand Sud-Ouest depuis que Yves Uriéta à Pau a rejoint la droite ». Il a insisté sur l'importance de la maîtrise des énergies, tels les 300 000 euros économisés sur la facture eau de la ville en sept ans. Si les plans climat et santé lui tiennent à c?ur, il a cité Paul Valéry : « Il faut que les contraintes deviennent des ressources. » Michèle Iste, élue communiste, a évoqué les thèmes liés au citoyen et à la solidarité, de la petite enfance aux personnes âgées sans omettre les personnes handicapées : création d'une nouvelle crèche au Burck, encouragement auprès des entreprises pour la mise en place de crèche, maîtrise de l'urbanisme via la poursuite des 25 % de logements conventionnés sur la ville et l'obligation qu'il y a dans ce sens à toute création de résidence de 28 logements, ouverture d'un foyer de jeunes travailleurs, augmentation de logements d'urgence passant de 5 à 60, clause d'insertion sociale dans l'ensemble des marchés publics, création d'une maison de la solidarité, accès aux bâtiments pour les handicapés? Le socialiste Alain Anziani a axé son intervention sur le développement économique. « Il ne faut pas se satisfaire de l'acquis. Nous avons des disponibilités foncières. Ce qui est bon pour Mérignac l'est aussi pour la CUB. » Il a pointé du doigt l'importance de l'aéroparc qui « rassemblera tout ce qu'il y a d'intelligent dans un avion ».

Après avoir promis la création d'un anneau rollers à Beutre et d'un gymnase à Bourran, Marie Récalde a relevé un élément essentiel : « Il faut que les espaces de vie soient construits avec les habitants. »

http://www.sudouest.com/070208/vil_gir_rivegauche.asp?Article=070208aP1852443.xml

 

54) FLOIRAC. En conservant sept adjoints sortants dans son équipe, Conchita Lacuey a voulu donner priorité à l'expérience tout en offrant leur chance aux jeunes

Parti pris à gauche : Laurie Bosdecher

Si les nouvelles règles sur la parité posent problème à certains candidats, Conchita Lacuey, maire sortant de Floirac qui brigue un deuxième mandat, les a accueillies avec bonheur. Celle qui défend et dit haut et fort la nécessaire présence des femmes en politique a dévoilé son équipe samedi matin. Baptisée « Floirac, une passion partagée », « car notre travail au quotidien pour les habitants est plus qu'une motivation, c'est une passion », commente-t-elle, cette liste compte 17 femmes et 16 hommes. Liste de gauche plurielle, elle comprend 22 adhérents du Parti socialiste, six communistes, trois Verts et deux personnes issues de la société civile.

--- 14 nouveaux visages. « Je l'ai voulue diverse en donnant la place aux jeunes car ce sont eux qui, avec leur dynamisme et leur énergie, doivent préparer l'avenir mais aussi en associant l'expérience et la disponibilité des plus anciens », explique-t-elle. À côté des quatorze nouveaux visages de cette liste renouvelée à 40 %, elle a ainsi fait le choix de garder la majorité des adjoints sortants. Seuls Chantal Delmas, en charge des finances et Régis Doquet, qui s'occupait des quartiers et de la démocratie locale, ne repartent pas. Tous les autres figurent en position éligible. Jean-Louis Caliot et Marcelle Grangeon, respectivement premier et septième adjoint sortants y figurent même au premier et deuxième rangs. Enseignants, commerçants... des candidats aux professions multiples. Conchita Lacuey a aussi cherché la diversité en choisissant des candidats aux professions multiples : professeurs des écoles, fonctionnaires, artisans et commerçants, professionnels dans le monde médical ou paramédical, chefs d'entreprise. Une diversité qu'on retrouve aussi dans l'engagement des candidats dans le monde associatif et enfin dans les lieux où résident les différents membres de l'équipe.

--- Les trois surprises. « Cette variété est un atout pour mieux appréhender les différentes composantes de notre commune », assure le maire sortant. Mais la composition de la liste a réservé aussi quelques surprises. Nathalie Lacuey, la fille de Conchita Lacuey, 42 ans, figure à la 13e position. Pierre Payot, élu sortant, qui avait monté une liste sans étiquette avec des membres de la société civile en 2001 a également rejoint l'équipe. On notera enfin le départ de Michel Broqua qui siégeait avec le maire et Jean-Louis Couturier au conseil communautaire. « Beaucoup de monde m'a sollicitée pour faire partie de la liste, confie Conchita Lacuey. Ça n'a pas été facile de faire des choix pour trouver le meilleur équilibre. Mais je pense que cette équipe est vraiment capable d'apporter le maximum pour la ville. »

http://www.sudouest.com/050208/vil_gir_rivedroite.asp?Article=040208aP1830105.xml

 

55) LÉOGNAN. Le maire socialiste sortant a inclus les écologistes dans sa liste. Son programme ressemble à son bilan. « Pas inquiet », il fait une campagne sérieuse

Fath se met au vert : Gilles Guitton

Bernard Fath est « fin prêt » pour les élections du 9 mars. Sa liste de « progrès et d'ouverture » est bouclée, son programme a été « visé par le PCF et les Verts », son bilan en couleurs « financé par les candidats » a été distribué dans les boîtes aux lettres. Il s'appelle « Promesses tenues », et le maire sortant le connaît par coeur : non seulement il reprend pour l'essentiel les données égrenées chaque année en conseil municipal lors du débat budgétaire, mais encore le maire l'égrène depuis quelques semaines au fil des réunions d'appartements ou de quartier qui jalonnent sa campagne. « Je ne suis pas inquiet, mais je fais les choses très sérieusement, comme il faut les faire », confie cet élu qui adore l'exercice électoral - il est vrai sans grand risque cette fois encore. Quoi de neuf donc dans l'équipe réunie pour conquérir un troisième mandat ? Essentiellement la présence des Verts. Elle n'était pas acquise. La création d'une association « citoyenne » par les militants écologistes autour de Benoît Aulanier, ex-candidat des Verts aux cantonales, avait agacé le maire.

--- Douze nouveaux. « Je leur ai dit que ce n'était pas une façon de faire. On tient nos mandats du peuple, pas d'une association. Ils ont compris, on a négocié entre partis, et ça s'est bien passé », dit Bernard Fath. Qui leur accorde d'avoir apporté « peut-être un peu plus de volontarisme et de volume » à la politique de démocratie participative « que nous avons déjà ». Un communiqué des écologistes au ton assez espiègle ne le contredit pas vraiment (lire par ailleurs). Au bout du compte, la liste de gauche comptera 17 PS, 4 Verts et deux communistes (chacun apportant son lot de membres de la Société civile). « Benoît Aulanier siégera à la Communauté de communes. Pour les adjoints, le PC et la Société civile ont une antériorité », détaille Bernard Fath. Les Verts attendront donc un peu. Le maire sortant annonce douze nouveaux dans son équipe au total, dont neuf en position éligible en cas de victoire.

--- Logement social. Le programme ressemble comme deux gouttes d'eau au bilan : « Dans ses grandes lignes, nous mettons l'accent sur le développement durable, comme tout le monde. Le grand projet, c'est la réfection complète de l'école Marcel-Pagnol, qui a plus de 30 ans d'âge. Nous créerons un centre de loisirs à Ourcade, avec des locaux en dur. Nous prévoyons la réfection totale de la route de La Brède avec le Conseil général, celle de l'église et la suite du centre-bourg », énumère Bernard Fath. Quand au logement conventionné, le maire ne presse pas le pas : « On en a fait 40 dans le dernier mandat, on en fera 40 dans le prochain, ce qui nous laisse dans les clous des échéances légales. Le rythme est lent, parce que je veux une insertion maximale dans le tissu urbain et paysager ». Enfin, le maire « s'engage » à « caler » l'évolution de la fiscalité sur l'inflation.

=====> « Pas très contrôlables »

Les Verts de Léognan ne pratiquent pas la langue de bois. Dans un communiqué transmis à « Sud Ouest », ils qualifient de « laborieuse » leur entrée « au conseil municipal » (ce qui reste à faire le 9 mars tout de même), et mettent ça sur le compte des « épisodes difficiles dans ses précédents mandats avec une opposition héritée des années Jouve ». « Par conséquent, écrivent-ils, les règles de fonctionnement du conseil municipal avaient pris l'habitude de reposer sur un petit noyau de fidèles, de la même génération, celle de la prise de pouvoir en 93 ». « Faire rentrer des écolos pas totalement contrôlables, qui veulent libérer la parole, relancer la démocratie participative, ça introduit fatalement le risque d'une relative perte de contrôle », ajoutent les impétrants. « Mais c'est aussi une richesse, apportée par la variété des points de vue, et sûrement un surcroît de dialogue, de justification, d'ambition aussi, visant à en faire un peu plus, un peu plus collectif, un peu plus visible en terme de respect de l'environnement et de la qualité de la vie ». Moyennant quoi les Verts font « le pari d'une volonté de changement dans le mode de gouvernance de Léognan ».

http://www.sudouest.com/050208/vil_gir_rivegauche.asp?Article=050208aP1835435.xml

 

56) HOURTIN. La liste « Hourtin Autrement » dévoile les principales lignes de son programme et les vingt-deux noms des candidats qui accompagneront le challenger dans la bataille électorale qui l'opposera au maire sortant Jean-Jacques Clavet en mars

Christophe Birot ouvre le bal des municipales : Pierre Vallade

Tête de liste d'« Hourtin Autrement », Christophe Birot dévoile les 22 noms qui l'accompagneront dans la bataille électorale qui l'opposera au maire sortant Jean-Jacques Clavet. Composée de plus d'un tiers de femmes, cette équipe, animée par des opinions politiques diverses, représente selon son chef de file « toutes les catégories de la société économique et environnementale ». Enfant du pays, Christophe Birot souhaite que « Hourtin garde son identité et un équilibre entre les traditions locales et la modernité, tout en étant un pôle dynamique créateur d'emplois ». Il entend que la commune retrouve sa place au sein de la région, du département, du pays, de la Communauté de commune.

--- Héritage embarrassant. Les grandes lignes de son programme sont axées « contre une politique d'urbanisation démesurée qui exige des équipements de plus en plus importants et des dépenses de fonctionnement excessivement coûteuses ». « L'endettement de la commune lié aux chantiers inachevés et à réaliser ainsi que ses conséquences sur la fiscalité de demain », sont autant de préoccupations. « Si nous sommes élus, dès notre arrivée, nous enclencherons un audit sur la situation financière de la commune pour savoir où nous en sommes. Bien entendu, nous assurerons la continuité des dossiers en cours en respectant les engagements pris que ce soit sur le CFM, le collège? »

--- Urbanisation. Christophe Birot estime « qu'avant d'aller plus loin dans le développement urbain, il est urgent d'intégrer les espaces communs des lotissements dans les compétences communales et, parallèlement, d'examiner le PLU avec une attention particulière ». L'équipe « orientera son action dans la concertation et la transparence. Créer une dynamique de la ville par la relance d'une politique culturelle et associative » sera un des principaux objectifs. Sur le plan vigilance et sécurité, « nous veillerons à la sécurité des personnes et plus particulièrement à celles qui sont les plus exposées, c'est-à-dire les personnes âgées, les handicapés et les enfants. Nous serons également actifs pour répondre à l'attente de la population en matière de services à la personne (médical, secours, assistance) ».

http://www.sudouest.com/050208/vil_gir_medoc.asp?Article=050208aP1834418.xml

 

57) LA RÉOLE. Bernard Castagnet a annoncé sa candidature à sa propre succession aux élections cantonales. Sa suppléante Clara Delas est maire de Mongauzy

« Animateur d'énergie » : Pierre Lascourreges

Attendue et convenue, l'annonce de la candidature de Bernard Castagnet aux élections cantonales ne constitue pas une surprise. « Elle s'inscrit dans une continuité d'un travail accompli au cours du précédent mandat », justifie le maire socialiste de La Réole, pour qui la complémentarité entre commune, Communauté de communes et canton s'impose comme une évidence. Bernard Castagnet rappelle qu'il s'est attelé à la reconstruction d'une intercommunalité frappée d'un coup d'arrêt le 31 décembre 2002, avant de définir un nouveau projet cantonal en 2004. Bernard Castagnet définit son rôle de conseiller général, comme celui « d'un animateur des énergies sur son canton ». « J'appartiens à la majorité départementale soutenant Philippe Madrelle. Si je suis élu maire et conseiller général par le suffrage universel, je demanderai aux maires du canton de me renouveler leur confiance à la présidence de la Communauté de communes. »

--- Économie et emploi. Études et diagnostics ont ouvert des pistes. Un contrat d'objectifs doit être mis en place pour les six ans à venir. Sport, culture, services, tout doit y passer avec le besoin d'une revitalisation économique : « Nous avons consenti des aides aux entreprises pour un allégement des loyers des bâtiments et accordons des aides directes dans la création ou la reprise de commerces. Un atelier-relais sera mis à disposition de l'installation d'une activité sur la zone de Frimont. Et nous projetons la réalisation d'une nouvelle zone d'activités sur la commune de Loupiac-de-La-Réole ». Bernard Castagnet fournit la preuve d'une augmentation de 5 % du produit de la TPU entre 2006 et 2007. Le second défi pour le candidat sera l'emploi. « Un diagnostic a révélé une insuffisance de la qualification des demandeurs d'emploi par rapport aux offres proposées localement. À nous de remettre le marché à niveau, en proposant des plans de formation sur place et l'ouverture d'un chantier-école. »

--- Tourisme et services. Le troisième volet reste le développement touristique en attendant les retombées directes de l'extension de la voie cyclable jusqu'à Fontet et un projet d'hôtel qui fait actuellement cruellement défaut sur le secteur. La présence médicale et les conséquences de la fermeture du tribunal d'instance constituant d'autres chantiers pour Bernard Castagnet. Lequel a choisi de faire équipe avec Clara Delas, en qualité de suppléante. Agricultrice et maire de Mongauzy, membre de la commission petite enfance à la Communauté de communes, « j'apprécie son énergie et son savoir-faire », a indiqué Bernard Castagnet.

http://www.sudouest.com/300108/vil_gir_langon.asp?Article=300108aP1799826.xml

 

58) CANTONALES. À Saint-André-de-Cubzac, Jacques Maugein et Célia Monseigne, veulent garder le canton à gauche et être au plus près des citoyens

Maugein en sixième : Sylvain Viaut

Jacques Maugein n'a pas fléchi au moment de choisir sa suppléante, Célia Monseigne, qui l'accompagnera pour la campagne des cantonales. Et éventuellement pendant le nouveau mandat (le 6e) qu'il briguera le 9 mars prochain. Ce n'était pourtant pas politiquement gagné, après les positions prises par Célia Monseigne l'an dernier, au moment de la campagne des législatives. Des positions qui avaient agacé au « Château », dans la mesure où cette élue municipale socialiste de la nouvelle génération, adjointe maire de Saint-André, n'avait pas hésité à marcher sur les plates bandes bien ratissées de la Fédération girondine du PS, en se déclarant à la hussarde candidate à la candidature ! Mais Philippe Madrelle a sans doute dû en convenir : Célia Monseigne, qui n'est pas du genre « eau tiède », n'était pas non plus du genre « entre deux eaux ». Et son engagement à gauche peu suspect de timidité. Jacques Maugein avait bien dû s'en apercevoir en ayant eu à composer six années avec cette adjointe à l'Éducation, active et déterminée. C'est donc une équipe alliant l'expérience et la jeunesse, avec une même volonté de se situer « au plus près des citoyens », que vient de présenter Jacques Maugein. Le maire de Saint-André-de-Cubzac ne sollicitera donc pas un nouveau mandat municipal au mois de mars. Mais il entend bien conserver, en revanche, son siège de conseiller général. Investi, avec sa suppléante, par le PS, avec le soutien des Verts et du Parti radical de gauche. Un acte de foi dans l'institution départementale ? « L'importance des politiques du Conseil général dans la vie des gens, et l'implication personnelle de Philippe Madrelle, laisse peu de place à la suppression de cette institution », lâche Jacques Maugein lorsqu'on le sonde quant à l'avenir de l'institution et à l'existence même des départements, remise ici où là en cause. « Le Conseil général exerce une action directe auprès de ses ressortissants. Et une action parfois confidentielle », insiste-t-il. Célia Monseigne concédant, elle, que « la question, c'est peut-être de clarifier les compétences des diverses collectivités ». Le conseiller général ? « C'est un généraliste dans son canton, et éventuellement un spécialiste dans la structure. » Un généraliste pour quoi faire ? « Pour intervenir dans les secteurs essentiels de la santé et du social, du logement, de l'éducation et des infrastructures. Et Jacques Maugein de décliner les compétences de l'élu départemental : « Le programme cantonal met l'accent sur ce climat social dégradé et vient en appui de la population. Mon action future vise les services de proximité. La création d'un pôle social, d'une clinique ophtalmo (avec ses autorisations à décrocher), la diversification du service de soins à domicile, un secteur spécialisé Alzheimer à la maison de retraite? » Et le logement ? Sur cette question, souvent posée au maire parfois accusé de trop ouvrir les portes de sa cité aux programmes ambitieux des investisseurs, lotisseurs et autres bâtisseurs, le candidat aux cantonales confirme que « l'accent sera mis, comme par le passé, sur le logement à loyer modéré. Intégré dans le patrimoine ancien, ou implanté dans de nouveaux quartiers ». Quid enfin de l'éducation ? Là encore, le conseiller général qui aspire à le rester souligne, avec sa suppléante, déjà largement engagée sur ce dossier au plan municipal à Saint-André, que le canton, avec ses 18 000 habitants, ses 4 400 ou 4 500 élèves (de la maternelle aux lycées) et sa communauté éducative et scolaire rassemblant 400 personnes atteint une taille significative. « Nos responsabilités sont certes partagées avec les communes, et le Conseil régional. Mais le Conseil général a choisi de s'investir au-delà même de ses strictes compétences ».

http://www.sudouest.com/010208/vil_gir_blaye.asp?Article=010208aP1813872.xml

 

59) COUR DES COMPTES. Son rapport annuel vise l'Etat actionnaire et s'inquiète pour la télévision publique

Signaux d'alarme

Le rapport de la Cour des comptes publié hier, qui passe traditionnellement au crible les politiques publiques, fait cette année la part belle aux maladresses coûteuses et à la gestion approximative de l'État dans ses privatisations et ses opérations immobilières. Faute de stratégie claire et d'une bonne évaluation du marché, l'« État actionnaire » ne réalise pas toujours de bonnes affaires, et les recettes des privatisations ont eu trop souvent tendance à financer les dépenses courantes du budget général plutôt que le désendettement de la France. La privatisation des sociétés d'autoroutes (2002-2006) est notamment montrée du doigt, l'État ayant au passage omis de protéger l'usager contre des hausses tarifaires excessives des nouveaux concessionnaires privés. La compétence de l'État en matière immobilière ne paraît guère plus satisfaisante à la Cour, qui dénonce des dérapages multiples et une gestion « au fil de l'eau ». Quant à la liquidation des actifs douteux hérités du Crédit lyonnais, du GAN ou du Crédit foncier dans les années 90, elle aura coûté plus de 20 milliards d'euros au contribuable. Hasard de l'actualité, le rapport se penche également sur la réforme de la redevance télé (lire ci-dessous).

http://www.sudouest.com/070208/economie.asp?Article=070208aP1856494.xml

 

60) Libourne et l’ÉCONOMIE. Avec un stock de 5 152 entreprises au 1er janvier, l'arrondissement de Libourne atteint un sommet historique, preuve d'un certain dynamisme local

Des créations dynamiques : Richard Picotin

Les statistiques fournies par la Chambre de commerce et d'industrie de Libourne pour les 10 dernières années en attestent : l'arrondissement de Libourne reste dans une bonne dynamique dans le domaine de la création d'entreprise. Mieux même, il a atteint au 1er janvier 2008 un record historique de 5 152 entreprises en activité, alors qu'elles n'étaient par exemple que de 3 798 il y 10 ans exactement. 2007 a donc été un très bon cru, avec la création de 619 entreprises, soit une hausse de 21 % par rapport à l'année précédente.

Il se crée en moyennne en Libournais 180 commerces par an, et 220 en 2007.

Un chiffre à rapprocher des 288 radiations enregistrées dans le même temps. Le solde se situant donc à un supplément de 331 entreprises par rapport à 2006. En regardant en arrière, on s'aperçoit que les années 2006 et 2005 avaient été un net retrait par rapport à 2004, qui avait vu la création de 597 entreprises. 2007 a donc permis de renouer avec un rythme soutenu, notamment en raison de démarches administratives moins exigeantes. En rentrant dans le détail des créations on observe que depuis 10 ans, tous les secteurs d'activité sont concernés par la hausse des créations. Avec une prime particulière aux commerces (180 créations en moyenne par an), et les services (140 créations par an). Pour 2007, les hausses sont plus importantes encore : les commerces représentent 220 créations, les services 209, l'industrie 110 et le secteur de la construction, 80 nouvelles entreprises. Les entreprises commerciales au sens large représentent 40 % des créations.

--- De bonnes reprises. Dans l'arrondissement, ces nouvelles entreprises sont souvent petites, et le fait d'entrepreneurs qui créent ainsi leur propre emploi. Pour la majorité d'entre elles, ces très petites entreprises ne créent en effet que le seul emploi du fondateur. Président de la Chambre de commerce de Libourne, Yves Ratel explique ces créations, certes par l'allégement le 1er janvier 2007 des contraintes pour bénéficier de l'ACCRE (aide aux chômeurs créateurs et repreneurs d'entreprises), mais aussi par la dynamique du territoire. « On a assisté à une prise de conscience des opérateurs locaux dans le potentiel de la région. Le Libournais est à cet égard plus dynamique que d'autres régions de l'Aquitaine », note avec satisfaction le président qui voit aussi dans ces statistiques plutôt flatteuses, le résultat d'actions volontaristes - du côté de la Chambre des métiers également - pour faciliter la création ou la reprise d'entreprises. « Grâce à nos statistiques, nous pouvons anticiper le mouvement de ces reprises. Nous savons que de très nombreux chefs d'entreprise arriveront à l'âge de la retraite dans les prochaines années. Ils sont exactement 25 % dans les secteurs du commerce de l'industrie et des services. Or il faut entre 3 et 7 ans pour réussir une reprise dans de bonnes conditions. D'où la nécessité d'anticiper. »

http://www.sudouest.com/070208/vil_gir_libourne.asp?Article=070208aP1852375.xml

 

61) SOCIÉTÉ GÉNÉRALE. Dans un entretien à l'AFP, le trader refuse d'être désigné comme le seul coupable.

Jérôme Kerviel s'explique

Le trader Jérôme Kerviel est sorti hier de son silence en accordant un entretien exclusif à l'AFP, lors d'une rencontre d'un quart d'heure au cabinet parisien de son avocate, Me Elisabeth Meyer. « J'ai été désigné (comme unique responsable) par la Société générale. J'assume ma part de responsabilité, mais je ne serai pas le bouc émissaire de la Société générale », explique le trader,

Chemise blanche à carreaux et jeans, le trader aujourd'hui le plus connu de la planète, yeux clairs et cheveux très courts, s'exprime d'une voix timide et douce, assis au côté de son avocate à une table de réunion. « Je n'ai jamais eu d'ambition personnelle dans cette affaire. L'objet, c'était de faire gagner de l'argent à la banque », se défend-il. « On perd la notion des montants quand on est engagé dans ce genre de métier. C'est dématérialisé. On se laisse un peu emporter », insiste le jeune homme de 31 ans, qui a engagé au nom de la Société générale des positions dépassant les 5 milliards d'euros.

--- Chez des amis. Kerviel dit aujourd'hui vivre chez des amis en région parisienne, après avoir passé « un week-end à la campagne ». Depuis le début de l'affaire, il affirme n'avoir eu que « des contacts restreints avec sa famille », qu'il souhaite « protéger de la médiatisation ». Car il juge le « battage médiatique » autour de lui « vraiment oppressant », mais dit n'avoir « à aucun moment pensé à fuir ». « Je ne suis pas suicidaire ni dépressif », lance-t-il, sourire aux lèvres, à l'attention de ceux qui l'ont présenté comme instable.

Le trader, qui a été interrogé sur le fond du dossier pour la première fois lundi (1), avoue « ne pas avoir encore à l'heure actuelle pris la mesure » des répercussions internationales de l'affaire, dont il suit la chronique « dans les journaux et sur Internet ».

--- « Déformations ». « Il y aurait beaucoup de choses à dire. Il y a beaucoup de déformations dans la presse », commente-t-il, sans toutefois fournir d'exemples parce qu'il veut « réserver » ses réponses aux juges d'instruction.

Le jeune trader a été interrogé, en garde à vue, dans les locaux de la brigade financière de Paris. « Tout s'est bien passé, assure-t-il. J'ai dit exactement ce que j'avais à dire » lors de cet interrogatoire, où il a notamment suggéré que la hiérarchie de la banque ne pouvait ignorer ses opérations.

Il est placé sous contrôle judiciaire, mais le parquet de Paris, qui avait requis son placement en détention provisoire, a fait appel, un recours qui sera examiné vendredi par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris. « Je serai présent vendredi et je fais entièrement confiance à mon avocate », dit-il. Une fois l'entretien terminé, Jérôme Kerviel quitte seul et à pied le cabinet de Me Meyer, anonyme dans les rues de Paris. (1) Il a été mis en examen le 28 janvier, pour « faux et usage de faux, abus de confiance et introduction dans un système de traitement automatisé de données informatiques ».

http://www.sudouest.com/070208/economie.asp?Article=060208aP1847096.xml

====> JUSTICE. Plusieurs dirigeants de la Société générale, dont son PDG Daniel Bouton, seront jugés à partir de demain dans un énorme dossier de blanchiment aggravé qui implique 137 personnes

Sale temps pour la Société générale : Dominique Richard

Quelle que soit l'issue du procès-fleuve qui s'ouvre ce matin devant le tribunal correctionnel de Paris, l'image de la Société générale n'en sortira pas grandie. Daniel Bouton, le PDG de la banque, et plusieurs de ses collaborateurs seront les prévenus vedettes d'un tentaculaire dossier de blanchiment aggravé qui met en cause plus de 130 personnes. Cette affaire refait surface au plus mauvais moment. Alors que sa capitalisation boursière a fondu de moitié en un an, la banque essuie un grain sans précédent après la révélation des milliards d'euros de pertes occasionnés par l'un de ses traders.

--- Escroqueries au Sentier. L'instruction ouverte en 1998 et confiée au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris a mis en évidence l'existence de flux suspects de plusieurs dizaines de millions d'euros qui ont valu à la Société marseillaise de crédit, à la Banque nationale du Pakistan et à la Barclays d'être elles aussi poursuivies. Ceux reprochés à la Société générale avoisinent les sept millions d'euros. Ils concernent un circuit de chèques entre la France et Israël qui aurait permis de recycler des capitaux issus de fraudes fiscales, d'abus de biens sociaux et de diverses malversations.  C'est à la suite d'une enquête relative à de vastes escroqueries imaginées par les commerçants en confection du quartier du Sentier à Paris que les enquêteurs avaient mis au jour les montages facilitant l'évaporation des fonds. Au lieu de déposer les chèques de leurs clients dans des banques françaises, les chefs d'entreprise les adressaient à des bureaux de change israéliens, jordaniens ou pakistanais. Dans ces pays, les formules peuvent passer de main en main alors que dans l'Hexagone l'endossement d'un chèque par une personne autre que son bénéficiaire est proscrit.  Une fois ces fonds retirés en liquide à des milliers de kilomètres de Paris, les chèques revenaient en France via le système bancaire officiel pour être présentés aux établissements dans lesquels étaient ouverts les comptes à débiter. Même si la Société générale a problablement pris des commissions au passage, il ne lui est pas fait grief d'avoir eu un rôle actif. Elle n'aurait simplement pas satisfait à son obligation de vigilance en le laissant perdurer.

--- Protestations. Des notes saisies en 1999 au siège de la banque démontraient que celle-ci avait parfaitement connaissance des risques pénaux encourus. Mais aucune disposition n'avait été prise, ce mode de gestion étant commun à l'ensemble de la place bancaire parisienne. Daniel Bouton et ses collaborateurs ont toujours protesté de leur bonne foi, affirmant qu'ils ignoraient tout du mécanisme frauduleux, le contrôle des chèques étant matériellement impossible. Suite aux interventions des grandes banques et du patronat auprès du gouvernement, le parquet avait requis un non-lieu. La juge d'instruction Xavière Siméoni a passé outre et renvoyé les protagonistes et les 600 tomes du dossier en correctionnelle. Le jugement n'interviendra certainement pas avant la fin de l'année, les débats très techniques ne devant pas s'achever avant le début du mois de juillet.

http://www.sudouest.com/040208/economie.asp?Article=040208aP1831022.xml

 

62) BORDEAUX. Selon le Front associatif, le défaut d'information sur le projet du pont Bacalan-Bastide pourrait faire perdre le label UNESCO. Dresde est sous la menace

Les aléas du pont levant : Maryan Charruau

Le pont Bacalan-Bastide est-il mort né ? La ville de Bordeaux risque-t-elle de perdre son inscription à l'UNESCO à cause de cet équipement ? Ces deux interrogations agitent l'esprit du Front associatif.  Ce dernier, qui regroupe 14 associations (1), milite pour la réalisation d'un tunnel rejoignant les deux rives en lieu et place d'un pont levant. Il a d'ailleurs déposé un recours devant le tribunal administratif afin que l'actuel projet porté par la CUB ne voie pas le jour.  Hier, devant le Palais Rohan, les membres du front associatif ont juré la main sur le c?ur que leur action s'inscrit pour la sauvegarde de Bordeaux labellisée l'UNESCO. « Ce serait catastrophique pour le tourisme dans le Port de la lune. Personne ne discute l'embellissement de la ville mais pas sous n'importe quelle forme. Ce serait dommage de perdre ce label par la faute de négligences administratives. »

--- Cohérence architecturale. « Comme Bordeaux, Dresde a été inscrite dès 2004 au patrimoine mondial de l'UNESCO, au titre de Paysage. Or deux ans plus tard, en 2006, l'UNESCO a placé la ville allemande sur la liste du patrimoine mondial en péril. En juillet 2008, Dresde pourrait se voir retirer son label par la faute d'un pont enjambant l'Elbe qui doit être construit. Il n'entre pas en cohérence architecturale avec le périmètre retenu par l'UNESCO », explique le Front associatif. Or selon ses membres, Dresde n'avait pas caché à l'UNESCO ce projet de pont défendu par le Land de Saxe-Anhalt (niveau régional), ainsi que par la ville, du moins au début. Dans le rapport de l'ICOMOS qui a servi de base au classement de Bordeaux, l'évocation du projet Bacalan-Bastide tient en une seule ligne, souligne le Front associatif : « Le pont qui sera construit en prolongement de la rue Lucien-Faure, entre Bacalan et La Bastide, sera levant pour laisser passer les bateaux de croisière. » C'est trop peu selon le Front associatif.  Ses membres s'inquiètent d'autant plus que le pont de Dresde est nettement moins monumental que le projet de Bordeaux. Lequel affiche un tablier de 42 mètres de large, soit près du double de celui du pont d'Aquitaine (24 m) et compte quatre tours aussi hautes que la tour administrative.  Arguant de cet aspect monumental, de l'activité maritime du Port de la lune et du trafic routier de l'ouvrage, le Front associatif a adressé un courrier dans ce sens à Joëlle Bourgeois, délégué permanent de la France auprès de l'UNESCO, et Francisco Bandarin, directeur du centre du patrimoine de l'UNESCO. Des missives envoyées « avant le 1er février, date fatidique à laquelle les États doivent soumettre au comité idoine, des rapports spécifiques et des études d'impact. Nous comptons sur Mme Bourgeois et M. Bandarin, pour qu'ils alertent l'UNESCO avant le 1er février sur la situation. Nous nous sommes fait avoir récemment dans le dossier du Pertuis pour des raisons de date (lire par ailleurs). Attention, Bordeaux fait l'autruche et cela pourrait se retourner contre elle. Nous ne faisons que prévenir et disons : gare au pont ! » (1) ADIQ Bacalan, Amicale des locataires de la Résidence du Port de la lune, Aquitaine Alternatives, Bastide en ville, Bordeaux-Basket, Cap Bastide, Cauderès, Comité des sinistrés de la rue Mayaudon, Confédération du logement et du cadre de vie, Défense du quartier Queyries La Bastide; Fédération nationale des usagers des transports, Garonne-Avenir, Préservons Thiers Galin, Riverains et résidents de Bordeaux-Centre, Trans'Cub.

http://www.sudouest.com/300108/reg_gironde.asp?Article=300108aP1805110.xml

 

63) BORDEAUX. Dans les sous-sols du commissariat de Mériadeck, la terrible attente des clandestins

Une heure dans un centre où sont enfermés des sans-papiers : Pierre-Marie Lemaire - Il faut prendre l'ascenseur, descendre au premier sous-sol, suivre derrière le policier un couloir aux murs d'un jaune flashy. Une première porte, banale, si ce n'est son fonctionnement sécurisé. Elle ouvre sur un vestibule étroit où le visiteur est invité à se délester de sa carte d'identité et de son téléphone portable. À droite, le local de surveillance et l'infirmerie ; en face, la machine à café et le changeur de monnaie ; à gauche, une lourde grille aux solides barreaux. Cliquètement des clés, grincement de la porte, odeurs de cuisine et de tabac mêlées? Bienvenue au centre de rétention administrative de Bordeaux. La France compte 24 de ces antichambres de l'expulsion. D'autres sont prévues pour remplir les objectifs gouvernementaux de 28 000 reconduites à la frontière de sans-papiers en 2008. Celui de Bordeaux est implanté au sous-sol de l'hôtel de police de Mériadeck. Un bloc de béton qui s'articule en deux secteurs autour d'un puits de jour d'une vingtaine de mètres carrés, seule source de lumière naturelle dans cet espace totalement clos, et d'une cour de « promenade » pour les retenus. Le ciel est par-dessus le grillage qui a été tendu voilà quelques années, après une tentative d'évasion par escalade. Les locaux comportent six chambres, deux salles communes, deux sanitaires, un coin laverie et le bureau de la Cimade, seule association habilitée pour venir en aide aux clandestins, leur trouver un interprète, un avocat? Bordeaux n'est sans doute pas le pire. Ses 24 places en font l'un des plus modestes. Mais entre rétention et détention, la différence tient à une lettre. Si les retenus peuvent recevoir des visites, si de l'autre côté de la grille les portes restent ouvertes, la promiscuité, les chambres de 14 mètres carrés pour quatre personnes, le dénuement des locaux évoquent plus l'univers pénitentiaire que le club de vacances.

--- Repas barquettes. Ce midi-là, ils sont une dizaine à tromper l'ennui. Tous en situation irrégulière et sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Miloud et Omar ne sont pas là. Ils passent au même moment devant le juge des libertés et de la détention qui doit statuer sur la demande de prolongation de la rétention déposée par le préfet. Omar sera libéré, mais pas Miloud. L'administration avait réservé son billet pour le Maroc avant même l'audience. Daoued, lui, est encore occupé à sa toilette. Grasse matinée prolongée ? Non. Une douche seulement et deux WC (dont l'un est hors service) sont à la disposition des retenus. « Je me suis levé tard parce que je me suis endormi tard, ajoute le jeune homme. Depuis trois jours que je suis ici, je ne dors plus. Il y en a qui prennent des cachets, mais moi je n'en veux pas. »

Dans la salle commune où trois néons éclairent d'une lumière crue trois tables en bois scellées dans le sol, Jamel attaque le repas livré par une entreprise privée. Au menu, une barquette de semoule, une barquette de pommes de terre apparemment noisette et une barquette dont le contenu s'apparente à un steak haché passablement carbonisé. Au-dessus de sa tête, une télé branchée sur TMC braille une série américaine que personne ne regarde.

--- « Pas bon, la France. » Les journées sont longues au centre de rétention, et les nuits, trop courtes. La salle commune, c'est le dernier salon où l'on cause. Du moins quand on partage la même langue. Tous fument cigarette sur cigarette, pour tuer le temps et évacuer le stress. La loi du 1er janvier n'y a rien changé. « Faudrait voir ça, qu'on nous verbalise ! rigole l'un d'eux. De toute façon, on n'a rien. » Il y a là Husseyn, un Kurde de Turquie qui souffre de troubles graves attestés par un psychiatre. Son avocat a demandé qu'un titre de séjour lui soit accordé pour raisons médicales, mais le tribunal administratif ne l'a pas entendu. Expulsion. Il y a aussi Khalil, un Marocain dont la santé n'est pas plus florissante ; Mohammed, marocain également, dont le père et la s?ur vivent en France, en situation régulière, mais pas lui. « On n'a qu'une seule vie, commente-t-il, fataliste. Soit elle est bonne, soit elle est mauvaise. » La sienne ? « La mienne ? Elle est "space". » Il s'est fait interpeller alors qu'il « bricolait chez un ami ». « En Italie ou en Espagne, t'as le droit de travailler. Mais pas en France. Alors, certains font des conneries parce qu'il faut bien manger. Moi, je ne demandais qu'à pouvoir vivre ma vie sans emmerder personne. » Manjeet, lui, reste seul dans son coin. Il a caché sous le matelas de son lit ses rares effets personnels. Ce jeune Sikh de 19 ans raconte dans un anglais hésitant pourquoi il a fui l'Inde, la misère et les violences que subit sa communauté. Il a été interpellé à la frontière franco-espagnole alors qu'il se rendait du Portugal en Italie pour retrouver une amie. « Pas bon, la France », lâche-t-il avec un sourire triste.

Un centre de rétention est une sorte de loft hors de l'espace et du temps où se croisent des destins tous différents et tous dramatiquement semblables. Ils rêvaient d'une vie meilleure et ne comprennent pas la façon dont ils sont traités. « On n'est pas des criminels ! » s'insurge Mohammed.

--- 650 en 2007. Ils sont 650 à avoir transité en 2007 à Bordeaux-Mériadeck. C'est moins qu'en 2006 (695), mais sans les contingents de Roumains et de Bulgares qui ont depuis intégré l'Union européenne. Algériens, Turcs et Marocains forment le gros des troupes. On recense une soixantaine de nationalités différentes, principalement d'Afrique et de l'ancien bloc soviétique. Sur deux sans-papiers (c'est une moyenne nationale), l'un est expulsé, l'autre libéré. Soit sur décision de justice parce que les procédures légales n'ont pas été respectées, soit (le plus souvent) faute pour l'administration d'avoir obtenu des autorités du pays d'origine du retenu le laissez-passer indispensable à son expulsion. Une liberté toute provisoire, puisque le clandestin sort du centre de rétention comme il y était entré : sans papiers. Les plus chanceux obtiennent un titre de séjour provisoire, pour étudier, pour se soigner, ou parce que la préfecture a pris en compte les arguments des associations de soutien aux sans-papiers.

Aux clandestins solitaires cueillis au hasard de contrôles de police de plus en plus nombreux s'ajoutent des couples et des familles qui se cachent d'autant moins qu'ils sont là depuis longtemps et parfaitement intégrés. C'est le cas de Daoued. Ce jeune Marocain de 22 ans explique avoir été interpellé sur son lieu

de travail, une société d'informatique de Libourne. Il est arrivé en France à l'âge de 15 ans, avec son père, dans le cadre d'un regroupement familial. Ses parents vivent en Provence. Lui s'est fixé en Gironde, où il a trouvé un emploi et une copine. Il a joué au foot à Saint-Émilion, mais une fracture de la clavicule l'a éloigné des terrains. Sa demande de régularisation est à la préfecture, il ne sait pas s'il doit être optimiste ou pessimiste. Ils rêvaient d'une vie meilleure et ne comprennent pas la façon dont ils sont traités. « On n'est pas des criminels ! » (Mohammed) Il est 14 heures, une infirmière tend à travers les barreaux de la grille ses médicaments à Khalil. Il a les yeux brillants, la parole et la démarche mal assurées. « Au bout de quarante-huit heures, même les plus costauds changent physiquement et psychiquement, soupire une bénévole de la Cimade. Actuellement, la durée maximale de rétention est de trente-deux jours en France. Si elle devait passer à dix-huit mois comme le propose une directive européenne, je n'ose même pas imaginer les conséquences? » Au printemps 2006, un Marocain s'était suicidé en se pendant dans la douche.

 

64) « Une multitude de « petites franchises » sur les soins  finit par faire un… GROS MENSONGE ! » Par Bernard COADOU, Médecin

Sous le masque du sauvetage… la démolition de notre sécurité sociale continue !

Les attaques libérales contre la santé solidaire ne datent pas d’hier et ne sont pas l’exclusivité de la droite au pouvoir. Le forfait hospitalier par exemple a été créé en 1982 (équivalent de 3€ à l’époque, 16€ actuellement). Mais depuis 2003 nous assistons à un véritable lâcher de franchises, inconnu jusqu’alors, qui met à mal le système et entraîne des difficultés d’accès aux soins pour une partie de plus en plus grande des citoyens de France. La logique est celle du rapport « Chadelat » de 2003, qui préconisait la diminution du périmètre de soins remboursables…

Enumérons quelques éléments de la longue liste :

- Déc. 2003 : suppression en catimini du 100% pour les grands opérés.

- Depuis 2004, plusieurs vagues de déremboursements partiels ou totaux de médicaments allopathiques ou homéopathiques (dernière vague de l’ensemble des médicaments à vignette orange au 1-1-8) et de matériel médical…

- L’euro douste-blazy entre en vigueur en 2005 sur l’ensemble des actes ambulatoires ; retenu une fois par jour au début, il peut l’être 4 fois par jour en 2008…

- Le forfait hospitalier augmenté de temps en temps…il est actuellement de 16€ par jour en hospitalisation générale, de 12€ en psychiatrie …

- Le forfait de 18€ sur certains actes (>90€ ou > K50) a été adopté lors de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) de fin 2006…il s’applique pleinement depuis le 1-12-7… (cf décrets d’application de juin 2007) ;

- Nouvelles restrictions sur les remboursements par le parcours de soins non coordonné (cf médecin traitant…. ! Concerne éventuellement les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail … Va concerner l’ensemble des prescriptions ?)

- Dépassements d’honoraires médicaux : possibles pour l’ensemble des spécialistes depuis 2005, non plafonnés…

- Incitation à l’automédication, avec médicaments « libres » plus chers….

- Franchises nouvelles « sarko-hypocrites », de la LFSS de fin 2007, effectives au 1-1-8 : 0,50 € par boite de médicaments, 2 € par transport sanitaire (= 4 car A/R le plus souvent), 2€ par acte para-médical…

Il est prévu en 2008 le secteur optionnel qui permettrait des dépassements d’honoraires pour l’ensemble des médecins et une réforme vers le bas « pour » les 7,5 millions de personnes en ALD (Affections Longue Durée), justifiée par un éventuel bouclier sanitaire… Tout ceci va de pair avec une baisse des recettes pour la sécurité sociale (cf déficit organisé), la mise à mal du système hospitalier… etc… Le 12-2-2008   Bernard COADOU, 6 rue de balaclava 33800 bordeaux Tél : 0614555478 - bercoadou@wanadoo.fr

 

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65) Elections : Les communistes au coeur de la bataille

Le Parti communiste aborde les élections municipales et cantonales dans un paysage plus favorable qu’il ne le redoutait. Les communistes parviendront-ils à conserver « leurs » municipalités, « leurs » cantons et à en gagner d’autres ? Y aura-t-il plus ou moins d’élus communistes dans les municipalités à l’issue des scrutins de mars ? Avec 734 maires, dont 83 dans des villes de

 plus de 10 000 habitants, 242 conseillers généraux et la direction de deux départements (le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis), ils ont gros à perdre. Fragilisés après le score de 1,93 % de l’élection présidentielle, incertains quant à l’avenir de leur formation et de leur combat, les communistes, pour tenter de rebondir, doivent miser sur leur implantation locale. Elle est pour le moment leur force essentielle. Membres du PCF, sympathisants ou apparentés, ils sont entre 50 000 et 60 000 à être candidats aux élections municipales. « Nous sommes, par notre implantation, la troisième force politique dans le pays », aime à rappeler Marie-George Buffet. Au PCF, on multiplie les formules de précaution, mais on ne cache pas que le paysage, à quelques semaines du scrutin, est plus favorable qu’on ne le craignait. D’une part la désaffection de l’électorat vis-à-vis du président de la République et la colère face aux engagements non tenus créent les conditions d’un bon résultat pour la gauche. Jour après jour les sondages montrent qu’elle peut emporter des villes détenues par la droite. D’autre part, l’appel du PCF à des listes d’union de la gauche a en général été entendu. Cette stratégie a prévalu dans l’immense majorité des communes. Il n’y a que quelques cas où des organisations locales du PCF lui ont préféré une alliance à la gauche de la gauche. Dans la plupart des communes, PCF et PS se retrouvent sur des listes d’union. Dans 16 villes de plus de 10 000 habitants dirigées par un maire communiste, ce n’est pas le cas. Mais les enquêtes d’opinion et le climat sur le terrain indiquent que les primaires provoquées par le PS tournent souvent en faveur des listes conduites par le maire communiste sortant. C’est aussi le cas dans des villes prises par la droite au Parti communiste, comme Nîmes, Le Havre ou Sète, où le PS présente une liste de division. Les conditions semblent favorables à un succès de la gauche, auquel le Parti communiste prendrait sa part et dans lequel il pourrait tirer son épingle du jeu.

--- de nouvelles réponses

Lors des législatives, la bonne tenue des députés communistes sortants avait été en général mise au compte de leur popularité locale. Est-ce la seule explication ? Les résultats locaux ne traduisent-ils qu’une simple « résistance » à un déclin inéluctable ? Depuis 2001, le résultat des deux présidentielles a été calamiteux pour le Parti communiste, et son avenir est donné comme précaire. Sur le terrain, la situation est difficile : les forces militantes ont été amoindries, le déclin électoral, les victoires de la droite et l’absence de perspectives créent un profond désarroi. Pourtant ce n’est pas la désolation, et le paysage est plus contrasté. Dans les municipalités communistes, mais aussi dans les départements et les régions, la pratique des élus s’est transformée. Les expériences de démocratie participative ont commencé à se généraliser. Dans certaines villes communistes, les élus poussent ces expériences jusqu’à la codécision, un partage du pouvoir. Cette pratique démocratique les a conduits à revisiter les politiques municipales, à formuler de nouvelles réponses aux aspirations de la population. Les élus communistes sont aujourd’hui porteurs d’un développement de leur territoire, de projets de ville ambitieux. Ce n’est évidemment pas le cas partout, mais ces pratiques se sont étendues au point qu’elles constituent désormais ce qu’André Chassaigne, le président de l’Association nationale des élus communistes, appelle « leur marque de fabrique ». Ces transformations ne concernent pas seulement les élus communistes. Dans bien des départements, les luttes pour la défense et la promotion des services publics, pour la Sécurité sociale ou contre la carte judiciaire ont placé des militants communistes au coeur de réseaux citoyens. Dans la campagne pour le « non » au traité constitutionnel européen, le Parti communiste a participé à des centaines de collectifs locaux. Les liens qui se sont créés dans ces réseaux et collectifs et les pratiques nouvelles qui s’y sont instruites ne semblent pas s’être totalement délités avec la campagne présidentielle. Auront-ils une influence sur les résultats locaux du PCF ?

--- des conquêtes par le travail de terrain

Michel Laurent, responsable du secteur « vie du parti » à la Direction nationale du PCF, y croit. « J’ai toujours pensé que l’influence du Parti communiste se reconstruirait sur le local », affirme-t-il. Il espère que le travail de terrain permettra des conquêtes nouvelles. Il cite entre autres Dieppe et Le Havre en Seine-Maritime, Romilly-sur Seine dans l’Aube, Vierzon dans le Cher, ou Saint-Claude dans le Jura. « Entre 15 et 25 sièges de conseillers généraux peuvent être gagnés par le PCF, estime-t-il, et des départements peuvent basculer à gauche. Dans ce cadre, l’Allier peut avoir un président communiste. » Les craintes ? Il y a évidemment le Conseil général de la Seine-Saint-Denis qui se joue à un siège. Le socialiste Claude Bartolone fait tout pour en conquérir la présidence et l’issue n’est pas écrite. Pour ce qui concerne les municipalités, Michel Laurent estime que « peu de villes communistes devraient basculer ».

--- la droite n’est pas invincible

Si la gauche et le Parti communiste obtiennent des succès, « ça peut dessiner un nouveau paysage », juge Michel Laurent. Est-ce qu’un succès de la gauche, profitant principalement au PS, ne l’encouragerait pas à une recomposition au centre ? « Au contraire, affirme le dirigeant communiste. Le succès sera attribué au rassemblement à gauche et c’est sur le social que Sarkozy est en recul. » « La page de la présidentielle ne serait pas tournée, estimait quant à lui Jean-François Gau, la semaine passée devant le Conseil national du PCF. Mais ça montrerait que la droite n’est pas invincible et ça redonnerait de l’actualité à la question de l’alternative politique. » Olivier Mayer

===è Municipales, PCF. Repères

- Le PCF : la troisième force politique du pays par son implantation

- 12 500 élus

- 734 maires dont 83 dans les villes de plus de 10 000 habitants

- 242 conseillers généraux

- 2 présidences de département

- 50 000 à 60 000 candidats sur les listes municipales

- 3 000 candidats aux élections cantonales

http://www.humanite.fr/2008-02-18_Politique_Les-communistes-au-coeur-de-la-bataille

 

66) Démocratie participative : « le PCF en tête »

Deux chercheurs de l’Institut d’études politiques de Bordeaux ont réalisé une étude statistique sur le sujet. Entretien avec l’un d’entre eux, Christophe Premat.

=====> Vous avez réalisé, avec Julien Dewoghélaëre, une étude sur la démocratie participative. En quoi consiste-t-elle ?

-- Christophe Premat. Nous avons réalisé en 2006 une étude statistique sur 1 881 communes de plus de 5 000 habitants pour photographier la façon dont les maires communiquent sur la démocratie participative à travers les sites Internet de ces communes, et établir un répertoire des instruments nouveaux de la démocratie participative. Nous avons conscience d’avoir travaillé sur des données numériques changeantes. Si on faisait l’enquête aujourd’hui, les données ne seraient peut-être pas les mêmes, du fait qu’on est en campagne électorale et que les sites Internet sont mis à jour…

=====> Que sont ces instruments de la démocratie participative ?

-- Christophe Premat. Nous nous sommes concentrés sur la nouveauté. Il existe des commissions extra-municipales, par exemple, depuis les années 1970, et nous n’avons pas considéré qu’elles pouvaient entrer dans les instruments nouveaux de la démocratie participative. Nous nous sommes intéressés par contre à tous les conseils : conseil de sages, des aînés, des jeunes, conseils municipaux des enfants, conseils de quartiers… Des communes les utilisent mais ne communiquent pas et présentent simplement l’équipe municipale. Et puis il y a celles qui présentent un ou plusieurs instruments de démocratie participative. Nous avons pu ainsi distinguer les communes qui s’investissent dans ces instruments et dans leur promotion.

=====> Mais n’y a-t-il pas une grande diversité de ces instruments ? On parle d’assises de la ville, d’observatoires des engagements, de votations citoyennes…

-- Christophe Premat. L’Association pour la démocratie locale et sociale (ADELS) a recensé plus de 180 labels différents. Il y a quantité d’outils et, dans certaines communes, ils sont intégrés dans une « charte de la participation ». C’est révélateur de la diffusion d’une « norme participative » dans laquelle les élus s’investissent ou non.

=====> La démarche participative est-elle en train de s’élargir, ou reste-t-elle expérimentale ?

-- Christophe Premat. Il y a des élus qui ont une idéologie de proximité. Ces élus, se considérant proches de leurs concitoyens, les invitent à s’exprimer. C’est assez général. Et puis une autre idéologie émerge, c’est l’idéologie participative. Et là effectivement les élus vont expérimenter. Par exemple la loi sur les conseils de quartier de février 2002 codifie des expériences déjà menées dans certaines villes. Les élus qui ont une idéologie participative vont valoriser non seulement leur propre bilan mais aus-si l’action des instruments démocratiques sur la vie locale.

=====> Y a-t-il des communes où s’amorce un véritable partage du pouvoir entre les élus et les citoyens ?

-- Christophe Premat. C’est le point sensible. Dans les instruments que j’ai énumérés, il y en a qui, comme le conseil municipal des enfants, sont d’avantage des instruments de pédagogie que des instruments réellement participatifs. Dans d’autres communes, on le voit à partir d’enquêtes de terrain, de véritables démarches participatives sont tentées : chartes participatives, conseils de quartier, innovations telles que des présentations de points de vue par les citoyens lors de conseils municipaux, etc. Des pratiques régulières qui illustrent une véritable démarche participative dépassant largement le simple rôle pédagogique des élus.

=====> Y a-t-il des différences dans les pratiques participatives selon la couleur politique des municipalités ?

-- Christophe Premat. Oui, tout à fait. Dans le recensement de ces pratiques participatives, nous avons pu voir une différence entre les partis politiques. Nous avons constaté que le Parti communiste est celui qui venait en tête en matière d’idéologie participative. Sur les 145 maires communistes recensés parmi les 1 881 communes de notre enquête, 37 pratiquent la démocratie participative et communiquent là-dessus. Soit un maire communiste sur quatre. En Seine-Saint-Denis existent dans les municipalités communistes des laboratoires de démocratie depuis longtemps, des communes actives sur le sujet et des élus qui n’hésitent pas à aller jusqu’à la codécision. Nous avions pris, en marge de l’enquête, un indicateur de pratique réelle : le référendum local. Il est peu utilisé parce que la loi l’a verrouillé. On constate là aussi que les maires communistes sont en tête, 18 d’entre eux ayant organisé une consultation ou une votation citoyenne ces dernières années. Viennent ensuite les socialistes et l’UDF, qui ont une réflexion mais pas un discours aussi abouti.

=====> La pratique par les élus de la démocratie participative peut elle avoir une influence sur le jugement des électeurs ?

-- Christophe Premat. On va très vite, dans les années qui viennent, pouvoir mesurer les instruments de participation suivant leurs effets. Il y a trois types de situations possibles : l’élu communique pour seulement informer, ou bien il consulte et il y a des retours au conseil municipal, ou bien il y a partage du pouvoir et codécision. À ce niveau-là, les municipalités sont assez prudentes. Peu s’y essayent réellement. Le suffrage universel est très ancré dans la pratique républicaine et les élus de droite ou de gauche n’aiment pas beaucoup que les citoyens participent en dehors des règles électorales. On est donc dans une phase encore expérimentale mais, à mon avis, dans quelques années nombre de communes mèneront une pratique réelle de la codécision. Entretien réalisé par O. M. http://www.humanite.fr/2008-02-18_Politique_Democratie-participative-le-PCF-en-tete

 

67) « Pour de nouveaux espaces de partage du pouvoir » : Une proposition de François Auguste, dirigeant du PCF.

Membre du conseil national du PCF et vice-président du conseil régional Rhône-Alpes délégué à la démocratie participative, François Auguste appelle le PCF à proposer partout la nomination d’adjoints à la démocratie participative. « Cette proposition, venant du PCF, aurait un fort impact dans la campagne électorale », estime le dirigeant communiste. Il ajoute qu’une telle proposition « permettrait de généraliser une démarche expérimentale qui recueille d’ores et déjà une vraie adhésion populaire là où elle est mise en oeuvre. Elle permettrait de créer dans des milliers de communes des espaces nouveaux, avec des outils diversifiés à inventer et des moyens de les faire vivre, où les habitants pourront dialoguer à égalité avec les élus, partager des décisions, pourquoi pas gérer des budgets ».

Pour l’élu communiste de Rhône-Alpes, la mise en réseaux « des pratiques originales, novatrices de démocratie participative » rendra indispensable « la constitutionnalisation de ces pratiques nouvelles en un principe nouveau, fondamental et révolutionnaire : le droit à la participation des citoyens à toutes les décisions qui les concernent ». Elle permettrait à des centaines d’élus communistes « d’exercer une responsabilité passionnante, qu’ils soient en position majoritaire ou minoritaire, de rendre lisible et visible une démarche révolutionnant notre vie politique et institutionnelle, d’impulser une nouvelle manière de gérer les services publics locaux infiniment plus efficace, une nouvelle manière de faire de la politique ». O. M.

===è Le « communisme municipal » réinventé…

Les candidats communistes proposent un nouveau projet pour la ville et pour la société. Les villes bougent et les problèmes rencontrés aussi. Les précarités se sont étendues, les urgences et les tensions sociales ont rompu les équilibres de la société. Dans le même temps les possibilités d’accès à la connaissance se sont multipliées. Du coup les politiques offertes par ce qu’on a appelé « le communisme municipal » ont vieilli. Si les municipalités communistes sont en général restées performantes en matière de logement, de solidarité, d’éducation, de politique de l’enfance ou de la jeunesse, de politique culturelle, c’est parce qu’elles ont su faire évoluer leurs offres. Celles-ci sont diverses, mais un certain nombre de lignes de force se dégagent.

Le développement maîtrisé. Le laisser-faire libéral chasse une partie de la population vers des ghettos lointains. Les élus communistes recherchent un développement du territoire qui réponde à toute la population. Des municipalités s’engagent dans des projets, concertés avec la population, de refontes des quartiers et des centres-villes, ainsi que des projets d’aménagement de zones d’activités économiques, de commerces de proximité.

La réussite solidaire. Les termes « réussite », « réussir », « réussite solidaire » deviennent les plus utilisés dans les projets de ville des communistes. Au contraire de la « méritocratie » sarkozienne, qui consiste à aider quelques individus particulièrement méritants, il s’agit de mobiliser les moyens de la collectivité pour contribuer à la réussite des projets de chacun. Les « contrats réussite » se multiplient notamment vers les jeunes. Ils concernent principalement l’emploi ou la formation et s’étendent aux projets culturels et de loisirs.

Vivre ensemble, une ville humaine. Des municipalités engagent des réformes du quotient familial pour l’adapter à la montée de la précarité, de la monoparentalité. La ville est pensée dans sa dimension humaine. Des événements culturels, des rassemblements festifs sont conçus. Les projets écologiques (logements aux normes de haute qualité environnementale, transports, tri et gestion des déchets, énergies renouvelables…) tiennent une place prioritaire.

Décider ensemble. Assises de la ville, conseils de quartier ou de voisinage, comités d’usagers, ateliers citoyens, référendum ou votation citoyenne…, les instances de démocratie participative se multiplient. Une culture du partage du pouvoir est en train d’émerger. Nouvelle marque du « communisme municipal » ? O. M. http://www.humanite.fr/2008-02-18_Politique_Le-communisme-municipal-reinvente

68) LO enterre la hache de guerre

Union. Pour la première fois, le parti d’Arlette Laguiller tend la main à la gauche aux municipales, reconnaissant l’union comme un moyen efficace de s’opposer à la droite.Un vent de révolution souffle à Lutte ouvrière. Ses militants font l’apprentissage de l’union avec les autres forces de gauche aux élections municipales. Cela devrait se traduire par la présence de représentants de LO sur une soixantaine de listes d’union. Dans environ 80 autres villes, LO se présentera seule, invoquant « le refus du PC, du PS, ou de ces deux partis » qui aurait « rendu tout accord impossible ». Et dans « les cas où le PS se présente contre les maires communistes sortants », LO penche « en règle générale » pour le PCF, explique Georges Kaldy, dirigeant de l’organisation.

Une donne inédite depuis 1974 et la première candidature d’Arlette Laguiller à la présidentielle. Jusqu’alors, LO s’est limitée à appeler à voter, au mieux, à gauche au second tour de la présidentielle (pour François Mitterrand en 1981 et pour Ségolène Royal en 2007) et, au pire, pour aucun candidat en lice (en 1988, 1995 et 2002). Pour Georges Kaldy, la situation a changé : « Lors des municipales de 2001, la gauche était au gouvernement, et nous ne voulions pas cautionner sa politique. Aujourd’hui, cela fait plus de cinq ans que la droite est au pouvoir », s’est aperçu le dirigeant, qui « entend la volonté des travailleurs de tout faire pour s’opposer à cette droite ». Cela passe donc par des accords pour éviter les « listes de division ». Pour Colette Cordat, candidate à Bourges sur la liste de la gauche unie, ce rapprochement est « naturel », après « avoir combattu ensemble, dans l’opposition municipale depuis 2001, la politique du maire de droite ». Un pas aisé à franchir aussi pour Philippe Julien, élu sortant à Saint-Denis et candidat sur la liste de Didier Paillard (PCF), qui dit « avoir voté en six ans à 80 % avec la majorité municipale ». Lui ne voit « pas de divergences suffisantes » à gauche pour justifier la liste dissidente du PS. Pour d’autres, la pilule est plus dure à avaler. À Nantes, Hélène Defrance, tête de liste LO, n’a pas pris contact avec la gauche rassemblée derrière Jean-Marc Ayrault (PS). « De toute façon, on aurait essuyé un refus », argumente la candidate, qui mènera une liste d’« opposition de gauche » au maire sortant, tout en reconnaissant des qualités certaines à sa gestion. À Wattrelos (Nord), des querelles internes ont éclaté, ayant conduit à la mise sur la touche des élus sortants LO opposés à l’union. À Agen, les militants trotskistes pourraient se présenter sur des listes séparées. « Pourquoi reprendre l’argument de nos adversaires qui nous accusent de diviser la gauche en nous présentant ? », s’agace Michelle Verdier, adhérente de la « fraction » minoritaire de LO, récemment « suspendue », et qui militait pour un accord électoral avec la LCR. Elle dénonce « un revirement à 180 degrés dicté par le choix opportuniste de conserver des élus », dans un contexte où LO craint une descente aux enfers électorale après son revers à la présidentielle (1,3 % en 2007, contre 5,7 % en 2002). Reste l’ascendant pris par la LCR à l’extrême gauche face à sa rivale pour expliquer le nouveau choix de LO. La direction le nie, parlant d’« affabulations » de journalistes. Mais selon ses opposants, « cela a bien sûr pesé. Et c’est absurde, vu la fragilité des scores d’un scrutin à l’autre ». Sébastien Crépel http://www.humanite.fr/2008-02-18_Politique_LO-enterre-la-hache-de-guerre

 

69) « Irresponsable » PAR PIERRE LAURENT

En grande difficulté dans l’opinion, incapable de reprendre la main sur les questions sociales où l’injustice de ses choix politiques est maintenant patente, Nicolas Sarkozy vient d’en revenir brutalement aux méthodes qui lui avaient un temps réussi, mêlant diversion, confusion, provocation, populisme nauséabond. Les deux discours qu’il vient successivement de prononcer devant le CRIF à Paris et sur l’école à Périgueux ont un point commun : leur dimension culpabilisatrice. À écouter le président, ce ne sont pas les choix politiques mis en oeuvre qui expliqueraient les difficultés rencontrées par la société française, mais ce serait en quelque sorte son manque de valeurs. En clair, ce n’est pas moi qui vais mal, encore moins l’orientation de mon gouvernement, c’est la France qui se laisse aller. Notre société manquerait de « religion », et cette absence provoquerait tous les drames de l’humanité. Elle manquerait de « mémoire », et pour y remédier chaque enfant de nos écoles devrait en porter le fardeau. Elle manquerait de « respect » et de « symboles », et il faudrait d’urgence réapprendre aux enfants « à se lever à l’écoute de l’hymne national ». Elle manquerait de programmes scolaires recentrés sur les « fondamentaux », par exemple « la grammaire qui est le commencement de toute pensée » ! Elle manquerait de « Marianne » et de « drapeau »… Une nouvelle fois, l’école de la République sert de bouc émissaire à ce discours rétrograde, à cette croisade évangéliste, à cette démagogie moralisatrice aux accents vichystes. Ainsi, après avoir fustigé les experts chargés de rédiger les programmes scolaires - « "rédiger", souvent un grand mot », ajoute plein de mépris le président -, le voilà qui décrète en quelques traits de plume, en quelques phrases d’un simplisme consternant « ce qui mérite d’être étudié par les élèves ». Tout cela ne tient malheureusement pas de l’écart de langage. L’outrance est délibérée. Satisfaits du trouble jeté par le discours prononcé devant le CRIF, les plumitifs de l’Élysée en ont rajouté une louche dans celui de Périgueux, le président allant jusqu’à qualifier de « cadeau de la mémoire » le souvenir d’un enfant déporté confié à chaque élève de l’école primaire ! Une idée jugée hier « insoutenable » par Simone Veil elle-même, pourtant appelée il y a quelques semaines par le même président à coordonner la réécriture du préambule de la Constitution. Que d’irresponsabilités, de confusion et d’inquiétantes dérives au plus haut sommet de l’État !

 Nicolas Sarkozy se moque du monde quand, après tant d’aberrations pédagogiques, de simplismes dans le diagnostic de l’échec scolaire, de caricatures dans l’énoncé des remèdes, il prétend construire une « nouvelle école primaire » et « diviser par trois le taux d’échec scolaire à la sortie du CM2 ». En vérité, le discours présidentiel est d’un vide sidéral sur les vrais problèmes de l’école. Il ignore les réalités, leurs contradictions, la nature des problèmes posés. La leçon de morale adressée au pays, dont l’école n’est que le prétexte et la mémoire de la Shoah qu’un instrument honteusement détourné, vise seulement à tenter de faire oublier le fiasco de la politique engagée depuis l’élection présidentielle et la défiance dont elle est désormais l’objet dans l’opinion. La fuite en avant présidentielle dont témoignent ces deux discours n’en est pas moins très inquiétante. La radicalisation recherchée vise tout autant la remobilisation de l’électorat le plus droitier que la confusion des alternatives qu’il convient d’opposer à la politique du pouvoir en place. Face à Nicolas Sarkozy et à l’UMP qui serre à nouveau les rangs derrière lui, il importe plus que jamais d’opposer de manière conjuguée les idéaux d’égalité républicaine, de démocratie et de justice sociale, de laïcité. Notre conception solidaire de la société est une et indivisible. Par Pierre Laurent

http://www.humanite.fr/2008-02-16_Societe_Irresponsable

 

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         & Le Coin des Initiatives                          &

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70) Pacte de soutien Ni Pauvre Ni Soumis

La situation est grave : des centaines de milliers de personnes en situation de handicap, atteintes de maladie invalidante ou victimes d’accident du travail, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté.  Le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » revendique, pour ces personnes, un revenu d’existence décent, c’est-à-dire un revenu personnel égal au montant du Smic brut pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler. Parce qu’entre handicap, maladie et pauvreté, il y a un intrus que l’on peut supprimer tout de suite ; Parce que la valeur « travail » ne peut concerner que celles et ceux qui peuvent effectivement travailler ; Parce que les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante sont citoyennes à part entière et ne peuvent plus accepter l’assistanat ; Parce qu’un projet de société qui ne permet pas à chacun de pouvoir formuler et mettre en œuvre ses projets n’est que le projet d’UNE société, dont à l’évidence de nombreuses personnes en situation de handicap ou atteintes d’une maladie invalidante sont exclues ; Parce que soutenir « Ni pauvre ni soumis », c’est faire en sorte que le projet de société qui nous est proposé change profondément pour prendre en compte l’ensemble des citoyens ; Parce que soutenir « Ni pauvre ni soumis », c’est faire en sorte que les valeurs de solidarité, de participation, de non-discrimination, de respect et de dignité cessent d’être des mots dans le discours de nos politiques ; Parce que les valeurs qui nous sont communes et ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous distingue ;

Je signe le pacte de soutien au mouvement « Ni pauvre, ni soumis » !

http://pacte.blogs.apf.asso.fr/sign.html

Toutes les signatures accompagnées du pacte seront remises à l’Elysée le 29 mars 2008 à la suite de la marche citoyenne et apolitique, par une délégation de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante.

-Transmis par : <bercoadou@wanadoo.fr>

 

71) « La liberté syndicale menacée » UN APPEL A L’ARRET DE LA REPRESSION EN NOUVELLE-CALEDONIE

Depuis plusieurs semaines, en Nouvelle-Calédonie, l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE) subit une répression sans nom. Un dur conflit oppose depuis plusieurs mois l’USTKE à la direction de Carsud (du groupe Veolia), entreprise en charge des transports suburbains dans l’agglomération de Nouméa, qui refuse toute négociation. Le 17 janvier, les forces de l’ordre sont intervenues pour déloger un piquet de grève des salariés qui pourtant n’entravait en rien la liberté du travail et de la circulation. Cette intervention policière s’est déroulée avec une rare violence. On a dénombré vingt blessés - dont cinq gravement - du côté des manifestants et plus de cinquante interpellations. Dix syndicalistes ont été mis en prison en attendant un procès prévu pour le 22 février. Depuis, les hommes du GIPN, armés et encagoulés, procèdent à de brutales interventions aux domiciles des syndicalistes. Quatre autres personnes ont été arrêtées et emprisonnées. Le président de l’USTKE, Gérard Jodar, pour éviter d’être lui-même arrêté, ne peut plus quitter son bureau ni circuler librement. Il vit, avec des dizaines d’adhérents, retranché dans le bâtiment du syndicat. Ces pratiques sont une atteinte inadmissible à la liberté syndicale. Mais il est vrai que l’expansion économique et la flambée des cours du nickel attisent les appétits des grandes entreprises qui supportent mal un syndicalisme actif. En outre, l’USTKE s’est prononcée pour le droit à l’autodétermination du peuple kanak, position qui dérange beaucoup la droite locale. Nous mettons en garde les autorités françaises sur les risques que ces pratiques, dans un contexte de tension sociale, font encourir à la paix civile. Nous demandons l’abandon de toutes les poursuites judiciaires à l’encontre des syndicalistes et la libération de ceux qui ont été arrêtés. Nous demandons que les pouvoirs publics interviennent pour que la direction de Carsud accepte d’ouvrir de réelles négociations avec l’USTKE. Jean-Jacques de Félice (avocat), José Bové (Via Campesina), Olivier Besancenot (LCR), Noël Mamère (Les Verts), Manu Chao (artiste), Gilles Perrault (écrivain), Alban Bensa (anthropologue), Gérard Le Cam (sénateur communiste), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Yves Salesse (collectifs antilibéraux), François Della Sudda (LDH), Isabelle Leblic (ethnologue), Didier Daeninckx (écrivain), Mehdi Lallaoui (réalisateur).

http://www.humanite.fr/2008-02-16_Tribune-libre_La-liberte-syndicale-menacee

 

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         & Points de vue              &

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72) « En finir avec la société carcérale » PAR JORDANE LEGLEYE, MEMBRE DU COLLECTIF TROP C’EST TROP (*)

Pourquoi agir pour que l’incarcération soit l’ultime recours ?

Les gardes des Sceaux successifs sont formels : d’ambitieux plans de construction feront bientôt oublier que la « patrie des droits de l’homme » impose les pires conditions de détention en Europe. Fini les geôles de la honte ! Vive les prisons modernes pour jeunes, pour fous, pour handicapés, pour vieux, pour étrangers… Alors que les parlementaires voteront cette année une loi-cadre pénitentiaire, il est urgent de s’attaquer à ce chancre carcéral que nous, citoyens libres, laissons se développer au rythme accéléré du démantèlement de nos conquêtes démocratiques et sociales. En décembre 2007, 12 581 détenus se trouvaient en surnombre dans nos 188 prisons (1). La République entasse près de 63 000 personnes dans 50 500 places de prison : en moyenne, 125 personnes là où il ne devrait y en avoir que 100, soit 25 de trop. Encore n’est-ce pas le « trop » de trop, car dans les 73 établissements pour peine, où se purgent les condamnations de plus d’un an, la règle qui veut que ne soit enfermée qu’une personne là où il n’y a qu’une place est globalement respectée.

Mécaniquement, donc, dans les maisons d’arrêt (personnes en attente de jugement ou condamnées à moins d’un an), la surpopulation crée des conditions de vie inhumaine. Imaginez-vous dans 9 mètres carrés, avec deux lits superposés dans un angle, un 3e lit en face, et, la nuit venue, un 4e matelas à même le sol, calé entre le lavabo et le water pas closet. C’est l’hiver, gare à la gastro…

L’été ce n’est pas mieux. Les cellules sont surchauffées. Insuffisamment nombreux, les gardiens n’assurent pas toutes les promenades quotidiennes. Les visites sont aléatoires, les transferts arbitraires, les possibilités de suivre des études ou un traitement médical très minces. Pour tous, les biens et services quotidiens sont « cantinés » à des prix excessifs alors que l’accès aux maigres revenus du travail se tarit… La prison n’est pas qu’une privation de liberté, c’est aussi souvent un lieu d’humiliation et d’avilissement pour un nombre croissant de concitoyens et leurs familles. L’inflation carcérale est continue depuis trente ans. Trois décennies de chômage de masse durant lesquelles la durée moyenne de détention (8,4 mois aujourd’hui) a plus que doublé, et avec lui le nombre de détenus. Les peines sont en effet plus lourdes, les détentions « préventives » allongées en raison de l’étranglement judiciaire et surtout de la création en cascade de nouvelles catégories de délits qui frappent massivement les jeunes sans bagage scolaire ni emploi. Lorsque 4 sorties sur 5 ne font l’objet d’aucune préparation, rien d’étonnant à ce que les récidives soient si nombreuses : 80 % des moins de trente ans sans travail à la sortie de prison y retournent sous cinq ans. Notre système carcéral ne protège pas la société d’individus réputés dangereux (10 % des détenus) quand il ne se donne pas les moyens de les réinsérer. Construire de nouvelles cellules, à 100 000 euros pièce, ne changera pas la donne : elles seront vite surpeuplées, comme les 30 000 places livrées ces vingt dernières années. Pourquoi ne pas utiliser ces crédits à développer les moyens des services d’insertion et de probation, à renforcer les mesures d’accompagnement et à multiplier les peines alternatives à l’encellulement ? À compter du 15 juin 2008, la France devra se conformer aux règles pénitentiaires européennes qui stipulent que l’encellulement individuel est un droit et qu’une cellule ne peut être partagée, avec l’accord du détenu, que si elle est adaptée à un usage collectif : dépeupler les prisons est la seule manière d’y parvenir. Pesons dans le débat ouvert par le projet de loi pénitentiaire pour que l’incarcération soit effectivement l’ultime recours et non une peine automatique comme elle tend à l’être chaque jour davantage.

(*) Ce collectif réunit une trentaine d’associations autour d’une revendication minimale immédiate : n’enfermer qu’une personne là où il n’y a qu’une place.

Voir www.tropctrop.fr. (1) D’après les travaux de P-V. Tournier, directeur de recherche au CNRS. http://www.humanite.fr/2008-02-16_Tribune-libre_En-finir-avec-la-societe-carcerale

 

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         & Le Coin des Revues                 &

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73) La revue Lusotopie XIV (2) est sorti/has been published/já saiu!

La revue Lusotopie (Leyde, Brill Academic Publisher) a le plaisir d’annoncer que son volume XIV (2), novembre 2007, vient de paraître, incluant notamment un dossier sur “Lusomondialisation ? L’économie politique du Brésil de Lula” coordonné par Brigitte Lachartre et Pierre Salama,

Sommaire et résumés trilingues (fr., port. angl.) :

<www.lusotopie.sciencespobordeaux.fr/sommaire.html>

Abonnement en ligne : <www/brill.nl/luso>

Contact : <info.lusotopie@sciencespobordeaux.fr>

===è Prochain volume (juin 2008) : « Indiens des cinq colonisations d’Afrique orientale. Mobilités et identités en diaspora de 1870 à nos jours », sous la direction de Joana Pereira Leite et Nicole Khouri

--- Informação da revista Lusotopie : A revista Lusotopie (Leiden, Brill Academic Publisher) tem o prazer de anunciar que acabou de sair o volume XIV (2), Novembro de 2008, incluindo em particular um dossier sobre “Lusomundialização ? A economia política do Brasil de Lula” sob a direcção de Brigitte Lachartre e Pierre Salama Sumário e resumos trilingues (fr., port., ingl.) : <www.lusotopie.sciencespobordeaux.fr/sommaire.html>

Assinatura on line : <www/brill.nl/luso>

Contacto : <info.lusotopie@sciencespobordeaux.fr>

Próxima saida (Junho de2008) : « « Indiens des cinq colonisations d’Afrique orientale. Mobilités et identités en diaspora de 1870 à nos jours », sob a direcção de Joana Pereira Leite e Nicole Khouri

--- Information from Lusotopie : Lusotopie (Leiden, Brill Academic Publisher) is pleased to announce issue XIV (2), November 2007, has been published, with a main dossier on « Lusoglobalization ? The political economy of Lula’s Brazil»

edited by Brigitte Lachartre and Pierre Salama

Contents and trilingual abstracts (fr., port. engl.):

<www.lusotopie.sciencespobordeaux.fr/sommaire.html>

Subscription: <www/brill.nl/luso>

Contact : <info.lusotopie@sciencespobordeaux.fr>

Next issue (June, 2008) : « « Indiens des cinq colonisations d’Afrique orientale. Mobilités et identités en diaspora de 1870 à nos jours », edited by Joana Pereira Leite and Nicole Khouri

-From : <c.chaussy@sciencespobordeaux.fr>

 

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         & Le Coin des Livres                   &

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74) Figures du populisme de marché, de Mme Thatcher à M. Blair

Le Populisme autoritaire - Puissance et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme, de Stuart Hall. Éditions Amsterdam, 2008, 13,90 euros. Né en Jamaïque en 1932, Stuart Hall a été l’un des intellectuels britanniques les plus influents entre les années 1960 et 1990. Après 1968, ce sociologue a introduit dans l’université les « cultural studies », qui ont proposé une lecture ethnographique des modes de vie et des cultures populaires. Marxiste critique, lecteur de Gramsci, Hall a été très tôt attentif aux nouvelles forces de contestation (féminisme, minorités ethniques et sexuelles). Ce recueil d’articles offre un aperçu de sa réflexion sur le thatchérisme. Hall estime que le thatchérisme a été un « populisme autoritaire », c’est-à-dire une forme de gouvernement de classe qui a cristallisé une bonne part du mécontentement populaire vis-à-vis de l’ordre économique et politique d’après-guerre, et l’a mobilisé en faveur d’une solution autoritaire de droite.

Le thatchérisme a pu occuper le pouvoir aussi durablement car il a reposé sur une réorganisation radicale de l’État et de l’économie et sur la « colonisation » de la société civile par un nouveau « sens commun néolibéral ». Selon Stuart Hall, le New Labour s’est adapté au terrain thatchérien, mais d’une manière particulière. Le blairisme correspondrait à un « transformisme » (selon le terme gramscien) de la social-démocratie en variante spécifique du néolibéralisme thatchérien. Hall montre que Blair et Brown - tout comme la « Dame de fer » - ont doté leur parti d’une « stratégie dominante ». D’une part, leur fondamentalisme de marché en fait les continuateurs du populisme autoritaire thatchérien (dérégulation du travail, maintien de la législation restrictive sur les droits syndicaux, privatisations rampantes avec les partenariats privés-publics, invention d’un État-marché, « marchéisation » de la société civile, micro-management autoritaire des conduites sociales, etc.). Toutefois, Hall remarque que le néolibéralisme fondamental du New Labour se double d’un programme social-démocrate subalterne (redistributions modestes, investissements dans les services publics tardifs et plutôt inefficaces), pour ne pas désespérer l’électorat travailliste traditionnel. Paraphrasant Lénine, Hall remarque que le New Labour constitue la « meilleure coquille politique » du capitalisme global. À la lecture de ces pages, on sera frappé par les similitudes qui existent entre ce qui s’est passé en Grande-Bretagne et aujourd’hui l’offensive sarkozyste, la droitisation irrésistible du PS et l’impuissance de la gauche française. Philippe Marlière, politologue, University College de Londres. http://www.humanite.fr/2008-02-16_Tribune-libre_Figures-du-populisme-de-marche-de-Mme-Thatcher-a-M-Blair

 

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         & Le coin du Théâtre & du Cinéma                           &

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75) Théâtre : Peur sur la France

Plongée en apnée dans un pays au bord de l’asphyxie. Mohamed Rouabhi signe un spectacle implacable qui déjoue les ressorts de la peur. Cette France invisible. Cette France des banlieues, des sans-logis, des sans-travail, des sans-rien. Cette France de l’ombre toujours stigmatisée, rejetée, humiliée. Rouabhi ne s’embarrasse pas de bons sentiments. Il n’est pas dans la plainte. En portant à la scène cette France-là, il porte plainte. Démontage de la mécanique sémantique et idéologique de la peur. La peur de ce qui est étranger, différent. La peur de l’autre, du Noir, du Jaune, de l’Arabe. Depuis des lustres, depuis le temps des colonies. Hier indigènes, aujourd’hui « banlieusards ». Les mots changent, les arguments restent les mêmes. Toujours au ban, à la périphérie, à la marge. Jusqu’à quand ? Combien de vies stoppées en plein vol ?

--- brut de décoffrage

C’est un plaidoyer implacable, une rhétorique sans emphase qui puise toute sa force de conviction chez les poètes. On devine du Genet entre les mots ; on entend du Senghor, du Césaire, du Brecht. Théâtre des mots et des idées, Mohamed Rouabhi ne se cache pas derrière le répertoire pour raconter, en temps réel, ce pays. Pas d’allusions, pas d’illusions. C’est brut de décoffrage, ça vous secoue, ça vous met mal à l’aise. Et si c’était ça aussi, le théâtre ? Ce lieu de l’intranquilité, ce lieu où l’on bousculerait les idées reçues, les a-prioris, les certitudes. Quand d’aucuns se contentent de mettre en scène la misère, Rouabhi réfute ce discours. Il accuse et n’excuse rien ni personne. Il est à sa place et dans son rôle d’homme de théâtre. Vive la France décortique par le menu la phraséologie sarkozyste, cette idéologie qui repose sur le triptyque « Travail, Famille, Patrie » et dont Sarkozy est le nom, comme l’écrit avec à propos Alain Badiou. Alors la Marianne de Rouabhi est noire, d’une beauté à vous couper le souffle, un brin provocante drapée dans sa robe tricolore. La Marseillaise est jouée à l’oud. Sacrilège… « Tes perles sont des étoiles sur ta peau noire », dit d’une belle voix profonde Léopold Senghor tandis que le corps nu de l’actrice se découpe, silhouette noire sur fond blanc, et que défilent les photos anthropométriques de l’exposition coloniale qui se déroula à Paris au début du siècle dernier. Extrait d’une émission de télévision. Le double, noir, de Patrick Poivre d’Arvor en est l’invité. Symbole d’une France qui reconnaîtrait, enfin, ses « minorités » ? « Vous avez un maillot de bain ? » lui demande, tout sourire, l’animatrice. On le devine perturbé, même s’il est trop élégant pour n’en laisser rien paraître. « Lui aurait-on posé cette question s’il n’avait pas été noir ? » demande Rouabhi.

--- défi aux bienpensants

Vive la France raconte cette France coloniale, postcoloniale, néocoloniale qui continue d’imprimer sa vision de la société mais pas seulement. Là où les hommes politiques jouent sur la peur - comme elles sont terribles ces images de « la France qui brûle » lors des révoltes de 2005, avec le décompte quotidien des voitures brûlées - Rouabhi ne s’enferme pas dans la seule problématique du racisme. Le racisme, semble-t-il nous dire, est constitutif hier du capitalisme, aujourd’hui du libéralisme. Il s’acharne contre ceux qui ont la peau sombre comme il s’acharne contre les jeunes, les pauvres, les sans-logis, les « nouveaux travailleurs pauvres », les sans-papiers. À quel monde appartiens-tu ?, nous lance-t-il dans ce geste théâtral qui s’entend comme un défi à la bien-pensance. La mise en scène convo- que sur le plateau la parole des poètes comme des hom- mes et des femmes de la rue, le silence, la danse, le cinéma, le petit écran, la musique, des chansons. La vingtaine d’acteurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs, témoignent de leur engagement dans ce projet théâtral. Tous participent d’un théâtre de la conscience, d’un théâtre de l’humanité encore et toujours vivant. À la fin du spec- -tacle, ils ont quitté leurs habits de scène et viennent s’asseoir, face au public. Un chant s’élève : « On devra encore imprimer le rêve de l’égalité / On ne devra jamais supprimer le rêve de la fraternité / restent des pointillés… ». Un jour en France, Noir Désir. Rideau. Marie-José Sirach Vive la France, de (et mis en scène par) Mohamed Rouabhi. Théâtre Gérard-Philipe, Saint-Denis. Jusqu’au 1er mars. Tél. : 01 48 13 70 00. http://www.humanite.fr/2008-02-18_Cultures_Peur-sur-la-France

 

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         & Echos d'Europe             &

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76) Kosovo : une indépendance en trompe-l’oeil ?

Kosovo. Les Albanais ont proclamé hier l’indépendance de cette province serbe, mettant fin au long statu quo instauré depuis les bombardements de l’OTAN du printemps 1999. Correspondance particulière. C’est dans la liesse que les Albanais ont fêté la satisfaction de la revendication qui les unissait depuis au moins vingt ans, mais c’est dans la peur que les Serbes ont vécu cette journée, incertains sur leur avenir. Pourtant, sur le terrain, bien peu de chose va changer maintenant que l’indépendance a été proclamée. Malgré la transition qui s’annonce délicate entre la MINUK et la nouvelle mission européenne EULEX, le gouvernement et toutes les institutions élues du Kosovo demeureront étroitement contrôlés par la communauté internationale, tandis que la sécurité du territoire sera toujours assurée par les quelque 20 000 soldats de la KFOR actuellement présents sur le territoire. Le contrôle des frontières et des douanes sera toujours assuré par la KFOR et les forces de police internationales…

--- Un territoire des plus pauvres

Bref, l’indépendance du Kosovo a toute chance de rester largement symbolique. Même si c’est un symbole qui a cristallisé toutes les revendications albanaises, cette indépendance formelle risque de ne pas satisfaire longtemps les Albanais, alors que le Kosovo restera un des territoires les plus pauvres d’Europe. Le chômage touche 60 % de la population active, alors que 60 % des Kosovars ont moins de vingt ans. Chaque mois, 40 000 jeunes fêtent leur dix-huitième anniversaire, sans aucune possibilité de pouvoir construire leur vie au Kosovo. L’émigration - le plus souvent clandestine - vers les pays occidentaux demeure une soupape de sécurité essentielle, alors que les apports financiers de la diaspora albanaise permettent à la société de « tenir ». Depuis des années, le Kosovo ne produit rien. Les entreprises de la région ne fonctionnent plus depuis longtemps, et l’économie du territoire ne repose que sur le commerce et les services. L’indépendance ne changera rien. Les projets de relance des activités minières demeurent très aléatoires, alors que les mines de lignite et de minerais précieux et semi-précieux représentent la principale richesse potentielle du Kosovo. De surcroît, la Serbie ne renoncera pas à ses droits de propriété sur la plupart des entreprises du Kosovo. Même après l’indépendance, la défense de ces droits de propriété se plaidera devant les tribunaux de commerce internationaux, rendant ainsi très incertains les projets de privatisation des principales entreprises.

--- Risques accrus dans le nord serbe

La semaine dernière, avant même la proclamation d’indépendance, la Serbie avait fait savoir qu’elle la considérerait comme nulle et illégale. Cependant, l’ampleur des réactions et des mesures de rétorsion que prendra Belgrade demeure incertaine. La Serbie devrait, à tout le moins, rappeler ses ambassadeurs des pays qui reconnaîtront l’indépendance et appliquer un embargo au Kosovo. Cette dernière mesure pourrait avoir de très lourdes conséquences sur le territoire, qui dépend largement de la Serbie pour son approvisionnement énergétique et de nombreux produits de base. Alors que le Kosovo vit depuis 1999 au rythme d’incessantes coupures de courant, la situation pourrait donc encore beaucoup s’aggraver, même si la MINUK assure que des mesures de prévention ont été prises. La pénurie de produits alimentaires qui pourrait se produire risque également de faire la fortune des contrebandiers. A priori, la Serbie a exclu d’envoyer l’armée au Kosovo, mais cette promesse pourrait être remise en cause si la violence se généralisait dans les zones serbes du territoire. Le risque d’attaques et de provocations contre les enclaves serbes ne peut pas être exclu, même si les dirigeants albanais assurent contrôler leurs troupes et s’ils n’ont, dans l’immédiat, aucun intérêt politique à laisser se développer un tel scénario. Les risques les plus grands se concentrent peut-être, à court terme, dans la zone nord du territoire, majoritairement serbe. Tout comme Belgrade, le Conseil national serbe du Kosovo et Metohija considère comme nulle et non avenue la proclamation d’indépendance, mais il ne devrait pas aller jusqu’à proclamer la sécession de la zone Nord, car cela reviendrait à reconnaître l’indépendance du reste du territoire. Alors que milices, groupes paramilitaires et provocateurs en tout genre abondent à Mitrovica, dans le camp serbe comme dans le camp albanais, la moindre étincelle pourrait mettre le feu aux poudres.

Même si une explosion parvient à être évitée dans les heures et les jours qui suivront la proclamation d’indépendance, que deviendront les zones serbes du Kosovo où fonctionnent depuis huit années des institutions « parallèles » ? Imaginer leur « réintégration » dans le Kosovo indépendant est parfaitement illusoire. Les diplomates occidentaux devraient s’accommoder, au moins dans un premier temps, d’une « soft partition » du secteur nord - une partition qui ne dirait pas son nom et qui ne serait rien d’autre que le maintien de la situation actuelle… Cette situation sera cependant vite contestée par les Albanais, qui réclament l’établissement de la souveraineté effective de Pristina sur la zone nord, quitte à voir celle-ci se vider de sa population serbe. Les Kosovars accepteront-ils longtemps l’ersatz de souveraineté qui leur est offert et la terrifiante misère qui va continuer d’être le sort de leur pays ? Depuis les émeutes de mars 2004, les missions internationales au Kosovo craignaient l’explosion d’une nouvelle bouffée de colère dont elles auraient été les cibles directes. L’indépendance ne suffira pas à désamorcer la bombe sociale que représente le Kosovo. Pour comprendre :

MINUK : Mission des Nations unies au Kosovo

KFOR : Force de l’OTAN au Kosovo

EULEX : nouvelle mission européenne

Jean-Arnault Dérens http://www.humanite.fr/2008-02-18_International_Kosovo-une-independance-en-trompe-l-oeil

 

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         & Echos du Monde            &

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77) Tchad : d’un coup de force à l’autre

N’Djamena. Idriss Déby décrète l’état d’urgence. Le président tchadien a décrété l’état d’urgence pour une quinzaine de jours. Avec couvre-feu, censure des médias et restrictions aux déplacements à l’intérieur du pays… Cette décision suscite d’autant plus l’inquiétude sur place qu’elle avait été précédée d’arrestations arbitraires visant l’opposition démocratique. Parmi les personnalités ainsi kidnappées, il se disait hier que Lol Mahamat Choua, l’homme symbole de l’accord du 13 août 2007 pour un processus démocratique et l’État de droit (accord conclu sous l’égide de l’Union européenne, avec l’aval de Paris et de Washington), enlevé par un commando de la Garde présidentielle le 3 février, avait été « retrouvé vivant », selon la formule du ministre de l’Intérieur Ahmat Mahamat Bachir. « Je ne peux pas vous donner plus de détails pour le moment », déclarait le même, sous-entendant contre tous les témoignages recueillis que les ravisseurs auraient été des rebelles. « Nous avons contacté l’ambassade de France dix minutes après l’enlèvement. À ce jour, nous n’avons pas eu une réponse, pas une visite de leur part pour venir s’informer », rappelle le porte-parole du parti de Lol Mahamat Choua, le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP). Le ministère français des Affaires étrangères s’est contenté d’indiquer que « l’ambassadeur de France à N’Djamena (avait) obtenu des autorités tchadiennes de pouvoir rencontrer M. Lol Mahamat Choua » et qu’il avait pu vérifier que celui-ci était « détenu dans une prison militaire ». Apparemment, cette incarcération ne trouble guère Bernard Kouchner ni son collègue à la Défense Hervé Morin. Pas plus que la disparition de deux autres responsables de l’opposition, Ibn Oumar Mahamat Saleh et Ngarlejy Yorongar. « Depuis plus de dix jours, (ce dernier) est détenu au secret quelque part au Tchad. Qui peut ignorer qu’il est en danger ? », s’indigne l’association Primo-Levi, précisant que Yorongar avait été reçu à son centre de soins « en raison des séquelles physiques consécutives aux violences qu’il a subi à plusieurs reprises ». De fait, la torture a toujours été de règle dans les geôles d’Idriss Déby. Jean Chatain http://www.humanite.fr/2008-02-16_International_Tchad-d-un-coup-de-force-a-l-autre

 

78) « N’Djamena pleure ses morts, la Françafrique jubile ! » PAR KOULSY LAMKO, ECRIVAIN TCHADIEN EN EXIL.

Pourquoi la France est directement responsable de la crise démocratique au Tchad ? Bien futé qui comprenne et démêle les fils de l’écheveau que constitue la politique française au Tchad. Que la France vienne au secours de son protégé Idriss Déby, ce n’est que « répétition de l’histoire ». Elle a maintenu pendant deux décennies un potentat corrompu, un régime clanique qui a étalé les preuves de son incapacité criante à améliorer la vie des populations, qui règne par la terreur, les fraudes électorales, l’instrumentalisation de l’élite et de la classe politique, l’intimidation de la société civile, la corruption généralisée, le détournement des deniers publics et leur affectation à l’achat massif d’armement, etc. Mais qu’elle étale les tergiversations et les mensonges, qu’elle plastronne sur les cadavres encore tout chauds de Tchadiens, est lamentable. En encensant les chefs guerriers « roman- tiques spécialistes de rezzous » pendant des décennies, en en faisant des alliés inconditionnels d’une politique néocoloniale, la France a non seulement conforté l’idée que le pouvoir se trouve « au bout du canon » – si médiocres en soient les artilleurs, prédateurs mus par des intérêts de clan –, mais elle a annihilé par là même – et pour les décennies à venir – toute velléité d’alternance démocratique authentique. Idriss Déby, les rebelles Timan Erdimi ou Mahamat Nouri, pour les Tchadiens épris de paix, de liberté et de justice, c’est blanc bonnet et bonnet blanc… Des membres d’une même famille et leurs comparses se battent pour le partage du gâteau : le pouvoir et la rente pétrolière, qui demeure la seule source de reve- nus après la liquidation de toutes les entre- prises. De piètres politiciens sans idéals sans programme et dont on peut aisément dresser la liste des crimes politiques et économiques ! Que l’un protège son pouvoir au point de se retrancher dans un bunker au milieu de la population prise en otage, que les autres, à sa porte, brandissent comme programme le « nous voulons partager le pouvoir avec lui », voilà qui est assez révélateur des intentions sans noblesse aucune. Enfin, que l’un assure servilement le relais de la Françafrique tandis que les autres se sont laissé instrumentaliser par le Soudan dans l’affaire du Darfour corrobore les insuffisances cruelles d’un leadership dont les carences laissent au pied du crépuscule un peuple meurtri barbotant dans une indicible misère. Le Tchad agonise désespérément depuis des dizaines d’années. L’épisode de « l’Arche de Zoé » est manifeste d’un désamour patent ins- piré par la misère. Dans ce pays muselé, c’est bien la population « la grande muette », et non l’armée dont les centaines de généraux d’opérette, pour la plupart analphabètes, écument les régions et en font leurs prébendes. Quant aux récents événements, on peut difficilement affirmer que l’armée française n’était pas avertie de l’avancée des rebelles, auxquels les médias français officiels ont même accordé de larges temps d’antenne. Les déclarations de la diplomatie française telles que « la France est neutre », puis que la France n’est « pas tout à fait neutre », et en- fin que la France soutient « le gouvernement légal du Tchad et assumera ses responsabilités », elles mettent au jour la duplicité sans états d’âme constamment entretenue depuis des décennies. On fait croire aux rebelles que le pouvoir leur est offert sur un plateau d’or. Leur réaction en dit d’ailleurs assez long, à les entendre s’égosiller au plus fort de leur victoire éphémère : « Les intérêts français sont préservés et seront encore mieux garantis. » Puis on met en place un dispositif secret qui coordonne la contre-offensive et défait les mêmes rebelles. On peut d’ailleurs à ce sujet se demander ce qui a dû peser dans la balance et orienter le choix décisif de la fidélité à Déby : marchandages autour de l’exploitation des gisements de pétrole du Moyen Chari ? Les dés sont jetés ! Que des centaines de Tchadiens aient péri, que des milliers soient blessés et des dizaines de milliers soient réfugiés, peu importe pour le gouvernement français et ses officiers du COS. Géostratégie, contrôle de gisements de pétrole et autres minerais, préservation d’in- fluences « civilisationnelles », les enjeux sont énormes pour que la « métropole » lâche du lest. En Françafrique, face aux intérêts, aucun prix n’est jamais assez fort à payer, soit-il le sacrifice de centaines de milliers de vies humaines. Le génocide des Tutsi au Rwanda est assez éloquent à ce sujet. Si Sarkozy a poussé le cynisme jusqu’à exiger d’Idriss Déby la grâce des six prisonniers de l’affaire de l’Arche de Zoé, pendant que des milliers de Tchadiens pleurent leurs morts, qu’il lui commande donc tout autant de libérer les chefs de l’opposition politique injuste- ment incarcérés et dont le seul « crime » réside dans la naïveté de croire à un système d’alternance politique basé sur une Constitution, et cela dans un contexte d’occupation militaire clanique et de néocolonisation relayée. Que fait la France au Tchad ? Bien inspiré qui répondrait sans bafouiller ! La sempiternelle valse à temps variables et le sourire d’Hervé Morin à N’Djamena sur les lieux du crime en disent long. Il serait néanmoins extrêmement grave que la guerre du partage des ressources du pétrole entre comparses et parents soit l’alibi d’une purge politique. Ces figures politiques sont symbole de la volonté des populations d’adhérer à un processus de démocratisation pacifique, et embastiller le symbole s’interpréterait tout aussi aisément comme symbole. Il est absolument impératif que la France cesse ce jeu de valse cynique. Il lui reste de permettre que s’organisent des as- sises nationales, une mise à plat nécessaire de l’histoire récente de ce pays rythmé par moult guerres civiles, que s’ouvre un espace de vérité, de justice et de réconciliation, et que le peuple choisisse librement ses dirigeants. En définitive, la Françafrique sort victorieuse de la guerre de N’Djaména en ayant accru la misère des populations tchadiennes jetées sur les chemins de l’exil et contribué à la gangrène potentielle de tout le territoire, où vont désormais se déployer les groupes armés rebelles. La Françafrique serait-elle en train d’opérer la mutation vers l’Eurafrique annoncée par Sarkozy à Dakar ? Sa stratégie désormais consiste à dorer la pilule en associant l’Europe à ses desseins inavoués. Dans tous les cas elle a de beaux jours devant elle. Une chose est certaine, les « ruptures » dans les relations franco-africaines semblent être reléguées aux calendes grecques. Les rup- tures, les Africains francophones devraient enfin apprendre à les amorcer eux-mêmes en en prenant l’initiative ferme. Le défi reste encore bien celui de la libération de la tutelle des puissances colonisatrices, cinquante ans après l’obtention d’indépendances formelles. http://www.humanite.fr/2008-02-16_Tribune-libre_N-Djamena-pleure-ses-morts-la-Francafrique-jubile

 

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