Bloc-Notes No 373 – Aquitaine – Le 20 octobre 2008

      Les premières initiatives depuis la rentrée, La première initiative mondiale pour exiger un travail décent, la Fête de l'Humanité, les premières manifestations contre la privatisation de la Poste, la Manifestation Nationale à l'initiative du PCF pour les salaires, les résultats des élections sénatoriales, la crise financière internationale et l'expression des peuples pour refuser de payer les dettes des spéculateurs et bien d'autres évènements encore, montrent que les résistances et les ripostes sociales, politiques et idéologiques nécessaires, face à la politique ultra libérale portée par SARKOZY, son Gouvernement dirigé par FILLON, sa majorité à l'Assemblée Nationale et le MEDEF, et cela tant dans la rue, que dans les urnes. Les ripostes commencent à s'exprimer, mettant les "grands" de ce monde en difficulté. Espérons que les luttes mais aussi les résultats des Municipales, des Cantonales et des sénatoriales servirons de point d'appui aux luttes de notre peuple, permettrons de construire des points de résistance aux ravages de la politique gouvernementale actuelle et ouvrirons quelques pistes pour l'avenir... Le Gouvernement s’entête, des ripostes sociales et politiques s’organisent... Il faudra bien qu'ils finissent par entendre le cri du peuple... et qu’une Gauche décomplexée s’attaque enfin à la racine des causes des différentes crises qui secouent notre planète, crise économique, financière, sociale, écologique, humaine,… »

Ripostons à la politique portée par Sarkozy et son gouvernement, reprenons l’offensive et construisons les outils politiques, idéologiques et sociaux, nécessaires pour porter un projet de transformation sociale progressiste, antilibéral, permettant de dépasser le capitalisme ! 

Les principales forces politiques de gauche et d'extrême-gauche préparent leurs congrès. Ne les laissons pas s'égarer dans des calculs politiciens, ou des dérives libérales. Exigeons de ces forces qu'elles se mettent vraiment au service des peuples et de d'une transformation sociale progressiste, aidant l'humanité à se dégager de toutes formes d'exploitation, de domination et d'aliénation, en commençant par celle d'une logique capitaliste archaïque et monstrueuse dans les risques qu'elle fait courir à la planète et à l'humanité.» 

      Résistons et Ripostons à la politique portée par Sarkozy et son gouvernement et construisons les outils politiques nécessaires pour porter un projet de transformation sociale progressiste, permettant de construire une société plus humaine, plus juste et plus solidaire, les uns l’appelant communisme, les autres une République Sociale, d’autres socialisme, d’autres développement soutenable et durable, visant de fait à dépasser le capitalisme, en particulier sa forme financière et mondialisée ! Il y a beaucoup de commun dans tout cela en particulier l’idée et l’expérience de la solidarité qui rassemble et complète qui est plus efficace socialement et humainement que la concurrence qui divise et oppose les êtres humains.

 

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Le Sommaire de l’Agenda de la semaine

 

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& L'Agenda :            &

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1) L’article de la semaine : « Le capitalisme touche à sa fin » Interview d’Immanuel Wallerstein, chercheur au département de sociologie de l'université de Yale, ex-président de l'Association internationale de sociologie

 

2) « Atelier Arts, Cultures & Société d’Espaces Marx » Le Lundi 20 octobre à 18h30  au Réseau Paul Bert – 2, Rue Paul Bert à Bordeaux Avec la participation et autour de l’Exposition photographique  de Natalie VICTOR-RETALI : « Désapparences »

 

3) Conseil de Direction d’Espaces Marx Le Mercredi 22 octobre à 12h30 au Café de l’Horloge

 

4) « La Machine à Lire » & l’« Atelier économie & société d’Espaces Marx » accueillent Le Professeur de Sociologie Vincent de GAULEJAC

 

5) « La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma » : Perspectives rencontres Février 2009 Le Lundi 27 octobre à 18h00 à l’Athénée Municipal de Bordeaux

 

6) « Bistrot politique d’Espaces Marx » Le Lundi 27 octobre à 20h30  Au Bar-Restaurant « La Rose des Sables » Cours Gambetta à Talence

 

7) [Espaces Marx] Préparation des journées « La pensée de Marx est-elle encore utile Aujourd’hui ? »

 

8) Le site National d’Espaces Marx : Derniers articles en ligne

 

9) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2008/2009)

 

10) Les livres d’adhérent(e)s d’Espaces Marx ou sélectionnés : « Un séminaire à plusieurs voix qui questionne la pensée unique du marché »

 

11) L'actualité de la fondation Gabriel Péri – Quelques échos

 

12) Séminaire Marx (Sorbonne, samedi 25 octobre 08)

 

13) [MvtdelaPaix33] Invitation à une réunion de bilan de la journée du 20 septembre et de perspectives sur les initiatives à venir

 

14) 16éme Conférence Départementale de l’UGICT-CGT33

 

15) Santé : RASSEMBLEMENT - Vendredi 24 Octobre 2008 à 18h

 

16) [ATTAC33] Face à La crise financière internationale : Mobilisation à Bordeaux

 

17) Les Soirées Débats du Cinéma UTOPIA

 

18) Lettre d’Information Webeustache

 

19) [AQUAFORUM] « Les attracteurs de Gaïa »

 

20) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

 

21) Le 60éme CLIN D’ŒIL CINEMA de la Gironde : « Les ENFANTS DE DON QUICHOTTE »

 

22) [Athénée Libertaire Infos] Programme Oct./Nov. 2008

 

23) Premier forum public des partis de gauche et écologistes (MRC, PCF, PRG, PS, Les Verts) « Quelle alternative politique dans la mondialisation »

 

24) Nucléaire hors la loi - Mercredi et vendredi à Bordeaux : Conférence avec Roland Desbordes - Rassemblement devant le Tribunal

 

25) Prochain Caf'éco, mardi 21 octobre : La gratuité est-elle l'avenir de l'économie?

 

26) [Centre du Hâ32] Annonces de conférence Antigone et Gorgones - Le mythe mis en scène

 

27) Fête de Lutte Ouvrière à Bordeaux

 

28) [AECOM] 3 Conférences a venir !

 

29) Souge : 64e cérémonie

 

30) [RESF33] Rassemblement pour refuser l’ouverture de la chasse à l’enfant

 

31) [PCF33] Initiatives des Communistes en Gironde et en Aquitaine,…

 

32) BLABLABYLONE : PRACTICE FOREIGN LANGUAGES

 

33) [France-Amérique-Latine]  présente « Entre Leningrad et La Havane »

 

34) [Magazine VIVA] Rencontre – Débat : « Quel avenir pour la Protection sociale ? »

 

35) Ligue d'improvisation théâtrale de Cambes originaux et urbains réunis (Bordeaux) : La Saison 2008-2009 : ça commence !

 

36)  Exposition photos de Stephan Ferry : « Le Carré des fous de Cadillac »

 

37) [Réseau Paul Bert]  Exposition de photographie : « Désapparences » de Natalie VICTOR-RETALI

 

38) ANDROMAC et VIBRATIONS URBAINES présentent : " FROM DUB TO DUBSTEP "

 

39) COMPTOIR DU JAZZ > C'est parti !

 

40) L'agenda des concerts de chanson francophone à Bordeaux et alentours.

 

41) Lettre d'information de la Rock School Barbey OCTOBRE 2008

 

42) COLIBRI CHANTE L’AUTOMNE 2008 EN GIRONDE & AU DELA

 

43) Ritournelles au Frac Aquitaine jeudi 23 octobre

 

44) BIEN BON CONCERT A VENIR SUR BORDEAUX !!!

 

45) L’Espace Tatry présente : PENDRAGON & EN 1ERE PARTIE ANOMALY

 

46) LES AMIS DE L’HUMANITE : Les rendez-vous à venir

 

47) Les Concerts de Septembre/Octobre des Demoizelles…

 

48) Call for papers Bordeaux 2009 : « Les Suds confrontés au développement soutenable »

 

49) DANS le journal L’HUMANITÉ

 

 

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&      Echos de Gironde et d’ailleurs         &

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50) « Augmenter les salaires, les retraites et les allocations » par Pierre VIGNAU, membre du Comité exécutif du PCF33

 

51) Crise mondiale : Exigeons des réponses neuves !

 

52) « Les Nouvelles idées reçues » Par Gérard Loustalet-Sens : « Le marché, les dogmatiques et les repentis »

 

53) EADS Sogerma/Revima : L’impasse de la finance

 

54) TRANSPORTS PUBLICS. Le bureau de la Communauté urbaine dira demain soir qui de Kéolis ou de Veolia exploitera le réseau TBC au 1er janvier. Les candidats s'engagent fortement sur les recettes

 

55) GRAND BORDEAUX. Un groupe privé continuera à gérer les transports publics dès le 1er janvier 2009

 

56) PARTI SOCIALISTE. En déplacement hier en Gironde, Ségolène Royal a pourfendu le libéralisme et le capitalisme financier. Elle a d'autre part justifié les hésitations de ses amis face au gouvernement

 

57) CONSEIL GÉNÉRAL. Yves d'Amécourt a écrit aux maires pour dénoncer les pratiques du président

 

58) 8E CIRCONSCRIPTION. Le PRG avec Deluga pour la législative

 

59) HUITIÈME CIRCONSCRIPTION. Le tandem UMP Foulon-Dornon pose le problème d'une sur-représentativité du bassin d'Arcachon, dans la législative partielle

 

60) AQUITAINE. Alors que la tempête financière s'abat sur la planète, le budget régional reste à l'abri. Mais les perspectives restent inquiétantes pour l'avenir

 

61) ECOLOGIE. Le Rassemblement Europe-Ecologie a été lancé lundi autour de Daniel Cohn-Bendit en vue des Européennes de juin 2009, visant à créer un "nouvel espace politique"

 

62) FORD. Après l'annonce de la fermeture du site de Blanquefort pendant dix semaines, les ateliers ont tourné au ralenti hier

 

63) FORD. Devant quelque 200 salariés, Ségolène Royal a réaffirmé hier son soutien au combat qu'ils mènent pour sauver leurs emplois et promis de revenir les voir

 

64) VOITURE ÉLECTRIQUE. Des batteries de véhicule hybride seront produites en Charente pour BMW

 

65) ATHÉNÉE. Prévu pour la défense des services publics, le débat de la gauche anti-libérale a fait le lien logique avec la crise

 

66) RÉUNION PUBLIQUE. L'eau et la Cub ont fait l'objet d'un passionnant débat

 

67) AÉRONAUTIQUE. Les personnels de Latresne et de Floirac ont manifesté, en nombre, leurs inquiétudes sur l'avenir du centre de formation des techniciens

 

68) SOCIAL. Des milliers de retraités sont descendus dans la rue pour demander une revalorisation de leurs pensions

 

69) SOCIAL. Ils étaient hier entre 300 et 400 retraités charentais à réclamer une revalorisation de leurs pensions. Avec colère, parfois

 

70) SOCIAL. Le collectif d'ATD Bordeaux à André-Meunier. Celui du DAL à Pey-Berland. Une même cause : le refus de la misère. Mais des actions distinctes.

 

71) SOCIAL. Aujourd'hui, journée mondiale du refus de la misère, des associations donnent rendez-vous

 

72) GRAND CONTOURNEMENT. Alors qu'on le croyait moribond, le dossier est rouvert par la cour administrative

 

73) TRIBUNAL. Les postiers, qui avaient séquestré des cadres du centre de tri de Bègles, se plaignent de sanctions « démesurées ». Un comble, selon l'avocat de la société

 

74) « INDIGÈNES ». Pour le tribunal administratif de Bordeaux, anciens combattants français de souche ou originaires du Maghreb doivent toucher la même pension

 

75) « INDIGÈNES ». La décision du tribunal qui revalorise les pensions des anciens combattants maghrébins a pour point de départ un travail d'associations et d'élus bordelais commencé en novembre 2006

 

76) ANDERNOS-LES-BAINS. L'Université populaire organise un débat public, ce samedi, sur la guerre de 14-18. Avec un éclairage sur l'histoire locale du Bassin

 

77) ÉCOLE. Hier, à Paris, les manifestants ont demandé au gouvernement d'investir dans l'Éducation nationale, plutôt que d'y supprimer des postes

 

78) ÉDUCATION. Plus de 200 Landais monteront à Paris, dimanche, pour manifester

 

79) Snecma-SNPE : nouvelles rumeurs de mariage

 

80) Airbus toujours devant Boeing

 

81) SÉCURITÉ SOCIALE. Le projet de loi de financement pour 2009 vise à contenir le déficit du régime général sous les 9 milliards. Pas de retour à l'équilibre avant 2012

 

82) CENON. En France depuis deux ans, le jeune Angolais devenu majeur est menacé d'expulsion

 

83) AMBÈS. Le projet immobilier mené au sud de la commune par le groupe Carrère est abandonné. Les banques n'ont pas suivi

 

84) UNIVERSITÉ. L'hommage à Combarnous

 

85) CAMPUS. Depuis peu facultatives, les cotisations étudiantes pour le sport ont fondu. L'offre d'activités physiques sur la fac, assez riche, risque d'en faire les frais

 

86) BANC D'ESSAI. Alors que les rénovations des villages universitaires sont, enfin, en marche, les étudiants semblent s'être résignés à l'anonymat

 

87) POLITIQUE. Pour fêter ses 60 ans, Sciences Po Bordeaux publie des clichés du photographe François Ducasse

 

88) SOLIDARITÉ URBAINE. Un vent de protestation souffle parmi les édiles qui contestent le projet de réforme de la DSU

 

89) SOCIAL. Plusieurs milliers de civils manifestent contre le plan de restructuration des armées qui menace leurs emplois

 

90) FRANCE-ITALIE. L'ex-membre des Brigades rouges ne sera pas extradée vers l'Italie. C'est Carla Bruni-Sarkozy qui le lui a annoncé

 

91) RUFFEC. Près de 400 personnes se sont mobilisées, hier, pour soutenir le service de chirurgie de l'hôpital très menacé. L'objectif ? Obtenir le dégel d'un poste

 

92) PRISONS. Les syndicats pénitentiaires se réunissent aujourd'hui à la chancellerie, alors qu'un détenu s'est suicidé vendredi à la maison d'arrêt d'Ensisheim (68)

 

93) BORDEAUX. Inaugurée ce matin, une nouvelle extension de la ligne B prolonge le réseau jusqu'à Bacalan et boucle la deuxième phase des travaux. Reste à trouver le moyen de gérer l'affluence

 

94) BORDEAUX.  La caravane réveille les consciences

 

95) BUDGET 2009. Le socialiste Didier Migaud a fait adopter hier, en commission des finances, un amendement qui modifie l'assiette des bénéficiaires du dispositif

 

96) JUSTICE. Avec la manifestation demain des magistrats et l'appel du personnel pénitentiaire au blocage des prisons, la ministre bat des records d'impopularité

 

97) ALLEMAGNE. La débâcle de la CSU, dimanche en Bavière, atteint aussi la chancelière Angela Merkel

 

98) ESPAGNE. Le magistrat ouvre une procédure pour « crime contre l'humanité » et autorise des exhumations dans 19 fosses communes

 

99) PEINE DE MORT. La plus haute juridiction américaine rejette l'opportunité d'un nouveau procès de Mumia Abu-Jamal

 

100) IRAK. Manifestation à Bagdad de milliers de chiites contre le projet de maintien de l'occupation américaine jusqu'en 2011

 

 

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& Un Dossier : La LGV et l’autoroute Langon-Pau &

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101) AUTOROUTE LANGON-PAU. Toujours le même débat entre partisans et opposants, hier, lors du comité de suivi de Mont-de-Marsan. Mais les questions demandant l'étude de rentabilité sont restées sans réponse

 

102) FINANCES. L'État est sollicité par A'liénor pour mettre la main à la poche. Craintes des opposants

 

103) LANGON-PAU. Les équipes du GIE A65 mettent les bouchées doubles pour avancer les travaux de l’autoroute avant la mauvaise saison. En Béarn, dans les Landes et en Gironde, coup de projecteur sur les principaux chantiers

 

104) A65 LANGON-PAU. Les travaux ont commencé sur les 150 km livrables en 2010. Un dossier à paraître demain dans "Sud Ouest"

 

105) Ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux : Bruxelles promet une aide financière à Juppé

 

106) TRAIN. Réunis à Bordeaux, collectivités locales et ministère des transports ont franchi une "excellente étape"

 

107) Transports. Vont-ils s'entendre? Les représentants des collectivités territoriales du Sud-Ouest débattent aujourd'hui du financement du projet

 

108) LGV. Les négociations sur le financement de la ligne à grande vitesse vers le Sud-Ouest ont progressé hier, malgré les réticences des collectivités de Poitou-Charentes

 

109) TGV. L'Europe pourrait financer davantage le projet de ligne à grande vitesse pour peu que France et Espagne s'accordent

 

 

 

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         & L'Agenda :            &

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1) L’article de la semaine : « Le capitalisme touche à sa fin » Interview d’Immanuel Wallerstein, chercheur au département de sociologie de l'université de Yale, ex-président de l'Association internationale de sociologie

LE MONDE | 11.10.08 | 20h18  •  Mis à jour le 12.10.08 | 08h03

SUR LE MÊME SUJET

Débat Faut-il repenser le système Bretton Woods ?

http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-1101386,49-1105904@51-1105890,0.html

Eclairage : Quatre croyances ébranlées par la crise

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/12/quatre-croyances-ebranlees-par-la-crise_1105705_1101386.html#ens_id=1105890

--- Signataire du manifeste du Forum social de Porto Alegre ("Douze propositions pour un autre monde possible"), en 2005, vous êtes considéré comme l'un des inspirateurs du mouvement altermondialiste. Vous avez fondé et dirigé le Centre Fernand-Braudel pour l'étude de l'économie des systèmes historiques et des civilisations de l'université de l'Etat de New York, à Binghamton. Comment replacez-vous la crise économique et financière actuelle dans le "temps long" de l'histoire du capitalisme ?

Immanuel Wallerstein : Fernand Braudel (1902-1985) distinguait le temps de la "longue durée", qui voit se succéder dans l'histoire humaine des systèmes régissant les rapports de l'homme à son environnement matériel, et, à l'intérieur de ces phases, le temps des cycles longs conjoncturels, décrits par des économistes comme Nicolas Kondratieff (1982-1930) ou Joseph Schumpeter (1883-1950). Nous sommes aujourd'hui clairement dans une phase B d'un cycle de Kondratieff qui a commencé il y a trente à trente-cinq ans, après une phase A qui a été la plus longue (de 1945 à 1975) des cinq cents ans d'histoire du système capitaliste. Dans une phase A, le profit est généré par la production matérielle, industrielle ou autre ; dans une phase B, le capitalisme doit, pour continuer à générer du profit, se financiariser et se réfugier dans la spéculation. Depuis plus de trente ans, les entreprises, les Etats et les ménages s'endettent, massivement. Nous sommes aujourd'hui dans la dernière partie d'une phase B de Kondratieff, lorsque le déclin virtuel devient réel, et que les bulles explosent les unes après les autres : les faillites se multiplient, la concentration du capital augmente, le chômage progresse, et l'économie connaît une situation de déflation réelle. Mais, aujourd'hui, ce moment du cycle conjoncturel coïncide avec, et par conséquent aggrave, une période de transition entre deux systèmes de longue durée. Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c'est que le capitalisme ne parvient plus à "faire système", au sens où l'entend le physicien et chimiste Ilya Prigogine (1917-2003) : quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l'équilibre, et l'on assiste alors à une bifurcation. La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu'alors, et l'on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l'usage du mot "crise" à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin.

--- Pourquoi ne s'agirait-il pas plutôt d'une nouvelle mutation du capitalisme, qui a déjà connu, après tout, le passage du capitalisme marchand au capitalisme industriel, puis du capitalisme industriel au capitalisme financier ?

Le capitalisme est omnivore, il capte le profit là où il est le plus important à un moment donné ; il ne se contente pas de petits profits marginaux ; au contraire, il les maximise en constituant des monopoles - il a encore essayé de le faire dernièrement dans les biotechnologies et les technologies de l'information. Mais je pense que les possibilités d'accumulation réelle du système ont atteint leurs limites. Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle, se nourrit du différentiel de richesse entre un centre, où convergent les profits, et des périphéries (pas forcément géographiques) de plus en plus appauvries. A cet égard, le rattrapage économique de l'Asie de l'Est, de l'Inde, de l'Amérique latine, constitue un défi insurmontable pour "l'économie-monde" créée par l'Occident, qui ne parvient plus à contrôler les coûts de l'accumulation. Les trois courbes mondiales des prix de la main-d'oeuvre, des matières premières et des impôts sont partout en forte hausse depuis des décennies. La courte période néolibérale qui est en train de s'achever n'a inversé que provisoirement la tendance : à la fin des années 1990, ces coûts étaient certes moins élevés qu'en 1970, mais ils étaient bien plus importants qu'en 1945. En fait, la dernière période d'accumulation réelle - les "trente glorieuses" - n'a été possible que parce que les Etats keynésiens ont mis leurs forces au service du capital. Mais, là encore, la limite a été atteinte !

--- Y a-t-il des précédents à la phase actuelle, telle que vous la décrivez ?

Il y en a eu beaucoup dans l'histoire de l'humanité, contrairement à ce que renvoie la représentation, forgée au milieu du XIXe siècle, d'un progrès continu et inévitable, y compris dans sa version marxiste. Je préfère me cantonner à la thèse de la possibilité du progrès, et non à son inéluctabilité. Certes, le capitalisme est le système qui a su produire, de façon extraordinaire et remarquable, le plus de biens et de richesses. Mais il faut aussi regarder la somme des pertes - pour l'environnement, pour les sociétés - qu'il a engendrées. Le seul bien, c'est celui qui permet d'obtenir pour le plus grand nombre une vie rationnelle et intelligente. Cela dit, la crise la plus récente similaire à celle d'aujourd'hui est l'effondrement du système féodal en Europe, entre les milieux du XVe et du XVIe siècle, et son remplacement par le système capitaliste. Cette période, qui culmine avec les guerres de religion, voit s'effondrer l'emprise des autorités royales, seigneuriales et religieuses sur les plus riches communautés paysannes et sur les villes. C'est là que se construisent, par tâtonnements successifs et de façon inconsciente, des solutions inattendues dont le succès finira par "faire système" en s'étendant peu à peu, sous la forme du capitalisme.

--- Combien de temps la transition actuelle devrait-elle durer, et sur quoi pourrait-elle déboucher ?

La période de destruction de valeur qui clôt la phase B d'un cycle Kondratieff dure généralement de deux à cinq ans avant que les conditions d'entrée dans une phase A, lorsqu'un profit réel peut de nouveau être tiré de nouvelles productions matérielles décrites par Schumpeter, sont réunies. Mais le fait que cette phase corresponde actuellement à une crise de système nous a fait entrer dans une période de chaos politique durant laquelle les acteurs dominants, à la tête des entreprises et des Etats occidentaux, vont faire tout ce qu'il est techniquement possible pour retrouver l'équilibre, mais il est fort probable qu'ils n'y parviendront pas. Les plus intelligents, eux, ont déjà compris qu'il fallait mettre en place quelque chose d'entièrement nouveau. Mais de multiples acteurs agissent déjà, de façon désordonnée et inconsciente, pour faire émerger de nouvelles solutions, sans que l'on sache encore quel système sortira de ces tâtonnements. Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l'impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd'hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d'influencer l'avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s'imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé. Je crois qu'il est tout aussi possible de voir s'installer un système d'exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif.

--- Les mutations antérieures du capitalisme ont souvent débouché sur un déplacement du centre de "l'économie-monde", par exemple depuis le Bassin méditerranéen vers la côte Atlantique de l'Europe, puis vers celle des Etats-Unis ? Le système à venir sera-t-il centré sur la Chine ?

La crise que nous vivons correspond aussi à la fin d'un cycle politique, celui de l'hégémonie américaine, entamée également dans les années 1970. Les Etats-Unis resteront un acteur important, mais ils ne pourront plus jamais reconquérir leur position dominante face à la multiplication des centres de pouvoir, avec l'Europe occidentale, la Chine, le Brésil, l'Inde. Un nouveau pouvoir hégémonique, si l'on s'en réfère au temps long braudélien, peut mettre encore cinquante ans pour s'imposer. Mais j'ignore lequel. En attendant, les conséquences politiques de la crise actuelle seront énormes, dans la mesure où les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à l'effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n'acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s'exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. Et n'oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés... Propos recueillis par Antoine Reverchon

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/11/le-capitalisme-touche-a-sa-fin_1105714_1101386.html

 

2) « Atelier Arts, Cultures & Société d’Espaces Marx » Le Lundi 20 octobre à 18h30  au Réseau Paul Bert – 2, Rue Paul Bert à Bordeaux Avec la participation et autour de l’Exposition photographique  de Natalie VICTOR-RETALI : « Désapparences »

L’exposition Désapparences rejoint ces propos de Jean Baudrillard : « Le désir de photographier est le contraire du désir de signifier à tout prix, de témoigner ou d'informer. Il est de l'ordre de la sidération et de l'illusion. De l'ordre de la disparition aussi, car si quelque chose veut devenir image, ce n'est pas pour durer, c'est pour mieux disparaître. » Ce que Nathalie présente « se veut, selon ses propres termes, un point de vue sur le monde et un point de rencontre de divers mondes; en effet, la photographie permet d'obtenir en surimpression la trace des différents mondes possibles et, sans aucun "trucage" de rendre compte d'un point de vue original qui ne dépend que du point de la prise de vue. »  « Le monde, aujourd'hui, brille. Tout est lisse mais glacé. Parfois, pourtant, une vitre un peu moins propre rend le regard plus flou. Tant de netteté est sujette à caution: tout est-il réellement  aussi accessible, évident, limpide? ». Où est passé l'autre côté du miroir, l'espace où tout est possible, où le monde prend l'envers pour endroit? « La "désapparence" autorise ce basculement .La disparition du monde des apparences  permet de rejoindre l'insoupçonné qui affleure à la surface des choses. » L’exposition elle-même, le choix de lieu où elle se tient : le Réseau Paul Bert, laboratoire culturel, et lieu d’accompagnement social aussi bien en matière de formation, de recherche d’emploi, de logement, d’aide administrative, nous a semblé réunir de manière emblématique ce qui sous-tend notre atelier. Nous allons entrer dans un réel insoupçonné par les visages multiples qu’offre Désapparences, pour revenir, le regard différent, dans le réel du lieu qui nous accueille et y confronter nos territoires multiples d’engagement. Pour l’atelier d’Espaces Marx, Odette Toulet

Le monde, aujourd'hui, brille. La dure surface des choses en témoigne. Tout est lisse mais glacé. Parfois, pourtant, une vitre un peu moins propre rend le regard plus flou. Tant de netteté est sujette à caution: tout est-il réellement  aussi accessible, évident, limpide? Où est passé l'autre côté du miroir, l'espace où tout est possible, où le monde prend l'envers pour endroit et où l'on ne peut pas attraper les petites filles désobéissantes? Où se trouve aujourd'hui l'endroit où l'envers surgit? Comment bascule-t-on d'un monde à l'autre? Quelle surface miroitante doit-on transpercer pour se retrouver enfin de l'autre côté de soi? Comment disparaître à soi-même tout en advenant au monde qui nous importe? La traversée des apparences est cet itinéraire intérieur dont les méandres mènent à la partie cachée du monde. Quelque chose de sacré s'y attache. La "désapparence" autorise ce basculement .La disparition du monde des apparences  permet de rejoindre l'insoupçonné qui affleure à la surface des choses.

Rencontre d’expériences croisées entre créateurs, artistes, et militants. Avec plusieurs acteurs des Arts, de la culture et du spectacle de Bordeaux (Jean-Pierre NERCAM, Guy LENOIR, Isidore KRAPO, Philippe ROUYER, Jean-Paul RATHIER, Isabelle KRAISER, Madeleine LENOBLE, Isabelle LASSERRE, Odette TOULET-CASTERA, Fred PAQUET, Anne SAFFORRE, Vincent TACONET,…) nous avons relancé  les travaux de cet atelier qui sera ce que nous en ferons : Table-Ronde, Auditions, présentations de travaux et de réflexions,… Cet Atelier est susceptible de se déplacer dans d’autres lieux. Si vous voulez vous associer à ses travaux, n’hésitez pas à faire des propositions d'interventions et d'intervenant(e)s autour de ces questions et d'autres. - Contact : Espaces.MarxBx@gmail.com  - Entrée libre -

Cet Atelier est aussi le votre, faisons le vivre ensemble! N'hésitez à proposer votre participation autour de vos activités, ou toute autre proposition dans le champ culturel et artistique permettant de découvrir, de mieux connaître les enjeux de cet espace sociétal et social, et de contribuer aux transformations nécessaire pour l'épanouissement de ses acteurs. Prenez contact avec les animateurs et animatrices de l’atelier, entre autre Vincent TACONET <Marvinc@no-log.org> ou Odette TOULET-CASTERA <odette.tc@dbmail.com>

      « Porter une vraie ambition pour la culture, un vrai statut pour les intermittent(e)s devraient être les piliers d'un projet de société où le développement   des arts et de la culture partagé par toutes et tous serait une des bases du progrès social, ce qui nécessite un effort sans précédent en faveur de l'éducation, un véritable statut pour celles et ceux qui travaillent dans ce secteur, une aide publique renforcée pour une création et une diffusion dégagée des logiques commerciales et financières, une réelle diversité des œuvres proposées dans les grands moyens de communication. » - Contact : Espaces.MarxBx@Gmail.com – Entrée Libre –

 

3) Conseil de Direction d’Espaces Marx Le Mercredi 22 octobre à 12h30 au Café de l’Horloge

- Ordre du Jour : Préparation  des activités de novembre (AG du FSL33, Ateliers Economie, Arts et Société, Conférences et Rencontres Philosophiques, Anthropologiques, Préparation des Rencontres Ciné 2009,…) – Préparation d’une Table Ronde « La Laïcité est-elle toujours utile à la transformation sociale ? » en janvier ou février 2009 et des Rencontres sur l’actualité de Marx au 21éme siècle, ou comme le dit Lucien Sève « Est-il encore utile de penser avec Marx aujourd’hui ? » les 5 et 6 décembre 2008 à l’IEP de Bordeaux – Editoriaux de la lettre mensuelle et trimestrielle  - Point des demandes de Subvention – Participation à la ré-édition d’un livre sur la commune à Bordeaux, de Jean GIRAUD – Edition d’un livre à partir des contributions sur le 10éme anniversaire – Le nouveau site Web  - Questions diverses,…  - Contacts : - Tel : 05.56.85.50.96 - Emel: <espaces.marxbx@gmail.com>  - Réservez votre repas au 05.56.04.12.25 –

 

4) « La Machine à Lire » & l’« Atelier économie & société d’Espaces Marx » accueillent Le Professeur de Sociologie Vincent de GAULEJAC

Animé  par Jean-Claude MASSON, Robert PIERRON et Dominique BELOUGNE, Accueillent le Jeudi 23 octobre à 18h30  Salle de la Machine à Lire, 8, Place du Parlement St Pierre à Bx Le Professeur de Sociologie Vincent de GAULEJAC, autour de son livre publié au Seuil : « La société malade de la gestion »

      « Sous une apparence pragmatique, la gestion constitue une idéologie qui légitime la guerre économique et l'obsession du rendement financier. Les " gestionnaires " installent en fait un nouveau pouvoir managérial. Il s'agit moins d'un pouvoir autoritaire et hiérarchique que d'une incitation à l'investissement illimité de soi dans le travail pour tenter de satisfaire ses penchants narcissiques et ses besoins de reconnaissance. Il s'agit d'instiller dans les esprits une représentation du monde et de la personne humaine, en sorte que la seule voie de réalisation de soi consiste à se jeter à corps perdu dans la " lutte des places " et la course à la productivité. Or, pour comme pour mieux assurer son emprise, cette logique déborde hors du champ de l'entreprise et colonise toute la société. Aujourd'hui, tout se gère, les villes, les administrations, les institutions, mais également la famille, les relations amoureuses, la sexualité... Le Moi de chaque individu est devenu un capital qu'il doit faire fructifier. Mais cette culture de la haute performance et le climat de compétition généralisée mettent le monde sous pression. Le harcèlement se banalise, entraînant l'épuisement professionnel, le stress et la souffrance au travail. La société n'est plus qu'un marché, un champ de bataille insensé où le remède proposé aux méfaits de la guerre économique consiste toujours à durcir la lutte. Face à ces transformations, la politique, à son tour contaminée par le " réalisme gestionnaire ", semble impuissante à dessiner les contours d'une société harmonieuse, soucieuse du bien commun. Peut-on néanmoins échapper à l'épidémie ? Peut-on repenser la gestion comme l'instrument d'organisation et de construction d'un monde commun où le lien importe plus que le bien ? C'est en tout cas la piste qu'ouvre ici le diagnostic du sociologue clinicien. » Cette rencontre sera animée par Robert PIERRON, membre du Conseil d’Orientation d’Espaces Marx, Cadre au Conseil Régional d’Aquitaine. Entrée libre

--- Si vous avez une idée, proposition de thème ou d'intervention (de quelque nature que ce soit) sur cette séance ou celles à venir, contacter les animateurs de cet atelier : Jean-Claude MASSON (06 73 19 85 62) <jcmasson@numericable.fr> – Robert PIERRON (05.57.57.84.06) <robert.pierron@aquitaine.fr> -  Contact : Espaces.MarxBx@gmail.com

 

5) « La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma » : Perspectives rencontres Février 2009 Le Lundi 27 octobre à 18h00 à l’Athénée Municipal de Bordeaux

– Réunion du groupe de travail pour poursuivre le bilan des 5émes rencontres cinématographiques organisées par Espaces Marx et le Cinéma UTOPIA et évoquer quelques perspectives pour les 6émes Rencontres de Février 2009  – Contact : <a.rosevegue@model-fx.com> ou espaces.marxbx@gmail.com – Entrée Libre -

 

6) « Bistrot politique d’Espaces Marx » Le Lundi 27 octobre à 20h30  Au Bar-Restaurant « La Rose des Sables » Cours Gambetta à Talence

Animé par Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine

Accueillera des responsables et des militant(e)s syndicaux, associatifs et politiques autour du thème : « Quelle issue à la crise financière internationale ? »

      « Nous invitons les acteurs sociaux, politiques, associatifs, mais aussi nos amis économistes et les simples citoyens à avoir un échange sur les enjeux de transformation sociale et la crise financière internationale. Le capitalisme globalisé dans sa forme financière vogue de crise en crise, de suraccumulation de capitaux en effondrements d’actifs, et c’est aux peuples qu’on demande et demandera de payer au prix fort les pots cassés, entre autre en socialisant les pertes financières par des nationalisations-étatisations temporaires, pour mieux rebondir dans le cercle infernal de la spéculation financière et boursière. N’est-il pas temps de construire de nouvelles relations internationales, sociales et démocratiques commençant à s’émanciper des dominations financières ? Plus que la moralisation du capitalisme à la Sarkozy, ou le simple retour à de la régulation à la ségolène Royal, n’est-il pas temps de dépasser le capitalisme et  de construire un nouveau système économique et politique, basé non plus sur la libre concurrence et la recherche du profit maximum et dans n’importe quelles conditions sociales, humaines et écologiques, mais sur la coopération, la solidarité, la démocratie et le respect de l’environnement  ? » - Vous souhaitez annoncer votre participation, écrire à Espaces.MarxBx@Gmail.com

--- Dans la tradition qui est la notre, nous avons jugé utile d’ouvrir le bistrot d’Espaces Marx à la connaissance et à la confrontation des propositions des différentes forces sociales et politiques sur différentes questions qui préoccupent les citoyens. Nous allons cette année faire migrer le Bistrot politique d’Espaces Marx dans toutes les communes, les villes ou les organisations qui souhaiterons nous accueillir – Attention nous avons changé de lieu de réunion. – (Le patron apprécie que chacun prenne une boisson). – Entrée libre

 

7) [Espaces Marx] Préparation des journées « La pensée de Marx est-elle encore utile Aujourd’hui ? »

Les animateurs de l'Atelier économie et société ont proposé l'organisation d'une initiative sur l'actualité des travaux de Marx. Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à nous écrire ou à nous téléphoner. Mentionnez si vous êtes prêt à faire une contribution (écrite, orale,...) et sur quel thème. Indiquez-nous, qui vous pensez utile que nous invitions. Nous mettons en place un groupe de travail pour préparer à l'initiative d'Espaces Marx, et avec toutes celles et ceux qui voudront s'y associer, y compris d'autres organisations, des rencontres « Marx Aujourd'hui » qui se tiendra à l'IEP de Bordeaux début décembre (Vendredi 4 et Samedi 5 décembre 2008, salle Tocqueville au 1er étage de l’aile Gauche de l’IEP) sous la forme de contributions suivies d'échanges sur l'actualité de Marx aujourd'hui, tant dans le champ de la politique, la philosophie, de l'économie, de l'histoire, de l'anthropologie, du social, de la sociologie,… La démarche scientifique, l'oeuvre et la pensée de Marx ont-elles encore quelque chose à nous apporter pour penser la société, ses évolutions, ses contradictions et contribuer aux combats pour la transformation sociale et le progrès humain ?  Contributions annoncées : Clément AREMBOUROU (étudiant en sciences politiques), Dominique BELOUGNE (secrétaire d’Espaces Marx), Philippe CAUMIERE (Prof. De Philosophie), Patrice COHEN-SEAT (Président d’Espaces Marx France), Julien DEWOGLAERE (étudiant en sciences politiques), Alexandre FERNANDEZ (Prof. d’Histoire), Dominique JOBARD (Prof. De Philosophie), Jean-Marie HARRIBEY (MdeC en sciences économiques), Jean-Claude MASSON (Cadre d’EDF), Matthieu MONTALBAN (MdeC en Sciences économiques),  Michel PEYRET (Enseignant), Robert PIERRON (Cadre Territorial), Yvon QUINIOU (Philosophe), Vincent TACONET (Prof. De Lettres Classiques, Président d’Espaces Marx Aquitaine), Bernard TRAIMOND (Prof. D’Anthropologie), Daniel TRUONG-LOÏ (Prof. De Philosophie), Nicolas VIEILLECAZES (Philosophe),  Michel ZERBATO (MdeC en Sciences économiques). Nombre de places limitées. Vous souhaitez participer, vous associer à cette initiative, voir y apporter votre contribution, n’hésitez pas à Ecrire à Espaces.MarxBx@Gmail.com

 

8) Le site National d’Espaces Marx : Derniers articles en ligne

--- Journée d’étude : « Travail et mondialisation »

Espaces Marx (Paris), Espaces Marx Nord et le réseau européen Transform ! organisent une journée d’étude le 29 octobre 2008 (10h – 19h) à Lille.

- Lieu : Espaces Marx, 6 bis rue Roger Salengro - Hellemmes (Métro Marbrerie)

- Voir modalités d’inscription et programme en pièce jointe

http://www.espaces-marx.org/spip.php?article438

--- Espaces Marx et Transform ! au FSE de Malmö (fr) du 17 au 21 septembre. Voir le site FSE 2008 

http://www.espaces-marx.org/spip.php?article437

--- Au Sommaire de la Revue « Transform ! » No 1

Éditorial 3

Elisabeth Gauthier

Qui est Transform ! Europe ? 5

La révolution passive et la réforme de la révolution 7

Walter Baier, Marco Berlinguer, Mario Candeias, Scipione Semeraro

Hégémonie, non-violence et transformation 16

Giuseppe Prestipino

Égalité des sexes ? 29

Birge Krondorfer

Politique radicale et idéaux 39

Juha Koivisto

Travail et vie privée 46

Mimmo Porcaro

Autour d’un concept féministe du travail 56

Lia Cigarini

Table ronde autour du concept de « communisme » aujourd’hui 61

Patrice Cohen-Séat, Roger Martelli et Jean-Louis Sagot-Duvauroux

Capitalisme, socialisme, Propriété et transformation 72

Dieter Klein, Michael Brie

A propos de la démocratie économique 83

Michael R. Krätke

Rouge et Vert : la perspective écosocialiste 94

Michael Löwy

Nouvelles de nulle part : budgets participatifs et transformation sociale 103

Javier Navascués

Construire un « socialisme du 21e siècle » 112

Leo Gabriel

http://www.espaces-marx.org/spip.php?article431

==è Espaces Marx 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19

Tél. : 00 33 (0)1 42 17 45 10 – Fax : 00 33 (0)1 45 35 92 04

e-mail : Espaces_Marx@espaces-marx.org - Web : http://www.Espaces-Marx.org

-From : <elgauthi@internatif.org>

 

9) Appel à cotisation et à soutien des activités d’Espaces Marx (2008/2009)

Nous avons besoin de votre soutien. Espaces Marx vous appelle à adhérer en 2008 et ainsi soutenir ses prochaines initiatives qui font d’Espaces Marx en Gironde et en Aquitaine, une véritable Université Populaire même si elle n’en porte pas le nom. Si vous avez déjà répondu à cette sollicitation nous vous en remercions. Adhésion/Cotisation/soutien : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/article.php3?id_article=59

- Contact : Espaces.MarxBx@Gmail.com

 

10) Les livres d’adhérent(e)s d’Espaces Marx ou sélectionnés : « Un séminaire à plusieurs voix qui questionne la pensée unique du marché »

Marchés et démocratie, sous la direction de Jean-Claude Delaunay et Bernard Frederick. Fondation Gabriel-Péri (voir le site). 204 pages, 15 euros.

Cet ouvrage collectif, issu d’un séminaire qui s’est tenu en 2006-2007, représente un effort pluraliste de réflexion sur l’une des plus importantes questions d’économie politique : le passé, le présent et l’avenir du marché. L’une de ses originalités est qu’il offre des éclairages multiples sur la problématique du marché, avec des thèses dont certaines se situent plutôt dans la perspective de « la fin du marché », alors que d’autres invoquent la possibilité de démocratiser et de civiliser les marchés, quitte à en contenir l’expansion là où ils s’opposent à certains droits universels. « Il n’y a pas de marché en soi », écrit Jean-Claude Delaunay. C’est, note-t-il, une idée que l’on trouve déjà chez Marx. Elle sort confortée de cette lecture. Le marché est une construction sociale et institutionnelle plurielle, aussi bien lorsqu’on en observe les formes passées que lorsqu’on examine, aujourd’hui, ce qui sépare des marchés capitalistes « lucratifs » et des marchés où opèrent, par exemple, des organisations non capitalistes comme les coopératives ou les associations. « Le monde n’est pas une marchandise », disent les « altermondialistes ». Fort bien, mais cette formule ne règle pas grand-chose, sauf peut-être pour signifier que tout n’est pas à vendre. Pour aller plus loin, ce livre fournit d’abord des exemples historiques de relations marchandes qui concernent aussi bien l’Antiquité (Michèle Casanova) que les marchés financiers actuels (Jean-Luc Gréau), le socialisme soviétique et son rapport au marché (Bernard Frederick), l’économie chinoise actuelle et les relations de l’État aux marchés (Tony Andréani), l’économie sociale et ses échanges réciprocitaires, tels qu’on peut en particulier les observer en Amérique du Sud (Maurice Decaillot). Des pistes plus théoriques sont ouvertes par Jean-Claude Delaunay, qui prend soin de distinguer la « socialisation » financière actuelle de la socialisation réelle, ce qui le conduit à défendre l’idée d’une maîtrise sociale et d’une démocratisation des marchés, qui peuvent prendre d’autres formes que celles des marchés capitalistes actuels et de leur système de domination et d’exploitation. Jérôme Maucourant, pour sa part, se fonde sur une relecture critique de Polanyi pour montrer que les marchés sont des constructions sociales d’une grande diversité. Enfin, Christian Barrère introduit dans le débat une notion large de patrimoine collectif, incluant les institutions et les marchés, de sorte que les individus seraient fondés à revendiquer des droits sur les marchés. Sortir du marché ? Un peu tôt pour en décider, mais pas trop tôt pour sortir des « pensées uniques » du marché, qu’elles soient apologétiques chez les néolibéraux ou radicalement critiques chez certains de leurs opposants. Ce livre fournit des éléments à la fois empiriques et théoriques pour un enrichissement de cette problématique. Jean Gadrey, économiste http://www.humanite.fr/2008-01-05_Tribune-libre_Un-seminaire-a-plusieurs-voix-qui-questionne-la-pensee

=====> Renseignements : Espaces Marx, 6 avenue Mathurin Moreau – 75167 Paris cedex 19 (métro Colonel Fabien) Tél. : 01 42 17 45 10 - E-mail : espaces_marx@espaces-marx.org - Site : www.espaces-marx.org - From: "Patrick Coulon" <pcoulon@internatif.org>

 

11) L'actualité de la fondation Gabriel Péri – Quelques échos

===è Les événements :

--- Colloques -  Marché(s), société(s), histoire et devenir de l’humanité

13 et 14 novembre 2008 - Colloque organisé sous l’égide de l’Unesco, en partenariat avec la revue La Pensée et la fondation Rosa Luxembourg.

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/-Marche-s-societe-s-histoire-et-

===è L'agenda:

--- Séminaires - Nouveau salariat du capitalisme informationnel : l’enjeu des recompositions politiques Jeudi 23 octobre - « Bilan global des interventions syndicales dans la gestion des entreprises et l’élaboration des politiques industrielles », conférence de Danièle Linhart, directrice de recherches au CNRS

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/-Nouveau-salariat-du-capitalisme-

--- Séminaires - La pensée alternative en économie aujourd’hui Mercredi 29 octobre - « Service public et libéralisation, état des lieux, perspectives et alternatives » avec Sarah Valin, Pierre Bauby et Nicolas Galepides.

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/-La-pensee-alternative-en-economie-

===è Les publications :

--- Actes de colloques - Afrique et Europe : néocolonialisme ou partenariat ?

Actes du colloque "L’Afrique et l’Europe dans la nouvelle géopolitique mondiale"

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/-Afrique-et-Europe-neocolonialisme-

--- Notes - Paris : une alter métropolisation est-elle possible ?

Actes du séminaire éponyme, rassemblant l’ensemble des interventions et des débats.

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/-Paris-une-alter-metropolisation,302-

--- Nouvelles FondationS - la revue - Nouvelles FondationS - Numéro 9

Nouvelles FondationS n°9 - avril 2008. Dossier : Afrique : l’heure des choix - 250e anniversaire de la naissance de Robespierre... En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/-Nouvelles-FondationS-Numero-9-

--- Autres publications - 50 ans de l’activité du comité central du PCF

Parution du premier tome de l’instrument de recherche de référence relatif aux archives du Comité central du PCF des années 1920 aux années 1970. En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/-50-ans-de-l-activite-du-comite-

--- Multimédia - Féminisme, l’onde de choc

DVD, 23mn. Entretiens avec : Clémentine Autain, militante féministe, cofondatrice de l’association Mix-Cité, Eric Fassin, sociologue des questions de genre et de sexualité, et Geneviève Fraisse, philosophe de la pensée féministe.

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/-Feminisme-l-onde-de-choc-

--- Autres publications - La critique du programme de Gotha

Cet ouvrage de Karl Marx est la première publication réalisée dans le cadre de la Grande édition Marx-Engels (GEME).

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/-La-critique-du-programme-de-Gotha-

===è Nouveau sur le site

Séminaires - Pouvoir politique, ruptures et stratégies

La vidéo de la conférence de Miguel Benassayag.

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/Pouvoir-politique-ruptures-et

Partenariats - Energie, alimentation, démocratie : les trois défis d’un développement durable

Intervention de Fabienne Pourre lors du colloque « Marxisme et développement durable » le 24 mai à Langfang (Chine).

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/Marxisme-et-developpement-durable

Colloques - Allocution d’ouverture au colloque

Allocution de Robert Hue à l’ouverture du colloque « OTAN : Une légitimité en question ».

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/Allocution-d-ouverture-au-colloque

Séminaires - Analyses alternatives de la société (informationnelle et matérielle des services).

Les classes sociales dans cette société - Conférence de Quynh Delaunay, sociologue, et Jean-Claude Delaunay, économiste.

En savoir plus >> http://www.gabrielperi.fr/Analyses-alternatives-de-la

Conférence du 15 mai 2008 de Samir Amin, écrivain, président du Forum Mondial des Alternatives.

Voir la vidéo >> http://www.gabrielperi.fr/spip.php?page=video&lang=fr&id_document=432&id_article=785

======> Fondation Gabriel Péri

22 rue Brey - 75017 Paris - France / T +33 (0) 1 44 09 04 32 F +33 (0) 1 45 74 06 78 http://www.gabrielperi.fr - Mél: fondation@gabrielperi.fr - Abonnement à la liste : envoyer un mail à liste-subscribe@gabrielperi.fr

- From: « Fondation_Gabriel_Péri » <fondation@gabrielperi.fr>

 

12) Séminaire Marx (Sorbonne, samedi 25 octobre 08)

CENTRE D’HISTOIRE DES SYSTEMES DE PENSEE MODERNE Université Paris 1

Marx au XXIe siècle, l’esprit & la lettre

Séminaire mensuel sous la responsabilité de Stathis Kouvélakis (Londres, King’s College), d’Isabelle Garo (Paris, Lycée Chaptal), et Jean Salem (Paris 1) avec le soutien du CERPHI et de la revue ContreTemps (Textuel)

ANNÉE 2008-2009 samedi 25 OCTOBRE 2008, de 14h à 16h

Domenico LOSURDO

Philosophe, professeur à l’Université d’Urbino (Italie)

Nietzsche, le rebelle aristocrate

Sorbonne amphithéâtre Lefebvre entrée : 17, rue de la Sorbonne,

Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage

Pour contact et information :

http://semimarx.free.fr

http://chspm.univ-paris1.fr/spip.php?article169

-From : <jeansalem@wanadoo.fr>

 

13) [MvtdelaPaix33] Invitation à une réunion de bilan de la journée du 20 septembre et de perspectives sur les initiatives à venir

1°) Invitation à participer à une réunion à l'invitation conjointe d'ATTAC33 et du Mouvement de la Paix Gironde Le MARDI 21 OCTOBRE à 19h à l'Athénée Municipal de Bordeaux. (Salle réservée par ATTAC33) Malgré une première mobilisation relativement réussie le samedi 20 septembre, un peu partout en France, et à Bordeaux, le Gouvernement Français et sa majorité parlementaire ont confirmé la présence militaire française en Afghanistan. Il reste donc beaucoup à faire pour informer et sensibiliser nos concitoyens sur les guerres et/ou menaces de guerre dont la France est partie prenante ou pourrait l'être. La nécessité d'amplifier la mobilisation des pacifistes et de toutes celles et ceux qui pensent qu'il y a d'autres manières de résoudre les conflits entre les peuples, que par la violence et la guerre, notamment par des réponses de solidarité et de coopérations, par des réponses politiques et démocratiques, nous conduit à vous proposer cette rencontre le 21 octobre à 19h à l'Athénée Municipal de Bordeaux, pour faire le bilan de la journée du 20 Septembre et envisager des perspectives d'initiatives pour l'avenir.  Ce souhait a notamment été exprimé par ATTAC33, et semble correspondre aux attentes de la plupart des organisations présentes le 20 Septembre. L'Appel National « OTAN - AFGHANISTAN : NI GUERRE – NI ALLIANCE MILITAIRE / PAIX – LIBERTE – DEMOCRATIE » est toujours à notre disposition sous forme de pétition pour élargir la sensibilisation de notre entourage.

=====> Contact Mouvement de la Paix Gironde :

Mouvement de la Paix Gironde

C/o Mme Odette EYSSAUTIER

16 rue Bengaline

33600 PESSAC

Emel: mvtdelapaix33@gmail.com

Tel: 06.15.35.43.72 & 05.56.45.80.27 

=====> Contact ATTAC33

8, Rue de la course

33000 BORDEAUX

Emel : Bordeaux@attac.org

2°) Invitation à une Assemblée Générale du Mouvement de la Paix de Gironde qui se tiendra Vendredi 24 Octobre à 18h au Bar-Restaurant « La rose des sables » Cours Gambetta à Talence (Arrêt de Tram) – (Barrière Saint-Genès) – Avec à l’ordre du jour, le point sur la pétition nationale « OTAN-AFGHANISTAN », et constructions d’initiatives pour la promotion d’une culture de Paix en Gironde, l’aide à l’activités des comités de Gironde, renouvellement du bureau.

-From : <mvtdelapaix33@gmail.com>

 

14) 16éme Conférence Départementale de l’UGICT-CGT33

Le 23 octobre 2008 : SOIGNONS NOTRE TRAVAIL ! REDONNONS DU SENS AU TRAVAIL Jeudi 23 Octobre 2008 de 8h30 à 18h Salle Point du jour Rue Joseph Brunet Bordeaux Bacalan.

Au coeur de l’actualité sociale et aussi des pratiques professionnelles, la question de la souffrance au travail, et des moyens pour y remédier, est centrale pour les professions d’encadrement et techniciennes. Les conditions de l’exercice du travail, de la démocratie dans l’entreprise, des rapports sociaux sont l’objet de nombreux travaux mais aussi de luttes sociales en plus grand nombre encore. Pousser ce débat est le premier objectif pour dynamiser notre activité revendicative dans la prochaine période. Le second objectif est d’analyser le fonctionnement de la Commission Départementale, de nos organisations UGICT: ce qui est opérationnel, ce qui ne l’est pas, ce que nous pouvons améliorer tout de suite, à long terme…Un seul exemple : comment les syndiqués ICT, isolés dans leur syndicat CGT ou dans leur entreprise peuvent-ils bénéficier d’une réelle pratique syndicale démocratique, de formations, d’informations spécifiques? La Conférence devra également élire l’équipe qui anime cette activité en direction des ICT, l’appel est donc lancé aux camarades affiliés à l’UGICT qui sont candidats pour militer dans la commission départementale. Tous les syndiqués affiliés à l’UGICT sont convoqués, et auront droit de vote. Les ICT qui ne sont pas affiliés et les responsables de syndicats qui s’interrogent sur comment organiser les salariés de ces catégories dans leur entreprise peuvent participer aux débats.

=====> Si vous souhaitez participer aux travaux de la 16éme Conférence Départementale de l’UGICT-CGT33, prenez contact avec votre correspondant local : Dominique BELOUGNE – Poste 71655 à Bordeaux2

=====> Repères bibliographiques :

- "Travail et fragilisation : l'organisation et le management en question", H. Poltier, A.M. Guénette, A.M. Henchoz, Editions Payot-Lausanne, 2004.

- "Violences au travail : agressions, harcèlement, plans sociaux", M. Debout, C. Larose, Edition de l'Atelier, 2003.

- "Travaux préparatoires à l'élaboration du Plan Violence et Santé en application de la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 : commission "Violence, travail, emploi, santé"", Professeur Christophe Dejours mars 2005 : (http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/violence_sante/travail.pdf)

- "Souffrance au travail et névroses managériales : essai d'analyse clinique des pathologies du pouvoir", Jean-Claude Casalegno, Dave Sheehan, Cahier de recherche Groupe ESC Clermont, 2/2007.

- "L'évaluation du travail à l'épreuve du réel : critique des fondements de l'évaluation", C. Dejours, INRA, 2003.

- "Modes et légendes au pays du management", S. Bellier-Michel, Vuibert, 1997.

- "Crise du sens : défis du management", O. Vassal, Village Mondial, 2005.

- "Du management panique à l'entreprise du XXIème siècle", M. Crozier, H. Sérieyx, Maxima, 1994.

- "Travail et pouvoir d'agir", Y. Clot, PUF, 2008.

- Assemblée Nationale : "Rapport d'information en conclusion des travaux de la mission sur la pénibilité au travail", présenté par M. J.F. Poisson, n°910, 27 mai 2008. http://www.assembleenationale.fr/13/pdf/rap-info/i0910-tii.pdf

- "Stress et risques psychosociaux : concepts et prévention", INRS, Documents pour le Médecin du travail, n°106, 2ème trimestre 2003

- "Un salarié sur six estime être l'objet de comportements hostiles dans le cadre de son travail", Premières Synthèses Informations, Dares, Mai 2008. N° 22.2

- "Agir sur le stress et les risques sociaux", Travail & Changement, n°318, mars/avril 2008

- "C'est le travail qu'il faut soigner", L'Humanité, 20/05/2008

- Malaise au travail, Sciences Humaines, n°12, septembre 2008.

- http://www.responsabilitesocialedescadres.net

-From : <wallig@cgt-gironde.org>

 

15) Santé : RASSEMBLEMENT - Vendredi 24 Octobre 2008 à 18h

TOUCHE PAS A MON HOSTO ! TOUCHE PAS A MA SANTE ! ACCES AUX SOINS POUR TOUTES ET TOUS, PARTOUT ! En soutien à l’initiative nationale de Luçon, au moment où des projets de loi menaçants sont débattus, la Coordination Santé Solidarité Gironde* vous appelle à un : RASSEMBLEMENT - Vendredi 24 Octobre 2008 à 18h Face à l’Agence Régionale de l ’Hospitalisation (Angle des rues Belleville et Lecocq à Bordeaux)

*La COSS 33 regroupe 32 associations, syndicats et mutuelles : APF 33, Collectif 33 “LaSantéUnDroitPourTous”, CISSA, AIDES, CACIS, CGT, CFDT, UNSA, SOLIDAIRES, FSU, MG33, SMG, SPHP, ATTAC, SM, MFA, MGET, LMDE, AC !Gironde, MNCP, NPNS, LDH33, Boulevard des Potes, AMI33, SOS Racisme, CLCV, Médecins du Monde, MFPF , Allo Amiante, Confédération Paysanne, APEIS, Mouvement Services Publics Sud-Gironde. Pour contact : 06 14 55 54 78

http://www.local.attac.org/attac33/article.php3?id_article=294

 

16) [ATTAC33] Face à La crise financière internationale : Mobilisation à Bordeaux

ATTAC 33 va participer à la mobilisation des ATTAC d’Europe sur la crise financière internationale. Qu’on se le dise !... Nous avons invité associations, syndicats et partis politiques à une réunion unitaire destinée à préparer un « événement » local, le 25 octobre (anniversaire du krach de 1929).

Le samedi 25 octobre à 15 heures : Rassemblement place de la Bourse à Bordeaux. L’objectif est de réaliser une manifestation différente des manifs habituelles, avec des aspects ludiques et provocateurs susceptibles d’interpeller les citoyens. Il est envisagé de confectionner des panneaux (slogans / infos ou questions ...) pour ridiculiser le capitalisme financier et dévoiler ses stratégies mortifères. Une « caravane déambulatoire » animera les rues de Bordeaux, de la place de la Bourse jusqu’à la place Saint-Projet.

Soyons créatifs : un appel est lancé à tous les adhérents et sympathisants pour proposer slogans, sketches, animation musicale, et pour participer à la réalisation des panneaux. Rendez-vous 8 rue de la Course le jeudi 23 octobre à partir de 15 heures pour les « travaux pratiques »… Vous pouvez aussi envoyer vos idées, annoncer la nature de votre participation par mel à Jean-Luc Gasnier gasnier.jean-luc@wanadoo.fr et à Michel Mari marthe.michel-mari@wanadoo.fr. Musiciens, plasticiens, saltimbanques, artistes en tout genre, n’hésitez pas à investir votre capital personnel dans cette entreprise qui ne risque pas de souffrir des soubresauts du CAC 40 ! Coordonnées: ATTAC 33 - BP 142 - 33008 BORDEAUX - 05 56 44 08 05

Contact: bordeaux@attac.org

 

17) Les Soirées Débats du Cinéma UTOPIA

===è ENFANTS DE DON QUICHOTTE (Acte 1) Mardi 21 OCTOBRE à 20h30

SOIRÉE-DÉBAT : Le logement de première urgence : Dans le cadre de la Journée mondiale du refus de la misèreorganisée par ATD Quart Monde Bordeaux, en partenariat avec un collectif d'associations. Projection du film suivie d'un débat animé par le collectif d'associations. Pour cette soirée, achetez vos places à l'avance, à partir du Samedi 11 Octobre (le film est ensuite programmé du 22/10 au 4/11).

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=336&mode=film

===è CONGORAMA Mercredi 22 OCTOBRE à 14h30

séance spéciale dans le cadre du dispositif Passeurs d'Images. Projection unique du film en présence de Frédérique BROOS, monteuse du film, et Vincent LANNOO, membre de l'équipe technique, par ailleurs réalisateurs de films.

Projection organisée par l'École du regard – Pôle d'éducation artistique et de formation au cinéma et à l'audiovisuel en Aquitaine et l'Association des Centres d'Animation de quartier de Bordeaux.

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=335&mode=film

===è LES HOMMES PRÉFÈRENT LES BLONDES Jeudi 23 OCTOBRE à 20h30

COLETE MIGNÉ FAIT SON CINÉMA : Dans le cadre du festival Les Allumés du Verbe. D'abord le film LES HOMMES PRÉFÈRENT LES BLONDES puis LES CONTES CANAILLES de et par Colette Migné. Ce qu'Howard Hawks ne pouvait pas dire crûment en 1953, Colette Migné ne se gêne pas pour le dire ! D'abord parce que nous sommes en 2008, ensuite parce que la Migné n'a pas froid aux yeux, enfin parce qu'elle s'est documentée. Fraîche et radieuse dans sa nouvelle robe, elle vous enseigne l'amour en quelques contes pas farouches, assez lestes, voire franchement gaillards ! Tarif unique : 8€ (achetez vos places à l'avance, à partir du lundi 13 Octobre)

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=334&mode=film

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?mode=soirees

 

18) Lettre d’Information Webeustache

Le site : http://www.webeustache.com/

--- JEUDI 23 OCTOBRE à 20h : SOIRÉE OCCITANE

Dans le cadre de Cinéquadoc, soirée en langue occitane autour du documentaire aquitain "Las Sasons" (France, 2008, 1h30, vidéo). En présence de la réalisatrice Pamela Varela.

Renseignements : Association des Cinémas de Proximité en Aquitaine, 05 56 12 08 87

et sur internet : http://acpaquitaine.blogspot.com

--- SAMEDI 25 OCTOBRE à 18h30 : SÉANCE CLINS D'ŒIL

Séance unique pour le documentaire militant "Les enfants de Don Quichotte (acte 1)" de Ronan Dénécé, Augustin Legrand et Jean-Baptiste Legrand (France, 2008, 1h15). Le film sera suivi d'un débat en présence d'augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte (www.lesenfantsdedonquichotte.com). L’opération Clins d’œil, soutenue par le Conseil Général de la Gironde et la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Aquitaine, vise à diffuser des œuvres récentes ou inédites dans une vingtaine de villes de la Gironde. Ces films vous donneront, au travers de la fiction ou du documentaire,un point de vue différent sur les grands sujets de notre époque ou plus simplement vous révéleront un cinéma singulier, accessible à tous. Renseignements : Association des Cinémas de proximité de la Gironde : 05 56 46 06 55

Coordination départementale : JEAN-LOUIS RIBREAU

--- LUNDI 27 OCTOBRE à 19h : AVANT-PREMIÈRE

Depuis 18 ans, le Festival croise les regards du cinéaste et de l'historien, pour une meilleure compréhension de notre société contemporaine. Le 19e Festival international du film d'histoire sera consacré au thème "1914 - 1919, la guerre et la paix". Cette édition se déroulera du 11 au 17 novembre 2007 à Pessac. Ce devait être “la der des ders”, ce fût la “Première”. La Première Guerre mondiale, la première guerre industrielle. Le premier cataclysme historique du XX° siècle. 90ans après l’armistice, pendant une semaine, le Festival International du Film d’Histoire de Pessac va proposer un exceptionnel concentré de films et de débats pour mieux éclairer, pour mieux comprendre cette fracture historique. Un événement qui suscite toujours,de manière surprenante, un intérêt sans cesse renouvelé dans le domaine de l’édition comme dans celui du cinéma ou de la télévision, chez les historiens comme chez les amateurs anonymes.

En présence d'Alain Rousset, Président du Festival, présentation de la 19e édition du Festival:

> 18h : Annonce des sélections en compétition (fiction et documentaire) & annonce des jurys

> 19h30 : AVANT-PREMIÈRE : "La Bande à Baader" de Uli Edel (Allemagne, 2008, 2h25, VOSTF)

Places en vente dès le 22 octobre à 14h30.

Renseignements : 05 56 46 25 43 - www.cinema-histoire-pessac.com

--- MARDI 28 OCTOBRE à 14h30 : AVANT-PREMIÈRE !

Avant-première exceptionnelle pour le film "Le Bal des lucioles" de Dace Riduze, Maris Brinkmanis, Evald Lacis (Lettonie, 2008, 0h42, dès 3 ans), en présence de auteurs du Studio letton AB. Seront présents Maris Putnins (directeur artistique du "Bal des Lucioles" et réalisateur des "3 Mousquetaires") et Dace Rozlapa (décors, peinture). Ils amènent avec eux les marionnettes du film ! À découvrir dans la vitrine du cinéma, du 15 octobre au 10 novembre : les marionnettes des films et les dessins et les marionnettes des enfants de Romainville, la Récré, CS Saige et CS Châtaigneraie (Thématique : Les insectes et la nature). Places (4€) en vente à partir du mercredi 22 octobre à la caisse du cinéma.

-From : <mailing@webeustache.com>

 

19) [AQUAFORUM] « Les attracteurs de Gaïa »

Conférences/Diaporamas/débats Grand Public - Rives d'Arcins, à Bégles, en bord de Garonne, derrière le Centre commercial Rives d'Arcins - Rocade sortie n°20 - tous les jeudi soir de 18h30 à 20h - ENTREE LIBRE - Des sujets de société liés aux fleuves, à l'eau, à l'océanographie, aux changements environnementaux et aux activités humaines actuelles et passées qui leur sont liées, sont abordés à la lumière des connaissances acquises et exposées par les scientifiques, les historiens et les professionnels.

=====> Jeudi 23 octobre : « Les attracteurs de Gaïa » - Philippe Bertrand, Directeur de recherches CNRS, UMR EPOC, Université Bordeaux 1 « Les attracteurs de Gaïa », éditions Publibook, Paris. La Terre, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est l'aboutissement d'innombrables phénomènes. Mais à quels attracteurs obéissent les régulations de notre planète ? Philippe Bertrand vous propose un voyage au coeur du système terrestre. En explorant les secrets de la grande Bleue, c'est l'avenir de l'humanité qu’il questionne.

- OCEAN, MÉDIATION DES SCIENCES ET DE L’HISTOIRE DES ENVIRONNEMENTS,

9 rue St. Rémi—33000 Bordeaux ; asso@ocean.asso.fr ; www.ocean.asso.fr

Pour tout renseignement : www.ocean.asso.fr ou 05 56 49 34 77 ou 06 76 21 99 94 ou 06 23 37 29 26 - From: becquey.ocean@orange.fr

 

20) Les Rencontres d'Auteurs à la Librairie " La Machine à Lire "

===è Mercredi 22 octobre 18h30 Joachim Zelter - Librairie La Machine à Lire 8 place du Parlement

Autour de son roman « Chômeurs academy », publié aux éditions Autrement, traduit de l'allemand par Leïla Pelissier. Lectures scéniques par : Marie Rouvray, Compagnie A Travers Temps avec traduction consécutive. Une fiction inquiétante, par ses résonances avec l'histoire vécue de tous ceux qui ont été confrontés un jour au chômage. La dénonciation au scalpel d'un certain darwinisme social, ainsi que d'un certain totalitarisme économique, démontés de façon implacable, avec une sourde jubilation. Joachim Zelter, né en 1962 à Freiburg / Breisgau (Baden-Württemberg), a reçu de nombreux prix et ses livres ont été traduits en plusieurs langues. La rencontre est conjointement organisée par Bifa bibliothèque franco-allemande et La Machine à Lire. Débat animé par Isabelle Daugarailh, directrice de recherche au CNRS, université Bordeaux 4 (COMPTRASEC Centre de droit comparé du travail et de la sécurité sociale).

===è Jeudi 23 octobre 18h30 Vincent de Gaulejac - Librairie La Machine à Lire 8 place du Parlement

Autour de son ouvrage « La société malade de la gestion, idéologie gestionnaire, pouvoir managérial et harcèlement social » publié aux éditions du Seuil. Né en 1946, Vincent de Gaulejac est professeur de sociologie et directeur du Laboratoire de changement social à l'Université Paris 7 et membre fondateur de l'Institut international de sociologie clinique. Il dirige plusieurs revues et collections et est l'auteur de nombreux articles et ouvrages dont : « L'histoire en héritage, roman familial et trajectoire sociale » (Desclée de Brouwer, 1999), « La sociologie clinique » (Érès, 2007), « Intervenir par le récit de vie » (Érès, 2008). « Les années 80 ont introduit des impératifs de performance, de réussite individuelle et de réalisation personnelle : être bon dans son travail et dans sa vie, être bien dans sa tête et dans son corps. Cette idéologie de l'excellence suscite chez ceux qui n'y arrivent pas une forme de culpabilité liée à la sensation de ne pas « être à la hauteur », donc être un raté. » La rencontre est organisée par Espaces Marx et sera animée par Robert Pierron.

===è Vendredi 24 octobre 18h Denis Clerc - Galerie de La Machine à Lire 18 rue du Parlement Saint Pierre

Autour de son ouvrage « La France des travailleurs pauvres », publié aux éditions Grasset. Denis Clerc est économiste, spécialisé dans l'analyse des politiques sociales. Il a été rapporteur au Conseil de l'Emploi, des Revenus et de la Cohésion sociale (CERC) et président de l'association Economie & Humanisme. Il est aujourd'hui conseiller de la rédaction du mensuel Alternatives économiques, qu'il a créé et longtemps dirigé. « On a longtemps pensé que l'emploi était le remède à la pauvreté. Ce n'est plus le cas. La multiplication des emplois à temps partiel ou des jobs temporaires entrecoupés de périodes de chômage a fait plonger dans la pauvreté nombre de travailleurs et leur famille. Contrairement à ce qui se passait il y a encore une quinzaine d'années, ce n'est plus l'insuffisance d'emplois qui engendre la pauvreté, mais la mauvaise qualité de ceux qui se créent. Dans cette évolution, l'Etat porte une part de responsabilité. En prêtant main-forte à la création d'emplois paupérisants, il a sacrifié la qualité de l'emploi à la quantité et aggravé le problème au lieu de le réduire. Ce que montre cet ouvrage, c'est que cette voie est sans issue et qu'il est urgent de changer de politique. Le contexte nous y pousse : le pays tout entier a besoin d'emplois créateurs de valeur s'il veut faire face aux défis de la mondialisation et du vieillissement. Mais cela suppose un gros effort en matière de formation et de requalification de tous ceux que, aujourd'hui, le marché a marginalisés. Le revenu de solidarité active, utile pour permettre aux actuels travailleurs pauvres de vivre dignement, ne doit pas devenir la dragée enrobant la pilule du mauvais emploi et permettant à ce dernier de se pérenniser. Désormais, à l'aide sociale qui soulage mais enferme, il faut substituer l'investissement social qui vise à donner à chacun les moyens de son autonomie et la maîtrise de son destin. C'est possible, et ce livre explique comment. » Denis Clerc Le débat sera animé par Bernard Broustet.

- Librairie " La Machine à lire " 8, Place du Parlement - 33000 BORDEAUX - Tel : 05.56.48.03.87 - Fax : 05.56.48.16.83 Site : http://www.lamachinalire.com Emel : machine@machinalire.com

 

21) Le 60éme CLIN D’ŒIL CINEMA de la Gironde : « Les ENFANTS DE DON QUICHOTTE »

 « La Nation garantit à tous (...) la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain (...) a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. » Préambule de la Constitution Française.

Projections/débats – Dans de nombreux cinéma de proximité de la Gironde

ENFANTS DE DON QUICHOTTE : Film présenté à Cannes en 2008 à l’occasion de la Semaine de la critique www.lesenfantsdedonquichotte.com

> Léognan ¬ Espace culturel Georges Brassens Mercredi 22 octobre > 20h30 Débat

Avec M. Labroille, syndicaliste, représentant les syndicats de salariés au Conseil Régional de l’Habitat, présidé par le préfet d’Aquitaine, spécialiste des questions du logement et militant pour le droit au logement pour tous

> Sainte-Foy-la-Grande ¬ Cinéma La Brèche Jeudi 23 octobre > 20h30 Débat

Avec Mme Durraffourg, présidente LDH33, M. Gasparotto, président du DAL33, Mme Rosin, LDH Bx.

> Cestas ¬ Cinéma Le Rex Vendredi 24 octobre >20h30 Débat

Avec Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, en présence de M. Ducout, maire de Cestas, Mme Binet, adjointe aux Affaires sociales et au Logement à la Mairie de Cestas.

> Pessac ¬ Cinéma Jean Eustache Samedi 25 octobre > 18h30 Débat

Avec Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte

> Saint-Médard-en-Jalles ¬ Ciné Jalles Lundi 27 octobre > 20h30 Débat

Avec M. Gasparotto, président du DAL33, M. Labroille, syndicaliste, représentant les syndicats de salariés au Conseil Régional de l’Habitat, présidé par le préfet d’Aquitaine, spécialiste des questions du logement et militant pour le droit au logement pour tous.

> Eysines ¬ Cinéma Jean Renoir Mardi 28 octobre > 20h30 Débat

Avec M. Gasparotto, président du DAL33, M. Labroille, syndicaliste, représentant les syndicats de salariés au Conseil Régional de l’Habitat, présidé par le préfet d’Aquitaine, spécialiste des questions du logement et militant pour le droit au logement pour tous.

• Jean-Baptiste Legrand, Président de l’Association Les Enfants de Don Quichotte

Au cours de l’action et durant plus d’une année, nous avons dû utiliser Internet puis les médias pour convaincre les citoyens de nous rejoindre et faire de la question du droit au logement une priorité politique. Des images ont été tournées et certaines diffusées sur notre site. Elles sont le témoin de cette réalité. Pendant et depuis, ce sont surtout les images des médias qui ont eu le monopole de montrer, ce sont des points de vues extérieurs qui ont relaté et dit comment et pourquoi. Nous avons souhaité reprendre la parole et faire du film une partie intégrante de l’action. Qu’il montre les vérités et les réalités de chacun. Le film raconte l’espoir et les désillusions, les engagements et les manipulations des politiques, la puissance des médias. Le film est surtout une nouvelle force et un nouveau souffle pour prolonger le combat. Convaincre les citoyens qu’ils peuvent et doivent agir pour que soient respectés les droits humains. Affirmer la nécessité de continuer à se battre car aujourd’hui, le constat nous le connaissons, la loi a été votée mais elle n’est pas appliquée. Mettre les politiques en face de leurs responsabilités et leurs rappeler les promesses électorales. Le film est aussi un outil qui nous permettra de continuer à lutter, sans être tributaire d’aucune aide publique ou privée. Les bénéfices, si bénéfices il y a, seront reversés intégralement à l’association pour écrire l’Acte 2. Les valeurs de notre République, ces droits fondamentaux pour lesquels nos ancêtres se sont battus, sont un héritage précieux. Nous nous devons de le défendre âprement pour le transmettre intact à nos enfants. Il y a urgence. C’est un choix de société mais aussi de dignité et de modernité qui désormais s’impose à nous tous.

•Synopsis

Le 26 octobre 2006, Augustin Legrand et Pascal Oumaklouf, de simples citoyens, décident de vivre dans la rue, au plus proche des sans-abri afin de les fédérer et de les amener à exiger le respect de leurs droits fondamentaux. Véritable camp retranché, le Canal Saint-Martin fut pendant plusieurs mois le lieu d’une nouvelle résistance. Voici l’histoire de leur combat dont ce film est un prolongement, une arme et un outil.

• LE DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE

« Le droit à un logement décent et indépendant, [...], est garanti par l’État à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence [...], n’est pas en mesure d’y accéder par ses propres moyens ou de s’y maintenir.» Le droit au logement opposable génère ainsi la possibilité d'entamer un recours contre l'État dans le cas où ce dernier ne proposerait pas un logement décent dans un délai imparti à un ménage qui en aurait la nécessité. Déclaré responsable par la justice, l'Etat se verrait alors contraint à l'indemnisation du plaignant. L'application de cette loi est définie au travers de deux grandes étapes :

• dès la fin de l'année 2008, le droit au logement opposable pourra concerner les personnes les plus démunies : SDF, femmes seules et ayant charge d'enfant ainsi que les revenus les plus modestes.

• Enfin, dès le 1er janvier 2012, le droit au logement opposable s'étendra à toutes les personnes dont le logement sera jugé insalubre, indigne ou dangereux.

« La lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l’égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de tous les êtres humains et une priorité de l’ensemble des politiques publiques de la nation.»

Art. 1. Loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions

=====> ACPG - Association des cinémas de proximité de la Gironde

Place de la Ve République - 33600 Pessac Tél. 05 56 46 06 55

Coordination départementale : JEAN-LOUIS RIBREAU

Séances scolaires : Sur demande du 22 octobre au 28 octobre

Tél.05 56 80 10 28

-From : Jean-Louis RIBREAU <ribre@wanadoo.fr>

 

22) [Athénée Libertaire Infos] Programme Oct./Nov. 2008

--- Vendredi 24/10 [16h00] Cantine autogérée, repas végétarien à prix libre dés 19h30. A partir de 16h, activité "pancartes imaginaires" : rendez-vous pour créer tous les slogans, dessins, affiches ou autres que l'on a toujours rêvé de voir sur les murs de nos villes… Que chacun-e-s amènes marqueurs, cartons, peinture (etc) sinon y'aura sur place et pis c'est aussi possible de venir aider ou discuter à l'heure que l'on veut !!!

--- Mardi 04/11 [19h00] Concert avec EGOHINES (anarcho-punk de Grenoble) + GUEST.

Plus une tombola de soutien à des musiciens basques dont les instruments ont été confisqués par la police après un concert sauvage au moment des fêtes de Bilbao. (orga : Perro Vaca)

--- Pour plus d'infos : Athénée Libertaire 7 rue du Muguet 33000 Bordeaux 05-56-81-01-91 www.atheneelibertaire.net

-From : stonehenge@aliceadsl.fr

 

23) Premier forum public des partis de gauche et écologistes (MRC, PCF, PRG, PS, Les Verts) « Quelle alternative politique dans la mondialisation »

Mardi 21 octobre 2008 – 18h Salle Paul Delouvrier – Conseil régional d’Ile-de-France  35, boulevard des Invalides, 75007 Paris (M. : Saint-François-Xavier)

Chacun mesure la gravité de la crise de la globalisation financière qui traverse aujourd’hui le monde. Face à la crise financière et économique, écologique et alimentaire, énergétique, sociale, d’autres politiques sont possibles. Ces crises ne datent pas d’hier, elles ont une ampleur mondiale. Pour autant, la responsabilité, dans le cadre national, des politiques menées ces dernières années ne peut être négligée. Ces crises ne sont pas apparues sans raisons, elles sont la conséquence de choix politiques exercés à l’échelle mondiale, mais aussi à l’échelle européenne et au niveau national. Les Partis de gauche et écologistes se sont engagés dans une démarche d’organisation de forums pour débattre sur le fond des dossiers essentiels pour l’avenir de notre pays. Ouverts aux spécialistes, aux organisations syndicales, au monde associatif, à tous les citoyens, ces débats seront des moments de travail essentiels pour la gauche : pour confronter nos analyses et propositions alternatives. Le premier forum a pour thème « quelle alternative politique dans la mondialisation. » Ensemble, les partis de gauche et écologistes veulent confronter leurs analyses et leurs propositions à celle de personnalités scientifiques et d’acteurs du monde social. MRC, PCF, PRG, PS, Les Verts

http://www.pcf.fr/spip.php?article3162

 

24) Nucléaire hors la loi - Mercredi et vendredi à Bordeaux : Conférence avec Roland Desbordes - Rassemblement devant le Tribunal

Nucléaire hors la loi - Deux initiatives fin octobre à Bordeaux

Tchernoblaye a porté plainte en octobre 2003 contre les rejets illégaux de la centrale nucléaire du Blayais. 5 ans après, le Parquet de Bordeaux reste muet…

1) Informez-vous   2) Protestez contre la "justice" qui protège le nucléaire :

===è Mercredi 22 octobre 2008 Conférence publique

20h à l'Athéne Municipal de Bordeaux Place St Christoly (près pl. Pey-Berlan) avec Roland Desbordes Président de la Criirad - Les rejets des installations nucléaires

===è Vendredi 24 octobre 2008 Rassemblement festif

17h devant le Tribunal de Bordeaux rue de Frères Bonie (près pl. Pey Berlan) avec Noël Mamère Député, avocat

Sur place : Musique - Animations

Plus d'infos ici : http://tchernoblaye.free.fr

-From : <tchernoblaye@free.fr>

 

25) Prochain Caf'éco, mardi 21 octobre : La gratuité est-elle l'avenir de l'économie?

Chers amis, Le prochain Café économique se tiendra mardi 21 octobre, entre 18h et 20h, au Boeuf sur la Place (Pessac centre). À l'heure où tout se vend, où tout semble avoir un prix et pouvoir faire l'objet d'une spéculation effrénée, nous vous proposons de poser la question suivante : La gratuité est-elle l'avenir de l'économie?

Pour éclairer nos échanges, nous avons invité Marie CORIS, maître de conférences en économie à l'Université Bordeaux  IV (GRETHA). Dans l'attente de vous voir mardi prochain, amicalement. L'équipe du Café économique.

-From : <cafe_economique@yahoo.fr>

 

26) [Centre du Hâ32] Annonces de conférence Antigone et Gorgones - Le mythe mis en scène

Annonce de conférence : Cycle « Mythes, morts ou vifs ? »

Jeudi 23 octobre 2008, 19h30 (entrée libre)

« Antigones et Gorgones - Le mythe mis en scène »

Florent Viguié, Marion Mirbeau et Nathalie Aubin

Buffet sur réservation à 21 h (14 euros)

Présentation : Cette soirée, entre réflexion théorique et mise en pratique, nous fera rencontrer le mythe d'Antigone dans ses versions théâtrales de Sophocles et Anouilh, ainsi que le mythe des Gorgones. Un groupe d'étudiants et deux compagnies professionnelles nous présenteront des scènes choisies et des extraits de leurs spectacles. Si vous souhaitez vous inscrire pour le buffet, envoyez un message en cliquant cette ligne. mailto:ha32@wanadoo.fr?subject=Inscription%20au%20buffet&body=Veuillez%20m%27inscrire%20pour%20le%20buffet.%20N0M%20et%20TELEPHONE%20:

-From : <ha32-annonces@orange.fr>

 

27) Fête de Lutte Ouvrière à Bordeaux

Samedi 25 octobre se déroulera la fête annuelle de Lutte Ouvrière à Bordeaux. Cette fête aura lieu salle Louise Michel, à Saint Médard en Jalles à partir de 15h30 et jusqu'à 23h. Au programme, à 17h, un forum débat intitulé "crise financière, attaques du patronat et du gouvernement, pour une contre - offensive du monde du travail", l'allocution de notre porte parole Nelly Malaty à 19h, des conférences ("le peintre et son époque", "ordinateurs, secouons leur les puces"), des spectacles (Subotica, Jazenco, Djindouma) et un grand banquet, une librairie, une brocante... Pour tout renseignement : contact-aq@lutte-ouvriere-sud-ouest.org. Cordialement,

-De : Contact LO Aquitaine <contact@lutte-ouvriere-aquitaine.org>

 

28) [AECOM] 3 Conférences a venir !

--- Colloque "Patrimoine numérique et médiation culturelle : Patrimoine numérique et médiation culturelle

Mercredi 22 octobre 2008 - 10h-17h - Hôtel de Région

Un partenariat AEC / ARPEL

Inscription : http://url.emm26.net/id.asp?l=133439-5055425-12946114-247-0

Information : http://url.emm26.net/id.asp?l=133437-5055425-12946114-247-0

--- Réalité virtuelle, réalité augmentée : la 3D dans tous ses états !

Vendredi 24 octobre – 14h-17h - Village Cinémascience - Place Jean Jaurès, Bordeaux       

Organisé par le Conseil Régional Aquitaine avec le soutien d'AEC

Entrée libre sans inscription

Information : http://url.emm26.net/id.asp?l=133436-5055425-12946114-247-0

--- Santé, TIC et vie privée : faut-il avoir peur des effets secondaires ?

Jeudi 6 novembre - 17h-19h30 - Institut du Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA) - Bordeaux

Un partenariat AEC / Forum des Droits de l'internet (FDI) dans le cadre de la consultation publique « Votre vie privée vous intéresse et vous n’êtes pas les seuls ! » organisée par le FDI et la CNIL.

Inscription : http://url.emm26.net/id.asp?l=133438-5055425-12946114-247-0

Information : http://url.emm26.net/id.asp?l=133435-5055425-12946114-247-0

--- Renseignements : www.aecom.org - 05 57 57 01 01

Après la conférence, retrouvez extraits des débats et interviews en téléchargement légal sur www.aecom.org  -From : <laurent-pierre.gilliard@aecom.org>

  

29) Souge : 64e cérémonie

Dimanche 26 octobre, Martignas sur Jalles, hommage aux fusillés de Souge organisé par le Comité du souvenir et les familles des fusillés.

--- Déroulement de la cérémonie

14h45 Accueil des familles à l’entrée du Mémorial

15h00 Cheminement parmi les stèles (fleurissement par les familles) avec accompagnement musical

15h15 Appel des morts - Dépôt de gerbes sur l’enceinte, hommage aux drapeaux

15h30 Allocution

16h45 Cérémonie à la première enceinte

17h15 Dépôt de gerbes au monument aux morts de Martignas

17h30 Dépôt de gerbes au monument aux morts Corps-Franc Pomiès

Sur place : chaises et abris prévus.

Pour se rendre sur le lieu de la cérémonie : sortie n° 10 rocade ouest, prendre la direction de Martignas.

--- Le bus de l’UD CGT

Itinéraire :

13h15 : Départ Angle de la rue des Terres de Borde et rue d’Armagnac / Gare de Bordeaux côté Belcier

13h25 : Passage à l’église de Bègles

13h30 : Mairie de Bègles

13h35 : Barrière de Bègles

13h40 : Barrière de Toulouse

13h50 : Bourse du Travail

14h00 : Barrière Saint-Médard

14h30 : Arrivée à Martignas « Camp de Souge »

17h00 : Fin de cérémonie à la seconde enceinte

17h15 : Pour ceux qui le souhaitent, départ pour la première enceinte avec dépôt de gerbe

17h45 : Nouveau départ avec arrêts aux monuments aux morts de Martignas - Dépôts de gerbe

19h00 : Retour sur Bordeaux (même itinéraire que pour l’aller)

- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 17 Octobre 2008 - No 1755 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

30) [RESF33] Rassemblement pour refuser l’ouverture de la chasse à l’enfant

=====> DATES à RETENIR :

--- Prochain cercle de silence à Bordeaux - mardi 28 octobre à 18h30

Le prochain Cercle de Silence se tiendra mardi 28 octobre de 18h30 à 19h30 Place Pey-Berland Cercle de silence Nous dénonçons et refusons l’enfermement des étrangers dans les centres de rétention administrative. (CRA) Nous sommes des citoyens animés par un engagement spirituel, religieux, laïc, (...) http://resf33.free.fr/spip.php?article313

--- Les permanences :

--- Les permanences du RESF33 tous les mercredis à 18h30 à l’ASTI Bordeaux situé au 10, rue Causserouge (derrière la place de la Victoire, entre la rue du Mirail et la rue Leyteire) - (Pour entrer, il faut sonner !)

--- Collectif Rive Droite Resf 33 – Permanences, les premiers et troisièmes mercredis du mois de 13h30 à 15h30 à l’espace citoyen Génicart de Lormont (05 57 77 60 20) Tram : ligne A, direction Lormont Lauriers, arrêt Gravières.

--- Le site du RESF33 : http://resf33.free.fr/

--- Le site du RESF : http://www.educationsansfrontieres.org/

– From : <resf33@laposte.net>

 

31) [PCF33] Initiatives des Communistes en Gironde et en Aquitaine,…

=====> Rendez-vous du PCF33 : Voir le site : http://33.pcf.fr/

--- Assemblées des adhérents à Bègles

Jeudi 23 octobre, 18h30, au siège de la section, 12, rue du Prêche. Point sur les initiatives en cours. Information et débat sur les Européennes juste avant le Conseil national du 24 octobre qui aura cette question à son ordre du jour et souhaite avoir l’avis des communistes. (Voir l’intervention de Francis Wurtz au dernier CN). Lors de la dernière AG, un collectif de 5 camarades a été désigné pour aider à l’animation des débats du congrès dans 4 quartiers (Annie Guilhamet, Yamina Kraria, Nadine Matéo, Francine Cruchet et Bernard Eclancher, ce dernier ayant été désigné pour la commission des candidatures départementale). Vote sur les textes du congrès pour choisir la base commune : mercredi 29 et jeudi 30 octobre, de 16h à 20h, au siège de la section.

--- Fédération de la Gironde : Un congrès ouvert

Jeudi 6 novembre, de 19h à 21h30, une réunion départementale sera ouverte à tous les adhérents et sympathisants sur le 34e congrès. Le débat et les décisions « en interne » appartiennent aux communistes, mais comme nous y invitent les textes, nous avons besoin d’« une ouverture résolue à toutes les énergies intellectuelles et militantes qui veulent penser les enjeux de dépassement du système capitaliste. Nous devons traduire cette volonté politique sans tarder en actes… »

--- Nord Médoc : Sur les marchés

Les communistes de la section organisent des points rencontre avec un tract sur les crises financières et sociales. De 10h à 12h :

Samedi 18 octobre : Marché de Pauillac

Mercredi 22 octobre : Marché de St Vivien

Samedi 25 octobre : Marché et Leclerc de Lesparre

Dimanche 26 octobre : Marché de Castelnau et Supérette de Hourtin

Dimanche 16 novembre : Intermarché de Castelnau

Samedi 22 novembre : Champion de Soulac

Samedi 29 novembre : Lidl de Lesparre

Contact : Alain au 06 15 12 47 10.

Vote des adhérents du Nord Médoc pour déterminer le texte de la base commune de discussion : Jeudi 30 octobre, 18h30, Salle des Associations à Castelnau/Médoc

--- RÉUNION PUBLIQUE en présence de Yves Dimicoli économiste, responsable de la commission « Economie-social-Finance » du PCF Jeudi 30 octobre, 18h salle Victor Hugo (ex Château du Diable) 88, crs Victor Hugo à CENON

--- La Section du PCF du Bassin d’Arcachon et des  Landes Girondines tient une permanence à BIGANOS tous les mardis de 17h30 à 19h30 et le premier Samedi de chaque mois de 10h à 12h. Contact : <christian.darriet@free.fr>

--- Les Blogs sur Internet des élus communistes et apparentés : www.elunet.fr/index.php/annuaire et recherchez le nom de l’élu de votre choix.

=====> Calendrier de préparation du Congrès

• Depuis le 12 septembre, les adhérents du PCF ont reçu le projet de base commune validé par le Conseil national pour en débattre jusqu’au 10 octobre. Ce texte est également disponible sur le site www.pcf.fr et alternativeforge.net et des contributions sont possibles. Si vous n’avez pas reçu ce texte, signalez-vous à la Fédération : 05 56 91 45 06 où un retirage du texte a été effectué. Il vous sera alors envoyé.

• Après le 10 octobre 2008 : La commission de transparence des débats, élue par le conseil national sera chargée de valider les éventuels textes alternatifs. Tous les textes seront alors adressés aux adhérents pour poursuivre la discussion jusqu’à fin octobre.

• 29 et 30 octobre 2008 : Les communistes sont appelés à voter pour déterminer le texte qui deviendra la base commune de discussion jusqu’aux conférences locales, départementales et le congrès national.

• du 10 au 30 novembre 2008 : conférences de sections en assemblées générales avec débat et vote d’orientation sur la base commune, élection des directions.

• 5 et 6 décembre 2008 : Conférence départementale PCF 33

• du 11 au 14 décembre 2008 : Congrès national

--- Plus d’informations ?

• www.gironde.pcf.fr

• Fédération de la Gironde du PCF - 15, rue Furtado - 33800 Bordeaux 05 56 91 45 06

• www.pcf.fr et alternativeforge.net

===è Quelques rendez-vous Nationaux

--- Rencontre pour un nouvel internationalisme les 15 et 16 novembre 2008

--- Le 34éme Congrès du PCF les 11, 12, 13 et 14 décembre 2008 à la Défense à Paris.

Les textes des ateliers, les vidéos des trois rencontres nationales sont disponibles sur le site internet www.alternativeforge.net - Chacun-e peut envoyer ses contributions afin d’alimenter le débat du 34e Congrès à l’adresse : congres2008@alternativeforge.net

- La construction d’une alternative en France, en Europe et dans le monde ;

- L’avenir de la gauche, du communisme, du PCF ; la nature et l’ampleur des transformations à opérer ; la mission, la composition et l’élection des directions

====> Vous souhaitez « militer » pour résister à la politique de la droite au service du MEDEF et construire les ripostes sociales, idéologiques et politiques nécessaires, contactez le PCF au 05.56.91.45.06 ou contact@gironde.pcf.fr – Voir aussi le site www.pcf.fr - From : <contact@gironde.pcf.fr>

  

32) BLABLABYLONE : PRACTICE FOREIGN LANGUAGES 

COME OVER TO THE NEW LOCATION EVERY WEDNESDAY OF OCTOBER AT BLABLABYLONE!

Bonjour à tous, Blablabylone est de retour depuis le MERCREDI 15 OCTOBRE 2008 avec ses tables cosmopolites !!! AU QUARTIER GROSSSE CLOCHE de Bordeaux, 3 Rue de Guienne au Bar- Tarterie le " Chat gourmand ". Conversation avec professeurs et animateurs en langues maternelles !!! APEROLANGUES 19h à 20h30 : Anglais, Italien, Espagnol, Français, Arabe, Japonais, Chinois, Brésilien, Grec, Russe, Portugais, Allemand à la demande les JEUDIS - Réservez votre langue maintenant !!! Infoline: 06 19 42 37 66 www.blablabylone.com

PRIX DE DECOUVERTE: 8€ - FORFAIT 10 BLABLA: 90€ - FREQUENTATION LIBRE: 13€

BLABLABYLONE - Language and culture group

-From : blablabylone@gmail.com

 

33) [France-Amérique-Latine]  présente « Entre Leningrad et La Havane »

Le Lundi 27 octobre à partir de 18h30 au lieu « Le poulailler » 1 Ter, place du 14 juillet 33130 Bègles Tél : 05.56.84.93.02, accueillera Anna Lidia Vega Serova* Ecrivain et peintre cubain pour une Expo-vente et rencontre avec l'artiste autour de ses œuvres. « Entre Leningrad et La Havane » * Cubano-russe, elle passe sa petite enfance à Cuba puis à dix ans, part avec sa mère vivre en Biélorussie où elle étudie la peinture. Très jeune, elle commence à écrire de la poésie. En 1988, elle part vivre à Cuba. En 1997, elle reçoit le Prix David de l'UNEAC (Union Nationale des Ecrivains et Artistes de Cuba) pour son premier recueil de nouvelles. Son premier roman /Noche de ronda/ est finaliste pour le prix du roman Casa de las Américas 2001. Depuis elle a publié six recueils de nouvelles, trois de poésie et deux romans.

-From : <franceameriquelatine@free.fr>

 

34) [Magazine VIVA] Rencontre – Débat : « Quel avenir pour la Protection sociale ? »

INVITATION à l’initiative du magazine VIVA

et la Fédération des Mutuelles de France

Comment serons nous soignés demain, et à quel prix ?

Qui pourra bénéficier de soins de qualité ?

Alors que doivent se discuter deux réformes très importantes de la Sécurité sociale et du système de soins, Viva, avec la Fédération des Mutuelles de France et ses unions de regroupement interrégionales, ouvre le débat.

Quel avenir pour la Sécurité sociale ?

Comment garantir à tous l'accès à des soins de qualité ?

Comment assurer un financement solidaire et pérenne et une meilleure organisation pour notre système de santé ?

Quelle place pour les acteurs de la solidarité ?

Rencontre - débat

Mardi 28 octobre, à 14 heures

Maison de la promotion sociale à Artigues

Inscriptions : mailto:rencontre-bordeaux@viva.presse.fr

=====> Comme vous le savez,  notre mutuelle reste vigilante quand aux mesures proposées par le gouvernement dans le cadre du projet de  Loi de financement de la Sécurité Sociale. Le PLFSS prévoit diverses mesures dont l'instauration d’une nouvelle taxe baptisée contribution de solidarité. Elle s'élève à un milliard d’euros, payable par les organismes complémentaires. Notre mutuelle  est contre cette taxe  qui risque d'entraîner des hausses de cotisations et aggraver encore l'accès à une complémentaire santé  des personnes les plus fragiles économiquement. Les mutuelles s’acquittent déjà de différentes taxes, comme celle sur la CMU et ont dû faire face, depuis la loi d’août 2004, à de nombreux transferts de charge des régimes obligatoires (déremboursements des médicaments, forfaits ....) Par ailleurs contrairement à ce que laisse entendre le gouvernement, les mutuelles n'ont pas de trésors de guerre. Mieux que quiconque les pouvoirs publics savent  qu’elles ont des obligations d’équilibre et sont soumises au respect des ratios imposés par la législation française et européenne. En outre, les mutuelles sont des organismes à but non lucratif et leurs résultats sont utilisés en totalité au bénéfice de leurs adhérents.

Cette mesure gouvernementale  va se traduire par une augmentation de la taxe actuelle des complémentaires sur le fonds CMU pour aboutir au principe d’un financement intégral du fonds CMU par les organismes complémentaires. De cette manière le gouvernement entend   pérenniser  la taxe contrairement aux annonces initiales. Pour notre Mutuelle (Mutuelle Familiale d' Aquitaine)  et la Fédération des Mutuelles de France, il ne fait aucun doute que la taxe ne répond en rien à la question du financement de la protection sociale solidaire et universelle qui doit être assis sur tous les revenus. D'autres solutions existent, en particulier celle consistant à élargir l’assiette des cotisations non seulement aux revenus exonérés, mais également à d’autres éléments de la valeur ajoutée des entreprises. C’est la condition d’un financement pérenne et solidaire de l’assurance maladie obligatoire. C'est donc au regard de l'actualité sociale du moment (PLFSS,  menace sur les ALD, Loi HPST ect) que la Fédération des Mutuelles de France organise à Bordeaux avec le magazine Viva,  un débat sur le Thème " quel avenir pour la protection  sociale ".

Comptant sur vous, bien cordialement, Patrick Julou, Président de la MFA

Portable: 06 82 48 84 42 -From : <patrick.julou@viva.presse.fr>

 

35) Ligue d'improvisation théâtrale de Cambes originaux et urbains réunis (Bordeaux) : La Saison 2008-2009 : ça commence ! 

Bonjour, Vous avez été nombreux à savourer notre CATCH D'IMPROVISATION comme entrée en matière et nous voici fin prêts pour le plat de résistance qui vous attend avec le premier match de notre 3ème saison (enfin). Et nous commencerons très fort avec une rencontre très attendue :

"LA LICOEUR" VS "LES RESTONS CALMES"

Dimanche 26 Octobre au BT59 (Bègles) à 16h00

Ouverture de la Billetterie à 15h00, ouverture des portes à 15h15

Les joueurs des Restons Calmes : Matthieu Massé, Benjamin Viguier, Clément Bernard, Hervé Guyonnet, Emilie Vibert et Marion Delville seront opposés à Anne Rénier, Aurélie Désert, Lucie Glinel, José Carrasco, Gunther Galbert, Didier Jeanjean et leur Coach Nicolas Soullard de la Licoeur. Ce match sera arbitré par Matthieu Texier assisté d'Aroun Dutheil et Natacha Causse, notre MC sera Nicolas Delame et à la musique et au chant nous retrouverons Martintouseul. NOUVEAUTE : Si vous voulez être sûr d'avoir vos places vous pouvez désormais les acheter directement sur notre site ! (6 € par adulte / 3 € par enfant de moins de 12 ans ou pour les membres des autres ligues uniquement sur présentation de leur carte d'affiliation). A très bientôt. S. -From : <webmaster@licoeur.com>

 

36)  Exposition photos de Stephan Ferry : « Le Carré des fous de Cadillac »

Madame, monsieur, je suis auteur-photographe en Gironde et j'exposerai prochainement (du 24/10 au 30/11), au château des ducs d'Epernon, un travail photographique consacré au cimetière des fous de Cadillac. Le cimetière des fous : un endroit étrange et désolé, hors du temps, où sont ensevelis près de 3.000 anciens pensionnaires des hôpitaux psychiatriques de la commune, et qui est menacé de destruction par le projet d'installation d'un hôpital-prison, d'ici à 2010. Il pourrait ainsi laisser place à une aire de stationnement... Dans le cadre de cette exposition, je souhaite non seulement témoigner de ce qu'est réellement ce cimetière (l'un des derniers cimetières d'aliénés en France), mais aussi informer le grand public à travers un texte qui sera présenté avec les photographies. Vous pouvez recevoir sur simple demande un dossier de presse présentant les éléments essentiels de mon projet, avec une petite notice sur mon travail d'auteur-photographe. Je serais bien sûr très heureux si vous pouviez annoncer cette exposition à vos abonnés. Je me tiens à votre disposition pour répondre à toutes vos questions au 06 82 16 83 44. Dans l'attente de vous lire, je vous prie de recevoir, madame, monsieur, mes salutations respectueuses. S. Ferry http://www.photographe-bordeaux.fr/cdf.html

- Stephan Ferry <ferrylac@club.fr>

 

37) [Réseau Paul Bert]  Exposition de photographie : « Désapparences » de Natalie VICTOR-RETALI

Le Réseau Paul Bert  vous invite à l'exposition de photographie contemporaine « Désapparences » de Natalie VICTOR-RETALI du 6 octobre au 6 Novembre au Réseau Paul Bert - 2, rue Paul Bert à Bordeaux (derrière le Musée d'Aquitaine)

Plus d'infos sur : http://victorretali.canalblog.com/

=====> Désapparences (16 photos argentiques (24X36): tirage papier brillant 20X30 de Natalie VICTOR-RETALI)

Le monde, aujourd'hui, brille. La dure surface des choses en témoigne. Tout est lisse mais glacé. Parfois, pourtant, une vitre un peu moins propre rend le regard plus flou. Tant de netteté est sujette à caution: tout est-il réellement  aussi accessible, évident, limpide? Où est passé l'autre côté du miroir, l'espace où tout est possible, où le monde prend l'envers pour endroit et où l'on ne peut pas attraper les petites filles désobéissantes? Où se trouve aujourd'hui l'endroit où l'envers surgit? Comment bascule-t-on d'un monde à l'autre? Quelle surface miroitante doit-on transpercer pour se retrouver enfin de l'autre côté de soi? Comment disparaître à soi-même tout en advenant au monde qui nous importe? La traversée des apparences est cet itinéraire intérieur dont les méandres mènent à la partie cachée du monde. Quelque chose de sacré s'y attache. La "désapparence" autorise ce basculement .La disparition du monde des apparences  permet de rejoindre l'insoupçonné qui affleure à la surface des choses. Se coller à la vitre dans l'espoir de tomber de l'autre côté, se pencher vers l'eau jusqu'à toucher le reflet de son âme, traverser la membrane floue du monde et la laisser se recomposer …. Tous les points de passage supposent une diffraction de l'image et toute traversée résulte d'un instant d'inattention du monde. Celui-ci se défait ainsi de ceux qui ne se reflètent pas en lui, qui n'acceptent pas de regarder la surface et de s'en abreuver paisiblement, qui ne sont pas  réductibles au reflet du monde. Ceux-là "désapparaissent" au monde et s'aperçoivent enfin d'eux-mêmes. "Le désir de photographier est le contraire du désir de signifier à tout prix, de témoigner ou d'informer. Il est de l'ordre de la sidération et de l'illusion. De l'ordre de la disparition aussi, car si quelque chose veut devenir image, ce n'est pas pour durer, c'est pour mieux disparaître." Jean Baudrillard. Le travail ici présenté se veut un point de vue sur le monde et un point de rencontre de divers mondes; en effet, la photographie permet d'obtenir en surimpression la trace des différents mondes possibles et, sans aucun "trucage"(les photos argentiques ne sont pas retravaillées), de rendre compte d'un point de vue original qui ne dépend que du point de la prise de vue. En effet, l'appareil utilisé ne dispose pas d'objectifs sophistiqués, ce n'est qu'en avançant ou reculant que l'on peut rapprocher ou éloigner l'objet photographié, aucun filtre n'intervient et l'angle est parfaitement fidèle à celui de l'œil…De plus, la profondeur de champ du mju II (Olympus) permet une netteté équivalente du reflet et de ce qu'il dissimule. Ainsi seule la magie du monde peut expliquer les différentes apparitions, disparitions et surimpressions présentes dans ce travail. Les révélateurs en étant la photographe et son appareil.

-From : Natalie Victor-Retali nattendrevr@hotmail.com

  

38) ANDROMAC et VIBRATIONS URBAINES présentent : " FROM DUB TO DUBSTEP "

Samedi 25 Octobre MAC/ Domaine Universitaire/ Pessac 33 - 5 euros/ 22h-4h

Dans le cadre du Festival Vibrations Urbaines, Andromac, et le service jeunesse de Pessac proposent une soirée mélant Dub et Dubstep. Le dubstep, connais, connais pas, tu sais pas....? Viens samedi à la MAC, tu seras fixé !...

La venue de deux djs internationaux reconnus de cette nouvelle scène dubstep européenne, Bunzer0 et Ramadanman, est une première à Bordeaux ! Parions néanmoins que le public sera instantanément conquis par ce son aux accents urbain et dub à la fois, dont les anglais, comme les belges, sont friands !

Au programme : RAMADANMAN (UK / DUBSTEP)

David Kennedy, alias "Ramadanman", issu du temple Londonien de la Sub Bass,adhère rapidement à ce style musical émergeant et produit ses premiers morceaux qui seront signés sur les labels Soul Jazz Records, Aeclectrick et Hessle Audio qu'il co-dirige par ailleurs. Il est très vite pressenti pour assurer les premières parties de grands noms de la scène actuelle comme, entres autres, Skream, Kode9, Distance, Mary Ann Hobbs, Rob da Bank et Gilles Peterson. Son activité de DJ le fait désormais voyager à travers le monde, et l'année 2008 est un bon cru pour Ramadanman qui signe ses nouvelles productions sur les labels ApplePips, Tempa et toujours le fameux Soul Jazz Records.

BUNZER0 (BRUXELLES / DUBSTEP)

Cela fait plus de 15 ans que BunZer0 est Dj en Belgique et de manière internationale depuis quelques années. Son intérêt pour le dubstep se manifesta aux alentours de 2002 à la découverte des incroyables morceaux de

Horsepower Productions. Début 2006 il organisa les toutes premières soirées 100% dubstep à Bruxelles, en invitant des gens comme Skream, pour son tout premier gig en dehors de Londres, mais aussi Youngsta, MRK1, Pinch, N-Type, Mary Anne Hobbs, Mala, Tes La Rok, Peverelist, 2562, Appleblim... Son émission radio hebdomadaire "Fresh Off the Boat" sur la web radio Sub FM a été élu meilleur show dubstep international en 2006 et 2007.

THE DUBMACHINIST & MIGHTY I-TIST (BX, PAU / DUB)

2 membres du collectif Uzinadub : Fred se consacrant à la production sous le nom de The Dubmachinist et Baptiste se produisant sous le nom de I-Tist et tournant en tant que MC ou selecteur avec les sounds system Webcam HiFi et Equal Brother.

GARY'CLUNK (BX / DUB)

Trés actif dans la production de morceaux dub, son inspiration vient aussi bien du roots, du dub anglais que de l'électro-dub. En live, Gary mixe ses productions et des morceaux savamment sélectionnés le tout à grands coups d'effets delays et de sirènes !

6Kw TurboSound sound system par Arakneed

===è La MAC

Domaine Universitaire/ 33/ En face du Village 4

Tram ligne B/ Arrêt UNITEC

Attention !! week end de changement d'heure...hey, hey...!

Liens et infos sur :

http://www.myspace.com/associationandromac

http://andromac.asso.free.fr

-From : <andromac.asso@gmail.com>

 

39) COMPTOIR DU JAZZ > C'est parti !

===è QUOI DE NEUF AU COMPTOIR ?

UN NOUVEL HORAIRE > CONCERTS Á PARTIR DE 21H00

Une nouvelle Collaboration avec MUSIQUES DE NUIT > http://musiques.de.nuit.free.fr

Une programmation axée principalement sur le Jazz, le Blues, la Musique Brésilienne, la Soul et le Funk ! et pas seulement !!! Un DJ MIX les jeudis, vendredis, samedis et veilles de fêtes, pour continuer à danser après les concerts, avec Malek > http://www.myspace.com/malek2bordeaux

Des soirées à thèmes > AGENT JAUNORANGE PARTY > Soirée rentrée - Vendredi 31 octobre... pour commencer !

Des mini-festivals > BRAZILIAN BEATS EXPLOSION - Seconde édition avec une marraine de choix > MARCIA MARIA > + d'infos. Ce sera juste avant NOËL... Á suivre de près !!!

Une opération en faveur du SECOURS POPULAIRE, fin novembre... Les artistes ont du coeur ;-)

Un tremplin de CHANT SOUL, pour fin janvier > Infos + Inscriptions > http://www.myspace.com/sankofasoulcontest

Plus d'informations sur les concerts > voir notre site > rubrique programmation > http://leportdelalune.com/programmation/index.php

Vous trouverez ci-dessous le programme du mois d'octobre du COMPTOIR DU JAZZ.

Ce n'est qu'une mise en bouche !!! Et bonne rentrée à tous.

************************* PROGRAMME OCTOBRE *************************

MARDIS BLUES AVEC LE MARINE BAND CLUB | Gratuit

Mardi 21 | MR. TCHANG > http://www.myspace.com/mistertchangmusic

Mardi 28 | TONY > http://www.myspace.com/anthonystelmaszack

+ d'infos > http://www.myspace.com/marinebandclub

Lundi 20 | Jazz | 11 Euros - 13 Euros - 15 Euros*

MUSIQUES DE NUIT présente MISJA FITZGERALD MICHEL QUARTET

http://www.myspace.com/misjafitzgeraldmichel

featuring RAVI COLTRANE (U.S.A.)

http://www.ravicoltrane.com

Jeudi 23 | Boogaloo Jazz | 5 Euros

THE HITSTERS

Vendredi 24 | Flamenco (Chant & Danse) | 5 Euros

PASCUAL GALLO

http://pascual_gallo.mondomix.com/fr/artiste.htm

Samedi 25 | Blues | 6 Euros

AWEK

http://www.myspace.com/awekblues

Jeudi 30 | Soul New Soul | 5 Euros

TOO FAT

Vendredi 31 | SOIRÉE SPÉCIALE RENTRÉE | Gratuit

////////////////// AGENT JAUNORANGE PARTY

* Tarif réduit (étudiants, demandeurs d'emploi) - Prévente (FNAC - VIRGIN - BOX OFFICE) - Sur place

***************************************************************

COMPTOIR DU JAZZ

Ouvert 7 jours sur 7 - de 19H00 à 2H00

Licences d'entrepreneur de spectacles : n° 331170-T1 / 331171-T2 / 331172-T3

PORT DE LA LUNE

Ouvert 7 jours sur 7 - Midi et soir

Service de 12h00 à 14h30 et de 19h00 à 1h00

Carte réduite à partir de 00h30

Espaces climatisés

58 - 59, Quai de Paludate - 33800 Bordeaux - FRANCE

téléPHONE : +33 (0)5 56 491 555

Mail : portdelalune@wanadoo.fr

Site : http://www.leportdelalune.com

Myspace : http://www.myspace.com/comptoirdujazz

TRAM > Ligne C > VOIR LE PLAN | Direction Bègles Terres Neuves

Arrêt SAINTE-CROIX > Direction Quai de Paludate

-From : <infos-portdelalune@orange.fr>

 

40) L'agenda des concerts de chanson francophone à Bordeaux et alentours.

Octobre 2008 :
- 20 oct : Lili Cros + Thierry Chazelles (Barbey - Bordeaux - 20h30)
- 22 oct : Thomas Dutronc (Pin Galant - Mérignac)
- 23 oct : Bense + Jil is lucky + Claire de Namur (Barbey - Bordeaux - 20h30)
- 23 oct : Victoria Abril (Casino - Bordeaux)
- 24 oct : Les Ogres de Barback (BT59 - Bègles - 20h45)
- 24 oct : Alain Chamfort (Carré des Jalles - St Médard en J. - 20h30)
- 29 oct : Christophe (mini concert FNAC - Bordeaux - 17h30)
- 29 oct : Ysa Ferrer (Barbey - Bordeaux - 21h)
- 30 oct : Daguerre (Tatry - Bordeaux - 20h30)

http://www.bordeaux-chanson.org/index.php/Concerts-chanson

Plus d'info sur le site : www.bordeaux-chanson.org (rubrique "apéro-concerts Musique Libre") ou au 06 68 82 58 23 - Merci de nous aider dans la médiatisation de ces événements. Contact : Marine 06 68 82 58 23 et contact@bordeaux-chanson.org –From : contact@bordeaux-chanson.org

 

41) Lettre d'information de la Rock School Barbey OCTOBRE 2008

--- Jeu 23 : BENSÉ + JIL IS LUCKY + CLAIR DENAMUR – 14€

Guitare en main, Bensé est passé maître en balades singulières entre folk, pop et blues. Partager l'univers de Bensé c'est entrer dans une saga, suivre le chemin de ses personnages et laisser son imagination s'en emparer. Son tout premier opus Album (Mai 2008 / Naive) dégage un parfum de fraicheur et d'énergie qu'il porte avec fougue sur scène. Jil is Lucky livre un folk marqué par de multiples influences, de Leonard Cohen à Jonathan Richman en passant par les Beach Boys. Un véritable hommage à ces artistes... Parfois avec douceur... Parfois avec un brin de folie... Surprenante par sa voix cassée, placée sur des mélodies intimes, Claire Denamur s'accompagne à la guitare pour nous offrir un show acoustique aux influences folk et jazzy.

--- Jeu 30 : MORIARTY - 18€

Hors du temps, à mi-chemin entre Amérique fantasmée et Europe déjantée, Moriarty s'épanouit dans une musique qui sonne comme la bande-son d'un road-movie en costumes de pionniers du Far Ouest. Sous la bienveillance de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, ils organisent tout au long de leurs chansons les noces du cabaret et des grands espaces, tandis que la voix de Rosemary achève de nous embarquer loin, très loin… A découvrir absolument le premier album du groupe Gee Whiz But This Is a Lonesome Town (Oct 2007 – Naïve).

--- Des infos, des bios, du son et des places à gagner sur www.rockschool-barbey.com - Plus d'infos sur les concerts ICI http://www.rockschool-barbey.com/concert/concert.php

-From : newsletter@rockschool-barbey.com

 

42) COLIBRI CHANTE L’AUTOMNE 2008 EN GIRONDE & AU DELA 

Après un bel été et de nombreuses rencontres autour de la chanson francophone et internationale du 19 au 25 août à Bruxelles puis les retrouvailles de rentrée à Gironde-sur-Dropt, Bordeaux, Langoiran, Salles, voici les prochains rendez-vous et les programmes d’automne 2008 où vous pouvez retrouver Colibri et partager des chansons avec son orgue de barbarie. N’hésitez pas à nous rejoindre. Merci d’annoncer votre venue au 06 82 82 82 04 ou 05 56 30 67 71. Suite à votre demande, vous recevrez plus ample présentation des programmes qui vous intéressent.

===è CHANSONS POUR TOUS

dimanche 26 octobre / Le Tourne / mairie / 15h / dans le cadre des 7èmes rencontres en Artolie organisé par les bibliothèques de la Communauté de communes

===è COLLIER DE COMPTINES Y CANCIONES INFANTILES

dans le cadre de Lettres du monde Les espagnoles / pour enfants de moins de 6 ans et leurs proches / du 11 au 22 octobre / comptines, jeux de doigts, berceuses, cantilènes, virelangues, canons, chansons à mimer et autres traditions orales populaires et enfantines en français et en espagnol

 « Les comptines qui font entendre plusieurs langues permettent de se familiariser avec d’autres univers en mettant en relief leurs singularités. Partagées dans le bonheur de chanter et de jouer ensemble, elles sont une main tendue pour que les autres langues ne nous soient plus étrangères… » Colibri / avec Laurent Turpault, chanteur, compositeur, arrangeur, guitariste / A découvrir sur http://www.myspace.com/collierdecomptines  / programme détaillé sur Lire en fête 2008  cliquer Aquitaine puis Gironde

programme détaillé sur Lire en fête 2008  cliquer Aquitaine puis Gironde

mercredi 22 octobre / Beychac-et-Cailleau / bibliothèque / 16h

====è CHANSONS POUR ENFANTS

Pour Ciné, goûtez, programme organisé par l’Association des Cinémas de Proximité de Gironde / vingt minutes de chansons à partager avant ou après la projection / Le bal des lucioles  4 films d’animation lettons / à partir de 3 ans / du 25 10 08 au 14 01 09

samedi 25 octobre / Cestas / cinéma Rex / 14h30

-From : < "syl.deverines" <syl.deverines@laposte.net>

 

43) Ritournelles au Frac Aquitaine jeudi 23 octobre

=====> Some Ways by which to Live... Marc Camille Chaimowicz

Exposition du 3 octobre au 19 décembre 2008

Marc Camille Chaimowicz, d’origine polonaise et de nationalité francobritannique, est un artiste inclassable, dont le parcours signale tout à la fois la liberté et l’originalité de s’être toujours situé en dehors des modes et des tendances. Énigmatique dans les propositions qu’il libère au début des années 1970, à commencer par disséminer des chaussures argentées sur les trottoirs de Londres au petit matin (actions jugées « instinctives mais réfléchies »), Marc Camille Chaimowicz s’oriente vers la peinture pour la contourner et y revenir sans cesse, en abordant le design, l’installation, la photographie…

Présentation : http://www.frac-aquitaine.net/medias/textes/presentationMarcCamilleChaimowicz.pdf

- Dossier de presse : http://www.frac-aquitaine.net/medias/presse/presseMarcCamilleChaimowicz.pdf

=====>  Bleu pour les filles, rose pour les garçons...

Ateliers pour enfants de 5 à 10 ans

Samedi 18 octobre à 15h et samedi 6 décembre à 15h. Une aventure artistique "main à la pâte" et "remue-méninge" à la périphérie des oeuvres de Marc Camille Chaimowicz.

Durée : 2h (suivi d'un goûter)

Gratuit sur inscription (fg@frac-aquitaine.net - 05 56 24 71 36)

=====>  « Les révolutions littéraires » Dans le cadre du festival Ritournelles et en partenariat avec l’ARPEL Aquitaine

Jeudi 23 octobre de 13h30 à 21h au Hangar G2

Journée de réflexion autour des nouvelles écritures contemporaines

Rencontres, débats, lectures-performances, lectures-concerts, projections vidéos et diffusions sonores Arno Bertina, Thomas Clerc, Mathieu Larnaudie, Pierre-Yves Macé, Cécile Mainardi, Jérôme Mauche, joseph Mouton et Didier Vergnaud... Entrée libre

Programme de Ritournelles

http://www.frac-aquitaine.net/medias/textes/ritournelles08.pdf

Evénements au Frac page 1

http://www.frac-aquitaine.net/medias/textes/ritournellesfrac08-1.jpg

Evénements au Frac page 2

http://www.frac-aquitaine.net/medias/textes/ritournellesfrac08-2.jpg

Evénements au Frac page 3

http://www.frac-aquitaine.net/medias/textes/ritournellesfrac08-3.jpg

=====>  Vin et Gastronomie : l’art du savoir-vivre

Novart Bordeaux au Frac Aquitaine

Samedi 22 novembre, à partir de 14h (4 séances à 14h, 16h, 18h et 20h)

La journée programmée au Frac Aquitaine prendra la forme d’un double moment de dégustation (sensoriel et visuel), à l’invitation d’Anne Xiradakis et d’Iñaki Aizpitarte, chef cuisinier, qui sera assorti à la projection du nouveau film de Jean-Marc Chapoulie sur le monde du vin.

Entrée 3 €, sur inscription au 05 56 24 71 36 ou ac@frac-aquitaine.net

Présentation : http://www.frac-aquitaine.net/medias/textes/Novart2008auFrac.doc

Les expositions sont desormais ouvertes au public du lundi au vendredi de 10h à 18h et le samedi de 14h à 18h

Toute la programmation de Ritournelles : www.ritournelles.fr

Toute la programmation du Frac Aquitaine : www.frac-aquitaine.net

-From : <ac@frac-aquitaine.net> 

 

44) BIEN BON CONCERT A VENIR SUR BORDEAUX !!!

Salut à tous !!! C'est la rentrée chez fokonsactiv' !!!! Nous vous annonçons un bien bon concert en guise de rentrée : - Date : Jeudi 23 octobre 2008 - Lieu : Heretic Club (salle 200 places, 58 rue du mirail, juste à coté de la Victoire !!!)

 - Ouverture des portes : 21H00 - Entrée : 6 euros (+2 euros d'adhesion à l'heretic pendant un an, les 2 euros etant echangés contre un ticket boisson...)

 - Descriptif de la soirée : SIMONE CHOULE avec notament Ju (chant) , Pelo (basse) et Brice (Batterie) de Psykup et Manimal. Composé de membres actifs de la scène rock métal hexagonale (Psykup, Manimal…), SIMONE CHOULE incarne la collision d'un rock sauvage et d'un post rock tourmenté. Certains citent volontiers la puissance de Refused, Cave In ou le désenchantement de Joy Division pour définir le jeune quartet déjà plébiscité par Rock Hard ou la Métal Academy du Mouv' www.myspace.com/simonechoule

 - DIVINE, grunge from Montpellier

morceaux influencés par les mouvements rock 60's ainsi que le rock 90's de Seattle..... aux influences Weezer, Jimmy Eat World, Foo Fighters , www.myspace.com/divineofficial - NOCIVE, rock alternatif , grunge from Bordeaux

 www.myspace.com/nocive

viendez nombreux / faites tourner l'info !!! merki !!! ps : prochaine soirée 31 octobre ROCK N GORE SHOW au bt59, infos sur www.myspace.com/fokonsactiv -De : cyril DAVID <djgolgoth33@hotmail.com>

  

45) L’Espace Tatry présente : PENDRAGON & EN 1ERE PARTIE ANOMALY

L'Espace Tatry présente PENDRAGON & 1ERE PARTIE ANOMALY SAMEDI 25 OCTOBRE, 20H30, 23€

Formé en 1978 en Angleterre, Pendragon a traversé les décennies, connu son apogée dans les années 90, et c'est encore avec eux qu'il faudra compter au 21ème siècle. Et ce n'est pas le retour des AC/DC, Métallica et autres Gun's N Roses qui les convaincra du contraire ! En 30 ans, le groupe rock progressif a connu de nombreux renouveaux, tant au niveau de ses membres que de ses orientations musicales.  Avec un nouveau batteur dans le groupe, Pendragon revient en 2008 avec un nouvel album, Pure et entame une tournée européenne qui les amènera le 25 octobre à se produire à Bordeaux. Anomaly, groupe bordelais mêlant rock, musique classique et alternatif assurera la première partie.

=====> Espace Tatry, 170 Cours du Médoc, 33000 Bordeaux - Réservations : 05.57.87.05.99 Accès: Tram B, arrêt «Cours du Médoc» ; Tram C, arrêt «Ravezies » - Pauline Gobbini, Assistante de communication pauline.espacetatry2@gmail.com

Le site : http://www.espacetatry.com/ - www.myspace.com/espacetatry33

www.espacetatry.fr - http://www.cultureconcert.com/Planning.htm

-From: pauline.espacetatry2@gmail.com

 

46) LES AMIS DE L’HUMANITE : Les rendez-vous à venir

http://www.amis-humanite.com/

===è NANTES SAISON 2008/2009

Voici les dates retenues au Lieu Unique pour la saison 2008/2009 : Vendredi 5 Septembre, Vendredi 24 Octobre, Vendredi 7 Novembre, Vendredi 5 Décembre, Vendredi 9 Janvier, Vendredi 6 Février, Vendredi 20 Mars. Ces dates ne sont pas négociables puisqu'elles dépendent du L.U. et donc de la disponibilité du Salon de Musique et que l'Huma-café doit s'y intégrer. Les thèmes envisagés, pour le moment, ne remplissent pas toutes les "cases" et seules 2 rencontres-débats sont actuellement programmées avec certitude:

- Vendredi 7 Novembre avec Jean BLAISE et Jack RALITE sur la CULTURE (Culture marchande ? Création libre? Quelle politique de la culture pour les collectivités? etc.) avec Charles SILVESTRE comme possible animateur,

- Vendredi 6 Février avec Jean-Claude LEBRUN, critique littéraire à L'Humanité, sur les questions de l'EDITION et notamment de la main-mise des grands groupes sur la création littéraire.

Un autre Huma-café est prévu avec Nicolas DEVERS-DREYFUS et peut-être Patrick Le HYARIC sur  les questions de la PRESSE, mais sans date arrêtée, qui sera fonction de l'Organisation des ETATS GENERAUX de la PRESSE. Un Huma-café sur les questions de l'ECOLE  en coopération avec Bernard Violain, Président de la CommissIon  Education et Enseignement Supérieur et pourrait avoir comme invité Philippe MEIRIEU, mais les contacts restent à prendre et la date à définir.

Enfin, 2 Huma-cafés, dont les dates avaient été calées ( 5 et 24 Septembre) sont fortement compromis :

- "CRISE ALIMENTAIRE/ EMEUTES DE LA FAIM" faute de réponse positive de l'invité pressenti (Bruno PARMENTIER de l'INRA d'Angers)

- "TELE PUBLIQUE SANS PUB" (Claude BAUDRY et Jean-François TEALDI, qui ne se sont pas encore manifestés) et, en plus, pour cause d'incertitude en ce qui concerne la date du débat à l'Assemblée nationale sur la loi Copé.

La possibilité d'une rétrospective des films de René VAUTIER reste encore à organiser, de même que la co organisation d'un débat à la Fête des Nouvelles de Loire-Atlantique. Il faut aussi rappeler que toutes les aides (recherche de thèmes et surtout d'intervenants) restent les bienvenues!

http://www.amis-humanite.com/page13a.html

===è RAPPELS IMPORTANTS : La Société des Lectrices et des Lecteurs de L’Humanité

Adhésions : S.2.L.H. 32, Rue Jean Jaurès 93528 SAINT DENIS CEDEX 15 € /an (ou plus, si affinités)

La Société des Amis de L’Humanité

Adhésions : Société des Amis de L’Humanité 32, Rue Jean Jaurès 93528 SAINT DENIS CEDEX : 77 € / an (base) ; 16 € / an (revenus faibles)

Merci d’adresser votre demande d’adhésion, ou son renouvellement, directement au siège de la société de votre choix, accompagnée du chèque correspondant.

=====> Une Vidéo avec Alain BADIOU : « De quoi Sarkozy est-il le nom ? »

http://www.dailymotion.com/video/x4mohe_badiou-de-quoi-sarkozy-estil-le-nom_politics 

-Le site : http://www.amis-humanite.com/

     

47) Les Concerts de Septembre/Octobre des Demoizelles…

--- 25 oct. 2008 21:00 Bar LE MEDIEVAL La voix du comptoir + Le rêve de shadrak Bordeaux, Aquitaine

--- 31 oct. 2008 21:00 au Holart avec LES DEMOIZELLES Bordeaux, Aquitaine--- 13 nov. 2008 21:00 au CHAT QUI PECHE Joshua et la demoizelle Gabrielle Bordeaux, Aquitaine--- 21 nov. 2008 19:00 au chat gourmand LE REVE DE SHADRAK BERTRAND et LA DEMOIZELLE GABRIELLE Bordeaux, Aquitaine

--- 22 nov. 2008 20:00 FËTE DES DEMOIZELLES inconnu, Aquitaine---  5 déc. 2008 20:00 Téléthon "journée du Handicap" Mérignac, Aquitaine

--- IER MARIANNE Joshua teaux, 0________________________________________________________________________________________________- 7 mars 2009 20:00 Association Ampli Montignac, Aquitaine===è les site myspace pour suivre l'actualité de ces groupes :
http://www.myspace.com/elsa2222
http://www.myspace.com/lesdemoizelles
http://www.myspace.com/lavoixducomptoir
http://melting22.over-blog.com
à trés bientôt

-From : <melting22@hotmail.fr>

 

  

48) Call for papers Bordeaux 2009 : « Les Suds confrontés au développement soutenable »
Cher(e) collègue, le Gres organise ses 3èmes journées du développement. Celles-ci se tiendront à Bordeaux du 10 au 12 juin 2009. Le thème de la conférence est: "Les Suds confrontés au développement soutenable". Vous trouverez ci-dessous l'appel à communications que vous avez tout loisir de diffuser dans vos réseaux. Pour plus d'informations, nous vous invitons à visiter le site de la conférence: http://beagle.u-bordeaux4.fr/jourdev/. Très cordialement, Le comité d'organisation

--- Dear colleague, the GRES is organizing his 3rd development conference which will be held in Bordeaux (France) on june 10-12, 2009. The conference theme is: "Sustainable development: What is at stake for the South?" Please find below the call for papers. For more informations, we invite you to visit the website of the conference: http://beagle.u-bordeaux4.fr/jourdev/. Don't hesitate to diffuse this annoucement. Best regards, The steering committee
-From: <berr@u-bordeaux4.fr>

 

49) DANS le journal L’HUMANITÉ

Le site : http://www.humanite.fr/

--- Le Grenelle de l'environnement adopté, pour quoi faire ?

Le texte a été adopté largement à l’Assemblée en première lecture, entre les voix de la majorité UMP et celles du PS, qui a décidé de le voter à l’unanimité. Trop de questions restent en suspend, ont jugé les communistes.

http://www.humanite.fr/Le-PCF-prone-l-abstention-sur-le-Grenelle

--- Les Bourses requinquées par l'argent public

Les différentes Bourses poursuivaient mardi leur rétablissement, dopées par les perspectives de plans de relance économique. Deux Français sur trois estiment que "le système économique libéral ne fonctionne pas et qu’il faut en changer". • Crise : propositions pour en sortir • Notre dossier • Crise : faut-il un contrôle public des banques ? • 20 millions de chômeurs en plus ?

http://www.humanite.fr/Les-Bourses-requinquees-par-l-argent-public

--- Boutin recalée sur la loi SRU

Le Sénat a rejeté à une très forte majorité son projet de comptabiliser l’accession sociale à la propriété dans le quota de 20% de logements sociaux des villes. • Tout notre dossier Logement

http://www.humanite.fr/Boutin-recalee-sur-la-loi-SRU

--- Violences policières à Montfermeil : deux policiers en garde à vue

Deux policiers soupçonnés d’avoir porté des coups à un jeune homme de 20 ans mardi dernier à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) ont été placés mardi en garde à vue dans les locaux de l’IGS.

http://www.humanite.fr/Violences-policieres-a-Montfermeil-l-IGS-saisie

--- La Redoute va supprimer 672 emplois pour "sa compétitivité"

La Redoute a annoncé mardi son intention de supprimer 672 emplois d’ici 4 ans, en fermant notamment ses 81 points de contacts avec la clientèle, dans le cadre d’un "plan de relance" face au "déclin de la vente par correspondance traditionnelle".

http://www.humanite.fr/La-Redoute-va-supprimer-672-emplois-pour-sa-competitivite

--- Météo-France toujours en grève

La grève lancée par quatre syndicats de Météo-France se poursuit. Rassemblement national annoncé devant le site toulousain pour mercredi.

 • Toulouse : une Météo-France "secouée"

http://www.humanite.fr/Greve-tres-suivie-a-Meteo-France

--- L'avance d'Obama sur McCain se creuse

Le candidat républicain est de plus en plus distancé dans les enquêtes d’opinion. Obama reçoit en outre un soutien de poids : le républicain Colin Powell. • Notre dossier "Présidentielle Américaine"

http://www.humanite.fr/Obama-garde-l-avantage

--- Pour un nouveau réalisme économique de gauche. Par Benoît Hamon

Les propositions d’un des candidats à la succession de François Hollande face à la crise, lors d’une conférence à l’Institut d’études politiques à Paris animée par l’économiste Liêm Hoang-Ngoc.

http://www.humanite.fr/Pour-un-nouveau-realisme-economique-de-gauche-Par-Benoit-Hamon,926120

--- Les états généraux de la presse écrite

Loin d’une vision qui favorise les grands groupes financiers mondiaux, l’enjeu du pluralisme doit être au cœur du débat public. • Patrick Le Hyaric : "Actifs pour le pluralisme et la démocratie" • Notre dossier • Quatre ateliers

http://www.humanite.fr/Des-etats-generaux-deja-boucles

 

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         &      Echos de Gironde et d’ailleurs         &

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50) « Augmenter les salaires, les retraites et les allocations » par Pierre VIGNAU, membre du Comité exécutif du PCF33

« Il ne suffit pas de s’indigner et attendre que l’orage passe. » Le 27 septembre dernier, le Parti Communiste organisait une manifestation pour l’augmentation des salaires, retraites et allocations. Manifestation qui s’inscrivait dans la bataille lancée il y a plusieurs mois et intitulée « La bourse ou la vie ». Les grands patrons, ceux qui font ou défont le CAC 40, les « maîtres » de l’argent, se sont empressés de dire que c’était tout à fait irresponsable : « face à la crise, il faut sauver le système. » Le gouvernement quant à lui « tient bon ». Fidèle à sa politique, il aligne aujourd’hui des centaines de milliards d’euros pour redonner confiance à tous ceux qui font de l’argent en dormant. Il faudrait même se taire et s’unir autour de ce soutien. Dans cet emballage, la majorité des médias s’aligne et ferme le débat. Quelques critiques à la marge, quelques constats, mais l’essentiel reste bien de tenir les discours et les idées dominantes, voire les justifier. Un peu comme pour la constitution européenne. Aujourd’hui, poursuivre aveuglément une telle politique est totalement irresponsable. Ce sont de nouveaux drames qui s’annoncent, dans nos usines, nos banlieues, nos campagnes. Le monde des plus pauvres va souffrir encore plus, le nombre d’enfants qui meurent de faim toutes les minutes va se multiplier. Il s’agit d’une crise morale et politique, autant que d’une crise financière. Ce système est aussi pourri à Amsterdam, Paris, Rome, Madrid ou New York. Face à cette politique de l’argent-roi, il ne suffit pas de s’indigner et attendre que l’orage passe. Il faut lui opposer des choix et des propositions politiques qui la remettent en cause. Les élus communistes ont voté contre le plan des chefs d’État européens. Et le parti communiste va continuer son action pour l’augmentation des salaires, pour l’emploi, les acquis sociaux. Il le fera en proposant aux salariés, aux chômeurs, aux retraités, de s’approprier les causes réelles de la situation et ainsi mieux peser dans le débat idéologique et politique que l’on veut nous imposer. Il le fera pour imposer avec eux des propositions démocratiques pour contrôler l’argent public, telle la création d’un pôle public bancaire. Il le fera avec eux car c’est de leur vie dont il s’agit, tout simplement. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 17 Octobre 2008 - No 1755 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

51) Crise mondiale : Exigeons des réponses neuves !

===è RÉUNION PUBLIQUE en présence de Yves Dimicoli économiste, responsable de la commission « Economie-social-Finance » du PCF Jeudi 30 octobre, 18h salle Victor Hugo (ex Château du Diable) 88, crs Victor Hugo à CENON.

C’est la vie quotidienne et l’avenir de chacun d’entre nous qui sont en jeu. Aux Etats-Unis, les pertes du système de retraite privées avoisine 2 000 milliards de dollars (20% des retraites sont par ties en fumée) et deux millions d’américains se retrouvent à la rue. Et la crise s’étend, elle est mondiale. L’effondrement des bourses et de grands établissements financiers vont avoir des conséquences redoutables. Si l’on ne fait rien, c’est toute l’économie qui va être touchée, les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, l’accès à la santé, les services publics. En bref, c’est la vie quotidienne et l’avenir de chacun d’entre nous qui sont en jeu. Face à cette situation, il est clair que les gouvernements ont perdu le contrôle : le « mini sommet » de Sarkozy n’a pas calmé la fureur des marchés. Pire, pour renflouer quelques spéculateurs, ils dilapident des milliers de milliards d’euros, et continuent d’alimenter l’incendie financier. L’ampleur de cette catastrophe est telle que les héros du libre marché parlent maintenant de moraliser, de réguler le capitalisme. Mais c’est le système lui-même qui est en bout de course. Un système qui choisit d’alimenter la spéculation plutôt que l’emploi. Un système obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement sans limite de quelques-uns au détriment du développement de chacun. Un système qui va de crises en crises - sociale, alimentaire, écologique, financière… - et nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves. Il faut avoir le courage de réponses à la hauteur. Des mesures d’urgence pour stopper la crise, combattre le capitalisme financiarisé. Et des réformes de fond pour que ça ne recommence plus jamais.

===è Mesures d’urgence

Sauver le système de crédit, vital pour notre économie, mais en prenant des garanties contraignantes à l’égard des spéculateurs responsables de cette crise.

• Pas d’argent public sans pouvoir de gestion. S’il doit venir au secours d’un établissement financier

, comme Dexia, l’Etat doit pouvoir contrôler sa stratégie et sa gestion. Et quand il l’estime justifié, compenser l’aide apportée par une nationalisation durable de ses actifs sains, contribuant ainsi à la constitution d’un grand pôle financier public.

• Organiser et exiger la transparence absolue du système bancaire. L’argent et la monnaie sont des biens communs, nécessaire à tous. Ils doivent être maîtrisés par tous les citoyens

• Suppression du boulier fiscal pour les plus riches.

• Refus de toutes nouvelles privatisations, à commencer par celle de La Poste, qu’il faut stopper de toute urgence.

• Plan de développement et de modernisation des services publics

• Augmentation des salaires et des pensions

Les centaines de milliards pour sauver le système financier devraient être au service de ceux qui créent les richesses en protégeant les salariés et les familles.

• Garantie absolue des dépôts bancaires des petits et moyens épargnants : cette mesure doit être prise dans toute l’union européenne dès le conseil du 15 octobre.

• Garantie des rémunérations en cas de licenciement

• Garantie du logement, interdisant les expulsions, y compris pour les accédants touchés par la crise des crédits relais.

===è Réformes de fond

• Réorienter l’argent vers l’économie réelle. Réunir immédiatement un Grenelle du développement, avec tous les acteurs sociaux et économiques, pour décider des moyens de réorienter l’argent vers les salaires et le pouvoir d’achat, l’emploi et la formation, l’investissement, la santé, l’éducation et la recherche et toutes les dépenses socialement utiles.

• Créer un grand pôle public du crédit. Autour de la banque des Dépôts et Consignations, des Caisses d’épargne, des banques mutualistes, de l’Oséo, de la banque postale, et les banques privées qui seraient renationalisées, ce pôle public devrait impulser une politique de crédit favorisant l’investissement utile, et pénalisant lourdement les crédits à visée spéculative.

• Contrôler les mouvements de capitaux. Revenir sur la liberté de circulation des capitaux qui alimente l’incendie financier et engager une lutte acharnée contre les paradis fiscaux, dont l’existence, au sein même de l’Europe, permet à des capitaux considérables d’échapper à tout contrôle.

• Aller vers un nouveau traité fondateur de l’Union européenne. La banque centrale européenne doit être mise au service du développement de l’industrie et des services, en remettant en cause son « indépendance » à l’égard des pouvoirs politiques. Aller vers un nouveau traité mettant fin au pacte de stabilité, au dogme de la « concurrence libre et non faussée, et au choix du dumping social et fiscal.

• La France et l’Europe doivent peser pour une refonte des institutions internationales avec la vocation de favoriser un co-développement durable de tous les peuples. Cette refonte doit s’accompagner de la création d’une monnaie commune mondiale mettant fin à l’hégémonie désastreuse du dollar. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 17 Octobre 2008 - No 1755 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

52) « Les Nouvelles idées reçues » Par Gérard Loustalet-Sens : « Le marché, les dogmatiques et les repentis »

Il faut se méfier des murs. La chute de la rue du Mur (Wall Street) vaut bien celle du Mur de Berlin, il y a presque 20 ans. C’est en effet l’écroulement d’un système financier dévoilant au grand jour l’inanité et la malfaisance des dogmes libéraux. Qui ne se rappelle la célébration émerveillée des performances de la concurrence « pure et parfaite », l’enchantement et les joies orgiaques de l’indispensable rentabilité « à deux chiffres », les couplets sur l’impérieuse nécessité de privatisations essentielles au bonheur de l’humanité, le tout sur fond de haine de l’Etat, carcan de « contraintes » inacceptables pour « l’économie » et infâme redistributeur par des prélèvements « confiscatoires »… Et tout cela au nom de la merveilleuse harmonie des échanges engendrée par l’économie de marché telle que la décrivait, par exemple, au XIXème siècle, l’économiste Frédéric Bastiat (né à Bayonne) qui est toujours considéré comme un maître à penser de l’ultralibéralisme : « les intérêts sont harmoniques… Les intérêts, abandonnés à eux-mêmes, tendent à des combinaisons harmoniques, à la prépondérance progressive du bien général » (Les Harmonies économiques, 1850). Qui peut encore faire semblant de croire, sans hypocrisie, à cette fable ? Subjugué par ce qu’il croit être « l’infaillible puissance » de cette harmonie, Bastiat croit y voir « le doigt de Dieu » ! Tout comme son collègue, un peu plus ancien, Jean-Baptiste Say, un autre classique révéré, qui ne voit la société humaine que comme un lieu d’échanges marchands entre individus dont la cohérence préétablie viendrait d’une mystérieuse « nature des choses », d’une « structure naturelle », d’un principe vital (Christian Laval, L’Homme économique, 2007) qui rendrait l’Etat inutile et le réduirait au rang de « mal nécessaire ». Il faudra bien faire le bilan des sornettes débitées des années durant par les libéraux, experts, économistes, journalistes, etc. En juillet 2007, par exemple, M. Eric Le Boucher annonçait dans Le Monde, avec sa suffisance coutumière, « le libéralisme n’a pas de concurrent, et c’est sa version dure anglo-saxonne qui semble s’imposer, bon gré, mal gré, dans le monde entier. Les marchés s’ouvrent, la concurrence se déploie et la finance et la Bourse s’imposent ». Quelle admirable prescience ! C’était aussi l’époque où cette pauvre Mme Lagarde pouvait encore fanfaronner en proclamant bêtement : « Il faut réhabiliter la réussite. Et son corollaire, l’argent ! » On ne savait pas encore à quel point ce serait celui des contribuables… Le Plan B (n° 15, octobre 2008) rappelle quelques propos soulignant la nullité des bonimenteurs libéraux. Un expert de la Deutsch Bank pontifiait dans Le Monde (encore) du 02.01.2008 : « il n’y aura pas de krach en 2008 ». Patrick Artus, économiste à la mode, affirmait sans hésiter : « le pire est passé » (Challenge, 03.04.2008). Au même moment, le journal La Vie financière (04.04.2008) pronostiquait avec assurance (si l’on peut dire) « un redémarrage sur les chapeaux de roues » tandis que La Tribune (03.04.2008) voyait « Wall Street bien armée pour redémarrer ». Face au désastre, les libéraux se partagent en trois tribus : les dogmatiques, les pragmatiques, les repentis. Les dogmatiques font volontiers dans l’intégrisme tel le désopilant M. Madelin, qui, revenu d’on ne sait où, déclare sans rire, contre toute évidence, à la télévision, que les marchés financiers souffriraient en fait d’un trop-plein de « régulations » et « d’interventionnisme étatique » ! Mme Parisot fait, elle, dans le comique involontaire, également à la télévision, en arguant que la crise financière n’est en réalité, selon le dernier gadget avancé, qu’un « problème de normes comptables ». Il est vrai que c’était dans un émission dite de divertissement… Les pragmatiques sont plutôt des cyniques du genre « prends l’oseille et tire-toi ! » Ils se moquent pas mal que la religion de l’infaillible « autorégulation » du marché s’effondre, l’important, c’est de se refaire grâce à la vache à lait étatique jusqu’alors méprisée et ringardisée. Les repentis (jusqu’à la prochaine palinodie) sont d’une inconséquence assez réjouissante. M. Jacques Julliard s’étonne dans le Nouvel Observateur (01.01.2008) : « Mais où sont passés les libéraux? » Pas d’inquiétude, ils sont toujours au Nouvel Observateur, M. Julliard ayant été lui-même, mais il l’a sans doute oublié, un des plus ardents propagandistes de la foi libérale pour la conversion officielle du Parti socialiste à l’économie de marché ! Et le voilà qui découvre la « bigoterie ultralibérale » et les « gnomes de Bruxelles » et un « libéralisme fondé sur la privatisation des profits et la mutualisation des pertes ». Quant au journal Le Monde (10.10.2008), il aperçoit enfin « l’indécence des acteurs financiers » et leur « obsession du profit maximum » alors que Jean-Marie Colombani, directeur pendant de longues années, s’extasiait devant « les dures mais justes lois des marchés » ! - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 17 Octobre 2008 - No 1755 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

53) EADS Sogerma/Revima : L’impasse de la finance

Toute l’activité Aérostructure, dans le plan Power 8 et ses déclinaisons, est au bout du fusil. Pour la coordination des syndicats CGT EADS, au travers de la prévision à court terme de la vente de la SECA, il s’agit de la mise en œuvre de l’externalisation complète des activités de maintenance aéronautique hors du groupe EADS, alors qu’elles faisaient le noyau dur de EADS Sogerma. Actuellement c’est aussi l’activité Aérostructure dans le plan

 Power 8 et ses déclinaisons, malgré un niveau de plan de charges exceptionnel, qui est au bout du fusil. Ainsi, ce sont toutes les productions du groupe EADS qui seraient externalisées, avec comme seul objectif l’augmentation des marges. Dans ce contexte, que deviendra EADS Sogerma et son personnel ? La CGT a écrit dans ce sens au président du groupe EADS, Louis Gallois (extraits) : « Nous souhaitons vous faire part de notre vive opposition au projet de cession de la société EADS-Revima, filiale du groupe Sogerma, soumis à consultation le 2 octobre au CCE Sogerma et au CE EADS-Revima. Alors que la maintenance aéronautique est vouée à un développement que personne aujourd’hui ne nie, le groupe EADS s’apprête à s’en séparer sans créer véritablement les conditions de pérennisation et d’avenir de sa filiale Revima et de ses salariés et sans mesurer l’impact à terme de ces désengagements industriels successifs. Les seuls éléments clairement explicités aux élus du personnel sont la mise en place d’une « lean manufacturing » liée à un fort accroissement de productivité visé sur 3 ans, tandis que la progression d’activité annoncé serait projetée vers une politique de délocalisation en zone à bas coûts avec l’objectif d’une simple stagnation des effectifs sur le site de Caudebec-En-Caux en 2011. Quant au montage capitalistique de cette cession et de sa reprise par la société holding dite « Bretonne capital SAS », il n’est absolument pas transparent. (…) Quid du prix de la cession, du montage financier de la reprise : comment est constituée cette reprise, quel est le montage financier, qui apporte quoi, quel est le montant du capital apporté directement par MM. Grzanka et Knapp, quelle est le niveau du prêt consenti par un partenaire financier (banque ? Fonds d’investissement ?), pour quelle durée ce prêt est-il consenti ? à quel taux ? Quel impact prévisible sur les investissements industriels à venir ainsi que sur le statut social ?

 Nous souhaitons d’autant plus vous faire part de notre inquiétude, que l’actualité montre à quel point la domination du financier sur l’industriel mène à l’impasse, voire au désastre. Cette situation met en exergue l’urgence d’un changement profond dans l’orientation actuelle de soumission à la finance et la nécessité d’un retour à l’économie réelle portée par de grands projets industriels. (…) Nous vous demandons d’intervenir pour interrompre ce projet et qu’une alternative pérenne, porteuse de développement industriel et social soit discutée et soumise aux instances représentatives du personnel de Sogerma et de Revima. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 17 Octobre 2008 - No 1755 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX

 

54) TRANSPORTS PUBLICS. Le bureau de la Communauté urbaine dira demain soir qui de Kéolis ou de Veolia exploitera le réseau TBC au 1er janvier. Les candidats s'engagent fortement sur les recettes

Négociation à 750 millions d'euros

Une augmentation de la fréquentation, des recettes commerciales et une amélioration de l'efficacité du réseau de bus sont proposées par les deux groupes challengers photo thierry david/archives so - Le suspense est, il faut l'avouer, bien ménagé. Bien malin qui peut dire ce matin qui de Veolia ou de Kéolis gérera, à compter du 1er janvier et pour cinq ans, le réseau de transports en commun (tramway et bus) de l'agglomération bordelaise. Vincent Feltesse (PS), Jean-Marc Gaüzère (UMP), Michel Olivier (PC) et Gérard Chausset (Verts), les membres de la commission qui depuis plus de trois mois mènent les négociations ont chacun aujourd'hui leur idée. Les membres du bureau de la CUB disposent d'un rapport de 10 pages offrant un comparatif précis des deux offres encore en concurrence. Les groupes politiques s'en sont saisis et en débattent. Le bureau de CUB de demain soir décidera. Le choix de Vincent Feltesse, très impliqué depuis le début sur ce dossier, sera t-il celui de la majorité ? Verdict demain soir.

Compétition. « On a eu deux offres de deux vrais challengers », a estimé Jean-Marc Gaüzère. La contribution apportée par la Communauté urbaine pour équilibrer financièrement le service public local de transport, estimée à 135 millions d'euros au budget 2008, va certes croître jusqu'à 142 voire 150 millions d'euros en 2013 selon les candidats. Ce qui est normal et même inévitable compte tenu de l'offre accrue de services qui est proposée. Mais dans cette négociation à quelque 750 millions d'euros sur cinq ans, les candidats promettent un bond spectaculaire de la fréquentation, donc des recettes. Celle-ci passerait selon les offres de 91 millions de voyageurs en 2008 à 135 voire 146 millions de voyageurs en 2013. « Avec le quasi-doublement de recettes que cela induit, nous améliorons de manière significative la rentabilité du système pour la collectivité », s'est réjoui Vincent Feltesse. Le président est même convaincu que la CUB sera en mesure de financer les 24 kilomètres de la troisième phase d'ici à 2013, « avec l'aide de la Région de 20 millions d'euros sur le tram-train du Médoc et une contribution de 51 millions d'euros de la part de l'État, sur laquelle nous ne transigerons pas », a-t-il prévenu.

Réorganisation des bus.

Le prochain opérateur de transport sur l'agglomération bordelaise devra aussi singulièrement améliorer le réseau de bus. Il est très éparpillé, « et son efficacité commerciale est insuffisante voire faible », estime Gérard Chausset. Kéolis et Veolia s'engagent sur une régularité qui suppose la création de lignes structurantes dont les maires de l'agglomération ne sont pas toujours friands. Le président de la CUB a indiqué que les futurs contrats de développement avec les communes comporteraient un volet Bus. Vincent Feltesse recevra les représentants de l'intersyndicale aujourd'hui sans doute pour les rassurer. Cela tombe bien, Michel Olivier s'est dit inquiet sur les conséquences sociales de certaines propositions des candidats sur les accords sociaux. Auteur : Jean-Bernard Gilles

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/bordeaux/article/393744/mil/3365240.html

 

55) GRAND BORDEAUX. Un groupe privé continuera à gérer les transports publics dès le 1er janvier 2009

L'option régie publique est écartée

Le réseau transports de la Communauté urbaine de Bordeaux affiche 90 millions de passagers par an. Deux candidats se disputent ce marché : Keolis et Veolia. Le choix sera entériné vers la fin novembre photo thierry david - Ce n'est pas ce que dit explicitement le communiqué officiel de la Communauté urbaine de Bordeaux. Mais il apparaît clair, au lendemain de la longue réunion de bureau des élus d'hier soir, que c'est bien Keolis ou Veolia qui gérera probablement pour cinq ans les tramways et bus bordelais, et ce à partir du 1er janvier prochain. C'est avec ces deux groupes que sont menées les dernières négociations. Et elles sont rudes, car le duel entre les concurrents est déclaré (lire par ailleurs). Hier, les élus avaient sous la main un rapport que « Sud Ouest » s'est procuré. Il présente les conséquences financières et d'organisation d'une reprise en régie, c'est-à-dire sous gestion directe de la Communauté urbaine, du service public des transports, selon des formules juridiques diverses. Vincent Feltesse, en pilote du tramway, en quelque sorte.

Long et cher.

« Dans le cadre d'une délégation de service public, les candidats prennent par contrat des engagements financiers vis-à-vis de la collectivité. Dans le cadre d'une régie, c'est à la collectivité d'équilibrer le budget du service, sans garantie de recette » précise le rapport.

Soit : gérer le réseau de tram et de bus. Ce que des villes comme Toulouse ou Marseille font, n'est pas d'actualité à la CUB. « On peut dire qu'hier soir l'option régie a été enterrée avec délicatesse » a bien compris Max Guichard (PC) qui dirige le seul groupe politique partisan d'un service public de transport sur l'agglomération. L'option retour dans le giron de la CUB serait plus chère. « D'abord parce que la fiscalité est moins favorable » explique-t-on à la Direction générale des services. Elle serait aussi plus coûteuse car c'est tout une organisation nouvelle que devrait mettre en place la CUB : nouvelles équipes de direction, nouveaux services à mettre en route... Il faudrait au moins six mois pour la mettre en place alors que la CUB est à deux mois de l'échéance. Dernier point mis en exergue dans ce rapport et non le moindre : l'équilibre de la section exploitation du budget annexe de la Communauté urbaine serait, en régie, moins intéressant que les deux offres privées en compétition, d'au moins 10 millions d'euros, et nettement plus coûteuse en emprunt, d'au moins 10 millions là encore.

Salariés vigilants.

La messe est donc dite pour la régie. D'ailleurs, le président Vincent Feltesse n'a jamais montré un enthousiasme militant pour cette option. Pour deux raisons au moins qui s'imposent aux négociateurs de la commission délégation transport. D'abord la rentabilité d'un contrat de transport est plutôt faible. Veolia ou Keolis gagnent leur vie là où elles sont aux commandes, mais elles gèrent un service lourd et complexe. Ces entreprises font aussi remonter des frais de siège par exemple, pour utilisation des services d'assistance informatique, technique ou juridique. Ceux-ci ont été ramenés cette année, par avenant au contrat avec Veolia, de 2,5 à 2, 2 millions d'euros. Mais on est loin des marges passées sur le contrat de l'eau. L'autre raison est liée au basculement nécessaire de 2 000 personnes qui resteraient dans tous les cas sous contrat privé avec leur employeur. La CGT chez Veolia est certes favorable à la régie, mais aucun syndicat dans l'entreprise ne se faisait d'illusion avant la réunion d'hier soir. Ils savent que l'option régie servait aussi à peser sur la négociation avec les deux prétendants.

Les salariés demeurent toutefois très vigilants sur l'issue des négociations. Ils ne veulent pas être la variable d'ajustement du contrat. Qui en prendra le risque ? Auteur : Jean-Bernard Gilles http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/389258/mil/3332825.html

 

56) PARTI SOCIALISTE. En déplacement hier en Gironde, Ségolène Royal a pourfendu le libéralisme et le capitalisme financier. Elle a d'autre part justifié les hésitations de ses amis face au gouvernement

Le « socialisme du XXIe siècle »

En Gironde hier soir. Un discours très offensif vis-à-vis du monde de la finance photo laurent theillet - Hier soir en Gironde, à Parempuyre, dans une commune mitoyenne de Blanquefort qui subit durement la crise économique, Ségolène Royal n'a pas eu à forcer sur l'émotion pour toucher les très nombreux participants à son premier meeting public depuis son passage au Zénith le 27 septembre dernier. En lever de rideau, elle avait d'ailleurs fait venir sur scène des salariés de Ford en grève, venus pour l'accueillir. Elle disposait donc de l'entrée en matière qui s'imposait pour lancer son discours sur la crise financière : « On vient de trouver par miracle 1 700 milliards d'euros pour sauver les banques alors qu'on n'avait pas trouvé quelques dizaines de millions pour aider une entreprise, qui en avait les moyens, à investir et innover. » Contrairement à l'image qu'elle avait montrée au zénith, Ségolène Royal s'en est tenue à la plus stricte sobriété : chemisier gris perle, pantalon noir et veste blanche, comme à la grande époque de la campagne présidentielle. En revanche, elle a gardé le micro HF du zénith qui lui permet de parler avec les mains libres et les prompteurs transparents donnant l'impression d'un discours improvisé, qui a été très solidement compris.

Sept conditions.

Au lendemain du vote du collectif budgétaire, où le groupe socialiste de l'Assemblée nationale n'a pas donné une image très claire, elle s'est lancée dans l'explication qu'elle aurait pu fournir si elle était parlementaire. Après avoir reconnu que le sauvetage du système financier était nécessaire, elle a énoncé les sept conditions qui n'étaient pas encore réunies pour un vote positif et justifiaient, selon elle, l'abstention des socialistes. Elle a tout d'abord salué le début de « nationalisation des banques » en souhaitant que, contrairement à ce qui est annoncé, ces nationalisations soient durables afin d'imposer « de nouvelles règles de travail ». Elle a insisté ensuite sur la moralisation de la finance et a exigé la lutte contre les paradis fiscaux : « C'est très simple d'y mettre fin, on peut décider qu'on refuse leurs fonds sur le sol européen. » Ségolène Royal, qui est très sensible aux questions d'éducation, a de plus mis comme condition une réforme des rémunérations des métiers de la finance, « pour que ceux qui innovent et qui construisent gagnent autant que les financiers, une élite qui passe son temps à appauvrir les gens ». Enfin, elle a demandé que les fonds d'investissement qui imposent des normes de rentabilité extravagantes aux entreprises soient mis sous contrôle, ainsi que l'abandon du projet de privatisation de La Poste, que ne comprennent pas les Français « au moment où on nationalise les banques privées ». Elle a terminé sur ces sept conditions par un voeu en direction de l'Europe, pour qu'elle consacre enfin ses moyens au service des citoyens « pour les transports, la recherche et la relance de la croissance ».

Démocratie.

Les plus de 600 militants venus l'écouter - apparemment davantage que n'en espéraient les organisateurs - buvaient manifestement ses paroles. Certains les approuvant même à haute voix, à mesure qu'elle dressait un tableau de la situation économique. Après cette démonstration, elle a pu reprendre son idée de « démocratie participative » sans craindre la moindre moquerie. « J'y crois plus que jamais », a-t-elle conclu, en rappelant une veille idée de la gauche : l'« éducation populaire ». Ségolène Royal est en campagne pour imposer ses idées au PS, à quelque cinq semaines du congrès de Reims et « peut-être au-delà », a-t-elle rappelé en évoquant un rendez-vous de l'histoire à ne pas manquer : « Le socialisme est une idée neuve du XXIe siècle. » Auteur : Jean-Pierre Deroudille

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/388034/mil/3322137.html

 

57) CONSEIL GÉNÉRAL. Yves d'Amécourt a écrit aux maires pour dénoncer les pratiques du président

La droite à l'attaque

La campagne pour les élections cantonales de 2011 viendrait-elle de commencer, alors qu'on a à peine élu la « vague » de 2008 ? Il semble bien, du moins à droite où on a décidé de démarrer loin de la ligne pour surprendre le peloton socialiste. Yves d'Amécourt, président de Gironde Avenir, le groupe qui réunit l'opposition au Conseil général (UMP, MoDem et divers droite) vient en effet d'envoyer une lettre aux maires de Gironde, notamment les nouveaux élus, pour les alerter sur ce qu'il considère comme une pratique contestable de la part du président Philippe Madrelle. « À chaque fois qu'une subvention est versée par le Conseil général, dans un canton dont le conseiller général ne fait pas partie de la majorité, Philippe Madrelle ajoute un "PS" en bas de la page : "Je me permets de vous signaler que votre conseiller général n'a pas voté le budget du Conseil général de la Gironde, il ne peut donc pas se prévaloir du versement de cette subvention" », écrit Yves d'Amécourt, qui poursuit : « Cela s'apparente à une menace vis-à-vis de tous les groupes qui ne font pas partie du groupe majoritaire (PS-PC). Le message peut être compris ainsi : "Votez le budget et je n'écrirai rien sur les lettres que j'envoie à vos électeurs." Si nous suivions cette instruction, nous ne pourrions plus assumer notre rôle de membre de l'opposition. En effet, si le rôle d'un conseiller général de la majorité est de soutenir systématiquement la politique du Président, le rôle de la minorité est, au contraire, de contester ce qui doit l'être et quand c'est possible, de mettre le doigt sur les imperfections du budget dans le détail. » D'où la conclusion de l'élu de Sauveterre-de-Guyenne : « Menacer ainsi les conseillers généraux qui ne siègent pas au groupe majoritaire (PS-PC), c'est empêcher que s'exerce la démocratie ».

La réponse de Madrelle.

Philippe Madrelle ne l'entend évidemment pas ainsi et donne cette explication : « C'est M. Poncelet, ex-président du Sénat mais toujours président du Conseil général des Vosges, qui a lancé le mouvement, ce qui agaçait particulièrement nos amis socialistes. Du coup, pour contrer cette façon de procéder, nous sommes plusieurs à avoir fait de même, ce qui, dans le fond, ne déplaît pas aux maires puisqu'ils savent ainsi qui a voté quoi ». Suite du débat à la prochaine assemblée plénière... Auteur : H.M.

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/390263/mil/3345212.html

 

58) 8E CIRCONSCRIPTION. Le PRG avec Deluga pour la législative

Noël Bonnieu, responsable du PRG (Parti radical de gauche) sur le bassin d'Arcachon, a officialisé, hier, l'engagement de son parti aux côtés de François Deluga, maire du Teich et candidat socialiste à la législative partielle sur la 8e circonscription. Le PRG, qui compte une cinquantaine d'adhérents sur la circonscription et une dizaine d'élus locaux, veut faire entendre la voix de la « tradition radicale girondine ».

« Candidature commune ».

Cet engagement du PRG n'est d'ailleurs pas un simple soutien, comme l'an dernier. Noël Bonnieu et François Deluga parlent cette année d'une « candidature commune ». Le représentant du PRG, par ailleurs élu d'opposition à la Teste-de-Buch, sera d'ailleurs membre du comité de campagne de François Deluga. « Il n'a jamais trahi, n'a jamais été dissident, maîtrise ses dossiers, il nous faut un gestionnaire de sa trempe » souligne Noël Bonnieu, alors que François Deluga, devrait dévoiler le nom de sa suppléante, vendredi. Celui qui souhaite être le candidat de « l'unité de la gauche » aimerait bien cette « unité dès le premier tour ». L'an dernier, il avait reçu le soutien des Verts, du MRC et, implicitement, du PC, au second tour.

Auteur : Bernadette Dubourg

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/393634/mil/3365117.html

 

59) HUITIÈME CIRCONSCRIPTION. Le tandem UMP Foulon-Dornon pose le problème d'une sur-représentativité du bassin d'Arcachon, dans la législative partielle

Le Bazadais oublié

«Inouï. Inadmissible. Irrespectueux et méprisant. » Les qualificatifs ne manquent pas pour traduire la stupéfaction des élus du Sud-Gironde en découvrant qu'Yves Foulon, maire UMP d'Arcachon, candidat à la législative partielle sur la huitième circonscription en remplacement de Marie-Hélène des Esgaulx, avait désigné Christiane Dornon, maire UMP du Barp, comme suppléante. Les réactions ne se sont pas fait attendre en Sud-Gironde, une terre traditionnellement de gauche sur les scrutins nationaux et locaux. Trois cantons sur cinq reviennent à un conseiller général socialiste. « C'est clair. Le Sud-Gironde ne compte pas. Il n'existe pas dans la tête de M. Foulon. L'UMP a déjà anticipé sur le prochain redécoupage de circonscription dont ils sont les maîtres d'oeuvre », relaie François Deluga, maire du Teich, candidat du Parti socialiste dans cette élection législative.

Équilibre rompu.

En marge, certains maires et militants n'hésitent pas à dire qu'ils n'ont jamais vu M. Foulon en Sud-Gironde. « Contrairement à Marie-Hélène des Esgaulx, il ne s'est jamais exprimé sur la LGV, ni sur d'autres sujets. M. Foulon ne sort jamais de son bassin d'Arcachon. » Pour sûr, la campagne est déjà lancée. Jean-Luc Gleyze, conseiller général de Captieux enchaîne : « C'est tout de même la première fois, qu'un candidat du Bassin toutes étiquettes confondues se permet de rompre l'équilibre en désignant une suppléante qui n'est pas du Sud-Gironde. » Tout près de là, Isabelle Dexpert, conseillère générale de Villandraut, est tout aussi remontée : « C'est nier le fait que l'on puisse vivre en Sud-Gironde. C'est un mépris pour ses habitants, dans leur vie et face à leurs problèmes. Le tout urbain est roi. Et franchement, quand on présente le nom du maire du Barp comme représentante de la ruralité, ça me fait sourire. » Et Philippe Carreyre, conseiller général de Saint-Symphorien, se rallie à l'avis de ses pairs : « On ne pouvait pas compter sur une autre attitude de la part de M. Foulon. »

Réponse circonstanciée.

Et cette affaire met d'ailleurs dans l'embarras d'autres élus locaux. Marie-Hélène des Esgaulx avait pris la peine dans son précédent mandat de faire équipe avec Jean Darremont, conseiller général de Bazas : « J'ai dit à tout le monde que je ne souhaitais pas m'exprimer sur le sujet. Je ne parlerai pas », rapporte ce dernier. Plus direct, son voisin maire et conseiller général UMP Jean-Pierre Baillé, s'emporte dans un éclat de rires : « Je suis persuadé qu'Yves Foulon défendra le Sud-Gironde. Prenons l'exemple du président de la République. Il défend les intérêts de tous les Français, mais il n'est pas né en Sud-Gironde. » Quant à Yves Foulon, il n'a pas souhaité faire de commentaire, dans l'immédiat : « Je souhaiterais y apporter une réponse circonstanciée en temps voulu. »

Une femme dans le chapeau.

Et pendant ce temps, François Deluga prend tout son temps. Il consulte les élus, les militants et le milieu associatif. Il ne veut pas se précipiter dans une prise de décision dont les militants socialistes lui ont confié l'entière responsabilité, en le portant à la candidature. « Mon choix se portera tout naturellement sur un suppléant du Sud-Gironde. Et ce sera une femme, pour respecter une règle d'équilibre et de parité », avance François Deluga.

Mais quel nom sortira du chapeau ? Gisèle Lamarque, la candidate bazadaise qui l'avait accompagné dans la précédente campagne ? « Elle est dans la course, mais elle n'est pas la seule. » Isabelle Dexpert ? « Je ne suis pas candidate », répond directement l'intéressée.

François Deluga veut être sûr de son choix et bien prendre en compte tous les paramètres de fidélité et de représentativité du territoire. Mais tout laisse à penser que les choses devraient bientôt se dévoiler. Sans doute en fin de semaine prochaine. Et c'est François Deluga lui-même qui viendra l'annoncer en se déplaçant en Sud-Gironde. Auteur : Pierre Lascourrèges

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/langonnais/article/389132/mil/3329704.html

 

60) AQUITAINE. Alors que la tempête financière s'abat sur la planète, le budget régional reste à l'abri. Mais les perspectives restent inquiétantes pour l'avenir

2009, année du répit fiscal

Le Conseil régional d'Aquitaine, qui se réunit aujourd'hui dans le climat de crise économique qui secoue la planète, trouvera au moins une satisfaction à l'occasion de son débat sur les orientations budgétaires : l'exécutif ne lui demandera pas d'augmenter les impôts dont les taux resteront inchangés en 2009, et les finances régionales resteront indemnes de toute répercussion l'an prochain.

L'âge d'or.

Alain Rousset a confirmé vendredi que tous les emprunts du Conseil régional avaient été souscrits à taux fixe, aujourd'hui très avantageux. Par ailleurs, la croissance économique de l'Aquitaine, ces dernières années, a contribué à augmenter son potentiel, puisque les rentrées fiscales attendues en 2009 progresseront de 5 % sans qu'il soit nécessaire d'en augmenter les taux. Ainsi, Alain Rousset, qui a déjà annoncé la suppression de la taxe sur les permis de conduire dès l'an prochain, pourra le faire sans augmenter les impôts. Cependant, le budget 2009 sera certainement le dernier sur lequel l'Aquitaine pourra bénéficier de la politique de désendettement qui l'a placée, en dix ans, parmi les régions dotées d'une certaine marge de manoeuvre financière.

Des nuages sur 2010.

Par exemple, la part variable de TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) qui avait été concédée aux Régions pourrait ne pas être prolongée à partir de 2010, d'autant plus qu'elle avait été accordée à titre provisoire par Bruxelles. Les dotations de l'État en faveur des collectivités territoriales seront encadrées elles aussi, tout comme le fonds de compensation de la TVA. Le Conseil économique et social régional, dans son avis voté jeudi, s'inquiétait à ce sujet du contexte financier actuel qui risque de rendre plus douloureux le recours à l'emprunt. Rien que pour le ferroviaire, Alain Rousset chiffrait l'investissement nécessaire à deux milliards d'euros. Les nuages qui s'avancent sur les budgets des Régions sont accompagnés des incertitudes qui pèsent sur leur avenir en lui-même. La réforme annoncée par le chef de l'État et confirmée par la responsabilité confiée à Édouard Balladur devrait mieux définir les responsabilités des collectivités, mais personne ne sait ce qui va en sortir. Les « régionalistes » craignent que ce soient les départements qui en bénéficient le plus.

Un parc régional du Médoc.

Aujourd'hui, le Conseil régional est amené à se prononcer sur le lancement des études visant à la création d'un Parc naturel régional du Médoc. Alain Rousset avait lancé l'idée en janvier, pendant le débat public sur le terminal méthanier du Verdon. Les débats très animés, tout comme ceux du contournement autoroutier de Bordeaux, avaient révélé l'identité très forte d'un territoire. Une identité que le Conseil régional souhaite associer à un certain développement économique. Selon Alain Rousset, « un parc régional n'interdit pas la construction d'un terminal méthanier », mais les conditions précises qui seraient posées pourraient dissuader un éventuel investisseur. Une première réunion avec le Conseil de développement du Pays Médoc est prévue lundi prochain à Saint-Laurent, en Gironde. Auteur : Jean-Pierre Deroudille

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/390883/mil/3354819.html

 

61) ECOLOGIE. Le Rassemblement Europe-Ecologie a été lancé lundi autour de Daniel Cohn-Bendit en vue des Européennes de juin 2009, visant à créer un "nouvel espace politique"

Autour de Cohn-Bendit, le "green deal" est lancé

(PHOTO AFP) Sur la tribune, une brochette éclectique entourait l'ex-leader de mai 68:  l'ex-juge Eva Joly, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, le président du Mouvement écologiste indépendant (MEI) Antoine Waechter, l'altermondialiste José Bové et Jean-Paul Besset, proche de Nicolas Hulot. L'animateur soutient ce rassemblement, mais ne veut pas s'engager personnellement, étant président d'une fondation qui ne veut pas se mêler de politique. "Face à l'urgence, il faut commencer à changer les choses aujourd'hui", a assuré M. Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement européen. "Il ne faut pas avoir peur d'être pragmatiques". "Nous avons conscience de l'urgence de la situation qui nous oblige à trouver une dimension d'entente", a expliqué "Dany" à propos de ce rassemblement parfois taxé de mariage de carpes et de lapins. "Si nous ne renversons pas la vapeur, si nous ne proposons pas un autre type de société (...), nous irons tous dans le mur!", a-t-il martelé, en présence notamment des députés Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy. A près de huit mois des européennes, alors que la crise financière occupe les esprits, ce lancement leur semble dans l'air du temps. "Nous croyons qu'au carrefour de toutes ces crises, c'est notre société qui est en danger", a souligné leur porte-parole, Yannick Jadot, ancien de Greenpeace, faisant valoir que les problèmes écologiques, sociaux, alimentaires ou économiques "sont intimement liés" et illustrent la "crise d'un modèle de développement". Non plus "lanceurs d'alerte", mais "acteurs" portant des "solutions à la crise globale", les signataires, selon Yannick Jadot, se retrouvent sur "un nouveau deal écologique, un Green deal, qui veut modifier la façon dont on produit, on consomme, on  s'organise". "Changer d'ère", leur manifeste, vise donc à définir ce "nouvel espace politique" en phase avec la "rareté qui s'annonce". Un site (www.europeecologie.fr) est ouvert, qui propose un appel. Les organisateurs espèrent des "centaines de milliers" de signatures. "Tout le monde a sa place", a lancé M. Cohn-Bendit, évoquant l'"unité dans la diversité". S'il regrette le manque de "personnes issues de l'immigration", il prévoit des "surprises" après le congrès du PS en novembre. Pour Cécile Duflot, "on est pas d'accord sur tout", ce n'est "pas un mystère", mais c'est l'"expression d'une diversité". Témoin, Antoine Waechter qui effectuait son retour médiatique au côté des Verts, quittés en 1994 pour fonder le MEI. L'ancien candidat à la présidentielle (3,78% en 1988) a assuré: "Il y a urgence (...) Nous n'avons plus le temps". José Bové a fustigé un "modèle économique qui est en train de montrer ses limites (...) en train de détruire la planète", et salué "l'alternative" que constitue ce rassemblement. Pour agréger toutes ces "diversités," M. Cohn-Bendit, lui-même candidat en Ile-de-France, prévoit un moment "difficile" pour la constitution des listes, avec des "larmes" et des pleurs". Les listes seront prêtes après le congrès des Verts en décembre. "Dany" vise "10 plus X" députés européens, qui rejoindront le groupe Verts pour "redéfinir la carte politique du Parlement européen". (AFP)

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/article/391919/mil.html

 

62) FORD. Après l'annonce de la fermeture du site de Blanquefort pendant dix semaines, les ateliers ont tourné au ralenti hier

Moins de production, plus d'actions à venir

Hier, les syndicats se sont activés pour organiser des actions afin de maintenir la pression dans les semaines à venir photo archives « sud ouest » Hier, dès sept heures, les équipes qui venaient d'embaucher ont cessé pendant quelques mi-nutes le travail pour assister à une assemblée générale organisée par les syndicats. « Cette fois-ci tout le monde est sorti », assure le délégué CGT Philippe Poutou. Pendant toute la matinée, les transmissions automatiques ont été fabriquées au compte-gouttes.

Moral en berne.

11 heures. Une réunion des comités de soutien locaux était organisée dans les locaux du comité d'entreprise. Sur toutes les bouches, les mêmes conversations : les craintes pour l'après 6 janvier, date à laquelle doit rouvrir l'usine, et les conséquences du chômage partiel sur le salaire des employés pendant plus de deux mois. À 13 h 30, à la relève des équipes, le goût n'y est toujours pas. Du côté des syndicats, en revanche, les initiatives s'accélèrent. Jeudi, la CGT, FO, Unsa, CFTC et CFTT accompagneront le secrétaire du comité d'entreprise, Francis Wilsius, à Paris. Ils ont rendez-vous avec M. Cacquot, chargé du dossier Ford auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, Christine Lagarde. « Cette rencontre était prévue depuis longtemps, mais en raison de la fermeture pendant dix semaines, nous avons de nouvelles questions à poser. Ford ne nous dit rien sur la suite, peut-être l'État en saura plus pour savoir si cela va changer la donne », relève Francis Wilsius (1). Dans la journée, le secrétaire a eu au bout du fil les collègues allemands qui fabriquent le moteur avec lesquelles les transmissions automatiques de Blanquefort sont assemblées. « Depuis plusieurs semaines, on leur parlait eux aussi d'une baisse de la production. Mais ils n'ont que cinq semaines de chômage technique, nous le double. Est-ce un signe ? », s'interroge-t-il. Dans la journée, les contacts se sont aussi multipliés avec les responsables politiques locaux. Initialement prévue jeudi, la réunion du comité d'entreprise pour organiser les modalités de fermeture du site pendant dix semaines a été repoussée, à la demande des salariés, à vendredi 9 heures. « Nous appelons à manifester pendant cette assemblée sur le site de Ford pour demander à la direction que le paiement intégral des salaires soit versé jusqu'à fin décembre », annonce le syndicat CGT.

Calendrier syndical chargé.

L'appel a été placardé dans l'usine dès hier après-midi. À leur calendrier, les syndicats CFTC et CGT ont aussi inscrit le 4 novembre, date de la dernière réunion du groupe de travail à la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement). Ils appellent ce jour-là les salariés à manifester devant la structure à Bordeaux. « Nous ne nous interdisons rien, disent-ils. D'autres actions surprises auront lieu. » (1) Précision : Quand Francis Wilsius parlait dans notre édition d'hier « d'organiser dans les meilleures conditions possibles la fermeture du site », il fallait évidemment comprendre pour les dix semaines à venir et non de manière définitive. Auteur : Laurie Bosdecher

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/393729/mil/3365115.html

 

63) FORD. Devant quelque 200 salariés, Ségolène Royal a réaffirmé hier son soutien au combat qu'ils mènent pour sauver leurs emplois et promis de revenir les voir

« Elle nous regonfle le moral »

Assaillie par les caméras et les micros, la présidente de la région Poitou-Charentes a discuté avec les salariés après son discours. « Sa venue était un bon moyen de maintenir la pression », disent-ils PHOTO LAURENT THEILLET - En bleu de travail, avec leur T-shirts désormais célèbres « En semble sauvons nos emplois », ils l'attendaient sur le parking du comité d'entreprise. À 16 h 30, hier après-midi, la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal arrive. Accompagnée d'une flopée d'élus locaux socialistes. « Sa présence est l'une des retombées du 4 octobre, jour de notre manif à Paris », dit Philippe Poutou, délégué syndical CGT. C'est la deuxième fois de l'année que l'ancienne candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle se rend sur le site de Ford Aquitaine Industries. La première fois, c'était en février, en pleine campagne électorale. Les salariés bloquaient leur entreprise vouée à la fermeture en 2010 depuis une dizaine de jours. Elle leur avait dit qu'il n'y avait « pas de fatalité » et avait promis de revenir.

Coopération à trouver.

Invitée sur une proposition de la députée du Médoc, Pascale Got, alors qu'elle tenait aussi hier soir un meeting à quelques kilomètres, à Parempuyre (voir en cahier général), elle a musclé cette fois-ci son discours face à quelque 200 salariés dont une partie avait débrayé pour l'écouter, mais aussi une nuée de caméras et appareils photos. « Comment comprendre que l'Europe soit capable de trouver 1 700 milliards d'euros pour sortir de la crise financière alors qu'il suffirait de centaines de millions pour relever les industries automobiles de la catastrophe?, scande-t-elle. Nous avons un énorme défi à relever pour les véhicules de demain. » Et de prendre en exemple les synergies trouvées dans sa région entre six entreprises, pour construire ensemble un véhicule propre à 5 000 euros. Francis Wilsius, le secrétaire du comité d'entreprise lui demande si des coopérations sont possibles entre les deux régions sur ce projet. « Je crois que c'est possible. » Mais le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, n'est pas là pour donner son point de vue. « Je reviendrai une troisième fois avec les salariés de cette entreprise pour en parler », leur promet-elle. Quelques minutes plus tôt, elle les a félicités pour la lutte qu'ils mènent pour sauver leurs emplois. « Vous avez été courageux, vous êtes encore là. À travers votre combat, plein d'autres se reconnaissent. »

«Trop peu» de salariés.

Après son départ, les avis sont partagés. « Le fait de se sentir épaulés comme ça, ça nous regonfle un peu le moral », confie Rodolphe Petitjean, délégué syndical CGT. On est intéressés par ce qu'elle fait chez elle et si elle peut nous aider à trouver un produit... »

Mais peu croient à la solution miracle. « Elle était plus là pour faire pression sur Ford que développer des emplois », confient d'autres. Et de regretter la faible mobilisation des salariés pour venir écouter son discours. Signe d'un certain fatalisme chez les employés ?

« C'est une bonne opération médiatique, commente Francis Wilsius. On ne laisse pas tomber la pression et cela nous a permis d'interpeller les présidents de région. » « Son discours était plus dénonciateur qu'en février dernier, elle connaît notre dossier maintenant, dit aussi Philippe Poutou, délégué CGT. Quand les salariés se secouent, cela oblige les politiques à se mobiliser. On voit maintenant qu'ils se positionnent plus clairement. » Auteur : Laurie Bosdecher http://www.sudouest.com/gironde/actualite/rive-gauche/article/388291/mil/3322665.html

 

64) VOITURE ÉLECTRIQUE. Des batteries de véhicule hybride seront produites en Charente pour BMW

L'usine Saft de Nersac séduit les Allemands

La région marque un nouveau petit point dans sa contribution à la voiture plus propre. La co-entreprise formée par le groupe français Saft et par le géant américain Johnson Controls vient d'annoncer que son usine charentaise de Nersac produirait les ultramodernes batteries de type lithium-ion destinées à une future version hybride (thermique-électrique) des grosses BMW de série 7.

Recherche à Bordeaux.

La Saft, qui produit des batteries sophistiquées destinées aux trains, aux avions, aux téléphones portables, s'intéresse aussi depuis pas mal d'années aux systèmes susceptibles d'alimenter les véhicules électriques et hybrides. Elle a installé à Bordeaux un centre de recherche mondial voué à ce domaine, et qui travaille notamment sur les batteries lithium-ion. Cette famille de batteries, dont certaines branches équipent nos téléphones portables, se caractérise par un rapport puissance-poids-encombrement nettement plus favorable que celui des technologies traditionnelles (nickel métal-hydrure, nickel-cadmium, etc.) La Saft, qui emploie 4 000 salariés à travers le monde, n'a pas les moyens de faire face aux cadences massives de l'industrie automobile. Elle a donc conclu une alliance avec l'équipementier américain Johnson Controls (140 000 salariés) pour l'industrialisation de ces batteries. La co-entreprise dispose de deux sites dans ce domaine, l'un aux États-Unis, l'autre constituant en quelque sorte le prolongement de la grande usine dont disposait déjà Saft à Nersac. Le site charentais de la coentreprise, qui travaille sur plusieurs projets en développement, avait conclu l'an dernier un premier contrat de fabrication en série pour la Mercedes S400 Hybrid. L'usine, qui emploie aujourd'hui 50 salariés, commencera à produire à cadence industrielle d'ici fin 2008 les modules de cette batterie. Mais l'autre grand constructeur allemand de haut de gamme a lui aussi décidé de se lancer dans l'aventure, avec sa BMW Hybride de série 7. Présentée au Mondial de l'automobile, elle sera mise en vente en 2010, la production en série des modules de batterie lithium-ion pour ce véhicule démarrant à Nersac l'année prochaine. Il ne faut pas surestimer la portée de cette annonce. Comme les Mercedes de classe S, les séries 7 sont des voitures très chères, et de diffusion limitée. Au surplus, les modèles des deux marques allemandes seront, comme la Toyota Prius, des hybrides de première génération : on ne pourra pas recharger sur le secteur plug-in ces batteries, uniquement destinées à alimenter des moteurs électriques fonctionnant en association avec le moteur thermique classique pour diminuer la consommation. Il n'en reste pas moins que ce deuxième contrat constitue pour Saft un nouveau jalon dans le long processus de diffusion, voire de démocratisation, de solutions longtemps réservées aux prototypes. Auteur : Bernard Broustet

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/388102/mil/3322787.html

 

65) ATHÉNÉE. Prévu pour la défense des services publics, le débat de la gauche anti-libérale a fait le lien logique avec la crise

La crise « gangrène »

Michel Cahen et Jean-Marie Harribey à l'Athénée PHOTO FABIEN COTTEREAU «La crise actuelle nous rappelle une chose essentielle : le capital est stérile, seul le travail engendre la richesse. » Le ton est donné. Hier soir à l'Athénée, devant une assistance de plusieurs centaines de personnes, toutes générations confondues, le professeur d'économie à Bordeaux IV, Jean-Marie Harribey, coprésident d'Attac, n'a pu que faire ce constat : « la crise valide toutes les analyses que nous avions faites depuis une dizaine d'années ». Au départ, la réunion était une initiative de Maintenant à gauche en Gironde (MAG33), « une petite association » (dixit Michel Cahen) de « défense de la gauche sociale » où se retrouvent syndicalistes, militants ou non de partis, ceux qui s'étaient mobilisés contre le traité européen. Et qui aujourd'hui défendent les services publics. À l'entrée de l'Athénée, des adhérents de la FSU distribuaient ainsi un tract appelant à une manifestation en faveur de l'école laïque. D'autres comités appelaient à un rassemblement contre le fichier Edvige ce jeudi à 18 heures, devant le Grand Théâtre.

Pour tous néanmoins, la défense des services publics et la crise financière actuelle témoignent d'une même dérive d'une forme de capitalisme. Jean-Marie Harribey a conforté cette vision en retraçant l'historique d'une crise issue de la « financiarisation » du capitalisme marquée par une baisse régulière de la part des revenus du travail dans le PIB. « Ça ne pouvait pas durer », a enchaîné le coprésident d'Attac, évoquant une « gangrène » venue des États-Unis et l'explosion des bulles financières successives.

Situation « obscène ».

Les déclarations de Nicolas Sarkozy (« refonder le capitalisme »), les mesures prises par les États et les banques centrales traduisent-elles enfin une prise de conscience ? Sont-elles le prélude à des réformes de fond ? Jean-Marie Harribey en doute. Non seulement « il est obscène de sauver ceux qui ont amené la crise actuelle », lance-t-il, mais « les conditions qui l'ont amenée ne sont pas éliminées ». Et toujours selon Jean-Marie Harribey, la politique française demeure orientée à « la baisse des salaires, la dégradation des services publics, le délabrement de la protection sociale ». D'où l'appel à une « autre logique » (contrôle des mouvements de capitaux et des banques, réduction des inégalités...) entre autres mesures prônées notamment par Attac. Auteur : Michel Monteil

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/bordeaux/article/387956/mil/3320900.html

 

66) RÉUNION PUBLIQUE. L'eau et la Cub ont fait l'objet d'un passionnant débat

L'eau sous contrat en question

Ils l'avaient annoncé au printemps : l'eau serait au coeur de leurs préoccupations. Ils n'auront ainsi attendu que quelques semaines pour organiser une réunion publique sur le thème « l'eau et la CUB ». Le CINPAH (Comité d'Initiative pour un nouveau Parti Anticapitaliste au Haillan), dans un souci d'information, avait souhaité aussi la présence à cette réunion d'un élu de la CUB Max Guichard (PC) et de Patrick Dufau de la Mothe, intervenant au sein de l'association Trans'CUB. Si le premier a décliné l'invitation au dernier moment pour des motifs personnels et politiques, le second, lui, a apporté bon nombre de précisions sur la gestion de l'eau au sein de la CUB. Patrick Dufau de la Mothe a retracé l'historique du contrat de délégation de service public entre la CUB et la Lyonnaise, les excédents de gestion capitalisés depuis 1992 par l'entreprise, l'opacité des comptes de la Lyonnaise en début de contrat, le manque de contrôle des élus, les répercussions sur les tarifs, les avenants que la CUB a dû convenir de négocier. Des chiffres sont venus appuyer son exposé. D'autres données sont venues compléter cet exposé sur la gestion de l'eau. Quoi qu'il en soit, « pour sa part déclare Serge Saint-Jean, l'association CINPAH va essayer d'obtenir l'exhaustivité de l'audit et l'avenant de 2006 avec ses 61 engagements. Pour ce qui concerne la position et l'action du NPA, au Haillan et ailleurs (cf. la région parisienne), elles sont centrées sur un accès équitable à la consommation, au contrôle des prix et des résultats d'exploitation, sur la lutte contre le gaspillage, sur la préservation de la ressource. Gratuité des 100 premiers litres consommés par jour et par personne. Et dans un premier temps : baisse immédiate de 10 % du tarif moyen, introduction de tarifs pénalisant le gaspillage des grands consommateurs. Dans un deuxième temps : mise en place d'un vaste programme de réhabilitation du réseau fondé sur un diagnostic général du patrimoine, lancement d'une étude de faisabilité de dénonciation du contrat et de création d'une régie communautaire et enfin contrôle périodique de la ressource ».

Auteur : Marie-Pierre Lacoste

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/rive-gauche/article/388091/mil/3324041.html

 

67) AÉRONAUTIQUE. Les personnels de Latresne et de Floirac ont manifesté, en nombre, leurs inquiétudes sur l'avenir du centre de formation des techniciens

Formateurs inquiets

Les salariés de Latresne et de Floirac entourent les deux responsables photo g. l.

A l'appel des syndicats CGT et FO, un grand nombre de salariés du Centre de formation de Latresne (CFLE) et de l'Atelier industriel de l'aéronautique (AIA) de Floirac étaient venus témoigner leur inquiétude, mercredi matin, à deux responsables du personnel de la Direction générale pour l'armement (DGA), en visite dans l'établissement.  « Les personnels du CFLE veulent toujours défendre leur outil de travail et sont opposés à toute transformation de cet organisme de formation qui a toute sa place au sein du Ministère de la défense » indiquait un porte-parole du personnel. « La DGA ne veut plus de nous, la Direction du personnel du Ministère de la défense ne sait pas quoi faire du CFLE. Dans ces conditions, c'est très pénible d'enseigner. La vingtaine de formateurs permanents (sur 48 employés) n'ont pas d'informations sur la pérennité du site, cela les oblige à travailler en état de stress » poursuit un autre.

« L'école de l'AIA.

» Le CFLE est issu du Centre d'apprentissage de l'air ouvert en 46. Pendant 50 ans, il a formé 1 500 ouvriers d'État et 500 techniciens supérieurs. L'établissement était tellement lié à l'atelier de Floirac, que les habitants de Latresne parlaient volontiers de l'école de l'AIA. Ses missions successives ont concerné l'adaptation des personnels, la formation initiale, la formation continue et des séminaires destinés aux personnels des différents services de la Défense nationale et de l'Aviation civile... En 1999, le CFLE a cessé de recevoir des jeunes gens. Et ce fut, selon les manifestants le début du déclin continu des effectifs formés. Plusieurs centres de formation comparables ont été fermés dans l'hexagone à compter de 2003, au sein de la DGA, et des directions des armements terrestres et des constructions aéronautiques.

Une université unique.

Dans la perspective du Livre blanc et de la Carte militaire, deux thèses seraient en présence au Ministère. Soit une université de la Défense regroupant à Bourges les techniciens des armées. Soit un dispositif multisites conservant les personnels en place. Les syndicats redoutent que la première solution soit préférée et que les centres évolus vers le privé.

« L'administration elle-même dit pourtant que la formation interne est moins onéreuse » lançait un syndicaliste hier à Latresne.  Auteur : Guy Lacquement

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/rive-droite/article/387910/mil/3319448.html

 

68) SOCIAL. Des milliers de retraités sont descendus dans la rue pour demander une revalorisation de leurs pensions

« Mécontents ! »

Bordeaux. Quelque 1 500 retraités ont défilé dans les rues de la capitale aquitaine ph. laurent Theillet - Les retraités ne désarment pas. Pour la deuxième fois de l'année, ils sont descendus dans la rue hier afin de revendiquer une revalorisation des pensions. « Nous ne sommes pas contents du tout », clamaient notamment les retraités de Dordogne, de Gironde et du Lot-et-Garonne, qui ont défilé dans les rues du centre-ville de Bordeaux. « Mécontents de voir notre pouvoir d'achat laminé », expliquaient-ils derrière la banderole unitaire des syndicats et fédérations de retraités. « Les pensions ont été revalorisées de 1,9 % alors que l'inflation dépasse 3 % sur un an » complétait, à Bordeaux, Michel Soubiran pour le syndicat CGT des retraités de la Gironde.

Pouvoir d'achat.

Quelque 1 500 personnes environ ont manifesté dans la capitale aquitaine, entre 60 000 et 130 000 dans toute la France. Les plus de 60 ans ont abondamment puisé dans l'actualité immédiate de la crise financière pour rédiger leurs slogans. « Retraités maltraités, l'État s'en fout, banques en difficulté, l'État renfloue », clamaient notamment les Aquitains. « Les retraités ne veulent pas payer la facture », ajoutaient-ils à Rennes, Nancy, Tours, Orléans ou Paris. « Si le pouvoir d'achat ne suit pas, c'est toute la crédibilité du système de retraite par répartition qui est en danger », analyse Guy Rambaud, 65 ans, pour la CFDT 33. « Notre système de protection sociale doit être défendu tous les jours si l'on veut le maintenir. Les actifs payent les pensions des retraités. Il faut que tout le monde mesure l'intérêt de la répartition. »

Fonds de pension.

Au moment où des salariés américains dépendant de fonds de pension sont contraints de retarder leur départ en retraite en raison de l'effondrement boursier, l'argumentation des retraités français prenait en effet plus de poids. « Quand les riches du CAC 40 maigrissent, ils piquent dans l'assiette des pauvres », avaient écrit sur leur banderole des manifestants de Nantes. « La retraite, on s'est battu pour la gagner, on se battra pour la garder », scandaient plus classiquement les cortèges qui se sont formés dans quatre-vingts villes. Auteur : Régine Jordan

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/389463/mil/3333385.html

 

69) SOCIAL. Ils étaient hier entre 300 et 400 retraités charentais à réclamer une revalorisation de leurs pensions. Avec colère, parfois

« On n'en peut plus. Moi, je touche 600 euros de retraite »

Parti de la place Marengo, le défilé devait gagner la préfecture ph. i. Louvier - Ils étaient déjà dans la rue au printemps pour protester, malgré la hausse de 1,1 % de leurs pensions au 1er janvier. Entre-temps, le gouvernement a procédé sous la pression à une nouvelle augmentation, 0,8 % au 1er septembre. Mais les organisations syndicales de retraités ont fait leurs comptes : 1,1 % plus 0,8 sur quatre mois (de septembre à décembre), ça ne fait jamais pour eux que +1,36 % sur l'année « alors que les prix ont augmenté de 3,6 %, selon l'indice gouvernemental », précise leur tract. Alors l'intersyndicale a lancé hier un nouveau mot d'ordre, national. À l'appel de la CGT, la CFDT, FO, CFE/CGC, FGR/FR et l'Unsa, le rendez-vous était fixé à Angoulême pour toute la Charente. Vers 15 heures, les protestataires aux cheveux blancs ont commencé à se rassembler autour de la statue d'Hergé, place Marengo, à déplier leurs banderoles et à lancer dans le ciel des ballons multicolores aux couleurs de la CGT.

Dépenses de santé.

Si certains s'apprêtaient à marcher avec le sourire des habitués vers la préfecture, où une délégation devait être reçue à 16 heures, pour remettre au préfet un état des cartes pétitions charentaises adressées au président de la République, d'autres exprimaient, au départ du défilé, des sentiments plus véhéments. « On n'en peut plus, là, lâchait Solange Lauranceau, 60 ans, ancienne secrétaire de direction dans le bâtiment et les travaux publics, militante CGT de longue date, venue de Cognac avec son mari. Avant, on pouvait aider nos enfants, là on n'y arrive plus. Moi, j'ai 600 ? de retraite, je ne sais pas ce que je ferais sans mon mari. On pique dans les économies, mais un jour, ça ne suffit plus ». Et Daniel Grenier, autre Cognaçais, de commenter « Ce sont les retraités qui faisaient marcher l'économie dans certains villages ». Or le pouvoir d'achat se casse la figure. La faute aussi à la hausse des dépenses de santé, particulièrement sensible dans leur budget. « Je suis à la retraite depuis 1984, j'ai perdu 25 % de ma retraite s'énerve Liliane Lardillon, mais on a beau manifester, le monsieur là-haut, il dit toujours non, et il s'occupe de tout, surtout de ce qui ne le regarde pas. »

« On fera comment pour payer une maison de retraite avec ce qu'on a ? », reprend Daniel Grenier. Et plusieurs d'avouer que « Ça reste gentil, pour le moment, mais la colère monte, et il y a des jeunes prêts à la violence. » Auteur : Haude Giret

http://www.sudouest.com/charente/actualite/article/389467/mil/3331786.html

 

70) SOCIAL. Le collectif d'ATD Bordeaux à André-Meunier. Celui du DAL à Pey-Berland. Une même cause : le refus de la misère. Mais des actions distinctes.

La misère se loge partout

Vingt-huit cyclistes pédalent de Pau à Neuilly-sur-Seine pour dénoncer le projet de loi Boutin. Hier, ils faisaient étape à Bordeaux photo laurent theillet Sabrina Pécheux, la vingtaine, a erré pendant trois ans, de foyer en foyer avec son enfant. Depuis 2006, grâce à ATD Quart-monde et Habitat humanisme, elle a trouvé un logement. À la suite de cette situation précaire, elle est devenue bénévole à l'association ATD. Elle participait, hier, à la Marche citoyenne organisée par un collectif d'associations dont font partie, entre autres, ATD Bordeaux et la Ligue des droits de l'Homme. Un défilé, parti de la place Renaudel, à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. « Peu de citoyens se sont déplacés », déplore Jeanine Martin, bénévole au Secours Populaire. Même constat place Pey Berland, où faisait étape la caravane du Droit au logement (DAL). Une trentaine de cyclistes qui rallient Pau à Neuilly-sur-Seine. Avant de se rendre à l'Élysée, le 26 octobre. Hormis quelques curieux, seuls les activistes sont venus écouter les revendications du collectif.

350 euros par mois.

De nombreux militants ont déjà été touchés par la précarité. Pour certains, cette situation continue. Jeanine Martin, retraitée et bénévole, ne touche que 350 euros par mois. « Je ne suis pas dans la misère car j'ai un toit », estime-t-elle. Un Bordelais dénonce : « Les bailleurs continuent de demander trois mois de caution au lieu d'un. Ils m'ont répondu qu'un mois, c'était pour la télé. »

Cause nationale.

Dénoncer ces situations et le projet de loi Boutin sur le logement, c'était l'objectif de ces manifestations. Dommage qu'elles ne se soient pas rejointes (voir encadré), l'impact en aurait été d'autant plus fort. En attendant, Jean-Baptiste Ayraut, porte-parole national du DAL dénonce la politique d'Alain Juppé : « Notre arrivée, aujourd'hui, à Bordeaux est un symbole. Cette ville opulente, en pleine rénovation, refoule les classes populaires au lieu de réquisitionner des logements. » Le DAL, comme François Galimard d'ATD, pense que la loi Boutin ne fera qu'aggraver les choses. « Certains articles sont une véritable régression, notamment dans la construction de logement social. D'où la nécessité de faire du logement une cause nationale. » Aujourd'hui, leur lutte continue avec un rassemblement à 14 h 30, place Pey Berland. Auteur : Linda Douifi et Kathleen Plaisantin

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/bordeaux/article/390279/mil/3344596.html

 

71) SOCIAL. Aujourd'hui, journée mondiale du refus de la misère, des associations donnent rendez-vous

La misère délocalisée

Le collectif donne rendez-vous dès 17 heures au square André-Meunier pour une marche citoyenne PHOTO Archives DR Donner la parole à ceux qui n'arrivent pas à se faire entendre, à l'occasion de la journée du refus de la misère. Le souhait du collectif d'associations, dont font partie ATD quart-monde et la Ligue des droits de l'homme, était simple. Il avait même trouvé le lieu : la place Pey-Berland, devant la mairie. Tout un symbole. La municipalité avait donné son accord. Jusqu'à la semaine dernière. « Lors d'un entretien, la mairie nous annonce qu'elle déplace notre manifestation du 17 et 18 octobre au square André-Meunier, au motif qu'elle a reçu une lettre d'un autre collectif, composé du DAL, d'AC Cub, de la LCR... Ces associations souhaitaient un accueil place Pey-Berland de leur caravane pour le droit au logement et une entrevue à la mairie », relate, déçu, François Galimard, membre d'ATD Bordeaux. Et d'ajouter : « Je suis étonné de l'impact d'une simple lettre ». Nicolas Brugère, conseiller municipal et vice-président du CCAS, ne voulait prendre aucun risque. « On a eu peur que la manifestation du collectif d'ATD quart-monde soit dénaturée, perturbée. » « Combattre la misère, c'est prendre conscience qu'elle existe près de chez nous », est-il inscrit sur la plaquette de la manifestation. Loin du tram et de la foule, la tâche n'en est que plus ardue. Auteur : Linda Douifi http://www.sudouest.com/gironde/actualite/bordeaux/article/389115/mil/3331844.html

 

72) GRAND CONTOURNEMENT. Alors qu'on le croyait moribond, le dossier est rouvert par la cour administrative

Le projet refait surface

Le projet du grand contournement : un dossier qui semblait définitivement clos. L'état relance le débat en appel photo archives « sud ouest » / philippe taris - Le projet du grand contournement autoroutier paraissait définitivement enter- ré, voilà qu'il resurgit. Le 5 novembre prochain, en effet, la cour administrative d'appel de Bordeaux va rouvrir le dossier.

À la demande de l'État, plus précisément du ministère de l'Équipement, lequel a interjeté appel à la suite du jugement du tribunal administratif de mars 2007, jugement qui annulait les conclusions de la commission du premier grand débat public organisé en 2003.

Un paradoxe.

Une suite judiciaire étonnante. Pourquoi remettre le sujet sur le tapis alors que le gouvernement fait régulièrement état du Grenelle de l'environnement et affirme que les grands projets autoroutiers d'hier sont définitivement mis au placard ? « On est en plein paradoxe » reconnaît Me Pierre Hurmic, l'avocat des neuf associations (Aquitaine alternatives en tête) qui se battent contre le grand contournement et ont gagné la première manche devant le tribunal administratif. Cela précisé, l'avocat ne voit pas d'inconvénient à ce que l'affaire suive son cours. Au contraire. « Il y a un problème de droit que les associations veulent voir définitivement trancher. Une jurisprudence capitale pour les débats publics futurs. »

La bourde du ministre.

Pour bien comprendre, ici, il est nécessaire de revenir à décembre 2003. En cette fin d'année, on était en plein débat public en Gironde autour d'une question majeure : où fallait-il faire passer le contournement autoroutier ? C'est là que Gilles de Robien, alors ministre de l'Équipement, faisait une bourde. Lors d'une réunion décentralisée à Limoges, il annonçait, alors que le débat bordelais n'était pas terminé, que l'autoroute passerait par l'ouest.

Quelle valeur pouvait-on donner à cette consultation si tout avait été décidé avant que les uns et les autres n'échangent sur la question ? Les opposants ont donc saisi le tribunal administratif pour dénoncer cette façon de faire. Ceci a abouti à l'annulation des conclusions du débat et, par ricochet évidemment, à celle aussi des épisodes suivants - dont la réflexion engagée sur les lieux de passage possibles de la future autoroute. Un coup dur pour les services de l'État. Aussi ont-ils fait appel. Les mois ont passé, le Grenelle aussi et le dossier a refait surface en juin dernier. Les différentes parties étaient invitées à se présenter le 25 juin devant la cour administrative d'appel. Tout le monde était prêt lorsque le dossier a été bizarrement radié du rôle. Au tout dernier moment et sans explication. Surprise et colère et ce, des deux côtés du ring. Les services de l'État disaient n'être pour rien dans ce retrait et rappelaient leur volonté de voir l'affaire se juger. Les opposants se montraient pour leur part scandalisés, réclamant eux aussi le traitement judiciaire. Finalement on apprenait que la cour administrative avait pris elle-même l'initiative de retirer le dossier, le temps de vérifier la position des uns et des autres. Ce n'était donc, selon elle, qu'un report. Ce qui semble se confirmer aujourd'hui puisqu'elle convoque de nouveau les deux parties pour le 5 novembre. Auteur : Jean-Paul Vigneaud

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/393636/mil/3365170.html

 

73) TRIBUNAL. Les postiers, qui avaient séquestré des cadres du centre de tri de Bègles, se plaignent de sanctions « démesurées ». Un comble, selon l'avocat de la société

La Poste à la barre

Hier, à 9 h30 au tribunal administratif : l'arrivée des postiers. L'audience durera près de trois heures ph. stéphane Lartigue - Les faits remontent à mai 2005. Souvenez-vous : une douzaine de postiers avaient séquestré pendant toute une nuit cinq cadres du centre de tri postal de Bègles, avant l'intervention des forces de l'ordre. Ils protestaient contre la suppression de 48 emplois liée à la modernisation du site. Ces postiers ont-ils, depuis, été la cible de « sanctions disproportionnées » ? Et ces sanctions ont-elles permis à La Poste d'écarter des vedettes syndicales à l'approche de la fermeture, contestée, de ce centre de tri ? (1) Ces deux questions ont mobilisé, hier matin, le tribunal administratif de Bordeaux, réuni pour examiner les recours des 13 facteurs impliqués dans ce huis clos.

Probable rejet de la requête.

Ils étaient quasiment tous là, ces agents du courrier fauchés, un soir de mai 2005, par l'actualité. Certains sont diminués par de graves problèmes de santé, d'autre sont à la retraite... Soutenus par un collègue nommé Olivier Besancenot, ces piliers de SUD ou de la CGT donnent, trois ans après, le sentiment d'être usés. Sur le front pénal, plusieurs d'entre eux ont été mis en examen pour séquestration, outrages à huissiers ou violences. L'instruction est en cours. Sur le plan professionnel, ils ont été sanctionnés par leur employeur en deux temps. D'abord, la suspension, juste après les faits. Puis, les exclusions temporaires, prononcées en conseil de discipline : d'un mois à deux ans de mise à l'index, selon le degré d'implication. « J'ai dû vivre pendant un an et demi du RMI... » confie Xavier Dauga (SUD). Ses camarades et lui ont depuis peu réintégré « la maison ». Mais ce retour est vécu comme une « double peine » car les postiers, s'estimant « mutés d'office », n'ont pas retrouvé le centre de Bègles. « On les nomme à l'autre bout de la CUB, voire de la Gironde : Saint-Médard, Lormont, Margaux... », a déploré leur avocate, Me Magali Bisiau. Lors de sa plaidoirie, elle a présenté les auteurs de la séquestration comme des « victimes » de l'« acharnement » et de « la violence procédurale » de La Poste. « On oublie que ces postiers ont joué les modérateurs face à la pression de 150 salariés qui les soutenaient à l'extérieur de l'édifice... La seule question qui vaille aujourd'hui est : "S'ils n'avaient pas été syndicalistes, auraient-ils été sanctionnés de la même façon ?" » « Caricatures ! », a rétorqué Me Marc Bellanger. L'avocat de La Poste a assuré que la société, loin de toute stratégie antisyndicale, avait au contraire agi par volonté d'« apaisement social ». « Dans n'importe quelle entreprise, devant la gravité des faits, ces employés auraient été révoqués ! La Poste a en fait fauté par faiblesse. Elle a préféré s'en tenir à une exclusion temporaire, par souci de clémence. » Finalement, le commissaire du gouvernement, Dominique Naves, a rendu son avis : il a conclu au rejet des requêtes. D'une part, il n'a pas repéré, dans les sanctions de La Poste, d'« erreur manifeste d'appréciation », la faute paraissant pour le moins « avérée » : insubordination, entrave à la circulation, violences... « Des précédents se sont toujours soldés par des licenciements » a rappelé Dominique Naves. D'autre part, selon le commissaire du gouvernement, rien ne prouve que cet épisode ait été « détourné » pour nuire aux forces syndicales. « La seule étiquette syndicale ne suffit pas. Il faut établir que la sanction a pour but d'empêcher une grève ou un mouvement social. » Le tribunal rendra sa décision « d'ici un mois ». (1) Une grande partie de l'activité du centre de tri de Bègles sera transférée l'an prochain au nouveau centre de tri en construction à Cestas. Plus moderne, mais avec moins d'employés : 420, contre 600 à Bègles.

Auteur : Julien Rousset http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/393589/mil/3365150.html

 

74) « INDIGÈNES ». Pour le tribunal administratif de Bordeaux, anciens combattants français de souche ou originaires du Maghreb doivent toucher la même pension

« Une décision historique »

Bordeaux. Les anciens combattants marocains qui séjournent au foyer Adoma ont eu gain de cause photo archives ask - Le tribunal administratif de Bordeaux vient de mettre un terme à une discrimination vieille d'un demi-siècle. Dans une décision rendue hier, il a jugé que les pensions militaires accordées aux anciens combattants originaires des ex-colonies françaises du Maghreb devaient être alignées sur celles des Français de souche.  On ignore encore les motivations précises de ce jugement. Mais on peut penser que la juridiction, présidée par Marlène Rocca, a fait siens les arguments du commissaire du gouvernement, le jour de l'audience. Celui-ci, Jean-Michel Bayle, avait conclu à l'illégalité de ce traitement différencié en vertu de l'accord Euro-Méditerranée de 1996, selon lequel les ressortissants de Tunisie, du Maroc et d'Algérie travaillant dans un pays de l'Union européenne sont assimilés aux nationaux et bénéficient des mêmes droits. Actifs comme retraités (« S O » du 11 septembre).

--- Huit fois plus.

La coordination bordelaise Décristallisation salue une « décision historique ». Ce regroupement d'avocats, d'élus et de militants associatifs est à l'origine du recours déposé devant le tribunal administratif par 60 anciens « indigènes », pour la plupart marocains, domiciliés à Bordeaux. Tous sont donc fondés à réclamer à l'État une revalorisation de leur pension militaire au niveau de celle que touchent leurs ex-frères d'armes nationaux (soit environ huit fois plus), avec effet rétroactif sur les quatre dernières années, plus les intérêts et frais de justice. Ce qui donnerait quelque 600 euros par mois à multiplier par les 60 000 anciens combattants originaires des pays du Maghreb dont les droits sont ainsi reconnus.

--- Une « loi Rousset » ? Pour Naïma Charaï, conseillère régionale d'Aquitaine (PS) en charge de la lutte contre les discriminations, la victoire est importante mais incomplète.

Le jugement exclut les anciens combattants de l'armée française venus d'autres pays, comme le Sénégal, par exemple, qui ne peuvent se prévaloir de l'accord Euro-Méditerranée. Alain Rousset, député PS de la Gironde, annonce qu'il déposera mercredi prochain devant le groupe socialiste de l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à remettre à égalité toutes les pensions militaires, mais aussi à prendre en compte « les conditions de vie et d'accueil de nos anciens combattants ». Reste à savoir si le ministère de la Défense fera appel du jugement bordelais. « Ce serait indigne, mais nous n'en sommes pas à l'abri », affirme Naïma Charaï.

Auteur : Pierre-Marie Lemaire

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/article/388309/mil/3322463.html

 

75) « INDIGÈNES ». La décision du tribunal qui revalorise les pensions des anciens combattants maghrébins a pour point de départ un travail d'associations et d'élus bordelais commencé en novembre 2006

Deux ans pour réparer l'injustice

L'avocate bordelaise Christelle Jouteau a fait partie dès le début du collectif qui a oeuvré pour revaloriser les pensions des anciens combattants « indigènes » photo thierry david

Tous ceux qui ont été émus par le film « Indigènes » ou par les déambulations à petits pas des vieillards en djellabas dans les rues de Bordeaux considéreront la décision du tribunal administratif comme une bonne nouvelle. Les anciens combattants maghrébins ayant servi plus de quinze ans dans l'armée française (ou ayant été victime d'une infirmité) pourront disposer d'une pension au montant aligné sur celle des Français « de souche », conformément à l'article 65 de l'accord Euro-Méditerranée (lire « Sud Ouest » d'hier). Soit un montant de 600 euros au lieu de 50... S'il s'agit évidemment d'une décision de portée nationale, sa genèse est purement bordelaise. D'abord parce que la trésorerie qui gère ces pensions spécifiques se trouve à Bordeaux, ce qui impose la présence sur place pendant au mois six mois de ces anciens combattants, pour la plupart logés dans les foyers Adoma (ex-Sonacotra).

Début en 2006.

Mais c'est aussi parce que les personnes qui se sont emparées du dossier, à partir de novembre 2006, résident ou travaillent dans la capitale de l'Aquitaine. À commencer par Mouna Najy-Lecucq, à titre personnel, puis par des associations comme l'Association de soutien aux travailleurs immigrés (Asti), la Cimade ou la Ligue des droits de l'Homme, avec l'appui de six avocats. « Nous nous sommes rencontrés régulièrement à partir de cette date, mais nous n'avions aucun moyen de peser », confie Maître Christelle Jouteau, avocate à Bordeaux, engagée dès le début dans cette opération. Tout a changé quand le président du Conseil régional Alain Rousset, avec l'appui de Naïma Charaï, conseillère régionale PS, a reçu les « indigènes » le 12 avril 2007 à l'Hôtel de Région : « Ce fut l'événement fondateur, raconte Christelle Jouteau. Nous avions convoqué ces anciens combattants par différents moyens d'information et ils sont venus à plus de 300 ! Au début, ils étaient un peu méfiants ; au départ, ils ne demandaient rien ; ils étaient fatalistes et habitués à l'humiliation ; puis certains ont osé s'exprimer et là, toute leur rancoeur est sortie. »

Gelées depuis 1959.

Ému par ces récits, Alain Rousset fit donner la machine administrative afin d'obtenir cette « décristallisation », appellation liée au fait que les pensions ont été gelées depuis 1959. Cette décristallisation intervint partiellement dans la loi de finances de 2007, sous l'impulsion de Jacques Chirac, ému par le film « Indigènes ». Mais Christelle Jouteau apporte quelques nuances : « Dès le départ, la Halde (1) était méfiante et nous étions sur la même ligne. De fait, si la retraite du combattant et la pension d'invalidité ont été décristallisées, cela n'a pas été le cas de la pension militaire de retraite, ce qui nous a conduit à un travail juridique auprès du ministère de la Défense. Celui-ci est resté silencieux et au bout de deux mois d'immobilisme, nous avons déferré cette décision implicite de rejet devant le tribunal administratif. C'est ce jugement qui vient d'être rendu et qui nous est favorable ».

Appel possible.

Avocats et associations ont dû procéder au départ à un gros travail de tri et d'information. Finalement, 180 cas ont été repérés, à Bordeaux ou ailleurs, mais seulement 60 dossiers ont été retenus. « Il s'agit le plus souvent de Marocains mais nous espérons maintenant, que la décision va faire boule de neige car elle devrait aussi intéresser les anciens combattants sénégalais, asiatiques, etc., observe Christelle Jouteau. Mais pour ceux qui sont déjà concernés, il y a urgence car certains sont très âgés. Quatre sont morts pendant la procédure. On a parfois l'impression que l'administration joue la montre. Le ministère a la possibilité de faire appel mais le jugement est exécutoire, donc il n'a pas trop intérêt à aller jusque-là. En attendant une avancée législative (2), nous espérons un beau geste du ministère ».

Si l'état perd définitivement cette action en justice, ce sera lui qui devra régler les honoraires des avocats. (1) Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. (2) Alain Rousset (PS) va déposer une proposition de loi devant le groupe socialiste, mercredi prochain, pour étendre la mesure à l'ensemble des anciens combattants.

Auteur : Hervé Mathurin

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/389014/mil/3331609.html

 

76) ANDERNOS-LES-BAINS. L'Université populaire organise un débat public, ce samedi, sur la guerre de 14-18. Avec un éclairage sur l'histoire locale du Bassin

Les mémoires de la guerre

Échange. Richard Riches (le président de l'UPBA) et André Bach (animateur) PHOTO S. M.

Après avoir reçu le général André Bach sur la thématique des indigènes (en novembre 2007), l'Université populaire du bassin d'Arcachon (UPBA) réinvite celui qui fut aussi directeur du service historique de l'armée de terre samedi. Cette fois-ci, la thématique proposée à l'occasion d'un débat participatif est celle des mémoires de la Guerre de 14-18. Interviews croisées de Richard Riches, le président de l'UPBA, et de André Bach, animateur de la rencontre.

« Sud Ouest ». Pourquoi parlez-vous des mémoires plurielles de la Première Guerre mondiale ?

André Bach. Depuis les trois-quatre dernières années, je constate un certain affadissement des cérémonies officielles. L'État se désengage financièrement et, paradoxalement, quelque chose émane de la base : des concerts, des sons et lumières, des colloques, j'ai même assisté à un concert de rap sur 14-18 ! Des événements pour lesquels les collectivités territoriales s'engagent. On est sur du culturel. Et je suis frappé par le nombre d'actions proposées où la mémoire officielle fait place à des mémoires collectives.

3 Comment articulerez-vous votre propos samedi ?

Richard Riches. Nous allons commencer par un brainstorming où chacun pourra dire comment il a entendu parler de 14-18. Et de demander : c'était quoi, pour vous, cette guerre ? Notre propos, à l'UPBA, est de nous pencher sur des choses sur lesquelles nous n'aurions pas spontanément réfléchi. De faire fonctionner nos neurones. A. B. La transmission orale se perd. Les femmes qui peuvent aujourd'hui se souvenir de leur père parti à la guerre en 14 resteront plus marquées par leur propre vécu de la Seconde Guerre mondiale. C'est pour cela qu'en plus de la mémoire personnelle familiale nous parlerons de la mémoire culturelle et tâcherons d'avoir une vision globale, socio-économique du conflit. Avec notamment un éclairage sur les femmes qui ont dû travailler dans les champs et dans les usines pour pallier l'absence des hommes. La guerre a bouleversé les rapports hommes-femmes.

3 Vous ferez un éclairage sur le bassin d'Arcachon. De quelle manière ?

R. R. Jean-Michel Mormone du lycée d'Andernos-les-Bains, Patrick Boyer et Jean-Pierre Caule, qui écrivent actuellement un livre sur le sujet, présenteront un diaporama sur ce qui se passait. Sur la présence de 23 hôpitaux et du camp du Courneau.

3 Que s'est-il passé au Courneau ?

A. B. Ce camp situé près de Cazaux a accueilli les troupes sénégalaises pour les former. Après les Sénégalais, ce sont les troupes russes qui sont venues en 1917 pour y être « remises en condition ». Dans leur sillage, les Américains et les Canadiens sont arrivés. C'est un lieu où sont passés des milliers de personnes sous les yeux des autochtones.

3 Vous proposez un film, « Les Fragments d'Antonin », à voir dès jeudi. C'est une introduction au débat ?

R. R. Ce film traite des blessures intérieures qui restent après un conflit. Nous évoquerons aussi la présence du cimetière, près de Cadillac, où ont été enterrés les rescapés de l'époque qui furent internés.

3 Un autre point abordé sera celui de l'enseignement scolaire. Un point que vous contestez M. Bach...

A. B. L'Histoire n'est pas neutre. Il existe un courant qui tend à expliquer la guerre par une détestation de l'adversaire, un esprit de croisade. Nous avons créé le collectif de recherche et de débat international (le CRID, dont André Bach est le vice-président) en réaction pour rappeler que cette guerre fut une guerre de propagande avec un contrôle postal et une participation de la presse. Le foisonnement actuel autour des commémorations est une source d'informations. Même si on traite l'Histoire par rapport aux événements du présent.

3 « 14-18 : quelles mémoires ? », samedi 18 octobre, à Andernos-les-Bains, de 9 heures à 17 heures, au Centre communal d'action sociale, 126, avenue de Bordeaux.

Auteur : Propos recueillis par Sabine Menet

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/bassin-darcachon/article/388061/mil/3317621.html

 

77) ÉCOLE. Hier, à Paris, les manifestants ont demandé au gouvernement d'investir dans l'Éducation nationale, plutôt que d'y supprimer des postes

Mobilisés par milliers

Paris. La grogne du monde enseignant défile dans la rue PHOTO AFP - Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 80 000 selon les organisateurs (32 000 selon la police), ont défilé hier dans la capitale pour demander au gouvernement d'investir dans l'éducation à l'heure de la crise, au lieu de supprimer des postes.  De la place d'Italie à la Bastille, une majorité d'enseignants, des étudiants, des lycéens et des parents d'élèves de la FCPE ont manifesté, à l'appel de 47 organisations, pour que l'éducation « reste une priorité ».

13 500 postes en moins.

La mobilisation survient quelques jours avant l'examen à l'Assemblée, le 4 novembre, du budget 2009 de l'Éducation, qui prévoit 13 500 suppressions de postes, après 19 700 au total en 2007 et 2008. Plusieurs ténors du PS, dont Martine Aubry, Bertrand Delanoë et François Hollande, étaient présents dans le cortège, dont le carré de tête était formé des maîtres des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), venus nombreux pour protester contre les 3 000 suppressions de postes les concernant annoncés pour 2009. Ces Rased de primaire (écoles maternelles et élémentaires) n'aideront plus les écoliers en difficulté comme aujourd'hui, mais seront réaffectés devant des classes entières. « Ce n'est pas tellement pour moi que je suis inquiète, mais pour les enfants. Ceux qu'on aide individuellement reviennent ensuite en classe avec moins de difficultés », a témoigné auprès de l'AFP Pascale Jouty Merloz, rééducatrice Rased venue de Lyon. D'une manière générale, avec des slogans comme : « Tu réussiras quand tes parents seront riches » ou « L'école est finie, Acadomia pour tous ? » (en référence à une société de cours privés), les manifestants mettaient en doute la volonté affichée par le gouvernement de lutter contre l'échec scolaire. Quelques heures plus tôt sur Europe 1, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse avait pourtant estimé que les raisons de la mobilisation étaient « en profond décalage avec la situation réelle de l'Éducation qui est aujourd'hui la priorité des priorités du gouvernement ».

69 % pour.

« Mme Pécresse a dit que la mobilisation était injustifiée : j'aimerais que le gouvernement cesse de faire l'autruche et voie que la mobilisation exprime beaucoup de mécontentement et beaucoup d'attentes », a réagi le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri. « Une enquête montre qu'on est largement compris », a-t-il ajouté, en référence au sondage Ifop pour « Dimanche Ouest-France », selon lequel 69 % des personnes interrogées jugent la mobilisation « justifiée ». http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/391739/mil/3354671.html

 

78) ÉDUCATION. Plus de 200 Landais monteront à Paris, dimanche, pour manifester

Ils feront front commun contre le gouvernement

La réforme du lycée n'inquiète pas que les élèves qui manifestaient le 8 octobre dans les rues de Mont-de-Marsan. Les syndicats enseignants dénoncent sur ce point une absence de dialogue photo archives N.L.L. Autour de la table, des responsables landais de syndicats enseignants et de fonctionnaires de l'Éducation nationale, d'associations éducatives complémentaires de l'enseignement public et de parents d'élèves (1). Un condensé, à l'échelle départementale, du collectif de 21 organisations qui appelle à une manifestation nationale, dimanche, à Paris, contre les réformes voulues par le gouvernement dans l'Éducation nationale, sous le slogan « L'éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous ». Un énoncé qui en dit long sur le malaise qui secoue depuis plusieurs mois le monde de l'Éducation et la fracture qui se fait chaque jour un peu plus grande avec son ministre de tutelle, Xavier Darcos. Quelles sont les raisons de la dissension ? Voici celles avancées par les protestataires landais dont plus de 200 monteront à Paris (2).

« Des attaques à répétition ».

La petite phrase de Xavier Darcos sur l'école maternelle révélée quelques semaines après la rentrée n'a pas contribué à améliorer un climat déjà tendu. « Outre le fait que c'est insultant, cela témoigne d'une volonté de désengagement de l'État sur le premier degré », estime le responsable départemental du syndicat enseignant Snuipp-FSU, Philippe Miquel, qui dénonce des « attaques à répétition dans lesquelles on fait passer les professionnels de l'Éducation nationale pour des irresponsables. » « L'école maternelle n'est plus une ambition pour le gouvernement, renchérit la présidente de la FCPE des Landes, Babette Soulignac. Et la représentante de la Fédération de parents d'élèves de rappeler que « dans notre département, nous ne sommes plus en mesure d'accueillir les enfants de moins de 3 ans. En outre, nous observons partout une hausse des effectifs par classe et un alourdissement considérable des journées ».

Baisse de moyens.

Autres sources de grief : les suppressions de postes dans l'Éducation nationale et « le manque de moyens qui accompagne les réformes ». « Les postes de remplaçants disparaissent pour être affectés à des classes, souligne le secrétaire départemental de la FSU, Jean-Noël Capdeville. « Dans le même temps, le recours aux précaires prend de l'ampleur : le nombre de vacataires a été multiplié par trois dans les Landes », poursuit-il. Le même phénomène se retrouve pour les personnels non-enseignants. « Aujourd'hui, il n'y a plus que 6,5 postes de médecins scolaires et 14 assistantes sociales, dont deux vacataires, pour tous les établissements landais », affirme la représentante de la CGT-Education. Quant aux moyens, ils sont en très nette baisse aussi du côté des associations complémentaires de l'enseignement public. « Alors que nous assurons la continuité du service public pour les enfants malades, par exemple, les postes d'enseignants nous sont retirés et nos subventions ne cessent d'être rognées », s'alarme Alain Gaston des PEP 40. Ajoutez à cela « le faux dialogue social et la non prise en compte du ministre de la représentativité syndicale pour discuter des réformes, notamment celle du lycée », assène Annie Deletré du Sgen-CFDT et vous obtenez « un ras-le-bol général » qui débouche sur le mouvement collectif de dimanche. « On peut déjà voir les résultats de certaines réformes, conclut Jean-Noël Capdeville. Depuis le passage du bac pro en trois ans, le niveau a considérablement chuté. Au lycée Wlérick, seuls 50 % des étudiants en comptabilité ont obtenu leur bac. » (1) Syndicats : Unsa, FSU, Snuipp-FSU, Sgen-CFDT, CGT-Education. Associations complémentaires de l'enseignement public : DDEN, Les Francas, PEP, AGEEM et Ligue de l'Enseignement. Association de parents : FCPE. Auteur : Elisa Artigue-Cazcarra

http://www.sudouest.com/landes/actualite/article/389072/mil/3332023.html

 

79) Snecma-SNPE : nouvelles rumeurs de mariage

Le serpent de mer du mariage entre la société Snecma Propulsion solide et la SNPE resurgit avec virulence ces derniers jours. Et si l'on en croit le site Internet des «Échos», l'affaire, qui intéresse très directement la région, pourrait bien se concrétiser cette fois-ci. La SNPE (Société nationale des poudres et des explosifs) est une des dernières entreprises industrielles de taille importante à être totalement contrôlée par l'État. Après la cession d'une bonne partie de ses sites, son activité la plus significative est sans doute celle de sa filiale SME (SNPE Matériaux énergétiques), dont l'établissement de Saint-Médard-en-Jalles est spécialisé dans la fabrication de propergols destinés aux missiles balistiques, aux lanceurs spatiaux, mais aussi aux blocs pyrotechniques qui déclenchent les airbags automobiles.

Snecma Propulsion solide, filiale girondine du groupe Safran (Sagem), ne cache pas depuis de longues années son intérêt pour la SME, avec laquelle elle a une très longue collaboration dans le domaine de la motorisation des missiles et des fusées. Les dirigeants de la SNPE traînent depuis des années à la perspective de voir leur entreprise absorbée par la filiale du groupe Safran. Le PDG, Jacques Zyss, s'était exprimé cette année avec virulence dans nos colonnes contre ce scénario dont on saura sans doute très vite s'il finit par se réaliser.

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/389360/mil/3336007.html

 

80) Airbus toujours devant Boeing

A380. Le géant des airs photo AFP - Airbus devance toujours son concurrent américain Boeing en terme de commandes enregistrées depuis le début de l'année, avec 737 commandes nettes contre 623, selon des bilans commerciaux au 30 septembre publiés hier. De janvier à fin septembre, Airbus affiche 785 commandes brutes et décompte 48 annulations. Boeing a enregistré 625 commandes brutes et deux annulations. Côté livraisons, Airbus est également devant Boeing : avec 349 avions livrés sur les neuf premiers mois de l'année, contre 325 pour l'américain, confronté depuis le 6 septembre à une grève de ses ouvriers mécaniciens. Pour les deux constructeurs, la majorité des contrats concerne des avions monocouloirs (A320 et B737). Côté très gros porteurs, l'avionneur européen affiche trois commandes nettes d'A380 et l'américain trois de 747. http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/379701/mil/3257227.html

 

81) SÉCURITÉ SOCIALE. Le projet de loi de financement pour 2009 vise à contenir le déficit du régime général sous les 9 milliards. Pas de retour à l'équilibre avant 2012

Un « effort » de 6 milliards

Repoussant le retour à l'équilibre à 2012, le gouvernement a décidé de maintenir le déficit du régime général de la Sécurité sociale sous les 9 milliards d'euros en 2009. Il a donc préparé un cocktail à base de recettes nouvelles, de transferts de ressources et surtout de « maîtrise des dépenses ». Au total, l'« effort de redressement » est de 6 milliards d'euros, pour un déficit visé de 8,6 (contre 8,9 milliards en 2008). Ces mesures « ne pénalisent pas les ménages ni l'activité économique », assure-t-on.  Selon les chiffres de la Commission des comptes de la Sécu, le déficit aurait en effet atteint 15 milliards en l'absence de mesures nouvelles, à rapporter aux plus de 300 milliards de recettes du régime général.  « Il y a 2 milliards de recettes en moins, puisque la masse salariale évoluera moins vite », a commenté le ministre du Budget, éric Woerth. Les salaires sont en effet à l'origine de trois quarts des ressources du régime général. Et la hausse de l'inflation en 2008 conduit à une augmentation des dépenses des prestations familiales et de retraites pour 2009, évaluée par M. Woerth à 1,4 milliard.

Voici les principales mesures détaillées hier soir par le gouvernement.

Recettes nouvelles.

Augmentation de la taxe sur les mutuelles et les assurances privées. Création d'un « forfait social » d'un « taux très modéré » (2 %) à la charge des employeurs sur l'intéressement, la participation, l'épargne salariale et la retraite supplémentaire. Hausse des cotisations retraite, que le gouvernement souhaite compenser par une baisse des cotisations chômage afin de ne pas augmenter les prélèvements obligatoires.

Assurance-maladie.

Baisse « de 20 points » du remboursement des patients consultant directement certains spécialistes sans passer par leur médecin traitant. Diminution de prix « dans certaines spécialités telles que la radiologie ou la biologie » (analyses médicales). Baisses de prix de certains médicaments.

Hôpitaux.

Il faut « moderniser » le secteur en favorisant notamment les « recompositions hospitalières ».

Famille.

Augmentation de 10 % de l'allocation du complément de mode de garde des jeunes enfants en fonction des horaires atypiques des parents. Le nombre d'enfants pouvant être gardés par les assistantes maternelles va passer de 3 à 4 et les assistantes maternelles pourront se regrouper.

Vieillissement.

Pour faire face notamment à la maladie d'Alzheimer, création de 6 000 places nouvelles en 2008 et 2009 dans les services et soins infirmiers à domicile ; 2 125 places d'accueil de jour et 1 125 places en hébergement temporaire. En 2009, 7 500 places seront créées en maisons de retraite.

Maladies professionnelles.

Suppression de la contribution des employeurs au Fonds de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante.

Retraites.

Reconduction du dispositif de retraite anticipée pour carrières longues mis en place en 2003 et permettant aux personnes qui ont commencé à travailler avant 17 ans de partir à la retraite avec une pension à taux plein avant 60 ans, moyennant une durée de cotisation plus longue que celle des autres salariés. Hausse du minimum vieillesse de 6,9 % en avril 2009. Hausse des pensions de réversion de 11 % dès 2010 pour les plus de 65 ans dont la retraite totale n'excède pas 800 euros.  La surcote (majoration de pension) des assurés qui poursuivent une activité professionnelle au-delà de l'âge légal et de la durée de cotisation requise pour bénéficier d'une retraite à taux plein est portée de 3 % à 5 % par an.

Emploi des seniors.

Les entreprises non couvertes par un accord ou un plan d'action sur l'emploi des seniors d'ici à 2010 seront soumises à une pénalité égale à 1 % des rémunérations versées. La possibilité pour un employeur de mettre à la retraite d'office un salarié est totalement supprimée à partir de 2010. Fin de toute restriction au cumul emploi-retraite.

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/370880/mil/3211127.html

 

82) CENON. En France depuis deux ans, le jeune Angolais devenu majeur est menacé d'expulsion

Le rêve de Joao

Joao soutenu par des enseignants, associations et parents d'élèves PHOTO Y.D.

Il joue avant-centre. Dans l'équipe de foot de l'Union Saint-Bruno. Joao Paulo est né en Angola il y a 19 ans. En 2006, l'équipe nationale accède pour la première fois à une phase finale de coupe du monde. En même mois de juin il y a deux ans, Joao arrive en France. Aujourd'hui, intégré scolairement, socialement, sentimentalement, il voudrait y rester. Pas forcément gagné.

Sa jeunesse angolaise ressemble à un très mauvais scénario : Joao perd ses parents à l'âge de 5 ans, est chassé par son oncle à 11 ans. « Je me suis retrouvé à la rue et j'ai dû me débrouiller », raconte-t-il. « La rue, c'est la jungle et si on ne frappe pas plus fort que l'autre, on est mort. » Un homme pour qui il travaille de temps à autre, lui propose de l'emmener en France... puis disparaît à Paris, laissant Joao dans un train pour Bordeaux.

Deuxième année de CAP.

Après avoir été à la police, il est placé au foyer Quancard de Bègles, est inscrit au pôle relais-insertion (PRI) de Bègles. Début 2007, il passe au foyer Gardéra, toujours en procédure d'aide sociale à l'enfance, et fréquente alors le PRI au lycée professionnel de la Morlette.

Aujourd'hui, il est en deuxième année de CAP maintenance et hygiène des locaux, filière où il réussit plutôt bien. « Joao est un élève très réceptif et qui fait beaucoup d'efforts », explique Florence GIL, conseillère principale d'éducation au lycée, et membre du comité de soutien à Joao. Depuis un an, le jeune homme est majeur et, après avoir été accompagné avec des deniers publics dans son intégration en tant que mineur, devient soudainement en situation irrégulière, faisant depuis avril dernier l'objet d'une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). « Ce contraste entre les deux situations est toujours consternant », commente Marie-Jeanne Mainhagu, du Collectif pour l'égalité des droits et de Réseau éducation sans frontières (RESF).

Papa.

Le 6 novembre prochain, le dernier recours auprès du tribunal administratif sera examiné. Pétition, contact avec les élus locaux et demande d'audience au préfet ont émaillé ces derniers mois. « J'ai eu une période dépressive », confie Joao. « Je veux vivre ici, je ne peux pas retourner là-bas. Je serai à nouveau à la rue. » Sylvie Auriac, sa professeure principale, insiste sur les débouchés existant aujourd'hui dans le secteur professionnel auquel il se destine. « Joao, mis à part quelques passage dépressifs sans aucune violence, est un jeune homme sans histoire et très motivé, respectueux », souligne aussi Philippe Couillaud, éducateur au Gardéra qui a mis à disposition un appartement à Joao près de l'hôpital Pellegrin à Bordeaux. Il y vit seul, selon les règles édictées mais depuis deux ans, Joao a aussi une amie, et sera papa en mai prochain. Pourra-t-il lui apprendre à jouer au foot ? Auteur : Yannick Delneste http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/389160/mil/3331612.html

 

83) AMBÈS. Le projet immobilier mené au sud de la commune par le groupe Carrère est abandonné. Les banques n'ont pas suivi

600 logements partent au tapis

Près du pôle enfance-jeunesse de la commune, le quartier Beauregard attendait 600 logements PHOTO CAROLE TORMENA Cela devait bouleverser Ambès. Le projet avait déjà ses partisans, satisfaits de cette arrivée pour le dynamisme de leur « village » en bout de presqu'île, et ses détracteurs, soucieux de préserver l'équilibre et la quiétude. Deux premiers permis de construire, correspondant aux deux premières phases de construction, avaient été accordés au printemps. Les travaux devaient commencer sous peu. Mais les 600 logements du quartier Beauregard ne se feront pas. En tout cas pas avec le groupe immobilier Carrère qui a jeté l'éponge il y a quelques jours. La crise financière semble loin d'être étrangère à cet échec puisque le secteur immobilier a été le premier touché avec l'épisode américain des "subprimes". Les banques sont devenues alors plus que frileuses quand il s'agissait de prêter sur des programmes immobiliers. « Le groupe Carrère m'a expliqué que les banques ne suivaient plus », explique Maurice Pierre, le maire d'Ambès, très investi dans le projet avec son conseil.

Trois phases.

Pas plus de 40 à 50 logements par programme : tel est le plafond au-dessus duquel s'arrêtent les organismes prêteurs aujourd'hui pour des groupes comme Carrère. Le groupe toulousain n'a certes pas les reins aussi solides que Bouygues ou Eiffage, mais le coup a été rude. Le projet d'Ambès comprenait également une grande partie de logements en accession à la propriété : un autre domaine où les banques sont de moins en moins enclines à prêter. Les deux effets ont eu pour effet de prendre en ciseau le projet Beauregard qui est aujourd'hui mort.

600 logements sur trois phases, 17 hectares et en une dizaine d'années : c'était la feuille de route. 200 premières habitations sur 38 000 mètres carrés avaient déjà obtenu leur permis de construire. La seconde tranche prévoyait, 80 logements validés par les services de l'urbanisme. Le « cahier des charges » municipal comprenait des commerces de proximité, une continuité avec le bourg et l'intégration de la future liaison prévue par la CUB entre les rives de la Gironde et de la Dordogne. Une coulée verte est ainsi imaginée le long du ruisseau, les six hectares non constructibles rêvés en plan d'eau.

« De plus petits projets ».

« Nous avons beaucoup travaillé avec l'ancien et le nouveau conseil sur ce dossier et c'est un coup dur pour la commune », déclarait hier Maurice Pierre. « Il n'avait pas été facile, loin de là, de rassembler 17 propriétaires différents sur un même projet, puis de surmonter les tracasseries technico-administratives. Aujourd'hui, le terrain est à nouveau aux copropriétaires, nous sommes revenus à zéro. » Et de citer des équipements publics récemment lancés (le pôle enfance-jeunesse notamment) qui comptaient bien sur ce nouveau quartier afin de tourner à plein, plutôt qu'à moitié ou aux trois quarts. « Ce n'est pas dit que tout est fini sur Beauregard, précise-t-il. C'est la seule zone encore constructible sur la commune. Mais il faut clairement envisager de plus petites opérations, progressives. » Le maire d'Ambès n'en veut pas une seconde au groupe Carrère qui semble être finalement la plus grosse victime de ce dossier. La crise a visiblement et fortement fragilisé cette société qui comptait sur le projet d'Ambès pour en faire une vitrine aquitaine. Les responsables du groupe n'ont pas donné hier suite à nos sollicitations téléphoniques. Auteur : Yannick Delneste

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/389518/mil/3343396.html

 

84) UNIVERSITÉ. L'hommage à Combarnous

photo thierry david

 - Michel Combarnous, ancien président de l'Université de Bordeaux 1, ex-directeur de recherche au CNRS, du conseil scientifique de l'Institut français du pétrole et spécialiste reconnu des milieux poreux, a été salué hier à Talence par la communauté scientifique à l'occasion de la cessation de ses activités bordelaises. Il faut dire que ce polytechnicien de 68 ans, n'a pas ménagé sa peine pour réunir la recherche bordelaise et l'ouvrir sur son environnement. Il est notamment à l'origine de la création du Trefle, un laboratoire interétablissement spécialisé dans la mécanique des fluides, l'énergie et l'environnement, fier de ses 212 thèses, de ses 100 chercheurs et de ses contrats nombreux avec l'industrie.

Culture de l'innovation.

C'est cette culture de l'innovation et du transfert de technologie qui a été mis en évidence par Alain Rousset, président du Conseil régional. Michel Combarnous a en effet contribué aux nombreuses négociations qui ont permis la montée en puissance de la recherche bordelaise au-delà de ses propres spécialités d'ailleurs. Il ne part pas vraiment à la retraite. Né à Alger en 1940, ce polytechnicien est en effet professeur associé à l'université de Gabès en Tunisie. « Un vrai scientifique doit mourir en scène comme un acteur », dit-il en riant. Auteur : Jean-Bernard Gilles http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/389249/mil/3337166.html

 

85) CAMPUS. Depuis peu facultatives, les cotisations étudiantes pour le sport ont fondu. L'offre d'activités physiques sur la fac, assez riche, risque d'en faire les frais

Le sport dans le pétrin

C'est au stadium de Rocquencourt, l'un des deux pôles du sport universitaire, que le BEC Rugby a ses habitudes - Aquagym, badminton, boxe, golf, hand-ball, judo... Jean-Louis Gay-Lescot, directeur du service interuniversitaire des sports, s'apprêtait à présenter, mercredi, la palette des activités sportives proposées à la fac. Mais, prudent, il a préféré éviter de communiquer, faute d'assurance sur le maintien, toute l'année, de cet ambitieux programme. « A l'heure qu'il est, on n'est pas du tout sûr d'être en mesure de tenir ce rythme. Notre situation financière est très préoccupante »

100 000 euros en moins à Bordeaux 3.

Son service, le Siuaps (1), gère les installations sportives du campus. Copieux bouquet qui comprend la piscine olympique, la halle des sports (avec son squash et son mur d'escalade), quatre terrains de foot, le stadium de Rocquencourt... Ces équipements profitent à un gros cinquième des étudiants : près de 17 000 étudiants du campus pratiquent un sport à la fac. Soit dans le cadre d'un cursus (par exemple pour les Staps), soit en option, soit juste pour le plaisir. Tous les étudiants ne pratiquent donc pas. Mais jusqu'ici, tous les étudiants payaient. Une cotisation annuelle de 13 euros était en effet ajoutée aux frais d'inscription ordinaires -ces derniers s'élevant pour une année en licence à 173 euros. Un complément obligatoire, au grand dam de plusieurs syndicats étudiants, Unef en tête. Sa présidente départementale, Camille Perreau, explique : « On ne comprend pas pourquoi un étudiant qui ne fait pas de sport devrait payer. C'est totalement illégal! » Des recours ont été déposés et la consigne est venue d'en haut, la ministre Valérie Pécresse conseillant aux universités d'éviter, face aux risques de procédure, les « droits illégaux ». Place, pour le sport, au principe de l'utilisateur-payeur; la cotisation sportive sera désormais facultative.

Ce qui devait arriver arriva : les recettes ont plongé. Pour l'instant, deux universités bordelaises se sont alignées sur les recommandations du ministère, Bordeaux 1 il y a deux ans, et Bordeaux 3 cet été. « C'est la dégringolade. On est passé pour cette rentrée de 130 000 à 30 000 euros de cotisations étudiantes... », constate Loic Lamarzelle, monsieur Sports à la fac de lettres, de langues et d'histoire. Côté Bordeaux 1, la fac de sciences, le vic- président Achille Braquelaire observe : « L'an dernier, quand ces droits sont devenus facultatifs, moins de 40 % des étudiants ont mis la main à la poche. Du coup, nous avons livré un gros travail de pédagogie, et pour cette rentrée, c'est mieux, vu que près de 60 % des étudiants participent »

Grosses dépenses d'énergie.

Cette hémorragie fragilise toute la chaîne des sports à la fac. Les 13 euros de cotisation étaient répartis en deux parts égales : 6,50 euros pour l'université de rattachement de l'étudiant (chaque université gérant ses activités sportives), et 6,50 euros au Siuaps, auquel les quatre universités confient la gestion des locaux. « Ces cotisations assuraient près de la moitié, 300 000 euros, de notre budget annuel (2), explique Jean-Louis Gay-Lescot. En plus, nous avons déjà un déficit de 150 000 euros ! » C'est que l'entretien quotidien des stades et gymnases du campus, petits ou grands, mobilise une trentaine de salariés, nécessite de nombreuses réparations, et occasionne de non moins nombreuses factures, en gaz ou en électricité. Entre la piscine olympique qu'il faut tenir au chaud, les terrains qui restent éclairés le soir, tout comme la piste d'athlétisme... Certains de ces équipements paraissent mal en point. Qu'elle est vieillotte, par exemple, la Halle des sports ! Mais de rénovation il ne saurait être question, puisque le seul maintien des activités n'est plus acquis. Pour Jean-Louis Gay-Lescot, alors que les ressources se tarissent, il n'y a que deux options : « soit on réduit la voilure, soit l'université puise dans ses fonds pour compenser » Dernière hypothèse bien improbable pour nos pauvres facultés. (1) Service interuniversitaire des activités physiques et sportives. (2) Le budget du Siuaps est par ailleurs alimenté par une subvention de l'Etat et les recettes liées aux locations des équipements. Auteur : Julien Rousset

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/bordeaux/article/391644/mil/3354108.html

 

86) BANC D'ESSAI. Alors que les rénovations des villages universitaires sont, enfin, en marche, les étudiants semblent s'être résignés à l'anonymat

Des cités U rafraîchies, mais éteintes

Après et avant la rénovation : Raphael Roder, à gauche, et José Castillo se font face de part et d'autre du village 1. Le premier dans la partie rénovée, le second dans la partie vétuste photoS thierry david - Hélène, étudiante en deuxième année de lettres, a déménagé, à l'occasion de cette rentrée, de quelques mètres. Ce faisant, elle a parcouru un demi-siècle d'histoire des logements universitaires sur l'agglo. Résumons. L'an dernier, elle était logée dans la partie ancienne du village 4, près de Gradignan. 130 euros par mois, 9 mètres carrés, douches collectives : des chambres à l'ancienne, telles qu'elles ont fleuri dans les années 60, aux tout début du campus. C'était l'époque des grands ensembles et de la démocratisation de l'université...  4 000 chambres seront en tout aménagées entre 1962 et 1973, dans six villages.

Six villages, seize résidences.

L'utopie a mal vieilli. « Cette chambre, c'était sordide. Des cafards, du bruit... », explique Hélène, qui vient de décrocher, contre un loyer plus élevé, un ticket pour la partie rénovée de ce même village 4. Un studio de 23 mètres carrés, avec kitchenette, salle d'eau, accès sur un atrium semé de galets et d'arbustes, des fenêtres aux couleurs acidulées... Bref, la modernité, pour 350 euros mensuels. À l'image du village 4, chacun des six villages se voit progressivement dédoublé, entre le village canal historique, assez vétuste, et une aile remise au goût du jour. « Nous avons retapé, avec l'aide de la Région, 650 logements sur les 4 000 que comptent les villages, et notre objectif est d'avoir tout rénové en 2014 », précise Philippe Lequien. Coordinateur de l'hébergement pour le Crous, il gère par ailleurs 1 600 logements en résidence. En plus des six vieux villages, seize résidences universitaires parsèment en effet l'agglo - cours de la Marne, rue Saint-James, à Arlac... Le principe : des dimensions moins massives et un standing un peu supérieur, en contrepartie de loyers eux aussi supérieurs. Tandis qu'il faut compter 130 euros pour une chambre en village, et 204 euros pour une chambre rénovée, le loyer d'un studio en résidence avoisine les 350 euros. Des villages rafraîchis (même s'il y a encore du travail), des résidences plutôt coquettes, l'effort sur la pierre commence à se faire sentir. Mais alors que la prise de conscience a eu lieu, les habitants des villages semblent s'installer, résignés, dans l'anonymat. Il est étonnant de les voir se croiser dans un couloir, ce vendredi matin, sans échanger un simple bonjour.

Chacun chez soi.

Vivre en village universitaire, c'est plus que jamais vivre en solitaire. Peu de soirées, peu d'activités, peu d'équipements pour créer du lien... « Pour les courses, il faut prendre le tram une demi-heure, jusqu'à Peixotto et son Casino », relève Aurore Jouault (village 5). Quant au week-end ou aux jours fériés, « c'est un problème, reconnaît Serge Paré, étudiant burkinabé en deuxième année de droit. Souvent le samedi soir, c'est Playstation. Et pour Noël, c'est boîte de conserve en solo, vu que tout est fermé. » Pourquoi si peu de vie collective ? « Traditionnellement, les villages brassent les locataires, toutes disciplines et toutes générations confondues. On n'a pas forcément grand-chose en commun. Je suis thésarde ; mes voisins sont Erasmus, ou étudiants en première année... », explique Virginie (village 4).

Cet anonymat semble avoir gagné du terrain ces dernières années. Olivier, 31 ans, a vécu au village 3 (juste derrière la bibliothèque universitaire) il y a dix ans. Il se souvient d'un quotidien animé. « Ça bougeait pas mal autour de la cafèt'le Vera Cruz, on allait voir les matchs de foot à la télé au village 4, il y avait des fêtes par étage, et on connaissait aussi les agents du Crous. Ce n'était pas impersonnel. » Philippe Lequien, du Crous, constate lui-même un détachement des étudiants par rapport à leur cadre de vie. « Il y avait par exemple une belle bibliothèque au village 5, dont le fonctionnement reposait sur des étudiants bénévoles. Nous n'arrivons plus à en trouver et, hélas, cette bibliothèque est fermée depuis un an... »

Bref, l'envie n'y est plus, et l'implication de chacun dans la vie quotidienne s'en ressent. Les prochaines élections des conseils de résidence (un conseil par village rassemblant élus étudiants et responsables du Crous) ont lieu en novembre. Or, les candidats étudiants manquent. L'an dernier, faute de listes, il n'y a pas eu, pour la première fois, de conseil de résidence au village 1. Auteur : Kathleen Plaisantin et Julien Rousset

http://www.sudouest.com/gironde/actualite/bordeaux/article/390159/mil/3344444.html

 

87) POLITIQUE. Pour fêter ses 60 ans, Sciences Po Bordeaux publie des clichés du photographe François Ducasse

La Ve République sous l'objectif

En 1999 à Bordeaux, François Ducasse suit la campagne des européennes. Le photographe pointe son objectif vers un Alain Juppé penché, pensif, et un Nicolas Sarkozy interrogateur aux aguets. « Ils étaient sur fond neutre et j'ai shooté pendant trente secondes. Cette photo correspond tout à fait à ce que j'attendais. » Rien de posé. Mais un instantané qui dit mieux qu'un discours la relation ambiguë entre ces deux poids lourds de la droite. Depuis 1973 et son entrée chez Rapho - l'agence ancêtre des Gamma, Sipa et autre Magnum -, François Ducasse a connu le septennat de Giscard, les deux de Mitterrand, les douze années de Chirac et l'aube de la présidence Sarkozy. Passionné par la politique, ce Libournais de 56 ans formé par le photographe mérignacais Pierre Burdin s'est constitué au fil des ans d'impressionnantes archives sur les hommes et les femmes qui sont les « Visages de la République ».

Premiers et seconds couteaux.

Tel est le titre du livre que Sciences Po Bordeaux vient d'éditer pour ses 60 ans, sans esprit promotionnel mais avec passion politique, avec le concours du Bord de l'Eau (1). Titre évocateur car l'image y est reine et le portrait révélateur. Ils sont tous là. Les premiers rôles : Chaban pendant la campagne de 1974, Barre avec Boulin inclinés devant un portrait du Général, Mitterrand en sphinx au visage de cire, Chirac en jeune loup puis en chef de meute, les Cresson, Mauroy, Balladur, Rocard et autres Premiers ministres. Il y a bien sûr les régionaux : Jacques Valade et Aymar Achille-Fould, Yves Guéna et Jean François-Poncet, Henri Emmanuelli et André Labarrère. Mais Ducasse s'est intéressé aussi aux autres : les seconds couteaux, les apparatchiks, les comiques troupiers, tous ceux qui composent notre théâtre politique et qui sont saisis sur le vif, souvent de passage dans le Sud-Ouest, dans l'exercice d'un métier souvent décrié mais, Ducasse en est convaincu, « indispensable à notre démocratie ».

« Nos papillons ».

À force de les croiser, le photographe s'est pris à les admirer : « Ils sont en équilibre sur le devant de la scène, acteurs attachés à leur propre rôle. » Rôle flatteur, mais rôle ingrat quand il faut prendre des décisions tout en gardant le cap. Bien sûr, il y a « les bons et les médiocres », mais « sûrement pas tous pourris » et somme toute, « à l'image de notre société », pense Ducasse. Cette complicité qui n'est pas complaisance, les chercheurs de Sciences Po la partagent : « Ces hommes et ces femmes sont nos clients, nos papillons, et nous posons sur eux un regard qui n'est pas celui, normatif, d'un juge », souligne le politologue Jean Petaux, qui a rédigé les légendes de photos qui sont d'authentiques documents puisque à 95 % prises sur le vif. « Et leur grand mérite, c'est de montrer que l'action politique n'est pas quelque chose de triste. » Cette conviction est partagée de longue date par notre ami Jean-François Bège, ex-grande plume politique de « Sud Ouest », qui a rédigé en ouverture de chaque séquence des paragraphes au laser résumant la trajectoire de chaque septennat. Mais aussi par les quatre directeurs successifs de Sciences Po Bordeaux - de Claude Emeri à Vincent Hoffmann Martinot en passant par Pierre Sadran et Robert Lafore - qui évoquent chacun à leur manière, à travers une photo ou une situation, le lien étroit qui s'est tissé entre les acteurs et les observateurs politiques de notre cher village gaulois. (1) « Visages de la République », photos de François Ducasse, textes de Jean-François Bège et des quatre directeurs successifs de Sciences Po Bordeaux (coédition du Bord de l'Eau et de l'IEP de Bordeaux, 230 p. grand format, 30 ?).

Auteur : Christophe Lucet

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/390813/mil/3335303.html

 

88) SOLIDARITÉ URBAINE. Un vent de protestation souffle parmi les édiles qui contestent le projet de réforme de la DSU

La fronde des élus

Michèle Alliot-Marie. La ministre de l'Intérieur dans le collimateur de différentes associations de maires PHOTO AFP Quels moyens pour les banlieues ? C'est en substance la question posée par les élus qui s'opposent aux critères d'attribution de la DSU (Dotation de solidarité urbaine) prévus dans le projet de loi de finances 2009. Le vent de fronde qui secoue les rangs des élus locaux de tous bords a conduit Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, à recevoir les représentants des différentes associations de maires hier, place Beauvau. Ces derniers devaient lui demander un moratoire d'un an sur l'application de la réforme. L'enjeu est d'importance. Créée en 1991 pour réduire les inégalités entre les communes riches et les plus pauvres, la DSU est versée aujourd'hui à 717 villes de plus de 10 000 habitants, et à 109 communes de 5 000 à 10 000 habitants. Son montant global s'élevait à 1,09 milliard d'euros en 2008 et devrait passer à 1,16 milliard selon le projet de loi de finances 2009. « Soit une augmentation de 70 millions d'euros », relève la ministre de l'Intérieur dans une interview publiée par « Le Parisien ». « Parler d'une diminution, voire d'une disparition de la DSU est tout simplement faux », poursuit-elle aussitôt.

1,534 million à Pau.

Michèle Alliot-Marie défend une réforme des critères d'attribution de la DSU pour « recentrer le dispositif sur les villes qui en ont vraiment besoin » en évitant le « saupoudrage » actuel synonyme selon elle d'inefficacité et d'injustice. La réforme qu'elle préconise supprime notamment le critère du logement social dans l'attribution de la dotation et limite le poids des zones prioritaires dans son calcul afin d'augmenter le nombre de petites villes bénéficiaires. « Deux mesures qui, si elles étaient maintenues, auraient pour effet d'exclure immédiatement 238 communes du dispositif DSU », calcule l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) qui a listé les communes potentiellement concernées (lire par ailleurs).  « Sans DSU, Pau perdrait 1,534 million d'euros », confirme André Duchateau, adjoint au maire de Pau (PS), chargé de l'action sociale. « On ne s'attendait pas à une augmentation de la dotation compte tenu du contexte économique, mais on espérait au moins un maintien », poursuit-il. « Une suppression serait catastrophique et reviendrait à toucher les familles les plus en difficulté. »

Dialogue repris.

Les montants de DSU varient de quelques centaines de milliers d'euros à plusieurs millions selon les communes. Celles-ci l'utilisent principalement au soutien des actions sociales dans les quartiers. « À l'heure où l'État multiplie ses désengagements, ce serait une remise en cause arbitraire », analyse Jean Rouger, maire (PS) de Saintes, dont la commune est dotée de 560 000 euros. Du côté de la majorité, les maires tempèrent le propos mais s'interrogent, à l'image de Jean-Jacques de Peretti, premier magistrat de Sarlat (UMP). « Les transferts de charge de l'État sont nombreux et viendra le moment où l'on finira par dire non. Par quoi sera remplacée la DSU si elle devait être supprimée ? » « La ministre a entendu nos arguments et le dialogue est ouvert », indiquait hier soir le président de l'AMGVF. Un rendez-vous a été fixé avec la discussion au Parlement de la loi de finances. Auteur : Régine Jordan

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/381370/mil/3264635.html

 

89) SOCIAL. Plusieurs milliers de civils manifestent contre le plan de restructuration des armées qui menace leurs emplois

La défense des civils

Paris. Les salariés civils de l'industrie militaire se sentent menacés photo AFP

De 3 000 à 7 000 agents civils du ministère de la Défense et salariés d'en-treprises publiques d'ar-mement ont manifesté hier à Paris pour dénoncer les réductions d'effectifs et les restructurations des armées, en se voulant porte-parole de « la grande muette ». « Les militaires sont tenus au silence. Mais nous qui travaillons pour eux pouvons parler et dénoncer un plan très excessif », a déclaré Gilles Goulm, secrétaire de la fédération FO de la défense, dont l'organisation fait partie de l'intersyndicale à l'origine de cette journée. Derrière une banderole « Pour la défense de l'emploi, pour l'emploi dans la défense », les manifestants ont défilé sur les grands boulevards parisiens en lançant des fumigènes, derrière des camions de sonorisation hurlant des chansons du groupe de rock AC/DC. Les slogans dénonçaient essentiellement le Livre blanc sur la Défense, qui préconise la suppression de 54 000 postes civils et militaires sur 320 000 d'ici six ou sept ans (de 2009 à 2015). En douze ans, « les effectifs civils travaillant pour l'armée sont passés de 145 000 à 72 000 personnes », selon Gilles Goulm. Selon lui, la France « emploie déjà 116 000 militaires à des tâches non militaires » et certaines unités « ne partent plus en opération ». Par ailleurs, « on demande aux gens de déménager pour fermer des petits centres. Mais beaucoup préféreront s'arrêter bien avant la retraite. On va perdre de précieuses compétences techniques. »

« Logique suicidaire ».

« Ceux qui ont déménagé une fois déjà ne veulent pas recommencer », a souligné Pierre Gros, 47 ans, délégué CGT, chassé de Saint-Étienne par la fermeture de l'usine d'armement en 1997. Mécanicien optique sur chars d'assaut, il répare aujourd'hui les voitures de location d'une caserne à Lyon. Chaudement applaudie, une délégation de l'arsenal de Brest a manifesté en portant binious, drapeaux bretons et un béret de marine géant, flanqué du slogan « Non à l'externalisation ». Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly a qualifié hier de « logique suicidaire » le plan de réduction d'emplois dans la Défense et appelé le gouvernement à revoir sa copie pour ne pas aggraver la crise économique et financière. « C'est quand on a des services publics qui fonctionnent que l'on peut résister à la crise économique », a martelé M. Mailly.

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/384121/mil/3282417.html

 

90) FRANCE-ITALIE. L'ex-membre des Brigades rouges ne sera pas extradée vers l'Italie. C'est Carla Bruni-Sarkozy qui le lui a annoncé

Marina Petrella est autorisée à rester en France

Marina Petrella, ex-membre des Brigades rouges, menacée d'être extradée en Italie en vertu d'un décret de juin, a finalement été autorisée à rester en France. Le président Nicolas Sarkozy a décidé de ne pas appliquer le décret autorisant son extradition pour des « raisons humanitaires », a déclaré hier son avocate, Me Irène Terrel. L'Élysée a précisé que la décision avait été prise en raison de la « seule situation de santé » de l'ex-brigadiste, âgée de 54 ans et hospitalisée à l'hôpital Sainte-Anne à Paris dans un état mental et psychique très détérioré, selon les médecins. « Les médecins qui l'ont examinée ont conclu que la dépression profonde dont elle souffre est susceptible de mettre en cause son pronostic vital. » C'est Carla Bruni-Sarkozy et sa soeur, la comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, qui sont allée personnellement voir mercredi l'ancienne brigadiste pour lui annoncer la nouvelle. « On ne pouvait pas laisser cette femme mourir. La situation était devenue intolérable », a confié Carla Bruni-Sarkozy à libération.fr.

Clause humanitaire.

Le président Sarkozy a « demandé au Premier ministre de faire application de la clause humanitaire de la convention d'extradition franco-italienne de 1957 et de rétracter le décret d'extradition la concernant », a précisé l'Élysée. Me Terrel s'est félicité d'une décision « humaine, nécessaire et légitime », importante « symboliquement pour la France ».

« Le cauchemar s'arrête. Je remercie les autorités d'avoir compris la situation de ma femme », a confié le mari de Marina Petrella. Hamed Merackchi n'a pas vu son épouse, avec laquelle il a eu une fille qui aura 11 ans à la fin de l'année, depuis le 7 août et la décision de la cour d'appel de Versailles de la remettre en liberté pour raisons de santé. Un décret du gouvernement en date du 3 juin autorisait l'extradition de Mme Petrella vers l'Italie, où elle a été condamnée en 1992 à la perpétuité pour complicité dans le meurtre d'un commissaire à Rome en 1981. Ancienne dirigeante de la « colonne romaine » des Brigades rouges, réfugiée en France depuis 1993, Mme Petrella avait été arrêtée en août 2007 dans le Val-d'Oise, où elle travaillait comme assistante sociale. En l'apprenant, elle « a beaucoup pleuré. Mais elle n'est pas en état » d'être soulagée, a poursuivi l'avocate. L'Élysée a souligné que cette « mesure individuelle [...] n'atténue en rien l'engagement de la France en matière de lutte contre le terrorisme, ainsi que sa coopération avec les autres démocraties dans ce domaine ».

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/384997/mil/3289286.html

 

91) RUFFEC. Près de 400 personnes se sont mobilisées, hier, pour soutenir le service de chirurgie de l'hôpital très menacé. L'objectif ? Obtenir le dégel d'un poste

Les élus mobilisés dans la bataille

Édith Pot a rappelé les faits qui mettent la chirurgie en danger photo isabelle louvier

Le logo de l'hôpital, croix rouge en avant, va-t-il encore orner la pancarte d'entrée de la ville de Ruffec ? La question était sur les lèvres des 400 personnes réunies devant l'établissement hier, en fin d'après-midi. Après une manifestation, en avril dernier, sous les fenêtres de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH), les usagers, professionnels et élus sont mobilisés plus que jamais pour sauvegarder le service de chirurgie hospitalière fortement menacé («Sud Ouest » du 20 avril).

« Une mort annoncée ».

« En novembre 2007, tout se passait bien, rappelle Édith Pot, infirmière à l'hôpital de Ruffec et déléguée syndicale CGT. L'hôpital recrutait un autre chirurgien pour un poste vacant. Et en février 2008, on apprend que l'ARH a gelé le poste sans qu'aucune instance locale ne soit prévenue. » Autre coup dur pour l'établissement, les plaintes déposées par la directrice de l'ARH contre le Dr Charles M'Ballandi à qui il est interdit d'exercer depuis. « Nous laissons la justice faire son travail et ne jugeons pas cette situation, poursuit la syndicaliste, mais tout ça n'est pas une coïncidence. On veut la mort de l'hôpital en fermant la chirurgie. » De là découle une équation simple pour les défenseurs de l'établissement : plus de chirurgie 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, plus de bloc opératoire, plus d'urgences vitales et à terme, des urgences qui se fondent en maison médicale. « L'hôpital touche trois départements (1), et 60 000 habitants profitent des soins qui y sont dispensés, intervient Bernard Charbonneau, maire de la commune et président du conseil d'administration. Alors quand j'entends que Girac n'est qu'à 36 minutes de Ruffec, et qu'on rappelle qu'il faut être à 40 minutes du plateau technique le plus proche pour être indispensable sur un territoire, je trouve la ficelle un peu grosse. C'est la chronique d'une mort annoncée. » Tous ont appelé à se mobiliser, voire durcir les positions si nécessaire pour Edgard Saulnier, maire de Villefagnan et membre du collectif Défense et développement des services publics. Les deux sénateurs et membres du Conseil général, Michel Boutant et Nicole Bonnefoy, ont martelé leur soutien aux usagers ruffécois. Ils ont assuré qu'ils porteraient leurs voix au Sénat où la refonte du système de santé, incluse dans un projet de loi du ministère de la Santé, va être tout prochainement étudiée.

Le mot d'ordre hier était « mobilisation », également repris dans la bouche de Jérôme Lambert, député : « Aujourd'hui, il faut dire non à la fermeture de nos services publics. » L'objectif, pour collectif, association et syndicat, est d'obtenir le dégel du poste de chirurgien et d'augmenter les consultations externes. D'autres engagements non respectés tels la radio numérisée ouverte au public et le scanner sont dans la ligne de mire. Après les interventions des élus, la population reste sur le pied de guerre pour conserver son hôpital. (1) Les présidents des départements des Deux-Sèvres et Haute-Vienne, concernés car usagers de l'hôpital de Ruffec également, ont manifesté leur soutien. Auteur : E. C.

http://www.sudouest.com/charente/actualite/article/390409/mil/3346853.html

 

92) PRISONS. Les syndicats pénitentiaires se réunissent aujourd'hui à la chancellerie, alors qu'un détenu s'est suicidé vendredi à la maison d'arrêt d'Ensisheim (68)

Le cauchemar continue

Ensisheim. Un détenu s'est pendu dans sa cellule, vendredi, dans cette maison d'arrêt du Haut-Rhin photo maxppp Un 90e suicide de détenu depuis le début de l'année a été annoncé, cette fois à la prison d'Ensisheim, dans le Haut-Rhin, à la veille d'un rendez-vous aujourd'hui, à la chancellerie, des principaux syndicats pénitentiaires, qui dénoncent « une situation alarmante ». Un homme de 45 ans s'est pendu vendredi dans sa cellule de la prison d'Ensisheim, dans une région où trois autres détenus, dont deux mineurs, se sont donné la mort en octobre. Et samedi soir, la prison de Mulhouse a connu une quatrième tentative de suicide en une semaine.

Depuis le début de l'année, on compte donc 90 suicides dans les quelque 200 prisons françaises. Il y en avait eu 115 sur toute l'année 2004, 122 en 2005, 94 en 2006, 96 en 2007.

Différents cas. De source pénitentiaire, on veille à distinguer les différents cas récents. Le suicide d'un mineur de 16 ans, à Metz-Queuleu, a entraîné une enquête interne qui a montré l'absence d'entretien d'un représentant du parquet avec l'adolescent avant son placement en détention. Depuis, un décret de la garde des Sceaux Rachida Dati rend obligatoires ces entretiens préalables, qui visent à expliquer aux mineurs les raisons de leur incarcération.

Quant à l'homme qui s'est suicidé dans la nuit de jeudi à vendredi, à Strasbourg, il « aurait dû être hospitalisé d'office », compte tenu de ses tendances suicidaires, a estimé samedi la CGT-Pénitentiaire. Le dernier cas du condamné d'Ensisheim, qui se trouvait en quartier disciplinaire, n'a « rien à voir », selon un représentant du syndicat. Pour l'Observatoire international des prisons (OIP), il y a dans les quartiers disciplinaires « sept fois plus de suicides qu'en cellules ordinaires ». Malgré des progrès dans l'accueil et le signalement des détenus à risques suicidaires, à la suite d'un rapport en 2003 du psychiatre Jean-Louis Terra, les professionnels insistent sur la difficulté d'une prévention efficace. Des rondes toutes les deux heures pour les détenus placés sous « haute surveillance » n'ont pas permis d'éviter le suicide de Strasbourg. « Malheureusement, je crains que, quels que soient les moyens que nous puissions déployer, nous n'arriverons jamais à empêcher quelqu'un de se suicider », estime l'ancien directeur de la maison d'arrêt de la Santé, à Paris, Alain Jego. Celui-ci risque un renvoi en correctionnelle après le suicide d'un détenu en 1999. Syndicats et opposition insistent sur l'aggravation de la situation dans un contexte de surpopulation carcérale, à savoir 63 185 détenus au 1er octobre pour moins de 51 000 places. Le Parti socialiste a demandé samedi « un plan d'accompagnement psychologique et de rénovation des prisons ».

« Incarcération à outrance ».

La CGT a fustigé aussi « la politique pénale ultrarépressive du gouvernement qui entraîne l'incarcération à outrance ». Dans une rare unité syndicale, les trois principales organisations de surveillants (Ufap, FO, CGT) dénoncent une « situation alarmante des conditions de travail », un « manque de moyens humains et matériels » ainsi qu'une « incohérence de la politique pénale ». C'est pour cela qu'elles doivent être reçues ce matin au ministère de la Justice et se réunir ensuite pour décider d'éventuelles actions.

Le ministère met en avant la création, pour l'année 2009, de 1 087 emplois dans l'administration pénitentiaire, ainsi que les dispositions prévues dans la future loi pénitentiaire qui viseront à améliorer la prise en charge des détenus. Annoncé pour la fin de l'année devant le Sénat, l'examen du texte a été repoussé au premier trimestre 2009. Un report pour cause de crise financière, dénoncé là encore par les syndicats.

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/391607/mil/3355780.html

 

93) BORDEAUX. Inaugurée ce matin, une nouvelle extension de la ligne B prolonge le réseau jusqu'à Bacalan et boucle la deuxième phase des travaux. Reste à trouver le moyen de gérer l'affluence

Le tramway est débordé

Affluence. Le roi des transports bordelais victime de son succès PHOTO LAURENT THEILLET

Le tram bordelais grignote du terrain. Ce matin, la ligne B va s'enrichir de deux kilomètres supplémentaires, des bassins à flot jusqu'au terminus Claveau à Bacalan, un quartier de 7 500 habitants au nord de la ville. Pour TBC, le réseau de la Communauté urbaine (CUB), cette extension d'un coût de 60 millions d'euros (hors taxes) correspond au bouclage de la deuxième phase du développement du tramway. Depuis le 21 décembre 2003, date de l'inauguration de la ligne A (celle qui relie les deux rives de la Garonne), le réseau n'a cessé de s'étendre comme la toile d'une araignée stakhanoviste. La seule année 2008 s'est révélée très prolifique : une extension de la ligne C vers Bordeaux les Aubiers au nord et vers Bègles au sud à la fin de l'hiver, une autre sur la ligne A vers Bassens et Carbon-Blanc en mai, avant cette ultime poursuite vers Bacalan. Avec ses 44 kilomètres sur trois lignes, le tramway de la Communauté urbaine a indéniablement réussi son pari. Les avaries techniques (l'alimentation électrique par le sol dans le centre historique de Bordeaux, essentiellement) en rafale appartiennent à un passé révolu. L'an passé, on a dénombré plus de 48 millions de voyages sur le réseau, plus de 84 millions en y ajoutant les transports en bus. En 1999, avant le début des travaux qui ont mis sens dessus dessous la voirie urbaine, le total s'élevait à un moins de 64 millions de voyages.

Tram et train.

L'intermodalité, c'est-à-dire la possibilité de passer d'un moyen de transport à l'autre, a également progressé depuis les débuts du tram. Le 15 septembre dernier, un nouveau parc-relais de 400 places a ouvert à Mérignac Quatre-Chemins, ce qui porte la capacité totale de stationnement à 5 000 places sur les bouts de ligne. L'ensemble du réseau bus est maintenant conçu pour « rabattre » les usagers vers le tramway, avec de nombreuses correspondances à la clé. Le tram est également une affaire régionale, puisqu'il est accessible depuis les cars interurbains TransGironde et le réseau SNCF, avec des correspondances à Bordeaux Saint-Jean, à Bordeaux Saint-Louis (Ravesies), à Cenon et à Pessac. Plus de 1 600 cartes Modalis TerBus (abonnement groupé train/tram/bus) sont en circulation.

Comme à Paris.

Ce maillage du territoire a les défauts de ses qualités. Les rames, bondées sur de larges plages horaires - vers le campus de Pessac-Talence, par exemple - rappellent furieusement les désagréments des transports parisiens. Où sont passés le confort et la convivialité du tram, loués depuis l'ouverture des lignes ? Pressés comme des sardines aux heures de pointe, les usagers endurent en faisant la gueule, comme ailleurs. On a souvent peine à monter un vélo à bord aux heures « creuses » (ce qui est en théorie permis), l'espace disponible étant compté dès que les rames entrent dans la ceinture des boulevards de Bordeaux. Faute de remèdes miracles - impossible d'allonger les rames, difficile d'augmenter les fréquences sous peine de bloquer le trafic automobile -, toute extension de réseau ne fait qu'engorger le tramway un peu plus encore. Il va pourtant bien falloir trouver une solution pour ne pas le transformer en bétaillère. Sur ce point, on est déjà demain.

Troisième phase.

Ce sera sans doute une des exigences auxquelles devra se soumettre le prochain délégataire du réseau, le contrat de Veolia arrivant à son terme le 31 décembre 2008. Ce sera aussi le fil rouge des réflexions sur la troisième phase du tramway. En avril 2007, la CUB a validé de nouveaux prolongements à venir, avec la création d'une quatrième ligne vers le nord-ouest de l'agglomération et l'extension des trois lignes existantes (17 km supplémentaires). Ce programme est évalué à 342 millions d'euros (hors taxes). La CUB songe aussi à lancer des bus en site propre (sur des voies réservées) et un tram-train pour relier le Médoc à la rive droite de Bordeaux par le futur pont Bacalan-Bastide (7 km). La collectivité aura toutefois du mal à remédier à un des problèmes essentiels du réseau, sa tare originelle : avoir fait de la gare Saint-Jean une simple station quand on a établi un noeud de communication sur la place des Quinconces. Or, à l'horizon 2015, c'est bel et bien la gare Saint-Jean qui devrait être mise à deux heures de Paris par la nouvelle ligne TGV, avec un nouvel afflux de clientèle à la clé. Le tramway de Bordeaux risque bien de diluer l'euphorie du succès dans les soucis à venir. Auteur : Jean-Denis Renard http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/391648/mil/3354828.html

 

94) BORDEAUX.

La caravane réveille les consciences

La caravane «Un logement pour tous» a fait étape à Bordeaux Ph. A.H. Ils sont arrivés vendredi à Bordeaux avec la caravane « Un logement pour tous ». Membres du comité des sans-logis, du DAL, de la coordination anti-démolition ou encore des compagnons d'Emmaüs, Jean-Yves, Emmanuel, François et Kaïssa font partie de la trentaine de personnes qui a quitté Pau le 12 octobre et qui doit bientôt rejoindre Paris. L'objectif est clair : tirer la sonnette d'alarme et tenter de réveiller les consciences. Dénonçant pêle-mêle le projet de loi Boutin jugé « régressif », la non-application de la loi Dalo censé garantir la continuité de l'hébergement, la précarisation accrue des locataires, les logements non occupés alors que tant de personnes se retrouvent en situation d'urgence... Les motifs de lutte ne manquent pas.

Quatre SDF recrutés.

Patrick Aguiar, coordinateur de la caravane pour Bordeaux, souligne l'indifférence des pouvoirs publics : « Nous avons tenté il y a quinze jours de prendre rendez-vous avec la mairie, la CUB, le Conseil général et la DASS. Seule la nouvelle directrice de cette dernière a accepté de nous rencontrer vendredi. ». Jean-Yves Cottin, membre du comité des sans-logis de Paris, a fait le triste constat, par l'expérience, du manque de places d'hébergement à Bordeaux : « Nous avons vu arriver à notre campement du square André-Meunier un couple en difficulté d'une quarantaine d'années. Il nous avait été envoyé par le Samu social... ». La caravane part aujourd'hui pour La Rochelle. Dans ses bagages, elle emmène quatre nouvelles recrues : des SDF bordelais. Auteur : A. H. http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/391554/mil/3354115.html

 

95) BUDGET 2009. Le socialiste Didier Migaud a fait adopter hier, en commission des finances, un amendement qui modifie l'assiette des bénéficiaires du dispositif

Le bouclier fiscal visé

Christine Lagarde. Les socialistes souhaitent que la ministre des Finances « ait le courage de revenir sur le paquet fiscal » photo afp Pierre angulaire de la politique économique de Nicolas Sarkozy et cible des attaques de l'opposition, le bouclier fiscal, qui plafonne les impôts à 50 % des revenus, pourrait être pour la première fois remis en cause par les députés qui ont commencé hier soir l'examen du budget 2009. Au nom de « l'équité fiscale », le président PS de la commission des finances, Didier Migaud, a fait adopter hier, en commission, un amendement qui modifie l'assiette des bénéficiaires du désormais fameux « bouclier » voté à l'été 2007.

Actuellement, les revenus qui entrent dans le calcul du bouclier peuvent déjà être nets d'exonérations, type la loi Malraux sur les monuments historiques. « Le bouclier fiscal s'applique en fonction de revenus déjà minorés de ces exonérations », résume le député Migaud, qui veut « remédier » à cette situation. Adopté avec le soutien de l'UMP, son amendement, qui doit être soumis au vote des députés en séance publique, vise à éviter de combiner sans plafond les avantages du bouclier avec ceux de ces « niches » fiscales. Pour cela, le socialiste a choisi de « plafonner chacune de ces diminutions du revenu à 10 700 euros », précise son amendement, très technique mais à fort impact politique.

Défiance.

Après ce moment d'unanimité, sur fond de crise, le gouvernement et sa majorité UMP vont continuer, dans l'hémicycle, à défendre l'ensemble du « paquet fiscal » face aux assauts du PS. Le paquet prévoit notamment l'exonération des heures supplémentaires, des droits de succession et des intérêts d'emprunt immobilier, pour un coût évalué par l'opposition à 15 milliards d'euros par an. « Ce paquet fiscal, il faut avoir le courage d'y revenir », a lancé en séance l'orateur PS Jérôme Cahuzac à la ministre de l'Économie, Christine Lagarde. « Vous avez annoncé un choc de confiance. Mais la défiance est partout. » Son homologue de l'UMP, Jérôme Chartier, a au contraire salué sans réserve un projet de loi de finances « responsable, prudent et réaliste » : « J'estime qu'une croissance de l'ordre de 1 % est une prévision réaliste, même si la conjoncture incite au pessimisme. » Pour le Nouveau Centre (NC, partenaire de l'UMP), Charles de Courson a soutenu le projet de budget, en demandant comme toujours de ne « pas oublier la maîtrise de la dépense et des déficits » et de « réorienter la dépense dans des secteurs porteurs de croissance ».

Les indemnités de Tapie.

En séance, les députés se prononceront aussi sur un amendement, voté en commission, qui vise directement Bernard Tapie. Il entend soumettre à l'impôt les indemnités supérieures à 200 000 euros perçues pour préjudice moral sur décision de justice. Autre amendement adopté en commission à l'instigation de l'UMP Marc Le Fur : la réduction du malus automobile, qui pénalise l'achat de véhicules polluants, en faveur des familles de trois enfants et plus. Le député breton propose de « familiariser » le calcul du malus, établi à partir du taux d'émission de dioxyde de carbone par kilomètre, avec « un abattement de 20 g/km sur les taux d'émissions normalement applicables » en faveur des familles nombreuses.

Non à la prime transport.

Enfin, en commission des affaires sociales, les députés ont décidé de supprimer l'article du projet de budget 2009 pour la Sécu instaurant la prime transport, annoncée par le gouvernement. Cette mesure, adoptée à l'issue d'un âpre débat en commission, doit encore faire l'objet d'un vote en séance publique lors de l'examen, la semaine prochaine, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. « Le dispositif proposé ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé », peut-on lire dans l'amendement du président UMP de la commission, Pierre Méhaignerie, et du rapporteur du budget Sécu, Yves Bur (UMP).

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/393607/mil/3367888.html

 

96) JUSTICE. Avec la manifestation demain des magistrats et l'appel du personnel pénitentiaire au blocage des prisons, la ministre bat des records d'impopularité

Dati en difficulté

Schizophrénie. L'incompréhension est tout aussi profonde au sein de la magistrature, où l'on n'hésite plus à qualifier de « schizophrène » la politique pénale menée par la garde des Sceaux Photo afp Depuis l'annonce de sa grossesse, la cote de Rachida Dati remonte dans les sondages. En revanche, elle est en chute libre dans les palais de justice, à l'intérieur des centres pénitentiaires et au sein des services de protection de la jeunesse. Jamais un garde des Sceaux n'avait atteint un tel degré d'impopularité dans les rangs des fonctionnaires qui, à des titres divers, concourent au fonctionnement de l'institution judiciaire. Demain, les magistrats manifesteront dans la France entière, alors que les syndicats de surveillants appellent à un blocage total des prisons le 13 novembre prochain.

Tour de vis.

Depuis sa nomination, Rachida Dati respecte fidèlement les engagements pris par Nicolas Sarkozy au moment de la dernière présidentielle : priorité aux victimes, sévérité accrue à l'égard des mineurs délinquants, peines planchers appliquées aux récidivistes, répression renforcée contre les auteurs d'infractions sexuelles. Ce tour de vis sécuritaire débouche aujourd'hui sur une surpopulation carcérale explosive que la ministre a du mal à gérer. 62 843 détenus au 1er septembre pour 50 800 places. Les prisons sont devenues des chaudrons, des machines à fabriquer de la délinquance, mais aussi des hôpitaux psychiatriques qui ne disent pas leur nom. Entre un quart et un tiers des détenus souffriraient de troubles mentaux graves, peu ou mal soignés. Depuis le début de l'année, les suicides se multiplient derrière les barreaux. 90 prisonniers, dont plusieurs mineurs, ont déjà mis fin à leurs jours. Loin d'apaiser le climat, les interventions de Rachida Dati font monter la tension.

« Caporalisme ».

Après le meurtre d'un détenu à Rouen par son compagnon de cellule, les directeurs de centre pénitentiaire ont très mal vécu l'instruction qui leur a été donnée de ne plus tenir compte des avis médicaux dans l'affectation des prisonniers. L'incompréhension est tout aussi profonde au sein de la magistrature, où l'on n'hésite plus à qualifier de « schizophrène » la politique pénale menée par la garde des Sceaux. Il y a quelques semaines, plusieurs procureurs généraux, dont celui de Bordeaux, ont été convoqués à la chancellerie parce que les peines planchers n'étaient pas suffisamment prononcées dans le ressort de leurs juridictions. Cela n'a pas empêché Rachida Dati d'envoyer cinq inspecteurs des services judiciaires interroger en pleine nuit, dans les locaux de la cour d'appel de Metz, le procureur de Sarreguemines après la pendaison d'un adolescent multirécidiviste. Le magistrat avait fait mettre à exécution la peine de six mois de prison ferme prononcée à son encontre.

Au plus pressé.

Le curseur reste toujours bloqué sur le mot fermeté lors des discours officiels. Mais dans la pratique, les conseillers de la garde des Sceaux parent au plus pressé. Objectif : désengorger discrètement les prisons jugées à haut risque. Une directive récente enjoint à certains juges d'application des peines de placer sous bracelet électronique les condamnés à qui il reste moins de quatre mois de détention à effectuer. Surpeuplée, la maison d'arrêt de Gradignan, en Gironde, fait partie des établissements sous surveillance. « J'ai vu un détenu sur un matelas par terre sous la table réservée à l'usage commun », relevait au mois de mai dernier le président du Conseil régional d'Aquitaine, Alain Rousset, visiblement secoué par ce qu'il venait de découvrir. Au quotidien, les magistrats supportent mal ce double discours qui navigue entre l'affichage de la répression et des injonctions pressantes pour aménager des peines. « Une sortie de prison, cela se prépare, insiste l'un d'eux. C'est sûr que s'il y a un pépin un jour, on dira que c'est de notre faute. »

Peu de moyens.

À moins d'adoucir l'arsenal répressif en vigueur, la situation ne devrait pas s'améliorer de sitôt. Rachida Dati pâtit aujourd'hui des retards accumulés par les gouvernements précédents. Le système judiciaire français manque de tout : de greffiers, d'éducateurs, de magistrats, de prisons, d'argent. La pénurie est telle que l'Hexagone pointe désormais au 35e rang européen si l'on rapporte le budget de la justice au produit intérieur brut. Ceci explique sans doute cela.

Auteur : Dominique Richard

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/393499/mil/3366205.html

 

97) ALLEMAGNE. La débâcle de la CSU, dimanche en Bavière, atteint aussi la chancelière Angela Merkel

L'horizon s'assombrit

Angela Merkel faisait grise mine, hier, en commentant les résultats de la CSU. Avec 43,4 %, la petite soeur bavaroise a perdu 17 points sur son score aux élections régionales de 2003. Or, la CSU fournit à elle seule 20 % des députés du groupe de l'Union chrétienne CDU/CSU au Bundestag - les 80 % restant sont originaires des 15 autres Länder. Si le réservoir CSU se dégonfle, l'horizon de toute la CDU s'assombrit. Elle pourrait même perdre l'avantage face aux sociaux-démocrates, lors des élections fédérales à l'automne 2009.

Un député d'écart.

Le SPD n'a aujourd'hui qu'un député de moins que la CSU/CDU (222 contre 223) au Parlement ! Les démocrates-chrétiens bavarois avaient pourtant rassemblé 49,3 % des suffrages en 2005, lors d'élections fédérales anticipées emportées de justesse par Angela Merkel. Avec un score de 43,4 %, identique à celui de la CSU ce dimanche, le Parlement aurait connu une tout autre répartition des sièges et Gerhard Schröder serait probablement encore chancelier ! Un constat qui explique pourquoi M. Steinmeier, le nouveau candidat du SPD à la chancellerie, était tout sourire dimanche soir. En dépit du score calamiteux de 18,6 % réalisé par son propre parti en Bavière. La CDU de Mme Merkel a enregistré de surcroît une seconde débâcle ce week-end aux élections communales du Land de Brandebourg. Elle a rassemblé 19,8 % des voix - contre 28 % lors du scrutin précédent -, largement battue par la « gauche » (24,7 %) et le SPD (25,8 %). Ce ne sont que des élections locales, mais elles confirment les difficultés particulières des démocrates-chrétiens dans l'est de l'Allemagne. Les causes de ces deux défaites se recoupent d'ailleurs, estime Christian Wulff, vice-président de la CDU, selon qui la « perte de profil » de la démocratie chrétienne et d'Angela Merkel au sein de la coalition au pouvoir à Berlin est pour une bonne part responsable de la débâcle en Bavière. La CDU ne « se confronte plus avec les sociaux-démocrates sur les grandes questions politiques et semble toujours à la recherche de consensus ». Déçus, ses électeurs se sont tournés en Bavière vers les libéraux du FDP (8 %) ou la liste des « électeurs libres » (10,2 %), emmenée par Gabrielle Pauli. Cette rebelle de la CSU provoqua la chute d'Edmund Stoiber, le tribun bavarois - chute dont les successeurs ont payé le prix. Auteur : Michel Verrier (à Berlin)

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/international/article/370728/mil/3209269.html

 

98) ESPAGNE. Le magistrat ouvre une procédure pour « crime contre l'humanité » et autorise des exhumations dans 19 fosses communes

Baltasar Garzón veut poursuivre le franquisme

Le juge Baltasar Garzón ph. Reuters - Le juge Baltasar Garzón fait à nouveau parler de lui. Le magistrat vedette de l'Audiencia Nacional, la plus haute autorité pénale espagnole, a autorisé l'ouverture de 19 fosses communes, dont celle où repose vraisemblablement le poète Federico García Lorca, fusillé près de Grenade en 1936.

 Sur la liste du magistrat instructeur figure également une fosse située près de Pampelune, au cimetière du fort de San Cristobal qui servit de prison dans les années 40. C'est d'ailleurs un lieu où des exhumations sont déjà en cours, à l'initiative d'une association navarraise de familles de fusillés et disparus. Dans son arrêt de 68 pages rendu public hier, Baltasar Garzón avance un chiffre de 114 266 disparus dans les rangs républicains. Avec 32 289 disparus, l'Andalousie aurait été la région la plus meurtrie, suivie de Castille-León (12 979), de l'Estrémadure (10 266), de l'Aragon (10 178), du Pays basque (9 459)... Autant de données qui devront faire l'objet d'enquêtes supplémentaires.

Le précédent Pinochet.

Depuis hier, Baltasar Garzón essuie de rudes critiques de la part de la droite espagnole, qui lui reproche de s'être autoproclamé juridiquement « compétent » dans un domaine ultrasensible où jusque-là personne ne s'était aventuré sous cette forme. Le juge espagnol, qui, voici une dizaine d'années, avait osé interpeller l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet pour « génocide », parle de « crimes contre l'humanité » commis par le franquisme durant le combat fratricide. Des crimes imprescriptibles, selon lui. Mais il n'y aura pas pour autant de poursuites pénales possibles contre les 35 hauts responsables du régime franquiste de la première heure cités par le juge puisqu'ils sont décédés. La réaction de l'ancien ministre de l'Information et du Tourisme du général Franco, fondateur du Parti populaire, ne s'est pas fait attendre. Estimant que le juge commet une « erreur gravissime », Manuel Fraga Iribarne met sa compétence juridique en doute et assure que la loi d'amnistie votée en 1977 (deux ans après la mort du général Franco) couvrait tous les crimes commis jusque-là. Le parquet général déposera un recours contre la décision du juge, qu'il estime juridiquement incompétent. À gauche, l'on est plutôt satisfait, même si le président socialiste Zapatero s'est cantonné dans un silence prudent.

Auteur : Anne-Marie Bordes

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/international/article/390114/mil/3344891.html

 

99) PEINE DE MORT. La plus haute juridiction américaine rejette l'opportunité d'un nouveau procès de Mumia Abu-Jamal

L'impossible réhabilitation judiciaire de l'ex-Black Panther

La Cour suprême des États-Unis a refusé hier d'examiner la demande déposée par Mumia Abu-Jamal, icône internationale de la lutte contre la peine de mort, pour l'organisation d'un nouveau procès. L'avocat de cet ancien journaliste radio et militant des Black Panthers , aujourd'hui âgé de 54 ans et qui clame son innocence dans le meurtre en 1981 du policier Daniel Faulkner, a riposté en annonçant qu'il déposerait une deuxième requête devant la Cour suprême, pour racisme celle-ci. « Je n'aurai pas de repos tant que Mumia ne sera pas libre. Qu'il demeure en prison et dans le couloir de la mort est une parodie de justice et un affront aux normes civilisées », avait répété en septembre Me Robert Bryan. Sa requête déposée en juillet auprès de la plus haute juridiction du pays demande aux neuf juges de décider si « un nouveau procès est autorisé quand des preuves existent que la police a convaincu un témoin d'identifier la mauvaise personne comme l'auteur du meurtre d'un policier ». Fin mars, par 2 voix contre 1, la cour d'appel fédérale de Philadelphie avait annulé la condamnation à mort de Mumia mais avait réaffirmé sa culpabilité. La condamnation à mort sera commuée automatiquement en réclusion criminelle à perpétuité, à moins que l'accusation ne se présente à nouveau devant un jury pour tenter d'obtenir la peine de mort. La couleur des jurés. À nouveau saisie pour qu'elle statue cette fois sur la même question, en formation plénière, la cour d'appel de Philadelphie avait refusé fin juillet la requête en révision de sa décision antérieure, ne laissant plus d'autre choix que de saisir la Cour suprême. Les juges avaient décidé d'annuler la peine de mort au motif que lors du procès, en 1982, les instructions données aux jurés ont pu leur faire croire qu'ils devaient d'abord s'accorder à l'unanimité sur les circonstances atténuantes pouvant épargner au condamné la peine capitale, alors que la procédure est en fait moins restrictive.

Concernant la culpabilité, la cour d'appel, qui n'est pas chargée de se prononcer sur le fond du dossier mais sur la forme, avait rejeté les arguments dénonçant des violations des droits de la défense. Mumia Abu-Jamal contestait notamment le fait que 10 des 15 récusations de jurés potentiels prononcées par l'accusation aient concerné des Noirs. Le Code de procédure pénale interdit en effet de récuser un juré potentiel en raison de la couleur de sa peau. Le jury final comportait 10 Blancs et 2 Noirs. Pour la cour d'appel, la défense n'avait pas présenté suffisamment d'éléments laissant penser que les récusations étaient dues à la race des jurés potentiels. La haute juridicition ne s'est en revanche toujours pas prononcée sur la recevabilité de la requête déposée par Troy Davis, un autre Noir Américain dans le couloir de la mort pour le meurtre d'un policier blanc et qui, lui aussi, clame son innocence.

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/international/article/379445/mil/3249570.html

 

100) IRAK. Manifestation à Bagdad de milliers de chiites contre le projet de maintien de l'occupation américaine jusqu'en 2011

« Un pacte honteux »

Bagdad, hier. Manifestation de partisans de Moktada Sadr PHOTO AFP Des milliers de partisans de l'imam radical chiite Moktada Sadr ont pacifiquement manifesté hier dans leur fief de l'est de Bagdad contre le projet d'accord sur le maintien des forces américaines en Irak jusqu'à 2011. Brandissant des drapeaux irakiens, les manifestants scandaient « Oui, oui à l'Irak, non, non à l'occupation ! » et ont brûlé un drapeau américain. « C'est une manifestation pour réclamer que l'occupant parte et que le gouvernement ne signe pas le pacte », a déclaré le député sadriste Ahmed al-Massoudi. Un religieux en turban blanc a lu à la foule un message de Sadr invitant le Parlement à ne pas entériner « ce pacte honteux pour l'Irak » et condamnant « la poursuite de la présence de la force d'occupation et de ses bases sur notre terre bien-aimée » « Ils ont eu la permission du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur pour organiser une manifestation pacifique », a déclaré un responsable de la sécurité à Bagdad. Le gouvernement de Nouri al-Maliki a annoncé mercredi que Washington et Bagdad s'étaient entendus après des mois d'âpres négociations sur un projet de pacte prévoyant la prolongation de la présence de troupes américaines en Irak jusqu'en 2011.

Un accord avant 2009.

Le document, actuellement soumis aux dirigeants politiques irakiens, vise à fournir un cadre juridique au maintien des troupes américaines au-delà de l'expiration du mandat de l'ONU dont elles bénéficient actuellement, le 31 décembre. Si l'accord n'est pas entériné par les parlements irakien et américain avant la fin de l'année, l'Irak demandera au Conseil de sécurité de l'ONU de proroger le mandat des forces américaines, a déclaré le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabbagh. Le projet prévoit que l'Irak pourra demander aux États-Unis de prolonger la présence de leurs troupes au-delà de 2011 et qu'il pourra juger lui-même les soldats américains coupables de crimes hors de l'exercice de leur mandat. Le refus des États-Unis de fixer un calendrier contraignant de retrait de leurs troupes et celui d'autoriser l'Irak à juger leurs soldats constituaient, depuis des mois, les deux principales pierres d'achoppement des négociations sur le statut futur des forces américaines.

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/international/article/390864/mil/3350782.html

 

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& Un Dossier : La LGV et l’autoroute Langon-Pau &

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101) AUTOROUTE LANGON-PAU. Toujours le même débat entre partisans et opposants, hier, lors du comité de suivi de Mont-de-Marsan. Mais les questions demandant l'étude de rentabilité sont restées sans réponse

Les opposants sont toujours là

Sur le chantier. La météo est propice aux travaux de terrassement difficiles photo thierry david - Les opposants à l'A 65 n'en démordent pas. Bien que la plupart de leurs recours en justice aient été repoussés, ils continuent à ferrailler avec les élus et les responsables administratifs chaque fois qu'ils en ont l'occasion. Comme hier après-midi à Mont-de-Marsan, où se tenait la deuxième réunion du comité de suivi des engagements de l'État, sous la présidence du préfet de Région Francis Idrac. Sur le terrain, malgré les trois à six mois de retard pris à cause des recommandations du Conseil national de protection de la nature, tout se passe comme prévu. Les travaux ont commencé dans à peu près deux tiers des communes concernées par le tracé de 150 kilomètres. Le beau temps actuel étant très favorable aux terrassements difficiles, l'objectif de mise en service reste fixé à la fin 2010.

Bons élèves et cancres.

Mais quand on en est arrivé aux questions de la salle, il y a eu comme d'habitude deux types de comportement. Les « bons élèves », comme Geneviève Darrieussecq, maire (Modem) de Mont-de-Marsan, remarquant que « c'était méconnaître les habitudes des gens de la région que de nier le besoin de cette autoroute, demandée depuis longtemps par la population ». Jean-Louis Carrère, vice-président (PS) du Conseil régional, « satisfait que les travaux aient démarré », précise qu'il « lui tarde qu'ils soient menés à terme ». Quant à Robert Cabé, maire (PS) d'Aire-sur-l'Adour, il se dit « impressionné par le sérieux du concessionnaire A'liénor dans l'écoute, sa disponibilité et dans l'impact des compensations prévues ». En face, toujours les mêmes critiques, de la part des « cancres ». Daniel Delestre (Sepanso) dit que contrairement à ce que le préfet lui reproche, « l'acharnement vient plutôt de l'État, qui continue à croire en l'utilité de ces axes alors qu'il faudrait diminuer les gaz à effet de serre et la consommation d'énergie fossile ». Soulignant l'opacité du financement des travaux, il parle d'« endettement durable pour les générations futures ». Julien Milanesi (Alternative régionale Langon-Pau) demande pourquoi « on refuse de nous communiquer les études financières ayant précédé l'appel d'offres. Vous nous répondez par un bilan économique et social, qui figure sur le site de l'A 65, mais la question n'est pas là. La rentabilité économique, c'est la comparaison entre les coûts prévisionnels et les bénéfices attendus. Cette étude existe, mais nous n'y avons pas accès. Pourtant, si elle était sur la place publique, on discuterait dans la transparence. Qu'on nous la donne. »

« Un zéro de trop ».

Il posait aussi la question du surcoût de 300 millions d'euros, cité par la presse, que demanderait le concessionnaire à l'État. Le préfet Idrac ne lui a pas répondu, mais il avait auparavant précisé aux journalistes qu'« il y avait sans doute un zéro de trop » dans ce nombre. Le Béarnais François Bayrou, « favorable à la transmission de tous les documents », se montre aussi « bon élève » en rappelant son expérience lors des travaux de l'autoroute Pau-Bayonne. « Nous avions le même type de débat sur le trafic attendu. Les résultats ont dépassé les pronostics les plus optimistes. Je crois donc qu'il y a un trafic potentiel important. »

Prochain rendez-vous les 12, 13 et 17 novembre, pour la présentation des chartes d'objectif et des aires d'éligibilité aux aides du 1 % paysage, qui en fait ne portera que sur 5 millions d'euros, soit au final 0,5 % du coût du chantier. Auteur : Jean-Louis Hugon

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/385992/mil/3299355.html

 

102) FINANCES. L'État est sollicité par A'liénor pour mettre la main à la poche. Craintes des opposants

Un budget trop juste ?

Patrick du Fau de Lamothe, le conseil des opposants photo « SO »

 Le contrat de concession stipulait que l'autoroute Langon-Pau serait construite sans subvention publique. A'liénor, le futur exploitant de l'A65, réclame pourtant aujourd'hui une rallonge à l'État. 300 millions d'euros, quasiment le quart du budget initial (1,2 milliard d'euros) de cette infrastructure, si l'on en croit l'information publiée la semaine dernière par « Le Canard enchaîné ». L'entreprise justifie ce surcoût par le démarrage tardif du chantier et les contraintes environnementales.

Parachute.

Rien ne dit que l'État, aujourd'hui sans le sou, puisse signer un chèque de ce montant. Le risque de voir la Région Aquitaine, les Départements de la Gironde, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques mis à contribution n'est pas mince. Ce dérapage budgétaire ne peut que conforter les associations qui dénoncent le « brouillard » entourant le financement du projet. « 300 millions d'euros, c'est ce qu'aurait coûté la rénovation de l'itinéraire existant sans atteinte écologique », souligne Julien Milanesi, le porte-parole d'Alternative régionale Langon-Pau (1).

Si le coût de ces 150 kilomètres de bitume est supporté par A'liénor, l'opérateur n'est pas parti sans parachute. Une convention passée avec l'État, la Région Aquitaine et les trois départements prévoit explicitement l'hypothèse de son retrait si l'investissement s'avérait non rentable. À ce moment-là, l'État et les collectivités locales prendraient à leur charge l'indemnité de déchéance due au concessionnaire pour qu'il puisse faire face à ses emprunts. En cas de tête-à-queue entre 2010 et 2020, cette indemnité approcherait 800 millions d'euros.

Document caché.

Depuis deux ans, les opposants à l'A65 réclament la communication de l'analyse financière du projet réalisé par l'État. Pas plus le ministère de l'Écologie que le Conseil régional d'Aquitaine ne souhaitent leur transmettre ce document en dépit de son caractère public. « L'autoroute, on peut être pour ou contre, relève Patrick du Fau de Lamothe, le conseil des associations. Faut-il encore que toutes les cartes soient sur la table. Alain Rousset, le président de la Région, devrait dire franchement sur quelles hypothèses de trafic et de rentabilité il a engagé l'argent du contribuable. » Homme du chiffre, Patrick du Fau de Lamothe a contribué par le passé à l'enterrement du ruineux projet de métro bordelais. Dix ans avant que la Communauté urbaine de Bordeaux ne contraigne la Lyonnaise des eaux à rembourser 230 millions d'euros, il avait déjà mis en lumière les avantages anormaux octroyés par la collectivité au concessionnaire. Pour l'A65, il reste convaincu que l'analyse financière a retenu des fréquentations irréalistes pour pouvoir afficher une rentabilité et des équilibres de façade.

Risque.

Basé sur un doublement du trafic à l'horizon 2020, le contrat de concession a été signé à l'époque où le baril de pétrole avoisinait 30 dollars. Il a triplé depuis. « Pour la première fois cet été, les flux autoroutiers ont enregistré une baisse, relève Daniel Delestre, le vice-président de la Sepanso Aquitaine. Dans la Nièvre, sur l'A77 récemment ouverte à la circulation, on s'aperçoit que la fréquentation est inférieure de 30 à 50 % aux prévisions. La crise financière montre aujourd'hui ce qu'est le risque. Les élus doivent cesser de jouer avec le feu. » (1) L'association a tenu il y a quelques jours à Bordeaux une conférence de presse avec la Sepanso, Aquitaine Alternatives et Landes Environnement Attitude.

Auteur : Dominique Richard

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/384195/mil/3289529.html

 

103) LANGON-PAU. Les équipes du GIE A65 mettent les bouchées doubles pour avancer les travaux de l’autoroute avant la mauvaise saison. En Béarn, dans les Landes et en Gironde, coup de projecteur sur les principaux chantiers

Une journée sur l’A65

(PHOTO THIERRY DAVID/SO) POUR OU CONTRE l'A65? EXPRIMEZ-VOUS SUR LE FORUM DES INTERNAUTES DE SUD OUEST  Concessionnaire de l’A65 depuis décembre 2006, le groupement d’entreprises A’liénor avait espéré le début des travaux pour les premiers mois de 2008.  Le Grenelle de l’environnement étant passé par là, le projet a connu un spectaculaire coup d’arrêt le 20 mars, quand le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a rendu un avis défavorable. Ce qui a aussitôt provoqué l’arrêt du déboisement dans le sud de la Gironde. Deux mois plus tard, la même instance avalisait le dossier retouché, tandis que le Conseil d’état écartait les recours des opposants. Le chantier pouvait réellement démarrer. Depuis le mois de juillet, les équipes ont entrepris les terrassements et la construction des ouvrages d’art sur de nombreux points du tracé. Du sud au nord, une journée en forme de tour d’horizon des principaux chantiers qui s’égrènent sur les 150 km de l’itinéraire. 10h20, Bournos/ Doumy. Les « scraps » et les « bulls », deux variantes des monstres mécaniques mobilisés sur le site, occupent le sommet du coteau qui surplombe le Riumayou. Sur ce petit cours d’eau encaissé sera jeté un viaduc long de 246 mètres. Les engins rabotent la colline. Le déblai est ensuite acheminé dans le vallon pour les besoins de l’ouvrage dont les piles surgissent de terre. « Le remblai atteint déjà 18 mètres, on a encore 14 mètres à monter. Les scraps bougent 6000 m3 par jour. Si la météo se maintient, ça prendra une dizaine de jours », évalue Nicolas Gauthier, le conducteur de travaux terrassement. Sur cette terre de limon et d’argile, le maintien d’un temps sec est essentiel pour avancer le chantier. Plus de vingt machines sont mobilisées autour du Riumayou. 90 machines et 110 personnes sont plus largement à l’œuvre sur la section sud, de Lescar à Aire-sur-Adour, là où les reliefs sont les plus escarpés et les sols plus difficiles.

11h35, Lalonquette/ Claracq. Le plus long des quinze viaducs de l’A65, un ruban de 444 mètres de long, sera posé en travers de la vallée du Gabas. Il épargnera le vieux moulin, qui sera à terme coiffé par l’autoroute. Mais pas une ferme voisine, empanachée de poussière, que son occupant devra bientôt quitter. Le coteau du Gabas dégringole abruptement côté sud, ce qui oblige les techniciens à ériger une des six piles à 30 mètres de haut. Là, même si la tâche a bien progressé – les travaux sur le tablier vont pouvoir rapidement commencer - les six mois de retard sont dans tous les esprits. 12h40, Aire-sur-Adour sud. Les machines font relâche le temps de la pause-déjeuner. Les oiseaux s’autorisent même une trille. Dans quelques minutes, il sera temps de réattaquer l’aménagement de la jonction entre l’autoroute et la déviation d’Aire-sur-Adour, qui doit être livrée à la circulation dès l’année prochaine. Construite sous l’égide de l’Etat, la déviation rentrera dans le périmètre de la concession mais demeurera gratuite pour l’usager. 14h35, Roquefort nord. C’est un des seuls chantiers visibles dans les Landes, à main droite quand on remonte vers Bordeaux. La saignée autoroutière s’impose au regard. Sur une centaine de mètres de large, les rideaux de pins ont été mis à bas et évacués. Ils ont laissé à nu le sable mêlé d’humus. Comme perdus dans le désert, une dizaine de personnes travaillent sur un ouvrage de franchissement. Les remblais sont finis, le ferraillage aussi. Dans cette zone très boisée, on ne rigole pas avec la prévention incendie : on a installé une étroite zone clôturée pour que les ouvriers puissent fumer, deux mètres sur deux sur un chantier en plein air… 15h40, Captieux. Le TOARC (terrassement, ouvrages d’art et rétablissement des chaussées) n°2 a pris ses quartiers dans l’ancienne gare du village. On y supervise un tronçon de 38 km de long sur la partie nord du parcours, avec quelques pièces de choix : le futur viaduc du Ciron à Bernos-Beaulac par exemple, un des cours d’eau les plus précieux de la région. « On ne va même pas poser un pied en bas », confie Yves Haller, le directeur des travaux sur les ouvrages d’art. Quatre viaducs, quinze ponts et trois passages à faune sont à aménager. Les ouvrages sortent de terre sur plusieurs sites à la fois, à Arue, à Escaudes ou à Captieux, à la sortie du bourg en direction de Casteljaloux, à la lisière d’une zone qui n’a pas encore été déboisée. « On démarre les chantiers avec un léger décalage de l’un à l’autre, ce qui nous permet d’optimiser l’utilisation des machines. On tient à avancer le plus vite possible d’ici fin octobre, alors que la nappe phréatique est encore basse. Pour les ouvrages d’art, on ne sait pas aller plus vite », ajoute Yves Haller. Georges Bernard, le maire de Captieux, observe cette effervescence avec une certaine satisfaction. « On a tellement parlé de l’A65 qu’on n’a pas été étonné de voir tout ce monde arriver. On avait le choix : rester dans une réserve d’Indiens ou essayer d’en tirer bénéfice. On peut espérer du positif », dit-il en faisant référence au diffuseur – l’échangeur – qui desservira sa commune. « Il y a bien plus angoissant que l’A65 pour nous, c’est la LGV (NDLR : la ligne TGV). Ce sera un mur infranchissable qui coupera la commune en deux. Et les trains ne stopperont pas à Captieux ! »

“Ouvrir en totalité en octobre 2010”

Olivier de Guinaumont est le directeur d’A’lienor, la société concessionnaire de l’A65, détenue à 65% par Eiffage et à 35% par Sanef.

Sud Ouest. Où en êtes-vous du chantier de l’A65 ?

Olivier de Guinaumont. Le chantier Langon – Pau est divisé en trois sections, nord, sud et centre, qui comptent chacune un responsable de la coordination des travaux. Nous commençons dans un premier temps par le nord et le sud. Nos bases de travaux sont opérationnelles, à Captieux (Gironde) au nord comme à Thèze (Béarn) au sud. Nous n’avons pas démarré de chantier sur la section centre à l’exception de ses deux extrémités, Aire-sur-Adour au nord et Roquefort au sud. Notre base du Caloy, à l’est de Mont-de-Marsan, ouvrira d’ailleurs un peu plus tard. Nos efforts portent surtout sur le sud du tracé, techniquement plus difficile du fait d’un relief chahuté. Il y a plus d’ouvrages d’art à y réaliser, plus de terre à bouger, et de la terre plus grasse qui supporte moins bien les travaux de terrassement quand le temps est à la pluie. Les  travaux sur la section nord sont un peu moins visibles, ils sont plus éloignés de la voirie actuelle. Trois cents à 350 personnes sont employées sur le chantier, avec des retombées notables pour l’emploi local. Tout cela est piloté par le GIE A65.

Quelle « stratégie » avez-vous mise en place ?

On ne procède pas comme l’Etat qui, lorsqu’il réalise une infrastructure routière, avance dans une logique de mise en service tronçon après tronçon. Nous sommes pour notre part sur un objectif de mise en service de l’ensemble. On travaille donc sur tous les fronts, en commençant par les points les plus critiques, les ouvrages qui nous demandent du temps. Nous aurons quinze viaducs à construire, cinq sont aujourd’hui commencés. Nous sommes bien avancés sur le franchissement du Gabas, dans la partie béarnaise du tracé. Les piles sont sorties de terre et les poutres métalliques du viaduc arrivent ces jours-ci. En matière de terrassement, nous nous efforçons de remuer la terre en fonction de nos besoins. Nous en enlevons à un endroit pour en remettre ailleurs. Nous limitons au maximum les transports. Nous travaillons sur une multitude de petits chantiers. Mais nous en sommes vraiment au tout début. Sur les 14 millions de m3 de terrassement à réaliser, nous devons être à 600 000 m3 aujourd’hui.

Les travaux n’ont démarré qu’en juillet dernier, en retard par rapport au calendrier initial. Quelles seront les incidences ?

Nous avons effectivement supporté six mois de retard avant que tombent les arrêtés préfectoraux et ministériels nous autorisant à démarrer sur les zones à enjeux environnementaux. Ces six mois ont été nécessaires pour réévaluer le projet A65. Depuis le démarrage des travaux, nous progressons à peu près correctement grâce à un mois de septembre clément. Mais il demeure une grosse incertitude : va-t-on pouvoir effectuer en conditions hivernales des travaux de terrassement qui étaient programmés l’été ? C’est la pluie qui me préoccupe. Pas tellement dans les Landes, où nous travaillons des sables qui ne retiennent pas l’eau, mais en Béarn.

Le calendrier de mise en service de l’autoroute pourrait-il être modifié ?

Il est trop tôt pour le dire. Il y a un point d’interrogation sur la mise en service anticipée des raccordements à l’A62 (Bordeaux – Toulouse) entre Langon et Captieux et à l’A64 (Bayonne – Toulouse via Pau) entre Pau et Thèze en avril 2010. Pour le reste, nous restons sur l’objectif d’ouvrir la totalité de l’autoroute en octobre 2010, la déviation d’Aire-sur-Adour devant nous être remise au deuxième trimestre 2009 (1). L’incertitude majeure est relative à la météo que nous allons avoir ces prochains mois. L’autre est liée aux fouilles archéologiques sur le tracé. Le diagnostic archéologique avait été suspendu en février dernier. Il a repris en juillet, avec le concours de la DRAC et de l’INRAP (2). Il reste un petit tiers de l’itinéraire Langon – Pau à diagnostiquer, d’où pourrait surgir la nécessité de faire des fouilles. Notamment dans l’intérieur des Landes qui a été assez peu fouillé jusqu’à présent si j’en crois les spécialistes.

Le décalage calendaire du chantier qui vous a été imposé va-t-il vous amener à réclamer des dédommagements à l’Etat ?

Plusieurs questions distinctes sont à prendre en considération : les enjeux liés au retard des travaux, le coût de la période de suspension et les mesures de compensation environnementale que l’on va mettre en œuvre sur 1 400 hectares dans le cadre d’un plan de restauration des espèces emblématiques. L’A65 est un projet qui date d’avant le Grenelle de l’Environnement. Sa réévaluation a été importante pour minorer les atteintes à l’environnement. Les « dispositions constructives » ont été renforcées. Nous aurons un viaduc supplémentaire et des adaptations de tracé par exemple. Pour résumer, nous aurons beaucoup de modifications dans le périmètre défini par l’Etat. Il nous faut dégager une vision globale de leur impact sur le projet. Nous avons entamé sur ce sujet des discussions avec la Direction des infrastructures terrestres du ministère de l’Equipement.

Quand pensez-vous parvenir à un accord ?

Nous prendrons le temps nécessaire.

Quelle peuvent être les conséquences de la crise financière pour l’A65 ?

Il n’y en a pas aujourd’hui. Nos financements sont d’ores et déjà bouclés, soit 935 millions d’euros d’emprunt.

La construction a donné lieu à de vives polémiques. Comment le ressentez-vous, maintenant que le coup est parti ?

Je trouve que nous sommes plutôt bien reçus. Je réside à Pau depuis plus d’un an et les retours que j’enregistre sont unanimes : cette infrastructure répond à un besoin, elle est très attendue. Nous entretenons de bonnes relations avec les riverains, les élus et les administrations concernées. Nous avons aujourd’hui 85% de la maîtrise foncière du tracé.

On vous a vus très soucieux de désamorcer les soupçons lors d’un déversement accidentel de matériau le 27 août dans un cours d’eau béarnais, le Rimayou. Est-ce le signe d’une tension rémanente d’A’lienor sur le dossier de l’environnement ?

Cet incident était pour nous un non-événement. Nous avons fini par réagir devant l’insistance de la presse et le nombre des sollicitations. Nous avons ainsi démontré que le GIE A65 savait être bien organisé et réactif devant ce genre d’aléas. Il était important pour nous de répondre aux accusations de pollution. On est très regardé sur ce chapitre.

A quoi va ressembler le chantier à partir de maintenant ?

Les deux années qui viennent vont beaucoup se ressembler. Nous aurons de grands linéaires de terrassement à réaliser, et de nombreux ouvrages d’art. Au sud, essentiellement pour des questions de topographie. Sur la partie girondine du tracé, surtout pour préserver l’environnement. Les déboisements sur les cent kilomètres visés par le diagnostic archéologique sont réalisés. Nous allons finir le reste assez rapidement. Nous continuerons la concertation avec les riverains et le voisinage pour gérer au mieux les nuisances : la poussière, le bruit et les déviations de voirie. Le projet autoroutier intercepte à cinq ou six reprises l’itinéraire existant entre Langon et Pau. A chaque fois, on commence par réaliser une déviation afin de libérer l’emprise pour les ouvrages de franchissement. Il ne devrait pas y avoir d’interruption permanente du trafic. Dans la mesure du possible, nous maintenons également la circulation sur les voiries plus modestes que nous traversons.

INTERNAUTES: DONNEZ VOTRE AVIS SUR LE FORUM DE L'A65!

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/forums.html?view=single_conf&cat_uid=36&conf_uid=53

(1)   Les travaux de la déviation d’Aire-sur-l’Adour ont démarré il y a... six ans sous l’égide de l’Etat. Longtemps interrompus pour assurer la préservation du vison d’Europe et de la loutre, ils ont repris à l’automne 2005. Long de sept kilomètres pour un coût de 57 millions d’euros, cet itinéraire de contournement par l’ouest sera livré au printemps prochain.

(2)   DRAC : Direction régionale des affaires culturelles. INRAP : Institut national de recherches archéologiques préventives.

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/article/384186/mil.html

 

104) A65 LANGON-PAU. Les travaux ont commencé sur les 150 km livrables en 2010. Un dossier à paraître demain dans "Sud Ouest"

Les travaux sur tous les fronts

(PHOTO THIERRY DAVID)En Béarn, dans les Landes et dans le sud de la Gironde, les chantiers s’ouvrent sur les 150 kilomètres de l’autoroute qui doit être livrée à l’automne 2010.

Mais les six mois de retard pris à la suite du Grenelle de l’environnement obligent le GIE A65, chargé de la construction, à décaler nombre d’opérations en période hivernale. D’où un point d’interrogation sur la date de mise en service des premiers tronçons nord et sud, normalement programmée en avril 2010. Dans un entretien accordé à Sud Ouest, Olivier de Guinaumont, le directeur d’A’liénor – la société concessionnaire de l’A65 – explique notamment: "Nous restons sur l’objectif d’ouvrir la totalité de l’autoroute en octobre 2010, la déviation d’Aire-sur-Adour devant nous être remise au deuxième trimestre 2009 (1). L’incertitude majeure est relative à la météo que nous allons avoir ces prochains mois. L’autre est liée aux fouilles archéologiques sur le tracé."  Mais les opposants à l'autoroute Langon-Pau soulignent  que l'Etat est sollicité par le concessionnaire de l’autoroute pour mettre la main la poche. Ce qui renforce leurs craintes de voir les contribuables locaux appelés à la rescousse. POUR OU CONTRE L'A65 ? DONNEZ VOTRE AVIS SUR LE FORUM DES INTERNAUTES DE "SUD OUEST"  Retrouvez les explications détaillées dans notre dossier et notre reportage sur les chantiers demain dans Sud Ouest. http://www.sudouest.com/accueil/actualite/article/384185/mil.html

 

105) Ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux : Bruxelles promet une aide financière à Juppé

Antonio Tajani. Commissaire européen aux transports photo aFP Alain Juppé, maire de Bordeaux et vice-président de la Communauté urbaine, a été reçu hier à Bruxelles par Antonio Tajani, commissaire européen aux Transports, en compagnie de Jacques Barrot, son prédécesseur, aujourd'hui commissaire à la justice. Il a bien sûr été question du financement de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, qui fait partie du projet Sud-Europe Atlantique devant relier la France à l'Espagne. Gilles Savary, député européen, et Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, seront reçus plus tard, nous apprenait par ailleurs le membre du Parlement européen.  Antonio Tajani a donné son accord pour que l'Union européenne inscrive à son budget 2009 une participation plus élevée à la résorption du bouchon ferroviaire de Bordeaux. Sa part de financement serait ainsi portée de 8 à 20 %, soit pas loin de 40 millions d'euros. De la même façon, la résorption du « bouchon » de Saint-Benoît (86) pourrait bénéficier de ce coup de pouce.

--- Révision à mi-parcours.

Par ailleurs, le commissaire a accepté de prévoir un soutien européen à la construction de la section Tours-Bordeaux dans le cadre de la révision à mi-parcours (2007-2013) de la programmation financière du réseau transeuropéen de transports (RTE-T). En un mot, l'aide ne serait plus limitée aux seules études mais pourrait enfin s'appliquer au chantier lui-même.

Enfin, à la demande du maire de Bordeaux, Antonio Tajani a accepté que le projet soit financé par la Banque européenne d'investissements, à des taux préférentiels jusqu'ici réservés aux pays bénéficiaires des fonds de cohésion, qui sont loin d'avoir consommé les enveloppes leur étant réservées, et aux sections transfrontalières. Auteur : J.-P. D

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/international/article/381489/mil/3264634.html

 

106) TRAIN. Réunis à Bordeaux, collectivités locales et ministère des transports ont franchi une "excellente étape"

Ligne à grande vitesse: le financement est trouvé

(PHOTO DAVID LE DEODIC/SO) EXPRIMEZ-VOUS SUR NOTRE FORUM "LGV" Les collectivités territoriales, qui contribuent à hauteur d'environ 25% au projet de ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV-SEA), ont trouvé "90 à 95%" des financements, a indiqué lundi à Bordeaux le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau.  "C'est une excellente étape, nous ne sommes plus très loin de la ligne d'arrivée", a indiqué M. Bussereau à l'issue d'une réunion à Bordeaux avec des élus des 51 collectivités locales de six régions concernées par le projet ferroviaire.  "Aujourd'hui, on est à 90 à 95% des sommes réunies" de la part des collectivités locales, a-t-il précisé.  Compte tenu de l'importance des engagements financiers demandés aux collectivités, M. Bussereau a par ailleurs évoqué la possibilité de solliciter l'Union européenne pour "quelques financements européens supplémentaires". Il a par ailleurs ajouté que des "prêts à des conditions avantageuses", en terme de taux et de durée, pourraient être demandés à la Caisse des dépôts.  La LGV-SEA s'inscrit dans un ensemble de 4 lignes à grande vitesse (Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne et Poitiers-Limoges) pour lesquelles l'Etat a engagé une concertation avec les collectivités territoriales concernées sur les principes de financement.  Une nouvelle réunion est prévue à Bordeaux le 13 novembre, au cours de laquelle M. Bussereau espère voir finalisé un "protocole d'intention pour la réalisation de la LGV-SEA".  Le coût des branches Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne de la LGV-SEA est actuellement estimé à 12,6 milliards d'euros (selon les conditions économiques de juin 2006) dont 5,6 milliards d'euros (environ 7,1 milliards courant) pour la branche Tours-Bordeaux, selon le projet de protocole.  Les financements publics nécessaires aux projets sont apportés sur la base d'une répartition à parts égales entre l'Etat et les collectivités territoriales, Réseau ferré de France (RFF) et ses éventuels partenaires privés prenant le reste de la somme en charge. (AFP)

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/article/369933/mil.html

 

107) Transports. Vont-ils s'entendre? Les représentants des collectivités territoriales du Sud-Ouest débattent aujourd'hui du financement du projet

Les élus rechignent à payer la LGV

LGV. Le projet vise à répondre à l'engorgement du trafic (Photo Le Déodic)

Cet après-midi, à la préfecture de la Gironde, l'ambiance risque d'être houleuse. Les responsables des principales collectivités territoriales d'Aquitaine et de tout le Sud-Ouest vont débattre du « projet du siècle », comme le baptise le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau (lire ci-contre). Un projet qui vise, grâce à la construction d'une nouvelle LGV (ligne à grande vitesse), à placer Paris à deux heures de Bordeaux, et à répondre enfin à l'engorgement du trafic qui interdit l'utilisation maximale des actuels TGV, bloqués à 200 km/h entre Tours et Bordeaux.

De 800 millions à 1,6 milliard.

Il s'agira donc de trouver un accord pour dégager le financement de la moitié de la part publique d'un investissement chiffré à plus de 11 milliards d'euros (valeur 2006). C'est-à-dire beaucoup plus quand l'addition sera véritablement connue, avec toutes les dérives prévisibles en matière de travaux publics. En Aquitaine, la part des collectivités était chiffrée à 1,6 milliard et, en Poitou-Charentes, à un peu plus de 300 millions, en juillet dernier. Le 12 septembre, les élus locaux avaient rué dans les brancards à Bordeaux et, la même semaine, à Poitiers, en découvrant l'ampleur de la facture. Ils croyaient avoir déjà donné leur accord pour financer Bordeaux-Tours, et voilà qu'on leur demandait de s'engager en même temps pour l'Espagne et Toulouse ! Pour faire bonne mesure, des communautés d'agglomérations, qui ne s'estimaient pas concernées, étaient aussi appelées à financer. C'est la condition sine qua non de Martin Malvy, président PS de Midi-Pyrénées, pour s'engager lui aussi sur Bordeaux-Toulouse.

« Plutôt une bonne chose ».

Cette globalisation a évidemment fait sursauter les élus, mais reste en fait « plutôt une bonne chose », selon Alain Rousset. Le président PS de la Région Aquitaine souhaitait voir tous ces projets aboutir et a maintenant l'assurance que le gouvernement ira jusqu'au bout. À partir d'un tel accord, Paris-Bordeaux en deux heures, Paris-Toulouse en trois, Bayonne-Toulouse en moins de deux, et Paris-Pau en un peu plus de trois heures : tout deviendrait alors possible. Le Sud-Ouest ferait enfin partie du « système TGV », comme la Méditerranée en a profité. Sans oublier sa connexion au système espagnol par l'intermédiaire du « Y » basque, qui doit être réalisé en 2013 à l'écartement européen, afin d'homogénéiser les largeurs de voies entre Espagne (plus larges) et France. Globalement, ce chantier ne sera sans doute pas achevé avant 2020.  Cette connexion est aussi un véritable espoir pour le trafic de fret terrestre transfrontalier. Il pourrait enfin trouver un exutoire à l'autoroute, que ce soit par ferroutage des camions ou, plus simplement, par conteneurs placés sur des wagons. L'autoroute encombrée, dangereuse et polluante sera en effet soulagée par la LGV mixte passagers-fret, prévue de Dax à Vitoria.  Toutefois, Alain Rousset ne veut pas brusquer les élus et n'espère pas aboutir aujourd'hui. Même attitude de la part de Dominique Bussereau, ce qui explique l'absence cet après-midi du ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo. Ce dernier n'aurait voulu pour rien au monde manquer la mise en scène de la volonté de développer les TGV, telle que l'a encore exprimée Nicolas Sarkozy jeudi à Toulon. Et l'État, dans tout ça ? Une ou deux réunions seront donc encore probablement nécessaires. Et pour convaincre tout le monde, peut-être changera-t-on le mode de calcul des contributions. Alain Rousset propose qu'on étudie les retombées fiscales d'un tel projet à la lumière des exemples précédents. Les Régions, qui ne reçoivent rien sur les ventes de terrains, très peu sur la taxe professionnelle et un peu depuis cette année sur la taxe intérieure sur les produits pétroliers, sont désavantagées par rapport aux Départements et aux agglomérations, qui bénéficient des plus-values immobilières et de l'activité économique. Il assure que la part de l'État peut encore être augmentée, tout comme Ségolène Royal le réclamait ce samedi dans son interview à « Sud Ouest ».

Le chemin de la négociation risque donc d'être parsemé d'embûches, tant les élus locaux refusent de voir leur obole à ce point augmentée (voir ci-dessous). Et ils ne céderont à la pression de l'État qu'en échange de véritables et durables contreparties. Auteur : Jean-Pierre Deroudille http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/369703/mil/3203448.html

 

108) LGV. Les négociations sur le financement de la ligne à grande vitesse vers le Sud-Ouest ont progressé hier, malgré les réticences des collectivités de Poitou-Charentes

Une nouvelle étape

Optimisme. Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, et Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées, se disent confiants dans l'élaboration du projet de ligne à grande vitesse photo claude petit - Le « chantier du siècle », qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris en TGV, mais aussi Toulouse, Bayonne et Pau à trois heures de la capitale, a fait un pas de plus, hier, vers son financement. Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, qui animait à la préfecture de Région une réunion avec les quelques dizaines de collectivités territoriales concernées, se montrait d'humeur sereine : « En juillet, nous avions un accord à 80 % ; maintenant, nous en sommes à 90-95 %. »

Charente : villages gaulois.

Selon Dominique Bussereau, en Aquitaine et Midi-Pyrénées, « les présidents de Région ont fait leur affaire de la répartition de la charge entre les collectivités ». En revanche, le dossier a beaucoup moins progressé en Poitou-Charentes, où la présidente de Région a laissé le préfet s'en occuper et où il subsiste encore des « villages gaulois ». Le « chef du village », que le secrétaire d'État n'a pas voulu nommer, Michel Boutant, président du Conseil général et sénateur de la Charente, confirme par ailleurs à « Sud Ouest » que son département ne financera pas le chantier de la LGV. « D'autant plus qu'elle sera concédée à des opérateurs privés », confie-t-il. Les Deux-Sèvres, affirme-t-il, sont du même avis. Tout autre tonalité auprès de Martin Malvy, président (PS) de Midi-Pyrénées : « La Région a fait bloc pour soutenir largement le projet. » En Aquitaine, où les présidents des principales agglomérations avaient rencontré Alain Rousset (PS) peu avant la rencontre avec Dominique Bussereau, l'ambiance est aussi à l'optimisme. Martine Lignières-Cassou, députée-maire PS de Pau, reconnaît l'« intérêt du projet pour les 600 000 habitants des territoires de Béarn et de Bigorre si Pau est à trois heures de Paris ». Elle affirme d'autre part que « c'est la première fois que l'agglomération est appelée à financer une infrastructure à un tel niveau ».

65 millions demandés à Bayonne.

Le député-maire UMP de Bayonne, Jean Grenet, se pose toujours des questions sur le tracé de la future ligne Dax-Vitoria et sur l'importance de la somme demandée à sa communauté d'agglomération : 65 millions d'euros. Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, qui juge la réunion d'hier « constructive », sait que le ministre devra répondre aux questions qui lui ont été posées. Il a demandé par exemple que soit introduite une clause de « retour à bonne fortune », qui permettrait par exemple de partager les recettes avec le concessionnaire en cas de trafic plus élevé que prévu.

Desserte de Pau.

Il a demandé aussi que la desserte de Pau soit étudiée, même s'il ne s'agit pas d'une ligne à grande vitesse de Dax à Pau. Pour le secrétaire d'État, les études sont prévues, et cela pourrait se faire selon le modèle de ce qui est prévu de Poitiers à La Rochelle, où les TGV pourront tout de même rouler à 220 kilomètres-heure, au lieu de 300 sur une LGV.

La prochaine réunion, destinée sinon à atteindre 100 % d'accords, tout au moins à franchir une étape décisive, est fixée au jeudi 13 novembre. La LGV Sud-Europe Atlantique jusqu'à Bordeaux et le grand projet du Sud-Ouest jusqu'en Espagne et jusqu'à Toulouse pourraient alors être intégrés dans la loi sur le Grenelle de l'environnement. Celle-ci prévoira en effet la construction de 2 000 kilomètres de LGV avant 2020. Participez au forum sur la ligne à grande vitesse sur www.sudouest.com Auteur : Jean-Pierre Deroudille

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/370886/mil/3208866.html

 

109) TGV. L'Europe pourrait financer davantage le projet de ligne à grande vitesse pour peu que France et Espagne s'accordent

Espoir à Bruxelles

Gilles Savary. « Donner de la visibilité à la Commission » PHOTO J.-J. SAUBI

Dans son rapport annuel sur le projet d'« axe ferroviaire à grande vitesse du sud-ouest de l'Europe », Étienne Davignon (1), qui en est le coordonnateur nommé par la Commission de Bruxelles, se montre assez sévère sur la gestion politique du dossier. Il recommande notamment de « garantir la plus grande cohérence possible dans la planification, la construction et l'utilisation de ces infrastructures. Il s'agit de développer une vision commune de ce projet prioritaire qui n'existe pas à l'heure actuelle ». Il demande par ailleurs d'« établir un calendrier précis de mise en oeuvre de chacun de ces projets » et de « vérifier que la cohérence technique dans la réalisation des infrastructures qui les composent soit parfaitement assurée, afin de ne pas handicaper certaines catégories de trafic, comme le fret en particulier ». Nous avons demandé à Gilles Savary, député européen (PS) quels étaient, selon Bruxelles, les handicaps du projet de ligne à grande vitesse (LGV) tel qu'il se présente aujourd'hui.

« Sud Ouest ». Le rapport Davignon semble sévère puisqu'il considère qu'il n'y a pas de vision d'ensemble sur les liaisons ferroviaires franco-espagnoles ?

Gilles Savary. À l'Est, la France est en avance, l'Espagne en retard. Sur le versant atlantique, l'Espagne semble être en avance, mais de manière confuse, et la France, très en retard. Le pire, c'est que les deux ne s'y coordonnent pas. Aujourd'hui, les grands projets qui avancent, comme le Brenner entre l'Autriche et l'Italie et le Lyon-Turin, ont d'abord réglé les problèmes politiques. Les États ont signé des traités où ils se sont donné des objectifs clairs. Je l'ai souligné à Bordeaux le 28 septembre dernier et Dominique Bussereau a repris la balle au bond en disant qu'il allait convoquer la conférence intergouvernementale (CIG) décidée à Saragosse le 27 juin 2008. Ce qui est important, c'est de donner de la visibilité à la Commission européenne, or elle ne sait toujours pas si Tours-Bordeaux est prévu pour faire le tour du Massif central ou pour aller en Espagne.

3 Étienne Davignon regrette que, d'un côté de la frontière, on envisage une ligne nouvelle pour y faire passer du fret et, de l'autre, on pense plutôt aux passagers.

Notre projet était simple : faire une ligne à grande vitesse pour que les passagers puissent aller à Madrid, et au-delà jusqu'à Lisbonne. On pouvait ainsi libérer la voie actuelle pour le fret. Nous sommes très en retard ; il faudrait que les Basques français nous aident. Mme Alliot-Marie, qui est une responsable politique importante, n'a pas encore dit ce qu'elle pensait d'une ligne nouvelle, que ce soit pour les voyageurs ou le fret, et sur son éventuel tracé. Comme Étienne Davignon, je commence à douter de la priorité atlantique, qui engagerait l'Europe à mettre de l'argent en supplément. Rien n'est irréversible, il faut se donner un traité, une feuille de route, et on avance comme on l'a fait entre la France et l'Espagne pour le Perpignan-Figueras. C'est à notre portée. Nous pourrions alors retourner à Bruxelles pour demander davantage de subventions sur Tours-Bordeaux en affirmant que nous sommes déterminés à construire une ligne nouvelle vers l'Espagne afin de développer le trafic de fret.

3 Il y aurait donc encore de l'argent disponible ?

L'Europe avait demandé 21 milliards d'euros pour financer ces grands projets d'infrastructures et elle en a obtenu 8. Il se trouve que cet argent se dépense insuffisamment parce que les sections transfrontalières ne sont pas prêtes. En 2009, on constatera qu'il y a des excédents, et partout où on pourra faire la preuve qu'une section est indispensable pour une liaison transfrontalière, même si elle est située en territoire national, on pourra obtenir une rallonge. Je n'ai pas encore la réponse et je l'ai soumis comme stratégie à Alain Rousset et à Alain Juppé. Nous serons reçus ensemble pour en parler le 8 octobre prochain à Bruxelles par le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani.

(1) Homme d'affaires belge influent, Étienne Davignon fut commissaire européen de 1981 à 1985.

Auteur : Recueilli par Jean-Pierre Deroudille

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/international/article/378192/mil/3243799.html

 

 

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