Revue Presse & Médias No 001
Pour des raisons liées à mon emploi du temps et pour permettre une meilleur lisibilité, je dissocie dorénavant la partie Agenda des Bloc-Notes d’Espaces Marx et la partie Revue de Presse et des Médias.
« Ripostons à la politique portée par Sarkozy et son gouvernement, reprenons l’offensive et construisons les outils politiques nécessaires pour porter un projet de transformation sociale progressiste, antilibéral, permettant de dépasser le capitalisme ! »
Quelques Urgences (non exhaustives) et quelques échos :
- Les listes de rassemblement aux municipales ont permis de créer la dynamique nécessaire pour sanctionner Sarkozy et ses soutiens. La plus part des tentatives hégémoniques de certains socialistes qui ont imposé des primaires dans les municipalités sortantes dirigées par des maires communistes ont été rejetées par les électeurs, et réélus plus de listes conduites par des maires communistes dés le premier tour.
- Continuer les actions nécessaires pour construire une Europe démocratique, de progrès social et humain, perspectives contredites par le nouveau traité Européen (Clone du Traité Constitutionnel Européen).
- Obtenir les moyens d’une Fonction Publique et de services publics de proximité répondant aux besoins cela passe par des salaires, des carrières, des statuts et des retraites décentes,…
- Obtenir la levée du blocus de la bande Gaza aux conséquences insupportables et inadmissibles pour le peuple Palestinien.
- Poursuivre sans relâche le combat pour rétablir les droits des étrangers et de leurs enfants à résider dans des conditions décentes sans le couperet de l’expulsion, rétablissement du droit d’asile,…
- Le développement de l’emploi industriel, la construction de logements sociaux, l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, le relèvement des minimas sociaux deviennent des exigences incontournables.
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Vous trouverez ci-après des informations qui ont été adressées à Espaces-Marx ou qui ont attiré notre attention, et que nous vous répercutons (Période du 22 au 29 mars 2008). (Les adresses indiquées peuvent n'être qu'un relais et pas obligatoirement l'origine de l'information, et n'ont aucune affiliation à priori avec notre association. Elles ne partagent pas obligatoirement non plus les autres messages répercutés). Ce message n'est pas un spam. Conformément à la loi et aux règlements du CNIL, les messages de prospection associatifs, politiques, caritatifs ou religieux sont seulement soumis à l'obligation d'accès aux données (comme les messages postaux) et ne sont pas considérés comme des messages de publicité commerciale (spams). L'intégralité des Informations est sur le site d'Espaces Marx Bordeaux, n'hésitez pas à y consulter aussi le Bloc-Notes National : http://espacesmarxbordeaux.apinc.org/
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1) Elections Municipales et cantonales : Déclaration du PCF Gironde
2) Journal Sud-Ouest : Panne de téléphone, de mail, de stylo, mais pas « d’oreillettes »…
4) « UMP : KO debout ! » Par Fabien GAY, Militant de la JC33
5) Poussée de la Gauche : Le PCF fait mieux que résister
7) Déclaration du groupe communiste au Conseil Municipal de Bordeaux
8) Lettre à Sud-Ouest : « La Monarchie Républicaine continue ses ravages !» par Dominique BELOUGNE
10) Loupiac : Lionel Chollon, élu maire
12) St Genès de Fronsac : Une nouvelle maire
13) St-Pierre d’Aurillac : Un nouveau maire
14) Canton de Langon : Le candidat le mieux élu du second tour
15) St Vivien du Médoc : Les voix du port
16) Réaction : Canton de Blanquefort
17) Le gouvernement maintient le cap...
18) Emploi industriel : Ford a les moyens d’investir
19) Manifestation : Pour l’avenir des retraites
20) Education : Journée nationale d’action
21) Libertés : Alerte sur le droit à l’IVG
22) Le Cabaret 2008 des « Amis de L’Ormée » : L’année de nos vingt ans!
40) SAINTE-EULALIE. La nouvelle équipe est mise en place
53) VOIE FERRÉE BLAYE / SAINT-MARIENS. Les engagements de Réseau ferré de France
59) « L’expo la plus rapide de l’Ouest !! » par Dominique Asteggiano, Artiste Plasticienne
4) DORDOGNE. Le « tombeur » de Darcos écarte l'idée même de rebondir sur le plan national
9) CANTONALES dans Les LANDES. La majorité départementale de gauche perd deux sièges
18) AGGLOMÉRATION PALOISE. Billère, Jurançon, Lescar, Gan basculent. À Lons, James Chambaud rempile
21) Marmande lutte depuis 1995 pour la survie de son hôpital public
23) EMPLOI. L'Unédic prévoit un ralentissement de la baisse du chômage pour l'année en cours
1) Au PCF, davantage d’élus et des sujets de réflexion
2) Marie-George Buffet : « Travaillons à une union de la gauche innovante »
3) Sébastien Jumel : « Quand nous offrons une perspective, il y a mobilisation »
4) Treize maires PCF au premier tour dans les Bouches-du-Rhône
5) Les cantonales confirment l’implantation locale du PCF
6) Allier : Jean-Paul Dufregne « Je serai un président mobilisé »
7) Seine-Saint-Denis : Bartolone succède à Bramy
8) Christian Favier (PCF) réélu dans le Val-de-Marne
9) Conseils généraux. La gauche transforme l’essai
10) Résultats des cantonales : Huit conseils généraux basculent de droite à gauche
11) « Les responsabilités de la gauche » PAR PIERRE LAURENT
13) Aubervilliers. Le PCF perd la ville
14) Seine-Saint-Denis. Succès et tensions à gauche
15) Seine-Maritime. Le Havre réélit une droite affaiblie
16) Villeneuve-Saint-Georges. Large et belle victoire de la communiste Sylvie Altman
18) Bertrand Delanoë rafle la mise
19) Objectifs atteints pour le PS
20) Les Toulousains ont tourné la page
22) Bilan contrasté pour la LCR
23) Verts : le second tour compense le premier
24) Turbulences au Modem après la défaite
25) Malgré la défaite, la droite veut passer en force
26) SARKOZY. Ministres, gouvernement, Françafrique, retour à un style plus classique?
27) EDUCATION « Suppression de postes : Xavier Darcos mis au piquet »
29) Education Nationale : Et maintenant les heures sup !
30) Désarmement : « La France viole le traité de non-prolifération nucléaire »
31) Discrimination : Appel contre la réforme de la prescription
32) Emploi dans la Fonction Publique : La FSU organise un colloque contre la précarité
33) OGM : Suspension validée du maïs Monsanto
1) Appel du Comité de Soutien et de Sauvegarde de l’emploi industriel du site Ford
2) Solidarité avec le peuple Tibétain.
3) LES FRANCHISES SUR LES SOINS NE SONT PAS UNE FATALITE
4) Aidez à construire une Europe sans OGM
5) 60 ans après, où est l’Etat Palestinien ?
6) Colombie : Appel « Pour la vie, la paix et la démocratie »
2) Dépoussiérer les livres..., par Régis Debray
6) LA CHRONIQUE DE CYNTHIA FLEURY : L’homme du peuple
8) « Un ballon d’essai contre le droit du sol » Par le Collectif Migrants Mayotte (*)
9) LA CHRONIQUE DE CYNTHIA FLEURY : L’archéologie des images
12) « Retour sur les Français sous l’occupation » PAR MICHEL SIMON, SOCIOLOGUE
13) « Mais non, disent-ils » PAR DANIEL GOSTAIN, PROFESSEUR DES ECOLES.
14) « L’administration américaine viole le droit européen » PAR JEAN-CLAUDE PAYE, SOCIOLOGUE (*).
1) Journal de la CGT Ford Blanquefort
2) Lettre d'information de la LDH n°57 - du 28 février au 20 mars 2008
4) [LETTRE:UGICT] L@ lettre N° 208
5) Lettre Infos Internationales - Mars 2008 - Le Krach!
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& Le Coin des Blogs et des sites &
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1) Le site de Jean-Marie HARRIBEY
2) [PCF] Les Echos du Site National du PCF
1) Présentation du n°4 (Mai 68) de la revue de Dissidences
1) Sciences politiques L’Amérique tombée à droite
2) Les témoignages sensibles d’Africains prétendant à l’exil pour atteindre le rêve européen
3) Dynamiques sociales et luttes politiques dans la France des années néolibérales
4) Un long parcours d’engagement au service de l’écodéveloppement
5) Une enquête sur les pensées mondiales qui se réclament du postcolonialisme
7) Nusseibeh, esprit libre et pacifiste en Palestine
8) Jean-Marie Guyau, notre philosophe au marteau
9) De la guerre totale aux années d’extermination
10) L’épopée quasi centenaire de ceux qui déclarèrent la guerre à la guerre
11) Marcel Mauss, savant et politique de l’universalité du don
13) Eaux troubles en Helvétie pendant la guerre froide
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& Le coin du Théâtre & du Cinéma &
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2) L’avenir de Chypre ne peut plus attendre
3) Carburants verts ou bombe à retardement ?
4) L’Europe à la recherche de son identité
5) L’accès à l’or bleu, un droit à conquérir
6) Italie : Politique, le divorce à l’italienne
1) Cuba : Produire cubain, Des changements pour réduire les importations.
2) La grosse artillerie de la FED fait long feu
4) Algerie : Menaces sur les libertés
5) Yaoundé : Le Cameroun sur un volcan
6) IRAK: « GOOD MORNING BAGDAD »… PAR MICHEL GUILLOUX
7) Justice : Claque vénézuélienne pour Exxon Mobil
8) En Afrique, la situation est devenue explosive
9) Israël ou le silence complice des dirigeants occidentaux
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Les 1er et 2ème tours de ces élections municipales et cantonales 2008 sont sans appel : oui, il y a bien eu sanction du pouvoir en place dans ce pays. La droite pourra toujours tenter de discuter de l’ampleur de la défaite, celle de Nicolas Sarkozy, de son gouvernement, de ses représentants et de sa politique, elle, est indiscutable ! Maintenant, la gauche doit démontrer qu’elle veut mettre ces victoires au service de la résistance aux mauvais coups de la droite et du MEDEF, au service de la création d’espaces de constructions alternatives, avec des citoyens disponibles, au-delà de leurs votes, pour agir dans la durée et changer véritablement la vie de tous les jours ! Le PCF, annoncé par l’immense majorité des médias comme mort, depuis plus de 20 ans, avec ses résultats du 1er tour (7,5% en Gironde et 8,8% au niveau national), puis l’élection au 2ème tour de Pierre Augey, conseiller général de Langon, avec plus de 75 % des voix, confirment sa 3ème place comme force politique du département et du pays. Après 2002, 2007 et des résultats très décevants, les girondins, comme les Français, placent en 2008 le PCF comme un acteur politique déterminant : si j’accueille ces résultats avec modestie, ils sont un encouragement à poursuivre inlassablement sur le terrain des luttes et de la construction d’une alternative politique. Michel Dubertrand Secrétaire départemental du PCF - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Le 15 mars dernier, Michel Dubertrand écrivait à Sud-Ouest face à la désinformation des lecteurs. « Je vous confirme par écrit un certain nombre d’éléments que je vous ai exposés lors de notre long entretien téléphonique (près de 20 minutes) suite à l’article paru dans l’édition d’hier (14 mars 2008). Et bien que je vous ai re-routé, ainsi qu’à Mme Simeon et M. De Laage, le communiqué de presse du PCF Gironde – que je vous avais déjà envoyé à tous les trois, le mardi 11 mars – je constate que ce court texte, appelant à battre la droite dans les 20 cantons de la Gironde où il y aura dimanche un 2ème tour, n’est toujours pas porté à la connaissance de vos lecteurs, aujourd’hui, vendredi 15 mars. Alors que dans notre pays plus de 50 mairies de plus de 9 000 habitants se sont dotées d’un maire communiste dès le 1er tour… Alors que près d’un million deux cents mille électeurs ont voté pour les candidats présentés ou soutenus aux cantonales par le PCF, soit 8,8 % (chiffre du ministère de l’Intérieur)… Alors que 40 conseillers généraux communistes sont élus dès le 1er tour (28 en 2001)… Alors qu’en Gironde, la seule « primaire » qu’a organisé le PS contre un maire PCF « sortant », se trouve à Ste-Eulalie et que notre camarade Christian Laur a remporté cette primaire… Alors qu’en Gironde, pour les élections cantonales, les candidats présentés ou soutenus par le PCF, recueillent plus de 24 000 voix et 7,5 %, devenant la 3ème force politique du département, en voix et en pourcentage… Votre article partial ne travaille qu’une idée, la non visibilité du PCF, basée simplement sur les maires communistes du département, alors que Lucien Alloza à Quinsac, Michel Bardeau à Baron et Michel Hilaire à St- Pierre d’Aurillac, ne se représentaient pas comme maires, et que Jean-Paul Petit était battu à St-Caprais de Bordeaux, tout cela sans attendre le 2ème tour, ainsi que l’élection des nouveaux maires du département ! Vous comprendrez dans ces conditions que je me réserve le droit d’informer les lecteurs du journal Sud Ouest de cette situation, et que je transfère ce courrier électronique à M. Patrick Venries, que je n’avais pas « dérangé » depuis longtemps…» - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Les « derniers Mohicans » ne se mettent pas en réserve, ils s’emploieront à agir au service des populations. Ce second tour n’efface pas les enseignements du premier qui montrait déjà une très nette remontée des candidats présentés ou soutenus par le PCF en Gironde. Une analyse que vous ne retrouverez pas dans les colonnes du journal régional qui à ce jour n’a pas publié, contrairement à ses habitudes, les résultats totaux obtenus par les différentes formations politiques. Par contre « Sud-Ouest » avait consacré la semaine dernière une page entière (voir p. 4) avec photos de Michel Hilaire, Henri Baldès et Pierre Augey pour tenter de démontrer qu’ils étaient les « derniers Mohicans ». Et donc que le PCF continuait « son déclin ». La manoeuvre consistant à amalgamer municipales (2008) et régionales (2004) en faisant un paquet cadeau de résultats où les maires communistes ne se représentaient pas et les résultats de deux communes où ils étaient partants : Saint-Caprais perdue au premier tour et Sainte-Eulalie perdue au second tour.
--- Contribution décisive des communistes Cantonales.
La gauche gagne le canton de Podensac en la personne d’Hervé Gillé pour lequel Pierre Augey avait lancé un appel particulier. Mais comme le fait remarquer le rédacteur de S.O. « Hervé Gillé est bien conscient d’avoir bénéficié des inimitiés des uns et des autres » En remportant le 5ème canton de Bordeaux, les socialistes bénéficient, là aussi, de la faible mobilisation de l’électorat de droite du second tour et du bon report des voix de la candidate communiste. Le PS gagne aussi celui de Sainte- Foy-la-Grande. Là encore, les abstentionnistes à droite semblent faire la différence, la gauche totalisant toutes les voix du premier tour. Mais il faudra regarder de plus près car, en effet, c’est dans ce canton - où le PCF présentait un tout jeune candidat - que les réserves de voix de gauche capitalisées en 2001 par son précédent candidat P. Collas, étaient très importantes. Il y a donc un double phénomème : un bon report des voix communistes du premier tour qui permet la réélection ou l’élection des candidats PS et en même temps un mouvement propre au 2ème tour d’électeurs communistes et de gauche qui ne se déplacent souvent que pour la « finale ». Ce double phénomène montre toutes les potentialités pour un vote communiste dès le premier tour, à condition de lui trouver un débouché, de lui tracer une perspective. En ce qui concerne la perte par le PS des cantons de Blaye et de La Teste, que Philippe Madrelle analyse ainsi : « C’est simple, les communistes ont voté à droite. Le report des voix communistes à La Teste est catastrophique. » Disons simplement que « cela prouve que chaque fois qu’il y a un problème de rassemblement on le paie au prix fort » comme lui répondait J-J. Paris, conseiller général de Bègles, dimanche 16 mars au soir. Précisons que lorsqu’un maire
sortant/ex député-ex conseiller général est battu par près de 70 % des électeurs, cela traduit un véritable rejet sur lequel les intéressés devraient réfléchir.
--- Municipales.
Quant à la commune de La Teste, gagnée en 2001 par une alliance de la gauche avec une partie de la droite en dissidence, l’issue a montré qu’en dépit du travail fait par les colistiers de gauche, le « flou » de départ, (que certains qualifieront d’alliances contre nature) finit toujours par bénéficier à la droite. Qui dans la foulée récupère la présidence de la communauté d’agglomération du sud Bassin. Il est encore trop tôt pour faire le bilan du nombre d’élus et d’adjoints communistes ou soutenus par le PCF en Gironde. Mais, l’existence d’un groupe important à la CUB, l’entrée de nouveaux élus dans des majorités de gauche, voire dans l’opposition de gauche, ouvrent des terrains nouveaux d’actions au service des populations.
- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
« Un point d’appui pour une union de la gauche innovante et des pratiques démocratiques participatives. »
L’UMP est KO debout et la gauche semble se relever après un round catastrophique aux élections présidentielles. Ces élections étaient avant tout, il est vrai, un enjeu local. Et la population a dit clairement dans bon nombres de villes et de cantons, qu’elle préférait une gestion de gauche, solidaire, humaniste, écologiste et progressiste, plutôt qu’une gestion de droite. Elle a décidé de renouveler sa confiance à des équipes de gauche dans de nombreuses villes comme à Paris, Lyon et Pau, mais aussi à de nouvelles équipes de gauche, très souvent rassemblées, comme à Périgueux, Strasbourg, Amiens, Dieppe, Toulouse ou encore Metz. La gauche devient majoritaire dans les villes de plus de 30 000 habitants et dans celles de plus de 100 000 habitants, alors qu’elle était minoritaire depuis 2001. Cette majorité de gauche est renforcée dans de nombreux conseils généraux et huit présidences ont basculé dont la Corrèze, fief des Chirac, et l’Allier, dont le PCF devrait assurer la présidence. Tous ces conseils généraux, régionaux et municipaux doivent être un rempart à la politique nationale, favoriser la résistance contre le désastre social orchestré par la droite. Pour celle-ci, nier la portée nationale de ce scrutin, notamment dans les grandes villes et les cantons, est manifestement difficile. Car si les Français ont choisi en 2007 une équipe avec un bilan et un projet, ils viennent d’envoyer un message clair au gouvernement. Les Français n’invitent pas Sarkozy et son gouvernement à aller plus vite, plus fort, plus loin dans ses réformes antisociales, dans sa politique de l’argent qui travaille pour l’argent, au bénéfice d’une minorité et au détriment de la majorité. Les Français n’ont pas besoin de temps, ni de pédagogie pour qu’on leur explique les réformes. Ils les ont comprises et ils n’en veulent pas. L’uppercut décoché met donc la droite à genoux, même celle en partie masquée. Vous noterez que le Modem sort du ring, avant d’avoir pu y monter ! La gauche doit donc prouver maintenant qu’elle peut-être une alternative crédible à la politique de Sarkozy avec un projet clair et des alliances qui rassemblent la gauche. Les communistes vont s’y employer en préparant leur congrès de fin 2008. Ainsi est-il nécessaire de réfléchir et à une union des forces de gauche ouverte à des citoyens engagés dans des activités sociales et associatives. Les résultats de ces élections locales nous y invitent, comme les pratiques nouvelles locales qui ont permis, notamment à de jeunes et nouveaux candidats, de mener des campagnes conquérantes. Ces bons scores ne doivent pas être un leurre mais un point d’appui pour travailler un rassemblement et une union dans des formes innovantes, une pratique de démocratie participative quotidienne. Comme le soulignait Marie-George Buffet à l’issue de ces scrutins : « Ces pratiques nouvelles locales, n’est-ce pas ce dont nous avons besoin au plan national ? N’y a-t-il pas un fossé trop profond entre le discours d’un élu local et le discours politique national trop peu ancré dans les réalités ? » - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Le second tour des municipales et des cantonales a confirmé et amplifié la défaite de la droite. Plusieurs dizaines de villes supplémentaires sont conquises par la gauche, essentiellement par le Parti socialiste, et une large majorité de départements seront désormais gérés par elle. Plusieurs de ces basculements sont emblématiques, comme ceux de Périgueux, Toulouse, Reims, Caen, Amiens… La sanction est claire et nette. Les Français demandent un autre cap, une autre manière de gouverner que celle qui est mise en oeuvre depuis dix mois par Sarkozy et son gouvernement. La défaite de Bayrou à Pau indique que les Français ont bien choisi la gauche pour sanctionner la politique gouvernementale et non les combinaisons centristes aux contours flous. La place prise dans ces succès de la gauche au premier comme au second tour par les résultats communistes confirme le sens de ce choix. Le PCF conserve l’essentiel de ses villes et ajoute plusieurs gains à ceux engrangés la semaine dernière en emportant Villeneuve-Saint-Georges, Firminy, Villerupt, Villepinte, Portes les
Valences… ainsi que le conseil général de l’Allier. Il perd en revanche Calais, où l’UMP se fait élire après une honteuse alliance avec le FN et deux villes de Seine-Saint-Denis où PS et Verts ont choisi la division et l’anticommunisme comme chevaux de bataille. Il rate d’un cheveu l’élection de Corbeil contre Dassault. Après ces résultats, la question est désormais posée à la gauche de savoir ce qu’elle fait, avec les électeurs qui viennent de lui faire confiance, de ces mandats.
--- Première responsabilité
Mettre partout, et sans attendre les nouvelles majorités municipales et départementales élues, au service de politiques de justice sociale et de solidarité dans les territoires. En matière de logement, d’aide sociale, de transports, de démocratie participative, beaucoup peut être fait si les projets ratifiés par la majorité des électeurs sont appliqués avec combativité, énergie et ambition.
--- Deuxième responsabilité
Mettre tous les points d’appui conquis à l’occasion de ce scrutin au service de la résistance et de la mise en échec des politiques antisociales du gouvernement. L’Élysée et Matignon tentent d’amortir les conséquences de la défaite, indiquent que la « com » présidentielle va changer. C’est Fillon qui sera désormais mis en avant. Mais, sur le fond, ils n’entendent rien changer et veulent poursuivre le même programme sans aucune correction ni amendement. Or ce n’est pas seulement le style présidentiel qui vient d’être renvoyé dans les cordes, mais bel et bien le cap de la politique gouvernementale. Si celui-ci est maintenu, alors il est impératif d’amplifier les rassemblements pour contrer des choix et des réformes dont les Français ont, à l’usage, pris conscience de la nocivité. Les élus de gauche peuvent jouer un grand rôle dans ces mobilisations.
--- Troisième responsabilité
S’attaquer très vite à l a reconstruction d’alternatives politiques au pouvoir sarkozyste. Les débats d’entre deux tours ont montré que les velléités d’accord au centre, dont on voit l’impasse qu’ils constitueraient, n’ont pas disparu de la tête de certains dirigeants socialistes. Les équipes qui ont gagné ont bien souvent enraciné leurs projets dans une construction citoyenne qui est un gage d’avenir. L’atout démocratique doit être une dimension essentielle d’un redressement durable de la gauche sur de vrais projets de changement. À politique nouvelle doit plus que jamais correspondre pratique politique nouvelle. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
La section de Villenave d'Ornon du Parti Communiste Français se félicite de la victoire de Martine Jardiné, candidate de la gauche rassemblée, à l’élection cantonale. Les françaises et les français, à Villenave d'Ornon comme ailleurs dans le pays, ont confirmé la sanction infligée dès le 1er tour à la politique de Sarkozy et de Fillon. Le désaveu est clair. Ils ont ainsi manifesté le rejet de cette politique de la droite qui casse acquis et progrès sociaux et privilégie les plus riches et les profits financiers au détriment du développement humain, de la dignité et de la solidarité. Ce vote est un encouragement à résister aux orientations libérales, mais aussi à avancer nos exigences en matière de salaires, de logement, d’emploi, de transformations sociales véritables. La poussée à gauche est manifeste dans notre pays. De nombreuses municipalités, de nombreux cantons ont été gagnés. Dans ce cadre, le parti communiste français fait mieux que résister. Bien loin de l’agonie que d’aucuns s’évertuaient à imaginer, il reste la troisième force politique nationale après l’UMP et le PS. A l’issue de ce scrutin le PCF dispose de plus d’élus. Il dirigera 91 villes de plus de 9000 habitants (86 après 2001). Il y aura des maires communistes dans 28 villes de plus de 30000 habitants (même nombre en 2001). Certaines villes comme Calais (alliances contre nature), Montreuil (maintien de la liste Verte), Aubervilliers (maintien de la liste socialiste) ont été perdues. Dans d’autres (Le Havre, Nîmes, Corbeil, Sète, Romilly…) la liste communiste arrivée en tête aurait pu être battre les maires de droite, si les divisions imposées par le PS lors du 1er tour n’avaient plombé les dynamiques de rassemblement nécessaires au succès. Aux cantonales, après les faibles résultats des présidentielles de 2002 et 2007, le PCF avec 9% des voix au niveau national, approche son résultat de 2001 bien que présentant 300 candidats de moins. Il garde la présidence du Conseil Général du Val de Marne, perd celle de la Seine-Saint-Denis, mais gagne celle de l’Allier. Le rassemblement de toutes les forces de gauche, auquel les communistes (notamment à Villenave d'Ornon dès octobre 2007) ont largement travaillé avec conviction, dynamisme et responsabilité, a construit les résultats de l’ensemble de la gauche. Mais nous déplorons que dans certains cas, cette dynamique de rassemblement ait été entravée par quelques tentations hégémoniques et volontés de marginalisation des communistes. Ainsi en va-t-il dans certaines villes, notamment en Seine-Saint-Denis, où comme le titrait un quotidien parisien : « Les socialistes (partaient) à l’assaut des mairies communistes » ! Il aurait été de plus grande éthique politique que ces mêmes partent conquérir des mairies de droite ! Est-ce vraiment aussi utile de battre (parfois) un maire communiste qu’un maire de droite ? Est-ce aussi efficace pour répondre aux besoins de la population ? Eprouve-t-on autant de plaisir ? Ainsi en va-t-il à Sainte-Eulalie (canton de Carbon-Blanc) où une liste socialiste a organisé une primaire face au maire communiste, offrant ainsi une municipalité à la droite. Ainsi en va-t-il à Montreuil où le maire apparenté communiste a été battu par Dominique Voynet (Verts), arrivée pourtant derrière (32%) le maire sortant (39%) au 1er tour et qui a refusé de se désister pour bénéficier des voix de la droite sans candidat au 2ème tour. Scandaleuse réédition de la stratégie de Noël Mamère élu lui aussi par les voix de la droite et de certains socialistes pour conquérir la mairie communiste de Bègles en 1989. Stratégie qui s’est poursuivie par le maintien du candidat socialiste aux dernières élections cantonales à Bègles face au conseiller général sortant communiste. Utiliser les voix de la droite, lui permettre même parfois d’être élue (Villenave d’Ornon 1995 !), va-t-il devenir un comportement « durable » pour certains, à défaut d’être « soutenable » en terme de clarté et de moralité politique ? Les communistes villenavais et bien d’autres avec eux, attachés au rassemblement pour la transformation sociale comme au principe républicain de désistement réciproque pour faire barrage à la droite, jugent sévèrement ces comportements de division. Pour reconstruire l’espoir à gauche, travailler à une dynamique majoritaire pour changer la vie, il faut abandonner ces vieilles pratiques politiciennes. Il faut décidément faire de la politique autrement. Dans les actes. C’est ce qu’attendent tous ceux qui ont participé à cette poussée de la gauche. La responsabilité de la gauche, c’est maintenant de répondre aux besoins et aux attentes de tous ceux qui lui ont accordé leur confiance, c’est de mettre en échec les politiques antisociales de Sarkozy et de Fillon. C’est aussi, dans le même temps, de construire une alternative politique au pouvoir de la droite pour ouvrir une perspective de changement et de progrès social. Les communistes et leurs élus continueront à s’y employer. Parti Communiste Français, Section de Villenave d'Ornon. -From : <jean-claude.laulan@wanadoo.fr>
Le Vendredi 14 mars 2008 - Monsieur le Maire, Je tiens, au nom du groupe communiste, à vous féliciter pour votre victoire dimanche dernier et votre élection au poste de Maire de ce jour. Si nous nous inclinons devant le verdict du suffrage universel quant à la volonté des bordelaises et bordelais de garder leur Maire, nous restons confiants dans l’espoir d’une grande partie d’entre eux de plus d’ambitions pour leur ville et d’un traitement plus égalitaire des habitants et des quartiers. Dès le mois de décembre, dans notre journal de campagne, j’avais formulé l’idée-force : « Bordeaux doit sortir de sa vitrine ». Comptez sur nous pour faire vivre dans ce conseil municipal l’expression d’axes forts d’une autre politique pour notre ville, par exemple :
- la création des 600 logements sociaux par an et dans tous les quartiers.
- de nouveaux emplois artisanaux et industriels dans les pôles construction navale et propulsion électrique.
- 2000 places de crèche.
- de nouveaux emplois statutaires dans les services municipaux.
- une autre ambition culturelle pour la ville.
- de nouveaux axes de déplacements collectifs avec la ligne SNCF de ceinture.
Comptez sur nous, Monsieur le Maire, pour persister dans l’insolence de faire de la politique dans ce conseil municipal. Nous ne vous exonérerons pas de votre appartenance à un courant politique dont l’action gouvernementale et législative a évidemment des répercussions sur la vie quotidienne des ménages bordelais et sur les réalisations municipales (du fait du désengagement de l’Etat). La politique, c’est à la fois la vie de la cité et les choix d’organisation de la société. Certains, à droite comme à gauche rêvent de brouiller la ligne droite-gauche qui a bâti le socle républicain de notre pays. Et bien sachez que nous combattrons par exemple les tentatives de récupération des symboles du mouvement ouvrier et de la mémoire communiste par un chef de l’Etat qui en bafoue les valeurs aujourd’hui. Sachez que Natalie Victor-Retali et moi, dans la continuité de l’action de Claude Mellier, serons là pour rappeler qu’entre droite et gauche, il faut choisir! Entre justice sociale et cadeaux fiscaux aux plus riches, il faut choisir! Entre logement pour tous ou logement De Robien pour une minorité, il faut choisir! Entre services publics ou privatisations au profit de quelques actionnaires, il faut choisir !… Cela bien sûr dans un esprit de responsabilité, respect du pluralisme, de coopération avec les services municipaux, d’écoute mutuelle et de service indéfectible aux intérêts de l’ensemble de nos concitoyens. Merci. Vincent Maurin, Président du groupe.
======> Deux communistes au Conseil municipal de Bordeaux !
Natalie Victor-Retali vient d'être élue conseillère municipale de Bordeaux.
En effet, Alain Rousset et les membres de la société civile, en toute logique, ont laissé leur place aux militants des partis politiques de gauche qui suivaient sur la liste. Le PCF aura son groupe à la Mairie de Bordeaux ! Que ceux qui rêvaient d'en finir avec cette force politique en déclin ravalent leurs sanglots, les cocos résistent... à Bordeaux... comme ailleurs ! Natalie prend la succession de Claude Mellier, qui a représenté le PCF durant 3 mandats à Bx. Avec Natalie nous ouvrons une nouvelle page de l'action des élus communistes sur la ville. La grande expérience de Claude va nous manquer mais nous nous engageons à poursuivre avec couleur ses combats bordelais ! Qui est Natalie ? Née en 1964, cette institutrice a débuté sa carrière en 1983 dans les Bouches-du-Rhône. Après avoir été enseignante au lycée français de Madrid de1987à1992, elle arrive à Bordeaux en 1992. Elle fut enseignante à l'école Henri IV pendant 13 ans, puis il prit la direction de cette école pendant 5 ans. Très active dans le tissu associatif militant, elle est la co-fondatrice du Réseau Education Sans Frontière 33 en octobre 2005 et militante active de ce réseau. Elle est aussi photographe et a exposé ses travaux en novembre 2006 à Bordeaux et en janvier 2007 à Aix-en-Provence; elle a effectué des stages auprès des Rencontres Internationales de la Photo d'Arles en avril et juillet 2007. D’autres expositions de ses œuvres sont programmées en 2008 à Paris, Marseille; Ste Foy La Grande; Bordeaux… Son engagement politique au PCF date de 2006. Candidate aux élections cantonales du 5ème canton, elle vient de réaliser (avec Jacques Duprat) un très bon score de 7.2 % !
===è Pour un parti que certains annonçaient il y a quelques semaines encore comme définitivement mort, beaucoup de salive et d’encre coulent à son propos depuis dimanche ! Les faits sont là : le PCF, à Bordeaux, en Gironde, comme dans tout le pays, confirme son implantation locale et reste la 3ème force politique du pays. Tant du point de vue municipal où il est en position de reconquête dans plusieurs départements (et a remporté les primaires sur le PS en région parisienne), que du point de vue cantonal où il retrouve ses résultats de 2001. A Bordeaux, il dépasse les 7 % sur les 5 cantons renouvelables avec une pointe à 14 % sur Bordeaux 1 (+2 % sur 2001)! Leur score est évidemment l’expression d’une sanction contre la droite, sa politique et ses candidats. Le contenu des professions de foi des candidats bordelais aux cantonales était d’ailleurs clair : « utiliser le vote communiste contre la politique de Sarkozy et ses relais locaux ! ». Mon journal et ma profession de foi, sur Bordeaux 1, avaient même pour titre « STOP la droite ! » avec une volonté forte de « politiser » le débat local afin de ne pas rester à un argumentaire superficiel « je suis d’ici… elle est d’ailleurs ! » De Balguerie (7.31 % et + 2.8 % sur 2001) à Achard (25.7 % et + 9 % sur 2001), les 1084 électrices et électeurs du PCF du canton ont d’abord voulu sanctionner la droite ! Notre appel (Fabienne Auguste et Vincent Maurin) pour le second tour du 16 mars est, on ne peut plus clair : « voter Philippe Dorthe et Sandrine Doucet pour que le canton reste à gauche ! » Toute tentative de « racolage » en direction des électeurs communistes déshonore ses auteurs : Quel mépris pour ceux qui souffrent de la mise en place des mesures ultralibérales du gouvernement sarkozyste : franchises médicales, blocage des salaires, précarité, atteintes aux retraites, hausse des loyers, casse du service public, expulsions des immigrés … ! Quel affront pour ceux qui, par leur vote communiste, refusent le démantèlement du socle social et républicain acquis de haute lutte dans les périodes où le PCF pesait 20-25 % au plan national ! Quel irrespect du suffrage universel qui a besoin de clarté autour de la ligne droite gauche que je sais que certains à droite comme à gauche rêvent de brouiller ! Et au fond, quelle regrettable bassesse à prendre les électeurs pour des citoyens amnésiques ou calculateurs sans vergogne. Mon appel franc à voter Dorthe n’est pas un ralliement à la politique du PS qui, sur quelques sujets (traité européen par exemple), est plus proche de la droite que du PCF. Mais au contraire, un gage de clarté pour garantir une politique sans ambiguïté à gauche dans notre pays et sur notre canton. Je sais que Philippe, conseiller général, prendra en compte certaines idées-force que j’ai portées dans la campagne électorale : développer la vocation industrielle et portuaire des bassins à flot, plus de logement social dans les nouveaux projets, un 3ème collège dans le quartier du lac, un conseil cantonal de concertation des citoyens, plus de transparence dans les aides du Conseil général, un travail plus étroit avec les élus municipaux et CUB du PCF. J’ai confiance. Le reste relève de la politique-spectacle… et d’élucubrations d’un ex-journaliste has been… Vincent Maurin, Conseiller municipal communiste de Bordeaux
http://vincent.maurin.elunet.fr/
Le 14 mars 2008. La couverture par « Sud-Ouest » des candidatures présentées par le PCF sur l’ensemble des cantons renouvelables du département, les articles concernant les initiatives de solidarité avec les salariés de FORD pour un avenir industriel en Gironde, m’avait habitué trop brièvement semble-t-il à un traitement à peu prés correct de l’information. On m’avait pourtant dit que l’on ne tirait pas sur un corbillard ou une ambulance. Apparemment, c’est quelque chose que vous ignorez, ou alors, c’est que, dans l’ambulance le blessé est encore en trop bonne santé, au point d’essayer de l’achever, ou tout au moins d’essayer d’aggraver son état. J’ai hésité avant de vous écrire, entre le mépris, comme vous le pratiquez dans votre article à l’égard des dizaines de milliers de Girondins qui osent encore utiliser le vote pour des candidats présentés par le PCF pour manifester leur volonté de construire une société de solidarité et de partage, et la confrontation d’idée base de la démocratie. J’ai choisi le débat, mais sachez que cela m’a demandé beaucoup d’effort. Certes les communistes ne sont pas sortis d’affaire, et avec eux toutes celles et ceux qui pensent qu’un autre monde est possible, qui luttent et qui résistent aux tentatives de casse du droit du travail, de la sécurité sociale, des services publics de proximité, des entreprises industrielles, de la recherche publique,… Mais je pensais naïvement que l’évènement, après la nouvelle mort annoncée du PCF après les élections présidentielles de 2007, un an après, que la surprise serait qu’il existe encore des hommes et des femmes qui continuent tout à la fois à afficher leurs convictions politiques et leur engagement communiste, et qu’ils osent mettre leurs compétences au service des citoyens, y compris au plus haut niveau de responsabilité des communes et des villes, et que les électrices et électeurs girondins osent leur reconnaître ce rôle et cette utilité. Je pensais que la surprise serait aussi, que dans les duels au premier tour imposé par le Parti Socialiste à des listes conduites par des maires communistes sortants, les listes de large rassemblement l’avaient emportées dans la plus part des cas en France, y compris en Gironde comme à Sainte-Eulalie. Tout cela vous a semble-t-il échappé, puisque tout votre article consiste une fois de plus, - et je lis cela depuis plus de trente ans dans « Sud-Ouest » et dans d’autres journaux au lendemain des élections, - a démontrer, et cela avant même que le second tour ait eu lieu, avant même que les maires aient été élus par leur conseil municipal, qu’il y aurait moins de maire élu en Gironde en 2008, et qui tout en étant membre du parti communiste, et pas chef de file d'une liste de communistes (Ce n'est jamais le cas nulle part, et ce n'est pas la démarche du PCF) mettront leurs compétences au service des habitants de leur ville ou de leur commune. Je n’ose imaginer que vous essayez de peser sur les résultats des élections municipales pour les seconds tours qui restent à effectuer en Gironde, en essayant peut-être d’induire aux électrices et aux électeurs, l’idée que cela n’aurait pas beaucoup d’intérêt de voter pour une liste conduite par quelqu’un membre d’une organisation en voie de disparition ! Votre déontologie de journaliste, bien entendu, vous l’interdit. Alors pourquoi autant de mépris ? Pourquoi ne parlez-vous pas dans votre article des dizaines d’adjoints au maire membre du parti communiste, et de celles et ceux qui sans être adhérents du PCF sont membres de l’association des élus communistes et républicains ? Pourquoi ne parlez vous pas dans votre article des centaines d’élus municipaux dans la CUB et dans le reste du département qui mettent leur engagement au service des populations de leur commune et de leur ville ? Pourquoi ne parlez-vous pas des milliers d’adhérents et de militants du PCF en Gironde, qui comme moi, sans avoir obligatoirement de fonction élective, apportent leur contribution au bien commun ? Vous avez semble-t-il, une drôle de conception de la démocratie que vous réduisez à l’aspect représentatif et délégataire réduisant au seul premier parmi les élus la représentativité municipale, et vous semblez méconnaitre toute idée de démocratie directe et de souveraineté populaire. Je pensais semble-t-il à tord, que la royauté avait disparue en 1789. Elle semble malheureusement, avoir été remplacée par la Monarchie Républicaine. Je ne vous demande pas de partager mes idées, mais au moins de faire votre travail sérieusement. J’ai malheureusement perçu votre article comme malhonnête, ce qu’il n’est peut-être pas, manifestant en tout cas une méconnaissance pour le moins surprenante de la réalité. J'ose espérer, dans l'intérêt de vos lecteurs, dont je suis, que vous saurez rétablir le plus vite possible la vérité. Avec tout mon irrespect, mais moi je ne suis pas journaliste, Dominique BELOUGNE, Militant de l’éducation populaire, des droits de l’homme, alter-mondialiste, syndicaliste, élu du personnel au Conseil d’Administration de l’Université de Bordeaux II, et communiste. –From : Dominique.Belougne@gmail.com
« Méfions-nous de nos amis » : Maryan Charruau
--- Résolument optimiste. Ainsi s'affiche le PCF girondin. Et plus réaliste que le globalement positif des sinistres années soviétiques. Certes, la bataille dialectique pour savoir qui des Verts (1) ou du PCF représente la deuxième force de gauche est ouverte. « Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 1,2 million d'électeurs au niveau hexagonal, dont 24 000 en Gironde, se sont déplacés pour voter communiste. Mais pas question d'engager un quelconque combat avec les Verts », souffle Max Guichard. (2) Responsable des élections au PCF, l'élu de Cenon semble avoir recouvré un certain sourire après les récentes élections. « Avec 9 % au plan national et 8 % au niveau local _certes ce ne sont pas les mêmes élections_ nous sommes loin des 2 % de la présidentielle », lance-t-il, soulagé.
--- Génération. « Sur le plan local, nous n'avons perdu qu'un seul maire communiste, à Saint-Caprais. A Sainte-Eulalie, Christian Laur l'avait emporté lors d'une triangulaire », poursuit Max Guichard. Il repousse le succès de communistes à la tête de liste de rassemblement citoyen, tel Loupiac. « Ce serait insultant. » Et Blaye ? « Ex-communiste, Denis Baldès a gagné avec des méthodes qui ne sont pas les nôtres. Nous avons soutenu le candidat PS. Mais Blaye, c'est avant tout le rejet du système Madrelle. » Il revendique « des victoires à gauche quand il y a eu rassemblement. Là où le PC a le plus progressé, la gauche l'a emporté. Nous avons fait gagner cinq cantons, dont celui de Bordeaux 5. Dans la CUB, nous avons le même nombre d'élus, à un élément prêt ». Max Guichard affirme qu'une « nouvelle génération se met en place, tel Sébastien Laborde à Coutras ».
--- Trafalgar. Mais la colère gronde dans les rangs du PCF à l'encontre de ses traditionnels alliés de gauche. « Ce qui s'est passé à Calais et à Montreuil est intolérable, avec l'élection d'un UMP et d'un Verts (Dominique Voynet), au détriment d'un communiste. Quelle idée de rassemblement donne-t-on au peuple de gauche ? On utilise les voix de droite ! Sur le fond, c'est dramatique comme message », insiste Max Guichard. Il y voit là un mauvais présage de ce qui pourrait arriver à la CUB (3) lors de l'élection du président. « J'ai de grosses inquiétudes. Les grandes manoeuvres ont commencé. C'est reparti comme en 2001. Tout est en place pour un coup de Trafalgar. à la CUB, comme ailleurs sur le plan national, on préfère faire alliance avec la droite plutôt que permettre au PC d'exister. » À titre personnel, Max Guichard loue « le travail de grande qualité », réalisé aux côtés du président Feltesse. « La présidence est fondamentale. J'ai vécu une période avec la gauche, ce n'est pas tout à fait la même chose qu'avec la droite. Ne serait-ce qu'en termes d'orientations ! », jure-t-il. (1) Voir notre précédente édition. (2) Au 1er tour des cantonales, les 9 candidats des Verts ont obtenu au total 27 797 voix. (3) Le PC comptera non plus dix délégués mais huit.
http://www.sudouest.com/230308/reg_gironde.asp?Article=220308aP2117806.xml
Le « Loupiac », c’est aussi une belle campagne qui se déguste…Vendredi 14 mars, Lionel Chollon, instituteur, 42 ans, responsable pendant 4 ans du journal « Les nouvelles de Bordeaux », rédacteur en chef du journal l’Ormée, a été élu maire du village de Loupiac, par les 15 membres du nouveau conseil municipal, tous issus de la liste « Vivre ensemble un Loupiac ouvert et harmonieux » qu’il conduisait.
--- Comment expliquez-vous cette belle victoire ?
L. Chollon : Le village souffrait depuis des années de l’immobilisme des élus en place. La municipalité sortante n’a pas anticipé l’arrivée d’une nouvelle population et l’émergence de besoins nouveaux en terme d’équipements et d’infrastructures. La gestion manquait de transparence avec un terrible manque de communication entre les élus et les citoyens. Face à cette situation, nous avons su construire et proposer un projet alternatif réaliste, sérieux, ouvert. Nous l’avons mis en débat dans le village. Nous avons organisé plusieurs réunions publiques pour recueillir l’avis des habitants ce qui nous a amené à le corriger, le préciser, l’améliorer. Le besoin de paroles et d’échanges sur l’avenir de la commune était très fort. Cela a été un de nos atouts. Nous avons fait vivre la démocratie participative dont on parle tant. C’est une belle expèrience.
--- Présentez-nous un peu votre liste ?
L. Chollon : La richesse et la force de notre liste étaient sa diversité et sa compétence. Des actifs, des retraités, des nouveaux habitants, des plus anciens, des parents d’élèves, des enseignants, des artisans… Pour beaucoup d’entre eux, leur engagement dans une campagne électorale était une première. De septembre à décembre 2007, nous nous sommes réunis régulièrement pour lister les besoins de la commune et pour débattre entre nous de premières propositions. Nous avons réussi l’exploit d’écrire à 15 un projet pour Loupiac dans le respect de chacun. Début janvier 2008, nous étions prêts pour lancer la campagne.
--- Quels sont vos projets immédiats ?
L. Chollon : Nous sommes conscients des attentes de la population. Il ne va pas falloir la décevoir. Une de nos priorités est de rétablir le contact entre les élus et les habitants. Nous allons développer la communication pour informer régulièrement la population de notre action et des projets en cours, pour organiser les échanges et la confrontation d’idées… Nous allons améliorer l’accueil de la mairie qui doit redevenir une maison commune. Chaque commission va établir un état des lieux. Nous allons aussi lancer très vite la concertation concernant le projet de restructuration du site de l’école. Nous allons aussi tisser de nouveaux liens avec les élus des autres communes. Loupiac doit devenir un acteur actif de l’intercommunalité.
--- La mairie se rattachera-telle administrativement à un parti politique ?
L. Chollon : Je suis adhérent du PCF depuis 24 ans. Mais la plupart des conseillers municipaux ne sont adhérents d’aucun parti politique. Pendant la campagne, nous ne nous sommes jamais déclarés apolitiques puisque pour nous un engagement pour diriger une mairie est un acte politique si on se réfère à la racine grecque du mot « politique » qui est « polis », « la cité ». Par contre, compte tenu de notre diversité, il était inconcevable de nous rattacher à l’idéologie d’un seul parti. Nous avons convenu que nous étions porteurs d’aucune étiquette politique. Je respecterai cette décision. Notre municipalité sera déclarée « sans étiquette ».
=====> Loupiac Située au bord de la Garonne, cette commune de 1 100 habitants, abrite sur ses coteaux un vignoble AOC remarquable qui sculpte un paysage magnifique. Son patrimoine est très riche avec son église du XIIème siècle, une villa gallo-romaine, et différents châteaux. Elle est rattachée administrativement au canton de Cadillac (12 000 habitants) et à la communauté de communes des Côteaux de Garonne (6 000 habitants).
=====> L’élection du maire et des 4 adjoints s’est déroulée vendredi 14 mars devant plus de 100 personnes dans une ambiance très chaleureuse. Les sourires éclairaient tous les visages. Faute de place, le vin d’honneur a dû être servi sur la place de la mairie.
=====> Maire : Lionel Chollon, professeur des écoles. Adjoints : Michel Pouvereau, retraité de l’hôpital, Cécile De Gabory, médiatrice culturelle, Jean-José Bonneron comptable , Michel Claverie instituteur.
- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Interruption de séance : Patricia Callen
Avec une information différente chaque jour quant au déroulement du premier conseil, il n'était pas facile de s'y retrouver! Finalement, la procédure a bien été respectée, avec toutefois une certaine originalité dans son déroulement. A 18 h 30, le maire sortant a effectué, selon les règles, la mise en place du nouveau conseil, issu du scrutin de dimanche. Ayant remis les clés de la mairie au doyen des élus, Jean-Claude Lamothe a aussitôt quitté les lieux. Henri Kasprzack, en sa qualité de président, a immédiatement annoncé une suspension de séance jusqu'à 20 h 30! C'est donc après un long intermède que le nouveau conseil a enfin pu élire le maire, Lionel Chollon, à l'unanimité, dans une mairie pleine à craquer d'une véritable foule débordant à l'extérieur. Le nouveau maire a adressé ses remerciements à «tous ceux qui ont travaillé et permis cette victoire» et exprimé ses souhaits «de voir les administrés ne pas hésiter à franchir les portes de la mairie» et sa volonté de «tenir les engagements pris et de travailler la main dans la main avec les élus des huit autres communes de la CDC». Un coup de théâtre avant de passer au vote pour élire les adjoints, lorsque Bernadette Cardon, en troisième position sur la liste, a annoncé qu'elle ne pourrait pas, compte tenu de ses obligations professionnelles, assurer le poste d'adjoint que tous s'attendaient à lui voir attribuer. Le conseil a ensuite élu les quatre adjoints: 1er adjoint Michel Pouvereau, 2e adjointe Cécile de Gabory, 3e adjoint Jean-José Bonnereau, 4e adjoint Michel Claverie. Michel Pouvereau était particulièrement ému, en faisant référence à son père, Roland Pouvereau qui, en 1971, avait pris ses fonctions de maire à la suite d'une élection semblable, dans son résultat inattendu, à celle de cette année 2008. Date est déjà prise pour le prochain conseil, qui aura lieu le 25 mars. http://www.sudouest.com/160308/vil_gir_langon.asp?Article=150308aP2073558.xml
Brigitte Bernaleau, salariée au GAN, prend la suite. Nichée entre Libourne et Fronsac, cette commune de 800 habitants vient d’élire Brigitte Bernaleau, maire de la Commune. Elue depuis 7 ans dont 4 ans adjointe, ses amis et collègues lui ont demandé de prendre la suite du maire sortant, 78 ans démissionnaire. Responsable syndicale au GAN, connue pour ses combats tenaces, elle s’engage avec sa nouvelle équipe pour de nouveaux projets sur la commune. L’apport d’une population nouvelle, jeune, nécessite après la création de nouvelles classes, l’agrandissement du restaurant scolaire, la construction de logements à loyers accessibles. Le développement de la vie associative et citoyenne sera le point d’appui efficace de notre nouvelle Madame le Maire et son équipe. Claude Mellier - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
L’investiture de Jean Corbanèse dimanche 16 mars : un moment d’émotion partagée avec les habitants et voisins. Pour son premier discours officiel en tant que maire, il a remercié les électeurs de la confiance qu’ils ont témoigné à cette liste. « Cette confiance, ce sont les conseils précédents qui ont su la faire grandir, depuis Jeannot Lafourcade, en passant par François Doux et Michel Hilaire ; ils ont su faire ce qu’est devenu ce petit village convivial où l’on aime rester et où l’on aime revenir. Durant mon premier mandat, j’ai beaucoup appris, sur la démocratie locale, l’écoute, la transparence, le respect, des mots écrits dans la profession de foi : ces mots n’ont pas été écrits à la légère ; ils représentent le minimum à respecter pour un conseil municipal digne de ce nom. Croyez bien que j’y serai attentif. Notre gestion saura se démarquer de ce qui se fait en haut lieu et qui se veut un exemple, la preuve : aucun d’entre nous n’est encore allé dans un grand restaurant pour fêter son élection, aucun d’entre nous n’est allé se reposer gratuitement sur un bateau et aucun d’entre nous n’a encore prévu de voyage en Egypte... Excusez-nous, nous n’avons pas les même valeurs ! Mais le plus dur reste à faire : la commune, les différents syndicats, la communauté de communes, le pays, autant d’organismes auxquels nous nous devons de participer pour faire entendre notre voix. Votre mairie, ce sont des conseillers, bien sûr, mais c’est aussi une petite fourmilière occupée par des secrétaires soucieuses du service public de proximité, des services techniques qui accumulent les travaux en régie permettant des économies substantielles sur le budget communal. Ce sont encore des agents qui font manger vos enfants avec le souci perpétuel d’offrir de la qualité ou encore des aides ménagères et des ATSEM, des personnels d’entretien… A tous ceux-là, je souhaite bon courage car ils devront nous supporter avec nos qualités mais aussi nos défauts qui sont d’ailleurs très peu nombreux… Vous avez devant vous 15 élus prêts à faire progresser votre village, mais ils ne pourront le faire sans vous ; nous avons besoin de vous, aidez-nous à consolider les fondations et les murs de ce village pour que les grands, les petits, les gros, les maigres, les jeunes, les vieux se respectent, s’écoutent et que tous nous vivions ensemble à St-Pierre d’Aurillac. Quant à moi, St-Pierre m’a accueilli, m’a fait grandir dans ses associations ; je dois quelque chose à St Pierre et je suis prêt à beaucoup lui donner. Je ne peux terminer ce petit discours sans une pensée pour Pierre Servais qui nous quitté voilà quelques mois et qui j’en suis sûr aurait été parmi nous aujourd’hui. Cette première séance, Pierre, elle est pour toi ! ».
--- Michel Hilaire, 1er adjoint
Avant la remise traditionnelle des écharpes, Michel Hilaire a pris la parole : « Etre premier adjoint n’était pas tout à fait mon intention. Les nouveaux élus et Jean ont insisté et m’ont convaincu en me disant « tu n’as pas fini ton travail, celui de transmettre, de nous donner tous les moyens d’exercer notre mandat, tu dois aller jusqu’au bout ». C’est un défi de plus. Je pensais et je pense toujours qu’il n’est pas bon qu’un maire exerce plus de deux mandats, donc j’arrête, mais j’accepte d’ajouter un mandat (ou une première partie de mandat) d’adjoint au service de ceux qui continuent. Rendre le pouvoir et non le confisquer, c’est une autre conception de la politique et de la république. Peu de maires souhaitent agir ainsi, très peu osent le faire, pourtant je crois que c’est naturel. A Saint-Pierre on essaie de rassembler, d’inventer, de sortir des sentiers battus. Cette posture me plaît, je suis prêt à y dépenser de l’énergie ! Je ne jette pas l’éponge, je ne me fonds pas dans l’anonymat, je ne pratique pas la politique de la chaise vide ; simplement avec notre nouveau maire, je souhaite aller au bout de mes convictions et leur donner ainsi de la force ! » - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Avec 76 %, Pierre Augey dépasse de loin tous les candidats de gauche, mais aussi de droite. Sur la ville de Langon, par exemple, où au premier tour des municipales la liste d’union de la gauche conduite par Charles Vérité – dans laquelle figurent 4 élus communistes - a été élue avec 63 %. Pierre Augey rassemble plus de 73 % des suffrages exprimés au second tour de la cantonale face au même Charles Vérité, qui était aussi candidat à la cantonale. A peine quatre points de moins sur le total des voix de gauche du premier tour, en dépit d’une participation inférieure de 19 points. Pourquoi le journal Sud-Ouest fait-il silence sur cette information ? Le maire de Langon, dont l’appel à voter au second tour pour le candidat de gauche arrivé en tête a été réduit à sa plus simple expression, a quitté dimanche soir le bureau centralisateur avant l’arrivée des résultats du canton, laissant à son adjointe la responsabilité d’annoncer les résultats et de féliciter de Pierre Augey et sa suppléante Carole Mallié... Correspondant local
=====> Pierre Augey et sa suppléante Carole Mallié (au centre de la photo) entourés de Rosette et d’Hervé Baylac le futur secrétaire de section ont remercié tous ceux qui ont permis cette réélection. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Avec 459 voix et 7,80% (+ 284 voix), Stéphane Le Bot, candidat du PCF, enregistre une progression de près de 62 % sur 2001. Historique pour le PCF ! Il faut remonter loin en arrière, dans les années 80, pour retrouver de tels scores. Etre candidat dans ce canton à la pointe du Médoc, coincé entre océan et estuaire, paraissait être un pari difficile… Eloigné des centres de décisions, ce canton semble oublié, isolé au bout de cette presqu’île médocaine... Sa façade océane vit surtout l’été, et survit le reste de l’année, devant faire face à une grande précarité et un fort taux de chômage (20 %). Pour certains, c’est un cul de sac, une voie de garage qu’il faut désenclaver. Pour le jeune candidat du PCF, Stéphane Le Bot « c’est un vrai carrefour économique, une porte ouverte sur l’Europe et le monde par son port du Verdon qu’il faut développer en lien avec voie ferrée d’un côté et estuaire de l’autre... » Inconnu sur ce canton, face à deux candidats maires de leur commune, il a choisi de mener une campagne de proximité en rendant visite à tous les communistes : adhérents, amis et sympathisants du canton. « Dès les premières rencontres, très chaleureuses, j’ai senti une grande motivation derrière ma candidature*… Ce canton est très marqué par son port qui a connu de grandes heures et une très grande activité. J’ai pu rencontrer des anciens et des salariés actifs du PAB, tous inquiets pour l’avenir de ce port qui ne vit que très peu. Seulement 3 bateaux en moyenne par semaine... Ainsi un commerçant du Verdon m’a dit qu’il fallait des bateaux au port pour qu’il y ait du travail là-haut ! » Stéphane s’est donc fait le porte-parole de ce port « véritable atout économique qui doit devenir un vrai carrefour de transit pour le transport marchandise – qui aujourd’hui encombre la rocade et l’A10 - via la voie ferrée d’un côté, l’estuaire et le fleuve de l’autre. » Pour lui, « ce canton est idéalement placé pour accueillir des entreprises qui ont un débouché sur l’Europe et le monde et ainsi créer de l’emploi, dont le canton a tant besoin. » « Le dimanche 9 mars au soir, lors du dépouillement à St-Vivien, j’ai croisé nombre de regards complices, chaleureux, des sourires… Je n’étais plus inconnu. J’avais réussi à exister et surtout à exister dans les urnes, puisque sur ce bureau j’obtenais plus de 11 %. Vivre un tel moment en tant que candidat est très fort humainement et émotionnellement. Comme je le déclarais entre les deux tours en appelant à battre la droite, je resterai présent sur le terrain et attentif à l’action de Serge Laporte, élu le 16 mars grâce à l’exemplaire report des voix portées sur ma candidature lors du premier tour. » Le combat continue donc pour défendre les salariés du port dont le statut est menacé par la droite, pour créer de l’emploi autour du port, pour une offre de transport public à la hauteur des besoins, et permettant une alternative crédible au « tout voiture », pour faciliter l’accès aux soins et offrir de meilleurs services aux personnes âgées. Et Stéphane conclut : « Depuis le 9 mars, nous sommes déjà plus nombreux à porter ces combats... Et un merci tout particulier à Michel Guéraud, ancien du PAB, qui était aussi candidat sur le canton de Lesparre… Encore une bonne nouvelle ? Didier Barade, électricien au PAB, a décidé de rejoindre le PCF. » « Mon blog (stephane-lebot.elunet.fr) m’a permis d’expérimenter un autre moyen de communiquer, rendant mes propositions plus interactives suscitant commentaires, réactions, questions… plus de 300 visites. Une belle réussite. Mon blog restera ouvert sous un autre nom, pour que le combat continue… » * Souscription motivée également : 615 euros collectés. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Lisant dans Sud-Ouest, sous la signature conjointe de L. Bosdecher et H. Pons, cette appréciation concernant les scores PCF et Verts sur le canton de Blanquefort : « Deux partis en net recul par rapport à 2001… ». Je suis très surpris que soient mis sur le même plan (ou la même pente vertigineuse !) ces deux forces politiques dont les résultats du 9 mars ne sont absolument pas similaires. (…) Car force est de constater que sur ce canton l’électorat des Verts a fondu de moitié par rapport à 2001 : - 1 097 voix et – 7,47 %. L’évolution des résultats du PCF, représenté par J.-C. Conte, en perte de 125 voix et de 1,73 %, n’est absolument pas parallèle à celle des Verts. (…) Sur la commune de Blanquefort, le PCF consolide même son score de 2001. Jean-Jacques Crespo - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Tout un symbole : l’Élysée a annoncé la redisposition du dispositif de « communication » présidentielle. C’est donc là le principal remaniement envisagé au lendemain de la sévère défaite des élections municipales et cantonales. Autrement dit, Sarkozy et Fillon jettent déjà le résultat des urnes au panier pour tenter de relancer la même politique. Tout un programme : « garder le cap, faire de la pédagogie, répéter le message » ; Alors que l’hyperprésidentialisation est largement dénoncé, tout se resserre encore davantage autour du président lui même. Un « staff politique » est créé au sein de la cellule « com » pour « expliquer les réformes », animé par une ancienne journaliste du Point. Pour le reste, aucun des grands problèmes quotidiens des Français qui ont motivé les électeurs ou conduit beaucoup d’autres à rester chez eux ne sont évoqués. La droite prend soin d’éviter les sujets qui fâchent pour rabâcher sur la nécessité « d’accélérer les réformes ». Or derrière cette formule se profilent de nouvelles attaques contre les retraites et l’assurance maladie, le dépeçage du Code du travail, une nouvelle dérive présidentialiste des institutions, des mesures en rafale contre le système éducatif, la lente agonie de l’audiovisuel public... Toutes orientations devant lesquelles les électeurs viennent précisément de mettre le holà.
--- Après avoir voté à gauche, rien n’est plus urgent que de la faire vivre
Le désaveu infligé par les urnes est pourtant clair et les électeurs ont mille fois raison. La France ne peut pas supporter cette politique pendant encore quatre ans. Et face au déni de démocratie dans lequel le pouvoir sarkozyste semble décidé à s’enfoncer, les électeurs qui viennent de prendre la parole ne doivent pas la rendre. L’heure est plus que jamais à l’action et à la construction politique. Les femmes et les hommes de gauche élus peuvent jouer un grand rôle. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Le Comité de Soutien et de Sauvegarde de l’emploi industriel du site Ford appelle à soutenir ses propositions.
Les syndicats proposent des solutions depuis des mois*.
• Fabrication et assemblage de véhicules électriques et hybrides en coopération avec d’autres sites industriels de la région. (Safi - Solectron - Composite Aquitaine - Dassault - Boloré ...)
• Fabrication de voilures et de pièces pour la fabrication d’éoliennes Développement industriel de la fabrication de panneaux solaires et de produits tournés vers le développement durable.
• Création d’un site de recyclage et de retraitement des véhicules usagés.
Les pouvoirs publics doivent impulser, donner des moyens pour la recherche et promouvoir des productions utiles au développement industriel et à la satisfaction des besoins. Pour cela, il faut un véritable engagement politique pour aboutir. Il y a urgence. Nous pouvons, nous devons sauver les emplois industriels. C’est possible, l’argent existe. Utilisons les profits des compagnies pétrolières et de la spéculation financière.
=====> PETITION*
Je soutiens les propositions, la lutte utile et légitime des salariés de FORD pour le maintien de l’emploi industriel qualifié et correctement rémunéré.
Nom-Prénom....................................................
Adresse.......................................................
Signature
À retourner au Comité de Sauvegarde et de Soutien CE FORD - BP 32 - 33292 Blanquefort Cedex
* Signer la pétition sur Le Site du CE : http://www.ce-ford-ai.com/
- Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
La CGT, dans l’unité la plus large possible, appelle à se rassembler, dans toute la France, samedi 29 mars. Manifestation à Bordeaux à 10h30 Place de la République. La Fédération CGT des cheminots, sur l’ensemble des dossiers retraites, salaires, fret, emploi, service public, droit de grève, appelle à créer les conditions de la mobilisation ancrée dans les établissements et à participer massivement aux manifestations. Depuis le 21 novembre 2007 se déroulent, à la SNCF, des négociations sur notre régime spécial de retraite et ses droits. Ces négociations ont été imposées au gouvernement et à la Direction de la SNCF grâce aux fortes mobilisations des cheminots du dernier trimestre 2007. L’imposante manifestation du 22 janvier 2008, ainsi que la grève du 12 mars 2008 ont également pesé sur les décisions de la Direction. Les avancées obtenues, même si le compte n’y est pas, sont le fruit de ce processus d’action. Dès le mois de septembre 2007, les Fédérations CGT des salariés impactés par la réforme des régimes spéciaux ont alerté l’ensemble du monde du travail en démontrant que l’objectif du gouvernement était de prolonger encore la durée des cotisations dans le cadre du rendez-vous de 2008 et ce, pour tous les salariés. C’est le système par répartition que le gouvernement et le Medef veulent remettre en cause. Les groupes financiers se positionnent fortement pour le transformer en système individualisé par capitalisation. La Direction de la SNCF va dans le même sens lorsqu’elle tente d’imposer aux cheminots un PERCO (Plan Epargne Retraite Collectif). Le gouvernement veut imposer de nouveaux reculs sur les retraites en 2008. En effet, de mars à mai s’ouvre une nouvelle phase de discussions avec le gouvernement sur l’avenir de notre système de retraite. Un gouvernement qui veut confirmer les orientations tracées en 2003 par l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation et une nouvelle baisse du niveau des pensions. Le mécontentement, les exigences exprimées de plus en plus massivement dans les luttes et dans les urnes lors des élections municipales et cantonales doivent trouver d’autres réponses. En ce sens, la CGT estime que la meilleure façon d’aborder de telles échéances est de faire entendre dès à présent les revendications de tous, actifs et retraités. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Mercredi 19 mars à Bordeaux, la FSU et le SNUipp appelaient à un rassemblement. Cette manifestation se tenait dans le cadre de la semaine nationale d’action. Les syndicats y ont diffusé un tract pour alerter l’opinion sur les menaces qui pèsent sur le service public d’Education, des conséquences des suppressions de postes, de la réduction des horaires des élèves, des nouveaux programmes, du pilotage des écoles par les évaluations, etc. - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Les associations intégristes anti-IVG se sentiraient-elles pousser des ailes ? Depuis l’élection de Benoît 16 et les délires mystiques de Sarkozy fin janvier, des milliers de personnes manifestaient à Paris contre le droit à l’avortement. Quelques jours plus tard, des évêques protestaient contre la campagne sur l’IVG du Mouvement français pour le planning familial. Une organisation ultra conservatrice, SOS Éducation, a lancé une pétition contre l’expo à la Villette « Zizi sexuel », le siège du Planning familial a été souillé, des menaces se multiplient contre des militantes féministes, etc.
--- Pas de coïncidence
Début février, le pape affirmait que « l’avortement ne pouvait être un droit humain, il est son contraire ». Dans tous les pays européens, la droite catholique s’agite en ce sens. La campagne du référendum européen en 2005 a été marquée par le débat sur « l’héritage » chrétien, montrant que l’Église tente d’utiliser les institutions européennes à son profit. Les arrêts de principe rendus par la Cour de cassation en février sont intervenus dans ce climat alarmant. Censée réconforter les parents endeuillés après un décès durant la grossesse, cette décision permet à « un foetus né sans vie d’être déclaré à l’état civil quel que soit son niveau de développement ». Pour beaucoup, c’est une brèche qui pourrait à terme remettre en cause le droit à l’avortement. On peut comprendre que des familles puissent être en situation de souffrance dans un tel cas, mais c’est une vraie question de société qu’il faut traiter. Pas question qu’elle intervienne à la va-vite, dans un contexte où on observe une recrudescence inquiétante des attaques anti-IVG. Certes, des associations conservatrices ont applaudi des deux mains la Cour de cassation. Pourquoi se priveraient-elles quand Sarkozy semble avoir fait sienne la pensée de Napoléon : « Comment avoir de l’ordre dans un État sans religion ? La société ne peut exister sans l’inégalité des fortunes et l’inégalité des fortunes ne peut subsister sans la religion. » - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Il aura lieu les vendredi 18 et samedi 19 avril à 20h30 au Centre Marcel Paul, 251 rue Judaïque. Retenez vos places ! « L’Ormée » a 20 ans cette année… et 77 numéros au compteur ! Disons-le sans trop de modestie : pour une revue culturelle uniquement animée par des bénévoles, cette longévité est tout simplement remarquable ! Alors, pourquoi ne pas sacrifier à la tradition ? Vingt ans, ça se fête ! Pour marquer une étape mais ouvrir surtout sur l’avenir.
--- Besoin d’« Ormée »
Ce ne sera pas sans un peu de nostalgie mais la détermination reste intacte et la conviction assurée. « L’Ormée » occupe une place originale en Gironde dans l’action contre toute marchandisation de la culture, pour élargir et démocratiser sans cesse les pratiques culturelles, pour la confrontation nécessaire entre créateurs, artistes, publics, en favorisant l’expression pluraliste des points de vue. L’horizon s’obscurcissant dans tous ces domaines, « L’Ormée » a encore bien des défis à relever. Elle y est prête. L’Association des « Amis de L’Ormée » partage avec la Revue ces objectifs et ces valeurs. L’une et l’autre, dans le respect de leur identité propre, agissent pour la « Renaissance d’un mouvement culturel fort ». Rien d’étonnant alors que l’Association et sa cheville ouvrière, la Chorale, se soient engagées dans la « Fête des Vingt ans ». Le Cabaret 2008 sera donc placé sous le signe de cet événement.
--- L’Evénement
Ce partenariat se concrétisera le samedi par la tenue d’un débat sur le thème de la liberté d’expression : « De Bordeaux à Paris, tous concernés ». Seront invités des organes de presse, des journalistes locaux et nationaux, des directeurs de revues, des spécialistes des médias pour aborder des sujets qui fâchent : pluralisme, indépendance, financements… Ces questions interpellent aussi bien ceux qui ont tenté ici l’aventure de journaux culturels indépendants que les citoyens « ordinaires » refusant la normalisation et le nivellement des esprits. Auparavant, les Ormistes auront fait le point au cours d’une conférence de presse sur les initiatives proposées en 2008 : rencontres, expos, spectacles… qui constitueront l’événement des Vingt Ans. Pour l’occasion, le hall du Centre Marcel Paul présentera un choix de textes, photos, graphismes parus sur « L’Ormée » tout au long de ces années.
--- Energie vocale
Pour ce Cabaret exceptionnel, « Les Amis de L’Ormée » ont sollicité un trio vocal toulousain issu des Motivés et 100 % Collègues : Les Grandes Bouches. Ils ne sont que trois, mais ils sonnent comme vingt, ce qui leur vaut le surnom de plus petit big band du monde : ils carburent à l’énergie pure, celle du swing… On les écoutera en deuxième partie dans un répertoire de chansons métissées et festives aux textes caustiques à souhait. Les choristes des Amis les rejoindront en fin de soirée pour un « boeuf » particulièrement tonique dont le public ne sera pas exclu. Pour commencer chaque soirée, la Chorale proposera a capella des chansons de France ou d’ailleurs qui ont marqué les grandes luttes populaires : Les Canuts, Bella Ciao, Le Temps des Cerises, We shall over come… et bien d’autres encore. A ne pas manquer l’interprétation de deux chansons de Jean
Ferrat, Ma France et La Commune dont l’harmonisation a été réalisée pour la circonstance par François Durand, chef de choeur : de la belle musique pour des chants rebelles.
--- Table commune
On ne change pas une formule qui marche. Comme les années précédentes, on accueillera le public des Soirées-Cabaret à partir de 19h30 et un apéritif sera offert par les Amis. Cette fois, ce sera un « Communard », allez savoir pourquoi ! Et on pourra tous ensemble échauffer nos voix avec une chanson du 19e siècle où il est déjà question d’un certain Nicolas qu’on assurait de la réalité bien vivante des espoirs populaires ! Entre les tiers temps déjà évoqués, il sera possible de se restaurer et de se désaltérer à petits prix : la réputation des assiettes préparées par Marie-France n’est plus à faire, celle du Médoc qui les accompagne non plus. Cette sixième édition du Cabaret revêt encore un caractère particulier. C’est sans doute la dernière fois qu’on vous invite au Centre Marcel Paul pour cette manifestation, ses locaux étant destinés à d’autres fins dans un avenir proche. Comment ne pas penser non plus à 1968 dans ce lieu qui symbolise la rencontre du monde du travail et du monde de la culture ! Deux raisons supplémentaires pour retenir sans tarder vos places. Jean-Jacques Crespo - Article paru dans l'Hebdomadaire "Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest " le Jeudi 20 mars 2008 - No 1729 - Abonnement 19,90 Euros pour l'année - Contact : nouvelles.SO@numericable.fr - Tél : 05.56.91.45.06 - Adresse : 15, Rue Furtado 33800 BORDEAUX
Les insoumis LCR : Patrick Faure
Ils sont finalement six sur l'agglomération bordelaise. Six conseillers municipaux LCR (Ligue communiste révolutionnaire) issus du dernier scrutin municipal. Ils se répartissent dans cinq communes où ils siégeront dans l'opposition. Fiers d'appartenir à une LCR qu'ils estiment insoumise et fiers de clamer haut et fort leur propre indépendance par rapport aux municipalités dont ils sont membres, toutes socialistes soit dit en passant. Au point de s'offrir quelques commentaires sur leurs plus proches voisins politiques, Lutte Ouvrière « qui vient de faire un virage à 180 degrés » ou le Parti communiste « qui finit toujours par accepter ce que lui commande le Parti socialiste. »
--- « Remontés ». Christine Héraud a été réélue à Cenon; Guy Lafon, à Cestas. Philippe Rouzé a été élu pour la première fois au Haillan. Monica Casanova a été reconduite seule cette fois-ci à Lormont. A Pessac, enfin, Isabelle Ufferte a vu son mandat renouvelé et assorti d'un renfort, Alexandre Hourtic. Un de chute à Lormont, et un autre de peu à Saint-Médard-en-Jalles (Jean-Marie Benaben).
Il n'y a en revanche aucun élu dans quelque conseil que ce soit hors de l'agglomération, pas plus qu'au Conseil général, même si la LCR souligne le bon score de Bernard Couturier (près de 9 %) sur le canton de Bordeaux-Bastide. Le leader départemental, Emmanuel Bichindaritz, a quant à lui réalisé seulement 3 % aux municipales à Bordeaux.
--- « Il y a un seul ouvrier élu au conseil municipal de Pessac. Les autres sont des cadres et des professions libérales. »
Quoiqu'il en soit, réunis récemment pour une conférence de presse, les élus précités sont « remontés » comme des pendules. Ils ont foi dans la démarche remise au goût du jour par leur médiatique secrétaire national Olivier Besancenot, en vue de la création « d'un nouveau parti anticapitaliste qui trouve énormément d'échos. Des anciens du Parti communiste, du Parti socialiste, des associatifs, des jeunes, des salariés sont intéressés », affirment-ils en choeur. Sans d'ailleurs émettre le moindre regret quant à la disparition _ dès lors que le nouveau mouvement aboutirait _ du sigle LCR. « C'est vrai, la question de la dissolution de la LCR est une nouvelle fois posée. Mais tout aura changé, explique l'un des six. Par exemple, le Parti communiste n'existera plus ! » Sourires entendus autour de la table.
--- Indépendants. Quant au Parti socialiste dominant à gauche, « nous avons affirmé notre indépendance par rapport à lui. Nous incarnons un véritable renouveau. » Avec la foi du charbonnier, ces hommes et femmes qui viennent de trouver légitimité dans les urnes, assènent au passage que « la forte abstention de ces dernières élections est un désaveu de tous les partis institutionnels. » « Dans les conseils municipaux, nous serons les porte-parole des luttes et de la population qui subit le plus les conséquences de l'offensive libérale. »
Et de citer des exemples locaux : « Dans nos précédents mandats, il y a eu des bagarres pour les salaires des employés de mairie à Cestas et Pessac : et nous avons pris position pour les salariés. Maires de gauche ou pas, quand ils sont employeurs, ils ont la même politique libérale. »
La plus expérimentée, Isabelle Ufferte, enfonce le clou : « Il y a un seul ouvrier élu au conseil municipal de Pessac, une femme de ménage. Les autres sont des cadres et des professions libérales. Et au niveau de la Communauté urbaine, c'est reparti pour la cogestion avec la droite ! »
http://www.sudouest.com/240308/reg_gironde.asp?Article=240308aP2127888.xml
Le second souffle écolo : Jean-Michel Petaux
«Nous sommes partis de loin dans cette campagne », reconnaît Gérard Chausset, secrétaire départemental des Verts. Un an après les faibles résultats à la présidentielle (moins de 5 %) et aux législatives, le contexte des municipales et des cantonales n'était, en effet, pas des plus favorables pour les Verts à l'échelle du département. « Nous avons tout de même augmenté le nombre d'élus en passant de 35 à plus de 50. On a retrouvé un souffle. C'est un premier bilan positif », se réjouit-il. Un relatif succès dû à des alliances passées, souvent pour la première fois, avant le premier tour, avec les autres partis de gauche, PS en tête. Cette union a fait l'objet d'un accord entre le Parti socialiste et les Verts notamment pour les villes de Bordeaux, Talence et sur le canton de Bordeaux 4. « Cela nous a permis de sécuriser nos alliances, constate Gérard Chausset. On l'a vu récemment avec Michèle Delaunay. Si nous n'avions pas eu cet accord, Patrick Papadato n'aurait peut-être pas retrouvé son siège au conseil municipal de Bordeaux. » Sur Bordeaux 4, la défaite de Selim Kançal laisse une nouvelle fois les Verts à la porte du Conseil général. « Nous avons prouvé que nous pouvons porter l'ensemble des couleurs de la gauche sur une liste d'union, estime le candidat malheureux. Et j'ai tout de même réussi à mettre Jean-Louis David en ballottage. Je réessaierais dans six ans. »
--- Pas d'élus au Département. « Aujourd'hui, nous sommes la deuxième force politique de gauche, avec beaucoup de candidats au-dessus des 10 %, juge Gérard Chausset. Mais malgré tous ses bons résultats, nous ne sommes pas représentés au niveau du Département. C'est injuste. » Et même si entre les 13 % obtenus par certains candidats et la majorité, il manque 37 points, Gérard Chausset n'en démord pas. « Nous sommes un parti récent, nous n'avons pas la même implantation, avec des bastions, que le Parti communiste. Mais nous faisons tout de même des électeurs et, pour gagner, le PS a besoin de nos voix. Notre absence du Conseil général est donc une anomalie. » Une critique qui amène les Verts à souhaiter, à l'avenir, des candidatures sur des cantons plus favorables. « Un conseiller général, ça se construit et ça s'implante dans la durée. Les Verts ont aujourd'hui deux leaders naturels de la gauche, Pierre Hurmic à Bordeaux, et Monique de Marco à Talence », poursuit Gérard Chausset. « Si nous faisons de bons scores, c'est que nos candidats ne sont pas des étoiles filantes mais des gens de terrain. Que l'on voit, dans les majorités ou les oppositions locales depuis des années. » Ces arguments pourraient prochainement être mis en avant pour négocier de nouvelles candidatures d'union menée par un Vert (voir ci-dessous).
--- Divergences sur la CUB. La campagne est à peine achevée, que les Verts se préparent, en interne cette fois, à une nouvelle confrontation. Car avec huit conseillers communautaires, le rapport de force semble aujourd'hui partagé entre Pierre Hurmic, partisan d'une indépendance de l'exécutif, et Gérard Chausset, vice-président sortant de la CUB. « Il y a six conseillers issus d'un exécutif, Pierre Hurmic, lui, est d'abord opposant d'Alain Juppé à Bordeaux. Je pense que nous devons, à la CUB, faire avancer les dossiers de nos villes dans un esprit non pas de cogestion mais de coopération », précise Gérard Chausset. Une divergence qu'il souhaite cependant minimiser pour l'instant. « Nous avons d'abord l'élection du président de la CUB, pour le reste nous verrons en temps et en heure. »
======> Monique de Marco souhaiterait un siège de plus à la CUB
« Cela fait plusieurs fois que des Verts mènent campagne pour des candidats socialistes, et restent, au final, à la porte de la mairie ou de la communauté urbaine », souligne Gérard Chausset. Cette situation pourrait changer à Talence. Monique de Marco, numéro deux de la liste d'union à Talence, derrière Gilles Savary, aimerait en effet récupérer le poste de conseiller communautaire laissé vacant par la démission de ce dernier. « Nous avons demandé le respect des accords à Bordeaux. Les socialistes nous demandent donc la réciproque, en maintenant le nombre de huit élus communautaires pour les Verts », précise Gérard Chausset. « Nous n'avons pas évoqué l'hypothèse d'une démission de Gilles Savary en cas de défaite. Cette situation n'est donc pas prévue dans les accords passés, conteste Monique de Marco. Ce siège à la CUB, lui serait naturellement revenu. Mais avec son départ, je me sens, en tant que numéro deux sur la liste, légitime pour être élue conseillère communautaire. » Un neuvième élu Verts à la CUB qui viendrait peut-être départager Pierre Hurmic et Gérard Chausset dans la course à la présidence du groupe écologiste.
--- Le canton en question. Autre conséquence imprévue du départ de Gilles Savary : des élections cantonales anticipées devraient avoir lieu d'ici l'été. Si certains parmi ses amis écologistes voient Monique de Marco en candidate de l'union de la gauche sur le canton, l'affaire est loin d'être entendue. « Ma décision n'est absolument pas arrêtée, je me donne le temps de la réflexion, assure-t-elle. Je suis contre le cumul des mandats, et je suis déjà élue conseillère régionale, rappelle Monique de Marco. Et puis ce sera une décision collective, puisque je consulterai les Verts et les socialistes de Talence avant toute décision. »
=====> Trois questions à Pierre Hurmic, Élu de l'opposition, leader du groupe Verts à Bordeaux
--- 1 Vous avez joué l'union et vous êtes au final de nouveau dans l'opposition. Était-ce la bonne stratégie ?
Je n'ai aucun regret. Dès le départ, j'avais fait le constat que cette campagne allait être très bipolaire. Notre espace politique et notre visibilité auraient été minces face au duel des Alain. Et au final, la victoire d'Alain Juppé est telle qu'il est clair que les Bordelais ne souhaitaient pas changer de maire. Une liste autonome des Verts n'aurait donc rien changé.
--- 2 Vous briguez, comme Gérard Chausset, la présidence du groupe Verts de la CUB. Quel en est l'enjeu ?
Il y a deux visions de la communauté urbaine. Certains Verts y voient un syndicat de maires mettant en commun certains nombres de services. Mo, je souhaite une évolution, avec une extension des pouvoirs communautaires, notamment dans le sport et dans la culture. Avec à terme son élection au suffrage universelle. Une réforme qui rendrait caduque la cogestion actuelle.
--- 3 Aucun élu Verts n'est présent au Conseil général. Quelle leçon en tirez-vous pour les scrutins à venir ?
S'il y a des candidats, autant qu'ils soient élus. Mais je fais partie de ceux qui continuent de croire que le Département n'est plus un échelon significatif et qui devrait disparaître.
=====> MOINS DE MILITANTS DANS LE MÉDOC
Si l'implantation des candidats Verts reste fragile dans les zones rurales, Stéphane Saubusse tire en partie son épingle du jeu. « J'ai été pour la première fois candidat aux législatives de 1997 sur le Médoc. Puis aux cantonales de 1998 sur Castelnau-Médoc, en 2001 sur Blanquefort et en 2007 aux législatives », rappelle-t-il. De nouveau candidat en 2008, il a opté pour deux stratégies différentes en fonction des scrutins. « Sur la commune du Pian-Médoc, j'ai mené une liste d'union de la gauche, et nous avons fait 35,82 % soit 6 points de mieux qu'en 2001. » Sur le canton, de Blanquefort, sa candidature autonome face à Christine Bost lui a, à l'inverse, coûté 1 000 voix en comparaison du dernier scrutin. « J'en tire une leçon, je ne pourrai plus mener deux campagnes de front, tant que nous aurons si peu de militants dans le Médoc. »
http://www.sudouest.com/210308/reg_gironde.asp?Article=210308aP2108914.xml
« Ce n'est que partie remise » : Cédric Citrain
Pour son premier anniversaire de mariage, Selim Kençal, le seul Vert encore en lice pour un siège au Conseil général, avait donné rendez-vous à sa femme et son fils, à peine âgé de cinq mois, à l'hôtel du Département, où il a guetté toute la soirée les résultats du quatrième canton de Bordeaux. « C'est une façon fun de fêter l'événement », dit-il, un petit sourire aux lèvres. Entre le portable et sa petite famille, il patiente tant bien que mal. Un peu à l'écart du monde. Rares sont les habitués qui viennent lui parler.
--- « 30 % de votants en moins, c'est inquiétant pour la démocratie »
Depuis 20 heures, il sait que la participation est faible dans le bureau de vote à Paul-Bert. « Ce n'est pas bon signe. Mon électorat n'est pas captif comme pour Jean-Louis David. Avec 30 % de votants en moins, c'est même inquiétant pour la démocratie quel que soit le côté où l'on se trouve. » Pour autant, il n'a pas de regrets. « J'ai fait tout ce que j'ai pu. Cela a été épuisant, mais j'ai fait de bonnes rencontres, même sur Saint-Augustin. Je n'avais pas non plus les mêmes moyens que mon adversaire. »
--- « Tu perds mais c'est bien ». Les résultats commencent à tomber sur tout le département et les cris de joie retentissent dans ce fief de la gauche. Selim Kençal reste sourd à tout cela. Il fend cette foule rivée aux écrans de résultats pour atteindre le buffet. Entre deux coups de fil, il apporte les petits fours à sa femme, qui s'occupe du bébé. À 21 heures, le portable retentit encore. Un premier résultat. « Je ne perdrais que de 15 voix à Loucheur. Cela ne fait pas beaucoup là-bas », lâche-t-il dans son coin, avec un sourire qui se dessine au fur et à mesure qu'il répète cette phrase. L'espoir renaît, mais il faut attendre. Encore. Les aller-retours continuent, à peine interrompus par quelques militants qui l'interpellent pour savoir s'il a un résultat. « Non toujours rien. » À 21 h 30, une militante entre dans la salle, l'embrassant tendrement : « Tu perds, mais c'est bien : 46 % ». « Mais je n'ai que des résultats partiels », commente Selim Kençal. Le portable retentit. Ça y est. « J'ai 3 210 voix contre 3 748. Cela fait un peu plus de 46 %. Je suis déçu d'avoir perdu, mais ce n'est pas mal? Cela veut dire que les thèmes de la solidarité et du développement durable ont marqué des points. »
--- Regarder de près. Toujours à l'écart, à l'entrée de la grande salle, Selim Kençal a déjà repassé son manteau alors que les élus socialistes, victorieux, commencent à arriver avec nombre de militants. Il attend son directeur de campagne pour avoir le décompte précis. « On a montré que les Verts sont nécessaires dans l'opposition. Ce n'est que partie remise, mais je compte regarder de près ce que fait mon adversaire maintenant. Cette défaite permet aussi de construire pour le futur. » Dans le corridor, Selim Kençal croise Alain Rousset. « T'as fait combien ? » « Un peu plus de 46 % » « C'est bien », opine l'ex-candidat à la mairie avec une poignée de main appuyée. Ce dernier ne va pas s'attarder au Conseil général. Pas plus que Selim Kençal. Difficile de partager la joie des autres quand on a une défaite à digérer. Le candidat des Verts s'efface en lâchant : « Je vais profiter de ma famille maintenant ».
http://www.sudouest.com/180308/vil_gir_bordeaux.asp?ArticleRet=180308aP2089202.xml&Article=180308aP2089292.xml
La synthèse ou le grand ménage : Hervé Mathurin
Depuis sa création par François Bayrou dans la foulée de l'élection présidentielle, la vie du Modem a été très agitée, en Gironde comme ailleurs. Pour autant, le mouvement centriste est devenu une force qui compte, symbolisée par la victoire d'Alain Cazabonne à Talence. À Bordeaux, son choix de suivre Alain Juppé a été couronné de succès. à Blaye, il a empoché un siège de conseiller général avec Xavier Loriaud et créé une des surprises du second tour. Certaines de ses défaites ont été très honorables comme celle de Jacques Mangon aux municipales de Saint-Médard-en-Jalles. Mais il a aussi placé une nouvelle génération d'élus dans de grosses mairies comme Fabien Robert à Bordeaux, Aurélien Sebton à Talence, Pierre Braun à Saint-Médard-en-Jalles, Mathieu Ara à Pessac ou Fabien Rothé à Mérignac.
--- Trois mouvements. Néanmoins, le Modem girondin se trouve face à un carrefour. La difficulté est qu'il ne tient pas le volant puisque le seul pilote est François Bayrou. C'est le Béarnais qui a décidé l'option Juppé. Et c'est Juppé qui a mis le centre à sa botte. Les troupes ont suivi le mot d'ordre, bon gré mal gré, puisqu'une partie a choisi Alain Rousset et une autre la neutralité totale. Il n'y a pas un mais trois Modem en Gironde. Le premier, le plus consistant avec environ deux tiers des adhérents, est mené par le président départemental Didier Cazabonne avec de jeunes dirigeants comme Joan Taris ou Philippe Meynard. Ils représentent la sensibilité de feue l'UDF, associée à l'UMP dans une certaine cohérence historique. Le deuxième, rassemblé autour de l'association Espace démocrate 33 dirigée par Olivier Defossez, a fait le choix d'Alain Rousset aux municipales et se regroupe surtout à Bordeaux, où il a obtenu une courte majorité lors des dernières élections internes. Une partie des nouveaux adhérents (1 900 en Gironde) est sensible à la notion de troisième force défendue par ce courant. Suspendus pour ne pas avoir respecté l'accord avec UMP, les amis de Defossez ont obtenu un jugement d'annulation par le tribunal de Paris. Le troisième campe sous la bannière Cap 21 brandie par Ludovic Guinard lors des dernières législatives. Celui-ci, considérant que la primeur à donner au projet n'a pas été respectée par les instances départementales, a été absent du débat municipal. Ses fonctions l'ont conduit dans la région parisienne, si bien que Laurent Pomarède est devenu la figure de proue de ce mouvement minoritaire, mais à la sensibilité écologique affirmée.
--- Fayet la rassembleuse. Avant l'été, le Modem girondin devra élire ses instances. Le débat s'annonce d'autant plus animé que Didier Cazabonne, Joan Taris, Philippe Meynard et Fabien Robert font de l'exclusion définitive des pro Rousset une question de principe. Ils assurent avoir l'appui de Bayrou. Mais une autre personnalité du Modem ne l'entend pas ainsi. Véronique Fayet, figure historique de l'ex UDF, qui devrait être adjointe d'Alain Juppé à la mairie, prône l'apaisement et le rassemblement de la famille centriste. Elle prend acte de la décision du juge et plaidera au bureau national pour l'absolution des dissidents, afin de revenir à l'essence du mouvement, c'est-à-dire le projet de société sur lequel des convergences, selon elle, restent possibles. Dans cette perspective, Véronique Fayet pourra trouver l'appui des amis de Ludovic Guinard, qui pensent que le Modem a perdu beaucoup de son crédit et de sa lisibilité « parce qu'il a abandonné le débat de fond au profit de la recherche de places ». Ce à quoi Joan Taris répond : « L'élection d'Alain Juppé montre vers où ont penché nos partisans ». Bref, va-t-on vers une synthèse ou vers un grand ménage de printemps ? Aux adhérents de choisir. Mais surtout à François Bayrou.
=====> Xavier Loriaud, ou l'itinéraire du héraut cantonal du Modem : Sylvain Viaut
Un homme neuf, mais pas un nouveau venu? Xavier Loriaud, 43 ans, vigneron en Blayais, qui vient de ravir à la gauche socialiste un siège cantonal à Blaye, est le nouveau héraut du Modem en Gironde. Et le seul élu sous cette étiquette au Conseil général. La performance n'est pas passée inaperçue, en Blayais, et en Gironde, puisqu'elle constituait une passe de deux, inaugurée avec la victoire, au détriment de Bernard Madrelle, de la liste Baldés aux municipales à Blaye (liste où figure Xavier Loriaud). Victoire complétée, une semaine plus tard, par le gain du siège cantonal, face au sortant PS Vincent Liminiana. Était-ce une surprise ? Dans sa dimension, et par l'ampleur des scores, sans doute. Mais les jalons avaient été déjà plantés. Depuis 2001, où Xavier Loriaud avait figuré aux cantonales, face à Vincent Liminiana, déjà. Mais aussi face à Denis Baldés, alors candidat du PCF ! Et depuis les législatives 2007, où Xavier Loriaud avait défendu les couleurs du Modem « comme (il) le pouvait », dit-il. Un tour de piste politique dont il reconnaît aujourd'hui que c'était « un bon galop d'essai ». Pour ces cantonales 2008, qui le propulsent dans l'hémicycle départemental, seul élu du Modem face à une majorité acquise au président Philippe Madrelle, Xavier Loriaud reconnaît qu'il s'agit d'une démarche posée, pesée, et préparée depuis longtemps.
--- Comme son père. « Je suis tombé tout petit dans la marmite ». Et d'avouer que son goût de la politique lui était venu en suivant, enfant, les pas de son père maire chrétien-démocrate de la petite commune charentaise de Saint-Ciers-du-Taillon « Ma victoire s'inscrit dans le raz de marée municipal de Blaye. Je crois que les électeurs pour les cantonales ont été pragmatiques et ont voulu être cohérents. Dès février dernier, j'avais compris que nos propositions retenaient l'attention. Nous avions identifié une réelle attente. » Mais Xavier Loriaud n'est pas pour autant triomphaliste. « Je n'ai aucune hostilité vis à vis du président Madrelle. Je voudrais être un aiguillon dans cette assemblée, et, pourquoi pas, jouer un rôle de modérateur entre des forces opposées. Je voudrais faire entendre une voix un peu différente. Mais si les budgets présentés vont dans le bon sens, et dans l'intérêt de mon canton, je les voterai sans hésiter. »
http://www.sudouest.com/200308/reg_gironde.asp?Article=200308aP2103433.xml
La peau de chagrin cantonale : Jean-Bernard Gilles
Les responsables départementaux de l'UMP sont plutôt soulagés par les résultats des élections municipales. « Nous perdons Coutras mais gagnons La Teste et nous stabilisons nos positions municipales sur la Communauté urbaine », rappelle Nicolas Florian. Ce dernier a certes dû céder le siège de conseiller général de Villenave-d'Ornon qu'il avait pris à la gauche en 2001, mais il devrait être confirmé dès la semaine prochaine dans ses fonctions de secrétaire départemental de l'UMP. Globalement, c'est la stratégie défendue par Alain Juppé, le vrai patron de l'UMP en Gironde, de prise de distance par rapport aux enjeux politiques nationaux et d'alliance avec le Modem qui est jugée payante au final. « Avec la victoire d'Alain Cazabonne sur Talence, nous avons rétroactivement des regrets sur la CUB », explique Nicolas Florian. Même si le groupe communauté d'avenir aborde les négociations avec Vincent Feltesse avec gourmandise.
--- Désunions fatales. L'union dès le premier tour à Saint-Médard-en-Jalles voire à Mérignac ou à Parempuyre aurait pu accoucher d'une autre assemblée communautaire. « Nous avons dû gérer des problèmes d'ego insupportables dans ces villes et au final cette désunion nous est fatale », assure même Hugues Martin. Mais la messe est loin d'être dite pour l'élection du prochain président de la Communauté urbaine. Les maires de droite de la CUB se réuniront demain autour d'Alain Juppé pour dire les priorités qu'ils souhaitent voir retenues dans le futur contrat de gestion. La liste des demandes du groupe communauté d'avenir (ZAC, troisième phase du tramway?) risque d'être longue mais c'est le propre de tout début de négociation. Elle pourrait toutefois comporter des exigences sur le management au quotidien des services de la Communauté urbaine. Certains maires de droite ont en effet une dent contre l'actuel directeur général des services de la CUB, Pierre Langrand, un fidèle d'Alain Rousset, et sur sa façon de gérer « politiquement » certains dossiers. Ils le feront savoir. « Nous avons les moyens de faire valoir nos ambitions », déclare même Hugues Martin.
Info ou intox ? Le suspense de la présidence de la CUB risque de durer jusqu'au 11 ou au 18 avril. Et pourtant c'est bien la gauche qui est majoritaire en siège, le rapport, de 59-61, est en sa faveur.
--- Berezina cantonale. La droite a en revanche une nouvelle fois subi la loi de Philippe Madrelle, roi des élections cantonales en Gironde. Ici, à Podensac, les séquelles des querelles fratricides, ont été fatales à Philippe Meynard ; là sur le canton de Bordeaux 5, Matthieu Rouveyre, le poulain du président du Conseil général l'emporte sur le chouchou d'Alain Juppé, Fabien Robert? Une nouvelle fois le Parti socialiste engrange de nouveaux cantons : « Il faut reconnaître que Philippe Madrelle a su mettre en place une machine très efficace », confesse un proche d'Alain Juppé. Il sait aussi détecter, tôt, les hommes et les femmes qui mèneront le combat cantonal. « Nous avons des difficultés à convaincre de bons maires qui nous sont proches à être candidats car ils craignent des sanctions en terme de subventions », affirme même Nicolas Florian. Yves d'Amécourt, le nouveau maire, et conseiller général, de Sauveterre-de-Guyenne sera t-il cet élu rural capable d'organiser dans le temps la riposte (lire par ailleurs) ? Il est aujourd'hui en tout l'espoir à l'UMP Gironde.
--- Sénatoriales. La prochaine réunion du bureau politique de l'UMP devrait aussi traiter des sénatoriales, un match en petit comité arbitré, en septembre, par 2 800 électeurs. « Ils sont tous en campagne », affirme ce militant bordelais. Trois sont sortants, Xavier Pintat, Jacques Valade et Gérard César. Deux sont entrants, Hugues Martin et Marie-Helène des Esgaux. Le Modem Alain Cazabonne, bien réélu, est aussi sur les rangs. Et il n'y a, au mieux que trois places sur six en Gironde, pour la droite.
http://www.sudouest.com/190308/reg_gironde.asp?Article=190308aP2094099.xml
La dixième présidence Madrelle : Anne-Marie Siméon
Ambiance bon enfant, bien loin des tensions de la campagne électorale hier au Conseil général. à peine sentait-on une pointe de stress chez ceux qui vivaient leur première rentrée. Mais pour décontracter tout le monde, le doyen de l'assemblée départementale s'y connaît. Pierre Barrau (Coutras, PS), du haut ses 80 printemps, a ouvert et présidé la séance avec l'humour qui le caractérise. à ses côtés, le benjamin PS, Matthieu Rouveyre, élu dimanche dernier sur le 5e canton de Bordeaux, et désigné secrétaire de séance, découvrait la dimension conviviale de cette assemblée.
--- Une voix de plus. Le vote pour l'élection du président, bien que se déroulant à bulletins secrets, ne promettait guère de suspense. D'autant que le groupe de l'opposition, Gironde avenir, réduit à 14 élus, a annoncé par la voix de son président Yves d'Amécourt (UMP, Sauveterre) qu'il ne présentait pas de candidat. Du coup, Francis Magenties, seul élu CPNT, n'a pas réitéré ses candidatures passées. Le résultat a cependant provoqué un court moment de flottement. Certes, avec 49 voix, Philippe Madrelle s'est contenté, à première vue, de faire le plein. Sauf qu'en raison de la démission forcée de Gilles Savary, qui s'est contenté des bancs du public, il n'y avait que 62 inscrits au lieu de 63. Dont 48 seulement pour la majorité, en comptant Francis Magenties. L'annonce de 13 bulletins blancs, et non de 14, confirmait la tendance. La majorité se serait-elle enrichie malgré elle d'un membre ? à moins que ce ne soit de deux? comme le suggèrait en aparté le socialiste Philippe Dorthe signalant qu'« en principe, il manque toujours une voix à Philippe Madrelle, la sienne ». Pas de commentaire de ce côté-là. « Je suis très sensible à ce score qui est le meilleur que je n'ai jamais eu. Mais le vote est secret et je ne cherche pas à savoir », reconnaissait le président réélu pour la 10e fois. Yves d'Amécourt, élu à l'unanimité par ses pairs président de Gironde avenir, ne semblait pas inquiet : « Cela n'a aucune conséquence politique. On est là pour défendre l'intérêt des Girondins, ce qui peut nous conduire à voter avec la majorité. Ce n'est que lorsque le vote est un geste politique que nous nous démarquons ».
---- « Pas un geste politique ». Bien sûr, tous les regards se sont tournés vers Xavier Loriaud, le seul Modem de l'assemblée. D'autant qu'en incarnant l'alternance à Blaye, fief de la Madrellie, il pourait avoir intérêt à s'attirer quelques bonnes grâces s'il ne veut pas que son canton soit rayé de la carte des subventions? « J'ai été un candidat soutenu par l'UMP, il est normal que je sois dans le groupe Gironde avenir. Mais je n'oublie pas que mon élection à Blaye, tant aux cantonales que sur la liste des municipales, signe la victoire d'un rassemblement, l'expression d'une volonté de changement. Je reste un homme libre et je garderai ma liberté de parole », confiait l'élu Modem tout en refusant de lever le secret de son vote. Nombre d'élus de gauche, comme certains élus urbains de droite, n'excluent pas quant à eux des soutiens personnels de la part d'élus ruraux de l'opposition, « en remerciement de services rendus ». « Si on avait décidé de carrément s'abstenir, cela aurait été plus clair mais ce n'est pas grave », commentait ainsi Pierre Lothaire (UMP-Bordeaux-Caudéran) Et manifestement, cela ne choque personne. Yves d'Amécourt, lui-même, souhaitant partir à la reconquête du Département, promet d'« innover en se servant des bonnes méthodes des autres, en l'espèce celles de Madrelle ». Cela aurait-il commencé dès hier ?
=====> Quatre nouveaux vice-présidents
Hier, a été installée la commission permanente. Elle comprend 42 membres : soit 33 élus de la majorité départementale et 9 élus de l'opposition.
Les 14 premiers sont vice-présidents. Si Bernard Dussaut reste premier vice-président, chargé de l'aménagement, du développement durable du territoire et de la coordination de la conférence des vice-présidents, on compte quatre nouveaux vice-présidents. Il s'agit de Jean-Luc Gleyze (Captieux) qui est chargé de l'économie solidaire, d'Edith Moncoucut (Pessac 1), chargée de la solidarité, de l'autonomie et de l'action sociale où elle succède à Bernard Garandeau qui ne s'est pas représenté sur Mérignac 1, de Christian Gaubert (Audenge) affecté au patrimoine départemental (précédemment dévolu à Jacques Respaud) hébergement et moyens des services et d'Isabelle Dexpert (Villandraut) à la culture, au sport et à la vie associative, vice-présidence assurée lors du précédent mandat par Martine Faure (Auros). Celle-ci, comme Philippe Plisson (Saint-Ciers-sur-Gironde) ont dû céder leurs places ayant été tous deux été élus députés. Quant à la vice-présidence chargé de l'habitat, du développement social qu'occupait Gilles Savary (Talence), elle échoit à Jean Touzeau (Lormont) qui est en outre chargé de l'urbanisme et de la maîtrise foncière. Il y a donc aussi un redéploiement des missions. Si l'on retrouve Alain Marois Guîtres) à la citoyenneté, l'éducation et la jeunesse, Gilbert Mitterrand (Libourne) à la coopération inter-institutionnelles, Anne-Marie Keiser (Gradignan) à la communication, réseaux publics d'information, Michel Frouin (Fronsac) aux transports, Jean-Jacques Paris (Bègles) aux infrastructures et Yves Lecaudey (Castelnau) aux finances, Jacques Respaud (Bordeaux 6) se voit chargé des ressources humaines et dialogue social et Alain Renard (Saint-Savin) du patrimoine environnemental et du tourisme.
---- Neuf de l'opposition. Les autres membres de la commission permanente sont : Yves d'Amécourt (UMP), Pierre Augey (PC), Jean-Jacques Benoît (PS), Christine Bost (PS), Bernard Castagnet (PS), Gérard César (UMP), Jean Darremont (UMP), Alain David (PS), Jean-louis David (UMP), Michèle Delaunay (PS), Philippe Dorthe (PS), Bernard Fath (PS), Martine Faure (PS), Yves Foulon (UMP), Sébastien Hournau (PS), Martine Jardiné (PS), Max Jeanjean (PS), Daniel Jault (PS), Serge Lamaison (PS), Alain Leveau (PS), Xavier Loriaud (Modem), Pierre Lothaire (UMP), Guy Marty (PS), Christian Mur (PS), Philippe Plisson (PS), Jean-Pierre Soubie (DVG), Dominique Vincent (UMP) et Pierre Yerles (UMP).
http://www.sudouest.com/220308/reg_gironde.asp?Article=210308aP2110135.xml
======> PARTI SOCIALISTE. Malgré la défaite de son frère, Philippe Madrelle reste le patron des socialistes. Mais un contre-pouvoir urbain pourrait se manifester sous peu
Une nouvelle ère Madrelle : Hervé Mathurin
Après le temps des électeurs vient celui des états-majors. Le Parti socialiste, principale force politique départementale avec 49 cantons sur 63 dans sa besace, va désormais multiplier les conclaves pour organiser ses exécutifs (villes, Communauté urbaine de Bordeaux, Conseil général). Une période d'intenses tractations commence. Elle a d'ailleurs débuté hier soir avec un conseil fédéral. Le congrès national prévu probablement à l'automne (à Toulouse ou à Strasbourg, villes nouvellement conquises) va contraindre les principaux élus à choisir leur camp, avec en perspective la présidentielle de 2 012. Comme dit un grand élu girondin, « tout le monde courtise tout le monde, c'est la danse du ventre permanente ». Il est donc prématuré d'établir des rapports de force en pleine gestation. Néanmoins, rien ne vaut une élection pour fixer les idées dans une actualité politique mouvante.
--- 1 La fin de l'ère Madrelle dans le Blayais
La double défaite de Bernard Madrelle, frère du président du Conseil général, et de Vincent Liminiana, conseiller général sortant, a été de l'avis des socialistes locaux « un tremblement de terre ». L'usure du pouvoir du maire de Blaye semble être la cause majeure de son échec, celui de Vincent Liminiana n'étant qu'une conséquence, injuste pour beaucoup.
Bernard Madrelle avait su passer la main à Philippe Plisson aux législatives, ce qui avait permis de maintenir un siège de député. Mais la leçon n'a pas servi aux municipales. Paradoxalement, c'est moins la baisse du PS qui est en cause dans le Blayais que celle du PC. Le vice-président du Conseil général, Jean-Jacques Paris, a eu beau venir apporter son soutien à Vincent Liminiana, les communistes blayais n'en ont pas tenu compte, parce qu'ils étaient occupés avant tout à survivre localement.
Il semble loin, le temps où l'appareil communiste maîtrisait ses troupes, ce qui vaut aussi pour La Teste, où René Serrano a été mal soutenu. Désormais, le patron de la gauche dans le Blayais est le député Philippe Plisson, conforté par la victoire de Marie-Claire Arnaud à Coutras, dans sa circonscription. Quant à Philippe Madrelle, on le dit prêt à tourner la page blayaise.
--- 2 Vers un changement de cap au Conseil général
Malgré le revers blayais, Philippe Madrelle tient encore solidement les rênes du Conseil général. Le suffrage universel a conforté son pouvoir avec des nouveaux venus proches de lui comme Jean-Marie Darmian (Créon) ou Robert Provain (Sainte-Foy-la-Grande). Les défaites d'Alain Rousset à Bordeaux et de Gilles Savary à Talence renforcent ipso facto la position du vieux lion de Carbon-Blanc. Son rôle sera majeur dans la désignation du prochain secrétaire fédéral, puisqu'Alain Anziani devrait laisser la place. Il n'a pas digéré l'épisode des présénatoriales, où son ami Bernard Dussaut a été éjecté au profit d'Anziani, porté par les Bordelais. On sait déjà que les vice-présidents vont partir. On lui prête aussi l'intention de changer de cap sur différents dossiers, notamment le développement durable où son entourage le presse de revoir sa politique de fond en comble et de revenir à la « distribution d'enveloppes », plus rentable électoralement. Difficile à avaler par les écologistes, il est vrai absents au Conseil général, mais très présents dans l'agglomération. Quoi qu'il en soit, Philippe Madrelle, débarrassé du leader de l'opposition Nicolas Florian, semble décidé à rester président au moins jusqu'en 2011, prochain tour des cantonales.
---- 3 Feltesse, nouveau « boss » de Bordeaux ?
Vincent Feltesse, désigné hier par ses pairs pour présider la CUB, représente un contre-pouvoir urbain d'autant que le maire de Blanquefort a conforté son assise locale malgré la grave crise de Ford. En attendant qu'Alain Rousset digère son échec, c'est lui qui pourrait porter le flambeau de la gauche bordelaise, face aux bataillons de la droite juppéiste. Hier soir, en conseil fédéral, l'annonce du retrait de Michèle Delaunay du Conseil municipal de Bordeaux aurait été officialisée (lire en page 2-4). Une épine en moins sur le chemin de la présidence de la CUB, en raison du mécontentement des Verts. Toutefois, des épines, Feltesse en rencontrera d'autres, notamment lorsqu'il devra trouver son chef de file national. Au congrès du Mans, il avait pris position pour la motion 1 de François Hollande.
--- 4 Ségolène Royal, Delanoë ou Fabius ?
Bertrand Delanoë n'est pas venu pour rien à Bordeaux, en janvier, puisque son intervention publique a frappé beaucoup d'esprits. Des éléphants girondins pourraient le rejoindre, à commencer par Philippe Madrelle et Alain Rousset, réunis comme au bon vieux temps. Chez les Ségolénistes, on estime qu'il est « urgent d'attendre ». L'hésitation de Michèle Delaunay à choisir entre la mairie de Bordeaux et le Conseil général illustre les incertitudes des « Désirs d'avenir », meurtris par la défaite de Gilles Savary (qui pourrait renoncer à ses mandats), même si les succès de Christine Bost à Eysines ou Marie-Claire Arnaud à Coutras mettent du baume sur la plaie. Mais le clivage rive gauche-rive droite, évident lors de la première désignation de Vincent Feltesse à la succession d'Alain Rousset, n'a pas disparu. Sur l'autre rive, on ne semble pas décidé à lâcher Laurent Fabius si celui-ci présente une motion au congrès, ce qui augure encore de belles passe d'armes idéologiques, au grand désespoir de nombreux militants.
http://www.sudouest.com/180308/reg_gironde.asp?Article=180308aP2089319.xml
=====> MAJORITE DEPARTEMENTALE. Philippe Madrelle renforce encore son leadership mais perd du terrain en « Madrellie »
Le chaud et le froid
Sept cantons ont donc basculé hier sur les 20 qui restaient à renouveler. L'avantage est pour la majorité départementale qui en gagne cinq. Mais elle doit en céder deux à la droite, à Blaye et à La Teste.
Les raisons de ces changements seront à analyser. Elles sont variables d'un canton à l'autre. Mauvaise mobilisation d'un camp, souvent synonyme de division ou de rejet. Enjeux locaux, parfois nationaux, avec à la clef une majorité départementale qui sort renforcée avec 49 cantons, contre 46 lors de la précédente mandature. L'opposition passe de 17 à 14 sièges et perd son leader, Nicolas Florian, qui rêvait d'incarner à terme l'alternance?
--- 1 Meynard rate son pari à Podensac
Avec près de 10 % d'écart (695 voix), l'élection du candidat PS Hervé Gillé ne souffre aucune contestation (54,34 %). Philippe Meynard, malgré l'investiture nationale, n'est parvenu à s'imposer que dans cinq des treize communes du canton. À l'évidence, les téléphones ont beaucoup fonctionné cette semaine, après le désistement du candidat Gilles Filliatre, dauphin désigné du conseiller général sortant, Philippe Dubourg. Car l'ensemble des voix de droite (près de 51 % au premier tour) ont étrangement disparu lors de ce second tour. Certes, l'abstention était hier de plus de 36 %, soit 12 points de plus que dimanche dernier. Mais le phénomène ne saurait justifier à lui seul ce revirement. Hervé Gillé est bien conscient d'avoir bénéficié des inimitiés des uns et assure qu'il sera « à l'écoute de ceux qui ont fait ce rassemblement, au-delà des différences politiques ».
--- 2 La Madrellie cède à Blaye
Le sortant, le socialiste Vincent Liminiana avait viré en tête au soir du premier tour avec 40,67 %. Mathématiquement avec les voix du communiste (11,08 %) et de la LCR (5,61 %), l'avance était presque confortable. C'était compter sans la défaite aux municipales de Bernard Madrelle, le frère du président du Conseil général. La victoire de Denis Baldès, un ancien communiste à la tête d'une liste de large ouverture a fait tache d'huile sur le canton. Le candidat communiste des cantonales s'est ainsi retiré sans donner de consigne de vote, en appelant simplement à « l'intelligence des électeurs ». Vincent Liminiana en a fait les frais au profit du Modem, soutenu par l'UMP, Xavier Loriaud. Celui-ci va incarner le renouveau à droite succédant en Haute Gironde à Daniel Picotin. Paradoxe : dans le fief de ce dernier à Saint-Ciers, c'est l'épouse du député socialiste Philippe Plisson et enfant de la Madrellie, qui s'est imposée aux municipales.
--- 3 Jardiné sort Florian à Villenave d'Ornon
La socialiste Martine Jardiné devance Nicolas Florian, le sortant UMP, chef de file de l'opposition à Philippe Madrelle au conseil général et secrétaire départemental du parti présidentiel. L'élue rend au PS un canton perdu en 2001. Le coup est dur pour Nicolas Florian, qui avait mené campagne sous la seule bannière de la majorité municipale, reconduite avec plus de 57 % des voix une semaine plus tôt. Le sortant estime payer le prix de l'abstention (1 800 votants de moins). Il perd 548 voix par rapport au premier tour. La nouvelle élue résiste suffisamment à l'abstention pour l'emporter avec 292 voix d'avance, 1 343 voix de moins que le total des candidats de gauche du premier tour. Pour Martine Jardiné, soutenue par les Verts et le PCF, cette victoire est « le début de la reconquête de la commune ».
--- 4 Rouveyre offre un canton de Bordeaux au PS
Matthieu Rouveyre tenait le premier rôle hier soir au Conseil général. Ses camarades ont célébré une victoire sur un territoire jusque-là détenu par l'UMP Jean-Marc Gaüzère, qui ne se représentait pas. Le jeune socialiste, 30 ans, a ravi à la droite le cinquième canton de Bordeaux. Avec 52,3 % des voix, il devance le Modem Fabien Robert, 23 ans, soutenu par l'UMP.
Malgré une faible participation (39,59 %) ; Mathieu Rouveyre a creusé l'écart dans le quartier populaire de Saint-Michel. Il a même accentué de 130 voix son avance du premier tour, grâce au renfort des électeurs communistes. Le PS détient désormais cinq des huit cantons bordelais.
--- 5 Surprise à Sainte-Foy-la-Grande
Conseiller général sortant, élu pour la première fois en 1994, Jean-Pierre Chalard a été battu hier dans le canton de Sainte-Foy-la-Grande qui bascule donc à gauche. Le maire UMP de Pineuilh, réélu de justesse la semaine dernière, a en effet été devancé par le premier magistrat PS du chef-lieu, Robert Provain. Celui-ci a enregistré un score de 51,3 % (2 847 voix) contre 48,7 % (2 701 voix) à son adversaire. Tout heureux, Robert Provain expliquait hier soir sa réussite par la qualité de sa campagne électorale. « Je savais que ce serait un combat difficile, car le sortant bénéficie toujours d'un bonus. Nous avons mené campagne sur le thème de ce que le Conseil général amènera au canton de Sainte-Foy. Une campagne très politique qui a été comprise par les électeurs. Mon adversaire, qui n'avait pas de bilan, a préféré les critiques contre ma personne. Il s'est trompé de combat. »
http://www.sudouest.com/170308/reg_gironde.asp?Article=170308aP2080581.xml
Un véritable traumatisme : Maryan Charruau
«Juppé est allé chercher sa victoire dans les poubelles de la gauche. » « Il y a des brebis galeuses. » « Alain Juppé renoue avec la tambouille de l'ère Chaban. » « Il a été élu avec les voix des traîtres. » « C'est une mascarade. ». Lancées respectivement par Noël Mamère, Pierre Hurmic, Gilles Savary, élu alors d'opposition à Bordeaux, Alain Rousset et Max Guichard, ces formules datent du 5 avril 2001. Ces élus de gauche n'avaient pas de mots assez durs pour dénoncer l'élection d'Alain Juppé à la présidence de la CUB. Quelques jours plus tôt, la majorité de la Communauté urbaine venait de basculer à gauche. Une courte majorité : 61-59.
--- Poker menteur. « Bis repetita » sept ans plus tard. La droite est de nouveau devancée de deux sièges au terme des municipales de 2008. Cette fois, la gauche ne veut pas attendre le jour de l'élection du président pour verrouiller ce qui peut l'être. Dès hier, Vincent Feltesse, 1er magistrat socialiste de Blanquefort, a reçu l'aval de ses pairs pour être candidat à sa propre succession. Candidature entérinée hier soir par le Conseil fédéral. Et de proposer dans la foulée à Alain Juppé d'ouvrir la discussion (lire par ailleurs).
--- Paranoïa. Hier, Alain Juppé s'est dit prêt à parler avec Vincent Feltesse (lire ci-contre). Même si dans le même temps, un homme fort de l'UMP a lâché que la droite « ferait payer cher la gauche ». Ainsi devrait-on assister à un véritable jeu de poker menteur entre les deux camps, d'ici à l'élection. Sans tomber dans la paranoïa, la gauche cherche toujours à démasquer « les traîtres ». Longtemps, seul le camp communiste a été montré du doigt. Même si, dès le 5 avril 2001, le secrétaire fédéral socialiste, Alain Anziani, s'interrogeait : « Quel est le plus coupable, celui qui commet le crime ou celui qui l'organise ». Il ajoutait : « Quel a été le prix pour la trahison ? Par qui ? Au profit de qui ? La responsabilité d'une telle situation en incombe aux corrompus comme aux corrupteurs. »
--- Une surprise. Pendant ce temps, Alain Juppé buvait du petit lait. « Être élu dès le premier tour à la majorité absolue constitue, c'est vrai, une surprise [?] Mon élection montre que ce qui compte aux yeux des conseillers communautaires ce sont les qualités personnelles plutôt que les étiquettes politiques [?] Plus sérieusement, je suis incapable de vous dire qui sont les deux élus de gauche ayant voté pour moi et je ne me suis livré à aucune tractation. » Depuis 2001, parmi les nouveaux éléments à prendre en considération, il y a la personnalité et le style Vincent Feltesse. En huit mois de présidence, le maire de Blanquefort a pris du poids dans le camp socialiste et dans l'agglo. Il semble moins indisposer Alain Juppé que ne le faisait alors l'actuel député, président du Conseil régional, et candidat largement battu aux municipales 2 008 à Bordeaux.
--- Costume plus grand. Reste qu'au terme de ces municipales, Vincent Feltesse a endossé un costume beaucoup plus grand après les défaites conjuguées d'Alain Rousset puis de Gilles Savary et sa victoire probante à Blanquefort. Hier, sans coup férir, il a rassemblé l'unanimité des autres premiers autour de son nom pour candidater à la présidence communautaire.
Enfin, et moins anecdotique qu'il n'y paraît, cette fois l'organisation de l'élection sera placée sous le contrôle de l'administration de gauche. Sans avoir d'impact direct sur le vote, les modalités de vote pourraient évoluer : présence ou non d'enveloppe pour le bulletin de vote, choix entre seulement deux bulletins devant l'isoloir, urnes transparentes?
=====> Alain Juppé se déclare prêt à ne pas briguer la présidence de la CUB mais pose ses conditions
Durant l'entretien qu'il nous a accordé hier (lire en page 1-9), Alain Juppé a précisé les contours de « l'accord possible » avec la majorité socialiste-Verts et PC à la CUB : « Je formulerai au nom de mes amis nos demandes. Elles sont précises. Je veux que les grands projets d'aménagement soient pris en compte, que la troisième phase du tramway soit conduite dans l'esprit que nous avons demandé. Mon inquiétude, c'est le Bassin à flots, Bastide-Niel et le pilotage de l'opération de la gare. Il faut un pilotage coordonné entre la CUB et la Ville. »
à droite comme à gauche, le bras de fer est engagé.
Si l'ancienne majorité de Vincent Feltesse conserve l'avantage, la capacité d'entrave et de « débauchage » du groupe d'Alain Juppé sort renforcée par sa performance face à la vague rose sur la CUB. « Le maire de Bordeaux ne peut pas être tenu à l'écart ou ne pas être totalement impliqué dans les choix qui concernent sa ville, surtout après l'élection qui vient d'avoir lieu », insiste Alain Juppé. Pour l'heure, droite et gauche se déclarent prêtes à négocier et dialoguer. Pour mieux fermer la porte à l'approche du scrutin qui devra intervenir, au plus tard, le 18 avril ? L'avenir le dira. « Je veux que le fonctionnement de la CUB redevienne apaisé sur le plan politique, qu'on n'ait pas le sentiment que les choix sont faits par des commissaires politiques », dit encore Alain Juppé. Il évoque également un « partage équitable » des délégations. « Il serait normal que, cette fois-ci, la majorité ne laisse pas que la portion congrue à la minorité ».
http://www.sudouest.com/180308/reg_gironde.asp?Article=180308aP2090929.xml
Retour à la case Région : Propos recueillis par Dominique de Laage
Battu au premier tour à Bordeaux par un Alain Juppé au zénith, Alain Rousset (PS) a retrouvé son grand bureau de président de la Région Aquitaine. Démissionnaire comme la plupart des femmes et des hommes nouveaux qu'il avait entraînés en tête de liste dans son aventure bordelaise, l'ex-challenger Rousset laisse à Bordeaux une équipe d'opposition quasi identique à celle d'avant. Après deux semaines de mutisme, il revient sur sa défaite, son bilan, et esquisse son avenir.
--- « Sud Ouest ». Comment analysez-vous votre défaite ?
Alain Rousset. Je n'ai pas envie de revenir sur le match. J'avais le choix, avant de me lancer, entre le confort et l'audace. En partant avec des sondages à 30 %, j'ai choisi l'audace.
--- Pourquoi partir avec des sondages à 30 % ?
Parce que l'unité de l'ensemble des forces de progrès se faisait seulement sur mon nom. J'ai voulu porter le débat sur le rôle que doit avoir Bordeaux en temps que capitale régionale. Et mettre le doigt sur des problèmes qui demeurent dans cette ville en termes d'emploi, de logement, de propreté? Quand on est militant, il faut savoir retourner dans l'arène et se mettre en question. Cela me donne une belle leçon d'humilité mais aucunement de regrets.
--- Du fait de votre démission, il ne reste pas grand-chose de cet élan dans l'opposition à Alain Juppé à Bordeaux ?
De cette liste de 61 personnes restera une structure les rassemblant pour préparer la future alternance. Les choses étaient claires dès le départ. Je me présentais pour être le maire de Bordeaux. Et ma tâche et mon envie de servir seront plus importantes là où je suis aujourd'hui.
--- Vous envisagez de vous représenter en 2014 alors que vous n'aurez pas siégé ?
Je n'ai pas à me prononcer sur ce qui se passera en 2014.
--- Comment expliquez-vous le score d'Alain Juppé ?
Les Bordelais n'ont pas voulu lui infliger une double peine après les législatives. C'est l'effet compassionnel. Et j'ai porté l'union de la gauche au pire moment, quand Alain Juppé faisait la moisson des réalisations menées avec la Communauté urbaine. En outre, il a mené une excellente campagne quand j'ai rencontré la difficulté d'une grippe violente en plein milieu. J'ajoute, en toute modestie, que l'idée selon laquelle les électeurs se trouvaient à choisir entre un maire sortant et un président de Région à la hauteur de leurs tâches a peut-être joué?
--- Certains militants bordelais estiment que vous êtes parti trop tard, que vous n'avez pas été assez punchy ?
C'est une des campagnes les plus intenses que j'ai menées. Je concède qu'il aurait fallu démarrer plus tôt. Si, j'ai été punchy, mais pas agressif, car ce n'est pas ma nature. J'ai terminé cette campagne avec le sentiment du devoir accompli et un peu de tristesse, bien sûr.
--- Votre successeur, le maire PS de Blanquefort Vincent Feltesse, est dans la même situation que vous en 2001 à la Communauté urbaine. Alain Juppé vous avait alors ravi la présidence de la CUB grâce à la trahison de deux voix de gauche. Pensez-vous que le scénario peut se reproduire ?
Le contexte est un peu différent. Je fais confiance dans le respect du vote des électeurs, pour cette fois. Je n'imagine pas que l'appel à la trahison soit un mode récurrent de gouvernement. La ville de Bordeaux a-t-elle intérêt à s'engager dans une bataille permanente avec celles de sa périphérie, à la veille de sa candidature pour devenir capitale culturelle de l'Europe en 2013 ? Je ne le crois pas.
--- Exit Gilles Savary de Talence et Alain Rousset de Bordeaux. Philippe Madrelle, le président du Conseil général, est redevenu l'homme fort du PS en Gironde. N'est-ce pas un revers pour les rénovateurs ?
Il ne faut pas opposer les générations et les hommes. Que Philippe Madrelle réussisse au sein du Conseil général est pour moi une source de satisfaction. Seule m'importe la réussite de l'action publique. Le temps des élections est fini. On doit travailler ensemble.
--- Quel est votre avenir politique au sein du PS ?
Je me situe du côté des rénovateurs. Mais nous sommes loin, au PS, d'avoir un programme à la hauteur du moment et des espérances des Français. On ne peut pas rester à critiquer la politique de la majorité, aussi catastrophique soit-elle. Notre système ne produit plus ni égalité ni développement. Et nous sommes tétanisés dans le statu quo. L'espérance ne viendra pas d'une personne mais d'un projet politique. J'observe que les collectivités portent aujourd'hui ces politiques nouvelles. C'est ce que j'essaie de faire à la Région. Cette politique a des résultats tangibles.
--- Cette rénovation viendra-t-elle de Ségolène Royal ou de Bertrand Delanoë ?
Il y a beaucoup d'autres personnes. Je partage beaucoup d'intuitions avec Ségolène Royal. Mais il faut qu'elle approfondisse un certain nombre de chantiers. N'anticipons pas. Il faut une vraie réflexion sur la notion de progrès. Je vais m'impliquer dans ce travail en perspective du congrès. Et nous allons, avec Gilles Savary, proposer quelques pistes dans le domaine économique et social.
--- Quelles sont vos prochaines échéances politiques ?
Ce qui m'intéresse, c'est de relever des défis. Trois grands chantiers ont avancé au niveau de la Région. Celui du développement industriel et agricole. Celui des transports. Et celui de l'environnement. Je veux continuer. Il reste les défis de l'emploi et de la formation à relever. Le problème de Ford me hante. Celui de Solectron aussi. Il y a aussi le défi des jeunes et de leur logement, de leur mobilité. L'avenir de ce pays est sa régionalisation. Mon avenir, aujourd'hui c'est la Région Aquitaine.
--- Vous êtes donc entre action régionale et réflexion de fond pour le projet social du PS ?
Les régions sont un territoire d'expérimentations politiques. Ma bataille, en tant que président de l'Association des régions de France, est de faire une France où l'on sache qui fait quoi, qui est responsable de quoi. Où l'État ne soit pas là à vilipender les collectivités locales tout en leur faisant les poches. Le recul de l'État sur la culture et la formation est un enjeu fondamental. Aujourd'hui, la mère de la réforme, en France, c'est la régionalisation. Je me réjouis des succès politiques des cantonales dans les cinq départements d'Aquitaine. Comme de nos succès à Pau, Anglet, Périgueux, Dax, Bergerac et ailleurs? Tout cela, c'est du plaisir. Ces votes sont un beau terreau pour les futures élections régionales.
http://www.sudouest.com/220308/une.asp?Article=210308aP2110850.xml
Le prix de l'Europe : Propos recueillis par Dominique de Laage
En se présentant aux élections municipales de Talence, le vice-président du conseil général savait qu'il ne pourrait renoncer à son dernier mandat talençais et devrait, en tel cas, abandonner l'un de ses deux autres sièges (député européen et conseiller général). Il ignorait en revanche une autre contrainte de la loi sur le cumul des mandats, propre aux députés européens. Elle impose, en cas de démission du dernier mandat local auquel il vient d'accéder, que le député européen lâche le plus ancien de ses deux mandats précédents. Or en 2004, Gilles Savary avait été élu conseiller général de Talence avant d'être élu député européen. Annoncé parmi les dauphins de Philippe Madrelle, ce dernier avait mal vécu son « oui » à l'Europe. Laquelle coûte décidément cher à Gilles Savary.
--- « Sud Ouest ». Vous comptiez siéger aujourd'hui pour réélire Philippe Madrelle. Pourtant, vous connaissiez la contrainte de la « double peine » infligée aux députés européens français?
Gilles Savary. Oui, mais j'ignorais le caractère automatique et immédiat de la « sanction ». Et encore moins que, non content de ne pas pouvoir démissionner du conseil municipal sans perdre un autre mandat, je ne serais même pas en mesure de choisir lequel des deux autres abandonner. Par chance, j'avais justement prévu de quitter mon siège de conseiller général.
--- à quoi tient cette particularité frappant seulement les députés européens ?
Ce dispositif avait été voté sous Jospin pour tous les députés français, de l'assemblée nationale comme du parlement européen. Puis il avait été discrètement toiletté sous Chirac. Mais si les parlementaires français s'en sont affranchis pour eux-mêmes, ils n'ont pas eu les mêmes égards pour les parlementaires européens français. Ce qui en dit long sur le retard mental de la France vis-à-vis de l'Europe.
--- Serez-vous candidat aux prochaines cantonales à Talence ?
Je ne sais pas encore. Je me donne quelques jours pour réfléchir. Je demeure député européen implanté à Talence. Cette loi est extravagante. Jusqu'à présent, j'étais député européen et conseiller général en toute légalité. En me présentant à Talence au conseil municipal et en démissionnant, j'ai été auto démissionné de mon siège cantonal. Mais je peux me représenter demain pour briguer ce siège?
--- Vous aviez choisi de toute façon de demeurer député européen ?
Oui. J'ai envie de me donner du temps pour réfléchir au reste de ma carrière. J'ai en projet une fondation européenne pour permettre aux jeunes sans moyens de voyager. Le voyage, c'est la tolérance, l'enrichissement personnel et la fin des préjugés.
--- Comment analysez-vous les élections en Gironde et à Talence ?
L'effet Juppé a joué à plein au premier tour. Et son effet de souffle est venu mourir à Talence. Alain Rousset ne pouvait pas gagner face à un Juppé vacciné contre la défaite aux législatives et qui est apparu comme un recours à Sarkozy. Philippe Madrelle est l'autre grand vainqueur de ces élections. Sans le deuil politique familial qu'il a subi à Blaye, ce serait la félicité la plus totale pour lui.
--- Pensez-vous que Vincent Feltesse parviendra à conserver la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux avec une si courte avance ?
La réponse est à l'intérieur de la gauche. Elle n'est pas dans les mérites des uns et des autres?
--- Êtes-vous toujours proche de Ségolène Royal ?
Bien sûr. Je vais d'ailleurs reprendre les dossiers européens auprès d'elle. Elle a déjà fait 60 % de la rénovation du PS.
--- Que pensez-vous de Delanoë ?
Il me fait penser à un vin du nouveau monde. L'approche est agréable mais elle est faible en bouche.
http://www.sudouest.com/200308/reg_gironde.asp?Article=200308aP2103535.xml
=====> POLITIQUE. Battu dimanche, Gilles Savary a décidé de ne pas siéger au conseil municipal
Savary démissionne
Gilles Savary ne sera pas conseiller municipal de Talence. Il a décidé de démissionner, estimant qu'il serait « plus utile à l'intérêt général dans le plein exercice d'un autre mandat qui me laissera la capacité d'agir ». Il estime avoir suffisamment donné dans l'opposition après quelques années de face à face avec Chaban, puis Juppé. C'est d'ailleurs l'empreinte de ce dernier qu'il voit derrière la victoire d'Alain Cazabonne, dimanche. Il avoue un peu de tristesse : « On avait un beau projet pour Talence. Mais il restera beaucoup de choses de notre campagne. Exaltante, elle a été l'occasion de rencontres avec des personnalités exceptionnelles. »
Selon lui, elle a donné naissance à une opposition « expérimentée et renouvelée ». Sa démission va faire revenir Denise Greslard (PS), seule opposante, avec Monique de Marco (Les Verts), à faire partie de l'ancien conseil. Toutefois, le numéro trois sur la liste, Allain Glykos (société civile), a aussi décidé de démissionner : « J'étais venu pour développer un projet culturel précis que je ne pourrai pas réaliser », explique l'universitaire et écrivain. « Dans ces conditions, autant laisser ma place à des gens plus aguerris et plus enclins à ce combat d'opposition. » En l'occurrence, c'est Georges Dupon-Lahitte (PS), ancien président national d'une association de parents d'élèves qui devrait faire son entrée au conseil vendredi. Pour sa part Gilles Savary dit ne quitter « ni la vie publique, ni Talence », où se trouve sa permanence de député européen. En revanche, il devra abandonner son mandat de conseiller général, ce qui entraînera des élections partielles?
http://www.sudouest.com/190308/vil_gir_rivegauche.asp?Article=190308aP2097116.xml
« Je joue collectif » : Jean-Michel Petaux
Elle a choisi. Michèle Delaunay a finalement quitté le conseil municipal pour sauver son mandat de conseillère générale du canton de Bordeaux 2. « C'est d'abord une raison politique. Car c'est un canton chèrement conquis à la droite, en 2004 » précise-t-elle. Ce bastion chabaniste, longtemps tenu par Simone Noaille, n'avait en effet pas basculé à gauche depuis plus de 60 ans. « Ce fut une victoire monitrice de la suivante, aux législatives, sur la 2e circonscription, estime la députée Delaunay. Nous aurions donc aimé faire le grand Chelem en remportant aussi la mairie. C'est raté. »
Lors des dernières municipales, les électeurs de Bordeaux 2 ont fortement voté pour Alain Juppé (59,53 %), un score qui a peut-être influencé sa décision. « Ma responsabilité, ayant été élue de manière serrée en 2004, était de ne pas faire prendre de risque à la gauche sur ce canton en provoquant des élections anticipées. » « Cependant, les dernières élections ne préjugent pas du résultat des prochaines cantonales. Pour les municipales Alain Juppé a réussi à faire croire qu'il n'était pas si UMP que cela. Au contraire, sur les cantons qui étaient renouvelables, on a observé une politisation plus grande du scrutin » juge-t-elle. « De ce point de vue, la gauche a remporté a chaque élection un canton de plus. En 2004, ce fut le 2e canton, aujourd'hui c'est la victoire de Matthieu Rouveyre sur le 5e canton. Et je pense que le prochain à basculer sera Bordeaux 4. »
--- L'intérêt du groupe. Un temps indécise quand à l'abandon de son mandat municipal, Michèle Delaunay assure avoir arrêté son choix, suite à « une décision collective ». « Je n'ai pas eu dans cette histoire de stratégie personnelle. Face à la victoire d'Alain Juppé, nous devons solidariser la gauche à Bordeaux. Si je quittais le canton, il y avait un risque. À l'inverse, en partant de l'opposition municipale, je permets la remontée d'un élu vert, ne fragilisant pas ainsi l'opposition. »
« Entre mon canton, et ma circonscription, je couvre les deux tiers de Bordeaux »
Le retour de Patrick Papadato (Vert) marque aussi un retour au calme après un début de tempête. Les Verts ayant prévenu que le maintien de Michèle Delaunay au conseil municipal serait vécu comme un « casus belli ».
« Je n'ai pas du tout apprécié cette menace, répond-elle. Nos accords ne portaient que sur deux postes à la CUB pour les Verts, et sur la démission d'Alain Rousset et des quatre membres de la société civile. J'aurais donc préféré qu'ils eussent une réaction de dialogue. » Une mise en garde qui a laissé planer le soupçon d'un vote en faveur d'Alain Juppé à la CUB. « Je crois que Pierre Hurmic est trop responsable pour faire courir un tel risque à la gauche » espère-t-elle.
--- Quitter le navire. Si elle abandonne les bancs du Palais Rohan, Michèle Delaunay n'entend pas baisser pour autant les armes face à Alain Juppé. « Le fait d'avoir une conseillère générale de gauche sur le canton de Bordeaux 2 est un véritable aiguillon pour la municipalité. Je ne quitte donc pas le navire», assure-t-elle. «En accord avec Jacques Respaud je vais d'ailleurs rester très impliquée dans ma collaboration avec les groupes de l'opposition municipale. Ne serait-ce que parce qu'en additionnant mon canton, et ma circonscription, mon territoire recouvre les deux tiers de Bordeaux. » Une arithmétique qui pose de fait la question des prochaines municipales. Ne manque, en effet, à son tableau de chasse que le siège d'Alain Juppé au Palais Rohan. « Il me reste à prendre le dernier tiers de Bordeaux, dans six ans, sourit-elle. Si nous n'avons, d'ici là, pas d'autres hypothèses. »
http://www.sudouest.com/200308/vil_gir_bordeaux.asp?Article=200308aP2103540.xml
La fièvre des adjoints : Julien Rousset
Le Conseil municipal a rendez-vous aujourd'hui à 10 heures pour élire les adjoints au maire. Pour préparer cette séance, la majorité rencontre une heure plus tôt Alain Juppé, dont plusieurs colistiers n'écartent pas le fait de découvrir ce matin le rôle qui leur sera attribué. Le maire les a tous consultés ces derniers jours, mais aucun des aspirants-adjoints ne semblait, hier, connaître l'exacte répartition des tâches au sein de la nouvelle équipe municipale. Il faut dire que la composition de cet organigramme relève d'un savant dosage, voire d'une redoutable charade, mon premier étant les envies et compétences des uns et des autres, mon second la parité hommes-femmes, mon troisième les équilibres politiques (Modem, ex-Vert), mon quatrième le non-cumul des mandats avec les vice-présidences de la CUB? Joyeuse équation dont voici, glanés ici ou là, les premiers résultats.
--- 1 Une équipe resserrée
L'ancien conseil comptait, sur 61 membres, 18 adjoints « thématiques » (culture, sports, urbanisme, etc.) et six adjoints de quartier. Alain Juppé s'est engagé à recentrer cette équipe sur environ 18 adjoints, dont huit adjoints de quartier. Le nombre de délégations « thématiques », les ministres du gouvernement municipal, s'en trouve réduit, passant de 18 à 10. Autant dire que les places sont chères. Mais en invitant à ne plus cumuler de mandat d'adjoint avec des vice-présidences de la CUB, Alain Juppé a fait d'une pierre trois coups : donner un gage de modernité démocratique, libérer des places parmi des adjoints, tout en neutralisant, peut-être, quelques vedettes de son executif. D'ailleurs, il ne devrait plus y avoir de hiérarchie entre les adjoints. Finis, les premier, deuxième adjoint?
--- 2 Huit adjoints de proximité
Également dépassés, les douze quartiers dessinés en 95 ; la ville sera désormais découpée en huit cantons. Huit adjoints seront considérés comme « maires de quartier » : Nathalie Delattre sur Bordeaux 1 (Bacalan - Le Lac), Anne-Marie Cazalet sur Bordeaux 2 (Chartrons - Grand Parc), Jean-Louis David sur Bordeaux 4 (Victor-Hugo - Saint-Augustin), Fabien Robert sur Bordeaux 5 (Saint-Michel - Victoire - Saint-Genès), Alain Moga sur Bordeaux 6 (Saint-Jean Belcier - Carle-Vernet), Muriel Parcelier sur La Bastide et Pierre Lothaire sur Caudéran. Reste le canton de Bordeaux 3 (hypercentre) : on imagine mal le conseiller général, Michel Duchène, un pilier habitué aux missions transversales comme la proximité ou l'urbanisme, devenir élu de quartier. Données comme possibles remplaçantes : sa suppléante Laurence Dessertine ou Anne Brézillon.
--- 3 Une dizaine d'adjoints « thématiques »
Sur ce premier cercle, les infos restent lacunaires, d'autant que les négociations se poursuivaient encore hier après-midi. Il semble acquis que Hugues Martin, jeune doyen qu'on voyait prendre un peu de champ pour se consacrer aux sénatoriales de cet automne, jouera en fait un rôle important. Il devrait écoper d'une délégation discrète mais névralgique, en prise avec toute la mécanique de l'appareil municipal : les finances et les ressources humaines. Arielle Piazza, prof de tennis, est pour sa part pressentie pour une délégation sports et jeunesse. Elle devrait travailler avec plusieurs conseillers municipaux délégués, notamment la benjamine Laetitia Jarty, 22 ans, à qui pourrait échoir la vie étudiante, ou Guy Accoceberry. Pour le reste, que de spéculations ! La petite enfance et l'éducation pourraient revenir à Brigitte Collet ; le développement durable paraît promis à Anne Walryck. Les rumeurs évoquent aussi Josy Reiffers à l'économie et l'emploi, ou Didier Cazabonne aux relations internationales. Deux incertitudes majeures demeuraient hier soir : le périmètre accordé à Véronique Fayet, a priori reconduite sur les affaires sociales, et le nom de celui à qui reviendra la culture. Les pronostics valsent depuis des mois entre Michel Duchène et Dominique Ducassou, sachant que le choix dépend aussi de l'organisation des effectifs de la droite à la Communauté urbaine.
--- 4 Un vrai Rubik's CUB
Les adjoints n'ont en effet pas été désignés lors du tout premier conseil du mandat, vendredi dernier, car le maire attendait les résultats des municipales sur l'agglo, et leur traduction en nombre de sièges à la communauté urbaine. Objectif : répartir les forces entre les adjoints et les vice-présidents bordelais de la CUB, désormais privés de cumul. Jusqu'ici, outre Alain Juppé lui-même, cinq élus du conseil, et pas des moindres, cumulaient les deux casquettes : Michel Duchène, Hugues Martin, Véronique Fayet, Didier Cazabonne et Jean-Charles Bron. Le nombre de vice-présidents (actuellement 36 pour les 27 communes) dépend de l'accord de cogestion à l'étude entre Alain Juppé et Vincent Feltesse, et le premier conseil de la nouvelle CUB n'est pas prévu avant le 4 avril. D'où l'inconfort de certains candidats à des vice-présidences," d'autant plus attractives que le nombre d'adjoints diminue.
http://www.sudouest.com/230308/vil_gir_bordeaux.asp?Article=210308aP2108621.xml
======> MAIRIE. La majorité a élu hier les adjoints du maire. Parmi eux : cinq nouveaux venus et trois anciens conseillers promus. Les « poids-lourds » résistent. Notamment Hugues Martin, en première ligne
Un demi-renouveau : Julien Rousset
Il est près de 11 heures hier matin ; fraîchement élus par la majorité municipale, les nouveaux adjoints prennent possession, à la faveur d'une suspension de séance, de la tribune. Au premier rang, autour d'Alain Juppé : Hugues Martin, Dominique Ducassou, Michel Duchène, Véronique Fayet? La prime aux sortants ? Non, l'ordre alphabétique qui, farceur, a relégué au second rang des têtes plus nouvelles, comme Arielle Piazza, Élizabeth Touton ou Josy Reiffers. Faute de place sur l'estrade, les adjoints de quartier nouvelle génération (Fabien Robert, Nathalie Delattre) siègent dans la fosse, ainsi que Muriel Parcelier et Anne-Marie Cazalet.
Voilà le tableau du nouvel exécutif municipal, qui compte, désormais, vingt adjoints. Parmi eux, cinq nouveaux venus : Anne Brezillon, Nathalie Delattre, Arielle Piazza, Josy Reiffers, Fabien Robert. Et trois anciennes conseillères montées en grade : Élizabeth Touton, Brigitte Collet, Sonia Dubourg-Lavroff.
--- Piazza, Walryck, David ravis. Sur la liste soumise au vote des 61 conseillers, les noms des adjoints figuraient dans l'ordre alphabétique, à l'exception de celui d'Hugues Martin, gratifié de la première place et flanqué d'une délégation massive (voir ci-contre). Le « jeune doyen » serait-il un premier adjoint qui ne dit pas son nom ? « Non, je trouvais juste sympathique de saluer ainsi son dévouement? mais qui se souviendra de cette liste ? » rétorque Alain Juppé. Vrai-faux premier adjoint ou pas, Hugues Martin paraît enchanté, tout comme Anne Walryck, Arielle Piazza ou Jean-Louis David. Également primesautière, malgré une délégation sans doute moins large qu'elle ne l'espérait, Véronique Fayet poétise : « Quel que soit le périmètre, je n'en fais qu'à ma tête ! » Moins joyeux, Michel Duchène ne pipe pas mot. Tout aussi discret, Jean-Marc Gaüzere : l'élu des écoles n'est plus adjoint, sans doute en raison de son « étourderie » du premier tour (1). Très attendue, la séance « de l'organigramme » sera en fait expédiée en deux petites heures, sans tensions (opposition très calme) et, par un jour de pluie, sans enthousiasme débordant dans les rangs de la majorité, par contraste avec une première réunion du Conseil, vendredi dernier, teintée d'émotion. Des élus évoquent le « blues » d'après-campagne et quelques jours « éprouvants », en référence aux incertitudes liées à la composition, ardue, de ce premier cercle du Conseil. D'ailleurs, en réunissant son équipe hier à 9 heures pour lui faire part de la liste définitive, Alain Juppé a évité de rouvrir la boîte de Pandore et précisé, sans appel, que cette liste n'était plus ouverte à la discussion. Discussion qui, pourtant, n'est pas complètement terminée. Mardi, les adjoints se voient pour mieux définir leurs périmètres respectifs. Et les conseillers délégués seront désignés lors du prochain conseil. Plusieurs d'entre eux ont été annoncés hier, comme Jean-Charles Bron au commerce ou Joël Solari aux personnes handicapées. (1) Au premier tour des cantonales, Jean-Marc Gaüzere n'a pas voté pour Fabien Robert, par « simple oubli ». Il devrait devenir conseiller délégué aux relations avec les professions libérales.
http://www.sudouest.com/230308/vil_gir_bordeaux.asp?Article=220308aP2117576.xml
Alain Juppé contre le «repli» : Propos recueillis par Dominique de Laage
--- « Sud Ouest ». Pourquoi une telle poussée de la gauche ?
Alain Juppé. Notre avantage de 2001 a subi un rééquilibrage. Nous faisons face à une insatisfaction devant la dégradation du pouvoir d'achat. Notamment des plus modestes. Selon les sondages, dimanche soir, les deux tiers des Français sont favorables aux réformes annoncées. La difficulté est qu'elles mettent du temps à produire leur effet. Le geste annoncé doit être fait, vite. Il y a eu aussi, pourquoi le nier, un problème d'incompréhension de certains gestes du président. Je crois que Nicolas Sarkozy l'a bien compris et adapte sa façon de présider à ce qu'attendent les Français.
--- Votre argument de vouloir être un « maire à plein-temps » a fait mouche et s'est vérifié partout en France. Qu'est-ce qui a changé dans le rapport des électeurs à leurs maires ?
L'idée que le maire doit être disponible, au contact dans les quartiers, qu'il doit écouter les gens, est une idée qui s'est peu à peu développée et installée dans tous les esprits. Mais j'insiste aussi sur l'autre vocation du maire, qui est de donner une ambition, de tracer un projet.
--- La droite dispose aujourd'hui de 59 sièges sur 120 à la Communauté urbaine de Bordeaux. Comment abordez-vous la bataille pour la présidence de la CUB ?
Si nous pouvons trouver un accord sur une façon de gérer ensemble la CUB, de fonctionner ensemble, pragmatiquement, je suis prêt à travailler dans le partenariat sans revendiquer la présidence de la Communauté urbaine. Si ça n'était pas possible, à ce moment-là, ça créera un rapport de forces, et il appartiendra à l'assemblée communautaire de trancher.
--- Vous êtes redevenu l'un des hommes forts de l'UMP. Ne pesez-vous pas malgré vous sur l'avenir du parti ?
Je fais confiance à la capacité d'oubli de mes amis. Si je ne me manifeste pas, je serai tranquille ici, et c'est bien. Comme je l'ai dit et répété, je n'ai pas envie de prendre des responsabilités. En revanche, j'ai toujours envie de m'intéresser aux questions nationales et aux questions internationales.
--- Vous avez réussi à Bordeaux et dans la Communauté urbaine à vous allier au Modem, quand certains de vos amis ont chuté ailleurs, faute de cette alliance. N'est-ce pas à l'UMP d'impulser une clarification avec le centre ?
Je ne suis pas sûr que ce soit très facile. Les positions se sont durcies. Si cela s'est bien passé ici, ce n'est pas le fruit du hasard. Nous nous sommes très bien entendus ces treize dernières années, sans conflit majeur. À Pau, la bagarre dure depuis dix ans. Il faut cultiver l'union sur la durée et ne pas en faire une stratégie électorale de dernière minute.
--- Comment voyez-vous l'avenir politique de François Bayrou ?
C'est un garçon de qualité. Il est d'une grande ténacité, d'une grande détermination. Je lui fais confiance pour trouver les voies et moyens du rebond. Sa stratégie me paraissait confuse. J'ai essayé de le pousser entre les deux tours au rassemblement, y compris à Pau. Je me suis entendu répondre : « D'accord, mais à condition qu'à Marseille et qu'à Paris il y ait aussi un rassemblement. » Je crois que cette stratégie à géométrie variable en fonction des villes est difficilement compréhensible par l'opinion publique et difficilement gérable.
--- Si vous étiez en charge de l'UMP aujourd'hui, comment démêleriez-vous l'écheveau des relations avec le Modem ?
C'est une question que je ne me pose pas, puisque je n'ai pas l'intention de prendre cette responsabilité. Mais elle est intéressante, et je souhaite bien du plaisir à ceux qui vont avoir à la gérer. On a fait une fois de plus la démonstration que la désunion était fatale. Si j'étais responsable de l'UMP - hypothèse d'école -, j'essaierais de voir comment on peut reconstituer une grande force de la droite et du centre.
Cela a toujours été le sens de l'UMP. Ne pas se replier sur soi, s'ouvrir sur les autres. Mais j'ai conscience de l'extrême difficulté de la tâche. Parce qu'il faut être deux pour se mettre d'accord.
--- L'UMP est à refaire ?
Non. À renforcer, à ramener à ses sources, pour en faire un grand parti de rassemblement.
--- N'êtes-vous pas aujourd'hui le seul homme susceptible de faire le lien, à droite, avec François Bayrou ?
(Rires.) Je n'irai pas au-delà de cette réponse, qui peut vous paraître un peu dilatoire. Il faut laisser du temps au temps, selon la formule un peu creuse et facile. On va voir ce que va donner l'action du gouvernement dans les mois qui viennent. Les réformes engagées donneront des résultats. Le président Sarkozy avait sans doute raison de vouloir anticiper les municipales : il avait bien vu le risque d'attendre. J'ai fait partie de ceux à dire non. Peut-être que je porte une part de responsabilité dans la situation d'hier soir. Mais le climat peut s'améliorer demain. Grâce aux réformes.
--- Vous avez implicitement émis une réserve sur certaines prises de position de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de la laïcité?
J'ai seulement dit que la laïcité me paraît un des piliers les plus fondamentaux de notre construction républicaine. J'ai pris acte du fait que le président n'a pas l'intention de modifier la loi de 1905. Je n'ai donc pas grand-chose à dire. Je suis parfaitement conscient que la politique d'immigration ne peut pas être une politique de laxisme généralisé, comme elle l'a trop souvent été. Mais il faut également accepter l'idée que la France est un pays divers, que le métissage est une richesse et non pas une contrainte contre laquelle il faudrait se battre. Ceci doit mieux passer dans le message gouvernemental. Par la force des choses, l'aspect répressif a pris un peu le dessus. Et sans doute faut-il le compléter.
---- Y a-t-il eu rupture dans la politique étrangère de la France avec Nicolas Sarkozy ?
Qu'il veuille imprimer sa marque en matière de politique étrangère en donnant quelques inflexions, c'est normal. Vis-à-vis des États-Unis, sans remettre en cause le fond de la politique, il y avait peut-être un peu de lubrifiant à apporter dans les relations humaines et les rouages. Il l'a fait, et c'est bien. Mais je n'ai pas observé d'inflexion majeure de notre politique étrangère. Y compris vis-à-vis de la politique africaine. Changer de vocabulaire, c'est bien. Mais les réalités sont là.
http://www.sudouest.com/190308/france.asp?Article=180308aP2089235.xml
Le plan des sept : Gilles Guitton
Il se passe toujours quelque chose au conseil municipal de Bègles. Une semaine après l'installation turbulente de la nouvelle assemblée et la démission du leader de la droite Pierre Bru, le feuilleton s'est poursuivi lors de l'élection des délégués au conseil de CUB, hier soir. Christelle Martin et Thierry Beer-Demander, les deux élus de « Bègles pouvoir d'achat » (droite), ont ainsi voté pour les candidats de « Bègles pour tous » et Jean-Jacques Paris (cinq élus au conseil). C'était à bulletin secret, mais le résultat est sans ambiguïté : 27 voix pour les quatre candidats de la majorité présidentielle, zéro pour « Bègles pouvoir d'achat », 7 pour « Bègles pour tous ». Le plan de droite n'a eu d'autre effet que de détendre l'atmosphère?
--- Pas de main tendue. Noël Mamère, qui n'avait pas pris part au vote, a rappelé l'année 1995, quand « la même alliance » (de la droite avec la liste du PCF) avait valu un siège à l'ancien maire Bernard Moncla à la CUB. Mais cette fois, les électeurs béglais ont mis la majorité à l'abri de ce genre de surprise. Jean-Jacques Paris s'est gardé de tout commentaire. Il avait réclamé auparavant un siège sur quatre à Noël Mamère, au nom des 31 % de suffrages réunis le 9 mars par les siens, et du « souci de rassemblement » de la gauche affirmé par Noël Mamère. Pas de chance : « Vous avez fait campagne sur la rupture, je ne peux pas accepter. Vous êtes un obstacle au rassemblement », a rétorqué le maire. La main tendue sera pour ceux « qui sont autour du PCF ». Ce sont donc Clément Rossignol (Verts), Michel Mercier (PS), Franck Joandet (Bègles Initiatives) et Jacques Raynaud (PS) - quatre hommes - qui représentent Bègles ce matin au conseil de l'agglo. Le premier, confirmait Noël Mamère un peu plus tard, devrait occupera en son nom le poste de vice-président de la CUB destiné à chaque maire. Quant à Jacques Raynaud, il se régalait d'avance des arcanes de l'élection du président de la CUB aujourd'hui. En rigolant, mi-figue mi-raisin, à propos du vote baroque précédent : « et si c'était un signal ? »
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======> AMBIANCE. Cette première séance qui a permis à Noël Mamère d'être réelu a tourné au vinaigre. A droite, Pierre Bru démissionne et déchire sa carte d'électeur à gauche, Jean-Jacques Paris quitte la salle
Les portes claquent : Dominique Manenc
--- Tout avait bien commencé. Sous la présidence du doyen d'âge, Michel Dané, les conseillers municipaux allaient choisir entre les deux candidatures, celle de Noël Mamère, liste Allez Bègles, et celle de Jean-Jacques Paris, liste Bègles pour tous. Même s'il manquait une colistière du premier, coincée dans les embouteillages, le suspense n'était guère insoutenable : Noël Mamère devenait maire pour la quatrième fois avec 27 suffrages, contre 5 au communiste Jean-Jacques Paris et deux nuls issus de la droite de Pierre Bru, liste Bègles pouvoir d'achat, environnement. Le même Pierre Bru qui venait de chipoter sur la procuration de l'absente, en remettait une couche au sujet du portrait du président de la république dissimulé sous un écran. Le nouveau maire de Bègles le fit donc découvrir immédiatement, avec ce commentaire qui allait mettre les rieurs de son côté : « C'est une ?uvre d'art ! ». Sous l'oeil de Nicolas Sarkozy, Noël Mamère s'installait dans son fauteuil pour six années de plus, ceint d'une écharpe flambant neuve. « Je considère que je suis le maire de tous les Béglais, même si j'ai été élu par 5 472 voix ».
--- La main tendue à Paris. Ses premières paroles allèrent à ses concurrents, de droite comme de gauche, pour les féliciter de leurs résultats. Avant de souhaiter un travail constructif : « L'opposition mesquine ne sert personne. Nous avons ici un héritage fait de luttes ouvrières et de conquêtes sociales. À Bègles, nous devons respecter les valeurs de la gauche que sont la tolérance, le partage, le combat contre les discriminations, la défense de la laïcité. On ne cèdera jamais là-dessus. Avec l'opposition de gauche nous sommes chaque fois retrouvés sur l'essentiel. Ici, il n'y a pas de pestiférés. « Le maire allait pratiquer la politique de la main tendue en direction de Jean-Jacques Paris : « Le temps est venu de tourner la page des rancoeurs, des frustrations, des haines recuites. Bègles est une ville de gauche conduite par une équipe composée de trois formations-PS, Verts et société civile- avec deux oppositions-les communistes et leurs alliés et la droite. Il n'est pas dans la logique que le PC soit toujours dans l'opposition. Je souhaite que pendant ces six ans, il y ait des gestes de compromis pour faire comprendre que la guerre des tranchées est d'une autre âge. On doit s'unir dans une période où règne une précarité croissante, de plus en plus de familles en difficulté, le pouvoir d'achat en baisse, des enfants de sans papiers à parrainer. Bègles doit rester un exemple. Je serai à la hauteur de ces responsabilités ».
--- Paris marque sa différence. Avec une certaine déférence, Jean-Jacques Paris saluait la performance du maire concurrent : « Le suffrage universel a confirmé l'adhésion de la majorité de la population à vos choix politiques qui ne sont pas les nôtres ». Voulant marquer sa différence, le leader de l'opposition de gauche insistait : « Un électeur sur trois s'est prononcé pour notre projet. Nous sommes encore dans l'opposition de gauche. Il faudra compter avec. Il faut une opposition forte qui aura un rôle à jouer chaque fois qu'apparaitront des inégalités, en matière de logement, de sport, de culture ou de loisirs. Chaque fois que les promoteurs feront des pressions pour augmenter les prix des logements, nous les combattrons. Nous défendrons toujours les associations pour favoriser le vivre ensemble. On fera tout pour être entendus ». Le message était clair : l'heure de la réconciliation n'avait pas encore sonné.
--- Carte déchirée. Le moment était venu d'élire les adjoints. Ils seront dix, ceux de la liste de Noël Mamère qui leur remet une écharpe, geste symbolique assorti d'une bise. Ce premier conseil municipal pouvait donc s'achever. À part que Pierre Bru avait une déclaration à faire. « Votre résultat est incontestable. Ce qui l'est moins, ce sont les moyens utilisés pendant la campagne avec de faux documents pour inscrire votre numéro 2 sur les listes électorales ». Allusion était faite au recours déposé contre Isabelle Boudineau, rejeté par le tribunal d'instance. Pierre Bru enchaînait avec une série de manoeuvres et de propos qui ont circulé sur son compte pendant ces derniers mois : « Je suis cardiaque mais moi je n'ai jamais souhaité votre mort ! Je démissionne du conseil municipal ». Et il a déchiré sa carte d'électeur sous le nez du maire, outré : « Je ne me suis jamais livré à des attaques personnelles ou indignes. Mais depuis 1989, j'ai été l'objet d'agressions verbales et physiques !». C'en est trop pour Jean-Jacques Paris qui a quitté la salle, furieux : « N'en rajoutez pas !».
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===è Malgré ses paroles soit-disant conciliantes, Noél Mamère n’a pas pour autant accordé un siège à la CUB à son opposition de gauche comme il aurait pu le faire. Dont acte ! Les actes démentent les propos.
Après une campagne éclair : Guy Lacquement
Jean-Paul Petit ne décolère pas. Cette semaine, le maire sortant et «sorti» de Saint-Caprais-de-Bordeaux refusait, en termes excessifs, de commenter les résultats du premier tour des élections municipales au village.
Mickaël Felloneau, son vainqueur, refusait de son côté d'être assimilé à un «bobo». Au contraire: la liste qu'il a conduite à la victoire le 9mars rassemble des représentants des familles installées de longues dates, parfois plusieurs générations, dans la commune. À34 ans, il est père de deux enfants et chef d'une entreprise de nouvelles technologies installée à Saint-Caprais. Jamais élu auparavant, il s'est lancé dans l'aventure quelques semaines avant les élections. Il s'est efforcé de réunir des personnalités locales en fonction de leurs compétences professionnelles, pas de leurs éventuelles appartenances politiques. «Chacun a ses idées mais personne ne possède de carte de parti». «Pas d'extrêmes non plus» assurent les nouveaux élus. Il a fallu établir un plan d'action pour le temps restant mais à aucun moment, il n'aurait été question d'attaquer le prédécesseur personnellement.
--- Des écarts variables. Le résultat de dimanche a été obtenu avec des écarts différents dans les deux moitiés de la commune. D'un côté du rond-point, les habitants des quartiers tournés vers Créon n'ont préféré les nouveaux candidats qu'avec sept voix d'avance sur la liste Petit. Dans la moitié de la commune tournée vers Camblanes, l'écart se situait entre 140 et 170 voix de plus que les sortants. Cela coïncide en partie avec l'ancienneté de l'installation des habitants et le développement de chacune des parties de territoire. Pour Mickaël Felloneau, on ressent nettement que Saint-Caprais se trouve «en bout de ligne» pour les largesses de la Communauté de communes (CdC) Portes de l'Entre-Deux-Mers. Voire «hors jeu» à cause de l'étiquette politique du maire. Au cours des trois semaines de campagne, les échanges avec les habitants ont dessiné l'image de la municipalité sortante. «Une certaine dichotomie entre les propos et les réalisations effectives» explique Bertrand Darracq, le communiquant de la liste.
--- Chantiers à prévoir. Les lacunes à combler pourraient concerner l'urbanisme et les aménagements du bourg, comme les espaces verts. Certaines demandes de la population seront étudiées. Comme la localisation de la cuisine communale qui oblige les élèves du primaire à traverser une partie du village pour déjeuner à la maternelle. Le spécialiste de la nouvelle municipalité a déjà indiqué publiquement que les comptes lui paraissaient bons. Christian Brunetière, unique transfuge de la municipalité précédente serait premier adjoint Il était désigné hier au premier conseil des nouveaux élus. Guy Coustal qui siège désormais au conseil avait déjà été élu dans la municipalité Perrotin.
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Le Conseil est mis en place : Dominique Andrieux
Cinq jours après le résultat des élections municipales, une quarantaine de Montferrandais assistaient hier soir à l'installation du Conseil municipal. La liste conduite par Pierre Soubabère, le maire sortant, ayant été élue dans son intégralité, cette séance n'aura été que pure formalité.
Pierre Soubabère retrouve un fauteuil dans lequel il compte bien ne pas trop rester. Après avoir remercié tous ceux qui ont fait confiance à lui comme à ses colistiers, il a insisté en effet sur sa volonté d'être «un maire de proximité», «un maire sur le terrain». Il est entouré de ses fidèles adjoints, en particulier Yves Chemineau, le premier adjoint qui gérera les ressources humaines et Josiane Zambon qui retrouve les finances de la commune. La seule nouveauté, par rapport à la précédente mandature, réside dans la création de postes de conseillers délégués. Cela procède de l'intention du maire et de ses adjoints de «confier du travail à de jeunes élus pour qu'ils s'imprègnent de leur fonction». Le Conseil municipal a profité de sa mise en place pour déterminer le nombre d'administrateurs du Centre communal d'action sociale (CCAS), cinq élus et autant de personnes extérieures. Les commissions seront mises en place lors de la prochaine séance du Conseil municipal, le jeudi 27mars, à 20 heures. Voici la composition de la municipalité. Maire, Pierre Soubabère; premier adjoint (ressources humaines), Yves Chemineau; deuxième adjoint (finances), Josiane Zambon; troisième adjoint (éducation-jeunesse-culture), Bruno Nauvelade; quatrième adjoint (urbanisme et travaux), Alain David; cinquième adjoint (affaires sociales), Jacky Bachelier. Sont conseillers délégués André Dupouy (personnel technique, assistance et surveillance des travaux) et Emmanuel Mouilleron (communication et information).
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Cazabonne l'heureux élu : Willy Dallay
Un seul sujet à l'ordre du jour : l'élection du maire. Autant dire que ce Conseil municipal n'était pas surchargé. Cela ressemblait à une prérentrée scolaire. La séance a quand même fait salle comble. Les bureaux des élus étaient tous occupés à l'exception de celui de Valérie Furnon, une nouvelle qui, retenue par ses obligations professionnelles, avait donné procuration.
En matière de suspense, on a connu pire, ces dernières semaines à Talence. D'ailleurs depuis quelque temps, Alain Cazabonne rayonne. La veille, dans la voiture-tonneau du village sécurité routière du lycée Victor-Louis, on aurait dit un gosse à une fête foraine? Hier, à 30 contre 9, il ne risquait pas un coup d'État. D'ailleurs l'opposition a préféré s'abstenir et il a été élu à l'unanimité des votants. Il a même dû voter pour lui? En début de séance, il avait appelé chacun et rappelé le cadre : « Les élus ne sont pas des chefs de services. Il ne s'agit pas de tout gérer. » Il a évoqué une administration pérenne quel que soit le résultat des élections et travaillant sur les dossiers d'un mandat à l'autre.
--- Regretté Savary. Le grand absent était Gilles Savary. Alain Cazabonne a dit? le regretter ! « Quand on a eu la confiance d'une par- tie des habitants, on doit siéger. »
Monique de Marco (Les Verts), enseignante à la ville, n'a pas pu se retenir : « On a eu l'appel, maintenant, on a la leçon de morale ! » « La moralité fait partie de la politique », lui a répondu l'ancien-futur maire. La campagne n'était pas loin. Monique de Marco l'a trouvé « honnête » pour la gauche. En revanche elle a accusé Alain Cazabonne d'avoir « privilégié le mensonge ». Celui qui entre-temps était redevenu maire lui a répondu sur l'air de rira bien qui rira le dernier : « Je ne trouve pas que la campagne de mon concurrent ait été honnête. Il a repris des accusations à son compte (sur son blog) et je ne lui pardonne pas. Je compte poursuivre. » Puis à l'adresse de Monique de Marco : « Le fait que vous n'ayez rien dit montre que vous n'étiez pas loin de le penser. »
---- Encore une campagne ! Ça promet pour la campagne qui s'annonce. D'ailleurs, Stéphane Ambry qui a parlé pour les socialistes a tellement insisté sur le fait que Gilles Savary restait à Talence, que certains, dont Monique de Marco, en ont déduit qu'il s'agissait d'un message. Savary candidat à sa propre succession aux futures cantonales partielles qui auront lieu d'ici l'été ? « Ce n'est ni ce que j'ai dit, ni ce que j'ai voulu dire », a précisé par la suite Stéphane Ambry. Après cette première manche, l'élection des adjoints et des conseillers communautaires aura lieu jeudi prochain. « Y a-t-il cinq jours francs ? », a questionné une Monique de Marco soupçonneuse. Il paraît que oui et elle s'est attiré le brouhaha réprobateur de la majorité. Mais la photo de famille sur les marches « du palais » a réconcilié tout le monde.
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Jean-Pierre Turon élu maire à l'unanimité : Daniel Charpentier
La salle du Conseil municipal était pleine à craquer. Bien sûr, tous les nouveaux élus, à une exception près, étaient présents, mais aussi bon nombre de Bassenais qui ont honoré de leur présence la mise en place de ce nouveau Conseil. Après avoir rappelé les résultats, Jean-Pierre Turon cède son fauteuil à Michel Hibon qui devient, en tant que doyen, président de la séance. Il est immédiatement procédé au vote, et sans surprise Jean-Pierre Turon est élu, à l'unanimité, maire. Après avoir remercié ses colistiers, il en profite pour adresser un message de sympathie à tous les électeurs qui lui ont accordé leurs voix, mais aussi à tous ceux qui n'ont pas voté pour lui, leur assurant qu'à dater de cet instant, il devenait le maire de tous les Bassenais. Le changement dans la continuité, telle est la proposition formulée par le nouveau maire qui, en rajeunissant son équipe, tout en gardant un socle de compétence, propose aux habitants de transformer Bassens pour offrir à ses habitants un meilleur cadre de vie. Josyane Maestro, au nom du PC, prend brièvement la parole pour exprimer son adhésion au programme de la liste sur laquelle elle a été élue. Il est ensuite procédé à l'élection des adjoints qui, réglementairement, sont au nombre de huit. Michel Hibon se retrouve, pour la première fois, premier adjoint, avec à ses côtés, Dominique Priol, Josyane Maestro, Jean-Pierre Thomas, Josiane Lavery, Jean Dornias, Monique Bois et Daniel Gillet. Le premier Conseil municipal allant prendre fin, Jean-Pierre Turon a tenu à dire quelques mots de remerciement aux personnes qui étaient à ses côtés dans l'ancienne équipe.Parmi celles-ci, il a tenu, en lui remettant la médaille d'honneur de la Ville, à honorer celle qui, en 1977, était la plus jeune élue de la ville, à qui l'on doit la création de l'école de musique, qui fut également la première adjointe à la culture, et la créatrice du secteur petite enfance. Cette personne, tous les Bassenais l'avaient reconnue, n'est autre que son épouse.
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L'alternative Laporte : Josiane Dubarry
Les organisateurs avaient eu raison de faire cette élection non pas dans à la mairie mais dans la salle des fêtes, car pour les Eulaliens, cette soirée politique avait plus l'air d'une soirée de fête qu'une réunion de Conseil municipal, les 300 personnes présentes l'ont d'ailleurs prouvé.
Tout d'abord, Christian Laur, ancien maire, avant de passer les rênes à son successeur, fit d'une manière digne et somme toute très émue une déclaration : « M. Laporte, vous avez gagné les élections dès le premier tour, compte tenu de l'absence d'union des forces de la gauche. Selon moi les responsabilités sont clairement établies, il s'est agi d'ambitions personnelles exacerbées additionnées à la volonté hégémonique d'un parti politique piloté en catimini de l'extérieur de la commune par d'importants et nombreux acteurs institutionnels du département. Je vous souhaite Hubert Laporte la réussite dans l'intérêt de tous les Eulaliens. » Les élections qui suivirent furent sans surprise Hubert Laporte élu maire à 22 voix pour et 5 blancs et les adjoints, au nombre de huit, avec 22 pour, 4 nuls et 1 blanc. Comme il avait été prévu pendant la campagne, « il n'y aura pas de premier adjoint, mais seulement huit adjoints de poids, de terrain et d'expérience », rappela le nouveau maire.
--- « Un grand voyage ». Première déclaration d'Hubert Laporte. « C'est vrai que la bataille a été rude, mais ainsi la victoire tout aussi glorieuse ». En effet, sa liste s'est imposée à 60,47 % devant celle du communiste et maire sortant Christian Laur. Le maire poursuivait: « Je sais pertinemment combien ma fonction sera complexe et lourde mais ô combien exaltante ! Nous allons associer la population à nos réflexions sur le grand dossier comme le PRU (Projet de rénovation urbaine), nouvelle version, j'insiste bien nouvelle version. Bien que je sois novice dans le domaine de la chose publique, je veux apprendre vite et bien, vous pouvez me faire confiance. Nous allons faire un grand voyage qui, je l'espère, sera agréable à vivre, nous voulons écrire avec vous de jolies pages pour le livre de Sainte-Eulalie. » Odile Bazieu, élue de l'opposition, tint à faire une déclaration : « Félicitations, M. Laporte, vous avez été élu parce que vous représentez une alternative, montrez-nous que c'est possible, alors allez-y ! » Cette soirée, très mouvementée par tous ces discours controversés, fut suivie d'un pot, d'amitié si l'on peut dire, offert par la nouvelle municipalité.
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Alain David retrouve son fauteuil : Chantal Sancho
Alain David a réuni le Conseil municipal dimanche matin afin de procéder à l'élection du maire et des adjoints, en présence de nombreux Cenonnais venus y assister. Celui-ci a ouvert la séance en rappelant les résultats des élections, indiquant que sa liste avait remporté 77,4 % des suffrages et que 32 sièges étaient attribués à sa liste, un à celle de Christine Heraud et deux à celle d'Hélène Michel. La présidence du Conseil fut laissé au doyen d'âge Jean-Paul Delpech qui proposa la candidature d'Alain David expliquant que depuis 1995 qu'ils travaillaient ensemble les engagements avaient été respectés et que l'union des forces de gauche était un élément dynamique. Pour la bonne règle, ce dernier demanda s'il y avait une autre candidature et comme, visiblement, il s'y attendait Christine Heraud a proposé la sienne et a expliqué pourquoi dans un long discours. Précisant que même si elle n'était pas d'accord avec la politique d'Alain David, « nous sommes loin de rejeter toutes ses actions ». Max Guichard, du Parti communiste et Marie-Christine Boutheau, des verts ont, quant à eux, expliqué pourquoi ils ne postulaient pas, faisant pleinement confiance à Alain David. Comme on s'y attendait Alain David fut élu à l'unanimité.
---- Une femme première adjointe. Ce n'est pas sans un certain humour, voire même un humour certain que Jean-Paul Delpech s'empressa de le féliciter et de demander à tous les conseillers de travailler ensemble, main dans la main, y compris ceux de l'opposition pour faire aboutir les projets nombreux et ambitieux tant sur le plan urbain, social, culturel, sportif et surtout humain, car ajoute-t-il, « c'est quand la mer se retire que l'on voit ceux qui nageaient sans maillot ». Alain David a précisé qu'il serait le maire de toutes les Cenonnaises et de tous les Cenonnais, remerciant tous les électeurs de tous les quartiers qui ont tranché de manière harmonieuse. Il a également remercié tous les personnels municipaux « qui ont été des fonctionnaires exemplaires ».
« Il faudra trouver les ressources nécessaires pour sortir Cenon des villes difficiles »
Jean-François Egron « qui a fait avancer les choses et qui a fédéré l'ensemble des équipes, Jean-François va prendre des responsabilités dans la Communauté urbaine de Bordeaux, car nous voyons se profiler un désengagement de l'État, il faudra bien aller chercher les subventions partout où elles sont ». Il a souligné qu'il s'engageait à ne pas augmenter la taxe communale pendant six ans : « Il faudra bien trouver les ressources nécessaires pour continuer à sortir Cenon des villes difficiles. Nous avons voulu lancer un message fort aux habitants. La liste est renouvelée à 50 % dans une parité totale mais aussi dans l'exécutif. » Il a continué en insistant sur le fait qu'il poursuivrait l'installation d'entreprises sur la commune « de 400 entreprises nous sommes passés à 1 800, faisant baisser par là même le chômage de 30 % à 12,5 % ». Tant Jean-Paul Delpech que le maire lui-même, ont tenu à remercier tous les sortants qui ne s'étaient pas représentés et qui avaient pendant de longues années, sacrifié bien souvent leur vie de famille pour la vie de la commune. Force est de constater qu'effectivement, le maire a donné un signe fort à la population en proposant une jeune femme, première adjointe.
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Le canton de La Teste passe à droite : Bernadette Dubourg
« C'est la grand chelem, on a repris le canton et La Teste », jubilait, dimanche soir, la député-maire UMP de Gujan-Mestras, Marie-Hélène des Esgaulx, entourée du futur maire de La Teste-de-Buch, Jean-Jacques Eroles, et du nouveau conseiller général, Jacques Chauvet, dans une salle de l'école Gambetta surchauffée, à La Teste-de-Buch, alors même que le maire socialiste sortant- et battu - de La Teste-de-Buch, n'avait pas encore proclamé les résultats.
--- Mauvais report des voix. Si la victoire de Jean-Jacques Eroles était attendue (lire par ailleurs), celle de Jacques Chauvet n'était pas acquise. Loin s'en faut. Non seulement parce que le conseiller général socialiste sortant, René Serrano, proche du président Philippe Madrelle, venu d'ailleurs le soutenir la semaine dernière à La Teste, détenait le canton depuis 20 ans, mais aussi parce qu'au premier tour il devançait Jacques Chauvet de 362 voix et pouvait compter - arithmétiquement - sur les 2 100 voix des Verts et 1 074 voix des communistes. Cela n'a pas été le cas. Certes, les électeurs du Teich et de Gujan-Mestras, qui avaient élu leur maire au premier tour, n'ont pas tous fait l'effort de retourner aux urnes, dimanche, pour le second tour des cantonales (1 951 électeurs en moins à Gujan et 853 électeurs en moins au Teich, contre 495 électeurs supplémentaires à La Teste-de-Buch), mais cette moindre participation (57,88 % au second tour contre 64,11 % au premier tour) n'explique pas tout puisque René Serrano a totalisé 10 315 voix (930 voix de plus qu'au premier tour), et au final 190 voix de moins que Jacques Chauvet qui, avec 10 505 voix, totalise 1 482 voix de plus qu'au premier tour. Sauf à dire que les électeurs de René Serrano ne sont pas allés voter ! On penserait plutôt à un mauvais report des voix.
--- « Ému et heureux ». « Je suis tellement heureux, c'est une victoire que j'espérais. Je vais sortir le canton de l'immobilisme. Ce n'est pas simple de battre quelqu'un installé depuis 20 ans. Mes premières préoccupations ? La solidarité, les vases portuaires et les quais », assurait, dimanche soir, le nouveau conseiller général, Jacques Chauvet.
René Serrano n'était pas présent à la proclamation des résultats à La Teste. « Mon premier réflexe intellectuel est que cet échec n'est pas mérité », a-t-il simplement commenté au téléphone, manifestement aussi ému que sonné par ce résultat.
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Divorce consommé : Sylvain Viaut
La marée électorale a laissé sur le sable, en se retirant, quelques « cadavres », pas mal de bois flotté, des illusions perdues et des promesses à tenir. En quinze jours, une longue histoire entre la famille Madrelle et le Blayais a été balayée, piétinée et jetée. Un vrai divorce consommé. La mairie de Blaye et le poste de conseiller général du canton de Blaye ont changé de titulaires. Denis Baldés a bouté Bernard Madrelle hors de sa citadelle. Et Xavier Loriaud en a fait de même, dans le canton, avec Vincent Liminiana, conseiller général PS élu en 2001. La mairie de Saint-Ciers a été reprise par la gauche, avec Anne-Marie Plisson, tout comme celle de Saint-Paul a été perdue par la droite, dans des conditions identiques, à savoir par des listes entières (ou quasi complètes), chassant la liste adverse par la volonté d'électeurs locaux ne barguignant pas.
--- Saint-Savin et Saint-André, stabilité relative
Seuls îlots de « tranquillité », ou plutôt de stabilité relative, dans cet océan déchaîné, Saint-André-de-Cubzac, où la situation reste politiquement inchangée. Au plan cantonal, avec la réélection très nette de Jacques Maugein (PS), malgré le maintien de deux listes opposées (CPNT et Divers gauche). Au plan municipal ensuite, avec quelques ajustements à droite, et dans l'opposition à la majorité municipale de gauche, désormais présidée par Laurent Ricci, nouveau maire du chef-lieu, qui reste ancré à gauche, « structurellement », selon l'opposant UMP Benjamin Biroleau. Et finalement, Saint-Savin, deuxième îlot de stabilité, après deux soirées électorales contrastées et agitées, au terme desquelles le vice-président du Conseil général Alain Renard, conseiller général sortant, conserve relativement brillamment son siège cantonal face au maire de Saint-Christoly, Bernard Peraldi. Même s'il ne parvient pas, après une dernière ligne droite de sprinter, à reconquérir la mairie de Saint-Savin, qui reste à droite entre les mains de Jean-Claude Récappé et de son équipe.
--- La violence radicale de quelques coups de balai
De cette séquence électorale, on retiendra, outre les changements de noms sur les tablettes, le côté radical, violent même, des coups de balai appliqués par l'électorat au personnel politique concerné. Violence du score municipal à Blaye, où un 68/32, qui mettrait KO n'importe quel dinosaure au cuir blindé, a été reçu comme une humiliation irrationnelle par sa principale victime, Bernard Madrelle. Violence et radicalisme du coup de balai appliqué à Saint-Ciers-sur-Gironde (3 200 habitants), tout comme à Saint-Paul-de-Blaye (880 habitants), où ce sont des listes entières qui sont passées, reléguant aux oubliettes les sortants. Réactions violentes, ou traduites en tout cas comme telles dans les urnes, d'un électorat qui n'a pas fait de cadeaux. Même si de nombreuses communes sans histoire avaient dès le premier tour réglé le problème. En reconduisant d'un coup les sortants?
--- Blaye affirme sa singularité
Autre aspect étrange et décalé des résultats locaux : la perte d'une mairie, acquise à la gauche depuis 1989, et d'un siège au Conseil général, pour un PS par ailleurs plutôt en forme au plan national et départemental.
« Au moment où le PS gagne des sièges, nous, on perd Blaye, la mairie et le canton, c'est très contradictoire », se désolait hier Vincent Liminiana. Lui aussi à la recherche de « l'erreur », du bug, de la faute fatale?
Reste le nouveau visage du territoire. Et la perte d'une unité politique peut-être trop vite considérée comme acquise. Dans les jours qui viennent, les équipes municipales désigneront leurs délégués. Les onze délégués de Blaye à la Communauté de communes, les délégués aux divers syndicats intercommunaux (dont le Smicval), les délégués au Pays? De ces nouveaux équilibres politiques, et de cette nouvelle distribution des cartes, sortira la physionomie de la nouvelle Haute Gironde, au c?ur de laquelle s'est joué en deux tours, et en deux actes, un coup politique. Et un drame antique.
http://www.sudouest.com/180308/vil_gir_blaye.asp?Article=180308aP2087661.xml
La vérité des urnes : Olivier Escots
Aucun d'entre eux n'a rallié sur son nom plus d'un quart des électeurs inscrits. Philippe Dorthe (PS), Jean-Louis David (UMP), Matthieu Rouveyre (PS) et Daniel Jault (PS) ont été petitement élus dimanche sur les cantons de Bordeaux I, IV, V et VII. Ils retrouveront dans l'hémicycle du Conseil général l'UMP Michel Duchène, élu dès le premier tour sur le canton de Bordeaux III. Les trois autres cantons bordelais n'étaient pas renouvelables cette année. On l'aura compris, l'abstention a pesé lors de ce deuxième tour des élections cantonales. Le phénomène a été particulièrement flagrant à Bordeaux (lire ci-contre). Après le premier tour des municipales, dont le débat fut bipolarisé par le duel entre Alain Juppé et Alain Rousset, les Bordelais ont boudé les urnes. Plus de 9 400 électeurs ont « disparu » entre les deux tours. Leur absence n'a toutefois pas modifié les rapports de force qui s'étaient dessinés le 9 mars. Les candidats qui étaient en ballottage favorable se sont imposé dimanche.
--- Rouveyre en vedette. Le résultat le plus marquant reste sans aucun doute la victoire de Matthieu Rouveyre sur le cinquième canton, jusque-là détenu par l'UMP Jean-Marc Gaüzère, qui ne se représentait pas (lire également en page 2-10). Grâce à ce succès, les socialistes disposent désormais de cinq des huit cantons bordelais. Les résultats montrent qu'Alain Juppé a gagné en faisant de Bordeaux une vitrine Véritable vedette de la soirée socialiste au Conseil général, Matthieu Rouveyre insistait dès dimanche soir sur la priorité qui s'est selon lui dégagée de la campagne. « Il faut du lien social », affirme-t-il. Il annonce la création d'une maison cantonale et d'un foyer intergénérationnel. Il prône diverses initiatives, comme « le blog des mémoires », dans lequel les plus jeunes retraceraient l'histoire des quartiers racontée par les plus anciens. Matthieu Rouveyre a insisté sur ce secteur, celui du social, lors de la campagne. Philippe Dorthe confirme son importance. «. Mais lorsque l'on va près de réalités et du quotidien de la population, le PS l'emporte lors d'un scrutin uninominal. Bordeaux tombe donc par les cantons, c'est une belle victoire », se félicitait l'élu de Bacalan. Pour son homologue de la Bastide, Daniel Jault, la victoire socialiste dans trois cantons dimanche est une réponse « à la spéculation immobilière voulue par Alain Juppé » et à ses effets de « paupérisation de la population ». Alain Juppé, justement. L'analyse des résultats démontre que tous les cantons où le maire a eu la majorité absolue des voix lors des municipales sont à droite. Le PS tient les cantons où l'ancien Premier ministre n'a pas dépassé la barre des 50 %, même si la marge est infime sur le cinquième canton (49,94 % de voix pour l'UMP aux municipales).
--- Le canton de Delaunay. Chaque règle possède néanmoins son exception. Lors des municipales, Alain Juppé a enlevé 59,52 % des voix sur le canton de Bordeaux II. Ce n'est pas aussi bien que dans l'hypercentre mais c'est mieux qu'à Caudéran. Ce deuxième canton bordelais est néanmoins tenu par un conseiller général socialiste. Et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit, depuis 2004, de Michèle Delaunay. Si la députée choisissait de rester dans l'opposition municipale bordelaise, où elle a été fraîchement élue, elle devrait lâcher son canton. Une nouvelle bataille pourrait donc s'annoncer du côté du Grand Parc.
--- Un vainqueur à droite. Avant-hier, Jean-Louis David fut le seul à remporter celle opposant les membres de la majorité municipale au Parti socialiste. Fatigué par la campagne, il avouait dimanche soir, au palais Rohan, son impatience d'attaquer les dossiers, tant à la mairie qu'au Conseil général. Battus aux cantonales, Nathalie Delattre (Bacalan), Fabien Robert (Saint-Michel) et Muriel Parcelier (La Bastide) devraient quant à eux avoir un lot de consolation, en devenant adjoints de quartier au sein de la municipalité bordelaise. Avec cette fonction, ils devraient trouver matière à débattre sur la place publique avec leurs vainqueurs du 16 mars.
=====> Une abstention record pour ce deuxième tour
Sur l'ensemble du département, on votait dans vingt cantons ce week-end. Avec des taux de participation allant de 37,85 à 43,93 %, les quatre cantons bordelais concernés figurent dans le top 5 de la plus faible mobilisation des électeurs (le voisin de Mérignac I est à 39,31 %).
Par rapport au premier tour, il manquait 2 502 électeurs à Bordeaux I, 3 502 à à Bordeaux IV, 2 128 à Bordeaux V et 1 311 à Bordeaux VII. Conséquence de cette faible participation, les quatre conseillers généraux élus dimanche ont recueilli moins de voix qu'au premier tour. Ainsi, sur le canton le plus peuplé, Jean-Louis David, bien que vainqueur, a perdu 1 340 voix entre les deux tours. De plus, les conseillers généraux bordelais ont recueilli moins du quart des votes des électeurs inscrits : 22,41 % pour Philippe Dorthe, 20,25 % pour Jean-Louis David, 20,53 % pour Matthieu Rouveyre et 24,22 % pour Daniel Jault.
http://www.sudouest.com/180308/vil_gir_bordeaux.asp?Article=180308aP2089202.xml
Salle comble pour accueillir Baldes : Arnauld Bernard
Cela faisait longtemps que le Conseil municipal n'avait pas fait salle comble à ce point. Les derniers arrivés pour la passation de pouvoir entre Bernard Madrelle et Denis Baldès ont dû se contenter de l'escalier pour s'asseoir. Puis Denis Baldès a fait son entrée, et la séance a pu commencer. Comme le veut la tradition, le maire sortant a laissé la parole au doyen de l'assemblée, pour que l'on procède au vote en vue de désigner le nouveau maire. Prenant la parole, Vincent Liminiana a annoncé que les quatre membres de l'opposition ne prendraient pas part au vote. Une fois l'élection de Denis Baldès officialisée, celui-ci a rejoint son fauteuil de maire sous un tonnerre d'applaudissements. Prenant la parole, il a commencé par remercier ses électeurs, ainsi que l'équipe sortante. « Une nouvelle ère s'ouvre, une ère de démocratie locale et de transparence, et ensemble, au service des Blayais, nous réussirons ! » Le nouveau maire a ensuite présenté ses huit adjoints, qui ont été confirmés à l'unanimité. Puis ce fut au tour de Bernard Madrelle de prendre la parole. Après avoir remercié les électeurs et ses colistiers, pour leur confiance et leur fidélité, il est revenu sur sa défaite. « Cette élection, singulière, a cruellement sanctionné le maire que j'étais et les divers élus qui se sont investis, avec coeur et loyauté, afin de faire progresser notre ville. »
---- Crispation. Au sein de la nouvelle équipe municipale, beaucoup assistaient à leur premier Conseil et on a pu ressentir une certaine crispation dans les deux camps, tout au long de ce dernier discours. Puis la séance a été levée et l'ambiance s'est nettement détendue. À l'extérieur, les avis étaient partagés. Certains étaient sereins, d'autres ne cachaient pas leur inquiétude. Ce qui est sûr, c'est que la nouvelle équipe municipale a pris hier soir la mesure de la mission qui lui était confiée, et la forte attente des Blayais. C'est effectivement la fin d'une époque, puisque Bernard Madrelle était à la mairie depuis 1989. Alors que dimanche soir, il avait annoncé son retrait de la vie politique, Denis Baldès n'avait, hier soir, reçu aucune démission publique de la part des membres de l'opposition.
http://www.sudouest.com/160308/vil_gir_blaye.asp?Article=150308aP2073295.xml
Jardiné relance la gauche : Gilles Guitton
Si c'était une fleur, la victoire de Martine Jardiné serait le millepertuis, cette plante réputée soulager les bleus des mauvais coups. Dimanche soir, autour de la candidate PS victorieuse de Nicolas Florian, la gauche villenavaise « rassemblée » a oublié pour un temps sa défaite municipale du dimanche précédent. À la mairie, le sortant et le maire Patrick Pujol, constataient que l'abstention de l'électorat de droite avait été fatale à leur « équipe ». Nicolas Florian s'efforçait de faire meilleure figure que ses supporters et amis, catastrophés. « C'est la règle du jeu. En politique, on ne regarde pas derrière, on regarde devant », disait-il (lire aussi en page 2-5).
--- « Claque ». Route de Toulouse, la permanence électorale du PS répandait sur le trottoir le cercle des militants formé autour de la nouvelle élue. Il y a là Patrick Nouguès et Jean-Claude Laulan les candidats Verts et PCF du premier tour qui se sont désistés pour Martine Jardiné. « Ce n'est pas une surprise, la gauche avait fait le trou au premier tour » glisse le communiste. Vincent Paillart, tête de liste de la gauche aux municipales, est soulagé. « La campagne municipale a servi pour les deux, c'est la première victoire à gauche depuis 15 ans. Et ça compte ». « Pujol prend une claque. Il y a une part de désaveu », lance même un Patrick Nouguès un peu oublieux des 57,6 % acquis par le maire sortant lors de sa réélection.
--- Dans six ans. Martine Jardiné jubile, entre deux bises et trois messages de félicitations sur son portable, avec les mots de la gauche la plus classique : « c'est le retour d'une dynamique de gauche à Villenave, autour du PS, des Verts, du PCF et d'autres forces de progrès ».
Et l'échec des municipales ? « Dimanche dernier, il y avait surtout la prime au sortant. Dans six ans, vous viendrez nous voir gagner dans la mairie ! ». Puis la conseillère générale prévient : « L'opposition municipale va trouver en moi une vraie force d'appui. Même si ça n'empêche pas que je travaillerai avec Patrick Pujol dans l'intérêt des Villenavais ». L'ancienne adjointe de Claude Barrande renonce à aller à l'hôtel de ville serrer la main de son adversaire. « Il y a tous ses amis, ils sont très remontés. Et puis c'est à lui d'appeler pour reconnaître ta victoire », glisse un proche.
--- La tête du chef. La nouvelle conseillère générale part retrouver Philippe Madrelle à Mériadeck. En héroïne qui va déposer aux pieds du chef la tête de l'ennemi : « Je bats le secrétaire départemental de l'UMP et le chef de l'opposition à Madrelle. C'est quand même pas mal ! ». L'intéressé, hier, ne contestait pas sa défaite. Mais celui qui est désormais dixième adjoint au maire et sera délégué de Villenave-d'Ornon à la CUB, se fera certainement fort de rappeler à la conseillère générale et à ses amis que c'est bien Patrick Pujol et les siens qui sont au pouvoir à l'hôtel de ville.
http://www.sudouest.com/180308/vil_gir_rivegauche.asp?Article=180308aP2087900.xml
Querelle de légitimité : Gilles Guitton
L'ambiance qui a présidé à la proclamation de la victoire d'Anne-Marie Keiser dimanche soir à Gradignan augure mal de la nouvelle cohabitation entre le maire Michel Labardin, réélu triomphalement la semaine précédente, et la conseillère générale socialiste réélue hier non moins largement avec 64,46 %. Chaque camp s'est senti autorisé à huer l'adversaire, puisque si Anne-Marie Keiser l'emporte très largement sur le canton, sa rivale Catherine Melul-Orsoni parvient à devancer la sortante sur la commune chef-lieu 51,3 % contre 48,7 %. De quoi nourrir les conflits de légitimité?
Et comme le maire a attendu les résultats définitifs à Gradignan avant de communiquer ceux de Cestas et Canéjan, chaque camp a eu tout loisir d'ovationner sa championne et de conspuer les supporters adverses, avant que les deux femmes ne prennent la parole. Dans un contexte de forte chute de la participation électorale (5 815 voix de moins), Catherine Melul-Orsoni voit son capital initial de voix du centre et de la droite fondre de 100 voix. Mais Anne-Marie Keiser ne retrouve qu'à peine son score personnel du premier tour (600 voix). Sans qu'on sache ce qu'il est advenu des voix qui s'étaient portés sur les candidats Verts et PCF au premier tour (3 600 sur le canton). Elle explique : « C'est tout simplement parce qu'il n'y avait pas d'enjeu à gauche, alors que la droite avait un objectif à Gradignan. »
--- Défaite municipale. Si Cestas (77,6 % pour Keiser) et Canéjan (84,3 %, mais moins de 50 % de votants) ont assuré une victoire qui ne faisait aucun doute, la conseillère générale semble avoir payé doublement à Gradignan le prix de sa défaite municipale et de l'abstention. Les chiffres n'autorisent cependant pas Catherine Melul-Orsoni à revendiquer un transfert de voix de gauche vers elle, même si elle assure que « des électeurs Verts que je connais ont voté pour moi ». On ne sait pas non plus ce qu'ont fait les 5 % d'électeurs FN du 9 mars.
--- La conseillère générale n'exclut pas de renoncer à son mandat d'opposante municipale
Quoi qu'il en soit, la candidate battue, mais première adjointe de Michel Labardin assure : « Le score renforce ma légitimité sur la commune et la légitimité de la majorité municipale à laquelle j'appartiens ». Et elle prévient : « Je serai très vigilante pour que Gradignan et les autres communes du canton soient traités équitablement au Conseil général. »
Anne-Marie Keiser, dès dimanche soir, estimait pour sa part que sa réélection « plus large qu'en 2001 » (63,08 %) sur le canton, va lui « permettre de continuer l'action engagée, sans sectarisme, à égalité pour l'ensemble des trois communes, Gradignan, Canéjan et Cestas, que ce soit dans le domaine social ou dans celui de l'éducation mais aussi dans le domaine du transport, comme je l'ai fait depuis 2001. » Hier, elle insistait : « C'est ce que j'ai toujours fait, en dépit attaques mensongères qui m'ont visée. » Mais à l'entendre qualifier les derniers jours de la campagne de « très tendus », ou taxer ses adversaires de « campagne déloyale », on comprend que la cohabitation n'ira pas de soi. La conseillère générale n'exclut du reste pas de renoncer à son mandat d'opposante municipale. Dimanche, certains supporters de Catherine Melul-Orsoni jouaient les informés : « de toute façon, dans six ans, il y aura un canton rien que pour Gradignan ». Anne-Marie Keiser n'en n'a cure : « Il y a un seul canton, avec trois communes, et c'est moi qui ai gagné. Les 52 % de voix de gauche au premier tour à Gradignan, c'est ça la réalité politique de la commune. »
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Trois attitudes : Guy Lacquement
Hier, Jean-Pierre Favroul ne cachait pas sa satisfaction. Non seulement les électeurs bouliacais lui accordent un cinquième contrat à durée déterminée mais encore la campagne est terminée. « Ces élections se sont déroulées dans des conditions difficiles. C'est dommage parce que la démocratie ce sont les échanges d'idées et de programmes. Il aurait mieux valu ne pas sombrer dans les dérapages », juge le maire. « Toute ma liste a été élue et les chiffres montrent que les électeurs m'ont fait confiance. Désormais nous allons pouvoir remplir nos engagements. » Le premier Conseil municipal du nouveau mandat aura lieu le vendredi 21, à 11 heures. Bien sûr Jean-Pierre Favroul sera candidat au poste de maire?
--- Déconvenue. À 20 heures, Bertrand de Cardenal avait perdu ses illusions, dimanche. Quand les additions eurent rendu leur verdict, le démissionnaire de l'UMP, eut le fair-play de serrer la main à son vainqueur : « C'est le jeu : il a gagné, je le félicite », expliquait l'ancien rugbyman. Et reprenant du poil de la bête, il soulignait la remontée de sa liste entre les deux tours. Un tremplin pour une action continue et pourquoi pas une nouvelle joute municipale. « Sans troisième liste nous étions élus », se rassure notre interlocuteur.
--- Débauchages ? « Des colistiers de Bertrand de Cardenal sont venus me promettre un poste d'adjoint si j'acceptais de rejoindre leurs rangs. C'est une atteinte à mon honneur », affirmait Jacques Audin, qui revendique sa carte au Parti communiste. Hier Bertrand de Cardenal affirmait : « C'est totalement faux. J'étais le seul habilité à négocier et je ne l'ai pas fait avec un communiste notoire ! » D'entrée, la liste Demain Bouliac conduite par Bernard Delage avait affiché sa fidélité aux valeurs de gauche et suivi une campagne basée sur un programme. Dimanche, Fernand Camin, ancien élu et candidat de Demain Bouliac, signalait que le maire l'avait félicité pour la tenue de leur campagne. Les colistiers de Bernard Delage ont affiché constamment un recul certain vis-à-vis de la bataille électorale. Dimanche, un buffet les réunissait à l'écart avant la proclamation des résultats. Ayant laissé des délégués parmi les responsables, ils évoquaient la création d'une association pour continuer le combat pendant les prochaines six années. Et pourquoi pas, engager, au bout du mandat, une nouvelle compétition électorale.
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Dix nouveaux maires : François Peiffer
La soirée du second tour, qui concernait six communes, a été parsemée de plusieurs surprises. Si à Dardenac, les deux élus de la liste n'ont pas remis en cause la majorité acquise par la liste de Ludovic Bastié, à Guillac, le maire sortant Michel Villeneuve, dont les dix colistiers avaient été élus dès le premier tour, en ne totalisant que 49 voix, perd face à Yves Sopin (52 voix). À Naujan-et-Postiac, le maire sortant Michel Clabé semblait en mauvaise posture à l'issue du premier tour où seulement trois de ses candidats avaient été élus alors que la liste d'opposition menée par François Raynaud, qui siégeait déjà au Conseil, remportait six sièges. Les Naujanais ont finalement redonné une courte majorité de huit contre sept élus à leur maire. « Je déplore les attaques personnelles menées par Michel Clabé en fin de campagne », commentait François Raynaud. « Il ne s'agissait que d'une mise au point, j'ai dit ma vérité », précise le maire qui poursuit : « Il y a sept ans, j'avais partagé les rôles avec l'opposition, notamment les postes d'adjoint, ce ne sera plus le cas. »
--- Coup de tonnerre. Le coup de tonnerre est venu de Saint-Germain-du-Puch où André Taris, maire sortant, et son adjoint Michel Faurie, affrontait Bruno Fontan et Joël Bornancin de la liste Autrement Saint-Germain. Ces derniers l'ont emporté nettement en totalisant chacun 523 voix, alors que le maire et son adjoint ne recueillent respectivement que 501 et 474 voix. « Nous ne retrouvons pas nos scores du premier tour, les électeurs ont pensé que 17 conseillers, c'était assez », commentait le maire. « L'analyse des scores individuels démontre que les électeurs attendent du renouveau. Nous ne pratiquerons pas d'opposition stérile et je serai candidat au poste de maire », indique Bruno Fontan. À Branne, le maintien de deux listes adverses, faute d'accord trouvé entre les deux tours entre Henri Decoux et Patrick Toullat, plaçait Serge Morin, maire sortant, en bonne posture. Les électeurs brannais ont confirmé leur choix du premier tour en classant dans un regroupement parfait les candidats. Serge Morin (273 voix) remporte les 15 sièges. Suivent les candidats d'Henri Decoux (211 voix) et enfin l'équipe de Patrick Toullat (142 voix). Si à Moulon Jacques Drevet, maire sortant, avait renoncé à un second tour, deux listes entières et une liste partielle se maintenaient. Les électeurs ont amplifié la tendance du premier tour en élisant 14 des colistiers proposés par Loïc Magnan, premier adjoint sortant. Myriam Doleu, qui menait la liste Servir Moulon, retrouve le siège de conseillère qu'elle avait quitté en démissionnant en 2004.
--- Des surprises ? À l'issue des deux tours, même avec des équipes municipales parfois largement renouvelées, les grandes lignes d'action de 18 municipalités ne devraient pas subir de changement d'orientation majeur. Seule la commune de Daignac, où la liste d'opposition, qui ne comporte qu'un seul sortant, a remporté tous les sièges, pourrait réserver des surprises. Cependant, les styles et les choix de priorités qu'induisent les personnalités des maires ne manqueront pas d'engendrer des différences. Sept d'entre eux ne se représentaient pas, mais au total ce sont dix nouveaux premiers magistrats qui vont entrer en fonction. Sur les 19 communes du canton, cette courte majorité fera probablement évoluer les paysages communaux et intercommunaux.
http://www.sudouest.com/180308/vil_gir_libourne.asp?Article=180308aP2088854.xml
« On nous a baratinés » : Manuel Rambaud
«On n'arrive pas à se sortir ça de la tête. Avec mon mari, c'est devenu notre unique sujet de conversation. Même notre petite fille de quatre ans est affectée. » Pour Sylvie Adreit, employée depuis 16 ans à l'usine Ford de Blanquefort, la fermeture annoncée du site est une source d'angoisse permanente. Alors pour tenir, elle a recours aux antidépresseurs. « Beaucoup de collègues prennent aussi des cachets pour dormir. Certains ont même parlé de suicide », confie-t-elle en secouant la tête.
La colère qu'elle a ressentie à l'annonce de la fermeture n'est jamais vraiment retombée. « On nous a baratinés, et certains continuent quotidiennement à nous mettre sous pression dans les ateliers », s'indigne-t-elle encore.
--- Dès mercredi, elle participera à la grève générale
Aujourd'hui, elle est engagée dans chaque action conduite par les syndicats. Samedi notamment, elle a participé à l'opération escargot menée avec une cinquantaine de ses collègues. Pourtant, à l'instar de certains délégués syndicaux, elle ne croit plus vraiment à la survie du site. Son espoir désormais, c'est que le maximum de salariés puissent bénéficier d'un plan de reclassement aux conditions acceptables. « J'ai entrepris un bilan de compétence, pour profiter au mieux des options que nous parviendrons à obtenir », avance-t-elle. Dès mercredi, elle participera à la grève générale programmée. Avec l'espoir que la délégation qui se rendra au siège européen du site, le même jour à Cologne, puisse obtenir les avancées espérées.
--- « Nous n'avons plus de projets d'avenir ». Sa fille à ses côtés, elle reprend la distribution de tracts sur le parking d'un centre commercial de Lormont. Et conclut, avec une nostalgie amère : « Quand nous avons pris le crédit pour la maison, nous n'imaginions pas que le site serait un jour menacé. » Aujourd'hui, les traites du couple courent toujours, et leurs deux salaires risquent de disparaître à l'horizon 2010. « Alors, vous comprenez, des projets d'avenir, nous n'en avons tout simplement plus. »
http://www.sudouest.com/240308/reg_gironde.asp?Article=240308aP2127576.xml
=====> ÉTATS-UNIS. Les trois grands constructeurs américains ont supprimé près de 150 000 emplois, en moins de vingt ans, dans leur berceau
De Blanquefort à Detroit, pourquoi Ford va aussi mal : Bernard Broustet
Jusqu'au milieu des années 50, Wixom (Michigan) ne vivait guère que de l'agriculture. Mais, dans l'atmosphère euphorique où baignait alors l'industrie automobile américaine, Ford avait besoin de construire de nouvelles usines. La multinationale jeta son dévolu sur cette bourgade, à une cinquantaine de kilomètres de son siège social de Dearborn, dans l'immédiate banlieue de Detroit. Il n'y avait pas de main-d'?uvre sur place, mais un énorme réseau d'autoroutes était en train de se constituer dans cet État du Michigan. Et pendant des décennies, des flots de voitures allaient se déverser quotidiennement sur Wixom, en provenance de l'opulente aire métropolitaine qui ne cessait de s'étirer autour de la ville-centre décatie de Detroit. Mike Dornan, directeur des services de la municipalité, se souvient de l'époque où plus de 4 000 salariés travaillaient dans l'usine. Celle-ci produisait entre autres les beaux coupés Thunderbird et des Lincoln, la marque de luxe du groupe. Et puis, au fil des années, le tissu industriel de Ford s'est délité, à Wixom comme ailleurs. En 2005, il n'y avait guère plus de 1 000 salariés. « Pendant des mois », se souvient Mike Dornan, « la rumeur a couru sur les lignes d'assemblage que l'usine allait fermer. » En juin dernier, effectivement, la dernière Lincoln est sortie de l'immense usine dont les ouvriers ont été mis à la retraite ou reclassés. Et Ford n'a déniché à ce jour aucun acheteur pour ce qui fut jadis l'un de ses établissements phares. « On est prêts à toutes les solutions, à part un centre commercial, mais il faudrait que ça aille vite », dit le directeur des services de la ville, dont 10 % des recettes fiscales provenaient encore l'an dernier de l'usine, contre 50 % jadis.
Il n'y a pas que Wixom tout près de là. À Pontiac, une ancienne usine du numéro un mondial General Motors (Buick, Chevrolet, Cadillac) a cessé de produire pour accueillir la direction générale des activités industrielles nord-américaines. Mais le bâtiment sera bientôt abandonné, ses salariés allant rejoindre un autre centre, lui aussi à moitié vide. « Nous avons fermé 23 usines en Amérique du Nord, ces dernières années », explique Dan Flores, l'un des cadres de cette direction industrielle. « Notre effectif de production est passé de 113 000 à 74 000 salariés. »
--- L'hémorragie n'est pas finie. Chez General Motors, comme chez Chrysler et chez Ford, l'emploi a fondu aux États-Unis. Selon le centre de recherche sur l'automobile (CAR) de la ville universitaire d'Ann Arbor, ceux qu'on appelle ici les « trois gros » ont perdu en quinze ans plus de la moitié de leurs 600 000 emplois aux États-Unis et 141 000 sur les 298 000 que comptait le Michigan, berceau de l'automobile américaine. L'hémorragie n'est pas finie. Rien que chez Ford, 8 000 emplois de plus devraient bientôt disparaître. Depuis des années, le cordial George Pipas décortique pour le compte de Ford l'évolution du marché automobile américain. Il travaille dans l'immeuble sans charme de 12 étages qui abrite le quartier général du constructeur, et qui, comme de nombreux autres bâtiments et comme la célèbre marque aux lettres blanches sur fond ovale bleu, a été hypothéquée afin de lever en 2006 l'indispensable emprunt de quelque 15 milliards décroché par le PDG Alan Mulallly auprès des banques. Pendant des années, George Pipas n'a pu que constater l'inéluctable déclin des ventes. Le groupe immatriculait jadis près d'une voiture sur trois aux États-Unis. Il en vend aujourd'hui à peine une sur six, plus de 50 % du marché étant désormais détenu par les étrangers, japonais pour l'essentiel. Pour George Pipas, cette situation découle entre autres de la situation d'« oligopole » qui a longtemps caractérisé les États-Unis, où les « trois gros » se partageaient le marché à l'abri de la concurrence étrangère. La montée en puissance progressive de celle-ci avait déjà engendré dans les années 80 et 90 de douloureuses restructurations. Mais, de cette lointaine époque, Ford, GM et Chrysler ont longtemps gardé une difficulté à s'adapter au marché et des coûts de production élevés. Car au temps de la prospérité, dans le Michigan notamment, le puissant syndicat automobile UAW était parvenu à arracher des accords très favorables. La plupart des ouvriers de production gagnant plus de 20 dollars (14 euros) de l'heure, voire plus de 30 dollars pour les plus qualifiés. « Avec les heures supplémentaires, des cols bleus arrivaient à totaliser jusqu'à 100 000 dollars par an », affirme John Carroll, directeur de la Chambre régionale de commerce. « Certains avaient résidences secondaires et bateaux. » Les « trois gros » ont depuis lors conclu avec le syndicat UAW de nouveaux accords qui vont leur permettre de réduire significativement les dépenses d'assurance maladie des retraités, jusqu'ici presque intégralement à leur charge. L'UAW a également accepté qu'une partie des futurs embauchés bénéficie de rémunérations nettement moins importantes que celles en cours aujourd'hui. Mais ceux des ouvriers qui gardent leur poste conserveront leur niveau de revenus.
--- Du 4 × 4 à l'hybride. D'ores et déjà, à l'inverse, l'austérité a frappé la plupart des équipementiers qui emploient eux aussi des dizaines de milliers d'ouvriers : la politique salariale y a très souvent été revue à la baisse, pour permettre aux entreprises de se plier aux exigences des donneurs d'ordre. En ce mois de mars, c'est au tour des ouvriers de la société American Axle (différentiels, arbres de transmission, etc.) d'être menacés d'une amputation de leur fiche de paie. « Mon salaire baisserait de 25 à 14 dollars », dit Lester, un ouvrier en grève, comme la totalité de ses collègues de l'immense usine implantée au c?ur d'un quartier industriel déglingué de Detroit. « Mais le prix de l'essence n'arrête pas de monter et les mensualités de remboursement de la maison ne baissent pas. C'est inacceptable », lâche-t-il en battant la semelle sous une bise glaciale devant l'une des entrées de l'usine. Tout en taillant ainsi à la hache dans leurs coûts directs et indirects, tout en réduisant dramatiquement leur capacité de production, les « trois gros » se sont aussi employés à répondre aux évolutions du marché. Mais là encore, les habitudes du passé ont pesé lourd. Les constructeurs, comme l'immense majorité des automobilistes américains, sont longtemps restés insensibles aux problèmes de consommation du fait du bas prix de l'essence, très peu taxée. D'où l'impressionnant succès, jusqu'à ces dernières années, des très lourds et très gourmands 4 × 4, comme le Ford Explorer, construits sur des plates-formes de camionnettes (trucks). L'explosion du prix du brut a changé la donne. Les ventes de l'Explorer se sont effondrées. En revanche, les nouveaux monospaces Ford Escape et Edge, plus légers, s'écoulent bien. Et, depuis peu, on s'arrache la Focus, relativement comparable à son homonyme européenne. Quant aux hybrides, selon Dan Egea, chef des ventes d'une importante concession Ford de Detroit, ils sont de plus en plus demandés. Mais les « trois gros » s'y sont mis bien tardivement par rapport à Toyota. En diversifiant leur offre, en s'efforçant de moins brader leurs véhicules et en améliorant la qualité de leurs voitures, Ford et General Motors, qui se débrouillent plutôt bien à l'extérieur de leurs frontières (Chine, Russie et Europe de l'Ouest), ont sans doute fait avec retard ce qu'il fallait pour enrayer la débâcle sur leur sol natal. « Ford a désormais le potentiel et la structure pour évoluer positivement », estime David Cole, le directeur du centre de recherche automobile CAR. Mais, dans le même temps, les malheurs de l'économie américaine, vacillant sous l'effet de la crise du crédit, viennent peser sur le marché, risquant ainsi de retarder la convalescence des géants. La douloureuse course de vitesse qu'ils ont engagée pour éviter le pire n'est peut-être pas perdue. Mais elle n'est pas gagnée.
http://www.sudouest.com/230308/international.asp?Article=230308aP2116023.xml
=====> FORD-BLANQUEFORT. Alors que la production de l'usine était paralysée, hier matin, les négociateurs ont été bloqués une demi-heure par les grévistes
L'épreuve de force : Hervé Pons
La tension était perceptible hier matin, sur le coup de 10 heures, quand 4 à 500 salariés sur les 600 qui travaillent dans l'usine de production de boîtes automatiques, ont cessé le travail. Dans la salle du comité d'entreprise, une nouvelle réunion de négociation se déroulait entre les représentants des quatre syndicats CGT, CFDT, FO, UNSA, le chef du personnel Philippe Harrewyn et le directeur de la production David Lamaud. Les négociations salariales, qui avaient débuté lundi, avaient échoué. La direction proposait 2,8 % d'augmentation, puis 3%, et une prime de 275 euros (passée à 300) par trimestre à condition que 97 % de l'objectif de la production soit atteint.
--- Jugées inacceptables. Des propositions jugées inacceptables par les personnels mobilisés, qui réclament 6 % d'augmentation générale et une prime de 300 euros « sans condition ». « Poser une condition de résultat est une mesure anti-grève déguisée» soulignaient, hier, de concert Francis Wilsius (CFDT) et Philippe Poutou (CGT). Vers 11 h 30, alors que les négociations, à nouveau infructueuses, s'achevaient, des grévistes ont envahi la salle pour y bloquer les partenaires au motif que la rencontre était prévue jusqu'à midi et qu'il n'y avait pas de raison pour l'écourter.
Quelques instants après, au réfectoire, des directeurs et quelques hauts cadres se sont retrouvés entourés par des salariés, ce qui a précipité leur repas... Face au climat pesant _« mais sans dérapage » assurent les syndicats_ les responsables se sont enfermés dans leurs bureaux.
Après l'intervention d'un huissier vers 16 heures, venu constater la situation, le groupe d'encadrement a quitté l'entreprise, vraisemblablement pour évoquer la situation à l'extérieur du site. Dans la soirée, on apprenait que les responsables syndicaux en appelaient à la présence du médiateur de la direction du travail, Jean-Claude Barbier, pour la poursuite des négociations.
http://www.sudouest.com/220308/reg_gironde.asp?Article=210308aP2111241.xml
=====> BLANQUEFORT. Pas d'accord, hier, entre les syndicats et la direction de Ford
Début des discussions salariales : B. B.
Conformément à l'engagement pris la semaine dernière devant le médiateur Jean-Claude Barbier, les négociations salariales annuelles ont démarré hier chez Ford Aquitaine Industries. Elle devraient se poursuivre cet après-demain, aucun accord n'ayant été conclu au cours de la rencontre d'hier durant laquelle la plupart des délégués CGT et CFTC ont quitté la séance, trouvant les propositions de la direction insuffisantes. Au-delà des augmentations annuelles, les négociations salariales ont pour but de discuter du montant de la prime que la direction de Ford Aquitaine Industries doit accorder aux salariés, pour les dédommager en quelque sorte des conditions psychologiquement difficiles dans lesquelles ils sont amenés à travailler. Lors de la réunion d'hier, la direction a proposé une augmentation de 2,8 %. Quant à la prime, son montant évoqué s'élève à 275 euros brut par trimestre, à condition que 97 % de l'objectif trimestriel de production soit réalisé. Cette dernière restriction ne s'applique pas aux aléas ne relevant pas de la responsabilité des salariés de Ford. Pour Francis Wilisus, secrétaire (CFTC) du comité d'entreprise, « ces propositions sont insuffisantes, compte tenu de l'inflation. Quant à la prime, elle est inférieure à nos revendications. Elle est, en outre, assortie de conditions qui en font une arme anti-grève. » Les syndicats FO et UNSA trouvent également ces propositions insuffisantes, mais ont accepté de se mettre à table, contrairement à la CGT et la CFTC qui ont refusé hier de négocier. La fissure du front intersyndical, apparue au lendemain des élections professionnelles du 6 mars, où ces deux syndicats avaient progressé au détriment des autres, semble donc se confirmer.
http://www.sudouest.com/190308/economie.asp?Article=180308aP2090933.xml
=====> BLANQUEFORT. 150 salariés de Ford ont manifesté, samedi, à Mérignac-Soleil
Des tracts distribués à l'hypermarché : J.-M.D.
Ils sont partis, samedi, en milieu de matinée à bord de leurs voitures personnelles, depuis Blanquefort, et ont rejoint Mérignac-Soleil. Environ 150 salariés de Ford Aquitaine Industries ont roulé au pas, formant un bouchon sur la rocade, entre l'échangeur 6 de Bruges et la sortie 11 de Mérignac-aéroport. Les employés de Ford ont perturbé le trafic pour faire entendre leur désarroi face à la menace de fermeture qui pèse sur leur usine depuis quelques semaines. « La direction a été poussée à ouvrir des négociations », commente, amer, Carlos Abrantes, délégué CGT, devant l'entrée principale de l'hypermarché Carrefour, à Mérignac-Soleil. « Pour l'instant, on est au point mort, comme en décembre. Un médiateur a été nommé, mais il n'a guère de pouvoir ». Devant Carrefour, les salariés de Ford interpellent les clients de la grande surface qui disent « comprendre » la colère des manifestants. « Ils ont raison, Ford ne doit pas disparaître », dit Thierry, un fonctionnaire bordelais, qui pousse un caddy de victuailles en compagnie de son épouse. « Il faut les soutenir et que les pouvoirs publics se mobilisent ». Les salariés de Ford se plaisent à rappeler que leur usine a toujours été un exemple au sein du groupe et qu'il serait catastrophique d'anéantir des performances jusqu'alors saluées au plus haut niveau. « Il n'est pas question de se faire oublier car, au-delà de l'emploi, il y a une réalité économique et sociale », rappelle Carlos Abrantes. Ford à Blanquefort, c'est en effet 2 000 salariés touchés et environ 15 000 emplois induits qui pourraient disparaître si le site devait être rayé de la carte.
http://www.sudouest.com/170308/reg_gironde.asp?Article=170308aP2080104.xml
=====> ETATS-UNIS. La firme de Detroit subit une hémorragie de ses ventes et pousse des milliers de ses salariés américains vers la sortie
Ford : l'automobile en peau de chagrin : Bernard Broustet, envoyé spécial
Dearborn (Michigan) Dans les couloirs de la bâtisse de béton anonyme abritant le Local 600 de l'UAW, puissant syndicat de l'industrie automobile américaine, des photos relatent les grands moments des luttes sociales qui opposèrent Ford à l'organisation. Une large place est faite aux affrontements du 21 mai 1937, sur une passerelle menant à la gigantesque usine voisine de Rouge. Ce jour-là, les dirigeants de l'UAW furent sauvagement agressés par la police privée du constructeur, qui ne voulait pas entendre parler de syndicat sur ses lieux de travail mais fut obligé de s'incliner quatre ans plus tard. Chez Ford, comme chez General Motors et Chrysler, les deux autres géants de l'automobile américaine, le temps de ces grands conflits paraît aujourd'hui bien lointain. La région de Detroit, capitale mondiale de l'automobile, connaît une des pires crises de son histoire. L'U AW a dû se résoudre à des concessions considérables. Ainsi a-t-elle accepté que ces trois énormes employeurs lui délèguent la couverture maladie de leurs retraités. Les comptes de ces multinationales chancelantes s'en trouveront soulagés, au détriment des intéressés qui devront payer davantage de leur poche. L'UAW n'a pas pu davantage s'opposer à la poursuite d'une saignée considérable des effectifs. Depuis le 1er janvier 2006, entre les États-Unis et le Canada, Ford a déjà supprimé près de 40 000 emplois, soit un tiers de ses effectifs locaux. Le groupe, dont les ventes continuent à décliner, s'est fixé pour objectif d'en faire partir 8 000 de plus. Le 19 février dernier, il a présenté un nouveau plan de départs volontaires destiné aux salariés de production. Ils disposent d'un délai d'un mois, pas un jour de plus, pour accepter l'une des dix formules d'indemnisation définies en concertation avec l'UAW.
--- Le choix de partir. À quelques jours de l'expiration du délai, le Local 600 abrite une « foire aux emplois » parrainée conjointement par le syndicat et par Ford. Au fond de la vaste salle de réunion, en cette fin de matinée, des ouvriers regroupés autour de tables rondes ingurgitent sandwiches et sodas. L'essentiel des lieux est occupé par les stands des employeurs potentiels : de rares entreprises industrielles comme le groupe russe Severstal, qui a racheté l'ancienne aciérie locale de Ford, y côtoient des agences de placement, la police de l'État, celle de la ville, et les services de recrutement de l'armée, représentés par deux colosses noirs en treillis. Sans oublier une chaîne de pizza à la recherche de franchisés, qui propose des rabais sur le droit d'entrée. On ne se bouscule pas devant les stands. Parmi les quelques dizaines de salariés présents, certains affirment déjà avoir fait le choix de partir. « Je travaille chez Ford depuis quinze ans, je gagne bien ma vie », explique Renée Ellis, une quadragénaire afro-américaine. « Mais, avant l'usine, j'étais employée de banque puis assistante médicale. J'ai le goût de changer. Je n'ai pas envie de passer ma vie à la chaîne. » Des salariés beaucoup plus proches de la retraite sont eux aussi décidés à sauter le pas, en profitant de dispositifs fiscalement plus avantageux que lors des précédents plans de départ volontaires : « Voilà trente et un ans que je travaille chez Ford », dit Dennis Sequin, 64 ans. « C'est le moment de leur dire adieu. Je suis venu voir si je ne pourrais pas trouver un emploi à temps partiel. Un complément à ma retraite ne me ferait pas de mal, parce qu'il faut que j'élève ma petite-fille de 8 ans. Et il faudra bien que je m'occupe. Tout le temps que j'ai travaillé chez Ford, j'étais trop pris pour avoir un hobby. »
--- Taux de chômage. Alex Sands, également sexagénaire, va lui aussi sauter le pas, après trente-trois ans comme usineur dans divers établissements du groupe. Mais ce géant massif et chaleureux n'a pas l'intention de se tourner les pouces. Il va utiliser celle des dix formules proposées par le groupe, qui prévoit entre autres le remboursement de frais de formation. « Je vais suivre des cours de communication », dit Alex Sands. « Quand j'étais jeune, je voulais faire de la radio. Mais je n'ai pas eu les moyens de me payer des études. Maintenant, je vais en profiter. » Parmi les salariés venus à cette « foire aux emplois », les volontaires pour le départ ne sont pas majoritaires. Ed Sarnicki, ouvrier de 48 ans, petit-fils d'immigrant tchèque, n'a pas encore tranché. « Avec trois enfants, c'est une décision particulièrement difficile à prendre. »
« J'ai le goût de changer. Je n'ai pas envie de passer ma vie à la chaîne »
De son côté, Jeremy Edmonds, 34 ans, spécialiste de logistique, vient prendre la température du marché du travail. Elle est plutôt fraîche dans cet État du Michigan où la crise de l'automobile a fait grimper le taux de chômage au plus haut dans le pays. « Mais je n'ai pas l'intention de quitter Ford pour le moment, affirme-t-il. Je n'arriverai certainement pas à trouver un emploi équivalent ailleurs. » Pour les salariés de Ford, comme pour ceux de General Motors qui subissent une situation comparable, le dilemme est crucial. Si les constructeurs n'atteignent pas leurs objectifs avec ces départs volontaires, des mesures contraignantes ne sont pas à exclure. Car, même si les géants de Detroit ne perdent plus de part de marché, ils ne vendent plus aujourd'hui que la moitié des véhicules immatriculés chaque mois aux États-Unis. Et l'énorme gâteau de ce marché américain, qui jadis fit leur fortune, est en train de fondre sous l'effet de la récession qui frappe le pays.
--- « Les meilleurs pick-up ». Pourtant, dans l'espoir de jours meilleurs pour l'entreprise, beaucoup de salariés préfèrent s'accrocher à leur emploi actuel, en général confortablement rémunéré. Tel, par exemple, Steve Boran, 40 ans, électricien à l'usine de transmissions de Livonia, dans la grande banlieue de Detroit. « Si je pars, explique-t-il, je peux toucher 100 000 dollars. Mais si je ne retrouve pas de travail, ils ne dureront pas très longtemps. Or, ici, je gagne 30 dollars de l'heure et je travaille 48 heures par semaine. Nous faisons les meilleurs pick-up du marché ; les Japonais n'ont rien à voir avec les nôtres », affirme Steve Boran, campé devant son énorme van F-150. Sur son pare-brise, il a affiché le slogan : « Si vous voulez encore des suppressions d'emplois, continuez à acheter étranger. » Comme ses collègues de Livonia, Steve Boran a pourtant vécu des moments difficiles, comme cette période de chômage technique qui l'a vu effectuer des travaux d'intérêt collectif avec une forte baisse de salaire. Mais les vents sont redevenus un peu plus propices à Livonia, le groupe va y créer une ligne de production de transmissions automatiques à six vitesses. Le renforcement de cet établissement et d'une usine voisine spécialisée dans les boîtes automatiques condamne la grande usine girondine FAI de Blanquefort (1 600 salariés), qui était elle aussi candidate à cette production. Vu de Detroit, où tant d'emplois ont déjà été anéantis, ce choix peut se comprendre. Vu de Gironde, ces considérations ne suffiront pas à apaiser l'angoisse et la colère des salariés de Blanquefort.
http://www.sudouest.com/160308/international.asp?Article=140308aP2064188.xml
Des raisons d'espérer : Sylvain Viaut
La ministre de la Santé était hier à Bordeaux. Et cette présence n'a pas laissé in- différents les responsables hospitaliers blayais ! Repéré sur l'Atlas publié récemment par la Fédération hospitalière de France (présidée par Claude Evin), l'établissement blayais fait partie des hôpitaux publics de territoire potentiellement visés par la réforme de la carte hospitalière engagée par le ministère. Même si Roselyne Bachelot récuse cette notion de carte (voir nos informations générales en pages 1-2 et 1-3).
--- Les effets du projet. Pourtant, les Blayais avaient dès 2002 flairé la difficulté et engagé, avec le changement de direction, un projet d'établissement, dont les effets concrets vont se faire sentir dès les prochaines semaines. En effet, issu de ce projet d'établissement, la décision de moderniser et d'équiper cet hôpital d'outils performants (imagerie médicale avec un scanner nouvelle génération, opérationnel depuis plusieurs mois, nouveau bloc opératoire sur un plateau technique dernier cri, conventions de collaboration avec des praticiens des hôpitaux voisins, CHG de Libourne et CHU de Bordeaux, etc.) prend tout son sens aujourd'hui.
--- Territoires. Jean-Pierre Cazenave, directeur de l'hôpital Saint-Nicolas de Blaye, le confirme : « Le contexte, c'est la réforme hospitalière de 2009. Les agences régionales de l'hospitalisation seront remplacées par des agences régionales de la santé, avec des compétences et des pouvoirs élargis, de l'hospitalisation à la médecine ambulatoire. Ces agences auront vocation à se pencher sur l'offre de soins et sur des hypothèses de travail, telle celles d'établissements hospitaliers de territoire ».
En termes d'offres de soins, l'hôpital de Blaye a devancé l'appel. Ainsi, les accords passés avec le CHG de Libourne (gastro-entérologie) et le CHU de Bordeaux (tout ce qui concerne la chirurgie) vont commencer à produire leurs effets dès le mois prochain. « Sur les trois critères essentiels qui seront pris en compte - critère géographique, de territoire, critère de niveau d'activité et critère d'équilibre économique - nous avons bien progressé », détaille Jean-Pierre Cazenave.
--- Progression. Ainsi, la situation enclavée de Blaye en Gironde, et sa capacité de recrutement sur le bassin sud-charentais, plaident pour le maintien de cet hôpital. Tout comme l'activité globale, qui a progressé de 4 % en 2007, et qui devrait faire un bond significatif dès le deuxième semestre. « On attend, avec la mise en service du plateau technique en mai et l'intervention régulière de praticiens venus de Libourne et Bordeaux, un bond de l'activité de 50 à 100 % », pronostique le directeur. Quant à l'équilibre économique, le fait qu'il doive s'appuyer dorénavant sur la seule activité de l'hôpital justifie la politique offensive menée depuis trois ans, avec l'accord et l'appui financier massif de l'ARH.
« C'est pour cela que nous passons la surmultipliée en matière d'offres de soins, commente Jean-Pierre Cazenave. Pour le CH de Blaye, le constat partagé avec l'Agence régionale de l'hospitalisation, c'est que le potentiel d'offres de soins n'avait pas été assez développé. Aujourd'hui, dans une logique de tarification à l'activité, nous cherchons à exploiter au mieux ce potentiel d'offres de soins. »
--- Stratégique. De fait, pour Blaye, il semble bien que l'avenir se soit joué entre 2001 et 2004 et que l'année 2008 sera bien stratégique et capitale. « Surtout les six derniers mois », souligne Jean-Pierre Cazenave. Puisque c'est vraisemblablement sur la dynamique illustrée par les chiffres de cette activité que seront informées et prises les décisions, qui, courant 2008, traceront l'avenir de cet établissement. Et si des crispations - et des inquiétudes - s'étaient manifestées du côté des personnels voici quelques jours, l'administration de l'hôpital faisait récemment remarquer que les dépenses en personnel avaient augmenté de 9 % et que dans les cinq dernières années les effectifs avaient progressé de 20 %? « Cela pèse sur nos budgets, mais c'est le prix à payer pour assumer de nouvelles activités. Nous avions anticipé. Il faudra maîtriser ces postes, mais dorénavant nous ne sommes pas sous-dotés. »
http://www.sudouest.com/230308/vil_gir_blaye.asp?Article=220308aP2115843.xml
--- 1 Que retenez-vous des travaux de la commission Larcher ?
C'est dans la continuité et même l'accentuation des réformes qui inscrivent l'hôpital dans une logique financière avec une gestion d'entreprise privée. On est dans le droit-fil du discours de M. Sarkozy lors de l'installation de la commission Larcher, qui insistait bien sur « l'hôpital entreprise ». C'est d'ailleurs ce que reprend le projet d'agence régionale de santé de Roselyne Bachelot qui se profile pour 2009. Je retiens de ce rapport qu'il va transformer l'hôpital en établissement médico-social, tandis qu'on va donner aux cliniques privées tout ce qui est lucratif, comme la chirurgie ou l'obstétrique.
--- 2 Le projet fait, selon vous, la part belle au privé ?
Bien sûr ! La marchandisation du soin est déjà une réalité. Il n'y a qu'à voir les bénéfices que fait, par exemple, la Générale de santé avec de l'argent public, c'est-à-dire nos impôts. On n'a aucune lisibilité puisque les conseils d'administration des établissements privés ne sont pas ouverts à d'autres qu'aux actionnaires. À l'hôpital public, il y a une égalité de soins. On ne demande pas à un patient sa carte bancaire quand on l'hospitalise, qu'il soit assuré social ou pas. Accorder le même financement et mettre en concurrence le privé et le public est très dangereux. Or, c'est bien ce que propose Roselyne Bachelot.
--- 3 Quelles conséquences peut entraîner cette réforme sur un plan social pour le personnel soignant ?
De la façon dont ils construisent l'hôpital de demain, c'est clairement la casse du statut des personnels salariés de la fonction publique hospitalière qui est recherchée. On voit bien que ce statut, qui date de 1986, dérange. Tel qu'est construit le financement de l'hôpital public, schématiquement, c'est à chaque établissement de dégager ses moyens par son activité. On tourne donc en sous-effectif permanent puisqu'on n'a pas les moyens d'embaucher.
http://www.sudouest.com/220308/france.asp?Article=220308aP2117368.xml
Le directeur régional de RFF, Bruno de Monvallier, confirme dans un courrier les engagements oraux pris lors d'une réunion générale de travail avec les partenaires locaux
Haute Gironde
Dans un courrier adressé le 6 mars dernier au député Philippe Plisson, Bruno de Monvallier, directeur régional de Réseau ferré de France (RFF), confirme les termes des engagements pris lors d'une réunion de travail tenue en janvier à Braud-et-Saint-Louis.
--- 1 Le document de référence
La ligne Blaye-Saint-Mariens est fermée au trafic voyageur depuis 1949, et au trafic frêt depuis 2005. Elle a dû être fermée à la suite d'un déraillement. « La disparition de cette ligne du document de référence de RFF signifie qu'il n'est plus possible d'y faire circuler des trains pour des raisons de sécurité. Cela ne signifie pas qu'elle va être définitivement fermée et retranchée du réseau [?]. Pour pouvoir la réinscrire dans ce document en 2010 (la période d'inscription pour 2009 est close), il est indispensable de faire procéder à une étude pour déterminer les aménagements nécessaires, évaluer leurs coûts, et dans un second temps procéder aux travaux. »
--- 2 La maîtrise d'ouvrage et la couverture financière
« Je confirme que RFF est prêt à assurer la maîtrise d'ouvrage de ce projet (de remise en service), dès lors que le financement des travaux nécessaires à la remise en état de la voie est assuré (environ 30 millions d'euros) et que la Région s'engage à y faire circuler des trains de voyageurs TER », écrit Bruno de Monvallier.
--- 3 Responsabilités et recours pour la LGV
« Toutes les obligations s'imposant au maître d'ouvrage s'imposeront au concessionnaire. Le suivi mis en place par l'État pendant la réalisation de la ligne nouvelle, et cinq ans après sa mise en service, permettra de saisir directement le Préfet pour d'éventuels manquements du concessionnaire. En outre, le contrat de concession lie le concessionnaire à RFF. Le contrat et ses dispositions coercitives s'ajoutent aux obligations d'ordre public. Le respect des dispositions du contrat et de tous les engagements sera assuré par RFF qui pourra donc être saisi pour d'éventuels manquements du concessionnaire. »
--- 4 Utilisation de la ligne Blaye-St-Mariens pour le chantier de la LGV
« Il n'a pas été possible d'intégrer dans le cahier des charges de la concession l'utilisation de cette ligne [?]. En revanche, si l'alimentation du chantier de la LGV par le port de Blaye fait partie du plan du futur concessionnaire (NDLR : il sera connu début 2009), RFF, en tant que concédant, pourra étudier avec lui les cofinancements à envisager pour remettre en état cette ligne dans un délai compatible avec le bon déroulement du chantier. »
http://www.sudouest.com/200308/vil_gir_libourne.asp
La prison est surpeuplée : Jean-Michel Deesplos
La grogne monte chez les gardiens de la maison d'arrêt de Gradignan selon un communiqué de l'Union fédérale autonome pénitentiaire Ufap-Unsa. Le syndicat s'inquiète du phénomène de surpopulation. Il parle de 514 détenus pour 252 places au bâtiment 1 dont 62 cellules triplées.
« Avec trois détenus pour une cellule de 9 mètres carrés et un matelas à même le sol, auxquelles il faut ajouter 6 cellules dites chauffoirs où se trouvent 6 détenus », écrit le secrétaire local Alain Guillemet. Au bâtiment 2, il y aurait actuellement 184 détenus pour 133 places et le quartier femmes accueillerait 42 détenues pour 26 places.
--- « Gradignan est au bord du gouffre, voire de l'explosion », écrit l'Ufap-Unsa.
« Nous nous inquiétons à l'approche de la saison estivale car les murs de la maison d'arrêt ne sont pas extensibles et ce ne sont pas quelques transferts qui solutionneront le problème. L'ouverture du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan est déjà obsolète car tous les établissements de la direction régionale de Bordeaux sont en surpopulation », observe Alain Guillemet. Les surveillants dénoncent les difficultés rencontrées au quotidien. Des agressions verbales mais aussi physiques. « Gradignan est au bord du gouffre, voire de l'explosion », écrit encore L'Ufap-Unsa. « Nous demandons de véritables moyens humains, matériels et financiers qui soient à la hauteur de notre tâche et de celles à venir ».
http://www.sudouest.com/240308/reg_gironde.asp?Article=240308aP2128791.xml
En ordre de bataille : Catherine Darfay
Le transfert de Santé navale à Lyon que « Sud Ouest » révélait dans l'édition du 14 mars n'a toujours pas été confirmé officiellement par le ministère de la Défense. Et ne le sera probablement pas avant la publication du livre blanc qui doit fixer les moyens alloués à l'armée? en faisant quelques économies de postes au passage. En attendant, c'est l'amicale des anciens qui dégaine. L'Asnom avait déjà tiré la sonnette d'alarme en apprenant, le 13 février, de la bouche même du directeur du service de santé des armées, que le fameux livre blanc préconiserait bel et bien le regroupement des écoles de Bordeaux et de Lyon sur le site rhône-alpin. « La direction et les élèves de l'école sont soumis au devoir de réserve, explique Jean-Claude Cuisinier-Raynal, président de l'association. Il est donc normal que nous montions en première ligne, en espérant passer le relais aux politiques. »
--- Groupe de travail. Apparemment, c'est déjà fait : un groupe de travail a été créé à la mairie de Bordeaux. Placé sous la responsabilité de Josy Reiffers, récemment élu sur la liste Juppé et ancien président de Bordeaux 2, il est censé, en liaison avec l'université, faire des contre-propositions avant la publication du livre blanc, en avril. Les délais sont brefs mais le contre-feu bordelais est simple : un regroupement, oui, mais, à Bordeaux ! C'est d'ailleurs ce qu'Alain Juppé a écrit à Hervé Morin, ministre de la Défense. L'argumentaire tient à la fois à la popularité de Santé navale en ville, et à la façon dont les navalais ont irrigué la fac de médecine. « On n'en est plus à voir 700 navalais en uniforme se rendre en cours à la Victoire mais quand même ! », lance Jean-Claude Cuisinier-Raynal. S'ils ne sont plus que 350, l'autre moitié choisissant Lyon, les élèves de l'École du service de santé des armées (Essa, selon le nom officiel) suivent toujours leur cursus de médecine à Bordeaux 2, en plus de l'enseignement militaire qu'ils reçoivent dans les vieux bâtiments du cours de la Marne. Comme cela dure depuis 1890 et que Santé navale avait autrefois de gros besoins de formation en médecine tropicale et parasitaire, ces spécialités sont devenues très réputées à Bordeaux 2. D'autres collaborations se sont en outre développées autour de la logistique de l'urgence et de la cognitique.
--- Lyon trop grand. Précisément prof à Bordeaux 2, Jean-Claude Cuisinier-Raynal n'est pas du genre irrédentiste. « Mais, sur le plan économique, notre analyse diverge de celle de l'institution. Le transfert à Lyon aurait en effet pour but de ''remplir'' un campus de 30 hectares, installé à Bron au début des années 80. Or, avec la réforme des études de médecine, les élèves ne seront plus en internat que trois ans au lieu de six. Le problème du surdimensionnement de Lyon ne sera donc pas réglé davantage ! » En cas de transfert, l'opération immobilière serait en outre plus juteuse à Lyon, où les murs appartiennent à l'armée, qu'à Bordeaux, où la ville demeure propriétaire. Forts de ces arguments, l'Asnom a donc lancé son plan de bataille. En prenant contact avec les élus des collectivités territoriales, d'abord. La députée Michèle Delaunay n'a d'ailleurs pas attendu qu'on la sollicite pour demander, en tant que médecin, « de conserver Santé navale à Bordeaux et de la renforcer dans le sens de la vocation séculaire de notre vile ». Les anciens vont également lancer la semaine prochaine une pétition. En commençant par démarcher leur propre réseau, qui compte 1 800 membres, dont 500 rien qu'à Bordeaux. Et en la proposant ensuite aux Bordelais pour l'ajouter à celle qu'ont déjà prévue les 80 personnels civils de l'Essa. Et ils ont prévu une manif silencieuse, le 5 mars, pour le baptême de la promotion. En souhaitant que ce ne soit pas la dernière
http://www.sudouest.com/190308/vil_gir_bordeaux.asp?Article=190308aP2094924.xml
=====> SANTÉ NAVALE. Le déménagement de l'école vers Lyon sera inscrit au livre blanc de la Défense. Ici, certains préfèrent imaginer un regroupement... cours de la Marne
Le match sera serré : Catherine Darfay
Le déménagement de l'École du service de santé des Armées (ESSA) de Bordeaux vers Lyon sera bel et bien préconisé dans le tout prochain livre blanc de la Défense et la sécurité nationale. Selon l'Amicale de Santé Navale et d'Outre-Mer, c'est la nouvelle qu'a annoncée, hier, le médecin général des Armées Bernard Lafont à la direction, aux personnels, aux élèves et aux anciens de l'École. Cette information n'a pas été officiellement confirmée, hier soir. Elle fait suite, cependant, à d'insistantes rumeurs sur un transfert à Lyon de l'ESSA, que les Bordelais appellent toujours de son ancien nom, Santé Navale. Le livre blanc, qui sera présenté à Nicolas Sarkozy et soumis au Parlement en avril, est en effet censé fixer le mode de réorganisation des armées. But du jeu, outre la définition d'une stratégie de défense et de sécurité réactualisée : économiser des postes aussi bien que les autres services de l'État. Sans pour autant toucher aux effectifs sur le terrain.
--- Lyon plus grand. Dans ce cadre, Santé Navale a le tort de « doublonner » avec un site similaire à Lyon. Et il se trouve qu'à Lyon, l'école s'est installée dans les années 80, à Bron, dans un bâtiment devenu bien trop grand puisque prévu pour 700 places et en accueillant? la moitié. A Bordeaux, le vénérable bâtiment du cours de la Marne reçoit le même nombre d'élèves mais l'armée ne pourrait de toute façon en faire une opération immobilière puisqu'il appartient? à la ville de Bordeaux. La suggestion d'un regroupement à Lyon est donc dans la logique des choses. Reste que la décision, qui appartient aux parlementaires, n'est pas prise définitivement, même si les préconisations du précédent livre blanc de la Défense, en 94, avaient été majoritairement suivies d'effet. Lors de sa dernière visite à Bordeaux, début mars, le ministre de la Défense Hervé Morin avait d'ailleurs signalé que le destin de l'établissement bordelais « dépendrait des conclusions du livre blanc ».
--- Fenêtre de tir. Les plus aguerris se rassurent en se disant que Santé Navale a déjà su sauver sa peau. La plus chaude alerte avait été au début des années 80, précisément au moment où la nouvelle école de Lyon sortait de terre? L'école bordelaise n'avait dû qu'à une forte mobilisation et à l'entregent de? Jacques Chaban-Delmas de demeurer dans la ville où elle a été inaugurée en 1890, formant des générations de médecins pour tous les corps d'armée, mais aussi des médecins « de ville », dont beaucoup sont d'ailleurs devenus profs à la fac de médecine. N'empêche. C'est bien parce que le livre blanc est censé faire autorité que les défenseurs de Santé Navale à Bordeaux ont une fenêtre de tir étroite devant eux. L'Amicale des anciens, qui n'est, elle, pas soumise au devoir de réserve compte bien battre le rappel dans les jours qui viennent : « Nous avons déjà initié une campagne de signatures auprès des anciens, qui sont 1 500 en France et 500 rien qu'à Bordeaux, détaille le président Jean-Claude Cuisinier-Raynal. Et nous travaillons également avec la ville de Bordeaux et la fac de médecine. Le déménagement ne concernerait pas seulement les 360 élèves de l'école et les 80 employés civils. Il impacterait aussi sur la ville, qui entretient des relations soutenues avec l'école, beaucoup plus qu'à Lyon, en tout cas. Et les études de médecine, forcément ».
--- En fac de médecine. S'ils reçoivent leur enseignement militaire cours de la Marne, les « navalais » étudient en effet avec les civils sur le campus de Carreire. Selon Manuel Tunon de Lara, le nouveau président de Bordeaux 2, leur départ aurait des conséquences importantes : « La présence de Santé Navale a fortement imprégné la faculté de médecine et ses spécialités de médecine tropicale. Depuis, nous développons des projets de coopération importants sur le domaine des pathologies tropicales, des maladies infectieuses, des relations entre cognitique et aéronautique. Nous sommes les seuls en France à avoir un mastère très pointu sur les maladies parasitaires, qui ne peut qu'intéresser l'Armée? Autant d'arguments qui plaident pour un regroupement, sans doute, mais? à Bordeaux »
Jean-Claude Cuisinier-Raynal développe un autre argument : « Si le calcul est de « remplir » le site de Lyon, ce n'est peut-être pas le bon ! Réforme des études médicales oblige, l'internat ne sera plus obligatoire pour les navalais que pendant trois ans. Après quoi, ils pourront partir en stage ailleurs que dans leur ville de formation. Autrement dit, le site de Lyon pourrait s'avérer à nouveau trop grand au bout de trois ans ».
En attendant, la promotion 2008 a bien fait sa rentrée cours de la Marne. Elle sera même officiellement baptisée le 5 avril. A quelques jours de la parution du fameux livre blanc?
http://www.sudouest.com/170308/vil_gir_bordeaux.asp?Article=140308aP2067767.xml
Kastler très en colère : Willy Dallay
Y aurait-il un prof pour deux élèves au Lycée Kastler ? C'est ce que l'on pourrait déduire de la suppression de 14 postes pour une prévision de baisse d'effectif de 26 ou 27, dans un établissement qui en compte 1 000. Apparemment, le Rectorat et les enseignants n'ont pas appris à compter ensemble. Ces derniers annoncent des classes surchargées. Ils affirment que dans certains laboratoires, on arriverait à avoir plus d'élèves que de postes de travail. On serait donc loin de la leçon particulière.
--- Malaise général. Même si elle s'inscrivait dans une journée d'action nationale, la distribution de tracts, hier matin, cours de la Libération à Talence, traduisait une situation locale particulière et un malaise partagé avec les parents d'élèves. La FCPE avait déjà dénoncé un « saccage de l'Éducation nationale » au nom de la rentabilité. Les enseignants le vivent de l'intérieur : « Le gouvernement avait dit qu'il ne remplacerait pas un départ à la retraite sur deux. Mais là, on est à - 130 % de non-remplacement », explique Michel Hauguet, du SNES-FSU. « Notre mouvement a été lancé par l'intersyndicale et il a rallié de nombreuses personnes non syndiquées », précise-t-il. De fait, il semble qu'il n'y ait pas eu beaucoup de cours assurés, hier au lycée. L'an prochain, onze professeurs n'auraient pas de successeurs et cinq seraient affectés ailleurs, éventuellement pour faire des? remplacements (1). « Ces suppressions vont s'accompagner d'une importante baisse de la dotation globale horaire (total du nombre d'heures d'enseignement, toutes matières confondues pour l'ensemble de l'établissement). Cela va entraîner la réduction des dédoublements de classes, indispensables en travaux pratiques et travaux dirigés », poursuit M. Hauguet. C'est ainsi que l'on arriverait à des effectifs supérieurs aux équipements. Une dégradation qui entraînerait à son tour une désaffection des filières technologiques.
--- « Mort programmée ». Pour Corinne Saint-Jean (FO), « c'est la mort programmée du lycée Kastler » : « On supprime les BEP. Les jeunes se retrouveront en apprentissage dans le privé, fournissant une main-d'?uvre au rabais. Ce sera le retour au monde ouvrier du XIXe siècle. Les BAC STI (Sciences et techniques industrielles), alimentés en partie par les BEP seront affaiblis. Quant aux BTS, ils sont aussi menacés. Il n'y aura même plus assez de place pour tous les 2e année. » Les enseignants ne noircissent-ils pas un peu le trait avec ce scénario catastrophe ? « En moins de 10 ans, l'effectif de Kastler est passé de 1 800 à 1 000 élèves. » Ce « déclin des filières techniques, certes coûteuses », leur paraît contraire aux défis du XXIe siècle, « avec l'émergence de technologies utilisant les énergies renouvelables ». Ils dénoncent un déficit en ingénieurs et techniciens et la disparition de savoir-faire : « Nous ne pouvons nous résigner tels des moutons, à n'être que des consommateurs de ces technologies. Nous devons aussi les créer. »
--- « Maintenir la pression ». Les enseignants de Kastler se sont réunis en assemblée générale dans la matinée, puis sont allés rejoindre le mouvement de protestation général devant l'Inspection académique, ou des délégations devaient être reçues. Dans les jours à venir, ils comptent maintenir la pression, en faisant de l'information. Ils vont également proposer aux parents une action commune, vraisemblablement sous forme de rassemblement devant le Rectorat la semaine prochaine : « Car à l'issue du Conseil d'administration, nous avons demandé une audience, sans obtenir de réponse à ce jour. » La direction de l'établissement n'a pas souhaité s'exprimer sur ces problèmes. (1) La différence entre le nombre de postes supprimés et celui des enseignants concernés, s'explique par des temps partiels, pour deux d'entre eux.
http://www.sudouest.com/190308/vil_gir_rivegauche.asp?Article=190308aP2096313.xml
Moins de profs au lycée ? : Jean-Claude Faure
Il n'y a eu que très peu de cours hier mardi, au lycée- Reclus-Broca de Sainte-Foy-La-Grande. Une majorité d'enseignants a en effet observé un mouvement de grève pour protester contre la suppression de postes prévue dès la rentrée scolaire 2008. Ils affirment que d'ici 2012, l'État prévoit la suppression de 80 000 postes dans l'Éducation nationale. En 2008, 11 200 postes seraient déjà concernés sur tout le territoire dont 670 en Aquitaine et 129 en Gironde. Le lycée Reclus se verrait amputé de 11 postes d'enseignants titulaires sur un total de 46 postes fixes. Soit un effectif de 24 % en moins de professeurs. Cela représente 190 heures d'enseignement en moins, toutes matières confondues. « Pour notre lycée, les conséquences seraient nombreuses », explique Jean-Marc Benedetti, porte-parole de l'assemblée générale des enseignants.
--- « Les professeurs vacataires : des étudiants non formés, au statut précaire »
« Un nombre de postes d'enseignants titulaires bien formés insuffisant, un nombre d'heures d'enseignement insuffisant pour assurer un enseignement de qualité, des classes surchargées, une proposition de l'administration académique de nommer des professeurs vacataires pour remédier à cette situation. » Jean-Marc Benedetti donne ainsi un exemple. En philosophie, à la rentrée 2008, il y aura un poste de philosophie et un besoin de sept heures supplémentaires pour assurer toutes les heures d'enseignement. L'inspection académique proposera donc d'avoir recours à un vacataire.
--- Pas une exception. « Qui sont ces vacataires ? » interroge Jean-Marc Benedetti. « Le plus souvent de jeunes étudiants non formés, au statut précaire, ils ne sont pas nommés pour une année scolaire entière. En effet, un vacataire ne peut assurer que 200 heures d'enseignement. Un vacataire est nommé tardivement (fin septembre) par l'ANPE. Les cours ne commenceront donc pas à la date normale. L'enseignement sera au rabais et, de plus, les élèves changeront de professeurs deux ou trois fois dans l'année. »
Pour les grévistes, cette situation est annoncée identique dans quasiment toutes les disciplines. Et le lycée Reclus n'est pas une exception. Le problème devrait être le même dans tous les lycées et collèges de la région. Il est prévu que le collège E.-Faure accueillera à la rentrée 2008, 20 % de vacataires dans son effectif. « La communauté éducative de notre lycée se mobilise pour assurer la survie de l'établissement et la continuité d'un enseignement de qualité dans ces conditions difficiles », conclut Jean Marc Benedetti. Une réunion publique d'information se déroulera le mardi 25 mars, à 20 h 30, au lycée Reclus. Jour où une commission paritaire doit se tenir à Bordeaux afin de préciser les choses.
http://www.sudouest.com/190308/vil_gir_libourne.asp?Article=190308aP2095559.xml
Le retard et les négligences de l’action culturelle à Bordeaux dépassent largement le microcosme bordelais. De Paris à Marseille en passant par Lyon, il est de notoriété nationale que la région Bordelaise a un retard incontestable concernant les politiques culturelles et l’action culturelle. Je l’ai même entendu me semble-t-il si ma mémoire est bonne dans une émission de France Culture. Comment remédier à ce bilan catastrophique ! Il faut et c’est un impératif nommé une délégation culturelle à la CUB communauté urbaine de Bordeaux qui ne sera pas que compétente pour la candidature de Bordeaux capitale européenne de la culture en 2013 ou pour des grands évènements qui manquent à la ville, mais aussi pour développer une dynamique sociale, culturelle et artistique au sein de toutes les villes de la CUB. Il existe déjà des dynamiques dans la CUB avec certaines villes plus ambitieuses que d’autres pour son action culturelle, il faut coordonner des aujourd’hui l’action culturelle des communes grâce à une délégation qui aura comme mission d’amplifier le rayonnement des actions déjà existantes mais trop ponctuelles ou isolées. Redynamiser le tissu culturel bordelais en facilitant les initiatives dans toutes les communes et convaincre les communes qui ont pris du retard de s’associer à un programme « Action Culture » qui devra être défini au sein de la communauté urbaine de Bordeaux avec tous les élus ainsi que l’élaboration d’une charte. Un programme qui devra définir la place de l’artiste dans la ville au sein des communes de la CUB en élaborant une charte signée par les maires qui fixera les objectifs nécessaires et les aides pour impulser le déploiement d’un véritable vivier vivant d’artistes au sein même des communes dont une partie de l’action culturelle sera axée sur les initiatives artistiques urbaines et à une action municipale prenant en compte la place de l’artiste dans la cité et éventuellement sa participation dans l’aménagement urbain. Cette charte s’adressera à tous les pôles artistiques, théâtre, opéra, danse, arts plastiques ou art contemporain, toutes les musiques, littérature et poésie et aussi les arts de la rue, le cirque, l’art urbain et l’architecture. Il y a déjà une pratique artistique polymorphe dans la création contemporaine, il faut encourager par des aides, des bourses et par la naissance de nouveaux lieux d’expérimentations et de diffusions cette «confluence artistique». Cette délégation culturelle au sein de la Communauté urbaine de Bordeaux a pour rôle de soutenir les maires, les services culturels, les réseaux culturels et artistiques en offrant un dispositif compétent mis à leur disposition par la création d’un portail tourné vers les artistes, les publics et l’Europe. La tâche de cette délégation est aussi de coordonner les capacités des communes à l’action culturelle en évitant les redondances du discours politique qui s’évapore dans l’inaction ou l’inertie culturelle. « Une culture à l’état gazeux ! ». La tâche de cette délégation sera de promouvoir les nouveaux phénomènes sociaux-culturels urbains qui naissent souvent dans des milieux défavorables comme dans les banlieues qui sont pourtant novateurs de langages et de musiques singulières. Promouvoir ces phénomènes, c’est déjà sensibiliser les élus et leurs équipes à de nouveaux modes de relations à ces nouvelles émergences qui cimentent des liens sociaux particuliers dans la ville en leur permettant une lecture sereine de ces phénomènes. La tâche de cette délégation sera de contrer le populisme culturel et je suis désolé de le dire mais dans le bordelais il y du boulot ! C’est-à-dire de refuser de satisfaire le public qui heureusement devient de moins en moins dupe avec des évènements « attrape tout » ou dit abusivement « bon public » générant la médiocrité culturelle au lieu d’apporter du sens dans sa propre ville. Une bonne gestion de la culture et de l’art dans la cité ouvre des portes sur de nouveaux regards, de nouveaux espaces singuliers, à la pluralité des modes de représentations et à une réappropriation insolite par les citoyens de leur ville. Une réappropriation, le mot clé qui conditionne et constitue l’essence d’une réponse collective au fort taux d’abstention des dernières élections municipales qui est le reflet d’un échec de l’action municipale dans les villes. La tâche de cette délégation et sa réussite sera dans sa capacité de comprendre les dispositifs artistiques et le principe opératoire du champ artistique qui fonctionne souvent avec des méthodes intuitives et de prendre en compte leurs perspectives qui se butent ou se brisent sur les murs ou les bureaux des institutions ou des administrations culturelles des villes, du département, de la région ou de l’état. La tâche est très complexe, car la délégation culturelle de la CUB devra être aussi un laboratoire animé par une énergie favorable au concept de transversalité et d’interdisciplinarité. Pour ceux qui entretiennent la notion d’élitisme comme on le trouve dans l’art contemporain ce qui me fait franchement sourire car en réalité c’est le passage obligé pour légitimer l’exclusion et verrouiller des réseaux d’influences ou commerciaux, je n’ai qu’un seul conseil à donner aux élus, jeter les à la rue ! Ces gens sont nocifs et corrosifs à toute forme de cohésion sociale et culturelle en France et ils sont l’expression d’une incapacité reflet de l’ignorance et d’un sérieux handicap à la déduction, c’est-à-dire de se poser les bonnes questions et d’en trouver les bonnes réponses. Des réponses favorables à des propositions pertinentes réinventant perpétuellement le concept de l’évolution du droit d’expression dans le respect de la dignité humaine, des artistes et du public, c’est à dire les citoyens de nos villes et de nos campagnes. Oui à la culture solidaire et non au bâillonnement culturel.
Une autre mission pour la délégation culturelle de la communauté urbaine de Bordeaux : «Spatialisation et socialisation de la ville» Pour tous les artistes mais aussi les acteurs de l’art urbain (artistes en devenir), la délégation devra étudier puis proposer aux différentes mairies des solutions afin de prendre en compte des espaces de primarité dans lesquels évoluent les artistes et artistes en devenir en améliorant les possibilités de combiner et d’accorder la vie domestique et la vie professionnelle et en offrant à ses artistes des perspectives. Aujourd’hui c’est l’aléatoire qui l’emporte, un arbitraire total avec des solutions individuelles car la grosse majorité des villes de la CUB, Bordeaux compris ont refusé d’élaborer une réelle place de la culture et de ses acteurs dans « l’espace-temps » de la ville. Par exemple à Lille ou à Lyon, les élus se sont donnés les moyens de comprendre les ingrédients qui fait qu’une vie culturelle et artistiques trouve place dans la spatialité de leur ville, une place pour le « vivre ensemble » ou « être ensemble », Bordeaux a un retard considérable car sur le fond il y a je pense aucun respect pour le vivier de la création contemporaine bordelais. On entend tous les jours que les artistes sont dans les chaix à élaborer les meilleurs vins bordelais du moment en oubliant le reste… Dans la cité, la culture n’est pas une vitrine mais une manière de vivre ensemble… On voit d’ailleurs de grave dérapage comme à Avignon avec le festival que je connais bien pour y avoir exposé, une ville qui ne vit plus que sur un capital d’un mois avec des attitudes scandaleuses avec les artistes du Off qui louent des bouts de garage à des prix monstrueux… Mais déjà sous Jean Vilar, il y avait eu des problèmes et des questions de censure car Vilar montait Brecht. Sans le festival OFF, Avignon ne sera plus qu’un festival style les Chorégies d’Orange car le public vient aussi bien au festival pour le IN que pour le OFF… Il y a déjà eu des idées de boycott ces dernières années…
--- Mon prochain article sera sur les “Espaces de Transition” que j’ai proposé dans ma candidature virtuelle sur le net à l’élection municipale de Bordeaux qui sont à la fois les espaces tangents à une délégation culturelle et des espaces situés aux interstices des lignes de force dans la mosaïque des dynamiques sociales de la diversité urbaine afin d’affiner les processus de capitalisation de la mutualisation des projets et des activités… lili-oto, artiste a été candidat virtuel sur le net à l’élection municipale de Bordeaux mars 2008
- blog artistique : http://www.lili-oto.com/
http://lilioto.blogsudouest.com/2008/03/19/il-faut-une-delegation-pour-la-culture-a-la-communaute-urbaine-de-bordeaux-cub-de-bordeaux/
- From: no expulse <lili-oto@caramail.com>
Bonjour à tous, L’expo la plus rapide de l’Ouest !! Parce qu’elle était programmée du 03 au 23 mars 2008. Parce qu’elle a été terrassée par la bêtise en deux rounds par KO, elle méritait bien un droit de réponse ! A vous qui étiez là pendant les quelques heures où elle a existé, A vous qui, peut-être, l’avez cherchée, je devais une explication : la voici : http://www.asteggiano.org/actualite/actu.htm
A tous, bon week end de Pâques. Courage, les cloches reviennent !
* bises
* Gros bizoux
* je vous embrasse
* je vous dis mon amitié
* amitiés
* cordialement
* affectueusement
* artistiquement
* peintrement ta
* jemenfoutistement
* un coup de boule
* mon poing dans la gueule
(* rayez les mentions inutiles.)
** Dominique
** D. Asteggiano
(** rerayez la mention inutile.)
-From : <asteggiano@asteggiano.org>
L'industrie c'est de l'art : Jean-Marie Vasquez
On dit les Français fâchés avec l'économie et le monde de l'entreprise. Une assertion pourtant battue en brèche par l'incontestable succès populaire de ce qu'on appelle le tourisme industriel, qui démontre la curiosité et l'intérêt du public pour ces aventures technologiques et humaines. L'économie n'est pas ennuyeuse lorsqu'elle est bien racontée, et c'est précisément le parti, pour ne pas dire le pari, de Cap Sciences avec sa nouvelle galerie Industrie-recherche, qui met en scène de manière ludique les pôles industriels et scientifiques de la région. Donner l'envie d'apprendre. « Les nanotechnologies, les éléments du moteur d'Ariane, les jets de Dassault, la chimie médicale ou celle dérivée du pin des Landes, quelque part, c'est de l'art. Et même du grand art, dont la finalité est économique. L'objectif, c'est bien sûr de donner envie au public d'en savoir plus sur le poids économique de la recherche et de l'industrie dans la région, et de l'inciter à découvrir des métiers qu'il méconnaît souvent totalement. Avec le scénographe Jean-Loup Walraet, nous avons donc opté pour une mise en scène à la façon d'une galerie d'art, tant dans l'architecture du lieu que dans les couleurs et les formes extrêmement stylisées, afin que le visiteur passe d'un thème à l'autre comme s'il déambulait devant des tableaux ou des sculptures », explique Marianne Pouget, chargée du secteur Industrie-recherche à Cap Sciences.
--- Démonstration. Dès l'entrée de la galerie, un superbe cliché montre la colonne des Girondins aux Quinconces et, dressée au ciel, une fusée avec cette légende : « Un diamant gros comme l'espace ». Ce petit bijou technologique s'appelle effectivement Diamant, est l'ancêtre d'Ariane et a propulsé la France, au début des années 60, dans le club très fermé des nations spatiales. Or, une bonne partie des éléments de Diamant sont issus des établissements aquitains du secteur militaro-industriel, comme l'explique le panneau légendant le cliché. Plus loin, le visiteur peut s'amuser avec un instrument de thermographie par infrarouge, puis s'attarder devant un écran tactile pour un jeu de questions-réponses à la manière d'un quiz, ou encore écouter, confortablement calé dans un fauteuil, des chercheurs et des scientifiques parler avec passion de leurs travaux.
--- Un thème par an. La galerie accueille un espace permanent interactif consacré à la présentation des activités des entreprises et des laboratoires de recherche. Chaque année, elle déclinera un thème différent comme la chimie, l'agroalimentaire, les lasers, les véhicules électriques, ou encore les technologies numériques de la communication. Le visiteur a ainsi le choix entre deux niveaux de lecture : de la simple découverte des pôles scientifiques et économiques à travers la partie exposition à une connaissance plus approfondie à travers les films, interviewes et portraits, et même un panorama de l'actualité scientifique et technique mis à jour chaque semaine.
--- Vitrine technologique. « Nous visons trois publics qui n'ont pas du tout le même intérêt par rapport à la science ou à l'industrie : Monsieur Tout-le-monde peut venir y flâner après la visite aux mamouths, par exemple, et arpentera la galerie en grappillant de-ci, de-là quelques bribes d'informations au passage. Vient aussi un public plus au fait de ces questions et qui a un niveau d'exigence plus relevé. Enfin, nous recevons de nombreuses délégations tant nationales qu'étrangères qui vont utiliser la galerie pour avoir un panorama du tissu industriel et technologique aquitain. La galerie se doit d'être aussi cette vitrine tout en répondant aux attentes de ces trois publics, ce qui est à la fois difficile et passionnant », admet Marianne Pouget.
http://www.sudouest.com/240308/une.asp?Article=240308aP2127289.xml
L'étincelle du 22 mars : Priska Ducœurjoly
Le Mouvement étudiant du 22 mars, d'inspiration libertaire, est né le 22 mars 1968 à la faculté de Nanterre avec l'occupation des locaux. La suite des événements mènera à Mai 68. En réalité, l'affaire a démarré un an plus tôt, le 20 mars 1967, lorsque les garçons de Nanterre décident spontanément d'investir le bâtiment de la cité universitaire réservé aux filles. Expulsion musclée par les forces de l'ordre ! Une liste noire d'étudiants à bannir des cours circule, dont Daniel Cohn-Bendit, figure emblématique du mouvement réclamant la mixité. Les étudiants passent une année à diffuser leurs idées sur la liberté sexuelle et sur les névroses qu'induit le manque de liberté. Tel est le point de départ de Mai 68, dans un contexte où démarre, sur RTL, en 1967, la célèbre émission de Menie Grégoire (1) sur la famille, le couple et les relations sexuelles, affirmant le désir de la femme et vulgarisant les apports de la psychanalyse. Analyse du contexte de l'époque avec Jean-Paul Abribat, 74 ans, psychanalyste de Bordeaux, ancien enseignant en sociologie, et Joëlle Dusseau, ancienne sénatrice de la Gironde.
=====> Jean-Paul Abribat : Un enseignant aux méthodes mal vues par sa hiérarchie
Il avait 34 ans en mai 1968. L'œil vif et le front proéminent, Jean-Paul Abribat, jeune enseignant en sociologie, était un personnage en vue à Bordeaux. « J'étais membre de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes, UJC (ML), une organisation maoïste. Mais ça, je l'ai caché aux Renseignements généraux ! » Agrégé de philosophie, issu de la prestigieuse École normale supérieure, Jean-Paul Abribat, qui deviendra plus tard psychanalyste, suit déjà de très près les thèses du psychologue américain Carl Rogers, source d'inspiration pour les courants de pédagogie non directive.
« Je faisais tomber le professeur de son piédestal en plaçant l'élève au centre du cours. Ô scandale ! Le doyen était très inquiet. J'ai été convoqué dans son bureau. Beaucoup de gens se demandaient ce qu'il se passait pendant mes cours. Toutes sortes de bruits couraient… 1968 symbolise la fin d'un modèle paternaliste. Dans le contexte de la décolonisation, de la guerre du Vietnam et de la guerre d'Algérie, le système commence à être contesté. »
--- Bouche pincée. « Fin 1966, un tract situationniste, courant critique issu du trotskisme, dénonce la misère sexuelle en milieu étudiant et la répression des désirs, à cause des interdits, pointant les dégâts du refoulement : l'agressivité, le sexisme, la phallocratie. Ce courant s'intéressait aux aspects sexuels de la société, alors que de nombreux groupes trotskistes et léninistes étaient encore bouche pincée devant cette question car ils considéraient que le social primait et que le reste suivrait ensuite. C'était faux ! « En s'attaquant à la mixité et à la libération de la parole sur ce sujet tabou, le Mouvement du 22 mars a remis en cause les rapports parents-enfants, aussi bien le père, le mari que le patron. Mai 68, c'est l'ébauche d'un nouveau modèle de société qui aboutira au Mouvement de libération de la femme, pour accéder, plus tard, au droit à l'avortement, en 1975. C'est aussi le début d'une réflexion sur les questions gay et lesbienne, avec l'émergence du Farh. « Tout ne s'est pas fait en 1968. Je militais avec des étudiants bordelais qui ont fait comme les étudiants de Nanterre et envahi les locaux des filles. Elles se sont enfermées dans leurs chambres et ont arrosé les garçons avec de l'eau. À l'époque, les femmes voulaient bien être libérées, mais pas par n'importe qui et n'importe comment. Sans doute avaient-elles raison ! »
=====> Joëlle Dusseau : Une étudiante de 20 ans, pasionaria des amphis
« J'ai 20 ans en mars 1968. Je suis donc mineure », raconte Joëlle Dusseau, aujourd'hui inspectrice générale de l'Éducation nationale en histoire-géographie, par ailleurs sénatrice radicale de gauche de la Gironde de 1993 à 1998. « Aux élections de juillet, comme je ne peux pas encore voter, ce sont mes grands-parents qui iront déposer pour moi un bulletin dans l'urne. » Ce sera PSU, le Parti socialiste unifié, « anticolonialiste et antigaulliste ». Joëlle Dusseau, brillante étudiante en histoire, agrégée à 22 ans, garde un souvenir émerveillé de ces années où elle fit ses premiers pas dans la vie politique. « On me surnommait la Pasionaria ! » Et pour cause, les femmes qui prenaient la parole dans les amphis et dans les réunions de travail étaient rarissimes. « J'intervenais énormément. Mais c'était difficile. C'était surtout les hommes qui étaient au premier plan, qui organisaient les manifestations. Ils étaient plus politisés que les femmes et appartenaient plus volontiers à des organisations. Ils étaient donc mieux rodés, et sans doute aussi davantage tentés par l'exercice du pouvoir… »
--- « Je n'avais pas peur ». Issue d'un milieu enseignant, Joëlle Dusseau avait gardé comme amie de lycée une fille d'anarchistes espagnols engagés dans la guerre d'Espagne. « Je me suis politisée au cours des longues discussions que j'avais avec elle, bien avant Mai 68. Par la suite, pendant l'année 1967, je me suis engagée contre la guerre du Vietnam. J'étais de toutes les manifestations, où nous n'étions pas très nombreux. Chaque fois, on voyait débouler les policiers en civil qui fonçaient sur nous avec leur matraque. Je n'avais pas peur, je trouvais cela passionnant ! Mai 68 a été pour moi une énorme surprise : de 300, nous sommes passés à 5 000. Tous les copains étaient là ! » Mai 1968, c'est aussi un basculement, celui d'une prise de conscience massive des femmes devant leur situation d'inégalité politique, culturelle, professionnelle. « À cette époque, je lis "Le Deuxième Sexe", de Simone de Beauvoir, écrit longtemps avant. Pour la première fois, je touchais du doigt une inégalité spécifique qui me concernait directement. Mais ce n'est qu'après 1968 qu'on va vraiment pouvoir en parler. Cependant, tout est déjà là, en maturation, et ce fut une maturation très rapide. Cette période a été décisive dans les engagements futurs. Chaque fois que j'ai pris des responsabilités, comme en 1973 lorsque j'ai été candidate pour le PSU à Bordeaux, je me suis dit que c'était bon pour les femmes. » (1) Elle a publié en mai 2007 des lettres sélectionnées parmi les 100 000 reçues à RTL, sous le titre « Comme une lame de fond - 1967-1981 », chez Calmann-Lévy.
http://www.sudouest.com/220308/france.asp?Article=220308aP2118030.xml
Un squat artistique en sursis : Christophe Loubes
La question des squats artistiques, ces espaces occupés illégalement par des collectifs d'artistes un peu partout en Europe, est en train de se poser dans l'urgence à Bordeaux. Le courrier de la préfecture envoyé il y a dix jours à l'association La Bonne Etoile annonce en effet son expulsion du local qu'elle occupe au 105 du quai de Queyries à compter d'aujourd'hui.
Ce batiment de quelque 1000 mètres carrés appartient aux Silos du Mirandais. Cette société gersoise y faisait de l'ensachage de céréales avant de se replier dans de nouveaux locaux, près de Mirande, en 2005. Depuis, l'endroit a été squatté par différents groupes de personnes jusqu'à ce que La Bonne Etoile s'y installe en décembre 2006.
« Nos spectacles sont organisés avec un service d'ordre et une caisse. Nous comptons un millier d'adhérents. »
--- Installation illégale, donc, conformément au postulat défendu notamment par le collectif Intersquat (1) selon lequel, l'Etat n'étant pas en mesure d'assurer la diffusion artistique de son époque, les artistes ont toute légitimité à occuper des locaux laissés vacants depuis plus de deux ans. Et c'est bien de propositions artistiques que La Bonne Etoile parle. « Le batiment n'est pas occupé à titre personnel, assure Freddy Maneret, président de l'association. Ceux d'entre nous qui vivent sur le site logent dans des camions. » Depuis un an et demi le 105 du quai de Queyries a en revanche proposé des expositions, des spectacles de cirque ou d'arts de la rue, des concerts rock ou electro. Il a même reçu la compagnie théâtrale Art Hache Scène en résidence, sortie publique à la clé, et un bal gascon y est programmé le 28 mars. « Le tout, avec un service d'ordre et une caisse. L'accès aux spectacles suppose l'adhésion à l'association. Nous comptons un millier d'adhérents à l'heure actuelle. » La préfecture a en outre dûment enregistré le 105 du quai de Queyries comme siège social de La Belle Etoile et le lieu est assuré par une compagnie d'assurances ayant pignon sur rue. Car l'association préfèrerait travailler dans la légalité. « Depuis le début nous avons contacté Les Silos du Mirandais pour leur proposer de signer un bail, explique Freddy Maneret. Nous n'avons reçu aucune réponse. » « De toutes façons les squatteurs ne nous ont pas attendu pour occuper nos locaux, répond-on dans l'entreprise gersoise. Nous, nous sommes une coopérative agricole; nous n'avons pas vocation à louer un bien immobilier. Ce batiment, nous n'envisageons pas de le conserver. Mais pour le vendre il faut déjà le récupérer. Sans parler des dégradations qu'il a subies. » « Ce n'est pas nous qui avons commis ces dégradations, répond Freddy Maneret. Au contraire c'est nous qui avons remis le bâtiment en état. Quand nous sommes arrivés tous les câblages électriques avaient été dépouillés de leur cuivre et le sol était juché de décombres. Nous avons acheminé plusieurs camions de 40 mètres cubes remplis à bloc vers la déchetterie. Le propriétaire devrait comprendre que c'est son intérêt de garder des occupants qui entretiennent ses locaux. »
--- Promis à la démolition. Les dits locaux sont de toutes façons promis à la démolition : Ils sont situés dans le périmètre de la ZAC Bastide-2, le futur écoquartier où doivent être construits des logements, des bureaux et des services (commerces, crèche, salle de sport...). « Mais la première pierre ne sera pas posée avant trois ans », annonce Muriel Parcelier. La conseillère municipale en charge du quartier a prévu de rencontrer les membres de La Bonne Etoile la semaine prochaine et envisage une médiation avec les propriétaires. Démarche identique pour Daniel Jault, conseiller général du canton, qui évoque un bail précaire en attendant que le lieu change de mains. « Nous en avons parlé avec l'avocat des Silos du Mirandais qui va leur transmettre cette proposition, avec l'obligation pour les occupants de satisfaire aux normes de sécurité en vigueur. » Accord en vue ? Reste que deux ans après les problèmes rencontrés par le cirque Eclair, ce dossier soulève à nouveau la question des équipements des petites structures artistiques. (1) Une coordination regroupant une vingtaine de squats artistiques en France
http://www.sudouest.com/220308/reg_gironde.asp?Article=210308aP2109714.xml
Ça bouge chez les maires : Hervé Chassain
Il n'y a pas que Périgueux et Bergerac qui sont passées à gauche dimanche soir. Parmi les 25 villes de plus de 2 500 habitants, désormais seulement cinq sont à droite. Montpon-Ménestérol est un cas marquant. L'UMP Pierre Fauret qui semblait solidement installé là depuis 1989 a été détrôné par le conseiller général socialiste Jean-Paul Lotterie, profitant il est vrai de divisions. Une liste d'union au second tour n'a pas suffi. L'autre surprise du genre vient du Bugue où Gérard Labrousse, lui aussi conseiller général socialiste, emporte le siège laissé vacant par l'UMP Gérard Fayolle. L'adjointe Maryvonne Piques envoyée en première ligne n'a pu empêcher la poussée à gauche. Changement dans le même sens aussi à La Roche Chalais. Dès le premier tour le sortant Guy Laville (divers droite) a été sorti par l'équipe menée par Jacques Menut. Tout comme d'ailleurs à Saint-Aulaye où Yannick Lagrenaudie (PS) donne cette commune à la gauche qui était tenue par Pierre-Claude Laviale depuis 1989, mais qui ne se représentait pas. Quant à Eymet, la succession de l'UMP Jean-Michel Magnac a là encore profité à la gauche avec Jérôme Bétaille qui a imposé sa liste face à une pléthore de candidatures.
--- Montignac et Excideuil à droite. Comme cela s'était déjà passé il y a quelques années pour les cantonales, les déchirements de la gauche à Montignac ont favorisé l'arrivé de la droite. Laurent Mathieu a ainsi pu placer toute son équipe, face aux deux listes de gauche : celle du maire sortant Paul Azoulai et celle de Jean-François Jaulin pour qui la défaite était préférable à une alliance. À Excideuil, le manque d'entente à gauche, après le départ rapide d'Arnaud Le Guay et le retrait du Vert Alain Gouzon faute d'accord, a aussi profité à Serge Micouraud (divers droite). À Thiviers, Michel Jaccou qui semblait un peu en difficulté la semaine dernière est passé dimanche et aligne une belle majorité. Mais il devra se méfier des dissensions à l'intérieur de son camp qui ont déjà fait perdre le canton. On l'a vu la semaine dernière, Sarlat (Jean-Jacques de Peretti), Terrasson (Pierre Delmon), Nontron (Pierre Giry) et Neuvic (François Roussel) ont conservé leurs maires de droite et Brantôme a également basculé dans ce sens avec Monique Ratinaud et son équipe (deux élus d'opposition seulement ont été élus dimanche). Le grand éparpillement à Prigonrieux en quatre listes a fini par trouver son épilogue. Finalement c'est le dissident socialiste Jean-Paul Rochoir qui a tiré son épingle du jeu.
--- L'agglomération périgourdine à gauche. La courte majorité qui présidait ces dernières années à la seule Communauté d'agglomération de Dordogne, est désormais transformée en bastion de gauche. Avec le basculement de Périgueux à gauche, le maintien de toutes les autres grosses communes (Chancelade, Champcevinel, Trélissac, Notre-Dame-de-Sanilhac, Marsac) et même Coulounieix-Chamiers qui reste à gauche avec Jean-Pierre Roussarie. Rappelons aussi que Saint-Astier (Jacques Monmarson) reste à gauche, comme Mussidan (Jean-Yves Fulbert), La Force (Armand Zaccaron), Lalinde (Pierre-Alain Péris)? À Vergt où le jeu était ouvert avec le retrait de Jean-Luc Noyer, l'ancien maire Jean-Charles Peloux a raté son retour et c'est le socialiste Raymond Cacan qui s'installe.
http://www.sudouest.com/180308/reg_dordogne.asp?Article=180308aP2089221.xml
Colbac élu avec cinq voix d'écart : Julie Martinez
Jusqu'au bout, les Trélissacois massés dans le bureau centralisateur de l'école Émile-Zola auront retenu leur souffle pour savoir qui de Francis Colbac ou Pierre Maly serait le nouveau maire de Trélissac. Un peu avant 20 heures, alors qu'il ne manquait que les résultats d'un seul bureau, Pierre Maly était en tête. Mais après l'affichage du bureau des Romains, tout bascule. Francis Colbac, est élu avec 1 918 voix contre 1 913 pour son adversaire de la liste arc-en-ciel, Pierre Maly. Dans la salle, applaudissements et grimaces de déception se confondent. Francis Colbac range ses lunettes, monte sur une chaise et salue la foule. Il lance, à demi amusé : « Je vais vous faire une analyse de politologue comme vous en voyez à la télé. Ce fut serré. Il ne faut pas être cardiaque ! » Quant au score, qu'il « ne veut pas commenter », il précise juste que les cinq voix d'écart entre lui et ses adversaires lui rappellent « les élections précédentes et ses six voix ». S'adressant aux électeurs qui ont voté contre lui dans trois des six bureaux, il affirme « je veux comprendre les plus et les moins de la commune et rectifier ce qu'il faut rectifier. On se mettra au travail aussitôt le Conseil municipal installé. Je dis aux 1 913 personnes (les électeurs de Pierre Maly, NDLR) que je suis à leur disposition et que mon bureau est ouvert à tous ».
--- Un recours de Maly. Rassuré par sa victoire, Francis Colbac, a « un mot d'amitié virile » pour Michel Dasseux, maire de Coulounieix-Chamiers, battu (lire ci-dessus). Si les pro-Colbac ont vite quitté l'école Zola pour aller fêter la victoire au foyer socioculturel, du côté des soutiens de Pierre Maly, on accuse le coup. Quelques minutes après la proclamation des résultats, Pierre Maly déboule devant le tableau lumineux pour demander des explications et annonce son intention de déposer un recours à la préfecture dès aujourd'hui. « Cinq voix, c'est serré. On constate en regardant les listes électorales que des employés municipaux domiciliés à Périgueux ont été maintenus sur les listes, que des procurations ne sont pas arrivées. On va déposer un recours sur les éléments de campagne, c'est-à-dire l'affichage sauvage, les propos de courtoisie des préfets introduits en période électorale alors qu'ils sont soumis à un devoir de réserve », énumère Pierre Maly. Mais pour le candidat malheureux de ce scrutin, ce résultat est « une victoire pour cette équipe inconnue il y a quatre mois. Il faut remercier les électeurs d'Élisabeth Cazenave qui se sont reportés sur notre liste. Je pense qu'on a eu droit à des manoeuvres déloyales qui ont conduit à cet écart de cinq voix. C'est dommage qu'on arrive à ce résultat-là. C'est un clan qui gagne et beaucoup d'électeurs sont tristes ce soir ». Le nouveau Conseil municipal de Trélissac, comptant 22 élus de la liste Colbac et sept de la liste Maly, devrait être installé en fin de semaine.
http://www.sudouest.com/170308/reg_dordogne.asp?ArticleRet=170308aP2080410.xml&Article=170308aP2080278.xml
Au tour du maire : Christine Heim
Ce ne sera sans doute pas le cas dans toutes les communes du département, mais hier soir, à Boulazac, la salle qui accueillait le premier Conseil municipal de ce nouveau mandat était archicomble. Près de 200 personnes se pressaient pour assister à l'élection du nouveau maire, quelques jours après celle du nouveau Conseil municipal, comme le veut la loi (lire ci-contre). L'élection n'offrait pourtant aucun suspense : la liste du communiste Jacques Auzou, qui avait recueilli plus de 78 % des voix, ne laisse que trois sièges à l'opposition menée par Yves Vérité. Mais la cérémonie n'en reste pas moins un moment important de la vie de la commune pour la population, sensible à la dimension solennelle de l'installation du nouveau maire. De fait, ce premier Conseil municipal a suivi un déroulement très formel : le doyen d'âge, Gaston Ravidat, a procédé à l'élection, à bulletins secrets. Et ce sont les deux plus jeunes conseillers municipaux qui ont été chargés de jouer les assesseurs.
--- Une écharpe, un sourire. L'affaire était réglée au premier tour : Jacques Auzou a remporté 26 voix, Yves Vérité, candidat pour la forme, trois. Très applaudi, le maire fraîchement réélu a fait part de son « émotion » mais aussi de sa « fierté ». « J'ai conscience de ma responsabilité pour animer cette équipe afin que la ville se développe et que les habitants y soient bien. » Le Conseil a ensuite procédé à l'élection des adjoints, non pas l'un après l'autre comme c'était le cas jusque-là, mais en votant une seule liste, paritaire, et susceptible d'être panachée par l'opposition qui ne s'en est pas privée. Jacques Auzou, tout sourire après avoir retrouvé son écharpe et son micro, a salué les nouveaux arrivants au Conseil et rendu hommage à ceux qui l'avaient quitté après un, deux mandats ou davantage. Grand seigneur, il a également assuré à sa nouvelle opposition qu'il ferait en sorte « qu'elle trouve toute sa place »? Et comme toute cérémonie qui se respecte, celle de l'élection n'allait pas s'achever sans un pot de l'amitié. Les habitants l'ont bien mérité : après avoir entendu leur nouveau maire exposer ses projets, ils étaient quand même là depuis plus d'une heure et demie ! Encore un signe que tous les critères d'une cérémonie réussie étaient bien remplis : on n'échappe pas aux longueurs !
http://www.sudouest.com/160308/vil_dor_perigueux.asp?Article=150308aP2074289.xml
=====> BOULAZAC. Vendredi, après son élection, le maire Jacques Auzou a listé les grands projets
« Il y a du travail »
Vendredi soir, Jacques Auzou a été réélu maire, sans surprise, par le nouveau Conseil municipal (lire « Sud Ouest » de samedi). Au cours de ce premier conseil, ont également été élus les adjoints, dont voici la liste : Liliane Gonthier (petite enfance), Bernard Suberbere (travaux), Ghislaine Ludmann (urbanisme, environnement et développement durable), Patrick Bonhoure (culture), Éliane Bissoulet (affaires sociales, insertion), Serge Raynaud (sport, vie associative), Chantal Roubinet (affaires scolaires) et Jean-François Pinson (finances). Le maire a également profité de ce rendez-vous particulier, auquel assistaient près de 200 habitants, pour rendre hommage aux anciens conseillers municipaux, en particulier celui qui fut son premier adjoint pendant trois mandats, Jean Passerieux, et Yvon Chancel, adjoint pendant près de vingt ans, frappé le matin même par le deuil de son épouse. Jacques Auzou a enfin rappelé quels étaient les projets à mener à bien au cours de ce nouveau mandat : la rénovation de la crèche et du centre de loisirs, la construction d'une passerelle vers la Voie verte, l'équipement de la plaine de Lamoura, la construction d'une nouvelle station d'épuration, la démolition de la cité Pey-Harry, avec la restitution d'un nombre équivalent de logements sociaux sur l'ensemble de la commune, et l'ouverture de la médiathèque au sein de l'Agora.
« Il y a du travail », commentait le maire, en assurant à la toute nouvelle opposition qu'elle trouverait toute sa place dans ce nouveau Conseil. Un engagement qui ne devrait pas être trop compliqué à tenir : les opposants ne sont que trois sur vingt-neuf conseillers. Yves Vérité s'est en tout cas déjà vu proposer une place de titulaire à la commission des finances, une autre à celle des appels d'offres.
http://www.sudouest.com/170308/vil_dor_perigueux.asp?Article=170308aP2077850.xml
Périgueux avant tout pour Michel Moyrand : Christine Heim
Hier matin au réveil, Michel Moyrand avait une centaine de mails en attente, qu'il n'a pas encore pu ouvrir. À 7 heures, il donnait déjà une première interview à Sud Radio, avant d'enchaîner avec France Bleu, Canal + et France 3. À 13 heures, en direct sur France Inter, il était présenté comme « l'un des héros du PS ». La formule le fait rire. Victorieux à Périgueux face au maire sortant Xavier Darcos, Michel Moyrand a été très sensible en revanche aux appels reçus dans la nuit : un long entretien avec François Hollande entre 2 et 3 heures du matin mais aussi les appels successifs de Ségolène Royal, Alain Rousset, Jean-Marc Ayrault, Bertrand Delanoë, Martine Lignières-Cassou?
--- Pression. Désormais, celui qui était jusque-là vice-président de la Région et secrétaire départemental du PS est devenu l'homme qui a fait tomber Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale du gouvernement Sarkozy. Et l'histoire oubliera que la victoire n'a tenu qu'à un fil : une centaine de voix. Face à cette pression médiatique et politique, Michel Moyrand assure n'avoir pas cillé. « Je reste fidèle à ma ligne de conduite. La pression retombera très vite. On me demande si je veux rebondir au niveau national? Bien sûr que non ! Je veux me consacrer entièrement à mon mandat de maire. J'ai six ans pour mener le projet sur lequel j'ai été élu. Toute mon énergie va passer là-dedans. » Hier matin, entre deux interviews, Michel Moyrand a assisté aux obsèques de la mère d'un de ses colistiers, qui avait été décorée de la médaille des Justes. Dans l'après-midi, avant de rassembler son équipe pour une première réunion de travail, il rencontrait le président du Département, Bernard Cazeau, « une visite de courtoisie qui nous a aussi permis d'évoquer de grands dossiers dans le domaine social notamment, où j'aurai besoin du soutien du Département ».
--- élu samedi. Cette semaine, tout en assurant une présence en première partie de journée au Conseil régional, à Bordeaux, il devra mettre au point la liste de ses adjoints, qu'il présentera au vote samedi matin, lors de la séance d'installation qui sera aussi celle de son élection comme maire. Ce premier conseil aura exceptionnellement lieu au théâtre de Périgueux pour permettre aux habitants d'y participer. « Ensuite, je prendrai très vite contact avec l'ensemble des chefs de service et du personnel de la mairie. On me prête des intentions que je n'ai pas et je souhaite clarifier la situation au plus vite. »
http://www.sudouest.com/180308/une.asp?Article=180308aP2089311.xml
Rousseau au firmament : Christine Lamaison et David Patsouris
Bergerac n'est plus un bastion de la droite périgourdine : le socialiste Dominique Rousseau a été élu hier avec 51,38 % des suffrages, soit 371 voix de plus que le maire sortant UMP Daniel Garrigue. « Cela fait quinze ans qu'on attendait ça ! », s'exclame le nouveau maire de Bergerac acclamé par ses supporteurs dans sa permanence. « Treize ans !, rectifie un proche, mais il y a des années qui comptent double ! » Les yeux sont mouillés, l'émotion est palpable. Dominique Rousseau, pendant toute la soirée, est resté enfermé avec un cercle de très proches tandis que sa permanence s'emplissait. Des sympathisants prudents qui ont attendu que les résultats du dernier bureau tombent pour laisser exploser leur joie.
À 20 h 50, vacillant de joie, Dominique Rousseau apparaît enfin embrassant tous ceux qui se jettent dans ses bras et le remercient. « C'est génial ! », répète Dominique Rousseau, comme sonné par la victoire. « Je voudrais remercier toute mon équipe. Ce n'est pas la victoire de Dominique Rousseau ». Et puis il s'est adressé à tous les jeunes des quartiers pour les remercier d'être allés voter. Dans la Grand rue, d'autres supporteurs se massent autour de la permanence. Dominique Rousseau est happé par la foule qui l'accompagnera jusqu'à la mairie. Avec réserve, Dominique Rousseau attendra que Daniel Garrigue ait donné les résultats pour entrer. Sur une tribune improvisée, il livre son premier discours. Encore une fois, il remercie son équipe et tous les Bergeracois : « C'était un combat difficile. La victoire est d'autant plus belle qu'il y avait deux listes en lice. Il n'y a donc pas d'ambiguïté. Je salue aussi Daniel Garrigue et son équipe qui ont participé au combat. Demain, une tâche immense nous attend. » Mais l'heure de faire la fête avait sonné. Tous avaient rendez-vous salle de l'Orangerie.
--- « Je ne comprends pas. » Dès 19 heures, au sein de la droite bergeracoise, tout le monde avait compris : le socialiste Dominique Rousseau avait deux voix d'avance sur l'UMP Daniel Garrigue au bureau de la mairie, traditionnellement acquis à la droite. Les visages blêmissaient un peu plus à chaque nouveau résultat. Daniel Garrigue n'est arrivé en tête que dans 6 des 20 bureaux bergeracois. La semaine dernière, c'était l'exact contraire. Jean-Marc Dournel, numéro 3 sur la liste, semblait paumé : « Nous n'avons pas su communiquer sur notre bilan. C'est la déception quoi? Sur le terrain pourtant, on avait de bons contacts. Vraiment, je ne comprends pas. » Dominique Monéger, ex-premier adjoint, expliquait que « l'aspect national avait un certain poids dans cette défaite. »
Et Daniel Garrigue ? Il souriait. Il consolait ses colistiers : « Désolé de vous avoir embarqué dans cette expérience qui n'a pas abouti. C'est l'alternance, c'est comme ça. » Et puis il expliquait qu'il ne resterait pas au Conseil et qu'il conseillerait les jeunes pour préparer « la revanche ». Après avoir annoncé les résultats, il ajouta ceci : « Tout ce que nous avons fait pendant treize ans ne sera pas effacé. J'espère que les Bergeracois n'auront pas à regretter leur choix. Nous, nous ne regrettons rien ! Haut les coeurs ! »
http://www.sudouest.com/170308/reg_dordogne.asp?ArticleRet=170308aP2080410.xml&Article=170308aP2080273.xml
6) CANTONALES en DORDOGNE. L'opposition de droite perd trois sièges et le PCF un au profit du Parti socialiste.
Pour sa réélection jeudi comme président, Bernard Cazeau devrait compter sur les 38 voix des élus de gauche
Le Département vire au rose vif
Jeudi matin, 49 conseillers généraux (1) se réuniront à l'Hôtel du Département pour désigner leur nouveau président. Le suspense est insoutenable pour Bernard Cazeau, le sortant socialiste. Il devrait pouvoir compter sur les trente-trois élus socialistes et apparentés et sur les cinq communistes, face aux dix élus de l'opposition de l'Union démocratique de la Dordogne (UMP et divers droite) et du seul élu MoDem.
--- Thiviers, Eymet, Mareuil. Ce tour d'élections a permis à la majorité de gauche de remporter trois nouveaux sièges. À Thiviers, c'est en profitant du retrait de Jean-Pierre Boucher et des dissensions au sein de l'UMP locale que Colette Langlade a pu l'emporter très largement. À Eymet, c'est aussi sur la succession de Jean-Michel Magnac et un manque d'unanimité à droite qu'Henri Delage a pu facilement s'imposer en profitant des bons reports à gauche. Enfin, la surprise est venue de Mareuil, où Jean-Paul Couvy a pu s'imposer face à Philippe de Courcel, dans un canton pourtant bien marqué à droite et avec un élu apparenté à la famille de Bernadette Chirac qui ne restait pas inactif dans l'assemblée. Ce scrutin voit l'arrivée de Jean-Paul Daudou sur le canton de Périgueux centre. Le premier adjoint UMP de Xavier Darcos a pu sauver le siège qu'occupait Paulette Labatut. À Issigeac, la succession du socialiste Jean-Marie Bos est assurée par Jean-Claude Castagner (qui devient aussi le maire de la commune). Autre nouveau venu, le PS Rémy Bernier sur le canton d'Excideuil sur le siège du communiste Henry Faure. C'est un chef d'entreprise un peu atypique qui entre dans l'assemblée départementale : il est l'un des premiers fabricants français d'articles funéraires à Saint-Jory Lasbloux. Tous les autres candidats en lice ont retrouvé leur siège. (1) Le 50e canton, celui de Montagrier n'a plus d'élu depuis le décès de Michel Debet. Une élection partielle sera organisée dans les prochaines semaines, mais il devrait rester à gauche
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Le monde à l'envers : Jean-François Renaut et Jefferson Desport
«Une mise en cause du tête de liste », analyse Henri Emmanuelli pour qualifier les défaites socialistes à Mont-de-Marsan et Mimizan. Le changement de leader annoncé en début de semaine dernière n'a pas pu inverser la tendance. À Mont-de-Marsan, Michel Cazaugade, dauphin adoubé par Philippe Labeyrie, a vu l'écart du premier tour quasi se doubler. À Mimizan, Xavier Fortinon, adjoint promu par Jean Bourden, a repris beaucoup de terrain pour finalement échouer à 88 voix de Christian Plantier. À Mont-de-Marsan, davantage qu'à Mimizan, un nombre certain d'électeurs a considéré le changement de tête de liste comme une manipulation. À tort plus qu'à raison ? Le fait est que la gauche perd un fief qui était en sa possession depuis 1962 et la première élection de Charles Lamarque-Cando. À l'issue du premier tour, la liste de gauche ne pouvait compter que sur un très faible réservoir de voix en provenance des deux listes éliminées, divers gauche (8,89 %) et CNI (6,43 %). L'espoir résidait parmi les abstentionnistes. De 36,5 % dimanche dernier, il est passé à 32,41 % hier. Le duo Cazaugade - Labeyrie n'a augmenté son score que d'un peu plus de six points. Largement insuffisant pour refaire son retard.
--- Forté KO debout. À Dax, si la victoire, hier, de Gabriel Bellocq est historique pour la gauche, elle n'en est pas moins sans appel pour la droite. Une droite qui ce matin est groggy, pour ne pas dire KO debout. KO si on s'en réfère au score respectif des deux candidats, 56,28 % pour le socialiste Gabriel Bellocq et 43,72 % pour le maire sortant UMP, Jacques Forté. Soit une victoire aussi écrasante que la défaite est cinglante. Une victoire qui voit Gabriel Bellocq accroître son avance du premier tour pour terminer plus de douze points devant son adversaire. Autre enseignement, alors que l'on pouvait penser que ce serait d'abord l'abstention qui scellerait l'issue du scrutin, c'est la mobilisation de l'électorat (68,18 % de participation, quatre points de mieux qu'au premier tour) qui en a constitué la clé. La victoire de Gabriel Bellocq n'est donc pas qu'une victoire politique, c'est aussi une victoire démocratique. Pour être complet, la gauche l'emporte également à Saint-Martin de Seignanx avec Christine Dardy qui écarte Martine Hontabat et Denis Sève mais aussi à Soustons avec Jean-Yves Montus. L'UMP et Alain Dudon conservent logiquement Biscarrosse.
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L'équilibre reste à gauche
--- 1 Les communes passant de droite à gauche
Deux communes seulement, à commencer par ce qui a constitué la plus grosse surprise de ces municipales (dans ce sens), bien dans la logique de ce vote national sanction pour le gouvernement et le chef de l'État élu il y a moins d'un an. Dax bien sûr, où le sortant Jacques Forté (deux mandats) est battu par Gabriel Bellocq, conseiller municipal depuis vingt-cinq ans, (lire page 2-1). Toujours sur la côte Sud, la ville de Soustons, dont le premier magistrat était autrefois Jean-Yves Montus, lui revient après un score de maréchal (61,85 %). Le sortant Charles Mauvoisin, qui avait gagné le même duel en 2001, a été remercié au bout d'un seul mandat.
--- 2 Celles qui passent de gauche à droite
Trois cités. Mont-de-Marsan bien sûr, énorme surprise de ce scrutin, qui voit le sénateur maire Philippe Labeyrie perdre la ville préfecture après vingt-cinq ans de mandat (lire aussi page 2-2). Autre vote sanction, celui qui a frappé Paul Grimberg, maire de Parentis-en-Born, débarqué au bout de trois man dats successifs par Christian Ernandorena (70,84 %) et la grande désunion de la gauche. Enfin, à Mimizan également, le trop long règne de Jean Bourden (élu depuis 1989) lui a été fatal. Après un premier et un second tour mettant les trois mêmes listes en lice, c'est le divers droite Christian Plantier, novice en politique, qui s'est imposé, y compris au détriment du candidat investi par l'UMP, Daniel Daunesse.
--- 3 Celles qui ne changent pas de couleur politique
Restent au PS, dès le premier tour, Aire-sur-l'Adour, où Robert Cabé réussit 53 % malgré une triangulaire ; Capbreton, toujours aux mains du député Jean-Pierre Dufau ; Morcenx, qui a reconduit Jean-Claude Deyres ; Ondres, où Pierre Corrihons a été plébiscité (58,83 %) ; Saint-Paul-lès-Dax, où Dany Michel l'emporte avec 64,65 %) ; Saint-Pierre-du-Mont, qui garde aux commandes Jean-Pierre Jullian (74,77 %) ; Saint-Sever, fidèle à Jean-Pierre Dalm (58,86 %) ; Saint-Vincent-de-Tyrosse, qui a gardé sa confiance à Michèle Labeyrie (55,11 %). Une liste à laquelle on ajoutera Labenne, où le sortant Jean-Luc Delpuech réussit un 67,66 %.
Le PC garde pour sa part son bastion de Tarnos, avec Jean-Marc Lespade (66,03 %). À cette liste, il faut rajouter, après le second tour, la mairie de Saint-Martin-de-Seignanx, conservée par Christine Dardy (PRG), dans une triangulaire où 41 voix d'avance face à Denis Sève (classé à droite) permettent à la gauche d'éviter un drame. Restent à droite, Hagetmau, avec Serge Lansaman (UMP) qui repart pour un troisième mandat, grâce à 77 voix de plus que Monique Lubin ; et Biscarrosse, où le sortant Alain Dudon (UMP) garde son siège après un deuxième tour lui ayant permis, avec 56,34 %, de repartir pour un second mandat et de mettre fin à la carrière du Modem Pierre Junca. http://www.sudouest.com/180308/reg_landes.asp?Article=180308aP2087560.xml
Roquefort et Parentis passent à droite : Jean-Pierre Dorian
Le premier siège, la gauche en avait déjà fait son deuil. Sur le canton de Parentis, Alain Dudon, par ailleurs nouveau maire UMP de Biscarrosse, a largement confirmé son score du premier tour et battu à plates coutures le sortant PS Paul Grimberg (66 % contre 34), déjà lourdement battu au premier tour des municipales de Parentis. Mais le suspense régnait en revanche à Roquefort, où Guy Bergés a finalement été élu « sans étiquette » en battant le candidat PS Phlippe Latry (51,60 % contre 48,40), placé là pour prendre la succession du sortant PS Jean-Marc Boine, qui avait laissé son siège vacant. Ce nouvel élu viendra-t-il grossir les rangs de la colonie des « ortolans » pour porter le total de l'opposition de droite à quatre membres (avec Pierre Dufourcq à Grenade-sur-l'Adour et Michel Herrero, toujours en place à Gabarret), contre les 26 de la majorité départementale de gauche ? Ce sera une des curiosités des prochaines sessions du Conseil général.
--- 24 socialistes. Pour le reste, en effet, la gauche et le PS (24 sièges en tout) en particulier se portent toujours aussi bien, merci pour eux. En lice hier, le socialiste Lionel Causse fait en effet son entrée dans l'assemblée en gardant le canton de Saint-Martin-de-Seignanx dans l'escarcelle de la gauche, qui conserve haut la main ce bastion du PC (anciennement tenu par Pierrette Fontenas) face à l'opposition de Francis Geraudie, finalement balayé par l'union de la gauche (68,99 % contre 31,01). C'est à peu près sur les mêmes bases que le canton de Pouillon est resté aux mains du PCF, le sortant Yves Lahoun (66,63 %) donnant un deuxième siège aux siens en balayant son opposant Modem Patrick Vilhem. Enfin, le canton de Soustons n'a pas non plus ménagé le candidat de la droite Charles Mauvoisin, battu pour la mairie du chef-lieu et également éconduit sur le canton par le candidat PS Hervé Bouyrie (59,96 % contre 40,04). Lequel prenait la place de Jean-Yves Montus... nouveau maire de Soustons. La gauche des Landes sait donc toujours défendre ses bastions.
http://www.sudouest.com/170308/reg_landes.asp?Article=170308aP2082720.xml
La président Emmanuelli accueille six nouveaux : Jean-Pierre Dorian
Pour ce qui est de faire la révolution, les Municipales s'en sont chargées : Dax de droite à gauche et inversement à Mont-de-Marsan, ça suffit. Au Conseil général, si quelques lignes ont bien bougé, les grands axes restent les mêmes : 24 sièges pour le Parti Socialiste (contre 26 auparavant), 2 pour le Parti Communiste, 3 pour la droite officielle (2 UMP et 1 Nouveau centre) et un sans étiquette dont ils sont quelques-uns à attendre de voir où il va vraiment se situer sur l'échiquier de cette nouvelle assemblée départementale. Réunie cet après-midi en séance plénière, elle va bien entendu reconduire Henri Emmanuelli dans ses fonctions de président. Lequel va donc pouvoir saluer l'arrivée des six petits nouveaux, qui auront été accueillis préalablement par le doyen Guy Destenave.
--- Accroc et couac. Six nouveaux, dont certains étaient attendus, d'autres beaucoup moins. Ainsi, si le PS avait perdu deux retraités (Jacques Ducos à Villeneuve et Jean-Marc Boine à Roquefort) et un « en retrait volontaire » (Jean-Yves Montus à Soustons), il pensait bien récupérer ces trois sièges. Las, si Maryvonne Florence à Villeneuve et Hervé Bouyrie à Soustons ont relevé le gant, Philippe Latry a dû baisser pavillon à Roquefort devant le fameux sans étiquette Guy Bergès. Un premier accroc qui, rajouté au « couac de Sore » (Jean-Marie Boudey pas inscrit à temps) et à la défaite redoutée (mais pas avec cette ampleur !) de Paul Grimberg à Parentis, explique la légère baisse de l'hégémonie socialiste. D'autant plus légère que si le siège de Sore est venu gonfler le contingent du PC, avec l'élection à 100 % et par défaut de Nicole Bippus, celui de Saint-Martin-de-Seignanx a inversement quitté l'aile gauche de l'assemblée pour glisser du rouge au rose, Lionel Causse prenant là la suite de Pierrette Fontenas, partie elle aussi profiter de sa retraite et abandonnant au passage ce bastion communiste aux amis de la majorité départementale.
--- Dudon leader ? A part ça, quoi de neuf ? Alain Dudon est donc venu grossir les rangs de l'opposition. Grossir étant un bien grand mot, quand bien même serait-il appliqué à des ortolans... Officiellement au nombre de trois, les représentants de ce qui reste pour l'heure de l'union de la droite et du centre landais seront-ils ainsi beaucoup plus audibles qu'ils ne l'étaient ? Une chose est sûre, le nouveau conseiller général de Parentis et toujours maire de Biscarrosse paraît avoir la voix qui porte suffisamment pour se faire entendre. De là à en faire le leader de « l'opposition », il y a un bien grand pas. Pour le reste, pas de grande surprise à attendre de cette journée, où neuf conseillers généraux sortants vont retrouver leur siège habituel. Gabriel Bellocq aura peut-être droit à un accueil plus particulier, en double héros dacquois qu'il est, quand les Cabé, Dalm, Pedeuboy, Subsol, Lahoun, Servières, Dufourcq et Henri Emmanuelli lui-même n'ont guère eu de soucis à se faire élire dans leurs cantons respectifs et quand ils n'ont pas (pour la plupart) signé le doublé dans leurs mairies. Dernier détail : elles sont désormais sept femmes à siéger au département. La parité est loin, mais se rapproche. L'opposition aimerait pouvoir en dire autant. http://www.sudouest.com/200308/reg_landes.asp?Article=200308aP2102978.xml
On s'arrache Darrieussecq : Jean-Pierre Dorian
Hier après-midi, Geneviève Darrieussecq (1) aurait rêvé d'une sieste. « Je dors quatre heures par nuit depuis deux mois. J'ai juste eu le temps de déjeuner avec mes enfants qui repartaient (NDLR : ils sont étudiants). Allez, je me reposerai plus tard. » Madame le Maire n'est pas encore tout à fait entrée dans ses fonctions - elle sera élue vendredi à 11 heures par son conseil municipal -, mais elle a chaque seconde un peu plus conscience de la tâche qui l'attend. Des attentes et curiosités qu'elle suscite également. Hier, les médias se sont chargés de le lui rappeler. Médias locaux bien sûr, mais surtout nationaux, qui ont cherché à savoir comment cette « inconnue » avait réussi à s'inviter à la table des grands. Pensez donc, un candidat Modem qui tombe un cador du PS landais, sénateur-maire depuis vingt-cinq ans. Et une femme en plus ! Certaines sont devenues coqueluches pour moins que cela. Elle en sourit. Et s'en régale. « Pour les femmes, c'est une petite victoire. » Et pour le Modem ? « J'ai bien compris que ça avait de l'importance. » Même alliée avec l'UMP, ce médecin allergologue de 52 ans a en effet réussi un tour de force rare, pour ne pas dire unique : rafler une mairie à la gauche avec cette étiquette qui n'a pas réussi à tout le monde. Surtout pas à son « mentor » politique. Un François Bayrou qui ne l'avait pas encore appelé hier soir. « Il va le faire, comme il l'a fait mardi dernier. Sa situation n'a rien à voir avec la mienne. Lui, c'était mission impossible. Mais ce n'est pas un échec pour lui, c'est un échec pour Pau. »
--- L'avenir. Fidèle, Geneviève Darrieussecq. Conseillère régionale UDF élue en 2004, elle avait été intronisée par Bayrou et sévèrement battue (11 % sur la 1re circonscription !) aux législatives de juin 2007. Après avoir annoncé son vote pour Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, son désistement en faveur de Marie-Constance Berthelon (elle-même battue par Alain Vidalies pour la députation) lui avait permis, en janvier dernier, d'obtenir la décisive investiture UMP pour ces municipales. Calcul payant ? Elle s'en défend aujourd'hui et ne renie « surtout pas mon mouvement, la famille politique de l'avenir. » Membre du conseil national du Mouvement démocrate depuis sa création, elle n'envisage pas pour autant d'y voir sa cote grimper. « Ma grand-mère disait : ''À chaque jour suffit sa peine'', et moi je ne veux pas faire dix choses à la fois. » Sa priorité est clairement définie : « On pourrait parler de Mont-de-Marsan ? »
--- Maire vendredi. Entre un passage dans les locaux de « Sud Ouest » et un plateau télé en direct pour débattre avec? Martine Lignières-Cassou, elle n'a donc pas cessé de téléphoner. Pour répondre aux sollicitations donc, aux félicitations aussi, mais surtout pour consulter. Son équipe bien sûr, qu'elle veut mettre en ordre de marche avant vendredi, et son élection officielle. D'ici là, elle rencontrera demain Philippe Labeyrie pour un très symbolique passage de témoin. Puis elle ira visiter un par un les services de la ville, mais aussi ses futurs partenaires politiques de la Communauté d'agglomération montoise. Amusée de se retrouver sur le devant de la scène, la « vedette » montoise n'en perd pas de vue l'essentiel. « On ne fanfaronne pas. Être élu, c'est sérieux. » Et c'est une femme maire qui le dit. (1) Elle a été élue avec 52,88 % des voix
http://www.sudouest.com/180308/une.asp?Article=180308aP2089168.xml
« Historique ! » : Valérie Deymes
Il n'était pas 20 heures, hier soir, que Pierre Camani, Guy Saint-Martin, Christian Dezalos et d'autres conseillers de gauche affichaient le sourire des grands soirs. Portable collé à l'oreille, Pierre Camani félicitait ses troupes tandis que son alter-ego du canton d'Agen Sud-Est proclamait de sa grosse voix les résultats d'une victoire annoncée. Quelques minutes plus tard dans l'antre de la préfecture agenaise, caisse de résonance des voix accumulées et perdues par les uns et les autres, les chiffres des suffrages venaient définitivement sceller ce qu'ils savouraient tous déjà : le Conseil général a basculé... à gauche. « On a gagné cinq cantons et on en a perdu un », continue de claironner Guy Saint-Martin aux nouveaux arrivants, à savoir le maire de Bon-Encontre, Michel Lauzzana, le maire de Marmande, Gérard Gouzes, et le maire de Villeneuve, Jérôme Cahuzac. Puis, c'est le défilé des conseillers généraux, les Villeneuvois, Patrick Cassany et Alain Soubiran, sans oublier Raymond Girardi, la deuxième « tête » de l'ancienne opposition départementale estampillée « gauche plurielle ». Tous servent du « président » à celui qui devrait jouer les chefs d'orchestre dans les jours qui viennent, pour sinon les six ans du moins les trois ans à venir. On s'embrasse, on commente. « Historique », le mot est lâché. Gérard Gouzes donne un cours d'histoire : une histoire où la gauche attendait de tenir les rênes du Département depuis... 1976. « Historique » tel sera également le mot repris par Raymond Girardi et le secrétaire fédéral du Parti socialiste, Jean Guérard pour évoquer une « victoire sans bavure » et une « première, celle de la dynamique d'union scellée entre les quatre partis de la gauche dès le premier tour »... histoire de ne pas rater la marche de l'estrade de la présidence. Alors, bien sûr, il y a Agen et le canton d'Agen-Nord qui ont été perdus. On lâche le sourire quelques petites secondes pour afficher une brève mine déconfite, avant de balayer ce vilain nuage qui vient à peine assombrir le ciel de la victoire. Et au milieu de ces embrassades, de ces accolades et félicitations à rallonge : les candidats du Modem du premier tour. Ils sont venus en force, Patrick Beauvillard et Daniel Soulignac en tête. Mais au fait pour féliciter qui ? « Les gagnants bien sûr, c'est poli », ironise Patrick Beauvillard tandis que son collègue, candidat au premier tour sur Agen-Nord, joue les anguilles. « Nous prenons des contacts. » Puis il se ravise : « Nous voyons des résultats contradictoires : Agen à droite et le département qui bascule à gauche et ce, avec des programmes pas très différents. Il est temps que les élus se posent les vraies questions. Le yoyo a ses limites. » La gauche, ce soir, elle s'en moque du yoyo, où plutôt elle est bien décidée à ne plus le faire descendre. Et la droite ? Ou est-elle ? Elle est timide même si Jean-Michel Drapé, fraîchement réélu hier soir, sur Agen-Nord, sait se faire entendre... tout en restant modeste au regard des 90 voix qui l'ont séparé de son adversaire, Alain Juste. Point de Michel Diefenbacher à l'horizon, même si son nom est largement évoqué comme le grand perdant de cette bataille. Pierre Camani est le nouveau président. Le spectre de son inéligibilité est définitivement balayé ? « Bien sûr », répond l'intéressé, « mais j'attends le recours qu'ils se ridiculisent définitivement. » « Ils »? « Les perdants. »
http://www.sudouest.com/170308/reg_lotetgar.asp?Article=170308aP2076715.xml
=====> ASSEMBLÉE DÉPARTEMENTALE. Sur les vingt cantons renouvelés, dix sont au main de la gauche, permettant à cette dernière de jouir d'une très forte majorité
Les élus et leur étiquette
Voici la composition de la nouvelle Assemblée départementale suite aux élections de dimanche.
--- Les cantons renouvelés.
Agen-Centre. Pierre Chollet (DVD). Astaffort. Michel Estéban (PS). Agen-Nord. Jean-Michel Drapé (UMP). Marmande Ouest. Joël Hocquelet (DVG). Le Mas-d'Agenais. Jean-Luc Barbé (DVG). Port-Sainte-Marie. Alain Paraillous (DVD). Puymirol. Marc Boueilh (UMP). Casteljaloux. Jean-Claude Guénin (UMP).Castelmoron-sur-Lot. Bernard Genestou (UMP). Castillonnès. Christian Ferullo (PS). Francescas. Christian Lussagnet (UMP). Laplume. Jean Dreuil (PS). Lauzun. Pierre Costes (DVG). Lavardac. André Touron (DVD). Monclar-d'Agenais. Pierre-Jean Fougeyrollas (PS). Nérac. Nicolas Lacombe (PS). Penne d'Agenais. Jean-Pierre Lorenzon (DVD). Seyches. Pierre Camani (PS). Tournon d'Agenais. Daniel Borie (PS). Villeréal. Jean-Marc Chemin (DVD).
--- Les cantons non renouvelés.
Agen Sud-Est. Guy Saint Martin (PS). Agen Ouest. Thierry Lacan (PS). Agen Nord-Est. Gilbert Fongaro (DVD). Villeneuve-Sud. Patrick Cassany (PS). Villeneuve-Nord. Alain Soubiran (PS). Laroque-Timbaut. François Jalet (DVG). Cancon. Jean Claude Gouget (DVG). Fumel. Jean-Louis Costes (UMP). Houeillès. Francis Daros (PS) . Bouglon. Raymond Girardi (DVG). Beauville. Marie-France Salles (DVG). Monflanquin. Marcel Calmette (PS). Tonneins. Françoise Bize (PS). Meilhan-sur-Garonne. Jean Fenouillet (PS). Damazan. Michel de Lapeyrière (DVD). Duras. Bernadette Dreux (DVD). Sainte-Livrade. Claire Pasut (PS). Mézin. Chistian Bataille (PS). Marmande Est. Jacques Bilirit (PS). Prayssas. Alain Merly (DVD).
http://www.sudouest.com/180308/reg_lotetgar.asp?Article=180308aP2086861.xml
La gauche en place : Christophe Massenot
Les manuels d'histoire retiendront que c'est à l'aube du printemps 2008 que la gauche lot-et-garonnaise a refleuri. Hier, à Agen, le socialiste Pierre Camani s'est installé dans le fauteuil de président du Conseil général, mettant là un terme à près de trente ans d'hégémonie de la droite et du centre, entamés sous Jean François-Poncet. Alors, forcément, le terme « émotion », employé à plusieurs reprises par l'élu du canton de Seyches, n'était pas galvaudé. Comme le nouveau rapport de forces au sein de l'assemblée le laissait prévoir, c'est par 25 voix pour contre 15 bulletins blancs que Pierre Camani, 56 ans, unique candidat au poste pour la gauche unie, a été élu. Ses premiers mots sont allés vers les perdants du scrutin, et notamment son prédécesseur, Michel Diefenbacher. Le député UMP a été nettement battu dans le canton de Marmande-Ouest. Du coup, le scrutin présidentiel a été organisé sous l'autorité du doyen Gilbert Fongaro et du benjamin Nicolas Lacombe.
--- Premières polémiques. S'il est revenu rapidement sur les axes majeurs de sa « nouvelle gouvernance » (mise en place progressive de la gratuité dans les transports scolaires, de l'APA + pour les seniors, développement économique, éco-conditionnalité?), Pierre Camani a pu rapidement s'apercevoir que sa majorité n'aura pas la partie facile. D'emblée, le nouveau chef de file de la droite départementale, Jean-Claude Guénin (canton de Casteljaloux), lui a fait savoir que l'opposition serait « combative et déterminée », se permettant même de soulever, déjà, la polémique autour du programme de la gauche.
--- « Poncétisme ». La droite estimant par ailleurs que les conditions du départ des membres de l'ancien cabinet avaient manqué « de courtoisie », Pierre Camani a assuré à l'ensemble des agents de la collectivité qu'il n'y « aura pas de chasse aux sorcières ».
Lors de cette séance, Patrick Cassany, conseiller général PS du canton Villeneuve-Sud, a été nommé premier vice-président. Il prend le siège de Gilbert Fongaro, un des derniers symboles de ce mouvement appelé, en hommage à son inspirateur, le « poncétisme ». Un mouvement qui, élections après élections, s'enfonce inexorablement dans l'histoire.
http://www.sudouest.com/220308/france.asp?ArticleRet=210308aP2110354.xml&Article=210308aP2110363.xml
14) LOT-ET-GARONNE. Jean Dionis du Séjour, le député du Nouveau Centre qui a remporté la mairie d'Agen, va diriger son premier Conseil municipal samedi. Pour cette victoire, il a reçu les félicitations de François Fillon
Dionis du Séjour reçoit ses futurs adjoints : Julien Lestage
Lundi, 15 heures. Pas grand monde dans les locaux de la permanence de Jean Dionis du Séjour, le député du Nouveau Centre qui vient de remporter l'élection municipale à Agen. Il a défait Alain Veyret, le maire PS sortant, avec un score de 52,25 %.
Le calme du QG du gagnant contraste avec l'ambiance très festive de la soirée de dimanche. Dans son bureau de campagne, où une cinquantaine de proches s'étaient entassés pour analyser plus finement les résultats qui arrivaient au fur et à mesure de la soirée du second tour, le nouveau patron de la mairie d'Agen commence sa semaine en répondant aux nombreux témoignages d'affection. Justement, en ligne, Charles de Courson, le député de la Marne : « Bravo M. le Maire d'Agen ! » D'autres messages, venus de plus haut, ne laissent pas insensible le désormais député-maire. François Fillon, le chef du gouvernement, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, et Alain Juppé, maire de Bordeaux, se sont manifestés dès les résultats tombés. Il y a aussi le curé de la cathédrale d'Angoulême. Cet ami qui lui conseille d'avoir la victoire modeste?
--- À bicyclette. Lundi matin, avant d'arriver dans ses bureaux, Jean Dionis n'a pas changé ses habitudes. Au petit déjeuner, en famille, il y a eu lecture de la presse. Cette fois-ci, un moment de joie particulier partagé avec ses enfants qui ont collaboré de façon très active au dernier sprint du deuxième tour. Ensuite, c'est à vélo, comme toujours, que l'élu est arrivé à sa permanence. Il ne s'installera à la mairie qu'en début de semaine prochaine. Ce que le protocole oblige. Ce lundi est aussi destiné à ses colistiers. Le patron reçoit ceux de son équipe qui sont susceptibles de devenir les nouveaux adjoints.
--- Une grande fête. Durant cette même journée, Jean Dionis va rencontrer Alain Veyret. Avant le face à face, il lâche : « J'ai vécu cette défaite en 2001. Je sais ce qu'il peut ressentir? ». Dans la foulée, un échange avec le directeur général des services de la ville figure à l'agenda. « On va définir l'organisation du premier Conseil municipal. Il aura lieu samedi, à 9 heures ». Au sujet de son premier acte politique, celui engagé en tant que maire, il déclare avec un brin d'humour et ensuite plus sérieusement : « C'est cette fête du dimanche soir dans un restaurant marocain d'Agen. Et puis dans quelques jours, je compte faire adopter par les élus le programme sur lequel nous nous sommes engagés durant la campagne. »
Mais le tout premier acte politique de Jean Dionis, c'est surtout d'avoir permis à sa famille politique de reprendre les rênes de cette ville du Lot-et-Garonne. Un coup de force dans un contexte politique national très défavorable. http://www.sudouest.com/180308/une.asp?Article=180308aP2089169.xml
Un résultat « contrasté » : Emmanuel Planes
Au nom de la plateforme Euskal Herria Bai qui s'était constituée lors des élections législatives, Jakes Bortayrou (AB), Manex Pagola (EA) et Jean-Claude Aguerre (Batasuna) ont livré hier à Bayonne leur analyse des élections cantonales. Pour le premier tour ils n'ont eu qu'à se féliciter des résultats. Jean-Claude Aguerre a mis en avant les 13 202 voix obtenues par EH Bai sur les onze cantons (15,67 % des suffrages exprimés), en progression de 4 107 voix (43,75 %) par rapport à 2001. En ce qui concerne le deuxième tour, Jakes Bortayrou a reconnu que le bilan était « contrasté, doux-amer », notamment sur le canton de Saint-Etienne-de-Baigorry où Jean-Michel Galant, le conseiller général sortant, gagne plus de 500 voix, mais perd l'élection.
--- Le troisième tour. Pour le troisième tour, c'est-à-dire l'élection du président du Parlement de Navarre, Manex Pagola a annoncé que la coalition ne pouvait se satisfaire ni d'un centre droit qui refuse toute reconnaissance institutionnelle » pour le Pays Basque de France, ni d'une gauche au « jacobisme crispé ». Aux élections municipales, pas de coalition EH Bai. À Hasparren et Ciboure les abertzale ont intégré dès le premier tour des listes de droite et de gauche, comme à Biarritz et à Anglet, mais sans que leur poids réel puisse être, dans ce cas, réellement évalué. Dans les villes de plus de 3 500 habitants les listes abertzale ont obtenu au premier tour 14,99 % des suffrages exprimés, en progression sur les 13,21 % de 2001. À Saint-Jean-de-Luz la liste Herri Berri a gagné 630 voix en six ans, passant de 11,5 % à 19,5 % des voix. Au deuxième tour la liste abertzale d'Urrugne alliée à la liste de gauche rate la marche de 27 voix seulement. Porte-parole d'AB et élu d'opposition luzien, Peio Etcheverry-Ainchart se réjouit de cette progression qu'il attribue notamment au souci des abertzale de ne pas se limiter à la « thématique identitaire » mais de s'intéresser à tout ce qui concerne la vie quotidienne.
--- La stratégie d'alliance. Il faut néanmoins noter que, dans ces villes de plus de 3 500 habitants, le seul maire abertzale c'est Alain Iriart à Saint-Pierre-d'Irube (qui avait contre lui aux cantonales un candidat d'EH Bai) et que dans la plupart des autres, les élus d'AB doivent se cantonner à un rôle d'opposition. « La stratégie d'alliance d'AB avec Batasuna a montré qu'elle ne fonctionnait pas, du moins si l'objectif est pour les abertzale est d'assumer des responsabilités », estime Aitor Arandia (EAJ-PNB), élu sur la liste de Jean Grenet. Et de citer, outre Bayonne, les villes d'Ascain, Saint-Jean-de-Luz, Ciboure, Urrugne où le PNB est intégré dans les majorités. On peut également s'interroger sur l'influence qu'a pu avoir, l'assassinat de Mondragon sur le résultat des listes abertzale dans certaines villes. À Ustaritz, maissurtout à Bayonne ou le deuxième de la liste Baiona Berria (qui enregistre un recul de deux points par rapport à 2001) est porte-parole de Batasuna.
http://www.sudouest.com/190308/reg_paysbasque.asp?Article=190308aP2093107.xml
« Ma priorité, c'est ma ville » : Propos recueillis par Olivier Plagnol
Elle a les traits tirés, le regard las, stigmates d'une longue et éprouvante campagne. Et non d'une folle nuit d'ivresse. C'est en famille, loin des flonflons de la fête, que Martine Lignières-Cassou a savouré son succès face à François Bayrou et Yves Urieta. Hier matin, le futur maire de Pau (le Conseil municipal l'élira vendredi) a démarré sa journée en se rendant sur la tombe d'André Labarrère, l'emblématique premier magistrat palois décédé en 2006. « J'avais envie de le remercier. Je crois qu'il aurait été content du combat que nous avons mené », dit-elle avec émotion.
--- « Sud Ouest ». Quelle analyse faites-vous de la victoire de la gauche au niveau national ?
Martine Lignières-Cassou. Les équipes qui ont gagné sont celles qui ont fait preuve de cohérence et de clarté. Mais nous avons quatre ans devant nous qui seront très difficiles. Je crains que les « réformes » annoncées par le gouvernement ne soient effectivement mises en ?uvre après ces municipales. Pourtant, le vote de dimanche est aussi un vote sanction contre cette politique. Hélas, il ne sera pas entendu. Et les Français vont continuer de trinquer, sur les questions de pouvoir d'achat, de santé, sur beaucoup d'aspects de la vie quotidienne?
--- Le fait d'avoir battu François Bayrou pourrait vous permettre de prendre du poids au sein du PS?
Ce qui a triomphé à Pau, ce sont des valeurs de clarté et des convictions assumées. Nous avons représenté un pôle de stabilité. Mon objectif n'était pas de faire chuter Untel ou Untel, mais de faire avancer Pau. Vu le boulot à faire, Pau suffira à mon bonheur.
--- Une femme, députée, maire d'une grande ville, après avoir fait chuter François Bayrou, vous pourriez pourtant envisager d'autres ambitions politiques?
Ma priorité, c'est ma ville. Si j'ai un projet politique à porter au niveau national, ce sera celui de la création d'une fédération de la gauche. Il est temps de tourner des pages, notamment celle de la scission entre le PS et le PC. Cette démarche d'ouverture doit également concerner les Verts et les radicaux. Même si cela met du temps, il faut y arriver, nous en avons besoin. Ensuite, ne me demandez pas si je vais me positionner lors du prochain congrès sur Ségolène, Martine, Bertrand ou un autre?
--- On vous le demande quand même?
Cela ne m'intéresse pas. Le Parti socialiste a besoin de se mettre au travail, comme on l'a fait ici, en ouvrant des dossiers, en bossant à partir de nos valeurs. Et la démarche que nous avons eue à Pau est applicable au niveau national. Ce ne sont pas les ego qui comptent, mais la construction et les projets.
--- Que pensez-vous des stratégies de rapprochement avec le Modem, soutenues par certains socialistes ?
Le pôle de stabilité, il est autour du PS. J'ai le sentiment que le Modem s'est lancé dans cette campagne des municipales sans avoir défini ses fondamentaux, sans corps d'idées et de doctrines. Je pense aussi que le phénomène de bipolarisation de la vie politique va s'accentuer dans les années à venir. Et je ne vois pas quelle place pourra occuper le Modem, d'autant que ses bases m'apparaissent très fragiles.
--- François Bayrou a annoncé qu'il siégerait au Conseil municipal de Pau. La présence d'un opposant de cette envergure ne sera pas facile à gérer?
Je serai au contraire très heureuse que François Bayrou mette son talent et ses compétences au service de la ville. J'ai dit lors de la campagne que je proposerai la présidence d'une commission à un membre de l'opposition. Je proposerai donc à François Bayrou de présider celle des appels d'offres. J'en discuterai prochainement avec lui.
--- Vous avez déclaré dimanche soir que vous étiez fière de cette victoire?
Bien sûr, je suis fière. D'abord parce que le combat n'était pas du tout évident, même si je n'ai terrassé personne. Je ne suis ni saint Michel ni Jeanne d'Arc. Je suis quelqu'un qui doute beaucoup de moi-même. Cette victoire, je la dédie donc à ceux qui doutent, qui pensent qu'ils n'y arriveront pas, qu'ils ne sont pas à la hauteur, que tout cela est trop dur, et que face à Goliath, on ne peut pas réussir?
http://www.sudouest.com/180308/une.asp?Article=180308aP2089316.xml
Un incroyable retournement de situation : Dominique Bayle-Siot
« A moins d'un tsunami? » écrivions-nous voilà quelques mois pour décrire l'apparente solidité de la majorité en place UDF-Modem-UMP. Dimanche 9 mars, au soir du premier tour, le président du Conseil général, Jean-Jacques Lasserre, ne voulait pas céder au doute : « La lutte sera chaude, le suspense est total mais il n'existe pas de raisons sérieuses pour dire qu'il y aura changement de majorité. » S'il n'y a pas eu de raz-de-marée, une énorme vague rose s'est cependant levée dans le département ces deux derniers dimanches pour déferler sur le Parlement de Navarre à Pau. Vingt-six députés de gauche et autant de droite se font aujourd'hui face. Une donne jamais vue.
--- 5 + 2. En Béarn, cinq des sept cantons ont basculé à gauche, ceux de Nay-Ouest, Morlaàs, Pontacq, Billère et Salies-de-Béarn. Le Pays Basque a réservé son lot de surprises. La première, de taille, est la défaite à Hendaye du sortant UMP, Daniel Poulou, député de la circonscription. « J'ai gagné ce canton trois fois, je l'ai perdu trois fois, a-t-il commenté. C'est un échec personnel pour moi, particulièrement sur Urrugne, mais sur Ciboure j'ai fait plus de 54 %. » Le vainqueur avouait pour sa part une « joie mitigée ». Kotte Enecarro, a en effet cédé sa mairie à Jean-Baptiste Sallaberry. La défaite sera toutefois, pour lui, un peu moins amère : « Je porterai les couleurs d'Hendaye au titre du canton. C'est quand même une belle victoire. » La surprise est venue aussi dans le canton sud d'Anglet. Bernard Gimenez (UDF-Modem) a été emporté par la déferlante rose qui a aussi submergé la mairie. Plus à l'est, dans le canton rural de Saint-Etienne-de-Baïgorry, c'est le seul élu abertzale du Conseil général qui sort. Jean-Michel Galant a été logiquement (après le résultat du premier tour) battu par le maire du chef-lieu, Jean-Baptiste Lambert (UMP). Bien que battu à la mairie d'Ustaritz, Bernard Auroy (Modem) a sauvé son siège, comme Juliette Séguéla (Biarritz Ouest). Philippe Juzan complète ce tour d'horizon. Reste désormais à désigner le président du Conseil général. L'exercice ne sera pas simple compte tenu de l'équilibre des forces. Le premier tour de l'élection se fera à la majorité absolue. Il n'y a aucune chance que le président soit connu si vite. Le deuxième tiendra compte de la majorité relative. En cas d'égalité, les finalistes seront départagés au bénéfice de l'âge. Le mystère est total.
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======> L'assemblée départementale se réunit aujourd'hui à Pau pour élire son président alors que la majorité sortante et la gauche sont à égalité de sièges, ce qui est une première historique. L'issue du scrutin semble très incertaine
Une longue journée de suspense s'annonce : O.P.
Qui présidera le conseil général ce soir ? Bien malin qui peut répondre. Dimanche dernier, la majorité (Modem-UMP) sortante et l'opposition de gauche sont arrivées à égalité de sièges : 26 pour chaque camp. Situation historique et très compliquée? La gauche revendique la présidence, arguant qu'entre les élections de 2004 et 2008, les deux derniers scrutins cantonaux, elle avait remporté une majorité de cantons et de voix. Georges Labazée (Thèze), chef du groupe de la gauche, a sorti sa calculatrice : « Sur les cantons conservés ou remportés par la gauche, nous totalisons 108 099 voix, contre 66 467 du côté de la majorité sortante. En sièges et en voix, nous sommes largement majoritaires ». La situation d'égalité en nombre de sièges vient du changement de camp de deux conseillères générales. Josy Poueyto (Pau-Centre) et Monique Larran-Lange (Bayonne-Ouest) ont en effet été élues avec l'étiquette PS mais ont, depuis, rejoint la majorité sortante. Aucune hypothèse n'est à écarter et l'issue de la journée semble très incertaine. Le bénéfice de l'âge plaide pour la majorité sortante mais un coup de théâtre est envisageable. Deux candidats vont se présenter au premier tour de scrutin. Georges Labazée, a annoncé qu'il était partant pour la gauche, et il est probable que Jean-Jacques Lasserre (Bidache), pour la majorité sortante, en fasse de même. Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue à l'issue des deux premiers tours, il sera procédé à un troisième tour avec une élection à la majorité relative. Toujours en cas d'égalité, c'est le candidat le plus âgé qui est élu président. Pour la majorité sortante, le candidat à l'occasion de ce troisième tour pourrait être Jean Castaings, doyen de l'assemblée (70 ans, le 7 avril) ou Juliette Séguéla, élue de Biarritz, est âgée de 68 ans. Tous les deux sont plus âgés que Georges Labazée. Mais il est aussi possible que l'on n'arrive pas à une égalité parfaite au bout du troisième tour. Qui peut en effet assurer qu'aucun élu de la majorité actuelle (le vote est à bulletins secrets) ne s'abstienne à un moment ou un autre ? Et que fera l'abertzale Alain Iriart, nouvellement élu à Saint-Pierre-d'Irube ? Il a déclaré qu'il soutenait Jean-Jacques Lasserre mais votera-t-il à coup sûr en faveur d'un autre candidat de la majorité sortante ? Bref, les scénarios ne manquent pas et la journée au parlement de Navarre s'annonce à la fois passionnante et tendue. Une journée que les salariés du conseil général pourront suivre en direct devant un écran géant. Le spectacle risque d'être à la hauteur. Georges Labazée et Jean-Jacques Lasserre photo archives luke laissac
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=====> CONSEIL GENERAL. Jean Castaings (La Bastide-Clairence), qui aura 70 ans le 7 avril prochain, a été élu hier président du Conseil général au bénéfice de l'âge face au socialiste Georges Labazée
La droite sauvée à l'ancienneté : Thomas Longué
Au terme de trois heures d'opérations de vote et trois tours de scrutin, Jean Castaings (UMP, La Bastide-Clairence) a été élu hier président du Conseil général au bénéfice de l'âge, face à Georges Labazée (PS), les deux candidats ayant obtenu 26 voix. M. Castaings succède à Jean-Jacques Lasserre, qui avait lui-même remplacé François Bayrou en 2001.
Doyen de l'assemblée, Jean Castaings, qui aura 70 ans le 7 avril prochain, n'a été présenté qu'au 3e tour par la majorité départementale sortante. De son côté, le groupe de la gauche a maintenu d'un bout à l'autre la candidature de M. Labazée. Paradoxalement, le groupe UMP décimé depuis dimanche - il ne compte plus que six élus - conquiert la présidence de l'assemblée départementale. Sur laquelle il est clairement apparu hier que Jean-Jacques Lasserre veut garder la haute main. Retour sur une matinée tendue par le suspense, au Parlement de Navarre. 9 h 50 : Ultime conciliabule. Jean-Jacques Lasserre réunit tous les élus de la majorité départementale, dans la salle des commissions pour un ultime breafing. 10 h 05 : L'entrée en scène. Alors que les élus de la majorité sortante prennent place dans la salle de délibérations, ceux de gauche font une ostensible entrée groupée. Doyen d'âge, Jean Castaings présidera la séance ; le benjamin - 39 ans - Jean-François Maison (PS ; Pau-Est) est promu secrétaire. La tribune réservée au public est comble ; on y remarque David Habib et le nouveau maire de Pau, Martine Lignières-Cassou. 10 h 08 : Le coup d'envoi. Jean Castaings s'excuse auprès de la presse d'être resté muet ces derniers jours? « Je ne me sens pas très très vieux pour être le doyen », plaisante-t-il. Il rappelle la tradition du Parlement de Navarre : « Respect, dignité, tolérance et sérieux ». Puis donne lecture de l'article régissant la procédure de l'élection du président. Au nom du groupe de la gauche, « le plus important de notre assemblée », son doyen (68 ans), Bernard Molères annonce la candidature de Georges Labazée, exhortant à ce que « le message envoyé par les électeurs et électrices des Pyrénées-Atlantiques soit entendu » et que prévale « la réalité électorale née des deux derniers scrutins de 2008 et 2004 ». À son tour, la vice-doyenne Josette Séguéla (UDF ; Biarritz-Est), fait part de la candidature de Jean-Jacques Lasserre. Dans l'ordre alphabétique, de Barthélemy Aguerre à Margot Triep-Capdeville, les élus défilent individuellement à l'isoloir puis devant l'urne. 11 heures : Résultats du 1er tour. Jean-Jacques Lasserre : 26 voix : Georges Labazée : 26 voix. On prend les deux mêmes et on recommence, pour le deuxième tour. 11 h 32 : Fastidieux? À la faveur des longues et fastidieuses opérations de vote, les conversations particulières vont bon train : on voit Jean Espilondo en grande discussion avec Guy Mondorge. À propos d'Anglet, sans doute? 11 h 45 : 2e tour, bis repetita? On a procédé au dépouillement du second tour dans un silence de cathédrale. Rien n'a bougé, ni d'un côté, ni de l'autre. Jean-Jacques Lasserre : 26 ; Georges Labazée : 26. Dans la foulée, Jean Castaings suggère une suspension de séance jusqu'à 12 h 15. « On allait vous le demander, monsieur le Président », répond suavement « Jo » Labazée. Chaque groupe s'isole alors à huis clos dans les salles annexes du Parlement de Navarre : la gauche salle de Latour, l'UMP dans la salle des commissions, le Modem et assimilés dans la salle des finances. 12 h 25 : Le dernier round. Nouvel appel à candidatures. Jean-Jacques Lasserre annonce celle de Jean Castaings ; Georges Labazée réitère la sienne, pour ce troisième tour « dans le respect de la dignité des territoires du département » et dans la logique « d'une longue démarche de démocratie participative ». Cette fois, la majorité absolue n'est plus requise et la majorité relative suffit. Mais surtout, en cas d'égalité, c'est le doyen des deux candidats qui sera déclaré élu. Après Georges Labazée, qui a sommairement présenté la « plate-forme de travail » qu'il mettrait en ?uvre s'il était élu, Jean-Jacques Lasserre prône la poursuite de l'action de la majorité au travers de l'élection de Jean Castaings. « Nous avons voulu que ce département soit marqué par une attitude permanente d'ouverture. [?] Au travers de cette candidature de Jean Castaings, vous retrouverez la marque de ce qui a fait la richesse et l'originalité de ce département ». 13 h 08 : Jean Castaings élu. Surprise il n'y aura point? Les deux élues issues de la gauche, l'abertzale modéré, voire des Modem réputés allergiques à l'UMP, aucun des maillons présupposés faibles n'a lâché. Et par l'entremise de Jean Castaings, 70 ans dans dix-sept jours, la majorité départementale sauve sa présidence, à la faveur de ce « bénéfice de l'âge » contre lequel Georges Labazée (lire par ailleurs) va faire flèche d'une jolie formule. Improvisant ses remerciements, Jean Castaings conserve le tutoiement envers Jean-Jacques Lasserre : « Je veux être, comme tu l'étais, un homme de rassemblement ». Restent à élire, à bulletins secrets et à raison de trois tours par poste, la palanquée des viceprésidents, de membres de la commission permanente, de présidents de commission, etc.
http://www.sudouest.com/210308/reg_bearn.asp?Article=210308aP2109907.xml
Une page se tourne : X. S.
Le vent du changement a soufflé sur l'agglomération paloise. L'issue du scrutin est marquée par l'apparition de nouvelles têtes qui viendront siéger à la communauté d'agglomération (lire par ailleurs). Le point sur les grands bouleversements.
--- Billère tourne la page
En une soirée, les Billérois ont tourné une page de vingt ans. Il s'en est fallu d'un cheveu. Le socialiste Jean-Yves Lalanne devance le sortant Jean Arriau (UMP) de 211 voix, soit 45,26 % des suffrages. Coup double pour la gauche, puisqu'elle rafle aussi le canton. Dès le soir du premier tour, Jean Arriau s'est trouvé dans une position délicate. La configuration du second tour ne lui a laissé aucune chance. Dans cette affaire, Le faiseur de roi s'appelle Alain Chauteau. Lui qui fut MoDem a été échaudé par l'attitude de son parti qui a fait le choix de soutenir le sortant. Il s'est donc maintenu au second tour, fort d'un gros potentiel de nuisance. Avec 13,33 % de voix, il a fortement contribué à l'élection de Jean-Yves Lalanne.
--- Christian Laine rafle Lescar
Là encore, la triangulaire a été fatale au sortant UMP. Exit René Claverie (44,91 %), devancé par Christian Laine à la tête d'une liste PS-Verts-PC (46,17 %). Et c'est le maintien de Marie-Christine Garcia-Dalot (gauche-UMP-MoDem) qui a fait la différence. Le sortant déchu n'exclut pas avoir été en partie pénalisé par la vaguelette rose qui a déferlé sur l'Hexagone. Christian Laine entend travailler avec l'opposition : « Pas une commission ou un groupe de travail ne se fera sans elle. J'entends être le maire de tous les Lescariens ».
--- Gan tourne à gauche
Jean-Michel Tissanié et sa liste disposeront de 19 sièges sur les 27 que compte le Conseil municipal. Sa liste, Un souffle nouveau, a glané 38, 33 % des votes. Il devance de loin la liste Lacrouts (30,73 %), la liste Massias (22,42 %) est largement distancée, tout comme celle d'Éliane Mounat, la maire sortante, qui ne glane que 8,23 % des suffrages.
--- Jurançon : Bernos détrône Luchini
La gauche avait tout à perdre, elle a tout perdu. Michel Bernos (MoDem) est arrivé largement en tête, avec 47,33 % des voix. Louis Luchini, le maire socialiste sortant, a été largement distancé. Il enregistre 36,66 % des bulletins de vote. Le report des voix de René Lahillonne n'a pas été suffisant pour maintenir la ville à gauche. Il a connu une déperdition du tiers de ses voix. Paradoxe, si on fait les comptes, Jurançon est majoritairement de gauche si on regarde les chiffres.
Toutefois, il est à noter que Michel Bernos a augmenté son score entre les deux tours.
--- Lons : James Chambaud confirmé
C'est l'un des doyens des élus aquitains. James Chambaud (UMP) s'est frotté une nouvelle fois au suffrage universel. Il y a remporté une nouvelle victoire. Cette fois, dans une configuration triangulaire. Le jeune maire de 80 ans glane 45,70 % des votes. Il laisse ses concurrents loin derrière. Jean-Claude Mathieu, pour le Parti socialiste, a attiré 33, 16 % des voix sur son nom, quant à Philippe Arraou (MoDem), il réalise 21,13 %. Le maire sortant s'appuiera sur une majorité très confortable, sa liste disposant de 25 sièges contre 6 à l'opposition.
--- Idron : Hild l'emporte, Sayous revient
Annie Hild repart pour un nouveau mandat. Elle s'appuiera cette fois sur une majorité solide avec quelque 20 sièges. Avec 46,24 % des suffrages obtenus, elle devance la liste Agir ensemble pour Idron, menée par Laurent Minvielle, qui réalise 44,92 %. L'opposition aura six sièges. À noter dans cette élection, le grand retour de Léon Sayous. Il obtient 8,83 % des voix. Il sera le seul représentant de sa liste à siéger au Conseil municipal. Un grand retour pour celui qui, aux dernières municipales, avait tout bonnement été écarté (à la faveur du panachage) du Conseil municipal.
http://www.sudouest.com/180308/reg_bearn.asp?Article=180308aP2087143.xml
L'UMP Jean Castaings élu au bénéfice de l'âge : Thomas Longué et Philippe Hemmert
À égalité de voix (26) au troisième tour avec le socialiste Georges Labazée, l'UMP Jean Castaings (La Bastide- Clairence) a été proclamé hier président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, au bénéfice de l'âge. Il succède au Modem Jean-Jacques Lasserre, qui avait lui-même pris la succession de son ami François Bayrou, en 2001. Jean Castaings aura 70 ans le 7 avril prochain. On tablait de part et d'autre sur de possibles changements de camp, les rumeurs n'ayant épargné aucun des trois groupes (Modem, UMP et gauche) de l'assemblée départementale. À gauche, le retour au bercail de l'une des deux transfuges du PS, élues de Bayonne et Pau, était espéré. Ou à défaut le ralliement d'un abertzale (nationaliste basque) modéré, personnellement proche de Jean-Jacques Lasserre mais non lié à sa majorité. Aucune défection n'ayant été enregistrée dans l'un ou l'autre camp, au terme des deux premiers tours à bulletins secrets, Jean-Jacques Lasserre s'est retiré au profit de M. Castaings, doyen de l'assemblée départementale, qui l'a donc logiquement emporté.
--- Paradoxe. Mais les déclarations d'intention de ce dernier, comme les propos tenus par Jean-Jacques Lasserre lui-même, n'ont laissé planer aucun doute quant au rôle que le président sortant entendait continuer à tenir, dans la poursuite de l'action qu'il a engagée depuis 2001. Paradoxalement, le nouveau président est issu d'un groupe littéralement décimé dimanche dernier : l'UMP ne compte plus que 6 élus, contre 20 à ses partenaires Modem et apparentés. Jean Castaings, maire d'Urt, est un gaulliste déclaré. Il a siégé vingt-trois ans au Parlement de Navarre, avec une éclipse entre 1992 et 1998, ayant été battu par le centriste Léopold Darritchon, actuel maire de La Bastide-Clairence. Les modalités en vue de l'élection des vice-présidents et de la commission permanente ont achoppé au point que la séance n'a repris hier soir qu'après 19 h 30.
http://www.sudouest.com/220308/france.asp?ArticleRet=210308aP2110354.xml&Article=210308aP2110355.xml
Un tarif assourdissant : Christelle Juteau
Les bruits tonitruants des poids lourds, des automobiles sur la future autoroute A 65 entre Langon et Pau se font déjà assourdissants. Un mois avant le début de sa construction et trois ans avant son ouverture, la société A'liénor, chargée de définir les tarifs au péage entre Langon et Pau, vient de statuer. Le tarif moyen sera de 15 euros pour effectuer les 150 kilomètres entre les deux villes. Adapté pour le directeur de la société A'liénor, Olivier Guinaumont : « Notre objectif est de trouver l'équilibre entre attirer un maximum d'usagers et ne pas avoir de recours à l'impôt. » Scandaleux pour l'association Alternative régionale Langon-Pau : « À ce tarif, les particuliers, les vacanciers, les étudiants préfèreront continuer à utiliser la départementale D 932. Cette autoroute sera pour les riches. »
--- Dilemne chez les professionnels. Il est vrai que les riches n'auront aucun problème avec ce tarif. Ce qui n'est pas le cas des premiers concernés, les professionnels. Les conducteurs de poids lourds et les commerciaux qui sont chaque jour sur les routes départementales et les autoroutes du Sud ont un gros cas de conscience. Cette autoroute A 65 qui va prolonger l'A 63 Bordeaux-Langon jusqu'à Pau est une aubaine pour eux, qui doivent gagner du temps entre deux rendez-vous commerciaux ou de livraison. Mais à ce tarif, le jeu en vaut-il la chandelle ?
Vincent Cherta est responsable de région dans une entreprise de peinture industrielle. Il est sur la route tous les jours entre Bordeaux, Agen, Toulouse, Pau et Bayonne. « En tant que professionnel, cette autoroute me fera gagner du temps et je pourrai prévoir plus de rendez-vous dans ma journée. Par contre, en tant que particulier, j'éviterai de l'emprunter. »
Gérard Chapelle, gérant des transports Chauveau Aquitaine, qui paie la note de frais de ses salariés, est lui, catégorique : « Je dis aux conducteurs de n'utiliser l'autoroute que si on leur interdit d'emprunter les routes départementales. 60 euros de péage pour descendre à Pau, cela sera bien trop cher. Déjà qu'on paye en moyenne 40 euros pour aller à Toulouse ! »
--- Sécurité et gain de temps. Les entreprises de transport reconnaissent que cette autoroute leur permettra de rouler à un rythme de croisière. Ce qui n'est pas du tout le cas sur la départementale D 932. « Entre les ronds-points, les côtes, les bouchons, les départs en vacances, les risques d'accident sont multipliés. » Ce qui n'est pas du tout l'avis des associations comme la Sepanso (1), qui pense que le réaménagement de cette route serait bien suffisant : « C'est stupide de prendre un itinéraire payant. La route d'Aire-sur-Adour pourrait être améliorée à peu de frais. Une bretelle de contournement vient d'ailleurs d'y être aménagée. Il n'y a plus d'encombrement à part lors des départs en vacances. » Tandis qu'un véhicule léger gagnera 45 minutes, un poids lourd gagnera une heure. Pour gagner du temps et du confort, les usagers quotidiens de la route seront les premiers à se laisser tenter. Surtout si c'est leur patron qui sort la carte bleue ! Sepanso : Société pour l'étude et la protection de l'aménagement de la nature dans le Sud-Ouest
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=====> AUTOROUTE PAU-LANGON. Un millier d'emplois sont à prendre sur tout le tracé. Jeudi, les recruteurs étaient à Pau
L'A65 embauche : Alain Babaud
L'opportunité de créer 350 à 400 emplois en Béarn ne se présente pas tous les jours, ni même tous les ans. Répondre au besoin de main-d'œuvre pour la construction de l'autoroute A 65, qui doit relier Pau à Langon fin 2010, constitue donc une absolue nécessité pour l'équipe de l'agence ANPE Pau-Université d'Arthur Finzi. Le chantier doit démarrer le mois prochain (1), mais le recrutement va se poursuivre jusqu'en fin d'année, au moment où le chantier battra son plein. L'agence ANPE de Pau-Université, spécialisée à l'échelle du Béarn dans les métiers du BTP, du transport et de l'industrie, s'est rapprochée des antennes de Langon et Mont-de-Marsan pour tenter de fournir les compacteurs (conducteurs de rouleaux compresseurs), aides topographes, maçons et autres coffreurs-bancheurs qui vont animer le chantier. Des métiers dits « en tension », souligne Arthur Finzi, c'est-à-dire qui manquent clairement et de façon récurrente de bras à l'échelon local comme national.
--- « Ça démarre bien ». L'ANPE locale a déjà sélectionné 300 demandeurs d'emploi au profil potentiellement intéressant pour le concessionnaire Eiffage et ses sous-traitants. Seize d'entre eux ont ainsi été reçus en tête à tête à Pau, jeudi, par le « recruteur en chef » Jean-Pierre Thieffry, responsable du personnel du groupement d'intérêt économique GIE A 65, le constructeur de la future autoroute. Avec à la clé des moyens fournis par l'Assedic et le Conseil régional pour parfaire la formation des uns et des autres. « Les candidatures qui nous sont adressées sont globalement de bonne qualité » assure Jean-Pierre Thieffry. « Ça démarre bien. » Un homme du métier qui entend tordre le cou à la réputation de pénibilité du BTP. « Les choses ont beaucoup changé. Les sacs de ciment ne pèsent plus que 25 kg et bon nombre de tâches se sont mécanisées. Il faut arrêter de donner aux jeunes l'image de métiers où l'on est en permanence les pieds dans le béton et les mains dans la ferraille ! »
Côté salaire, tout dépend de la qualification, de l'ancienneté, etc. La base, comme ailleurs, c'est le Smic.
--- Le prestige du viaduc de Millau. Le GIE A 65 propose des emplois pour deux ans, avec des perspectives de carrière en France et à l'étranger. Le groupe Eiffage figure en effet parmi les groupes de bâtiment travaux publics qui comptent à l'échelle de l'Europe. Ses effectifs sont ainsi mobilisés, en ce moment, sur le chantier des lignes à grande vitesse (LGV) Rhin-Rhône et Perpignan-Figueras, ainsi que sur la construction d'un pont ferroviaire sur la Garonne à Bordeaux. Mais Eiffage, c'est surtout le groupe qui a construit l'impressionnant viaduc de Millau qui culmine à plus de 100 m au-dessus du plancher des vaches ! Un argument de « prestige » dont le constructeur de l'A 65 compte bien tirer parti, à quelques semaines des premiers coups de pioche. (1) Pour l'heure, rien ne vient stopper l'avancée du projet. Mais une étape importante est attendue pour le 19 mars. C'est la date à laquelle la Commission nationale de protection de la nature doit rendre son avis -- consultatif -- sur le volet environnemental.
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Après l'annonce officielle de la disparition future de son tribunal voilà quelques semaines, une fois encore, Marmande est sur la mauvaise liste.